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Aujourd’hui — 22 octobre 2020MiniMachines.net

One Netbook A1 : les tarifs du nouveau netbook 7″

On a découvert le One Netbook A1 il y a peu, un pseudo netbook 7 pouces sous stéroïdes avec un processeur Intel Core M3-8100Y et une connectique vraiment particulière. L’engin est désormais disponible à l’achat dans deux versions. L’occasion de mieux cerner ce modèle.

One Netbook A1

Le One Netbook A1 est lancé en précommande à 515.03€, prix obtenu grâce à un code promo détaillé en fin de billet. Le prix peut paraitre élevé mais l’engin n’est pas vraiment une solution de masse. La production doit être assez confidentielle et ce tarif ne me semble pas délirant.

Pour ce prix l’engin propose un équipement assez convaincant. Outre le Core M3-8100Y Amber Lake 1 on profite de 8 Go de mémoire vive DDR3L et de 256 Go de stockage intégré. Le tout pilote un Windows 10 classique préinstallé et l’engin permet une connexion Wifi5 et Bluetooth 4.2.

One Netbook A1

L’écran est un IPS de 7 pouces tactile en 2560 x 1200 pixels avec prise en charge d’un stylet actif. Il est monté sur une charnière pivotante pour être utilisé comme une tablette. La partie clavier est complète, il s’agit d’un QWERTY rétro éclairé avec une course de touche de 1.5 mm. L’ensemble qui surplombe un capteur optique infrarouge entouré de boutons pour remplacer le pavé tactile.

One Netbook A1

Le démarrage se fait via un bouton qui embarque un lecteur d’empreintes digitales.

Mais le plus important est sans doute lié aux compétences connectiques de l’objet. Il propose un équipement particulier déjà détaillé dans le précédent billet : Port série RS-232, USB 3.0, Micro HDMI 1.4,  Ethernet gigabit, port jack audio 3.5 m combo, lecteur de cartes MicroSDXC et un port USB Type-C proposant les fonctions complète de charge et de transport de données USB, Ethernet et vidéo Display Port.

One Netbook A1

One Netbook A1 One Netbook A1 One Netbook A1

Un port qui permettra de recharger la solution en balade avec une batterie externe. Le port RS-232 série est natif, il dispose de sa propre puce et profite donc d’une entière compatibilité avec le format. Il ne s’agit pas d’un port “émulé” par un USB… Outre le fait d’une meilleure portée, ce type de port permet vraiment de profiter du format en se connectant aussi bien avec des automates que des caisses, des machines outils et autres PDA industriels. La partie materielle est refroidie grâce à un système de caloduc et un petit ventilateur qui aspire de l’air frais en dessous de l’engin pour le recracher derrière. A noter la présence d’un support VESA pour pouvoir accrocher facilement l’engin à un support.

One Netbook A1

L’ensemble ne pèse que 550 grammes et mesure 17.3 cm sur 13.6 cm pour 1.9 cm de hauteur. Un engin assez compact qui propose jusqu’à 12 heures d’usage d’après le fabricant. Probablement moins en réalité mais avec la compatibilité de la machine aux batteries externes, l’autonomie globale doit pouvoir tenir de longues distances. 

Bref un engin particulier et assez complet sur un marché de niche. Une solution parfaite pour certaines professions techniques.

Vous pourrez trouver la version One Netbook A1 en 8 / 256 Go à 515.03€ en précommande sur Geekbuying grâce au code GKBA1256GB. Le modèle One Netbook A1 16/ 512 Go est à 549.43€ avec le code GKBA1512GB. Un prix plus intéressant à mon goût au vu de l’augmentation de mémoire et de stockage proposé. Le stock de l’engin est annoncé pour une livraison dans 20 jours environ. 

One Netbook A1 : les tarifs du nouveau netbook 7″ © MiniMachines.net. 2020.

Acer Aspire 5 : du Tiger Lake boosté au GeForce MX450

Les derniers portables Acer Aspire 5 seront comme d’habitude déclinés dans une vaste gamme allant du 14 au 17 pouces avec des composants assez semblables. On retrouvera des dalles IPS en FullHD sur toute la gamme associées à des puces Intel Tiger Lake débutant avec le Core i3-1115G4 et pouvant aller jusqu’au Core i7-1165G7.

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Mais Acer semble distinguer la gamme avec une option, en plus de l’offre graphique Intel intégrée aux processeur et évoluant en gamme suivant les puces. Une offre qui propose des solutions Intel Xe très évoluées et censées pousser les performances graphiques à un nouveau niveau, Acer a intégré un chipset graphique Nvidia GeForce MX350 et GeForce MX450 en option.

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Difficile de voir pour le moment l’écart qu’il y aura entre les deux solutions, entre l’Intel Xe le plus haut de gamme d’Intel et une puce Nvidia. Si les solution intégrée aux Tiger Lake ne sont pas clairement identifiées comme étant des processeurs adaptés aux jeux vidéo, elles sont censées faire tourner très correctement de nombreux titres en 720P et 1080P.

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Le bonus du MX450 devra être quantifier pour voir son intérêt dans ces solutions. Bien entendu il est déjà possible d’imaginer les avantages liés à la mécanique de Nvidia avec en particulier deux éléments principaux : Les cœurs CUDA qui pourront être employés à d’autres dessin que la seule accélération 3D de jeu. Pour la création 2D et 3D comme pour l’encodage de vidéo. Mais également la gestion d’une mémoire dédiée à la puce graphique et non pas l’emploi de la mémoire système pour piloter le circuit.

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La version de base de tous ces Acer aspire 5 débutera dans une configuration très légère pour une sortie en Décembre 2020 : 4 petits gigaoctets de mémoire vive DDR4L et 128 Go de stockage non détaillé et, évidemment, uniquement le circuit graphique Intel embarqué. cette version entrée de gamme, en 14 ou  15.6″, sera commercialisée à 599€ dès Novembre. Une belle version de supermarché, avec 4 Go de mémoire vive seulement, Windows 10 ne saura pas donner tout ce qu’il a en réserve, surtout si le circuit graphique Intel pioche dans cette mémoire centrale pour travailler. Cela ne veut pas dire que la machine n’aura pas de belles capacités, juste que la légèreté de cet équipement mémoire va en gâcher une bonne partie. Il faudra plutôt surveiller les version en 8 Go minimum. En espérant que la montée en gamme ne signifie pas une évolution parrallèle de l’ensemble des composants et donc une montée en flèche des prix.

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Le maximum de mémoire vive que ces Acer Aspire 5 pourront atteindre sera de 24 Go, la partie stockage pourra grimper à 1 To en PCIe NVMe ou 2 To en disque mécanique…

Pour le reste c’est plutôt un bon équipement classique avec une webcam HD, un lecteur d’empreintes, un écran qui occupe 80% du terrain, deux USB 3.0, un USB 2.0, un jack combo, un port antivol, un HDMI et même un port Ethernet Gigabit. L’engin proposera bien entendu un Wifi6 et du Bluetooth 5.0. 

Le Acer Aspire 5 peut être un bon produit, en 14″ avec de 8 à 16 Go de mémoire vive, au gré d’une promo, c’est un engin passe-partout qui devrait faire l’affaire pour un usage classique.

Acer Aspire 5 : du Tiger Lake boosté au GeForce MX450 © MiniMachines.net. 2020.

Acer Spin 3 et Acer Spin 5, de nouvelles versions pour Décembre 2020

Le nouvel Acer Spin 5 proposera un écran de 13.5″ de diagonale. Un positionnement entre le 13.3 et le 14 pouces qui s’explique par le choix de la marque de proposer un affichage en 3:2 tactile. Une bonne idée pour se démarquer sur une solution à charnière rotative. Disponible en Février prochain, ce modèle sera commercialisé à partir de 1099€.

Acer Spin 5

L’Acer Spin 3 sera également proposé en Décembre. Plus classique avec une dalle de 13.3″ en 16:10, il sera commercialisé à un prix plus accessible de 899€. Les deux solutions apporteront une charnière sur 360° et une dalle tactile. Toutes deux seront équipées de puces Tiger Lake allant du Core i3-1115G4 au Core i7-1165G7 d’Intel. Des solutions associées à 16 Go de mémoire vive LPDDR4X et un stockage pouvant atteindre 1 To en PCIe NVMe Gen3. La partie réseau sera confiée à un circuit Intel Killer AX1650 pour proposer du WiFi 6 et du Bluetooth 5.1. 

Acer Spin 5

Le Acer Spin 5 se positionne sur un segment d’hyper portabilité  avec une épaisseur de 1.49 cm et un poids plume de 1.2 Kilo. La dalle 3:2 proposera une définition de 2256 x 1504 pixels et sera entourée de bordures de 7.78 mm pour proposer un ratio écran / châssis de 80%. L’usage en mode tablette sera donc complet avec un affichage très lisible et une compatibilité de la dalle avec les stylets Acer Active Stylus empruntant la technologie AES de Wacom. Acer assure que la machine proposera jusqu’à 15 heures d’autonomie et profitera d’une connectique Thunderbolt 4 pour assurer une charge rapide. 

Acer Spin 3

Acer Spin 3Acer Spin 3

Le Acer spin 3 proposera, de son côté, deux options pour son écran IPS . Un classique FullHD mais également du 2560 x 1600 pixels. Equipé des mêmes processeurs Intel Tiger Lake, il proposera lui aussi un stylet Acer Stylus avec 4096 niveaux de pression. 

Acer Spin 3 et Acer Spin 5, de nouvelles versions pour Décembre 2020 © MiniMachines.net. 2020.

Acer Swift 3X : un 14 pouces sous Tiger Lake et Intel Iris Xe MAX

L’idée d’Acer avec ce Swift 3X est de proposer une solution légère, performante et fine. La recette semble classique mais les ingrédients sont un peu nouveaux. La marque s’appuie sur des puces Intel Core de onzième génération mais également sur la solution graphique secondaire Intel Iris Xe MAX. Une nouveauté qui va obliger cet Acer à devoir faire ses preuves. La sortie annoncée pour ce mois de Novembre du Swift 3X programmé à 999€ passera sans doute par une batterie de tests pour valider cette nouvelle solution.

Acer Swift 3x

C’est un tarif psychologiquement difficile à tenir face aux machines classiques qui embarquent des solutions signées Nvidia et AMD. le Acer Swift 3x doit montrer qu’il se positionne correctement sur l’échiquier de la concurrence pour intéresser le public. Il dispose évidemment de certains atouts pour y parvenir.

On retrouve ainsi un ultraportable qui pourra embarquer des solutions Intel Core i7-1165G7, le quadruple coeurs et octuple threads qui équipera également le Asus Vivobook Flip 14 TP470EZ vu hier. Cette puce sera secondée par un maximum de 16 Go de LPDDR4X en mémoire vive et jusqu’à 1 To de SSD PCIe NVMe en stockage. Une option secondaire permettra de piloter un duo de 512 Go de stockage non détaillé avec une solution Intel Optane. Là encore, on retrouve les mêmes composants techniques que la solution d’Asus.

Acer Swift 3xAcer Swift 3x

Le Swift 3X proposera du Thunderbolt 4, de l’USB 3.2 Gen2 et des ports jack audio 3.5mm et HDMI. Il se connectera grâce à une solution Intel AX201 qui lui offrira un Wifi6 et du Bluetooth 5.1. La partie audio n’est pas en reste avec une paire d’enceintes spatialisées capable de gérer du DTS Audio. Un équipement complet avec, en prime, une Webcam HD et un lecteur d’empreintes digitales. Rien d’extravagant mais une solution complète.

Acer Swift 3x

Le clavier proposera un rétro éclairage et semble plutôt correctement intégré. On remarque une aération en haut à droite sous l’écran, de quoi encaisser la présence du chipset Intel Iris Xe MAX ? 

L’écran 14″ affichera un FullHD grâce à une dalle IPS garantie comme couvrant 72% de la gamme de couleurs NTSC. Avec un rapport écran/châssis annoncé de 84% grâce à des bordures fines, l’ultraportable a beaucoup d’atouts mais il faudra que l’offre d’Intel suive pour que le public s’y intéresse. La marque positionne son engin pour le grand public, une façon de dire qu’il ne propose pas les performances d’un ordinateur de jeu ni les qualités d’un portable orienté création. Pour Intel, il s’agit probablement d’une troisième voie, un portable pour tout le monde qui ne sera pas spécialisé mais répondra aux besoins de chacun de manière correcte.

Acer Swift 3x

Si le compte y est, si le Intel Iris Xe MAX tient ses promesses avec de bonnes performances en 3D FullHD, une excellente gestion multimédia et une belle réactivité pour tout le reste, le Swift 3 a un coup à jouer. Ne serait-ce que parce qu’il n’a pas vraiment de défauts et qu’il possède quelques excellentes qualités. A commencer par une autonomie excellente avec 17H30 annoncées. Et une recharge rapide qui permet de retrouver 4 heures d’usage réel après 30 minute de connexion au secteur.

Acer Swift 3x

Si la promesse est tenue, cet engin pourrait se faire une jolie place sur le marché.

Acer Swift 3X : un 14 pouces sous Tiger Lake et Intel Iris Xe MAX © MiniMachines.net. 2020.

Hier — 21 octobre 2020MiniMachines.net

Acer Chromebook Spin : deux machines sous Snapdragon 7c

Il a fallu un an pour que les SoC Snapdragon 7c de Qualcomm fassent leur chemin jusqu’aux Chromebooks mais c’est désormais chose faite. Le mariage du système de Google et de la plateforme ARM est désormais acté, Acer assurant la cérémonie sous sa gamme Chromebook Spin 513.

Chromebook Spin

Ces nouveaux Chromebook Spin 513 à destination des particuliers et Chromebook Enterprise Spin 513 qui visent les… entreprises, sont deux nouvelles solutions tout juste annoncées par la marque. Leur crédo ? Proposer un prix attractif, une grosse autonomie et un accès facilité au réseau grâce à la présence d’un modem 4G LTE  en option. 

Chromebook Spin

Le Qualcomm Snapdragon 7c est une solution gravée en 8 nanomètres composée de 8 coeurs Kryo 468 et qui propose un circuit graphique Adreno 618 performant. une solution capable de décoder des flux UltraHD HDR10 et qui propose par défaut un modem Snapdragon X15 LTE. Une solution qui reste surtout très abordable, idéale pour construire des engins de ce type. Le Chromebook Spin 513 est annoncé en France pour Janvier prochain à partir de 429€. La version Enterprise sera un peu plus chère, disponible en Février, avec un ticket d’entrée à 699€.

Chromebook Spin

Pourquoi cette différence de prix ? Parce que la version pro de la machine sera livrée avec la version adéquate de ChromeOS. La version Chrome Enterprise proposant des fonctions de sécurité avancées et surtout une gestion de flotte distante et d’autres avantages utiles pour un déploiement de masse.

Chromebook Spin

Pour le reste, ces engins seront rigoureusement identiques en terme d’options. On retrouvera donc des 13.3″ FullHD IPS tactile avec des charnières sur 360°. Un dispositif qui proposera de piloter l’engin comme une tablette et donc de profiter des applications Android désormais ajoutées au catalogue des applications de ChromeOS.

Les deux Chromebook Spin 513 proposeront le même SoC Qualcomm Snapdragon 7c associé à un maximum de 8 Go de DDR4 en double canal. Les versions entrée de gamme seront livrées avec moins de mémoire, ce n’et pas détaillé mais on peut s’attendre à des engins en 4 Go de DDR4. Le stockage sera, quant à lui, un eMMC de 128 Go dans tous les cas.

Chromebook Spin

Les machines partageront la même connectique avec un Wifi5 et du Bluetooth 5.0 mais la version 4G sera optionnelle. Un choix étonnant quand on sait que la partie 4G est intégrée au SoC de Qualcomm mais une solution qui peu s’expliquer par une volonté de proposer une gamme plus large par Acer. La marque n’intégrera pas la partie réseau, les antennes, le lecteur de cartes SIM et le reste, dans les versions sans 4G. Il est également possible que Qualcomm lui livre des puces Snapdragon 7c dépourvues de modem moins chères, ce qui sous entend qu’il ne faudra probablement pas compter sur l’achat d’une version “non 4G” en espérant pouvoir ajouter les antennes nécessaires pour en profiter. Les ports disponibles sur les engins seront assez sobres : à gauche, un USB Type-C, un USB 3.0 Type-A et un port jack audio combo. A droite, un unique port USB Type-C.

Chromebook Spin

Les Chromebook Spin proposeront 14 heures d’autonomie d’après la marque, un joli score qu’il faudra confronter à la réalité des usages de l’engin. En particulier avec un rétro éclairage puissant. Un score qu’il faut toutefois mettre en perspective des machines du même constructeur qui annoncent des autonomies supérieures avec des puces Intel Tiger Lake et circuit Intel Iris Xe. Des écarts peuvent s’expliquer par l’implantation de batteries différentes dans les deux solutions, le prix des versions Windows étant salement plus élevées que les 429€ de base demandés par ce Chromebook Spin 513. 

L’encombrement de la machine est très correct, les Chromebook Spin 513 sont annoncés à 1.2 Kg pour une largeur de 31 cm et  20.9 cm de profondeur. Ils mesurent 1.56 cm d’épaisseur à son point le plus haut.

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Le design de référence présenté en 2019 par Qualcomm pour son Snapdragon 7c

ARM + Linux : La vraie recette

Je suis toujours étonné de voir l’intérêt porté par Microsoft pour les puces ARM. On voit bien dans cet exemple que les solutions x86 sont plus pertinentes en puissance et en autonomie que les puces d’AMD pour l’écosystème de Windows. Que ce  soit avec de l’Intel Core ou de l’AMD Ryzen, l’usage d’un engin sous Windows sera toujours plus efficace sous x86 que sous ARM. Parce que cela ne pose pas de problème de compatibilité et parce que les progrès faits par les concepteurs de processeurs x86 classiques ne sont évidemment pas à l’arrêt. Il parait à chaque fois totalement insurmontable pour Microsoft de mettre le monde ARM à niveau sous Windows.

Mais ce n’est pas du tout le cas pour ARM et Linux. ChromeOS, basé sur Linux, est l’exemple parfait d’une synergie efficace. Avec un système indépendant des routines de Microsoft, l’usage de puces comme ce Snapdragon 7c est totalement pertinent. On retrouve tout l’usage des Chromebooks, une belle autonomie, un prix abordable et des options très sympathiques comme ce modem 5G. Parfait pour concevoir une machine tout terrain sobre et efficace.

Acer Chromebook Spin : deux machines sous Snapdragon 7c © MiniMachines.net. 2020.

Chuwi GemiBook, un ultraportable 13 pouces en “2K”

Le Chuwi GemiBook est un 13.3″ d’apparence assez classique, bordures fines, châssis léger en aluminium et disposition des plus standard avec un clavier QWERTY occupant la majeure partie du châssis bas et gigantesque pavé tactile. La petite nuance proposée par ce nouvel ultraportable est liée aux qualités de cet affichage. L’écran propose une définition de 2160 x 1440 pixels, un affichage de type 3:2 parfait pour une utilisation bureautique. La dalle propose une colorimétrie 95% sRGB et 70% NTSC pour une colorimétrie correcte de l’appareil.

Gemibook

Ce qui est moins standard dans cette machine se trouve dans son équipement embarqué. Point de puce Intel Core ici mais un processeur Celeron J4115. Un quadruple coeurs et autant de Threads, cadencé de 1.8 à 2.5 GHz et épaulé par 4 Mo de mémoire cache. Cette puce Gemini Lake Refresh, légèrement plus performante qu’un classique N4100 propose un circuit graphique Intel UHD 600 aux excellentes performances multimédia. Dans ce GemiBook, elle est associée à 12 Go de mémoire vive, 4 de plus que les limitations officielles d’Intel concernant cette puce. Pas d’inquiétude, cette “limitation” des Celeron n’existe que sur le papier, elle sert à dresser une barrière “diplomatique” entre ces puces et les solutions Core.

Gemibook

Le stockage est confié à un SSD M.2 2280 SATA de 256 Go au format M.2 et un second emplacement libre, au format M.2 2280 PCIe NVMe est également disponible pour faire évoluer l’engin. 

Gemibook

Une webcam 1 mégapixel est présente sur le cadre haut et l’engin propose un module Wifi5 associé à un rare Bluetooth 5.1. Le clavier est rétro éclairé et la charnière permet une ouverture à 180° pour positionner l’engin à plat.

Gemibook

Autre bon point, la connectique est bonne. Elle propose un port USB 3.0, un jack audio 3.5 mm casque et microphone combinés, un port USB Type-C avec transport de vidéo DisplayPort et données mais également compatible Power Delivery 2.0. Il permettra de recharger rapidement la batterie 38 Wh qui promet une autonomie pouvant atteindre 7 heures. Ce type de connecteur est encore trop rare sur le secteur, beaucoup de constructeurs lui préfèrent toujours un bon vieux bloc secteur à port jack pour l’entrée de gamme. Le Gemibook mesure 28.9 cm de large pour 21.9 cm de profondeur  et 1.77 cm d’épaisseur. 

Lancé à 318.60€ sur le marché, c’est une solution assez originale pour qui cherche un ultraportable Windows 101 dédié à des usages bureautiques, surf et programmation. Si le clavier QWERTY ne vous pose pas  de soucis, c’est peut être une solution à explorer.

Le Chuwi Gemibook se retrouve à 318.60€ chez Banggood.

Chuwi GemiBook, un ultraportable 13 pouces en “2K” © MiniMachines.net. 2020.

Xiaomi veut lancer son enceinte connectée en Europe

Bon courage Xiaomi ! Bon courage pour ta Mi smart Speaker ! Pour venir t’implanter dans nos contrées avec ton enceinte connectée. Je n’ai rien contre ton produit mais j’ai un peu plus de mal avec tes traductions. Je ne sais pas si la marque veut se lancer en France ou si sa vision de l’Europe ne concerne en réalité que les pays anglophones.

Mi smart Speaker

MAJ : Plusieurs d’entre vous m’ont signalé que la Mi smart Speaker fonctionne en réalité sous Google Home, ce qui change évidemment la teneur du billet ci-dessous. Je vous le laisse cependant pour la postérité.

 

L’enceinte vendue en Chine et en Inde pour un tarif qui équivaut à cinquante de nos euros débarquerait ici pour une soixantaine d’euros si l’on en croit Winfuture. Elle serait dans tous les cas proposée sur un marché particulièrement difficile. Non seulement Google, Apple et surtout Amazon verrouillent le secteur avec des produits clairement identifiés et bien implantés par de nombreux services, mais les gens ont une étonnante façon de traiter les Gafam de manière différente. 

Vous aurez peut être remarqué que je ne relaie jamais les promos pour les Amazon Echo ou autres Google Home. Les enceintes connectées ne sont pas affichées sur Minimachines ni sur Mistermatos. Cela pour une raison simple, je ne veux pas les promouvoir. Chacun est libre de les installer chez soi, je ne juge personne, mais leur achat doit être fait à tête reposée sans être poussé par une promotion. C’est à mon sens la bonne manière de s’intéresser à ces produits qui, si ils peuvent être très séduisants, ont tout de même un fort impact potentiel sur votre vie privée. Mais je remarque tout de même que les gens ont une approche étrange de ces engins. Ce qui vient des US, les solutions d’Amazon, d’Apple et de Google, ne soulèvent que peu de commentaires concernant la vie privée. Par contre, ce qui vient d’Asie et surtout de Chine, ne manque jamais d’un ou de plusieurs remarques acerbes sur l’écoute qui sera faite par le “gouvernement Chinois”. De là à prédire que le lancement de l’enceinte de Xiaomi se soldera par les mêmes remarques, il n’y a qu’un tout petit pas prédictif que je franchis allégrement.

Mi smart Speaker

Sur le papier, la solution de Xiaomi est séduisante, pour 60€ environ on retrouve une enceinte pourvue d’un haut-parleur de 2,5″ affichant 12W de puissance et une connexion Wifi5 assez classique. La solution Mi smart Speaker pourra également être utilisée comme une enceinte Bluetooth avec un module interne en 5.0 pour diffuser en direct du son depuis une source compatible. Le tout est piloté par un SoC Amlogic A113X proposant quatre cœurs ARM Cortex-A53 et un demi Go de mémoire vive. L’engin propose deux microphones longue portée pour capter les ordres des utilisateurs. Le Mi smart Speaker mesure 15 cm de haut et pèse 850 grammes.

Mi smart Speaker

Quelle rentabilité pour Xiaomi dans une distribution locale de ce produit ? Elle est difficile à concevoir. Qui dit enceinte connectée dit Intelligence Artificielle et développement d’une reconnaissance de langage poussée associée à des serveurs. Si possible locaux pour éviter un temps de traitement trop long. Cela a du sens pour des acteurs comme Amazon ou Google qui vendent d’autres, beaucoup d’autres, services autour de ce dispositif de base. Beaucoup moins pour Xiaomi qui ne pousse aucun contenu externe ni ne vend des produits accessoires autres que ceux qui se vendent déjà très bien sur le territoire. Comment financer l’infrastructure nécessaire au déploiement de ces solutions avec des produits low-cost comme le Mi smart Speaker ? Développer une reconnaissance vocale en Allemand ? En Français ? En Italien ? En Polonais et en Portugais ? La rentabilité serait difficile voir impossible et cela même sans parler de la concurrence que ne manquerait pas d’exacerber cette tentative chez Amazon et consorts.

J’ai du mal à voir comment, à moins de limiter les interactions au minimum ou de livrer un produit clairement en dessous de la concurrence, la marque pourrait venir jouer sur le territoire Européen ? A moins d’une implantation du service massive, c’est à dire en ajoutant une couche supplémentaire de services à ses smartphones et en développant des synergies économiques secondaires, cela n’a absolument aucun sens.

Xiaomi veut lancer son enceinte connectée en Europe © MiniMachines.net. 2020.

Intel revend sa division SSD à SK Hynix pour 9 milliards de dollars

SK Hynix ont le connait surtout au travers de ses composants mémoire DDR que le Coréen fabrique et distribue à l’international. Avec le rachat de la division SSD d’Intel, le fabricant se positionne désormais également fortement sur le segment NAND qu’il occupe et développe depuis longtemps. Le rachat, pour 9 milliards de dollars en deux temps puisqu’une partie importante sera échangée l’année prochaine, le positionne en bonne place sur ce secteur.

SK Hynix

C’est toute la division en charge de la  conception, de l’optimisation et de la fabrication des modules NAND qui change de drapeau. Intel revend tout son circuit à SK Hynix et donc toute la partie SSD d’Intel. La fabricant de processeur ne cède évidemment pas son logo ni sa marque et conserve en son sein une entité particulière, la partie Optane. ces solutions SSD hyper rapides qui ne servent pas à stocker des données mais comme cache pour améliorer les performances de SSD ou de disques mécaniques. Difficile de savoir si cette partie est trop particulière et fait l’objet de brevets importants pour le futur d’Intel comme le suggère Bob Swan son PDG. Ou si, plus simplement, elle est trop spécialisée pour intéresser un acteur comme SK Hynix. La division Optane restera donc la propriété d’Intel.

Intel 540s

Tout le reste va basculer, et avec ce transfert SK Hynix va récupérer les succursales qui développent les SSD d’Intel. Un joli coup pour le Coréen qui va pouvoir hériter des brevets et optimisations d’Intel. Les éléments qui concernent la fabrication des puces NAND doivent être particulièrement intéressants, ils ont probablement eu droit à beaucoup d’attentions et d’optimisations de la part d’Intel. Des armes indispensables pour lutter contre le Japonais Kioxia – ex Toshiba – et  surtout son comparse Coréen Samsung. Corée qui devient le premier producteur mondiale de NAND, les trois sociétés détenant à elles seules 70% du marché de la NAND mondiale.

Intel met en avant sa volonté actuelle de concentration stratégique autour de son métier de base : la fabrication de processeurs pour PC et serveurs. Difficile de savoir si cette décision importante est liée à une volonté réelle de repli sur son métier d’origine ou si la volonté derrière ce mouvement est de satisfaire un appétit boursier. 9 milliards supplémentaires, 2 cette année et 7 pour 2021, voilà qui devrait gonfler les chiffres du géant américain. En espérant que cela ne soit pas une vente à la découpe, une fuite en avant du concepteur de processeurs. Ces milliards de dollars peuvent évidemment servir au développement de nouvelles stratégies, au recrutement de personnels et à la mise en place de nouvelles structures de gravure pour suivre le rythme imposé par ses concurrents.

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La concentration du marché autour d’acteurs toujours plus réduits n’est pas forcément une bonne chose pour le consommateur. Moins de concurrence, une évolution du marché autour d’une même zone géographique, peuvent amener à des mouvements tarifaires à la hausse. Des épisodes inhabituels peuvent également avoir des conséquences fâcheuses sur ce secteur. Incendie d’usine, problèmes électriques, évènement climatiques… le passé nous a montré que la moindre péripétie technique avait comme conséquence un soubresaut des tarifs sur ce secteur particulier.

Intel revend sa division SSD à SK Hynix pour 9 milliards de dollars © MiniMachines.net. 2020.

One Netbook A1 : un minuscule netbook 7″ sous Core M3-8100Y

Le One Netbook A1 est compact, c’est le moins que l’on puisse dire. L’engin mesure 17.3 cm de large pour 13.6 cm de profondeur sur 1.9 cm d’épaisseur. Son poids de 550 grammes comme son volume ne devraient donc pas trop vous encombrer au quotidien. 

One Netbook A1

Le One Netbook A1 ressemble un peu au MicroPC de GPD avec des différences assez importantes néanmoins. La où GPD a choisi de construire un clavier original dont la partie supérieure droite a été affublée d’un pavé tactile, le nouveau venu reprend un système plus classique de clavier complet surmontant un dispositif de deux boutons et d’un petit capteur optique en remplacement du pavé tactile. Une manière adroite de proposer une gestion du pointeur de souris sans sacrifier la partie clavier.

Adroite car le One Netbook A1 s’adresse à mon avis plus aux utilisateurs de claviers qu’aux autres. Avec une large connectique, il se positionne comme un outil parfait pour les administrateurs réseau, les utilisateurs d’Ethernet en vadrouille et autres pilotes de machines exploitant encore ce bon vieux port série.

One Netbook A1

Au dos de la machine, on découvre en effet quatre connecteurs : Un Ethernet Gigabit, un RS-232 et deux USB 3.0 pleine taille. Rien d’extravagant et des connecteurs pas forcément des plus utiles pour tout le monde au quotidien. Mais également des ports qui sont indispensables pour d’autres et cela conforte l’existence même de ce produit. Le One Netbook A1 sera un couteau suisse parfait pour certains utilisateurs qui sont souvent obligés de passer par des portables grand format pour avoir une vraie prise RS-232. D’autres, qui sont obligés de rester sous de vieilles versions de leur système encore compatibles avec le pilote antédiluvien de leur adaptateur USB vers Série. Des scénarios pas si alambiqués puisque ces derniers m’envoient régulièrement des demandes pour trouver une solution de remplacement à leur vieux 17.3″, dernier portable à proposer encore un port de ce type, et qui les accompagne sur le terrain.

One Netbook A1

Le One Netbook A1 propose également des ports plus classiques, dans le sens moderne, avec un Micro HDMI, un USB Type-C, un port jack 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. Il embarquera 8 Go de mémoire vive et de 256 à 512 Go de SSD PCIe NVMe. Pas de caméra, une maigre enceinte mono mais une batterie 6400 mAh compatible Power Delivery sera également de la partie.

One Netbook A1

Grosse différence par rapport au MicroPC de GPD qui tourne sous Celeron N4100, le nouveau venu embarque un Core M3-8100Y Amber Lake plus performant. De quoi alimenter un écran 7″ de diagonale qui affiche sur une dalle en 1920 x 1200 pixels. Dalle IPS, tactile puisque la partie écran pivote sur un axe avant de se rabattre contre le clavier ce qui permettra de l’utiliser comme tablette. Ou comme bloc note puisque la dalle sera également capable de capter les signaux des 2048 niveaux de pression d’un stylet actif. La partie sans fil fonctionne autour d’un Wifi5 classique et d’un module Bluetooth 4.2.

One Netbook A1

Pas d’informations détaillées sur le tarif, sachant que le GPD Micro PC a été lancé à 299$ en Celeron N4100 avec 4 Go de mémoire vive et 128 Go de SSD SATA. La date de sortie est prévue pour cette fin de mois… Il faut probablement s’attendre à un prix plus proche des 500$ que des 300$.

One Netbook A1 : un minuscule netbook 7″ sous Core M3-8100Y © MiniMachines.net. 2020.

Asus VivoBook Flip 14 TP470EZ : Intel GPU DG1 Inside

Le VivoBook Flip 14 TP470EZ d’Asus se réclame être le premier portable au monde embarquant un circuit graphique Intel DG1. Une solution externe donc qui positionne le portable comme une machine de création. Un circuit plus évolué qui proposera plus de ressources de traitement pour les applications multimédia et les jeux.

TP470EZ

Le circuit Intel DG1 n’est pas encore officialisé par le fondeur, mais Asus n’a pas attendu pour intégrer le produit dans son VivoBook Flip 14 TP470EZ et en faire la promotion sous la forme d’une annonce peu équivoque : le portable embarquerait le “First Intel Discrete Graphics.”

DG1

Bien sûr, il est possible que cela soit du à une mauvaise traduction ou que la nuance entre “discrete” qui désigne les circuits secondaires à ceux intégrés dans les processeurs , et l’Intel Xe présent dans les puces de onzième génération n’ait pas été correctement ressentie. Mais je doute que cela soit le cas. La marque est non seulement assez grande pour éviter ce genre de soucis de traduction avec des équipes aux quatre coins de la planète. Et c’est surtout un excellent candidat potentiel pour ce type d’intégration, Asus est et reste une boîte d’ingénieurs capable de prendre en charge ce genre de défis sans trop de problèmes.

TP470EZ

Autre indice qui penche pour le scénario d’une puce externe Intel DG1, le descriptif de l’engin qui sépare bien deux éléments de mémoire embarqués. Le VivoBook Flip 14 TP470EZ proposera de 8 à 16 Go de DDR4 mais également 4 Go de mémoire vidéo dédiée. Un point qui indique bien la présence d’un circuit externe.

souple

On retrouve, pour le reste, un 14 pouces FullHD tactile créé autour d’une charnière s’ouvrant à 360° pour l’utiliser comme une tablette. La dalle sera également compatible avec un stylet actif ASUS Pen SA200H optionnel. La dalle IPS de 14″ occupera 82% de l’espace disponible et affichera une colorimétrie travaillée avec un profil 100% sRGB pour des angles de 178°.

TP470EZ

L’engin propose semble t-il deux choix de puces embarquées : un Core i5-11135G7, quadruple coeurs et octuple threads cadencé de 2.4 à 4.2 GHz avec 8 Mo de cache. Et le Core i7-1165G7 également en 4 coeurs et 8 threads avec 12 Mo de cache et une fréquence allant de 2.8 à 4.7 GHz. Deux solutions qui proposent déjà un circuit graphique Intel Xe qui sera donc épaulé par un Intel DG1. Le stockage démarrera à 128 Go et pourra grimper jusqu’à 1 To de SSD PCIe NVMe et s’associer à une solution de cache mémoire de type Optane pour une combinaison 32 Go de cache et 512 Go de SSD.

TP470EZ

On retrouvera sur la machine un port Thunderbolt 4, une sortie HDMI, un port USB 3.2 Gen 2 ainsi qu’un port USB 2.0 Type-A. Un Jack audio combo sera présent en plus d’un lecteur de cartes MicroSDXC et d’un port Antivol type Kensington lock.

TP470EZ

Le clavier proposera une option de rétro éclairage et son système chiclet offrira une course de touche de 1.4 mm. Le pavé tactile proposera le système NumberPad 2.0 en option pour se transformer en pavé numérique. Il proposera en outre un lecteur d’empreintes pour de la reconnaissance biométrique. Une webcam HD sera embarquée et la partie audio sera restituée par une paire d’enceintes stéréo signée Harman Kardon. 

Le VivoBook Flip 14 TP470EZ proposera un Wifi5 ou un Wifi6 suivant les versions ainsi qu’un Bluetooth 5.0. Asus semble avoir profité des fonctions de charge rapide avec une batterie 42 Wh 3 cellules capable de passer de 0 à 60% de capacité en 49 minutes. Le 14 pouces mesurera 32.4 cm de large pour 22 cm de profondeur et 1.87 cm d’épaisseur. il pèsera 1.5 Kilo.

TP470EZ

Il n’est pas nécessaire d’être devin pour apprécier la suite des évènements. Ce Vivobook est le premier à annoncer la présence d’un processeur Intel secondaire mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Une foule de machines du même acabit se prépare. Si on ne sait pas encore ce que cette puce graphique nous réserve en terme de performances, on est à peu près sûr qu’elle proposera suffisamment de ressources pour transformer un portable classique en une solution un peu plus musclée. Pas au niveau d’un circuit externe GeForce ou Radeon haut de gamme évidemment, mais avec suffisamment de ressources pour convenir à un usage multimédia efficace en FullHD. Au vu du positionnement de ce TP470EZ qui n’est pas un engin spécialement haut de gamme, cette solution pourrait être déployée massivement sur un segment milieu de gamme chez la plupart des constructeurs.

Source : Asus via Hexus

Asus VivoBook Flip 14 TP470EZ : Intel GPU DG1 Inside © MiniMachines.net. 2020.

Un MiniPC noname sous Core i7 Coffee Lake et GTX 1650

Il s’agit ni plus ni moins que d’un montage assemblé en usine d’un MiniPC classique. Cet engin proposé sur AliExpress propose une carte mère noname avec un socket LGA1151 qui peut embarquer trois puces Coffee Lake d’Intel.

Un Intel Core i3-9100F pour commencer, avec quatre cœurs et autant de threads, une fréquence allant de 3.6 à 4.2 Ghz et proposant 6 Mo de cache pour un TDP de 65 Watts. Puis le Core i5-9400F en six cœurs et six threads oscillant de 2.9 à 4.10 Ghz toujours à 65 watts de TDP mais poussant à 9  Mo le cache embarqué. Enfin, le Core i7-9700F qui passe à huit cœurs et huit threads, poussant ses fréquences de 3 à 4.7 GHz avec 12 Mo de mémoire cache toujours pour 65 watts de TDP.

MiniPC noname

Particularité de ces trois puces, elles ne proposent pas de circuits graphiques internes et devront donc être secondées par une solution secondaire. Ici, le constructeur fait appel à une traditionnelle carte PCIe. Une Nvidia GeForce GTX 1650 montée sur un Riser pour être déportée sur le côté. L’ensemble tient alors dans un boitier en métal de 28 cm de large pour 20 cm de profondeur et 6.5 cm d’épaisseur. L’ensemble est monté “au plus facile”, c’est à dire que la carte mère est fixée à la paroi supérieure de l’engin qui doit laisser apparaitre des entretoises. Les différents ventilateurs se retrouvent donc “tête en bas”, face à des ouvertures pratiquées sous la machine. Des petits patins de caoutchouc permettent de décoller le boitier de son support.

MiniPC noname

La machine propose deux slots de mémoire vive type So-Dimm DDR4L 1.35V qui travailleront uniquement pour le système, la partie graphique Nvidia bénéficiant de 4 Go de GDDR6 dédiés. Le stockage pourra profiter d’un emplacement M.2 2280 PCIe et NVMe et également compatible SATA mais aussi d’un emplacement 2.5″ SATA 3.0 supplémentaire.

MiniPC noname

Ce MiniPC est, bien entendu, ventilé activement avec le dispositif de la carte graphique et celui du processeur. Il propose une connectique assez complète avec 5 ports USB 2.0, 3 ports USB 3.0, une sortie DVI, une autre en HDMI et une DisplayPort. Deux jacks audio 3.5 mm pour casque et micro sont visibles ainsi qu’un port Ethernet Gigabit et deux ports d’antenne Wifi dont le module n’est pas détaillé. Vendu en barebone, sans mémoire ni stockage, l’engin débute à 415€ en version Core i3-9100F. Il grimpe à 592€ en version Core i7-9700F. En ajoutant mémoire vive et stockage les prix grimpent encore un peu plus haut. La version 64 Go de DDR4 associée à 1 To de SSD dépassant les 1000€… 

Je ne suis pas très chaud pour ce genre d’investissement. Sur le papier, les performances doivent être intéressantes mais je me demande si on ne peut pas arriver à une machine aussi performante pour le même tarif en France ?

Source : AndroidPC.es

Un MiniPC noname sous Core i7 Coffee Lake et GTX 1650 © MiniMachines.net. 2020.

À partir d’avant-hierMiniMachines.net

Un nouveau format de Raspberry Pi Compute Module 4

Le format de la solution change du tout au tout, le Raspberry Pi Compute Module 4 abandonne le format So-Dimm classique pour une nouvelle intégration. Mais les plus gros changements sont internes avec beaucoup de nouveautés embarquées.

Raspberry Pi Compute Module 4

A mon sens, l’évolution la plus marquante est dans l’implantation possible de PCIe et de NVMe en direct, ce qui ouvre la porte à l’emploi de solutions de stockage ultra rapides pour aller chercher des données à traiter ou pour les emmagasiner. Sans même parler de l’endurance proposée par ce type de stockage par rapport aux solutions habituelles des cartes de la fondation, c’est une porte grande ouverte vers d’autres traitements. La nouvelle solution profite également de fonctionnalités Wifi et Bluetooth ainsi que d’une connectique Ethernet Gigabit. Une ouverture complète, donc, vers les réseaux qui ouvre là encore de belles perspectives de réalisations : je pense bien évidemment à des fonctions NAS ainsi que de traitement et d’analyse réseau plus poussées qui iront de la gestion d’un chiffrement de données au nettoyage en profondeur de toute publicité en ligne.

Raspberry Pi Compute Module 4

Le format Compute Module est particulier dans la lignée des solutions de la fondation. Il ne  s’agit pas vraiment à la base d’une solution grand public mais plutôt d’un format à destination des industriels. Depuis trois générations, il est monté sur une solution de type So-Dimm, comme les barrettes mémoire. La grande nouveauté de ce format est le recours à un système de brochage différent. Le Raspberry Pi Compute Module 4 emploie deux modules de 100 broches de haute densité pour se connecter à sa Module IO Board. Cette carte secondaire embarquera la connectique et les éléments “classiques” du format : sorties vidéo, USB, RJ45 etc.

Ce nouveau connecteur marque une rupture avec les anciens formats. Jusqu’ici il était possible de faire évoluer son projet en gardant la même carte mère et en changeant de module, toujours dans un format So-Dimm de type DDR2. Les utilisateurs des précédents formats se retrouveront donc dans l’impossibilité de faire évoluer leurs précédents projets vers la version 4. A moins qu’ils ne changent également de carte mère. 

Raspberry Pi Compute Module 4

Mais le jeu en vaut la chandelle avec un nouveau SoC plus performant et surtout apte à gérer plus de choses. Le Broadcom BCM2711 apporte par exemple une deuxième sortie HDMI, de l’USB et une gestion réseau Ethernet Gigabit. Il saura également prendre en charge du PCIe ce qui apporte son lot d’évolutions intéressantes. Problème, le format So-Dimm ne permet pas de prendre en charge de tels transferts, il a donc fallu décider d’un changement. Soit en proposant un SoC plus puissant mais castré par sa connectique, soit en faisant évoluer sa connectique de concert. Ce nouveau format, poétiquement baptisé Hirose DF40C-100DS-0.4V, permettra donc beaucoup plus de choses.

Raspberry Pi Compute Module 4

Le double connecteur est également pertinent car il sépare les différents éléments : d’un côté, on retrouvera les connexions traditionnelles comme les GPIO de la carte, la gestion des données sur MicroSDXC, l’Ethernet et l’alimentation du SoC. De l’autre, on retrouvera l’ensemble des nouvelles fonctionnalités à haut débit. Le PCIe, l’USB 3.0, le HDMI et les doubles connecteurs MIPI CSI et DSI. Autre point intéressant, ce format est plus compact et au final moins onéreux que celui d’un So-DIMM ! Cette évolution apporte également son lot de possibilités supplémentaires.  

Raspberry Pi Compute Module 4

La fondation Raspberry Pi veut rendre la partie qui accueillera le Compute Module 4 plus accessible aux utilisateurs. Elle propose donc un format totalement ouvert pour que tout le monde puisse concevoir la carte d’accueil la plus adaptée possible. Certains voudront une carte minimaliste la plus compacte qui soit, d’autres auront plus avantage à étendre ses connecteurs. Pour faciliter ce type de développement, les plans complets de la Module IO Board sont proposés au format KiCAD. Vous pourrez donc éditer les plans et modifier ce que bon vous semble et, je n’en doute pas, pourrez également profiter du design des autres.

Raspberry Pi Compute Module 4

De nombreux sites commerciaux proposent aujourd’hui de construire des circuits imprimés sur mesures. Vous pourrez donc leur commander la solution qui vous convient le mieux. Il va sans dire que d’ici quelques mois quelques projets phare auront émergés autour de ce format : des systèmes type portés par des communautés. On imagine un format de NAS ou un super gestionnaire de solution PiHole, par exemple. Mais aussi des versions Domotiques ou des éléments hyper spécialisés comme un gestionnaire d’aquariophilie, d’alarme ou un outil de pilotage de CNC… Ces évolutions spécialisées auront tôt fait d’apparaitre au catalogue des fabricants de cartes comme des pièces détachées et tout un chacun pourra s’appuyer sur un travail communautaire pour réaliser le projet qui lui tient à coeur. Si un NAS n’a que faire d’une sortie vidéo ou d’une webcam, les sorties seront abandonnées dans le design. Au contraire, un aquariophile pourrait suivre sur un écran l’état de ses divers capteurs et récupérer un flux vidéo de ses poissons préférés. La solution de la fondation propose un fonctionnement sur mesures autour de ses intérêts propres, un fonctionnement qui fait tout l’intérêt de cette évolution.

Un des points clés de ces modifications techniques est dans l’abandon du schéma PCIe vers USB 3.0 de la carte Raspberry Pi classique. Si on se doute que c’est la meilleure solution pour la formule standard de la carte, elle n’est plus forcément aussi pertinente pour cette version. Le PCIe pourra donc être exploité très simplement en ajoutant le socket de votre choix ainsi que les alimentations nécessaires. De quoi piloter aussi bien des circuits externes que des SSD au format NVMe, par exemple. La solution propose également de doubler les lignes MIPI de la version de base, ce qui permettra de piloter deux cameras pour de la vue stéréoscopique. Vous pourrez également piloter des écrans UltraHD ou bénéficier d’un rafraichissement ultra rapide. 

Raspberry Pi Compute Module 4

A noter également la présence d’un connecteur UFL directement sur la carte pour ne plus dépendre de l’antenne interne en Wifi mais pouvoir déporter la solution de son choix. Mieux encore, les deux antennes pourront être activées ou désactivées au besoin via un ordre logiciel. Parfait pour intégrer la solution dans un automate et dériver son antenne vers l’extérieur en cas de besoin tout en ayant la possibilité d’éteindre cette antenne pour éviter toute intrusion.

Raspberry Pi Compute Module 4

Le nouveau Compute Module 4 ne mesure plus que 55 mm sur 40 mm et pourra donc se placer sur un support sur mesures ou sur la carte de base proposée par la fondation. Celle-ci couvrira l’ensemble des possibilités offertes par le SoC embarqué. La fondation a voulu étoffer son offre avec 32 variations de la carte pour correspondre exactement aux besoins de ses partenaires.

Imaginez vous construire un projet industriel, qui sera vendu à des milliers d’exemplaires, avec une solution qui embarquerait trop de mémoire ou de stockage pour vos besoins. Vous proposez une solution pour piloter une machine outil qui ne peut pas encaisser énormément d’ordres à la fois. A quoi vous sert d’avoir 4 Go de mémoire vive ? A rien si ce n’est à surfacturer des milliers de machines pour rien.

CM4

Petite erreur dans le tableau, la partie droite est bien “avec wifi”

La fondation proposera donc au total 32 variantes de son Raspberry Pi Compute Module 4. On retrouvera 4 versions de mémoire vive, 4 versions de stockage eMMC et une option pour la partie sans fil. La version de base, sans Wifi ni Bluetooth, avec 1 Go de mémoire vive et sans eMMC sera facturée 25$. Pour 30$, vous aurez la version Wifi de la même solution. On retrouve cette évolution à coup de 5$ pour beaucoup d’options. Par exemple passer de la carte de base sans eMMC à une version 8Go vous coutera 5$ de plus. Encore 5$ supplémentaire pour passer à 16 Go de eMMC etc. Ainsi la version 8Go de mémoire vive et 32 Go d’eMMC avec Wifi sera proposée à 95$.

Cette segmentation très poussée permettra de proposer des Compute Module 4 parfaitement adaptés aux usages industriels. Sans avoir à facturer des éléments non exploités par ses clients finaux. Cela ne veut pas dire que toutes les versions seront commercialisées pour le grand public. Il est probable qu’une partie de ces options ne soit disponible que sur commande. 

Le Compute Module 4 est un outil avant tout industriel qui, par son ouverture et sa philosophie ouverte, pourrait venir s’implanter dans des développements originaux et intéressants dans le grand public. Si le scénario vous parait improbable, il faut vous souvenir que beaucoup de personnes faisaient les mêmes reproches à la première Raspberry Pi. Avec une communauté qui se construit autour d’un projet et le support de passionnés au compétences électroniques et pratiques suffisantes de nombreux projets pourraient voir le jour dans des centaines de domaines. Combien de temps avant de voir un de ces modules piloter un télescope astronomique, capturer des images, suivre des astres, corriger des défauts chromatiques ? Quelle taille pourrait faire une communauté bien décidée à créer un NAS sur mesures autour d’un module de ce type ? Avec cette solution qu’on peut modeler suivant ses besoins et une vraie volonté de laisser des tiers s’en emparer pour développer dessus, le Raspberry Pi Compute Module 4 se positionne comme une solution à mi chemin de l’offre prête à consommer et de la solution industrielle. Une voie nouvelle qui semble parfaitement coller aux possibilités offertes par les compétences rassemblées par Internet aujourd’hui.

Un nouveau format de Raspberry Pi Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2020.

Présentation : Carte mère Mini-ITX Asus ROG Strix B550-I Gaming

C’est mon problème face à cette Asus ROG Strix B550-I Gaming, d’autant que la dernière fois que j’ai testé une carte mère date d’il y a bien longtemps. Manque de repères, manque de retours ces dernières années. Manque tout simplement d’autres cartes équipées du même chipset pour les comparer entre elles. Par quel bout prendre l’objet pour ne pas passer à côté ? Je fouille et je refouille le web à la recherche de tests. J’écume les benchmarks et, rapidement, je m’ennuie à mourir. 


ASUS ROG B550-I ITX
Qui a encore envie de savoir de combien de pouillèmes de performance telle carte obtient en plus par rapport à telle autre ? Je ne nie pas la pertinence de ce type de tests mais il faut voir dans quelles conditions ils sont établis. Lorsqu’on lit des dizaines de tableaux qui comparent des cartes intégrant pèle mêle des puces Intel et AMD, sur trois générations de chipsets. Des cartes graphiques et des configurations aussi diverses que hors de prix, quels résultats obtient t-on alors ? Un gloubiboulga d’expériences rendues encore plus illisibles par des overclockings plus ou moins poussés. Il faudrait que pour chaque sortie d’une nouvelle génération de cartes, les tests soient édités par modèles de chipsets et avec les mêmes composants, pour que tout cela ait un peu de sens.

Bien entendu, c’est un traitement impossible à gérer. Trop lourd, trop coûteux, impossible à mettre en place. Si le résultat aurait sans doute plus de pertinence, cela serait affreusement long et indigeste à lire. La gestion serait de toutes façons totalement ingérable face à l’avalanche de nouveautés que tout cela combine. On se retrouve donc au final face à une batterie de benchmarks qui comparent en réalité plus des “machines complètes” que des cartes mères. La configuration avec le gros processeur hors de prix, une excellente carte graphique, plein de mémoire vive hyper rapide et le tout combiné à un SSD haut de gamme. Des composants loin des machines de monsieur et madame tout le monde. C’est très beau mais cela n’éclaire pas beaucoup sur la réalité de ce que proposent les cartes actuelles.

Comment s’en sortir alors ? Comment juger qu’une carte mère, parce qu’elle donne 10 points de plus qu’une autre sur tel test mais 10 points de moins sous tel autre est meilleure ou moins bonne. Est-ce qu’il faut choisir un modèle parce qu’il propose trois secondes de bonus pour exécuter une routine sans regarder le reste ? J’ai l’impression que l’on passe à côté de l’essentiel pour la plupart des utilisateurs. Qu’est ce qui fait une bonne carte mère aujourd’hui ? Ses performances ? Sa pérennité ? Ses fonctions annexes ? Sa robustesse ? Un peu tout cela à la fois à mon avis.

Une carte mère de transition

La Asus ROG Strix B550-I Gaming est, comme son nom l’indique, une solution conçue pour construire une machine de jeu. Il s’agit d’une solution Mini-ITX, capable de se glisser dans de petits comme de grands boitiers. Elle est assemblée autour d’un Socket AM4 et d’un chipset AMD B550 qui acceptera aussi bien les puces AMD Ryzen 3000 actuelles que les nouvelles solutions AMD Ryzen Zen 3 que la marque vient d’annoncer. Une valeur sûre pour construire une solution robuste et pérenne donc.

ASUS ROG B550-I ITX

C’est, il me semble, la première qualité que l’on peu demander à une bonne carte mère. Regarder vers le futur et non pas les sorties passées du marché. Avec ce chipset B550, la solution d’Asus est raisonnablement penchée vers l’avenir des gammes de processeurs Ryzen pour être confiant. On peut acheter une solution aujourd’hui et se dire qu’on pourra faire évoluer son processeur au gré des sorties futures.

C’est un des atouts d’AMD ces dernières années. Permettre à ses clients de compter sur des chipsets efficaces et suffisamment mis à jour par les fabricants pour les faire durer longtemps. Et Asus est un bon partenaire pour ce type de mise à jour. La marque propose en général des updates importants et de manière assez fréquente. On peut donc compter sur la solution actuelle pour être déjà compatible avec les Zen 3 mais également pour optimiser leur usage suivant les propositions qu’AMD prépare pour le futur.

ASUS ROG B550-I ITX

La carte propose une série de  fonctionnalités qui assureront de bons services dans la durée. A commencer par la gestion du PCIe X4. Avec deux slots M.2, la ROG Strix B550-I Gaming offrira de très bons débits de données au système. Le premier port M.2 2280 est compatible PCIe 4.0 pour profiter des capacités maximales des SSD les plus exigeants. Le second port M.2 2280 est en PCIe 3.0 plus classique. Cet ensemble, combiné aux autres fonctions SATA de la carte permet d’élaborer des stratégies de stockage complètes qui correspondent aux profils visé par la solution : Le gaming mais aussi la création multimédia. On imagine un système monté sur un SSD NVMe sur le slot PCIe x4, un second SSD M.2 NVMe comme cache pour les applications les plus exigeantes ou pour des jeux.

Les quatre ports SATA également disponibles pouvant accueillir des solutions de stockage supplémentaires : SSD ou disques durs 2.5″ et 3.5″ suivant votre équipement. Ils supportent des montages en RAID 0,1 et 10. Dans le même esprit “futur-proof” le module sans fil embarqué est un 802.11ax, une solution Wifi6 rétro compatible avec les normes inférieures pour, là encore, assurer un service sans fil rapide et moderne. La carte propose enfin un port Ethernet 2.5Gb et du Bluetooth 5.1.

ASUS ROG B550-I ITX

Le PCIe 4.0 se retrouve également dans le slot PCIe X16 destiné à accueillir une carte graphique afin de ne pas être un goulet d’étranglement et proposer le meilleur de ses performances. Avec 16 GT/s de bande passante, elle pourra gérer les dernières générations de cartes sans soucis. Le gain face au PCIe 3.0 ne sera toutefois pas énorme, le passage au 4.0 étant plus un gage de compatibilité future que de performances supplémentaires.

La ROG Strix B550-I Gaming remplit donc son premier rôle, celui de proposer une solution pérenne. Une base arrière pour une machine efficace et rapide mais qui pourra également accepter des solutions encore plus abouties dans le futur. A noter qu’avec 4 ports SATA 3.0 embarqués, la carte permet de combiner d’anciens stockages issus d’une configuration un peu datée de manière à les utiliser au sein d’une nouvelle machine. Une carte graphique précédente trouvera également sa place sur la carte ainsi que des barrettes de mémoire DDR4 DIMM classiques. Ce pont entre le passé et le futur est intéressant pour qui veut mettre à jour en deux temps une configuration. Acheter aujourd’hui un Ryzen 3000 abordable et profiter demain d’une solution Ryzen 5000 quand les tarifs du côté nouveauté se seront tassés.

ASUS ROG B550-I ITX

Une carte robuste et intelligemment construite

Un des points forts de la solution, une fois qu’on l’a entre les mains, c’est l’évidente qualité de fabrication de l’ensemble. On découvre une carte au circuit imprimé épais, très travaillé et bien pensé. Le poids de l’ensemble est impressionnant et confirme la densité des éléments. Le design général est classique puisqu’on est dans le cadre d’un cahier des charges complexe à élaborer et un espace des plus restreint. Avec 17 cm de côté, le carré Mini-ITX de cette ROG Strix B550-I Gaming s’impose comme une solution haut de gamme dans sa conception.

ASUS ROG B550-I ITX 

Le tour du propriétaire commence par le connecteur d’alimentation de la solution, un modèle très solidement arrimé au circuit. Placé en haut à gauche du PCB, il permettra de positionner le câble d’alimentation le long du châssis pour qu’il ne gène pas le reste de la ventilation. Il est épaulé par son second connecteur situé à droite de la carte pour les mêmes raisons. Cela évite également de positionner ces éléments au milieu des autres composants et ainsi d’éviter tout problème d’impédance ou de montée en température.

ASUS ROG B550-I ITX

Au centre, en haut suivent 3 prises permettant de brancher les éléments de refroidissement de la machine : Prise pour le ventilateur, alimentation d’une pompe de watercooling et ventilation de châssis. Là encore, le placement est étudié pour qu’aucun câble ne traverse la carte inutilement. Ces alimentations ventilées sont évidemment gérées par le système tandis que la pompe est toujours alimentée au maximum de ses capacités. Plus loin, on remarque deux connecteurs blancs en trois et quatre broches destinés à piloter d’optionnelles fonctions RGB.

ASUS ROG B550-I ITX

Tout à droite, quatre LEDs témoins d’activité sont visibles. Elles permettront de vérifier l’état de la machine en temps réel : Du démarrage effectif de la machine, son alimentation électrique en passant par la carte graphique, le processeur et la mémoire vive. Un outil de diagnostic pratique et efficace qui permet de cerner d’éventuels problèmes de montage d’un seul coup d’oeil.

ASUS ROG B550-I ITX

En redescendant sur la tranche à droite, on découvre le brochage du panneau avant et le branchement du haut parleur, des connecteurs très classiques. Ils sont suivis par un connecteur pour une connectique USB 3.2 Type-C en façade. Ce dernier est blindé, solidement arrimé au PCB et permettra de profiter d’excellents débits si votre boitier propose un connecteur de ce type. Juste en dessous un connecteur USB 3.2 Gen 1 de façade est également visible. Cela complètera les ports situés à l’arrière de l’engin.

ASUS ROG B550-I ITX

Plus bas, on reconnait les quatre ports SATA 3.0 de l’engin. 

ASUS ROG B550-I ITX

A gauche de ces SATA , les deux slots de mémoire vive DIMM DDR4 pouvant embarquer un total de 64 Go de DDR4-5100. L’ensemble est évidemment en double canal et emploie la technologie d’optimisation de performances OptiMem II de la marque. 

ASUS ROG B550-I ITX

Tout en bas de la ROG Strix B550-I Gaming, un port PCIE X16 propose là encore un blindage et une accroche parfaite sur la carte. Au dessus, une protection abrite l’emplacement phare du stockage de la machine.

ASUS ROG B550-I ITX

Son slot M.2 NVMe. Il est “caché” sous une protection qui va jouer un double rôle. D’abord, elle va permettre de mieux dissiper la chaleur du SSD employé. Les PCIe NVMe les plus performants, ceux qui ont le plus de raison d’être intégrés à ce type de carte, sont en général ceux qui dégagent le plus de chaleur. Asus leur réserve donc un emplacement sur mesure qui les protégera également de toute “couverture” involontaire du SSD par un autre élément.

ASUS ROG B550-I ITX

On arrive ensuite au dessus à un large dispositif qui vient couvrir la connectique arrière. Cette solution n’est pas anodine, elle est déployée de manière très calculée par Asus qui veut que sa carte puisse encaisser une demande lourde en performance pendant longtemps. Dans le nom de ce modèle, on retrouve “Gaming” ce qui sous entend des sessions de jeu longues demandant beaucoup de performances au système. Pour assurer un fonctionnement optimal, la marque a donc intégré un système de dissipation et de ventilation sur les composants en charge de l’alimentation de la carte.

ASUS ROG B550-I ITX

Le petit ventilateur se mettra en marche en fonction des besoins et de la chaleur dégagée par les 8 phases d’alimentation Vishay 50A SiC639 pour le processeur et les 2 Vishay 50A SiC639 dédiés au SoC. Le tout est contrôlé par un PWM Digi+ ASP1106. Un ensemble dont la grande majorité des utilisateurs se fiche éperdument mais qui assure la bonne stabilité de l’ensemble.

ASUS ROG B550-I ITX

La partie arrière propose une connectique assez complète.

ASUS ROG B550-I ITX

On retrouve deux sorties vidéo avec un DisplayPort 1.4 et une sortie HDMI 2.0. Blindées et solidement accrochées à la carte, elles sont également protégées dans une cartouche métallique.

ASUS ROG B550-I ITX

On découvre ensuite 3 ports USB 3.1 Gen 2 Type-A et un USB de même catégorie de type-C. En combinaison des ports USB 3.2 Gen 2 Type-C x 1, USB 3.2 Gen 1 Type-A x2 et USB 2.0 x 2 en façade brochés sur la carte mère, cela donne un total assez complet à ce niveau. Le module Ethernet est un 2.5 Gb/s piloté par un chipset Intel I225-V.

ASUS ROG B550-I ITXASUS ROG B550-I ITX

Deux prises d’antenne sont également visibles pour piloter la solution fournie dans la boîte. Au passage, juste un mot sur les performances de celles-ci. La solution a le gros avantage de pouvoir être placée où bon vous semble, au dessus du PC, sur son bureau ou de manière discrète à un endroit qui optimisera son débit. Le résultat est excellent et avec un modem en Wifi6, le débit du chipset AX200 d’Intel est franchement excellent. Le signal reçu comme le Bluetooth 5.1 proposé, est également excellent en portée.

ASUS ROG B550-I ITX

Trois ports jack 3.5 mm d’apparence classique sont également présents.

ASUS ROG B550-I ITX

Reste deux ports non listés : un USB Type-A à droite du port HDMI pour commencer. Ce dernier est lié à une fonction Flashback d’Asus qui permettra de flasher le BIOS de la carte mère sans avoir besoin de processeur ni de mémoire. En alimentant juste la carte mère on pourra procéder à l’opération. Cette fonction très utile permettra de mettre à jour le BIOS pour le rendre compatible avec le processeur que vous avez choisi. C’est devenu un atout précieux suite aux évolutions proposées par AMD sur son socket AM4. Les cartes mères sont très robustes et des chipsets comme le B550 ou le B450 ont su traverser de générations de puces Ryzen. Pour pouvoir exploiter une carte mère avec un processeur pas encore commercialisé lors de son achat, cette simple procédure change véritablement la donne. Après avoir téléchargé le BIOS à jour sur une clé USB et inséré celle-ci dans le port USB dédié, vous pourrez donc rendre votre carte compatible avec votre nouveau processeur sans prendre de risque ni être forcé de demander une mise à jour à votre revendeur.

ASUS ROG B550-I ITX

Autre port visible mais non listé, un USB Type-C visible à droite de la carte sous les prises jack. Celui-ci est dédié à l’emploi d’un DAC audio S210 intégré par Asus et servira à alimenter un casque-micro USB Type-C ou un casque classique au travers d’un câble USB type-C vers jack 3.5 mm TRSS livré. Accessoirement, il s’agit aussi d’un port USB 2.0 qui pourra piloter, par exemple, un hub à ce format ou un périphérique comme une souris ou un clavier avec un adaptateur. 

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L’adaptateur USB Type-C vers jack 3.5 mm livré par Asus dans la boite

A noter également que le circuit audio est séparé du reste de la carte mère, ce qui rend un service intéressant pour sa gestion. Cela évite le parasitage électrique des autres pistes.

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De quoi laisser la place à un amplificateur Texas Instrument OPA 1688 accompagné d’un circuit RC45801 et éviter qu’ils ne bourdonnent ou ne délivrent de masse. Les condensateurs employés par Asus sont également des Nihicon dédiés à un usage audio. Les prises jack, enfin, sont blindées pour éviter que la sortie analogique ne soit parasitée après tout le travail fait sur la carte.

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Les connecteurs audio pour brancher les jacks de boitier sont à aller chercher dans un espace assez exigu et peu pratique. Il faudra enlever le capot de protection du SSD NVMe pour y accéder sans risquer de plier les broches. Ce placement s’explique par la proximité du circuit audio et la volonté de ne pas faire courir les pistes le long de la carte pour les positionner à côté des autres broches. Un choix qui aurait ruiné les efforts de qualité d’implantation audio effectués en amont.

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Des LEDs illuminent les prises jacks à l’allumage de la carte pour retrouver les codes couleurs classiques…

Des détails qui se sentent à l’écoute. Asus propose une solution très satisfaisante et bien implantée, la ROG Strix B550-I Gaming est une carte à la partie audio tout à fait efficace. Pour le jeu avec une gestion du 7.1 assez intéressante, pour le multimédia avec du 5.1 immersif en vidéo et pour la simple écoute audio avec une amplification suffisante pour piloter un casque Hifi au travers du connecteur jack 3.5 mm.

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Au dos de la carte, on peut découvrir le second port M.2 à la norme PCIe NVMe X3 et compatible  SATA. Celui-ci permettra de glisser un SSD M.2 2280 ou 2260 directement sur la carte et même un 2242 au travers d’un petit accessoire d’accroche fourni par la marque. Les vis et entretoises nécessaires sont évidemment toutes présentes dans la boite de votre carte mère.

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Le Digi+ qui pilote le VRM et la tension de la mémoire vive est installé au dos de la carte

On note au passage qu’Asus a déployé des composants des deux côtés du PCB pour améliorer l’intégration de l’ensemble. Une pratique couteuse mais qui évite de monter les éléments les uns à côté des autres et donc d’éviter d’éventuels problème de chauffe. 

L’ensemble de ces choix et cette intégration est clairement bien maitrisée. Ces détails n’apparaissent pas forcément de manière évidente à la lecture d’une fiche technique. Au delà des fonctions basiques d’une carte mère, c’est à dire d’être le support des autres éléments constituant un PC, cette ROG Strix B550-I Gaming propose bien des choses en plus et une gestion toujours maitrisée et solide des composants.

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La ROG Strix B550-I Gaming propose un système stable et efficace

J’ai testé la machine dans une configuration montée avec les pièces que j’avais sous la main. Un processeur AMD Ryzen 5 3600 accompagné par 16 Go de mémoire vive et une Nvidia GeForce 2080 qui calait une porte dans mon bureau. Le résultat est très convaincant. Tous les usages, avec cet ensemble, sont parfaitement accessibles, stables et agréables. Si on se limite à un usage FullHD en jeu, tous détails à fond et sans compromis de qualité visuelle, l’engin ainsi créé est redoutable.

Evidemment, cela est lié à la qualité des composants annexes et je n’ai malheureusement pas assez d’expérience pour tester réellement la carte par rapport à d’autres points de comparaison. Comment se comporte t-elle face à une carte concurrente avec le même chipset ? Je n’en sais rien. D’expérience, je me doute que cela ne doit pas jouer à grand chose par défaut. Mais je n’ai aucune assurance réelle sur ce point. Je n’ai pas été voir ce qui se passait du côté d’un Overclocking poussé non plus, parce que sans point de comparaison cela n’a aucun sens en pratique.

Ce qui m’a intéressé, par contre, c’est encore une fois le côté clair et efficace des propositions annexes de la ROG Strix B550-I Gaming. Son BIOS bien construit qui vous propose une interface lisible et efficace pour régler l’appareil. Mais également une proposition de basculer vers des options d’Overclocking assez facile à gérer de l’autre. La carte propose en réalité deux options : soit un overclocking automatique de votre machine basé sur des profils. Soit une option pour régler finement l’ensemble des éléments de votre carte. Un véritable couteau Suisse de propositions variées s’ouvre alors. Il faudra disposer d’un materiel compatible, en particulier de la mémoire vive adaptée et un système de ventilation processeur plus poussé que celui fourni par défaut, pour s’aventurer dans ces options.

Je ne vais pas vous faire un retour complet sur les performances de l’ensemble, ce serait un peu inutile. Des dizaines de sites vous proposent en Anglais comme en Français des retours sur la ROG Strix B550-I Gaming et son chipset B550. Ils ont le recul suffisant pour comparer l’intérêt de la carte face à la concurrence. Vous trouverez ainsi un test de la carte chez Guru3D en Anglais et sur le Comptoir du Hardware en Français. Leurs conclusions sont assez simples et identiques. La carte se comporte extrêmement bien à l’usage, 

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Fonctions accessoires, le nouvel eldorado des grandes marques

Pour justifier leur positionnement et se démarquer des concurrents, les grandes marques construisent désormais une véritable mythologie autour de leurs produits. Cela passe par l’intégration de fonctions annexes et la mise en place d’un savant marketing destiné à mettre en avant toutes leurs innovations.

Le souci actuel des grandes marques qui embauchent des ingénieurs capables de faire autre chose qu’un simple copié collé des plans et spécifications donnés par les fabricants de processeurs, c’est que leurs efforts sont invisibles dans les comparateurs de prix. Quand on cherche une configuration et qu’on additionne des éléments en fonction des spécifications données par les composants, qu’on colle une carte mère avant tout compatible avec son processeur, on ne se rend pas forcément compte de l’avantage d’un modèle X plutôt que Y.

Pour lutter contre cet effet secondaire provoqué par les configurateurs et les moteurs de prix qui anonymisent les composants pour ne mettre en avant que les disponibilités et les tarifs, il faut donc mettre en avant d’autres fonctionnalités. Et Asus est passé maitre en la matière.

On a déjà parlé de ProCool II plus haut, l’emploi de ports d’alimentation solidement arrimés à la carte mère. Cette appellation est une propriété de la marque même si ce type de solution existe sous un standard classique dans le monde de l’électronique. Ce n’est pas Asus qui a inventé ces connecteurs solides, ils sont présents dans beaucoup d’autres appareils. Le constructeur Taiwanais a, par contre, eu la bonne idée de lui donner un nom et d’en faire un point fort de sa communication. La ROG Strix B550-I Gaming embarque également un circuit OptiMem II pour améliorer les performances de la mémoire vive en travaillant sur son PCB. C’est là encore une appellation maison et un nouveau héros chez le constructeur. Autre appellation du grand bestiaire d’Asus, la norme StackCool 3+ qui consiste à intégrer une couche de cuivre plus épaisse au sein de sa carte afin de proposer une meilleure dissipation de la chaleur pour les composants les plus critiques. 

Toutes ces appellations, toutes ces “normes”, tous ces ajouts techniques ont un prix et justifient en partie le tarif demandé par Asus. Mais c’est également un bon moyen pour la marque de créer l’écart avec les autres constructeurs. En créant une gamme “au dessus” qui s’auto justifie par ce type d’implantations, Asus cherche à séduire les plus spécialistes. Ceux qui sont les plus susceptibles de s’intéresser à une gamme de produits justement plus techniques.

Chez le constructeur, c’est travaillé de manière matérielle mais également logicielle avec une suite d’applications innovantes qui offrent des possibilités qui débordent du simple cadre de la performance processeur. La marque propose ainsi des fonctions de gestion de la bande passante de votre réseau. L’idée est d’analyser en temps réel quels types de données transitent sur votre machine vers Internet et de les trier de manière efficace. L’application va, par exemple, détecter quand vous êtes en train de jouer en ligne et traiter en priorité les éléments qui concerneront votre jeu plutôt que d’autres éléments tournant en tâche de fond sur votre machine. Le résultat théorique est une plus grande fluidité pour vos jeux en ligne, moins de ralentissements et autres problèmes liés à une application secondaire. Cela ne veut pas dire que vos autres programmes ne seront plus actifs, mais simplement que votre PC ne cherchera pas à les traiter si cela devait ralentir votre usage. Tout cela peut se régler finement, programme par programme. L’application permet également de se rendre compte de ce qui occupe votre bande passante. Si votre système ralentit subitement sa connexion, un petit clic vous donnera un aperçu de ce qu’il se passe sur votre réseau. De quoi décider si c’est le moment oui ou non, de faire cette mise à jour de 1.8 Go en pleine vidéoconférence.

J’écris théorique plus haut car je n’ai pas senti d’effet réel à cette fonctionnalité en test sur la carte. Probablement parce que sur une machine neuve, avec très peu d’applications installées, mon Windows n’a pas commencé à laisser fuir trop de données, de vérifications de nouvelles mises à jour et autres éléments qui constituent le joyeux bazar habituel d’un PC Microsoft au bout de quelques mois d’utilisation.

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Autre élément intéressant fourni par Asus, un système de réduction de bruit ambiant. Cette fonctionnalité, compatible avec tout type de casque et de micro, rajoute des capacités supplémentaires par rapport à ce que l’on attend d’une carte mère lambda. L’idée est la même que celle que l’on retrouve dans les smartphones qui sont capables de diminuer logiciellement les bruits ambiants pour ne laisser passer que votre voix. Un système d’intelligence artificielle est là encore mis en place pour capturer le son ambiant depuis un micro et gommer les sons qui diffèrent de ceux d’une voix humaine dans la restitution de votre micro. Pratique pour jouer en ligne mais également pour la vidéo conférence, c’est un ajout qui peut rendre service.

En pratique, le résultat est assez mitigé. Vous l’apprécierez au cas par cas suivant votre environnement. La solution d’Asus fonctionne plutôt correctement et les bruits parasites sont bien gommés pour la plupart. On peut passer l’aspirateur à côté de votre micro, un moteur de voiture peut vrombir dans votre rue sans que cela ne soit entendu par vos interlocuteurs. Les bruits de clavier, si vous tapez pendant une vidéo conférence, sont totalement gommés. Idem pour des sons longs ou répétitifs pas trop forts. Une fois identifiés comme un “bruit de fond” l’application les supprime. Par contre, les sons courts ou en dehors du spectre de l’identification classiques de l’IA, restent assez audibles. Faites tomber un objet au tintement aigu et tout le monde l’entendra. Collez un ventilateur en face de vous, personne ne sera au courant. Cet apport sera franchement agréable à utiliser si vous faites de nombreuses vidéo conférences et que vous ne disposez pas de pièce “à part” pour cela. Il est inclus comme un service dans le prix de la carte.

Je redoutais une baisse notable des performances de la machine en activant ce dispositif, en pratique il n’en est rien, la solution ne semble pas perturber le système outre mesure. A noter qu’il y a une contrepartie à cette solution, par moment votre voix a des accents métalliques désagréables pour ceux qui vous écoutent. Même si vous disposez d’un excellent microphone. Il vaut mieux désactiver l’option logiciellement si vous avez un peu de calme pour vous enregistrer et ne l’activer qu’en cas de besoin. Là, elle sera très utile.

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Autre point très positif de l’offre, la qualité de sa gestion de ventilation. La machine dépend évidemment des composants que vous allez choisir mais le système de gestion d’Asus, baptisé FAN Xpert 4, permet de gérer au mieux toutes les capacités de votre montage. Cela va de la mise en veille complète de certains ventilateurs de boitier en cas de non nécessité à la mise en route du petit ventilateur aperçu dans le backpanel qui va protéger l’électronique de votre carte mère en cas de besoin.

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Le petit ventilateur du backpanel sous sa grille de protection antipoussière

Le tout est géré de manière automatisée pour réguler au mieux l’aération de votre PC. Combiné à des ventilateurs de qualité, cela permet de créer une configuration à la fois souple dans ses performances mais également de profiter d’un PC silencieux. La solution est capable de passer de inaudible pour un usage de surf ou de bureautique à un refroidissement plus conséquent en jeu intensif. Le BIOS permet de lancer un outil baptisé Q-Fan qui s’occupe de vos réglages techniques avec un seul bouton d’optimisation. Une fonction assez ancienne mais très efficace qui mesure les capacités de l’ensemble des ventilateurs que la carte peut contrôler et crée un profil de votre machine. En quelques minutes, en mesurant la vitesse de ventilation maximale et minimale de vos périphériques, la carte crée un profil adapté à votre matériel. Du “sur mesures” caché dans un outil “prêt à porter”.

Ces éléments annexes sont importants pour Asus même si la marque ne pourra pas les faire apparaitre dans le listing des composants de votre prochaine configuration. Le reflexe de beaucoup étant de choisir un processeur, une carte graphique et des minimums en mémoire vive et en stockage avant d’ajuster le reste des composants pour rentrer dans une enveloppe. Parfois, il semble bien étrange de rogner sur un modèle de carte mère 10, 20 ou même 30€ plus cher qu’un autre au vu des prestations quelle apportera à votre machine. Mais comme rien de cela n’apparait dans un listing de prix…

ASUS

Jusqu’à son écran de sortie, ce BIOS est bien pensé. La carte propose en effet les éléments habituels : Retour aux valeurs optimisées, sortie du BIOS en sauvegardant vos réglages ou en les passant à la trappe. Mais un autre choix est également présent, celui qui forcera le système à activer les ports USB pour pouvoir booter sur une clé USB facilement.

Petit bémol, l’Armoury Crate, le logiciel maison d’Asus pour piloter de nombreux éléments proposés par la carte, est devenu un peu surchargé. On sent la volonté des développeurs de réunir dans un seul programme toute la gestion des fonctionnalités avancées de la solution. Une volonté qui est quelque peu intimidante pour un néophyte qui n’osera pas vraiment en tirer partie. Trop de menus, de scénarios, un gros mélange entre le tuning de LEDs RGB et des fonctions plus utiles… Une boutique a même été ajoutée par la marque en plus d’un gestionnaire de thèmes pour Windows. C’est bien joli mais un gros travail de simplification, ou un mode “light” qui prendrait plus l’utilisateur par la main, serait un vrai plus. On sent parfois encore beaucoup que Asus est avant tout une boite d’ingénieurs et que leur vision de certains produits est loin des attentes et de la logique d’un utilisateur de base.

ASUS ROG B550-I ITX

Que conclure sur une carte pareille ? Je ne sais pas si c’est la meilleure carte du marché en terme de performances, ni pour l’overclocking. A ce que j’en ai lu, c’est un excellent modèle toutefois. Ce que je sais par contre, c’est que Asus a mis les petits plats dans les grands pour proposer une solution MiniITX solide et durable, de quoi construire une machine de petit format ayant les mêmes capacités qu’une grande tour. La carte est à la fois un gage de durée pour une nouvelle configuration et elle est également capable de supporter une transition entre deux générations de machines.

Finalement, je n’ai aucun grief particulier à déplorer sur cette solution, son prix reste correct, ses fonctionnalités annexes sont excellentes et elle fait parfaitement le travail que l’on demande à une carte mère aujourd’hui. Une base stable et solide pour construire un PC MiniITX et de quoi voir venir le futur plutôt sereinement.
Le dernier défaut de ce type de solution face à une carte ATX standard vient de sa connectique plus limitée. Le choix d’un boitier permettant de connecter les différents brochages USB internes s’avèrera indispensable et malheureusement, c’est un choix parfois assez coûteux. Pour le reste, c’est une très bonne solution qui gagnerait juste à faire un peu le ménage dans ses fonctions logicielles. Elles sont peut être encore trop pilotées par des applications un peu trop pensées pour des experts pour que le grand public puisse en tirer pleinement parti.

Vous trouverez la Asus ROG Strix B550-I Gaming au moins cher chez :

Présentation : Carte mère Mini-ITX Asus ROG Strix B550-I Gaming © MiniMachines.net. 2020.

Project Quantum : AMD pourrait relancer son concept de MiniPC

C’est le genre de nouvelle qui me rappelle encore une fois combien il est difficile de prévoir quoi que ce soit en informatique. Project Quantum, c’était il y a seulement 5 ans et le scénario d’alors parait hautement improbable aujourd’hui.

Imaginez un AMD qui, en 2015, annonce un nouveau format de machine ITX construit autour d’une carte mère Intel Core supportant un système graphique Radeon. En 2015 effectivement, AMD n’a pas encore sorti de processeur Zen. La première présentation de l’architecture de cette nouvelle génération de puces n’aura lieu qu’en 2016. Difficile d’imaginer un AMD assez faible alors pour annoncer un produit comme Project Quantum. Se basant sur les puces de son concurrent Intel pour exister.

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La carte mère de Project Quantum avec son processeur Intel Core

C’est pourtant ce qui a été fait alors… Pour brouiller les pistes ? Peut être. On ne fabrique pas une architecture de processeur en 12 mois et l’annonce de ce nouveau format qui ressemblait à un aveu d’échec d’AMD au profit d’Intel. Mais cela pouvait également être un écran de fumée pour proposer ensuite un nouveau processeur Ryzen triomphant. Il est évident que pendant qu’AMD Marketing annonçait d’un côté ce nouveau format de MiniPC “pour le futur” d’un côté, les ingénieurs de la marque travaillaient déjà d’arrache pied à concevoir la première génération de puces Ryzen pour ce même futur. Et du reste le Project Quantum n’a été suivi d’aucun effet, cette annonce est juste apparue comme une envie de la marque sans qu’aucun produit ne sorte chez AMD ou ses partenaires.

Project Quantum

Aujourd’hui, on apprend que le concepteur de processeur aurait déployé un nouveau brevet autour de ce concept en Septembre 2020… Ce qui ne veut absolument pas dire que le projet est à nouveau sur les rails. AMD pouvant simplement tenter de sauvegarder ses intérêts en protégeant un peu mieux une idée passée. Une idée assez intéressante d’ailleurs, proposer une carte mère capable de piloter deux circuits graphiques employant une mémoire unifiée pour afficher, dès 2015 donc, des jeux en UltraHD à 60 images par seconde. A l’époque, la marque embarquait donc un Core  d’Intel et deux solutions Radeon R9 Fury X.

Mais il est également possible qu’AMD relance la machine en intégrant non plus une puce Intel mais bel et bien un Ryzen, épaulé par des circuits graphiques plus récents. Le  tout dans un boitier de petite taille avec un refroidissement de type Watercooling. Cela peut être une démo technologique, un format original à proposer à ses partenaires ou une demande de ces derniers de proposer un nouveau format type console1 employant les solutions de la marque.

Ryzen

Difficile de savoir exactement de quoi il retourne… Une chose est sûre, regarder cette info avec un recul de 5 ans est assez intéressant. Il y a 5 ans seulement, AMD se débattait avec des puces bien en retrait face aux solutions d’Intel. Aujourd’hui, la marque se targue de proposer de meilleures solutions. 5 ans en informatique, c’est très très long. Et on voit bien ici, les bouleversements que ce temps peut produire sont très éloigné d’autres technologies. Pensez y la prochaine fois que quelqu’un vous annoncera l’avenir de l’informatique à un horizon de 5, 10 ou 15 ans.

Dans la vidéo de 2015 proposée par AMD, David McAfee annonce réfléchir à l’avenir du PC. A quoi il ressemblera dans le futur. A se demander si Project Quantum n’est pas plutôt le code d’une Time Capsule plus que d’un PC.

Sources : Extremetech

Project Quantum : AMD pourrait relancer son concept de MiniPC © MiniMachines.net. 2020.

Ma chaise de travail, l’Autonomous ErgoChair 2

Cela a commencé par une demande d’un de mes copains sur twitter qui réclamait de connaitre les diverses solutions employées par les autres confinés pour s’asseoir en ces temps difficiles. Éloignés des bureaux où certains ont droit à des solutions ergonomiques de grande qualité pour travailler, de nombreuses personnes ont fini par ressentir un sacré mal de dos à force de se retrouver dans des postures très inconfortables. Des postures souvent liées aux chaises employées. J’ai donc conseillé la chaise sur laquelle j’était assis, la Ergochair 2 en vente sur le site Autonomous et je vais vous expliquer pourquoi.

Mise à jour du 15/10/2020 : Un nouveau code promo pour bénéficier de 5% de remise sur tout le site Autonomous a été négocié. Vous le retrouverez en bas de cet billet.

J’ai commencé à parler de la solution que j’ai choisie il y a plusieurs mois. De la même manière qu’on avait pu me la conseiller auparavant. J’ai fait confiance à des gens qui la possédaient et je l’ai commandée. Je l’ai reçue et je n’ai pas été déçu. La chaise de bureau Ergochair 2 correspondait exactement à mon besoin alors. Cela fait désormais un peu moins de 6 mois que je travaille avec cette solution dédiée à un usage de bureau et je n’ai jamais regretté mon investissement une seule seconde. Imposante, lourde et pas vraiment donnée, cette chaise est une véritable Rolls dans le genre. Elle participe pour beaucoup à mon confort au quotidien. Un point à ne pas négliger quand on passe littéralement sa journée devant son ordinateur.

Markus

Mais avant d’aller plus loin dans les points positifs de cette Ergochair 2, je voudrais mettre un peu de perspective dans mon choix… Avant la solution d’Autonomous  j’utilisais une très agréable Ikea Markus comme celle ci-dessus1. Une chaise que l’on peu trouver dans leur catalogue aux pages entreprises. Pas donnée non plus par rapport à une chaise lambda que l’on trouve à 40€ en grande surface, cette solution coûtait 189€. J’appréciais son confort, son siège réglable et son dossier en maille qui laissait passer l’air frais. Elle a fait un temps… avant de rendre l’âme. J’ai ensuite opté pour une solution un peu plus design avec une chaise, toujours chez Ikea, proposant un dos en bois courbe assez joli. Un choix plus esthétique qu’ergonomique. Un choix que je n’ai pas regretté d’ailleurs mais une solution qui m’a fait prendre conscience que je n’utilisais en rien les fonctions dites “ergonomiques” de la chaise précédente. Je m’asseyais de la même façon sur l’une comme sur l’autre sans profiter d’aucune manière des éléments censés reposer mes épaules, ma nuque et mon dos. 

Bois

Non pas par masochisme mais bien parce que ces éléments n’étaient adaptés ni à ma taille, ni à ma morphologie. Jusqu’en Décembre dernier donc, je cherchais une solution sur mesures, quelque chose de plus reposant pour mon usage intensif de la position assise. 

gaming
Et j’en ai essayé des trucs. Notamment des “fauteuils Gaming”. Ces chaises aux look futuristico-bagnolesques que l’on voit partout. J’en ai testé peut être une douzaine de “différents”. Enfin de “différents”… Entre ces solutions, il n’y a en vérité pas grand chose qui se démarque. A une époque, j’ai longuement discuté avec un vendeur de ce type de solution qui me sollicitait pour distribuer un fauteuil “Minimachines”. C’est à dire le même fauteuil que tous les autres du marché avec les options de mon choix. Petit coussin en faux cuir supplémentaire ou non, support pour les jambes, mécanismes de réglages variés, roulettes or not roulettes, accoudoirs optionnels ou plus ou moins rembourrés et, évidemment, un joli logo posé dessus.

Chaise Gaming nonameChaise Gaming nonameChaise Gaming noname

Pas dupe, j’ai vite compris que ma chaise serait la même que tout le monde mais avec des éléments d’une couleur différente et un logo imprimé dans un coin. J’ai donc discuté avec le “fabricant” pour comprendre. L’ensemble de son travail consistait à proposer à de petites structures comme moi ou à des entreprises moyennes une gamme de fauteuils à leur image. L’astuce étant de vendre finalement toujours le même modèle de base et de faire imprimer des coussins avec le logo de la société visée dessus. Un coussin qui ne coûte que quelque dollars et que l’on peut faire faire en très petite quantité pour des clopinettes. Si la commande du client final vient de la part de la marque X, on colle le coussin X dans le carton. Si elle vient de la part de la marque Y on ajoute les accoudoirs et le coussin Y au packaging… Tout le monde se retrouve donc en réalité avec la même chaise tout juste maquillée de façon différente. Si cela n’est pas fait en Europe, ce sera fait de toutes façons en Asie où les véritables fabricants de ces sièges sont finalement très très peu nombreux.

Mais surtout surtout, dans ces solutions, j’en ai trouvé très peu de véritablement ergonomiques. Non pas inconfortables mais bien adaptées à leur usage. Certaines, parmi les moins chères, autour des 149€ étaient finalement plus agréables que les fauteuils les plus haut de gamme. Ces derniers, couverts d’options se révélaient pas aussi adaptés qu’espéré. Pire, ces solutions gaming additionnaient les accessoires pour étoffer leur fiche produit sans prendre de recul sur le côté ergonomique nécessaire à leur emploi. On était souvent plus dans la justification illusoire d’un tarif élevé plutôt que dans le réel gain à l’usage.

Chères chaises
Et c’est peut être cela le pire, les fauteuils “gamer” que j’ai pu repérer à ce moment là, j’ai fini par les voir partout. Sur des scènes de sport électronique où des équipes de joueurs s’affrontent, dans des vidéos, sur des salons… Et, comme à chaque fois que l’on apprend comment fonctionne quelque chose, je me suis surpris à repérer les modèles ou leur cousins germains en essayant de les identifier. Sur la plupart des solutions que j’ai pu observer, la majorité était issue de la même famille de produits entrée de gamme. La plupart avaient d’ailleurs vu leur usage détourné ou étaient mal employées. Des petites piles de coussins en faux cuir déposés dans un coin derrière la scène lors d’un affrontement “e-sport” parce que cela gênait trop les joueurs. Des coussins pour la nuque finalement descendus au niveau des reins… Des accoudoirs inamovibles positionnés de manière à ne pas trop entraver les mouvements au lieu de porter les bras. Un festival de modifications ou d’altérations qui ne dévoilaient finalement qu’une seule chose, beaucoup de ces modèles étaient des gadgets inutiles et non pas des solutions pilotées par des ergonomes.

4 fois la même chaise mais des options différentes
L’industriel qui m’avait approché a fini par cracher le morceau. Certaines usines ne s’embêtaient pas vraiment à recruter un ergonome. Elles prenaient simplement une chaise de bureau existante et l’adaptaient à leur idée de ce que devait être une chaise gaming. En regardant des photos sur internet le plus souvent pour suivre les “tendances”. Rajouter un peu de mousse par ici, un accoudoir par là, du faux cuir rouge et noir… et voilà ! Pire encore, d’autres marques finissaient par copier leurs propres copies. Comme la demande de sièges de ce type a explosé, les fabricants ont eu de plus en plus de contrats pour des solutions “originales”. Comprenez “différentes des autres esthétiquement parlant”. Du coup les constructeurs ont fait dégénérer leur propre production. En copiant leur première copie, en exacerbant les effets “gaming” des modèles, en multipliant les ajouts inutiles, les nouvelles chaises ont noyé leur code génétique déjà pas bien brillant au départ. Elles ont perdu absolument tout intérêt ergonomique.

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Un point qui m’a finalement convaincu de ne pas craquer pour ces fauteuils a été la discussion avec un spécialiste du mobilier d’entreprise. Pas un vendeur mais plutôt quelqu’un qui conseille les grands groupes dans leurs investissements de ce type : du bureau à la cloison acoustique en passant par les chaises ergonomiques et autres système de positionnement pour matériel informatique. Et il m’a ouvert les yeux sur pas mal de points. Notamment sur un très important : le confort illusoire donné par ces chaises de “grande distribution”. Comme il le dit lui même, une chaise de bureau doit être confortable, c’est important pour l’acheteur. Si il ne se sent pas à l’aise dedans, cela ne sera jamais un bon produit. Mais il ne faut pas confondre le confort d’une position de travail et celui provoqué par un relâchement total dans son fauteuil. Et c’est pourtant comme cela que sont testées les chaises Gaming. On s’assoit et on se vautre, en relâchant tout effort musculaire pour s’abandonner aux capitons en skaï. Alors, oui, c’est très confortable au final. On est vautré dans un fauteuil complètement conçu pour vous accueillir comme cela. Mais ce n’est pas le but recherché d’un bon fauteuil de travail. 

Une solution avec une bonne ergonomie ne va pas vous laisser aller à n’importe quelle posture mais plutôt vous inciter à adopter la bonne. Pas celle qui va tasser vos vertèbres et laisser vos épaules crispées à porter vos bras tout en laissant votre colonne dans une position extravagante. Elle ne sera jamais aussi confortable qu’un sofa parce que ce n’est pas son rôle. Tout le problème et une bonne partie du secret de ces chaises gaming est là dedans. Confondre confort immédiat et satisfaisant obtenu en 5 minutes de test dans un endroit où on se pose avec celui que doit procurer un outil de travail. Un outil peut être moins confortable au premier abord mais bien meilleur pour votre posture. On essaye une chaise gaming en magasin ou chez un copain pendant 5 minutes et on se dit que, quand même, c’est largement plus confortable que la chaise de bureau à 30€ qu’on a sous les fesses d’habitude… C’est vrai, mais ce n’est pas pour autant la bonne solution. Il vaut mieux une chaise qui vous amènera à adopter la bonne posture tout au long de la journée.

Attention, je ne dis pas que toutes les chaises gaming sont médiocres. Je ne les ai pas toutes testées et je suppose que certaines marques proposent de très bons produits sur ce segment. Malheureusement, ce sont les marques aux ergonomies les plus hésitantes qui sont souvent les plus efficaces en marketing. Proposer une chaise qui coûte en tout et pour tout une quarantaine d’euros à un tarif de 200, 250 ou 300€… cela permet de dégager des marges très confortables. Ce qui offre le luxe d’avoir un marketing assez agressif. Ce sont ces marques nonames que l’on voit pousser dans le dos des “influenceurs” en tout genre. Les véritables fabricants classiques ont du mal à jouer à armes égales avec elles car leurs marges sont bien souvent inférieures.

Chaise premier prix

Cette longue introduction donc pour vous parler de la Ergochair 2 d’Autonomous. Je l’ai conseillée à ce copain et depuis j’ai reçu pas mal de messages privés et de demandes d’informations. Je me suis rendu compte que de nombreux lecteurs, contacts et amis souffraient en ce moment du fait de devoir télétravailler  sur des solutions inadaptées. Des chaises à 30€, comme celle ci dessus, dont le seul avantage ergonomique est dans la possibilité de choisir la hauteur de l’assise. C’est déjà un gros plus par rapport à un simple tabouret mais, à vrai dire, c’est également une très bonne manière de se faire mal au dos. Le truc c’est que ces chaises ont été achetées par beaucoup d’utilisateurs pour des sessions de quelques heures au maximum par semaine. Pour rédiger un courrier, lire ses emails et autres activités du genre. Mais pas du tout pour télétravailler plusieurs heures par jour et 5 jours d’affilée comme en ce moment. Elles ne sont pas du tout au niveau pour une telle utilisation. 

Ergochair 2

La Autonomous Ergochair 2

La grosse différence ressentie avec la Ergochair 2 pour quelqu’un comme moi qui télétravaille depuis plus de 10 ans, ça a été dans le repos musculaire ressenti en fin de journée. La chaise est très confortable avec un dos et une assise qui respirent beaucoup. Le dossier est construit dans un maillage de fibres tissées à la fois solide et très aérien. L’assise est portée par une mousse dense et souple qui supporte bien le corps sans s’écraser. 

Ergochair 2
L’ensemble accueille une posture adaptée à un travail de bureau. La hauteur du siège est réglable de 46 à 51 cm et il mesure 51 cm de large comme de profondeur. Le dos est guidé dans une position confortable et enveloppante. La nuque se pose naturellement sur un appuie-tête bien construit et tout aussi aéré. L’ensemble des éléments est adaptable avec une assise qui peu se régler et basculer jusqu’à 20° en arrière et un support de siège qui peut également se positionner vers l’avant. 

Les accoudoirs peuvent être relevés pour porter vos bras de telle sorte que vos paumes se posent sans effort sur les repose-poignets de votre clavier. Ils peuvent être réglés en hauteur comme en largeur et même être descendus très bas d’une simple pression sur un petit loquet afin de ne pas vous gêner au besoin. Je ne suis pas fan des accoudoirs pour jouer, par exemple. Il est d’ailleurs tout a fait possible de ne pas les assembler à réception de l’ensemble, même si je vous le conseille franchement.

Ergochair 2
L’assemblage de la Ergochair 2 est du reste assez simple, en plus des accoudoirs il faut visser l’assise sur un support et glisser le tout sur les 5 branches de son pied à roulettes. Toute la visserie est évidemment fournie. Le tout est assez lourd, pas moins de 22 Kilos. Les matériaux employés sont solides et la taille de la solution est conséquente. La chaise mesure 74 cm de large comme de long et de 117 à 127 cm de haut. Ce n’est pas un “petit” meuble et il faut bien en avoir conscience avant de la commander.

Ergochair 2

Les coloris sont variés avec des options de noir, de gris, de noir et blanc mais aussi de vert, de rouge et de bleu. Néanmoins, le gabarit de la chaise réclame de la place et, si comme beaucoup vous avez installé votre bureau dans un endroit partagé, il faudra également assumer ce design assez “entreprise”. 

Ergochair 2

L’ensemble des éléments permettant de piloter les points ergonomiques sont accessibles facilement. De la manivelle aux différents loquets de manutention pour faire ses réglages et même le levier situé sur l’arrière du dossier. Tout est facilement manipulable en quelques gestes. On pourra, par exemple, coincer le dossier avec un petit loquet situé à gauche ou le débloquer pour prendre une pause semi allongé très confortablement. Dans le même esprit, un levier arrière permet de bloquer ou de débloquer le support des lombaires lors de l’appui sur le dossier. Avec le support des lombaires une charnière se libère et le dossier vous accompagne totalement. Sans ce suivi du dossier, on bascule plus mais le support change de place. Le premier cas est parfait pour suivre attentivement un événement à l’écran, le second idéal pour s’offrir un quart d’heure de détente ou une petite sieste.

Ergochair 2

La Ergochair 2 est certifiée par le BIFMA, un organisme certificateur qui note et valide le mobilier pour son ergonomie. Je ne connais pas cet organisme mais ma propre expérience valide sans conteste les bénéfices du produit. 

Autonomous

Les chaises sont garanties 2 ans par Autonomous, il vous est possible de les tester 30 jours avant de les renvoyer si elles ne vous correspondent pas. Leur site est bien fichu avec de nombreuses informations sur les produits. La livraison est gratuite même si il m’a fallu attendre une vingtaine de jours pour recevoir ma commande depuis le stock européen de la marque. 

Tout cela a un prix, la Ergochair 2 n’est pas donnée. La chaise coûte tout de même 369€HT pièce soit 446.49€ TTC, même avec 5% de remise grâce au code promo, ce n’est pas anodin mais si vous télétravaillez ou si vous vous apprêtez à devoir le faire pour une longue période, cela peut avoir du sens pour vous d’investir dans un outil de ce type. Ce serait d’ailleurs une bonne idée que votre entreprise investisse dans des chaises de bureau à votre place. Soit pour chez vous, soit directement sur votre lieu de travail. A vrai dire si vous passez plusieurs heures par  jour assis devant un PC, en réunion ou pour toute autre raison, ce type de solution sera un vrai soulagement pour vos lombaires. Cela augmentera d’autant votre productivité et votre assiduité.

Ergochair

Mais surtout, si vous envisagez d’acheter une chaise gaming, quelque soit son prix, jetez un oeil à ce que propose la concurrence et essayez de déterminer si le modèle que vous voulez acheter ne ressemble pas comme deux gouttes d’eau à 15 autres modèles concurrents. Si c’est le cas, passez votre chemin. Si vous préférez l’ambiance faux cuir et le look siège baquet, laissez vous au moins aller à choisir un bon fauteuil de ce type. Mais si vous comptez rester longtemps devant votre bureau, pour travailler, pour jouer ou pour toute autre activité chronophage, penchez vous sur le sujet des vrais fauteuils ergonomiques. Chez Autonomous avec cette Ergochair 2 par exemple ou chez n’importe quel autre fournisseur sérieux. Le mal du dos est un mal pernicieux et il n’y a rien de mieux qu’un mauvais outil que l’on croit bénéfique pour le faire empirer.

code promo

Vous pouvez désormais utiliser le code promo “MINIMACHINES” a entrer dans votre panier pour bénéficier de 5% de remise sur votre commande dans tout le catalogue du site

Pour être totalement transparent avec vous, ce code a été négocié avec Autonomous qui me proposait au choix, soit 8% d’affiliation pour le blog ou un partage d’affiliation au choix entre les lecteurs et le site. J’ai donc choisi un partage 50/50. ce qui fait que pour chaque commande que vous ferez grâce à ce code, Minimachines recevra la même chose que ce que vous économiserez.

Ma chaise de travail, l’Autonomous ErgoChair 2 © MiniMachines.net. 2020.

Chuwi Aerobox : une première minimachine sous AMD A9-9820

Le Chuwi Aerobox se présente comme une sorte de MiniPC / console de jeu. Un engin qui devrait proposer des performances graphiques intéressantes grâce à l’emploi de la solution AMD A9-9820. 

Cette puce particulière dans la gamme d’AMD est composée de huit coeurs cadencés de 2.3 à 2.395 GHz. Le tout est associé à un circuit graphique Radeon R7 350. Il ne s’agit pas d’un Ryzen et sa finesse de gravure semble beaucoup moins élevée que les puces actuelles de la marque. Résultat, le TDP de la puce semble assez élevé, il devrait être de 55 watts. Ce qui n’est pas spécialement bon pour un engin de petit gabarit ni pour le ratio performances/consommation global de la solution… Mais cela permet de proposer une machine plus véloce pour moins cher. L’AMD A9-9820 est une solution qui semble avoir été créée sur-mesure pour proposer des engins abordables aux performances graphiques décentes.

Chuwi Aerobox

Annoncé en mars dernier par Chuwi, ce MiniPC particulier est en réalité une création d’une société OEM baptisée South Holdings. Nous avions croisé l’engin en Janvier dernier suite à sa présentation au salon Global Sources 2019. Un salon réservé aux professionnels, qui permet de faire ses emplettes en nouveautés pour les proposer ensuite sous sa propre marque. South Holdings y présentait donc son MiniPC et la marque Chuwi a signé un contrat avec eux pour pouvoir vendre cet engin sous la dénomination “Chuwi Aerobox”.

Chuwi Aerobox

L’engin semble prêt désormais puisqu’un exemplaire a été envoyé à un site Japonais qui en a profité pour le prendre en main et l’examiner sous toutes les coutures. On découvre donc un engin au format vraiment orienté console, tout en hauteur et très largement “ouvert”.

Chuwi AeroboxDessus coté dessous

Une large aération est percée sur chaque côté de la machine mais également sur le dessus et le dessous de celle-ci. Seules les faces avant et arrière ne sont pas percées. On peut voir que Chuwi a soigné son image en demandant à son fournisseur d’intégrer sa marque dans le plastique du châssis blanc avec un logo en relief.

Chuwi Aerobox

L’arrière ne laisse plus de doute sur le fait qu’il s’agisse ni d’une console ni d’une box ADSL… On retrouve une connectique assez étrange ! Exactement la même que celle de la South Holdings évidemment.

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La machine de South Holdings

Ces deux ports PS/2 font presque tâche en 2020 mais ils peuvent encore avoir un certain intérêt. Le plus étrange semble être au niveau des sorties vidéo puisque la machine ne propose que du DVI et pas de HDMI. Un élément assez étrange qui peut s’expliquer par une volonté d’éviter de payer les royalties liées à l’usage de ce format et ainsi baisser le tarif global de l’engin. Un adaptateur DVI vers HDMI sera peut être livré par défaut dans la boite pour se connecter facilement à un écran moderne. 

On retrouve également six ports USB dont deux en rouge en USB 3.0. Un port Ethernet Gigabit et trois prises jack 3.5 mm classiques. Une connectique d’il y a quelques années en somme. Sans lecteur de cartes, sans sortie vidéo moderne comme du HDMI ou du DisplayPort et encore moins d’USB Type-C. L’appareil commence fort à sentir le Low-Cost.

Chuwi Aerobox

C’est dommage car il restait beaucoup de place sur cet engin qui mesure tout de même 28.9 cm de large pour 23.8 cm de profondeur et 5.6 cm d’épaisseur. Le fait de ne proposer aucune connectique à l’avant est également étrange. Pas possible de connecter facilement des manettes filaires ou une bête clé USB. Il faudra farfouiller derrière la console pour tenter de trouver un port libre. L’ensemble se pose sur 4 patins anti-dérapants et avec son poids de 1.75 Kg, il ne devrait pas bouger beaucoup.

Chuwi Aerobox

Le système de ventilation est assez impressionnant avec un large dissipateur à ailettes et un ventilateur également assez imposant. En haut, on peut voir une baie 2.5″ non peuplée pour ajouter un disque ou un SSD au format SATA 3.0. Le processeur AMD est visible au centre, entouré par 4 barrettes de mémoire vive DDR3 au format DIMM. Là encore, on retrouve un choix pensé pour proposer un prix le plus abordable possible. Le Chuwi Aerobox est censé être livré en 8 Go de mémoire vive mais il est possible qu’on puisse le faire évoluer.

Ce gros ventilateur semble assez costaud pour maintenir la machine dans un état de refroidissement satisfaisant au premier abord. En pratique, dès que la machine lance plusieurs applications en parallèle, la chaleur monte. Sans même lancer un jeu ou une application lourde, le simple multitâche sous Windows pousse le processeur à 70°C. Une température qui fait monter le ventilateur dans les tours et qui rend le tout assez audible. Autre problème, cette température ne baisse pas ensuite et la ventilation reste audible pendant toute sa session.

Chuwi Aerobox

La partie stockage est confiée à un SSD M.2 2280 Netac de 256 Go au format SATA. Là encore, il s’agit d’une solution abordable mais suffisante pour proposer un engin efficace mais peu cher. 

Chuwi Aerobox

Les vitesses de lecture et d’écriture relevées sont classiques pour un SSD de ce type. De quoi proposer une certaine réactivité à l’ensemble qui tournera sous Windows 10.
Les différents éléments qui constituent cette machine me mettent tout de même la puce à l’oreille. Ce type de mémoire vive et surtout ce SSD font partie du décor des catalogues des revendeurs de matériel d’occasion depuis un bon moment. Des revendeurs professionnels qui rachètent en gros des stocks d’entreprises et qui revendent ensuite le  tout en pièces détachées : serveurs, PC de caisse, de bureau, portables etc. On me propose souvent des lots de ce type à des prix défiant toute concurrence. Quelques dollars le SSD de 128 Go de ce type, pas beaucoup plus pour du 256 Go. Avec des grades inquiétants… Le Grade A étant un composant en bon état et les grades pour ces solutions particulières peuvent atteindre le C.

Le problème étant que ce type de SSD à une durée de vie limitée et que les acheter d’occasion, c’est prendre le risque de connaitre cette limite… Je ne sais pas si Chuwi emploie ce type de stockage, je sais juste que certains assembleurs le font et que la tentation doit être grande de pouvoir fournir un SSD M.2 de 256 Go pour pas grand chose dans ce type de machine.

Chuwi Aerobox

Le Chuwi Aerobox propose évidemment une solution Wifi avec une carte Intel AC 3165 très classique en Wifi5 et Bluetooth 4.2. Là, pas d’inquiétudes, ces cartes ne coûtent pratiquement rien.

Chuwi Aerobox

Plusieurs benchmarks sont disponibles sur la page du test, le plus parlant à mon sens est celui-ci. Un Cinebench R20 qui montre que le AMD A9-9820 propose dans cette configuration 107 points en simple coeur et 756 points en multi. Ce n’est clairement pas formidable en terme de calculs. 

Un PCMark 10 donne un résultat tournant autour de 2100 points, là encore c’est assez bas. On est sur une solution proche d’un Core i3-7100U d’il ya quelques années. Un simple Ryzen 3 2200U donnera de meilleurs résultats. En terme de jouabilité, un test de Fortnite finit par enfoncer le clou. Si il est possible d’avoir des performances correctes quand il n’y a personne d’autre d’affiché à l’écran, le framerate tombe dès que vous devrez affronter d’autres joueurs. Là où justement la fluidité du jeu est primordiale.

Le Chuwi Aerobox est assez paradoxal finalement, l’engin devrait sortir aux alentours des 350$ très rapidement. Un prix qui sur le papier semble assez intéressant. Mais, en pratique, les composants et les capacités de calcul de l’ensemble sont assez médiocres. Je trouve surtout que l’on va dans le mauvais sens avec cet engin et son processeur au TDP très élevé.

C’est certes probablement moins cher à l’achat qu’un Ryzen mais pour quel résultat au final ? Un PC qui consomme beaucoup, qui chauffe et qui fait du bruit ? Si on compare les 350$ attendus pour  cet engin par rapport à ce que propose une marque comme Minisforum en ce moment, le compte n’y est clairement pas. Avec un UM300 à moins de 310€ aujourd’hui en Ryzen 3 3300U épaulé par 16 Go de mémoire vive et 512 Go de SSD, la Chuwi Aerobox ne tient vraiment pas la route.

Chuwi Aerobox : une première minimachine sous AMD A9-9820 © MiniMachines.net. 2020.

Une nouvelle BBC micro:bit à 15$ pour la mi Novembre

Lancé en 2016 avec une première vague de ces cartes à destination des élèves anglais, les cartes BBC micro:bit ont depuis parcouru le monde entiers pour la joie des petits et des grands. Ces solutions abordables, bien construites, très documentées et étonnamment amusantes à utiliser sont désormais mises à jour avec un nouveau modèle. Une seconde génération qui conserve tout le sel de la première mais ajoute un ensemble de compétences supplémentaires.

BBC micro:bit

photo Micro:mag

Si le succès des BBC micro:bit est moindre que celui des cartes Raspberry Pi. C’est probablement dû au fait que leur vocation et uniquement liée à la programmation. On ne pourra pas fabriquer une console de jeu ou un lecteur multimédia avec se carte, l’idée est plus de s’initier au code. Sans sortie vidéo, la carte propose des interactions différentes d’une carte de développement traditionnelle. Cela n’a pas empêché la solution de se faire une place au soleil : avec plus de 5 millions de cartes distribuées sur toute la planète, ce produit atypique est tout de même un énorme succès.

Cette seconde génération sera disponible à la mi Novembre et devrait couter 15$ seulement. Elle respectera une entière compatibilité avec la précédente tout en ajoutant une série de nouvelles fonctionnalités en plus des précédentes. On retrouvera donc les 25 LEDs intégrées sur la carte, une série de connecteurs variés, des capteurs et surtout un code très lisible et simple à prendre en main grâce à une solution très graphique pouvant être ensuite retravaillée vers des solutions plus classiques (Python et C/C++).

BBC micro:bit

Cette seconde version de BBC micro:bit apporte deux principales nouveautés. D’abord, il proposer un SoC plus performant. Passant d’une solution Nordic nRF51822 ARM Cortex-M0 à 16 MHz à un nRF52833 Arm Cortex-M4 64 MHz. Un détail qui ne sera visible qu’au niveau des vitesses des calculs proposés par la carte. Pas vraiment un élément différenciant pour les programmeurs en herbe, donc.

Créer un interrupteur qui réagira à un clap ?

Ce qui risque d’être beaucoup plus apprécié par les utilisateurs, c’est l’arrivée d’une solution audio complète avec la carte. Avec un mini buzzer et un microphone MEMs greffés sur la solution, cette seconde génération apportera une nouvelle forme d’interaction très intéressante à développer. Il sera ainsi possible de créer des programmes qui interagiront avec l’extérieur grâce à un ordre vocal. Cela ouvre la voie à des tonnes d’usages très ludiques pour commencer et peut porter les usages jusqu’à la création de systèmes de reconnaissance vocale bien plus poussés.

photo Micromag

Le logo micro:bit devient également un bouton tactile programmable. Il sera possible de l’intégrer au code comme les autres boutons de la carte avec des codes simples : “on logo pressed” et “on logo released”. Dernier gros point positif de la carte, deux modes d’économie d’énergie. Le premier s’activera en appuyant quelques instant sur le bouton reset. Cela engagera le “sleep mode” qui arrêtera l’exécution d’un programme sur la carte. Parfait pour les usages engageant du son, la manipulation stoppera toute nuisance sonore sans avoir  à couper l’alimentation de la carte. Les personnes enseignant le code à des enfants apprécieront cette subtile possibilité. Une pression sur le bouton Reset relancera l’exécution du programme. Il sera également possible de faire entrer la carte en mode basse consommation. Une solution utile pour collecter des données au long cours, par exemple.

Une fonction “perroquet” qui reprend votre voix via le buzzer de la carte

La BBC micro:bit V2 continuera de proposer une foule d’autres fonctionnalités exploitables qui pourront rentrer en jeu avec ces solutions audio. On retrouvera donc un Bluetooth 5.1 BLE qui pourra piloter un élément externe grâce à la voix. Mais aussi des boutons, une boussole, un accéléromètre et magnétomètre LSM303AGR pour détecter les mouvements sur 3 axes et un capteur de température de -40 à 105°C. La carte proposera toujours des ports GPIO et un port MicroUSB 2.0 ainsi qu’une possibilité d’alimenter la carte par une batterie. La solution reste équipée de 512 Ko de ROM flash et d’une ram de 128 Ko. Tout le détail technique est présenté ici avec les références des différents composants.

photo Micromag

La nouvelle carte à des crans sous les trous de connexion, les utilisateurs apprécieront

Le plus intéressant est à mon avis l’évolution du SoC embarqué et la compatibilité avec des solutions de programmation évoluées comme le Javascript. Il sera possible d’employer une solution comme TensorFlow Lite et de coupler le détecteur de mouvements de la carte à une AI. Possible donc de remonter des informations à analyser comme des mouvements, des secousses mais aussi des sons ou des bruits. Et de réagir en conséquences soit avec les GPIO, soit en collectant des mesures et en les soumettant à un entrainement d’IA.

Faire réagir la carte à un mot clé ou à une séquence de mouvements particuliers pour qu’il pilote derrière un mécanisme d’ouverture de porte ? Possible et didactique. Créer un robot réagissant à la voix et aux chocs ? Egalement faisable. Les possibilités ouvertes par ces nouveautés sont donc énormes.

micro:bit

Les accessoires et autres outils développés pour la première génération de carte devraient accepter sans problème la nouvelle génération. La Micro:bit Educational Foundation n’a aucune volonté commerciale avec ses produits. Elle n’a donc aucun intérêt à inciter les utilisateurs à renouveler leur parc existant.

Je vous conseille de parcourir l’excellent point fait par Micro:mag au sujet de la carte.

La solution devrait être disponible sur MCHobby.be et semble déjà en précommande sur Kubii

Une nouvelle BBC micro:bit à 15$ pour la mi Novembre © MiniMachines.net. 2020.

ASRock NUC 1100 Box : un nouveau MiniPC sous Tiger Lake

C’est désormais sans complexes que la marque ASRock reprend l’appellation NUC pour désigner ses propres MiniPC. Ses nouveaux modèles de NUC Box proposent des puces Tiger Lake dans un châssis ultracompact avec une évolutivité parfaite.

Pourquoi presque seulement ? C’est parce que ces NUC Box proposent bien d’accéder à leur mémoire vive et à leur stockage mais que, comme d’habitude et fort logiquement, leur processeur ne pourra pas être modifié. Les puces Tiger Lake de onzième génération embarquées sont soudées sur la carte mère. Au contraire du reste des composants.

NUC Box

 

On retrouvera donc deux slots de mémoire vive DDR4-3200 au format SoDIMM pour un total maximal de 64 Go de RAM. Le stockage de base sera confié à un slot M.2 2280 compatible à la fois PCIe NVMe x4 et SATA III. enfin un emplacement 2.5″ permettra d’ajouter un SSD ou un disque dur de 2.5 pouces pour compléter le stockage de base. Le tout tiendra dans un boitier ventilé de 11 cm de large pour 11.7 cm de profondeur et 4.78 cm d’épaisseur.

Un module Wifi6 Intel AX200 proposera également du Bluetooth 5.1 en complément d’une excellente connectique réseau puisque le ASRock NUC Box proposera pas moins de deux ports Ethernet. Le premier en 2.5 Gb/s et le second en gigabit. 

NUC Box

Le reste de la connectique sera composé d’une sortie HDMI 2.0a et d’un DisplayPort 1.4, tous deux capables de proposer un signal UltraHD. En complément de ces éléments de base deux ports USB 3.2 Gen2 type-C avec fonction DisplayPort pour piloter jusqu’à 4 moniteurs en même temps ! Deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A permettront de connecter divers éléments classiques avec d’excellents débits. Une prise jack 3.5 mm combinant casque et micro termine le listing de connecteurs. Pas de lecteur de cartes embarqué ni de Thunderbolt… dommage.

NUC BOX CPU

Trois modèles de NUC BOX sont annoncés :

Le NUC BOX-1115G4 qui embarquera un Core i3-1115G4, le NUC Box-1135G7 sous Intel Core i5-1135G7 et enfin le plus puissant des trois avec le NUC BOX-1165G7 et son Core i7-1165G7 qui proposera un circuit graphique Intel Xe avec 96 EU pour un TDP de 28 Watts. Trois puces aux performances plus qu’honorables et proposant en prime des circuits graphiques de nouvelle génération apportant plus de possibilités à ce type de machines.

Vous aurez sans doute reconnu ce design si vous lisez régulièrement le blog puisqu’il s’agit du même châssis que les 4×4 BOX sous Ryzen 4xxx de la marque et un dérivé d’anciennes machines comme les Beebox S sortis sous processeurs Skylake en 2016.

Pas d’infos de disponibilité ni de tarif pour le moment, mais je vais surveiller cet engin de près. Il semble coller à énormément de besoins autant chez les particuliers que chez les pros.

 

ASRock NUC 1100 Box : un nouveau MiniPC sous Tiger Lake © MiniMachines.net. 2020.

Joy-It présente un boitier RPI4 orienté multimédia

Le boitier Joy-It pour carte de développement Raspberry Pi 4 se présente comme la solution parfaite pour créer un média center à placer à côté de votre téléviseur. L’objet est original avec de très bonnes idées… cependant je ne suis pas sur qu’il soit adapté à l’usage voulu.

Le boitier Joy-It est assez original, composé d’acrylique translucide avec des aimants intégrés, il s’assemble sans vis, juste en posant les différents éléments les un au dessus des autres. C’est une assez bonne idée sur le papier, notamment pour des usages intensifs de ce type de carte où on a souvent besoin d’acceder aux différents composants, broches et autres connecteurs par exemple. C’est beaucoup moins pertinent à mon sens pour un boitier de salon qui se placera à côté d’un téléviseur. A portée de mains d’enfants et qu’on ne manipulera pas tous les jours.

Joy-It

Autre problème, si le recours à de l’acrylique translucide est sympathique puisqu’il permet d’éclairer l’objet avec des LEDs RGB… ce n’est pas le meilleur matériau en terme de dissipation thermique ! Ce ne serait pas trop grave pour un Rasberry Pi 4 classique mais cela oblige le boitier Joy-It a employer un petit ventilateur de 30 mm programmable pour refroidir la carte. Un comble pour un usage multimédia au final.

Joy-It

L’intégration d’un capteur infrarouge pour le piloter avec une télécommande sauve un peu la mise mais ce n’est qu’un gadget, d’autres solutions compatibles existent désormais et sont même parfois plus adaptées au pilotage d’une carte de ce type. Les Air mouse ou les claviers avec pavé tactile intégré par exemple.

Joy-It

Non seulement les LEDs auront un impact visuel lors de vos séances cinéma1 mais la ventilation est la pire idée qui soit près d’un téléviseur. Le recours à un boitier plus classique en métal avec une dissipation passive aurait été plus adapté pour cet usage…

Joy-It

Est-ce que cela fait du boitier Joy-It une mauvaise solution ? Pas forcément. Mais je ne pense pas que ce soit un bon boitier de salon. Pour un usage plus classique, l’idée de la construction magnétique est excellente, le boitier propose, en outre, un accès complet aux GPIO et gère à la fois la ventilation et les boutons de façade grâce à une carte dédiée. Le châssis mesure 11.3 cm de large pour 10 cm de profondeur et 3.8 cm d’épaisseur, il permet un accès complet et direct à la connectique de la carte.

Comptez 29€ pour le boitier et 5€ de frais de port pour financer ce projet sur Kickstarter.

Joy-It présente un boitier RPI4 orienté multimédia © MiniMachines.net. 2020.

Razer Seiren Mini : un petit micro pour le streaming

Ultracompact, le Razer Seiren Mini est clairement dédié à des usages de Streaming mais pourra également satisfaire des besoins de vidéo conférence. Disponible en trois coloris, il emploie un micro super cardioïde pour diriger l’enregistrement sur l’avant et éviter la prise en compte des bruits environnants.

Pour éviter les bruits intempestifs, Razer mise également sur son design avec un microphone très stable dans un boitier suffisamment lourd pour éviter qu’il ne bouge pendant vos enregistrements. Si jamais le Seiren venait à chuter, la capsule enfermée dans l’engin resterait protégée des chocs pour éviter les bruits intempestifs.

Seiren

La capsule intégrée mesure 14 mm et proposera une plage de fréquences la plus neutre possible. Connecté en USB, c’est une solution de bureau entrée de gamme suffisante pou un usage classique de ce genre de produit. Cela peut être intéressant si vous avez déjà un très bon casque sans microphone intégré.

Seiren

Le positionnement actuel de Razer m’interpelle. De marque de joueurs haut de gamme et sans trop de concessions, la signature s’étend de plus en plus comme une sorte de touche à tout vers des secteurs où on ne l’attend pas vraiment. Je ne remet pas en cause la qualité du produit qui pourra être intéressant à suivre mais ce n’est clairement plus le public hyper pointu du Razer d’il y a quelques années.

Razer Seiren Mini : un petit micro pour le streaming © MiniMachines.net. 2020.

Le Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise n’est pas le portable que vous croyez

Le Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise est un Chromebook. Non seulement il ne tourne ni sous Windows ni sous une distribution Linux mais il propose également un materiel embarqué original puisque cet engin tourne sous un processeur signé AMD. Une offre pas si courante sous ChromeOS version Entreprise.

Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise

Ce n’est pas une surprise à vrai dire, Google avait indiqué et AMD avait repris leurs intentions de proposer plus de Chromebooks équipés de Ryzen. Le ThinkPad Yoga 13 Entreprise suit donc cette voie en s’intégrant dans un 13.3 pouces tactile à charnière sur 360°. Compatible avec les stylets tactiles actifs, il embarquera en option un outil de ce type dans un emplacement intégré au châssis. De quoi prendre des notes et gribouiller facilement en mode tablette.

Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise

L’engin pourra accueillir plusieurs types de processeurs AMD jusqu’au Ryzen 7 3700C, il proposera jusqu’à 16 Go de mémoire vive DDR4 et un eMMC interne pouvant atteindre 256 Go. Ce stockage soudé sera complété par un emplacement M.2 PCIe NVMe permettant d’ajouter un stockage SSD secondaire en cas de besoin. La dalle 13.3″ sera tactile puisque l’engin peut se transformer en tablette. Deux types d’affichages seront disponibles avec un modèle FullHD IPS avec des bordures de 3mm et une luminosité de 300 nits. Une option pour un écran UltraHD en OLED sera également proposée, les bordures d’écran seront alors de 2.4 mm et l’affichage passera à 400 nits avec une colorimétrie 100% DCI-P3.

Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise

On retrouve toute une panoplie de services avec, pour commencer, des options de “sécurité”. Un petit œilleton peut, par exemple, venir obturer la webcam HD intégrée au dessus de l’écran et une seconde webcam de 5MP pourra être intégrée au dessus du clavier. Difficile de voir exactement l’usage de cette seconde webcam ? Pour se filmer en mode tente, je  suppose, mais alors on n’aura pas de retour de l’image puisque l’écran sera au dos de l’engin. A moins qu’elle ne serve à piloter des sessions plus complètes de vidéo conférence avec plusieurs utilisateurs. La connectique est assez complète avec deux ports USB 3.2 Gen2  Type-C compatibles DisplayPort 1.4, deux ports USB 3.2 Gen1 Type-A, un HDMI 2.0, un lecteur de cartes MicroSDXC et un port jack audio combo 3.5 mm. 

Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise

Le ThinkPad Yoga 13 Entreprise embarque un lecteur d’empreintes digitales ainsi que le petit glidepoint rouge classique des Thinkpad au milieu de son clavier chiclet Accufeel. Ces fameux claviers avec des touches légèrement arrondies sur le bas pour une frappe plus facile. Ce clavier rétro éclairé sera également résistant aux éclaboussures et mêmes aux accidents liquides jusqu’à 330 ml. La machine proposera également un duo Wifi6 et Bluetooth 5.0. 

Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise

Avec 1.5 Kg, cet engin de 30.75 cm de large pour 21.21 cm de profondeur et 15.5 mm d’épaisseur offrira jusqu’à 10heures d’autonomie avec un mode de recharge rapide. L’engin sera uniquement disponible en bleu nuit, pas de noir pour ce Thinkpad.

Les ThinkPad Yoga 13 Entreprise ne viseront évidemment pas les particuliers, leur prix de base sera assez élevé avec un départ à 769€. Mais en accumulant les diverss possibilités de processeur, de mémoire, de stockage, d’affichage et les options annexes comme la webcam ou le stylet, la machine devrait atteindre des paliers largement plus élevés.

Le Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise n’est pas le portable que vous croyez © MiniMachines.net. 2020.

Razer Blade Stealth 13 : OLED et Tiger Lake au menu

Le Razer Blade Stealth 13 est un ultrabook 13.3″ qui propose par défaut une dalle FullHD IPS en 120 Hz. La marque prévoit également une option avec un écran OLED de même définition mais en 60 Hz seulement. Cette seconde option serait également tactile, pas sur que ce soit une bonne idée de poser ses doigts sur un écran de ce calibre mais il doit exister un public.

A bord de l’engin, on retrouvera un Core i7-1165G7 en duo avec une solution Nvidia GeForce GTX 1650 Ti. Un duo qui devrait offrir des performances suffisantes pour un engin en FullHD mais qui commence déjà moins à ressembler à LA solution d’Ultrabook Gaming mise en avant par la marque. On aurait pu espérer une autre appellation pour un engin qui commence à accuser le coup niveau performances de part sa partie graphique désormais un peu datée. Pour Razer, son Blade Stealth 13 est adapté au jeu et au travail. Il n’est pas certain au final que la marque ne vise qu’un profil de joueur “pur” mais cherche plutôt un public plus large.

Razer Blade Stealth 13

La mémoire vive DDR4 grimpera à 16 Go en double canal non évolutif et le stockage sera confié à un SSD de 512 Go. De quoi faire tourner correctement le Windows 10 préinstallé. Etrange qu’à la fin 2020, un constructeur comme Razer continue de parler de SSD comme un élément suffisant pour décrire son stockage. Une précision de norme serait désormais la bienvenue au vu des offres actuellement disponibles sous cette simple appellation…

Razer Blade Stealth 13

La connectique est intéressante puisque Razer propose deux prises Thunderbolt 4.0 ainsi que deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A. On pourra donc éventuellement profiter d’un dock embarquant une carte graphique plus costaud en mode sédentaire et se “contenter” de la GeForce de base en mobilité.  Un port jack 3.5 mm combo sera également proposé pour brancher un casque-micro. La partie audio est assez travaillée sur le Blade Stealth 13 puisque 4 enceintes sont intégrées et associées à une amplification avancée. La machine est certifiée THX et propose 4 microphones intégrés au châssis.

Le clavier est un chiclet avec rétroéclairage RGB une seule zone, il coiffe un pavé tactile assez large et profond. Au dessus de l’écran, un emplacement permet à la marque de glisser une webcam 720p associée à un capteur infrarouge pour de la reconnaissance faciale.

Razer Blade Stealth 13

L’engin pèse 1.41 Kg et mesure 30.46 cm de large pour 21 cm de profondeur et 1.53 cm d’épaisseur. Il embarque une batterie 53.1 Wh qui se rechargera via un adaptateur secteur USB Type-C de 100 watts. Aucune précision d’autonomie n’a fuité suite à l’annonce de la marque. Par contre, on connait les tarifs des engins et… ça picote un peu.

Comptez 1999€ pour le Blade Stealth 13 IPS FullHD 120 Hz. Et 2249€ pour la version OLED FullHD 60 Hz tactile. Un joli joujou donc mais positionné assez haut en terme de tarif et sans aucune garantie d’évolutivité.

Razer Blade Stealth 13 : OLED et Tiger Lake au menu © MiniMachines.net. 2020.

Intel Core i3-10100F : un nouveau CPU 65 watts plus abordable

Le Core i3-10100F est d’ailleurs assez proche du Pentium en terme de tarif. Son prix affiché est situé entre 79 et 97$. Un tarif qui devrait intéresser de nombreux constructeurs pour proposer une solution relativement sobre et efficace.

i3-10100F

La puce est une Comet Lake quadruple coeur et octuple threads, cadencée de 3.6 à 4.3 GHz. Elle développe 65 Watts de TDP et propose 6 Mo de mémoire cache. Elle supportera jusqu’à 128 Go de mémoire vive en DDR4-2666. Elle n’embarquera, par contre, pas de circuit graphique Intel UHD.

Ce positionnement tarifaire est assez intéressant, il va permettre de proposer des machines abordables avec une puce ayant pas mal de réserves de performances. Evidemment, il faudra compenser l’absence de traitement vidéo par une solution supplémentaire mais la combinaison Intel + Radeon ou Intel + GeForce peut s’avérer intéressante si les constructeurs en profitent pour proposer une solution homogène. 

Avec son TDP acceptable, c’est le genre de puce qui pourrait intéresser certains constructeurs de MiniPC. Associé à un chipset GeForce même assez entrée de gamme, ou dévalorisé par les dernières annonces de Nvidia, cet ensemble peut proposer une alternative intéressante aux solutions Ryzen actuelles. Une petite combinaison Core i3-10100F et GeForce MX450 avec 8Go de mémoire et  un SSD NVMe pourrait être très sympathique. A suivre.

Intel Core i3-10100F : un nouveau CPU 65 watts plus abordable © MiniMachines.net. 2020.

Une horloge Arduino magnétique de toute beauté

Quand on est designer, on est quasiment obligé de passer par la création d’une chaise ou d’une lampe. Ce sont les objets parfaits pour faire “ses armes” dans le métier et trouver une approche originale. Quand on construit des objets sous Arduino, il semble que ce soit l’horloge qui serve d’exutoire à son imagination et ses compétences.

Une horloge Arduino originale, ce n’est plus si facile à faire aujourd’hui, il en existe des centaines différentes sur le web. Mais j’avoue que cette solution magnétique dépasse beaucoup d’entre elles. L’idée est simple sur le papier, afficher les chiffres de l’heure non pas avec des LEDs mais avec des billes métalliques. Eric Nguyen, derrière cette création, propose un objet parfaitement fini, inventif et assez intéressant d’un point de vue fonctionnement.

Horloge Arduino

Pour parvenir à afficher l’heure, un système complexe de 28 Servo moteurs se met en marche pour ajuster le positionnement d’autant de petits aimants et déplacer l’ensemble. Les aimants dessinerons les 4 chiffres de l’heure et viendront se coller aux billes déposées sur un plateau. Les billes, magnétisées, seront alors comme en lévitation sur le panneau en bois qui cache le système. Résultat, le métal des billes se distingue sur l’essence de bois plus sombre en dessinant l’heure physiquement.

Chaque minute qui passe et l’horloge Arduino se met en branle, le système bascule, les billes retournent dans leurs cases le temps que les servos moteurs ajustent un nouvel agencement. Puis les billes sont à nouveau magnétisées par le dispositif qui reprend sa position d’affichage. C’est simple, c’est assez beau et c’est sans doute un immense casse tête à concevoir et à assembler. Je tire mon chapeau.

Une horloge Arduino magnétique de toute beauté © MiniMachines.net. 2020.

AcePC AK3 : le MiniPC passe au Celeron J4125

Précédemment équipé d’un Celeron N3350 peu performant, le nouvel AcePC AK3 est passé au Celeron J4125. Un quadruple coeurs et quadruple threads cadencé de 2 à 2.7 GHz avec 4 Mo de mémoire cache. Une puce Gemini Lake Refresh lancée à la fin de 2019 de manière assez confidentielle et parfaitement adaptée à un usage web, multimédia et bureautique.

La présence d’un circuit graphique Intel HD 600 cadencé de 250 à 750 MHz assurant à ce nouveau AcePC AK3 la possibilité de décompresser sans soucis les formats H.265 et H.264 en UltraHD. Ce processeur est ici accompagné de 8 Go de mémoire vive DDR4 et d’un stockage de base de 120 Go au format m-SATA sur lequel sera installé un Windows 10 sous licence en version Pro.

AcePC AK3

Ce stockage de base pourra facilement être complété grâce au port SATA présent sur la carte mère et une baie d’extension 2.5″ intégrée dans le châssis. Possible donc de monter un SSD ou un disque dur supplémentaire et ainsi d’étendre les possibilités de la machine.

AcePC AK3

Le reste de l’engine est classique avec un module Wifi5 qui livre également du Bluetooth 4.2. Et  une connectique complète proposant deux ports USB 2.0 et deux ports USB 3.0 type-A, un port Ethernet au format Gigabit, un lecteur de  cartes MicroSDXC et trois sorties vidéos : deux au format HDMI et une troisième en VGA. La puce graphique étant capable de piloter trois écrans simultanément. L’engin propose également un port jack 3.5 mm combinant sortie casque et entrée micro ainsi qu’un port Antivol Kensington Lock.

AcePC AK3

Le AcePC AK3 mesure 13 cm de côté pour 4.5 cm de haut et il est ventilé activement. Une solution entrée de gamme donc, proposée directement par la marque sur Amazon France. Le genre de minimachines capable de faire tous les travaux de bureautique classique mais aussi du surf, de la retouche d’images simple, du multimédia et même un peu de jeu. La combinaison Celeron J4125 et 8 Go s’avérant légèrement plus rapide que le classique Celeron N4100 avec autant de mémoire vive. Seul bémol, l’augmentation du TDP de la machine qui passe de 6 à 10 watts et qui devrait déclencher une plus forte ventilation.

AcePC AK3

Le AcePC AK3 est en vente sur Amazon à 219.90€ avec 20€ de réduction au moment où j’écris ces lignes grâce à une promotion à cocher lors de votre achat. Un prix total de 199.90€ pour un engin parfait pour des usages simples.

 

AcePC AK3 : le MiniPC passe au Celeron J4125 © MiniMachines.net. 2020.

ARM : bientôt des SOC 100% 64 bits pour le haut de gamme

Cela ne veut pas dire que les puces de 2022 ne seront toutes plus compatibles avec les instructions 32 bits, mais les tablettes et autres smartphones embarquant des SoC uniquement constitués de coeurs haut de gamme ne seront plus en mesure de les  exécuter.

ARM

Les solutions mixtes, proposant des coeurs compatibles 64 bits et d’autres également capable d’exécuter du 32 bits en big.LITTLE pourraient prendre en charge ces applications mais cela veut dire qu’elles seraient alors exécutées beaucoup moins rapidement. Si seuls les coeurs LITTLE peuvent les prendre en charge, elles devraient être largement ralenties. Cela laisse tout de même deux ans et plus pour que les éditeurs se mettent à jour en basculant leur code en 64 bits. Je ne me fait pas trop de soucis pour les gros éditeurs et les applications récentes. Par contre, si vous êtes fan d’un jeu assez ancien ou si l’éditeur de votre application phare a disparu ou ne met plus à jour son travail, cela risque de poser problème. 

Le but du jeu pour ARM étant de se focaliser sur le 64 bits, étape nécessaire pour améliorer les performances de ses solutions. Un gain en vitesse indispensable pour continuer à évoluer et faire face à des demandes de plus en plus lourdes et complexes. En particulier avec l’arrivée de plus en plus gourmande de l’Intelligence Artificielle et de la Réalité Virtuelle. L’abandon du 32 bits semble également être une demande des développeurs pour éviter d’avoir à travailler sur les deux formats. La démarche semble difficile mais elle semble nécessaire pour se débarrasser de branches mortes ou d’éléments ralentissant la croissance du système. D’autres concepteurs de processeurs n’ont pas eu ce courage ou cette volonté au fil des années et se retrouvent aujourd’hui dans des positions compliquées. 

En 2021, la nouvelle génération baptisée Mattehorn marquera le début de cette transition. En 2022, l’arrivée de Makalu devrait se solder par une hausse de 30% de performances en plus par rapport aux Cortex-A78 actuels.

MTE

ARM en profite également pour rappeler l’arrivée du MTE désormais adopté par Google sur Android. Le Memory Tagging Extension est une solution de sécurité visant à empêcher les intrusions en mémoire. Une manière pour les développeurs de vérifier si les éléments appelés par les programmes correspondent bien à celles qui y ont été stockées. Sans altération par une application tierce…

 

ARM : bientôt des SOC 100% 64 bits pour le haut de gamme © MiniMachines.net. 2020.

Les HP Envy 13 passent au Tiger Lake

Les derniers HP Envy 13 2020 passent à leur tour aux puces Tiger Lake. Les deux modèles d’ultraportables 13.3 pouces profiteront de toute la gamme des nouveautés d’Intel, de leurs circuits graphiques Xe et d’une certification de la plateforme EVO.

HP Envy 13

HP Envy 13HP Envy 13

Le design est un poil différent, les deux 13.3″ ne proposent pas tout à fait les même services. Le HP Envy 13 2020 classique est un ultraportable à charnière normale tandis que la version x360 propose une ouverture sur 360° pour s’utiliser comme une tablette. Tout le reste de la configuration, mis à part des différences d’affichage, est identique.

HP Envy 13

Les deux engins proposeront des processeurs allant jusqu’au Core i7-1165G7 accompagnés de 8 à 16 Go de DDR4 non évolutif et d’un stockage PCIe NVMe allant de 256 Go à 1 To sur port M.2. La connectique embarquée sera composée d’un Thunderbolt 4.0, de deux ports USB 3.1 Gen2 Type-A et un port jack 3.5 mm pour casque et micro. Les modules Wifi et Bluetooth seront aux normes Wifi6 2×2 MU-MIMO et 5.0. La batterie affichera 51 Wh sans qu’une autonomie ne soit annoncée et l’ensemble pèsera 1.3 Kg.

HP Envy 13

Une webcam 720p sera intégrée dans les  deux modèles, c’est d’ailleurs étonnant qu’un constructeur comme HP n’ait pas encore réagi sur ce poste. Avec la pandémie et les confinements, on aurait pu espérer l’emploi de systèmes de webcam un peu plus haut de gamme dans leurs engins. De quoi restituer dans de meilleurs conditions des réunions de télétravail par exemple.

La partie audio est toujours confiée à Bang&Olufsen avec une petite paire d’enceintes stéréo. Pour la sécurité, un lecteur d’empreintes digitales est présent et un bouton présent sur le clavier viendra déconnecter la webcam à votre gré.

HP Envy 13 x360

Les différences maintenant : Le HP Envy 13 2020 “classique” proposera deux dalles de 13.3″. La première en 1920 x 1080 pixels et la seconde en 3840 x 2160 tactile. Les deux proposeront une luminosité de 400 nits et occuperont 88% de l’espace disponible. La version x360 sera uniquement disponible en 1920 x 1080 tactile avec support d’un stylet actif. L’espace occupé par la dalle sera de 87%…

Autre petite nuance, le tarif. Le modèle HP Envy x360 13 2020 débutera sa gamme à 949$ tandis que la version classique sera proposée à partir de 899$.

Les HP Envy 13 passent au Tiger Lake © MiniMachines.net. 2020.

Un Hotas DIY pour Flight Sim avec une manette de console

Avec un mélange d’impression 3D et beaucoup d’ingéniosité, cette solution transforme une manette de PS5 ou de XBox 360 en véritable Hotas DIY. Un système de pilotage souple et complet. Mieux encore, sa solution peut s’adapter aux besoins de différents jeux ou à différentes manettes en changeant quelque peu la formule.

Le projet est très travaillé et la réalisation franchement impressionnante. Mieux encore, Kuumeri propose de tester vous même cette solution en téléchargeant gratuitement les fichiers à imprimer pour manette PS5 sur Thingiverse. Plusieurs modèles sont disponibles suivant vos besoins et il est possible d’utiliser une manette de Xbox 360 ou de Nintendo Switch Pro. D’autres évolutions de ce projet de Hotas DIY peuvent voir le jour au gré des demandes et des envies de l’auteur. Bien entendu, il est possible pour tout le monde de modifier ou d’améliorer ce concept de base. 

Du projet initial pour Flight Sim, ce Hotas DIY a été amélioré pour accepter des gâchettes et correspondre aux jeux de tir. Il est possible d’imaginer toutes sortes de modifications adaptées sur la base de son idée. On peut même imaginer des joysticks plus précis et maniables pour personnes en situation de handicap.

Evidemment, le recours à une solution de ce type ne sera pas aussi efficace et solide qu’un vrai “manche à balai” commercial. Mais ce sera également beaucoup moins cher tout en étant très formateur.

DualShock dual stick HOTAS with triggers from r/3Dprinting

Kuumeri est actif sur Reddit où il publie régulièrement les avancées de son projet ainsi que de nombreuses vidéos explicatives. 

Un Hotas DIY pour Flight Sim avec une manette de console © MiniMachines.net. 2020.

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