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Burp : Apple finalise le rachat des modems smartphones d’Intel

Par Pierre Lecourt

Quand Intel tentait encore de lutter contre ARM dans la micro mobilité, la marque dépensait des fortunes sur divers segments. En subventionnant à perte ses processeurs Atom d’un côté et en accélérant la recherche et le développement de ses puces de l’autres. C’est ainsi que la branche modem pour smartphone Intel est née.

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Lorsque le fondeur a décidé de lâcher prise et d’abandonner le marché, elle se retrouvait en possession d’une division modems pour mobiles et aucun moyen rapide de la faire fructifier. L’idée de la vendre est alors née rapidement pour pallier au plus pressé même si certains auraient préféré qu’Intel continue de la faire évoluer pour la proposer à divers constructeurs ARM comme une alternative aux solutions Qualcomm, Mediatek ou Huawei. 

Intel a préféré vendre, un bon gros milliard de dollars quand même, cette branche à Apple. Le contrat est désormais validé et la vente effective. Cette branche Intel passe sous le pavillon Apple. Le constructeur à la pomme aura bien évidemment bien plus de facilités a faire fructifier cette nouvelle acquisition en profitant de ce développement pour concevoir ensuite ses propres modems.

Une opération qui permettra a la marque de se distancer encore un peu plus de la concurrence et de ne plus faire appel à un constructeur tiers pour développer ses puces. La certitude également pour le constructeur de iPhones et des iPads de bénéficier d’un support logiciel et materiel parfait.

Intel de son côté s’est bien gardé d’abandonner la totalité de ses options et le constructeur conserve la possibilité de travailler d’autres branches de ce marché. La 5G que la marque travaille déjà avec Mediatek, mais également tout développement pour PC, pour IoT ou pour le marché automobile. Intel se réserve le droit de tout développement différent du marché de la micro mobilité et devrait donc bien proposer un jour ses propres puces pour portables et ultraportables. Même si pour le moment la marque collabore avec un fabricant tiers.

Burp : Apple finalise le rachat des modems smartphones d’Intel © MiniMachines.net. 2019

iCarta : le dock iPod pour les toilettes

Par Pierre Dandumont

Au milieu des années 2000, les constructeurs proposaient tout et n’importe quoi pour l’iPod. Comme l’iCarta : un dévideur de papier toilette capable de jouer de la musique.

En fait, j’ai ce dévideur depuis un moment, mais il n’a jamais été installé (ni testé) pour une bonne raison : je n’avais pas de prise de courant dans mes toilettes. Une situation assez courante qui empêche d’utiliser l’iCarta. Il existe bien une variante avec une batterie et même une Bluetooth, mais le mien a besoin d’une prise de courant. Mais après mon déménagement, je l’ai installé et j’ai trouvé une alimentation compatible (12 V et 1,5 A, du classique). Bon, en réalité, je ne l’ai pas installé parce qu’un fil qui court le long du mur, c’est moche. Mais je l’ai essayé quand même.


La qualité de fabrication est moyenne, et la méthode pour installer le rouleau assez tordue. Il faut déployer les enceintes, ouvrir le support en trois, insérer le tube, placer les encoches dans le bon sens et insérer le tout. Sur le dessus, on trouve trois prises : une entrée audio classique (prise jack 3,5 mm), une prise dock (le connecteur 30 broches) et une prise USB pour un iPod Shuffle. Le connecteur dock gère l’audio de façon classique, en analogique, et ne charge pas les appareils modernes. Si la documentation ne le précise pas, l’alimentation 12 V donne une réponse implicite : il charge avec le mode FireWire. La prise USB est un peu particulière : elle ne fournit pas d’énergie (elle ne charge pas l’iPod Shuffle) et utilise une prise cachée qui permet de récupérer de l’audio analogique. On peut donc utiliser les commandes de l’iPod Shuffle (et son contrôle du volume) comme s’il était relié à des enceintes avec une prise jack.

Avec un iPod Shuffle (et la LED très brillante)


iOS voit juste un connecteur Dock (et pas de charge)


Les commandes

Le son est assez moyen avec les quatre enceintes, mais ça sonorise évidemment sans soucis des toilettes. Quand l’appareil est allumé, il y a du souffle s’il n’y a pas de source connectée. Il y a peu de boutons : un pour allumer, deux pour régler le volume, un pour passer d’une source à une autre. Dans l’absolu, c’est vraiment un gadget sans intérêt, mais si vous voulez de la musique jusque dans vos toilettes, c’est amusant.

Un prototype de Mac du 20e anniversaire sur eBay

Par Pierre Dandumont

Récemment, sur eBay, une personne a essayé de vendre un prototype de Mac du 20e anniversaire. Ce modèle a un truc particulier : des accessoires transparents.

La personne essayait de le vendre 2 000 $, mais la vente a été supprimée. Alors, premièrement, le lecteur de CD ne fonctionne pas. Sur ce genre de machine, ce n’est pas évident à réparer vu le format, même si la mécanique est assez classique. La machine a un sticker qui indique qu’il s’agit d’un prototype sous le caisson de basse Bose, mais le point visible est surtout le clavier et le trackpad transparents. C’est un truc assez habituel dans les prototypes Apple, mais c’est pluttôt sympathique ici. Pour rappel, le clavier et le trackpad peuvent être séparés, et Apple fournissait un cache pour remplacer le trackpad sur le repose-poignet. On peut voir ce dernier sur la première photo.

Le Mac complet


Le sticker qui indique que c’est un prototype


Le clavier transparent


Les guides sous le clavier pour le trackpad

Comment se fabriquer un adaptateur ADB vers P-ADB pour la Pippin avec une Game Gear

Par Pierre Dandumont

Un amateur de jeux rétro s’est posé une question intéressante : comment se fabriquer des adaptateurs P-ADB pour la Pippin ? C’est un sujet que je n’ai pas tellement creusé pour une bonne raison : j’ai déjà des adaptateurs P-ADB vers ADB et ADB vers P-ADB.

Il a fait deux choses intéressantes. Premièrement, il a refait une image qui donne le brochage complet. Le connecteur P-ADB a plus de broches que le connecteur ADB, qui n’en utilise que trois dans le cas de la Pippin.

Le brochage (retrostuff)

Deuxièmement, surtout, il a trouvé une source d’approvisionnement intéressante pour les connecteurs mâles et femelles. Et je me sens bête de ne pas l’avoir remarqué. En effet, le connecteur P-ADB utilise un Hosiden HGC0492… comme le connecteur Gear to Gear de la Game Gear. Oui, le connecteur dont je parle dans cet article, et qui servait à relier deux Game Gear ou à brancher une manette sur la console.

Un câble Master Link avec un adaptateur “breakout”. Il suffit ensuite de rebrancher le tout sur de l’ADB

Il explique comment réutiliser le câble Master Link, et comment récupérer un connecteur femelle sur une console. La dernière partie se concentre sur le pilote pour la variante ADB de la manette, qui se trouve assez facilement. Je testerais à l’occasion, vu que j’ai un adaptateur Master Link.

FAIL : PhoneNET Plus, le PhoneNET plus rapide (ou pas)

Par Pierre Dandumont

Quand j’avais parlé de PhoneNET, il y a un moment, j’avais expliqué que Farallon proposait aussi le PhoneNET Plus, une variante capable de dépasser les 230 kb/s du LocalTalk. Et comme j’ai enfin trouvé deux adaptateurs PhoneNET Plus, j’ai testé.

PhoneNET à gauche, PhoneNET Plus à droite


PhoneNET Plus vs. LocalTalk


PhoneNET Plus

Première étape, avec de simples adaptateurs LocalTalk Apple. Il faut plusieurs minutes (5 minutes et 7 secondes) pour transférer un fichier de 6,8 Mo entre deux Mac (deux PowerPC G3, pour être certain que le disque dur ou le CPU ne limitent pas). Soit un débit de 22 ko/s (177 kb/s). On est assez loin du maximum théorique de 230 kb/s, sans que ce soit ridicule pour l’époque.

Deuxièmement, du PhoneNET. Le fonctionnement est le même : un adaptateur LocalTalk, du câble téléphonique, et une résistance pour fermer le circuit. Le transfert du même fichier prend exactement le même temps : 5 minutes et 7 secondes.

Troisièmement, du PhoneNET Plus. Et par défaut… ça ne change rien. J’ai gagné 3 secondes, mais c’est dans la marge d’erreurs sur un transfert à cette vitesse.

Dans la documentation, ce n’est pas très clair : Farallon indique que les adaptateurs PhoneNET Plus peuvent atteindre 1 Mb/s mais sans indiquer comment. En cherchant un peu, il me semble avoir compris – sans certitude – que les adaptateurs peuvent fonctionner avec FlashTalk. Pour faire simple, le LocalTalk fonctionne avec une fréquence d’horloge issue du Mac, mais il est possible de fournir une fréquence externe (plus élevée) qui permet d’accélérer les transferts. La société TOPS (rachetée par Sun) proposait le FlashBox avec FlashTalk, mais il en existait d’autres comme DaynaTalk. En continuant mes recherches, je suis tombé sur une explication : en gros, FlashTalk s’ajoute derrière AppleTalk et permet de transmettre plus vite tout en gardant la compatibilité. Un système permettait de déterminer si la cible acceptait la vitesse supérieure, au prix d’une saturation sur les petits fichiers.

Farallon dit que c’est plus rapide

Comme j’ai un boîtier FlashBox – mais un seul -, j’ai installé les pilotes FlashTalk, sans succès. Ils ne se chargent pas sans le boîtier et ça ne semble pas fonctionner avec les adaptateurs PhoneNet Plus. Et de ce que j’ai vu, les adaptateurs n’ont pas de source pour l’horloge, donc je ne vois pas bien comment ils peuvent accélérer les débits. Ils acceptent peut-être un signal issu d’un boîtier adapté, mais ça implique la présence d’un autre modèle rapide dans la boucle. Ou alors je n’ai rien compris et il existe une méthode précise pour accélérer les transferts. Dans tous les cas, je n’ai pas réussi à aller plus vite avec les adaptateurs PhoneNET Plus.

Le pilote FlashTalk ne se charge pas

Si quelqu’un a de la documentation ou une explication, ça m’intéresse. Sinon, si je trouve un jour un second boîtier FlashBox, je testerais.

Comment déterminer la version de macOS sans démarrer ?

Par Pierre Dandumont

Une question revient souvent chez les gens qui me contactent : comment connaître la version de macOS installée sur un disque dur ? Le problème peut se poser avec un Mac qui ne démarre pas (mais accessible en mode Target), une sauvegarde Time Machine retrouvée ou un disque dur de backup oublié. Et il existe une solution : un fichier contient la valeur en question.

Si vous avez directement accès au système (par exemple dans le cas d’un clone issu d’un ancien Mac), le fichier se trouve à cet endroit : /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Il s’agit d’un fichier XML que vous pouvez afficher avec Quick Look ou ouvrir dans n’importe quel éditeur de texte. La valeur intéressante va être la ProductVersion, qui indique la version de macOS (10.14.6 si vous êtes sous Mojave, par exemple). Attention, il existe quelques cas ou la version de macOS ne change pas mais la ProductBuildVersion bien.

Dans le cas d’une sauvegarde Time Machine, forcément, le chemin est plus long et va dépendre de votre système. J’ai mis en gras les trois valeurs qui changent forcément en fonction de votre installation.

/Volumes/Nom_du_disque_dur_Time_Machine/Backups.backupdb/Nom_Du_Mac/Latest/Nom_du_SSD_du_Mac
Suivi du même chemin : /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Avec une saucegarde en réseau (type Time Capsule ou NAS), il faudra d’abord ouvrir le fichier Nom_Du_Mac.sparsebundle
Ensuite, ouvrir Backups.backupdb/Nom_Du_Mac/Latest/Nom_du_SSD_du_Mac
Et enfin /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Vous ne pourrez évidemment pas coller ce chemin, donc je vous conseille de simplement passer par le Finder. Le dossier Latest reprend assez logiquement la dernière sauvegarde effectuée, mais vous pouvez aller vérifier dans des sauvegardes plus anciennes si vous cherchez un fichier issus d’une version précise de macOS.

L’Amazon Fire TV accueille les services vidéo d’Apple

Par Pierre Dandumont

Récemment, Apple a annoncé Apple TV+… sur l’Amazon Fire TV Stick. Et vu qu’il est en promotion à 25 € (10 € de plus que la dragonne de la télécommande de l’Apple TV), j’en ai commandé un. En temps normal, la version 1080p vaut 40 €.

Le premier contact n’est pas très rassurant. C’est cheap. Le boîtier, format clé HDMI, est correct, la télécommande en plastique semble vraiment légère. Mais Amazon livre les piles, le chargeur, les câbles, un mini câble HDMI, etc. L’installation est assez simple, la télécommande efficace. L’outil d’installation ne propose pas (encore ?) Apple dans la liste par contre.

Le boîtier et sa télécommande

Une fois l’application TV installée depuis le magasin d’Amazon, et une fois le boîtier mis à jour, ça fonctionne assez bien. L’application reprend globalement l’interface de l’Apple TV. Il faut se connecter à son compte Apple avec un clavier “Apple”, différent de celui d’Amazon dans les autres menus. Et là, le drame. Lors de mon premier essai, impossible de me connecter. Une fois (re)mis à jour (comme expliqué), ça passe. Soit en tapant le mot de passe avec la télécommande, soit en utilisant un système à base de QR Code qui renvoie vers le site d’Apple à travers votre smartphone.`

Pas d’Apple TV dans l’installation


Apple TV dans les app’



Mise à jour nécessaire

Une fois que ça fonctionne, l’interface est assez proche de l’Apple TV, mais avec évidemment quelques limites. C’est un peu moins fluide que mon Apple TV « HD » (la v4 de 2015), il n’y a pas AirPlay et Apple ne permet pas l’achat depuis l’application. Il faut effectuer les achats depuis un autre appareil Apple (Apple TV, iPhone, etc.). Par contre, tous les contenus achetés sur iTunes sont disponibles sans soucis, en streaming (pas en téléchargement).

Bienvenue


L’interface


La connexion


Ma page d’accueil


Du contenu acheté il y a longtemps


La recherche


La vieille SD iTunes passe mal


Acheter un film récent ?


Non

En pratique, ça ne remplace pas l’Apple TV, mais ça suffit amplement si vous avez un budget faible. L’interface est bonne, les performances correctes et la majorité des contenus que vous pouvez acheter (ou louer) apparaissent.

Un prototype de Macintosh « Twiggy » en vente

Par Pierre Dandumont

Le 4 décembre, un Macintosh un peu particulier sera proposé aux enchères : un modèle avec un lecteur de disquettes Twiggy. Il utilisait donc un lecteur de disquettes 5,25 pouces (comme les premiers Lisa) au lieu du lecteur de disquettes 3,5 pouces de la version finale.

Les disquettes 5,25 pouces stockaient plus de données (872 ko) mais étaient plus grosses et – surtout – le lecteur n’était pas fiable. Donc Apple est finalement passé sur un format compact avec seulement 400 ko d’espace. Le Mac en vente vient de chez Encore Systems, la société qui a développé MacWrite avant la sortie du Mac. Le prototype est livré avec un clavier et une souris, et il fonctionne. Il ne reste visiblement que deux modèles de ce type dans le monde, car Steve Jobs – après le passage sur une mécanique Sony – aurait fait détruire les exemplaires existants. L’estimation du prix de cette machine se situe entre 110 000 et 160 000 €.

Le Mac





Et si le Livre de Lulu pour Pippin était sorti en France ?

Par Pierre Dandumont

J’ai déjà parlé du titre le livre de Lulu, un jeux Pippin développé par des Français. Je me demandais s’il était vraiment sorti, car la seule copie que je connaissais jusqu’à maintenant venait directement d’un des développeurs. Et j’ai eu une surprise récemment : un lecteur a trouvé le CD en version Pippin dans une boîte française du jeu (dans les commentaires, ici).

Sa copie a été achetée à l’époque à la FNAC (donc en France), et il s’agit du « nouveau coffret », qui est dans une boite carrée. Il a trouvé deux CD dans la boîte : la version classique et la version Pippin (et Mac), avec son manuel. Visuellement, le disque ressemble à la version que j’ai testé.

MAJ : il m’a indiqué que si le coffret vient de France à l’origine, il a été acheté ensuite au Japon, et donc le CD pour Pippin n’était probablement pas dedans à l’origine.

On trouve de temps en temps la première édition, qui est livrée avec un autre CD-ROM (qui ne contient pas la version Pippin, donc). Il existe aussi une version japonaise pour Mac et PC qui – elle non plus – ne contient pas la version Pippin. Du coup, si vous avez la version en question (ou un endroit ou la trouver sans sortir des dizaines d’euros), ça m’intéresse.

La version japonaise Pippin



Le CD pour Pippin


La version française “nouvelle” (merci Alexandre)



Pas de Pippin (mais le CD Pippin en plus)


La première VF



Pas de Pippin


La version japonaise



Le CD japonais sans Pippin

MacBook Pro 16 pouces et le rafraîchissement de l’écran, pas merci Intel ?

Par Pierre Dandumont

C’est un sujet que j’ai déjà évoqué, pour pas mal de technologies Apple dépend largement de ce qu’Intel est capable de faire avec ses processeurs. Et dans pas mal de cas, c’est problématique. Le récent MacBook Pro a d’ailleurs visiblement une technologie bridée à cause des GPU Intel (enfin, si je ne me trompe pas).

L’exemple le plus flagrant est celui de la mémoire. Les MacBook Pro utilisent depuis un moment de la mémoire dites « LP », c’est-à-dire basse consommation. cette mémoire, souvent plus rapide que la version classique, consomme moins. Mais le contrôleur mémoire doit supporter la technologie. Dans les iPad ou iPhone, pas de soucis : Apple peut mettre un contrôleur adapté. Dans les puces Intel, c’est plus compliqué. Intel ne supporte que la LPDDR3 (ancienne) ou la DDR4 classique (qui consomme plus). Les MacBook Pro 15 pouces de 2016 et 2017 sont restés en LPDDR3, les versions 2018, 2019 (et maintenant le 16 pouces) sont en DDR4, pour offrir plus de capacités et de débit. Le problème, c’est qu’Intel ne supporte la LPDDR4 que sur les puces Ice Lake (en 10 nm, uniquement pour les petits portables) ou Comet Lake (en 14 nm, mais avec seulement six coeurs).

Pour la vidéo, c’est un peu la même chose. Le nouveau MacBook Pro 16 pouces intègre une option qui permet de forcer une fréquence de rafraichissement de 60 Hz (la norme), 59,94 Hz (une fréquence issue du passage à la couleur du NTSC dans les années 50), le 50 Hz (pour les Européens), le 48 Hz (2x 24 Hz, la fréquence classique en cinéma) et 47,95 Hz (2x 23,976 Hz, la norme en NTSC pour les mêmes raisons que le 59,94). C’est très bien, et comme l’explique Apple, c’est intéressant pour vérifier que de la vidéo est parfaitement fluide. Mais le changement est manuel.

La question qui se pose, c’est pourquoi macOS n’effectue pas directement le changement ? Techniquement, pas de soucis. Les écrans capables de faire varier la fréquence de rafraichissement en temps réel existent depuis quelques années. Ca s’appelle G-Sync chez Nvidia (de façon évidente, macOS ne supporte pas vraiment ça), et FreeSync ou Adaptative Sync chez AMD. Adaptative Sync est le standard de la norme DisplayPort, FreeSync l’implémentation AMD qui peut être utilisée en HDMI (notamment). Le problème, car il y a un problème, c’est que si la Radeon des MacBook Pro peut le faire, l’IGP Intel ne peut pas. Le MacBook Pro 16 pouces possède un processeur de 9e 8e 7e 6e génération (Coffee Lake), qui intègre une puce Intel UHD 630, de la 10e génération. Le problème, donc, c’est que la Gen. 10 ne supporte pas l’Adaptative Sync. Il faut une puce Intel de la Gen. 11, intégrées uniquement dans les CPU Ice Lake. Mais les CPU Ice Lake ne proposent pas assez de coeurs pour un MacBook Pro 16 pouces.

Les réglages, dixit Apple

C’est idiot, et on peut espérer que de futurs MacBook Air, MacBook Pro 13 pouces ou même 14 pouces (selon les rumeurs) prennent en charge la fonction automatiquement grâce à des CPU Ice Lake (ou des SoC ARM, pourquoi pas). Et si Apple n’a pas décidé de brider la fonction de façon arbitraire, il est peut-être même possible de le faire actuellement avec un écran FreeSync sur le MacBook Pro 16 pouces. Avec un moniteur branché, le problème de la puce Intel n’existe plus : c’est la Radeon qui prend le relais automatiquement.

Pour rappel, pendant ce temps, ça fait plusieurs années que les iPad proposent des dalles avec un rafraichissement variable qui monte à 120 Hz.

Un beau prototype d’écran Apple, totalement transparent

Par Pierre Dandumont

Vu sur une annonce eBay (mais il n’est pas à vendre), un écran Apple totalement transparent. C’est a priori un Apple Macintosh Color Display (14 pouces), un écran couleur Trinitron qui supporte le 640 x 480 (et c’est tout).

Les appareils transparents sont rares, il s’agit généralement de prototypes à usage interne, et l’absence de blindage sur les composants peut poser des soucis (mais c’est plus joli sans). Visiblement Jonathan Goldman ne compte pas le vendre – les annonces indiquent bien que l’écran n’est pas compris – et il possède a priori un Macintosh LC dans la même veine.




Avec un LC transparent

Mise à jour d’un PowerBook 1400 (bis) : une carte graphique 16 bits

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques semaines, j’expliquais que j’avais testé une carte graphique pour PowerBook 1400 mais que la carte ne fonctionnait pas. Mais j’ai trouvé sur eBay le second modèle de carte graphique compatible, une ViewPowr 1400/16.

Cette carte s’insère au même endroit que la carte Apple, sur un connecteur NuBus interne, et propose la même sortie vidéo : un connecteur issu des PowerBook 1×0. Elle possède deux différences par rapport à la carte Apple. Premièrement, elle peut afficher des images en milliers de couleurs (16 bits), contre 256 couleurs (8 bits) avec la Apple. A l’heure des écrans 30 bits, ça fait sourire, mais c’était un argument de vente. Deuxièmement, elle est nettement plus large que la carte Apple. En pratique, elle rentre mais bloque le troisième connecteur RAM, il est donc impossible d’empiler les modules.

La carte


Elle est (beaucoup)- plus large que la Apple (à gauche)


Elle prend un emplacement RAM

La carte fonctionne sans pilotes, en tout cas sous Mac OS 9.1 sur mon PowerBook 1400. Au démarrage, elle affiche le logo de Newer Technology (qui vendait la carte) avec une référence à Focus Enhancements, qui est visiblement à l’origine de la technologie. La carte affiche directement du 640 x 480 (67 Hz, Mac oblige) en 16 bits. On peut descendre le nombre de couleurs, mais pas modifier la définition. A l’époque, la sortie vidéo servait essentiellement à connecter le Mac sur un projecteur, et éventuellement sur un moniteur : les Mac portables ne pouvaient pas, comme maintenant, proposer la même puissance qu’un Mac fixe. Reste que la carte a une définition limitée (plus faible que le 800 x 600 de l’écran du PowerBook 1400), empêche l’utilisation de certains modules de RAM et utilise un connecteur propriétaire et daté. Pour le connecter, j’ai dû utiliser un « PowerBook » vers DA15 (le connecteur Apple) puis un second vers le DB15 classique (VGA).

Le logo au démarrage


640 x 480 @ 67 Hz


Reconnue directement

Un prototype d’iPhone 4S sur eBay

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype d’iPhone 4S, en DVT. C’est un iPhone 4S sous SwitchBoard et pour une fois, il n’est pas vendu trop cher.

La face arrière indique des XXX pour le numéro de série, et le menu de démarrage n’est évidemment pas la classique grille d’icônes. L’appareil est en bon état, et le vendeur en demande 350 $ (quand vous lirez ces lignes, il aura été vendu).


Notez les XXX


Mac ou Pippin ? Chisato Moritaka CD-ROM Watarase Bashi

Par Pierre Dandumont

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Chisato Moritaka CD-ROM Watarase Bashi.

Alors, première chose, le titre est en anglais pour les rares éléments de menu, mais c’était déjà le cas sur Pippin. Les vidéos et interview restent en japonais, ce qui n’est pas très pratique. Deuxièmement, comme pas mal de titres Pippin, il passe en 640 x 480, même avec un écran bien plus défini. C’est très visible sur mon setup actuel : mon Mac est relié à un moniteur en 1 920 x 1 200 et ça donne une fenêtre vraiment petite. De plus, il doit prendre en compte l’overscan éventuel de la console et l’image utile ne prend qu’une partie des 640 x 480. Pour le reste, la version Mac est vraiment similaire à la version Pippin, surtout que le logiciel se commande à la souris. Sur le coup, c’est (vraiment) un portage identique. Je vous mets quelques captures tout de même. Par ailleurs, j’ai une copie de ce jeu en vente sur eBay (si vous faites une offre raisonnable en indiquant venir d’ici, on peut s’arranger).

Dans l’image originale




Une interview avec des vidéos petites mais regardables et des boutons en anglais.



Une image prise sur un OS en japonais (rien ne change)

Un Macintosh Portable transparent sur eBay

Par Pierre Dandumont

Récemment, Henry Plain a décidé de vendre un Macintosh Portable transparent sur eBay. Ce n’est visiblement pas le modèle dont j’avais déjà parlé, il y a quelques différences.

C’est un M5120 (sans rétro-éclairage) sous System 6.0.7 qui a été réparé et remis à neuf (condensateurs changés, batterie neuve, etc.) et il démarre. Henry le vendait 15 250 $, l’annonce a été retirée avant la fin, donc il a été vendu (je suppose) mais aucune idée du prix. Il a été vu dans pas mal de sites récemment, par ailleurs, mais les images ont été fournies par une autre personne connue dans le petit monde des prototypes, Sonny Dickson.



On peut noter le trackball orange





Supprimer les alertes de réseaux Wi-Fi ouvert avec iOS 13

Par Pierre Dandumont

iOS 13 ajoute une petite option un peu anachronique au niveau du Wi-Fi : quand vous êtes sur un réseau cellulaire et qu’un réseau Wi-Fi ouvert est disponible, il affiche une notification.

C’est anachronique parce qu’en 2019, il y a de fortes chances que votre connexion au réseau 4G soit plus rapide que n’importe quel Wi-Fi ouvert. C’est une fonction qui aurait eu de l’intérêt au lancement de l’iPhone, il y a un bonne dizaine d’années.

Le message

Pour supprimer cette notification inutile, donc, il faut se rendre dans Réglages -> Wi-Fi -> Confirmer l’accès. Ensuite, il faut passer l’option de Notifier à Non.

L’option

Télécharger OS X Yosemite, OS X El Capitan ou macOS Sierra en dehors du Mac App Store

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, un problème se pose régulièrement avec macOS : comme récupérer de vieux OS ? J’avais proposé un post résumé qui expliquait comment le faire sur le Mac App Store, mais avec quelques limites. En effet, la méthode ne fonctionne que si vous avez acheté l’OS en question. Mais récemment, Apple a mis en téléchargement direct trois anciens systèmes : Yosemite, El Capitan et Sierra.

Chaque système dispose de sa propre page sur le support d’Apple. Dans les trois cas, vous obtiendrez une image disque qui va permettre d’ajouter l’installeur de macOS dans votre dossier Applications. Une fois que c’est fait, vous pourrez mettre à jour macOS, créer une clé USB, etc.

La page d’OS X Yosemite (10.10) avec le lien vers OS X Yosemite.
La page d’OS X El Capitan (10.11) avec le lien vers OS X El Capitan.
La page de macOS Sierra (10.12) avec le lien vers macOS Sierra.

Une image disque qui contient…


… un package qui va installer…


… l’installateur de macOS

Pour les OS précédents, il reste possible de passer par le Mac App Store. Pour les plus récents, il y a l’option Mac App Store ou les outils de Catalina.

Télécharger macOS High Sierra, macOS Mojave et macOS Catalina en dehors du Mac App Store

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, un problème se pose régulièrement avec macOS : comme récupérer de vieux OS ? J’avais proposé un post résumé qui expliquait comment le faire sur le Mac App Store, mais avec quelques limites. En effet, la méthode ne fonctionne que si vous avez acheté l’OS en question. Mais avec Catalina, Apple a modifié la méthode pour trois de ses OS : macOS High Sierra, macOS Mojave et macOS Catalina.

Oui, uniquement ces trois OS là. Pour une partie des précédents, la méthode diffère, j’en parlerais demain.

Attention, cette méthode nécessite macOS Catalina installé, et il va falloir jouer de la ligne de commande.

Pour macOS Catalina, en version 10.15.1 actuellement, voici la commande.

softwareupdate --fetch-full-installer --full-installer-version 10.15.1

La commande ne donne pas beaucoup d’informations

La structure est la même pour macOS Mojave et macOS High Sierra.

softwareupdate --fetch-full-installer --full-installer-version 10.14.6
softwareupdate --fetch-full-installer --full-installer-version 10.13.6

Si pour une raison ou une autre ça ne fonctionne pas, pensez à vérifier la fin de la commande. En effet, si Apple sort une mise à jour de macOS Catalina, la fin passera à 10.15.2, 10.15.3, etc. Les anciennes, elles, ne fonctionneront plus nécessairement.

Dans tous les cas, le programme va télécharger l’installeur de macOS dans le dossier /Applications. Et demain, j’expliquerais comment télécharger manuellement quelques anciens macOS.

Choisir une carte CardBus pour un PowerBook, et les limites de l’USB 2.0

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai eu une question par mail au sujet d’un de mes PowerBook Wallstreet. En effet, j’utilise une carte CardBus avec deux ports USB (1.1) et la personne me demandait si installer une carte USB 2.0 était possible. La réponse n’est pas évidente : oui… et non.

Commençons par la réponse oui. Sous Mac OS X, avec un Jaguar à jour (10.2.8), les cartes qui contiennent une puce Opti ou une puce NEC devraient fonctionner nativement. La première fonctionne en USB 1.1, la seconde généralement en USB 2.0. Les cartes Via fonctionnent mal et demandent dans le meilleur des cas un pilote, donc c’est à éviter. Sous Mac OS X, les cartes USB 2.0 fonctionnent bien en USB 2.0. Une carte comme celle-ci, qui ne dépasse pas du connecteur, fonctionne a priori (ma carte n’est pas exactement ce modèle là).

Une carte USB 1.1


Une carte USB 2.0 (chipset NEC)


Une carte Cardbus vers ExpressCard avec un lecteur de cartes

Maintenant, la réponse non. Sous Mac OS 9, les cartes ne fonctionnent pas en USB 2.0. L’OS ne supporte pas la norme et quelle que soit la carte, vous allez rester bloqué en USB 1.1 (12 Mb/s, donc en gros des débits pratiques de l’ordre de 1 à 1,5 Mo/s quand tout va bien). Sur un Wallstreet (et plus généralement sur les Mac qui n’ont pas d’USB nativement), vous allez devoir installer les pilotes USB, qui sont disponibles sur le site d’Apple. Une fois la mise à jour « USB Adapter Card Support 1.4.1 » installée, les cartes USB devraient fonctionner.

Mac OS 9 voit la clé USB


La carte prend un logo USB sur le bureau

Dans mon cas, j’ai testé avec une carte à base d’Opti (donc USB 1.1), une carte à base de NEC en USB 2.0 et un adaptateur CardBus vers ExpressCard qui contient une puce NEC. Il permet d’utiliser un lecteur de cartes ou une carte mémoire en ExpresCard, pour peu que la carte utilise la partie USB de l’ExpressCard.

Donc pour résumer : l’USB 2.0 ne fonctionne pas sous Mac OS 9, mais il fonctionne sous Mac OS X. Et dans les deux cas, je vous recommande une carte à base de NEC.

Et à la question « Comment déterminer la puce utilisée ? », je ne peux pas réellement répondre. Sur une carte PCI, la solution la plus simple consiste à regarder. Sur une CardBus, il faut croire le vendeur s’il l’indique, ou tester. Techniquement, on peut aussi récupérer les identifiants une fois la carte en main, mais c’est un peu inutile : si vous avez la carte, vous savez forcément si elle fonctionne… ou pas.

Les différents modèles de Pippin

Par Pierre Dandumont

Vu la rareté de la console et la méconnaissance habituelle sur ce sujet (beaucoup de sites donnent des informations erronnées), on parle généralement de « la » Pippin. Mais en réalité, il existe pas mal de modèles différents.

On commence par la plus classique, la Pippin Atmark. Sa référence est PA-82001, elle est beige, et c’est le modèle commercialisé par Bandai au Japon.

La seconde, la Pippin @World, est sortie aux Etats-Unis. Elle est noire, sa référence est PW-10001.

La Pippin @World

Plus rare, la KMP 2000 de chez Katz Media. Cette Pippin sombre est sortie en Amérique et en Europe dans des marchés verticaux. Elle existe en deux variantes : avec et sans prise SCSI externe.

Une KMP 2000

Encore plus rare ? La Pippin Atmark (PA-82001) mais en noir. On trouve quelques photos sur le site de référence.

On continue ? Le Power Player. Il s’agit de l’équivalent d’un prototype de Pippin. Il n’y a généralement pas de marquage et une ROM de développement dans la console. Ma Power Player, par exemple, avait un simple sticker « PowerPC » au lieu d’un logo gravé.

Encore une ? La version de test de la Pippin Atmark, référence PA-82001-S. Cette version possède a priori une ROM de développement, et on en reparlera dans le futur.

La dernière est unique, et sa place est dans un musée. C’est une @World dorée, offerte à Gil Amelio (président d’Apple à l’époque). Elle se trouve au Computer History Museum.

Dans ma collection, j’ai une Atmark PA-82001, bientôt une Atamrk PA-82001-S, une @World et une Power Player. Et peut-être un jour une KMP 2000 et une Atmark noire.

Un prototype de clavier Bluetooth sur eBay

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype de clavier Apple. C’est un modèle aluminium sans fil (v1) en DVT. Le prix demandé est (très) exagéré : 950 €.

Le clavier n’a rien de spécial visuellement, mais un sticker et une inscription indiquent qu’il s’agit d’un prototype. Le vendeur ajoute que le clavier se nomme lui-même « Clares Keyboard ». C’est la version d’origine, qui demande trois piles AA pour fonctionner.




Test d’une ampoule OSRAM HomeKit

Par Pierre Dandumont

OSRAM propose une gamme assez large d’ampoules connectées, et elle a notamment à son catalogue des versions Bluetooth et HomeKit.

La gamme est finalement assez large : du blanc en E27 (que je teste, ~24 €), du RGB (plus cher officiellement, disponible en pratique à 25 €), du filament transparent et du filament ambré. Pour les filaments, elles existent en Edison (allongée), globe ou classique. Enfin, la couleur semble disponible aussi en B22 (baionettes). Toutes le versions sont disponibles chez Amazon. Assez bizarrement, le site français ne montre pas toutes les ampoules mais la version internationale, si. A noter que l’ampoule s’identifie comme une Ledvance, la marque issue d’OSRAM pour ce genre d’ampoules.

La boîte mentionne bien HomeKit


Rien de spécial, une forme classique

Premier truc à savoir, les ampoules sont Bluetooth uniquement, et HomeKit uniquement. Donc n’espérez pas les commander avec un smartphone Android ou un PC par exemple. Le Bluetooth n’est malheureusement pas la solution la plus intéressante pour une ampoule : la portée reste un peu limitée et – surtout – vous aurez besoin d’un hub HomeKit pour les automatisations. Avec un iPhone, par exemple, vous pourrez commandez la lampe mais pas gérer des automatisations ou gérer l’ampoule à distance. Il faut être à portée pour lancer une commande. Si vous voulez utiliser un interrupteur, ajouter une automatisation, etc., vous aurez besoin d’un hub (Apple TV, HomePod, iPad à la maison, etc.).

La version que j’ai ne propose que le réglage de la luminosité. Pour être franc, les premiers essais ont été un pue laborieux : l’ampoule a été ajoutée via un iPhone, avanr de devenir innacessible. Un cycle d’allumage plus tard, la luminosité s’affichait en permanence à 14 %, alors qu’elle bougeait en pratique. Après un peu d’attente et des essais sur un autre appareil HomeKit (un Mac), tout fonctionne.

Questions performances, OSRAM annonce 800 lumens, un blanc chaud (2 700 K) et une consommation de 9 W. J’ai mesuré 9,2 W à la prise, donc c’est cohérent. Le blanc mesuré atteint 2709 K (c’est normal) et l’IRC est de 82,6, ce qui est correct, sans plus. Les couleurs ne devraient pas être trop dénaturées. Pour la luminosité, j’attends du matériel, donc je mettrais éventuellement à jour.

Très franchement, le Bluetooth limite pas mal les ampoules HomeKit. Ca nécessite du matériel Apple avec un positionnement précis, car le hub ne doit pas être trop loin de l’ampoule pour qu’elle soit utilisable. Sur le coup, le ZigBee avec un pont, même s’il induit d’autres contraintes, est plus efficace pour cet usage. Après, l’ampoule d’OSRAM (et le reste de la gamme) a tout de même l’avantage du prix : moins de 25 €.

Le problème du GPS dans les vieux appareils iOS (et comment le régler partiellement)

Par Pierre Dandumont

Vous en avez peut-être entendu parler en avril, un « bug » dans le standard GPS a rendu inutilisable quelques vieux appareils. Apple a été touché plus récemment (le 3 novembre) et je me suis donc posé une question : qu’est-ce que ça implique ?

Premièrement, un peu de théorie. La norme GPS comptait les semaines avec un compteur sur 10 bits (1 024 possibilités), ce qui implique une remise à zéro tous les 20 ans environ. A la remise à zéro, la gestion de l’heure va poser des soucis, sauf si une mise à jour de l’appareil passe le compteur sur 13 bits (8x plus de possibilités). Les constructeurs ont généralement proposé une mise à jour en avril (ou avant), vu la date butoir. Assez bizarrement, Apple a visiblement compté les semaines à partir d’une date un peu plus tardive que les autres et le problème n’est donc survenu que cette semaine.

Apple a mis à jour l’iPhone 4S, l’iPhone 5, l’iPad mini cellulaire, ainsi que les iPad 2, 3 et 4 cellulaires. Les appareils précédents (iPhone 3G, 3GS et 4) ainsi que l’iPad cellulaire (le premier) ne sont pas à jour. Pour les autres appareils iOS (iPhone, iPod touch, iPad), il n’y a pas de GPS, donc pas besoin de correction. Pour les suivant, un OS à jour suffit à corriger le problème. Si vous restez sur un vieil iOS pour une raison x ou y, ça risque de mal fonctionner.

Petit test

A la base, je voulais tester avec un iPhone 3GS sous iOS 6, un iPhone 4 sous iOS 7, un iPhone 4S sous iOS 6 (oui, Apple le permet), un iPad sous iOS 5 et un iPhone 5 avec la dernière mise à jour d’iOS 10, qui corrige le problème. En pratique, je n’ai pas réussi à faire un fix GPS avec l’iPhone 3GS et l’iPad 3G (rester dehors au même endroit dégagé pendant plusieurs minutes, c’est vite énervant). Je ne sais pas si le problème vient du bug ou des appareils qui captent mal. Au même endroit, l’iPhone 5 captait correctement, ceci dit. L’iPhone 4S a décidé de partir en boot loop avant la fin des tests (oups). Avec l’iPhone 4, j’ai bien eu le bug, même si là aussi, le téléphone est assez lent à faire le fix. Pour les tests, j’avais désactivé le Wi-Fi et le Bluetooth et utilisé les appareils sans carte SIM : ça forçait donc le fix GPS sans éphémérides, donc ça prend plusieurs minutes.

La date n’est pas la bonne

Le résultat ? C’est un peu compliqué. La localisation continue à fonctionner, en réalité. L’appareil se positionne bien, que ce soit en GPS ou en Wi-Fi. Par contre, la localisation GPS va modifier la date, à une valeur erronée. Et une fois la date changée pour une valeur au début des années 2000, vous aurez des problèmes de connexion. beaucoup de sites et d’applications n’apprécient tout simplement pas des dates 20 ans en arrière.

Les solutions

Sur les appareils touchés qui acceptent iOS 9 (au moins), la solution va être de mettre à jour l’appareil. Apple a corrigé le bug sur pas mal de modèles. Pour les autres, une solution simple va être de fixer la date manuellement. Dans Général -> Date et heure, il faut décocher la case Réglage automatique et fixer manuellement la date. Si jamais l’appareil est déjà revenu en 2000, comme sur la capture, cochez la case quelques seconde avant de la décocher. Normalement, ça suffit pour que l’iPhone se synchronise en NTP (à la bonne heure) sans récupérer l’heure sur un fix GPS. Le problème ne se pose que sur quelques appareils : iPhone 3G, iPhone 3GS, iPhone 4 et iPad 3G. Les autres appareils iOS ont soit un correctif, soit n’ont pas de récepteur GPS.

Il faut fixer l’heure manuellement

Normalement, vous ne devrez pas voir de grosse dérive de l’heure, mais dans le pire des cas un passage en réglage automatique quelques secondes devrait suffire. Après, le bug bloque sûrement les logiciels de navigation sur le temps de parcours, mais je suppose que sur des appareils de cet âge, ce n’est pas un énorme problème.

La manette Xbox Elite 2 incompatible avec iOS 13

Par Pierre Dandumont

C’est aujourd’hui que sort la seconde version de la manette Xbox « Elite ». La meilleure manette de Xbox revient, avec le même défaut que la précédente : elle vaut pratiquement le prix d’une Xbox One (180 €). Et – surtout – elle ne fonctionne pas sous iOS.

Cette nouvelle manette a pleins d’avantages. Elle est extrêmement bien construite, possède une batterie interne – plus de piles ! – qui se recharge en USB-C, des boutons et sticks interchangeables, des gachettes de raccourcis, etc. Je vous laisse lire les tests, mais on fait difficilement mieux. Elle est livrée avec une housse et une station d’accueil, intègre une prise jack 3,5 mm, etc. La totale, donc. Vraiment. Mais elle ne fonctionne pas sous iOS 13, malgré l’ajour du Bluetooth. A noter que dans mes souvenirs, elle a été présente sur cette page, mais la version actuelle ne l’indique pas. Et je n’ai pas trouvé de sauvegarde datant du lancement d’iOS 13.

La housse


La manette, en bas


Les pièces se changent facilement


Des palets permettent de doubler certains boutons


De l’USB-C

De ce que j’ai pu voir, la raison est totalement triviale. Dans iOS 13, le support des manettes Bluetooth a visiblement été bridé de façon assez arbitraire, sur le nom renvoyé par l’appareil. En clair, si la manette s’appelle « Xbox Wireless Controller » ou « DualShock 4 » dans l’interface, iOS (ou iPad OS, tvOS) active la prise en charge. Mais si la manette se nomme « Xbox Elite Wireless Controller », rien. La manette n’est même pas vue par l’OS. Si ma supposition sur le support est bonne, une simple MAJ d’iOS devrait amener le support de la manette, mais ce n’est pour le moment pas le cas. Je vous mettrais bien une capture, mais les réglages Bluetooth des appareils iOS ne montrent tout simplement pas la manette.

Sous macOS (Catalina ou avant), c’est un peu plus compliqué. Techniquement, la manette peut être connectée, vu qu’elle est HID dans l’absolu (le standard). Mais elle ne fonctionnera pas en MFi sous Catalina, et donc pas avec les rares jeux qui n’utilisent que les API d’Apple. Je n’ai pas encore essayé, mais je suppose que les jeux d’Apple Arcade passent par les API en question. Pour la majorité des jeux prévus pour macOS, en tout cas, elle devrait fonctionner dans la pratique.

Sous macOS (Mojave, mais le résultat est le même sous Catalina)

Dans tous les cas, la manette est excellente, même si franchement onéreuse. Et j’espère qu’une mise à jour d’iOS permettra de l’utiliser dans le futur.

Petite mise à jour de ma collection de jeux Pippin

Par Pierre Dandumont

Assez régulièrement, je mets à jour ma liste de jeux Pippin, pour peut-être atteindre un jour le « Full Set ». Vu qu’il y a finalement assez peu de jeux, arriver à avoir une collection complète semble possible. Même s’il faut bien avouer que ça devient compliqué de trouver des jeux que je ne possède pas sans mettre des centaines d’euros (ce que je ne compte pas faire). Et pour une collection parfaite, j’essaye aussi d’avoir des boîte en bon état, mais ce n’est pas totalement évident. La liste complète est là.

Pour se donner une idée, j’ai 52 jeux japonais sur environ 70, aucun jeux américain, et pas mal de CD de bundle, mais pas encore tous. La liste complète est d’environ 120 disques, en comptant les bêta vues sur Internet.

Randoseru Shougakkou 1-Nensei

Pippin

T-Break

Pippin

Yellow Brick Road II

Pippin (extension de 2 Mo)

Odotte AIUEO

Pippin / Mac / Windows

Anpanman to Asobou! 2

Pippin / Mac

(en assez mauvais état, et j’ai pas toute la pochette)

Anpanman no AIUEO-N!

Pippin / Mac

Et un dernier qui n’est pas encore arrivé (donc pas encore dans la liste) : Gadget: Invention, Travel, & Adventure.

Enfin, s’il y a un généreux donateur, une personne vend Tetsuman Gaiden sur eBay, mais ça reste un peu cher. Et aussi Picture Book of Mission School Uniform (au Japon). le vendeur a une technique assez étonnante : il ne vend pas le jeu à 18 000 ¥, donc il passe à 20 000 ¥.

Vous avez un iPhone 5 ? Mettez-le à jour à cause du GPS

Par Pierre Dandumont

J’en avais parlé il y a quelques mois, une évolution du protocole GPS va empêcher la localisation par satellite de fonctionner sur d’anciens appareils iOS à partir du 3 novembre (demain). Apple a corrigé l’OS de quelques appareils, mais visiblement, il faut mettre à jour l’iPhone 5.

Pour résumer : il faut installer iOS 10.3.4 pour l’iPhone 5 et l’iPad “4” cellulaire. Ou iOS 9.3.6 pour iPhone 4S, iPad “3” cellulaire, iPad 2 cellulaire et iPad mini cellulaire. Il n’y a pas de MAJ pour l’iPhone 3G, 3GS ou 4, ni pour l’iPad cellulaire, ni pour l’iPhone 5c, qui doit avoir une puce GPS corrigée. Le point étonnant, c’est qu’Apple indique que l’iPhone 5 a un problème spécifique.

Visiblement, l’iPhone 5 utilise la localisation pour la gestion de l’heure, et l’arrivée du bug – demain – empêchera la mise à jour automatique d’iOS 10. De plus, iCloud, la messagerie et la navigation devraient aussi poser des soucis. Assez bizarrement, Apple met uniquement en avant l’iPhone 5 et pas les autres modèles. Je ne connais pas les détails techniques, mais soit Apple se concentre sur le modèle le plus récent, soit les autres appareils (iPhone 4S, iPad cellulaires) fonctionnent différemment.

En tout cas, si vous avez un iPhone 5 qui n’est pas à jour (sous iOS 10.3.2 ou avant, donc), il faut mettre à jour en OTA aujourd’hui. Sinon, la seule solution passera par iTunes (ou le Finder sous macOS Catalina). Vous êtes prévenus.

Au passage, je testerais pour vous les problèmes qui peuvent survenir avec un appareil qui n’est pas à jour…

La manette Sega Saturn… pour Mac

Par Pierre Dandumont

J’aime bien les consoles de Sega, et lors de mes recherches au Japon, je suis tombé sur une manette de Sega Saturn pour Mac. Sorties en 2004 et évidemment en USB, elle est sortie avec le jeu PuyoPuyo Fever.

Le jeu se trouve facilement, par exemple sur MacintoshGarden, et il utilise évidemment la manette. Le pad lui-même est une bonne reproduction de la manette originale de la Saturn, mais en USB. Elle est HID, donc compatible avec la majorité des programmes. Pour une fois, l’agencement des boutons est logique et dans l’ordre. On a donc les six boutons de la manette, deux gâchettes, un bouton start et une croix directionnelle. Les gâchettes cliquent bien, la croix fonctionne bien.

La manette


Du blanc


De l’USB

Questions couleurs, elle est dans des tons blancs – la mode dans les Mac à l’époque -, que ce soir pour le corps lui-même, les boutons ou même le logo Sega. C’est joli et ça change des modèles noirs. La qualité de fabrication est bonne et la reproduction fidèle.

Une organisation HID propre


PuyoPuyo Fever


PuyoPuyo Fever

Du coup, j’en ai profité pour la tester avec PuyoPuyo Fever. Attention, il faut un Mac capable de lancer les applications PowerPC, et un logiciel pour traduire le japonais peut aider… Et la manette fonctionne évidemment parfaitement avec les émulateurs.

Du Wi-Fi 11ac et du Bluetooth 4.2 pour de vieux Mac

Par Pierre Dandumont

Dans les limites de certains vieux Mac, il y a souvent la carte Wi-Fi. Pas mal de modèles de 2011/2012 offrent en effet de quoi gérer les OS récents, mais ne prennent pas en charge certaines technologies à cause de la carte Wi-Fi (et Bluetooth). Mais une solution existe.

Les MacBook Pro Unibody 13, 15 et 17 pouces de 2010 à 2012 ont en effet une carte Wi-Fi 11n et du Bluetooth 2.1, alors que pas mal technologies liées à macOS demande du 11ac et du Bluetooth 4.0. Mais comme les cartes Wi-Fi sont dans un format propriétaire, il était impossible de remplacer facilement la carte.

Mais grâce à un membre de MacRumors, cette solution existe. Il a fabriqué un PCB qui permet d’utiliser une carte Wi-Fi/Bluetooth d’iMac (BCM94360, j’avais installé ça dans un MacBook Air de 2012) dans pas mal de modèles. Ca fonctionne dans les MacBook Pro 13 pouces 2011 et 2012, les 15 pouces de 2010, 2011 et 2012 et les 17 pouces de 2010 et 2011.

L’adaptateur


Un essai


La carte en place

C’est assez cher (150 $) et sold out pour le moment, mais pour le prix, on a tout de même la carte d’iMac, qui reste elle aussi assez onéreuse au départ. L’avantage de cette solution a un gros avantage, assez évident : comme ça passe par une carte Apple, il n’y a pas de gros problèmes de compatibilité. Ca fonctionne directement, et Apple ne devrait pas le bloquer. La carte permet donc d’avoir du 802.11ac (1 300 Mb/s théorique, on peut atteindre 750 en pratique), du Bluetooth 4.0, et active Continuity, le déverrouillage avec l’Apple Watch ou Hand Off.

Ca fonctionne

Et merci David Le Fada pour l’info.

Port PS/2, souris série et Windows 10

Par Pierre Dandumont

Lors d’un article pour Canard PC Hardware, j’ai découvert un truc : certaines souris PS/2 peuvent fonctionner en mode série, ce qui m’aurait bien aidé lors de ma recherche d’une souris série. Et ça fonctionne encore sous Windows 10.

Petit rappel : dans le monde des PC, on aime la rétrocompatibilité. Donc quand IBM a lancé le PS/2 en 1987, beaucoup de gens continuaient à utiliser une souris série. Quand l’USB a débarqué fin des années 90, beaucoup de gens utilisaient encore des souris PS/2, etc. En vrai, certains utilisent encore des souris PS/2 avec des arguments datés en 2019. Du coup, les fabricants de souris (pas que, mais c’est le sujet ici) proposaient (et proposent) des souris hybrides.

Trois adaptateurs

Les souris Apple USB ne le font pas, mais pas mal de souris USB actuelles – comme celle du Raspberry Pi – disposent encore d’un mode PS/2. Avec un adaptateur passif (et standardisé, c’est important), un modèle USB peut se brancher sur un port PS/2. Et à l’époque du passage série vers le PS/2, c’était la même chose… ou presque.

Une souris hybride à gauche, une souris série à droite

Je dis « ou presque » pour une bonne raison. J’ai commencé par acheter un adaptateur sur eBay, que j’ai testé avec mes souris PS/2, sans succès. Puis j’en ai acheté un autre (d’origine Microsoft), sans succès lui-aussi. J’ai même eu une petite suprise, d’ailleurs : une souris compatible qui ne marchait pas avec un adaptateur… mais pas non plus en PS/2. Les trucs en panne, ça arrive. Finalement, j’ai trouvé une souris Microsoft livrée directement avec son adaptateur, et là ça marche. Je résume :

• Une souris série fonctionne évidemment en mode série.
• Une souris notée « série et PS/2 » ne fonctionne pas nécessairement en mode série avec tous les adaptateurs.
• Sur certains modèles de souris (la Basic Mouse de Microsoft dans mon cas), la compatibilité dépend de la révision matérielle et c’est indiqué sous la souris.

Compatible série, mais pas avec mes adaptateurs

Là, j’ai trois adaptateurs, visiblement avec un brochage différent. Seul le Microsoft fourni avec une Basic Mouse fonctionne. Les autres n’activent visiblement pas le mode série. En réalité, le problème est plus large : pour que ça fonctionne, il faut un adaptateur câblé correctement (ce n’est pas standardisé), une souris capable de fonctionner dans les deux modes – ce n’est absolument pas systématique et généralement indiqué sous la souris – et une souris qui fonctionne avec le bon protocole série. Dans mon tas de souris, donc, seule la Basic Mouse de première génération (identique à la 3e génération, cf. les photos) le fait.

Deux souris identiques ?


Une souris uniquement PS/2


Une version hybride, fonctionnelle

Le rapport avec Windows 10 dans le titre ? L’OS de Microsoft supporte encore parfaitement les souris série. Il suffit de brancher un modèle série sur un adaptateur USB vers série, de bouger un peu la souris pour activer la détection… et ça marche. Le curseur bouge.

La conclusion de tout ça ? Si vous cherchez un jour une souris série pour un ordinosaure, vous pouvez tenter une souris PS/2, mais elle doit être explicitement compatible – n’espérez pas que ça fonctionne avec une souris random – et il vaut mieux avoir son adaptateur.

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