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O : Mathieu Gérard signe un court-métrage entre lumière et abstraction

Par Shadows

Il y a une dizaine d’années, Mathieu Gérard avait filmé des orchidées en macro, cherchant à obtenir des effets intéressants en jouant sur la lumière. Un concept qui n’avait finalement pas abouti, et qu’il avait enterré dans un coin de disque dur.

Il y a quelques mois, il a redécouvert ces éléments et a décidé de travailler à nouveau dessus. L’idée était notamment d’ajouter des éléments 3D et d’évoquer les effets de lumière du crépuscule. Un pari réussi, puisque le résultat est visible ci-dessous sous forme de court-métrage. Sur le plan technique, les nparticles et le ncloth de Maya ont été utilisés pour les éléments 3D, avec V-Ray au rendu, du brouillard volumétrique et de la profondeur de champ. After Effects a permis de finaliser le tout.

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Réactiver le bong de démarrage des Mac

Par Pierre Dandumont

Depuis 2015, les Mac ne font plus leur emblématique bong au démarrage. Mais il existe une commande qui permet de le réactiver.

Alors, j’ai découvert la commande récemment, je ne sais pas depuis quand ça fonctionne, mais a priori ça passe sur pas mal de Mac. C’est peut-être lié à une mise à jour de l’EFI, je ne suis pas certain à 100 %. Elle est différente de celle vue à la sortie des MacBook Pro Thunderbolt 3 en 2016.

La commande donc. Vous pouvez la lancer depuis macOS (avec sudo) ou depuis la partition de restauration (sans sudo). Truc à savoir, un effacement de la NVRAM désactive le son. De même, comme sur les Mac qui en ont un, si vous mettez le volume des enceintes au minimum ça ne fonctionnera pas.

sudo nvram StartupMute=%00

J’ai testé sur un MacBook 2017 et un MacBook Pro 2017 et ça fonctionne. J’ai lu des retours sur des iMac, MacBook Pro moderne, etc. Pour revenir à l’état d’origine, il faut utiliser la commande sudo nvram StartupMute=%01 ou effacer la NVRAM.

Attention, la vidéo est un peu modifiée. Comme je n’ai pas de bon micro à la maison, j’ai dû augmenter un peu le volume pour que ce soit bien audible sans monter le volume sur YouTube.

Si vous ne voulez pas passer à zsh sous macOS Catalina

Par Pierre Dandumont

Avec macOS Catalina, Apple abandonne le shell Bourne-Again (bash) pour le Z Shell (zsh). Mais la transition peut poser quelques petits désagréments visuels.

Alors, je ne vais pas parler du choix du shell, c’est assez subjectif, même si zsh est plus moderne. Mais je vais parler de la façon de gérer la transition. Par défaut, Apple va imposer zsh lors d’une nouvelle installation, mais laisser bash activé lors d’une mise à jour… avec un petit message.

Le message

The default interactive shell is now zsh.
To update your account to use zsh, please run `chsh -s /bin/zsh`.
For more details, please visit https://support.apple.com/kb/HT208050.

Il renvoie vers une page de support qui explique bien le problème, mais si vous n’avez pas pris la peine d’aller la lire, elle explique comment forcer zsh par défaut. Soit dans l’interface de macOS, soit – plus simple – avec une ligne de commande :

chsh -s /bin/zsh

Vous pouvez remplacer /bin/zsh par /bin/bash si vous voulez revenir au bash après une installation propre de macOS Catalina.

L’autre commande intéressante est celle qui permet de faire disparaître le message, si vous voulez garder le bash. Il faut éditer le fichier ~/.bash_profile (avec la commande nano ~/.bash_profile par exemple) et ajouter cette ligne.

export BASH_SILENCE_DEPRECATION_WARNING=1

MPX, un connecteur Apple sans avenir ?

Par Pierre Dandumont

Le dernier Mac pro amène pas mal de trucs intéressants, mais il y a une innovation que je trouve un peu bizarre : le connecteur MPX. Enfin, disons que son existence est logique dans le fonctionnement d’Apple et ses soucis du détails, mais que ce connecteur n’a pas vraiment d’avenir.

Le MPX, donc, est un connecteur propriétaire, physiquement proche d’un connecteur PCI-Express 8x. Il est utilisé sur les cartes graphiques Apple du Mac Pro, donc sur peu de cartes dans l’absolu. Il ne sert absolument à fournir de la bande passante supplémentaire au GPU, mais uniquement à simplifier les câblages en interne.

Apple, depuis quelques années maintenant, pousse le Thunderbolt (1, 2 puis 3), une technologie efficace, mais compliquée à intégrer. En effet, le câble transporte de la vidéo (du DisplayPort) et des données (du PCI-Express) et amener la vidéo et les données n’est pas trivial. Il faut en effet récupérer la vidéo dans le GPU et le PCIe dans le CPU ou le chipset. Si c’est assez simple avec un portable ou une machine intégrée comme l’iMac ou le Mac mini, ça l’est beaucoup moins dans une machine de bureau. Le Mac Pro 2012 n’avait pas de Thunderbolt, le 2013 en avait, mais avec des cartes graphiques intégrées, qui n’a jamais été possible de remplacer.

L’outil d’Apple permet de partager les lignes

Avec le Mac Pro 2019, Apple utilise des cartes plus ou moins standards (moins que plus) et a donc dû trouver une solution. Dans les PC, c’est assez simple : le Thunderbolt est sur la carte mère, donc relié au chipset/CPU (en fonction des cas) et la vidéo est récupérée comme à l’époque des 3dfx des années ’90 : un câble part du GPU vers une entrée sur la carte mère. C’est moche, mais c’est efficace (et – numérique oblige – sans pertes). Mais en dehors du fait que ce ne soit pas visuellement très agréable, ce choix empêche d’avoir des connecteurs directement sur le GPU. Il existe bien quelques GPU externes avec du Thunderbolt, mais sans possibilité de changer le GPU, justement.

On voit bien les deux connecteurs en plus sur cette photo (c) iFixit

Dans le Mac Pro… il y a donc le MPX. Le connecteur transporte la vidéo dans les deux sens, ainsi que 8 lignes PCI-Express. L’intérêt ? Pouvoir utiliser indifféremment les prises du boîtier ou celles de la carte graphique, d’abord, sans avoir un disgracieux câble qui boucle à l’arrière. Parce que c’est moche. Ensuite, les lignes PCI-Express permettent d’intégrer directement des prises Thunderbolt 3 sur les cartes : elles récupèrent les lignes directement, sans impact sur la bande passante dédiée au GPU. Pourquoi huit lignes et pas quatre, vu que le Thunderbolt n’en utilise que quatre ? Parce que le Mac Pro, comme le modèle 2013 et quelques MacBook Pro, intègre deux contrôleurs. Un sur la carte mère et un sur une carte fille. Ca permet de gérer pas mal d’écrans et ne pas trop limiter la bande passante. En plus de cette connectique interne, Apple en a profité pour fournir de l’énergie au GPU. Même chose, on se retrouve un peu avec le souci du détail, le but est d’éviter les câbles disgracieux. le MPX permet de fournir 500 W (un peu plus même : 475 W sur le connecteur, avec en plus 75 W directement sur le connecteur PCI-Express) sans les câbles six et huit broches classiques dans les PC. Bon, je pense que ce n’est pas totalement lié à l’esthétique : la carte la plus performante fournie intègre intègre deux puces Vega 20 d’AMD, ce qui consommme… beaucoup. Les cartes PC avec une seule puce dépasse facilement les 300 W, donc la carte d’Apple doit s’approcher du maximum du MPX. En réalité, la possibilité de fournir autant d’énergie semble être uniquement un effet de bord des choix d’Apple : la consommation élevée vient en partie du fait qu’Apple privilégie AMD et doit donc intégrer deux GPU pour obtenir d’excellentes performances, sans avoir d’autres voies technologies actuellement.

Les connecteurs Thunderbolt 3 se partagent deux bus (et deux contrôleurs)

le MPX sert donc essentiellement à faire une machine jolie, bien intégrée, pratique. Elle sert à rassurer les utilisateurs, à vendre un truc luxueux. Mais en pratique, on pourrait avoir des boucles pour le DisplayPort à l’arrière, des connecteurs Thunderbolt 3 uniquement sur le boîtier et des prises huits broches pour l’alimentation. Ce serait moins joli, moins propre… et plus compatible. Parce qu’en pratique les cartes MPX ne sont évidemment pas compatibles avec les PC, et les cartes de PC, si elles fonctionnent avec le Mac Pro, ne permettent pas d’utiliser les prises Thunderbolt et nécessitent dans la majorité des cas l’achat d’adaptateurs. Parce que oui, le Mac Pro n’a évidemment pas de prises « PCIe » pour l’alimentation, et la version Apple (vendue par Belkin) vaut 65 €. Avec une prise forcément prorpriétaire.

Deux GPU, du MPX, et une consommation qui doit approcher les 500 W

C’est un peu le problème : sous couvert d’utiliser du PCI-Express et quelque chose qui semble standard au premier regard, on reste sur du propriétaire, avec un surcoût et une perte de fonctionnalités quand on passe sur un truc plus classique. Sur ce point, le Mac Pro 2019 est évidemment meilleur que le 2013, mais moins bien que les précédents, même s’il fallait parfois bidouiller pour alimenter de grosses cartes.

Reste que je vois mal des constructeurs de cartes pour PC adopter le MPX – même du temps des Power Mac, les cartes tierces avaient rarement de l’ADC -. Quand à la pérennité du Mac Pro, j’hésite. Le dernier a été vendu six ans sans être mis à jour, et sans recevoir de possibilités d’amliorations. Ici, Apple semble proposer un peu plus de choix, et il y a déjà au moins un modèle prévu en plus (à base de Navi). Reste à voir si ça continuera, si Apple proposera de nouvelles cartes régulièrement, ou si le MPX aura juste été une jolie façon d’intégrer du Thunderbolt 3 dans un GPU…

Quand Apple modifie l’écran dans le carton, mais pas dans le manuel

Par Pierre Dandumont

A la fin des années 90, Apple avait visiblement pensé sortir son moniteur Apple Studio Display – un cathodique de 17 pouces – avec une prise vidéo « Apple », c’est à dire une DA-15 (15 broches sur deux rangées). Mais il est sorti avec une prise DE-5 (VGA, 15 broches sur trois rangées)… sauf dans le manuel.

Les deux manuels du moniteur montrent bien une prise sur 2 rangées, utilisée sur les Mac depuis un bon moment à l’époque (dès le Macintosh II dans certain cas). Mais l’écran est sorti avec une prise « VGA » et cette addendum indique bien que le manuel se trompe, et que le moniteur est livré avec un adaptateur pour les vieux Mac.

On voit bien la vieille prise


L’ancienne


Le brochage

La version corrigée


Avec un adaptateur


Le brochage corrigé

La raison du changement n’est pas claire, mais l’écran est sorti à la même date que le Power Mac G3 Bleu, avec un design évidemment lié – le fameux Blueberry -, et le Power Mac G3 en question passait justement de la prise DA-15 – présente dans les Power Mac G3 Beige ou en interne dans l’iMac – à la DE-15 (VGA). Ceci dit, ce n’est pas le premier Mac dans le cas : dès 1997, les PowerBook 3400 utilisaient la prise « PC », plus compacte.

Un rendu 3D de l’écran (je n’ai pas trouvé de photo sympa)

Un prototype de MacBook Pro 17 pouces chez un lecteur

Par Pierre Dandumont

Un lecteur, Rebel Tech, m’a envoyé des photos d’un prototype de MacBook Pro. C’est un 17 pouces acheté quelques dizaines de dollars.

C’est un modèle avec une carte mère rouge (un classique pour les prototypes) avec un processeur ES (présérie chez Intel), un lecteur optique “prototype” et une carte Wi-Fi « EVT ».

La carte mère rouge




Un lecteur optique prototype


Une carte Wi-Fi EVT



Minions 2 : Il Était Une Fois Gru, une bande-annonce au coeur des années 70

Par Shadows

Les minions sont de retour ! Ce nouvel opus nous plonge dans la jeunesse de Gru. Ce dernier, encore adolescent, n’en est pas moins d’ores et déjà un super-vilain. Pour faire face à un groupe d’adversaires redoutables, il devra compter sur l’appui des minions…

Cet été, la plus grosse franchise de films d’animation devenue un phénomène culturel mondial, nous offre l’histoire inédite d’un jeune homme de 12 ans qui rêve de devenir le plus grand des super méchants que le monde ait jamais connu : MINIONS 2 : IL ETAIT UNE FOIS GRU.

Alors que les années 70 battent leur plein, Gru (Steve Carell, nommé aux Oscars) qui grandit en banlieue au milieu des jeans à pattes d’éléphants et des chevelures en fleur, met sur pied un plan machiavélique à souhait pour réussir à intégrer un groupe célèbre de super méchants, connu sous le nom de Vicious 6, dont il est le plus grand fan.
Il est secondé dans sa tâche par les Minions, ses petits compagnons aussi turbulents que fidèles.
Avec l’aide de Kevin, Stuart, Bob et Otto – un nouveau Minion arborant un magnifique appareil dentaire et un besoin désespéré de plaire – ils vont déployer ensemble des trésors d’ingéniosité afin de construire leur premier repaire, expérimenter leurs premières armes, et lancer leur première mission.

Lorsque les Vicious 6 limogent leur chef, le légendaire ‘Wild Knuckles’, (l’Oscarisé Alan Arkin), Gru passe l’audition pour intégrer l’équipe. Le moins qu’on puisse dire c’est que l’entrevue tourne mal, et soudain court quand Gru leur démontre sa supériorité et se retrouve soudain leur ennemi juré. Contrain t de s’enfuir, il n’aura d’autre choix que de se tourner vers ‘Wild Knuckles’ lui-même, afin de trouver une solution, rencontre qui lui permettra de découvrir que même les super méchants ont parfois besoin d’amis.

En plus de l’humour subversif, de l’esthétique pop, de l’émotion et des scènes d’action, tous intrinsèques à l’univers d’Illumination, MINIONS 2 : IL ETAIT UNE FOIS GRU, offre un nouveau casting impressionnant. Les membres des Vicious 6 sont notamment interprétés par Taraji P. Hanson dans le rôle de leur chef, la très charismatique et très sûr d’elle, Belle Bombe, Jean-Claude Van Damme dans celui de Jean Claude, alors que Lucy Lawless endossera le costume de Nonnechaku, Dolph Lundgren celui de Svengeance et que Danny Trejo sera Poings Mortel. On pourra également découvrir Russel Brand dans le rôle du Professeur Nefario, le scientifique fou encore en devenir, Michelle Yeoh dans celui de Madame Chow, une acupunctrice dotée de talents Kung Fu improbables, et Julie Andrews, la mère affreusement auto centrée de Gru.

Chapeauté par les créateurs de la franchise, MINIONS 2 : IL ÉTAIT UNE FOIS GRU est produit par le créateur visionnaire et président d’Illumination Chris Meledandri, ainsi que ses collaborateurs de toujours, Janet Healey et Chris Renaud. Le film est réalisé par Kyle Balda, qui avait déjà réalisé MOI MOCHE ET MÉCHANT 3 et MINIONS, co réalisé par Brad Ableson (LES SIMPSONS) et Jonathan De Val (COMME DES BÊTES 1 et 2) et on peut y entendre la voix devenue culte de Pierre Coffin qui interprète les Minions et un tueur. La bande son est produite par la légende de la musique, lauréat des Grammy Awards : Jack Antonoff.

Voici la bande-annonce, en VF et VOST. La sortie est fixée au 8 juillet.

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Les améliorations audio des Mac en puce T2

Par Pierre Dandumont

Depuis l’arrivée de la puce T2 dans les Mac, une partie des fonctions traditionnellement liées aux composants Intel passent sur la puce d’Apple. Et dans les Mac avec une puce T2, l’audio est dans le cas, avec une amélioration intéressante : on peut utiliser un casque et les haut-parleurs simultanément.

Sur un Mac « classique », c’est l’un ou l’autre. Soit vous avez un casque branché, et il prend la main, soit vous utilisez les haut-parleurs.

Avec un modèle en T2 (ici, un MacBook Pro 2019), c’est différent. Les deux sorties sont indépendantes. Par défaut, vous ne verrez évidemment que les haut-parleurs, mais si vous branchez des enceintes ou un casque sur la prise jack – elle existe encore dans les Mac -, les deux apparaissent. Ce comportement induit deux choses intéressantes : on peut émettre les sons de l’interface sur les haut-parleurs (par exemple) en écoutant de la musique au casque, ou – plus pratique – passer sur les haut-parleurs tout en laissant un casque branché. C’est surtout utile sur les iMac… qui ne sont pas passés à la puce T2 (sauf l’iMac Pro).

Sur un Mac en T1


Un seul choix possible


Sur un Mac en T2, deux sorties


Deux choix possibles

Et avec des logiciels spécifiques (comme Audio Hijack) il est même possible de router le son vers une sortie spécifique. Par exemple uniquement envoyer le son de Musique vers un casque et le reste vers les haut-parleur.

macOS Catalina protège encore mieux l’EFI (à vos risques et périls)

Par Pierre Dandumont

Avec Catalina, Apple a introduit une nouvelle possibilité pour protéger l’EFI. Il est maintenant possible de bloquer la solution « de dernier recours » d’Apple. Je m’explique.

Le mot de passe EFI (ou Open Firmware; il y a longtemps) permet notamment d’empêcher de démarrer un Mac sur un autre disque que celui choisi par défaut. Mais à une époque, ce mot de passe sautait assez facilement, en enlevant la RAM (oui…) ou en flashant la puce contenant l’EFI quand elle était accessible (ce qui n’est plus le cas). Mais une faille venait aussi d’Apple, même si je comprends parfaitement la raison de son existence. Pour faire simple, AppleCare peut effacer le mot de passe EFI à distance, avec une méthode assez précise. Elle nécessite de démarrer d’une façon très particulière (il faut presser shift + control + option + command + S) pour récupérer un code à envoyer à Apple, qui en retour envoie un fichier SCBO qui va permettre de démarrer le Mac et effacer le mot de passe.

Si ça vous intéresse, le fonctionnement exacte de ce SCBO est expliqué en détail là, mais en simplifiant il contient du code exécuté par l’EFI (et signé par Apple) qui va effacer le mot de passe. En théorie, seul Apple peut générer le fichier en question, mais on trouve visiblement des gens qui peuvent le faire. L’auteur de l’article explique que les chances qu’un générateur existe sont faibles, et que les vendeurs ont potentiellement accès aux outils d’Apple directement, mais ça ne change rien au problème : il reste potentiellement possible de débloquer un Mac de cette façon.

Avec Catalina, il existe dont une nouvelle option qui permet de désactiver cette option.

sudo firmwarepasswd -disable-reset-capability

La commande ne fonctionne que si vous avez mis un mot de passe (logique) et elle a un défaut : si vous perdez le mot de passe, vous n’aurez plus la solution de dernier recours d’Apple. En réalité, il reste parfois des solutions physiques : (re)flasher la puce sur les modèles avec une puce accessible ou utiliser une MattCard par exemple. Mais ça ne fonctionne que sur les Mac un peu anciens : les modèles avec une puce T2 protègent bien mieux l’EFI. Donc si vous avez un Mac moderne, cette option empêchera a priori toute récupération ou effacement du mot de passe, c’est important de s’en rendre compte. Et on peut penser que « ça n’arrive qu’aux autres », mais ce n’est pas réellement le cas : on peut oublier un mot de passe, mettre une protection dans la précipitation parce qu’un Mac a été volé, etc., et se retrouver très bête. La méthode d’Apple, si elle induit effectivement une faille de sécurité, sert aussi de filet de sécurité.

Quelques images à découvrir pour le prochain Minions

Par Shadows

A l’occasion du Super Bowl, Illumination dévoile quelques images de Minions: The Rise of Gru (le titre français n’a pas encore été officialisé).
On y suivra les minions en compagnie d’un Gru encore jeune ; la réalisation est assurée par Kyle Balda, épaulé par Brad Ableson et Jonathan del Val.

La sortie est évidemment prévue cet été.

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macOS Catalina et le HDR

Par Pierre Dandumont

Avec macOS Catalina, Apple active en théorie la prise en charge du HDR dans l’OS. Mais assez bizarrement, je n’ai pas réussi à le faire.

Pour faire simple et rapide, le HDR nécessite d’envoyer des métadonnées à l’écran, qui va les interpéréter. La lecture d’une vidéo encodée avec du HDR nécessite donc un support de l’OS (pour passer dans le bon mode), de la carte graphique (pour transmettre les données) et de l’écran, pour interpréter. Sous Windows 10 avec une version à jour de l’OS, ça ne pose généralement pas de soucis : l’activation du HDR se voit assez facilement, et l’écran lui-même passe en HDR. Dans les effets visibles, il devient impossible de régler la luminosité et l’image devient terne.

Mais chez Apple, ce n’est pas si simple. Sur la page dédiée à Catalina, on trouve cette note : « Contenus 4K, 4K HDR, 4K Dolby Vision, Dolby Atmos et HDR10 disponibles sur tous les modèles de Mac introduits en 2018 ou ultérieurement disposant d’écrans à résolution 4K. » (le texte est le même en anglais). La limitation aux machines de 2018 et plus est un peu étonnante de prime abord, mais a une logique chez Apple : la gestion des DRM pour les vidéos en 4K (et a priori le HDCP 2.2) passe par la puce T2. Dans le monde PC, les lecteurs se basent généralement sur l’implémentation Intel dans les puces de la génération Kaby Lake (Core de 7e génération) mais avec un défaut rédhibitoire : ça nécessite d’utiliser la puce Intel. Le problème, c’est que les iMac, le Mac Pro ou même les MacBook Pro avec un GPU dédié n’utilisent pas le GPU Intel pour la sortie vidéo. Mais Apple a visiblement fait un pack : pour décoder du HDR, même sans DRM, il faut passer par le décodage matériel d’une puce T2. Pas par le décodage matériel d’une carte Intel ou AMD.

Dans la pratique, j’ai testé avec deux écrans PC qui sont HDR (et compatibles HDR sous Windows) sans succès. Impossible d’activer la fonction sur mon MacBook Pro de 2017, avec ou sans le eGPU (Vega 64). QuickTime voit bien du HDR10 sur une vidéo de test, mais l’écran reste en SDR.

QuickTime voit bien le HDR10

A noter aussi que la page sur les contenus Apple semble assez restrictive : elle indique que le HDR fonctionne sur l’écran interne de l’iMac Pro et sur le Mac Pro, le MacBook Pro 16 pouces ou le MacBook Pro 15 pouces 2018 avec un écran XDR. Elle n’indique pas, contrairement à la page de Catalina, que ça fonctionne sur un Mac de 2018 (aka en T2) avec un écran compatible. Du coup, si quelqu’un a de quoi tester, ça m’intéresse : il faut un Mac en T2, un écran ou un téléviseur HDR et une vidéo de test (ou un abonnement AppleTV+, qui diffuse en 4K/HDR).

Lancer une vidéo au démarrage de Mac OS

Par Pierre Dandumont

Sous Mac OS 9 (et avant), si vous avez installé QuickTime 1.5 (au moins), une petite astuce permet de charger une vidéo au démarrage.

C’est assez simple : il faut placer une vidéo lisible par QuickTime (attention, avec les vieux OS, il vaut mieux vérifier avant) dans le dossier système (System Folder en anglais), avec le nom Startup Movie. L’espace et les majuscules sont obligatoires, attention. Ensuite, au redémarrage, la vidéo démarrera quand Mac OS charge QuickTime. Méfiez-vous : si la vidéo est au mauvais format, ça risque de planter Mac OS au démarrage. Ici j’utilise une vieille présentation d’une borne AirPort.

Si la vidéo pose des soucis

World of Warcraft et digital painting, jeudi 30 à la BnF (MAJ : vidéo de la conférence)

Par Shadows

Mise à jour du 05/02/20 : l’enregistrement de la conférence a été mis en ligne ; vous pouvez le retrouver en fin d’article.
Publication initiale le 26/01/20.

Jusqu’au 15 mars prochain, la Bibliothèque Nationale de France propose une série de conférences sur le thème de la Fantasy.
Au menu, experts et créateurs, mise en avant des origines littéraires de cet univers mais aussi de ses déclinaisons.

Dans ce cadre, une conférence est organisée demain jeudi autour de World of Warcraft. Elle “entend montrer comment le genre de la Fantasy trouve à s’incarner et à se renouveler dans l’univers de ce jeu, notamment en analysant les choix artistiques opérés par Blizzard Entertainment”, précise la BnF, qui indiqué également “qu’afin de montrer les processus de conception vidéoludique, cette conférence s’accompagne d’une démonstration live de digital painting par le concept artist français Florian Devos“.

Jean Jouberton, master en muséologie des nouveaux médias, Université Sorbonne Nouvelle et Marine Macq, directrice et commissaire de la galerie d’art vidéoludique Pixel Life Stories, dirigeront la conférence.

Cette dernière se tiendra de 18h30 à 20h dans le Grand Auditorium de la BnF – François Mitterrand, à Paris. L’entrée est libre.

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L’Easter Egg de la ROM vidéo du Macintosh SE/30

Par Pierre Dandumont

La saviez-vous : la ROM de la partie vidéo du Macintosh SE/30 contient un Easter Egg : des crédits sur les développeurs.

Je l’avais vu passer dans ce document, mais comme je n’ai pas de Macintosh SE/30, je n’avais pas vérifié. Mais je suis tombé sur un site qui contient une copie de la ROM en question. Ca demande un peu de mise en forme pour être visible, donc je vous propose le texte.

Mac SE/30 Engineering

Hall of Fame

Video Software by David Fung
CPU Software by Bob Herold and the original cast of System

Software

A/UX buddies were Rick Daley and Eryk Vershen
SQA Team led by Steve Yaste
SCM releases by Wanshu Kuo

Hardware by Jim Stockdale

Ralph Pastor kept it all running

Project Manager (and Chinese character) was H.L. Cheung
Project team led by Mike DeLaCruz
Project sanity by Donna Keyes

Au passage, il existe des méthodes pour afficher le même contenu en jouant avec un éditeur de texte pour aller dans une zone précise de la mémoire, mais je n’ai pas de SE/30.

Un prototype de carte mère de MacBook Pro

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype de carte mère de MacBook Pro 17 pouces, dans sa version 2007. Le vendeur la propose pour 200 $.

En dehors de la couleur verte inhabituelle (même si le rouge est plus courant pour les prototypes), la carte intègre quelques connecteurs de debug. La photo ne permet pas de vérifier le modèle de GPU, mais la taille et la marque (Nvidia) ne laissent pas trop de doutes sur le fait qu’il s’agit du G84 (GeForce 8600M) de la version finale. Vu la fréquence, le CPU est a priori un Core 2 Duo T7700, un modèle avec deux coeurs à 2,4 GHz. Pour le reste, rien de spécial.




L’accélération vidéo dans HandBrake

Par Pierre Dandumont

J’utilise HandBrake depuis des années pour (re)compresser des vidéos ou passer d’un format un peu atypique à quelque chose de plus standards, et je me suis rendu compte récemment que depuis la version 1.2, HandBrake peut utiliser l’accélération vidéo sous macOS.

L’encodage chez Apple passe parce une technologie appelée VideoToolbox. Il y a assez peu d’options dans HandBrake (et sous macOS), et la technologie est supportée depuis pas mal de temps. Pour le HEVC (H.265), ça doit marcher sur tous les Mac sortis après 2015. Le principal problème de VideoToolbox va être « Qui encode ? ». La question n’est absolument pas triviale, les Mac intègrent plusieurs encodeurs différents.

Premièrement, il y a les fonctions des GPU Intel, disponibles sur les Mac avec un IGP (les portables, quelques iMac, les Mac mini, etc.). La technologie porte le nom de QuickSync et permet d’encoder plus ou moins bien en H.264 ou en H.265 sur les appareils récents. Sur d’autres Mac, c’est le GPU dédié qui prend la main, généralement à base d’AMD. Et en fonction de la carte graphique, les résultats varient. Enfin, sur les Mac avec une puce Apple T2, l’encodage (et le décodage) passent par cette dernière (et c’est a priori plus rapide, mon Mac n’a pas de T2).

Attention, l’encodage sur le GPU peut être moins bon que sur le CPU. Les encodeurs ont des fonctions fixes et la qualité diminue, un bon encodeur CPU évite les erreurs, compressent mieux et offre un résultat meilleur, mais généralement bien plus lent. Mais pour un usage grand public basique, genre regarder un film sur l’Apple TV, l’encodeur GPU suffit généralement. Il va manger quelques détails, mais il va aller 5 à 10x plus vite, ce qui n’est pas négligeable. L’encodeur Apple, on va le voir, a un défaut gênant pour HandBrake : il demande un bitrate précis (le débit). Avec le x264 ou le x265, on peut définir une qualité à obtenir, et l’encodeur va se débrouiller en fonction de la scène. Avec l’encodeur Apple, il faut définir une valeur de débit, et c’est tout. En pratique, on a donc des fichiers plus gros par défaut, et il faut tester pour atteindre le bon rapport débi/qualité (pas très pratique).

Avec HandBrake, une fois la vidéo choisie et les paramètres définis, il faut se rendre dans l’onglet Vidéo et modifier l’Encodeur vidéo. Par défaut, HandBrake va souvent proposer le x264, un encodeur logiciel efficace. Il suffit de passer sur un encodeur VideoToolbox pour activer l’accélération. Attention, surtout avec l’encodeur H.265, le résultat n’est visiblement pas toujours parfait, mais je n’ai pas eu de soucis.

HandBrake


Deux options VideoToolbox

Quelques tests

Je suis parti d’une vidéo d’une dizaine de minutes en 1080p (Big Buck Bunny) et j’ai testé plusieurs cas de figures. La machine est un MacBook Pro 2017, avec un CPU quatre coeurs (Core i7 7700HQ), une Radeon Pro 560 et un eGPU à base de Radeon Vega 64.

L’encodage en H.264 (x264) utilise le CPU pour encoder, et le processeur reste aux alentours de 2,9 GHz en permanence (entre sa fréquence de base, 2,8 GHz, et son Turbo à 3,4 Ghz). Il encode en 7 minutes et 23 secondes (~32 fps) pour un fichier final de 278 Mo.

L’encodage en H.264 par VideoToolbox utilise le GPU (l’Intel, j’y reviens). Le CPU reste utilisé pour pas mal de tâches, mais l’encodage prend seulement 2 minutes et 18 secondes (~104 fps). Petit défaut, le fichier final est plus gros : 459 Mo. Je n’ai pas remarqué de dégradations visuelles flagrantes. Pour la taille du fichier, c’est normal : l’encodeur Apple a peu d’options, et HandBrake sélectionne un bitrate fixe (6 Mb/s) avec ce dernier, contre un réglage de qualité sur l’encodeur software (RF 22).

Le second essai a été d’encoder de la même façon, mais en débranchant le eGPU. Le résultat ne bouge pas : 2 minutes et 17 secondes. C’est bien l’IGP Intel qui encode en H.264. Le dernier essai (uniquement avec l’IGP) confirme bien que c’est l’IGP qui encode : le GPU ne s’active pas, le temps ne bouge pas.

L’encodage en H.265 (x265) avec les mêmes réglages (RF 22) utilise le processeur. Il prend nettement plus de temps (14 minutes et 33 secondes, ~16 fps). Le fichier est un peu plus petit qu’en H.264 (243 Mo). Je suppose qu’il y a des réglages plus efficaces, ceci dit.

L’encodage en H.265 par VideoToolbox utilise le GPU, et plus spécifiquement dans mon cas l’eGPU (une Radeon RX Vega 64). C’est un peu tendu à voir, mais l’augmentation de la température montre bien que c’est cette carte précise qui encode. Il faut 2 minutes et 21 secondes (~101 fps) pour un fichier de 472 Mo. C’est aussi logique : HandBrake ne permet qu’un bitrate fixe.

On voit que la Vega 64 travaille un peu

Le seconde essai, là aussi, passe par le débranchement du eGPU. L’encodage s’effectue ici sur l’IGP Intel (on peut le voir avec Moniteur d’activité) mais une partie passe aussi par le GPU dédié (Radeon Pro 560 dans mon Mac). Vu l’occupation, je peut supposer que le décodage s’effectue sur le GPU et l’encodage sur l’IGP. Malgré tout, c’est nettement moins rapide : 5 minutes 19 secondes (~45 fps). Le troisième essai confirme : il faut le même temps et macOS force l’activation du GPU.

Ici, Radeon et Intel HD travaillent de concert


L’encodage force bien le GPU

Conclusion

L’encodage H.264 s’effectue visiblement uniquement via QuickSync, et rapidement. Pour le H.265 (HEVC), ça va dépendre de votre Mac, mais un eGPU peut donner un gros gain. Le jour ou j’ai une machine sans GPU ou une autre avec une puce T2 sous la main, j’effectuerais d’autres tests.

Mon projet de NAS rapide sous macOS (partie 4)

Par Pierre Dandumont

Depuis un moment maintenant, j’utilise un vieux Mac Pro (2006) en tant que NAS, avec une carte 10 Gb/s et plusieurs disques en RAID. j’en avais parlé , et . J’ai profité d’un peu de temps pour le mettre à jour.

A la base, je voulais juste mettre une carte Wi-Fi pour régler un petit bug. Je mets le Mac en veille et je le réveille par Bonjour Sleep Proxy, mais ça ne fonctionne que si j’utilise une des prises Ethernet de la machine. Le problème, c’est qu’au réveil la liaison s’effectue sur cette prise et pas sur la prise 10 Gb/s, même en modifiant l’ordre des interfaces correctement. J’espérais – à tort – qu’intégrer une carte Wi-Fi réglerait le problème. Mais comme j’ai dû ouvrir une bonne partie du Mac pour installer la carte, ai profité pour faire la mise à jour des CPU.

J’en avais parlé dans le premier sujet, le Mac Pro utilise des Xeon 5150 (Woodcrest) avec un TDP de 65 W et une fréquence de 2,66 GHz. En charge, ce qui reste assez rare dans mon cas, la machine consomme donc environ 200 W. Comme Gilles, j’ai décidé de réduire (un peu) la consommation, en installant des Xeon 5148. Il s’agit de deux modèles Woodcrest LV avec une fréquence un peu plus basse (2,33 GHz), le même nombre de coeurs mais (surtout) un TDP de 40 W. A l’époque, la différence venait essentiellement de la tension : 1,5 V au max sur les CPU d’origine, 1,25 V sur les autres. Bonne nouvelle, le Mac démarre avec les nouveaux CPU, et l’horloge ne bouge pas (ils ont le même TDP). Pour mon usage, le gain en consommation est intéressant (je perds un bon 40 W en charge) et la perte de performances reste assez faible. Il faut bien prendre en compte que le Mac est en veille l’énorme majorité du temps, donc consomme assez peu dans l’absolu. Le seul problème, finalement, c’est que la mise à jour a pris quand même pas mal de temps, vu qu’il faut démonter beaucoup de choses avant d’accéder aux CPU…

L’ancien CPU


2,66 GHz


Deux CPU bien propres


2,33 GHz


Mac OS X reconnaît les puces


Pas de soucis

Apple confond encore Gb et Go

Par Pierre Dandumont

Un truc qui m’énerve quand ça vient de gens (ou de sociétés) qui travaillent dans l’informatique, c’est la confusion entre Go, GB et Gb. Et même Apple, dans son OS, fait parfois l’erreur.

Pour résumer : un b (minuscule) est un bit, soit la valeur de base en informatique (1 ou 0). Un B (majuscule) est un byte, c’est-à-dire un groupement de bits. Un byte vaut généralement 8 bits (depuis un moment), même s’il existe quelques (vieilles) machines ou ce n’est pas le cas. Un octet (o) est la traduction française du byte. L’octet fait 8 bits et vaut 1 byte, parce qu’au moment de franciser le mot, les ordinateurs utilisaient tous a priori une valeur de 8 bits.

Pour résumer : 1 Go = 1 GB = 8 Gb. Je vous passe la partie sur les Gio, Gib et GiB, vous devez juste savoir que dans le système international, 1 kb (k minuscule) vaut 1 000 b (et pas 1 024). macOS (depuis Snow Leopard) compte et affiche correctement, contrairement à Windows.

Pour ajouter à la confusion, on utilise généralement le byte ou l’octet pour le stockage (donc un SSD de 512 GB ou Go par exemple) mais le bit pour mesurer les débits. Dans le cas d’un SSD, on a donc une interface à 6 Gb/s (SATA) par exemple. Même chose, je vous passe les détails sur la conversion Gb vers Go dans ce cas-là, mais dans certains cas il ne suffit pas de diviser par 8. Dans le cas du SATA, 6 Gb/s deviennent 600 Mo/s.

Apple et les valeurs

Dans le cas d’Apple, les informations système affichent assez régulièrement des valeurs fausses. Pendant longtemps, c’était le cas dans les informations sur le Thunderbolt (la norme fonctionne à 10, 20 ou 40 Gb/s, certains OS affichent 10, 20 ou 40 Go/s), et c’est toujours le cas pour Mojave dans un cas précis. Si vous allez vérifier le débit d’un périphérique USB 3.1 « Gen. 2 », macOS Mojave annonce Jusqu’à 10 Go/s et pas Jusqu’à 10 Gb/s. C’est corrigé dans macOS Catalina de ce que j’ai vu, d’ailleurs, et pour les autres valeurs de l’USB (12, 480, 5, etc.), il affiche bien des Mb et des Gb/s.

Sous Mojave : WRONG


Dans les fichiers, il y a bien l’erreur


En 2014, l’erreur existait pour le Thunderbolt

Le cas de la mémoire cache des Mac Pro : Apple n’utilise pas des CPU custom

Par Pierre Dandumont

Vu que j’ai eu la discussion avec quelques personnes qui pensaient, en ayant vu cette page chez Apple, que le Mac Pro possédait des processeurs un peu particuliers avec plus de mémoire cache. Ce n’est pas le cas, Apple a juste une façon particulière (et pas nécessairement fausse) de compter la mémoire en question.

Un peu d’explications, je vais essayer d’être clair. Dans un processeur, vous avez différents niveaux de mémoire cache, le niveau 1 (L1), le niveau 2 (L2) et le niveau 3 (L3). Ces trois mémoires se placent entre le processeur et la mémoire vive, pour accélérer les transferts. Si on peut considérer la mémoire vive (RAM) comme rapide face à un disque dur ou un SSD, elle est lente par rapport au processeur. La mémoire cache est rapide, mais sa capacité assez limitée. J’omets volontairement ici le cache µOP (une sorte de L0) et la mémoire eDRAM de certaines puces qui fait office de cache L4.

Dans les architectures Intel classiques (on va prendre comme exemple un Core Skylake comme celui d’un MacBook Pro), l’architecture est la suivante. D’abord, deux L1 de 32 ko (un pour les données, un pour les instructions) par coeur. Ensuite, 256 ko de L2 par coeur. Enfin, jusqu’à 2 Mo de L3 par coeur. La gestion des niveau 2 et 3 est inclusive : le contenu du L2 est automatiquement présent dans le L3. De plus, le cache de niveau 3 est partagé entre les différents coeurs, donc sa capacité totale varie en fonction des puces. La valeur de 2 Mo par coeur est un maximum : Intel réduit parfois ce nombre pour segmenter sa gamme. Par exemple mon MacBook Pro 2017 dispose d’un processeur avec 4 coeur, mais seulement 6 Mo de cache, il faut passer sur un modèle plus rapide (et plus cher) pour disposer de 8 Mo.

N3 partagé

On résume : 2×32 ko par coeur, 256 ko par coeur, un L3 partagé qui contient automatiquement le L2 de chaque coeur. La valeur pratique, celle qu’Apple indique dans la page des MacBook Pro, va être celle du cache de niveau 3.

Le cas Mac Pro

Le Mac Pro 2019 utilise des puces Cascade Lake, avec des Xeon W. Techniquement, ce sont des Skylake “X” avec quelques corrections de bugs et quelques lignes PCI-Express de plus. Le point intéressant, qui a fait douter pas mal de gens, c’est qu’Apple indique une grosse quantité de mémoire cache sur la page du Mac Pro. Jusqu’à 66,5 Mo de mémoire cache sur le modèle 28 coeurs, alors qu’Intel annonce seulement 38,5 Mo de cache de niveau 3. Une erreur ? Un processeur avec plus de mémoire cache pour Apple ? Non. Une autre façon de compter. Par ailleurs, Apple indique bien « Mémoire cache » et pas « Mémoire cache de niveau 3 ».

Les valeurs Apple

L’architecture expliquée juste avant n’est pas la seule possible. AMD utilise une autre façon de faire, et Intel – avec les Skylake X – utilise la même. Dans un Xeon W de Mac Pro, donc, on retrouve deux caches de niveau 1 de 32 ko (données et instructions) et 1 Mo de cache de niveau 2 par coeur (une valeur nettement plus élevée qu’auparavant). Les deux premiers niveaux sont inclusifs (le contenu du L1 est dans le L2). Ensuite, et contrairement aux autres puces Intel, le cache de niveau 3 est exclusif. Sa capacité est de 1,375 Mo par coeur. Vu la taille du L2, c’est assez logique, d’ailleurs. En clair, le contenu du L2 et du L3 n’est pas le même. Sur une puce avec 28 coeurs, on a donc 38,5 Mo de L3 (28*1,375) et 28 Mo de L2 (28*1)… soit les 66,5 Mo d’Apple. Ce n’est pas très orthodoxe comme façon de compter, mais c’est techniquement valable : il y a 66,5 Mo de cache accessibles.

Pourquoi 24,5 ?

Maintenant, vous allez peut-être demander pourquoi le processeur avec 8 coeurs dispose de 24,5 Mo de cache, ce qui ne colle pas avec le calcul (8*1 + 8*1,375, ça fait 19 Mo). En fait, Intel intègre bien 1,375 Mo par coeur, mais les processeurs n’ont pas nécessairement tous les coeurs actifs. Je ne connais pas la raison exacte, mais Intel utilise des CPU avec une partie des coeurs désactivés, en fonction des références. Les versions 4 et 6 coeurs (qu’Apple n’utilise pas) ont 8,25 Mo de L3 (la valeur des 6 coeurs). Les 8 coeurs ont 16,5 Mo de L3 (la valeur de 12 coeurs). Les 10, 12 et 14 coeurs ont 19,25 Mo (la valeur des 14 coeurs). Les 16, 18, 24 et 28 coeurs ont la valeur attendue. A priori ça vient du type de die utilisé, en fonction des contrôleurs mémoire, de la gestion de la liaison entre les coeurs, etc. En clair, la valeur théorique est 1,375 Mo par coeur, mais ça peut varier selon l’architecture interne.

On résume : 2×32 ko par coeur, 1024 ko par coeur, un L3 partagé (1,375 Mo par coeur) qui ne contient pas le L2. La valeur pratique, celle qu’Apple indique dans la page du Mac Pro, va donc être l’addition du L3 et des différents L2.

Mais donc Apple ne ment pas. Apple compte d’une façon avantageuse pour sa communication, mais avec une base technique valable, qui a l’avantage (pour eux) d’empêcher la comparaison directe et peut induire en erreur.

Les vrais CPU custom

Au passage, pour revenir à cette légende : Intel propose rarement des CPU custom, même pour un gros client comme Apple (qui ne l’est pas tant que ça, d’ailleurs). On peut considérer les modèles avec un gros IGP (et de la mémoire eDRAM) comme des commandes pour Apple, et la marque à la  a parfois reçu des modèles avec des fréquences spécifiques, mais les vrais custom restent assez rares. Un des premiers exemples reste le Core 2 Duo des MacBook Air (2008), qui utilisait un package plus compact, et les CPU des Mac Pro 2009 (4,1) qui n’avaient pas d’IHS. Enfin, des rumeurs indiquent que le CPU Kaby Lake G (une puce Intel qui intègre un GPU AMD) a été pensée pour Apple… mais Apple ne l’a jamais intégré. Reste que dans l’absolu, c’est donc plutôt rare qu’Intel propose des puces spécifiquement pour Apple, et il s’agit généralement d’arrangements physiques plus que des changements profonds.

Très bonne année 2020 !

Par Pierre Lecourt

Pour Minimachines, l’année va bien démarrer. Mes outils techniques pour gérer le blog sont quasiment tous au point, le labo vidéo est presque prêt à tourner, la fibre est arrivées et semble1 stable avec un excellent débit. Autrement dit, le blog démarre l’année dans de très bonnes conditions pour vous proposer des contenus originaux et surtout des tests.

Comme chaque année, je tiens sincèrement à remercier tout le monde, ceux qui me suivent depuis Blogeee et donc depuis plus d’une décennie maintenant comme ceux qui découvrent le blog depuis peu. Je suis toujours aussi redevable envers ceux qui m’aident dans l’ombre et dont je vous parlais à Noël : Antoine, Brice, Fabien et Rem ! Ainsi qu’à tous ceux qui participent au financement du site, à ceux qui visitent et qui commentent le blog.

Atteindre 2020 pour Minimachines n’était pas si évident au final, tenir dans la durée n’est pas toujours facile et je ne me projetais vraiment pas aussi loin en lançant Blogeee.net en Juin 2007. En 2016, je me suis lancé dans une nouvelle aventure avec dans l’idée de vous faire des tests vidéos presque en direct2 grâce à un système de Broadcast que je vous détaillais dans un billet. Cela n’a malheureusement jamais abouti. Quelque jours après vous avoir présenté le projet et son fonctionnement, ma connexion internet ADSL tombait à un débit misérable et haché en permanence de coupures de quelques secondes. Dire que cela a été pénible est un vain mot. Plafonner à un débit sous les 20 Ko/s et prier pour pouvoir uploader ne serait-ce que des images en ligne est un véritable calvaire au quotidien. J’ai plusieurs fois du faire un break pour ne pas avoir envie de jeter l’éponge…

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Depuis 4 ans donc je ronge mon frein en mettant de côté ce projet faute de débit. J’en suis même venu a démonter mon labo vidéo pour gagner de la place faute de pouvoir publier efficacement mes productions. Et puis, miracle, voici que la fibre est parvenue jusqu’au labo avec des débits dont je ne pouvais même pas rêver il y a encore quelques mois. J’ai remis le labo en route, avec quelques investissements supplémentaires et quelques sueurs froides3 et me voilà paré pour débuter l’année ! J’ai encore quelques réglages a faire, des câbles a tirer, un mixage qui soufflette un peu trop, des commandes récalcitrantes et deux ou trois broutilles mais rien de vraiment grave. 

En 2020 j’espère donc pouvoir vous proposer des vidéos et des tests plus souvent. Des formats plus légers pour les gadgets et des tests plus approfondis pour les machines plus sérieuses. Des tests adaptés suivant les cas. Cela va commencer avec le CES 2020 qui démarre dans quelques jours et qu’on pourra suivre par épisodes. Cela ne veut pas dire que je vais laisser de côté l’écrit pour autant, les deux se complètent bien à mon sens. J’espère également pouvoir faire des reportages et visiter des créateurs comme des marques. On verra ce que 24 heures par jour m’autoriseront à réaliser.

Voilà donc pour le programme pour 2020. Je compte sur vous pour aider le blog à réussir ce mouvement qui risque d’être un poil chaotique le temps que je trouve mes marques. 

Encore tout plein de bonnes choses à toutes et à tous.

Très bonne année 2020 ! © MiniMachines.net. 2019

Changer le disque dur d’un Seagate GoFlex Desk

Par Pierre Dandumont

Depuis pas mal d’années (je crois qu’il date de 2012), j’utilise un Seagate GoFlex Desk en Thunderbolt. Et comme j’ai voulu changer le disque dur, je me suis demandé… comment ?

La gamme GoFlex Desk partait d’une bonne idée : Seagate vendait des disques durs externes en kit, avec d’un côté le disque dur dans son boîtier de protection, et de l’autre une base avec différentes interfaces. La société a vendu des bases USB 2.0, USB 3.0, FireWire 800 (pour Mac), réseau et même Thunderbolt (première génération). On pouvait donc acheter une base plus rapide si on récupérait du nouveau matériel, par exemple. Mais il y avait deux problèmes. Premièrement, il n’y a pas vraiment d’interface spécifique entre la base et le disque : c’est le connecteur SATA du disque directement. Et la prise n’est pas vraiment prévue pour ça. Deuxièmement, Seagate a arrêté à un moment d’en proposer, et le boîtier est compliqué à ouvrir.

La version Thunderbolt, avec une base assez imposante

En fait, j’ai dû chercher sur YouTube pour comprendre, donc petit tutorial. Il faut d’abord enlever le haut du boîtier, clipsé sur mes deux parties latérales. Ensuite, il faut essayer de séparer les deux parties, avec des outils fins et si possible en plastique (un spudger par exemple). Avec un peu de patience, tous les clips sortent sans casser et le disque devient accessible. La dernière étape consiste à enlever les vis latérales (protégées par des morceaux de caoutchouc) pour sortir le disque. Pour monter un nouveau, c’est évidemment plus simple à l’envers.

Le boîtier


La prise SATA


Il faut d’abord enlever le haut


On voit bien les clips


Ensuite on sépare les deux côtés


Le disque dur apparaît


Il suffit de le glisser hors de la cage

Bon, en réalité (et si vous n’avez pas peur), le fait que le boîtier utilise la connectique du disque permet de brancher directement un disque dur ou un SSD sur la prise. Mais avec un 3,5 pouces, c’est assez instable quand même (et bruyant), c’est surtout pratique avec un 2,5 pouces pour dépanner.

La version 3 To de l’époque (un 7 200 tpm assez bruyant) atteint ~130 Mo/s en lecture et ~110 Mo/s en écriture, et pas en silence. L’évolution des disques durs fait que le 6 To moderne, un 5 400 tpm bien moins bruyant, atteint ~190 et ~170 Mo/s dans les mêmes conditions.

Avec le 3 To 7 200 tpm (vieux)


Avec le 6 To 5 400 tpm (récent)

Le boîtier va continuer à servir de sauvegarde Time Machine au boulot, et le transfert des 3 To de données (il était presque rempli) devait prendre… un certain temps. Comme Time Machine a tendance à créer des liens symboliques, le programme de clonage indiquait un peu plus de 33 millions de « fichiers ». Après 36 heures et un peu plus de la moitié des fichiers transférés, j’ai eu une erreur, et je n’ai pas tenté une seconde fois : je garde le disque dur de 3 To si jamais j’ai un jour besoin d’un vieux backup, et je recommence à vide sur le nouveau.

Ca fait pas mal de choses à transférer

How Cooke miniS4/i Lenses Helped An Award-winning DP Capture Nature’s Beauty

Par Andres Benetar

Nature has many sides to it. One of its alluring features is that of the wildlife that offers it so much variety. Capturing such beauty requires more than just a simple camera when effective lenses like the Cooke miniS4/i lenses can make all the more difference. Mark MacEwen is a multi Award-winning DOP/Documentary cameraman. Mark ...

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Joyeux Noël à toutes et à tous !

Par Pierre Lecourt

Les fêtes, c’est le bon moment pour remercier tout le monde. Ceux qui aident dans l’ombre, ceux qui financent le site et ceux qui le visitent et le commentent. Certains font les trois à la fois!

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Parmi ceux qui m’aident beaucoup à tenir le site, je ne peux que remercier cette année Brice qui m’a particulièrement aidé à remettre d’aplomb les bons plans du site pour que leur mise en place et leur gestion soient beaucoup beaucoup moins chronophages. Grand merci à Fabien qui a été indispensable à la maintenance du serveur sur lequel est hébergé le site, encore une année où sans lui Minimachines aurait passé beaucoup de temps offline pendant les énormes pics de visiteurs du BlackFriday et autres. Merci à Rem pour son endurance à relire mes billets et corriger mes fautes. Il est infatigable puisqu’il fait ça depuis… Blogeee ! 

Merci enfin à Antoine qui m’a particulièrement aidé ces dernières semaines à remettre d’aplomb le labo vidéo Minimachines avec un système aux petits oignons dont vous aurez bientôt la primeur régulière. 

Grand merci à tous les soutiens du site que ce soit sous Patreon ou Tipeee, comme ceux qui passent par Paypal ou qui offrent des cafés. Ces formats de soutien ont connu une accélération ces derniers temps. L’argent récolté de cette manière a été particulièrement utile pour financer la mise à jour du labo vidéo. En général, les sous récoltés de cette manière sont réinjectés dans l’infrastructure du site. En participant d’une manière ou d’une autre, vous faites vivre Minimachines.

Merci à tous les visiteurs et tous les commentateurs constructifs. Qu’on soit d’accord ou pas sur le fond, vos avis et critiques sont une vraie richesse pour tout le monde.

Grand merci enfin à tous ceux qui passent par le site pour faire leurs emplettes en ligne et à ceux qui profitent des Bons Blans ou de MisterMatos. En le faisant, vous m’offrez de quoi vivre du blog depuis des années sans céder à la publicité ou aux articles sponsorisés. Ces achats mis bout à bout permettent de faire vivre le blog depuis 2012 ! Ce n’est pas rien !

Je vous souhaite vraiment un très joyeux Noël à toutes et à tous !

Pierre 

Joyeux Noël à toutes et à tous ! © MiniMachines.net. 2019

Easter Egg : la « secret about box » de Mac OS 8

Par Pierre Dandumont

Petit easter egg amusant qui reprend une phrase déjà vue, et qui fonctionne sous Mac OS 8 et 8.1 (au moins).

Premièrement, il faut prendre une image PICT (par exemple une capture d’écran) et la renommer en secret about box.

Renommer une image en secret about box

Deuxièmement, il faut lancer Desktop Pictures (Fonds d’écran en français) et sélectionner une image.

Ouvrir fonds d’écran

Troisièmement, il faut simplement glisser l’image secret about box dans la zone. Magie, un oiseau apparaîtra, avec le nom de Greg Robbins et quelques autres personnes. Greg Robbins travaillait à l’époque sur la gestion des fonds d’écran de Mac OS dixit sa page Linkedin.

Glisser l’image et… magie

Je vous ai fait une petite vidéo, du coup.

Un prototype transparent de Macintosh SE

Par Pierre Dandumont

Vu sur Reddit, un Macintosh SE transparent.

C’est un modèle qu’on voit de temps en temps : dans les années 80, Apple faisait des prototypes de ses machines avec un boîtier en acrylique transparent.

Colorfront Launches Express Dailies 2020 On New Mac Pro With Annual Rental License

Par Ron Prince

Budapest, December 10, 2019 – Coinciding with Apple’s launch of the latest Mac Pro workstation, Colorfront (www.colorfront.com) – the Academy, Emmy and HPA Award-winning developer of high-performance dailies and transcoding systems for motion pictures, broadcast, OTT and commercials – today announced a new, annual rental model for Colorfront Express Dailies that dramatically reduces the cost of ...

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Un prototype de Mac du 20e anniversaire sur eBay

Par Pierre Dandumont

Récemment, sur eBay, une personne a essayé de vendre un prototype de Mac du 20e anniversaire. Ce modèle a un truc particulier : des accessoires transparents.

La personne essayait de le vendre 2 000 $, mais la vente a été supprimée. Alors, premièrement, le lecteur de CD ne fonctionne pas. Sur ce genre de machine, ce n’est pas évident à réparer vu le format, même si la mécanique est assez classique. La machine a un sticker qui indique qu’il s’agit d’un prototype sous le caisson de basse Bose, mais le point visible est surtout le clavier et le trackpad transparents. C’est un truc assez habituel dans les prototypes Apple, mais c’est pluttôt sympathique ici. Pour rappel, le clavier et le trackpad peuvent être séparés, et Apple fournissait un cache pour remplacer le trackpad sur le repose-poignet. On peut voir ce dernier sur la première photo.

Le Mac complet


Le sticker qui indique que c’est un prototype


Le clavier transparent


Les guides sous le clavier pour le trackpad

Comment déterminer la version de macOS sans démarrer ?

Par Pierre Dandumont

Une question revient souvent chez les gens qui me contactent : comment connaître la version de macOS installée sur un disque dur ? Le problème peut se poser avec un Mac qui ne démarre pas (mais accessible en mode Target), une sauvegarde Time Machine retrouvée ou un disque dur de backup oublié. Et il existe une solution : un fichier contient la valeur en question.

Si vous avez directement accès au système (par exemple dans le cas d’un clone issu d’un ancien Mac), le fichier se trouve à cet endroit : /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Il s’agit d’un fichier XML que vous pouvez afficher avec Quick Look ou ouvrir dans n’importe quel éditeur de texte. La valeur intéressante va être la ProductVersion, qui indique la version de macOS (10.14.6 si vous êtes sous Mojave, par exemple). Attention, il existe quelques cas ou la version de macOS ne change pas mais la ProductBuildVersion bien.

Dans le cas d’une sauvegarde Time Machine, forcément, le chemin est plus long et va dépendre de votre système. J’ai mis en gras les trois valeurs qui changent forcément en fonction de votre installation.

/Volumes/Nom_du_disque_dur_Time_Machine/Backups.backupdb/Nom_Du_Mac/Latest/Nom_du_SSD_du_Mac
Suivi du même chemin : /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Avec une saucegarde en réseau (type Time Capsule ou NAS), il faudra d’abord ouvrir le fichier Nom_Du_Mac.sparsebundle
Ensuite, ouvrir Backups.backupdb/Nom_Du_Mac/Latest/Nom_du_SSD_du_Mac
Et enfin /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Vous ne pourrez évidemment pas coller ce chemin, donc je vous conseille de simplement passer par le Finder. Le dossier Latest reprend assez logiquement la dernière sauvegarde effectuée, mais vous pouvez aller vérifier dans des sauvegardes plus anciennes si vous cherchez un fichier issus d’une version précise de macOS.

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