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DynaMac, le premier Mac japonais

Récemment, je suis tombé sur un Mac un peu particulier sur eBay : un DynaMac. Et trouver des informations sur ce Mac n’est pas si évident. Le DynaMac est en fait le premier Mac japonais, une sorte de clone sans en être un.

Première chose à savoir, il y a DynaMac… et Dynamac. Le second, celui que vous trouverez en cherchant rapidement, est un clone non-officiel sorti dans la seconde moitié des années 80. C’est l’équivalent d’un Mac Plus avec un écran plat, dans un truc qui ressemble à un PC portable. Il y a une seconde version, mais dans l’ensemble ce sont des machines compatibles, sans autorisation.

Mais parlons donc du DynaMac de Canon. C’est un clone, mais pas vraiment : la machine en elle-même est un Macintosh 512K, la seconde version du Macintosh. La page wikipedia japonaise du Macintosh 512K explique que l’importateur a développé une ROM pour les kanji et a lancé la machine en 1985, le 20 août. Visiblement, ils ont joué sur le fait qu’Apple avait déjà laissé quelques sociétés modifier des Macintosh. Ce n’est pas un clone dans le sens ou il s’agit d’un vrai Macintosh 512K, mais il a tout de même une ROM spécifique. On peut voir des photos de la ROM et de la boîte sur ce site. Si le sujet vous intéresse, on trouve pas mal d’informations (en japonais) sur ce site.

Le DynaMac et sa boîte


Un DynaMac


Le logo


Le logo


L’arrière : un simple Macintosh 512K


La ROM, par Canon

Par la suite, Apple développé le nécessaire pour localiser les Mac pour le marché japonais. D’abord avec une ROM pour le Macintosh Plus, ensuite avec 漢字Talk (KanjiTalk), une version adaptée de l’OS. Actuellement, depuis Mac OS X, le problème ne se pose évidemment plus : le système gère les changements de langue et de caractères assez facilement.

Le « bouton Interrupt » des premiers Macintosh

Dans mes recherches sur eBay, je suis tombé récemment sur des Programmer Key (ou bouton Interrupt, je ne connais pas le terme francophone) et j’ai donc décidé de terminer ce brouillon qui traînait depuis des années dans ma liste. On va donc parler de ce double bouton, dédié aux programmeurs.

Ceux sur eBay sont pour les premiers Macintosh (128K/512K) et le Macintosh SE (je crois). Et j’en avais aussi un dans une boîte avec des pièces en vrac (et un peu cassé).

Un modèle pour les premiers Mac compacts


Et pour les seconds Mac compacts

Les boutons servent en fait pour les développeurs. Le premier permet de faire un reset de la machine, et c’est assez utile. Il ne faut pas croire les gens qui expliquent que les Mac ne plantaient (ou ne plantent) pas : c’était assez courant, surtout avec certains OS. Et un bouton reset reste plus pratique que la coupure franche de l’alimentation. Le second permet de générer une interruption non masquable, ce qui est surtout pratique avec un programme de debug, comme MacsBug ou MicroBug, celui installé en ROM à partir du Mac Plus. Un logiciel de ce type permet de bloquer l’exécution d’un programme pour ensuite vérifier le contenu de la mémoire (par exemple).

La version Quadra “tour”


Pour les mini-tours

Sur pas mal de Mac en architecture 68000, il faut utiliser la combinaison command + power (la touche d’allumage), sur d’autres, il y a un bouton physique. Si le double bouton était parfois fourni avec le Mac, il est souvent perdu et n’est pas obligatoire. Il donne en effet juste un accès direct aux boutons qui sont bien présents sur la carte mère, et un trombone (par exemple) peut suffire avec un peu d’habitude.

Pour certains desktop


Sur un Macintosh SE/30

Je n’ai pas trouvé de liste contenant tous les modèles nécessitant un bouton, mais il y a : Macintosh 128K, 512K, 512Ke et Plus (le même modèle), SE et SE/30, Macintosh II, IIx et IIfx, pour le Power Mac 8100 (et Quadra 800), pour les Quadra 700 (et Macintsoh IIci et IIcx) et pour les IIvx, IIvi, Centris 650 et Power Mac 7100. Sur les Classic et Classic II, les boutons sont accessibles sans accessoires. Globalement, chaque type de boîtier a son double bouton associé, ce qui explique que certains peuvent fonctionner sur des machines des années 80 et des années 90 : Apple recyclait les boîtiers.

Pas besoin de bouton sur un Macintosh Classic


Mon bouton est jauni, cassé et je n’ai pas de Mac adapté.

Visiblement, les boutons sont assez rares maintenant (et un peu inutiles, sauf si on essaye de programmer sur de vieux tromblons) mais il existe des versions imprimables en 3D pour certains.

Des Macintosh avec un écran vert ou ambré

Récemment, je suis tombé sur un sujet sur Reddit qui explique que si les Mac utilisent par défaut des moniteurs monochromes blancs, il est possible de les remplacer par des variantes vertes ou ambrées.

D’un point de vue technique, on parle apparemment de phosphore P1 (vert), P3 (ambre) et P4 (blanc). En fait, les écrans cathodiques et la connectique sont assez standards, donc on peut remplacer le moniteur d’un Macintosh monochrome par une dalle compatible. Ça semble fonctionner avec les composants d’un écran d’Apple IIc, par exemple. Il y a tout de même quelques contraintes, comme le fait que le circuit vidéo des Mac est conçu pour du phosphore blanc, et que ça peut poser des soucis de burn (le marquage) avec un modèle vert. Du coup, un écran de veille, déjà conseillé sur ce type de moniteurs, devient presque obligatoire.

D’abord, un SE avec un écran vert (et Tetris). Dans le podcast, on en parle vers 22 minutes.

Dans cette enchère, on peut voir un Macintosh SE/30 avec une dalle ambrée.


Dans ce tweet, on peut voir aussi un Macintosh relié à une dalle ambrée un peu plus grande.


En fait, on peut même utiliser un écran plus petit


Personellement, je trouve les écrans ambrés très sympathiques, et l’OS d’Apple a un côté vintage assez intéressant là dessus.

Une carte vidéo “moderne” pour le Macintosh Portable

Le Macintosh Portable, le premier Mac portable, avait une sortie vidéo, mais elle n’a jamais fonctionné. Et un utilisateur a donc décidé de cloner une carte vidéo de l’époque, et propose les plans sur GitHub.

Le Macintosh Portable avait en théorie une sortie vidéo : elle se présente sous la forme d’une prise DE-15 (la même que les sorties VGA) mais proposait un signal numérique. En réalité, elle transmettait directement le signal envoyé à l’écran interne. Apple avait prévu de sortir un adaptateur (la documentation existe) mais l’adaptateur a finalement été annulé. Il devait permettre de convertir le signal pour le sortir sur un écran ou un téléviseur.

Une sortie vidéo

Le VideoMacPacHack, lui, est différent. Andrew McPherson est parti d’une carte existante, sortie en 1991. La carte Video Pac Mac se connectait sur le Macintosh Portable (les, en réalité, il existe deux modèles) à travers son connecteur PDS interne. Pour simplifier, le PDS est un connecteur d’extension relié directement au bus du processeur 68000, donc assez rapide pour l’époque. Elle proposait une sortie 1 bit (comme l’écran interne) dans différentes définitions : 640 x 872 et 640 x 480 (pour des écrans Apple), 640 x 480 et 800 x 600 en VGA, quelques définitions atypiques, et du 272 x 208 (pour les TV). Elle était basée sur un FPGA avec un peu de RAM.

La carte


Le dongle

Le clone de la carte est assez proche de l’originale, mais avec quelques composants modifiés pour une fabrication plus simple en 2020. La carte nécessite un dongle pour récupérer la sortie et l’adapter aux différents types d’écrans, et un pilote qui propose les différentes définitions. Il y a quelques limites pratiques, qui datent de l’époque : le quartz doit visiblement être changé pour gérer certains écrans, le brochage du dongle pour la vidéo (TV) n’est pas connu, et la carte ne fonctionne pas dans les Macintosh Portable avec plus de 7 Mo de RAM. C’est un cas un peu particulier : à l’époque c’était visiblement la limite haute, mais il existe maintenant des solutions pour monter à 9 Mo.

Le panneau de réglages

En tout cas, le projet est intéressant pour ceux qui veulent ajouter un écran à un Macintosh Portable.

Easter Egg : la publicité 1984 dans Duke Nukem 3D (et les écrans des Mac)

Il y a quelques années, j’avais parlé des easter egg de Duke Nukem 3D sur Mac, qui n’existent pas sur PC. A la base, je voulais juste montrer les deux codes spécifiques au Mac. Mais j’en ai profité pour refaire la vidéo de la publicité 1984, sans décalage audio.

Le premier code, DNMACS, remplace les écrans de sécurité par le bureau de Mac OS.

Avant


Après

Le second, DNMONKEYS, fait bouger le personnage bizarrement et le fait tirer en permanence. Il faut taper DN pour l’arrêter.

Le troisième, DN1984, doit être tapé dans le cinéma du premier niveau. Il permet de lancer la publicité iconique d’Apple. Dans la vidéo, je le lance, je montre ensuite qu’il est possible de casser la vitre, et enfin qu’il est possible de refermer le rideau du cinéma.

1984 !

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