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Palit KalmX, un test de la GeForce GTX 1650 passive

Par Pierre Lecourt

La Palit KalmX GTX 1650 a été annoncée début Février et depuis on était sans nouvelles de cette solution 100% passive. Un premier test a été publié le 20 mars dernier sur le site Igor’sLAB et nous détaille les performances de cette solution face à des cartes ventilées activement.

Et le résultat est plutôt bon à condition de bien comprendre à quoi on a affaire. La Palit KalmX GTX 1650 est une carte graphique classique avec des fréquences standards, celles indiquées par Nvidia pour cette référence de puce. La seule – grosse – différence entre ce modèle et une solution classique vient donc de la méthode de refroidissement de la carte. 

Palit GTX 1650 KalmX

Le gros dissipateur employé par Palit est suffisant pour encaisser les 75 watts de la puce GeForce. La carte propose les mêmes performances qu’un modèle classique ventilé de Gigabyte. Le résultat est donc identique à quelques dixièmes d’images près. 28 FPS pour la Palit, 28.1 pour la Gigabyte dans ce test par exemple.

Palit GTX 1650 KalmX Palit GTX 1650 KalmX Palit GTX 1650 KalmX

Dans les différents tests de jeu le résultat est le même, la carte se comporte de manière quasi identique à chaque fois. Quelques pouillèmes d’images en moins par rapport à une solution ventilée classique. Ces résultats sont excellents et confirment que la solution de Palit est tout à fait apte à faire tourner une configuration GeForce GTX 1650 sans problèmes.

Palit GTX 1650 KalmX

Reste un détail important à bien saisir par rapport à ce type de scénario. La carte Palit KalmX n’est efficace de cette manière que dans un boitier activement ventilé. Si on regarde en détail le test proposé, on distingue bien deux entrées pour la carte. Avec des résultats sensiblement différents. Le premier test, le plus rapide, montre une carte dans un boitier classique, le second dans un boitier non ventilé. Et dans ce second cas, les performances sont clairement moindres que celles proposées par une GTX 1650 ventilée. Elles ne sont pas “mauvaises” mais sont nettement en dessous de plusieurs images par seconde.

Palit GTX 1650 KalmX

Autrement dit, si vous comptez sur ce type de carte pour concevoir une solution totalement dépourvue de ventilation, c’est possible, mais au prix de performances dégradées par rapport à une solution classique. Rien d’inhabituel sur ce marché des systèmes fanless, mais c’est toujours bon de le rappeler. 

Cette différence de performances s’explique assez facilement avec le tableau des températures relevées pendant les tests. Plus la température monte et plus le processeur graphique se limite pour éviter d’atteindre des résultats pouvant mettre en danger le système. Sur le tableau ci-dessus, on peut voir en rouge la température grimper à 90°C dans un boitier sans ventilateur actif, le maximum que la carte peut accepter. En rose, à l’opposé, les fréquences du système qui baissent rapidement jusqu’à atteindre un plus bas de 1500 MHz et ne plus en redécoller.

Palit GTX 1650 KalmX

Au contraire, en bleu, la température de la solution se stabilise assez vite vers les 65°C. En dessous, en jaune, la fréquence s’aligne sur un 1800 MHz. Ces résultats sont récoltés sur une solution de boitier ventilé.

Palit GTX 1650 KalmX

La Palit KalmX GTX 1650 peut être une excellente solution de carte graphique pour un poste adapté. Avec un boitier permettant un usage ventilé ou non par exemple. Si vous possédez une solution permettant de limiter fortement la ventilation de votre boitier jusqu’à le rendre quasiment inaudible, la carte se révélera être un allié précieux au quotidien pour des usages classiques ne demandant pas trop de performances graphiques. Si vous décidez de profiter de votre carte pour des usages plus complexes, du jeu 3D à l’utilisation de son processeur graphique pour du rendu de vidéo par exemple, la ventilation de votre boitier suivra et accompagnera la montée en puissance de votre carte graphique. Reste un détail pas anodin pour la carte, elle émet un bruit électronique de type Coil Whine lors de certains usages. Lorsque elle est très sollicitée et pendant les phases de chargement notamment. Evidemment, ce type de nuisance ne s’entend pas forcément dans un boitier ventilé mais avec une tour silencieuse, cela peut poser problèmes. Pas mal de détails et d’autres informations ressortent du test, je vous invite donc à le lire si vous voulez en savoir plus.

Source : Fanlesstech

Palit KalmX, un test de la GeForce GTX 1650 passive © MiniMachines.net. 2020.

D’abord dématérialisées, les annonces NVIDIA attendront la fin de la crise

Par Shadows

NVIDIA devait profiter de sa conférence, la GTC, pour faire quelques annonces : potentiellement de nouveaux produits du côté professionnel.
Après l’annulation de la conférence pour cause de Coronavirus, NVIDIA avait évoqué une keynote en ligne.

Finalement, cette dernière n’aura pas lieu. Le groupe indique désormais que “les annonces peuvent attendre” et que la priorité est que les employés NVIDIA, partenaires, médias, analystes et clients puissent se concentrer sur l’essentiel : leur santé et la lutte contre la contagion.

Des contenus en streaming de chercheurs et développeurs restent prévus, mais les annonces principales sont donc reportées. Outre l’aspect sanitaire, cette décision est évidemment logique d’un point de vue économique au vu des mesures de confinement et télétravail.

A noter enfin : NVIDIA précise que ses employés sont désormais en télétravail complet (ce que nous a confirmé l’équipe de NVIDIA France). Par ailleurs, ses employés payés à l’heure n’ont pour la plupart plus de travail actif, mais conservent un salaire complet, conclut NVIDIA. Une mesure que l’on ne peut que saluer, dans un contexte où la baisse ou perte d’un salaire peuvent s’avérer catastrophiques.

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Concours 3DVF / NVIDIA / LDLC : découvrez les projets gagnants !

Par Shadows

Le 29 février s’achevait notre concours “GPU Hivernal”, organisé en partenariat avec NVIDIA et LDLC.

Le jury, composé de l’équipe 3DVF, d’un employé de NVIDIA France, d’un employé de l’équipe Progiss (partenaire de 3DVF) et enfin de Mathieu Maurel, infographiste et co-administrateur du groupe Facebook 3D / CGI News, a donc passé en revue les quelques dizaines de participations.
Une tâche difficile : talent, créativité et énergie étaient au rendez-vous. Nous tenons d’ailleurs à féliciter l’ensemble des personnes ayant participé, y compris celles n’ayant pas pu finaliser leurs projets dans les temps : vous nous avez positivement surpris par la diversité et la qualité de vos idées.

Nous avons tout de même pu déterminer les vainqueurs, que voici.
Nous les recontacterons individuellement pour la remise des lots et la création des making-of.

1ère place : Rhinoceros, par enduercha

Maya, Zbrush, Substance Painter et Redshift ont été les outils adoptés par enduercha pour cette scène macro avec un scarabée rhinocéros affrontant le froid. Nous avons notamment apprécié le concept original, la qualité des détails, la composition simple mais efficace et le travail sur la lumière/la profondeur de champ. (n’hésitez pas à consulter le sujet de forum associé au projet)

enduercha remporte donc un ordinateur portable Gigabyte Aero 17 HDR XA-7FR4130SQ, doté d’un GPU NVIDIA GeForce RTX 2070 (Max-Q) et d’une valeur de 3000€ environ.

2ème place : La Cabane du Confiseur, par NCProduction

NCProduction nous propose ici un projet chaleureux malgré l’hiver, réalisé sous Blender et Cycles (en mode GPU) avec quelques ajustements colorimétriques sous Photoshop.
Belle composition, maîtrise de la lumière, un rendu presque cartoon : là encore, un très beau projet ! (Vous pouvez ici aussi voir le sujet de forum associé).

NCProduction remporte une carte graphique ASUS GeForce RTX 2080 Ti DUAL-RTX2080TI-O11G d’une valeur de 1380€ environ.

3ème place : Village perdu – el_julian

C’est un projet glacial que nous propose ici Julien Lesinge. Sous 3ds Max, Fstorm Render et World Machine, il a rendu à merveille l’ambiance d’un petit village isolé au coeur de l’hiver. (voir le sujet de forum)

Comme prévu, cette participation permet à el_julian de gagner une carte graphique Gigabyte GeForce RTX 2080 SUPER GAMING OC 8G (rev. 2.0) d’une valeur de 835€ environ.

Prix spécial du jury : La Locomotive, par 11mirko

11mirko a utilisé Maya, Houdini, Substance Painter, Arnold, Nuke pour créer cette surprenante scène d’une locomotive presque assiégée visuellement. Le soin apporté à la lumière et la persévérance dont 11mirko a fait preuve lui permettent de décrocher ce prix.

De quoi remporter une carte graphique Gigabyte GeForce RTX 2060 OC 6G d’une valeur de 380€ environ.

Un grand bravo à toutes et tous !

Comme indiqué en début d’article, déterminer les participations gagnantes n’a pas été chose facile, étant donné la qualité de nombreux projets. Nous tenons donc à saluer encore une fois votre travail, que vous soyez ou non sur le podium.
Nous allons d’ailleurs profiter de la fin de la semaine pour mettre en avant l’ensemble des participations, avec un article dédié.

Saluons également encore une fois nos partenaires pour ce concours, NVIDIA et LDLC, qui nous ont permis de vous proposer plus de 5000€ de lots.

Notez enfin que vous aurez d’autres occasions de montrer votre talent : nous comptons évidemment organiser d’autres concours similaires le plus rapidement possible !

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NVIDIA lance une série de vidéos sur le raytracing

Par Shadows

NVIDIA avait récemment publié en ligne Ray Tracing Gems, un ensemble de bonnes pratiques autour du raytracing temps réel disponibles sous forme d’un livre gratuit et destiné aux développeurs.

Eric Haine de NVIDIA, qui supervisait cet ouvrage, se lance désormais dans une série de vidéos sur le même sujet. En anglais, elles visent là aussi les développeurs, y compris les personnes n’ayant pas de bases sur le sujet : NVIDIA cherche clairement ici à faire de l’évangélisation afin de favoriser l’essor de sa technologie RTX pour les années à venir.

Trois vidéos sont déjà en ligne.

Les bases du raytracing :

Le raytracing face à la technique classique de la rastérisation :

Enfin, le matériel optimisé pour le raytracing :

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Blender 2.82 est de sortie avec de nombreuses avancées

Par Shadows

L’équipe Blender dévoile la nouvelle version 2.82 du logiciel, avec de multiples nouveautés :

– les effets physiques sont nettement plus réalistes : améliorations sur les tissus/vêtements, nouveau système de simulation de liquides et gaz s’appuyant sur Mantaflow ;
– intégration complète du système UDIM pour les textures ;
– export au format USD (Universal Scene Description) de Pixar ;
– denoising à l’aide de NVIDIA OptiX pour le moteur de rendu Cycles ;
– Eevee : aperçu des passes dans le viewport, gestion correcte des effets volumétriques combinés à des matériaux transparents ;
– nouveaux outils de sculpting comme une brosse de posing en cinématique inverse ;
– grease pencil : interface revue, Dopesheet amélioré, nouveaux outils de tracé et matériaux ;
– améliorations mineures de l’interface.

Pour plus de détails, on consultera la vidéo ci-dessous et le site officiel. Blender 2.82 peut être téléchargé dès à présent.

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Nvidia lance les GeForce MX330 et MX350

Par Pierre Lecourt

C’est la réponse très logique de Nvidia aux évolutions récentes du marché des processeurs. Le lancement – aussi discret soit t-il – des GeForce MX330 et MX350 permet de conserver l’avantage face aux solutions intégrées d’Intel. 

GeForce MX330

Les deux puces sont issues de l’architecture Pascal de Nvidia et prennent la suite des séries MX200 de l’année dernière. Cette mise à jour pourra donc être qualifiée de “mineure” puisque Nvidia n’a pas vraiment cherché à profiter de ses dernières avancées en terme de processeur graphique. Cette génération d’architecture date de 2016 et semble loin des solutions Turing les plus récentes.

Il faut comprendre l’enjeu pour Nvidia. Les séries MX330 et MX350 ne sont pas des circuits destinés à produire des machines haut  de gamme. Ce sont des solutions quasiment diplomatiques pour la marque. Ils ne servent qu’a tenir en laisse l’appétit d’Intel sur ce marché de l’entrée de gamme. Créer un distinguo commercial entre une solution 100% Intel  et une solution “Nvidia Inside” pour les marques. Les performances entre les solutions de chipsets graphiques embarqués Intel et les puces  Nvidia MX sont parfois assez proches en terme de performances. Mais la présence du logo Nvidia et de l’appellation GeForce ont quelque chose de rassurant auprès du grand public. 

Nvidia n’a donc pas besoin de proposer quelque chose de réellement beaucoup plus performant que le modèle précédent. Bouger un peu les curseurs suffit à remonter la barre assez haut pour contrer les nouvelles propositions d’Intel. Ce jeu de chat et de la souris entre les puces n’a aucun intérêt à aller trop vite pour Nvidia. La marque doit maintenir son offre sur un segment situé entre les chipsets intégrés aux processeurs et ses propres circuits dédiés plus haut de gamme à destination des portables.

GeForce MX350

Les MX330 et MX350 fonctionneront avec un TDP de de 25 watts et pourront donc être intégrés dans des engins assez fins. Les solutions pourront se contenter de 2 Go de GDDR5 seulement, ce qui les rendra accessibles. Enfin, elles prendront en charge la technologie Optimus de Nvidia pour basculer automatiquement de la solution graphique Intel à l’emploi de leurs propres composants suivant les besoins de l’utilisateur.

La version GeForce MX330 est une mise à jour du MX230 de l’année dernière. Avec 384 coeurs CUDA contre 256 pour le précédent modèle. Le nombre d’unités de texture passe de 16 à 24 et les fréquences évoluent également quelque peu. On passe d’une fréquence de base de 1519 MHz à 1531… et d’une fréquence de Boost de 1582 à 1594 MHz. On ne peut pas dire que l’offre révolutionne la précédente, il s’agit juste d’un léger coup d’accélérateur. Nvidia la situe comme deux fois plus rapide que ce que propose une puce Intel Ice Lake.

Le GeForce MX350 est plus ambitieux, il se rapproche des solutions entrée de gamme des GeForce classiques sans être toutefois à leur niveau. Le nombre de coeur CUDA passe à 640. 32 unités de textures sont présentes et les fréquences oscillent de 1354 à 1468 MHz. Cette puce compte 3.3 milliards de transistors. Pour rappel, les MX230, MX250 et MX330 ne dépassent pas les 2 milliards de transistors. La puce se distingue également par sa taille puisqu’elle est significativement plus imposante que les précédentes. Elle ne proposera toutefois pas beaucoup plus de performances que la MX330 avec une estimation de 2.5 fois plus que ce que propose la même solution Intel Ice Lake.

Cela ne veut pas dire que les performances seront faibles, les solutions présentées ici devraient permettre de retrouver une jouabilité 3D en FullHD convenable et, bien sur, la possibilité de profiter d’un excellent support de décodage vidéo en plus des améliorations de calcul apportées par les cœurs CUDA au sein de nombreux logiciels de création. Les premiers tests situent le MX350 au dessus d’une GeForce GTX 960M. Un score respectable pour une solution située dans un TDP de 25 watts.

On imagine que le prochain mouvement de Nvidia sera conçu pour répondre aux promesses d’Intel et de ses futurs circuits graphiques Xe DG1 intégrés à Tiger Lake. Plus hautes seront les performances de la solution Intel, plus les futurs GeForce MX seront puissants. La marque a encore suffisamment de réserve pour proposer des modèles de puces situés dans cet entre deux du circuit intégré aux solutions Intel et ses puces plus haut de gamme. Il lui suffira de changer d’architecture, choisir une solution Turing par exemple, pour proposer un niveau de performances toujours adapté aux évolutions de la concurrence.

Source : Nvidia

Nvidia lance les GeForce MX330 et MX350 © MiniMachines.net. 2020.

Activision Blizzard retire son catalogue de l’offre GeForce Now

Par Pierre Lecourt

Cela fait des années que Activision Blizzard est partenaire de Nvidia pour le développement et le beta test de GeForce Now. Des années de travail en partenariat avec une optimisation main dans la main des titres de l’éditeur pour qu’ils tournent en streaming sur cette solution. Pourtant, une semaine après l’ouverture commerciale officielle du service, le catalogue complet en est retiré.

Blizzard

En clair, cela veut dire que si vous avez acheté un jeu signé Activision Blizzard, vous ne pourrez pas le faire tourner en streaming sur l’offre GeForce Now. Le service sera techniquement capable de le faire tourner, ce n’est pas un problème technique, mais le jeu ne sera pas reconnu par le système et ne voudra pas  se lancer en streaming. Nvidia précise qu’actuellement une liste de 1500 jeux compatibles avec le système fonctionnent mais, pour des raisons de droits des titres comme Starcraft 2, Overwatch ou Call of Duty, ne seront plus exécutables au travers de cette plateforme.

Tout cela ressemble franchement au début d’un bras de fer entre l’éditeur et Nvidia au sujet du fonctionnement de ce service ou peut être un moyen pour Activision Blizzard de faire valoir certains points. Je ne pense pas qu’il y ait de volonté financière puisque, pour rappel, l’utilisation de GeForce Now ne dispense pas de payer une licence de chaque jeu. Qu’un titre comme World of Warcraft soit acheté en boutique physique ou en ligne sur Battle.net, il faudra bien l’acheter pour y jouer sur le système de Nvidia. Les royalties seront donc versées à l’éditeur quoi qu’il advienne.

En privant Nvidia de ses titres, Activision Blizzard perd donc en pratique des clients potentiels. Des gens qui comptent sur une solution GeForce Now pour lancer de temps en temps une partie au gré des sorties de DLC par exemple. Une fois la licence vendue, on pourrait penser que les développeurs se fichent un peu de savoir comment le joueur va jouer.

Google Stadia

Mais en ce moment les éditeurs ont une carte à jouer auprès d’autres instances que Nvidia. Avec les lancements des services Google Stadia et l’arrivée prochaine du xCloud de Microsoft. Avec la montée des offres comme l’Epic Game Store en concurrent de Steam… Les éditeurs ont peut être compris qu’ils étaient en position de force dans ce nouveau schéma de distribution de jeux. De quoi renégocier les parts des distributeurs, de quoi proposer des exclusivités à un service en échange de plus de retombées, de visibilité ou de partenariats.

Reste à savoir ce qu’en pensera le public… Car ce genre d’annonce pourrait tout simplement saborder les ambitions des services de streaming de jeu. Imaginez que vous ayez souscrit un mois à GeForce Now pour rejouer à World of Warcraft par exemple. Si, sans prévenir, le titre disparaît de l’offre, quelle sera votre regard sur ce type de service ? Exactement le même que sur celui d’un site comme Netflix ou Amazon Prime Video qui fait sauter une série de son catalogue alors que vous étiez en train de la suivre. Beaucoup restent tout de même accrochés à leur abonnement à un service comme Netflix car le contenu est énorme… Mais également parce que l’habitude a été prise d’utiliser ce genre de solution.

manettes

Mais si l’industrie démarre l’offre de streaming de jeu avec une valse d’éditeurs et la disparition pure et simple de catalogues complets de jeux… pas sûr que les clients potentiels y voient un très bon signe. Non seulement pour le GeForce Now de Nvidia, mais également pour tous les autres services de ce type. Personne n’a envie de s’abonner à trois ou quatre services de ce genre pour être sûr de pouvoir jouer à tous ses jeux. Le public veut des engagements, pouvoir avoir confiance en ces offres. Qui va prendre l’option Google Stadia si le Microsoft xCloud peut financer une exclusivité du jour au lendemain ? Qui fera confiance à ce xCloud si Nvidia assure une distribution de catalogue avec ses ventes de cartes graphiques ?

Le risque le plus évident est que cette guerre fasse plus de victimes que de gagnants… en brisant net tout début de confiance dans ces services. 

 

Activision Blizzard retire son catalogue de l’offre GeForce Now © MiniMachines.net. 2020.

Le service de streaming Nvidia GeForce Now est lancé

Par Pierre Lecourt

GeForce Now sort de ses années Beta où Nvidia a pu travailler de fond en comble sa solution. L’idée était de dépasser la simple proposition matérielle pour ficeler une offre complète et cohérente. Une expérience débutée il y a plus de 10 ans maintenant et qui va enfin porter ses fruits.
GeForce Now

300 000, c’est le nombre de joueurs inscrits à la Bêta de GeForce Now. Le service revendique plus de 50 millions d’heures de jeu sur sa plateforme pendant ces années de développement. Ma première rencontre avec le service date de Mai 2012 lorsque le CEO de Nvidia présentait à la Nvidia GPU Conférence son GRID, une solution pour virtualiser des jeux dans les nuages qui seraient calculés par les puces graphiques de la marque.

Depuis 8 années, GeForce Now n’a pas cessé d’évoluer avec de nombreux changements de puces graphiques puisqu’on est passé du Kepler des débuts au Turing d’aujourd’hui. Des changements majeurs qui ont permis d’augmenter drastiquement la densité de calcul des serveurs tout en baissant leur consommation, de peaufiner la qualité et la stabilité du service tout en créant des partenariats solides avec divers acteurs de ce marché.

Pour suivre ce dossier de près depuis ses débuts, même si j’ai pendant longtemps été frustré du fait de l’impossibilité d’en profiter avec mon ancienne connexion ADSL, GeForce Now est désormais mûr pour une commercialisation.

Tomb Raider Nvidia GeForce Now

Avec GeForce Now : plus besoin d’un gros PC pour jouer

Si l’offre m’intéresse tant, c’est parce qu’elle valide totalement le concept de minimachine pour le jeu. En déportant les calculs nécessaires pour faire tourner un jeu vers un serveur distant, la solution GeForce Now évite le besoin d’un PC performant pour jouer dans de bonnes conditions. Il suffit d’une machine qui sache communiquer avec le serveur et afficher des images pour bénéficier d’un rendu et de performances dignes d’un bon PC classique.

Petit rappel sur le fonctionnement de la technologie GeForce Now. Il s’agit d’une offre de jeu dans les nuages qui fait exécuter les calculs de vos titres non pas en local sur votre PC mais sur un serveur externe. L’analogie la plus courante, même si elle n’est pas juste, est de comparer ce type de service à une solution de type Youtube. Lorsque vous regardez une vidéo sur Youtube, votre machine affiche un contenu qui n’est pas stocké chez vous mais lu en streaming depuis un serveur du site. 

Avec GeForce Now, l’idée est presque la même sauf qu’il y a une interactivité en plus. Lorsque vous jouez, les actions que vous menez en local avec votre clavier, votre souris ou votre manette sont transmises vers le serveur GeForce Now distant. La solution distante analyse alors votre action et réagit en conséquence en calculant un résultat qui sera ensuite renvoyé vers votre PC. C’est le même service que sur un PC habituel mais au lieu de rester en local, la partie calcul est effectuée sur l’un des serveurs que Nvidia a implanté dans le monde.

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Nvidia promet du 1080P à 60 Hz. Une offre en dessous de celle d’un Google Stadia qui a très tôt communiqué sur la possibilité de streamer des jeux en UltraHD. Mais une promesse stable et tenue par Nvidia qui affiche vraiment un FullHD efficace.

Le gros avantage de cette solution, c’est qu’elle est accessible  à toutes sortes de machines. Un PC sous Windows, même peu performant, pourra profiter de cette puissance de calcul et proposer une jouabilité que l’on ne trouve que dans des machines beaucoup plus chères, encombrantes et bruyantes. Une machine sous Android, que ce soit une TV Box sous Android TV comme la Nvidia Shield, une tablette ou un Smartphone pourront également servir de plateformes d’affichage. Nvidia prévoit également un portage de son application sur ChromeOS pour ouvrir le service aux Chromebooks et autres Chromebox.

 

1080P seulement ? 

Du FullHD quand la concurrence promet de l’UltraHD ? L’offre de Nvidia parait moins intéressante que celle de Google avec Stadia puisque GeForce Now ne proposera pas autre chose qu’un affichage 1920 x 1080 pixels. Cette définition s’explique assez facilement quand on regarde le profil de Nvidia.

Proposer de l’UltraHD a d’abord un coût élevé. Pour bien comprendre ce coût, il faut imaginer que chaque serveur de Nvidia peut prendre en charge un certain nombre de jeux en parallèle. Les performances de chaque puce sont mutualisées pour générer une certaine capacité de calcul. Quand un joueur lance une partie, il ne monopolise pas un processeur graphique uniquement pour son usage mais la performance de calcul nécessaire pour lui apporter un jeu stable en 1920 x 1080 pixels à 60 Hz. Ni plus, ni moins. Evidemment, si il lance une partie d’un jeu peu exigeant en ressources, le serveur utilisera une fraction de la capacité d’un processeur graphique. A l’inverse, un jeu gourmand occupera toute la puissance nécessaire à un affichage parfait de la promesse de Nvidia. Dépasser le FullHD aurait donc un impact majeur sur la capacité de chaque serveur, il faudrait les dimensionner de manière beaucoup plus importante, ce qui aurait à son tour un impact sur la grille  tarifaire de l’offre.

Proposer de l’UltraHD ne correspond pas non plus au public visé par GeForce Now. La marque s’intéresse à des joueurs occasionnels et non pas des passionnés. Les statistiques de jeu de Steam sont assez révélatrices sur ce point, 64% des joueurs font tourner leurs titres en FullHD et une bonne partie sort de cette statistique parce qu’ils utilisent du multi-écran mais n’affichent en réalité leurs parties sur un seul affichage de même définition. Chercher à proposer plus ne trouverait donc pas forcément la majorité de son public. 

Il faut également prendre en compte le besoin d’une connexion d’excellente qualité pour profiter d’un service de ce type en UltraHD. La définition FullHD est bien moins gourmande en débit. Elle concernera donc plus de monde.

Enfin, Nvidia est avant tout un vendeur de matériel. Proposer une jouabilité en UltraHD aurait sûrement un effet négatif pour Nvidia. Pourquoi acheter une carte graphique haute performances si on pouvait louer une telle performance à la place ? Nvidia cherche à étendre son offre et non pas à phagocyter ses ventes avec son service de location. Proposer un GeForce Now en FullHD correspond logiquement à cette volonté.

 

GeForce Now

GeForce Now : l’offre tarifaire 

Le tarif de l’offre GeForce Now est désormais décomposé en deux solutions. Nvidia propose d’abord un accès gratuit à son service sur lequel tous les utilisateurs de la beta vont basculer. Cet accès gratuit est évidemment très limité. Il s’agit en réalité d’une solution de test nécessaire pour vérifier ne serait-ce que la qualité de sa connexion. Avec cette première solution, il sera possible d’évaluer la capacité de débit de son fournisseur d’accès pour juger si il est utile de s’abonner.

Si la jouabilité et la qualité d’affichage de cette version d’essai sera également d’un vrai FullHD à 60 Hz, elle sera limitée à des sessions d’une heure de jeu seulement. L’offre n’aura aucune pitié de vous  et si vous êtes en pleine partie au bout de ces 60 minutes de jeu, vous serez tout de même déconnecté immédiatement du serveur. vous pourrez relancer immédiatement une session de jeu mais il vous faudra éventuellement faire la queue avec d’autres joueurs voulant tester le service. Il est entendu que les utilisateurs abonnés auront toujours la priorité sur les utilisateurs du service gratuit. 

Cette offre permettra de tester le service mais peut également s’avérer utile pour des utilisateurs en déplacement par exemple. Si votre hôtel, votre lieu  de vacances ou autre propose un bon débit, il sera possible de lancer une partie d’un jeu via GeForce Now en quelques clics sur un PC pourtant pas équipé d’un processeur graphique performant.

La seconde offre, baptisée Founders, coûte 5.49€ par moi avec 90 jours offerts. Cette offre est sans engagement et peut être prise d’un mois à l’autre suivant vos besoins et votre temps libre. Avec cette formule, vous avez un accès prioritaire aux serveurs et pourrez profiter de sessions beaucoup plus longues de jeu puisque le serveur ne vous déconnectera qu’au bout de 6 heures de jeu continu. Et après vous avoir prévenu, histoire de pouvoir lancer une sauvegarde à temps.

Les membres Founders pourront en outre profiter de fonctions graphiques supplémentaires avec l’activation du mode RTX sur les jeux compatibles. La liste est courte pour le moment puisque seuls cinq titres sont mis en avant par Nvidia. Metro Exodus, Quake II RTX, Wolfenstein Youngblood, Deliver Us The Moon et Call of Duty: Modern Warfare profiteront de ce mode d’affichage. 

 

GeForce Now

Un catalogue très complet mais une approche un peu complexe

GeForce Now ne propose pas de jeux intégrés. Des titres “gratuits” sont bien disponibles comme Fortnite, World of Tanks ou Paladins mais, pour le reste, il faudra piocher dans votre propre catalogue de jeux pour lancer une partie. Attention, si vous êtes abonné au service GeForce Now sur Shield vous avez bien un catalogue de jeux que Nvidia inclut avec cette offre, ils ne seront pas disponibles sur votre abonnement GeForce Now sur une autre plateforme.

Pour jouer, il faudra donc posséder des titres compatibles. Nvidia annonce plus de 400 jeux optimisés pour son service1. 400 jeux éparpillés sur divers catalogues. Steam, bien sûr, mais également l’Epic Game Store, le magasin Origin, le service Uplay et Battle.net. Si vous avez déjà acheté un jeu compatible sur un de ces services, vous pourrez y jouer immédiatement sur la solution de Nvidia sur toutes vos machines.

Quand je dis immédiatement, c’est bien dans l’instant. Pas besoin de télécharger le jeu, il sera déjà présent sur le serveur de Nvidia et vous pourrez le lancer instantanément. Seule restriction ? Vous identifier au premier lancement. 

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L’interface de Nvidia est quelque peu austère, elle vous propose au premier lancement une tuile vous invitant à ajouter vos jeux compatibles. Le processus est simple mais évidemment quelque peu fastidieux. En pianotant le nom du jeu auquel vous voulez jouer l’interface le reconnait et vous pouvez transformer cette recherche en tuile facilement identifiable sur votre écran d’accueil. 

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Au premier lancement de ce nouveau jeu, il faudra l’identifier, prouver que vous en êtes bien propriétaire. Cela passe par une phase classique qui reprend les identifiants et mot de passe du magasin en ligne utilisé pour acheter le jeu.

Il serait sûrement possible de proposer une interface plus intrusive permettant de scanner les divers comptes de boutiques de jeu installées sur votre PC. Un outil allant vérifier les titres compatibles sur Steam, Epic Game Store et Ubi afin de lister tous les jeux compatibles directement sur votre interface. Cela aurait évidemment un côté envahissant pour l’utilisateur que de savoir qu’une application fouille vos comptes de jeux. Mais en proposant cette possibilité de manière optionnelle, en s’identifiant une seule fois, le système améliorerait grandement la facilité son usage.

Si pour moi, habitué au système, la démarche est logique, des échos de diverses sources me montrent que cette méthode d’un service séparé du lieu de l’achat semble poser problème. Il faudrait entrer dans un logique de gestion des magasins la plus simple possible pour pousser l’utilisateur à profiter de l’offre GeForce Now. Cela doit être travaillé par Nvidia pour rendre l’offre la plus transparente possible. L’idéal étant de pousser l’intégration directement dans les différents “Store” du marché. On imagine l’impact qu’aurait une offre Steam proposant de jouer un jeu en local ou de le lancer directement en streaming avec GeForce Now.

GeForce Now

Quel public et quel avenir pour GeForce Now

Le public concerné par l’offre est paradoxalement assez large. Ce service intéressera non seulement les joueurs chevronnés mais également de parfaits néophytes tout comme des utilisateurs situés entre ces deux extrêmes.

Evidemment, le premier filtre qui autorisera ou non l’usage du service est tout simplement celui d’une connexion efficace à internet. L’intérêt de l’accès gratuit au service est ici, tout un chacun pourra tester sa fibre ou son ADSL pour déterminer si le service est suffisant pour jouer. Un minimum de 15 Mb/s est nécessaire pour afficher un jeu en 720p avec le service. Il faut monter à du 30 Mb/s stable pour du 1080P et le débit devra atteindre les 50 Mb/s pour la meilleure expérience possible. Des aménagements se font en temps réel pour conserver une certaine fluidité dans l’offre. Ainsi, le signal pourra être dégradé de 1o80P à 720P pour garder le même nombre d’images par seconde si quelqu’un se met à utiliser votre connexion pour télécharger des données. Les machines locales les plus récentes, celles qui sauront décoder du H.265, auront un avantage technique. Le format étant moins lourd, il permet de faire transiter plus de données sur la même bande passante. Les autres, celles utilisant du H.264, seront plus pénalisées par le transport de meurs données.

Les joueurs occasionnels auront assez peu de titres à implanter. L’exemple type est un fan d’une série de jeu comme Assassin’s Creed, Des jeux qui se renouvellent régulièrement et qui se suivent. Ces joueurs là n’auront finalement qu’une tâche assez simple à exécuter pour retrouver leurs titres préférés. L’achat sur leur site habituel puis le lancement sur GeForce Now. Cette méthode devra être explicitée par Nvidia mais également par les développeurs. Cela fait désormais plusieurs années que Nvidia propose un kit de développement qui pousse les studios à adapter leurs titres au Cloud Gaming. Cette attention porte ses fruits puisque de nombreux jeux récents proposent désormais cette fonction qui facilite évidemment le travail d’implantation au catalogue de Nvidia. On peut imaginer, à terme, que les interfaces de ces jeux soient adaptées dans le futur à GeForce Now. On imagine ainsi une démo réalisée en partenariat avec Nvidia d’un nouveau titre qui inciterait l’utilisateur à lancer le jeu au travers du Cloud. La démo ne ferait que quelques mégaoctets à télécharger, se lancerait gratuitement et permettrait sans file d’attente, de jouer un premier chapitre entier avant d’inciter l’utilisateur à acheter le jeu… et à s’abonner au service. Un moyen redoutable de provoquer des ventes.

GeForce Now

Autre cible, les ex-joueurs. Entendez par là ceux qui ont jeté l’éponge face à la dépense nécessaire pour continuer à jouer sur PC. Ils ont sans doute jeté leur dévolu sur d’autres solutions comme les consoles ou ont préféré rester sur des titres plus anciens. Ceux qui ont acheté un portable à la place de leur ancien PC de jeu afin d’avoir une solution mobile même si moins performante. Pas assez puissante pour jouer dans de bonnes conditions à des titres récents. Ceux-là pourront lancer leurs jeux préférés moyennant un droit d’entrée de 5.49€mensuel. C’est un public à mon avis assez important. Il y aura ceux qui suivront la sortie d’un titre ou ceux qui profiteront d’une promo pour acquérir un jeu qui leur fait envie depuis longtemps. Ce ne seront pas forcément les plus gros clients de GeForce Now. Ils prendront un abonnement de 1 mois pendant les vacances, 2 ou 3 mois peut être à l’année. Pour profiter d’un jeu particulier ou répondre à un événement. 
Face à la dépense nécessaire pour jouer correctement à un titre récent alors que l’on est déjà équipé, l’abonnement mensuel résonne finalement comme une solution économique.

Les joueurs plus exigeants pourront également être interessés. Ceux là sont en général équipés d’une machine haut de gamme et peuvent tout à fait jouer en local dans de meilleures conditions que ce que propose GeForce Now. UltraHD, pas de latence et énorme catalogue de titres. Quel intérêt pour eux de passer par le Cloud ? Peut être pour profiter de leur loisir favori avec une autre machine, lors de ses vacances ou pendant ses déplacements. Le prix demandé par Nvidia est suffisamment attractif pour qu’un joueur ait envie de se faire plaisir un mois de temps en temps lorsqu’il est loin de sa machine. Retrouver un bon catalogue de jeu sans trimbaler un monstre de portable hors de prix.

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Enfin, il y aura ceux pour qui l’offre va correspondre à 100%. Des utilisateurs qui vont s’investir dans ce service parce que possesseurs d’un PC léger et peu performant mais suffisant à l’ensemble de leurs besoins. Ou tout simplement propriétaire d’une solution TV Box ou Android TV compatible avec l’offre. Rajouter la possibilité de jouer dessus pour 5.49€ par mois semble être une solution intelligente plutôt que d’investir dans un PC de jeu. Ils conserveront leur engin de faible encombrement et peu bruyant et pour le prix d’une demie carte graphique entrée de gamme tous les ans – 65.88€ pour le moment – profiteront d’un affichage moyen de gamme pouvant évoluer. C’est finalement une solution alternative qui peut avoir beaucoup de sens pour de nombreux utilisateurs. Notamment parce qu’elle est à l’épreuve du futur, Nvidia fera évoluer son parc pour garantir au minimum la puissance nécessaire pour continuer à afficher en FullHD les titres récents.

Les 5.49€ demandés ne sont garantis que la première année du lancement de l’offre. Nvidia indique déjà que le prix mensuel du service pourrait évoluer l’année prochaine. Ce tarif donnerait néanmoins “une bonne idée” de l’ambition de la marque. Comprenez que le prix ne devrait pas évolue énormément d’une année sur l’autre.

Le service de streaming Nvidia GeForce Now est lancé © MiniMachines.net. 2020.

Nvidia Shield Experience 8.0.2 débarque

Par Pierre Lecourt

Comme à chaque mise à jour, l’arrivée de celle-ci apporte un large éventail de corrections et d’améliorations de la part des équipes de Nvidia. L’équipe a choisi de mettre en avant une meilleure prise en charge de l’excellente petite télécommande de la version 2019 avec les versions précédentes. Pour avoir essayé celle-ci avec une Shield 2017 je n’ai pas remarqué de problèmes particuliers mais peut être que  certains points posaient soucis avec la version 2015.

La mise à jour Nvidia Shield Experience 8.0.2 indique que la télécommande allume désormais ses boutons par rétro éclairage à chaque détection de mouvement… ce qui était déjà le cas sur la mienne. Une fonction de localisation à distance de l’objet et la possibilité de programmer une des touches pour l’usage de son choix avec les Shield de génération précédente aux versions 2019 fait son apparition.

Nvidia Shield TV 2019

Cela coïncide avec la mise en vente de cette excellente solution sur le site de la marque. Les propriétaires des versions 2015 et 2017 de la Shield pourront donc accueillir chez eux la nouvelle version de la télécommande moyennant 32.99€. La Shield TV 2019 est toujours à 159.99€ et la version Pro 2019 à 219€.

Nvidia annonce également quelques mises à jour sympathiques comme la prise en charge des manettes Microsoft Xbox Elite 2 pour jouer directement sur la console. Un point important dans la politique de la marque qui veut faire de sa TV Box, avec GeForce Now, une véritable console dématérialisée. 

La mise à jour Nvidia Shield Experience 8.0.2 corrige également le souci de passthrough audio qui était impossible à obtenir sur un DAC USB via des applications tierces comme PowerAmp et KODI. Un détail pas anodin si vous possédez un DAC de ce type puisque cela permet un traitement direct du signal par celui-ci et non pas un prétraitement inutile de la Shield. Suivant votre équipement, le signal et le rendu ainsi que sa distribution multicanaux sont grandement améliorés.

D’autres point plus génériques sont également évoqués et parmi ceux-ci on retrouve :

Résolution des blocages liés aux notifications de mise à jour des accessoires manettes et télécommande.
Correction des soucis de contrôle infrarouge pendant l’utilisation de Talkback.
Résolution des soucis de configuration du contrôle du volume avec les barres de son Samsung via infrarouge.
Prise en charge infrarouge des systèmes d’enceintes Logitech Z906.
Résolution des problèmes audio lors de l’utilisation de plusieurs périphériques USB, un point utile si vous utilisez une webcam, une manette et un DAC USB par exemple.

Des mises à jour plus spécifiques sont également listées avec une amélioration de l’application DVR Channels qui pourra désormais utiliser un stockage NAS pour enregistrer ses flux. Une amélioration du “Match Color Space” qui posait problème à divers affichages. Des soucis de gestion de l’économiseur d’écran sous Netflix réglés, la fin du bug qui faisait disparaitre certaines applications pré-installées, une amélioration de la stabilité des transferts réseau depuis les Shield vers des PC et quelques autres encore.

Comme d’habitude, votre TV Box signalera l’arrivée d’une mise à jour Nvidia Shield Experience sur la page d’accueil de l’appareil. Un clic suffira pour lancer celle-ci. Faites le à l’avance car elle est assez longue à installer et nécessite ensuite une mise à jour des divers périphériques connectés. 

Nvidia Shield Experience 8.0.2 débarque © MiniMachines.net. 2020.

Rappel – Concours 3DVF / NVIDIA / LDLC : plus de 5000€ de lots à gagner !

Par 3dvf

Pour fêter dignement ce début d’année, 3DVF lance en partenariat avec NVIDIA et LDLC un concours de rendu.
Le thème : “GPU hivernal”
Paysage enneigé, rendu d’intérieur au coin du feu, créatures liées à l’hiver, avalanche au coeur des montagnes… Votre réalisation devra, d’une manière ou d’une autre, évoquer l’hiver.

Les étapes essentielles pour participer :
– disposer d’un compte sur le forum 3DVF (ou vous inscrire si ce n’est pas déjà le cas) ;
– créer et rendre (une image fixe) une scène 3D de votre choix du moment qu’elle évoque l’hiver directement ou indirectement ;
– vous êtes libres d’utiliser les outils que vous voulez, du moment que le moteur de rendu s’appuie sur le GPU d’une manière ou d’une autre (y compris avec un denoiser GPU). Vous pouvez aussi utiliser un moteur qui propose un mode CPU et un mode GPU (comme Arnold ou V-Ray) et faire votre rendu dans l’un ou l’autre mode.
En clair : seuls les moteurs de rendu 100% CPU sont exclus du concours.
– créer un sujet de forum dédié à votre projet, dans la section du concours et en postant au moins 2 mises à jour pour montrer votre avancement.
– poster votre rendu final en suivant les instructions données dans la rubrique dédiée de cette page, et en respectant la date de fin du concours.

N’hésitez pas à consulter la FAQ en bas de page pour plus de précisions !

Les Lots

Quatre participations gagnantes seront désignées et remporteront des lots qui vous permettront de profiter des GPUs NVIDIA dernière génération. Au total, près de 5600€ TTC de lots sont à remporter !

– pour la première place, un ordinateur portable Gigabyte Aero 17 HDR XA-7FR4130SQ, doté d’un GPU NVIDIA GeForce RTX 2070 (Max-Q) et d’une valeur de 3000€ environ ;
– pour la seconde place, une carte graphique ASUS GeForce RTX 2080 Ti DUAL-RTX2080TI-O11G d’une valeur de 1380€ environ ;
– pour la troisième place, une carte graphique Gigabyte GeForce RTX 2080 SUPER GAMING OC 8G (rev. 2.0) d’une valeur de 835€ environ ;

– enfin, un prix spécial du jury sera attribué avec une carte graphique Gigabyte GeForce RTX 2060 OC 6G d’une valeur de 380€ environ.

Le Jury

Le jury est composé de :
– L’équipe du site 3DVF.com ;
– Un employé de NVIDIA France ;
– Un employé de l’équipe Progiss (partenaire de 3DVF) ;
– Mathieu Maurel, infographiste et co-administrateur du groupe Facebook 3D / CGI News.

Les critères

Les participations gagnantes seront retenues en fonction de l’originalité et de la qualité artistiques du rendu proposé, mais aussi de la difficulté technique du sujet choisi.

Règlement

  • Le concours est gratuit et sans obligation d’achat.
  • Le concours se tiendra du 20 janvier au 29 février 2020 à minuit (heure française).
  • Le concours est ouvert à toutes et tous, quel que soit votre pays.
  • Les participations ne doivent pas s’appuyer sur des licences/propriétés intellectuelles n’appartenant pas aux personnes participantes, ni utiliser de modèles issus de banques dédiées. En revanche, vous pouvez utiliser des modèles et assets que vous avez personnellement créés par le passé.
  • Une seule participation par personne sera acceptée, et les participations par équipe ne sont pas autorisées. Si plusieurs rendus sont envoyés par une même personnes, seule la dernière participation sera prise en compte.
  • En participant, vous vous engagez, en cas de victoire, à autoriser 3DVF et NVIDIA France à utiliser votre participation à des fins de communication et de promotion en ligne uniquement. Vous conservez bien entendu tous les droits d’auteur de votre création, et toute utilisation de votre rendu par 3DVF ou NVIDIA se fera en mentionnant votre nom.
  • En participant, vous vous engagez, en cas de victoire, à rédiger à l’aide de l’équipe 3DVF un making-of de votre création ; il vous faudra également envoyer la scène du projet de manière à ce que des tests de performances (rendu CPU vs GPU ou GPU avec différentes cartes) puissent être effectués dans le cadre du making-of.
  • Vous pouvez choisir librement le rapport hauteur/largeur de votre rendu (une image fixe), mais le plus petit côté doit faire au moins 1000 pixels.
  • La personne gagnante sera prévenue via un message envoyé via l’e-mail associé à son compte 3DVF. Le lot lui sera envoyé dès que les formalités techniques (adresse d’envoi) auront pu être finalisées.
  • Les membres du jury ne sont pas autorisés à participer. En revanche, ils pourront interagir avec les personnes participantes, par exemple en partageant idées et retours sur le forum du concours.

Le concours sur le Forum 3DVF

– La section du forum dédiée au concours, dans laquelle vous créerez un sujet de forum sur votre projet ;
– Un sujet dédié (également accessible via les commentaires de cet article) vous permettra de poser des questions si nécessaire ;
– Vous n’avez pas encore de compte sur le forum ? Pas de panique : sur la page d’accueil de ce dernier, un lien “S’inscrire” en haut à droite vous permettra de créer votre compte.
Une fois votre compte validé par l’équipe (merci de votre patience !), vous pourrez vous connecter. N’hésitez pas ensuite à personnaliser votre compte en cliquant sur votre pseudo en haut à droite du forum. En particulier, la section “détails du compte” vous permettra de changer d’Avatar si vous le souhaitez.

L’envoi des rendus finalisés

Pour envoyer votre participation finale, voici la marche à suivre :
– en étant connecté sur le forum, rendez-vous sur cette page ;
– cliquez sur Upload File puis choisissez votre fichier et valider ; une barre de progression vous montrera la progression de la mise en ligne, si votre image est volumineuse ;
– enfin, cliquez sur le bouton “sauvegarder”.

FAQ

(cette section sera complétée avec les réponses à d’éventuelles questions récurrentes)

Peut-on utiliser des moteurs 3D temps réel / des moteurs de jeux ?
Oui !

Pouvez-vous préciser la règle sur les assets prédéfinis ? Et peut-on utiliser des outils comme SpeedTree ?
La règle vise surtout à éviter que votre premier plan / votre sujet principal ne soient issus de modèles sur lesquels vous n’avez pas travaillé.
Pour les décors, vous pouvez donc utiliser modèles prédéfinis (par exemple pour de la végétation) ou des outils comme Terragen, Vue, SpeedTree, Quixel…En revanche, pour le premier plan, n’utilisez que des assets que vous avez créés, qu’ils soient issus de modélisation 3D, scan 3D effectué par vos soins, ou créés à l’aide d’un outil de génération.

Pour les matériaux :
Evitez d’utiliser des matériaux déjà tous faits tels quels, en revanche vous pouvez partir de photos, textures, presets pour créer vos propres matériaux.

Pour les light probes HDRI : pas de contrainte.

– Que signifie exactement la mention sur les licences/propriétés intellectuelles ?
L’utilisation d’une marque, d’un personnage ou élément sous droit d’auteur pourrait poser des problèmes juridiques : l’idée est donc d’exclure les éléments de ce type. Par exemple, un rendu de Batman aux sports d’hiver est à éviter.

– Où poser des questions ? Et où poster le sujet de forum avec mon projet ?
Ici pour les questions, pour les sujets.

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RED et NVIDIA démocratisent les workflows 8K en temps réel

Par Andrea

RED Digital Cinema lance le R3D SDK et l’application REDCINE-X PRO avec décodage et dématriçage accélérés sur les plateformes NVIDIA® CUDA.

En utilisant le décodage et le dématriçage intensifs des fichiers RED R3D sur un ou plusieurs GPU NVIDIA, la lecture en temps réel, l’édition et le rendu chromatique en 8K sont désormais disponibles.

Lors du processus de post-production, cette nouvelle combinaison logiciel/matériel offre plus d’efficacité et présente de nombreux avantages :

  • Lecture en 8K en temps réel, 30 ips ou plus, performances de lecture optimales.
  • Conversion jusqu’à 10 fois plus rapide, en fonction du format et du contenu.
  • Efficacité et contrôle de la qualité améliorés côté processus de vérification du contenu.
  • Liberté créative en utilisant des fichiers R3D flexibles au lieu de fichiers proxy.

Un technologie 8K performante est possible avec une carte graphique NVIDIA Quadro® RTX ™ 6000 et 8000, GeForce® RTX ™ 2080 Ti et TITAN RTX ™ et un PC à configuration standard.

Les créateurs peuvent obtenir des améliorations supplémentaires avec des configurations multi-GPU et même avec les cartes NVIDIA plus anciennes. De plus, les nouveaux ordinateurs portables dotés de cartes NVIDIA RTX proposés par les principaux fabricants, notamment Acer, Alienware, ASUS, Dell, Gigabyte, HP, Lenovo, Razer, MSI et Samsung, offrent une lecture en temps réel jusqu’à 8K et beaucoup plus de souplesse.

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Nvidia Titan RTX qui pique le larfeuille

Par LeCollagiste
NVIDIA TITAN RTX

La carte graphique Nvidia Titan RTX à l’architecture Nvidia Turing offre des performances de calcul de 130 téraflops Tensor à 576 coeurs Tensor et 24 Go de mémoires GDDR6 ultra rapide. Une foudre de guerre ultra testostéronée pour l’édition vidéo (montage vidéo en 8K), le rendu 3D ou gamer fortuné pour du calcul brut, avec accélération en raytracing, de deep learning, virtualisation, intelligence artificielle. Niveau prix, c’est simple elle coût plus du double que la Nvidia Geforce RTX 2080 Ti, annoncée à 2700€, elle commence à piquer sévère, surtout lorsque l’on a besoin de gros calcul et qu’il faut mettre 2, 4 ou 6 carte dans une machine, bon on relativise face à une Quadro RTX 6000 à 6615 balles.

Reste à savoir si ce nouveau GPU sera plus fiable que les Geforce RTX 2070, 2080, et 2080 Ti défaillantes.

NVIDIA TITAN RTX
NVIDIA TITAN RTX
NVIDIA TITAN RTX

Nvidia Titan RTX qui pique le larfeuille est un billet de LeCollagiste VJ.
LeCollagiste VJ - Mag du LeCollagiste, actu sur la culture VJING, Vidéo Mapping, info video et high tech.

Raytracing Temps-réel: RTX/Architecture Turing de Nvidia et DXR de Microsoft

Par greg

Aujourd’hui, on va parler de la nouvelle architecture Turing chez Nvidia avec la gamme de cartes RTX permettant d’effectuer du  Raytracing Temps-réel (enfin, en partie). On parlera aussi de la technologie DXR de Microsoft — et on fera le tout, durant une pause café ! C’est le fruit de 10 ans de travail chez NVidia, … Continuer la lecture de Raytracing Temps-réel: RTX/Architecture Turing de Nvidia et DXR de Microsoft

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