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PIDS 2020 : The Flying Rock, un astéroïde perdu entre Casablanca et Serenity

Par Shadows

Dans le cadre du Paris Images Digital Summit, des séances de pitch étaient organisées. Le but, faire se rencontrer porteurs de projets et professionnels du secteur : producteurs, studios VFX, financeurs, etc.

Dans les 8 pitchs présentés, plusieurs nous ont semblé prometteurs ; ce fut le cas de The Flying Rock, projet de long-métrage porté par le réalisateur Cédric-Alexandre Saudinos et le producteur Jérémie Tondowski (Parallel Cinema).

Concepts : Sylvain Beignet

Le synopsis :

Dans une uchronie qui a vu la Terre exploser, THE FLYING ROCK est un rade de marins de l’espace, perché sur un astéroïde. Alors que le bar est assiégé par l’armée, Kid, son serveur de 18 ans, essaie de retrouver dans les méandres de sa mémoire l’information qui pourra les sauver, lui, ses amis – et peut-être bien l’humanité toute entière.

Sorte de Casablanca à la sauce space-opera, The Flying Rock est un projet de science-fiction s’appuyant sur un vaste univers. On pourrait donc craindre une explosion du budget, mais l’équipe cible 3,5 millions d’euros seulement pour mener le film à bien. L’astuce : plutôt que de multiplier les décors, il s’agira au contraire de jouer sur le huis clos et le temps, en restant dans le bar mais à différentes époques. De quoi, nous ont expliqué le producteur et le réalisateur, disposer d’un décor de qualité hollywoodienne en concentrant les moyens, tout en restant dans une enveloppe globale raisonnable.

Le scénariste et réalisateur Cédric-Alexandre Saudinos, manifestement passionné par sa création, nous a présenté une série de concept très prometteurs. La direction artistique, qu’il qualifie de “post-Apple-calyptique”, est plutôt séduisante.

Dans l’immédiat, l’objectif du duo est de trouver des partenaires de financement et production. Nous aurons évidemment l’occasion de reparler du projet, si celui-ci se concrétise.

Le projet a droit à une page Facebook dédiée,

Ci-dessus, une bonne illustration du style “post-Apple-calyptique”, avec une table évoquant un vieil iPhone.

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PIDS 2020 : pour Lego, Mikros MPC sort un lapin blanc de son chapeau VFX

Par Shadows

A l’occasion du Paris Images Digital Summit, le directeur créatif Franck Lambertz est revenu sur un projet récemment géré par les équipes Mikros MPC Advertising : le spot Rebuild the World pour LEGO. Un projet créé en collaboration avec le collectif de réalisateurs Traktor, Stink Films et l’agence BETC. Il s’agissait d’un projet atypique à double titre : d’abord, LEGO n’avait pas fait de film généraliste sur sa marque en général depuis plusieurs décennies. Ensuite, malgré une agence de communication interne chez LEGO, l’entreprise a choisi d’externaliser cette campagne.

Avant toute chose et si vous ne l’avez pas déjà vu, voici le projet finalisé, qui met en avant la force créative des enfants qui réinventent le monde qui les entoure :

On l’imagine sans mal, le projet a nécessité de faire face à plusieurs défis, à commencer par le fameux lapin. Sa couleur blanche (choisie par les réalisateurs) risquait de le rendre peu lisible dans son univers très coloré, il a donc fallu rajouter une sous-couche de poils gris afin de mieux souligner ses mouvements et de ne pas le perdre de vue. En pratique, les équipes de Mikros MPC ont combiné Yeti et Houdini pour gérer le poil, un duo qu’ils maîtrisent bien. Plus globalement, d’ailleurs, Franck Lambertz a souligné l’expertise du studio sur ce genre de problématique qui nécessite toujours un travail étroit entre métiers (grooming, modélisation, rig, lookdev) afin d’avoir la certitude que le résultat final colle à l’intention.

Côté animation, l’objectif était d’avoir un animal photoréaliste mais expressif ; les oreilles ont du coup été un élément important, de même que le posing des moments clés : les animateurs ont su utiliser un nombre réduit de détails. Afin de ne pas réinventer la roue, l’équipe est allée chercher des références, par exemple du côté de chez Pierre Lapin (nous avions eu l’occasion de vous proposer une interview autour de ce film).

Autre défi : la carotte transportée par le personnage qui passe d’une démarche à quatre ou deux pattes suivant la scène : il a fallu trouver différentes astuces pour conserver cet objet de façon naturelle.

Franck Lambertz a souligné la difficulté du processus d’animation, qui commence nécessairement par du blocking, la mise en place d’intentions et seulement ensuite, en affinant l’animation, les subtilités de jeu créent l’émotion. Le problème étant alors que quand le réalisateur comprend que le résultat ne correspond pas à son attente, 5 jours de travail sont à jeter. D’où la nécessité du dialogue permanent avec le réalisateur, à qui l’on doit également faire comprendre la manière dont avancera l’animation.

Outre ce lapin, le reste du projet a lui aussi été l’occasion de faire preuve de créativité. Dès le tournage, props géants et costumes imprimés reprenant les motifs Lego ont été employés ; les prises de vue ont été effectuées au Chili, et ont nécessité un toilettage numérique, notamment pour supprimer des câbles. “Un vrai petit bonheur”, a indiqué ironiquement Franck Lambertz. Est venu ensuite un gros travail de création, parfois rendu plus complexe par des imprévus. Le supermarché visible vers la 48ème seconde du making-of a ainsi refusé d’être dédommagé pour les jours de tournage, et a préféré rester ouvert. Résultat : même si les clients ont bien voulu attendre pour le tournage du plan, ils restent clairement visibles à l’entrée. Il a donc fallu refaire tout l’édifice en post-production, alors que le décor du rez-de-chaussée était censé être réel.

Pour les séquences aériennes, autre surprise : il était initialement question d’utiliser des vues tournées au drone et de n’avoir que quelques bâtiments 3D à ajouter, mais l’équipe s’est rapidement rendue compte que tout l’univers devrait être fait en 3D.

Les fans de LEGO pourront noter dans le spot de nombreuses références : un bâtiment inspiré d’un musée LEGO au Danemark, les canetons aux poses variées visibles à 1min18 dans le making-of qui sont directement issus d’un pack de LEGO permettant, à partir d’une dizaine de pièces, de créer plus de 100 millions de variations.

Au final, le projet représente deux semaines de tournage au Chili, 55 plans tous truqués, 4 mois de post-production et un mois de préparation, un pipeline ACES et 25 artistes. Un projet ambitieux, donc, et un défi pleinement relevé pour Mikros MPC Advertising.

Pour en savoir plus, on se rendra sur la page du projet, qui donne quelques détails supplémentaires et propose les crédits complets.

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Rappel – PIDS 2020 : les plus grands projets VFX de ces derniers mois en conférence

Par Shadows

Le Paris Images Digital Summit est de retour ! Du 29 janvier au 1er février à Enghien-Les-Bains (près de Paris et accessible en transports en commun) se tiendra le festival dédié aux effets visuels, à l’animation et aux nouvelles technologies.

Au programme, plusieurs temps forts et de nombreuses conférences :
– les Genie Awards récompenseront notamment cette année Chris Edwards (fondateur de The Third Floor) et Olivier Emery (pionnier des effets visuels en France et fondateur de Trimaran) ;
– une Job Fair avec présence de grands studios d’animation et effets visuels en recherche de nouvelles recrues ;
– le PIDSMarket, des conférences axées industrie qui reviendront notamment sur les enjeux de l’industrie VFX française ;
– un Hackathon de 72h pour réaliser un court avec effets visuels temps réel ;
– une exposition : “Science-fiction – les artisans du rêve” ;
– des avants-premières comme Le Voyage du Dr Dolittle ou Le Prince oublié, une projection du documentaire Ray Harryhausen, le titan des effets spéciaux ;
– les conférences principales, enfin, avec deux journées de rencontres, tables rondes et études de cas.

Du côté des conférences, justement, l’équipe organisatrice nous a une fois de plus choyés : MPC pour Le Roi Lion, Xilam pour J’ai Perdu mon Corps, ILM pour Aladdin, Seth Ickerman pour Blood Machines, Pixomondo pour Game of Thrones, Framestore pour The Witcher et Watchmen, CGEV pour Le Bazar de la Charité, SolidAnim pour Notre-Dame de Paris, l’épreuve des siècles
Nous aurons aussi droit à des présentations technologiques autour, par exemple, du Character Lab de MPC, ou encore à un bilan du marché VFX en France et des politiques de soutien.

Le programme avec horaires détaillé est en ligne. N’hésitez pas également à vous inscrire, sachant qu’il est possible de participer uniquement à la Job Fair si vous le désirez.
Enfin, les informations pratiques vous aideront à prévoir votre trajet.

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