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Le viseur et le câble du QuickTake 200

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai récupéré un QuickTake 200 presque complet et même si j’en avais déjà un, il a de l’intérêt. En effet j’ai enfin deux accessoires qui me manquaient : le câble et le viseur.

Pour le câble, ce n’est pas très important, pour une bonne raison : la liaison série est lente et sortir la carte pour la mettre dans un lecteur USB est tout de même plus rapide. Mais je voulais tester avec mon programme qui permet de récupérer les images via le bus série. En effet, j’avais juste testé avec un câble maison acheté sur eBay. Le câble d’origine propose d’un côté une prise mini jack 2,5 mm, de l’autre une mini DIN 8. Assez logiquement, mon programme en Python fonctionne.

Le câble


Mon programme

Le second accessoire, plus rare, est le viseur optique. Il se clipse sur le haut de l’appareil, en se fixant d’un côté sur le bord de l’écran et de l’autre sur le logo Apple. C’est un accessoire amusant, parce qu’il fait le lien entre le vieux monde (les appareils argentiques) et le nouveau monde, le numérique. Mais c’est vraiment juste un gimmick : il ne coupe pas l’écran une foix mis en place (donc on ne gagne pas en autonomie), la partie optique est franchement mauvaise, avec des déformations, et la parallaxe de visée est assez importante. Sur des sujets un peu éloignés, impossible de cadrer correctement, comme l’objectif est à gauche du viseur (et un peu plus bas). Sur l’image plus bas, l’écran était plus ou moins centré dans le viseur, et on voit bien que l’image contient une large portion à droite du moniteur.

Le viseur


Sur l’appareil


Un décalage bien visible (le moniteur était centré dans le viseur)

Bon, en bonus, il y a de jolies étiquettes Apple pour mettre sur les cartes mémoire.

Les QuickTake pour Windows

Par Pierre Dandumont

Je parle régulièrement des QuickTake d’Apple, et un post sur l’aventure Apple m’a fait réaliser un truc : pour les modèles 100 et 150, il existe deux variantes. Une pour Mac et une pour Windows.

Je commence par le QuickTake 100. On trouve assez facilement la version Windows, il y en a une sur eBay pour le moment. La boîte se différencie visuellement de la version Mac : elle est bleue sur la partie gauche, contre du rouge pour la variante Mac. Le contenu ne change pas réellement : l’appareil et sa sangle, trois batteries et un chargeur, des disquettes et un câble. C’est deux points diffèrent évidemment. Les disquettes contiennent le logiciel adapté à l’OS, et le câble change. Sur les Mac, c’est un mini DIN 8 vers mini DIN 8, sur les PC un mini DIN 8 (côté appareil) vers DE-9 ou DB-25. Le câble lui-même est mini DIN 8 vers DE-9, et un adaptateur DE-9 vers DB25 était dans la boîte (cf. cette vidéo).

Mac


Windows

Pour le QuickTake 150, la version Windows semble beaucoup plus rare. J’ai juste trouve une vidéo de déballage sur YouTube. Les boîtes sont assez proches, en dehors d’un logo Mac OS ou d’un logo Windows en bas à droite et d’un macaron Windows. Dans tous les cas, Apple livrait l’appareil, la sangle, trois batteries lithium (et plus des NiCD rechargeables), un adaptateur macro, des disquettes et un câble. Comme avec le QuickTake 100, un mini DIN 8 vers mini DIN 8 pour les Mac, un Mini DIN 8 vers DE-9 (sans adaptateur) pour les PC.

Mac


Windows

Décoder les images des QuickTake 100 et QuickTake 150

Par Pierre Dandumont

Après avoir programmé un truc pour récupérer les images du QuickTake 200, je me suis quand même posé une question : et les Quicktake 100 et 150 ?

Les précédents appareils photo d’Apple se connectent via un bus série (comme le QuickTake 200) mais avec deux problèmes supplémentaires : ils n’existent pas d’autre méthode pour récupérer les images et elles sont dans un format propriétaire. Pour le premier point, c’est assez simple : le QuickTake 200 enregistre ses images sur une carte mémoire SmartMedia 5V. Il ne s’agit du format le plus courant, mais il est possible de trouver des lecteurs compatibles en USB. les QuickTake 1×0, eux, travaillent uniquement sur une mémoire interne de 1 Mo, non amovible. le second point, que je vais évoquer ici, vient du format. Ils stockent des images dans un format PICT propriétaire, alors que le QuickTake 200 travaille en JPEG.

Je n’ai pas la place pour détailler le tout, mais les appareils compressent visiblement avec pertes, en utilisant deux méthodes distinctes. Le premier modèle, le QuickTake 100, compresse en ADPCM. Le QuickTake 150 (et le QuickTake 100 Plus), lui, utilise une méthode de compression issue de chez Kodak, le RADC, qui offre de meilleurs résultats. Les images sont généralement enregistrées avec l’extension QTK, et je vois de temps en temps des gens qui cherchent un moyen de convertir les images vers un format plus modernes. Malheureusement, il n’existe pas de solution simple. A noter qu’Apple fournit des images qui contiennent une miniature dans un SDK, mais que les images issues des appareils, elles, ne contiennent pas la miniature en question.

Passer par un ordinateur d’époque

La seule solution valable, même si ce n’est pas la plus simple, va être de trouver un vieux Mac ou un vieux PC pour lancer les logiciels d’origine. La version Mac nécessite une machine sous Mac OS 9 (et même avant) qui n’a pas trop de RAM. Je l’avais expliqué avec mon test du QuickTake 100, il ne se lance pas sur une machine qui a beaucoup de RAM. Typiquement, un G3 bien gonflé (j’avais installé 768 Mo dans le mien) ne permet pas de lancer le logiciel. Il est paradoxalement plus simple de le faire avec un PC sous Windows. On trouve les pilotes (et les logiciels) assez facilement et la rétro-compatibilité inhérente aux PC implique que l’ensemble peut se lancer assez facilement sur un PC s’il n’est pas trop récent. Il s’agit d’un logiciel 16 bits, donc il ne fonctionne pas directement sur un Windows en 64 bits, mais un PC sous Windows XP ou une machine virtuelle suffisent amplement. L’ergonomie est très Windows 3.1, mais il est possible d’ouvrir les images et de les sauver dans un format plus moderne (TIFF, JPEG, etc.).

L’ouverture, sans gestion des noms longs


Une image Apple

Le problème DCRaw ou GraphicConverter

Quand on se promène sur des forums, sur Google et d’autres, on trouve parfois une information : DCRaw et GraphicConverter supportent les images des appareils d’Apple. Mais c’est vrai et faux à la fois. Je mets les deux dans le même panier pour une bonne raison : je soupçons GrahicConverter de se baser sur DCRaw. Le premier est un logiciel open source qui peut être compilé sous macOS avec la commande suivante :

llvm-gcc -o dcraw dcraw.c -lm -DNO_JPEG -DNO_LCMS -DNO_JASPER

Le second est un logiciel assez ancien mais mis à jour régulièrement qui sert de couteau suisse pour les traitements d’image. Il est payant, mais une version d’évaluation de quelques jours existe. Les deux programmes ouvrent les images des QuickTake 100 et 150 (et 100 Plus), mais ils ont le même défaut : les images tirent vers le vert. C’est vraiment flagrant, je vais le montrer avec les images dans la suite. GraphicConverter et DCRaw offrent pratiquement le même rendu, le contraste est un peu différent, mais les images sont verdâtres. Avec une conversion depuis le programme Apple, sous Windows XP, le résultat est franchement meilleur. Je ne sais pas si le problème vient de DCRaw, d’une erreur de conversion, d’un décalage dans la gestion du raw, mais le résultat n’est pas réellement exploitable. Je vous mets quelques exemples pour bien constater le désastre. Il y a un mélange d’images sample d’Apple et de photos.

Apple


GraphicConverter


DCRaw


Apple (QT150)


GraphicConverter (QT150)


DCRaw (QT150)


Apple


GraphicConverter


DCRaw


Apple (QT100)


GraphicConverter (QT100)


DCRaw (QT100)


Apple


GraphicConverter


DCRaw

Donc pour le moment, je n’ai pas de solution simple pour convertir les images des QuickTake dans un format moderne avec un résultat valable, et c’est un problème.

Relier un QuickTake 200 en série sur un Mac récent

Par Pierre Dandumont

Quand j’avais testé le QuickTake 200, j’avais eu un problème : ce vieil appareil photo se connecte via un port série et enregistre ses photos sur des cartes SmartMedia 5V. Les cartes posent des soucis car les lecteurs compatibles SmartMedia sont rares, et les modèles compatibles 5V encore plus. Et sur le port série, les programmes que j’avais testé sous macOS ne fonctionnent pas, donc j’ai décidé de faire mon propre programme.

Le QuickTake 200 fonctionne sur une base Fujifilm, avec un protocole série identique. Premièrement, il faut un câble série compatible. L’appareil utilise une prise jack 2,5 mm (j’ai trouvé un adaptateur sur eBay) et le brochage est simple. Ensuite, il faut évidemment un adaptateur série compatible avec macOS. Assez bizarrement, mon programme n’a pas fonctionné avec un modèle à base de Prolific et il n’est pas très stable (et plus lent) avec un modèle à base de FTDI. J’ai utilisé essentiellement un adaptateur Keyspan (USA-28XG) en Mini DIN 8.

J’ai choisi le Python comme langage parce que c’est assez simple à appréhender pour un débutant (je n’ai plus programmé depuis de longues années) et qu’il est possible de se connecter facilement sur un port série. J’ai fait un programme assez simple, avec quelques fonctions. Il se connecte à l’appareil, passe la liaison à 57600 bauds (a priori le maximum), récupère le nombre de photos, récupère les miniatures (en TIFF) et demande s’il faut récupérer les fichiers JPEG, étant donné que c’est un peu lent. Ensuite, il propose d’effacer toutes les photos. En gros, le service minimum.

Le programme, simple, basique

Le protocole

Je ne vais pas détailler le tout ici (le programme commenté est sur Github), mais voici quand même quelques informations. L’appareil se connecte par défaut à 9600 bauds (8 bits, parity even, 1 stop bit) et une commande permet de passer sur un débit plus rapide (19200, 38400 ou 57600). Mon programme force le 57600, qui semble fonctionner dans tous les cas. Les logiciels Mac OS 9 indiquent un support du 115 et du 230 kb/s, mais ça ne semble pas fonctionner. Chaque commande commence par un 10 en hexadécimal, suivi d’une commande. Petit truc qui m’a un peu bloqué, pour éviter que l’appareil ne détecte une commande quand elle n’existe pas, les valeurs 10 sont doublées quand elles ne servent pas à la signalisation. Chaque série de commandes se termine par un bloc précis (1003) suivi d’une confirmation, calculé en faisant un XOR sur une partie de la commande. Mon code ne vérifie pas ce point, je zappe la vérification pour simplifier le code, en sachant que je n’ai pas eu d’erreurs visibles dans mes tests. On trouve une partie des commandes et des explications sur la façon de calculer le checksum sur cette page, et quelques infos parcellaires , et . On trouve une liste de commandes pour le Fujitsu MX-700 sur cette page, mais le QuickTake 200 est basée sur une version précédente du protocole et il ne supporte pas toutes les commandes. J’ai réussi à récupérer les miniatures (00), récupérer une image (02), changer la vitesse (07), obtenir le modèle (09), le nom d’une image (0A), le nombre d’images (0B) et l’effacement (19). Les autres ne semblent pas fonctionner. Le programme d’Apple pour Mac OS supporte visiblement l’upload de photos vers l’appareil et le changement de date, mais ça ne semble pas fonctionner avec les commandes standards. Je suppose que la solution passera par l’analyse de la liaison avec mon Mac entre les deux.

Le programme est assez rudimentaire, et il récupère d’abord les miniatures (plus exactement les EXIF des fichiers, en réalité), avec une image en TIFF en 80 x 60. ca permet d’avoir une vague idée de l’image et les miniatures se chargent rapidement en série (1 à 2 secondes). Ensuite, le programme récupère séquentiellement les images JPEG. ca prend environ 20 secondes par image – nettement plus rapidement qu’avec un vieux Mac d’ailleurs -, en fonction de la qualité choisie. L’appareil enregistre des JPEG en 640 x 480, lisibles directement sur un Mac moderne. Ensuite, le programme propose de tout effacer, même s’il est assez simple de le modifier pour effacer une photo en particulier.

Une miniature


La version complète

Dans l’ensemble, mon petit programme peut suffire pour récupérer des photos si vous n’avez pas de lecteur de cartes SmartMedia, et c’était le but. Je suis content du résultat, même si mon code est largement perfectible. Je m’y attaquerais peut-être un jour, mais pour le moment, je vais m’occuper d’autres choses. Au passage, il fonctionne avec un FujiFilm DX-7 et sûrement avec d’autres modèles de la marque.

le cas des QuickTake 1×0

Le programme pour le QuickTake 200 est une première étape de mon côté, au moins en théorie. A l’origine je voulais faire la même chose pour les QuickTake de la série 100, mais c’est plus compliqué. Premièrement, ils ne communiquent qu’avec le bus série, sans possibilité de récupérer les images d’une autre manière. Ici, lors de mes tests, j’ai pu utiliser les images lues depuis la carte mémoire pour vérifier et trouver ce que je faisais mal. Ensuite, le protocole ne semble pas documenté, je n’ai pas trouvé d’informations sérieuses sur le protocole en cherchant. Même avec le SDK d’Apple, c’est largement obscure. Enfin, les QuickTake 100, 100 Plus et 150 ont un défaut : ils enregistrent les photos dans un format propriétaire. Il est basé sur le PICT, mais avec une compression qui diffère selon l’appareil (QuickTake 100 ou 150). Donc en plus de devoir tatonner pour le protocole série, je risque de bloquer sur la conversion des images. Quelques programmes peuvent lire le format (comme GraphicConverter) mais le résultat n’est pas identique visuellement à ce que les programmes Apple génèrent par exemple. Bien évidemment, la compression ne semble pas réellement documentée, en tout cas pas en détail.

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