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GTC 2021 : Nvidia propose un circuit RTX 30 aux puces ARM

Si on pensait que Nvidia allait proposer un  nouveau circuit ARM pour la GTC 2021 qui s’est déroulée hier, la surprise a été assez grande au final lorsque la marque a annoncé le lancement d’une puce Mediatek MT819x en partenariat avec le concepteur chinois. Particularité de cette puce, elle sera équipée d’un circuit graphique repris d’une base RTX 30 de génération Ampère.

Si vous voulez voir ou revoir la conférence GTC 2021 : la courte partie sur Mediatek est à 1H06’40”

La poule aux puces d’or.

Les circuits RTX font actuellement la pluie et le beau temps sur le marché PC grand public. Les cartes graphiques produites par les partenaires de Nvidia avec ses puces RTX sont, depuis leur apparition, de vrais moteurs de vente. Les gens font la queue pour acheter ces produits, s’inscrivent sur des listes pour attendre leur tour face à des pénuries de composants qui augmentent pourtant drastiquement les tarifs.

C’est cet engouement que Nvidia promet à son partenaire avec la Mediatek MT819x.  Un assemblage de SoC ARM Classique avec un circuit graphique Nvidia échappé de son labo. Le concepteur de circuit graphique travaillait auparavant en circuit fermé avec des Tegra employant ses développements graphiques mais semble vouloir rebâtir un écosystème externe en s’appuyant désormais sur des partenaires pour évoluer.

Imaginez qu’un marchand de poules frappe à votre porte en expliquant qu’il tient en main une poule aux oeufs d’Or. Un animal que tout le monde voudrait dans sa basse cour après avoir lu la fable de La Fontaine. C’est exactement ce que propose Nvidia, ici, à Mediatek. Une possibilité de transformer des puces classiques, employant les circuits graphiques d’ARM, en un Best Seller qui se démarquerait du reste du marché avec une réputation prometteuse avant même d’être disponible.

Et cela alors que la concurrence est énorme. Apple propose déjà lui même une puce M1 au comportement vraiment impressionnant. Qualcomm travaille toujours sur ses Adreno. et AMD s’est associé avec Samsung pour proposer des SoC ARM avec Radeon. L’arrivée d’un partenaire comme Nvidia est une vraie solution d’avenir pour Mediatek.

Nvidia

Un Mediatek MT819x pour ordinateurs portables

Peu d’informations techniques ont été dévoilées lors de la GTC 2021. On sait que ce SoC serait une collaboration entre les deux entités. Mediatek se chargeant du développement des coeurs ARM Cortex et de leur assemblage avec un circuit Nvidia RTX 30. Un premier prototype, une plateforme de référence servant à concevoir d’autres machines, est en cours de développement. But de la manoeuvre, permettre de présenter le Mediatek MT819x à des partenaires qui pourront concevoir des machines équipées de cette solution. 

Il s’agit pour le moment de machines pouvant tourner sous Linux et Chromium. De quoi concevoir des ordinateurs portables sous Linux et sous Chrome OS qui prendraient en charge le RTX 30 de la puce pour une accélération graphique haut de gamme tout en conservant des besoins en énergie modestes. On imagine qu’un gros travail de prise en charge des capacités en IA et en calcul de la puce sera mis à profit par les systèmes d’exploitation retenus. On peut donc apercevoir en ligne de mire des Chromebooks mais également des Chromebox sous ce type de puce.

Le Mediatek MT819x deviendrait ainsi une clé intéressante pour ouvrir un nouveau marché de Chromebook et de machines Linux. Une voie intéressante à suivre qui pourrait séduire les marques impliquées sur ce segment. Il faudra juger sur pièces et au regard des performances proposées pour savoir cependant si la solution aura tout le potentiel que laisse espérer le RTX 30.

Nvidia

Nvidia ouvre sa malle aux trésors

Nvidia est dans une position délicate, la marque a posé 40 milliards sur la table pour racheter ARM et devenir ainsi un véritable mastodonte dans le secteur des composants. Pouvant faire ainsi face à AMD, Apple, Intel ou Samsung. Cette intention n’est cependant pas du goût de tout le monde et certains de ses concurrents directs ne sont pas forcément ravis de cette idée. Pour Qualcomm, Apple ou Samsung par exemple, un Nvidia qui devient propriétaire d’ARM, ce n’est pas forcément une bonne nouvelle. Et cela même si Nvidia s’est plutôt retiré du développement de puces avec aucun nouveau Tegra ces dernières années. Savoir qu’un ancien concurrent est désormais aux manettes du développement et de la stratégie des technologies que l’on emploie n’est pas évident. Leurs voix ont dû s’entendre auprès des instances de la concurrence pour éviter ce rachat. Pour AMD et Intel, le lobbying doit également être à la manoeuvre. Aucun de ces mastodontes ne doit avoir envie de laisser naître un type de monstre comme Nvidia/ARM sur le marché.

Ce mouvement d’ouverture de ses circuits graphiques auprès d’un concurrent change la donne. Avec cette manoeuvre, Nvidia prend de la hauteur et au lieu de se positionner en concurrent, il montre comment son association avec ARM pourrait apporter des solutions à l’écosystème. En proposant un circuit graphique RTX 30 à Mediatek, Nvidia montre la voie d’une collaboration positive pour l’écosystème tout en reprenant le rôle que la marque tient dans le monde des cartes graphiques. Un fournisseur de circuits qui laisse travailler ensuite ses partenaires afin qu’ils fabriquent des cartes avec ses puces. Sans entrer dans une dimension concurrentielle particulière avec eux.

Si Nvidia réussit à se montrer sous cet angle, les partenaires d’ARM pourraient y voir leur avantage. Les “petits” concepteurs de puces, du moins les moins connus, y verraient alors tout leur intérêt. ARM produisant déjà, de manière optionnelle, des circuits graphiques Mali qui concurrencent les puces de Qualcomm ou d’Apple. Des marques comme Allwinner, Mediatek ou Rockchip devraient accueillir la nouvelle de manière très positive. Le profil de Nvidia pourrait également être perçu de manière très différente par les autorités de la concurrence avec cette nouvelle facette de son activité.

Nvidia

 Amazing Grace

Nvidia a également profité de la GTC 2021 pour annoncer Grace, un premier SoC ARM développé spécifiquement pour les serveurs. Une solution qui vient se positionner comme une alternative aux processeurs AMD et Intel. Une corde de plus que Nvidia pourrait déployer sur l’arc d’ARM si on le laissait faire pour son rachat. Montrant là encore les possibilités de développement que pourrait apporter le rapprochement entre les deux entités. Grace Hopper, qui a développé le langage Cobol et conçu le premier compilateur, est une informaticienne américaine qui donne son nom à cette nouvelle puce.

On sait, là encore, peu de choses sur le côté technique du circuit. Mais les activités serveurs sont désormais une part énorme des revenus de Nvidia, en constante et nette augmentation depuis des années. Disponible en 2023, Grace devrait améliorer significativement les calculs les plus complexes. Typiquement les opérations effectuées pour des services prédictifs comme la météo pour envisager des scénarios à l’avance.

Le retour de la vengeance du Tegra RTX 30

Ces annonces, le SoC en partenariat avec Mediatek comme Grace, ce sont également de belles épées qui planent désormais au dessus de la tête du marché. Car on peut voir cette conférence d’une autre manière que celle présentée par Nvidia. Si la marque ne parvenait pas à ses fins avec le rachat de ARM. Rien ne l’empêcherait de bousculer son approche et de passer ce circuit RTX 30 sous un nom commercial comme Tegra RTX, par exemple. Proposer à des marques comme Mediatek, Allwinner ou Rockchip ses circuits. Des partenaires qui auraient ainsi des éléments pour concurrencer les puces de Samsung et AMD ou de Qualcomm. Si, au final, les puces ARM RTX 30 s’avéraient très performantes, le passage par un achat de licence auprès de Nvidia pourrait devenir un véritable moyen de pression commercial.

Avec un RTX 30 disponible pour l’architecture ARM, Nvidia dispose de nombreuses solutions pour tenter d’influencer le marché. Soit en la poussant de l’intérieur pour se positionner toujours plus fortement face à Intel et AMD. Soit en la secondant de l’extérieur comme un des multiples fournisseurs de circuits graphiques déjà présents.

Si le Mediatek MT819x vise le marché des machines sous Linux et ChromeOS, ce n’est pas ce qui pose le plus de problèmes à ses concurrents. Le nombre de machines vendues n’est pas au niveau de celui des smartphones, véritable enjeu de développement aujourd’hui. Mais rien ne dit que Nvidia n’a pas – ou ne pourrait pas avoir – dans ses cartons des circuits dérivés du RTX pour viser le segment des smartphones. Un segment nettement plus stratégique que la marque pourrait tenter de réinvestir à terme. Mais le fera t-il en le proposant à tout le monde depuis ARM ou en restant à l’extérieur en tant que Nvidia ?

En clair, la question que doivent se poser de nombreux acteurs de cet écosystème après cette GTC 2021 est probablement quelque chose comme : Vaut t-il mieux avoir Nvidia comme partenaire avec ARM ou comme concurrent avec Tegra ?

GTC 2021 : Nvidia propose un circuit RTX 30 aux puces ARM © MiniMachines.net. 2021.

Intel Rocket Lake-S : le chainon manqué ?

La dernière génération de processeurs Intel Core sortira donc pour le début du mois d’Avril prochain. Ces 19 nouveaux processeurs Rocket Lake-S viseront un panel assez étendu de PC, essentiellement des machines de bureau traditionnelles en se réservant la possibilité pour certains modèles, d’intégrer le marché des MiniPC.

Rocket Lake-S

Pas de Core i3 pour cette nouvelle gamme, les Rocket Lake-S démarrent en Core i5. Et dans la longue liste des processeurs qu’Intel annonce, les modèles “T” sont les plus adaptés aux MiniPC de bureau. Avec un TDP contenu de 35 watts, ils pourront être intégrés dans des solutions proposant un faible encombrement. 

Cinq modèles sont donc remarquables avec les Core i5-11400T, Core i5-11500T, Core i5-11600T, Core i7-11700T et enfin le Core i9-11900T. L’ensemble de ces puces devrait proposer un très bon ratio de performances par rapport à leur enveloppe thermique. Ces puces Intel T sont en effet depuis toujours des modèles optimisés pour une consommation basse et sont malheureusement le plus souvent intégrés dans des machines de constructeurs. Impossible ou presque de mettre la main sur un Core “T” en magasin.

Rocket Lake-S

Le reste de la gamme est large, les 14 puces restantes se développant comme d’habitude en étage de fréquences, de nombre de coeurs, de mémoire cache et dans des TDP variés allant donc de 65 à 125 watts. Rocket Lake-S est, encore une fois, gravé en 14 nanomètres FinFET. Intel conservant ses lignes de production 10 nano pour subvenir à ses besoins en terme de processeurs mobiles. Alder Lake-S censé remplacer ce nouveau venu dès la fin de cette année, si tout va bien, sera le premier processeur de bureau a profiter d’une meilleure finesse de gravure.

L’architecture de ces puces est baptisée Cypress Cove. Une construction qui dérive des coeurs Sunny Cove mais portée sur une lithographie de 14 nanomètres FinFET. Un processus alambiqué qui montre à lui seul les problématiques encore rencontrées par le fondeur pour ce début d’année 2021. Sunny Cove est en effet une architecture pensée pour du 10 nano qu’Intel a basculée sur son vieux processus 14 nanomètres pour créer Cypress Cove. ce choix d’un passage au 14 nano n’est pas une volonté technique ni un processus logique. Il est lié aux soucis d’Intel dans sa production de puces 10 nanos. Il n’arrange d’aucune manière le fonctionnement de la puce. C’est comme si, parce qu’un fabricant de vélo n’avais que des pédaliers pour VTT, il se mettait a inclure des plateaux de course sur ses vélos de montagne. Ca fonctionne, c’est même performant, mais ce n’est pas forcément des plus adaptés pour l’usage.

Rocket Lake-S

Cela n’empêche pas l’architecture d’être intéressante et les résultats d’être au rendez-vous. Si vous regardez l’ensemble des éléments apportés par Intel à cette puce, les avancées sont nombreuses. La mémoire vive DDR4 3200 Mhz est désormais prise en charge, comblant un gros manque face aux solutions d’AMD. Les circuits graphiques intégrés évoluent également vers l’UHD 750 avec de nouveaux codecs et la gestion connectique englobe désormais le HDMI 2.0b qui permettra de piloter des définitions très évoluées : 3  écrans en UltraHD à 60 Hz ou 2 écran 5K à 60 Hz. Le nombre de transistors augmente ainsi que le nombre d’instruction par cycle. Le PCI Express 4.0 débarque enfin et la puce pourra gérer 20 lignes PCIe 4.0.

Rocket Lake-S

Reste deux soucis pour Rocket Lake-S : d’abord le fait qu’Intel propose un processeur dont on sait que la durée de vie va être très courte. Avec Alder Lake-S prévu pour cette année, gravé en 10 nano SuperFin, la future 12e architecture proposera la nouvelle solution hybride du fondeur. Un assemblage mélangeant des coeurs Golden Cove et des plus petits Gracemont. La 11e architecture fait donc figure de passerelle, de maillon, en attendant la possibilité technique de faire mieux. On est vraiment dans une pure logique de transition. Si les performances de la gamme sont bonnes sur le papier, en tout cas supérieures aux modèles équivalents de la génération précédente, si Intel assure également jouer plus ou moins à jeu égal avec AMD, il est néanmoins évident que le fondeur ne fait pas ici le meilleur processeur possible. Pas celui dont il devrait être capable sans ses soucis de fabrication. 

Rocket Lake-S

Second problème, la concurrence. Si AMD n’a pas été un rival pour Intel pendant des années, c’est désormais du passé. Les Ryzen jouent maintenant jeu égal avec les puces du fondeur. Intel travaille donc sur de nombreux tableaux pour sortir son épingle du jeu. Après avoir pendant des années mis en avant les performances brutes comme l’Alpha et l’Omega absolu d’un processeur, la marque dérive désormais sur des services additionnels. Les capacités de calcul sont toujours mise en avant mais d’autres éléments sont également largement évoqués. Les capacités de gestion des puces et des chipsets, la facilité d’intégration de certaines fonctions comme le Thunderbolt 4, le PCIe 4.0 ou le Wifi6.

Reste que la situation se complexifie pour cette nouvelle génération. Aux US il y a une expression très utilisée pour parler de ce genre de concurrence, “Bang for the Bucks”. Que l’on pourrait traduire par “en avoir pour son argent” même si la traduction ne fait pas honneur à l’idée d’explosivité de la version US. Cette expression traduit bien la recherche du meilleur rapport de performances pour le meilleur prix possible. Et c’est probablement là au’AMD va faire le plus de mal à Intel. Ses Ryzen sont plus explosifs pour moins chers. Sur le papier, et notamment pour un particulier qui va s’intéresser de près au montant de son investissement, la batille va être rude pour Intel. A en juger par le prix et les performances des stations assembleurs, on tire aujourd’hui un meilleur niveau de performances d’une configuration AMD que d’une solution Intel.

Rocket Lake-S

Intel 11e Gen Versus Intel 10e Gen

Est-ce qu’il faut bouder Rocket Lake-S ? 

La question qui me revient sans cesse est dans un conseil d’achat de machine complète autour d’un processeur. Comme si cette petite puce était le seul élément a prendre en compte pour un investissement de ce type. Beaucoup d’autres éléments doivent être analysés pour déterminer la pertinence d’une station. et cela commence par vos besoins. Les scénarios évoqués par Intel sont larges et les puces devraient correspondre à tout types d’usages. Il faut donc prendre en compte vos envies, les solutions dont vous êtes déjà équipés et les mettre en perspective de votre achat. Celui qui vous jure que la puce d’Intel est la meilleure quel que soit le scénario envisagé se trompe. Tout comme celui qui va vous dire qu’acheter un AMD est le seul investissement pertinent aujourd’hui. 

Rocket Lake-S

Intel Versus AMD selon Intel

Si vous êtes tenté par la construction d’une machine sur-mesures, que vous maitrisez les choix a suivre pour assembler un PC cohérent et homogène, j’aurais tendance a vous orienter vers des solutions Ryzen. Encore qu’il faudrait tenter, sans a priori, de construire une solution Intel équivalente pour comparer les prix. Mais si vous ne voulez pas vous lancer dans ce type d’aventure et cherchez des PC d’assembleurs ou de marques. Ne jugez pas d’avance sur la base du processeur. Fonctionnez en regardant les services proposés, les à-côté, la connectique comme la totalité des composants et non pas uniquement les performances globales d’un processeur dur le papier. Gardez la tête sur les épaules et ne fantasmez pas sur 3% ou 10% de performances en plus ou en moins sur un test très théorique. Cela ne sert à rien.

Rocket Lake-S

Chainon manqué ?

Le titre est dur mais il exprime autant les conséquences des errements d’Intel ces dernières années que le paysage actuel du marché informatique. Quelle chance va avoir Rocket Lake-S ? Quelques mois de commercialisation comme offre “star” de la part d’Intel avant de se faire détrôner par Alder Lake-S tout au plus. Et dans quel contexte ? Des SSD en hausse, des cartes graphiques à des prix hallucinants, des constructeurs qui subissent les effets secondaires de la pandémie avec un net ralentissement des ventes de PC de bureau… 

L’avenir de cette onzième génération, comme celle des puces AMD concurrentes, est déjà tracée. L’année va être compliquée pour les puces de PC de bureau. Et Intel comme AMD accueillera sans doute 2022 avec un certain soulagement et une nouvelle donne de processeur à suivre.

Intel Rocket Lake-S : le chainon manqué ? © MiniMachines.net. 2021.

Framework : un portable aux composants facilement remplaçables

Framework c’est une idée assez ancienne, celle d’un ordinateur portable libéré de sa contrainte d’intégration. Une machine qui calquerait son évolutivité sur celle des PC de bureau. 

Framework

Le Framework

Cette idée d’un portable évolutif existe depuis toujours, comme un fantasme qui traverse les générations depuis que les premiers engins mobiles existent. Il y a eu une certaine apothéose à une époque, un moment où les portables étaient moins fins et moins légers qu’aujourd’hui mais qui proposaient en contre partie un accès plus complet à leurs composants. On pouvait changer leur stockage, leur mémoire vive, parfois leur processeurs. La batterie était amovible par défaut et d’autres composants pouvaient être modifiés également. Aujourd’hui il est très rare de trouver des machines dont le stockage ou la carte Wifi ne sont pas montés sur des ports M.2 amovibles. Mais beaucoup de composants sont totalement inaccessibles car soudés directement sur la carte mère.

Framework

C’est le cas de plus en plus souvent de la mémoire vive qui est totalement ou en partie soudée sur le même circuit que le processeur. La partie graphique externe l’est également même si il existe des technologies pour dissocier cet élément du reste des composants avec le MXM notamment. Les mémoires sont depuis toujours montées sur des barrettes et leur intégration inamovible est surtout liée à une volonté de finesse des fabricants. Volonté qui répond apparemment à des sondages auprès du public qui plébiscite ce type de design.

Evidemment ce type de sondage pose souvent la question de manière biaisée ou incomplète. On demande au public si il préfère une machine plus fine et plus légère ou un engin plus épais et un peu plus lourd. Ce a quoi le public répond invariablement que, bien sûr, il préfère finesse et légèreté. Jamais on lui explique les conséquences de ce choix. Que sa batterie finira par mourir au bout d’un un nombre de cycles déjà connu lors de la vente et que la finesse de l’engin empêchera de la remplacer. Condamnant un investissement de plusieurs centaines d’euros à une durée de vie limitée d’office. Jamais on ne dit non plus que la finesse de l’engin obligera a se balader avec des dongles ou extensions pour connecter ses accessoires.

Acer Swift 7 2018

Le Acer Swift 7 : ultraportable et ultrafin. 9 mm d’épaisseur en 2018

C’est donc dans l’air du temps. On veut de la finesse alors on accepte de ne plus pouvoir changer le stockage sans avoir a retirer 40 vis, de ne pas pouvoir ôter la batterie collée au châssis ou de ne pas avoir la possibilité de mettre à jour sa mémoire vive. 

Framework se pose donc comme un héro, une solution indépendante des circuits classiques qui propose un portable d’un autre genre. Un engin fin mais capable de faire évoluer ses composants. Une idée séduisante d’un point de vue investissement mais également en tant que personne se sentant responsable de la gestion de ses déchets. Avec un portable parfaitement fonctionnel mais dont la batterie ne tient plus la charge, c’est généralement tout une machine qui est remplacée. Pouvoir y remédier serait un point très positif d’un simple point de vue écologique.

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Framework propose une vision, une alternative. Avec un ultrabook de 13.5 pouces en 2256 x 1504 pixels affichant en 3:2, son portable est intéressant a découvrir. Le châssis est constitué d’aluminium en bonne partie recyclé. Il intègre un processeur Intel Tiger Lake avec un maximum de 64 Go de mémoire vive et jusqu’à 4 To de stockage SSD en PCIe NVMe. Une webcam 720p sera intégrée, promettant une fluidité de 60 images par seconde à l’utilisation et que l’on pourra cacher derrière un œilleton de sécurité. Avec 15.85 mm d’épaisseur et 1.3 Kilo cet engin proposera une batterie de 55 Wh. Bref, ce n’est pas un monstre boursouflé et lourd mais pourtant une solution qui pourra évoluer en bonne partie. 

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Framework promet l’accessibilité à de nombreux postes : la batterie pour commencer mais également l’écran, le clavier, la carte mère, la carte Wifi/Bluetooth, le stockage et la mémoire vive. L’idée étant de pouvoir acheter un clavier neuf si le premier est défectueux au bout de quelques années. Même chose pour l’écran ou la batterie qui vieillit. Certains composants du châssis seront également accessibles pour un remplacement simple même par un particulier.

L’idée de changer de carte mère est encore plus atypique. Cela veut dire que le propriétaire d’un Framework acheté en 2021 pourrait acheter une nouvelle carte en 2025 pour mettre à jour sa machine. Avec un nouveau processeur, un nouveau chipset et un circuit graphique à jour, c’est clairement un nouveau portable que l’on finira par obtenir.

Mais ce n’est pas tout. Plusieurs modules d’extensions pourront permettre de personnaliser sa connectique. On modifiera ainsi des éléments qui semblent bien être des ports d’extension intégrés auquel on pourra connecter différents connecteurs. Des ports avec des prises USB type-C ou USB Type-A, du HDMI, du DisplayPort, un lecteur de carte MicroSDXC ou une prise casque.

Framework

Bref des éléments propriétaires sur lesquels on pourra connecter un module contenant le convertisseur de son choix. Il sera ainsi possible de choisir de ne pas intégrer de port HDMI mais de le remplacer par un DisplayPort. Un module de stockage sera également accessible et on pourra enlever un port USB pour le remplacer par un module proposant plus d’espace.

Framework

Framework veut faire de ce type de modules un nouveau format, proposant ainsi à des industriels tiers de fabriquer les leurs que la marque se chargera ensuite de distribuer via son site. De telle sorte que si une entreprise veut, par exemple, produire un module de capture vidéo, il serait facilement accessible au public.

Framework

Tout ce qui est accessible à une extension USB 3.0 serait a priori intégrable dans ce type de module. Framework travaille par exemple à une extension permettant de profiter d’un port Ethernet Gigabit.

Framework

Framework : de la théorie à la pratique

Reste de grands défis pour Framework. Sur le papier l’idée est séduisante mais elle a beaucoup problèmes a résoudre pour être viable. Il faut d’abord convaincre le public, et ce ne sera pas facile.

Si les particuliers peuvent voir dans ce type de projet une solution intéressante, le nombre de personnes susceptibles de profiter de ces évolution est très limité. Peu, très peu, de particuliers n’ayant qu’une petite trappe a ouvrir pour changer un stockage ou de la mémoire vive il y a encore quelques années ne prenaient la peine de le faire. Installer une barrette de mémoire vive est un jeu d’enfant mais la plupart des gens s’arrêtent à l’étape d’avant. Non pas le moment où l’on cherche comment intégrer de la mémoire mais plutôt comment trouver le composant compatible avec sa machine. Evidemment La société derrière Framework aura tout intérêt à lister les composants compatibles et même à les distribuer. Restera alors a passer à la seconde étape, commander le produit et l’installer soi même. Et ce n’est pas gagné.

Minimachines.net

Le Compute Card d’Intel, un produit abandonné en 2019 qui permettait une évolution facile des portables

De nombreuses tentatives de ce genre on déjà été tentées, de la part de sociétés nouvelles ou de géants bien établis dans différents domaines. Le constat qui est fait est quasiment toujours le même, l’industrie n’a aucun intérêt a suivre ce type de mouvement et la société qui lance son produit se retrouve vite très isolée. Sans materiel compatible autre que celui qu’elle produit. C’est la grande différence entre le marché PC classique des tours de bureau et celui des portables. Si le premier dispose d’une véritable armada de produits tous compatibles les uns avec les autres c’est parce qu’il s’est construit entièrement sur cette idée de compatibilité. Le marché portable a fait totalement marche arrière. Les rares normes communes entre les marques de portables ne concernent que des éléments déjà interchangeables chez les concurrents : mémoire vive, stockage et cartes M.2 comme les modules Wifi/Bluetooth. On remarque au passage que ces éléments sont également intégrés dans le monde des PC de bureaux…

MXM Nvidia Tesla

Un module graphique MXM Nvidia Tesla

Il n’y a pas de norme comme le ATX ou le ITX pour les cartes mères dans le monde du portable et tout le monde fait sa solution à sa sauce. Il pourrait y avoir une norme de circuit graphique comme le MXM mais cela sous entends un retour à des machines plus épaisses. Et cela ne serait intéressant que si de nombreuses marques productrices de portables se penchaient sur le sujet en proposant une extension MXM car cela amènerait de nouveaux constructeurs a proposer ce type de modules. Ce n’est clairement pas le cas.

Pour la batterie, même à l’époque où toutes les solutions étaient amovibles, jamais les constructeurs ne se sont entendus pour les rendre inter-compatibles entre marques. Au contraire, chacun y allait de sa solution propriétaire tant au niveau de l’accroche physique que des connecteurs. Pas de raison que le marché gagne en sagesse  aujourd’hui.

Framework

Si on fait le bilan du Framework face à une machine concurrente

Mettons le projet Framework face à une solution commerciale standard. Qu’apportera t-elle de plus ? La possibilité de choisir sa connectique et donc de doubler par exemple ses sorties jack audio ou de rajouter un port HDMI. C’est un atout mais il faut bien avouer qu’il est maigre face à ce que propose le marché en terme de solutions externes. Un simple hub USB Type-C ou Thunderbolt peut apporter l’ensemble des ports supplémentaires proposés par Framework. Ce sera certes moins bien intégré mais avec l’avantage d’être compatible avec tout type de machine et non pas dépendant d’un format qui enfermera l’utilisateur chez un nouveau constructeur. 

C’est également une possibilité qui subit l’érosion concurrentielle. Le tarif de ces hub USB Type-C ou Thunderbolt fluctue et n’est pas lié au bon vouloir d’une seule société. Les options pour Framework étant distribuées par une seule marque et sur un seul site, elle ne seront pas soumises à la même concurrence. Elles resteront plus chères que les solutions concurrentes.

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Le module de stockage du Framework

Ajouter une option de stockage ? C’est un plus mais cela peut se compenser par la possibilité d’ajouter une simple clé USB. A demeure avec un modèle ultra compact sur un port USB ou de manière classique en l’ajoutant en cas de besoin. Le recours à des cartes SD est également une solution sur certains portables pour étendre le stockage, leur prix s’est écroulé et leurs débits sont en hausse.

Reste les options de remplacement des composants internes qui sont une promesse réellement intéressante. Pouvoir changer sa carte mère c’est l’assurance de retrouver un meilleur niveau de performances avec un processeur plus puissant, un chipset adapté et un circuit graphique au niveau. Un remplacement au bout d’un temps d’amortissement serait sans doute un énorme plus. Mais cela pose plusieurs questions épineuses pour la solution Framework.

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Quelle garantie aura l’acheteur de voir une carte mère compatible avec son materiel au bout de 3 ans, 5 ans ou 10 ans ? La grande question est la pérennité de Framework. Car si la société se lance en 2021, sa clientèle sera faible le temps de se faire connaitre. Et comme je me doute que les tarifs proposés par la société ne seront pas donnés1 la base de client ne devrait pas être énorme. 

Au bout de combien de temps ces clients vont “repasser à la caisse” et acheter une nouvelle carte mère pour leur portable Framework ? 3 ans ? 5 ans ? 8 ans ? Et pendant ce temps, comment Framework va t-elle prouver l’intérêt de son concept ? Qu’est ce que la société va gagner avec la vente d’un portable à son lancement et une carte mère 5 ou 8 ans plus tard ? Quelle sera sa rentabilité ? A quels tarifs sera t-elle obligé de vendre ses accessoires pour fonctionner ? Peut t-on faire confiance à une société comme Framework sur une période aussi longue en informatique ?

Lenovo Flex 14 2014Le Lenovo Flex 14 : un portable innovant de 2014

Autre soucis majeur, l’évolution des formats, des standards et des tarifs. Si le concept des ports interchangeables permet de résoudre le soucis lié aux changements de formats. D’anticiper l’apparition d’un nouveau type de port par exemple, cela ne permet pas de voir à long terme à quoi vont ressembler les portables de 2025 ou de 2030. Il est très difficile de voir aujourd’hui quelles évolutions majeures vont arriver sur le secteur dans le futur mais les évolutions depuis les 5 ou 10 dernières années en arrière laissent entrevoir le chemin parcouru. Est-ce que aujourd’hui vous auriez envie d’un portable d’il y a 5 ans ? D’il y a 8 ou 10 ans ? Il est fort possible que de nombreux bouleversements arrivent dans les années qui viennent tant au niveau esthétique que materiel. Des bouleversements majeurs maintenant que la course à la performance et au rendement des processeurs et relancée. Avec AMD dans la bataille, Intel qui doit réagir et ARM qui montre ses capacités au travers des solutions d’Apple… Le marché va entrer en ébullition. Et cela passera sans doute par l’apparition non seulement de nouveaux formats mais également de nouvelles extensions. De nouvelles possibilités. Autant d’éléments que Framework ni personne, ne peut anticiper à 3 ou 5 ans. Or tout le principe de Framework c’est de vous promettre une durabilité sur ce type de période.

Le concept de Framework c’est, d’une certaine mesure, le pari d’un immobilisme technique. Le pari d’une machine qui ressemblera en 2025 ou 2028 à celles d’aujourd’hui. C’est un enfermement dans les propositions de la marque également, sans bénéficier des avantages des concurrents. Un choix qui peut se comprendre mais qui est loin de l’opportunisme qui caractérise souvent les meilleurs achats informatiques. Si dans 5 ans la carte mère compatible avec votre PC Framework est proposée à un tarif représentant 50% du prix d’un portable neuf chez un concurrent en promotion. Si votre portable lui même commence a donner des signes de fatigue au niveau de sa batterie, de sa charnière et de son écran. Si les modules amovibles de la connectique commencent a avoir du jeu… Allez vous décider de repartir pour 5 années de plus avec cet investissement déjà un peu bancal et sans aucune garantie ou achèterez vous un portable neuf ?

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L’idée de Framework est intéressante mais ne va pas dans le bon sens

Framework c’est une bonne idée, une idée logique, celle du monde des PC de bureau. Malheureusement elle n’a aucune place dans le monde très concurrentiel des portables et ultraportables d’aujourd’hui. Si l’idée était a développer il faudrait que cela se fasse au travers d’un consortium de marques comme c’est le cas pour le Wifi, l’USB ou le Bluetooth. Un “pot commun” où toutes les marques pourraient piocher des idées a développer.

Et cela ne se fera jamais pour des raisons simples. La première étant que rendre son portable compatible avec les composants de ses concurrents équivaudrait a développer des machines pour ses concurrents. Acheter un portable haut de gamme d’un côté puis le mettre à jour avec des produits moins chers chez une autre constructeur dans la durée c’est un bon moyen de ne pas faire d’affaires. C’est également un bon moyen de ne pas vendre de nouveaux portables.

Evidemment il est rageant de voir des machines parfaitement viables partir à la déchetterie parce qu’un écran est cassé ou qu’une batterie ne tient plus la route. Mais le problème n’est pas vraiment lié à la possibilité d’obtenir les pièces détachées. Il est surtout dû au fait que de nombreux constructeurs ne se soucient pas vraiment de la réparabilité de leurs produits.

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Changer de la mémoire ou un stockage est un jeu d’enfant aujourd’hui mais, paradoxalement, ce n’est plus accessible

Et on touche là du doigt un problème évoqué au début de ce billet. Il y a quelques années en arrière, lorsque les machines ne jouaient pas à la course à la finesse esthétique, il était possible de faire beaucoup de choses dans un ordinateur portable. Changer facilement toute la carte mère, ajouter ou enlever des stockages autrement plus encombrants que les SSD M.2 d’aujourd’hui, modifier la mémoire vive… La batterie était externe et non collée à l’intérieur et il y avait beaucoup de place pour les différents connecteurs sur les tranches des châssis. Aujourd’hui on souffre d’un défaut lié à la finesse extrême des machines et, justement, à une volonté de contrôle des constructeurs.

Certains produits sont pointés du doigt pour leur côté irréparable. Leur ouverture est synonyme de destruction et certaines marques estiment que l’ensemble des ressources constituant un ordinateur portable sont parfaitement jetables. C’est un constat amer mais c’est un élément totalement ancré dans nos habitudes de consommation aujourd’hui. Le marketing a poussé vers des designs qui ne sont pas compatibles avec l’accessibilité. Il ne tient qu’aux constructeurs de faire marche arrière et de proposer des produits plus évolutifs. Pas forcément des monstres de 3 cm d’épaisseur pour autant, un ingénieur spécialisé dans ce type de développement me confiait qu’en passant un portable actuel de 17 mm à un équivalent en 20 mm d’épaisseur on pourrait retrouver non seulement une énorme latitude d’évolution mais également une bien meilleure connectique. Sans parler de l’emploi d’éléments plus solides au niveau des charnières et des matériaux pour faire durer l’ensemble. 

Framework

Framework ne fait que répéter le problème actuel en contournant une partie de ses conséquence avec des gadgets. Proposer des connecteurs amovibles reste ce que j’appelle un gadget. Pourquoi ne pas faire la promesse d’un portable vraiment ultra solide avec plus de connecteurs tout simplement ? Pourquoi ne pas proposer un portable avec une large trappe pour changer stockage et mémoire vive d’un simple coup de tournevis ? Pourquoi ne pas proposer un portable avec une batterie amovible externe ? Ou un modèle permettant d’accéder à sa carte mère en ôtant quelques vis ?

Framework tourne autour du pot, proposant un engin qui à les mêmes défauts que ses concurrents tout en ajoutant un peu de magie technologique pour compenser. Surtout, la marque fait une promesse dans le futur en n’ayant aucune garantie de pouvoir la tenir. Et, si la Framework y parvenait, ce serait sûrement à des tarifs de “seconde main” difficiles a mettre en concurrence face aux machines neuves.

Framework : un portable aux composants facilement remplaçables © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia exige des mentions plus claires sur les portables RTX 3000

Si vous n’avez pas suivi les évènements récents liés aux portables équipés de solutions Nvidia RTX 3000, beaucoup de machines étaient jugées illisibles par les utilisateurs – comme par les revendeurs – du fait du manque de transparence dans les spécifications techniques des fabricants.

RTX 3080

Tout se joue sur quelques points techniques. Les fabricants peuvent intégrer la même puce graphique dans divers appareils sans que ceux-ci ne délivrent pour autant les mêmes performances. Et cela pour une raison simple, chaque puce graphique peut être réglée comme ayant des capacités différentes en fonction de sa consommation électrique et de sa dissipation de chaleur. Son TDP détermine, comme toujours, ses performances.

Ainsi un circuit GeForce RTX 3080 pourra être intégré avec un TDP de 80 watts minimum mais pourra également être déployé avec une consommation de plus de 150 Watts. Cet écart qui peut aller du simple au double ne demande pas les mêmes compétences en terme de dissipation thermique et n’aura pas les mêmes conséquences en terme de confort.

Il va sans dire qu’un engin portable avec une puce graphique qui consomme à elle seule 150 watts de TDP n’aura pas la même autonomie qu’un ordinateur en 60 Watts de TDP. De la même façon, son poids et son encombrement en seront affectés. On ne peut pas intégrer un circuit GeForce RTX 3080 de 150 watt dans une machine aussi fine qu’une 60 Watts. Enfin, il y a de fortes chances que pour dissiper le processeur graphique le plus gourmand, votre ordinateur portable soit en ventilation poussée plus souvent que pour un modèle plus économe en énergie.

Tout cela est fort logique et un consommateur avisé fera rapidement la différence entre un portable RTX 3000 fin et assez léger avec un autre plus gros et lourd. Mais si cela vous parait évident, ce n’est pas forcément le cas pour un consommateur classique. Ce dernier, se basant sur le  test d’un ordinateur portable équipé d’une puce RTX 3080 en 150 watts pourrait se focaliser sur cette appellation pour commander une machine implantée différemment et recevoir une solution en 80 Watts moins puissante.

  GeForce RTX 3080 mobile GeForce RTX 3070 mobile GeForce RTX 3060 mobile
Coeurs CUDA 6144 5120 3840
Fréquence Boost 1245 – 1710 MHz 1290 – 1620 MHz 1283 – 1703 MHz
Consommation  80-150 Watts 80-125 Watts 60-115 Watts
Mémoire GDDR6 8/16 Go 8Go 6Go
Interface mémoire 256-Bit 256-Bit 192-Bit

Surtout si les fabricants ne font en aucun cas mention de ces différences techniques noir sur blanc sur leurs fiches techniques. Et quand on voit le Delta de caractéristiques sur les trois puces de cette génération que sont les RTX 3080, 3070 et 3060… On se dit que les déceptions pourraient être importantes.

C’est un biais assez classique du monde des ingénieurs. que ce soit des ingénieurs techniques ou des commerciaux, les constructeurs et leurs équipes connaissent tellement sur le bout des doigts les différences entre les produits qu’ils ne se rendent pas compte à quel point celles-ci restent obscures pour le client lambda. Proposer un portable GeForce RTX 30×0 fin et un autre avec exactement les même caractéristiques peu détaillées plus épais ne donnera pas d’indication suffisante à l’utilisateur. Ce dernier choisira évidemment la machine fine en pensant acheter le niveau de performances le plus élevé.

Pour pallier à ce problème, qu’il a lui même laissé naitre, Nvidia a donc décidé de rectifier le tir. La marque ne va pas demander à ses partenaires de rajouter les caractéristiques détaillées de chaque circuit graphique. La marque va exiger leur présence dans leurs communications.

Chaque constructeur devra donc notifier clairement les fréquences que pourront atteindre les puces graphiques ainsi que le nombre de watts qu’elles dégageront. De quoi renseigner de manière efficace sur les compétences, avantages et défauts de chaque machine.

RTX 3000 Mobile

C’est évidemment une bonne décision de Nvidia. Faire le point sur les différents composants et leur capacités réelles est un vrai parcours du combattant au quotidien pour les acheteurs. Malgré les efforts de nombreux testeurs, il est difficile de faire comprendre qu’un chipset graphique GeForce RTX 3060 est différent d’un autre portant le même nom. En accolant les éléments exacts de son intégration, cela devrait faciliter les choses ou en tout cas mettre la puce à l’oreille des futurs acheteurs.

Il sera en tout cas possible de comprendre qu’une solution RTX 3070 peut s’avérer plus performante qu’une machine en RTX 3080 suivant son implantation. Les différentes marques ont commencé a modifier leurs pages et leurs sites web, en espérant que les revendeurs jouent le jeu et corrigent leurs fiches techniques pour éclairer du mieux possibles leurs clients.

GeForce RTX 3000 Mobile

L’appellation Max-Q ne disparait pas mais change de signification

Nvidia fait évoluer son appellation Max-Q qui ne désigne plus aujourd’hui les performances des puces RTX 30×0 mais indique plutôt un catalogue de fonctionnalités. Le Whisper Mode 2 qui indique une optimisation de la ventilation en terme de nuisance sonore. Le Dynamic Boost 2 qui permet de modifier les puissances du processeur et du circuit graphique pour profiter des capacités maximales de dissipation des engins. Et enfin, la fonction Optimus qui permet d’engager, au besoin, la puce graphique Nvidia en remplacement de la solution graphique Intel ou AMD embarquée. 

Cela représente un changement majeur par rapport à la signification de cette norme Max-Q qui désignait auparavant un certain “niveau” de performances .

Nvidia exige des mentions plus claires sur les portables RTX 3000 © MiniMachines.net. 2021.

Stadia ferme ses studios et devient un service

Avec Stadia, Google avait deux ambitions : devenir un tuyau par lequel les gens pourraient retrouver la puissance nécessaire pour piloter des jeux gourmands sur n’importe quel type de machine. Mais également devenir un acteur du monde du jeu vidéo en développant ses propres licences. La moitié de ces ambitions vient de découvrir l’étagère poussiéreuse où Google range ses projets avortés.

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Stadia continue d’exister et le service de streaming de jeu perdure, il se range simplement au niveau de certains de ses concurrents en ne promettant non pas des jeux issus de ses propres studios mais simplement un moyen technique d’accéder à une machine distante qui exécutera les titres d’un tiers. Au même titre que le service GeForce Now de Nvidia par exemple.

Moins de deux ans après l’annonce de la création d’un studio interne, ce dernier est donc fermé. Aucun titre n’est sorti de cette entité, pas plus de ses succursales ni des sociétés rachetées par Google comme Typhoon Studios. Les employés de ces sociétés seront recasés sur d’autres projets sauf ceux désirant partir. Jade Raymond, la productrice charismatique qui chapeautait le Stadia Games and Entertainment Studio, annonce ainsi s’envoler pour de nouvelles aventures, laissant une chance à son impressionnant CV de gonfler encore un peu.

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Ce choix de Google n’est pas étonnant

Ce qui a été étonnant, c’est la volonté de créer des jeux pour le moteur de recherche, pas de fermer son studio. Les aventures “productives” de Google sont mauvaises, ce n’est pas nouveau. La marque a dans son ADN un véritable don pour développer des moyens de relier les choses, mais n’arrive que rarement à concrétiser des productions internes. Son moteur de recherche permet de mettre en relation l’internaute et le contenu en ligne, Android est une plateforme entre contenus, terminaux et utilisateurs, tout comme Chrome et ChromeOS… Mais rares sont ses propres créations à dépasser cette idée de tuyau entre un contenu fabriqué par d’autres et un usage.

Pour développer des jeux aujourd’hui, il faut des investissements colossaux. Et Google n’a aucune vocation à les faire. Pas plus que la marque ne développe de contenus vidéo ou autres, contrairement à d’autres GAFAM comme Apple ou Amazon. Son unique objectif réel est de permettre de mettre en relation le contenu avec l’utilisateur pour toucher un pourcentage des interactions entre les deux ou en profiter pour afficher de la publicité, et cela Stadia continuera de le faire.

Google n’a pas de console en propre, pas de matériel dédié à cet usage mis à part une maigre manette. Aucune obligation de fournir du contenu exclusif finalement. Son offre de “tuyau” peut totalement exister sans développements en exclusivité. C’est ce que propose Nvidia depuis le début de son projet pour, justement, ne pas se retrouver en tant que juge et partie dans l’équation.

En n’étant plus un concurrent des studios comme Electronic Arts ou Ubisoft, Stadia pourra se considérer comme un outil à un seul tranchant.

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Stadia va devoir revoir son modèle économique

Stadia ne disparait pas et les abonnés au service pourront continuer à en profiter. Pour le moment. Comme le montre l’illustration ci-dessus publiée en Juin 2019, le souci est dans le modèle économique de Stadia qui pousse à louer les jeux plutôt qu’a en être propriétaire. Lorsque vous utilisez Stadia Pro pour acheter un jeu et que vous voulez résilier votre abonnement, vous pouvez continuer à lancer votre titre avec l’offre Stadia Basic. une offre limitée à l’usage avec un contenu en FullHD. Autrement dit vous n’êtes pas propriétaire du jeu.

C’est probablement le plus gros frein du modèle économique de Google. Un joueur qui veut lancer un jeu doit d’abord le racheter via la plateforme… même si il le possède déjà par ailleurs. un contre-pied total à l’offre de Nvidia qui reste désengagé de cette partie de la tractation, se bornant simplement à fournir un moyen d’accès au jeu contre un paiement mensuel mais sans chercher à vous le vendre.

Acheter un jeu PC à 60€ via Stadia en Février 2021 semble être un très mauvais pari et si Google ne change pas sa politique, je ne donne pas cher de la peau de ce service à moyen terme. Mais si l’offre change pour devenir un abonnement permettant d’accéder à des jeux vendus sur d’autres plateformes, jeux qui pourraient s’installer également en local, cela pourrait changer.

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Stadia poursuit donc sa route en tant que service

Les utilisateurs de Stadia sont rares pour le moment, on ne connait pas les chiffres exacts mais les statistiques d’utilisation du service ne semblent pas avoir un énorme impact. Google annonce vouloir se focaliser sur le portage de nouveaux jeux de studios tiers sur la plateforme afin d’élargir son offre. Exactement ce que fait un Nvidia avec GeForce Now depuis des années avec l’annonce chaque semaine du support de nouveaux jeux, récents ou anciens. Atteindre une taille critique semble indispensable pour le système. Avec peu d’utilisateurs, les studios ne verront sans doute pas l’intérêt d’ajouter l’offre à leur dispositif. Cela représente beaucoup de contraintes pour peu d’impact.

En changeant de modèle économique, les avantages de Stadia pourraient faire mouche dans le futur. Même si la pente semble difficile à remonter pour Google. Les offres d’intégration entre le streaming de jeu et le streaming de vidéo de Youtube sont, par exemple, toujours invisibles alors que cela aurait été peut être le moyen le plus efficace de trouver de nouveaux clients. La possibilité promise par Stadia de permettre à un joueur de rentrer dans une partie en direct, via son service, en se connectant sur le stream d’un Youtubeur même si il n’a pas installé le jeu est un énorme avantage qui n’a pas été exploité mais qui pourrait séduire.

C’est probablement cette voie qui va être choisie par Google. Faire disparaitre la mention Stadia de l’offre ou la faire apparaitre de manière secondaire. On pourrait voir, par exemple, une solution Electronic Arts totalement intégrée à Youtube ou à d’autres sites, permettant de lancer une partie de NBA ou FIFA en direct. Stadia ne serait plus alors qu’une simple plateforme qui pourrait être liée à une plateforme de chat ou un forum par exemple… A Electronic Arts de payer les frais de Stadia en reportant l’abonnement sur ses clients

De grands studios pourraient se servir de Stadia pour gagner en indépendance vis à vis des plateformes de jeux console. De plus petits éditeurs pourraient également y voir un moyen de fournir ce genre de service à leurs clients à moindre frais.

Stadia ferme ses studios et devient un service © MiniMachines.net. 2021.

One Mix 4 : toutes les infos sur l’ultraportable 10.1″

One Netbook nous avait présenté quelques images en Décembre dernier d’un nouvel ultraportable de 10.1″ aux bordures fines et à l’équipement moderne. Une sorte de fils spirituel des netbooks qui aurait évolué sur une île isolée pendant que ses congénères disparaissaient peu à peu. Le One Mix 4 est désormais officiel.

One Mix 4

Le One Mix 4 est donc un “portable” proposant un écran tactile IPS de 10.1″ de diagonale dont on ne connait pas encore la définition exacte. Ce que l’on sait, par contre, c’est que la marque a réussi à intégrer l’écran dans des bordures fines et que la charnière est rotative sur 360°. Ce qui permettra à ce petit engin d’être utilisé comme une tablette. On pourra pester sur la dalle brillante nécessaire à l’usage d’une dalle capacitive mais on se réjouira tout de même de ce format et de la possibilité d’employer un stylet actif sur une diagonale de ce type. Le côté “carnet de notes” est bien présent. La dalle offrira 320 nits de luminosité et sa diagonale sera en 16:10.

One Mix 4

Tous les usages “classiques” de ce type de charnière seront évidemment disponibles. On pourra utiliser le One Mix 4 en mode portable mais également en mode “tente” pour regarder un film, par exemple.

One Mix 4

En face de cet écran, on retrouve un petit clavier rétro-éclairé qui profite à plein de l’espace disponible. Sur 6 rangées de touches, il propose une implantation QWERTY1 assez bien maitrisées. Les touches sont de type chiclets, elles sont évidemment assez rapprochées mais semblent suffisamment grandes pour une frappe correcte. Evidemment, les deux rangées de touches de fonction et de chiffres sont limitées en hauteur et ce clavier ne sera pas spécialement pratique pour gérer une comptabilité…. Mais pour le reste, et notamment pour de la rédaction classique, il semble tout à fait exploitable. Le pavé tactile est large et assez profond, sans commune mesure avec ce qui était proposé par les machines 10.1″ du temps des netbooks.

One Netbook

A l’intérieur du One Mix 4, on découvrira un processeur moderne, One Netbook a choisi les Intel Core i5-1130G7 et Core i7-1160G7. Des puces Tiger Lake de onzième génération. Un choix judicieux puisque ces puces sont à la fois performantes et peu gourmandes avec un TDP prévu entre 7 et 15 watts. Cela permettra de construire un engin à la fois autonome et léger. Deux éléments importants pour une machine de ce type puisqu’il semble difficile de lui ajouter une énorme batterie en épaisseur. Ces puces proposeront, en outre, un circuit graphique Intel Iris Xe aux performances très intéressantes.

One Netbook

On ne sait pas encore combien de mémoire sera embarquée, ni quelles capacités de stockage seront proposées. Au vu des productions récentes de la marque et du marché, j’imagine que l’engin sera disponible en 16 Go de DDR4 avec de 256 à 512 Go de SSD PCIe NVMe. Ce dernier point est une certitude, la marque a déjà communiqué sur le fait que le One Mix 4 sera équipé d’un slot M.2 PCIe NVMe au format 2280. Un élément positif qui offrira une possibilité d’évolution intéressante mais cette présence effective ne signifie pas pour autant qu’il sera facile d’y accéder.

One Mix 4

Quelques raffinements bienvenus ont été intégrés à l’engin. Au vu de son usage possible en mode tablette, le bouton de démarrage a été intégré sur la tranche de l’appareil. Un capteur d’empreintes est intégré sur ce bouton pour vous identifier facilement. Au dessus, on retrouve un port USB Type-C et un jack audio combo.

One Mix 4

De l’autre côté de la machine, on retrouve deux autres ports USB Type-C et un lecteur de cartes MicroSDXC. Pas d’infos concernant les ports USB Type-C mais l’intégration d’un processeur Tiger Lake laisse supposer la possibilité d’une intégration Thunderbolt plus facile. On devrait pouvoir alimenter la machine grâce à ces ports mais également profiter d’une sortie vidéo et une gestion de données USB et Ethernet. J’apprécie au passage la petite LED témoin qui transmet sa lumière au travers d’un morceau de matière translucide à la fois sur le dessus du clavier mais également sur la tranche. Un détail qui permet de connaitre l’état de veille ou de mise en marche du One Mix 4.

One Mix 4

L’engin sera en Wifi6 et probablement en Bluetooth 5.1. j’imagine que le partenariat avec Intel a poussé également un module réseau de la marque à bord. Pas de tarif, pas de date de lancement et pas d’infos sur la distribution de la machine pour le moment. Il va sans dire qu’avec l’emploi d’un processeur Tiger Lake et un équipement de ce genre, le One Mix 4 ne sera pas au tarif des netbooks… Il est également possible que One Netbook passe par un financement participatif pour annoncer son produit.

Source : Liliputing

One Mix 4 : toutes les infos sur l’ultraportable 10.1″ © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia lance ses RTX 3000 mobile au CES 2021

Point de paillettes ni de grand show pour cette présentation des nouveaux RTX 3000 mobile. Il faut dire que la recette était déjà connue et que beaucoup des informations proposées étaient déjà publiées. Dans un contexte compliqué, Nvidia n’a pas tenu a trop fortement manifester son enthousiasme.

RTX 3000 Mobile

Très attendue, autant par les consommateurs que par les marques tenues au secret des composants embarqués dans leurs machines tant que les RTX 3000 Mobiles n’étaient pas officialisés, la conférence a présenté trois premiers modèles de processeurs graphiques. Les GeForce RTX 3060, GeForce RTX 3070 et GeForce RTX 3080 qui visent donc trois modèles de machines a destination des joueurs et des créateurs mais qui pourront également intéresser le grand public voulant investir dans des solutions solides et valables dans le temps. Nvidia indique en effet trois ordres de grandeur de tarif pour ces engins : 999, 1299 et 1999$.

RTX 3000 Mobile

Ces prix ne sont pas des obligations mais plutôt des fourchettes de positionnement, ils sont en dollars et hors taxes comme toujours aux US. On peut donc s’attendre chez nous à des reflets en euros assez proches mais plus élevés une fois la TVA ajoutée. Ce sont de bons tarifs, les 999$ risquent de se transformer en 1199€ TTC en France mais cela à du sens pour un investissement dans un PC mobile équipé d’une RTX 3060. La solution, pour peu qu’elle soit suivie de composants homogènes, devrait permettre à un portable classique de proposer de très bons services pendant un très bon moment. Assez pour rentabiliser cet investissement de base.

RTX 3000 Mobile

Les nouvelles machines sautent le même pas technologique que les cartes graphiques de même génération. Un engin sous GeForce RTX 3000 mobile sera largement plus performant qu’une solution sous RTX 2000 mobile. Une machine équipée d’un RTX 3060 sera a même de jouer en 3D, retoucher des photos, monter des vidéos ou concevoir en 3D avec aisance et facilité. La nouvelle gamme proposant en outre quelques raffinements supplémentaires comme le Dynamic Boost 2.0 qui prendra en charge l’alimentation des principaux composants. Le WhisperMode 2.0 sera également de la partie pour tenter de réduire le bruit généré par les différents systèmes de ventilation grâce à une IA.

RTX 3000 Mobile

Nvidia a pourtant fait profil bas lors de cette conférence, manipulant moins de superlatifs qu’à son habitude. La marque est surtout restée sage dans ses annonces avec un focus sur le le 1440P alors qu’elle se concentrait sur l’UltraHD lors de la présentation de ses puces de cartes graphiques classiques pour cette même génération. Cela pour deux raisons principales. La première parce que les machines concernées sont évidemment moins performantes que les PC de bureau : processeurs moins gourmands, moins de capacité de mémoire vive en général et consommation largement inférieure. Sans compter le fait que la majorité du marché du PC portable n’est pas passé en UltraHD mais se contente d’écrans de plus faible définition.

Mais aussi parce qu’une RTX 30×0 mobile n’est pas équivalente  à une RTX 30×0 intégrée dans une carte graphique de PC classique. On s’en serait douté au vu de la taille d’une RTX 3080, même avec un excellent chausse pied et un gros marteau, il semblait difficile de proposer un produit identique sur une machine portable.

GeForce RTX 3000 Mobile

Ces GeForce RTX 30×0 mobiles proposent donc moins d’unités de calcul que les versions classiques. Elles sont livrées avec une mémoire GDDR6 en 192 ou 256 bits au lieu de la GDDR6X des version de bureau. Des moyens de baisser les prix d’un composant intégré forcément à un ensemble de pièces ayant déjà un coût élevé tout en permettant de ne pas avoir a glisser deux grosses turbines et une batterie de camion dans un appareil mobile. Nvidia doit jouer avec les TDP, la chaleur dégagée et la consommation des puces, pour que sa proposition soit viables. Des points beaucoup moins primordiaux sur une machine desktop. 

Pour que l’industrie suive le mouvement, et elle a très envie de suivre Nvidia sur ce segment, les ingénieurs proposent des RTX 3000 qui pourront être étagée de manière assez souple. Un RTX 3080 Mobile par exemple peut être intégré de telle sorte qu’il ne consomme “que” 80 watts ce qui conviendra aux engins les plus portables de cette gamme. Mais la puce pourra également dévorer plus de 150 watts sur les modèles les plus encombrants et lourds. Même chose avec les GeForce RTX 3070 qui grignoteront de 80 à 125 watts et les RTX 3060 fonctionnant entre 60 et 115 watts. Pour rappel, une RTX 3080 de bureau mange à elle toute seule 320 watts, les 3070 et 3060 ayant besoin de leurs 220 et 170 watts chacune.

GeForce RTX 3000 Mobile

Autre nouveauté importante, comme AMD, Nvidia s’intéresse aux spécifications de la norme PCIe et annonce le Resizable BAR. Cette solution reprend une possibilité offerte par la norme qui permet au système de prendre en compte toute la mémoire du circuit graphique. Et cette dernière devenant de plus en plus importante cela revient a booster ses capacités.

RTX 3000 Mobile

Dans les systèmes classiques, le processeur doit faire des cycles dans la mémoire du GPU, car il ne peut pas acceder à la totalité de celle-ci. Il doit donc boucler plusieurs cycle pour y faire transiter les informations dont il a besoin. Avec Resizable BAR – ou le SAM chez AMD – l’accès à la ram devient complet. Ce qui permet d’éviter des cycles et donc d’aller grapiller un peu plus de performances.

Les autres fonctionnalités de la gamme sont bien sur présents et on retrouvera le DLSS qui devrait prendre une place importante a moyen terme de la stratégie des développeurs pour adapter leurs titres sur des machines portable. La technologie MaxQ passe quand a elle à sa troisième génération.

RTX 3000 Mobile

RTX 3000 Mobile : une aubaine pour les constructeurs

Alors que le confinement a augmenté de manière importantes les ventes de PC, Nvidia se retrouve sous la pression de consommateurs mécontents de ne pas avoir pu acheter les cartes graphiques classiques de même génération. Pénuries importantes chez tous les constructeurs, prix qui s’envolent et marché en hausse ont fait de ce qui aurait dû être un feu d’artifice en fin d’année pour Nvidia, une période trouble pendant laquelle son image a été assez écornée auprès des consommateurs.

GeForce RTX 3000 Mobile

Avec sa gamme mobile, la marque peut rattraper son image et ses partenaires comptent bien sur ces nouvelles puces pour augmenter leurs ventes en ce début d’année. Nvidia annonce déjà 70 nouveaux ordinateurs portables sous GeForce RTX 3000 mobiles dont le CES a commencé a égrener les références chez Asus, Razer, Lenovo et beaucoup d’autres.

On se doute que si l’attente pour ces machines est au même niveau que pour les cartes graphiques de dernière génération de Nvidia il est indispensable de se placer rapidement sur ce segment pour l’ensemble des constructeurs partenaires.

Nvidia GeForce RTX 3060 Ti : La carte à surveiller ?

Nvidia lance ses RTX 3000 mobile au CES 2021 © MiniMachines.net. 2021.

AMD Ryzen 5000 Mobile : du sang neuf pour les portables

L’architecture Zen 3 débarque enfin sur les portables avec la sortie officielle des AMD Ryzen 5000 Mobile. Deux nouvelles gammes de puces sont ainsi annoncées et, contrairement à beaucoup d’années passées, une vraie gamme de machines semble suivre ce mouvement. Pas moins de 150 designs sont déjà prévus sur le marché pour l’année 2021. Un chiffre qui sonne comme une revanche aves des années de disette pour la marque en terme de collaborations.

On retrouve une segmentation classique de machines avec d’un côté des solutions haut de gamme a destination de PC de jeu et de stations de travail et de l’autre des solutions moins gourmandes qui viseront les ultrabooks.

Ryzen 5000 Mobile

La série Ryzen 5000 H visera la première catégorie de machines. Ces puces gravées en 7 nanomètres embarqueront la troisième génération de puces Zen. Au menu on retrouve deux promesses importantes : plus de performances et une meilleure autonomie. 

 Coeurs / ThreadsFréquencesCacheTDP
Ryzen 9 5980HX8 / 163.3 / 4.8 GHz20 Mo45+W
Ryzen 9 5980HS8 / 163 / 4.8 GHz20 Mo35W
Ryzen 9 5900HX8 / 163.3 / 4.6 GHz20 Mo45+W
Ryzen 9 5900HS8 / 163 / 4.6 GHz20 Mo35W
Ryzen 7 5800H8 / 163.2 / 4.4 GHz20 Mo45W
Ryzen 7 5800HS8 / 162.8 / 4.4 GHz20 Mo35W
Ryzen 5 5600H6 / 123.3 / 4.2 GHz19 Mo45W
Ryzen 5 5600HS6 / 123 / 4.2 GHz19 Mo35W

Le très haut de gamme sera composé de deux puces avec les Ryzen 9 5980HX et Ryzen 9 5980HS. Des modèles qui embarqueront 8 cœurs et proposeront 16 threads associées à 20 Mo de mémoire cache. La première tournera de 3.3 à 4.8 GHz avec un TDP annoncé de 45+W. La seconde ne dépassera pas les 35 Watts mais restera plus sagement à 3 GHz en fréquence de base pour atteindre les même 4.8 GHz en mode Turbo. La grosse différence entre ces deux Ryzen 9 se situera dans la possibilité offerte au modèle HX de subir les outrages d’un overclocking intensif. Détail qui explique le “+” dans le nombre de Watts de son TDP. Augmenter les fréquences de la puce ayant un impact sur sa consommation et sa chauffe.

Ryzen 5000 Mobile

Les Ryzen 9 5900HX et HS fonctionnent de la même manière mais en atteignant des fréquences moindres. Puis viennent les Ryzen 7 5800H et Ryzen 5 5600H. Ces derniers sont moins bien lotis avec deux cœurs et 4 threads en moins mais également moins de cache pour les mêmes consommations.

AMR Ryzen 5000 Mobile

Ces processeurs visent le marché des créateurs avec une promesse de performances en usages mono ou multi coeurs. AMD Avance que ses Ryzen 9 5980HS – non overclockés donc – se positionneraient devant un Intel Core i9-10980HK dans la même catégorie de consommation. Le Ryzen 9 5900HX serait quand à lui plus rapide que le Core i9-10980HK avec 14% de performances en plus en jeu sur un seul coeur  et 37% de mieux en multi. Des chiffres qui feraient de ces solutions de véritables petites usines à pixels, attaquant même les performances des solutions de bureau d’il y a tout juste deux ans.  

Ryzen 5000 Mobile

Le marché des PC Gaming comme celui des machines destinées aux créateurs ayant le vent en poupe, la marque s’est clairement positionné sur ces objectifs pour séduire. Elle sait probablement que de nombreux acheteurs sur ces segments sont plus experts que d’autres ou, tout au moins, qu’ils se renseignent avant leur achat. Ils sont donc plus susceptible de tomber sous le charme de ses performances et moins sujet au marketing des enseignes que les autres.

 COEURS / THREADSFRÉQUENCESCACHETDP
Ryzen 7 5800U (ZEN3)8 / 161.9 / 4.4 GHz20 Mo15 W
Ryzen 5 5600U (ZEN3)6 / 122.3 / 4.2 GHz12 Mo15 W
Ryzen 7 5700U (ZEN2)8 / 161.8 / 4.3 GHz19 Mo15 W
Ryzen 5 5500U (ZEN2)6 / 122.1 / 4 GHz11 Mo15 W
Ryzen 3 5300U (ZEN2)4 / 82.6 / 3.8 GHz6 Mo15 W

La seconde gamme de processeurs Ryzen 5000 Mobile sera la série U. Des puces plus sages qui viseront le segment des machines multimédia ultrafines habituelles. Conçues pour rester sagement dans une enveloppe thermique de 15 watts, elles développent jusqu’à 8 coeurs et 16 Threads et démarrent directement dans une solution 4 coeurs et 8 threads. Les fréquences varient assez fortement suivant les modèles et, surtout, la mémoire cache passe de 6 à 20 Mo en fonction des puces.

Ryzen 5000 Mobile

A noter, point important, AMD établit sous la même appellation Ryzen 5000U deux générations d’architectures. Les Ryzen 7 5800U et Ryzen 5 5600U sont les seules à bénéficier de coeurs Zen 3 tandis que les autres sont encore sous Zen 2. La même génération que les Ryzen 4000U mais pas forcément la même lithographie. AMD indique par ailleurs que ces puces seront plus efficaces que les précédentes génération mais ne détaille pas dans quelle mesure.

Ryzen 5000 Mobile

On peut se doute, devant les chiffres annoncés en matière d’autonomie, que les tâches les plus légères seront gérées en ne demandant que très peu d’énergie au processeur. Il faut évidemment garder la tâte froide et attendre des tests plus poussés autour de cette autonomie mais les promesses de la marque sont énormes. Avec 17.5 heures d’autonomie annoncée en usage classique et jusqu’à 21 heures en vidéo, cela parait très prometteur pour un portable. Bien entendu on ne connait pas les autres postes de ces mesures : sur quel portable et dans quelles conditions ces autonomies sont calculées. Mais on peut espérer un gain significatif d’autonomie pour les futures machines.

Ryzen 5000 Mobile

Ce qu’il y a d’intéressant dans cette annonce des Ryzen 5000 Mobile, c’est plus l’emballage de la conférence que les produits eux même. On sait depuis un moment que les puces d’AMD font jeu égal aux solutions d’Intel. Qu’il s’agit d’une affaire de choix et que, suivant ses usages, on pourra préférer une marque à l’autre.
Ce que je trouve vraiment intéressant, c’est l’impact de la conférence qui passe à un niveau supérieur. Les constructeurs répondent présent à ses offres et savoir que 150 machines sont prévues avec ces nouveaux processeur signifie bien que différents fabricants de portables ont compris que la demande de machines sous puces AMD explosait.

Ryzen 5000 Mobile

Et ce n’est pas étonnant qu’AMD s’en réjouisse. Contrairement à ce que l’on croit souvent, le marché des constructeurs est un des moins facile a faire bouger. Il faut souvent qu’un des plus gros poisson tente quelque chose de nouveau et récolte un certain succès pour voir le reste du banc bouger dans la même direction. Mais une fois que les choses commencent a bouger, cela va très vite. Les habitudes sont très ancrées et tout le monde a peur de prendre la mauvaise décision et de voir ses ventes sombrer en cas d’erreur. Le chemin parcouru par AMD pour remonter la pente a été énorme et son acceptation comme solution concurrente d’Intel a été une longue bataille qui semble en passe d’être gagnée. Des machines AMD présentées en fin de catalogue comme des solutions “low-cost” moins bien pourvues en mémoire vive et en stockage, voire avec une définition d’affichage bas de gamme lors de la sortie de la première génération de puces Zen mobiles, on est parvenu aujourd’hui à un catalogue d’engin haut de gamme équivalent aux solutions d’Intel.

Ryzen 5000 Mobile

On passe également de deux puces “H” lors de l’annonce des AMD 4000 à 8 nouvelles références Ryzen 5000 H. AMD laisse également tomber les Athlon Silver 3050U et Athlon Gold 3150U que je n’ai jamais vu en pratique dans aucune machine. La marque présente encore une fois 5 puces AMD Ryzen 5000U mais en faisant évoluer leur architecture.

Enfin, AMD annonce 150 machines déjà en chantier pour 2021 sur tous les secteurs quand la marque mettait en avant 100 solutions à la même période en 2020 pour la présentation des series 4000. Cette évolution est importante et on imagine que les différents constructeurs sont à l’affût derrière AMD pour proposer des ultraportables et des configurations plus musclées innovantes et performantes. C’est une excellente nouvelle pour le grand public qui va pouvoir profiter des performances des nouveaux Ryzen et découvrir en même temps les réactions techniques d’Intel. Ce retour à une compétition entre les deux marques est très positif car avec ces nouvelles séries, Intel peut vraiment s’inquiéter de l’arrivée d’AMD sur le segment des ultraportables. 

AMD Ryzen 5000 Mobile : du sang neuf pour les portables © MiniMachines.net. 2021.

Lavie Mini, le 8 pouces surprise de ce début d’année

Les constructeurs les plus importants du marché PC ont abandonné le format netbook depuis des années. Les dalles inférieures au 11.6″ n’ont plus le droit de cité dans leur catalogue. Ce Lavie Mini apparait donc comme une vraie surprise pour ce début d’année 2021.

Lavie Mini

Pensé comme un ordinateur convertible, l’objet condense énormément d’éléments positifs dans une diagonale de 8″ tactile. Les efforts des grands constructeurs sur le marché netbooks s’étaient arrêtés rapidement, laissant leurs machines sortir en boucle avec des composants totalement dépassés par les demandes du grand public. Puces anémiques, trop faible mémoire et stockage, définition d’écran inadaptée aux usages… Un ensemble qui ne permettait pas de suivre l’évolution logique du marché et a conduit à la désaffection du format.

En 2021, le Lavie Mini prouve qu’il est possible de repenser de fond en comble un ordinateur de petit gabarit. Avec une diagonale de 8 pouces tactile, cet engin propose plus d’usages que la majorité des machines du marché. Jouant sur son format pour offrir des accessoires et fonctions inaccessibles à d’autres engins. Si vous suivez le marché depuis quelques années, l’appellation Lavie devrait vous parler. C’est une des gammes de machines de NEC depuis fort longtemps et on parlait déjà des NEC Lavie Y en 2012 sur ce blog. C’est d’ailleurs NEC qui signe cette machine… mais c’est Lenovo qui le présente et qui va le commercialiser. La raison en est simple, les deux sociétés ont formé une joint-venture au Japon pour développer de concert des solutions. Je soupçonne d’ailleurs assez fort que cet engin sorte sous la marque NEC sur l’île avant d’être distribué sous celle du constructeur Chinois à l’international.

L’écran 8 pouces du Lavie Mini affiche un solide 1920 x 1200 pixels, une définition élevée qu’il faudra probablement compenser par un zoom de l’affichage mais qui permettra de lire nativement des contenus FullHD et d’afficher des pages web ou des programmes dans d’excellentes conditions. L’écran est tactile, capacitif, ce qui permettra une prise en main en tablette puisque le Lavie Mini propose une charnière rotative à 360° pour pouvoir coller dos à dos ses châssis. La dalle est lumineuse avec 400 nits et il s’agit évidemment d’une technologie IPS pour proposer les meilleurs angles possibles.

A l’intérieur de l’engin, on retrouvera un processeur Intel Tiger Lake pouvant atteindre le Core i7-1180G7. une puce très performante, peu gourmande et qui embarque un circuit graphique Intel Xe. 16 Go de mémoire, soudés à la carte mère et non évolutifs, seront disponibles dans la version la plus musclée de cet engin. Il s’agit de LPDDR4x-4266 en double canal. Le stockage pourra, quant à lui, atteindre 256 Go de SSD sans que l’on sache de quel type de SSD il s’agit ni si il sera accessible pour une évolution.  Cet ensemble proposera un niveau de performances et d’usage élevé, capable de mener à bien toutes les tâches d’un ordinateur portable classique. On pourra aussi bien jouer que travailler, écrire un mémoire ou répondre à ses mails. Retoucher des images ou monter un film. Rien de ce que fait un portable classique aujourd’hui ne sera inaccessible au Lavie Mini.

Mais le point clé de cette offre est dans la diversité de ses usages par rapport à son format. La marque identifie ainsi 4 usages possibles : Celui d’un portable pour commencer. Avec un vrai clavier sur 7 rangs de touches, le Lavie Mini propose une véritable solution de saisie. Certes il sera un peu étroit, l’engin mesurant tout juste 20 cm de large pour presque 15 cm de profondeur. Mais il sera très complet.

Lavie Mini

 

NEC a fait des choix intéressants sur ce poste avec des touches rondes et non pas carrées. Je n’ai aucune idée de la pertinence de cette option pour le moment, la marque dispose d’un excellent cabinet de recherche et développement en ergonomie et ce dispositif doit probablement avoir passé des tests avant d’être validé pour une sortie. Pour avoir testé des claviers à touches rondes par le passé sur un format de bureau standard, je n’avais pas trouvé d’intérêt à ce choix. Mais sur un petit gabarit de ce type, l’affaire peut être totalement différente. Je remarque que cela permet à NEC de positionner beaucoup de touches sur l’engin.

Outre le traditionnel jeu de touches de lettres, on retrouve les touches F1 à F12 doublées de fonctions multimédia complètes. En dessous, le Lavie Mini propose des touches qui ont tendance à disparaitre sur certains portables de plus grandes diagonales comme les touches Pause, PrintScreen ou ScrollLock mais également des accès directs aux signes classiques. Viennent ensuite les touches des nombres partagées, là encore, avec les signes habituels. Ces 3 premières rangées devraient offrir un large champ d’usages qui devraient plaire aussi bien aux programmeurs en herbe qu’aux écrivains ou aux matheux. Il est possible de tout pianoter, ici, dans un confort qui semble plus lié à une domestication du format du clavier qu’à un jonglage de raccourcis et autres combinaisons de touches.

Mieux encore pour la frappe, certaines touches ont été légèrement rabotées au lieu d’être supprimées. C’est le cas des <> en bas à droite du clavier. Leur cercle est mangé par l’autre touche en miroir mais elles restent lisibles et exploitables. Les touches fléchées sont bien là, sans sacrifice de leur taille et on retrouve les éléments classiques dans de bonnes proportions. La touche Shift, la touche Tab, le Capslock et la touche entrée sont bien proportionnées. Les touches Windows, Control, fonction, Alt et autres sont également présentes. Deux touches couvertes d’idéogrammes font irruption sur le clavier, probablement pour piloter les systèmes de combinaisons de touches liées aux langages asiatiques. Il est probable qu’elles soient recyclées pour d’autres usages chez nous. L’ensemble bénéficie d’un rétro-éclairage complet.

Lavie Mini

Ce clavier me semble bien proportionné et exploitable pour autre chose que de simples mails. Il offre dans tous les cas une excellente visibilité et un ensemble de fonction très complet. On pourra pester sur la taille un peu courte de la barre espace mais sur un engin de ce gabarit cela ne me parait pas choquant outre mesure.

Evidemment, pour parvenir à ce résultat, NEC a du faire quelques sacrifices. Le plus important est sans doute la disparition pure et simple du pavé tactile. Le Lavie Mini embarque donc à la place une solution de capteur optique entouré de deux boutons de clic. Est-ce un problème ? J’ai longtemps cru que oui et, après avoir testé d’autres engins proposant le même genre de solution, je suis revenu à un autre avis. C’est surtout une question d’habitude.

Si vous  êtes un aficionados des larges pavés tactiles, profonds et cliquables. Ce type de dispositif est un grand recul. Mais si vous prenez le temps d’essayer ce type de solution, vous serez surpris de la précision et la rapidité de son utilisation. La qualité de ces dispositifs optiques a largement évolué et désormais ils ne nécessitent que quelques faibles mouvements pour vous mener précisément de l’autre côté de votre écran. La marque n’avait pas vraiment d’autres choix. Intégrer un pavé tactile digne de ce nom aurait mangé 2 rangées de touches au dessus. Pour un service médiocre au demeurant face aux solutions actuelles. En combinant ce type de dispositif avec l’écran tactile, l’engin propose la moins pire des solutions que l’on pourra améliorer facilement avec une simple souris.

La connectique est maigre, l’engin propose deux ports USB 3.1 Gen2 Type-C seulement, pas de port USB Type-A à bord malgré une épaisseur de 1.7 cm. Il faudra donc soit trouver un hub pour brancher une souris filaire, soit acheter un modèle Bluetooth puisque le Lavie Mini est Bluetooth 5.0. Le Wifi embarqué est de type 802.11ax et proposera donc de bons débits pour éviter, là encore, d’avoir recours systématiquement à un Hub pour de l’Ethernet. on regrette cependant le choix de ne pas embarquer de Thunderbolt dans l’engin.

Au dessus de l’écran on découvre une webcam accompagnée d’un module infrarouge pour la reconnaissance faciale. Une option bienvenue qui n’excuse cependant pas la taille des bordures d’écran de la machine. NEC aurait eu la place de glisser un écran un peu plus large encore tout en laissant assez de marge pour une saisie confortable en mode tablette. A l’intérieur de la machine, deux enceintes 1.5 watt proposeront un son stéréo classique.

Mais ce n’est pas tout, le Lavie Mini réserve d’autres surprises

Lavie Mini

Le petit portable proposera un accessoire de jeu permettant de glisser la machine en format tablette dans un support pour retrouver une interface de console. A droite, un mini-joystick et les 4 boutons habituels ABXY. A gauche, un autre Mini-Joystick et une croix directionnelle. Des gâchettes doubles seront également présentes sur les côtés de la machine. On retrouve un esprit très Nintendo Switch pour jouer plus aisément. La tablette pesant 576 grammes – on ne connait pas le poids de l’accessoire – la jouabilité semble bonne.

Lavie Mini

Un dock sera également disponible pour proposer plus de connectique et un usage sédentaire complet. Celui-ci s’utilisera également en repliant la machine en mode tablette. Il proposera alors un support pour l’utiliser comme écran tout en offrant la connectique nécessaire à un usage classique. Une sortie HDMI pour piloter un affichage externe. Deux ports USB 3.1 Type-A et deux autres ports USB Type-C. De telle sorte qu’il sera possible de positionner le Lavie Mini sur son stand pour la recharger d’une part mais également la connecter à un ensemble classique de souris/clavier, écran plus grand et tout l’attirail d’accessoires que vous souhaitez.

Parfait ? Je ne sais pas, mais c’est clairement une annonce rafraichissante tant en terme de format que d’usages. La machine est complète, intelligemment construite et pense à beaucoup de détails généralement passés à la trappe par les grands constructeurs. Reste qu’on ne connait ni l’autonomie ni le prix de cet engin. Ni même si il sortira réellement à l’international, en Europe ou en France. Il faut espérer que si car si le Lavie Mini n’est pas pensé pour séduire tout le monde, il a assez d’atouts, comme les UMPC en leur temps, pour créer un vrai marché. C’est en tout cas une piste à suivre pour la marque comme pour ses concurrents.

Lavie Mini, le 8 pouces surprise de ce début d’année © MiniMachines.net. 2021.

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