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La Cartouch’verte : une association pour réconcilier animation et environnement

Par : Shadows

A l’occasion des RADI-RAF (conférences sur lesquelles nous vous avons proposé un dossier complet), la nouvelle association La Cartouch’Verte a eu l’occasion d’annoncer son lancement. L’initiative méritait cependant une mise en lumière spécifique, et voici donc quelques informations complémentaires.

La volonté de l’association : favoriser l’essor de pratiques éco-responsables dans le secteur de l’animation.
Dans un premier temps, et comme son nom l’indique, l’association se concentre sur le site de la Cartoucherie, à Bourg lès Valence. Mais le but reste de diffuser plus largement pratiques et informations.

Pourquoi une association ?

Outre l’aspect purement écologique, La CartouchVerte avance qu’il est utile d’anticiper les futures normes qui viendront inévitablement s’appliquer : le changement climatique et l’énergie sont des enjeux majeurs qui auront un impact sur tous les secteurs.

D’autres points sont mis en avant par La Cartouch’Verte dans son constat : la volonté de prouver que la démarche écologique s’accompagne d’un bénéfice économique, la communication avec les institutions sur les conditions permettant une démarche éco responsable, la nécessité de sensibilisé les professionnels, ou encore l’intérêt du secteur à adopter une démarche « open research » et à partager les informations.

En clair : pour La Cartouch’Verte, lancer une démarche commune et ouverte relève non seulement d’une volonté environnementale mais aussi d’une nécessité pour l’industrie.

Quelles entités impliquées ?

L’association rassemble déjà les entités suivantes : Les Astronautes, Ooolala, Workflowers, Andarta Pictures, Miyu, Cap in prod , Studio boom.

Son bureau est également annoncé :

Le président : Jean Bouthors, producteur Les Astronautes ;
Le vice président : Jean-Baptiste Wery, directeur du studio Ooolala et producteur dandelooo ;
La trésorière : Vanessa Labarthe, productrice Les Astronautes ;
Le secrétaire : Cédric Lejeune, fondateur de Workflowers.

Quelles actions ?

L’association explique qu’elle compte :

  • offrir un espace de dialogue et d’échange au sein de la Cartoucherie et vers l’extérieur ;
  • sensibiliser les acteurs aux nécessaires évolutions et pratiques que cette thématique suggère;
  • proposer un centre de ressources et de documentation gratuit et accessible à tous ;
  • réfléchir, documenter et accompagner à l’élaboration d’un label et d’un calculateur d’impact carbone.

La Cartouch’Verte compte bien s’attaquer à des sujets divers : la question du bâti (clim, isolation, etc), des usages (transports, réduction de la consommation d’énergie) ou encore du matériel (seconde vie ou recyclage).

La première action concrète : différents studios de la Cartoucherie vont mesurer la consommation électrique associée à différents métiers clés du secteur de l’animation.
On manque en effet cruellement de données sur le sujet, ce qui empêche également de mesurer les progrès.
Il s’agit d’une démarche simple (quelques wattmètres suffisent pour les mesures) mais qui donnera des informations détaillées, en fonction du métier et des outils. De quoi permettre aussi de mesurer les progrès accomplis par la suite.
Les résultats de cette première mesure devraient être publiés courant 2021, et l’association en profitera pour annoncer d’autres actions.

Pour aller plus loin

Il est possible de rejoindre l’association, qui est pour le moment ouverte à toutes les sociétés et personnes du milieu de l’animation situées autour de la Cartoucherie.
Voici les différents tarifs :

  • 100€ pour les entreprises ;
  • 20€ pour les membres individuels ;
  • 5€ en tarif réduit (si vous êtes une personne bénéficiaire du RSA et des minimas sociaux, ou encore en formation).

La Cartouch’Verte dispose d’un site internet, d’un groupe Facebook, d’un groupe LinkedIn.

Enfin, voici la conférence des RADI-RAF au cours de laquelle l’association a présenté ses actions :

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Layout, surfacing, production… Découvrez les nouveaux postes à pourvoir sur 3DVF

Par : Shadows

Nous vous proposons un nouveau point sur les postes actuellement disponibles via notre système d’offres d’emploi.

N’oubliez pas que vous pouvez également suivre les offres via notre Newsletter Emploi, ou en nous suivant sur les réseaux sociaux (notez d’ailleurs que nous avons récemment rejoint Instagram).

Et pour les studios qui souhaiteraient rejoindre notre plateforme emploi, n’hésitez pas à nous contacter : contact@3dvf.com.

Fix Studio

L’équipe Fix Studio, basée à Clichy, a deux postes à pourvoir en Layout/anim et Pipeline TD/développement.

Hilo3D

Hilo3D propose un poste d’infographiste 3D à Bordeaux, en CDI.

Dwarf Animation

L’équipe de Dwarf recrute en character surfacing à Montpellier.

Ellipse Studios Paris

Ellipse Studio chez un(e) TD Fabrication 3D pour son studio de Paris.

Brunch Studio

Brunch recrute un(e) artiste 3D pour son équipe parisienne, et propose également un stage en Edit.

Nki

Enfin, Nki Studio recrute un(e) chargé(e) de production sur Paris.

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CD Projekt RED : après les menaces, les pirates passent aux actes

Par : Shadows

Nous vous l’avions annoncé, le studio de jeux vidéo CD Projekt RED a été la victime d’un important vol de données. Les criminels qui ont réussi à s’infiltrer dans le système informatique de l’entreprise ont pu récolter code source de jeux, mais aussi données commerciales ou encore documents administratifs. Il s’agit donc d’une attaque de type ransomware (rançongiciel en français) : des pirates prennent en otage les données d’une entité en les chiffrant puis en demandant une rançon pour obtenir une clé de déchiffrement. Ici, CD Projekt RED disposait d’une sauvegarde, les pirates menaçaient donc de divulguer ou vendre les données.

CD Projekt RED avait publiquement annoncé ne pas vouloir payer. Les pirates ont de leur côté mis leurs menaces à exécution, comme le signalent des spécialistes : les données ont commencé à être diffusées en ligne, avec pour débuter le code source du jeu de cartes Gwent (dérivé de la licence The Witcher).

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En parallèle de cette preuve du vol, les auteurs du piratage ont mis à prix le reste du code source pillé (dont le code des jeux The Witcher 3, Cyberpunk 2077), avec des enchères débutant à 1 million de dollars, et une vente immédiate à toute personne prête à débourser 7 millions.
Le tout contient également les documents internes récupérés durant le piratage, ainsi que d’énigmatiques « CD Projekt RED offenses », une formulation qui semble désigner des documents compromettants. Le message de rançon parlait déjà de données censées être particulièrement négatives pour l’image du studio, tant auprès du public que des investisseurs ; néanmoins les auteurs du vol de données n’ont pas donné plus de détails sur le contenu supposé de ces documents, et il est donc difficile à ce stade de savoir dans quelle mesure ces éléments sont ou non compromettants, ou même réels.

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En parallèle de ces développements, une entreprise a publié un rapport selon lequel les attaques de type ransomware auraient rapporté de l’ordre de 350 millions de dollars en 2020. Une somme en très forte hausse par rapport aux années précédentes.

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Disney ferme les studios Blue Sky : la fin de près de 35 ans d’aventures

Par : Shadows

Deadline vient de le révéler : le géant du divertissement Disney a décidé de mettre fin à l’aventure Blue Sky, ex division de 20th Century Fox Animation connue notamment pour son travail sur la franchise L’Age de Glace.

Les raisons derrière la fermeture

Cette annonce n’est pas totalement surprenante : depuis le rachat d’une majorité de la Fox par Disney, la question se posait de la pertinence d’un 3ème studio d’animation aux côtés de Disney et Pixar. L’aventure se poursuivait pourtant jusqu’ici, avec notamment le film Les Incognitos en 2019, et un nouveau long-métrage prévu pour 2022 (nous y reviendrons).

Malheureusement, la pandémie aura eu raison de cette cohabitation. De multiples branches du groupe Disney ont en effet été frappées de plein fouet par la crise, qu’il s’agisse des salles de cinéma désertées ou des lieux de divertissement tels que les parcs, incompatibles avec les mesures sanitaires. Alors que les recettes s’amenuisent, Disney semble donc avoir voulu lâcher du lest.
C’est d’ailleurs cette explication qu’un porte-parole du studio a donné à Deadline.

Given the current economic realities, after much consideration and evaluation, we have made the difficult decision to close filmmaking operations at Blue Sky Studios.

Si, historiquement, les studios Blue Sky ont su amasser des sommes importantes au box-office avec L’Age de Glace, son dernier projet Les Incognitos n’avait rapporté que 171 millions de dollars : une somme honorable mais sans doute insuffisante pour lancer des suites, et largement inférieure aux 400 à 900 millions des opus L’Age de Glace. Probablement une raison de plus, du côté des dirigeants de Disney, pour mettre fin à Blue Sky.

Renvois, projet arrêté : les conséquences de l’annonce

Cette fermeture a pour conséquence directe la destruction de 450 emplois. Le groupe Disney a beau annoncer vouloir proposer à certains des postes dans d’autres de ses studios, il est évident (surtout avec la nécessité d’économies comme raison de la fermeture) que beaucoup se retrouveront sans emploi.

Autre conséquence de la fin du studio : l’arrêt de la production du film Nimona, réalisé par Patrick Osborne et qui devait sortir en 2022. Le film adapté d’une bande dessinée de Noelle Stevenson aurait mêlé fantasy et SF, et mis en scène l’alliance d’une jeune femme capable de changer d’apparence et d’un chevalier déchu devenu savant fou, capable d’utiliser des dragons OGM si le besoin s’en fait sentir.
Le film avait besoin d’encore 10 mois de production, et ne verra donc jamais le jour. Patrick Osborne, de son côté, signait ici son premier long-métrage : on lui devait déjà les courts Feast et Pearl (court animé en 360° visible en intégralité ici).

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Feast/Le Festin (2014 – Studios Disney)

Quid des licences ?

Enfin, Disney garde évidemment la main sur les précieuses licences des studios Blue Sky dont L’Age de Glace, bulldozer ayant rapporté plus de 3 milliards de dollars au box-office en 5 films. Il semble peu probable que le studio enterre une licence aussi juteuse, et on peut donc imaginer un retour éventuel des personnages sous une forme ou une autre, sur petit ou grand écran.

Nostalgie

Pour finir, nous vous invitons à vous replonger dans l’Histoire des studios Blue Sky. Au départ, l’enttié s’est surtout fait connaître dans les domaines de la publicité et des effets visuels, animant par exemple les cafards amateurs de danse du film Joe’s Apartment (Bienvenue chez Joe), sorti en 1996.

Après l’entrée au capital du studio de la Fox, Blue Sky travaillera également sur Alien, la résurrection, Fight Club ou encore Titan AE. Si ce dernier fut un échec commercial, il marquera le début d’une nouvelle aventure : l’animation. Alors que selon Chris Wedge, la Fox envisageait de vendre le studio, un dernier coup de poker est tenté : la production du film L’Age de Glace. Ce dernier sera un succès planétaire, inaugurant une longue suite de films d’animation :

  • 2002 : L’Age de Glace (réalisation : Chris Wedge, Carlos Saldanha) ;
  • 2005 : Robots (Chris Wedge, Carlos Saldanha) ;
  • 2006 : L’Age de Glace 2 (Carlos Saldanha) ;
  • 2008 : Horton (Jimmy Hayward, Steve Martino) ;
  • 2009 : L’Age de Glace 3 – Le Temps des Dinosaures (Carlos Saldanha, Mike Thurmeier) ;
  • 2011 : Rio (Carlos Saldanha) ;
  • 2012 : L’Age de Glace 4 – La Dérive des Continents (Steve Martino, Mike Thurmeier) ;
  • 2013 : Epic : La Bataille du royaume secret (Chris Wedge) ;
  • 2014 : Rio 2 (Carlos Saldanha) ;
  • 2015 : Snoopy et les Peanuts, le film (Steve Martino) ;
  • 2016 : L’Age de Glace : les lois de l’univers (Mike Thurmeier, Galen T. Chu) ;
  • 2017 : Ferdinand (Carlos Saldanha) ;
  • 2019 : Les Incognitos (Troy Quane).

Un écureuil amateur de noisettes, l’univers de Dr.Seuss, des perroquets amateurs de samba, un peuple vivant dans les bois, Snoopy, un taureau, un espion-pigeon… Blue Sky nous aura plongés dans des univers variés, colorés et souvent hors normes. Si sa licence phare restera L’Age de Glace, le studio avait largement prouvé sa capacité à explorer d’autres mondes.

Le rachat de la Fox par Disney en 2019, suivi par la crise de 2020, auront donc finalement eu raison de cette aventure.

On souhaitera évidemment à l’ensemble des équipes Blue Sky de retrouver rapidement du travail.

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MAJ – Environnement toxique : des ex employés de BUF Montréal témoignent (MAJ : nouveaux témoignages)

Par : Shadows

Mise à jour du 09/02/2021 : ajout de nouveaux témoignages en page 2, reçus suite à la publication de l’article.
A la demande de lecteurs basés au Canada, une version anglaise est par ailleurs accessible (via le drapeau situé dans la barre supérieure)
Publication initiale le 22/01/2021

Ces derniers mois, plusieurs studios du secteur du divertissement ont fait l’objet d’enquêtes journalistiques voire judiciaires. En cause, des problèmes internes tels que du harcèlement moral. 

Nous avons récemment pu échanger avec des personnes ayant fait partie de BUF Montréal. Elles nous ont indiqué avoir été témoins ou victimes de différents comportements de la part de l’équipe dirigeante : gestion problématique des heures supplémentaires, traitement des personnes employées ayant provoqué de nombreux départs volontaires, mais aussi des problèmes psychologiques. 

Avant toute chose, précisons qu’il ne s’agit pas ici d’une plaidoirie contre le studio BUF en lui-même : l’entreprise a 30 ans, et sa branche principale située en France n’est pas l’objet de cet article, qui se focalise sur BUF Montréal, créé bien plus récemment. 

Voici un condensé des éléments que nous avons pu recueillir et recouper auprès de plusieurs personnes ayant fait partie du studio. 

Nous nous sommes uniquement intéressés aux évènements récents, et avons recoupé des éléments sur les trois années écoulées. Conformément à la demande de nos sources, nous avons conservé leur anonymat ; bien évidemment, nous avons pu confirmer leur identité et qu’elles ont bien fait partie du studio. En outre, nous avons volontairement conservé uniquement les éléments rapportés par plusieurs personnes, sauf mention contraire. 

A l’inverse, si l’on peut trouver certains témoignages de personnes passées par le studio sur des sites spécialisés dans la notation d’entreprises, comme Glassdoor, nous avons volontairement mis ceux-ci de côté, puisqu’il ne nous est pas possible de vérifier si ces témoignages viennent bien de personnes passées par le studio. 

Si, comme nous l’indiquons plus bas, certaines allégations correspondent à des points très courants dans le milieu de l’image, il nous a néanmoins semblé important de relayer ces témoignages, d’une part car ces personnes (qui ont pu connaître d’autres studios avant ou depuis cette expérience) y voient une situation spécifique, d’autre part car même si des éléments comme la gestion des heures supplémentaires se retrouvent dans de nombreuses structures, le sujet mérite, selon nous, d’être soulevé et discuté. 

« Mentalité BUF » : les témoignages 

Nos différents témoins nous ont indiqué avoir fait face à ce que plusieurs ont explicitement appelé la « mentalité BUF » : 

  • un management des équipes qui passe essentiellement par des propos négatifs et rabaissants. S’il est évidemment logique que des équipes puissent recevoir des retours négatifs lorsque cela s’avère nécessaire, plusieurs témoins évoquent une systématisation des plaintes autour de la rapidité et de la qualité du travail, une absence d’encouragements sur le travail effectué, avec des critiques virant au dénigrement et aux insultes, à l’infantilisation ; 
  • des propos et comportements irrespectueux variés : certains témoins évoquent des cris sur des artistes de la part de la hiérarchie, des remarques inappropriées sur leur tenue vestimentaire, des injures. Un des témoignages souligne que les dérives et injures sont d’autant plus problématiques qu’une charte anti discrimination et harcèlement est signée à l’entrée en poste ;
  • plus globalement, les témoins évoquent une structure fortement clivée entre le haut de la hiérarchie et les équipes, même si, nous précise par exemple un des témoins, les mauvais comportements de leads ne sont évidemment pas une généralité ; 
  • des heures supplémentaires très fortement encouragées, perçues comme obligatoires par plusieurs témoins, sous peine d’être très mal vu de la hiérarchie. 
    Ces heures supplémentaires se composaient typiquement de deux soirs par semaine (18h-22h voire plus) et un jour en fin de semaine. Les témoins avancent également que si en théorie de telles heures peuvent être compensées, au choix, par un supplément de salaire ou des congés, en pratique seule la seconde option était autorisée. 
    Les témoins nous expliquent avoir d’autant plus mal vécu ces heures supplémentaires qu’une partie des superviseurs avaient tendance à s’éclipser en soirée pour se détendre au bar voisin, ce qui joue évidemment dans la perception du clivage hiérarchique évoqué précédemment. Enfin, certains témoignages insistent sur le fait que ces heures supplémentaires étaient étalées dans le temps, plusieurs mois d’affilée devenant de fait la norme au sein du studio et non une phase exceptionnelle en fin de projet. 
  • plusieurs témoins nous indiquent par ailleurs que la hiérarchie locale leur avait demandé de cacher certaines informations au PDG du groupe: plus précisément, il s’agirait de ne pas révéler l’usage, dans cette branche canadienne, d’outils logiciels du marché alors que la consigne théorique est de n’utiliser que les outils propriétaires du studio ; 
  • enfin, plusieurs problèmes soulevés étaient selon nos témoins connus des ressources humaines, sans que des mesures ne soient prises. 

Si certains de ces éléments semblent anodins, nos témoins expliquent qu’ils sont venus se rajouter à une ambiance de travail chaotique, notamment en raison de la très forte proportion de profils junior. Le tout formant une ambiance délétère et pesante, aux conséquences lourdes. 

Le système d’immigration canadien a également été un facteur, avancent les témoins, car les contrats sont fermés, liés au poste : démissionner est donc un choix lourd de conséquences. 

Quelles conséquences ? 

Plusieurs de nos contacts nous ont ouvertement décrit leur ressenti personnel au sein du studio, ou ce dont ils ont pu être témoins : arrivée au travail la boule au ventre, pleurs (y compris au sein du studio et sans que la hiérarchie ou les rh ne fassent évoluer la situation) ou encore cas de dépression. 

Les témoins évoquent de nombreux départs volontaires ; la majorité d’entre eux a d’ailleurs préféré partir pour ne plus vivre cette situation. 

Il semble que la direction ait cherché à agir, avec la mise en place d’un système de remontées de plaintes anonymes. Problème : suite à une de ces remontées, avancent certains des témoins, le directeur local, très en colère, aurait ouvertement et publiquement insulté deux personnes du studio, et semblait convaincu d’avoir pu identifier la source de la plainte. Il aurait également publiquement évoqué son intention de lever l’anonymat du témoignage en faisant appel aux spécialistes informatique du studio. Des accusations évidemment particulièrement graves et susceptibles de briser toute confiance du personnel par la suite. 

Pourquoi témoigner ? « Je ne voudrais pas qu’il arrive la même chose à quelqu’un d’autre » 

Lorsque des témoignages sortent dans les médias, certains commentaires reviennent souvent : « pourquoi ». Pourquoi témoigner, dans quel but. 
Nos témoins sont relativement unanimes sur ce point. Une personne nous explique ainsi espérer que son témoignage « puisse aider de futurs employés », en leur évitant par exemple de subir du harcèlement moral. Une autre personne nous dit avoir « peur » que ces comportements ne dérivent davantage et « qu’il se passe quelque chose de vraiment grave » si quelqu’un de plus faible venait à en être victime. Un troisième témoin ajoute « je ne voudrais pas qu’il arrive la même chose à quelqu’un d’autre ». 

Enfin, une des personnes qui nous avons interrogées explique n’avoir au final pas vraiment subi directement des éléments comme le harcèlement ou les injures, mais avoir très clairement perçu les effets de la situation sur des collègues. 

Agir durant leur passage au sein du studio leur était difficile : les témoins expliquant avoir vu des crises de pleurs ou angoisse en présence de l’équipe de supervision et/ou des ressources humaines, sans que des mesures ne soient prises, ont évidemment pu être découragés. De même, plusieurs témoins ont insisté sur le fossé existant entre les équipes et la tête du studio, ce qui a pu constituer un frein supplémentaire. Enfin, l’allégation selon laquelle une remontée de problème a débouché sur une hostilité ouverte envers la personne soupçonnée d’en être à l’origine, avec menace de désanonymiser le témoignage, a pu refroidir toute volonté d’action. 

Rappelons aussi à nouveau que le système d’immigration canadien lie, pour un travailleur étranger, le contrat de travail au permis de séjour : risquer de perdre son poste peut donc avoir de graves conséquences. 

Enfin, la peur du blacklistage est très forte, dans un milieu finalement assez réduit et où la réputation compte beaucoup : il est éloquent, sur ce point, de constater que les témoins ont préféré ne pas témoigner à visage découvert. 

Des accusations graves mais pas isolées ? Une raison supplémentaire pour en parler 

Face aux témoignages, nul doute que certains d’entre vous seront tentés de dire qu’ils ont déjà vécu ce genre de situation ailleurs, et que bien des studios se rapprochent de ces éléments. Heures supplémentaires facultatives en théorie seulement, artistes ne se sentant pas respectés, burn-out, turn-over important, par exemple, ne sont effectivement pas des nouveautés au sein de l’industrie de l’image. 

Deux points nous conduisent toutefois à mettre cette situation en avant. 

Tout d’abord, l’impact des faits sur les artistes : si des problèmes de management sont courants, il est rare qu’autant de personnes témoignent, durant une même période, avoir eu une expérience si négative qu’elle a provoqué chez une partie d’entre elles larmes, crises d’angoisse, troubles psychologiques. 

En outre, l’idée que certains au moins des points abordés seraient courants est, peut-être, une raison de plus d’en parler : le fait qu’un problème soit répandu n’est-il justement pas une raison pour y réfléchir au sein de l’industrie toute entière ? 

Dans cette optique, l’idée de cet article n’est pas juste d’évoquer un studio particulier, mais de se servir de cette situation pour souligner les conséquences possibles sur les artistes, et donc réfléchir à des moyens de, peut-être, travailler autrement. 

De la même façon que le secteur du jeu vidéo mène des réflexions sur le « crunch », qui a des décennies durant été la norme malgré ses effets sur les employés, peut-être que certains éléments vus comme « normaux » en postproduction, VFX, animation à force d’habitude mériteraient eux aussi une mise en lumière. 

Avec, à la clé, de meilleures conditions de travail pour toutes et tous. 

Droit de réponse : la réaction de BUF

Face aux contenu des témoignages, nous avons contacté BUF afin d’obtenir un éventuel droit de réponse.
Le studio nous en a communiqué un : le voici donc, dans son intégralité.

« Nous regrettons et contestons la description qui est faite des conditions de travail au sein de BUF MONTREAL, au moyen de « témoignages anonymes », présentés comme nombreux, décrivant une situation prétendument grave et généralisée. 

Il s’agit en réalité d’un nombre très restreint de personnes, embauchées dans le cadre d’un premier emploi et affectées à un projet qui s’est avéré intense, qui livrent ici, après leur départ, une version très subjective de leur expérience. 

Nous nous étonnons que vous ne précisiez pas que vous avez contacté de nombreux autres salariés de BUF, dans le cadre d’une « enquête » qui s’annonçait clairement à charge puisque sollicitant uniquement des témoignages de « comportements problématiques ou illicites ». Et que nos salariés n’ont pas souhaité répondre à votre demande, parce qu’ils n’ont jamais assisté aux situations qui vous ont été décrites et que vous rapportez sans avoir effectué de vérification préalable auprès de quiconque. 

Les accusations portées à notre encontre ne reposent donc que sur quelques « témoignages » isolés et non vérifiés. Vous ne décrivez aucun fait, aucune situation précis et daté à l’appui de ces accusations particulièrement graves, et pour cause. 

Ni récemment ni durant les dernières années, nous n’avons été saisis de plainte ou de réclamation quelconque relative à des faits de harcèlement moral, d’insulte, de comportement déplacé ou de violence physique ou verbale, quelle qu’en soit la nature. 

Aucune scène de cris ou de pleurs ne nous a été rapportée, alors que le travail s’effectue au sein d’un open-space. Les salariés en poste actuellement, que nous avons interrogés, nous indiquent n’avoir assisté à aucun fait de dénigrement, comportement irrespectueux, éclat de voix ou propos rabaissant. Et encore moins à des injures ou des remarques inappropriées sur les tenues vestimentaires de chacun. 

Nous n’avons pas non plus constaté, récemment ou durant les dernières années, d’arrêts de travail pour cause de dépression ou de « problèmes psychologiques » quels qu’en soient la nature, ni des départs volontaires liés aux conditions de travail. Et nous n’avons jamais fait l’objet d’enquête judiciaire ou administrative. 

Les équipes et la Direction sont choquées de lire ces accusations, exprimés en des termes graves et généraux mais que rien n’étaye, sans que manifestement aucune recherche complémentaire n’ait été effectuée – et qu’en premier lieu nous n’ayons même pas été préalablement contactés. 

Nous sommes également choqués de la description faite du recours aux heures supplémentaires dans notre entreprise. 

Contrairement à ce qui est suggéré, le recours aux heures supplémentaire est légal en droit français comme en droit canadien, et la compensation de ces heures par des repos l’est également. Les heures supplémentaires sont souvent nécessaires dans notre activité.

La compensation des heures supplémentaires par du repos plutôt que par du salaire est un choix qui appartient à l’employeur. Nous avons fait ce choix pour éviter, précisément, les situations de burn out ou de surcharge de travail. Nos salariés en sont informés dès l’embauche et c’est inscrit dans le « manuel de l’employé », remis à la prise de fonctions. 

Nous sommes surpris de voir cette situation, légale et légitime en tout point, décrite comme une « ambiance de travail chaotique » ou encore l’expression d’une « mentalité BUF ». 

Il n’existe pas de clivage particulier dans notre structure de fonctionnement, autre que celui qui naît naturellement de l’existence d’une hiérarchie nécessaire dans une entreprise. Nous notons en revanche que ne sont pas évoquées les mesures que nous mettons en œuvre pour favoriser au mieux la communication entre nos équipes. 

La prétendue crainte de perdre son emploi et donc son permis de travail comme celle d’être « blacklisté » n’est pas fondée : il y a plus de 30 studios à Montréal, l’offre d’emploi est abondante et le graphiste est une denrée rare et retrouve du travail quasiment du jour au lendemain.  

Vouloir lancer un débat sur les conditions de travail dans les entreprises de production audiovisuelle peut paraître louable. Mais cela ne saurait se faire sur la seule base de quelques « témoignages » anonymes, plus que subjectifs et évoquant des éléments vagues ou inexacts, et non contextualisés. 

Nous regrettons l’absence de travail journalistique sérieux qui vous aurait pourtant permis d’éviter de stigmatiser une entreprise qui, en effet, et contrairement à ses concurrents, embauche beaucoup de jeunes sortant de formation et dépourvus de toute expérience, leur donnant ainsi leur première chance ; une entreprise qui permet à ses graphistes, même débutants, de réaliser des plans entiers et d’acquérir ainsi de l’autonomie et de la polyvalence et une expérience à revendre auprès des grands studios ; une entreprise qui fut une des rares, à Montréal, à maintenir le maximum d’emplois et à accorder une aide financière à ses salariés durant la crise sanitaire. 

Malgré ces accusations graves et infondées, dont nous ne comprenons pas l’objectif et qui nuisent d’abord et avant tout à nos équipes, nous nous emploierons, comme nous l’avons toujours fait, à travailler dans le respect des règles légales tout en veillant au bien être de nos collaborateurs et au respect de leurs droits.« 

Précisions

Le droit de réponse mettant directement en cause le travail de 3DVF et pas simplement les éléments rapportés, la rédaction a souhaité apporter quelques compléments.

  • Nous avons effectivement contacté plusieurs personnes faisant ou ayant fait partie du studio. Nous avons, comme il se doit, cherché à recouper les éléments que nous avions reçus de façon objective et sans guider les témoins éventuels : nous avons donc indiqué que l’on nous avait signalé des problèmes chez BUF Montréal, que nous souhaitions enquêter, et demandé à chaque personne contactée si elle avait été « témoin/victime de comportements problématiques et/ou illicites et [souhaitait] échanger sur ce sujet ».
    La formulation était volontairement floue, et nous avons justement pris soin de ne pas préciser les reproches/éléments que nous avions déjà reçus, précisément afin de ne pas mener une enquête à charge, mais d’obtenir des retours spontanés, puis de recouper les éléments afin de vérifier s’ils se contredisaient ou concordaient.
  • Il est exact que les éléments recueillis ne concernent pas l’ensemble des personnes employées au sein du studio : notre article ne dit pas l’inverse, et nous soulignons même explicitement qu’une des personnes interrogées a perçu une situation problématique, mais sans en être victime directement.
    Nous ne voyons en revanche pas en quoi le fait que des personnes vivent/aient très bien vécu leur passage par le studio change quoi que ce soit au vécu douloureux des témoins cités.
  • Nous ne qualifions à aucun moment le recours aux heures supplémentaires d’illégal et nous étonnons donc que la réponse porte sur leur légalité. Nous soulignons en revanche la pression ressentie par les témoins, les conditions d’usage de ces heures supplémentaires et notamment leur durée.
  • En ce qui concerne l’absence de faits datés, avec noms des personnes présentes : c’est effectivement une faiblesse de l’article, mais indispensable pour préserver l’anonymat des témoins, conformément à leur demande. Les témoignages complets sont évidemment plus détaillés.
    Nous donnons en revanche certains points précis, comme les témoignages selon lesquels le directeur du studio à Montréal aurait cherché à désanonymiser une plainte remontée en interne : nous sommes surpris de l’absence de réponse sur ce point, qui est pourtant factuel, grave, et contredit l’idée que le studio n’aurait jamais été « saisi de plainte ou de réclamation quelconque ».
  • Plus globalement, nous regrettons que le studio, au lieu de rejeter en bloc les éléments mis en avant en s’appuyant sur l’absence de témoignages internes et le fait que d’autres personnes aient bien vécu leur passage au studio, ne se demande pas, puisque les témoins sont bien réels, pourquoi ces personnes n’ont pas pu ou souhaité parler à visage découvert et à la hiérarchie.
  • Enfin, le droit de réponse précise que le studio s’emploiera « à travailler dans le respect des règles légales tout en veillant au bien être de nos collaborateurs et au respect de leurs droits » : cela correspond justement à l’objectif des personnes ayant témoigné.

A nos lectrices et lecteurs : 3DVF reste comme toujours à votre écoute, et vous pouvez nous contacter par mail sur contact@3dvf.com, ou via les messages privés de nos comptes sociaux.

Page suivante : quelques témoignages supplémentaires, reçus suite à la parution de l’article.

L’article MAJ – Environnement toxique : des ex employés de BUF Montréal témoignent (MAJ : nouveaux témoignages) est apparu en premier sur 3DVF.

eRADI-RAF : l’animation vous donne rendez-vous les 3 et 4 février

Par : Shadows

Mise à jour du 2 février : rappel de l’évènement et mise à jour du programme.
Publication initiale le 21 janvier 2021.

Après avoir été repoussées pour cause de pandémie, les Rencontres Animation Formation et Rencontres Animation Développement Innovation (RADI-RAF) 2020 auront finalement lieu les 3 et 4 février 2021, en ligne et en accès gratuit.

Rappelons le concept : chaque année, ces journées organisées par le Pôle Image Magelis avec le soutien du CNC, d’AnimFrance, de la CPNEF Audiovisuel, de l’AFDAS, d’AUDIENS et de la FICAM sont l’occasion pour les entreprises et écoles du secteur de l’animation de se réunir à Angoulême pour faire le point sur les innovations, le marché, la situation de l’emploi et des formations.

Nous avions déjà eu l’occasion de vous présenter quelques sessions filmées de cet évènement (vous en retrouverez un échantillon en fin d’article) ; cette édition dématérialisée sera l’occasion de découvrir plus en profondeur les RADI-RAF : pas d’excuse pour ne pas y participer, même si vous êtes loin d’Angoulême !

Le programme est disponible ci-dessous ; une version plus détaillée est aussi en ligne, avec les noms des intervenants.
Il colle évidemment à l’actualité : télétravail, crise sanitaire & cinéma, réponses face à la situation, nouvelles pratiques seront donc très largement discutés.
En outre, on y trouvera des thématiques comme l’Open Source, Blender, de nouveaux outils, ou encore l’impact écologique de l’animation.

L’inscription est gratuite et obligatoire ; elle se fait sur le site officiel. Vous recevrez un mail de confirmation par la suite.

Mercredi 3 février 2021

10h15-10h30 Interlude animé proposé par AnimFrance et Hiventy
10h30-10h40 Introduction – Véronique Dumon et Stéphane Singier
10h40-10h45 Discours d’ouverture – Jérôme Sourisseau, Président du Pôle Image Magelis
10h45-11h15 Keynote d’ouverture : sommes-nous à l’aube d’une disruption des techniques d’animation ?
11h15-12h05 2020 en mode « remote »

12h05-13h45 Interludes animés proposés par le Réseau des Ecoles de Cinéma d’Animation (RECA) et AnimFrance & Hiventy

13h45-14h00 L’Open Source : Qu’est-ce que c’est ?
14h00-14h30 Le développement des logiciels Open Source dans le domaine du film par l’Academy Software Foundation
14h30-15h10 Open Source : Blender gagne du terrain en production
15h10-15h25 Questions/Réponses : Blender gagne du terrain en production
15h25-15h50 Présentation de « Flow » – projet de pipeline
15h50-16h25 Présentation de l’appel à projets CNC « Choc de modernisation »

16h25-17h15 Interludes animés proposés par le RECA et AnimFrance & Hiventy

17h15-17h55 Nouvelles solutions innovantes au service de l’animation
Présentation de RizomUV de Rizom Lab, un outil d’édition et de dépliage UV
Présentation d’Aquarium de FatFish Lab, une plateforme nodale de gestion de pipeline et production
Présentation de PocketStudio : outils pour le travail collaboratifs en temps réel sur les scènes d’animation
17h55-18h00 Synthèse de la journée et visions prospectives
18h00-18h05 Demain, tous et toutes aux RAF ! Le programme

Jeudi 4 février

9h45-10h05 Interlude animé proposé par AnimFrance et Hiventy
10h05-10h10 Introduction Véronique Dumon et Patrick Eveno
10h10-10h15 Discours d’ouverture Jérôme Sourisseau, Président du Pôle Image Magelis
10h15-10h55 Les incidences de la crise sanitaire sur le secteur du cinéma d’animation
10h55-11h10 Questions/Réponses : Les incidences de la crise sanitaire sur le secteur du cinéma d’animation
11h10-11h50 En quoi la crise peut-elle modifier les pratiques des entreprises de la filière cinéma d’animation ?
11h50-12h15 Le plan de l’AFDAS pour répondre à la crise

12h15-14h30 Interludes animés proposés AnimFrance & Hiventy et le Réseau des Ecoles de Cinéma d’Animation (RECA)

14h30-15h20 L’animation passe au vert
15h20-15h35 Questions/Réponses : L’animation passe au vert
15h35-16h30 Actualité politique et règlementaire

16h30-16h40 Interlude animé proposé par le RECA

16h40-17h10 En quoi la crise peut-elle modifier les pratiques des écoles ? Actualités du RECA –
17h10-17h55 Former à la stop-motion : pourquoi et comment ?
17h55-18h10 Questions/réponses : Former à la stop-motion : pourquoi et comment ?
18h10-18h40 Bilan de la promotion pilote du CQP Expert technique en création numérique –
18h40-18h45 Brèves et droit de suite…
18h45-19h00 Conclusion et Fin des Rencontres

Deux exemples de conférences de l’édition 2019 : actualité politique/réglementaire, et présentation de Dynamixyz.

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Insolite : entre studios d’animation et lieux de l’image, visitez Angoulême depuis chez vous

Par : Shadows

Alors que les conditions de la pandémie restreignent les possibilités de voyager, Magelis nous propose 6 minutes de déambulation dans les rues d’Angoulême. L’occasion pour le Pôle Image Magelis, pôle de développement de la filière Image en Charente, de nous présenter les lieux principaux des activités soutenues par l’entité : BD, animation, tournages, jeu vidéo.

Si vous n’avez jamais eu l’occasion de vous rendre sur place, ou que vous comptiez chercher un poste sur place, voici donc l’occasion de vous faire une idée des lieux, avec cette vidéo 360°.
Rappelons au passage que notre carte/liste des studios comporte évidemment de nombreuses entités situées à Angoulême, notamment grâce à l’aide de Magelis qui nous a aidé à vous proposer une liste plus exhaustive.

Voici les deux versions de la vidéo : VR/TV/PC et version mobile, ainsi que le texte de présentation :

A partir d’images tournées pendant le premier confinement en avril 2020 – donc avec des rues quasi vides, Magelis a produit une expérience immersive de 6 minutes.
Particularité par rapport aux autres city tours réalisés dans les grandes capitales du monde : l’image VR est en mouvement, proposant un parcours complet entre le quartier de l’image et le plateau et créant une expérience immersive encore plus forte avec des points de vue époustouflants sur la ville, alternant vues depuis le sol et images de drones.
Une voix-off mentionne au spectateur les principaux sites liés à l’image de la ville et les écoles du campus de l’image.

La réalisation a été confiée à La Photo Aérienne / Arnaud Devis, une entreprise du Pôle Image, illustrant la capacité des talents locaux à produire des contenus complexes et innovants.

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Jusqu’à 800 000€ pour moderniser votre studio VFX/Animation/JV avec le CNC

Par : Shadows

Le CNC a annoncé le lancement d’une mesure temporaire de grande ampleur, dans le cadre du plan de relance mis en place à la suite de la crise sanitaire. Un « choc de modernisation » pour lequel 10M€ sont débloqués.

Le concept : aider financièrement les entreprises du secteur du cinéma, de l’audiovisuel et du jeu vidéo pour qu’elles accélèrent leurs investissements et améliorent leur compétitivité à l’international, en outils comme en compétences.
Voici les enjeux soulignés dans le cadre de cette mesure :

accélérer les investissements dans les studios de tournage de demain : dans la continuité du « plan studios », il s’agit de développer des équipements qui correspondent aux nouveaux modes de fabrication des films et des séries, et ouvrent à de nouveaux marchés, notamment aux productions internationales.
 
accroître l’excellence de la production numérique : la France peut compter l’excellence de ses studios de fabrication numérique, dans les domaines des effets visuels, de l’animation et du jeu vidéo. Face à la concurrence internationale de plus en plus forte, il est indispensable d’accélérer le développement d’outils et de compétences afin de maintenir et renforcer cet avantage compétitif au niveau mondial.
 
réduire l’impact environnemental des productions : l’écoresponsabilité est désormais incontournable et renvoie autant à une question de responsabilité sociétale qu’à un enjeu de compétitivité. Les professionnels doivent pouvoir compter sur des outils et équipements qui permettent aux productions de réduire très significativement leur empreinte carbone.
Ces décisions d’investissement particulièrement stratégiques s’appuieront sur une commission inédite dans sa composition, associant des profils techniques, des producteurs, des compétences managériales, des expertises environnementales des capacités d’analyse des besoins du marché et une connaissance pointue de l’environnement international.

Autrement dit, si votre studio comptait investir pour se lancer dans de la production virtuelle, mettre en place des outils plus performants ou encore déployer des solutions moins gourmandes en énergies, vous pouvez sans doute déposer un dossier.

Cette mesure est donc associée à une dotation de 10M€, qui sera répartie entre les dossiers retenus à hauteur de 800 000€ maximum par entreprise et projet. A noter, le montant n’est pas lié aux fonds propres des entreprises, comme cela peut être le cas pour d’autres aides.

Le communiqué de presse et une page sur le site du CNC donnent les grandes lignes de cette mesure, et vous permettront d’accéder au formulaire en ligne.

Voici également la composition de la commission « choc de modernisation » qui examinera les dossiers :

Président :
Gilles Gaillard, entrepreneur, ancien directeur général de Mikros Image.
Experts :
Nicolas Bonnell, Visual Effects Manager – Netflix
Camille Courau, Directrice de production, productrice exécutive
Elisabeth d’Arvieu, Directrice générale adjointe en charge de la coordination des activités cinéma, animation et international – Mediawan
Guillaume de Fondaumière, Directeur général délégué – Quantic Dream
Margaux Durand-Rival, Previs Supervisor – Les Androïds Associés
Jeanne Lapoirie, Directrice de la photographie
Cosette Liegbott, Directrice générale adjointe nouveaux business – Federation Entertainment
Claude Mourieras, Directeur général – Ciné Fabrique
Olivier Pinol, Président fondateur – Dwarf Animation Studio
Benoît Ruiz, Expert innovation / environnement – Workflowers
Carole Scotta, Présidente – Haut et Court

Notez enfin que cet appel sera le sujet d’une conférence des eRADI-RAF, le 3 février à 15h20 (visible en ligne gratuitement, sur inscription) : cette présentation sera l’occasion de donner plus de détails concrets.

Attention, la première date limite de dépôt est fixée au 12 février (une seconde au 2 avril) : ne tardez donc pas à vous pencher sur le dossier !

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Rappel : votre CV sur 3DVF, c’est possible !

Par : Shadows

L’été dernier, nous avons lancé notre nouveau système de recherche/offre d’emploi, avec de multiples fonctionnalités avec par exemple une carte et liste mondiales des studios en effets/visuels/animation/jeux vidéo/etc afin de mieux vous aider à cibler vos candidatures, des offres d’emploi visibles dès la page principale mais aussi dans une rubrique dédiée.

En outre, nous avons lancé une CVthèque accessible aux studios qui utilisent notre plateforme emploi. Vous pouvez y déposer votre CV et bande démo/portfolio gratuitement, en quelques minutes.

Il suffit pour cela de cliquer sur le bouton « poster un CV » dans la barre de navigation orange. Un compte 3DVF (gratuit) est nécessaire pour créer et gérer votre CV ; la page d’envoi de CV vous demandera donc de vous connecter par l’intermédiaire du forum 3DVF. Si vous n’avez pas encore de compte, la page de connexion vous permettra d’en créer un (il sera ensuite validé manuellement par l’équipe 3DVF, afin d’éviter le spam).

Notez aussi que le CV contient un champ permettant d’indiquer si vous êtes disponible ou non : si vous n’êtes plus en recherche, vous pourrez donc le préciser, sans avoir à supprimer votre CV pour éviter de recevoir des offres inutiles.

Vous pouvez consulter un CV type afin d’avoir une idée de la manière dont votre CV sera mis en page.

Notez enfin que le menu « Emplois » vous permet d’accéder à toutes les fonctions de la plateforme : envoi du CV, dashboard pour éditer, supprimer un CV, gestion de vos candidatures à des offres d’emploi.

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Pipeline TD/développeur, CGI Lead Artist : Découvrez les postes à pourvoir sur 3DVF – semaine 4 – 2021

Par : Shadows

Nous vous proposons un nouveau point sur les postes actuellement disponibles via notre système d’offres d’emploi.

N’oubliez pas que vous pouvez également suivre les offres via notre Newsletter Emploi, ou en nous suivant sur les réseaux sociaux (notez d’ailleurs que nous avons récemment rejoint Instagram).

Fix Studio

L’équipe de Fix Studio, basée à Clichy, recherche une personne ayant un profil Pipeline TD/Développement.

Pump

Le studio Pump recherche un CGI Lead Artist connaissant 3ds Max et Corona, pour un poste sur Lyon.

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Services d’impression 3D : les prestataires en France

Avoir recours à la fabrication additive n’implique pas toujours la possession d’une imprimante 3D : il existe aujourd’hui de nombreux services d’impression 3D qui mettent à disposition leur savoir-faire et technologies pour créer tout type de pièce, du prototype fonctionnel…

Article_3DPrintingServices

Pourquoi la banque d’images Shutterstock débourse 75 millions pour Turbosquid

Par : Shadows

Grosse annonce dans le domaine des banques d’images et modèles 3D : la banque de photos et images Shutterstock, poids lourd dans le domaine (350 millions d’images, 20 millions de clips vidéo), annonce le rachat de TurboSquid, principale plateforme d’achat/vente de modèles 3D dans le monde.

Le communiqué de presse de Shutterstock donne des détails sur cette transaction.

Son montant s’élève à 75 millions de dollars en cash, et la manoeuvre devrait être bouclée début février.
En ce qui concerne les raisons du rachat, elles sont multiples. D’une part, Shutterstock s’offre ici la plus grosse boutique de modèles 3D dans le monde, et se paie donc une part de marché importante sur un nouveau segment, alors que 3D, VR, AR sont en croissance.
D’autre part, TurboSquid n’est pas seulement un ensemble de modèles. La plateforme se décline aussi avec PixelSquid, qui permet d’acheter des rendus au format PNG créés à partir de modèles 3D. Autrement dit, un client ayant besoin d’une image 2D peut partir d’un modèle 3D de la plateforme, le faire pivoter pour obtenir l’angle souhaité, et acheter uniquement l’image qui en résulte, sans avoir à faire de rendu ou à gérer de modèle. Et justement, cette offre répond aux évolutions du marché, avec une demande croissante de rendus 3D en lieu et place des photos classiques.

Enfin, il restera à voir quelles seront les évolutions à moyen et long terme pour les personnes utilisant la plateforme ; il est par exemple possible que Shutterstock décide de faire évoluer le montant reversé aux artistes.

Le système PixelSquid
Un aperçu de quelques modèles Turbosquid

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Pipeline TD/Développeur, CGI Lead Artist, CFX, Supervision… Les postes à pourvoir sur 3DVF – semaine 2 – 2021

Par : Shadows

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Fix Studio

L’équipe de Fix Studio, basée à Clichy, vient de déposer une annonce : le studio a besoin d’une personne ayant un profil Pipeline TD/Développement.

Pump

Le studio Pump recherche un CGI Lead Artist connaissant 3ds Max et Corona, pour un poste sur Lyon.

Fortiche Production

L’équipe Fortiche Production, basée à Paris, propose de multiples opportunités : Studio Administrator, Superviseur(se) 3D Asset/Cammap, Confo Render, CFX Artist.

Brunch Studio

L’équipe Brunch, basée à Paris, a deux postes à pourvoir : direction / chargé(e) de production et Supervision CG.

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La 3D temps réel en série : un délice pour MIAM!

Par : Shadows

Le podcast Animashow est de retour, avec une interview de MIAM! Animation.

Hanna Mouchez et François Narboux, qui ont fondé la structure en 2016 et la dirigent, ont déjà pu travailler sur de nombreux projets, que ce soit en production ou distribution : Yetili, Petit Malabar, Selfish, Non-Non, Les Dangers, Culottées

Edmond et Lucy, projet preschool réalisé par François Narboux, mérite le détour : cette co-production avec Artefacts Studio (spécialisé dans le jeu vidéo) s’appuie sur Unity et est donc conçue en 3D temps réel. Le pilote est visible plus bas.

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Guido Quaroni, vétéran des studios Pixar, rejoint Adobe : une embauche de taille

Par : Shadows

Sébastien Deguy (fondateur d’Allegorithmic et désormais VP 3D & Immersive chez Adobe) annonce que Guido Quaroni rejoint son équipe.

Il s’agit d’une embauche de taille pour Adobe, comme en témoigne d’ailleurs le fait d’annoncer publiquement cette nouvelle. En effet, Guido Quaroni est un vétéran de la 3D qui a passé deux décennies chez Pixar. Il fut Supervising Technical Director sur Monstres Academy et Toy Story 3, mais était également depuis 2011 vice-président de la R&D logicielle. A ce poste, il a supervisé les outils du studio, et notamment la mise en place du projet USD (désormais open source) ou encore les évolutions de Presto, l’outil d’animation utilisé chez Pixar.

Autrement dit : Adobe embauche ici un expert des logiciels 3D, qui dispose d’une solide expérience dans l’industrie et maîtrise les processus de recherche et développement.
Son nouveau poste sera Senior Director of Engineering au sein de la branche 3D & Immersive d’Adobe. Il aidera le géant logiciel à concrétiser ses ambitions en 3D, qu’il s’agisse d’outils 3D ou immersifs.

Plus largement, cette embauche conforte l’idée qu’Adobe, après son rachat d’Allegorithmic et ses outils Substance, n’en a clairement pas fini avec la 3D/VR/AR, et compte bien renforcer sa place sur ce marché.

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Pollen Robotics : un robot programmable et contrôlable en VR au CES 2021

Par : Bastien L
pollen robotics robot vr

La startup française Pollen Robotics est présente sur le CES 2021 avec son robot humanoïde programmable Reachy. Désormais, cet humanoïde open source peut être contrôlé à l’aide d’un casque de réalité virtuelle.

Déjà au CES 2020, Pollen Robotics avait attiré l’attention avec son robot Reachy. Cet humanoïde capable de saisir des objets est entièrement programmable en Python, et totalement open source.

Le logiciel du robot est basé sur l’OS open-source de robotique : ROS 2. Le robot quant à lui est capable d’exprimer des émotions grâce à ses mouvements de tête animés par la technologie Orbita et ses antennes.

N’importe qui peut donc créer sa propre application pour une large variété de secteurs : recherche, commerce, santé, éducation, événementielle… les utilisateurs peuvent laisser libre cours à leur créativité.

Pollen Robotics étoffe son robot open source Reachy avec la réalité virtuelle

Pour le CES 2021, en cours à Las Vegas, la startup française est de retour avec une nouveauté majeure pour son robot : la réalité virtuelle. Désormais, il est possible de contrôler le robot à distance en utilisant un casque VR.

Ainsi, un opérateur à distance peut voir à travers les yeux du robot grâce à ses deux caméras faciales. Des contrôleurs permettent de manipuler ses bras pour saisir et déplacer des objets. Il est par ailleurs possible d’utiliser ce système pour entraîner le robot à exécuter des tâches.

Outre cette nouveauté offrant de nombreuses possibilités, l’ordinateur embarqué et les caméras de Reachy ont été améliorés depuis l’année dernière. Ce robot programmable et contrôlable en VR est disponible à partir de 6990€.

La réalité virtuelle et la robotique sont deux technologies dont la combinaison ouvre de nombreuses perspectives. Nous n’en sommes très certainement qu’aux débuts de cette ” symbiose “. De son côté, Toyota entraîne ses robots domestiques dans la VR pour leur apprendre à faire le ménage. Déjà en 2017, le géant japonais dévoilait un robot contrôlable en réalité virtuelle.

Cet article Pollen Robotics : un robot programmable et contrôlable en VR au CES 2021 a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

Violences sexistes et sexuelles : le CNC forme le secteur du jeu vidéo, 3 sessions à venir

Par : Shadows

En octobre dernier, nous avions relayé l’annonce du CNC de la mise en place de formations gratuites pour les employeurs. Leur objectif : aider les entreprises à mieux prévenir, détecter et agir pour lutter contre le harcèlement sexuel et les risques associés.

De nouvelles sessions ont été annoncées pour les 16 février, 2 mars, 6 avril 2021. Elles ciblent spécifiquement les producteurs de jeux vidéo, et le CNC donne tous les détails sur son site. Seul le responsable de la société peut s’inscrire.
Le programme portera sur la définition des violences sexistes et sexuelles, les modes de preuves, ou encore les obligations des employeurs : il s’agit donc essentiellement de rappeler la loi et de sensibiliser les entreprises, afin que les équipes dirigeantes puissent agir au mieux.
La formation est gratuite, financée par le CNC et animée par l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AVFT). Deux volets sont prévus : une première partie en physique, une seconde en ligne qui validera les acquis et permettra la délivrance d’un certificat.

Pour rappel, ces formations, si elles sont dans l’absolu sur la base du strict volontariat, sont depuis le 1er janvier un passage obligé pour les entreprises qui demandent à bénéficier des aides du CNC.

D’autres sessions sont prévues jusqu’à l’été : au total, plus de 1000 personnes devraient être formées d’ici le 6 juillet, que ce soit dans le cinéma, l’audiovisuel ou le jeu vidéo.

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Chaises musicales chez Intel : Pat Gelsinger remplace Bob Swan à la tête du géant

Par : Shadows

Intel annonce que son CEO Bob Swan va quitter son siège, et laisser la place à un nouveau dirigeant : Pat Gelsinger (photo).

Gelsinger était CEO de VMware (spécialiste des solutions de virtualisation) depuis 2012. Il a également déjà passé 30 ans chez Intel par le passé, participé à l’émergence de technologies clés comme l’USB ou le Wi-Fi, et fut l’architecte du processeur 80486, tout en ayant aussi eu des rôles majeurs dans le cadre des familles de processeurs Core et Xeon.

Bob Swan, de son côté, était surtout vu comme un dirigeant ayant une vision économique plus que technologique.

Pat Gelsinger aura fort à faire. Intel cherche encore par exemple à finaliser son process de gravure 7nm, l’annonce du changement de CEO évoquant d’ailleurs de « gros progrès » sans plus de détails.
Intel doit aussi faire face à des concurrences nouvelles ou oubliées : AMD a par exemple profité de ces dernières années pour rattrapper son retard et aller de l’avant avec ses architectures Zen.

En pratique la transition entre CEOs se fera le 15 février.

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CFX, CGI Lead, Supervision, surfacing… Découvrez les postes à pourvoir sur 3DVF – semaine 1 – 2021

Par : Shadows

Nous vous proposons un nouveau point sur les postes actuellement disponibles via notre système d’offres d’emploi.

N’oubliez pas que vous pouvez également suivre les offres via notre Newsletter Emploi, ou en nous suivant sur les réseaux sociaux (notez d’ailleurs que nous avons récemment rejoint Instagram).

Pump

Le studio Pump recherche un CGI Lead Artist connaissant 3ds Max et Corona, pour un poste sur Lyon.

Fortiche Production

L’équipe Fortiche Production, basée à Paris, propose de multiples opportunités : Studio Administrator, Superviseur(se) 3D Asset/Cammap, Confo Render, CFX Artist.

Brunch Studio

L’équipe Brunch, basée à Paris, a deux postes à pourvoir : direction / chargé(e) de production et Supervision CG.

Dwarf Animation

L’équipe de Dwarf, à Montpellier, propose plusieurs postes : character surfacingpipeline TDFX Supervisor.

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Pascal Bap (1960-2020) : un pionnier de la 3D française nous quitte

Par : Shadows

Nous avons appris le décès il y a quelques jours de Pascal Bap, qui a marqué l’histoire de la 3D en France.
Dans les années 80, il avait rejoint TDI (Thomson Digital Image). Il avait notamment participé au travail de TDI sur le film Terminus, avec Johnny Hallyday, en tant que directeur de production. Un film méconnu mais que nous avions déjà eu l’occasion d’évoquer sur 3DVF.

Plus tard, il deviendra le directeur général de la société mythique Ex Machina, qui marquera l’ensemble de la 3D française dans les années 90.

Malheureusement, Pascal Bap n’ayant pas participé aux conférences ces dernières années sur l’histoire de la 3D française, nous ne disposons pas de son témoignage direct sur son travail dans les années 80 et 90. Il apparaît cependant dans le bref making-of du projet 1789, un film en images de synthèse produit pour le bicentenaire de la révolution française commandé par l’Etat français. Vous pouvez retrouver ci-dessous le making-of et le film, grâce au précieux travail de recensement et conservation de Pierre Hénon.

Comme d’autres pionniers, Pascal Bap aura laissé une marque indélébile sur les débuts de l’industrie 3D en France, tout au long d’une période riche en prises de risques et innovations technologiques.

(Pascal Bap est visible dans le passage situé à la 6ème minute)

Enfin, pour les personnes ayant connu Pascal Bap et qui souhaiteraient présenter leurs condoléances à ses proches, une de ses filles a laissé ce message sur sa page Facebook :

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Pandémie : 70% de chute de fréquentation dans les salles françaises en 2020

Par : Shadows

Le CNC a donné des chiffres concrets sur la fréquentation des salles de cinéma en France pour 2020. La chute est de taillé : -69,4%.

Si un effondrement était prévisible au vu des évènements de l’année, entre confinement et distanciation, les données du CNC permettent de mesurer concrètement l’ampleur du désastre pour les exploitants de salles, distributeurs et studios.

Très logiquement, la chute de fréquentation a aussi eu pour conséquence un nombre très réduit de blockbusters : si habituellement, explique l’AFP, une vingtaine de films atteignent ou franchissent la barre des deux millions d’entrées, cette année seuls trois longs-métrages ont réussi cette performance : 1917, Sonic et Tenet.

Ces mauvais chiffres devraient se poursuivre au moins au début de l’année 2021, puisque les salles sont fermées jusqu’à nouvel ordre.

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Le compositing sera-t-il tué par la production virtuelle et les écrans LED ? (non, et voici pourquoi)

Par : Shadows

A découvrir chez BorisFX, un article de Steve Wright, vétéran du compositing. Il tente de répondre à une interrogation soulevée par l’explosion de la production virtuelle et des décors à écrans LED : puisque ces système permettent de capturer les images directement et sans fond vert classique, le compositing va-t-il devenir obsolète ? Ou, au minimum, risque-t-il de voir son champ d’action se réduire très fortement ?

C’est un « non » net et clair que propose Steve Wright en réponse.
Il s’appuie ici sur plusieurs arguments :

  • les systèmes LEDs ont de nombreux défauts techniques encore non résolus : effet de moiré (qui peut se compenser en ayant une profondeur de champ réduite, mais cela limite de fait l’usage des écrans LED), métamérisme (le spectre ponctuel des éclairages LED peut créer un rendu colorimétrique gênant pour les costumes et props, ce qui implique une correction en post-production), la nécessité de masquer numériquement la frontière entre le sol physique et le bas des écrans LED, les problèmes liés à la latence d’affichage, les limites de l’éclairage par écrans…
  • des contraintes plutôt liées à l’usage actuel des systèmes de production virtuelle : l’utilisation de proxies pour la géométrie et non de modèles très haute résolution, la nécessité de combiner des éléments filmés sur plateau, affichés par exemple avec Unreal Engine, et des effets créés avec des moteurs de rendu classiques, le fait que les plateaux virtuels continuent d’utiliser des fonds verts (quitte à ce qu’ils soient eux-mêmes virtuels et affichés sur le mur de LEDs)…

Steve Wright se veut donc rassurant dans son article. On pourra aussi ajouter que le compositing peut évoluer et non disparaître : ainsi, Chermaine Chan, spécialiste du compositing chez ILM, est devenue spécialiste du compositing on set à l’occasion de la série The Mandalorian. Enfin, on pourra rappeler que lors du SATIS, et durant une table ronde sur les effets visuels, un réalisateur à qui l’on demandait ce qu’il pensait de ces techniques de production virtuelle… A spontanément demandé s’il restait tout de même possible de faire des changements en post-production. Le confort de pouvoir modifier des éléments au compositing est tel qu’il restera probablement d’actualité très, très longtemps encore…

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Rencontre avec Catherine Esteves des Films du Poisson Rouge (Klaus, Josep)

Par : Shadows

Un nouvel épisode du podcast Animashow est en ligne, avec une interview de Catherine Esteves.

Fondatrice et dirigeante des Films du Poisson Rouge (société basée à Angoulême), nous avions déjà eu l’occasion de vous proposer une interview en sa compagnie autour du film Klaus : en effet, les Films du Poisson rouge avaient géré d’une part le texturing du film, et d’autre part la mise en place de l’outil utilisé pour le lighting.

L’interview revient justement sur Klaus, mais pas seulement : le film d’animation Josep est également évoqué.

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Canada et immigration : un appel d’air à venir pour le secteur de l’image ?

Par : Shadows

La pandémie de Covid-19 a fortement réduit les possibilités de déplacements internationaux, avec des mesures sanitaires qui viennent s’ajouter aux formalités administratives classiques.
Le Canada fait partie des pays touchés par ces ralentissements ; or, certaines de ses industries, comme les effets visuels et le jeu vidéo, sont fortement dépendantes de la main d’oeuvre étrangère (et notamment européenne).

Le Devoir soulignait il y a quelques jours le fait que la population canadienne a stagné au troisième trimestre, justement à cause de l’effondrement de l’immigration (60% de moins pour le troisième trimestre 2020 par rapport à 2019). Du jamais vu. Le Québec a même connu une chute de 71% au second trimestre (le troisième étant moins morose, avec seulement 37% de baisse).
Comme l’explique le même article du Devoir, cette chute de l’immigration pourrait à elle seule avoir un impact non négligeable sur l’économie canadienne, la croissance de la population étant une des clés de la bonne santé économique du pays.

Face à cette situation, le gouvernement canadien semble désireux d’ouvrir les vannes : un plan dévoilé fin octobre évoquait un objectif de 1,2 million de nouveaux résidents permanents sur trois ans, dont plus de 400 000 rien que pour 2021.
Bien évidemment, la durée de la pandémie est encore une donnée imprévisible, tant les incertitudes restent (efficacité des campagnes de vaccination, arrivée de variantes du virus, etc). Rien ne dit que ce plan pourra se concrétiser.

On peut se risquer à émettre quelques hypothèses pour les mois et années à venir :

  • Si le Canada parvient à renforcer son immigration, on peut logiquement penser que l’industrie de l’image en profitera, et que de nombreux postes seront à pourvoir : une aubaine, notamment, pour les français prêts à changer de pays.
  • A l’inverse, si les freins restent, des studios placés dans des zones plus favorables pourraient tirer leur épingle du jeu du fait de leur plus grande capacité à pouvoir embaucher ;
  • Enfin, il ne faut évidemment pas oublier que ces enjeux restent liés à la demande et donc, pour les VFX, à la possibilité ou non de rouvrir les salles de cinéma.

3DVF suivra évidemment l’évolution de la situation, et nous aurons donc l’occasion d’aborder à nouveau l’impact de la pandémie sur les industries de l’image.

Photo d’en-tête : crédit – Bureau du Premier Ministre. Photo prise avant la pandémie actuelle, d’où l’absence de masques.

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Rendu dans le cloud : Qarnot poursuit sa croissance

Par : Shadows

Nous avions déjà eu l’occasion de vous présenter Qarnot, entreprise qui propose pour rappel du calcul dans le cloud (en rendu 3D mais aussi en simulation, IA et autres calculs lourds). Son concept : utiliser l’énergie thermique issue des serveurs pour la rentabiliser au lieu de l’évacuer. Qarnot propose par exemple des radiateurs-serveurs, chaudières numériques et autres systèmes du même type.
L’intérêt est double : améliorer l’impact écologique en transformant des pertes en énergie utile, et au passage, bien évidemment, rentabiliser cette énergie.

Le groupe profite de la fin de l’année pour dresser un bilan de l’année écoulée. Au menu :

  • une extension conséquente via la joint Venture ScaleMax lancée en partenariat avec Casino (vous trouverez plus bas quelques photos de l’installation) ;
  • une collaboration avec Illumination pour le rendu des Minions 2 ;
  • diverses évolutions en interne pour élargir la clientèle ;
  • enfin, des recrutements.

Voici le communiqué complet :

Qarnot accélère dans le domaine du calcul haute-performance. Nouveaux clients d’un côté, agrandissement considérable de l’infrastructure de l’autre : Qarnot se donne les moyens de devenir le premier acteur européen green du cloud computing. Rendu des Minions 2 pour Illumination, installation de 20 000 cœurs de calculs supplémentaires : la fin d’année 2020 préfigure une année 2021 de forte croissance et de défis pour Qarnot.

Un nouvel entrepôt, 7000 nouveaux coeurs de calcul installés

Qarnot accélère dans le déploiement de son infrastructure. Dans le cadre de la joint venture ScaleMax (voir “à propos” ci-dessous) avec le Groupe Casino, un nouvel entrepôt du groupe, près de Saint-Etienne, a été équipé de plus de 7000 nouveaux cœurs. Des processeurs Ryzen et Ryzen Threadripper, de notre partenaire technologique AMD viennent donc compléter le parc Qarnot. « Nous sommes ravis de nous associer à Qarnot avec notre dernière technologie de processeurs : plus de cœurs, plus de cache et plus de puissance de calcul pour repousser les limites du calcul haute performance » déclare Roger Benson, Senior Director, Commercial EMEA chez AMD. A la suite de sa levée de fonds réussie en mars, Qarnot a recruté 15 personnes en CDI depuis le premier confinement. Ces renforts portent déjà leurs fruits, le carnet de commande s’étoffe semaine après semaine, l’infrastructure s’agrandit en conséquence.

Relever un défi technologique majeur : le rendu des Minions 2

Illumination, filiale d’Universal Pictures International, a retenu Qarnot pour le calcul des images du long métrage d’animation de renommée internationale, Minions 2 : il était une fois Gru. Les équipes Qarnot ont relevé un défi technique majeur pour une toute première collaboration, en mobilisant plus de 15 000 cœurs de calcul en trois semaines. Quatre mois de calculs intensifs ont permis à Qarnot d’effectuer les rendus du très attendu deuxième volet du film d’animation (6,6 millions d’entrées en France pour le premier). Acteur majeur du calcul haute-performance depuis près de dix ans, Qarnot a assis sa réputation dans les domaines bancaires et de l’animation 3D notamment. Une expertise recherchée par ses clients, à l’image de Bruno Mahé, Head of Technology chez Illumination : « Nous avons été séduits par la réactivité et l’expertise de Qarnot qui nous a permis d’utiliser notre moteur de rendu sur plus de 15 000 cœurs de calculs pendant 4 mois ».

Une scalabilité qui permet de s’adapter à tous les projets 3D

ADN de Qarnot depuis sa création il y a dix ans, la R&D reste la clef de voûte de l’entreprise. L’un des chantiers majeurs du moment vise la scalabilité de la plateforme de distribution des calculs Qarnot, le Q·ware, pour qu’elle puisse absorber davantage de clients sur une grille élargie, tout en gardant des exigences de sécurité et d’efficience maximales. Cette approche permet à Qarnot de travailler avec des clients de tailles et de typologies très variées, du grand studio international en passant par la PME jusqu’aux artistes 3D free-lances. Cette flexibilité répond notamment aux besoins fluctuants, comme peuvent l’être les pics de production : “La solution de Qarnot a deux avantages principaux : le premier, c’est qu’on va pouvoir grossir notre capacité de calcul en fonction des besoins, la deuxième c’est qu’on le fait de manière éco-responsable” témoigne Mathieu Rey, co-gérant de Tu Nous Za Pas Vus Productions.

SADI : le studio agile et distribué de Qarnot
Qarnot lance le Studio Agile et DIstribué, SADI,  avec l’appui du Centre National du Cinéma et de l’image animée (CNC) et de plusieurs studios partenaires, dont Dwarf Animation et Illumination  (Moi, Moche et Méchant, Tous en Scène).
Ce projet de R&D intensive a comme ambition de répondre aux besoins des studios d’animation en matière de travail à distance et de rendu hybride.
Ce projet sera également l’occasion pour Qarnot d’approfondir les sujets de bureau à distance et d’optimisation des ressources de calcul, pour permettre aux studios utilisateurs de dématérialiser leurs environnements de production dans un cloud vertueux.

« 2021, une année très prometteuse »

Paul Benoit, co-fondateur et Président de Qarnot, commente : « Nous prouvons depuis plusieurs années que l’exigence technique et environnementale peuvent aller de pair. Nous faisons nos preuves et en récoltons les fruits : la demande s’accroît considérablement, avec plusieurs clients prestigieux récemment. Il nous faut sans cesse équilibrer l’offre et la demande, c’est pourquoi nous avons encore élargi notre parc de coeurs de calculs. »

Paul Benoit de poursuivre : «  Nous demandons beaucoup aux équipes, qui répondent aux défis avec un grand professionnalisme. Nous grandissons, mais restons scrupuleux sur les services rendus aux clients : sécurité, fiabilité, disponibilité des équipes, adaptation aux besoins… Sur un marché très concurrentiel, nous savons faire la différence ! 2021 s’annonce très bien, nous sommes devant une année très prometteuse ! »

Le développement français laisse augurer à Qarnot des années de croissance intense. L’entreprise vise également l’export et a d’ores et déjà ciblé l’Europe du Nord et l’Allemagne, où haute-technologie, solutions environnementales, et innovation sont les préoccupations cardinales dans la reprise économique.

A propos de Qarnot :

Fondée en 2010 par Paul Benoit et Miroslav Sviezeny, Qarnot Computing développe le Q·ware, PaaS dédié au calcul qui donne accès à une  infrastructure économique et écologique dédiée à tous les types de calculs haute performance  (rendu 3D, AI / ML, Big Data, simulation…) sur tous les marchés..

Qarnot change le paradigme du data center en déployant ses serveurs sur tout le territoire en  les installant dans des bâtiments (logements, bureaux, écoles, entrepôts logistiques…) : les  processeurs sont embarqués dans des radiateurs-ordinateurs, des chaudières numériques, des  clusters en free-cooling et les calculs sont distribués grâce au Q.Ware qui tire avantage des  technologies de conteneurisation. Au cœur de son infrastructure, des entrepôts du Groupe Casino où des milliers de serveurs sont installés, dans le cadre d’une joint venture, ScaleMax. La chaleur fatale des calculs est instantanément valorisée  grâce à la plateforme qui équilibre la distribution entre les besoins en calcul et en chauffage. En  évitant les coûts liés à l’infrastructure, la maintenance et le refroidissement d’un data center traditionnel, Qarnot propose du calcul haute performance à bas prix.

En 2020, Qarnot est devenue membre de l’AFCA (Association Française du Cinéma d’Animation), de Teratec, France Data Center et Tech for Good France et a été labellisée “Best Places To Work” France 2021.

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Bubblebee’s Sidekick IEMs Deliver Socially Distanced Comms To America’s Got Talent 2020.

Par : whitenoise

Sound Supervisor Daniel S. McCoy CAS made good use of Bubblebee Industries’ Sidekick In-Ear IFB Monitors for the 2020 production of America’s Got Talent, which was approached differently this year in order to comply with IATSE Covid guidelines. McCoy, the owner and operator of Los Angeles-based location and post-production audio company ToneMesa, Inc., was brought ...

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Le point sur l’animation en France, demain à 15h avec les Rencontres Animation Formation

Par : Shadows

Nous vous l’avions annoncé : suite au report des RADI-RAF, journées de conférences qui ont lieu chaque année à Angoulême, l’équipe organisatrice a décidé de proposer une conférence spécifique ce mercredi 9 décembre pour présenter son bilan annuel de l’industrie de l’animation en France.

Comme ces chiffres nécessitent une année finalisée et un travail d’analyse important, c’est comme toujours l’année 2019 qui sera ici passée au crible : l’impact précis de la pandémie sera à découvrir en 2021, avec le recul nécessaire.

Voici le programme de la conférence en ligne :

15h00    Ouverture Jérôme Sourisseau, Président du Pôle Image Magelis
15h05    Introduction Patrick Eveno et Véronique Dumon, concepteurs éditoriaux des RAF
15h10    Le marché de l’animation en 2019
Comment le marché de l’animation a-t-il évolué en 2019 ? Analyse des données disponibles dans les domaines de la télévision, des plateformes, du cinéma, de l’exportation…
Intervenants :
– Benoît Danard (Directeur des études, des statistiques et de la prospective – CNC)
– Stéphane Le Bars (Délégué Général – AnimFrance)

15h30    Les chiffres de l’emploi 2019
Comment l’activité économique s’est-elle traduite en termes d’emploi ? La dynamique positive constatée ces dernières années s’est-elle poursuivie ?
Intervenants :
François Caillé (Délégué aux affaires sociales – AnimFrance)
Philippe Degardin (Responsable Pilotage et statistiques Data – AUDIENS)

15h50    Séance de questions-réponses
16h10    Fin de la manifestation

Vous pourrez suivre l’évènement gratuitement et sans inscription, via la vidéo ci-dessous. Si vous souhaitez poser des questions aux personnes qui interviendront, le chat Youtube permettra de le faire.

On saluera enfin le travail des équipes impliquées dans l’organisation, qui ont su faire en sorte que la présentation puisse avoir lieu malgré un contexte difficile.

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Studios, écoles : SATIS TV fait le point sur l’animation en France

Par : Shadows

SATIS TV, qui proposait la semaine passée une série de conférences, fut l’occasion de revenir sur l’écosystème de l’animation française au travers de deux tables rondes :

  • Tout d’abord, un échange sur les studios d’animation en France avec Carole Toledo (directrice du studio TeamTO à Bourg-lès-Valence), Julien Bagnol-Roy (Supamonks), Moïra Marguin (Responsable du département Cinéma d’Animation – Gobelins) et Franck Petitta (Ecole Georges Méliès).
    La discussion porte notamment sur l’attractivité des studios français par rapport à l’étranger, et la façon dont l’industrie peut retenir les talents issus des écoles de l’hexagone.
  • Dans une seconde conférence, Camille Campion (Creative Seeds), Julien Deparis (École des Nouvelles Images), Joan Da Silva (ArtFX) et Renaud Jungmann (VFX Workshop) échangent sur la thématique des nouvelles écoles d’animation et effets visuels en France, ainsi que sur leurs choix pédagogiques.

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Matte painting, production, DA… Les offres d’emploi 3DVF – semaine 48/2020

Par : Shadows

Nous vous proposons un nouveau point sur les postes actuellement disponibles via notre système d’offres d’emploi.

Pour les studios qui souhaiteraient également nous proposer leurs offres, rappelons qu’une offre promotionnelle est en place jusqu’au 30 novembre sur nos Packs Premium Annuels. Avec pour 199,5€HT la possibilité de poster vos annonces en illimité !
(si votre groupe dispose de plusieurs studios, des offres dégressives sont aussi disponibles)

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Quatre studios ont des postes à pourvoir :

Fortiche Production

Fortiche cherche à étoffer son équipe parisienne avec un poste en supervision matte painting (intermittence, démarrage dès que possible), un poste de chargé(e) de production département Layout (intermittence, démarrage en janvier 2021), un poste d’Assistant(e) Direction Artistique en CDDU (intermittence, démarrage dès que possible), un poste de Technicien(ne) Helpdesk (CDD de 6 mois, démarrage dès que possible).

Game Atelier

Le studio de jeux vidéo Game Atelier, basé à Paris, recherche un profil de type Senior VFX Artist Unreal Engine, en freelance ou CDD de 3 mois minimum.
Le travail à distance est possible.

SoWhen?

L’équipe SoWhen? recherche un profil en étalonnage. Il s’agit d’une mission courte.

In Efecto

In Efecto propose de nombreux postes, afin d’étoffer ses équipes aux Açores : lighting/rendering, shot TD, IT, Renderer, Assistant Manager, Product Manager.

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Animation en France : le point sur le secteur et l’emploi, mercredi 9 décembre

Par : Shadows

L’équipe organisatrice des RADI-RAF, journées de conférences centrées sur l’industrie de l’animation qui se déroulent (hors pandémie) chaque année à Angoulême, annoncent un évènement le 9 décembre.

En effet, les RADI-RAF sont toujours l’occasion de présenter un bilan annuel et chiffré du secteur : l’équipe organisatrice a décidé de présenter ce bilan en ligne, sans attendre la tenue de l’édition 2020, décalée au début de l’année 2021 en raison du contexte sanitaire.
Présenter dès maintenant les chiffres est d’autant plus logique qu’ils prennent du temps pour être établis, ce qui génère une année de décalage : ce sont les chiffres 2019 qui seront présentés, et les dévoilés en 2021 aurait été très tardif.

Le CNC, Audiens, AnimFrance et le Pôle Image Magelis participent à cette présentation. La conférence sera à suivre en ligne sur la chaîne de Magelis, sur le site des RADI-RAF ou sur 3DVF (nous posterons un rappel à l’approche du 9 décembre), et ne nécessite pas d’inscription.

Voici le programme prévu :

15h00    Ouverture Jérôme Sourisseau, Président du Pôle Image Magelis

15h05    Introduction Patrick Eveno et Véronique Dumon, concepteurs éditoriaux des RAF

15h10    Le marché de l’animation en 2019

Comment le marché de l’animation a-t-il évolué en 2019 ? Analyse des données disponibles dans les domaines de la télévision, des plateformes, du cinéma, de l’exportation…

                Intervenants :

Benoît Danard (Directeur des études, des statistiques et de la prospective – CNC)

Stéphane Le Bars (Délégué Général – AnimFrance)

15h30    Les chiffres de l’emploi 2019

Comment l’activité économique s’est-elle traduite en termes d’emploi ? La dynamique positive constatée ces dernières années s’est-elle poursuivie ?

                Intervenants :

François Caillé (Délégué aux affaires sociales – AnimFrance)

Philippe Degardin (Responsable Pilotage et statistiques Data – AUDIENS)

15h50    Séance de questions-réponses

16h10    Fin de la manifestation

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