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Mac OS X sur le Raspberry Pi 4

Cette semaine, Mac OS X sur un Raspberry Pi 4. Pas macOS Big Sur, évidemment, mais Mac OS X Panther, avec PearPC.

Je l’avais fait sur un Raspberry Pi de première génération, sur un Raspberry Pi 3, j’ai testé sur un 4. Comme d’habitude, même si la puissance des CPU a explosé, c’est lent tout de même.

Par rapport à 2016, j’ai eu pas mal de soucis. Premièrement, PearPC ne se compile tout simplement pas avec un GCC récent. J’ai donc dû installer spécifiquement GCC 5 pour compiler PearPC (c’est expliqué là).

sudo apt-get install gcc-5 g++-5
sudo update-alternatives --install /usr/bin/g++ g++ /usr/bin/g++-5 1
sudo update-alternatives --install /usr/bin/gcc gcc /usr/bin/gcc-5 1

Ensuite, l’outil que j’utilisais pour générer le fichier de configuration n’existe plus et je n’avais pas gardé celui d’origine. J’ai essayé avec un outil Windows, mais ça ne marchait tout simplement pas avec mon installation, donc j’ai mis les mains dans le cambouis.

Enfin, mon installation de Raspbian n’était pas installée avec le serveur X et j’ai donc dû ajouter manuellement les outils. Et même comme ça, j’ai un souci : tant que je ne passe pas en plein écran, le raccourci pour activer la souris ne fonctionne pas.

512 Mo sur un Raspberry Pi 4

Inutilisable… mais moins

PearPC n’est pas un bon logiciel pour émuler Mac OS X. C’était vaguement utilisable sur un x86 en 2005, nous sommes en 2020 et l’émulation sur du RAM est horrible (il n’y a pas de compilateur JIT pour accélérer les choses). Il fallait 1h20 pour démarrer sur le premier Pi et 2 minutes 15 pour afficher le menu « A propos de ce Mac ». Sur un Pi Zero, un peu plus rapide et avec plus de RAM, il faut 45 minutes et 45 secondes (avec quelques optimisations ARM aussi). Le Raspberry Pi 3 et son CPU plus récent boote en 20 minutes 40 et affiche le menu en 20 secondes. Et le Raspberry Pi 4 prend « seulement » 8 minutes et 7 secondes pour démarrer, avec seulement 8 secondes pour le menu. C’est évidemment nettement mieux, mais ce n’est pas bien pour autant : n’importe quel vrai PowerPC fait nettement mieux que ça.

Je ne mets que la vidéo du Raspberry Pi 4, mais celle du Pi Zero est là et celle du Pi 3 est aussi sur YouTube.

Comme d’habitude, c’est juste de la démonstration technologique idiote, sans aucun intérêt en pratique.

macOS Big Sur : macOS 10.16 ou 11.0 ? Les deux.

La prochaine version de macOS, Big Sur, passe officiellement de 10.x à 11.0, après 16 versions. Mais ce n’est pas si évident : pour des raisons de compatibilité, l’OS peut aussi être vu comme un macOS 10.16.

macOS 11.0


Sous Catalina, la commande sw_vers donne ce résultat :

ProductName: Mac OS X
ProductVersion: 10.15.6
BuildVersion: 19G73

Sous Big Sur, par défaut, la commande indique ceci (dans la bêta 1).

ProductName: macOS
ProductVersion: 10.16
BuildVersion: 20A4299v

Avec la bêta 3, ça change. Par défaut, l’OS s’annonce comme macOS 11.0. Mais une commande permet de forcer « 10.16 », pour les logiciels qui attendent un macOS « 10 ». Et ne pensez pas que c’est rare : des trucs comme Parallels bloquent à l’installation à cause de ça, et ça risque d’être le cas pendant un moment.

ProductName: macOS
ProductVersion: 11.0
BuildVersion: 20A5323

Mais en ajoutant la variable d’environnement SYSTEM_VERSION_COMPAT=1, le résultat diffère. On peut soit le faire en plaçant la commande avant l’exécutable (SYSTEM_VERSION_COMPAT=1 sw_vers), soit en modifiant la variable de façon permanente (export SYSTEM_VERSION_COMPAT=1).

ProductName: Mac OS X
ProductVersion: 10.16
BuildVersion: 20A5323l

Typiquement, si un programme donne une erreur liée à la version, lancer le logiciel en ligne de commande avec SYSTEM_VERSION_COMPAT=1 avant le nom de l’exécutable devrait suffire.

macOS Big Sur change Sosumi

Petite nouveauté dans macOS Big Sur : le son système Sosumi a été modifié.

Sosumi veut dire « so, sue me » et il a été ajouté dans les OS d’Apple en 1991, avec System 7. C’était un pied de nez à Apple Corps (la maison de disque des Beatles), car Apple – à l’époque – ne pouvait pas proposer des choses liées à la musique, et le son en question était considéré comme trop « musical ». Bon, je vous laisse juger, mais pour moi, ce n’est pas très musical.

La version de macOS Big Sur est un peu différente et plus longue.

L’application DisplayLink sort de bêta : plus besoin de pilote

J’en. parlais en mars, DisplayLink compte faire disparaître les pilotes de ses cartes graphiques USB au profit d’une application. Elle devrait à terme être distribuée dans le Mac App Store, et la version finale est disponible.

Au lieu d’avoir des pilotes qui dépendent de l’OS, posent pas mal de soucis et sont rarement mis à jour, on a donc une application à installer, qui va proposer des mises à jour facilement et qui ne nécessite normalement pas trop d’autorisations (il y en a tout de même). L’application fonctionne bien, mais garde quelques limites. D’abord, elle ne prend en charge que quatre écrans, ce qui semble beaucoup, mais on choisit parfois les cartes DisplayLink pour le nombre d’écrans, justement. Ensuite, elle ne supporte pas la rotation, ni le mode clamshell. En clair, si vous avez un Mac portable, il faut garder l’écran ouvert. C’est une limite due au fait que la carte effectue les calculs sur le vrai GPU, et que fermer le Mac le désactive. Enfin, les vidéos protégées (Netflix, iTunes, etc.) ne fonctionnent pas : ça casse le support du HDCP. Attention aussi : ça nécessite macOS Catalina. Pour les OS précédents, les pilotes classiques restent en place.

L’application


L’écran (en 1680 x 1050 à cause de ma vieille carte) utilise le eGPU

Pour le reste, ça marche assez bien et – comme dans la bêta – ma carte qui a plus de 10 ans et n’est pas considérée comme supportée est prise en charge. C’est en tout cas beaucoup plus efficace qu’avec les pilotes.

Un dernier problème a été corrigé, mais pas réellement. Pour afficher quelque chose au démarrage, avant l’ouverture de la session, il faut une extension. C’est un peu dommage : le but de l’application est justement de se passer d’extensions. Dans l’absolu, ce n’est pas nécessaire, mais si vous voulez taper votre mot de passe sur l’écran externe, vous n’aurez pas le choix.

Il y a une extension pour l’écran de démarrage

Même s’il reste quelques menus défauts, donc, c’est une solution efficace et bienvenue. Et au passage, si vous vous dites que vous n’achèterez jamais une carte de ce type, n’oubliez pas que pas mal de dock Thunderbolt ou USB-C intègrent une puce DisplayLink pour la vidéo, parfois en complément du DisplayPort over USB-C.

Les options cachées des préférences Moniteurs

Si vous voulez afficher plus d’options dans les préférences Moniteurs de macOS, il existe une petite astuce. Elle permet, par exemple, d’afficher le menu de rotation quand il n’est pas présent.

La commande est assez simple : il faut presser option et command en ouvrant la section Moniteurs dans les Préférences Système. Si jamais ça ne fonctionne pas, par exemple si vous avez déjà ouvert la section, il faut quitter Préférences Système et recommencer.

Sur l’écran interne de mon MacBook Pro, on gagne la case Rotation. Attention quand même, une fois l’orientation changée, c’est parfois compliqué de bouger correctement le curseur pour revenir à l’orientation par défaut.

Avant


Après

Sur un écran Thunderbolt, l’option Permettre une plage dynamique étendue apparaît. Honnêtement, je n’ai pas vu de différence, mais c’est peut-être lié à la prise en charge du HDR par macOS Catalina.

Avant


Après

Les raccourcis à base de touche option (ici avec command, d’ailleurs), c’est un peu comme les raccourcis 3D Touch et Force Touch : on ne peut pas deviner si ça existe sans tester.

Utiliser un clavier Rock Band MIDI sans fil sous Mac OS X

Depuis des années, je possède un clavier MIDI de console (prévu pour Rock Band 3) qui a un gros avantage : il possède une prise MIDI. C’est très pratique avec un iPhone ou un Mac pour s’amuser un peu quand on a un adaptateur USB vers MIDI. Mais je me demandais si je pouvais utiliser l’adaptateur d’origine, et la réponse est oui.

Le clavier a donc une prise MIDI, mais c’est une sorte de bonus. Par défaut, il se connecte sans fil à un petit dongle, qui fait aussi office de hub USB basique (c’est de l’USB 1.1). Le problème, c’est que si le clavier se connecte à son adaptateur, il ne transmet pas du MIDI, mais des commandes HID. D’ailleurs, il est reconnu en partie comme un joystick et une partie des boutons font réagir les commandes HID correspondantes.

Le dongle


Il est vu comme un joystick


C’est un hub USB 1.1

Heureusement, un développeur a proposé il y a de longues années un petit programme très simple, qui transforme les commandes HID en commandes MIDI. Après compilation, c’est fonctionnel… ou presque. En fait, ça fonctionne sur tous les OS d’Apple depuis Lion (je ne suis pas allé plus loin) mais pas sous Catalina. Plus exactement, le comportement est bizarre : seule une partie des touche réagit, et uniquement si une touche précise est enfoncée. Ce n’est donc pas très pratique.

Le clavier


Le programme n’affiche rien


MIDI monitor voit bien les notes

Avec tous les autres OS, ça fonctionne parfaitement : il suffit de brancher le dongle, allumer le clavier et choisir Keytar MIDI Source. Si vous voulez essayer, je mets la version compilée en téléchargement (elle n’est pas signée).

Sous Catalina, il reste évidemment la solution du MIDI, ça fonctionne parfaitement avec une connexion filaire.

La prise MIDI

Les gestion bizarres des miniatures dans macOS

Récemment, je suis tombé sur un sujet de blog qui montre un bug bizarre dans la gestion des miniatures par le Finder. Et je me suis rendu compte à peu près au même moment que j’avais un souci similaire.

Le bug en question est assez visuel : sur certaines images, la qualité des miniatures est très faible, et sur les images de gravures mises en avant pour le montrer, c’est extrêmement visible.

La mauvaise, la bonne

La raison, a priori, c’est que macOS génère une miniature à la création du fichier avec des paramètres agressifs sur la qualité, pour réduire le temps de calcul. Le but, évidemment, est d’éviter que la copie d’un dossier contenant beaucoup d’images prenne trop de temps. Le problème, c’est que dans certains cas c’est cette miniature qui est utilisée. Dans mon cas, dans la présentation Par icônes du Finder, l’image est propre. Mais dans la présentation Par liste (si on affiche l’aperçu), Par colonnes ou Par galeries d’icônes, l’image est affreuse. Enfin, elle l’est… sauf si on redimensionne la fenêtre. Je suppose qu’à ce moment là, macOS recalcule une miniature avec des paramètres corrects. La petite animation montre bien le problème.

Mon problème est plus bizarre : j’ai quelques images dont la miniature ne correspond pas à l’image. Plus exactement, la miniature est restée sur la première version de l’image et n’a pas été modifiée après un enregistrement. Celle calculée par le Finder pour l’affichage latéral est bonne, mais pas celle du fichier lui-même. Et en affichage Par icônes, la miniature change selon la taille de celle-ci, donc je suppose que le Finder recalcule la miniature à la volée dans certains cas.

L’icône en bas n’est pas la bonne


Idem ici avec l’icône à gauche


Quand on redimensionne, l’image change (gauche/droite)

Sur un OS comme macOS, ça reste quand même un peu honteux de se retrouver avec un bug de ce genre. Je ne pensais plus en voir après Windows XP en 2001…

L’option toujours grisée dans macOS Catalina

Si vous utilisez Transfert d’images, vous avez peut-être déjà vu l’option « Prendre une photo… » dans le menu Fichiers. Et saviez-vous (à ma connaissance) qu’elle est toujours grisée dans macOS Catalina ?

Alors, j’exagère un peu : ça ne fonctionne plus depuis macOS Sierra. J’avais parlé de cette fonction il y a de longues années : il est possible de commander certains vieux appareils photo en USB. Comme j’ai testé le Canon A70 que j’avais utilisé à l’époque sous Mountain Lion, j’ai essayé avec différents OS. Et ça fonctionne de Mac OS X Lion à OS X El Capitan.

Sous macOS Catalina


Sous OS X El Capitan


Les options


Le résultat

Avec les OS plus récents, c’est grisé, et je pense que c’est le cas avec tous les appareils.

Mieux réduire la qualité d’un PDF avec le filtre Quartz

Si vous enregistrez en PDF avec macOS, vous avez peut-être déjà vu une option, le filtre Quartz qui permet de réduire la taille du fichier. L’idée est intéressante, mais le résultat est souvent assez désastreux dès qu’il y a des images, la compression est bien trop forte.

Popur rappel, vous pouvez afficher l’option en enregistrant un document en PDF. Dans Aperçu, en partant d’un PDF, pressez option dans le menu Fichier : l’option Dupliquer devient Enregistrer sous. Dans Filtre Quartz, vous pouvez choisir Réduire la taille du fichier. C’est efficace (je passe de 3,3 Mo à 56 ko sur un scan d’une publicité) mais l’image en sortie est affreuse. Vraiment.

L’option

Je m’étais résigné à ne pas utiliser l’option – c’est vraiment moche – mais je suis tombé sur une discussion sur Twitter qui explique comment modifier les réglages du filtres. On en apprend tous les jours.

Il faut donc lancer Utilitaire ColorSync (par Spotlight ou dans le dossier Utilitaires du dossier Applications). Ensuite, dans Filtres, il suffit de dupliquer Reduce File Size (oui, c’est en anglais, en tout cas chez moi) et de modifier les paramètres.

Le filtre de base

Alors, je vous conseille de mettre une taille minimale et une taille maximale au moins au double des valeurs de base (128 et 512). Personnellement, j’ai choisi le triple. Pour la compression JPEG, il n’affiche pas de valeur exacte, mais on peut supposer qu’il compresse avec une valeur de 50 %, ce qui est un peu élevé. Mettre le curseur sur ~3/4 devrait donner un résultat valable.

Le filtre modifié

Sur ma publicité numérisée, ma version offre un résultat valable au niveau de la qualité (c’est lisible) tout en gardant une taille correcte. Le fichier passe de 3,3 Mo à 626 ko (et 56 ko avec la compression de base, donc).

Trois versions : filtre de base, filtre amélioré, sans filtre. Je vous conseille de mettre en 100%.

macOS et les claviers externes : la plaie du @ et du

Si vous utilisez un clavier qui ne vient pas de chez Apple sur un Mac, vous avez peut-être déjà eu un problème assez énervant : la touche @ et la touche < sont inversées (² et < sur un clavier PC).

C’est un problème très courant, et en théorie il suffit de relancer l’assistant de réglage de clavier.

Si vous avez de la chance, donc, il faut aller dans les Préférences système, section Clavier. Si le clavier est mal identifié (ou pas identifié), le bouton Changer de type de clavier… doit être présent. Dans le pire des cas, toujours en théorie, le fait de débrancher et brancher le clavier doit faire apparaître le bouton.

Bouton…

…pas bouton

Le truc, c’est que c’est assez aléatoire. Dans mon cas, j’ai un clavier avec lequel ça fonctionne, un autre qui ne veut rien savoir et un ou c’est aléatoire. Parfois ça fonctionne, parfois (après un redémarrage), non.

Si l’assistant se lance, il faut normalement indiquer le type de clavier, ISO ou ANSI. ISO pour un clavier européen, ANSI pour un américain. Normalement (c’est important), ça devrait suffire à assigner les touches correctement. Le < affichera un <, le @ (avec un agencement Apple), le ² affichera un ² (avec un agencement PC).

L’assistant

Les choix

Mais je vous avoue que chez moi ça ne fonctionne pas à chaque fois. Parfois, ça marche un temps puis le clavier inverse les touches. Parfois, le bouton apparaît et ne lance pas l’assistant. Parfois… ça ne marche pas. En gros, c’est pleins de bugs et ça fonctionne (très) aléatoirement. Bien évidemment, avec un clavier Apple le problème ne se pose normalement pas.

Avec un clavier Apple, ça ne sert à rien.

La dernière solution éventuelle, c’est cette commande : sudo rm /Library/Preferences/com.apple.keyboardtype.plist
Elle efface les préférences et donc en redémarrant, macOS devrait relancer l’assistant.

Faire un ² avec un clavier Apple

Depuis de longues années (vraiment) un truc m’énerve : l’agencement des claviers des Mac ne propose pas de touche pour l’exposant 2, le ². C’est assez énervant, parce que je dois de temps en temps parler de mm² et entrer ce caractère, présent sur les claviers de PC. Mais il y a une solution.

La solution de base, c’est d’utiliser Afficher les Emoji et symboles, et de rechercher le ² (en le mettant en favori).

Les raccourcis

L’autre solution que j’ai découvert par hasard, marche assez bien pour en rentrer plusieurs rapidement : il faut simplement ajouter l’agencement Français – PC dans Préférence Système -> Clavier -> Méthodes de saisie. Ensuite, quand il faut taper un ², il suffit de passer sur l’agencement PC dans la barre de menus, taper sur la touche @ (elle va afficher un ²) et revenir sur l’agencement classique d’Apple. C’est assez rapide quand on a l’habitude, et si on ne tape pas trop souvent de ². Attention, ça ne fonctionne pas avec les vieux OS : l’agencement PC date de Mavericks en 2013.

L’option Français – PC

Sinon, il est évidemment possible d’utiliser un clavier PC…

Un « pilote » pour un caisson de basse sous macOS

En triant chez moi, j’ai « retrouvé » deux produits, l’iSub et le BassJump. Et je me suis souvenu qu’il y a longtemps, j’avais vu un exemple de code Apple qui perlettait de gérer un caisson de basse sous Mac OS X. L’occasion de jouer un peu.

Au départ, je voualis juste voir s’il était possible de faire fonctionner un iSub avec un macOS récent, vu qu’Apple a supprimé les pilotes il y a longtemps. Mais ce n’est pas possible : l’iSub n’est pas reconnu par défaut comme une interface audio en USB, et les pilotes Apple devaient sûrement l’activer manuellement, comme pour les enceintes du Power Mac G4 Cube. Du coup, j’ai tenté avec le BassJump.

L’iSub


Le BassJump

Le BassJump, c’est un caisson de basse USB qui fonctionne comme une interface audio basique. Sans pilotes, on peut rediriger le son vers lui, mais le résultat est évidemment assez mauvais : il est prévu pour reproduire les basses et lui envoyer de l’audio « complet » donne un résultat affreux. C’est là qu’intervient le vieux code d’Apple.

C’est un pilote qui propose un filtrage passe-bas sur un périphérique audio. C’est assez basique, c’est vraiment un exemple de ce qu’il est possible de faire avec Core Audio, mais c’est assez efficace. Une fois le programme téléchargé, il faut modifier le projet pour le compiler en 64 bits uniquement sous macOS Catalina (ça marche aussi avec d’anciens OS en 32 bits, d’ailleurs).

Dans le code, il faut modifier deux choses. Dans Info.plist, il faut indiquer le vendor ID et le product ID de l’appareil, en codage décimal. Ce sont les identifiants USB de l’appareil, qu’on peut récupérer dans les Informations Système. Pour le BassJump, c’est 0x08DC pour le vendor ID, 0x013a pour le product. Avec la calculatrice de macOS, on peut convertir en décimal rapidement : on se met en présentation programmeur, on choisit la base (16), on tape la valeur, on choisit la base 10. Pour le BassJump, ça donne 3468 et 314.


Dans SampleUSBAudioPlugin.cpp, il faut mettre les valeurs en hexadécimales.

Une fois le pilote compilé, je l’ai installé sur mon vieux MacBook Air, avec le BassJump connecté… sans résultats (un coup de KextUtility ou équivalent peut aider pour charger le pilote). Après avoir cherché un peu, j’ai trouvé : le code d’Apple ne fonctionne qu’en 44 kHz. C’est flagrant après avoir changé la valeur dans Configuration audio et MIDI : en 48 kHz (par défaut), le son est complet, en 44 kHz, le filtre passe-bas fonctionne.

Il faur forcer le 44 kHz (ou modifier le pilote)

Petite astuce, si vous voulez utiliser le caisson (et son filtre passe-bas) en même temps que les enceintes du Mac (ou d’autres enceintes) : il faut créer un périphérique à sortie multiple dans Configuration audio et MIDI. On peut sélectionner les sorties disponibles, et la lecture sur cette interface audio virtuelle sort sur les deux appareils. Cette solution a le défaut d’empêcher le réglage du volume dans les options de macOS, mais ça fonctionne.


Tout ça pour dire qu’en moins d’une heure, j’ai fait un truc basique mais fonctionnel pour profiter du BassJump… alors que la société nous a baladé avec des pilotes moisis pendant des années. Ca nécessite évidemment quelques ajustement pour la fréquence d’échantillonage et je suppose qu’il y a des modifications pour permettre de contrôler le volume, mais c’est fonctionnel de cette façon, au moins de manière basique.

Combien peut-on installer de versions de Mac OS X sur un Mac ?

Combien de versions différentes de Mac OS X peut-on installer sur un Mac officiellement ? Une question que je me suis posé, et j’ai testé.

Pour le calcul, j’omets les bêta et les bidouilles qui permettent d’installer une version antérieure ou ulttérieure à ce qu’Apple annonce, même si c’est possible. On va jouer sans tricher.

Pour le nombre maximal, on va directement exclure les PowerPC : au mieux, vous pourrez installer six versions différentes de Mac OS X, et uniquement dans un cas particulier : le Power Mac G4 « QuickSilver » de juillet 2001 avec un CPU à 867 MHz. C’est le seul modèle qui a été lancé sous Mac OS X 10.0 et qui accepte Mac OS X Leopard (10.5).

Maintenant, les Mac Intel. Pas mal de modèles supportent sept ou huit versions de Mac OS X. Les MacBook Blanc de 2009 et 2010, par exemple, sont arrivés sous Snow Leopard (10.6) et supportent macOS High Sierra (10.13). Ou les MacBook Pro de 2007 (si vous en avez un qui fonctionne encore) : de Mac OS X Tiger (10.4) à OS X El Capitan (10.11).

Mais plusieurs modèles supportent encore plus d’OS. Premièrement, les Mac Pro de 2010 : de Mac OS X Snow Leopard (10.6) à macOS Mojave (10.14). En fait, les Mac Pro 2009 offrent même mieux, en trichant (une fois flashés en 2010) : de Mac OS X Leopard à Mojave. Mais dans les deux cas, il faut une modification matérielle, au moins une nouvelle carte graphique. Sinon, dans les MacBook Pro et MacBook Air, les versions de 2012 supportent officiellement (et sans modifications) neuf versions de Mac OS X. De Mac OS X Lion (10.7) à macOS Catalina (10.15).

J’ai justement un MacBook Air de 2012 sous la main et j’ai installé chaque OS sur un SSD de 500 Go. Une fois le SSD partitionné correctement, il n’y a pas trop de problèmes (mais il y en a).

Bon, il y a partition de restauration

Catalina voit tout le monde


La suite

Mon premier problème est d’ordre matériel, parce que j’ai effectué une petite modification. La carte Wi-Fi a été remplacée par une version 11ac et Mac OS X Lion ne prend pas en charge la carte en question.

Pas de Wi-Fi sous Lion

Le second défaut est d’ordre pratique : comme macOS s’installe en APFS à partir de High Sierra (10.13), les anciens OS ne voient tout simplement pas les systèmes récents. Pour démarrer sur macOS High Sierra depuis la section Démarrage des Préférences Système, je dois d’abord redémarrer sous macOS Sierra (10.12). Mais pour redémarrer sous macOS Sierra (10.12), il faut d’abord redémarrer sous OS X Yosemite (10.10). En fait, l’OS passe par Core Storage à partir de Yosemite, mais Apple a modifié quelque chose avec macOS Sierra qui empêche l’OS d’être vu. Les anciens systèmes voient bien la partition, mais ne proposent pas de démarrer dessus. En pratique, pour passer de Lion à Catalina, il faut donc d’abord rebooter sous Yosemite, puis sous Sierra et enfin sous Catalina.

Lion voit jusque 10.11


Yosemite voit jusque 10.12


Sierra voit jusque 10.15

Dans l’Utilitaire de disques

Pour mémoire, je crois que le pire dans les Mac Intel est le premier MacBook Air : il support Mac OS X Leopard, Snow Leopard et Lion, et c’est tout. Trois OS.

Reconstruire la partition de restauration

De temps en temps, lors d’une mise à jour de macOS, la partition de restauration peut disparaître, être corrompue, poser des soucis. Mais il existe un script qui permet de la reconstruire.

Le problème arrive souvent si vous décidez de cloner une installation (notamment), mais aussi parfois avec une mise à jour ratée ou si vous bidouillez un peu trop.

Le script nécessite un système en APFS, donc un Mac sous High Sierra, Mojave ou Catalina. Vous aurez aussi besoin du fichier d’installation de l’OS. Il existe pas mal de méthodes pour récupérer le fichier en question, comme celle-ci. Vous trouverez des infos sur le blog de l’auteur du script, mais le fonctionnement est assez simple.

Il faut télécharger le script et le lancer avec comme argument le chemin vers l’installeur de votre OS. Attention, j’ai dû faire un chmod +x create_macos_recovery.sh avand d’exécuter le script (ça dépend de la façon dont vous avez chargé le script).

sudo ./create_macos_recovery.sh /Applications/Install\ macOS\ Catalina.app

Le lancement


Ca travaille


Le résultat (en bas)

Le script va vérifier que vous avez un installeur assez récent (il ne doit pas être plus ancien que votre OS actuel) puis va télécharger quelques fichiers (SecUpd2020-001HighSierra.RecoveryHDUpdate.pkg) et effectuer son travail. Après quelques minutes, vous devriez retrouver une partition de restauration bien propre, dans sa dernière version. Attention tout de même : le script va modifier les partitions, et je ne garantis pas qu’il ne fasse pas une bêtise. Pensez à sauvegarder avant.

Installer facilement Mac OS X Leopard sur un G4 non supporté

Depuis toujours, Apple décide arbitrairement si un Mac peut (ou ne peut pas) installer Mac OS X. Enfin, presque arbitrairement, il y a parfois des raisons techniques. Aujourd’hui, parlons de Leopard (10.5).

Premièrement, la partie technique. Leopard nécessite un processeur de la famille G4 (il peut avoir remplacé un G3). Ensuite, il faut une plateforme supportée, notamment pour la carte graphique. J’avais déjà expliqué il y a quelques années comment le faire sur un PowerBook G4, et on peut parfois récupérer les fichiers nécessaires dans une vieille bêta de Leopard ou dans une installation de Tiger pour les fichiers nécessaires. Par exemple si vous avez une carte graphique ATi Rage 128, c’est compliqué.

Deuxièmement, le bridage d’Apple. Pour des raisons arbitraires, Apple a décidé que Leopard demandait un G4 à 867 MHz. C’est pour éviter de saturer le CPU, je suppose, mais c’est artificiel. J’en parle ici parce que le Power Mac G4 Digital Audio récupéré récemment à un CPU à 533 MHz. Il existe deux méthodes pour passer outre cette limitation.

La première est bête et méchante, et consiste à modifier le DVD d’installation. La méthode est détaillée là (je publierais peut-être un tuto un jour) et nécessite de modifier le fichier d’installation et de graver un nouveau DVD. Vu que Leopard nécessite un DVD double couche, c’est compliqué.

La seconde, j’en avais parlé quand j’avais testé avec mon PowerBook G4. Il faut se rendre dans l’Open Firmware (command + option + O + F au démarrage) et taper les commandes suivantes.

dev /cpus/PowerPC,G4@0
d# 867000000 encode-int " clock-frequency" property
boot cd:,\\:tbxi

Parfois, la troisième ressemble à ça : mac-boot cd:,\\:tbxi

Et avec un Mac doté de deux CPU, il faut ajouter ça avant la dernière ligne.

dev /cpus/PowerPC,G4@1
d# 867000000 encode-int " clock-frequency" property

Ces lignes modifient en fait la fréquence renvoyée par l’Open Firmware (et c’est tout, c’est visuel), ce que l’installeur de Mac OS X vérifie. Une fois que c’est fait, Leopard s’installe. Et un vidage de la PRAM (command + option + P + R au démarrage) va remettre les valeurs standards.

La dernière solution, que j’ai utilisé, c’est LeopardAssist. Ce logiciel nécessite un système qui démarre (par exemple Mac OS X Tiger) et se contente de faire la même chose que les commandes Open Firmware, mais automatiquement. C’est plus simple.






La compatibilité est assez large : à peu près tous les Power Mac G4 (sauf le modèle avec carte graphique en PCI), les eMac et iMac en PowerPC G4, les PowerBook et iBook en PowerPC G4 et les derniers PowerBook G3 (Pismo) avec un CPU G4 installé. Attention quand même, c’est lent sur les cartes graphiques sans accélération, comme les ATi Rage 128. En gros, ça ne fonctionne pas bien sur les vieux modèles mis à jour avec un G4, comme les Power Mac G3.

Bien évidemment, ça ne fait pas de miracles : sur un G4 rapide (vers 800 MHz), Mac OS X Leopard tourne correctement. Sur les CPU un peu lents qui tournent vers 500 MHz (ou moins), Tiger reste plus rapide. Leopard fait pas mal de choses en plus, et 1 Go de RAM aide aussi (et un SSD si c’est possible).

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