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Q-Proxies : des proxies à volonté sous 3ds Max

Par Shadows

Spline Dynamics nous dévoile son nouveau plugin 3ds Max : Q-Proxies. Il permet d’automatiser la création de proxies dans vos scènes, afin d’alléger vos scènes et de travailler plus efficacement.

Le produit est disponible en deux versions : Lite et Full. La version Lite est légèrement moins chère (les deux versions restant très abordables) mais ne gère pas les personnages et objets animés. Notez qu’il est possible d’upgrader de la version Lite vers Full.

Une version d’essai (10 jours) de Q-Proxies est aussi disponible ; elle propose les mêmes fonctions que la version Lite.

L’article Q-Proxies : des proxies à volonté sous 3ds Max est apparu en premier sur 3DVF.

3ds Max 2020.2 et au-delà : de quoi satisfaire les utilisateurs ?

Par Shadows

3ds Max 2020.2 est disponible, nous annonce Autodesk. L’éditeur en profite aussi pour esquisser l’avenir du produit, qui s’annoncerait très positif à en croire son équipe de développement.

2020.2 : des améliorations incrémentales

Sans surprise venant d’une mise à jour « .x », cette 2020.2 n’est pas une révolution mais une série d’améliorations venant compléter 3ds Max.
Concrètement, Autodesk annonce :

  • une mise à jour de l’importateur SketchUp (pour gérer les dernières versions et avoir des imports plus fiables) ;
  • encore des améliorations sur le modifier Chamfer : ce travail sur les chanfreins vient en fait compléter les efforts déjà entrepris sur la 2020.1 ;
  • des améliorations du viewport, notamment au niveau de la gestion des ombres. Les performances devraient aussi s’en trouver améliorées ;
  • Python3 alert mode : cette mise à jour devrait inciter les développeurs d’outils tiers à basculer de Python 2 à 3 si ce n’est déjà fait, sachant que la version 2 ne sera bientôt plus supportée ;
  • quelques améliorations liées à Arnold, qu’il s’agisse de MaxtoA, d’Arnold 5.4 ou d’Arnold beta GPU.

Cap sur l’avenir : un 3ds Max plus beau, plus rapide, plus efficace

Au-delà de cette mise à jour, l’annonce comporte aussi une roadmap. Nicolas Fonta (Senior Product Manager – 3ds Max) explique que l’équipe a été « très occupée » et dévoile quelques pistes pour les futures versions de 3ds Max.

En ligne de mire : un produit de meilleure qualité, plus stable, des performances en hausse, mais aussi des améliorations sur les fonctionnalités de création et modélisation de base, un viewport toujours plus beau et rapide, et enfin des capacités de rendu améliorées. Bref, un 3ds Max toujours plus beau et plus puissant. Une vision appréciable, mais qui demande un peu de concret pour être étayée ; et justement, Autodesk donne des détails un peu plus précis dans la suite de son annonce.

UV, viewport

L’éditeur évoque tout d’abord l’arrivée du machine learning dans ses outils UV : l’idée est de s’en servir pour la détection des seams et le dépliage automatique des textures. Autodesk espère que ce travail (encore au stade de prototype) permettra de faire gagner du temps aux artistes.

Côté viewport, Autodesk souhaite offrir un rendu « entièrement PBR » avec support de nouvelles fonctions visuelles : roughness, ambient occlusion progressive et rapide. Par ailleurs consciente de la complexité des options proposées, l’équipe veut simplifier la configuration du viewport.

Rendu

Au niveau du rendu, plusieurs avancées sont prévues. L’outil Render to Texture de Max n’a pas été mis à jour « depuis longtemps », admet Nicolas Fonta. Il est donc temps d’une refonte totale de l’outil de baking, avec une nouvelle version qui s’appuiera sur Arnold tout en continuant à supporter les moteurs tiers.
Le travail sur Arnold GPU va se poursuivre, avec des rendus plus rapides pour les images finales ou dans le viewport (via Active Shade) tout en disposant d’un résultat identique visuelle à celui obtenu via une renderfarm CPU classique.
Arnold ayant d’ailleurs vocation à être le moteur de rendu par défaut, Autodesk explique que l’expérience globale et les paramètres de rendu sont en cours de révision. L’idée : avoir un moteur toujours prêt à être utilisé dans 3ds Max. Les paramètres de rendu devraient mieux s’aligner sur les standards actuels.
Enfin, Autodesk s’intéresse à une convergence avec les standards de l’industrie sur les matériaux, ce qui passerait par une standardisation de nombreux workflows de 3ds Max vers Physical Material. A la clé, un meilleur support dans le viewport et pour n’importe quel moteur de rendu.

Modifiers

En ce qui concerne les modifiers, plusieurs pistes sont évoquées :
– Instance Modifiers : 3ds Max manque d’outils dédiées pour le layout d’environnements petits et grands, admet Autodesk, et l’équipe cherche à améliorer les capacités de layout procédural d’environnements en s’appuyant sur Bifrost (le moteur procédural en place dans Max et Maya).
– retopologie automatique : il s’agirait ici d’intégrer Reform pour une retopologie totalement automatique, mais aussi de proposer des workflows semi-automatique avec possibilité de guider l’outil (indication des edges importants).
– Booléens 3D : l’objectif serait de faire converger les workflows existants pour rationaliser l’ensemble, sans doute vers une expérience proche de celle des Shape Booleans.

Animation

– De l’interopérabilité, c’est la première avancée prévue par Autodesk : l’idée est de faciliter l’import/export de données d’animation sans pour autant baker ces dernières en keyframes. Une évolution qui devrait faciliter le travail en motion capture, mais aussi permettre aux artistes sous Max d’échanger plus facilement avec des animateurs utilisant d’autres outils. L’équipe explique expérimenter avec HumanIK et le retargeting en direct pour parvenir à ces objectifs.
En parallèle, 3ds Max deviendrait capable de retargeter les animation Populate vers n’importe quel rig, ce qui permettrait depuis Populate de contrôler n’importe quel personnage, sans pour autant perdre les interactions avec les environnements (contacts avec marches, pentes, etc).
– L’annonce évoque aussi une possible refonte de la Track View, dont l’interface actuelle est qualifiée de « old UI Technologie » par Autodesk.

Bifrost au menu

La technologie Bifrost va continuer à évoluer. L’article évoque feu, fumée, cloth.

Standards, partenariats, automation

USD, MaterialX (que nous évoquions récemment, justement via une conférence d’Autodesk) vont avoir leur place dans l’avenir de 3ds Max. En parallèle, Autodesk travaille sur sa Standard Surface en interne et avec des partenaires.

A propos de partenaires, d’ailleurs, Unity et Autodesk devraient proposer des workflows améliorés entre 3ds Max et Unity. NVIDIA est aussi cité, via une collaboration entre 3ds Max et Omniverse, un workflow reposant sur USD.

Pour le reste, Autodesk évoque le même point que pour la 2020.2, à savoir l’abandon programmé de Python 2. La version 3 prendra la relève. Le SDK 3ds Max devrait par ailleurs être consolidé, simplifié, revu en profondeur.
Enfin, Autodesk évoque des travaux liés à Forge, avec en ligne de mire une automation accrue.

Des ambitions à concrétiser

On ne peut évidemment que saluer la mise en place de roadmaps publiques, même si pour des raisons légales Autodesk se garde bien de donner des dates et prévient que ses indications ne sont pas des promesses.

Reste désormais à attendre de voir les fruits de ces développements. De grosses améliorations sur 3ds Max seront bénéfiques pour les artistes, y compris pour les personnes préférant d’autres outils : le passé l’a prouvé, en infographie, la concurrence est toujours positive.

N’hésitez pas à donner votre avis sur cette vision de l’avenir de 3ds Max en commentaire. Vous pouvez également consulter l’annonce complète d’Autodesk, et envoyer des retours à l’éditeur par plusieurs approches : forums officiels, test des versions beta.

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