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Aujourd’hui — 20 septembre 2019Vos flux RSS

Oculus Connect 6 : les keynotes et présentations à ne pas manquer

Par Pierrick LABBE
Oculus Connect 6

C’est le mercredi 25 et jeudi 26 septembre que se tiendra l’Oculus Connect 6. Comme tous les ans, la filiale de Facebook délivrera ses keynotes. Voici ce qu’il ne faudra pas manquer du programme.

C’est devenu un événement incontournable pour le monde de la réalité virtuelle. Tous les ans, en septembre, Oculus donne une série de keynotes. Ces discours permettent aussi bien de présenter des nouveaux matériels que des jeux ou applications à venir ou encore de présenter les orientations de la filiale de Facebook dans la réalité virtuelle. Cette année, après la sortie du Rift S et surtout de l’Oculus Quest au succès certain, les conférences vont prendre encore davantage d’importance. Voici le programme des immanquables durant ces deux journées.

Les immanquables de l’Oculus Connect 6

Pour suivre ces conférences soit il faudra être un heureux invité de l’évènement qui se déroulera à San José en Californie soit les suivre en direct ou en différé. Les directs seront disponibles sur la page Oculus ou encore en version réalité augmentée via Bigscreen et Venues. Pour ceux qui ne pourront pas suivre le direct, les vidéos seront disponibles ultérieurement sur YouTube. Pour plus de commodité, nous vous donnons les heures françaises des évènements.

Keynotes Oculus Connect 6 de 19h le 25 et de 20h30 le 26 septembre

Deux discours d’importance seront proposés cette année lors de l’Oculus Connect 6, l’un à 19h le 25 septembre et l’autre à 20h30 le 26 septembre. La première intervention présentera les mises à jour des produits Oculus. Le discours du 26 septembre sera celui de John Carmack, le directeur d’Oculus.

De Lightspeed à Lightsabers : la fabrication de Vader Immortal – 21h30 le 25 septembre

De 21h30 à 00h15 se tiendra une conférence sur Vader Immortal. Ce jeu reste l’une des meilleures expériences, les plus raffinées et les plus complètes de l’année. Lors de cette session, le développeur ILMxLAB se joindra à l’éditeur Oculus Studios pour expliquer comment il atteint une barre aussi haute. Attendez-vous à des trucs et astuces sur la narration, les images et les combats, ainsi qu’à un aperçu de la façon dont le développement sur Quest a été réalisé. Bien sûr, Vader Immortal Episode II est prévu pour la fin de l’année, alors espérons-le, nous en apprendrons davantage à ce sujet au cours du 6e anniversaire.

Rencontre John Carmack avec les développeurs – 2h00 le 25 septembre

Plus tard dans la nuit du 25 au 26 septembre, le patron d’Oculus rencontrera les développeurs et analysera leurs soumissions d’applications, offrant des critiques parfois douloureuses, des conseils et des astuces. Il s’agit de la première revue d’application depuis le lancement de Quest. L’édition Ocullus Connect 6 de cette année devrait donc être particulièrement intéressante.

L’avenir de Facebook en réalité sociale – 21h30 le 26 septembre

Facebook est propriétaire d’Oculus. L’entreprise de Mark Zuckerberg reste avant tout un réseau social. Même si différentes tentatives ont été menées concernant le réseautage et la socialisation en réalité virtuelle, il reste beaucoup à faire. Facebook présentera donc sa stratégie sociale globale qui devrait prendre ne nouvelle tournure avec l’arrivée de l’Oculus Quest.

Discussion avec les développeurs Oculus Connect 6 – 21h30 le 26 septembre

Parallèlement à la conférence sur l’avenir de Facebook en VR, se tiendra une session dirigée par les ingénieurs logiciel d’Oculus. Ceux-ci présenteront aux développeurs les meilleures pratiques concernant l’utilisation de l’API Vulkan. Une conférence Oculus Connect 6 particulièrement attendue des développeurs sur Quest.

Superhot VR : de 100 W à 4 W en un an – 23h30 le 26 septembre

L’équipe derrière le jeu à succès Superhot VR aura l’occasion de s’exprimer sur le portage du jeu sur l’Oculus Quest. Une excellente manière de comprendre comment le groupe a réussi cette adaptation. Parfait pour les développeurs qui souhaitent adapter leur jeu ou application au dernier né des casques autonomes d’Oculus.

Cet article Oculus Connect 6 : les keynotes et présentations à ne pas manquer a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

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Intel NUC QC71B : un portable haut de gamme dans la gamme NUC

Par Pierre Lecourt

Le NUC QC71B est un bouleversement, si l’information se confirme, elle signera l’arrivée de la marque de processeurs en tant que constructeur de portables classiques. Après le lancement de sa gamme de MiniPC Intel pourrait donc bien signer ses premiers portables dans un montage qu’il convient encore de définir.

Au lancement de la gamme NUC, il n’y avait que des MiniPC. La gamme s’est étoffée avec quelques OVNI comme les Compute Stick ou les solutions comme les Compute Card devenues Compute Element. Mais rien d’aussi gros et important qu’un ordinateur portable.

Car le NUC QC71B est un portable qui se positionne sur un secteur en pleine croissance, celui des ordinateurs à hautes performances qui visent à la fois les joueurs mais également les utilisateurs ayant besoins de grosses ressources de calcul. Les indépendants, les graphistes et autres créateurs.

Comme souvent, le détail de cette info m’aura échappé, il faut que je vous raconte un peu en détail comment elle est arrivée jusqu’à moi. Le vidéaste Dave Lee a publié une vidéo à la toute fin du mois d’Août. Je suis abonné à sa chaîne car ses vidéos sont intéressantes, bien réalisées et permettent de suivre l’actualité du monde des PC portables haut de gamme. Ceux-ci n’intéressent pas ma ligne éditoriale en général avec des dimension hors normes pour Minimachines mais c’est toujours bien de suivre cette actualité en contraste avec les ultraportables classiques.

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Hors dans sa vidéo sobrement baptisée “The IMPOSSIBLE Gaming Laptop” Dave filme un portable d’une marque totalement exotique : “Eluktronics”. Ce modèle est un 15 pouces proposé en prix de départ à 1499$ sous le nom de Mag-15 Slim. Etait-ce ma légendaire sagacité qui s’est émoussée en cette fin de mois d’août par des vacances trop prolongées ? Ce portable ne m’a pas spécialement tapé dans l’oeil. J’ai tendance à débrancher des neurones quand j’entends des mots comme “15.6 pouces”.

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Un lecteur m’a pourtant envoyé un petit détail autour de cet engin qui m’a fait bondir. On voit en effet très clairement dans la vidéo un élément de la carte mère de l’engin. Et cette sérigraphie est étonnante puisque ce n’est autre que “Intel NUC QC71B” directement inscrit sur l’engin. La signature du véritable concepteur de cette machine. Intel a conçu cette carte mère, du reste Eluktronics n’est pas un fabricant de portables, c’est une marque classique en OEM qui achète des châssis et les sérigraphie de son nom avant de les commercialiser ensuite. On retrouve dans son catalogue des machines déjà vues et revues ailleurs fabriquées par des tiers.

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Ce nouveau Eluktronics MAG-15 qu’il commercialise sur Amazon US n’est donc pas une de ses créations mais bien un engin OEM. Fabriqué par… Un probable sous traitant d’Intel. D’ailleurs la marque n’en fait pas mystère, sur son site on peut très bien lire que le MAG-15 est une collaboration de design entre Intel et Elutronics1

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L’étiquette classique d’un portable habituel chez Elutronics

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L’étiquette du NUC QC71B estampillée BQC7 sans mention de la marque

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L’étiquette d’un NUC classique…

Autre détail intéressant, l’étiquette sous la machine est très différente entre les machines habituelles de la marque et celle de ce MAG-15. Elle ressemble par contre beaucoup aux étiquettes habituelles qui ornent les NUC d’Intel. Enfin, Dave Lee, je ne sais pas si il a été mis dans la confidence ou si c’est une étourderie, mais à 7’30 de sa vidéo il vend clairement la mèche en disant “Intel a fait un travail extraordinaire avec ce portable” en citant le fondeur et évidemment pas Elutronics.

Il me semble assez facile d’en conclure, même si je m’avance quelque peu, que cette machine est une production 100% Intel, conçue par un fabricant classique sous les ordres et les plans des ingénieurs de la marque. Intel ne cherche simplement pas à vendre cet engin en direct mais au travers de partenaires qui le reprendront à leurs couleurs.

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Point notable, ce portable NUC QC71B est extrêmement bien conçu. Il est relativement fin, propose un écran 15.6″ IPS FullHD Mat en 144Hz, un processeur Intel Core i7-9750H associé à divers circuits graphiques allant du GTX 1660 Ti de Nvidia à un circuit RTX 2070 Max-Q. Il peut embarquer jusqu’à 64 Go de DDR4 sur deux slots SoDIMM accessibles. Son stockage est sur un slot M.2 2280 également disponible sous la carcasse de l’engin.

Le système de dissipation est impressionnant avec deux ventilateurs en extraction de chaleur situés de part et d’autre de la machine et un croisement de nombreux caloducs. Intel a choisi de les multiplier et surtout de les garder les plus longs possibles pour améliorer leur fonctionnement. La chaleur du processeur comme celle du circuit graphique sont donc totalement encaissées par le système.

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Le résultat est là, dans la vidéo on voit plusieurs modes de fonctionnement de l’engin et l’impact que cela a sur le bruit de la ventilation. Un seul chiffre explique la qualité du travail effectué, celui du “Benchmark Mode” qui consiste à pousser le NUC QC71B dans ses retranchements et à mesurer le bruit qu’il émet. Et la note est très basse pour ce genre d’engin avec 57.2 décibels.

Que conclure ? L’arrivée en douce d’Intel sur ce marché du portable au travers de la branche NUC est une grande nouvelle qui devrait faire grincer pas mal de dents. Les fabricants traditionnels se retrouvent donc entre l’enclume qu’est Microsoft avec ses Surface. Et le marteau que pourrait devenir Intel avec ses portables.

La grande question qui en découle est simple. Intel n’a évidemment pas créé le NUC QC71B pour Elutronics qui n’est qu’un distributeur US de machines. Le fondeur doit probablement rechercher des distributeurs locaux en Europe comme ailleurs. Il n’est pas impossible donc que ce joli bébé débarque dans nos contrées si un revendeur ou un grossiste a le courage de le distribuer et d’en faire la publicité nécessaire. Intel a largement les moyens de gérer une localisation de sa machine avec un clavier AZERTY et autres particularités nécessaires à une distribution en France.

Intel NUC QC71B : un portable haut de gamme dans la gamme NUC © MiniMachines.net. 2019

7 façons d’utiliser la réalité augmentée sur votre smartphone

Par Bastien L
réalité augmentée smartphones

La réalité augmentée sur smartphone offre de nombreuses possibilités. Découvrez 7 façons d’utiliser cette technologie sur votre appareil mobile, qui pourront vous être utiles au quotidien…

À l’heure actuelle, la réalité augmentée reste méconnue du grand public. Hormis quelques applications comme le jeu Pokémon Go ou les fameux filtres d’oreilles de chiens sur Snapchat, les possibilités offertes par cette technologie demeurent énigmatiques pour de nombreux particuliers.

De nombreuses entreprises ainsi que des développeurs indépendants travaillent activement pour repousser les limites de l’AR, et n’ont de cesse d’imaginer des applications novatrices. Découvrez 7 façons utiles et intelligentes d’utiliser la réalité augmentée sur votre appareil mobile.

La réalité augmentée sur smartphone pour mesurer

Avec la réalité augmentée, plus besoin de mètre ruban ou de règle. Vous pouvez facilement mesurer la hauteur, la taille, la largeur ou le volume directement sur l’écran de votre smartphone. Qu’il s’agisse d’un arbre ou d’une table, tout peut être mesuré via les divers outils AR existants.

Apple et Google ont tous deux développé de telles applications pour iOS et Android. L’application Apple Measure est fournie avec iOS, tandis que Google Measure est inclus avec tous les smartphones Android compatibles ARCore.

Dans les deux cas, le fonctionnement est intuitif. Il suffit d’utiliser l’icône ” plus ” afin de placer un point de départ, de bouger le smartphone pour tracer une ligne droite puis de presser à nouveau l’icône pour placer un point de fin. La mesure est alors effectuée automatiquement.

La réalité augmentée sur smartphone pour décorer votre logement

Par le passé, la décoration d’un logement impliquait nécessairement une part de risque. Il était impossible de savoir à l’avance si une couleur de peinture se marierait vraiment bien avec le mobilier, ou si un nouveau meuble s’intégrerait bien dans le décor.

Heureusement, grâce à la réalité augmentée, ce problème est désormais résolu. Cette technologie vous permet de vérifier à l’avance si un meuble convient à votre logement, ou à quoi ressemblera votre mur une fois repeint dans une nouvelle couleur.

L’application Ikea Place pour Android et iOS permet ainsi de placer une représentation virtuelle d’un meuble dans une pièce de votre choix dans votre logement. Si vous êtes satisfait du rendu, vous pouvez directement passer à l’achat via l’application. Dans le cas contraire, vous économiserez votre argent et le temps nécessaire à assembler le meuble scandinave.

De son côté, l’application ColorSnap Visualizer pour Android et iOS propose une fonctionnalité ” Instant Paint “. Celle-ci permet de visualiser à quoi ressembleront les murs de votre logement si vous les peignez dans différentes couleurs.

La réalité augmentée sur smartphone pour apprendre de nouvelles connaissances

La réalité augmentée est également un formidable moyen d’acquérir de nouvelles connaissances. Par exemple, l’application Human Anatomy Atlas pour Android et iOS vous permet d’explorer le corps humain dans les moindres détails comme jamais auparavant.

De son côté, l’application Big Bang AR vous propose de visualiser la naissance de l’univers en réalité augmentée. Libre à vous d’observer chaque élément cosmique sous tous les angles via la caméra de votre smartphone. Vous pourrez aussi interagir avec ces différents éléments, par exemple en faisant tourner les planètes ou en connectant les atomes entre eux. Les applications éducatives en réalité augmentée sont de plus en plus nombreuses, et représentent véritablement un nouveau médium pour l’apprentissage.

La réalité augmentée pour la navigation GPS

Les applications de navigation GPS pour smartphones sont très utiles pour se repérer dans l’espace et atteindre sa destination via l’itinéraire le plus court. Cependant, la vue aérienne qu’elles proposent n’est pas toujours idéale. Par exemple, il est parfois difficile de savoir quel chemin emprunter entre trois voies similaires ou de savoir dans quelle direction se déplacer à la sortie du métro.

La réalité augmentée permet de corriger ces faiblesses. Depuis peu, l’application Google Maps s’est ainsi enrichie d’un nouveau mode AR pour les piétons. Ce mode permet de superposer les flèches indiquant la direction à suivre directement sur l’environnement réel filmé par la caméra du smartphone. Les noms des rues flottent également dans les airs, et la porte que vous cherchez est indiquée avec précision. Il devient donc impossible de se tromper.

De son côté, l’application ViewRanger pour iOS et Android est dédiée aux randonneurs. Elle permet d’identifier chaque pic d’une chaîne de montagnes très facilement, en pointant simplement la caméra du smartphone dans sa direction.

La réalité augmentée sur smartphone pour la création artistique

Avec la réalité augmentée, plus besoin de dessiner sur des murs, des toiles ou des feuilles blanches. Vous pouvez désormais vous servir du monde réel pour laisser libre cours à votre créativité.

Par exemple, l’application Just a Line pour iOS et Android vous permet de dessiner tout ce que vous voulez sur les images du monde réel filmées par la caméra de votre smartphone. Une fois le dessin achevé, vous pouvez l’observer sous tous les angles en vous déplaçant autour et même le partager avec d’autres utilisateurs.

De son côté, l’application Inkhunter vous permet d’appliquer des tatouages virtuels sur votre peau. Ceci vous permettra de visualiser à l’avance à quoi ressemblera le tatouage de votre choix une fois sur votre corps, et éventuellement de renoncer si le rendu ne vous convient pas.

La réalité augmentée sur smartphone pour communiquer

Tous les principaux réseaux sociaux s’intéressent de très près à la réalité augmentée et aux possibilités qu’elle offre pour la communication. Les applications Facebook Messenger, Instagram ou encore Snapchat proposent toutes les trois des fonctionnalités AR permettant de rendre les conversations entre amis beaucoup plus amusantes.

Snapchat fut le premier réseau social à inaugurer des fonctionnalités de réalité augmentée. Lorsque l’utilisateur compose un snap, il lui suffit de presser le bouton en forme d’emoji en bas de l’écran pour choisir des objets virtuels à intégrer aux images du monde réel qu’il filme avec son smartphone. Il est possible de choisir des filtres et effets à ajouter sur son visage pour se grimer, ou encore des éléments pour décorer certains des monuments les plus célèbres au monde tels que la Tour Eiffel.

De son côté, Instagram propose également de nombreux filtres en réalité augmentée permettant aux utilisateurs de se déguiser dans leurs ” Stories “. Les différents utilisateurs du réseau social peuvent créer leurs propres filtres et les partager avec la communauté.

La réalité augmentée sur smartphone pour le gaming

Bien évidemment, la réalité augmentée offre aussi de nouvelles perspectives pour le jeu vidéo. Depuis le succès de Pokémon Go, de nombreux développeurs cherchent à tirer profit de cette technologie pour proposer des expériences d’un genre nouveau combinant le monde réel et le monde virtuel.

Un grand nombre de jeux en réalité augmentée reprennent le principe de Pokémon Go. L’utilisateur doit se déplacer dans le monde réel pour se déplacer sur la carte du jeu, et des éléments virtuels viennent se superposer aux images de son environnement réel sur l’écran du smartphone. En guise d’exemples, on peut citer les jeux AR tirés des franchises Walking Dead, Ghostbusters, Jurassic World, Dragon Quest, ou encore Olive et Tom. Le créateur de Pokémon Go, Niantic, développe lui-même plusieurs jeux en réalité augmentée dont Harry Potter Wizards Unite ou encore Ingress Prime.

Cependant, d’autres jeux en réalité augmentée proposent des gameplays différents. C’est le cas de Knightfall, un jeu de type Tower Defense dont les différents éléments se placent directement sur la table de l’utilisateur ou sur n’importe quelle surface plane de son choix. À l’avenir, à mesure que la technologie continuera à évoluer, les développeurs du monde entier imagineront de nouveaux concepts de jeux en réalité augmentée pour le plus grand bonheur des gamers…

Vous l’aurez compris, la réalité augmentée sur smartphone offre de nombreuses possibilités et représente bien plus qu’une simple technologie ” gadget ” ou purement ludique. Cependant, il ne s’agit là que d’un prélude en attendant que le véritable essor de la réalité augmentée débute avec la démocratisation attendue des lunettes AR…

Cet article 7 façons d’utiliser la réalité augmentée sur votre smartphone a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

Intel Comet Lake : La dixième génération sur six coeurs

Par Pierre Lecourt

Les Ice Lake sont a peine sortis, visant les machines mobiles les plus légères du marché avec leur conception en 10 nanomètres, voici que le fondeur lance ses puces Comet Lake qui restent quand à elles en 14 nanomètres.

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Déclinées en deux versions, ces puces Intel Comet Lake visent également des profils mobiles avec deux scénarios différents. Des modèles “U” qui seront déclinés en 15 et 25 Watts et des modèles “Y” pouvant fonctionner de 4.5 à  9 watts avec un scénario classique de 7 Watts.

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Quatre processeurs de chaque gamme seront déclinés pour le moment. On commence avec les Intel Comet Lake U les plus puissants.

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10710U 6/12 12Mo 15/25W 1.1/4.7GHz 3.9GHz 1.15GHz
i7-10510U 4/8 8Mo 15/25W 1.8/4.9GHz 4.3GHz 1.15GHz
i5-10210U 4/8 6Mo 15/25W 1.6/4.2GHz 3.9GHz 1.1GHz
i3-10110U 2/4 4Mo 15/25W 2.1/4.1GHz 3.7GHz 1.05GHz

On découvre donc un Core i7 avec 6 coeurs et 12 threads qui embarque 12 Mo de mémoire cache. La puce pourra être déclinée en 15/25 Watts comme les autres de cette gamme avec plus de performances dans le modèle 25 watts mais également plus de chauffe et de gourmandise en terme d’énergie et donc moins d’autonomie. Toutes ces puces embarquent 24 EU graphique sauf le Core i3 qui n’en a, bizarrement, que 23. Les processeurs acceptent de la mémoire LPDDR4x 2933, LPDDR3 2133 et de la DDR4 2666.

Les puces Intel Comet Lake “Y” suivent avec là encore 4 modèles.

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10510Y 4/8 8Mo 4.5W/7W/9W 1.2/4.5GHz 3.2GHz 1.15GHz
i5-10310Y 4/8 6Mo 5.5W/7W/9W 1.1/4.1GHz 2.8GHz 1.05GHz
i5-10210Y 4/8 6Mo 4.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 2.7GHz 1.05GHz
i3-10110Y 2/4 4Mo 5.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 3.7GHz 1.0GHz

Pas trop de surprises ici avec des processeurs qui peuvent être alimentés sur 3 niveaux de TDP : de 4.5 à 9 Watts. Par défaut les puces seront probablement utilisée sur leur moyenne de 7 watts. Mais certains constructeurs pourront les proposer en 4.5 ou 5.5 watts pour réduire leur consommation. D’autres choisiront de les pousser à 9 Watts pour plus de performances. Toutes ces solutions tourneront avec de la mémoire vive LPDDR3 2133 et embarqueront 24 EU de circuit graphique.

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On retrouve ici un circuit graphique Intel Gen9.5 moins performant que la solution embarquée dans les Ice Lake et leur Gen11 donc. La vision d’Intel est simple sur ce format. Si les Ice Lake sont des solutions pour une intégration extrême en 10 nanomètres totalement autosuffisantes notamment pour des machines hybrides. Les Comet Lake visent des machines plus variées pouvant faire appel à des solutions graphiques externes ce qui explique ce “choix” de la Gen 9.5. 

Cela n’empêchera pas ces dernières puces d’être sensiblement plus performantes que ses prédécesseur avec un gain estimé de 15 à 40% en particulier pour le multitâche. On retrouvera également les fonction Wifi6 avec du 802.11ax et du Thunderbolt 3.0 embarqués par défaut.

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On appréciera au passage le nouveau jeu lancé par la marque. La dénomination des puces vous offrira des heures d’amusement en famille. Les codes permettant de déchiffre “simplement” les composants clés de chaque processeur.

La première partie du code est traditionnelle. Core i3, i5 ou i7, on a l’habitude. La suite est moins habituelle avec un 10 pour indiquer cette fameuse dixième génération chez Intel. Le numéro suivant indique quel processeur est concerné. Enfin la lettre finale vous oriente vers la gamme de puce. Les Ice Lake profitent de cet espace pour indiquer la génération de leur circuit graphique embarqué avec un G suivi d’un chiffre (G1, G4, G7…). Les Comet Lake annoncent leur couleur avec un U ou un Y. Cette dernière lettre vous indiquera également la consommation de chaque modèle. Les Y visant les machines ultramobiles et les U ils pourront équiper des portables plus puissants.

Là où ça se corse c’est pour deviner quel Ice Lake est un Y ou un U. Si son nombre est un multiple de 10 comme les Core i3-1030G4 ou Core i7-1060G7 alors c’est un Y. Si c’est un 5 ou un 8 à la fin comme les i5-1035G4 et Core i7-1068G7 alors c’est un Série U. Facile.

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L’IFA devrait nous annoncer une ribambelle de nouveaux modèles de portables sous Comet Lake.

Intel Comet Lake : La dixième génération sur six coeurs © MiniMachines.net. 2019

Alfawise C30, débuter la gravure laser

Par Pierre Lecourt

Si on devait juger la Alfawise C30 pour son travail comme un élève pour un devoir rendu, elle aurait probablement une très bonne note. Le matériel est solide, la construction est classique mais efficace, les composants sont de bonne qualité. Le petit bémol vient peut être de son guide d’assemblage. 

Assemblage et manuel

Lire le manuel, c’est la base. Celui livré avec la Alfawise C30 est physiquement mauvais. Trop petit, difficile à déchiffrer et à comprendre… Il aurait fallu une page deux fois plus grande pour être exploitable. Et du coup j’ai eu du mal, monté des trucs au mauvais endroit, m’y suis repris à deux fois pour certains montages, hésité devant des éléments peu clairs… Bref, ce qui aurait du prendre une heure ou une heure et demie en a pris deux… Si j’avais su que le plan était disponible en PDF sur la carte MicroSD livrée, cela aurait été une autre histoire.

Alfawise C30

Du coup, je vous conseillerai de lire le manuel directement en PDF. Et de le lire une première fois en entier avant de vous plonger dans le montage. Assembler la graveuse laser n’a rien de compliqué en soi. Il s’agit de repérer des boulons, des vis et des accessoires tous parfaitement ensachés et identifiés avec des petites étiquettes précisant leur modèle. Le travail est donc facile. Le problème est juste de le faire dans le bon ordre et si possible d’optimiser cet ordre.

Alfawise C30

Outils livrés, vis et autres accessoires ensachés et identifiés, le kit est bien pensé.

Le manuel commence par indiquer en étape 1 comment monter le châssis de base en aluminium. Rien de sorcier, 8 vis a assembler en tout et ça tient. Les outils comme les clés Allen ou une petite clé pour serrer les boulons sont fournis…Le truc c’est qu’on peut largement améliorer ce que dit ce manuel.

Alfawise C30

Par exemple, si on se rend compte qu’il sera bien plus facile de pré-monter les courroies et les boulons qui vont être assemblés plus tard dans un châssis partiellement assemblé. En suivant tout dans l’ordre, on arrivera au bout et ce n’est vraiment pas sorcier.

Alfawise C30

Alfawise C30 Alfawise C30 Alfawise C30

Mais on se rend bien compte qu’en optimisant le montage après une lecture complète du manuel, on gagnera beaucoup de temps. On prend un petit plaisir de maquettiste/Meccano/Puzzle a assembler tout ça. Les roues qui vont permettre de déplacer le laser, les parties en acrylique très épais, l’ensemble des différents éléments. Tout est parfaitement ajusté, indiqué et facile  à mettre en place.

Alfawise C30

Quelques hésitations devant les pièce en acrylique à choisir pour chaque côté, ne pas se tromper de sens d’assemblage pour éviter d’avoir à tout démonter et remonter dans le bon sens. On apprend petit à petit.

Alfawise C30

La carte mère est coincée entre deux plaques de plexiglas

On découvre que l’on a oublié de mettre un écrou en place en avance, on doit démonter… On aurait pu mieux placer le sens des moteurs pas à pas pour que les connecteurs soient mieux orientés… Bref, rien de grave mais ce qui aurait pu mettre une heure à être assemblé en a finalement demandé deux. 

ProTips montage :

  • Je n’ai découvert qu’après que la carte MicroSD livrée contient une copie du plan de montage. Il peut donc être largement agrandi et cela permet de mieux le comprendre.
  • Bien vérifier les sens de chaque élément avant de les monter. La position du laser par rapport aux roulements par exemple mais aussi les deux côtés qui portent les roulements.
  • Les éléments qui séparent les roulements ne sont pas les mêmes en haut et en bas. 
  • Le positionnement des moteurs peut être optimisé pour diriger les connecteurs vers la carte mère.
  • Ne lésinez pas sur la protection des câbles, un protège câble est livré. Servez vous en, les frottements dû aux mouvements des axes pourraient endommager les liaisons.
  • Il n’est pas nécessaire de défaire les protections des éléments en plastique, c’est seulement plus joli.

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Graveuse laser = danger

Attention, il s’agit d’une graveuse laser. Et qui plus est un laser assez puissant. 2500 mw ou 2.5 watts. Cela veut dire qu’il ne s’agit pas d’un jouet mais d’un outil pouvant être très dangereux. Pour la peau si vous passez votre main sous la lumière du laser mais aussi et surtout pour vos yeux. Regarder un laser de ce type en marche peut vous abîmer gravement la vue et même causer une cécité permanente.

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Une paire de lunette spéciales, teintées et couvrant les yeux jusqu’aux tempes, est fournie avec l’appareil. Il est indispensable de les utiliser pendant toute approche de l’engin en marche.

Aucun code promo trouvé.

Pensez également à votre entourage ! Quelqu’un qui rentre dans une pièce où fonctionne ce type d’appareil sera immanquablement attiré par le bruit et la lumière qu’il émet.

Alfawise C30

Avoir l’air idiot est moins grave que perdre la vue

Un regard peut suffire à abîmer les yeux. Pour ma part, j’ai enfermé la Alfawise C30 dans mon labo et j’ai commandé des lunettes supplémentaires. A terme, je pense lui construire une cage avec une ventilation afin d’évacuer les fumées des éléments brûlés par le laser. J’utilise pour le moment un épurateur d’air Alfawise P1 qui capte bien les fumées. Ce qui évite de parfumer la pièce comme un barbecue. L’achat d’un détecteur de fumée peut également être utile même si je vous conseille de ne pas rester loin de l’engin lorsqu’il est en action.

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Les lunettes accrochées à la porte de mon atelier, cela évite de les oublier en entrant.

Une cage avec une “vitre” en plexiglas pour pouvoir  suivre le travail en cours1 semble être la meilleure solution. A noter que les animaux peuvent également être attirés par le bruit et la lumière : Chiens ou chats sont encore plus susceptibles d’être affectés par ce type de laser.

Alfawise C30

Dernier point, les câbles qui alimentent les moteurs et le laser doivent passer par dessus le châssis en alu et les câbles d’alimentation de la carte mère. Ils doivent être suffisamment lâches pour permettre à l’engin de fonctionner sans obstacle.

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Utilisation de l’Alfawise C30

Le gros point fort de cet engin, c’est son tarif par rapport à sa surface de gravure. Avec 40 x 45 cm accessibles, il est possible de réaliser des gravures très importantes. Voir des découpes de papier grand format. Il est également tout à fait imaginable de ne graver que des très petits éléments. Le concept de l’engin est très ouvert et il est possible d’imaginer de grandes modifications techniques de l’ensemble. Par exemple de changer les rails qui servent à porter le laser sur  les axes X et Y. Les remplacer par d’autres plus longs. En, adaptant les courroies à la mesure on peut très bien profiter d’un format deux ou trois fois plus grand. Le principe même de ce design est sa modularité et on peut donc tout à fait imaginer une solution mesurant 2 mètres sur 2.

Alfawise C30

Le logiciel de gravure livré avec la machine

La mise en place est assez facile, un logiciel est livré par défaut avec la machine. Ce n’est peut être pas le meilleur mais une bonne base pour commencer. Contrairement à la plupart des imprimantes 3D modernes, la carte mère de la Alfawise C30 ne propose pas d’embarquer une carte mémoire pour y puiser les informations nécessaires à la gravure. Il faut donc connecter la machine à un PC via un câbles USB vers MiniUSB fourni. Cela veut dire que pendant toute la durée de la gravure, votre machine sera collée à votre graveuse. Heureusement, le logiciel n’est pas gourmand et ne demandera pas de grosses ressources. Un vieux PC suffira donc à faire fonctionner le tout.

Alfawise C30

LaserGRBL est un autre logiciel de gravure

Attention aux pieds de la graveuse, en acrylique, ils sont très glissants si on les pose sur une surface plane. Il ne faut donc pas hésiter a les positionner sur des patins en caoutchouc anti dérapant. Si votre graveuse bouge pendant son travail, tout sera fichu. S’assurer de son “ancrage” par rapport à son support est primordial.

Alfawise C30

On commence par connecter le câble MiniUSB qui permettra de piloter la graveuse. La carte Arduino sera alimentée directement par le port USB de votre PC. Ce n’est pas le cas du laser qui consomme pas mal d’énergie. Il sera donc alimenté par le bloc secteur fourni.

Alfawise C30Alfawise C30

L’interrupteur de la carte mère.

Il faudra donc “démarrer” la Alfawise C30 avec un interrupteur qui n’est documenté nulle part. C’est le gros bouton noir situé sur celle-ci.

Alfawise C30

L’interrupteur du laser

Une fois enfoncé, il faut ensuite tourner le disque interrupteur situé au dessus du laser. C’est lui qui va l’allumer. Une fois ces étapes passées, le matériel est presque prêt à l’emploi.

AlfaWise C30

Il faut en effet lancer un pilote pour prendre en compte la carte Arduino. Un exécutable est présent sur la carte MicroSD livrée, baptisée CH340SER.EXE il permet l’installation ou la désinstallation de ce pilote facilement. 

AlfaWise C30Importer un .BMP est très facile

Enfilez vos lunettes !

Le logiciel se trouve dans un sous répertoire et permet de faire vos réglages et de choisir quoi imprimer. On importe donc une image avec le bouton “Load Picture”, on écrit un texte directement dans la case en bas à gauche ou on importe un fichier .NC. Ces derniers sont des fichiers de code de CNC classiques. Ils guident directement les axes de l’engin pour piloter le laser. Il existe également une fonction dédiée au texte avec des variables. Cela peut être intéressant si vous voulez utiliser la graveuse pour identifier des produits. Par exemple des numéros de série que vous pourrez suivre d’un datage annuel, journalier ou horaire.

AlfaWise C30L’interface des fichiers .NC

Pour être sur de votre positionnement, c’est à dire de l’endroit où le laser va débuter son travail et dans quel espace il va travailler pour votre gravure, vous pouvez utiliser la fonction “laser faible” ou “Laser On (Weak)” sur l’interface.

AlfaWise C30

Cette fonction va allumer le laser à une puissance déterminée dans les réglages afin qu’il ne puisse pas marquer votre support. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas dangereux, conservez vos lunettes ! 

Alfawise C30

La molette de réglage du focus du laser

Une fois allumé, vous allez délicatement bouger la molette située au niveau de sortie du laser pour faire le point. La tâche de lumière doit passer à un minuscule point. Plus le focus sera précis, plus le laser sera concentré et effectif. Attention, ce focus doit être fait à chaque changement d’épaisseur de votre matériau. Si vous gravez sur une feuille de 1 mm d’épaisseur puis sur un morceau de bois de 15 mm le focus va évidemment changer.

Alfawise C30

Il faudra ensuite choisir votre support. La Alfawise C30 grave toutes les matières classiques : Papier, carton, bois, bambou, cuir, corne, plastique… Les matières trop dures ou trop réfléchissantes ne seront pas entamées par la lumière du laser. Impossible évidemment de graver un miroir ou une plaque d’alu brillante. Commencez par des “brouillons2” pour régler comme il faut la puissance du laser, sa vitesse, la durée de ses impulsions. Il faudra sûrement des tâtonnements avant d’arriver à graver correctement et les réglages sont différents entre un simple marquage et une découpe. Si vous avez trouvé vos réglages sur votre pièce martyre, vous pouvez passer à la suite.

AlfaWise C30

Lancez le bouton “Test Size” qui va diriger le laser vers le début de la gravure puis “dessiner” le format qu’aura votre résultat dans un parallélépipède directement sur votre objet. Le laser ne marquera rien – il reste en puissance faible – mais cela permet de savoir exactement où sera située la surface gravée. Vous pouvez répéter cette procédure autant de fois que vous voulez jusqu’à être sûr de votre positionnement. Une fois parfaitement sûr de vous, fixez votre objet du mieux possible. Il faut qu’il soit à plat, face au laser et qu’il ne bouge pas pendant la gravure. Plusieurs méthodes sont possibles suivant la surface à marquer ou graver. Du simple objet très lourd qui va coincer une feuille à la mise en place d’un support pour maintenir un crayon en bois à graver. Si vous voulez faire une série, réaliser un très simple support de calage est toujours une bonne idée.

Alfawise C30

Attention, vous devez également penser au support en dessous de votre objet à graver, ne posez pas la Alfawise C30 sur une table en bois sans la protéger. Les 2500 mw du laser ne pardonnent pas. Pour ma part, j’ai opté pour un morceau de châssis moyen tour de PC, c’est en acier gris neutre et solide.

Alfawise C30

Ici avec LaserGRBL le logiciel “dessine” directement les traits

Vous avez vos lunettes ? Alors cliquez sur “Start” pour lancer la gravure. Le laser se déplace et commence a marquer la surface. Vous pouvez arrêter ou mettre en pause votre Alfawise C30 à tout moment avec les boutons correspondant. Suivant vos réglages de vitesse, la puissance de la “morsure” que vous souhaitez pour le laser et la taille du travail a exécuter, l’opération peut être rapide ou très longue. Il faudra donc surveiller celle-ci de loin en loin. Par défaut le logiciel livré travaille en construisant son travail étage par étage.

Alfawise C30

Le logiciel livré travaille étage par étage

C’est donc assez fastidieux si il doit par exemple graver deux lignes de bordure d’un cadre. Il va s’allumer 1 seconde à droite, traverser la surface, puis une seconde à gauche, remonter d’un cran, puis une seconde à gauche, retraverser tout le dessin et une seconde à droite. Et ainsi de suite. Certains logiciels travaillent différemment avec une vectorisation des tâches à effectuer et peuvent donc s’y prendre de manière plus efficace en dessinant directement chaque bordure.

Attention à cette période assez longue de gravure plutôt ennuyeuse. On a  tendance à oublier qu’il est nécessaire de porter ses lunettes ! Ne vous faites pas surprendre en vous levant intempestivement pour aller jeter un oeil sur l’avancée du travail sans  porter de protection. Ou vous jetteriez un oeil pour de bon. L’utilisation d’une webcam pour surveiller l’avancée de la gravure à distance, connectée sur le PC de pilotage, peut être une bonne solution. Pas besoin d’avoir un modèle grand luxe, une webcam entrée de gamme fera parfaitement l’affaire et évitera d’avoir à regarder directement le laser. Si vous avez envie de bricoler un peu, vous pouvez d’ailleurs fixer facilement la webcam au même support que le laser  pour voir où en est précisément le travail en cours.

Alfawise C30

Gravure sur noisette ?

Une fois la gravure terminée, le laser s’éteint et revient à son point d’origine sur les axes X et Y. si vous n’avez pas d’autres travaux à faire vous pouvez donc le couper directement avec la molette du dessus, puis éteindre la carte mère. La carte Arduino restera alimentée par le port USB de votre PC. J’ai dans l’idée qu’un petit interrupteur de contact bien placé permettrait de générer facilement une alerte pour vous avertir du retour à sa position initiale de la machine et donc à la fin du travail de celle-ci.

Alfawise C30

Le faux “bois” ou faux cuir des housse de téléphone se grave très bien

Une graveuse laser pour quoi faire ?

Pour qui est destinée cette graveuse laser ? Comme elle est assez encombrante avec au moins 50 x 60 cm de coté et 20 bon centimètres de haut il faut d’abord avoir la place de la loger. A noter que si on doit construire un châssis pour l’enfermer, cet encombrement sera encore plus imposant mais qu’il sera alors possible de positionner un autre appareil par dessus.

 

Alfawise C30

Vrai cuir d’une coque de smartphone

Alfawise C30

Le laser “brûle” toute la partie supérieure du cuir

La Alfawise C30 embarque un laser relativement puissant dans cette catégorie de solution, on est loin des performances d’un laser à gaz comme les laser CO2 de l’industrie qui peuvent découper des matériaux épais. Ici il n’est question que de gravures et de petites découpes. 

La machine pourra par exemple découper du papier, du plastique fin, de la mousse expansée en polyéthylène comme les tapis de sol de gym, du plexiglas, de la mousse épaisse et noire qui sert a faire du calage d’objets, du carton assez épais mais mono couche et même du bois de 2 ou 3 millimètres en plusieurs passes. 
Il est également possible de marquer une grande variété de matériaux : Bois, cuir, cuir synthétique, bambou, carton, plastiques, corne, époxy d’une plaque de futur circuit imprimé…

Alfawise C30

Un personnage de la BD “Ici-Même” de Tardi vectorisé puis testé sur un carton avant d’attaquer un support en bambou

En fait les fondamentaux sont toujours les mêmes. Le laser concentre de la lumière sur un point précis. Plus il restera longtemps sur ce point, plus il le marquera ou plus il aura de chance de le traverser. Faire avancer très lentement un laser à pleine puissance sur un plexiglas de 3 mm d’épaisseur entamera sa surface. En répétant les passes, c’est à dire en relançant le travail une seconde fois puis une troisième, on finit par le découper.

Pour autant il faut que votre support s’y prête. Un matériau blanc ou très réfléchissant a peu de chance d’être entamé puisqu’il reflétera la lumière du laser. Il faut donc parfois l’assombrir avec, par exemple un coup de marqueur noir, pour améliorer l’efficacité du laser. On pourra ensuite le nettoyer avec un solvant. Utiliser une protection sombre pour découper des matériaux transparents peut également être utile.

Alfawise C30

Le logo du site sur carton épais d’1 mm

Alfawise C30

Il faut apprendre a jongler avec la puissance du laser et sa vitesse

Le travail de ce type d’engin est assez empirique, ce n’est pas une solution comme une imprimante classique où l’on appuie sur un bouton puis on obtient une impression toujours identique. Il faudra expérimenter, tâtonner, prendre des notes et faire des essais avant d’obtenir des recettes a conserver précieusement. Une fois que vous avez trouvé le meilleur moyen de marquer une surface sans baver ou d’en découper une autre, il faut absolument noter précisément vos paramètres pour pouvoir exploiter cette méthode dans le futur sans avoir a tout tester à nouveau. 

La Alfawise C30 est pour moi un caprice même si à terme j’aimerais pouvoir m’en servir pour fabriquer pas mal de choses. L’objet est assez performant pour mon usage et je compte bien trouver une solution pour éviter qu’il ne m’embarrasse trop. C’est également une voie toute nouvelle a explorer avec un énorme potentiel de customisation. L’ensemble des pièces qui composent cet engin sont disponible en pièces détachées à la commande. On peut changer le laser, changer la carte mère, faire évoluer son format etc. Il est également possible de monter d’autres éléments que le laser en support. Un microscope électrique comme évoqué dans un précédent billet. Mais également un feutre ou un stylo ou une mini perceuse en mode fraiseuse ? Un fil chauffant pour découper du polystyrène ?

C’est également un excellent outil d’apprentissage des machines CNC, avec un caisson adapté pour éviter de vérifier si tout le monde porte ses lunettes, il sera possible d’employer une graveuse laser de ce type avec un groupe très facilement.

Alfawise C30

Conclusion

Comme tous les caprices, l’acquisition de ce petit joujou ne s’est pas fait en réfléchissant à son usage final mais plutôt sur un coup de tête. Ce n’est pas la bonne méthode pour acheter ce genre d’engin. Il faut en général d’abord déterminer son emploi avant de craquer. Même si son utilisation se résume à étancher une soif de connaissance ou a graver quelques objets. Dans la pratique ce genre de machine est surtout utile pour marquer ou découper des supports pour réaliser des projets précis. Que vous ayez envie de faire des découpages dans du papier ou dans des supports légers, réaliser par exemple des éléments de costume dans de la mousse, construire des supports de calage sur mesure pour des objets a transporter dans une valise, réaliser des dessins en série sur des supports en cuir ou en bois ou marquer des objets dans une optique plus professionnelle, la Alfawise C30 saura mener la tâche bien. 

Il me parait difficile pour autant de conclure, je découvre à peine le sujet et le potentiel est énorme. D’autres logiciels existent et des développeurs travaillent a améliorer ce genre d’outils de jour en jour. A vrai dire j’ai l’impression de revivre l’époque des premières imprimantes 3D. Elles aussi réalisées avec le concours de pièces en plexiglas pour éviter d’avoir a payer la fabrication de pièces en métal beaucoup plus chères. 

Je vous ferais des retours si le sujet vous intéresse dans le futur. Probablement pas mal sur Twitter où j’ai déjà commencé a partager mes impressions ces derniers jours mais également pourquoi pas dans les colonnes du blog si votre retour est positif.

Pour connaitre le meilleur prix et les éventuels promotions de la Alfawise C30, rendez vous sur cette page.

 

Alfawise P1

Un rapide point sur l’épurateur d’air Alfawise P1

En bonus, je voulais rapidement vous faire un retour sur ce mini épurateur d’air que l’on trouve en promotion régulièrement. L’Alfawise P1 n’est probablement pas le meilleur épurateur d’air du marché mai il est abordable et très efficace pour l’usage que j’en fais ici.

Je doute de son intérêt dans une pièce trop grande pour lui, l’engin est compact et ne traite pas un volume d’air suffisant pour proposer une épuration adéquate. Mais dans cet usage direct très proche de la source de pollution, la solution est très efficace.

Je ne l’ai pas spécialement commandé pour la graveuse au départ, je n’ai pas réfléchis au problème des fumées générées par le laser. C’est le genre de truc auquel on pense après. En réalité je l’ai commandé pour une imprimante 3D que je suis en train d’enfermer dans une cage. Les Imprimantes 3D on en effet tendance a lâcher dans l’atmosphère des fumées issues de la chauffe de leurs filaments qu’il est bon d’évacuer ou de nettoyer autant que possible.

A la réception de la Alfawise C30 les fumées générées par la simple gravure sur papier ou carton m’ont vite poussé a réfléchir à une manière d’améliorer la situation. J’ai donc naturellement pensé a intégrer l’épurateur dans l’équation. 

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En posant l’épurateur juste à côté de la source du laser et en le positionnant sur la seconde méthode de ventilation, la plus forte, l’appareil aspire directement la majorité des fumées. 

Alfawise P1

Les quatre côtés sont ouverts et aspirent, il est possible d’améliorer le flux en “bouchant” deux côtés dispositif avec du ruban adhésif de peintre par exemple. 

Alfawise P1

Alfawise P1Alfawise P1

L’air est chassé ensuite sur le dessus de l’épurateur. Il sera facile de le diriger vers l’extérieur avec un simple tuyau souple d’aération. Sous l’appareil une petite trappe permet d’accéder au filtre rapidement.

Alfawise P1

Les gravures sur bois sont les plus génératrice de fumées avec les gravures sur matières plastiques… Après quelques tests intensifs de gravures en tous genre, le filtre est déjà encrassé. Il a considérablement jauni. Sa couleur d’origine se voit sur les deux bandes visible sur la photo. L’odeur qu’il dégage est âcre, typique de fumées de bois. Je suis assez satisfait de voir que l’engin a su retenir ces éléments aussi facilement.  En pratique, après une heure de gravure de bois une odeur légère persiste dans la pièce mais ne reste pas en l’aérant rapidement. Mes vêtement n’empestent pas non plus. 

Alfawise P1

Au final ce petit épurateur Alfawise P1 fait correctement ce type de travail. Je pense en commander un second ou essayer de mieux diriger les flux de l’imprimante 3D d’un côté et de la graveuse laser de l’autre, histoire de minimiser les dépenses, notamment en matière de filtres. Je verrais si j’arrive a profiter de ce système pour nettoyer les fumées d’une petite station de soudage en prime. 

 

Alfawise C30, débuter la gravure laser © MiniMachines.net. 2019

Harmony OS, la solution de Huawei face à Trump

Par Pierre Lecourt

Alors que le gouvernement Trump a lancé tout un nouveau listing de taxes spécifiques aux importations Chinoises, il continue de faire pression sur les principaux concurrents de son économie interne. Les géants des télécoms Américains n’auront donc plus à craindre de Huawei si les sanctions annoncées par Trump sont tenues. 

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Une des mesures les plus fortes est sans doute l’impossibilité à terme pour Huawei de travailler avec Google pour profiter de son système d’exploitation Android. La marque avait anticipé ce mouvement et annoncé par le passé travailler à son propre système d’exploitation pour ses smartphones.

La marque a quelque peu levé le voile sur sa solution de secours. Baptisée Harmony OS. Elle n’est pas prête pour le moment mais montre que la marque y travaille depuis quelques temps. 

La Huawei Developer Conference est le bon moment pour parler de ce projet déjà présent dans ses cartons. Harmony OS y est officiellement présenté comme un système d’exploitation Open Source qui vise un assez large champs de produits : Les  smartphones bien entendu, mais également les tablettes, les ordinateurs personnels, les téléviseurs et autres TV Box mais également les voitures, les montres et autres objets du genre ainsi que l’IoT. En gros, tout ce qui a besoin d’un système d’exploitation.

Le premier engin qui bénéficiera de ce nouveau système sera pour autant un téléviseur de la marque. Pour le moment, Huawei ne semble pas s’intéresser au monde du smartphone. C’est en réalité un jeu d’échec qu’est en train de mener le constructeur chinois. Il n’est pas en guerre contre Google et préférerait surement continuer à proposer Android sur ses smartphones. Il ne veut donc pas se positionner en concurrent sur ce secteur. La télévision est un marché où sont disponibles de multiples systèmes et où Google ne considérera donc pas Harmony OS comme un concurrent.

Les choses changeront évidemment si Android ne devait plus du tout être accessible à Huawei. La télévision est ici posée comme une épée de Damocles qui indique à Google, et au gouvernement Trump, que le constructeur a une sortie de secours en cas de blocus politique. 

A modularized #HarmonyOS can be nested to adapt flexibly to any device to create a seamless cross-device experience. Developed via the distributed capability kit, it builds the foundation of a shared developer ecosystem #HDC2019 pic.twitter.com/2TD9cgtdG8

— Huawei Mobile (@HuaweiMobile) August 9, 2019

Harmony OS semble avoir des avantages techniques avec, en particulier, un gros travail mené sur la sécurité. Le système est basé sur un microkernel très orienté sur la modularité et la protection des données. Le constructeur indique qu’une même application Harmony OS pourrait être nativement déployée sur tout type de matériel : Tablette et smartphone, mais également téléviseur ou montre, sans avoir à être modifié. Le système est conçu pour adapter les applications aux outils.

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La marque annonce également d’excellentes performances de son interface avec des latences très faibles et un bon partage des ressources. Une première version d’Harmony OS 2.0 est prévue l’année prochaine, entièrement débarrassée du noyau Linux pour se concentrer sur un microkernel plus sécurisé.

Evidemment, cela ne servira pas à séduire le grand public qui se fiche pas mal du système embarqué mais s’intéresse surtout aux applications. C’est comme toujours le principal challenge de Huawei. Sans applications dans son store et surtout sans les applications populaires, le système restera à la marge. 

Et on retourne dans le même schéma. Pas de parc installé, pas d’intérêt pour les développeurs de porter leurs applications, pas d’applications pas de clients, pas de clients pas de parc installé… Le même problème que Tizen ou WebOS chez Samsung et LG.

Malgré des tentatives de sortir du cadre de la télévision, ces systèmes n’ont jamais reçu un bon accueil du public dans des smartphones… faute d’applications. La solution pourrait venir du marché interne Chinois qui pourrait donner à Huawei une bonne base d’usagers. en sortant des modèles de qualité à bas prix sous Harmony Us, la marque pourrait convaincre rapidement quelques millions d’utilisateurs. Ce qui pourrait motiver des développeurs. Sinon le système restera employé là où on ne cherche pas trop à trouver des applications classiques : Les téléviseurs, les montres et… les frigos. 

La meilleure option pour Huawei reste néanmoins de continuer à travailler avec Google ou à temporiser jusqu’à un éventuel changement d’administration Américaine. 

Harmony OS, la solution de Huawei face à Trump © MiniMachines.net. 2019

Hors sujet EP05 : Free Floating, l’art de l’inaction à la française

Par Pierre Lecourt

Comment qualifier une entreprise dont le projet est de mettre en libre service, sans l’accord des autorités, des engins dont l’usage sera parfaitement illégal ?

Mettre à disposition, dans les rues des grandes villes, des trottinettes électriques pourtant interdites à la circulation dans ces mêmes rues ? On l’a vu dans le troisième épisode de cette série, aucun de ces engins n’a aujourd’hui sa place sur la voie publique. Et cela jusqu’à ce que le gouvernement fasse passer son décret modifiant le code de la route. Comment peut-on alors accepter une entreprise de Free Floating dont le business plan est entièrement basé sur une infraction à notre code ? J’ai beaucoup de mal à le concevoir.

Pour rappel, le Free Floating c’est la mise à disposition par une société privée d’un parc de véhicules en location sans station de prise en charge et de dépose. On prend l’objet posé tel quel dans la rue, que ce soit un scooter, un vélo ou une trottinette. On se déplace avec. Et on le relâche où bon nous semble dans les limites géographiques autorisées par l’opérateur.

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Si demain une société décidait de déposer une seule borne d’arcade dans la rue. Un engin qu’on pourrait utiliser en scannant un code sur son châssis grâce à son smartphone afin de pouvoir lancer une partie. Si cette société lâchait sa borne dans la ville, sur le trottoir, sans rien demander à personne. Elle serait immédiatement rappelée à l’ordre. Malgré le fait que ce service soit parfaitement légal en France. On rétorquerait simplement que cette borne occupe la voie publique.

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Si demain une société déposait dans les rues des grandes villes des kits de Free Floating « table + chaise » que tout le monde pourrait louer pour pouvoir s’installer confortablement sur le trottoir. Un service super novateur pour manger, siroter un café, lire un livre ou prendre des notes dans la rue. On imagine une application qui permettrait de localiser les kits posés contre les murs un peu partout dans la ville. Une fois le kit localisé, un QR code scanné avec son smartphone permettrait de les déplier pour pouvoir s’installer. Tranquillement assis n’importe où dans la ville. 1€ pour activer le déploiement puis 15 centimes la minute d’utilisation.

Une société qui proposerait cela serait bien évidemment immédiatement convoquée par la Mairie et ses kits saisis. Alors qu’encore une fois aucune loi n’interdit de manger dans la rue. On constaterait simplement qu’elle empiète délibérément sur l’espace public.

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Un patron de café ou de restaurant qui aurait le malheur de laisser dépasser un peu trop sa terrasse sur le trottoir. En rajoutant discrètement une table et des chaises. Ce cafetier risque une amende assez salée. Les mairies taxent annuellement chaque mètre carré occupé par les terrasses de ces établissements sur les trottoirs. Tout cela est régulé, codifié et l’espace public occupé est géré précisément par les villes.

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Il est possible de poser du mobilier urbain gratuitement dans la ville, mais il faut respecter des règles. Obtenir des autorisations. Si vous déposez par exemple un panneau mobile de la taille d’une trottinette sur le trottoir pour signaler votre activité. Je sais pas moi, une dédicace en librairie ou la carte de votre restaurant par exemple. Si vous le faites sans faire une déclaration préalable obligatoire, vous risquez une amende de 1500€.

Mais aujourd’hui donc, des sociétés peuvent librement proposer d’utiliser des véhicules qui n’ont PAS le droit de rouler sur la voie publique. Tout en les laissant envahir les trottoirs. Et tout le monde a laissé faire.

Pourquoi ? Probablement parce que les sociétés qui ont lancé ces services l’ont fait au culot. En employant une technique de Guerilla marketing, en imposant de force leur présence sans demander l’avis des autorités. En jouant sur la tolérance que l’état a accordé à ces véhicules. Ces sociétés en ont profité, quitte à ensuite demander pardon pour leur « culot » mais en n’en pensant évidemment pas un mot. Les sociétés de Free Floating sont d’un cynisme achevé dans leurs méthodes. Aucune autre entreprise ne se permettrait ce genre de piratage de la voirie. Sûres qu’elles seraient immédiatement taclées par les autorités. Et pourtant les grandes villes ont laissé faire. Je me demande toujours bien pourquoi ? On avait tout de même des signaux forts envoyés par d’autres capitales Européennes et de grandes villes aux Etats Unis. De nombreuses cités ont très très mal vécu l’apparition de ces flottes de trottinettes électriques en Free .

Elles ont rapidement compris que ce système semait un chaos invraisemblable parmi les autres utilisateurs de la voie publique. Dans chaque ville impacté par un Free Floating de ce type, on retrouve le même scénario, les mêmes symptômes, la même anarchie et le même résultat.

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Des comportements à risques et donc des accidents voir des morts, une occupation massive et gênante des espaces publics et au final un agacement grandissant de la population.

Très rapidement, les grandes métropoles US ont décidé de mener la guerre à ces implantations sauvages. La plupart ont, par exemple, mis en place des systèmes de licences. Ce qui permettait d’inverser la vapeur, de reprendre le contrôle. D’un coup, ce n’était plus des sociétés qui décidaient de s’installer là où elle voulaient mais les mairies qui choisissaient qui pouvait déployer son service. Et avec cette autorisation d’exploitation des cahiers des charges précis ont été imposés.

Trottinettes et prise de tête

Les entreprises de Free Floating doivent par exemple payer entre 100 et 150$ par engin en service. Ce qui a de quoi faire réfléchir un acteur qui voudrait débarquer avec quelques milliers de machines. Pour obtenir le sésame d’une autorisation, ces sociétés ont également dû s’engager à suivre des règles strictes sur l’implantation des engins. Par défaut, elles cherchent les endroits les plus rentables et pas forcément les plus utiles. Le fait de se concerter avec les élus pour les zones de parking, les zones de déploiement et les zones de circulation a changé la donne.

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Ajoutez à cela une information immédiate de la police locale pour un contrôle strict des usages de ces engins et des amendes sévères pour les contrevenants. Une interdiction systématique de rouler sur les trottoirs a été immédiatement imposée. La vitesse a été limitée. Obligation de porter un casque dans certaines villes. Interdiction de voyager à deux. Dans certains cas, les opérateurs ont dû proposer une plateforme téléphonique de support 24H/24 et 7J/7 pour leurs clients et les autres usagers de la voirie.

A San Francisco par exemple, la mairie n’a pas fait dans la dentelle. Dès que les trottinettes en free floating ont commencé à trop envahir les rues la ville a décidé de les bannir totalement pendant trois mois. Un moratoire imposé le temps pour la mairie de trouver un fonctionnement cohérent avec les opérateurs. De définir des règles. La société Lime a ainsi pu regagner trois mois plus tard le droit d’opérer sur la ville. Mais sa concurrente Bird n’a pas pu revenir sur le terrain en Free floating. Il lui a donc fallu revoir son modèle économique. Elle a décidé de s’orienter vers des locations mensuelles à 24,99$ directement aux particuliers puisqu’elle ne pouvait plus laisser traîner ses trottinettes dans les rues.

D’autres villes continuent de faire de la résistance. Les trottinettes électriques en Free Floating sont aujourd’hui encore totalement interdites à New-York. Malgré un lobbying fort pour pénétrer ce marché.

Trottinettes et prise de tête

Un autre bon exemple, c’est Chicago. Pour éviter la gène des engins abandonnés dans la rue, leur usage est limité en horaires. Les trottinettes doivent toutes être retirées de l’espace public entre 22H et 5H du matin. Période où elles sont censées être rechargées ou réparées par les opérateurs. Cette obligation non respectée donne lieu à des amendes pour chaque engin repéré par un policier,

Trottinettes et prise de tête

Chicago oblige également les sociétés de Free Floating à contracter une assurance de plusieurs millions de dollars pour les risques liés aux blessures ou aux dommages causés par leur service.

A Nashville, le 21 Juin dernier, le maire a décidé de renvoyer au garage l’ensemble des trottinettes des 7 compagnies de Free Floating implantées dans la ville. En réaction à la mort d’un homme de 26 ans dans des conditions très similaires au drame survenu à Paris le 11 Juin dernier. Renversé par un véhicule, l’homme est mort rapidement de ses blessures. Conséquence immédiate qui fait suite à l’agacement général de la population, la mairie de Nashville a donc décidé de retirer les 4000 trottinettes déployées suivant un principe de précaution. Le temps de décider quelles seraient les compagnies susceptibles de revenir s’implanter et avec quelles règles. Nashville parle désormais de une ou deux solutions de Free Floating avec beaucoup moins de véhicules.

Et on est dans le pays de l’Oncle Sam… La patrie du capitalisme pur et dur, difficile de crier au scandale d’un pays où on n’aimerait pas la réussite, où on voudrait empêcher les gens de réinventer la ville. Où on empêche les start-up d’éclore et de générer de la valeur… Toutes ces mesures ont été simplement qualifiées de bon sens par les autorités locales. Et les entreprises qui rouspétaient face à leur liberté d’entreprendre on été qualifiées d’enfants gâtés à qui on ne cédait pas à un caprice.

Et en France ? Pas grand-chose à vrai dire. A part dans certaines mairies qui ont fait de la résistance. Nantes par exemple a été très ferme sur le sujet. Quand en Avril la société Wind a lâché des engins dans la ville,le maire a directement envoyé tous les véhicules à la fourrière.

Mais la plupart des villes sont plus frileuses, se positionnant souvent derrière un manque de moyens légaux pour réagir. Une excuse difficile è croire quand il il suffit de constater qu’une trottinette occupe illégalement un trottoir pour la faire enlever. Quand il suffit d’arrêter chaque utilisateur dans l’illégalité en roulant sur la voie publique pour envoyer son engin à la fourrière.

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D’autres villes, comme Paris, ont décrété, des mois et des mois après l’implantation des premières flottes de trottinettes électriques, qu’elles n’avaient finalement pas le droit ni de rouler ni de se garer sur les trottoirs. Un droit qu’elles n’ont jamais eu mais que personne n’avait les moyens de leur rappeler.

Et on touche là le vrai problème lié à ces engins en Free Floating. Qui pour verbaliser les gens qui roulent n’importe comment ? On ne peut pas utiliser la vidéo puisque ces engins n’ont pas de plaque d’immatriculation. On ne peut pas envoyer une voiture flasheuse équipée de cameras comme on le fait pour relever les infractions au stationnement. On ne peut pas employer de sociétés privées pour rappeler à l’ordre les mauvais conducteurs. Il faut donc impérativement déployer des forces de police dans la rue. Et comme il n’y a plus de police de proximité pour le faire… Il n’y a pas de solutions.

Un sentiment d’impunité croissant s’empare des conducteurs. De tous les conducteurs. Les témoignages des piétons vont tous dans le même sens. Lorsqu’ils s’agacent des comportements des utilisateurs de trottinettes en Free Floating qui les frôlent, les hèlent ou leur coupent la route, ce sont généralement des insultes qui fusent.

Depuis quelques semaines, j’ouvre la discussion avec les personnes à #vélo et à #trottinette qui continuent de rouler sur le trottoir à #Paris malgré l’interdiction. J’ai décidé de partager quelques uns de ces échanges ici. 🤓

— Tatiana de Rosnay (@tatianaderosnay) June 20, 2019

Les twitts de Tatiana de Rosnay sont très éloquents à ce sujet. Elle essaye de discuter avec des personnes à vélo et à trottinette sur les trottoirs de Paris. Elle a une tactique d’approche assez simple. Elle offre un grand bonjour souriant et elle demande si les gens savent que c’est interdit de rouler sur les trottoirs… Et les réponses sont cinglantes. On voit clairement ici que l’habitude a été très rapidement prise par les utilisateurs. Elle s’est implantée faute de réglementation ni de contrôle. Pas de sanction, pas de risque, pas de respect des autres.

La mairie de Paris a décidé d’interdire purement et simplement la possibilité pour les trottinettes de se garer sur les trottoirs. Super, mais c’est et cela restera un vœu pieu puisque personne n’est derrière les utilisateurs au moment où ils garent leur véhicule. C’est comme espérer que tout le monde respecte les limitations de vitesse une fois son permis en poche après avoir signé une charte de bonne conduite. Tout en expliquant en parallèle aux conducteurs qu’il n’y a plus de radars ni de contrôle.

Il aurait fallu opérer des les premiers symptômes. Dès l’apparition des premières trottinettes individuelles, dès l’implantation de ces engins dans la ville. Ne pas accepter le guerilla marketing imposé sans concertation. Forcer les opérateurs à s’installer de manière réfléchie. C’est ce qu’il s’est passé à San Francisco, à Chicago et dans beaucoup de villes US désormais. Et cela a fonctionné. Le tour de vis que vient d’imposer la mairie de Paris porte déjà ses fruits et plusieurs opérateurs semblent vouloir jeter l’éponge. Certains distribuent des casques pour leurs clients. D’autres envoient des équipes pour redresser les trottinettes… La grande question reste de savoir pourquoi avoir tant attendu ?

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Cette réaction est positive mais bien tardive. Désormais, face à la grogne des habitants et aux nombreux accidents, les mairies décident de réduire la voilure. Limiter le nombre de sociétés implantées, baisser la vitesse des engins, imposer des règles de bonne conduite… Des mesures qu’il aurait fallu prendre immédiatement, après tout ce sont des engins totalement illégaux, pourquoi se mettre à réagir après l’implantation de plusieurs milliers d’entre eux ? Parce qu’on a finalement pas les moyens de faire respecter ces règles ?

Il y avait des lois déjà écrites mais surtout un certain bon sens à faire respecter autour du Free Floating. Et si les politiques n’ont pas su le ressentir, ce manque de bon sens n’a pas échappé aux autre utilisateurs de la voie publique.

Mais ça on n’en parlera dans le prochain épisode.

Hors sujet EP05 : Free Floating, l’art de l’inaction à la française © MiniMachines.net. 2019

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

Par Pierre Lecourt

La PNY GeForce GTX 1650 ne vous ruinera pas, cette carte graphique PCI est un entrée de gamme qui vise une catégorie simple. Celle d’un poste milieu de gamme capable de jeu 3D comme de manipulations vidéo à condition de ne pas tenter de passer par dessus la ligne interdite. Celle du FullHD.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

159€, c’est le prix que vous coûtera cette carte graphique PNY GeForce GTX 1650 avec 4 Go de mémoire dédiée GDDR5. A son bord un processeur graphique Turing de dernière génération. Le même que celui des GeForce GTX 2060, 2070 et 2080. Avec toutefois une nuance de taille, celui de la GTX 1650 s’est méchamment fait sabrer par Nvidia pour diminuer son tarif.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

Dans la boite… rien si ce n’est un manuel d’installation

La marque a ainsi choisi de ne pas intégrer les fonctions avancées de la puce. Point de silicium dédié à l’IA ou au Raytracing par exemple. Et on sent bien que les ingénieurs de Nvidia ont joué du compte gouttes pour distribuer des performances précises. Il s’agit de l’intégrer dans la gamme sans faire de l’ombre au reste des modèles. Profiter de l’architecture Turing non pas pour ses performances brutes mais pour proposer une solution redoutable en terme d’efficacité énergétique.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

…Et la carte bien sûr.

Ces choix faits par Nvidia permettent de profiter d’une consommation très faible, d’une nuisance sonore limitée et d’une très grande facilité d’intégration. Cette PNY GeForce GTX 1650 XLR8 bénéficie d’un format court. Un encombrement rendu possible par l’emploi d’un circuit Nvidia TU117 et non pas un TU116 de GeForce GTX 1660. Il s’agit d’une évolution créée de toutes pièces pour cette formule de carte.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power     PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

A côté du GPU Fermi de la GTX 480 à droite, les circuits du TU117 Turing semblent vraiment minuscules

Le TU117 embarque 4,7 milliards de transistors et occupe une surface assez resserrée de 200 mm². Le TU116 occupe quand à lui un DIE de 284 mm² et affiche 6,6 milliards de transistors. On est sur un format beaucoup plus compact pour la GeForce 1650. Très loin du haut de gamme en Turing. Les GeForce RTX 2080 Ti sous TU102 grimpent à 18,6 milliards de transistors et occupent… 754 mm² ! Sur un Wafer identique en taille, il sera donc possible de produire 3,77 fois plus de puces TU117 que de TU102… Un prix de revient beaucoup plus faible donc pour ce modèle. 

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

Revers de la médaille, l’espace disponible étant moins important les capacités sont évidemment inférieures. Avec 896 unités de calcul et 32 unités de rendu, on est loin des solutions haut de gamme sans que la puce n’ait à rougir pour autant. Le modèle de PNY propose une fréquence de base de 1485 MHz et un mode Boost de 1725 MHz dans cette version. La carte tient son appellation “OC” pour OverClocking du fait qu’elle soit très très légèrement sur-cadencée puisque la fréquence normale de ce circuit est de 1665 MHz seulement.

D’autres choix techniques ont été opérés comme un maximum de 4 Go de mémoire GDDR5 à 2 GHz. Cette mémoire dialogue avec le processeur graphique en 128 bits dans une bande passante limitée à 128 Go/s. Le nombre d’unités de textures est également assez faible : 56 pour la 1650. La 1660 en propose 80 et une GeForce GTX 1060 180. Des choix qui s’expliquent par le positionnement de la solution, Nvidia ne cherche évidemment pas à proposer une concurrence à ses propres cartes haut de gamme en moins cher. Il se positionne sur le marché particulier des joueurs occasionnels. La marque vise les joueurs déjà équipés d’un écran FullHD. Et probablement également propriétaire d’une machine à remettre à flot.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

La GeForce GTX 1650 propose en effet une intégration facile dans une machine existante, même celle d’un constructeur classique. Pas besoin d’une alimentation particulière ni de relier une prise dédiée en direct. La carte se satisfera parfaitement du voltage fourni par son port PCIe. Rendant plus facile le changement de carte graphique puisque vous n’aurez dans la plupart des cas pas besoin de changer d’alimentation ni de carte mère. Un simple échange de carte suffira. C’est le gros avantage de l’évolution des puces graphiques récentes, elles proposent une meilleure efficacité énergétique que les précédentes générations. Il est donc possible qu’une carte d’une ou deux gammes en arrière soit non seulement moins performante mais également plus gourmande et moins discrète.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

La faible consommation est un point capital de cette offre chez Nvidia. La PNY GeForce GTX 1650 n’est pas vorace et ne tire que très peu sur l’alimentation. Si, en pratique, la marque – comme Nvidia – conseillent d’employer une alimentation de 300 watts, chose que je vous encourage à faire. Il m’a cependant été possible de tester la solution dans une configuration avec un bloc d’alimentation de 280 watts signé HP sans que cela ne pose problème.

En pratique, la carte tourne entre 64 et 65 Watts de moyenne. Énervée par un jeu 3D gourmand, elle ne monte guère plus haut avec des pics à 69-70 Watts. La norme du port PCI Express lui autoriserait pourtant jusqu’à 75 watts de consommation mais elle ne semble jamais en avoir besoin. C’est un des points forts de la solution et si on regrettera la faible amplitude de fréquence de la PNY pour un modèle « OC », il faut la prendre dans cette perspective. Avec cette marge de 70 Watts consommés sur 75 disponibles la carte tourne donc parfaitement sur une petite configuration. Un point fort que l’on apprécie également sur la consommation globale de la machine et l’impact énergétique de l’ensemble. Le rendement est ici vraiment excellent et c’est ce qui fait la vraie force de cette proposition.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

Le second impact de cette faible consommation se ressent sur la ventilation nécessaire à la carte. Le dispositif de refroidissement embarqué par PNY n’a rien de vraiment ébouriffant. Il s’agit d’un dispositif à ailettes classique, rond, qui permet à la chaleur émise par le circuit de profiter d’une grande surface de contact avec l’air. Le ventilateur souffle vers celui-ci pour maximiser l’échange entre l’air frais, aspiré, et l’air chaud expulsé.
En pratique, dans différents usages poussant la carte dans ses retranchements comme le jeu ou le rendu de vidéo, la ventilation tourne assez vite. Émettant un souffle audible mais difficile à départager du reste d’une configuration classique en action. La machine complète tourne entre 37 et 39 dB dans un environnement sonore calme en plein rendu 3D ou dans une partie de Tomb Raider. Dans des situations plus classiques, lorsque la carte vidéo n’est pas sollicitée comme dans la rédaction d’un document sous LibreOffice Writer, la machine reste à 33-34 dB. Son ventilateur, comme celui du processeur, restant beaucoup plus sages. La PNY proposant alors un rythme très lent, la rendant probablement totalement inaudible.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

Ces résultats sont encourageants mais vous vous en doutez, ils cachent évidemment quelques bémols. Une carte qui chauffe peu et qui consomme peu, c’est évidemment une carte moins performante que celles qui demandent beaucoup plus de ressources. En pratique, la PNY GeForce GTX 1650 est finalement une affaire de choix, elle va correspondre à un profil précis et ne cherchera pas à venir marcher sur les plates bandes sur les puces les plus puissantes et autrement plus chères.

Nvidia vise ici les utilisateurs classiques d’un PC, ceux qui vont lancer de temps en temps une petite partie mais pour qui le jeu vidéo n’est pas le loisir par excellence.
La GTX 1650 est calibrée pour le jeu 3D en FullHD et n’aura pas vocation à aller plus haut. La carte se débrouille très correctement dans cet espace de calcul et propose des performances convaincantes. Il faudra parfois, sur les titres les plus gourmands jouer quelque peu sur les détails graphiques pour obtenir un nombre d’image par seconde toujours convaincant. Mais dans l’ensemble, et surtout si vous jouez à des titres très grand public, la carte ne vous fera pas défaut.
Pour être très clair, si vous avez opté pour un écran UltraHD, passez votre chemin, cette carte n’est pas pour vous. Mais si, comme la logique de cette carte le voudrait, vous cherchez une solution abordable dans laquelle investir pour faire évoluer une configuration avec un écran FullHD alors la GTX 1650 est une solution a retenir.
En pratique si un grand nombre de jeux sont parfaitement accessibles avec beaucoup de confort en FullHD, l’expérience s’écroule littéralement en cherchant à augmenter la définition demandée à la marque.

Les tests suivant ont été faits sur un PC MiniATX équipé d’un Core i7-4790K avec 16 Go de mémoire vive DDR3 et auparavant équipé d’une GeForce GTX 1050 Ti 4Go format long avec double ventilateur. La configuration y a largement gagné en performance. L’alimentation 300 Watts “noname” n’a pas eu besoin d’être changée. La machine est devenue nettement plus silencieuse et globalement moins gourmande en énergie.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power
Rise of the Tomb Raider passe ainsi de 45 images par seconde tous détails activés en 1920 x 1080 à moitié moins en UltraHD. En rognant un peu sur l’antialiasing, la GTX 1650 grimpe au-delà des 60 images par seconde en FullHD. La rendant alors très confortable et surtout impressionnante par rapport à sa consommation mesurée et le bruit qu’elle génère.

Plus récent, plus gourmand, Shadow of the Tomb Raider a plus de mal à décoller en FullHD en restant souvent coincé entre 40 et 45 images par seconde.

The Witcher 3 tourne dans les mêmes eaux à 45 images par seconde en FullHD et fait très rapidement pâle figure quand on monte plus haut la définition de l’affichage. Passant alors sous les 16 images tous détails à fond en UltraHD. Là encore, en jouant sur divers réglages de lumière ou de lissage, on pourra aller grappiller 10 ou 15 images par seconde supplémentaires dans ces titres pour un 1920 x 1080 beaucoup plus confortable.

Un jeu de course comme Dirt Rally en réglages maxima est très bien géré par la solution. On tourne sur du 50 images par seconde ce qui est très jouable sur ce type de configuration. En désactivant un peu l’antialiasing, passant du MSAA 8X au 4X ou au 2X on reste constamment au dessus des 60 images par seconde tout en gardant un jeu propre et en profitant de tous ses aspects visuels.

Les titres plus grand public et notamment les jeux multijoueurs sont beaucoup mieux lotis. Ces jeux sont pensés pour être exécutés sur un maximum de configurations et souvent, sous leur aspect clinquant, demandent moins de ressources aux solutions graphiques. C’est le cas d’un titre comme Apex Legends, par exemple, qui tourne très confortablement en 1080P en haute qualité graphique avec un anti aliasing activé entre 50 et 60 images par seconde. Fortnite, tourne entre 60 et 64 images par seconde.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

Sous le logiciel de montage vidéo DaVinci Resolve, les coeurs CUDA sont bien gérés et le rendu comme le montage sont accélérés de manière convaincante. Attention, il ne s’agit pas de comparer la puce TU117 aux modèles haut de gamme, mais les films en FullHD sont bien pris en charge avec des filtres basiques gérés en temps réel. Un réglage colorimétrique ou des effets trop chargés vous rappelleront vite à l’ordre des capacités de calcul de la carte face à une RTX ou une Quadro. Mais ce n’est pas le but premier de cette solution. Vous pouvez compter sur la GeForce 1650 pour piloter le montage d’une vidéo FullHD ou UltraHD, il faudra juste être beaucoup plus patient pour le rendu qu’avec une carte beaucoup plus haut de gamme. Sous Adobe Photoshop, là encore la carte est au rendez-vous. L’accélération graphique est bien prise en compte et la fluidité globale est excellente.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

En terme de rendu vidéo, la puce se débrouille particulièrement bien. Elle sait tout décoder sans soucis et propose une excellente qualité d’image. Les formats les plus gourmands sont pris en compte jusqu’en UltraHD sans aucun problème ni de rafraîchissement ni de qualité d’image. C’est devenu un standard sur les processeurs graphiques depuis plusieurs générations désormais. D’un point de vue encodage, la puce ne bénéficie là encore pas de tout le savoir faire des puces Turing. Nvidia a choisi de placer un moteur de compression vidéo plus ancien. De génération Volta, il saura néanmoins vous assurer un encodage efficace sous Handbrake mais entre 15 et 20% inférieur à celui d’une puces GeForce 1660 par exemple. Rien de bien méchant mais un élément à noter si votre PC sert habituellement à cette tâche. On notera au passage le choix assez faible en terme de sorties vidéo : Une prise HDMI 2.0b et une sortie DVI-D. De quoi gérer du double écran sans problème avec une prise en charge du HDCP 2.2 pour les contenus protégés. Une prise DisplayPort aurait été bienvenue pour étendre les capacités de la solution même si la place manque quelque peu sur ce modèle compact.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

Qu’est ce qu’a voulu faire Nvidia avec cette GeForce GTX 1650 ? Rien de moins que de proposer une solution de mise à jour. La carte n’est pas la solution à acheter pour une machine neuve, elle se positionne sous une GTX 1060 qui embarque un processeur graphique de la génération précédente.
Elle est également assez loin de ce que peut offrir une solution comme la Radeon RX 570 proposée dans le même ordre de prix. Mais voilà, aucune de ces deux cartes ne peut venir se glisser dans une configuration à faire évoluer équipée d’une alimentation classique de 300 watts. Les deux solutions sont plus gourmandes et plus bruyantes.

Une GTX 1060 demandera plus de 110 watts au système, beaucoup plus que les 75 watts offerts par le port PCI Express. Ce qui nécessitera dans la plupart des cas un changement d’alimentation et gonflera la note en conséquence. Une Radeon RX 570 sera un meilleur choix en terme de performances avec 15 à 20 % d’images par seconde en plus en moyenne. Mais son impact en terme de consommation est sans commune mesure. Suivant les modèles une carte AMD de ce type nécessite entre 170 et 180 watts pour fonctionner, 100 watts de plus que la Nvidia ce qui forcera également un changement d’alimentation et montera la facture électrique comme le bruit généré à d’autres niveaux.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power
Compacte, efficace et permettant une mise à jour simple, la PNY GeForce GTX 1650 n’est pas la carte de jeu de l’année. C’est avant tout une solution efficace et c’est le but recherché par la marque. Autant je ne suis pas du tout certain de la pertinence des modèles les plus gonflés de cette gamme de puces Turing, autant ce modèle en particulier tire son épingle du jeu par cet aspect passe partout de son intégration.

Difficile d’apprécier la valeur des GeForce GTX 1650 les plus chères du marché, avec certes plus de mémoire embarquée mais toujours les mêmes limitations de calcul, elles n’affichent pas un bon profil. Dépenser 200 ou 220€ dans une carte de ce genre est difficile à justifier. A 159€ pour cette PNY, pour qui veut faire durer encore un peu une machine ou la remettre à flot, la solution reste accessible et ne demandera souvent que quelques minutes avec un tournevis en main.

Si vous recherchez une carte plus rapide pour du FullHD et que vous possédez une alimentation plus musclée que les 300 watts demandés par ce circuit graphique, orientez vous vers des GeForce GTX 1060 6 Go que l’on peut trouver à 200-220€ plutôt que ces GTX 1650 « gonflées » inutilement de mémoire vive.
Si votre budget le permet, l’alternative GeForce GTX 1660 est peut être également une solution a envisager. Elle poussera un palier plus loin les jeux en proposant quasi systématiquement un bon 60 images par seconde en FullHD tous détails graphiques activés. Il vous en coûtera environ 230 à 240€ pour un modèle 6Go pas forcément beaucoup plus encombrtante. Enfin, si vous voulez voir un peu plus loin, toujours dans cette gamme de tarif où il faudra peut être changer votre alimentation pour un modèle 450 ou 500 watts, les GeForce GTX 1660 Ti proposent un jeu FullHD sans concessions à plus de 60 images par seconde sur la très grande majorité des titres actuels. Cela vous coûtera entre 260 et 300€.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power

Compacte et sans fioritures inutiles, la PNY GeForce GTX 1650 est une bonne carte graphique de par son excellent rendement énergétique. Elle ne s’adresse pas aux joueurs patentés mais plutôt à ceux qui cherchent de quoi lancer une petite partie de leur jeu préféré de temps en temps sur leur machine. Elle sait se montrer discrète, décodera tous vos contenus multimédia, offrira ses coeurs CUDA à vos manipulations d’image ou de vidéo et ne vous ruinera pas en composants supplémentaires. C’est une solution faite pour un ordinateur dont la carte graphique vient de rendre l’âme, accablée par la chaleur. Pour des machines aux circuits graphiques trop vieillissant ou pour équiper une solution livrée sans carte mais uniquement avec la puce du processeur. Si votre machine dispose d’un port PCI Express 8X de libre et si votre écran est un FullHD, c’est une solution à considérer.

PNY GeForce GTX 1650 : Soft Power © MiniMachines.net. 2019

Agences VR françaises : quelles sont les meilleures ?

Par Bastien L
agences vr françaises

Les agences VR françaises vous proposent des services de création de contenu en réalité virtuelle et augmentée ou d’organisation d’événements. Découvrez quelles sont les meilleures.

La réalité virtuelle est un atout précieux pour la communication, le marketing, ou encore l’événementiel. Cependant, la création de contenu en VR requiert des compétences et des connaissances.

C’est la raison pour laquelle de nombreuses entreprises font appel à des agences VR, spécialisées dans la création de contenu VR / AR. En France, il existe plusieurs agences de ce type. Découvrez quelles sont les meilleures.

Emissive, l’agence VR française la plus prestigieuse

Fondée en 2005 par Fabien Barati et Emmanuel Guerriero, Emissive est une agence de réalité virtuelle située à Paris dans le IXème arrondissement. Depuis maintenant plus de dix ans, elle conçoit et réalise des expériences en réalité virtuelle pour ses clients. Parmi ses clients, l’agence compte de grands groupes comme Nestlé, EDF, Dasaults Systemes ou encore Eurosport.

Elle a notamment développé une application VR dédiée aux points de vente pour Adidas, ou encore des applications immersives pour Patek Philippe. C’est également à cette agence que le suédois IKEA a fait appel pour son application en réalité augmentée permettant d’essayer des meubles virtuellement avant de passer à l’achat.

Emissive propose aussi des installations interactives pour les musées. On peut citer l’expérience multijoueur ” The Enemy ” qui propose une réflexion sur les conflits intergénérationnels, ou encore l’exposition en réalité virtuelle ScanPyramids qui propose de visiter la pyramide de Kheops.

Emissive est répartie entre trois pôles différents : l’Agence, le Studio et le Lab. Au sein de l’Agence, les équipes commerciales et créatives conseillent les clients et leur proposent des projets sur-mesure. C’est ensuite au sein du Studio que sont conçues les applications. Enfin, au sein du Lab, Emissive expérimente en permanence les nouvelles technologies de réalité virtuelle.ts.

SmartVR, l’agence VR spécialisée dans l’eSport

Fondée en 2018 et basée à Montreuil, l’agence SmartVR a su se démarquer en se spécialisant dans l’eSport en réalité virtuelle. Elle propose à ses clients d’ouvrir une arène VR au sein de laquelle plusieurs joueurs peuvent s’affronter dans la réalité virtuelle. Il s’agit d’une offre clé en main regroupant les jeux exclusifs, le matériel, le support et la réservation en ligne.

L’agence a développé plusieurs jeux exclusifs, dont le shooter After-H permettant à deux équipes de huit joueurs de s’affronter armés de fusils connectés. La version Free Roaming permet de se déplacer simultanément dans la VR et dans le monde réel sur une superficie maximale de 100 mètres carrés. Dans un avenir proche, SmartVR compte lancer une version ” warehouse free roaming ” pouvant s’étendre sur 3000m². Parmi les autres titres de son catalogue regroupant plus de 30 jeux, on compte aussi Top Floor, Indy Run, Zero Gravity ou Pitstop VR.

SmartVR a également conçu différents ” PODs ” et structures de Free Roaming pour ses clients. Le Pod Solo est conçu pour les jeux en version arcade, le Pod 4 joueurs peut accueillir quatre joueurs, et le dispositif Free Roaming est pensé pour les expériences en Free Roaming laissant le joueur se déplacer sur une large surface dans le monde réel.

Cette agence propose aussi ses services d’animation en VR pour l’événementiel. Un large panel d’animations sont proposées, afin de rendre les événements mémorables grâce à la réalité virtuelle. Un showroom situé à Montreuil peut être réservé pour l’organisation d’événements, ou visité pour tester les dernières technologies de VR.

BackLight Studio, le studio de création d’expériences VR

La société de production BackLight est spécialisée dans les films d’animation et les expériences en réalité virtuelle. Fondée en 2008 par deux professionnels du jeu vidéo, elle regroupe des producteurs, des auteurs, des réalisateurs et des développeurs issus de divers secteurs.

Depuis 2013, cette agence française conçoit, réalise et produit des expériences en réalité virtuelle pour ses clients. Ces expériences peuvent être utilisées pour des projets de communication, d’industrie, de formation, ou encore de promotion immobilière. Parmi sa clientèle, BackLight compte aussi des entreprises du secteur du divertissement.

En 2019, l’agence française compte 55 employés et plus d’une cinquantaine de projets VR à son actif. Parmi ses clients les plus prestigieux, on retrouve BNP Paribas, Oasis, Renault Sport, Diesel ou Pernot Ricard. Elle développe également des jeux vidéo en VR pour la salle Illucity située à Paris.

AgenceRealiteVirtuelle.com, l’agence VR de realite-virtuelle.com

AgenceRealiteVirtuelle.com est l’agence VR du groupe Publithings, créateur et propriétaire du site Realite-virtuelle.com. Notre agence propose des services de création de contenu, de conseils ainsi que des solutions événementielles en réalité virtuelle, augmentée ou mixte.

Notre agence peut vous accompagner dans le processus de création de contenu en VR ou 360 degrés. Qu’il s’agisse d’un jeu, d’une application, d’un simulateur, d’un support événementiel ou d’une vidéo promotionnelle, nos équipes vous fournissent leur expertise. Nous pouvons également créer directement du contenu pour vous, ou adapter votre contenu aux différents casques VR / AR : Oculus Rift, HTC Vive, Samsung Gear VR, Microsoft HoloLens…

Si vous souhaitez capturer du contenu à 360 degrés, notre agence peut aussi vous aider à choisir la meilleure caméra. Vous pourrez profiter de nos connaissances et de notre veille perpétuelle sur le marché naissant des caméras à 360 degrés.

Si votre entreprise souhaite adopter la réalité virtuelle, vous pouvez vous rendre à l’une des formations sur la VR que nous organisons régulièrement. Vous y serez initié aux enjeux, tendances et prévisions du marché de la réalité virtuelle. Nous proposons aussi des formations au développement de contenu en réalité virtuelle ou augmentée.

Pour les professionnels de la réalité virtuelle et augmentée, nous proposons un service de mise en relation pour vous aider à nouer de nouveaux partenariats. De plus, nos meetings professionnels vous permettront de rencontrer des fonds d’investissement pour financer vos projets ou de faire la connaissance d’autres startups en provenance de toute la France.

Le pôle événementiel de l’agence propose des animations en réalité virtuelle pour vos événements. Il peut s’agir d’animations généralistes pour les événements en tout genre (salons, conférences, lancement de produit, fêtes d’entreprises, team building…), ou d’animations visant à sensibiliser sur la VR / AR pour les événements centrés sur ces technologies immersives.

Ces différentes prestations sont destinées aux responsables de services marketing, événementiel, communication et innovation. Les chargés de transformation numérique et digitale peuvent également faire appel à nous. L’agence est située à Paris, mais opère dans toute la France métropolitaine et dans la plupart des pays d’Europe.

Pour connaître nos tarifs, n’hésitez pas à demander un devis gratuit depuis le site officiel de AgenceRealiteVirtuelle.com. Notre équipe vous recontactera sous 24 à 48 heures pour vous indiquer le tarif en fonction de l’envergure de la commande et sur la base d’un mode tarifaire dégressif.

Cet article Agences VR françaises : quelles sont les meilleures ? a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

Hors Sujet EP04 : pourquoi tant de tolérance avec les trottinettes ?

Par Pierre Lecourt

Ma petite théorie du pourquoi on a laissé les Engins de Déplacement Personnels Motorisés rouler illégalement chez nous pendant des années, avant de s’en émouvoir d’un seul coup. Je l’ai baptisée la théorie du crabe.

Ce n’est pas une théorie issue d’une étude à grande échelle mais elle semble être corroborée par plusieurs témoignages d’utilisateurs, de revendeurs, de policiers et de gendarmes qui m’ont contacté suite à mes remarques sur Twitter. L’arrivée des trottinettes électriques, des gyroroues, des skates électriques comme des autres engins du genre a été progressive, très progressive. Des premiers modèles réellement exploités en ville et surtout artisanaux de 2010 à 2014 vers la situation actuelle, il s’est écoulé beaucoup, beaucoup de temps.

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La réaction des autorités en France face à ces engins est identique à celle d’un crabe que l’on voudrait cuisiner. Quand vous plongez la bestiole dans de l’eau bouillante, je ne sais pas ce qu’elle ressent exactement, mais elle ne semble pas couler les moments les plus paisibles de son existence. Par contre, si vous laissez le crabe dans l’eau froide et que vous montez progressivement la température, il semble beaucoup moins gêné par la situation… même si à la fin le résultat est le même.

Et bien il me semble que c’est exactement cette seconde situation qui est arrivée en France avec les EDPM. Leur arrivée progressive a agi comme la marmite d’eau froide. Sans réaction de la part des autorités, tout un écosystème s’est installé dans la plus totale illégalité.

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Un policier travaillant sur Paris m’a expliqué comment il a d’abord vu débarquer des trottinettes classiques pour adultes. Il a un jour croisé un premier modèle, assez luxueux, assez classe, slalomant entre les piétons. Et puis, rapidement, il a pu constater l’apparition d’autres trottinettes classiques. Des modèles sans moteur donc. C’était tout à fait légal et donc tout à fait normal. Bien sûr, il y a eu quelques rappels à l’ordre et autres sonnettes d’alarme pour expliquer que si l’engin était autorisé, l’utilisation devait rester civique et qu’il ne fallait pas risquer de blesser les piétons. Dans la grande majorité des cas, les utilisateurs étaient très calmes, très compréhensifs. Pas vraiment de soucis.

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Et puis un jour la température a pris quelques degrés. Une première trottinette électrique a fondu au travers des passants, à une allure qui ne laissait pas de doutes. J’ai eu le policier en question au téléphone et sa description était épique. Le mec bien raide, cravate au vent, filant dans la foule, un peu vite… Un peu trop vite… En tout cas bien plus rapidement, bien plus nerveusement, bien moins pacifiquement qu’avec une trottinette classique. Son conducteur ressemblait à ce profil de jeune cadre urbain pressé. Sortant du métro pour aller s’enfermer au plus vite dans un bureau. Là encore, une rapide mise au point a suffi à calmer le jeu.

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Mais au bout de quelques temps, rebelote, la première trotelec a été suivie d’une poignée d’autres puis rapidement d’une avalanche d’autres. Et bien avant l’arrivée des modèles en Free Floating, des engins comme la M365 ont donc, dès le Printemps 2018, commencé à déferler dans la plupart des grandes villes françaises. Et moi, je me souviens de mes premières balades avec une Xiaomi M365, je vous en faisais part d’ailleurs dans un test, de nombreux passants posaient un regard appuyé et amusé sur l’engin. D’autres me posaient carrément la question de son pedigree, de son prix et surtout de l’endroit où on pouvait l’acheter à ce prix. J’imagine l’effet boule de neige de l’apparition de ces modèles de qualité autour des 300-350€. Des centaines puis des milliers d’utilisateurs on acheté en importation ces engins. L’eau de la marmite commençait a frissonner pendant que le crabe lui, continuait a buller au fond.

Mon policier me disait avoir posé la question à sa hiérarchie et avoir vite compris qu’il avait dit une bêtise. Les commissariats étant vide avec dans son cas 1 policier pour 600 habitants dans son grand arrondissement… Ils avaient alors d’autres choses a faire que de contrôler ce genre de véhicules. La règle tacite était donc de fermer les yeux sur l’usage de ces engins tout en conservant évidemment la possibilité de calmer les usagers les plus énervés. A deux doigts de bouillir, déjà bien rouge, le gros crabe ne bougeait donc toujours pas d’une patte.

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La suite a été économique et très logique. Voyant que les utilisateurs importaient en masse des engins des quatre coins du monde, les vendeurs français spécialisés se sont donc logiquement mis à proposer leur propre catalogue. Soit en important eux même les modèles à succès et en les mettant en vente. Soit en recherchant des fabricants capables de fournir des engins a leurs couleurs. Les grossistes se sont donc mis à proposer des trottinettes aux revendeurs qui les proposaient ensuite pour rouler sur la voie publique. De manière illégale. Mais sans aucune pression des autorités.

Qu’un particulier importe un de ces engins sans savoir qu’il n’a pas le droit de l’utiliser en France, c’est une chose. Mais un professionnel à le devoir de le savoir et le devoir d’en informer ses clients. Beaucoup ne s’embarrassaient pourtant pas de la loi et invitaient à grands renforts de publicités leurs futurs acheteurs à faire des trajets en ville avec ces outils interdits. D’autres spécifiaient que les engins étaient réservés à un usage sur voie privée… mais souvent en tout petits caractères dans leurs manuels. Plus histoire de se dédouaner légalement que d’informer vraiment les clients.

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La marmite a donc mis beaucoup beaucoup de temps à bouillir. Et quand enfin elle est entrée sous pression, il était bien trop tard. Le crabe était tellement cuit qu’il ne pouvait plus réagir. Différents acteurs économiques avaient enclenché plusieurs vitesses, la distribution des engins générait déjà des sommes importantes. On parle quand même de plus de 230 000 trottinettes vendues en France en 2018, plus de 26 000 skates électriques. Et cela ne comptabilise pas l’importation… Le monde des assureurs s’est même mis au travail pour encadrer tout ça avec des offres sur mesures.

Que dire alors aux gens utilisant des trotelec et autres engins du même genre depuis des mois voire des années ?  Achetées en France avec de la bonne TVA dessus. Dans des boutiques payant elles même des taxes. Des engins affichant désormais quelques centaines ou quelques milliers de kilomètres ? Assurés en bonne et dûe forme. Que c’est désormais interdit ? Que ça l’a toujours été mais que jusque là on fermait les yeux ? La situation est devenue totalement intenable.

Et là dessus, sont apparues les solutions de Free Floating…

Chose dont on parlera dans le prochain épisode.

Hors Sujet EP04 : pourquoi tant de tolérance avec les trottinettes ? © MiniMachines.net. 2019

Raspberry Pi 4 : un ordinateur presque comme les autres

Par Pierre Lecourt

Je parcours les forums depuis ce matin et beaucoup de gens font cette remarque à propos du Raspberry Pi 4 : “Cette machine est plus performante que mon premier PC”. Pour les plus vieux d’entre nous, ceux qui ont connu l’époque des engins sous les 10 MHz, cela fait longtemps que c’est le cas. Les précédents Pi écrasaient déjà les 8086, les 286 et autres 486 qui culminaient difficilement à 100 MHz. Mais c’est désormais une nouvelle génération, plus jeune, qui voit ses premières machines distancées par le nouveau Raspberry Pi 4 

Raspberry Pi 4

Le SoC embarqué évolue donc grandement. Exit le Broadcom BCM2837 en quadruple coeurs Cortex-A53, on passe à un SoC Broadcom BCM2711 toujours en quatre coeurs mais employant un ARM Cortex-A72 cadencé à 1.5 GHz. La fondation indique des performances trois fois supérieures pour ce nouveau modèle, ce qui semble bien correspondre aux chiffres classiques entre les deux générations de coeurs. Le SoC propose en plus un nouveau circuit graphique VideoCore VI aux performances bien optimisées.

Raspberry Pi 4

Le Raspberry Pi 4 est donc une solution plus impressionnante en terme de calcul, si elle est plus costaud que votre premier PC en terme de performances, l’accent a été également largement mis sur les fonctions annexes de l’engin. Plus polyvalente, la nouvelle carte ouvre la voie à des usages plus larges et plus complexes. Avec, comme toujours, la même volonté d’ouverture au plus grand nombre. Toujours lancée à 35$1, elle a gardé le même tarif que depuis son apparition en 2012.

Avec tout de même une petite nuance, si ce tarif existe il est désormais “à partir de”. On achètera une Raspberry Pi 4 à partir de 35$ et le prix augmentera en fonction de la mémoire vive qui pourra évoluer dans deux variations du modèle de base. La fondation a bien compris les remarques de ses utilisateurs à la sortie du modèle 3 B+. Beaucoup pensaient pouvoir trouver des cartes plus riches en mémoire vive pour venir au secours des systèmes les plus complexes employés avec l’engin. Ces remarques ont été prises en compte de la meilleure manière qui soit.

Si le Raspberry Pi 4 existe donc toujours bien à 35$ (38€) en 1 Go de mémoire vive DDR4, la fondation commercialise aussi deux autres modèles en 2 et 4 Go de mémoire vive proposés respectivement à 45$ (49€) et 55$ (59€).

Raspberry Pi 4

Cette proposition est intelligente parce qu’elle correspond bien aux divers usages de la carte. Quelqu’un cherchant avant tout une carte de développement performante va rester sur ce modèle en 1 Go. Mais ceux qui cherchent une solutions plus performante pour, par exemple, utiliser la Raspberry Pi 4 comme ordinateur personnel sous Linux ou comme solution de jeu d’émulation, seront ravis d’injecter quelques euros de plus pour grimper à 2 ou 4 Go de mémoire vive.

Et on sent que la fondation a parfaitement compris ce besoin dans le reste de la machine. Le Raspberry Pi évolue certes en performances et en mémoire mais le plus impressionnant est lié aux possibilités du Cortex-A72 qui ouvre la voie à d’autres usages. Le SoC embarque en effet plus de fonctionnalités et permet de proposer pour la première fois sur une carte Raspberry Pi des fonctions comme l’Ethernet Gigabit ou l’USB 3.0. Les précédents modèles de la fondation étant limités à l’USB 2.0, ils ne pouvaient pas prétendre à des débits suffisants pour embarquer un réseau filaire aussi performant. C’est désormais chose faite avec l’apparition du Cortex-A72.

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Mieux encore, le Raspberry Pi 4 propose deux sorties vidéo grâce à l’emploi d’un couple de MicroHDMI. Une solution intéressante d’un point de vue usage car le système permettra la prise en charge d’un bi-écran très pratique sous Linux. Mais le choix d’un double MicroHDMI n’est pas forcément la solution la plus optimisée. Une combinaison HDMI plein format et MicroHDMI aurait été plus rétro compatible. Ou l’emploi de deux prises MiniHDMI qui sont souvent beaucoup plus solides en terme d’accroche aux carte mères. 

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Le module Wifi intégré est un 802.11AC classique avec un Bluetooth 5.0 BLE qui offrira lui aussi de très bons débits. Quatre ports USB Type-A seront disponibles, partagés par paires en USB 2.0 et 3.0 ce qui ouvre la voie à de nombreuses utilisations externes et notamment à des stockages de masse plus rapides. Un lecteur de cartes MicroSDXC sert toujours de stockage de base à l’engin. La carte gagne aussi un port USB type-C pour son alimentation auparavant en MicroUSB. Cela lui permet d’accepter 500 mAh de plus et de profiter de nombreux chargeurs plus sécurisés et performants.  A noter que la solution est toujours compatible PoE avec l’extension adéquate. Le port jack 3.5 mm propose toujours une sortie stéréo et une sortie vidéo composite.

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Le boitier officiel pour le Raspberry Pi 4

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Le boitier classique après une petite découpe2

Le Raspberry Pi 4 reste retro compatible avec tout son écosystème habituel hormis, bien entendu, les boîtiers. Ces derniers ne sont pas taillés pour la nouvelle connectique de la carte. Mais on retrouve bien évidemment les 40 broches du format ainsi que les ports DSI et CSI pour brancher écran et caméra.

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OLPC XO-1

Le Raspberry Pi 4 pourrait réussir ce que l’OLPC n’a pas pu achever

Dans cette nouvelle configuration, le Raspberry Pi 4 peut se mesurer à des ordinateurs de bureau traditionnels. L’engin ne sera pas forcément donné puisqu’il sera plus sage d’acheter une version 2 ou 4 Go pour  ce genre d’usage. Mais avec cette puce plus performante, le double écran, un wifi et un réseau filaire rapide ainsi que de l’USB 3.0, on a là un engin capable de mener à bien des choses complexes sous Linux.

L’appui de Broadcom et de son BCM2711 est un vrai plus. La marque partage en effet les ressources nécessaires au développement et à l’optimisation de son circuit graphique VideoCore VI avec la fondation et il est donc possible de profiter de tous ses avantages sous Linux avec Raspbian. Accélération graphique en 2D comme en 3D avec la prise en charge native de l’OpenGL ES 3. Mais aussi la décompression de contenus UltraHD à 60 images par seconde 100% matériel.

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Un kit complet à 120$ est annoncé, le Raspberry Pi 4 Computer Desktop Kit. Un ensemble comprenant la carte de base, un MicroSDHC 32 Go avec un système Linux Raspbian pré-installé, un boitier, une alimentation, les claviers et souris officiels de la marque, une paire de câbles MicroHDMI vers HDMI et un exemplaire du manuel du débutant. Il ne manquera, en clair, qu’un écran pour compléter le dispositif. Un objet que l’on trouve désormais parfaitement fonctionnel à 0€ en déchetterie ou pour moins de 20€ en solderie pour les petites diagonales3

Même neufs, les écrans les moins chers se négocient sous les 80€ en 19 ou 20″ aujourd’hui, ce qui apportera un certain confort à l’utilisateur. Bilan ? 200€ pour un ordinateur complet, connecté et bien plus performant que ce que la plupart des gens imaginent. A ce tarif, la fondation arrive au prix de l’OLPC (One Laptop Per Child), un ordinateur portable destiné aux pays émergents pour initier les enfants à l’informatique et les ouvrir sur le monde.

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Bien entendu, il ne s’agit pas de comparer ni de mesurer les deux machines, cela n’aurait pas de sens. Mais l’effort poursuivi par la fondation Raspberry Pi montre ici de nouvelles limites et il est parfaitement possible aujourd’hui, de construire un vrai parc de ces machines pour un prix minimal. Sans qu’elles ne soient ridicules en terme de performances ni qu’elles demandent un entretien particulier. En recyclant des écrans de 15-17 pouces qui pullulent dans les locaux d’archives des entreprises, il y a de quoi monter de vrais PC capables de travailler, de créer, de divertir et même d’opérer des développements externes complexes. Cela au prix d’une entrée dans un parc d’attractions. Non pas qu’il faille choisir entre l’un et l’autre mais pour relativiser le prix à injecter pour cet effort.

Cette nouvelle mouture de la carte offre des perspectives énormes, conserve son merveilleux écosystème et son prix de revient est ridicule en comparaison de ce qu’elle va proposer en terme d’usages. 

Le Raspberry Pi reste une carte de développement mais elle vient de gagner un niveau, elle devient un ordinateur personnel qui n’a plus à rougir d’un point de vue usage face à une machine commerciale vendue 10 fois plus cher. et ça, ça change la donne.

Raspberry Pi 4 : un ordinateur presque comme les autres © MiniMachines.net. 2019

Hors Sujet EP03 : Les trottinettes électriques sont interdites

Par Pierre Lecourt

Les trottinettes électriques, c’est interdit en France. Purement et simplement. 

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Source : Service-public.fr

Des trottinettes ou des skates électriques, des gyroroues et autres EDPM, on n’en voit donc de plus en plus en France. Et pourtant, ces engins n’ont pas le droit de parcourir l’espace public de notre beau pays. Je sais que beaucoup de gens parlent de flou dans le Code de la Route, de vide juridique ou interprètent la loi à leur sauce. Mais non, le Code est très clair. Les trottinettes électriques et autres engins à moteur électriques n’ont pas le droit de rouler sur la voie publique en France. Pas plus sur les pistes cyclables que sur les trottoirs ou au milieu des voitures. Il est possible de pratiquer ces engins sur des voies privées, sur des parkings, dans votre salon ou sur des pistes prévues pour cet usage mais pas là où l’on partage l’espace avec du public. Point final.

En fait, les utilisateurs, moi y compris pendant longtemps, mais aussi les vendeurs et la plupart des politiques, voient dans l’absence de précision du Code de la Route sur ces engins une faille juridique. Ils oublient juste comment tout ça fonctionne.

Le Code de la route ne liste pas tous les véhicules interdits, il précise au contraire, tous les véhicules qui sont autorisés à rouler et où ils peuvent rouler.

Comprenez bien que si le législateur devait modifier le Code à chaque fois qu’un nouveau véhicule apparaissait sur le marché, sa tâche serait un poil compliquée.

Si demain j’achetais d’occasion une Bentley et qu’au prix de nombreuses modifications, je lui collais des chenilles de tank… Ce véhicule ne correspondrait alors à aucune case du Code de la Route. Aurais-je le droit de rouler avec suite à un « vide juridique » ? Bah non, bien entendu. Les EDPM sont exactement dans le même cas de figure. Puisque ces engins ne sont pas définis par le code, ils n’ont pas d’existence légale et par conséquent, ils n’ont pas le droit de rouler dans l’espace public.

Aujourd’hui en France, à ma connaissance, il n’existe que deux véhicules à moteur électrique ne nécessitant pas de carte grise ni de plaque d’immatriculation pour rouler légalement. Ces points sont importants car pour obtenir une carte grise, il faut une homologation. Et c’est une chose que n’auront probablement jamais la majorité des trottinettes électriques et autres engins du genre. 

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Le premier de ces véhicules est assez particulier puisqu’il s’agit du Segway1. Vous en avez certainement déjà vu en action, c’est une sorte de gros hoverboard qui suit vos mouvements pour avancer ou tourner. Cet engin est assimilé à un piéton par nos lois, il roule donc sur les trottoirs.

C’est une particularité qui est liée à son apparition très ancienne et à un lobbyisme actif de la marque à l’époque. Cet engin a commencé à rouler en 2001, c’est l’ancêtre du genre en terme de véhicules industriels de ce type. Mais c’est aussi dû au fait qu’il est lourd avec un poids allant de 23 à 50 Kg, qu’il est cher avec un prix de base d’environ 3000€ et qu’il est encombrant. Et peut être aussi parce qu’il n’est pas très rapide ni très nerveux. Autant d’éléments qui font qu’il n’a jamais eu de succès comme véhicule mais plutôt comme engin de loisir. Si vous avez déjà croisé un Segway c’est probablement dans un environnement privé comme un salon avec plusieurs pavillons ou sur des lieux touristiques. L’engin est rentable et pratique à la location pour visiter un site. Mais personne n’aurait l’idée de l’utiliser dans un déplacement urbain classique, type maison-boulot. Il faut dire que ce truc est incapable d’escalader un trottoir un peu haut…

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Le tout premier VAE industriel , le Yamaha PAS, est sorti en 1997 à l’international. C’est lui qui a défini les règles du genre.

Le second engin à moteur électrique qui a le droit de rouler sans immatriculation en France, c’est le Vélo à Assistance Electrique (VAE). Un engin qui est vite devenu très populaire puisque c’est le véhicule électrique de déplacement personnel qui répond parfaitement à la plupart des problématiques de déplacement classiques. Il allie tous les avantages : Il bénéficie d’une aide à l’achat de la part de l’état ou des collectivités locales, il propose une excellente autonomie et en plus il peut être employé même en cas de panne sèche de sa batterie. Il est robuste, il offre une belle visibilité à son utilisateur lorsqu’il roule, et surtout il profite des voies et des stationnements «réservés» aux vélos.

Ses prix varient désormais assez fortement et on commence à trouver des engins abordables aussi bien en grande surface que chez les revendeurs spécialisés. Le VAE est en réalité le seul véhicule électrique pouvant rouler légalement en France sur route ou pistes cyclables sans avoir besoin de carte grise ni de plaque. Sans assurance particulière, sans casque ni gants. L’existence du VAE tiens à quelques éléments techniques importants.

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Un Vélo à Assistance Électrique2 c’est, comme son nom l’indique, un vélo. C’est à dire deux roues et un guidon, une selle et un entraînement par pédales. Sa partie électrique est en fait très limitée. Pour rester des VAE, ces engins doivent respecter trois impératifs stricts.

  • Primo, un moteur qui doit être limité à 250 Watts de puissance maximum. Au delà de ces 250 Watts et même si les autres critères sont réunis, cela devient un cyclomoteur d’après notre Code de la Route.
  • Secundo une vitesse maximum en assistance électrique qui doit être limitée à 25 Km/h. Cela veut dire que le moteur stoppe toute aide au pédalage dès lors que l’on atteint ce pallier. Il est possible d’aller plus vite mais seulement en pédalant fort avec ses petits muscles. Si l’engin permet d’aller au-delà de cette vitesse avec son moteur, là encore, cela devient un cyclomoteur.

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  • Tertio, et c’est très important, l’activation du moteur ne doit être effective que si vous pédalez. Il n’y a pas de « poignée de gaz » permettant d’atteindre ces 25 Km/h sans efforts. Pour bénéficier de la puissance du moteur électrique, il faut impérativement utiliser votre propre moteur musculaire.

L’ensemble des autres véhicules électriques est illégal. Skateurs, rolleurs, trottinetteurs et autres peuvent rouler tant qu’ils veulent sans moteur sur les trottoirs parce qu’ils sont considérés comme des piétons3. Mais dès que vous collez un moteur électrique sur ces engins, ils sont – à ce jour – interdits.

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Une situation classique, deux policiers à moto qui discutent avec une utilisatrice – casquée – de trottinette. La tolérance est de mise.

Malgré tout, si les trottinettes et la loi ne font pas bon ménage, des vendeurs ayant pignon sur rue proposent des trottinettes en catalogue pour des déplacements urbains. Leur importation n’est pas contrainte. Des entreprises les louent par dizaines de milliers à la vue de tous et il faut bien reconnaître que tout le monde peut rouler sur une trottinette électrique sans se faire embêter le moins du monde par les forces de l’ordre.

Pourquoi tant de tolérance de la part des autorités en France ? J’ai ma petite idée là dessus mais on en parlera dans le prochaine épisode.

Hors Sujet EP03 : Les trottinettes électriques sont interdites © MiniMachines.net. 2019

Hors Sujet EP02 : De la trottinette jouet au véhicule urbain

Par Pierre Lecourt

Comme on l’a vu dans le premier épisode de cette série, l’arrêt des importations des Hoverboards a été brutal pour les fabricants Chinois. Gros comme petits, les plus sérieux comme le pires, tous ont été immédiatement impactés par un retournement massif du marché. Il a bien fallu trouver des débouchés…

L’arrivée d’un nuage de pollution à Beijing en 2017…

Nous sommes à la mi 2016 et dans les grandes villes Chinoises, ça ne respirait déjà plus vraiment très bien. Le pays faisait déjà face à d’énormes soucis de pollution, les politiques nationales et locales ont décidé de réduire drastiquement l’utilisation des moteurs thermiques en ville. Le petit scooter local avec un moteur mélange huile/essence, interdit. Le cyclomoteur au moteur hérité des années 80, interdit. Les vieilles voitures mal réglées, interdites… Tout ce qui brûlait pas bien du pétrole en gros est devenu interdit. Les moteurs thermiques plus récents avaient toujours le droit de rouler mais dans les faits, ils étaient devenus inabordables pour la majorité des habitants. Le prix des plaques d’immatriculation ayant explosé à la hausse avec, suivant les motorisations, des tarifs pouvant atteindre les 40 000 euros.

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Avant…

Sur le plan national, la transition devait durer 3 ans. Dans certaines régions, il n’a été laissé aux particuliers que quelques mois pour réagir à ces mesures. L’interdiction des scooters à moteur thermique a fait très mal parce que beaucoup de familles employaient ce genre d’engin pour tous leurs trajets. Boulot, école, loisir, Il s’est donc développé un artisanat de transformation qui permettait de recycler les deux roues classiques en scooters électriques. Des scooters transformés avec une bonne grosse batterie au plomb sur le cale pied ou des vélos avec des kits électriques sur roue ou sur pédalier et la batterie sur le porte bagage. De quoi laisser le temps à l’industrie locale de s’adapter à ces nouvelles contraintes.

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…Après. On ne montre que rarement ces images de motos et scooters à essence pourrissant par milliers à ciel ouvert.

Dans le même temps, l’état chinois s’était déjà mis à injecter des sommes colossales afin de faciliter le déploiement d’engins électriques. On parle quand même d’environ 13 milliards d’euros d’investissement de l’état Chinois pour cette transition à l’époque. Aujourd’hui, la Chine parie plus de 330 milliards d’euros dans les énergies renouvelables. Le gros de cet effort a été dans les infrastructures, bien sûr, mais également dans les transports en commun et dans la répression pour empêcher les véhicules thermiques interdits de continuer à rouler.

Mais le gouvernement a également prévu des investissements pour aider les entreprises qui fabriquaient des engins à essence a passer à l’électrique. Et cela a porté ses fruits. Pour vous donner une idée, il s’est vendu 65 millions de deux roues électriques en Asie Pacifique en 2018, plus de 60 millions en 2017 avec une grosse majorité de ventes en Chine. Ça aide un petit peu à se rendre compte… 

2019-06-21 14_06_24-minimachines.netUne trottinette jouet moderne, celles de 2016-2017 étaient bien pires

Ces aides sont donc aussi tombées pour tous les industriels qui voulaient proposer des véhicules sur batterie. La mode locale comme la production nationale s’est orientée d’un coup vers ce nouveau mode de transport. Nos fabricants d’Hoverboards qui étaient jusqu’alors considérés comme des fabricants de jouets et qui avaient un stock de batteries, de moteurs, des compétences et des ingénieurs ont bien évidemment sauté sur cette aubaine. Et ils se sont mis à fabriquer… des trottinettes jouets.

Et quelques temps après, on m’a demandé mon avis pro sur ces nouveaux engins. Ceux qui vendaient les hoverboards proposaient ces nouvelles trottinettes jouets électriques dans leur catalogue. Leurs clients européens ont donc voulu savoir ce que cela valait.

Sans surprise, les premiers modèles que j’ai reçus étaient franchement médiocres. Surtout que moi j’avais en ligne de mire des modèles Européens comme les excellentes productions de l’allemand Egret par exemple. Modèles que j’avais pu prendre en main lors de divers salons pro et qui étaient vraiment haut de gamme. J’ai donc mis encore une fois un gros gros warning sur les produits entrée de gamme que l’on me présentait et conseillé à tout le monde de passer son chemin. En gros, c’était des Hoverboards que l’on avait transformés en trottinettes jouets électriques et que l’on présentait en pseudos véhicules : Moteur limités à 10-12 Km/h, châssis et roues en plastique dur hyper casse gueule, électronique ultra basique et toujours des batteries Lithium noname avec la fonction allume barbecue intégrée. Côte de confiance au niveau zéro. Tous les voyants au rouge. Et cette fois là, mes contacts m’ont plutôt écouté.

Xiaomi M365

Et puis, très rapidement, j’ai reçu de nouvelles fiches techniques pour des modèles un peu plus qualitatifs… Jusqu’au jour où on m’a envoyé une des toutes premières versions de la trottinette Xiaomi M365 destinée au marché Chinois. La question qui m’était posée par l’exportateur était alors : Nous jugeons que ce produit est excellent, il fait un carton partout où il est implanté, est-ce que ça vaut le coup de lui payer une norme CE pour le commercialiser en Europe1. Oui ou non ?  Et, j’ai dit oui.

La M365 était un engin franchement étonnant et elle l’est toujours aujourd’hui : pratique, robuste et efficace pour un prix défiant toute concurrence : de 300 à 350 euros en importation. De 400 à 700€ de moins que les concurrentes de même niveau vendues en France à la même époque. C’était un vrai changement de cap pour ce marché.

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La Xiaomi M365 à gauche et la Ninebot ES2 à droite : Toutes deux fabriquées par Ninebot

Depuis, la production n’a pas arrêté de se transformer et Ninebot, qui fabrique ces trottinettes, a inondé le monde avec ses différents modèles. La Xiaomi M365 donc mais aussi les différentes Ninebot ES ainsi que toute une galaxie de clones variés vendus par différentes marques. Cette invasion a été largement accélérée par l’émergence rapide d’entreprises proposant ces engins en Free Floating. Entreprises qui ont poussé comme des champignons dans les grandes villes un peu partout dans le monde, ces derniers trimestres.

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Des marges plus ou moins petites. Capture du 21/06/2019…

Face à ces nouveaux tarifs de trottinettes, les marques concurrentes ont du revoir leurs propres copies. Il était devenu impossible de continuer à vendre 800€ des modèles de moins bonne facture que ces importations. Les prix ont donc fondu de tous les côtés et tout le monde a pu mettre la main sur des engins de plus en plus abordables. Autant les gens tiquaient devant un prix de base autour de 800€ pour une trottinette en 2016-2017 autant les 300 à 350€ demandés pour ces nouveaux modèles étaient, d’un coup, beaucoup plus accessibles. Les boutiques ont donc importé les engins chinois. La grande distribution s’est mise à importer les trottinettes jouets motorisées les plus sages également. Les vendeurs ont compris le problème lié aux hoverboards et ont écarté les modèles les plus entrée de gamme. Ils ont choisi des engins certes pas fameux mais adaptés à une tranche d’âge moins de 10 ans pour rouler calmement sur les trottoirs. 

Si vous ajoutez à cela la mode d’une certaine “mobilité écologique” dans les grandes villes, on se rend compte qu’un véritable alignement de planètes a joué en faveur de ce nouveau mode de transport motorisé. Le Free Floating n’a fait qu’écraser l’accélérateur d’une mode qui existait déjà et qui avait un rythme de développement classique.

Aujourd’hui, on ne s’étonne plus autant qu’avant devant une gyroroue croisée dans la rue, on rencontre de plus en plus souvent des skateboards électriques et surtout, on a changé de comportement face aux trottinettes électriques. De l’amusement des passants face à ce jouet pour grands quand on en croisait une il y a quelques trimestres encore, on est désormais face à un ras-le-bol quasi général de la population devant leur invasion sauvage.

Et ce qui est fou dans cette histoire, c’est que tous ces engins sont totalement interdits en France sur la voie publique…

Mais ça, on en parlera dans le prochain épisode.

Hors Sujet EP02 : De la trottinette jouet au véhicule urbain © MiniMachines.net. 2019

Hors Sujet EP01 : La naissance des trottinette électriques

Par Pierre Lecourt

Cela fait plusieurs années que je surveille attentivement le petit monde de ce que l’on n’appelait pas encore les Engins de Déplacement Personnel Motorisés puisque c’est comme cela qu’il va falloir les appeler désormais. Les trottinettes électriques, les Monoroues ou Gyroroues, les hoverboards et les skateboards électriques qui vont intégrer le Code de la Route à la rentrée de Septembre.

Le texte qui suit est une reprise de ce qui est dit dans la vidéo ci dessus.

Tous ces bidules électriques qui font pas mal l’actualité ces derniers temps avec l’explosion du Free Floating avec ces milliers de trottinettes lâchées dans les grandes villes. Une explosion des usages des ces EDPM qui rime avec beaucoup de faits divers, de micros trottoirs sur la gène que ces engins provoque chez les piétons, des tensions entre les utilisateurs de la voie publique et malheureusement aussi d’accidents très graves puisque l’on compte de nombreux blessés et même plusieurs morts ces derniers mois. Dans la rue, on sent que l’atmosphère s’est tendue. La grogne a envahi les usagers et personne ne semble vraiment comprendre ce qu’il se passe.

Cette activité de veille de ma part, surtout visible sur Twitter, a fini par se faire remarquer et au fur et a mesure de mes publications, j’ai reçu de plus en plus de messages. Des témoignages variés d’utilisateurs de ces trottinettes comme de piétons, des commentaires techniques ou juridiques, des demandes d’avis sur des produits ou sur des situations rencontrées. Des demandes d’informations de la part d’industriels, de revendeurs ou de grandes chaînes de distribution nationales. Des juristes m’ont interpellé, des policiers, des gendarmes et j’ai même pris le temps de répondre directement à des questions d’élus ou de représentants de conseils municipaux.Enfin, à mon grand étonnement, j’ai récemment rencontré des gens vraiment haut placés sur la chaîne alimentaire politique autour de ce sujet.

Je suis juste un de ces types qui, quand il s’intéresse à un sujet, creuse. Quand j’achète un truc ou quand je me renseigne sur un produit, je ne peux pas m’en empêcher, je creuse. Je lis les manuels par exemple. Je comprends que se coltiner le manuel d’un appareil photo-numérique, d’une cafetière ou de trottinettes, ça puisse rebuter. Mais moi, j’aime ça. Enfin c’est pas vraiment que j’aime ça, c’est plutôt que je ne peux pas m’en empêcher.

Et quand j’ai commencé à m’intéresser aux véhicules électriques, je me suis mis à lire tout ce qu’il me passait sous la main. Et comme cela ne date pas d’hier, j’ai commencé cette veille en 2000, j’ai vu apparaître au fil des ans des tas de solutions sur ce segment. J’ai commencé par les vélos électriques1, puis je me suis intéressé aux skates électriques et enfin, ces dernières années, aux trottinettes électriques. Personnellement, je suis un piéton assidu, un cycliste également, je possède plusieurs vélos ainsi qu’un Vélo à Assistance Electrique. Mais j’ai aussi des skates, beaucoup, électriques ou non, ainsi que des trottinettes électriques. Des engins que j’utilise depuis des années.

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Un Hoverboard

J’ai donc pas mal potassé le sujet à titre perso jusqu’au jour où dans le cadre de mon boulot2, on m’a demandé mon avis technique sur les Hoverboards. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ces trucs ? Des jouets avec deux roues sur lequel on monte en équilibre. Un système de gyroscope les stabilise et en se penchant en avant ou en arrière on peut avancer ou reculer.

LRT J’ai mis un gros warning sur les hoverboards à mes contacts. Certains ont écouté, pas d’autres. J’espère qu’ils ont une bonne assurance.

— Pierre Lecourt (@PierreLecourt) July 7, 2016

C’était au début de l’année 2016. Les engins avaient vraiment bien cartonné pour les fêtes aux US, beaucoup d’enfants avaient reçu ça sous leur sapin. Du coup, les magasins français voulaient absolument les vendre. Et on m’a demandé un retour sur des catalogues de différents fabricants Chinois. Alors j’ai potassé le truc, j’ai demandé des infos supplémentaires, des schémas et des photos et au final j’ai dis STOP. J’ai vraiment dit beaucoup de mal techniquement de ces engins. Déjà à l’époque sur Twitter, j’en mettais une bonne couche pour informer au mieux tout le monde. Les modèles qu’on me présentait il y a trois ans étaient technologiquement et écologiquement catastrophiques.

A la différence des trottinettes et autres gyroroues que le grand public découvre aujourd’hui, les Hoverboards étaient des jouets. Mais des jouets qui utilisaient des composants préoccupants. Des batteries très polluantes pour commencer et, dans le meilleur des cas, des éléments électroniques qui étaient juste passables en terme de sécurité électrique. On m’a demandé mon avis sur des engins vendus 50$ en sortie d’usine en Chine. Et prévus pour être proposés de 99 à 149€ en France, en grande surface notamment.

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Des Hoverboards qui, pendant que tout le monde envisageait de les importer en masse en France pour suivre la mode, étaient purement et simplement retirés du marché US. Dès Février 2016, les géants de la distribution américains ont tous annoncés ne plus vouloir en vendre à l’époque: Amazon a procédé à un rappel massif. Les magasins type Best Buy, Target, Toy’s R US ont fait de même.

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Tout le monde bannissait donc ces bidules en Amérique du Nord pendant que, chez nous, ils entraient au catalogue de la grande distribution et étaient poussés en avant par des campagnes de publicité massives. Et quelques mois plus tard, la CPSC, la Consumer Product Safety Commission, un organisme de contrôle très sérieux qui vérifie la qualité des appareils électriques importés aux US. Cette CPSC annonçait donc tout simplement que jamais aucun des hoverboards ayant pénétré le sol US (même chez les grandes marques) ne correspondait au standard minimum requis en terme de sécurité électrique.

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Un feu de Hoverboard à Londres

Et comme ces standards US sont assez proches des standards Européens au niveau des risques encourus, notamment en cas de surchauffe des batteries, il y avait franchement de quoi avoir peur. Il y a d’ailleurs eu quelques cas de défaillances électriques graves sur ces engins premiers prix en France comme aux US. Vous vous souvenez sûrement de vidéos virales de batteries d’hoverboard qui s’enflamment brusquement, d’histoires de maisons parties en fumée et même, malheureusement, de morts et de nombreux blessés à cause de ce type d’incendie. Nos voisins Anglais ont organisé un rappel massif de ces appareils, de tous les appareils… Et en France ? Et ben, rien du tout.

Il y a eu certes quelque sujets à la télé, des conseils d’achat qui orientaient les gens vers les modèles les plus haut de gamme. Mais ce n’était que des conseils et l’état n’a pas spécialement cherché à réguler les ventes de ces engins. On pouvait trouver dans la plupart des enseignes des engins très bas de gamme mis en avant, en tête de gondole, avec des prix très très bas : 199, 149 et même 99 euros.

Quand j’ai interrogé des responsables politiques à l’époque, on m’a répondu que chaque revendeur devait suivre les règles de commercialisation de sa branche. Apposer un label CE et suivre les différentes réglementations européennes. Que des inspections pouvaient avoir lieu. En pratique, les engins interdits aux US pour cause de danger électrique étaient les mêmes que ceux vendus en France par la grande distribution avec un label CE et une homologation qui semblait convenir aux vendeurs… Seule différence entre les modèles ? Le cordon d’alimentation US devenait un cordon d’alimentation EU pour se brancher sur un chargeur identique et un Hoverboard sortant de la même usine. 

L’état a compté sur l’auto discipline des vendeurs. Les vendeurs se sont réfugiés derrière les promesses des certifications des fabricants. Et tout le monde a fait l’autruche. Avec le label CE chacun est responsable de ce qu’il vend et l’état n’a donc pas à mettre son nez dans ces affaires. En pratique, c’était un vrai foutoir et le législateur aurait dû être beaucoup plus virulent.

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Certains de nos revendeurs ont procédé à des rappels sur des modèles précis, à cause de risques bien identifiés de malfaçons, d’autres ont préféré jouer la fameuse politique de l’autruche…

Aujourd’hui encore, je suppose que des étagères, des garages et des caves, renferment ces vieux Hoverboards premier prix de la première génération avec cette électronique très préoccupante. Je suppose qu’un jour quelqu’un en découvrira un et le branchera, il aura alors peut être la mauvaise surprise de voir ce que donne un feu de batterie en direct. Si vous avez ce genre d’engin chez vous, emportez le à la déchetterie la plus proche.

Ce ne fût donc pas, pour ma part, une grosse surprise de voir ces engins se transformer en véritables bombes incendiaires. Un simple coup d’oeil sur leur fabrication, un listing du matériel qu’ils employaient, donnait déjà une bonne idée du cocktail explosif qu’ils représentaient. Dans la plupart des cas, c’était simplement évident. La partie électronique gérant la charge des batteries était importée directement des années 60, on voyait souvent des soudures grossières ou des batteries vraiment minables à peine fixées dans des châssis qui pouvaient se fendre facilement. 

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Les Hoverboards sont réapparus sur Amazon depuis lors, avec des logos rassurants…

Pourquoi je vous parle de ces engins ? Parce que le soufflé des Hoverboards est retombé aussi vite qu’il est né il y a deux ans environ. Quand tout le monde s’est rendu compte que ce n’était qu’un gadget dangereux. Quand en plus les US ont bloqué la totalité de leurs importations… Plus grand monde n’a voulu acheter ces engins. La conséquence immédiate a été simple. A l’autre bout du monde, c’était un peu la panique. Comme cette industrie avait généré pas mal de bénéfices et pas mal d’investissements, les fabricants Chinois se retrouvaient avec du matériel en stock et des locaux mais… plus de clients. Alors qu’est-ce qu’ils ont fait ? Ils ont pivoté comme on dit dans le monde des startups. Ils ont changé leur fusil d’épaule. ils se sont mis à fabriquer des Skateboards électriques et surtout des trottinettes électriques.

Mais ça, on en parlera dans le prochain épisode !

Hors Sujet EP01 : La naissance des trottinette électriques © MiniMachines.net. 2019

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