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Hier — 18 juin 2019Le journal du lapin

Une carte DOS de chez Reply (presque) compatible avec celle d’Apple

Par Pierre Dandumont

Récemment, un lecteur – merci Philippe ! – m’a proposé une carte intéressante : une carte DOS de chez Reply. Cette société a en effet produit dans les années 90 des cartes DOS pour les Mac (presque) compatible avec celles d’Apple. Au passage, Reply a fourni Radius en OEM.

La carte que j’ai eu s’interface sur le connecteur PDS des premiers Power Mac, donc elle rentre dans un Power Mac 6100 avec un adaptateur coudé, ou dans une modèle comme le 7100 ou le 8100. C’est un peu différent des vraies cartes Apple, en NuBus sur un adaptateur. La carte de Reply est assez longue et contient pas mal de choses : un processeur de type 486 sur un socket 3 (ici un Cyrix Cx486 à 66 MHz), des composants Opti et VLSI (d’origine Apple) et – surtout – une puce vidéo S3 Trio 32 avec 1 Mo de RAM. C’est nettement mieux que la puce Chips F82C450 et ses 512 ko de RAM. La puce S3 est en VLB (contre ISA 16 bits) et doit permettre d’afficher en 16 bits. Dans un Power Mac 6100, il faut un adaptateur PDS compatible (par exemple celui d’une carte graphique) et vous devrez peut-être déplacer le disque dur : la carte dépasse nettement plus que la version Apple. Vous trouverez des infos sur les cartes DOS , (avec un changement de CPU) ou .

La carte Reply, à gauche, plus longue


La carte, en PDS


Le connecteur, identique à celui des cartes Apple. Il transporte la vidéo en entrée et en sortie


Le “GPU” S3


La puce Apple qui gère l’ensemble


Le CPU

En théorie, la carte fonctionne avec les pilotes d’Apple (PC Setup). C’est ce que les FAQ indiquent, et la carte semble reconnue par mon Power Mac 6100. Mais en pratique… je n’ai pas d’image. Je pensais au départ a un problème de câble, mais ça fonctionne avec ma carte Apple, même si c’est toujours aussi capricieux. Après pas mal d’essais, je me suis rendu compte que la carte fonctionne bien avec les pilotes d’Apple, ils détectent la présence ou l’absence de RAM dans l’emplacement dédié… mais c’est tout. En fait, il y a une raison : la carte a besoin de ses propre pilotes. Reply utilise la même architecture qu’Apple, mais pas totalement. Typiquement, avec les cartes DOS, le BIOS se trouve dans le pilote (et pas sur la carte elle-même) et donc avec les pilotes Apple ça ne fonctionne pas : le BIOS n’est pas le bon. Attention, les pilotes Apple voient la carte, arrivent à détecter si vous avez inséré de la RAM (ou pas), etc. Mais au lancement, faute de BIOS adapté, vous n’obtiendrez pas d’image.

Le Menu


Le diagnostic des pilotes

J’ai donc cherché les pilotes Reply (ou Radius, identiques), sans trop de succès. J’ai juste trouvé les pilotes 1.1.1, qui ont quelques limites. Mais il existe des versions plus avancées (1.5 et 1.6.1 au moins). De plus, lors de l’installation, j’ai du bidouiller. Par défaut, sur un Power Mac 6100, il installe le PC Setup… qui ne fonctionne pas. Avec le DoM Setup (qui semble identique visuellement) prévu pour les Power Mac 7100 et 8100, ça fonctionne… presque. Il y a en effet un petit problème : impossible d’utiliser une barrette de RAM. Ça plante au lancement dans tous les cas avec différents modèles (donc ça ne vient a priori pas de mes barrettes) alors que ça marche sans. Mais comme la version du pilote est ancienne, elle ne propose pas beaucoup de possibilités : seulement 1, 2 ou 4 Mo de RAM. De plus, bien évidemment, c’est la RAM du Mac qui est utilisée, ce qui grève les performances. Avec cette quantité de RAM, il est impossible de démarrer Windows 95, par exemple.

Le boot


Pas assez de mémoire pour Windows 95


It Runs Doom

Après, la carte fonctionne bien sous DOS avec des jeux de l’époque, et les performances sont meilleures qu’avec la carte Apple grâce à la carte vidéo, et de loin. La puce S3 sur bus VLB (et avec 1 Mo de RAM) est bien plus performances que la puce ISA avec 512 ko de la carte Apple. C’est donc dommage de ne pas pouvoir lancer Windows 95. Pour se donner une idée, avec Doom, on passe de 8,5 fps à 12 fps avec de la RAM partagée simplement en changeant de carte DOS. Et sur la carte DOS Apple, le fait de passer de la RAM partagée à une barrette de RAM permet de passer de 8,5 à 11,5 fps, donc on devrait dépasser les 20 fps sur la carte Reply avec une barrette de RAM.

Si vous avez les pilotes pour une carte de ce type ou un moyen de les trouver, ça m’intéresse donc. Surtout si vous avez la version 1.5 ou 1.6.1. Et encore merci Philippe.

À partir d’avant-hierLe journal du lapin

Le Mac Pro, le passage sur des CPU ARM et la cohabitation

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, les rumeurs sur un passage des processeurs x86 (Intel, plus exactement) aux processeurs ARM – Apple, même – sortent régulièrement. Catalyst, les évolutions de macOS, celles de l’iPad et plus généralement l’écosystème Apple tendent vers ce point, mais sans rien de véritablement concret en 2019. Mais la sortie du Mac Pro n’amène pas franchement un signal fort pour un abandon rapide du x86 dans les Mac, surtout avec le support actuel d’Apple. Sortir un Mac de ce type en 2019 implique au moins une chose : même si les Mac ARM arrivent rapidement, les deux architectures risques de cohabiter pendant un moment.

Pourquoi passer sur du ARM ?

La question est intéressante. Actuellement, les Mac semblent dans une impasse technologique pour différentes raisons. Je mets semblent parce qu’il s’agit d’un point de vue subjectif, forcément : les fabricants de PC, avec les mêmes contraintes, choisissent d’autres voies. Premièrement, parce qu’Intel a de gros problèmes : l’architecture n’a pas évolué réellement depuis 2015 avec Skylake. Un MacBook Pro de 2019 (ou même un Mac Pro) a plus de coeurs et une fréquence plus élevée qu’un 2016, mais ce sont des paramètres d’ajustement, c’est le même processeur, avec juste une partie graphique un rien meilleure un peu moins nulle. C’est le cas de tous les CPU Intel actuels et c’est un problème : les performances n’évoluent pas à fréquence identique, donc il faut augmenter le nombre de coeurs ou la fréquence, dans les deux cas au détriment de la consommation. Apple peut jouer sur le fait que ce que la société met en avant pour les professionnels, notamment le traitement vidéo, tire bien parti de ces deux points, mais ça reste un problème. Typiquement, Apple ne peut pas proposer un MacBook vraiment compétitif parce qu’Intel n’a pas de CPU vraiment meilleur qu’en 2015.

Les Mac souffrent aussi d’un problème au niveau des GPU, mais c’est de la faute d’Apple. La société reste sur des GPU AMD qui évoluent peu et consomment beaucoup. Nvidia fait des puces plus rapides et qui consomment moins, mais Apple reste avec AMD. Je ne connais pas la raison (on la découvrira sûrement un jour), on peut supposer que Nvidia est une partie du problème, mais le fait est que rester sur de l’AMD limite pas mal de choses. Même avec le boulot qu’Apple fait sur les pilotes et avec les cartes custom qu’AMD fabrique pour Apple, ça reste un problème. De ce qu’on sait de Navi (RDNA, Radeon RX 5700, ça sort bientôt), la nouvelle architecture n’est pas la solution. AMD n’a rien montré pour les PC portables, et si ça remplace avantageusement le Polaris (RX 580) du Mac Pro (ou des iMac), ça reste reste a priori en retrait au niveau de la consommation.

Enfin, les Mac souffrent de certains choix d’Intel, notamment sur le support de la mémoire. Certains Mac utilisent encore de la LPDDR3 ou de la DDR4, alors qu’ils devraient utiliser de la LPDDR4. C’est de la faute d’Intel. Certaines évolutions qui semblent naturelles du côté des iPad n’arrivent pas sur les Mac parce qu’Intel ne peut pas (ou ne veut pas) le faire. On peut parler des écrans à rafraîchissement variables, des hautes définitions, du support natif de l’USB à 10 Gb/s, etc.

Le passage sur du ARM règlerait une partie des problèmes. Même en prenant en compte uniquement l’Apple A12 (la puce de 2018), Apple arrive à proposer un CPU plus rapide à fréquence identique que les Skylake (et dans certains cas, de façon très nette), avec une évolution par an qui apporte des gains significatifs et l’intégration de technologies modernes (LPDDR4, etc.). Le tout, sur des plateformes grand public, avec une consommation nettement plus faible que ce que propose Intel. Pour se donner une idée, avec une consommation maximale aux alentours de 10 W, Apple arrive à proposer une puce avec huit coeurs (dont quatre rapides) et un GPU plus rapide que ce que proposaient les MacBook Pro 15 pouces de 2013 ou 2014. En comparaison, un MacBook Pro 13 pouces actuels à un CPU qui consomme jusqu’à 28 W. La seule inconnue actuelle, c’est la montée en charge des puces. Un A12X consomme beaucoup moins qu’un CPU de MacBook Pro pour des performances au minimum équivalentes (et plus élevées dans pas mal de cas), mais c’est un CPU avec quatre coeurs (les coeurs basses consommation sont négligeables) et un GPU impressionnant pour la consommation, mais limité dans l’absolu. Je ne sais pas si la même puce avec huit coeurs et un GPU au moins doublé, pour arriver au niveau de la Radeon Polaris des MacBook Pro 15 pouces, garderait les mêmes avantages de consommation. Ni même si Apple peut proposer une version avec beaucoup plus de coeurs facilement. Parce qu’un A12X a le défaut d’être assez gros : 122 mm2 en 7 nm, pour quatre coeurs (huit en réalité, mais les coeurs basse consommation, ici aussi, sont négligeables sur ce point) et un GPU, quand un Core i7 moderne fait la même taille en 14 nm.

En tout cas, d’un point de vue grand public, on peut parfaitement remplacer les composants d’un MacBook Pro ou Air tout en gardant des performances du même ordre et en gagnant en autonomie de façon significative.

Pourquoi ne pas passer sur ARM ?

Maintenant, une transition de ce type va poser des problèmes. Enfin, surtout un problème. La compatibilité. Changer d’architecture implique de recompiler tous les programmes (Apple semble travailler sur ce point) et de pouvoir exécuter tous les anciens programmes de façon efficace. Très clairement, passer sur du ARM maintenant ne permettrait pas ce point. L’exemple des PC portables sous Windows ARM est éloquent : si c’est vaguement utilisable avec des logiciels ARM, c’est horrible à l’usage avec des logiciels x86. Même du temps du passage PowerPC vers x86, avec un gain important, les applications PowerPC restaient lentes. De plus, passer en ARM supprime de facto la virtualisation et la possibilité d’installer Windows, qui reste une chose qui rassure pas mal de gens et qui sert énormément à une partie des autres. Je sépare volontairement les deux car mon expérience me montre que la possibilité d’installer Windows et de virtualiser rassure vraiment au moment du passage sur Mac, mais que dans la pratique, ça reste assez rare de le faire.

Une cohabitation qui pourrait être longue

La sortie du Mac Pro 2019, je reviens au début, montre que la cohabitation devrait être longue. Apple supporte ses machines plusieurs années, et on peut considérer que sur un Mac de ce prix, on ne devrait pas descendre en dessous de 6 ou 7 ans. Ce qui implique – dans le meilleur des cas – que macOS tournera sur x86 au moins jusqu’en 2025. Ce n’est pas nécessairement une bonne nouvelle, d’ailleurs : développer pour deux architectures limite clairement les possibilités sur la prise en charge des nouveautés. Après, Apple peut faire la même chose que pour les PowerPC : l’annonce du passage au x86 date de juin 2005, les premières machines sont sorties en janvier 2006, le premier OS uniquement x86 en septembre 2009 (à peine quatre ans, donc) et le support PowerPC a été abandonné en juillet 2011 (6 ans). Le Mac Pro est peut-être une sorte de Power Mac G5 Quad : une machine surpuissante pour son époque et onéreuse (3 400 € en 2005), une sorte de baroud d’honneur. Mais bon, même en prenant le calendrier du PowerPC, ça laisse encore quelques années de cohabitation. Et Apple n’a de toute façon pas formellement annoncé l’abandon du x86.

Odotte AIUEO, un jeu « inconnu » pour la Pippin

Par Pierre Dandumont

Odotte AIUEO (おどって あいうえお) est un jeu Pippin que j’ai découvert récemment, dans un (gros) lot de jeux japonais. Le logo de la Pippin m’a tapté dans l’oeil,et j’ai donc récupéré tout le lot.

Il est intéressant parce qu’il n’était pas dans les listes officielles de jeux pour la console de Bandai et Apple, et aussi parce qu’il fonctionne sous Mac OS, sur la Pippin mais aussi sous Windows, ce qui reste rare. Il était malgré tout présent dans une partie des listes de prix du line-up de la console.



Je le testerais un jour, mais pour le moment je l’ai lancé rapidement et il s’agit d’un titre éducatif sans réelles particularités en dehors du fait qu’il était plus ou moins inconnu.



Au passage, si ça intéresse quelqu’un un gros lot de jeux japonais pour Mac, j’ai ça en stock.

Le SCSI2SD évolue : cartes SD et version externe

Par Pierre Dandumont

Depuis un moment maintenant, j’utilise un adaptateur SCSI2SD dans un de mes Mac : il s’agit d’une carte qui permet de remplacer le disque dur SCSI par une carte microSD. Depuis, deux autres versions sont sorties, dont une externe.

Premièrement, la version 5.1. Elle reprend les fonctions de la version que je possède : connecteur 50 broches, alimentation par le bus, Molex ou USB, débit assez faible (de l’ordre de 1,5 Mo/s quand tout va bien). La carte change plusieurs choses : l’alimentation passe d’une prise Molex (disque dur) à la version floppy, plus compacte, elle passe par des cartes SD au lieu de microSD et elle possède un emplacement pour une prise DB25 femelle, que certains revendeurs peuvent installer. Cette prise permet de chaîner des périphériques sur le bus interne, ce qui peut être intéressant. Enfin, la gestion de la terminaison passe par une option logicielle plutôt que par une véritable bande de résistance.

La v5.1 avec une prise DB25 ajoutée

Cette version 5.1 amène donc des changements pratiques (les résistances, le DB25) et d’autres sans conséquences réelles. Vu les débits, le passage microSD à SD n’apporte rien, même si c’est parfois plus simple de gérer des SD vu la taille. On trouve la carte chez son créateur (en Australie), chez des américains ou chez des anglais (le plus simple pour la France). Les deux derniers proposent l’ajout de la prise DB25 pour une dizaine d’euros.

La seconde, la v5.5, est une version externe de la carte. Elle se branche en DB25 (la prise la plus courante sur les Mac), s’alimente via le bus ou en USB et contient une carte microSD. Les performances sont les mêmes que les deux autres, mais la carte dipose d’une terminaison intégrée qui ne peut pas être désactivée. En clair, elle doit être en fin de chaîne, ce qui semble tout de même logique : elle n’a pas de seconde prise…

v5.5


v5.5

Elle se trouve chez son créateur ou chez les américains. Le seconde vendeur semble un peu plus cher, mais le boîtier semble de meilleur qualité sur les photos.

Pour terminer, le créateur du SCSI2SD indique que le SD2SCSI des Japonais de chez Artmix reprend visiblement le design open source de son produit, mais sans respecter la licence.

En tout cas, les adaptateurs SCSI2SD simplifient les choses pour réinstaller un ancien Mac ou pour en profiter avec un confort presque moderne, même si les performances laissent à désirer et que le prix demeure un rien élevé.

Un bug datant de l’iMac G3 et des modems corrigé récemment

Par Pierre Dandumont

Récemment, je suis tombé sur un article amusant chez Wired : un résumé d’une conférence qui montre qu’Apple a corrigé récemment un bug lié à des choses assez vieilles. En fait, le bug permettait de prendre le contrôle d’un Mac à partir de technologies qui datent des années 90, du temps de l’iMac G3, des modems et de Mac OS 9.

De ce que j’ai compris, il se base sur une ancienne fonction de Mac OS (Remote Access) qui permet de prendre le contrôle d’un Mac à distance, en utilisant le modem. Oui, on parle d’un temps où les gens se connectaient à Internet avec un modem 56K et pas en ADLS, en fibre ou en 4G. En fait, macOS – dans ses versions récentes – dispose toujours des outils qui permettent d’utiliser un script modem (CCL, Connection Control Language) avec du matériel récent. Et en bidouillant et en utilisant des bugs, il est possible d’ouvrir une liaison non-sécurisée vers un Mac en utilisant cette méthode, tout en empêchant le système de s’en rendre compte et de couper la connexion (je résume un peu, surtout que je n’ai pas trouvé de vidéo de la conférence). Point étonnant, d’ailleurs, la méthode peut donc être persistante dans le temps, mais sans que le fichier de log contienne des informations sur les crashs provoqués (et nécessaires).

Lors d’une conférence, le hacker a montré que le problème date des anciennes versions de Mac OS, mais qu’il est compliqué à mettre en oeuvre depuis Sierra. Depuis, il a été corrigé (en avril 2019).

AirPlay, HomePod et Ethernet : j’ai besoin d’aide

Par Pierre Dandumont

J’ai un problème assez bizarre pour le moment, et je vous demande de l’aide. Avec un type précis de carte réseau, AirPlay ne fonctionne pas correctement.

Ma configuration est un peu particulière : j’utilise un MacBook Pro avec une chaîne Thunderbolt et une carte Ethernet 10 Gb/s dans un boîtier Thunderbolt 3. Et quand j’essaye d’envoyer de l’audio vers mon HomePod en Ethernet… ça ne fonctionne pas. Plus exactement, avec des cartes à base d’AQC107 (Aquantia), la liaison semble s’effectuer mais rien ne sort du HomePod. iTunes envoie le son, le HomePod semble recevoir mais je n’entends rien.

J’ai testé avec une carte Sonnet et une carte Gigabyte dotée de la même puce, avec les mêmes symptômes. Ca fonctionne en Wi-Fi, ça fonctionne avec l’Ethernet (1 Gb/s) de l’écran et ça fonctionne avec une carte Ethernet 10 Gb/s dotée d’une autre puce. Ce qui m’étonne un peu, c’est que les cartes qui bloquent utilisent les pilotes natifs de macOS, présents pour l’iMac Pro ou le Mac mini, donc je suppose que ça doit fonctionner. Si quelqu’un a une idée, ça m’intéresse. C’est peut-être un mauvais réglage, un bug, etc., je n’en sais rien. Je ne sais même pas comment vérifier de façon fiable que le flux part bien vers le HomePod, en fait.

Sidecar, l’iPad et les « vieux » Mac

Par Pierre Dandumont

Avec macOS Catalina et iPadOS, une nouvelle fonction (Sidecar) permet d’utiliser l’iPad comme second écran. Mais j’ai déjà vu certains râler parce que – comme AirPlay en son temps -, elle nécessite des Mac récents. Mais c’est normal (et contournable actuellement).

Sidecar, comme CarPlay et AirPlay, encode l’image à envoyer sur l’appareil (ici un iPad). Mais cette fois, en HEVC, un codec moderne et efficace, et pas en H.264. Et Sidecar nécessite un iMac 27 pouces de 2015 (Late 2015), un MacBook Pro de 2016, un Mac mini 2018, un MacBook Air 2018, un MacBook 2016 ou évidemment un Mac Pro 2019. le point commun de toutes les machines ? Un CPU de la famille Skylake (au moins) capable de faire de l’encodage en HEVC matériellement. Il n’y a pas de bridage artificiel ici : les machines plus anciennes ne peuvent tout simplement pas le faire. Ce n’est pas une question de puissance proprement dit (un MacBook avec son pauvre CPU basse consommation peut le faire) mais vraiment la présence (ou l’absence) du moteur de compression matériel.

Pas de Sidecar sur un MacBook Air de 2012

D’ailleurs, point que je n’ai pas encore pu vérifier, iPadOS prend en charge des iPad en Apple A8 (alors qu’iOS 13 ne gère plus les téléphones avec cette version de la puce) mais l’A8 ne décode pas matériellement le HEVC. Je suppose donc que l’iPad Air 2 et l’iPad mini 4 ne pourront pas accéder à Sidecar.

Encoder sur le CPU

Avec la première bêta de Catalina, il existe une solution. Il est possible de forcer l’encodage sur le CPU, avec trois lignes dans le Terminal. Je n’ai pas essayé pour le moment sur mon iPad, mais sur mon MacBook Air de 2012, ça permet d’afficher le menu. Attention, si Apple a décidé de ne proposer la fonction qu’avec des Mac capables de le faire matériellement, il y a une bonne raison : encoder en HEVC en temps réel sur le CPU donne une image moins bonne et utilise évidemment énormément le processeur. Ca peut passer sur un Mac avec quatre coeurs ou plus (et encore), mais sur un Mac avec un petit CPU, c’est tendu.

defaults write com.apple.sidecar.display AllowAllDevices -bool true;
defaults write com.apple.sidecar.display hasShownPref -bool true;
open /System/Library/PreferencePanes/Sidecar.prefPane

Après


Le menu

Les premiers retours indiquent que ça fonctionne, mais avec d’éventuels petits bugs visuels et une qualité moins bonne que l’encodage géré matériellement. Au passage, j’espère que les prochains iPad proposeront l’équivalent d’un mode Target Display en USB-C pour éviter la compression vidéo, à la manière de certains anciens iMac.

La ROM-inator II revient…

Par Pierre Dandumont

L’année dernière, je testais la carte ROM-inator II Mega, une barrette de mémoire qui remplace la ROM de certains vieux Mac et permet d’installer un OS directement à l’intérieur. Malheureusement, elle a été abandonné en début d’année… avant de revenir (en moins bien).

Je ne jette absolument pas la pierre sur le créateur du produit, parce qu’il n’a absolument aucune prise sur le problème. Il montre surtout le principal défaut des produits rétro : la pérennité. Le problème ici vient du fait que les puces de mémoire nécessaires travaillent en 5 V et que la carte a été pensée pour cette mémoire. Le problème, ici, c’est que les puces de mémoire en 5 V n’existent plus, et sont remplacées par des puces en 3,3 V. La seule solution (pour le moment) a été de remplacer les puces par des versions de plus faible capacité, encore disponibles.

La ROM installée

Du coup, le ROM-inator II Atom remplace les versions Basic et Mega, avec une capacité plus faible. On passe de 4 et 8 Mo à seulement 2 Mo. Largement de quoi stocker une ROM 32 bits clean, mais aussi une installation de System 7.1. Il y a moins de jeux, moins de programmes, mais la ROM permet de gérer facilement les problèmes d’une machine. Autre petit défaut, la barrette augmente de prix : on passe de 36 $ (4 Mo) à 42 $ (2 Mo), contre 59 $ pour l’ancienne variante Mega (8 Mo).

Dans tous les cas, la carte ROM-inator II reste un excellent produit, surtout pour les Macintosh II et le Macintosh SE/30.

Le Mac Pro 2019 est-il vraiment évolutif ?

Par Pierre Dandumont

Apple a annoncé un nouveau Mac Pro la semaine dernière, qui retourne (un peu) aux sources des Mac Pro, avec un côté évolutif. Mais l’est-il vraiment ?

La question a vraiment de l’importance, en fait. Parce que vu comme ça, ce n’est pas tellement plus évolutif que le Mac Pro 2013. La conception semble très bonne, notamment avec le partage du système de refroidissement, mais ça reste quand même largement fermé.

D’un point de vue matériel, la machine se base sur une plateforme Intel avec une puce T2 et un processeur Intel Xeon W, c’est-à-dire la plateforme la plus onéreuse d’Intel (ou presque). Sur ce point, techniquement, on devrait pouvoir faire évoluer la machine (comme le Mac Pro 2013, d’ailleurs). Pas facilement, sûrement pour très cher (sauf dans 10 ans), mais ça devrait être possible. Je dis devrais parce que dans certains cas, Apple a utilisé des processeurs un peu spécifique. Les Mac Pro 2009 (4,1) ont par exemple des Xeon sans IHS (la plaque de protection) et il faut donc modifier le CPU pour en installer un nouveau.

Pour la RAM, le Mac Pro 2019 a douze emplacement DDR4 ECC et on devrait pouvoir mettre de la DDR4 classique. Rien à dire, c’est accessible, même si certains points dépendent du CPU choisis (c’est une limitation d’Intel). Le Mac Pro 2013 est extensible aussi, mais il a moins d’emplacements.

Douze slots RAM

Le cas du stockage, à mon sens, est nettement plus compliqué. Comme l’iMac Pro, le Mac Pro utilise des modules de mémoire amovibles. Et comme l’iMac Pro, il s’agit vraiment de modules de mémoire, et pas des SSD. Ils ne contiennent que la mémoire, parce que le contrôleur est l’Apple T2. Dans l’absolu, il est possible que des constructeurs tiers proposent de la mémoire dans ce format, mais ça reste peu probable. Et le fonctionnement même du truc empêche la création d’adaptateurs M.2. En dehors des connecteurs propriétaires Apple, il reste donc les emplacements PCI-Express pour installer des cartes avec des SSD M.2, et deux emplacements SATA sur la carte mère. Et vu que le Mac Pro a une puce T2, il ne démarrera pas par défaut sur autre chose que son SSD interne. Actuellement, on peut gérer ça, mais rien ne dit que ça va continuer. Pour le stockage, la machine reste donc assez limitée : c’est du stockage propriétaire, et le reste nécessitera des adaptateurs, sans nécessairement la possibilité de démarrer dessus. Le Mac Pro 2013 avec son SSD propriétaire (mais adaptable en M.2) ne fait pas vraiment mieux, ni vraiment pire.

Deux SATA

Passons aux GPU. Pour moi, en l’état, ce n’est pas évolutif. Premièrement, la nouvelle technologie d’Apple (MPX) est propriétaire, et il ne faut pas rêver : personne ne va proposer des GPU tiers pour une machine de ce prix. Du temps des Mac Pro avec des emplacements standards, pratiquement aucun constructeur n’a franchi le pas, alors que les modifications étaient minimes. Et je doute qu’Apple propose des GPU à la pièce à un prix intéressant. Deuxièmement, de toute façon, l’absence de Nvidia rend toute idée de mise à jour de GPU ridicule : le Mac Pro reçoit déjà les meilleurs GPU AMD. Enfin, pour le moment rien n’indique qu’il sera possible d’alimenter un GPU de façon standard (sans le MPX), donc même si vous aviez l’idée saugrenue d’installer un GPU AMD (par exemple parce que vous avez choisi l’antique RX580 à l’achat), il ne fonctionnera sûrement pas. Et même si des sociétés proposent des adaptateurs pour récupérer l’énergie sur le MPX, il restera la question du Thunderbolt 3. L’intégration du Thunderbolt 3 dans les cartes (et sur le haut de la tour) amène un côté pratique évident qu’une carte graphique classique n’aura pas. C’est tout de même beaucoup mieux que les AMD totalement propriétaires du Mac Pro 2013, mais pas vraiment non plus le paradis.

Mise à jour : j’ai barré deux points parce que j’étais passé à côté d’un truc : Apple a prévu deux connecteurs PCI-Express 8 broches. Ca permet de brancher un second GPU classique (genre Radeon VII) sans pronblèmes, en plus de la carte graphique d’origine en MPX. On perd évidemment le Thunderbolt, mais ça devrait marcher.

Parlons du Thunderbolt 3, d’ailleurs. En plus de l’intégration interne, la machine dispose d’un connecteur PCI-Express 4x dédié à une carte d’extension. Si on peut imaginer une carte d’extension USB 4 à terme, n’espérez pas du « Thunderbolt 4 », l’emplacement PCI-Express est trop limité.

Enfin, il reste les cartes PCI-Express. De fait, le Mac Pro dispose de plusieurs emplacements (un 16x, deux 8x) qui peuvent donc accepter pas mal de types de cartes. C’est une option intéressante pour mettre autre chose qu’un GPU, de la carte accélératrice d’Apple à des cartes d’extension plus classiques. C’est un pas en avant intéressant par rapport au Mac Pro 2013 évidemment, et ça semble plus souple sur les débits que les anciens modèles. Dans l’absolu, on peut imaginer installer des SSD M.2 par exemple.

Les emplacements PCI-Express et MPX

Je me trompe peut-être sur certains points, mais le Mac Pro n’est donc pas si ouvert. La partie graphique et le stockage dépendent encore largement de technologies propriétaires, avec des limites fortes pour le matériel standard. Après, je ne suis pas certain que ce soit un réel problème pour la cible. Pour un prosumer qui attendait une machine à 2 000 ou 3 000 $ avec du matériel totalement standard (et des cartes Nvidia), le Mac Pro doit être une déception. Pour les professionnels de l’image, pas tellement. Une fois qu’il est possible de mettre à jour la RAM et d’installer la coûteuse carte accélératrice qui va avec la caméra (par exemple), le tarif n’est pas nécessairement un problème et les autres possibilités d’évolution sans réel intérêt.

La dernière question que je me pose vient plus de la pérennité du Mac Pro. Avec les rumeurs de plus en plus nombreuses sur l’avenir de macOS et le portage ARM, je me dis que le Mac Pro 2019 ressemble sacrément au Power Mac G5 Quad de 2005 : une machine extrêmement puissante (et onéreuse) pour son époque, sortie un peu avant la transition (octobre 2005, quelques mois avant les premiers Mac Intel) et abandonnée finalement assez rapidement. En août 2006, Apple lançait le Mac Pro, et en août 2009 (moins de 4 ans après son lancement), le G5 Quad ne pouvait plus accepter la dernière version de Mac OS X.

Reste que le Mac Pro 2019, en dehors de son prix (et de sa cible) reste une bonne surprise au niveau technique. Il semble moins fermé que le Mac Pro 2013 et les choix permettent de répondre aux attentes des professionnels, à défaut de répondre à celles des geeks comme nous. Reste à vérifier la fiabilité dans le temps, ce qui semble être en partie le point faible du Mac Pro de 2013.

Dragon Ball Z sur Pippin… en boîte

Par Pierre Dandumont

Dans ma collection, j’essaye d’avoir tous les jeux Pippin (le full set) mais aussi, si possible, avec la boîte. Et j’ai donc récupéré la (grosse) boîte de Dragon Ball Z.

Si la majorité des jeux a été vendue dans une boîte format CD, quelques titres (Dragon Ball Z Anime Designer, Gundam, etc.) possèdent une double boîte. Il y a une grosse boîte en carton qui contient ensuite le jeu. Souvent, dans ce cas, la boîte dispose d’une référence (BDE-70019 ici) et d’une uatre pour le jeu dans son boîtier (BDE-10019). De plus, les boîtes ont généralement aussi un OBI Strip, une bande placée sur le côté caractéristiques des produits japonais. Tout ça pour dire que j’ai finalement trouvé la boîte (et en bon état) pour Dragon Ball Z Anime Designer.



L’OBI





Au passage, je vous mets aussi une image du CD de la version Windows, pas très courante. Je n’ai pas la boîte, juste le CD et le manuel.



Trouvée sur le Net


Idem

Enfin, certaines pages font référence à une version sample ou démo du jeu, mais je n’ai pas plus d’informations.

Et pour vraiment terminer, avant que je le mette en vente sur eBay, j’ai une copie du jeu dans sa boîte (sans OBI) à vendre.

L’adaptateur USB-C vers Lightning Audio d’Anker en test

Par Pierre Dandumont

Récemment, Anker a lancé un adaptateur qui semble intéressant : il permet de brancher un casque audio Lightning sur un appareil en USB-C. Genre pour brancher les écouteurs EarPods Lightning fourni avec un iPhone sur un iPad récent ou sur un Mac.

L’adaptateur est cher, très cher : 27 €. Surtout quand Apple vend un Lightning vers jack et un USB-C vers jack à 10 €. Ensuite, il ne fonctionne qu’avec les écouteurs Lightning. Et c’est tout. Il ne charge pas un Pencil, il ne connecte pas des adaptateurs Lightning. Pire, il ne fonctionne même pas avec un adaptateur Lightning vers jack Apple.

L’adaptateur

Anker liste les EarPods Lightning (30 €), les Beats urBeats3 (65 € en version Lightning, existent en jack) et quelques autres écouteurs (Apogee Sennheiser AMBEO Smart Headset, Audeze iSINE LX, LCDi4, iSINE20, iSINE10, SINE et EL-8 Titanium, Pioneer Rayz, Rayz Plus, Rally, Radius HP-NEL21, HP-NEL31, HC-M100L et HP-NHL21).

Avec des EarPods Lightning

A l’usage, l’adaptateur fonctionne sur un Mac et sur un appareil Android sans soucis, je n’ai pas testé sur un iPad en USB-C ni sur un PC sous Windows, mais Anker annonce que ça fonctionne (Windows 10 minimum par contre). Sur le Mac, le micro et les écouteurs fonctionnent, tout comme les boutons du casque (en tout cas avec des EarPods Lightning). Point assez bizarre du truc, l’adaptateur est reconnu directement comme un contrôleur audio (24 bits/48 kHz), même sans casque relié. C’est un comportement qui suggère que l’adaptateur contient un DAC ou tout du moins une partie de l’interface… alors que le DAC se trouve dans les EarPods (et dans les casques Lightning en général). L’adaptateur USB-C vers jack d’Apple n’a pas ce comportement : il n’apparaît qu’une fois un casque branché.

Même sans casque branché, c’est reconnu

En attendant, vu le prix et la compatibilité limitée, ce truc n’a pas vraiment d’intérêt. Si vous voulez brancher des EarPods Lightning sur un Mac… achetez des EarPods jack pour le même prix. Et dans les autres cas, achetez un casque jack et des adaptateurs pour le smartphone ou l’iPad.

La fin de Back To My Mac

Par Pierre Dandumont

La fonction Back To My Mac (Accès à mon Mac) va malheureusement disparaître cet été, le 1er juillet. Bon, Apple avait déjà fermé le cercueil avec macOS Mojave, qui ne supportait plus la fonction, mais le 1er juillet, la société cloue le couvercle.

Je suis un peu déçu, j’aimais bien la fonction : elle me permettait de prendre la main facilement sur un boîtier Time Capsule ou mon Mac mini depuis l’extérieur. Mais je comprends aussi sa disparition : c’était une plaie à faire fonctionner. Pour essayer de schématiser, le système permettait de partager les services Bonjour à travers Internet, avec une sorte de VPN entre vos appareils. Donc un appareil qui partageait des données (prise en main à distance, partages de fichiers, etc.) était accessible depuis les autres appareils. Le principal problème, c’est que le tunnel passait assez mal à travers les routeurs et que dans beaucoup de cas… ça ne fonctionnait tout simplement pas. Même chez moi, avec un simple modem et des bornes AirPort, de temps en temps le service arrêtait de fonctionner. Je ne vous parle même pas des réseaux dans les entreprises…

Par contre, la page d’Apple qui explique comment s’en passer me semble un peu à côté de la plaque. iCloud Drive n’a pas vraiment le même usage, et Apple Remote Desktop permet de prendre la main à distance, mais vaut 90 €. Et de toute façon, la prise en main sur un réseau local ne dépend évidemment pas de Back To My Mac.

Au passage, si ça vous intéresse vraiment, il est a priori possible de remplacer Back To My Mac par un serveur Wide Area Bonjour maison. Yoann Gini a écrit plusieurs articles sur le sujet il y a quelques années (1, 2, 3, 4, 5). Si je trouve du temps, j’essayerais de tester ça.

Regarder Roland Garros en 8K sur le satellite

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, la France teste la diffusion d’évènements en Ultra HD, notamment sur le tournoi de Roland Garros. j’en avais parlé en 2014 . Et cette année, il y a même de la diffusion en 8K. Petit essai.

Cet article chez Les Numériques indique que la diffusion en 8K est testée sur la 5G (donc peu de chances de la recevoir), en local en fibre optique (idem) et via le satellite. Quelques recherches confirment que ça semble en clair sur HotBird (11219.25 MHz, polarisation horizontale, 8PSK, DVB-S2). C’est du HEVC à 50 fps, avec une image en 7 680 x 4 320 et un débit de 65 Mb/s.

Pour ceux qui veulent tester en Ultra HD (4K), un autre article explique que c’est diffusé en hertzien (Paris, Nantes, Toulouse). Il faut un tuner DVB-T2 (un téléviseur récent ou une carte PC récente) et un décodeur HEVC. C’est aussi diffusé sur le satellite (sur Fransat), sur Internet chez Orange ou sur pas mal d’appareils avec Eurosport 4K si vous êtes abonnés à Canal+.

La partie compliquée vient du fait que je suis sur Mac, et qu’EyeTV vieillit vraiment très mal. j’ai deux tuners DVB-S (un réseau, un USB, qui peut se relier au modèle réseau) mais EyeTV gère mal le DiSEqC, la norme qui permet de choisir un satellite avec une parabole dotée de deux récepteurs. De plus, la gestion du HEVC avec EyeTV est assez mauvaise. Le programme plante avec du HEVC en Ultra HD (et évidemment en 8K). A l’origine, je comptais simplement utiliser le tuner réseau avec VLC pour accéder directement au flux, mais impossible : la gestion foireuse du DiSEqC empêche ça.

L’option d’EyeTV

Je suis finalement passé par deux solutions. la première, bête et méchante, consiste à enregistrer avec EyeTV sans regarder le flux depuis le tuner USB relié au Mac. Avec une bonne réception, on obtient un fichier MPEG exploitable avec le flux vidéo. La seconde passe par un petit programme open source. Une fois lancé sur le Mac et après avoir activé le partage d’EyeTV vers un appareil iOS, il permet d’ouvrir le flux depuis un autre appareil du réseau… ou en local. Donc on peut ouvrir le flux depuis Iina ou VLC pour obtenir directement ce que le tuner satellite reçoit. C’est assez instable, ça prend un peu de CPU (ce qui pose un problème) mais c’est utilisable.

Ca rame


Vraiment


Mais alors vraiment


8K


8K

Dans la pratique, mon Mac (MacBook Pro 4 coeurs de 2017) est absolument incapable de lire la vidéo. C’est très saccadé et visiblement le GPU ne prend pas en charge l’image en 8K. Iina s’en tire un peu mieux que VLC, mais ça reste totalement impossible à regarder dans les deux cas. Avec un CPU plus puissant, comme un six ou un huit coeurs modernes, ça passe peut-être, mais je n’ai pas de quoi le faire. Même une simple capture d’écran en définition native prend plusieurs secondes, avec des fichiers PNG de plusieurs dizaines de Mo. Et mes deux tuners souffrent : la version réseau ne semmble tout simplement pas capable de fournir le débit nécessaire (65 Mb/s) sur le réseau, la version USB chauffe et n’est pas très stable.

Actuellement (en tout cas lors de mes tests), le canal ne diffusait pas Roland Garros, mais des images de démonstration. Comme souvent, on a des animaux, de beaux paysages et des trucs filmés lentement pour obtenir un résultat qui impressionne. De fait, les images (même compressées) sont plutôt sympathiques à regarder. Je vous mets quelques images dans la suite.




Test du KC 6000 Slim pour Mac de Cherry

Par Pierre Dandumont

Récemment, Cherry a annoncé une version Mac de son KC 6000 Slim, un clavier milieu de gamme (~40 €) adapté au Mac. Il s’agit d’un modèle filaire complet (avec pavé numérique) qui entre directement en concurrence avec l’ancien modèle Apple.

Au premier abord, le clavier est assez lourd et Cherry propose des pieds à coller sous le clavier pour le rehausser un peu. C’est moins élégant qu’une béquille, mais c’est plus solide et ça ne risque pas de basculer. Contrairement à ce que le clavier peut donner comme impression, il n’est pas en aluminium comme le clavier d’Apple : la plaque supérieure est en plastique (finition aluminium brossé) et une plaque interne en métal alourdit le clavier pour plus de stabilité. Malgré tout, la finiton est bonne, le clavier inspire confiance, rien à dire sur ce point.

Le clavier et ses vagues reflets bleus sous les touches

Parlons maintenant du confort de frappe. Les touches ont un mécanisme à ciseaux classiques mais efficaces. La frappe est correcte, mais assez éloignée des claviers Apple modernes. La course est plus longue, les touches assez stables et un effet bleuté (visible sur certains angles) entoure les touches. Si vous aimez les claviers papillons Apple, la sensation peut surprendre : c’est plus mou, les touches rebondissent plus (spécialement la barre d’espace). C’est logiquement assez proche des claviers Apple précédents, mais avec une course qui semble un rien plus longue. C’est en tout cas assez agréable tant qu’on apprécie les claviers typés PC portables.

Des supports pour surélever le clavier

Ensuite, le layout. Cherry propose un agencement Apple classique, mais avec une touche Enter assez large (tout comme la touche Shift de droite). Sur le bas du clavier, on trouve une touche de zoom (entre option et control à gauche) qui reprend le symbole de Spotlight. Cette touche ne fonctionne que sous High Sierra (et Mojave) et il faut activer le zoom dans les options d’accessibilité (Préférences Système -> Accessibilité -> Réduire/agrandir). De façon assez bête, le papier fournit dans la boîte n’indique pas le bon endroit (je suppose qu’il s’agit d’une erreur de traduction). Là, il faut cocher la case Utiliser les raccourcis claviers pour zoomer. Ensuite, la touche sert à zoomer macOS. C’est un peu compliqué à montrer vu que les captures d’écran n’intègrent pas le zoom, donc le plus simple est de tester le raccourci si ça vous intéresse.

La touche de zoom


Les options de zoom

Le clavier intègre les autres raccourcis classiques de macOS : luminosité, Exposé, bizarrement pas de Launchpad, les touches de commande multimédia, le contrôle du volume et une touche d’éjection pour les disques optiques. Mais il y a aussi la touche de verrouillage, un superbe échec de la part de Cherry. En fait, la touche doit normalement envoyer le raccourci qui permet de verrouiller la session depuis macOS High Sierra (control + command + Q). Mais sur le clavier que j’ai testé, elle envoie la mauvaise combinaison. En fait, elle envoie la combinaison qui correspond physiquement à control + command + Q (je suppose au niveau du mapping du clavier) sans prendre en compte le fait que la France utilise de l’AZERTY. Et le Q physique correspond au A logique. Donc en pratique, la touche devrait envoyer control + command + A. Du coup, à cause de cette erreur un peu idiote, la touche ne fonctionne tout simplement pas sur un Mac configuré en français.

Play, suivant, etc.


F1 à F19, c’est bien du Mac


La touche de verrouillage inutilisable


La mauvaise combinaison


La bonne combinaison

Pour le reste, on peut noter que le clavier n’a pas de hub USB (ce n’est pas très grave) et que le câble USB fourni est long et n’est pas amovible. Cherry annonce une gravure au laser pour les touches, pour une durée de vie élevée. Pour conclure, le clavier est de bonne qualité, pas trop cher et remplace bien l’ancien clavier filaire Apple. Il ne tient pas la comparaison au niveau de la finition avec un Magic Keyboard, mais vu le prix, il se défend très bien tout de même. Attention quand même : Cherry l’annonce à 40 €, mais pour le moment les rares revendeurs qui proposent le KC 6000 Mac le vendent plutôt aux alentours de 50 €.

Safari va supporter WebAuthn sous macOS (bis)

Par Pierre Dandumont

J’en avais parlé quand la version Technology Preview l’avait ajouté en décembre : il est possible d’utiliser WebAuthn. Et on peut supposer que le prochain OS d’Apple et la prochaine version majeure de Safari le feront avec les outils d’Apple (Touch ID sur Mac, Face ID sur iOS). La dernière version en date (83) l’active par défaut.

Pour rappel, WebAuthn permet de remplacer le mot de passe par une authentification forte, par exemple une clé de sécurité. Ca fonctionne avec les clés de Yubico, soit en version 5 (USB-A ou USB-C) soit en version Security, une clé vendue à un prix plus faible mais avec moins de fonctions.

Par rapport à mes tests en décembre, donc, on gagne une activation par défaut et un support direct de DropBox. Avec le site, il suffit de se rendre dans les options, d’ajouter la clé de sécurité en suivant les étapes… et ça fonctionne. J’ai testé DropBox parce qu’il s’agit d’un site connu qui supporte WebAuthn, mais ça doit passer avec d’autres. Attention quand même, certains se basent encore sur une détection bête et méchante du navigateur (comme DropBox en décembre) et donc parfois ça ne passe pas.

Ajouter la clé


Ajouter la clé


Ca fonctionne


Parfait


La clé est ajoutée


Quand on se connecte, elle apparaît

Convertir une image PICT sous macOS Mojave

Par Pierre Dandumont

Comme j’utilise pas mal de vieux Mac, je me retrouve assez souvent avec des images en format QuickDraw (PICT) et c’est un peu compliqué à relire. Il y a de nombreuses années, des lecteurs (merci) avaient proposé une solution, mais elle commençait à poser des problèmes avec Mojave. Mais Mathieu était là !

Les macOS récents peuvent vaguement afficher les images (dans Aperçu ou Quick Look) mais pas les sauver. L’outil de Mathieu permet de les convertir en PNG ou en JPEG (au choix) avec la possibilité de glisser en masse, pour convertir plusieurs images à la fois. En fait, il avait déjà fait un des programmes, mais la disparition des applications 32 bits posait des soucis avec macOS Mojave. La nouvelle version propose plus d’options et est compatible 64 bits. J’espère juste qu’elle fonctionnera avec le successeur de Mojave.

Le logiciel


Avec une image QuickDraw

Avec son accord, je propose le programme en téléchargement. Il n’est pas signé, donc il faut effectuer un clic secondaire suivi de Ouvrir au premier lancement. Si vraiment ça embête des gens (mais bon, je ne sais même pas si des gens sont intéressé par le programme), j’essayerais de le signer. C’est évidemment fourni en l’état, sans garantie, mais je l’utilise depuis un moment sous macOS Mojave sans problèmes.

Et donc merci Mathieu !

Comment dumper la ROM d’une Pippin

Par Pierre Dandumont

Comment dumper la ROM de la Pippin ? Ou plutôt une ROM de la Pippin vu qu’il en existe plusieurs. Ce n’est pas si simple, et ça dépend un peu de la version de la ROM, justement.

Premier truc à prendre en compte, il faut un logiciel de dump. J’utilise MacRelix Rom Copier. Deuxièmement, une console avec une extension de mémoire. J’ai testé avec une 8 Mo, mais ça fonctionne peut-être avec une 2 ou 4 Mo.

Il existe plusieurs techniques. La première nécessite de brancher un disque dur en SCSI (et de démarrer dessus si la ROM le permet). Pour démarrer Mac OS, vous pouvez trouver en cherchant un peu une image de Mac OS (Tuscon). Une fois sous Mac OS, il suffit de lancer le programme préalablement copié sur le disque dur, de le copier et d’attendre.

Cette technique est assez rapide, mais nécessite du matériel spécifique : un Mac capable de lire du SCSI, un disque dur SCSI et un câble adapté dans la console. Ce n’est pas la solution la plus simple, donc.

La seconde nécessite Pease et un réseau Apple Talk. Il faut relier la console à un Mac sous Mac OS 8 ou 9 avec de l’Apple Talk, bien nommer les dossiers (c’est expliqué dans mon article), se connecter avec Pease sur le Mac et lancer la copie. Cette méthode nécessite un vieux Mac et de l’Apple Talk et n’impose pas de modifications sur la console. Par contre, elle est affreusement lente : elle prend une bonne dizaine de minutes pour le dump. La vidéo montre bien le temps que ça prend…

Avec ces deux méthodes, j’ai pu sauver mes différentes ROM : 1.0, 1.2, 1.3 et bêta. Si vous voulez une copie, je peux les envoyer.

Créer une ISO d’installation de macOS Mojave

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’expliquais comment créer une clé USB de macOS sous Windows. Cette technique nécessite un fichier ISO de macOS, à télécharger (pas très recommandé) ou à faire manuellement sur un Mac. Du coup, voici les quelques lignes de commande nécessaires.

La méthode fonctionne a priori à partir de Mavericks (10.9), avec Lion et Mountain Lion (10.7 et 10.8), il suffit de restaurer /Contents/SharedSupport/InstallESD.dmg (dans le fichier d’installation de macOS). Ici, j’utilise l’outil createinstallmedia d’Apple, mais vous poivez tout faire à la main, comme pour la création d’un DVD pour Sierra. Enfin, il suffit de remplacer les occurences de Mojave par El Capitan, High Sierra (etc.) pour d’anciens OS. J’ai simplement adapté (et corrigé deux/trois choses) cette page.

Première étape, créer l’ISO. La taille varie en fonction de l’OS, macOS Mojave demande 6,2 Go (valeur 6200) pour être large, High Sierra se contente de 5,2 Go, etc. La seconde commande monte le fichier en question.

hdiutil create -o /tmp/Mojave.cdr -size 6200m -layout SPUD -fs HFS+J
hdiutil attach /tmp/Mojave.cdr.dmg -noverify -mountpoint /Volumes/install_build

La commande suivante est assez classique : elle lance la création d’une « clé USB » vers l’ISO. Le paramètre --downloadassets sert à installer les mises à jours éventuelles.

sudo /Applications/Install\ macOS\ Mojave.app/Contents/Resources/createinstallmedia --volume /Volumes/install_build --downloadassets --nointeraction

Une fois que c’est fini, il faut déplacer l’ISO et la convertir proprement en ISO. Je vous conseille le dossier téléchargement, ça évite qu’iCloud essaye de synchroniser le fichier.

mv /tmp/Mojave.cdr.dmg ~/Downloads/InstallSystem.dmg
hdiutil detach /Volumes/Install\ macOS\ Mojave
hdiutil convert ~/Downloads/InstallSystem.dmg -format UDTO -o ~/Downloads/Mojave.iso
mv ~/Downloads/Mojave.iso.cdr ~/Downloads/Mojave.iso

Le fichier obtenu peut servir pour une clé USB depuis un OS qui ne prend pas en charge les outils Apple (Windows, Linux), un DVD (même si c’est une mauvaise idée) ou une machine virtuelle sur autre chose que macOS (VMWare ou Parallels gèrent sans soucis les fichiers d’installation).

Un écran SGI aux couleurs de l’iMac

Par Pierre Dandumont

Un prototype sympathique sur eBay, mais assez cher (450 $) : un écran SGI 1600SW avec une coque aux couleurs de l’iMac.

Le vendeur a visiblement découvert que ce produit pouvait intéresser les collectionneurs, vu qu’il a augmenté de prix rapidement… Il est livré avec un adaptateur DVI (plutôt rare) pour le brancher sur un ordinateur moderne, et dans la première version de l’annonce, le vendeur montrait visiblement une carte ProFormance III. Pour rappel, l’écran SGI 1600SW est un écran plat de la fin des années 90 avec une définition élevée (1 600 x 1 024) et un design sympathique. Il a la particularité d’utiliser une connectique rare, l’OpenLDI. En simplifiant, il s’agit d’une version externe du LVDS des écrans d’ordinateurs portables. Il nécessite donc une carte graphique dotée du bon connecteur (rare) ou un adaptateur DVI (rare et cher).



Avec un jeu, il n’y a pas d’upscale




Sur une Proformance III


Un adaptateur DVI

En tout cas, les couleurs de ce modèles sont sympathiques et très originales…

Safari et le JPEG2000

Par Pierre Dandumont

Le saviez-vous ? Le JPEG2000 est pas mal utilisé sur Internet… avec Safari. Je suis tombé sur une page qui explique bien pourquoi : Akamai Image Manager envoie du JPEG2000 à Safari.

Le JPEG2000 est un codec qui permet de compresser les images plus efficacement que le JPEG classique, et sans une partie des artefacts de ce dernier. Il est rarement utilisé (enfin, je le pensais) mais se retrouve notamment dans le monde du cinéma : les DCP contiennent du JPEG2000. Et le service d’optimisation d’images d’Akamai utilise le JPEG2000… avec Safari. j’avais déjà remarqué que de temps en temps je récupérais des images en JPEG2000 (.jp2) sur certains sites, mais sans comprendre la raison. Mais c’est cet article sur Epiphany (un navigateur open source basé sur Webkit) qui m’a donné la solution. Par défaut, le service d’Akamai recompresse les images avant de servir les navigateurs, pour améliorer les temps de chargement. Safari reçoit du JPEG2000, Firefox du JPEG classique et Chrome du WebP (un format maison basé sur le codec vidéo VP8). La détection se fait sur l’User Agent (en gros, l’identifiant du navigateur) et donc le changer modifie le type d’image.

Le problème avec Epiphany sous Ubuntu vient du fait qu’il est détecté comme un Safari (logique) mais qu’il ne décode pas le JPEG2000 pour diverses raisons. Donc les images ne s’affichent pas. Pas mal de sites utilisent Akamai, vous pouverez tester avec Ikea ou Dell. Le simple fait de changer d’User Agent (menu Développement dans Safari) modifie l’image reçue.

Cette image (enfin, celle dans l’image) est en JPEG2000

Chez Ikea, une image en JPEG qui fait 162 ko passe à 123 ko en JPEG2000 ou en WebP. Chez Dell, le JPEG d’une image d’ouverture fait 244 ko, la même en JPEG2000 descend à 185 ko et 225 ko en WebP. Attention, le fonctionnement est un peu compliqué : dans tous les cas, l’image porte l’extension .jpg, même si macOS ajoute normalement l’extension .jp2 à l’enregistrement. Et macOS, par défaut, ne lit pas le WebP, il faut donc changer l’extension pour .webp et l’ouvrir avec un programme compatible (par exemple Pixelmator).

Une différence de taille intéressante

Si cette façon de faire permet de réduire la taille des pages avec un impact assez faible sur la qualité (même s’il existe), elle empêche par contre de jouer avec l’User Agent. Si vous forcez celui de Chrome, vous allez surtout recevoir des tas d’images que Safari ne peut pas afficher.

Le Nabaztag est de retour sur Ulule

Par Pierre Dandumont

J’en parlais il y a une dizaine de jours, le Nabaztag est de retour. Un projet Ulule (déjà financé) est en cours.

Le sujet est intéressant, et j’ai quelques trucs à dire sur l’orientation du projet.

Il a été lancé par un des créateurs du lapin (Olivier Mével) avec des anciens de Violet. Je ne vais pas vous refaire l’histoire du lapin, mais il a été lancé en 2005, a évolué en Nabaztag/tag en 2006, Karotz est sorti en 2011 (au lancement du blog, j’en parlais) et le tout a été abandonné en 2015. Le code des Nabaztag/tag a été mis en open source en 2011.

Le nouveau projet prend une voie intéressante : remplacer l’intérieur du lapin par une carte qui va commander les fonctions du lapin avec un Raspberry Pi. Le lapin (Nabaztag ou Nabaztag/tag) devient donc autonome et peut fonctionner sans serveur(s), un point important. Le montage semble assez facile et les fonctions au moins équivalentes à ce que proposaient les lapins il y a bientôt 15 ans (et oui). C’est open source ( et ), ça semble assez complet et vraiment, le projet remet le Nabaztag sur le devant de la scène et je trouve ça vraiment bien.

Olivier Mével et un Nabaztag noir

Maintenant, je bloque sur un truc. Le prix. La carte vaut 70 €. Le kit avec un Raspberry Pi et un tournevis adapté (les Nabaztag utilisent des vis triangulaires) vaut 90 €. je ne peux d’ailleurs que vous conseiller de prendre le kit avec le Raspberry Pi : ils utilisent le Zero WH (avec un header) et il y a peu de chances que ce soit le modèle que vous avez dans un tiroir. Pour tout dire, j’ai à peu près toutes les versions de Raspberry Pi à la maison… sauf celle là. Et franchement, 90 € pour remettre en marche un lapin mignon… c’est beaucoup.

Ce qui me gêne, c’est que l’intégration de la carte et du Raspberry Pi amène essentiellement une chose : le lapin ne va plus dépendre d’un serveur externe. Mais en pratique, on peut obtenir les mêmes fonctions en déportant le serveur sur un Raspberry Pi sans ouvrir le lapin et – surtout – sans la carte. Typiquement, on peut s’en sortir pour 10 € pour monter un serveur à la maison, sur lequel le lapin – sans modifications – va se connecter. Avec les Raspberry Pi de dernière génération, on peut même utiliser le Wi-Fi interne comme base, ce qui corrige le principal défaut des Nabaztag et des Nabaztag/tag, l’absence de solutions de sécurité modernes. C’est ce que je fais chez moi depuis 2013, sur une carte moins puissante que le Raspberry Pi Zero (c’est mon premier Pi, de 2012). Et on peut aussi utiliser des sites comme OpenJabNab.

En fait, la carte du projet corrige un problème qui n’en est plus réellement un. Je comprends très bien pourquoi les créateurs du projet ont fait ce choix, vu qu’ils viennent de Violet, mais pour moi, ce n’est pas une fin en soi de se passer de serveur externe. Après, je me répète, le projet est cool, j’ai commandé ma carte et j’espère qu’ils proposeront plus de choses que ce que les serveurs actuels offrent (et plus que ce que les Nabaztag faisaient à l’époque).

L’Apple Watch Edition céramique

Par Pierre Dandumont

Dans les différentes versions de l’Apple Watch, les variantes Edition sont assez atypiques : plus onéreuses, mais pas meilleures techniquement. Et j’ai craqué pour une version céramique d’occasion.

Petit rappel, la première génération (« Série 0 ») est sortie en aluminium, acier et en or (18 carats). La seconde (Série 1 et Série 2) en aluminium (Série 1, Série 2), acier (Série 2) et céramique (Série 2). La troisième génération en aluminium, acier et céramique et la dernière (pour le moment) en aluminium et acier.

Ce que j’ai est une Série 2, 38 mm en céramique, sans le bundle. Il comprenait un booklet sur la montre, deux chargeurs (le classique et le modèle alternatif) et un bracelet sport adapté. Il possède un clou en céramique (et pas en acier comme sur les modèles classiques) et – surtout – est bicolore. Un blanc clair sur l’extérieur, gris à l’intérieur. C’est donc assez facile de voir les contrefaçons (genre là) chez certains vendeurs : ils sont rarement bicolores, justement.





Techniquement, pas grand chose à dire : c’est une Série 2 classique, plus rapide que la 0 mais moins que la 3 ou la 4 (oui, c’est évident). La coque en céramique est plutôt jolie, ça brille un peu sous la lumière, avec un reflet irisé. Comme l’indique ce petit test de l’époque de iGen, on sent un peu plus le passage de la coque à l’écran que sur les autres versions. Comme d’habitude, c’est une vitre en saphir sur la face avant et un capteur en céramique à l’arrière. Maintenant, quelques photos, face à une montre en acier (Série 0, 38 mm) et une autre en aluminium (Série 3, 38 mm).


C’est complètement un caprice (pas trop cher, heureusement) mais c’est assez joli et la sensation de qualité sur le produit est plutôt bonne. Après, ça ne vaut clairement pas le prix qu’Apple demandait (aux environs de 1 500 €) et même en occasion, le prix est souvent trop élevé. Enfin, si quelqu’un sait comment se procurer un bracelet d’origine sans mettre un rein dans la balance, ça m’intéresse. Même chose pour le booklet fourni.

Un radiateur sur un SSD M.2

Par Pierre Dandumont

J’en ai déjà parlé, j’utilise des SSD M.2 (en barrette) en externe, en Thunderbolt. Et les SSD de ce type, surtout en PCI-Express, chauffe pas mal. Mais il existe des solutions.

J’utilise une carte QNAP dotée de deux emplacements M.2 PCI-Express (la même que là, mais sans l’Ethernet). Elle possède un radiateur qui recouvre mal les SSD, et un ventilateur que j’ai décidé de débrancher, je n’aime pas le bruit. Par défaut, les SSD sont assez chauds : plus de 55°C. Le problème, outre le fait que ce n’est pas très bon pour le matériel, vient du fait que les SSD disposent de sécurité. Au-delà d’une certaine température (qui dépend du modèle de SSD, mais généralement aux alentours de 75°C), les performances diminuent. Assez logiquement, la température dépend essentiellement de l’usage : si vous écrivez beaucoup, le SSD chauffe.

En charge dans un des tests

La solution du radiateur

Le choix le plus simple passe par un simple radiateur. Enfin, plus exactement, le plus simple dans mon cas. Dans les boîtiers externes compacts, le boîtier fait normalement office de radiateur si le constructeur fait bien son travail. De même, dans les PC portables, il vaut mieux que le fabricant pensent au problème au départ, soit en mettant le SSD sous le système de refroidissement, soit en utilisant la coque. Dans une carte comme la mienne ou dans une tour classique, le choix du radiateur reste le plus évident.

Des radiateurs basiques


Une feuille de pad thermique

J’ai simplement acheté des radiateurs et des pads thermiques. Pourquoi les deux ? D’abord parce que le pad fourni avec les radiateurs tient mal. Ca risque de tomber assez rapidement (et ça m’est arrivé). Ensuite parce que le pad thermique à découper fonctionne bien mieux. Bien évidemment, il faut identifier le contrôleur, pas besoin de refroidir la mémoire.

Sans le pad


Avec le pad (avant la mise en place du second radiateur)

Mais ça donne quoi ? De base, sans rien, un des SSD montait à 59°C. Après 5 minutes de test (Blackmagic Speed Test en boucle), le SSD monte à 81°C. C’est très chaud. Avec juste les radiateurs (et le pad d’origine), le SSD passe à 50°C en idle et à 76°C en charge, mais il faut un certain temps pour y arriver. En clair, sauf si vous transférez des centaines de Go, ça n’arrivera pas (5 minutes de burn, c’est l’équivalent de 450 Go sur ce SSD). Et avec un vrai pad thermique (à découper), je suis passé à 46°C en idle et 72°C en grosse charge, soit un bon 10°C de gagné.

Au repos, c’est significativement plus bas

Petit bonus, s’il vous reste des radiateurs et des pads (c’est mon cas), c’est parfait pour refroidir correctement un Raspberry Pi 3, et votre carte vous remerciera.

Windows ou Pippin ? Zion Dukedom Military-File

Par Pierre Dandumont

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sous Windows. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les trois plateformes (Pippin, Mac et Windows). Il s’agit ici de Zion Dukedom Military-File.

Je parlais du jeu la semaine dernière sous Mac OS, mais il fonctionne aussi sous Windows. La configuration minimale semble franchement élevée : alors qu’il demande un Mac à base de 68040 et 6 Mo de RAM, il nécessite un Pentium 100 MHz avec 8 Mo de RAM (et la boîte recommande 16 Mo). Sous Windows, la première chose à faire va être d’installer QuickTime 2 (fourni sur le CD). Sans le programme d’Apple, vous n’aurez ni les vidéos, ni les robots en 3D. Bonne nouvelle, le jeu ne demande pas un OS en japonais : ça fonctionne parfaitement avec un système en anglais ou en français. J’ai testé dans une machine virtuelle sous Windows 95, une seconde sous Windows XP et une troisième sous Windows 7. Le programme fonctionne dans les trois cas, mais QuickTime 2 ne s’installe pas sous Windows 7. Dans les deux choses à noter, le programme a une icône moche (celle de Macromedia Director) et il se lance – comme sur Mac et Pippin – uniquement en 640 x 480.

L’icône moche



Dans un écran en 1 280 x 1 024


Ce robot ne s’affiche pas sans QuickTime

Apple a « cassé » Requiem en douce

Par Pierre Dandumont

Il y a de nombreuses années, j’ai parlé plusieurs fois de Requiem, un logiciel capable de casser les DRM des vidéos sur iTunes. Et récemment, je me suis rendu compte qu’Apple avait cassé le programme en douce.`

Requiem permet d’enlever les DRM des vidéos, mais dépend d’une assez vieille version d’iTunes : la 10.7 au maximum (septembre 2012). A partir d’iOS 11 (décembre de la même année), il ne fonctionne plus. J’avais gardé précieusement une machine virtuelle sous Snow Leopard avec la bonne version d’iTunes, qui m’avait servi il y a pas mal de temps maintenant à enlever les DRM de films achetés sur un compte iTunes US. Parce que franchement, la gestion des téléchargements est assez lourde : si vous téléchargez une vidéo sur un compte d’un pays (par exemple les Etats-Unis), vous êtes bloqués sur ce compte pendant 90 jours pour une partie des opérations.

Récemment, j’ai eu besoin d’iTunes, parce que je me suis rendu compte qu’un concert d’Hooverphonic était disponible en HD sur iTunes Belgique (et pas ailleurs). J’avais déjà la version DVD, mais le regarder en 1080p me donnait envie. Après quelques réglages dans ma machine virtuelle, je télécharge le concert, je supprime les DRM… et je me rends compte que c’est du 720p. Je réessaye, 720p. Je tente sur un autre Mac, avec une version d’iTunes plus récente, et j’obtiens bien du 1080p… mais avec des DRM que je ne peux pas enlever. Après quelques recherches, je me suis rendu compte que je n’étais pas le seul à avoir le problème : fin janvier 2017 (oui, ça date), Apple a bloqué le 1080p dans les vieilles versions d’iTunes. Il faut iTunes 11.0.1 pour profiter du 1080p, les anciennes versions ne peuvent recevoir (et télécharger) que du 720p. Vu les limites de Requiem, je suppose que le choix est parfaitement intentionnel et artificiel pour bloquer le logiciel. Surtout qu’il permettait à l’époque de supprimer les DRM des films loués, ce qui est évidemment un problème autrement plus important que la suppression des DRM des fichiers achetés.

Du coup, je n’ai pu archiver proprement que la version 720p. Dommage.

De l’Ethernet 2.5 Gb/s pour Mac, en USB-C

Par Pierre Dandumont

Avec un an de retard, les premiers adaptateurs Ethernet à 2.5 Gb/s arrivent enfin dans les étals. Et bonne nouvelle, ça fonctionne bien sur les Mac.

Petit rappel : l’Ethernet 1 Gb/s (~125 Mo/s) existe dans le grand public depuis pas loin de 20 ans (dès 2000 dans les Power Mac G4) et en 2019, ça limite pas mal. Apple propose quelques Mac avec du 10 Gb/s (iMac Pro, Mac mini, mais pas iMac ou MacBook Pro) et on peut ajouter assez facilement une carte 10 Gb/s en Thunderbolt. Le problème, c’est que c’est cher : comptez plus de 200 € pour un adaptateur Sonnet. En pratique, il existe deux normes entre le 1 Gb/s et le 10 Gb/s : le 2.5 Gb/s et le 5 Gb/s. J’avais essayé une carte 5 Gb/s dans un Mac (sans succès) et les cartes 2.5 Gb/s arrivent enfin. La norme permet un gain correct (on peut espérer 300 Mo/s avec un NAS moderne en face), fonctionne sur des câbles Cat 5E et les adaptateurs ne coûtent pas trop cher. J’ai testé un modèle Club 3D en USB-C (environ 50 €) et il existe une version USB-A pour les anciennes machines. L’adaptateur fonctionne en USB 3.0 (ou USB 3.1 Gen. 1 si vous voulez) à 5 Gb/s, donc ça passe sur d’anciennes machines sans soucis. Attention quand même sur les docks Thunderbolt (ou sur un Mac Pro), l’USB 3.0 peut limiter.

L’adaptateur


USB-C


C’est de l’USB à 5 Gb/s

La bonne nouvelle : l’adaptateur fonctionne sans pilotes sous macOS (je vais y revenir) et j’ai atteint des débits pratiques de 2,35 Gb/s, soit pratiquement 300 Mo/s en réel vers mon Mac Pro qui sert de NAS. Seconde bonne nouvelle, la compatibilité est bonne : mon Mac est relié à un switch 10 Gb/s (Netgear, comptez vers 200 €), lui-même relié en RJ45 à un second switch 10 Gb/s (en SFP+). La machine en face est aussi en 10 Gb/s, mais en SFP+. Pas la solution la plus simple ni la plus pratique donc.

2,35 Gb/s mesurés

Maintenant, les petits défauts. Premièrement, Club 3D livre les pilotes Windows et macOS sur un CD de 8 cm, sans aucune possibilité de téléchargement. C’est un peu embêtant : aucun Mac n’a de lecteur compatible, et ça fait un moment. J’ai dû tenter sur deux lecteurs différents pour faire une image ISO, d’ailleurs. Pourquoi parler des pilotes ? Parce que les pilotes standards de macOS ont un souci : ils n’affichent pas la bonne vitesse. Dans mon cas, ça affiche une liaison à 1 Gb/s alors que l’ensemble fonctionne bien à 2.5 Gb/s. Tant les tests que l’interface de mon switch montrent que le lien fonctionne bien à 2.5 Gb/s. Les pilotes du mini CD (j’ai sorti un lecteur à tiroir) ont le même comportement malheureusement.

macOS dit 1 Gb/s (mais se trompe)


Le switch dit 2,5 Gb/s


Le CD de pilotes

Second défaut, classique avec ce genre de trucs, ça consomme pas mal. Typiquement, l’adaptateur consomme 400 mA sur la prise (2 W) et ça chauffe un peu. Ce n’est pas horrible et c’est stable (j’ai testé pendant 20 minutes de iPerf) mais c’est notable. Mais surtout, ça utilise (beaucoup) le CPU. Lors d’un test iPerf, j’obtiens ~30 % de charge totale en USB-C (200 % + 45 % de iPerf, sur un total théorique de 800 %, MacBook Pro oblige), contre la moitié en Thunderbolt 3 avec une carte à base de puce Tehuti (~120 % de kernel_task + 25 % de iPerf).

Un peu plus gros qu’un modèle 1 Gb/s

Le dernier défaut évoluera peut-être, mais pour le moment il faut un switch 10 Gb/s, qui vaut au moins 200 €. Les switchs compatibles 2.5 Gb/s devraient arriver un jour, Realtek vend le nécessaire, mais rien n’existe pour le moment à ma connaissance. De même, il faut évidemment l’équivalent en face, mais ça reste logique. En pratique, on peut trouver assez facilement des NAS avec 10 Gb/s ou même du 2.5 Gb/s, et pas mal de NAS modernes permettent d’en ajouter, que ce soit avec une carte PCI-Express ou… l’adaptateur USB testé ici.

Pour conclure, l’adaptateur de Club 3D fonctionne bien, ne vaut pas (trop) cher (50 € me semble correct vu le gain espéré) et offre des performances excellentes. Je vous le conseille pour un MacBook Pro (par exemple)… si vous avez le nécessaire pour en profiter.

Dernier point, pour les amateurs de Windows. Ca fonctionne nativement sous Windows 10, avec de la même façon une utilisation assez élevée du CPU. Sur le PC portable de test (un ultraportable HP), le passage sur batterie limitait les débits (1,6 Gb/s au lieu de 2,35 Gb/s), a priori à cause de réglages liés à l’autonomie.

iProTV : la carte SCSI et TV pour iMac G3

Par Pierre Dandumont

Après des années de recherche, je suis enfin tombé sur ma seconde carte en mezzanine. Pas une Voodoo 2 malheureusement, mais une carte intéressante tout de même : une Formac iProTV. Elle combine deux fonctions : carte SCSI et carte TV.

La carte est un peu plus grande que celle que je possédais déjà (iProRAID, uniquement SCSI) mais propose les mêmes fonctions SCSI. On a donc du SCSI-3 à 40 Mo/s avec une prise VHDCI qui demande un câble spécifique. Il y a des traces sur la carte pour des connecteurs internes. La partie TV propose un tuner TV Philips, une puce Bt848 (classique à l’époque) et deux entrées. La première est une entrée antenne, la seconde une entrée composite. La carte dispose aussi d’une sortie jack, qui doit être reliée à l’entrée micro de l’iMac. Dans un Mac classique, la carte passe normalement par l’entrée audio interne, mais elle est évidemment absente de l’iMac. A noter que la documentation de la carte indique qu’il existe plusieurs versions (NTSC, PAL, SECAM) mais mes essais montrent que ma carte (PAL) accepte le NTSC sans soucis sur l’entrée composite.

La carte TV (à gauche)


Le dessous avec la prise mezzanine


Sortie audio, prise SCSI, entrée composite et entrée antenne

L’installation n’est pas évidente : il faut démonter une bonne partie de l’iMac pour accéder au connecteur mezzanine (une sorte de PCI) et le remontage de l’iMac est tendu. La carte propose en effet des entrées vidéo sur un câble et il faut arriver à passer les prises dans l’emplacement de l’iMac, ce qui n’est pas évident. Il faut plier le plastique (mais pas trop, pour ne pas le casser). Petite astuce vu que quand on cherche des informations sur cette carte on tombe sur le problème : elle fonctionne avec un iMac sous Mac OS 9.2.2 mais il faut mettre à jour la ROM de la partie SCSI. On trouve le programme (Card Manager) et la ROM 1.5.7 sur cette page. Les pilotes pour la partie TV se trouvent au même endroit.

Premier essai, le SCSI. Mon disque dur LaCie (pour Apple) monte sans soucis sous Mac OS 8.5. Rien à dire, ça fonctionne.

La puce SCSI


Le firmware de la carte


Le SCSI fonctionne


Le disque dur de 2 Go en SCSI

Pour la vidéo, j’ai d’abord testé avec l’entrée composite. J’ai utilisé un lecteur de Blu-ray qui sort un signal NTSC composite. Attention, la carte n’a pas d’entrée audio : il faut relier la sortie de votre périphérique à l’entrée audio du Mac (ici une entrée micro malheureusement). L’image est assez propre et elle est affichée dans ce qui est généré par la carte graphique, ce qui veut dire qu’il est possible de faire une capture d’écran sous Mac OS. C’est un comportement différent des cartes TV Apple classiques, qui envoient l’image directement dans la mémoire du “GPU”, ce qui empêche de prendre une capture d’écran (l’image est directement affichée). J’ai testé rapidement l’enregistrement. En medium, c’est du 640 x 480 à 12,5 fps et un codec maison (12 Mb/s). L’audio est en mono, 44 kHz, 8 bits en PCM. Le mode high, on passe juste sur un débit plus élevé (14 Mb/s). La carte pour iMac n’a pas d’entrée S-Video.

L’installation


Entrée composite (en NTSC)


Un Blu-ray


Une capture directe

La vidéo montre bien que c’est saccadé, mais l’image est propre.

Enfin, la vidéo mais via le tuner TV. C’est un peu plus compliqué. Premièrement, la norme dépend du pays. La carte existe en trois variantes : NTSC, PAL et SECAM. Ma carte vient du Royaume-Uni et donc elle est en PAL. J’ai donc utilisé mon modulateur PAL avec une source PAL, un iPhone 4 avec un câble 30 broches vers composite. Une fois réglé sur le bon canal, l’image est correcte et le son (en mono arrive). C’est évidemment nettement meilleur avec du composite qu’avec le tuner, comme d’habitude, mais la qualité reste assez correcte dans l’absolu pour une carte de cet âge.

Le tuner et ses réglages


Des bandes de test


Bande de test (en direct)


Une image via le modulateur

Donc la carte fonctionne parfaitement, et elle m’a permis de découvrir qu’il existe plusieurs versions de cette dernière. Pour profiter du multimédia sur un iMac G3 (et arrêter de râler sur le fait qu’Apple abandonnait le SCSI), c’était une solutions plutôt efficace. Prochaine étape, un jour peut-être, trouver une Voodoo 2.

Toshiba RC100 : un SSD NVMe compact sans RAM

Par Pierre Dandumont

Toshiba propose depuis pas mal de temps des SSD assez efficaces, et le RC100 m’a intéressé pour son côté compact. En effet, c’est un modèle NVMe en M.2 2242, donc très court.

Pour atteindre cette taille, Toshiba propose un SSD « BGA » : la mémoire flash NAND et le contrôleur sont sur la même puce, sans mémoire vive additionnelle. Cette solution permet de fabriquer un SSD compact, mais pas spécialement performant. Il utilise deux lignes PCI-Express 3.0 (~2 Go/s au maximum) et Toshiba annonce 1,6 Go/s en lecture et 1 Go/s en écriture. Ce sont les valeurs théoriques sur la version 480 Go, mais j’ai testé la variante de 240 Go, plus lente. Le SSD vaut ~75 € en version 256 Go. C’est assez cher : on trouve des NVMe (2280) de 500 Go pour moins cher, et c’est deux fois plus cher qu’un SSD SATA de la même capacité. Mais dans ce format compact, il n’existe pas vraiment d’alternative.

Le SSD à droite, bien court que la moyenne


Plus petit qu’un SSD mSATA

Le côté intéressant de ce SSD vient de la gestion de la mémoire. Dans un SSD classique, la RAM ne sert plus vraiment de cache, mais elle contient la correspondance entre l’agencement logique du SSD et l’agencement physique. Dans un SSD classique, on considère que 1 Go de RAM permet de gérer 1 To de mémoire (512 Mo pour 512 Go, etc.). Le SSD de Toshiba dispose d’un peu de mémoire interne, mais il peut aussi utiliser la RAM du PC (quelques dizaines de Mo, 38 Mo sous Windows) avec un OS adapté. Je me posais la question de savoir si macOS supportait cette fonction, la réponse est visiblement non. Par contre, ça fonctionne sous Windows 10 (à jour) ou a priori Linux. Sous Windows 10 (à jour), le HMB utilise donc 32 Mo de RAM et donne des gains intéressants sur les opérations aléatoire. Si vous voulez essayer sous Windows, il faut modifier le registre pour désactiver le HMB (HKEY_LOCAL_MACHINE\SYSTEM\CurrentControlSet\Control\StorPort). Il faut ensuite mettre une clé HmbAllocationPolicy (DWORD) à 0. La valeur 1 met au minimum, 2 active au maximum, 3 en fonction de l’appareil. L’outil de Toshiba indique ensuite l’utilisation mémoire.

Sans


Sans


Avec


Avec

J’ai testé d’abord dans un boîtier Thunderbolt 3. Sous macOS, j’obtiens ~1,1 Go/s en lecture et seulement ~400 Mo/s en écriture. Sous Windows 10, ça monte à 1,5 Go/s et 1 Go/s en écriture (dans un benchmark). Dans la réalité, c’est plus proche de 800 Mo/s, d’ailleurs. Je n’ai aucune idée de la raison de la perte sous macOS : avec d’autres SSD, je n’ai pas ce comportement, et j’ai testé dans trois boîtiers Thunderbolt différents.

Adaptateur PCIe (avec un radiateur)


Sous macOS en Thunderbolt

Dans un boîtier USB vers NVMe. Sur mon modèle, je pourrais sans soucis couper le PCB à la taille du SSD étant donné qu’il s’agit juste d’un support, pour fabriquer une « clé USB » compacte et rapide. Niveau performance, j’obtiens ~900 Mo/s en lecture et ~730 Mo/s en écriture. C’est plus qu’en Thunderbolt, et je n’ai donc aucune idée de la raison. Attention, il descend assez rapidement vers 250 Mo/s en écriture dès qu’il chauffe : un radiateur n’est pas de trop pour l’aider, au moins dans une machine de bureau.

L’adaptateur USB, découpable


En USB, sous macOS

Comme pseudo clé USB compacte (et rapide), le SSD est intéressant (par exemple avec cet adaptateur). En interne, il n’a que peu d’intérêt, sauf si votre PC portable n’a que du 2242 ou du 2260. Et en théorie, il doit être possible de le placer dans un emplacement Mini Card avec un adaptateur (on en reparlera). Dans un Mac, forcément, l’intérêt est faible : il n’est pas possible de mettre du M.2 nativement et si vous utilisez un adaptateur, un modèle M.2 2280 rentre sans soucis.

Afficher les téléchargements de Safari

Par Pierre Dandumont

Une petite astuce simple et pas forcément évidente : il est possible de séparer la fenêtre de téléchargement de Safari… de Safari.

J’ai vu ça sur Twitter, et je vous montre le truc avec un GIF animé. C’est évident quand on le sait : on peut tout simplement déplacer la fenêtre en cliquant dessus et en la déplaçant (en gardant le clic enfoncé).


Avant


Après

Ca permet de mettre les téléchargements dans un coin facilement. Il suffit ensuite de fermer la fenêtre pour qu’elle retourne à sa place.

Prise en main : la Magic Mouse 2 Gris Sidéral

Par Pierre Dandumont

Il y a un mois, je vous parlais du Magic Keyboard avec pavé numérique, en Gris Sidéral. Cette fois, j’ai décidé de changer ma Magic Mouse à la maison, et je suis passé sur la version Gris Sidéral en bonne victime marketing que je suis.

Sortie avec l’iMac Pro, cette version noire (je vais arrêter avec le Gris Sidéral, c’est un peu ridicule) de la Magic Mouse 2 possède une certaine classe. Le côté noir brillant est sympathique, tout comme la surface anodisée sombre sous la souris. Question prix, Apple vend la version noire 100 € (contre 85 € en blanc) mais elle est à 88 € chez Amazon.

Elle brille


Pas de trappe


Le Lightning noir


La charge toujours aussi ridicule

En dehors de l’aspect (et du prix), rien ne change vraiment. La souris réagit de la même façon que la Magic Mouse 2 que je possède depuis 2016, avec les mêmes défauts. La charge par le dessous n’est pas très pratique (c’est une contrainte esthétique), le capteur n’est pas extraordinaire et la souris nécessite toujours de soulever le doigt gauche pour faire un clic droit. Mais les avantages sur le défilement – bien plus précis et fluide qu’avec une molette – et les gestes supportés par macOS me font rester. Et le défaut des patins qui glissent mal se corrige toujours aussi facilement avec un rouleau de Téflon en bande. Je vous mets quelques photos en comparaison avec ma première Magic Mouse (qui a bien vécu) et ma Magic Mouse 2 blanche.

v1, v2, v2


La trappe sur le modèle à piles


Un peu abîmée


Idem sur la v2

Et je vous donne rendez-vous dans quelques années pour vérifier si la coque de la souris est attaquée par ma peau, comme les deux premières.

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