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À partir d’avant-hierLe journal du lapin

Un prototype de souris de Lisa

Vu sur eBay, pour 5 900 $ (ce n’est pas gagné pour la vendre), un prototype de souris de Lisa.

La souris est jaunie et le vendeur indique qu’elle n’a pas été testée. On peut remarquer pas mal de stickers avec des informations, mais aussi l’absence de marquage sous la souris.





Pas de marquage

Apple Music sur un Roku Premiere

Début mai, Roku a annoncé le lancement d’une application Apple Music pour les téléviseurs et les appareisl qui utilisent sa plateforme. Comme j’ai un Roku Premiere (qui fait déjà AirPlay, HomeKit et dispose d’une application Apple TV+), j’ai essayé.

Première chose, il y a une application Apple Music, mais elle ne fait pas tout. Il n’y a ni audio spatiale, ni Siri (logique) ni lecture en lossless, c’est-à-dire sans pertes. C’est de l’AAC classique, ce qui est déjà assez correct. Il faut évidemment un abonnement (logique) et il faut surtout trouver l’application. Dans mon cas, c’était un peu bizarre : je n’ai pas de champ de recherche sur le Roku lui-même et la section Musique est large. La solution, simple, a été d’aller sur le site de la marque : une fois connecté, on peut simplement installer les applications, qui sont envoyées en quelques minutes sur l’appareil. Il faut donc trouver l’application Apple Music et attendre un peu.

A noter qu’il s’agit d’une vraie application Apple Music, contrairement à ce qui est disponible sur Fire TV, par exemple. Chez Amazon, on doit passer par un skill Alexa, ce qui n’est pas franchement pratique…

La connexion à Apple Music se fait comme pour Apple TV+ : soit on entre les informations à la main, ce qui est fastidieux avec une télécommande, soit on utilise le code QR affiché sur un iPhone. Sur ce dernier, il suffit de se connecter et le Roku recevra les informations en quelques secondes.

Dans la liste des chaînes


Bienvenue


La connexion


Quelques infos sur l’application

Pour le reste, ça ressemble à Apple Music sur Apple TV, c’est assez fluide, on a les menus habituels. Quand on lit de la musique, on a bien les paroles, etc. La seule chose, un peu amusante, c’est que l’interface met en avant Siri ou l’audio spatial, alors que l’application sur le Roku ne gère pas vraiment ça. Mais ça ne change rien au résultat : on a quand même de l’audio. Le seul petit défaut inhérent à mon test, c’est qu’Apple protège visiblement la lecture audio par HDCP, donc on ne peut pas lire le contenu avec une carte d’acquisition HDMI (sauf en faisant sauter le HDCP).



Audio spatial, vraiment ?


Les paroles



Si vous n’avez pas de HDCP, ça ne fonctionne pas.

Je vous mets une version en vidéo pour voir ce que ça donne. Mais dans l’ensemble c’est plutôt efficace et comme un Roku Premiere est un appareil économique (une quarantaine d’euros) et assez fluide (ce qui n’est par exemple pas le cas des Fire TV Stick d’entrée de gamme), ça reste intéressant. A quand la même application sur Xbox ou PlayStation 4 (ça existe déjà sur la PlayStation 5) ?

Un prototype de câble Lightning

Vu sur ebay, un prototype de câble Lightning. Il a été vendu moins de 240 $ (je suppose).

Le câble est assez ancien (les données indiquent 2010, c’est-à-dire environ deux ans avant la sortie) et il est différent des câbles commerciaux. En dehors des marquages sur le métal de la prise et sur la prise USB, on peut surtout voir le logo sur le connecteur Lightning. C’est une indication qui était présente sur les câbles « dock » 30 broches, mais qui a probablement été jugée inutile sur les câbles Lightning. En théorie, ça sert à définir le sens de l’insertion, donc ça n’a pas tellement d’intérêt en Lightning.


Du marquage


On a le logo pour indiquer le sens


Du marquage sur le métal


Le logo n’est pas le même


Les infos

Deux publicités pour la Pippin (bis)

J’avais déjà parlé des deux publicités passées à la télévision pour la Pippin au Japon, mais du coup, un des liens était mort. J’ai mis les vidéos sur mon compte, avec une qualité vaguement meilleure. Ce sont a priori des enregistrements VHS d’époque, envoyé sur YouTube il y a longtemps, donc j’ai juste upscalé en 720p.

La première dure une minute et présente quelques usages de la console. On voit notamment le clavier, le lecteur de disquettes et évidemment l’accès à Internet.

La seconde dure 15 secondes, avec un montage un peu psychédélique qui met en avant lui aussi l’accès à Internet. La musique est le titre Doopee Time de Doopees.

Une souris optique ADB bizarre

Cette souris est un peu un mystère. En fait, j’ai acheté une souris ADB avec deux boutons au Japon, et quelle ne fut pas ma surprise quand je suis tombé sur un modèle optique avec son tapis dédié.

Les souris optique en ADB (une vieille norme), c’est quelque chose d’assez rare. Il existe un modèle “moderne” chez Kensington – en gros, une souris optique USB compatible ADB avec un adaptateur passif – et j’ai aussi un modèle de chez Mouse Systems. La société était un des précurseurs des souris optiques, mais elles nécessitaient un tapis spécifique. Il en existe pour Mac, PC, stations Sun, etc. Mais celle que j’ai reçu, une Kokuyo EAM-102, est un peu particulière.

La souris


Shot with DXO ONE Camera

D’abord, les poins à évacuer : c’est une souris ADB assez standard, avec deux boutons. Le premier (gauche) est un clic gauche, le second (droit) offre la fonction habituelle en ADB. En gros, une pression va verrouiller le clic, une seconde va le déverrouiller. L’intérêt ? Simplifier le glisser/déposer. Avec cette méthode, on peut déplacer sans garder le clic enfoncé, c’est pratique pour les débutants, surtout avec un OS comme Mac OS qui dépendait pas mal de ce genre de choses. Le deuxième point, c’est qu’elle est bien optique – avec un capteur doté d’une LED infrarouge – et qu’elle ne fonctionne pas sur toutes les surfaces.

Le tapis réfléchit beaucoup la lumière

Je vous conseille une vidéo pour comprendre le fonctionnement. Elle montre une souris de chez Mouse Systems et une seconde plus cheap, qui a un tapis différent. Ma version de chez Mouse Systems est un peu différente, d’ailleurs : le quadrillage est monochrome et la souris n’a qu’une LED.

Un tapis… bizarre

Les souris optiques modernes fonctionnent sur pratiquement toutes les surfaces, les anciennes technologies demandent un tapis spécifique. Celui de cette souris est particulier : assez compact, il n’est pas quadrillé au premier abord, et est surtout extrêmement réfléchissant. Avec la souris de Mouse Systems, c’était assez évident : le quadrillage était très visible. Avec celle-ci, pas vraiment, même si en réalité il y en a un. En regardant de près, et sous certains angles, on voit qu’il y a un des lignes horizontales sur le tapis, même si c’est assez peu visible. Et en regardant sur l’arrière de la boîte (en japonais), j’ai pu comprendre qu’il y a bien un quadrillage complet, mais sur deux niveaux.

On distingue un des axes et vaguement l’autre


On voit bien les deux ici


Le quadrillages du tapis de la Mouse Systems

Visiblement, un réseau de lignes permet de gérer les déplacements sur l’axe horizontal (X) sur le haut du tapis. Ce n’est pas très visible pour un oeil humain, mais parfaitement pour un capteur. Et l’axe vertical (Y), lui, se fait sur la seconde couche du tapis. De ce que j’ai compris, la surface est transparente aux infrarouges, et les lignes qui servent de référence sont sur cette second couche. Vu que c’est en japonais et que ce n’est pas très clair, je ne suis pas certain à 100% du fonctionnement, mais ça semble le plus logique/évident. La raison de la séparation des deux axes vient probablement d’une raison de coût : il devient possibles d’utiliser la même LED infrarouge pour les deux axes, alors que les premières Mouse Systems possèdent – elles – deux LED (une rouge, une infrarouge). Au passage, ce n’est pas le cas de mon modèle ADB, mais ce n’est pas la plus courante.Je n’ai pas totalement démonté ma souris, mais la présence de plusieurs trous sous la souris tend à montrer qu’il y a deux lentilles, une qui focalise sur la première couche, et une seconde qui vise la seconde couche, un peu plus bas.

L’intérieur de la souris


La boîte explique que le tapis fonctionne sur deux niveaux

Ce choix amène deux trucs intéressants. Premièrement, la souris fonctionne sur le tapis de la Mouse Systems… enfin presque. Comme le quadrillage est sur le dessus, la souris ne prend que l’axe horizontal. Ce n’est donc pas très pratique pour déplacer le curseur, vous en conviendrez. Au passage, ça fonctionne dans ce sens (la souris Kokuyo sur le tapis de la Mouse Systems) mais pas dans l’autre (la Mouse Systems ne réagit pas). Deuxièmement, le quadrillage impose une chose : que le tapis soit aligné avec les mouvements. Si vous voulez un mouvement horizontal propre, il faut que la souris se déplace bien dans l’axe du quadrillage. Si vous avez l’habitude de mettre le tapis un peu de travers, vous risquez donc d’avoir des surprises.

Dans tous les cas, c’est assez malin, même si le tapis de la souris est franchement petit. Et bien évidemment, les solutions modernes qui fonctionnent sur (presque) toutes les surfaces sont bien plus efficaces.

The Settlers 2 : le jeu DOS qui gérait deux souris

C’est en lisant un thread de @foone que je suis tombé sur un truc un peu bizarre que j’aime bien : The Settlers 2, un jeu des années 90, prend en charge deux souris sur le même écran sous DOS.

Les jeux qui utilisent deux souris existent, mais généralement pas sur PC. Lemmings, sur Amiga, gère par exemple ça. Mais sur PC, c’est très rare parce que les PC, historiquement, ne gèrent qu’une souris et qu’un curseur. On peut en brancher plusieurs sur un PC (c’est plus simple avec l’USB…) mais elles ne fonctionnent pas simultanément.

Revenons à The Settlers 2, donc. C’est un jeu de stratégie qui propose un mode split screen (écran divisé) avec deux souris. Et du coup, le jeu triche un peu : le premier joueur utilise la souris gérée par l’OS – DOS – qui peut être à l’époque un modèle PS/2 ou un modèle série, et la seconde est gérée par le jeu lui-même, qui dispose visiblement de son propre pilote. Pour le second joueur, il faut donc une souris série (ou un joystick/gamepad comme alternative). Pour tester, j’ai d’abord acheté le jeu sur GoG, la version Gold du jeu était en promotion à 2,5 €. Attention, pour la compatibilité avec les OS modernes, GoG vend le jeu DOS d’origine encapsulé dans DOSBox.

Le jeu indique qu’il gère deux souris

Pour mon premier essai, j’ai testé dans une machine virtuelle Windows sur mon Mac, sans véritable succès : impossible de faire bouger le curseur dans le jeu. J’aurais bien testé le jeu sur Mac, mais sur ce titre, GoG ne propose pas de compatibilité macOS. Pour le second essai, j’ai voulu tenter avec une vraie machine DOS d’époque, mais je suis tombé sur un os (vous l’avez ?) : je n’ai pas le CD original. Généralement, GoG encapsule l’ISO du titre avec DOSBox (je l’avais fait pour Warcraft) mais pas ici. Petite astuce : dans le dossier du jeu, vous trouverez deux fichiers .gog et .inst, et ce sont en fait des fichiers .bin et .cue qu’il est possible de graver en les renommant. Mais dans ce cas précis, il n’y a que les musiques : le jeu lui-même est déjà installé dans le DOSBox. Comme je n’avais pas envie de tout déplacer à la main, j’ai tenté une troisième voie. J’ai donc installé la version de GoG sur un vrai PC sous Windows 10.

On peut mettre deux humains

Dans ce cas de figure, ça a fonctionné. J’ai ensuite branché une souris série sur mon PC pour tester. Pour rappel, les souris série fonctionnent encore parfaitement avec Windows 10 si vous avez un adaptateur USB vers série. Et c’est cette compatibilité qui m’a bloqué : si jamais vous branchez la souris sous Windows et que vous la bougez, Windows 10 va prendre la main et gérer la souris… comme la souris système. Pour le jeu, il faut justement que l’OS ne prenne pas la main. La solution est simple : il faut brancher la souris quand le jeu est lancé.

Il détecte les souris

La seconde étape, c’est de lier le port série au jeu. Sur ce point, c’est assez simple : il faut se rendre dans le dossier du jeu (C:\GOG Games\The Settlers 2 GOLD\) et modifier le fichier de configuration de DOSBox (dosboxSettlers2.conf). Dans les lignes liées aux ports série (dans la section [serial]), il faut simplement ajouter serial1=directserial realport:COMX (la ligne serial1= existe, il faut ajouter le reste). Bien évidemment, il faut remplacer le COMX par l’adresse du port (probablement COM3 ou COM4 avec un adaptateur USB).

On a bien deux curseurs

Je vous mets une petite vidéo pour montrer que ça fonctionne, mais sans réellement jouer : je ne connais pas le jeu et je n’ai pas vraiment essayé de jouer. Le but est juste de montrer qu’on a bien deux curseurs avec deux souris.

En pratique, la seconde souris ne gère que le second joueur. Dans les menus, par exemple, c’est bien la première qui prend la main. Et je suppose que si la première souris détectée est une souris série (c’est un peu compliqué avec DOSBox…), la seconde prend le COM2.

Trois nouvelles souris ADB de plus

Il faut bien avouer que ça devient monomaniaque, mais j’ai récupéré trois souris ADB (enfin, il y a une quatrième qui va avoir son propre sujet). Et je suis toujours étonné de ne voir en France pratiquement que des souris Apple, alors qu’au Japon (ou sur eBay à l’international), le choix est quand même (beaucoup) plus large.

La première est une souris assez compacte (enfin, très compacte), évidemment dotée d’une boule, et noire. Ce n’est pas accordé à la majorité des Mac, mais pourquoi pas. Sur la coque, on peut voir un mignon petit Pickn, avec une icône de souris comme point sur le i. C’est une souris assez lente, trop petite pour des mains d’adultes, et dotée de deux boutons. Comme souvent en ADB, c’est une aide pour le glisser/déposer : le bouton de droite active le clic quand on presse le bouton, et ne le désactive que si on (re)presse le bouton. Pratique quand on ne maîtrise pas la souris correctement.


La seconde est une souris Elecom avec un twist, le même que le trackball de la même marque : un bouton pour régler la sensibilité à la volée. L’interrupteur propose trois positions : 1 • pour un déplacement lent, •• pour un déplacement plus rapide et •••• pour un encore plus rapide. L’avantage, c’est qu’elle est utilisable sur un ordinateur moderne avec une définition élevée : on ne doit pas la soulever cinq fois pour traverser tout l’écran. Mais c’est la seule qui ne fonctionne pas avec l’adaptateur tmk_keyboard (mais on va régler ça).



La troisième souris est un trackpad externe. C’est un modèle Minolta (probablement sous licence du coup) avec deux boutons. Enfin… deux boutons qui font la même chose : un clic gauche. Et qui fait aussi un clic gauche quand on tapote le trackpad. C’est probablement le pire des produits : les trackpad de l’époque glissent mal, sont ridiculement petits (j’ai pris le Magic Trackpad à côté) et peu précis. C’est vraiment une plaie à utiliser, même face à une souris à boule.



Une petite différence de taille

Vous voulez connaître le pire ? J’ai littéralement une boîte remplie de souris ADB et j’utilise une simple souris ADB Apple (une Desktop Mouse II) sur mon seul Mac branché à demeure… Mais au moins, je peux aider au développement des adaptateurs modernes.

Des chargeurs MagSafe bleu et gris

Vu sur Twitter, des prototypes d’adaptateur MagSafe (celui des iPhone).

Le message principal montre des adaptateurs bleu et gris sidéral, en plus du modèle argenté classique avec son fond blanc. Un autre message dans la suite montre un modèle gris sidéral et un second avec un fond plus gris.

Bleu, gris.


Un fond gris


Des leaks d’une version foncée

Le Chipolo Card Sport : le traqueur compact compatible Localiser/Find My

J’ai enfin reçu mon traqueur Bluetooth Chipolo Card Spot, et c’est un produit un peu particulier. S’il est intéressant sur certains points, il s’agit tout de même d’un appareil qui a un problème de conception majeur.

Je me rends compte que je n’ai pas parlé des AirTags ni du Chipolo One Spot ici (il y a un test chez Canard PC). Je vais résumer mon avis : c’est pratique pour retrouver des objets, comme des clés, ou éviter d’oublier un sac à dos au boulot. Mais ce n’est pas très efficace contre le vol, ni contre certains autres oublis : si j’oublie mon sac à dos dans un train ou un métro, par exemple, j’aurais la notification après être parti.

AirTag, Chipolo One Spot, Chipolo Card Spot

Pour le traqueur Chipolo One Spot, spécifiquement, j’étais (et je reste) un peu dubitatif. En effet, le traqueur est plus gros qu’un AirTag, a moins de fonctions – pas de NFC, pas d’UWB pour une localisation précise – et vaut 30 €. En théorie, c’est 5 € de moins qu’un AirTag, mais en pratique, on trouve les deux au même prix sur Amazon. Le seul avantage dans mon cas, c’est qu’il est noir et moins reconnaissable : dans la poche d’un sac à dos, il y a moins de chances que le voleur éventuel le jette. Et à la limite, il y a la présence d’un trou pour l’accrocher facilement. Mais dans l’ensemble, et c’était la conclusion de mon test sur Canard PC, la question d’aller vers un AirTag se pose quand même très rapidement, surtout qu’il s’agit d’un produit qui ne fonctionne qu’avec les appareils Apple.

Le Chipolo Card Spot

La version “carte” a en pratique un peu les mêmes défauts : c’est uniquement compatible Apple, il n’y a pas d’UWB et pas de NFC. Qui plus est, il y a un autre (gros) défaut, c’est un produit jetable. La batterie n’est pas accessible, et la durée de vie annoncée est de deux ans. Dès l’achat, la marque l’anticipe : il y a une carte avec un code QR pour enregistrer le produit chez eux, pour recycler l’appareil après deux ans. Si vous le faites, vous pourrez acheter un nouveau traqueur à moitié prix (17,5 € si le prix ne bouge pas). Je trouve cette solution affreuse : ce n’est pas très écologique (même s’ils annoncent recycler) et ça implique que la société doit encore exister dans deux ans (puis dans quatre, six, etc.). Qui plus est, je suppose que le système d’enregistrement me préviendra après deux ans… et pas quand la batterie sera vide, vu qu’ils ne peuvent pas le vérifier. La possibilité de mettre des piles aurait été un plus, et un concurrent le propose d’ailleurs : les piles boutons fines existent.

Le seul avantage réel de ce traqueur, c’est évidemment le format. Ca rentre dans un portefeuille, à l’emplacement d’une carte classique. C’est le même format qu’une carte de paiement, une carte d’identité (belge), etc. Le traqueur Card Spot est par contre un peu épais (2,4 mm) et ça ne rentre pas dans tous les cas. Dans mon portefeuille, ou j’ai trois emplacements superposés, ça ne rentre tout simplement pas dans le premier si j’ai des cartes dans les autres : j’ai dû les placer dans l’autre sens. Le Card Spot est donc dans l’emplacement du “bas” et les cartes passent devant. Ce n’est pas réellement un problème, mais dans un portefeuille bien ajusté, ça peut bloquer.

Il y a un bouton enchâssé en bas à gauche

L’ajout est simple : dans Localiser, il faut Ajouter un objet, presser le bouton de la carte… et c’est fini. C’est rapide, simple, efficace. On peut être notifié de l’oubli si l’iPhone détecte que le traqueur s’éloigne, avec la possibilité d’indiquer que c’est normal dans certains lieux (à la maison). Je pense que ça ne fonctionne pas trop pour un vol, par contre : le temps que l’iPhone le détecte, le voleur sera loin. Question précision, c’est correct sans plus, à cause de l’absence de l’UWB. Disons que vous aurez une indication assez claire de l’endroit où se trouve le portefeuille, et la possibilité de faire sonner – assez fort – la carte joue pas mal. Attention, le traqueur sonne fort une fois filmé, mais c’est moins impressionnant dans un portefeuille, surtout s’il est dans un sac.

Un portefeuille


Attention, soyez gentils !


Quelques options

Dernier point, le prix. Il vaut 35 € mais n’est disponible que chez le fabricant, donc pas sur Amazon. Ca implique une chose : des frais de port de 5 € et une attente certaine. J’ai commandé mon traqueur le 8 mars, je l’ai reçu fin avril et les prochaines commandes sont en mai. On peut éviter les frais en en achetant deux, mais ce n’est pas nécessairement un produit qui s’achète en pack. Truc amusant, la marque m’a demandé de donner un avis sur le produit par mail le 28 mars…

Si je devais conclure avec une note, ce serait compliqué. Honnêtement, c’est pratique pour le format et l’intégration Apple, mais c’est aussi le problème. C’est uniquement pour les appareils Apple, assez cher et moins efficace que les AirTags. Qui plus est, ça reste un désastre écologique.

Petite mise à jour : avec un portefeuille qui bloque en partie les ondes (comme pas mal de récents), c’est assez vite énervant. L’iPhone a en effet tendance à perdre le signal et donc considérer qu’il a été oublié de façon beaucoup trop fréquente. C’est un point à prendre en compte.

Easter Egg : le lecteur ZIP qui fait du morse

Il y a quelques années, j’avais vu une page qui indiquait que certains lecteurs ZIP avaient un easter egg : un message en morse. Je n’ai pas retrouvé la page elle-même, mais c’est indiqué dans une vieille version de la page Wikipedia.

Mon problème, c’est que même si j’ai pas mal de lecteurs ZIP, je n’avais pas de ZIP 100 USB, et c’est ce modèle qui était cité. Mais j’ai finalement réussi à en trouver un qui – s’il ne lit plus les disques – affiche tout de même l’easter egg. Quand j’ai essayé le lecteur avec la manipulation annoncée (le brancher à l’alimentation sans câble USB), j’ai d’abord cru – comme dans ce commentaire sur la page Wikipedia – que c’était une erreur, une blague, etc. Mais en regardant un peu plus précisément, j’ai compris. Ce n’est pas une des deux LED frontale qui affiche le morse, mais une LED placée sur la carte mère, visible à travers la coque transparente.

Le lecteur


On voit la LED en question dans le trou

Bon, ce n’est pas la première fois que je trouve du morse en easter egg (ça reste assez commun dans pas mal de trucs). Mais là, il a fallu décoder des flashs en morse. Ma première idée a été de trouver une application capable de le faire, mais je n’en ai pas vu sur iPhone (bon, je n’ai pas cherché des heures, non plus). Car la majorité des applications, très basique, fait la même chose : utiliser la LED de l’appareil photo pour envoyer un SOS. C’est simple à programmer, contrairement (je suppose) au décodage. J’ai bien trouvé une application Android qui annonce le faire, mais impossible : la LED est petite et ça ne décodait tout simplement pas. Devant les quelques exemples vu sur GitHub et autres (du Python, de l’OpenCV, etc.), j’ai choisi une voie bête et méchante : iMovie.

Le décodage manuel

J’ai filmé la LED pendant quelques secondes, j’ai découpé la timeline en zoomant pour isoler les “caractères” puis j’ai compté les flash. La LED est assez rapide, donc ça nécessite un peu d’ajustement et d’essais. En gros, un . prend ~4 frames (~130 ms), un - prend ~7 frames (~230 ms). La différence est donc assez faible entre les deux. Pour du morse avec une lampe de poche, par exemple, on recommande le triple du temps (de ce que j’ai pu voir, je ne suis pas expert en morse) et on en est loin. Du coup, j’ai décodé manuellement, puis traduit. Le message est « ISU ROCKS », en boucle.

La LED DS1 et des traces pour un connecteur IDE

Au départ, j’ai cherché le rapport avec Iomega, mais je n’ai pas vraiment trouvé. Je suppose, comme on me l’a fait remarquer sur Twitter, que c’est lié à Idaho State University, il y a quelques références à cette phrase sur Google. Peut-être que le lecteur a été conçu par un ingénieur qui a fait ses études dans cette université, par exemple. En tout cas, le PCB n’indique rien de précis ni aucune référence à l’ISU.

Le RAM Disk (presque) persistant des anciens Mac

C’est en lisant un bouquin de David Pogue que je suis tombé sur un truc un peu étonnant : sur pas mal de Mac, les RAM Disk survivent à un redémarrage.

Je vous mets le texte, d’abord.

The biggest not-to-worry argument of all: On all Macs manufactured after 1992, the contents of a RAM disk don’t disappear when you restart the Mac. They vanish if you turn the Mac off, but not when you restart. So, even if you have a system crash, you can just hit the reset switch on your Mac’s case (…), and your Mac will restart with the RAM disk intact.

Mon premier essai a donc été avec un Mac d’avant 1992, un Macintosh IIsi. Et pas de chance : ce modèle de Mac ne supporte pas le RAM Disk du System 7.1. La capture dans ma présentation le montrait bien, d’ailleurs. C’est probablement à cause de la gestion de la mémoire un peu particulière de ce modèle. Il possède 1 Mo de RAM sur la carte mère et cette mémoire sert notamment pour la mémoire vidéo, en plus d’être de la RAM classique.

Pas de RAM Disk

Deuxièmement, un Performa 450 (LC III). Sur ce modèle, ça fonctionne. Une fois le RAM Disk créé, j’ai copié des données sur le RAM Disk et elles restent accessibles dans la plupart des cas. Vous pouvez redémarrer manuellement (en utilisant les menus) ou forcer un redémarrage après un plantage de System 7 (control + command + power) et le contenu du RAM Disk reste disponible. Pratique. Et sur ce modèle qui ne supporte pas l’allumage au clavier, vous pouvez même choisir Eteindre dans les menus, et tant que le Mac n’a pas été réellement éteint, un redémarrage garde le RAM Disk intact. En réalité, le System 7.1 du Mac en question triche un peu : quand on éteint le Mac avec le menu, il sauve le contenu du RAM Disk dans un fichier Persistent RAM Disk, c’est très visible avec la copie à ce moment là. Et donc si vous faites un arrêt propre, le contenu du RAM Disk sera récupéré au démarrage. Par contre, si vous coupez le courant, il est évidemment perdu. A ma connaissance, le seul Mac qui garde le contenu du RAM Disk en mémoire même si le Mac est « éteint », c’est le PowerBook 100.

L’option


On copie les données


Un message d’arrêt très Windows 95

Troisièmement, un PowerBook 180, sorti en 1992. Je n’ai pas de Mac plus vieux pour tester, et la limite indiquée est 1992 sans détails… Comme les autres, il garde les données après un redémarrage manuel et après un reset (avec le bouton à l’arrière). Il faut vraiment une coupure franche pour perdre des données.

Dans les deux cas, il y a tout de même un truc à prendre en compte : un reset de la PRAM va effacer le RAM Disk… en théorie. Plus exactement, par défaut, le RAM Disk sera désactivé par la manipulation, vu qu’elle remet certains paramètres à zéro et que l’activation du RAM Disk en fait partie. Mais si vous le réactivez avec la même taille et que le fichier de sauvegarde est de la partie, les données ne seront pas perdues.

Et enfin, un Power Mac G3. Pourquoi le G3 ? Parce qu’une note d’Apple trouvée dans mes archives indique que ce Power Mac, spécifiquement, ne garde pas le contenu du RAM Disk en mémoire. La raison est technique : le contrôleur mémoire de ce modèle gère la SDRAM (fournie par Apple) et l’EDO (qui n’est pas supportée officiellement) et au redémarrage, le contrôleur tente de vérifier le type de mémoire. Et ce temps de vérification excède le temps de rafraîchissement de la SDRAM… qui perd ses données. En réalité, il y a même un message si vous tentez d’éteindre l’ordinateur (ou redémarrer) sur ce modèle. Et dans les options de RAM Disk, il y a une option qui permet de sauvegarder le contenu du RAM Disk à l’extinction de façon explicite.

Le message


L’option qui sauve le contenu du RAM Disk est explicite ici

Dans tous les cas, la gestion des RAM Disk est donc plutôt bien intégrée dans les Mac. Il n’est pas impossible de perdre des données – une coupure de courant, ça peut arriver – mais si l’OS plante (et franchement, ça arrive, quoi qu’on puisse penser de la stabilité des System et autres Mac OS), le contenu ne devrait pas être perdu si vous effectuez un reset. Enfin, sauf sur les très vieux Mac ou sur les Power Mac G3 Beige…

Un accessoire oublié : l’adaptateur Lightning vers Micro USB

Au lancement du Lightning, il y a 10 ans, Apple avait un adaptateur disparu depuis des étals : le Lightning vers Micro USB.

Cet adaptateur faisait suite au « Dock » (30 broches) vers Micro USB, et proposait une prise Lightning mâle d’un côté (réversible) et une prise Micro USB femelle de l’autre. Sur le papier, c’est pratique : il permet d’utiliser un chargeur doté d’une prise Micro USB. Mais en pratique, il faut avoir l’adaptateur (qui va se promener avec ?). Et de toute façon, la grande majorité des chargeurs USB utilise un câble USB amovible, qui peut donc être remplacé par un câble Lightning. Et en dehors du fait que c’est un usage anecdotique, l’adaptateur en question – minuscule – valait le prix d’un câble Lightning standard : 25 €.

C’est tout petit


Genre vraiment

Sinon, j’ai évidemment vérifié si l’adaptateur était compatible USB On-The-Go, mais ce n’est pas le cas : vous ne pouvez pas brancher des accessoires USB sur la prise (clés USB, accessoires, etc.).

En clair, c’est oublié et pour de bonnes raisons : ça a vraiment peu d’intérêt. Il faut tout de même noter qu’Apple n’a jamais proposé un adaptateur qui aurait pu être pratique (enfin, un peu plus) chez Apple : un Lightning mâle vers USB-C femelle.

L’adaptateur ADB mystère

Lors d’un achat, j’ai reçu un périphérique bizarre : un adaptateur ADB avec une sortie en mini DIN (7 broches). Et je ne sais pas ce qu’il fait. Du coup, je cherche de l’aide.

On a donc une prise ADB mâle, une prise ADB femelle et une prise mini DIN avec 7 broches. Ce n’est pas de l’ADB, du PS/2 (6 broches) ou du série Apple (8 broches). Sur le PCB, il est juste écrit p10 OSE wedge interface. En cherchant, c’est peut-être pour un lecteur de code-barres, mais sans certitudes (et je n’ai pas trouvé d’appateil avec la prise). Si vous avez une idée, ça m’intéresse.

L’adaptateur


De l’ADB


Du mini DIN 7



Il y a visiblement une conversion

Un prototype de Motorola StarMax, un clone de Mac

Vu sur un forum, un StarMax de préproduction (plutôt qu’un prototype). L’auteur du post explique qu’il a été fourni par une personne qui a expliqué que c’était un prototype.

Physiquement, c’est quand même (très) proche d’un StarMax commercial. On peut noter que la face avant indique StarMax 4000/160 (c’est-à-dire un CPU PowerPC 604 à 160 MHz) et que le CPU est un modèle à 200 MHz. A l’arrière, il manque quelques étiquettes (FCC, etc.) et on voit aussi que la sortie vidéo est en DE-15 et pas en DA-15, mais que le boîtier a été découpé pour la prise “Apple”. La photo de l’intérieur ne montre rien de spécial : pas de ROM amovible, de lecteur de disquettes 34 broches, etc.






Le clic droit de la manette de Pippin

La manette de la Pippin (en version ADB ou P-ADB) a une particulairté : elle dispose d’un clic droit. C’est un cas plutôt rare dans les périphériques ADB.

En ADB, le protocole utilisé par Apple, la norme est de proposer un seul bouton (le principal). Mais il est possible d’utiliser un second bouton avec le protocole standard. C’est assez rare en pratique : dans toutes mes souris ADB avec plus d’un bouton, la seule qui le fait est la souris NeXT. Chez Apple, on le trouve parfois aussi dans les PowerBook : quelques modèles ont deux boutons autour du trackball qui sont techniquement indépendants. Sous Mac OS, le second bouton ne sert pas : l’OS ne réagit pas à sa pression. Mais avec un adaptateur USB, comme un iMate, le second bouton (si c’est vraiment un second bouton) fonctionne comme un clic droit.

Et c’est le cas avec la manette de Pippin. J’ai testé avec les deux modèles de manettes (ADB et P-ADB) et avec un iMate, le bouton de droite fonctionne comme un clic droit.

Si vous avez un adaptateur tmk_keyboard, c’est un peu différent. Jusqu’à maintenant, le comportement était le même qu’avec l’iMate : si une souris ADB envoyait le signal du second bouton, l’adaptateur envoyait un clic droit. Mais les derniers firmware changent ça (en partie à cause de moi) : pas mal de souris ADB avec un seul bouton envoient par erreur le second bouton, ce qui bloque l’usage avec un ordinateur moderne. J’ai deux trackball qui envoient le clic gauche et le droit en même temps, et une souris qui envoie le clic droit… au branchement. Ce sont des bugs, mais des bugs qui n’ont pas d’impact sous Mac OS… Dans tous les cas, le firmware désactive le clic droit en question, et ne gère que le protocole étendu pour les souris… et donc la manette de Pippin.

Après, il faut bien l’avouer, même si la manette de Pippin peut remplacer une souris avec son trackball et ses deux boutons, ce n’est pas le périphérique de pointage le plus efficace du monde…

Vérifier qu’un émetteur à ultrasons fonctionne… avec un Mac

3615 My Life (oui, je suis vieux) (même si je n’ai jamais utilisé de Minitel) : quand je suis allé chez mes parents, on m’a posé une question : est-ce que l’émetteur à ultrasons qui doit faire partir les souris fonctionne ? Pas dans le sens « fait fuir les souris », mais dans le sens « émet vraiment des ultrasons ». Et il y a un moyen simple de le vérifier… avec un Mac.

Vous le savez probablement, les humains n’entendent pas les ultrasons. Mais le microphone de votre Mac, lui, si. Enfin, sur certains Mac en tout cas : il faut que la fréquence d’échantillonnage puisse atteindre 96 kHz. C’est le cas par exemple sur mon MacBook Pro (2017) ou sur un microphone comme le Wave:3. Ce n’est pas nécessairement le cas sur tous les Mac, ni tous les accessoires (mon moniteur LED Cinema Display se limite à 48 kHz, comme ma webcam). Pourquoi 96 kHz ? Parce que les ultrasons sont au-dessus de 16 kHz et souvent nettement au-delà de 20 kHz, qui est la limite admise pour l’oreille humaine (même si en réalité, les adultes entendent rarement à plus de 15 ou 16 kHz). Le théorème de Nyquist–Shannon dit (en résumé) que la fréquence d’échantillonnage doit être le double de la fréquence maximale, donc avec 96 kHz, on peut monter à 48 kHz.

La méthode est simple : allez dans Configuration audio et MIDI et réglez le format d’entrée du micro (micro intégré dans ce cas) sur 96 kHz (par défaut, c’est probablement sur 44 ou 48 kHz). Ensuite, lancez Audacity, et faites un enregistrement à partir du micro. Attention, il faut bien choisir 96 000 Hz en bas à gauche de la fenêtre (par défaut, c’est en 44 100). Enregistrez quelques secondes avec l’émetteur à proximité du Mac (et si possible en silence), puis sélectionnez l’enregistrement et allez dans le menu Analyse. Là, vous verrez Tracer le spectre. Avec un émetteur qui marche, vous devriez voir un pic très net au-delà de 20 kHz si ça fonctionne.

Le menu


Les possibilités


Il faut bien mettre 96 000 en bas à gauche


On voit très bien le pic


Idem

Pour la petite histoire, celui de mes parents fonctionne, mais je n’avais pas fait de capture. J’ai donc acheté un émetteur sur Amazon (le moins cher) et il ne fonctionne tout simplement pas. Le micro ne capte absolument rien. C’est un peu le risque avec les produits en chinoisium qui émettent des choses inaudibles : ça peut ne rien faire… et c’est un peu difficile de le prouver. J’ai donc acheté un modèle un peu plus cher qui – lui- fonctionne parfaitement (c’est celui sur les captures). Il émet en fait cinq secondes d’ultrasons (et il arrose le spectre) puis s’arrête cinq secondes avant de recommencer. Attention, si vous enregistrez en 441, kHz, vous ne verrez absolument rien…

Il ne fonctionne pas (6 €)


Rien.


Il fonctionne


Vous ne verrez rien en 44 kHz


A 96 kHz, on voit bien qu’il y a un bruit de fond régulier.

La gestion du PS/2 sur un clone de Macintosh

J’avais déjà parlé de cette particularité il y a quelques années, certains clones de Macintosh intégraient des connecteurs PS/2, pour des accessoires de PC. Et la mise en oeuvre est un peu particulière.

J’ai récupéré un Starmax 3000 de chez Motorola, qui est un clone basé sur une carte mère Tanzania (la même que le Power Mac 4400) avec du PS/2. Je parlerais plus du StarMax plus tard, il y a des choses à dire.

Premier truc à savoir, à ma connaissance les fabricants de clones n’ont pas tous proposé du PS/2 et – surtout – aucun n’a fourni de souris ou de clavier PS/2 avec ses ordinateurs. De ce que j’ai pu voir, ils livraient tous des claviers et des souris ADB, essentiellement avec des accessoires Macally en OEM. Je ne suis pas totalement certain qu’il s’agit du clavier d’origine, mais j’ai par exemple un Macally MK-105X avec ma machine. C’est un clavier assez proche de l’Extended Keyboard, reconnaissable à sa touche Power qui ne dépasse pas du chassis.

La carte mère Tanzania


PS/2 et VGA


Shot with DXO ONE Camera

Le clavier

J’ai branché un clavier PS/2 IBM, un modèle assez classique (KB-9910) et le fonctionnement n’est pas parfait, mais ça reste utilisable. Premièrement, il y a une sorte de latence aléatoire. Après un certain nombre de caractères, il y a une latence visible lors de la frappe, très visible dans la vidéo plus bas. Elle est aussi présente avec le clavier ADB (quand ils sont branchés en même temps) mais pas à la même vitesse.

Deuxièmement, la correspondance. Le layout PC classique n’est pas le même que sur les Mac. Dans les problèmes, on a donc : la touche ² qui fait un et la touche qui ne fait rien, quelques soucis de correspondances liés au layout, des LED qui ne s'allument pas (c'est contrôlé par le PC lui-même, de mémoire), et des touches de contrôle dans le désordre. Plus exactement de gauche à droite : Ctrl fait bien un control, la touche Windows est l'équivalent du command, la touche Alt est l'équivalent d'option (alt). Sur la partie de gauche, on a donc option et command qui sont inversées. Ensuite, Alt Gr est l'équivalent d'option (encore), la seconde touche Windows ne fonctionne pas, la touche de Menu fait un truc bizarre (aucune idée de quoi) et la seconde touche Ctrl est un control.

Le clavier ADB et sa touche qui ne dépasse pas


Un Macally OEM


Les touches "Windows"

Je n'ai pas testé avec d'autres claviers PS/2... parce que je n'ai pas d'autres claviers PS/2. Ma collection est grande, mais j'ai essentiellement de l'ADB et de l'USB. Dans les faits, ça fonctionne, mais sans layout adapté, ce n'est pas très pratique.

La souris

Celle d'origine est un modèle ADB assez basique, courant dans les clones. Et passons au PS/2. Première chose, ma souris PS/2 optique est (vraiment) trop rapide pour le Mac. Avec un modèle Microsoft plus classique, ça fonctionne, mais le mouvement est... bizarre. Pas totalement saccadé, mais pas non plus aussi fluide que la souris ADB. Cette page indique que l'implémentation PS/2 d'Apple travaille avec une résolution de 1,5 pixel, donc que le mouvement le plus petit va déplacer le curseur de 1 ou 2 pixels, en fonction des cas. Je n'ai pas trouvé de moyen vraiment efficace de le vérifier, mais en sélectionnant lentement une zone avec Photoshop, l'enregistrement de l'écran tend à montrer que c'est le cas. C'est très empirique, dans le sens ou je dois bouger la souris (très) lentement et que ça dépend un peu de la vitesse de rafraîchissement de l'écran et de ma carte d'acquisition. Mais en pratique, de fait, la souris semble un peu moins fluide.

La souris d'origine


La forme est particulière et reconaissable

Enfin, il faut noter que pour Mac OS, le clavier et la souris sont en ADB. Techniquement, la puce de la carte mère (le contrôleur Cuda Lite) doit probablement faire la conversion en amont pour l'Open Firmware (et donc Mac OS). Et enfin, on a bien accès au clic droit... plus ou moins. Disons que le clic est envoyé à l'OS en tant que clic droit (en ADB), et TheMouse2B permet de le lier à un control + clic.

Pour conclure, le PS/2 fonctionne, mais ce n'est pas parfait et (surtout) personne n'en profite vraiment. Parce que franchement, à part pour ceux qui ont perdu le clavier Apple, il n'y a aucune raison de ne pas utiliser de l'ADB.

Easter Egg : Clarus le Dogcow est dans les émojis

Vu sur Twitter, un petit easter egg amusant : Clarus le Dogcow est dans les émojis.

Cette vieille page explique que Clarus est encore très courant chez Apple, même s’il date du siècle dernier. Et si vous tapez Clarus ou Moof (son cri) dans la recherche d’émojis d’iOS ou macOS, vous aurez une proposition… logique : la vache et le chien.

Clarus


Moof

Lire un GD-ROM Dreamcast avec un lecteur DVD Pioneer, légende urbaine ou pas ?

Dans les années 2000, il y avait pas mal de légendes urbaines sur le Net, parfois avec un fond de vérité. Et il y en a une que j’ai eu envie de vérifier, il y a un moment. Elle expliquait qu’un lecteur de DVD Pioneer précis permettait de lire les disques GD-ROM de Dreamcast.

Un GD-ROM, qu’est-ce que c’est ? Un disque optique assez proche d’un CD-ROM, mais avec une densité un peu plus élevée pour les données, ce qui permet d’atteindre 1 Go selon la page Wikipedia. Les disques contiennent généralement une piste CD-ROM, une piste audio et ensuite les données destinées à la console. Et la page Wikipedia parle de cette légende urbaine (sans sources).

With modified firmware on a few optical drive models that looks for a second TOC in the high-density region it is possible to read data from the high-density region.

Si vous cherchez un peu sur de vieux forums, sur de vieux sites, vous verrez souvent cette légende urbaine, avec deux lecteurs précis : le Pioneer DVD-303S et le Yamaha CDR-400T. Le premier est un lecteur de DVD slot-in SCSI, le second un graveur (SCSI aussi).

Vous trouverez par exemple les fichiers ici, avec cette image en “preuve”.

La “preuve”

Ce vieux site en parle aussi (je n’ai pas trouvé l’image), tout comme ce sujet de forum, ou ce site. Ou ce long sujet, avec une personne qui n’y arrive pas. Qui plus est, dans ce guide qui donne une méthode parfois utilisée, l’auteur explique bien que le firmware Yamaha ne fonctionne pas (il brique le lecteur) et que le firmware Pioneer n’est probablement pas une version modifiée. Bon, vous avez dû vous en rendre compte, mon postulat de départ, c’est que c’est du bullshit, mais j’étais quand même intrigué…

Le lecteur optique


Du coup, quand j’ai trouvé un jour un Pioneer DVD-303S, je me devais d’essayer. J’ai acheté deux disques Dreamcast pas cher (ChuChu Rocket! et Sydney 2000) et j’ai tenté. J’ai donc monté le lecteur sur une vieille machine sous Windows 98, et j’ai d’abord tenté avec le firmware d’origine (1.09). Le bilan ? Ben pas grand chose : une piste de données, une piste audio et c’est tout.

Ensuite, j’ai flashé le lecteur. Ce n’est pas forcément évident, il faut démarrer sous DOS avec les bons fichiers, mais j’ai réussi. Pour résumer rapidement, j’ai installé FreeDOS sur une carte Compact Flash (comme là), ajouté les pilotes SCSI (comme là) et les fichiers fournis. Après un essai foiré à cause d’une faute de frappe (oui, ça arrive), j’ai flashé le firmware fourni. Petit truc étonnant, mais prévu, il indique une erreur de checksum, ce qui n’empêche pas le flash (prévu parce que ce site en parlait). Du coup, le lecteur était donc en firmware 1.1 et… ça na rien changé.

Rien

Bon, on est donc clairement bien devant une légende urbaine, avec d’ailleurs une “preuve” (l’image fournie) qui n’en est donc pas une : elle indique un firmware 2.0 alors que celui fourni est le 1.1. D’ailleurs, le nom du lecteur n’est pas exactement le même et rien n’indique réellement sur la capture qu’il s’agit d’un disque Dreamcast.

Du coup, j’ai quand même récupéré le firmware officiel en version 2.0 juste pour être certain, et après un flash, même chose : les deux disques se limitent à la piste de données et à la piste audio.

Toujours rien

La conclusion ? Une légende urbaine. Mais l’absence de preuves à l’époque, et les messages qui se limitaient à « Si, sa marche, mon beau-frère a vu un ami le faire » ne laissaient pas tellement de doutes (mais au moins, j’ai vérifié).

Un prototype d’Apple Watch Series 2

Vu sur Twitter, un prototype d’Apple Watch assez ancien.

La date de fabrication est 8 mois avant le lancement, le nom de la montre n’est pas gravé, et le connecteur de diagnostic n’a que 4 broches (contre 5 sur les Series 2 du commerce).

Pas de “Series 2”




Quatre broches

Un antivol Lightning sur eBay

Sur eBay, on trouve de tout, comme un antivol Lightning.

Il est forcément assez proche de celui que j’ai à la maison, qui utilise un connecteur dock 30 broches. Il y a pas mal de prises : deux RJ qui gèrent probablement l’alarme, deux USB (un noté iPhone, pour la charge), une prise Lightning et une sorte de bouton métallique, collé sur l’iPhone. Comme d’ahbitude, on ne va pas détailler le fonctionnement pour des raisons évidentes…







Mac ou Pippin ? Music Island 2 (Casse-Noisette)

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Music Island 2 (Casse-Noisette).

Comme pour la version Pippin, j’avais testé les variantes Mac de Music Island 1 (Pierre et le loup) et Music Island 4 (Le carnaval des animaux).

La pochette

Sur Mac, le jeu est (presque) identique à la version Pippin. Il est totalement en japonais (avec juste une partie en anglais, mais c’est explicite) et c’est utilisable sur un OS en anglais (bonne nouvelle). Il a quand même un défaut : l’image est franchement petite, en 512 x 384 (et pas en 640 x 480). C’est lié à la gestion de l’overscan (le fait que les téléviseurs coupent une partie de l’image) mais du coup, sur un Mac, c’est petit. Avec un écran cathodique, vous aurez une image pas très fine, mais avec un écran LCD, vous aurez probablement une toute petite image dans un grand cadre noir. La seule différence visible vient de la gestion du MIDI, bien présente : on a un menu pour configurer le MIDI directement sur le Mac. Enfin, il nécessite officiellement un Mac à base de PowerPC.

On a une image toute petite


Le menu


La gestion du MIDI


Un petit bouton setup en bas à droite


Le menu


Cette partie est en anglais


On a le texte anglais et la possibilité d’afficher le texte japonais


Les crédits

La luminosité minimale du Macintosh Classic

Si vous avez déjà vu un Macintosh Classic, vous avez peut-être remarqué un truc : ce Macintosh monobloc n’a pas de contrôle de la luminosité avec une molette, comme les autres Mac. Et le contrôle de la luminosité au niveau de l’OS amène un truc bizarre : on ne peut pas garder une luminosité faible.

J’ai fait les captures dans un émulateur (Mini vMac) compilé pour le Macintosh Classic, et directement dans l’OS en ROM, mais le comportement est a priori le même sur un vrai Mac. Mais on a pu le vérifier sur les forums de MacG.

Par défaut, donc, on a un contrôle de la luminosité dans l’OS, avec une échelle crantée et huit valeurs possibles (de 1 à 9). La valeur par défaut est aux alentours de 4,5 (au milieu, donc), et si vous mettez une valeur supérieure et que vous redémarrez… la valeur va rester. Logique. Mais si vous choisissez une valeur inférieure à 4, le Macintosh Classic va automatiquement forcer un retour à la valeur par défaut. Le livre dans lequel j’ai vu cette astuce (Macintosh Secrets de David Pogue) indique que la raison officielle est d’éviter que les utilisateurs oublient ce réglage et pensent que l’écran du Mac a un problème.

Le texte

La valeur par défaut


Si vous montez, la valeur est gardée


Si vous descendez, la valeur n’est pas gardée

Une carte 3D dans la Pippin, avec Super Marathon

Dans les trucs que je reçois du Japon, il y a parfois des choses un peu rares. Et dans un de mes colis, j’ai reçu un adaptateur PCI pour la Pippin de Bandai. Forcément, j’ai essayé quelques trucs, dont la carte 3D d’Apple, la QuickDraw 3D Accelerator. Et à mon grand étonnement, ça fonctionne !

Pour rappel, la carte accélère l’API d’Apple, QuickDraw 3D, et il s’agit d’une carte 3D dans l’acception antique du terme, c’est-à-dire qu’elle ne gère que la 3D. Comme une 3dfx Voodoo ou une PowerVR de la première génération, elle a besoin d’une carte 2D, ici ce que génère la console. Pour tester, j’ai pris un des rares jeux qui affiche de la 3D, Super Marathon. Et dans Marathon 2, qui fait partie de la compilation, j’ai trouvé un menu « QuickDraw 3D ». Et comme le montre la vidéo, ça fonctionne : on a une image lissée, plus nette, etc. Dans ce cas, comme avec Havoc, la carte 3D d’Apple fait donc des merveilles.

La carte et l’adaptateur


Sous la Pippin (pas très pratique)


Le menu

Franchement, c’est vraiment très bien pour l’époque, et ça ressemble presque à une blague tellement le gain est impressionnant. Mais franchement, pourquoi faire une blague aujourd’hui ?

Un second bouton sur une souris Apple en ADB

Vous l’avez compris, cette semaine, j’ai ressorti mes souris ADB. Et un vieux brouillon, sur un truc un peu bizarre (mais qui a une certaine logique) : même chez Apple, certaines souris géraient deux boutons.

C’est dans un vieil article que je suis tombé sur l’idée : une personne avait ajouté un second bouton sur une souris Apple, une Apple Desktop Bus Mouse. Il montrait qu’en reliant deux broches du contrôleur, on avait bien un clic droit. Ça peut sembler bizarre, mais il y a une bonne raison : le contrôleur de la souris en question est un Logitech 42C60P5625 qui est aussi utilisé… dans les PowerBook. La gestion du second bouton est donc liée à un truc : la présence de deux boutons sur le trackball des PowerBook de la série 100 (vous trouverez pleins de photos ici). Parce qu’à l’époque, si Mac OS (ou System 6 ou 7, en fonction des cas) ne différenciait pas les deux boutons, ils étaient différents en interne. Et pourquoi utiliser ce contrôleur dans la souris ? Pour une raison assez proche : la souris Apple qui intègre ce contrôleur est une souris « basse consommation », liée aux PowerBook, justement.

Cette image vient d’un PowerBook 165, on a la bonne puce.

J’explique ça, parce que j’ai essayé. J’ai ouvert deux Apple Desktop Bus Mouse (deux variantes basse consommation, d’ailleurs, des G5341) et une des deux contient bien la bonne puce (ou presque, une 42C60P5624). Et de fait, quand on relie les broches 10 et 15, on a bien un clic droit (plus ou moins). La seconde souris a un PCB beaucoup plus simple, et je n’ai pas essayé toutes les broches pour vérifier si ça fonctionne.

Pas très propre, mais fonctionnel


Les deux broches à relier


On voit bien la puce Logitech au milieu

Et pourquoi « plus ou moins » ? Parce que comme dit plus haut, l’OS d’Apple (que ce soit System ou Mac OS, c’est juste une question de terminologie) ne prend pas vraiment en charge le second bouton. Avec l’OS d’époque, le bouton 1 (gauche) ou 2 (droite) donne le même résultat : un clic. En fait, ça fonctionne comme un véritable clic droit avec un OS moderne et un adaptateur ADB vers USB, comme le tmk_keyboard ou un vieil iMate. Dans ce cas-là, il est possible d’avoir un clic droit utilisable en bidouillant un peu.

Le second bouton est reconnu

Pour être honnête, je n’avais pas envie de vraiment bidouiller ma souris en faisant des trous dans la coque, donc j’ai juste testé en mettant un bouton en externe. Il est évidemment possible d’ajouter un bouton latéral sans trop de boulot (mais en découpant la coque) ou même de mettre un vrai clic droit en modifiant un peu plus la souris comme dans l’article lié plus haut.

Sinon, il y a ce modèle.

Un prototype de breakout Lightning

Vu sur ebay, un truc un peu étonnant : une carte breakout pour connecteur Lightning, qui date visiblement de 2010.

Pour information, les cartes « breakout » exposent les différentes broches d’un connecteur pour tester les branchements, par exemple. Selon le vendeur, elle date de 2010 (dixit le numéro de série), c’est-à-dire très nettement avant le lancement du connecteur. Le Lightning est en effet apparu avec l’iPhone 5 en 2012. On peut noter que le numéro de produit est bien dans la veine des produits d’Apple (920-2288-01).





Un « prototype » de Macintosh II en tour

Vu sur eBay, un prototype de Macintosh II en format tour, alors que la machine n’est sortie qu’en version desktop classique (sous l’écran).

Le vendeur en demande 10 000 $ (😅) et a visiblement décidé de prendre les photos avec un appareil photo de l’époque : c’est flou, bruité, mal cadré.







Comme certains l’ont noté sur les forums de 68KMLA, c’est un prototype de « Columbo ». Cette machine présentée dans le livre Apple Design devait être une tour haut de gamme, qui allait accueillir deux processeurs 68030, vers 1988. La tour présentée ici est notée Macintosh II (M5000).

On reconnaît bien la tour


Le texte sur Columbo


Keymitt Push, le presseur de boutons que je n’aurais pas dû précommander

En janvier 2020, je postais un tweet sur un appareil qui semblait pas mal : un appareil capable de presser un bouton, compatible HomeKit. Il était en précommande pour 50 € et j’ai fait l’erreur, à l’époque, de l’acheter.

Je suis bien aller vérifier, HomeKitNews ou iGen avaient aussi indiqué une compatibilité HomeKit. J’en parle, parce que rétrospectivement c’est un peu compliqué : la compatibilité HomeKit n’est pas annoncée sur le site.

J’ai payé le produit en janvier 2020 pour une arrivée (prévue…) en… janvier 2020 (😅), 66 € (49 € H.T., 9 € de frais de port, le reste en TVA). Au fil du temps, j’ai reçu des mails liés au KickStarter de la boîte, sur une serrure connectée que je n’avais pas commandé, mais le Push n’arrivait pas. Il a fallu attendre octobre 2021 (oui, c’est long) pour avoir des nouvelles. D’ailleurs, les commentaires sur la page KickStarter sont… instructifs, on va dire.

Le cercle bleu est un bouton capacitif beaucoup trop sensible


Le bouton s’active en faisant trop de bruit

Pour revenir au Push, donc, en octobre 2021 j’ai reçu mon produit et aussi des messages pour m’inciter à acheter le hub Wi-Fi. Et je me suis rendu compte que le Push était vendu ~45 € (~48 € actuellement) avec les frais de ports et les taxes. En gros, je me suis fait enfler de presque 20 € en précommandant, vu que le prix actuel sans les taxes est de 40 € et que le port est gratuit (j’en ai parlé sur Twitter).

Pas HomeKit, juste Siri Shortcut…

Si le Push était un produit correct, j’aurais (presque) pu passer sur le prix, mais même pas. La finition est moyenne (ils ont mis un bouton capacitif pour l’activation…), c’est super bruyant, il n’y a pas de câble USB dans la boîte (ça se charge en micro USB), etc. L’application est vraiment basique et il faut passer par le « Keymitt Cloud » pour ajouter le bouton, ce qui n’a pas tellement de sens. Et bien évidemment, il n’y a pas de HomeKit. Et même le hub Wi-Fi (vendu le même prix que le bouton) n’affiche pas une compatibilité HomeKit : uniquement “Siri”, donc probablement à travers des raccourcis liés à l’app’ (ce que semble indiquer la page d’accueil, même si c’est peut-être uniquement pour la serrure). Alors oui, je peux activer le bouton depuis l’app’ et ça fonctionne. Mais un SwitchBot vaut la moitié du prix et il y a un semblant de compatibilité (via les raccourcis et Siri). Et le pire, c’est que l’idée est bonne pour certains usages (qu’ils mettent en avant, d’ailleurs), comme activer un interphone à distance.

Deux ans après, il y a des trucs en “coming soon”


L’interface, super complète et compliquée (non)

Du coup, je me suis fait avoir comme un idiot, j’ai perdu 66 € et le truc va aller dans un tiroir (et probablement à la benne la prochaine fois que je décide de trier mon bureau). Et maintenant, j’évite de précommander si ça vient d’une boîte que je ne connais pas.

Le microphone externe de la PSP

Un jour, à la rédac’ de Canard PC, je suis tombé sur un truc : un microphone pour la PSP. Une sorte de relique d’un temps ancien (ça date de 2005, tout de même) pour la console portable de Sony. Et je me suis posé une question : à quoi servait-il ?

La réponse peut semble évidente : à capter des sons. De fait, le microphone en question était lié à un programme un peu bizarre, Talkman. Ce n’est pas vraiment un jeu, plutôt une sorte de truc interactif bizarre qui doit vous aider en voyage dans un pays étranger. Celui que j’ai est une version “presse”, donc je ne suis même pas totalement certain que le titre est le même que celui dans les étals, mais ça n’a pas tellement d’intérêt : le « héros » est un oiseau bleu anthropomorphe énervant (Max), et le programme est pratique parce qu’il permet de lire des phrases basiques qui peuvent servir dans une autre langue. La reconnaissance vocale sur la PSP est complètement nulle, et vous imaginez bien qu’une traduction en temps réel sur une console qui a 15 ans (et sans connexion dans ce cas précis) ne fonctionne pas réellement.

Le micro sur la PSP


Plusieurs langues


L’horrible oiseau




Le microphone, donc, ressemble à la caméra : un cylindre qui va se visser sur le haut de la console et se connecter avec une prise mini USB mâle. Je n’ai pas vraiment d’adaptateur pour connecter ça sur un ordinateur standard, mais si un jour j’arrive à trouver le câble adapté, je tenterais. Dans Talkman, c’est parfaitement fonctionnel, forcément.

Face à la caméra


Le micro est à droite

D’autres microphone ?

Je pourrais m’arrêter et dire que j’ai montré un accessoire bizarre et un peu inutile. Mais je me suis posé deux autres questions. La première, c’est « Est-ce qu’il existe d’autres micros pour la console ? ». La réponse est oui. Premièrement, et c’est finalement assez logique, la caméra de la console fonctionne. J’ai la PSP-300 (la première, avec un capteur de 1,3 mégapixel), mais la seconde (PSP-450, avec un capteur de 0,3 mégapixel) doit aussi être utilisable. Deuxièmement, si vous avez une console avec un micro intégré, forcément, ça va marcher. C’est le cas de la troisième version de la console (PSP-3000, 2008), de la quatrième (PSP Go, 2009) mais pas de la quatrième (PSP Street, 2011). Mais il y a une autre voie : le connecteur audio de la console. En effet, la télécommande fournie avec les premières consoles (PSP-120) passe par un connecteur spécifique qui possède une entrée audio. Et donc en branchant des écouteurs avec une prise jack 4 points, ça fonctionne. Enfin, plus ou moins : avec des écouteurs d’iPhone (des EarPods), le son est un peu brouillon, mais ça marche. En résumé, il y a pas mal de possibilités.

Cette télécommande gère le micro


Sans micro


Avec micro

D’autres jeux ?

La seconde question est évidente : « Est-ce que d’autres programmes utilisent le microphone ? ». Et oui, il y en a. Comme Skype, Resistance Retribution, Beaterator, Socom, Star Wars: Clone Wars, Tron: Evolution, etc. (il y a une liste là). Ce n’est pas forcément la fonction la plus courante, donc, mais on peut quand même trouver pas mal de jeux compatibles. Il y avait même une sorte de logo sur les boîtes, « PSP Headset Compatible ». De ce que j’ai vu, c’était essentiellement pour le jeu en ligne (forcément).

Le logo (au milieu)

L’adaptateur PS/2 « BusStation » de Belkin

Je ne l’avais pas encore reçu quand j’ai rédigé (en avance) le sujet sur le BusStation de Belkin récemment, donc voici un petit essai d’un module de plus : le F5U119. Il s’agit d’un adaptateur USB vers PS/2.

Le module a le même format que les autres (logique) et est alimenté pas le bus. Il ne propose qu’une entrée USB (B) et deux prises Mini DIN 6. L’adaptateur fonctionne comme celui que j’ai dans un Power Mac : il convertit le PS/2 en USB HID, donc il n’y a pas besoin de pilotes. J’ai testé avec une souris et un clavier et il n’y a pas de remarques particulières : ça fonctionne, même la molette de ma souris. En fait, la seule remarque vient des deux prises : alors que sur un PC, elles sont typées (il y a du PS/2 pour clavier et du PS/2 pour souris), sur l’adaptateur USB – et sur les rares PC modernes qui en ont encore – on peut mettre ce qu’on veut. Genre deux souris, deux claviers, ou intervertir sans soucis.

Shot with DXO ONE Camera


La molette fonctionne


Le clavier aussi

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