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AirPlay, HomePod et Ethernet : j’ai besoin d’aide

Par Pierre Dandumont

J’ai un problème assez bizarre pour le moment, et je vous demande de l’aide. Avec un type précis de carte réseau, AirPlay ne fonctionne pas correctement.

Ma configuration est un peu particulière : j’utilise un MacBook Pro avec une chaîne Thunderbolt et une carte Ethernet 10 Gb/s dans un boîtier Thunderbolt 3. Et quand j’essaye d’envoyer de l’audio vers mon HomePod en Ethernet… ça ne fonctionne pas. Plus exactement, avec des cartes à base d’AQC107 (Aquantia), la liaison semble s’effectuer mais rien ne sort du HomePod. iTunes envoie le son, le HomePod semble recevoir mais je n’entends rien.

J’ai testé avec une carte Sonnet et une carte Gigabyte dotée de la même puce, avec les mêmes symptômes. Ca fonctionne en Wi-Fi, ça fonctionne avec l’Ethernet (1 Gb/s) de l’écran et ça fonctionne avec une carte Ethernet 10 Gb/s dotée d’une autre puce. Ce qui m’étonne un peu, c’est que les cartes qui bloquent utilisent les pilotes natifs de macOS, présents pour l’iMac Pro ou le Mac mini, donc je suppose que ça doit fonctionner. Si quelqu’un a une idée, ça m’intéresse. C’est peut-être un mauvais réglage, un bug, etc., je n’en sais rien. Je ne sais même pas comment vérifier de façon fiable que le flux part bien vers le HomePod, en fait.

De l’Ethernet 2.5 Gb/s pour Mac, en USB-C

Par Pierre Dandumont

Avec un an de retard, les premiers adaptateurs Ethernet à 2.5 Gb/s arrivent enfin dans les étals. Et bonne nouvelle, ça fonctionne bien sur les Mac.

Petit rappel : l’Ethernet 1 Gb/s (~125 Mo/s) existe dans le grand public depuis pas loin de 20 ans (dès 2000 dans les Power Mac G4) et en 2019, ça limite pas mal. Apple propose quelques Mac avec du 10 Gb/s (iMac Pro, Mac mini, mais pas iMac ou MacBook Pro) et on peut ajouter assez facilement une carte 10 Gb/s en Thunderbolt. Le problème, c’est que c’est cher : comptez plus de 200 € pour un adaptateur Sonnet. En pratique, il existe deux normes entre le 1 Gb/s et le 10 Gb/s : le 2.5 Gb/s et le 5 Gb/s. J’avais essayé une carte 5 Gb/s dans un Mac (sans succès) et les cartes 2.5 Gb/s arrivent enfin. La norme permet un gain correct (on peut espérer 300 Mo/s avec un NAS moderne en face), fonctionne sur des câbles Cat 5E et les adaptateurs ne coûtent pas trop cher. J’ai testé un modèle Club 3D en USB-C (environ 50 €) et il existe une version USB-A pour les anciennes machines. L’adaptateur fonctionne en USB 3.0 (ou USB 3.1 Gen. 1 si vous voulez) à 5 Gb/s, donc ça passe sur d’anciennes machines sans soucis. Attention quand même sur les docks Thunderbolt (ou sur un Mac Pro), l’USB 3.0 peut limiter.

L’adaptateur


USB-C


C’est de l’USB à 5 Gb/s

La bonne nouvelle : l’adaptateur fonctionne sans pilotes sous macOS (je vais y revenir) et j’ai atteint des débits pratiques de 2,35 Gb/s, soit pratiquement 300 Mo/s en réel vers mon Mac Pro qui sert de NAS. Seconde bonne nouvelle, la compatibilité est bonne : mon Mac est relié à un switch 10 Gb/s (Netgear, comptez vers 200 €), lui-même relié en RJ45 à un second switch 10 Gb/s (en SFP+). La machine en face est aussi en 10 Gb/s, mais en SFP+. Pas la solution la plus simple ni la plus pratique donc.

2,35 Gb/s mesurés

Maintenant, les petits défauts. Premièrement, Club 3D livre les pilotes Windows et macOS sur un CD de 8 cm, sans aucune possibilité de téléchargement. C’est un peu embêtant : aucun Mac n’a de lecteur compatible, et ça fait un moment. J’ai dû tenter sur deux lecteurs différents pour faire une image ISO, d’ailleurs. Pourquoi parler des pilotes ? Parce que les pilotes standards de macOS ont un souci : ils n’affichent pas la bonne vitesse. Dans mon cas, ça affiche une liaison à 1 Gb/s alors que l’ensemble fonctionne bien à 2.5 Gb/s. Tant les tests que l’interface de mon switch montrent que le lien fonctionne bien à 2.5 Gb/s. Les pilotes du mini CD (j’ai sorti un lecteur à tiroir) ont le même comportement malheureusement.

macOS dit 1 Gb/s (mais se trompe)


Le switch dit 2,5 Gb/s


Le CD de pilotes

Second défaut, classique avec ce genre de trucs, ça consomme pas mal. Typiquement, l’adaptateur consomme 400 mA sur la prise (2 W) et ça chauffe un peu. Ce n’est pas horrible et c’est stable (j’ai testé pendant 20 minutes de iPerf) mais c’est notable. Mais surtout, ça utilise (beaucoup) le CPU. Lors d’un test iPerf, j’obtiens ~30 % de charge totale en USB-C (200 % + 45 % de iPerf, sur un total théorique de 800 %, MacBook Pro oblige), contre la moitié en Thunderbolt 3 avec une carte à base de puce Tehuti (~120 % de kernel_task + 25 % de iPerf).

Un peu plus gros qu’un modèle 1 Gb/s

Le dernier défaut évoluera peut-être, mais pour le moment il faut un switch 10 Gb/s, qui vaut au moins 200 €. Les switchs compatibles 2.5 Gb/s devraient arriver un jour, Realtek vend le nécessaire, mais rien n’existe pour le moment à ma connaissance. De même, il faut évidemment l’équivalent en face, mais ça reste logique. En pratique, on peut trouver assez facilement des NAS avec 10 Gb/s ou même du 2.5 Gb/s, et pas mal de NAS modernes permettent d’en ajouter, que ce soit avec une carte PCI-Express ou… l’adaptateur USB testé ici.

Pour conclure, l’adaptateur de Club 3D fonctionne bien, ne vaut pas (trop) cher (50 € me semble correct vu le gain espéré) et offre des performances excellentes. Je vous le conseille pour un MacBook Pro (par exemple)… si vous avez le nécessaire pour en profiter.

Dernier point, pour les amateurs de Windows. Ca fonctionne nativement sous Windows 10, avec de la même façon une utilisation assez élevée du CPU. Sur le PC portable de test (un ultraportable HP), le passage sur batterie limitait les débits (1,6 Gb/s au lieu de 2,35 Gb/s), a priori à cause de réglages liés à l’autonomie.

Rendre macOS plus rapide pour lister les partages réseau

Par Pierre Dandumont

Il y a un truc qui m’énerve vraiment avec macOS, c’est la lenteur des accès au réseau. Plus exactement, la lenteur pour afficher la liste des fichiers et des dossiers sur un partage. Et j’ai une solution.

macOS est franchement lent avec les accès au réseau, que ce soit en AFP (qui va disparaître) ou en SMB. J’avais déjà fait un truc sur le sujet, notamment pour accélérer les débits en SMB, mais si les débits suivent plus ou moins – c’est très visible en 10 Gb/s -, l’affichage des dossiers reste toujours aussi lents. Dans certains cas, sur des dossiers contenant beaucoup de sous-dossiers ou de fichiers, ça peut prendre plusieurs dizaines de secondes.

La roue tourne en bas à droite et macOS n’affiche pas les fichiers

Je ne suis visiblement pas le seul à avoir le problème, et ce long sujet, qui expérimente pas mal de choses, m’a donné une solution (presque) valable. Visiblement, macOS (et depuis pas mal d’années) a une gestion de l’ACK en TCP qui pose des soucis de performances (et de délai). Et la solution consiste soit à passer dans un mode de compatibilité, soit à désactiver complètement la fonction delayed ack. Je vous recommande la première solution, qui a fonctionné pour moi. Petit bonus, d’ailleurs, ça permet aussi d’accélérer pas mal les transferts vers les machines sous Windows.

Pour tester, il suffit d’utiliser la commande suivante et de vous déconnecter/reconnecter d’un partage. La valeur à la fin indique le mode : 2 pour la compatibilité, 0 pour désactiver. Attention, la commande ne fonctionne plus après un redémarrage.

sudo sysctl -w net.inet.tcp.delayed_ack=2

Si vous remarquez une différence (comme moi), vous pouvez modifier les réglages pour que ce soit permanent. La première ligne ouvre le fichier qui contient les réglages de macOS. Il faut inscrire la seconde ligne dedans (si elle n’existe pas) ou la modifier avec la bonne valeur, si elle existe (a priori peu probable). Ensuite, il suffit de redémarrer et ça devrait suffire.

sudo nano /etc/sysctl.conf
net.inet.tcp.delayed_ack=2

Chez moi, ça m’a changé la vie pour accéder à mes partages réseau, sur lesquels je stocke les archives du blog et tous les logiciels et programmes utilisés.

Configurer un Raspberry Pi Zero avec un simple câble USB

Par Pierre Dandumont

Récemment, sur des forums, j’ai découvert un truc : un Raspberry Pi Zero peut se comporter comme un adaptateur Ethernet une fois branché sur un Mac, pour une configuration simple et rapide. C’est magique.

Les Raspberry Pi Zero (et les A, j’y reviens demain) ont un problème au départ : sans Ethernet, c’est compliqué de configurer une carte sans la connecter à un écran et un clavier. Jusqu’à maintenant, j’utilisais un adaptateur USB avec Ethernet (issu d’un Chromecast) mais il y a une alternative : le mode OTG (On The Go). Pour faire simple, il suffit de brancher un câble USB sur le Raspberry Pi, de le connecter à un Mac et il fonctionne comme un adaptateur Ethernet. Ensuite, il devient possible de se connecter en SSH dessus.

Un Zero avec un c^ble microUSB

Première chose, un câble USB avec une prise microUSB. Vous devez le brancher sur la prise USB du Raspberry Pi Zero (notée USB), pas sur la prise d’alimentation (notée PWR). Deuxièmement, une version pas trop vieille de l’OS (j’ai pris la dernière).

Placez la carte dans un Mac, la partition boot devrait apparaître. Il faut ajouter la ligne suivante dans le fichier config.txt.

dtoverlay=dwc2

Ensuite, ajoutez cette ligne dans le fichier cmdline.txt. Vous pouvez la mettre à la fin du fichier, avec une espace devant.

modules-load=dwc2,g_ether

Enfin, ajoutez un fichier ssh à la racine de la partition (vide, c’est sans importance).

Maintenant, vous pouvez démarrer le Raspberry Pi avec la carte. Après quelques secondes (c’est un peu long que d’habitude), il devrait apparaître comme un adaptateur Ethernet (RNDIS/Ethernet Gadget) dans les connexions de macOS. Il suffit ensuite d’ouvrir le Terminal et de taper la ligne suivante (le mot de passe sera raspberry).

ssh pi@raspberrypi.local

Magie, vous êtes connecté en SSH sur le Raspberry.

Accéder à Internet

Cette solution permet de se connecter sur le Raspberry Pi pour configurer des choses (comme le Wi-Fi sur un modèle W) mais il est aussi possible d’avoir un accès à Internet, merci macOS. C’est très simple : il suffit de faire un pont entre la connexion de votre Mac et le Raspberry Pi. Allez dans la section Partage des Préférences Système, puis dans Partage Internet. Choisissez l’interface utilisée pour vous connecter à Internet (Wi-Fi, Ethernet, etc.) et dans Aux ordinateurs via, choisissez RNDIS/Ethernet Gadget. Enfin, cochez la case à gauche pour bien activer le partage. Un simple redémarrage du Raspberry Pi devrait lui donner un accès à Internet via votre Mac.

La liste des interfaces


Le partage de connexion

Sous Windows

Je n’ai pas essayé et c’est moins simple, mais voici quelques conseils. Sous Windows, il faut un client pour le SSH, a priori un pilote pour l’Ethernet (Windows 10 doit le charger automatiquement, mais sinon les explications sont là) et Bonjour. En effet, le Raspberry Pi a une IP auto-assignée et le meilleur moyen d’y accéder (comme plus haut) passe par son adresse .local, qui dépend de Bonjour. Si vous avez iTunes, Bonjour doit être installé, sinon l’installation d’iTunes ou de l’utilitaire AirPort (mais pas les services pour l’impression).

Stockage, série, Raspberry A, etc.

Je vous ai montré comment gérer un adaptateur Ethernet, mais il existe d’autres possibilités. Il est possible d’émuler un clavier, un port série, un périphérique de stockage, etc. Vous trouverez quelques explications là, et j’écrirais sûrement un article sur la partie USB un jour. Point intéressant, aussi, ça marche sur d’autres Raspberry Pi (notamment les A) avec quelques différences. Je vous en parle demain.

Mon projet de NAS rapide sous macOS (partie 3)

Par Pierre Dandumont

Depuis un moment maintenant, j’utilise un Mac Pro de 2006 comme NAS. J’avais installé des cartes Ethernet 10 Gb/s en fibre, mais ce n’est pas très pratique à la maison. Et tout passer en Ethernet 10 Gb/s sur cuivre a été un échec. Du coup, je suis passé sur une solution hybride qui marche pas mal.

Ma problématique, donc : les cartes à base de RJ45 pour le Mac Pro sous El Capitan valent assez cher, mais passer de la fibre d’une pièce à une autre n’est pas très pratique. De plus, pour des raisons fonctionnelles, je préfère éviter la liaison directe.

Du coup, je suis parti sur une liaison hybride. Le Mac Pro garde sa carte à base de fibre (achetée d’occasion sur eBay), avec une fibre qui va de la machine (placée à l’autre bout de l’appartement, pour des questions de bruit quand je travaille) vers un switch MikroTik CRS305. Il vaut environ 135 € et propose quatre emplacements SFP+ (pour du 10 Gb/s) et une prise RJ45 1 Gb/s qui peut servir à l’alimenter en PoE. Dans le premier emplacement SFP+, j’ai la fibre qui vient du Mac Pro. Dans le second, un adaptateur SFP+ vers RJ45, lui aussi MikroTik (comptez ~60 €). Le switch est relié en 10 Gb/s de mon salon vers mon bureau, en RJ45 avec un câble déjà en place. Un second câble, sur la prise RJ45 du switch, connecte les périphériques de mon salon (TV, consoles, borne Wi-Fi, etc.).

Dans mon bureau, le câble RJ45 qui arrive du switch entre dans un autre switch, un Netgear SX10. C’est un modèle gamer à l’esthétique discutable, mais il a l’avantage d’avoir deux prises 10 Gb/s et de se trouver à moins de 200 €. Il est ensuite relié au réseau de mon bureau (bornes Wi-Fi, domotique, Raspberry Pi, modem, etc.). Et la seconde prise 10 Gb/s, elle, part vers mon Mac principal.

Pour le moment, j’utilise mon second boîtier eGPU avec une carte Sonnet dedans. J’aimerais un modèle que je peux chaîner, mais ça reste assez cher et encombrant, que ce soit en Thunderbolt 2 ou en 3. Les appareils alimentés par le bus ne permettent malheureusement pas le chaînage.

Dans la pratique, et en attendant la fibre chez moi, ça me permet de gérer mes backups nettement plus rapidement. Comme toutes les informations que je récupère pour le blog sont archivées – ça me permet de fournir des trucs qui n’existent plus sur le Net quand un lecteur me le demande -, je gère un volume relativement conséquent de données. Sur mon Mac Pro, j’ai environ 5,5 To de backup (en RAID5, sauvegardé ensuite en local), donc envoyer les données à un peu plus de 300 Mo/s au lieu de 100 Mo/s aide bien. Et la limitation vient essentiellement du Mac Pro et de ses disques : avec un NAS moderne (et bien plus cher), je pourrais facilement doubler le débit.

Pas loin de 300 Mo/s en moyenne


Maintenant, le prix. Au total, le Mac Pro a coûté un peu moins de 700 € avec les disques (4x 3 To + 6 To en backup) et le réseau. J’ai ajouté le switch MikroTik et l’adaptateur (environ 200 €). Le reste, je l’avais déjà (SX10, boîtier Thunderbolt 3 et carte réseau) mais en pratique il y en a pour ~500 €. Ca fait 1 200 € pour aller nettement plus vite et avoir du stockage. C’est cher, mais si j’avais installé du RJ45 avec un “vrai” NAS, la facture serait nettement plus élevée. Plus le fait que j’ai construit le tout peu à peu, aussi.

Le choix d’une carte 10 Gb/s Aquantia pour Mac

Par Pierre Dandumont

J’en avais déjà parlé, mais comme j’ai une nouvelle carte en test, je le rappelle : par défaut, macOS supporte normalement les cartes Ethernet 10 Gb/s à base d’Aquantia AQC107 (la variante 10 Gb/s). C’est assez normal : c’est la puce utilisée dans l’iMac Pro et dans les Mac mini.

Attention, Apple supporte la majorité des cartes… sauf la plus courante. L’Asus XG-C100C, vendue une centaine d’euros, ne fonctionne pas. Par contre, les cartes de chez Sonnet (comptez 125 €), de chez Gigabyte (testée ici) ou les clones noname (comme ce modèle) sont reconnues nativement. Normalement, la présence d’une puce AQC-107 suffit à macOS, sauf la carte Asus qui utilise visiblement un firmware maison. Les variantes 5 Gb/s (AQC-108), elles, ne fonctionnent pas.

La carte Gigabyte que je viens de tester (GC-AQC107) reprend un design classique, une équerre pleine hauteur et un radiateur aux couleurs de la marque. Une fois branchée, en Thunderbolt ou dans un Mac Pro sous High Sierra (au minimum), elle fonctionne directement. Elle prend évidemment en charge le 5 Gb/s et le 2.5 Gb/s, comme pas mal de cartes modernes. La Gigabyte n’est pas la plus courante en magasin, mais elle se trouve tout de même de temps en temps (et parfois à bon prix en occasion).

Toutes les vitesses


La carte Gigabyte

A vous les joies du réseau Ethernet rapide…

L’Ethernet 5 Gb/s sur un Mac (et pourquoi ça ne sert à rien)

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, plusieurs technologies essayent de devenir le standard pour dépasser 1 Gb/s en réseau. Et en plus de l’Ethernet 10 Gb/s, il existe deux variantes plus lentes : 2.5 Gb/s et 5 Gb/s.

Premier point, les cartes 10 Gb/s des Mac supportent parfaitement le 2.5 Gb/s et le 5 Gb/s. J’ai testé avec des cartes en Aquantia AQC107 – ce qu’Apple utilise en standard dans l’iMac Pro et en option dans le Mac mini – et avec du TN4010, sans aucun souci. Mais il existe aussi des cartes compatibles uniquement 5 Gb/s, notamment chez Aquantia. J’ai justement une carte sous la main pour un dossier, donc petit test.

Elle utilise une puce différente des autres cartes, et elle ne supporte que l’Ethernet 2.5G et 5G, mais pas le 10G. Elle s’interface en PCI-Express x1 et se trouve pour environ 75 $, quand la variante 10G dépasse souvent les 100 $. Sous macOS, c’est assez simple : elle ne fonctionne pas. macOS High Sierra en version 10.13.2 la listait dans les pilotes, mais les versions suivantes de l’OS (y compris macOS Mojave) ne supportent plus la carte. Comme je n’avais pas de 10.13.2 (et la flemme d’installer), je n’ai même pas essayé. En mettant la carte dans un PC et en faisant des tests avec le Mac, la liaison s’effectue bien à 5 Gb/s.

La carte en 5 Gb/s


Synchro à 5 Gb/s

Le problème du 5 Gb/s

Actuellement, le problème du 5 Gb/s vient du prix. Les cartes valent entre 20 et 30 $ de moins qu’une carte 10 Gb/s, et ce n’est pas énorme comme différence. Ensuite, il n’existe pas à ma connaissance de switchs compatibles 5 Gb/s mais pas 10 Gb/s. Donc si vous avez besoin d’un commutateur, il vaudra le même prix (environ 250 €). Enfin, un des avantages théoriques du 5 Gb/s reste la possibilité de se contenter de câbles de Cat. 6 et (peut-être) de Cat. 5e. Dans la pratique, c’est un leurre : un bon câble Cat. 5e permet sans soucis de faire du 10 Gb/s sur des distances correctes, j’ai testé avec 20 mètres de câble noname sans erreurs. Donc à part si vous avez du mauvais câble (ou de très grands segments) dans un mur, ce n’est pas un argument.

Et le 2.5 Gb/s ?

L’inconnue, c’est le 2.5 Gb/s. Actuellement, il n’existe pas de cartes, mais Realtek, spécialiste des puces d’entrée de gamme, a annoncé des cartes en PCI-Express et en USB 3.1 avec un prix compétitif attendu et une compatibilité macOS (au moins en USB). Si les adaptateurs valent moins de 30 ou 40 €, ça pourrait devenir un bon moyen d’augmenter les performances sur un Mac portable, surtout quand on voit le prix des adaptateurs 10 Gb/s en Thunderbolt. J’espère trouver un jour une carte à tester…

Une carte Ethernet 10G avec deux emplacements M.2 chez QNAP (et ça marche en Thunderbolt)

Par Pierre Dandumont

Dans mes recherches sur le 10 Gb/s (et je dois vous avouer, c’est surtout pour Canard PC Hardware), je suis tombé sur une carte intéressante : la QM2-2P10G1T de chez QNAP. Oui, bon, le nom ne donne pas tellement d’informations, mais elle est intéressante.

Vendue environ 250 € (c’est assez cher), cette carte combine en fait une carte réseau Ethernet 10 Gb/s et deux emplacements M.2 pour des SSD. Il existe une version qui accepte les SSD PCI-Express (NVMe ou AHCI) et une autre équipée d’un contrôleur SATA (QM2-2S10G1T). Prévue à la base pour les NAS de la marque, elle a l’avantage de fonctionner sur Mac.

La carte de QNAP

Dans mon cas, je trouve ça pas mal dans un boîtier Thunderbolt : ça permet d’installer deux SSD et du réseau avec un seul boîtier. Mais elle devrait fonctionner aussi dans un Mac Pro, et avec les dernières mises à jour d’Apple, c’est plutôt intéressant.

Avec deux SSD M.2

Vu que j’en avais une en test, j’en ai profité pour l’essayer dans mon boîtier KFA2. Premier point, elle est ventilée, mais c’est très discret, pratiquement inaudible dans un boîtier fermé. La puce utilisée pour l’Ethernet est une Tehuti TN9710P qui ne fonctionne donc qu’à partir de Sierra (les pilotes sont disponibles chez le fabricant).

Le M.2 imité à deux lignes


Deux lignes pour l’Ethernet

Pour les SSD M.2, ce n’est pas extraordinaire pour les performances. La carte limite franchement les performances. Elle se connecte en PCI-Express x4 mais un composant doit distribuer les lignes pour les différents contrôleurs. En pratique, on a deux lignes PCI-Express 2.0 pour la carte réseau (~1 Go/s) et deux lignes PCI-Express 2.0 pour les SSD (1 Go/s chacun).

Avec un Toshiba XG4 de 256 Go

Avec un Toshiba XG4 (pas spécialement rapide), j’obtiens des débits de l’ordre de 800 Mo/s en lecture et 400 Mo/s en écriture, ce qu’on peut obtenir en Thunderbolt 1 avec ce SSD. Avec un SSD plus rapide, on peut vaguement saturer le lien (vers 800 Mo/s dans les deux sens).

La carte limite donc un peu les performances, mais pour un Mac Pro limité en nombre de connecteurs et de toute façon incapable de dépasser 2 Go/s avec un SSD PCI-Express, ce n’est pas trop un problème. Dans mon cas, c’est surtout qu’une carte qui combine du stockage et de l’Ethernet me simplifie pas mal la vie dans ma chaîne.

Mon double échec avec l’Ethernet 10G

Par Pierre Dandumont

Depuis un moment, j’utilise un vieux Mac Pro comme NAS. Avec des disques durs en RAID et une carte réseau Ethernet 10G, il offre de bonnes performances (plus de 300 Mo/s) pour du stockage. Mais j’utilise des cartes qui passent par de la fibre optique, ce qui n’est pas très pratique à installer à la maison.

J’ai donc décidé de tout passer en Ethernet 10GBASE-T, en RJ45. j’avais quelques contraintes, mais la principale était de trouver des cartes compatibles avec macOS. Pour le switch, j’avais un Netgear SX10 doté de deux ports compatibles 10G.

En 10G “fibre”

Sur le marché, il existe trois types de cartes 10G en cuivre (RJ45). Premièrement, les Intel, comme les X550. C’est cher (comptez facilement 300 € la carte) et pas nativement supporté par macOS. Il existe des pilotes, mais il faut modifier les cartes… Même d’occasion, ça reste assez cher, donc j’avais fait une croix dessus.

La seconde puce possible est celle d’Aquantia, l’AQC107. Elle est supportée nativement depuis une mise à jour de High Sierra étant donné que l’iMac Pro et le Mac mini utilisent cette puce. On trouve des cartes aux alentours de 100/125 €. A la base, j’avais acheté la carte d’Asus (la moins onéreuse) mais elle a la particularité de ne pas fonctionner sous macOS, alors que *toutes* les autres cartes passent. Retour à l’envoyeur pour une Sonnet, supportée nativement, elle (et 25 € plus onéreuse). La carte allait être placée dans un boîtier Thunderbolt que j’avais déjà, donc j’ai pris une PCI-Express, mais on trouve des cartes Thunderbolt 3 directement vers 200 €.

La carte Asus, incompatible


La carte Sonnet, compatible


Le switch Netgear

La troisième possibilité, ce que je comptais mettre dans mon Mac Pro, c’est une carte avec une puce Tehuti TN4010. On en trouve pour environ 125 €. Et là, c’est le second échec. Les fabricants indiquent un support dès OS X 10.10 avec des pilotes (mon Mac Pro est sous OS X El Capitan et ne peut pas recevoir Sierra). Sauf que… ça dépend de la version de la puce. Tehuti propose plusieurs versions (TN9710, 9510, 9210) et ma carte utilise une puce TN9710 qui ne fonctionne qu’à partir de Sierra. J’ai essayé d’ajouter la carte dans les pilotes, mais sans succès : sous El Capitan, elle ne fonctionne pas. Je l’ai testé en externe dans un MacBook Air sans soucis.

La carte Tehuti


Mal reconnue sous El Capitan


Bien reconnue sous High Sierra

En 10G “cuivre” avec des cartes pas cher et un câble basique

Pour le moment, j’ai donc une carte pour mon MacBook Pro en externe mais pas de cartes pour le Mac Pro. je vais me résigner à essayer de trouver une carte Intel d’occasion à modifier…

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