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Un programme Atari sur vinyle (et sur Apple Music)

Par Pierre Dandumont

Il y a longtemps, j’avais parlé d’un jeu ZX81 sur vinyle. Et cette fois, je suis tombé sur un programme Atari (8 bits) sur vinyle… mais aussi sur iTunes.

Le programme se trouve sur le vinyle Över Tid Och Rum de Adolphson-Falk. J’ai trouvé ma copie sur Discogs, directement depuis la Suède (pays d’origine du groupe). Je n’ai pas découvert ça seul : je me suis basé sur le travail d’un suédois (Andreas Nilsson), qui a publié les informations et mis en ligne la « ROM ». Vous trouverez ses explications en suédois ou en anglais.- (dans Projects).

La pochette du disque


L’arrière parle bien d’Atari

Je trouve tout de même intéressant de vous expliquer comment j’ai fait. Premièrement, j’ai utilisé une platine vinyle avec une sortie USB (une Sony PS-LX300, un modèle d’entrée de gamme). Je vous passe les nombreux essais, pour aller à l’essentiel : la partie USB ne permet pas de régler l’amplification, et le son est trop faible pour décoder directement l’ensemble.

Au départ, j’ai essayé de passer par une entrée micro, mais ce n’est pas la solution la meilleure et j’ai eu plus d’erreurs. Après pas mal d’essais, je suis passé par Audacity, et quelques filtres. Une fois les données enregistrées, il faut filtrer les données sous ~3900 Hz et celles au-dessus de ~5350 Hz (filtres passe-haut et passe-bas). La raison ? L’enregistrement des données s’effectue avec un 1 à 5 327 Hz et un 0 à 3 995 Hz. Ensuite, j’ai amplifié et testé. Dans mon cas, j’ai du amplifier à 30 dB pour un résultat valable. Une fois que c’est fait, il faut enregistrer en mono et en WAV.



L’étape suivante, c’est la conversion en .cas, le format accepté par les émulateurs Atari. J’ai d’abord testé A8CAS, qui a l’avantage de fonctionner sous macOS. Enfin, il faut tout de même compiler les bibliothèques nécessaires, mais ça marche. Mais avec mon enregistrement, il ne décode pas correctement. J’ai donc tenté WAV2CAS. Ce n’est pas très pratique, parce qu’il ne fonctionne pas avec un Windows 64 bits (il doit utiliser des composants 16 bits) mais bien avec un Windows 32 bits. Après un passage dans une machine virtuelle, j’ai donc obtenu mon fichier .cas. Le programme donne des erreurs, mais ça se lance quand même, donc je suppose qu’il doit essayer de traiter des données qui se trouve à la fin de mon enregistrement.

L’émulateur

La, c’est plus compliqué. Je n’ai pas d’Atari 8 bits et je ne connais pas bien la machine. J’ai d’abord essayé sous macOS avec Atari800MacX. Attention, il faut les ROMs. Le problème, c’est que même en émulant un Atari 600XL… ça ne passe pas. La commande CLOAD ne charge pas correctement. J’ai essayé Rainbow avec le même souci sous macOS, avant de passer à Altirra sous Windows. Avec ce dernier, ça fonctionne. Je peux charger la ROM (commande CLOAD) puis lancer le programme (RUN). Il y a des artefacts visuels mais un Warm Reset corrige le tout.

Avant


Après

Donc ça marche, que ce soit avec la version fournie par Andreas Nilsson ou avec la mienne, chargée du vinyle. Cette vidéo montre d’ailleurs que ça doit passer avec un vrai Atari (enfin, je crois, c’est assez flou pour être une copie directe). Assez bizarrement, je n’ai pas les mêmes effets, donc c’est possible que l’émulateur ne fonctionne pas correctement avec ce fichier. En tout cas, j’obtiens ça dans mon émulateur.

Et l’Apple Music du titre ?

La partie amusante, c’est que les données sont disponibles sur iTunes. Vous pouvez aller sur cette page et l’album est disponible sur Apple Music. Ca ne fonctionne qu’en Suède (enfin, en tout cas pas en France) mais ce n’est pas un problème, pour une raison simple. La piste de données dure moins de 30 secondes et donc elle est disponible entièrement en extrait sur le site d’Apple. Il suffit donc d’enregistrer le flux avec Audio Hijack pour obtenir une copie propre. En effectuant juste les mêmes filtres passe-haut et passe-bas, j’ai obtenu un .wav utilisable avec A8CAS. Le résultat est le même avec les émulateurs, par contre : ça passe avec Altirra, pas avec les autres.

Pour ceux que ça intéresse, l’encodage Atari date de la fin des années 70 et donc ce n’est pas très efficace : on a environ 30 secondes de signal à 600 bauds (600 bits par seconde), donc en gros 1 ko de donnée (en format « CD », mes fichiers font ~3 Mo). On a connu plus efficace, évidemment. Il s’agit juste ici d’une démo et pas d’un jeux, mais ça reste une anecdote intéressante.

Atari ajoute une licence WonderOS à la Atari VCS

Par Pierre Lecourt

Le but premier de la société Wonder fondée en 2016 était de fabriquer un smartphone, un engin à ses couleurs piloté par WonderOS, son propre système. Une solution qui aurait permis à la start-up d’engranger des bénéfices en vendant ses propres matériels tout en montrant l’intérêt de son dispositif. En 2017 donc, la société annonce cette ambition pour la sortie d’un smartphone Wonder pour le début de l’année 2018.

Wonder

Hélas, début 2020 aucun smartphone n’est sorti et aucune mention dudit smartphone n’apparaît plus sur les pages de la société. Aujourd’hui, Wonder promet la sortie d’une manette de jeu et d’un dock. La marque met en avant WonderOS comme une solution de jeu universelle.

Atari vient donc de s’offrir une licence WonderOS pour étendre les possibilités de son Atari VCS. Une bonne idée car si l’on en croit le site de Wonder, le système est assez pertinent pour un engin de ce genre. Basé sur Android, il s’agit d’une solution qui unifie diverses plateformes de jeu. L’idée est de les agréger et de les centraliser tout en les servant au travers d’une interface qui unifie leur présentation.

Wonder OS

WonderOS permet de jouer à des jeux Android évidemment, mais aussi à des jeux rétro et des jeux PC au travers d’un service de streaming comme ce que propose Nvidia et GeForce Now. En gros, le service unifie ces différentes interfaces et offre la possibilité de lancer aussi bien un Star Wars BattleFront qu’un Clash Royale ou un bon vieux Street Fighter Arcade.

Atari-VCS-Family

On imagine bien l’intérêt pour Atari et sa solution VCS d’apporter tout cet écosystème de jeu. Non seulement cela ouvre la voie à des titres performants mais cela fournit également une communauté “clé en main” à la marque. WonderOS permet en effet de créer des avatars de joueurs et d’ajouter ses amis sur la plateforme. De voir à quoi ils jouent, de les suivre et même de regarder leurs parties en cours si ils les diffusent. Ces derniers pourront également regarder vos streams si vous décidez de publier vos parties. Enfin, vous pouvez comparer vos niveaux, vos heures de jeux et autres au travers un système de statistiques. 

La VCS pourrait donc offrir tous ces services, d’un seul coup, sur sa plateforme grâce à WonderOS.

Reste quelques questions en suspens… WonderOS est, comme son nom l’indique, un système d’exploitation. Ce qui veut dire qu’il faudrait utiliser ce système spécifiquement pour exploiter ces fonctionnalités. Passer la solution Ryzen embarquée par la VCS sous Android puis lancer ses applications au travers : Que ce soit les jeux Android ou le Streaming, tout serait piloté d’abord par un Android.

Pour les jeux Android, cela pose une question de légitimité par rapport à Google. Est-ce que WonderOS aura droit à un accès au Play Store ou est-ce qu’il faudra que les éditeurs publient leurs jeux sur le catalogue spécifique de la marque ? On a vu par le passé que des expériences similaires d’OS “Android” étaient très dépendantes du bon vouloir de Google. On se souvient du sort de RemixOS mort quelque temps après le refus de Google de laisser son Play Store actif sur le système.

Wonder

C’est le premier problème pour WonderOS, toujours en bêta et prévu pour fonctionner jusqu’alors sur des smartphones. Le système n’est pas disponible et aucun constructeur ne semble l’avoir intégré sur aucun produit actuel. La marque promet aux fabricants un moyen  pour se différencier. On imagine que l’idée de Wonder est d’approcher un constructeur  comme Samsung ou Xiaomi et de lui vendre sa technologie à ajouter à sa propre surcouche pour permettre à ses clients de jouer. Mais il s’agit pour le moment d’un vœu pieu. Personne ne semble avoir signé avec l’éditeur.

Cet OS a été conçu pour fonctionner sur des smartphones commerciaux mais qu’en sera t-il d’une solution type PC ? Est-ce que la Atari VCS, qui est une plateforme stable et unique, pourrait profiter de ce nouvel ajout logiciel et ainsi obtenir un accès au Google Store ? C’est possible en théorie mais il faudra convaincre Google de la pertinence de cette offre. Le moteur de recherche ayant tendance à pousser ce type de solution matérielle vers la version Android TV de son système d’exploitation.

Wonder

Autre questionnement, WonderOS promet du streaming de jeu PC mais au travers de quelle plateforme ? La promesse est alléchante mais là où Nvidia propose une infrastructure complète avec ses propres serveurs et une technologie maîtrisée de bout en bout grâce à GeForce Now, Wonder ne propose rien de concret. Les jeux PC en streaming comme Star Wars BattleFront, NBA2K16, Prey ou Rocket League mis en avant sur ses pages doivent bien tourner quelque part ? Est-ce un service qui permettra de les faire tourner depuis son propre PC ou est-ce qu’il faudra s’abonner à un service extérieur comme ce que propose Nvidia ? Si il s’agit d’un système de streaming serveur, quels sont t-ils ? Quelle technologie est employée ? Quel déploiement est opéré ? Si il s’agit d’un service de streaming local, quelle différence avec l’offre gratuite de Steam sur Android par exemple ? Ou ce que proposent les système de streaming d’AMD ou de Nvidia inclus dans les offres de cartes graphiques commerciales ?

Enfin, Wonder met en avant des titres étranges comme Red Dead Redemption… Un jeu uniquement sorti par Rockstar Games sur Playstation et XBox. Par quel biais le système arrive t-il a faire fonctionner ce titre sur un système Android ? Quels partenariats l’éditeur a t-il signé avec Rockstar Games pour cette promesse ?

Wonder

WonderOS sera gratuit, c’est ce que l’on peut lire sur leur site. Il faut ensuite acheter ses jeux au travers de leur plateforme et on comprend que c’est ici que le système est censé se rémunérer. Chaque jeu acheté par un particulier reversera un pourcentage à Wonder. Ce système n’est viable que parce qu’il est gratuit et que tout un chacun pourra peut être l’ajouter un jour à son propre dispositif. Ce type de service ne fonctionne que si une masse conséquente de joueurs s’y abonne ce qui passe forcément parla gratuité de son installation. Atari propose donc encore une fois l’ajout d’un service déjà gratuit à son offre. Les éléments secondaires comme le streaming de jeu, les offres de jeux premium et autres ne seront accessibles que sur abonnement. 

Le partenariat ainsi engagé ressemble donc à un portage de WonderOS sur la VCS avec deux objectifs à court terme.

Wonder

Pour Wonder c’est l’occasion de faire parler de sa solution et peut être avoir enfin un moyen d’engranger des bénéfices. Pour le moment Wonder ne semble pas avoir trouvé la moindre solution pour sortir un produit, nouer un partenariat avec un constructeur ou gagner le moindre centime. A ce jour, aucun particulier n’a pu installer Wonder OS. Les docks et manettes de jeux ne sont pas commercialisés sur leur site. Leur seul moyen de gagner de l’argent semble être la vente de casquettes et de T-Shirts à leurs couleurs…

Wonder

Ce n’est pas que cela ne m’inspira pas confiance… Mais une startup de 2016 qui 4 ans plus tard n’a toujours rien proposé et qui se lance dans la vente de fringues avec un logo totalement inconnu du grand public, cela ne ressemble pas à une extraordinaire réussite.

Atari Logo

Pour Atari, cela permet d’ouvrir une porte sur le jeu mobile sur sa console tout en offrant un écosystème aux joueurs et la possibilité de lancer des jeux PC en streaming. Cela permet surtout de vendre cette idée puisque, pour le moment, je ne vois pas bien ce qui pourra en sortir de réellement efficient. Je ne sais pas si le système est viable ou non, je ne sais pas si il dispose d’une infrastructure ou non. Pour le moment, Wonder ressemble tout de même à une start-up ayant eu une bonne idée mais n’ayant jamais trouvé le moindre levier pour la faire fructifier.

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L’ensemble me fait furieusement penser au précédent partenariat annoncé par la marque. Présenté par Atari comme un ajout majeur, le service de Antstream n’est en réalité que la signature d’un contrat classique. Promettre aux joueurs de pouvoir profiter sur la plateforme VCS d’un service que tout le monde peut déjà installer n’est pas franchement une vraie révolution. N’importe quel revendeur peut offrir la possibilité de jouer sur AntStream en collant un raccourci sur le bureau de votre smartphone ou de votre PC. AntStream et WonderOS reprennent d’ailleurs des mécaniques similaires : Jeu rétro et défis entre amis, communauté…

Atari met en avant comme un avantage ce qui ressemble surtout à un partenariat de service gratuit et accessible à chacun.

Et je crois bien que c’est cela au final, cette annonce d’Atari est la signature d’un mouvement de maître en marketing, une belle ceinture noire de bullshit-Jitsu. Atari met en avant comme un avantage ce qui ressemble surtout à un partenariat de service gratuit et accessible à chacun. Services qui n’auront de vrai intérêt qu’en payant un abonnement à court terme. Un peu comme si une marque de PC faisait un communiqué de presse à chaque fois qu’il installe un bloatware1 d’Antivirus, un lien vers un service en ligne ou un jeu “Free-to-Play” sur le bureau d’un nouveau PC.

Atari ajoute une licence WonderOS à la Atari VCS © MiniMachines.net. 2020.

LE PÈRE DU JEU VIDÉO JAPONAIS — NISHIKADO

Par greg

Connaissez-vous l’histoire du papa de Space Invader et tout le bordel que cela a créé au Japon ? La chaîne de P.A.U.L a réalisé dernièrement un petit documentaire (22 min) très intéressant sur le sujet. Je vous l’introduis et j’espère que cela vous donnera envie de le regarder. De 1968 à 1973, Nishikado perd son … Continuer la lecture de LE PÈRE DU JEU VIDÉO JAPONAIS — NISHIKADO

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