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À partir d’avant-hierLe journal du lapin

iCarta : le dock iPod pour les toilettes

Par Pierre Dandumont

Au milieu des années 2000, les constructeurs proposaient tout et n’importe quoi pour l’iPod. Comme l’iCarta : un dévideur de papier toilette capable de jouer de la musique.

En fait, j’ai ce dévideur depuis un moment, mais il n’a jamais été installé (ni testé) pour une bonne raison : je n’avais pas de prise de courant dans mes toilettes. Une situation assez courante qui empêche d’utiliser l’iCarta. Il existe bien une variante avec une batterie et même une Bluetooth, mais le mien a besoin d’une prise de courant. Mais après mon déménagement, je l’ai installé et j’ai trouvé une alimentation compatible (12 V et 1,5 A, du classique). Bon, en réalité, je ne l’ai pas installé parce qu’un fil qui court le long du mur, c’est moche. Mais je l’ai essayé quand même.


La qualité de fabrication est moyenne, et la méthode pour installer le rouleau assez tordue. Il faut déployer les enceintes, ouvrir le support en trois, insérer le tube, placer les encoches dans le bon sens et insérer le tout. Sur le dessus, on trouve trois prises : une entrée audio classique (prise jack 3,5 mm), une prise dock (le connecteur 30 broches) et une prise USB pour un iPod Shuffle. Le connecteur dock gère l’audio de façon classique, en analogique, et ne charge pas les appareils modernes. Si la documentation ne le précise pas, l’alimentation 12 V donne une réponse implicite : il charge avec le mode FireWire. La prise USB est un peu particulière : elle ne fournit pas d’énergie (elle ne charge pas l’iPod Shuffle) et utilise une prise cachée qui permet de récupérer de l’audio analogique. On peut donc utiliser les commandes de l’iPod Shuffle (et son contrôle du volume) comme s’il était relié à des enceintes avec une prise jack.

Avec un iPod Shuffle (et la LED très brillante)


iOS voit juste un connecteur Dock (et pas de charge)


Les commandes

Le son est assez moyen avec les quatre enceintes, mais ça sonorise évidemment sans soucis des toilettes. Quand l’appareil est allumé, il y a du souffle s’il n’y a pas de source connectée. Il y a peu de boutons : un pour allumer, deux pour régler le volume, un pour passer d’une source à une autre. Dans l’absolu, c’est vraiment un gadget sans intérêt, mais si vous voulez de la musique jusque dans vos toilettes, c’est amusant.

Un prototype de Mac du 20e anniversaire sur eBay

Par Pierre Dandumont

Récemment, sur eBay, une personne a essayé de vendre un prototype de Mac du 20e anniversaire. Ce modèle a un truc particulier : des accessoires transparents.

La personne essayait de le vendre 2 000 $, mais la vente a été supprimée. Alors, premièrement, le lecteur de CD ne fonctionne pas. Sur ce genre de machine, ce n’est pas évident à réparer vu le format, même si la mécanique est assez classique. La machine a un sticker qui indique qu’il s’agit d’un prototype sous le caisson de basse Bose, mais le point visible est surtout le clavier et le trackpad transparents. C’est un truc assez habituel dans les prototypes Apple, mais c’est pluttôt sympathique ici. Pour rappel, le clavier et le trackpad peuvent être séparés, et Apple fournissait un cache pour remplacer le trackpad sur le repose-poignet. On peut voir ce dernier sur la première photo.

Le Mac complet


Le sticker qui indique que c’est un prototype


Le clavier transparent


Les guides sous le clavier pour le trackpad

Comment se fabriquer un adaptateur ADB vers P-ADB pour la Pippin avec une Game Gear

Par Pierre Dandumont

Un amateur de jeux rétro s’est posé une question intéressante : comment se fabriquer des adaptateurs P-ADB pour la Pippin ? C’est un sujet que je n’ai pas tellement creusé pour une bonne raison : j’ai déjà des adaptateurs P-ADB vers ADB et ADB vers P-ADB.

Il a fait deux choses intéressantes. Premièrement, il a refait une image qui donne le brochage complet. Le connecteur P-ADB a plus de broches que le connecteur ADB, qui n’en utilise que trois dans le cas de la Pippin.

Le brochage (retrostuff)

Deuxièmement, surtout, il a trouvé une source d’approvisionnement intéressante pour les connecteurs mâles et femelles. Et je me sens bête de ne pas l’avoir remarqué. En effet, le connecteur P-ADB utilise un Hosiden HGC0492… comme le connecteur Gear to Gear de la Game Gear. Oui, le connecteur dont je parle dans cet article, et qui servait à relier deux Game Gear ou à brancher une manette sur la console.

Un câble Master Link avec un adaptateur “breakout”. Il suffit ensuite de rebrancher le tout sur de l’ADB

Il explique comment réutiliser le câble Master Link, et comment récupérer un connecteur femelle sur une console. La dernière partie se concentre sur le pilote pour la variante ADB de la manette, qui se trouve assez facilement. Je testerais à l’occasion, vu que j’ai un adaptateur Master Link.

FAIL : PhoneNET Plus, le PhoneNET plus rapide (ou pas)

Par Pierre Dandumont

Quand j’avais parlé de PhoneNET, il y a un moment, j’avais expliqué que Farallon proposait aussi le PhoneNET Plus, une variante capable de dépasser les 230 kb/s du LocalTalk. Et comme j’ai enfin trouvé deux adaptateurs PhoneNET Plus, j’ai testé.

PhoneNET à gauche, PhoneNET Plus à droite


PhoneNET Plus vs. LocalTalk


PhoneNET Plus

Première étape, avec de simples adaptateurs LocalTalk Apple. Il faut plusieurs minutes (5 minutes et 7 secondes) pour transférer un fichier de 6,8 Mo entre deux Mac (deux PowerPC G3, pour être certain que le disque dur ou le CPU ne limitent pas). Soit un débit de 22 ko/s (177 kb/s). On est assez loin du maximum théorique de 230 kb/s, sans que ce soit ridicule pour l’époque.

Deuxièmement, du PhoneNET. Le fonctionnement est le même : un adaptateur LocalTalk, du câble téléphonique, et une résistance pour fermer le circuit. Le transfert du même fichier prend exactement le même temps : 5 minutes et 7 secondes.

Troisièmement, du PhoneNET Plus. Et par défaut… ça ne change rien. J’ai gagné 3 secondes, mais c’est dans la marge d’erreurs sur un transfert à cette vitesse.

Dans la documentation, ce n’est pas très clair : Farallon indique que les adaptateurs PhoneNET Plus peuvent atteindre 1 Mb/s mais sans indiquer comment. En cherchant un peu, il me semble avoir compris – sans certitude – que les adaptateurs peuvent fonctionner avec FlashTalk. Pour faire simple, le LocalTalk fonctionne avec une fréquence d’horloge issue du Mac, mais il est possible de fournir une fréquence externe (plus élevée) qui permet d’accélérer les transferts. La société TOPS (rachetée par Sun) proposait le FlashBox avec FlashTalk, mais il en existait d’autres comme DaynaTalk. En continuant mes recherches, je suis tombé sur une explication : en gros, FlashTalk s’ajoute derrière AppleTalk et permet de transmettre plus vite tout en gardant la compatibilité. Un système permettait de déterminer si la cible acceptait la vitesse supérieure, au prix d’une saturation sur les petits fichiers.

Farallon dit que c’est plus rapide

Comme j’ai un boîtier FlashBox – mais un seul -, j’ai installé les pilotes FlashTalk, sans succès. Ils ne se chargent pas sans le boîtier et ça ne semble pas fonctionner avec les adaptateurs PhoneNet Plus. Et de ce que j’ai vu, les adaptateurs n’ont pas de source pour l’horloge, donc je ne vois pas bien comment ils peuvent accélérer les débits. Ils acceptent peut-être un signal issu d’un boîtier adapté, mais ça implique la présence d’un autre modèle rapide dans la boucle. Ou alors je n’ai rien compris et il existe une méthode précise pour accélérer les transferts. Dans tous les cas, je n’ai pas réussi à aller plus vite avec les adaptateurs PhoneNET Plus.

Le pilote FlashTalk ne se charge pas

Si quelqu’un a de la documentation ou une explication, ça m’intéresse. Sinon, si je trouve un jour un second boîtier FlashBox, je testerais.

Comment déterminer la version de macOS sans démarrer ?

Par Pierre Dandumont

Une question revient souvent chez les gens qui me contactent : comment connaître la version de macOS installée sur un disque dur ? Le problème peut se poser avec un Mac qui ne démarre pas (mais accessible en mode Target), une sauvegarde Time Machine retrouvée ou un disque dur de backup oublié. Et il existe une solution : un fichier contient la valeur en question.

Si vous avez directement accès au système (par exemple dans le cas d’un clone issu d’un ancien Mac), le fichier se trouve à cet endroit : /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Il s’agit d’un fichier XML que vous pouvez afficher avec Quick Look ou ouvrir dans n’importe quel éditeur de texte. La valeur intéressante va être la ProductVersion, qui indique la version de macOS (10.14.6 si vous êtes sous Mojave, par exemple). Attention, il existe quelques cas ou la version de macOS ne change pas mais la ProductBuildVersion bien.

Dans le cas d’une sauvegarde Time Machine, forcément, le chemin est plus long et va dépendre de votre système. J’ai mis en gras les trois valeurs qui changent forcément en fonction de votre installation.

/Volumes/Nom_du_disque_dur_Time_Machine/Backups.backupdb/Nom_Du_Mac/Latest/Nom_du_SSD_du_Mac
Suivi du même chemin : /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Avec une saucegarde en réseau (type Time Capsule ou NAS), il faudra d’abord ouvrir le fichier Nom_Du_Mac.sparsebundle
Ensuite, ouvrir Backups.backupdb/Nom_Du_Mac/Latest/Nom_du_SSD_du_Mac
Et enfin /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Vous ne pourrez évidemment pas coller ce chemin, donc je vous conseille de simplement passer par le Finder. Le dossier Latest reprend assez logiquement la dernière sauvegarde effectuée, mais vous pouvez aller vérifier dans des sauvegardes plus anciennes si vous cherchez un fichier issus d’une version précise de macOS.

L’Amazon Fire TV accueille les services vidéo d’Apple

Par Pierre Dandumont

Récemment, Apple a annoncé Apple TV+… sur l’Amazon Fire TV Stick. Et vu qu’il est en promotion à 25 € (10 € de plus que la dragonne de la télécommande de l’Apple TV), j’en ai commandé un. En temps normal, la version 1080p vaut 40 €.

Le premier contact n’est pas très rassurant. C’est cheap. Le boîtier, format clé HDMI, est correct, la télécommande en plastique semble vraiment légère. Mais Amazon livre les piles, le chargeur, les câbles, un mini câble HDMI, etc. L’installation est assez simple, la télécommande efficace. L’outil d’installation ne propose pas (encore ?) Apple dans la liste par contre.

Le boîtier et sa télécommande

Une fois l’application TV installée depuis le magasin d’Amazon, et une fois le boîtier mis à jour, ça fonctionne assez bien. L’application reprend globalement l’interface de l’Apple TV. Il faut se connecter à son compte Apple avec un clavier “Apple”, différent de celui d’Amazon dans les autres menus. Et là, le drame. Lors de mon premier essai, impossible de me connecter. Une fois (re)mis à jour (comme expliqué), ça passe. Soit en tapant le mot de passe avec la télécommande, soit en utilisant un système à base de QR Code qui renvoie vers le site d’Apple à travers votre smartphone.`

Pas d’Apple TV dans l’installation


Apple TV dans les app’



Mise à jour nécessaire

Une fois que ça fonctionne, l’interface est assez proche de l’Apple TV, mais avec évidemment quelques limites. C’est un peu moins fluide que mon Apple TV « HD » (la v4 de 2015), il n’y a pas AirPlay et Apple ne permet pas l’achat depuis l’application. Il faut effectuer les achats depuis un autre appareil Apple (Apple TV, iPhone, etc.). Par contre, tous les contenus achetés sur iTunes sont disponibles sans soucis, en streaming (pas en téléchargement).

Bienvenue


L’interface


La connexion


Ma page d’accueil


Du contenu acheté il y a longtemps


La recherche


La vieille SD iTunes passe mal


Acheter un film récent ?


Non

En pratique, ça ne remplace pas l’Apple TV, mais ça suffit amplement si vous avez un budget faible. L’interface est bonne, les performances correctes et la majorité des contenus que vous pouvez acheter (ou louer) apparaissent.

Un prototype de Macintosh « Twiggy » en vente

Par Pierre Dandumont

Le 4 décembre, un Macintosh un peu particulier sera proposé aux enchères : un modèle avec un lecteur de disquettes Twiggy. Il utilisait donc un lecteur de disquettes 5,25 pouces (comme les premiers Lisa) au lieu du lecteur de disquettes 3,5 pouces de la version finale.

Les disquettes 5,25 pouces stockaient plus de données (872 ko) mais étaient plus grosses et – surtout – le lecteur n’était pas fiable. Donc Apple est finalement passé sur un format compact avec seulement 400 ko d’espace. Le Mac en vente vient de chez Encore Systems, la société qui a développé MacWrite avant la sortie du Mac. Le prototype est livré avec un clavier et une souris, et il fonctionne. Il ne reste visiblement que deux modèles de ce type dans le monde, car Steve Jobs – après le passage sur une mécanique Sony – aurait fait détruire les exemplaires existants. L’estimation du prix de cette machine se situe entre 110 000 et 160 000 €.

Le Mac





Canard PC Hardware (hors-série) 13 est en kiosque : Montez votre PC

Par Pierre Dandumont

Comme d’habitude, un petit post pour vous parler de mon vrai travail. Le dernier hors-série de Canard PC Hardware, l’édition 2020 de « Monter son PC », est en kiosque.

Dans ce magazine, vous apprendrez à monter un PC (si). Nous vous conseillons le matériel à acheter et les pièges à éviter avant le montage, mais aussi les erreurs qui peuvent survenir après le montage. La partie principale, dans laquelle vous verrez mes mains, se concentre sur le montage, avec différents types de processeurs, système de refroidissements, périphériques de stockage, etc. Nous avons essayé d’être assez exhaustif sur les différents types de composants modernes. Dans la fin, il y a quelques pages sur les réglages de l’UEFI, l’installation de Windows 10 et l’installation de GNU/Linux. Désolé, ça ne parle pas de macOS dans ce magazine mais si vous montez un hackintosh, ça peut servir tout de même.

Vous trouverez un peu plus de détails sur le site, et le magazine est en kiosque pour 6,9 €. Et si jamais vous n’êtes pas en France ou que vous ne le trouvez pas, il est aussi sur la boutique.

SxS : les cartes mémoire ExpressCard de Sony et Sandisk

Par Pierre Dandumont

Connaissez-vous les cartes SxS ? Il s’agit d’un format de cartes mémoire professionnelles, lancé par Sony et Sandisk en 2007. Elles s’utilisent essentiellement dans des caméras haut de gamme, pour filmer en 2K puis en 4K. Et le format physique rend les cartes compatibles avec les emplacements ExpressCard classiques (/34).

Les cartes utilisent l’interface PCI-Express des ExpressCard, avec un débit maximal qui va dépendre de la génération de la carte. Les premières annoncent 800 Mb/s (~100 Mo/s) avec une inter(face PCI-Express 1.1 (2,5 Gb/s). Les dernières montent à ~1 Go/s, soit le débit maximal d’une interface PCI-Express 3.0. D’un point de vue pratique, il est plus intéressant d’avoir un lecteur externe en Thunderbolt ou un ordinateur avec de l’ExpressCard que de se reposer sur un lecteur USB Sony, assez onéreux.

La carte de 32 Go

Pour le test, j’ai une carte de 32 Go qui utilise une interface PCI-Express 2.0, soit ~5 Gb/s au maximum. La carte de 32 Go atteint officiellement 440 Mo/s en lecture et 110 Mo/s en écriture (les versions de plus grande capacité sont plus rapides). Elle est arrivée formatée en UDF avec des données dessus (les joies d’eBay). Travailler avec du SxS nécessite au moins un pilote : celui qui permet de lire les cartes dans un emplacement ExpressCard. Il fonctionne avec un Mac doté d’un connecteur ExpressCard natif (quelques MacBook Pro) ou avec un adaptateur. J’ai les deux à la maison : un MacBook Pro 17 pouces de 2009 sous El Capitan et un adaptateur Thunderbolt vers ExpressCard de chez Sonnet. Comme les cartes sont formatées en UDF, il faut aussi éventuellement un second pilote. Eventuellement parce que les cartes ne sont pas nécessairement formatées en UDF, et parce que macOS peut lire l’UDF, mais pas écrire.

Sur un vieux Mac : 2,5 Gb/s


Sur un récent : 5 Gb/s


L’outil de réglages de Sony

Premier test, donc, dans un MacBook Pro de 2009 avec un connecteur ExpressCard en PCI-Express 1.1 (2,5 Gb/s, soit 250 Mo/s au maximum). Par défaut, la carte est en lecture seule, l’installation du pilote de Sony permet l’écriture. Les performances semblent faussées avec le logiciel que j’utilise habituellement : il indique ~80 Mo/s en écriture (faible, mais pas illogique) et 1 400 Mo/s en lecture. Une valeur qui indique un cache en RAM ou une erreur. La copie réelle d’un fichier de ~1,8 Go prend environ 18 secondes dans le Finder, donc un petit 100 Mo/s.

Des valeurs incohérentes


Des valeurs plus cohérentes


Une jolie erreur

Second test, avec un Sonnet Echo ExpressCard Pro en Thunderbolt. La version Pro fonctionne en PCI-Express 2.0 (5 Gb/s), donc offre normalement de meilleures performances. Mais j’ai eu des soucis avec ma carte : elle a perdu des données, elle n’était pas reconnue dans tous les cas… et elle semble défectueuse. En eXFAT, j’obtiens 40 Mo/s en écriture et 190 Mo/s en lecture avant une erreur sur la première machine, contre ~350 Mo/s en lecture sur le lecteur Thunderbolt. Du coup, je n’ai pas grand chose d’autre à dire : si l’interface est rapide, les cartes restent assez imposantes et l’obligation d’utiliser un pilote reste une contrainte importante.

Et si le Livre de Lulu pour Pippin était sorti en France ?

Par Pierre Dandumont

J’ai déjà parlé du titre le livre de Lulu, un jeux Pippin développé par des Français. Je me demandais s’il était vraiment sorti, car la seule copie que je connaissais jusqu’à maintenant venait directement d’un des développeurs. Et j’ai eu une surprise récemment : un lecteur a trouvé le CD en version Pippin dans une boîte française du jeu (dans les commentaires, ici).

Sa copie a été achetée à l’époque à la FNAC (donc en France), et il s’agit du « nouveau coffret », qui est dans une boite carrée. Il a trouvé deux CD dans la boîte : la version classique et la version Pippin (et Mac), avec son manuel. Visuellement, le disque ressemble à la version que j’ai testé.

MAJ : il m’a indiqué que si le coffret vient de France à l’origine, il a été acheté ensuite au Japon, et donc le CD pour Pippin n’était probablement pas dedans à l’origine.

On trouve de temps en temps la première édition, qui est livrée avec un autre CD-ROM (qui ne contient pas la version Pippin, donc). Il existe aussi une version japonaise pour Mac et PC qui – elle non plus – ne contient pas la version Pippin. Du coup, si vous avez la version en question (ou un endroit ou la trouver sans sortir des dizaines d’euros), ça m’intéresse.

La version japonaise Pippin



Le CD pour Pippin


La version française “nouvelle” (merci Alexandre)



Pas de Pippin (mais le CD Pippin en plus)


La première VF



Pas de Pippin


La version japonaise



Le CD japonais sans Pippin

MacBook Pro 16 pouces et le rafraîchissement de l’écran, pas merci Intel ?

Par Pierre Dandumont

C’est un sujet que j’ai déjà évoqué, pour pas mal de technologies Apple dépend largement de ce qu’Intel est capable de faire avec ses processeurs. Et dans pas mal de cas, c’est problématique. Le récent MacBook Pro a d’ailleurs visiblement une technologie bridée à cause des GPU Intel (enfin, si je ne me trompe pas).

L’exemple le plus flagrant est celui de la mémoire. Les MacBook Pro utilisent depuis un moment de la mémoire dites « LP », c’est-à-dire basse consommation. cette mémoire, souvent plus rapide que la version classique, consomme moins. Mais le contrôleur mémoire doit supporter la technologie. Dans les iPad ou iPhone, pas de soucis : Apple peut mettre un contrôleur adapté. Dans les puces Intel, c’est plus compliqué. Intel ne supporte que la LPDDR3 (ancienne) ou la DDR4 classique (qui consomme plus). Les MacBook Pro 15 pouces de 2016 et 2017 sont restés en LPDDR3, les versions 2018, 2019 (et maintenant le 16 pouces) sont en DDR4, pour offrir plus de capacités et de débit. Le problème, c’est qu’Intel ne supporte la LPDDR4 que sur les puces Ice Lake (en 10 nm, uniquement pour les petits portables) ou Comet Lake (en 14 nm, mais avec seulement six coeurs).

Pour la vidéo, c’est un peu la même chose. Le nouveau MacBook Pro 16 pouces intègre une option qui permet de forcer une fréquence de rafraichissement de 60 Hz (la norme), 59,94 Hz (une fréquence issue du passage à la couleur du NTSC dans les années 50), le 50 Hz (pour les Européens), le 48 Hz (2x 24 Hz, la fréquence classique en cinéma) et 47,95 Hz (2x 23,976 Hz, la norme en NTSC pour les mêmes raisons que le 59,94). C’est très bien, et comme l’explique Apple, c’est intéressant pour vérifier que de la vidéo est parfaitement fluide. Mais le changement est manuel.

La question qui se pose, c’est pourquoi macOS n’effectue pas directement le changement ? Techniquement, pas de soucis. Les écrans capables de faire varier la fréquence de rafraichissement en temps réel existent depuis quelques années. Ca s’appelle G-Sync chez Nvidia (de façon évidente, macOS ne supporte pas vraiment ça), et FreeSync ou Adaptative Sync chez AMD. Adaptative Sync est le standard de la norme DisplayPort, FreeSync l’implémentation AMD qui peut être utilisée en HDMI (notamment). Le problème, car il y a un problème, c’est que si la Radeon des MacBook Pro peut le faire, l’IGP Intel ne peut pas. Le MacBook Pro 16 pouces possède un processeur de 9e 8e 7e 6e génération (Coffee Lake), qui intègre une puce Intel UHD 630, de la 10e génération. Le problème, donc, c’est que la Gen. 10 ne supporte pas l’Adaptative Sync. Il faut une puce Intel de la Gen. 11, intégrées uniquement dans les CPU Ice Lake. Mais les CPU Ice Lake ne proposent pas assez de coeurs pour un MacBook Pro 16 pouces.

Les réglages, dixit Apple

C’est idiot, et on peut espérer que de futurs MacBook Air, MacBook Pro 13 pouces ou même 14 pouces (selon les rumeurs) prennent en charge la fonction automatiquement grâce à des CPU Ice Lake (ou des SoC ARM, pourquoi pas). Et si Apple n’a pas décidé de brider la fonction de façon arbitraire, il est peut-être même possible de le faire actuellement avec un écran FreeSync sur le MacBook Pro 16 pouces. Avec un moniteur branché, le problème de la puce Intel n’existe plus : c’est la Radeon qui prend le relais automatiquement.

Pour rappel, pendant ce temps, ça fait plusieurs années que les iPad proposent des dalles avec un rafraichissement variable qui monte à 120 Hz.

Un beau prototype d’écran Apple, totalement transparent

Par Pierre Dandumont

Vu sur une annonce eBay (mais il n’est pas à vendre), un écran Apple totalement transparent. C’est a priori un Apple Macintosh Color Display (14 pouces), un écran couleur Trinitron qui supporte le 640 x 480 (et c’est tout).

Les appareils transparents sont rares, il s’agit généralement de prototypes à usage interne, et l’absence de blindage sur les composants peut poser des soucis (mais c’est plus joli sans). Visiblement Jonathan Goldman ne compte pas le vendre – les annonces indiquent bien que l’écran n’est pas compris – et il possède a priori un Macintosh LC dans la même veine.




Avec un LC transparent

Mise à jour d’un PowerBook 1400 (bis) : une carte graphique 16 bits

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques semaines, j’expliquais que j’avais testé une carte graphique pour PowerBook 1400 mais que la carte ne fonctionnait pas. Mais j’ai trouvé sur eBay le second modèle de carte graphique compatible, une ViewPowr 1400/16.

Cette carte s’insère au même endroit que la carte Apple, sur un connecteur NuBus interne, et propose la même sortie vidéo : un connecteur issu des PowerBook 1×0. Elle possède deux différences par rapport à la carte Apple. Premièrement, elle peut afficher des images en milliers de couleurs (16 bits), contre 256 couleurs (8 bits) avec la Apple. A l’heure des écrans 30 bits, ça fait sourire, mais c’était un argument de vente. Deuxièmement, elle est nettement plus large que la carte Apple. En pratique, elle rentre mais bloque le troisième connecteur RAM, il est donc impossible d’empiler les modules.

La carte


Elle est (beaucoup)- plus large que la Apple (à gauche)


Elle prend un emplacement RAM

La carte fonctionne sans pilotes, en tout cas sous Mac OS 9.1 sur mon PowerBook 1400. Au démarrage, elle affiche le logo de Newer Technology (qui vendait la carte) avec une référence à Focus Enhancements, qui est visiblement à l’origine de la technologie. La carte affiche directement du 640 x 480 (67 Hz, Mac oblige) en 16 bits. On peut descendre le nombre de couleurs, mais pas modifier la définition. A l’époque, la sortie vidéo servait essentiellement à connecter le Mac sur un projecteur, et éventuellement sur un moniteur : les Mac portables ne pouvaient pas, comme maintenant, proposer la même puissance qu’un Mac fixe. Reste que la carte a une définition limitée (plus faible que le 800 x 600 de l’écran du PowerBook 1400), empêche l’utilisation de certains modules de RAM et utilise un connecteur propriétaire et daté. Pour le connecter, j’ai dû utiliser un « PowerBook » vers DA15 (le connecteur Apple) puis un second vers le DB15 classique (VGA).

Le logo au démarrage


640 x 480 @ 67 Hz


Reconnue directement

Le FX77, l’appareil photo Bluetooth (partie 2) : avec un Sony Clié

Par Pierre Dandumont

Dans la suite de mes aventures avec le Sony DSC-FX77, un appareil photo Bluetooth, j’ai cherché un appareil capable de communiquer avec lui. Et j’ai trouvé un Sony Clié, le TG50.

Attention, premièrement il faut un Sony Clié avec du Bluetooth, ce qui limite un peu le choix de l’appareil. J’ai trouvé un TG50, un modèle à clavier sous Palm OS 5. Deuxièmement, le plus important, il faut le programme nécessaire. Avec le TG50, il se trouve sur le CD d’installation, si vous ne l’avez pas, il est disponible sur ce site. Le DSC-FX77 dépend en effet du profile Bluetooth BiP (Basic Imaging Profile) et ce n’est pas installé par défaut. Il faut donc installer deux choses sur le Clié : Remote Camera (RemoteCamFR.prc) mais aussi la bibliothèque BiP (BipLibraryFR.prc). Sans cette dernière, ça ne fonctionnera pas. Une fois les fichiers installés, il faut faire un soft reset.

Petite astuce si vous avez un Clié mais pas de quoi installer HotSync : il suffit de copier les programmes dans /Palm/Launcher sur la carte mémoire et de les déplacer vers la mémoire interne. Au passage, pour les captures, j’utilise la méthode que j’avais expliqué il y a quelques années.

C’est un peu compliqué de photographier des écrans de 2003


C’est un peu plus visible ici

Remote Camera

Première étape, Remote Camera. Cette application Sony permet de déporter l’écran de l’appareil vers le Clié, avec un affichage assez correct. Il faut mettre l’appareil photo en mode prise de vue et presser le bouton Bluetooth pour lancer la connexion. Sur le Clié, le programme propose une recherche ou une recherche rapide (il va garder les appareils connectés précédemment en mémoire). La latence varie un peu avec la distance, mais reste assez correcte, et l’image est petite mais pas plus que sur l’écran de l’appareil photo lui-même. Il est impossible de couper le son de la prise de vue (je crois que c’est une obligation légale au Japon), et l’application propose assez peu de fonctions. On peut juste prendre une photo… et c’est tout. Les images restent enregistrées sur la Memory Stick de l’appareil photo, le Clié ne reçoit qu’une vignette minuscule.

La sélection Bluetooth


L’écran de l’appareil répliqué



Les vignettes à droite sont des vignettes : pas de copie vers le Clié

A noter que l’écran de l’appareil photo indique bien qu’il est sous contrôle, avec le nom de l’appareil et son adresse MAC.

L’appareil affiche qu’il est connecté et à qui

Le transfert

Si vous avez installé la bibliothèque BiP (et uniquement dans ce cas), il est possible de transférer des photos de et vers l’appareil. Quand le FX77 envoie, il redimensionne en VGA, comme avec le T610. Avec un Clié, il ne semble donc pas possible de recevoir des images dans la définition d’origine. Dans l’autre sens, bizarrement, pas de soucis. Clié Viewer envoie bien dans la définition d’origine, ce qui prend du coup pas mal de temps avec les images qui viennent de l’appareil photo.

De l’appareil au Clié


En VGA


Vers l’appareil


Ca prend du temps

Donc cette fois, vous avez un aperçu du futur de 2003 : un appareil photo qui envoie ses images vers un PDA en Bluetooth. Ce qui préfigure un peu notre présent, mais pas réellement, vu que les PDA n’existent plus et les appareils photo tendent à disparaître (tout du moins sous la forme appareil photo). Mais le Bluetooth est toujours là.

Si je trouve le matériel, je tenterais la partie 3, avec un Vaio. A noter que j’utilise le DSC-FX77 mais que la caméra DCR-TRV80 (un caméscope DV) propose les mêmes fonctions et peut même se connecter à Internet par modem.

Memory Stick Select, la carte mémoire de 2x 128 Mo

Par Pierre Dandumont

Avec un PDA Sony que j’ai acheté récemment, j’ai eu une petite surprise : une Memory Stick Select. Cette carte mémoire un peu particulière contient en effet 2x 128 Mo de mémoire.

Nous sommes en 2003 et les cartes Memory Stick de Sony, lancées en 1998, atteignent leurs limites. Les cartes ne peuvent pas dépasser 128 Mo, et ça commence à être un problème. Sony propose donc deux solutions pour dépasser cette barrière : une nouvelle norme, Memory Stick Pro (limitée, elle, à 32 Go) et la carte Memory Stick Select. La nouvelle norme nécessite des appareils compatibles, capables de lire les cartes Memory Stick Pro et les cartes Memory Stick. La Memory Stick Select de « 256 Mo », elle, fonctionne dans tous les périphériques. Sony a en effet triché, en mettant tout simplement deux Memory Stick de 128 Mo dans une seule carte. Un switch à l’arrière de la carte permet de passer de la face A à la face B, et donc de stocker « 256 Mo » sur une seule carte.

« Total 256 Mo »


Le switch pour la « face »


Une face (oui, le vendeur a laissé des données dessus)


Une autre

Forcément, c’est une solution hybride et pas très propre. L’utilisateur n’a accès qu’à 128 Mo de stockage à la fois, et il faut éjecter la carte proprement, changer le switch et remettre la carte pour lire la seconde partie. Cette façon de faire pose de nombreux problèmes, le principal étant que les risques de corruption sont assez élevés. Un changement rapide peut passer outre les protections de l’OS et le système de fichiers le plus courant de l’époque (FAT16), n’est pas très solide. Mais bon, cette carte reste une curiosité, un peu comme les cartes SD de 4 Go.

Un prototype d’iPhone 4S sur eBay

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype d’iPhone 4S, en DVT. C’est un iPhone 4S sous SwitchBoard et pour une fois, il n’est pas vendu trop cher.

La face arrière indique des XXX pour le numéro de série, et le menu de démarrage n’est évidemment pas la classique grille d’icônes. L’appareil est en bon état, et le vendeur en demande 350 $ (quand vous lirez ces lignes, il aura été vendu).


Notez les XXX


Mac ou Pippin ? Chisato Moritaka CD-ROM Watarase Bashi

Par Pierre Dandumont

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Chisato Moritaka CD-ROM Watarase Bashi.

Alors, première chose, le titre est en anglais pour les rares éléments de menu, mais c’était déjà le cas sur Pippin. Les vidéos et interview restent en japonais, ce qui n’est pas très pratique. Deuxièmement, comme pas mal de titres Pippin, il passe en 640 x 480, même avec un écran bien plus défini. C’est très visible sur mon setup actuel : mon Mac est relié à un moniteur en 1 920 x 1 200 et ça donne une fenêtre vraiment petite. De plus, il doit prendre en compte l’overscan éventuel de la console et l’image utile ne prend qu’une partie des 640 x 480. Pour le reste, la version Mac est vraiment similaire à la version Pippin, surtout que le logiciel se commande à la souris. Sur le coup, c’est (vraiment) un portage identique. Je vous mets quelques captures tout de même. Par ailleurs, j’ai une copie de ce jeu en vente sur eBay (si vous faites une offre raisonnable en indiquant venir d’ici, on peut s’arranger).

Dans l’image originale




Une interview avec des vidéos petites mais regardables et des boutons en anglais.



Une image prise sur un OS en japonais (rien ne change)

Un Macintosh Portable transparent sur eBay

Par Pierre Dandumont

Récemment, Henry Plain a décidé de vendre un Macintosh Portable transparent sur eBay. Ce n’est visiblement pas le modèle dont j’avais déjà parlé, il y a quelques différences.

C’est un M5120 (sans rétro-éclairage) sous System 6.0.7 qui a été réparé et remis à neuf (condensateurs changés, batterie neuve, etc.) et il démarre. Henry le vendait 15 250 $, l’annonce a été retirée avant la fin, donc il a été vendu (je suppose) mais aucune idée du prix. Il a été vu dans pas mal de sites récemment, par ailleurs, mais les images ont été fournies par une autre personne connue dans le petit monde des prototypes, Sonny Dickson.



On peut noter le trackball orange





Supprimer les alertes de réseaux Wi-Fi ouvert avec iOS 13

Par Pierre Dandumont

iOS 13 ajoute une petite option un peu anachronique au niveau du Wi-Fi : quand vous êtes sur un réseau cellulaire et qu’un réseau Wi-Fi ouvert est disponible, il affiche une notification.

C’est anachronique parce qu’en 2019, il y a de fortes chances que votre connexion au réseau 4G soit plus rapide que n’importe quel Wi-Fi ouvert. C’est une fonction qui aurait eu de l’intérêt au lancement de l’iPhone, il y a un bonne dizaine d’années.

Le message

Pour supprimer cette notification inutile, donc, il faut se rendre dans Réglages -> Wi-Fi -> Confirmer l’accès. Ensuite, il faut passer l’option de Notifier à Non.

L’option

Le FX77, l’appareil photo Bluetooth (partie 1)

Par Pierre Dandumont

En 2002, Sony a sorti un appareil photo intéressant, plutôt innovant pour l’époque, le DSC-FX77. Cette variante du DSC-F77 proposait en effet la prise en charge du Bluetooth. Mais avec une limite intéressante d’un point de vue historique.

Assez compact, l’appareil prend des photos de 4 mégapixels. Il n’a pas de zoom, ouvre à 2.8, le tout avec un capteur CCD. La forme est assez particulière : il possède un objectif qui peut pivoter vers l’utilisateur pour faire des selfie, même si le mot n’existait sûrement pas à l’époque. Un vague viseur optique prend place sur le bloc, mais l’essentiel se fait sur l’écran. A noter qu’il tourne correctement l’image pour faire les portraits. Comme toujours avec Sony au début des années 2000, il enregistre les photos sur des cartes Memory Stick. Enfin, il filme, mais au mieux en 320 x 240 en MPEG-1, donc c’est totalement anecdotique. Dans l’ensemble c’est agréable à utiliser, mais le moindre smartphone moderne donne évidemment un résultat bien meilleur.

L’appareil photo


En mode normal


En mode selfie

La gestion du Bluetooth

Le Bluetooth, surtout à l’époque, c’est quelque chose de compliqué. La norme sert de technologie pour le transfert avec – au-dessus – ce qu’on appelle des profils. Et les profils sont gérés par la stack, en gros le programme qui sert aussi de pilotes Bluetooth. Il en existe pour le transfert de fichiers, pour l’utilisation avec des souris et des claviers, pour la gestion des contacts, de l’audio, etc. Et donc Sony a choisi le BiP (Basic Imaging Profile) pour son appareil. Ce profil permet pas mal de choses : le transfert d’images (dans les deux sens) avec redimensionnement automatique, l’impression, l’archivage automatique et l’affichage déporté. Pour ce dernier, il est possible d’afficher une image directement ou déporter le viseur, avec la prise de photos à distance. Sur le papier, c’est magique. En pratique, il faut que l’appareil supporte le BiP, mais aussi le client. Et ça se complique. Côté ordinateurs, ni macOS ni Windows ne supporte le BiP. Il y a bien quelques stacks alternatives (dont BlueSoleil) qui prennent le profil en charge, mais c’est assez rare. Même chose côté téléphones et smartphones. En gros, il faut un PC portable Vaio (Sony livrait une stack compatible), un PDA Sony Clié avec Bluetooth ou un téléphone Sony Ericsson. C’est pour ça que l’article est noté (partie 1), j’ai d’abord testé avec un appareil basique, le fameux Sony Ericsson T610.

Le bouton Bluetooth


Le T610

Sans compatibilité BiP, l’appareil de Sony ne transfert tout simplement pas les fichiers. J’ai trouvé un logiciel pour Mac OS X (une vieille version) qui prend en théorie en charge le BiP, mais ça ne marche pas avec le FX77. Pour transférer une image en Bluetooth, je n’ai réussi qu’avec le Sony Ericsson T610. Ça doit aussi fonctionner avec le T630 et sûrement quelques modèles de téléphones de la même génération.

En réception


Ce ne fonctionne pas

Avec le T610, une seule chose passe : l’envoi d’une image de l’appareil photo au T610. Le FX77 redimensionne ses images en 640 x 480 (ça semble dépendre de l’appareil en face) et peut envoyer le tout au téléphone. Dans le sens contraire (du téléphone à l’appareil photo), le T610 n’accepte pas l’envoi des photos, j’obtiens automatiquement une erreur. Et le mode remote ne fonctionne pas non plus avec le T610.

Un selfie


Un morceau de bureau


Le même, redimensionné en VGA après transfert


Un exemple de ce que l’affreux capteur du T610 sort

Dans la seconde partie, je vais essayer de montrer comment fonctionne la prise de photos à distance, si je trouve le bon matériel.

Télécharger OS X Yosemite, OS X El Capitan ou macOS Sierra en dehors du Mac App Store

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, un problème se pose régulièrement avec macOS : comme récupérer de vieux OS ? J’avais proposé un post résumé qui expliquait comment le faire sur le Mac App Store, mais avec quelques limites. En effet, la méthode ne fonctionne que si vous avez acheté l’OS en question. Mais récemment, Apple a mis en téléchargement direct trois anciens systèmes : Yosemite, El Capitan et Sierra.

Chaque système dispose de sa propre page sur le support d’Apple. Dans les trois cas, vous obtiendrez une image disque qui va permettre d’ajouter l’installeur de macOS dans votre dossier Applications. Une fois que c’est fait, vous pourrez mettre à jour macOS, créer une clé USB, etc.

La page d’OS X Yosemite (10.10) avec le lien vers OS X Yosemite.
La page d’OS X El Capitan (10.11) avec le lien vers OS X El Capitan.
La page de macOS Sierra (10.12) avec le lien vers macOS Sierra.

Une image disque qui contient…


… un package qui va installer…


… l’installateur de macOS

Pour les OS précédents, il reste possible de passer par le Mac App Store. Pour les plus récents, il y a l’option Mac App Store ou les outils de Catalina.

Télécharger macOS High Sierra, macOS Mojave et macOS Catalina en dehors du Mac App Store

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, un problème se pose régulièrement avec macOS : comme récupérer de vieux OS ? J’avais proposé un post résumé qui expliquait comment le faire sur le Mac App Store, mais avec quelques limites. En effet, la méthode ne fonctionne que si vous avez acheté l’OS en question. Mais avec Catalina, Apple a modifié la méthode pour trois de ses OS : macOS High Sierra, macOS Mojave et macOS Catalina.

Oui, uniquement ces trois OS là. Pour une partie des précédents, la méthode diffère, j’en parlerais demain.

Attention, cette méthode nécessite macOS Catalina installé, et il va falloir jouer de la ligne de commande.

Pour macOS Catalina, en version 10.15.1 actuellement, voici la commande.

softwareupdate --fetch-full-installer --full-installer-version 10.15.1

La commande ne donne pas beaucoup d’informations

La structure est la même pour macOS Mojave et macOS High Sierra.

softwareupdate --fetch-full-installer --full-installer-version 10.14.6
softwareupdate --fetch-full-installer --full-installer-version 10.13.6

Si pour une raison ou une autre ça ne fonctionne pas, pensez à vérifier la fin de la commande. En effet, si Apple sort une mise à jour de macOS Catalina, la fin passera à 10.15.2, 10.15.3, etc. Les anciennes, elles, ne fonctionneront plus nécessairement.

Dans tous les cas, le programme va télécharger l’installeur de macOS dans le dossier /Applications. Et demain, j’expliquerais comment télécharger manuellement quelques anciens macOS.

Choisir une carte CardBus pour un PowerBook, et les limites de l’USB 2.0

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai eu une question par mail au sujet d’un de mes PowerBook Wallstreet. En effet, j’utilise une carte CardBus avec deux ports USB (1.1) et la personne me demandait si installer une carte USB 2.0 était possible. La réponse n’est pas évidente : oui… et non.

Commençons par la réponse oui. Sous Mac OS X, avec un Jaguar à jour (10.2.8), les cartes qui contiennent une puce Opti ou une puce NEC devraient fonctionner nativement. La première fonctionne en USB 1.1, la seconde généralement en USB 2.0. Les cartes Via fonctionnent mal et demandent dans le meilleur des cas un pilote, donc c’est à éviter. Sous Mac OS X, les cartes USB 2.0 fonctionnent bien en USB 2.0. Une carte comme celle-ci, qui ne dépasse pas du connecteur, fonctionne a priori (ma carte n’est pas exactement ce modèle là).

Une carte USB 1.1


Une carte USB 2.0 (chipset NEC)


Une carte Cardbus vers ExpressCard avec un lecteur de cartes

Maintenant, la réponse non. Sous Mac OS 9, les cartes ne fonctionnent pas en USB 2.0. L’OS ne supporte pas la norme et quelle que soit la carte, vous allez rester bloqué en USB 1.1 (12 Mb/s, donc en gros des débits pratiques de l’ordre de 1 à 1,5 Mo/s quand tout va bien). Sur un Wallstreet (et plus généralement sur les Mac qui n’ont pas d’USB nativement), vous allez devoir installer les pilotes USB, qui sont disponibles sur le site d’Apple. Une fois la mise à jour « USB Adapter Card Support 1.4.1 » installée, les cartes USB devraient fonctionner.

Mac OS 9 voit la clé USB


La carte prend un logo USB sur le bureau

Dans mon cas, j’ai testé avec une carte à base d’Opti (donc USB 1.1), une carte à base de NEC en USB 2.0 et un adaptateur CardBus vers ExpressCard qui contient une puce NEC. Il permet d’utiliser un lecteur de cartes ou une carte mémoire en ExpresCard, pour peu que la carte utilise la partie USB de l’ExpressCard.

Donc pour résumer : l’USB 2.0 ne fonctionne pas sous Mac OS 9, mais il fonctionne sous Mac OS X. Et dans les deux cas, je vous recommande une carte à base de NEC.

Et à la question « Comment déterminer la puce utilisée ? », je ne peux pas réellement répondre. Sur une carte PCI, la solution la plus simple consiste à regarder. Sur une CardBus, il faut croire le vendeur s’il l’indique, ou tester. Techniquement, on peut aussi récupérer les identifiants une fois la carte en main, mais c’est un peu inutile : si vous avez la carte, vous savez forcément si elle fonctionne… ou pas.

Les différents modèles de Pippin

Par Pierre Dandumont

Vu la rareté de la console et la méconnaissance habituelle sur ce sujet (beaucoup de sites donnent des informations erronnées), on parle généralement de « la » Pippin. Mais en réalité, il existe pas mal de modèles différents.

On commence par la plus classique, la Pippin Atmark. Sa référence est PA-82001, elle est beige, et c’est le modèle commercialisé par Bandai au Japon.

La seconde, la Pippin @World, est sortie aux Etats-Unis. Elle est noire, sa référence est PW-10001.

La Pippin @World

Plus rare, la KMP 2000 de chez Katz Media. Cette Pippin sombre est sortie en Amérique et en Europe dans des marchés verticaux. Elle existe en deux variantes : avec et sans prise SCSI externe.

Une KMP 2000

Encore plus rare ? La Pippin Atmark (PA-82001) mais en noir. On trouve quelques photos sur le site de référence.

On continue ? Le Power Player. Il s’agit de l’équivalent d’un prototype de Pippin. Il n’y a généralement pas de marquage et une ROM de développement dans la console. Ma Power Player, par exemple, avait un simple sticker « PowerPC » au lieu d’un logo gravé.

Encore une ? La version de test de la Pippin Atmark, référence PA-82001-S. Cette version possède a priori une ROM de développement, et on en reparlera dans le futur.

La dernière est unique, et sa place est dans un musée. C’est une @World dorée, offerte à Gil Amelio (président d’Apple à l’époque). Elle se trouve au Computer History Museum.

Dans ma collection, j’ai une Atmark PA-82001, bientôt une Atamrk PA-82001-S, une @World et une Power Player. Et peut-être un jour une KMP 2000 et une Atmark noire.

Sony ferme son service UltraViolet, sans réelle solution

Par Pierre Dandumont

Sony vient de prévenir ses clients que son service UltraViolet allait fermer, ce qui n’est évidemment pas une surprise. Mais Sony n’a pas réellement de solution.

Le courriel est assez étonnant : il indique que Sony envisage d’empêcher la création de nouveaux comptes à la fin de l’année (31 décembre 2019) et de fermer le site le 1er mars 2020. Envisage. Pour garder les films, Sony recommande de passer par Flixster, avec cette phrase géniale : « cela inclurait votre contenu Sony Pictures éventuellement disponible. » (en gros, peut-être, mais on va surtout pas se mouiller). Le côté amusant de la chose ? Il est impossible de se créer un compte chez Flixster actuellement, et le site va fermer le 18 décembre 2019. Donc si vous n’avez pas de compte Flixster, c’est un peu mort.

Dans le message, Sony indique qu’il est possible de passer par le service client,mais je ne vois pas bien pourquoi.

M-DISC, les DVD qui durent 1 000 ans (second retour, trois ans après)

Par Pierre Dandumont

Il y un moment maintenant, en septembre 2016, j’ai lancé un petit test : j’ai gravé deux DVD que j’ai ensuite accroché au mur, en face d’une lampe. Le premier était un M-Disc, le second un DVD classique. Les M-Disc sont normalement plus résistants dans le temps, c’est ce que je voulais tester.

Pour mémoire, les M-Disc sont assez onéreux (16 € le pack de trois). Et comme je viens de déménager, j’en ai profité pour décrocher les disques du mur, environ trois ans plus tard. Le premier retour avait été fait après environ un an.

Premier point, les deux disques sont lisibles. J’utilise un SuperDrive Apple, et les deux disques montent sans soucis. Le DVD classique peine un peu tout de même : on entend bien que ça tourne, l’affichage du contenu est lent. Mais ça fonctionne. Avec le M-Disc, c’est un peu plus fluide, l’accès semble plus rapide. Mais le disque ne réagit tout de même pas comme un disque qui vient d’être gravé : on sent que le lecteur a un peu de mal. La seconde étape a été de faire une image disque, comme il y a deux ans. Avec le DVD classique, la création de l’image a pris 8 minutes 53 secondes, sans erreurs. Avec le M-Disc, 16 minutes et 52 secondes. Oui, les valeurs sont les mêmes qu’il y a deux ans, mais inversées.

Le M-Disc


Le DVD classique

Qu’en conclure ? Pas grand chose. Le DVD classique semble un peu plus compliqué à lire. Le DVD M-Disc semble réagir mieux, mais il a fallu deux fois plus de temps pour faire une image disque. Dans tous les cas, après 3 ans en face d’une lampe une bonne partie de la journée, les deux disques sont encore lisibles.

On recommence dans un an (ou deux ?).

Un prototype de clavier Bluetooth sur eBay

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype de clavier Apple. C’est un modèle aluminium sans fil (v1) en DVT. Le prix demandé est (très) exagéré : 950 €.

Le clavier n’a rien de spécial visuellement, mais un sticker et une inscription indiquent qu’il s’agit d’un prototype. Le vendeur ajoute que le clavier se nomme lui-même « Clares Keyboard ». C’est la version d’origine, qui demande trois piles AA pour fonctionner.




Test d’une ampoule OSRAM HomeKit

Par Pierre Dandumont

OSRAM propose une gamme assez large d’ampoules connectées, et elle a notamment à son catalogue des versions Bluetooth et HomeKit.

La gamme est finalement assez large : du blanc en E27 (que je teste, ~24 €), du RGB (plus cher officiellement, disponible en pratique à 25 €), du filament transparent et du filament ambré. Pour les filaments, elles existent en Edison (allongée), globe ou classique. Enfin, la couleur semble disponible aussi en B22 (baionettes). Toutes le versions sont disponibles chez Amazon. Assez bizarrement, le site français ne montre pas toutes les ampoules mais la version internationale, si. A noter que l’ampoule s’identifie comme une Ledvance, la marque issue d’OSRAM pour ce genre d’ampoules.

La boîte mentionne bien HomeKit


Rien de spécial, une forme classique

Premier truc à savoir, les ampoules sont Bluetooth uniquement, et HomeKit uniquement. Donc n’espérez pas les commander avec un smartphone Android ou un PC par exemple. Le Bluetooth n’est malheureusement pas la solution la plus intéressante pour une ampoule : la portée reste un peu limitée et – surtout – vous aurez besoin d’un hub HomeKit pour les automatisations. Avec un iPhone, par exemple, vous pourrez commandez la lampe mais pas gérer des automatisations ou gérer l’ampoule à distance. Il faut être à portée pour lancer une commande. Si vous voulez utiliser un interrupteur, ajouter une automatisation, etc., vous aurez besoin d’un hub (Apple TV, HomePod, iPad à la maison, etc.).

La version que j’ai ne propose que le réglage de la luminosité. Pour être franc, les premiers essais ont été un pue laborieux : l’ampoule a été ajoutée via un iPhone, avanr de devenir innacessible. Un cycle d’allumage plus tard, la luminosité s’affichait en permanence à 14 %, alors qu’elle bougeait en pratique. Après un peu d’attente et des essais sur un autre appareil HomeKit (un Mac), tout fonctionne.

Questions performances, OSRAM annonce 800 lumens, un blanc chaud (2 700 K) et une consommation de 9 W. J’ai mesuré 9,2 W à la prise, donc c’est cohérent. Le blanc mesuré atteint 2709 K (c’est normal) et l’IRC est de 82,6, ce qui est correct, sans plus. Les couleurs ne devraient pas être trop dénaturées. Pour la luminosité, j’attends du matériel, donc je mettrais éventuellement à jour.

Très franchement, le Bluetooth limite pas mal les ampoules HomeKit. Ca nécessite du matériel Apple avec un positionnement précis, car le hub ne doit pas être trop loin de l’ampoule pour qu’elle soit utilisable. Sur le coup, le ZigBee avec un pont, même s’il induit d’autres contraintes, est plus efficace pour cet usage. Après, l’ampoule d’OSRAM (et le reste de la gamme) a tout de même l’avantage du prix : moins de 25 €.

Le problème du GPS dans les vieux appareils iOS (et comment le régler partiellement)

Par Pierre Dandumont

Vous en avez peut-être entendu parler en avril, un « bug » dans le standard GPS a rendu inutilisable quelques vieux appareils. Apple a été touché plus récemment (le 3 novembre) et je me suis donc posé une question : qu’est-ce que ça implique ?

Premièrement, un peu de théorie. La norme GPS comptait les semaines avec un compteur sur 10 bits (1 024 possibilités), ce qui implique une remise à zéro tous les 20 ans environ. A la remise à zéro, la gestion de l’heure va poser des soucis, sauf si une mise à jour de l’appareil passe le compteur sur 13 bits (8x plus de possibilités). Les constructeurs ont généralement proposé une mise à jour en avril (ou avant), vu la date butoir. Assez bizarrement, Apple a visiblement compté les semaines à partir d’une date un peu plus tardive que les autres et le problème n’est donc survenu que cette semaine.

Apple a mis à jour l’iPhone 4S, l’iPhone 5, l’iPad mini cellulaire, ainsi que les iPad 2, 3 et 4 cellulaires. Les appareils précédents (iPhone 3G, 3GS et 4) ainsi que l’iPad cellulaire (le premier) ne sont pas à jour. Pour les autres appareils iOS (iPhone, iPod touch, iPad), il n’y a pas de GPS, donc pas besoin de correction. Pour les suivant, un OS à jour suffit à corriger le problème. Si vous restez sur un vieil iOS pour une raison x ou y, ça risque de mal fonctionner.

Petit test

A la base, je voulais tester avec un iPhone 3GS sous iOS 6, un iPhone 4 sous iOS 7, un iPhone 4S sous iOS 6 (oui, Apple le permet), un iPad sous iOS 5 et un iPhone 5 avec la dernière mise à jour d’iOS 10, qui corrige le problème. En pratique, je n’ai pas réussi à faire un fix GPS avec l’iPhone 3GS et l’iPad 3G (rester dehors au même endroit dégagé pendant plusieurs minutes, c’est vite énervant). Je ne sais pas si le problème vient du bug ou des appareils qui captent mal. Au même endroit, l’iPhone 5 captait correctement, ceci dit. L’iPhone 4S a décidé de partir en boot loop avant la fin des tests (oups). Avec l’iPhone 4, j’ai bien eu le bug, même si là aussi, le téléphone est assez lent à faire le fix. Pour les tests, j’avais désactivé le Wi-Fi et le Bluetooth et utilisé les appareils sans carte SIM : ça forçait donc le fix GPS sans éphémérides, donc ça prend plusieurs minutes.

La date n’est pas la bonne

Le résultat ? C’est un peu compliqué. La localisation continue à fonctionner, en réalité. L’appareil se positionne bien, que ce soit en GPS ou en Wi-Fi. Par contre, la localisation GPS va modifier la date, à une valeur erronée. Et une fois la date changée pour une valeur au début des années 2000, vous aurez des problèmes de connexion. beaucoup de sites et d’applications n’apprécient tout simplement pas des dates 20 ans en arrière.

Les solutions

Sur les appareils touchés qui acceptent iOS 9 (au moins), la solution va être de mettre à jour l’appareil. Apple a corrigé le bug sur pas mal de modèles. Pour les autres, une solution simple va être de fixer la date manuellement. Dans Général -> Date et heure, il faut décocher la case Réglage automatique et fixer manuellement la date. Si jamais l’appareil est déjà revenu en 2000, comme sur la capture, cochez la case quelques seconde avant de la décocher. Normalement, ça suffit pour que l’iPhone se synchronise en NTP (à la bonne heure) sans récupérer l’heure sur un fix GPS. Le problème ne se pose que sur quelques appareils : iPhone 3G, iPhone 3GS, iPhone 4 et iPad 3G. Les autres appareils iOS ont soit un correctif, soit n’ont pas de récepteur GPS.

Il faut fixer l’heure manuellement

Normalement, vous ne devrez pas voir de grosse dérive de l’heure, mais dans le pire des cas un passage en réglage automatique quelques secondes devrait suffire. Après, le bug bloque sûrement les logiciels de navigation sur le temps de parcours, mais je suppose que sur des appareils de cet âge, ce n’est pas un énorme problème.

La manette Xbox Elite 2 incompatible avec iOS 13

Par Pierre Dandumont

C’est aujourd’hui que sort la seconde version de la manette Xbox « Elite ». La meilleure manette de Xbox revient, avec le même défaut que la précédente : elle vaut pratiquement le prix d’une Xbox One (180 €). Et – surtout – elle ne fonctionne pas sous iOS.

Cette nouvelle manette a pleins d’avantages. Elle est extrêmement bien construite, possède une batterie interne – plus de piles ! – qui se recharge en USB-C, des boutons et sticks interchangeables, des gachettes de raccourcis, etc. Je vous laisse lire les tests, mais on fait difficilement mieux. Elle est livrée avec une housse et une station d’accueil, intègre une prise jack 3,5 mm, etc. La totale, donc. Vraiment. Mais elle ne fonctionne pas sous iOS 13, malgré l’ajour du Bluetooth. A noter que dans mes souvenirs, elle a été présente sur cette page, mais la version actuelle ne l’indique pas. Et je n’ai pas trouvé de sauvegarde datant du lancement d’iOS 13.

La housse


La manette, en bas


Les pièces se changent facilement


Des palets permettent de doubler certains boutons


De l’USB-C

De ce que j’ai pu voir, la raison est totalement triviale. Dans iOS 13, le support des manettes Bluetooth a visiblement été bridé de façon assez arbitraire, sur le nom renvoyé par l’appareil. En clair, si la manette s’appelle « Xbox Wireless Controller » ou « DualShock 4 » dans l’interface, iOS (ou iPad OS, tvOS) active la prise en charge. Mais si la manette se nomme « Xbox Elite Wireless Controller », rien. La manette n’est même pas vue par l’OS. Si ma supposition sur le support est bonne, une simple MAJ d’iOS devrait amener le support de la manette, mais ce n’est pour le moment pas le cas. Je vous mettrais bien une capture, mais les réglages Bluetooth des appareils iOS ne montrent tout simplement pas la manette.

Sous macOS (Catalina ou avant), c’est un peu plus compliqué. Techniquement, la manette peut être connectée, vu qu’elle est HID dans l’absolu (le standard). Mais elle ne fonctionnera pas en MFi sous Catalina, et donc pas avec les rares jeux qui n’utilisent que les API d’Apple. Je n’ai pas encore essayé, mais je suppose que les jeux d’Apple Arcade passent par les API en question. Pour la majorité des jeux prévus pour macOS, en tout cas, elle devrait fonctionner dans la pratique.

Sous macOS (Mojave, mais le résultat est le même sous Catalina)

Dans tous les cas, la manette est excellente, même si franchement onéreuse. Et j’espère qu’une mise à jour d’iOS permettra de l’utiliser dans le futur.

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