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3M Videodisc, les « LaserDisc Surprise »

Par Pierre Dandumont

Régulièrement, je vois passer des LaserDisc avec un pochette un peu bizarre, qui porte le nom « 3M Videodisc ». Et en cherchant un peu, je me suis rendu compte qu’il s’agit de « LaserDisc Surprise ». Je m’explique.

Pendant longtemps, le LaserDisc a été utilisé comme source principale dans pas mal d’endroits pour de la vidéo de qualité. Le rendu reste nettement meilleur que les VHS, et les disques valaient moins cher que les les cassettes. De plus, le LaserDisc a l’avantage de ne normalement pas s’user avec le temps (oublions le rot). Du coup, on trouve assez régulièrement des disques custom, visiblement produit en petite quantité. Ce ne sont pas des LaserDisc enregistrables, mais simplement des disques classiques produits pour un usage précis. Ils fonctionnent dans des lecteurs standards et on en trouve par exemple sur eBay actuellement (et là aussi). Si vous avez de la chance, une étiquette indique le contenu de façon explicite (c’est le cas des deux que je possède). Dans le cas contraire, il va falloir essayer de les lire.

La pochette classique


Vu sur eBay


Vu sur eBay


Vu sur eBay (de la musique)

J’ai donc deux disques. Le premier contient des trucs institutionnels/business sans grand intérêt, sur deux faces. Le second est plus intéressant : il s’agit des vidéos qui étaient diffusées dans les magasins de Disney. L’étiquette donne la date : Noël 1993. La vidéo est d’assez bonne qualité, et il s’agit essentiellement d’extraits de films Disney avec un peu de karaoké, des gens en costume et même une partie sous-titrée. Ça dure une heure (c’est du CLV) et je n’ai évidemment pas pu le mettre sur YouTube, mais Vimeo semble plus souple sur les droits…

Pas très intéressant


Intéressant


Des sous-titres CC

Petite particularité, le LaserDisc ne propose qu’une seule face. La seconde est visiblement en plastique ou recouverte d’un vernis opaque (je ne sais pas trop). La structure semble montrer qu’il n’y a pas de dead side ici.

La face lisible


Et l’autre

En tout cas, c’est toujours amusant de découvrir ce que contiennent les disques de ce type. Et de temps en temps, on trouve même des choses plus étonnantes, comme des vidéos présentées dans des attractions ou des « pré-show », les vidéos passées sur des écrans dans les files d’attente dans les parcs.

Un (autre) lecteur de CDV, le Pioneer PD-707V

Par Pierre Dandumont

Je me suis rendu compte que je n’avaios jamais présenté mon lecteur de CD Video NTSC, le Pioneer PD-707V.

Je vous remets le texte que j’avais écrit pour présenter les CD Video, à ne pas confondre avec les Video CD, quand j’avais testé mon CDV 185, l’équivalent de cet appareil en PAL.

Dans les disques de 12 cm, il existe deux variantes. La première porte le nom de “CDV” (CD Video) et il s’agit de disques de 12 cm qui contiennent de la vidéo en format LaserDisc (analogique) et de l’audio numérique (CD). On a donc une ou plusieurs pistes audio classiques (lisibles dans n’importe quel lecteur de CD) suivie de vidéo analogique (quelques minutes). Le second, le “VSD” (Video Single Disk) contient uniquement de la vidéo, et les disques ne peuvent être lu que sur un lecteur de LaserDisc (ou de CDV). Les disques de ce type étaient souvent vendus comme un bonus, par exemple le clip d’un titre sur un CD Audio ou la bande annonce en VSD (cas de Terminator 2). Dixit la base LDDB, qui recense les LaserDisc, il y a 204 CDV PAL, pas de VSD PAL, 228 CDV NTSC et 142 VSD NTSC (soit 574 titres).

L’écran affiche pas mal de choses

Bon, le PD-707V est un lecteur de CD assez ancien (1988) qui lit aussi les disques CD Video en NTSC (Japon et Etats-Unis). Il possède un petit écran qui affiche pas mal d’informations, un tiroir pour les disques, et des sorties assez classiques. Du composite pour la vidéo, deux prises RCA pour l’audio, ainsi qu’une entrée et une sortie VHF pour diffuser la vidéo sur un téléviseur sans entrée composite. L’appareil fonctionne uniquement en 100 V, mais en 50 ou 60 Hz (Japon oblige), donc un simple convertisseur suffit.

La face avant


L’arrière : composite, VHF, RCA pour l’audio (pas de numérique), alimentation en 110 V.

J’ai d’abord testé en composite, ou l’image est correcte, sans plus. C’est un vieux lecteur de LaserDisc et les modèles des années 90 sont quand même bien meilleur, même en composite. Ensuite, la sortie VHF. J’ai testé avec deux tuners Elgato (EyeTV Hybride version US et EyeTV 250 Plus, donc NTSC). Ils ont captés directement le signal, qui est propre et puissant (pas comme avec le modèle Philips en PAL) mais… sans son. Je suppose que la modulation de l’audio n’est pas la même au Japon et aux USA et que le tuner ne se cale pas au bon endroit. Ou mon lecteur a peut-être un problème, je ne sais. mais en pratique, je n’ai donc pas de son. La qualité est plutôt bonne dans l’absolu, la différence entre la version composite et la version modulé est ténue, contrairement au lecteur PAL. Je vous mets des images de Saint Seiya – on ne se refait pas -, un de mes deux CD Video NTSC.

Composite


VHF (très proche)

Après, la question de l’intérêt de ce genre d’appareil se pose. Comme lecteur de CD Audio, c’est assez correct, mais la partie CD Video devait servir assez rarement je pense. Les CD Video ne courraient pas les rues, et une partie des CD Video/VSD était vendue avec un LaserDisc. Et comme les lecteurs de LaserDisc lisent les CD Video dans l’énorme majorité des cas, un appareil dédié ne s’imposait pas vraiment. A part pour ceux qui voulaient vraiment lire les vidéos bonus de certains CD Audio sans acheter un lecteur de LaserDisc, je ne vois pas vraiment la cible.

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