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À partir d’avant-hierLe journal du lapin

Un joli goodies : un tote bag Pippin

Après un sweatshirt, j’ai trouvé un autre goodies Pippin qui date de l’annonce de la console : un tote bag.

Il date du même événement : le Pippin Developer’s Workshop du 15 décembre 1994 (nettement avant la sortie de la console, donc).

Le tote bag


Une clé USB Lightning qui n’a pas besoin d’application

Il y a quelques mois, j’expliquais avoir été arnaqué lors de l’achat d’un produit intéressant sur le papier : une clé USB Lighnting qui ne nécessite pas d’applications. Et récemment, je suis tombé sur le produit en question sur Amazon. Comme il m’intéressait et qu’avec Amazon, le SAV est efficace, je l’ai achetée.

La bonne nouvelle : j’ai bien reçu la clé USB. La mauvaise : le site officiel n’existe toujours plus (oui, la formulation est bizarre).

Du coup, ça donne quoi, cette clé USB ? C’est un peu mitigé, mais c’est fonctionnel. Pour rappel, l’application Fichiers supporte les clés USB et le stockage en général depuis iOS 13, mais avec les appareils en Lightning (certains iPad, les iPhone, etc.), il faut passer par un adaptateur Lightning vers USB. Vous verrez pleins de clés USB « Lightning » sur eBay, Amazon, même en magasin, mais dans tous les cas, il faut passer par une application dédiée. Et franchement, c’est une plaie : vous ne pourrez pas transférer ce que vous voulez, vous dépendrez de la présence de l’app’ en question, de ses bugs, etc.

USB-A


Lightning


Les deux

La clé Apollo de chez OlympusDisk règle ce problème : elle est reconnue nativement dans Fichiers sur les appareils sous iOS 13. Elle est en métal, la finition est bonne, et elle propose une prise Lighting mâle et une prise USB-A classique (USB 2.0). Ce n’est vraiment pas la plus rapide des clés USB (elle lit à 15 Mo/s, écrit à 10 Mo/s) mais pour passer des fichiers de temps en temps, ça passe. Le principal défaut, lié à ça, c’est le prix : 30 € en 32 Go, 40 € en 64 Go et 50 € en 128 Go. Avec un appareil un peu moderne, donc, elle apparaît simplement dans Fichiers et on peut faire la même chose que sur le stockage interne : copier, déplacer, lire, etc. Si vous ajoutez un dossier avec les bons noms (DCIM), vous pourrez aussi importer des images directement dans Photos, comme s’il s’agissait d’une carte mémoire d’un appareil photo.

USB 2.0


Pas très rapide


Sur un iPhone 11


La clé est bien vue


Fichiers montre bien la clé


Le contenu


Photos permet d’importer

Et avant iOS 13 ?

La bonne nouvelle, c’est que la clé USB fonctionne sur les appareils qui n’ont pas iOS 13. Pas dans Fichiers, forcément, mais avec Photos. Enfin, dans une certaine mesure. J’ai copié le contenu du dossier DCIM d’un appareil photo sur la clé et je l’ai branchée sur un iPhone 5 (sous iOS 10) et l’outil d’importation est apparu. Par contre, il a fallu littéralement plusieurs minutes pour afficher le contenu de la clé et les (gros) fichiers à importer. De même, la copie a pris pas mal de temps. Donc ça marche, mais ce n’est pas pratique.

Au départ


Après quelques minutes

Un prototype du premier iPod touch

Vu sur Twitter, un prototype du premier iPod touch. Avec une vidéo dans le second message.

Sur ce modèle, la principale différence entre le prototype (pre)EVT A1 (c’est-à-dire un des premiers modèles) et le C3 vient de la finition. Le premier est mat, le second brillant, comme les iPod de l’époque (l’iPhone était plus mat). La différence est assez évidente, et on peut aussi voir la « fenêtre » en plastique qui laissait passer les ondes Wi-Fi.



Rome By Night, la vidéo interative sur vinyle en 1984

Rome By Night, des Italiens de Dhuo, date de 1984. Et ce vinyle contient un programme pour ZX Spectrum sur sa face B.

Au lieu de vous mettre tous les articles précédents à chaque fois, je vous renvoie vers la page dédiée, elle explique ce que je fais avec les vinyles et liste toutes les pages qui contiennent les programmes, les explications, etc.

 

La pochette montre explicitement qu’il y a un programme sur le disque, et l’arrière indique comment le lancer.


La partie technique a été (très) simple. J’ai nettoyé le disque, testé avec mon premier enregistrement, corrigé un point et ça a fonctionné. Efficace. Le programme s’est lancé directement dans l’émulateur et c’est une sorte de vidéo interactive, synchronisée avec la musique de la face A du disque. J’ai mis la vidéo sur YouTube, mais ce n’est pas exclus qu’elle se retrouve sans musique un jour. La bonne nouvelle, c’est que la synchronisation avec la musique est plutôt bonne, sans décalage. Du coup, je n’ai pas grand chose à dire : ça a fonctionné rapidement, j’ai bien aimé la musique, c’est efficace.

Il y a une vidéo enregistrée sur un vrai ZX Spectrum qui montre aussi un bout d’animation quand le programme charge (je passe généralement cette partie avec le chargement rapide de l’émulateur).

Un prototype d’Apple TV très… dissipé

Vu sur Twitter, un prototype d’Apple TV un peu particulier : le dissipateur, normalement caché dans le boîtier lui-même, est visible.

L’Apple TV n’est pas un produit qui chauffe réellement vu sa consommation, mais Apple a quand même intégré un dissipateur assez massif (et un ventilateur) en interne. Et sur ce modèle de test (a priori), ça ressemble juste à un gros dissipateur de PC placé là en attendant.

Petit test : la manette Nintendo 64 pour Nintendo Switch Online

Il y a quelques mois, j’ai testé les manettes NES modernes de Nintendo, vendues pour le service Switch Online. Et donc cette fois, je vous propose un petit test de la manette Nintendo 64, sortie pour le même service.

Nintendo propose des émulateurs (de mauvais émulateurs, spécialement pour la Nintendo 64) avec des jeux dans son abonnement. L’offre de base propose des jeux NES et Super NES, l’offre avancée (plus onéreuse) ajoute des jeux Nintendo 64 et Mega Drive. Et pour accompagner le tout, Nintendo propose des manettes NES (60 € les deux), Super NES (30 €) et Nintendo 64 (50 €). La manette de la Mega Drive (de Sega) devrait suivre.

La manette

Dans tous les cas, il s’agit de reproductions modernes, donc avec quelques différences. L’idée de Nintendo est d’offrir quelque chose de (très) proche physiquement mais avec des fonctions modernes. Sur les manettes NES, on gagnait du Bluetooth, une charge idiote à travers la Switch et quelques boutons (L et R) sur la tranche. Sur la manette de Nintendo 64, c’est un peu la même chose. On gagne donc du Bluetooth, une prise USB-C pour la charge et trois boutons dédiés à la Switch. Il y a le bouton Home, le bouton de capture d’écran et un ZR très mal placé. Ce dernier mérite quelques explications. La console possède en effet deux gâchettes (ZL et ZR) mais la manette de Nintendo 64 n’en a qu’une, placée au centre. Nintendo a donc placé un minuscule bouton qui fait office de gâchette en haut de la console.

Un faut emplacement pour Pak et quelques boutons en plus

Pour des raisons logiques, la manette n’a pas d’emplacement pour les « Pak ». Celui destiné à la sauvegarde est en théorie émulé par les jeux via la mémoire de la console, celui qui servait pour les vibrations (Rumble) est directement intégré dans la manette et le Transfer Pak (pour les jeux Game Boy) est évidemment absent. Dans l’ensemble, la manette est vraiment proche de l’originale mais le poids n’est pas réellement le même. Je l’ai mesurée avec une balance basique à 200 grammes, et Internet me disait 300 grammes pour l’originale (ce qui me semblait beaucoup) mais mon collègue a pesé la sienne, qui est un poil plus légère (188 grammes). Dans les trucs à noter, la manette est livrée avec un câble USB-C vers USB-A, ce qui me casse les pieds. Pour Nintendo, il va servir à connecter la manette au dock de la console (pour charger) et elle peut aussi être chargée via le chargeur de la console elle-même. Au passage, si vous branchez la manette en USB, elle devrait s’appairer directement à la console.

Est-ce que la nouvelle manette peut remplacer les Joy-Con ou une manette Switch Pro ? Oui… et non. Oui parce qu’elle fonctionne comme une manette classique. Non, parce qu’elle n’a pas tous les boutons. La manette de Nintendo 64 n’a qu’un seul stick analogique et donc les jeux qui utilisent celui de droite risquent de ne pas aimer.

Sur la Switch

Sur la console, ça fonctionne bien avec les jeux Nintendo 64, forcément. Mais aussi avec l’anthologie Super Mario 3D All-Stars, qui a été mis à jour récemment pour en profiter. Bon, je ne vais pas tester l’émulateur de Nintendo ici, mais ça reste assez mauvais. Pour tout dire, si vous aimez Super Mario 64, la version de l’anthologie est (vraiment) meilleure que celle du service, ne serait-ce que visuellement. Mais ce n’est pas le sujet ici. Globalement, ça marche et vous aurez les sensations de l’époque, c’est déjà ça. Le seul truc bizarre, c’est que le Super Mario 64 de l’anthologie est la version Shindou mais que la manette ne vibre pas (ça vibre bien avec les Joy-Con).

Sur un Mac

Forcément, je ne pouvais pas passer à côté de ça. Est-ce que la manette marche sur Mac ? Oui. Il suffit de presser le bouton de syncro quelques secondes et elle va être vue par macOS. Tous les boutons fonctionnent (attention, le stick n’est pas cliquable) et la croix directionnelle est vue comme un hatswitch en HID. Attention, comme souvent on a une compatibilité HID (le standard) mais pas MFi : ça ne fonctionne pas avec iOS. Le seul défaut que j’ai vu, c’est que les valeurs renvoyées par le stick analogique bougent. Pour faire simple, on a une valeur analogique stockée sur 16 bits (65 535 valeurs en théorie) et le centre est aux alentours de la moitié, mais les valeurs varient un peu en permanence. Je ne sais pas si c’est normal ou si les programmes filtrent les données, mais c’est visible alors que le stick lui-même ne bouge pas.

En Bluetooth


Les valeurs du stick bougent


Ca marche

Autre problème bizarre, elle ne fonctionne pas en USB. Elle est bien vue comme un périphérique HID, mais les boutons ne répondent pas dans ce mode.

Aucun retour en USB

Le seul vrai défaut, parce qu’il y en a un : elle n’est plus disponible. J’ai précommandé la mienne un peu avant la sortie, mais depuis la manette n’est plus disponible et Nintendo indique qu’il n’y aura probablement pas de stock avant 2022. Et au passage, c’est lié, il faut être abonné Nintendo Switch Online pour pouvoir commander la manette.

Cacher un dossier sous macOS

J’ai un truc qui m’énerve (sans trop de raisons) : pour le boulot, je dois utiliser un produit Adobe, et la société a ajouté un truc qui s’appelle Creative Cloud.

Et Creative Cloud, donc, propose de la synchronisation de fichiers qu’il est impossible de désactiver. Dans les préférences du programme, on peut définir quelques paramètres mais pas désactiver la fonction. Je ne synchronise pas (et le processus est en pause) mais je ne peux pas m’en débarrasser. Mais ce qui m’énerve, c’est que même désactivé, il va créer (et recréer si je l’efface) un dossier Creative Cloud Files dans mon dossier Documents. Et ça, ça m’énerve. Je pourrais évidemment aller lui dire de le mettre dans un autre endroit du disque, mais ça ne me permettrait pas de vérifier facilement qu’il n’a pas décidé (sans raisons) de synchroniser des choses.

Pas d’options pour désactiver

La solution ? Cacher le dossier. Sous macOS, la façon la plus simple de cacher un dossier est d’ajouter un . devant le nom du dossier ou du fichier. Mais de façon évidente, ici, c’est impossible. La seconde solution va être la ligne de commande. (comme l’indique @ggete, le sudo n’était pas nécessaire pour le dossier utilisateur)

chflags hidden /nom/du/dossier/à/cacher

Si jamais vous voulez voir le dossier une fois qu’il est caché, il y a plusieurs solutions. La première, c’est de le rendre visible avec la même commande, mais en mettant nohidden. La commande, c’est en ligne de commande : la commande ls liste bien les fichiers cachés de cette façon (mais pas ceux précédés d’un point). La troisième, c’est en utilisant le raccourci clavier qui permet de voir les fichiers cachés dans le Finder : Maj + command + . + Fn.

Du coup, Creative Cloud continue à ajouter son dossier, mais je ne le vois plus. Et ça m’énerve moins. Oui, c’est un peu idiot.

Un prototype de Pippin en vente au Japon

Sur Yahoo Auction, qui a pas mal de succès dans le pays, un prototype de Pippin est parti pour 26 500 ¥ (et je l’ai raté).

Comment voir qu’il s’agit d’un prototype ? Facile, la console n’a pas de marquage.

La boîte, rien de spécial


Pas de marquage






Power Player !


macOS Monterey supporte le FreeSync (Adaptive-Sync)

La dernière version de macOS, Monterey, apporte (enfin) la prise en charge du rafraîchissement variable sous macOS, avec le FreeSync.

Pour résumer rapidement : un écran LCD classique fonctionne à 60 Hz, et affiche donc une image toutes les 16 millisecondes (1000/60). C’est efficace tant que vous envoyez 60 images par seconde, assez logiquement. Mais si jamais vous tentez d’afficher quelque chose qui n’est pas à cette fréquence, vous aurez des soucis. Soit des images doublées (et donc des saccades), soit des images coupées en deux.

Vous vous dites que ça n’arrive pas souvent ? En réalité, si. La majorité des vidéos fonctionne à 24 fps (cinéma), 25 fps (contenu européen, “PAL”) ou ~30 fps (contenu américain, “NTSC”). De même, dans les jeux vidéo (ou même pour l’interface de macOS, d’ailleurs), si le GPU n’arrive pas à calculer les 60 images/s, ça saccade. La solution, qui existe depuis un moment, vient des écrans à rafraîchissement variable. Au lie de travailler à 60 Hz (fixe), ils ont une plage de fonctionnement. Entre deux valeurs (24 à 120 Hz pour les MacBook Pro, par exemple), l’écran n’affiche une image que quand il reçoit l’image en question. En pratique, ça donne une image plus fluide, sans saccade jusqu’à un certain point (à 24 Hz, c’est quand même saccadé, mais c’est inhérent à la façon de filmer).

Il existe plusieurs technologies de ce type. l’originale, c’est G-Sync chez Nvidia. C’est propriétaire, un peu bricolé côté écran, mais très efficace. La seconde, utilisée par Apple, c’est l’Adaptive-Sync (VESA), souvent nommé FreeSync, qui est le nom commercial d’AMD. La troisième, c’est le VRR de la norme HDMI.

Premièrement, l’implémentation d’Apple nécessite du DisplayPort ou de l’USB-C (en pratique, c’est la même chose, la vidéo en USB-C, c’est du DisplayPort). Ca ne fonctionne pas en HDMI de ce que j’ai pu voir, parce qu’Apple ne prend pas en charge le HDMI 2.1 (ni le VRR, la présence du 2.1 n’implique pas la présence du VRR) ni FreeSync sur HDMI (qui existe, mais c’est un bricolage d’AMD). Deuxièmement, il faut probablement un Mac récent. Sur mon Mac mini M1, ça fonctionne, sur mon MacBook Pro 2017 (avec une Radeon Pro 560), ça ne marche pas. Vu ce sujet, ça marche sur les derniers MacBook Pro en Intel ou avec certains eGPU. Je suppose que c’est une limite artificielle comme souvent chez Apple, FreeSync est utilisable depuis un moment chez AMD. Je n’avais pas mon eGPU avec moi au boulot pour tester avec une carte graphique plus récente. Pour passer sur FreeSync, il faut se rendre dans les Préférences Système, puis dans Moniteurs. Vous pourrez ensuite choisir le rafraîchissement variable dans les options.

Le choix

macOS affiche un truc intéressant : la plage de fonctionnement. Ça m’amène à un point : les réglages de l’écran. Sur le moniteur du boulot, un LG 4K, FreeSync est désactivé par défaut et l’OSD propose deux modes (Basic et Extended). Dans le premier, la plage est de 48 à 60 Hz, dans le second de 40 à 60 Hz. La plage maximale va dépendre de l’écran, mais la majorité des modèles 4K (et plus) ne dépasse pas 60 Hz, alors que les 1080p et 1440p peuvent parfois atteindre 120, 144 ou même 165 Hz. La limite haute dépend de la bande passante, donc dans certains cas, le DisplayPort ne permet pas d’atteindre des valeurs très élevées. Pour la limite basse, ça va dépendre aussi. certains modèles descendent très bas (24 Hz souvent), ce qui est pratique pour les vidéos. Mais dans la majorité des cas, on se limite à 40 Hz en limite basse, ce qui est un bon compromis qui permet de faire du 24/25 Hz en vidéo en doublant les images (donc sans saccades).

40-60


48-60


Rien sur un MacBook Pro 2017


L’OSD de l’écran

Attention quand même, l’implémentation d’Apple semble créer du scintillement dans certains cas. Et si vous voulez un exemple rapide de ce que ça donne, allez sur cette page avec un écran compatible, c’est assez parlant.

Quand Apple comptait vendre une Apple Watch Pro

Vu sur Twitter : au moment du lancement de l’Apple Watch, Apple avait envisagé de nommer un modèle (probablement la variante en acier) Apple Watch Pro.

D’où vient cette information ? Du logiciel de la borne de démonstration à base d’iPad. Il a visiblement récupéré un modèle qui n’a jamais été mis à jour et qui contient de vieux fichiers. J’ai essayé avec ma borne (j’avais bien sauvé l’app’) mais je n’ai pas les mêmes fichiers : elle semble plus récente (et en russe…).

La montre


Le fichier


Le nom exact

(encore) un Developer Kit Apple TV sur eBay

Vu sur ebay, un Apple TV 4e génération HD dans sa variante Developer Kit.

L’Apple Developer Kit, c’est quoi ? Je pourrais juste vous renvoyer vers la page de mon test, mais en résumé : un boitier identique à celui du commerce, une jolie boîte et un câble USB-A vers USB-C (il n’est pas sur les photos). Les développeurs payaient ça 1 € en 2015 et vu qu’il n’a pas été déballé selon le vendeur, il est probablement sous tvOS 9.0. Le prix n’est pas forcément intéressant (90 £) si vous voulez l’Apple TV, mais ça reste une boîte assez rare…



Le problème des cartes SD de 4 Go

C’est un peu une coïncidence, mais comme j’ai eu un tas de cartes mémoire, je tombe un peu dans la nostalgie de mon (très) vieux site, et je parle pas mal de cartes mémoire. Après la Thin SD et la MMC de 256 Mo, parlons d’une carte SD de 4 Go.

Si vous avez déjà dû utiliser des cartes SD, vous avez peut-être remarqué qu’il y a différentes versions de la norme. Les cartes SD jusqu’à 2 Go, les cartes SDHC de 4 à 32 Go, les SDXC de 32 Go à 2 To et les cartes SDUC au-delà. Mais il existe quelques exemples de cartes qui ne sont pas exactement dans la norme, comme les cartes SD (sans le HC) de 4 Go. Et j’ai trouvé une carte de 4 Go Transcend.

Une SD (sans HC) de 4 Go

C’est quoi le problème avec les cartes SD de 4 Go ? Techniquement, ça doit fonctionner: l’adressage est sur 32 bits, soit une limite de 4 Go. Mais dans la norme d’origine, les cartes contiennent une petite zone qui indique la capacité sous la forme de deux valeurs. Il y a le nombre de clusters, et ensuite le nombre de blocs par cluster. La première valeur peut atteindre 4 096, la seconde 512. Et il y a une troisième valeur qui est implicite : le nombre d’octets par bloc, qui est de 512. Dans la norme originale, on a donc une capacité maximale de 1 Go (4096 x 512 x 512). Il y a eu assez rapidement une mise à jour de la norme (1.01) qui amène la possibilité d’indiquer 1 024 ou 2 048 octets par bloc (donc 2 ou 4 Go au maximum) mais – car il y a un mais – la capacité maximale, en suivant strictement la norme, est réduite à 2 Go.

Pourquoi 2 Go ? Pour des raisons pratiques. Dans la norme d’origine, le système de fichiers officiel est FAT16, qui a une capacité maximale de 2 Go. Techniquement, là aussi, on peut aller au-delà (j’en parle plus bas) mais pour éviter les problèmes, la limite des cartes SD a été calée sur cette valeur de 2 Go. Et si un appareil a une lecture très stricte de la norme, les cartes SD de 4 Go n’existent pas. Il faut en effet passer sur le standard SDHC pour cette capacité. En SDHC, la capacité varie de 4 Go à 32 Go, avec un formatage en FAT32. Pour la norme suivante (SDXC), le système de fichiers imposé est l’exFAT (même si en pratique on peut faire du FAT32 jusqu’à 2 To).

Le second problème est logique et vient du système de fichiers, donc. Pour gérer une capacité de 4 Go, il faut dans la majorité des cas passer en FAT32 (un système de fichiers apparu avec Windows 95 dans une mise à jour), alors que pas mal de vieux appareils (même entre 1995 et 2000) ne prennent en charge que la classique FAT16. Plus exactement, il est possible de formater un volume de 4 Go en FAT16, mais la compatibilité est assez faible. Cette possibilité est apparue avec Windows NT, mais les OS de la famille 9x (et une bonne partie des périphériques limités à FAT16) ne prennent pas en charge cette possibilité. Techniquement, la majorité des vieux systèmes acceptent de formater une carte avec des clusters de 32 ko, soit 2 Go au total (65 535 clusters de 32 ko), mais Windows NT (et quelques appareils) acceptent de travailler avec des clusters de 64 ko (ce qui permet d’atteindre le double). Le seul défaut, plus visible sur un disque dur qu’une carte mémoire, c’est que chaque fichier nécessite au moins un cluster, donc 64 ko. Même s’il ne contient qu’un octet. Là aussi, ça va dépendre de la façon d’interpréter la norme : formater en FAT16 avec des clusters de 64 ko, ce n’est pas totalement dans la norme, donc parfois ça ne passe pas et parfois… ça passe.

Question OS, j’ai essayé de formater manuellement en FAT16 avec macOS, il n’a pas accepté. Ni Windows XP en ligne de commande. Mais Windows 2000 (via l’interface) a accepté. macOS, une fois la carte formatée, l’accepte sans soucis.

Windows XP ne veut pas formater en FAT16


Windows 2000 accepte


C’est bon


macOS accepte

Petit test

Les cartes SD de 4 Go, donc, permettent de stocker 4 Go avec des appareils qui n’acceptent pas les cartes SDHC. A une époque, c’était un choix intéressant pour des appareils photo, mais la compatibilité était assez aléatoire. Comme expliqué plus haut, deux problèmes se posent. D’abord, il faut que l’appareil accepte les cartes de 4 Go dans l’absolu. Ensuite, il faut qu’il accepte un système de fichiers qui permet d’atteindre 4 Go. Il y a deux possibilités classiques : FAT32 ou FAT16. La première solution est la plus simple, et pas mal d’appareils acceptent ce choix. La seconde va dépendre de l’implémentation du système de fichiers.

J’ai d’abord essayé avec trois lecteurs de cartes SD, sans soucis particuliers. Deux trucs noname bas de gamme, un lecteur de cartes Transcend USB 3.0 assez rapide. La carte est lue, pas de soucis.

Sur des appareils photo un peu ancien, c’est différent. J’en ai pas mal à cause d’un récent dossier de Canard PC Hardware, d’ailleurs. Sur trois modèles, ça passe directement, que la carte soit formatée en FAT16 ou en FAT32. Il s’agit d’un truc noname Silvecrest, d’un vieux Samsung S750 et d’un Sony HX60 (assez récent par rapport aux autres). Dans un vieux Panasonic (FS-42) la carte passe en FAT32 mais pas en FAT16 : il indique une erreur. Et dans un vieux Kodak (Z740), le comportement varie. Quand elle est formatée en FAT32, il ne bronche pas mais ne permet pas l’écriture (il y a des – – – – rouge). Quand elle est formatée en FAT16, il propose de formater. Et attention, plus l’appareil sera vieux, plus les chances d’avoir une erreur sont élevées…



En réalité, si vous êtes certains que l’appareil est compatible, ça permet d’utiliser une carte de 4 Go dans un appareil limité à 2 Go officiellement s’il ne prend pas en compte la norme SDHC. Et dans certains cas (rares), c’est intéressant. Au passage, les cartes se trouvent assez facilement sur eBay pour pas trop cher.

Hacker une D-VHS comme en 2002

Je suis le premier média qui a permis de proposer de la HD au grand public. Je suis le premier média qui a proposé une copie de Terminator en Full HD. Je suis protégé avec un DRM relou. Je suis… je suis…

Si vous avez répondu HD DVD ou Blu-ray, vous avez perdu. Je vais parler des D-VHS (bon, c’est dans le titre) et plus exactement des D-Theater, préenregistrées. Bon, je résume rapidement, mais il y a un sujet plus complet ici. Une D-VHS, donc, stocke de la vidéo en haute définition (720p ou 1080i) sur une cassette VHS. Pas exactement la même que celle des années 70, mais presque : le format physique est le même. Et en 2002, une version préenregistrée avec des films en HD sort, sous le nom D-Theater. Une D-Theater nécessite un lecteur spécifique (compatible avec les DRM), et propose de la vidéo en HD (1080i dans tous les cas) en MPEG2, avec un assez gros débit (de l’ordre de ~26 Mb/s constant). Les cassettes contiennent aussi de l’audio en 5.1 (en plus du PCM), notamment. Le format n’a pas été un gros succès, et il y a assez peu de films sortis (166 selon cette liste, mais elle contient pas mal de trucs de démo). Les D-Theater offrent malgré tout une bonne qualité pour la vidéo (surtout pour un format qui a presque 20 ans) et les versions D-Theater sont parfois recherchées parce que les master ne sont pas les mêmes qu’en Blu-ray, avec généralement moins de corrections et une image « plus pellicule ». Et parfois, certains films n’existent qu’en D-Theater en HD (comme True Lies).

Deux D-Theater

Les D-Theater ont deux protections. La première, c’est un codage pour la région, et la majorité des films est en Région 1 (USA), sauf a priori un seul, qui est 1/2/3. C’est important dans mon cas : j’ai un lecteur japonais (c’est vraiment plus simple à trouver qu’un américain) qui n’accepte pas les cassettes en Région 1 (et je n’ai pas trouvé de solution). La seconde, c’est le DTCP, un chiffrement qui empêche la lecture sur un appareil incompatible et (surtout) la copie en numérique.

Hacker le DRM

Le DRM est normalement assez solide, et il y a peu d’information sur la possibilité de passer outre. Mais comme on trouve en cherchant un peu des copies des films qui proviennent manifestement directement de la cassette (gros fichiers encodés en MPEG2 avec le débit attendu), je me suis dit il y a longtemps que c’était possible. En cherchant dans les tréfonds du Net, j’avais trouvé qu’il était possible de récupérer le flux sans protections en passant par un Samsung SIR-T165, qui est un décodeur HD. Je m’explique : pendant un temps, au début des années 2000, la liaison entre les appareils pour la HD s’effectuait en FireWire. Les décodeurs des opérateurs US avaient une prise FireWire et le flux était transmis en numérique, directement au téléviseur (oui, il y a des téléviseur avec une entrée FireWire) ou à un enregistreur D-VHS. De même, on pouvait transférer les flux (sans protections) vers un Mac, par exemple. Le T165 est donc un appareil qui intègre un tuner numérique mais aussi des prises FireWire, et qui accepte le DRM des D-Theater. L’appareil a une sortie DVI, peut contrôleur directement un deck D-VHS, etc. Après de longues années de recherches (littéralement), j’en trouve un à un prix correct et… ça ne fonctionne pas. Il ne casse pas le DRM. Après d’autres recherches, je comprends : il faut en fait le modifier pour installer une carte qui va permettre d’obtenir le flux sans compression.

Le deck



Le T165


Le deck


Le T165 (moddé)

Là, je tombe sur une vieille page (pas mise à jour depuis 2009) qui explique comment ça fonctionne. Je contacte tout de même la personne (parce que pourquoi pas) et j’ai une réponse. Mieux, comme la carte n’a plus réellement d’intérêt depuis un moment, il me propose de l’envoyer gracieusement (contre les frais de port) depuis le Japon (oui, mon bilan carbone est déplorable). En voyant la carte en photo, j’espérais m’en tirer (il faut souder le tout) mais une fois reçue, impossible : c’était largement au-delà de mon skill. Heureusement, Gilles a pu m’aider. Et elle fait quoi cette carte ? Elle permet d’intercepter le flux dans le décodeur, sans la protection. Elle est reliée à divers composants du décodeur et proposer une prise USB. Avec un pilote (sous Windows) et un petit logiciel, il est donc possible de dumper le contenu d’une cassette.

La carte


Shot with DXO ONE Camera


La prise USB ajoutée

Côté pratique, il faut donc un deck D-VHS compatible D-Theater (check), un Samsung T165 modifié (check) et un vieux Windows. Pourquoi vieux ? Parce que le pilote n’est pas signé et que Windows 10 est relou avec ça (même si ce n’est pas impossible). J’ai utilisé une machine virtuelle sous Windows 7 pour ça, après avoir eu quelques problèmes avec une sous Windows XP (un processus plantait l’enregistrement périodiquement). Il faut prévoir un peu de place, aussi : le débit est de ~26 Mb/s (3,25 Mo/s environ) donc c’est assez large. Ma seule DTheater lisible (One from the Heart de Coppola) dure 107 minutes et le fichier fait pas loin de 19 Go.

Un pilote pas signé


Le programme de dump

D’un point de vue technique, j’ai eu quelques soucis au début, avec d’un coup un débit qui passait à 0, des erreurs, etc. Mais en m’approchant de l’appareil, j’ai compris : il surchauffait clairement. Le Samsung SIR-T165 était clairement vraiment très chaud (probablement parce qu’il récupérait le flux, le décodait, etc.) et plantait. J’ai donc bricolé un refroidissement basique (un simple ventilateur de PC alimenté en externe) et j’ai pu enregistrer toute la cassette.

Oui, c’est un peu le bordel

En pratique, j’ai une liste de fichiers TS (j’ai enregistré en plusieurs fois) avec (donc) une image en 1080i (~4:3 avec des bandes noires) à 22,9 Mb/s (constant) en MPEG2, deux pistes audio (AC3 5.1 à 576 kb/s, MP2 à 320 kb/s) et des sous-titres. La qualité est bonne pour un film du début des années 80, surtout pour un master HD qui date du début des années 2000. Au passage (parce que je me suis posé la question), le ratio est le bon : le film a été tourné en 1:37:1 à l’époque. Point intéressant, le master est a priori le même que pour le Blu-ray (de 2012) qui – lui – a eu une mauvaise note. On voit quand même franchement les défauts de la pellicule dans certains cas, mais compte tenu de l’époque, c’est OK.

La capture du Blu-ray (d’un site)


La mienne




Une image recadrée


J’ai un seul film à montrer, et pour une bonne raison, donc : mon enregistreur D-VHS ne lit pas les films D-Theater en Région 1. Je n’ai donc pas pu dumper ma copie d’Alien : l’appareil affiche un message d’erreur et ne lit même pas la cassette. Mais si un jour je trouve un modèle américain, je tenterais (mais c’est vraiment très cher).

Une manette de Pippin Katz Media sur eBay

Vu sur eBay, une manette de Pippin un peu particulière : c’est le modèle livré avec la variante de Katz Media, la plus rare.

La manette est proposée pas loin de 300 $ (en gros, le prix d’une Atmark complète) et a en plus le défaut d’avoir une prise défoncée. Si vous vous demandez comment reconnaître la manette Katz Media de la @World (noire), c’est assez simple : la manette Katz Media n’a pas de marquage alors que la version @World affiche le nom de la console (comme la Atmark beige).


The Bop Won’t Stop, du ZX Spectrum sur cassette mais pas sur vinyle

L’album The Bop Won’t Stop de Shakin’ Stevens contient, dans sa version sur cassette, un jeu. Il s’agit de The Shaky Game, comme l’indique la pochette.

Au lieu de vous mettre tous les articles précédents à chaque fois, je vous renvoie vers la page dédiée, elle explique ce que je fais avec les vinyles et liste toutes les pages qui contiennent les programmes, les explications, etc.

 

Il y a un point intéressant à traiter sur ce jeu. SI vous cherchez sur Internet, vous tomberez sur des pages qui indiquent que le titre se trouve sur la cassette de The Bop Won’t Stop (c’est le cas) mais aussi (souvent) d’autres qui indiquent que le jeu est aussi sur le vinyle This Ole House, sur la face B du single. Sauf que c’est faux (enfin, de ce que j’ai pu voir). Premièrement, je n’ai vu aucune preuve de la présence de ce jeu sur le vinyle. Ce n’est pas une preuve dans l’absolu, mais pour pratiquement tous les trucs que j’ai présenté, j’avais trouvé des images avant. Deuxièmement, le single en question date de 1981, alors que le ZX Spectrum est sorti en 1982 et que l’album qui contient le jeu date de 1983. Donc de ce que j’ai pu vérifier, il n’existe pas sur vinyle et uniquement sur cassette. J’ai aussi vérifié s’il n’était pas sorti sur l’album The Ole House, mais il date de 1980 (donc encore avant) et les quelques rééditions tardives n’indiquent pas la présence du jeu.

La pochette et son bandeau


Le “manuel”


Il y a une petite intro avant les données


Une pub pour le jeu (qui vient de là : https://spectrumcomputing.co.uk/entry/4437/ZX-Spectrum/The_Shaky_Game)

Sinon, la version vinyle de l’album The Bop Won’t Stop indique bien la présence du jeu… sur la version cassette.

La pochette du vinyle indique que le jeu existe

Et le jeu, donc ? Alors, j’ai eu un peu de mal à récupérer les données, même en utilisant les scripts généralement efficaces du premier coup sur les cassettes. Ici, j’ai une bonne dizaine d’essais et quatre enregistrements différents avant d’obtenir un fichier sans erreurs. Le jeu lui-même est horrible. Réellement. C’est une sorte de labyrinthe idiot dans lequel il faut éviter les véhicules en changeant de voie au bon moment, pour se rendre au centre. Il m’a fallu un moment avant de comprendre le premier truc : il faut vraiment garder la touche enfoncée pour passer d’une voie à une autre, pas juste presser la touche rapidement. Et – surtout – c’est effroyablement répétitif : les ennemis se déplacent de façon prédéfinie. Vous n’allez pas entraîner vos réflexes ou tenter de vous améliorer en trouvant la meilleure technique, juste essayer de se souvenir du pattern et de l’ordre des mouvements. Et du coup, il n’y a pas d’indices : c’est du pur die and retry. Qui plus est, le son est (vraiment) énervant, vous allez le voir dans la vidéo.

Les instructions


La difficulté 1 est… tendue


Le jeu


Vous avez perdu

Un prototype de MacBook Pro sur YouTube

Vu sur YouTube, la vidéo d’un test d’un prototype de MacBook Pro, un modèle 15 pouces de 2015… qui date de 2014.

Il y a les trucs classiques, avec notamment la carte mère rouge habituelle de ce genre de machine. Il y a un trackpad qui ne fonctionne pas réellement, visiblement un prototype de Force Touch. On peut aussi voir qu’il a de la mémoire à 1866 MHz, vue seulement dans quelques MacBook Pro 13 pouces de 2015 et 2016, ainsi qu’un CPU vu comme un Core i5 mais qui est un Core i7 4750HQ vu dans les modèles de 2013.

Un numéro de série en Comic Sans MS


Les stickers habituels


La carte mère rouge



Le -01 indique que c’est le premier prototype


Les valeurs sont liées au trackpad


Un trackpad même pas reconnu


OS X indique un Core i5


Mais c’est un Core i7

La montre « TV » de LAKS et Bwin

Vous vous souvenez des montres TV ? Vous savez, dans les années 80, certains imaginaient des montres avec un écran, capable de recevoir la TV. Et, enfant, on rêvait de regarder TF1 sur un truc plus petit qu’un timbre, mais au poignet (ou pas) ! Et bien LAKS (un fabricant de montre autrichien) et Bwin ont proposé une montre TV en 2008. Mais pas sous la forme que vous pensez.

En fait, la montre sert uniquement de tuner DVB-T. Comment j’ai découvert cette montre ? En deux fois, assez bizarrement. Récemment, en regardant ce que supportait EyeTV 3 (et la montre est dans la liste). Mais j’avais déjà parlé de cette montre, dans mon ancien boulot. Je l’avais complètement oublié, parce que je faisais 10 news par jour (et que c’était il y a 13 ans…).

La montre

Mais donc la montre de LAKS et Bwin (un site de pari sportif) date de 2008 et part sur un concept un peu bizarre. C’est une montre sportive, assez classique, qui intègre un tuner DVB-T. Un écran ? Non. La possibilité d’écouter la TV ? Non plus. C’est juste un tuner TNT intégré dans une montre. Je cherche encore l’intérêt, à base de « On est en camping, on n’a rien à faire le soir, mais heureusement j’ai mon PC portable, ma montre, un câble USB et l’antenne avec moi ». Le concept me paraît vraiment idiot (et me semblait idiot en 2008) parce que même à l’époque, il existait des tuners compacts.


L’USB


La prise antenne

Du coup, j’ai trouvé la version Bwin de la montre (LAKS a sorti sa propre version, a priori identique techniquement). Elle propose une prise USB (mini B) femelle et était livrée avec un câble classique. Dans la boîte, il y a aussi une petite antenne classique, avec un connecteur coaxial compact, mais pas d’adaptateur pour les prises domestiques. Un truc m’a un peu surpris : la montre reçue ne tournait plus, mais je n’ai pas vu de pile. En enlevant la plaque arrière, je suis tombé directement sur la partie tuner (avec une puce DiBcom) et pas de pile. Elle est peut-être derrière, elle se charge peut-être en USB, mais je n’ai pas trouvé d’infos dans le manuel et je ne suis pas allé plus loin dans le démontage.

Pas de pile en accès direct

Question logiciel, la montre arrive avec un CD qui contient un programme pour Windows (LAKS TV, probablement un truc OEM quelconque) et EyeTV Lite pour Mac OS X. La version Lite de EyeTV est généralement liée à un appareil précis et propose moins de fonctions, c’est tout. En pratique, elle fonctionne avec EyeTV 3 mais pas avec la version 4 (donc pas sur un Mac moderne). Le principal problème a été de capter la TV. En fait, le choix de la minuscule antenne est assez peu efficace en France : la TNT vise plutôt les antennes placées sur les toits et les paramètres choisis rendent la réception difficile. Et chez moi, impossible de capter une chaîne. Mais en utilisant un adaptateur vers une prise antenne classique, pas de soucis : le tuner a bien trouvé les chaînes. Mais comme la France utilise toujours le DVB-T en 2021, on peut sans soucis regarder la TNT HD avec la montre si le programme est capable de décoder le H.264 (c’est le cas de EyeTV 3, pas forcément de la version Lite livrée avec).

Il faut l’antenne, inutile


Avec EyeTV


Elle est reconnue

Il faut enfin noter que LAKS a proposé des montres de geeks plus intéressantes à l’époque : un modèle clé USB avec 32 Mo à 2 Go de stockage (pourquoi pas), une version lecteur MP3 (512 Mo) et un modèle pour payer avec sa montre (oui, c’était moderne).

Décoder l’image d’un vidéophone Sony

Il y a quelques mois, Matthew Taylor de Techmoan (je vous encourage à aller regarder si vous ne connaissez pas) a publié une vidéo sur un produit Sony un peu spécial : un vidéophone des années 80, le Sony PCT-15.

Le produit en lui-même ne m’a pas marqué, c’est une sorte de boîtier avec une caméra et un écran cathodique (monochrome) qui pouvait transférer (et recevoir) des images. On est évidemment assez loin de FaceTime : l’appareil transmettait des images par modem, et pas de la vidéo. Une simple image basse définition nécessitait plusieurs secondes par transfert et donc vous vous doutez bien que ça n’a pas été un succès. Mais c’est ce point qui m’a fait réagir : vers 12 minutes, Matt propose la version audio du transfert. Et quand j’ai entendu le son, j’ai pensé que c’était modulé comme les vinyles et les cassettes audio que je traite régulièrement ici depuis quelques mois. J’ai donc mis ça dans un coin (dans un brouillon) pour plus tard.

Un peu après, il a d’ailleurs mis en ligne un extrait sans la compression YouTube (plus exactement, le même extrait). Et il y a quelques semaines, je me suis dit « Et si j’essayais de décoder ça ? ». Je ne suis pas le premier, Dmitrii Eliuseev a fait un post Medium quelques jours après la publication, je suis aussi tombé sur un message de Zerosquare dans un forum, ainsi qu’un post rapide sur un blog.

Le plus intéressant pour commencer les essais était évidemment le post de Dmitrii, mais avec deux bémols. Premièrement, il y a quelques points ou il extrapole pas mal. Deuxièmement, surtout, son image ne semblait pas très fidèle (elle est inversée sur les couleurs, par exemple). Celle de Zerosquare, par contre, était a priori plus fidèle au résultat à l’écran. Mais Zerosquare (qui m’a répondu et m’a aidé, merci à lui) n’avait pas codé quelque chose, il a utilisé The Gimp en important l’image, une méthode qui fonctionne mais n’est pas très pratique.

L’image de Dmitrii (inversée, de façon évidente)


L’image de Zerosquare


L’image originale

Je vais vous passer les deux dimanches après-midi à essayer de comprendre le code, pour essayer d’aller à l’essentiel. Premièrement, truc basique, j’ai effacé les silences avant et après les données avec Audacity. C’est probablement possible en Python aussi, mais un simple filtre Tronquer le silence est plus rapide.

Un coup de filtre

La structure comprend 400 ms avec un signal qui sert a priori à indiquer une transmission, suivi de 400 ms de pause. On peut donc s’en passer pour l’image. Ensuite il y environ 200 ms de données qui servent a priori à calibrer le niveau. Puis il y a les données. J’ai eu un peu de mal à comprendre, mais grâce à Zerosquare, j’ai à peu près capté. Le signal utilise une fréquence de ~1 748 Hz et chaque période représente un pixel, modulé en amplitude. Pourquoi ~1 748 ? C’est la fréquence classique d’une porteuse NTSC (3.579545 MHz) divisée par 2^11. L’intérêt de cette fréquence est probablement de réutiliser le quartz d’un téléviseur, par exemple. Il n’y a pas vraiment de synchro, par contre : dans le cas de l’image de Techmoan, qui est transmise en mode Quick, on a simplement tous les pixels transmis séquentiellement. La bonne nouvelle, c’est qu’on a la définition de l’image : 96 x 100. Plus concrètement, le code Python va obtenir l’enveloppe du signal (les valeurs de la modulation en amplitude, si j’ai bien compris) et les placer dans une image dans la bonne définition. Pour le niveau du signal, j’ai considéré que le signal au début sert à indiquer la valeur maximale, donc je l’utilise pour calibrer l’image avec un signal 8 bits (255 valeurs).

Le code Python est vraiment perfectible (je ne suis pas développeur) mais ça semble fonctionner sur les deux exemples que j’ai avec une image qui garde les mêmes valeurs. Le truc, c’est que j’ai deux fois la même image : une récupérée directement dans la vidéo YouTube, l’autre fournie, mais c’est le même code. J’ai même dû mettre une valeur en dur dans le code, pour une raison idiote : j’utilisais des divisions entières à pleins d’endroits et la valeur de 1 748 Hz est une approximation. Comme je connais mal Python, j’ai fait le calcul à la main pour obtenir une valeur correcte (au passage, l’approximation de Dmitrii est proche). Dans tous les cas, j’obtiens une image assez propre qui a l’air correcte.

Ma version, un peu plus claire

La prochaine étape va être de trouver un (ou deux) Sony PCT-15 et d’essayer le code avec d’autres images, ainsi qu’avec la version Normal, en 160 x 100. Avec un peu de chances, les quelques trucs que j’ai essayé de déduire sont corrects.

J’ai mis le code sur GitHub, mais ça nécessiterait vraiment qu’un développeur passe dessus.

Antler!, l’easter egg d’Aide-mémoire (Stickies)

Il y a peu, un lecteur m’a parlé d’un easter egg dans Stickies (Aide-mémoire) dans un commentaire. Du coup, j’ai essayé.

Aide-mémoire (Stickies) est une application qui affiche des post-it sous macOS depuis un bon moment : elle a été ajoutée à l’OS avec System 7.5 et existe encore sous macOS Big Sur. Elle a été écrite par Jens Alfke sur son temps libre, et a été récupérée par Apple pour être intégrée dans System 7.5. Visiblement, il comptait vendre son application sous le nom Antler Notes comme shareware, mais il a appris ensuite que ce qu’il développait sur son temps libre était la propriété d’Apple selon son contrat (c’est un rien plus compliqué, je résume, mais c’est bien expliqué dans son post de 1997). Donc au lieu d’être racheté par Apple, il a uniquement eu un bonus à l’époque. Je ne sais pas vraiment si Antler Notes est sorti seul (je n’ai pas trouvé de traces) mais son easter egg est encore présent dans plusieurs versions.

Il est assez simple : il faut ouvrir une nouvelle note et taper Antler! suivi de enter. Le résultat est évidemment des bois de cerfs. Ca fonctionne a priori dès System 7.5, j’ai tenté sous Mac OS 9.2.2 avec succès, mais pas sous Mac OS X Snow Leopard (entre les deux, aucune idée).

Le résultat

Les joies des cartes MMC de 256 Mo

En testant la carte Thin SD la semaine dernière, je me suis rendu compte d’une chose : je n’avais pas parlé du problème des MMC de grande capacité.

Dans les cartes mémoire de la première génération (SD, MMC, Memory Stick, etc.), la capacité est un souci. Dans les Smart Media, il fallait un support explicite, dans les Memory Stick, la première génération se limite à 128 Mo et Sony a sorti un truc bizarre pour essayer de passer outre, dans les SD, les variantes de 4 Go posaient des soucis (je mets un lien vers mon vieux site), etc. Et dans les MMC, donc, les lecteurs supportent généralement les cartes jusqu’à 64 Mo (et souvent 128 Mo) et au-delà, c’est assez… aléatoire.

Pour tester, j’ai pris une carte de 256 Mo (il existe aussi des cartes de 512 Mo) et trois appareils qui n’acceptent que les cartes MMC. Sur le lecteur FlashPath (un lecteur de cartes MMC en format disquette), j’avais déjà essayé : ça ne fonctionne pas. Mac OS donne une erreur avec cette carte spécifiquement. Sur le lecteur de cartes en bus parallèle, qui lit d’ailleurs ma carte Thin SD, ça fonctionne mais pas tout le temps. Plus exactement, la carte de 256 Mo formatée depuis un ordinateur classique (sous Windows XP) ne fonctionnait pas mais en (re)formatant depuis le lecteur (et probablement avec un agencement spécifique), ça marche… presque. En fait, je vois la carte mais je ne peux pas copier de données (j’avais déjà eu le problème avec une MMC Plus). Et avec le lecteur MP3 de Sony Ericsson, c’est encore pire : il détecte bien une carte (plutôt une bonne nouvelle) mais indique une erreur de système de fichiers.

L’erreur en question

Je n’ai pas trouvé la raison exacte des problèmes liés aux « grandes » capacités, mais les cartes de 256 Mo posent pas mal de soucis, et dans les vieux forums, la question de la compatibilité avec les cartes MMC de cette capacité (spécialement chez Nokia, qui a pas mal utilisé la norme) sont nombreuses. Sur un lecteur Transcend moderne, la carte ne pose absolument aucun problème par contre. Dans tous les cas, pour les rares appareils qui demandent une carte MMC, pensez à rester sur une capacité faible si la compatibilité n’est pas explicite.

AppleTalk et le matériel moderne : méfiez-vous

Vous vous en doutez, je communique parfois en réseau avec de vieux appareils. Genre très vieux. Et récemment, après avoir changé quelques câbles, ça ne fonctionnait plus. Le partage créé par A2Server, en AppleTalk, n’était pas visible par mon Macintosh.

Après quelques essais, je me suis souvenu que j’avais déjà eu le problème : un de mes switchs bloque l’AppleTalk. Plus exactement, mon switch 10 Gb/s (un Netgear SX10). Et dans mes changements, j’avais branché le câble qui relie mes vieilles machines au réseau sur ce switch. Je ne connais pas la raison exacte, mais je suppose que le fait qu’il soit managé joue un peu et qu’il empêche les frames Ethernet qui transportent l’AppleTalk (EtherTalk) de passer. Dans mon cas, le changement est assez simple : j’ai juste mis le câble sur un autre switch. Plus exactement, le chemin entre mes vieilles machines et le Raspberry Pi qui sert de serveur ne passe plus par le switch en question, et tout fonctionne.

Ce qui m’amène à un problème lié et bien plus courant qu’un switch qui bloque l’AppleTalk, les points d’accès Wi-Fi. Le problème est assez ancien, mais revient régulièrement : pas mal de modèles empêchent l’AppleTalk de passer. C’est lié à la façon de faire passer l’AppleTalk en Ethernet (EtherTalk) : si le point d’accès Wi-Fi ne prend pas explicitement en charge EtherTalk, ça ne passe pas. En théorie, ce n’est pas un souci : il y a finalement assez peu de Mac qui utilisent du Wi-Fi et de l’AppleTalk. En pratique, dans un contexte moderne, c’est plus courant qu’on peut l’imaginer. Le premier cas est simple : un serveur AppleTalk (par exemple un Raspberry Pi) connecté en Wi-Fi. Le second, plus vicieux, vient des réseaux mesh modernes. S’ils utilisent du Wi-Fi pour la liaison entre les bornes, ça peut empêcher l’AppleTalk de fonctionner. Et donc deux appareils reliés en filaire à deux bornes Wi-Fi différentes ne peuvent pas communiquer.

La solution de base consiste évidemment à mettre le moins de switch possible et à passer tous les appareils en Ethernet. Et si vous voulez quand même du Wi-Fi, il faut prévoir un point d’accès compatible. Le choix le plus simple est de trouver une borne Apple AirPort : elles sont évidemment compatibles. Sinon, pas mal de vieux modèles le sont aussi, comme le mythique Linksys WRT-54G.

Un prototype de Power Mac 6100, Piltdown Man

Le nom de code du Power Mac 6100, un des premiers PowerPC, est Piltdown Man. Et il y a eu un prototype en vente sur eBay.

C’est un prototype dans un boîtier de Quadra (un peu différent de celui du Power Mac 6100) avec un lecteur de CD-ROM 2x (ici aussi une version de développement). C’est un DVT avec un disque dur de 160 Mo (ce qu’Apple n’a pas vendu) et un système probablement en bêta qui affiche PDM (lié au nom de code) comme nom de disque. En interne, on voit l’absence de RAM (la machine a probablement 8 Mo interne, comme le modèle commercial), l’absence de cache et l’absence de cartes d’extension. La vidéo passe donc par le HDI-45. La seule barrette insérée est a priori la ROM.

Le boîtier peu adapté


La connectique


Un prototype de lecteur CD


DVT


La carte mère, pas très propre


L’OS

Guitar Hero Live : le DRM hardware inutile en 2021

Il y a quelques mois maintenant, j’avais acheté à vil prix un accessoire rigolo : une guitare Bluetooth pour la version iOS de Guitar Hero Live. Et je me suis rendu compte qu’elle ne servait… à rien.

Petit résumé : Guitar Hero Live est sorti en 2015 sur iOS et a même été adapté à l’Apple TV lors du lancement de la version 4 (maintenant HD), qui prenait en charge les applications. Le jeu était gratuit, mais il y avait peu de chansons (deux sur iOS), avec un twist : si vous achetiez la guitare, elle débloquait les titres. Oui, parce qu’Activision avait lancé une guitare spécifiquement pour la variante iOS du jeu. Elle se connecte en Bluetooth LE et sert littéralement de DRM hardware, du coup. Elle était proposée pour 100 €, directement chez Apple notamment. La construction est assez correcte, ça reste du plastique mais ça semble solide quand même, il n’y a pas grand chose à dire sur ce point. A noter que la manette pour iOS est vraiment spécifique : elle est différente des versions consoles. Pour les autres versions, il y a une guitare qui ne change pas et un dongle spécifique à chaque console (ils sont interchangeables). A l’époque du lancement de l’Apple TV, la guitare avait fait parler d’elle : elle était obligatoire pour jouer sur Apple TV et le jeu ne prenait pas en compte la Siri Remote.

La guitare

Pourquoi c’est inutile (ou presque) en 2021 ?

La guitare ne fonctionne qu’avec Guitar Hero Live et le jeu a été supprimé de l’App Store en 2018. La page de support n’est pas très clair sur le fonctionnement si vous aviez téléchargé le jeu avant la date butoir (juin 2018), mais je n’ai pas trouvé de version crackée du titre (il était gratuit, donc forcément, pas réellement piraté). Disons que même si je trouvais une version installable, je ne suis pas certain qu’elle fonctionnerait : cet article de l’époque indique qu’une partie du gameplay est téléchargé en streaming. Du coup, je suppose que même sur un iPhone avec le jeu installé, ça ne fonctionne plus (ou plus totalement). Qui plus est, les titres débloqués avec la guitare sont a priori téléchargés, donc inutilisables. Sur les consoles, la fermeture des serveurs a supprimés une partie des achats (et une bonne partie des possibilités) mais les titres présents sur les disques – 42 – restent utilisables.

La guitare est bien Bluetooth LE

Maintenant, pourquoi est-ce (presque) utilisable ? Parce qu’il existe un programme qui singe Guitar Hero, Clone Hero. Et comme la guitare est compatible Bluetooth (4.0), il existe des programmes pour l’utiliser sur Mac ou sous Windows 10 directement. Le premier est open source mais nécessite de couper pas mal de sécurités de macOS. Le second est payant (10 £) et fonctionne sous Windows 10 et macOS (avec dans les deux cas, évidemment, une puce Bluetooth compatible). Il prend en charge Clone Hero et permet même de connecter plusieurs guitares sous macOS. Bon, je n’ai pas testé, et pas à cause du prix : je suis assez nul dans les jeux de rythme. Genre vraiment.

En fait, j’en ai parlé parce que vraiment, les titres qui disparaissent des App Store, spécialement quand ils sont liés à du matériel, c’est énervant. Alors que mon clavier Rockband pour Wii, il fonctionne encore (et en MIDI).

Réutiliser la carte Wi-Fi d’un Nabaztag

Comme le nouveau financement pour les cartes TagTagTag a atteint 100 %, certains vont peut-être ouvrir un Nabaztag et trouver une carte Wi-Fi dedans.

Dans le Nabaztag:tag, la carte Wi-Fi est un modèle USB, compatible 802.11g. Dans la première génération, c’est différent : il s’agit d’une carte Wi-Fi en PC Card, accessible assez facilement. Dans mon modèle, ouvert pour l’occasion, c’est visiblement une carte noname de type JVPAWL100. Celle du démontage officiel n’a pas de marquage, celle de ce démontage sur Hackaday est explicitement un modèle BenQ.

Mon Nabaztag


La carte est visible (en haut)


Bon, en pratique, il s’agit bien d’un modèle BenQ avec une puce Intersil Prism 2.5. On peut trouver les pilotes pour Windows (98/Me/2000/XP) facilement et elle fonctionne a priori sous Linux. La carte n’a par contre pas la bonne pouce pour Mac OS : elle ne peut pas remplacer une carte AirPort.


L’identifiant FCC ne ment pas

Après, l’intérêt reste relativement faible : la carte supporte uniquement le 802.11b et les modèles PC Card ont toujours été un peu lents. Qui plus est, la carte supporte nativement uniquement le WEP. Visiblement, on peut forcer le WPA dans certains cas (Windows XP Service Pack 2, le bon firmware, le bon pilote) mais je n’ai pas essayé, j’avoue. Autant la carte USB du Nabaztag:tag peut servir dans des bidouilles, autant ici c’est vraiment très limité. Après, je suis un peu biaisé : j’utilise essentiellement de vieux Mac et je préfère donc des cartes avec la même puce que les cartes AirPort. Pour ceux qui ont de vieux PC uniquement en PC Card (sans CardBus), c’est peut-être un modèle intéressant.

Test : le lecteur MO de la Pippin

Dans les accessoires pour la Pippin de Bandai, il y a un produit plutôt rare : le lecteur de MO. Et j’en ai enfin trouvé un.

MO signifie Magnéto Optique, il s’agit d’une technologie de stockage assez populaire au Japon, qui permettait (à l’époque) de stocker 230 Mo dans un disque en cartouche de la taille d’une disquette. Les MO sont assez rares en dehors du Japon, mais la technologie est fiable et offre une bonne rétrocompatibilité dans le temps (j’ai un lecteur USB). Il y a quelques années maintenant, j’avais testé un lecteur de MO en SCSI dans une console. En pratique, le lecteur présent dans l’accessoire officiel est le même que celui que j’avais utilisé : un Olympus MOS330E (c’est important pour la suite).

Dans le lecteur officiel

Visuellement, c’est assez proche du lecteur de disquettes. On doit placer la console dans les pieds, à l’avant, puis rabattre le tout pour que le connecteur entre dans la console. On peut voir sur l’avant le nom du modèle.

Le lecteur


Son nom


Olympus

En interne, on a un bloc qui comprend le lecteur et une carte d’interface. Je pensais que le SCSI était transmis directement dans le connecteur, mais non : le PCB s’interface visiblement en PCI, avec un contrôleur SCSI Symbios Logic (53C810). Il y a donc une prise propriétaire pour l’alimentation (avec un adaptateur Molex) et une prise SCSI 50 broches classiques.

Le bloc


L’adaptateur


Le lecteur est assez standard

A l’usage

Quand j’ai testé… rien. Nada. Pour deux raisons. D’abord, j’ai une Pippin (ma principale) qui ne veut pas de l’accessoire. Aucune idée de la raison, le connecteur a visiblement un souci. Deuxièmement, le lecteur semble mort. Mais j’ai installé mon ancien lecteur (le même) sans soucis. La compatibilité, j’en avais parlé, est assez faible. Il y a Gundam Virtual Modeler Light (qui le support explicitement), Pease Turbo (mais pas la version classique) et au moins le WebWiewer avec Internet Explorer 3.0. Il y a peut-être d’autres logiciels, je n’ai pas tout essayé. Dans les autres cas, et même si le lecteur de disquettes est supporté, ça ne marche pas. Il faut visiblement un pilote pour le lecteur en question, absent des CD de manière générale. Du coup, sauf pour les (gros) fans de Gundam japonais, cet accessoire a vraiment peu d’intérêt (ce qui explique probablement sa rareté). Et au passage, il faut une console avec la ROM 1.2 pour qu’il fonctionne, mais c’est assez courant.

Le jeu Gundam voit la cartouche


Une image sauvée à l’époque de mes premiers essais


Pease Turbo vvoit le disque (en haut à droite)


Le navigateur de base (même en version @World) ne voit pas le lecteur


Le WebViewer avec IE 3.0, si

Sony MDS-PC3 & PCLK-MN20 : relier un MiniDisc à un PC

Si on parlait MiniDisc ? Avant l’arrivée des NetMD, Sony a proposé pas mal de solutions différentes pour connecter un lecteur à un ordinateur. Et aujourd’hui, je vous montre un des kits en question.

La liste d’abord, que vous trouverez sur l’indispensable MiniDisc.org.

• D’abord, Sony a sorti des trucs basiques. Il y les kits PCLK-LSA1 et LSA2. Rien d’intéressant : il s’agit de câbles FireWire livrés avec le logiciel nécessaire pour contrôler un enregistreur LISSA (j’en parlerais un jour). Ensuite, le PCLK-U5. Là aussi, c’est sans intérêt : c’est une carte son USB avec une sortie optique.

• La seconde génération (kits PCLK-MD1 et MD2) permet de commander les appareils. D’un côté, vous trouverez une prise série à relier à un PC (ou un Mac), de l’autre un boîtier avec une prise jack. Elle va servir pour le connecteur (et le protocole) Control A1. C’est une technologie qui permet de synchroniser des lecteurs de CD et des enregistreurs MiniDisc, mais aussi – du coup – de commander les appareils. La partie matérielle des kits est la même, seul le logiciel évolue.

• La troisième génération est un peu différente, avec les PCLK-PX1, PX2 et PX3. Comme le précédent, les boîtiers sont identiques, la partie logicielle change. Dans tous les cas, on a une prise série côté PC et une prise mini DIN 6 (PC Link) côté lecteur. Attention, ça ressemble à du PS/2 (et certains enregistreurs acceptent les claviers) mais ce n’est pas du PS/2.

• Enfin, le sujet (ouf), les kits PCLK-MN10, MN10A et MN20. Comme les autres, les trois kits contiennent le même boîtier : un appareil avec d’un côté une prise USB (B) et de l’autre une prise mini DIN 6 (PC Link). Petite différence, aussi, deux prises audio. Il y a une sortie optique (pour envoyer le son dans un enregistreur avec une entrée) et une sortie analogique classique.

L’adaptateur (avec de l’USB B)


Sorties audio et prises mini DIN 6

J’ai donc un kit PC, mais aussi un enregistreur de MiniDisc compatible, le MDS-PC3. C’est un modèle assez compact, doté d’une alimentation externe et d’une connectique plutôt large. On a en effet une sortie casque, des entrées et sorties lignes, des entrées et sorties numériques (optiques) et la fameuse prise PC Link. D’ailleurs, Jonathan en a parlé ici pour une petite réparation, et j’ai d’ailleurs fait la même chose sur le mien.

L’enregistreur


Sa connectique

Ça marche comment ?

La partie audio est totalement standardisée : n’importe quel OS (macOS ici) peut envoyer le son dessus, les deux sorties sont synchronisées. La partie qui permet de commander le lecteur, elle, ne l’est pas. Il faut passer par le logiciel M-Crew de Sony. C’est essentiellement sur ce point que les kits diffèrent, en fonction des versions du logiciel. Jonathan en parle ici, l’ensemble fonctionne sous Windows XP. Il faut utiliser le pilote pour Windows 2000 (présent sur le CD) et ça suffit. Pour le programme, attention : il existe pas mal de version de M-Crew et – comme pour beaucoup de logiciels de l’époque – la localisation n’est pas automatique. Il existe donc des variantes J (Japon) et des versions E (English). Si vous tentez la première, n’espérez pas quelque chose d’utilisable : vous aurez au mieux des caractères plus ou moins aléatoires.

Le pilote Windows 2000 marche sous XP


La version japonaise affiche n’importe quoi


M-crew

Le programme offre une interface un peu inhabituelle, avec juste un bandeau par défaut, mais il permet de gérer le lecteur de MiniDisc (lecture, enregistrements, etc.), de nommer les pistes – toujours pratique -, de lire des CD et d’envoyer du contenu de l’ordinateur à l’enregistreur. C’est en temps réel, mais sans pertes liées au transfert : la liaison est numérique si votre enregistreur possède l’entrée idoine (c’est le cas du MDS-PC). J’ai utilisé la version 1.05E, mais il existe une version 2.01E. Dans mon cas, elle demande un fichier DLL, qui semble pourtant être présent (après, une réinstallation, ça a fonctionné).

Au lancement, juste une barre en haut

La logique est quand même assez particulière, avec un fonctionnement qui peut autant dérouter qu’un Sonic Stage, soyez prévenus. Je n’ai pas réussi à transférer depuis un CD (ce qui doit être possible), mais depuis un MP3, ça a marché. Il faut simplement activer l’enregistrement (avec le bouton Record) puis glisser les fichiers. Une sorte d’animation peu visible s’enclenche et l’enregistreur lui-même indique qu’il enregistre, mais l’ensemble est quand même assez instable (j’ai tenté dans une machine virtuelle). En fait, la logique est surtout la même qu’un véritable enregistreur de MiniDisc, ce n’est pas du tout automatisé comme OpenMG ou Sonic Stage : il faut lancer l’enregistreur (bouton REC), activer la lecture (l’enregistrement, en fait) sur l’enregistreur MiniDisc et la lecture du côté de la source. Et ensuite il va enregistrer en temps réel. Qui plus est, quand la connexion est lancée, l’enregistreur ne répond pas sur ses commandes physiques.

Le contenu d’un MiniDisc préenregistré


Quand on quitte, il propose d’éteindre l’appareil


La fenêtre d’enregistrement

En pratique, le réel intérêt du kit ne va pas être de commander le lecteur ni de gérer les enregistrements, deux choses assez fastidieuses, mais bien de titrer et trier facilement les pistes. Parce qu’enregistrer, c’est possible depuis le lecteur, et une simple sortie optique suffit. Mais titrer avec l’interface de l’enregistreur, c’est… compliqué (même avec la télécommande), mais avec le PC c’est simple et rapide.

Sinon, question protocole, les version avec le connecteur PC Link utilisent a priori le même protocole que les anciens modèles, seule la prise change. Sur cette page, il semble expliquer que les versions séries (avec le même connecteur) sont assez proches, mais que le principal problème est la partie logicielle.

GeoPort, le connecteur méconnu d’Apple

Connaissez-vous le GeoPort ? Ce connecteur Apple apparu avec les Macintosh “AV” en 1993 est parfois un peu mystérieux, mais il permet des choses intéressantes.

Mais le GeoPort, c’est quoi ? Un port série modifié, de façon assez basique. Le premier changement est la présence d’une neuvième broche (contre huit en temps normal) qui fournit de l’énergie. Elle permet de tirer 5 V (350 mA), de quoi alimenter un modem par exemple. La seconde, c’est la possibilité d’accélérer le port série, avec une horloge plus rapide (notamment). C’est un peu la même logique que pour le LocalTalk : en fournissant une horloge plus rapide, on peut accélérer les transferts. Typiquement, le série classique est limité à 230 kb/s (et nettement moins sur certains Mac) quand le GeoPort permet d’atteindre 2 Mb/s environ.

Les différences

L’usage le plus courant du GeoPort (ce n’est pas le seul) va être le GeoPort Telecom Adapter. C’est un accessoire intéressant, parce que s’il ressemble à un modem classique, il ne s’agit que d’une interface physique qui va adapter le signal pour atteindre les valeurs attendues sur une ligne téléphonique (en gros un ADC et un DAC). Un modem classique contient de l’électronique pour gérer la liaison série et les différentes fonctions, alors qu’un adaptateur GeoPort ne contient rien de tout ça. En fait, tout le nécessaire est géré par le Mac, à travers le GeoPort. Dans l’idée, si vous connaissez le principe, c’est un SoftModem (ou WinModem), donc une interface simplifiée. Dans le cas des PC, la raison d’être était principalement de réduire les coûts. Dans les Mac, pas totalement : l’adaptateur en question a pu évoluer et proposer plus de fonctions qu’un modem classique. Parce qu’évidemment, en laissant toute la partie logique au Mac, une simple mise à jour du programme permettait d’ajouter des fonctions. Typiquement, l’adaptateur en question fonctionnait à 9 600 bauds au lancement et les dernières mise à jour permettaient d’atteindre 33 600 bauds (en théorie, vu les retours de l’époque, ce n’était pas le modèle le plus performant). Plus exactement, Apple a effectué deux mises à jour : une en octobre 1996 (Apple Telecom 3), une seconde plus tard (je n’ai pas trouvé la date) avec Apple Telecom 3.1.1. La première a amené la prise en charge du V.34 (28 800 b/s) pour les Power Mac (mais pas les Mac AV), la seconde ajoute le V.34bis (33 600 b/s).

Un adaptateur GeoPort

Le principal défaut de ce choix, c’est la dépendance au Mac. Les premiers Mac équipés sont les deux modèles AV (840 et 660), et ce n’est pas un hasard : les traitements reposent sur le DSP, nettement plus efficace que le 68040 pour cet usage. Par la suite, Apple va intégrer la fonction dans les PowerPC en se reposant entièrement sur le CPU. Les retours de l’époque montrent que c’est un souci : ça prend un peu de RAM (600 ko, ce qui semble peu actuellement, mais les Power Mac arrivaient avec 8 Mo…) et pas mal de CPU. Sur les Power Mac 6100 dotés d’un 601 à 60 MHz, c’était a priori très visible.

Il faut noter que si l’incarnation principale du GeoPort est la prise mini DIN 9, le CommSlot de certains Mac prend en charge le nécessaire pour un modem GeoPort interne, donc avec la logique déportée sur le CPU.

Une version interne

Sur cette page, on note que la latence est très faible, le ping est amélioré parce que le modem n’est pas un vrai modem. Enfin, cette page montre que si techniquement on peut faire du 28 800 b/s, on reste un peu en-dessous. Il y a aussi une petite comparaison sur la puissance utilisée par le modem (mais j’en parle dans la suite).

L’Express Modem

En réalité, le GeoPort n’est pas le premier essai de déporter la logique sur le CPU. Un peu avant, Apple avait proposé l’Express Modem pour les PowerBook, essentiellement pour arriver à intégrer le modem en le miniaturisant. Dans les PowerBook, le résultat était assez moyen : le “modem” utilisait de la RAM et les CPU – des 68000 ou 68030 – étaient un peu légers pour ça.

Un Express Modem externe


Shot with DXO ONE Camera

Les autres périphériques

Le GeoPort a finalement été utilisé assez peu. Chez Apple, on peut noter les premiers QuickTake (100 et 150) : ils transfèrent en GeoPort qui est plus rapide que le RS-232 des PC (notamment). Je l’avais noté à l’époque, mais comme je récupère les photos avec une machine virtuelle sous Windows XP (c’est plus simple en pratique), ça ne sert pas tellement. Il existe surtout aussi quelques appareils qui utilisent la prise GeoPort, mais en mode classique. L’intérêt ? Alimenter le modem. C’est le cas sur le Global Village avec le Gold II par exemple. Techniquement, c’est un “vrai” modem, mais il utilise la neuvième broche pour son alimentation. En pratique, il est possible de le modifier pour l’alimenter en externe. Dans les autres produits, on trouve aussi un modem ISDN de chez Sagem, qui permet d’utiliser la norme (appelée RNIS en France) à son maximum : 128 kb/s.

Enfin, il y a les modems de la Pippin. Je ne sais pas vraiment s’ils sont GeoPort ou s’ils utilisent un vrai modem avec une alimentation sur la neuvième broche, j’avoue. Disons que comme il existe deux versions (14 400 et 33 600 bauds), je suppose qu’il s’agit de vrais modems.

Un modem de Pippin (14 400)

Testons le “pod”

Il y a plusieurs références de GeoPort Telecom Adapter mais ils sont (presque) identiques techniquement a priori. Ce qui change, c’est essentiellement le logiciel livré avec. Plus exactement : le M1694LL/A (première génération) a été proposé avec les Mac AV et pose des soucis avec certaines lignes. Et il ne fonctionne (selon la documentation) qu’aux Etats-Unis. Le M1694LL/B est utilisable hors des USA et a été corrigé au niveau matériel. Enfin, le M3127LL/A est identique au précédent mais a été livré avec une partie logicielle compatible avec les Power Mac. Il existe aussi le M2117LL/A (le mien, probablement le même mais livré avec la version compatible 28 800 du logiciel) et le M5438LL/A (idem, mais 33 600).

Toutes les certifications

Pour les premiers essais, j’ai pris un PowerBook 3400c, un modèle raisonnablement puissant pour l’époque : il est équipé d’un PowerPC 603ev à 180 MHz. Il a deux fois plus de mémoire cache (niveau 1) que le 603 d’origine, et un cache L2 de 256 ko. Il était sous Mac OS 8.0, et j’ai installé Apple Telecom 3.1.3 et les mises à jour GeoPort nécessaires pour atteindre 33 600 b/s. En face, j’ai utilisé un Raspberry Pi sous DreamPi, c’est un OS qui permet d’émuler un serveur RTC avec un modem analogique. C’est un cas extrêmement favorable pour mesurer les performances : il y a en gros deux mètres de câbles entre le Mac et le serveur. Et dans ce cas, j’ai téléchargé à environ 4 ko/s (soit à peu près 32 000 b/s), pratiquement le maximum du V.34b. Sur le coup, le modem fonctionne, rien à dire.


Par contre, les performances, c’est autre chose. Avec MacBench, le PowerBook offre de base pratiquement trois fois les performances d’un Piwer Mac 6100, équipé d’un PowerPC 601 à 60 MHz. Compte tenu du fait que le 603 est un peu plus simple que le 601 (et possède moins de transistors), c’est plutôt positif. Une fois le modem activé et connecté (et c’est tout, sans transferts), c’est une autre paire de manche : on divise en gros la puissance de calcul par deux. C’est très sensible à l’usage dans les menus, dans Mac OS. Avec MacBench, on passe de 287 % du Power Mac 6100 à 137 %. Et si jamais on transfère des données (ici, j’ai juste chargé une image JPEG), c’est encore pire (111 %). Je n’ai pas testé sur le Power Mac en question pour des raisons pratiques (notamment de longueurs de câbles…), mais du coup on doit se retrouver très nettement un 68040 par exemple. De ce que j’ai vu (et des réponses données par certains), c’est plus efficace avec un 604 ou (je suppose) un G3, deux CPU nettement plus performants.


La perte de performances est importante

C’est tout le problème de ce type de modem : si les fonctions sont intéressantes, les performances ne suivent pas réellement ce qu’on gagne d’un côté est perdu de l’autre parce que tout est lent.

Apple Phone

Un des trucs sympas du GeoPort et du “modem” associé, c’est Apple Phone. L’idée, c’est de proposer un téléphone virtuel avec des fonctions avancées. On a donc la possibilité de téléphoner directement depuis le Mac, de faxer (en envoi et en réception) et même de gérer un répondeur. Sur le coup, le Visual Voice Mail de l’iPhone existait déjà chez Apple depuis des années. J’ai branché l’appareil sur ma ligne VoIP et ça fonctionne : le Mac sonne (avec un bruit de vieux téléphone), le répondeur prend bien les messages, on peut appeler, etc. La qualité n’est vraiment pas extraordinaire, mais c’est probablement parce qu’on est habitué à avoir la « voix en HD » depuis un moment dans la téléphonie. Je n’ai pas testé les fax, par contre : ça passe assez mal en VoIP. L’appareil est normalement capable d’afficher le numéro de l’appelant (un truc qui demande en temps normal des modems spécifiques) mais ça n’a pas fonctionné ici. Mais je soupçonne quand même un réglage lié à mon boîtier VoIP, les normes ne sont pas identiques en Europe et aux Etats-Unis. Et pour les amateurs, on peut visiblement tout gérer en AppleScript, réveiller l’ordinateur, etc. Sur le coup, c’était assez moderne et vraiment lié au fonctionnement essentiellement logiciel du GeoPort.

Le clavier


Le Visual Voice Mail


Les fax


Faut-il vraiment une conclusion ? Oui, peut-être. Le GeoPort était une idée intéressante, avec pas mal d’avantages mais aussi des inconvénients. Je pense que si les Mac avaient tous intégrés un DSP, ça aurait pu devenir un truc incontournable, mais l’histoire n’est pas allée dans cette voie. Dans la réalité, le GeoPort est surtout un truc un peu obscure, un peu bizarre et mis dans un coin. Parce qu’il faut bien se dire que dès la fin des années 90, Apple a arrêté de proposer des modems en GeoPort pour revenir sur des modèles standards avant d’abandonner le modem (comme tout le monde) quelques années plus tard (en gros avec l’arrivé des Mac Intel).

Encore un « Apple TV des années 90 » en vente

Vu sur eBay, un prototype assez courant finalement : l’Apple TV des années 90, aka Apple Interactive Set Top Box.

Pour résumer, c’est un Mac compact équipé d’une carte de décompression MPEG (la première version) qui a été testée par des cablo-opérateurs dans les années 90 (Plein Câble en France, BT au Royaume-Unis, Belgacom en Belgique, etc.). C’est fonctionnellement un Mac à base de 68040, avec des E/S adaptés et une interface de liaison. Il ne s’agit pas d’une connexion Ethernet (ou modem) mais d’un truc spécifique pour se connecter à des serveurs qui envoyaient la vidéo. Ca se bidouille un peu pour lancer l’OS de l’époque, mais de base, c’est surtout un joli presse-papiers… proposé plusieurs centaines de dollars.


Quelques prises cachées



Le premier jeu vidéo sur LaserDisc, en 1981 sur Apple II

Si vous connaissez un peu les jeux vidéo, à la question « Quel est le premier jeu sur LaserDisc ? », la réponse sera probablement Dragon’s Lair. Mais il date de 1983, et Astron Belt (par exemple) est de 1982. Et Quarter Horse, une sorte de jeux de pari interactif, est même un peu plus ancien. Mais la bonne réponse, en réalité, est Adventures in Videoland, en 1981.

Vous le ne connaissez pas ? C’est normal. C’est un programme paru dans le magazine Creative Computing en janvier 1982 (et donc sorti en pratique en 1981), dont l’auteur est David Lubar. A l’époque, c’était un listing en BASIC, mais il a été réédité en 1984 et est aussi visiblement sorti sur disquettes. Le programme pour Apple II dépendait d’un film précis, Rollercoaster (Le Toboggan de la mort en France).

On va commencer par le contexte et les choix techniques. La version d’origine du programme date de la fin d’année 1981 – le magazine a été envoyé aux abonnés en décembre – et utilisait du matériel un peu particulier. Il fallait en effet un Apple II (assez courant), une carte Omniscan de chez Aurora (275 $ en 1981, environ 830 $ actuels) et un lecteur de LaserDisc précis, le Pioneer VP-1000. Il valait 750 $ (~2 250 $ en 2021). La carte n’est pas une interface série mais un truc bien plus rudimentaire : l’équivalent d’une télécommande filaire. En gros, le programme (et donc la carte) envoyait les mêmes commandes qu’une télécommande pour passer d’un endroit à un autre. Malin. Enfin, il faut évidemment le DiscoVision du film. C’est une édition CAV (ce qui permet les arrêts sur image) assez ancienne, et mon exemplaire a assez mal vieilli, on va en reparler. Du coup, la seconde édition du film ne convient pas : elle est en CLV. Dans les trucs sympas, le disque possède une Dead Side. Après nettoyage, c’est la première face du DiscoVision de L’Homme des Hautes Plaines (High Plains Drifter).


Seule la face 1 du disque 1 va servir

Pour tout dire, ça semble un peu impossible de faire fonctionner le programme en 2021 : trouver la carte et le bon lecteur en bon état, c’est du domaine de l’impossible. Mais il y a une solution. Kay Savetz a en effet modifié le programme pour qu’il fonctionne avec du matériel (un peu) plus moderne et a mis le tout en ligne. Il y a en fait quatre versions. L’originale, donc, une seconde qui a été livrée sur disquette avec visiblement quelques différences et deux variantes plus simples à mettre en place. La première nécessite toujours le LaserDisc, mais passe par une connexion série vers un lecteur Pioneer équipé. La seconde nécessite un lecteur de DVD de la même marque avec une interface série (DVD-V8000). Dans les deux cas, il faut toujours un Apple II.

Mon montage

Premièrement, le lecteur. J’ai un Pioneer LD-V2600 équipé d’une interface série, que j’avais utilisé pour les LaserDisc Apple. C’est un modèle NTSC assez basique mais qui se contrôle en série. Pour le disque, j’ai juste acheté le DiscoVision. Il a un peu souffert du temps (le fameux rot) mais il fonctionne. Pour information, le jeu n’utilise que la première face du premier disque. Et pour l’Apple II, j’ai triché. J’ai pris ma carte Apple IIe pour Mac. Avec le Floppy Emu bien configuré, j’ai pu charger l’image de disquette fournie. Attention, il faut le câble pour la carte Apple IIe et le bon firmware pour le Floppy Emu.

Je vous mets aussi cette petite vidéo qui montre le montage avec de vrais écrans. J’aurais bien fait le jeu directement dessus, mais le truc, c’est que mon écran cathodique Apple fonctionne à 67 Hz, donc c’est une plaie pour le synchroniser correctement quand on filme (je ne suis pas équipé).

La configuration de l’Apple IIe a été un peu plus compliquée. Pour charger le programme, rien de spécial : il suffit de taper LOAD ROLLERCOASTER-2018 puis RUN.

La partie tendue, ça a été la connexion série. En effet, j’ai dû mettre un adaptateur Mini DIN 8 vers série (DE9) puis un adaptateur DE9 vers DA15. Et ensuite, il a fallu configurer l’Apple IIe. Après pas mal d’essais, j’ai mis une carte série dans le Slot 2, configurée pour communiquer à 4 800 bauds avec le lecteur (le débit par défaut). Attention, il faut forcer manuellement le débit dans l’interface d’Apple, et par défaut la carte est configurée pour communiquer à 1 200 ou 2 400 bauds avec un modem.

Avec le bon programme et une liaison série fonctionnelle, tout marche. Attention, il faut lancer le disque (avec Play) avant de commencer, sinon le lecteur ne réagit pas.

Le jeu

Du coup, j’ai fait une vidéo qui utilise les infos de la vidéo de Kay Savetz. C’est juste une sorte de solution, enregistrée en capturant l’image de la carte Apple IIe (ce qui explique que l’image n’est pas verte) et la sortie du lecteur de LaserDisc (en composite sur ce modèle). J’ai eu un peu de mal à synchroniser le tout, parce que j’ai dû enregistrer séparément.

Alors, d’un point de vue ludique, ça reste assez basique. C’est du textuel standard, avec des trucs à deviner (et sans indices, parfois). Le LaserDisc ajoute quand même une touche sympa : on a des images fixes (merci le CAV) et de petits extraits. Franchement, l’auteur a réussi un truc sympa en piochant dans environ 24 minutes de vidéo (la première face du premier disque). Question pratique, en tout cas sur la version “2018”, c’est un peu lent. On tape une commande, le programme envoie la commande en mode série, le lecteur réagit, cherche la bonne frame, etc. J’ai un peu ajusté dans la vidéo, mais en vrai, on a quand même un petit décalage. le seul point un peu dommage c’est que les images ne changent pas à chaque fois. Dans certains cas, l’animation se déclenche, dans d’autres on reste sur l’image précédente. Dans la vidéo, vous verrez probablement quelques faux raccords, aussi, parce que j’ai parfois fait de fausses manipulations.

Dans cette seconde vidéo, il y a quelques exemples qui montrent la meilleure façon de perdre.

Aller plus loin

Si vous avez d’essayer sans un Apple II ou sans lecteur de LaserDisc, il y a une solution : une personne a mis le code en ligne dans un interpréteur Javascript avec de la vidéo en HTML5. Il y a une vidéo de présentation et un peu d’explications techniques ici. Kay Savetz a aussi fait une présentation dans une convention, la vidéo est là, la présentation elle-même est ici.

Quand l’iPhone X utilisait encore TouchID

Vu sur Twitter, une série de photos sur un iPhone X avec TouchID. Visiblement, le smartphone a d’abord été pensé pour le lecteur d’empreintes. Et l’OS de test, sur un modèle présenté, dispose encore des fonctions.

Mesa (le nom de code de TouchID)



Le Lightning rouge des prototypes

Les photos de prototypes de l’époque montrent un iPhone avec des bordures et un lecteur d’empreintes à l’arrière.

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