Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierLe journal du lapin

Un prototype de la première Apple Watch en céramique

Vu sur Twitter, un prototype d’une Apple Watch en céramique. Et visiblement, Apple avait décidé de la lancer au départ, avec la première version : elle date de 2014.

Pour rappel, la première Apple Watch n’a pas été proposé en céramique, uniquement en aluminium, acier et or. Sinon, sur ce modèle, on voit du lorem ipsum à la place des informations.



Petit test : les manettes NES pour Nintendo Switch Online

Cet été, Nintendo a fait une promo intéressante : les manettes NES pour Nintendo Switch étaient à -50 %, soit 35 € (avec l’envoi) pour deux manettes. Du coup, j’en ai profité.

Pour ceux qui ne le savent pas, Nintendo propose un service (Switch Online, 20 €/an) qui offre quelques fonctions intéressantes et un accès à pas mal de jeux rétro dans la console. Pour le moment, la liste comprend pas mal de jeux NES et Super NES, et les rumeurs parlent de jeux Game Boy pour bientôt. Et pour accompagner les jeux, la marque propose donc des manettes. Il y a un pack avec une manette de Super NES (30 €) et un second avec deux manettes de NES (60 € en temps normal, donc).

Les deux manettes

Je vais commencer par le principal défaut : la charge. Les manettes ne se chargent pas directement en USB-C comme la console (ou comme la version Super NES, d’ailleurs) mais comme des Joy-Con. Donc pour charger les manettes, il faut les insérer dans la console, à la place des Joy-Con, ce qui n’est pas très pratique. Point lié, les deux manettes ne sont donc pas identiques : il y a une manette gauche et une manette droite, avec des connecteurs inversés.

En charge, on n’est pas loin de « La Magic Mouse par le dessous »


Elles sont différentes

Une fois les manettes insérées, elles sont jumelées et fonctionnent comme des Joy-Con. Il y a des choses bien faites : la croix est bien orientée quand la manette est dans la console, par exemple (autrement dit, si vous mettez la manette de gauche, pressez la croix vers le haut va déplacer le curseur à droite). En réalité, les manettes sont reconnues par les jeux comme des Joy-Con, mais incomplets : pas de sticks analogiques, pas assez de boutons, etc. Pour cette raison, Nintendo indique que les manettes sont uniquement compatibles avec les jeux NES. A l’usage, c’est efficace et bien construit (j’ai eu des manettes NES en chinoisium, et la différence est flagrante) mais vu le prix, la question ne se posait pas. La latence en Bluetooth est par contre visible. Je ne suis vraiment pas un hardcore gamer, mais sur un Mario ou Kirby, on sent l’inertie, la latence. Ce n’est pas horrible et c’est probablement parce que j’ai joué aux versions d’origines (je suis vieux) mais c’est notable.

La manette apparaît dans la liste


On ne peut pas réassigner les boutons

Sur un Mac

La partie amusante, c’est sur un Mac. Parce que oui, ça fonctionne, comme sur tous les appareils avec du Bluetooth qui supportent le protocole HID. Il suffit de presser le bouton sync quelques secondes pour que la manette soit visible et la jumeler. Mais l’assignation des boutons peut tout de même poser des soucis. Premièrement, la croix directionelle est vue comme un hatswitch, et tous les programmes ne permettent pas de relier les directions à ce dispositif (Open Emu le permet). Dans pas mal de cas, les logiciels attendent en effet des axes X et Y, absents. Deuxièmement, la numérotation est bizarre : A et B sont 1 et 2, Start et Select sont 4 et 5 et les boutons L et R (absents des vraies manettes, mais utilisés pour les menus sur Switch) sont 9 et 10. Si votre émulateur/programme ne permet de gérer tous les boutons, ça peut poser des soucis.

Ça s’ajoute sans soucis


Quelques boutons, mais pas d’axes



Open Emu permet de gérer le tout

Une carte Wi-Fi dans un PowerBook 1400

J’ai décidé de terminer certains vieux brouillons et donc j’ai choisi d’installer du Wi-Fi dans un antique PowerBook 1400.

Le PowerBook 1400 est un Mac qui date de 1996 (il y a 25 ans quand même) qui était équipé d’un double emplacement PCMCIA (mais pas CardBus). Et donc il est possible d’installer une carte Wi-Fi de première génération, c’est-à-dire les modèles compatible 802.11b (11 Mb/s). Je suis parti de ce vieux tutoriel, qui explique bien les choses.

Pour le test, j’ai utilisé un PowerBook 1400 (un 1400cs/166 avec un G3 à la place du PowerPC 603) qui était déjà équipé d’une prise Ethernet interne. Question Wi-Fi, il faut une carte compatible et j’en ai sorti trois. Une carte WaveLAN (Orinoco) Silver, une Gold (enfin, une Silver mise à jour en Gold) et une Bronze. En pratique, je n’ai pu utiliser que la pseudo Gold. La Silver (flashée en partie en Gold) ne voyait pas tous les réseaux, et la Bronze affiche un message d’erreur.

Une carte Silver flashée en Gold


Question pilotes, il faut les pilotes Orinoco, qui datent de 2002 et prennent en charge Mac OS 8 et 9. Le tutoriel renvoie vers la page de la marque (qui n’existe plus) mais les pilotes sont disponibles sur cette page. Attention, les pilotes font plus de 1,44 Mo, donc c’est un peu compliqué si vous n’avez pas la possibilité de connecter le Mac à un réseau avant. C’est pour ça que j’ai utilisé un PowerBook avec de l’Ethernet : j’ai transféré le pilote directement en AppleTalk. L’installation est assez simple : on installe le pilote, on redémarre et c’est bon. Le point gênant du pilote, c’est qu’il ne supporte que le WEP, ce qui m’amène au paragraphe suivant : la configuration du réseau.



La carte voit les réseaux


La protection



La carte Gold : ça fonctionne


La carte Silver


Elle ne voit pas tous les réseaux


La carte Bronze


La carte Bronze amène un message d’erreur

Question réseau, donc, il faut un réseau compatible 802.11b – attention, les bornes récentes ne supportent plus nécessairement cette version de la norme – et protégé en WEP. Et ça, c’est un souci : en dehors du fait que c’est une protection assez faible, les appareils modernes ne proposent plus de l’utiliser. Et c’est logique : c’est un peu faible… Sur le coup, j’ai juste sorti une vieille borne AirPort Express 11n, compatible avec les macOS récents (pour la configuration) et utilisables en WEP (128 bits).

Une fois le réseau en place, ça a fonctionné : la carte Gold s’est connectée au réseau et après avoir fixé les adresses IP (par défaut, il ne cherchait pas le DHCP au bon endroit), j’ai pu me connecter. tim.org fonctionne encore, Google.fr plus ou moins, etc. Bien évidemment, c’est un Mac qui a 25 ans avec un OS et un navigateur complètement obsolètes, donc la majorité du Web est inaccessible. Assez bizarrement, l’AppleTalk ne passe pas en Wi-Fi ici : impossible d’utiliser mon partage réseau, alors qu’il fonctionne en Ethernet. C’est un problème assez courant, ceci dit.

Google

Reste la question de l’intérêt : le Web est inutilisable et l’AppleTalk ne fonctionne pas. En pratique, c’est nettement plus simple de tirer un câble Ethernet, et vu l’âge de la batterie et le poids du Mac, je ne le déplace pas.

Sony Mavica : les appareils photo qui enregistraient sur des CD

Au début des années 2000, Sony a eu une idée saugrenue : proposer un appareil photo qui stocke les données sur des CD. Il rejoint mon Agfa qui écrit sur des Iomega PocketZip (Clik!) et mon modèle qui utilise des disquettes LS-120 (Panasonic).

Le MVC-CD300 n’est pas le premier des Mavica à base de CD, ni même le premier Mavica – la gamme comprend des modèles qui utilisent des disquettes ou des Video Floppy, comme mon Kyocera ou mes Canon ION. Pour la qualité de l’image, disons qu’on est devant un appareil de 2001, ce n’est pas extraordinaire donc. Je ne vais m’étendre dessus, ce n’est pas la partie intéressante. De même, l’appareil contenait quelques photos sur un CD-RW, mais il faudra attendre le prochain Canard PC Hardware pour plus de détails.


L’appareil

Pour le stockage, assez bizarrement, il utilise des disques de 156 Mo, ce qui est une valeur plutôt faible. Les anciens CD de 8 cm que j’ai utilisé avaient une capacité supérieure. Le MVC-CD300 a tout de même une particularité dans la gamme : c’est la première génération qui utilise des CD-RW (donc réinscriptibles). Le CD1000, par exemple, ne gère que les CD-R. Après le CD300, Sony a sorti deux générations de plus (2002 et 2003). Pour la capacité, donc, Sony utilise des disques des 156 Mo. Généralement, les disques de 8 cm (3 pouces) ont pourtant une capacité de 185 Mo (équivalent 74 minutes) ou 210 Mo (équivalent 80 minutes). Avec mon RipGo, j’avais des CD-R de 201 Mo.

156 Mo


Le lecteur


Avec un CD-RW

Parlons prix. Dans cet article de DPReview, on voit les prix d’époque de 2001 : vers 80 $ (à la grosse louche) les 50 disques (CD-R), vers 140 $ pour 100, donc on va dire vers 1,5 $ le disque de 156 Mo. Nettement moins que les cartes de l’époque, donc, même si les cartes étaient réinscriptibles. Pour se donner une idée, chez Sony et à la même époque (août 2001), une Memory Stick de 128 Mo valait 150 $. En gros, les CD valaient 100x moins (à la grosse louche).

Un CD-R et un CD-RW


Un adaptateur fourni avec pour les CD 12 cm

La gestion des CD est quand même bien particulière : les disques doivent être initialisés, finalisés (pour une lecture dans un lecteur standard) et la compatibilité, à l’époque, n’était pas extraordinaire. Premièrement, les CD de 8 cm posent toujours des soucis. Certaines lecteurs slot-in acceptent les disques, mais ce n’est pas systématique et si Sony livrait un adaptateur pour les lecteurs de ce type, je vous conseille vraiment de plutôt trouver un lecteur avec un moyeu central (et donc à tiroir, probablement). Deuxièmement, l’appareil de Sony ne grave évidemment pas les CD en une seule fois : il travaille par paquets, avec un système de fichiers UDF. C’est un choix qui pose pleins de soucis, tant lors de l’utilisation de l’appareil que pour la lecture sur un PC. Typiquement, on ne peut pas effacer n’importe quel image sans faire tourner (beaucoup) le disque, le changement de taille ou la rotation nécessite de la place sur le disque (une copie est ajoutée, et rendue invisible) et la finalisation nécessite quelques Mo sur le disque. La finalisation ? Oui, parce que comme les disques utilisent l’UDF (en version 1.5) avec une VAT (Virtual Allocation Table), certains OS ne peuvent pas lire les disques. L’idée est de créer plusieurs tables d’allocations : quand un fichier est effacé, une nouvelle table est ajoutée, qui indique qu’il l’est. Prenons Mac OS X (oui, je reste dans la ligne éditoriale) : il faut attendre Mac OS X 10.4.11 pour que les disques des appareils Mavica soient lus correctement, et c’est documenté chez Apple. Il existait des solutions, mais il a fallu attendre un moment pour que ça fonctionne sans bugs. Plus largement, la gestion de l’UDF est toujours un peu compliquée, en fonction des OS.

macOS voit mal la capacité


Pleins de sessions avec ISOBuster


L’appareil est techniquement un graveur externe en USB.

Mais comment ça marche ?

A l’usage, c’est assez compliqué. J’ai d’abord testé avec un CD-RW de 156 Mo, fourni avec et qui contenait des photos, lisibles sur un ordinateur. Dans l’appareil, bizarrement, le CD-RW est bien reconnu, mais les photos invisibles. j’ai donc pris d’autres clichés, finalisés le disque (c’est globalement nécessaire) et mis le CD dans un lecteur externe à tiroir (oui, sur Mac avec les slot-in, c’est une mauvaise idée). Et bizarrement, je n’ai vu que mes clichés récents. Idem sous Windows, mais attention : avec ISOBuster (sous Windows), on peut voir toutes les sessions et donc les images effacées si le disque n’a pas été complètement réinitialisé.

L’interface montre le CD-RW


Finalisation


On peut voir les anciens clichés

Ensuite, avec un CD-R achetés sur eBay. C’est un Dysan de 193 Mo (une capacité un peu bizarre) acheté vraiment pas cher. L’appareil m’indique d’utiliser des CD Mavica au démarrage, et probablement à raison : j’ai tenté de prendre des clichés et de les relire… sans succès. macOS voit des fichiers JPEG en double et illisible. Bizarrement, dans l’appareil et sous Windows 7, ils sont lisibles. Aucune idée de la raison, mais ça fonctionne mal. Bonne nouvelle, on peut continuer à prendre des photos même avec un CD-R finalisés, mais on perd ~13 Mo à chaque fois. Question temps, l’initialisation prend une quinzaine de secondes, la finalisation environ 1 minutes et 20 secondes. Un passage dans ISOBuster (sous Windows) montre que la structure comprend pas mal de sessions et de pistes, ce qui permet de récupérer les données.

Il détecte les CD qui ne viennent pas de Sony


Initialisation


Sans finalisation, c’est illisible.


Avec, macOS n’aime pas


Windows 7 voit bien les images


Et la structure UDF est visible

La conclusion ? C’est un appareil amusant d’un point de vue historique, qui tentait une voie intéressante. Mais les défauts sont quand même rédhibitoires : c’est assez gros, bruyant, avec pa mal de contraintes pratiques à l’usage, comme l’obligation de le déposer (et idéalement de le brancher) pour finaliser. Et les choix fait sur la gestion des données, notamment sur l’UDF, limitent bien la compatibilité et peuvent poser des soucis. Qui plus est, c’est la seconde génération que j’ai ici, capable de travailler sur des CD-RW (donc réinscriptibles) alors que les premiers modèles se limitaient aux CD-R. Après cet interlude, certaines marques ont tenté la même chose dans les caméscopes (avec des DVD et même des Blu-ray) mais ça reste quand même une solution qui amène pas mal de contraintes par rapport à un disque dur ou une carte mémoire.

La cassette vidéo de présentation du Newton (avec des couleurs)

Il y a quelques années, j’avais parlé d’une cassette de présentation du Newton et j’avais expliqué que j’avais un souci : une image en noir et blanc. Depuis, j’ai trouvé un magnétoscope SECAM.

Petit résumé : au 20e siècle, tous les pays n’utilisaient pas les mêmes normes. En simplifiant, les États-Unis et le Japon utilisaient le NTSC, l’Europe en général utilisaient le PAL et la France utilisait le SECAM. Pour les autres pays… ça dépend, mais les pays de l’Est, par exemple, ont utilisé le SECAM, puis le PAL. Le but n’est pas d’aller dans les détails, mais mon problème venait d’une chose : le PAL et le SECAM sont assez proches, mais la gestion de la couleur n’est pas la même sur les cassettes VHS. Et donc lire une cassette vidéo SECAM sur un magnétoscope uniquement PAL donne une image monochrome, sans couleurs. En 2021, le problème n’existe plus réellement pour différentes raisons. Premièrement, la diffusion en analogique n’existe plus réellement (en tout cas dans nos contrées). Deuxièmement, un enregistrement dans un fichier devrait fonctionner à peu près partout, c’est tout de même assez standardisés. Même pour la diffusion numérique, si les normes changent selon les pays, les principales différences restent la fréquence d’image (on garde du 50i en Europe) et quelques réglages. Enfin, les appareils modernes sont mondialisés. Typiquement, un téléviseur acheté en France en 2021 va être compatible avec les normes des autres pays européens, alors que dans les années 90′, un magnétoscope belge n’était souvent que PAL.

Un dernier point sur les cassettes SECAM françaises. Il existe en effet deux méthodes pour enregistrer du SECAM sur une cassette VHS. La méthode utilisée dans tous les pays qui utilisent le SECAM (sauf la France) porte le nom de MESECAM. La méthode d’enregistrement dans ce cas est la même que pour le PAL : la sous-porteuse couleur (4,43 MHz) est « descendue » à 629 kHz avant l’enregistrement. Dans le cas des magnétoscope français (et donc des cassettes vidéo commerciales), la sous-porteuse est simplement divisée par quatre et multipliée à la lecture, avec une perte de qualité bien visible. En pratique, c’est assez évident : les cassettes VHS SECAM françaises sont qualitativement nettement moins bonnes que les variantes PAL. Ce qui amène à la cassette du Newton : elle est en SECAM, donc lisible uniquement sans la couleur sur un magnétoscope PAL.

J’en arrive au fait, l’enregistrement. Depuis, j’ai trouvé un magnétoscope correct qui prend en charge directement le PAL, le SECAM et même le NTSC. Et une fois relié à une carte d’acquisition correcte, on peut généralement recevoir les trois normes directement. Petit plus de l’appareil, un JVC HR-S7500MS, il dispose d’une fonction de transcodage intégrée. Comme les deux normes sont assez proches, on peut modifier le signal SECAM pour le sortir sous la forme d’un signal PAL. Du coup, j’ai décidé de (ré)enregistrer la cassette. Les captures comparent aussi (dans les premières) un enregistrement en SECAM sur un magnétoscope basique et la même cassette sur le mien, en SECAM et en SECAM transcodé en PAL. Et on voit quand même qu’un bon magnétoscope amène du gain (un peu).




SECAM (sur un vieil appareil)


SECAM en direct


SECAM transcodé en PAL


SECAM (sur un vieil appareil)


SECAM en direct


SECAM transcodé en PAL

Sinon, je vous mets la vidéo. Ce n’est pas certain qu’elle reste ici en permanence : la version monochrome (il y a 5 ans) avait été supprimée de YouTube.

« Alternate Disk », la fonction abandonnée du Finder encore présente dans la documentation

En regardant un livre qui présentait des astuces sur le Macintosh, je suis tombé sur un truc : l’histoire de l’Alternate Disk. Il s’agit d’une fonction du Finder qui a disparu un peu avant le lancement du Mac (en 1984) mais qui était encore présente dans la documentation.

La première question est simple : mais c’est quoi ? Une fonction qui permettait de copier facilement des données entre deux disquettes. Il faut bien prendre en compte le contexte en 1984 : le Mac n’avait qu’un lecteur de disquettes par défaut et la copie entre deux disquettes était donc un peu compliquée. L’idée de l’Alternate Disk était de proposer un lecteur virtuel, toujours présent sur le bureau, comme mémoire tampon. Donc pour copier des données d’un disquette à une autre, il fallait copier les données dans l’Alternate Disk (virtuel), éjecter la disquette, insérer la nouvelle disquette et copier les données depuis l’Alternate Disk. Selon le livre, la technique était un peu compliquée et a été supprimée du Finder avant le lancement.

Selon cet article, c’est Steve Jobs qui trouvait le processus compliqué et peu intuitif (ce qui semble globalement le cas). Il faut noter que la fonction porte le nom Alternate Disk, mais que le disque lui-même porte parfois le nom d’(Unknown Disk) ou d’<anonymous>.

Et dans la doc’ ?

Dans certains cas, la documentation contient des références à l’Alternate Disk. L’endroit le plus évident, c’est la documentation (papier) du Macintosh, mais ça va dépendre de la version. Dans les révisions récentes, comme ici, l’Alternate Disk n’existe pas. Ou plus exactement, on ne peut le voir que dans quelques images (page 75, 95 et 151).

Dans le manuel classique (page 75)

Dans le manuel classique (page 95)

Dans le manuel classique (page 151)

Mais dans la première révision (visible ici), c’est différent. L’Alternate Disk est présent sur toutes les captures et la page qui explique comment copier d’une disquette à une autre (68) contient bien les explications liées à l’Alternate Disk. De même, la copie d’une disquette (complète) passait par là aussi (page 81).

Page 12

Page 68

Page 81

On trouve aussi la fonction dans la disquette Guided Tour for Macintosh mais sous le nom (Unkown Disk).

Et ça donne quoi ?

En pratique, on peut (presque) tester avec un émulateur. Il faut soit la disquette Guided Tour for Macintosh, soit un émulateur qui support le Twiggy. Avec ce vieil OS, d’ailleurs, la fonction se nomme <anonymous>. Dans les deux cas, ça passe avec Mini vMac 128K (la version pour le premier Macintosh). Dans les faits, on peut copier vers l’Alternate Disk, mais ça plante dans l’autre sens. Et même chose avec la version Twiggy : des messages indiquent que ce n’est pas possible.

Dans le Guided Tour

Ca plante à la copie

Dans la version Twiggy

Let’s Play Apple Pippin : Blender, The Pop-Culture Magazine on CD-ROM

Il y a un peu plus d’un an, je parlais de jeux Pippin découverts. Depuis, j’ai des recherches automatiques sur le sujet, et je suis tombé sur un des trois, best of Blender, avec une surprise.

Petit résumé : Blender était un magazine américain vendu avec un CD-ROM, une sorte de magazine interactif, quand le mot multimédia était à la mode. Et sur le CD du best of de 1996 (a priori), on trouve une mention de la Pippin.

This disk is Mac, PowerMac and Pippin compatible.

Compatible Pippin ? Nope.


Ce CD a le bon dossier mais ne démarre pas

Le twist, ici, c’est que ça ne fonctionne pas. Je l’avais noté à l’époque avec l’ISO qui est sur archive.org : le disque ne contient pas de fichiers d’authentification et il ne démarre pas, même sur une Pippin dotée d’une ROM qui désactive la protection (ou avec le programme Kickstart). Visiblement, la structure du système de fichiers ne permet pas le démarrage. Mais il y a un second twist.

Avec mon disque du best of, j’ai aussi reçu plusieurs autres CD. Les volumes 1.4, 1.5, 2.2, 2.3 et 2.4. Et en regardant, par acquis de conscience, ce que contenaient les disques, je me suis rendu compte que le volume 2.4 (dédié à Metallica) contenait les fichiers pour démarrer sur Pippin. Il y a un System Folder et le nécessaire, mais pas le fichier d’authentification. Et après un essai sur une console avec Kickstart, ça démarre. La pochette du disque ne l’indique absolument pas, par contre. Je suis allé vérifier avec une ISO du volume 2.5 (le suivant) mais il ne contient pas les données nécessaires : ça se limite à ce disque.

Le volume 2.4


Il ne parle pas de Pippin


Ce CD démarre

Avant de vous montrer le résultat en vidéo, quelques réflexions. La console de Bandai est sortie aux Etats-Unis fin 1996, mais de façon assez confidentielle. Les rumeurs indiquent que le modèle @World (noir) n’a pas dépassé les 10 000 ventes et vu la rareté aux Etats-Unis – la majorité des consoles que j’ai vu étaient en vente au Japon -, c’est même probablement exagéré. La présence de la compatibilité Pippin dans un magazine nord-américain est donc plutôt étonnante, surtout que le programme ne fonctionne tout simplement pas sur une console du commerce. Je pense vraiment que je suis le premier à le lancer, en dehors de ses créateurs : sa présence n’est pas indiquée et il demande une console avec une ROM qui n’a pas été distribuée aux Etats-Unis et qu’on trouve uniquement de temps en temps dans des consoles de développement ou a priori dans le modèle européen de Katz Media. Je suppose que le projet a été lancé avant le flop de la console, ou que le développeur était vraiment fan d’Apple.

Question technique, c’est assez fluide, mais comme pas mal de magazines de ce type de l’époque, l’interface est envahissante. Impossible de passer rapidement certaines zones, par exemple. La partie audio est assez horrible, et pas uniquement à cause de mon enregistrement. D’habitude, je dois passer dans l’entrée micro de ma carte son, mais là c’est bien trop fort (et le son est mauvais de base), donc après ~3 minutes je suis passé sur l’entrée ligne. Mais ça ne change pas réellement le problème : c’est trop compressé au départ. Pour le contenu, ça reste assez moyen, pour les jeux c’est essentiellement quelques secondes de gameplay moisi, pour les films un bout de bande-annonce en timbre poste avec quelques mots des journalistes, etc. En 1996, ça devait impressionner, mais en 2021 c’est complètement vide. Mais bon, c’est assez visuel et pour l’époque, ça devait ressembler au futur.

Quelques (autres) essais avec des Super VHS commerciales

Il y a quelques années, j’avais parlé de S-VHS commerciales, avec deux exemples américains. Depuis, j’ai trouvé un magnétoscope S-VHS français (et c’est pratique) et deux S-VHS commerciales intéressantes.

J’avais expliqué le principe des S-VHS, mais pour résumer, la bande passante dédiée à la luminance (l’image elle-même) passe de 3,4 à 5,4 MHz, ou de l’équivalent de 240 lignes à environ 420. Typiquement, sur du NTSC, on a (presque) les 480 lignes du signal complet et on se rapproche d’un LaserDisc. Par contre, à la différence de ces derniers, la chrominance (les couleurs) et la luminance (l’image) sont séparés et généralement transmis à travers une prise S-Video.

Dans la pratique, les magnétoscopes S-VHS restent rares et, de façon assez logique, les cassettes préenregistrées le sont aussi. Il y a les quelques cassettes S-VHS de Super Source Video au Etats-Unis (j’en ai deux), et c’est à peu près tout. Mais avec un peu de recherches, j’en ai trouvé deux autres. La première, j’en avais parlé : il s’agit de la S-VHS de Point Break en version allemande (Gefährliche Brandung). Cette S-VHS PAL était en fait livrée avec des magnétoscopes JVC et c’est bien visible sur la cassette elle-même, aux couleurs de JVC. J’ai acheté la VHS française (SECAM) du même film pour comparer, et il n’y a pas photos, même sur des images fixes après acquisition.

Les deux cassettes


La S-VHS allemande


Une cassette JVC

Première différence entre la S-VHS (qui est une sorte de cassette promotionnelle) et la VHS française en SECAM, les pubs. 7 minutes de publicités avant le film, une jolie vidéo sur le LaserDisc à la fin. La seconde, assez bizarrement, c’est 5 bonnes minutes de différence, ce qui implique probablement un montage un peu différent. Pour la qualité, c’est flagrant. La cassette SECAM française est vraiment un cran en-dessous, c’est flou par rapport à la S-VHS. Les captures le montrent, et c’est extrêmement visible sur la netteté et sur les textes. En mouvement, c’est aussi flagrant, mais plutôt sur un cathodique (et YouTube ne me laisse pas uploader facilement des extraits de films).

VHS


S-VHS











La seconde cassette, c’est Akira. C’est une S-VHS japonaise trouvée sur l’équivalent du Bon Coin local il y a un moment. Je n’ai pas trop trouvé d’informations sur cette version, mais un site japonais en parle : elle a été éditée par Bandai Home Video pour la sortie du film dans d’autres territoires en 1989, donc a priori c’est la même version que la version sortie en France. Le numéro de la cassette (BSES-001) semble indiquer que c’est la première (et peut-être dernière) S-VHS de Bandai. La cassette n’est pas dans un état parfait : j’ai quelques moment ou je perds l’image au début.

Deux VHS, un DVD


La S-VHS japonaise


La S-VHS

Là aussi, j’ai comparé à une VHS française (SECAM) et un vieux DVD français, et la cassette S-VHS offre une image vraiment sympathique. C’est vraiment plus détaillé que la cassette SECAM française, et c’est très visible sur la capture de la moto : le texte est lisible. Le DVD est évidemment un cran au-dessus, mais le master n’est pas le même (c’est visible sur certaines images). Là encore, pour l’époque, le gain est intéressant. Je n’ai pas de LaserDisc pour comparer, mais la S-VHS doit donner à peu près le même résultat.

S-VHS


VHS


DVD


S-VHS


VHS


DVD


S-VHS


VHS


DVD


S-VHS


VHS


DVD


S-VHS


VHS


DVD


S-VHS (en japonais)


VHS (en japonais)


DVD (en anglais)

La conclusion, c’est que les S-VHS permettent un gain bien visible en qualité, et que ça reste dommage que ce type de cassette soit vraiment rare. Bon, il faut aussi prendre en compte que je compare du PAL et du NTSC à du SECAM pour des raisons pratiques, et que la norme française donne des résultats très moyens en VHS dans l’absolu (moins bon que du PAL ou du NTSC, justement).

Un iPhone 11 un peu tordu

Vu au Japon sur Mercari (une sorte de Le Bon Coin local), un iPhone 11 Pro Max avec un truc un peu particulier : une  mal aligné (pomme pour ceux qui n’ont pas un produit Apple).

Le vendeur demande 300 000 ¥, ce qui est… beaucoup (pas loin de 2 500 €) pour un appareil certes rare, mais juste mal vérifié en sortie d’usine. Il indique que l’appareil fonctionne parfaitement en dehors de ce problème cosmétique amusant.




elle n’est ni droite ni centrée

Les erreurs (presque) corrigées d’Aliens

J’aime bien Alien (et plus particulièrement Aliens), et si vous me suivez, vous le savez probablement. Et récemment, j’ai découvert un truc rigolo dans le film : une tête de technicien dans le champ. J’ai donc sorti les DVD et Blu-ray pour vérifier ça. Et au passage, pour parler des erreurs corrigées.

Parce qu’il n’y a pas que Lucas qui corrige ses films : dans l’édition Blu-ray (2010), Cameron a corrigé quelques erreurs. Le côté bizarre de la chose, c’est que dans les DVD livrés avec le coffret Blu-ray, les erreurs ne sont pas corrigés, donc le master est probablement plus ancien. J’aurais bien sorti les VHS, LaserDisc and co. mais en fait, les erreurs sont présentes dans les DVD (et donc avant aussi).

Commençons par les erreurs, du coup. Dans une scène qui se passe vers 1:32 (Blu-ray), Ripley essaye de casser une vitre avec une chaise. Et avant le Blu-ray, les traces de l’impact sont déjà présents. On peut supposer que la scène a été tournée une seconde fois.

On voit les marques (à gauche)


Toujours les marques


Ripley tape le 1er coup, il y a deux marques


Ripley tape le second coup, il n’y a plus qu’une marque

Dans le Blu-ray, c’est effacé numériquement.

Pas de marques.


Pas de marques lors du premier essai.


Une marque lors du second.

La seconde erreur corrigé est plus subtile et pourtant plus visible. Ripley assemble une arme à partir d’un fusil et d’un lance-flamme. Et dans les versions avant le Blu-ray, elle le fait dans le mauvais ordre. Elle prend un lance-flamme, dépose un fusil, prend un fusil, dépose un lance-flamme.

Lance-flammes


Fusil


Fusil


Lance-flammes

L’ordre est corrigé dans le Blu-ray, et visiblement aussi dans de vieilles éditions DVD (mais pas les plus récentes, allez comprendre).

Fusil


Fusil


Lance-flammes


Lance-flammes

La dernière est plus un effet spécial un peu raté. Quand Bishop arrête Newt à la fin, on voit que l’acteur est dans un trou.

Dans le Blu-ray, c’est corrigé.

Et donc la dernière erreur, vue dans une vidéo YouTube, c’est qu’il y a une tête dans le champ. C’est dans l’édition spéciale du film (la version longue), quand le véhicule des marines se déplace, il y a la tête d’un technicien dans le ciel (vers 52 minutes). C’est paradoxalement plus visible en Blu-ray qu’en DVD, à cause de la définition et aussi parce que le Blu-ray a été corrigé sur les couleurs et il est moins sombre dans certains cas.

C’est très visible en Blu-ray (en haut à gauche)


Un peu moins en DVD, en fait.

Un prototype de PenLite, la tablette Apple des années 90

Vu dans deux sujets sur Reddit, une personne a trouvé un truc un peu particulier dans un lot de Mac : un PenLite.

Le PenLite, c’est un ordinateur basé sur un PowerBook Duo avec un écran tactile (via un stylet) et on trouve quelques images sympas sur FlickR. Il y a quelques infos sur la partie technique aussi, en gros c’est un Duo 210 (monochrome, donc) avec une interface de saisie en ADB.

La machine trouvée démarre, mais arrive directement sur l’interface de debug d’Apple. Visiblement, le propriétaire va tenter de dumper le disque dur (ce qui n’est pas une évidence avec les PowerBook en SCSI). PowerBook Duo oblige, la connectique est assez maigre, mais il a visiblement un microdock, un lecteur de disquettes et un chargeur de batterie.






Apple TV et AirPlay sur un téléviseur Samsung

Il y a quelques semaines, j’ai changé de téléviseurs et j’ai maintenant un modèle connecté de la gamme 2021 de Samsung, un UE43AU7105. Ce modèle sous Tizen est compatible Apple TV et AirPlay, donc voici une petite présentation.

Premièrement, parlons compatibilité. Apple a intégré l’application Apple TV – qui donne accès à Apple TV+ et aux contenus iTunes – dans pas mal de modèles. Chez Samsung, c’est présent sous la forme d’une application dès les modèles 2018. Sur les précédents, désolé, ça ne semble pas prévu. En parallèle, il y a une compatibilité AirPlay 2, elle aussi au niveau du firmware. Enfin, certains téléviseurs sont HomeKit, mais pas ceux de Samsung.

Vous allez le voir dans la vidéo, ça fonctionne correctement mais avec un défaut : c’est lent. Désolé pour l’écran filmé, mais je n’ai pas trouvé de méthode pour récupérer directement le flux du téléviseur, il n’y a évidemment pas de sortie HDMI sur un téléviseur et a priori aucun moyen d’effectuer une copie de l’écran vers un autre périphérique (si quelqu’un a une idée, les commentaires sont là).

AirPlay s’active dans les menus et ça fonctionne comme avec un boîtier Apple TV, un Roku, etc. Rien à dire, on peut envoyer le flux d’une vidéo, copier l’écran, etc. Chez moi, c’est fluide une fois la recopie lancée, mais je suppose que ça va dépendre de votre réseau Wi-Fi (notamment).


Pour Apple TV, c’est assez classique. Apple a porté son application sur PlayStation, Xbox, Android, Roku, FireTV, etc. Le look de base reste le même, et les différences entre les appareils assez faibles. On peut acheter les contenus, louer, regarder Apple TV+, etc.

Mon problème, et je me répète, c’est que c’est un peu lent. Techniquement, je pourrais remplacer l’Apple TV (le boîtier) par le téléviseur, j’ai les applications de streaming et AirPlay, c’est-à-dire l’essentiel de mon usage. Mais en pratique, c’est trop lent. L’ensemble est pataud, réagit assez mal, et même si une fois la vidéo lancée la lecture ne pose pas de soucis, le fait est que le SoC du téléviseur Samsung (un modèle d’entrée de gamme) montre clairement ses limites. Qui plus est, LG (par exemple) propose une compatibilité Apple plus complète, avec HomeKit. Je sais que c’est possible sur un téléviseur Samsung avec HomeBridge, mais ce n’est pas la question : je préfère du natif quand c’est possible.

Pour conclure, ça ne me sert pas tellement vu que le boîtier Apple TV fait nettement mieux le boulot, mais pour ceux qui ne veulent pas débourser pour l’appareil d’Apple (et je peux le comprendre), ça fait le taf’. Ce n’est pas parfait, mais ça reste assez correct.

Un prototype d’iPad Air DVT

Vu sur eBay, un prototype DVT (donc normalement très proche de la version finale sur le plan technique) d’un iPad Air. Il était sous SwitchBoard (l’OS de test) et a été vendu 360 $.







What Fun !, du BASICODE sur un vinyle

En cherchant d’autres disques avec des données informatiques, je suis tombé sur Let’s Get Digital de What Fun!, un groupe hollandais. Et j’ai bloqué un peu avant de faire fonctionner le programme.

Une page de résumé est en ligne, mais certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)
Aural Quest (ZX Spectrum)
Kissing The Pink (BBC Micro B)
The Bermuda Triangle (Tarbell)
Brainfuel 2 (ZX Spectrum)
So Long America (NEC PC-8001)
Tu Dammi La Metà (MSX)
XL·1 (ZX Spectrum)
Talk To Me (ZX81, ZX Spectrum, BBC Micro, Apple II)
David El Gnomo (ZX Spectrum)
Glamour Screen$ (ZX Spectrum)
Bál Az Operában (ZX Spectrum)
Newtown Parkway / Astrablast (BBC Micro B)
Zero Day (Commodore 64)
Black Mirror: Bandersnatch (ZX Spectrum)
Don’t Be Afraid (texte caché)

Lors de mes premiers essais, j’ai considéré que ce que disait le texte trouvé sur YouTube était vrai, c’est-à-dire qu’il s’agissait d’un programme pour ZX Spectrum. Mais après quelques essais infructueux, j’ai regardé la pochette et j’ai lu « This record contains a computer programme in N.O.S. BASICODE. ». Une recherche Wikipedia plus tard, j’ai appris que le BASICODE est une sorte de BASIC standardisé utilisé aux Pays-Bas, et qu’il permet de lancer des programmes sur différents ordinateurs. La méthode pour le décoder est même disponible sur la page et passe par Minimodem, que j’avais déjà utilisé. j’ai donc passé mes enregistrements à la moulinette pour décoder le tout.

La pochette annonce la couleur (en bas)

Le résultat était remplis d’erreurs (corrigibles manuellement) lors de mes premiers essais, mais je me suis rendu compte qu’en filtrant les fréquences (filtre passe-bas à 5 000 Hz, passe-haut à 300 Hz), le résultat était pratiquement parfait (juste une ligne mal encodée). De plus, il existe des sites qui affichent le code (avec une erreur sur une ligne, d’ailleurs, et il faut corriger les "). Je mets le code en fin d’article, au pire.

La question suivante a été « comment exécuter le code ? ». En théorie, la solution passe par l’interpréteur du BASICODE, éventuellement dans un émulateur. C’est possible, une personne l’a fait sur un Amstrad CPC. En pratique, c’est franchement compliqué. Il faut charger l’interpréteur et ensuite essayer de charger les données une fois ce dernier lancé. Je ne maîtrise pas assez les ordinosaures pour ça, mais ça reste possible et on peut trouver le code pour pas mal d’appareils de l’époque, de l’Apple II au Commodore 64 en passant par les ZX81 et ZX Spectrum (et d’autres). La seconde solution, choisie, c’est un interpréteur de BASICODE moderne. Il en existe un qui est open source et utilisable en ligne (il est en Javascript). En pratique, le résultat est mitigé de base : il est beaucoup trop rapide et je n’ai pas réussi à le ralentir dans des paramètres permettant de voir réellement l’animation. La première partie de la vidéo montre le résultat avec les réglages par défaut. Pour la seconde, je l’ai ralenti au minimum et j’ai adapté un peu les boucles du code pour que ce soit utilisable, puis j’ai accéléré un peu le tout pour quelque chose de fluide et qui s’approche du résultat sur un véritable ordinateur de l’époque. Sans tricher un peu, il s’exécute en moins de 10 secondes dans l’interpréteur. La version modifié montre bien les animations sans être trop longue, en jouant un peu sur la vitesse de lecture.

Le code

1000 A=100:GOTO20
1010 WF$="WHAT FUN!"
1020 LG$="Let's get DIGITAL"
1030 WL$=WF$+" "+LG$+"."
1040 GOSUB100:PRINTWF$;" ";WF$
1050 OH=20:OV=13:VE=5
1060 OH=OH+1:HO=OH:GOSUB110:GOSUB120:IFHO=OH THEN1060
1070 HO=10
1080 OV=OV+1:VE=OV:GOSUB110:GOSUB120:IFVE=OV THEN1080
1090 OH=OH-1:OV=OV-1
1100 SP$=" "
1110 SP$=SP$+SP$:SP$=LEFT$(SP$,OH)
1120 GOSUB100
2000 FORC=1 TOOV-2 STEP2
2010 PRINTTAB(INT(C*OH/OV));"*"
2020 PRINTTAB(INT((OH-17)/2));LG$
2030 NEXTC
2040 FORI=1 TO5000:NEXTI
3000 GOSUB100
3010 FORP=1 TOINT(OV/7)
3020 FORQ=0 TO6
3030 TQ=1+INT((OH-19)*Q/7)
3040 IFQ=5 THENBH=TQ
3050 PRINTTAB(TQ);WF$;" ";WF$
3060 NEXTQ
3070 NEXTP
3080 NR=INT(OH/6)
4000 FORL=1 TO350
4010 GOSUB260:HO=INT(OH*RV)
4020 GOSUB260:VE=INT(OV*RV):IFVE=OV THENVE=VE-1
4030 GOSUB260:RN=1+INT(NR*RV)
4040 IFL>150 THENRN=OH
4050 IFHO+RN>OH THENRN=OH-HO
4060 IFVE5 THEN4080
4070 IFHO=BH THEN4090
4080 GOSUB110:PRINTLEFT$(SP$,RN);
4090 NEXTL
5000 IM=2*(OH+OV)-3:I0=1
5010 FORI=0 TOIM
5020 IFI28 THENI0=1
5080 NEXTI
5090 FORI=1 TO5000:NEXTI
5100 RUN
30000 REM LET'S GET DIGITAL
30010 REM
30020 REM EEN PROGRAMMA VAN
30030 REM HAN VOET
30040 REM EN
30050 REM JACK HAUBRICH

Un prototype de NeXt avec un sample de 68040

Vu sur eBay, un prototype qui n’est pas un Mac, ni même un produit Apple, mais quand même dans la ligne éditoriale : une carte mère de NeXT Cube.

Je ne suis pas un spécialiste des machines noires, mais les photos montrent que le CPU est un exemplaire de test et pas une version commerciale. La version française de l’annonce est assez amusante avec le « Cube Suivant ». Le vendeur en demandait 600 $, mais rien n’indique si ça a été vendu.

La carte mère


Un 68040 sample





NeXT

Retropedia Jumbo, le retour de la Pippin « mini »

J’avais parlé en 2020 de la Pippin « mini », la Retroquest. Cette console reprend vaguement le format physique de la Pippin @World, mais dans un format compact et avec un SoC ARM, ce qui permet quelques bidouilles. Et bien elle revient, avec la Retropedia Jumbo.

La « nouvelle » version porte le nom de Jumbo et remplace le château japonais par un éléphant sur l’avant. Elle est disponible sur Aliexpress, mais est plus onéreuse (et sans manettes) : 145 $. Elle est disponible sur Amazon, ce qui est un peu étonnant : elle contient pas mal de jeux piratés, par exemple. Au Japon, on en voit aussi pas mal sur Yahoo Auction et d’autres, aux alentours de 20 000 à 25 000 ¥ (~150 à 200 €). Visiblement, le contenu du stockage interne a été modifié, avec la possibilité de mettre les nouvelles ROMs (et probablement un émulateur à jour) sur les anciennes. Certains vendeurs semblent indiquer que la nouvelle version est plus rapide, mais les infos restent rare. La première version se base sur une puce Amlogic S905X, et c’est vieux SoC à base de Cortex A53 (comme les Raspberry Pi 3) qui manque quand même de punch. La nouvelle a peut-être juste une version gravée plus finement par exemple.

La Jumbo



La carte mère, très simple


La boîte

A noter, enfin, que le site officiel qui était mort lors de mon test fonctionne. Il indique que la version de base dispose de moins d’émulateurs en interne, et qu’il est possible de mettre à jour. J’essayerais plus tard, parce que la console demande un truc un peu particulier : un câble USB-A vers USB-A.

Un prototype d’iPad de 5e génération

Vu sur eBay (le lien n’existe plus) et Twitter, un prototype PVT d’iPad de 5e génération.

Il était en vente pour 600 $ (je ne sais pas s’il est parti à ce prix). C’est un modèle cellulaire, avec des marquages (au feutre) qui montrent qu’il passe tous les tests. Et il est évidemment équipé de l’OS de test.






Quand Elex distribuait les Power Mac 퍼포마 en Corée du Sud

Sur Reddit, je suis tombé sur un Mac un peu particulier : un Power Mac 6200/75 aux couleurs d’un revendeur local, Elex Care.

La Corée du Sud était un peu particulière dans les années ’90 : comme en Chine, il fallait visiblement passer par une entreprise locale pour distribuer des produits, si j’ai bien compris (je ne suis pas spécialiste) et Elex Computer est donc une co-entreprise avec une Apple pour vendre des Mac dans le pays dans les années 90.

Le 퍼포마

L’ordinateur vu sur Reddit affiche donc le logo d’Elex et le mot 퍼포마, qui signifie Performa en Hangeul, l’alphabet coréen. La machine fonctionne avec System 7.5 dans sa version localisée, HangulTalk. A l’époque, l’OS d’Apple ne gérait qu’une langue à la fois, et la standardisation Unicode n’existait pas encore. Il existait donc des versions localisées spécifiques des OS, avec (par exemple) KanjiTalk au Japon. Selon cette page, HangulTalk a été développé par Elex et nécessitait dans ses premières versions une HangulKey, un dongle ADB qui sevrait visiblement de protection. Je n’ai pas trouvé beaucoup d’informations sur le sujet, c’est assez compliqué de chercher des informations sur le matériel coréen de l’époque et les recherches me sortent essentiellement le post Reddit qui m’a lancé sur le sujet.



Le Nabaztag BearingPoint

Je l’ai vu passer sur LeBonCoin, mais je l’ai raté : le Nabaztag BearingPoint. Et je n’ai pas réussi à trouver d’informations sur ce lapin.

Les lapins personnalisés, j’en ai déjà parlé. Il y en a eu un Skynet en Belgique, j’ai des oreilles « Cadres Hebdo », mais ce lapin avec un logo BearingPoint (une société de conseil), je ne le connaissais pas. Je ne sais pas si c’est un modèle décoré par le vendeur, si c’est d’origine, etc. Donc si vous avez des infos, ça m’intéresse.


Un éclaté de prototype d’iPod touch de 6e génération

Vu sur Twitter (le message a été supprimé), un iPod touch de 6e génération dans une sorte d’éclaté. Selon le tweet, il était non-fonctionnel avant le démontage.

Par contre, je ne sais pas si c’est la “vraie” 6e génération (l’iPod6,1) ou si c’est la version commerciale (l’iPod7,1).

Un prototype (?) d’iPod Hi-Fi avec des tweeters

J’aime bien l’iPod Hi-Fi, qui avec son air industriel, offre une qualité sonore plutôt correcte. Mais il a un défaut : les basses assez fortes. Et du coup, ce prototype vu sur Reddit (enfin, a priori) avec des tweeters est intéressant.

La question du prototype se pose, mais la personne qui le possède n’a pas mis de photos des endroits qui permettraient de le vérifier (par exemple les informations légales sous l’enceinte). Si c’est une modification d’un modèle du commerce, le travail est extrêmement bien fait : la découpe est extrêmement propre. Une autre personne a décidé d’en modifier un pour ajouter les tweeters, mais si l’ensemble est bien fait, ça reste visible.

L’iPod Hi-Fi avec les tweeters



Les programmes cachés dans les disques vinyles

C’est ma marotte (sans Charlie) pour le moment, j’essaye de trouver et récupérer des données cachées dans de vieux disques CD, vinyles, cassettes, etc. Je ne cherche pas des pistes de données classiques, mais des programmes pour les ordinosaures des années 80, comme le ZX Spectrum, l’Apple II, le BBC Micro, etc. De façon assez étonnante, il existe pas mal d’exemples : j’ai pas loins d’une trentaine d’exemples chez moi, et une liste assez longue d’autres à trouver. Cette page résume les recherches, avec une liste mise à jour régulièrement.

Les programmes sur vinyle

Je commence par ceux présents sur des disques vinyles. Je ne présente que des disques qui contiennent de la musique et des données, j’évite les (rares) disques qui contenaient explicitement des programmes (et uniquement des programmes).

////////////////////////////////////////
Camouflage de Chris Sievey – ZX81

Le disque (un 7 pouces) contient trois programmes pour ZX81 (un pour la version 1 ko, deux pour la version 16 ko). Vous trouverez la page d’explication d’origine et la version à jour ici.
Les trois ROM : Camouflage Flying Train (1 ko) Flying Train (16 ko)

////////////////////////////////////////
Över Tid Och Rum de Adolphson-Falk – Atari 8 bits

Le vinyle contient un programme pour les ordinateurs Atari 8 bits des années 80. J’ai détaillé le tout sur cette page. Petite particularité, il est sur Apple Music.
La ROM : Over Tid Och Rum

////////////////////////////////////////
New Anatomy de Inner City Unit – ZX Spectrum

Le vinyle (mais aussi le CD) contient un programme pour le ZX Spectrum. Les explications sur l’extraction sont sur cette page.
La ROM : New Anatomy

////////////////////////////////////////
Plastic Raygun – ZX Spectrum

Ce vinyle de 1998 contient un jeu pour le ZX Spectrum. J’ai eu un peu de mal à le récupérer, comme expliqué sur la page dédiée.
La ROM : Plastic Raygun

////////////////////////////////////////
The Other Side Of Heaven de Kissing The Pink – BBC Micro B

Ce vinyle contient un programme pour le BBC Micro, à lancer en parallèle de la musique. Attention, le vinyle et la cassette contiennent le même programme mais pas la même musique, ce qui amène une désynchronisation assez rapidement. La page dédiée explique le problème.
La ROM : The Other Side Of Heaven

////////////////////////////////////////
The Bermuda Triangle d’Isao Tomita – Tarbell

Le vinyle de Tomita ne contient pas un programme à proprement parler, mais des données encodées à la manière d’un modem avec le protocole Tarbell, qui affichent deux messages. Le décodage a demandé pas mal de recherches, comme expliqué (encore) sur la page dédiée.

THIS IS THE BERMUDA TRIANGLE, OVER. SLOW DOWN. TARGET 50 MILES OFF SOUTH FLORIDA, A GIANT PYRAMID AT OCEAN BOTTOM.

THIS IS THE BERMUDA TRIANGLE, OVER. LOOK OUT! THE CYLINDRICAL OBJECT JUST LIKE THE ONE EXPLODED OVER SIBERIA AND CRASHED INTO TUNGUSKA IN 1908, HAS JUST COME INTO THE SOLAR SYSTEM.

////////////////////////////////////////
2 de Brainfuel – ZX Spectrum

Dans ce disque, le programme est très court et renvoie vers une URL qui n’existe plus. Plus de détails ici.
La ROM : 2

////////////////////////////////////////
So Long America… de Yasunori Soryo & Jim Rocks – NEC PC-8001

Sur ce vinyle japonais, la cible est évidemment un ordinateur japonais. Le plus compliqué n’était pas de récupérer les données, mais bien de faire fonctionner un émulateur, c’est expliqué là.
La ROM : So Long America

////////////////////////////////////////
Tu Dammi La Metà de Riccardo Azzurri – Spectravideo 728 (MSX)

Ce vinyle de variété italienne contient un programme pour le Spectravideo 728, un ordinateur MSX populaire dans le pays. Il fonctionne normalement sur la majorité des MSX, ce qui est un peu le principe, comme expliqué là.
La ROM : Tu Dammi La Metà

////////////////////////////////////////
XL·1 de Pete Shelley – ZX Spectrum

Le disque XL·1 de Pete Shelley est assez connu, et les données sont présentes sur vinyles (certaines éditions) et cassettes. Je ne mets que la version courte ici, mais le programme affiche des animations pour toutes les pistes de l’album.
La ROM : XL·1

////////////////////////////////////////
Talk To Me de Mainframe – ZX Spectrum, BBC Micro, ZX81, Apple II

Ce 7 pouces propose quatre programmes différents… pour quatre ordinateurs. Comme pour les autres, j’explique comment j’ai récupéré les données étant donné que le fonctionnement diffère selon les ordinateurs.
Les ROM : Mainframe (BBC Micro) Mainframe (ZX Spectrum) Mainframe (ZX81) Mainframe (Apple II)

////////////////////////////////////////
David El Gnomo – ZX Spectrum

David le gnome est une série d’animation espagnole, et il y avait un jeu sur le vinyle (et sur la cassette) de la bande originale. Ce jeu se retrouve aussi sur un autre disque de la même veine, d’ailleurs. Attention, l’émulation du ZX Spectrum nécessite quelques réglages.
La ROM : David El Gnomo

////////////////////////////////////////
Newtown Parkway / Astrablast de Soundhog – BBC Micro

Ce disque est particulier pour plusieurs raisons. Premièrement, il est assez récent (2018). Deuxièmement, les données se trouvent sur une seconde piste, séparée de la première. En clair, ce n’est pas évident.
La ROM : Newtown Parkway

Les programmes sur cassette

Pour les cassettes, je suis la même idée que pour les vinyles : un album sur cassette qui contient des données en plus de la musique, c’est bon. Une cassette qui sert uniquement de média de stockage pour les données, c’est non. L’idée est de présenter les programmes cachés.

////////////////////////////////////////
Aural Sculpture de The Stranglers – ZX Spectrum

Certaines variantes de la cassette de l’album de The Stranglers contiennent un jeu d’aventure textuel pour ZX Spectrum. Sur la page dédiée, j’explique comment j’ai terminé le jeu (en vidéo).
La ROM : Aural Quest

Les programmes sur CD

Il existe quelques exemples sur des CD. Là aussi, je me limite : l’idée est de ne chercher (et montrer) que des choses cachées dans des pistes. Bien évidemment, j’exclus d’office les pistes de données classiques ici (même si j’en présente parfois). En clair, on retrouve soit des messages cachés dans de l’audio, soit directement des programmes pour les ordinosaures.

////////////////////////////////////////
Everybody Loves Urusei Yatsura d’Urusei Yatsura – ZX Spectrum

Dans ce CD, une des pistes contient des données audio utilisables sur un ZX Spectrum, avec un message caché attendu dans les CD. Et pas besoin de le lire à l’envers.
La ROM : Everybody Loves Urusei Yatsura

////////////////////////////////////////
Peace and love, inc. d’Information Society – Texte caché

Ce CD contient une piste qui n’est qu’une porteuse audio avec des données encodée à 300 bauds, lisibles avec un modem (par exemple) ou un programme adapté. Je ne vous mets pas le texte, un peu long.

////////////////////////////////////////
The Glamour de Schmoof – ZX Spectrum

Sur ce disque assez récent (2007), il y a un programme pour ZX Spectrum, disponible aussi sur Apple Music. La récupération est évidemment assez simple : la question de la qualité de l’audio ne se pose évidemment pas. Je mets la version courte, il y a une longue (plus complète) sur la page dédiée.
La ROM : Glamour Screen$

////////////////////////////////////////
Zero Day de MC Frontalot – Commodore 64

Sur cet album assez récent, il y a une piste cachée qui est en fait un programme pour Commodore 64. C’est le seul pour lequel je ne mets pas la ROM, vu qu’il s’agit d’une sorte de jeux, si vous avez envie de le faire, le CD se trouve facilement.

Les… autres

Quelques trucs qui rentrent dans mon idée des programmes pour ordinosaures, mais qui ne sont pas sur vinyle, CD ou cassette.

////////////////////////////////////////
Black Mirror: Bandersnatch – ZX Spectrum

Dans la série Netflix, il y a du code pour ZX Spectrum dans une des fins de l’épisode interactif de Black Mirror. Il renvoie vers un autre programme pour ZX Spectrum, qui lui est disponible sur Internet (comme la page d’explications).
La ROM : Bandersnatch

////////////////////////////////////////
Bál Az Operában de KFT – ZX Spectrum

Dans ce disque hongrois, le programme est sur le vinyle de façon un peu littérale : le code est inscrit sur la pochette. C’est un peu fastidieux à taper, comme expliqué, mais ça fonctionne.
La ROM : Bál Az Operában

Les joies de l’APS (suite et fin)

En 2018 (oui, ça fait un bail), j’ai parlé de l’APS plusieurs fois. Une fois pour parler d’un scanner, une seconde fois pour expliquer comment numériser avec un scanner classique, et une troisième fois pour parler d’un appareil photo hybride, argentique avec un écran. Et j’avais donc des cartouches à développer.

J’ai traîné, j’ai cherché des laboratoires capables de développer de l’APS (c’est assez rare au 21e siècle), j’ai envoyé les cartouches en Belgique et j’ai attendu une occasion pour récupérer le tout. Je suis passé par Photogalerie (le magasin de Liège), et j’ai juste fait développer les cartouches avec une planche contact, car je n’étais pas certain des photos. Pour de l’APS, j’ai payé 7 € par cartouche, donc ça reste correct.

Deux cartouches étaient les miennes, deux autres avaient été livrées avec l’appareil (oui, il y a donc des photos qui ne sont pas les miennes) et les périmés sont très… périmées. J’ai numérisé la planche contact et on voit bien le souci. Le format est bien du 16:9 (plus ou moins), mais les couleurs sont bien faussées sur les pellicules périmées. Je n’ai mis que quelques exemples pour illustrer, du coup. Bien évidemment, la qualité est mauvaise pour une bonne raison : c’est une planche contact, donc j’ai numérisé des images extrêmement petites, au format timbre poste… (40 ou 25 photos sur la surface d’une photo en 10×15 classique).

Une photo propre (pas une des miennes)


Un peu passé


La aussi


Jolie dérive


Dans un autre registre




La planche contact périmée

Le but de la manœuvre n’était pas d’avoir des photos mais de vérifier si le scanner et le lecteur TV fonctionnaient. Et je ne sais pas vraiment. Sur le Fuji AP-1, le problème reste le même : ça charge avant de donner une erreur. Le bruit n’est pas très rassurant, et aucune des quatre cartouches ne fonctionne. Sur le FD 300, c’est un peu différent. Dans certains cas, j’ai la même erreur que précédemment, dans d’autres, j’ai un message qui indique que les cartouches ne sont pas développées, mais c’est une erreur : elles le sont. Mon appareil fait aussi des bruits peu rassurants. Il y a deux vidéos qui montrent le fonctionnement de l’appareil sur YouTube, donc ça doit fonctionner. J’ai aussi utilisé les pilotes en version 2.0, qui sont plus simples et plus rapides, mais sans résultats. Mais au moins, les vidéos montrent que ça doit marcher.

Je ne sais toujours pas si le problème vient de mes deux lecteurs (c’est possible, ça reste de la technologie qui a pas loin de 25 ans) ou de mes cartouches. Mais comme je n’ai pas d’autres lecteurs, je ne compte pas aller plus loin, sauf si je trouve un autre modèle pour vraiment pas cher.

Un prototype de carte mère de Macintosh 128K avec un CPU particulier

Vu sur eBay, une annonce pour une carte mère de Macintosh 128K à 15 000 $. Ce modèle date de 1983 et (surtout) intègre un CPU un peu particulier.

On voit la date de 193 sur les photos (ce qui n’est pas étonnant en pratique, le Macintosh a été lancé début 1984), une LED rouge mais surtout un CPU noté SC87839L. Il s’agit d’un marquage spécifique, présent dans certains prototypes de Macintosh. La puce est toujours un Motorola 68000 mais Apple avait visiblement commandé une fournée de composants avec un marquage spécifique, peut-être pour ne pas montrer qu’il s’agissait d’un 68000 ou pour d’autres raisons. Il y a une vieille discussion sur le sujet sur AppleFritter.

Le CPU


La LED


1983


1983


La carte complète

Le programme ZX Spectrum caché dans une des fins de Black Mirror: Bandersnatch

Je l’avais un peu raté parce que l’Apple TV ne gère pas les épisodes interactifs de Netflix (et parce que qu’hônnetement, je n’aime pas ce genre de trucs) mais l’épisode interactif de Black Mirror, Bandersnatch, contient un programme pour ZX Spectrum.

L’article est en ligne sur le site de Canard PC Hardware, mais certains disques des années 80 et 90 contiennent des données pour d’anciens ordinateurs. Pas de vraies pistes de données, mais des informations encodées directement dans la partie audio. Je vous mets des liens vers les précédents sujets.

Camouflage (ZX81)
Camouflage (mais en mieux) (ZX81)
Över Tid Och Rum (Atari 8 bits)
Everybody Loves Urusei Yatsura (ZX Spectrum)
Peace and love, inc. (texte caché)
Inner City Unit (ZX Spectrum)
Plastic Raygun (ZX Spectrum)
Aural Quest (ZX Spectrum)
Kissing The Pink (BBC Micro B)
The Bermuda Triangle (Tarbell)
Brainfuel 2 (ZX Spectrum)
So Long America (NEC PC-8001)
Tu Dammi La Metà (MSX)
XL·1 (ZX Spectrum)
Talk To Me (ZX81, ZX Spectrum, BBC Micro, Apple II)
David El Gnomo (ZX Spectrum)
Glamour Screen$ (ZX Spectrum)
Bál Az Operában (ZX Spectrum)
Newtown Parkway / Astrablast (BBC Micro B)
Zero Day (Commodore 64)

Vous allez peut-être me dire que c’est connu et que le jeu se trouve sur le site Internet de Tuckersoft. Mais il ne s’agit pas de Nohzdyve. Mais il y a aussi un autre programme caché.

Il se trouve dans une des fins, quand un des personnages mets un casque audio dans les crédits, on entend quelques secondes de code. C’est assez reconnaissable quand on a déjà entendu du code pour ZX Spectrum, mais c’est assez court, ce qui indique que le programme ne fait pas beaucoup de choses. La partie compliquée a été de récupérer la scène. Pour commencer, j’ai simplement branché une Nvidia Shield à une carte d’acquisition HDMI et j’ai laissé tourner l’épisode sans toucher à la télécommande. Je me suis retrouvé avec ~90 minutes de vidéo… mais pas la bonne scène de fin. Comme je n’avais pas envie de tester toutes les combinaisons, j’ai triché : j’ai récupéré une copie piratée en torrent. Elle dure 312 minutes (il y a pas mal de choix) et j’ai donc trouvé la bonne fin. Ensuite, j’ai exporté le tout en audio, je suis passé par Audacity et après quelques essais, j’ai obtenu le fichier. Pour tout dire, la première version récupérée (de la VO) était trop compressée et inutilisable. La seconde, tirée d’une seconde bande-son dans ma version piratée, a fonctionné après une petite amplification (comme souvent).

Le résultat ? Un programme nommé B AND £▄rsNAT ©H, de moins de 2 ko. Une fois dans un émulateur, il affiche un QR Code avec quelques glitchs et du son (c’est assez réussi). Et il renvoie simplement vers le site de Tuckersoft, vu plus haut, qui permet de télécharger le jeu. Dans la vidéo qui suit, j’ai mis le programme récupéré mais aussi le jeu, pour que ce ne soit pas trop court.

Essai rapide : le Magic Keyboard avec Touch ID

La semaine dernière, Apple a (enfin) décidé de vendre le clavier avec Touch ID seul. Il était auparavant disponible uniquement avec les iMac M1, dans différentes couleurs, mais compatible avec tous les Mac M1.

J’ai la version avec pavé numérique, la plus onéreuse (185 €), mais Apple vend trois autres claviers. On peut en effet acheter le modèle réduit (110 € sans Touch ID, 160 € avec) ou l’ancien modèle étendu (135 €). Les nouveaux modèles ne sont pas encore sur Amazon, mais le vendeur en ligne a tendance à faire une réduction de quelques euros sur le prix public quand c’est le cas (le modèle étendu est à 125 €). Les accessoires vendus à la pièce sont tous blancs (et argent), les versions colorées sont réservées aux iMac, la variante gris sidéral n’existe plus (l’iMac Pro a été abandonné) et les accessoires vendus avec le Mac Pro… restent avec le Mac Pro.

L’ancien et le nouveau

Première différence, commune à la « nouvelle » Magic Mouse et au nouveau Magic Trackpad, le câble Lightning est USB-C et tressé. C’est probablement plus durable, et la prise USB-C est pratique avec un Mac qui a moins de 5 ans. Pour la souris, rien d’autre ne change visiblement, mais le trackpad, lui, gagne des coins plus arrondis. C’est la mode chez Apple pour le moment, et c’est aussi le cas sur les claviers : c’est très nettement plus arrondi dans les coins, avec des touches adaptées en conséquence. Sur l’ancien Magic Keyboard, le cadre était (un peu) arrondi, mais c’est tout.

L’agencement reste à peu près le même dans la majorité du clavier, mais il y a quelques différences cosmétiques comme un @ plus grand. La première différence majeure est l’apparition d’une touche en forme de globe (🌐), qui par défaut donne accès au panneau des emojis. Elle est programmable sous macOS avec un OS récent et permet comme sur iOS de changer de source d’entrée, d’activer la dictée, etc. La seconde modification, courante quand Apple modifie ses claviers, vient des touches de fonction.

Pour les emojis


Les options sous Big Sur

Sur le Magic Keyboard précédent, Apple proposait (dans l’ordre) le réglage de la luminosité, Exposé, le Launchpad, les touches de contrôle pour le multimédia et les touche de contrôle du volume. Sur le nouveau modèle, c’est plus dense : luminosité, Exposé, Spotlight (une nouveauté), Siri (une nouveauté), Ne pas déranger (une nouveauté) et enfin les six mêmes touches multimédias. Ce n’est pas la première fois que ça évolue : le premier Magic Keyboard a vu le marquage de certaines touches changer et l’ancien clavier avait vu la touche Dashboard remplacée par le Launchpad. Ces changements impliquent généralement une compatibilité parfois moyennes avec les anciens Mac : les anciens OS ne reconnaissent pas l’agencement des nouveaux claviers et passent sur les raccourcis par défaut de macOS. Par contre, généralement, les autres fonctions ne bougent pas : vous pourrez parfaitement taper avec le Magic Keyboard de 2021 sur un Mac de 2001 (en USB).

Les nouvelles touches de fonctions et un esc arrondi

La principale nouveauté reste évidemment le capteur Touch ID, qui remplace la touche d’éjection pour les lecteurs optiques. Le capteur ressemble au bouton d’un ancien iPhone placé sur une touche. Par défaut, la pression de la touche – qui nécessite plus de force que les autres – verrouille directement la session. Le capteur lui-même fonctionne comme sur les Mac portables (et en parallèle de celui intégré dans les MacBook Air et Pro M1) et nécessite un Mac M1. Le capteur ne stocke pas les données, il travaille uniquement en conjonction avec l’enclave sécurisée de la puce d’Apple. Ne me demandez pas pourquoi une puce T1 ou T2 ne peut pas faire ça, je n’en ai aucune idée. Un Mac M1 n’est pas obligatoire pour utiliser le clavier, donc, mais bien pour le capteur lui-même.

Sur un Mac mini M1, c’est tout de même très agréable l’usage : j’ai un mot de passe assez long, vu que j’avais l’habitude de Touch ID sur un MacBook Pro, et ça simplifie bien les choses : il suffit de passer le doigt au lieu de taper un long mot de passe (ou d’utiliser l’Apple Watch). Assez bizarrement, il y a certain cas ou Touch ID est appelé alors que l’OS ne demande pas de mot de passe sans le capteur, comme quand il faut entrer un mot de passe dans Safari. Je suppose que c’est pour éviter de surcharger l’interface en temps normal, et dans un sens c’est assez heureux : macOS demande déjà assez l’authentification en temps normal et ressemble parfois à Windows Vista…

Est-ce que le clavier vaut son prix ? Assurément non. La version classique était déjà trop onéreuse et la nouvelle version l’est encore plus. Mais l’ajout de Touch ID reste tout de même extrêmement pratique à l’usage. Je regrette juste l’absence de rétroéclairage sur un clavier de ce prix.

Dernier point à noter, d’ailleurs : le touché est différent. C’est assez flagrant avec la barre d’espace, dont le touché est plus assoupli que sur mon ancien clavier Magic Keyboard. Mais je ne suis pas certain que la différence soit réelle : la frappe est plus dure, plus directe sur mon premier Magic Keyboard (il date du lancement) et je suppose que ça vient de l’usure du temps. Dans tous les cas, le bruit est un rien plus léger mais la frappe toujours aussi agréable. Personnellement, j’aime assez les touches avec une frappe courte et stable comme ici et je suis toujours un peu décontenancé sur les anciens claviers, dont les touches bougent un peu.

Let’s Play Apple Pippin : Thomas the Tank Engine & Friends

Je continue avec quelques tests en vidéo de « jeux » pour la Pippin d’Apple et Bandai. Cette semaine, Thomas the Tank Engine & Friends.

Ce titre éducatif (c’est même indiqué sur la boîte) utilise assez bien la Pippin, avec des boutons colorés à l’écran associés aux boutons (colorés aussi) de la manette. Quand on se déplace, on peut par exemple faire retentir le klaxon du train (je suis certain que ça a un nom) avec le bouton vert. Il fonctionne sur une Pippin sans extension de mémoire, mais les temps de chargement sont assez longs (pour une fois, j’enregistre avec une console qui a le lecteur 4x d’origine). En pratique, c’est quand même bien saccadé pour les déplacements, avec une image assez petite, qui ne prends qu’une partie de l’écran. Dans les autres trucs à dire, le menu de départ m’a fait me souvenir de Goldorak et ses différentes routes, j’aimais bien celle dans le volcan. Pour le jeu lui-même, c’est bien intégré mais c’est tout ce que je peux dire : je ne comprends pas le japonais et les quiz, jeux et autres intermèdes nécessitent de comprendre cette langue.

Goldorak, prend la route 7 !


Les boutons servent !

Sinon, je possède le jeu (comme pratiquement tout ce que j’ai testé ici) mais malheureusement pas la Big Box. Peut-être un jour, qui sait.

La pochette

Enfin, la vidéo a été montée un peu pour montrer les différents chemins de base. Il y a quelques variations sonores et quelques moments sans audio parce que j’ai eu des soucis lors de la capture : le niveau sonore de la sortie audio en RCA de la console est un peu faible pour l’entrée ligne de ma carte (et un peu fort pour l’entrée micro…) et ce titre ne propose pas de régler manuellement le volume.

Des iPod touch 3G avec une caméra fonctionnelle

J’ai déjà parlé plusieurs fois de l’iPod touch de 3e génération : ce modèle devait recevoir une caméra (comme les iPhone) et l’emplacement est même encore présent dans les modèles du commerce. Mais Apple a changé d’avis à la dernière minute.

On voit régulièrement des prototypes avec la caméra en question, mais dans la majorité des cas elle ne fonctionne pas. Alors qu’un des modèles vu sur Twitter, lui, est fonctionnel. Comme je le fais parfois, j’ai corrigé la balance des blancs.



Une caméra fonctionnelle

Un prototype de platine de test pour iPhone

Vu sur eBay, un prototype un peu spécial : un appareil de test pour iPhone. C’est visiblement un iPhone 6/6S (ou de cette génération). Il était proposé pour 1 000 $.

On peut remarquer des connecteurs sur l’arrière, pas mal de header au-dessus de l’écran, un écran d’iPhone, mais pas de boutons ni ce qui va avec.





Pas de bouton


Un tas de header


Des connecteurs sur l’arrière

❌