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Philips Hue + Bluetooth, la nouveauté inutile

Par Pierre Dandumont

Cet été, Philips (enfin, Signify) a lancé une nouvelle gamme d’ampoules Hue, avec du Bluetooth en plus du Zigbee.

Pour résumer rapidement : les ampoules Hue communiquent en ZigBee, une norme de communication sans fil assez lente mais bien adaptée aux ampoules et autres objets connectés. La portée est grande, les appareils peuvent étendre le réseau, mais nos smartphones et autres Mac ne supportent pas nativement le Zigbee. Philips propose donc un pont qui va communiquer en ZigBee avec nos ampoules et en Ethernet avec nos appareils. Le problème, c’est que pour découvrir la technologie, il faut donc une ampoule et un pont, et c’est cher. Philips lance donc des ampoules avce du ZigBee et du Bluetooth.

Bluetooth inside

La nouvelle gamme Bluetooth remplace les anciennes ampoules, tout en gardant évidemment le Zigbee pour la connexion à un pont. J’ai testé une ampoule classique (White, une trentaine d’euros) qui ne propose donc que le contrôle de la luminosité : impossible de changer la température du blanc ou de sélectionner une couleur, il faut passer sur des ampoules un peu plus onéreuses pour ça. Philips propose du E27 et du GU10 (format spot) en Zigbee + Bluetooth.

L’ampoule

La communication s’effectue en Bluetooth 4.0, à travers une application dédiée (Philips Hue Bluetooth, sous Android ou sous iOS). J’ai testé sous Android et iOS et ça fonctionne bien. La lampe est accessible, la portée assez bonne, et les fonctions évidentes de la partie : on peut régler la luminosité et la façon dont la lampe réagit après avoir été éteinte. Bon, comme souvent c’est un peu étonnant de devoir mettre à jour le firmware d’une ampoule. Petit défaut, à mon sens, il n’y a visiblement pas trop de sécurité : une personne à portée peut ajouter la lampe et prendre le contrôle (oui, c’est idiot).

L’application spéciale Bluetooth


Quelques options


Quelques options

Maintenant, le Bluetooth a quand même peu d’intérêt : il faut passer par l’application de Philips depuis un smartphone… et c’est tout. Si vous voulez plus de 10 ampoules, des automatisations, un support HomeKit, il faut un pont. Dans l’application, un bouton permet d’ailleurs de transférer l’ampoule vers un pont. Attention, dans ce cas, elle ne sera plus accessible en Bluetooth. Pour rappel, un pont vaut 60 € officiellement, entre 40 et 50 € en pratique (neuf), mais on trouve facilement des ponts sur LeBonCoin pour un prix plus faible. Il y a une bonne raison : Philips propose souvent des kits en promotion avec des ampoules et un pont, souvent pour un prix plus faible que les ampoules seules, donc certaines personnes se retrouvent avec plusieurs ponts. Attention, il faut bien un pont carré : l’ancien rond n’est plus supporté et ne prend pas en charge HomeKit.

Philips annonce un support Alexa et un support Google Assistant, mais c’est une grosse blague : ça ne fonctionne pas encore en Google Assistant, et uniquement avec un Echo Dot 3 pour Alexa (et c’est tout).

Ca ne fonctionne qu’avec l’Echo Dot 3


Alexa uniquement

Enfin, si le Bluetooth permet de découvrir facilement le fonctionnement d’une ampoule connectée, on perd aussi la possibilité d’utiliser un interrupteur. Le seul moyen (sans pont) étant d’utiliser un Dim Switch (20 €), mais le passage en ZigBee désactive le Bluetooth.

En clair, le Bluetooth peut servir à découvrir la technologie, mais n’a pas grand intérêt en pratique. Visez directement un kit avec un pont si vous comptez faire quelque chose avec des Hue. Heureusement, l’intégration du Bluetooth n’augmente pas le prix, ni la consommation (ça reste totalement négligeable).

Le modem Bluetooth des Vaio : Internet sans fil et sans Wi-Fi

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai trouvé un appareil un peu particulier : un modem 56K Bluetooth Sony, le PGCA-BM1. Assez imposant, il permettait aux possesseurs de Vaio (et d’autres PC) de se connecter à Internet sans fil. C’était en quelque sorte un concurrent des premières bornes AirPort, qui intégraient du Wi-Fi et un modem 56K.

L’appareil est plutôt gros, et il cache ses connecteurs sous le pied. On trouve quelques switchs, une prise RJ11 et l’alimentation. A l’arrière, une prise DE-9, qui n’est a priori pas utilisée en Europe. Je suppose qu’elle permet la connexion à un modem série dans certains pays.

Le modem


Quelques LED


Un port série


Les réglages sous le pied

Il s’agit d’un des premiers appareils Bluetooth, et il a quelques particularités. Premièrement, un vrai mot de passe (modifiable avec un logiciel sous Windows), et pas un simple 0000. Il s’agit du numéro de série de l’appareil. Un choix intéressant pour la sécurité, mais pas forcément très pratique sous macOS, qui tend à imposer les mot de passe automatisés. Mais l’option pour entrer son propre mot de passe reste possible sous Mojave. Les switchs sous l’appareil permettent de passer dans un mode qui permet de modifier les paramètres ou de rendre invisible l’appareil (en gros, l’option détectable sous macOS).

Snow Leopard voit une passerelle


Leopard un téléphone


Il est vu comme un modem (logique)

j’ai commencé par tester sous Mojave, puis El Capitan, Snow Leopard et enfin Leopard. Les trois premiers permettent de jumeler le modem, mais c’est tout. Il ne semble pas reconnu comme un modem, ou un périphérique équivalent. Sous Leopard ça passe : il est vu comme un téléphone, on peut ajouter un port série virtuel et effectuer une connexion. Comme j’avais la flemme de sortir un Raspberry Pi avec un modem, j’ai juste testé directement sur ma ligne VoIP : il numérote, tente de se connecter sur un serveur RTC… et n’y arrive pas. Mais c’est normal : une connexion 56K s’effectue rarement correctement à travers une ligne VoIP.

La LED brille bien

Reste que le produit est intéressant, il montre qu’il existait autre chose avant le Wi-Fi, et que le mot de passe 0000 n’est pas une fatalité. Par contre, comme pas mal de technologies tombées en désuétude, c’est toujours un peu compliqué avec les systèmes modernes : en 2019, le RTC vit ses derniers instants.

Quand Apple fait valider ses dispositifs de sécurité

Par Pierre Dandumont

En cherchant sur la FCC (oui, encore), je suis tombé sur des produits Apple assez atypiques. Visiblement, il s’agit des dispositifs liés aux portes de certains bâtiments Apple. Et quand un produit émet des ondes… il doit petre validé.

Le premier, A1844, prend place dans un système d’ouverture de porte. Il utilise du Bluetooth LE et une liaison série en RS-485, ce qui permet une transmission sur de longues distances dans un mur. On trouve le manuel là. Le A1845 reprend les mêmes fonctions. Le A1846 a un aspect différent, mais les foncions semblent identiques.

La porte


La doc’


L’autre version

Je suppose que les trois servent à l’authentification (dans les locaux d’Apple, sûrement avec un iPhone étant donné la présence du Bluetooth LE.

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