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Les secrets du beige d’Apple

Dans les années 80, Apple est passé du beige (l’Apple II, les premiers Mac, etc.) au platinum, plus clair. Mais une personne s’est posé une question : il est comment le beige d’Apple ?

Officiellement, depuis un moment, le beige Apple est le Pantone 453. Pantone est une société spécialisée dans la gestion des couleurs, qui propose des nuanciers, avec un nombre associé à une couleur. Mais Ben Zotto, qui a acheté un pot de peinture beige Apple, s’est rendu compte que ce n’est pas vraiment le cas. Petit aparté : ce pot de peinture date des premiers Apple II, quand les boîtiers étaient peints et pas teintés dans la masse. Il servait pour les petites retouches, chez les revendeurs.

Un pot de beige Apple

Après quelques essais, Ben se rend compte que le beige d’Apple n’est pas le Pantone 453. L’Apple II est plus sombre, plus verdâtre. Même en utilisant des nuanciers des années 70, la couleur n’est pas la même. Le problème vient peut-être de l’âge des machines, mais la couleur la plus proche est le Pantone 14-0105 TPG (nommé Overcast).

Ce n’est pas vraiment du Pantone 453

Le post Medium a eu un certain retentissement, et Jerry Manock (responsable du design de l’Apple II) a répondu à Ben Zotto : il explique que la base a bien été le Pantone 453 mais que l’usine qui a fabriqué la peinture a peut-être dérivé un peu de la couleur originale, ce qui explique les différences. Et en attendant, Ben Zotto a pu faire quelques retouches sur son Apple II.

Petit échec avec un HD DVD-RW

Récemment, je suis tombé sur le site Obsolete Media, qui parlait de HD DVD-RW. Et comme je n’en avais pas, j’en ai évidemment commandé un sur eBay.

Et c’est un échec – au passage, le vendeur m’a prévenu – parce que mon graveur de HD-DVD (oui, j’ai un graveur de HD-DVD) ne supporte pas les HD DVD-RW. Il existe en effet deux graveurs de HD DVD (au moins), le SD-L902 (le mien) et le SD-L912. La différence ? Le second peut graver les HD DVD-RW. Pour information, les disques offrent une capacité de 15 Go (ce n’est pas si mal) avec la possibilité d’être réécrit 1 000 foix, comme les DVD-RW.

Un HD DVD-RW


Il n’est pas détecté, et macOS indique bien qu’il ne supporte pas les HD DVD-RW

Bon, j’en ai profité pour réessayer mes HD DVD-R avec mon graveur. Sur mes 4 disques (de marques différentes), j’en ai deux qui ne sont même pas détecté correctement, un qui est détecté comme vierge mais impossible à écrire (malgré ce que dit macOS, il est vierge) et un HD DVD-R DL qui est reconnu, mais macOS ne m’indique pas sa capacité.

Un HD DVD-R qui ne veut pas être écrit


Un HD DVD-R DL (30 Go)

Pippin Kickstart 1.1, le CD qui débride la Pippin encore mieux

J’avais déjà parlé de l’utilitaire Kickstart, qui permet de jailbreaker la Pippin pour exécuter n’importe quel disque ou démarrer depuis un périphérique SCSI. Et Keith Kaisershot, son auteur, vient de lancer une version 1.1, qui améliore un point.

Comme la première version, c’est simplement un fichier ISO à graver sur un CD-R. Il faut ensuite démarrer sur le CD Kickstart, attendre qu’il s’éjecte et insérer un autre CD (ou attendre que ça démarre sur un disque dur).

La première correction est mineure, et visuelle : un cadenas apparaît au lancement et s’ouvre quand vous placez un périphérique qui peut démarrer la console. C’est sympathique, même si ça ne change pas fondamentalement la donne.


Le second point ne touche pas tout le monde. L’ancienne version de Kickstart permettait en effet de démarrer sur un périphérique SCSI (disque dur, lecteur ZIP, etc.) mais uniquement avec une ROM 1.2 ou 1.3. C’était un souci lié à la console elle-même : la version 1.0 de la ROM (courante dans les consoles japonaises) ne reconnaît pas du tout les périphériques SCSI. A l’époque, Bandai fournissait même une ROM pour gérer ce problème avec le lecteur de MO. Mais Keith, en cherchant la raison de ce problème, a découvert que c’était totalement artificiel. La ROM bêta, proche de la 1.0, permet en effet de démarrer directement sur un périphérique et le pilote SCSI présent dans la ROM est (presque) identique.

Dans la vidéo, je démarre ma Pippin (en ROM 1.3) sur un disque dur SCSI, avant de mettre le CD-Rom de Racing Days et de lancer le jeu.

Je vous passe les détails (vous trouverez les explications dans son long post) mais en gros la ROM 1.0 cherche spécifiquement un périphérique SCSI sur l’ID 3 (utilisé traditionnellement pour les lecteurs de CD-ROM) alors que la ROM bêta cherche un ID SCSI plus petit que 7 (là aussi, il sert pour l’hôte dans les machines Apple). En patchant les quelques octets qui changent, il devient donc possible de démarrer sur un disque dur SCSI avec une ROM 1.0. Si la partie technique du patch vous intéresse (c’est assez long et complexe), là aussi c’est expliqué en détail dans son post. Attention, comme d’habitude il faut ouvrir la Pippin (ce qui n’est pas évident), ajouter une nappe SCSI et trouver comment alimenter le disque dur. Ce n’est absolument pas trivial, mais ça peut être pratique. D’ailleurs, je n’ai pas testé avec une Pippin en ROM 1.0 : j’avais la flemme d’en ouvrir une pour mettre la nappe et la ROM en question (mes consoles sont en 1.3 ou 1.2).

EyeTV Mobile, la TNT sur iPad et iPhone

Dans le cadre d’un projet pour ce blog, je me suis procuré un tuner TNT pour appareil iOS (en Lightning) et j’ai eu la surprise de recevoir, en même temps, la version en connecteur 30 broches. Du coup, j’ai testé.

Pour commencer, comme d’habitude depuis quelques années, Geniatech (qui avait racheté EyeTV à Elgato) fait vraiment un mauvais boulot. Déjà, sur la page du produit, il est indiqué que les chaînes en HD ne sont pas supportées. C’est un problème classique chez eux, mais – on va le voir – ça marche. De toute façon, le problème est généralement artificiel : dans l’absolu, le tuner lui-même n’influe pas sur la capacité à gérer la HD (ou pas), c’est les possibilités de décodage de l’appareil qui le font. Et les appareils iOS permettent évidemment de décoder du H.264…

Les deux tuners

Physiquement, les deux tuners sont assez proches. C’est compact, avec un connecteur MCX et quelques adaptateurs. J’ai eu une antenne à fixer directement sur le tuner, une antenne à fixer en intérieur avec un câble et un adaptateur pour une prise antenne coaxiale. J’ai aussi eu une petite antenne en rab’, mais ce n’est pas le bon format. En France, dans la majorité des cas, l’antenne portable (ou d’intérieur) ne suffira pas pour une réception correcte, sauf pour ceux qui habitent dans un lieu proche d’un émetteur (j’ai fait mes tests avec l’adaptateur coaxial). La version Lightning dispose d’une prise micro USB femelle pour la batterie, qui permet d’éviter de vider celle de l’appareil iOS.

Les accessoires


Un connecteur pour la batterie interne

La partie logicielle est… bizarre. Il y a EyeTV Mobile, qui a été mis à jour assez récemment (après quelques années sans support) et EyeTV Mobile – Watch Live TV. Après quelques essais, la première application fonctionne, la seconde, qui a une icône aux couleurs du drapeau américain, détecte le tuner, mais pas les chaînes. J’ai trouvé la raison plus tard : il existe une version US du tuner, pour la norme ATSC M/H (la TV mobile).

Il demande son app’


Il y a plusieurs EyeTV Mobile…

J’ai commencé à tester sur un iPad Pro sous iOS 14, sans succès. J’ai sorti un autre iPad Pro (sous iOS 13) avec le même problème. Puis j’ai tenté avec un iPhone 5 (sous iOS 10) et… ça a fonctionné. Et dans le même temps, l’application a mis à jour le firmware du tuner. Contrairement à ce que dit Geniatech (et contrairement au torrent de mauvaises notes), la TNT HD fonctionne… plus ou moins. Sur iPhone 5, ça saccade énormément et j’ai l’impression (sans pouvoirn le vérifier) que l’application décode la vidéo sur le CPU, comme EyeTV sur Mac. Et avec l’A6 de l’iPhone, c’est un peu léger pour du 1080i.

Un message pas mal vu


Il n’est pas détecté


L’application est instable

Assez bizarrement, une fois que le tuner a accepté de fonctionner sur iPhone 5, il a été reconnu correctement sur l’iPad Pro. Et avec l’A9X, pas de soucis : on peut décoder la TNT proprement.

Ca marche


Vraiment


Mais l’image saccade


De retour sur l’iPad, c’est bon


Du 1080i

Dans les autres trucs à savoir, c’est que le tuner en version dock (30 broches) marche sur les appareils modernes avec un adaptateur Lightning et qu’iOS ne semble pas faire de différence entre les deux.

Le modèle dock fonctionne en Lightning


Lightning


Dock

J’ai aussi testé avec un iPhone 4S (sous iOS 6) et il ne trouve pas toutes les chaînes, et n’accepte d’afficher que celles en SD, donc LCI et France Info, repassé en SD depuis quelques jours.

Une vieille version sur iOS 6


Quelques chaînes détectées


LCI fonctionne


Pas de HD


Ça fait un peu rétro


En intérieur avec l’antenne du toit, pas de soucis

On reparlera normalement des tuners quand j’aurais pu lancer mon petit projet.

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iCatch : l’accessoire ultime pour la souris d’iMac

Quand Apple a annoncé l’iMac et sa souris ronde, elle a été pas mal vilipendée, et avec le recul, c’est évident. Sa forme n’est pas très adaptée aux mains d’adultes, le câble est court, etc. Et il y a donc eu des solutions.

La première solution vient d’Apple, avec une petite encoche sur le bouton pour essayer de déterminer plus facilement le sens de la souris à l’aveugle. Mais l’iCatch de chez Macsense allait plus loin : il s’agissait d’une coque en plastique qui permettait à la souris Apple de ressembler à une souris plus classique. Et j’en ai trouvé une.


On voit que le bouton est plus bas que la coque



Le bout de plastique valait 10 $ et était disponible en plusieurs couleurs : Bondi Blue, Blueberry, Grape, Lime, Strawberry, Tangerine, Graphite (mon modèle) et Clear (totalement transparent). Et ça donne quoi ? Je suis mitigé. Le concept de base est bien présent : la prise en main est indubitablement meilleure. La souris est plus longue, elle tient mieux en main. Mais la forme reste particulière : elle est inversée par rapport aux souris Apple classique (elle est plus large au niveau du bouton) et elle est très large, car la coque surplombe la souris. Au moins, la coque ne gêne pas la glisse et elle s’installe assez facilement. Dans les défauts, on garde le câble USB assez court (pensé pour brancher la souris au clavier) et l’unique bouton est placé un peu bas.

Il existe un autre produit équivalent, l’UniTrap de chez Contour. L’adaptateur était plus cher (15 $), mais plus complet : il recouvrait entièrement la souris avec un bouton coloré interchangeable. La société proposait aussi une souris (l’UniMouse) aux couleurs de l’iMac mais avec des fonctions modernes : une molette et un second bouton…

La version de Contour

Un clavier ADB un peu particulier : le Filco Stealth

Dans les trucs que j’importe du Japon, il y a souvent des claviers et souris ADB, parce que le pays propose des produits… étonnants. Et le Filco Stealth en fait partie. C’est un clavier ADB ergonomique doté d’un trackpad intégré.

C’est un clavier assez connu pour une raison : en 1998, il a été décliné dans une version dorée très bling-bling (il existe aussi en version argentée). Mais la version de base est noire et le mien est décoré avec des motifs de camouflage. J’avoue, j’ai été surpris : je l’ai acheté vraiment pas cher sans forcément étudier l’annonce, et quand je l’ai eu, je suis allé vérifier. Il était bien indiqué qu’il était peint…

Ma version peinte

La couleur d’origine


La version dorée

Physiquement, on a donc un clavier ergonomique en layout japonais, coupé en deux comme dans pas mal de cas. Ce n’est pas ajustable comme avec le clavier Apple et il n’y a pas de touches de raccourcis. Sur le côté gauche, on a juste un bouton d’allumage et deux touches qui répliquent les flèches haut et bas (et qui servent en théorie pour le volume). Il utilise des interrupteurs Alps SKBM White , donc ce n’est pas particulièrement Stealth

La touche N a une drôle de forme


Les boutons de volume activent les flèches


Deux ADB


On voit bien la peinture


Le trackpad, pas très utilisable

Le trackpad est plutôt petit, avec deux boutons qui ont l’air de faire la même chose, un clic gauche. Il a aussi une option taper pour cliquer activée par défaut. A l’arrière; on trouve deux prises ADB femelle, ce qui a deux avantages. D’abord, comme souvent en ADB, on peut évidemment chaîner les périphériques. Ensuite, le câble amovible est toujours un avantage pour la maintenance…

Sur un Mac moderne

Si le clavier fonctionne bien sur un Mac en ADB (un Power Mac G3 dans mon cas), ce n’est pas le cas sur un Mac moderne. Avec l’iMate, j’ai un comportement bizarre : le trackpad ne fonctionne pas sur un de mes deux iMate. Pas du tout. Sur le second, pas de soucis. Avec un tmk_keyboard, le trackpad a un comportement erratique (ça saute) et le taper pour cliquer active un bouton 2 (qui n’est pas un clic droit). Et avec le Retro USB, pas de trackpad. Je ne sais pas si le clavier a besoin d’un pilote ni ce qu’il fait en interne, mais c’est visiblement un peu compliqué à gérer par les adaptateurs modernes.

Au passage, le clavier a peut-être un pilote pour les Mac, mais je n’ai pas trouvé de liens (si ça existe). Disons que je suppose qu’il doit être possible de désactiver le taper pour cliquer et régler les touches de raccourcis pour le volume.

En pratique, en dehors du fait qu’il est vraiment moche (je vais essayer de me débarrasser de la peinture), il est donc inutilisable sur un Mac moderne et peu pratique sur un Mac de l’époque. Mais il a un certain style tout de même.

Les voeux d’Apple France en 1995

Aujourd’hui, un petit CD-ROM amusant envoyé par Guillaume Gete, qui envoie les colis les plus classes du monde.

Il s’agit d’un CD-ROM Apple contenant les voeux de l’année 1995, une animation contenant de la vidéo et une piste audio de fond. Je vous mets la vidéo, capturée directement sur un Power Mac.


Comme vous avez pu le voir, c’est délicieusement daté et assez amusant à revoir, plus de 25 ans plus tard.

Plus d’Apple Remote pour les Mac M1

L’Apple Remote, la petite télécommande Apple, a été introduite avec les derniers Mac en PowerPC (iMac G5 en 2005) et ajoutée dans une bonne partie de la gamme Intel, avant de disparaître au fil des années. Et avec les Mac M1, plus rien ne fonctionne.

Vous allez me dire que c’est logique, les Mac M1 n’ont pas le récepteur infrarouge. Mais il y a une astuce qui marche depuis des années : en récupérant le récepteur d’un ancien Mac ou en achetant un GUS Device, ça fonctionne sur n’importe quel Mac… sauf les M1.

Un récepteur Apple


Le pilote est universel mais ne se charge pas


Pas d’options

Big Sur, sur un Mac Intel, supporte encore la télécommande pour une bonne raison : le Mac mini de 2014 avait encore le récepteur. C’est le dernier Mac encore équipé, Apple avait supprimé le récepteur entre 2010 et 2012 (en fonction des machines) sur les autres Mac. Et avec un récepteur externe, ça fonctionne sans soucis sur un Mac Intel sous Big Sur (je viens de tester avec un MacBook Pro) mais pas sur un Mac mini M1 avec le même OS. Le pilote est bien présent, il est universel… mais ne se charge pas.

Le même récepteur


Le pilote se charge


Une option de jumelage

D’ailleurs, pour rappel, on peut mettre le récepteur sur n’importe quel Mac Intel mais aussi sur les PowerPC : tant que la machine supporte Mac OS X Tiger, ça passe.

ad.hoc, un (autre) programme pour la Pippin

J’avais parlé d’ad.hoc il y a un moment, une sorte de quiz médical pour la Pippin. Je possède unn disque noté « Ver. 4 » donc je supposais qu’il existe d’autres versions. Et en faisant des recherches, j’ai vu une « Ver. 5 ».

Il est livré avec une console en vente sur eBay et au Japon (notez la différence de prix…) et j’ai demandé au vendeur de me vendre juste le disque, sans succès. Comme il s’agit d’un programme sérieux, je suppose qu’il y a des modifications de législation ou un truc dans ce genre là. Et j’imagine que les v1 à v3 existent, ce qui m’éloigne un peu plus du full set.

Ver. 5


Le disque démarre

macOS supporte les fichiers 7z (depuis Catalina)

Je viens de m’en rendre compte, mais macOS supporte nativement les fichiers compressés en 7z (.7z) depuis macOS Catalina.

Le format de compression est plus efficace que le ZIP classique, ce qui explique qu’il est parfois utilisé pour compresser des données. Il est open source, et a été ajouté à l’Utilitaire d’archive avec macOS Catalina (j’ai testé avec Mojave, sans succès).

Une archive .7z

Bon, vous aurez tout de même besoin d’un programme pour les fichiers .RAR, malheureusement.

Apple a son propre codec pour les casques Bluetooth

Dans le monde du Bluetooth, j’en ai déjà parlé, il y a énormément de codecs. Et Apple, avec la puce H1, a visiblement implémenté son propre codec.

Petit résumé : en Bluetooth, l’audio est automatiquement compressé. La norme impose un codec (le SBC) et propose différentes solutions alternatives dans le standard, comme l’ATRAC (oui, celui des MiniDisc), le MP3 ou l’AAC. Et elle offre aussi la possibilité d’ajouter des codecs maison. Le plus connu est l’aptX (décliné en HD, LL, etc.) mais il y a aussi le LDAC de Sony, le LHDC d’Huawei, différents codecs Samsung, etc. Et Apple, avec la puce H1, a donc intégré son propre codec.

Je vous le dis directement, je ne connais pas son nom. Je ne sais même pas s’il est utilisé, s’il vise une compression plus efficace ou s’il sert pour l’audio spatial avec les AirPods Pro et Max (c’est une possibilité). Je peux juste affirmer une chose : il est présent dans les appareils équipés de la puce H1 et macOS Big Sur ne l’utilise pas par défaut.

J’ai pu vérifier grâce à différentes personnes (merci Frédéric, Mickaël, David, Benjamin, Ouwéis) que le casque Solo Pro, les AirPods 2 et les AirPods Pro supportent le codec.

Des AirPods 2


Des AirPods Pro


Un Solo Pro

Pour le vérifier, j’ai utilisé la méthode expliquée ce matin. Attention, le changement automatique d’appareils introduit avec Big Sur empêche ma méthode de fonctionner. On voit bien dans les captures que les appareils Apple supportent le SBC, l’AAC et… un autre codec. Et en fouillant avec WireShark, il a comme identifiant Apple pour le vendor ID (0x00000004) et 0x8001 pour le codec lui-même.

Le codec Apple

La question à 1 000 € à un MacBook Air : à quoi va servir ce codec ? Aucune idée. Comme sir plus haut, c’est peut-être pour l’audio spatial, pour une nouvelle offre, pour améliorer la qualité, je ne sais pas. D’autres constructeurs proposent de temps en temps des codecs pour des appareils précis, Samsung l’a déjà fait plusieurs fois, mais Apple a l’avantage d’utiliser la même puce dans pas mal d’appareils, ce qui permet de créer assez rapidement un parc conséquent pour la compatibilité.

Déterminer les codecs supportés par un casque Bluetooth sous macOS

En faisant des essais sur le Bluetooth, je suis (re)tombé sur un problème énervant : le manque d’informations sur les codecs. Dans le meilleur des cas, le fabricant indique les codecs supportés, et il faut le croire. J’ai cherché longtemps une méthode simple pour déterminer ce que supporte un périphérique… sans succès. Je n’ai qu’une méthode compliquée et pas tout à fait efficace (je vais y revenir à la fin). Mais elle fonctionne dans la majorité des cas.

Vous aurez besoin des outils de développement de macOS et éventuellement de Wireshark. Pour les outils Apple, c’est à cette adresse, normalement c’est accessible si vous avez un compte Apple. Il faut chercher les Additional Tools for Xcode. Si vous voulez les outils Bluetooth, la version 11.4 est obligatoire, dans notre cas, la version 12 (plus récente) marche aussi.

Ensuite, dans le fichier, il faut lancer PacketLogger qui se trouve dans le dossier Hardware. Il va demander le mot de passe, puis se lancer. Je vous conseille de commencer par presser Stop, puis Clear. Avant de commencer, il faut déconnecter le casque (avec le menu Bluetooth). Ensuite, quand vous êtes prêt, il faut presser Start, et ça va commencer à défiler.

L’outil d’Apple

Maintenant, sortez votre casque (vos écouteurs, enceintes, etc.) et connectez-le au Mac avec le menu Bluetooth. Vous pouvez par exemple lancer quelques secondes de musique, bien vérifier si ça fonctionne. Une fois que c’est fait, dans PacketLogger, faites Stop. Maintenant, il faut exporter le résultat en BTSnoop (File -> Export -> BTSnoop).

Dans la majorité des cas, vous venez de capturer la liaison entre le Mac et le casque, avec les informations nécessaires pour la liste des codecs supportés. Il y a un cas précis où ça ne fonctionne pas : avec les casques Apple récents sous macOS Big Sur. Le changement automatique doit sûrement utiliser une autre méthode de connexion, et je n’ai pas réussi à obtenir un résultat.

Exploiter les données

La première méthode est la plus simple, mais elle demande de faire confiance à un site Internet. Il faut uploader le fichier sur ce site , qui va analyser les données et vous donner le résultat.

Cet adaptateur supporte pas mal de codecs

Si vous obtenez ça, vous avez raté la capture.

La seconde méthode évite d’envoyer les données sur Internet. Il faut lancer Wireshark, ouvrir le fichier de log et mettre ce filtre : btavdtp.signal_id. Les lignes GetAllCapabilities indiquent les codecs supportés. Dans le cas de l’adaptateur dans la capture, on peut par exemple voir l’aptX HD.

Pour les lignes qui indiquent uniquement Audio non-A2DP, Wireshark ne peut pas déterminer le codec. Il faut donc faire un double clic, afficher les informations complètes et investiguer. Dans ce cas précis, vous avez Qualcomm en développeur (0x0000000a) et 0x0001 en codec, ce qui correspond a priori à l’aptX LL. Vous trouverez quelques infos sur ce site, et le site proposé juste au-dessus indique que c’est justement l’aptX LL.

Quelques essais

J’ai donc vérifié qu’un casque supportait bien le MP3 (je le savais), qu’un boîtier de salon supporte le FastStream (alors qu’il n’a pas de microphone…) ou que la majorité des appareils indiquent se limiter à un bitpool (une valeur liée au débit) de 53 en SBC, même si en pratique ils acceptent souvent plus. On peut aussi indirectement vérifier si la voix passe en « HD » en regardant les fréquences d’échantillonnages supportées en SBC : il faut du 16 kHz pour la voix. Il y a des trucs particuliers sur les appareils Apple, dans un autre article qui devrait être publié séparément.

Un adaptateur compatible aptx LL


Un vieux casque avec du MP3


Un casque Creative avec du FastStream


Un casque Jabra qui ne prend que le SBC

Roku Premiere : AirPlay, HomeKit et Apple TV+ sans Apple TV

Quand j’ai fait les sujets sur Apple TV+ sur PlayStation ou Xbox, je suis tombé sur les produits de Roku, compatibles AirPlay, HomeKit et Apple TV+. Et je me suis procuré un Roku Premiere, un appareil qui vaut 45 €.

Je ne vais pas m’étendre sur Roku, c’est une société américaine spécialisée dans les boîtiers TV (et qui vend même des TV, d’ailleurs), avec un OS maison (Roku OS). Il existe plusieurs produits de la marque, mais en France elle ne distribue a priori que le Roku Express (un modèle compatible 1080p) et le Roku Premiere (Ultra HD). C’est un peu compliqué à trouver en France, mais Amazon vend la version Premiere pour 45 €, ce qui est assez correct pour un boitier de streaming compatible 4K.

La boîte contient le boîtier lui-même, assez compact, de quoi le fixer sur un meuble, des câbles (HDMI et USB), un chargeur et une télécommande. La qualité de fabrication est correcte, les piles fournies et elle tient bien en main. Ce n’est pas le modèle le plus intuitif du monde mais le nécessaire est là. La télécommande possède des boutons pour Netflix, Google Play, Rakuten TV et Spotify, mais pas Amazon ou Apple TV+.

HDMI, micro USB, reset

Shot with DXO ONE Camera


Télécommande et boîtier

L’interface de base est très simple, avec quelques applications installées en standard. Le but de ce boîtier est vraiment le streaming, donc on trouve Netflix, Disney+, etc. certains points de l’interface sont assez pratiques, comme le défilement infini (les menus tournent), c’est réactif, rien à dire. Le boîtier n’est pas prévu pour lire vos propres contenus directement (pas d’USB, pas de microSD) mais ça reste possible en réseau avec certains outils. Mais dans l’absolu, c’est surtout prévu pour du streaming sur les plateformes principales en 2021, de quoi satisfaire la majorité des gens. Je me suis focalisé sur Apple TV+ (la ligne éditoriale du site) mais il y a énormément d’autres chaînes (en schématisant, des services) mais une bonne partie n’a aucun intérêt en Europe ou vise un marché de niches.

Franchement, l’installation est simple et le boîtier était à jour au lancement, le seul bémol est l’obligation de créer un compte et de mettre des informations de paiement dès le départ.

Apple TV+

Premier point, Apple TV+. L’interface d’Apple, la même que sur Xbox ou PlayStation 4, est disponible dans les menus. Les possibilités ne bougent pas : on peut accéder à tous le contenu, acheter ou louer sur iTunes (ce qui n’est pas possible chez Amazon par exemple) et évidemment se connecter avec un compte Apple. Comme d’habitude, les fonctions de base sont présentes, on peut accéder aux anciens contenus achetés en streaming, etc. Rien à dire, ça marche comme sur Apple TV. La connexion s’effectue comme avec les autres : soit en tapant les informations sur la télécommande, soit en utilisant un appareil sur le même réseau pour se connecter (iPhone, iPad, Mac, etc.).

Dans la liste des chaînes


Une fois installée


Une interface familière


HomeKit et AirPlay

La seconde fonction intéressante, absente des consoles, c’est AirPlay. La technologie a longtemps été réservée à l’Apple TV, avant d’arriver dans des téléviseurs et – donc – les Roku. L’activation s’effectue dans les menus, ensuite tout fonctionne comme sur Apple TV : on peut envoyer le contenu de l’écran d’un appareil iOS ou d’un Mac sur le boîtier. Ça semble un peu compressé, mais ça fonctionne bien. En bonus, il est aussi compatible HomeKit. Une fois ajouté dans Maison, on peut allumer et éteindre le téléviseur (sous réserve que les commandes CEC passent) et on peut utiliser la télécommande dans le centre de contrôle d’iOS. Pas besoin d’une application spécialisée, donc, c’est accessible très rapidement (comme sur Apple TV). Ne vous étonnez pas de l’effet dans la vidéo, j’ai envoyé l’écran de mon Mac en AirPlay, alors que je capturais la vidéo, ce qui donne un résultat… particulier. Dixit la marque, il faut un Roku Premier ou Streaming Stick+ (a priori pas vendu en France) et la version 9.4 de l’OS (que j’avais en recevant l’appareil).

Les options




Un jeu en AirPlay


AirPlay dans l’iPhone



La télécommande (en bas à droite)


La télécommande virtuelle


Le Roku dans HomeKit

Le Roku Premiere n’est pas parfait, mais le suivi semble bon, les applications liées au streaming nombreuses et les fonctions « Apple » complètes. Mais c’est surtout nettement moins onéreux que l’Apple TV : le premiere vaut 45 € seulement.

Convertir des fichiers FLAC avec les outils de macOS

Depuis quelques années, il y a un logiciel (XLD) que j’installe essentiellement pour un usage (rare) : convertir des FLAC en ALAC. Et je me suis rendu compte que macOS intégrait le nécessaire.

Apple et le FLAC, c’est compliqué. macOS supporte le codec de compression sans pertes depuis High Sierra (iOS 11 pour les appareils mobiles) mais Musique (ex-iTunes) n’accepte pas les fichiers FLAC, ce qui est… énervant. En fait, Apple met en avant l’ALAC pour cet usage et si le codec d’Apple offre la même qualité (sans pertes, donc), le FLAC compresse mieux et possède des mécanismes de corrections d’erreurs. Dans l’exemple qui va suivre, mon album en FLAC pèse 777 Mo, le même en ALAC monte à 1,23 Go. Pour la correction d’erreurs, le FLAC peut détecter les problèmes, même si c’est normalement assez rare. Si par exemple vous avez un périphérique de stockage qui génère des erreurs, vos fichiers ALAC seront corrompus sans bruit, alors qu’il est possible de le détecter en FLAC.

Malgré tout, comme j’utilise Musique, je dois de temps en temps convertir du FLAC en ALAC, et je passais par XLD. Mais en fait, une ligne de commande sous macOS permet de le faire : afconvert.

La commande de base, c’est ça : afconvert votre_fichier_flac -o votre_fichier_ALAC -f m4af -d alac

Le -f indique le conteneur (WAV, MPEG-4, AIFF, etc.), ici le MPEG-4 Audio, le -d le codec, ici ALAC. Il existe des tas d’autres possibilités (AC3, AAC, MP3, etc.). Attention, la commande d’Apple a un défut (rédhibitoire pour certains), elle ne garde pas les métadonnées.

Vous allez me dire, pourquoi passer du FLAC à l’ALAC et ne pas encoder directement en ALAC ? En réalité, c’est ce que je fais : quand j’encode des CD, c’est en ALAC. Mais parfois, j’achète de la musique en ligne (ou je télécharge, il faut être honnête) et c’est souvent en FLAC. L’exemple que je vais utiliser est un peu fallacieux : c’est la version Hi-Res Audio d’un album, achetée sur Qobuz, et le site propose le FLAC… et l’ALAC.

Pour tester, j’ai donc téléchargé l’album en FLAC, et convertit le tout avec la commande suivante. Elle permet de convertir tous les fichiers d’un dossier du FLAC vers l’ALAC.

export IFS=$'\n'
for x in `ls *.flac`; do afconvert -v -f m4af -d alac $x ${x%flac}m4a; done

Le résultat est donc sans les métadonnées, et bizarrement un peu gros. C’est un album en 24 bits et 96 kHz qui pèse 777 Mo en FLAC, 1,23 Go une fois converti en ALAC par l’outil d’Apple et 782 Mo une fois téléchargé en ALAC à la source. L’encodeur doit être optimisé pour la vitesse avec afconvert, ce qui produit des fichiers plus gros. Dans tous les cas, je peux me passer de XLD pour mon usage, et c’est un logiciel de moins sur mon Mac. La solution d’Apple n’est pas parfaite (loin de là) mais a le mérite d’exister et suffit pour mon usage (très) occasionnel.

Un prototype de MacBook Pro avec une carte mère rouge

Vu sur Twitter, un prototype de MacBook Pro avec une carte mère rouge. Un peu comme le mien, mais pas le même modèle.


La carte mère rouge



Le chargeur prototype

Let’s Play Apple Pippin : T•Break

Comme nous sommes plus ou moins confinés, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, T•Break.

Pour une fois, j’ai passé pas mal de temps dessus (la vidéo fait presque 30 minutes…), mais c’est parce que le jeu est un genre que j’aime bien. T•Break, donc, est un jeu de solitaire (le casse-tête, pas les cartes) pour la Pippin, qui n’est pas compatible avec les Mac. Le fonctionnement est simple : on dirige les boules avec le trackball, et c’est tout. Graphiquement, c’est propre et bien défini en 640 x 480 (pas d’overscan) et il n’y a pas beaucoup de sons. Il propose plusieurs tableaux différents, et je pense qu’avec un peu d’entraînement, on peut tous les gagner. Attention, certains sont un peu surprenant (comme Galapagos)… Au passage, le jeu est totalement en anglais, ce qui simplifie les choses.

America Single


America Double


America Triple


England


Galapagos


France

Creative BT-W3 : la seconde solution pour la voix en Bluetooth

Je parlais hier du BT-W2, un adaptateur Bluetooth audio qui utilise un codec un peu particulier – le FastStream – pour gérer le retour audio. Avec le BT-W3, plus récent, la solution est différente.

Je vous mets le même texte que pour le BT-W2, pour bien expliquer le problème. L’A2DP (le profil Bluetooth) a été pensé pour une liaison unidirectionnelle, d’un émetteur (par exemple un smartphone) vers un récepteur (un casque, des enceintes, etc.). Dans la majorité des cas – je vais y revenir -, il n’y a pas de possibilité de retour (du casque vers le smartphone) sans réduire la qualité. Pratiquement tous les casques du marché intègrent un microphone, mais quand il est activé, ils passent sur un autre mode de transfert, le profil HFP (mains-libres). Quand c’est le cas, la qualité audio est fortement dégradée : on passe d’une liaison avec une qualité correcte dans l’absolu (une compression avec pertes, mais un débit assez large) à une liaison bidirectionnelle de mauvaise qualité. Les anciens casques travaillent en CVSD (en gros, du PCM à 64 kb/s, avec une fréquence d’échantillonnage de 8 kHz) ou du mSBC (de la compression avec pertes, en 16 kHz). Dans les deux cas, la liaison passe dans les deux sens sur le codec en question. Si vous voulez un exemple simple du résultat, connectez un casque en Bluetooth à un Mac, lancez de la musique, puis allez dans les Préférences Système, section Son, et choisissez le casque audio dans Entrée. Le résultat est immédiat : l’activation du microphone force le mode mains-libres, ce qui réduit la qualité de l’audio.

Le BT-W3, son microphone analogique et son adaptateur USB-C

La (seconde) solution de Creative : un microphone externe

Le BT-W3 (prêté par Creative pour un test dans Canard PC, il vaut 40 € officiellement) est un peu particulier. Premièrement, il est USB-C, mais est fourni avec un adaptateur USB-A (mâle) vers C (femelle). Deuxièmement, il ne supporte plus le FastStream (et a priori pas le canal de retour en aptX LL), mais uniquement le HFP (mode mains-libres) avec les défauts classiques (je vais en parler dans la suite). En fait, la solution de Creative est pragmatique et pas optimale selon moi : un microphone analogique. L’idée est simple : le microphone avec une prise jack 4 points peut être branché sur une console, sur un PC ou un Mac ou sur une manette de console (par exemple une manette de PlayStation 4) pour gérer l’entrée. Sur un Mac, ce n’est pas intéressant dans la majorité des cas, sauf peut-être sur un Mac mini : le microphone intégré est plus efficace. Dans les autres cas, c’est une solution passable, mais ça nécessite quelques manipulations, je parlerais des consoles à la fin.

Entrée et sortie en 48 kHz / 16 bits



On peut forcer la sortie sur le dongle


Ici avec le microphone branché sur le Mac mini

Sur un Mac, le comportement de base consiste donc à choisir le BT-W3 comme sortie audio (Préférences Système -> Son -> Sortie) et le microphone externe dans Entrée. Si vous sélectionnez le BT-W3 en entrée, le fonctionnement par défaut implique qu’il n’y a pas de son. Il faut passer en mode HFP en pressant deux fois le bouton de l’adaptateur pour activer l’entrée (la LED devient rouge), avec exactement le même problème qu’avec une liaison directe : le casque passe en mode mains-libres, et le son est dégradé. En fait, dans l’absolu, le BT-W3 n’a aucun intérêt sur un Mac : vous n’avez pas besoin du dongle pour sélectionner un casque en sortie et un autre microphone en entrée.

La sélection du codec

Le BT-W3 a tout de même un truc intéressant : on peut forcer le codec. Il supporte le SBC (le codec de base, LED bleue), l’aptX classique (LED verte), l’aptX HD (LED jaune) et l’aptX LL (basse latence, LED blanche). On peut noter l’absence de l’AAC, ainsi que du FastStream (pourtant porté par Creative) ou du LDAC. Le changement est simple : on presse le bouton, et il va tenter de forcer un codec quand c’est possible. Si votre casque ne supporte que le SBC, ça n’a aucun effet, par exemple. Petit point à savoir, l’aptX HD a peu d’intérêt ici : il est normalement meilleur avec un traitement 24 bits (au moins en théorie) mais l’adaptateur BT-W3 fonctionne en 16 bits. En pressant deux fois rapidement le bouton, on force le HDP (LED rouge).

SBC


aptX


aptX LL


aptX HD (plus ou moins…)

Dans la pratique, le fonctionnement est normalement le même qu’avec le BT-W2 : on met le casque en mode jumelage, puis le dongle (en pressant le bouton quelques secondes) et la connexion s’effectue seule. Avec un casque Sony, le SBC et l’aptX fonctionne. Sur un Jabra Pulse, j’ai uniquement le SBC (normal), sur le Creative Outlier Sport, j’ai du SBC et de l’aptX. Enfin, avec un adaptateur Bluetooth “de salon“, je peux tester les différents codecs (SBC, aptX, aptX LL, aptX HD). Il faut noter que mon vieux casque Sony, qui marche avec le BT-W2, n’a pas été détecté.

Dernier point avant les consoles, le volume. Le BT-W2 a le défaut de na pas contrôler le volume sous macOS, en laissant sa gestion au casque lui-même. Avec le BT-W3, on a le contrôle classique, les touches du clavier modifient bien le volume, mais c’est aussi un défaut. Plus exactement, le comportement peut être déroutant avec certains casques. Le fonctionnement attendu, c’est que le changement côté émetteur modifie le volume sur le récepteur, mais certains casques ne le font pas. Si vous avez un vieux casques (comme mon Sony), le changement de volume n’a aucun effet et il faut utiliser les boutons du casque lui-même. C’est un problème qui n’existe normalement plus, mais les anciens appareils qui ne supportent pas l’AVRCP (un profil Bluetooth) sont dans le cas.

Le cas des console : la PlayStation 4 et la Switch

L’idée, avec les consoles, est d’utiliser le microphone analogique sur la console (la Switch) ou la manette (avec une PlayStation 4) et d’envoyer l’audio sur le casque Bluetooth, ce que les constructeurs ne permettent pas. Mais il y a un problème : par défaut, les consoles laissent assez peu d’options. Si vous branchez le dongle, il est reconnu comme un casque/micro et le système ne va pas laisser sélectionner la sortie sur le dongle et l’entrée sur la prise de la console. La solution de Creative est assez basique : un firmware optionnel qui désactive totalement le microphone sur l’adaptateur. le programme de flash est disponible sous macOS, et c’est assez rapide. Une fois mis à jour, l’entrée audio disparaît, tout simplement. Le firmware n’est pas obligatoire, dans le sens ou il est possible d’utiliser le mode HFP avec un son dégradé, mais ça reste une mauvaise idée : le HFP rend vraiment l’écoute désagréable.

Mise à jour


En cours


Et terminée


Plus d’entrée micro

Le microphone sur une Dual Shock 4

Sur la PlayStation 4, si vous voulez utiliser le microphone analogique, vous avez deux possibilités. La première, si vous avez le firmware de base : il faut se rendre dans Paramètres -> Périphériques -> Périphériques audio. Choisissez le Creative BT-W3 comme périphérique de sortie (il va se caler aussi sur l’entrée), puis décochez Changer automatiquement de périphérique de sortie. Ensuite, il suffit de brancher le microphone sur la manette. Normalement, l’entrée passera sur le microphone tout en gardant la sortie sur le dongle.

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Une entrée différente de la sortie

La seconde solution, plus simple, passe par le firmware HFP OFF. Dans ce cas-là, il suffit de choisir (au même endroit) l’entrée et la sortie.

Ici aussi (notez le changement de nom)

Sur la Switch, c’est encore plus simple : il n’y a pas d’options. Donc soit vous utilisez le firmware HFP, et le mode HFP du casque (avec le son dégradé), soit le firmware sans HFP, qui permet d’utiliser le microphone analogique sur la prise jack de la console. Le branchement du dongle force automatiquement la sortie sur l’USB, avec un petit message dans le coin de l’écran.

Le message sur la Switch


Microphone et dongle USB-C

En fait, je suis un peu dubitatif. Le BT-W3 ne corrige pas vraiment le problème du Bluetooth, il s’agit juste d’une solution efficace si vous avez une console pour utiliser un micro et un casque Bluetooth (et c’est déjà pas mal). Mais sur un ordinateur, autant le BT-W2 pouvait apporter une alternative intéressante (même si limitée par la compatibilité FastStream), autant le BT-W3 n’a aucun intérêt. Les OS modernes permettent aisément de choisir un périphérique de sortie différent de celui d’entrée, et le microphone de Creative reste assez basique. Disons que si vous avez un casque aptX LL et que la latence vous gêne (par exemple si vous jouez), le BT-W3 peut servir, mais uniquement parce que l’aptX LL est mal géré par les OS…

Creative BT-W2 : la première solution pour la voix en Bluetooth

Pendant quelques temps, ça va parler de Bluetooth. Avec un problème assez intéressant à analyser : le retour audio. En effet, le profil A2DP (la norme en Bluetooth) ne permet pas réellement le retour (c’est-à-dire la transmission de la voix) sans bidouiller. Et Creative propose deux solutions intéressantes pour régler ce problème. Aujourd’hui, commence par le BT-W2, un émetteur/récepteur USB.

Un peu de théorie basique, pour commencer. L’A2DP (le profil Bluetooth) a été pensé pour une liaison unidirectionnelle, d’un émetteur (par exemple un smartphone) vers un récepteur (un casque, des enceintes, etc.). Dans la majorité des cas – je vais y revenir -, il n’y a pas de possibilité de retour (du casque vers le smartphone) sans réduire la qualité. Pratiquement tous les casques du marché intègrent un microphone, mais quand il est activé, ils passent sur un autre mode de transfert, le profil HFP (mains-libres). Quand c’est le cas, la qualité audio est fortement dégradée : on passe d’une liaison avec une qualité correcte dans l’absolu (une compression avec pertes, mais un débit assez large) à une liaison bidirectionnelle de mauvaise qualité. Les anciens casques travaillent en CVSD (en gros, du PCM à 64 kb/s, avec une fréquence d’échantillonnage de 8 kHz) ou du mSBC (de la compression avec pertes, en 16 kHz). Dans les deux cas, la liaison passe dans les deux sens sur le codec en question. Si vous voulez un exemple simple du résultat, connectez un casque en Bluetooth à un Mac, lancez de la musique, puis allez dans les Préférences Système, section Son, et choisissez le casque audio dans Entrée. Le résultat est immédiat : l’activation du microphone force le mode mains-libres, ce qui réduit la qualité de l’audio.

La solution de Creative : un codec avec du retour

Creative, avec l’adaptateur BT-W2, a une solution partielle au problème : le FastStream ou l’aptX LL. Je passe rapidement sur le second : en théorie on peut avoir un canal de retour, mais il y a très peu d’informations, et Creative indique qu’il n’y a que deux produits compatibles, des cartes son capables de recevoir du Bluetooth, plutôt onéreuses. Le FastStream, lui, est un pseudo-codec développé par CSR – un fabricant de puces Bluetooth, racheté par Qualcomm – pour réduire la latence et propose un canal de retour audio. Il s’agit d’un pseudo-codec dans le sens le FastStream transmet du SBC avec un débit assez bas (~212 kb/s) vers le casque, et du SBC en mono (et 16 kHz) depuis le casque. C’est souvent considéré comme un hack de la norme, avec dans la pratique une compatibilité assez faible. Le FastStream a plusieurs défauts, le premier vient de la qualité : si du mono en 16 kHz suffit pour de la voix, le SBC avec un faible débit est franchement moyen. C’est mieux que de forcer du une qualité voix dans les deux sens, mais ça reste dégradé par rapport à la source. Le second problème, plus gênant, vient de la compatibilité. Les OS principaux (Android, iOS, Windows, macOS) ne supportent pas le FastStream, et le support sous Linux demande des modifications des pilotes, ce qui peut être bloquant. Du côté des casques, ça reste assez rare, avec essentiellement des modèles de chez Creative et de temps en temps des casques d’autres marques. On peut trouver une liste là, et visiblement certains écouteurs d’entrée de gamme (genre ces Aukey) sont compatibles, je testerais à l’occasion.

On en arrive au BT-W2, l’adaptateur de Creative.

Le dongle BT-W2

Un adaptateur audio

Le BT-W2 (un peu ancien, il se trouve vers 30 €) est un dongle audio. Pas un dongle Bluetooth. Il ne va pas remplacer le Bluetooth de votre Mac (PC), mais fonctionne comme une carte audio USB. L’idée est simple : c’est le dongle qui va gérer la transmission, et l’OS reçoit juste l’audio. Ça fonctionne sur à peu près n’importe quel OS, même un smartphone si vous avez un adaptateur USB. Sous macOS, il apparait simplement dans Préférences Système -> Son. Il ne propose pas de réglages particuliers pour la qualité, et travaille en 16 bits/48 kHz/stéréo pour la sortie, 16 bits/48 kHz/mono pour l’entrée. Attention, la transmission en entrée est en 16 kHz, mais ça doit simplifier le rééchantillonage.

48 kHz en entrée (c’est… théorique)


48 kHz en sortie

Le jumelage est assez simple : on met le casque en mode jumelage, ensuite on met le dongle en mode jumelage (en pressant son bouton quelques secondes) et la liaison va se faire d’elle-même. Premier bémol, impossible de régler le volume au clavier : il est géré uniquement par le casque. Par contre, les commandes des casques (play, pause, etc.) sont bien transmises, le dongle agit comme un périphérique HID.

J’ai d’abord testé avec un vieux casques Sony, qui ne prend que le MP3 et le SBC, et je n’ai donc pas de retour audio. Idem avec deux autres casques (Sony et Jabra) : pas de retour audio. J’ai rapidement testé avec un adaptateur Bluetooth “de salon” qui indique le codec utilisé : il passe en aptX LL (basse latence). Dans tous les cas, il n’y a tout simplement pas de canal de retour.

aptX LL

Ensuite, j’ai sorti un casque compatible FastStream, le Creative Outlier Sport (des écouteurs sportifs qui valent environ 40 €). Et là, il y a un canal de retour en 16 kHz (suffisant pour de la voix) avec de l’audio correct en même temps. Ce n’est pas extraordinaire (en partie parce de sont des écouteurs d’entrée de gamme) et j’entends clairement les défauts de compression sur certains morceaux, mais c’est parfaitement utilisable. Et surtout, le test de base qui consiste à activer l’entrée audio ne réduit pas la qualité. Comme expliqué plus haut, c’est flagrant avec les AirPods (ou n’importe quel autre casque) : il y a une dégradation immédiate… mais pas ici.

Des écouteurs FastStream

Une fois connecté de façon plus classique sous macOS, les écouteurs passent en aptX avec un son meilleur. Mais comme d’habitude, l’activation du microphone réduit la qualité drastiquement.

En aptX une fois connectés sous macOS directement

Une solution bâtarde

Est-ce que le choix de Creative avec le FastStream est intéressant ? Oui, et ça fonctionne. Mais est-ce la solution idéale ? Pas vraiment. Il faut un dongle (et donc utiliser une prise USB), un casque compatible (rare, Creative en propose) et on perd le réglage du volume direct. Qui plus est, le FastStream n’est pas un excellent (pseudo)codec : c’est du SBC avec un débit un peu faible. C’est suffisant pour du sport, écouter de la musique dans le métro (éventuellement) ou de la visio, mais on peut déceler les défauts, même sans être forcément entraîné.

Demain, on parlera du BT-W3, le nouveau modèle de dongle qui va dans une autre direction pour régler le problème.

Faire fonctionner l’audio d’une iSight FireWire sous Catalina (mais pas Big Sur)

La iSight est une caméra FireWire lancée par Apple en 2003, ça ne nous rajeunit pas. Et depuis quelques versions de macOS, Apple supprime peu à peu la prise en charge. Il est possible de la faire fonctionner totalement sous macOS Catalina, mais pas sous macOS Big Sur.

Je commence par Big Sur. Sur un Mac Intel, elle est utilisable pour la vidéo mais pas l’audio. Sur un Mac M1, elle ne semble pas fonctionner : elle n’apparaît pas dans les logiciels, même si elle est reconnue en FireWire. La bidouille qui suit n’est pas utilisable avec Big Sur (en tout cas pas facilement) : le pilote doit être placé dans un dossier système avec cet OS, qui se trouve sur une partition en lecture seule. Il est en théorie possible de désactiver les protections, installer le pilote et tout remettre mais c’est compliqué pour une webcam aussi ancienne.

L’iSight

Sous Catalina, elle fonctionne nativement pour l’image… mais sans son. Assez bizarrement, Apple a supprimé le pilote qui prend en charge l’audio en entrée. La technique pour que ça fonctionne est simple : il suffit de récupérer le pilote de Mojave. Il se trouve dans /Library/Audio/Plug-Ins/HAL, sous le nom iSightAudio.driver. Il faut donc le copier depuis un ancien OS, et le coller au même endroit sous Catalina (/Library/Audio/Plug-Ins/HAL). J’ai dû créer le dossier HAL et redémarrer, mais c’est fonctionnel. Comme expliqué plus haut, ça ne marche pas sous Big Sur, qui ne va pas lire dans ce dossier, mais uniquement dans System/Library/Audio/Plug-Ins/HAL, en lecture seule.

Sous Mojave


Reconnue


Reconnue

Sous Catalina : rien


Nope


Récupération du fichier


Ca marche


Reconnue

Rien sous Big Sur


Rien sous Big Sur

Brancher la caméra sur un Mac moderne

L’iSight est en FireWire 400, donc c’est compliqué de la brancher. Sur mon MacBook Pro 2017, il faut un Thunderbolt 3 vers Thunderbolt 2 (comptez 55 €) puis un Thunderbolt vers FireWire 800 (35 €) et un câble FireWire 800 vers 400 (ou un adaptateur 800 vers 400 suivi d’un câble 400 vers 400). En gros, il faut pas loin de 100 € pour la brancher… et avoir une image verdâtre et pas géniale. C’est du simple VGA, ce qui semblait correct du temps des PowerBook avec un écran en 1 024 x 768, mais un peu léger sur un écran moderne. Elle a simplement un avantage sur pas mal de modèles modernes, elle possède un autofocus, même s’il n’est pas parfait.

Trois adaptateurs chaînés


Tout ça pour ça

L’audio sur les manettes de PlayStation : visez la DualShock 4 v2

Vous le savez peut-être, les fabricants de consoles ne permettent pas de connecter un casque Bluetooth, avec notamment comme excuse la latence. Du coup, je me suis posé une question : comment est transféré le son vers une manette de PlayStation 4 ? La réponse va vous étonner.

En fait, en cherchant, je me suis rendu compte que Sony utilise… l’A2DP. La transmission s’effectue en SBC avec une qualité assez faible (32 kHz, 225 kb/s) et visiblement ça passe en 16 kHz s’il y a plus de deux manettes. Ce n’est pas exposé aux appareils connectés (macOS, avec une manette DualShock 4 v1, ne voit pas l’audio), mais il existe des hacks pour le faire depuis Linux (par exemple). Et en cherchant, je me suis rendu compte d’une chose : il existe des solutions pour avoir le son sur la manette…

Une DualShock v1


Pas d’audio en USB


Pas d’audio en Bluetooth

La première solution passe par un accessoire Sony, un adaptateur USB pour manettes DuakShock 4 (une manette en voie de disparition). Cet accessoire introuvable actuellement permet en effet de gérer toutes les fonctions de la manette, audio compris. D’ailleurs, si vous avez cet adaptateur (en vrai, je mets ça pour mon moi du futur), le jumelage se fait en poussant la structure de l’adaptateur, le bouton est à la base du connecteur USB. Et donc cet adaptateur est vu comme un périphérique HID (pour les commandes) mais aussi comme un périphérique audio. Sony ne triche pas sur la qualité : on a du 32 kHz (stéréo) en sortie, du 16 kHz (mono) en entrée, même en USB.

L’adaptateur USB pour les manettes


De l’audio en USB



Maintenant, la troisième solution : une DualShock v2 en USB. En fait, la seconde version de la manette (CUH-ZCT2E) expose la sortie audio en USB, comme une carte son USB (et comme l’adaptateur sans-fil). On peut donc brancher un casque filaire (par exemple des EarPods) sur la manette et utiliser la sortie. Ce n’est pas extraordinaire question qualité – c’est encore du 32 kHz en 16 bits – et ça ne fonctionne qu’en USB (Sony n’expose pas la partie audio en Bluetooth) mais ça marche. Pour vérifier si vous avez une v2, il y a l’étiquette à l’arrière avec le modèle exact mais aussi une astuce plus visuelle : sur la v2, une fine bande permet de voir la couleur de la LED au niveau du pavé tactile. Sinon, si vous avez une console pas trop vieille (2016 au moins), vous avez une v2.

Une DualShock 4 v2


La référence indique que c’est une v2


Audio en USB




Mais pas en Bluetooth

La solution la plus intéressante serait d’utiliser le Bluetooth pour transmettre l’audio en bidouillant un pilote, mais comme le son n’est pas dégradé quand on utilise le microphone (enfin, pas plus qu’avec l’audio de base), je suppose que Sony triche et n’utilise pas la norme de façon totalement standard.

Let’s Play Apple Pippin : Macintosh on Pippin (aka Tuscon)

La semaine dernière, je parlais du System 7 pour la Pippin, souvent nommé « Mac OS Tuscon ». Et je me suis rendu compte que je ne l’avais pas essayé en vidéo.

Il s’agit d’un homebrew que l’on retrouve parfois dans les listes de jeux pour Pippin (par exemple si vous cherchez un torrent) sous le nom Macintosh on Pippin (aka Tuscon) (U)[!]. En réalité, c’est un peu plus qu’un homebrew, car il est signé pour la console, mais ce n’est clairement pas un produit Bandai. En attendant que l’auteur donne plus de détails, j’ai juste lancé le programme et regardé ce que le disque contenait.

Premier point, c’est un System 7.5.2 (le nom Mac OS n’existait pas encore) qui démarre d’un CD-ROM, avec pas mal de trucs installés. On trouve un navigateur (Netscape), des signets, quelques fichiers, des outils de tests (TechTool Pro), etc. On peut accéder au contenu de la mémoire flash de la console (128 ko qui servent à stocker les sauvegardes), il y a quelques vidéos QuickTime et même un programme (Virtual Museum) qui ne veut pas se lancer faute de RAM. J’ai été un peu étonné, vu que j’utilise une console avec une extension de 8 Mo. Avec un lecteur de disquettes ou un disque dur branché en SCSI (ce que je n’ai pas fait dans la vidéo) on peut même lancer assez facilement des logiciels pour Mac. Attention tout de même, comme l’OS est sur le CD-ROM il est impossible de sauver les paramètres (logique) et la Pippin, même avec une extension RAM, reste assez faible pour un Mac. C’est un simple PowerPC 603 à 66 MHz, sans cache de niveau 2 et avec seulement 13 Mo de RAM (dans le meilleur des cas, 5 Mo par défaut). Si j’ai la motivation un jour, j’essayerais de me connecter, mais il faut sortir le modem RTC…

L’écran de démarrage


System 7


Pas mal de choses sur le disque


Netscape

Forcer l’extinction d’une machine virtuelle VMware Fusion

Avec VMware Fusion, j’ai eu un petit souci récemment : impossible d’éteindre une machine virtuelle. J’avais testé Windows 2000 pour un article du blog, et ma machine virtuelle plante quand je l’éteins de façon logicielle (avec le menu). Elle fait un écran bleu… puis redémarre. Pas très pratique.

Oups

Dans les menus de VMware, il y a bien un item Arrêter… mais il envoie le signal d’arrêt à la machine virtuelle. Donc Windows essaye de s’éteindre… et plante. J’ai donc cherché s’il y avait l’équivalent d’un bouton off. Et ça existe. Avec la touche option. En pressant la touche, Arrêter devient Désactiver, ce qui permet d’éteindre (violemment) la machine virtuelle. Attention, le menu va littéralement « couper le courant » de la machine virtuelle, donc si l’OS est en train d’écrire ou d’effectuer des tâches de maintenance, ça peut corrompre le système. Mais dans mon cas, vu le fonctionnement de Windows 2000, ce n’est normalement pas trop un souci : quand il démarre, il se place sur un menu qui permet de choisir la session de démarrage (et ne fait théoriquement rien).

Avant


Après

Un morceau de prototype de Power Mac G4 Cube

Vu sur Reddit, un morceau de prototype de Power Mac G4 Cube. C’est assez léger : il s’agit juste de la coque externe de la machine, avec un joli « Prototype » écrit dessus. Visiblement, il a été récupéré lors d’un achat de composants en vrac.


Le prototype

J’ai même une petite mise à jour avant la publication (oui, c’est concept) : l’article avait été écrit et l’auteur vend le boîtier sur eBay pour 1450 $ (lol).


Un interrupteur Wi-Fi HomeKit pour moins de 10 € avec un Sonoff Basic (et RavenCore v2)

J’en parlais il y a quelques jours, j’ai changé le nom de mon réseau Wi-Fi. Et quand j’ai voulu remettre à zéro le Sonoff Basic qui me servait d’interrupteur… impossible. La méthode donnée, qui consiste à presser plusieurs fois (une dizaine) le switch n’avait aucun effet. Comme RavenCore (v1) était de toute façon obsolète, j’ai installé RavenCore v2.

Le Sonoff Basic

J’espérais quelque chose de simple, ce n’est malheureusement pas le cas. Je suis parti du matériel que j’utilisais en 2018 : un Sonoff Basic avec le header pour la connexion série, le même adaptateur à base de CH340, etc. Je ne vais pas détailler une seconde fois le matériel, tout est là. j’ai utilisé un Mac Intel, avec les pilotes déjà installé, donc je ne sais pas si les pilotes CH340 existent pour les Mac M1. La première étape, une fois le Sonoff débranché complètement du courant (c’est important) a été d’effacer la mémoire flash.

python esptool.py -p /dev/cu.usbserial-1450 erase_flash

Ensuite, j’ai téléchargé le firmware RavenCore v2. C’est une recréation à partir de zéro pour une compatibilité HomeKit plus complète et une configuration plus simple. Il faut télécharger le fichier binaire sur le site (un lien direct) et flasher avec ESP Tool.

python esptool.py -p /dev/cu.usbserial-1450 --baud 115200 write_flash -fs 1MB -fm dout -ff 40m 0x0 fullhaaboot.bin

Flash en cours

Après quelques secondes, le fichier est flashé, et l’appareil va émettre son propre réseau Wi-Fi pour la configuration. Normalement, vous pouvez vous connectez dessus avec un iPhone par exemple. Il va falloir entre quelques infos pour configurer le produit. La bonne nouvelle, c’est qu’avec le firmware v2, il est possible d’accéder facilement à cette interface, en pressant rapidement 8x le switch (le physique ou le virtuel). Quand c’est fait, la page est accessible sur l’adresse IP de l’appareil s’il est connecté à votre réseau.

Il propose quelques options, la première est évidemment le réseau Wi-Fi. Il va scanner les réseaux et il suffit de choisir le bon et de mettre le mot de passe. Il y a quelques options liées aux mises à jour (cochées), ainsi que la possibilité de remettre le tout à zéro. Le point important va être la configuration JSON. Si vous êtes motivés, il est possible de configurer aux petits oignons le firmware. Si vous voulez juste un switch basique (comme moi), il existe un petit site qui va générer le fichier. Il suffit de choisir le type de périphérique (dans mon cas un Sonoff Basic, un simple interrupteur), d’indiquer le fonctionnement par défaut (allumage, etc.), si vous voulez un retour de la LED, etc. Vous pouvez bêtement copier le JSON généré et de le coller dans l’interface. Ensuite, il faut simplement sauver et attendre.

Très clairement, ça peut prendre du temps (plusieurs minutes au moins) pour mettre à jour le firmware. Pour l’ajout à HomeKit, c’est assez simple : il faut lancer l’ajout d’un produit, indiquer que vous n’avez pas de code, et il devrait apparaître dans la liste. Le code est assez standard : 021-82-017. De plus, le site contient deux versions visuelles pour ceux qui veulent scanner. Dans mon cas, il a fallu plusieurs dizaines de minutes pour la détection et j’avais fait une erreur dans le JSON, ce qui l’empêchait d’activer le relais. Mais après une simple correction, tout fonctionne parfaitement (et sur le bon réseau).

Je dois dire qu’un vrai switch (comme celui annoncé récemment par Philips) ou une simple prise connectée font la même chose, mais ce n’est pas le même prix et le Sonoff Basic a l’avantage d’avoir un bouton physique accessible facilement, contrairement à une prise. Puis je suppose que c’est toujours mieux quand on le fait soi-même.

Comment ajouter un périphérique HomeKit en NFC

Je vous en parlais hier, j’ai dû réinitialiser une partie de mes objets HomeKit. Et j’ai découvert que la connexion par NFC était disponible et que j’avais même un appareil compatible.

Depuis les débuts, HomeKit passe par un jumelage à base de code visuel. Sur chaque objet (ou sur le manuel, vous avez intérêt à le garder), il y a un code chiffré qui sert pour le jumelage. Mais au fil du temps, HomeKit a évolué. Les premiers produits n’avaient que le code, alors que les plus récents possèdent un QR Code, qui renvoie directement dans l’application Maison. Et avec les objets de la dernière génération, il est même possible de tout faire en NFC. C’est notamment le cas sur mon Nanoleaf Canvas.

Deux produits identiques mais pas de la même génération


Maison propose d’utiliser le NFC


Le Nanoleaf Canvas a un tag NFC

Sur ce produit, vous avez en fait deux possibilités : soit une lecture optique du code (qui se trouve à l’arrière du produit ou sur le chargeur, pas très pratique) soit en NFC avec un iPhone compatible, donc je suppose à partir de l’iPhone 7. Quand Maison demande le code, il suffit d’approcher l’iPhone et c’est tout. Comme le montre le petit GIF, ce n’est pas parfait : quand j’approche l’iPhone, le menu apparaît… et disparait.

Le menu disparaît, il faut le relancer

Faire un code manuellement

faire son propre tag NFC n’a pas forcément d’intérêt, dans le sens ou – normalement – vous n’allez pas jumeler une seconde fois vos objets HomeKit. Mais si vous préférez avoir une sécurité, c’est possible. C’est pratique dans le cas ou le code n’est pas sur l’objet, ou bien s’il est dans un endroit inaccessible. La solution la plus simple passe par l’application NFC Tools, qui permet de programmer des tags NFC. J’utilise un tag acheté il y a longtemps, mais ça se trouve assez facilement sur Amazon et compagnie.

Pour programmer un tag, vous aurez besoin d’un objet HomeKit avec un QR Code. La solution compliquée (mais gratuite) consiste à scanner le QR Code pour récupérer son contenu (attention, pas mal d’applications vont simplement interpréter le contenu, et donc lancer Maison) puis à écrire l’adresse en question avec NFC Tools. La solution simple mais payante (il faut acheter la version Pro, ~2 €) consiste à utiliser l’option qui le fait pour vous dans NFC Tools (Importer depuis un QR Code).

Importer un QR Code


Une fois écrit

Une fois que c’est fait, le tag NFC va faire réagir Maison, c’est magique (et pratique).

Qui a conçu « Mac OS » pour la Pippin ?

Keith, le développeur du jailbreak de la Pippin, s’est posé une question récemment : qui a conçu Tuscon, le Mac OS pour la Pippin.

J’en avais déjà parlé, il existe une ISO d’un système Mac OS qui démarre sur Pippin, nommé Tuscon. Il ne s’agit pas d’un disque commercial, mais il circule toujours dans les compilations d’ISO pour la console. Le disque démarre « Mac OS » (System 7.5.2, exactement, donc pas encore Mac OS) avec pas mal d’utilitaires, de petits programmes, d’infos. Au premier abord, c’est un disque bidouillé par un développeur, et installer l’OS sur un CD-ROM n’est pas si compliqué. Mais Tuscon a une particularité : le disque est signé, donc il démarre sur une Pippin commerciale.

Dans son thread sur Twitter, Keith a fouillé le contenu du disque, trouvé des signets dans le navigateur, et a découvert que le contenu et les signets semblaient mener vers un certain Tony Diaz, pilote et amateur d’Apple II. Je vous laisse aller lire les explications, c’est intéressant de voir de l’archéologie numérique. Pour le moment, il n’y a pas de réponse de sa part (il semble sur Twitter et répond parfois) mais je pense que ça peut être intéressant de découvrir comment il a pu faire signer un disque de ce type…

Sortir macOS Big Sur d’une bêta Apple

Si jamais vous avez inscrit un Mac dans un programme bêta (publique ou privé), vous avez peut-être envie d’en sortir. Et il existe deux méthodes pour le faire facilement.

La première méthode est simple, et c’est celle documentée par Apple. Il faut se rendre dans les Préférences Système, dans Mise à jours de logiciels. Un message (à gauche) indique que le Mac est dans un programme bêta, et il suffit de cliquer sur détails puis de remettre les réglages par défaut. C’est efficace et simple… mais ça ne fonctionne pas toujours.

Bêta



Plus bêta

Si – comme moi avec un de mes Mac – cette méthode ne sort pas le Mac du programme bêta, il existe une seconde solution. Elle passe par deux lignes de commandes. La première va forcer le Mac dans un programme bêta proprement, la seconde va le sortir. Dans mon cas, l’interface ne permettait pas de sortir du programme, mais le passage dans le Terminal a fonctionné.

sudo /System/Library/PrivateFrameworks/Seeding.framework/Versions/A/Resources/seedutil enroll DeveloperSeed
sudo /System/Library/PrivateFrameworks/Seeding.framework/Versions/A/Resources/seedutil unenroll

Changer ses mots de passe, quelle plaie

Avec Safari 14 (je crois) Apple a ajouté une fonction à l’OS : une vérification des mots de passe. Le navigateur (ou l’OS) va vous prévenir quand il détecte un problème avec un mot de passe. Et quand j’ai regardé sur mon iPad, il m’a donné un peu trop de remarques (un peu plus de 110). J’ai donc pris une semaine (littéralement) pour essayer de régler un peu ça.

Avant de commencer, quelques remarques : je sais qu’il existe d’autres gestionnaires plus efficaces que Safari, notamment sur les problèmes que je vais évoquer. Mais comme j’utilise essentiellement des produits Apple (en tout cas pour mon usage personnel), l’intégration est bien meilleure que les gestionnaires recommandés. La donne est différente si vous utilisez Windows, GNU/Linux ou Android, mais ce n’est pas mon cas.

Le message qui a tout déclenché

Deuxièmement, je suis passé à un peu plus de 55 remarques de Safari, ce qui peut paraître un peu faible après un tri. Il y a plusieurs raisons. La première, c’est que Safari détecte un problème quand on utilise un mot de passe identique (même s’il est fort) sur plusieurs sites. Même quand c’est techniquement le même site. Typiquement, j’ai un mot de passe unique pour iGénération, MacGénération et WatchGénération… donc une alerte. Même chose pour Amazon, certains sites qui se connectent avec Microsoft… ou Apple. Ensuite, il y a des sites qui m’imposent un mot de passe à base de chiffres, par exemple, et donc la sécurité est considérée comme faible (et je n’y peux rien). Il y a aussi quelques cas pour lesquels j’ai préféré utiliser un mot de passe que je peux retenir, parce que je dois le taper régulièrement. Le mot de passe de mon compte Microsoft, par exemple, et de quelques autres services ou je ne me connecte pas avec iOS ou macOS. Enfin, il y a quelques sites ou je n’ai pas réussi à changer de mot de passe, pour différentes raisons. Globalement, je suis évidemment pour une sécurité forte (et si possible avec une authentification à deux facteurs) mais j’essaye tout de même de ne pas avoir un truc trop contraignant. J’en ai aussi profité pour enlever les sites disparus de la liste (ils étaient assez nombreux). Enfin, la bonne nouvelle c’est que je n’ai pratiquement pas reçu de mot de passe en clair dans mes mails. Il y a encore quelques sites qui le font (et certains stockent sûrement encore en clair) mais ça reste rare.

Beaucoup de soucis au départ


Mot de passe réutilisé (ça arrive si vous avez le même compte)


Un mot de passe trop courant (mais pas le choix)


Idem ici, un peu trop courant

Changer les mots de passe

J’utilisais déjà depuis pas mal de temps la fonction de Safari qui génère un mot de passe fort, avec une construction assez basique : trois fois six caractères, séparés par des tirets, avec des lettres, une majuscule et un chiffre. Mais j’avais d’anciens services avec quelques mots de passe réutilisés (parfois avec une variante), ce qui n’est pas une bonne idée. Lors des changements, je me suis quand même rendu compte que Safari pose quelques soucis et que les sites Internet sont souvent mal pensés.

La première étape va être de trouver comment changer le mot de passe, ce qui n’est même pas nécessairement possible. Parfois dans les préférences du compte, parfois dans sécurité, parfois… autre part. Dans certains cas, la seule solution a été d’indiquer que je l’avais perdu, pour en générer un nouveau.

Les indications de Safari n’apparaissent pas sur fond noir


Mais sont bien présentes


Ce n’est pas lié à Safari, mais le message en rouge pour une réussite, c’est… bizarre

Les problèmes principaux avec Safari sont finalement peu nombreux, heureusement. Premièrement, le plus basique, Safari va enregistrer l’adresse e-mail ou le nom d’utilisateur comme login, alors que le site attend l’autre. C’est assez courant avec les forums, qui dans certains cas ne permettent de se connecter qu’avec le nom d’utilisateur. C’est assez simple à corriger, soit en modifiant à la main au moment de la connexion, soit dans les Préférences -> Mots de passe. Parfois, Safari a enregistré le mot de passe sans login, aussi.

Ici, Safari avait littéralement enregistré des étoiles ***

Deuxièmement, plus vicieux, Safari qui n’enregistre pas le mot de passe. Ca arrive sur les sites qui restent sur la même page en générant le contenu, ou dans certains sites qui font le changement sur plusieurs pages. Honnêtement, il n’y a pas de solutions simples : il faut remettre le mot de passe à zéro, le noter quand Safari le génère et le sauver manuellement.

Troisièmement, les sites qui mettent des contraintes sur le mot de passe. Ca peut être la présence de caractères précis, une longueur réduite, etc. J’ai eu pas mal de sites qui demandent de 8 à 16 caractères alors que Safari en génère 20. Il n’y a pas vraiment de solutions simples, je suis en général parti du mot de passe généré avant de le modifier pour suivre les règles.

Safari qui génère des mots de passe trop long


Ce site n’accepte pas le mot de passe généré mais sans indiquer le souci (j’ai du mettre une majuscule et un chiffre de plus)

Enfin, j’ai eu souvent un problème précis : le remplissage qui ne fonctionne pas. La norme est de demander le mot de passe actuel, puis d’inscrire deux fois le nouveau mot de passe. Certains sites se contentent de demander l’ancien et le nouveau une seule fois, d’autres demandent deux fois le nouveau (et c’est tout), et certains forums demandent deux fois le nouveau mot de passe puis l’actuel. Dans ce cas, courant, c’est compliqué : il faut abandonner le remplissage et taper les mots de passe manuellement, Safari ne permet pas d’éditer.

Safari qui remplit mal


L’ordre des champs va perturber Safari


Plus vicieux : le Javascript qui va afficher le mot de passe (le “Afficher” dans le champ) bloque Safari

La seule règle vraiment importante va être – une fois le mot de passe changé – de vérifier que ça fonctionne. Attention, Safari a tendance à mettre deux fois le mot de passe dans certains cas si vous vous connectez sur un forum en changeant la casse de l’utilisateur (dandu ou Dandu dans mon cas). J’ai quand même eu pas mal de cas où Safari avait mal enregistré le mot de passe (ou que le site n’avait pas enregistré le changement).

J’espère que ce florilège va vous décider, vous aussi, à changer vos mots de passe pour quelque chose de sécurisé.

La touche Play des Mac et macOS Big Sur

Depuis la sortie de macOS High Sierra, un truc m’énerve : le fonctionnement de la touche Play du clavier (ou de la Touch Bar, mais c’est la même chose). Et la méthode que j’utilisais depuis High Sierra fonctionne encore.

Le comportement de macOS depuis High Sierra est un peu particulier : la touche Play va prendre en charge le dernier lecteur. Ça peut être Musique (iTunes), un programme, une page ouverte sur YouTube, etc. Dans l’absolu le comportement ne me gêne pas, mais ça m’a toujours semblé un peu aléatoire : parfois, la touche va lancer une vidéo YouTube au lieu de couper Musique. Dans la pratique, j’utilise Musique pour écouter de la musique… et j’aime que la touche Play commande Musique.

Le programme

Le programme que j’utilisais à l’époque (High Sierra Media Key Enabler) a changé de nom (il s’appelle Mac Media Key Forwarder) mais l’idée reste la même. Il intercepte les pressions et passe le tout sur Musique (iTunes) ou Spotify. Le programme est open source et il fonctionne encore sous macOS Big Sur, même si son auteur a abandonné le développement. Attention, il faut bien donner les bonnes autorisations au logiciel (comme souvent sous macOS).

Dans Préférences Système -> Sécurité et confidentialité -> Confidentialité, il faut bien cocher le programme dans les sections Automatisation et Accessibilité.


Par défaut, la version téléchargée est compilée pour les CPU x86, mais il est possible de compiler manuellement en ARM64 sans soucis. Pour le moment, je ne distribue pas le programme, mais vous pouvez le faire facilement : il suffit littéralement de pousser sur un bouton. Si vous n’avez pas Xcode (ou pas envie de le faire) la version x86 devrait fonctionner sans soucis avec Rosetta 2.

Il faut quand même noter que Big Sur propose un truc qui règle à moitié le problème : le widget A l’écoute (Préférences Système -> Dock et barre des menus). Ce petit bouton Play dans la barre des menus permet d’afficher la liste des applications et pages contrôlables, et les boutons correspondants.

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