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Microsoft débourse 7,5 milliards pour mettre la main sur ZeniMax (Doom, Fallout, Skyrim)

Par : Shadows

Microsoft annonce le rachat de ZeniMax Media, société mère de Bethesda Softworks, Bethesda Game Studios, id Software, ZeniMax Online Studios, Arkane, MachineGames, Tango Gameworks, Alpha Dog, Roundhouse Studios.

En clair : la branche Xbox de Microsoft met la main sur un groupe de 2300 personnes, de multiples studios et des licences juteuses telles que The Elder Scrolls, Fallout, Wolfenstein, Doom, Dishonored, Quake, Prey, et bien d’autres.

Pour concrétiser cette transaction, Microsoft met pas moins de 7,5 milliards de dollars sur la table, en cash.
Bien évidemment, cette annonce renforce la position de Xbox, et plus globalement celle de Microsoft, dans l’industrie du jeu vidéo : Microsoft passe ainsi de 15 à 23 studios créatifs sous son aile.
En outre, Microsoft ne cache pas son intention de renforcer son offre Xbox Game Pass, notamment en lançant simultanément les jeux sur Xbox ou PC et sur son Game Pass.

A noter : Microsof a précisé à Bloomberg que les exclusivités temporaires déjà prévues pour PS5 sur les titres Bethesda ne sont pas remises en cause. Par ailleurs, les sorties de futurs jeux Bethesda sur d’autres consoles que la Xbox seront étudiées « au cas par cas ».

Comme toujours lors d’un tel rachat, les régulateurs du marché et de la concurrence devront valider l’annonce. En pratique, le rachat sera probablement finalisé d’ici la seconde moitié de l’année fiscale 2021 de Microsoft.

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Paris, Annecy, Montpellier : Ubisoft se syndicalise

Par : Shadows

Le STJV (Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo) annonce coup sur coup la création de trois nouvelles sections syndicales chez Ubisoft :

  • Le 13 juillet, une première section est officialisée chez Ubisoft Paris. Elle dispose d’une adresse mail : ubisoftparis@stjv.fr.
  • Le 15 septembre, annonce de la création d’une section chez Ubisoft Annecy (qui a notamment développé le jeu Steep), joignable sur ubisoftannecy@stjv.fr.
  • aujourd’hui, enfin, a été annoncée le lancement d’une section chez Ubisoft Montpellier. Elle est joignable via ubisoftmontpellier@stjv.fr.

On peut sans doute voir dans ces annonces la conséquence directe des révélations ayant eu lieu depuis le début de l’été sur de multiples problèmes internes graves (dont des cas de harcèlement sexuel, moral).

Des évolutions importantes

Ces créations s’accompagnent par ailleurs de changements très concrèts pour les personnes des studios concernés :

  • la section syndicale dispose de la capacité d’informer les personnes salariées, ce qui permet par exemple à celles-ci d’être mieux informées de leurs droits ;
  • un espace dédié doit par ailleurs être accordé aux personnes travaillant dans le studio, ce qui leur permettra d’échanger et de s’organiser face à d’éventuels nouveaux problèmes internes.

Le STJV précise par ailleurs que ces différentes sections se tiennent « prêtes à apporter leur soutien et assistance aux collègues qui en auraient besoin ».
Notez qu’il n’est pas nécessaire de faire partie du STJV pour bénéficier d’une aide.

Un succès pour le STJV, une évolution claire pour l’industrie

La naissance du STJV en 2017 a été suivie peu après d’une grève remarquée : celle d’employés du studio Eugen Systems, avec le soutien du STJV. Nous avions évoqué la grève de son lancement à sa fin, la situation étant exceptionnelle : ce type de mouvement est rarissime dans le jeu vidéo français.
Si les grévistes n’ont finalement pas obtenu les revendications affichées (certains ont même été licenciés par la suite), cette affaire semblait indiquer un tournant dans le secteur.

Les annonces du STJV de sections chez Ubisoft poursuivent ce mouvement. De quoi, on peut le supposer, déclencher la création d’autres sections dans un avenir proche.

Et ailleurs ?

Créé à Paris, le STJV concrétise ici ses intentions d’être « présent sur tout le territoire national ». Si vous faites partie de l’industrie du jeu vidéo et que vous souhaitez rejoindre le syndicat, il est possible d’y adhérer en ligne, ou de contacter l’organisation.

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Rig Department, un service de rigging et développement pour les studios

Par : PseT

Le studio Hocus Pocus travaille régulièrement sur du rigging de personnages pour d’autres studios. Afin de donner plus de visibilité à cette activité, l’entreprise lance officiellement un service dédié. Son nom : Rig Department.

Concrètement, Rig Department propose donc aux studios de leur déléguer la partie rigging de leurs projets. En outre, l’entité peut aussi développer des outils d’animation pour les studios clients.

L’équipe de Rig Department (Laurent Basset, Clovis Gay, Jérémy Angonin) précise pouvoir travailler sur l’ensemble des besoins potentiels des studios : rigs complet, rig facial, muscles (avec une solution maison), rigs mécaniques (machines, robots, etc), blendshapes.
Le tout, dans un style cartoon ou réaliste selon les besoins des clients.

Pour finir, voici la bande démo de ce nouveau service. Pour plus de détails, n’hésitez pas à vous rendre sur la page de présentation officielle.

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Les César se dépoussièrent : des évolutions majeures dévoilées (MAJ)

Par : Shadows

Mise à jour du 22/07 : modification de l’article pour souligner la création d’une branche « effets spéciaux et visuels ». Merci à Levivant, dans les commentaires, pour le signalement de cet oubli !
Publication initiale le 21/07/2020.

L’Académie des Arts et Techniques du Cinéma, qui organise chaque année la remise des César, a adopté il y a quelques jours ses nouveaux statuts.

Ces derniers vont avoir pour conséquence des changements majeurs dans la direction de l’Académie, mais aussi dans sa composition et son fonctionnement :

  • une plus grande diversité : parité intégrale en ce qui concerne les membres élus « de l’AG, du CA, du Bureau et de la Présidence de l’Association » (via l’élection d’un tandem, pour ce dernier point).
    Par ailleurs, la prochaine gouvernance va revoir les règles d’appartenance à l’académie. L’idée est ici de renforcer parité, diversité, représentativité au sein des votants, mais aussi d’augmenter leur nombre. En effet, une critique récurrente envers l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma est sa composition, jugée peu représentative du secteur.
  • les effets spéciaux et visuels ont désormais droit à leur propre branche, distincte des « industries techniques ». L’académie compte désormais 21 branches, listées ci-dessous.
    Faut-il voir dans cette branche dédiée un premier pas vers un hypothétique César des effets spéciaux & visuels lors de la grande soirée de remise des prix, alors qu’aujourd’hui ils ne sont évoqués que lors de la soirée César & Techniques ? Ou de prix plus détaillés pour les différentes catégories d’effets, lors des César & Techniques ou au cours d’une soirée distincte ? L’avenir nous le dira.

-Branche de l’interprétation;
-Branche de la réalisation;
-Branche du scénario;
-Branche de la composition musicale;
-Branche des costumes;
-Branche des décors;
-Branche du montage;
-Branche de la photographie;
-Branche du son;
-Branche du maquillage et de la coiffure;
-Branche des effets spéciaux et visuels;
-Branche des autres collaborations techniques;
-Branche de la production;
-Branche des agents artistiques et attachés de presse;
-Branche de la distribution et de l’exportation;
-Branche de l’exploitation en salle;
-Branche de l’animation;
-Branche du documentaire;
-Branche du court métrage;
-Branche des industries techniques;
-Branche des professions associées.

  • l’autre évolution de taille concerne l’animation : un César existait déjà pour les courts et longs métrages animés, mais l’animation aura désormais enfin droit à une branche dédiée dans l’Académie, au même titre que la réalisation, le montage, la production, le documentaire, etc.
    Cette branche implique également une représentation au sein du conseil d’administration, et donc un vrai poids dans les décisions et évolutions de l’institution. Ainsi, l’animation se retrouve à égalité avec les 20 branches déjà en place, et non pas reléguée à l’arrière-plan.

Ces évolutions viennent d’être saluées par AnimFrance (anciennement connu sous le nom SPFA – Syndicat des Producteurs de Films d’Animation, qui représente une soixantaine de sociétés de production et studios d’animation) et le Festival d’Annecy.
Les deux entités, dans un communiqué commun, en profitent pour appeler de leurs voeux deux changements :

  • que le changement des règles d’appartenance évoquées pour haut fassent entrer davantage de personnes issues de l’animation ;
  • que les longs métrages animés puissent concourir quelque soit la catégorie. En effet, à l’heure actuelle, certaines incompatibilités existent entre catégories.

AnimFrance et le Festival d’Annecy formulent le vœu que les élus de la branche Animation et ses représentants au sein du futur Conseil d’administration de l’APC œuvrent pour l’adoption d’un règlement de l’Académie des arts et techniques du cinéma permettant d’ouvrir celle-ci plus largement aux métiers de l’Animation, et aux longs métrages d’animation de concourir dans toutes les catégories.

extrait du communiqué de presse AnimFrance/Festival d’Annecy

Il faudra attendre le changement des règles d’appartenance, puis l’arrivée de nouveaux entrants et les prochaines décisions de l’Académie, pour vérifier si ces voeux vont se réaliser.

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Netflix fait une annonce pour ses prestataires VFX : de nouvelles méthodes de travail en vue ?

Par : Shadows

NetFlix annonce la mise en place de NetFX, une plateforme dans le cloud dédiée aux studios et artistes qui travaillent sur les effets visuels de ses projets.

Le système a plusieurs objectifs :

  • faciliter la collaboration des prestataires, artistes, créateurs impliqués dans la création d’effets visuels ;
  • fournir stations de travail virtuelles, stockage et rendu sécurisé à ces différentes entités ;
  • faciliter les itérations et accompagner la croissance de Netflix, donc de ses besoins en effets visuels ;
  • enfin, l’environnement virtuel permettra évidemment de gérer plus facilement la pandémie actuelle.

Netflix souligne par ailleurs qu’une version beta de NetFX est déjà en place et utilisée au Canada par Frontier VFX et Galavant VFX.
Début 2021, la plateforme sera accessible en Inde (et plus précisément Mumbai) via un partenariat avec Anibrain. Netflix précise espérer pouvoir déployer NetFX dans d’autres zones géographiques par la suite.

Un formulaire permet d’être tenu au courant des développements de NetFX, un autre étant spécifiquement dédié aux prestataires VFX. 3DVF suivra évidemment le sujet et nous aurons donc l’occasion d’évoquer NetFX à l’avenir.

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Fireplace Games : des jeux et du panache

Par : Shadows

Le studio de jeux vidéo indépendant Fireplace Games annonce son lancement.

A l’origine de cette entité basée à Montpellier, une équipe de 8 personnes, qui s’était formée au sein de Supinfogame Rubika et avait débouché sur le projet de fin d’études En Garde! (promotion 2018). Ce jeu d’action-aventure (disponible au téléchargement) vous permet d’incarner Adalia de Volador, une femme noble et impétueuse de l’Espagne du 17ème siècle, qui manie l’épée avec adresse pour défendre l’honneur de sa famille.

Cette aventure collective a manifestement plu à l’équipe, qui, après avoir un temps officié de façon dispersée dans divers studios (Amplitude Studios, Ubisoft, Mythic Games, Soclap…) a donc décidé de se souder à nouveau et de tenter l’aventure du studio indépendant.

En pratique, l’entité est dirigée par Anaïs Simonnet (PDG et character Artist), avec à ses côtés Adrien Poncet (game & narrative designer), Sylvain Schmück (technical game designer), Julien Fenoglio (art director & concept artist), Valentin Capitaine (gameplay designer), Tim Guthmann (technical animator), Corentin Mangé (level designer), Pierre Chapelet (programmeur), Andréa Penz (environment artist).
Un projet de jeu est déjà en route, mais le studio préfère ne pas en dire plus pour le moment, si ce n’est que les personnes ayant apprécié En Garde! ne seront pas déçues.

Notons enfin que le studio affiche publiquement certaines valeurs, comme une volonté de conserver des heures de travail raisonnables.

En attendant d’en savoir plus, n’hésitez pas à faire un tour sur le site de Fireplace Games.

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Le leader de la prévisualisation met un pied en Chine

Par : Shadows

The Third Floor, studio spécialisé dans la visualisation au sens large (previs, postvis, techvis…) a annoncé l’ouverture de son premier site chinois, à Beijing/Pékin.

La nouvelle ne surprendra pas les personnes qui nous lisent régulièrement, puisque le dirigeant du studio, Chris Edwards, nous avait brièvement confirmé ce projet lors d’une interview réalisée en début d’année au PIDS (il était aussi revenu sur la série The Mandalorian et les nouveaux pipelines de l’entité). Edwards nous avait précisé qu’il travaillait sur le développement de ce marché depuis plusieurs années déjà.

Maggie Lu

En pratique, le nouveau bureau sera dirigé par Maggie Lu, habituée aux collaborations entre la Chine et l’Occident dans le secteur du divertissement.
L’entité ciblera essentiellement le marché local. L’équipe sera pour le moment constituée d’une vingtaine de personnes, en grande partie formées à la fois en Chine et à Los Angeles durant l’année écoulée. Une petite équipe, donc, notamment à cause de la pandémie qui a influé sur les plans de croissance du studio.
A ce propos, Variety souligne que la prévisualisation pourrait être encore plus attractive pour les studios dans les mois à venir, puisqu’elle permet d’optimiser la planification et donc la taille des équipes et les déplacements.

The Third Floor précise que l’équipe de Maggie Lu compte notamment le directeur créatif Joker Huang (anciennement chez Pixomondo Pékin) et le superviseur de visualisation Martin Ma.

Les locaux de la nouvelle entité de The Third Floor

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Ubisoft : après les révélations, les têtes tombent

Par : Shadows

La semaine passée, nous vous avions proposé un résumé des évènements récents autour d’Ubisoft. Le grand studio de jeux vidéo est en effet au centre de témoignages et enquêtes depuis la fin du mois de juin, des personnes faisant partie ou ayant fait partie du studio ayant entre autres dénoncé harcèlement psychologique et sexuel, agressions ou tentatives d’agressions. Mais aussi et surtout une hiérarchie qui aurait, bien souvent, enterré les plaintes et remontées faites aux ressources humaines, d’où le fait que les témoignages aient finalement trouvé un autre chemin, via les réseaux sociaux.
Plusieurs médias, français mais aussi américains et canadiens, ont par la suite enquêté sur les allégations, et recoupé les éléments apportés par plusieurs dizaines de personnes. Le studio avait dans la foulée fini par annoncer diverses mesures, comme nous l’expliquions là encore dans notre résumé.

Nouveaux développements

La bonne volonté affichée par le studio a fait l’objet d’un nouvel article de Libération (sur abonnement). Selon ce dernier, le système d’alertes anonymes mis en place par le studio la semaine passée aurait fait remonter une centaines de cas (dont une bonne part déjà connus des RH), allant du harcèlement moral à des faits de type agressions sexuelles ou viol.

Une part non négligeable de ces plaintes cibleraient par ailleurs le service Edito du groupe, ainsi que Serge Hascoët (désormais ex numéro 2 d’Ubisoft). Ce dernier se serait illustré par un management mêlant « écrasement des autres », un « comportement libidineux permanent », ou encore « sa toxicité, sa misogynie, son homophobie ». Il aurait par ailleurs couvert des cas de harcèlement et agressions ou tentatives d’agressions. Il est également accusé d’avoir consommé de la drogue ; des employés auraient même été drogués à leur insu.
En clair, explique une des sources RH de Libération, il aurait « rendu possible » la « culture toxique » en place dans le studio.

Ces éléments, combinés aux précédents articles de presse, ont renforcé les demandes d’une démission. Le syndicat Solidaires Informatiques, qui dispose d’une section chez Ubisoft Paris, l’a ouvertement réclamé.

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L’article de Libération explicitait par ailleurs la stratégie du studio : selon des sources internes, la direction voudrait que « l’on ne parle plus du scandale Ubisoft à l’extérieur d’ici une semaine ».

Numerama, qui avait déjà enquêté en profondeur sur les dysfonctionnements du studio, a également publié un nouvel article. Le média indique notamment, comme Libération, qu’il y a eu un nombre massif de remontées en interne depuis les premiers articles, avec dénonciation du « mur de RH » qui a plusieurs fois préféré « préféré fermer les yeux sur des témoignages de femmes plutôt que de mener des enquêtes et d’agir pour les protéger. Et a, de facto, contribué à protéger des hommes, même lorsqu’ils étaient accusés par plusieurs témoins ou victimes présumées ». Le média continue par ailleurs de recevoir des témoignages directs de faits s’étalant sur les 10 dernières années.

Les têtes tombent

Face à la poursuite des révélations, Ubisoft a publié un communiqué dans la soirée de samedi à dimanche. Le groupe y annonce trois départs :

  • Serge Hascoët, qui quitte totalement le groupe. Une nouvelle majeure, puisqu’il était jusqu’ici considéré comme indéboulonnable malgré les nombreux éléments le concernant ;
  • Yannis Mallat, ex dirigeant des studios canadiens et sujet de nombreuses allégations lui aussi. Là encore, il quitte totalement le groupe ;
  • Cécile Cornet, enfin, responsable monde des ressources humaines, démissionne. Elle ne quitte par contre a priori pas Ubisoft.

Ubisoft a annoncé aujourd’hui des changements importants au niveau de sa direction. Ces changements font partie intégrante du travail global mené par la Société pour améliorer et renforcer sa culture d’entreprise. Les départs annoncés aujourd’hui font suite à un examen rigoureux que la Société a mené en réponse aux récentes allégations et accusations de mauvaise conduite et de comportements inappropriés.

Serge Hascoët a choisi de démissionner de son poste de Chief Creative Officer, avec effet immédiat. Ce rôle sera assumé dans l’intérim par Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft. Au cours de cette période, il supervisera personnellement une refonte complète du mode de collaboration des équipes créatives.

Yannis Mallat, dirigeant des studios canadiens d’Ubisoft, quitte ses fonctions et la Société avec effet immédiat. Les récentes allégations apparues au Canada à l’encontre de nombreux salariés ne lui permettent pas de continuer à assurer ses responsabilités.

Par ailleurs, Ubisoft va nommer un nouveau responsable monde des ressources humaines, en remplacement de Cécile Cornet, qui a décidé de démissionner de ce poste et ce dans l’intérêt de l’unité du Groupe. Un processus de recrutement est lancé et sera mené par un cabinet de premier plan. Ubisoft a également décidé de restructurer et renforcer la fonction RH afin de l’adapter aux nouveaux défis qui se posent à l’industrie des jeux vidéo. La Société est en train de finaliser la sélection d’une société de conseil leader pour auditer et améliorer ses procédures et politiques en matière de ressources humaines, conformément à ce qui avait été annoncé précédemment.

Notons par ailleurs qu’une vingtaine de personnes seraient encore sous le coup d’une enquête. Comme le précise le Figaro, Ubisoft a fait appel à un cabinet d’avocats externe pour les diriger : on peut supposer que le but est d’avoir un avis légal précis sur les allégations et faits liés à ces différentes personnes.
D’autres départs pourraient donc avoir lieu prochainement.

Ubisoft Forward : silence radio

L’empressement d’Ubisoft à publier un communiqué durant le week-end s’explique sans doute en partie par la tenue hier soir d’Ubisoft Forward, conférence retransmise en ligne et visant autant les joueurs que les actionnaires. Le groupe y a mis en avant ses futurs jeux tels que Far Cry 6, Watch Dogs Legion.

Peu avant le début de la conférence, Ubisoft a publié un message laconique sur les réseaux sociaux, précisant que la crise interne ne serait pas évoquée. Un choix que le studio justifie par le caractère pré-enregistré de la soirée. Les faits de harcèlement moral et sexuel, agressions sexuelles, drogues et autres sont pudiquement désignés par le mot « problèmes » dans le communiqué.
Le studio promet néanmoins de continuer à évoquer son processus de réforme : reste à savoir si ce sera également fait lors d’un évènement Ubisoft Forward ou via des communiqués plus discrets, qui seront moins visibles des clients.

Face à ce choix de passer l’affaire en cours sous silence, le média spécialisé Gamekult a choisi de ne pas couvrir la soirée en direct. Le site a préféré se contenter d’une couverture plus classique, avec relais des annonces majeures dès aujourd’hui.
Du côté des influenceurs, nous avons noté dans certains cas l’absence d’un commentaire du direct, ou un rappel des révélations de ces dernières semaines.

La réaction des actionnaires

Evoquons enfin les conséquences de ces troubles graves sur le marché financier. L’action Ubisoft a perdu environ 8% ce matin, mais cette chute intervient après un mois de hausse (10% environ), et la baisse est sans doute au moins en partie liée à une conférence Ubisoft Forward qui a pu décevoir les investisseurs.

Globalement, donc, les répercussions financières de l’affaire sont limitées.

Et ensuite ?

A ce stade, comme nous l’indiquions plus haut, on peut encore s’attendre à certains départs ou des réorganisations internes.
Restera également à éclaircir dans quelle mesure le PDG Yves Guillemot savait ou non ce qui se tramait dans son entreprise, étant donné sa proximité avec, entre autres, Serge Hascoët.

Nous vous tiendrons évidemment informés des développements futurs.

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Tu Nous ZA Pas Vus voit grand et dévoile une « petite soeur »

Par : Shadows

Fondée en 2010, Tu Nous ZA Pas Vus Productions alias TNZPV est une entreprise à l’activité double, à la fois société de production et studio d’animation. L’entité a notamment travaillé sur l’adaptation animée de Croc Blanc, ou la série Team DroniX.

Jusqu’ici centré sur Arles, TNZPV annonce une « petite soeur » un nouveau studio à Annecy, avec un démarrage prévu pour la semaine prochaine (en pratique, une partie de l’équipe est déjà au travail).

Photos : TNZPV

L’équipe s’est installée au sein de Les Papeteries – Image Factory, un lieu géré par CITIA (qui est pour rappel également derrière le Festival d’Annecy et le MIFA) qui accueille différentes entreprises du secteur de l’image, dont des studios d’animation.

Nous suivrons évidemment les projets de cette nouvelle structure, et aurons l’occasion de vous en parler dans les mois à venir.

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Sony investit 250 millions de dollars au sein d’Epic Games

Par : Shadows

Sony et Epic Games annoncent un partenariat de taille. En échange de 250 millions de dollars, Sony devient actionnaire minoritaire du créateur de l’Unreal Engine.

Si la somme est importante, la part de Sony reste minime : Epic Games pèse actuellement environ 18 milliards de dollars. Sony ne possède au final qu’environ 1,4% d’Epic Games.

En pratique, cette annonce est l’aboutissement d’un partenariat de longue date, qui s’était encore illustré récemment via une démo technique s’appuyant sur les futures versions 5 de l’Unreal Engine et de la PlayStation.
Le communiqué évoque une collaboration renforcée au sein d’une industrie à l’évolution rapide, et une vision d’expériences sociales 3D temps réel avec convergence du jeu, du cinéma et de la musique. Il faudra évidemment attendre de futures annonces pour en savoir plus.

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Harcèlement et agressions sexuelles chez Ubisoft : le point sur la situation

Par : Shadows

Vous le savez sans doute déjà : suite à une série de témoignages dévoilés depuis la fin juin, des faits de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles ont été mis au jour dans l’industrie du jeu vidéo, et en particulier chez Ubisoft. Nous vous proposons donc un récapitulatif des éléments connus, des réactions au sein d’Ubisoft mais aussi chez les syndicats et organisations du secteur. Enfin, vous trouverez dans l’article des ressources qui vous seront utiles, que vous soyez dans l’industrie du jeu ou non, pour lutter contre les actes de ce type et trouver de l’aide que vous soyez employeur, témoin ou victime.

Réseaux, journaux : la parole se libère

En juin, une série de témoignages au sein de l’industrie du jeu vidéo apparaissent notamment sur Twitter, les premiers témoignages générant évidemment d’autres partages d’expérience. Pour les consulter, ce fil Twitter en répertorie beaucoup. Si de nombreuses situations (entreprises, organismes) sont ciblées, le nom d’Ubisoft revient très régulièrement, avec des témoignages anonymes mais aussi de personnes écrivant en leur nom propre.
Les faits décrits ne se limitent pas à un seul studio d’Ubisoft, et les cas sont répartis dans l’ensemble du groupe.

La presse a évidemment enquêté sur le sujet : on citera en particulier deux articles de Libération avec une vingtaine de témoignages évoqués dans un premier volet (1er juillet), puis un second centré sur l’une des victimes (2 juillet) [articles sur abonnement]. Le journal et les témoignages soulignent « un système toxique, dominé par des hommes intouchables, que protégerait «un mur des RH» ». Erwan Cario, co-auteur des deux enquêtes, a par ailleurs été interviewé par programme B (podcast audio du 6 juillet) sur l’affaire.
Numerama a également enquêté, et publié deux articles [en accès libre] les 6 et 7 juillet : volet 1volet 2. Là encore, les témoignages sont nombreux (plusieurs dizaines de victimes et témoins, qu’il s’agisse de personnes actuellement ou anciennement dans le studio) et concordants : climat délétère, « pôle RH souvent impuissant, parfois volontairement silencieux ».
La Presse, au Canada, a recueilli 17 témoignages centrés sur Ubisoft Montréal (3 juillet).
Mediapart a également publié un article, le 6 juillet, avec d’autres témoignages.
Côté anglophone, on pourra notamment citer les enquêtes de Gamasutra (1er juillet), de Kotaku (6 juillet).

Les éléments sont donc accablants : tous ces témoignages, vérifiés, recoupés, mettent en lumière harcèlement sexuel, tentatives d’agressions sexuelles, mais aussi le fait que les agresseurs ont été protégés à la fois passivement et activement au sein du studio, avec dans certains cas des manoeuvres d’intimidation pour que rien ne s’ébruite.
Le tout, à l’échelle de l’ensemble du groupe, puisque de multiples sites sont concernés. Il ne s’agit donc pas de faits ponctuels ou limités localement. Nous vous invitons d’ailleurs évidemment à lire les enquêtes publiées, l’étendue des faits pouvant difficilement être résumée brièvement, de par leur étendue et leur durée.

Précisons également que les témoins citent clairement certains noms tels que Tommy François ou Maxime Beland (vices-présidents du pôle éditorial ; le premier aurait été mis à pied suite aux témoignages et fait l’objet d’une enquête interne, le second a démissionné), ou Serge Hascoët (directeur créatif) qui aurait couvert Tommy François.

Ubisoft promet que « le changement débute aujourd’hui »

Face à la masse de témoignages et aux enquêtes, le studio n’est évidemment pas resté silencieux. Le PDG Yves Guillemot a publié un long communiqué (qui avait aussi été envoyé en interne) le 2 juillet, en anglais.

Les faits dénoncés ne sont pas remis en question, et sont au contraire qualifiés d’inacceptables. Le dirigeant affirme que le studio va opérer « un changement de cap structurel » pour mettre fin « aux comportements toxiques ». Il annonce une série de mesures :

  • La nomination de Lidwine Sauer au poste de « Head of Workplace Culture ». Son rôle sera de se concentrer sur la culture d’entreprise et de proposer des changements au sein du groupe. Elle réfèrera directement à Yves Guillemot et mettra sur pied sur une « équipe multidisciplinaire internationale et diverse » pour l’assister dans ses efforts ;
  • dès le lundi suivant le communiqué, la mise en place de trois « sessions d’écoute » auprès des personnes employées par Ubisoft, dont le but sera d’écouter témoignages, inquiétudes, suggestions d’améliorations. Des modérateurs externes à l’entreprise en assureront le bon déroulement ;
  • en complément, le lancement sous deux semaines d’une enquête globale, là encore auprès des personnes du studio, afin d’obtenir des retours francs. L’anonymisation des propos est prévue pour faciliter le processus, sans crainte de répercussions ;
  • un audit et une refonte des procédures et politiques internes, via une société de consulting externe ;
  • enfin, la création du poste de « Head of Diversity and Inclusion », avec un ou une responsable qui ici encore rapportera directement à Yves Guillemot.

« Nous avons beaucoup à accomplir, et je suis déterminé à concrétiser ce changement », conclut Yves Guillemot.

Libération est ensuite revenu sur ce communiqué, en y ajoutant les réactions de personnes ayant témoigné dans ses colonnes : les femmes et hommes cités sont selon le cas sceptiques, dubitatives, espèrent que le changement arrivera enfin ou regrettent que ces déclarations viennent si tard, alors que des demandes claires avaient été formulées auprès de la hiérarchie.

Une ex salariée considère par ailleurs impensable que Guillemot n’ait pas eu connaissance des faits jusqu’ici ; un autre ancien salarié, même s’il évoque l’idée que Guillemot « n’a peut-être pas mesuré l’ampleur des abus », insiste sur le fait qu’il doit y avoir prise de responsabilités au plus haut niveau étant donné qu’il y a eu, au minimum, inaction de la part de la direction et de différents cadres.
Enfin, une ex employée demande qu’Ubisoft confirme publiquement que les personnes visées par des témoignages convergents, telles que Tommy François, ont bien été écartées/mises à pied.

SNJV, SELL, AFJV : une réaction timide ou absente

Bien évidemment, les organismes fédérant le secteur du jeu vidéo en France ne pouvaient pas rester silencieux face aux témoignages, et en particulier ceux visant Ubisoft.

C’est pourtant le choix fait par l’AFJV (Agence Française pour le Jeu Vidéo, entité privée qui se donne comme objectif de favoriser emploi, et innovations au sein de l’industrie) qui dans sa dernière newsletter censée compiler les faits marquants du secteur ce dernier mois, élude totalement le sujet. Pas de mention non plus dans les brèves du site officiel.

Même constat du côté du SELL (syndicat des éditeurs, dont fait partie Ubisoft), qui ne semble pas avoir pas avoir souhaité publier de communiqué sur son site ou ses comptes sociaux à ce stade.

Le SNJV (Syndicat National du Jeu Vidéo, qui rassemble les entreprises de création et édition du jeu vidéo en France, dont Ubisoft) s’est de son côté fendu d’un communiqué relativement court, qui invite les témoins et victimes à contacter « les autorités compétentes », sans pour autant évoquer de mesures concrètes à mettre en place dans les studios et en particulier chez Ubisoft.

Women In Games réclame des « actions concrètes et mesurables », propose pistes et soutiens

Women In Games (association en faveur de plus de mixité dans l’industrie), dans sa newsletter de juin, évoque de son côté directement la situation :

Le mois de juin fût marqué par une vague de témoignages sans précédent au sein de l’industrie du jeu vidéo. Dans la lignée du #metoo, de nombreuses professionnelles ont pris la parole sur les agressions et les comportements toxiques qu’elles ont subis et qu’elles continuent de subir au quotidien au sein de l’industrie.

Toutes nos pensées vont aux victimes, qu’elles aient ou non pris la parole. Les moyens que nous mettons en place pour aider sont listés plus bas. [NDLR : voir ci-dessous et par ici pour les moyens en question]

Il convient de rappeler qu’il ne s’agit pas de cas isolés mais bien d’un problème systémique qui touche au delà de notre industrie, l’ensemble de nos sociétés patriarcales.

Nous demandons à ce que des actions concrètes et mesurables soient prises par tous les acteurs de cette industrie. Le changement est possible. Par la formation des équipes, la mise en place de systèmes d’alerte fiables, les mesures prises à l’encontre des agresseurs mais aussi la fixation d’objectifs de changement mesurables (et publics) et de responsables de ce changement. Nous listons de premières ressources plus bas. Nous nous engageons à suivre les conséquences de cette crise qui nous l’espérons sera l’opportunité pour notre industrie de faire un bon en avant.

L’association en profite pour proposer des ressources diverses avec agences de formation/audit spécialisées dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Autant d’éléments qui pourront servir à des studios cherchant à corriger des dysfonctionnement ou à prévenir les discriminations.
Vous trouverez la newsletter complète et donc les ressources proposées par ici.

Women In Games rappelle que l’association a mis en place une « cellule de soutien pour les victimes de comportements toxiques ». La page associée renvoie aussi à diverses associations pouvant aider les victimes.

L’industrie du jeu vidéo traverse une période critique.

Alors que les paroles se libèrent et que de plus en plus de victimes témoignent des agressions et autres comportements toxiques qu’elles ont subies et qu’elles subissent encore aujourd’hui, nous nous mobilisons pour les soutenir.

Si vous-même ou une personne de votre entourage êtes concerné·e·s :

>>> Il vous est possible de témoigner en toute confidentialité à 3 membres de notre association : cliquez ici
>>> Vous pouvez également témoigner sur notre serveur Discord grâce à un chan dédié, et recevoir les conseils de notre communauté : rejoignez-nous
>>> Consultez notre guide pour faire face au cyber-harcèlement : https://womeningamesfrance.org/ressources/

Enfin, Audrey Leprince (fondatrice de l’association, productrice de jeux vidéo) a été interviewée par Le Monde le 2 juillet.

Le STJV appelle à « des solutions collectives »

Le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo a également pris position, en revenant sur l’ensemble des témoignages et pas uniquement sur Ubisoft.

Outre le message ci-dessus, un communiqué plus long précise la position du STJV, qui avait aussi rappelé quelques jours plus tôt sur Twitter que les employeurs sont légalement « tenus à une obligation de résultat » dans les affaires de harcèlement.

L’entité dénonce les aspects structurels de ces affaires au sein de l’ensemble de l’industrie, soulignant une certaine « culture […] du secret », la « passivité » voire « complicité » au sein de départements RH et dans la hiérarchie. De multiples facteurs qui, pour le STJV, expliquent que les réseaux sociaux soient utilisés comme plateforme de dénonciation, les victimes trouvant porte close en interne mais aussi auprès de différentes institutions du secteur. A ce propos, le STJV dénonce ouvertement « des organisations dont la priorité ne semble pas être de contraindre les employeurs à résoudre les problèmes de harcèlement dans les plus brefs délais », citant explicitement le SNJV, Capital Games, Game Connection Europe ou encore le SELL.

Le STJV avance que la solution « ne viendra pas seulement de réactions de la hiérarchie », et qu’il faut renforcer les structures indépendantes telles que les syndicats. Le STJV invite aussi les studios à réfléchir en profondeur aux réponses à apporter en interne, et à ne pas se contenter de considérer ces révélations comme une simple crise de communication.
Enfin, le STJV rappelle qu’il peut proposer aux personnes du secteur, syndiquées ou non, écoute, conseils, voire soutien juridique.

Solidaires Informatique lance un appel aux témoignages

Toujours du côté des syndicats, Solidaires Informatique a publié le 3 juillet un communiqué appelant aux témoignages de la part de victimes ou témoins, que ce soit chez Ubisoft ou dans d’autres entreprises du secteur. L’entité promet évidemment une confidentialité complète, propose son aide juridique, et indique que l’offre s’étend à toutes les personnes pouvant être concernées, syndiquées ou non, encore en poste/dans l’industrie ou non.

Après les annonces, les actes

Après la mise à jour de ces témoignages accablants pour Ubisoft, puis les annonces du groupe, reste désormais à en mesurer les résultats concrets. Outre des enquêtes internes et judiciaires sur les faits passés, Ubisoft devra, pour convaincre que le système en place évolue vraiment, communiquer sur les résultats concrets des annonces et premières mesures, en interne comme en externe.

En parallèle, cette affaire rappelle une fois de plus, d’une part, que les secteurs de la création ne sont évidemment pas épargnés par les faits de harcèlement et d’agressions (d’autant que les témoignages rendus publics ces derniers jours ne portaient pas que sur Ubisoft), et d’autre part que réseaux sociaux, médias et organismes tels qu’association et syndicats peuvent jouer un rôle face à de tels faits.

Enfin, on rappellera une fois de plus, comme l’a fait le STJV, que les employeurs sont légalement tenus d’agir face aux problèmes de harcèlement et d’agressions. Les ressources et conseils évoqués dans les différents liens cités plus haut peuvent donc également être utiles pour les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité, qui souhaiteraient prévenir, former, agir sur ces sujets.
Pour les victimes de tels faits qui liraient ces lignes, outre les éléments déjà présents dans cet article, on pourra également rappeler que des associations dédiées existent, comme l’AVFT. Celle-ci propose écoute, soutien, aide aux victimes de violences sexuelles au travail.

L’article Harcèlement et agressions sexuelles chez Ubisoft : le point sur la situation est apparu en premier sur 3DVF.

Covid-19 : quel impact sur l’industrie du jeu vidéo ? Une conférence en ligne pour comprendre

Par : Shadows

La pandémie actuelle a des conséquences majeures sur l’ensemble des secteurs de l’économie, et la création ne fait évidemment pas exception.

Le 9 juillet prochain, un webinar en français s’intéressera plus précisément au secteur du jeu vidéo, qui a fait face à une situation inédite entre les conséquences du Covid-19 sur les studios mais aussi la hausse de la demande de côté clients.
Nadine Gelly, (Directrice générale de la Guilde du jeu vidéo du Québec) et Marc Petit (Directeur Général – Unreal Engine – Epic Games) donneront leur éclairage sur la situation : défis, actions de l’industrie, avenir seront abordés.

Voici l’annonce du webinar avec le lien d’inscription :

L’Amérique du Nord représente le deuxième marché mondial du jeu vidéo et un territoire incontournable pour les professionnels français. Entre annulation de grands rendez-vous (GDC, E3) et explosion de la consommation de jeux vidéo, le COVID-19 a eu des impacts différents pour les acteurs de la filière, la plus importante des industries culturelles et créatives par son chiffre d’affaire. 

Ce deuxième webinar sur les industries culturelles et créatives en Amérique du Nord se propose de décrypter la situation actuelle face au COVID-19, d’illustrer les réponses que la filière du jeu vidéo a su mettre en place et de présenter les opportunités et les perspectives pour le secteur. 

Nos intervenants : 

Nadine Gelly, Directrice générale, Guilde du jeu vidéo du Québec

Marc Petit, Directeur général, Unreal Engine – Epic Games 

Introduction des échanges par Emma Buttin, Chargée de mission TV, VR, New Media aux Services Culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis

Modération par Léa Durand, Start-up Advisor, Business France – Amérique du Nord

Les échanges se dérouleront en français. 

Pour participer au webinar en ligne ce 9 juillet à 11h (Eastern Time) / 17h (France), inscrivez-vous ici ! 

Cet évènement est organisé par Business France en association avec le Ministère de la Culture, le Consulat général de France au Québec et les Services Culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis. Ce webinar fait suite à d’autres actions pour accompagner les entrepreneurs culturels comme le Créative Lab

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