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DOOM Eternal : une bande-annonce pour la sortie imminente

Par Shadows

Le jeu DOOM Eternal sortira dans deux jours, pour la plus grande joies des adeptes de FPS nerveux. Pour l’occasion, voici une nouvelle bande-annonce qui met en avant le coeur du jeu : l’extermination joyeuse et jouissive de créatures démoniaques.

L’article DOOM Eternal : une bande-annonce pour la sortie imminente est apparu en premier sur 3DVF.

Doom sur un appareil photo

Par Pierre Dandumont

Tout a commencé avec cette vidéo de LGR : il montre un appareil photo Kodak qui lance Doom. Je trouvais ça intéressant, et en regardant les sites liés, j’ai découvert un truc : il existe pas mal de modèles capables de le faire et – mieux – le vieil appareil de mes parents est dans la liste. Une fois ce dernier récupéré, j’ai donc tenté.

Mais comment ça marche ? En fait, une société (FlashPoint) proposait à la fin des années 90 un système d’exploitation pour les appareils photo, Digita. L’idée était de proposer des applications et des scripts pour les appareils, pour uniformiser les interfaces. Les scripts permettent des choses intéressantes pour automatiser les photos, et ajouter des fonctions. Ils ont l’avantage de fonctionner sur tous les appareils compatibles avec Digita OS (ou presque), et on trouvait des choses assez intéressantes. Sur les modèles Kodak avec une interface série, il était par exemple possible d’acheter un kit GPS et pour ceux qui avaient un récepteur série, il était possible de le faire manuellement. Ca semble terriblement banal avec nos smartphones, mais dans les années 90, c’était incroyable. Pour les applications, c’est un peu plus compliqué, parce que tous les appareils n’ont pas les mêmes composants, mais il était tout de même possible de lancer pas mal de choses.

Digita OS

Les appareils

La liste est assez courte : quelques Kodak (DC220, DC260, DC265 et DC290), deux Minolta (EX Zoom 1500 et EX Wide 1500), deux Pentax (EL-200 et EL-2000) et quelques modèles HP, qui sont soit des clones de Minolta, soit des clones de Pentax (618, 912, C500). Mon modèle est un HP 618, clone d’un Pentax. A l’époque, le fabricant vendait des appareils photo en bundle avec des imprimantes, en reprenant des modèles de sociétés spécialisées en photo. Cette page donne les caractéristiques techniques : les Kodak utilisaient un PowerPC MPC823 à 66 MHz (un modèle embarqué) avec 6 à 16 Mo de RAM et un écran en 288×216. Ils géraient l’audio (11 kHz). Les Pentax et les copies HP se basaient sur des CPU ColdFire (une architecture RISC dérivée des 68000 de Motorola) à 90 MHz, avec 16 Mo de RAM, un écran en 288×216 et la gestion du son (pas dans Doom). Enfin, les Minolta avaient un CPU DCAM (un SoC MIPS) à 54 MHz avec un écran en 360×240, 16 Mo de RAM mais pas d’audio.

L’appareil


Les boutons n’offrent pas nécessairement la meilleur ergonomie pour les jeux

Les différences entre les CPU font que les applications doivent être proposées pour chaque architecture, ce qui complexifie un peu les choses. Sur ce site, vous trouverez donc un lecteur MP3 pour les modèles de Kodak, Doom pour les 3 architectures et des portages de MAME (un émulateur de jeux d’arcade) pour les 3 architectures. Je me suis penché sur Doom, mais MAME fonctionne a priori pas trop mal avec le son, même si les CPU restent assez faibles.

Doom

Vous aurez besoin d’une carte Compact Flash de quelques Mo et sûrement d’un adaptateur secteur. Dans mon cas, le compartiment pour les piles est cassé, donc j’ai utilisé un adaptateur secteur (9V). Il suffit ensuite de copier les fichiers sur la carte, avec l’application dans un dossier system et le .wad à la racine. Ca doit fonctionner avec Doom et Doom 2, et a priori d’autres WAD. Une fois que c’est en place, il suffit d’aller dans les menus, de choisir les applications et de le lancer. L’appareil s’éteint, et au second allumage… Doom démarre. Les commandes sont un peu bizarresn, avec un D-PAD et des boutons pas très adaptés, mais ça fonctionne. Le jeu se dirige avec la croix, les boutons de zoom servent à tirer et ouvrir les portes et l’ensemble est assez fluide et c’est jouable dans l’absolu.

L’application (le second fichier vient de macOS, les gens sous Windows comprendront…)


Doom sur la sortie vidéo

La seconde étape a été d’utiliser la sortie vidéo. L’appareil photo a une sortie analogique, mais je n’avais pas de câble, donc j’ai choisi la technique la plus simple : un adaptateur jack 2,5 mm mâle vers 3,5 mm femelle suivi d’un câble AV quelconque (celui d’un iBook). Ensuite, j’ai tenté : comme le brochage peut différer mais que le câble propose trois RCA en sortie, il suffit d’essayer de trouver la bonne sortie. Ici, la vidéo passait sur la prise RCA rouge. Sur mon modèle, Doom ne propose pas le son, par contre.

Premier exemple, j’ai filmé directement l’appareil. Il n’y a pas de son.

Second exemple, j’ai enregistré directement la sortie vidéo de l’appareil, en analogique.

Une des touches permet aussi de faire des captures d’écran, mais je ne sais pas laquelle.

Une capture, en PCX

Jouer à Doom sur un lecteur Blu-ray, c’est possible

Par Pierre Dandumont

Récemment, je suis tombé sur un projet intéressant : Blu-Play. Le site explique comment lancer des jeux sur des Blu-ray et il existe même un portage de Doom qui fonctionne sur une console, un lecteur de Blu-ray ou VLC.

L’idée est simple : utiliser les fonctions Java des menus des Blu-ray pour lancer de vrais programmes. Selon les créateurs, ça fonctionne sur les consoles équipées en Blu-ray (PlayStation 3, PlayStation 4, Xbox One), sur les lecteurs de salon et les logiciels de lecture pour PC, de VLC à PowerDVD. La liste est assez longue. Sur le site, ils expliquent comment coder des programmes, les pièges à éviter, les commandes disponibles (une console avec une manette fonctionnera évidemment mieux).

La partie intéressante, évidemment, ce sont les quelques logiciels disponibles. Ils fournissent des jeux et une personne a même porté Doom. Il faut télécharger l’ISO (ou les fichiers) et les graver. Comme j’ai un graveur de Blu-ray (un UJ-260), j’ai juste acheté quelques BD-RE (réinscriptibles). Si vous avez une Xbox One, on peut aussi graver sur un DVD. Astuce pour Doom : j’ai juste utilisé Burn pour graver un « DVD » en UDF et ça passe sur les lecteurs de Blu-ray (et bizarrement pas sur mes PlayStation). A noter que Doom est open source.

Dans VLC


Dans VLC

Maintenant, les tests.

Doom sur des lecteurs Blu-ray

J’ai d’abord testé sur un Sony BDP-S490 européen, mon lecteur de secours. La croix de la télécommande permet le déplacement, l’avance rapide permet de tirer, c’est jouable. Il faut 87 secondes pour charger le jeu. Dans le jeu « Ukko’s Journey », c’est fluide, avec entre 45 et 55 fps. Ensuite, avec un BDP-S370 américain, qui sert pour les Blu-ray zonés. Il est plus ancien et ça se voit : le jeu tourne à moins de 15 fps. C’est assez flagrant avec Doom, le jeu est plus lent et charge plus lentement (117 secondes). Vient ensuite le cas de mon Samsung, un vieux BD-ES5000. Ukko fonctionne lentement (vers 15 fps) et le jeu ne semble pas recevoir les commandes rapides, je suppose que ça vient de la télécommande. Avec Doom, c’est pire : il faut des plombes pour lancer le jeu (165 secondes), et il réagit mal. La touche pour avancer reste enfoncée, par exemple.

Doom sur des consoles

Etape suivante, sur des consoles. D’abord, une PlayStation 3 sortie de son carton. C’est un modèle fat (pas la première, la 40 Go). Assez bizarrement, Doom ne se lance pas, mais bien le second disque. Ukko fonctionne à plus de 60 fps la majorité du temps. Sur une PlayStation 4 Slim, même problème : Doom ne se lance pas, et Ukko est rapide (plus de 200 fps).

PS3


PS4

Doom avec VLC

Alors, VLC est un peu particulier, parce que je n’ai pas trouvé comment modifier les commandes facilement. Ukko tourne bien (et rapidement : plus de 100 fps) alors que Doom se charge mais je ne peux pas jouer. Les commandes répondent uniquement dans les menus et je ne sais pas comment retourner en arrière, par exemple. Disons que le jeu se lance, en tout cas.

J’ai fait une vidéo avec tous les exemples pour montrer ce que ça donne. La première montre juste le résultat de Doom sur un lecteur Sony, la seconde tous les résultats.

Dans tous les cas, c’est assez amusant de voir ce qu’il est possible de faire avec une machine virtuelle Java. Et ça montre aussi que les performances demeurent extrêmement variables.

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