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MSI P65 Creator : un portable impressionnant sous GeForce 2070 MaxQ

Le dilemme est le suivant. Soit je vous parle du MSI P65 Creator dans quelques semaines quand je rentrerai de vacances avec un test peut être plus poussé pour parler de tous les avantages de ce portable. Soit je vous en parle maintenant pour profiter de son prix promo. Cette machine haut de gamme est en effet proposée à 2099.99€ sur RueDuCommerce, un prix évidemment très élevé mais également très éloigné du tarif demandé à l’origine par la marque. Le prix public de cet engin est en effet de 2999.99€.

MSI P65 Cretor 8SF

Introduction

J’ai reçu cet engin en test il y a quelques jours et la machine est incroyable en terme de performances, de finition et de possibilités. Si je vous parle MSI P65 Creator aujourd’hui alors qu’il est tout de même loin de nos minimachines habituelles c’est parce qu’il est en promo, comme pas mal d’entre vous cherchent une machine pour préparer la rentrée, je me suis dit que c’était le bon moment pour me lâcher.

MSI P65 Cretor 8SF

Le MSI P65 Creator c’est quoi ? Et bien c’est d’abord une grosse claque de constater que cet engin est plus, bien plus, performant que la station de bureau que j’utilise au quotidien pour le blog. Station qui me sert à écrire mais aussi à illustrer, retoucher, développer des images. Qui me sert à jouer de temps en temps et que j’emploie également pour monter des vidéos. Ce portable 15.6″ est largement plus puissant que ma tour du quotidien.

MSI P65 Creator 8SF-250FR

Processeur : Intel Core i7-8750H six cœurs douze threads cadencé de 2.2 à 4.10 GHz 9 Mo de cache.
Chipset graphique interne : Intel Graphics UHD 630 cadencé de 350 à 1100 MHz 
Chipset graphique secondaire : NVIDIA GeForce RTX 2070 Max-Q 8 Go GDDR6
Mémoire vive : 32 Go DDR4 non évolutif
Stockage : 512 Go SSD M.2 NVMe “évolutif”
Affichage : 15.6 pouces 1920 x 1080 IPS larges angles 100% sRVB dalle matte 60 Hz à bordures fines
Réseaux: WiFi 802.11 a/b/g/n/ac, Bluetooth 5.0
Connectique : 3 port USB 3.1 Type-A, 1 port USB 3.1 type-C, 1 sortie casque 3.5 mm, 1 entrée micro 3.5 mm, une sortie HDMI 2.0 plein format, 1 sortie Mini DisplayPort, 1 Ethernet Gigabit, un port Antivol Kensington Lock
Audio : Double enceintes stéréo 2 watts, Nahimic Hi-Res Audio, prises jack plaquées or
Clavier : Chiclet AZERTY rétro éclairage blanc
Webcam : 720p + micro
Lecteur d’empreintes : intégré au pavé tactile
Batterie : Lithium Ion – 4 cellules – 82 Whr
Poids : 1.88 Kg
Encombrement : 35.77 x 1.79 x 24.77 cm
Système d’exploitation : Windows 10 Pro
Prix public : 2999.99€ promo à 2099.99€

 

MSI P65 Creator 8SF

Présentation

L’engin est livré dans une boite blanche comprenant un gros bloc d’alimentation, le câble secteur et la machine. Le tout est parfaitement emballé et l’ensemble respire d’emblée un haut niveau de qualité.

MSI P65 Creator 8SF

L’alimentation livrée est relativement compacte avec un bloc qui mesure 15 cm de long pour 7.5 cm de large et 3 cm d’épaisseur. Il propose un câble de 1.5 mètre souple qui alimente le portable avec une prise coudée.

MSI P65 Creator 8SFMSI P65 Creator 8SF

L’alimentation est signée Chicony, il s’agit d’un modèle qui délivre 230 watts en 19.5 volts en 11.8w. Elle est alimentée via une prise tripolaire très calssique. Le PC en lui même est construit de manière assez originale. La carte mère est enfermée dans un sandwich de deux morceaux d’aluminium qui viennent la protéger.

MSI P65 Creator 8SF

Cela lui confère d’emblée une solidité et une finition impressionnantes. Tout, ou presque, est réalisé dans ce métal. Le dos de l’écran comme le bas du châssis servent ainsi de sarcophage aux autres éléments. Seule la façade de la dalle 15.6″ est en ABS argenté. Cela permet à MSI de proposer une dalle aux bordures très fines mais n’empêche pas l’engin de proposer une résistance exemplaire.

MSI P65 Creator 8SF

A l’usage, l’ouverture ou la fermeture de la machine ne provoque pas de distorsion de l’écran qui reste toujours solidement accroché à une charnière ferme et souple. Ferme parce qu’elle ne bouge pas une fois ouverte suivant un angle précis. Souple parce que l’ouverture du capot peut se faire sans soucis d’une seule main, sans retenir le reste de la machine. Du reste un petit ergot placé au dessus de la webcam facilite cette opération. Le châssis métallique structure l’ensemble de la machine qui ne se déforme jamais, ni au centre de son clavier, ni ailleurs. Le seul endroit qui laisse sentir une légère souplesse, toute relative, se situe à côté du bouton de démarrage en haut de la partie centrale du PC, là où un jeu d’un demi millimètre se négocie en appuyant, vraiment, très fort.

MSI P65 Creator 8SF

Une série de minuscules trous percés dans l’aluminium, sous l’écran et au dessus du clavier, permet à l’engin de mieux s’aérer mais également de diffuser le son de ses haut parleurs médiums et aigus. Cet ensemble de métal et les dimensions de l’engin se ressentent sur son poids global. On est loin des portables 15.6″ d’il y a quelques années cependant. Avec 1.88 Kg sur la balance, le MSI reste un poids plume sur ce secteur, surtout au vu de ses performances. Sa largeur de 35.7 cm ne lui permet apparemment pas d’intégrer de pavé numérique, c’est comme toujours le prix à payer pour un engin moins large et plus facile à transporter.

MSI P65 Creator 8SF

Connectique

La connectique du 15.6″ est presque un sans fautes, c’est en tout cas un véritable allié pour cet engin au quotidien. Le gros point fort de celle-ci est sans doute la triple sortie écran qui permet de se sortir de toutes les situations. Avec ce dispositif et l’écran de la machine il est possible de s’installer un poste de travail triple écran très simplement. C’est clairement du luxe, c’est clairement peu portable, mais c’est un vrai bonheur de déployer une installation de ce type pour travailler avec cet engin. Notamment parce que les capacités de la machine incitent à des usages lourds et complexes, de l’édition vidéo à la retouche photo en passant par de la création 3D.

MSI P65 Creator 8SF

La prise HDMI 2.0 et le Mini Display Port font leur travail d’affichage UltraHD 60 Hz sans problème et la prise Thunderbolt 3.0 permet également de déporter un affichage UltraHD. Le tout fonctionne de manière ultra confortable pour proposer une connexion à la majorité des écrans modernes. Ces trois prises sont situées sur la tranche droite de l’appareil et assez bas sur la coque puisque des ouïes d’aération sont placées en haut de l’engin. Avec ce type d’installation, l’usage en mode sédentaire est donc rapidement un problème pour l’utilisation d’une souris si vous êtes droitier. La solution est alors souvent dans le rehaut du portable pour profiter d’un écran bien placé et le recours à un clavier et une souris en USB.

La présence d’un port USB Type-C Thunderbolt 3.0 est un apport excellent à l’usage. En branchant un seul câble lui même connecté à un hub dédié on peut transformer ce poste mobile en véritable station de travail sédentaire : L’appareil va alors pouvoir se recharger, se connecter au réseau filaire en Gigabit, piloter des périphériques USB et étendre son affichage. Un ajout parfait pour qui cherche une machine fonctionnant de poste à poste rapidement.

Sur le côté droit, on retrouve également le jack d’alimentation et un premier port USB 3.1 Type-A. La prise courbée en provenance du bloc d’alim permet de ne pas être dérangé par le câble qui circule directement vers l’arrière de l’engin. Pour la même raison d’encombrement de la zone d’utilisation d’une éventuelle souris, la prise USB située tout en bas à droite sera à réserver pour une nano clé USB.

MSI P65 Creator 8SF

De l’autre côté à gauche on retrouve trois autres ports avec un Ethernet Gigabit, deux USB 3.1 Type-A bien espacés et les deux prises audio 3.5 mm séparées qui permettent de brancher casque et micro. Ces prises sont plaquées or, même si je ne sais pas si cela apporte quoi que ce soit à la qualité du traitement audio de l’engin.

MSI P65 Creator 8SF

MSI n’a pas trouvé la place de glisser un lecteur de cartes SDXC dans l’appareil. Ce qui, selon moi, aurait été un vrai plus. Avec ses ressources graphiques importantes et son écran sRVB, ce portable est un terrain de jeu d’images et développer des photos avec est un vrai plaisir. Un ajout de ce type aurait pu intéresser un large public et même si le recours à une solution USB 3.1 est possible, avoir ce type de lecteur dans le châssis reste un vrai plus. MSI est conscient que son portable peut faire des envieux et propose donc une prise antivol type Kensington Lock taillée directement dans le châssis en aluminium.

MSI P65 Creator 8SF

Clavier et pavé tactile

Le clavier est un point fort du MSI P65 Creator, si il est de type chiclet, c’est dans une version haut de gamme de ce type de configuration. Il propose des touches très lisibles et au rétro éclairage blanc sur fond noir très efficace.

MSI P65 Creator 8SF

La course des touches est correcte et la rigidité de l’ensemble est un sans faute. Comme sur le MSI Bravo 15, la marque n’emploie pas toutes les touches fléchées pour créer un ensemble de raccourcis de fonctions. Certaines permettent d’activer le mode avion ou la mise en veille, de désactiver le pavé tactile ou de mettre l’écran en pause. Le reste de ces fonctions annexes sont déportées sur des combinaisons avec les touches fléchées et autres.

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La frappe est un vrai régal et l’ensemble permet une excellente prise en main. On trouve ses repères immédiatement même si il m’a fallu un peu de temps pour m’habituer à la police choisie par la marque. La lisibilité n’est pas en cause mais l’ensemble à parfois recours  à des choix perturbants.

MSI P65 Creator 8SF

C’est surtout lié au fait que les raccourcis liés à la touche Alt Gr sont complexifiés par l’apparition d’une touche “<>” située tout de suite à droite de la barre espace. Attraper un symbole @ se transforme ainsi très souvent en un “<à” ce qui pose quelques soucis quand ce caractère fait partie de vos routines de mot de passe. Il faut donc se discipliner et penser à décaler son pouce gauche d’un cran après la barre espace pour attraper cette fameuses touche Alt Gr. Pour le reste, ce clavier est un véritable bonheur à l’emploi.

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Le pavé tactile est large, très large, ce qui convient bien dans une situation de double écran par exemple. Pour présenter un projet avec un vidéo projecteur ou simplement pour naviguer rapidement sans relever sans cesse son doigt de sa surface. C’est également très agréable pour les divers gestes liées à l’utilisation de Windows. On peut poser sans problèmes tous ses doigts sur la surface et avoir encore de la place pour un glissement. Légèrement renfoncé dans le châssis, le pavé délimite la fin de sa course de manière évidente et on n’a pas besoin d’y jeter un oeil pour le manipuler. La glisse est juste parfaite pour avoir des gestes fluides et agréables.

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Les deux boutons sont accessibles en bas de la zone tactile. Il faut exercer une pression assez significative pour enfoncer le pavé jusqu’au clic mais le déclenchement est suffisamment bien marqué pour être évident. Le petit lecteur d’empreintes intégré fait très classiquement son travail.

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Affichage

L’écran du MSI P65 Creator est un 15.6″ FullHD équipé d’une très belle dalle IPS calibrée très finement. La marque annonce un traitement colorimétrique 100% sRGB et il est vrai que la dalle est d’une justesse impressionnante. Pour une fois, je peux en goûter tous les avantages en l’associant à mes écrans de travail habituels. avec les deux sorties HDMI et MiniDisplayPort pour une utilisation triple écran, je retrouve un confort parfait pour une utilisation graphique et multimédia.

La luminosité est excellente et sa gestion est agréable avec des niveaux de luminosité bas qui ne tirent pas le blanc de l’écran vers une teinte plus colorée. Si à la première utilisation l’écran est un peu teinté de rouge, l’utilitaire MSI Creator permet de régler cela en quelques clics pour retrouver un écran parfaitement calibré. 

MSI P65 Creator 8SF

Sous un logiciel de retouche photo comme Affinity Photo, la qualité de l’affichage 15.6″ est un vrai bonheur. Le traitement d’images RAW issues d’un Reflex numérique est d’une justesse impressionnante et si l’ensemble du traitement est évidemment magnifié par la vitesse de traitement de l’ensemble, la justesse des couleurs se ressent immédiatement. A l’affichage d’une image sombre, aucune fuite de lumière n’est détectée et l’homogénéité globale de l’image reste toujours solide.

Je regrette juste parfois la profondeur du noir qui est peut être moins flatteuse que sur d’autres machines. C’est vraisemblablement dû au fait que l’engin est protégé par une dalle matte et non brillante. Cette différence est subtile et cela n’est pas vraiment dérangeant en usage graphique mais se ressent plus lors d’usages multimédia dans un environnement global très sombre.

MSI P65 Creator 8SF

La dalle matte absorbe très bien les spots lumineux

Le point positif de cette dalle non brillante est une utilisation possible en zone très lumineuse. La luminosité est excellente et le traitement mat, sans être miraculeux bien sûr, permet une lecture agréable. Les angles de vue de la dalle IPS sont excellents, au bout des 178° promis par cette technologie, la lisibilité et la luminosité de l’ensemble restent parfaits. Même sur les angles haut et bas, cela permet une utilisation de la machine dans tous les cas de figures.

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Accessoires et son

Si la webcam du MSI P65 Creator est totalement quelconque, un simple modèle “720p” classique, la partie audio est plutôt bonne et l’ensemble propose un bon rendu global. Les constructeurs continuent de penser que les personnes exploitant ce type de périphériques préfèrent exploiter ceux de leurs smartphones bien plus évolués. Qu’il est préférable donc de limiter l’investissement dans ces postes. Peut être que la nouvelle génération de machines amènera une nouvelle tendance sur ce point précis, le confinement ayant montré l’intérêt de la visio-conférence sur PC pour beaucoup d’utilisateurs.

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La partie son est assez classique mais profite d’un excellent placement. Le rendu est très  correct même si on ressent parfois un manque assez net de basses en mobilité. La raison est assez simple, le dispositif de basses est situé sous l’engin et il a été pensé pour résonner contre un support. Si vous surélevez la machine pour la mettre en station debout ou sur un support ventilé par  exemple, les basses sonnent dans le “vide”. En usage classique sur un bureau, c’est beaucoup plus confortable et l’ensemble est alors moins métallique. Les médiums et les aigus sortent directement sous l’écran. Si l’ensemble manque évidemment de profondeur, on est sur une solution efficace et bien pensée. C’est souvent parfait pour un usage classique comme lecteur multimédia. Films et séries proposent des dialogues très compréhensibles et les jeux sont bien gérés. Mais les amoureux de musique feront sans doute appel à un casque audio ou une sortie sur des enceintes pour profiter au mieux de leurs albums préférés.

La gestion sonore proposée par le système Nahimic 3 de MSI propose un effet Surround “7.1” virtuel. Une solution de spatialisation surtout efficace pour un usage ludique. Elle fait relativement bien son travail avec une précision dans le positionnement audio parfois assez bluffante. Cela reste tout de même un système audio de portable classique. Largement perfectible avec un simple dispositif audio un peu plus évolué proposant plus d’espace pour embarquer des haut-parleurs plus imposants. 

Pour le reste, la sortie son fait un très bon travail technique, le jack n’émet aucun son parasite, pas de souffle ni de masse, le rendu peut être exploité sur un amplificateur sans soucis.

MSI P65 Creator 8SF

Wifi et Bluetooth 

Le Wifi embarqué est un 802.11ac classique en 2×2 MIMO. Malheureusement, je pense que le châssis métallique doit quelque peu limiter son signal. En test pratique, connecté à un routeur Wifi6, l’appareil ne dépasse pas les 500 Mbit/s dans le meilleur des cas en réception et reste plafonné  à 639 Mbit/s en émission. C’est très bien mais beaucoup moins que d’autres appareils au même format wifi. La sortie de veille est immédiate avec une accroche réseau instantanée et la stabilité et excellente lorsque l’on déplace l’appareil, que ce soit en  2.5 ou en 5 GHz.

Le Bluetooth 5.0 fonctionne parfaitement avec une détection rapide et des fonctionnalités classiques pour ce type d’appareil.

MSI P65 Creator 8SF

Performances

Le processeur embarqué est un Intel Core i7-8750H, une puce de génération Coffee Lake déployée sur 6 coeurs et 12 threads. Cette solution, cadencée de 2.2 à 4.1 GHz, embarque 9 Mo de mémoire cache et fonctionne dans un TDP de 45 watts. Un processeur qui offre à la machine une réactivité impressionnante sur tous les tableaux. Le circuit graphique intégré est un Intel UHD 630 cadencé de 350 à 1.1 Ghz. Il est performant en usage modéré et permet de ne pas réveiller la ventilation outre mesure pour tous les programmes classiques : traitement de texte, web, vidéo… La partie graphique de la puce Intel est a même de prendre en charge une majorité d’usages avec beaucoup de confort.

MSI P65 Creator 8SF

Le MSI P65 Creator embarque 32 Go de mémoire vive DDR4 sur deux slots de mémoire vive en double canal, ce qui offre évidemment beaucoup de  souplesse à l’utilisation. Le portable réagit au doigt et à l’oeil à toutes les sollicitations. Peut importe le nombre d’onglets ouverts, peut importe le nombre de programme ouverts, l’engin encaisse encore et encore toutes les demandes. Avec un logiciel de retouche photo, un traitement de texte, une session Internet avec des dizaines d’onglets et des outils de veille divers en parallèle, la machine ne semble pas plus encombrée que cela. Toutes ces opérations se passent dans une fluidité parfaite et on peut ainsi naviguer de programme en programme sans aucun contre temps. 

La partie stockage est confiée à un SSD PCIe NVMe x2 de 512 Go signé Toshiba, un KBG30ZMV512G. Ce n’est clairement pas le SSD NVMe le plus rapide du marché mais il suffit à sa tâche. On aurait pu espérer un meilleur choix pour une machine de ce niveau de prix de la part de MSI mais cela reste un SSD parfaitement exploitable et on pourra recourir à une solution externe en USB 3.0 ou en Thunderbolt pour plus d’espace de stockage rapide. Petits bémols sur le conditionnement du stockage par contre, la configuration de l’engin semble avoir forcé MSI à placer les slots M.2 sous la carte mère. Il sont donc inaccessibles facilement pour l’utilisateur. Si, en théorie, on peut changer les 512 Go de base pour un stockage plus grand, en pratique, l’opération sera réservée à des utilisateurs aguerris. Le MSI P65 Creator propose la possibilité d’ajouter un second stockage interne en NVMe également avec exactement les mêmes contraintes techniques.

MSI P65 Creator 8SF

Le point qui enfonce le clou d’un point de vue performances, c’est sans conteste le chipset graphique Nvidia RTX 2070 MaxQ. Un circuit qui embarque 8 Go de mémoire dédiée au format GDDR5 et propose une utilisation quasiment miraculeuse. Sous Handbrake, en exploitant NVenc comme moteur d’encodage, mon fichier de test en UltraHD de 10 minutes en H.265 passé en FullHD ne met que 2 minutes et 27 secondes a être traité.

En traitement photo c’est un allié absolument incroyable. Le circuit de Nvidia prend le relais des tâches les plus lourdes et accélère leur traitement. En montage vidéo, le duo processeur Intel et circuit graphique RTX font également des miracles. Non seulement les transitions classiques, les effets et la colorimétrie sont calculés de manière fluide en temps réel mais les vitesses de rendus exploitant NVenc sont absolument incroyables.

Trois fois la même vidéo. Le film original d’abord puis une version ralentie à 20% de sa vitesse originale sans modifications. La troisième partie montre le travail effectué par DaVinci Resolve Studio et ses effets Optical Flow et Speedwrap pour améliorer le ralentissement.

Sous DaVinci Resolve, j’ai pu effectuer des tâches prises en charge par la puce Nvidia RTX 2070 et ainsi mettre à l’épreuve des performances d’accélération graphiques spécifiques. Comme, par exemple, la réalisation d’un ralenti logiciel visible ci-dessus avec l’utilisation des effets Optical Flow et SpeedWarp de la version Studio du logiciel. Ces effets servent à compenser le changement du nombre d’image par seconde d’un clip vidéo que l’on veut ralentir artificiellement. C’est une fonction assez impressionnante et extrêmement gourmande en ressources puisque le programme doit inventer les images manquantes entre les images réelles. Ces calculs sont lourds et il est impossible d’avoir un rendu en temps réel du résultat. Pour vérifier que les réglages choisis sont les bons, il faut recourir à une exportation de sa vidéo sur un segment. Ce qui peut s’avérer extrêmement gourmand en temps de calcul.

Si l’exportation en FullHD du film d’origine comme le ralenti saccadé à 6 images seconde se font très rapidement avec un rendu à plus de 45 images par seconde, la seconde partie où le logiciel “invente” des images supplémentaires pour générer une vidéo fluide et agréable. Le rendu chute alors à  5.5 images par seconde. Même avec cette machine haut de gamme. Pour vous donner une idée, mon PC Core i7 de quatrième génération avec une GeForce GTX 1050 qui me sert au quotidien pour le blog met largement plus d’une seconde par image pour le même travail… Imaginez le temps nécessaire pour calculer une seule seconde de vidéo à 29 images par seconde dans ces conditions…

D’autres opérations sont accélérées par la puce graphique: Notamment le tracking d’objets pour flouter un élément ou en faire disparaitre un autre. Mais également l’analyse de visage. Une fonction qui permet de repérer un ou plusieurs visages dans une vidéo, de le suivre et de lui appliquer des filtres dédiés. Par exemple pour mieux l’éclairer ou le rendre plus lisible à l’image. C’est typiquement un outil qui va permettre de faire ressortir une émotion dans une scène d’anniversaire où la seule lumière des bougies est disponible pour éclairer un visage d’enfant. Ces fonctions spécifiques sont prises en charge de manière spectaculaire avec un traitement trois à cinq fois plus rapide que sur ma solution classique. La GeForce RTX 2070 MaxQ prenant en charge une majorité des calculs d’analyse et de traitement graphiques à elle seule.

handbrake

Les opérations plus classiques d’exportation en H.264 ou h.265 via le codec NVenc sont accélérées de manière incroyables par la partie graphique. C’est une vitesse de rendu qui permet de tâtonner et de concevoir, d’expérimenter et de produire sans avoir à se soucier d’un temps de traitement trop long. 

Affinity Photo

Les autres usages, que ce soit en 3D sous Blender ou Fusion 360, en impression 3D avec Cura ou sous un logiciel de retouche photo comme celui de Affinity, sont très bien pris en charge avec un traitement parfait de toutes les fonctions. Entre l’affichage, les rendus, le calcul d’une impression 3D ou la gestion de fichiers RAW, tout est parfaitement maitrisé par le trio processeur, mémoire vive et carte graphique. 

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Comme outil de travail, le MSI P65 Creator est un instrument redoutable et depuis une petite semaine que je l’emploie, je n’ai pas réussi à lui trouver de défaut d’un point de vue performances. Je n’ai pas encore exploré toutes ses possibilités, notamment en jeu, mais le tour que j’ai pu en faire me donne une impression à chaque fois plus surprenante de solidité d’usage et de capacités. Je n’ai pas vraiment eu le temps de jouer à vrai dire, mais j’ai pu lancer des tests variés pour vous donner une idée des possibilités offertes par la machine. En gros, la chose à retenir est la possibilité systématique d’obtenir un excellent rendu graphique sur Haut ou Ultra en FullHD dépassant quasiment toujours les 60 images par seconde. 

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J’ai lancé plusieurs titres mais je n’ai pas grand chose à dire en terme de ressenti faute de temps. Les titres sont tous très fluides et les scores obtenus excellents. J’aurais aimé avoir plus de temps pour vous évoquer le plaisir de découvrir, voir de  redécouvrir certains titres en mode ultra avec une fluidité que je n’avais pas connue en mode normal.

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Malheureusement mon calendrier en a décidé autrement et la peur de voir la promo disparaitre sur cet engin entre le moment où je commence à rédiger et le moment où je publie m’a empêché de m’appesantir trop sur chacun de ces jeux. Que dire ? Tout est fluide, tout est impressionnant. 

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Des jeux qui hoquettent en FullHD d’habitude sur mon PC sont gérés ici avec une maestria impressionnante. Un des titre les plus exigeants comme Anno 1800 qui demande à la fois beaucoup de ressources mémoire, beaucoup de capacité de calcul processeur et un excellent moteur graphique pour peu que votre partie sauvegardée soit bien avancée devient ultra-fluide en détail élevés. Ce qui rend le jeu presque magique à re-explorer.

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Les titres récents acceptent sans broncher  des traitements graphiques très élevés et montrent toute l’étendue de leur immersion. C’est très agréable et parfaitement jouable de bout en bout. Même si la machine est estampillée “Creator”, ce monstre de MSI se révèle être un vrai engin de jeu.

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Un cas un peu particulier me fera surement revenir sur un élément particulier de ce que propose cet engin et son système graphique GeForce RTX. Le  jeu Control propose en effet des effets particuliers comme le Raytracing en temps réel ou le recours au DLSS. Ce sera pour moi dans le futur un bon moyen de vous parler de ces technologies. Si la première est surtout graphique et pas forcément indispensable, elle ajoute de la profondeur dans les univers de jeux. La seconde par contre est un vrai sujet, le DLSS, je vous en ai déjà parlé, est à mon avis l ‘aube d’une vraie révolution dans l’industrie graphique du jeu vidéo.

MSI P65 Creator 8SF

Bruit, chauffe et Throttle

Le MSI P65 Creator est un engin à la fois puissant et fin, le revers de la médaille de ce tour de force est que la machine doit extraire d’une manière ou d’une autre les watts dégagés par ses composants. Pas moins de 3 ventilateurs sont donc disposés dans son châssis qui est lui même percé de 4 ouïes d’aération. Deux sur les côtés, deux à l’arrière.

MSI P65 Creator 8SF

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L’aspiration est faite par la partie inférieure de la machine qui propose une très fine grille laissant passer de l’air frais. Décollé de son support par des pieds anti-dérapant, le 15.6″ propose ainsi une circulation intérieure classique avec circulation d’air frais pour absorber la chaleur transportée jusqu’aux ailettes en face des ouïes d’extraction. Ce circuit classique permet d’évacuer efficacement la chaleur.

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Le châssis en aluminium assure sa part de travail et la machine reste à des températures tout à fait convenables. L’engin ne met en marche sa ventilation à haut régime qu’aux moments de fortes demandes techniques. Lors de rendus graphiques lourds ou avec la combinaison de plusieurs filtres et traitement en temps réel en vidéo. Le recours à cette ventilation est également très rapide lors de sessions de jeu et on entend clairement le système monter en puissance.

MSI P65 Creator 8SF

Cela se traduit par un bruit qui va crescendo pour atteindre un niveau assez important sans être assourdissant. Les trois ventilateurs fonctionnent de concert et s’adaptent en fonction des besoins de l’engin. Ainsi, après un démarrage classique sous Windows, la machine est quasi inaudible. Les  deux principaux ventilateurs ne tournant qu’à faible régime. Cela sera la norme pour toute la durée d’une session classique : bureautique et web ne demandent pas spécialement de recours à ces ventilateurs.

MSI P65 Creator 8SF

Lorsque l’on lance une session de retouche photo, la machine ne réagit pas spécialement non plus. C’est l’accumulation d’ordres lourds qui vont forcer le recours à une ventilation importante. En jeu 3D, en rendu vidéo, lorsqu’on sollicite au maximum les performances de l’engin, on entend la ventilation monter en puissance. Et c’est en dernier recours que le troisième ventilateur, plus petit, se met en marche.  C’est ce dernier le plus dérangeant au final car c’est le plus aigu et le bruit qu’il génère passe par dessus celui des autres ventilateurs.

MSI P65 Creator 8SF

En usage léger, la machine est remarquablement silencieuse

Vous pouvez forcer, par un système de profils, le MSI P65 Creator a ne pas aller puiser trop haut en ressources et, du coup, à ne pas mettre sa ventilation en marche outre mesure. Cela affectera le champ de performances maximal de l’engin mais ne sera en général pas du tout problématique.

MSI P65 Creator 8SF

Sollicitée par des calculs lourds, l’engin se fait plus entendre

Le passage d’un mode à l’autre se fait au travers d’une interface proposée par MSI et c’est assez pratique pour pouvoir faire une session de travail au calme, dans le salon, sans avoir une ventilation qui se réveille d’un coup parce qu’une mise à jour de Windows se lance en arrière plan par exemple.

P65 Creator

Lancé à 100% de ses performances, l’engin Throttle. Ce n’est pas surprenant, cette capacité qu’ont les composants à diminuer leur vitesse pour ne pas rentrer en surchauffe est assez logique. Il faut tout de même faire la part des choses techniquement. D’abord, ce type de demande est finalement très rare, c’est typiquement le cas lors d’un calcul de rendu 3D ou une exportation vidéo. Monopoliser toutes les performances d’un engin de ce type n’est pas à la portée du premier logiciel venu. C’est ensuite rarement sur une longue période. L’engin peut être sollicité de cette manière et ne pas délivrer toutes ses performances en se limitant qu’à 80% de celles-ci… mais c’est au final assez rare.

MSI P65 Creator 8SF

Enfin et surtout, ce n’est pas dérangeant ! Cette baisse de performances ne se sent pas en pratique. Notamment en jeu, le compte d’images par seconde est toujours excellent et si la machine baisse de capacités entre les premières secondes où on lance sa partie et quelques minutes plus tard, cela reste toujours pour proposer une excellente performance globale. Les mesures effectuées dans les tests ci-dessus montrent les capacités de l’engin en prenant compte de cette problématique.

MSI P65 Creator 8SF

Températures relevées après un stress test de 30 minutes

D’un point de vue confort d’usage, les températures relevées sont parfois problématiques, surtout en utilisation hyper intensive. Dans les pires conditions, lors d’un stress test total poussant à la fois les performances de la partie graphique et du processeur, scénario hautement improbable hormis dans un usage théorique, la machine chauffe. Beaucoup. A noter toutefois qu’a la fin d’un rendu vidéo par exemple, on peut retrouver des températures qui redescendent rapidement à mesure que la ventilation fait son travail. 

MSI P65 Creator 8SF

Après une session d’une heure de jeu 3D

En pratique, lors d’usages réels, le clavier est beaucoup plus tiède. Ce n’est pas équivalent à un clavier externe, évidemment, mais c’est en tout cas tout à fait exploitable. On peut donc jouer, faire de la retouche ou du montage, sans avoir de gène particulière à l’usage. J’ai néanmoins rapidement pris le pli d’utiliser ce portable de manière différente pour travailler. Branché à deux écrans externes avec un clavier et une souris pilotés en USB. Dans ce mode de fonctionnement le MSI P65 Creator propose évidemment le meilleur de lui même avec un excellent confort. C’est un modèle d’usage sédentaire qui colle bien avec ses capacités.

MSI P65 Creator 8SF

En usage léger, surf, bureautique et vidéo

Car il ne faut pas se leurrer et on va y venir dans un instant, la machine n’assume pas bien ses compétences de calcul maximales en mobilité. La consommation demandée est trop importante pour pouvoir imaginer de profiter de toutes les capacités de l’engin hors secteur. Du coup, imaginer un usage sédentaire complet pour profiter aux mieux des performances des composants une fois de retour à son bureau est une évidence.

MSI P65 Creator 8SF

En usage plus léger, c’est un portable comme un autre, il ne fait pas de bruit et ne chauffe pas. On peut donc pianoter sans soucis avec un engin discret et agréable, hyper réactif et rarement audible.

MSI P65 Creator 8SF

Autonomie

La batterie embarquée est une 5380 mAh en 15.2 volts et 25 Wh. Un modèle qui occupe une bonne partie de l’espace disponible dans l’engin, sous la partie clavier. 

MSI P65 Creator 8SF

Cette batterie est fixée au châssis avec un branchement amovible sur la carte mère. Il sera donc possible de la changer d’ici quelques années quand elle aura perdu en performances.

MSI P65 Creator 8SF

Le MSI P65 Creator n’est pas un portable conçu pour proposer une autonomie spectaculaire hors secteur. L’engin n’assumera évidemment pas ses performances maximales très longtemps. Il faut une petite heure pour que la batterie alerte l’utilisateur qu’elle va rendre l’âme en jeu en mobilité. Cela donnera probablement un résultat identique si vous tentez de faire un rendu vidéo loin d’une prise. Si il est possible d’exploiter cette possibilité, l’engin n’est clairement pas fait pour cela.

En autonomie plus classique, avec un usage web sur plusieurs onglets, Wifi allumé et luminosité à 80%, l’engin atteint presque 6 heures d’usage. Un score identique à ce que propose le MSI P65 Creator 8SF en lecture vidéo avec wifi coupé, écran à 60% de luminosité et casque branché. C’est encore peu par rapport à des ultrabooks qui atteignent désormais 15 heures d’autonomie mais cela reste correct pour une machine offrant ces possibilités de calcul. Cela veut dire que l’on pourra travailler confortablement pendant un voyage en TGV ou regarder une série loin d’une prise de courant sans problème. Avec le gros avantage de se retrouver équipé d’un monstre de performances une fois arrivé à destination.

MSI P65 Creator 8SF

En usage très léger, c’est à dire en traitement de texte sans Wifi, l’engin peut atteindre les 8H30 d’utilisation. C’est correct, très correct pour une machine de ce calibre. Avec son poids de 1.88 Kg et son épaisseur limitée à 1.7 cm, le MSI P65 Creator reste un engin confortable et exploitable dans cette optique.

MSI P65 Creator 8SF

Conclusion

Le MSI P65 Creator dans cette version “8SF” est un engin étonnant. Il n’est pas dénué de défauts et a déjà été remplacé par une version plus récente, ce qui explique en bonne partie la réduction proposée par la marque aujourd’hui. A 2099€, j’ai bien conscience qu’il ne s’agit pas  d’un engin classique sur le Blog. Ses dimensions sont importantes même si il s’agit d’un engin qui reprend l’enveloppe des premiers 14″ croisés sur Blogeee et Minimachines… en moins épais. Mais son prix est élevé malgré tout. Si de nouveaux “P65 9xx” sont sortis ensuite avec un Core de neuvième génération, toujours avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage accompagné encore une fois  d’une GeForce RTX 2070 MaxQ, il ont été proposés à un tarif 1000€ plus élevé. MSI va sans doute proposer des versions de cet engin sous un Core de dixième génération, peut être avec plus de stockage et les machines qui en découleront seront sans doute plus intéressantes encore… Mais toujours aussi inabordables financièrement pour beaucoup.

A 2100€, j’ai bien conscience que ce petit monstre est hors de portée. Mais cela reste un excellent témoignage d’où en est arrivé le marché du portable. Une maîtrise impressionnante des capacités offertes par Intel et Nvidia permettant de tout faire avec un poste vraiment mobile. Rares seront les programmes que ce type d’engin ne saura pas gérer avec brio. Acheter un portable de ce type, capable de remplacer,  c’est ouvrir une porte vers tous les usages d’un PC moderne dans une totale mobilité. Et pour longtemps

Pour ma part, ce portable a réveillé mon envie d’évolution et je profiterai sûrement des vacances qui viennent pour mettre à jour ma station de tous les jours.

Portable créateur 15.6″ MSI P65 Creator 8SF i7-8750H 32/512Go RTX 2070 8Go

Portable 15.6″ FullHD IPS Bords minces – dalle mate – TrueColor – Core i7-8750H – 32 Go DDR4 – 512 Go SSD NVMe – GeForce RTX 2070 Max-Q 8Go GDDR6 – 1 HDMI – Mini DisplayPort – Thunderbolt 3 – Ethernet Gigabit – 3 x USB 3.1 – Entrée et sortie audio jack séparés – clavier AZERTY rétro éclairé blanc – Lecteur d’empreintes – Wifi5 + Bluetooth 5.0 – 8 heures d’autonomie – HiRes Audio – 357.7 x 17.9 x 247.7 mm – 1.88 Kg.

Vendu par RueDuCommerce
Stock : France

Dispo à 2099.99€

MSI P65 Creator : un portable impressionnant sous GeForce 2070 MaxQ © MiniMachines.net. 2020.

Test : MSI Bravo 15, un ultraportable Ryzen 4000 “gaming”

Le MSI Bravo 15 A4DDR est 15,6 pouces sous processeur Ryzen 4000 que la marque destine aux joueurs. Si ce type de diagonale n’a pas eu le droit de cité sur Minimachines pendant très longtemps, elles ont aujourd’hui suffisamment évolué pour y trouver leur place. Tout simplement parce qu’avec les changements techniques récents du marché, leur encombrement est désormais équivalent aux 14 pouces datant du lancement du Blog en 2012.

MSI Bravo 15

Pour créer ce portable, MSI a fait des choix techniques lui permettant de réunir de belles performances dans un budget assez serré. Avec un ticket d’entrée à 899€, le MSI Bravo 15 se présente comme un ordinateur orienté jeu. Une appellation difficile à comprendre si on compare directement cet engin aux autres machines de ce marché, en particulier les modèles les plus haut de gamme qui font très peu de concessions.

MSI Bravo 15

Le logo de la marque sous l’écran moulé dans l’ABS

Comment MSI peut t-il faire un PC orienté jeu à ce tarif quand ses concurrents, et le reste de ses propres machines sur ce segment, se positionnent à 500, 700 voir 1000 euros de plus ? La réponse est en réalité assez simple. Premier élément technique, le châssis n’est pas uniquement constitué de métal, une partie de l’engin est en ABS contrairement à beaucoup de portables de ce type.

MSI Bravo 15

Si le dos de l’écran et le repose poignet comme le pourtour du clavier sont bien en aluminium brossé et anodisé en noir, le dessous de l’engin comme les bordures de l’affichage sont en matière plastique. Un choix qui permet de faire des économies à la marque sans signaler forcément une baisse de qualité globale pour cette machine.

MSI Bravo 15

Le dos de l’appareil est également en aluminium brossé et on constate très rapidement le problème que pose ce revêtement noir. C’est un vrai aimant à empreintes de doigts et même avec le recours à des solutions de nettoyage régulièrement, la surface perd souvent de sa superbe. Un traitement oléophobique aurait été un plus.

L’autre point clé qui explique ce tarif, l’emploi d’une solution 100% AMD en interne. Avec un processeur AMD Renoir Ryzen 4000 gravé en 7 nanomètres d’un côté et un circuit graphique Radeon RX 5500M de l’autre, MSI profite à plein de la politique de prix assez généreuse de la marque pour baisser le tarif global de l’engin.

MSI Bravo 15

Plusieurs versions sont prévues : En France, on retrouvera principalement deux gammes de processeurs. La première avec un AMD Ryzen 5 4600H et un circuit RX 5500M équipé de 4 Go de GDDR6. A l’opposé, on pourra également trouver un modèle Ryzen 7 4800H, toujours avec la même Radeon RX 5500M mais cette fois-ci avec 16 Go de mémoire vive et une licence de Windows 10 installée sur son SSD de 512 Go. Ce modèle haut de gamme sera proposé à 1299€ prix public.

Le modèle que MSI m’a expédié est une version un peu à mi chemin entre ces deux engins. Il est livré avec un RYZEN 5 4600H, 16 Go de DDR4, 512 Go de SSD et une licence préinstallée de Windows 10 version Famille. Il est vendu à 1199€ prix public. Un tarif abordable et proche des solutions ultrabooks classiques malgré la présence d’un moteur interne capable de se comporter plus que décemment en jeu.

MSI Bravo 15

Toutes ces machines sont construites de la même façon et les choix opérés par MSI sont identiques. Malgré sa finesse relative, le Bravo 15 mesure 2,3 cm d’épaisseur, l’engin permet d’accéder facilement à ses entrailles pour opérer quelques changements.

MSI Bravo 15

Il faudra retirer 12 vis, identiques et cruciformes, pour décrocher le châssis bas de la machine. Une opération évidemment délicate mais sans réelle difficulté. En écartant doucement la coque en plastique du reste du châssis, le capot bas se retire très facilement. Le remettre ne sera pas plus compliqué.

MSI Bravo 15

Une fois ouvert, l’engin révèle des capacités évolutives intéressantes : la mémoire vive est montée sur deux slots SoDIMM DDR4 classiques en double canal. On pourra donc acheter n’importe quel modèle de Bravo 15 et le faire évoluer jusqu’à 64 Go de DDR4. Je ne sais pas si une telle évolution serait utile mais un passage à 32 Go au gré d’une promotion peut toujours être apprécié. Le Bravo 15 est ici monté en 2 x 8 Go de DDR4. De la mémoire signée Samsung pour un total de 16 Go. 

MSI Bravo 15

La partie stockage peut également évoluer. On retrouve pas moins de 2 slots M.2 2280 disponibles sous l’engin. Le premier est compatible NVMe et SATA 3,0 tandis que le second n’acceptera que les SSD NVMe. Il sera donc là encore assez facile de faire évoluer votre machine dés l’achat ou dans la durée. Le SSD embarqué est un KIOXIA PCIe NVMe aux performances très correctes. Le SSD atteint 3560 MB/s en lecture et 3000 MB/s en écriture sous CrystalDiskMark, des débits excellents pour un engin de cette gamme.

MSI Bravo 15
La carte Wifi6 et Bluetooth 5,1 sera interchangeable puisque montée là aussi sur un port M.2. Il s’agit ici d’une Intel AX200NGW en Wifi6 qui devrait convenir à la majorité des utilisateurs. Il est d’ailleurs amusant de constater qu’Intel parvient à trouver sa place dans cet engin 100% AMD par l’entremise d’une solution Wifi 802.11ax. Cette carte fonctionne d’ailleurs très bien, connectée à un routeur Wifi6, le débit dépasse les 1300 MBits/s en reception d’un fichier de 100 Mo environ. En émission, on est plus proche des 1200 MBits/s soit des résultats très concluants pour ce type de solution.

MSI Bravo 15

La batterie est connectée via une nappe et pourra également être remplacée au besoin. Il s’agit d’un modèle MSI BTY-M6K en 3 cellules 11.4v et 52.4 Wh de 4500 mAh. Une solution assez classique chez le constructeur. 

Les résultats en autonomie sont assez… contrastés. Si en usage léger, c’est à dire en lecture de document, travail bureautique simple de saisie ou en consultation de documents PDF, la machine oscille entre 6H30 et 7H d’autonomie. Du moment où l’on lancera un jeu exigeant jusqu’au moment où la batterie rendra grâce, il ne s’écoulera pas plus de 50 minutes. Si on outrepasse tous les gardes fous logiciels que MSI a mis en place pour forcer l’engin à accepter de jouer en qualité de jeu élevée en mobilité, on tombe sous l’heure d’autonomie. Le MSI Bravo 15 est un ordinateur portable et performant mais cela ne signifie pas forcément qu’il pourra concilier la portabilité et la performance pendant la même période.

En usage plus classique, Wifi allumé, pour surfer, écouter de la musique, lancer des applications classiques, on tablera sur une autonomie située entre 5H et 5H20. Les exploitations plus lourdes ont une forte incidence sur la batterie. Ainsi, le logiciel de retouche d’images Affinity Photo utilisé hors secteur, fait tomber l’engin à des autonomies situées entre 3 et 3 heures 30. Ces solutions, exigeantes en performances, pâtissent de toutes façons assez fortement d’un usage mobile puisque les composants sont bridés par le système.

La batterie étant amovible, on pourra facilement la changer en cas de besoin dans le futur. Il suffira de la décoller du châssis et de la remplacer par un modèle neuf. Des batteries de ce type se trouvent assez facilement en ligne.

MSI Bravo 15

Vient la partie calcul de l’appareil et le détail des choix de MSI pour encaisser la chaleur émise par le duo processeur et circuit graphique. Un gros travail d’optimisation du refroidissement avec un système élaboré de caloducs prenant en charge les deux puces AMD. Le dispositif est classique dans son fonctionnement mais très largement optimisé pour une efficacité maximale. Les deux puces sont couvertes par trois circuits de refroidissement indépendants pour convoyer la chaleur qu’elles dégagent vers les ailettes de refroidissement. Ainsi le processeur Ryzen d’un côté et le circuit graphique Radeon de l’autre, bénéficient d’un système de prise en charge intensive.

MSI Bravo 15

Le ventilateur de gauche récupère la chaleur de trois caloducs qui transmettent leur watts à des ailettes placées de manière à évacuer la chaleur vers l’arrière de l’engin. Le ventilateur aspirant de l’air frais depuis le dessous du châssis pour qu’il soit repoussé au travers de ces ailettes.

MSI Bravo 15

De l’autre côté, le ventilateur droit distribue la chaleur à deux séries d’ailettes pour maximiser au mieux son efficacité. 

MSI Bravo 15

Ainsi le ventilateur repousse de l’air à gauche et derrière le Bravo 15, une disposition qui permet d’éviter que l’appareil chauffe trop et trop vite. 

MSI Bravo 15

Cette double aération et assez efficace même si elle ne parvient pas forcément toujours à conserver l’engin toute la fraîcheur à un confort parfait d’utilisation. Comme vous le lirez plus bas, la machine a tendance à chauffer de manière importante au niveau de son châssis. Néanmoins ces contre mesures de refroidissement et une bonne gestion logicielle font que le Bravo 15 n’entre jamais dans une phase nécessitant une baisse drastique de ses performances pour compenser le surchauffe des composants.

MSI Bravo 15

Il n’y a pas et il n’y aura jamais de miracles en matière d’émission de chaleur, le corollaire d’une machine plus fine est forcément un accroissement des difficultés en terme d’évacuation des watts qu’elle génère. La solution trouvée sur le Bravo 15 est efficace mais n’empêchera pas l’engin de chauffer et de faire du bruit.

MSI Bravo 15

A l’ouverture, on note immédiatement la qualité et la robustesse de la charnière du Bravo 15. La partie écran s’ouvre sans difficulté et ne bouge pas ensuite. la charnière est souple mais solide et permettra sans doute une utilisation confortable même en voyageant.

MSI Bravo 15

Une fois ouvert on découvre un écran FullHD de 15,6 pouces qui semble assez classique mais qui cache quelques petites surprises. D’abord l’implantation est bonne avec des bordures assez fines et une empreinte proche voir équivalente aux 14 pouces d’il y a quelques années. Le MSI Bravo 15 mesure 35,9 cm de large pour 25,4 cm de profondeur. Il fait 2,3 cm d’épaisseur pour un poids total de 1,8 Kg. Ce n’est donc pas l’engin le plus compact du marché mais il fait partie de cette nouvelle génération de portables qui proposent de très bonnes performances dans un encombrement acceptable.

L’écran est un FullHD de type IPS avec des angles très ouverts et un traitement anti reflets plutôt efficace, un ensemble de points positifs pour la machine mais c’est surtout la fréquence de rafraîchissement qui est à noter ici. La dalle est capable de monter à 120 Hz et profite d’une compatibilité complète avec la technologie AMD Radeon FreeSync Premium. Un ensemble qui permet donc d’afficher des jeux de manière très fluide et très agréable en 1920 x 1080 pixels.

C’est probablement cet écran qui a décidé la marque à classer le Bravo 15 comme un portable « Gaming ». Il faut dire que la justesse des couleurs de l’objet n’est pas formidable et qu’il serait difficile de le positionner comme un ultraportable créatif. Il est un peu trop rouge et cela donne un affichage typiquement orienté « multimédia ». Un écran qui pousse les contrastes pour flatter les jeux et la vidéo. Mais beaucoup moins efficace pour un travail graphique.

Cela n’affectera bien sûr que les utilisateurs ayant une réelle volonté de faire de la création vidéo et photo. Ceux ayant une vocation professionnelle, qui ne sont donc pas vraiment la cible de cette machine, pourront au pire avoir recours à un écran externe de plus grande diagonale. Un écran de toutes façons quasi indispensable pour une utilisation pro et qui corrigera évidemment le problème. La luminosité est moyenne, autour des 300 nits. On sent parfois la dalle un peu à la peine face à un environnement très lumineux. L’engin sera sans doute plus à l’aise en intérieur qu’en extérieur.

MSI Bravo 15

Le clavier est très correct mais malgré la dalle de 15,6 pouces de diagonale, MSI n’a pas réussi à glisser de pavé numérique dans son engin. C’est un choix qui peut se comprendre et qui arrange bien les lecteurs de Minimachines. Soit la marque intègre un écran 16″ dans un châssis d’ancien 15.6″ avec un pavé numérique. Soit elle réduit la voilure et propose une dalle 15.6″ dans un châssis d’ancien 14″ mais n’a plus la place pour ce pavé numérique… Le choix se porte donc vers la seconde solution pour plus  de compacité.

Ce clavier chiclet est rétroéclairé uniquement en rouge et reste tout le temps très lisible. A vrai dire, ce clavier est une bonne surprise puisqu’il propose une frappe immédiatement agréable. On retrouve vite ses marques avec un pianotement doux et une course de touches qui se déclenche de manière efficace.

MSI Bravo 15

Chaque lettre s’attrape sans problème et malgré une espacement assez faible de l’ensemble, on ne commet rapidement plus aucune faute de frappe. Certains regretteront le positionnement en « profondeur » du clavier qui se positionne sous la surface du repose poignet dans un léger renfoncement. Au final, les appréhensions vis à vis de ce choix sont surtout théoriques. En pratique, cela ne change pas grand-chose lors de la prise en mains.

MSI Bravo 15
Le Bravo 15 pourra servir à jouer donc mais proposera également un clavier suffisamment efficace pour tous les travaux d’écriture classiques. Un plus pas désagréable au quotidien qui continue à construire un positionnement finalement plus large que la simple machine Gaming présentée par la marque. L’ensemble est efficace, propose une course de touche sensible.  Petite interrogation cependant, les touches de F1 à F12 sont bien présentes mais MSI a choisi de ne pas en tirer totalement parti. Certaines ont des doubles fonctions pour piloter l’affichage ou désactiver le pavé tactile mais beaucoup ne proposent aucun raccourci. Dommage.

MSI Bravo 15

Le pavé tactile pose plus de soucis pour être apprivoisé, entièrement en plastique lui aussi, il fonctionne de manière très confortable mais demande un temps d’adaptation. Quand vous pressez le pavé tactile, au-delà d’un certain poids, celui-ci va s’enfoncer légèrement dans une course d’un demi millimètre. Mais ce mouvement ne déclenchera pas de clic. Il faudra d’abord ressentir une résistance puis appuyer encore un peu plus fort pour entendre le bouton du clic résonner. Là, une action se produira à l’écran. Cela n’a rien de grave mais demande une certaine gymnastique d’apprentissage.

MSI Bravo 15

La partie son est correcte même si, là encore, on sent quelques concessions techniques pour éviter de faire gonfler la note. MSI a beau ajouter des fonctions aux noms ronflants comme le Nahimic 3 Audio Enhancer, le son n’est pas exceptionnel.

MSI Bravo 15

Ça reste très correct mais le volume sonore est moyen, probablement parce que les enceintes sont dirigées vers le dessous de la machine. Une certaine spatialisation se fait entendre et dans l’absolu le traitement est suffisant pour tout type d’usages. Evidemment la qualité audio du Bravo 15 change du tout au tout en ayant recours au casque ou à un système audio extérieur.

MSI Bravo 15

On note cependant un bel effort d’intégration avec des enceintes montées sur une structure spécifique ayant pour rôle de rendre les enceintes indépendantes du reste du châssis grâce à des petits supports rouges qui absorbent les vibrations.

MSI Bravo 15

Le résultat ne se fait pas entendre spécifiquement mais évitera que toute la carcasse résonne quand un bruit sourd se fait entendre. On peut monter le son très fort et ne pas ressentir le moindre tremblement dans le châssis.

MSI Bravo 15

La webcam est tout ce qu’il y a de plus classique avec un enregistrement en 720P un poil sur-compressé et une nette tendance à cramer les parties claires. Par contre, le double micro fait un très bon travail de capture sonore. Pour avoir essayé la machine en conférence sur Zoom, l’ensemble des participants a constaté la même chose : une image juste correcte mais un très bon signal audio, net et détaillé.

MSI Bravo 15

La connectique est assez bonne avec sur la partie de droite un port jack audio stéréo combiné casque et micro, un ensemble de quatre ports USB 3.2 Gen1 constitué de deux paires en USB Type-A et deux autres paires en USB Type-C. Suit un port Ethernet Gigabit et pour finir un antivol Kensington Lock. Les prises sont intelligemment espacées pour être exploitées en parallèle.  A noter que les prises USB Type-C ne sont pas compatibles avec les fonctions annexes du format : Pas de sortie vidéo ou de charge au travers d’elles. Le positionnement est par contre assez bas sur le clavier ce qui pourra gêner des mouvements de souris autour de la machine.

MSI Bravo 15

Sur la partie gauche, on retrouve un port HDMI 2.0 plein format et la prise d’alimentation de la machine. Prise qui vient se placer sous l’ouïe de ventilation latérale, ce qui ne sera pas forcément toujours pratique puisque la machine va souffler en permanence de l’air sur le câble d’alimentation.

MSI Bravo 15

En parlant d’alimentation, celle-ci est assez imposante comme souvent avec ce type de machine. C’est une 19.5 volts pour 9.23 Ampères et 180 watts signée Chicony. Un modèle sobre et qui ne chauffe pas outre mesure.

MSI FULL LOAD

Branché au secteur, après une heure d’usage maximal avec les deux puces AMD exploitées au maximum, l’appareil chauffe sensiblement. Le processeur AMD Ryzen n’est pas le plus facile à dissiper puisqu’il atteint les 90°C en jeu. Le circuit graphique Radeon est, quant à lui, situé entre 79 et 80°C. Ce scénario est hypothétique, hormis en test, aucun programme ne demande autant à l’engin.

MSI Bravo 15

 

Le bruit généré est en rapport avec ces performances. Les ventilateurs tournent à plein et le bruit dépasse les 57 dB. Ce n’est pas insurmontable mais cela peut être usant à force. En mode jeu ou en usage lourd, il faudra recourir à un casque pour ne pas entendre cette ventilation permanente.

bravo15light

En usage léger, le portable propose des températures classiques pour un engin de ce type. Cela est parfaitement utilisable et agréable pour pianoter des textes ou surfer. L’engin est alors tout à fait agréable avec des températures qui n’excèdent pas les 30°C. Parfait pour le traitement de texte, le surf ou la vidéo conférence par exemple.

MSI Bravo 15

Le bruit généré est alors bien plus faible avec 30 à 31 dB, il faut coller son oreille au MSI Bravo 15 pour l’entendre à peine ronronner. Quand le chipset Radeon n’est d’ailleurs pas sollicité, il arrive que la ventilation s’arrête totalement ou qu’un seul ventilateur ne fonctionne.

BRAVO 15 LEGER

En usage de jeu, sous Tomb Raider en FullHD par exemple, le portable se comporte finalement assez bien. les températures relevées sont situées entre 29 et 47°C. On note un déplacement de la chaleur par rapport à un usage au maximum des possibilités de tous les composants. Cela est dû à une plus grosse exploitation du circuit graphique et non plus à un usage à 100% du processeur et du circuit Radeon en parallèle. Le clavier est tout de même assez chaud avec 38 et 39°C relevés sur sa surface. Le repose poignets reste plus sage.

MSI Bravo 15

La machine ventile sensiblement également avec un relevé pouvant atteindre presque les 50 dB mesurés. L’engin encaisse donc assez bien la température de ses composants même si les conséquences directes de cette exploitation grèvent un peu le confort proposé par la machine.

Au niveau du clavier, les touches H et J au centre, la température atteint les 38°C. Les touches de fonction en haut à gauche atteignent les 47 °C. Le repose poignet est bien plus sage mais encore assez chaud puisqu’il dépasse les 29°C. Les trois sorties d’air peuvent également rejeter un flux constant et assez désagréable de chaleur. C’est typique d’un engin dédié au jeu dans ce genre de situation, on perd en confort d’usage évidemment mais cela va de pair avec les performances délivrées. Puisque cet usage est lié à une utilisation sédentaire, le recours à un clavier USB et une souris compensera cette problématique.

Le contrepoint de cette montée en chaleur sera ressenti d’un point de vue performances, le MSI Bravo 15 propose un moteur robuste pour tous les usages classiques avec, en plus, de belles possibilités de jeu. 

Je ne suis pas un grand fan des benchmarks mais pour cette machine 100% AMD il me semblait justifier d’en proposer. On a du mal à voir ce que peut donner ce couple Ryzen 4600H et RX5500M ensemble aujourd’hui. 

MSI Bravo 15 R15

CineBench R15 donne 1810 points, là encore un score très correct par rapport au marché. Le duo de puces AMD propose un score largement comparable à une solution Core i7 et GeForce concurrente.

MSI Bravo 15 HANDBRAKE

Sous Handbrake, il ne faut que 5 minutes pour passer une séquence UltraHD de 10 minutes en FullHD. C’est encore une fois très performant. 

MSI Bravo 15 AFFINITY PHOTO

Une macro sous Affinity photo sur un fichier de test issu d’un Reflex Canon en JPG se fait relativement efficacement. Le processeur AMD est bien sollicité, la partie graphique beaucoup moins. D’un point de vue création en général, le MSI Bravo 15 est un engin spectaculaire pour son prix. Il parvient sans problèmes à piloter un logiciel de retouches comme Affinity Photo avec une très belle réactivité. Même lorsque l’on ouvre des fichiers très lourds issus d’appareils photos Reflex haut de gamme et sans compression. L’engin réagit vite, reste efficace et ne fait pas monter dans les tours sa ventilation dès qu’on le sollicite un peu.

En montage vidéo, la machine sait également parfaitement piloter un logiciel comme DaVinci Resolve. Venir à bout d’un montage FullHD ne pose aucun souci au Bravo 15. Ni en manipulation des fichiers, ni en gestion des effets en temps réel ni en rendu global de son montage. Taquiner de l’UltraHD est possible mais on sent rapidement les limites de l’équipement embarqué par MSI.

En terme de création 3D, que ce soit sous Fusion360 pour concevoir un objet ou sous un logiciel de gestion d’impression 3D comme Cura, le processeur comme le chipset graphique suivent la cadence. Toute la machine permet de travailler la 3D sans soucis avec une réactivité très satisfaisante.

MSI Bravo 15 3D MARK

Sous 3D Mark en FullHD, les résultats sont également très corrects. Les scores sont dans la moyenne haute pour ce niveau de tarif.

MSI Bravo 15 GTA VMSI Bravo 15 WITCHER 3

En mode sédentaire, les performances relevées sont bonnes pour ce niveau d’affichage FullHD en jeu 3D. Sur des jeux “anciens” comme GTA V et The Witcher III sortis en 2015, les scores sont excellents en medium et parfaitement jouables avec les détails élevés. 

MSI Bravo 15 FortniteMSI Bravo 15 TR

 

Sous Fortnite ou Rise of the Tomb Raider, on dépasse en moyenne les 100 images par seconde en 1080P avec les réglages moyens, le passage à des détails hauts ou très hauts sont excellents. Meilleurs que sur des jeux plus anciens probablement grâce à des optimisations de moteurs techniques. 

MSI Bravo 15 Dirt Rally 2MSI Bravo 15 ANNO 1800

Dirt Rally 2 et Anno 1800, tous deux sortis en 2019, donnent des résultats plus contrastés. Le premier est très bien pris en charge avec une fluidité très appréciée dans un jeu où les réflexes sont de mise. Dans le second, qui emploie beaucoup d’éléments graphiques mais également pas mal de calcul d’affichages d’éléments disparates et autonomes à l’écran, le passage à un niveau de détails élevé le fait tomber sous les 40 images par seconde.

MSI Bravo 15 Farcry 5MSI Bravo 15 JEDI

Far Cry 5 comme Jedi Fallen Order donnent des résultats très corrects et une jouabilité toujours sans faille. le titre Star Wars est très agréable en Medium comme en détails élevés avec une fluidité qui dure tout au long de la partie. Les rares baisses à 60 images par seconde se font au cours de scènes épiques de bataille mais ne gênent en rien la jouabilité du titre.

Cela fait bien de cet engin une solution de jeu satisfaisante même si, évidemment, elle ne sera pas au niveau d’un portable ultra haut de gamme. On sent l’engin très à l’aise en réglages de détails moyens, moins lorsque l’on va chercher des fonctions très avancées. Certaines, propres à Nvidia, ne sont d’ailleurs pas toujours accessibles. Sur les derniers titres testés, plus récents, le nombre d’images par seconde a tendance à baisser de manière plus importante, mais même pour ces ces jeux, si l’on sait se contenter d’un affichage FullHD en détails moyen, on retrouve une très bonne expérience.

Les versions Ryzen 4800H du Bravo 15, vendues quelques centaines d’euros plus chères, peuvent être une alternative  intéressante à pendre en compte pour manœuvrer plus de titres dans un futur plus lointain sans subir de baisse de fréquence d’images.

On sent dans tous les cas que le fait de proposer 16 Go de DDR4 donne également du souffle à cette machine qui est très à l’aise en multitâche. C’est très agréable en solution double écran HDMI où l’on peut jongler avec de nombreux programmes sans que les performances n’en pâtissent. Les performances sont homogènes et agréables au quotidien tout au long des journées d’utilisation. Je vous déconseille donc de choisir une version 8 Go si vous n’avez pas l’intention de la faire évoluer vers 16 Go ou plus à terme.

MSI Bravo 15

En multimédia enfin, je vous passe la partie bureautique qui est évidemment survolée par cet équipement, le MSI Bravo 15 se comporte admirablement avec une belle réactivité à l’usage. On peut naviguer dans des films UltraHD et en profiter pleinement sur un écran externe avec la sortie HDMI.

Ces très bons résultats se conjuguent avec un comportement à l’usage très agréable pour l’utilisateur. Le processeur parvient à proposer un bon niveau de performances en continu. MSI a semble t-il choisi de limiter d’emblée une partie des capacités de calcul de son moteur pour proposer une expérience de jeu stable. Au lieu de tirer le maximum de ses puces dans une course au nombre d’images par seconde inutile, la marque a préféré créer des profils d’utilisation. Ce qui permet au Bravo 15 de tenir une cadence moyenne dans la durée, sans surchauffe des composants ni Throttling. L’idée étant qu’en proposant un nombre d’images par seconde suffisant dès le début d’un jeu mais sans aller plus loin que nécessaire, le portable peut proposer une excellente tenue de ses performances sans entrer en surchauffe et sans baisser d’un coup ses performances pour se mettre en sauvegarde. Cela a également un impact positif sur les nuisances de la machine. La chaleur est contenue et après une grosse heure de jeu la partie la plus chaude de l’engin, sous le châssis, reste sous les 50 °C. 

MSI Bravo 15

Reste que l’on a parfois l’impression que l’expérience est… mitigée. D’un côté, la machine se comporte bien dans un usage FullHD avec des performances très correctes qui remplissent le cahier des charges d’un PC de ce type. De l’autre, on a l’impression très forte que le processeur est sous exploité dans le Bravo 15. Le choix d’une Radeon RX5500M ne lui permet pas de libérer tout son potentiel en tant que solution gaming. Mais était-ce vraiment là le but recherché par les ingénieurs de MSI ? Je n’en suis pas si sûr.

Le Bravo 15 est peut être effectivement un PC pour joueurs. Mais peut être pas dans la même vision que l’on en a d’habitude. Le budget annuel consacré au jeu PC n’est pas si élevé chez tout le monde. Les profils sont très différents et l’image que l’on se fait d’un “gamer” en examinant des PC portables très haut de gamme ne correspond que très mal à la réalité.

MSI Bravo 15

Cet ultraportable se positionne comme un engin jeu de 15,6 pouces compact et performant pour le « grand public ». MSI a compris que le marché du jeu PC était celui d’une génération entière et que les gens qui s’équipent aujourd’hui ont souvent un passé de joueur. Pas forcément des « Hardcore Gamer »… mais des joueurs qui aiment bien lancer une petite partie d’un titre récent dans de bonnes conditions. Autour de moi beaucoup de joueurs ne jouent en réalité qu’à 2 ou 3 titres par an : Un jeu de sport collectif type FIFA où ils retrouvent des amis, un jeu d’aventure comme Tomb Raider ou Assassin’s Creed dont ils achètent toutes les versions et un titre plus intemporel. Ils jouent mais ce n’est pas leur seul loisir.

MSI Bravo 15

Est-ce que tout le public de joueurs PC va forcément investir dans un portable à 1500, 2000 ou 2500€ ? Evidemment, non. Le schéma du PC portable gaming sans concessions colle finalement assez mal avec la réalité du marché. La majorité des joueurs va plutôt choisir de réduire la voilure. Abandonner les rêves de titres 3D récents en UltraHD tous détails à fond et se contenter d’une solution plus abordable mais qui saura afficher très correctement les derniers jeux du moment en FullHD.

Et c’est là que le MSI Bravo 15 entre en scène. L’engin est proposé de 899 à 1199€ et permet de travailler comme de faire tourner des jeux 3D en 1920 x 1080 de manière très satisfaisante. Il aurait pu être plus efficace, offrir de meilleures prestations en échange de quelques centaines d’euros de plus. Mais MSI vise cette expérience avec d’autres engins de sa gamme.

Pour toucher un vaste public, ce positionnement tarifaire est finalement une alternative intéressante. Parce que le Bravo 15 peut venir à bout de toutes les tâches du quotidien, parce qu’il est capable aussi bien de faire de la 3D que de la 2D ou de la vidéo, il se pose finalement comme un bon PC familial. Pas forcément la machine « Gaming » la plus intéressante du marché mais un choix raisonnable pour un public touche à tout.

Le modèle testé SANS OS – MSI Bravo 15 (A4DDR-049XFR)
AMD Ryzen 5 4600H – 16 Go DDR4 – SSD 512 Go – AMD Radeon RX 5500M – sans OS
Disponible à 1049.99€ chez TopAchat

 

Le modèle testé  MSI Bravo 15 (A4DDR-047FR)
AMD Ryzen 5 4600H – 16 Go DDR4 – SSD 512 Go – AMD Radeon RX 5500M + Windows 10
Disponible à 1199.99€ chez TopAchat

 

Le modèle haut de gamme MSI Bravo 15 (A4DDR-046FR)
AMD Ryzen 7 4800H – 16 Go DDR4 – SSD 512 Go – AMD Radeon RX 5500M + Windows 10
Disponible à 1299.99€ chez TopAchat

Test : MSI Bravo 15, un ultraportable Ryzen 4000 “gaming” © MiniMachines.net. 2020.

AMD Ryzen 4000 G-Series, les APU Zen 2 pour MiniPC en approche

J’ai tendance a regarder AMD comme un sapeur face à Intel. Vous savez ces militaires qui creusaient des galeries sous les défenses ennemies en pleine bataille ou en plein siège pour pouvoir effondrer un bout de muraille et s’engouffrer dans la brèche. Avec quelques unités d’élite et bien placées, Zen et Zen 2, la marque a déjà creusé quelques brèches dans l’immense Citadelle.

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Zen 2, la gamme de Ryzen 4xxx,  a déjà été déclinée tout au long de 2019 dans une gamme de bureau très complète. AMD la déploie sur 360° avec des Athlons en entrée de gamme, des Ryzen pour une large partie de machines de bureaux et des Threadripper sur le très haut de gamme et les serveurs. Mais cette équipe de processeurs, toute large qu’elle soit, ne correspond pas vraiment à tous les usages. A la différence des Zen 2 de portables ou des propositions d’Intel, il ne s’agit que de processeurs classiques, dénués de circuits graphiques intégrés. Ils nécessitaient donc forcément le recours à des circuits graphiques externes pour intégrer un PC.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Cette nouvelle annonce de puces AMD Ryzen 4000 G-Series corrige le tir. Après avoir fourni des processeurs Ryzen 4000 à des constructeurs de portables pour avoir enfin un peu de visibilité sur le secteur, la marque envoie une autre équipe en direction des murs de son concurrent. Des puces AMD Renoir Zen 2 avec circuit graphique a destination des PC sédentaires. La mauvaise nouvelle étant que la marque ne vendra pas pour le moment ces APU aux simples particuliers.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Inutile de vous précipiter chez votre vendeur préféré, ces nouveaux Ryzen 4000 G-Series sont pour le moment réservés aux fabricants qui les intégreront dans des PC de bureaux classiques ou des MiniPC. La totalité de sa production ira donc vers les OEM pour un début de vie commerciale probablement situé vers la rentrée scolaire. Point clé de cette décision, elle permet à AMD de rester discret sur les prix. Sans commercialisation grand public, ces AMD Renoir n’ont pas de tarif officiel communiqué par la marque. Les prix dépendront beaucoup des quantités achetées par les différents constructeurs.  Autre point important à comprendre, si AMD officialise les nouveaux processeurs, elle n’a rien à nous mettre sous la dent. Il faudra attendre les premières machines pour avoir un comparatif de performances des différentes puces annoncées. Probablement d’ici la fin du mois d’Août.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Dans cette liste de “nouveaux” processeurs APU, on retrouve l’essentiel des capacités des solutions Renoir Zen 2 employées dans les portables sous AMD Ryzen 4000. Les puces G-Series mesurent toujours 156 mm² et sont montées sur un Socket AM4. Elles sont protégées par une plaque thermique adaptée à l’utilisation de solutions de dissipation de chaleur externes. Puisque les processeurs ne subissent ni la contrainte d’une épaisseur limitée, ni celle d’un travail sur batterie, leur consommation change également. AMD a augmenté leurs fréquences et leur TDP.

 COEURS/THREADSFREQ BASE/BOOSTCACHECOEURS RADEONTDP
AMD Ryzen 7 4700G8/163.6/4.4 GHz12 Mo865 W
AMD Ryzen 7 4700GE8/163.1/4.3 GHz12 Mo835 W
AMD Ryzen 5 4600G6/123.7/4.2 GHz11 Mo765 W
AMD Ryzen 5 4600GE6/123.3/4.2 GHz11 Mo735 W
AMD Ryzen 3 4300G4/83.8/4.0 GHz6 Mo665 W
AMD Ryzen 3 4300GE4/83.5/4.0 GHz6 Mo635 W

AMD Annonce une augmentation assez importante des performances par rapport à la génération précédente des mêmes puces pour un TDP équivalent. Tous les secteurs sont concernés, du programme créatif au jeu en passant par les usages classiques et les calculs lourds. Epaulées par un circuit Radeon, ces Ryzen 4000 G-Series se posent comme des outils capables de venir à bout de toutes les tâches.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Autre élément clé à noter, les TDP sont MiniPC-compatibles. Et quand je dis Mini, je ne parle pas de solutions plus ou moins biscornues ou épaisses que certains revendeurs vont sans doute nous proposer. Ces processeurs sont parfaitement exploitables dans des formats très compacts, même en versions 65 watts. Si on en juge par le travail mené par Intel sur des solutions comme le NUC Hades Canyon par exemple, ces puces AMD Ryzen 4000 G-Series sont tout à fait capables de venir se loger dans des châssis très compacts.

Intel NUC Hades Canyon

Le Nuc Hades Canyon embarque un processeur pouvant aller jusqu’à 100 watts de TDP, en silence

L’exemple du NUC Hades Canyon est celui d’un excellent – et probablement coûteux – travail de développement. Mais c’est un travail qui pourrait payer à moyen et long terme pour une société voulant s’impliquer vers ce type de produit. Avec un Ryzen 4000 GE en 35 Wats de TDP, ce type de solution pourrait offrir des performances très correctes en 2D, vidéo et 3D dans un encombrement minimal. Des versions 65 watts comme les AMD Ryzen 7 4700G répondront probablement à toutes les attentes d’un PC familial moderne, la compacité en plus.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Si un constructeur se plonge vraiment sur ce secteur, de Zotac à Acer en passant par Lenovo, Asus ou HP, il y a de quoi monter une gamme très intéressante de MiniPC performants, compacts et discrets en ventilation. Des engins de salon, des engins placés sous un téléviseur ou à intégrer dans un pièce à vivre du foyer sans la défigurer avec une grosse tour encombrante et bruyante.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Avec ces nouveaux APU Ryzen en Zen 2, AMD propose des solutions convaincantes. Les versions 6 coeurs comme le Ryzen 5 4600G tient la comparaison avec les puces AMD précédentes en Zen+ en 8 coeurs. Les performances graphiques des circuits Radeon Vega devraient également proposer plus de puissance de calcul en 3D. L’idée étant de viser un marché classique où les utilisateurs visent une jouabilité fluide en 1080P sans rien d’extravagant ni en détails ni en fréquences.

AMD

AMD annonce également des Athlon qui reprennent les appellations d’Intel.

Une autre technique d’infiltration des cités assiégées a toujours été l’envoi d’espions déguisés en ennemis. On prend les plus braves et les plus agiles de ses soldats et on leur fait escalader les remparts en douce. De nuit et en toute discrétion, affublés des uniformes des assiégés, ils ont pour but d’ouvrir les portes ou de détruire des défenses imprenables. 

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AMD joue également à ce jeu avec ses nouveaux Athlons en reprenant les codes d’Intel : les modèles sont déclinés en Silver et en Gold au même titre que les Celeron de son concurrent. Pas moins de six nouveaux Athlon sont donc déclinés de la sorte. Ils devraient représenter l’entrée de gamme en APU de bureau sur cette génération de puces AMD Renoir.

 COEURS/THREADSFREQ BASE/BOOSTCACHECOEURS RADEONTDP
Athlon Gold 3150G4/43.5/3.9 GHz11 Mo365 W
Athlon Gold 3150GE4/43.3/3.8 GHz6 Mo335 W
Athlon Silver 3050G4/83.4 GHz6 Mo335 W
Athlon Gold PRO 3150G2/43.5/3.9 GHz6 Mo365 W
Athlon Gold PRO 3150GE4/43.3/3.8 GHz6 Mo335 W
Athlon Silver PRO 3125GE2/43.4 GHz5 Mo335 W

Des puces aux mêmes niveaux de TDP mais moins performantes sur de nombreux points, notamment parce que leurs circuits graphiques sont moins travaillés par AMD. Ils constitueront l’entrée de gamme de l’offre mais aussi à une vision plus industrielle. Les séries “Pro” engageant des fonctions de chiffrement et de gestion réseau plus complètes. Elles ne devraient pas apparaître dans les solutions grand public.

 

AMD Ryzen 4000 G-Series, les APU Zen 2 pour MiniPC en approche © MiniMachines.net. 2020.

La mystérieuse carte Apple avec un port parallèle

Dans mes recherches sur eBay, je tombe parfois sur des cartes bizarres. Et récemment, j’ai trouvé une carte notée 820-0964-A. C’est clairement une carte Apple, mais avec une connectique un peu particulière : un DB25 femelle et un DE-9 mâle. Soit un port parallèle et un port série. C’est plutôt inhabituel : les Mac n’ont pas de port parallèle et le port série est en mini DIN 8. Comme elle ne valait que quelques euros, je l’ai achetée pour tester.

La carte est en PCI, mais elle n’est pas reliée au bus, il sert uniquement visiblement pour l’alimentation. J’ai donc cherché… et trouvé. La carte est une « PC Serial and Parallel Card ». Si vous cherchez sa référence (820-0964-A), vous ne trouverez pas grand chose, mais en m’acharnant, j’ai dégoté son manuel. En réalité, c’est une carte qui doit être utilisée en couple avec une carte de compatibilité DOS. Avec une version PCI (il en existe plusieurs), il devient donc possible d’ajouter un port parallèle et un port série pour la partie DOS. Les deux connecteurs ne fonctionnent visiblement qu’avec les OS de Microsoft, la partie Mac ne voit a priori pas les connecteurs. Pour ceux qui avaient des imprimantes en port parallèle, c’était évidemment une bonne nouvelle : la majorité des imprimantes PC utilisaient ce connecteur plutôt que le port série des Mac. Pour le port série, un DE-9 est plus pratique avec le matériel PC, mais les cartes DOS peuvent utiliser le port série du Mac en cas de besoin, mais avec un adaptateur.

La carte


Série et parallèle


Apple, 1997

L’installation de la carte passe par un câble qui va de la carte DOS à la carte série. Il y a deux prises femelles, une par modèle de cartes DOS en PCI (7 et 12 pouces). On peut d’ailleurs voir les traces d’une troisième prise sur la carte série, peut-être pour une carte DOS jamais sortie. Il y a aussi un header sans connecteur, visiblement pour récupérer le connecteur série (ou brancher une seconde prise).

Le double écran sous DOS… pour le debug

Il y a longtemps, j’étais tombé sur un truc marrant sur un forum : des captures de vieux jeux DOS avec un double écran. Certains vieux jeux proposent en effet d’afficher des données sur l’écran classique, mais aussi sur un écran MDA (monochrome). Et donc je me suis dit que j’allais essayer ça.

D’abord, comment ça marche ? En fait, c’est un truc issu des premiers PC. IBM proposait deux cartes graphiques pour le premier PC : une en couleur (CGA) et une en monochrome, en mode texte (MDA). Le mode MDA affichait 80 x 25 caractères à l’écran et il était parfaitement possible d’installer deux cartes en même temps : les zones mémoire ne sont pas les mêmes (B800:0000 en couleur, B000:0000 en monochrome). Vous trouverez une vidéo YouTube qui montre bien ça, et il y a même une commande DOS (mode) qui permet de passer de l’un à l’autre.

Maintenant, comment tester ? Avec DOSBox. Il existe deux solutions, sous Windows dans les deux cas. La première, c’est un petit programme qui va aller lire directement dans la mémoire de DOSBox et afficher le contenu dans une seconde fenêtre. Il est sur Github et il y a une version compilée . La seconde solution, c’est une version modifiée de DOSBox (documentée) qui peut afficher une fenêtre avec le second écran.

Du coup, c’est le moment de tester, et ça m’a pris un peu la tête. Premier truc à savoir, la version classique de DOSBox n’implémente pas mode, donc il faut passer par la version modifiée. Mais quand on tape mode mono, on passe sur l’écran MDA, quand on retape mode bw80, on revient sur l’écran standard.

mode mono envoie sur l’écran MDA


mode bw80 renvoie sur le VGA

J’ai d’abord testé avec des logiciels adaptés. Le premier est un debugger de chez Borland (Borland Turbo Assembler 5.0). Si vous le lancer avec l’argument -do, il affiche normalement le debugger dans l’écran MDA. Attention, ça ne fonctionne pas avec le premier programme. Ensuite, il y a Mah Jongg -V-G-A-. La documentation explique bien qu’il est possible d’utiliser deux écrans, et ça fonctionne assez bien. Selon la version du jeu, il faut parfois le lancer avec l’argument D. La version 3.1 marche bien et affiche des informations sur le second écran.

Avec un logiciel séparé


Avec une version modifiée


Le debugger de Borland passe sur le second écran

Ensuite, il y a les logiciels où ça doit fonctionner… mais ça ne fonctionne pas. En cherchant, je suis tombé sur Rise of the Triad: Dark War. L’exécutable indique que c’est prévu… mais ça ne marche pas. Il n’affiche rien.

L’exécutable indique que ça existe


Le jeu n’affiche rien

Puis il y a les jeux Westwood. Le post de forum d’origine montre des captures de Dune II, Command and Conquer et The Legend of Kyrandia, mais j’ai essayé les trois sans succès. Il y a même une vidéo pour Command and Conquer.

The Legend of Kyrandia


C&C


Dune II


The Legend of Kyrandia met un message quand on quitte

En fait, il faut visiblement activer un mode debug et personne n’explique comment le faire. J’ai donc cherché un peu, et je me suis rendu compte que Red Alert contenait aussi le même mode debug. Donc j’ai cherché un peu, trouvé la commande magique (c’est l’argument -XM au lancement) et testé avec une version bêta du jeu. Dans les versions commerciales, la commande est en effet désactivée, et seules quelques fonctions de debug restent actives. Et de fait, on peut voir pas mal d’infos pendant le jeu. Attention, ça ne fonctionne qu’avec le programme externe : avec la version DOSBox modifiée, il y a un souci de positionnement sur les données.

Ici, c’est bien rendu


Ici, il y a un problème d’alignement

Enfin, dans ce sujet de forum, encore, il y a quelques logiciels qui supportent ça (AutoCAD, Lotus 1-2-3, etc.) et aussi Mechwarrior 2, que j’ai essayé. Il affiche sur le second écran quelques informations sur l’IA.

Il y a quelques infos sur l’IA

Dans tous les cas, c’est assez intéressant de voir comment les développeurs faisaient pour gérer (un peu) les données dans les jeux. De ce que j’ai vu, c’était assez courant dans les jeux Westwood, mais ce n’est évidemment pas actif dans les versions commerciales, sauf en trichant.

Beelink GT-R : un autre MiniPC sous AMD Ryzen 5 R3550H

MAJ : Le Beelink GT-R est désormais annoncé en précommande pour une livraison a partir du 19 Août pour moins de 493€ en version 8 Go DDR4 + 256 Go SSD + 1 To HDD sur Gearbest.

La version Barebone est toujours annoncée à moins de 387€ chez GeekBuying avec une expédition à la même période.

Billet original : A la mi Juin, je vous expliquais qu’une nouvelle génération de MiniPC abordables et capables de remplacer une tour classique, allait débarquer. Qu’une révolution était en train de débuter. L’annonce du Minisforum Deskmini DMAF5 était un signe annonciateur de cette nouvelle génération de machines. Aujourd’hui, cette nouvelle gamme de solutions se confirme avec l’annonce du Beelink GT-R. 

On retrouve sur le Beelink GT-R un élément commun avec la machine de Minisforum, le Ryzen 5 R3550H. Un processeur signé AMD qui déploie quatre coeurs et huit threads. Le tout cadencé de 2.1 à 3.7 GHz et associé à un chipset Radeon Vega 8 à 1.2 GHz. Une solution robuste qui permet d’exécuter tous les programmes classiques d’un PC familial : bureautique, multimédia, retouche d’image, montage léger, conception et impression 3D et même jeu 2D et 3D. Ce Ryzen 5 n’est pas un monstre de performances mais il est largement suffisant pour de nombreux usages et pourra, par exemple, réaliser des montages vidéos FullHD et lancer des jeux 3D récents peu détaillés.

Beelink GT-R

Dans le Beelink GT-R, cette puce sera bien entourée. La marque va vendre son MiniPC sous plusieurs formats allant du barebone nu, sans mémoire ni stockage, jusqu’à des versions pré-équipées. L’engin proposera deux slots de mémoire vive DDR4, ce qui devrait lui permettre de piloter au moins 32 Go de mémoire vive. On pourra également profiter de deux slots au format M.2 2280. Le premier sera compatible PCIe NVMe et le second limité au SATA 3.0. Enfin, un emplacement 2.5 pouces pour un stockage SATA 3.0 supplémentaire sera également disponible. On pourra donc piloter 3 solutions de stockage différentes avec cet engin. 

Beelink GT-R

Le tout sera ventilé activement par une solution assez complète comprenant un système de caloduc en cuivre et un double ventilateur en extraction. Un système complet et assez classique qui pousse de l’air frais sur des ailettes vers lesquelles la chaleur a été transportée. On n’aura donc pas un engin fanless mais il est possible que les moyens employés par la marque permettent de profiter d’un engin relativement discret en terme de nuisances sonores. On note au passage que le système de refroidissement est placé au dessus du châssis et non pas en dessous de la carte mère, un point positif pour l’ensemble de la ventilation globale qui permettra de garder un processeur plus facilement au frais malgré ses 35 watts de TDP. 

Beelink GT-R

Le boitier du Beelink GT-R lui même participera à la dissipation de la  chaleur. Avec une coque en aluminium, il protégera bien l’ensemble de la machine tout en proposant une option originale pour un MiniPC de ce type. Au dessus du châssis, on retrouve un lecteur d’empreintes digitales qui pourra piloter un système d’authentification et de chiffrement. 

Beelink GT-R

La connectique est bonne avec en façade deux ports USB 3.0 type-A, un USB Type-C, un port jack audio combinant casque et micro, un double micro pour piloter une solution d’assistant personnel. Et, en plus du bouton de démarrage, un bouton reset. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une bonne solution de placer ce bouton qui ré-démarrera la machine à cet endroit. J’imagine que des erreurs de manipulation pourraient être faites et un placement à l’arrière pourrait être plus sécurisant que de placer ce type de bouton entre les ports USB et le bouton de démarrage. On pourra sans doute débrancher le connecteur de ce bouton assez facilement pour éviter tout ça.

Beelink GT-R
Sur la partie arrière du Beelink GT-R, on découvre de très belles choses avec une alimentation jack classique, deux ports réseau Ethernet Gigabit ce qui est une excellente nouvelle pour piloter deux réseaux distincts avec ce type d’engin, une double sortie vidéo HDMI2.0 et un Displayport 1.4. Les trois ports permettront d’afficher des contenus en UltraHD à 60 images par seconde et en HDR.

Beelink GT-R

Le port USB Type-C de façade étant également compatible DisplayPort, il sera possible de piloter quatre écrans en simultané avec l’engin. Un point qui pourrait intéresser certains métiers.

Enfin, quatre autres ports USB 3.0 sont présents pour un total de 6 au global. Parfait encore une fois pour remplacer une tour classique avec l’ensemble des accessoires traditionnels : De la webcam au clavier en passant par une imprimante et des manettes. Il manque peut être pour pinailler un lecteur de cartes mémoire SDXC qui n’aurait pas été désagréable mais on pourra en connecter un en USB 3.0 facilement. Le MiniPC propose évidemment un Wifi5 ainsi qu’un module Bluetooth 4.1 pour piloter des systèmes sans fil.

Beelink GT-R

Le Beelink GT-R fait tenir tout cela dans un châssis un peu plus grand que d’habitude avec 16.8 cm de large pour 12 cm de profondeur et 3.9 cm d’épaisseur. Cela reste très très compact et comme l’engin propose une fixation de type VESA, il sera possible de le fixer sur un meuble ou derrière un écran facilement. 

Le Beelink GT-R est annoncé comme 100% compatible Linux et Windows et si on ne connait pas encore sa date de commercialisation ni les prix demandés par la marque, je suis persuadé que ce type de machine va bouleverser le marché. Plus complète et plus efficace, elle ne remplacera pas un PC Expert spécialisé dans un usage mais sera parfaite pour un usage familial avec très peu de choses inaccessibles dans cette optique.

Voilà également pourquoi il ne faut pas se précipiter sur des offres comme celle du Minisforum Deskmini DMAF5 en financement participatif. Il est possible que cet engin soit une meilleure affaire au final et profite d’une commercialisation traditionnelle. Comme il est possible que d’autres constructeurs de ce type lancent leur propre version d’un MiniPC sous Ryzen 5 et fassent jouer la concurrence et les prix.

Source : Beelink

Beelink GT-R : un autre MiniPC sous AMD Ryzen 5 R3550H © MiniMachines.net. 2020.

Intel Lakefield : lancement des processeurs hybrides multi coeurs

Intel Lakefield est désormais officiel et sa commercialisation a débuté. Si cela semble être une annonce anodine, il se joue ici un véritable tournant technologique pour le monde des minimachines mobiles. Pour bien le comprendre, on va commencer par quelques rappels techniques.

ARM, le concepteur des puces de type Cortex que l’on rencontre dans les smartphones par exemple, a lancé en 2014 une nouvelle façon de concevoir ses processeurs : big.LITTLE. L’idée de ces solutions multi cœurs est de mélanger des cœurs moins performants mais peu gourmands en énergie avec des cœurs plus rapides et plus hauts en fréquence mais plus énergivores. Et de faire travailler tout ce petit monde de concert.

les déménageurs

L’idée de base de ce groupe de cœurs de fréquences et de capacités différentes est de s’ajuster dynamiquement aux besoins de l’utilisateur. Pour bien faire comprendre cette technologie, j’utilise en général une histoire. Celle d’une équipe de déménageurs. Ils sont huit, quatre grands costauds et quatre plus petits. Ils travaillent ensemble. Les quatre costauds sont spécialisés dans les meubles lourds et encombrants. Les tâches qui réclament beaucoup de puissance. Les quatre plus petits ne pourraient pas déménager un piano ou une armoire normande mais sont très efficaces pour emballer la vaisselle, protéger les bibelots et faire des voyages rapides avec leurs petits cartons. L’ensemble se complète donc très bien.

Cette équipe de déménageurs fonctionne de manière coordonnée, il s’agit de gérer au mieux les besoins car ils ont une particularité : ils sont assoiffés en permanence. A l’avant de leur gros camion de déménagement, il y a donc un petit frigo avec en réserve des boissons fraîches pour toute la journée. Aucun des déménageurs ne peut retourner chercher un carton – ou une armoire – sans emporter une boisson fraîche à siroter. Mais quand les petits déménageurs se contentent d’une canette pour quelques allers retours, les costauds vont en emporter 10 pour déplacer quoi que ce soit : du simple gros fauteuil à la petite chaise pliante.

déménagement

L’entreprise de déménagement pourrait bien entendu n’embaucher que des gros costauds mais alors il faudrait agrandir le frigo à l’avant du camion ce qui le rendrait plus lourd tout en enlevant de la place de stockage pour les cartons à l’arrière. Elle préfère donc continuer à embaucher à la fois des gros costauds et des petits efficaces pour mener à bien ses opérations. Les balaises se mettent en route au début pour les éléments les plus lourds et puis roupillent à l’avant du camion sans plus toucher aux réserves du frigo. Pendant ce temps, les plus petits continuent leurs aller-retours rapides et finissent de vider les petites choses. Si, au cour du déménagement, il s’avère qu’un gros costaud est nécessaire pour déplacer un dernier meuble, on en réveillera un ou deux qui travailleront de manière coordonnée avec les plus petits. Si ça coince vraiment avec un truc hyper lourd – le coffre fort “oublié” dans le devis par exemple – et bien on réveillera toute l’équipe, les huit déménageurs, pour travailler tous ensemble.

Vous l’aurez compris, les déménageurs sont les cœurs de calcul des puces ARM. Le petit frigo c’est leur batterie et les boissons leur consommation. Toute l’idée de cette solution big.LITTLE est donc de coordonner les forces disponibles pour les ajuster aux besoins de votre usage. Vous relevez vos mails ? Un petit coeur peut s’en charger sans dépenser trop d’énergie. Vous ouvrez la pièce jointe qui est un fichier compressé contenant un fichier 3D, les gros cœurs vont se mettre à l’oeuvre. Vous lancez un jeu gourmand, toutes les ressources disponibles seront sollicitées. Vous comprenez l’idée.

Intel Lakefield

Intel Lakefield, c’est exactement le même principe mais pour une puce x86 et non plus ARM. Le fondeur propose donc un SoC au même titre qu’une solution Cortex. Il est parvenu à intégrer au sein du même circuit un ensemble de cœurs différents : un gros Intel Sunny Cove gravé en 10 nanomètres que l’on peut comparer aux puces Core Ice Lake des processeurs habituels de la marque. Et quatre cœurs Atom Tremont également en 10 nanomètres, qui sont la nouvelle génération de puces Atom. Les successeurs des solutions Gemini Lake actuelles. Le tout est épaulé par un circuit graphique Intel Iris Plus de onzième génération.

Intel Lakefield

Cet ensemble est intégré grâce à une nouvelle technologie mise en place par Intel et baptisée Foveros. Une techno qui permet de marier des composants différents au sein d’un même processeur, même si leur niveau de finesse de gravure n’est pas le même. Intel Lakefield va donc permettre de faire cohabiter les cœurs et de les faire travailler de concert de la même manière que big.LITTLE d’ARM.

Un exemple ? Votre PC est en veille, il est programmé pour vérifier si vous n’avez pas de mises à jour en attente (ou de relever vos emails ou n’importe quoi d’autre). Cela ne demande pas beaucoup de ressources d’aller questionner un serveur et le processeur le fait en réveillant une puce Atom Tremont au minimum de sa fréquence. Après avoir fait son travail, la machine retourne en veille. L’ensemble de l’opération n’aura pas demandé beaucoup de ressources et votre batterie n’aura pas senti la différence. A l’inverse, lorsque vous exploiterez votre machine pour des usages plus lourds, la totalité des coeurs seront mis à contribution. Au quotidien, le scénario le plus fréquent sera celui celui d’un Core Sunny Cove qui s’occupera de votre tâche en cours pendant que les cœurs Atom Tremont prendront en charge les tâches d’arrière plan. 

Intel Lakefield

Deux puces Intel Lakefield sont annoncées  pour le moment. 

  • L’Intel Core i3-L13G4 qui propose 5 cœurs et autant de Threads sur des fréquences allant de 800 MHz à 2.8 GHz. Sa fréquence maximale en exploitant tous ses cœurs est de 1.8 GHz. Le processeur embarque 4 Mo de cache. La puce consomme 7 watts de TDP avec son circuit Intel UHD Gen11 cadencé de 200 à 500 MHz et embarque 48 Unités d’Execution.
  • L’Intel Core i5-L16G7 toujours en 5 cœurs et 5 threads, toujours sur 7 watts de TDP mais avec des fréquences plus élevées allant de 1.4 à 3 GHz et une fréquence maximale de 1.8 GHz quand tous les cœurs sont exploités. Le circuit graphique est le même mais le nombre d’Unités d’Exécution monte à 64.

Les promesses de cette technologie sont grandes et la marque indique qu’ Intel Lakefield s’annonce déjà plus performant que les puces Amber Lake actuelles. Et de loin. D’un point de vue performances graphiques, Intel Lakefield serait 1.7 fois plus rapide que le Core i7-8500Y sous Intel HD615. Une puce double coeur traditionnelle affichant 4 threads pour un TDP de 5 watts avec des fréquences oscillant de 1.5 à 4.2 GHz.
Cela peut se traduire par une performance supérieure de 24% par watt d’énergie dépensée par rapport à ce processeur. La puce serait jusqu’à 91% moins consommatrice qu’une solution Amber Lake avec une dépense de 2.5 mW en veille. 

Ces deux processeurs pourront, et Intel le conseille, être dissipés passivement. Sans recours à un ventilateur mais en mettant en contact le processeur à une solution capable de transporter la chaleur sans nuisances. Par exemple un caloduc ou la coque en métal d’un portable. Les engins ne feraient alors plus aucun bruit en fonctionnement.

Microsoft Surface NeoMicrosoft Surface Neo

Intel Lakefield, à destination des machines les plus mobiles

Cette nouvelle génération de puce ne vise pas à concurrencer les processeurs haut de gamme de la marque en terme de performances mais bel et bien à apporter une solution très basse consommation capable de maintenir Intel en tête du marché des machines ultramobiles sous Windows. On l’a vu avec le Samsung Galaxy Book S sorti aux US sous SoC ARM Snapdragon de Qualcomm et sous Windows mais qui va revenir sous Intel Lakefield très prochainement. D’autres constructeurs sont sur les rangs comme Lenovo qui va proposer un ThinkPad X1 équipé de Lakefield. Ou Microsoft qui va l’exploiter dans son futur Surface Neo.

Foveros et Lakefield

Une carte mère de 3 cm sur 12.5 cm seulement

Parce que cette nouvelle solution à un autre avantage important, sa taille. Les processeurs Intel Lakefield mesurent 12 mm de côté pour 1 mm d’épaisseur seulement, ce qui permet une intégration très facile dans des cartes mères minuscules. Intel indique que leur encombrement est 56% moins important qu’une solution Amber Lake et qu’ils pourront être intégrés dans des carte mères 47% plus petites.

Intel Lakefield

Cela dégage autant de place disponible pour le reste de la machine ou pour… du vide. Certains constructeurs vont profiter de cet espace pour augmenter la taille de leurs batteries afin de proposer des engins aux autonomies exceptionnelles. D’autres vont privilégier des solutions ultrafines et légères. Certains vont profiter de cette taille minuscule pour passer à des solutions double écrans.

La technologie Foveros est, là encore, mise en avant par Intel : la puce n’est pas construite de la même manière que d’habitude. Les différents éléments qui la composent ne sont pas juxtaposés mais empilés. Les coeurs sont disposés sur un étage avec d’autres composants, les contrôleurs, et autres circuits sont ajoutés par dessus. Cerise sur le gâteau, les clients d’Intel pourront demander à ce dernier de leur ajouter de la mémoire vive directement par dessus ce processeur, dans son usine. 

Intel Foveros

Il s’agira de LPDDR4X-4267 de type PoP ou “Package on Package” prévue pour ce type d’usage. Le client pourra la fournir à Intel – et je suppose qu’Intel pourra également la fournir à ses clients en piochant dans un catalogue de partenaires – pour que ce dernier l’intègre en usine. Le résultat est une puce qui intégrera de 4 à 8 Go de mémoire vive directement au dessus de son processeur et une épaisseur qui passe à 1.5 mm pour la puce entière. Encore une manière de gagner en compacité avec, bien sûr, comme désavantage l’impossibilité de faire évoluer le montant de la mémoire vive après l’achat… Même si sur le type de machines visées, il est très rare de voir un composant vraiment accessible pour le client final. A noter que le constructeur pourra très bien choisir d’intégrer la mémoire vive de manière classique avec des slots SoDIMM si il le désire.

Galaxy Book S

 

Quelle cible pour Intel Lakefield ?

Vous l’aurez compris, Lakefield n’est pas un processeur qui vient s’empiler sur le podium de performances de la marque. Le fondeur ne cherche pas à faire mieux que son Core i9 le plus puissant mais propose une alternative plus économe en énergie. Avec la puissance de ses Core pour les besoins les plus importants mais également la faible consommation de ses Atom pour l’autonomie procurée. Une sorte de meilleur des deux mondes. Est-ce que cela en fera des machines au rabais pour autant ? Non, absolument pas. Mis à part pour les travaux les plus exigeants, c’est à dire un usage professionnel d’un logiciel de 3D ou de 2D ou pour le jeu 3D de dernière génération, la solution sera tout à fait apte à piloter vos applications 32 et 64 bits traditionnelles. A vrai dire, j’arrive déjà à faire tourner la totalité de mes outils du quotidien – retouche photo et montage vidéo compris – sur des solutions Atom Gemini Lake ou Core M3 moins performantes que les Atom Tremont embarqués dans cette solution.

Intel Lakefield

Une carte mère Intel Lakefield. A gauche un port USB Type-C vous donne une idée de sa taille globale

Les machines Intel Lakefield ne vont pas révolutionner le marché en terme de performances, donc, mais vont apporter un niveau de capacités très confortable pour la quasi totalité des usages du quotidien : bureautique, surf, multimédia, retouche d’images, jeu peu gourmand et même encodage vidéo. Les puces seront à même de définir de nouveaux formats et pourront prendre en charge jusqu’à 4 écrans en UltraHD. Cela ouvre la porte à des machines double écrans qui pourront également piloter deux écrans externes supplémentaires.

Cela ouvre également la porte à un retour sur des diagonales plus légères et des engins moins encombrants. Les technologies d’écran et de châssis ont permis ces dernières années de réduire au maximum l’encombrement des ordinateurs portables. L’arrivée de Lakefield va permettre aux constructeurs d’imaginer des engins de 11.6 ou 12″ aux encombrements très réduits par exemple.

Intel Lakefield : lancement des processeurs hybrides multi coeurs © MiniMachines.net. 2020.

CPU-Z sur une carte DOS Apple

J’ai profité du confinement et de la sortie de CPU-Z « vintage » pour ressortir mes cartes DOS pour mon Power Mac 6100.

J’ai deux cartes, identiques, une avec un CPU Intel (un Overdrive 486 DX2 à 66 MHz) et l’autre avec un CPU Cyrix (Cx486 DX2, à la même fréquence). Et j’ai un Windows 95 installé, donc j’en ai profité.

La partie « amusante » a été la recherche de barrettes de RAM qui acceptent de démarrer avec la carte DOS. Je voulais mettre 32 Mo pour la partie x86, et c’est… compliqué. J’ai testé une bonne partie de mes barrettes de 32 Mo et dans la majorité des cas, le Mac ne démarre même pas. Dans les autres cas, j’ai quand même un souci. Ma première carte est équipée d’un CPU Cyrix, et démarre avec une barrette de 32 Mo. La même carte, avec un CPU Intel, semble démarrer mais je n’obtiens pas d’image. La seule solution que j’ai trouvé, c’est de rester sur 16 Mo. La carte semble identique et la seule différence visible est le CPU.

Une des cartes

Pour CPU-Z, j’ai pris la version vintage, avec Windows 95 installé sur le PC. Je n’ai pas pu tester avec mon AMD à 133 MHz parce que bizarrement, il empêche le chargement de Windows 95 avec la carte Apple.







Il reconnaît bien les CPU, pas la carte mère, voit qu’il n’y a pas de cache de niveau 2, etc. De façon évidente, il ne lit pas les informations SPD (ça n’existe pas sur les barrettes en SIMM) et il ne reconnaît pas la carte graphique, donc je n’ai pas capturé l’image. On peut voir aussi que les deux 486 (un Cyrix, un Intel) ne sont pas reconnus de la même façon et que les performances dans le test sont un peu différentes. Ils offrent à peu près les mêmes performances sur le test sur les entiers, mais le Cyrix semble significativement plus performant sur la partie FPU (oui, à l’époque c’était le cas). Les deux sont un peu moins rapide qu’un « vrai » 486 DX2 à 66 MHz à cause de l’absence de cache L2 dans la carte d’Apple, je suppose.

Ma chaise de travail, l’Autonomous ErgoChair 2 (MAJ)

Mise à jour : Avec le code promo et la promotion actuelle d’Autonomous, la chaise baisse à 336.50€, voir en fin de billet.

Cela a commencé par une demande d’un de mes copains sur twitter qui réclamait de connaitre les diverses solutions employées par les autres confinés pour s’asseoir en ces temps difficiles. Éloignés des bureaux où certains ont droit à des solutions ergonomiques de grande qualité pour travailler, de nombreuses personnes ont fini par ressentir un sacré mal de dos à force de se retrouver dans des postures très inconfortables. Des postures souvent liées aux chaises employées. J’ai donc conseillé la chaise sur laquelle j’était assis, la Ergochair 2 en vente sur le site Autonomous et je vais vous expliquer pourquoi.

J’ai commencé à parler de la solution que j’ai choisie il y a plusieurs mois. De la même manière qu’on avait pu me la conseiller auparavant. J’ai fait confiance à des gens qui la possédaient et je l’ai commandée. Je l’ai reçue et je n’ai pas été déçu. La chaise de bureau Ergochair 2 correspondait exactement à mon besoin alors. Cela fait désormais un peu moins de 6 mois que je travaille avec cette solution dédiée à un usage de bureau et je n’ai jamais regretté mon investissement une seule seconde. Imposante, lourde et pas vraiment donnée, cette chaise est une véritable Rolls dans le genre. Elle participe pour beaucoup à mon confort au quotidien. Un point à ne pas négliger quand on passe littéralement sa journée devant son ordinateur.

Markus

Mais avant d’aller plus loin dans les points positifs de cette Ergochair 2, je voudrais mettre un peu de perspective dans mon choix… Avant la solution d’Autonomous  j’utilisais une très agréable Ikea Markus comme celle ci-dessus1. Une chaise que l’on peu trouver dans leur catalogue aux pages entreprises. Pas donnée non plus par rapport à une chaise lambda que l’on trouve à 40€ en grande surface, cette solution coûtait 189€. J’appréciais son confort, son siège réglable et son dossier en maille qui laissait passer l’air frais. Elle a fait un temps… avant de rendre l’âme. J’ai ensuite opté pour une solution un peu plus design avec une chaise, toujours chez Ikea, proposant un dos en bois courbe assez joli. Un choix plus esthétique qu’ergonomique. Un choix que je n’ai pas regretté d’ailleurs mais une solution qui m’a fait prendre conscience que je n’utilisais en rien les fonctions dites “ergonomiques” de la chaise précédente. Je m’asseyais de la même façon sur l’une comme sur l’autre sans profiter d’aucune manière des éléments censés reposer mes épaules, ma nuque et mon dos. 

Bois

Non pas par masochisme mais bien parce que ces éléments n’étaient adaptés ni à ma taille, ni à ma morphologie. Jusqu’en Décembre dernier donc, je cherchais une solution sur mesures, quelque chose de plus reposant pour mon usage intensif de la position assise. 

gaming
Et j’en ai essayé des trucs. Notamment des “fauteuils Gaming”. Ces chaises aux look futuristico-bagnolesques que l’on voit partout. J’en ai testé peut être une douzaine de “différents”. Enfin de “différents”… Entre ces solutions, il n’y a en vérité pas grand chose qui se démarque. A une époque, j’ai longuement discuté avec un vendeur de ce type de solution qui me sollicitait pour distribuer un fauteuil “Minimachines”. C’est à dire le même fauteuil que tous les autres du marché avec les options de mon choix. Petit coussin en faux cuir supplémentaire ou non, support pour les jambes, mécanismes de réglages variés, roulettes or not roulettes, accoudoirs optionnels ou plus ou moins rembourrés et, évidemment, un joli logo posé dessus.

Chaise Gaming nonameChaise Gaming nonameChaise Gaming noname

Pas dupe, j’ai vite compris que ma chaise serait la même que tout le monde mais avec des éléments d’une couleur différente et un logo imprimé dans un coin. J’ai donc discuté avec le “fabricant” pour comprendre. L’ensemble de son travail consistait à proposer à de petites structures comme moi ou à des entreprises moyennes une gamme de fauteuils à leur image. L’astuce étant de vendre finalement toujours le même modèle de base et de faire imprimer des coussins avec le logo de la société visée dessus. Un coussin qui ne coûte que quelque dollars et que l’on peut faire faire en très petite quantité pour des clopinettes. Si la commande du client final vient de la part de la marque X, on colle le coussin X dans le carton. Si elle vient de la part de la marque Y on ajoute les accoudoirs et le coussin Y au packaging… Tout le monde se retrouve donc en réalité avec la même chaise tout juste maquillée de façon différente. Si cela n’est pas fait en Europe, ce sera fait de toutes façons en Asie où les véritables fabricants de ces sièges sont finalement très très peu nombreux.

Mais surtout surtout, dans ces solutions, j’en ai trouvé très peu de véritablement ergonomiques. Non pas inconfortables mais bien adaptées à leur usage. Certaines, parmi les moins chères, autour des 149€ étaient finalement plus agréables que les fauteuils les plus haut de gamme. Ces derniers, couverts d’options se révélaient pas aussi adaptés qu’espéré. Pire, ces solutions gaming additionnaient les accessoires pour étoffer leur fiche produit sans prendre de recul sur le côté ergonomique nécessaire à leur emploi. On était souvent plus dans la justification illusoire d’un tarif élevé plutôt que dans le réel gain à l’usage.

Chères chaises
Et c’est peut être cela le pire, les fauteuils “gamer” que j’ai pu repérer à ce moment là, j’ai fini par les voir partout. Sur des scènes de sport électronique où des équipes de joueurs s’affrontent, dans des vidéos, sur des salons… Et, comme à chaque fois que l’on apprend comment fonctionne quelque chose, je me suis surpris à repérer les modèles ou leur cousins germains en essayant de les identifier. Sur la plupart des solutions que j’ai pu observer, la majorité était issue de la même famille de produits entrée de gamme. La plupart avaient d’ailleurs vu leur usage détourné ou étaient mal employées. Des petites piles de coussins en faux cuir déposés dans un coin derrière la scène lors d’un affrontement “e-sport” parce que cela gênait trop les joueurs. Des coussins pour la nuque finalement descendus au niveau des reins… Des accoudoirs inamovibles positionnés de manière à ne pas trop entraver les mouvements au lieu de porter les bras. Un festival de modifications ou d’altérations qui ne dévoilaient finalement qu’une seule chose, beaucoup de ces modèles étaient des gadgets inutiles et non pas des solutions pilotées par des ergonomes.

4 fois la même chaise mais des options différentes
L’industriel qui m’avait approché a fini par cracher le morceau. Certaines usines ne s’embêtaient pas vraiment à recruter un ergonome. Elles prenaient simplement une chaise de bureau existante et l’adaptaient à leur idée de ce que devait être une chaise gaming. En regardant des photos sur internet le plus souvent pour suivre les “tendances”. Rajouter un peu de mousse par ici, un accoudoir par là, du faux cuir rouge et noir… et voilà ! Pire encore, d’autres marques finissaient par copier leurs propres copies. Comme la demande de sièges de ce type a explosé, les fabricants ont eu de plus en plus de contrats pour des solutions “originales”. Comprenez “différentes des autres esthétiquement parlant”. Du coup les constructeurs ont fait dégénérer leur propre production. En copiant leur première copie, en exacerbant les effets “gaming” des modèles, en multipliant les ajouts inutiles, les nouvelles chaises ont noyé leur code génétique déjà pas bien brillant au départ. Elles ont perdu absolument tout intérêt ergonomique.

nope
Un point qui m’a finalement convaincu de ne pas craquer pour ces fauteuils a été la discussion avec un spécialiste du mobilier d’entreprise. Pas un vendeur mais plutôt quelqu’un qui conseille les grands groupes dans leurs investissements de ce type : du bureau à la cloison acoustique en passant par les chaises ergonomiques et autres système de positionnement pour matériel informatique. Et il m’a ouvert les yeux sur pas mal de points. Notamment sur un très important : le confort illusoire donné par ces chaises de “grande distribution”. Comme il le dit lui même, une chaise de bureau doit être confortable, c’est important pour l’acheteur. Si il ne se sent pas à l’aise dedans, cela ne sera jamais un bon produit. Mais il ne faut pas confondre le confort d’une position de travail et celui provoqué par un relâchement total dans son fauteuil. Et c’est pourtant comme cela que sont testées les chaises Gaming. On s’assoit et on se vautre, en relâchant tout effort musculaire pour s’abandonner aux capitons en skaï. Alors, oui, c’est très confortable au final. On est vautré dans un fauteuil complètement conçu pour vous accueillir comme cela. Mais ce n’est pas le but recherché d’un bon fauteuil de travail. 

Une solution avec une bonne ergonomie ne va pas vous laisser aller à n’importe quelle posture mais plutôt vous inciter à adopter la bonne. Pas celle qui va tasser vos vertèbres et laisser vos épaules crispées à porter vos bras tout en laissant votre colonne dans une position extravagante. Elle ne sera jamais aussi confortable qu’un sofa parce que ce n’est pas son rôle. Tout le problème et une bonne partie du secret de ces chaises gaming est là dedans. Confondre confort immédiat et satisfaisant obtenu en 5 minutes de test dans un endroit où on se pose avec celui que doit procurer un outil de travail. Un outil peut être moins confortable au premier abord mais bien meilleur pour votre posture. On essaye une chaise gaming en magasin ou chez un copain pendant 5 minutes et on se dit que, quand même, c’est largement plus confortable que la chaise de bureau à 30€ qu’on a sous les fesses d’habitude… C’est vrai, mais ce n’est pas pour autant la bonne solution. Il vaut mieux une chaise qui vous amènera à adopter la bonne posture tout au long de la journée.

Attention, je ne dis pas que toutes les chaises gaming sont médiocres. Je ne les ai pas toutes testées et je suppose que certaines marques proposent de très bons produits sur ce segment. Malheureusement, ce sont les marques aux ergonomies les plus hésitantes qui sont souvent les plus efficaces en marketing. Proposer une chaise qui coûte en tout et pour tout une quarantaine d’euros à un tarif de 200, 250 ou 300€… cela permet de dégager des marges très confortables. Ce qui offre le luxe d’avoir un marketing assez agressif. Ce sont ces marques nonames que l’on voit pousser dans le dos des “influenceurs” en tout genre. Les véritables fabricants classiques ont du mal à jouer à armes égales avec elles car leurs marges sont bien souvent inférieures.

Chaise premier prix

Cette longue introduction donc pour vous parler de la Ergochair 2 d’Autonomous. Je l’ai conseillée à ce copain et depuis j’ai reçu pas mal de messages privés et de demandes d’informations. Je me suis rendu compte que de nombreux lecteurs, contacts et amis souffraient en ce moment du fait de devoir télétravailler  sur des solutions inadaptées. Des chaises à 30€, comme celle ci dessus, dont le seul avantage ergonomique est dans la possibilité de choisir la hauteur de l’assise. C’est déjà un gros plus par rapport à un simple tabouret mais, à vrai dire, c’est également une très bonne manière de se faire mal au dos. Le truc c’est que ces chaises ont été achetées par beaucoup d’utilisateurs pour des sessions de quelques heures au maximum par semaine. Pour rédiger un courrier, lire ses emails et autres activités du genre. Mais pas du tout pour télétravailler plusieurs heures par jour et 5 jours d’affilée comme en ce moment. Elles ne sont pas du tout au niveau pour une telle utilisation. 

Ergochair 2

La Autonomous Ergochair 2

La grosse différence ressentie avec la Ergochair 2 pour quelqu’un comme moi qui télétravaille depuis plus de 10 ans, ça a été dans le repos musculaire ressenti en fin de journée. La chaise est très confortable avec un dos et une assise qui respirent beaucoup. Le dossier est construit dans un maillage de fibres tissées à la fois solide et très aérien. L’assise est portée par une mousse dense et souple qui supporte bien le corps sans s’écraser. 

Ergochair 2
L’ensemble accueille une posture adaptée à un travail de bureau. La hauteur du siège est réglable de 46 à 51 cm et il mesure 51 cm de large comme de profondeur. Le dos est guidé dans une position confortable et enveloppante. La nuque se pose naturellement sur un appuie-tête bien construit et tout aussi aéré. L’ensemble des éléments est adaptable avec une assise qui peu se régler et basculer jusqu’à 20° en arrière et un support de siège qui peut également se positionner vers l’avant. 

Les accoudoirs peuvent être relevés pour porter vos bras de telle sorte que vos paumes se posent sans effort sur les repose-poignets de votre clavier. Ils peuvent être réglés en hauteur comme en largeur et même être descendus très bas d’une simple pression sur un petit loquet afin de ne pas vous gêner au besoin. Je ne suis pas fan des accoudoirs pour jouer, par exemple. Il est d’ailleurs tout a fait possible de ne pas les assembler à réception de l’ensemble, même si je vous le conseille franchement.

Ergochair 2
L’assemblage de la Ergochair 2 est du reste assez simple, en plus des accoudoirs il faut visser l’assise sur un support et glisser le tout sur les 5 branches de son pied à roulettes. Toute la visserie est évidemment fournie. Le tout est assez lourd, pas moins de 22 Kilos. Les matériaux employés sont solides et la taille de la solution est conséquente. La chaise mesure 74 cm de large comme de long et de 117 à 127 cm de haut. Ce n’est pas un “petit” meuble et il faut bien en avoir conscience avant de la commander.

Ergochair 2

Les coloris sont variés avec des options de noir, de gris, de noir et blanc mais aussi de vert, de rouge et de bleu. Néanmoins, le gabarit de la chaise réclame de la place et, si comme beaucoup vous avez installé votre bureau dans un endroit partagé, il faudra également assumer ce design assez “entreprise”. 

Ergochair 2

L’ensemble des éléments permettant de piloter les points ergonomiques sont accessibles facilement. De la manivelle aux différents loquets de manutention pour faire ses réglages et même le levier situé sur l’arrière du dossier. Tout est facilement manipulable en quelques gestes. On pourra, par exemple, coincer le dossier avec un petit loquet situé à gauche ou le débloquer pour prendre une pause semi allongé très confortablement. Dans le même esprit, un levier arrière permet de bloquer ou de débloquer le support des lombaires lors de l’appui sur le dossier. Avec le support des lombaires une charnière se libère et le dossier vous accompagne totalement. Sans ce suivi du dossier, on bascule plus mais le support change de place. Le premier cas est parfait pour suivre attentivement un événement à l’écran, le second idéal pour s’offrir un quart d’heure de détente ou une petite sieste.

Ergochair 2

La Ergochair 2 est certifiée par le BIFMA, un organisme certificateur qui note et valide le mobilier pour son ergonomie. Je ne connais pas cet organisme mais ma propre expérience valide sans conteste les bénéfices du produit. 

Autonomous

Les chaises sont garanties 2 ans par Autonomous, il vous est possible de les tester 30 jours avant de les renvoyer si elles ne vous correspondent pas. Leur site est bien fichu avec de nombreuses informations sur les produits. La livraison est gratuite même si il m’a fallu attendre une vingtaine de jours pour recevoir ma commande depuis le stock européen de la marque. 

Tout cela a un prix, la Ergochair 2 n’est pas donnée. La chaise coûte tout de même 309€HT pièce soit 367.40€, ce n’est pas anodin mais si vous télétravaillez ou si vous vous apprêtez à devoir le faire pour une longue période, cela peut avoir du sens pour vous d’investir dans un outil de ce type. Ce serait d’ailleurs une bonne idée que votre entreprise investisse dans des chaises de bureau à votre place. Soit pour chez vous, soit directement sur votre lieu de travail. A vrai dire si vous passez plusieurs heures par  jour assis devant un PC, en réunion ou pour toute autre raison, ce type de solution sera un vrai soulagement pour vos lombaires. Cela augmentera d’autant votre productivité et votre assiduité.

Ergochair

Mais surtout, si vous envisagez d’acheter une chaise gaming, quelque soit son prix, jetez un oeil à ce que propose la concurrence et essayez de déterminer si le modèle que vous voulez acheter ne ressemble pas comme deux gouttes d’eau à 15 autres modèles concurrents. Si c’est le cas, passez votre chemin. Si vous préférez l’ambiance faux cuir et le look siège baquet, laissez vous au moins aller à choisir un bon fauteuil de ce type. Mais si vous comptez rester longtemps devant votre bureau, pour travailler, pour jouer ou pour toute autre activité chronophage, penchez vous sur le sujet des vrais fauteuils ergonomiques. Chez Autonomous avec cette Ergochair 2 par exemple ou chez n’importe quel autre fournisseur sérieux. Le mal du dos est un mal pernicieux et il n’y a rien de mieux qu’un mauvais outil que l’on croit bénéfique pour le faire empirer.

La chaise vient de baisser de tarif

BAISSE

Elle passe à 336.50€ taxes comprises en passant par ce lien avec le code Pierre610.

Vous devrez ensuite cliquer sur “fauteuil de bureau” puis “ErgoChair 2”

Je me dois de signaler que les liens vers le site Autonomous qui propose la Ergochair 2 sont des liens affiliés. Est-ce que ce fait influence mon choix et mon discours ? A vous d’en juger. Ce que je peux vous dire, c’est que j’ai passé commande de ma chaise avec mon propre argent il y a environ 6 mois et que je n’ai, jusque là, pas éprouvé le besoin de vous en faire la présentation même si l’affiliation existait déjà. Ce sont les demandes répétées de plusieurs contacts qui m’ont poussé à mettre en avant la solution. Si l’affiliation fonctionne, j’irai peut être acheter un de leurs bureaux intelligents et réglables en hauteur !

Ma chaise de travail, l’Autonomous ErgoChair 2 (MAJ) © MiniMachines.net. 2020.

One GX : un netbook 7″ de jeu sous Intel Tiger Lake-Y

Annoncé en Juin 2019 au travers d’une affiche très énigmatique. Le One GX a fini par nous donner plus de nouvelles. L’objet commence sérieusement à se concrétiser avec un ensemble de données confirmées par la marque qui, mariées avec d’autres éléments supposés et parfois à confirmer, donnent une bonne idée de ce à quoi nous pouvons nous attendre.

One GX
Le One GX sera un netbook. A priori un engin de 7 pouces de diagonale en  1920 x 1200 pixels qui affichera grâce à une dalle IPS. Si la diagonale est confirmée, la définition exacte de l’affichage est toujours incertaine. La densité de pixels peut sembler importante tant pour l’affichage lui même et sa lisibilité que par la consommation que ce type de dalle impose aux batteries choisies. Elle a tout de même du sens à cause d’un détail pas anodin au sujet de l’équipement de l’engin.

Le One GX serait en effet équipé d’un processeur Intel Tiger Lake-Y. Si cette information n’est pas sûre à 100%, elle semble très crédible au vu des performances des engins en démonstration en vidéo. Le PDG de One Netbook, Jack Wang, semble confirmer dans une interview que le One GX est l’occasion pour la marque de basculer directement vers une solution Tiger Lake. 

OneMix 3

La marque a développé depuis des années des solutions de refroidissement élaborées comme ce dispositif à double caloduc conçu pour le OneMix 3. Ces évolutions ont permis d’encaisser des températures importantes dans des châssis très étroits. Un savoir faire qui va être déployé pour contenir les fréquences de Tiger Lake. La nouvelle génération de puces Intel prévue pour cette année devrait permettre de proposer des cartes mères très compactes. Elle s’intégrera donc plus aisément dans ce type de solution 7″. La puce choisie devrait permettre d’assez belles choses en terme de calcul avec des performances 3D importantes et des capacités assez vastes.


Une vidéo montre rapidement l’engin en action sous le titre WatchDogs 2 avec une fluidité intéressante. La solution Tiger Lake et son circuit Intel Iris Plus qui devrait être accompagnée d’un maximum de 16 Go de mémoire vive et d’un SSD de 512 à 2 To au format M.2 2242 semblent compléter efficacement l’équipement de base de l’engin. Des caractéristiques qui devraient donner à la solution des performances très solides dans une foule d’applications et de jeux. On ne sera pas au niveau d’un circuit graphique de dernière génération chez AMD ou Nvidia bien sûr, mais le One Netbook One GX devrait pouvoir se sortir de nombreux pièges graphiques sans difficultés.

Le gros point fort de cette solution étant sa taille et sa portabilité mais également son équipement annexe. Le petit portable 7″ proposera du Wifi6 et Bluetooth 5.0 mais également des options pour des solutions 4G et 5G.

One GX

Histoire de pouvoir se connecter partout et tout le temps. Cela ne veut pas dire que le One GX sera l’engin le plus léger et transportable jamais rencontré. Le format choisi est assez original avec une solution qui se déploie derrière la charnière de l’écran.

One GX

Une protubérance illuminée par un système de LED RGB. Publiée sur sa page Facebook, cette image de l’engin sous trois angles différents rappellera probablement quelque chose à certains d’entre vous.

Alieware Area-51m
Alienware propose des solutions de ce type depuis des années pour ses portables de jeu. L’idée étant de déporter le système de ventilation largement vers l’arrière pour assurer une bonne prise en charge de celui-ci. Sur le One GX, cela permettra en outre de disposer de plus d’espace pour la connectique de l’engin avec un équipement à priori assez confortable. La machine devrait proposer une sortie HDMI (à l’arrière) mais également un port USB type-A (probablement en USB 3.0)  et deux USB type-C (un à l’arrière et un sur le côté). Il est également possible que cet engin soit un des premiers à étrenner une solution en USB 4. 

One GX

Le clavier ne serait pas rétro éclairé mais aurait droit à un dispositif de touches WASD différencié comme sur les solutions orientées jeu. J’ai eu quelques contacts avec One Netbook et il est également possible que nous ayons une très bonne surprise en France pour ce dispositif. 

One GX

On ne connait pas encore les dimensions exactes ni le poids du One GX. Certaines images montrent tout de même un engin des plus compacts avec un encombrement tout à fait convaincant pour un PC du quotidien.

Comme d’habitude avec ces dispositifs, l’ergonomie ne sera pas formidable. Le faible encombrement oblige à de nombreux sacrifices et si l’engin permettra de piloter un curseur à l’écran grâce à un pavé optique et deux boutons pour les clics droit et gauche, cela ne sera jamais aussi agréable qu’un pavé tactile de grand format. Le recours à une souris sera grandement recommandé. 

Difficile de se positionner sur cet engin pour le moment. Il reste de grandes inconnues sur son équipement. Beaucoup de postes sont flous, d’autres sont totalement illisibles comme l’autonomie et la qualité de la batterie embarquée. Le manque d’information sur le poids et la taille exacte du dispositif n’aide pas non plus à se faire une réelle idée de la solution. Enfin, en l’absence de tout tarif de base, il est impossible de se faire un avis.

Et si nous devrions avoir plus d’informations au fil du temps, la machine est “prévue” pour cet été, sans que l’on sache si il s’agira d’un lancement réel ou du début d’un financement participatif, il n’est pas question de connaitre le tarif de la machine avant le lancement officiel des puces Tiger Lake-Y chez Intel

One GX : un netbook 7″ de jeu sous Intel Tiger Lake-Y © MiniMachines.net. 2020.

Coronavirus Time : A propos des masques KN95…

Le contenu de ces mails est a peu près toujours le même. Vous voulez des solutions simples et efficaces pour pouvoir porter quelque chose lorsque vous brisez votre confinement. Si possible quelque chose de pas trop cher et qu’on ne jettera pas systématiquement à la poubelle. Beaucoup sont intéressés par les masques KN95…

Il existe deux types de masques sur le marché aujourd’hui.

FFP2

Il y a d’abord les fameux masques FFP2 employés par le personnel soignant et qui nous font cruellement défaut actuellement. Ce sont des masques filtrants capables d’empêcher de se faire contaminer par un malade quand on est dans la même pièce que lui. Ils protègent à l’expiration et à l’inspiration. Ils sont indispensables pour les médecins, infirmières, aide soignants et autres qui travaillent aujourd’hui à l’hôpital dans cette période de crise.

Un Décret Ministériel interdit aujourd’hui aux personnes morales d’acheter ce type de masques1 qui sont réquisitionnés par les services publics. En clair, cela signifie que les entreprises privées et les établissement publics sans rapport avec les services de santé n’ont pas le droit d’acheter ce type de masque pour le moment. Aucun professionnel n’a le droit d’en vendre librement non plus. Les stocks doivent être réquisitionnés pour les hôpitaux. Dans la mesure du possible, même si un particulier a le droit d’acheter ces masques, il est peut être plus utile de les laisser à destination du personnel soignant dans son ensemble. Ces masques demandent un positionnement précis pour englober le nez et le menton sans laisser passer d’air. Ils doivent être changés régulièrement et ne doivent pas être partagés. Les masques FFP2 s’accommodent TRES mal des barbes et moustaches pour filtrer correctement l’air ambiant. Les masques KN95 sont leur équivalent Chinois. Les N95 sont les versions US des mêsms produits.

Masque chirugical

Il existe également des masques plus légers, moins filtrants : Des masques anti-projections autrement appelés  masques “chirurgicaux”. Ce sont des masques simples que vont porter les gens pour éviter d’émettre le virus en toussant, en postillonnant ou en parlant. Ils vont retenir les particules, et donc le virus, autour du porteur au lieu de les projeter. Ils fonctionnent à l’expiration et non pas à l’inspiration. Les gouttelettes et postillons peuvent être vecteurs du COVID-19 et porter ce type de masque peut donc limiter la contamination. C’est, en gros, une bien meilleure solution que de tousser ou éternuer dans sa manche.

Il est tout a fait possible de fabriquer soi même un équivalent de ces barrières assez facilement avec un bout de tissu et des élastiques. Des centaines de guides sont disponibles en ligne qui vont du recyclage de chaussettes à la haute couture. Ces masques sont utiles au quotidien et pourraient devenir obligatoires lors du déconfinement. Ces masques peuvent également empêcher dans une certaine mesure de recevoir des postillons d’une personne contaminée, mais cela reste très aléatoire. En gros, ces masques sont utiles si vous sortez de chez vous pour éviter de contaminer les autres. Dans le doute, vous pouvez décider de vous munir systématiquement de ce type de solution parce que c’est… mieux que rien. 

La communauté scientifique estime majoritairement que tout le monde devrait porter ce type de masque “chirurgical” dans la rue. Ils sont par contre inutiles dans votre foyer. Ils sont simples à mettre et ne demandent pas de compétences particulières. C’est ce type de masque que beaucoup me réclament par email. Problème, ces solutions doivent être régulièrement jetées – tout comme les FFP2 – pour éviter que votre respiration n’humidifie le tissu ce qui rendrait son utilité beaucoup plus approximative. Il faut donc en changer régulièrement. Certains préconisent de les laisser sécher pour les réutiliser…. d’autres de les jeter.

Le gros avantage des masques en tissu maison étant alors que l’on peut en faire plusieurs, avec des décorations sympa, puis les laver. C’est beaucoup plus économique.

Smartmi KN95

Il existe une troisième option et c’est celle-ci qui se démarque ces derniers temps. Beaucoup se tournent vers des masques alternatifs qui n’ont pas à la base de vocation de santé. Ou du moins pas la même. Ce sont des masques KN95 anti-pollution. Il en existe beaucoup en Asie parce que, malheureusement, les grandes villes sont souvent envahies d’un véritable brouillard de pollution dû aux voitures et aux industries. Pour sortir dans la rue, en dehors de tout problème de virus, pour faire du sport ou pour une simple balade en vélo, beaucoup emploient donc ce type de masque. 

Comparison of FFP2, KN95, and N95 Filtering Facepiece Respirator Classes

  • Sans être FFP2 ils sont à la norme KN95 qui est une certification équivalente, utilisée par le système de santé Chinois. La norme KN95 filtre à 95% mais respire moins bien qu’un masque FFP2, d’où la présence de valves sur certains modèles. Ces masques sont donc à mi chemin entre la solution “chirurgicale” et la solution FFP2. Ils filtrent des particules en suspension d’une taille de 2.5 nanomètres.

  • Ils sont pensés pour être enfilés rapidement, bien s’ajuster au visage et permettre une bonne respiration. Certains modèles étant conçus pour la pratique sportive, ce point est très travaillé, ce qui les  rend plus supportables au quotidien. Ces masques KN95 offrent un certain confort, plus que certains masques chirurgicaux aux élastiques qui scient les oreilles…

Rockbros

  • Ils sont pour certains lavables et/ou acceptent des filtres amovibles. De telle sorte que l’on peut investir dans ce type de masque, et cela s’avère à la longue moins coûteux qu’une solution à jeter au bout de quelques heures.

 

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Mise à jour : Christophe me signale un gros souci avec les masques sportifs !

Je pensais que ces masques filtraient à l’expiration et à l’inspiration l’air ambiant. Mais ce n’est  pas le cas du tout ! Il ne filtrent qu’en aspiration et pas du tout en expiration. Ce qui pose un énorme problème. En gros, le masque ayant été pensé contre la pollution, il est conçu pour ne pas laisser entrer dans vos poumons de particules fines. Dans ce rôle là, il est très efficace. Mais, il n’a aucune vocation à filtrer l’air sortant de vos poumon puisque celui-ci n’est pas censé être lui même pollué. Aussi les valves fonctionnent dans un seul sens. A l’inspiration elles se bloquent et empêchent les particules d’entrer. A l’expiration, par contre, elle se relâchent. Laissant l’air de vos poumons se diffuser sans filtre.

Xiaomi Smartmi KN95

L’air entrant est filtré.

KN95

L’air sortant ne l’est pas.

Dans l’optique d’un virus qui se transmet comme le COVID-19, cela veut dire que votre masque et sa valve vont diffuser largement le problème autour de vous, sans aucun filtre. Si vous êtes un porteur de la maladie, vous deviendrez un vrai problème. D’autant plus que les gens auront peut être confiance dans votre masque et briseront alors les distances de sécurité. Les masques sportifs n’ont donc aucun intérêt pour protéger les autres.

ah ok

Attention, porter des masques peut créer un faux sentiment de sécurité

Restez chez vous ! Même en portant un masque FFP2 ou un KN95, vous pouvez être contaminé. En vous grattant le nez, en l’enfilant mal. En l’enlevant par mégarde. Porter un masque une heure durant n’est pas chose aisée et beaucoup d’utilisateurs ont des gestes effaçant tout l’intérêt du dispositif. Il est donc contre productif de croire qu’une fois votre nez et votre bouche couverts, vous serez protégés ou vous protégerez les autres. Ce n’est absolument pas le cas. Il faut poursuivre le confinement au maximum et éviter toute sortie inutile.

Enfilez vos masques pour aller faire vos courses, pour faire une balade, pour allez chercher du pain. Fichez vous du regard des autres. Mais ne vous dites pas que parce que vous portez un masque vous pouvez sortir comme avant !

Machine à coudre

Que conclure ?

Sortez vos machine à coudre ou vos boites de couture. Dans la majorité des cas, un masque maison fera amplement l’affaire à condition de ne pas en faire qu’un seul. Faites en plusieurs pour chaque personne. Cela peut paraître beaucoup mais c’est la meilleure solution. Et puis, logiquement, vous avez un peu de temps pour les fabriquer.

Un tuto pour faire son masque avec ou sans machine à coudre

Ces masques pourront ainsi être lavés et mis à sécher sans soucis pour en avoir toujours un de propre et sec sous la main. Un vieux t-shirt, un vieux drap, il est facile de fabriquer ce type de masque maison en faisant du recyclage. Trouver des élastiques peut également se faire en fouillant ses tiroirs assez facilement. 

afnor

Autre gros point fort de ces masques, ils peuvent être personnalisés. Cela permet de mieux les faire accepter par tout le monde et notamment les plus jeunes.

Le site de l’atelier des gourdes avec un tuto de référence pour créer vos masques.

Pour information, j’ai commandé un lot de masques qui a mis très exactement 9 jours à arriver de Chine en fin de semaine dernière. Je compte recommander des masques KN95 à la publication de ce billet afin de pouvoir suivre l’évolution du transport de ces commandes.

Disposable mask

Il existe beaucoup d’autres solutions sur le marché… à tous les prix. Du KN95 aux masques chirurgicaux à la pièce ou par lots de 100 unités. Le souci de toutes ces offres vient de leur prix. Si on doit dépenser chaque jour quelques euros pour les masques de toute la famille, c’est un vrai problème pour certains budgets. La solution du masque maison en tissu est là encore préférable.

En attendant que le gouvernement trouve une solution pour éventuellement fournir des masques à la population.

Coronavirus Time : A propos des masques KN95… © MiniMachines.net. 2020.

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