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M-DISC, les DVD qui durent 1 000 ans (second retour, trois ans après)

Par Pierre Dandumont

Il y un moment maintenant, en septembre 2016, j’ai lancé un petit test : j’ai gravé deux DVD que j’ai ensuite accroché au mur, en face d’une lampe. Le premier était un M-Disc, le second un DVD classique. Les M-Disc sont normalement plus résistants dans le temps, c’est ce que je voulais tester.

Pour mémoire, les M-Disc sont assez onéreux (16 € le pack de trois). Et comme je viens de déménager, j’en ai profité pour décrocher les disques du mur, environ trois ans plus tard. Le premier retour avait été fait après environ un an.

Premier point, les deux disques sont lisibles. J’utilise un SuperDrive Apple, et les deux disques montent sans soucis. Le DVD classique peine un peu tout de même : on entend bien que ça tourne, l’affichage du contenu est lent. Mais ça fonctionne. Avec le M-Disc, c’est un peu plus fluide, l’accès semble plus rapide. Mais le disque ne réagit tout de même pas comme un disque qui vient d’être gravé : on sent que le lecteur a un peu de mal. La seconde étape a été de faire une image disque, comme il y a deux ans. Avec le DVD classique, la création de l’image a pris 8 minutes 53 secondes, sans erreurs. Avec le M-Disc, 16 minutes et 52 secondes. Oui, les valeurs sont les mêmes qu’il y a deux ans, mais inversées.

Le M-Disc


Le DVD classique

Qu’en conclure ? Pas grand chose. Le DVD classique semble un peu plus compliqué à lire. Le DVD M-Disc semble réagir mieux, mais il a fallu deux fois plus de temps pour faire une image disque. Dans tous les cas, après 3 ans en face d’une lampe une bonne partie de la journée, les deux disques sont encore lisibles.

On recommence dans un an (ou deux ?).

Mojave supporte encore les lecteurs DVD RPC1

Par Pierre Dandumont

Récemment, en lisant un blog d’un responsable chez Microsoft, je suis tombé sur une page qui explique que depuis Windows Vista, Microsoft ne prend plus en charge les lecteurs DVD RPC1. Mais visiblement, chez Apple, ça fonctionne encore, même avec Mojave.

Pour faire court, les lecteurs DVD RPC1 datent d’avant 2000 et la gestion des zones des DVD est laissée à l’OS. Les lecteurs DVD RPC2, eux, gèrent les zones matériellement. Pour l’anecdote, les Blu-ray gèrent les zones logiciellement, mais les lecteurs intègrent quand même une partie des protections.

Depuis Windows Vista, donc, le lecteur de DVD de Microsoft attend un lecteur RPC2… et c’est tout. Les explications sont biaisées, et pour une bonne raison : si en théorie les lecteurs RPC1 ont disparu après 2000, en pratique les gens qui dézonaient des lecteurs transformaient des lecteurs RPC2 en RPC1.

Dans les faits, le lecteur de DVD de Windows 10 (vendu 15 €) et ceux de Windows Vista et 7 n’acceptent pas la lecture de DVD vidéos sur un lecteur RPC1. La lecture des données fonctionnent, mais pas celle des films. J’ai testé avec un lecteur flashé en RPC1 et de fait, le programme m’indique que je ne peux pas lire de films avec Windows 10 (je suppose que le résultat est le même sous Windows Vista/7, mais je n’ai pas de PC sous la main).

Avec un lecteur RPC2


Avec un lecteur RPC1

Sous Mojave, par contre, pas de soucis. Le lecteur propose bien de modifier la zone et accepte ensuite de lire le film. Et Region X permet ensuite de modifier les valeurs à la demande. Donc même le lecteur DVD moderne de Mojave prend en charge les lecteurs RPC1.

Sous Mojave

Bon, en pratique je vous rappelle quand même que VLC permet de lire n’importe quel DVD sans se préocupper des zones dans la majorité des cas.

Décoder facilement les images pornographiques des DVD d’Entrevue

Par Pierre Dandumont

Dans le magazine Pirates Mag’, je suis tombé sur un article intéressant, qui explique comment les DVD fournis dans d’autres magazines (oui, magazines, DVD, c’est très old school) protègent les vidéos. C’est assez intéressant à analyser et à vérifier, un peu comme les CD livrés avec les magazines dans les années 90.

Pour faire simple : les DVD protégés demandent un code à quatre chiffre pour accéder à certaines parties du DVD. Bien évidemment, dans le cas d’Entrevue (janvier 2011 dans mon cas, je me suis sacrifié et j’ai acheté un magazine d’occasion), ce sont des vidéos pornographiques. Pour obtenir le code, il faut téléphoner à un numéro surtaxés. Vu qu’il s’agit d’un DVD, vous vous doutez bien que la protection est assez légère, ne serait-ce que parce que les lecteurs ne sont pas connectés. Par design, déjà, le code est le même pour tous les disques et (logiquement) il se trouve sur le disque lui-même.

Le texte en très petit indique 1,34 € l’appel + 0,34 € la minute

En pratique, j’ai déjà eu un peu de mal à vous proposer une capture du menu. En fait, ça marche dans le Lecteur DVD de macOS, mais il empêche les captures d’écran de DVD. Avec VLC (dernière version en date), le menu fait planter le programme sur la partie ou il faut entrer le code.

La demande de code

Maintenant, comment ça marche ? Comme l’explique Pirates Mag’ (allez l’acheter), la protection reste assez risible. C’est uniquement de l’authoring, donc une gestion des menus un peu particulière. Un DVD est divisé en titres, et les menus permettent d’aller à un titre précis. Donc un extrait vidéo protégé peut par exemple être le titre 18 du DVD. Mais en faisant ça avec VLC, un résultat bizarre se présente : une image noire, un morceau de vidéo qui apparaît de temps en temps quand on clique sur une zone et l’audio qui fonctionne. Si on essaye avec Iina, c’est encore plus bizarre : une alternance entre la vidéo pornographique attendue et des écrans noirs. L’astuce ? La technologie Lock & Pay utilisée pour protéger le DVD place l’image sur un second angle, invisible par défaut. Par défaut, les restrictions des disques empêchent de changer d’angle manuellement. Je suppose qu’avec un lecteur avec les UOP désactivés, il doit être possible de passer outre les protections, d’ailleurs.

Le titre 18 du DVD : du noir

Avec VLC, il n’y a pas de moyen simple de changer d’angle. Premièrement, il faut aller dans les Préférences, puis choisir Tout Afficher puis Entrée / Codecs, Module d’accès, DVD sans menus et choisir Angle DVD 2. Ensuite, il faut ouvrir le DVD et choisir l’option Désactiver les menus DVD. Enfin, vous pouvez choisir votre titre (par exemple le 18, donc).

Tout afficher


Les options avancées


Désactiver les menus

Si vous voulez enregistrer les vidéos, HandBrake fonctionnera très bien. Une fois le DVD scanné, il suffit de choisir le titre et de sélectionner l’angle 2. Simple, non ?

L’angle 2 avec HandBrake

Le côté amusant des DVD, en tout cas celui d’Entrevue, c’est qu’ils ne sont pas protégés. Il y a bien l’authoring qui empêche d’accéder aux vidéos, mais le flux lui-même est en clair, sans CSS.

Pas de protections

Et enfin, si vous avez envie de le faire d’une autre façon, les codes se trouvent dans le DVD. Vous pouvez toujours essayer de les trouver en analysant les fochiers IFO, par exemple avec PGCedit. Et sinon, vous pouvez aller sur Internet, vous trouverez quand même plus facilement ce que vous cherchez.

The Reports of the Death of Blu-Rays and DVDs are Greatly Exaggerated

Par Doug Krentzlin

(photo source: Pixabay) Oh, dear. Once again the usual “experts” are tolling the death knell of “physical media,” which is the term for CDs, DVDs, Blu-rays, and any other forms of recorded entertainment. The reasoning is that average consumers will soon abandon physical media in favor of streaming because (a) streaming is more “convenient” than ...

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