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Canard PC Hardware 46 est en kiosque (avec un test du DTK d’Apple)

Le nouveau numéro de Canard PC Hardware – mon vrai boulot – est en kiosque. Et je vous propose un truc intéressant : un test du DTK, le Developer Transition Kit. Pas la version 2005, mais bien celui de 2020.

Commençons par le reste du magazine : vous trouverez des dossiers sur les GeForce RTX 3000, sur DLSS 2.0, sur les CPU Transmeta, les CPU Tiger Lake. Il y a même un test d’une clé USB anti-ondes.

Mais si vous êtes ici, c’est sûrement pour les Mac… et donc le test du DTK. On en parlera plus en détail ici plus tard, mais le DTK est un Mac mini avec un CPU Apple A12Z, et c’est une excellente surprise. La machine est vraiment performante : vous avez pu le voir chez Mac4Ever, HandBrake est correct en émulation, et très rapide une fois compilé. De même, l’encodeur vidéo est nettement plus rapide que celui des puces T2.

Chez MacG, j’ai fourni un petit teaser avec GeekBench. Le DTK, en natif, est nettement plus efficace que mon MacBook Pro actuel, et en émulation il est devant une Surface Pro X en natif…

Il y a aussi quelques infos sur la consommation, très faible. Attention, les trucs publiés ici (et sur les sites Mac) sont des résumés : il y a plusieurs pages sur le DTK, un test de la Surface Pro X sous Windows 10 ARM, des essais avec des Raspberry Pi, Chrome OS, etc.

Oui, c’est frais

Pour le fun, j’ai aussi compilé Doom pour « Apple Silicon », parce que… It Runs Doom. C’est un peu compliqué à faire, mais ça fonctionne. Il y a même une petite vidéo teaser et si vous connaissez Apple, il y a un easter egg à la fin.

Le magazine est en kiosque, mais si vous ne le trouvez pas, il est disponible sur la boutique.

Les joies de l’USB-C et l’audio

L’USB-C, c’est compliqué. L’USB-C audio, c’est encore pire. Et sur un essai prévu ici… je bloque.

Petit résumé : pour faire passer de l’audio dans une prise USB-C, il existe deux techniques. Celle d’Apple et de quelques fabricants de smartphones Android, c’est d’utiliser l’USB Audio. En gros, l’adaptateur (ou les écouteurs, casques, etc.) communique en USB, avec des données. Il y a un DAC dans le périphérique, et l’ensemble fonctionne comme une « carte son USB ». Ca marche sur à peu près tous les appareils USB-C, mais ça augmente les coûts et la qualité va dépendre de l’appareil cible (adaptateur, etc.), vu qu’il contient le DAC.

Dans pas mal de smartphones Android, on travaille en passif. Un mode spécifique de l’USB-C permet de faire passer l’audio analogique dans la prise USB-C. Conceptuellement, la prise USB-C devient une prise jack et les adaptateurs (casques, écouteurs, etc.) ont simplement une prise USB-C au lieu d’une prise jack, mais font passer le même signal. La qualité va donc dépendre du DAC de la source et la compatibilité est moyenne : le smartphone (PC, Mac, etc.) doit prendre en charge ce mode.

Pour tester, j’ai acheté cet adaptateur. Il propose en théorie une prise USB-C femelle pour la charge, une prise USB-C mâle pour la connexion et une prise USB-C femelle qui supporte l’audio en passif, avec un DAC. Donc il doit communiquer en USB Audio, avec la possibilité de brancher un adaptateur USB-C « audio » passif. J’ai évidemment deux appareils passifs : un adaptateur et des écouteurs. Et dans les deux cas, ça ne marche pas.

L’adaptateur (au centre), des écouteurs noname USB-C, deux adaptateurs (un Apple, un Huawei)

Premièrement, l’adaptateur n’est même pas reconnu directement en connexion directe sur le Mac, mais fonctionne sur ma station d’accueil Thunderbolt 3. En fait, il faut le connecter avec un chargeur branché pour que macOS puisse le voir. Et deuxièmement… il ne propose pas de sortie audio. Je ne sais pas si ça vient de macOS, mais l’appareil est bien vu comme un adaptateur USB Audio (PD3.0 USB-C Audio) mais rien ne fonctionne. macOS ne voit pas de sortie audio quand je branche l’adaptateur ou les écouteurs. Du côté de Windows 10, j’ai un message lié à la vidéo.

macOS voit bien un adaptateur USB-C “Audio”


Windows voit un souci d’alt mode

Donc ça ne fonctionne pas, et je ne sais pas pourquoi. Du coup, je vous recommande un truc : si vous avez besoin d’une sortie audio supplémentaire (ou d’une seconde paire d’écouteur) sur un Mac, vérifiez bien la compatibilité avant…

Installer A/UX, le premier UNIX d’Apple

J’ai déjà parlé d’A/UX, le premier UNIX d’Apple bien avant Mac OS X. J’avais déjà testé A/UX dans un émulateur, et je me suis dit : « Pourquoi pas sur un vrai Mac ? ». Et je l’ai fait, en vert et contre tous (vous allez comprendre).

La première partie de l’article date d’il y a un moment. Je n’ai pas la date exacte (j’ai effacé les logs de WordPress) mais il a plusieurs années.

Comme j’ai un Quadra 900 compatible (68040, 32 Mo de RAM, etc.), j’ai tenté d’installer A/UX 3.0, compatible avec ce modèle. Les versions précédentes d’A/UX demandent des machines plus rares, spécialement la première qui n’a même pas été distribuée sur CD. Le site essentiel pour découvrir A/UX c’est AUX-Penelope. Pour trouver A/UX, je vous conseille Macintosh Garden (mais ne le dites à personne).

De galères en galères

On apprend sur ces erreurs, mais l’installation d’A/UX 3 a été amusante sur ce point.

Premièrement, impossible de démarrer de ma disquettes virtuelle. Jusqu’à ce que je me souvienne que j’avais déjà écrit sur la façon de démarrer des Quadra et de l’effet de la clé (physique) : elle empêche de démarrer sur une disquette quand elle est dans la position de sécurité.

Deuxièmement, mon Quadra a un lecteur DAT interne et pas de lecteur de CD. J’ai d’abord tenté avec un lecteur externe, reconnu par A/UX (avec le système installé par défaut). Mais avec la disquette de démarrage, impossible : le disque n’était pas reconnu. Après avoir débranché le lecteur et branché le tout en interne à la place du DAT, pas de soucis. Pour information, A/UX demande des lecteurs CD-ROM SCSI et n’accepte pas tous les lecteurs. Un modèle Apple un peu ancien (dans mon cas un CD-300i Plus, 2x) devrait suffire pour l’installation depuis un CD-R.

Troisièmement, le disque dur (pas d’origine) a décidé de mourir pendant l’installation. Il faisait des bruits bizarres, mais le formatage l’a achevé. Après pas mal de déboires, j’ai tenté un 2,5 pouces 10 000 tpm (et ça m’a décidé à acheter un adaptateur SCSI vers SATA). Pour rappel, le meilleure rapport qualité/prix en SCSI reste un “vieux” modèle SCA à 10 000 tpm, on en trouve facilement sur eBay et compagnie pour quelques euros, et ils sont vraiment plus performants (et silencieux) que les modèles d’époque. Malheureusement sans succès, (et l’initialisation d’un disque dur de 73 Go prend littéralement des heures). Enfin, j’ai tenté avec un modèle de 4 Go, assez bruyant, avec succès.

Là, c’est quand j’avais laissé en plan ce brouillon, il y a bien trop longtemps.

Retour en 2020

J’ai donc ressorti le même Quadra, un Floppy Emu, un SCSI2SD, un lecteur de CD-ROM. Assez bizarrement, mon lecteur CD 2x Apple (un CD-300i Plus) n’a pas voulu fonctionner et ma carte de capture affiche des images verdâtres. J’ai donc installé un modèle 24x (lui aussi Apple) et c’est passé. Une fois démarré, j’ai eu des erreurs, parce que ça continue : j’avais branché le SCSI2SD sans alimentation (il tire son énergie du bus) mais j’ai eu des erreurs et ça a bousillé la structure de la carte SD. J’ai donc dû recommencer après avoir remis le clone (heureusement fait avant) dessus.

Avec une carte reconstruite et un SCSI2SD alimenté correctement, ça a fonctionné. L’installation d’A/UX demande pas mal de réglages, ce n’est pas un système moderne. Il faut donc une partition pour System 7 (qui va démarrer le Mac), une partition de swap et une partition UNIX. L’installation s’effectue ensuite en deux temps : d’abord System 7, ensuite A/UX. Même avec un lecteur de CD-ROM rapide, l’installation complète prend quand même un peu de temps (le SCSI2SD n’est pas très rapide sur les débits) : environ 26 minutes pour les composants UNIX.

Désolé, pour le vert, la carte de capture a vraiment du mal avec le Quadra.


L’installation de base, il faut passer en custom


On commence par partitionner


16 Mo pour “Mac OS”, 64 Mo de swap, le reste pour A/UX


On installe System 7


Puis les outils UNIX


Ca prend… du temps


C’est fini !

Après ma première installation réussie, j’ai tenté de mettre à jour en A/UX 3.1 avec un CD que j’avais gravé… et ça a planté mon installation. Nickel. J’ai donc recommencé pour les autres captures (oui, je suis têtu).

D’aspect, A/UX ressemble à System 7… mais avec des outils UNIX. On a donc par exemple un shell de commande.

A/UX

Bon, après, il n’y a pas beaucoup de choses à faire, surtout avec un écran vert comme dans mon cas. L’interface graphique ne réagit pas super bien (c’est plus fluide avec un System 7 en natif, c’est évident) mais avoir des outils UNIX, c’est toujours amusant sur une machine de cet âge. Du coup, j’ai testé ce que j’avais sous la main : Prince of Persia. Le jeu fonctionne correctement, mais avec quelques ralentissement, bizarrement il essaye d’accéder au lecteur optique. Mais ça passe. Pour le reste, je n’ai rien de spécial à montrer, le but était surtout d’installer A/UX…

Dans les trucs qui marchent, il y a évidemment l’Ethernet et l’AppleTalk, même s’il faut un adaptateur AAUI pour cette machine. J’en ai profité pour installer Doom II… qui malheureusement ne fonctionne pas.

Prince of Persia


Mais pas de Doom II

Une publicité pour pour la Pippin Power Player

Sur Twitter, je suis tombé sur une pub pour la console, mais avant sa sortie : la Pippin Power Player.



On peut voir les informations classiques sur les spécifications de la console, la possibilité de brancher une imprimante ou un lecteur de disquettes, mais aussi – évidemment – le fait qu’il y a des jeux.

Mac OS X sur le Raspberry Pi 4

Cette semaine, Mac OS X sur un Raspberry Pi 4. Pas macOS Big Sur, évidemment, mais Mac OS X Panther, avec PearPC.

Je l’avais fait sur un Raspberry Pi de première génération, sur un Raspberry Pi 3, j’ai testé sur un 4. Comme d’habitude, même si la puissance des CPU a explosé, c’est lent tout de même.

Par rapport à 2016, j’ai eu pas mal de soucis. Premièrement, PearPC ne se compile tout simplement pas avec un GCC récent. J’ai donc dû installer spécifiquement GCC 5 pour compiler PearPC (c’est expliqué là).

sudo apt-get install gcc-5 g++-5
sudo update-alternatives --install /usr/bin/g++ g++ /usr/bin/g++-5 1
sudo update-alternatives --install /usr/bin/gcc gcc /usr/bin/gcc-5 1

Ensuite, l’outil que j’utilisais pour générer le fichier de configuration n’existe plus et je n’avais pas gardé celui d’origine. J’ai essayé avec un outil Windows, mais ça ne marchait tout simplement pas avec mon installation, donc j’ai mis les mains dans le cambouis.

Enfin, mon installation de Raspbian n’était pas installée avec le serveur X et j’ai donc dû ajouter manuellement les outils. Et même comme ça, j’ai un souci : tant que je ne passe pas en plein écran, le raccourci pour activer la souris ne fonctionne pas.

512 Mo sur un Raspberry Pi 4

Inutilisable… mais moins

PearPC n’est pas un bon logiciel pour émuler Mac OS X. C’était vaguement utilisable sur un x86 en 2005, nous sommes en 2020 et l’émulation sur du RAM est horrible (il n’y a pas de compilateur JIT pour accélérer les choses). Il fallait 1h20 pour démarrer sur le premier Pi et 2 minutes 15 pour afficher le menu « A propos de ce Mac ». Sur un Pi Zero, un peu plus rapide et avec plus de RAM, il faut 45 minutes et 45 secondes (avec quelques optimisations ARM aussi). Le Raspberry Pi 3 et son CPU plus récent boote en 20 minutes 40 et affiche le menu en 20 secondes. Et le Raspberry Pi 4 prend « seulement » 8 minutes et 7 secondes pour démarrer, avec seulement 8 secondes pour le menu. C’est évidemment nettement mieux, mais ce n’est pas bien pour autant : n’importe quel vrai PowerPC fait nettement mieux que ça.

Je ne mets que la vidéo du Raspberry Pi 4, mais celle du Pi Zero est là et celle du Pi 3 est aussi sur YouTube.

Comme d’habitude, c’est juste de la démonstration technologique idiote, sans aucun intérêt en pratique.

Un PowerBook à base de Pentium M

On voit souvent des prototypes de Mac avec des cartes mères bizarres, mais rarement des modèles avec un CPU Intel, surtout un CPU qui n’a pas été proposé officiellement par Apple. En effet, un vieux message de forum montre un « PowerBook » avec un Pentium M.

Le Pentium M est un processeur Intel mobile sorti au début des années 2000, quand le Pentium 4 était inexploitable dans les PC portables. Il consomme peu pour l’époque, avec des performances très correctes, et le Core Duo (utilisé dans les premiers Mac Intel) est essentiellement un Pentium M dual core. Apple n’a pas utilisé le Pentium M dans les Mac, donc, mais tout de même dans un produit : l’Apple TV de 2006.

Visiblement, la personne possédait un Mac de développement, construit avant la sortie des MacBook Pro. Il dit que le Mac affichait 1,072,300,032 bytes of system memory tested OK (donc 1 Go de RAM), et ensuite le message suivant : Intel Mobile Calistoga CRB Framework Implementation Copyright (c) 1999-2005 Intel Corporation. All rights reserved. Intel (R) Pentium(R) M CPU BIOS Version: 0.0F, 10/11/05 For Evaluation Purposes Only.. Calistoga est le nom de code d’un chipset de l’époque, le i945.

Pas de marquage visible


Pas de carte mère rouge


Les stickers montrent que c’est un prototype

Les photos, anciennes, montrent un PowerBook ou un MacBook Pro sans marquage sur l’avant. La carte mère, vue de loin, semble assez classique, mais l’arrière montre les stickers habituels des prototypes Apple. j’ai essayé de contacter la personne à l’origine des posts, mais c’est franchement vieux…

La Sainte Grenade d’Antioche (finalement) cachée dans Mac OS

Avec l’aide de Gilles, j’ai finalement trouvé la Sainte Grenade d’Antioche cachée dans Mac OS.

Petit résumé : dans certains endroits, normalement invisibles, on peut afficher une icône du célèbre lapin tueur des Monty Python. J’avais essayé aussi d’afficher la grenade d’Antioche, mais sans succès. Mais Gilles m’a donné la solution.

En fait, il faut installer AppleShare (version serveur) et ne pas uniquement se baser sur la version client installée avec Mac OS. Une fois que c’est fait, les fichiers présents /System Folder/Preferences/File Sharing (oui, je sais, le chemin sous Mac OS ne s’affiche pas comme ça) affichent une icône différente et le fichier AppleShare PDS (à la racine du disque) affiche l’icône de la Sainte Grenade d’Antioche.

Pour le partage


La Grenade


La version simple

Encore un prototype du premier iPhone

Vu sur Twitter, encore un prototype du premier iPhone. Il n’a pas de marquage sur la face arrière et fonctionne sous SwitchBoard, l’OS de test.






Un prototype d’Apple Watch camouflé en iPod nano

Vu sur Twitter, encore, un truc un peu particulier : Apple camouflait visiblement les prototypes d’Apple Watch avec une sorte d’étui qui ressemblait à un iPod nano 6G.

C’est original, même si ça passe uniquement de loin : ça semble quand même assez grossier.






iPad Air 2020 et Apple One, l’accord parfait ?

Cette nouvelle version 2020 de l’iPad Air dévoilée hier par Apple confirme avant tout une chose, il n’y a guère plus de concurrence face à Apple sur le segment des tablettes. Les solutions sous Android font peine à voir face au camp d’en face et les dernières nées des plus grandes marques ont tout à envier à ce que produit la pomme en 2020.

iPad Air 2020

Cette nouvelle tablette continue de piocher dans le design des iPad Pro avec un écran de 10.9 pouces, soit un pouce de moins que le modèle au dessus, mais la même philosophie d’affichage. L’écran est un “Liquid Retina” en 2360 x 1640 pixels pour une densité d’affichage confortable de 264 pixels par pouce.

iPad Air 2020

La bordure de saisie est assez fine sur trois côtés mais reste un poil plus épaisse pour enfermer la webcam frontale de l’appareil. Une camera qui grimpe à 7 mégapixels f/2.2 HDR pour de la vidéo conférence confortable même en faible luminosité. La partie arrière embarque également sa camera dans une version 12 mégapixels f/1.8 capable de filmer en UltraHD en 60 images par seconde et avec des fonctions de ralenti et de stabilisation.

Gros changement qui rapproche encore la nouvelle tablette iPad Air 2020 de l’iPad Pro, la prise en charge de l’Apple Pencil de seconde génération et du dernier clavier Magic Keyboard de la marque. Les accessoires étant les mêmes, les logiciels pourront être pilotés de la même manière également. Enfin, et c’est un changement des plus logiques, le nouveau form factor abandonne totalement le port Lightning propriétaire pour un port USB Type-C désormais franchement plus répandu.

iPad Air 2020

Un changement issu de l’iPad Pro n’a pas été retenu, celui d’une implantation de Face ID pour détecter l’utilisateur sans contact. C’est donc un capteur d’empreintes Touch ID qui sert à s’authentifier sur la tablette, il est intégré dans le bouton de démarrage. On pourrait se dire que le recours au capteur photo serait une bonne idée en pleine pandémie de Covid-19 mais éviter le contact pour démarrer une tablette avec laquelle on interagira avec les doigts me parait être un bénéfice très minime.

iPad Air 2020

L’élément le plus marquant dans cette nouvelle génération d’iPad Air 2020 n’est pas lié aux éléments visibles de la machine, on retrouve de nouveaux coloris, on découvre un nouvel affichage… Mais c’est bien à l’intérieur de l’engin que la gosse nouveauté de ce modèle est cachée. Apple a intégré son nouveau SoC A14 Bionic gravé en 5 nanomètres dans la tablette. Beaucoup de monde tablait sur une présentation réservée à la sortie d’un nouvel iPhone mais la marque a déjoué tous les pronostics en intégrant sa puce dans sa dernière tablette Air. Plus rapide, on parle d’un bond de 40% de performances par rapport au SoC A12 de l’iPad Air  de 2019, et moins énergivore, cette dernière est sans doute la clé de voûte d’une nouvelle génération d’applications grand public pour la marque.

iPad Air 2020

Le prix enfin, la version de base coûtera 669€ dès le mois prochain. La version 4G est annoncée à 809€. Des tarifs élevés qui ne comprennent ni stylet ni clavier… Mais des tarifs semblables aux derniers concurrents de qualité toujours visible sous Android. La concurrence est morose, Apple en profite et assoit sa position de tablette à tout faire. Avec son nouveau format proche du modèle Pro, sa puce haut de gamme et le rapprochement des accessoires, la marque à la pomme a tout ce qu’il faut pour stabiliser son système de tablette créative.

Qui va encore acheter une tablette Android ? Ceux qui ont investi dans une logithèque Android parce qu’ils ont un smartphone avec le même système et leurs habitudes. Les autres vont, petit à petit, se tourner vers Apple. La marque en est visiblement bien consciente et propose une solution.

Apple ONE

Apple One, un abonnement pour les lier tous

Apple One est une solution d’abonnement qui regroupe l’ensemble des briques qui valident l’achat d’un appareil comme l’iPad Air (et, par extension, les autres appareils d’Apple.). Une tablette, plus qu’un smartphone, est un réceptacle à contenu. Son existence est liée non pas à des activités de service comme la téléphonie ou la photo mais avant tout à la création et au loisir. Accéder à des applications et des jeux, de la musique et des films via un abonnement mensuel est quelque chose de très positif pour ce type d’outil. Ce type d’abonnement valide par défaut l’achat du produit et, paradoxalement, le produit valide l’abonnement. 

Ce genre de montage est particulièrement efficace en numérique puis qu’il crée un besoin avant de le solutionner. Avec Apple One, la marque offre un contenu complet à l’utilisateur qui va justifier son achat d’une tablette ou d’un smartphone pour en profiter. 

Apple One propose dans un même forfait un accès à tous les services de la marque : iCloud, Apple Music, Apple TV+, Apple Arcade, Apple News+ et Apple Fitness+1… Il résout également la problématique des multiples débits de ces différents services. Au lieu de multiplier les prélèvements de quelques euros, il offrira une meilleure visibilité et.. une vraie fausse ristourne. A partir de 14.95€ par mois en France pour 4 applications : Apple Music, Apple TV+, Apple Arcade et iCloud pour 50Go d’espace disponible, l’offre est rapidement moins chère que les services séparément. Pour autant, rares sont les personnes à dépenser autant dans ce type d’abonnements. Peu de personnes payent l’ensemble des services proposés par Apple. La plupart piochent dans deux ou trois seulement. Diversifient les sources, vont choisir un abonnement Spotify, un stockage DropBox et peut être un Apple TV… Ici la tentation de tout regrouper pour plus de simplicité va être grande.

Apple ONE

Et quoi de mieux pour enfermer l’utilisateur que de lui offrir du contenu sur un plateau d’argent ? Si son abonnement court encore et que son matériel tombe en panne ou doit être remplacé, le changement passera par la case Apple. Si on vous pose la question du choix d’Apple par rapport à la concurrence, là encore l’offre Apple One sera parfaite pour justifier votre choix.

L’offre famille d’Apple est également pensée dans une version “famille” avec un abonnement un poil plus cher : 19.95€ mensuel pour 200 Go par mois et six périphériques accessibles au lieu d’un. Un chausse pied parfait pour faire entrer toute la famille sous la houlette de la pomme. 

iPad Air 2020 et Apple One, l’accord parfait ? © MiniMachines.net. 2020.

Une Apple Pippin dans un jeu Apple Arcade (et Nintendo Switch)

Dans le trailer de Takeshi & Hiroshi (et dans le jeu, d’ailleurs), on peut trouver une Apple Pippin.

Le jeu est sorti sur Apple Arcade il y a plusieurs mois, et plus récemment sur Nintendo Switch. Et donc on peut voir une pseudo Pippin chez un des deux frères.

Dans le trailer Switch


Une capture sur Switch (je crois)


Sur le Mac (via Apple Arcade)

Un BookcaSE en vente au Japon

Dans les produits Apple (ou presque) un peu particulier, il y a le BookcaSE japonais. Et il y en a un en vente au Japon. Êtes-vous prêt à mettre les 1 850 € demandés ?

Le BookcaSE, donc, est un kit de conversion qui permet de transformer un Mac portable (PowerBook 190 ou 5300) en machine de bureau. L’ensemble ressemble à un Macintosh SE très fin, ce qui explique son nom. La machine est déjà convertie, avec notamment une barrette de mémoire et l’écran installé. On peut voir que les connecteurs standards étaient placés latéralement (série, ADB, disquette, PCMCIA) et que le SCSI était à l’arrière, avec un adaptateur vers DB25 intégré.


On voit une « barrette » de RAM


Le PowerBook intégré


La connectique


La prise DB25 pour le SCSI


Le manuel

Un prototype de Mac un avec un connecteur dock pour iPod

Récemment, un collectionneur a montré des images d’un Mac mini un peu particulier : il intègre un connecteur dock 30 broches pour un iPod nano. Si vous venez ici depuis longtemps, vous savez que ce genre de modèle était déjà connu.

C’est un Mac mini G4 (2005) avec un connecteur dock 30 broches pour un iPod nano (l’iPhone n’existait pas encore). La forme de l’emplacement empêche de mettre un autre modèle d’iPod, même si le connecteur est le même, et il n’a pas l’air taillé pour installer un support universel. Visiblement, Apple a prévu pendant longtemps cette intégration : la carte fille qui gère le stockage sur le Mac mini contient les traces de la prise dans la version commerciale. A l’époque, elle n’était reliée qu’au FireWire, donc la durée de vie de ce connecteur aurait été assez faible : Apple a abandonné assez rapidement la synchronisation en FireWire.



Prise en main de la Smart Battery Case pour iPhone 11

Je suis passé d’un iPhone SE à un 11 et j’en ai profité pour me procurer un accessoire pratique (mais moche) : une Smart Battery Case.

Je le répète : c’est assez moche. L’iPhone 11 existe en plusieurs couleurs, la housse uniquement dans un blanc crème et du noir. La bosse, qui a évoluée depuis la première version (pour iPhone 6), prend maintenant tout le bas du téléphone. Depuis les versions successives – iPhone 6, iPhone 7, iPhone XS -, on a gagné quelques points, donc la charge sans fil en Qi, mais je n’ai pas essayé : je n’ai pas de chargeur. Question finition, rien à dire : c’est doux à l’intérieur, le silicone semble qualitatif (heureusement vu le prix), on a une petite LED interne pour indiquer que ça charge, etc. Les boutons sont taillés correctement et l’insertion simple. Pour rappel, Apple a choisi une voie une peu particulière : il faut plier le haut de la housse, insérer l’iPhone dans la coque et ensuite rabattre le tout. Le seul petit bémol vient du bouton silencieux, qui est moins accessible.

Avec l’iPhone


La fameuse bosse et le bouton peu accessible

Question charge, la batterie va d’abord charger l’iPhone et ensuite prendre le relais. Quand elle est vide, l’iPhone reprend la main. On peut voir les deux jauges dans les réglages, c’est assez efficace. La prise Lightning transfère bien les informations, donc les accessoires filaires fonctionnent directement, sans sortir le smartphone.

L’intérieur, bien conçu

La nouveauté de cette housse (et ses versions iPhone 11 Pro), c’est un bouton pour prendre des photos. Avec la coque, la prise en main est plutpot bonne, et le bouton est bien placé. C’est un avantage intéressant, surtout avec le positionnement des boutons de volume sur l’iPhone 11 : il faut retourner l’iPhone quand on veut utiliser le bouton + pour faire une photo. Avec le bouton de la coque, tout tombe directement sous les doigts. Attention à un truc : il faut presser le bouton un peu longuement pour lancer l’appareil photo. C’est un peu comme sur certaines touches : un appui vraiment bref ne fait rien, pour éviter les erreurs. Ce n’est pas long (pas une seconde) mais la pression doit être franche.

Le bouton pour les photos

Question autonomie, je n’ai pas de mesure vraiment évidente. J’ai juste laissé l’iPhone envoyer de la musique vers une enceinte toute la journée au boulot, et en partant, il restait encore 20 % dans la housse, donc c’est assez efficace. Avec un iPhone 11 qui tient assez bien question autonomie, il doit être possible de partir un long week-end sans chargeur. C’est cher (comptez 150 €), plutôt moche, mais efficace. Et c’est ce que j’attendais.

La Sainte Grenade d’Antioche (normalement) cachée dans Mac OS

Il y a peu, je parlais du lapin tueur de Sacré Graal ! caché dans System 7, et j’évoquais la Saint Grenade d’Antioche. Dans un commentaire, Gilles évoquait cette dernière, donc j’ai cherché.

L’icône qui représente la Grenade apparaît en théorie à un endroit précis : dans le dossier File Sharing du dossier Preferences du System Folder, quand le partage de fichiers est activé et qu’un CD-ROM (ou n’importe quel autre média en lecture seule, je suppose) est inséré.

J’ai donc d’abord testé sous System 7.1 (et 7.5) en branchant un lecteur externe (j’utilisais un LC III pour les tests). Mais ça ne fonctionne pas : dans ce cas de figure, je me retrouve avec l’icône du lapin.

System 7 affiche le lapin

J’ai tenté sous Mac OS 7.6, 8.0, 8.5, 8.6, 9.1 et 9.2.2 (sur différents Mac à la maison), sans résultats : sur ces machines, l’icône est vide. Je n’ai pas testé avec tous mes Mac, mais presque. Je vous mets l’icône qui devrait apparaître. Si quelqu’un à une explication, ça m’intéresse. J’ai même testé toutes les versions dans SheepShaver (de 7.5 à 8.6).

Mac OS 9 (et d’autres) affichent une icône vide


L’icône

Un pavé numérique pour l’Apple Pippin

J’en avais parlé en 2017 et j’en ai finalement trouvé un : il existe un pavé numérique pour l’Apple Pippin.

Le PK18-M2, visiblement fabriqué par NTT, se branche sur la prise P-ADB de la console et propose un pavé numérique classique… mais un peu plus que ça. Il possède une touche Enter, une touche tabulation (à droite du 0), une touche Delete (en haut à gauche)… et émule une souris.

Les touches fléchées déplacent en effet le curseur de la souris verticalement et horizontalement (ce n’est pas très pratique) et la touche en haut à droite est un clic gauche. De plus, le pavé numérique propose un truc assez pratique : une prise ADB femelle. On peut donc chaîner le pavé avec un clavier, une souris ou une manette de Pippin en ADB.


Une prise ADB femelle pour chaîner


Le connecteur P-ADB de la Pippin

Je suppose que le pavé servait à taper plus rapidement le numéro de téléphone quand on utilisait la console pour se connecter à Internet (le numéro 0120-114-233 est a priori celui d’un FAI), mais c’est à peu près tout. Dans les jeux, c’est évidemment inutile : ils utilisent essentiellement le trackball et parfois les boutons de la manette.

Est-ce que macOS supporte l’USB 3.2 Gen.2 2×2 à 20 Gb/s ?

En testant un SSD pour Canard PC Hardware, je me suis posé une question : est-ce que macOS supporte l’USB 3.2 à 20 Gb/s ? La réponse est visiblement non, en tout cas avec la carte testée.

Petit résumé, parce ce n’est pas toujours évident. L’USB 3.0 original a été renommé en USB 3.1 Gen.1 puis en USB 3.2 Gen.1, avec un débit maximal de 5 Gb/s. le codage est en 8b10b (8 bits utiles, 10 bits transmis), ce qui donne un débit réel théorique de 500 Mo/s. Ensuite, il y a la norme à 10 Gb/s, nommée USB 3.1 Gen.2 puis USB 3.1 Gen.2. Elle utilise un codage 128b130b, donc avec moins de pertes : ~1,2 Go/s au maximum. Les deux normes peuvent utiliser la prise USB-A ou la prise USB-C, mais on trouve plutôt la norme d’origine en USB-A et la seconde en USB-C.

Plus récemment, une troisième version a été lancée : l’USB 3.2 Gen.2 2×2. Elle permet un débit de l’ordre de 20 Gb/s (~2,4 Go/s) en utilisant toutes les broches de l’USB-C (elle n’existe pas en USB-A). Actuellement, il existe quelques SSD externes qui utilisent cette norme, et quelques cartes PCI-Express, avec la puce ASM3242. J’ai utilisé une carte Sunix USB2321C, qui vaut environ 65 €. Elle se branche en PCI-Express 4x et propose une prise USB-C compatible. Comme SSD, un FireCuda Gaming de chez Seagate, c’est un SSD externe en USB-C rapide, capable d’atteindre 2 Go/s environ avec cette interface. Sur un Mac classique, il est limité à environ 1 Go/s, ce qui reste honorable.

Plus de 2 Go/s sous Windows

Dans un PC, le SSD atteint vraiment ~2 Go/s en lecture et en écriture, ce qui est plutôt élevé. Il est un peu cher (vers 300 € en 1 To) mais rapide, donc. Et dans un Mac ? Faute de Mac Pro, j’ai branché la carte en Thunderbolt 3 dans un boîtier externe. La bonne nouvelle, c’est que la carte fonctionne : elle accepte les périphériques. La mauvaise, c’est que le mode 2×2 ne semble pas implémenté dans macOS. Avec le SSD Seagate en question, impossible de monter le volume : il est vu comme un périphérique USB 2.0 et n’apparaît pas. Avec un autre SSD externe (Crucial X8), compatible uniquement 10 Gb/s, pas de soucis : il monte et fonctionne. Je n’ai pas trouvé de solution : le SSD en « 2×2 » ne fonctionne pas sur la carte. En l’état, la carte fonctionne donc avec les périphériques jusqu’à 10 Gb/s, et c’est tout.

La carte et un SSD capable de travailler en 2×2


macOS ne voit que de l’USB 2.0

Je suppose que quand Intel proposera le mode 20 Gb/s, macOS prendra en charge la norme, ça devrait arriver avant la fin de la transition. Et je n’ai pas encore pu tester avec Big Sur.

La Pippin « Retroquest » rootée

Il y a un moment, j’avais parlé de la Pippin « classic ». Non, pas mon poisson d’avril, la Retroquest. Il s’agit d’une console rétro sortie au Japon (et vendue bien trop cher) qui reprend bizarrement le design de la Pippin.

Keith Kaisershot en a un, il l’a ouverte, et on découvre donc un SoC ARM basique (l’Amlogic S905X, courant dans les boîtiers TV) avec un peu de stockage des émulateurs installés. Elle tourne sous RetroArch (en japonais) et c’est visiblement assez trivial d’ajouter des jeux et même des émulateurs en plus. Une vidéo montre d’ailleurs un déballage et quelque essais.

Mais Keith, en ouvrant la console, a vu qu’il y avait une interface UART, il a donc soudé les câbles nécessaires et le Linux est accessible via la console. Son but est évidemment d’installer l’OS de son choix, avec au moins la possibilité d’installer n’importe quel logiciel.

En haut à gauche, les traces de l’UART

Du coup, comme ça fait un moment que je lorgne sur la console au Japon (vendue bien trop cher, aux alentours de 200 $), j’en ai finalement commandé une sur Aliexpress (vers 100 $). Donc vous aurez un test un jour, le temps qu’elle arrive.

La télécommande Nike+ pour iPod (et iPhone)

Quand Nike a sorti son capteur pour les iPod nano (adapté ensuite aux iPhone), la marque a aussi proposé un bracelet qui faisait office de télécommande : le Nike Amp+.

Le bracelet intègre une télécommande pour iPod, qui ressemble un peu aux commandes de l’iPod shuffle, et quelques LED rouges, pour notamment donner l’heure. Il est recouverte de silicone et est assez inconfortable. J’ai un poignet fin, et la partie principale est un peu large, donc ce n’est pas ajustable facilement. Il existe visiblement plusieurs versions du bracelet, notamment au niveau de la fixation. Le mien a simplement deux clous (comme certains bracelets Apple Watch), mais une autre version a une fixation plus proche de certains bracelets en métal, comme le modèle testé à l’époque par iLounge.

Bracelet, iPod, capteur


On ne voit pas bien vu la couleur, mais il y a une télécommande


Un double clou pour la fixation


Il donne l’heure

Le bracelet sert de montre, avec un affichage LED, mais aussi de télécommande pour un iPod nano. Attention, c’est un accessoire lié au kit Nike + iPod, il faut donc le récepteur à brancher sur le connecteur 30 broches de l’iPod nano pour que ça fonctionne, sauf si vous avez un modèle de 6e ou 7e génération. Le bracelet se détecte assez facilement, il suffit de presser une touche dans les menus, tant que l’iPad nano est à jour. La télécommande fonctionne en permanence avec l’iPod nano, ce qui n’est pas le cas de l’iPhone, je vais vous expliquer. A noter que ça fonctionne avec mon iPod nano de 4e génération, mais pas avec celui de 2e génération : il n’affiche pas le menu pour jumeler la télécommande. Je ne sais pas si c’est un bug ou une incompatibilité.



J’ai aussi testé avec un iPhone. Apple a en effet intégré le support Nike+ (et donc la télécommande) dans iOS et dans les iPhone et iPod touch. Il faut un modèle 3GS au minimum, et un 5S au maximum (ou certains iPod touch). Une fois le capteur détecté, le menu apparaît, tout comme la possibilité de jumeler la télécommande. Mais il y a un (gros) défaut : la télécommande ne fonctionne que dans l’application Nike. Il est impossible d’utiliser la télécommande dans un usage classique, comme l’équivalent d’une Apple Watch. En pratique, c’est donc assez inutile : vous ne pouvez utiliser la télécommande qu’en allant faire du sport.


Les options




La télécommande marche uniquement dans l’application Nike+

Enfin, le bracelet – contrairement au capteur – a l’avantage d’avoir une batterie amovible. Par contre, ce n’est pas le format le plus pratique : c’est du CR1632, donc assez petit. J’ai une collection de batteries à la maison, mais je n’avais évidemment pas cette version là.

La batterie peut se changer

Pour l’époque, c’était donc un produit plutôt bien intégré, assez pratique et complet. Bien évidemment, les montres connectées (Apple Watch en tête) remplacent bien le bracelet en 2020, mais pour l’époque, c’était plutôt pas mal. Le seul défaut était peut-être le prix : 80 $ le bracelet, avec l’obligation d’avoir un capteur Nike+ à 30 $.

A noter, enfin, que j’ai utilisé mon adaptateur série pour regarder ce que la télécommande envoie. Comme le capteur, elle n’a pas besoin d’être jumelée pour être écoutée, mais elle ne fonctionne évidemment qu’une fois jumelée. Après, je n’ai pas regardé la structure des trames, mais ça doit juste correspondre au bouton pressé.

ATX2AT Smart Converter : l’adaptateur pour alimenter vos vieux Mac

Mon ancien collègue (et rédacteur en chef) de Canard PC Hardware, Samuel Demeulemeester, est un fou d’électronique, et il fabrique des trucs. Et parfois, des trucs intéressants, comme l’ATX2AT Smart Converter. Et malgré son nom, il fonctionne avec de vieux Mac.

Avant de commencer, il faut être clair : j’ai acheté l’adaptateur sur Kickstarter, comme n’importe qui. Samuel m’a juste fourni un câble pour alimenter un vieux Mac (un LC III), avec en plus une petite surprise : il s’était trompé dans le brochage. Donc je vais dire du bien de son adaptateur… parce que c’est un bon produit.

A la base, l’adaptateur a été pensé pour les vieux PC : il permet d’utiliser une alimentation moderne (ATX) avec un appareil qui demande de l’AT. Et surtout, il fait bien ça. Premièrement, il fournit une tension de – 5 V. Pas mal vieux ordinateurs (et surtout quelques vieilles cartes ISA) nécessitent en effet cette tension négative pour fonctionner, et c’est d’ailleurs le cas sur certains Mac. Deuxièmement, il permet de gérer correctement la demande en énergie : les ordinateurs modernes utilisent essentiellement du 12 V, les anciens du 5 V. L’adaptateur va limiter (et monitorer) ce qui passe pour éviter de voir de la fumée sortir de l’appareil. Il est programmable, il offre un petit écran qui affiche les informations, et il est possible de choisir les limites pour chaque tension. Enfin, il protège votre alimentation (et le matériel) des accidents éventuels. Il vaut ~50 € directement chez l’auteur.

La carte avec l’adaptateur Mac


Les câbles AT et Mac

Maintenant, parlons de mon cas particulier. Je l’ai acheté pour mes vieux Mac, notamment un Macintosh LC III dont l’alimentation est parfois capricieuse. Plus généralement, c’est assez courant sur ce modèle de se retrouver avec une alimentation qui claque (littéralement, elle font une sorte de tac tac tac) et qui nécessite des réparations. Et au lieu de la réparer ou de trouver un bloc d’occasion pour un usage occasionnel, passer par l’adaptateur et une alimentation ATX a du sens. Ce n’est pas forcément intéressant pour un usage standard : les alimentations ATX sont souvent volumineuses et le prix monte vite, mais pour des tests ponctuels, c’est très efficace. Et au pire, il reste possible d’installer l’adaptateur et une alimentation « Pico ATX » (des modèles très compacts) directement dans le boîtier, vu la consommation assez faible de ces modèles.

L’alimentation d’origine

Le Macintosh LC III (comme tous les LC) a un bloc assez basique, et l’ordinateur s’allume uniquement avec un bouton physique, pas par le clavier. J’avoue que je ne sais pas comment l’adaptateur fonctionne avec les modèles qui s’allument au clavier et nécessitent une tension permanente (même si elle est faible) sur le 5 V. Pour le Macintosh LC, le brochage est simple : deux fils pour la masse, un pour le + 5 V, un pour le + 12 V et un pour le – 5 V. Samuel m’avait fait un câble (en inversant le + 5 et le – 5 par erreur), donc pas de soucis. Au passage, le brochage est inscrit sur le PCB de la carte mère, donc ce n’est pas trop compliqué.

Par défaut, l’adaptateur limite à 4 A pour le 5 V (20 W) et 0,5 A pour le 12 V (6 W). J’ai donc vérifié sur l’alimentation d’origine et réglé l’adaptateur sur les bonnes valeurs. Elle fournit 3,75 A sur le 5 V (c’est OK) et 0,75 A sur le 12 V. Pour tout dire, par défaut, l’adaptateur arrête le Mac en indiquant qu’il y a un problème sur le 12 V, au démarrage, il demande bien donc plus que 0,5 A. Une fois réglé sur 1,5 A, pas de soucis. Les limites hautes sont 8 A en 5 V et 4,75 A en 12 V, donc c’est assez large pour les vieux appareils. Plus largement, le connecteur en sortie de l’adaptateur fournit la msse, le + 5 V, le – 5 V, le + 12 V et le – 12 V, donc c’est adaptable assez facilement à n’importe quel vieil ordinateur qui se base sur ces tensions.

Les valeurs de l’alimentation d’origine

Lors de mes tests, je n’ai pas eu de soucis : j’ai alimenté le Mac avec une vieille alimentation ATX, fait des benchs, etc. Tout fonctionne bien, et une fois réglé sur les bonnes valeurs en sortie, c’est stable. En dehors de la sécurité, l’adaptateur permet surtout d’utiliser des alimentations ATX qui sont souvent silencieuses (surtout sur des charges faibles) et bien plus efficaces que les alimentations de l’époque.

Après un certain temps (réglable), l’adaptateur coupe l’écran


Ca fonctionne bien

Donc si vous travaillez souvent avec de vieux ordinateurs, l’ATX2AT Smart Converter a sa place dans votre boîte à outils, aux côtés de l’émulateur de disquettes et de l’adaptateur pour remplacer un HDD par de la mémoire flash.

Enfin, il y a aussi une application Windows pour effectuer les réglages facilement, mais je ne l’ai pas encore testée.

Le jeu breakout caché dans System 7.5

Dans System 7.5, les développeurs avaient caché un jeu de type breakout, un casse-brique assez classique.

Mon premier problème a été la version de l’OS. L’easter egg ne se trouve que dans System 7.5 (et 7.5.1 en bidouillant). Comme j’avais sorti mon LC III pour les tests, je l’ai utilisé, mais il était sous System 7.1. J’ai donc cloné la carte SD, installé un lecteur de CD-ROM, téléchargé une version CD de l’OS et patienté pendant l’installation, parce que c’est assez long.

Maintenant, l’easter egg lui-même. Il faut ouvrir un fichier dans un éditeur de texte basique (Note Pad ici) et écrire secret about box.

Ensuite, il faut sélectionner la ligne et la glisser sur le bureau, le jeu devrait apparaître. Il propose des briques avec les noms des développeurs de l’OS.

Le jeu se joue à la souris, sans cliquer. Les balles partent automatiquement, il suffit juste de déplacer la souris. Si vous détruisez toutes les briques, comme dans ma vidéo, le jeu repart de zéro. Et il suffit de cliquer pour quitter la partie. Attention, à la fin, il reste un fichier sur le bureau, qui contient le texte.


Mes captures sont un peu sombres parce que la carte de capture a visiblement un peu de mal à sortir le bon contraste.

Changer la touche Caps Lock d’un Apple Extended Keyboard II

Si vous avez déjà utilisé un vieux clavier Apple, vous avez peut-être déjà rencontré un truc énervant (pour moi) : la touche Caps Lock mécanique. Et j’ai une petite astuce pour se passer de cette dernière.

Par défaut, donc, la touche a un comportement un peu particulier : elle reste enfoncée. Si vous pressez Caps Lock, elle se bloque physiquement dans une position enfoncée. C’est très énervant, parce que si vous ne regardez pas le voyant, vous pouvez être bloqué en Caps Lock au démarrage, ce qui bloque certains raccourcis. Qui plus est, ce fonctionnement pose des soucis avec les adaptateurs USB vers ADB. Le clavier envoie en effet un scan code un peu particulier : il envoie down (touche enfoncée) et up (touche relachée) très rapidement. Si vous utilisez le clavier sur un Mac moderne, cette touche n’a donc aucun intérêt : elle ne bloque pas les majuscules, elle envoie juste qu’elle a été pressée.

Par défaut, chaque pression envoie les deux états rapidement

Au départ, je suis tombé sur ce post, qui explique qu’il est possible de remplacer l’interrupteur de la touche par celui d’une touche classique (par exemple F15, inutilisé sous Mac OS 9), et qui explique aussi comment gérer un vrai Caps Lock avec un pilote de clavier alternatif pour Mac OS X. Mais il y a deux problèmes. Premièrement, F15 sert à gérer la luminosité de l’écran quand on a un moniteur Apple, et deuxièmement… je n’utilise de toute façon pas Caps Lock. En fait, dans mon cas, j’ai juste besoin que la touche ne bloque plus physiquement.

Le switch sous F15

Et il y a une solution simple : il faut enlever le keycap (la touche), démonter l’interrupteur et enlever le petit morceau de plastique qui bloque la touche. Sans cette dernière, l’interrupteur (le switch) se comporte comme un modèle classique. C’est un peu tendu quand on a pas l’habitude pour démonter et (surtout) remonter avec le ressort, mais ça fonctionne bien.

Le switch sous Caps Lock


La pièce à enlever

Une fois la pièce changée, le comportement ne bouge pas sur un ordinateur moderne : la touche renvoie toujours les deux commandes rapidement et n’est donc pas fonctionnelle. Avec un vieux Mac sous Mac OS 9, on perd le Caps Lock, mais la touche fonctionne comme une touche Shift classique : elle bloque les majuscules une fois enfoncée manuellement, mais c’est tout. Et surtout, elle ne bloque plus les raccourcis quand elle est enfoncée malencontreusement quand l’ordinateur est éteint. Si vous voulez tout de même un vrai Caps Lock sous macOS (Mac OS X), Karabiner (ex KeyRemap4Macbook) peut le faire avec le script proposé sur cette page. Je n’ai pas essayé : je désactive systématiquement le Caps Lock.

Et un jour, je vous expliquerais comment nettoyer correctement un clavier un peu sale (au hasard celui montré ici).

Mesurer la fréquence cardiaque avec des écouteurs et une Apple Watch

Récemment, je me suis (re)penché sur la santé, et j’ai ressorti des écouteurs un peu spéciaux : les Jabra Pulse Sport. Ils intègrent un capteur de fréquence cardiaque, avec un protocole de communication assez standard. Et ils sont utilisables avec l’Apple Watch.

Alors, je l’avais indiqué dans un vieil article, je m’en suis rendu compte en écrivant cet article, mais les écouteurs fonctionnent nativement avec l’Apple Watch. Si vous avez la montre d’Apple, vous avez peut-être déjà vu Appareils de santé dans les appareils Bluetooth. En fait, les appareils Bluetooth LE qui suivent le standard (un profil spécifique) peuvent apparaître à cet endroit, et c’est le cas des écouteurs de Jabra.


Une des oreillettes contient un capteur de fréquence cardiaque

Une fois les écouteurs allumés, il n’y a pas besoin de passer en mode appairage, c’est du Bluetooth LE en broadcast. La montre devrait donc voir directement les écouteurs comme un appareil de santé, et se connecter. Dans les écouteurs, il y a un truc pratique : ils parlent. Une fois connectés, ils remplacent le capteur de l’Apple Watch, ce qui permet des choses intéressantes. Premièrement, une lecture continue de la fréquence cardiaque, ce que ne permet pas le capteur d’origine. Pour ceux qui font du sport, la mesure est donc plus précise et plus fiable dans le temps. Attention, il faut tout de même jumeler les écouteurs pour la partie audio.

Connecté


Et il lit la fréquence

Ensuite, un truc amusant : on peut mesurer la fréquence cardiaque sans avoir la montre au poignet. Comme l’application de la montre passe par les écouteurs, ça fonctionne tout de même.

La fréquence, sans la montre au poignet


macOS Big Sur : macOS 10.16 ou 11.0 ? Les deux.

La prochaine version de macOS, Big Sur, passe officiellement de 10.x à 11.0, après 16 versions. Mais ce n’est pas si évident : pour des raisons de compatibilité, l’OS peut aussi être vu comme un macOS 10.16.

macOS 11.0


Sous Catalina, la commande sw_vers donne ce résultat :

ProductName: Mac OS X
ProductVersion: 10.15.6
BuildVersion: 19G73

Sous Big Sur, par défaut, la commande indique ceci (dans la bêta 1).

ProductName: macOS
ProductVersion: 10.16
BuildVersion: 20A4299v

Avec la bêta 3, ça change. Par défaut, l’OS s’annonce comme macOS 11.0. Mais une commande permet de forcer « 10.16 », pour les logiciels qui attendent un macOS « 10 ». Et ne pensez pas que c’est rare : des trucs comme Parallels bloquent à l’installation à cause de ça, et ça risque d’être le cas pendant un moment.

ProductName: macOS
ProductVersion: 11.0
BuildVersion: 20A5323

Mais en ajoutant la variable d’environnement SYSTEM_VERSION_COMPAT=1, le résultat diffère. On peut soit le faire en plaçant la commande avant l’exécutable (SYSTEM_VERSION_COMPAT=1 sw_vers), soit en modifiant la variable de façon permanente (export SYSTEM_VERSION_COMPAT=1).

ProductName: Mac OS X
ProductVersion: 10.16
BuildVersion: 20A5323l

Typiquement, si un programme donne une erreur liée à la version, lancer le logiciel en ligne de commande avec SYSTEM_VERSION_COMPAT=1 avant le nom de l’exécutable devrait suffire.

Que pensait The New York Times de la Pippin en 1996 ?

Je suis tombé récemment sur un vieil article de The New York Times qui parle de la Pippin, en 1996.

La première partie est intéressante, car elle met en avant le positionnement hybride de la Pippin : elle est trop onéreuse pour une console de jeu (~600 $ à l’époque) et pas assez puissante comme ordinateur, même pour le prix. L’article confirme par ailleurs que Bandai et Apple avaient de grands espoirs : 500 000 ventes sur la première année aux Etats-Unis et au Japon. Pour rappel, les chiffres officieux donnent 42 000 ventes dans les deux pays au total (donc en gros sur deux ans). Visiblement, Apple voylait la console comme un « Network Computer », un concept qui n’a pas été abandonné par la suite, tout du moins pas directement : l’iMac devait en être un au départ.Il faut dire que la console valait vers 600 $, donc, et permettait de surfer avec son modem (14 400 puis 28 800 et 33 600 bauds), quand un ordinateur valait facilement le double ou le triple.

L’article indique aussi que Samsung avait été approché pour proposer un téléviseur avec un Pippin intégrée. La fin est assez lucide tout de même sur les risques d’échec, en citant le CD-i de Philips (largement plus vendu que la Pippin, d’ailleurs) ou la 3DO. Et de fait, la Pippin ne pouvait pas lutter contre la PlayStation ou la Nintendo 64, et en tant qu’ordinateur, c’était assez léger. Et comme rappelé, la console n’a ni lecteur de disquettes, ni clavier par défaut, deux accessoires pratiquement indispensables pour surfer, et qui augmentaient le prix. En clair, même avant son lancement (l’article date de mars 1996), beaucoup de gens pensaient déjà que le concept était vain.

eufy Security 2K, la caméra HomeKit pas cher

eufy Security, une filiale d’Anker (société chinoise. assez connue pour ses accessoires avec un bon rapport qualité/prix) propose depuis une caméra HomeKit Secure Video pas très onéreuse. Cette caméra d’intérieur vaut seulement 40 € sur Amazon, ce qui est significativement moins que les modèles concurrents.

La concurrence, en dehors des caméras uniquement HomeKit (j’ai des Omna – D-Link – et une Presence de chez Netatmo), vient de chez Eve (anciennement Elgato) avec un modèle à 150 €, de chez Logitech avec la Circle View (180 €) ou le modèle Netatmo pour l’intérieur (Welcome, vendue 200 €). En clair, chez les grandes marques, une caméra HomeKit Secure Video vaut entre 4 et 5 fois plus que le modèle eufy. A raison ? Pas vraiment, nous allons le voir.

La caméra est correcte sur la finition, et elle arrive avec un petit chargeur USB. Elle s’alimente avec un lon câble micro USB, c’est assez classique. Sur le côté, on trouve un emplacement pour une carte microSD (non fournie), un peu trop accessible à mon goût. Elle possède aussi un haut-parleur et un micro, mais il n’est pas accessible en HomeKit.

La caméra, simple mais efficace


microSD, enceinte, micro USB

Premier essai, uniquement en HomeKit. Et c’est un échec : impossible de connecter la caméra. Elle n’est pas visible dans HomeKit. L’application indique que si le code HomeKit est présent sous le pied – c’est le cas -, il n’y a pas besoin de l’application, en pratique… c’est différent.

Ben non

Pour configurer la caméra, j’ai donc dû créer un compte. Alors, c’est un peu une plaie : la localisation est obligatoire et le clavier passe en QWERTY pour le mot de passe (aucune idée de la raison) avec en plus des demandes reloues : 8 à 20 caractères, minuscules, chiffres, majuscules et caractères spéciaux (oui, tout). L’installation dans l’application est simple : elle utilise le Bluetooth pour détecter la caméra, on tape le mot de passe Wi-Fi (l’application ne le récupère pas) et on attend. J’ai eu un autre souci bizarre : la caméra a indiqué un problème (en parlant) avant de dire que c’était bon. Pour finir, j’ai eu une mise à jour de firmware « HomeKit » et j’ai pu ajouter la caméra dans Maison.

La création du compte


Mise à jour de firmware

Avant HomeKit, parlons de l’application. La caméra peut enregistrer sur une carte microSD (pas fournie) ou dans le cloud d’eufy (payant). L’activation d’HomeKit désactive pas mal de fonctions de détection, ainsi que le micro, mais aussi l’enregistrement en 2K : HomeKit limite au 1080p. Franchement, l’application est assez moyenne, avec de l’anglais fréquemment au milieu des textes en français, ce n’est pas génial. A noter qu’ils sont assez honnêtes sur les cartes SD : ils indiquent que les cartes peuvent être remplies 500x (c’est assez optimiste) et le temps d’enregistrement sur une carte (de 1,5 jour sur une 16 Go à 12 jours sur une 128 Go). Enfin, si on peut utiliser l’application pour streamer l’image (au lieu d’HomeKit), c’est assez horrible avec une latence de l’ordre de la seconde.

Pas de 2K


Pas de détection


Pas d’animaux (et encore des messages en anglais)

Dans HomeKit, la caméra propose deux appareils : un détecteur de mouvement et la caméra elle-même. Elle a évidemment un gros avantage : elle est compatible HomeKit Secure Video. Cette fonction sortie avec iOS 13 permet de stocker les vidéos chez Apple, gratuitement pendant 10 jours. Je mets en italique pour une bonne raison : HomeKit Secure Video nécessite un abonnement iCloud 200 Go (3 €/mois) pour une caméra, ou un abonnement 2 To (10 €) pour cinq caméras. Avec HomeKit Secure Video, on peut revenir facilement en arrière jusqu’à 10 jours en faisant défiler. Visiblement, c’est stocké en 1080p chez Apple et en 720p en streaming. Enfin, il faut aussi un concentrateur HomeKit (Apple TV, HomePod, iPad).

La solution d’Apple peut définir comment fonctionne la diffusion et l’enregistrement en fonction de la position de l’utilisateur, pour forcer l’enregistrement uniquement quand il n’y a personne par exemple. Il est aussi possible de définir l’accès aux autres utilisateurs quand vous partagez l’accès HomeKit, pour ne garder les enregistrements que pour l’utilisateur principal.

HomeKit



Alors que dire. La caméra est d’une qualité correcte physiquement. Ce n’est pas extraordinaire, mes Omna sont mieux finies, mais ça passe. La qualité d’image, par contre, est faible en HomeKit en pleine lumière : la Omna offre une image mieux définie, plus douce et globalement meilleure. La caméra d’eufy suffit pour de la détection, mais ça reste cracra quand même par rapport à la Omna. Il y a des artefacts, un zoom (bon, c’est plus lié à l’optique) et une accentuation de la netteté pas très efficace. Les captures viennent de l’application Maison sous macOS, c’est moins moche sur un iPhone ou un iPad, mais ça reste significativement en dessous.

Omna


Eufy


Omna


eufy


Omna


eufy

Dans le noir, rien à dire : le projecteur marche bien, c’est suffisant. Elle n’a pas de microphone en HomeKit, contrairement à d’autres (il est accessible dans l’application eufy). Mais elle a quand même deux (gros) avantages : HomeKit Secure Video (rare actuellement) et surtout le prix. Elle vaut 40 € quand la caméra Eve vaut ~150 € et la Circle View vaut officiellement 180 €. J’ai beaucoup plus confiance en Eve pour la sécurité, et elle ne nécessite pas de passer par une application dédiée pour l’installation, mais la différence de prix reste importante.

Je suis mitigé sur la mise en place – l’application n’inspire pas confiance – mais la caméra elle-même offre tout ce qui est nécessaire pour faire du HomeKit pas trop cher et de façon sécurisée. Apple indique que les vidéos sont chiffrées totalement, et les enregistrements ne prennent pas de place sur le cloud. A vous de voir si la qualité de l’image vous suffit.

macOS Big Sur change Sosumi

Petite nouveauté dans macOS Big Sur : le son système Sosumi a été modifié.

Sosumi veut dire « so, sue me » et il a été ajouté dans les OS d’Apple en 1991, avec System 7. C’était un pied de nez à Apple Corps (la maison de disque des Beatles), car Apple – à l’époque – ne pouvait pas proposer des choses liées à la musique, et le son en question était considéré comme trop « musical ». Bon, je vous laisse juger, mais pour moi, ce n’est pas très musical.

La version de macOS Big Sur est un peu différente et plus longue.

Easter Egg : qui a développé le pilote HFS de System 7 ?

Un petit easter egg caché dans les vieilles versions de System 7 (de System 7 à 7.5). Il permet d’afficher un petit message des personnes qui ont développé ls pilotes HFS de l’OS.

Premièrement, il faut insérer une disquette, et changer son nom pour KMEG JJ KS (avec les espaces) ou Hello world JS N A DTP.

Ensuite, il faut éjecter la disquette en gardant le volume le bureau (command + E).

Enfin, il faut cliquer sur le volume présent sur le bureau et un message apparaît : HFS for 7.0 by dnf and ksct.

dnf est David N. Feldman, ksct est Kenny S. C. Tung. Les deux ont travaillé sur le pilote HFS.

GlidePoint, le trackpad ADB des années 90

Récemment, j’ai reçu un périphérique ADB de chez MicroQue, un GlidePoint. C’est un trackpad externe du milieu des années 90, et il marche étonnamment bien pour son âge.

La technologie des trackpad (parfois appelé touchpad) existe depuis le début des années 80, mais n’a trouvé sa place dans les ordinateurs que vers 1994/1995. Avant cette époque, les ordinateurs portables intègrent plutôt des trackball, c’est-à-dire une souris inversée. Le trackpad de MicroQue est un GlidePoint, le nom d’une technologie assez courante. Vous retrouverez des GlidePoint chez Cirque (le fabricant original), chez Alps (qui a racheté Cirque), mais aussi chez Apple. Les premiers PowerBook avec un trackpad (PowerBook 540c) utilisent en effet la technologie sous licence.

C’est petit

Le trackpad ADB de MicroQue a déjà un avantage : il dispose d’une prise femelle en plus de la prise mâle. On peut donc le chaîner avec une souris classique, ce qui peut aider dans certains cas. Le pavé tactile est évidemment très petit, une constante dans les années 90, mais réagit assez bien. Il propose le « taper pour cliquer » (plutôt rare à l’époque), avec en plus deux boutons physiques. Le premier est un clic classique, le second un clic forcé, la solution la plus courante à cette époque. Quand on presse le bouton, le clic est considéré comme enfoncé, et il faut le presser une seconde fois pour le désactiver. Il n’y a pas de vrai clic droit car Mac OS ne le supportait pas à l’époque, c’est surtout utile sur les stations NeXT. Il marche parfaitement en ADB avec un adaptateur (genre iMate), même s’il fait quand même un peu pitié à côté d’un Magic Trackpad 2…

C’est épais


Deux boutons


MicroQue


Deux prises ADB

Au passage, si Apple proposera essentiellement des trackpad dans ses Mac portables, le Magic Trackpad n’est pas le premier externe. Le Mac du 20e anniversaire était en effet livré avec un modèle externe, en technologie GlidePoint lui aussi.

Atomos releases free Ninja V update to enable 5.9K Apple ProRes RAW recording for Panasonic LUMIX S1H

(July 28, 2020) Panasonic has today enabled RAW over HDMI output from the LUMIX S1H 5.9K full-frame mirrorless camera – with Atomos adding an AtomOS Beta update for the Ninja V to enable Apple ProRes RAW recording specifically for the camera’s users. They can register to download the public Beta via the Atomos website and ...

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