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Aujourd’hui — 27 janvier 2020Vos flux RSS

Odroid-H2 : Une mini carte sous Celeron J4105

Par Pierre Lecourt

Mise à jour du 27/01/2020 : La carte Odroid H2 est à nouveau en stock après plusieurs mois d’absence. Le prix a légèrement gonflé passant de 111$ en Novembre 2018 à 158$ aujourd’hui. La solution reste intéressante pour qui veut se construire un MiniPC sur mesure et parfaitement fanless. Si vous n’êtes pas intéressé par  la solution la plus compacte possible, l’emploi d’un MiniPC plus traditionnel que vous aurez débarrassé de son châssis peut s’avérer un peu plus intéressant.

Billet original du 19/10/2018 : La société Hardkernel nous a proposé depuis plusieurs années une ribambelle de solutions de développement sous la marque Odroid. Équipées de solutions ARM, elles ont surfé et parfois débordé les bases lancées par les cartes Raspberry Pi. Leur nouveau projet qui est annoncé pour le mois prochain va dans une direction totalement différente. La Odroid-H2 est une carte qui emploie un processeur Intel x86, une solution Celeron J4105 de la gamme Gemini Lake.

ODROID-H2

L’histoire de cette carte est intéressante. La Odroid-HD devait sortir sous processeur Intel Atom X5-Z8500 mais le projet n’est pas parvenu à son terme. D’autres fabricants proposaient alors ce type de solutions sous Atom et Odroid ne devait pas proposer un atout suffisant pour séduire le public. Un an plus tard, le projet est ressorti des cartons pour répondre à une demande non publique. Hardkernel sort alors une carte sur mesures baptisée Odroid-H1 sous Intel Celeron N3160 avec 8 Go de mémoire vive directement soudée mais ne la distribue pas au public. Cette année, la marque annonce donc cette Odroid-H2 pour le grand public avec ce processeur Gemini Lake… après avoir hésité avec le Ryzen 5 2500U.

ODROID-H2

Le Celeron J4105 est un processeur quadruple coeurs et quadruple threads cadencé de 1.5 à 2.5 GHz avec 4 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Intel HD 600. Une solution qui dégage 10 watts de TDP et que la Odroid-H2 va pourtant dissiper passivement avec un assez joli radiateur posé directement sur la puce. La marque fait état d’une belle stabilité pour son système de dissipation avec des graphes qui indiquent que la solution ne bronche pas lors d’un stress test 

Disponible en Novembre, la carte n’a pas encore de tarif mais elle promet déjà pas mal de choses. Livrée en tant que carte mère pré-équipée – à l’instar d’autres solutions employant le même processeur comme la Asrock J4105-ITX par exemple – il faudra lui offrir mémoire vive et stockage pour en faire une solution exploitable. 

ODROID-H2

On retrouve ainsi deux slots de mémoire vive type SODIMM au format DDR4, ce qui devrait permettre de monter officiellement à un maximum de 8 Go et officieusement jusqu’à 32 Go. Le stockage sera assuré par  deux ports SATA 3.0, un emplacement M.2 NVMe PCIe 2.0 X4 et un support pour un module eMMC optionnel. 

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Un petit NAS maison avec un boitier a imprimer ou découper ?

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Trois autres designs de châssis pour la carte suivant l’équipement a embarquer

Vous l’aurez compris il s’agit plus d’une carte mère classique de PC, même si elle sort des formats standardisés actuels, plus qu’une carte de  développement. La carte mère mesurera 10.9 cm de côté pour 4,31 cm de hauteur. Odroid prévoit déjà de multiples solutions pour l’enfermer dans divers châssis suivant vos besoins et les composants que vous souhaitez lui ajouter. Evidemment, un des gros avantages de ce type de format est qu’il va être possible de créer assez facilement le châssis de votre choix. D’une solution compacte basique pour en faire une machine multimédia sans ventilation à un châssis sur mesures pour optimiser au mieux divers éléments de stockage par exemple. C’est le type de carte mère que l’on pourra parfaitement intégrer à de nombreux projets sur mesures, à des solutions embarquées et autres propositions sérieuses ou loufoques.

ODROID-H2

La connectique est complète avec un DisplayPort 1.2 et un port HDMI 2.0 pour afficher sur deux moniteurs un signal UltraHD dans de bonnes conditions. La partie son sera gérée par une prise jack stéréo 3.5 mm et une sortie S/PDIF optique, un duo de ports Ethernet au format Gigabit permettra de se connecter au réseau et pas moins de quatre ports USB dont deux en USB 3.0 répondront également à l’appel. 

La Odroid-H2 devrait répondre à de nombreuses missions : Si on ne connait pas encore son prix, le fait d’avoir  extrait la mémoire vive en proposant à la place des ports SODIMM va permettre de laisser à la carte un prix plus abordable. On peut espérer des tarifs plutôt légers. Il existe aujourd’hui des machines complètes comme les Gemini X45 de Beelink qui embarquent un 128 Go sur mSATA et 6 Go de mémoire vive DDR4 à moins de 180€. Ces engins proposent une connectique correcte et à la différence de la Odroid-H2, ils proposent du Wifi… 

Hardkernel va devoir se glisser dans un espace situé entre les cartes mère comme les Asrock et les MiniPC existant niveau tarifs. Il peut trouver une place sur ce créneau en offrant plus de compacité que les premières et plus d’évolutivité que les secondes. Mais il faut que la marque garde les pieds sur terre niveau prix, sinon la sauce risque de ne pas prendre. A suivre.

Source : FanlessTech et Odroid.

Odroid-H2 : Une mini carte sous Celeron J4105 © MiniMachines.net. 2020.

BMax B4 Pro : Un nouveau MiniPC sous Core i3-8145U

Par Pierre Lecourt

Physiquement, le nouveau venu ressemble beaucoup au précédent modèle, je suppose que la marque s’est appuyée sur un design identique pour lancer les deux produits. Le BMax B4 Pro est toutefois équipé d’un processeur plus performant que le Pentium Gold avec un Core i3-8145U. Une solution fonctionnant sur deux cœurs et quatre threads sur des fréquences allant de 2.1 à 3.9 GHz avec 4 Mo de cache.

BMax B4 Pro

Le BMax B4 Pro profite donc entre autre du circuit graphique interne Intel HD 620 pour son affichage et pourra donc piloter 3 écrans simultanément grâce à sa connectique. L’engin est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive DDR4 et un SSD de 256 Go M.2 PCIe NVMe1. Un ensemble qui devrait offrir des performances confortables pour un usage bureautique, web et multimédia. A noter qu’un second port M.2 2242 est disponible pour ajouter un second SSD mais cette fois au format SATA. 

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La connectique est assez complète avec un port réseau Ethernet Gigabit en plus d’un module Wifi5 et de Bluetooth 5.0, un lecteur de cartes MicroSDXC, deux ports USB 3.0 type-A en façade, deux autres USB 2.0 à l’arrière, une sortie vidéo HDMI 2.0a, un MiniDisplayPort et enfin un USB type-C prenant en charge données et vidéo au format DisplayPort. Les trois sorties pourront donc afficher en UltraHD à 60 images par seconde. Un port jack audio 3.5 mm stéréo permet de combiner casque et micro.

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Encore une fois l’engin est livré avec des enceintes intégrées pour pouvoir diffuser du son directement depuis la machine. Probablement rien de formidable mais une solution en tout cas suffisante pour ne pas encombrer un bureau, l’engin étant compatible VESA et livré avec un adaptateur pour  se cacher derrière un écran facilement. Le boitier mesurant 12.5 cm de large pour 11.2 cm de profondeur et 4.7 cm d’épaisseur, il pourra se loger facilement n’importe où.

Windows 10 est pré-installé dans une version internationale sur le BMax B4 Pro, il sera donc possible de télécharger toute éventuelle langue supplémentaire sans problème. 

La grande inconnue de ces solutions signées BMax reste la qualité du refroidissement embarqué. Si l’engin est décrit comme proposant une solution très classique, proche de ce qu’utilisent des marques comme Zotac ou Intel, nous n’avons pas encore d’infos sur la  qualité du ventilateur embarqué, le bruit qu’il fait en tournant et la gestion de sa puissance de ventilation en fonction de la sollicitation de l’engin. Si ces éléments sont de bonne qualité, bien géré, cet engin pourra avoir un certain intérêt. Son prix de lancement à 452€ est correct bien qu’un peu élevé à mon goût par rapport à des solutions concurrentes comme le Ipason F-Migrate plus évolutif sous AMD Ryzen ou le Nvisen Y-MU-01 sous Core i7-8565U vendus moins cher. A suivre donc.

BMax B4 Pro : Un nouveau MiniPC sous Core i3-8145U © MiniMachines.net. 2020.

Hier — 26 janvier 2020Vos flux RSS

Interfaces USB audio SSL 2/SSL 2+ : la qualité studio d’enregistrement pour studios personnels

Par admin

Solid State Logic vient d’introduire ses toutes premières interfaces USB audio, les SSL 2 et SSL 2+, dans le cadre de sa nouvelle gamme de produits dédiée aux studios personnels.
Les deux interfaces sont alimentées par le port USB et intègrent des pré-amplis micro de haut niveau, un mode d’amélioration analogique « 4K » hérité des consoles SSL classiques, un monitoring de qualité et un ensemble de logiciels SSL Production Pack.

SSL conçoit des consoles de mixage et des outils de traitement pour les meilleurs studios d’enregistrement depuis plus de quatre décennies, et les nouvelles interfaces SSL2 et SSL2 + reprennent cette technologie et ce savoir-faire, pour le mettre entre les mains des créatifs et des futurs professionnels.


Conçue pour une configuration d’enregistrement personnel, la SSL 2 est parfaite pour les chanteurs, les auteurs-compositeurs ou les producteurs de médias, tandis que la SSL 2+ fournit des E / S supplémentaires pour les musiciens travaillant et enregistrant ensemble.

«Lorsque le fondateur de SSL, Colin Sanders, a commencé à fabriquer sa première console de mixage au début des années 70, il l’a fait parce que toutes les autres consoles de l’époque ne répondaient pas à ses attentes et à ses besoins», commente Niall Feldman, directeur des nouveaux produits SSL. « Cette même philosophie a inspiré l’équipe pour créer les SSL 2 et SSL 2+ dédiées aux studios personnels, et partager certaines de ces technologies étonnantes dans un nouveau format. »

La SSL 2 , 2 entrées / 2 sorties, accueille deux pré-amplis micro analogiques classiques (gain 62 dB, EIN à -130,5 dB !) avec une conversion haut de gamme en 24 bits / 192 kHz (convertisseurs AKM) pour capturer et entendre chaque détail, plus une sortie casque de qualité, des sorties symétriques pour écoutes et un contrôle de mixage de monitoring à faible latence.


En outre, le mode «Legacy 4K » inspiré des consoles de la série renommée SSL 4000, donne la possibilité d’ajouter du caractère analogique supplémentaire et de l’éclat à vos sources d’entrée. Le pack logiciel «SSL Production Pack» inclus comprend certains des plug-ins natifs SSL de qualité studio et offre un large arsenal d’outils pour peaufiner les enregistrements.
Le modèle SSL2 + intègre une sortie casque supplémentaire avec un mixage de retour indépendant, des E/S MIDI et des sorties non symétriques supplémentaires pour les tables de mixage DJ.

Prix conseillé, respectivement 180 € (SSL 2) et 240 € (SSL 2+) HT

Plus d’infos sur le site SSL

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L-Acoustics passe le LA-RAK II en AVB

Par admin

L-Acoustics annonce le nouveau LA-RAK II AVB. 12 voies d’ampli en 9U grâce aux trois contrôleurs amplifiés LA12X certifiés Milan auxquels s’ajoutent désormais 2 switches LS10 AVB et des panneaux de distribution plug & play offrant fiabilité et redondance au réseau audio.

Genio Kronauer

“Le but de L-Acoustics est de faire sans cesse évoluer notre technologie afin d’optimiser le design, la mise en oeuvre et le contrôle de nos systèmes pour que les ingénieurs du son ne se concentrent que sur l’aspect artistique de leur travail et puissent aider à l’obtention de performances inoubliables pour leurs artistes comme le public.” explique Genio Kronauer, le Directeur du développement électronique et membre du board de l’Avnu. “Développer et offrir un rack AVB est notre manière de simplifier le plus possible la vie aux tournées et autres prestations tout en améliorant encore le rendu sonore.”

La présence de deux switches LS10 AVB à même le rack permet l’obtention d’une pleine redondance et de la prolongation de l’écosystème AVB depuis le processeur P1 depuis la régie façade jusqu’aux contrôleurs amplifiés certifiés Milan.
Si le moindre accident ou interruption survient sur le réseau primaire, le réseau secondaire en attente prend instantanément la main et permet la poursuite du show sans la moindre perte d’informations. La continuité du flux AVB entre la console et les amplificateur est aussi un gage de son de meilleure qualité. Jusqu’à 8 canaux dans un flux AVB peuvent être véhiculés dans un seul brin, limitant les couts en infrastructures et en temps de travail.

Tout comme les versions précédentes LA-RAK II AVB est solide, dispose d’un châssis interne sur plots élastiques ainsi que de pièces de protection et de manutention afin d’en faciliter le transport. Compatible avec tout voltage LA-RAK II AVB est opérationnel absolument partout, ce qui facilite la logistique des tournées mondiales et les sous-locations au sein du réseau de partenaires L-Acoustics. LA-RAK II AVB est mécaniquement et électroniquement compatible avec les versions LA-RAK II et LA-RAK.

Un LA-RAK II AVB upgrade kit va être disponible pour permettre aux possesseurs du modèle LA-RAK II de lui donner les mêmes capacités AVB.

“Au moment où la liste des sociétés ayant choisi le protocole AVB et Milan augmente, un grand nombre de professionnels du son reconnaît qu’il n’existe pour le moment aucun autre protocole réunissant aussi bien qualité et fiabilité pour véhiculer le signal jusqu’à la diffusion” conclut Genio Kronauer.
“Le simple fait que Milan soit le seul protocole déterministe conçu pour le monde de l’audio pro, garantit un transport du signal précis et stable et donc une meilleure qualité audio.
Le LA-RAK II AVB va faciliter la vie des technicien son et leur permettra de se concentrer uniquement sur l’obtention de superbes performances artistiques.”

LA-RAK II AVB sera disponibles en mars 2020.

Et d’autres informations sur le site L-Acoustics

 

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Les expéditions de PC en croissance en 2019, une première depuis 6 ans

Par Pierre Lecourt

Décroître d’année en année pendant une si longue période est évidemment un très mauvais signe et si les chiffres montrent un léger regain de croissance en 2019, il ne comble évidemment pas le creux formé par la baisse consécutive des expéditions de PC sur cette longue période. C’est tout de même une assez bonne nouvelle car elle pourrait marquer le retour à un plateau d’utilisateurs.

PC

Depuis 2011 donc, les expéditions de PC s’érodent. Les marques font sortir de moins en moins de machines de leurs usines et en vendent encore moins. Chez IDC, on signale donc qu’en 2019 le marché a connu une augmentation de ces expéditions de 2.7%. Chez Gartner, c’est un peu moins glorieux avec 0.6% seulement. Cette différence s’explique par le fait que les deux analystes ne considèrent pas les PC de la même manière. 

Chez IDC par exemple, les Chromebooks sont des PC alors que Gartner refuse de les intégrer dans cette catégorie. Par contre IDC considère que les tablettes ne sont pas des PC alors que Gartner prend bien en compte les solutions type Microsoft Surface… Une manière étrange de considérer le marché mais qui a l’énorme avantage de produire des chiffres différents. Chiffres qui vont justifier l’existence de ces deux firmes sur le même marché analysant des données fournies directement par les constructeurs…

Mais à 0.6 ou 2.7%, on reste tout de même sur un marché en croissance. Avec comme probable explication le coup de semonce de Microsoft sur la fin du support de Windows 7. Une motivation notable pour les professionnels afin qu’ils changent leurs plus vieilles machines. Un élément qui devrait avoir encore un certain impact sur les ventes pendant les mois qui vont venir.

En 2019 donc, les principaux fabricants de la planète ont expédié environ 260 millions de machines, cela semble beaucoup mais c’est relativement peu face aux chiffres de 2011. On est passé de 364 Millions de machines expédiées à cette époque à 100 millions de moins en 2019. Attention cependant, l’embellie de 2011 était exceptionnelle, en 2009 le marché saturait à 296 millions de machines, 30 millions de plus “seulement” qu’aujourd’hui. L’érosion constatée est donc très liée au fait que 2011 ait été une année record.

Gartner

Un élément ne change pas trop par contre, le trio de tête est toujours le même avec Lenovo, HP et Dell qui assurent à eux seuls une bonne partie des machines vendues sur la planète. Selon Gartner, Lenovo assure même une jolie progression avec une hausse de 8.1% de ses expéditions. HP de 3% et Dell de 5.2%. Logique que ces trois là profitent le plus des effets de la fin du support de Windows 7 puisque ce sont les marques les plus achetées en entreprises. Apple a clairement connu un léger déclin en 2019 avec -0.9% quand à Acer et Asus, ils baissent tous les deux de 6% par rapport à 2018. Chiffres qu’il faut prendre toutefois avec des pincettes car Acer, par exemple, est très présent sur le marché Chromebook non pris en compte par Gartner.

IDC

Selon IDC, les chiffres sont proches avec toutefois une érosion moins marquée chez Acer qui passe à -4.6% seulement et des variantes pour les autres constructeurs.

Difficile de voir comment va se passer l’année 2020. Il est possible que l’impact de la fin du support de Windows 7 se fasse encore ressentir sur le premier trimestre. Pour le reste, il faudra attendre de voir si la sortie de nouveautés pourra redonner un peu de vitamines aux constructeurs.

Les expéditions de PC en croissance en 2019, une première depuis 6 ans © MiniMachines.net. 2020.

Pour la tournée Zéniths de Worakls, Nicolas Galloux choisit Robe

Par admin

Surdoué du piano, Worakls compte parmi les pionniers de l’exploration sonore dans le paysage électro. A 31 ans cet auteur, compositeur et interprète, accompagné de son orchestre, joue en live une musique mélodieuse.

©Patandpatate

Worakls a décidé de clôturer la longue tournée de présentation de son album « Orchestra » en 2019 par une tournée Zénith, prolongée en 2020 et qui s’exportera. Produits par Dancecode, ces 3 live ont été mis en lumière par Nicolas Galloux avec du matériel fourni par S Group.

Nicolas Galloux, s’est retrouvé très rapidement à la tête du projet grâce à l’appui du directeur technique Nicolas Cantier. « Il y a beaucoup de monde sur scène, précise Nicolas, donc beaucoup d’informations visuelles pour le public.
Pour diriger l’attention des gens sur certains musiciens lorsqu’ils étaient mis en avant musicalement, nous avons fait un vrai travail de suivi musical. » Nicolas Galloux s’est équipé notamment de 79 machines Robe pour mettre en lumière les 2 heures de spectacle : 14 LEDBeam150, 19 BMFL Blade, 14 MegaPointe et 32 Spiider.

©Patandpatate

Nicolas avait besoin de Spots puissants. « Pour moi la référence Zénith reste clairement le BMFL. Disposant de peu de temps d’encodage, j’avais besoin d’un kit uniforme. Il me fallait un spot avec des couteaux pour la face et qui puisse aussi serrer suffisamment (avec l’aide de l’iris) pour retrouver le bâton des MegaPointe au sol. Le BMFL est pour cela un vrai « couteau Suisse » puissant ».

©Patandpatate

Nicolas a choisi le LEDBeam 150, pour son petit format : « c’est un petit produit mais qui, mine de rien en Zénith n’est pas ridicule ! » Il lui fallait une machine très compacte et puissante à placer sur les praticables sans gêner les musiciens.
Les MegaPointe ont été utilisés ici pour créer des bâtons au sol, diffuser des aplats de gobos mais aussi pour « masquer en contre-jour » à certains moments les musiciens lors des solos de l’artiste.

Les wash Spiider ont donné la possibilité pour Nicolas d’éteindre la corolle extérieure pour parfois simuler la sortie du LEDBeam150 et donner l’illusion du même projecteur partout. « Aux moments où j’avais besoin de puissance, il me suffisait de rajouter la corolle extérieure pour retrouver l’entièreté du Spiider. L’effet Flower du Spiider a aussi été utilisé par Nicolas

©Patandpatate

Plus d’infos sur le site Robe Lighting France

 

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Spot led à couteaux Chauvet Maverick MK3 Profile

Par admin

Nouveau projecteur spot à couteaux et moteur led de 820 W, le Maverick MK3 Profile arrive dans un créneau de marché à forte concurrence pour répondre aux besoins des éclairagistes et sociétés de prestation de remplacer leurs projecteurs à lampe.

Chauvet illustre ici sa capacité à sortir une machine professionnelle dans l’ère du temps et parfaitement armée pour faire de la belle lumière.

La machine est jolie et imposante. Sa finition mate, voire satinée, avec son revêtement comme « caoutchouté » légèrement gris est très agréable et lui donne fière allure. Le design est anguleux et nervuré, d’une esthétique soignée.

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Notre joli bébé pèse quasiment 35 kg, et mesure 77 cm déployé. Il y a du monde à l’intérieur. La base est compacte et équipée dessous pour recevoir les deux oméga de fixation et l’élingue de sécu.
La machine se manipule par deux larges poignées confortables. Le blocage pan et tilt utilise de grands loquets situés sur la base des axes.

Les mesures

Courbe de derating.

Nous démarrons par le derating, en allumant le projecteur à pleine puissance pour apprécier l’atténuation de la lumière en cours de chauffe.
Le flux se stabilise en 5 mn avec 9 % d’atténuation ce qui est très bon.


Faisceau serré au plus petit net

La lumière ainsi stabilisée, nous mesurons en faisceau serré à 7,7° un éclairement au centre de 48 030 lux après derating, (52 900 lux à froid ) qui conduit à un flux de 15 710 lumens (17 300 lm à froid). La courbe d’intensité lumineuse est régulière avec néanmoins un petit point chaud marqué en plein centre.


Faisceau 20°

Pour un faisceau de 20°, le flux optimisé atteint 24 000 lumens après derating (26 430 à froid) ce qui est tout à fait honorable, poussé par un moteur de 820 W de leds blanches. L’IRC de base est de 73, mais un filtre permet de le passer à 93 (au prix d’un peu de flux) Le blanc a une température de couleur de 7400 K. La courbe d’intensité lumineuse est toujours marquée par ce léger point chaud au centre.


Plus grand net

Faisceau ouvert à 56° le flux reste quasiment stable par rapport à 20° : 22350 lumens après derating ( 24 620 lumens à froid).


Les couteaux

Le module couteaux

Le Maverick MK3 Profile dispose d’un module couteaux à 4 lames asservies sur deux axes, orientables, à fermeture totale et avec la rotation de l’ensemble sur 90°. On obtient le net sur une seule lame et plus la découpe est serrée, plus le net est difficile à obtenir.
Ça ne gênera pas ceux, et ils sont nombreux, qui utilisent le frost pour adoucir les bords du faisceau, mais si on veut du découpage net et acéré, il faudra faire quelques compromis, qui seront plus ou moins grands en fonction de l’angle sous lequel vous allez devoir travailler.

Découpe du faisceau.

Le focus et le zoom

Le zoom est très ample, linéaire et rapide. Son amplitude va de 6° jusqu’à 57° mesurés en champ complet, avec très précisément une amplitude de 7,6° à 56° au net. Très efficace ce zoom. Si on ajoute l’iris à certains effets, on profite d’un débattement formidable.
Les deux frosts sont efficaces et assez « forts », même si l’un plus léger que l’autre. Ils assurent une belle diffusion de la lumière et vont permettre des raccordements de faisceaux tout en finesse. Avec la découpe, ça fonctionne très bien. Avec les gobos, ça permet des textures vaporeuses très impressives.

Amplitude du zoom.

L’iris mini.

Les deux frosts peuvent aussi se superposer, ce qui accentue encore l’effet si nécessaire. Le niveau de frost est dosable, sur les deux filtres différents, avec une homogénéité assez surprenante et rare. Seul défaut de ces frosts est que l’on ne peut les faire agir que sur un faisceau de minimum de 11°. Sur un faisceau plus petit, l’activation des frosts envoie le chariot de lentilles zoom / focus vers une position minimum pour permettre le passage des filtres… C’est un peu dommage.

Le travail des frosts.

Les couleurs

Le module effets côté CMY.

La trichromie du MK3 génère de belles et profondes couleurs. En dehors du vert qui manque un peu (un peu) de puissance, globalement, les teintes sont équilibrées. Même le rouge, qui tire un peu sur l’orange, aura le mérite d’être assez dense en assurant une luminosité tout à fait satisfaisante.

Le CTO progressif est assez léger mais très beau. Il complète très bien la trichromie. La roue de couleurs additionnelle dispose de 6 teintes franches dont un rouge très dense et profond, un vert pétant et lumineux, un bleu roi et un jaune citron. Bien évidemment, tout ceci animé par une rotation infinie de la roue va permettre des effets « rainbow » bien flashy !

La machine délivre une lumière de base avec un indice de rendu des couleurs de 73. Un filtre IRC permet de passer ces caractéristiques à un indice de 93 pour un beau rendu des couleurs qui séduira les directeurs photo.

Faisceau blanc natif à gauche et avec filtre qui élève l’IRC à 93.

Des gobos originaux !

Le module effets côté gobos.

Le kit de gobos du MK3 est vraiment très sympa. Une bonne partie du set est originale et sort du déjà-vu et revu, ou alors réinvente avec bonheur certains classiques du genre.
Ils sont très intéressants, tant en faisceau pour de l’effet volumétrique, qu’en termes de projection. Il y a suffisamment de choix pour permettre aussi d’utiliser des textures de gobos sans pour autant dégommer le flux de l’appareil.
La première roue comporte de 7 gobos tournants indexables avec possibilité d’effet « shake ». 6 d’entre eux, très différents et inédits pour la plupart, vont permettre des effets vraiment sympas de sculpture de faisceau tant ils sont optimisés pour la rotation.
Un cône strié revisité et mixé avec le point central (qui fut un classique aux heures de gloires des débuts de l’asservi en France) créé un effet finalement encore inédit.

Les gobos rotatifs.

Différents entre-laçages de courbes géométriques sont proposés ou encore une barre accidentée, bref des effets vraiment jolis et nouveaux. Une classique « verrerie » multi-épaisseur transparente les complète adroitement et permettra des mixages de textures avec les prismes ou les autres roues d’effets.

Effets de gobos superposés .

La deuxième roue comporte 9 gobos fixes, et avec effet « shake » également. Là encore, des gobos originaux très sympas, alternés avec quelques classiques tels un break-up, une passoire fine ou encore un petit feuillage. Seul point d’interrogation pour moi, la présence d’un gobo « point » (simulation d’un iris assez serré) sur une machine possédant justement un iris très rapide. Une roue d’animation, classiquement avec défilement vertical, complète les effets graphiques.

Les gobos fixes.

Les prismes

Deux prismes, tous les deux à 5 facettes, un circulaire et l’autre linéaire, multiplient le faisceau. Ils sont indexables et rotatifs à l’infini dans les deux sens. Ils sont également superposables pour multiplier encore les projections.

Le prisme circulaire sur gobos.

Le prisme linéaire.

On peut regretter que mécaniquement, sur un faisceau très serré, à l’engagement des prismes, les lentilles zoom / focus reculent (ouvrant le faisceau si celui-ci était très serré) pour laisser place aux prismes… Ces deux prismes se montrent très efficaces et permettent des beaux mélanges de faisceaux pour des projections de textures, ou des jeux volumétriques très sympas.

Démontage de la machine

Les radiateurs à caloduc du système de refroidissement du circuit de leds.

Les capots de la tête se démontent à l’aide de 6 vis cruciformes imperdables (donc 12 pour les deux moitiés de tête). Un joint plastique, assurant l’étanchéité lumineuse des deux parties, se détache, et il faut y faire attention si vous ouvrez la tête sur un pont, au risque de le voir dévaler sur le plateau… Rassurez-vous, c’est tout léger, sans danger, mais pas pratique. Les capots, parfaitement ajustés, s’assemblent très bien.

et les ventilateurs.

A l’intérieur, tout l’arrière est occupé de façon très classique par le moteur led avec un sérieux système de refroidissement constitué de radiateurs à caloducs refroidis par ventilateurs. On entrevoit la lentille de sortie du bloc optique qui concentre le flux du moteur de leds.

La sortie de la source led.

Ensuite, s’inscrit le module de couleurs et effets (CMY / CTO / IRC / color wheel / les deux roues de gobos, la roue d’animation) et le module de découpe. La partie avant est consacrée à l’évolution des lentilles zoom et focus, circulant sur leur chariot motorisé.
Autour de ces lentilles, les deux prismes et les deux frosts attendent d’être introduits dans le faisceau, négociant leur passage à certaines conditions comme évoqué précédemment.

Engagement des prismes et des frosts.

L’assemblage est simple et la construction très saine. C’est de la belle fabrication. Simplement, cette machine n’est pas spécialement conçue pour être entretenue sur la route. Point de vis imperdables quart de tour ou autre système de fixation rapide… Pour retirer les modules, il faut vraiment démonter tout un tas de petites vis, et parfois même des pièces.

Pour extraire le module gobos / couleurs / effets, il faut dévisser et retirer une plaque comportant la ventilation de la boîte à lumière, afin de libérer le passage de l’ensemble. Il sera donc préférable d’envisager la maintenance en atelier. L’avantage c’est que tout se démonte avec un simple tournevis cruciforme sans avoir besoin d’outillage spécial : un bon point.

Une fois les vis retirées et repérées pour ne pas tout mélanger, les modules se retirent très facilement, les assemblages sont francs et précis. Le nettoyage des lames dichroïques est délicat car, comme je le signalais plus haut, le module qui porte la trichromie, les filtres, et la roue de couleurs, reçoit aussi tous les effets (gobos / animation, etc.). Il est donc très dense. On privilégiera les nettoyages en atelier car c’est un travail minutieux.

Dans les bras, dont chaque capot est tenu par 4 vis, on trouve classiquement d’un côté l’entraînement tilt avec le moteur et le renvoi du mouvement par une grande courroie tendue par poulies sur ressorts.

Entrainement tilt dans un bras.

Entrainement pan dans l’autre.


Changer la courroie nécessitera de dépouiller la totalité des faisceaux de câbles qui passent dans l’axe de la poulie de ce côté, en cassant tous le colliers plastiques qui vont vers les modules (et leur remplacement ensuite donc) car aucun connecteur n’assure un démontage simple… Un travail fastidieux en perspective… Dans l’autre bras, un peu d’électronique, et le moteur de rotation PAN.

L’afficheur tactile.

L’afficheur, un large écran couleur, entièrement tactile, permet de circuler dans le menu de la machine.
Par sécurité, il est entouré de 6 petits boutons de commande si le tactile fait défaut, ou si on préfère utiliser des boutons…
De l’autre côté, le panneau de connecteurs est muni d’une entrée d’alim en True-1, un gros interrupteur on/off ainsi qu’un porte fusible général, une entrée et une sortie DMX XLR5 doublées en XLR3, et deux embases RJ45 pour l’entrée / sortie réseau. Au-dessus des connecteurs, l’antenne repliée permet le fonctionnement en WDMX.

Le panneau de connecteurs très complet.

Le menu est très sympa. Il donne accès à plusieurs sous-menus dans lesquels on retrouve la plupart des accès aux configurations de la machine ainsi qu’aux informations nécessaires à la maintenance ou le suivi du fonctionnement.

– Le Menu « Address » permet l’adressage DMX. Pour le coup, l’adressage est très rapide grâce au petit clavier numérique que propose l’écran tactile. Exit le temps d’attente sur les flèches, le temps de faire défiler jusqu’à l’adresse voulue 400 canaux plus loin, on tape directement le chiffre souhaité et hop ! Efficace et pratique ! Bien pensé en tout cas. L’adressage peut se faire via deux modes de contrôle, 38 ou 54 canaux avec le menu « Personality ».
– Le menu « Settings » permet de choisir entre les différents protocoles qui permettent de piloter l’appareil (DMX / WDMX / ArtNet / sACN) ainsi que toutes les options possibles sur les fonctions des machines (les calibrages, les angles pan/tilt, les inversions éventuelles, etc.).
– Le menu « Information » donne l’état global de la machine, sa version de soft, le nombre d’heures en fonctionnement… dont des vues très précises des vitesses de rotation des ventilateurs, de ce qui se passe dans la machine en termes de réception de canaux DMX, messages d’erreurs éventuels, etc. Bref, avec ce menu, vous êtes plus qu’informé !
– Le menu « Network Setup » permet de configurer tous les paramètres réseaux.
– Le menu « Test » permet d’activer un test autonome ou de tester manuellement chacune des fonctions.

Menu simple, efficace, lisible et logique. J’aime !

Bon, et alors ça marche comment ?


Et ben ça marche bien ! Commençons par les déplacements. Ils sont capables d’une vitesse tout à fait correcte pour une bécane de cette taille. La machine est vive, et ses déplacements peuvent être rapides. En déplacement très lent, on peut sentir quelques irrégularités dans les diagonales mais de l’ordre du chipotage car globalement le mouvement est propre.

Le dimmer est impeccable. On a une courbe quasi exemplaire en mode « Square ».

Courbe du dimmer square de 0 à 10 %.

Courbe du dimmer square de 0 à 100 %.


La lumière est belle, le faisceau est ultra propre, la mise au net donne un faisceau aux bords parfaitement découpés et très précis. Question focus et mise au net justement, excepté la roue d’animation qu’il n’est pas possible de mettre au net à toutes les distances et toutes les ouvertures de zoom, les deux roues de gobos n’ont pas de problème.
On peut même focaliser très près, jusqu’à moins d’un mètre de la source. Ça présente un véritable intérêt lorsqu’on va faire des projections en léchant un rideau de fond ou un cyclo par exemple. Le zoom est top, ses 7 à 56° de déploiement sont super efficaces.

Le faisceau du plus petit au plus grand net.

Les effets possibles avec les gobos sont très intéressants. Ils sont originaux et vraiment efficaces (ce qui n’est pas toujours le cas), les mélanges donnent des choses très esthétiques. Chacun d’eux, (à part le « point » seul dont l’intérêt m’échappe mais qui doit avoir sa raison d’être que je n’ai pas saisie) va permettre de sculpter des faisceaux très impressifs.
Les couleurs sont belles et la trichromie répond très bien. Tant en introduction progressive pour des fondus très lents, que pour des changements quasi immédiats. Le CTO est excellent.

La trichro CMY et le CTO.

La roue de couleur permet de pallier le vert qui peut manquer un peu de pêche en mixage CMY, ou encore un rouge qui pourrait paraître orangé. Le résultat global fait que cette machine, en dehors d’un congo rempli d’UV (mais comme sur la plupart des machines leds) ne peut pas être mise en difficulté quelle que soit la couleur.

La roue de couleurs.

Les frosts sont très bien et assurent un travail en finesse avec des flous bien dosables. On peut dire également que toute sa motorisation est très silencieuse, le pan, le tilt et les mouvements mécaniques internes, sont « smoothy », rien de craque, rien ne crie.

Conclusion

Cette machine vient compléter l’offre des machines spot / couteaux munis d’une source de 820 Watts. Elle ne constitue pas une révolution tant en lumière que dans les fonctionnalités dont elle est équipée, mais elle fait un travail tout à fait correct et va trouver sa place sur les scènes et en événementiel. Les prestataires et les éclairagistes devraient apprécier ce projecteur qui promet de très belles mises en lumière.

Et d’autres informations sur le site Chauvet Professional france


On aime :

  • Le kit de gobos
  • Le faisceau
  • Les couleurs

On regrette :

  • Le choix de conception interne peu optimisé pour la maintenance en tournée

Tableau général

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Best Audio & Lighting recherche un(e) chargé(e)de produits, démonstrateur lumière (H/F)

Par admin

Best Audio & Lighting, importateur de matériels audio et lumière recherche un(e) chargé(e) de produits démonstrateur lumière pour la distribution de produits Elation pour renforcer l’équipe commerciale et technique du département.

Cliquez sur l’image de l’annonce ci-dessous pour y accéder :

 

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HiSense A5 : Un smartphone 5.84″ à encre numérique

Par Pierre Lecourt

Le HiSense A5 ressemble à un smartphone classique. Equipé d’un SoC Snapdragon 439 huit coeurs ARM Cortex A53, de 4 Go de mémoire vive et de 32 Go de stockage interne, il propose toute la panoplie classique des usages d’une solution de ce type.

HiSense A5

On retrouve donc un capteur photo 13 mégapixels au dos de l’appareil avec Autofocus et flash LED et une 5 mégapixels en façade, un lecteur  de nano SIM mais également un lecteur de cartes MicroSDXC permettant d’étendre largement le stockage. Android 9.0 est installé dessus et l’interface est disponible en Anglais.

Sa principale particularité vient donc de son affichage tactile qui n’emploie pas un écran couleur traditionnel mais un écran à encre numérique en niveaux de gris. Une solution qui bénéficie d’un éclairage frontal à la manière d’une liseuse moderne mais qui permet surtout de lire des données en plein soleil sans impacter la batterie. La définition est de 1440 x 720 pixels ce qui sera suffisant pour profiter des nombreuses applications de lecture disponibles sur Android.

HiSense A5

L’objet mesure 15.41 cm de haut pour 7.46 cm de large et 8 mm d’épaisseur. Il pèse 158 grammes et embarque une batterie de 4000 mAh qui lui apportera une belle autonomie. La marque annonce 10 jours d’usage, ce qui me parait un peu trop beau pour être vrai ou alors en coupant tous ses réseaux et en se concentrant uniquement sur la partie lecture.

HiSense A5

Son Wifi est de type 802.11 a/b/g/n seulement et le HiSense A5 ne propose qu’un module Bluetooth 4.2. De quoi se connecter sans soucis mais pas vraiment dans les derniers standards. Il dispose d’un port jack audio 3.5 mm classique et embarque également une paire d’enceintes stéréo. Sa charge est assurée par un câble MicroUSB standard. Il propose également un Tuner FM et un module A-GPS.

Cet appareil n’est pas vraiment pour tout le monde mais peut se transformer en outil très pratique pour de nombreux utilisateurs. C’est une vraie liseuse de poche qu’il sera possible d’utiliser partout et à toute heure. En plein soleil comme dans un endroit sombre.

HiSense A5

Un bouton dédié sur le côté du HiSense A5 permet de reprendre le mode lecture d’un seul clic. La mémoire est suffisante pour passer le reste de sa vie à bouquiner sur une île déserte et la  camera permettra de photographier informations et manuels pour les retrouver ensuite dans cette version portable sur le terrain. Avec sa connexion sans fil, il sera également possible de piocher dans des ressources en ligne sans soucis.

Evidemment, le smartphone est également un… téléphone et vous pourrez donc passer des coups de fil comme en recevoir mais également surfer avec en 3G et en 4G1

Je suis curieux de voir ce smartphone en action. Les vidéos  que j’ai pu trouver montrent un engin assez réactif et intéressant. Je lui vois plein d’usages particuliers qui vont du smartphone classique au GPS embarqué. Il sera aussi pratique en voiture qu’en activité, si vous faites de la voile ou de l’ULM, du vélo ou de la randonnée. Mais  c’est surtout parce qu’il tiendra dans une main facilement et qu’il pourra servir de liseuse que l’objet m’intéresse. Avec une capacité de base de 32 Go et la possibilité de lui monter jusqu’à 256 Go de MicroSDXC, l’engin semble parfait pour un gros lecteur. 

HiSense A5

Il est proposé à 203.27€ sur Gearbest frais de port compris. Un prix au dessus de son tarif officiellement annoncé en Chine qui devait tourner autour de 1199 Yuans, soit 156€, sur le marché local. La vidéo de Notebook Italia tournée en Octobre 2019 indique une disponibilité possible en Europe via Amazon dans les 200€ également. Il n’est pas sûr cependant que le HiSense A5 soit distribué chez nous et une importation sera peut être la seule solution pour mettre la main dessus.

Source : Liliputing

HiSense A5 : Un smartphone 5.84″ à encre numérique © MiniMachines.net. 2020.

Sonos pollue volontairement pour augmenter ses profits

Par Pierre Lecourt

Quand les premières industries sont nées, quand l’industrie humaine ne consistait qu’a tailler des cailloux et tanner des peaux de bêtes, il était bien plus simple de jeter les déchets qu’elles produisaient aux alentours de son lieu d’habitation. Il n’y avait pas de règles et aucune morale n’interdisait vraiment de vider ses déchets dans la rivière du coin. Quand, bien plus tard, les propriétaires de bateaux se sont rendu compte que vider leurs vieux réservoirs d’huile et de carburant en mer était bien moins compliqué et coûteux que de le faire au port, ils se sont dit que c’était la bonne solution. Il a fallu un certain temps pour que les autorités les en empêchent. Quand l’industrie chimique a commencé à se faire pointer du doigt par les riverains à cause de la pollution qu’elle générait, elle a réagi avant de subir la pression des autorités et le rejet massif de la population.

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Ces exemples pour montrer que la pollution des hommes a été considérée de manière différente au fur et a mesure qu’elle impactait l’environnement. Aujourd’hui, un industriel quelconque a évidemment un impact plus fort qu’un simple chasseur-cueilleur aux débuts de l’humanité. Mais la motivation commune de toutes ces entreprises industrieuses est la même : la recherche d’un certain profit. Quand les premiers hommes jetaient leurs déchets à côté de leur campement, ils économisaient du temps. Pas besoin d’aller plus loin pour quelques débris végétaux et des rognures d’os. Quand les navires vidaient leurs réservoir, cela se transformait en économies directes (frais) et indirectes (immobilisation). Quand aux industriels plus modernes, la solution du tuyau plongeant directement dans le petit cours d’eau d’à côté évitait l’achat et la maintenance d’une ribambelle de matériels de dépollution coûteux. 

Ce qui a changé la donne c’est la loi. La loi née de la pression populaire qui a pu mettre un terme à beaucoup de mauvaises pratiques. Pression d’autant plus exacerbée que l’homme a enfin compris qu’il allait dans le mur à saccager comme cela le seul vaisseau spatial dont il dispose pour survivre dans l’univers. Aujourd’hui donc, les autorités traquent les bateaux qui dégazent près de nos côtes et les industriels sont surveillés par des inspections régulières de leurs équipements anti pollution ainsi que par différents groupes et associations. Tous sont à l’évidence dans notre collimateur.

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Tous ? Pas vraiment. L’histoire de Sonos et un très bon exemple d’un saccage programmé de la planète dans le seul et unique but de faire plus d’argent. Un saccage très propre sur lui qui passe par des mises à jour fort peu tapageuses mais qui se traduit au final par un gaspillage de ressources et a un impact direct sur la planète.

Sonos est un fabricant de produits audio, un spécialiste de l’enceinte connectée. La marque distribue depuis des années ces appareils en leur offrant des fonctions réseau avancées. C’est ce qui a créé sa signature. Une vision high-tech de la musique lancée en 2002 et vue parmi les précurseurs des systèmes audio informatiques. On apprenait pourtant il y a quelques semaines que Sonos travaillait toujours dans le vieux monde.

Sonos states on their website that “sustainability is non-negotiable,” and that they design products to minimize impact, but I work at an e-waste recycler and have demonstrable proof this is false.

Sonos’s “recycle mode” intentionally bricks good devices so they can’t be reused. pic.twitter.com/VJDNhYOxRy

— ralph waldo cybersyn 🔜 work 2020 (@atomicthumbs) December 27, 2019

Résumé des faits : Sonos propose depuis Octobre un programme promotionnel, le Trade Up Program. Cette solution consiste à encourager les propriétaires de vieilles solutions audio de la marque, celles âgées de plus de 10 ans, à profiter d’une baisse de prix de 30% sur l’achat de nouvelles enceintes. Une sorte d’encouragement pour remercier ses clients de longue date de leur fidélité. Ceux qui voudraient profiter de modèles plus récents en remplacement paieraient moins cher. Pourquoi pas, c’est plutôt une bonne chose. Les propriétaires de modèles Sonos Play:5, Sonos Connect, Sonos Connect:Amp, ZonePlayer 80, ZonePlayer 90, ZonePlayer 100 et ZonePlayer 120 peuvent ainsi espérer un rabais conséquent.

Mais pour profiter de cette promotion, il faut passer par ce fameux programme spécial “Trade Up” qui passera alors la vieille enceinte en mode “recyclage”. Et ici le terme recyclage est assez mal choisi justement. Une fois engagé, ce mode particulier effectue un nettoyage complet des préférences de l’utilisateur, efface ses identifiants de connexion, et, au bout de 21 jours le programme brique l’enceinte.

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“Briquer” c’est un barbarisme informatique. Cela signifie “rendre inutilisable”. Il vient bien du mot brique, puisqu’un appareil comme un smartphone que l’on a rendu inutilisable n’a pas beaucoup d’autre intérêt qu’une… brique. En ce sens qu’il peut, à la rigueur, faire office de presse papier. 

C’est exactement ce que propose le programme de “recyclage” de Sonos. Transformer un matériel toujours fonctionnel, toujours efficace, comprenant des haut-parleurs et un amplificateur, en un objet inutile. Tout juste bon à se retrouver à la déchetterie.

Pour expliquer sa démarche, Sonos indique vouloir empêcher la revente de vieux appareils à de nouveaux utilisateurs pour ne pas les tromper. En procédant ainsi, la marque s’assure que ces modèles de plus de 10 ans ne se retrouveront pas sur le marché de l’occasion. Cette excuse, parce que je ne trouve pas d’autres mots pour décrire cette vision de Sonos, est très bancale. 

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La marque explique à The Verge sa vision du processus au travers le discours d’un porte parole de la marque. “Ces anciens appareils manquent de performances et de mémoire pour prendre en charge les fonctionnalités Sonos modernes. Au fil du temps, la technologie évoluera et ces produits ne pourront pas s’adapter. Pour certains propriétaires, ces nouvelles fonctions ne sont pas importantes. Ils peuvent choisir de ne pas participer au programme Trade Up. Mais pour d’autres, il est important d’avoir des appareils Sonos capables de fournir ces nouvelles expériences. Le programme Trade Up est donc un moyen abordable pour ces propriétaires de se mettre à jour. Pour ceux qui choisissent de passer à de nouveaux produits, nous avons estimé que l’action la plus responsable n’était pas de les réintroduire auprès de nouveaux clients qui pourraient ne pas savoir qu’il s’agit de produits de plus de dix ans. Des produits pas en mesure d’offrir l’expérience Sonos qu’ils attendaient.”

Ces déclarations de Sonos me posent plusieurs problèmes :

Elle présuppose d’abord que l’acheteur d’occasion est forcément un imbécile. Incapable de voir que la solution qu’il convoite est un modèle ancien. Une simple recherche lui donnerait pourtant l’information. En pianotant “ZonePlayer 80” sur internet, je tombe sur des fiches signalant un produit épuisé et des tests datant de 2006… Pas besoin d’être un expert pour comprendre que le produit n’est pas sorti cette année. Un tout petit peu de travail sur leur site web aurait permis à Sonos de faire facilement apparaître les fiches techniques de leurs derniers produits dans les meilleurs résultats des moteurs de recherche. Ils auraient ainsi pu préciser l’âge du produit et mettre en garde sur un éventuel achat d’occasion.

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La mise à niveau des appareils est une bonne excuse mais c’est une bien mauvaise argumentation en réalité. L’humanité n’a pas spécialement évolué ces 10 dernières années et les oreilles des utilisateurs il y a 10 ans sont à priori les mêmes que celles d’aujourd’hui. Si une enceinte Sonos proposait une bonne qualité d’écoute il y a 10 ans, elle la proposerait toujours dans 10 ans. Certes des fonctions accessoires de gestion du son via le réseau pourront être jugées insuffisantes par certains. Mais les gens ont acheté en connaissance de cause et je ne crois pas qu’un client Sonos de 2010 en veuille au Sonos d’aujourd’hui si son appareil ne propose pas la totalité des fonctions proposées en 2020. Cela semble simplement logique.

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Pire encore, vu que cette méthode a été pensée il y a longtemps puisque déjà implantée sur des produits ayant été commercialisés il y a 13 ans, il aurait été possible de proposer une autre solution. Si vraiment Sonos avait voulu “protéger” l’utilisateur de seconde main, la marque aurait pu simplement désactiver les fonctions “réseau” de ces anciens produits tout en laissant la possibilité d’utiliser leur amplification et leur éventuel haut parleur via une entrée audio analogique classique. Cela évite de vendre un engin “connecté” dépassé mais laisse la possibilité de l’exploiter comme un appareil standard. Une sorte de solution à mi-chemin entre l’offre classique et les produits plus récents de la gamme. En procédant ainsi, Sonos aurait évité d’envoyer à la décharge des millions d’appareils.

Car c’est bien là l’objectif de ce programme : envoyer les appareils à la casse. Avec la bonne conscience d’orienter les utilisateurs vers la déchetterie la plus proche. Très joli conseil sur le papier dont je ne peux que me faire l’écho quand je m’adresse à une foule de particuliers propriétaires de ce genres d’appareils. Emmener son vieil ampli à la déchetterie permettra sans doute un meilleur recyclage de ses composants. Mais quelle folie de penser qu’envoyer en tant qu’industriel des centaines de milliers d’appareils vers la déchetterie n’aura pas d’impact sur l’environnement.

Une folie d’autant plus criminelle que ces milliers de tonnes de matières premières à recycler sont encore parfaitement fonctionnelles : Leurs amplificateurs amplifient, leurs haut-parleurs émettent du son et les centaines de milliers de produits Sonos peuvent tout à fait continuer à rendre le service pour  lesquels elles ont été achetées.

Surtout, cette manière de faire est totalement illusoire et Sonos le sait pertinemment. Si il y a une partie de la population qui ira faire l’effort de recycler son appareil, bien d’autres finiront à la poubelle, direction le fourneau local pour être incinéré. Cet impact là est majeur à l’échelle d’une entreprise comme Sonos. Même en considérant que 100% des appareils de la marque prendraient la bonne filière de recyclage, cela suppose un surplus inutile.

Le transformation volontaire de ces produits en déchets par le fabricant est une honte.

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Aujourd’hui, Sonos dévoile la seconde partie de son plan. C’est à dire vous poser un couteau sous la gorge.

La  vraie raison de ce programme Trade Up est simple. Les appareils de Sonos sont toujours utilisés 10 ans après leur mise sur le marché. Et cela à une immense majorité puisque 92% des engins sont toujours connectés si on en croit la marque. Un état de fait que je comprends parfaitement puisque mes enceintes stéréo ont probablement 30 ans d’âge et suffisent toujours à mes délicates oreilles. Pourquoi changer si cela fonctionne toujours ?

Pour le pognon.

Si Sonos pousse ces appareils vers la sortie, c’est bien pour améliorer sa rentabilité. Une solution qui dure 10 ans sans nécessiter de changement, ce n’est pas très bon pour les affaires. Surtout sur un marché relativement restreint comme l’enceinte connectée. Pousser les gens à mettre à jour leur machine, cela évite de se composer avec un niveau d’équipement des foyers trop important. Les gens vont devoir se ré-équiper et les bénéfices de Sonos vont augmenter en conséquence.

Cela évite également d’avoir à gérer la sécurité des plus anciens appareils. Un point capital pour comprendre la stratégie de la marque. Sonos déclare la fin des mises à jour de 6 appareils : Le Zone Player, les Connect et Connect:Amp, le Play:5, le CR200 et le Bridge. Tous ces appareils ont été vendu avant 2010 sauf les Connect qui ont perduré jusqu’en 2015.

Cette absence de mise à jour va être très économique pour Sonos. Plus besoin de payer des heures de travail à des ingénieurs pour faire en sorte que ces divers objets continuent d’assurer une compatibilité avec des services de streaming musical, par exemple. Plus besoin non plus de faire une veille active pour assurer leur sécurité. Tout cet argent économisé est la vraie raison du discours de renouvellement de la marque. Les produits ne sont plus adaptés au marché non pas pour leur incompétence en tant que solution sonore, mais bien parce qu’ils coûtent cher entretenir alors qu’ils ne rapportent plus d’argent depuis des années. C’est en cela que ces appareils ne font plus l’affaire, pas parce qu’ils ne peuvent plus amplifier ou qu’ils n’apportent pas le service qu’ils ont toujours promis et sans que la clientèle s’en plaigne. Quand j’achète un produit, je ne m’offusque pas parce que son remplaçant, 10 ans après, propose des fonctionnalités que mon vieil appareil ne propose pas.

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Le sonos Play:5

Mais surtout, cette seconde phase programmée par Sonos montre bien la réelle volonté de la marque. Si on prend le Play:5 qui fait à la fois partie du programme Trade Up et qui va perdre ses mises à jour, on a une vraie bombe à retardement pour la planète. 

Sans ces mises à jour tous  ces appareils connectés deviennent de véritables chevaux de Troie pour les pirates. En achetant un de ces engins qui va perdre son suivi de sécurité, les pirates vont avoir un formidable terrain de jeu pour trouver ou construire toutes les portes dérobées possibles. Avec des appareils diffusés à des centaines de milliers d’exemplaires, le jeu en vaut clairement la chandelle. Une fois la faille repérée, chaque produit Sonos pourra envoyer à une adresse de son choix tous les éléments nécessaires pour pénétrer un réseau.

Dès lors quel choix reste t-il pour les utilisateurs ? Accepter une faille dans son système ? Une faille connectée au réseau de sa maison… Ou s’en débarrasser via l’offre Trade Up ? La chose la plus logique pour un particulier sera de profiter des 30% de remise sur un produit mis à jour. Pour ne pas perdre ses habitudes d’usage, pour ne pas laisser un pied dans la porte de son réseau à un pirate ou tout simplement pour continuer à profiter de ses abonnements à ses services de streaming audio.

Cette politique calculée de mise au rebut de ses appareils, ce faux choix de laisser la possibilité aux clients de Sonos de continuer à profiter d’un appareil alors qu’on planifie dans un second temps la fin du support des appareils est à mon sens à mettre au même niveau qu’un dégazage en mer. On pollue volontairement pour augmenter ses bénéfices.

Et on pollue parce qu’on va gentiment mettre hors service des milliers et des milliers d’appareils parfaitement fonctionnels mais on va également polluer parce qu’il va falloir produire les matériels pour les remplacer.

Est-ce que cela existe les crimes de terre ? Des actions menant volontairement à un saccage inutile de la planète ? Je ne sais pas. Ce que je sais c’est que Sonos peut prendre le visage d’une boite High-Tech innovante, son logiciel interne est toujours basé sur la plus vieille des économies. Celle du profit avant tout. Un état d’esprit totalement inconscient en 2020.

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Un précédent dangereux

Je suppose qu’aucune loi n’interdit ce genre d’opération. Ces mises à jour sont bien moins visibles qu’une mini marée noire et émeuvent moins qu’une usine d’hydrocarbures qui part en fumée. On n’aura pas de politique qui s’offusquera de cette décision comme cela a été le cas lors de la “découverte” du pilonnage pratiqué par la grande distribution. Pourtant le résultat est là. La pollution, toute feutrée qu’elle soit, reste là. Derrière une petite mise à jour discrète et diluée dans les milliers de bennes à ordures des clients de Sonos.

D’un point de vue plus pragmatique si vous acceptez ce deal, ce “Trade Up”, vous vous mettez en position de devoir racheter un nouvel appareil quand Sonos jugera cela utile ou rentable. La marque pourra dans 10 ans, dans 8 ans ou dans 5 ans recommencer à expliquer que les anciens produits ne sont pas “au niveau”. Et vous forcer la main pour que vous changiez à nouveau d’appareil.

Cela peut non seulement donner des idées à des concurrents mais bien évidemment devenir un véritable moyen d’assurer des bénéfices réguliers pour les sociétés de ce type.

La solution ? Peut être redécouvrir des fonctions simples et efficaces comme le Bluetooth ? Un bête émetteur Bluetooth 2.0 EDR Signé Sony Ericsson acheté 2005 fait toujours l’affaire 15 ans après. Le format est rétro compatible et presque tous les appareils mobiles et PC actuels profitent de la norme. Il suffit d’un bête accessoire qui ne coûte qu’une poignée d’euros pour transformer une chaîne Hifi basique en une solution connectée capable de lire vos fichiers audio numériques.

Une solution pour ne plus polluer mais plutôt recycler intelligemment tout en faisant des économies.

Sonos pollue volontairement pour augmenter ses profits © MiniMachines.net. 2020.

Provo Canyon, les NUC 8 Pro débarquent avec gestion du vPro

Par Pierre Lecourt

La gamme NUC 8 Pro est assez large avec des engins sous trois processeurs Intel différents. Le Core i7-8665U, le Core i5-8365U et le Core i3-8145U. Les deux premiers prendront en charge la fonction vPro tandis que le dernier n’y accédera pas. Ce sont des puces Whiskey Lake avec un TDP de 15 watts qui embarquent toutes un circuit graphique UHD 620.

Nuc 8 Pro

Le NUC8v7PNK propose donc le i7-8665U dans une version pré équipée d’un SSD PCIe NVMe de 512 Go associé à 16 Go de DDR4 en double canal. Le NUC8v5PNK propose un Core i5-8365U avec toujours 512 Go de stockage mais 8 Go de DDR4. Et le NUC8i3PNK a beau s’appeler NUC 8 Pro, il ne proposera pas de fonction vPro avec son Core i3-8145U. Il est livré avec 256 Go NVMe et une seule barrette de 4 Go de DDR4. Ces engins ne disposent pas d’extensions via une baie 2.5″ pour ajouter un stockage secondaire, ils permettent, par contre, de faire évoluer leur mémoire à 64 Go grâce à deux slots de DDR4 SoDIMM. Ces modèles plus fins mesurent
,2 cm de profondeur et 3.7 cm d’épaisseur.

Nuc 8 Pro

Des modèles équivalents sont également disponibles en barebones. Ils disposent d’un port M.2 et de deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 mais rien n’est peuplé. 

Nuc 8 Pro

Suivent les Kits NUC8v7PNH, NUC8v5PNH et NUC8i3PNH qui reprennent les mêmes puces Core i7,  i5 et i3 et qui sont également vendus en barebones.  Légèrement plus hauts que les trois modèles précédents avec 5.3 cm d’épaisseur, ils proposent toujours un port M.2 PCIe NVMe mais également une baie 2.5″ pour un stockage supplémentaire. 

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Les cartes mères nues correspondant à ces machines seront également disponibles. Toute la gamme est listée chez Intel.

Tous ces modèles partagent la même architecture et la même connectique. Ils embarquent tous un Wifi6 et du Bluetooth 5, savent gérer des modules de cache Intel Optane et proposent une connectique complète. On retrouve donc sur la face avant deux ports USB 3.1 Type-A et sur la face arrière un port Thunderbolt 3.0 Type-C , deux sorties HDMI 2.0a, un Ethernet Gigabit, un USB 3.1 Type-A et un USB 2.0. Sur la carte mère trois connecteurs USB sont disponibles sous forme de broches : un port USB 3.0 et deux ports USB 2.0. Un brochage RS232 et un sortie vidéo interne eDP sont également disponibles.

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Pas de lecteur de cartes ni de port audio, les engins ont réellement une vocation professionnelle et je suppose qu’Intel compte sur les sorties HDMI et le Bluetooth pour diffuser du son. Les machines pourront piloter jusqu’à 3 écrans grâce à l’affichage DisplayPort du Thunderbolt. Un port Kensington Lock est également disponible. Bref, les NUC 8 Pro sont prévus pour une utilisation en entreprise et ne devraient pas bénéficier d’une énorme publicité de la part d’Intel pour leur sortie. Vous devriez les trouver chez les revendeurs pros d’ici quelques semaines.

Source : FanlessTech

Provo Canyon, les NUC 8 Pro débarquent avec gestion du vPro © MiniMachines.net. 2020.

Screen Stopwatch : Mesurez votre dépendance au petit écran

Par Pierre Lecourt

Screen Stopwatch est un fond d’écran animé pour Android. L’application ne fait rien de spécial si ce n’est compter combien de temps vous utilisez votre smartphone ou votre tablette Android… chaque jour.

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D’habitude ne ne vous parle pas trop de ce genre d’outil, d’autres en font la promotion bien mieux que moi. Mais pour une fois, je me fends d’un petit billet pour mettre en lumière celle-ci. Parce que Screen Stopwatch est un outil assez particulier.

Une fois téléchargé et installé, il va venir remplacer votre fond d’écran habituel et se mettre a comptabiliser le temps passé à utiliser votre smartphone chaque jour. Additionnant les secondes, les minutes et les heures passées sur votre engin à chaque fois que vous le déverrouillerez. Un chronomètre qui joue au vase communicant avec le reste de votre temps de vie. Cela ne fait que 24 heures que je l’ai installé sur mon smartphone mais l’impact est vraiment dérangeant. Difficile de voir le temps passé devant ces petits écrans. Difficile de se rendre compte dans quel tunnel on entre quand on commence à naviguer sur un site puis sur un autre… Quand on regarde ses réseaux sociaux ou que l’on entame la lecture de ses emails.  

Au bout du compte cependant, le chiffre s’étale en grand sur votre appareil. Et la réflexion s’installe. Combien de temps ai-je passé sur mon téléphone aujourd’hui ? Autant que ça ? Et pour quel résultat ? Était-ce pertinent ? Le nombre de fois où je me suis fait la remarque qu’il me restait bien peu de temps pour moi. De temps pour lire ou pour faire autre chose de différent. Cet auto-apitoiement s’effondre vite face au démenti apporté par cette application. 

Je ne suis pas un gros consommateur de smartphone mais voir au sortir d’une simple consultation email que je viens de passer 15 ou 20 minutes de ma vie sans s’en m’en rendre compte, cela à un impact. 

L’auto asservissement a plein d’avenir

Le plus “drôle” avec Screen Stopwatch, c’est que l’application est développée par Google. Le papa d’Android et donc le responsable de votre enfermement au sein de votre smartphone. On peut se demander quel est le but du jeu pour le développeur ? Peut être qu’il s’agit de pointer du doigt le responsable de votre addiction. A savoir, selon Google : vous même.

En mettant en scène le temps que vous passez sur votre smartphone, Google vous désigne comme seul responsable de votre malheur. Votre propre petit tyran du petit écran. L’éditeur gommant ainsi au passage tous les artifices, toute l’énergie et toute la science déployée pour vous rendre accro à ce dernier. Les excellents petits reportages “Dopamine” d’Arte sur comment les différents géants du loisir et des service liés à l’utilisation du smartphone parviennent à manipuler votre esprit sont assez éclairants sur le sujet.

Screen Stopwatch est intéressant pour connaitre l’emprise de l’objet dans votre vie, la force de votre addiction. Mais ne vous laissez pas intimider par le chiffre que vous récolterez à la fin de la journée. Vous n’êtes pas le seul coupable. Toute la société s’efforce de vous rendre accro. Bientôt, on remplacera de plus en plus de choses par un smartphone, perdant au passage tout anonymat dans ses déplacements, toute liberté dans ses loisirs avec la sensation tenace d’être tenu en laisse. Ce temps passé le cou plié sur votre petit écran n’est pas uniquement votre faute. Et si c’est à vous d’en guérir si vous voulez récupérer un peu de liberté et de temps, cela ne sera pas une chose facile.

Screen Stopwatch : Mesurez votre dépendance au petit écran © MiniMachines.net. 2020.

Prix miraculeux et histoires à dormir debout, les nouveaux escrocs en ligne

Par Pierre Lecourt

Vous êtes vous déjà fait accosté par un escroc dans la rue ? Un type qui commence par vous demander l’heure et qui, très jovial et sympathique, vous explique qu’il est PDG d’une grosse boite de confection. Souvent, il prend un accent Italien ou Espagnol, roule dans une belle voiture et fait très propre sur lui. Au bout d’un moment, il vous confie qu’il est sur place pour un salon quelconque et qu’il doit rentrer au pays. Et là, il vous propose une bonne affaire.

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Il ouvre son coffre et vous montre une caisse d’habits neufs, sous leurs protections plastiques transparentes. Des manteaux, pantalons, chemises… Des trucs qui semblent impeccables. Il vous propose une remise folle, parce que vous lui êtes sympathique. Le coup de foudre. De moins 70% à moins 80% sur tout. La veste à 100€ tombe à 30€. Le pantalon est à 20€. Le blaser à 50€. Si vous achetez, vous devez le payer en espèces parce que c’est plus simple. Le gars se fait pressant, il doit repartir au plus vite.

Toute la combine de l’escroc est là, vous parler, beaucoup, abreuver votre cerveau en permanence d’informations, plus ou moins utiles tout en alternant avec des blagues et souvent des contacts physiques pour détourner votre concentration. Un appui sur l’épaule, une pression sur le poignet, enfermer votre main dans la sienne. Un art hypnotique destiné à vous manipuler, vous empêcher de réfléchir. Parce qu’en prenant un peu de recul, tout cela est une fable évidemment. Le type est aussi Italien que je suis Chinois. Il achète des habits bas de gamme qui lui reviennent à une misère mais qui paraissent correctement coupés dans des tissus synthétiques façon flanelle ou soie. De quoi faire illusion… quelques minutes. D’où son empressement très perceptible et sa volonté de ne pas sortir les habits de leurs housses en plastique. 

Si vous payez, il prendra l’argent, enfournera ses “précieux habits” dans un sac de supermarché et gardera ses housses avant de démarrer en trombe. Si vous refusez, l’escroc perdra immédiatement son visage jovial, remontera en voiture et partira à la recherche d’un autre gogo à plumer. C’est là tout le problème de ces gens. Leur méthode est efficace et ce type d’escroquerie (et bien d’autres du même genre) fonctionnent mais cela reste de l’artisanat. C’est lent, il faut attaquer les pigeons un par un, il y a beaucoup de temps perdu pour une rentabilité pas forcément folle au final. 

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Et puis le Web est arrivé. Et tout a changé pour ces escrocs

Au lieu de passer des heures en maraude dans une voiture à la recherche du candidat idéal. Risquer au passage un contrôle de police. Il vaut mieux pour un escroc investir son temps dans la création d’une autre histoire. Une histoire en ligne. Bétonner un site web pour toucher un maximum de monde et ainsi se remplir les poches facilement et sans risques. 

Pour le type en voiture avec les fringues en synthétique, le web lui a permis de devenir un commerçant tout à fait “respectable”. Grâce au Dropshipping. La méthode dont je vous ai déjà parlé de vente sans stock. On trouve un fournisseur capable de livrer directement ses clients en pantalons de “flanelle 100% Pétrochimie” et on raconte une seule fois son histoire de “design Italien”. Dans le meilleur des cas, on paye un mannequin et un photographe, sinon on compte sur les images produites par le fournisseur.

Le plus dur sera de trouver des moyens de faire connaitre son site web. Mais pour cela, on peut compter sur la large participation d’influenceurs moins regardants sur les produits que sur les virements vers leur compte en banque mais aussi sur la bienveillance de sites comme Facebook, Instagram, Youtube et autres pour délivrer le message pile poil à sa cible contre quelques piécettes. 

Une fois le site lancé, l’argent rentre tout seul, les colis sont envoyés par le fournisseur et si les gens crient un peu trop parce que, quand même, c’est coupé comme un goret et le cachemire semble avoir été fabriqué au Polyamidistan. Et bien ce n’est pas très grave, on ferme le site. On change le nom de domaine et on relance l’histoire avec un nouveau logo.

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Mais depuis peu, c’est de pire en pire sur le web. Il y a eu un rush sur le financement participatif avec des histoires qui ont du faire rêver les escrocs de toute la planète. On se souvient par exemple du Mi MiniPC qui a réussi à lever 1.3 million de dollars avec une histoire abracadabrante de MiniPC vendu des clopinettes sur Indiegogo. Rien n’a jamais été livré, évidemment. Le gars a simplement disparu dans la nature avec son pseudonyme et la photo d’un inconnu en guise de bio. Indiegogo a bien reçu son pourcentage au passage mais le gars derrière cette histoire s’est gentiment payé une belle retraite en échange d’une fiche produit, de quelques images et d’une petite demie heure quotidienne de présence sur les commentaires  de sa page pendant quelques mois. Pas mal pour un résultat de centaines de milliers de dollars de bénéfices sans rien livrer et, évidemment, net d’impôts.

Et il y a eu bien d’autres histoires du même genre car c’est là tout l’intérêt du web pour les escrocs. Au lieu de traiter les pigeons un à un, on balance du grain à la volée et ils rappliquent par milliers. Avec leur sens inné de la mauvaise affaire et la peur maladive de passer à côté, on peut les plumer de manière très efficace en ligne. 

D’autres histoires croustillantes existent. Il y a quelques jours Stéphane Marty de la chaîne vidéo Deus Ex Silicium a publié une nouvelle vidéo. Un examen approfondi d’une puce censée limiter l’action des ondes électro magnétiques.  Si vous ne connaissez pas la chaîne de Stéphane, c’est un ingénieur en Micro-électronique qui publie des vidéos d’information et à but pédagogique. Il connait son métier et dispose d’une ribambelle d’appareils professionnels pour effectuer mesures et analyses. C’est un contenu expert et très enrichissant qu’il nous livre régulièrement. 

Sa dernière vidéo montre donc en détail un “appareil” aux vertus extraordinaires. Comme il le dit lui même, si la puce E-Chip de I+Like était réellement fonctionnelle, elle vaudrait au moins à ses créateurs une intense réflexion de la communauté scientifique sur leur découverte. Au final, je vous laisse le découvrir en détail dans la vidéo, la solution n’a absolument aucun effet scientifiquement mesurable. La marque joue à fond sur l’effet placebo du dispositif et enrobe le tout d’un énorme charabia pseudo-scientifique pour embobiner le visiteur. La fin de la vidéo ne laisse pas trop de doute quand à la pertinence du produit. 

Incroyable, suite à ma vidéo d’hier sur la puce anti-ondes électromagnétiques, le CEO de la société a envoyé par e-mail à tous ses clients le communiqué ci-dessous pour les rassurer. La personne qui m’avait envoyée la puce vient de le recevoir. Le texte est juste grandiose ! ☺️ pic.twitter.com/rFUO0snNOU

— Deus Ex Silicium (@dexsilicium) January 21, 2020

 

 

 

 

 

Que fait une société normale quand quelqu’un explique que sa technologie, son gagne pain, est une vaste fumisterie ? Elle vous attaque en justice. Amène des experts à la barre et expose l’efficacité de son produit en démontrant, publications scientifiques à l’appui, que l’objet produit bien les effets escomptés de manière fiable et mesurée. 

Que fait la société I+Like face à une vidéo mettant en cause le sérieux de leur produit ? Expliquant que tout cela n’est qu’une grotesque supercherie ? Elle tente de noyer le poisson avec une interprétation de charabia digne des plus grands bonimenteurs de foire. Une manière de colmater les brèches face au mécontentement des pigeons qui comprennent d’un coup qu’on leur a vendu un bidule inefficace et surtout hors de prix.

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Exceptionnelle cette dérive sur le web ? Pas du tout. Il y a quelques jours Brice m’a envoyé des informations concernant un quadricoptère soit disant “révolutionnaire”. Le XDroneHD. Il s’agit d’un produit lambda, connu sur le marché asiatique comme un drone entrée de gamme et proposé sur leur page comme un modèle haut de gamme. Vendu normalement 199.98€ il est remisé de 50% pour l’achat de 1 pièce et peut tomber beaucoup plus bas si vous en achetez 2 ou 3 d’un coup. 

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Jusque là rien d’anormal, vous pouvez très bien vendre en France un produit trois ou cinq fois son prix si vous trouvez un client d’accord pour payer ce tarif. La page web use de tout ce qu’il faut d’artifices pour vous convaincre de l’urgence de l’achat avec des rappels de l’offre spéciale ayant lieu “aujourd’hui”, des frais de port offerts, des défilés de pseudos clients achetant en ce moment même l’engin…

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Tout cela a le même rôle que le charabia du vendeur de fringues dans son coffre de voiture. Vous faire perdre de vue le réel : Que vaut réellement ce quadricoptère, d’où vient t-il, qui va me livrer ? Pourquoi autant de cadeaux ? Moins vous réfléchirez entre le moment où vous arrivez sur le site web et le moment où vous allez payer, mieux ce sera pour le vendeur.

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Car avec une recherche de 5 minutes on finit par tomber sur la source de cet achat. Il s’agit évidemment de Dropshipping et le fameux Xdrone est en réalité un produit Eachine qui sera expédié dans le meilleur des cas par un revendeur comme Banggood depuis la Chine pour une trentaine d’euros sans frais de port ou depuis AliExpress. Le prix demandé par XDrone est donc très élevé et le prix de base de 199.98€ est totalement fantaisiste. Le choix de ce modèle est lié à sa grande ressemblance au Mavick Pro de DJI, un quadricoptère performant et vendu beaucoup beaucoup plus cher. Si le Eachine E58 proposé ici est beaucoup plus petit, Tout cela reste néanmoins totalement légal. 

Ce qui l’est moins, beaucoup moins, c’est la publicité faite par cette marque pour son drone. C’est ce qui a fait tiquer Brice. Il est tombé sur cette vidéo au travers de ses déambulations en ligne. L’histoire est délirante, elle raconte comment un soit-disant “Didier Médard” se serait fait virer de chez un grand fabricant de drones – aucune marque n’est mentionnée mais le logo DJI est clairement visible – après s’être rebellé contre la course au profit des dirigeants de la marque.

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On a ici une belle histoire d’escroc bonimenteur : Entre complotisme et ingénierie, les ingrédients pour expliquer la bonne affaire sont excellents. Un internaute peu au courant du marché qui se fera servir cette vidéo par Youtube depuis une de ses chaînes habituelles pourra tomber facilement dans le panneau. 

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Sauf que là, c’est totalement illégal. Cette pub montée avec des images vidéos libres de droit et quelques tournages repiqués à droite ou à gauche, raconte une histoire farfelue. Elle mélange des vues du Eachine E58 et du Mavic Pro et joue clairement sur la ressemblance des deux produits pour tromper le consommateur.

Problème, cette vidéo et les publicités reprenant cette marque sont très difficiles à prendre en compte pour un éventuel contrôle. Les autorités ne peuvent pas vraiment passer leur temps à surfer en ligne jusqu’à tomber sur ce genre de vidéo. Le site de vente du quadricoptère n’affiche rien d’illégal de son côté, rien qui puisse être facilement remarqué car évidemment répréhensible. Tout l’argumentaire bidon est visible via des publicités stockées via Instagram, Youtube ou Facebook. La vidéo ci dessus n’est pas référencée par Youtube, elle n’apparaît nulle part comme spécifiquement liée au site. En cas de doute d’une surveillance un peu trop proche des autorités ou le signalement de leur activité comme avec cet article, il sera possible de mettre en pause toutes les campagnes de publicité et de faire disparaitre ces éléments en quelques minutes (j’ai évidemment fait une sauvegarde).

Le vrai problème est donc lié au format de ces arnaques. Quand l’escroc en voiture travaillait avec sa méthode artisanale, il n’avait finalement pas beaucoup de temps libre. A vrai dire, il aurait pu se trouver un vrai boulot vu le temps passé et les conditions de vie générées par son système de vente à la sauvette. Mais pour des escrocs qui sévissent en ligne, la donne est toute autre. Une fois le site de quadricoptère terminé, il reste beaucoup de temps libre alors que l’argent commence à rentrer dans les caisses. Qu’en faire ? Il faut certes gérer l’aspect publicitaire de l’affaire et répondre aux pigeons clients. Mais une fois cela fait ? 

Et bien on lance un autre produit avec un autre site employant la même recette. Comme cette fameuse “colle” révolutionnaire créée par un soit disant dentiste Français et un “ingénieur en chimie”  qui reprend les mêmes ingrédients. Le duo “Yves Belair” et “Christophe Broutin” qui découvrent une colle révolutionnaire UV-Fix. La publicité n’hésite pas à se rapprocher d’une autre marque connue qui est Bondic et qui propose le même genre de produit tout à fait légalement. Elle raconte une histoire de découverte farfelue et propose d’aller cliquer sur leur site pour faire l’affaire du siècle. Même méthodes, même escroc.

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Et que découvre t-on sur ce site ? Une présentation identique à celle du quadricoptère… Mieux encore, elle est répétée dans toutes les langues grâce aux outils de traduction automatisés de Google… On nous propose ici une jolie remise encore une fois avec une colle à 29.99€ le tube au lieu de 59.98€… 39.99€ pour trois tubes, wow ! Bonne affaire !

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Sauf quand on considère le prix de l’objet en Chine, soit 1.84€ pièce frais de port compris… La bonne affaire laisse tout de même une jolie marge à notre ami le “dentiste”…

Qui est derrière ces deux produits, qui emploie ces méthodes de vente peu scrupuleuses avec l’accord des régies publicitaires de Youtube et consorts ? La société MDE Commerce Ltd située à Malte. Une probable société écran quelconque qui doit s’abriter derrière les lois du pays et un système de domiciliation opaque pour cacher cette activité illégale.

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Que faire pour se prémunir de ces escrocs ?

Malheureusement pas grand chose. Le nombre de site et de produits vendus de cette manière est délirant. Montres connectées, électroménager, accessoires auto et j’en passe, ce sont des dizaines de produits qui sont ainsi proposés avec des tarifs mirobolants et des réductions délirantes. 

Le problème est que le public pour qui sont destinés ces produits est un public de pigeons. La plupart des internautes seront vigilants et comprendront en quelques clics qu’il s’agit bien de mauvaises affaires. Mais comme pour les scams par email vous proposant de recevoir des millions de dollars en cadeau, il suffit que ça tombe sur la bonne personne au bon moment pour que l’arnaque fonctionne. Une mamie à qui sont petit-fils a parlé de quadricoptère, un papi qui ne sait pas comment réparer ses lunettes. Une personne seule à qui on promet la lune. Ou des gens fragiles psychologiquement à qui on promet une réduction d’ondes via un achat en ligne depuis un ordinateur ou un smartphone.

La meilleure méthode reste à se demander si on achèterait ce type de produit à un gars sortant de sa voiture et ouvrant son coffre pour vous les vendre à la sauvette. Si cela ne vous parait pas très clair, passez votre chemin. Si vous êtes plus expérimenté, vous pouvez faire une recherche rapide par l’image du produit pour tomber en quelques clics sur le vrai tarif de l’objet. Si vous avez peur que quelqu’un de votre entourage se fasse avoir par ce type de produit, n’hésitez pas à les encourager à vous envoyer un email ou à vous passer un coup de fil. Apprenez leur à faire une recherche par image ou une capture d’écran qu’ils pourront partager avec vous.

Il semble malheureusement assez difficile pour les autorités de lutter contre ce type d’arnaques mais vous pouvez également les signaler à la DGCCRF.

Prix miraculeux et histoires à dormir debout, les nouveaux escrocs en ligne © MiniMachines.net. 2020.

DiGiCo dévoile la Quantum 3 38 au NAMM 2020

Par admin

Nouveauté au NAMM 2020 avec une nouvelle console DiGiCo Quantum, la 3 38. Comme la Quantum 7 et la 5 bientôt, la 3 38 représente un grand pas en avant en termes de puissance et connectivité en gardant dans un format plus petit, la vitesse propre aux moteurs Quantum.

Michael Aitchinson

“Avec la Quantum3 38, nous avons fait en sorte de proposer un produit de nouvelle génération exploitant parfaitement le potentiel de notre moteur Quantum” précise Michael Aitchison, ingénieur électronicien sénior de DiGiCo’s.
“Notre but avec cette nouvelle console a été de garder les acquis et les fonctions auxquelles les techniciens sont habitués depuis 20 ans tout en y apportant une toute nouvelle architecture et fonctions.”

Quantum 3 38 est basée sur un processeur FPGA de 7è génération et offre128 voies d’entrée avec 64 bus et une matrice 24 x 24, l’ensemble disposant du processing complet.

Le look et l’exploitation reprennent le style “dark” très en vogue avec 3 écrans tactiles de 17” et d’une luminosité de 1000 nit permettant d’afficher à la fois et dans chacun d’entre eux les niveaux et les soft touchs.
Il y aussi 70 afficheurs TFT de voie plus 38 potentiomètres tactiles de 100 mm rangés en trois blocks de 12 plus deux totalement assignables. La double alimentation redondée est en standard.

La qualité du son n’est pas oubliée avec l’adoption des convertisseurs AD et DA 32 bit 48/96 kHz et la topologie appelée “Ultimate Stadius” du nom de John Stadius, le champion de la R&D de DiGiCo. 8 entrées et sorties analogiques, 4 ports d’entrées et sorties AES, rien ne manque.
La connectivité est aussi très importante puisqu’on retrouve en face arrière trois connexions redondées ou six connections simples MADI à 48 kHz, deux slots DMI, une interface d’enregistrement UB MADI USB et le support pour des boucles Optocore de 2è génération est prévu en option, tout comme l’interface Soundgrid.

Mustard Processing, Spice Rack, Nodal Processing et True Solo, toutes ces fonctionnalités lancées l’année passée pour le moteur Quantum de la SD7 sont aussi en standard sur la Quantum 3 38. Mustard processing est un jeu d’algorithmes qui sont disponibles par voie en plus de ceux standard au moteur Quantum. 36 sont prévus et chaque “strip” comporte le choix entre deux modélisation de préampli, un égaliseur 4 voies (incluant les filtres passe bande) quatre variantes de compresseur et un gate/ducker.

Une image de ChillI 6

Le Spice Rack de son côté gère les plugs natifs fournis par FPGA et permet de constituer, comme son nom l’indique, un empilement allant jusqu’à 8 processeurs.
Parmi eux Chilli 6, un compresseur à 6 bandes offrant un contrôle total de la dynamique y compris le temps de relâche qui peut être totalement modélisé, un brevet DiGiCo. Chilli 6 s’annonce comme idéal pour façonner voix et instruments capricieux en intervenant chirurgicalement sur les fréquences gênantes.

Austin Freshwater

“L’architecture de cette table est entièrement nouvelle et emballante” conclut Austin Freshwater, le Directeur général de DiGiCo’s, “mais si on voulait résumer cette console en quelques points, nous avons encore amélioré la transparence du rendu, ajouté des -jouets- pour créer le son, placé plus d’écrans, plus grands, brillants et puissants et enfin on a renforcé l’ergonomie par le biais d’une toute nouvelle surface !”

D’autres informations sur le site Digico et sur le site DV2

 

L’article DiGiCo dévoile la Quantum 3 38 au NAMM 2020 est apparu en premier sur SoundLightUp..

La Rencontre #4 : Mélodie, chargée de contenu web chez studioSPORT

Par Ugo

Aujourd’hui, nous partons à la rencontre de Mélodie, chargée de contenu web chez studioSPORT. Au détour de plusieurs questions et d’une interview vidéo, elle nous livre ses impressions sur son métier et sur sa proximité avec le catalogue produit. Notre objectif à travers ce jeu de questions/réponses est de vous faire découvrir notre équipe de […]

Facebook travaille désormais à régler les problèmes de la version V12

Par Pierrick LABBE
PProblèmes mise à jour V12 Facebook

Alors que des utilisateurs signalent des bugs depuis un certain temps depuis la version V12, Facebook a réussi à identifier l’origine du problème et travaille désormais à régler la situation.

Les propriétaires de l’Oculus Rift, du Rift S ou ceux avec un Quest utilisant le système de câble sont nombreux à en avoir fait la désagréable expérience ces dernières semaines après la dernière mise à jour  du logiciel. L’amélioration de la situation serait-elle en vue ?

Facebook a pu reproduire le problème de la version V12

Jusque-là, Facebook avait un problème majeur, si les bugs avec l’Oculus Link étaient signalés par de nombreux utilisateurs, pour pouvoir tenter de les résoudre, il fallait être capable de les reproduire afin de les comprendre et de s’y attaquer. C’est désormais un défi qui appartient au passé. La filiale du réseau social aurait réussi, à découvrir les difficultés liées à des bégaiements, saccades ou encore disparitions de frames à l’écran, bref des problèmes de latence et performances qui importunent sérieusement les utilisateurs depuis la mise à jour V12.

Facebook avait reconnu l’existence du problème avec la version V12 sur un forum Reddit, demandant aux utilisateurs de soumettre des rapports de bugs, faisant face à un manque d’informations sur le sujet. Ce 20 janvier, Facebook a donc annoncé pouvoir reproduire le problème en laboratoire et va l’utiliser pour « identifier, tester et vérifier » pour trouver la solution adéquate. Ces actions permettront aussi de rassurer ceux qui considèrent qu’Oculus a quelque peu abandonné les casques de réalité virtuelle pour PC au profit de l’Oculus Quest. Il ne reste désormais plus qu’à être patients pour une nouvelle mise à jour qui corrigera ces problèmes.

Cet article Facebook travaille désormais à régler les problèmes de la version V12 a été publié sur Réalité-Virtuelle.com.

Learn Clip Creation From Actus Digitial at The 2020 NAB Show

Par Andres Benetar

  The broadcasting industry is growing as many creative elements continue to help expand what is surely a vast digital ecosystem of rich and vibrant content. For anyone who works within or looking to enter the broadcasting industry should visit the Actus Digital exhibit at the 2020 NAB Show. This April at the 2020 NAB ...

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Le Festival d’Aix passe en 2.0 avec Fohhn

Par admin

Le Festival d’Aix a tenté et gagné un pari risqué, en offrant au Requiem de Mozart un écrin sonore virtuel splendide. Désormais, lyrique rime avec électronique. Vous doutez ? Confiez-nous vos idées reçues, on va arranger ça. 6 mois après, on est encore sous le charme.

Photo Vincent Beaume

Pourquoi un pari ? Imaginez un festival parmi les plus prestigieux au monde. Un lieu complexe car à ciel ouvert : le Théâtre de l’Archevêché. Une œuvre magistrale et exigeante. Un public sans concessions. Et pourtant, la décision est prise d’apporter à ce Requiem très original par sa mise en scène, un supplément d’âme via l’ajout d’une discrète réverbération afin de rappeler les églises où devrait se donner cette œuvre. On verra plus loin que l’électroacoustique va être plus sollicitée encore.

Philippe Delcroix

Une fois la décision prise par Pierre Audi le nouveau Directeur général du festival et Raphaël Pichon le Chef d’orchestre qui tous deux ont été moteurs de cette première technique, Josep Maria Folch Pons le Directeur technique et surtout Philippe Delcroix, le Directeur technique adjoint, ont arbitré des choix importants.
Ils ont donné leur confiance à Rémy Bréant, un consultant audio collaborant déjà avec les équipes du Festival, pour prendre en main ce dossier pour le moins iconoclaste et presque entièrement à défricher.

Nous avons eu la possibilité d’interroger longuement Rémy Bréant malheureusement absent le jour de notre passage à Aix, mais aussi eu la chance d’assister à une des représentations du Requiem et passé une journée sur place avec les équipes du Festival et un fournisseur, Fohhn, sans qui tout cela n’aurait peut-être pas été possible.

Merci à toutes et à tous pour l’accueil et la pédagogie dont il a fallu faire preuve pour détailler cette installation. Commençons par un très large tour d’horizon en compagnie de Rémy Bréant.

SLU : Comment est né ce Requiem de Mozart « augmenté »

Rémy Bréant : Il est l’œuvre de la nouvelle direction du Festival d’Aix qui a apporté pour cette première, un staff assez important dédié au son. Ils avaient déjà exploré un apport technique sur une autre œuvre, interprétée dans une usine désaffectée, et le Chef Raphaël Pichon était convaincu par un projet d’acoustique « augmentée » nécessaire pour le Requiem.

Une vue des gradins et du balcon. Il faut parvenir à apporter du SPL qui ne s’entend pas et de l’ambiance discrète à des endroits acoustiquement très dissemblables.

SLU : Il n’est question au départ que de compléter l’acoustique de l’Archevêché…

Rémy Bréant : C’est ça, de pousser les murs de sorte à tendre vers ce qu’on veut y jouer. La complication venait du fait que d’un côté la prod arrivait avec une solution déjà imaginée par un ingénieur du son hollandais, et que de l’autre, le Festival a un historique de fonctionnement, des budgets à tenir et une équipe d’exploitation bien au fait des contraintes que peut générer la cohabitation de deux spectacles en alternance.

Photo Pascal Victor

La proposition de l’ingé son hollandais était une infrastructure assez lourde concernant la prise de son et le mixage, disons de type comédie musicale, avec une diffusion répartie sur 20 enceintes omnidirectionnelles Omniwave, la reprise des chanteurs soit par l’intégration d’une trentaine de micros incrustés dans les éléments de décor soit par une quarantaine micros HF et une console de mixage de type A&H dLive S3000 ou DiGiCo SD7.
Pour des raisons de mise en scène et par manque de temps et de moyens, cette proposition n’a pas été pas retenue. La direction du Festival m’a alors proposé de concevoir un système qui puisse satisfaire l’équipe du Requiem tout en respectant ses contraintes chronologiques et financières.

Une CL3 très, très chargée aux mains de Fred Bielle en charge du mix du Requiem.

SLU : Tu collaborais déjà avec Aix ?

Rémy Bréant : Oui, notamment lors de Parades, le concert gratuit donné chaque année Cours Mirabeau en ouverture du Festival d’Aix avec du public sur plus de 300 mètres de long. Un spectacle forcément totalement amplifié, plus « populaire ».

Pour revenir à l’Archevêché, mon travail a été de réfléchir à une installation efficace sans ma présence mais facile à exploiter, qui tienne sur la CL3 Yamaha du Festival, avec des effectifs déjà prévus pour la saison et enfin avec les constantes du Chef d’orchestre et les contraintes du lieu.

SLU : Techniquement tu es libre de préconiser ce que tu veux ?

Rémy Bréant : C’est même ma manière de travailler. En phase d’étude, j’essaye toujours de garder l’autonomie sur le dossier et une certaine distance vis-à-vis des fabricants. J’ai dans un premier temps entièrement modélisé l’acoustique du lieu en 3D dans le but de pouvoir y implanter des points de diffusion sans m’arrêter sur une marque précise. J’avais déjà en tête de ne pas simplement « augmenter » l’acoustique, mais aussi d’apporter un complément notamment à l’orchestre.
Etant sonorisateur de métier, il m’a paru évident qu’il fallait pouvoir mixer les voix avec l’orchestre. A partir de ce cahier des charges, j’ai choisi d’augmenter considérablement le nombre de points de diffusion et réduire le nombre de micros sur scène. Le design sonore a consisté à densifier les points de diffusion latéraux et arrières en jouant en plus la carte de l’altimétrie, et surtout, de créer une diffusion de face afin de pouvoir restituer l’effet frontal propre à l’opéra, qui relie le chanteur au spectateur.

La matrice Astro Spatial Audio. Une grosse puissance de calcul, 128 canaux MADI ou Dante, une latence très faible et bien sûr la possibilité de travailler avec n’importe quelle marque d’enceintes.

SLU : Tu commences alors tes recherches en bois et en processing

Rémy Bréant : J’ai même commencé par le processeur avec dans l’idée de faire appel à Bjorn (Van Munster) afin de pouvoir travailler avec l’Astro Spatial Audio Sara II qui n’est inféodé à aucune marque d’enceintes. J’ai gardé en tout cas cette solution sous le coude et je me suis attaqué au bois. Certaines marques ont été trop chères, d’autres n’avaient pas les enceintes que je voulais, d’autres avaient processeur et enceintes mais les deux ne pouvaient pas être dépareillés. La discrétion était aussi un critère essentiel puisque le public classique se braque très vite dès qu’il voit un déploiement de matériel, sans oublier le fait qu’on squatte en latéral et à l’arrière les accroches lumière, pas question donc d’être encombrant.

SLU : Tu cherchais un produit qui…

Rémy Bréant : …soit discret, descende sans être volumineux, ouvre à mort et délivre un son de qualité. Comme plusieurs autres fabricants, Daniel Borreau, (Rock Audio et distributeur Fohhn en France), dont je savais qu’il disposait des produits qui pouvaient faire l’affaire, a été consulté. Il a donné immédiatement son accord y compris sur le partenariat.

J’ai donc pu présenter à la Direction Technique du Festival d’Aix quatre propositions et c’est Fohhn qui a été retenu par Philippe Delcroix. Mon design a ensuite été contrôlé par les ingénieurs de la marque au travers du logiciel AFMG Ease afin de vérifier la cohérence de la couverture.

Une des LX-61 pour les ambiances, accrochée sous le balcon et prenant le public à rebrousse-poil.

SLU : Quel type de produit t’a séduit chez Fohhn ?

Rémy Bréant : Par exemple le LX-61. Quatre transducteurs de 4” à longue excursion et un moteur de 1” dans un guide reprenant la polaire des petits graves et aligné avec eux pour créer une mini ligne pinçant bien verticalement la bande de 1 à 4 kHz qui tient en 30°. Ce type de produit me donne la générosité tonale suffisante pour mes ambiances et sa petite taille le rend ultra-facile à mettre en œuvre.

J’ai pu ainsi découper trois zones : le parterre, le dessous de balcon et le balcon et les immerger séparément. Pour certaines zones, j’ai ajouté des LX-11 et deux paires de LX-150. Une fois ajouté le gauche droite en LF-220 et double beam par côté, j’ai pu travailler mes synoptiques.
Au regard du volume des réseaux de câblage nécessaire, nous avons pris le parti de confier la fourniture de câble et les raccordements à Texen. Les équipements réseau ont été fournis neufs et non programmés.

SLU : Tu disposes d’une équipe ?

Rémy Bréant : Sur les opérations relativement complexes comme celles-ci, je m’entoure de compétences spécifiques qui interviennent à des moments clé du projet.

Jean-Baptiste Boitel

Pour le calage de tout le système en version frontale j’ai proposé à Jean-Baptiste Boitel, un technicien dont la réputation est plus que méritée, de travailler sur le projet de telle sorte à pouvoir jouer sereinement et en phase même en cas de panne de l’Astro. Rappelons que les fortes températures estivales compliquent la donne.

SLU :Le processeur sert de calage temporel « créatif » ?

Rémy Bréant : Pas que… Le lendemain du calage « de base » de Jean-Baptiste, Bjorn est arrivé avec son propre caleur et ils ont travaillé, à partir de nos valeurs, pour insérer l’Astro, « casser le frontal » et créer de l’immersif.


Voici ce qui est « visible » du système principal côté scène : le coffrage arrière dans lequel se trouvent des LF-220 Fohhn.

Il en a été de même avec les rappels sur les côtés. Une fois ce dernier travail effectué, nous avons œuvré avec Bjorn sur la réverbération inspirée d’un algorithme de la Bricasti M7. Et pour la première fois, on a branché un micro.
Les répétitions du Requiem se passant à l’Archevêché, Raphaël Pichon a souhaité entendre immédiatement le rendu final. Trois semaines avant la première, j’ai donc installé en urgence une réverbération M7 stéréo dans la régie.

SLU : Loin d’être la solution idéale…

Rémy Bréant : Oui, mais cela a permis de se familiariser avec l’algorithme, de rassurer le Chef d’orchestre et d’avoir une ébauche de ce que cela pourrait donner in situ avant de recevoir le processeur. Je me suis aussi engagé à ce que l’univers sonore ne change pas. On y est parvenu puisque l’Astro a gardé la « couleur » M7 mais modulée sur chaque sortie.

SLU : Qui a fait le premier mix et aussi la première « spatialisation » ?

Rémy Bréant : Moi, d’autant que j’avais spécifié 7 micros DPA en rampe au pied des chœurs, deux semi-canons Schoeps dans les draperies pour d’éventuels besoins d’ambiance en fond de scène.
A cela il fallait ajouter la microphonie de l’orchestre, des bandes de bruitage, et quelques HF. Pendant les 2 premières semaines de répétitions, n’a été diffusée que de la réverbération, pas de son « sec » avant d’avoir l’Astro.

Une image du Requiem et l’incroyable mise en scène de Romeo Castellucci. Regardez tout en bas à la limite du plateau. On voit 7 petites boules noires. Ce sont les micros. (Photo P. Victor Artcompress)

SLU : Donc le vrai mix final…

Rémy Bréant : …est né au moment où on a pu avoir la diffusion 3D, la matrice et la réverbération programmée, quelques jours avant la générale. On a donc enfin envoyé les voix et l’orchestre dans l’Astro tout en gardant la main sur les prémix dans la CL3 et en disposant de ses plugs et DCA, ce qui en facilite l’exploitation. Assez classiquement, les 7 micros voix ont été routés en direct out dans autant de paires de LX-10 en front fill ouvertes à 110°, via l’Astro en mode WFS qui a géré la localisation, y compris dans la ligne de délais sous le balcon ou d’autres groupes à la face jardin, face cour.

Les front fills, quatorze LX10 amplifiées et processées individuellement en train d’être montés.

Toute la diffusion frontale a reçu voix et orchestre. Mouillée aussi. Toute la diffusion latérale et arrière, uniquement la réverbération multi-moteurs de l’Astro. La position fixe des 7 micros de rampe m’a aussi évité tout système de tracking actif qui aurait été nécessaire avec des micros HF.
Une fois le mix dégrossi, j’ai passé la main à Fred Bielle pour me concentrer sur la partie programmation et pilotage. On a travaillé à 4 mains, me semble-t-il en bonne intelligence.

SLU : Et le Chef d’orchestre durant ces dernières répétitions ?

Rémy Bréant : Il a pris les informations nécessaires quant au rendu auprès de ses assistants et a fait une très belle synthèse de ce qui lui a été dit. Nous avons décidé de figer l’électronique afin que le Chef d’orchestre s’approprie la salle qu’on lui a livrée. Bien sûr on a gardé la main sur des équilibres tonals ou des écarts de dynamique trop importants. Deux compresseurs multi-bandes ont permis de régler rapidement ce type de problèmes.
Pour le reste, Raphael Pichon s’est réellement approprié le mix orchestre et voix avec sa baguette, les deux dernières répétitions s’étant déroulées sans qu’on ne touche à quoi que ce soit. Sébastien Noly s’est aussi révélé précieux par son rôle d’interface entre la technique et le Chef d’orchestre et aussi par sa grande compétence en physique acoustique.

SLU : Avec Bjorn d’Astro, vous avez créé une « salle ». Raphaël Pichon a été mis à contribution ?

Rémy Bréant : Une fois qu’il a accepté le principe de réverbération et la couleur de la M7 « recréée et améliorée » dans l’Astro, on a travaillé ensemble à établir le caractère de la salle qu’on a, en quelque sorte, fabriquée. On a défini son identité sonore par la quantité de réverbération par zone. On s’est donc baladé en tout point de l’Archevêché et sommes tombés d’accord sur le choix de jouer la carte de la sagesse ne souhaitant pas que le public puisse percevoir l’existence d’une assistance sonore.

SLU : Lors de la première en présence du public, as-tu fait des modifications sensibles ?

Rémy Bréant : Oui. Dès le début du Requiem, j’ai augmenté le niveau de l’amplification, mais au bout d’un quart d’heure je suis revenu au point de départ. La différence entre salle vide ou pleine s’est révélée peu perceptible. Il ne faut pas oublier qu’à Aix on joue à ciel ouvert.

L’Allée Gothique. Quand on dispose d’une telle surface réfléchissante, autant s’en servir…

SLU : Comment se comporte le balcon qui, outre le ciel, dispose d’encore moins de murs latéraux ?

Rémy Bréant : Pour moi encore mieux puisqu’on n’a quasiment plus de champ direct, uniquement ce que l’électroacoustique envoie et qui est plus équilibré et complet.
En revanche, en début et fin de l’œuvre, le Chef d’orchestre, qui est aussi un Chef de Chœur, a fait le choix de faire communier le site classé à l’Œuvre en faisant chanter une partie du Chœur dans la très belle réverbération naturelle de l’Allée gothique de l’Archevêché, située sous le gradin. Ce fut une sensation sonore inoubliable pour tous que de sentir cette énergie naturelle sortir de nulle part…
Cela inonde le public par en dessous et crée le doute pour le reste de l’œuvre. Naturel ou artificiel… On prend les spectateurs avec du naturel et on les redépose avec le même stratagème sonore. Enfin, cette réverbération nous a aussi servi de référence. Puisqu’elle « démarre » le Requiem, on a fait en sorte de ne pas avoir trop de différence avec celle générée par l’Astro.

SLU : Ce qui a été fait à Aix est osé

Rémy Bréant : C’est vrai, mais tous les jours j’ai entendu des gens dire : « il y a un spectacle qu’il faut que tu ailles voir, c’est le Requiem, ne serait-ce que pour le son. » Le but souhaité par Raphaël Pichon et moi-même était de ne surtout pas immerger le public dans quelque chose qui dénature l’œuvre.

Le son frontal à cour indiqué par deux flèches rouges. Les deux LF-220 sont cachées derrière le bord du cadre de scène dont le tissu est à peine plus clair. Les techniciens son installent les LF-10 au sol. Difficile de trouver une place pour caser un ou des subs…

Notre plus grande récompense a été que personne ou presque n’a entendu notre apport et là où j’ai compris qu’on avait réussi c’est, durant les répétitions, quand on m’a demandé d’en « mettre plus » alors que les amplis des petites boîtes modulaient déjà entre 80 et 90 % et surtout lorsque les applaudissements ont retenti et que la salle s’est révélée telle qu’elle est, au point de douter de la satisfaction des spectateurs.
Il n’en était heureusement rien. Le public était ému mais n’a pas pu exprimer sa joie complètement faute de vrais murs pour amplifier le son. Idéalement, il faudrait aussi lui dédier quelques micros pour que le doute perdure jusqu’à la fin.

SLU : Un renfort de grave aurait eu son utilité ?

Rémy Bréant : Si j’avais pu accrocher un sub central quelque part ou composer un arc sub avec des petits formats en 10” oui, mais je n’ai pas trouvé la place et les premiers rangs n’auraient pas forcément apprécié. Je n’en ai, cela dit, pas ressenti de manque et cela a facilité mon intégration sonore.

SLU : Tu penses que l’Archevêché pourrait bénéficier d’un système en fixe dans le futur ?

Rémy Bréant : Le Requiem a été conçu pour être joué dans une certaine acoustique donc la demande technique était légitime, mais on a aussi prouvé le bien-fondé d’un déploiement technique de ce type dans ce lieu. On n’a jamais détérioré le son direct et la direction du Festival a pu se forger son opinion. On a aussi prouvé qu’une fois la mise en place faite, l’exploitation quotidienne est faisable sans grande difficulté et le maillage redondé du réseau informatique garantit la sécurité du déploiement.

Le théâtre fermé par son rideau de fer pour permettre aux éclairagistes de travailler… On aperçoit au sol les barres de front fills en train d’être assemblées. La casquette métallique devant sert à protéger des intempéries la fosse durant l’hiver.

Cela fait longtemps que je sais qu’il est possible d’apporter quelque chose à l’univers classique. On a maintenant les outils pour faire ressortir toutes les subtilités qui existent et on peut s’aventurer au-delà de la simple sonorisation frontale. Aujourd’hui on est très humblement capable d’apporter nos compétences pour bonifier un rendu aussi dans des lieux qui n’ont pas besoin de son.

Allons maintenant à la rencontre des équipes qui s’activent dans le fameux Archevêché aixois. A défaut de violons, les cigales cymbalisent à tout va sous un soleil d’été.
Uli Haug, de Fohhn et Daniel Borreau qui distribue la marque allemande en France, nous accompagnent. Après la photo et devant l’entrée même du Théâtre de l’Archevêché, quelques questions fusent.

Accueillis comme des rois par le staff technique du Festival avec de gauche à droite Philippe Delcroix : Directeur technique du Festival d’Aix, Clément de Mazières : Technicien son, Aurélie Granier : régisseuse son, vidéo et sous-titrage, Uli Haug de Fohhn et enfin Daniel Borreau.

SLU : Un rapide historique du Festival ?

Philippe Delcroix : Il a été créé en 1948 et a lieu chaque été en juillet à la nuit tombante. Aix est devenu l’un des 5 plus grands festivals d’art lyrique au monde. Le lieu emblématique où a été donnée la première représentation et où nous nous trouvons est le Théâtre de l’Archevêché.

D’autres lieux et salles se sont ajoutés ce qui nous permet d’accueillir chaque année plus de 80 000 spectateurs. La jauge de l’Archevêché est de 1 350 places. Un premier petit théâtre y a été rapidement érigé et modifié en 1998 pour prendre l’apparence de celui actuel. On créé et construit nous-même tous les décors et on produit 5 opéras chaque année.

SLU : Le théâtre actuel est donc pérenne ?

Philippe Delcroix : Oui, il est petit et fait pour durer, mais il n’est profond que de 10 mètres, autant dire que quand on vend une de nos productions aux grands théâtres mondiaux comme celui de New York, elle retrouve de la place ! Cette année nous n’allons jouer ici en alternance que deux spectacles, La Tosca de Puccini et le Requiem de Mozart.

SLU : Le staff technique comporte combien de personnes ?

Philippe Delcroix : 11 en septembre, puis ça monte de mois en mois jusqu’à atteindre les 300 pendant la période du festival.

Philippe Delcroix appelé par d’autres rendez-vous, nous confie aux bons soins d’Aurélie Granier la régisseuse son, vidéo et sous-titrage de toutes les scènes du Festival pour une visite complète du site.

Chaque enceinte LX-10 a son adresse que l’on retrouve sur le logiciel maison Fohhn Net, et peut être contrôlée à distance en délai, niveau, égalisation. Elle se connecte avec sa base (AM10, 20, 40 ou 50 en fonction de ses besoins) qui l’alimente en data (son et ordres) et en énergie via un câble réseau se terminant par une prise EtherCON.

Les enceintes, sont toutes cachées derrière des tissus phoniques ou dans des caissons qui, une fois en place, deviennent parfaitement invisibles.
Il en va de même pour les micros qui seront placés en un second temps mais qu’on peinera à voir depuis la salle. Tout ce petit monde doit se partager le peu d’espace disponible avec les lumières, y compris au sol.

Aurélie Granier : Le choix de placer ces enceintes de rappel par paires sert aussi à masquer une petite dissymétrie de la salle et corrige un écart de niveau du public entre jardin et cour.

SLU : La mise en phase de l’ensemble « direct » donc orchestre et voix et ce qui est amplifié doit être parfaite.

Aurélie Granier : C’est le cas. Dès le premier rang on n’a aucune décorrélation entre le direct et le diffusé. Le calage a été fait en déplaçant les remotes au niveau du parterre pour affiner les choix.

On joue aussi avec le volume du son direct en démasquant ou pas des ouvertures de grande taille pratiquées dans la maçonnerie avant de la fosse à la demande de l’acousticien Sébastien Noly, afin que la quantité de direct voulue atteigne le public. Pour le Requiem ces ouvertures sont fermées.

La fosse, profonde 180 cm, avec par-derrière pour les plus observateurs, Uli Haug et Daniel Borreau en pleine discussion. Remarquez aussi à droite, le cache en bois qui masque une des ouvertures pratiquées.

SLU : Le fait que vous alterniez Tosca et Requiem ne vous complique pas trop la mise chaque jour ?

Aurélie Granier : Non, l’avantage de cette technologie Fohhn est que chaque enceinte active répond présente par informatique. On peut suivre nombre de paramètres dont la température de l’électronique qui souffre ici, et on a des procédures bien établies. On installe et câble à deux, on vérifie la mise et on la réécoute quand l’orchestre répète.

Le rappel à cour, identique à jardin, de vrais out fills idéalement placés pour redonner vie aux côtés et éviter que le mélange entre ambiance et direct ne soit trop déséquilibré.

SLU : Vous nous décrivez le système Fohhn déployé ?

Daniel Borreau : Il y a de part et d’autre de la scène et formant le cadre latéral droit et gauche de cette dernière, deux colonnes composées chacune de deux enceintes LF-220, soit 4,50 mètres de hauteur, exploitées en Beam Steering.

Toutes invisibles qu’elles sont derrière des tissus acoustiquement transparents, elles distribuent le son précisément là où c’est nécessaire en donnant l’impression qu’il provient du plateau.
On exploite 4 faisceaux différents. Toujours du plateau nous avons au sol, 14 LX-10 utilisées par paires, des petites enceintes coaxiales acoustiquement très droites et tout aussi cachées dans des bandeaux en bois.

Nous avons ensuite deux rappels pour déboucher les côtés proches à cour et jardin, d’où la présence des LX-150 à même les murs du théâtre.
Dans le théâtre lui-même, les retours aussi disposent d’enceintes Fohhn. Quatre LX-61 pour redonner aux chœurs un orchestre plus précis et deux LX-100 pour le backstage.

La machine à sustain

Daniel Borreau : Pour créer cet effet de sustain et faire en sorte d’éviter que le son ne provienne exclusivement du plateau, nous disposons de plusieurs points de diffusion arrangés pour couvrir sélectivement des zones du public et accrochés aux murs latéraux. Sous le balcon, le problème est différent d’un point de vue acoustique comme électronique.

Une vue de la très belle collaboration entre Fohhn France et le Festival d’Aix avec ces supports gardant bien les prises orientées vers le bas sur des modules AAX-2.300.

Bien entendu le son direct arrive, mais il faut plus jouer la carte de l’immersif car l’espace est moindre et les réflexions impossibles à déclencher.
D’autre part les enceintes n’étant protégées ni de la pluie, ni du public placé au-dessus, ni enfin des fientes de pigeon, on revient à des modèles passifs amplifiés par des modules AAX-2.300 insérés dans des boîtiers fabriqués sur place.

On a donc des petites LX-11 tout en haut et sous les gradins, qui sont des LX-10 sans ampli et processing, pour envelopper le public et enfin une paire de LX-61 en renfort pour simuler les murs latéraux, volontairement désaxées pour ne pas être perceptibles en champ direct.

Deux LX-11 entourant leur ampli et placées le plus en arrière possible contre le mur arrière de la cour de l’Archevêché.

Protégées par des filets anti resquilleurs ailés, deux LX-61. Pas de doute, c’est un tissu transparent !

Enfin sur le balcon on bénéficie de six LX-61 pour l’arrière et de deux LX-150 tirant depuis les murs latéraux, plus le système principal et les réflexions naturelles des lieux.

SLU : Comment pourrait-on définir le rôle de l’ensemble de la diffusion ?

Aurélie Granier : Comme un soutien non destructif de la source acoustique. On ne renforce pas, on vient soutenir ce qui naturellement est donné par les artistes.

Quelques éléments essentiels. En rouge, un Focusrite Rednet D16R en charge de véhiculer le Dante et l’encapsulage du Fohhn-Net et tout en haut de la pile à gauche, l’ABX-5 de Fohhn, une passerelle entre le Dante et soit l’AES, soit surtout le Fohhn-Net. Le paquet de câbles réseau provient des deux switchs Cisco A et B qui servent de pilier à l’installation et sont réunis par des rocades en fibre entre différents points comme la régie ou les Rio au plateau. Bien sûr les réseaux A et B ne se mélangent jamais et n’y passe qu’audio, remote et sous-titres dans trois VLan.

SLU : La régie est assez bien placée…

Clément de Mazières : Oui et cette année, du fait du rôle plus important du son, la console va rester pour la première fois en place sous le balcon.

La journée file et on entend de plus en plus de cuivres chauffer leurs pistons. Il sera bientôt temps de laisser les répétitions se dérouler tranquillement. On monte en régie poser quelques dernières questions à Fred Bielle.


Fred Bielle à la console du Requiem en plein line check devant sa CL3 Yamaha. Comme le dit Aurélie, elle est à full de chez full puisqu’elle délivre aussi les départs vers les retours et les diverses servitudes !

SLU : Tu suis aussi à la trace le système Fohhn

Fred Bielle : Absolument. Sur la liste des appareils, je retrouve toutes les électroniques qui apparaissent sur le réseau.

La visualisation de chaque ampli ou enceinte amplifiée. On ne peut pas rater la couleur orange…

Là par exemple on a coupé l’alimentation des LX-10 des front fills car leur température interne a atteint sous le soleil les 60°. Cela s’affiche en orange sur l’écran. On les remettra en route ce soir à la fraîche.

Par module on dispose du gain, délai, crossover, EQ 31 bandes et dynamiques, entre autres. Pour y voir plus clair, nous avons aussi un affichage « géographique » Cela permet de localiser plus facilement les points de diffusion, y compris les retours.

La colonne Linea Focus 220 basse couvre tout le parterre et rentre parfaitement sous le balcon sans toucher celui-ci.

La LF-220 du haut en charge du balcon.


SLU : Fred, tu tiens la CL3 ce soir. Tu me confirmes que le seul effet est généré par l’Astro…

Fred Bielle : Oui, on a juste quelques traitements de base dans la CL3 sur les bus. Je n’ai besoin de rien de plus. Ici c’est le son direct qui prime. On a deux objets sur l’Astro, un qui est l’objet spatialisation et un second qui est l’objet réverbération et c’est cet équilibre qui a été le plus long à trouver.

Conclusion

Il paraît qu’à SLU on a une bonne oreille et un sens critique qui pique un peu. Ce sera pour une autre fois. À Aix, nos cœurs ont mis en sourdine toute observation technique pointue et on s’est laissé emporter par la puissance de l’œuvre, de la mise en scène et fatalement du son d’un naturel que rien n’a trahi. Quel meilleur compliment faire au système et à ses créateurs et exploitants.

La régie toute en noir et le balcon vus depuis la fosse.

On n’y a quasiment vu que du feu, celui d’un spectacle de toute beauté avec une assistance sonore qui a apporté un supplément d’âme, de clarté, d’espace et un enveloppement propre à une acoustique de salle naturellement inexistante sans elle. Je serais incapable de donner un ratio entre direct et amplifié. Peut-être peut-on dire que l’absence d’un toit a rendu le registre grave malgré tout un poil en retrait.
Si à l’avenir il est possible de trouver la place pour un « sub » peut être sous les gradins et balcon, sans pour autant dénaturer la très bonne couverture ou la balance tonale, ce serait intéressant mais la barre est déjà très haute pour une première.

Sans doute la confiance s’installant et la mise en scène de plus en plus moderne aidant à l’ouverture des esprits, lors des prochaines éditions il sera possible de pousser le « supplément d’âme » un cran au-delà, le mixage des sources, le naturel du raccord direct/augmenté, le matriçage très réussi, la qualité des enceintes Fohhn et la dynamique étant déjà là…
Une chose est certaine. Il sera dur, voire impossible, de revenir en arrière au Théâtre de l’Archevêché et même les plus puristes devront l’admettre. Aix est rentré dans une nouvelle ère qui risque fort de faire des petits, celle du son qu’on n’entend pas, mais dont on ne peut se passer.

D’autres informations sur le site Festival Aix et sur le site Fohhn

 

L’article Le Festival d’Aix passe en 2.0 avec Fohhn est apparu en premier sur SoundLightUp..

Le support des Chromebooks passe à 8 ans (Maj : non)

Par Pierre Lecourt

Mise à jour : Ah ben non finalement. Google s’entête dans sa politique de gestion désastreuse et incompréhensible au sujet des mises à jour de ses Chromebooks. Ce que j’avais compris être un changement d’état d’esprit concernant toutes ses machines a partir de 2020 s’avère finalement être une simple petite annonce promotionnelle pour… deux nouveaux modèles. 

Tout ce qui est écrit plus bas, mon augmentation de capital sympathie pour ces engins en particulier, s’avère finalement faux. Certes, deux modèles de chez Lenovo et Acer vont bénéficier de 8 années de support. Mais la grande majorité des engins restera dans un vague bourbier calendaire incompréhensible. Cela est dû, comme déjà expliqué auparavant, à la fragmentation des machines. 

Difficile de faire un support quand le système est certes identique mais la machine qui l’accueille totalement différente de l’une à l’autre. Un engin avec un SoC ARM Rockchip peu utilisé aura peu de chances d’avoir une durée de support optimale. Tandis qu’un modèle s’appuyant sur une puce x86 pourra profiter d’un plus grand suivi. Si un constructeur est prêt à assumer le support d’un Chromebook pour une puce particulière, il est probable que d’autres machines fabriquées sur le même moule en profitent également. Si ce n’est pas le cas, votre support sera celui, minimal, offert directement par Google.

Mon avis global sur ces machines ne change pas donc, méfiez vous des Chromebooks.

Billet original publié plus tôt : Google a opportunément annoncé son changement de politique de suivi de ses Chromebooks quelques jours près la fin du support de Windows 7 de la part de Microsoft. Toutes les nouvelles machines commercialisées avec le système de Google bénéficieront d’un support complet pendant 8 ans après leur commercialisation.

Play Store ChromeOS

Jusqu’alors les machines sous ChromeOS bénéficiaient de 5 à 6.5 années de suivi et de mises à jour. Des éléments indispensables pour assurer la sécurité des données des utilisateurs. A la fin de ce support, continuer à utiliser sa machine était quelque peu dangereux, voir suicidaire d’un point de vue données personnelles.

En passant ce minimum à 8 années, Google fait coup double.

D’abord, il cesse de différencier les offres de différents constructeurs avec le même système. Tous les Chromebooks auront droit aux mêmes avantages et le client potentiel n’aura pas à chercher dans un listing pour savoir sur combien d’années de support il pourra compter. Seule la date de commercialisation de son ordinateur sera à prendre en compte puisque le début des 8 années démarrera à partir de la date de mise en vente de la machine. Un détail pas anodin quand une machine était proposée en soldes 1.5 ans après sa date de sortie si elle ne bénéficiait que de 3.5 ans de support.

Ensuite, il fait de son système une solution pérenne puisque les 8 années annoncées sont en général assez longues pour “venir à bout” des composants de la machine. ChromeOS a beau être léger, le web et les applications changent. Les pages sur lesquelles vous surfiez il y a 8 ans sont très différentes de celles d’aujourd’hui. On imagine que dans 8 ans, les pages web de vos sites préférés seront encore très différentes de celles d’aujourd’hui. Il est fort possible que l’engin que vous achetez aujourd’hui ne soit plus apte à faire fonctionner de manière optimale les applications du futur.

8 Ans, c’est également assez long pour les composants d’un Chromebook : sa batterie, ses charnières, son clavier, son écran et ses ports. Assurer un suivi pendant un temps aussi long est donc assez rassurant pour ne plus avoir peur d’avoir un engin lâché par Google alors qu’il est encore en pleine forme.

Chromebook Spin 311

C’est un pas important pour espérer vendre des machines à des prix plus élevés que les modèles entrée de gamme. Peu de monde d’assez compétent pour comprendre les conséquences de l’absence de support aurait envie d’acheter un engin à plus de quelques centaines d’euros pour 3 à 4 années de suivi de la part de Google.

Certes, Microsoft a arrêté le support de Windows 7 après 10 ans de suivi, ce qui laisse l’éditeur devant Google sur ce point. Avec l’avantage pour Microsoft de proposer une compatibilité matérielle capable d’accueillir une foule de systèmes Linux compatibles et capables de faire des merveilles avec un matériel vieux de 10 ans. Les Chromebooks proposent également la possibilité de passer à des solutions Linux qui seront mises à jour. La grosse différence étant que leur choix est plus limité et que certaines machines aux composants jugés un peu trop exotiques ne sont pas particulièrement bien suivies par la communauté des développeurs.

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Savoir que quand vous achetez un engin aussi cher qu’un Chromebook Flip C436 à 849€, il bénéficiera de 8 ans de suivi parait un peu moins délirant qu’avec 3.5 ou 5 années de support. Au moins, on est sur que l’engin sera exploitable jusqu’en 2028. D’ici là sa batterie, sa charnière, son écran ou la planète seront probablement définitivement cramés pour se poser la question de son support.

Source : Google

Le support des Chromebooks passe à 8 ans (Maj : non) © MiniMachines.net. 2020.

BMax B3 Plus, un Pentium Gold 5405U bien entouré

Par Pierre Lecourt

BMax est plus connu pour ses ordinateurs portables que pour ses MiniPC mais sa dernière machine en date, le BMax B3 Plus n’en est pas moins intéressant. L’engin propose un processeur Pentium Gold 5405U de sa gamme Whiskey Lake mobile. 

BMax B3 Plus

Une solution double coeurs et qui propose quatre threads cadencés à 2.3 GHz pour un TDP de 15 watts. Son circuit graphique intégré est un Intel UHD 610 cadencé de 300 à 950 MHz et sa mémoire cache monte à 2 Mo. Des spécifications qui ne font pas spécialement rêver mais qui offrent à ce BMax B3 Plus tout ce qu’il faut de réserve de performances pour un usage classique de MiniPC bureautique, web et multimédia.

BMax B3 Plus

Associé à cette base, on retrouve 8 Go de DDR4 sur deux canaux. Aucune mention spécifique de la présence d’un slot SoDIMM sur la fiche technique mais elle précise que l’engin pourra évoluer au dessus de ces gigaoctets de base de DDR4. Ceux-ci conviennent néanmoins assez bien aux ressources embarquées et passer à 16 Go de ram n’aurait probablement pas beaucoup de sens sur ce modèle. Le stockage est un 256 Go SSD sur port M.2 2280 donné comme compatible SATA et PCIe NVMe, le BMax B3 Plus propose également une baie 2.5″ SATA 3.0 pour ajouter un second disque ou SSD. 

BMax B3 Plus

La connectique est simple mais suffisante également, le BMax B3 Plus propose un Wifi5 et  du Bluetooth 5.0 ainsi qu’un connecteur Ethernet Gigabit, deux ports USB 2.0, deux USB 3.0 Type-A, un USB type-C avec prise en charge des données et d’un signal vidéo DisplayPort, une sortie vidéo HDMI et une autre au format MiniDisplayPort, une prise jack audio 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. La minimachine pourra afficher donc sur 3 écrans simultanément puisque la puce Pentium embarquée le permet. Le tout entre dans un châssis de 12.5 cm de large pour 11.2 cm de profondeur et 4.7 cm d’épaisseur pour un poids total de 450 grammes. L’engin est livré avec un support VESA pour s’accrocher derrière un écran facilement.

BMax B3 Plus

Point a signaler, le BMax B3 Plus embarque une petite paire d’enceintes stéréo en interne. Difficile de savoir exactement quelle sera leur qualité, je doute que cela soit excellent, mais l’engin se suffira à lui même pour diffuser de la musique ou autre.

Que dire de cette nouvelle minimachine ? Jusque là BMax nous a habitués à signer des portables tout à fait convaincants et la marque pourrait avoir choisi ici une solution du même ordre. A condition, bien sûr, de ne pas se tromper d’usage. Cet engin sera un excellent produit pour des utilisations classiques de bureautique ou de surf, il saura gérer des contenus multimédia et pourra prendre en charge des applications plus lourdes si on lui laisse le temps de les calculer. Impossible de compter sur cet engin pour des jeux récents évidemment.


Le BMax B3 Plus est proposé à 315.35€ chez Banggood

BMax B3 Plus, un Pentium Gold 5405U bien entouré © MiniMachines.net. 2020.

Asus PN62 : un MiniPC compact, discret et pratique sous Comet Lake

Par Pierre Lecourt

Boitier en aluminium anodisé noir, encombrement minime avec un châssis de 11.5 cm de côté pour 4.99 cm d’épaisseur, l’Asus PN62 pèse 700 grammes et peut se monter sur un support VESA pour se coller au dos d’un écran ou contre un mur facilement. Asus insiste d’ailleurs sur l’efficacité de dissipation de son engin, la machine ne devrait pas dépasser les 21.5 dBA en veille et n’irait jamais au dessus de 38 dBA en charge maximale. 


Asus PN62

Asus PN62Asus PN62

A son bord une assez large gamme de puces Intel de la génération Comet Lake. L’Asus PN62 acceptera pas moins de 4 processeurs avec les Intel Core i7-10710U, i7-10510U, i5-10210U et i3-10110U. Autant de puces proposant des circuits graphiques Intel UHD et des performances suffisantes pour toutes les tâches classiques d’un PC moderne.

Asus PN62

La mémoire vive est gérée par deux slots SoDIMM DDR4, ce qui permet d’envisager facilement jusqu’à 64 Go de RAM en double canal. Le stockage est, quant à lui, composé d’une solution SSD de base de 128 à 256 Go M.2 et d’une baie 2.5″ permettant d’intégrer facilement un espace supplémentaire. Facilement parce qu’un petit caddie est disponible via une trappe qui glisse et qui libère l’espace où monter le stockage. On pourra ainsi facilement rajouter un SSD ou un disque dur dans l’engin.

Asus PN62

Equipé en wifi 6 et Bluetooth 5.0, le miniPC propose une assez belle connectique : par défaut, l’Asus PN62 propose un port Ethernet Gigabit, un lecteur de cartes MicroSDXC, un port USB 3.1 Gen2 Type-C en facade et un 3.1 Gen1 au dos avec prise en charge vidéo,  trois ports USB 3.1 Gen1 Type-A, une sortie vidéo HDMI et un port jack audio 3.5 mm combo. Suivant les options, il sera également possible d’ajouter un connecteur supplémentaire.

Asus PN62Asus PN62

Un DisplayPort, un port Série, un Ethernet Gigabit, un VGA ou un Thunderbolt 3.0. Des équipements qui seront surement laissées à la discrétion de chaque antenne locale mais qui pourront également répondre aux besoins d’éventuels achats pro.

Asus PN62Asus PN62

Avec un microphone intégré en façade pour piloter un éventuel assistant personnel ainsi qu’un capteur infrarouge, l’engin est tout aussi bien prévu pour devenir un PC de salon pilotable à la télécommande qu’un PC de bureau classique pour un particulier ou une PME. Enfin, avec les options connectiques proposées, il pourra être intégré à des solutions industrielles. Une flexibilité intéressante pour ce modèle.

L’engin est déjà disponible chez LDLC en version barebone PN62-BB7005MD, c’est à dire avec un Core i7-10510U mais sans mémoire ni stockage à… 699.95€ chez LDLC. Il est également sur commande en version Core i5-2010U à 529.95€.

Asus PN62 : un MiniPC compact, discret et pratique sous Comet Lake © MiniMachines.net. 2020.

Nvisen GX01, un MiniPC Coffee Lake avec GeForce GTX 1650

Par Pierre Lecourt

Le Nvisen GX01 n’est pas le premier MiniPC de cette marque puisque nous avons déjà vu le Nvisen Y-MU-01 qui est une solution également assez originale sur le marché. Un détail important à noter sur ce précédent modèle, son prix a largement dévissé entre son annonce et les semaines qui ont suivi. Ce n’est pas une obligation ni une règle, mais cela pourrait constituer une bonne surprise pour ce nouveau venu.

Nvisen GX01

Le Nvisen GX01 embarque deux choix de processeurs Intel de neuvième génération “Coffee Lake”. D’abord un Intel Core i5-9300H qui est un quadruple coeurs et octuple threads cadencé de 2.4 à 4.10 GHz avec 8 Mo de cache et un circuit graphique Intel UHD 630. Cette puce propose un TDP de 45 watts qu’il faudra veiller à correctement dissiper sur un châssis de ce type. Deuxième option, le Core I7-9750H qui embarque, quant à lui, six cœurs et douze threads de 2.6 à 4.5 GHz avec 12 Mo de cache et toujours un Intel UHD 630 pour la partie graphique pour 45 watts de TDP. 

Nvisen GX01Nvisen GX01

Ces deux puces ont été conçues par Intel pour équiper des ordinateurs portables et leur intégration dans un MiniPC de ce type n’est donc pas une hérésie, à condition évidemment que le refroidissement interne soit au niveau. Pour le moment, je n’ai pas trouvé de vues de l’équipement interne de l’engin mais uniquement des photos extérieures. 

Nvisen GX01

Celles-ci montrent un large évent latéral sur le châssis ainsi qu’une ouverture sous la machine. Il y a donc de quoi faire un système d’aspiration d’air frais et de ventilation de la chaleur vers l’extérieur de l’engin à la manière d’un ordinateur portable. Le MiniPC en aura besoin car son équipement ne s’arrête pas ici. A bord, on trouve également un processeur graphique supplémentaire  avec un chipset Nvidia GTX 1650. Avec cet équipement, le Nvisen GX01 proposera des performances sympathiques en terme de calcul et d’affichage.

Nvisen GX01

Surtout qu’il sera possible de l’équiper de 8 à 16 Go de mémoire vive en DDR4 sur deux slots SoDIMM double canal. En réalité, la machine peut parfaitement encaisser jusqu’à 32 Go de RAM mais la marque ne propose pas l’option. Le stockage sera, quant à lui, de 256 à 512 Go de SSD grâce à un modèle M.2 2280 non détaillé. L’engin propose également une baie 2.5″ SATA 3.0 pour ajouter un second stockage facilement. Attention cependant, la baie ne supporte que des SSD de 7 mm d’épaisseur.

Le tout rentre dans un format compact de 22.2 cm de large sur 19.5 cm de profondeur et tout de même 4 cm d’épaisseur. Ce n’est pas le plus minuscule des engins de ce type mais cela correspond aux besoins d’un équipement de ce genre. Il est donc possible que l’ensemble ne soit pas générateur de trop de nuisances sonores pour un usage intensif.

NVISEN GX01

Le reste de la machine est plus classique même si certains détails peuvent être gênants comme cette façade dépourvue de toute connectique. Seul un bouton est présent pour démarrer l’engin. A l’arrière, par contre, c’est assez complet puisqu’on retrouve de gauche à droite : un jack d’alimentation, un port USB Type-C, un DisplayPort, un HDMI, deux USB 2.0 Type-A, quatre USB 3.0 Type-A, un port Ethernet Gigabit et un port jack audio 3.5 mm combo. Il manque peut être un lecteur de  cartes mémoire sur l’engin mais c’est assez complet. Le Nvisen GX01 propose également un équipement Wifi5, monté sur slot M.2 2230, qui propose également du Bluetooth 4.0. 

Reste la disponibilité et le tarif de cet engin, pour le moment il est en stock ou en précommande chez Banggood à des prix allant de 491 à 657€ suivant les composants embarqués.

Le Nvisen GX01 i5-9300H + GTX 1650 avec 8Go de DRR4 et 256Go de SSD est à 491.41€ en stock.
Le Nvisen GX01 i5-9300H + GTX 1650 avec 8Go de DRR4 et 512Go de SSD est à 518.44€ en précommande.
Le Nvisen GX01 i5-9300H + GTX 1650 avec 16Go de DRR4 et 256Go de SSD est à 573.31€ en stock.
Le Nvisen GX01 i5-9300H + GTX 1650 avec 16Go de DRR4 et 512Go de SSD est à 600.34€ en stock.

Le Nvisen GX01 i7-9750H + GTX 1650 avec 8Go de DRR4 et 256Go de SSD est à 555.11€ en précommande.
Le Nvisen GX01 i7-9750H + GTX 1650 avec 8Go de DRR4 et 512Go de SSD est à 582.14€ en précommande.
Le Nvisen GX01 i7-9750H + GTX 1650 avec 16Go de DRR4 et 256Go de SSD est à 630.72€ en stock.
Le Nvisen GX01 i7-9750H + GTX 1650 avec 16Go de DRR4 et 512Go de SSD est à 657.75€ en stock.

Il me semble que les modèles les plus intéressants sont les moins chers avec seulement 8 Go de mémoire vive et 256 Go de SSD M.2. Ceux là pourront évoluer facilement au gré des promotions sur les stockages avec un SSD 2.5″ supplémentaire et passer à 16 ou 32 Go de DDR4 si le besoin s’en fait sentir.

Nvisen GX01, un MiniPC Coffee Lake avec GeForce GTX 1650 © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : ECS Liva Q1, des minimachines de 74 mm de côté

Par Pierre Lecourt

Rien de fou dans ces minimachines équipées de processeurs Apollo Lake. Ce qui est le plus impressionnant, c’est le format présenté par ces ECS Liva Q1, 7.4 cm de côté sur 3.46 cm de haut, c’est très compact pour un MiniPC. 

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Mais la marque trouve tout de même le moyen de glisser de quoi construire un engin complet et suffisamment robuste pour de nombreux usages. Trois options de processeurs Apollo Lake sont disponibles. Le Celeron N3350, le Celeron N3450 ou le Pentium N4200. Ces puces sont associées à 4 Go de mémoire vive DDR4 et 64 Go de stockage eMMC. Tout cela est soudé et l’utilisateur ne pourra rien changer de ces composants, seule option accessible, un port M.2 2230 qui sert à intégrer un Wifi5 et du Bluetooth 4.2 dans la solution. 

La connectique propose un lecteur de cartes MicroSDXC pour faire éventuellement évoluer le stockage, deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A, un USB 2.0 et une alimentation. Suivant les modèles d’autres options seront disponibles.

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Le ECS Liva Q1D propose deux sorties vidéo avec un HDMI 2.0 CEC et un DisplayPort ainsi qu’un port Ethernet Gigabit.
Le ECS Liva Q1L embarque quand à lui une seule sortie vidéo en HDMI 2.0 CEC mais deux ports Ethernet Gigabit.

Les usages de ces solutions peuvent donc être très variés. Outre une utilisation classique permettant d’accéder au web, de faire de la bureautique et des usages classiques sur deux écrans avec le ECS Liva Q1D, on peut également imaginer le montage de solutions réseaux plus spécialisées avec le ECS liva Q1L et sa gestion de deux réseaux Ethernet. 

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Le format ultra-compact des boîtiers autorisera sans doutes également des usages pro comme machines client adossées à un serveur. Les Liva sont déjà actuellement utilisées de cette manière : du PC de caisse à la machine d’inventaire ou de gestion en passant par des solutions d’affichage embarqué. 

Il est étonnant de voir la marque sortir un Liva Q1 après avoir annoncé et vendu le Liva Q2 sous processeur Gemini Lake il y a quelques temps maintenant. Pour l’un comme pour l’autre cela n’aura probablement pas d’impact en France. On est sans nouvelles d’un distributeur de la marque sur le territoire. Donc pas d’informations sur la disponibilité de cette nouveauté en France et encore moins un tarif. 

Source : Liliputing

CES 2020 : ECS Liva Q1, des minimachines de 74 mm de côté © MiniMachines.net. 2020.

Intel NUC Panther Canyon et Phantom Canyon, la gamme NUC 11 dévoilée

Par Pierre Lecourt

Les prochains Intel NUC 11 ont eu droit à une annonce un peu anticipée grâce à FanlessTech, deux machines sont au rendez-vous et devraient proposer des processeurs Intel Tiger Lake-U de 28 watts de TDP. Le NUC 11 ou Panther Canyon embarquera un circuit graphique Intel Xe tandis que le NUC 11 Extreme ou Phantom Canyon fera appel à un circuit graphique indépendant.

NUC 11 Panther Canyon

Panther Canyon est donc le nom de code de la onzième version de minimachines NUC. L’évolution logique de l’offre avec à son bord la dernière génération de puces d’Intel, Tiger Lake. On peut donc s’attendre à des puces Tiger Lake-U qui embarqueront des circuits graphiques Intel Xe. Un duo qui devrait apporter des performances encore plus élevées et qui devrait être disponible au lancement de cette nouvelle génération de processeurs. La mémoire vive pourra monter à 64 Go de DDR4 grâce à deux slots SoDIMM DDR4-3200.

On retrouve les éléments habituels de la gamme avec sur cette face avant un double port USB dont un Type-C Thunderbolt 3, un port jack audio 3.5 mm combo et le bouton d’allumage. Les quatre petits trous sont probablement des emplacements micro pour une utilisation vocale d’assistants personnels. On remarque la double hauteur typique des NUC, ce modèle embarquera un stockage SSD sur carte M.2 2280 mais également un emplacement 2.5″. L’engin pourra prendre en charge une mémoire cache Intel Optane.

NUC 11 Panther Canyon

 

Une seconde version montre un châssis moins haut, signifiant qu’Intel gardera pour ces NUC 11 Panther Canyon l’option de solutions plus compactes sans emplacement 2.5″. On retrouvera à l’intérieur des processeurs Intel Tiger Lake-U de 28 watts  en Core i3, i5 et i7.

La partie arrière nous montre une connectique classique avec une sortie vidéo HDMI 2.1 plein format, un Mini DisplayPort 1.4, un port Thunderbolt 3 Type-C, deux USB supplémentaires et un port Ethernet 2.5 GbE. L’alimentation se fait via un jack classique. Le Panther Canyon embarquera un module Wifi6 et Bluetooth 5.0. 

Sortie prévue ? Seconde moitié de l’année.

Phantom Canyon

NUC 11 Extreme Phantom Canyon, la relève d’Hades

La gamme la plus évoluée des NUC est caractérisée par son goût pour le morbide. Elle a débuté avec les Skull Canyon en 2015 et inauguré la symbolique des têtes de mort sur son châssis. Elle a été suivie par Hades Canyon en 2018, un modèle qui embarquait les puces Kaby Lake-G d’Intel. Des processeurs qui avaient la particularité de faire cohabiter un circuit Core d’Intel avec une solution graphique AMD. Des processeurs qui ont, depuis peu, mis fin à leur carrière.

Hadès, maître des enfers de la mythologie Grecque va donc prendre sa retraite, pour laisser la place à Phantom Canyon également prévu pour cette année. Ce NUC 11 Extreme embarquera également un processeur Tiger Lake-U de 28 watts de TDP en Core i5 et i7. Intel descend donc d’un cran par rapport à la solution actuelle qui propose des puces de 45 watts de TDP. Il embarquera par contre un circuit graphique totalement à part avec 6 à 8 Go de mémoire vive dont on ne connait pas le détail.

L’intérêt de ce choix étant, en général, la possibilité de fonctionner avec le circuit graphique interne aux puces Intel pour les usages classiques et ne basculer vers le circuit secondaire que pour les utilisations plus musclées. Cela évite la surchauffe et permet de profiter d’un engin relativement calme pour les utilisations bureautiques, web et vidéo de sa machine. A noter que les modèles précédents, et surtout l’actuel Hades Canyon, sont extrêmement bien travaillés d’un point de vue ventilation et bruit par les équipes NUC d’Intel. On peut donc espérer des machines Phantom Canyon aussi discrètes.

La mémoire vive sera aussi capable d’atteindre 64 Go grâce à deux slots de mémoire SoDIMM DDR-3200 double canal, le stockage sera confié à une solution M.2 2280 PCIe X4 Gen3 NVMe. L’ensemble prendra également en charge des solutions de cache Optane. 

La connectique comprendra un port HDMI 2.0b, un Mini DisplayPort 1.4, deux ports Thunderbolt 3.0, six ports UBS 3.0 Type-A, un lecteur de cartes SDXC en façade, un jack audio combo et un port Ethernet 2.5 GbE. Là encore, un module Intel Wireless-AX 201 proposera du Wifi6 et du Bluetooth 5. 

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Le NUC Skull Canyon et ses deux coques

Un décor qui se trompe de cible

Intel continue sur sa lancée et propose encore un châssis “décoré” d’un crâne stylisé. Je ne suis pas certain de la pertinence de ce choix. Il faudrait, à minima, que la marque propose dans son offre par défaut, comme pour le Skull Canyon à l’époque, une coque de remplacement plus neutre pour ce futur engin. De quoi lui donner une esthétique passe-partout. Même si, il faut le souligner comme cela a été fait en commentaire, il est possible de “supprimer” ce décor en éteignant les LEDs de la machine via une application sur Hades Canyon.

Je comprend l’idée d’Intel de viser un public de joueurs avec cette thématique “tête de mort”. Un décor qui peut fonctionner quand on vise un public adolescent. Je suis cependant assez pessimiste quant à la réalité du terrain. Le public capable de céder aux sirènes de cette iconographie n’a pas l’âge du public qui va réellement envisager l’achat d’un NUC 11 Extreme.

Soyons francs, en grandissant, on se rend assez vite compte que le look “tête de mort” n’est pas forcément ce que l’on va rechercher sur un PC. Ceux qui pourraient craquer sur cet aspect esthétique seront en réalité plus regardants sur leurs dépenses et préféreront un PC moins compact mais moins cher ou plus performant pour le même prix. 

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Skull Canyon

Le problème étant que beaucoup de professionnels ne passeront pas à Phantom Canyon du simple fait qu’une tête de mort soit visible sur sa coque. De nombreux médecins, avocats, dentistes, notaires et autres pro qui reçoivent du public m’ont contacté à la sortie de ces différentes machines. Autant j’ai pu les rassurer avec les séries Ghost Canyon en indiquant qu’il était facile de changer la coque pour une autre plus neutre. Autant cela m’a été impossible pour Hades Canyon faute de suivi dans cette offre de la part d’Intel. Une grave erreur puisque ces pros ne peuvent pas envisager recevoir des patients ou des clients avec un PC arborant ce type de symbole sur leur bureau. Ils sont donc passés à autre chose et ont laissé tomber la gamme.

Intel NUC Hades Canyon

Hades Canyon

Autant un cancérologue ou un avocat semble parfaitement ravi du format et des performances d’un NUC de ce type, autant on imagine la difficulté pour ces métiers de présenter au public ce type d’iconographie. Du coup, on se retrouve avec un produit mal calibré pour ces deux publics : les “gamers” les plus jeunes vont rechercher en majorité le meilleur ratio de performances par rapport à leur budget. Et cela ne passe pas par la case NUC. Les pros, de leur côté, vont rechercher exactement ce type de machine d’un point de vue encombrement et performances sans trop se soucier du prix mais ne vont pas passer à l’achat à cause du décor proposé.

Reste le public des joueurs au bureau trop encombré pour acheter une tour classique… ce qui ne constitue tout de même qu’une niche de clientèle assez faible… La solution est simple pour Intel, il suffit de proposer un engin neutre par défaut et, éventuellement, une coque avec cette fameuse tête de mort en option. Ou proposer un logo différent sur le châssis. Pourquoi pas un logo NUC ?

Source : FanlessTech

Intel NUC Panther Canyon et Phantom Canyon, la gamme NUC 11 dévoilée © MiniMachines.net. 2020.

Nuclear Football : Un PC transportable à refroidissement liquide

Par Pierre Lecourt

Evidemment, il existe sur le marché des ordinateurs portables dédiés au jeu. Mais le créateur du Nuclear Football voulait sans doutes quelque chose de plus original, un MiniPC unique au monde.

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Construit à l’intérieur d’une des increvables valises de la marque Pélican, le Nuclear Football est composé d’un ensemble de pièces de PC de bureau, savamment imbriquées pour fonctionner de concert et reliées dans le capot de la boite à un écran Dell de 23″ de diagonale dont le châssis a été enlevé.

L’ensemble comporte un processeur AMD Ryzen 5 2600 monté sur une carte mère Gigabit B450-i Aorus Pro WiFi au format Mini-ITX qui accueille également une GeForce RTX 2070 Super de Nvidia, 16 Go de mémoire vive DDR4 3200 et un stockage SSD de 256 Go WD PCIe NVMe. L’alimentation est une SF600 de Corsair

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La chaleur dégagée par l’ensemble est dissipée efficacement par un système de refroidissement liquide composée de solutions signées EK-Vector et Alphacool. Cela permet de tenir cet ensemble de composants au frais sans avoir besoin de sur-ventiler la machine. Les ventilateurs n’atteignent que 40% de leur capacité de rotation en jeu et 70% en Stress Test. Le processeur reste à 58°C pendant ces phases d’utilisations intenses tandis que le circuit graphique reste à 72°C au maximum. Très peu par rapport à ce que ces composants peuvent endurer.

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L’ensemble à un petit effet cyberpunk pas désagréable et aurait probablement toute sa place dans un film comme le “PC Du hacker” qui sauve le monde ou qui contrôle le bâtiment des méchants à distance. Le Nuclear Football est très cinématographique. Il a néanmoins quelques défauts…

Il est d’abord probablement beaucoup plus sujet à la poussière qu’un portable traditionnel, les ouvertures créées pour les connecteurs et autres composants laissent sans doutes passer plus de particules et d’humidité que ce que peut traverser un ordinateur portable classique. Il est ensuite dénué de toute batterie interne et nécessitera donc obligatoirement une alimentation secteur pour fonctionner. Pas possible d’allumer son Nuclear Football en train et, évidemment, au vu de l’aspect “particulier” de l’engin, il vaudra mieux éviter de le sortir en avion… Il est également encombrant par rapport à une solution que l’on peut emmener en sac à dos. 

Enfin, il ne dispose pas de clavier ni de souris. Il faudra les transporter à part. Tout comme les accessoires VR présentés et autres, ce qui fait un encombrement beaucoup plus important que prévu au départ.

La  contrepartie est liée à ses capacités, son prix qui est bien moins élevé à performances égales qu’un PC portable et bien entendu la diagonale qu’il propose puisqu’il existe peu de portables 23″ sur le marché…

Bref, vous l’aurez compris, le Nuclear Football est un caprice. Un défi de la part de son créateur qui présente l’ensemble de sa démarche sur Reddit.

Source : HackADay

Nuclear Football : Un PC transportable à refroidissement liquide © MiniMachines.net. 2020.

Sennheiser double le nombre de canaux du D6000 avec le mode LD

Par admin

Dans le contexte de la raréfaction du spectre UHF, Sennheiser a lancé au NAMM 2020 le mode « Link Density » pour son système sans fil Digital 6000 en passant l’espacement entre canaux à 200 kHz.

Tom Vollmers

« Quasiment partout dans le monde, les sociétés de production, salles de spectacle, les artistes en tournée et leurs techniciens constatent une perte non compensée du spectre UHF », explique Tom Vollmers, chef de la gamme Professional chez Sennheiser.
« Avec le mode Link Density, nous offrons au D6000 plus de marge de manœuvre et contribuons à préserver le spectre de fréquences dont ont urgemment besoin les productions. »

Le nouveau mode Link Density (LD) augmente nettement le nombre de canaux utilisables dans les environnements HF les plus encombrés.

Alors que le mode Longue Portée standard du Digital 6000 fonctionne avec un espacement entre canaux de 400 kHz pour offrir les meilleures performances audio et HF, le mode LD en utilise moitié moins, soit 200 kHz.

On peut ainsi disposer de 40 liaisons dans un canal TV 8 MHz en Europe et jusqu’à 30 dans un plus petit canal TV 6 MHz aux Etats-Unis en acceptant de légers compromis en termes de réponse de fréquence audio et de gamme HF.

Le mode LD s’appuie sur le nouveau codec Performance Audio Codec (SePAC), développé en interne par Sennheiser pour trouver un nouvel équilibre entre le nombre de canaux d’un côté et la performance HF et audio de l’autre.

Une comparaison entre les deux modes

Le nouveau mode LD est proposé gratuitement sous forme de mise à jour de firmware dès à présent sur le site Sennheiser ici. Il est compatible avec tous les systèmes Digital 6000 actuellement sur le marché, sauf le récepteur pour caméra EK 6042, non compatible avec le mode LD.

 

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FOXSLV recherche un(e) Technico-Commercial(e)

Par admin

Prestataire technique dans le domaine du Spectacle Vivant FOXSLV, situé en région Rhône-Alpes, recherche un(e) responsable des pôles vente/achat et location qui assurera la gestion de son portefeuille d’affaires.
Expérience du milieu du spectacle et connaissance du matériel Son, Lumière, Vidéo, Structure et Backline sont attendues pour ce poste.

Cliquez sur l’image de l’annonce ci-dessous pour y accéder :

 

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Après la tête KSL en 2019, d&b dévoile au NAMM 2020 le KSL-SUB

Par admin

Existant en version accrochable ou empilable, le KSL-SUB de d&b va compléter la réponse du système KSL jusqu’à 36 Hz en offrant « une dispersion facilement contrôlable et une très grande réserve d’énergie dans le grave malgré sa petite taille ».

The KSL-SUB.

Ce sub nativement cardioïde et de moyen format va permettre à des salles de toute tailles de disposer d’un renfort de grave précis et nerveux, affirme d&b. Les KSL-SUB and KSL-GSUB abandonnent les gros 21” du GSL-SUB pour deux 15” en face avant et un 15” en face arrière qui, pilotés par deux canaux d’ampli, délivrent une réponse parfaitement contrôlée.
Ne mesurant que 100 x 90 x 45 cm pour un poids de 82 kg, le KSL-SUB n’en délivre pas moins avec le D80, un SPL Max de 139 dB. Sa très faible hauteur, pour mémoire 13,5 cm de moins que son grand frère, va lui permettre de se glisser facilement sous les plateaux. En employant un nouveau frame, le KSL-SUB va pouvoir être accroché en haut d’une ligne de têtes KSL.

Werner ‘Vier’ Bayer avec le grand frère du KSL-SUB, le GSL-SUB !

Conçu pour s’adapter aux tailles de boîtes et camions standard, le KSL-SUB dispose de chariots avec des housses de protection.
Le chariot hybride KSL-SUB permet aux techniciens, s’ils le souhaitent, de laisser le frame KSL attaché à l’adaptateur KSL-SUB sous les subs durant le transport.

« Les KSL-SUB sont la nouvelle étape de la quête continue d’innovation, efficacité, performances et dispersion contrôlée » précise Werner ‘Vier’ Bayer, Product manager de d&b.

« Le système KSL prend forme et nous allons bientôt proposer de nouvelles solutions pour les installations fixes. A l’ISE 2020 à Amsterdam vont être présentés des modèles d’enceintes dédiées à l’intégration mais aussi des amplis spécifiques à ce marché. »
Le système KSL est destiné à la sonorisation de tout espace, des plus grandes arénas, stades et festivals aux salles de moyenne jauge, théâtres et palais d’exposition. Le KSL-SUB sera disponible au courant du printemps 2020.

D’autres informations sur le site d&b Audiotechnik

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