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Microsoft Surface Pro X : L’irrésistible village mais sans la potion magique

Par Pierre Lecourt

Imaginez Asterix et Obelix dans une dimension parallèle, un village d’irréductibles Gaulois coincés dans une Gaule totalement occupée. Mais dans cette dimension alternative, il n’y aurait pas de potion magique. Le druide serait tout juste capable de proposer un breuvage permettant aux guerriers locaux de venir chatouiller les légions Romaines implantées à côté. 

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C’est exactement ce qui arrive à la proposition Microsoft Surface Pro X. La tablette est très intéressante, magnifiquement réalisée et pourvue de nombreux éléments positifs. Mais quand il s’agit de regarder ce dont elle est capable, on se rend très vite compte que la promesse d’un niveau de performance équivalent aux propositions classiques x86 n’est pas tenue.

Microsoft s’acharne pourtant sur cette idée depuis 2013 quand la première Surface RT et sortie avec un SoC ARM à son bord. De nouveaux essais ont été menés par la marque et ses partenaires depuis mais la dernière promesse en date de Microsoft était assez alléchante. Grâce à un partenariat poussé entre la marque et Qualcomm, un nouveau SoC baptisé Snapdragon 8cx cadencé à 3 GHz  devait permettre de proposer une solution au niveau des puces Intel sur ce segment de l’ultra mobilité.

Parmi les points mis en avant, d’excellentes capacités de lecture vidéo, une autonomie exceptionnelle avec des scénarios de 20 heures d’usage avancé, un modem 4G intégré et des performances de calcul identiques malgré le recours à une émulation du x86 pour la majorité des programmes. Sur ces engagements, un seul semble tenu, celui d’un modem 4G LTE Snapdragon X24 intégré.

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La performance de la puce Snapdragon est bien là, comme toujours, pour ce qui concerne les programmes adaptés à ARM et fournis par le Store de Microsoft. Ce qui pose trois soucis importants aux utilisateurs. D’abord il n’existe qu’une poignée de ces programmes, une liste minimaliste dans l’océan de possibilités offertes par l’écosystème de Windows en x86. Le recours à des programmes tiers sera donc un vrai besoin pour les utilisateurs. C’est le second souci de cette offre : Les propriétaires de licences logicielles classiques ne pourront pas les exploiter avec cette Surface Pro X. Il sera possible de lancer les programmes mais en acceptant de retrouver des performances d’ordinateur entrée de gamme. Le passage à l’émulation ne fait encore une fois aucun cadeau à la puce ARM. Troisième point, la solution ne fonctionne qu’au prix d’un enfermement encore plus fort dans l’univers de Microsoft. Pour fonctionner correctement, il faut passer par les choix imposés par le Windows Store. On ne choisit son éditeur de texte, son outil de lecture vidéo ou son navigateur qu’au travers du filtre Microsoft.

Le recours à des applications x86 qui tourneront via une émulation est donc obligatoire. Ce qui amène la très belle machine de Microsoft à un niveau de performances équivalent à un engin entrée de gamme sous processeur Intel. Les différentes vidéos déployées sur la toile sont impitoyables. Photoshop est, par exemple, catastrophique sur le test de The Verge ci dessus à 5’45. On voit non seulement un traitement lent, très lent face à une puce Intel Core classique mais surtout une navigation dans l’image en dessous du niveau d’un processeur Atom sorti en… 2015.

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Le souci étant que le recours à des applications x86 32 bits est obligatoire pour bien des usages. Le navigateur Edge de Microsoft, Excel et Word de sa suite office, un outil comme Chrome ou l’application Spotify seront autant d’éléments qui emploieront cette émulation. Et cela ne concerne que les applications 32 bits, les outils logiciels 64 bits ne sont pas pris  en charge par l’émulateur. Adieu toute idée de jouabilité locale1 sur ces engins, à moins de développer une passion ultra conservatrice pour le démineur, la machine ne sera pas spécialement orientée pour le multimédia. Le Store de Microsoft a également l’assez mauvais goût de présenter des applications incompatibles avec la Microsoft Surface Pro X… ce qui n’est pas forcément la meilleure publicité pour l’engin dans un pays où on dispose de 14 jours pour renvoyer un appareil qui ne nous satisfait pas.

Mais ce n’est pas tout. La promesse d’une autonomie record n’est pas tenue. Quand Microsoft annonçait 20 d’heures d’usage et jusqu’à 13 heures en continu… il ne reste en réalité que 6 heures de travail avec l’engin. Il ne s’agit pas d’un benchmark, les outils de tests sont souvent très généreux avec les batteries en ne drainant que le minimum de leurs réserves dans un état second qui ne correspond pas à un usage réel. En réalité, les 10 heures ne peuvent s’obtenir qu’avec des mises en veille, et un rétro éclairage amoindri.

On se retrouve donc face à un engin qui fait moins bien, beaucoup moins bien, qu’une machine sous processeur x86. Ces dernières atteignent désormais les 10 à 12 heures de travail réel. Quand on multiplie ce défaut avec le temps pris par les calculs proposés, l’addition est très salée contre la Microsoft Surface Pro X. Avoir 6 heures de travail effectif sous un logiciel qui mettra deux à trois fois plus de temps à effectuer une tâche qu’un PC classique qui proposera le double d’autonomie. Ce n’est clairement pas un avantage.

Surtout au regard du prix demandé. L’engin de base, sous Snapdragon 8cx avec 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage coûte tout de même la bagatelle de 1169€. Un tarif qui lui fait de l’ombre face aux propositions ultrabooks offrant plus de souplesse et de performances pour le même prix. Un tarif qui éclaire même la proposition iPad Pro d’Apple sous un nouveau jour. L’avenir d’Intel s’articule également de plus en plus dans une offre 4G avec des puces qui préparent largement le terrain et facilitent cette implantation. Un argument de moins pour Microsoft.

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Le pire dans la réalité alternative de notre village Gaulois, c’est que c’est la notre. Ce qu’il s’est passé en Gaule pendant l’occupation Romaine et en l’absence de potion magique, c’est que les soldats Romains ont laissé les populations vivre tant bien que mal leur vie. Ils étaient bien incapables de devenir une police locale et d’imposer leur mode de vie. Et les Asterix et Obelix se sont fondus dans la masse des paysans Gaulois. C’est probablement le pire qu’il puisse arriver à la Microsoft Surface Pro X mais c’est son futur destin. La tablette est très belle, elle intéressera peut être un petit marché d’acheteurs mais il y a fort à parier qu’on la laisse tranquille et qu’elle disparaisse à court terme. Dans l’oubli et derrière la Surface Pro tout court… sous x86.

Est-ce que Microsoft finira par jeter l’éponge ? Est-ce que Windows évoluera avec assez de puissance pour pousser les éditeurs à proposer des applications sur mesure pour un marché de niche ? Est-ce que la marque va annoncer encore une fois l’arrivée d’une nouvelle nouvelle puce ARM Qualcomm capable de proposer enfin les performances qu’un utilisateur lambda attend d’une solution hybride ultraportable à plus de 1000€ ? Difficile à dire. On a l’impression que Microsoft ne compte pas s’arrêter là, même si au final on le sent de plus en plus seul sur son petit segment.

Images : Engadget et TheVerge

Microsoft Surface Pro X : L’irrésistible village mais sans la potion magique © MiniMachines.net. 2019

Shadow propose de nouvelles offres et valide le concept de minimachine

Par Pierre Lecourt

Shadow évolue, l’offre d’ordinateur déporté en streaming de Blade a été retravaillée avec une large évolution de gamme et en services. Ce nouvel équilibre va porter l’offre à de nouveaux usages et pourrait surtout intéresser de plus en plus de monde.

Le cofondateur de Blade Emmanuel Freund, a hier matin dévoilé de nouvelles offres pour Shadow. Dans un contexte assez compliqué avec la mise sur orbite des offres de streaming de Sony, Microsoft et Google, la marque se pose en challenger avec une approche différente. Là où les concurrents visent un système de micropaiement et de services pur, Blade envisage la location d’une machine dédiée dont vous serez le seul maître à bord.

Shadow ce n’est pas juste un tour de robinet pour ouvrir un tuyau vous délivrant du contenu comme Stadia par exemple. C’est la prise en charge d’un stockage distant unique et d’un matériel spécifique vous permettant de profiter de toute la puissance d’une machine dédiée. Le calcul pour Blade est assez simple, en facturant un peu tous les mois ses clients, il peut acheter en volume des produits et une infrastructure qu’il se remboursera sur la durée. Pour le client final, payer un peu chaque mois reste rentable puisqu’il évite une dépense massive pour profiter d’un PC orienté jeu et n’a pas à subir l’obsolescence du matériel loué.

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L’exemple le plus parlant est sans doute l’offre Shadow Boost à 12.99€ par mois. Un montant suffisant pour retrouver un PC permettant de jouer en FullHD. Blade promet un PC quadruple coeur cadencé à 3.4 GHz, 12 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. Le tout associé à une puce graphique Nvidia GeForce GTX 1080. Pas un foudre de guerre face aux standards actuels du haut de gamme mais pour 12.99€ par mois de quoi lancer très correctement des jeux en 1920 x 1080 pixels.
Si on fait les calculs de base de cette offre, les 12.99€ par mois avec engagement annuel se transforment en 155.88 € par an. Un montant qui correspond approximent à l’achat d’une carte Nvidia GeForce GTX 1650 de base seule.

Pour un joueur occasionnel, qui ne va pas faire du jeu vidéo sa passion principale, cette proposition est parfaitement viable. En se connectant grâce à une application Android ou un PC de petit gabarit relié à une télévision ou un écran classique,  il retrouvera des performances tout à fait honorables pour jouer sans pour autant avoir à investir dans une configuration très onéreuse.

Le grand changement de cette offre vient de ce tarif de base, les précédents contrats de Shadow demandaient 30€ mensuels pour accéder au service. Malgré ce prix élevé plus de 70 000 personnes avaient signé chez Blade. Preuve de l’intérêt de l’offre.

En sabrant son prix de départ, même si cela se traduit par une évolution à la baisse de la qualité de celle-ci en terme de rendu, la marque semble avoir écouté les besoins du marché. Blade passe ici d’une phase de tests et de lancement à un programme plus ambitieux de commercialisation. L’offre à 12.99€ va sûrement trouver une clientèle même si elle limite le rendu à du 1080P. Parce que cela correspond à un public qui peut être intéressé par du cloud gaming et que ce type de format colle bien avec l’offre globale des FAI Français. L’offre peut également se conjuguer avec une mensualisation qui augmente son tarif de 2€. 

D’autres offres sont prévues avec un contrat mensuel Shadow Ultra à 24.99€. Cette solution toujours basée sur un engagement d’une année proposera plus de muscles avec une GeForce RTX 2080 et un processeur équivalent à un 4 cœurs cadencés à 4 GHz associés à 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage. On passera ici à l’UltraHD si la connexion Internet suit niveau débit. Le tarif grimpe à 29,99 € par mois si l’on veut rester sans engagement. 300€ tout de même tous les ans, c’est beaucoup mais c’est là encore loin du prix des composants à l’achat.

Enfin, un abonnement Shadow Infinite qui pousse la solution dans ses retranchement avec du matériel très haut de gamme pour du jeu UltraHD sans compromis. On découvre alors une Nvidia Titan RTX, l’équivalent d’un processeur six coeurs à  4 GHz, 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage. On passe alors à 39.99€ par mois sur une année d’engagement ou 44,99 € mensuels. On grimpe à 480€ par an donc.

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Si les prix semblent élevés c’est parce que la facture ne concerne ici qu’une location et non pas l’achat d’un produit. Il faut bien être conscient de la problématique à laquelle fait face un joueur PC. Les offres ici présentées, les cartes graphiques mentionnées, n’ont de sens que dans la  création de machines homogènes permettant de délivrer tout leur potentiel. On peut toujours acheter une GeForce RTX et la poser sur son bureau sans que l’on puisse en profiter. Pour qu’elle ait du sens, il faut un ensemble complet qui coûte encore et toujours assez cher : Processeur, carte mère, mémoire vive, stockage, boitier, alimentation… Sans même parler de la facture d’électricité.

L’intérêt de l’offre Blade pour un particulier se situe sur la frange qui existe entre la rentabilité d’un achat dans la durée et l’évolution proposée par un service de location. Si dans deux ans l’offre à 12.99€ est toujours basée sur le même matériel, il est possible que les clients se désintéressent de l’offre Mais si Shadow poursuit son offre en apportant de nouveaux services et en suivant l’évolution du marché, la pertinence du service restera intacte. L’acheteur d’une carte graphique voulant évoluer se confrontera à l’obsolescence de son matériel et au prix toujours renouvelé d’un modèle de remplacement. Pire, il pourra se retrouver coincé par une évolution réclamant des changements plus profonds dans son matériel.

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Attention, je ne dis pas que ces offres sont parfaites et correspondent à tous types de joueurs. Certains seront sans doute réticents face à une offre qu’ils ne peuvent tout simplement pas contrôler physiquement. D’autres rebutés par les aléas liés à leur fournisseur d’accès. Mais pour toute une catégorie de joueurs, cette solution a beaucoup de sens. Certains qui ne jouent que rarement, pour des périodes données comme les vacances ou qui veulent tout simplement pas acheter un PC pour un jeu en particulier, trouveront tout à fait pertinent ce type d’offre. 

Blade promet 50 000 nouveaux comptes en suivant ces offres, la marque ne livrera pourtant rien avant Février 2020. Les utilisateurs actuels pourront par contre bénéficier d’offre établies sur ces nouvelles plateformes en avance même si la communication sur ce point n’a pas été très claire.

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Blade fait également évoluer ses interfaces Android et iOS

Blade n’a pas chômé d’un point de vue développement, la marque propose un nouvel écosystème pour les appareils Android et Apple. La marque a choisi de repenser son offre sur ces dispositifs pour se débarrasser de l’interface Windows inutile. L’inspiration des “launchers” de jeux comme Steam Big Picture est évidente avec la présentation des applications à lancer sous forme de tuiles facilement manipulables. 

Une manette suffira à lancer son titre sur ce type d’interface, ce qui permettra d’exploiter une TV-Box Android pour jouer mais également une tablette ou un smartphone reliés sur un grand écran. Il est également parfaitement possible de profiter de l’offre sur un PC classique. On pourra donc profiter d’une minimachine dénuée de carte  graphique dédiée pour travailler et basculer sur sa machine dans le cloud chez Blade pour jouer.

Le meilleur des deux mondes pour qui bénéficie d’une connexion suffisante. Pas de bruit, pas d’encombrement, pas  de grosse facture électrique et un PC puissant à la demande dans son salon.

Shadow se présente comme une boite à outil VR

Blade annonce une compatibilité VR totale, quelle que soit votre solution de diffusion. Tous les casques et toutes les technologies seront exploitables avec sa solution. L’idée est de prendre un titre ne tournant que sur une plateforme précise et de le diffuser via Shadow sur celle que vous possédez. Cette approche universelle est très pertinente puisque les éditeurs se jouent une guerre sans merci sur les titres VR de leur catalogue. Réservant leurs offres pour des périodes plus ou moins longue à l’exclusivité d’un catalogue. Avec le couteau Suisse Shadow, un titre dédié à une plateforme pourrait fonctionner sur le casque d’une autre. Ce type de service justifiant à lui seul l’investissent dans un abonnement chez Blade tant les prix des différents équipements VR restent élevés.

Avec ces évolutions, la marque sort quelques jockers intéressants pour jouer la délicate partie du Streaming qui s’annonce. Avec des concurrents comme Sony, Microsoft, Apple et Google, la bataille ne fait que commencer et l’acteur Français n’a que sa matière grise à mettre dans la balance face ces autres acteurs qui peuvent faire marcher la planche à billets de manière quasi illimitée. L’approche de Shadow est différente, la marque se focalise sur une location de matériel et non pas l’ouverture ou la fermeture d’un tuyau. Le client reste maître à bord de ses contenus et de l’usage qu’il fera de son PC. Cette différence permet à la marque de proposer des fantaisies utiles comme la gestion des casques VR tout en laissant un large choix d’usages de ses machines.

Reste à savoir si l’obligation financière qui en découle, celle de fournir une infrastructure finalement assez lourde à ses clients, pourra résister au raz de marée marketing de ses concurrents.

Shadow propose de nouvelles offres et valide le concept de minimachine © MiniMachines.net. 2019

Nvidia Shield TV 2019 : Présentation

Par Pierre Lecourt

Les premières Shield TV sont sorties en Mai 2015 et depuis cette date, la marque peut se vanter d’avoir proposé et fait évoluer un produit d’exception. Rapides, efficaces, performantes et surtout miraculeusement1 mises à jour, elles restent à ce jour les meilleures TV-Box Android du marché.

Nvidia Shield TV 2019

Si il y a eu un reboot en 2017 avec un nouveau modèle, il employait le même SoC Tegra X1. Cette version proposait quelques évolutions techniques et matérielles, quelques arrangements cosmétiques, mais dans l’ensemble il reprenait la totalité des éléments de la première mouture. Les fonctions logicielles ajoutées par Nvidia alors transpiraient d’ailleurs vers la version de 2015. 

Nvidia Shield TV 2019

Les nouvelles Shield TV 2019 bouleversent donc l’habitude de la marque avec de gros changements techniques. Une rupture qui peut s’expliquer assez simplement. Il s’agit des réponses aux écoutes des usagers et à la mise en place de nouvelles fonctionnalités liées à des apports technologiques des nouvelles puces employées par la marque.

Pluriel ? Oui. Les Nvida Shield TV 2019 sont désormais deux et elles sont radicalement différentes. Le modèle Pro ressemble, comme deux gouttes d’eau au modèle de 2017 avec un design identique. Il est néanmoins désormais vendu uniquement sans manette mais avec la nouvelle télécommande de la marque.

Nvidia Shield TV 2019

Nvidia Shield TV 2019  Nvidia Shield TV 2019  Nvidia Shield TV 2019  Nvidia Shield TV 2019

Le modèle Shield TV 2019 basique change, par contre, radicalement de design. L’objet abandonne le format de boitier classique des TV-Box pour proposer un aspect totalement différent. Il s’agit désormais d’un cylindre tout en longueur que l’on branche d’un côté au secteur et de l’autre à son téléviseur. Le format correspond assez bien à la destination de l’engin, il s’agit d’un tuyau d’information qui va des sources réseau et secteur à une destination, votre téléviseur.

Nvidia Shield TV 2019

Shield TV 2019 : petit tour du propriétaire

Le cylindre mesure 16.4 cm de long pour 4 cm de diamètre. Il est sobre, très sobre. Noir mat, très légèrement granuleux, à peine marqué par un minuscule logo Nvidia brillant. Pas une LED verte à l’horizon. Cette discrétion est étonnante par rapport au précédents modèles qui jouaient sur un design à facettes décoré de lumières vertes. Ce design est surtout le témoignage d’un changement de destination pour cette nouvelle version.

Nvidia Shield TV 2019

La nouvelle Shield TV 2019 est faite pour disparaitre. Etre totalement oubliée, loin de vos yeux, comme une solution Chromecast ou FireTV. On la branche au secteur, on la connecte en HDMI à un téléviseur de l’autre côté et on l’efface de l’équation. Elle devient le cerveau de votre téléviseur sans avoir besoin de s’y référer.
Ce changement d’usage explique pour beaucoup les choix opérés sur le format.

Nvidia Shield TV 2019

Adieu port USB, tu disparaîs dans cette version de base de la Shield TV 2019. Qui dit objet caché, dit objet qu’on ne peut pas manipuler. Les ports demandant un accès permanent n’ont donc plus lieu d’être. Il subsiste dont uniquement les ports de connexion et le lecteur de cartes MicroSDXC.

Nvidia Shield TV 2019

D’un côté donc, on retrouve le port d’alimentation direct, une prise bipolaire classique qui se connectera au câble fourni. Un câble classique quoi que bien travaillé avec une prise solide et un support moulé pour plus de résistance. Un détail qui a son importance lorsque l’on se bat avec une installation multiprise derrière un meuble télé.

Nvidia Shield TV 2019

Le câble mesure 1.5 mètre et pourra évidemment être remplacé par le câble de votre choix. Cette décision de Nvidia est étonnante au premier abord. Il est bien plus simple de séparer l’alimentation du boitier en proposant un bloc secteur qui transportera le courant nécessaire jusqu’à la TV-Box. Mais il a le gros avantage de localiser très facilement chaque modèle pour sa région de distribution. Un modèle Européen recevra une prise spécifique dans son package, un modèle US sera emballé avec une prise US. Bien plus simple et économique que de fabriquer et proposer un chargeur avec plusieurs adaptateurs secteur comme sur le précédent modèle.

Nvidia Shield TV

On se souvient du système de ventilation relativement complexe du modèle de 2015 : Un caloduc en cuivre venait disperser la chaleur du SoC Tegra X1 vers des ailettes qui étaient elle-même ventilée activement. Le tout alors que l’opération destinée à transformer le courant 220V était séparée du corps du châssis dans un bloc externe. La nouvelle solution embarque le transformateur en son sein mais son système de ventilation a été largement revu à la baisse.

C’est une des faces cachées positives du nouveau Tegra X1+ de cette plateforme, si le bond en performance que va proposer le nouveau SoC ne sera pas forcément palpable en terme de 3D par exemple, il a déjà fait un bon énorme en terme d’efficacité. Si un ventilateur est présent dans la solution, il est parfaitement inaudible à l’usage. Des ouïes d’aération sont percées de part et d’autre de l’objet pour laisser circuler l’air dans le tube. Cette ventilation est également réglable en puissance via l’interface logicielle.

Du côté de l’arrivée du courant, on retrouve également un port Ethernet Gigabit qui va servir lui aussi à alimenter la solution. Mais cette fois-ci en données. Le tube est également capable de capter un signal Wifi5 classique de telle sorte que vous pouvez choisir entre l’une ou l’autre source pour votre TV-Box. Ceux préférant une connexion Wifi 802.11ac auront probablement intérêt à ne pas cacher trop profondément leur tube dans les entrailles de leur installation. Les autres, ceux qui préféreront la stabilité d’un câble réseau pourront totalement cacher leur Shield TV 2019 derrière leur installation.

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De l’autre côté, on découvre un port HDMI compatible UltraHD avec un support complet du CEC. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également présent ainsi qu’un petit bouton nécessaire uniquement pour de rares opérations de maintenance. Hormis son allumage, la TV-Box restera en permanence en veille et ne nécessitera donc plus de manipulations supplémentaires.

La plus parfaite des minimachines est celle que l’on ne voit pas.

L’idée fondatrice de cette nouvelle version est donc assez simple. Si Nvidia a conçu l’objet pour de multiples usages, de nombreux utilisateurs sont au final uniquement interessés par son côté multimédia. Ils achètent une Shield pour lire des vidéos, regarder des photos et écouter de la musique. Faire du streaming local ou distant. Mais pas pour jouer ou pour lancer des applications. Conscient de ce phénomène, la marque a donc décidé d’ôter les composants non nécessaires à cet usage et de concentrer l’objet pour le rendre le plus compact possible. Avec, à la clé de cette économie d’espace, une proposition plus abordable. La nouvelle venue est désormais proposée à 159€ avec sa télécommande contre 199€ pour l’actuelle. 

Le nouveau modèle embarque désormais un SoC plus puissant. Toujours basé sur le même circuit, il s’agit d’une optimisation baptisée Tegra X1+. La marque le définit comme 25% plus rapide que l’ancien modèle en terme de traitement vidéo. Un boost de performances n’étant a priori pas vraiment utile au vu des catalogues disponibles sur la plateforme Android, la marque a préféré mettre l’accent sur la vidéo plutôt que sur le jeu 3D.  A priori, le Tegra X1 sait déjà parfaitement gérer l’offre de jeux actuelle sous Android, il n’y a donc pas de risque de voir ce modèle ne pas y arriver.

Nvidia Shield TV 2019

La mémoire vive est de 2 Go – 3 Go pour le modèle Shield TV Pro 2019 – mais la mémoire de stockage baisse de moitié passant de 16 à 8 Go de base. Un changement douloureux puisqu’il faudra forcément passer par l’ajout d’une carte MicroSD pour obtenir un tant soit peu de stockage à bord. Certes les modèles de cartes actuelles ont beaucoup baissé. On trouve des solutions 32 Go à 6€ et des cartes 128 Go à 15€, mais cela a un impact sur le prix global de l’engin. A vrai dire, le problème était identique sur la version précédente puisque le stockage de base de 16 Go arrivait rapidement à saturation. La différence est plus liée à l’absence de port USB permettant de connecter une solution externe. Pour ne pas avoir à jongler avec vos propres médias et que vous puissiez installer des jeux et des applications, l’ajout d’un stockage interne est donc recommandé. A moins que vous ne décidiez de n’utiliser que des fonctions de streaming. Soit en local sur votre propre réseau, soit distant avec des offres en ligne.

Une nouvelle télécommande

Nvidia Shield TV 2019

Comme la TV-Box  est destinée à l’oubli loin derrière votre installation Hifi, l’accent a été porté sur la véritable star de cet équipement, à savoir la nouvelle télécommande. Plus imposante, plus lourde, plus épaisse, c’est en réalité elle qui devient le vrai visage de cette offre. Reliée à la Shield TV 2019 par Bluetooth, elle est au centre de tous les usages de la nouvelle solution avec pas mal de nouveautés embarquées.

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A commencer par un rétro éclairage complet des touches qui sera bien pratique à l’usage en mode cinéma. Cette apparition des touches lumineuses se met en marche lorsque la télécommande est manipulée. Le mouvement de celle-ci suffit à lancer le rétro éclairage pour bien voir ou appuyer sur la télécommande. L’appui sur un bouton poursuivra la durée de l’illumination qui est assez courte. C’est déjà testé et largement approuvé à l’usage.

Nvidia Shield TV 2019

Plus massive, elle mesure 15.4 cm de long pour 2.5 cm de côté. Sa forme en triangle la rend vraiment plus visible que le précédent modèle. Elle embarque désormais une paire de piles classiques AAA fournies que l’on peut changer facilement en faisant glisser la partie arrière de son capot dans le sens indiqué par une petite flèche. 

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Sur le haut de l’objet, un petit émetteur infrarouge permettra de piloter des appareils non CEC. Si votre téléviseur n’est pas à cette norme, on pourra donc utiliser la télécommande pour le réveiller sans avoir à jongler avec deux télécommandes. C’est cohérent avec l’usage de la Box qui permet de transformer un téléviseur classique en solution connectée performante.

Nvidia Shield TV 2019

Le reste de la télécommande est un mélange entre les fonctions de l’ancien modèle avec les fonctionnalités classiques d’une solution moderne. On retrouve, par exemple, le petit microphone situé en haut de l’objet qui va permettre de piloter à la voix vos programmes au travers de la TV-Box. Cette opération ne se fera qu’après l’appui sur la touche microphone de la télécommande. Il n’y a pas d’écoute permanente qui se déclenche avec un mot clé. Cela empêche un usage distant mais évite également une écoute permanente de vos paroles pendant que vous utilisez l’engin. La partie voix permet de piloter la TV-Box, de programmer des “Custom Routines” grâce à Android TV. Vous pourrez, par exemple, demander à votre système de lancer un scénario précis avec une simple phrase. 

En dessous de ce petit micro, un bouton de mise en marche apparaît. Si vous êtes déjà un utilisateur de Shield TV parmi les modèles précédents, ce bouton devrait vous faire envie. Actuellement, pour éteindre les TV-Box de Nvidia, il faut aller dans les paramètres et cliquer sur “mettre en veille”. Dire que c’est pénible et fastidieux serait oublier que la torture dure depuis 2015… Je hais littéralement cette logique logicielle pour piloter une extinction matérielle. Cette nouvelle télécommande résout donc facilement le problème avec un bouton qui allume et éteint, très logiquement, la TV-Box. A droite de celui-ci, les trois petites lignes superposées signalent un bouton programmable qui permettra de lancer l’application ou la fonctionnalité de son choix. Un élément pratique également.

Nvidia Shield TV 2019

On retrouve ensuite l’habituelle roue des systèmes de la marque. Au centre, un bouton de validation, sur les côtés comme en haut et en bas, des boutons qui permettent de voyager d’une tuile à l’autre sous Android TV. C’est simple et efficace, cette partie là n’a pas évolué puisqu’elle fonctionnait bien sur les modèles précédents.

Nvidia Shield TV 2019

Viennent ensuite les boutons classiques de la télécommande avec plusieurs changements importants. On retrouve en haut les éléments propres à Android avec le bouton back et le bouton Home symbolisé par un rond. On retrouve les éléments de navigation avec play/pause mais aussi avant et arrière. Vous remarquerez la présence d’un petit ergot tactile sur les boutons Play/Pause et Microphone. Cela permettra aux malvoyants de mieux piloter leur TV-Box en utilisant la voix pour lancer leurs contenus multimédia. 

Enfin, deux boutons de volume sont également présents. La précédente télécommande utilisait une fonction tactile qui permettait modifier le volume en faisant glisser son doigt vers le haut ou vers le bas. Une fonction pratique et efficace mais apparemment pas compatible avec tous les profils d’utilisateurs. Le retour à une solution plus classique devrait permettre de satisfaire tout le monde. 

Dernier point important, cette télécommande est rétro compatible avec les précédentes Shield TV, vous pourrez l’acheter à part pour 29.99€ et en profiter sur vos anciens appareils.

Nvidia Shield TV 2019

Enfin, difficile de le manquer, un gros bouton Netflix servira à lancer l’application idoine et ne servira qu’à cela. Nvidia a du céder aux sirènes du marketing de la chaîne. Les ventes des appareils estampillés de ce logo étant meilleures que les ceux des appareils dépourvus du N rouge, la marque a tout intérêt à proposer une touche dédiée sur sa télécommande. Le travail mené par les équipes de Nvidia pour proposer un service Netflix parfaitement pris en charge a également du tisser des liens entre les deux entreprises, ce qui se traduit par ce genre d’intégration.

Dans la prochaine partie, nous verrons comment se comporte la nouvelle Shield TV 2019 à l’usage : ses nouveautés et ses services.

Nvidia Shield TV 2019 : Présentation © MiniMachines.net. 2019

Le NUC Ghost Canyon embarque la solution The Element d’Intel

Par Pierre Lecourt

Ghost Canyon, c’est le nom d’un nouveau format de NUC chez Intel. Des machines qui devraient s’étaler en sorties de la fin de 2019 au début de 2020. On connait au moins deux modèles avec le Ghost Vanyon X NUC9i9QNX qui est prévu cet année et devrait être équipé d’un Core i9 9980HK avec 8 coeurs et 16 threads et 16 Mo de cache pour  un TDP de 45 petits watts. Le suivant devrait être le Ghost Canyon X NUC9i9QNX en Core i7-9750H avec 6 coeurs et 12 threads et 12 Mo de cache  toujours en 45 Watts. Un troisième modèle en Core i5-9300H présenterait 4 coeurs et 8 threads et 8 Mo de cache avec le même TDP. Toutes ces puces embarqueront un circuit graphique Intel UHD 630.

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De ces machines, on a pas mal de détails depuis des fuites en Décembre 2018… Mais l’examen d’un engin de préproduction nous révèle quelques surprises très intéressantes. A commencer par l’emploi d’un mécanisme découvert il y a peu : The Element.

The Element, c’est un nouveau format de carte mère élaboré par Intel. On l’a découvert avec une carte embarquant une solution Xeon et je destinais plutôt le format à un usage serveur avant tout. Il semblerait qu’Intel veuille déployer ce format au sein de ces PC. L’idée est d’avoir l’ensemble de la machine monté sur une carte amovible facilement. Cette carte embarquerait donc non seulement le processeur, la mémoire vive et le stockage mais également la connectique quasi complète de l’engin.

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Avec ce châssis de Ghost Canyon, on découvre donc un design original. L’engin mesure 23.8 cm de haut pour 21.6 cm de profondeur et 9.6 cm de large.? C’est beaucoup plus qu’un NUC classique mais cela reste un format très très compact avec un encombrement de 5 litres en volume. Soit 5 briques de lait posées les unes avec les autres.

2019-10-23 11_39_02-minimachines.netEn façade, on découvre une connectique classique avec un lecteur de cartes SDXC, deux ports USB3.1 GEN2 Type-A et une prise jack audio 3,5 mm. La forme allongée sur le dessus est le bouton d’alimentation qui sera illuminé d’une LED.

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Sur la partie arrière, on retrouve une connectique complète avec quatre ports USB3.1 GEN2 Type-A. Deux ports Ethernet Gigabit, une sortie HDMI 2.0a, deux ports Thunderbolt 3 en USB Type-C et un autre port jack audio 3,5 mm. La partie alimentation 500 watts et son système de ventilation.

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Sur la partie supérieure, on découvre un système de ventilation destiné à expulser l’air chaud de la machine. Il se retire après avoir ôté deux vis du châssis en le faisant glisser sur un rail.

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On découvre un élément très travaillé par les équipes d’Intel. La connexion des ventilateurs se fait via un système de broches qui s’enfichent dans le châssis en remettant en place le plateau. Les ventilateurs sont ensuite eux-même branchés à cet adaptateur de telle sorte que l’on puisse les remplacer facilement. Les quatre broches permettront au système de piloter la vitesse de ventilation. Des détails montrent le soin apporté par les équipes d’Intel à la finition de cette pièce. Ce déflecteur en métal qui permet d’éviter un contact entre le ventilateur et un câble situé dans le châssis. Les ventilateurs emploient du 12 volts, mesurent 8 cm de côté pour 1.5 cm d’épaisseur et sont fabriqués par SUNON.

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L’intérieur de l’engin est très, très sobre. On devine en bas l’alimentation 500 watts tout en longueur. Au dessus, une carte “mère porteuse” qui va accueillir au fond la carte fille “The Element” qui recèle les composants de la machine. Elle est elle même ventilée. On remarque un slot bleu libre devant celui exploité par la carte.

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Au dos, on découvre la carte “mère-fille” avec le support arrière du processeur. A gauche, on note très clairement la présence de slots de mémoire vive So-DIMM.

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Le slot bleu également au format PCIe 3.0 x16 servira à ajouter une carte fille supplémentaire, une carte graphique ou une carte son, par exemple. Mais cela peut également être une solution d’acquisition ou tout type de carte suivant l’usage que l’on veut avoir de son Ghost Canyon. Un second PCI est également visible pour une carte PCIe 3.0 x4. Cela ouvre à plus d’évolutivité que le NUC classique de la marque. On note la présence des deux supports d’antenne Wifi placés au dessus du châssis de manière à être facilement accessibles. Les antennes elles-même sont directement implantées dans le boitier pour améliorer le signal.

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L’alimentation est une FSP de 500 watts.

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La carte “mère porteuse” propose un support M.2 PCIe NVMe 3.0 x4 caché derrière un système de refroidissement en métal. On pourra donc toujours faire évoluer son stockage.

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L’intérieur de la carte The Element montre également une belle évolutivité. Deux support So-DIMM de DDR4 sont visibles pour une évolution maximale de la mémoire à 32 Go. 

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Mais ce n’est pas tout, sur la partie de gauche de la carte on découvre deux supports SSD M.2 PCie NVme. Un premier qui prend en charge les formats 42/80/110 mm et le second en  42/80 mm. L’évolutivité de cette carte NUC Ghost Canyon est donc équivalente aux formats NUC traditionnels avec mémoire vive et stockages amovibles. On remarque, là encore, un certain soin pour la dissipation du processeur avec un coeur en cuivre et des ailettes, coiffés d’un ventilateur SUNON typique des systèmes de ce type.

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L’engin pourra être vendu en barebone comme en machine pré-équipée. Une fois totalement habillé ici, il propose donc 32 Go de mémoire vive DDR4, un SSD Optane 905P de 300 Go et un SSD7 Intel 760P de 2 To. Pas mal niveau évolutivité.

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Soudé à la carte par contre, un module Wifi6 AX200 d’Intel, permettra tout de même de voir venir.

2019-10-23 12_31_09-minimachines.netAvec une carte graphique MSI AERO ITX 6 Go Nvidia RTX 2060, la configuration est complète. 

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L’ensemble est assez impressionnant de compacité. 

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La grande question technique que tout le monde se pose face à cette machine est évidemment le bruit qu’elle va générer. Dans une pièce à 36 dB, le sonomètre posé à côté du châssis monte à 41 dB quand la machine est allumée.

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En pleine charge du processeur et de la carte graphique, l’ensemble monte beaucoup plus haut avec 51.4 dB. Un score qui reste raisonnable pour un engin de cette puissance mais bien moins discret qu’un NUC classique. Evidemment, les services rendus ne sont pas les mêmes.

La solution NUC Ghost Canyon me semble très intéressante au final. Elle garde une excellente évolutivité, permet de recycler des composants aisément et peut être utile pour plus de profils exigeants que les NUC classiques. Le gros intérêt de l’offre est également lié à la facilité d’entretien de la machine. En cas de panne, de mouvement matériel, nul besoin de changer la totalité de l’engin, il suffira d’échanger les cartes The Element au sein de ces NUC. 

Evidemment on ne connait pas le prix de l’engin, il sera dépendant des composants intégrés. A mon avis, il ne faut pas compter sur une machine entrée de gamme, il ne s’agit pas d’un PC d’appoint mais d’une vraie solution complète et évolutive. Libre à chacun de garder la même infrastructure de base mais de passer son Core i5 en Core i7 ou i9 voire même d’aller piocher dans une gamme Xeon…

Si vous voulez d’autres informations, dont une bonne partie de tests synthétiques et de benchmarks, et plein de détails sur la machine, je vous encourage à visiter le test de Koolshare qui est on ne peut plus complet

Le NUC Ghost Canyon embarque la solution The Element d’Intel © MiniMachines.net. 2019

Après Materiel.net, LDLC veut s’offrir Top-Achat

Par Pierre Lecourt

Dans un communiqué de presse assez court, LDLC indique son entrée en négociation avec Rue du Commerce pour racheter le fond de commerce de Top-Achat. Une volonté de croissance par acquisition qui se poursuit et qui concentre encore un peu plus l’offre PC en France.

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L’info circule en sous marin depuis quelques temps, elle est désormais officielle, LDLC veut compléter son offre en rachetant Top-Achat, un acteur du paysage de la VPC informatique Français. Les négociations officielles débutent donc pour intégrer le VPCiste à l’offre actuelle de LDLC.

Offre qui devient énorme puisque l’air de rien, en plus de son activité propre de VPC et de magasins Franchisés, LDLC c’est également la boutique Hardware.fr, ainsi que Materiel.net et une galaxie d’autres sites et services allant de la vente de produits animaliers jusqu’à une activité de grossiste. Un petit monstre français qui devient de plus en plus important et qui va, suite à cette nouvelle acquisition, régner en maître sur certains paysages de la micro informatique en France.

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Les configurations sur mesures, spécialité de Top Achat, vont atterrir également chez LDLC. La marque a su garder l’esprit particulier des solutions proposées par  Materiel.net mais va trouver avec Top Achat un puissant outil de configuration de PC pièce par pièce. Cet outil, connu et reconnu par de nombreux utilisateurs en France, est un vrai trésor qui attire beaucoup de visiteur. Ce “Configomatic” a participé pour beaucoup au succès de Top Achat sur les réseaux sociaux.

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Car les réseaux sociaux, c’est l’autre secret de Top-Achat. La petite équipe est parvenue à briller sur ce levier de croissance et de visibilité. Mieux que de nombreux concurrents sur Twitter ou Instagram par exemple. La marque est devant des comptes comme celui de LDLC, Carrefour, Fnac ou Darty sur ces réseaux. Elle a joué à fond la carte de la proximité avec ses clients et en a fait un atout. Le design de son site met clairement en avant cette communauté. La Beta de son prochain site ne fait pas de mystère sur cette imbrication forte entre ses clients et son fonctionnement sur les réseaux sociaux. 

LDLC espère aboutir à une acquisition en Mars 2020, les éléments légaux à soumettre au personnel et aux autorité de contrôle ayant évidemment leur impact sur le calendrier. Laurent de la Clergerie, tenu par un devoir de réserve du fait des négociations exclusives en cours, ne peut pas s’exprimer de manière complète mais indique vouloir simplement “saisir les opportunités qui se présentent”.

Et c’est effectivement une belle opportunité. Les enjeux sont importants pour LDLC car avec ce rachat, c’est la quasi totalité du paysage français des spécialistes PC qui tombent dans son escarcelle. Si le rachat est finalisé, acheter un ordinateur sur mesure en France en VPC sera difficile sans passer par l’enseigne. Le positionnement des trois entités se complète assez bien avec des visions différentes d’un même outil.

LDLC reste une valeur sûre pour de nombreux utilisateurs professionnels comme particuliers. La marque propose des offres calibrées pour un public particulier avec des garanties et un SAV connus  et reconnus pour leur excellence. Le rachat de Materiel.net n’a pas gommé ses spécificités particulières. Le site vise toujours un marché très grand public avec des offres calibrées aussi bien pour les joueurs que pour des usages familiaux.

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Top Achat a pris un virage économique et spécialiste Gaming. Deux marchés à forte traction qui ont permis à la marque de bien tirer son épingle du jeu. Profitant de la force du groupe Carrefour et adossé à RueDuCommerce, Top-Achat a réussi à surfer sur la mode du PC haut de gamme destiné aux joueurs tout en continuant à proposer des prix agressifs face à ses concurrents. On peut espérer que LDLC conserve cette recette à terme comme l’enseigne a su le faire pour Materiel.net. Ces trois enseignes vendent le même matériel mais avec une optique et des fonctionnements différents. Il sera intéressant de voir comment elles évolueront donc dans le temps.

C’est un énorme avantage à terme pour LDLC qui va pouvoir encore rentabiliser son circuit logistique si ce rachat se conclut. La marque pourra peser de tout son poids dans les négociations avec les marques de matériel PC. Vendre une carte graphique ou une carte mère en France aura de grande chances de passer par l’une de ces enseignes. Le volume d’achat jouera également en faveur du groupe qui pourra négocier de meilleurs tarifs et les positionner ensuite suivant les spécificités de chaque site.

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C’est en tout cas la poursuite d’une belle aventure pour l’immortel Top-Achat… La marque, lancée en 1999 est passée par tous les rachats. D’entreprise solo, elle a été reprise par Clust, Alapage, RueDuCommerce lui même racheté par Altarea avant d’être enfin repris par Carrefour… Un fonctionnement en poisson pilote qui a toujours permis à ses équipes de fonctionner de manière alternative, en tentant des expériences originales sur le web Français… Et en faisant grossir assez fortement son Chiffre d’Affaire au passage.

A titre d’information : Top-Achat est un partenaire de Minimachines. Le site a permis de financer plusieurs investissements matériels  en sa qualité de sponsor. J’ai également été salarié de LDLC pendant quelques années avant de me lancer à 100% dans l’aventure Blogeee.net.

Après Materiel.net, LDLC veut s’offrir Top-Achat © MiniMachines.net. 2019

Microsoft Surface Duo : un smartphone pliable sous Android

Par Pierre Lecourt

C’est un des maîtres mots de la nouvelle direction de Microsoft, pragmatisme. Et on le comprend de manière très claire avec ce Surface Duo. L’engin montre que la marque a enlevé ses œillères, celles qui transforment des leaders en sociétés en faillites. Après l’obstination des Windows Phone, voilà que Microsoft s’engage du côté de Google pour proposer un smartphone original sous Android.

A y regarder de plus près, divers éléments annoncés par Microsoft ces derniers mois s’imbriquent entre eux aujourd’hui de manière assez logique. Le passage d’Internet Explorer vers le moteur Chrome de Google. L’ouverture de Windows 10 aux assistants vocaux tiers comme Google Assistant. Le portage travaillé des applications Office vers Windows.  Les ponts lancés entre Windows et le monde Linux. Et désormais cette annonce d’un futur smartphone développé sur le système d’exploitation Android… Tout cela finit par faire sens à la découverte de ce Surface duo.

Microsoft Surface Duo

Le Microsoft Surface Duo n’est pas prévu pour maintenant, Microsoft estime une commercialisation possible autour de la fin de l’année prochaine. Un an d’attente d’un côté, un an de travail et d’améliorations de l’autre et surtout un an pour préparer les esprits et associer ensemble Microsoft et Google. Certains jugeront ici qu’il s’agit d’un échec pour Microsoft, si le système Windows Phone a été indubitablement un flop commercial, le passage à un système concurrent qui fonctionne est plutôt une preuve d’intelligence. Quels autres choix pour l’éditeur ? Rester en dehors de ce marché de la téléphonie n’a pas de sens économiquement parlant. Poursuivre dans l’aventure Windows phone aurait été comme jeter de l’argent par les fenêtres. L’alternative Android est la meilleure piste pour exister, quitte à le greffer à son propre écosystème en laissant une grosse cicatrice.

Microsoft était un des seuls géants de la tech pouvant porter un système d’exploitation sur mobile à bout de bras face à Apple et Google, il a échoué dans la tâche. La marge de manoeuvre pour retomber sur ses pattes n’est pas énorme. Apple n’est pas une option et il ne reste donc que Android pour exister. A Microsoft de s’emparer du système pour le malaxer jusqu’à le rendre Windowsien… Et pourquoi pas compatible avec le maximum des applications maison. Et surtout à Microsoft de travailler son offre matérielle pour la rendre suffisamment différente de la concurrence pour garder ses distances avec les autres marques proposant des solutions sous Android.

Microsoft Surface Duo

Et de ce point de vue, le Surface Duo  semble avoir déjà fait les bons choix. L’objet se différencie totalement des produits concurrents avec des propositions innovantes, des scénarios d’usages convaincants et un marketing original. Le choix d’inclure l’objet dans la famille Surface lui donne un pedigree élevé et l’intègre dans une suite de propositions que l’utilisateur pourra comprendre aisément. Cette filiation, facilitée par l’apparition de la tablette Surface Neo, lui donne non seulement du sens mais prolonge l’expérience Surface dans son ensemble. Microsoft semble avoir modifié Android en profondeur pour qu’il singe l’expérience proposée par Windows 10X. En proposant son propre magasin d’applications et un habillage intelligent, il peut faire de cette mise en scène une surcouche suffisamment convaincante pour qu’Android apparaisse très en retrait dans les profondeurs du système.

Microsoft Surface Duo

L’objet en lui même est intéressant. Le Surface Duo est composé de deux écrans de 5.6″ qui sont reliées l’un à l’autre par une charnière. Non pas  un écran souple mais bien une charnière classique, qui se déploie sur 360°. Une technologie qui a su être maîtrisée avant d’être miniaturisée et ici réduite aux extrêmes par les ingénieurs de Microsoft. Cette nuance entre charnière souple avec un écran qui se plie et charnière classique est importante. D’abord parce qu’elle a déjà fait ses preuves avec différentes propositions qui ont réussi à durer dans le temps. Ensuite parce que son coût est sans commune mesure avec les technologies employées par Samsung et son Galaxy Fold. La mécanique employée dans une charnière est fiable, robuste et efficace. Si quand bien même elle ne l’était pas pour pourcentage de Surface Duo, il serait possible de changer cette charnière indépendamment du reste de la machine.

Microsoft Surface Duo

Le Surface Duo est réparable sans avoir à changer la totalité d’un coûteux, très coûteux, écran pliant. Ces éléments autorisent à penser que le Surface Duo pourrait être proposé à des tarifs bien plus bas que le Galaxy Fold. Ne serait-ce que parce que Microsoft pourrait imaginer des versions plus entrées de gamme. On peut tout à fait imaginer à terme des Surface duo sous SoC Qualcomm moins puissant avec 4 Go de mémoire et 128 Go de stockage. On a du mal à imaginer un Galaxy Fold positionné ainsi, le coût de base de son affichage le rendant fort peu appétissant alors.

Microsoft Surface Duo

La proposition de Microsoft est très séduisante : le smartphone pourra s’utiliser comme une solution 5.6″ classique en le déployant dos à dos. Il pourra être doublé comme un minuscule ordinateur portable en considérant une des surface comme un clavier. Il pourra être utilisé comme une grande tablette de 8.3 pouces en le mettant à plat. Et il assumera également tous les avantages du format hybride popularisé par la gamme des Lenovo Yoga : sa charnière lui autorisera des formats tente ou présentation adaptés à des usages de loisir ou de multimédia. On imagine bien Microsoft développer des applications sur mesures pour son dispositif.

Microsoft Surface Duo

Avec une prise en charge des stylets actifs Surface Pen, l’objet pourra être manipulé de manière tactile capacitive classique mais pourra également recevoir des notes ou être utilisé pour dessiner. Les interactions sont nombreuses et collent bien à l’idée d’un système Windows. On découvre en effet deux fenêtres qui permettent de faire circuler l’information ou d’étendre la productivité globale du dispositif. Basculer une application vers un écran pour profiter de l’autre pour prendre des notes. Suivre un correspondant en visiophonie – le Surface Duo embarque une webcam – tout en ayant sous les yeux des documents.

Microsoft Surface Duo

Signer, surligner, corriger, annoter des fichiers facilement. Déplacer des données, les faire basculer… Jouer ou suivre une vidéo tout en ayant un oeil sur d’autres activités. Le Surface Duo correspond à un usage multitâche complet qui colle bien avec l’univers PC et à Windows. Mieux qu’un écran simple et tout en hauteur comme le proposaient les Windows Phone. Moi qui passe mes conférences de presse et rendez vous à prendre des notes, j’imagine très bien le faire sur un engin de ce type du bout de mon stylet.

On ne sait pas grand chose des spécifications de l’objet pour le moment. Si les ingénieurs de Microsoft savent probablement vers quoi ils avancent, il est fort probable que la puce employée ne soit pas encore totalement aboutie ni officialisée. Les modèles présentés par Microsoft pour son Event tournaient sous SoC Qualcomm 855 et on peut imaginer que la marque continuera à équiper de ses puces le futur modèle.

Microsoft Courier

Un prototype de Microsoft Courier…

Andromède ou Android ?

Je pense pour ma part que ce surface Duo est l’aboutissement réel du projet Andromeda de Microsoft. Non seulement le format correspond à 100% à certains prototypes de Microsoft présenté il y a plus d’un an, mais il colle également à certains formats de Courier, un autre prototype avorté qui a engendré Andromeda. Une filiation logique à qui il ne manquait finalement qu’une impulsion de base pour décoller. Celle d’un système d’exploitation fonctionnel.

Le projet est pendant longtemps resté au point mort. Microsoft n’avait aucune porte de sortie. Lancer Andromeda sous Windows Phone était suicidaire. Le lancer sous Windows 10 ne collait pas avec le reste de la gamme. Le grand public ne veut pas d’un système de PC sur un format smartphone de poche. Comme l’éditeur ne voulait pas entendre parler d’une production non Windows en estimant que ce type de projet était une véritable fusée de lancement pour son Store, l’avenir de Courrier puis d’Andromeda semblait totalement bouché.

Microsoft Courier

Une vieille présentation de Microsoft Courier

Avec plus d’ouverture et en acceptant Android dans l’équation, la donne change. Andromeda peut passer du stade de concept à celui de prototype et nous donne naturellement la machine que l’on découvre ici avec le Surface Duo. En acceptant Android, le projet gomme toutes ses problématiques matérielles d’autonomie, d’intégration et de composants. Mais il trouve également immédiatement un écho positif d’un point de vue logiciel auprès des milliards d’utilisateurs de solutions Android. Il n’y a plus de frein à l’achat face à un système d’exploitation exotique. On retrouvera sous Surface Duo la totalité des applications habituelles dan un écosystème dont on connait les performances et les besoins.

Si demain Microsoft annonce que son Surface Duo est équipé d’un SoC Qualcomm 855, avec 6 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage, un modem 4G, du Wifi6 et tel ou tel capteur… On saura immédiatement le placer sur une grille de lecture de performances et le positionner par rapport à ses usages. On saura de quoi il sera capable face à tel ou tel modèle du secteur et on pourra estimer en quelques minutes si son tarif est positionné de manière correcte face à la concurrence. Basculer le projet Andromeda sous Android, c’est lui apporter le crédit nécessaire à sa réalisation, sa communication et sa commercialisation. Un choix courageux mais avant tout logique de la part d’un Microsoft qui ne peut plus en tant que constructeur rester en retrait du marché mobile.

Surface Duo laisse beaucoup de questions en suspens. La première étant l’avenir de Windows sur ARM. Si le Duo décolle, si l’accueil du public est bon, si Microsoft trouve plus son compte au final dans la commercialisation de ce type de solution que dans les échecs répétés de Windows sous ARM… La tentation de se laisser pousser une nouvelle tête Android devrait rapidement démanger la direction. Quel sera la réponse des développeurs ? Autant je ne sens toujours pas beaucoup d’intérêt de la part de ces derniers pour travailler sur le store de Microsoft, autant porter leurs applications et leurs jeux dans une version adaptée sur mesure pour Surface Duo aurait à mon avis beaucoup d’attrait. Imaginez des jeux de cartes déployés sur les deux écrans. Des jeux de courses ou des FPS faisant la part belle aux contrôles sur la moitié du dispositif. Difficile à envisager quand la seule solution pouvant en tirer partie est un smartphone à 2000€. Beaucoup moins si cela devient une gamme complète de machines chez un constructeur comme Microsoft.

Si le succès de Surface Duo est au rendez-vous, je ne donne pas cher de la peau de Windows 10 ARM. Pourquoi continuer à s’acharner sur ce système chez Microsoft ? Le duo d’un Windows classique et d’un Windows sous Android est largement suffisant et déjà extrêmement bien implanté. Je ne suis toujours pas sûr que les partenaires de Microsoft ayant lancé des Windows sous ARM aient jamais payé les moindres royalties pour cette implantation à Microsoft. Il m’est plutôt avis que c’est Microsoft qui les a convaincus en leur offrant leurs campagnes de pub… Si le bilan de Windows ARM se solde par des pertes financières et des problèmes avec les constructeurs, je ne donne pas cher de ce système. Si Android finit par rapporter de l’argent à Microsoft au travers des abonnements  à ses applciations et au lancement de nouvelles… L’entreprise tranchera probablement rapidement sur  ce sujet.

Microsoft Surface Duo : un smartphone pliable sous Android © MiniMachines.net. 2019

Microsoft Surface Neo, une nouvelle leçon de design de Microsoft

Par Pierre Lecourt

J’ai déjà exprimé toute mon admiration pour les équipes de design et d’architecture de Microsoft à maintes reprises. Leurs gammes se suivent et ne se ressemblent pas toutes, ils expérimentent, inventent et proposent des nouveautés régulièrement dans un marché qui a tendance à faire du sur place. J’ai déjà évoqué ce phénomène lors de la présentation du Surface Studio et mis en avant le gros point fort de Microsoft. La possibilité d’adapter son système d’exploitation à son matériel et inversement. Le Surface Neo est un nouvel épisode qui montre l’énorme avantage qu’a le constructeur face à la “concurrence” qui emploie son système d’exploitation.

Le Microsoft Event lance ainsi un nouveau produit original dans leur gamme, le Surface Neo. Un engin qui propose deux écrans tactiles montés l’un à l’autre par une charnière sur 360° et qui rappelle de précédentes expérimentations de solutions mobiles.

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On se souvient du Tablet P de Sony, du Toshiba Libretto W100 ou de l’Iconia 6120 d’Acer. Des engins qui accrochaient deux écrans via une charnière pour proposer une interface nouvelle. Point commun entre ces expérimentations, des technologies pas forcément adaptées à ce type de solutions à l’époque. Des problèmes logiciels mais aussi des soucis technologiques avec des écrans gourmands aux angles parfois étroits, des autonomies assez faibles et un poids élevé. Si le concept est dans l’air du temps depuis longtemps, sa réalisation n’était pas alors forcément possible de manière efficace.

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Le prototype Copper Harbor d’Intel

Le Surface Neo de Microsoft est donc une sorte d’aboutissement d’un travail de longue haleine porté par différents acteurs et par Microsoft lui même puisque l’inspiration du Microsoft Courrier est bien présente dans ce nouveau produit. Difficile de ne pas voir dans ce Surface Neo l’aboutissement d’un projet Centaurus issu lui même des expérimentations d’Intel avec Copper Harbor

 

On retrouve donc le concept de Copper Harbor d’un double écran tactile IPS piloté par un Windows 10 taillé sur mesures. Pour Microsoft, c’est une nouveauté et la marque a effectivement un passé vierge sur ce segment. On ne pourra donc pas leur reprocher d’oublier la lignée d’où vient ce nouveau produit. D’autant que la marque ne s’est vraiment pas contentée de proposer un simple habillage du concept. Elle l’a poussé beaucoup plus loin.

Microsoft Surface Neo

Deux écrans de 9 pouces de diagonale, assemblés par une charnière sophistiquée permettant un déploiement sur 360°. Pas d’écran souple ni de dalle pliante, il n’existe toujours pas de technologie fiable de ce type dans la durée aujourd’hui, Microsoft préfère donc jouer la sécurité avec un appareil muni d’une charnière. Rien de grave cependant, la séparation entre les deux écrans est minuscule et ne gène finalement en rien la lecture du dispositif.

Microsoft Surface Neo

Mieux encore, Microsoft a compris que les tentatives de frappe sur écran tactiles étaient médiocres dans la durée sur ce genre de diagonale. Si on pianote vite sur smartphone grâce à des outils prédictifs et un format adapté, mimer la proposition d’un véritable clavier via une surface plus large sur laquelle on positionne ses deux mains se révèle souvent être contre productif. Microsoft propose donc un minuscule accessoire clavier qui vient recouvrir une partie de l’écran pour retrouver une frappe plus traditionnelle. 

Microsoft Surface Neo

L’emploi de ce dispositif est parfaitement pris en compte par le système d’exploitation qui bascule le second affichage de manière à l’adapter à cette proposition. La partie cachée par le clavier n’est plus alimentée pour éviter de puiser inutilement dans la batterie et l’affichage restant s’adapte suivant les besoins de l’utilisateur. Placé en position basse, le clavier laisse apparaît au dessus de lui un menu d’interface adapté : une zone de saisie tactile pour écrire ou signer de manière manuscrite, une zone vidéo pour suivre un événement, une vidéo guide ou un appel en visioconférence. Des éléments liés à l’usage d’un logiciel pourront également être disposés sur cette zone pour augmenter les possibilités de l’interface.

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En position haute, le clavier laissera apparaître en dessous de sa barre espace une zone qui se comportera comme un pavé tactile. On voit ici le poids d’un développement conjoint de la partie logicielle et de la partie matérielle d’un produit. Microsoft peut plier Windows à ses besoins et donc imaginer des usages que d’autres constructeurs pourront, au mieux, suivre. C’était déjà le cas des Surface Dial lancés avec le Surface studio. C’est à nouveau le cas avec ce Surface Neo qui emploiera une version sur mesure de Windows avec Windows 10X.

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Détail intéressant, la connexion entre le clavier et le dispositif est piloté par un système sans fil. Cela aura comme effet secondaire de devoir penser a le recharger en plus de la machine de base mais permettra également de l’utiliser avec l’engin déployé à distance, par exemple posé en mode tente ou en mode livre. On pourra également tout à fait piloter une conférence avec le Surface Neo connecté à un écran et le clavier disponible à son pupitre. Détail pratique enfin, le clavier embarque des aimants néodymes puissants qui permettent de l’accrocher au dos de la tablette. Le soin du détail a été apporté sur cette option de manière à ce que vous puissiez faire basculer le clavier vers l’écran d’un seul geste, sans qu’il ne se détache de sa charnière magnétique afin de le positionner directement à la bonne place sur l’écran. Pas besoin de le détacher puis de le rattacher, la manipulation se fait d’un seul geste.

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Autre élément annexe proposé par l’offre, un stylet actif qui viendra compléter le tactile capacitif. Derrière les dalles Corning Gorilla Glass qui protègent le Surface Neo, deux écrans IPS de 9″ compatibles avec plusieurs milliers de niveau de pression. On pourra écrire ou dessiner sur les deux affichages de l’appareil. Le stylet profite lui aussi d’une attache magnétique et d’une recharge sans fil.

Microsoft Surface Neo

Chaque écran mesure 5.6 mm d’épaisseur pour  un sandwiche complet de 11.2 mm en tout auquel il faudra ajouter les quelques millimètres du clavier. Le dispositif reste fin et léger avec 655 grammes. On retrouvera à l’intérieur la recette proposée par Intel et son concept Copper Harbor à savoir des puces Lakefield à très basse consommation d’énergie. Ces processeurs 10 nanomètres issus de la technologie Foveros d’Intel devraient ouvrir la voie à de nombreux nouveaux formats de ce type. Ici Microsoft cherche donc a cristalliser les attentes autour de ce concept. Il n’y aura pas de Surface Neo commercialisée en 2019 et il faudra attendre au moins le troisième trimestre – si tout va bien – de 2020 pour que l’engin soit réellement disponible.

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Une carte mère Lakefield, le lecteur de SIM donne une idée de sa taille…

La présence de Lakefield nous laisse entrevoir des fonctions qui n’ont pas forcément été évoquées par Microsoft comme une compatibilité 4G ou 5G, des solutions d’Intelligence Artificielle Movidius, de la biométrie… Lakefield c’est une vision très souple des besoins de ses clients pour Intel. Un changement de paradigme pour la marque qui va pouvoir développer des puces sur mesures. On a pu voir que Microsoft semble friand de ce genre de développement avec un SoC Qualcomm développé spécifiquement pour sa Surface Pro X et une puce AMD adaptée là encore à la demande pour le Surface Laptop 3 15″.

Microsoft Surface Neo

On n’en connait pas les détails du reste de cette Surface Neo : Pas d’infos sur la mémoire vive, le stockage ou le reste de la proposition. Il faut placer l’engin dans son contexte d’utilisation pour essayer de deviner son équipement. Est-ce qu’un engin de ce type vise la productivité ? Pas vraiment. L’emploi de plus de 8 Go de mémoire vive me semble donc compromis. Le stockage ne devrait pas non plus dépasser les 128 Go et le reste des capacités de l’engin suivre les propositions classiques du marché : Wifi6, Bluetooth 5.0 et probablement 4 ou 5G.

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Asus project Precog

Microsoft sera t-il le seul sur  ce segment ? Intel n’a pas livré son Copper Harbor uniquement à Microsoft, la marque a dévoilé ses intentions avec Lakefield à toute la galaxie de constructeurs du marché. On a pu voir une première réponse chez Asus avec son projet Precog dont on est sans nouvelles depuis le Computex 2018 mais qui pourrait ressortir des cartons avec une solution viable d’ici quelques mois au CES 2020. Windows 10X est l’autre surprise de cette annonce de surface Neo, il semble peu prudent pour Microsoft de le développer en solo pour qu’ils rencontre du succès et que les développeurs s’y intéressent. Aussi faudra t-il sans doute l’ouvrir à la concurrence.

Microsoft Surface Neo, une nouvelle leçon de design de Microsoft © MiniMachines.net. 2019

L’Echosystème Amazon s’étend avec 8 “nouveautés”

Par Pierre Lecourt

L’Echos Studio sera surement le produit qui attirera le plus l’attention des clients même si les médias tourneront leurs yeux vers des annonces plus High-Tech comme les lunettes Echo Frame ou la bague Echo Loop. Il me semble que ces produits sont du divertissement technologique mais pas un mouvement de fond. Le véritable raz de marée de ces annonce viendra des valeurs sûtes comme les enceintes et les assistants personnels.

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L’Echo studio sera, selon moi, l’objet qui aura le plus d’impact sur le public car c’est celui qui pourra creuser sa place dans le plus de maisons. Il pourra surtout venir rejoindre les foyers déjà équipés d’un assistant plus classique. Une manière pour Amazon de doubler son parc chez les gens déjà équipés. Mais  attirera sans aucun doute une nouvelle génération d’utilisateurs qui n’avaient, pour le moment, pas craqué pour les produits de la gamme.

Echo studio c’est un assistant personnel déguisé en grosse enceinte connectée. Compatible avec la norme Dolby Atmos, l’objet embarque un système de 5 haut parleurs pour couvrir une large gamme de sons sur 360°. Amazon vise évidemment le Homepod d’Apple et autres enceintes de type Sonos dans un usage “Hi-Fi1” de son système. But du jeu, venir équiper les chambres, les salons et autres pièces à vivre avec un engin plus complet et performant en terme de rendu sonore. 

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Les possesseurs de solutions Echo classiques y verront un bon complément pour l’écoute de musique, de podcast et autres contenus audio. Une manière de passer son écoute habituelle de musique sur Amazon Music, Deezer ou Spotify vers un objet plus performant. Les autres, ce qui ne sont pas équipés d’une solution de ce type et ne jugeaient par le service rendu par un assistant personnel suffisant, pourront se laisser tenter par un engin plus performant et au son plus musclé.

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Le système n’a rien de révolutionnaire mais devrait faire craquer ceux qui jugent la solution de base de la marque un peu trop fluette pour encaisser un bon rendu sonore. Avec un Woofer de 13.3 cm, trois medium de 5.1 cm et un tweeter de 2.5 cm, ce ne sera pas un monstre de performance mais la disposition et la qualité de l’ensemble sera surement au dessus des rendus classiques des enceintes Bluetooth habituelle. La Amazon Echo Studio mesure en tout 20.6 cm de haut et 17.5 cm de large pour 2.5 Kg. Pas bien grosse donc mais probablement suffisamment pour proposer un son ample pour tout type d’usages. Avec une connexion Wifi5, du Bluetooth pour une écoute directe depuis un smartphone ainsi qu’une entrée auxiliaire et optique pour brancher une source classique dessus. L’Echo Studio se positionne comme une alternative  à la solution Bluetooth classique. A noter également qu’il sera possible d’associer la solution à une clé HDMI Fire Stick 4K et Fire Stick classique de troisième génération. Histoire de se transformer en barre de son pour un téléviseur.

Le côté enceinte connectée joue ici à plein le rôle d’un cheval de Troie. L’acheteur réticent à faire entrer un assistant personnel à votre écoute en permanence pourra se laisser tenter par un engin qui propose avant tout un service audio. La partie assistance restant en arrière plan… dans un premier temps. A 199.99€, beaucoup pourraient se laisser tenter.

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L’Echo classique passe à la troisième génération. 99.99€ pour ce nouveau modèle qui ne bouge pas beaucoup niveau design. On reste sur une couverture en tissu et un format classique pour ce genre d’appareil. Ce qui change se trouve à l’intérieur avec de nouveaux haut-parleurs compatibles Dolby Stéréo. On notera la bonne idée d’une prise jack auxiliaire configurable pour accueillir du son en provenance d’un engin externe ou pour diffuser vers une solution amplifiée. Sinon rien de neuf, si ce n’est que Amazon ment effrontément.

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L’appareil n’est pas conçu pour protéger votre vie privée, il est conçu pour espionner votre vie privée et aménagé pour vous laisser la possibilité de vous prémunir de cette intrusion. Amazon a donc prévu des solutions pour empêcher l’appareil de vous écouter en permanence  et vous permettre de savoir  ce qui est remonté jusqu’à ses oreilles. C’est très différent.

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L’Echo Dot se pare désormais d’une horloge frontale pour.. afficher l’heure. Le Dot, c’est le bébé de la famille Echo. Le plus petit et le plus discret. Le moins performant également. A 69.99€, il se présente souvent comme un accompagnateur de système Hifi ou comme un accessoire secondaire. Avec ce modèle Amazon cherche à glisser son système dans toutes les pièces. Comme une solution audio “sans les mains” dans la cuisine, dans les chambres, connecté à une chaîne Hifi via sa sortie jack audio mais il servira également désormais de réveil matin avec cette horloge affichée en façade.

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Il suffira de lui glisser à quelle heure on doit se lever avant de tomber dans les bras de Morphée. Grand projet à développer, un détecteur de ronflements qui chuchoterait “Alexa” à l’oreille de l’appareil après chaque bruit émis par le dormeur. Histoire de remonter à Amazon vos borborygmes nasaux nuit après nuit plutôt que vos secrets.

Ces trois appareils constituent le gros de l’armada d’Amazon, le reste des annonces est plus original mais aussi bien plus ciblé. Des produits qui sont là pour tester de nouveaux marchés et probablement également pour faire parler de ces trois premières nouveautés.

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Le Echo Glow est une lumière d’ambiance RGB qui vise les chambres d’enfant. Histoire d’habituer les bambins à cette merveilleuse nounou qu’est Alexa. L’objet n’est pas un assistant personnel, c’est une boule de plastique dépolie qui cache un système de LED RGB programmable que l’on pourra manipuler à la voix – L’Echo Glow est dépourvu d’interfaces – avec un assistant personnel ou un smartphone.

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Du marketing déculpabilisant

On dira “Alexa, met une lumière douce pendant 30 minutes dans la chambre de Gwendolin” et l’appareil affichera la lumière 30 minutes avant de s’éteindre. comme ça, pas besoin de se lever du canapé pour aller coucher le petit. Si, en plus, on lui colle un Echo Dot dans sa chambre, il pourra tout seul demander une histoire à sa machine et donc on n’aura pas non plus à lire un truc nul tous les soirs. Alors, évidemment, l’enfant n’aura pas le même développement ni le même imaginaire, il ne créera pas les mêmes relations avec vous et le monde mais au moins, on aura du temps pour regarder Jack Ryan sur Amazon Prime. Et ça, ça n’a pas de prix.

L’Echo Glow n’est pas encore dispo en France, aux US il est tout de même vendu 29.99$. Ça fait cher l’ESP32, le plastique et la LED RGB mais passons.

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Echo Flex est plus intéressant, il s’agit d’une prise électrique qui  fait enceinte connectée. En gros, au lieu d’occuper une prise avec un adaptateur secteur qui se branche à une enceinte Alexa avec au moins un son correct que l’on peut poser partout au bout de son fil, on choisit d’occuper une prise avec un appareil qui sera au raz du sol. Chacun son délire, je ne juge personne mais je vois pas trop trop l’intérêt. Il sera possible de connecter une sortie audio sur  jack pour alimenter une chaîne Hifi… tout comme avec un Dot. Amazon met en avant un tarif attractif et une fonction d’interphone qui permet de communiquer d’un Echo Flex à un autre appareil Echo. On est bien dans une stratégie de déploiement massif avec une enceinte connectée par chambre et l’exemple ci dessus est assez édifiant. Prévenir ses bambins par l’intermédiaire d’une machine que le goûter est prêt, c’est conditionner ses enfants à tout demander à la machine, même quelque chose que l’on devrait demander directement à ses parents.

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En annonçant fluidifier les échanges dans la maison, le dispositif cloisonne en réalité. Il rend étanche chaque lieu, chaque pièce. Déshumanise les échanges et passe tout au travers d’un service externe à la cellule familiale. Je trouve cela très aliénant.

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C’est vendu en France à 29.99€, tarif de base que l’on pourra combler avec des accessoires que l’on branchera en USB comme un détecteur de mouvements ou une veilleuse.

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Viennent ensuite les délires du Turfu uniquement là pour faire parler d’Amazon dans les médias. Annoncer une énième génération d’assistant personnel n’a plus assez de brillant. Pour faire mousser la marque, il faut frapper les esprits. L’Echo Frame est donc une paire de lunettes connectées à la sauce Amazon. 

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Outre le design sauce béton soviétique, les Echo Frame n’ont rien d’innovant. L’objet se relie sans fil à votre smartphone et peut également piloter un appareil Alexa. Il n’apporte rien de plus qu’une bête oreillette à 15 euros. On pourra en effet lui dicter des informations qui transiteront ensuit vers votre téléphone ou recevoir des messages depuis votre téléphone. Par contre, comme le son est issu de minuscules haut-parleurs situés dans ses grosses branches, le son sera bien plus mauvais qu’une bête oreillette à 15 euros.

On dirait qu’Amazon cherche a créer une race d’humains avec la capacité d’attention d’un enfant de 3 ans, la mémoire d’un poisson rouge et pas foutu de se souvenir de pourquoi ils ont acheté des fruits exotiques une heure avant en ouvrant leur sac de course.

Vendu 179.99$ mais uniquement sur invitation, l’objet n’a donc pas beaucoup d’intérêt. Ceux qui préfèrent une paire de lunettes plutôt qu’une oreillette ou simplement sortir son smartphone de sa poche seront conquis. Tous les 7.

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Award Léonid Brejnev 1982 du meilleur design d’étui à lunettes 

On comprend qu’Amazon ne cherche pas spécialement à en vendre. Le système est déjà verrouillé à l’achat. Il s’agit surtout ici de tester un nouveau marché plus que de faire des profits.

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Enfin, l’Echo Loop est un anneau. Un gros anneau pas très joli, vendu 129.99$ qui dispose d’un micro et d’une minuscule enceinte. Vous lui causez, il cause à votre smartphone, votre smartphone lui répond et il vous diffuse la réponse. Amazon est honnête en précisant qu’il faudra porter l’Echo Loop à votre oreille pour entendre quelque chose.

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Un petit bouton situé à l’intérieur de la main sert à activer l’Echo Loop. Personne ne le pressera par mégarde en portant quelque chose histoire de vider la batterie pour rien au long de la journée. L’objet se recharge via une base dédiée sans fil et Amazon annonce une autonomie d’une journée d’usages courts. Autrement dit, quelques heures d’usage réel. 

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Ah ah ah ah, ça y’est je peux mourir.

Est-ce que cela à du sens ? Non. C’est ni utile, ni joli, ni pratique. Ça ne sert absolument à rien. Et ça coûte le prix d’une montre connectée plus performante capable de tenir des semaines entre deux recharge, qui affiche l’heure et suit votre forme physique. Qui va acheter ça ? Personne. Là encore c’est sur invitation uniquement et sans date de commercialisation précise.

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Je vois mal l’intérêt de ce produit dans un scénario réel. On ne l’entendra pas dans la rue, il faudra trimbaler un accessoire de recharge dédié en cas de départ sur 2 jours et même si tout fonctionne bien, l’objet n’apporte pas plus à l’utilisateur qu’une oreillette, une montre, un bracelet connecté ou un smartphone. Un Mi Band 4 de Xiaomi se négocie à moins de 25€ et apportera plus de services et d’autonomie que ce truc. 

Bref, Amazon annonce trois produits dans la directe ligne de ses modèles précédents. Deux mises à jour avec les Dot et Echo classiques et une évolution avec l’Echo Studio. Le reste est la pour épater la galerie.

 

 

 

 

 

L’Echosystème Amazon s’étend avec 8 “nouveautés” © MiniMachines.net. 2019

L’Etat veut mieux taxer la TVA dans le e-commerce

Par Pierre Lecourt

Après une visite chez Amazon, le Ministre a déclaré vouloir mettre en place une mesure visant à mieux percevoir la TVA issue des places de marché permettant à des sociétés étrangères de vendre sur le territoire français. Une mesure qui pourrait permettre de mieux percevoir cette taxe obligatoire de 20% qui fait vivre en grande partie le pays.

Nous allons mettre en place de nouvelles mesures de lutte contre la fraude à la TVA en matière de e-commerce.

👉 Des actions fortes pour mettre fin à la concurrence déloyale et valoriser les entreprises qui respectent les règles.#19hRuthElkrief pic.twitter.com/oDExqhifmy

— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) September 23, 2019

L’idée du ministère est simple, obliger les plateformes de e-commerce à vérifier le bon paiement de la TVA de tous les produits vendus par des entreprises au travers de leurs pages quand elles sont situées en dehors de l’union européenne. Un site marchand Ouzbèke qui proposerait des produits sur une marketplace Française pour un client français devrait donc payer de la TVA sur chaque produit afin que les Marketplace acceptent leurs produits. Proposer un produit sans aucune trace de TVA serait donc une rupture de contrat. Toutes les plateformes Françaises seraient concernées.

La France veut s’inspirer de ce qu’on fait nos amis du Royaume Uni qui vivent sur une île ne faisant pas partie de l’espace Schengen de libre circulation des biens en Europe. Une idée géographico-politique des plus pertinentes donc. 

Chez nos voisins Anglais, les entreprises plateformes de e-commerce comme les centre logistiques ont pour obligation de vérifier la bonne perception de la TVA de tous ceux qui transitent par leurs services. Pas de TVA, pas de possibilité de vendre sur Amazon.uk ou de stocker dans un entrepôt local pour une entreprise basée ailleurs. 

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La photo de profil de Gérald sur Twitter

Gérald Darmanin, ayant appris que cette idée permettait à nos voisins d’engranger 200 millions par an, s’est dit que ce serait une bonne idée de faire la même chose chez nous. Il va donc proposer une “mesure” pour mettre en place un système équivalent dans notre pays qui n’est pas une île et qui fait partie de l’espace Schengen.

Cette “mesure” devrait être mise en place en 2021 même si le flou artistique autour de ce terme laisse envisager des milliers de possibilités techniques et légales. Comment le gouvernement veut t-il faire passer cette mesure ? Comment fonctionnera t-elle ? On n’en sait rien. Le Ministre annonce intégrer cette idée dans son projet de Loi de finance 2020 pour une perception dès le premier janvier 2021.

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La TVA c’est nul

Pour commencer, faisons le point sur la TVA. C’est une taxe importante dans le fonctionnement de notre pays. Sans cette taxe on peut dire adieu à tout notre système actuel : écoles, hôpitaux, système de soins, justice, routes, recherche, etc. Sans TVA, l’état s’effondre. Il est donc important que l’état continue de percevoir cette taxe.

Que le système de TVA ne soit pas parfait parce qu’il impacte plus les ménages les plus pauvres est un autre débat, le fonctionnement de notre système ne peut se passer de cette taxe. Faire sauter la TVA ce serait la fin du public. Il faudrait donc payer directement tous les services à des entités privées quand on en aurait besoin : Coller un péage sur chaque route, payer sa chambre d’hôpital au vrai prix d’une chambre d’hôpital et assumer le fonctionnement et les salaires en direct de l’école, des pompiers… etc. Quand on voit le fonctionnement des US, par exemple, où un traitement anti cancer se rapproche du million de dollars de facture ou les emprunts nécessaires au passage à l’université, je ne suis pas sûr de vouloir de ce modèle.

Pas de débat pour ma part donc, payer la TVA c’est important et nécessaire.

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Le stock Amazon de Lauwin-Planque et une partie de ses 90000 m²

Taxer la TVA via les Marketplace est-ce une bonne idée ?

Soyons très clair, c’est une très mauvaise idée. En fait ce n’est pas une bonne ou une mauvaise idée, disons qu’elle sera tout simplement négative pour tous et inefficace pour l’état.

Il faut bien comprendre ce qui est proposé ici. Pourquoi la TVA n’est t-elle pas perçue sur ces produits en marketplace aujourd’hui ? Parce que l’état ne se donne pas les moyens de contrôler les produits qui entrent sur le territoire.

Comme l’état ne compte pas dépenser plus d’argent pour mieux contrôler les importations dans le pays en payant plus d’agents des douanes ou en développant des services de contrôle plus modernes, il cherche à faire basculer cette tâche à des acteurs privés. Qui d’autres de mieux que les marketplace pour le faire ?

En déléguant à ces acteurs privés ce travail public de collecte de la TVA, l’état espère gagner sur les deux tableaux : Récolter plus d’argent sans assumer de salaires supplémentaires ni investir dans de nouveaux équipements.

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Un entrepôt Cdiscount

Tout cela ne peut pas fonctionner sans impacts lourds sur le système actuel. Les Marketplaces vont devoir développer des outils et payer des salariés pour assumer à la place de l’état ce rôle de percepteur. Or ces coûts vont devoir  être épongés d’une manière ou d’une autre par ces entités. Ne pouvant pas ponctionner autre chose que les clients, ce sont donc les particuliers qui vont payer le fonctionnement de la mise en place de ce système.

Prenons le cas d’Amazon par exemple. Le site propose une place de marché qui accueille des centaines de revendeurs situés en dehors de l’union européenne. Pour que cette place de marché continue d’exister après le passage d’une telle mesure, il faudrait donc des gens qui s’assurent que des milliers de revendeurs se sont bien acquittés de la TVA. Développer des outils logiciels et les maintenir. Tout cela aura un impact sur toute la plateforme et donc sur les prix des produits.

Un particulier qui achètera un produit fabriqué en France et payant la TVA sera donc ponctionné comme les autres pour faire fonctionner un système de contrôle de la TVA qui ne le concerne pas. Il faudra également des agents de l’état pour surveiller que les plateformes exécutent bien la mesure techniquement. Ces agents là auront également un coût pour l’état.

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Que va t-il se passer en pratique ?

Les prix de certains produits expédiés depuis des pays en dehors de l’Union européenne sur ces marketplaces vont augmenter. C’est simple et logique. Mais les prix globaux de tous les produits vont être impactés également par la mesure. Ne comptez pas sur les plateformes pour encaisser les coûts inhérents à la mise en place de la mesure sur leurs bénéfices.

On peut également se demander dans quelle mesure les plateformes joueront le jeu de la surveillance généralisée de leurs revendeurs. On se souvient des mesures d’auto déclaration des boutiques en ligne concernant la taxe sur les médias et les nombreux procès intentés par l’état pour le non paiement des sommes dues sur les DVD vierges par exemple. La tentation de ne pas tout contrôler pour continuer à maintenir leur chiffre d’affaires sera grande pour certains.

Pour certains marchands, le jeu n’en vaudra plus chandelle et ils déserteront donc ces plateformes. D’autres augmenteront leurs tarifs tout simplement.

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L’ouverture du AliExpress Plaza à Madrid a connu un certain succès

L’effet pervers de cette mesure

Il y a 5 ans encore, la mesure aurait eu du sens. Le grand public ne connaissait que les plateformes de e-commerce françaises traditionnelles : Amazon, CDiscount, RueduCommerce… Aujourd’hui la donne a changé. 

AliExpress et autres magasins en ligne en direct d’Asie ou d’ailleurs qui abritent d’autres commerçants ont pignon sur rue. Beaucoup d’acheteurs qui avaient des craintes à commander chez des commerçants en ligne situés à l’autre bout de la planète n’ont plus les mêmes craintes. Les achats se font donc sur de grandes distances.

La mesure envisagée par Gérald Darmanin ne les concerne pas. L’état français ne peut pas exiger qu’une plateforme à Hong-Kong ou à Sydney s’assure que les ventes en France soient bien taxées. Du coup les revendeurs qui passaient avant par Amazon ou CDiscount vont aller grossir les rangs des vendeurs présents sur AliExpress. Pour être franc, ils sont déjà présents sur les deux plateformes. Beaucoup de ces “revendeurs” sur Amazon par exemple, profitaient juste de l’opportunité de l’image de l’enseigne en France en déposant des palettes de produits dans ses entrepôts. Ils ne fabriquaient rien, se contenant de demander à une usine en Chine de livrer un entrepôt en France. Et de laisser au logisticien Amazon de s’assurer de toute la partie pratique. Ils empochaient simplement la marge qu’ils avaient décidé sur leurs ventes. On avait expliqué tout ça dans le billet sur le gaspillage pratiqué par Amazon en Janvier dernier.

Les clients qui vont acheter sur un magasin en ligne en dehors des frontières européennes, que ce soit Alibaba, Gearbest, Geekbuying ou d’autres… ne seront donc pas impactés par cette mesure. Leurs colis sont soumis à la TVA mais le fait de “privatiser” le contrôle de celle-ci assure qu’à l’avenir les agents de contrôle public n’auront pas plus de moyens de vérification.

Si votre colis transite par un pays frontalier de l’espace Schengen, il y a très peu de chances qu’il soit contrôlé en France. Comme les principaux entrepôts de stockage des routes de commerce en provenance d’Asie transitent par des pays Européens avant d’être injectés dans les systèmes de livraisons locaux, la quasi totalité des colis échappent à toute TVA.

Si votre colis vient en train jusqu’en Pologne où les contrôles sont très flous, puis qu’ils se dirige via un container vers un centre postal pour être intégré à la masse de colis du pays, les chances de voir une TVA acquittée sont de l’ordre du zéro. Il faut que vous passiez par un transporteur privé, qui a tout intérêt à déclarer de la TVA forfaitaire afin de générer des frais de gestion qui lui serviront de marge, pour avoir une chance de payer une taxe.

Il peut bien sur arriver qu’un colis passant par le système postal soit taxé en arrivant en France mais c’est très rare dans le circuit logistique actuel.

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Les marchands devraient pourtant tous facturer la TVA !

Oui et non. Quand vous achetez un produit en France, le marchand à l’obligation de vous faire payer la TVA et c’est tout à fait normal comme expliqué plus haut. Mais quand vous importez un produit via un marchand situé hors de France, c’est à vous de la payer et de faire sa déclaration. Ce n’est pas le rôle du marchand de connaitre toutes les règles de taxes de tous les pays du monde. Lui exporte le produit et c’est vous en tant qu’importateur de vous conformer à la loi. Vous pouvez d’ailleurs souvent choisir un transporteur qui jouera ce rôle de dédouanement et s’acquittera en amont de la TVA que vous lui rembourserez après. Avec un petit bonus de frais de gestion au passage.

Le marchand a, par contre, une obligation de déclaration des produits emballés : La nature de ces produit et leur valeur réelle. Pendant longtemps certains marchands jouaient sur ce tableau en indiquant des prix fantaisistes correspondant à une fraction du coût réel de l’objet. Un ordinateur à 500€ devenait un “gadget” à 35€ et passait donc sous les radars des contrôles de Douane. Certains produits commercialisés étaient indiqués comme étant des cadeaux ou des produits non facturés. En cas d’enquête sur le colis et à la découverte d’une fraude manifeste, cela pouvait coûter cher mais la plupart du temps cela passait sans soucis. 

Mais une fois que vous commandez sur un site étranger un produit, vous êtes responsable de l’acquittement de la TVA de ce produit à réception. Soit par vous même, soit via le transporteur que vous choisissez. C’est donc à vous de payer et ce devrait être à vous de contacter les services des douanes pour indiquer que votre colis n’a pas été dûment taxé…

Evidemment, rares sont les personnes à pratiquer ce genre de démarches. Comme rares sont celles qui contactent la police pour signaler qu’elles ont fait une petite pointe de vitesse, grillé un feu ou mordu une ligne blanche…

Le souci vient du manque de moyen de l’état pour vérifier la perception de cette TVA à l’importation dans le système actuel. Un manque de personnel et de moyens. Les agences des douanes restent taillées pour gérer un système traditionnel. C’est à dire un monde ou une usine quelque part dans le monde livre des palettes à un grossiste en France qui va livrer des revendeurs pour fournir des clients. Un schéma simple où l’on contrôle un unique container de 1500 produits identiques dûment répertoriés et facilement traçables. Un schéma où l’administration n’a que peu d’interlocuteurs.

Mais aujourd’hui le système est direct. Il n’y a plus un container avec 1500 produits pour 1 acheteur à surveiller. Mais 1500 acheteurs qui commandent 1500 produits emballés individuellement à l’autre bout de la planète. Sans de nouveaux moyens de surveillance et de taxation de ces colis, il n’y a aucune chance qu’ils soient taxés.

Et ce qu’annonce le ministre indique une chose assez claire, le gouvernement ne compte pas injecter de fonds pour mieux surveiller ce trafic. Préférant déléguer une partie de ce travail d’état à des acteurs privés comme Amazon, Rakuten ou Cdiscount…

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Le magasin AliEpress de Madrid

Il va donc y avoir une dérive des places de marché. Les sites Français vont se faire déserter par les revendeurs en ligne étrangers qui iront se réfugier dans les bras accueillants d’AliExpress. La marque commence à ouvrir des structures en Europe… Des entrepôts et même un centre de SAV en France. Des boutiques également avec un premier centre commercial en Espagne… De quoi draguer lourdement tous les revendeurs attristés par la mesure gouvernementale.

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Y a t-il une solution pour mieux percevoir la TVA à l’importation ?

La solution ? Embaucher des agents des douanes.1 Développer des outils techniques et surtout demander à tous les transporteurs de vérifier la présence d’un bordereau de taxes sur les colis entrant dans le pays. Dans le cas où la TVA ne serait pas perçue, appliquer soit une TVA à la valeur du produit, soit une TVA forfaitaire. Ce que pratiquent déjà certains transporteurs aujourd’hui.

C’est ce qu’il se passe dans certains pays comme la Suède. Mais il s’agit d’un modèle différent du notre avec un espace géographique et une population sans aucun rapport. C’est donc un modèle viable mais compliqué à mettre en place, onéreux et demandant une surveillance de fourmi de la part des autorités. La France n’est pas le pays le mieux placé pour mettre cela en route puisqu’elle est entourée de nombreuses frontières sans contrôle. Comment faire quand la route de l’Asie s’arrête en Pologne avant de voir les colis être injectés dans nos systèmes postaux au travers des Postes de pays voisins comme la Belgique, les Pays-bas, l’Angleterre ou l’Allemagne ?

Alibaba Group prépare depuis 2018 la construction d’un stockage de 220 000 M² dans l’aéroport de Liège en Belgique. 220 000 M² de stock qui seront injectés directement dans le flux postal Français en 2021. 

J’ai bien peur qu’à terme il n’y ait pas de solution, la libre circulation des bien entre les postes Polonaise ou Belge et la notre n’entend pas de contrôle de TVA systématique. Cette problématique ne va donc toucher que les produits importés vendus par les plateformes Françaises sans déranger le moins du monde les sites d’exportation…

L’Etat veut mieux taxer la TVA dans le e-commerce © MiniMachines.net. 2019

Intel NUC QC71B : un portable haut de gamme dans la gamme NUC

Par Pierre Lecourt

Le NUC QC71B est un bouleversement, si l’information se confirme, elle signera l’arrivée de la marque de processeurs en tant que constructeur de portables classiques. Après le lancement de sa gamme de MiniPC Intel pourrait donc bien signer ses premiers portables dans un montage qu’il convient encore de définir.

Au lancement de la gamme NUC, il n’y avait que des MiniPC. La gamme s’est étoffée avec quelques OVNI comme les Compute Stick ou les solutions comme les Compute Card devenues Compute Element. Mais rien d’aussi gros et important qu’un ordinateur portable.

Car le NUC QC71B est un portable qui se positionne sur un secteur en pleine croissance, celui des ordinateurs à hautes performances qui visent à la fois les joueurs mais également les utilisateurs ayant besoins de grosses ressources de calcul. Les indépendants, les graphistes et autres créateurs.

Comme souvent, le détail de cette info m’aura échappé, il faut que je vous raconte un peu en détail comment elle est arrivée jusqu’à moi. Le vidéaste Dave Lee a publié une vidéo à la toute fin du mois d’Août. Je suis abonné à sa chaîne car ses vidéos sont intéressantes, bien réalisées et permettent de suivre l’actualité du monde des PC portables haut de gamme. Ceux-ci n’intéressent pas ma ligne éditoriale en général avec des dimension hors normes pour Minimachines mais c’est toujours bien de suivre cette actualité en contraste avec les ultraportables classiques.

Abonnez vous !

Hors dans sa vidéo sobrement baptisée “The IMPOSSIBLE Gaming Laptop” Dave filme un portable d’une marque totalement exotique : “Eluktronics”. Ce modèle est un 15 pouces proposé en prix de départ à 1499$ sous le nom de Mag-15 Slim. Etait-ce ma légendaire sagacité qui s’est émoussée en cette fin de mois d’août par des vacances trop prolongées ? Ce portable ne m’a pas spécialement tapé dans l’oeil. J’ai tendance à débrancher des neurones quand j’entends des mots comme “15.6 pouces”.

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Un lecteur m’a pourtant envoyé un petit détail autour de cet engin qui m’a fait bondir. On voit en effet très clairement dans la vidéo un élément de la carte mère de l’engin. Et cette sérigraphie est étonnante puisque ce n’est autre que “Intel NUC QC71B” directement inscrit sur l’engin. La signature du véritable concepteur de cette machine. Intel a conçu cette carte mère, du reste Eluktronics n’est pas un fabricant de portables, c’est une marque classique en OEM qui achète des châssis et les sérigraphie de son nom avant de les commercialiser ensuite. On retrouve dans son catalogue des machines déjà vues et revues ailleurs fabriquées par des tiers.

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Ce nouveau Eluktronics MAG-15 qu’il commercialise sur Amazon US n’est donc pas une de ses créations mais bien un engin OEM. Fabriqué par… Un probable sous traitant d’Intel. D’ailleurs la marque n’en fait pas mystère, sur son site on peut très bien lire que le MAG-15 est une collaboration de design entre Intel et Elutronics1

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L’étiquette classique d’un portable habituel chez Elutronics

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L’étiquette du NUC QC71B estampillée BQC7 sans mention de la marque

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L’étiquette d’un NUC classique…

Autre détail intéressant, l’étiquette sous la machine est très différente entre les machines habituelles de la marque et celle de ce MAG-15. Elle ressemble par contre beaucoup aux étiquettes habituelles qui ornent les NUC d’Intel. Enfin, Dave Lee, je ne sais pas si il a été mis dans la confidence ou si c’est une étourderie, mais à 7’30 de sa vidéo il vend clairement la mèche en disant “Intel a fait un travail extraordinaire avec ce portable” en citant le fondeur et évidemment pas Elutronics.

Il me semble assez facile d’en conclure, même si je m’avance quelque peu, que cette machine est une production 100% Intel, conçue par un fabricant classique sous les ordres et les plans des ingénieurs de la marque. Intel ne cherche simplement pas à vendre cet engin en direct mais au travers de partenaires qui le reprendront à leurs couleurs.

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Point notable, ce portable NUC QC71B est extrêmement bien conçu. Il est relativement fin, propose un écran 15.6″ IPS FullHD Mat en 144Hz, un processeur Intel Core i7-9750H associé à divers circuits graphiques allant du GTX 1660 Ti de Nvidia à un circuit RTX 2070 Max-Q. Il peut embarquer jusqu’à 64 Go de DDR4 sur deux slots SoDIMM accessibles. Son stockage est sur un slot M.2 2280 également disponible sous la carcasse de l’engin.

Le système de dissipation est impressionnant avec deux ventilateurs en extraction de chaleur situés de part et d’autre de la machine et un croisement de nombreux caloducs. Intel a choisi de les multiplier et surtout de les garder les plus longs possibles pour améliorer leur fonctionnement. La chaleur du processeur comme celle du circuit graphique sont donc totalement encaissées par le système.

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Le résultat est là, dans la vidéo on voit plusieurs modes de fonctionnement de l’engin et l’impact que cela a sur le bruit de la ventilation. Un seul chiffre explique la qualité du travail effectué, celui du “Benchmark Mode” qui consiste à pousser le NUC QC71B dans ses retranchements et à mesurer le bruit qu’il émet. Et la note est très basse pour ce genre d’engin avec 57.2 décibels.

Que conclure ? L’arrivée en douce d’Intel sur ce marché du portable au travers de la branche NUC est une grande nouvelle qui devrait faire grincer pas mal de dents. Les fabricants traditionnels se retrouvent donc entre l’enclume qu’est Microsoft avec ses Surface. Et le marteau que pourrait devenir Intel avec ses portables.

La grande question qui en découle est simple. Intel n’a évidemment pas créé le NUC QC71B pour Elutronics qui n’est qu’un distributeur US de machines. Le fondeur doit probablement rechercher des distributeurs locaux en Europe comme ailleurs. Il n’est pas impossible donc que ce joli bébé débarque dans nos contrées si un revendeur ou un grossiste a le courage de le distribuer et d’en faire la publicité nécessaire. Intel a largement les moyens de gérer une localisation de sa machine avec un clavier AZERTY et autres particularités nécessaires à une distribution en France.

Intel NUC QC71B : un portable haut de gamme dans la gamme NUC © MiniMachines.net. 2019

Intel Comet Lake : La dixième génération sur six coeurs

Par Pierre Lecourt

Les Ice Lake sont a peine sortis, visant les machines mobiles les plus légères du marché avec leur conception en 10 nanomètres, voici que le fondeur lance ses puces Comet Lake qui restent quand à elles en 14 nanomètres.

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Déclinées en deux versions, ces puces Intel Comet Lake visent également des profils mobiles avec deux scénarios différents. Des modèles “U” qui seront déclinés en 15 et 25 Watts et des modèles “Y” pouvant fonctionner de 4.5 à  9 watts avec un scénario classique de 7 Watts.

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Quatre processeurs de chaque gamme seront déclinés pour le moment. On commence avec les Intel Comet Lake U les plus puissants.

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10710U 6/12 12Mo 15/25W 1.1/4.7GHz 3.9GHz 1.15GHz
i7-10510U 4/8 8Mo 15/25W 1.8/4.9GHz 4.3GHz 1.15GHz
i5-10210U 4/8 6Mo 15/25W 1.6/4.2GHz 3.9GHz 1.1GHz
i3-10110U 2/4 4Mo 15/25W 2.1/4.1GHz 3.7GHz 1.05GHz

On découvre donc un Core i7 avec 6 coeurs et 12 threads qui embarque 12 Mo de mémoire cache. La puce pourra être déclinée en 15/25 Watts comme les autres de cette gamme avec plus de performances dans le modèle 25 watts mais également plus de chauffe et de gourmandise en terme d’énergie et donc moins d’autonomie. Toutes ces puces embarquent 24 EU graphique sauf le Core i3 qui n’en a, bizarrement, que 23. Les processeurs acceptent de la mémoire LPDDR4x 2933, LPDDR3 2133 et de la DDR4 2666.

Les puces Intel Comet Lake “Y” suivent avec là encore 4 modèles.

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10510Y 4/8 8Mo 4.5W/7W/9W 1.2/4.5GHz 3.2GHz 1.15GHz
i5-10310Y 4/8 6Mo 5.5W/7W/9W 1.1/4.1GHz 2.8GHz 1.05GHz
i5-10210Y 4/8 6Mo 4.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 2.7GHz 1.05GHz
i3-10110Y 2/4 4Mo 5.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 3.7GHz 1.0GHz

Pas trop de surprises ici avec des processeurs qui peuvent être alimentés sur 3 niveaux de TDP : de 4.5 à 9 Watts. Par défaut les puces seront probablement utilisée sur leur moyenne de 7 watts. Mais certains constructeurs pourront les proposer en 4.5 ou 5.5 watts pour réduire leur consommation. D’autres choisiront de les pousser à 9 Watts pour plus de performances. Toutes ces solutions tourneront avec de la mémoire vive LPDDR3 2133 et embarqueront 24 EU de circuit graphique.

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On retrouve ici un circuit graphique Intel Gen9.5 moins performant que la solution embarquée dans les Ice Lake et leur Gen11 donc. La vision d’Intel est simple sur ce format. Si les Ice Lake sont des solutions pour une intégration extrême en 10 nanomètres totalement autosuffisantes notamment pour des machines hybrides. Les Comet Lake visent des machines plus variées pouvant faire appel à des solutions graphiques externes ce qui explique ce “choix” de la Gen 9.5. 

Cela n’empêchera pas ces dernières puces d’être sensiblement plus performantes que ses prédécesseur avec un gain estimé de 15 à 40% en particulier pour le multitâche. On retrouvera également les fonction Wifi6 avec du 802.11ax et du Thunderbolt 3.0 embarqués par défaut.

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On appréciera au passage le nouveau jeu lancé par la marque. La dénomination des puces vous offrira des heures d’amusement en famille. Les codes permettant de déchiffre “simplement” les composants clés de chaque processeur.

La première partie du code est traditionnelle. Core i3, i5 ou i7, on a l’habitude. La suite est moins habituelle avec un 10 pour indiquer cette fameuse dixième génération chez Intel. Le numéro suivant indique quel processeur est concerné. Enfin la lettre finale vous oriente vers la gamme de puce. Les Ice Lake profitent de cet espace pour indiquer la génération de leur circuit graphique embarqué avec un G suivi d’un chiffre (G1, G4, G7…). Les Comet Lake annoncent leur couleur avec un U ou un Y. Cette dernière lettre vous indiquera également la consommation de chaque modèle. Les Y visant les machines ultramobiles et les U ils pourront équiper des portables plus puissants.

Là où ça se corse c’est pour deviner quel Ice Lake est un Y ou un U. Si son nombre est un multiple de 10 comme les Core i3-1030G4 ou Core i7-1060G7 alors c’est un Y. Si c’est un 5 ou un 8 à la fin comme les i5-1035G4 et Core i7-1068G7 alors c’est un Série U. Facile.

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L’IFA devrait nous annoncer une ribambelle de nouveaux modèles de portables sous Comet Lake.

Intel Comet Lake : La dixième génération sur six coeurs © MiniMachines.net. 2019

Alfawise C30, débuter la gravure laser

Par Pierre Lecourt

Si on devait juger la Alfawise C30 pour son travail comme un élève pour un devoir rendu, elle aurait probablement une très bonne note. Le matériel est solide, la construction est classique mais efficace, les composants sont de bonne qualité. Le petit bémol vient peut être de son guide d’assemblage. 

Assemblage et manuel

Lire le manuel, c’est la base. Celui livré avec la Alfawise C30 est physiquement mauvais. Trop petit, difficile à déchiffrer et à comprendre… Il aurait fallu une page deux fois plus grande pour être exploitable. Et du coup j’ai eu du mal, monté des trucs au mauvais endroit, m’y suis repris à deux fois pour certains montages, hésité devant des éléments peu clairs… Bref, ce qui aurait du prendre une heure ou une heure et demie en a pris deux… Si j’avais su que le plan était disponible en PDF sur la carte MicroSD livrée, cela aurait été une autre histoire.

Alfawise C30

Du coup, je vous conseillerai de lire le manuel directement en PDF. Et de le lire une première fois en entier avant de vous plonger dans le montage. Assembler la graveuse laser n’a rien de compliqué en soi. Il s’agit de repérer des boulons, des vis et des accessoires tous parfaitement ensachés et identifiés avec des petites étiquettes précisant leur modèle. Le travail est donc facile. Le problème est juste de le faire dans le bon ordre et si possible d’optimiser cet ordre.

Alfawise C30

Outils livrés, vis et autres accessoires ensachés et identifiés, le kit est bien pensé.

Le manuel commence par indiquer en étape 1 comment monter le châssis de base en aluminium. Rien de sorcier, 8 vis a assembler en tout et ça tient. Les outils comme les clés Allen ou une petite clé pour serrer les boulons sont fournis…Le truc c’est qu’on peut largement améliorer ce que dit ce manuel.

Alfawise C30

Par exemple, si on se rend compte qu’il sera bien plus facile de pré-monter les courroies et les boulons qui vont être assemblés plus tard dans un châssis partiellement assemblé. En suivant tout dans l’ordre, on arrivera au bout et ce n’est vraiment pas sorcier.

Alfawise C30

Alfawise C30 Alfawise C30 Alfawise C30

Mais on se rend bien compte qu’en optimisant le montage après une lecture complète du manuel, on gagnera beaucoup de temps. On prend un petit plaisir de maquettiste/Meccano/Puzzle a assembler tout ça. Les roues qui vont permettre de déplacer le laser, les parties en acrylique très épais, l’ensemble des différents éléments. Tout est parfaitement ajusté, indiqué et facile  à mettre en place.

Alfawise C30

Quelques hésitations devant les pièce en acrylique à choisir pour chaque côté, ne pas se tromper de sens d’assemblage pour éviter d’avoir à tout démonter et remonter dans le bon sens. On apprend petit à petit.

Alfawise C30

La carte mère est coincée entre deux plaques de plexiglas

On découvre que l’on a oublié de mettre un écrou en place en avance, on doit démonter… On aurait pu mieux placer le sens des moteurs pas à pas pour que les connecteurs soient mieux orientés… Bref, rien de grave mais ce qui aurait pu mettre une heure à être assemblé en a finalement demandé deux. 

ProTips montage :

  • Je n’ai découvert qu’après que la carte MicroSD livrée contient une copie du plan de montage. Il peut donc être largement agrandi et cela permet de mieux le comprendre.
  • Bien vérifier les sens de chaque élément avant de les monter. La position du laser par rapport aux roulements par exemple mais aussi les deux côtés qui portent les roulements.
  • Les éléments qui séparent les roulements ne sont pas les mêmes en haut et en bas. 
  • Le positionnement des moteurs peut être optimisé pour diriger les connecteurs vers la carte mère.
  • Ne lésinez pas sur la protection des câbles, un protège câble est livré. Servez vous en, les frottements dû aux mouvements des axes pourraient endommager les liaisons.
  • Il n’est pas nécessaire de défaire les protections des éléments en plastique, c’est seulement plus joli.

Alfawise C30

Graveuse laser = danger

Attention, il s’agit d’une graveuse laser. Et qui plus est un laser assez puissant. 2500 mw ou 2.5 watts. Cela veut dire qu’il ne s’agit pas d’un jouet mais d’un outil pouvant être très dangereux. Pour la peau si vous passez votre main sous la lumière du laser mais aussi et surtout pour vos yeux. Regarder un laser de ce type en marche peut vous abîmer gravement la vue et même causer une cécité permanente.

Alfawise C30

Une paire de lunette spéciales, teintées et couvrant les yeux jusqu’aux tempes, est fournie avec l’appareil. Il est indispensable de les utiliser pendant toute approche de l’engin en marche.

Aucun code promo trouvé.

Pensez également à votre entourage ! Quelqu’un qui rentre dans une pièce où fonctionne ce type d’appareil sera immanquablement attiré par le bruit et la lumière qu’il émet.

Alfawise C30

Avoir l’air idiot est moins grave que perdre la vue

Un regard peut suffire à abîmer les yeux. Pour ma part, j’ai enfermé la Alfawise C30 dans mon labo et j’ai commandé des lunettes supplémentaires. A terme, je pense lui construire une cage avec une ventilation afin d’évacuer les fumées des éléments brûlés par le laser. J’utilise pour le moment un épurateur d’air Alfawise P1 qui capte bien les fumées. Ce qui évite de parfumer la pièce comme un barbecue. L’achat d’un détecteur de fumée peut également être utile même si je vous conseille de ne pas rester loin de l’engin lorsqu’il est en action.

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Les lunettes accrochées à la porte de mon atelier, cela évite de les oublier en entrant.

Une cage avec une “vitre” en plexiglas pour pouvoir  suivre le travail en cours1 semble être la meilleure solution. A noter que les animaux peuvent également être attirés par le bruit et la lumière : Chiens ou chats sont encore plus susceptibles d’être affectés par ce type de laser.

Alfawise C30

Dernier point, les câbles qui alimentent les moteurs et le laser doivent passer par dessus le châssis en alu et les câbles d’alimentation de la carte mère. Ils doivent être suffisamment lâches pour permettre à l’engin de fonctionner sans obstacle.

Alfawise C30

Utilisation de l’Alfawise C30

Le gros point fort de cet engin, c’est son tarif par rapport à sa surface de gravure. Avec 40 x 45 cm accessibles, il est possible de réaliser des gravures très importantes. Voir des découpes de papier grand format. Il est également tout à fait imaginable de ne graver que des très petits éléments. Le concept de l’engin est très ouvert et il est possible d’imaginer de grandes modifications techniques de l’ensemble. Par exemple de changer les rails qui servent à porter le laser sur  les axes X et Y. Les remplacer par d’autres plus longs. En, adaptant les courroies à la mesure on peut très bien profiter d’un format deux ou trois fois plus grand. Le principe même de ce design est sa modularité et on peut donc tout à fait imaginer une solution mesurant 2 mètres sur 2.

Alfawise C30

Le logiciel de gravure livré avec la machine

La mise en place est assez facile, un logiciel est livré par défaut avec la machine. Ce n’est peut être pas le meilleur mais une bonne base pour commencer. Contrairement à la plupart des imprimantes 3D modernes, la carte mère de la Alfawise C30 ne propose pas d’embarquer une carte mémoire pour y puiser les informations nécessaires à la gravure. Il faut donc connecter la machine à un PC via un câbles USB vers MiniUSB fourni. Cela veut dire que pendant toute la durée de la gravure, votre machine sera collée à votre graveuse. Heureusement, le logiciel n’est pas gourmand et ne demandera pas de grosses ressources. Un vieux PC suffira donc à faire fonctionner le tout.

Alfawise C30

LaserGRBL est un autre logiciel de gravure

Attention aux pieds de la graveuse, en acrylique, ils sont très glissants si on les pose sur une surface plane. Il ne faut donc pas hésiter a les positionner sur des patins en caoutchouc anti dérapant. Si votre graveuse bouge pendant son travail, tout sera fichu. S’assurer de son “ancrage” par rapport à son support est primordial.

Alfawise C30

On commence par connecter le câble MiniUSB qui permettra de piloter la graveuse. La carte Arduino sera alimentée directement par le port USB de votre PC. Ce n’est pas le cas du laser qui consomme pas mal d’énergie. Il sera donc alimenté par le bloc secteur fourni.

Alfawise C30Alfawise C30

L’interrupteur de la carte mère.

Il faudra donc “démarrer” la Alfawise C30 avec un interrupteur qui n’est documenté nulle part. C’est le gros bouton noir situé sur celle-ci.

Alfawise C30

L’interrupteur du laser

Une fois enfoncé, il faut ensuite tourner le disque interrupteur situé au dessus du laser. C’est lui qui va l’allumer. Une fois ces étapes passées, le matériel est presque prêt à l’emploi.

AlfaWise C30

Il faut en effet lancer un pilote pour prendre en compte la carte Arduino. Un exécutable est présent sur la carte MicroSD livrée, baptisée CH340SER.EXE il permet l’installation ou la désinstallation de ce pilote facilement. 

AlfaWise C30Importer un .BMP est très facile

Enfilez vos lunettes !

Le logiciel se trouve dans un sous répertoire et permet de faire vos réglages et de choisir quoi imprimer. On importe donc une image avec le bouton “Load Picture”, on écrit un texte directement dans la case en bas à gauche ou on importe un fichier .NC. Ces derniers sont des fichiers de code de CNC classiques. Ils guident directement les axes de l’engin pour piloter le laser. Il existe également une fonction dédiée au texte avec des variables. Cela peut être intéressant si vous voulez utiliser la graveuse pour identifier des produits. Par exemple des numéros de série que vous pourrez suivre d’un datage annuel, journalier ou horaire.

AlfaWise C30L’interface des fichiers .NC

Pour être sur de votre positionnement, c’est à dire de l’endroit où le laser va débuter son travail et dans quel espace il va travailler pour votre gravure, vous pouvez utiliser la fonction “laser faible” ou “Laser On (Weak)” sur l’interface.

AlfaWise C30

Cette fonction va allumer le laser à une puissance déterminée dans les réglages afin qu’il ne puisse pas marquer votre support. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas dangereux, conservez vos lunettes ! 

Alfawise C30

La molette de réglage du focus du laser

Une fois allumé, vous allez délicatement bouger la molette située au niveau de sortie du laser pour faire le point. La tâche de lumière doit passer à un minuscule point. Plus le focus sera précis, plus le laser sera concentré et effectif. Attention, ce focus doit être fait à chaque changement d’épaisseur de votre matériau. Si vous gravez sur une feuille de 1 mm d’épaisseur puis sur un morceau de bois de 15 mm le focus va évidemment changer.

Alfawise C30

Il faudra ensuite choisir votre support. La Alfawise C30 grave toutes les matières classiques : Papier, carton, bois, bambou, cuir, corne, plastique… Les matières trop dures ou trop réfléchissantes ne seront pas entamées par la lumière du laser. Impossible évidemment de graver un miroir ou une plaque d’alu brillante. Commencez par des “brouillons2” pour régler comme il faut la puissance du laser, sa vitesse, la durée de ses impulsions. Il faudra sûrement des tâtonnements avant d’arriver à graver correctement et les réglages sont différents entre un simple marquage et une découpe. Si vous avez trouvé vos réglages sur votre pièce martyre, vous pouvez passer à la suite.

AlfaWise C30

Lancez le bouton “Test Size” qui va diriger le laser vers le début de la gravure puis “dessiner” le format qu’aura votre résultat dans un parallélépipède directement sur votre objet. Le laser ne marquera rien – il reste en puissance faible – mais cela permet de savoir exactement où sera située la surface gravée. Vous pouvez répéter cette procédure autant de fois que vous voulez jusqu’à être sûr de votre positionnement. Une fois parfaitement sûr de vous, fixez votre objet du mieux possible. Il faut qu’il soit à plat, face au laser et qu’il ne bouge pas pendant la gravure. Plusieurs méthodes sont possibles suivant la surface à marquer ou graver. Du simple objet très lourd qui va coincer une feuille à la mise en place d’un support pour maintenir un crayon en bois à graver. Si vous voulez faire une série, réaliser un très simple support de calage est toujours une bonne idée.

Alfawise C30

Attention, vous devez également penser au support en dessous de votre objet à graver, ne posez pas la Alfawise C30 sur une table en bois sans la protéger. Les 2500 mw du laser ne pardonnent pas. Pour ma part, j’ai opté pour un morceau de châssis moyen tour de PC, c’est en acier gris neutre et solide.

Alfawise C30

Ici avec LaserGRBL le logiciel “dessine” directement les traits

Vous avez vos lunettes ? Alors cliquez sur “Start” pour lancer la gravure. Le laser se déplace et commence a marquer la surface. Vous pouvez arrêter ou mettre en pause votre Alfawise C30 à tout moment avec les boutons correspondant. Suivant vos réglages de vitesse, la puissance de la “morsure” que vous souhaitez pour le laser et la taille du travail a exécuter, l’opération peut être rapide ou très longue. Il faudra donc surveiller celle-ci de loin en loin. Par défaut le logiciel livré travaille en construisant son travail étage par étage.

Alfawise C30

Le logiciel livré travaille étage par étage

C’est donc assez fastidieux si il doit par exemple graver deux lignes de bordure d’un cadre. Il va s’allumer 1 seconde à droite, traverser la surface, puis une seconde à gauche, remonter d’un cran, puis une seconde à gauche, retraverser tout le dessin et une seconde à droite. Et ainsi de suite. Certains logiciels travaillent différemment avec une vectorisation des tâches à effectuer et peuvent donc s’y prendre de manière plus efficace en dessinant directement chaque bordure.

Attention à cette période assez longue de gravure plutôt ennuyeuse. On a  tendance à oublier qu’il est nécessaire de porter ses lunettes ! Ne vous faites pas surprendre en vous levant intempestivement pour aller jeter un oeil sur l’avancée du travail sans  porter de protection. Ou vous jetteriez un oeil pour de bon. L’utilisation d’une webcam pour surveiller l’avancée de la gravure à distance, connectée sur le PC de pilotage, peut être une bonne solution. Pas besoin d’avoir un modèle grand luxe, une webcam entrée de gamme fera parfaitement l’affaire et évitera d’avoir à regarder directement le laser. Si vous avez envie de bricoler un peu, vous pouvez d’ailleurs fixer facilement la webcam au même support que le laser  pour voir où en est précisément le travail en cours.

Alfawise C30

Gravure sur noisette ?

Une fois la gravure terminée, le laser s’éteint et revient à son point d’origine sur les axes X et Y. si vous n’avez pas d’autres travaux à faire vous pouvez donc le couper directement avec la molette du dessus, puis éteindre la carte mère. La carte Arduino restera alimentée par le port USB de votre PC. J’ai dans l’idée qu’un petit interrupteur de contact bien placé permettrait de générer facilement une alerte pour vous avertir du retour à sa position initiale de la machine et donc à la fin du travail de celle-ci.

Alfawise C30

Le faux “bois” ou faux cuir des housse de téléphone se grave très bien

Une graveuse laser pour quoi faire ?

Pour qui est destinée cette graveuse laser ? Comme elle est assez encombrante avec au moins 50 x 60 cm de coté et 20 bon centimètres de haut il faut d’abord avoir la place de la loger. A noter que si on doit construire un châssis pour l’enfermer, cet encombrement sera encore plus imposant mais qu’il sera alors possible de positionner un autre appareil par dessus.

 

Alfawise C30

Vrai cuir d’une coque de smartphone

Alfawise C30

Le laser “brûle” toute la partie supérieure du cuir

La Alfawise C30 embarque un laser relativement puissant dans cette catégorie de solution, on est loin des performances d’un laser à gaz comme les laser CO2 de l’industrie qui peuvent découper des matériaux épais. Ici il n’est question que de gravures et de petites découpes. 

La machine pourra par exemple découper du papier, du plastique fin, de la mousse expansée en polyéthylène comme les tapis de sol de gym, du plexiglas, de la mousse épaisse et noire qui sert a faire du calage d’objets, du carton assez épais mais mono couche et même du bois de 2 ou 3 millimètres en plusieurs passes. 
Il est également possible de marquer une grande variété de matériaux : Bois, cuir, cuir synthétique, bambou, carton, plastiques, corne, époxy d’une plaque de futur circuit imprimé…

Alfawise C30

Un personnage de la BD “Ici-Même” de Tardi vectorisé puis testé sur un carton avant d’attaquer un support en bambou

En fait les fondamentaux sont toujours les mêmes. Le laser concentre de la lumière sur un point précis. Plus il restera longtemps sur ce point, plus il le marquera ou plus il aura de chance de le traverser. Faire avancer très lentement un laser à pleine puissance sur un plexiglas de 3 mm d’épaisseur entamera sa surface. En répétant les passes, c’est à dire en relançant le travail une seconde fois puis une troisième, on finit par le découper.

Pour autant il faut que votre support s’y prête. Un matériau blanc ou très réfléchissant a peu de chance d’être entamé puisqu’il reflétera la lumière du laser. Il faut donc parfois l’assombrir avec, par exemple un coup de marqueur noir, pour améliorer l’efficacité du laser. On pourra ensuite le nettoyer avec un solvant. Utiliser une protection sombre pour découper des matériaux transparents peut également être utile.

Alfawise C30

Le logo du site sur carton épais d’1 mm

Alfawise C30

Il faut apprendre a jongler avec la puissance du laser et sa vitesse

Le travail de ce type d’engin est assez empirique, ce n’est pas une solution comme une imprimante classique où l’on appuie sur un bouton puis on obtient une impression toujours identique. Il faudra expérimenter, tâtonner, prendre des notes et faire des essais avant d’obtenir des recettes a conserver précieusement. Une fois que vous avez trouvé le meilleur moyen de marquer une surface sans baver ou d’en découper une autre, il faut absolument noter précisément vos paramètres pour pouvoir exploiter cette méthode dans le futur sans avoir a tout tester à nouveau. 

La Alfawise C30 est pour moi un caprice même si à terme j’aimerais pouvoir m’en servir pour fabriquer pas mal de choses. L’objet est assez performant pour mon usage et je compte bien trouver une solution pour éviter qu’il ne m’embarrasse trop. C’est également une voie toute nouvelle a explorer avec un énorme potentiel de customisation. L’ensemble des pièces qui composent cet engin sont disponible en pièces détachées à la commande. On peut changer le laser, changer la carte mère, faire évoluer son format etc. Il est également possible de monter d’autres éléments que le laser en support. Un microscope électrique comme évoqué dans un précédent billet. Mais également un feutre ou un stylo ou une mini perceuse en mode fraiseuse ? Un fil chauffant pour découper du polystyrène ?

C’est également un excellent outil d’apprentissage des machines CNC, avec un caisson adapté pour éviter de vérifier si tout le monde porte ses lunettes, il sera possible d’employer une graveuse laser de ce type avec un groupe très facilement.

Alfawise C30

Conclusion

Comme tous les caprices, l’acquisition de ce petit joujou ne s’est pas fait en réfléchissant à son usage final mais plutôt sur un coup de tête. Ce n’est pas la bonne méthode pour acheter ce genre d’engin. Il faut en général d’abord déterminer son emploi avant de craquer. Même si son utilisation se résume à étancher une soif de connaissance ou a graver quelques objets. Dans la pratique ce genre de machine est surtout utile pour marquer ou découper des supports pour réaliser des projets précis. Que vous ayez envie de faire des découpages dans du papier ou dans des supports légers, réaliser par exemple des éléments de costume dans de la mousse, construire des supports de calage sur mesure pour des objets a transporter dans une valise, réaliser des dessins en série sur des supports en cuir ou en bois ou marquer des objets dans une optique plus professionnelle, la Alfawise C30 saura mener la tâche bien. 

Il me parait difficile pour autant de conclure, je découvre à peine le sujet et le potentiel est énorme. D’autres logiciels existent et des développeurs travaillent a améliorer ce genre d’outils de jour en jour. A vrai dire j’ai l’impression de revivre l’époque des premières imprimantes 3D. Elles aussi réalisées avec le concours de pièces en plexiglas pour éviter d’avoir a payer la fabrication de pièces en métal beaucoup plus chères. 

Je vous ferais des retours si le sujet vous intéresse dans le futur. Probablement pas mal sur Twitter où j’ai déjà commencé a partager mes impressions ces derniers jours mais également pourquoi pas dans les colonnes du blog si votre retour est positif.

Pour connaitre le meilleur prix et les éventuels promotions de la Alfawise C30, rendez vous sur cette page.

 

Alfawise P1

Un rapide point sur l’épurateur d’air Alfawise P1

En bonus, je voulais rapidement vous faire un retour sur ce mini épurateur d’air que l’on trouve en promotion régulièrement. L’Alfawise P1 n’est probablement pas le meilleur épurateur d’air du marché mai il est abordable et très efficace pour l’usage que j’en fais ici.

Je doute de son intérêt dans une pièce trop grande pour lui, l’engin est compact et ne traite pas un volume d’air suffisant pour proposer une épuration adéquate. Mais dans cet usage direct très proche de la source de pollution, la solution est très efficace.

Je ne l’ai pas spécialement commandé pour la graveuse au départ, je n’ai pas réfléchis au problème des fumées générées par le laser. C’est le genre de truc auquel on pense après. En réalité je l’ai commandé pour une imprimante 3D que je suis en train d’enfermer dans une cage. Les Imprimantes 3D on en effet tendance a lâcher dans l’atmosphère des fumées issues de la chauffe de leurs filaments qu’il est bon d’évacuer ou de nettoyer autant que possible.

A la réception de la Alfawise C30 les fumées générées par la simple gravure sur papier ou carton m’ont vite poussé a réfléchir à une manière d’améliorer la situation. J’ai donc naturellement pensé a intégrer l’épurateur dans l’équation. 

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En posant l’épurateur juste à côté de la source du laser et en le positionnant sur la seconde méthode de ventilation, la plus forte, l’appareil aspire directement la majorité des fumées. 

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Les quatre côtés sont ouverts et aspirent, il est possible d’améliorer le flux en “bouchant” deux côtés dispositif avec du ruban adhésif de peintre par exemple. 

Alfawise P1

Alfawise P1Alfawise P1

L’air est chassé ensuite sur le dessus de l’épurateur. Il sera facile de le diriger vers l’extérieur avec un simple tuyau souple d’aération. Sous l’appareil une petite trappe permet d’accéder au filtre rapidement.

Alfawise P1

Les gravures sur bois sont les plus génératrice de fumées avec les gravures sur matières plastiques… Après quelques tests intensifs de gravures en tous genre, le filtre est déjà encrassé. Il a considérablement jauni. Sa couleur d’origine se voit sur les deux bandes visible sur la photo. L’odeur qu’il dégage est âcre, typique de fumées de bois. Je suis assez satisfait de voir que l’engin a su retenir ces éléments aussi facilement.  En pratique, après une heure de gravure de bois une odeur légère persiste dans la pièce mais ne reste pas en l’aérant rapidement. Mes vêtement n’empestent pas non plus. 

Alfawise P1

Au final ce petit épurateur Alfawise P1 fait correctement ce type de travail. Je pense en commander un second ou essayer de mieux diriger les flux de l’imprimante 3D d’un côté et de la graveuse laser de l’autre, histoire de minimiser les dépenses, notamment en matière de filtres. Je verrais si j’arrive a profiter de ce système pour nettoyer les fumées d’une petite station de soudage en prime. 

 

Alfawise C30, débuter la gravure laser © MiniMachines.net. 2019

Harmony OS, la solution de Huawei face à Trump

Par Pierre Lecourt

Alors que le gouvernement Trump a lancé tout un nouveau listing de taxes spécifiques aux importations Chinoises, il continue de faire pression sur les principaux concurrents de son économie interne. Les géants des télécoms Américains n’auront donc plus à craindre de Huawei si les sanctions annoncées par Trump sont tenues. 

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Une des mesures les plus fortes est sans doute l’impossibilité à terme pour Huawei de travailler avec Google pour profiter de son système d’exploitation Android. La marque avait anticipé ce mouvement et annoncé par le passé travailler à son propre système d’exploitation pour ses smartphones.

La marque a quelque peu levé le voile sur sa solution de secours. Baptisée Harmony OS. Elle n’est pas prête pour le moment mais montre que la marque y travaille depuis quelques temps. 

La Huawei Developer Conference est le bon moment pour parler de ce projet déjà présent dans ses cartons. Harmony OS y est officiellement présenté comme un système d’exploitation Open Source qui vise un assez large champs de produits : Les  smartphones bien entendu, mais également les tablettes, les ordinateurs personnels, les téléviseurs et autres TV Box mais également les voitures, les montres et autres objets du genre ainsi que l’IoT. En gros, tout ce qui a besoin d’un système d’exploitation.

Le premier engin qui bénéficiera de ce nouveau système sera pour autant un téléviseur de la marque. Pour le moment, Huawei ne semble pas s’intéresser au monde du smartphone. C’est en réalité un jeu d’échec qu’est en train de mener le constructeur chinois. Il n’est pas en guerre contre Google et préférerait surement continuer à proposer Android sur ses smartphones. Il ne veut donc pas se positionner en concurrent sur ce secteur. La télévision est un marché où sont disponibles de multiples systèmes et où Google ne considérera donc pas Harmony OS comme un concurrent.

Les choses changeront évidemment si Android ne devait plus du tout être accessible à Huawei. La télévision est ici posée comme une épée de Damocles qui indique à Google, et au gouvernement Trump, que le constructeur a une sortie de secours en cas de blocus politique. 

A modularized #HarmonyOS can be nested to adapt flexibly to any device to create a seamless cross-device experience. Developed via the distributed capability kit, it builds the foundation of a shared developer ecosystem #HDC2019 pic.twitter.com/2TD9cgtdG8

— Huawei Mobile (@HuaweiMobile) August 9, 2019

Harmony OS semble avoir des avantages techniques avec, en particulier, un gros travail mené sur la sécurité. Le système est basé sur un microkernel très orienté sur la modularité et la protection des données. Le constructeur indique qu’une même application Harmony OS pourrait être nativement déployée sur tout type de matériel : Tablette et smartphone, mais également téléviseur ou montre, sans avoir à être modifié. Le système est conçu pour adapter les applications aux outils.

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La marque annonce également d’excellentes performances de son interface avec des latences très faibles et un bon partage des ressources. Une première version d’Harmony OS 2.0 est prévue l’année prochaine, entièrement débarrassée du noyau Linux pour se concentrer sur un microkernel plus sécurisé.

Evidemment, cela ne servira pas à séduire le grand public qui se fiche pas mal du système embarqué mais s’intéresse surtout aux applications. C’est comme toujours le principal challenge de Huawei. Sans applications dans son store et surtout sans les applications populaires, le système restera à la marge. 

Et on retourne dans le même schéma. Pas de parc installé, pas d’intérêt pour les développeurs de porter leurs applications, pas d’applications pas de clients, pas de clients pas de parc installé… Le même problème que Tizen ou WebOS chez Samsung et LG.

Malgré des tentatives de sortir du cadre de la télévision, ces systèmes n’ont jamais reçu un bon accueil du public dans des smartphones… faute d’applications. La solution pourrait venir du marché interne Chinois qui pourrait donner à Huawei une bonne base d’usagers. en sortant des modèles de qualité à bas prix sous Harmony Us, la marque pourrait convaincre rapidement quelques millions d’utilisateurs. Ce qui pourrait motiver des développeurs. Sinon le système restera employé là où on ne cherche pas trop à trouver des applications classiques : Les téléviseurs, les montres et… les frigos. 

La meilleure option pour Huawei reste néanmoins de continuer à travailler avec Google ou à temporiser jusqu’à un éventuel changement d’administration Américaine. 

Harmony OS, la solution de Huawei face à Trump © MiniMachines.net. 2019

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