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À partir d’avant-hierMiniMachines.net

AMD Silver 3050e : un processeur 6 watts pour contrer les Celeron

Rien d’officiel pour le moment mais au moins trois puces AMD tournant dans une enveloppe de 6 watts de TDP vont venir faire concurrence au marché des Gemini Lake et Gemini Lake Refresh d’Intel. Les AMD Silver 3050e et autres déclinaisons sont des processeurs qui vont débarquer prochainement sur le secteur des machines entrée de gamme.

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C’est au travers d’annonces signées Lenovo que l’on découvre ces nouveautés. Les AMD Silver 3050e, AMD 3020e et AMD 3015e vont apparaître au sein de plusieurs machines prévues pour le mois de Septembre sur le marché éducatif. Particularité de ces engins, leur prix très bas : il faudra compter sur un total de 219$ pour la première d’entre elle et 299$ pour la seconde qui semble tactile et compatible avec les stylets

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Les Lenovo 100e et Lenovo 300e de seconde génération seront les premiers à embarquer ces puces AMD offrant à la fois une architecture Zen et un chipset graphique Radeon Vega pour un TDP de 6 watts seulement. Ce sont des engins qui sont actuellement équipés de puces Celeron N4100 Gemini Lake signées par Intel. Il ne faut d’ailleurs pas s’attendre a des miracles de performances sur ce secteur, je suppose que les ingénieurs d’AMD ont dosé les capacités de ces nouvelles puces pour se positionner au même niveau que les solutions concurrentes d’Intel offrant un même TDP. 

Les trois puces sont là pour taquiner Intel sur un secteur qui brasse un certain Chiffre d’Affaire chaque année et où AMD ne veut  plus laisser Intel jouer tranquille. Dans le bac à silicium de la rentrée, nous  auront donc très bientôt :

Athlon Silver 3050e

L’AMD Athlon Silver 3050e, un double coeurs et quadruple threads cadencé à une fréquence de base encore inconnue mais montant  à 2.8 GHz en mode Turbo. Il embarquera un chipset Radeon Vega 3 à 1 Ghz et gèrera de la DDR4 2400.

Athlon 3020e

L’AMD Athlon 3020e, toujours en double coeurs mais également double threads oscillant de 1.2 GHz en fréquence de base à 2.6 GHz en Turbo. Il proposera également un chipset Radeon Vega 3 à 1 Ghz et gérera toujours de de la DDR4 2400.

Athlon 3015e

L’AMD Athlon 3015e, encore un double coeurs mais à nouveau un quadruple threads allant de 1.2 à 2.3 GHz avec un chipset Radeon Vega 3 à 600 Mhz capable de piloter de la DDR4 1600.

Ces trois puces tourneront dans un TDP de 6 watts, ce qui peut nous laisser imaginer une dissipation parfaitement passive au sein de machines portables comme de MiniPC. Il faudra voir les caractéristiques complètes de ces puces, leurs tarifs et leur facilité d’implantation pour déterminer leur impact sur le marché. Il va sans dire que si AMD propose un produit équivalent aux puces Intel de ce segment, moins chères ou légèrement plus compétentes en capacités graphique, la marque a un fort coup à jouer sur le secteur. C’est également un nouveau coup de semonce pour le marché ARM, si de nombreux concurrents louchent sur le segment de l’éducation, notamment au travers des Chromebooks, les solutions AMD pourraient également offrir un peu de fil à retordre aux solutions signées par les concepteurs ARM entrée de gamme comme Mediatek, AllWinner ou Rockchip.

AMD Silver 3050e : un processeur 6 watts pour contrer les Celeron © MiniMachines.net. 2020.

MSI P65 Creator : un portable impressionnant sous GeForce 2070 MaxQ

Le dilemme est le suivant. Soit je vous parle du MSI P65 Creator dans quelques semaines quand je rentrerai de vacances avec un test peut être plus poussé pour parler de tous les avantages de ce portable. Soit je vous en parle maintenant pour profiter de son prix promo. Cette machine haut de gamme est en effet proposée à 2099.99€ sur RueDuCommerce, un prix évidemment très élevé mais également très éloigné du tarif demandé à l’origine par la marque. Le prix public de cet engin est en effet de 2999.99€.

MSI P65 Cretor 8SF

Introduction

J’ai reçu cet engin en test il y a quelques jours et la machine est incroyable en terme de performances, de finition et de possibilités. Si je vous parle MSI P65 Creator aujourd’hui alors qu’il est tout de même loin de nos minimachines habituelles c’est parce qu’il est en promo, comme pas mal d’entre vous cherchent une machine pour préparer la rentrée, je me suis dit que c’était le bon moment pour me lâcher.

MSI P65 Cretor 8SF

Le MSI P65 Creator c’est quoi ? Et bien c’est d’abord une grosse claque de constater que cet engin est plus, bien plus, performant que la station de bureau que j’utilise au quotidien pour le blog. Station qui me sert à écrire mais aussi à illustrer, retoucher, développer des images. Qui me sert à jouer de temps en temps et que j’emploie également pour monter des vidéos. Ce portable 15.6″ est largement plus puissant que ma tour du quotidien.

MSI P65 Creator 8SF-250FR

Processeur : Intel Core i7-8750H six cœurs douze threads cadencé de 2.2 à 4.10 GHz 9 Mo de cache.
Chipset graphique interne : Intel Graphics UHD 630 cadencé de 350 à 1100 MHz 
Chipset graphique secondaire : NVIDIA GeForce RTX 2070 Max-Q 8 Go GDDR6
Mémoire vive : 32 Go DDR4 non évolutif
Stockage : 512 Go SSD M.2 NVMe “évolutif”
Affichage : 15.6 pouces 1920 x 1080 IPS larges angles 100% sRVB dalle matte 60 Hz à bordures fines
Réseaux: WiFi 802.11 a/b/g/n/ac, Bluetooth 5.0
Connectique : 3 port USB 3.1 Type-A, 1 port USB 3.1 type-C, 1 sortie casque 3.5 mm, 1 entrée micro 3.5 mm, une sortie HDMI 2.0 plein format, 1 sortie Mini DisplayPort, 1 Ethernet Gigabit, un port Antivol Kensington Lock
Audio : Double enceintes stéréo 2 watts, Nahimic Hi-Res Audio, prises jack plaquées or
Clavier : Chiclet AZERTY rétro éclairage blanc
Webcam : 720p + micro
Lecteur d’empreintes : intégré au pavé tactile
Batterie : Lithium Ion – 4 cellules – 82 Whr
Poids : 1.88 Kg
Encombrement : 35.77 x 1.79 x 24.77 cm
Système d’exploitation : Windows 10 Pro
Prix public : 2999.99€ promo à 2099.99€

 

MSI P65 Creator 8SF

Présentation

L’engin est livré dans une boite blanche comprenant un gros bloc d’alimentation, le câble secteur et la machine. Le tout est parfaitement emballé et l’ensemble respire d’emblée un haut niveau de qualité.

MSI P65 Creator 8SF

L’alimentation livrée est relativement compacte avec un bloc qui mesure 15 cm de long pour 7.5 cm de large et 3 cm d’épaisseur. Il propose un câble de 1.5 mètre souple qui alimente le portable avec une prise coudée.

MSI P65 Creator 8SFMSI P65 Creator 8SF

L’alimentation est signée Chicony, il s’agit d’un modèle qui délivre 230 watts en 19.5 volts en 11.8w. Elle est alimentée via une prise tripolaire très calssique. Le PC en lui même est construit de manière assez originale. La carte mère est enfermée dans un sandwich de deux morceaux d’aluminium qui viennent la protéger.

MSI P65 Creator 8SF

Cela lui confère d’emblée une solidité et une finition impressionnantes. Tout, ou presque, est réalisé dans ce métal. Le dos de l’écran comme le bas du châssis servent ainsi de sarcophage aux autres éléments. Seule la façade de la dalle 15.6″ est en ABS argenté. Cela permet à MSI de proposer une dalle aux bordures très fines mais n’empêche pas l’engin de proposer une résistance exemplaire.

MSI P65 Creator 8SF

A l’usage, l’ouverture ou la fermeture de la machine ne provoque pas de distorsion de l’écran qui reste toujours solidement accroché à une charnière ferme et souple. Ferme parce qu’elle ne bouge pas une fois ouverte suivant un angle précis. Souple parce que l’ouverture du capot peut se faire sans soucis d’une seule main, sans retenir le reste de la machine. Du reste un petit ergot placé au dessus de la webcam facilite cette opération. Le châssis métallique structure l’ensemble de la machine qui ne se déforme jamais, ni au centre de son clavier, ni ailleurs. Le seul endroit qui laisse sentir une légère souplesse, toute relative, se situe à côté du bouton de démarrage en haut de la partie centrale du PC, là où un jeu d’un demi millimètre se négocie en appuyant, vraiment, très fort.

MSI P65 Creator 8SF

Une série de minuscules trous percés dans l’aluminium, sous l’écran et au dessus du clavier, permet à l’engin de mieux s’aérer mais également de diffuser le son de ses haut parleurs médiums et aigus. Cet ensemble de métal et les dimensions de l’engin se ressentent sur son poids global. On est loin des portables 15.6″ d’il y a quelques années cependant. Avec 1.88 Kg sur la balance, le MSI reste un poids plume sur ce secteur, surtout au vu de ses performances. Sa largeur de 35.7 cm ne lui permet apparemment pas d’intégrer de pavé numérique, c’est comme toujours le prix à payer pour un engin moins large et plus facile à transporter.

MSI P65 Creator 8SF

Connectique

La connectique du 15.6″ est presque un sans fautes, c’est en tout cas un véritable allié pour cet engin au quotidien. Le gros point fort de celle-ci est sans doute la triple sortie écran qui permet de se sortir de toutes les situations. Avec ce dispositif et l’écran de la machine il est possible de s’installer un poste de travail triple écran très simplement. C’est clairement du luxe, c’est clairement peu portable, mais c’est un vrai bonheur de déployer une installation de ce type pour travailler avec cet engin. Notamment parce que les capacités de la machine incitent à des usages lourds et complexes, de l’édition vidéo à la retouche photo en passant par de la création 3D.

MSI P65 Creator 8SF

La prise HDMI 2.0 et le Mini Display Port font leur travail d’affichage UltraHD 60 Hz sans problème et la prise Thunderbolt 3.0 permet également de déporter un affichage UltraHD. Le tout fonctionne de manière ultra confortable pour proposer une connexion à la majorité des écrans modernes. Ces trois prises sont situées sur la tranche droite de l’appareil et assez bas sur la coque puisque des ouïes d’aération sont placées en haut de l’engin. Avec ce type d’installation, l’usage en mode sédentaire est donc rapidement un problème pour l’utilisation d’une souris si vous êtes droitier. La solution est alors souvent dans le rehaut du portable pour profiter d’un écran bien placé et le recours à un clavier et une souris en USB.

La présence d’un port USB Type-C Thunderbolt 3.0 est un apport excellent à l’usage. En branchant un seul câble lui même connecté à un hub dédié on peut transformer ce poste mobile en véritable station de travail sédentaire : L’appareil va alors pouvoir se recharger, se connecter au réseau filaire en Gigabit, piloter des périphériques USB et étendre son affichage. Un ajout parfait pour qui cherche une machine fonctionnant de poste à poste rapidement.

Sur le côté droit, on retrouve également le jack d’alimentation et un premier port USB 3.1 Type-A. La prise courbée en provenance du bloc d’alim permet de ne pas être dérangé par le câble qui circule directement vers l’arrière de l’engin. Pour la même raison d’encombrement de la zone d’utilisation d’une éventuelle souris, la prise USB située tout en bas à droite sera à réserver pour une nano clé USB.

MSI P65 Creator 8SF

De l’autre côté à gauche on retrouve trois autres ports avec un Ethernet Gigabit, deux USB 3.1 Type-A bien espacés et les deux prises audio 3.5 mm séparées qui permettent de brancher casque et micro. Ces prises sont plaquées or, même si je ne sais pas si cela apporte quoi que ce soit à la qualité du traitement audio de l’engin.

MSI P65 Creator 8SF

MSI n’a pas trouvé la place de glisser un lecteur de cartes SDXC dans l’appareil. Ce qui, selon moi, aurait été un vrai plus. Avec ses ressources graphiques importantes et son écran sRVB, ce portable est un terrain de jeu d’images et développer des photos avec est un vrai plaisir. Un ajout de ce type aurait pu intéresser un large public et même si le recours à une solution USB 3.1 est possible, avoir ce type de lecteur dans le châssis reste un vrai plus. MSI est conscient que son portable peut faire des envieux et propose donc une prise antivol type Kensington Lock taillée directement dans le châssis en aluminium.

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Clavier et pavé tactile

Le clavier est un point fort du MSI P65 Creator, si il est de type chiclet, c’est dans une version haut de gamme de ce type de configuration. Il propose des touches très lisibles et au rétro éclairage blanc sur fond noir très efficace.

MSI P65 Creator 8SF

La course des touches est correcte et la rigidité de l’ensemble est un sans faute. Comme sur le MSI Bravo 15, la marque n’emploie pas toutes les touches fléchées pour créer un ensemble de raccourcis de fonctions. Certaines permettent d’activer le mode avion ou la mise en veille, de désactiver le pavé tactile ou de mettre l’écran en pause. Le reste de ces fonctions annexes sont déportées sur des combinaisons avec les touches fléchées et autres.

MSI P65 Creator 8SF

La frappe est un vrai régal et l’ensemble permet une excellente prise en main. On trouve ses repères immédiatement même si il m’a fallu un peu de temps pour m’habituer à la police choisie par la marque. La lisibilité n’est pas en cause mais l’ensemble à parfois recours  à des choix perturbants.

MSI P65 Creator 8SF

C’est surtout lié au fait que les raccourcis liés à la touche Alt Gr sont complexifiés par l’apparition d’une touche “<>” située tout de suite à droite de la barre espace. Attraper un symbole @ se transforme ainsi très souvent en un “<à” ce qui pose quelques soucis quand ce caractère fait partie de vos routines de mot de passe. Il faut donc se discipliner et penser à décaler son pouce gauche d’un cran après la barre espace pour attraper cette fameuses touche Alt Gr. Pour le reste, ce clavier est un véritable bonheur à l’emploi.

MSI P65 Creator 8SF

Le pavé tactile est large, très large, ce qui convient bien dans une situation de double écran par exemple. Pour présenter un projet avec un vidéo projecteur ou simplement pour naviguer rapidement sans relever sans cesse son doigt de sa surface. C’est également très agréable pour les divers gestes liées à l’utilisation de Windows. On peut poser sans problèmes tous ses doigts sur la surface et avoir encore de la place pour un glissement. Légèrement renfoncé dans le châssis, le pavé délimite la fin de sa course de manière évidente et on n’a pas besoin d’y jeter un oeil pour le manipuler. La glisse est juste parfaite pour avoir des gestes fluides et agréables.

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Les deux boutons sont accessibles en bas de la zone tactile. Il faut exercer une pression assez significative pour enfoncer le pavé jusqu’au clic mais le déclenchement est suffisamment bien marqué pour être évident. Le petit lecteur d’empreintes intégré fait très classiquement son travail.

MSI P65 Creator 8SF

Affichage

L’écran du MSI P65 Creator est un 15.6″ FullHD équipé d’une très belle dalle IPS calibrée très finement. La marque annonce un traitement colorimétrique 100% sRGB et il est vrai que la dalle est d’une justesse impressionnante. Pour une fois, je peux en goûter tous les avantages en l’associant à mes écrans de travail habituels. avec les deux sorties HDMI et MiniDisplayPort pour une utilisation triple écran, je retrouve un confort parfait pour une utilisation graphique et multimédia.

La luminosité est excellente et sa gestion est agréable avec des niveaux de luminosité bas qui ne tirent pas le blanc de l’écran vers une teinte plus colorée. Si à la première utilisation l’écran est un peu teinté de rouge, l’utilitaire MSI Creator permet de régler cela en quelques clics pour retrouver un écran parfaitement calibré. 

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Sous un logiciel de retouche photo comme Affinity Photo, la qualité de l’affichage 15.6″ est un vrai bonheur. Le traitement d’images RAW issues d’un Reflex numérique est d’une justesse impressionnante et si l’ensemble du traitement est évidemment magnifié par la vitesse de traitement de l’ensemble, la justesse des couleurs se ressent immédiatement. A l’affichage d’une image sombre, aucune fuite de lumière n’est détectée et l’homogénéité globale de l’image reste toujours solide.

Je regrette juste parfois la profondeur du noir qui est peut être moins flatteuse que sur d’autres machines. C’est vraisemblablement dû au fait que l’engin est protégé par une dalle matte et non brillante. Cette différence est subtile et cela n’est pas vraiment dérangeant en usage graphique mais se ressent plus lors d’usages multimédia dans un environnement global très sombre.

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La dalle matte absorbe très bien les spots lumineux

Le point positif de cette dalle non brillante est une utilisation possible en zone très lumineuse. La luminosité est excellente et le traitement mat, sans être miraculeux bien sûr, permet une lecture agréable. Les angles de vue de la dalle IPS sont excellents, au bout des 178° promis par cette technologie, la lisibilité et la luminosité de l’ensemble restent parfaits. Même sur les angles haut et bas, cela permet une utilisation de la machine dans tous les cas de figures.

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Accessoires et son

Si la webcam du MSI P65 Creator est totalement quelconque, un simple modèle “720p” classique, la partie audio est plutôt bonne et l’ensemble propose un bon rendu global. Les constructeurs continuent de penser que les personnes exploitant ce type de périphériques préfèrent exploiter ceux de leurs smartphones bien plus évolués. Qu’il est préférable donc de limiter l’investissement dans ces postes. Peut être que la nouvelle génération de machines amènera une nouvelle tendance sur ce point précis, le confinement ayant montré l’intérêt de la visio-conférence sur PC pour beaucoup d’utilisateurs.

MSI P65 Creator 8SFMSI P65 Creator 8SF

La partie son est assez classique mais profite d’un excellent placement. Le rendu est très  correct même si on ressent parfois un manque assez net de basses en mobilité. La raison est assez simple, le dispositif de basses est situé sous l’engin et il a été pensé pour résonner contre un support. Si vous surélevez la machine pour la mettre en station debout ou sur un support ventilé par  exemple, les basses sonnent dans le “vide”. En usage classique sur un bureau, c’est beaucoup plus confortable et l’ensemble est alors moins métallique. Les médiums et les aigus sortent directement sous l’écran. Si l’ensemble manque évidemment de profondeur, on est sur une solution efficace et bien pensée. C’est souvent parfait pour un usage classique comme lecteur multimédia. Films et séries proposent des dialogues très compréhensibles et les jeux sont bien gérés. Mais les amoureux de musique feront sans doute appel à un casque audio ou une sortie sur des enceintes pour profiter au mieux de leurs albums préférés.

La gestion sonore proposée par le système Nahimic 3 de MSI propose un effet Surround “7.1” virtuel. Une solution de spatialisation surtout efficace pour un usage ludique. Elle fait relativement bien son travail avec une précision dans le positionnement audio parfois assez bluffante. Cela reste tout de même un système audio de portable classique. Largement perfectible avec un simple dispositif audio un peu plus évolué proposant plus d’espace pour embarquer des haut-parleurs plus imposants. 

Pour le reste, la sortie son fait un très bon travail technique, le jack n’émet aucun son parasite, pas de souffle ni de masse, le rendu peut être exploité sur un amplificateur sans soucis.

MSI P65 Creator 8SF

Wifi et Bluetooth 

Le Wifi embarqué est un 802.11ac classique en 2×2 MIMO. Malheureusement, je pense que le châssis métallique doit quelque peu limiter son signal. En test pratique, connecté à un routeur Wifi6, l’appareil ne dépasse pas les 500 Mbit/s dans le meilleur des cas en réception et reste plafonné  à 639 Mbit/s en émission. C’est très bien mais beaucoup moins que d’autres appareils au même format wifi. La sortie de veille est immédiate avec une accroche réseau instantanée et la stabilité et excellente lorsque l’on déplace l’appareil, que ce soit en  2.5 ou en 5 GHz.

Le Bluetooth 5.0 fonctionne parfaitement avec une détection rapide et des fonctionnalités classiques pour ce type d’appareil.

MSI P65 Creator 8SF

Performances

Le processeur embarqué est un Intel Core i7-8750H, une puce de génération Coffee Lake déployée sur 6 coeurs et 12 threads. Cette solution, cadencée de 2.2 à 4.1 GHz, embarque 9 Mo de mémoire cache et fonctionne dans un TDP de 45 watts. Un processeur qui offre à la machine une réactivité impressionnante sur tous les tableaux. Le circuit graphique intégré est un Intel UHD 630 cadencé de 350 à 1.1 Ghz. Il est performant en usage modéré et permet de ne pas réveiller la ventilation outre mesure pour tous les programmes classiques : traitement de texte, web, vidéo… La partie graphique de la puce Intel est a même de prendre en charge une majorité d’usages avec beaucoup de confort.

MSI P65 Creator 8SF

Le MSI P65 Creator embarque 32 Go de mémoire vive DDR4 sur deux slots de mémoire vive en double canal, ce qui offre évidemment beaucoup de  souplesse à l’utilisation. Le portable réagit au doigt et à l’oeil à toutes les sollicitations. Peut importe le nombre d’onglets ouverts, peut importe le nombre de programme ouverts, l’engin encaisse encore et encore toutes les demandes. Avec un logiciel de retouche photo, un traitement de texte, une session Internet avec des dizaines d’onglets et des outils de veille divers en parallèle, la machine ne semble pas plus encombrée que cela. Toutes ces opérations se passent dans une fluidité parfaite et on peut ainsi naviguer de programme en programme sans aucun contre temps. 

La partie stockage est confiée à un SSD PCIe NVMe x2 de 512 Go signé Toshiba, un KBG30ZMV512G. Ce n’est clairement pas le SSD NVMe le plus rapide du marché mais il suffit à sa tâche. On aurait pu espérer un meilleur choix pour une machine de ce niveau de prix de la part de MSI mais cela reste un SSD parfaitement exploitable et on pourra recourir à une solution externe en USB 3.0 ou en Thunderbolt pour plus d’espace de stockage rapide. Petits bémols sur le conditionnement du stockage par contre, la configuration de l’engin semble avoir forcé MSI à placer les slots M.2 sous la carte mère. Il sont donc inaccessibles facilement pour l’utilisateur. Si, en théorie, on peut changer les 512 Go de base pour un stockage plus grand, en pratique, l’opération sera réservée à des utilisateurs aguerris. Le MSI P65 Creator propose la possibilité d’ajouter un second stockage interne en NVMe également avec exactement les mêmes contraintes techniques.

MSI P65 Creator 8SF

Le point qui enfonce le clou d’un point de vue performances, c’est sans conteste le chipset graphique Nvidia RTX 2070 MaxQ. Un circuit qui embarque 8 Go de mémoire dédiée au format GDDR5 et propose une utilisation quasiment miraculeuse. Sous Handbrake, en exploitant NVenc comme moteur d’encodage, mon fichier de test en UltraHD de 10 minutes en H.265 passé en FullHD ne met que 2 minutes et 27 secondes a être traité.

En traitement photo c’est un allié absolument incroyable. Le circuit de Nvidia prend le relais des tâches les plus lourdes et accélère leur traitement. En montage vidéo, le duo processeur Intel et circuit graphique RTX font également des miracles. Non seulement les transitions classiques, les effets et la colorimétrie sont calculés de manière fluide en temps réel mais les vitesses de rendus exploitant NVenc sont absolument incroyables.

Trois fois la même vidéo. Le film original d’abord puis une version ralentie à 20% de sa vitesse originale sans modifications. La troisième partie montre le travail effectué par DaVinci Resolve Studio et ses effets Optical Flow et Speedwrap pour améliorer le ralentissement.

Sous DaVinci Resolve, j’ai pu effectuer des tâches prises en charge par la puce Nvidia RTX 2070 et ainsi mettre à l’épreuve des performances d’accélération graphiques spécifiques. Comme, par exemple, la réalisation d’un ralenti logiciel visible ci-dessus avec l’utilisation des effets Optical Flow et SpeedWarp de la version Studio du logiciel. Ces effets servent à compenser le changement du nombre d’image par seconde d’un clip vidéo que l’on veut ralentir artificiellement. C’est une fonction assez impressionnante et extrêmement gourmande en ressources puisque le programme doit inventer les images manquantes entre les images réelles. Ces calculs sont lourds et il est impossible d’avoir un rendu en temps réel du résultat. Pour vérifier que les réglages choisis sont les bons, il faut recourir à une exportation de sa vidéo sur un segment. Ce qui peut s’avérer extrêmement gourmand en temps de calcul.

Si l’exportation en FullHD du film d’origine comme le ralenti saccadé à 6 images seconde se font très rapidement avec un rendu à plus de 45 images par seconde, la seconde partie où le logiciel “invente” des images supplémentaires pour générer une vidéo fluide et agréable. Le rendu chute alors à  5.5 images par seconde. Même avec cette machine haut de gamme. Pour vous donner une idée, mon PC Core i7 de quatrième génération avec une GeForce GTX 1050 qui me sert au quotidien pour le blog met largement plus d’une seconde par image pour le même travail… Imaginez le temps nécessaire pour calculer une seule seconde de vidéo à 29 images par seconde dans ces conditions…

D’autres opérations sont accélérées par la puce graphique: Notamment le tracking d’objets pour flouter un élément ou en faire disparaitre un autre. Mais également l’analyse de visage. Une fonction qui permet de repérer un ou plusieurs visages dans une vidéo, de le suivre et de lui appliquer des filtres dédiés. Par exemple pour mieux l’éclairer ou le rendre plus lisible à l’image. C’est typiquement un outil qui va permettre de faire ressortir une émotion dans une scène d’anniversaire où la seule lumière des bougies est disponible pour éclairer un visage d’enfant. Ces fonctions spécifiques sont prises en charge de manière spectaculaire avec un traitement trois à cinq fois plus rapide que sur ma solution classique. La GeForce RTX 2070 MaxQ prenant en charge une majorité des calculs d’analyse et de traitement graphiques à elle seule.

handbrake

Les opérations plus classiques d’exportation en H.264 ou h.265 via le codec NVenc sont accélérées de manière incroyables par la partie graphique. C’est une vitesse de rendu qui permet de tâtonner et de concevoir, d’expérimenter et de produire sans avoir à se soucier d’un temps de traitement trop long. 

Affinity Photo

Les autres usages, que ce soit en 3D sous Blender ou Fusion 360, en impression 3D avec Cura ou sous un logiciel de retouche photo comme celui de Affinity, sont très bien pris en charge avec un traitement parfait de toutes les fonctions. Entre l’affichage, les rendus, le calcul d’une impression 3D ou la gestion de fichiers RAW, tout est parfaitement maitrisé par le trio processeur, mémoire vive et carte graphique. 

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Comme outil de travail, le MSI P65 Creator est un instrument redoutable et depuis une petite semaine que je l’emploie, je n’ai pas réussi à lui trouver de défaut d’un point de vue performances. Je n’ai pas encore exploré toutes ses possibilités, notamment en jeu, mais le tour que j’ai pu en faire me donne une impression à chaque fois plus surprenante de solidité d’usage et de capacités. Je n’ai pas vraiment eu le temps de jouer à vrai dire, mais j’ai pu lancer des tests variés pour vous donner une idée des possibilités offertes par la machine. En gros, la chose à retenir est la possibilité systématique d’obtenir un excellent rendu graphique sur Haut ou Ultra en FullHD dépassant quasiment toujours les 60 images par seconde. 

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J’ai lancé plusieurs titres mais je n’ai pas grand chose à dire en terme de ressenti faute de temps. Les titres sont tous très fluides et les scores obtenus excellents. J’aurais aimé avoir plus de temps pour vous évoquer le plaisir de découvrir, voir de  redécouvrir certains titres en mode ultra avec une fluidité que je n’avais pas connue en mode normal.

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Malheureusement mon calendrier en a décidé autrement et la peur de voir la promo disparaitre sur cet engin entre le moment où je commence à rédiger et le moment où je publie m’a empêché de m’appesantir trop sur chacun de ces jeux. Que dire ? Tout est fluide, tout est impressionnant. 

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Des jeux qui hoquettent en FullHD d’habitude sur mon PC sont gérés ici avec une maestria impressionnante. Un des titre les plus exigeants comme Anno 1800 qui demande à la fois beaucoup de ressources mémoire, beaucoup de capacité de calcul processeur et un excellent moteur graphique pour peu que votre partie sauvegardée soit bien avancée devient ultra-fluide en détail élevés. Ce qui rend le jeu presque magique à re-explorer.

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Les titres récents acceptent sans broncher  des traitements graphiques très élevés et montrent toute l’étendue de leur immersion. C’est très agréable et parfaitement jouable de bout en bout. Même si la machine est estampillée “Creator”, ce monstre de MSI se révèle être un vrai engin de jeu.

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Un cas un peu particulier me fera surement revenir sur un élément particulier de ce que propose cet engin et son système graphique GeForce RTX. Le  jeu Control propose en effet des effets particuliers comme le Raytracing en temps réel ou le recours au DLSS. Ce sera pour moi dans le futur un bon moyen de vous parler de ces technologies. Si la première est surtout graphique et pas forcément indispensable, elle ajoute de la profondeur dans les univers de jeux. La seconde par contre est un vrai sujet, le DLSS, je vous en ai déjà parlé, est à mon avis l ‘aube d’une vraie révolution dans l’industrie graphique du jeu vidéo.

MSI P65 Creator 8SF

Bruit, chauffe et Throttle

Le MSI P65 Creator est un engin à la fois puissant et fin, le revers de la médaille de ce tour de force est que la machine doit extraire d’une manière ou d’une autre les watts dégagés par ses composants. Pas moins de 3 ventilateurs sont donc disposés dans son châssis qui est lui même percé de 4 ouïes d’aération. Deux sur les côtés, deux à l’arrière.

MSI P65 Creator 8SF

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L’aspiration est faite par la partie inférieure de la machine qui propose une très fine grille laissant passer de l’air frais. Décollé de son support par des pieds anti-dérapant, le 15.6″ propose ainsi une circulation intérieure classique avec circulation d’air frais pour absorber la chaleur transportée jusqu’aux ailettes en face des ouïes d’extraction. Ce circuit classique permet d’évacuer efficacement la chaleur.

MSI P65 Creator 8SF

Le châssis en aluminium assure sa part de travail et la machine reste à des températures tout à fait convenables. L’engin ne met en marche sa ventilation à haut régime qu’aux moments de fortes demandes techniques. Lors de rendus graphiques lourds ou avec la combinaison de plusieurs filtres et traitement en temps réel en vidéo. Le recours à cette ventilation est également très rapide lors de sessions de jeu et on entend clairement le système monter en puissance.

MSI P65 Creator 8SF

Cela se traduit par un bruit qui va crescendo pour atteindre un niveau assez important sans être assourdissant. Les trois ventilateurs fonctionnent de concert et s’adaptent en fonction des besoins de l’engin. Ainsi, après un démarrage classique sous Windows, la machine est quasi inaudible. Les  deux principaux ventilateurs ne tournant qu’à faible régime. Cela sera la norme pour toute la durée d’une session classique : bureautique et web ne demandent pas spécialement de recours à ces ventilateurs.

MSI P65 Creator 8SF

Lorsque l’on lance une session de retouche photo, la machine ne réagit pas spécialement non plus. C’est l’accumulation d’ordres lourds qui vont forcer le recours à une ventilation importante. En jeu 3D, en rendu vidéo, lorsqu’on sollicite au maximum les performances de l’engin, on entend la ventilation monter en puissance. Et c’est en dernier recours que le troisième ventilateur, plus petit, se met en marche.  C’est ce dernier le plus dérangeant au final car c’est le plus aigu et le bruit qu’il génère passe par dessus celui des autres ventilateurs.

MSI P65 Creator 8SF

En usage léger, la machine est remarquablement silencieuse

Vous pouvez forcer, par un système de profils, le MSI P65 Creator a ne pas aller puiser trop haut en ressources et, du coup, à ne pas mettre sa ventilation en marche outre mesure. Cela affectera le champ de performances maximal de l’engin mais ne sera en général pas du tout problématique.

MSI P65 Creator 8SF

Sollicitée par des calculs lourds, l’engin se fait plus entendre

Le passage d’un mode à l’autre se fait au travers d’une interface proposée par MSI et c’est assez pratique pour pouvoir faire une session de travail au calme, dans le salon, sans avoir une ventilation qui se réveille d’un coup parce qu’une mise à jour de Windows se lance en arrière plan par exemple.

P65 Creator

Lancé à 100% de ses performances, l’engin Throttle. Ce n’est pas surprenant, cette capacité qu’ont les composants à diminuer leur vitesse pour ne pas rentrer en surchauffe est assez logique. Il faut tout de même faire la part des choses techniquement. D’abord, ce type de demande est finalement très rare, c’est typiquement le cas lors d’un calcul de rendu 3D ou une exportation vidéo. Monopoliser toutes les performances d’un engin de ce type n’est pas à la portée du premier logiciel venu. C’est ensuite rarement sur une longue période. L’engin peut être sollicité de cette manière et ne pas délivrer toutes ses performances en se limitant qu’à 80% de celles-ci… mais c’est au final assez rare.

MSI P65 Creator 8SF

Enfin et surtout, ce n’est pas dérangeant ! Cette baisse de performances ne se sent pas en pratique. Notamment en jeu, le compte d’images par seconde est toujours excellent et si la machine baisse de capacités entre les premières secondes où on lance sa partie et quelques minutes plus tard, cela reste toujours pour proposer une excellente performance globale. Les mesures effectuées dans les tests ci-dessus montrent les capacités de l’engin en prenant compte de cette problématique.

MSI P65 Creator 8SF

Températures relevées après un stress test de 30 minutes

D’un point de vue confort d’usage, les températures relevées sont parfois problématiques, surtout en utilisation hyper intensive. Dans les pires conditions, lors d’un stress test total poussant à la fois les performances de la partie graphique et du processeur, scénario hautement improbable hormis dans un usage théorique, la machine chauffe. Beaucoup. A noter toutefois qu’a la fin d’un rendu vidéo par exemple, on peut retrouver des températures qui redescendent rapidement à mesure que la ventilation fait son travail. 

MSI P65 Creator 8SF

Après une session d’une heure de jeu 3D

En pratique, lors d’usages réels, le clavier est beaucoup plus tiède. Ce n’est pas équivalent à un clavier externe, évidemment, mais c’est en tout cas tout à fait exploitable. On peut donc jouer, faire de la retouche ou du montage, sans avoir de gène particulière à l’usage. J’ai néanmoins rapidement pris le pli d’utiliser ce portable de manière différente pour travailler. Branché à deux écrans externes avec un clavier et une souris pilotés en USB. Dans ce mode de fonctionnement le MSI P65 Creator propose évidemment le meilleur de lui même avec un excellent confort. C’est un modèle d’usage sédentaire qui colle bien avec ses capacités.

MSI P65 Creator 8SF

En usage léger, surf, bureautique et vidéo

Car il ne faut pas se leurrer et on va y venir dans un instant, la machine n’assume pas bien ses compétences de calcul maximales en mobilité. La consommation demandée est trop importante pour pouvoir imaginer de profiter de toutes les capacités de l’engin hors secteur. Du coup, imaginer un usage sédentaire complet pour profiter aux mieux des performances des composants une fois de retour à son bureau est une évidence.

MSI P65 Creator 8SF

En usage plus léger, c’est un portable comme un autre, il ne fait pas de bruit et ne chauffe pas. On peut donc pianoter sans soucis avec un engin discret et agréable, hyper réactif et rarement audible.

MSI P65 Creator 8SF

Autonomie

La batterie embarquée est une 5380 mAh en 15.2 volts et 25 Wh. Un modèle qui occupe une bonne partie de l’espace disponible dans l’engin, sous la partie clavier. 

MSI P65 Creator 8SF

Cette batterie est fixée au châssis avec un branchement amovible sur la carte mère. Il sera donc possible de la changer d’ici quelques années quand elle aura perdu en performances.

MSI P65 Creator 8SF

Le MSI P65 Creator n’est pas un portable conçu pour proposer une autonomie spectaculaire hors secteur. L’engin n’assumera évidemment pas ses performances maximales très longtemps. Il faut une petite heure pour que la batterie alerte l’utilisateur qu’elle va rendre l’âme en jeu en mobilité. Cela donnera probablement un résultat identique si vous tentez de faire un rendu vidéo loin d’une prise. Si il est possible d’exploiter cette possibilité, l’engin n’est clairement pas fait pour cela.

En autonomie plus classique, avec un usage web sur plusieurs onglets, Wifi allumé et luminosité à 80%, l’engin atteint presque 6 heures d’usage. Un score identique à ce que propose le MSI P65 Creator 8SF en lecture vidéo avec wifi coupé, écran à 60% de luminosité et casque branché. C’est encore peu par rapport à des ultrabooks qui atteignent désormais 15 heures d’autonomie mais cela reste correct pour une machine offrant ces possibilités de calcul. Cela veut dire que l’on pourra travailler confortablement pendant un voyage en TGV ou regarder une série loin d’une prise de courant sans problème. Avec le gros avantage de se retrouver équipé d’un monstre de performances une fois arrivé à destination.

MSI P65 Creator 8SF

En usage très léger, c’est à dire en traitement de texte sans Wifi, l’engin peut atteindre les 8H30 d’utilisation. C’est correct, très correct pour une machine de ce calibre. Avec son poids de 1.88 Kg et son épaisseur limitée à 1.7 cm, le MSI P65 Creator reste un engin confortable et exploitable dans cette optique.

MSI P65 Creator 8SF

Conclusion

Le MSI P65 Creator dans cette version “8SF” est un engin étonnant. Il n’est pas dénué de défauts et a déjà été remplacé par une version plus récente, ce qui explique en bonne partie la réduction proposée par la marque aujourd’hui. A 2099€, j’ai bien conscience qu’il ne s’agit pas  d’un engin classique sur le Blog. Ses dimensions sont importantes même si il s’agit d’un engin qui reprend l’enveloppe des premiers 14″ croisés sur Blogeee et Minimachines… en moins épais. Mais son prix est élevé malgré tout. Si de nouveaux “P65 9xx” sont sortis ensuite avec un Core de neuvième génération, toujours avec 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage accompagné encore une fois  d’une GeForce RTX 2070 MaxQ, il ont été proposés à un tarif 1000€ plus élevé. MSI va sans doute proposer des versions de cet engin sous un Core de dixième génération, peut être avec plus de stockage et les machines qui en découleront seront sans doute plus intéressantes encore… Mais toujours aussi inabordables financièrement pour beaucoup.

A 2100€, j’ai bien conscience que ce petit monstre est hors de portée. Mais cela reste un excellent témoignage d’où en est arrivé le marché du portable. Une maîtrise impressionnante des capacités offertes par Intel et Nvidia permettant de tout faire avec un poste vraiment mobile. Rares seront les programmes que ce type d’engin ne saura pas gérer avec brio. Acheter un portable de ce type, capable de remplacer,  c’est ouvrir une porte vers tous les usages d’un PC moderne dans une totale mobilité. Et pour longtemps

Pour ma part, ce portable a réveillé mon envie d’évolution et je profiterai sûrement des vacances qui viennent pour mettre à jour ma station de tous les jours.

Portable créateur 15.6″ MSI P65 Creator 8SF i7-8750H 32/512Go RTX 2070 8Go

Portable 15.6″ FullHD IPS Bords minces – dalle mate – TrueColor – Core i7-8750H – 32 Go DDR4 – 512 Go SSD NVMe – GeForce RTX 2070 Max-Q 8Go GDDR6 – 1 HDMI – Mini DisplayPort – Thunderbolt 3 – Ethernet Gigabit – 3 x USB 3.1 – Entrée et sortie audio jack séparés – clavier AZERTY rétro éclairé blanc – Lecteur d’empreintes – Wifi5 + Bluetooth 5.0 – 8 heures d’autonomie – HiRes Audio – 357.7 x 17.9 x 247.7 mm – 1.88 Kg.

Vendu par RueDuCommerce
Stock : France

Dispo à 2099.99€

MSI P65 Creator : un portable impressionnant sous GeForce 2070 MaxQ © MiniMachines.net. 2020.

XCY M1T : un minuscule PC sous Celeron N4100

6.2 cm de côté sur 4.2 cm d’épaisseur, le XCY M1T est une vraie minimachine proposant des compétences tout à fait classiques et adaptée à un usage Web, multimédia et bureautique. 

XCY M1T
Le XCY M1T est équipé d’un Celeron Gemini Lake N4100, une puce très employée sur ce segment des MiniPC parce que répondant efficacement à beaucoup des besoins actuels tout en offrant un prix abordable et une dissipation thermique facilitée. La puce propose 4 cœurs et 4 threads cadencés de 1.1 à 2.4 Ghz avec 4 Mo de mémoire cache.

XCY M1T

Son circuit graphique Intel UHD 600 est capable de décoder des contenus UltraHD H.265 sans soucis et le processeur permet aussi bien de réaliser des retouches photos que de lancer des outils bureautiques ou des sessions web. Le processeur dégage 6 watts de TDP et la marque semble a  choisi de préférer l’usage d’un ventilateur pour en venir à bout plutôt qu’une solution de dissipation passive. Probablement pour préserver la taille ultra-compacte de l’engin. Comme souvent je me demande dans quelle mesure un de ces engin ne peut pas être facilement modifié pour fonctionner en silence via un dissipateur passif. 

XCY M1T

L’engin est équipé avec 8 Go de mémoire vive ce qui est largement suffisant pour une flopée d’usages différents. Son stockage de base est un SSD M.2 2242 SATA de 128 Go qui pourra évoluer vers des solutions plus importantes. Je ne suis pas sur que cela soit utile sur ce genre de machine de passer à 256 ou 512 Go de stockage interne mais c’est en tout cas une bonne chose de ne pas avoir de stockage eMMC figé en interne.

Un lecteur de cartes MicroSD est également présent pour ajouter des capacités de stockage à l’engin. La marque ne précise pas qu’il s’agit d’un MicroSDXC mais je doute qu’ils limitent cette option à un MicroSDHC et aux 32 Go maximum de stockage que cela imposerait.

XCY M1T

Le reste de la connectique est assez complet au vu de la taille de l’engin. On retrouve par exemple une sortie HDMI 2.0 ce qui permettra de sortir un signal UltraHD en 60 images par seconde pour en faire un MiniPC orienté multimédia ou simplement piloter confortablement un écran. On retrouve également deux ports USB 3.0 Type-A, une sortie audio et micro combinés au format jack 3.5 mm et pour finir un port USB Type-C qui ne servira que d’alimentation.

XCY M1T

Pas de port Ethernet donc et si il sera possible d’utiliser un adaptateur USB pour en proposer un à l’engin, il pourra également recourir à un Wifi5 et du Bluetooth 4.2 pilotés par un circuit Intel 7265AC.

XCY M1T

le MiniPC est livré avec un adaptateur secteur et un câble HDMI mais malheureusement sans adaptateur VESA pour le coincer derrière un écran. Au vu du format de l’engin je doute même que cela soit possible facilement.

Le XCY M1T est en vente sur AliExpress à 150.04€ grâce au coupon proposé par le vendeur sur sa page. Ce n’est pas le meilleur prix jamais rencontré pour ce type de machine mais un tarif très correct pour ce type d’engin à la destination précise. A noter qu’il est livré sans système mais devrait fonctionner aussi bien sous Linux que Windows.

Source : AndroidPC.es

XCY M1T : un minuscule PC sous Celeron N4100 © MiniMachines.net. 2020.

Parrallels : la solution pour porter les applications Windows sur ChromeOs

Google a planifié un support des applications Windows sur ses Chromebooks depuis longtemps. Cette perspective explique a elle seule une bonne partie de l’évolution des machines ces derniers mois et pourquoi certains constructeurs se sont mis a faire enfler les capacités de calcul de leurs engins, leur mémoire vive et leur stockage. 

Acer Chromebook Spin 713

Cette réaction de Google s’explique assez simplement, les Chromebooks rencontrent un succès croissant en entreprise et de plus plus  en plus de grande structures font appel au système pour leurs équipes. Mais certaines résistent à cette arrivée à cause de leurs investissements passés dans des outils développés pour Windows.  Que ce soit à cause de la conception – souvent fort coûteuse – d’un outil sur-mesures pour répondre à un besoin industriel ou à l’implication et la formation des équipes dans un logiciel commercial, certaines structures ne sont pas prêtes a faire l’impasse sur ces outils développés sous Windows.

L’idée de faire appel à Parallels pour pouvoir utiliser des applications Windows sous ChromeOS est donc très logiquement née dans l’esprit de Google. Avec une volonté d’étanchéité très claire. L’usage d’un outil Windows dans un Chromebook sera possible mais ne sera clairement pas encouragé. L’idée est de pouvoir lancer un programme dans l’univers ChromeOS mais pas de vivre sous Windows. 

L’image donnée par Cyrus Mistry, chef produit pour ChromeOS est assez amusante. Pour lui, tous les propriétaires de système audio-vidéo dernier cri, avec Dolby Atmos et compagnie, veulent régulièrement pouvoir lire une vieille VHS introuvable ailleurs. Pouvoir leur donner cette possibilité est importante pour Google. L’idée est de pouvoir lire cette vieille vidéo au besoin mais surement pas d’en faire leur quotidien. Evidemment ce sont les applications Windows qui sont comparées aux vieilles cassettes vidéo…

Acer Chromebook Spin 713

Cette option ne sera pas grand public mais liée à des offres d’entreprises et devra être pilotée par des administrateurs qui pourront activer ou non cette option en choisissant quels programmes pourront être lancés. Votre PME emploie un logiciel de calibration machine développé sur mesures sous Windows, vous voulez passer à ChromeOS. Vous pourrez en incluant votre logiciel dans les exceptions prises en charge par vos Chromebooks.

La manière dont Parrallels Desktop va prendre en charge Windows pour commencer est intéressante. Le système va démarrer une session complète de Windows en parrallèle de ChromeOS et du système de gestion d’Android. Les différents programmes seront donc lancés sous le système le plus adapté de manière transparente.
Mais le futur de cette évolution sera différent, l’idée sera de pouvoir exécuter uniquement l’application dont vous avez besoin. A la manière de MacOS qui permet de lancer des applications Windows de manière transparente grâce à la fonction Coherence de Parallels.

Pour le moment aucune date n’a été fixée, aucun prix non plus et on se doute qu’il s’agira d’un cas par cas pour déterminer le tarif de cette option. Uniquement disponible pour les entreprises, ce ne sera pas un ajout que l’on pourra télécharger en plus des fonctions habituelles mais bien un outil professionnel a prendre en compte au sein d’une flotte d’appareils. Il faudra également pouvoir le prendre en charge et donc compter sur des Chromebooks modernes et puissants. Inutile de compter sur des machines sous processeurs ARM, il vous faudra un processeur x86, typiquement un Core i5 ou i7 avec au moins 16 Go de mémoire vive. Voilà ce qui explique en grande partie la montée en puissance de nombreuses références de Chromebooks ces derniers mois.

Google a également pensé a proposer des fonctions de double boot pour ses machines, que l’utilisateur puisse choisir des démarrer au besoin ChromeOS ou Windows. Mais cette option se heurte a un élément capital pour ce type de machine : la politique interne de Google au sujet de la sécurité sur les Chromebooks. Google ne veut pas que les fonctions de base de l’engin soient moins bien sécurisées pour laisser une porte d’entrée à Windows : Le BIOS, le firmware des machines, toute la séquence de boot souvent critique et analysée par le système pour s’assurer qu’aucune intrusion n’a lieu dans chaque machine. Le système peut également se servir d’une image miroir sécurisée du système si la sécurité a été attaquée. Ce point est primordial car c’est un des grands argument qui ont fait de ChromeOS le système choisi par de nombreuses structures professionnelles et éducatives. 

L’idée est donc de proposer le meilleur des deux mondes. A la fois de la sécurité et de la rapidité avec un outil simple d’emploi mais également la possibilité d’utiliser un logiciel Windows qui n’existe pas sous ChromeOS. En attendant que, très logiquement, ces applications soient développées pour devenir compatibles nativement avec ChromeOS.

Microsoft a également des idées pour venir contrecarrer les plans de Google. L’éditeur va préparer ses propres solutions d’applications dans les nuages avec, pour lui aussi, une visée particulière pour les entreprises.

Windows 10X se rapproche pour beaucoup à la philosophie de ChromeOS. Le système lancera ses applications traditionnelles dans des containers étanches pour éviter tout risque de sécurité tout en permettant l’emploi d’applications en ligne. Pensé au départ pour des machines double écran, cette nouvelle version de Windows a finalement été ouverte à tous les portables et devrait arriver en 2021. Microsoft pourra donc employer ses applications classiques mais proposera ses propres “web apps” de son côté également .

Acer Chromebook Spin 713

Les deux sociétés proposant au final la même finalité mais dans une vision différente. Microsoft s’appuie sur son énorme catalogue d’applications classiques et s’ouvre vers un usage dans le Cloud. Google est orienté naturellement dans les nuages et proposera d’utiliser des applications Windows avec parcimonie. Le tout étant évidemment réservé pour ce dernier à un monde d’entreprise pour qui la sécurité est le premier défi et une ligne de dépense importante à l’année.

Parrallels permettra sans doute a Google de faire taire cette critique récurrente sur les outils manquants de ChromeOS. Elle permettra également de passer outre la remarque classique des investissements passés d’une entreprise. Dépenser des centaines de milliers d’euros en développement, année a près année, pour un logiciel maison sous Windows ne donne pas envie de passer à ChromeOS si il n’est pas exploitable dessus. 

Reste a savoir une chose, si ces évolutions modifient largement le paysage matériel des Chromebooks en poussant leurs caractéristiques et leur tarifs vers le haut, que va t-il rester au grand public ? Une bonne partie des particuliers achetant un Chromebook fait ce choix pour la simplicité de l’usage des machines mais aussi pour leur tarif souvent attractif. Si le parc entier évolue à la hausse, alors qu’ils n’auront pas le droit aux fonctions Windows de Parallels, comment le grand public va réagir ? Est-ce que les constructeurs vont proposer une gamme plus large de machines ? C’est la voie choisie par Acer qui propose d’un côté un engin sous SoC ARM pour le grand public et un autre sous Core i7 pour les entreprises. 

Source : TheVerge

Parrallels : la solution pour porter les applications Windows sur ChromeOs © MiniMachines.net. 2020.

Chuwi Ubook X : une tablette 12″ en 2160 x 1440 sous Celeron N4100

Avec une diagonale de 12″, la Chuwi Ubook X est une nouvelle déclinaison de ce concept chez le constructeur. Son écran se démarque des tablettes classiques puisque comme pour les Surface de Microsoft, il affiche en 3:2 et 3160 x 1440 pixels. Une solution différente du format allongé en 16:9 ou 16:10 qui permet une meilleure gestion des documents écrits notamment. On retrouvera une page plus haut et moins large ce qui permet en général une production texte facilitée. Que ce soit pour la lecture ou l’écriture de documents ou pour coder par exemple.

Chuwi Ubook X

Derrière cet écran IPS, la Chuwi Ubook X embarque un classique processeur Intel Celeron N4100, de génération Gemini Lake. Une puce quadruple coeur toujours apte au service qui a probablement été choisie ici pour son prix abordable et sa très faible consommation. Avec 6 watts de TDP, le Celeron se révèle un excellent processeur pour ce type de solution. La tablette étant pour le moment annoncée à sa sortie aux alentours de 335€.

Chuwi Ubook X

Le processeur est accompagné par 8 Go de mémoire vive DDR4 en double canal et un SSD de 256 Go. Une configuration efficace et homogène tout à fait  à l’aise avec les tâches multimédia, bureautique et web. Ces composants sont d’ailleurs déclinés par la marque sur toute sa gamme Ubook qui ne change plus que de format pour se placer sur différents segments. La Ubook standard en FullHD et 11.6″ comme outil orienté jeu et multimédia. La Ubook Pro en 12.3″ également en FullHD comme une solution classique qui est également proposée sous Core M3-8100Y et enfin la nouvelle UBook X qui se positionne en concurrence de la Surface.

Chuwi Ubook X

Cette dernière propose en plus un capteur 4096 niveaux de pression pour un stylet HiPen H6 optionnel de telle sorte que la  Chuwi Ubook X pourra se transformer en tablette tactile portable. Elle propose évidemment une béquille intégrée et un clavier, malheureusement en QWERTY, amovible qui se connecte via un connecteur Pogo et s’accroche grâce à des aimants néodymes.

Chuwi Ubook X

La connectique est plutôt bonne pour une tablette de ce genre. On retrouve un port USB 3.0 Type-A, un port MicroHDMI et un port USB Type-C pour alimenter une batterie 38 Wh annoncée comme proposant 9 heures d’autonomie. Un port jack audio combo 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. La tablette pèse 780 grammes et mesure 9 mm d’épaisseur.

Le site de Chuwi propose un aperçu détaillé de la tablette.

Chuwi Ubook X : une tablette 12″ en 2160 x 1440 sous Celeron N4100 © MiniMachines.net. 2020.

Flipper Zero : un Tamagochi pour hacker votre environnement

Il s’agit d’un projet Kickstarter qui semble avoir déjà brûlé son pas de tir. L’objet a atteint son financement en 8 petites minutes et a déjà dépassé plusieurs paliers. Il faut dire que la promesse de ce Flipper Zero est assez amusante.

Flipper Zero, c’est donc un Tamagochi, enfin du moins l’objet en reprend l’idée. Si vous ne savez pas ce qu’est un de ces gadgets électroniques, je vais rapidement vous éclairer. Les Tamagochi sont des jouets électroniques, des sortes d’œuf de plastique que l’on utilise souvent en porte clé et qui abrite un petit écran LCD. Sur cet écran un personnage composé de petits pixels assez frustres mime la vie d’un animal. Il faut le nourrir, jouer avec et le nettoyer pour le voir grandir heureux.

Ici, l’idée est presque la même avec un petit dauphin, Flipper donc, qui s’anime à l’écran et communique avec vous . Sauf que ce qui botte Flipper Zero, ce n’est pas de lui donner des pixels de nourriture ni de nettoyer ses étrons virtuels. Lui ce qu’il aime, c’est le hack.

Flipper Zero

Et on touche ici un second aspect du projet car derrière le côté ludique, le petit  appareil propose divers connecteurs et antennes. Il est programmable et peut interagir avec votre environnement. Par exemple en pilotant un appareil travaillant sur du 433 MHz comme une porte de garage. A chaque fois que vous apprenez quelques chose de ce genre à votre Flipper Zero, le petit Dauphin est content.

Flipper Zero

L’objet est décrit comme 100% Open Source et compatible avec de multiples formats : il propose ses propres GPIO, peut s’utiliser comme télécommande radio universelle en 315, 433 et 868 MHz, dispose d’un émetteur infrarouge et gère les signaux RFID. Suivant ses paliers de financement, il pourra même prendre en charge le Bluetooth (c’est déjà fait) et même le NFC.

Flipper Zero

Le petit dauphin gagnera des “niveaux” à chaque fois que vous manipulerez l’engin pour ouvrir une barrière, piloter un appareil ou tenter des expériences, l’animal vous en sera reconnaissant. Restez trop longtemps inactif et, au contraire, il vous fera la tête. Son écran 1.4″ n’est pas grand mais les 128 x 64 pixels sont suffisant pour une variété d’expressions très compréhensibles. 

Flipper ZeroLa manipulation du Flipper Zero est simple avec une croix directionnelle, un bouton de selection et un bouton de retour. La batterie interne profite de son écran à très basse consommation pour offrir jusqu’à 7 jours d’utilisation entre deux recharges qui se feront avec un port USB Type-C.

Flipper Zero

Le reste de l’objet propose des brochages classiques avec alimentation et GPIos pour piloter vos propres montages.

Flipper Zero

Le petit capteur et récepteur infrarouge permettra de lire et d’émettre des signaux à ce format et il sera même possible de passer une petite dragonne à l’appareil.

Flipper Zero

A quoi ça sert en vrai ? A plein de choses ! Si vous avez sur vous un tas de trucs qui vous servent au quotidien pour ouvrir des portes, des barrières, des garages, piloter votre télé ou autre, ce Flipper Zero peut devenir une sorte de commande “universelle” et capable d’apprendre d’autres trucs. Avec le RFID, le Bluetooth et peut être même le NFC, les capacités d’apprentissage de l’objet peuvent remplacer des dizaines d’appareils.

Flipper Zero

Enfin, l’appareil peut s’utiliser comme une clé de sécurité pour l’utilisation de services en ligne compatibles. A la norme U2F, l’objet peut servir comme sécurité physique pour accéder à des outils comme Gmail, DropBox ou LastPass et beaucoup d’autres encore.

Flipper Zero

Bref, si l’appareil apparaît d’abord comme un gadget, cela peut être un véritable outil de travail, un sésame pour de multiples usages1 et un outil pour piloter vos propres expériences.

J’adore le format, j’adore l’idée, j’adore le côté open-source. Je suis un peu moins chaud pour le commander en financement participatif et pas vraiment ravi du tarif de l’engin. L’objet était vendu 109€ pièce au moment où j’ai débuté ce billet. Les 1900 premiers exemplaires sont partis et il est maintenant à 110€ avec un câble USB vers USB Type-C. Frais de port compris. Au vu du succès de l’appareil, je ne doute pas une seconde de le voir arriver en boutique un jour ou l’autre…

Flipper Zero : un Tamagochi pour hacker votre environnement © MiniMachines.net. 2020.

Alfawise C50 : une mini graveuse laser simple à utiliser

La Alfawise C50 est un appareil prêt à l’emploi. Une solution de gravure pensée pour occuper,un minimum d’espace et être rangée facilement. Elle est parfaite pour des usages ponctuels comme le marquage d’objets, la signature de créations ou autre tâches répétitives du genre.

C’est un objet que l’on va laisser dans un placard avant de le déballer et de l’assembler en quelques secondes. On le pose sur un support, et après quelques réglages, on peut commencer à graver en série. Un meuble par exemple, un objet, des papiers, des ordinateurs avec un logo ou un numéro de série… La Alfawise C50 se manipule avec un simple smartphone ou depuis un PC via Bluetooth. 

Alfawise C50

Le laser embarqué est un 1600 mW signé OSRAM avec une durée de vie de 10000 heures, il peut graver une surface de 9.9 x 8.8 cm avec une résolution de 508 points par pouce. Ce n’est pas énorme mais suffisant pour de nombreux usages et, en particulier, cette idée de marquage ou de signature. Pour de plus grands formats, il sera possible de se tourner vers une solution plus classique mais plus encombrante comme les Alfawise C40 par exemple.

Alfawise C50

La machine est pensée pour pouvoir graver de multiples matériaux : du papier jusqu’au bois en passant par le cuir, certains plastiques et tissus. La marque indique une possibilité de mordre jusqu’à 2 mm d’épaisseur dans la matière avec un seul passage, cela dépendra évidemment du matériau et de la vitesse de vos passes. Il est bien plus simple de graver du sapin que du chêne et suivant la vitesse du laser, ou le nombre de passages, il est possible d’attaquer des matériaux très solides en profondeur. Un bouton présent sur la coque de la machine permet d’ailleurs de répéter la dernière gravure. L’idée est de pouvoir refaire une “passe” pour graver en profondeur ou de marquer facilement des objets identiques. Un plateau amovible sert de protection à votre table ou bureau mais il est également possible de graver directement celui-ci pour marquer des objets plus grands.

L’alimentation peut se faire de multiples façon avec des entrées USB dédiées soit à un bloc secteur 12 volts fourni, soit à une alimentation depuis une batterie externe USB classique en 5 volts.

Alfawise C50

Il manque peut être un port USB pour une approche directe, sans avoir recours à un Wifi extérieur, pour que cette graveuse soit pratique en mobilité. En l’état, il faudra toujours recourir à une machine via Wifi, ce qui peut être pénible dans certains cas. Le logiciel peut prendre en charge divers formats d’images dont le JPG, le BMP, le TIFF et le PNG. 

Alfawise C50

La Alfawise C50 propose des pieds en plastique assurant une protection minimale quant à la dangerosité du laser. Une paire de lunettes de protection est également livrée avec la graveuse. Comme d’habitude, il faudra veiller à la sécurité des utilisateurs présents dans la même pièce. Les pieds en plastique transparents verts ne sont pas suffisants pour assurer une protection efficace, toutes les personnes à portée de regard de cet engin devront porter obligatoirement des lunettes de protection. Un système de protection physique occultant le laser du regard semble être la meilleure solution. Associée à une évacuation des fumées générées par la brûlure du laser, c’est une solution idéale d’un point de vue sécurité. L’achat d’une paire de lunettes plus évoluées que celles livrées peut également être une bonne solution.

A noter qu’un détecteur de chocs et de mouvements est intégré à la Alfawise C50, cela évite de continuer à graver “dans le vide” ou sur votre bureau. Cela évite également de perdre votre objet déjà gravé en partie avec un décalage des traits.

Cette graveuse laser sera disponible début Août, il est possible de la pré-commander pour 104.37€ aujourd’hui avec le code ALFAWISEC50.

Alfawise C50 : une mini graveuse laser simple à utiliser © MiniMachines.net. 2020.

AAEON présente la carte UP Xtreme Lit

La carte UP Xtreme Lite a été conçue à partir de la précédente génération de cartes de la marque. Elle reprend toute la gamme de puces Intel de huitième génération du Celeron au Core i7, associés à une plateforme assez évolutive. La génération précédente était vendue à partir de 299$. Cette nouvelle solution sera donc logiquement commercialisée moins cher. D’autant que le prix des puces Intel de huitième génération a entre temps évolué.

UP Xtreme Lite

En contrepartie de cette baisse, il faudra faire quelques concessions sur les possibilités de la carte originale. Sur la nouvelle UP Xtreme Lite, on retrouve un port SoDIMM de DDR4 capable de gérer 16 Go de mémoire ainsi qu’un port M.2 2280 en SATA 3.0. La version précédente proposait en plus jusqu’à 16 Go de mémoire DDR4 soudés directement sur la carte pour pouvoir monter jusqu’à 32 Go de DDR4 en double canal. Elle embarquait également un module de 64 Go de stockage eMMC. 

Up Xtreme Lite

La nouvelle version ne proposera pas non plus de brochage STM32, ni les 100 pins permettant de l’accrocher à un dock. Tout le reste de la carte précédente sera présent, ce qui laisse de belles possibilités. La UP Xtreme Lite mesure toujours 12.2 par 12 cm et propose une belle connectique embarquée. Deux ports Ethernet Gigabit, un port HDMI 1.4 et un DisplayPort 1.2, quatre ports USB 3.2 Gen2, une sortie audio stéréo 3.5 mm. La carte propose en outre de nombreux brochages pour connecter un écran eDP avec gestion du rétro éclairage, des USB 2.0.

UP Xtreme Lite

Deux slots M.2 2230 et 3052 pour connecter des modules Wifi et 4G sont également disponibles, la carte embarquant un lecteur de cartes SIM. Pour le moment, trois modèles sont listés en Core I3-8145U, Core I5-8265U et Core I7-8565U. 

Un modèle de carte intéressant pour des développements complets de solutions industrielles ou de machines personnelles. Les possibilités des puces Whiskey Lake sont assez larges et suivant les tarifs demandés, ce type de carte peut s’avérer très pratique pour diverses intégrations. AAEON propose de nombreux accessoires qui vont du dissipateur à l’alimentation en passant par des cartes Wifi ou 3G et 4G.

AI CORE XM 2280

Mais également des cartes destinées à piloter des applications d’Intelligence Artificielle basées sur les puces Myriad d’Intel comme la AI Core XM 2280 ci-dessus. la Vision Plus X ou la Net Plus et ses quatre ports Ethernet Gigabit supplémentaires. Des options qui ouvrent la solution à des usages variés et notamment au Edge Computing, la reconnaissance audio ou vidéo et autres.

NET PLUS

La NET PLUS

La disponibilité n’est pas encore annoncée, ces cartes restent toujours quasi impossibles à obtenir pour un particulier.

Source : AAEON et AAEON

AAEON présente la carte UP Xtreme Lit © MiniMachines.net. 2020.

Beelink Gemini M : un nouveau MiniPC sous Celeron J4125

Le Celeron J4125 du Beelink Gemini M est une mise à jour des puces de bureau du fondeur, fonctionnant dans un TDP de 10 watts, elles proposent un assez bon niveau de performances globales dans une optique d’usage basique : bureautique, web et… usages non professionnels.

Le Beelink Gemini M se positionne ainsi dans la lignée des minimachines de bureau capable d’a peu près tout faire hormis du jeu 3D, l’engin n’est pas armé pour cela. Il embarque bien un circuit graphique Intel UHD 600 tournant de 250 à 700 MHz et capable de décompresser de la vidéo en UltraHD H.265 sans broncher. Il est même apte à un peu de 3D mais rien de vraiment récent évidemment. Il est sensiblement plus rapide qu’un Celeron N4100 en terme de calcul ce qui permettra d’effectuer des tâches plus rapidement mais n’ouvrira pas pour autant plus de portes en terme d’usages.

Pour le reste, il s’agit d’un quadruple coeurs et autant de threads fonctionnant de 2 à 2.7 GHz avec 4 Mo de mémoire cache. La puce passant de 6 à 10 watts par rapport aux Celeron Gemini Lake précédents, le constructeur a ajouté un petit ventilateur sur le dissipateur en aluminium de base. L’idée étant de ne l’activer qu’au besoin, si la température devient trop élevée, afin de ne pas avoir tout le temps un bruit de ventilation en fonctionnement.

Le processeur est accompagné de 8 Go de mémoire vive, accompagné d’un eMMC de 64 Go et d’un stockage au format M.2 SATA 3.0 pouvant aller de 128 à 512 Go en format 2242. Le prix du modèle entrée de gamme devrait se situer aux alentours des 200€ avec son SSD de 128 Go. Beelink reprend ici ce qui a fait le succès des machines précédentes sous Celeron N4100. L’ajout d’un eMMC de 64 Go ne coûtant que quelques dollars offrant la possibilité d’ajouter un système Windows 10 pour des cacahuètes.

Beelink Gemini M

La connectique, comme le boitier, sont classiques. On retrouve un châssis ultra fin avec de belles possibilités qui ouvrent la voie à des usages très complets. Pas moins de 4 ports USB 3.0 sont dispersés autour du châssis, un lecteur  de cartes SDXC est présent, deux sorties HDMI 1.4 pour piloter deux écrans en parallèle en UltraHD, un port jack audio 3.5 mm combiné casque et micro et un port Ethernet Gigabit.

Le Beelink Gemini M embarque également un Wifi5 et du Bluetooth 4.0 pilotés par un circuit Intel 3165. On pourra donc très facilement ajouter cet engin derrière un écran grâce au support VESA fourni. Sa faible épaisseur de 1.77 cm, son poids de 340 grammes et son encombrement réduit (11.9 cm de côté) permettant une intégration facile.

Beelink Gemini M : un nouveau MiniPC sous Celeron J4125 © MiniMachines.net. 2020.

Quick Charge 5 : Qualcomm promet une charge toujours plus rapide

Le Quick Charge 5 est annoncé, Qualcomm annonce pouvoir charger à moitié une batterie vide en 5 petites minutes grâce à ce protocole. C’est trois fois plus rapide que le Quick Charge 4+ actuellement utilisé. Lorsque le 4+ annonçait mettre 15 minutes pour recharger de 50% votre batterie, le nouveau protocole annonce pouvoir recharger à 100% la même batterie dans le même temps. Un quart d’heure pour se remettre totalement à flot.

Quick Charge 5

Prévus pour le troisième trimestre 2020, les premiers appareils avec cette technologie dépendront des puces ARM Snapdragon 865 et 865+. Si vous avez investi dans un de ces smartphones haut de gamme, vous pourrez acheter un adaptateur secteur Quick Charge 5 et profiter de cette fonctionnalité ultra rapide. Avec plus de 100 watts pour alimenter votre circuit de charge, le protocole permet de survoler les scores de vitesse de chargement sur ces premiers 50%. Le petit quart d’heure nécessaire pour regonfler votre batterie à bloc est impressionnant, j’imagine déjà les illustrateurs des grandes marques penser de nouvelles animations pour illustrer cette fonction de manière ludique.

Le système est Dual Charge, il charge deux cellules en parrallèle ce qui permet de proposer ces vitesses impressionnantes. Cela suppose donc que les machiens compatibles doivent être câblées de la bonne façon. Que le constructeur ait non seulement intégré la puce de Qualcomm mais que l’intégration des cellules de batterie soit compatible. Le format prend également en compte un volet sans fil, plus performant que les précédents mais évidemment pas au niveau du filaire. Les pertes de puissance liées à la circulation sans fil ayant une incidence importante sur la capacité de charge.

Quick Charge 5

Qualcomm indique que ce nouveau format est 70% plus efficace que le précédent Quick Charge 4 (et non pas le 4+, dernier en date) et a surtout tendance à être beaucoup moins chaud ! le nouveau venu baisse sa température de fonctionnement de 10°C par rapport au précédent, détail peut être le plus impressionnant dans cette évolution. Cela veut dire que votre chargeur sera moins chaud, votre câble USB sera moins chaud et votre appareil sera moins chaud également.

Si je ne suis pas sûr que l’on fasse la différence de charge entre 5 et 15 minutes accroché à une prise, on sent par contre souvent la différence entre un appareil qui bénéficie d’une charge rapide et un autre plus lent lorsqu’on le glisse dans une poche ou qu’on le prend en main. Entre les coques en alu “bouillante” et les chargeurs hyper chauds qu’on glisse malgré tout dans un sac, la nuance est très nette.

Quick Charge 5 intègre le protocole “Battery Saver” de Qualcomm. Une solution qui analyse le comportement de votre batterie en temps réel et qui évite de la faire surchauffer ou de poser le moindre problème d’alimentation pouvant s’avérer dangereux pour votre appareil. 

Quick Charge 5

La rétro compatibilité de ce nouveau protocole est assurée jusqu’au Quick Charge 2.0 ce qui ne veut évidemment pas dire qu’un appareil à ce format pourra bénéficier des mêmes fonctionnalités, juste qu’un chargeur QC5 pourra identifier un QC2 et lui transferer le maximum de ce qu’il est censé pouvoir encaisser.

On comprend le gros avantage pour Qualcomm d’avoir travaillé ce type de format depuis toutes ces années, comme pour l’aptX en Bluetooth par exemple. Ces protocoles sont liés à ses puces et mettent en avant ses technologies. en incitant à exploiter Quick Charge 5, on incite à acheter un smartphone sous Snapdragon 865. Dans 5 ans, quand le Quick Charge 6 ou 7 sera sorti, la retro compatibilité sera assurée et un nouveau SoC haut de gamme sera nécessaire pour en profiter. Si l’expérience passée est bonne, si on a vraiment pu recharger son smartphone en quelques minutes au bout d’une prise dans un hall d’hôtel avant de reprendre son périple avec 50 ou 60% de sa batterie regonflée à bloc, c’est le genre d’argument qui fera mouche lorsque l’on se posera la question d’un nouvel achat…

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Rock Pi 4C : deux sorties vidéos et un Rockchip RK3399 à bord

Mise à jour du 28/07/2020 : Après une annonce en Octobre dernier, la carte est restée de longs mois en sommeil. Aujourd’hui, la marque communique sur sa disponibilité. Il est possible de la PRE-commander en ligne pour 59$ depuis la Chine. Montant calculé sans les frais de ports qui seront de 29.57$ pour une carte seule soit, un total de 88.57$ via DHL…

Rock Pi 4C

Billet original du 7/10/2019 : Cela ressemble presque à une commande sur mesure, la Rock Pi 4C tourne toujours grâce à un SoC Rockchip RK3399 et propose encore une fois une base logicielle Linux et un bon support d’Android. Mais au lieu de ne proposer qu’une seule sortie UltraHD à 60 images par seconde sur un HDMI 2.0 comme la Rock Pi 4, elle embarque deux connecteurs vidéo.

 

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La Rxda Rock Pi 4B une autre variante de la carte

Un MicroHDMI qui permettra de piloter un affichage en 3840 x 2160 pixels toujours à 60 Hz et une sortie MiniDisplayPort capable de piloter un écran en 2560 x 1440 pixels toujours en 60 Hz. Il sera, par contre, impossible de faire du double écran en UltraHD en parallèle avec la Rock Pi 4C. En cas d’usage bi-écran, le maximum que vous  pourrez atteindre sera de l’UltraHD d’un côté et du 1440p de l’autre. D’autres options seront disponibles comme du double écran en FullHD ou en 1440p.

Cette limitation est liée à la construction de la carte qui emploie un contrôleur USB Type-C qui gère à la fois ses deux ports USB 3.0 et le MiniDisplayPort. ce dernier ne conserve donc que deux lignes au lieu de quatre et l’empêche donc de profiter du maximum de ses capacités d’affichage.

Prévue ce mois-ci à 75$, la carte n’est pas encore officialisée par le site de Raxda mais Tom Cubie en a listé tous les détails à LinuxGizmos. On retrouve donc le même SoC 6 coeurs, 4 Go de mémoire vive DDR4, un connecteur M.2 compatible PCIe NVMe pour un stockage rapide en plus d’un emplacement pour module eMMC et d’un lecteur de cartes MicroSDXC. La carte embarque du Wifi5 et du Bluetooth 5.0 en plus d’un port Ethernet Gigabit… Ainsi que tous les connecteurs habituels sur ce type de solution : jack audio,  MIPI CSI ainsi que les traditionnelles 40 broches compatibles Raspberry Pi.

Bref, une solution qui pourra intéresser certains, notamment pour les usages d’émulation. La carte semble assez performante comme le montre cette vidéo d’une émulation de Nintendo 64 via le pilote OpenSource Panfrost pour circuit graphiques Mali. La puce RK3399 est capable ici non seulement de lancer l’émulation du jeu mais également d’encoder l’affichage obtenu dans cette vidéo qui sera ensuite envoyée vers Youtube.

Source : CNX Software

Rock Pi 4C : deux sorties vidéos et un Rockchip RK3399 à bord © MiniMachines.net. 2020.

Le CES 2021 sera 100% numérique

La pandémie de Covid-19 continue de faire des ravages autour de la planète, aux US en particulier où la population est durement touchée. C’est ce qui a poussé les organisateurs du CES 2021 de ne pas ouvrir les portes de ce gigantesque show à Vegas en Janvier prochain. L’événement sera uniquement tourné vers des présentations web, sans qu’aucun stand ne soit monté pour l’occasion.

ces 2021

Après un Computex 2020 annulé, c’est donc au tour du CES 2021 d’être sacrifié. La pandémie actuelle rend difficile la tenue de ce salon gigantesque où se mêlent traditionnellement des dizaines de milliers de marques et de visiteurs en provenance de toute la planète et ce sur plusieurs jours. La Consumer Technology Association qui gère l’événement a donc annoncé que le salon n’ouvrirait pas ses portes en Janvier.

A la place des rencontres virtuelles, des expositions numériques de produits et des conférences seront proposées. La plupart des constructeurs proposeront des événements épars, pour présenter leur production, au travers de conférences de presse virtuelles. Mais il n’y aura sans doute pas de “prise en main” des objets comme dans un salon habituel.

CES 2021

On imagine mal des constructeurs payer le CES 2021 pour pouvoir exposer sur leur site, il faudra donc surveiller son calendrier pour trouver les dates correspondant aux conférences de presse si on veut suivre les événements. Certains constructeurs proposeront probablement des produits à tester en amont pour pouvoir mettre des images originales sur leurs productions phare et ne pas uniquement avoir un contenu issu de laboratoire.

Cette absence de CES 2021 est un coup dur pour cette industrie car en dehors des paillettes du salon à Vegas se jouent de nombreux contrats entre les marques et les acheteurs, c’est un lieu qui sert également d’échange et de rencontre. Là où on peut rencontrer certains ingénieurs, décideurs et dirigeants qui pèsent sur ce marché. Là où l’on tisse des liens et où l’on passe des contrats.

J’ai coutume de dire que le Computex est le premier salon de l’année, c’est là où l’on découvre les technologies qui seront présentées au CES dans des produits commerciaux. Il va sans dire que sans ces deux marqueurs forts cette année et l’année prochaine, il sera plus difficile de suivre le marché. Comme il va être plus difficile pour certains de faire leurs affaires.

C’est également un coup dur pour le salon lui-même, de nombreux exposants et les gens que tout cet événement emploie. Si je ne me fait pas trop de soucis pour la Consumer Technology Association, j’ai par contre rencontré des dizaines de personnes qui vont être durement impactées par cette suppression. Entre les acteurs locaux qui construisent les stands, les gens qui hébergent, nourrissent ou conduisent les visiteurs et qui sont souvent des gens hyper sympas… Il y a également des dizaines de petites entreprises qui cassent leur tirelire pour se payer un microscopique bout de stand au CES. Histoire de signer des contrats pour vendre des pièces détachées, des gadgets ou le prochain produit qui va faire fureur et que personne ne onnait.

L’autre grande question est bien sûr évidente, que va devenir la French Tech sans un passeport tamponné à Vegas ?

Le CES 2021 sera 100% numérique © MiniMachines.net. 2020.

Victus, le nouveau verre de Corning encore plus résistant

Difficile de faire l’impasse sur les productions de Corning dans le monde des objets mobiles. Que ce soit pour les tablettes, les smartphones ou les montre connectées, quasiment tout le milieu et le haut de gamme de toutes ces solutions emploient des verres de la marque pour protéger leur surface.

La promesse de la marque n’a pas changé depuis des années, proposer toujours plus de résistance aux agressions que subissent ces objets. Sa nouvelle gamme Victus promet encore plus de performance sur ces points par rapport au  Gorilla Glass de sixième génération actuel. En particulier dans la résistances aux rayures. 

Le Gorilla Glass Victus est censé résister deux fois plus aux rayures que la précédente génération. Jusqu’à 4 fois par rapport aux verres classiques “noname”. Cette annonce fait suite à des essais en laboratoire montrant les capacités de ce nouveau verre à ne pas se briser ou se marquer suivant des mesures précises. Le Victus ne se brise pas après une chute de 2 mètres sur une surface dure comme du béton. Dans les mêmes conditions de chute, un verre Gorilla Glass 6 de génération actuelle aura la même résistance que le Victus mais pour des chutes de 1.6 mètre seulement. 

Evidemment il s’agit de statistiques. Corning ne vous garantit pas que votre smartphone ou votre tablette pourra réussir à s’en sortir sans bobos après une chute de ce type à chaque fois. Simplement qu’elle a plus de chances de s’en sortir en moyenne… Mais il suffit d’une fois pour que la vitre de votre appareil soit brisée. Pour avoir vu la première génération de ces verres Gorilla Glass en action et leur apparition sur le marché puis leur lente évolution jusqu’au Gorilla Glass 6 et désormais le Gorilla Glass Victus, je dois bien reconnaître que l’évolution des verres Corning en terme de résistance est indéniable.

Victus
Ayant eu en main énormément de tablettes et de smartphones noname qui ne se penchaient pas trop sur la question de la résistance du verre préférant mettre n’importe quoi, voire du plastique, la pertinence de l’offre Corning n’est plus, pour moi, à démontrer. La marque continue d’ailleurs de distribuer ses technologies plus anciennes – et moins chères – pour équiper les marques noname. On peut ainsi trouver des tablettes ou des smartphones neufs en Gorilla Glass 2 ou 3 quand le haut de gamme international est livré en Gorilla Glass 5 et 6.

Les futurs engins équipés de Victus devraient faire leur apparition avec de nouvelles générations de machines. La marque n’a pas annoncé de date mais laisse entendre que ces verres devraient débarquer dans les prochains smartphones haut de gamme. Ceux là ouvriront la voie mais on devrait voir cette nouvelle technologie suivre dans tous les appareils haut de gamme : montres, tablettes et ultrabooks tactiles.

Reste que je me pose une question, pourquoi Victus ? Le mot signifie Vaincu en latin, cela veut t-il dire que la peur de voir son appareil se rayer ou se fendiller est vaincue ou que c’est la vitre qui finira par l’être tôt ou tard ?

Victus, le nouveau verre de Corning encore plus résistant © MiniMachines.net. 2020.

Akasa Maxwell Pro : plus d’infos sur le boitier Mini-ITX fanless

Le boitier Akasa Maxwell Pro n’a pas encore révélé tous ses secrets et on ne sait toujours pas quand il sera distribué ni à quel tarif. Mais la marque a levé le voile sur une partie de son fonctionnement depuis sa première présentation il y a quelques jours.

Akasa Maxwell Pro

Le Maxwell Pro a pour principale caractéristique de proposer une dissipation totalement passive du processeur qu’il embarque. Il permet ainsi de concevoir des machines de bureau absolument inaudibles avec des puces pourtant assez musclées puisque le Maxwell Pro encaisse jusqu’à 65 watts de TDP. 

Akasa Maxwell Pro
Un système de caloducs distribue la chaleur en provenance du processeur vers les parois du châssis. Là, les watts sont transférés vers le métal du boitier lui même et les ailettes diffusent la chaleur sur une grande surface d’échange. Ce qui est intéressant, ici, c’est surtout l’annonce d’Akasa d’une compatibilité avec plusieurs sockets avec un dissipateur pouvant se poser autant sur des sockets Intel que AMD.

Ryzen 4000 G-Series
Avec les annonces récentes d’AMD avec ses Ryzen 4000 G-Series où on découvre des puces 65 watts en 8 coeurs et 16 Threads et 12 Mo de cache associées à un circuit Vega 8 pour 65 watts de TDP et des versions un peu moins rapides en fréquences mais en, 35 watts de TDP, ce type de boitier va devenir très intéressant. La possibilité de se construire, à terme, une solution parfaitement passive et performante de ce type risque en effet de séduire pas mal d’utilisateurs.

Akasa Maxwell Pro

Si je saisis bien le mode d’installation du dissipateur de base, il peut se positionner sur une zone assez large de la carte mère Mini-IX. Ses 4 caloducs peuvent glisser autant sur le dissipateur processeur que sur les 4 supports fixés aux parois du Maxwell Pro. Ce qui permet un positionnement plus large. Cela ne veut pas  dire que toutes les cartes mères seront compatibles mais que vous pourrez choisir dans une assez vaste gamme de modèles. Certains resteront hors de portée à cause du placement de certains composants comme des dissipateurs ou de la mémoire vive qui pourraient empêcher le placement des caloducs. On se doute qu’Akasa a regardé ce que proposait le marché chez les différents fabricants de cartes mères pour proposer un système compatible  avec les habitudes des constructeurs.

Maxwell ProLe boitier mesure 280 x 209 x 110 mm et propose deux emplacements 2.5″ en interne en plus des stockages M.2 disponibles sur votre carte mère. Il est livré avec des caloducs pré-pliés, de la pâte thermique et deux jeux de fixation pour Intel et AMD.

Maxwell Pro

On ne connait pas le tarif de l’objet et je doute que Akasa puisse commercialiser ce Maxwell Pro à un prix aussi léger qu’espéré. Avec une production plus confidentielle que des grands fabricants et une réalisation totalement en aluminium et en cuivre, ce type de solution a un coût de production forcément plus élevé. Reste à savoir ce que vous allez vouloir privilégier. Le confort incroyable que propose un PC qui ne génère aucun bruit. Un PC qui pourra pourtant effectuer la totalité des tâches du quotidien ainsi que des travaux de retouche et de vidéo et même des jeux.

Avec un monde qui a, semble t-il, découvert les joies et les déboires du télétravail avec le COVID-19, un monde qui s’est retrouvé à partager son espace de vie familial avec la vie professionnelle, construire un poste inaudible et que l’on pourra rendre facilement invisible, c’est un investissement qui peut facilement valoir le coût.

Source : Akasa et Fanlesstech

Akasa Maxwell Pro : plus d’infos sur le boitier Mini-ITX fanless © MiniMachines.net. 2020.

Kuu A9 : un 14.1″ Celeron 3867U avec 16Go de ram et d’autres surprises…

Déjà le troisième portable de la marque Kuu. Si le premier modèle en 15.6″ embarquait une puce Core i5 assez ancienne, le second en 14.1″ avait choisi un Celeron très récent puisque toujours manquant à l’appel sur le site web d’Intel. Ce nouveau portable 14.1″ Kuu A9 fait un troisième choix mais ce n’est probablement pas le meilleur.

KUU A9

Le Kuu A9 embarque un Celeron 3867U, une puce récente puisque sortie en 2019 et faisant partie de la génération Kaby Lake Refresh. Mais un processeur malheureusement pas forcément à la hauteur de ce que l’on pouvait espérer de la part du fondeur. Ce Celeron est un double coeur et double thread cadencé à 1.8 GHz. Il profite d’une gravure en 14 nanomètres et de 2 Mo de mémoire cache. Son TDP est de 15 watts et il embarque un circuit graphique Intel HD 610 très performant en 2D et en vidéo.

C’est un processeur compétent et efficace pour des usages de bureautique, de multimédia et de web. Il saura également mener à bien la plupart des tâches de retouche d’images…. Mais c’est également une grosse déception par rapport aux puces Intel Celeron N4100 lancées à la fin de 2017. Avec 4 coeurs et 4 threads, les N4100 tournaient de 1.1 à 2.4 GHz, offraient 4 Mo de cache pour un TDP moitié moins gros avec 6 watts. Ils proposaient déjà le très compétent circuit graphique Intel HD 600. Autrement dit, le Celeron 3867U propose moins de cœurs, moins de cache et pas de mode Turbo pour deux fois plus  de consommation…

KUU A9

Cela se ressent en terme de performances puisque le Celeron 3867U est moins rapide en calcul que le Celeron N4100 dans les tests. En pratique cependant, en mono coeur il sera sans doute équivalent. Autrement dit, le Kuu A9 embarque une puce parfois moins rapide même si plus récente, que des machines plus anciennes. Cela n’aura pas spécialement d’incidence à l’usage si ce n’est sur les applications effectuant des calculs lourds. Par contre, la consommation de 15 watts de TDP face aux 6 watts du N4100 sera clairement visible en terme d’autonomie.

Le Kuu A9 n’en est pas moins intéressant par d’autres aspects et en particulier grâce aux éléments qui accompagnent le processeur : la machine propose 16 Go de mémoire vive de type DDR3 et un SSD M.2 (non identifié donc probablement en SATA 3) de 256 Go. Le trio devrait offrir des performances très convenables et pas mal de souplesse en terme d’usage.

Kuu a9

Mais ce sont surtout d’autres aspects qui retiennent mon attention sur ce nouveau design de 14.1″. L’écran est un FullHD avec une très bonne intégration dans le châssis grâce à des bordures fines de part et d’autre du cadre mais également au dessus. La marque reprend le concept de la webcam basse avec une intégration au pied de l’écran. Un choix pas forcément avantageux d’un point de vue angle pour filmer vos narines mais qui permet de ne pas avoir a intégrer l’oeil de la caméra au dessus de l’affichage. A noter que la webcam peut s’obturer physiquement avec un œilleton dédié. Cette intégration est excellente mais elle pose un petit problème, le Kuu A9 propose une dalle de type TN

KUU A9

Cela signe un écran aux angles courts plus très apprécié dans le monde mobile. Sur un 15.6″, cela ne pose pas forcément de soucis mais sur des machines pensées pour  être utilisées en mobilité constante, le recours à du TN pose un double soucis. D’abord, il n’est pas toujours aisé de retrouver l’angle parfait pour profiter de son affichage dans toutes les situations : Sur une tablette dans le train par exemple, on aura du mal à obtenir l’angle idéal pour une lisibilité maximale. Cela amène au second problème lié à ce type de dalle. Le TN demande souvent une augmentation sensible de la luminosité de la dalle pour compenser son rétro éclairage de base assez bas. Par rapport à un IPS, c’est souvent beaucoup moins lumineux et, là encore, cela pousse à la consommation de la batterie.

Autre point clé de cette machine, sa largeur de 36 cm intègre un clavier chiclet bord à bord qui exploite tout le potentiel de ce type d’intégration. Le clavier est rétro éclairé mais malheureusement uniquement disponible en QWERTY. La marque propose un jeu d’étiquettes pour coller sur les touches du clavier afin de retrouver un clavier AZERTY… ce qui gommera l’aspect tactile de la machine. Le pavé tactile est large et profond et l’ensemble est intégré dans un alliage d’aluminium et de magnésium pour proposer une finition haut de gamme.

La connectique est assez complète avec deux ports USB 3.0 Type-A, un MiniHDMI, un lecteur jack combo et un lecteur de cartes MicroSDXC. Il manque peut être un vrai lecteur de cartes SDXC et un port USB Type-C pour parfaite cet équipement. La connexion aux réseaux sera assurée par un Wifi5 classique associée à un Bluetooth 4.0.

KUU A9

Le Kuu A9 mesure 24 cm de profondeur et 2.5 cm d’épaisseur, il pèse 1.4 Kg et son autonomie n’est pas spécialement mise en avant une simple indication de 5 heures d’usage en vidéo… ce qui me parait assez peu. Combien d’autonomie en usage réel ? 3 heures ? 4 heures peut être ? C’est très loin des machines concurrentes.

A vrai dire je ne sais pas quoi penser de cet engin. Sous un Intel Celeron J4115, il aurait été plus séduisant qu’avec la puce actuelle. Mais c’est surtout son manque d’homogénéité qui me pose soucis. La marque a fait appel à des composants comme la mémoire vive et le stockage pour jeter un peu de poudre aux yeux sur le reste de ses fondamentaux. 16 Go de mémoire vive, c’est super mais si cela ne sert qu’à cacher le fait que l’affichage et la batterie sont faibles. Cela me fait penser aux offres de supermarché qui mettent en avant un élément précis comme une grosse capacité de stockage ou la présence d’un processeur spécifique et facilement identifié. Cela cache en général une suite d’autres composants moins efficaces… Ce Kuu A9 semble être une bonne affaire sur le papier. J’ai peur cependant qu’il ne remplisse pas bien sa mission. En proposant un usage mobile amoindri par une faible autonomie et un affichage peu adapté, le portable manque finalement d’attrait.

Evidemment à moins de 300€ pour une machine équipée en 16 Go de mémoire vive, on peut être tenté. Mais un bon PC, ce n’est pas uniquement une liste de composants techniques associés entre eux pour former un trio mémoire, processeur et stockage. C’est un ensemble qui doit commencer par une base cohérente. L’élément clé d’un ultraportable, c’est son affichage suivi de près par son autonomie, ses performances et son clavier. Le fait que le Kuu A9 soit livré avec une bonne partie technique avec un processeur récent même si ce n’est pas le meilleur,  beaucoup de mémoire vive et un bon stockage évolutif c’est évidemment un plus. Mais cela ne fait pas de cet engin une solution a recommander.

Le Kuu A9 n’apparaîtra pas dans les bons plans du site.

Kuu A9 : un 14.1″ Celeron 3867U avec 16Go de ram et d’autres surprises… © MiniMachines.net. 2020.

Pas de processeurs Intel 7 nano avant 2022

Le passage d’une finesse de gravure de 14 nanomètres à 10 nanomètres est encore en cours chez Intel  qui continue de distribuer des puces en 14 pendant que sa production en 10 nanomètres accélère lentement. Pour rappel, la transition vers du 10 nanomètres était prévue pour la fin de l’année 2016. Le 7 nanomètres est donc très anticipé, se profilant “si tout va bien” à 2022.

Intel 7 nanomètres
La finesse de gravure d’une puce est importante pour beaucoup de raisons, les principales étant la concentration en nombre de transistors sur une puce de petit gabarit. Plus vous gravez finement, plus vous pouvez concentrer de transistors. Le passage de 14 à 7 nanomètres permettant en théorie de doubler leur nombre sur une surface identique. Si on gravait les processeurs actuels avec la même finesse que les tous premiers processeurs, il faudra des dizaines de mètres carrés pour obtenir le même nombre de transistors.

Cela a un impact direct sur le prix des puces car les wafers, les “galettes” de silicium dans lesquelles on “grave” les puces peuvent dégager plus de processeurs dans le même format de base. Ce qui diminue leur coût. L’efficacité énergétique est également en jeu. Et, depuis que l’industrie a braqué son regard sur cette technologie1, le marketing en a fait son affaire. AMD, qui grave en 7 nanomètres ses coeurs Zen2, a donc pris la tête du podium face à Intel et ne se gène évidemment pas pour en faire un avantage commercial.

Intel se focalise pour le moment sur sa génération de puces Tiger Lake pour portables en 10 nanomètres qui embarqueront ses circuits graphiques Intel Xe et qui devraient être disponibles d’ici quelques mois. Ce sera leur seconde génération de puces 10 nano avec les puces Ice Lake. La prochaine génération de puces de bureau sera Alder Lake et n’est pas prévue commercialement avant 2021.

Repousser le 7 nanomètres de 6 mois, c’est à dire à 2022 au lieu de la mi 2021, signifie plusieurs choses pour Intel, à commencer par assumer sa seconde place sur cette technologie dans le monde des processeurs de PC grand public. AMD sera en 2022 dans sa troisième année de commercialisation de puces 7 nano, entérinant sa première place sur ce segment. Mais surtout le début de production de ces puces ne signifiera pas la disponibilité réelle des produits. Il faudra probablement compter sur une transition vers le 7 nano et une arrivée des produits vers 2023 dans le meilleur des cas. Et cela repousse d’autant le passage au 5 nanomètres également dans les projets du fondeur. 

Chez TSMC, qui grave pour AMD et pour Apple, cette date de 2023 est supposée être celle d’un passage au 3 nanomètres. Ce retard et cette concurrence ne sont pas au goût de la direction d’Intel qui annonce évidemment mettre les bouchées doubles après avoir identifié les problématiques rencontrées pour la production en 7 nano.

Pour le public, ce ralentissement plus que notable de la marque pourrait se traduire par des effets de bords intéressants à suivre. Une éventuelle baisse de tarif pour concurrencer AMD et ses Ryzen pourrait être envisagée à terme.

Pas de processeurs Intel 7 nano avant 2022 © MiniMachines.net. 2020.

Chuwi HeroBox : Le MiniPC Celeron N4100 fanless à 132€ !!!

 

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Mise à jour du 20/07/2020 : Le Chuwi Herobox est en promotion en vente flash à 132.30€ sur Amazon depuis un stock situé en France. Il suffit de cocher la case promotion sur la page produit. Le meilleur prix jamais rencontré pour cette machine efficace, inaudible et évolutive en stockage. 

132.30€Le prix tombe à 132.30€

Billet original du 2/01/2020 : Le Celeron N4100 est sorti en fin d’année 2017 ce qui commence désormais a dater puisqu’on amorce l’année 2020. Pour autant, les services rendus par ce Chuwi HeroBox n’en seront pas moins complets en terme de multimédia et d’usage classique.  Le nouveau MiniPC de la marque ne révolutionne pas vraiment le marché… à vrai dire c’est une simple évolution du Chuwi GBox de la marque annoncé en Mai… 2018.

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Le Chuwi HeroBox reprend le Celeron N4100 du GBox mais passe de 4 à 8 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage eMMC. Des composants en hausse qui vont vraiment aider la machine a offrir plus de performances et de services avec 8 Go de RAM sur deux canaux, le Celeron N4100 offre vraiment un meilleur potentiel d’usage dans ces conditions.

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Cette nouvelle version garde également la possibilité de recevoir un SSD M.2 SATA aux formats 2242 et 2280 en plus du stockage 2.5″ SATA 3.0 pour ajouter un disque mécanique ou un SSD supplémentaire à l’engin. Il sera parfaitement possible de démarrer le  système sur le SSD M.2 SATA pour améliorer les performances de l’ensemble, les solutions eMMC 5.1 embarquées étant en général plus lentes.

L’ensemble mesure 18.76 cm de large pour 13.83 cm de profondeur et 3.73 cm de haut dans un châssis à la forme particulière et facilement reconnaissable. On retrouve exactement le même design que le précédent modèle pour des dimensions identiques. La marque n’a pas vraiment cherché a se renouveler.

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Le matériel commercial de Chuwi laisse entrevoir un gros dissipateur en métal.. Il n’en est rien en pratique.

Le point intéressant dans ces choix étant que les précédents modèles de GBox étaient dépourvus de ventilation. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il s’agissait de modèles exemplaires parce que leur dissipation n’était pas spécialement réussie, mais ils fonctionnaient très correctement avec cette dissipation passive. Les températures du Celeron N4100 ne dépassaient jamais un seuil classique d’usage et aucun ralentissement n’étant perceptible en jeu ou en utilisation intensive. Pourtant, le travail de dissipation n’était pas spécialement luxueux avec juste une maigre plaque d’aluminium posée sur le processeur de l’engin, elle même enfermée sous la coque du châssis. Des évents d’aération situés au dessous et au dessus de la machine permettant d’aérer l’ensemble de manière suffisamment correcte à plat comme accrochée via son support VESA fourni.

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Le reste de la configuration reprend les connectiques précédentes avec un USB Type-C, deux USB 3.0 Type-A et un lecteur de microSDXC en façade. Deux ports USB 2.0, un VGA, une sortie HDMI 2.0 plein format, un Ethernet Gigabit et une prise combinant casque et micro sur la partie arrière. Le Chuwi HeroBox propose évidemment une connexion sans fil Wifi5 et du Bluetooth.

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Livré avec un Windows 10 activé, l’engin est prêt à l’emploi. Il est également compatible Linux et pourra recevoir vos distributions préférées. Annoncé à 200€ environ, le Chuwi HeroBox reprend le même tarif que l’ancien modèle tout en ayant doublé mémoire vive et eMMC. Le principal grief de la version précédente étant une mémoire vive insuffisante, ce nouveau MiniPC sera sans doute a surveiller de prêt. Il devrait être distribué en direct par la marque sur AliExpress, proposé par les différentes magasins exportateurs habituels mais également être mis en vente sur Amazon dans les semaines a venir.

On peut également s’attendre à un paquet de clones de cette machine dans les mois à venir.

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Chuwi HeroBox : Le MiniPC Celeron N4100 fanless à 132€ !!! © MiniMachines.net. 2020.

Test : MSI Bravo 15, un ultraportable Ryzen 4000 “gaming”

Le MSI Bravo 15 A4DDR est 15,6 pouces sous processeur Ryzen 4000 que la marque destine aux joueurs. Si ce type de diagonale n’a pas eu le droit de cité sur Minimachines pendant très longtemps, elles ont aujourd’hui suffisamment évolué pour y trouver leur place. Tout simplement parce qu’avec les changements techniques récents du marché, leur encombrement est désormais équivalent aux 14 pouces datant du lancement du Blog en 2012.

MSI Bravo 15

Pour créer ce portable, MSI a fait des choix techniques lui permettant de réunir de belles performances dans un budget assez serré. Avec un ticket d’entrée à 899€, le MSI Bravo 15 se présente comme un ordinateur orienté jeu. Une appellation difficile à comprendre si on compare directement cet engin aux autres machines de ce marché, en particulier les modèles les plus haut de gamme qui font très peu de concessions.

MSI Bravo 15

Le logo de la marque sous l’écran moulé dans l’ABS

Comment MSI peut t-il faire un PC orienté jeu à ce tarif quand ses concurrents, et le reste de ses propres machines sur ce segment, se positionnent à 500, 700 voir 1000 euros de plus ? La réponse est en réalité assez simple. Premier élément technique, le châssis n’est pas uniquement constitué de métal, une partie de l’engin est en ABS contrairement à beaucoup de portables de ce type.

MSI Bravo 15

Si le dos de l’écran et le repose poignet comme le pourtour du clavier sont bien en aluminium brossé et anodisé en noir, le dessous de l’engin comme les bordures de l’affichage sont en matière plastique. Un choix qui permet de faire des économies à la marque sans signaler forcément une baisse de qualité globale pour cette machine.

MSI Bravo 15

Le dos de l’appareil est également en aluminium brossé et on constate très rapidement le problème que pose ce revêtement noir. C’est un vrai aimant à empreintes de doigts et même avec le recours à des solutions de nettoyage régulièrement, la surface perd souvent de sa superbe. Un traitement oléophobique aurait été un plus.

L’autre point clé qui explique ce tarif, l’emploi d’une solution 100% AMD en interne. Avec un processeur AMD Renoir Ryzen 4000 gravé en 7 nanomètres d’un côté et un circuit graphique Radeon RX 5500M de l’autre, MSI profite à plein de la politique de prix assez généreuse de la marque pour baisser le tarif global de l’engin.

MSI Bravo 15

Plusieurs versions sont prévues : En France, on retrouvera principalement deux gammes de processeurs. La première avec un AMD Ryzen 5 4600H et un circuit RX 5500M équipé de 4 Go de GDDR6. A l’opposé, on pourra également trouver un modèle Ryzen 7 4800H, toujours avec la même Radeon RX 5500M mais cette fois-ci avec 16 Go de mémoire vive et une licence de Windows 10 installée sur son SSD de 512 Go. Ce modèle haut de gamme sera proposé à 1299€ prix public.

Le modèle que MSI m’a expédié est une version un peu à mi chemin entre ces deux engins. Il est livré avec un RYZEN 5 4600H, 16 Go de DDR4, 512 Go de SSD et une licence préinstallée de Windows 10 version Famille. Il est vendu à 1199€ prix public. Un tarif abordable et proche des solutions ultrabooks classiques malgré la présence d’un moteur interne capable de se comporter plus que décemment en jeu.

MSI Bravo 15

Toutes ces machines sont construites de la même façon et les choix opérés par MSI sont identiques. Malgré sa finesse relative, le Bravo 15 mesure 2,3 cm d’épaisseur, l’engin permet d’accéder facilement à ses entrailles pour opérer quelques changements.

MSI Bravo 15

Il faudra retirer 12 vis, identiques et cruciformes, pour décrocher le châssis bas de la machine. Une opération évidemment délicate mais sans réelle difficulté. En écartant doucement la coque en plastique du reste du châssis, le capot bas se retire très facilement. Le remettre ne sera pas plus compliqué.

MSI Bravo 15

Une fois ouvert, l’engin révèle des capacités évolutives intéressantes : la mémoire vive est montée sur deux slots SoDIMM DDR4 classiques en double canal. On pourra donc acheter n’importe quel modèle de Bravo 15 et le faire évoluer jusqu’à 64 Go de DDR4. Je ne sais pas si une telle évolution serait utile mais un passage à 32 Go au gré d’une promotion peut toujours être apprécié. Le Bravo 15 est ici monté en 2 x 8 Go de DDR4. De la mémoire signée Samsung pour un total de 16 Go. 

MSI Bravo 15

La partie stockage peut également évoluer. On retrouve pas moins de 2 slots M.2 2280 disponibles sous l’engin. Le premier est compatible NVMe et SATA 3,0 tandis que le second n’acceptera que les SSD NVMe. Il sera donc là encore assez facile de faire évoluer votre machine dés l’achat ou dans la durée. Le SSD embarqué est un KIOXIA PCIe NVMe aux performances très correctes. Le SSD atteint 3560 MB/s en lecture et 3000 MB/s en écriture sous CrystalDiskMark, des débits excellents pour un engin de cette gamme.

MSI Bravo 15
La carte Wifi6 et Bluetooth 5,1 sera interchangeable puisque montée là aussi sur un port M.2. Il s’agit ici d’une Intel AX200NGW en Wifi6 qui devrait convenir à la majorité des utilisateurs. Il est d’ailleurs amusant de constater qu’Intel parvient à trouver sa place dans cet engin 100% AMD par l’entremise d’une solution Wifi 802.11ax. Cette carte fonctionne d’ailleurs très bien, connectée à un routeur Wifi6, le débit dépasse les 1300 MBits/s en reception d’un fichier de 100 Mo environ. En émission, on est plus proche des 1200 MBits/s soit des résultats très concluants pour ce type de solution.

MSI Bravo 15

La batterie est connectée via une nappe et pourra également être remplacée au besoin. Il s’agit d’un modèle MSI BTY-M6K en 3 cellules 11.4v et 52.4 Wh de 4500 mAh. Une solution assez classique chez le constructeur. 

Les résultats en autonomie sont assez… contrastés. Si en usage léger, c’est à dire en lecture de document, travail bureautique simple de saisie ou en consultation de documents PDF, la machine oscille entre 6H30 et 7H d’autonomie. Du moment où l’on lancera un jeu exigeant jusqu’au moment où la batterie rendra grâce, il ne s’écoulera pas plus de 50 minutes. Si on outrepasse tous les gardes fous logiciels que MSI a mis en place pour forcer l’engin à accepter de jouer en qualité de jeu élevée en mobilité, on tombe sous l’heure d’autonomie. Le MSI Bravo 15 est un ordinateur portable et performant mais cela ne signifie pas forcément qu’il pourra concilier la portabilité et la performance pendant la même période.

En usage plus classique, Wifi allumé, pour surfer, écouter de la musique, lancer des applications classiques, on tablera sur une autonomie située entre 5H et 5H20. Les exploitations plus lourdes ont une forte incidence sur la batterie. Ainsi, le logiciel de retouche d’images Affinity Photo utilisé hors secteur, fait tomber l’engin à des autonomies situées entre 3 et 3 heures 30. Ces solutions, exigeantes en performances, pâtissent de toutes façons assez fortement d’un usage mobile puisque les composants sont bridés par le système.

La batterie étant amovible, on pourra facilement la changer en cas de besoin dans le futur. Il suffira de la décoller du châssis et de la remplacer par un modèle neuf. Des batteries de ce type se trouvent assez facilement en ligne.

MSI Bravo 15

Vient la partie calcul de l’appareil et le détail des choix de MSI pour encaisser la chaleur émise par le duo processeur et circuit graphique. Un gros travail d’optimisation du refroidissement avec un système élaboré de caloducs prenant en charge les deux puces AMD. Le dispositif est classique dans son fonctionnement mais très largement optimisé pour une efficacité maximale. Les deux puces sont couvertes par trois circuits de refroidissement indépendants pour convoyer la chaleur qu’elles dégagent vers les ailettes de refroidissement. Ainsi le processeur Ryzen d’un côté et le circuit graphique Radeon de l’autre, bénéficient d’un système de prise en charge intensive.

MSI Bravo 15

Le ventilateur de gauche récupère la chaleur de trois caloducs qui transmettent leur watts à des ailettes placées de manière à évacuer la chaleur vers l’arrière de l’engin. Le ventilateur aspirant de l’air frais depuis le dessous du châssis pour qu’il soit repoussé au travers de ces ailettes.

MSI Bravo 15

De l’autre côté, le ventilateur droit distribue la chaleur à deux séries d’ailettes pour maximiser au mieux son efficacité. 

MSI Bravo 15

Ainsi le ventilateur repousse de l’air à gauche et derrière le Bravo 15, une disposition qui permet d’éviter que l’appareil chauffe trop et trop vite. 

MSI Bravo 15

Cette double aération et assez efficace même si elle ne parvient pas forcément toujours à conserver l’engin toute la fraîcheur à un confort parfait d’utilisation. Comme vous le lirez plus bas, la machine a tendance à chauffer de manière importante au niveau de son châssis. Néanmoins ces contre mesures de refroidissement et une bonne gestion logicielle font que le Bravo 15 n’entre jamais dans une phase nécessitant une baisse drastique de ses performances pour compenser le surchauffe des composants.

MSI Bravo 15

Il n’y a pas et il n’y aura jamais de miracles en matière d’émission de chaleur, le corollaire d’une machine plus fine est forcément un accroissement des difficultés en terme d’évacuation des watts qu’elle génère. La solution trouvée sur le Bravo 15 est efficace mais n’empêchera pas l’engin de chauffer et de faire du bruit.

MSI Bravo 15

A l’ouverture, on note immédiatement la qualité et la robustesse de la charnière du Bravo 15. La partie écran s’ouvre sans difficulté et ne bouge pas ensuite. la charnière est souple mais solide et permettra sans doute une utilisation confortable même en voyageant.

MSI Bravo 15

Une fois ouvert on découvre un écran FullHD de 15,6 pouces qui semble assez classique mais qui cache quelques petites surprises. D’abord l’implantation est bonne avec des bordures assez fines et une empreinte proche voir équivalente aux 14 pouces d’il y a quelques années. Le MSI Bravo 15 mesure 35,9 cm de large pour 25,4 cm de profondeur. Il fait 2,3 cm d’épaisseur pour un poids total de 1,8 Kg. Ce n’est donc pas l’engin le plus compact du marché mais il fait partie de cette nouvelle génération de portables qui proposent de très bonnes performances dans un encombrement acceptable.

L’écran est un FullHD de type IPS avec des angles très ouverts et un traitement anti reflets plutôt efficace, un ensemble de points positifs pour la machine mais c’est surtout la fréquence de rafraîchissement qui est à noter ici. La dalle est capable de monter à 120 Hz et profite d’une compatibilité complète avec la technologie AMD Radeon FreeSync Premium. Un ensemble qui permet donc d’afficher des jeux de manière très fluide et très agréable en 1920 x 1080 pixels.

C’est probablement cet écran qui a décidé la marque à classer le Bravo 15 comme un portable « Gaming ». Il faut dire que la justesse des couleurs de l’objet n’est pas formidable et qu’il serait difficile de le positionner comme un ultraportable créatif. Il est un peu trop rouge et cela donne un affichage typiquement orienté « multimédia ». Un écran qui pousse les contrastes pour flatter les jeux et la vidéo. Mais beaucoup moins efficace pour un travail graphique.

Cela n’affectera bien sûr que les utilisateurs ayant une réelle volonté de faire de la création vidéo et photo. Ceux ayant une vocation professionnelle, qui ne sont donc pas vraiment la cible de cette machine, pourront au pire avoir recours à un écran externe de plus grande diagonale. Un écran de toutes façons quasi indispensable pour une utilisation pro et qui corrigera évidemment le problème. La luminosité est moyenne, autour des 300 nits. On sent parfois la dalle un peu à la peine face à un environnement très lumineux. L’engin sera sans doute plus à l’aise en intérieur qu’en extérieur.

MSI Bravo 15

Le clavier est très correct mais malgré la dalle de 15,6 pouces de diagonale, MSI n’a pas réussi à glisser de pavé numérique dans son engin. C’est un choix qui peut se comprendre et qui arrange bien les lecteurs de Minimachines. Soit la marque intègre un écran 16″ dans un châssis d’ancien 15.6″ avec un pavé numérique. Soit elle réduit la voilure et propose une dalle 15.6″ dans un châssis d’ancien 14″ mais n’a plus la place pour ce pavé numérique… Le choix se porte donc vers la seconde solution pour plus  de compacité.

Ce clavier chiclet est rétroéclairé uniquement en rouge et reste tout le temps très lisible. A vrai dire, ce clavier est une bonne surprise puisqu’il propose une frappe immédiatement agréable. On retrouve vite ses marques avec un pianotement doux et une course de touches qui se déclenche de manière efficace.

MSI Bravo 15

Chaque lettre s’attrape sans problème et malgré une espacement assez faible de l’ensemble, on ne commet rapidement plus aucune faute de frappe. Certains regretteront le positionnement en « profondeur » du clavier qui se positionne sous la surface du repose poignet dans un léger renfoncement. Au final, les appréhensions vis à vis de ce choix sont surtout théoriques. En pratique, cela ne change pas grand-chose lors de la prise en mains.

MSI Bravo 15
Le Bravo 15 pourra servir à jouer donc mais proposera également un clavier suffisamment efficace pour tous les travaux d’écriture classiques. Un plus pas désagréable au quotidien qui continue à construire un positionnement finalement plus large que la simple machine Gaming présentée par la marque. L’ensemble est efficace, propose une course de touche sensible.  Petite interrogation cependant, les touches de F1 à F12 sont bien présentes mais MSI a choisi de ne pas en tirer totalement parti. Certaines ont des doubles fonctions pour piloter l’affichage ou désactiver le pavé tactile mais beaucoup ne proposent aucun raccourci. Dommage.

MSI Bravo 15

Le pavé tactile pose plus de soucis pour être apprivoisé, entièrement en plastique lui aussi, il fonctionne de manière très confortable mais demande un temps d’adaptation. Quand vous pressez le pavé tactile, au-delà d’un certain poids, celui-ci va s’enfoncer légèrement dans une course d’un demi millimètre. Mais ce mouvement ne déclenchera pas de clic. Il faudra d’abord ressentir une résistance puis appuyer encore un peu plus fort pour entendre le bouton du clic résonner. Là, une action se produira à l’écran. Cela n’a rien de grave mais demande une certaine gymnastique d’apprentissage.

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La partie son est correcte même si, là encore, on sent quelques concessions techniques pour éviter de faire gonfler la note. MSI a beau ajouter des fonctions aux noms ronflants comme le Nahimic 3 Audio Enhancer, le son n’est pas exceptionnel.

MSI Bravo 15

Ça reste très correct mais le volume sonore est moyen, probablement parce que les enceintes sont dirigées vers le dessous de la machine. Une certaine spatialisation se fait entendre et dans l’absolu le traitement est suffisant pour tout type d’usages. Evidemment la qualité audio du Bravo 15 change du tout au tout en ayant recours au casque ou à un système audio extérieur.

MSI Bravo 15

On note cependant un bel effort d’intégration avec des enceintes montées sur une structure spécifique ayant pour rôle de rendre les enceintes indépendantes du reste du châssis grâce à des petits supports rouges qui absorbent les vibrations.

MSI Bravo 15

Le résultat ne se fait pas entendre spécifiquement mais évitera que toute la carcasse résonne quand un bruit sourd se fait entendre. On peut monter le son très fort et ne pas ressentir le moindre tremblement dans le châssis.

MSI Bravo 15

La webcam est tout ce qu’il y a de plus classique avec un enregistrement en 720P un poil sur-compressé et une nette tendance à cramer les parties claires. Par contre, le double micro fait un très bon travail de capture sonore. Pour avoir essayé la machine en conférence sur Zoom, l’ensemble des participants a constaté la même chose : une image juste correcte mais un très bon signal audio, net et détaillé.

MSI Bravo 15

La connectique est assez bonne avec sur la partie de droite un port jack audio stéréo combiné casque et micro, un ensemble de quatre ports USB 3.2 Gen1 constitué de deux paires en USB Type-A et deux autres paires en USB Type-C. Suit un port Ethernet Gigabit et pour finir un antivol Kensington Lock. Les prises sont intelligemment espacées pour être exploitées en parallèle.  A noter que les prises USB Type-C ne sont pas compatibles avec les fonctions annexes du format : Pas de sortie vidéo ou de charge au travers d’elles. Le positionnement est par contre assez bas sur le clavier ce qui pourra gêner des mouvements de souris autour de la machine.

MSI Bravo 15

Sur la partie gauche, on retrouve un port HDMI 2.0 plein format et la prise d’alimentation de la machine. Prise qui vient se placer sous l’ouïe de ventilation latérale, ce qui ne sera pas forcément toujours pratique puisque la machine va souffler en permanence de l’air sur le câble d’alimentation.

MSI Bravo 15

En parlant d’alimentation, celle-ci est assez imposante comme souvent avec ce type de machine. C’est une 19.5 volts pour 9.23 Ampères et 180 watts signée Chicony. Un modèle sobre et qui ne chauffe pas outre mesure.

MSI FULL LOAD

Branché au secteur, après une heure d’usage maximal avec les deux puces AMD exploitées au maximum, l’appareil chauffe sensiblement. Le processeur AMD Ryzen n’est pas le plus facile à dissiper puisqu’il atteint les 90°C en jeu. Le circuit graphique Radeon est, quant à lui, situé entre 79 et 80°C. Ce scénario est hypothétique, hormis en test, aucun programme ne demande autant à l’engin.

MSI Bravo 15

 

Le bruit généré est en rapport avec ces performances. Les ventilateurs tournent à plein et le bruit dépasse les 57 dB. Ce n’est pas insurmontable mais cela peut être usant à force. En mode jeu ou en usage lourd, il faudra recourir à un casque pour ne pas entendre cette ventilation permanente.

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En usage léger, le portable propose des températures classiques pour un engin de ce type. Cela est parfaitement utilisable et agréable pour pianoter des textes ou surfer. L’engin est alors tout à fait agréable avec des températures qui n’excèdent pas les 30°C. Parfait pour le traitement de texte, le surf ou la vidéo conférence par exemple.

MSI Bravo 15

Le bruit généré est alors bien plus faible avec 30 à 31 dB, il faut coller son oreille au MSI Bravo 15 pour l’entendre à peine ronronner. Quand le chipset Radeon n’est d’ailleurs pas sollicité, il arrive que la ventilation s’arrête totalement ou qu’un seul ventilateur ne fonctionne.

BRAVO 15 LEGER

En usage de jeu, sous Tomb Raider en FullHD par exemple, le portable se comporte finalement assez bien. les températures relevées sont situées entre 29 et 47°C. On note un déplacement de la chaleur par rapport à un usage au maximum des possibilités de tous les composants. Cela est dû à une plus grosse exploitation du circuit graphique et non plus à un usage à 100% du processeur et du circuit Radeon en parallèle. Le clavier est tout de même assez chaud avec 38 et 39°C relevés sur sa surface. Le repose poignets reste plus sage.

MSI Bravo 15

La machine ventile sensiblement également avec un relevé pouvant atteindre presque les 50 dB mesurés. L’engin encaisse donc assez bien la température de ses composants même si les conséquences directes de cette exploitation grèvent un peu le confort proposé par la machine.

Au niveau du clavier, les touches H et J au centre, la température atteint les 38°C. Les touches de fonction en haut à gauche atteignent les 47 °C. Le repose poignet est bien plus sage mais encore assez chaud puisqu’il dépasse les 29°C. Les trois sorties d’air peuvent également rejeter un flux constant et assez désagréable de chaleur. C’est typique d’un engin dédié au jeu dans ce genre de situation, on perd en confort d’usage évidemment mais cela va de pair avec les performances délivrées. Puisque cet usage est lié à une utilisation sédentaire, le recours à un clavier USB et une souris compensera cette problématique.

Le contrepoint de cette montée en chaleur sera ressenti d’un point de vue performances, le MSI Bravo 15 propose un moteur robuste pour tous les usages classiques avec, en plus, de belles possibilités de jeu. 

Je ne suis pas un grand fan des benchmarks mais pour cette machine 100% AMD il me semblait justifier d’en proposer. On a du mal à voir ce que peut donner ce couple Ryzen 4600H et RX5500M ensemble aujourd’hui. 

MSI Bravo 15 R15

CineBench R15 donne 1810 points, là encore un score très correct par rapport au marché. Le duo de puces AMD propose un score largement comparable à une solution Core i7 et GeForce concurrente.

MSI Bravo 15 HANDBRAKE

Sous Handbrake, il ne faut que 5 minutes pour passer une séquence UltraHD de 10 minutes en FullHD. C’est encore une fois très performant. 

MSI Bravo 15 AFFINITY PHOTO

Une macro sous Affinity photo sur un fichier de test issu d’un Reflex Canon en JPG se fait relativement efficacement. Le processeur AMD est bien sollicité, la partie graphique beaucoup moins. D’un point de vue création en général, le MSI Bravo 15 est un engin spectaculaire pour son prix. Il parvient sans problèmes à piloter un logiciel de retouches comme Affinity Photo avec une très belle réactivité. Même lorsque l’on ouvre des fichiers très lourds issus d’appareils photos Reflex haut de gamme et sans compression. L’engin réagit vite, reste efficace et ne fait pas monter dans les tours sa ventilation dès qu’on le sollicite un peu.

En montage vidéo, la machine sait également parfaitement piloter un logiciel comme DaVinci Resolve. Venir à bout d’un montage FullHD ne pose aucun souci au Bravo 15. Ni en manipulation des fichiers, ni en gestion des effets en temps réel ni en rendu global de son montage. Taquiner de l’UltraHD est possible mais on sent rapidement les limites de l’équipement embarqué par MSI.

En terme de création 3D, que ce soit sous Fusion360 pour concevoir un objet ou sous un logiciel de gestion d’impression 3D comme Cura, le processeur comme le chipset graphique suivent la cadence. Toute la machine permet de travailler la 3D sans soucis avec une réactivité très satisfaisante.

MSI Bravo 15 3D MARK

Sous 3D Mark en FullHD, les résultats sont également très corrects. Les scores sont dans la moyenne haute pour ce niveau de tarif.

MSI Bravo 15 GTA VMSI Bravo 15 WITCHER 3

En mode sédentaire, les performances relevées sont bonnes pour ce niveau d’affichage FullHD en jeu 3D. Sur des jeux “anciens” comme GTA V et The Witcher III sortis en 2015, les scores sont excellents en medium et parfaitement jouables avec les détails élevés. 

MSI Bravo 15 FortniteMSI Bravo 15 TR

 

Sous Fortnite ou Rise of the Tomb Raider, on dépasse en moyenne les 100 images par seconde en 1080P avec les réglages moyens, le passage à des détails hauts ou très hauts sont excellents. Meilleurs que sur des jeux plus anciens probablement grâce à des optimisations de moteurs techniques. 

MSI Bravo 15 Dirt Rally 2MSI Bravo 15 ANNO 1800

Dirt Rally 2 et Anno 1800, tous deux sortis en 2019, donnent des résultats plus contrastés. Le premier est très bien pris en charge avec une fluidité très appréciée dans un jeu où les réflexes sont de mise. Dans le second, qui emploie beaucoup d’éléments graphiques mais également pas mal de calcul d’affichages d’éléments disparates et autonomes à l’écran, le passage à un niveau de détails élevé le fait tomber sous les 40 images par seconde.

MSI Bravo 15 Farcry 5MSI Bravo 15 JEDI

Far Cry 5 comme Jedi Fallen Order donnent des résultats très corrects et une jouabilité toujours sans faille. le titre Star Wars est très agréable en Medium comme en détails élevés avec une fluidité qui dure tout au long de la partie. Les rares baisses à 60 images par seconde se font au cours de scènes épiques de bataille mais ne gênent en rien la jouabilité du titre.

Cela fait bien de cet engin une solution de jeu satisfaisante même si, évidemment, elle ne sera pas au niveau d’un portable ultra haut de gamme. On sent l’engin très à l’aise en réglages de détails moyens, moins lorsque l’on va chercher des fonctions très avancées. Certaines, propres à Nvidia, ne sont d’ailleurs pas toujours accessibles. Sur les derniers titres testés, plus récents, le nombre d’images par seconde a tendance à baisser de manière plus importante, mais même pour ces ces jeux, si l’on sait se contenter d’un affichage FullHD en détails moyen, on retrouve une très bonne expérience.

Les versions Ryzen 4800H du Bravo 15, vendues quelques centaines d’euros plus chères, peuvent être une alternative  intéressante à pendre en compte pour manœuvrer plus de titres dans un futur plus lointain sans subir de baisse de fréquence d’images.

On sent dans tous les cas que le fait de proposer 16 Go de DDR4 donne également du souffle à cette machine qui est très à l’aise en multitâche. C’est très agréable en solution double écran HDMI où l’on peut jongler avec de nombreux programmes sans que les performances n’en pâtissent. Les performances sont homogènes et agréables au quotidien tout au long des journées d’utilisation. Je vous déconseille donc de choisir une version 8 Go si vous n’avez pas l’intention de la faire évoluer vers 16 Go ou plus à terme.

MSI Bravo 15

En multimédia enfin, je vous passe la partie bureautique qui est évidemment survolée par cet équipement, le MSI Bravo 15 se comporte admirablement avec une belle réactivité à l’usage. On peut naviguer dans des films UltraHD et en profiter pleinement sur un écran externe avec la sortie HDMI.

Ces très bons résultats se conjuguent avec un comportement à l’usage très agréable pour l’utilisateur. Le processeur parvient à proposer un bon niveau de performances en continu. MSI a semble t-il choisi de limiter d’emblée une partie des capacités de calcul de son moteur pour proposer une expérience de jeu stable. Au lieu de tirer le maximum de ses puces dans une course au nombre d’images par seconde inutile, la marque a préféré créer des profils d’utilisation. Ce qui permet au Bravo 15 de tenir une cadence moyenne dans la durée, sans surchauffe des composants ni Throttling. L’idée étant qu’en proposant un nombre d’images par seconde suffisant dès le début d’un jeu mais sans aller plus loin que nécessaire, le portable peut proposer une excellente tenue de ses performances sans entrer en surchauffe et sans baisser d’un coup ses performances pour se mettre en sauvegarde. Cela a également un impact positif sur les nuisances de la machine. La chaleur est contenue et après une grosse heure de jeu la partie la plus chaude de l’engin, sous le châssis, reste sous les 50 °C. 

MSI Bravo 15

Reste que l’on a parfois l’impression que l’expérience est… mitigée. D’un côté, la machine se comporte bien dans un usage FullHD avec des performances très correctes qui remplissent le cahier des charges d’un PC de ce type. De l’autre, on a l’impression très forte que le processeur est sous exploité dans le Bravo 15. Le choix d’une Radeon RX5500M ne lui permet pas de libérer tout son potentiel en tant que solution gaming. Mais était-ce vraiment là le but recherché par les ingénieurs de MSI ? Je n’en suis pas si sûr.

Le Bravo 15 est peut être effectivement un PC pour joueurs. Mais peut être pas dans la même vision que l’on en a d’habitude. Le budget annuel consacré au jeu PC n’est pas si élevé chez tout le monde. Les profils sont très différents et l’image que l’on se fait d’un “gamer” en examinant des PC portables très haut de gamme ne correspond que très mal à la réalité.

MSI Bravo 15

Cet ultraportable se positionne comme un engin jeu de 15,6 pouces compact et performant pour le « grand public ». MSI a compris que le marché du jeu PC était celui d’une génération entière et que les gens qui s’équipent aujourd’hui ont souvent un passé de joueur. Pas forcément des « Hardcore Gamer »… mais des joueurs qui aiment bien lancer une petite partie d’un titre récent dans de bonnes conditions. Autour de moi beaucoup de joueurs ne jouent en réalité qu’à 2 ou 3 titres par an : Un jeu de sport collectif type FIFA où ils retrouvent des amis, un jeu d’aventure comme Tomb Raider ou Assassin’s Creed dont ils achètent toutes les versions et un titre plus intemporel. Ils jouent mais ce n’est pas leur seul loisir.

MSI Bravo 15

Est-ce que tout le public de joueurs PC va forcément investir dans un portable à 1500, 2000 ou 2500€ ? Evidemment, non. Le schéma du PC portable gaming sans concessions colle finalement assez mal avec la réalité du marché. La majorité des joueurs va plutôt choisir de réduire la voilure. Abandonner les rêves de titres 3D récents en UltraHD tous détails à fond et se contenter d’une solution plus abordable mais qui saura afficher très correctement les derniers jeux du moment en FullHD.

Et c’est là que le MSI Bravo 15 entre en scène. L’engin est proposé de 899 à 1199€ et permet de travailler comme de faire tourner des jeux 3D en 1920 x 1080 de manière très satisfaisante. Il aurait pu être plus efficace, offrir de meilleures prestations en échange de quelques centaines d’euros de plus. Mais MSI vise cette expérience avec d’autres engins de sa gamme.

Pour toucher un vaste public, ce positionnement tarifaire est finalement une alternative intéressante. Parce que le Bravo 15 peut venir à bout de toutes les tâches du quotidien, parce qu’il est capable aussi bien de faire de la 3D que de la 2D ou de la vidéo, il se pose finalement comme un bon PC familial. Pas forcément la machine « Gaming » la plus intéressante du marché mais un choix raisonnable pour un public touche à tout.

Le modèle testé SANS OS – MSI Bravo 15 (A4DDR-049XFR)
AMD Ryzen 5 4600H – 16 Go DDR4 – SSD 512 Go – AMD Radeon RX 5500M – sans OS
Disponible à 1049.99€ chez TopAchat

 

Le modèle testé  MSI Bravo 15 (A4DDR-047FR)
AMD Ryzen 5 4600H – 16 Go DDR4 – SSD 512 Go – AMD Radeon RX 5500M + Windows 10
Disponible à 1199.99€ chez TopAchat

 

Le modèle haut de gamme MSI Bravo 15 (A4DDR-046FR)
AMD Ryzen 7 4800H – 16 Go DDR4 – SSD 512 Go – AMD Radeon RX 5500M + Windows 10
Disponible à 1299.99€ chez TopAchat

Test : MSI Bravo 15, un ultraportable Ryzen 4000 “gaming” © MiniMachines.net. 2020.

Les AMD Ryzen Renoir dynamisent le marché portable “noname”

Tuxedo Computers ? KDE Slimbook ? Des marques que vous ne connaissez pas forcément mais qui lancent toutes deux des portables qui font un peu de bruit sur la toile. Pas grâce à une grosse campagne de pub matraquée mais en bonne partie parce que ces machines sont équipées de processeurs AMD Ryzen 4000.

Ces derniers mois, beaucoup de machines sous processeurs AMD Renoir sont apparues sur le marché… mais souvent avec quelques bémols. Certains constructeurs, par exemple, proposent des machines sous AMD 4000 en parallèle de solutions Intel Core. Mais les version AMD n’ont pas le droit aux mêmes options d’évolution en mémoire vive ou en stockage. Et cela sans réelles raisons techniques. Seuls les modèles Intel pouvant s’offrir les composants accessoires les plus haut de gamme. 

Cette situation est en train de basculer au fur et a mesure que le temps passe et que les marques se rendent compte de l’appétit du marché pour des solutions Ryzen 4000. C’est lent mais cela progresse de mois en mois et d’annonces en annonces. Un exemple comme le MSI Bravo 15 est assez clair sur cette approche des puces d’AMD. Mais les constructeurs qui ont le plus pris la température de ce qui est en train d’arriver, ce sont les petites marques qui travaillent à assembler les PC de fabricants ODM. Cela se ressent énormément dans leurs productions les plus récentes. Vous  êtes assez nombreux à m’avoir remonté ces nouvelles machines. Preuve que le marché est vraiment dans l’attente de nouvelles solutions.

 Tuxedo Pulse 15

Le Tuxedo Pulse 15 est un bon exemple de ce que les AMD Renoir sont en train de proposer sur le marché. Ils n’ont rien d’extravagant par rapport au reste de la concurrence mais ce portable 15.6″ moderne et bien construit offre une belle enveloppe de performances dans une enveloppe de prix contenue.

Tuxedo Pulse 15
Il s’agit d’un engin sous Linux équipé d’un processeur AMD Ryzen 5 4600H ou d’un Ryzen 7 4800H pour un prix de base sous les 900€. Son écran 15.6″ est un FullHD classique en IPS qui proposera une colorimétrie 100% sRGB. Il est entouré de bordures fines, ce qui lui permet de proposer un châssis assez compact. Avec 35.6 cm de large pour 23.4 cm de profondeur et 1.7 cm d’épaisseur, il se place au niveau des 15.6″ modernes des grandes marques. 

Tuxedo Pulse 15Tuxedo Pulse 15

Le Tuxedo Pulse 15 est configurable en mémoire comme en stockage. Il est possible de choisir plusieurs gammes de mémoire vive dans des capacités de 8 à 64 Go de DDR4. Le port M.2 interne pouvant accepter des SSD SATA 3.0 ou NVMe, il est possible de choisir de 250 Go à 2 To de stockage pou même de se faire livrer un engin sans SSD pour intégrer le sien. Le Wifi est par défaut un modèle 802.11ax associé à un Bluetooth 5.1 mais là encore le client final pourra choisir de ne pas se faire livrer ce type de carte si il veut choisir la sienne. 

Tuxedo Pulse 15

On retrouve une connectique très complète avec un port HDMI 2.0, un Ethernet Gigabit, un port USB 3.1 Gen1 Type-C avec Power Delivery, deux USB 3.1 Gen1 Type-A, un jack audio combo et un lecteur MicroSDXC. Le clavier peut être commandé en plusieurs langues dont un AZERTY Français. Le Tuxedo Pulse 15 est vendu sous Linux et une assez large selection de versions sont proposées pour accompagner la machine. 

KDE Slimbook

Le dernier KDE Slimbook reprend la même recette. Il s’agit d’un portable décliné en 14″ et 15.6″, piloté par une solution AMD Ryzen 7 4800H et proposé à partir de 899€ ou 929€ suivant les diagonales. Cette machine fait suite, sous la même appellation, à une série de solutions précédentes sous processeurs Intel Core sorties depuis 2017. L’appellation KDE vient du fait que cette société espagnole travaille en partenariat avec les développeurs de l’environnement de bureau KDE pour Linux.

KDE Slimbook

Cette année donc la donne a changé et la société a décidé de proposer un engin plus musclé que d’habitude. Passant de solutions tournant sur des TPD de 15 watts à un Ryzen 4000 en 45 watts. Les composants autour de cette puce sont les mêmes pour les deux diagonales avec une mémoire vive qui peut grimper jusqu’à 64 Go de DDR4 3200 et 2 To de stockage en SSD. Le tout est intégré dans un châssis en aluminium très classique. Ce dernier a été employé par plusieurs marques et signe clairement le recours à un fabricant tiers pour concevoir la machine.

KDE Slimbook

Là encore la KDE Slimbook joue sur la modularité avec différentes options de clavier dont un AZERTY Français et, évidemment, toute une liste de systèmes Linux : Ubuntu, Kubuntu, Ubuntu MATE, Linux Mint, KDE Neon et d’autres. Il est même possible de choisir une solution Windows 10 en double système. Les écrans affichent tous deux en Full HD avec, là encore, une dalle IPS garantissant une colorimétrie 100% sRGB. Le clavier est rétro-éclairé et la connectique encore une fois assez complète avec deux ports USB 3.0, un USB-C et un USB 2.0. On retrouve en outre une sortie HDMI et un port Gigabit Ethernet.

KDE Slimbook

Rien d’extravagant encore une fois, ce KDE Slimbook comme le Tuxedo Pulse 15 n’apparaissent pas comme des solutions miraculeuses mais au vu des prix demandés, du relief des marques et du niveau de services proposés, ils semblent parfaitement calibrés pour correspondre aux appétits actuels du public. Ce modèle de distribution plus local, assemblé sur mesures, semble également répondre à une demande de plus en plus précise de nombreux clients aujourd’hui. Ces engins ne répondront pas aux besoins de tous les utilisateurs mais la présence d’une solution AMD Ryzen Renoir assure un ensemble de performances suffisant pour un ensemble assez large d’usages.

Les AMD Ryzen Renoir dynamisent le marché portable “noname” © MiniMachines.net. 2020.

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 238€)

Mise à jour : Le Barebone est disponible à 238.64€ avec un code promo en suivant ce lien.

Billet original du 10 Juillet 2019 : Ce n’est pas le MiniPC le plus économique que l’on ait croisé. A 382.30€, il se pose plutôt dans la fourchette haute du genre. Mais ce tarif peut s’expliquer facilement puisque le Nvisen Y-MU-01 est plutôt très correctement équipé. 

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Il propose pour commencer un Core i7-8565U, une puce quatre coeurs et huit threads fonctionnant de 1.8 à 4.6 GHz avec 8 Mo de cache. Lancée au troisième trimestre 2018, elle fait partie de la galaxie des processeurs Whiskey Lake et embarque donc un circuit graphique Intel UHD 620. Cette puce performante affiche un TDP de 15 watts qu’il faudra donc dissiper activement. Le boitier est percé de part en part pour laisser circuler l’air au coeur de l’engin

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La puce du Nvisen Y-MU-01 peut gérer jusqu’à 64 Go de DDR4 et cela tombe plutôt bien car l’engin propose, et c’est assez rare, deux slots SoDIMM de mémoire à ce format. Il est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive mais pourra monter facilement à 16 ou 32 Go.

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Le stockage est composé par défaut de 128 ou 256 Go au format M.2. il sera secondé par un emplacement 2.5″ SATA standard pour ajouter un disque mécanique ou un second SSD. Aucune image de la connectique arrière n’est proposée, la fiche technique indique cependant que l’engin dispose d’une sortie HDMI 2.0 et d’une sortie DisplayPort pour gérer deux affichages en UltraHD.

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L’ensemble propose en tout quatre ports USB 3.0, deux ports USB 2.0, un port Ethernet Gigabit, un module Wifi4 et du Bluetooth 4.0 et des prises casque et micro. Le Nvisen Y-MU-01 mesure 13.6 cm de large pour 12.5 cm de profondeur et 4.3 cm d’épaisseur. 

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En l’état et malgré une promo avec le code BGqui font baisser le tarif de l’engin à 363€ dans le panier, cela reste une solution au tarif un peu trop élevé. Aussi je ne vous la recommande pas spécialement pour le moment. Mais l’engin est intéressant à surveiller. Parce qu’il est évolutif et qu’il embarque un processeur performant, cela pourrait être une belle surprise.

Découvrez le meilleur tarif du Nvisen Y-MU-01

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 238€) © MiniMachines.net. 2020.

Xiaomi Amazfit GTS : deux semaines d’autonomie (maj)

Mise à jour : La Amazfit GTS est disponible à 109.64€ chez Amazon aujourd’hui. Elle est revenu à 129.99€.

Si Apple n’est pas le premier à avoir proposé une montre au format rectangulaire loin de là, il faut être de très mauvaise foi pour ne pas voir la très claire inspiration de cette Amazfit GTS. Cadran métallique arrondi qui enserre un verre aux bords eux même recourbés, un unique bouton en forme de molette… les deux montres sont très proches en terme de design.

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Evidemment, il ne s’agira pas du même écosystème. La Amazfit GTS profitera d’une énième déclinaison du très bon système maison de Huami/Xiaomi pour présenter à l’écran ses données. Cela limitera les fonctions puisque ce système n’a pas de magasin d’applications mais cela apportera également un sacré bonus. En contrôlant tous les paramètres de sa montre et en la limitant à des fonctions contrôlées, la marque annonce deux semaines d’autonomie.

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Deux semaines entre chaque recharge avec une simple batterie 220 mAh et des dimensions très retenues, c’est un des points clé des nouvelles offres de la marque. La montre ne pèse que 24.8 grammes pour 9.4 mm d’épaisseur. Comme la Amazfit GTR, la nouvelle venue pourra donc se passer de la fastidieuse recharge journalière et évitera le problème d’un oubli de cette opération. Pas de miracle, pour obtenir cette autonomie record avec si peu de batterie, il faut désactiver certaines fonctions.

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La montre embarque, par exemple, une fonction GPS assez gourmande. L’activer pour un session de vélo ou une randonnée de quelques heures n’entamera pas trop l’autonomie de l’ensemble. Le laisser activer en permanence aura, par contre, un autre impact sur la vie de la Amazfit GTS. On passera alors de 14 jours à… 25 heures entre chaque recharge. Si on peut évidemment douter de l’intérêt de se positionner précisément pendant 25 heures d’affilée,1 on retombe dans une autonomie plus conventionnelle.

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Bracelet amovibles et châssis en métal anodisé

La partie logicielle proposera un ensemble de services très complet, outre le GPS cité ci-dessus, la Amazfit GTS offrira un suivi du rythme cardiaque avec un capteur de pulsation. Elle embarquera également une puce NFC2 et un module Bluetooth 5 LE. 

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Le boitier est évidemment étanche avec une garantie jusqu’à 5 ATM. Ce qui vous laissera le loisir de prendre une douche, faire la vaisselle ou même nager en eaux profondes jusqu’à 50 mètres sans soucis.

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Les fonctions classiques des Amazfit devraient toutes être au rendez-vous avec un écran 1.65″ 348 x 442  pixels AMOLED qui proposera 341 points par pouces. Un écran qui affichera l’heure, vous notifiera de vos divers messages et applications. Proposera un suivi de vos pas et de vos calories brûlées mais également des fonctions de suivi sportif (12 sports listés allant de la marche au vélo en passant par la natation, la randonnée ou la course). La montre est pour le moment en précommande en Chine, elle devrait y débarquer pour 899 Yuans soit environ 120€. 

Retrouvez le meilleur prix de la Amazfit GTS Sur Mistermatos

Xiaomi Amazfit GTS : deux semaines d’autonomie (maj) © MiniMachines.net. 2020.

Cooler Master MasterBox NR200 : un boitier Mini-ITX tout en longueur

Avec le MasterBox NR200, Cooler Master semble s’être souvenu qu’il existait trois dimensions exploitables dans un MiniPC. On peut jouer sur la largeur, sur la hauteur mais également sur la profondeur des châssis pour proposer des solutions convenant notamment à un public désireux d’embarquer une carte graphique au sein d’un PC.

MASTERBOX NR200

Avec ce MasterBox NR200, la marque fait des choix originaux, elle s’éloigne des designs de ses boîtiers Elite 1xx habituels qui ressemblent souvent à des cubes aussi larges que profond. Ses derniers MasterCase H100 étaient presque aussi hauts que profonds avec 31.2 cm de profondeur sur 21.6 de large et 30.1 cm de haut. Le nouveau venu est différent avec une profondeur qui passe à 37.2 cm pour 18.5 cm de large et 29.2 cm de haut. Un engin qui rappelle une tour classique et qui va permettre d’accepter plus d’évolutions internes.

MASTERBOX NR200

Le châssis est construit principalement en métal et en plastique. Détail original, Cooler Master va proposer des pieds à imprimer soi même pour adapter cet élément à vos goûts personnels. La marque propose des fichiers 3D à télécharger pour les imprimer dans la forme ou le coloris de votre choix. 

MASTERBOX NR200

Parmi les détails appréciables, on notera de grandes capacités d’ouverture puisque tous les panneaux peuvent être désolidarisés du châssis. Aussi bien la partie supérieure que les panneaux latéraux. La façade peut être également décrochée de la structure de base du châssis. La marque veut faciliter l’accès aux composants pour que les utilisateurs puissent assembler des solutions très imbriquées. La marque intègre également des supports avancés pour pouvoir glisser des systèmes de refroidissement à eau dans son boitier. Pour le reste de nombreux emplacements de ventilation sont disponibles : 2 modèles de 120 mm au dessus (1 pré-installé), un autre pré-installé à l’arrière en 92 mm, deux de 120 mm en dessous recommandés en cas d’installation d’une carte graphique et deux emplacements en 120/140 mm sur le côté.

MASTERBOX NR200

Enfin, le MasterBox NR200 permet des installations de carte-mères Mini-ITX mais également Mini-DTX, l’alimentation peut être installée sur l’arrière du châssis mais également sur l’avant de celui-ci pour libérer l’espace nécessaire.

MASTERBOX NR200

D’un point de vue évolutions internes, on retrouve un emplacement mixte pouvant accueillir au choix un stockage 2.5 ou 3.5 pouces. Un second emplacement uniquement 3.5 pouces et deux emplacement 2.5 pouces classiques. La partie supérieure propose deux ports USB 3.2 Gen-1 et un port jack stéréo combo pour casque et micro. On retrouvera également le bouton de démarrage de l’engin.

Bref, un boitier sobre et compact, relativement lourd avec 4.6 Kg sans même son alimentation. Il sera proposé en noir et en blanc pour une centaine d’euros très bientôt.

Cooler Master MasterBox NR200 : un boitier Mini-ITX tout en longueur © MiniMachines.net. 2020.

Palkia : un Chromebook double écran en approche ?

Et je ne suis pas sûr que ce soit une très bonne idée. Des Chromebooks double écran, pas plus que des PC Windows double écran d’ailleurs. Le  gain apporté par la fonctionnalité ayant bien du mal à compenser l’impact sur l’autonomie. 


Si l’utilisateur d’un PC classique en double écran y trouvera son compte pour des usages particuliers et en général liés à de la production, la plupart des acheteurs de ce type d’engins n’en ont un usage que gadget. On déploie des applications secondaires comme un lecteur audio ou un réseau social sur l’écran secondaire pendant qu’on conserve son écran principal pour des usages classiques. Sur les Chromebooks, la donne pourrait être différente, notamment si ces écrans secondaires sont tactiles. Cela pourrait permettre de mieux utiliser la logithèque d’applications Android sur ces engins.

Palkia

Le site 9to5Google annonce que des machines de ce type sont en route, probablement calquées sur les productions actuelles du marché Windows. Un appareil est listé dans le code source de ChromiumOS, le système d’exploitation des Chromebooks, sous le nom de code “Palkia”. Cet appareil proposerait un pavé tactile, un écran tactile et… un second écran tactile sur le même appareil. Un écran tactile correspondrait à l’écran classique, un autre serait positionné sur “la base”.

On peut imaginer beaucoup de scénarios autour de cette idée, de la solution double écran avec une dalle tactile pour remplacer le clavier physique par une solution virtuelle jusqu’à une version ChromeOS d’un Zenbook Duo d’Asus. On peut également penser à une solution avec un pavé tactile cachant un écran activable au besoin. 

Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée pour autant puisque si l’impact sur l’autonomie sera évident, l’usage réel le sera moins. Si la possibilité d’employer des applications Android semble appétissante, elle se heurtera sans doute à une ergonomie très discutable. On pourra lancer une partie d’Earthstone en douce sur son Chromebook en ayant l’air de travailler mais ce serait sans doute un des seuls avantages au format.

A moins, bien sûr, que des outils logiciels permettant de tirer partie des deux écrans apparaissent sur ChromeOS. Ce qui est une possibilité mais qui semble dur à concevoir avec un seul engin “Palkia” sur le marché.

Palkia : un Chromebook double écran en approche ? © MiniMachines.net. 2020.

AMD Ryzen 4000 G-Series, les APU Zen 2 pour MiniPC en approche

J’ai tendance a regarder AMD comme un sapeur face à Intel. Vous savez ces militaires qui creusaient des galeries sous les défenses ennemies en pleine bataille ou en plein siège pour pouvoir effondrer un bout de muraille et s’engouffrer dans la brèche. Avec quelques unités d’élite et bien placées, Zen et Zen 2, la marque a déjà creusé quelques brèches dans l’immense Citadelle.

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Zen 2, la gamme de Ryzen 4xxx,  a déjà été déclinée tout au long de 2019 dans une gamme de bureau très complète. AMD la déploie sur 360° avec des Athlons en entrée de gamme, des Ryzen pour une large partie de machines de bureaux et des Threadripper sur le très haut de gamme et les serveurs. Mais cette équipe de processeurs, toute large qu’elle soit, ne correspond pas vraiment à tous les usages. A la différence des Zen 2 de portables ou des propositions d’Intel, il ne s’agit que de processeurs classiques, dénués de circuits graphiques intégrés. Ils nécessitaient donc forcément le recours à des circuits graphiques externes pour intégrer un PC.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Cette nouvelle annonce de puces AMD Ryzen 4000 G-Series corrige le tir. Après avoir fourni des processeurs Ryzen 4000 à des constructeurs de portables pour avoir enfin un peu de visibilité sur le secteur, la marque envoie une autre équipe en direction des murs de son concurrent. Des puces AMD Renoir Zen 2 avec circuit graphique a destination des PC sédentaires. La mauvaise nouvelle étant que la marque ne vendra pas pour le moment ces APU aux simples particuliers.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Inutile de vous précipiter chez votre vendeur préféré, ces nouveaux Ryzen 4000 G-Series sont pour le moment réservés aux fabricants qui les intégreront dans des PC de bureaux classiques ou des MiniPC. La totalité de sa production ira donc vers les OEM pour un début de vie commerciale probablement situé vers la rentrée scolaire. Point clé de cette décision, elle permet à AMD de rester discret sur les prix. Sans commercialisation grand public, ces AMD Renoir n’ont pas de tarif officiel communiqué par la marque. Les prix dépendront beaucoup des quantités achetées par les différents constructeurs.  Autre point important à comprendre, si AMD officialise les nouveaux processeurs, elle n’a rien à nous mettre sous la dent. Il faudra attendre les premières machines pour avoir un comparatif de performances des différentes puces annoncées. Probablement d’ici la fin du mois d’Août.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Dans cette liste de “nouveaux” processeurs APU, on retrouve l’essentiel des capacités des solutions Renoir Zen 2 employées dans les portables sous AMD Ryzen 4000. Les puces G-Series mesurent toujours 156 mm² et sont montées sur un Socket AM4. Elles sont protégées par une plaque thermique adaptée à l’utilisation de solutions de dissipation de chaleur externes. Puisque les processeurs ne subissent ni la contrainte d’une épaisseur limitée, ni celle d’un travail sur batterie, leur consommation change également. AMD a augmenté leurs fréquences et leur TDP.

 COEURS/THREADSFREQ BASE/BOOSTCACHECOEURS RADEONTDP
AMD Ryzen 7 4700G8/163.6/4.4 GHz12 Mo865 W
AMD Ryzen 7 4700GE8/163.1/4.3 GHz12 Mo835 W
AMD Ryzen 5 4600G6/123.7/4.2 GHz11 Mo765 W
AMD Ryzen 5 4600GE6/123.3/4.2 GHz11 Mo735 W
AMD Ryzen 3 4300G4/83.8/4.0 GHz6 Mo665 W
AMD Ryzen 3 4300GE4/83.5/4.0 GHz6 Mo635 W

AMD Annonce une augmentation assez importante des performances par rapport à la génération précédente des mêmes puces pour un TDP équivalent. Tous les secteurs sont concernés, du programme créatif au jeu en passant par les usages classiques et les calculs lourds. Epaulées par un circuit Radeon, ces Ryzen 4000 G-Series se posent comme des outils capables de venir à bout de toutes les tâches.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Autre élément clé à noter, les TDP sont MiniPC-compatibles. Et quand je dis Mini, je ne parle pas de solutions plus ou moins biscornues ou épaisses que certains revendeurs vont sans doute nous proposer. Ces processeurs sont parfaitement exploitables dans des formats très compacts, même en versions 65 watts. Si on en juge par le travail mené par Intel sur des solutions comme le NUC Hades Canyon par exemple, ces puces AMD Ryzen 4000 G-Series sont tout à fait capables de venir se loger dans des châssis très compacts.

Intel NUC Hades Canyon

Le Nuc Hades Canyon embarque un processeur pouvant aller jusqu’à 100 watts de TDP, en silence

L’exemple du NUC Hades Canyon est celui d’un excellent – et probablement coûteux – travail de développement. Mais c’est un travail qui pourrait payer à moyen et long terme pour une société voulant s’impliquer vers ce type de produit. Avec un Ryzen 4000 GE en 35 Wats de TDP, ce type de solution pourrait offrir des performances très correctes en 2D, vidéo et 3D dans un encombrement minimal. Des versions 65 watts comme les AMD Ryzen 7 4700G répondront probablement à toutes les attentes d’un PC familial moderne, la compacité en plus.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Si un constructeur se plonge vraiment sur ce secteur, de Zotac à Acer en passant par Lenovo, Asus ou HP, il y a de quoi monter une gamme très intéressante de MiniPC performants, compacts et discrets en ventilation. Des engins de salon, des engins placés sous un téléviseur ou à intégrer dans un pièce à vivre du foyer sans la défigurer avec une grosse tour encombrante et bruyante.

AMD Ryzen 4000 G-Series

Avec ces nouveaux APU Ryzen en Zen 2, AMD propose des solutions convaincantes. Les versions 6 coeurs comme le Ryzen 5 4600G tient la comparaison avec les puces AMD précédentes en Zen+ en 8 coeurs. Les performances graphiques des circuits Radeon Vega devraient également proposer plus de puissance de calcul en 3D. L’idée étant de viser un marché classique où les utilisateurs visent une jouabilité fluide en 1080P sans rien d’extravagant ni en détails ni en fréquences.

AMD

AMD annonce également des Athlon qui reprennent les appellations d’Intel.

Une autre technique d’infiltration des cités assiégées a toujours été l’envoi d’espions déguisés en ennemis. On prend les plus braves et les plus agiles de ses soldats et on leur fait escalader les remparts en douce. De nuit et en toute discrétion, affublés des uniformes des assiégés, ils ont pour but d’ouvrir les portes ou de détruire des défenses imprenables. 

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AMD joue également à ce jeu avec ses nouveaux Athlons en reprenant les codes d’Intel : les modèles sont déclinés en Silver et en Gold au même titre que les Celeron de son concurrent. Pas moins de six nouveaux Athlon sont donc déclinés de la sorte. Ils devraient représenter l’entrée de gamme en APU de bureau sur cette génération de puces AMD Renoir.

 COEURS/THREADSFREQ BASE/BOOSTCACHECOEURS RADEONTDP
Athlon Gold 3150G4/43.5/3.9 GHz11 Mo365 W
Athlon Gold 3150GE4/43.3/3.8 GHz6 Mo335 W
Athlon Silver 3050G4/83.4 GHz6 Mo335 W
Athlon Gold PRO 3150G2/43.5/3.9 GHz6 Mo365 W
Athlon Gold PRO 3150GE4/43.3/3.8 GHz6 Mo335 W
Athlon Silver PRO 3125GE2/43.4 GHz5 Mo335 W

Des puces aux mêmes niveaux de TDP mais moins performantes sur de nombreux points, notamment parce que leurs circuits graphiques sont moins travaillés par AMD. Ils constitueront l’entrée de gamme de l’offre mais aussi à une vision plus industrielle. Les séries “Pro” engageant des fonctions de chiffrement et de gestion réseau plus complètes. Elles ne devraient pas apparaître dans les solutions grand public.

 

AMD Ryzen 4000 G-Series, les APU Zen 2 pour MiniPC en approche © MiniMachines.net. 2020.

Windows dans les nuages, une solution envisagée par Microsoft ?

Si les rumeurs d’un Windows décentralisé dans le Cloud existent depuis des mois, l’idée semble avoir pris une nouvelle ampleur avec un recrutement entamé par Microsoft découvert par ZDNet. Il y a encore beaucoup d’inconnues mais l’idée d’un service de bureau à distance fait clairement son chemin. Microsoft exploitant son service Azure pour proposer une solution de type DaaS1.

Au delà des aspects évident de mise en concurrence des solutions actuelles que proposent des acteurs de ce type de service comme Citrix ou VMWare, l’idée d’un Windows dans les nuages est un enjeu de taille pour Microsoft bien au delà de ces usages les plus évidents

Lenovo Chromebook S330

C’est, par exemple, un moyen efficace de contrer l’argumentaire des Chromebooks de Google et de leur sauvegarde permanente dans les nuages. Avec un système exécuté par une machine distante, un PC quel qu’il soit, pourra proposer le même argumentaire d’usage qu’un Chromebook tout en gardant la possibilité de piloter des applications locales variées suivant sa propre configuration. Une offre plus vaste puisque le fonctionnement pourrait s’étendre à des applications variées. Des services comme Office 365 mais également ces programmes tiers stockés sur un serveur distant et exécutés par ce serveur avec une puissance de calcul sans commune mesure avec celle d’une machine embarquée. Toute application pouvant tourner à distance dans les nuages, ouvrirait la voie à des usages plus complets du système de Microsoft. Le seul défi étant de faire en sorte que la connexion au réseau suive.

Cela résoudrait également un second problème de Microsoft. Celui d’une compatibilité bien plus facile entre son écosystème classique et d’éventuelles solutions ARM. Avec ce type de déploiement, lorsque les applications sont exécutées en ligne, il n’est plus question de x86 ou de ARM sur la machine qui travaille mais uniquement des capacités du serveur à piloter celles-ci. On pourrait donc exécuter n’importe quelle application Windows sur n’importe quelle machine. L’avantage des solutions ARM étant alors qu’il serait possible d’employer tout type de puce et pas seulement celles de Qualcomm, du moment qu’elles proposent une solide connexion Wifi et 4 ou 5G. La performance locale n’est plus le débat, seul compte la performance du serveur qui exécute votre programme.

Cela reste encore très hypothétique mais la capacité de Microsoft à faire évoluer son offre historique de vente de logiciels vers une solution de location de services dans les nuages est depuis longtemps amorcée. Rajouter un service supplémentaire pour assurer une transition transparente de ses solutions type Windows S vers une offre liée à la location d’un accès serveur à du sens économiquement parlant. Microsoft pourrait alors vendre des engins à des prix très abordables, voir  en financer une partie, en liant leur usage à un abonnement à ses services dans les nuages. On parle d’un “Windows Lite” depuis quelques trimestres maintenant, c’est peut être ce genre de solution qui est envisagée.

Windows dans les nuages, une solution envisagée par Microsoft ? © MiniMachines.net. 2020.

Rock Pi E : une carte avec deux ports réseau pour 24$

Radxa annonce une nouvelle carte de développement baptisée Rock Pi E. C’est une énième évolution de ses productions dans cette gamme déjà assez large. Ce modèle ne propose pas de sortie HDMI, l’idée étant de proposer une solution conçue avant tout pour des projets n’ayant pas besoin de cette interface comme des solutions domotiques ou de contrôle qu’on pilotera à distance via le réseau. Une sortie AVOUT est toutefois lisible au niveau de sa prise jack stéréo pour connecter un éventuel écran de secours mais la qualité ne sera sans doute pas formidable et l’usage de la carte n’est clairement pas là.

Rock Pi E D41P

La carte de  développement Rock Pi E mesure 6.5 cm de large pour 5.6 cm. Un format suffisant pour embarquer un SoC Rockchip RK3328 associé à 512 Mo ou 2 Go de mémoire vive. Le stockage est plus original avec la présence sur le PCB d’un socket eMMC et d’un lecteur de cartes MicroSD. Les deux pouvant être utilisés en même temps.

Rock Pi E

Mais le plus intéressant n’est pas là, si la carte ne propose pas de sortie vidéo, elle profite de l’espace ainsi libéré pour piloter deux ports réseau ainsi qu’un module Wifi et du Bluetooth. De telle sorte que dans cet encombrement minimal, on pourra gérer jusqu’à 3 réseaux différents. La Rock Pi E propose en plus un port USB 3.0, une sortie jack 3.5 mm audio et 40 broches GPIO. L’alimentation est confiée à un port au format USB Type-C dont c’est l’unique fonction.

Rock Pi E

Le modèle de base baptisé Rock Pi E D41P embarque 512 Mo de mémoire vive DDR3, un Wifi4 et du Bluetooth 4.2 pour 24$. Ce modèle sera suffisant pour piloter un serveur audio complet, par exemple. La version Rock Pi E D8W2 passe à 1 Go de mémoire vive DDR3 et son Wifi passe à un module 802.11ac toujours en Bluetooth 4.2 pour deux dollars de plus… Enfin, le Rock Pi E D8W2P rajoute une option PoE pour l’alimenter depuis un Ethernet pour 28$

A la base de chaque modèle, on retrouve donc un SoC Rockchip quadruple coeurs Cortex-A53 cadencé à 1.3 GHz. Les deux ports Ethernet ne sont pas égaux, le premier pourra piloter un Ethernet Gigabit tandis que le second sera limité à un 10/100 moins rapide. Les 40 broches proposent de piloter divers HAT et proposent des sorties alimentées en 5 et 3.3 volts pour divers projets.

Raxda propose des systèmes dédiés pour ses Rock Pi E avec, par exemple, un Debian 10 Buster et un Ubuntu 18.04 Bionic Server. D’autres solutions comme Armbian et OpenWRT sont également disponibles. La carte est très intéressante pour son prix, la possibilité de piloter divers réseaux est une bonne idée et ce type de carte peut ouvrir la voie à de multiples usages allant de la domotique à la réalisation de mini serveurs de surveillance réseau. 

Source : CNX Software

Rock Pi E : une carte avec deux ports réseau pour 24$ © MiniMachines.net. 2020.

Funkey S : une autre mini console de “collection”

La FunKey S ressemble beaucoup à une sorte de minuscule Game Boy Advanced SP, vraiment minuscule puisqu’elle ne fait que 1/6e de sa taille au final. Mais si la console de Nintendo proposait précisément cette taille, outre le fait qu’elle embarquait des composants plus encombrants à l’époque que ceux dont on dispose aujourd’hui, c’est que les ergonomes de la société avaient envisagé un encombrement minimal pour que l’objet soit pratique et agréable à tenir en main.

funkey S
L’équipe en charge du développement de la Funkey S ne s’est pas trop préoccupée de ce détail. C’est ce qu’on appelle une console de collection, il sera bien sur possible de l’utiliser pour jouer mais ce sera au prix de crampes dans les mains et d’une lisibilité pas géniale niveau jeu. L’idée est donc plus de balader sa console en porte clé une bonne semaine pour épater la galerie puis de vite la coller sous une cloche de verre sur une étagère. Pas vraiment d’y trouver son compte en tant que joueur.

funkey S

Annoncée pour Novembre prochain, la Funkey S est en financement participatif sur Kickstarter au prix de base de 62€. Pour ce tarif, vous découvrirez un écran de 1.54 pouces en 240 x 240 pixels. C’est un écran de type IPS mais c’est également un écran franchement très petit. A la fois en affichage réel et en définition. Il est piloté par une solution ARM Cortex-A7 cadencée à 1.2 GHz et propose 64 Mo de mémoire vive DDR2… Le stockage se fait comme d’habitude sur une solution externe avec un lecteur de cartes MicroSDXC compatible avec les solutions de 128 Go. 

funkey S

Sur le papier, la FunKey S est capable de piloter pas mal d’émulateurs dont des solutions NES et SNES, pas mal de Game Boy, les Sega Master System, Genesis et Game Gear, la PlayStation 1, l’Atari Lynx et d’autres. Une petite batterie de 450 mAh est intégrée mais l’autonomie n’est pas indiquée. On pourra la seconder avec une batterie externe puisque la recharge se fera au travers d’un port microUSB. Un minuscule haut parleur mono est présent et délivre une puissance de 0.5 watt. 

funkey S

Le système embarqué est un Linux sur mesures baptisé FunKey-OS avec un démarrage ultra rapide en 5 seconde et une sauvegarde automatique de vos actions quand vous fermez l’écran de la console. Les développeurs promettent de partager le code source de la console ainsi que celui des émulateurs employés (même si je doute que ce soit uniquement les leurs) sur leur page Github. Les schémas et autres composants employés seront également partagés. La marque veut même proposer les éléments pour imprimer votre propre châssis en 3D…

Et c’est probablement ce qui m’intéresse le plus dans cette Funkey S. Non pas l’objet lui même mais la possibilité de partir de cette base pour concevoir la console d’émulation de ses rêves.

Funkey S : une autre mini console de “collection” © MiniMachines.net. 2020.

Chuwi CoreBook Pro : un 13.2″ sous Intel… Skylake ?

Le Chuwi CoreBook Pro accumule les bons points techniques. Sa dalle de 13.2″ est intégrée dans un châssis aux bordures fines pour un ratio de 85% d’écran affiché dans le châssis. Un affichage qui présente le rare avantage d’afficher en 3:2 et non pas en 16:9 comme la majorité des machines. L’écran est une dalle IPS qui affichera en 2160 x 1440 pixels avec une colorimétrie annoncée comme 100% sRGB, une définition parfaite pour de nombreux usages et notamment l’écriture, le surf et  la programmation.

Chuwi CoreBook Pro

Le châssis du Chuwi CoreBook Pro est entièrement réalisé en aluminium avec une finition qui semble tout à fait correcte associée à des fonctions classiques. Si on met tout ces ingrédients face au prix demandé par la marque on comprend assez vite qu’il y a un truc qui cloche. L’engin a beau annoncer une configuration sous Intel Core i3, il est  proposé en prévente à 399$ avant de passer ensuite au prix de 499$ pendant sa commercialisation.

Chuwi CoreBook Pro

Problème, le processeur a beau être un Core i3, il s’agit d’un i3-6157U Skylake. Une puce lancée par la marque il y a quatre ans maintenant. Cela ne veut pas dire qu’elle sera incapable de faire quoique ce soit, au contraire, ce processeur est toujours assez solide. Il s’agit d’un double coeur avec quatre threads cadencé à 2.4 GHz et qui développe un TDP de 28 Watts. Il embarque un circuit graphique Intel Iris 550 encore assez convaincant.

Ce ne sera pas une machine haut de gamme en terme de performances et son objectif aujourd’hui sera de répondre à des besoins bureautiques et multimédia et guère plus. Pour le prix, c’est d’ailleurs un choix assez cohérent puisque de nombreux utilisateurs ne recherchent pas forcément des performances brutes énormes au quotidien en mobilité. Evidemment, on aurait pu espérer une puce Intel plus moderne comme un Gemini Lake Refresh aux performances assez proches mais moins gourmand en énergie. Ou un processeur AMD Renoir, par exemple… Mais il faut croire que les fonds de tiroir d’Intel sont encore moins chers que ces alternatives, ce qui permet de proposer un ultrabook moderne à un prix très accessible.

Chuwi CoreBook Pro

La mémoire vive sera de 8 Go de DDR4 associée à un SSD de 256 Go, on ne sait pas si ces éléments pourront évoluer. La connectique comprend une sortie USB Type-C “complète” c’est à dire avec possibilité de charge Power Delivery 2.0, le transport d’un signal Ethernet Gigabit et d’un signal vidéo DisplayPort. Un port USB 3.0 type-A est également de la partie ainsi qu’un lecteur de cartes MicroSDXC et un port jack 3.5 mm audio combiné casque et micro. Un port jack de charge est également présent.

Chuwi CoreBook Pro

Le Chuwi CoreBook Pro pèse 1.34 kg ce qui est bien pour un 13.2″ et propose une webcam, un clavier chiclet QWERTY classique, un pavé tactile et une paire d’enceintes stéréo. On n’a pas de détails sur le reste de l’engin comme le type de Wifi embarqué même si je pense qu’on restera sur une solution classique en Wifi5 avec un Bluetooth 4 ou 5.0. Pas d’infos non plus sur l’autonomie de la machine, le fabricant indique juste que la charge rapide en Power Delivery permettra de remettre d’aplomb la batterie de 0 à 60% en une heure de connexion au secteur.

Comme d’habitude, il est difficile de conseiller cet engin en l’état. On manque d’info et de recul sur son autonomie réelle, la qualité de son intégration, de sa charnière à son clavier en passant par la chauffe ressentie et la ventilation employée. Avec un petit AMD Renoir, ce Chuwi CoreBook Pro pourrait avoir les performances nécessaires pour en fait un engin multimédia très sympathique. Avec un Celeron Gemini Lake Refresh, cela pourrait être un très bon engin fanless… En l’état, il faudra juger sur pièces.

Chuwi CoreBook Pro : un 13.2″ sous Intel… Skylake ? © MiniMachines.net. 2020.

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