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Compal Envision : de nouveaux concepts de portables double écran

Compal présente deux nouveaux concepts originaux avec des machines à double écran. Le Compal Envidion Duo comme le Compal Envision Pro sont des portables qui exploitent deux écrans associés à une ossature différente des machines traditionnelles.

Compal Envision

Le Compal Envision Duo est un portable qui emploie deux écrans de 15.6″ à bordures fines, séparés par une charnière traditionnelle. On pourra utiliser l’écran inférieur, tactile, pour simuler un clavier virtuel. Mais la solution se déploie également sur un châssis original proposant un vrai périphérique de saisie.

Compal Envision

Si le premier moyen d’utiliser cet engin est assez traditionnel, on emploie un des deux écrans pour pianoter en capacitif, l’idée du Compal Envision Duo est de basculer l’écran inférieur sur sa base vers l’arrière afin de le surélever et de faire apparaitre un véritable clavier chiclet. Celui-ci permettra une saisie classique et laissera même apparaitre un pavé tactile à sa droite. Une zone tactile qui pourra se transformer en pavé numérique au besoin via un rétro éclairage intégré laissant apparaitre des chiffres à la manière des machines d’Asus.

Compal Envision

Dans cette disposition, l’utilisateur pourra retrouver un dispositif classique mais équipé de deux écrans l’un au dessus de l’autre au lieu d’un seul. L’idée est de pouvoir travailler , suivre une conférence vidéo sur un écran et prendre des notes sur le second ou profiter d’applications gourmandes en espace, comme les logiciels créatifs. La zone tactile inférieure permettant de piloter des applications particulières.

Compal Envision

La partie supérieure, très surélevée par rapport à d’habitude, permettra de regarder directement en face de vous dans une position assez ergonomique. A condition bien sûr que vous sachiez pianoter sans regarder vos doigts… car sinon le mouvement de cou sera très ample entre cet écran supérieur et le clavier.

L’idée est intéressante mais je me demande quel poids peut faire un tel engin, sans parler du tarif particulier de ce type de machine et des éventuelles limitations techniques qu’impose un dispositif de ce type.

Compal Envision

Le Compal Envision Pro devrait vous faire penser immédiatement au concept Honeycomb Glacier présenté par Intel en 2019. Cette  seconde solution reprend le concept du double écran séparé par une charnière classique mais avec un premier écran supérieur pleine taille et un écran inférieur plus petit, tactile et comme coupé de moitié horizontalement. Assez pour afficher des données et laisser la place à un clavier classique. La différence entre la proposition d’Intel et le concept de Compal ? Le dernier a un clavier sans fil détachable que l’on va pouvoir éloigner des deux écrans. 

Compal Envision

Là encore, on retrouve une solution chiclet avec sur la droite un pavé tactile, là encore la partie surélevée va permettre une position confortable pour la frappe et, peut être, s’aligner avec un second écran externe. Le système de béquille qui permet de positionner le Compal Envision Pro aura également l’avantage d’aider à la dissipation de ses composants.

Compal Envision

Là encore, la proposition est parfaite pour de multiples usages. Si Intel pensait son projet pour les joueurs, Compal vise plus large avec les créatifs, les programmeurs et tout autre utilisateur pouvant tirer partie de ce type de solution. L’orientation de ce genre de concept étant, par essence, très souple et malléable.

Compal Envision

Les solutions Compal Envision sont des fantasmes pour le moment, des intégrations de rendus 3D dans des photos classiques. Aucun de ces produits n’existe réellement et la marque ne cherche qu’à montrer la fertilité de son bureau d’étude. Il n’est pas sur que ces engins existent un jour, tout comme le portable d’Intel n’a, pour le moment, pas trouvé de débouché. Compal avait présenté au même concours IF Design en 2020 un concept Gemini qui présentait, lui aussi, deux écrans et qui n’a pas abouti pour le moment.

C’est néanmoins une solution originale et intéressante. Moins mobiles que des solutions classiques, elles pourraient avoir un certain intérêt pour des usages sédentaires.

Source : Liliputing

Compal Envision : de nouveaux concepts de portables double écran © MiniMachines.net. 2021.

Compal ZeroEdge : un concept de portable sans bordures d’écran

Avec le Compal ZeroEdge, la marque propose un concept attirant. Une solution qui fait flotter dans l’espace une dalle OLED de 14″ de diagonale avec un ratio de 99% en faveur de l’affichage par rapport à l’encombrement total du portable.

Compal ZeroEdge

Des bordures ultrafines qui portent une dalle surélevée de la carcasse par une charnière Arc-Edge mettant encore en valeur cet aspect particulier. Le Compal ZeroEdge  se distingue très clairement du marché actuel avec un aspect très futuriste. 

Evidemment, il est plus simple de présenter ce genre de concept au travers de rendus 3D et d’images virtuelles que de proposer un vrai produit. Pour le moment, le Compal ZeroEdge n’a aucune existence réelle et n’est que le résultat d’un travail de design des laboratoires de la marque. Comme chaque année, Compal fait appel à ses équipes de designers pour participer aux concours IF Design en présentant des produits imaginaires. Cela ne veut pas dire que les engins ne seront pas un jour sur le marché mais, pour le moment, aucune information de commercialisation, aucune date ni aucun prix n’a été annoncé pour ce produit aux spécificités très floues.

Compal ZeroEdge

Ultra fin, ne laissant apparaitre en connectique que deux ports USB Type-C et un lecteur  de cartes MicroSD, il propose un clavier de type chiclet classique, bien moins intégré que l’écran. Des bordures sont bien visibles de ce côté, éléments qui n’ont pas profité d’une intégration d’enceintes dans ce concept.

Compal ZeroEdge

La dalle, quant à elle, profite d’une bordure d’écran courbée, semblable à ce que l’on trouve sur certains smartphones. Cela permet d’accentuer sa taille et son déploiement même si la totalité de l’affichage lumineux ne correspondra sans doute pas à une surface exploitable réellement. Cette courbure particulière permettra un relevé d’informations lisible, même machine fermée. On pourra par exemple être averti de l’arrivée d’un message ou de la progression d’une tâche avec des éléments lumineux lisibles depuis le côté de l’engin.

Compal ZeroEdge

Gros point fort de cette finition particulière, la possibilité de mettre côte à côte deux machines identiques et de bénéficier d’un affichage presque ininterrompu. Une bonne idée en théorie mais qui se heurtera sans doute à quelques freins bassement matériels comme : la perte de tout confort d’utilisation dans cette position et le fait de devoir payer deux fois une machine qui sera forcément très chère. Sans parler de la difficulté à piloter deux écrans de machines différentes pour en faire concorder l’affichage.

Compal ZeroEdge

Si l’idée du double écran est très satisfaisante visuellement parlant, je pense qu’elle sera donc plus à retrouver non pas avec un second portable mais avec une solution d’écran supplémentaire. Intégrer la même technologie dans une solution d’écran secondaire à déployer sur le terrain en cas de besoin pourrait être une très bonne idée. Cela évitera la double peine de payer un second portable tout en offrant la possibilité de retrouver un affichage en longueur sans presque aucune interruption d’affichage.

Bien entendu, tout cela reste totalement théorique, le Compal ZeroEdge est un concept. Une idée en l’air et en 3D, sans qu’on n’ait pour le moment aucune visibilité de la possibilité d’une telle réalisation. Entre la finesse de l’écran et celle du châssis et la bordure de l’écran non protégée pour un appareil qui aura un certain poids… La solidité de l’ensemble parait encore assez compliquée à assurer. Un utilisateur qui poserait un peu durement un tel portable sur une surface solide sans une protection suffisante aurait sans doute une mauvaise surprise à l’ouverture de sa machine… 

Source : IF Design via Liliputing

Compal ZeroEdge : un concept de portable sans bordures d’écran © MiniMachines.net. 2021.

Xiaomi Mi Watch : Ecran AMOLED et 2 semaines d’autonomie (MAJ Promo)

Mise à jour du 20/02/2021 : La montre Xiaomi Mi watch avait été annoncée en Octobre pour un lancement au premier trimestre à 129.99€. Elle sera finalement commercialisée à 149.99€… Un changement de tarif qui rend plus attractive la version globale, avec les mêmes fonctionnalités et les menus en Français, proposée à 103.33€ en importation avec un code promo.

Billet original du 01/10/2020 : Prévue pour le premier trimestre 2021 à 129.99€, la nouvelle Xiaomi Mi Watch sera disponible en trois couleurs en France. Un Blanc crème, un bleu marine et un modèle tout noir. Si la montre reprend le nom d’un modèle précédent, elle est foncièrement différente et propose notamment une belle autonomie.

Mi Watch

Le Tech à porter continue de se développer et Xiaomi annonce donc de manière assez anticipée sa nouvelle montre connectée sous l’appellation Mi Watch alors que l’ancienne est toujours en vente. On change du tout au tout avec ce nouveau modèle qui passe d’un cadre carré à une forme ronde de 1.39 pouces et qui affiche une jolie définition de 454 x 454 pixels. L’écran est un AMOLED qui affiche une luminosité confortable de 450 cd/m². De quoi bien supporter un usage en pleine lumière.

L’écran est bien évidemment tactile mais son interface est également pilotable avec deux boutons physiques pour naviguer, valider et lancer les modes sportifs. Une interface qui sera appréciée par les utilisateurs portant des gants incompatibles avec les usages tactiles. La nouvelle Mi Watch pèse 32 grammes nue, sans son inévitable bracelet amovible. Un poids plume qui ne se traduit pas par une autonomie ridicule puisque la montre promet pas moins de deux semaines d’utilisation classique entre chaque recharge. Elle mesure 45.9 mm sur 53.35 pour 11.8 mm d’épaisseur.

Mi Watch

C’est beaucoup moins qu’une Amazfit GTR 47 évidemment mais très très correct sur ce marché particulier des montres connectées. Evidemment, en activant le GPS, la montre ne proposera pas la même autonomie et il faudra probablement sortir le chargeur magnétique fourni plus souvent. 

Cette fonction GPS sera utile pour compléter le suivi sportif proposé par la montre. Avec 117 types de modes sportifs “différents”  – certains sont souvent tout de même assez redondants – complétés par les mesures habituelles de votre activité, la montre vise clairement un usage sportif. Le nombre de pas, de calories brûlées comme le suivi du rythme cardiaque ou le niveau d’oxygénation du sang sont pris en charge. D’autres fonctions annexes sont prise en compte avec, comme toujours, une fiabilité et un intérêt plus ou moins limité : le suivi du sommeil, le niveau de stress ainsi que le niveau de forme font partie des éléments surveillés par la montre. Sans que l’intérêt réel et la pertinence des mesures ne soient, comme d’habitude, réellement justifiés.

Le GPS intégré permettra un suivi des parcours sans export natif vers des applications Strava évidemment. Une boussole et un baromètre complètent l’équipement “géographique” de cette nouvelle Mi Watch. On note enfin qu’elle propose une étanchéité 5ATM qui vous laissera tout le loisir de lui faire faire trempette sans toutefois vous autoriser de grandes profondeurs.

Mi Watch

Enfin, et parce que c’est avant tout une montre connectée, cette nouvelle venue vous offrira tous les services habituels : Xiaomi promet une centaine de cadrans différents pour trouver le design le plus à votre goût. Il sera également possible de donner des ordres avec des solutions Alexa d’Amazon ou de déclencher des photos à distance avec votre smartphone… Des fonctions classiques que l’on retrouve sur de nombreuses montres.

On ne sait pas quel système d’exploitation sera embarqué sur la nouvelle Mi Watch : l’autonomie de 2 semaines est le signe d’un système léger et peu gourmand, ce qui devrait exclure un Android Wear. Il est probable que Xiaomi se soit intéressé au développement d’une solution Linux propriétaire comme sur le reste de ses gammes “Amazfit”. Un moyen simple de proposer une solution efficace et autonome, simplement secondé par une application qui pousse en Bluetooth 5.0 LE les notifications nécessaires de votre smartphone à la montre.

 

Xiaomi Mi Watch : Ecran AMOLED et 2 semaines d’autonomie (MAJ Promo) © MiniMachines.net. 2021.

Chuwi HiPad Plus : une jolie tablette sous Android 10

La Chuwi HiPad Plus c’est avant une tablette 11 pouces qui propose une dalle IPS en 2176 x 1600 pixels, soit 245 Points par pouce de densité de pixels. Un écran qui se démarque également par sa configuration en 4:3 et non en 16:9. Un choix qui offrira du confort en lecture de documents comme en surf sans empêcher les usages multimédia comme la lecture de vidéo ou le jeu. La coque mesure 24.83 cm de haut et 17.95 cm de large pour 6.9 mm d’épaisseur, des dimensions assez compactes liées à ce choix de format de dalle et à des bordures d’écran assez fines. Le corps de la tablette est entièrement réalisé en aluminium pour ajouter de la robustesse à l’ensemble et conserver un poids correct pour une 11″ avec 505 grammes. 

Chuwi HiPad Plus

L’équipement interne est classique avec des composants standard : cela commence par un SoC Mediatek MT8183, une puce composée de huit coeurs repartis en deux groupes. Quatre Cortex-A73 performants et quatre Cortex-A53 plus légers. Un système big.LITTLE classique épaulé par un chipset graphique ARM Mali-G72 MP3. Une puce que l’on trouve dans différentes tablettes et même certains Chromebooks. Associé à cette puce, 4 Go de mémoire vive LPDDR4 et 128 Go de stockage eMMC 5.1 qu’il sera possible d’augmenter grâce à un lecteur de cartes MicroSDXC. Une solution milieu de gamme, donc, sur un marché qui a tendance à intégrer de plus en plus de mémoire et de stockage mais suffisante pour un usage “classique” d’une tablette de ce type. 

Chuwi HiPad Plus

Un placement étrange des Pogo Plug ?

Le module réseau est intégré dans le SoC Mediatek et propose un Wifi5 classique associé à un Bluetooth 4.2. Pas les références les plus récentes sur le marché donc mais encore une fois suffisante pour un usage standard de tablette. Pas de GPS intégré par contre, ni de 3 ou 4G. La seule autre gestion d’onde que proposera la Chuwi HiPad Plus sera la prise en charge d’un Tuner FM.

Chuwi HiPad Plus

Les Webcams sont également classiques avec un module en façade de 5 mégapixels et un second module au dos de la tablette qui grimpe en 13 mégapixels avec une petite LED flash. Pas de mention d’autofocus pour les deux unités.

La connectique se limite à un port USB 2.0 Type-C qui servira autant à recharger la Chuwi HiPad Plus qu’à faire transiter des données. Pas de port jack intégré, un choix probablement lié au design et à la recherche d’un engin très peu épais mais qui pourra décourager certains utilisateurs. Le recours à un casque Bluetooth sera évidemment la solution si on veut regarder un film ou écouter de la musique en solo. Les enceintes stéréo 1 watt intégrées n’étant en général ni exceptionnelles ni agréables dans un lieu partagé.

Chuwi HiPad Plus

Annoncée entre 226 et 240€ en importation, la Chuwi HiPad Plus n’est pas encore disponible en masse. Sur la page AliExpress de Chuwi, la date approximative de réception est pointée au 19 Mars avec 50 pièces en stock à 240€. Chez Banggood, la tablette n’est pas encore arrivée mais elle est annoncée à 226.42€. Une solution à surveiller avec sa mise en concurrence chez les divers revendeurs. Je ne sais pas exactement ce que vaut la formule mais avec un prix un tout petit peu plus doux, cette nouvelle 11″ pourrait s’évérer être un équipement de lecture pratique et agréable au quotidien.

Mes inquiétudes ne concernent pas trop l’équipement de la machine mais plutôt son autonomie. Chuwi mentionne la présence d’une batterie 7300 Mah en 3.8 Volts mais ne précise pas de durée d’utilisation moyenne. Si ce dernier point est correct, ce modèle pourrait s’avérer intéressant.

Merci à Sidero pour l’information. 

Chuwi HiPad Plus : une jolie tablette sous Android 10 © MiniMachines.net. 2021.

La console Aya Neo débuterait son financement en Mars

La Aya Neo est un engin portable au format console très bien équipé avec un Ryzen 4500U, 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage PCIe NVMe. Elle propose un écran de 7″ IPS en 1280 x 800 et vise un public de joueurs PC classique à la recherche de mobilité. L’ensemble de ses caractéristiques est détaillé dans ce précédent billet.

Aya Neo

Annoncée en financement participatif , malheureusement sur Indiegogo, à partir de 699$, elle devrait débuter sa campagne aux début du mois de Mars. et cela après avoir livré les 500 premières machines à un public local. 900 autres consoles sont prévues pour une expédition fin Février sur le marché local en Chine. 1400 consoles Aya Neo Founder Editions qui ont déjà ou vont bientôt quitter les entrepôts de la marque qui les produit donc déjà en masse.

Aya NeoAya Neo

Un choix qui montre que comme beaucoup d’autres constructeurs, Aya ne se sert du financement participatif que comme un moyen pratique d’assurer une plateforme de distribution et de marketing tout en évitant les soucis de paiement à l’international.

La console Aya Neo est toujours prévue pour une distribution Internationale en Avril. Les financements qui seront effectués en Mars, même si ils devaient être faits au départ au début de ce mois de Février d’après le planning du constructeur, ne retarderont donc pas la livraison des produits. Preuve s’il en est que pour la plupart de ces marques, l’argent récolté sur ces financements participatifs ne sert pas à payer le matériel nécessaire à la construction des produits mais ne sert qu’à assurer des ventes en amont de la production réelle1.

La Aya Neo semble être une réussite technique et les échos que j’en ai sont très bons. Pour le moment du moins, la marque semble avoir réussi là où tant d’autres ont échoué : proposer un format portable et efficace suffisant pour aborder une grosse part de la logithèque PC. Avec le GPD Win 3, ce produit montre que le matériel actuel, tant chez Intel que chez AMD, est désormais compatible avec ce type de miniaturisation extrême.

La console Aya Neo débuterait son financement en Mars © MiniMachines.net. 2021.

PocketBook 740 color : le temps est venu pour les liseuses couleur ?

Les premières annonces de liseuses de ce type, avec écran couleur de diagonales assez larges, laissent entendre un prix beaucoup plus élevé que ce que la PocketBook 740 a révélée. Cette liseuse, annoncée en Avril 2020, sera commercialisée pour 300$ environ.

Pocketbook 740

La liseuse de 7.8″ emploie un écran E Ink Kaleido qui proposera deux types d’affichage dans la même définition de 1404 x 1872 pixels. Mais la densité de ceux-ci à l’affichage changera suivant le type de technologie utilisée. Ainsi en couleur, la solution proposera 4096 tons différents pour une densité de 100 pixels par pouce tandis qu’en 16 niveaux de gris, elle affichera 300 points par pouce. Les deux pourront profiter d’un rétro éclairage de l’écran et seront donc destinés à des usages différents. Là où le noir et blanc permettra de profiter d’un lissage très détaillé des polices d’écriture le rendant plus adapté à la lecture, l’affichage coloré jouera sur la diffusion de celles-ci pour masquer ses plus faibles nuances. Rendant la PocketBook 740 plus adaptée à la consultation d’images.

Pocketbook 740

Prévue pour le mois de Mars, elle est annoncée à un tarif proche des 300$. Un prix abordable pour un engin qui proposera un SoC double coeur cadencé à 1 GHz,  1 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage de base que l’on pourra faire évoluer avec un lecteur de cartes MicroSDHC pour ajouter des cartes de 32 Go maximum. 

Pocketbook 740

C’est beaucoup moins cher, et moins puissant, qu’un autre modèle de 7.8″ couleur annoncé également ces derniers jours qu’est le Bigme S3. Un modèle équipé de la même dalle mais proposant un SoC 8 coeurs pour piloter un Android 8.1 avec 2 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage de base. Plus performant donc mais également plus cher puisque le Bigme S3 est annoncé à… 540$.

J’ai appris, avec les montre connectées, à me méfier de l’usine à gaz qu’est Android pour des tâches simples. Si le système est vraiment adapté aux smartphones qui doivent piloter de multiples fonctions, son utilisation pour des tâches plus basiques est souvent injustifié. Que ce soit pour les montre connectées, les appareils photo numériques ou les liseuses, les objets que j’ai pu croiser sous Android ne gagnaient pas beaucoup au change. Ils proposaient plus de fonctionnalités mais ils perdaient souvent en praticité avec des mises à jour répétées tout en oubliant un élément capital : une bonne autonomie. 

Pocketbook 740

La PocketBook 740 proposera donc un usage simple avec la lecture de fichiers classiques parmi lesquels on retrouvera les formats EPUB, PDF, MOBI, RTF, TXT, HTML entre autres. Mais aussi les formats dédiés à la BD numérique que sont les CBR et CBZ ainsi que les formats d’images classiques :  JPG, BMP, PNG et TIF. La solution proposera également la lecture de fichiers audio en MP3, M4A et OGG au travers de sa prise USB Type-C ou en Bluetooth. La PocketBook 740 offrira également une connexion Wifi4. Une bonne chose puisque la liseuse sera compatible avec les services de DropBox et PocketBook Cloud.

La liseuse proposera une interface tactile capacitive et offrira donc quelques applications en plus de son usage de base : un éditeur de notes sera ainsi présent, une application de surf en ligne et un outil pour lire des flux RSS. On retrouvera enfin des jeux comme un Sudoku ou un jeu d’échecs.

Pocketbook 740

Avec 19.5 cm de haut pour 13.65 cm de large et 8 mm d’épaisseur, cette PocketBook 740 pèsera 225 grammes. Un outil couleur qui apparait donc enfin à un tarif proche des premières liseuses vraiment commerciales du marché en noir et blanc il y a quelques années. En espérant que le temps passant, au fur et a mesure que e Ink proposera des solutions Kaleido, les prix s’assagiront dans la même mesure que les versions classiques. 

A noter au passage que PocketBook propose une PocketBook 740 Pro depuis quelques temps. Un modèle non pas mieux que la version couleur mais différent. Avec un système d’encre numérique E Ink Carta, il n’affiche qu’en nuances de gris. Il sera “facile” de le reconnaitre avec un prix de base 100$ moins cher et un port MicroUSB. Le seul avantage technique du PocketBook 740 Pro est dans une certification IPX8 que n’aura pas la version couleur.

Source : The Digital Reader, MobileRead et Liliputing

PocketBook 740 color : le temps est venu pour les liseuses couleur ? © MiniMachines.net. 2021.

Lisperati1000 : un terminal de programmation mobile

Le Lisperati1000 est un engin dédié à une tâche assez simple, la programmation en LISP. Si vous ne connaissez pas LISP, c’est normal, il s’agit d’une vieille famille de langage de programmation puisque la première version date de 1958. Il semble encore utilisé dans certains milieux et si le sujet vous intéresse vous pouvez allez jeter un oeil à sa page Wikipedia qui sera surement plus complète que tout ce que je pourrais vous en dire puisque je me suis levé sans connaitre LIPS…

Lisperati1000

Le Lisperati1000 emploie un Raspberry Pi zéro ce qui en fait un engin très ouvert. Si son auteur, Conrad Barski, l’a orienté vers LISP, il  serait possible de l’utiliser pour n’importe quel autre langage de programmation ou d’en faire une machine à écrire de nouvelle génération.

L’engin est réduit à la plus simple expression d’un outil informatique, comme un bon vieux terminal : Un écran, un clavier et une interface pour les relier. Pour que l’objet soit moins encombrant, le clavier choisi est un 40% seulement. Un format qui représente donc 40% de la taille “standard” d’un clavier. Développé sur 4 rangées avec des switches Cherry Brown pour une frappe confortable.

Lisperati1000

Au dessus du clavier, un écran particulier lui aussi puisqu’il s’agit d’un de ces modèles en IPS, très étiré en largeur en 1920 x 480 pixels en 8.8″ de diagonale. Ce format “UltraWide” n’est pas problématique au vu de la destination de l’engin. Pour de la programmation, cela peut largement faire l’affaire. On se souvient d’autres formats de machines à écrire qui présentaient des affichages de 2 ou 3 lignes sans que cela ne pose problème. La mise en page du texte étant réalisée ensuite via une autre solution. Le Lisperati1000 fait tourner une version Lite de Raspberry Pi OS qui démarre un Terminal suffisant pour lancer un éditeur. Une formule très limitée en usage donc mais parfaitement compatible avec d’autres.

Le tout est alimenté par trois batteries 18650 de 2200 mAh chacune alimentée via un PowerBoost 1000C d’Adafruit. L’ensemble donne une certaine autonomie à la machine.  Le Lisperati1000 est assemblé dans un châssis imprimé en 3D en PETG mais Barski pense développer une série avec un châssis en aluminium pour répondre à la demande née de la présentation de son projet sur Twitter.

Il prévoit également de livrer ses sources logicielles et matérielles pour que chacun puisse imprimer sa propre version du projet.

Raspberry Pi Zero W

2021 est aussi magnifique

Ce Lisperati1000 montre que nous sommes arrivés à une époque où l’on peut trouver toutes les pièces nécessaires à la fabrication de ce type de projet. C’était déjà le cas il y a quelques années encore mais c’est devenue réellement simple et accessible. Quand j’ai commencé à trainer sur AliExpress, là où on peut trouver ce type d’écran particulier, il fallait débourser des sommes assez élevées et surtout, en général, acheter plusieurs modèles du même écran en lot. Désormais, on a de la concurrence sur ces produits et il est facile de trouver l’élément que l’on cherche, à la pièce, et de se faire livrer le tout en 15 jours.

Il est également possible d’imprimer le châssis de son choix en quelques heures avec des imprimantes 3D qui sont à des tarifs comparables à ceux d’une bonne imprimante laser. On peut trouver une carte Raspberry Pi pour une bouchée de pain, choisir le type de support de touche que l’on désire et dessiner soit même le clavier de son choix.

Si il n’y avait pas d’autres nouvelles inquiétantes pour nos démocraties, des virus qui se baladent et une planète qui est en train de nous faire comprendre que nous sommes indésirables à sa surface… On pourrait trouver que notre monde à quelque chose de vraiment magique.

Source : Hackster.io

Lisperati1000 : un terminal de programmation mobile © MiniMachines.net. 2021.

sPot : Un iPod de 2004 capable de streamer de la musique sur Spotify

Pour construire un sPot, il vous faudra des compétences en électronique, en programmation et pas mal de doigté pour arriver à faire tenir les composants nécessaires à ce hack dans la coque d’un iPod de quatrième génération. Guy Dupont, le créateur de ce projet, partage en ligne l’ensemble des éléments qui lui ont permis ce tour de passe passe.

Evidemment, rien dans l’électronique de 2004 ne prévoyait la possibilité de faire du streaming de musique. Ni Wifi, ni Bluetooth, ni éléments logiciels… Ce sPot n’y parvient qu’en réalisant un gros chantier interne. L’ensemble de l’électronique originale a été remplacée et si l’objet conserve la même forme et une interface identique, c’est au prix d’un énorme bouleversement invisible.

Le coeur de la machine a été remplacé par un Raspberry Pi Zero qui utilise Raspotify pour s’authentifier auprès du service de musique en streaming. La bibliothèque Python Spotipy est utilisée pour chercher, sauvegarder les favoris et autres listes et piloter l’ensemble. Le tout a été reprogrammé en Python pour “coller” au design des menus de l’iPod original. 

Mais surtout, il a fallu apprendre au système à se suffire de l’interface basique de l’iPod pour fonctionner. Pour construire sPot, un programme prenant en compte la roue circulaire de navigation et les différents boutons a donc été écrit, toujours en Python. Cela permet non seulement de se balader dans les menus, de lancer un titre ou album, de naviguer dedans ou de faire pause… mais également de chercher dans Spotify grâce à un système de “clavier” utilisant la roue de l’interface pour sélectionner les lettres. Un autre rajout est l’emploi de pi-btaudio pour permettre à l’appareil de transmettre la musique en Bluetooth. Tous les codes sources sont disponibles sur une page Github.

sPot

La partie matérielle de sPot est impressionnante, non seulement parce que l’espace disponible est assez limité mais surtout par ce que Guy Dupont ne laisse absolument rien apparaitre au final de la quantité de changements effectués en interne. On retrouve le Raspberry Pi Zero, un gestionnaire pour charger la batterie, la carte qui pilote le minuscule écran, un minuscule moteur pour envoyer des vibrations haptiques à l’utilisateur et d’autres éléments. 

sPot

Le marché actuel propose des écrans de toutes les tailles et de nombreuses formes. Il a ainsi été possible d’en trouver un pour remplacer le système LCD d’origine de l’iPod. toute la démarche est détaillée dans la vidéo et dans la page Hackaday de ce projet.

Il reste quelques petits détails à régler pour ce hack, la liste est courte mais certains éléments sont amusants et évidemment importants à prendre en compte si vous voulez utiliser ce code pour créer votre propre sPot ou un autre objet du genre. Le Pi Zero n’a pas été programmé pour s’éteindre “proprement”, par exemple, et l’auteur utilise donc un terminal SSH pour le faire… Autre “détail”, Guy a oublié d’intégrer les chiffres dans son système de clavier. Une bourde qui sera surement vite réglée. Il n’est pas encore possible de modifier le volume depuis l’interface de l’iPod… Et enfin, la prise jack n’est pour le moment pas exploitable. Rien de grave en somme puisque ces éléments sont assez simples à prendre en charge soit avec une rustine de code, soit en ajoutant un des minuscules DAC en sortie USB du Pi Zéro.

Merci à tous ceux qui m’on signalé la vidéo.

sPot : Un iPod de 2004 capable de streamer de la musique sur Spotify © MiniMachines.net. 2021.

M5Paper : un ESP32 caché derrière un écran E ink de 4.7″

Le M5Paper n’est pas une liseuse ou un écran numérique que l’on va brancher à un autre appareil. C’est un outil que l’on doit programmer pour profiter de ses 4.7″ de diagonale d’encre numérique.

Equipé d’un ESP32-D0WDQ6-V3 le M5Paper permet de profiter de son écran 960 x 540 à 16 niveaux de gris pour afficher les données que vous  souhaitez. Cela peut être le réceptacle d’informations variées en provenance de différents capteurs ou de données Internet. Il est tactile, multi points de contact grâce à une dalle capacitive et dispose d’une connexion Wifi3 largement suffisante pour laisser transiter les éléments nécessaires à son usage.

M5Paper

L’objet mesure 11.8 cm de long pour 6.6 cm de large et 1 cm d’épaisseur. Il pèse 86 grammes. Sa batterie est une 1150 mAh, ce qui devrait lui offrir une excellente autonomie au vu de son type d’affichage. Enfin, il propose à la fois un stockage de base de 16 Mo de mémoire flash et un lecteur de cartes MicroSD pour ajouter des données. Un unique bouton au dos de l’appareil, permet de le mettre en veille.

M5Paper

L’écran continue d’afficher les données mais le M5Paper se met en veille pour sauvegarder sa batterie. L’écran tactile n’est alors plus fonctionnel et il faut appuyer sur la petite molette de sélection cliquable sur la tranche de l’appareil pour le remettre en marche.

M5Paper

Le M5Paper propose également trois ports d’extension HY2.0 4 broches pour connecter les très nombreuses extensions M5Stack. A vrai dire, si le nom HY2.0 ne vous dis rien, il y a de fortes chances que vous connaissiez ce format. Il s’agit de ces petits brochages blancs très classiques que l’on trouve dans pas mal de produits électroniques. Il est possible d’en acheter facilement en ligne pour éventuellement ajouter le connecteur ou le capteur compatible ESP32 de son choix. Un connecteur USB Type-C permet de recharger l’objet mais également de faire transiter des données pour le programmer. A noter que, pour le moment, UIFlow n’est pas compatible avec cet appareil mais cela pourra peut être changer à l’avenir.

M5Paper

Le M5Paper embarque également des capteurs de température et d’humidité ainsi qu’une horloge alimentée par sa batterie. Parfait pour un usage basique de calendrier météo par exemple mais également bien d’autres choses.

M5Paper

C’est le genre d’outil parfait pour du pilotage domotique. C’est d’ailleurs la démo embarquée par défaut par le petit écran. De quoi construire votre propre télécommande pour piloter tous les appareils connectés d’un lieu. Avec de larges boutons tactiles dessinés avec les icônes de votre choix, que vous pourrez sélectionner facilement pour allumer ou éteindre différents éléments : prises connectées, lampes, piloter un thermostat ou changer de mode de diffusion audio…

M5Paper

L’avantage du format est dans sa portabilité et le fait qu’il ne draine que peu de batterie au long cours. Les informations affichées avec l’encre numérique n’ont pas besoin d’être rafraichies et vous pouvez programmer le M5Paper pour qu’il ne rafraichisse l’heure ou différentes infos qu’après une première pression sur son écran tactile.

M5Paper

Le produit est récent et vous aurez donc, pour le moment, peu de solutions communautaires à pousser sur l’appareil directement. Il est livré avec quelques démos et reste, bien entendu, compatible avec toutes les librairies ESP32. Cela dit, je pense qu’au vu de son format, cet appareil va être rapidement adopté par la communauté de programmeurs et qu’on devrait voir de nombreux projets le prenant en charge.

Dernier point, le tarif et la disponibilité. L’objet est actuellement proposé à 69$ (57€ + 5€ de port) chez M5Stack mais il est pour le moment indisponible. Il peut également se commander à moins de 60€ chez Banggood. Ce n’est clairement pas un produit à conseiller aux purs néophytes du ESP32, mais les personnes ayant déjà roulé un peu leur bosse et prêtes à porter sur cet écran plus grand du code prévu pour des produits plus classiques pourront y trouver un nouveau terrain de jeu particulièrement intéressant.

Source : Liliputing, BoingBoing et MobileRead

M5Paper : un ESP32 caché derrière un écran E ink de 4.7″ © MiniMachines.net. 2021.

Une Gameboy Color Steampunk en vidéo

Mariage d’électronique et de laiton, la Gameboy Color Steampunk est en réalité une solution construite à partir d’une base de solution Odroid Go. Jiri l’a intégré sur un base métallique pour lui donner plus de cachet. Evitant au passage le recours à des connexions classiques en préférant des liaisons rigides faites de métal solide. L’ensemble donne un aspect très particulier à la console.

Gameboy Color Steampunk

Le montage de l’ensemble, que ce soit au niveau des supports et entretoises qui portent les différents composants comme de l’électronique et de ses raccords, est assez fou. Le boulot que cela représente est impressionnant et le résultat remarquable.

Gameboy Color Steampunk

Je trouve l’idée de recourir à du laiton soudé pour construire le châssis, les supports et les différents éléments qui portent les boutons excellente.

Gameboy Color Steampunk

Mais le rendu des différentes petites barres de laiton qui se croisent et se chevauchent pour connecter les différents éléments entre eux est le clou du spectacle. Cela donne cette impression “fouillis organisé” si chère aux productions de ce type. Le travail que cela représente tant au niveau soudure que d’anticipation des différents circuits pour ne pas rendre l’ensemble illisible est, là encore, phénoménal. 

Gameboy Color Steampunk

L’enthousiasme de Jiri Praus fait plaisir à voir et sa Gameboy Color Steampunk est une vraie réussite, je n’ose pas imaginer la déception si, à l’allumage, il se rendait compte qu’une de ses soudures si spéciales posait problème. Démonter sa console avec ce système serait probablement un véritable casse tête.

L’ensemble des ressources nécessaires à la réalisation de ce projet est partagée par Jiri sur sa page Patreon

Merci à mon gars Turbo pour l’info !

Une Gameboy Color Steampunk en vidéo © MiniMachines.net. 2021.

Toshiba BW-2112 : Une merveilleuse machine à écrire Japonais, Chinois et latin

La Toshiba BW-2112 est une antiquité, construite en 1940, elle propose d’écrire en 3 langues différentes avec 3 alphabets différents. La solution propose des caractères Japonais, Chinois et Latin. 

Toshiba BW-2112

Le fonctionnement de la Toshiba BW-2112 est différent de nos machines classiques. Au lieu d’associer une touche par lettre comme nous le permet notre alphabet, la machine associe 630 caractères Kanji installés sur différentes rangées que l’on sélectionne en faisant tourner un gros cylindre.

Toshiba BW-2112

Lorsque le caractère est sélectionné, une pression sur l’unique touche de frappe déclenche un marteau qui vient percuter un caractère Kanji métallique en relief poussé en avant.

Toshiba BW-2112

Positionné devant un ruban d’encre, il imprime directement la feuille de papier. Le résultat est l’impression du caractère choisi sur une feuille au format B4.

Toshiba BW-2112

Développée pour l’armée Japonaise pendant la seconde guerre mondiale. Cette Toshiba BW-2112 a été adoptée par de nombreuses entreprises pendant la reconstruction du pays. Sa fabrication a perduré jusqu’en 1954. En 1955, Toshiba a changé de système avec une solution plus proche de nos machines classiques : une disposition de 28 caractères “Kana” Japonais distribués en autant de touches. 2000 unités de ce premier modèle ont été fabriquées avant que Toshiba lance sa petite grande sœur, la Toshiba Typewriter Model BW-2112 sur le même principe mais avec 1172 idéogrammes Japonais et Chinois ainsi que notre alphabet latin. 

Je trouve cet objet assez merveilleux.

Source : Adafruit

Toshiba BW-2112 : Une merveilleuse machine à écrire Japonais, Chinois et latin © MiniMachines.net. 2021.

Une machine à trier les LEGO pilotée par un Raspberry Pi

Avec cette machine à trier les LEGO, la corvée du rangement et du tri est enfin résolue… ou presque. Il a quand même fallu 2 ans de travail et de patience pour construire, programmer et assembler cette machine. Je ne suis pas sûr que tout le monde aura la force et la ténacité pour y parvenir.

Cette machine à trier les LEGO emploie la reconnaissance visuelle des objets au travers d’un Raspberry Pi 3 B+ et d’un capteur Raspberry Pi Camera Module V2 pour identifier les diverses briques qu’on lui donne à trier. Un ensemble de 9 Servo et 6 moteurs LEGO servent autant à faire avancer les briques qu’à les ranger dans des bacs adaptés.

Une Intelligence Artificielle permet de classer les divers éléments en fonction de différents critères. Point très intéressant dans cette construction de Daniel West, la banque de données qui permet le tri a été constituée à partir de fichiers 3D des différentes briques LEGO suivant un processus détaillé sur cette page. Banque qui a été importée dans le système, ce qui permet à cette IA de trier convenablement tout type de brique LEGO, même des modèles qu’elle identifie pour la première fois.

machine a trier les LEGO

Après avoir hissé les LEGO vers un réceptacle qui permettra de les distribuer individuellement, un système de moteurs fait vibrer un plateau qui permet de faire avancer les éléments brique par brique sous l’oeil de la caméra. Une fois détectés, la vibration s’arrête pour laisser le temps au système de déterminer de quelle brique il s’agit.

Machine a trier les LEGO

Une fois identifiés par le système, ils sont ensuite redirigés dans l’un des 18 compartiments différents grâce aux Servo moteurs afin d’être correctement classés…

Ce projet est impressionnant de bout en bout, l’ensemble des ressources nécessaires à sa réalisation forcent le respect. L’ensemble est clairement le fruit d’un travail acharné et passionné. Développer sa propre IA pour mener à bien ce genre de projet est à mi chemin entre le travail d’ingénieur et le plaisir foutraque des célèbres machines de Rube Goldberg. Quand je pense à mes propres briques simplement entassées dans un vieux baril de lessive :)

Source : Raspberry Pi

Une machine à trier les LEGO pilotée par un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

Amazfit GTR 2e et GTS 2e : 2 nouvelles références pour le CES 2021

Amazfit profite du CES 2021 pour annoncer deux nouvelles montres qui prolongent les modèles sortis en 2020. On découvre ainsi les Amazfit GTR 2e et GTS 2e qui ne font toujours point de mystère quant à leur nom. Le modèle S désigne la version carrée (pour Square) de la montre et le modèle R pour le cadran rond (Round). 

Amazfit GTR 2e

On retrouve le même concept que l’année dernière avec un design sobre et réussi avec un écran enchâssé autour d’un boitier en aluminium qui porte un bracelet classique en silicone. Ce bracelet, d’un format standard, pourra être remplacé par le modèle de votre choix. On retrouve le même écran AMOLED que les premières versions avec le modèle GTR 2e qui propose une dalle de 1.65 pouce pour une densité de pixels assez importante avec 341 ppp. Le modèle GTR 2e rond est un peu plus étroit avec 1.39 pouce seulement et 326 ppp. 50 designs de cadrans sont proposés par défaut avec des mises à jour possibles de ceux-ci.

Amazfit GTS 2e

Les équipements internes sont identiques et les deux montres proposent le même capteur optique BioTrackerTM 2 PPG qui mesurera le rythme cardiaque. Une mesure de l’oxygène du sang sera également assurée. Evidemment, les fonctions de base sont également prises en charge avec des fonctions de podomètre et de suivi d’entrainement. Amazfit assure que ses montres pourront assurer la mesure précise de 90 sports. Un chiffre impressionnant par rapport aux 12 modes sportifs des GTR 2/GTS 2 qui s’explique par un certains nombre de pratiques qui peuvent être considérées comme des doublons avec des équivalents en salle et en extérieur. D’autres mesures comme la qualité de sommeil ou le niveau de stress sont également mises en avant même si ces relevés doivent être pris avec les pincettes habituelles. Un module GPS/Glonass est présent et les montres supportent une légère immersion dans l’eau avec une certification 5ATM. 

Amazfit GTR 2e

Enfin, si les nouveaux modèles en version chinoise proposent un capteur de température corporelle permanent et un module NFC, cela ne semble pas être le cas des modèles internationaux. Ces fonctions qui permettent de suivre une éventuelle fièvre ou d’effectuer des paiements sans contacts auraient pourtant été un point positif en ces temps de pandémie. A moins que ces fonctions ne soient pas désactivables…

Les Amazfit GTR 2e et GTS 2e ne se démarquent pas vraiment des modèles précédents par une évolution de leur autonomie. La batterie de la GTS 2e ne change pas, cela reste une 246 mAh classique qui pousse son poids à 25 grammes. Elle assurera 24 jours d’utilisation classique et 45 jours en usage léger. Son autonomie pourra même grimper à 45 jours en limitant ses fonctions au maximum mais, dans ce cas là, autant porter une montre classique… La Amazfit GTR 2e offre, de son côté, une autonomie identique.

Amazfit GTR 2e

La marque a également supprimé le module Wifi de la version précédente. Un module pas franchement utile et très gourmand en énergie. Les GTR 2e et GTS 2e pourront toujours communiquer mais au travers de leur module Bluetooth 5.0 BLE en reprenant les données poussées par un smartphone connecté.

Les deux modèles de montres sont déjà proposées en France.

On peut trouver la Amazfit GTS 2e à 129.90€ sur Amazon. La Amazfit GTR 2e est également disponible au même tarif et au même endroit.

Amazfit GTR 2e et GTS 2e : 2 nouvelles références pour le CES 2021 © MiniMachines.net. 2021.

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même

Le Yarh.io Micro 2 est disponible via deux moyens totalement différents. vous pouvez tout d’abord vous l’offrir en le payant rubis sur l’ongle avec un paiement de 630$ à ses créateurs. Mais vous pouvez également télécharger tous les éléments nécessaires à sa création, imprimer les éléments en 3D, choisir et assembler les composants de votre choix et le construire vous même.

YARH.IO Micro 2

Le Yarh.io Micro 2 mesure 12.3 cm de haut pour 11.6 cm de large et 2.7 cm d’épaisseur. L’objet est construit grâce à des fichiers imprimés en 3D qui enferment un Raspberry Pi 3 B+.

YARH.IO Micro 2

Carte qu’il faudra un peu charcuter pour la faire entrer dans le châssis. Le port Ethernet est ainsi dessoudé, de même que des ports USB. Le Yarh.io Micro 2 embarque une batterie 3500 mAh qui sert à alimenter la carte et son écran. Il s’agit d’un très classique HyperPixel de Pimoroni qui offre une petite diagonale de 4 pouces via une technologie IPS. La définition est maigre avec du 800 x 480 pixels mais l’affichage est tactile avec une surcouche capacitive. La dalle permettra d’utiliser divers programmes directement en le manipulant et remplacera donc une souris. En dessous de l’écran, on retrouve un petit clavier Bluetooth noname qui pilotera totalement votre système.

YARH.IO Micro 2

En plus de ces éléments, un système de surveillance de l’autonomie de la batterie est intégré, il permet de ne pas être pris au dépourvu en mobilité. Une pile permet également d’alimenter une horloge indépendante pour conserver l’heure et la date toujours à jour sur votre Pi.

YARH.IO Micro 2

A l’achat, le projet Yarh.io Micro 2 me semble difficile à considérer. Pour la même somme, on pourra trouver des engins autrement plus efficaces et pratiques dans le commerce. Mais le fait que l’ensemble des ressources, guide de montage, fichiers à imprimer et codes variés, soient disponibles en ligne, peut vraiment donner des idées. Il sera possible de modifier ces fichiers pour les ajuster finement à vos besoins. Troquer le minuscule clavier QWERTY pour un modèle à votre convenance. Agrandir le format pour ajouter un petit trackball ou autre. 

La base du projet Yarh.io Micro 2 est parfaite pour expérimenter et adapter une carte de développement à vos besoins techniques. En mobilité, de poste en poste ou comme une station murale, par exemple.

 

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même © MiniMachines.net. 2021.

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