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Le fabricant de filaments Recreus passe à la vitesse supérieure

Par Alex M.

La technologie d’impression 3D par extrusion de filaments, aussi appelée FFF/FDM, a été ces dernières années une méthode plébiscitée par la communauté des makers au détriment des utilisateurs industriels. Cette technologie concurrence toutefois d’autres procédés de fabrication additive désormais comme […]

En 2021, Safran ouvrira les portes de son Usine Campus Fabrication Additive

Par Mélanie R.

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INDUSTRY 2019, les nouveautés de l’industrie de la fabrication additive

Par Mélanie R.

La dernière semaine d’octobre a eu lieu la 4ème édition du salon Industry From Needs To Solutions à Barcelone, une occasion pour différents acteurs et intervenants d’évoquer l’évolution de la fabrication additive dans différents secteurs grâce aux IN(3D)TALKS. Quinze sessions […]

Les meilleures formations en impression 3D en France

Par Mélanie R.

Se lancer dans l’impression 3D peut être une vraie aventure! Les technologies sont variées, les imprimantes 3D nombreuses, les logiciels 3D parfois très techniques, il n’est pas facile pour un novice de s’y retrouver. Heureusement, il existe plusieurs entreprises qui […]

La fabrication additive métal devrait générer $228 milliards de dollars de pièces finies d’ici 2029

Par Mélanie R.

SmarTech Analysis, l’un des principaux cabinets d’analyse et de conseil sur le marché de la fabrication additive, vient de publier un nouveau rapport sur l’impression 3D métal qui se concentre sur les opportunités de production qu’elle pourrait offrir. L’étude révèle […]

A Midi Fighter 64 Rigged Into An MPC Live, Plus Whitney Houston

Par Dan White

What happens when you combine three great things? In today’s featured routine video, Carl Rag is back with an amazing new live remix performance. He’s taking on Whitney Houston’s “How Will I Know”, and chopping it up on the Akai MPC Live, with a Midi Fighter 64 in tow as well. Watch the routine below: […]

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#TALK3D : Rencontre avec Ric Fulop, CEO de Desktop Metal

Par Mélanie R.

Depuis sa création, la société Desktop Metal a fait beaucoup de bruit dans le monde de l’impression 3D et de la fabrication au sens large. Fondée en octobre 2015, la société conçoit, fabrique et commercialise des systèmes de fabrication additive […]

Evonik investit dans la solution logicielle de Castor Technologies

Par Mélanie R.

Evonik Venture Capital, la branche de capital-risque d’Evonik Industries AG, un des principaux fournisseurs mondiaux de produits chimiques de spécialité, vient d’investir dans une jeune startup israélienne Castor Technologies. Celle-ci a développé une solution logicielle afin d’aider les industriels à […]

Routine: SOUNTEC’s “Psycho Saiyaan” on Midi Fighter 3Ds

Par Dan White

We have long enjoyed SOUNTEC’s high-powered remixes on various pad and button controllers. This week he put out a brand new routine that’s a powerful remix of a Bollywood song, and is even including the project file for aspiring finger drummers to try themselves. Here’s the link for the project file download This two-handed routine […]

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Le marché chinois de la fabrication additive

Par Mélanie R.

Depuis quelques années, nous avons observé une réelle croissance des acteurs chinois de la fabrication additive, notamment avec l’arrivée de fabricants proposant de petites machines FDM très accessibles ou, au contraire, de machines plus industrielles, compatibles avec des matériaux plus […]

3YOURMIND développe un logiciel pour automatiser les processus d’impression 3D d’INITIAL

Par Mélanie R.

La fabrication additive nécessite des processus différents de ceux des méthodes conventionnelles, ce n’est plus un secret. C’est pourquoi l’utilisation d’un logiciel d’automatisation dédié à la fabrication additive peut s’avérer très bénéfique pour les entreprises afin qu’elles puissent regrouper toutes […]

INDUSTRY From Needs to Solutions, l’évolution de l’Industrie 4.0

Par Mélanie R.

Dans quelques jours se tiendra la 4ème édition du salon INDUSTRY From Needs To Solutions à Barcelone, un évènement qui, depuis sa création, participe à la croissance de l’Industrie 4.0. Du 29 au 31 octobre, de nombreux acteurs de la […]

La fabrication additive dans l’industrie pétrolière : une technologie qui croît progressivement

Par Mélanie R.

Le cabinet de conseil GlobalData a récemment publié une étude sur la fabrication additive dans l’industrie du pétrole et du gaz : celle-ci révèle que le secteur devrait atteindre 32 milliards de dollars d’ici 2025 dans le monde, et plus […]

MyFit Solutions offre une meilleure expérience sonore grâce à des embouts d’écouteurs imprimés en 3D

Par Mélanie R.

MyFit Solutions est une jeune startup lyonnaise qui conçoit des embouts d’écouteurs personnalisés grâce aux technologies 3D. Elle travaille aujourd’hui avec le service d’impression 3D Erpro pour créer sa solution sur-mesure, imprimée sur des machines Carbon, à partir de matériaux […]

KRAKEN, un nouveau système de fabrication hybride grand format et multi-matériaux

Par Mélanie R.

Depuis trois ans maintenant, plusieurs chercheurs européens travaillent sur le projet KRAKEN, un système de fabrication hybride combinant impression 3D et méthodes de production soustractives. Doté de trois technologies de fabrication additive interchangeables et d’une 4ème tête de fabrication soustractive, […]

L’adoption de la fabrication additive grandit selon la nouvelle étude du cabinet E&Y

Par Mélanie R.

Le cabinet d’audit financier E&Y vient de publier son deuxième rapport dédié à la fabrication additive, “Global 3D Printing Report 2019” après une première édition en 2016. Le premier constat est sans appel : le marché a beaucoup évolué en […]

L’Université du Maine crée le plus grand bateau imprimé en 3D au monde

Par Mélanie R.

Une équipe de chercheurs de l’Université du Maine a révélé il y a quelques jours la plus grande pièce imprimée en 3D au monde. Il s’agit d’un bateau, le 3Dirigo, conçu sur une imprimante 3D grand format polymère développée par […]

Après Materiel.net, LDLC veut s’offrir Top-Achat

Par Pierre Lecourt

Dans un communiqué de presse assez court, LDLC indique son entrée en négociation avec Rue du Commerce pour racheter le fond de commerce de Top-Achat. Une volonté de croissance par acquisition qui se poursuit et qui concentre encore un peu plus l’offre PC en France.

LDLC LOGO

L’info circule en sous marin depuis quelques temps, elle est désormais officielle, LDLC veut compléter son offre en rachetant Top-Achat, un acteur du paysage de la VPC informatique Français. Les négociations officielles débutent donc pour intégrer le VPCiste à l’offre actuelle de LDLC.

Offre qui devient énorme puisque l’air de rien, en plus de son activité propre de VPC et de magasins Franchisés, LDLC c’est également la boutique Hardware.fr, ainsi que Materiel.net et une galaxie d’autres sites et services allant de la vente de produits animaliers jusqu’à une activité de grossiste. Un petit monstre français qui devient de plus en plus important et qui va, suite à cette nouvelle acquisition, régner en maître sur certains paysages de la micro informatique en France.

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Les configurations sur mesures, spécialité de Top Achat, vont atterrir également chez LDLC. La marque a su garder l’esprit particulier des solutions proposées par  Materiel.net mais va trouver avec Top Achat un puissant outil de configuration de PC pièce par pièce. Cet outil, connu et reconnu par de nombreux utilisateurs en France, est un vrai trésor qui attire beaucoup de visiteur. Ce “Configomatic” a participé pour beaucoup au succès de Top Achat sur les réseaux sociaux.

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Car les réseaux sociaux, c’est l’autre secret de Top-Achat. La petite équipe est parvenue à briller sur ce levier de croissance et de visibilité. Mieux que de nombreux concurrents sur Twitter ou Instagram par exemple. La marque est devant des comptes comme celui de LDLC, Carrefour, Fnac ou Darty sur ces réseaux. Elle a joué à fond la carte de la proximité avec ses clients et en a fait un atout. Le design de son site met clairement en avant cette communauté. La Beta de son prochain site ne fait pas de mystère sur cette imbrication forte entre ses clients et son fonctionnement sur les réseaux sociaux. 

LDLC espère aboutir à une acquisition en Mars 2020, les éléments légaux à soumettre au personnel et aux autorité de contrôle ayant évidemment leur impact sur le calendrier. Laurent de la Clergerie, tenu par un devoir de réserve du fait des négociations exclusives en cours, ne peut pas s’exprimer de manière complète mais indique vouloir simplement “saisir les opportunités qui se présentent”.

Et c’est effectivement une belle opportunité. Les enjeux sont importants pour LDLC car avec ce rachat, c’est la quasi totalité du paysage français des spécialistes PC qui tombent dans son escarcelle. Si le rachat est finalisé, acheter un ordinateur sur mesure en France en VPC sera difficile sans passer par l’enseigne. Le positionnement des trois entités se complète assez bien avec des visions différentes d’un même outil.

LDLC reste une valeur sûre pour de nombreux utilisateurs professionnels comme particuliers. La marque propose des offres calibrées pour un public particulier avec des garanties et un SAV connus  et reconnus pour leur excellence. Le rachat de Materiel.net n’a pas gommé ses spécificités particulières. Le site vise toujours un marché très grand public avec des offres calibrées aussi bien pour les joueurs que pour des usages familiaux.

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Top Achat a pris un virage économique et spécialiste Gaming. Deux marchés à forte traction qui ont permis à la marque de bien tirer son épingle du jeu. Profitant de la force du groupe Carrefour et adossé à RueDuCommerce, Top-Achat a réussi à surfer sur la mode du PC haut de gamme destiné aux joueurs tout en continuant à proposer des prix agressifs face à ses concurrents. On peut espérer que LDLC conserve cette recette à terme comme l’enseigne a su le faire pour Materiel.net. Ces trois enseignes vendent le même matériel mais avec une optique et des fonctionnements différents. Il sera intéressant de voir comment elles évolueront donc dans le temps.

C’est un énorme avantage à terme pour LDLC qui va pouvoir encore rentabiliser son circuit logistique si ce rachat se conclut. La marque pourra peser de tout son poids dans les négociations avec les marques de matériel PC. Vendre une carte graphique ou une carte mère en France aura de grande chances de passer par l’une de ces enseignes. Le volume d’achat jouera également en faveur du groupe qui pourra négocier de meilleurs tarifs et les positionner ensuite suivant les spécificités de chaque site.

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C’est en tout cas la poursuite d’une belle aventure pour l’immortel Top-Achat… La marque, lancée en 1999 est passée par tous les rachats. D’entreprise solo, elle a été reprise par Clust, Alapage, RueDuCommerce lui même racheté par Altarea avant d’être enfin repris par Carrefour… Un fonctionnement en poisson pilote qui a toujours permis à ses équipes de fonctionner de manière alternative, en tentant des expériences originales sur le web Français… Et en faisant grossir assez fortement son Chiffre d’Affaire au passage.

A titre d’information : Top-Achat est un partenaire de Minimachines. Le site a permis de financer plusieurs investissements matériels  en sa qualité de sponsor. J’ai également été salarié de LDLC pendant quelques années avant de me lancer à 100% dans l’aventure Blogeee.net.

Après Materiel.net, LDLC veut s’offrir Top-Achat © MiniMachines.net. 2019

Arkema double sa capacité de production de PA 12 pour l’impression 3D

Par Mélanie R.

Le groupe chimiste français Arkema vient d’ouvrir une nouvelle ligne de production de poudres polyamides 12 sur son site de Mont, dans le sud-ouest de la France. Un investissement de 20 millions d’euros a été réalisé afin d’améliorer la capacité […]

L’évolution de Formlabs sur le marché européen de l’impression 3D

Par Mélanie R.

Le fabricant américain Formlabs fait partie des acteurs historiques du marché de l’impression 3D, particulièrement sur le créneau de la stéréolithographie. Aujourd’hui, l’entreprise emploie plus de 500 personnes dans 7 bureaux dans le monde et a déjà produit plus de […]

myReflection se tourne vers les technologies 3D pour concevoir des prothèses mammaires

Par Mélanie R.

A l’occasion de la campagne annuelle de sensibilisation au dépistage du cancer du sein Octobre Rose, on vous présente une jeune pousse néo-zélandaise, myReflection, qui fabrique des prothèses mammaires grâce aux technologies 3D. Conçues à partir d’un scan 3D du […]

Les tendances du post-traitement en impression 3D et ses principaux défis

Par Mélanie R.

L’entreprise Postprocess Technologies vient de publier sa première étude annuelle sur les tendances du post-traitement en impression 3D. Réalisée en collaboration avec la Society of Manufacturing Engineers, elle met en avant les pratiques et les défis que rencontrent les utilisateurs […]

ADDILYS promeut la fabrication additive dans le secteur de l’outillage et de la plasturgie

Par Mélanie R.

Le fabricant français d’imprimantes 3D métal AddUp a annoncé la création d’une nouvelle entité, ADDILYS, en partenariat avec l’IPC (Centre Technique industriel de la Plasturgie et des Composites). Ensemble, ils ont créé cette plateforme pour promouvoir l’utilisation de la fabrication […]

L’impression 3D participe au processus de conception de la BICAR, une voiture électrique compacte

Par Mélanie R.

Share your BICAR est une spin-off issue de l’Université des sciences appliquées de Zurich, qui s’est donnée comme objectif de proposer des solutions alternatives plus durables à la mobilité urbaine. Elle a donc imaginée un véhicule électrique à trois roues, […]

La fabrication additive médicale évaluée à $3,6 milliards en 2026

Par Mélanie R.

Le cabinet d’études Allied Market Research a publié son dernier rapport sur l’évolution de la fabrication additive médicale : il prévoit une croissance annuelle de 18,2% de 2019 à 2026, confirmant la place des technologies 3D sur ce marché. Celles-ci […]

Des pièces imprimées en 3D installées avec succès dans les trains britanniques

Par Mélanie R.

En décembre dernier, nous vous avions parlé d’un partenariat entre Stratasys et l’entreprise britannique Angel Trains, destiné à développer la fabrication additive dans le secteur ferroviaire. Depuis, la collaboration a bien avancé et les premières pièces imprimées en 3D ont […]

WEBINAIRE : Repenser la conception des pièces pour la fabrication additive métal

Par Mélanie R.

Nous poursuivons notre série de webinaires dédiés à la fabrication additive. Ce mois-ci, nous vous donnons rendez-vous le 10 octobre à 11h pour vous en dire plus sur la façon dont on conçoit des pièces pour la fabrication additive métal […]

Les nouvelles solutions d’Ultimaker pour optimiser le processus d’impression 3D

Par Mélanie R.

Depuis 2011, le fabricant hollandais Ultimaker propose des solutions d’impression 3D FDM professionnelles, conçues pour faciliter au maximum leur processus de fabrication. Récemment, il avait présenté sa nouvelle machine, la S5, qui intégrait pour la première fois un écran tactile […]

L’Etat veut mieux taxer la TVA dans le e-commerce

Par Pierre Lecourt

Après une visite chez Amazon, le Ministre a déclaré vouloir mettre en place une mesure visant à mieux percevoir la TVA issue des places de marché permettant à des sociétés étrangères de vendre sur le territoire français. Une mesure qui pourrait permettre de mieux percevoir cette taxe obligatoire de 20% qui fait vivre en grande partie le pays.

Nous allons mettre en place de nouvelles mesures de lutte contre la fraude à la TVA en matière de e-commerce.

👉 Des actions fortes pour mettre fin à la concurrence déloyale et valoriser les entreprises qui respectent les règles.#19hRuthElkrief pic.twitter.com/oDExqhifmy

— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) September 23, 2019

L’idée du ministère est simple, obliger les plateformes de e-commerce à vérifier le bon paiement de la TVA de tous les produits vendus par des entreprises au travers de leurs pages quand elles sont situées en dehors de l’union européenne. Un site marchand Ouzbèke qui proposerait des produits sur une marketplace Française pour un client français devrait donc payer de la TVA sur chaque produit afin que les Marketplace acceptent leurs produits. Proposer un produit sans aucune trace de TVA serait donc une rupture de contrat. Toutes les plateformes Françaises seraient concernées.

La France veut s’inspirer de ce qu’on fait nos amis du Royaume Uni qui vivent sur une île ne faisant pas partie de l’espace Schengen de libre circulation des biens en Europe. Une idée géographico-politique des plus pertinentes donc. 

Chez nos voisins Anglais, les entreprises plateformes de e-commerce comme les centre logistiques ont pour obligation de vérifier la bonne perception de la TVA de tous ceux qui transitent par leurs services. Pas de TVA, pas de possibilité de vendre sur Amazon.uk ou de stocker dans un entrepôt local pour une entreprise basée ailleurs. 

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La photo de profil de Gérald sur Twitter

Gérald Darmanin, ayant appris que cette idée permettait à nos voisins d’engranger 200 millions par an, s’est dit que ce serait une bonne idée de faire la même chose chez nous. Il va donc proposer une “mesure” pour mettre en place un système équivalent dans notre pays qui n’est pas une île et qui fait partie de l’espace Schengen.

Cette “mesure” devrait être mise en place en 2021 même si le flou artistique autour de ce terme laisse envisager des milliers de possibilités techniques et légales. Comment le gouvernement veut t-il faire passer cette mesure ? Comment fonctionnera t-elle ? On n’en sait rien. Le Ministre annonce intégrer cette idée dans son projet de Loi de finance 2020 pour une perception dès le premier janvier 2021.

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La TVA c’est nul

Pour commencer, faisons le point sur la TVA. C’est une taxe importante dans le fonctionnement de notre pays. Sans cette taxe on peut dire adieu à tout notre système actuel : écoles, hôpitaux, système de soins, justice, routes, recherche, etc. Sans TVA, l’état s’effondre. Il est donc important que l’état continue de percevoir cette taxe.

Que le système de TVA ne soit pas parfait parce qu’il impacte plus les ménages les plus pauvres est un autre débat, le fonctionnement de notre système ne peut se passer de cette taxe. Faire sauter la TVA ce serait la fin du public. Il faudrait donc payer directement tous les services à des entités privées quand on en aurait besoin : Coller un péage sur chaque route, payer sa chambre d’hôpital au vrai prix d’une chambre d’hôpital et assumer le fonctionnement et les salaires en direct de l’école, des pompiers… etc. Quand on voit le fonctionnement des US, par exemple, où un traitement anti cancer se rapproche du million de dollars de facture ou les emprunts nécessaires au passage à l’université, je ne suis pas sûr de vouloir de ce modèle.

Pas de débat pour ma part donc, payer la TVA c’est important et nécessaire.

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Le stock Amazon de Lauwin-Planque et une partie de ses 90000 m²

Taxer la TVA via les Marketplace est-ce une bonne idée ?

Soyons très clair, c’est une très mauvaise idée. En fait ce n’est pas une bonne ou une mauvaise idée, disons qu’elle sera tout simplement négative pour tous et inefficace pour l’état.

Il faut bien comprendre ce qui est proposé ici. Pourquoi la TVA n’est t-elle pas perçue sur ces produits en marketplace aujourd’hui ? Parce que l’état ne se donne pas les moyens de contrôler les produits qui entrent sur le territoire.

Comme l’état ne compte pas dépenser plus d’argent pour mieux contrôler les importations dans le pays en payant plus d’agents des douanes ou en développant des services de contrôle plus modernes, il cherche à faire basculer cette tâche à des acteurs privés. Qui d’autres de mieux que les marketplace pour le faire ?

En déléguant à ces acteurs privés ce travail public de collecte de la TVA, l’état espère gagner sur les deux tableaux : Récolter plus d’argent sans assumer de salaires supplémentaires ni investir dans de nouveaux équipements.

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Un entrepôt Cdiscount

Tout cela ne peut pas fonctionner sans impacts lourds sur le système actuel. Les Marketplaces vont devoir développer des outils et payer des salariés pour assumer à la place de l’état ce rôle de percepteur. Or ces coûts vont devoir  être épongés d’une manière ou d’une autre par ces entités. Ne pouvant pas ponctionner autre chose que les clients, ce sont donc les particuliers qui vont payer le fonctionnement de la mise en place de ce système.

Prenons le cas d’Amazon par exemple. Le site propose une place de marché qui accueille des centaines de revendeurs situés en dehors de l’union européenne. Pour que cette place de marché continue d’exister après le passage d’une telle mesure, il faudrait donc des gens qui s’assurent que des milliers de revendeurs se sont bien acquittés de la TVA. Développer des outils logiciels et les maintenir. Tout cela aura un impact sur toute la plateforme et donc sur les prix des produits.

Un particulier qui achètera un produit fabriqué en France et payant la TVA sera donc ponctionné comme les autres pour faire fonctionner un système de contrôle de la TVA qui ne le concerne pas. Il faudra également des agents de l’état pour surveiller que les plateformes exécutent bien la mesure techniquement. Ces agents là auront également un coût pour l’état.

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Que va t-il se passer en pratique ?

Les prix de certains produits expédiés depuis des pays en dehors de l’Union européenne sur ces marketplaces vont augmenter. C’est simple et logique. Mais les prix globaux de tous les produits vont être impactés également par la mesure. Ne comptez pas sur les plateformes pour encaisser les coûts inhérents à la mise en place de la mesure sur leurs bénéfices.

On peut également se demander dans quelle mesure les plateformes joueront le jeu de la surveillance généralisée de leurs revendeurs. On se souvient des mesures d’auto déclaration des boutiques en ligne concernant la taxe sur les médias et les nombreux procès intentés par l’état pour le non paiement des sommes dues sur les DVD vierges par exemple. La tentation de ne pas tout contrôler pour continuer à maintenir leur chiffre d’affaires sera grande pour certains.

Pour certains marchands, le jeu n’en vaudra plus chandelle et ils déserteront donc ces plateformes. D’autres augmenteront leurs tarifs tout simplement.

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L’ouverture du AliExpress Plaza à Madrid a connu un certain succès

L’effet pervers de cette mesure

Il y a 5 ans encore, la mesure aurait eu du sens. Le grand public ne connaissait que les plateformes de e-commerce françaises traditionnelles : Amazon, CDiscount, RueduCommerce… Aujourd’hui la donne a changé. 

AliExpress et autres magasins en ligne en direct d’Asie ou d’ailleurs qui abritent d’autres commerçants ont pignon sur rue. Beaucoup d’acheteurs qui avaient des craintes à commander chez des commerçants en ligne situés à l’autre bout de la planète n’ont plus les mêmes craintes. Les achats se font donc sur de grandes distances.

La mesure envisagée par Gérald Darmanin ne les concerne pas. L’état français ne peut pas exiger qu’une plateforme à Hong-Kong ou à Sydney s’assure que les ventes en France soient bien taxées. Du coup les revendeurs qui passaient avant par Amazon ou CDiscount vont aller grossir les rangs des vendeurs présents sur AliExpress. Pour être franc, ils sont déjà présents sur les deux plateformes. Beaucoup de ces “revendeurs” sur Amazon par exemple, profitaient juste de l’opportunité de l’image de l’enseigne en France en déposant des palettes de produits dans ses entrepôts. Ils ne fabriquaient rien, se contenant de demander à une usine en Chine de livrer un entrepôt en France. Et de laisser au logisticien Amazon de s’assurer de toute la partie pratique. Ils empochaient simplement la marge qu’ils avaient décidé sur leurs ventes. On avait expliqué tout ça dans le billet sur le gaspillage pratiqué par Amazon en Janvier dernier.

Les clients qui vont acheter sur un magasin en ligne en dehors des frontières européennes, que ce soit Alibaba, Gearbest, Geekbuying ou d’autres… ne seront donc pas impactés par cette mesure. Leurs colis sont soumis à la TVA mais le fait de “privatiser” le contrôle de celle-ci assure qu’à l’avenir les agents de contrôle public n’auront pas plus de moyens de vérification.

Si votre colis transite par un pays frontalier de l’espace Schengen, il y a très peu de chances qu’il soit contrôlé en France. Comme les principaux entrepôts de stockage des routes de commerce en provenance d’Asie transitent par des pays Européens avant d’être injectés dans les systèmes de livraisons locaux, la quasi totalité des colis échappent à toute TVA.

Si votre colis vient en train jusqu’en Pologne où les contrôles sont très flous, puis qu’ils se dirige via un container vers un centre postal pour être intégré à la masse de colis du pays, les chances de voir une TVA acquittée sont de l’ordre du zéro. Il faut que vous passiez par un transporteur privé, qui a tout intérêt à déclarer de la TVA forfaitaire afin de générer des frais de gestion qui lui serviront de marge, pour avoir une chance de payer une taxe.

Il peut bien sur arriver qu’un colis passant par le système postal soit taxé en arrivant en France mais c’est très rare dans le circuit logistique actuel.

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Les marchands devraient pourtant tous facturer la TVA !

Oui et non. Quand vous achetez un produit en France, le marchand à l’obligation de vous faire payer la TVA et c’est tout à fait normal comme expliqué plus haut. Mais quand vous importez un produit via un marchand situé hors de France, c’est à vous de la payer et de faire sa déclaration. Ce n’est pas le rôle du marchand de connaitre toutes les règles de taxes de tous les pays du monde. Lui exporte le produit et c’est vous en tant qu’importateur de vous conformer à la loi. Vous pouvez d’ailleurs souvent choisir un transporteur qui jouera ce rôle de dédouanement et s’acquittera en amont de la TVA que vous lui rembourserez après. Avec un petit bonus de frais de gestion au passage.

Le marchand a, par contre, une obligation de déclaration des produits emballés : La nature de ces produit et leur valeur réelle. Pendant longtemps certains marchands jouaient sur ce tableau en indiquant des prix fantaisistes correspondant à une fraction du coût réel de l’objet. Un ordinateur à 500€ devenait un “gadget” à 35€ et passait donc sous les radars des contrôles de Douane. Certains produits commercialisés étaient indiqués comme étant des cadeaux ou des produits non facturés. En cas d’enquête sur le colis et à la découverte d’une fraude manifeste, cela pouvait coûter cher mais la plupart du temps cela passait sans soucis. 

Mais une fois que vous commandez sur un site étranger un produit, vous êtes responsable de l’acquittement de la TVA de ce produit à réception. Soit par vous même, soit via le transporteur que vous choisissez. C’est donc à vous de payer et ce devrait être à vous de contacter les services des douanes pour indiquer que votre colis n’a pas été dûment taxé…

Evidemment, rares sont les personnes à pratiquer ce genre de démarches. Comme rares sont celles qui contactent la police pour signaler qu’elles ont fait une petite pointe de vitesse, grillé un feu ou mordu une ligne blanche…

Le souci vient du manque de moyen de l’état pour vérifier la perception de cette TVA à l’importation dans le système actuel. Un manque de personnel et de moyens. Les agences des douanes restent taillées pour gérer un système traditionnel. C’est à dire un monde ou une usine quelque part dans le monde livre des palettes à un grossiste en France qui va livrer des revendeurs pour fournir des clients. Un schéma simple où l’on contrôle un unique container de 1500 produits identiques dûment répertoriés et facilement traçables. Un schéma où l’administration n’a que peu d’interlocuteurs.

Mais aujourd’hui le système est direct. Il n’y a plus un container avec 1500 produits pour 1 acheteur à surveiller. Mais 1500 acheteurs qui commandent 1500 produits emballés individuellement à l’autre bout de la planète. Sans de nouveaux moyens de surveillance et de taxation de ces colis, il n’y a aucune chance qu’ils soient taxés.

Et ce qu’annonce le ministre indique une chose assez claire, le gouvernement ne compte pas injecter de fonds pour mieux surveiller ce trafic. Préférant déléguer une partie de ce travail d’état à des acteurs privés comme Amazon, Rakuten ou Cdiscount…

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Le magasin AliEpress de Madrid

Il va donc y avoir une dérive des places de marché. Les sites Français vont se faire déserter par les revendeurs en ligne étrangers qui iront se réfugier dans les bras accueillants d’AliExpress. La marque commence à ouvrir des structures en Europe… Des entrepôts et même un centre de SAV en France. Des boutiques également avec un premier centre commercial en Espagne… De quoi draguer lourdement tous les revendeurs attristés par la mesure gouvernementale.

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Y a t-il une solution pour mieux percevoir la TVA à l’importation ?

La solution ? Embaucher des agents des douanes.1 Développer des outils techniques et surtout demander à tous les transporteurs de vérifier la présence d’un bordereau de taxes sur les colis entrant dans le pays. Dans le cas où la TVA ne serait pas perçue, appliquer soit une TVA à la valeur du produit, soit une TVA forfaitaire. Ce que pratiquent déjà certains transporteurs aujourd’hui.

C’est ce qu’il se passe dans certains pays comme la Suède. Mais il s’agit d’un modèle différent du notre avec un espace géographique et une population sans aucun rapport. C’est donc un modèle viable mais compliqué à mettre en place, onéreux et demandant une surveillance de fourmi de la part des autorités. La France n’est pas le pays le mieux placé pour mettre cela en route puisqu’elle est entourée de nombreuses frontières sans contrôle. Comment faire quand la route de l’Asie s’arrête en Pologne avant de voir les colis être injectés dans nos systèmes postaux au travers des Postes de pays voisins comme la Belgique, les Pays-bas, l’Angleterre ou l’Allemagne ?

Alibaba Group prépare depuis 2018 la construction d’un stockage de 220 000 M² dans l’aéroport de Liège en Belgique. 220 000 M² de stock qui seront injectés directement dans le flux postal Français en 2021. 

J’ai bien peur qu’à terme il n’y ait pas de solution, la libre circulation des bien entre les postes Polonaise ou Belge et la notre n’entend pas de contrôle de TVA systématique. Cette problématique ne va donc toucher que les produits importés vendus par les plateformes Françaises sans déranger le moins du monde les sites d’exportation…

L’Etat veut mieux taxer la TVA dans le e-commerce © MiniMachines.net. 2019

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