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Hier — 16 août 2019Le journal du lapin

Ultra HD à 60 Hz et USB 3.0 pour le dernier adaptateur USB-C d’Apple : mais comment ?

Par Pierre Dandumont

Récemment, Apple a sorti un nouvel adaptateur USB-C vers HDMI avec USB. Et cette nouvelle version (A2119) supporte l’Ultra HD (4K) à 60 Hz, mais uniquement dans certains cas. Mieux, elle prend en charge la fonction avec l’USB 3.0. Mais une question se pose : comment ?

L’USB-C, ce n’est pas simple. les adaptateurs USB-C, encore moins. Je vais essayer d’être clair. Quand un adaptateur USB-C sort de la vidéo, il utilise ce qu’on appelle un mode alternatif. Il en existe plusieurs, mais le plus courant est le mode DisplayPort. Techniquement, l’énorme majorité des adaptateurs USB-C vers DVI, HDMI, VGA ou – évidemment – DisplayPort contient un adaptateur USB-C vers DisplayPort suivi d’un adaptateur interne DisplayPort vers DVI, HDMI ou VGA. Il existe bien un mode alternate HDMI, mais pratiquement personne ne l’utilise.

L’adaptateur Apple : USB 3.0 et HDMI 1.4 (ou HDMI 2.0)

Deuxièmement, les fonctions dépendent de la bande passante. Une prise USB-C contient un nombre fixe de broches, et chaque norme nécessite une partie de ces broches. J’avais déjà parlé du problème, mais pour résumer il existe deux cas habituellement. Dans le premier, quatre paires servent à faire passer un signal DisplayPort 1.2, avec quatre lignes de données. En DisplayPort 1.2, cette solution permet de travailler en 4K à 60 Hz. Ensuite, il est possible d’intégrer un adaptateur DisplayPort vers HDMI 2.0 pour faire la même chose. Par contre, cette configuration empêche d’utiliser de l’USB 3.0, et le débit se limite à l’USB 2.0. C’est en partie pour cette raison que le premier UltraFine 4K de LG n’avait pas de ports USB 3.0. Dans le second, on utilise deux paires pour le DisplayPort 1.2, et deux paires pour l’USB. On peut donc afficher du 1080p60 (ou du 1440p60) et avoir de l’USB 3.0 (5 Gb/s) en même temps. Si on veut de l’USB-C à 10 Gb/s, il faut dédier les quatre paires à l’USB et se passer de vidéo. Là, je vous ai parlé de l’USB-C. Mais en Thunderbolt 3, c’est encore différent (mais on va passer outre).

Maintenant, l’adaptateur Apple. La première version supporte le HDMI (ou le VGA, d’ailleurs) et affiche en 4K30 uniquement, avec de l’USB 3.0. C’est assez logique : deux paires servent pour la vidéo en DisplayPort 1.2, deux pour l’USB 3.0.

La nouvelle version, elle, permet le 4K60 et l’USB 3.0 en même temps dixit la documentation, mais uniquement sur les MacBook Pro 15 pouces de 2017 et plus, les iMac de 2017 et plus, l’iMac Pro et l’iPad Pro. Cette limitation à des machines avec un GPU dédié implique à mon avis une seule chose : au lieu de travailler en DisplayPort 1.2 en interne, il travaille en DisplayPort 1.3. Cette version de la norme augmente la bande passante (de 5,4 à 8,1 Gb/s par paire), donc il devient possible d’afficher de l’Ultra HD à 60 Hz avec deux lignes, tout en gardant deux lignes pour l’USB 3.0. Il faut un Mac avec un GPU AMD pour une bonne raison : les GPU Intel ne supportent tout simplement pas le DisplayPort 1.3. Le problème avec cette explication vient d’un point : pourquoi les MacBook Pro 2016 ne sont-ils pas compatibles ? Il existe des différences liées aux contrôleurs Tbunderbolt 3, mais le Titan Ridge (qui permet l’encapsulation du DisplayPort 1.3 en Thunderbolt 3), mais l’iMac Pro ou les MacBook Pro 2017 sont en Alpine Ridge. J’exclus d’emblée la possibilité que l’adaptateur passe sur quatre lignes DisplayPort pour afficher à 60 Hz : cette technique fonctionnerait avec tous les Mac.

Je ne vois qu’un explication logique, en attendant un test poussé pour le vérifier : les MacBook Pro 2017 et les machines compatibles peuvent utiliser le DisplayPort 1.3 en passtrough même avec un contrôleur Alpine Ridge. Mais du coup, la question de la compatibilité avec les modèles 2016 se pose.

Dernier retour sur UltraViolet

Par Pierre Dandumont

Au début du mois, UltraViolet fermait. Et je me suis posé une question : et si j’achète un film avec un code ? Et bien, ça marche encore… d’une certaine façon.

J’ai testé avec quelques films. Premièrement, les codes Nolim. On en trouve assez régulièrement en France, même si le service de VoD de Carrefour est fermé. Bonne nouvelle, ça marche encore. En fait, au lieu de les activer sur UltraViolet (qui n’existe plus) ou chez Nolim (fermé il y a un moment), il faut les rentrer chez un ancien fournisseur UltraViolet (par exemple Sony). Ensuite, le code ajoute le film chez Google. C’est la solution la plus intéressante. Si Google sépare VF et VO (dommage), on a quand même une qualité appréciable (1080p) et un accès simple depuis pas mal d’appareils vu que ça passe par les infrastructures de YouTube.

Deuxièmement, un code Warner Bros. Le code ne fonctionne pas chez Sony, mais bien chez Flixster, le partenaire de Warner Bros. Le film s’ajoute à la bibliothèque comme auparavant et avec les mêmes défauts (Flash obligatoire). Normalement, à la fermeture de Flixster (prévue fin octobre), les films devraient se retrouver sur Google Play. Par contre, la fermeture d’UltraViolet a tout de même un impact ici : la bibliothèque n’est plus synchronisée. Donc le film reste chez Flixster et ne se retrouve pas dans la bibliothèque du site de Sony. dans ce sens là, ce n’est pas réellement un problème : Sony renvoyait de toute façon chez Flixster pour la lecture…

Attention quand même, dans certains cas les copies numériques ont une date de péremption.

À partir d’avant-hierLe journal du lapin

EyeTV à jour, avec la compatibilité HD HomeRun

Par Pierre Dandumont

EyeTV, que j’aime vraiment bien, a été mis à jour. Pas pour prendre en charge le 64 bits (dommage) mais cette version 3.6.9 (7528) a tout de même de l’intérêt. En effet, elle récupère la compatibilité avec le HD HomeRun.

J’utilise des boîtiers Elgato Netstream depuis quelques années, mais le matériel reste un peu perfectible (mon premier modèle DVB-T a claqué un jour sans prévenir, et comme ce n’est plus produit, c’est compliqué d’en trouver un) et surtout limité à d’anciennes normes, comme le DVB-T classique (et pas le T2). L’année dernière, j’avais acheté un HD HomeRun en version deux tuners (110 €, parfois en promotion entre 70 et 90 €) mais je râlais parce qu’EyeTV ne prenait pas (plus) en charge le boîtier. En effet, ça fonctionnait historiquement mais la version 3.6.9 (7520) avait supprimé la prise en charge. Et la 3.6.9 (7528) recommence à proposer la compatibilité.

Le HD Homerun


Les chaînes


Un exemple (oui, bon, c’est au moment où j’écris)

Il faut éventuellement relancer le processus d’ajout, et ensuite ça fonctionne comme avec le Netstream. Les flux fonctionnent, évidemment sans perte de qualité. EyeTV ajoute bizarrement un tuner DVB-C (câble) en plus du DVB-T (terrestre), alors que la fiche technique n’indique pas cette compatibilité. Mais en France, ça n’a pas spécialement d’intérêt : seul Numericable diffuse en DVB-C, et c’est a priori chiffré depuis quelques années.

La liste

Petit truc, aussi, la nouvelle version ajoute le EyeTV U6 Dual (un tuner ATSC) et les Netstream 2A et 2T. Le 2 indique évidemment la présence de deux tuners. Je ne sais pas exactement à quoi ça correspond le reste, le T est visiblement pour du terrestre, mais aucune idée pour le A. Il existe en théorie un Netstream 4A, mais comme il ne semble pas disponible, la norme supportée reste inconnue.

En pratique, même si EyeTV ne passe pas au 64 bits (je reste assez dubitatif), au moins il restera une solution si mon Netstream tombe en panne.

De l’Ethernet 5 Gb/s pour Mac, en USB-C

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années maintenant, l’Ethernet à 1 Gb/s est un goulot d’étranglement pour les transferts sur un réseau. Mais les possibilités pour passer au-delà de ce débit reste onéreuse, avec souvent quelques limites. QNAP propose une solution tout de même intéressant, en USB, pour atteindre (à peu près) 5 Gb/s. : le QNA-UC5G1T.

Si Apple intègre de l’Ethernet 10 Gb/s en standard dans l’iMac Pro (et en option dans le mini 2018), ce n’est pas le cas dans les machines portables. Il existe quelques solutions, dont j’ai déjà parlé : une carte Ethernet 10 Gb/s en PCIe dans un boîtier Thunderbolt (cher, comptez au moins 250 € de boîtier et 100 à 125 € pour une carte) ou une carte directement en Thunderbolt 3 (~225 €).

L’adaptateur et le câble USB-C vers A


USB-C


RJ45 (8P8C)

Ou passez à la vitesse inférieure. Il existe une norme pour l’Ethernet 2.5 Gb/s et pour l’Ethernet 5 Gb/s. Dans le premier cas, on trouve des cartes vers 50 € en USB-C. Dans le second, le sujet du jour, QNAP propose une solution 5 Gb/s (plus ou moins) à moins de 100 € (prix public, ça dépend un peu du revendeur).

Plutôt gros et lourd, il utilise une puce Aquantia AQC111U capable de travailler à 5 Gb/s (elle supporte aussi le 2.5 Gb/s, le 1 Gb/s et même le 100 Mb/s). Côté USB, on a de l’USB 3.0 (USB 3.2 Gen. 1, mais c’est la même chose) à 5 Gb/s aussi. C’est donc un facteur limitant : on peut espérer 3,5 Gb/s en réel dans le meilleur de cas. Idéalement, il faudrait une puce compatible USB 3.2 Gen. 2 (10 Gb/s). QNAP ne livre qu’un câble USB-C (côté adaptateur) vers USB-A, donc si vous avez un Mac moderne, il faudra vous procurer un câble USB-C vers USB-C.

USB 3.0 à 5 Gb/s

Un problème de pilotes

Sur Mac, l’adaptateur pose malheureusement un problème. Officiellement, il nécessite un pilote. En pratique, sous Mojave (10.14.6), il fonctionne nativement avec un pilote standard, mais mal. Premièrement, j’avais déjà eu le problème avec le modèle 2.5 Gb/s, le pilote gère mal l’affichage de la norme utilisée. C’est uniquement de l’affichage : le switch et l’adaptateur lui-même indique bien la bonne vitesse. Mais macOS indique une liaison à 100 Mb/s. Deuxièmement, le débit est franchement faible, avec une utilisation CPU élevée : ~1,7 Gb/s et ~30 % de CPU (190 % dans le moniteur, plus 35 % pour iPerf lui-même). La consommation est d’ailleurs assez élevée : 2,75 W à la prise, juste pour l’adaptateur et sans compter la consommation élevée du CPU.

Liaison 100


Liaison 100


Testé à 1,7 Gb/s

QNAP renvoie directement vers Aquantia pour les pilotes, mais c’est une plaie. Premièrement, le pilote n’a pas de package d’installation, et Aquantia impose de désactiver le SIP (mauvaise idée). Ensuite, j’ai dû corriger les droits manuellement, et le pilote ne se charge pas par défaut, sans que je connaisse la raison exacte. En le chargeant manuellement (c’est indiqué dans la documentation), il fonctionne. Cette façon de faire, en plus d’être honteuse en 2019, risque de ne pas fonctionner avec macOS Catalina, qui verrouille encore un peu plus l’OS. Par contre, le pilote a le mérite d’être performant. Les débits passent à 3,4 Gb/s (en gros, le maximum possible sur une liaison 5 Gb/s en USB 3.0) et l’occupation du CPU descend à ~15 % (105 % pour le transfert, 30 % pour iPerf). la consommation ne bouge pas, mais macOS indique le bon débit dans les préférences.

5 Gb/s


3,4 Gb/s en réel

J’espère que l”arrivée de macOS Catalina améliorera les choses, mais dans l’absolu, ce n’est pas un produit intéressant sur un Mac. Pour le côté PC? j’en parlerais dans Canard PC Hardware.

Ikea Symfonisk : AirPlay 2 pour 100 €

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques jours, Ikea vend des enceintes Wi-Fi dans une nouvelle gamme, Symfonisk. Et les enceintes en question, conçues en partenariat avec Sonos, sont compatibles AirPlay 2. Je vous livre ici un test avec un seul prisme : la compatibilité avec des appareils Apple. Pour le reste, il y a d’autres sites Internet (et le magazine Canard PC Hardware).

Ikea propose deux enceintes différentes, en deux couleurs, avec des accessoires. La première (que je teste) est une enceinte de bibliothèque vendue 100 €. Elle existe en blanc ou en noir, et Ikea propose deux kits d’accessoires, un pour la fixer dans une cuisine sur des barres horizontales, et un pour la fixer au mur comme une étagère. La seconde enceinte prend la forme d’un pied qui ressemble (de loin) à un HomePod surmonté d’un support pour une ampoule E14 (non fournie). Au vu des tests, la seconde (vendue 180 €) a moins d’intérêt, la finition ne semble pas parfaite et le design critiquable.

La version blanche


Les boutons

Ikea vend ses enceintes en magasin, mais livre aussi. Attention, la livraison classique reste à un prix honnête (6 €), mais le retrait en magasin est payant, et assez cher (14 €). Visiblement, la marque préfère qu’on aille en magasin pour acheter d’autres choses, et pas uniquement pour récupérer l’enceinte.

Premier truc vraiment énervant, je n’ai pas trouvé la possibilité de configurer l’enceinte sans passer par l’application Sonos. Elle a le défaut de demander la création d’un compte, et cette création n’a pas été sans heurts. En effet, le mail de confirmation n’est pas arrivé directement. En fait, j’ai même dû changer d’adresse pour recevoir le mail, et le premier est arrivé plusieurs dizaines de minutes plus tard . Ensuite, comme souvent, l’enceinte a reçu une mise à jour de firmware. Le passage par l’application Sonos nécessite d’entrer le mot de passe Wi-Fi manuellement, de se promener dans la pièce pour régler le son (c’est optionnel), etc. Une fois l’enceinte installée, vous pouvez désinstaller l’application Sonos.

Compte obligatoire


Détectée

Une fois l’enceinte configurée, il est possible de l’ajouter dans Maison. Il faut ajouter un accessoire, indiquer l’absence de code et sélectionner l’enceinte. Bon, avec les systèmes actuels, l’intérêt est limité : l’icône ne bouge pas, n’indique pas la lecture. Mais cette intégration permet de demander à Siri de jouer une musique dans une pièce par exemple. iOS 13 et macOS Catalina devraient ajouter quelques options d’automatisation.

Dans Maison

La synchronisation entre l’enceinte et l’iPhone marche assez bien. Ikea n’a pas intégré de microphone dans l’enceinte, et uniquement les trois boutons physiques. Si elle fonctionne avec Siri (et d’autres assistants), c’est uniquement via un smartphone ou un autre assistant (Google Home, Echo Dot, HomePod, etc.). Le bouton Play fonctionne avec une latence acceptable, tout comme les boutons de volume, même si le curseur n’est pas synchronisé avec le réglage de volume de l’iPhone. Une pression sur les boutons physiques n’augmente pas le volume d’un cran sur l’iPhone, il faut deux à trois pressions.

On peut enlever la grille facilement

Dans les options liées à Sonos, il est possible de lier deux enceintes pour créer du stéréo, comme avec deux HomePod, mais je n’ai pas testé (je n’en ai qu’une). La qualité du son, pour une enceinte à 100 €, reste assez correcte. C’est nettement au-dessus d’un Amazon Echo ou d’un Google Home, sans atteindre la puissance et le son d’un HomePod (nettement plus cher). La liaison est solide en Ethernet (normal) mais l’enceinte fonctionne aussi en Wi-Fi. Assez bizarrement, elle se connecte en 802.11g à ma borne, mais mais le flux est stable tout de même, avec une latence audible et notable sur de l’audio, comme d’habitude en AirPlay 2. La documentation (FCC) indique pourtant du 11n, ce qui semblerait logique en 2019.

Enfin, le design est assez passe-partout sur la version de bibliothèque. On peut accrocher l’enceinte au mur, la placer dans une bibliothèque, verticalement, horizontalement, etc. C’est plutôt discret, et la possibilité de rester en Wi-Fi simplifie les branchements. Même en Ethernet, Ikea fournit le câble et les ouvertures à l’arrière permettent de camoufler le tout facilement. Attention quand même, l’enceinte ne dispose pas d’entrées audio classique (pas de jack) et n’est pas compatible Bluetooth.

Elle s’intègre facilement dans une bibliothèque

Pour un usage AirPlay (je détaillerais plus le reste dans Canard PC Hardware), c’est tout de même plutôt efficace pour le prix. C’est clairement le meilleur rapport qualité/prix en AirPlay 2, même si l’installation peut être un peu compliquée. Ce n’est pas aussi bien intégré qu’un HomePod à l’installation, mais ça reste assez simple et rapide. Et une fois que c’est réglé, c’est transparent à l’usage.

Quand Katz Media voulait vendre la Pippin

Par Pierre Dandumont

Si Bandai a commercialisé la Pippon au Japon et aux Etats-Unis, c’est Katz Media qui s’est occupé de la France. Et une brochure (merci Hélène) montre que la société comptait bien surfer sur la popularité d’Internet (vous l’avez ?).

Elle indique que le téléviseur peu être transformé en « Media Center ». Certains points semblent tout de même très optimistes : le « même si elle permet d’utiliser des centaines de titres de jeux sur CD-ROM » est plutôt mensonger, vu que le nombre de jeux n’atteint pas la centaine, même en comptant les quelques titres américains. Le document parle aussi d’une télécommande, qui n’existe pas à ma connaissance.

Le document indique aussi un truc qui m’étonne. Officiellement, comme le document l’indique, la Pippin de Katz Media dispose de 8 Mo de RAM (et pas 6 Mo de RAM comme les versions japonaises et américaines). Mais je n’ai jamais réussi pour le moment à vérifier si la console disposait vraiment de 8 Mo sur la carte mère, ou si Katz Media livrait par défaut la console avec une extension de 2 Mo. Vu que le document indique que la console peut monter à 14 Mo, je suppose que c’est la seconde option qui est la bonne (MAJ : ce thread semble le confirmer). La partie qui indique la possibilité de jouer à quatre est aussi assez amusante, vu qu’à ma connaissance il n’existe pas de jeux permettant de jouer à deux sur la même console, et Racing Days demande deux consoles. Reste qu’en pratique, Katz Media n’a pas vraiment vendu la console comme un Media Center, mais uniquement dans des marchés verticaux, mais on en reparlera.


Les caméras Arlo Pro compatibles HomeKit (enfin)

Par Pierre Dandumont

Après des mois d’attente – Arlo avant annoncé la compatibilité pour le 1er trimestre, en janvier -, la gamme Arlo est enfin compatible HomeKit, au moins en partie.

J’aime bien les caméras Arlo, que je teste depuis un moment pour Canard PC Hardware. Si vous avez une connexion à Internet avec un bon débit en upload (important), la marque issue de Netgear propose une solution efficace, qui s’améliore d’années en années, avec des idées intéressantes. Si vous ne connaissez pas, le principe des caméras est simple : elles n’ont pas de fil. Elles fonctionnent sur batterie et en Wi-Fi, sur une base propriétaire (j’y reviens). La gamme est assez large : Arlo d’origine (720p), Arlo Pro (720p), Arlo Pro 2 (1080p) et même Arlo Ultra (2160p, Ultra HD). La gamme comprend aussi les Q, Baby (déjà compatible HomeKit) et Go, mais le fonctionnement est un peu différent.

Un kit Arlo se compose d’une base, qui se relie au réseau en Ethernet (RJ45) et émet un réseau Wi-Fi semi-propriétaire, et d’une ou plusieurs caméras. Quand on utilise l’environnement Arlo complet, on a une bonne compatibilité ascendante entre les appareils : une Arlo marche sur une base de Pro/Pro 2 ou de Ultra, une Pro/Pro 2 sur du Ultra. On gagne aussi des évolutions, comme l’enregistrement en local sur les bases récentes (sur clé USB ou microSD, selon le modèle). le Wi-Fi semi-propriétaire permet de garder une connexion stable sans trop tirer sur les batteries, et globalement ça fonctionne assez bien. Les caméras s’alimentent soit par des piles (CR123A, pas très pratiques, sur la première génération), soit avec de grosses batteries sur les autres. Elles peuvent aussi être simplement alimentées en microUSB (oui, même les premières). Arlo propose aussi des accessoires pour les fixer facilement, les alimenter en solaire, etc.

La base


Une Arlo Pro 2

Le principal défaut, c’est que les caméras uploadent beaucoup. Arlo est fondamentalement une offre de cloud : tout est envoyé sur les serveurs, et stocké pendant un temps qui dépend de combien vous payez. Il n’y a pas d’accès direct évident, en dehors de l’enregistrement en local. La solution a de l’intérêt, ça permet notamment de garder des traces des enregistrements : si un cambrioleur emporte le NAS (par exemple) ou la caméra, vous avez quand même une vidéo. Mais avec une ligne ADSL, c’est une plaie. Il faut le savoir avant d’installer, c’est assez vite usant d’avoir des caméras qui envoient à chaque détection de mouvement.

Et HomeKit ?

La mise à jour sortie récemment nécessite des caméras Pro et Pro 2 et évidemment la base qui va avec. Ca ne fonctionne pas encore avec l’Arlo Ultra – la compatibilité est attendue plus tard, au quatrième trimestre – et une caméra Arlo (1ère génération) connectée sur la base ne fonctionne pas non plus. Pour l’installation, je suis parti de zéro, mon installation ayant été modifiée lors du test de l’Arlo Ultra. J’ai donc dû faire un reset complet de ma base, et ajouter chaque caméra manuellement (une Arlo, deux Arlo Pro 2). Ca prend un peu de temps avec les mises à jour de l’application, de la base et des caméras.

L’installation est un peu compliquée. Il ne faut pas passer par l’application Maison (ou HomeKit). Il faut aller dans l’application Arlo (Paramètres -> Mes périphériques), choisir la base, et aller dans le menu HomeKit. Ensuite, il faut suivre les instructions. Une page chez Arlo donne les infos nécessaires. Il reste des morceaux de texte en anglais, l’ensemble n’est pas certifié, mais normalement vous ne devrez le faire qu’une seule fois.

L’ajout


La détection


L’ajout du pont


Pas certifié, c’est un peu étonnant

Attention, d’ailleurs : dans les options de l’application, le bouton Reset HomeKit efface… les informations HomeKit. Toutes. Pas uniquement celles des produits Arlo. Méfiez-vous.

Attention, le bouton en bas est dangereux

L’intégration est moyenne et les produits ne sont pas reconnus comme des accessoires HomeKit certifiés, ce qui fait un peu brouillon. La base est ajoutée dans HomeKit, et chaque caméra apparaîtra sous la forme d’une caméra et d’un détecteur de mouvement. On peut afficher le flux de la caméra, et c’est assez rapide et visiblement en local. L’accès à une Omna est plus rapide (1 à 2 secondes) mais les Arlo restent assez correcte dans mon cas : au maximum 5 secondes en local pour accéder au flux en direct. Le détecteur marche bien dans les notifications et avec les automatisations. HomeKit ne permet pas beaucoup de réglages, mais ça fonctionne. Vous ne pourrez pas forcer l’alarme de la base, régler la détection de mouvements ou forcer (ou désactiver) l’infrarouge, mais vous obtiendrez un flux correct. L’image est propre, c’est fluide en local, à l’extérieur (et si vous avez un concentrateur HomeKit), le résultat va essentiellement dépendre de votre connexion.

Sur un Mac


Le flux est propre


Sur un iPad : pas certifié


Le capteur propose les notifications

Comme d’habitude, l’intégration HomeKit sert à obtenir les fonctions de base mais (surtout) la compatibilité avec d’autres appareils. Vous pouvez automatiser les alertes, voir directement le flux, etc. petit truc sympa, ça marche évidemment dans l’application Maison sur Mac, alors que le site Arlo demande Flash sur Mac…

2019 : le site demande Flash

MAJ : la suite était au conditionnel, mais un responsable Arlo a indiqué que les caméras n’offriraient pas la fonction.

Enfin, on devrait avoir une compatibilité HomeKit Secure Video avec iOS 13. Cette fonction Apple va permettre de stocker 10 jours de vidéo sur les serveurs d’Apple, plus ou moins gratuitement. On n’a pas encore les détails de ce qui est enregistré – si c’est en permanence, prévoyez de la fibre – et l’ensemble nécessite tout de même un abonnement iCloud, donc le côté gratuit est fallacieux. Apple a indiqué que le système sauve une caméra avec l’abonnement 200 Go (3 €/mois) et jusqu’à 5 avec celui de 2 To (10 €/mois). Donc l’abonnement 50 Go n’est a priori pas de la partie. Chez Arlo, vous avez 7 jours gratuits, 30 jours (et 10 caméras) pour 9 €/mois et 60 jours (et 20 caméras) pour 14 €/mois. Dans les trois cas, ça n’enregistre qu’à la détection d’un mouvement. Pour un enregistrement continu, comptez 9 € par caméra pour 15 jours d’enregistrement continu, ou 18 € pour 30 jours. Si l’offre d’Apple propose l’enregistrement continu, elle devrait être intéressante, donc.

Maintenant, le truc qui fâche. Le prix. Comptez 250 € pour une Arlo Pro (720p) et sa base. Jusqu’à 850 € pour un kit avec cinq caméras, et ~180 € la caméra supplémentaire. En Arlo Pro 2, entre ~310 et ~900 € (1 à 4 caméras) et un peu moins de 250 € la caméra additionnelle. Si vous n’avez pas l’utilité de l’écosystème Arlo (comme le sans fil), les autres caméras HomeKit sont moins onéreuses, et de loin : moins de 150 € l’Omna 180 (filaire), moins de 150 € pour la Circle 2 de Logitech et ~250 € pour la Presence de Netatmo, avec une intégration HomeKit meilleure, pour un fonctionnement extérieure (mais elle nécessite une alimentation).

Un (autre) clavier de Pioneer MPC pour Mac

Par Pierre Dandumont

J’en ai parlé, mais il existe un Mac japonais – plutôt une gamme de Mac japonais – que je trouve intéressant. Pioneer, dans les années ’90, a en effet proposé des clones… avant les clones. J’avais déjà parlé du MPC-GX1 que je possède et du clavier MPC-KB2, j’ai enfin trouvé trouvé un MPC-KB1.

Si le clavier MPC-KB2 est un modèle custom, le MPC-KB1, lui, est un modèle Apple remarqué. Il s’agit d’un Apple Keyboard II avec un logo Pioneer. Le layout reprend la base du modèle QWERTY classique avec des indications pour les caractères japonais, sans aller vers un layout purement nippon comme le MPC-KB2. On a donc une touche Caps Lock à l’emplacement habituel (et avec un lock physique comme sur pas mal de Mac) par exemple.

Le Pioneer à droite : identique au modèle Apple


La prise ADB latérale (il y en a deux)


Le logo


La touche Caps Lock mécanique


Le layout inhabituel (et horrible)


C’est un clavier japonais

Le layout reprend l’affreuse disposition du Keyboard II classique : touche esc en bas à droite, flèches sur une seule ligne, pas de touches de fonctions, etc. Il s’agit d’un modèle QWERTY, donc avec une touche enter sur une seule rangée. Comme d’habitude avec l’Apple Keyboard II, la frappe est assez molle, il s’agit d’un clavier d’entrée de gamme. Sur le dessus, on retrouver les deux prises ADB – une pour la connexion à l’ordinateur, une pour une souris ou un autre périphérique -, un logo Pioneer et une grosse touche pour le soft power. Cette dernière n’a d’ailleurs pas tellement d’intérêt avec le MPC-GX1 : il est basé sur un Power Mac 6100 qui ne prend pas en compte cette fonction.

Sur le layout, point assez étonnant, il en existe visiblement deux sur l’Apple Keyboard II. Un avec le layout japonais qui place la touche control sur l’emplacement habituel du Caps Lock et un autre basé sur le QWERTY (comme ici). On trouve les deux en vente sur Yahoo Auction.

La version “japonaise”


Le control


La variante QWERTY

Je vous mets un scan de la boîte (il est arrivé dans sa boîte d’origine et n’a a priori jamais été utilisé).

Un scan de la boîte

Prochaine étape, les souris.

Décoder facilement les images pornographiques des DVD d’Entrevue

Par Pierre Dandumont

Dans le magazine Pirates Mag’, je suis tombé sur un article intéressant, qui explique comment les DVD fournis dans d’autres magazines (oui, magazines, DVD, c’est très old school) protègent les vidéos. C’est assez intéressant à analyser et à vérifier, un peu comme les CD livrés avec les magazines dans les années 90.

Pour faire simple : les DVD protégés demandent un code à quatre chiffre pour accéder à certaines parties du DVD. Bien évidemment, dans le cas d’Entrevue (janvier 2011 dans mon cas, je me suis sacrifié et j’ai acheté un magazine d’occasion), ce sont des vidéos pornographiques. Pour obtenir le code, il faut téléphoner à un numéro surtaxés. Vu qu’il s’agit d’un DVD, vous vous doutez bien que la protection est assez légère, ne serait-ce que parce que les lecteurs ne sont pas connectés. Par design, déjà, le code est le même pour tous les disques et (logiquement) il se trouve sur le disque lui-même.

Le texte en très petit indique 1,34 € l’appel + 0,34 € la minute

En pratique, j’ai déjà eu un peu de mal à vous proposer une capture du menu. En fait, ça marche dans le Lecteur DVD de macOS, mais il empêche les captures d’écran de DVD. Avec VLC (dernière version en date), le menu fait planter le programme sur la partie ou il faut entrer le code.

La demande de code

Maintenant, comment ça marche ? Comme l’explique Pirates Mag’ (allez l’acheter), la protection reste assez risible. C’est uniquement de l’authoring, donc une gestion des menus un peu particulière. Un DVD est divisé en titres, et les menus permettent d’aller à un titre précis. Donc un extrait vidéo protégé peut par exemple être le titre 18 du DVD. Mais en faisant ça avec VLC, un résultat bizarre se présente : une image noire, un morceau de vidéo qui apparaît de temps en temps quand on clique sur une zone et l’audio qui fonctionne. Si on essaye avec Iina, c’est encore plus bizarre : une alternance entre la vidéo pornographique attendue et des écrans noirs. L’astuce ? La technologie Lock & Pay utilisée pour protéger le DVD place l’image sur un second angle, invisible par défaut. Par défaut, les restrictions des disques empêchent de changer d’angle manuellement. Je suppose qu’avec un lecteur avec les UOP désactivés, il doit être possible de passer outre les protections, d’ailleurs.

Le titre 18 du DVD : du noir

Avec VLC, il n’y a pas de moyen simple de changer d’angle. Premièrement, il faut aller dans les Préférences, puis choisir Tout Afficher puis Entrée / Codecs, Module d’accès, DVD sans menus et choisir Angle DVD 2. Ensuite, il faut ouvrir le DVD et choisir l’option Désactiver les menus DVD. Enfin, vous pouvez choisir votre titre (par exemple le 18, donc).

Tout afficher


Les options avancées


Désactiver les menus

Si vous voulez enregistrer les vidéos, HandBrake fonctionnera très bien. Une fois le DVD scanné, il suffit de choisir le titre et de sélectionner l’angle 2. Simple, non ?

L’angle 2 avec HandBrake

Le côté amusant des DVD, en tout cas celui d’Entrevue, c’est qu’ils ne sont pas protégés. Il y a bien l’authoring qui empêche d’accéder aux vidéos, mais le flux lui-même est en clair, sans CSS.

Pas de protections

Et enfin, si vous avez envie de le faire d’une autre façon, les codes se trouvent dans le DVD. Vous pouvez toujours essayer de les trouver en analysant les fochiers IFO, par exemple avec PGCedit. Et sinon, vous pouvez aller sur Internet, vous trouverez quand même plus facilement ce que vous cherchez.

iTunes, les copies digitales et le DVD : la solution XML

Par Pierre Dandumont

Avec la fin d’UltraViolet, je me suis (ré)intéressé aux copies digitales. Et je suis tombé sur un truc liés à iTunes.

Les copies liées à iTunes ont une particularité : elles nécessitent parfois un DVD. Que le film soit directement sur le disque (c’était le cas quand j’avais testé une copie iTunes) ou en téléchargement, d’ailleurs.

Forcément, sur les Mac modernes sans lecteur optique (enfin, moderne, ça a commencé il y a plus de 10 ans) c’est compliqué. Mais il existe une solution astucieuse : une image disque qui active la fonction dans iTunes. A l’insertion d’un DVD livré avec une copie digitale iTunes, iTunes affiche en effet un menu qui permet d’entrer le code pour activer le film et commencer le téléchargement (depuis l’iTunes Store ou depuis le DVD).

Sur un film avec le DVD d’origine (on voit le nom du film et le studio)

Mais ce menu n’est pas lié à un film en particulier : techniquement, vous pouvez mettre le même DVD pour tous les films et entrer le code (si j’ai bien compris). L’astuce pour se passer de DVD consiste donc à utiliser une image disque (qui peut être placée sur une clé USB d’ailleurs) qui contient le bon fichier iTunesInfo.xml. Cette image disque, une fois montée, va faire réagir iTunes.

Avec l’image disque qui active le menu

Vous pouvez télécharger l’image disque sur ce forum. Elle fait réagir la dernière version d’iTunes en date et le code de mon film passe visiblement sans soucis.

Le partage de disque optique (Remote Disc) disparaît de macOS Catalina

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, Apple propose une technologie qui permet de partager un lecteur optique en réseau entre plusieurs Mac, sous le nom Disque distant (Remote Disc en anglais). Et sous macOS Catalina, elle disparaît. Ou plus exactement, elle est désactivée par défaut.

J’ai fait le test sur un MacBook Air : par défaut, le lecteur partagé pour l’occasion depuis le MacBook Pro (avec un lecteur externe) n’apparaît pas dans le Finder. Sous Mojave (et les OS précédents), le lecteur est directement visible sur la même machine.

Sous Mojave


Sous Catalina

Pour autant, Apple n’a pas supprimé la fonction, en tout cas pour le moment. Le partage fonctionne toujours si vous branchez un lecteur externe et en utilisant les (vieilles) commandes.

defaults write com.apple.NetworkBrowser EnableODiskBrowsing -bool true
defaults write com.apple.NetworkBrowser ODSSupported -bool true

Après la commande


Le partage fonctionne aussi

Le PowerBook 3500c d’Apple, devenu G3

Par Pierre Dandumont

Sur l’excellent blog l’Aventure Apple, on a pu voir récemment un PowerBook 3500c. Si vous ne connaissez pas ce nom, c’est normal : il est sorti sous le nom PowerBook G3 en 1997.

Ce modèle un peu hybride n’a été vendu que quelques mois : il reprenait le design et la carte mère du PowerBook 3400c avec quelques modifications (bus plus rapide, plus de RAM) avec un changement important : le CPU PowerPC 603ev avait été remplacé par un PowerPC 750, aka G3. Cette machine a la particularité d’être le seul Mac doté d’un G3 et incompatible avec Mac OS X nativement. Chez l’Aventure Apple, ils ont trouvé des images de ce PowerBook 3500c dans un CD Apple destiné au marketing : une partie de la documentation parle bien de PowerBook G3 (le nom commercial) mais une autre partie, comme les noms de fichiers, continue à indiquer PowerBook 3500c.

Sur une des images (je n’ai pas ce CD dans ma collection, l’image vient de chez eux), on voit d’ailleurs le marquage PowerBook 3500c et pas PowerBook G3. Au passage, un site polonais vend des posters avec ce PowerBook 3500c (avec le même fond d’écran) et l’image du PowerBook G3 chez Every Mac vient vraisemblablement du même endroit.

L’image de l’Aventure Apple


Le poster

Combien coûtait une Pippin de développement chez Katz Media ?

Par Pierre Dandumont

La « troisième » Pippin, celle de Katz Media, reste assez obscure. Mais j’ai trouvé quelques documents grâce à une personne qui travaillait chez Katz Media dans les années 90 (merci Hélène). Je commence avec une fiche produit pour la version de développement.

Dans les rares cas où une Pippin de chez Katz Media apparaît sur le Web, on peut voir deux versions : une avec une sortie SCSI et l’autre sans (comme les versions japonaises et américaines). Cette fiche explique visiblement la différence : la version de développement intégrait cette prise. Elle était accompagnée d’une extension mémoire de 16 Mo – vendue 150 $ seule -, d’un dongle (sans précisions sur son rôle exact), d’un clavier étendu et de quelques logiciels. Pour le clavier, la Pippin de Katz Media avait un avantage sur les versions des autres pays : il existait un vrai clavier, et pas un modèle compact comme la version tablette. Dans les logiciels, il y avait un disque de démo (parfois vu sous la forme d’un CD-R), le SDK et le programme SurfEZ!, une sorte de suite de navigation comme il en existait à l’époque (navigateur et gestionnaire de mail).

La page de pub’


Le clavier

La console avec ses accessoires était tout de même assez onéreuses : 1 050 $ (ou 700 $ si vous en commandiez 36).

AirPrint… et les scanners USB

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années maintenant, Apple pousse AirPrint pour remplacer les pilotes de scanners et d’imprimantes. Depuis l’année dernière, la firme a même annoncé qu’elle ne proposerait plus les pilotes sous macOS, pour pousser AirPrint.

Depuis les débuts de Mac OS X, Apple fournit en effet des pilotes pour pas mal de modèles, qui permettaient d’ailleurs de gagner quelques gigaoctets si vous n’aviez pas d’imprimante. A partir de Mojave, Apple ne fournit plus de nouveaux pilotes, donc si le fabricant de votre imprimante (ou de votre scanner) n’en propose pas… c’est mort. La solution AirPrint s’impose donc.

Assez récemment, j’ai découvert un truc en rapport avec ça : AirPrint fonctionne en USB. Oui, ça semble un peu illogique dit comme ça. La liste est assez courte : quelques imprimantes Canon et deux scanners de la marque. J’ai justement récupéré un modèle pour un test, le LiDE 300.

De fait, pas de pilotes à installer. Il suffit de brancher le scanner en USB, de lancer Transfert d’images (par exemple) et ça fonctionne. Le pilote de base ne propose pas beaucoup d’options (il y en a plus sur le pilote Canon du LiDE 220 que j’utilise habituellement) mais les fonctions nécessaires restent présentes : résolution, sélection, réglages manuels, etc.

L’interface de base


Les outils basiques (en bas à droite)

Dixit Canon, ça fonctionne à partir de El Capitan, ce que j’ai pu vérifier sur une machine de test : il fonctionne directement de 10.11 à 10.15 (bêta 5). Sous 10.10, Transfert d’images voit le scanner mais ne permet pas la numérisation.

Si vous avez besoin d’un scanner et que vous n’êtes pas certain que le fabricant continuera à proposer des pilotes, c’est donc une solution intéressante même si elle est limitée : dans la liste d’Apple, on ne trouve que deux scanners compatibles, le LiDE 300 et le LiDE 400. On peut par contre espérer que les fabricants suivront Canon dans le futur.

UltraViolet, c’est fini

Par Pierre Dandumont

Depuis hier, le service qui devait faire oublier le piratage est mort.

J’ai testé UltraViolet en 2013 (c’était nul). j’avais retesté en 2014 (c’était nul). La même année, ça m’a tellement énervé que j’ai acheté un film que j’avais sur Flixster. J’ai encore essayé fin 2014 (c’était encore nul). Ensuite, j’ai arr^té d’en parler, mais j’ai régulièrement utilisé des copies numériques. Petit bilan.

Pour rappel, UltraViolet permettait de partager les copies numériques entre les différents services. UltraViolet ne permettait pas réellement la VoD, mais servait de lien. Un film récupéré sur le service de Sony était disponible chez Flixster ou n’importe quel autre service compatible UltraViolet. Il y avait des limites, mais ça permettait d’avoir une bibliothèque unifiée.

Au fil du temps, j’ai créé des comptes sur Sony, Flixster, Nolim, Wuaki et évidemment UltraViolet. En 2019, le résultat est particulier : le compte Sony existe encore et affiche pour le moment tous mes films. Ceux obtenus chez Sony (5 sur 14) passent en HTML5, avec plusieurs langues, les autres renvoient vers Flixster. J’en avais parlé lors de l’annonce de la fin d’UltraViolet, le site de Sony propose un truc assez efficace : HTML5, lecture directe, qualité correcte, c’est utilisable. Mon compte Flixster fonctionne aussi, mais impossible de ire mes films : il demande Flash Player (2005 a appelé). Il liste bien tous les films (Sony compris) avec la possibiloté de lire (via Flash) ou télécharger en local. Le truc à savoir, c’est que Flixster va fermer aussi (31 octobre 2019) mais ils promettent de transférer les films sur Google Play (en supposant que Google propose les films en question, je suppose). Pour Nolim, c’est simple : c’est fermé, avec un transfert chez Canal+. Dans mon cas, ça ne fonctionne pas parce que visiblement je n’avais pas récupéré de films chez eux, j’avais uniquement utilisé le site comme client UltraViolet. pour Wuaki.tv, devenu Rakuten.tv, aucune trace de l’intégration UltraViolet, sûrement disparue dans l’indifférence. Forcément, le compte UltraViolet lui-même va disparaître.

C’est fini


Sony propose du HTML5 et même différentes langues

Qui va récupérer les données liées ? Aucune idée, mais je suppose que les sociétés derrières les sites qui ferment ne se gêneront pas pour les diffuser/revendre. Et les codes ? Je pense que ça va dépendre. Sony n’a pas l’air de vouloir fermer son service, donc ça devrait continuer à fonctionner chez Sony, sans intégration. Chez Flixster, qui va fermer, aucune idée. Disons que dans l’absolu, les codes ne devraient plus vraiment être utilisable à partir de maintenant, ou alors avec de grosses limites.

Petit bilan de copie numérique

En plus d’UltraViolet, j’ai aussi testé quelques services. FilmoTV en 2016 (ça marche encore, mais toujours avec un logiciel à installer), une copie numérique directement sur un DVD (un pauvre MP4 sans protections), des codes pour télécharger sur iTunes (bon, ça, ça fonctionne bien), un disque avec une copie numérique iTunes sur le DVD (pas très concluant) ou les disques de la Fox, qui proposent une copie numérique chez Google. C’est la solution la plus pratique, plus qu’iTunes : les films sont accessibles depuis pratiquement tous les appareils qui offrent une intégration YouTube.

Pour la suite, Movies Anywhere semble pas mal : le service (disponible uniquement aux USA) propose l’équivalent d’UltraViolet (intégration de plusieurs fournisseurs) avec une application correcte et pas mal de sociétés derrière (Disney, Apple, Google, etc.).

Les souris Apple et le PS/2

Par Pierre Dandumont

Récemment, je suis tombé sur une annonce un peu étonnante sur eBay : une souris Apple (Apple Pro Mouse) avec un adaptateur USB vers PS/2. Je me suis donc posé une question : est-ce que ça marche ?

Petit rappel : lors du passage du PS/2 (qui date de 1987) à l’USB dans les années 2000 dans les PC, beaucoup de souris permettaient un fonctionnement sur les deux normes. Un adaptateur passif (souvent fourni) avec une prise PS/2 mâle et une prise USB femelle (dans la majorité des cas) suffisait pour passer d’une norme à l’autre. Techniquement, c’est assez simple : les souris compatibles ont un contrôleur capable de fonctionner en USB ou en PS/2 et l’adaptateur sert juste à détecter la norme. Les broches de l’USB sont reliés aux broches du PS/2 et quand la souris détecte l’adaptateur, elle passe en mode PS/2.

La souris vue sur eBay

Ca fonctionne avec la majorité des souris USB entre 2000 et 2010 et sur pas mal de modèles d’entrée de gamme, même en 2019. La souris officielle pour les Raspberry Pi accepte ce mode, une souris de joueurs modernes avec pleins de boutons risque de ne pas accepter.

L’adaptateur aux couleurs du câble Apple

J’ai donc pris un tas de souris Apple : plusieurs modèles d’iMac (en mécanique Logitech et en mécanique Mitsumi), deux Apple Pro Mouse (noire et blanche), une Apple Mouse, trois Mighty Mouse. Dans tous les cas… ça ne fonctionne pas. Certaines s’allument (les Mighty Mouse) mais le curseur ne réagit pas, alors que les Apple Pro Mouse ne donnent tout simplement aucun signe de vie. L’adaptateur, lui, fonctionne bien avec d’autres souris. Je ne sais pas si l’adaptateur vendu sur eBay fonctionnait, mais je n’ai pas pu acheter la souris.

Il s’agit bien d’un PS/2

A noter que les claviers utilisent parfois la même technique, mais que les claviers Apple ne sont pas compatibles pour une raison assez évidente : le hub USB intégré. Les claviers Apple ne sont pas directement reliés à la prise USB, le hubs USB est placé avant, et il empêche logiquement un adaptateur passif de fonctionner.

Enfin, attention au sens. Le fonctionnement classique des adaptateurs permet de brancher une souris USB sur un connecteur PS/2. Il existe des adaptateurs passifs inversés (PS/2 femelle vers USB mâle) mais le fonctionnement est beaucoup plus aléatoire : les claviers et souris PS/2 disposent rarement des fonctions USB. Il reste la solution de l’adaptateur actif, mais le prix n’est évidemment pas le même.

Et pour terminer (si), je rappelle qu’il existe la même chose avec l’ADB : Kensington a proposé un modèle USB compatible ADB avec un adaptateur passif. L’adaptateur est évidemment spécifique à la souris, et la variante ADB fonctionne assez mal sur des hub ADB.

Le (second) modem ADB de chez Global Village

Par Pierre Dandumont

Récemment, je parlais du modem Teleport A300 de chez Global Village. Mais si vous cherchez un « modem ADB », vous tomberez beaucoup plus souvent sur le Teleport Bronze de la même société. Mais il ne s’agit pas (vraiment) d’un modem ADB.

Le Bronze, contrairement au A300, ne communique pas en ADB. Ce modem 2 400 bauds (il s’agissait d’un modèle d’entrée de gamme) se branche en série, sur la prise Mini DIN 8 d’un Mac. Mais il s’alimente en ADB, comme quelques autres périphériques de l’époque. Le bus ADB pouvait fournit 500 mA en 5 V (comme l’USB) mais chaque périphérique ne devait pas dépasser 100 mA, ce qui est visiblement le cas ici. Le modem ne nécessitait donc pas d’alimentation externe et se plaçait entre l’ordinateur et les périphériques grâce à une prise en Y. Le Read Me des pilotes, toujours distribués en 2019, montre que cette solution posait tout de même des soucis avec pas mal de périphériques de pointage alternatif.

Le Teleport Bronze


Deux prises RJ11, un bouton, un câble


ADB en Y pour l’alimentation, série en Mini DIN 8 pour les données

Sur les autres modems de la gamme (Silver, Gold, Platinum, etc.) ainsi que sur le Bronze II, l’alimentation passe par un bloc externe qui nécessite donc une prise de courant libre. Enfin, il faut noter que d’autres sociétés utilisaient cette technique, comme Supra : il existe un modem 33 600 externe qui s’alimente en ADB et communique en Mini DIN 8, comme le Teleport Bronze.

Apple met à jour de vieux appareils pour un problème de GPS

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques jours, Apple a proposé deux mises à jour pour d’anciens iOS. Et elles visent à corriger le fameux bug des GPS… mais avec quelques mois de décalage.

Le bug, d’abord. Dans la norme GPS, il existe un compteur de semaines, avec une variable sur 10 bits (0 à 1 023). Elle sert à compter le nombre de semaines, ce qui donne un peu moins de vingt ans avant que la date se remette à zéro. En avril 2019, ce compteur qui avait été remis à zéro en août 1999 a atteint sa limite. Sur les vieux appareils, cette remise à zéro peut poser des soucis de date. Sur les appareils modernes (en gros depuis 2010, le problème est connu depuis un moment), le compteur est passé sur 13 bits (8 fois plus de valeurs). Forcément, en début d’année, les fabricants de récepteurs ont proposé des mises à jour pour corriger le problème.

Le cas Apple

Apple propose depuis peu deux mises à jour pour ses appareil. La 10.3.4 (iPhone 5 et iPad 4 3G, équipé d’un GPS) et la 9.3.6 (iPhone 4S, iPad Mini 3G, iPad 2 3G et iPad 3 3G). Une note chez Apple indique que le problème est bien lié au GPS, avec une date précise : le 3 novembre. Un peu de calcul montre qu’Apple a donc pris comme date de départ pour son compteur le 19 mars 2000 et pas le 22 août 1999 (je ne connais pas la raison). Apple ne propose pas de mise à jour pour l’iPhone 5C (bloqué sur la même version que le 5), l’iPhone 3G, l’iPhone 3GS et l’iPhone 4 (plus anciens) ainsi que l’iPad “1” 3G. Forcément, les iPad sans fonctions 3G ne reçoivent pas de mise à jour : ils ne possèdent pas de récepteur GPS.

La note indique que les appareils peuvent avoir des soucis de localisation (peu probable, le problème touche essentiellement la planification d’itinéraires) et – plus étonnant – de gestion de l’heure. je suppose que dans certains rares cas, les appareils utilisent l’heure fournie par les satellites comme base, à la place de celle obtenue par le réseau lui-même, ou via NTP.

Sur les appareils iOS plus récents (et à jour), le problème ne devrait pas se poser.

Un écran SGI 1600SW en DVI avec le MultiLink

Par Pierre Dandumont

J’ai déjà parlé de l’écran SGI 1600SW, de son look génial et de sa connectique particulière, l’OpenLDI. Et j’ai enfin trouvé un adaptateur pour l’utiliser avec un appareil moderne : le SGI MultiLink.

L’adaptateur assez imposant, aux couleurs de l’écran, propose quelques boutons pour l’OSD – j’y reviens -, une prise OpenLDI femelle, un emplacement pour une prise Mini DIN (peut-être du S-Video) et une prise DVI femelle. L’adaptateur utilise le même bloc d’alimentation que l’écran lui-même mais consomme moins (6 W selon la documentation). Il était livré à l’origine (a priori) avec un câble DVI vers DVI, un DVI vers VGA passif et un DVI vers DFP.

L’adaptateur


Ses prises

Le MultiLink est un peu plus qu’un simple adaptateur. Pour brancher un écran OpenLDI en DVI, il existe quelques autres adaptateurs (GFX-1600SW, PIX-Link, etc.) mais le MultiLink est le plus complet. Premièrement, il intègre un OSD complet : il devient donc possible de régler le contraste, l’image, la luminosité (etc.) depuis l’adaptateur. En temps normal, avec un système compatible OpenLDI, l’OSD était totalement software. Forcément, je ne peux pas le capturer proprement mais j’ai fait quelques photos.



Deuxièmement, surtout, le MultiLink offre une compatibilité assez large. Il prend en entrée un signal DVI (plus exactement TMDS, ça fonctionne en DFP selon la documentation) avec la définition native de l’écran (1 600 x 1 024). Deuxièmement, il accepte aussi le VGA. Il faut un câble DVI vers VGA (passif) ou tout simplement un adaptateur DVI vers VGA du côté de l’adaptateur, et ça fonctionne. L’écran n’accepte pas toutes les définitions possibles en entrée (le scaler a des limites), mais ça marche avec les définitions standards “PC” (640 x 480, 800 x 600, 1 024 x 768, 1 280 x 960, 1 280 x 1 024), quelques vieilles définitions DOS (720 x 400 en 70 Hz, etc.), le 1 024 x 768 des Mac (aucune idée de la différence) et un signal 720p standard. Bien évidemment, le 1 600 x 1 024 (natif) marche aussi en VGA. Un vieux Mac aura du mal, tout comme certains vieux jeux DOS qui utilisent des définitions atypiques, mais les valeurs standards passent bien. L’OSD a l’avantage de proposer deux modes : un wide qui prend tout l’écran, un standard qui garde le ratio original de l’image. Attention, il n’y a pas de mode 1:1 : le scaler agrandit automatiquement en hauteur.

Avec Catalina


En VGA


En DVI


La définition native


Le switch A/D permet de forcer le mode VGA avec un adaptateur DVI vers VGA

Avec sa dalle en 111 pp (17 pouces, 1 600 x 1 024), l’écran offre une qualité d’image étonnante pour un moniteur de cet âge. Le scaler fait bien son boulot en VGA, et n’intervient évidemment pas en DVI si on envoie la définition native. Il manque évidemment de contraste et n’est pas très réactif, mais le résultat est tout de même assez sympathique. Après, il faut bien se rendre compte que si on peut trouver l’écran lui-même à un prix correct (enfin, tout est relatif vu son âge), les adaptateurs valent assez cher et sont rares.

Le troisième clavier de la Pippin

Par Pierre Dandumont

Il existe plusieurs modèles de Pippin, mais les accessoires aussi se déclinent en plusieurs variantes. Et récemment, une Pippin a été vendue au Japon avec un accessoire particulier : un clavier noire avec un layout japonais.

Je possède la version beige de ce clavier qui intègre une tablette, avec un layout japonais. Je possède aussi la version noire destinée à la Pippin @World américaine, qui possède un layout américain (sans les caractères japonais, donc). Mais il existe une troisième variante, plus rare, qui est noire avec des caractères japonais.

Le clavier avec ses caractères japonais


L’arrière du clavier

En fait, ce clavier vise une Pippin précise (et rare) : la Atmark noire. Visiblement, Bandai avait un peu trop de stock aux Etats-Unis et a donc vendu des Pippin noire au Japon, avec le marquage japonais (PA-82001 comme numéro de modèle) et ce clavier devait donc se retrouver en couple avec cette version rare (même pour la Pippin) de la console.

Sur Yahoo Auction, la console est partie largement au-delà de mon budget : 62 000 ¥ (plus de 500 €). Peut-être qu’un jour je pourrais avoir le full set des consoles. A ma connaissance, il y en a au moins cinq : Atmark (beige), Atmark (noire), @World (noire), Katz Media (noire) et Power Player (version de développement, beige) et j’en possède trois.

Graver un couple BIN/CUE sur Mac

Par Pierre Dandumont

De temps en temps, je me retrouve avec des copies de CD en BIN/CUE, et c’est une plaie à graver sur un Mac… jusqu’à ce que je découvre qu’il est possible de le faire en ligne de commande sous macOS.

De façon plus précise, j’ai parfois un fichier BIN couplé à un fichier CUE, le tout avec une session de données et des sessions audio. Le programme bchunk (brew install bchunk) permet bien de convertir le tout en ISO, mais il sépare les fichiers. On se retrouve donc avec un fichier ISO pour les données, et d’autres fichiers pour la partie audio.

Certains recommandent de passer par Burn, mais dans mon cas, ça ne fonctionne pas. Pour tout dire, les deux solutions que j’utilisais, c’est soit Toast sous macOS (payant), soit passer par Windows. Mais en faisant une recherche, je suis tombé sur une solution plus évidente : la ligne de commande.

drutil prend en effet en charge les fichiers en question, et il suffit donc de taper la ligne suivante pour garver une image correctement.

drutil burn -noverify -eject monfichier.cue

Ça manque d’informations et il n’y a pas d’interface graphique, mais ça grave le CD directement et proprement, sans devoir convertir en ISO ou passer par Windows. Ce n’est pas très macOS du coup, mais pour un disque gravé de temps en temps, ça suffit amplement.

Le modem ADB de chez Global Village

Par Pierre Dandumont

Dans les années 80 et 90, le port ADB des Mac servait pour les claviers et les souris, mais aussi pour d’autres usages comme un tuner FM ou un modem.

Le bus inventé par Steve Wozniak pour l’Apple IIgs et adopté rapidement par les Mac (et les stations NeXT) offrait en effet bien plus de possibilités que l’équivalent côté PC, le PS/2. Il servait essentiellement pour les souris et les claviers, mais pouvait fondamentalement être utilisé pour d’autres usages. Et Global Village en a profité à l’époque, avec des modems. Le bus ADB avait tout de même un problème : un débit assez faible. 125 kb/s en théorie, moins de 10 kb/s en pratique. Les quelques produits qui utilisent le bus restent donc assez lents.

Le Teleport A300

Le modem dont je dispose est un Teleport A300. Ce modem se connecte uniquement en ADB, avec une prise en Y qui permet le chaînage pour brancher un clavier (et une souris). Il dispose de deux prises RJ11, une pour la connexion à la prise téléphonique, la seconde pour la connexion à un téléphone. Dans les petits trucs pratiques, Globa Village livrait un câble RJ11 long (pour la connexion à la prise) et un court, pour mettre le téléphone près de l’ordinateur. Je n’ai pas eu les pilotes avec le modem, mais Globa Village les distribue toujours sur son site web. Premier truc à savoir, les pilotes ne fonctionnent visiblement pas avec un Mac en PowerPC : Sur mon Power Mac G3, il bloque le démarrage. Le modem ADB ne fonctionne que sur de vieilles machines en 68K avec les pilotes 2.0.6a.

Deux RJ11


L’unique prise ADB en Y

Question performances, c’est évidemment franchement lent : il s’agit d’un modem 2 400 bauds. Le pilote est assez particulier : comme la connexion en ADB est pour le mpins atypique, le tableau de bord propose d’émuler une connexion à travers trois possibilités : le port série modem, le port série imprimante et la Communication Toolbox. Le dernier ne fonctionne qu’avec les programmes qui utilisent correctement les API d’Apple de l’époque, en permettant de ne pas monopoliser virtuellement les véritables ports série.

Il est reconnu


Les options

J’ai fait quelques tests rapides, mais vous vous doutez bien qu’un modem 2 400 bauds n’a pas réellement d’intérêt en 2019 et est même totalement inutilisable. Même les rares FAI proposant encore un accès RTC passent mal à cette vitesse, et je n’ai pas de véritable ligné téléphonique pour tester, juste de la VoIP. En tout cas, j’ai pu vérifier que le modem fonctionne en appelant directement ma ligne mobile.

Il est reconnu


Initlialisation


Et numérotation

le Teleport A300 doit plus être vu comme une curiosité de l’époque que comme un produit vraiment innovant, mais il montre tout de même que l’ADB était plus versatile que ce que nous pouvions croire.

Le numéro de série en lorem ipsum de l’Apple Watch Serie 2

Par Pierre Dandumont

De temps en temps, Apple utilise des prototypes pour effectuer la validation de la FCC. Et cette Apple Watch Serie 2 coche pas mal de cases. Elle possède en effet un logo bizarre sur l’arrière et un numéro de série en lorem ipsum, ce qui est plutôt inhabituel.

Sur les montres sorties, le numéro de série ne se trouve plus sous le cadran, et l’ordre est différent. On le voir d’ailleurs bien aussi avec les versions céramiques : l’ordre n’est pas le même que sur une montre du commerce, et les versions finales n’indique pas « 1250 Ceramic ».

Le logo bizarre, le numéro de série en lorem ipsum



Le MiniDisc Data (introduction)

Par Pierre Dandumont

Cet article est le premier d’une sérioe sur une technologie intéresante : le MiniDisc Data de Sony.

Vous connaissez peut-être le MiniDisc, un format destiné à l’audio. Il a eu un succès correct dans les années nonante et Sony a décliné son disque dans plusieurs variantes, dont une destinée au stockage de données, le MiniDisc Data. Dans un format identique (72 x 68 x 5 mm), Sony stockait 140 Mo. Face à une disquette ou même un Zip (plus gros), la capacité était intéressante mais le MD Data était assez lent (~150 ko/s, comme un lecteur de CD-ROM 1x) et fonctionnait surtout d’une façon un peu trop particulière.

Un MiniDisc Data

En fait, le MiniDisc Data implémente son propre système de stockage des données (MDFS, MD file system). Vous ne pouvez pas réellement formater un MiniDisc Data en FAT, NTFS, HFS (etc.), il faut passer par des pilotes Sony qui vont littéralement encapsuler les données sur le MiniDisc à la place des données audio.

Sony a sorti plusieurs appareils à base de MiniDisc Data, ça va de l’appareil photo (j’en parlerais un jour) à l’enregistreur d’images, en passant par les lecteurs destinés purement à un usage informatique. Officiellement, il en existe deux dans ce cas : le MDH-10 (un lecteur portable) et le MDM-111, un lecteur 3,5 pouces. Les deux modèles se connectent en SCSI à un PC ou un Mac. En réalité, il en existe un troisième : le MDM-110.

Le lecteur interne


MDM110


SCSI, mais pas de sortie audio

J’ai récupéré mon premier lecteur de MiniDisc Data au Japon, sous la forme d’un Sony DKR-700. Il s’agit d’un appareil industriel qui permet de faire de l’acquisition depuis des entrées analogiques, pour un usage notamment médical. Quand j’ai reçu l’appareil, il fonctionnait mais le lecteur n’acceptait pas mon MiniDisc Data. Une fois démonté, j’ai trouvé un lecteur interne en SCSI, le MDM-110. Comme il ne lisait pas les disques, je l’ai envoyé à un expert ès MiniDisc (John-John, allez lire son excellent site) qui l’a révisé.

Pour mes premiers essais, j’ai branché le lecteur dans un Mac. En dehors du fait que j’ai eu des soucis à cause d’une nappe SCSI daubée (pas de chance), le lecteur est reconnu. Par contre, impossible de formater le disque MD Data. Ca plante assez rapidement. Je ne sais pas si ça vient du fait que le lecteur n’est pas officiellement dans la liste, mais ça ne marche pas. Après l’installation des pilotes, il me propose bien de formater en MiniDisc, mais rien à faire.

MDFS


MDFS


Nope

Ensuite, j’ai testé sur un PC sous Windows 98. Là, premièrement, il est reconnu sans pilotes et il est possible de formater un MiniDisc Data en FAT (ce que Jonathan avait fait). Par contres, c’est extrêmement lent. Joie de Windows, l’installation des pilotes est une plaie : Sony fournissait deux fichiers qui devaient être décompressés sur une disquette pour fonctionner : impossible de les placer sur le disque dur (une Compact Flash dans le cas présent) pour lancer l’installation. La solution a été un peu idiote : copier les fichiers décompressés à la racine de mon MiniDisc Data. Et même comme ça… ça ne fonctionne pas. Une fois les pilotes installés, Windows 98 plante au démarrage. Les outils se lancent une fois le pilote VXD supprimé, mais ils ne reconnaissent pas les disques. Assez bizarrement, donc, le MiniDisc Data marche en FAT sans pilotes, mais pas en MDFS.

Ca marche sous Windows


Mais impossible de passer en MDFS

Point intéressant, les lecteurs MiniDisc Data lisent normalement les MiniDisc Audio. Sony fournit même un logiciel qui doit permettre de lire un MiniDisc avec une interface de lecteur audio. Il permet même de modifier les informations sur les différentes pistes avec le clavier du Mac, ce qui est plutôt intéressant et pratique. Mais j’ai eu deux problèmes. Premièrement, le MDM-110 n’a pas de sortie audio. Il possède bien l’emplacement, mais les broches ne sont pas présentes. Et sauf si vous avez un des rares MDH-110 avec un firmware bidouillé, il est impossible de récupérer le contenu des disques, pour d’évidentes raisons liées au piratage. Le programme de Sony ne lit pas réellement le MiniDisc, il envoie la commande pour que le lecteur réagisse et utilise sa propre sortie. Donc sans sortie, pas de son. Mon autre problème vient du fait que le programme ne lance tout simplement pas la lecture, que ce soit avec un MiniDisc pré-enregistré ou de vieux MiniDisc enregistrés manuellement. Sur le MiniDisc enregistré a la mano, j’ai bien pu changer le nom des pistes, même si l’enregistrement une fois les modifications effectuées est franchement long. C’est par contre impossible sur un MiniDisc préenregistré, ce qui est normal.

Un MiniDisc préenregistré


Mac OS voit le disque


Le programme de lecture


Il lit les pistes (et on peut modifier)


La version Windows et son look… perfectible

Pour le momùent, il s’agit donc du premier post sur le sujet, en attendant que je reçoive un lecteur plus adapté (un MDH-10) et que je fasse aussi quelques tests avec un appareil photo. Une fois que je l’aurais remonté (et que j’aurais compris son fonctionnement), je testerais aussi le Sony DKR-700.

Décoder les images des QuickTake 100 et QuickTake 150

Par Pierre Dandumont

Après avoir programmé un truc pour récupérer les images du QuickTake 200, je me suis quand même posé une question : et les Quicktake 100 et 150 ?

Les précédents appareils photo d’Apple se connectent via un bus série (comme le QuickTake 200) mais avec deux problèmes supplémentaires : ils n’existent pas d’autre méthode pour récupérer les images et elles sont dans un format propriétaire. Pour le premier point, c’est assez simple : le QuickTake 200 enregistre ses images sur une carte mémoire SmartMedia 5V. Il ne s’agit du format le plus courant, mais il est possible de trouver des lecteurs compatibles en USB. les QuickTake 1×0, eux, travaillent uniquement sur une mémoire interne de 1 Mo, non amovible. le second point, que je vais évoquer ici, vient du format. Ils stockent des images dans un format PICT propriétaire, alors que le QuickTake 200 travaille en JPEG.

Je n’ai pas la place pour détailler le tout, mais les appareils compressent visiblement avec pertes, en utilisant deux méthodes distinctes. Le premier modèle, le QuickTake 100, compresse en ADPCM. Le QuickTake 150 (et le QuickTake 100 Plus), lui, utilise une méthode de compression issue de chez Kodak, le RADC, qui offre de meilleurs résultats. Les images sont généralement enregistrées avec l’extension QTK, et je vois de temps en temps des gens qui cherchent un moyen de convertir les images vers un format plus modernes. Malheureusement, il n’existe pas de solution simple. A noter qu’Apple fournit des images qui contiennent une miniature dans un SDK, mais que les images issues des appareils, elles, ne contiennent pas la miniature en question.

Passer par un ordinateur d’époque

La seule solution valable, même si ce n’est pas la plus simple, va être de trouver un vieux Mac ou un vieux PC pour lancer les logiciels d’origine. La version Mac nécessite une machine sous Mac OS 9 (et même avant) qui n’a pas trop de RAM. Je l’avais expliqué avec mon test du QuickTake 100, il ne se lance pas sur une machine qui a beaucoup de RAM. Typiquement, un G3 bien gonflé (j’avais installé 768 Mo dans le mien) ne permet pas de lancer le logiciel. Il est paradoxalement plus simple de le faire avec un PC sous Windows. On trouve les pilotes (et les logiciels) assez facilement et la rétro-compatibilité inhérente aux PC implique que l’ensemble peut se lancer assez facilement sur un PC s’il n’est pas trop récent. Il s’agit d’un logiciel 16 bits, donc il ne fonctionne pas directement sur un Windows en 64 bits, mais un PC sous Windows XP ou une machine virtuelle suffisent amplement. L’ergonomie est très Windows 3.1, mais il est possible d’ouvrir les images et de les sauver dans un format plus moderne (TIFF, JPEG, etc.).

L’ouverture, sans gestion des noms longs


Une image Apple

Le problème DCRaw ou GraphicConverter

Quand on se promène sur des forums, sur Google et d’autres, on trouve parfois une information : DCRaw et GraphicConverter supportent les images des appareils d’Apple. Mais c’est vrai et faux à la fois. Je mets les deux dans le même panier pour une bonne raison : je soupçons GrahicConverter de se baser sur DCRaw. Le premier est un logiciel open source qui peut être compilé sous macOS avec la commande suivante :

llvm-gcc -o dcraw dcraw.c -lm -DNO_JPEG -DNO_LCMS -DNO_JASPER

Le second est un logiciel assez ancien mais mis à jour régulièrement qui sert de couteau suisse pour les traitements d’image. Il est payant, mais une version d’évaluation de quelques jours existe. Les deux programmes ouvrent les images des QuickTake 100 et 150 (et 100 Plus), mais ils ont le même défaut : les images tirent vers le vert. C’est vraiment flagrant, je vais le montrer avec les images dans la suite. GraphicConverter et DCRaw offrent pratiquement le même rendu, le contraste est un peu différent, mais les images sont verdâtres. Avec une conversion depuis le programme Apple, sous Windows XP, le résultat est franchement meilleur. Je ne sais pas si le problème vient de DCRaw, d’une erreur de conversion, d’un décalage dans la gestion du raw, mais le résultat n’est pas réellement exploitable. Je vous mets quelques exemples pour bien constater le désastre. Il y a un mélange d’images sample d’Apple et de photos.

Apple


GraphicConverter


DCRaw


Apple (QT150)


GraphicConverter (QT150)


DCRaw (QT150)


Apple


GraphicConverter


DCRaw


Apple (QT100)


GraphicConverter (QT100)


DCRaw (QT100)


Apple


GraphicConverter


DCRaw

Donc pour le moment, je n’ai pas de solution simple pour convertir les images des QuickTake dans un format moderne avec un résultat valable, et c’est un problème.

Warcraft version Mac chez GoG… en secret

Par Pierre Dandumont

Vous le savez peut-être, le site Internet GoG vend de vieux jeux, et il propose depuis des jeux de chez Blizzard. Et le cas du premier Warcraft (Orcs & Humans) est intéressant à analyser.

Le premier Warcraft sort en 1994 sur PC, avec la définition habituelle des jeux sous DOS : du 320 x 200. En 1996, Blizzard porte le jeu sous Mac OS, qui passe alors en 640 x 480, avec des musiques en format CD Audio (au lieu du MIDI). C’est un cas classique à l’époque : les portages vers le Macintosh gagne en définition, tout simplement parce que les Mac travaillent souvent au minimum en 640 x 480. Il suffit de regarder Doom, Wolfenstein 3D et d’autres pour se rendre compte de la différence.

Mais je reviens à GoG. La société propose depuis des années de vieux jeux pour des plateformes récentes, donc macOS. Dans la majorité des cas, il s’agit d’émulation : GoG encapsule DOSBox dans la version « macOS » de vieux jeux DOS, configuré au cas par cas. Etant donné que les Mac fonctionnent sur du x86 et que les jeux en question se contentent souvent de puces qui ont plus de 30 ans, cette solution ne pose aucun problème. C’est le cas de Warcraft : Orcs & Humans : sous macOS, c’est la version DOS émulée qui se lance, en 320 x 200, avec sa musique en MIDI.

Version DOS (upscalé en 640×480)


Version DOS (upscalé en 640×480)

Le côté intéressant de la chose, c’est que l’exécutable Mac (et sûrement celui pour PC, d’ailleurs) contient une image du CD original du jeu. Mais pas n’importe quelle version : l’hybride qui contient le jeu en version DOS… et en version Macintosh. Elle se trouve dans /Applications/Warcraft Orcs and Humans.app/Contents/Resources/game/WAR1.BIN et /Applications/Warcraft Orcs and Humans.app/Contents/Resources/game/WAR1.CUE. C’est une image avec le couple BIN/CUE, qui peut être gravée en ligne de commande.

drutil burn -noverify -eject /Applications/Warcraft Orcs and Humans.app/Contents/Resources/game/WAR1.CUE

Le contenu de l’ISO

Le disque obtenu contient la version DOS, la version Macintosh et les pistes audio du jeu. Et côté amusant de la chose, il devient possible de jouer sur un Mac de l’époque, légalement. Et si vous êtes un minimum motivé, il est aussi possible de lancer la version Macintosh dans un émulateur sur un PC ou un Mac moderne, comme expliqué là. Je vous avoue que de mon côté, il était plus simple de lancer le jeu sur un Power Mac G3 pour faire quelques captures comparatives.

Version Mac


Version Mac

Je suppose qu’il est plus simple pour GoG de fournir la même version pour les PC sous Windows et les Mac, et que DOSBox a l’avantage d’être bien maîtrisé, mais ça reste dommage de se rendre compte qu’il existe une version de meilleure qualité.

Dinosaur Museum, un jeu jamais réellement sorti sur Pippin

Par Pierre Dandumont

J’en avais parlé il y a quelques mois quand il est apparu sur eBay, et j’ai réussi à obtenir une ISO, voici une petite présentation du titre Dinosaur Museum pour Pippin.

C’est un titre annoncé mais a priori jamais sorti et le disque est un peu particulier. Il contient bien un fichier d’authentification (PippinAuthenticationFile) mais il ne fonctionne pas dans une Pippin standard et il est daté assez tard dans la vie de la console (novembre 1996). Le problème vient peut-être de mon ISO (je n’ai pas le disque original) mais en tout cas, il nécessite une console avec une ROM modifiée ou un CD-ROM KickStart.

Je n’ai pas fait de vidéo, juste quelques captures. C’est un titre éducatif comme il y en a beaucoup trop sur la console, avec des textes en japonais et quelques vidéos QuickTime. Ca se contrôle uniquement à la souris au trackball, et c’est quand même globalement sans intérêt. Bonus, les kanji sont illisibles avec les applications de traductions en temps réel à cause de la forme et des décorations.



Agnes-chan explique


Un quiz


Encore le quiz


Quitter le jeu

Il y a (toujours) un problème avec HomeKit

Par Pierre Dandumont

Fin avril, je parlais du support HomeKit attendu au premier trimestre sur les caméras Arlo. Trois mois plus tard, ça n’évolue pas vraiment.

Pour tout dire, j’ai un brouillon de test de deux caméras Arlo en HomeKit dans l’interface, retardé d’une semaine chaque semaine. Récemment, le patron de la société a annoncé sur Twitter que le support était prêt pour les Arlo Pro et Pro 2 – une bonne nouvelle, le communiqué d’origine ne parlait que des Pro 2, même si c’est à prendre avec des pincettes – et que les Ultra suivraient. Le message indique aussi implicitement que le problème ne vient pas de chez eux, à mon sens.

Code is (still) complete and in the latest builds. Certification is a single-threaded, serial process unfortunately (which we do not control). Pro/Pro2 will come out first, then Ultra. Will post updates as we get them.

— Matthew McRae (@mbmcrae) 16 juillet 2019

J’ai une Arlo Ultra qui attend à la rédaction pour le test, et l’attaché de presse m’a permis de garder la caméra en attendant la sortie de la compatibilité HomeKit, en m’indiquant (mi-juin) qu’un communiqué de presse sur le sujet allait arriver, ce qui n’est pas le cas.

Le cas de Ring est encore plus amusant. La société avait annoncé une compatibilité HomeKit en juin… 2016. Et même chose, la marque continue à communiquer de temps en temps sur cette compatibilité qui arrive. Un jour. Peut-être.

Our priority is to ensure our neighbors have the best experience with our products – sometimes this can shift when features will be available. We're eager to bring HomeKit compatibility, and other integrations, and will share information on timing as soon as we have it.

— Ring (@ring) 18 juillet 2019

Enfin, la page qui affiche les produits HomeKit liste 47 produits en Coming soon et 16 en Announced, ce qui montre aussi un peu le problème.

Le iBeacon d’Apple… uniquement pour Apple

Par Pierre Dandumont

Je continue avec les trucs validés par la FCC mais destinés à un usage interne chez Apple. Cette semaine, la borne iBeacon A1573. Elle n’est pas inconnue : Apple l’utilise depuis quelques années dans les Apple Store avec son application Apple Store pour localiser les gens dans les magasins.

Attention, les iBeacon ne localisent pas réellement : leur position est fixe et connue, et les applications connaissent à l’avance la position. Ils servent plus de déclencheur quand une personne entre dans une zone, et ce serait un ajout parfait à HomeKit…

Le produit lui-même est plutôt simple : il s’agit d’une sorte de palet blanc, compact, doté d’une batterie et d’une prise microUSB pour la charge (un choix assez inhabituel chez Apple). La borne possède une LED et un bouton qui permet de l’allumer, de l’éteindre ou de la programmer. On trouve même le manuel sur p-la page de la FCC.

La borne


micro USB pour la charge

De ce que j’ai pu trouver, les bornes servent en Apple Store. Je n’en ai jamais vu passer sur eBay.

Relier un QuickTake 200 en série sur un Mac récent

Par Pierre Dandumont

Quand j’avais testé le QuickTake 200, j’avais eu un problème : ce vieil appareil photo se connecte via un port série et enregistre ses photos sur des cartes SmartMedia 5V. Les cartes posent des soucis car les lecteurs compatibles SmartMedia sont rares, et les modèles compatibles 5V encore plus. Et sur le port série, les programmes que j’avais testé sous macOS ne fonctionnent pas, donc j’ai décidé de faire mon propre programme.

Le QuickTake 200 fonctionne sur une base Fujifilm, avec un protocole série identique. Premièrement, il faut un câble série compatible. L’appareil utilise une prise jack 2,5 mm (j’ai trouvé un adaptateur sur eBay) et le brochage est simple. Ensuite, il faut évidemment un adaptateur série compatible avec macOS. Assez bizarrement, mon programme n’a pas fonctionné avec un modèle à base de Prolific et il n’est pas très stable (et plus lent) avec un modèle à base de FTDI. J’ai utilisé essentiellement un adaptateur Keyspan (USA-28XG) en Mini DIN 8.

J’ai choisi le Python comme langage parce que c’est assez simple à appréhender pour un débutant (je n’ai plus programmé depuis de longues années) et qu’il est possible de se connecter facilement sur un port série. J’ai fait un programme assez simple, avec quelques fonctions. Il se connecte à l’appareil, passe la liaison à 57600 bauds (a priori le maximum), récupère le nombre de photos, récupère les miniatures (en TIFF) et demande s’il faut récupérer les fichiers JPEG, étant donné que c’est un peu lent. Ensuite, il propose d’effacer toutes les photos. En gros, le service minimum.

Le programme, simple, basique

Le protocole

Je ne vais pas détailler le tout ici (le programme commenté est sur Github), mais voici quand même quelques informations. L’appareil se connecte par défaut à 9600 bauds (8 bits, parity even, 1 stop bit) et une commande permet de passer sur un débit plus rapide (19200, 38400 ou 57600). Mon programme force le 57600, qui semble fonctionner dans tous les cas. Les logiciels Mac OS 9 indiquent un support du 115 et du 230 kb/s, mais ça ne semble pas fonctionner. Chaque commande commence par un 10 en hexadécimal, suivi d’une commande. Petit truc qui m’a un peu bloqué, pour éviter que l’appareil ne détecte une commande quand elle n’existe pas, les valeurs 10 sont doublées quand elles ne servent pas à la signalisation. Chaque série de commandes se termine par un bloc précis (1003) suivi d’une confirmation, calculé en faisant un XOR sur une partie de la commande. Mon code ne vérifie pas ce point, je zappe la vérification pour simplifier le code, en sachant que je n’ai pas eu d’erreurs visibles dans mes tests. On trouve une partie des commandes et des explications sur la façon de calculer le checksum sur cette page, et quelques infos parcellaires , et . On trouve une liste de commandes pour le Fujitsu MX-700 sur cette page, mais le QuickTake 200 est basée sur une version précédente du protocole et il ne supporte pas toutes les commandes. J’ai réussi à récupérer les miniatures (00), récupérer une image (02), changer la vitesse (07), obtenir le modèle (09), le nom d’une image (0A), le nombre d’images (0B) et l’effacement (19). Les autres ne semblent pas fonctionner. Le programme d’Apple pour Mac OS supporte visiblement l’upload de photos vers l’appareil et le changement de date, mais ça ne semble pas fonctionner avec les commandes standards. Je suppose que la solution passera par l’analyse de la liaison avec mon Mac entre les deux.

Le programme est assez rudimentaire, et il récupère d’abord les miniatures (plus exactement les EXIF des fichiers, en réalité), avec une image en TIFF en 80 x 60. ca permet d’avoir une vague idée de l’image et les miniatures se chargent rapidement en série (1 à 2 secondes). Ensuite, le programme récupère séquentiellement les images JPEG. ca prend environ 20 secondes par image – nettement plus rapidement qu’avec un vieux Mac d’ailleurs -, en fonction de la qualité choisie. L’appareil enregistre des JPEG en 640 x 480, lisibles directement sur un Mac moderne. Ensuite, le programme propose de tout effacer, même s’il est assez simple de le modifier pour effacer une photo en particulier.

Une miniature


La version complète

Dans l’ensemble, mon petit programme peut suffire pour récupérer des photos si vous n’avez pas de lecteur de cartes SmartMedia, et c’était le but. Je suis content du résultat, même si mon code est largement perfectible. Je m’y attaquerais peut-être un jour, mais pour le moment, je vais m’occuper d’autres choses. Au passage, il fonctionne avec un FujiFilm DX-7 et sûrement avec d’autres modèles de la marque.

le cas des QuickTake 1×0

Le programme pour le QuickTake 200 est une première étape de mon côté, au moins en théorie. A l’origine je voulais faire la même chose pour les QuickTake de la série 100, mais c’est plus compliqué. Premièrement, ils ne communiquent qu’avec le bus série, sans possibilité de récupérer les images d’une autre manière. Ici, lors de mes tests, j’ai pu utiliser les images lues depuis la carte mémoire pour vérifier et trouver ce que je faisais mal. Ensuite, le protocole ne semble pas documenté, je n’ai pas trouvé d’informations sérieuses sur le protocole en cherchant. Même avec le SDK d’Apple, c’est largement obscure. Enfin, les QuickTake 100, 100 Plus et 150 ont un défaut : ils enregistrent les photos dans un format propriétaire. Il est basé sur le PICT, mais avec une compression qui diffère selon l’appareil (QuickTake 100 ou 150). Donc en plus de devoir tatonner pour le protocole série, je risque de bloquer sur la conversion des images. Quelques programmes peuvent lire le format (comme GraphicConverter) mais le résultat n’est pas identique visuellement à ce que les programmes Apple génèrent par exemple. Bien évidemment, la compression ne semble pas réellement documentée, en tout cas pas en détail.

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