Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Hier — 16 août 2019SoundLightUp.

Sharpy Plus et K25 s’invitent à la finale du TOP 14

Par admin

L’alternance de K25 et de Sharpy en bord de pelouse animent l’espace et la pelouse

Tous les yeux étaient rivés sur le terrain du Stade de France, même après la finale du TOP 14 de la Ligue Nationale de Rugby. Le duo de rappeurs Bigflo & Oli a proposé aux supporters un concert de clôture unique, sous un éventail de projecteurs Claypaky qui ont illuminé tout l’espace.

Le TOP 14 est une compétition organisée en France depuis 1982 et qui oppose 14 équipes, d’où son nom. Si les champions de rugby ont choisi les Bigflo & Oli pour enchanter leurs fans lors de la finale, c’est probablement en raison de leurs origines communes : la ville de Toulouse.

Le concepteur lumière de ce concert, Damien Dufaitre, a utilisé les nouveaux projecteurs Claypaky Sharpy Plus, et HY B-Eye K25 ainsi que les incontournables Sharpy et fournis par RégieTek pour la performance des deux frères.

Les Sharpy Plus qui ceinturent la scène et le podium

Il a positionné 19 K25 en bordure de pelouse au sol, au fond de l’axe principal. « La puissance du projecteur m’a permis alternativement de napper la pelouse d’aplats de couleurs, et de jouer leurs puissants faisceaux serrés au lointain pour déboucher les axes cam. », explique Damien. « Même à 40 mètres, ils ont fait le job. »

Les Sharpy, positionnés en alternance au même endroit, ont été choisis pour leurs faisceaux « vifs et précis », selon Damien. « Leurs projections sur la pelouse étaient parfaites. Lorsqu’ils étaient joués en effets de mouvement, ils ressortaient également très bien en fond d’axe cam. » En plaçant 32 Sharpy Plus sur le pourtour de la scène, Damien a pu « apporter d’autres axes et faire flotter la scène sur la pelouse. »

apportant à Damien d’autres possibilités de tirs.

Plus d’infos sur le site Dimatec et sur le site Claypaky

Le centre expert Adam Hall remporte un Iconic Award

Par admin

L’Experience Center du groupe Adam Hall Group a reçu du Conseil allemand du design (German Design Council) le prix de l’architecture innovante, les Iconic Awards étant décernés dans cinq catégories : Architecture, Interior, Product, Communication et Concept.
Ce prix récompense à la fois Adam Hall, l’agence de design responsable du projet, Stilbruch United Designers, et le bureau d’études M&P Architekten.

Les ICONIC AWARDS : Innovative Architecture

Depuis 65 ans, le Conseil allemand du design s’engage en faveur d’une approche globale de la conception et promeut le design comme facteur de réussite pour l’industrie et l’économie internationales. Par l’attribution indépendante des Iconic Awards, le Conseil allemand du design met à l’honneur l’interaction de toutes les disciplines, à savoir les projets de construction exceptionnels, le design d’intérieur et de produits innovant et les prestations de communication convaincantes dans le domaine de l’architecture.

Inauguré en 2018 (lire notre reportage ici), Le centre Expert Adam Hall est un lieu de travail et de rencontre moderne qui abrite, entre autres, un showroom entièrement équipé, un grand auditorium pour les spectacles et les démonstrations de produits, l’Adam Hall Academy, ainsi que diverses salles de mesure, des laboratoires de développement, un espace consacré au prototypage 3D et même un restaurant d’entreprise «Come Together».
Sur une période de douze mois seulement, l’Experience Center s’est déjà vu décerner le très renommé Architecture MasterPrize™ (AMP), le German Design Award 2019 et la récompense de l’Art Directors Club (ADC), et enfin l’Iconic Awards.
« Avec l’“Experience Center”, nous souhaitons donner à un maximum de personnes l’opportunité de mettre en œuvre leurs idées créatives dans un environnement moderne à la pointe de la technologie », explique Alexander Pietschmann, directeur d’Adam Hall Group.
« Depuis son ouverture, l’Experience Center est un lieu d’émotions et de grands moments qui met en relation d’un point de vue global les clients professionnels, les partenaires, les associations et nos collaborateurs. Nous sommes très heureux que le jury des Iconic Awards ait distingué ce concept global par un prix ».

Jury et cérémonie de remise des iconic Awards

L’attribution Iconic Awards 2019 : Innovative Architecture est confiée à un jury indépendant composé de huit membres représentant les domaines de l’architecture, de l’architecture d’intérieur, du design et de la communication des marques.

La remise des Iconic Awards2019 se déroulera le 7 octobre 2019 à la Pinakothek der Moderne à Munich lors d’une cérémonie médiatique axée sur la dimension architecturale.


Plus d’informations sur :

 

ETC France développe son équipe technique

Par admin

La filiale ETC France, qui quelques mois après sa création enregistre des résultats prometteurs, poursuit le développement de son équipe en recrutant Alexis Vaneberg au poste d’ingénieur service terrain (Field Service Engineer).

D’origine belge, Alexis justifie d’une belle expérience de la prestation à seulement 30 ans. Sa licence de Régisseur de Spectacle en poche, Alexis a d’abord exercé le métier éclairagiste de concerts, d’événements et de conférences pour le compte de sa propre société.

Il pupitrait pour ses designs et pour d’autre éclairagistes essentiellement sur consoles Hog 3 et Hog 4 High End System, tout en sachant opérer sur d’autres marques de consoles.
En 2012, il devient référent programmeur pour Disneyland Paris qui possède un parc de consoles Hog, tout en continuant les prestations pour le compte de sa société bruxelloise.

C’est l’envie d’intervenir au cœur du produit qui a décidé Alexis à postuler chez ETC France. Sa connaissance des consoles et des projecteurs sera un atout précieux pour assurer la maintenance et des démonstrations en support de l’équipe commerciale.

Plus d’infos sur le site ETC France

 

À partir d’avant-hierSoundLightUp.

Astera: les tubes de l’été, en tournage et en déco

Par admin

Que de tubes chez Astera ! La version 2 m du Titan Tube n’éclipse pas le nouvel Helios, très maniable et polyvalent en 50 cm, avec sa kyrielle d’accessoires astucieux. Un petit apéritube avant votre demi ?

Le stand Astera Led ne désemplissait pas lors du dernier salon Prolight+Sound. La raison essentielle pour cette marque allemande en plein essor est la montée en gamme de ses produits, sensible à partir du lancement de la gamme AX :
vrai travail sur les sources LED et les optiques, (particulièrement vrai avec les optiques françaises Gaggione sur l’AX5, cocorico !), astuces sur les flight-cases avec points de recharge rapide, et développement du software de gestion et transmission bidirectionnelle Astera-App.

Plus récemment, Astera a fait preuve un intérêt marqué pour le secteur du cinéma. Une version très léchée du tube AX1, nommée Titan Tube, a fait son apparition, et on peut dire que ce nouveau marché a fait bondir les Teutons sans fil (ne pas confondre avec les lapins Duracell, cependant).

Sebastian Bueckle présente fièrement le nouvel Hyperion.

Interview d’un Sebastian Bueckle, (directeur des ventes et du marketing Astera Led) radieux, tenant ferme la barre, ou plutôt le nouvel Hyperion, désormais disponible à l’heure où vous lisez ces lignes.

Soundlightup : Alors Sebastian, tu te mets au saut à la perche ou au lancer de javelot?

Sebastian Bueckle : (Rires). Celui-ci est lumineux, sur batterie, et je peux le piloter en DMX sans fil ! Plus sérieusement, c’est le grand frère et dernier arrivé dans la famille.
Nous l’avons conçu pour un client, et finalement il séduit ceux qui veulent faire de grands matriçages ou de grandes lignes en fond de scène sans être obligés de raccorder à touche-touche des Titan Tube de 1 m, même si nous avons maintenant des plaques de couplage AX-WP qui le permettent.
En fait, la vraie nouveauté ici pour le monde du Live, c’est la version courte du Titan Tube. Il s’appelle l’Helios et mesure 50 cm. Son nom est logique vu ce qu’il envoie comme lumière (sourire).

SLU : Donc, on peut dire que la famille est au complet ?

Sebastian Bueckle : C’est le moins qu’on puisse dire, il était important pour nous de compléter le plus vite possible cette gamme de tubes autonomes avec fort IRC (supérieur à 96, et le TLCI * aussi !), grâce au mix des 5 couleurs RGGBA, et la fonction « Boost » qui multiplie le flux par 2,5.

SLU : Mais c’est au détriment bien sûr de l’autonomie !

Sebastian Bueckle : Bien sûr, mais comme la pause déjeuner permet de le recharger, et à cause des nombreuses interruptions hors phase de tournage réel, c’est jouable pour un jour entier de tournage.
En utilisation Live, les demandes en flux sont différentes. Sur une scène où les tubes (les 3 modèles permettent maintenant de faire des motifs et des zigzags à volonté) peuvent être raccordés au secteur, par exemple en fond de scène, on n’est pas limité par la batterie et on peut pousser le flux à volonté.
Cette nouvelle caractéristique est importante, car quand il y a beaucoup de projecteurs en jeu, les tubes tendaient un peu à perdre de leur impact. En éclairage décoratif (balisage à l’entrée, sur des escaliers, etc.), l’autonomie se gère en automatique par le tube lui-même qui ajuste sa luminosité pour tenir la durée choisie dans le menu de l’Astera-App.

Un exemple courant d’utilisation des tubes Astera matriçables à merci pour du décor de fond de scène, avec désormais 3 longueurs utilisables : 0,50 m, 1 m et 2 m.

L’autre point important, c’est le pilotage Pixel par Pixel en DMX. La limitation du nombre d’univers en CRMX/Lumen Radio sur de grosses installations disparaît désormais puisque le DMX arrive multiplexé sur le câble d’alimentation.
Le bloc chargeur/alimentation, qui accueille 10 tubes simultanément, dispose d’une entrée DMX pour cela, et nous avons référencé différentes longueurs de ces câbles moulés en 2,1 mm. Ca évite de les souder…

SLU : Cette forte présence sur le marché cinéma/TV explique la profusion de nouveaux accessoires sur le stand ?

Valises de transport pour 8 Titan Tube ou 8 Helios, complètes avec accastillage, bloc alim/chargeur démontable (avec interface DMX intégrée) pour l’accrocher dans les ponts, et bien d’autres astuces…

Sebastian Bueckle : Bien sûr, nous avons développé des valises pour l’Helios, à côté bien entendu des valises contenant 8 Titan Tube, avec accastillage, etc, tout inclus.
Mais pour les usages « plateaux de tournage », on a désormais une sacoche bien compacte recevant 4 Helios, et surtout on a passé des accords avec différents fournisseurs d’accessoires spécialisés dans l’éclairage ciné/TV pour pouvoir, par exemple, glisser des Titan Tube ou des Helios dans des boîtes à lumière diffusantes type Chimera ou autres.

SLU : Toutes ces caractéristiques ne concernent que la nouvelle génération de tubes, est-ce que le modèle AX1 « basique », en RGBW avec IRC moindre, se justifie encore ?

Sebastian Bueckle : Déjà, il y a quand même une forte différence de prix entre « l’ancêtre » AX1 / PixelTube (environ 30 %, NDLR), et on continue à le vendre pour des utilisations d’éclairage décoratif, où la qualité du blanc lui-même importe peu, ce sont les effets et la facilité de pilotage qui comptent. Mais c’est vrai que des prestataires qui sont à cheval sur plusieurs marchés ont désormais tendance à investir directement dans le Titan Tube.

Une forme un peu protubérante sur un AX5, mais un mode de fixation astucieux et une diffusion très uniforme sur 180°.

SLU : des nouveautés côtés des projecteurs, disons, « cylindriques » (sourires) ?

Sebastian Bueckle : Surtout des améliorations, des accessoires ou versions pour certaines utilisations. Par exemple, pour éclairer l’intérieur de volumes lumineux, on avait déjà développé pour l’AX3 un dôme très diffusant à 120°, eh bien il existe maintenant pour l’AX5.
La forme de bulle est bizarre de prime abord, mais c’est encore plus efficace, on éclaire de façon uniforme à 180°, sachant que le faisceau du AX5 à l’origine est de 13° !


Une belle ligne d’AX3 sur un rail 3 phases standard type « Erco », un rêve d’installateur !

Toujours dans l’idée d’ouvrir sur de nouveaux marchés, on a sorti le petit AX3 monté sur connecteur pour rail 3 allumages, très utilisé en muséographie, en boutiques, etc. L’alimentation est intégrée, mais bien sûr le pilotage doit se faire sans fil.

Plus d’information sur :


* Allons plus loin que l’IRC : L’indice TLCI cité ci-dessus par Sebastian Bückle est en quelque sorte une extension de l’IRC, en tout cas un complément très utile pour qualifier la qualité de rendu des couleurs sous un éclairage blanc.
Il tient en compte les raies au-delà des 8 premières, qui elles sont la base de calcul de l’IRC. Pour la peau humaine, les costumes, les décors, la neuvième raie, la rouge, est particulièrement importante à observer.

Diagrammes TLCI du Titan Tube Astera en fonction de la température de couleurs choisie.


Et plus d’informations dans l’article SoundLightUp sur IRC et TLCI.

 

L’Eurovision 2019 avec Sennheiser, la force tranquille

Par admin

La vitrine est belle pour Sennheiser, mais la tâche immense et malgré l’habitude, il faut chaque année assurer sans failles les liaisons HF du plus international des concours de chant, l’Eurovision, cette année à Tel Aviv. Compte rendu et interview de Volker Schmitt.

Commençons par la fin, Laurence Duncan, un gagnant batave heureux, et une prochaine édition de l’Eurovision en Hollande !

C’est devant 10 000 spectateurs en chair et en os dans le Tel Aviv Expo et devant 180 millions de téléspectateurs que la 64è édition du concours annuel de l’Eurovision s’est déroulée sans la moindre anicroche.

On verra plus loin grâce à une interview exclusive de Volker Schmitt, le directeur applications de Sennheiser, que cela a demandé énormément de travail, une attention de tous les instants et quelques remontées de bretelles à de grands distraits peu soucieux de l’espace RF et ce qui s’y trouve déjà. Cette année la production a offert 3 shows avec la particularité de se dérouler dans deux halls différents.

Sennheiser est venue apporter son assistance technique aux italiens d’Agorà, le prestataire retenu pour cet événement, ainsi que Kilim, le distributeur local de la marque allemande. Cette aide a porté sur la nature de l’installation, la gestion des fréquences et enfin le monitoring RF des liaisons micro et in-ears.
Le système comprenait 140 liaisons micro de la série 6000 et 9000 et 42 liaisons retours de la série 2000 avec la bagatelle de 196 récepteurs in-ears. L’ensemble a été constitué en associant les forces d’Agorà, Kilim et Sennheiser.

Une première partie de l’équipe HF de Sennheiser et de Kilim avec de gauche à droite Gerhard Spyra, Christian Almer Frederiksen et Volker Schmitt. Remarquez la taille de l’écran affichant le WSM et les écrans des ordinateurs affichant scan et spectre…

“La plus grand difficulté de cette édition 2019 de l’Eurovision a été de travailler dans deux halls séparés, un troisième et dernier étant dévolu à la presse,” nous explique Volker Schmitt. “Le hall principal avec son immense écran LED accueillait 7 500 spectateurs. Le show était ensuite retransmis sur grand écran dans un second hall appelé Green afin d’accueillir 2 000 spectateurs supplémentaires.”

L’autre partie de l’équipe technique dévolue aux liaisons HF : de gauche à droite Jonas Næsby, Kevin Jungk, Ian Kim et Meir Kilim (absents sur la photo : Renata Lima et Vincent Tilgenkamp)

Le travail de Volker et son équipe a commencé bien avant, tout début mars, par la planification des fréquences via une nouvelle série de mesures sur site.
“Nous avons comparé les fréquences occupées à l’intérieur et à l’extérieur du Tel Aviv Expo avec d’autres séries de mesures réalisés précédemment de telle sorte à disposer d’une base fiable pour créer notre plan de fréquences.
Nous avons constaté une activité soutenue d’émissions de télévision numérique terrestre, mais grâce à l’agilité de fréquence de la série 6000 et 2000 nous avons pu trouver de la place pour l’ensemble de nos liaisons.”

Toujours Volker : “Nous avons aussi fait le choix d’englober dans notre plan de fréquences le Press Center pour être certain qu’une équipe de journalistes disposant d’une ou plusieurs liaisons HF, puisse sereinement pénétrer dans le hall principal ou le Green sans générer d’interférences. Notre distributeur et partenaire local Kilim s’est chargé de répertorier et suivre l’ensemble des équipements sans fil du Press Center.

Déploiement du système

Lors du déploiement de l’infrastructure RF sur site, une attention particulière a été portée, comme d’habitude, au positionnement des antennes à la fois des émetteurs comme des récepteurs. Questionné quant à la HF, Volker Schmitt cite immédiatement l’écran vidéo de la Green Room.
“Contrairement à l’immense mur d’images du Hall principal, celui de la seconde salle a été très bruyant en émettant beaucoup de résidus HF ce qui a rendu le positionnement des aériens délicat afin de minimiser la gêne.
Pour les interviews des artistes par les animateurs dans la Green Room, nous avons installé deux antennes de réception A 2003 et deux A 5000-CP pour l’émission des signaux des retours. »

Un gros plan de la ravissante robe de la non moins ravissante présentatrice, une splendide cage de Faraday qu’il a fallu contourner à la volée, y compris pour les antennes des émetteurs SK 6000, habilement protégées par ce qui semble être de la gaine thermo…

« Un autre problème est apparu peu de temps avant l’un des concerts : la robe que l’une des présentatrices allait porter », continue Volker Schmitt. « Cette robe était principalement composée de fils métalliques. En dessous, l’émetteur aurait été comme blindé par un écran !

Meir Kilim a rapidement parlé avec la production et l’équipe chargée des costumes et les a convaincus qu’il fallait impérativement porter l’émetteur au-dessus de la robe. Ensemble, nous avons eu l’idée d’une sorte de ceinture complétant la tenue, à laquelle nous pourrions attacher les deux émetteurs. »
« Quand quelque chose comme ça se produit peu de temps avant un spectacle, c’est vraiment passionnant. D’une manière générale, pour l’équipe sur site, une production se doit d’être -ennuyeuse-, car cela signifie qu’on a bien préparé l’événement et que tout a été prévu, maquetté et fonctionne sans encombre avant d’installer l’infrastructure sur le site. »

Surveillance du spectre

« Evidemment, un plan de fréquences doit être surveillé de près et protégé. Malgré une multitude de pancartes avertissant qu’aucun équipement sans fil non autorisé ne doit être utilisé sur le site du concours, on a tout de même localisé et « attrapé » 39 utilisateurs d’équipements HF non autorisés avant que leur matériel puisse perturber les répétitions générales, les demi-finales, la finale du jury et/ou la grande finale.

La caverne d’Ali Baba revue à la sauce Sennheiser du Hall principal. 27 récepteurs micro et 12 émetteurs pour des ears. Mais le matériel ne fait pas tout, la logique de présentation, de codes couleur, de rangement, tout respire l’expérience et la conception de haut niveau.

Oser rêver

Ces dernières années, l’équipe Sennheiser de l’Eurovision s’est personnellement engagée à soutenir les œuvres caritatives des villes hôtes de la compétition. Cette année, elle a également bénéficié du soutien de Kilim, ce qui a permis de proposer non seulement l’excellent café habituel mais aussi des pâtisseries maison confectionnées par la famille de Meir Kilim.

Des sourires qui en disent long et des souvenirs, souhaitons-le, pour longtemps pour ces quatre jeunes filles ayant quitté l’espace d’une journée le Ruth Rappaport Hospital de Rambam. Derrière elles, les techniciens à l’origine de ce bar spécial et beau à la fois.

Le petit stand de restauration était ouvert à toute l’équipe de production, et le fruit des ventes, a permis de faire un don à l’hôpital pour enfants Ruth Rappaport de Rambam. Le montant de la collecte (3 300 shekels) sera largement abondé par l’équipe de Sennheiser et par Kilim.
De plus, quatre enfants hospitalisés accompagnés de leurs parents ont été invités à participer à la première demi-finale et une expérience exceptionnelle dans les coulisses du concours.

Quelques extras

Pour être en mesure de répondre aux demandes particulières, l’équipe de Sennheiser a apporté des compléments de dernière minute. « Nous avions des casques spécialement conçus pour les femmes, qui ont aussi bénéficié des écouteurs IE 500 PRO au lieu des IE 40 PRO standard.

Le SKM 9000, la manière la plus simple de disposer d’un émetteur argenté ;0)

Parmi les autres complément, nous avons apporté d’Allemagne une paire de SKM 9000 pour les candidats russes, qui avaient besoin de microphones argentés. Pour la même raison, les présentateurs ont aussi employé des SKM 9000. ”

Les répétitions ont commencé presque quatre semaines avant la finale. L’équipe de Sennheiser comprenait huit experts radiofréquence sur le site. « Cela nous a permis de faire tourner les membres de l’équipe », a déclaré Volker Schmitt. « De fait, notre équipe était presque aussi internationale que le concours lui-même : il y avait une personne des Pays-Bas (qui était très contente après la finale), deux danois, un brésilien, un coréen et trois allemands. Nous avons été extrêmement satisfaits de l’excellente coopération au sein de l’ensemble de l’équipe de production, en particulier avec celle d’Agorà. »

Interview Volker Schmitt

Volker Schmitt

En plus de ces informations obtenues via le service presse de Sennheiser, nous avons eu l’opportunité d’interviewer Volker Schmitt de retour en Allemagne.

SLU : Avez-vous collaboré avec un équivalent de notre Agence Nationale des Fréquences en Israel ?

Volker Schmitt : Oui bien sûr, nous avons étroitement collaboré avec l’autorité de régulation. Chaque pays participant, chaque délégation et chaque équipe de presse a signé une accréditation qui mentionnait que l’emploi d’un quelconque équipement radio était interdit au sein des locaux mis à disposition pour la tenue du Concours de l’Eurovision, mais aussi dans l’espace autour des halls.

SLU : Avez vus disposé d’une aide logistique et humaine de leur part, je pense par exemple au fourgon de l’ANFR qui « renifle » en permanence durant par exemple le défilé du 14 Juillet…

Volker Schmitt : (rire) Nous n’avons pas eu de fourgon mais trois techniciens des autorités de régulation israéliennes ont parcouru la zone, deux ayant des analyseurs de spectre, afin de repérer la moindre émission non autorisée. Leur aide a été précieuse mais cela reste notre travail de contrôler sans arrêt l’espace RF. A cet effet nous avions un analyseur de spectre dédié dans chaque hall et nous scannions le spectre en continuation, les infos remontant sans arrêt vers le Hall principal.

SLU : Pour en revenir aux 39 « pirates » que vous avez débusqués, il se composaient de quel type de professionnels…ou pas (rires)

Volker Schmitt : Il s’agissait essentiellement de gens parfois très jeunes qui n’avaient pas pris le soin ou le temps de lire nos nombreuses mises en garde et « oups, sorry ! » ils sont immédiatement rentrés dans le rang d’autant que l’on a tout mis en œuvre pour leur venir en aide en leur prêtant par exemple des liaisons micro.

Certains d’entre eux n’avaient jamais participé à un événement comme l’Eurovision et ignoraient tout ou presque du très important déploiement HF que cela implique. Une seconde catégorie était composée de professionnels aguerris chez lesquels certains de leurs équipements auraient pu nous gêner. Ici aussi, cela c’est passé dans une très bonne entente.
D’ailleurs dans 99,9% des cas cela se passe très bien et notre argument qui fait mouche est toujours le même : « Nous sommes ici pour vous aider. » C’est vrai que cette année la quantité de fréquences non prévues a été légèrement supérieure, 39 contre 27 l’année dernière, cela dit, dans notre langage, on n’appelle pas ça la chasse aux pirates mais la chasse aux fréquences et nous sommes les chasseurs (rires)

Gerhard et Christian au travail, toujours un œil sur tout ce qui doit être là et surtout ce qui ne doit pas du tout apparaître sur les écrans…

SLU : Est-ce que l’espace disponible pour insérer vos liaisons ressemble en Israel à celui existant en Europe et en France et quelle portion avez vous choisie ?

Volker Schmitt : Après en avoir parlé avec les autorités de tutelle, nous avons opté pour la bande allant de 470 MHz à 698 MHz. Nous avons réservé cet espace sans pour autant tout utiliser.
Dans cette bande se trouvent des chaines de TV Numérique qui nous ont privé de quelques canaux, mais globalement nous avons été protégés et avons été les seuls utilisateurs de liaisons micro et ears dans cette bande de fréquence et dans notre zone durant la période de l’Eurovision avec comme seule exception, une chaîne de TV israélienne.

SLU : Comment avez-vous utilisé les SK et SKM 9000, en HD ou en LR ?

Volker Schmitt : En LR. Nous n’avons pas eu le temps de tester la HD et il n’est pas impossible que cela eut été possible, mais comme les règles de l’Eurovision précisent que le micro et donc la liaison ainsi que la tête doivent être identiques pour tous les participants, nous avons été obligés de sélectionner le mode LR d’office pour les artistes russes. Enfin, la requête de l’Eurovision n’est pas celle d’un son HD non compressé mais bien d’un son de haute qualité que l’on obtient sans problème avec l’algorithme LR, nous nous en sommes donc tenus à ce choix.

SLU : Combien de liaisons actives avez-vous utilisé simultanément ?

Volker Schmitt : Difficile de répondre. D’abord une certitude, nous avons coordonné toutes les liaisons, où qu’elles soient dans le Hall principal, la Green room placée à 80 mètres et isolée par des murs de béton et enfin le Press room situé de l’autre côté d’une rue à plus de 160 mètres du Hall principal. On a joué la carte de la sécurité d’autant que Madonna a ajouté du matériel en propre.
Je précise que nous avons toujours gardé toutes les liaisons actives pour occuper l’espace même si sur l’analyseur de spectre on ne voyait pas les émissions de la Green room depuis le Hall principal. La crainte d’un pack « Green » resté dans une poche et qui déboulerait dans la zone « Hall principal » a ainsi été levée. Pour répondre à ta question initiale, il faut additionner les émetteurs main, poche et les émetteurs ears, on est aux alentours de 162 fréquence actives. On a aussi volontairement laissé libres certaines portions.

 

SLU : Par sécurité ?

Volker Schmitt : En quelque sorte oui. Nous n’avons volontairement pas occupé la fréquence « standard » des liaisons micro, Canal 1, Banque 1 des émetteurs EW, très employés par les journalistes de reportage vidéo. Si une équipe allume ce type d’émetteur sans nous avoir préalablement prévenus, la probabilité qu’il emploie cette fréquence est très grande. Autant l’oublier de notre côté !

SLU : De quoi disposez vous pour travailler ?

Volker Schmitt : On reçoit les stems des playbacks de chaque participant et on envoie dans les stages des consoles de mélange les sorties des récepteurs pour que le mix puisse être fait en salle et à l’antenne.

SLU : Sorties analogiques ?

Volker Schmitt : Oui bien sûr, le maitre mot de ce genre d’émission en direct c’est : redondance, redondance et redondance. Nous splitons donc en passif chaque sortie pour attaquer via des stages séparés deux boucles MADI alimentant en tout 16 consoles DiGiCo. Nous suivons à la lettre le choix du directeur du son. C’est la seconde année que nous exploitons cette configuration mais j’ai bon espoir pour l’année prochaine que nous puissions ne pas quitter le domaine n umérique en utilisant soit la sortie AES, soit le réseau Dante. Ce sera le choix du directeur du son.

Une vue de l’écran plus que grand pour afficher l’ensemble des liaisons actives grâce à WSM, le soft ad hoc de Sennheiser.

SLU : Comment écoutez vous l’audio de chacune de vos liaisons et comment procédez vous pour le faire ?

Volker Schmitt : Nous disposons de nombreuses options. La première vérification est visuelle mais aussi sonore au travers de WSM qui nous donne par ailleurs une somme d’informations essentielles. Pour écouter nous pouvons le faire en local sur le récepteur ou bien aussi écouter une sortie monitor des consoles qui mixent le son de chaque voix. Il y en a 6 en tout qui prennent en charge individuellement autant de chanteurs.

On n’a jamais plus de 6 micros HF qui jouent à la fois et donc nous n’avons pas déployé une matrice spécifique comme on en voit par exemple dans les musicaux. Ce n’est pas nécessaire. Enfin on favorise l’écoute au casque sur le récepteur lui même car on est au plus près du son, le rendu est extrêmement précis et ne dépend que de nous et surtout, jusqu’à la sortie des récepteurs, nous sommes responsables du son. Après ce n’est plus le cas. On peut en cas de problème argumenter sereinement sur ce qui est de notre ressort et ce qui a été éventuellement généré plus loin dans la chaîne audio.

Au milieu des récepteurs et des émetteurs trône un…HD25 bien sûr !

SLU : Et vous écoutiez les micros « successifs » ?

Volker Schmitt : Il y avait une équipe pour cela. Avant leur tour de chant, tous les artistes sans exception sont placés dans une pièce d’attente où, à l’aide de deux consoles DiGiCo, les 6 liaisons micro et ears sont testées juste avant que le ou les représentants de chaque pays ne montent sur scène.
C’est notre dernier check point et celui qui intervient quelques secondes avant que les artistes ne se produisent.


SLU : Vous avez vraiment mis toutes les chances de votre côté…

Volker Schmitt : Appelons cela le fruit de l’expérience. Nous avons des années de HF et d’Eurovision derrière nous et c’est fou ce que l’on apprend chaque année. On échange énormément aussi avec les équipes sur place. Cela faisait 20 ans que nous n’avions plus été en Israel, les gens sur place ont complètement changé, sans parler de l’arrivée du numérique qui a aussi beaucoup modifié la façon de travailler.

SLU : Comment cela s’est passé avec Agorà ? C’était bien ?

Volker Schmitt : Non, ce n’était pas bien, c’était remarquable. Agorà est un prestataire avec lequel collaborer est un plaisir. On les aime beaucoup humainement comme professionnellement et on a le plus grand respect pour leur manière d’employer le matériel que nous mettons à leur disposition. Tout les membres sont disponibles et très, très serviables.

SLU : Disposent-ils d’un département dédié à la HF ou bien sont-ils d’excellents fournisseurs d’outils de qualité ?

Volker Schmitt : Je dirais les deux. Ils sont parfaitement capables de gérer des événements d’importance avec leurs équipes et notre matériel, je pense par exemple aux jeux Panaméricains qui se tiennent cet été 2019 à Lima au Pérou où Agorà est présent. Pour l’Eurovision où il faut connaître les moindres détails du matériel et avoir une très grande expérience de cet événement afin d’en contourner les pièges et réagir encore plus vite, nous restons très utiles.
Sans faire injure à leur vaste savoir, Agorà doit être à l’aise avec toutes les références et marques dont ils seraient susceptibles de faire usage, de la console à la diffusion en passant par les liaisons. J’espère donc qu’en tant que concepteurs et fabricants dudit matériel, nous disposons d’encore un peu plus de savoir faire et de connaissances (rires!). Enfin, que ce soit pour Agorà, pour l’EBU comme pour les nombreux diffuseurs, c’est toujours rassurant que le fabricant s’investisse de la sorte.

Entre Gerhard Spyra et Christian Almer Frederiksen, un analyseur Rhodes & Schwartz veille.

SLU : Peut-on dire que Rohdes & Schwartz est votre meilleur ami ?

Volker Schmitt : Mieux que ça, c’est un frère (gros rire !) Certes un frère extrêmement onéreux, mais on l’aime, vraiment beaucoup !

SLU : Avez-vous une idée de ce que vous avez emporté sur place en termes d’outils ?

Volker Schmitt : Beaucoup, énormément. De mémoire on a pris 6 analyseurs de spectre, 3 récepteurs pour scanner continuellement et un ensemble d’appareils de mesure de différentes marques dont beaucoup de Tektronix qui est pratique car ils sont petits et se branchent sur les ordinateurs portables. On a vraiment fait les choses en grand. J’ai même la photo d’un de mes collègues prise à deux heures du matin à l’hôtel où, au lieu de dormir, il observe le spectre sur un analyseur portable !

Grâce à Laurence Duncan, en 2020, Amsterdam, nous voilà !

Les matériels utilisés

Micros sans fil Sennheiser au Concours Eurovision 2019

44 récepteurs EM 6000 à deux canaux
48 émetteurs de poche SK 6000
115 micros serre-tête sur mesure pour les émetteurs de poche des artistes et des présentateurs
68 émetteurs à main SKM 6000 avec capsules MD 9235 pour les artistes
16 émetteurs à main SKM 9000 COM avec capsules MD 9235 pour les communications en coulisses et les présentateurs
2 SKM 9000 pour les participants russes
6 commutateurs de commande COM KA 9000 pour les émetteurs poche
21 racks de charge L 6000 avec modules pour les émetteurs SK 6000 et SKM 6000/9000

Retours in-ears
21 émetteurs à deux canaux SR 2050 IEM
4 combineurs d’antenne
196 récepteurs de poche EK 2000 IEM (dont 36 pour Madonna)

Dans ce matériel, la Green Room et le Centre de Presse utilisaient chacun 12 canaux de Digital 6000, six émetteurs à main et six de poche. Huit canaux de retours 2000 IEM étaient utilisées dans la Green Room, et deux dans le Centre de Presse.

Antennes
15 A 5000-CP
14 A 2003
12 A 1031
1100 m de câble RF à faible perte


Et d’autres informations sur le site Sennheiser

Eminere Anolis, l’éclairage architectural et scénique en barre

Par admin

Anolis lance une nouvelle gamme de linéaires à led destinée à l’éclairage architectural et scénique. Classée IP 67. Disponible en 4 longueurs Eminere utilise des diodes de puissance monochromes en deux configurations : RGBW et RGBA.

Les différentes optiques couvrent toutes les utilisations possibles, de l’éclairage ponctuel ou flood (9°, 15°, 30°, 50, 65 et 100° symétrique) à l’éclairage rasant, ou lèche mur (10 x 30°, 10 x 60°, 35 x 70°, 15 x 90° bi symétrique).

Le mélange de couleur en résolution 18 bits garantit un réglage extrêmement fin et le dimmer assure une gradation précise à faible intensité.

Ces appareils sont classés IP 67 pour résister à des conditions météorologiques extrêmes et disponibles en différentes longueurs. Eminere 1 : 30 cm (12 leds) / Eminere 2 : 60 cm (24 leds) / Eminere 3 : 90 cm (36 leds) et Eminere 4 : 1,20 m (48 leds).

la gamme se gèrent en DMX-RDM, ArtNet, MA Net2 et sACN avec un accès au menu et un afficheur LCD, chaque module de 12 leds (30 cm) étant contrôlable indépendamment.

Plus d’infos sur le site Robe Lighting France

 

Le MagicDot-R d’Ayrton conduit les rêves de Billie Eilish

Par admin

Les rêves et les cauchemars sont les thèmes centraux de When We Fall Asleep (« Quand on s’endort »), la tournée mondiale Billie Eilish. Cette jeune vedette de l’internet, dont la carrière connaît une ascension cosmique, réalise sa première grande tournée.
Le décor au design créatif, contribue à donner à ce phénomène âgé de dix-sept ans une hauteur vertigineuse. Le motif central est un lit suspendu, incrusté de 24 projecteurs Ayrton MagicDot-R fournis par PRG.

Les projecteurs MagicDot-R d’Ayrton propulsent Billie Eilish vers de nouveaux sommets. ©Jonathan Kingsbury

C’est le directeur de création Erik Anderson de Cour Design qui est derrière ce spectacle. Anderson et son partenaire, Gordon Droitcour, travaillent avec Eilish depuis fin 2017. À cette occasion, ils ont collaboré étroitement avec Nick Whitehouse de Fireplay, consultant en production et en éclairage, Tony Corporale, le directeur lumière et pupitreur, et Dominic Smith, le pupitreur principal.

©Jonathan Kingsbury

La conception de la scène est une structure complexe révélant une perspective forcée avec un plancher vidéo incliné en forme de losange et une structure suspendue identique.
Au milieu de la scène, un lit suspendu, symbolise qui la plupart des paroles du chanteur, est mis en lumière de manière spectaculaire par une matrice de MagicDot-R fixés dessous (spécialement construit par Gallagher Staging Nashville). Ils sont utilisés durant trois phases d’automatisation pendant le spectacle.

« Il nous fallait un projecteur compact à mouvement rapide, qu’on puisse disposer suivant une grille, pour qu’il se comporte comme une sorte de lustre personnalisé lorsque le dessous du lit est incliné vers le public. À un moment, nous l’utilisons pour dessiner la silhouette du guitariste en solo et à un autre moment, nous utilisons les MagicDot-R pour représenter le « monstre » qui loge sous le lit de Billie », explique Anderson.

©Jonathan Kingsbury

Eilish s’implique beaucoup et s’investit elle-même dans le processus de conception, en particulier pour l’utilisation de certaines couleurs, pour définir l’ambiance et la trame d’une chanson et de la lumière et de la vidéo soulignant la musique. Il était donc impératif de disposer de projecteurs appropriés.
Anderson est déjà un ardent adepte d’Ayrton. « Ayrton est réputé pour ses projecteurs innovants et de haute qualité », dit-il. « Nous avons utilisé les produits Ayrton lors de nombreuses autres tournées, généralement pour en mettre plein les yeux et créer des moments particuliers pendant le spectacle. »

Le MagicDot-R était le projecteur idéal à utiliser sous le lit

©Jonathan Kingsbury

Anderson apprécie leur extrême polyvalence : « Les MagicDot offrent des possibilités de programmation uniques du fait de leur fonction de pan/tilt continu. On le voit le mieux quand on peut en utiliser un grand nombre dans une configuration de grille serrée.
Comme ils sont légers et très compacts, nous avons pu en mettre 24 sur la face inférieure de ce qui n’était qu’une pièce d’automatisation relativement petite, ce qui n’aurait pas été envisageable avec un appareil plus grand.
Les MagicDot-R étant totalement à la vue du public, leur esthétique constituait également un atout. « Les luminaires Ayrton ont toujours un aspect raffiné, contrairement à d’autres qui pourraient fournir de bonnes fonctions d’éclairage, mais qui sont une catastrophe visuelle quand ils sont sur scène », conclut M. Anderson.

La vaste et passionnante tournée d’Eilish a débuté en mai 2019 à San Francisco, pour les États-Unis. Elle parcourra l’Australie, la Nouvelle-Zélande, l’Europe continentale et l’Angleterre (notamment le Festival de Glastonbury). Elle doit se terminer à Mexico en novembre.
Il est encore temps d’en saisir la magie !

Plus d’infos sur le site Axente et sur le site Ayrton

 

Nouvelle version de Modulo Player, le média serveur Modulo Pi

Par admin

La nouvelle version 5.2 de Modulo Player qui enrichit les possibilités d’automation est disponible, ainsi qu’une nouvelle version de son mélangeur embarqué intégrant le support des surfaces de contrôle Stream Deck. Modulo Player est un système hardware et software économique associant les fonctionnalités d’un média serveur et d’un mélangeur live.

Le mélangeur embarqué à très faible latence est disponible via une application dédiée compatible Mac et PC. Les utilisateurs peuvent travailler simultanément sur le logiciel du média serveur Modulo Player et l’application Live Mixer, assurant gain de temps et économies.
L’interface intuitive du mélangeur propose des fonctionnalités variées : écrans Program et Preview, nombre illimité de destinations et de mix engines, création et gestion de presets, propriétés des layers et effets de transition dont keying, mask, bordures, fade, flying.

La nouvelle version du mélangeur supporte désormais les surfaces de contrôle Stream Deck et Stream Deck XL d’Elgato. Grâce à un éditeur directement intégré dans la remote de Modulo Player et dans l’application Live Mixer, les utilisateurs peuvent maintenant personnaliser les touches LCD du Stream Deck. Tous les paramètres entrés dans l’éditeur apparaissent en temps réel sur le Stream Deck.

Modulo Player et son mélangeur embarqué peuvent supporter un nombre illimité de Stream Deck simultanément, offrant ainsi une solution conviviale de contrôle de presets et de rappel de tâches.
Avec cette nouvelle version 5.2, Modulo Pi augmente les fonctionnalités de show control de son système. En plus de la grande bibliothèque de mixers, vidéoprojecteurs et matrices pouvant être contrôlés avec Modulo Player, Modulo Pi ajoute plus de 40 nouveaux dispositifs pouvant interagir avec Modulo Player.

Parmi ces nouveaux devices, le contrôle des caméras NDI PTZ, ainsi qu’une série de phidgets USB : contrôleurs, capteurs, moteurs, GPIO, tags RFID, etc. Maintenant inclus dans la bibliothèque de Modulo Player, les phidgets augmentent l’interactivité et les capacités d’automation du système. Les utilisateurs peuvent désormais créer des tâches dans Modulo Player qui se déclencheront automatiquement selon les variables des phidgets telles que la température, l’humidité, le niveau de lux, la distance, etc.

Les améliorations et références des nouveaux phidgets supportés sont dans le nouveau manuel utilisateur de Modulo Player. Le manuel et des tutoriels vidéo sont disponibles sur modulo-pi.com.

À propos de Modulo Pi
Créée en 2010, Modulo Pi a développé une nouvelle génération de médias serveurs en collaboration avec les studios d’images, les exploitants et les techniciens par le monde. Avec plus de 15 ans d’expérience en média serveur de son fondateur et gérant, Modulo Pi a une offre basée sur deux solutions : Modulo Player et Modulo Kinetic.
Développées pour s’adapter à tous les projets, les solutions innovantes de Modulo Pi sont utilisées sur des centaines de productions avec une grande variété d’applications : l’événementiel, les parcs à thèmes, musées, et tournées.

Plus d’info sur modulo-pi.com

 

Les Proteus Elation célèbrent le 20 millionième client Guinness

Par admin

Récemment à Dublin, une New-Yorkaise qui visitait la brasserie Guinness à St. James’s Gate en compagnie de son fiancé irlandais, a été au centre d’un événement mémorable, en devenant le 20 millionième visiteur de la Guinness Storehouse, l’attraction touristique la plus prisée d’Irlande.
Cet événement a été marqué par un concert destiné à 500 invités à l’intérieur et un spectacle lumineux à l’extérieur. Les projecteurs Elation Proteus Hybrid™ résistants aux intempéries, ont permis d’attirer l’attention sur la brasserie.

C’est Conor Biddle(conorbiddle.com), un concepteur lumière basé à Dublin, qui a été retenu par l’agence de communication événementielle Archetype comme directeur de la création pour cet événement qui a eu lieu fin avril.
« La consigne était de faire en sorte que toute la ville regarde dans une seule direction : vers la brasserie.
Je savais donc qu’il me fallait un faisceau de grande puissance. J’avais en tête le faisceau de ce projecteur qui avait été utilisé lors du spectacle du réveillon du Nouvel An sur la Tour Burj Khalifa à Dubaï. Il m’avait impressionné par ses performances et sa durabilité.

Biddle a également pris en charge la direction créative du projet et puisé dans un élément historique de la marque Guinness, la harpe emblématique de Guinness.
« Nous avons repris l’idée de la harpe et nous avons créé une harpe de lumière dans le ciel avec les faisceaux du Proteus Hybrid », dit-il. « Ça attirait vraiment l’attention. Nous voulions susciter des interrogations sur les réseaux sociaux. Que des gens se demandent quelle était la raison de ces faisceaux de lumière. Les faisceaux étaient visibles au plus loin, à 70 kilomètres, c’est vraiment impressionnant. »

La Guinness Storehouse fait partie de la brasserie elle-même et raconte la légende de la fameuse bière irlandaise, avec des dégustations et sur le toit, son Gravity Bar avec une vue panoramique sur Dublin. C’est au sommet du bar que Biddle a placé les Proteus pour simuler les cordes de la harpe Guinness.
« L’aspect principal de la harpe n’était que le point de départ de la création », déclare Biddle. « Nous disposions également d’autres endroits autour du site Guinness où nous avons déployé des groupes de Proteus en éventail pour créer un effet sur 360 degrés. Tous les emplacements étaient espacés d’environ 100 mètres les uns des autres et, de n’importe quel endroit de la ville, on voyait les faisceaux dans le ciel. »

Comme ça se passait en Irlande, il était sans doute peu probable d’éviter la pluie, mais les Proteus n’ont pas failli un seul instant. « Les projecteurs ont eu fort à faire, particulièrement le soir précédant l’événement, avec des vents violents et des pluies diluviennes. Ils ont parfaitement fonctionné et nous n’avons pas eu le moindre problème », conclut Biddle.

Plus d’infos sur le site Best Audio & Lighting et sur le site Elation

ETC fournit les gammes architecturales ArcSystem, Blues et CueSystem

Par admin

L’acquisition des lignes de produits ArcSystem, BluesSystem et CueSystem par ETC auprès de GDS est maintenant finalisée. Le fabricant américain qui, entre 2015 et 2019, a limité la vente de ces produits à l’Amérique du Nord et du Sud en assure maintenant chaque étape du développement, de la fabrication et de la distribution dans le monde entier.

« L’ajout de ces lignes de produits LED à la famille ETC nous permet de proposer des solutions d’éclairage architectural de qualité et notre service client à de nombreux lieux, qu’il s’agisse d’auditoriums ou d’autres espaces publics. », déclare David Lincecum, vice-président du marketing chez ETC.
Les clients sont désormais invités à s’adresser à ETC pour les devis et les commandes. Les produits bénéficieront du service complet et des garanties standard d’ETC.

Une partie de la gamme ArcSystem ETC

ArcSystem, installé dans les plus belles salles de spectacle au monde, est positionné comme étant une excellente solution pour l’éclairage d’auditoriums, de salles de spectacle polyvalentes, et tout lieu où une lumière de qualité, une gradation précise et le silence de fonctionnement sont nécessaires. La connectivité sans fil optionnelle permet de réaliser une installation facile et non-destructrice dans un bâtiment existant.



De nouvelles températures de couleur

La ligne de produits propose désormais de nouvelles températures de couleur, une commande RDM et des options Fade to Warm.
Parmi les nouvelles variantes de projecteurs dans la gamme on trouve le Pro One-Cell Micro, comparable à une ampoule MR-16, qui offre une option compacte et encastrée commandée par le D2 ArcMesh Driver.
Pour les projets qui nécessitant un niveau de lumière élevé, le nouveau Pro One-Cell High Output se distingue par un flux de 8 000 lumens.

Les projecteurs BluesSystem utilisés pour éclairer les passerelles de l’université de Pinceton

Plus d’infos sur le site ETC

 

Collectif 13. Quand on n’a pas de pépettes, on a des idées.

Par admin

Notre métier nous porte à souvent disséquer des shows avec des infrastructures à couper le souffle. Place à une tournée à taille humaine où la débrouillardise et le talent suffisent à proposer le concert chaleureux et efficace du Collectif 13, un des cartons de l’été !

Les 4 mousquetaires de la technique et de la prod du Collectif 13. De gauche à droite Pierrot Duteil le sondier, Tof Duteil le lighteux, collectivement « Les frères sextoys » ou la Duteillerie, Olivier « Hortos » Heutebize le backliner et Fred Donizzotti régisseur de la tournée. C’est désormais Hervé Briland qui tient la régie.

Alors non, pas de matériel dernier cri, pas plus que de semies en épi devant la salle. De toute manière elles ne pourraient même pas approcher le Café de la Danse, la charmante petite salle cachée derrière Bastille à Paris.
Le maître mot de cette tournée essentiellement basée sur les festivals d’été, est l’humain d’abord, les idées ensuite et le talent pour finir. Un cocktail certes anachronique en ces temps de démesure, mais sacrément efficace quand on est aussi nombreux sur scène comme vous allez le découvrir.

[private]

Le Café de la Danse avec ses gradins tous sortis. On devine tout au fond un des deux bars ainsi que la passerelle coulissante à la force des bras et suspendue à deux rails, infiniment plus pratique qu’une improbable échelle ou élévateur.

Bibou (Seb Pujol de Tryo) qui a participé au montage de la tournée 2019, nous raconte cette belle aventure humaine en resituant tout de suite les priorités.

Bibou : 6 chanteurs, 5 musiciens et 4 membres du staff entre techniciens, régisseur et backlineur, ça fait du monde sur la route, autant dire que l’économie de la tournée est tendue (rires) Après l’incontournable Tourbus (complet), j’ai interrogé les prestataires pour disposer d’une régie complète mais on a du renoncer, cela dépassait nos moyens.

Le bonheur en quelques faders avec la SQ6 Allen & Heath.

On a donc pensé à une console son d’occase, mais ce qui était sur le marché était un peu vieillot et Pierrot qui mixe la face, a préféré que l’on s’intéresse à du neuf.  On a trouvé chez Allen & Heath notre bonheur, une SQ6 pour le prix d’une loc! On aurait aimé y trouver aussi des compresseurs multibande qui nous auraient bien aidé pour tenir le son d’un collectif où ça part un peu dans tous les sens mais malheureusement, même dans le bundle d’effets supplémentaires, il n’y en a pas. En même temps vu son prix…

Pierrot sourit au plateau qui vient de le citer et remercier pour son bon boulot. Le public est aux anges lui aussi.

Et Pierrot à la face fait un super boulot. C’est la première fois qu’il tient la face après avoir assuré aux retours et il s’en sort très bien.
Je lui ai donné quelques tuyaux notamment sur le fait de toujours donner la priorité au chanteur qui est lead sur tel ou tel titre ou passage.
Une sorte de mix à l’image. Le spectateur en salle doit tout de suite entendre et comprendre qui chante sur scène !

Ôtez moi ce fil que je ne saurais voir

SLU : Et pour les liaisons ?

Bibou : Avec 6 chanteurs on a aussi dû ruser car j’espérais recycler les vieux HF de Tryo mais on a été battu par leurs fréquences d’un autre temps et même un champion comme Ludo (Sardnal d’Algam hein ? Pas le Monchat!) a jeté l’éponge. On a donc investi dans des QLX Shure que je récupèrerai en un second temps pour le backline de Tryo.

Six émetteurs QLX avec autant de têtes Shure. On n’est jamais aussi bien servi que par soi même !

On rachètera des émetteurs pocket et on en équipera les percus de Daniel ou certaines grattes. En somme Tryo fait une location des HF à Collectif 13 et revendra la console en fin de tournée.
Il n’y a pas de petites économies quand il faut sortir à chaque date 15 cachets !

J’ai aussi prêté le kit micros et DI de Tryo avec notamment les statiques d’Hervé Le Guil qui servent en over head sur les percus de Danielito. Hervé et sa Fabrique, un magnifique studio à Saint Rémy de Provence où on a enregistré avec le groupe.

Le rack HF avec les 6 récepteurs derrière un distributeur UA844 qui, ne pouvant alimenter que 5 récepteurs, laisse le 6è sur ses propres antennes, de là les quatre aériens.

SLU : Tu soulages le tourneur j’imagine avec tout ça !

Bibou : Oui, mais il fait un super boulot. On arrive à tenir dans l’équation du 1/3 cachets, 1/3 transports et hébergements et le dernier tiers pour la production, les frais de résidence et tous les frais additionnels. C’est juste mais ça tient. On équilibre. On ne fait pas de gras pour les années creuses mais tout le monde s’y retrouve. (et artistiquement c’est carrément bien NDR)

SLU : Qui tient les retours ?

Bibou : On utilise le matériel de la salle et on demande quelqu’un qui connaisse bien les lieux. Ici c’est tellement petit et sans aucune isolation entre plateau et salle qu’il faut bien tenir les niveau sur scène pour ne pas tout pourrir à la face. De ce que j’entends (les balances font rage!) c’est parfait. Fred à la gratte et Erwann à la basse sont excellents et savent se tenir question niveaux ! (rires)

Le caisson du Collectif comme si vous étiez dedans. Remarquez les 6 rubans de leds plaqués à gauche, 12 en fait puisqu’on ne voit ici qu’une moitié de caisson, et au fond les alims et la commande DMX, le tout en provenance de Lumipop.

SLU : Et donc vous vous baladez avec votre caisson lumineux…

Bibou : Absolument. On est sur la route avec 4 épiscopes et le caisson, tout le reste on le prend sur place. On était parti sur un backdrop ou un tulle mais les prix étaient tels qu’on a préféré construire notre caisson qui va nous suivre durant les 45 dates et ne prend pas trop de place car il se coupe en deux. Comme c’est du fait maison il n’est pas très bien centré… (il l’est depuis la date de ce reportage!)

Fait maison pour un prix… Efficacité maximum !

C’est Tof (Christophe Duteil éclairagiste de la tournée) qui a trouvé chez Lumipop les rubans de leds et la commande DMX. On a en tout 6 zones. J’aurais voulu spooner les leds et puis…ça finira la tournée comme ca, ça rend assez bien ! (On confirme)

Par ici le son !

Pour celles et ceux qui ne connaissent pas le Café de la Danse, un système y est installé et fonctionne très bien en termes de couverture et SPL pour les 499 spectateurs de la jauge max.

5 Metrix, des petites boîtes délivrant avec leur moteur B&C, un très joli haut du spectre. L’unique 8” Kevlar qui les équipe, une fois complété par le Metrix Sub, fait parfaitement l’affaire.

Basé sur le Metrix d’Adamson, 5 par côté (2 en version 5° et les trois du bas en 15°) en accroche plus deux Metrix Sub par côté en montage cardioïde, il est complété par deux paires de Point 12 en in et outfill des deux côté de la scène.

Puisqu’on parle de lui, voici en double exemplaire le Metrix Sub, embarquant une paire de 15” chacun. Au dessus, deux Point 12.

L’ensemble est processé et amplifié par quatre lab.gruppen PLM10000Q, une configuration récente, polyvalente et confortable. Les retours sont sans surprise pour salle accueillant une programmation très hétéroclite : des LE 1200 Martin Audio.

Souvenirs, certes, mais ça marche encore TRES bien cette configuration. Du béton armé de la génération pré PLM avec le Quattro et ses 4 x 200 W sous 16 Ohms et les 48a, mais vous pouvez les appeler fp6400, pile ce qu’il faut avec 1300 W sous 8 Ohms. Les LE 1200 en biamplification sont aux anges et la salle a dû faire une affaire avec Dispatch. Mais le temps est passé et aujourd’hui on peut faire aussi bien pour 4 wedges avec juste 2U florentins ;0)

L’amplification nous renvoie en revanche quelques années en arrière avec trois racks siglés Dipatch et comportant chacun une paire de racks de processing BSS FDS334 et trois amplis brandés à la fois lab.gruppen et L-Acoustics.  Les moteurs sont alimentés par des fp2400q à quatre canaux et des LA48a prennent en charge les 12” des wedges.
De quoi largement donner à manger à une douzaine d’entre eux et potentiellement compliquer la tâche à la face. Rien de tout ça ici, face et retours se sont entendus comme larrons en foire…sans trop s’entendre l’un l’autre !

SLU : Pierrot, comment fait-on à ne pas se marcher sur les pieds entre face et retours dans une salle aussi petite et où il n’y a aucune séparation entre la scène et la salle ?

Pierrot Duteil (ingé son face Collectif 13) PD : On essaie de demander à ses zikos de jouer moins fort, retours comme amplis, et on fait un gros câlin à Daniel (Danielito, percus Tryo et Collectif 13) qui adore écouter fort, d’y aller mollo, et pour finir tu relâches tous tes gates. Ceci dit, ce soir c’est une exception.
Avec La Nouvelle Vague à Saint Malo qui a une jauge de 900 où nous avons été en résidence, c’est la salle la plus petite. Pour le restant de la tournée, on va jouer dans plus grand ou en extérieur.

Un morceau de Tryo avec Guiz à gauche et Daniel à droite entourant Tof Duteil.

SLU : Tu as mixé les retours du C13…

Pierrot Duteil : Jusqu’à cette année. Ce n’est pas difficile de les rendre heureux sur scène. Il faut leur mettre du son dans les side avec les séquences et garder le pied bien devant afin qu’ils aient de solides repères pour le tempo.
Le SPDS est sur 4 tanches ce qui nous donne la possibilité de bien régler en fonction des titres et des salles.

SLU : Il n’y a pas grand chose dans les boucles…

Pierrot Duteil : On a quasiment tout viré. Il y a du monde sur scène qui joue bien. On préfère le live et le partage avec le public qui recherche quelque chose qui vit plutôt que des boucles trop produites. Cela fonctionne puisque dans ce collectif il y a un grand nombre de styles, de personnalités différentes et on retrouve ce métissage dans les titres comme dans la tessiture des 6 voix.

SLU : Important les HF ?

Pierrot Duteil : Primordial. Ils bougent beaucoup et bien sur scène et ce mélange de voix et de cultures doit pouvoir se faire sans aucune limite. C’est ce qui fait leur force.

Le plateau en plein concert avec un étage pour Daniel, Max et son accordéon et enfin DJ Ordoeuvre, les autres huit membres du Collectif se partageant le bas. Aucun télescopage à signaler !

SLU : Comment es-tu rentré dans cette aventure ?

Pierrot Duteil : Par le Pied de la Pompe. Depuis 2010 j’ai assisté et participé à toutes les évolutions du Collectif jusqu’en 2013 avec Gari qui venait du 13 et où l’idée d’être 13 sur la route est venue. J’ai commencé par être régisseur jusqu’au jour où le besoin de structurer l’ensemble a poussé Guiz à proposer mon nom pour prendre en main les retours et le plateau en vertu du fait que je connaissais bien le Collectif.
On a donc constitué le trio face, retours et régie qui existe toujours. Comme la personne qui tenait la face n’a pas pu se libérer cette année, je suis passé à la face et on prend les mixeurs retours locaux à chaque date. On est un peu bloqué par le nombre de places dans le tourbus (sourires).

C’est rare que l’ensemble des membres d’une tournée se prêtent au jeu de la photo. Bon, presque tous, mais les absents nous pardonneront. Collectif un jour, collectifs toujours !

SLU : Christophe le lighteux est ton frère. Vous êtes tombés dedans étant petits ?

Pierrot Duteil : On est dans la musique depuis toujours car nos parents nous ont éduqués dès le plus jeune âge à la musique, spectacles y compris. On a joué nous même et on s’est rapidement orienté vers la technique. On a été dans une école pour nous former mais on s’est rendu compte que rien ne vaut le terrain. Le premier jour en nous accueillant, le directeur nous a sorti : « Vous êtes des professionnels ! ». Non, on était là pour apprendre !

Du coup je n’ai retenu que ce qui m’intéressait et j’ai surtout énormément appris grâce à des stages auprès de vieux briscards passionnants comme Michel Colin, Tintin ou Régis de SAES à Fougères, des mecs qui ont de la bouteille et ont pris le soin de m’inculquer les règles de base.
« Pierrot, si avec des boîtes en carton et une petite console tu t’en sors dans ton caf’conc, le jour où t’arrives à travailler avec un beau système et une grosse console, ça roule. Ne te bloque jamais sur le matériel et ne fais pas du son avec les yeux. » C’est pareil avec Bibou, il y a tout à apprendre. Ma console, est toute simple, mais elle fait très bien le job, et c’est tout ce qui compte.

La bande menée par Guiz. Promis, ce n’est pas la chenille.

SLU : Comment gères tu tes 6 voix avec ta console et aucun périphérique ?

Pierrot Duteil : J’ai fait le choix de partir sans rien pour des raisons de coût et de poids, cela étant on ne s’interdit pas avec Bibou d’acheter quelques packs de plugs si on en ressent le besoin. Ma première idée a été celle de router les 6 voix dans un groupe et de le compresser pour qu’elles aient plus de patate. Hélas 6 micros sur un plateau très sonore, cela me remonte trop de bruit. En plus je me retrouve avec un haut mid très agressif quand les gars chantent tous ensemble.
J’ai donc fait le choix de traiter les voix individuellement, je compresse beaucoup moins et je suis chaque chanteur à la mano, à l’ancienne. Il n’y a rien de mieux. Je me suis fait aussi un groupe cajon pour donner à Daniel le grave très profond qu’il aime (pas vrai Bib !), un groupe percussions, un groupe kick pour le doubler, l’étoffer en quelque sorte, un groupe zik au cas où et tout le reste en DCA.
J’ai donc tout ce qui compte sous la main en Layer A et sur le B j’ai toutes mes tranches individuelles. Je pourrais aussi utiliser le slot à ma disposition à l’arrière de la console pour y placer une carte Dante ou Waves. Pour le prix c’est bluffant…Et puis tu branches un 58, tu fais « yooo » et ça sonne.

Pierrot Duteil, AGC, compresseur et limiteur à 6 voix !

SLU : C’est une config console un peu musclée…

Pierrot Duteil : Oui, on a pris deux stages DX168 qui ont de bons préamplis et des convertos en 96 kHz. Ils communiquent en RJ45 et jusqu’à 100 mètres, ça roule. Si on se trouve coincé, je prendrai la console d’accueil. J’ai un patch de 31, ce n’est pas insurmontable (rires).

SLU : Tu es content de tes 6 liaisons ?

Pierrot Duteil : Carrément ! Ca marche très bien, le Workbench est tentaculaire (rires) mais j’ai cerné les fonctions principales comme la recherche des fréquences par scan et code postal qui marche vraiment bien. Comme c’est moi qui m’occupe aussi de la HF, cela doit être abordable et rapide. Pour des liaisons « simples » je dispose d’un son de qualité, d’une visualisation et d’alertes très complètes. Il manque simplement quelques automatismes mais rien d’insurmontable. On démarre à peine la tournée et je suis déjà à l’aise.

L’après-midi avance, on se fait petite souris et on part prendre nos photos, Christophe et Pierrot ont besoin de temps pour travailler en paix. L’accueil du Café de la Danse est charmant et efficace, encore un bon point pour cette salle atypique et tellement bien placée. La configuration choisie impliquant de ranger les places assises et dégager un très grand parterre, les gradins disparaissent comme par magie (et un moteur) avant l’ouverture des portes.

Noir salle

Dès les premières notes la mayonnaise prend. L’énergie, la générosité, la patate, la qualité des titres mais aussi le travail de la famille Duteil bien secondée par Hortos au plateau et Fred Donizzotti à la régie offrent un show tout en mouvement et en complicité avec le public.

Les voix sont bien tenues et si le bas-mid et le grave trahissent un calage hésitant entre gradin sorti et gradin rentré (peut être faudrait-il deux presets différents et un tout petit mouvement vertical des deux lignes pour accompagner ce changement), le reste sort très bien.

N’oublions pas non plus que cette salle est au beau milieu de la ville et ne peut sans doute pas envoyer la cavalerie dans le bas. Pierrot tient parfaitement ses niveaux autour de 94 dBA avec une définition et une intelligibilité de tout premier plan tout au long du concert. Il faut dire qu’il est bien aidé par une super brochette de pros de la scène qui s’amusent après avoir veillé à laisser leur égo dans le tourbus, mais pas leur talent.
Si vous avez l’occasion d’aller les voir cet été, faites vous du bien, n’hésitez pas !

Les équipes

Chanteurs :
BRIARD Gérôme (Le pied de la pompe)
CELESTIN Cyril aka Guizmo (Tryo)
GARIBALDI Laurent aka Gari Grèu (Massilia Sound System)
MUSSET Mourad (La Rue Kétanou)
ADELINE Sylvain aka Syrano
MOUNI Ali aka Alee (La Rue Kétanou)

Musiciens :
BRAVO Daniel aka Danielito (Tryo)
RAGUIN Maxime
MONTECOT Mathieu aka DJ Ordoeuvre
MARIOLLE Frédéric aka Veuch
CORNEC Erwann (Le pied de la pompe)

Technique et Prod :
DONIZZOTTI Frédéric / BRILAND Hervé : Régisseur Tournée
DUTEIL Christophe : Eclairagiste
DUTEIL Pierre-Yves aka Pierrot : Ingé son
HEURTEBIZE Olivier aka Hortos : Backlineur

Les sites :
Pour la production : le site Pyrprod
Pour le groupe : Le site Collectif 13
Pour l’équipement caisson lumineux : le site Lumipop

[/private]

 

Portman P2 Hexaline, un design unique

Par admin

Vue générale

Forts de produits tout de suite identifiés par leur design affirmé et original, les premiers appareils de la gamme se sont imposés comme une évidence esthétique dans l’univers de nos scènes ou de nos plateaux.

Le P1, cette jolie « fleur » à 7 « pétales » de lanternes hexagonales enfermant une source halogène R7s se voit déployé dans de multiples contextes, avec un grand succès, depuis près environ deux ans.

Le « P2 Hexaline » décline le design Portman dans une barre alignant 6 de ces fameuses petites lanternes dans un produit astucieux et prometteur.
Découvrons…

[private]

La prise en main de l’engin est surprenante. Entièrement développé et fabriqué en Pologne, le P2 bénéficie d’une fabrication remarquable, tant par la finition que par l’évidente solidité de la structure globale de l’appareil.
Mis à part le boîtier de l’électronique, la construction fait appel à l’aluminium, ce qui permet d’avoir un appareil relativement léger et robuste. Il pèse 9 kg pour ses 1,7 cm de longueur hors-tout.

Le boîtier électronique au dos du P2.

Les 6 lanternes sont alignées de façon rectiligne et fixées sur une structure tubulaire qui reçoit au dos, en son milieu, un boîtier contenant les gradateurs et l’ensemble du dispositif électronique de gestion.
L’appareil peut être posé ou suspendu. Il est et muni de deux charnières qui permettent de donner un angle à deux endroits différents dans l’alignement.

La finition de l’ensemble est d’un noir légèrement martelé, et ne laisse pas les reflets quelconques venir parasiter une mise en lumière. La finition noire est le « standard », mais elle peut en option être aussi entièrement blanche, ou sur commande dans toutes couleurs qu’il conviendra de définir.

Une lanterne.

Les lanternes hexagonales sont l’écrin de la lampe crayon R7S. Au début, la marque proposait l’équipement des lanternes avec une lampe classique 300 W qui est aujourd’hui avantageusement remplacée par une Osram de 230 W qui donne la même énergie et le même flux de lumière.

L’intérieur de la lanterne

Bien évidemment, on peut équiper l’appareil comme on le souhaite, avec cette lampe ou avec toute autre dans la limite des 300 W.
Les lampes sont annoncées pour une durée de vie de 2000 heures si allumées à fond en continu ce qui est rarement le cas.
Un réflecteur martelé récupère le flux de la lampe et s’illumine avec le rougissement du filament.


Réflecteur « Silver » ou « Gold »

L’appareil est livré d’office avec des réflecteurs « Silver » de couleur argentée (comme son nom l’indique) mais peut aussi recevoir des réflecteurs « Gold » (dorés donc, avec un doré qui est réellement un plaquage or par dépôt électrolytique) pour permettre d’obtenir une teinte plus chaude et ambrée.
Ce kit de réflecteur peut être intégré d’office dans l’appareil sur commande ou en option livré séparément pour remplacer les « Silver » à volonté, comme pour les P1 et P3.
Le côté martelé des réflecteurs donne un aspect de matière très intéressant, une texture esthétique, et permet de diffuser encore un peu plus la lumière.

Toutes les lanternes sont munies de grilles pour éviter tout incident en cas de problème de lampe. Chaque élément, comme les capots de lanternes sont sécurisés par une petite élingue. C’est du travail soigné avec le souci du détail. Tout le câblage entre les lanternes et le boîtier électronique passe dans le tube de la structure.

L’une des articulations de la structure tubulaire

Les deux charnières permettant d’anguler l’engin à deux endroits sont particulièrement solides, et leur verrouillage se fait sur 6 crans, avec une goupille sur ressort. L’angulation est franche et simple, sans surprise ni difficulté particulière.

Le dos de l’appareil reçoit un petit boîtier dans lequel se trouvent l’électronique et les gradateurs.
L’afficheur très lisible permet, via l’action de trois boutons rétroéclairés, de paramétrer l’adresse DMX et les fonctions de base du P2, comme la possibilité de le piloter via 1 canal DMX (tout l’ensemble en même temps donc), ou lampe par lampe (6 canaux).

L’intérieur du boîtier électronique / gradateurs.

Le système est simple, presque « simpliste », mais c’est une volonté du fabricant de proposer un luminaire efficace et facile à mettre en œuvre.
On est dans une approche noblement « trad » du fonctionnement de cet appareil.
Question connecteurs, le boîtier permet le raccordement au secteur via une embase True1.
Et celui du DMX avec entrée et sortie XLR3 et XLR5.

Le P2 est livré avec un certain nombre d’accessoires. Une embase « lourde » (2 kg), une extension de longueur et un accessoire d’accroche qui se met en tête de mat.
Le tout est livré avec un jeu de goupilles, les différents assemblages s’effectuant exactement comme le raccordement d’éléments de ponts avec un manchon goupillable mâle / femelle.
L’une des configurations « standard » est posée sur une base lourde avec 6 pixels alignés verticalement, mais de multiples autres montages laissent à l’imagination des éclairagistes un nombre presque infini de possibilités.

Connexion entre les P2.

Les accessoires fournis avec l’appareil : La base, 3 goupilles et 3 broches, une extension, un accessoire d’accroche. Lampé en standard, le P2 Hexaline est aussi livré avec une lampe de spare, un cordon True1 et une élingue de sécurité.

L’extension permet par exemple de surélever (pour l’appareil posé au sol sur son embase) ou d’abaisser (pour l’appareil suspendu) la hauteur d’un demi-écartement inter-source pour décaler parfaitement au besoin, l’alignement d’un certain nombre d’appareils, afin par exemple de créer des lignes diagonales entre les différents P2. Cet accessoire va donc permettre d’agencer les P2 entre eux de différentes façons en termes de hauteur. Et c’est bien sûr valable dans l’autre sens, avec l’appareil suspendu.
Le petit accessoire d’accroche est lui aussi très intéressant. Il permet soit d’accrocher le P2 sur un pont, une perche ou je ne sais quel autre élément de structure scénique, soit d’y adjoindre un petit projecteur, un accessoire, etc.
On peut tout à fait imaginer par exemple, d’utiliser le P2 comme une sous-perche (en plus de ses capacités d’effet en soi !) et d’y adjoindre une petite lyre suspendue dessous, ou même posée dessus si on l’utilise un peu comme un totem. Une multitude de configurations est envisageable.

Le P2 plié pour le transport.

Ces accessoires sont livrés avec l’appareil (un de chaque avec chaque P2), mais peuvent aussi être achetés séparément si on veut en avoir davantage pour créer des configurations en nécessitant plus.

Deux supports de fixation sont également soudés à l’arrière, sur le tube, situés aux alentours de l’avant-dernière lanterne, au centre desquels un trou laisse envisager l’installation possible de clamp, pour une accroche d’un autre style, indépendant des extrémités du tube lui-même.

Une lumière remarquable et un design unique

Les lanternes hexagonales du P1 ont établi les standards du design Portman (déposé). C’est l’identité visuelle de ces appareils qui les rend immédiatement reconnaissables. Le P2 suit cette voie, avec une disposition différente.

Ce qui fait le succès des produits Portman c’est précisément l’élégance du design associé à la lumière chaude et ambrée purement « trad » qu’ils vont générer. La simplicité d’utilisation est également partie intégrante de l’esprit du produit. 6 lanternes, 6 canaux, avec une gradation impeccable.

La réactivité de la source est assez lente, ce qui peut être perçu comme un inconvénient, mais c’est en réalité un avantage qui fait partie intégrante des caractéristiques de l’engin.
Cette lenteur de réaction vient essentiellement du fait que la lampe R7S a un filament très long, ce qui donne toute la majesté des allumages / extinction, le côté extrêmement « smooth » des temps de transferts et la fluidité des chaser que l’on peut envisager.

Une vidéo de présentation

Ces appareils peuvent tout aussi bien servir de décor discret, en utilisant les lampes avec une gradation très basse qui va juste faire rougir les filaments, ou pour créer des multitudes d’animations plus pêchues, voir aller jusqu’à l’effet « blinder ». Car une armée de P2 envoyés à full, peut créer un effet très violent.
Un produit très sympathique et de grande qualité, dont les effets et les champs d’applications vont être nombreux et démultipliés en fonction du nombre d’unités déployées. Un succès promis !

On aime :

  • La chaleur des lampes
  • La qualité de la gradation
  • La qualité de la fabrication

On regrette :

  • rien

Tableau général

Plus d’infos sur le site Axente et sur le site Portman

Et voici quelques exemples d’utilisation :

Tina the Musical ©Manuel Harlan

Royal Blood ©Zuzanna Sosnowska

Mumfords and Sons ©Steve Price

Mumfords and Sons ©Jelle Prins

[/private]

 

Premiers essais du BMFL FollowSpot LT Robe en festivals

Par admin

Le BMFL FollowSpot Long Throw, une des dernières versions de projecteurs dédiés au système de poursuite RoboSpot, a fait ses premiers pas sur quatre grands festivals de France : Solidays (92), le Hellfest (44), les Vieilles Charrues (29) et dans les arènes du Festival de Nîmes (30) pour le concert de Matthieu Chedid.

Identique en poids et en taille aux BMFL FollowSpot, Spot, Wash, WashBeam Blade, le FollowSpot Long Throw (LT) est une solution compacte parfaitement adaptée aux grandes scènes. Son zoom de 2° à 8° (ratio 4 :1) est conçu pour une utilisation sur de grandes distances, assurant une intensité lumineuse supérieure à 1 000 lux à 90 m.

Le soir du 12 juillet pendant le festival de Nîmes, le BMFL LT associé au RoboSpot a accompagné l’entrée en scène de -M- sur un solo de guitare, sans autre source lumineuse à la face.
Un solo acoustique de quelques minutes durant lequel l’artiste s’est déplacé le long de l’avant-scène sans faute du BMFL LT.

Jérémy Bargues, concepteur lumière du chanteur était particulièrement surpris par la puissance, les couleurs et de la qualité du suivi sur cette distance… à 60 m.

Habitué à utiliser le RoboSpot, « Mickey » apprécie la caméra intégrée à la version FollowSpot, plus simple à utiliser et à mettre en route que la caméra déportée associée aux BMFL.

Didier Dast chargé d’affaires chez Dushow est agréablement surpris par le rapport poids/puissance et Olry, poursuiteur nous confirme que la puissance de la machine est plus que confortable pour une machine de ce type et de ce gabarit.

Plus d’infos sur le site Robe Lighting France

 

Capital Sound et Martin Audio au Festival British Summer Time

Par admin

A l’heure où le contrat pour le site du festival de Hyde Park doit être renouvelé, c’est l’occasion pour tous ceux qui participent à la production de Barclaycard présents British Summer Time de revenir sur sept années glorieuses dans ce lieu qui était considéré jadis comme impraticable et non viable.
Les promoteurs d’AEG Live ont prouvé le contraire, et cela en grande partie grâce à leurs sous-traitants techniques, dont Capital Sound, qui a déployé la technologie MLA de Martin Audio et prouvé dans des conditions de test sa capacité exceptionnelle à respecter les niveaux sonores sur site et hors site.

Comme chaque année contrôlé par les consultants en acoustique Vanguardia, le MLA, optimisé à l’aide du logiciel exclusif maison Display Martin Audio, est resté identique sur une grande variété de concerts au cours des deux week-ends, avec Barbra Streisand, Céline Dion et Josh Groban à un extrême, et Bob Dylan et Neil Young à l’autre.

Martin Connolly, de Capital Sound, a reconnu que Barbra Streisand représentait un bon exercice pour le système et que la clarté vocale de Josh Groban et Céline Dion, a ajouté une nouvelle dimension à l’événement, tout comme celle de Robbie Williams et Keane, qui ont clôturé en apothéose le British Summer Time.

La scène principale du Grand Chêne (Great Oak) était équipée de deux grappes de 16 MLA et d’un seul MLD Downfill par côté et de 13 MLA et un MLD Downfill pour les latéraux. Pour les graves, la configuration utilisait 32 MLX en disposition cardioïde à deux faces désormais répandue (21 vers l’avant, 11 vers l’arrière). Avec 12 MLA Compact en frontfill, tous les MLA fonctionnaient sur le même réseau.

Sur le terrain, les dix principales tours de delay comprenaient sept MLA et un seul MLD Downfill, soutenus par 12 caissons MLX, alors que les delays 10 et 11 déployaient huit MLA Compact.

Martin Connolly nous confirme qu’une légère modification est intervenue cette année : la neuvième position retardée a été renforcée par l’ajout de deux MLA supplémentaires couvrant le fond du terrain, pour tenir compte de la profondeur actuelle du site.

Des systèmes Martin Audio ont également été fournis à d’autres endroits. Sur la scène Barclaycard (scène II), il y avait huit MLA Compact par côté et 14 caissons WS218X en configuration cardioïde espacés et en retrait, complétés par quatre DD12 en frontfill et deux MLA Compact en outfill à gauche de la scène.

« Depuis 2013, date du lancement du British Summer Time Festival, nous nous sommes entièrement reposés sur les talents de Capital Sound et sur leur utilisation experte du système de diffusion MLA de Martin Audio », a confirmé Mark Ward, le responsable de la production, « et cette année n’a pas fait exception. »

Avec quelques petits réglages apportés à la configuration du système et à la mécanique des transducteurs depuis 2018, tous les seuils de niveau sonore, sur le site et hors du site, ont une fois de plus été respectés dans ce lieu notoirement difficile de Hyde Park.
L’équipe audio se composait d’Al Woods (chef d’équipe), Chris Whybrow (ingénieur façade) et Toby Donovan (ingénieur système).

Plus d’infos sur les systèmes Martin Audio sur le site Algam Entreprises et sur le site Martin Audio

Ayrton à la conquête du marché chinois!

Par admin

Quatre-vingts Ghibli blancs viennent d’être installés dans l’élégante salle de concert du national des arts de la scène de Chine à Beijing dans le cadre d’une importante modernisation de son parc d’éclairage par ACE, le distributeur d’Ayrton pour la Chine.

Conçue par l’architecte français Paul Andreu dans une immense coquille ovale regroupant un opéra de 2 000 places et un théâtre de 900 places, la salle de concert se distingue par son intérieur blanc argenté et son plafond acoustique qui ressemble à un déferlement de vagues blanches. L’auditorium de 1 900 places est aménagé tout autour, de manière à permettre de voir et d’entendre sous tous les angles les grandes œuvres symphoniques et la musique traditionnelle chinoise qui y sont jouées.

Ces nouveaux projecteurs devaient être capables de prendre en compte les changements rapides d’éclairage et une multitude de configurations scéniques. ACE a recommandé le Ghibli en raison de son caractère véritablement polyvalent, sa capacité d’adaptation à une grande variété d’utilisations et de distances de projection, et son esthétique personnalisable qui permet de l’adapter au style de l’environnement.

Dans sa livrée blanche, le Ghibli d’Ayrton invite au spectacle dans la salle de concert du Centre national des arts de la scène de Chine à Beijing.

« L’éclairage de scène pour les salles de concert exige toujours un aspect élégant, un éclairage uniforme, le confort et le silence », explique Zhang Wei d’ACE. « Dans le passé, on a toujours utilisé les lampes halogènes classiques. Mais en se développant, la technologie LED a dépassé l’efficacité lumineuse de la plupart des lampes halogènes et des lampes à décharge, et le catalogue des produits d’Ayrton témoigne des performances qu‘atteignent maintenant les appareils d’éclairage à LED.

« Lors du choix de l’éclairage pour la salle de concert, nos critères généraux étaient la taille, le poids, le niveau de bruit, l’indice de rendu des couleurs et l’angle de faisceau. Nous devions nous assurer que les performances optiques du nouveau projecteur seraient meilleures que celles du produit qu’il remplacerait, mais qu’il serait également plus esthétique, plus léger et plus compact.
« Nous avons effectué une comparaison et une sélection strictes d’un grand nombre de produits. C’est le spot/découpe à LED de 600 W Ghibli que nous avons retenu au-dessus du lot. Il surpassait largement l’ancien projecteur à décharge de 1 200 W que nous remplacions, ainsi que ses concurrents.
« Sur un usage à long terme, la source lumineuse du Ghibli réduit considérablement les coûts de remplacement des lampes et de consommation électrique, et permet aux artistes et au public de savourer le spectacle dans un environnement plus silencieux. De plus, le nouveau design du capot blanc se fond parfaitement dans l’ensemble de la salle de concert. »

Plus d’infos sur le site Axente, sur le site Ayrton. Et sur SLU : test de l’Ayrton Ghibli

 

Le VL6000 Beam Vari-Lite joue sur la tournée d’adieu de Kiss

Par admin

Robert Long et Sooner Routhier, les concepteurs de production de SRae Productions, en collaboration avec la designer associée Ashley Zapar, ont proposé le projecteur Vari-Lite VL6000 Beam pour apporter une présence marquée et dynamique à leur conception pour la tournée d’adieux du légendaire groupe de rock Kiss.

©Steve-Jennings

End of the Road, la tournée mondiale du groupe, se poursuivra tout au long de 2019 et présente toutes les caractéristiques théâtrales incontournables du rock and roll que les fans attendent d’un spectacle classique de Kiss (que Robert Long décrit comme « du feu, des lasers, du métal, du cuir et du chaos bien maîtrisé en quantités égales »), mais un peu modernisé.

©Steve-Jennings

« Kiss nécessite un design lumière à l’ancienne mode, avec un séquencement simple qui accentue la musique mais sans trop de fioritures », déclare Robert Long à propos des choix de projecteurs. « La musique est simple, quatre personnes, du rock and roll avec des gros riffs de guitare. Il nous faut des éclairages qui reflètent cela, mais de façon moderne. »

Pour ce faire, ils ont prescrit 44 projecteurs VL6000 Beam, l’une des dernières innovations de Vari-Lite. Avec leurs puissants faisceaux à changement de couleur et leur penchant rétro, ces projecteurs correspondent parfaitement aux besoins du spectacle.
« C’est l’optique du VL6000 qui nous attire principalement », dit Robert Long. « Elle donne l’impression d’un projecteur rétro. Nous aimons aussi sa taille ; il a une présence avec laquelle beaucoup d’appareils sont incapables de rivaliser. »

Ajoutant un impact percutant aux visuels du spectacle, les VL6000 Beam sont accrochés à de grands pantographes au-dessus de la scène et sur des poutres qui s’étendent à cour et à jardin au-dessus du public. « On utilise les pantographes pour « percer » de l’arrière des modules vidéo, en les abaissant et en les relevant pour obtenir différentes positions au-dessus de la scène », explique Sooner Routhier.

« L’un des moments du spectacle que l’on préfère avec les VL6000 Beam, c’est le solo de guitare de Paul Stanley qui introduit Black Diamond », déclare Robert Long.
« Les pantographes descendent avec un mouvement d’automatisation spécifique à la chanson qui met vraiment en valeur le luminaire ».
« On adore les ambiances qu’ils apportent au spectacle » conclut Sooner Routhier.

©Steve-Jennings

Plus d’infos sur le site Freevox et sur le site Vari-Lite

 

Un mariage de raison, 55+26 ans: Rent-All absorbe Phlippo Group

Par admin

Rent-All, dont le quartier général est situé à Bemmel (Hollande), a pris le contrôle de Phlippo Group, basé à Lierre (Lier), en Belgique néerlandophone, dans la province d’Anvers. Cela concerne Phlippo Productions, Phlippo Showlights et ses filiales en Allemagne et aux Pays-Bas, y compris tout le stock de location.
Avec cette acquisition, Rent-All renforce sa position en Europe, et abonde dans le sens de son slogan commercial « Your equipment supplier in Europe ».

Les locaux de Rent-All.

Rent-All se retrouve du même coup à la tête d’un stock de matériel encore plus imposant à sa disposition, pour mieux répondre aux demandes de ses clients.
Theo Van Workum, Directeur Général de Rent-All, déclare « Ce choix de grossir par croissance externe est la nouvelle étape dans notre stratégie d’être un partenaire unique, tant en éclairage, audio pro, structure/levage et vidéo. »

Les locaux de Phlippo Productions aux Pays-Bas seront intégrés dans l’implantation actuelle de Rent-All à Amsterdam dans des délais courts. Phlippo Allemagne sera transféré dans les locaux Rent-All à Castrop Rauxel, Allemagne.
Depuis le siège belge à Lierre, Rent-All pourra mieux fournir la Belgique, mais une partie du territoire français, en location sèche.

Les entrepôts de Phlippo.

Phlippo Showlights continuera ses activités sous le nom de Rent-All België bvba.
Philippo Productions, de son côté, traitera toujours ses activités de prestataire (plus de 600 shows ou événements par an) sous le même nom, comme cela est le cas depuis 55 ans, avec toujours le mot d’ordre « Experience makes the show ».
L’équipe de 65 personnes restera inchangée.

Pour mémoire, Rent-All existe depuis 26 ans en Europe et fournit en location des théâtres, des plateaux de télévision, des prestataires, des concerts, et toutes sortes d’événements pour du matériel d’éclairage scénique et événementiel, audio professionnel, structure, levage et vidéo.

Plus d’informations sur Rent-All.

 

High-End Systems TurboRay. Enfin le voilà!

Par admin

Projecteur faisant le “buzz” dans le petit monde de l’éclairage scénique, le TurboRay dévoilé au LDI 2018 et à Prolight+Sound 2019 sort officiellement cet été. Il signe le retour à une fabrication américaine localisée à Austin (Texas), le siège de la société.

Il s’agit d’un projecteur à leds sur lyre asservie d’un type assez singulier, un produit atypique dont les nombreuses caractéristiques devraient permettre aux éclairagistes d’étendre la palette de leurs possibilités.
Le look du projecteur est présenté par High-End comme “retro-classique”, par l’apparence que prend la sortie de lumière, largement ouverte vers un système de diffuseur motorisé dont la disposition, en ailettes radiales, rappelle certains systèmes devenus des classiques pour faire varier la lumière, et à l’époque, notamment les couleurs.
Ici c’est uniquement le diffuseur qui s’inspire de ce système, mais qui donne à l’appareil un look remarquable (et remarqué !).
Ce design ouvre au TurboRay les portes d’un tas d’applications où le look participe à la une scénographie, dans un fond de champ, un décor, etc. En dehors de ce détail esthétique, le TurboRay est bel et bien une machine originale qui propose de vraies nouveautés en termes de faisceau et de lumière.

Il ne s’agit pas réellement d’un wash, bien qu’il puisse tout à fait produire un faisceau au bord doux, accentué par le diffuseur radial qui lui donne les capacités de générer de larges halos de lumière diffuse.
Il ne s’agit pas réellement d’un spot, bien qu’il dispose d’un certain nombre d’effets et de mise au net permettant un faisceau modelable avec des gobos, et ouvrant le champ des possibilités de textures. Il ne s’agit pas réellement d’un Beam mais il permet de faire un très beau bâton de lumière qui va fendre l’espace d’une scène avec son rayon acéré.

Les sources à LED, dont la gradation est annoncée comme exemplaire sont disposées en 4 secteurs, et bénéficient de plusieurs modes de contrôle de couleur. Elles vont permettre d’animer le faisceau ou de donner des mises en couleurs de la face avant du projecteur, permettant des effets tant en lumière qu’en décoration pure.
De ce que nous avons pu voir, il s’agit d’un outil vraiment unique dont les caractéristiques sont peu communes avec ce qui existe actuellement sur le marché, et qui va vraisemblablement être reconnu pour ce concept unique.

Le TurboRay signe le retour à une fabrication américaine, dans l’usine du siège social de High End à Austin, Texas ce qui ne manque pas de susciter des réactions positives de la part des concepteurs lumière du monde entier.

Plus d’infos sur le site ETC et sur le site High End Systems

Music Plus habille la scène Korner de Musilac en Robe

Par admin

© Thomas Bianchin

En charge de l’équipement d’une des grandes scènes du Festival Musilac, le plus important de la région Rhône Alpe, la société de prestation Music Plus a installé 16 MegaPointe et 24 Spiider pour assurer l’éclairage des artistes s’y produisant, le duo Pépite, Süeür, Dionysos ou encore le mythique Agoria.

La société de prestation Music Plus, dirigée par Olivier Hernicot a rejoint il y a quelques mois la famille Robe en ajoutant des MegaPointe et des Wash Spiider à son parc de location et a investi récemment dans 25 Spikie.

Music Plus a installé 24 Spiider, le petit Wash led à effets Robe. © Thomas Bianchin.

Musilac, à Aix-les-Bains, tout près du plus grand lac naturel de France est devenu en 18 ans le festival le plus important de la région Rhône Alpe offrant 3 grandes scènes pendant 4 jours à des artistes internationaux.

Le chanteur irlandais Barry Moore sur la scène Korner. © Thomas Bianchin.

C’est sur la scène du Korner que les quarante projecteurs Robe ont pu briller de jour comme de nuit…
Le montage de la scène, a été réalisé par la société Stage’Up et l’accueil des artistes en régie était assuré par Sébastien Lingua et Léo Perrin.

D’autres informations sur le site Robe Lighting France

 

Martin lance une bombe Atomic sur Ibiza

Par admin

Avec le spectacle de Dalt Vila, le rideau se ferme sur le Sommet International de la Musique (IMS) d’Ibiza, spectacle vedette qui, depuis plusieurs années, marque également le début officiel de l’été sur l’île blanche.
Les DJ les plus appréciés de la planète sont à l’affiche de l’événement de clôture qui se déroule dans l’enceinte d’une ancienne citadelle vieille de 2 500 ans, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, qui offre un cadre merveilleux aux spectateurs.

Depuis sa première édition en 2007, IMS fait confiance à The Shop Ibiza, qui lui a fourni un ensemble de plus en plus important de services de soutien à la production, à mesure que l’événement se développait. Chargé de la responsabilité complète des opérations de la production à Dalt Vila avec, tous les ans, la consigne de se surpasser, The Shop a contacté Martin by Harman pour trouver une solution d’éclairage complète au spectacle.

Depuis de nombreuses années, Martin jouit d’excellentes relations de travail avec The Shop. En 2011, The Shop a contribué de manière décisive à la réussite du lancement de la gamme de club Rush de Martin. Depuis lors, les deux sociétés ont collaboré sur de nombreux projets.
Lors des premières discussions sur Dalt Vila 2019, les deux parties ont estimé que la participation d’un concepteur lumière de haut niveau était une condition préalable à la réalisation de ce show. Elles ont donc fait appel à Nick Jevons, un concepteur hautement qualifié et doté d’une très grande expérience.

Entre les deux Mac Aura, les nouveaux strobe Atomic Dot, petits et très puissants.

Martin a fourni un kit lumière avec des MAC Quantum, Viper et Aura, et a offert de grands débuts en live à son nouveau strobe Atomic Dot. Le spectacle de lumière a été salué par les organisateurs d’IMS comme le meilleur depuis 11 ans qu’il propose le finale à Dalt Vila. SeeSound, le distributeur espagnol de Martin, a fourni une assistance technique et logistique sur le site pour assurer le bon déroulement des opérations.

Du point de vue de The Shop, Dalt Vila a nécessité cinq jours de travaux problématiques. L’accès à la citadelle se limite à d’étroites ruelles, ce qui nécessite que tout le matériel soit transporté dans des petits véhicules, tandis que le classement du site au patrimoine exigeait d’agir avec une extrême délicatesse. The Shop et son équipe n’ont pas ménagé leur peine face à des conditions météorologiques défavorables au début pour que tout soit dans les délais.

Mike Walker, directeur des ventes senior chez Martin, évoque une aventure très réussie : « Ibiza a un fort retentissement dans l’industrie du divertissement live et l’association avec IMS est vraiment importante pour Martin. Une telle vitrine pour nos produits à l’avant-garde du secteur de la musique électronique nous place au premier plan auprès des clubs, des festivals, des artistes et des promoteurs ».

Simeon Friend, directeur général de The Shop Ibiza, résume avec optimisme : « Le spectacle était sans aucun doute l’un des meilleurs événements de Dalt Vila auxquels nous ayons participé. Le soutien de Martin a été exemplaire et Nick Jevons a créé un spectacle vraiment stupéfiant. Il y avait beaucoup de grands noms sur la scène.
Comme toujours, notre équipe est restée calme sous la pression, accrue à cette occasion par une pluie assez forte, et a géré efficacement les éléments jusqu’à ce que le ciel se dégage. IMS n’aurait pas pu être plus heureux et la réaction du public a tout dit.

Plus d’infos sur :

 

GLP matérialise l’œil de Moscou

Par admin

Cet hiver a eu lieu à Moscou un événement festif qui se démarque par sa démarche conceptuelle et sa scénographie très étudiée, les principaux acteurs du spectacle lumière étant les projecteurs matrices à leds KNV GLP qui donnaient tout son sens à l’ensemble du concept.

Le spectacle lui-même comprenait une introduction et une entrée en grande pompe des personnages principaux avec des éléments d’une représentation théâtrale, et se terminait par un bref concert avec des chanteurs célèbres comme Ivan Dorn et Dima Bilan. Avant même que la conception ne soit discutée, les KNV figuraient déjà dans la liste du matériel.

« En décembre, quand nous avons appris que les KNV étaient disponibles en Russie, nous avons immédiatement choisi de les utiliser dans notre configuration et de construire un concept basé sur ces appareils », révèle Daniil Maneshin, le directeur créatif du projet.

« Quand on regarde le cercle créé par les KNV Arc, l’image d’une pupille vient immédiatement à l’esprit. Nous avons donc retenu l’idée et commencé à la développer jusqu’à obtenir l’image dominante d’un œil. » Constitué de divers types de projecteurs, cet « œil » est devenu l’élément clé de la conception, puis il a été étendu : des tables pour les invités ont été disposées en forme d’œil, de même que la construction du gril.

La puissance créatrice de la « pupille » à base de KNV était tellement impressionnante que Daniil Maneshin, Roman Kasaev et Alexander Polkhov sont allés encore plus loin dans leurs expérimentations et se sont mis à ajouter des couches à l’installation pour rendre l’image plus réaliste. Ainsi, l’« œil » se parait de taches de couleur réalisées avec types de projecteurs GLP.

Les nouvelles dalles LED KNV Block et Arc. On remarque les pixels très particuliers de ce nouveau produit. On devine aussi l’électronique entre les sources.

Au centre, il y avait un cercle composé de huit modules KNV Arc interconnectés. Une deuxième couche, constituée de 12 modules KNV Arc, était placée à une certaine distance, alors que la troisième couche était constituée de faisceaux.
Les spectaculaires « taches » étaient dessinées dans l’espace par des tubes à leds, tandis qu’une cinquième couche était basée sur des boîtes à lumière RGBW, entourées d’une autre couche constituée de projecteurs statiques. Un écran coulissant parachevait l’image générale.

« Ces nombreuses couches constituées de différentes sortes de projecteurs combinées dans une seule et même pupille nous permettaient de changer complètement l’image sur scène », explique Roman Kasaev. « Nous avions à la fois une « pupille standard » et une « fractale » : on pouvait éteindre une partie des couches, et associer divers effets, pour obtenir des images totalement différentes. »
De plus, Roman et Alexander ont suggéré d’étendre les brillants effets du KNV au-delà des limites des « pupilles ». Des modules KNV Cube ont donc été utilisés sur le tour et la charpente de la scène.

Mais l’équipe créative appelait encore de ses vœux un aboutissement logique : les « cils ». Cette fonction a été dévolue à des X4 Bar 10. « Ces appareils complétaient parfaitement l’ensemble du dessin », explique Daniil. « En utilisant la fonction zoom, on avait une zone d’éclairage uni qui pouvait monter et descendre et mimait le mouvement des cils.

« Je pense que les concepteurs de GLP ont brillamment pensé l’aspect connexion des projecteurs. Tous ceux qui ont travaillé avec des Impression X4 Bar voient à quoi je fais allusion », ajoute Roman. « Nous avions un bord de « paupière » parfait, sans espace entre pixels, ce qui apportait une jolie touche finale à l’image multicouche que nous avons développée. »
Lors de certains actes, les concepteurs lumière abandonnaient les faisceaux larges et tranchants produits par les X4 Bar et passaient à la commande par pixels. Tous les appareils fonctionnaient en mode étendu, ce qui donnait la possibilité d’expérimenter une image à grande échelle composée d’une infinité de points lumineux.

La programmation de l’installation s’est faite à quatre mains, Roman Kasaev et son collègue LD Mikhail Novgorodov réalisant différents scénarios pour personnaliser chaque acte.
« GLP a inventé un appareil génial avec de nombreux effets », s’enthousiasme Roman à propos des KNV. « On peut associer ces appareils dans diverses structures pour réaliser de grandes installations scéniques, puis réaliser différents scénarios, inventer, expérimenter, faire des éclairs très lumineux ou faire scintiller en mode glamour, suivant notre imagination. »
« La polyvalence de ces appareils permet de toujours surprendre le public », reconnaît Daniil. « Les nombreuses options de programmation donnent aux concepteurs la possibilité d’exprimer n’importe quelle idée ou n’importe quel style. Et maintenant, le fait d’avoir associé les modules Cube et Arc aux appareils Line et Dot est une source d’inspiration supplémentaire. C’est une très bonne chose que les sociétés de location russes commencent à investir progressivement dans de telles solutions et les mettent à la disposition des utilisateurs. »

C’est un total de 164 projecteurs GLP qui a été utilisé pour la création de ce spectacle, en comptant les 32 exemplaires du petit X4 atom. (Voir plus d’infos sur le KNV ici avec SLU)

Et d’autres infos sur le site La BS et sur le site GLP

Amadeus déploie un système de diffusion sonore immersif au Domaine des étangs

Par admin

Le Domaine des Étangs, le plus grand domaine hôtelier 5 étoiles de France hexagonale accueille désormais un système de diffusion sonore immersif signé Amadeus au sein de La Laiterie, un nouveau lieu d’exposition.
Le Domaine des Étangs est le plus grand ‘resort’ cinq étoiles de France hexagonale. Il s’étend sur mille hectares de nature préservée, partagée entre forêts, pâturages et étangs et propose des expériences hôtelières hors du commun.

L’entrée du complexe hôtelier.

Un site exceptionnel qui comprend un château du XIème siècle entièrement rénové et habillé d’œuvres d’art contemporain, un parc paysagé, six métairies, une Laiterie, un potager, un espace bien-être, des thermes Gallo-Romains, deux piscines, un terrain de tennis flottant, un restaurant gastronomique étoilé…

La Laiterie avec ses œuvres exposées. Les deux flèches sont aussi une œuvre, celle de Gaëtan Byk, Directeur Marketing de Amadeus et nous indiquent où sont cachées quelques unes des enceintes déployées

Faite de pierre et de bois, La Laiterie du Domaine des Étangs est un nouveau lieu d’expositions dédié aux rencontres entre l’Art et la Nature. « Grâce à une collaboration initiée très en amont avec des experts de chez Amadeus, nous avons pu à la fois nous libérer de la nuisance esthétique des haut-parleurs et assurer une transcription sonore digne des plus grands lieux de concerts, » évoque Manuel Gomez, architecte et mélomane en charge des travaux de rénovation de La Laiterie au Domaine des Étangs.

Imaginé selon une représentation circulaire, enveloppant au maximum les visiteurs et adapté aux contraintes géométriques (parallélépipédiques), techniques et esthétiques de la Laiterie, le dispositif de diffusion sonore est articulé autour de 44 haut-parleurs fabriqués par Amadeus et du processeur de son spatial HOLOPHONIX.

Michel Deluc à gauche, le directeur de la R&D de Amadéus et à droite Gaëtan Byk, le directeur marketing.

« Le cahier des charges était des plus complexes. Madame Garance Primat, propriétaire du Domaine des Étangs, grande mélomane et collectionneuse de la scène contemporaine, souhaitait transformer cette ancienne grange du XVIIIème siècle en un lieu où passé, présent et futur se conjugueraient, au service de la culture et de la transmission, » évoque Gaëtan Byk, Directeur Marketing de la marque Amadeus.

« Cet espace se devait de pouvoir accueillir des expositions artistiques, des évènementiels, des concerts de musique acoustique ou amplifiée, des créations de musiques électroacoustiques, sans que les haut-parleurs ne doivent être remaniés, reconfigurés ou déplacés en fonction des configurations. Un système le plus versatile, polymorphe et intégré possible était donc nécessaire. Articuler notre réflexion autour du processeur HOLOPHONIX paraissait donc une évidence… » poursuit Gaëtan Byk.

Une PMX5, coaxiale et basée sur un 5” et un moteur 1,75”.

La salle (exclusion faite des mezzanines) mesure 23 mètres de longueur sur 9 mètres de largeur. Une quantité de 32 enceintes coaxiales Amadeus PMX 5 sont intégrées en hauteur, au niveau des ‘sablières’ et des mezzanines dans la proportion de dix enceintes régulièrement espacées sur chaque longueur et de six enceintes régulièrement espacées sur chaque largeur.
Huit enceintes de grave Amadeus ML 12 SLIM à profondeur réduite sont intégrées en partie basse des murs, dans la proportion de quatre régulièrement espacées sur chaque longueur. Une enceinte de grave, spécifiquement développée et baptisée UFD 215 à profondeur réduite est intégrée sous chaque mezzanine.

Le système est articulé autour du processeur de son spatial HOLOPHONIX, conçu par Amadeus, en collaboration avec le STMS (Sciences et Technologies de la Musique et du Son) ; laboratoire fondé en 1995 et hébergé à l’IRCAM associant le CNRS, Sorbonne Université, le Ministère de la Culture et l’Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique.

Holophonix tel que présenté à l’ISE il y a deux ans, une matrice, ULTRA complète et capable de tout faire !

Ce processeur assure la mise en cohérence spatiale entre tous les haut-parleurs, chacun recevant un signal de modulation dédié. Plusieurs pré-configurations (ou presets) standards ont été conçues sur place au regard du cahier des charges, facilitant la mise en oeuvre du système et son adaptabilité, au regard des programmations accueillies.
La configuration de base est articulée autour de trois sources virtuelles, synthétisant le signal sur la totalité des haut-parleurs selon les principes de la WFS (Wave Field Synthesis).
La première source, stéréophonique, synthétise le signal provenant du player/streamer Lumin U1 dédié à la lecture de pistes musicales en haute résolution. « La plupart des sources proviennent de supports tels que TIDAL ou Qobuz.
Elles sont nativement lues au format PCM et échantillonnées à des fréquences comprises entre 44.1 kHz et 192 kHz (16 ou 24 bits). Le signal original au format AES/EBU est ensuite converti en Dante afin de préserver la chaine numérique et traité à 192 kHz par le processeur HOLOPHONIX permettant un tel échantillonnage dans la limite de 64 I/O, » précise Michel Deluc, Directeur de la Recherche et du Développement chez Amadeus.

Une autre image de la Laiterie. Aucun doute, l’intégration est réussie!

Les deux autres sources, monophoniques, synthétisent le signal provenant de liaisons Shure ULXD4D. Ces deux dernières sont facilement déplaçables en temps réel dans l’espace, en fonction de la position réelle des orateurs. Le processeur HOLOPHONIX permet par ailleurs de mixer, de réverbérer et de spatialiser des matériaux sonores provenant de divers dispositifs selon différentes techniques de spatialisation et de combiner ces techniques (ou algorithmes) en temps réel.

Il offre un nombre quasi-illimité de bus (ou spatialisateurs), chacun pouvant exécuter un algorithme de spatialisation embarqué et notamment Higher-Order Ambisonics (2D, 3D) Vector-Base Intensity Panning (2D, 3D), Vector-Base Amplitude Panning (2D, 3D), Wave Field Synthesis, Angular 2D, k-Nearest Neighbor, Stereo Panning, Stereo AB, Stereo XY, Native A-Format Ambisonics, Native-B Format Ambisonics, Binaural.

Liste des références Amadeus installées au sein de la Laiterie :

Amadeus PMX 15 (1 x 15’’ LF ; 1 x 3’’ HF) : 2 unités
Amadeus UDF 215 (2 x 15’’ LF) : 2 unités
Amadeus PMX 5 MK4 (1 x 5.25’’ LF ; 1 x 1.75’’ HF) : 32 unités
Amadeus ML 12 SLIM (1 x 12’’ LF) : 8 unités

Liste des références Powersoft installées au sein de la Laiterie :

Powersoft Ottocanali 4K4 DSP+DANTE : 4 unités
Powersoft Ottocanali 8K4 DSP+DANTE : 4 unités

D’autres informations sur le site Amadeus

 

Quand Astro Spatial Audio spatialise Adamson!

Par admin

DV2 Belux a accueilli des techniciens et décideurs de l’événementiel pour 2 jours de démos autour des IS7p et IS10p Adamson. Nous en avons profité pour découvrir leur nouvel outil de diffusion immersive créé en association avec la société hollandaise Astro Spatial Audio.

L’auditorium du centre culturel de sambreville, un bien bel endroit fraichement remis à neuf

La salle du centre culturel de Sambreville (entre Charleroi et Namur) dédiée à la démonstration a été entièrement rénovée il y a peu, et un main PA composé de 12 enceintes S10 et de quatre S119 y a été installé de manière permanente.

Comme annoncé, l’IS10p, nouveau point source de la gamme d’installation d’Adamson était à l’écoute.

On se sent déjà en terrain conquis par la marque canadienne. Pour ces sessions d’écoutes, DV2 Belux a, comme à son habitude, mis les petits plats dans les grands. Les sessions sont présentées à une dizaine de personnes au maximum afin que chacune puisse apprécier l’expérience de la spatialisation à sa juste valeur.

C’est ainsi que Sébastien Desaever, resp. commercial de DV2 Belux nous a accueillis et nous a présenté les produits Adamson bien connus avant de laisser la place à Bjorn Van Munster, responsable d’Astro Spatial Audio.
Depuis quelques années, la sonorisation immersive semble être le cheval de bataille de nombreux acteurs du milieu de la sonorisation. L-ISA chez L-Acoustics, Soundscape chez d&b, Holophonix chez Amadeus ou même Klang pour ce qui est du mix in-ear immersif…

Nous ne sommes qu’au début de cette nouvelle ère, il paraît donc logique pour un acteur aussi important qu’Adamson de placer ses pions. Mais, cette fois-ci la démarche est différente puisque la société canadienne préfère développer un partenariat avec Astro Spatial Audio plutôt que de créer son propre système. De la part d’Adamson, c’est loin d’être une surprise, la société a toujours privilégié les collaborations efficaces, comme elle l’a déjà fait par exemple avec Lab.Gruppen.

Bjorn Van Munster, en plein discours. Remarquez le macbook derrière lui. Cela lui permet de contrôler son logiciel de spatialisation.

Ce choix a été effectué en janvier de cette année via une évaluation des processeurs de spatialisation « non propriétaire » du marché. Le modèle le plus avancé et dont l’interface s’est révélée adaptée au Touring était chez Astro et c’est donc la solution retenue par le fabricant canadien.
Par ailleurs Adamson a développé différents algorithmes de processing qu’on peut regrouper sous l’appellation « d’optimisation » Ce processing béta testé depuis la fin du printemps chez DV2 verra le jour dans les produits CS qui commenceront à arriver à la rentrée.
Bjorn nous présente le raisonnement qui a conduit à la création de ce nouveau système. Traditionnellement, les créations sonores se basent sur les positions des haut-parleurs, ce qui donne souvent de bons résultats.
Cette manière de faire pose, selon lui, un problème. Si le spectacle change de lieu, que l’on écarte davantage les haut-parleurs ou simplement que l’on réduit la taille du système, alors la production sonore et le mixage doivent être entièrement refaits. Cela conduit à des pertes de temps énormes.

Astro Spatial Audio propose plutôt de se baser sur des objets audio, c’est-à-dire des fichiers audio intelligents qui intègrent des données multiples telles que le type de source, sa position dans l’espace, son volume… C’est grâce à ces données que le processeur SARA II va pouvoir créer l’audio immersif proposé par Astro Spatial Audio.

Comme à chaque fois, derrière des enceintes passives, il y a les amplis qui vont avec. Ici une armée de Lab.Gruppen PLM, ainsi que le laptop de contrôle.

Sara II, le nom de baptême de ce nouveau processeur est donné… Parlons donc de lui car c’est quand même là que tout se passe. Que ça soit en Dante ou en MADI, un « simple » rack 3U offre 32 entrées et 64 sorties le tout étant redondant…

Les E/S peuvent bien entendu être boostées. De quoi se faire plaisir. Un switch Ethernet/Wi-Fi permettra le contrôle de SARA II via un laptop ou même une tablette. L’idéal étant d’avoir un écran tactile afin de déplacer facilement les objets audio. Un écran 2,8 pouces tactile est intégré à la matrice, mais soyons réalistes, ne comptez pas sur lui pour contrôler vos 32 inputs.

Le processeur intégré dans SARA II calcule 40 fois par seconde la position de chaque objet par rapport à l’ensemble des enceintes du système. Cette résolution produit des mouvements fluides, sans à-coups. L’algorithme intégré dans le processeur du SARA II permet le calcul des positions. Cerise sur le gâteau, celui-ci ne se fait pas seulement à 360°, mais en 3D, en prenant en compte les axes X, Y et Z. Bjorn nous assure également une absence totale d’effet de phasing ou de Doppler lors de l’utilisation de ce système.

La compatibilité entre les différents logiciels audio et Astro a été optimisée également via OSC (Open source Control), vous pouvez donc contrôler le programme en Midi, RS232 et GPIO ce qui le rend entièrement compatible avec un ProTools, un QLab, les consoles Digico et Avid… Il est également possible de contrôler les automations de mouvement via un capteur placé, par exemple, sur un orateur.

Faisons une petite parenthèse sur ce sujet qui nous semble rarement développé par les constructeurs. La marque norvégienne TTA propose des modules de tracking permettant de géolocaliser des sources audio (ou lumière) via différents types de modules. Totalement compatibles Mac, Windows, Soundscape, L-Isa, Amadeus et Astro Spatial Audio, leur site explique très bien leur fonctionnement et mérite un détour ( https://www.tta-sound.com/)

La matrice plus qu’active de Astro Spatial Audio

Tout ça semble bien sur le papier, mais la réalité tient-elle toutes ces promesses ?
Nous avons bien entendu d’abord écouté et ensuite posé de nombreuses questions afin de vous donner un avis plus précis sur ce nouveau système.
Ce qui nous a tout de suite plu, c’est qu’il est optimisé pour Google Chrome. Pas besoin d’installer un programme, de dédier un ordinateur à SARA II, il est pilotable depuis n’importe quel ordinateur connecté au serveur.

Les écoutes effectuées sur le système ont été très convaincantes. Pas le moindre effet de phasing ni d’effet Doppler. Bjorn nous indique un switch, placé sur chaque tranche du contrôleur permettant de désactiver le processing, un moyen efficace de faire un test A/B du résultat avec ou sans processing. En une microseconde à peine, l’effet Doppler se fait ressentir et nous pousse à réactiver rapidement le switch afin d’enlever cet effet désagréable.

Pour ce test, DV2 Belux a utilisé une armée d’enceintes : un système en 17.2 (full Adamson, cela va sans dire) composé de quatre IS10p en front, quatre IS7p en LR, quatre IS7p en back, six P8 au-dessus de nos têtes et deux S119 en front.
Bjorn a été très honnête pour justifier ce nombre d’enceintes « The more speakers, the higher the resolution » expression que l’on peut traduire par « plus les HP sont nombreux, plus le résultat sera défini ».

Une règle cependant à ajouter à cela : idéalement l’auditeur doit se situer au minimum à la moitié de la distance entre 2 enceintes. Dans notre cas, il y avait une enceinte tous les 2 mètres, ce qui veut dire qu’il fallait être à plus d’un mètre des haut-parleurs pour profiter de l’efficacité de la multidiffusion.

Une dizaine d’auditeurs pour la démonstration, Cela semble peu, mais néanmoins idéal pour bouger et se rendre compte de la spatialisation.

Nous nous sommes bien sûr posé la question de l’efficacité d’un système spatialisé de la sorte lors d’un concert. Comment les premiers rangs ressentent-ils l’immersion dans ce cas ?
Il y a fort à parier qu’ils ne rentrent pas dans la règle annoncée par Bjorn. Si la première rangée de crash barrière est située à 4 mètres des front field, cela voudrait dire qu’il faudrait un maximum de 8 m entre les front field et la banane la plus proche pour que le spectateur soit dans la zone optimale de diffusion, difficile à imaginer. Une solution proposée par DV2 Belux serait de récréer un second univers immersif pour les premiers rangs. À tester !

L’outil développé par Astro Spatial Audio ne se limite pas à déplacer 32 sources dans un environnement à 360°, cette partie s’appelle la « Production Suite » selon le développeur. L’expérience va heureusement plus loin que cela. La compagnie hollandaise a développé un ensemble de différents modules intégrables séparément à SARA II.

Dans cette capture d’écran on voit à droite la vue 3D du setup installé, à gauche les tranches de console et en arrière-plan à droite la vue 2D

Le second module appelé « Interactive Dynamic rooms acoustics » est un outil de simulation d’acoustique franchement efficace. En quelques secondes à peine, Bjorn Van Munster modifie l’acoustique de notre pièce et nous fait voyager dans une église. Vous me direz qu’avec un bon plugin de réverbération, on peut faire ça dans n’importe quel lieu et vous auriez tort ! L’outil de réverbération programmé par Astro Spatial Audio permet ici un calcul de la réverbération par rapport à l’objet audio dont nous avons parlé plus tôt.

Les 22 faders visibles permettent de travailler toutes les réflexions de la réverbe insérée dans le système

Un ensemble de 22 points de mesure séparés permettront à l’ingénieur du son de varier les « early/mid/late » reflections de son nouvel espace acoustique. Les réflexions calculées par SARA II dépendent donc à 100% de la position de l’objet et en font un outil optimal pour des salles nécessitant régulièrement des modifications d’acoustique. La Maison de l’Opéra à Zurich, ou le Théâtre présidentiel d’Ankara ont déjà adopté la technologie.

Capture d’écran du logiciel Playback

Playback est le troisième module présenté par Bjorn. Ce dernier a été conçu pour donner la possibilité d’enregistrer et de rappeler un show, comprenant ainsi toutes les données liées aux objets audio. Idéal pour simplement rappeler un show déjà enregistré !
Cet outil a bien évidemment été fort utile à Bjorn pendant sa démonstration. Notez que la marque a même pensé à rendre le logiciel compatible avec QLab. Il vous est donc possible de lancer un show directement depuis l’application.

Le dernier module présenté par Bjorn est un outil d’automation. Il permet de créer des déplacement de sources de manière automatisée soit sur base d’un cue, soit sur celle d’un timecode. Un outil par exemple indispensable en cas de création sonore nécessitant une restitution à l’identique dans un autre lieu.

Demander à une source de se déplacer en ligne droite, en cercle, dans le sens horloger ou inversement, il y a beaucoup de possibilités grâce à la partie automation.

Comme ces modules sont achetables séparément, il est possible que l’utilisateur ne s’équipe pas avec toutes les licences si une seule lui suffit. C’est une manière software de limiter les coûts pour l’utilisateur. Ne soyons pas dupes, si les prix d’achat ne sont pas annoncés, il y a fort à parier qu’un outil aussi bien abouti ne soit pas accessible à toutes les bourses.

Notez également que Astro Spatial Audio annonce la possibilité de traitement des enceintes connectées au système. Un équaliseur 16 bandes peut notemment être attribué à chaque sortie. Toutes ces technologies ont des conséquence en temps de traitement. La latence annoncé par Bjorn est de 7,8 ms à 48 Khz. La concurrence aux boîtes brunes annonce 5 ms. Selon Bjorn, la différence vient du fait que le processing des enceintes prend beaucoup de ressources. Si on enlève cette partie de SARA II, la latence descend en dessous des 5 ms.

Ludovic Vandegoor et Bjorn Van Munster, fiers devant les différentes marques distribuées par DV2 Belux.

En sortant de cette démonstration, nous devons reconnaître qu’Adamson nous a convaincus. Ils savent décidément s’entourer des meilleurs partenaires pour continuer à être un acteur majeur de la sonorisation de concert. L’outil proposé par Astro Spatial Audio est un concurrent de poids face aux rivaux français et allemands, ne soyons donc pas étonnés de croiser ce nouveau jouet sur d’autres systèmes (Martin audio a adopté Astro Audio depuis 2018).

Nous retiendrons que la prise en main d’un setup aussi pointu nous a semblé être assez plug and play. Il a suffi de 10 petites minutes pour sortir du son de ce système. Pas besoin d’avoir une licence en mixage immersif pour se prêter au jeu.
Nous retiendrons aussi, comme nous l’a souligné Ludovic Vandegoor de DV2 Belux en fin de journée, que l’audio immersif vient à peine de naître et que ce nouvel outil nécessite encore pas mal de réflexions tant au niveau des prestataires audiovisuels qu’au niveau des créateurs sonores pour trouver sa place dans le milieu de la sonorisation.

Rappelons qu’il a fallu de longues années pour que la stéréophonie soit acceptée de tous, et que ce n’est qu’au début des années 1990 qu’elle s’est généralisée à la télévision française, un argument qui aura le mérite de faire comprendre aux émules de l’audio immersif qu’ils doivent prendre leur mal en patience.

D’autres informations sur :

 

EBS recherche un(e) Chef de parc audiovisuel-Marseille

Par admin

EBS Organisation Communication, spécialisé dans les métiers de l’audiovisuel pour l’événementiel, recherche un(e) Chef de parc audiovisuel. Pour gérer le parc de matériel, configurer les systèmes, superviser les départs et retours de prestation… vous justifiez d’une expérience de 5 ans sur un poste similaire.

Cliquez sur l’image de l’annonce ci-dessous pour y accéder :

 

Du contrôleur à la source lumineuse, Enttec lance 10 nouveaux produits

Par admin

2019 est un grand cru pour ENTTEC qui lance 10 nouveaux produits. Depuis 1999 le fabricant Australien a beaucoup progressé. Après l’interface USB/DMX qui l’a rendu célèbre et il nous propose une gamme complète allant du contrôleur jusqu’à la source lumineuse.

Enttec proposait cette année une innovation importante, le 8PX60-12-B. C’est un ruban de 60 leds RGB par mètre pilotables individuellement, alimenté en 12 V alors que ce type de produit n’existait qu’en 5 V. Le contrôle individuel des leds a beaucoup élargi le champ des utilisations et notamment vers la diffusion d’images fixes ou animées. La première avancée avec ce nouveau ruban est de bénéficier d’une baisse de la puissance consommée par mètre et de pouvoir alimenter jusqu’à 7 m de ruban par ligne sans qu’une chute de tension devienne un problème de rendu.

Le nouveau ruban RGB 12 V avec un contrôle pixel par pixel

Pour ce produit, Enttec a conservé le ruban noir pour une intégration plus discrète. Une autre innovation importante ajoutée à ce ruban 8PX60-12-B concerne la redondance sur chaque led. Une ou plusieurs leds peuvent cesser de fonctionner, ou être retirées, sans que cela n’affecte le reste du ruban ce qui évitera de perdre toute une ligne dans une image. Nous avons également retenu que, « pour le moment », le ruban le 8PX60-12-B n’existe qu’en version RGB…

Le P-DOT-135 pour satisfaire toutes vos installations.

La seconde nouveauté en source lumineuse, le P-DOT-135 est une source led CREE XMLCTX RGBW produisant jusqu’à 1200 lumens, intégrée dans un habitacle de 135 mm de Ø complètement customisable.
Que ce soit le châssis en Aluminium, le dôme ou la connectique, tout peut être adapté aux différentes demandes.

Principalement conçu pour bénéficier d’une très longue durée de vie car résistant à des variations importantes de température (de -15° à 60°) il est principalement destiné aux projets architecturaux pérennes, mais peut tout aussi bien s’intégrer dans un événement éphémère.
Ce nouveau produit a donc aussi été étudié pour être utilisé en grande quantité. En plus de la possibilité de relier jusqu’à 128 sources par alimentation, le P-DOT-135 est équipé d’un système d’adressage automatique et de contrôle via le protocole WS2812B compatible avec les logiciels Pixelator, Plink System, Pixel Octo ou Pixel Triton.

Le Pixel Octo permet de gérer jusqu’à 300 pixels, seul ou via un contrôleur externe .

Pour Contrôler les différentes sources led, Enttec propose le boîtier Pixel Octo. Il se monte sur un Rail Din (Rail 35 mm standard des armoires électriques) et peut contrôler jusqu’à 300 pixels dispatchés sur 8 univers.
Il est compatible ArtNet, sACN, KiNet™ et ESP, ainsi qu’avec les protocoles de contrôle 3-wire et 4-wire (CLK). Il a, via une entrée déportée, la plage d’alimentation la plus large du marché qui va de 4 à 60 volts.

Pourvu de fonctions très pratiques comme le bouton d’identification qui permet de vérifier les connexions sans aucun signal de contrôle externe, il a été spécialement conçu pour simplifier la vie des installateurs. Les états lumineux fixes ou dynamiques peuvent ensuite être créés sur un système externe ou en utilisant le mode autonome à l’aide du générateur d’effets interne.

Le triton propose une solution rackable de contrôle et d’alimentation pouvant gérer jusqu’à 1 360 Pixels RGB. Il se configure très simplement sur n’importe quel ordinateur connecté au réseau.

On a aussi pu découvrir le tout nouveau Triton, le grand frère en version rackable du Pixel Octo avec une alimentation interne. Il est doté de deux sorties DMX contrôlant chacune 2 048 canaux DMX, d’une sortie RJ45 et entrée RJ45 pour les protocoles Art-Net et sACN.
Il peut contrôler jusqu’à 1 360 Pixels RGB ou 1 024 RGBW répartis sur 8 univers ! Si cela ne vous suffit pas il est possible d’étendre la capacité de contrôle en reliant plusieurs Triton via un câble RJ45.
Pour alimenter les sources led il est décliné en 2 versions, 260 W pour les systèmes 12 V et 300 Watts pour les alimentations en 24 V. Tout comme le Pixel Octo il est configurable via une page web mais ne comporte pas de mode autonome. Cet appareil plus destiné aux plateaux de télévision ou pour gérer les décors leds sur des évènements ou des concerts.

La dernière nouveauté est le Logiciel ELM qui permet de mapper les leds. Il est doté d’un visualiseur pour préprogrammer les états lumineux. Il y a également la possibilité de rentrer un signal audio pour une interaction entre le mapping et le son. Il est disponible en plusieurs versions allant de 16 à 2 048 univers.

Le logiciel ELM est une solution simple pour mapper jusqu’à 2 048 univers.

On visualise les effets en temps réel.

Plus d’info sur le site ESL et sur le site Enttec

SOPRANO: un ange passe…..

Par admin

Qui aurait parié sur un ado des quartiers de Marseille et voix de Psy4 de la rime ? Pourtant du haut de son Everest, le Phoenix fait salle comble avec un show intergénérationnel, scénographié par Julien Mairesse, mis en lumière par Victorien Cayzeele et en onde par Popeye.

[private]

Tout d’abord, je remercie mon fils de m’avoir convaincue de venir assister à ce spectacle. Un mardi soir à Rouen, dans une des salles où l’acoustique inflige aux musiques actuelles une lutte incessante contre les résonances induites par la surface du béton mélangées à celles du plexiglas des sièges.
Comment vous dire, nous étions assis au dernier rang, au tout dernier, celui tout en haut… Et là…apparait un petit bout d’homme. Sa présence dépasse le cadre de scène. La lumière s’intègre dans un décor composé d’écrans dont la transparence laisse entre-apercevoir un DJ accompagné d’un homme-orchestre.

Les ondes sont graves, précises, envoutantes. Les textes malgré l’aphonie qui le guette sont altruistes, apaisants et vous passez un merveilleux moment de deux heures et demie. Le concert se termine et vous vous posez la question comment est-ce possible ?

Partons à la rencontre du grand monsieur assis derrière la console.

Vous l’avez surement croisé, sur une date de NTM, JoeyStarr, Booba, ou le collectif du Secteur A, pour les plus de quarante ans, bref le son rap de la scène française depuis plus de vingt ans, c’est lui.
Nous nous sommes donné rendez-vous chez le prestataire technique de la tournée, le groupe Dushow pour qu’il me livre sa marque de fabrique.

Que de chemin parcouru pour cet autodidacte de la cité de Grigny 91. A quinze ans, il sait qu’il veut être ingénieur du son, mais on lui a fait comprendre que pour un gars de banlieue… Alors il a pris le chemin du terrain, stage Au Plan qui l’amène à Banlieues Bleues puis chez Patrick Clerc (fondateur de la société On-Off, aujourd’hui Be Live).

Il découvre qu’il y a une place à prendre dans le milieu du rap. Personne ne veut se coller à ce nouveau genre musical, qui peut parfois, se révéler violent quand on n’a pas les codes. Mais les codes, lui, il les a.

Home Sweet Home

Penser que le rap n’est qu’une diffusion de deux pistes sur lesquelles on pose une voix, est une vision assez réductrice du travail de sonorisateur qui a le devoir de retransmettre le plus fidèlement possible les transitoires et l’infra voulu par le producteur.
Pour cela, Popeye travaille sur les pistes audio crées lors du travail en studio, via différents stems envoyé par le DJ sur Ableton Live. Cela qui implique que tout le show doit être time codé, cadencé par le click, au tempo des morceaux.

Le bureau SSL de Popeye avec dans la continuité la télécommande de sa Bricasti et l’affichage du SoundGrid

Sa console, il ne l’a pas choisie au hasard d’une mode comme tout le reste d’ailleurs. Ce sont des choix techniques déterminés par un cahier des charges précis, fruits de ses nombreuses années d’expériences sonores. Chaque mémoire de scène de la SSL L500 contient les réglages des EQ et dynamique auxquels viennent s’ajouter des plugs du SoundGrid relié en MADI, travaillé et retravaillé grâce au virtual soundcheck pendant les premières dates. Car comme nous l’explique Popeye, les trois jours de résidence au Zénith d’Amiens, ont plutôt été consacrés à la scéno qu’au son…

The Voice

La 5235 Sennheiser

Le traitement de la voix de Soprano, commence dès la prise de son. Apres écoute des diverses capsules montées sur des émetteurs proposés par les différents constructeurs, c’est le D6000 de chez Sennheiser qui a retenu toute son attention monté avec la capsule D-Facto de chez DPA.
Pour ses acolytes ce sera une MD 5235 de la marque allemande, dont la conception dynamique a été optimisée pour les niveaux sur scène élevés. Sa particularité réside dans le fait que sa directivité est variable, allant de supercadioïde étroit en haut du spectre à un cardioïde large à de très basses fréquences. (Courbe de réponse 40 – 20 000 Hz ) De plus l’effet de proximité est quasiment inexistant. What else ?

Un « rackàbijoux » analogiques avec tout en bas cousin Waves, fait de bits et de plugs, et désormais âgé de 27 ans. Qui se souvient du Q10 et du L1. Ahh ça ne nous rajeunit pas…

Pour compléter cette chaine, deux plugs de chez Waves : Sibilance et C6. Le premier est le dernier né des DeEsser. Son intérêt réside dans sa détection automatique et la correction qui en résulte passe inaperçue tant le traitement est précis, voire chirurgical.

Quant au C6, l’indétrônable compresseur multi-bande n’est plus à présenter. Ses réverbes ou du moins The reverb, une M7 de chez Bricasti fait partie de ses coups de cœurs. La couleur de son mix final est obtenue également grâce à l’ajout dans la chaine audio des grands noms de l’analogique.
Vous l’aurez compris, Popeye ne laisse rien au hasard, le moindre petit défaut est analysé et corrigé et cette exigence, il l’a également appliquée dans le choix de son système de diffusion.

Et le son fut

Sur la dernière tournée, il disposait d’un kit L-Acoustics. Mais une écoute du GSL, le dernier né de chez d&b Audiotechnik, l’a fait changer d’avis. C’est la signature sonore la plus adaptée à ce style musical me confiera Popeye. Et quelle lutte pour pouvoir partir en tournée avec !

Le GSL avec ses subs en l’air, une solution simple pour garder le niveau en dBC dans les clous.

Ce n’était pas gagné que le groupe Dushow, historiquement attaché à ses deux marques Meyer et L-Acoustics, investisse dans la marque allemande. Heureusement que dans le groupe se trouvent les irréductibles lyonnais de Fa Musique disposant déjà de J, V et Y. Ils sont désormais les heureux propriétaires d’un système complet en GSL, qui pour rappel, n’est sorti qu’en avril 2018.

Concentré, derrière ses outils d’analyse et de prédiction, Cyrille Poirier diffuse le mix de Popeye fidèle à ses exigences.

Cyrille Poirier en plein show

Comment décrire le GSL en trois mots ? C’est un système cardio sur tout le spectre, à directivité constante sur le plan horizontal et d’une facilité de montage déconcertante.

Que donne une telle promesse sur le terrain ? Le point de vue de Cyrille nous intéresse d’autant plus qu’il nous emmène au cœur de son travail d’ingé système, et souvenez-vous, nous ne sommes pas sur un festival en plein air, mais au Zénith de Rouen. Celui-ci a la particularité d’être de conception asymétrique et surtout la salle est cernée de murs en béton.

Le système de diffusion est composé d’un main constitué de 10 GSL-8 et de 2 GSL12. Pour les novices comme moi, chez d&b le chiffre 8 ou 12 derrière la référence correspond à l’angle de couverture horizontale, respectivement 80 et 120 degrés, axe symétrique. 8 V8 en outfill, 3 Y8 en infill, 3 V12 pour les fronts et 4 Y12 en near field permettent une couverture homogène de la jauge.

12 GSL (10 GSL-8 et 2 GSL12), 6 GSL-SUB, 8 V8 pour les outfill et tout en bas, 3 Y8 en infill.

A l’écoute, la transition entre les différentes références d’enceintes passe sans interférences et on ne ressent aucune différence de couleurs, preuve d’un très bon calage de l’ensemble. Revenons sur le lobe principal du système, qui comme le spécifie d&b, est cardioïde sur toute la réponse en fréquence.
Pour Cyril, c’est un sérieux avantage dans ce genre de salle car cela évite de créer des réflexions générées par le mur du fond de scène, ou d’exciter les zones latérales, généralement moins bien loties en traitement acoustique. Cela permet notamment de préciser le bas médium et le medium, indispensable pour faire ressortir les voix.

Un autre avantage, et pas des moindres, pas de lobes arrière qui polluent la scène, ce qui laisse à Pascal Rossi, ingé retour sur la tournée, le champ libre au niveau de la gestion des in-ears. En début de tournée, l’artiste, peu habitué, à cette absence d’onde arrière, demandera à plusieurs reprises, d’ouvrir le son en façade !.

Et le rigging …

Comme me l’expliquent les deux compères, les points ne sont accessibles qu’à 11 heures. 2 riggeurs se partagent 83 points moteurs pour l’ensemble. Avec un unique cable pic, il faut 13 points par coté, pour monter le système complet de diffusion. D’ailleurs l’assistant de Cyril, Christophe Chapuis, n’hésite pas à enfiler le baudar. Vous l’aurez compris, c’est parfois compliqué d’aller déjeuner à 13 heures.
Au niveau de l’accroche, l’équipe est unanime. Les angles par l’arrière, associés au mode compression, ce n’est que du bonheur. Pas besoin d’être deux, de rentrer en force la goupille… Christophe, un habitué des boites marrons me confie que c’est simple, intuitif, rapide efficace. Et Cyril d’ajouter : « sans parler de la problématique des roulettes dans le bon sens… »

Avec cela vient s’ajouter l’ArrayCalc,

C’est le logiciel fourni par d&b pour prédire, modéliser et configurer l’implantation du système. Une confidence : le développement des logiciels a lieu au sein des locaux de d&b, la gestion et la résolution des bugs est donc quasi instantanée.

ArrayCalc

Un des atouts de la marque est aussi l’accompagnement de ses utilisateurs, la R&D a compris qu’elle devait s’impliquer sur le terrain à leurs côtés. A ce propos, je vous invite à vous inscrire aux formations, dispensées gratuitement par l’équipe « Education & Application Support » française.

Si vous écoutez Popeye, il n’a qu’un mot à la bouche en ce moment, « heureusement il y a l’Array Processing ». Mais qu’est-ce donc ? Une technologie, brevetée par d&b, qui optimise la réponse en fréquence sur toute l’audience couverte par le line array.

La magie de l’Array Processing, la gomina du son en somme !

La page de réglage de l’Array Processing avec le fameux Realizer qu’il faut veiller à garder dans le vert, et croyez bien que ce n’est pas évident tant il est facile d’avoir la main lourde… Dans le cas présent, il est demandé au système de garder une atténuation nulle entre le nez de scène et le 24è mètre, puis une chute de 2,1 dB jusqu’au 61è et au-delà, une baisse de 3 dB.

L’algorithme calcule les filtres à réponse impulsionnelle finie (FIR) automatiquement pour chaque enceinte en prenant en compte, la configuration mécanique de l’array, la géométrie de la salle, la température, ainsi que l’humidité de l’air. Cependant, cela ne fait pas tout et derrière l’outil se cache le talent de Cyrille.


Popeye et Cyrille

Le son en salle ce soir-là, était fabuleux, pas fort malgré la réputation de Popeye (je ne comprends pas d’où lui vient cette réputation …) équilibré, agréable. Cependant, une remarque et je m’adresse à tous les parents qui emmènent leurs jeunes enfants en concert. Pensez à les protéger.
Un dernier mot, MERCI pour ce moment, de m’avoir accordé un peu, beaucoup de votre temps pour répondre à toutes mes questions.


Les équipes

Coproduction : ONLY PRO & DECIBELS PROD
Direction Artistique – Scénographie – Mise en scène : JULIEN MAIRESSE
Création vidéo : CUTBACK
Lead : SOPRANO
Platines : DJ MEJ
Instruments : CAMILLE ROSSI
Backs : ZAK M’ROUMBABA, DIEGO M’ROUMBABA
Danse : JEANNE NEGRIER, HARMONY DIBONGUE, CHRISTOPHE DE ALMEIDA
En première partie : MR CARLTON
Direction musicale : FLORIAN ROSSI
Chorégraphie : CLARA HUET
Régie artistes : LHADI IBOURA
Direction de prod : PASCAL « GEORGE » MELEY
Direction technique : AYMERIC SORRIAUX
Régie générale : ZINO GUENDOUZ
Administration : NATHALIE COUTURIER
Régie plateau : YANN LECLEZIO
Déco en chef : JEREMY CONCHY
Déco : OLIVIER DAULON

A la lumière :
Conception/pupitre : VICTORIEN CAYZEELE
Pupitre lumière : MATTHIEU PATRIARCA
Blocs : SEBASTIEN CASABAN
A la technique & à la poursuite : PIERRICK LEBLANC, MARTIAL BLOND

Au son :
Mix façade : POPEYE MAXIMIN
Système : CYRILLE POIRIER
Mix retours : PASCAL ROSSI
Système et HF : CHRISTOPHE CHAPUIS
Backline : BRUNO MATHIEU

A la video :
Régie/media server : ROMAIN FIOR
Technique & poursuite : LIONEL MULET
Réalisation : ROMAN FORTUNE
Technique & Au cadre : MICHAEL SOUVY

Au rigg :
Accroche en chef : LAURENT CLAUDE
Technique : JOAQUIM BRANCO
Asservis : ELIE MARENCO, HUGO JARRY

Au catering :
Cuisine en chef : DAVID BACCHIERI
Cuisine : LAMIA BENHAMMADI, CECILE HIBERNAC

A la sécurité :
Coordination en chef : COSTER TABIBOU
Sécurité : SAID SEMROUNI

Au merchandising :
Direction : DJAMAL AHAMADA
Merchandising : YACOUB TABIBOU

A la conduite :
bus marseillais : RODRIGUE ORHON
bus parisien 1 : ERIC FERRE, JEAN-CHRISTOPHE ADAM
Truck en chef : HERVE MARTIN
Trucks : JOHANNE PRUVOST, CEDRIC TRIFOT, MICHEL BARET, JEAN-CLAUDE MOREAU, ALEXANDRE WITZ

Aux Costumes : SONIA BEDERE, NAIMA M’ROUMBABA

Au management : MATEO FERRAN

Aux prestations :
Aux tourbus : IRV & Aux trucks : ARTYS
Au son, lumière : DUSHOW & A la video : ALABAMA Au rigg : MASH
Au catering : WHAT ELSE & Au backline : SUD BACKLINE

[/private]

Ayrton Khamsin-S et Bora-S, des vents de folie

Par admin

Par le biais d’Ayrton et leur distributeur Axente, les nouveaux Spot/découpe Khamsin-S et Wash/Beam Bora-S nous ont été dévoilés dès novembre, prêts à être mesurés et démontés en avril pour nos traditionnels bancs d’essais SLU. Seul souci, comment tester en conditions réelles des machines aussi puissantes ?

Wash/Beam Bora-S et Khamsin-S

La solution est venue grâce à Titian Parrot, directeur technique de La Sirène, qui nous a ouvert en grand ses portes à une seule condition : recevoir Stéphane Migné et les deux projecteurs dans sa salle, dont le succès tient aussi à sa large panoplie de projecteurs Ayrton déjà installés, Ghibli, NandoBeam et MagicBlade.

[private]

Très bien ! Accompagné de Jeff Vivier, un des piliers commerciaux d’Axente, j’ai remonté avec mon ancien mentor notre vieux duo d’éclairagiste et opérateur pour l’occasion. Resté en région parisienne, Stéphane Mocret a aiguisé ses appareils de mesures pour toute la partie technique des Khamsin et Bora dans le showroom d’Ayrton, en complétant admirablement nos observations et expériences du terrain.

Stéphane Mocret : “Chaque nouvelle gamme Ayrton est une remise en cause et un pas en avant. Avec le Bora et le Khamsin, ce serait même plutôt un bond. Pour la Bora, qui est un Wash très atypique et novateur, la principale avancée est optique. En revanche pour le Khamsin, qui est un Spot à couteau plutôt classique, c’est sa conception mécanique qui est une première.”

Une coque de protection pour flight case livrée en standard avec chaque projecteur.

Les cartons des deux premiers exemplaires de la catégorie reine d’Ayrton sont acheminés dans la salle de concert. Stéphane Chapron, décidément un prénom à la mode parmi les éclairagistes, nous installe dans sa régie lumière. Avec entrain il ouvre avec nous les cartons et sort les deux cubes de caoutchouc protégeant la Bora et la Khamsin.
Parmi les premiers constructeurs à livrer d’origine des coques de protection à installer directement dans les flight-case, Ayrton a poussé le détail jusqu’à sigler ceux-ci du nom de leur projecteur. Une précision utile, tant la Bora et le Khamsin sont strictement identiques à l’œil nu, si ce n’est un léger logo sur la base, fondu dans le noir carbone du projecteur.

Les projecteurs Ayrton se déclinent maintenant en deux versions. Une dite TC, pour True Color, avec une qualité de leds assurant une colorimétrie fidèle, l’autre, plus puissante et plus tranchée est la version S comme Stage. Ou comme Sport, et c’est cette dernière que nous choisissons pour nos tests, de loin le modèle le plus recommandé pour les concerts. Nous finissons donc de déballer la Bora-S, hybride Wash-Beam, et le Khamsin-S, un Spot Profile, les machines parmi les plus… emballantes du moment.

Les deux stefs : Stéphane Migné à gauche et Stéphane Chapron

Avec simplement ces deux machines, nous nous fixons un duel de challenges de plus :
premièrement assurer une démonstration complète sur une scène de douze mètres, un minimalisme à l’exact opposé du cocktail ébouriffant des shows d’Ayrton.
Et ensuite, proposer un article commun à nos lecteurs, tant ces deux projecteurs se révèlent complémentaires.

Nous commençons par installer le Khamsin-S sur la perche de face, décalé vers cour. Pendant ce temps le régisseur de La Sirène accompagné de deux stagiaires installe un petit décor à notre demande. Un support blanc, une toile, une batterie et quelques amplis. De quoi tester la précision des couteaux et les projections du Khamsin.

Positionnements des crochets.

Les larges poignées du spot s’intègrent parfaitement au design aérodynamique voulu par Yvan Péard, le designer d’Ayrton, sans qu’aucune cassure ne vienne troubler les larges courbes sans raccords du luminaire, à part les lames sur les flancs, et l’arrière pour la ventilation.
Avec presque 40 kg à bout de bras, l’impression de légèreté visuelle s’estompe un peu, le léger manque de profondeur des poignées surprend aussi les premières fois. Une fois allumée, la densité de la machine n’est plus qu’un détail. Huit inserts quart-de-tour sont répartis sous la base de l’appareil, entre les quatre gros patins en caoutchouc renforcé pour poser l’appareil au sol. Nous disposons les crochets Oméga parallèles au menu, suivant le plus large des deux entraxes proposés. Une orientation perpendiculaire est possible, mais pas en diagonale.

Vers l’arrière sont regroupées les embases de connectique. La base jaune de l’alimentation PowerCON True1, les deux XLR DMX mâle et femelle, les deux EtherCon RJ45. Le bouton du porte-fusible tient sa place au milieu, tandis que l’antenne de réception du récepteur CRMX TiMo fourni par LumenRadio reste invisible, intégrée parfaitement sous les couches de polycarbonate formant la carapace du Khamsin.

Khamsin : en DMX, sACN, ArtNet, avec ou sans fil, chez Ayrton le choix du contrôle n’est pas une option. Le rappel du câblage des connecteurs DMX ainsi que la consommation électrique maximum sont inscrits directement sur le panneau de connectique. Plus besoin de courir après la doc ou de chercher sur son téléphone.

L’appairage avec un transmetteur LumenRadio s’effectue en choisissant comme signal de commande le WDMX, puis en effectuant un reset de la partie Wireless pour libérer le récepteur et le lier à un nouvel émetteur.

Accroche du Khamsin-S sur le pont de face côté cour.

Nous utiliserons un DMX cinq broches par perche, ainsi qu’une alimentation dix ampères.
Avec une consommation à son apogée de 1 150 W, nous préférons jouer la sécurité.
Si le module d’alimentation électronique avec son système de régulation de tension active est capable de lisser le courant et de fonctionner entre 100 et 240 V, à 50 ou 60 Hz, la puissance demandée par ces monstres de leds se rapproche au fil du temps des énergivores lyres à décharge.

Stéphane Mocret, de retour au labo, m’expliquera les standards de l’alimentation installée dans la base des projecteurs :

Bora-S : sous l’habillage ignifugé de ces pièces moulées en ABS PC, classe V0, on trouve la partie PFC.

Bora-S : De l’autre côté du socle, c’est la partie DC-DC qui ne dépasse pas les 48 V. Les deux ventilateurs de chaque côté permettent de créer une circulation d’air qui refroidit les deux alimentations.


Le menu est resté identique à celui du Ghibli, avec cet écran LCD à retournement automatique surplombé de cette fameuse molette de navigation, graphiquement magnifique mais mal-aimée des techniciens.

L’écran et sa molette de sélection.

Je dois avouer pour ma part être toujours dubitatif au moment de valider mes options : un ou deux clicks ?
Et pour valider l’ensemble de mes réglages, combien de longs appuis pour quitter dois-je effectuer ?
La batterie intégrée au menu me permet de réfléchir en attendant d’alimenter le projecteur. La communication RDM, auparavant assez restreinte chez Ayrton, semble avoir évolué dans le bon sens. J’aurais l’occasion de le tester à la mise en route.

Jeff Vivier et Stéphane Chapron profitent de la rampe posée sur scène pour acheminer la Bora vers une perche américaine prête à être chargée en contre. Ils la disposent à l’opposé du Khamsin. Une opposition de façade, les deux asservis étant strictement identiques sur tous les points précédents, hormis le logo bien sûr et un poids légèrement inférieur pour la Bora. L’occasion me sera donnée de deviser par la suite avec Stéphane Mocret sur les secrets d’assemblage des projecteurs Ayrton.

Stéphane Mocret : “Bora et Khamsin utilisent la même lyre. Ici, Ayrton a repris une recette qui fait ses preuves sur tous les projecteurs avec d’un côté la carte de gestion des deux axes, le moteur pas à pas triphasé du Pan et une montée de câbles vers la tête. Dans l’autre bras se trouvent la partie mécanique du tilt et la seconde montée de câbles. La motorisation de cet axe est dans la partie horizontale de la lyre.

L’Intérieur du Bora est tout ce qu’il y a de plus classique. On note en haut de l’image la lentille sphérique de 178 mm spécialement développée pour Ayrton. C’est un ensemble de 13 lentilles qui lui donne ses qualités optiques et son originalité.

Vue interne du Khamsin. Contrairement au Bora, le châssis et le carter de la tête sont un seul et même élément. Cette solution technique, bien que plus onéreuse, apporte, en plus du gain de place, beaucoup d’avantages. La structure est notamment plus solide et également plus rigide. On a donc une plus grande fiabilité et longévité du projecteur.


Il suffit de retirer les deux vis ¼ de tour qui maintiennent les capots du Khamsin pour s’en rendre compte. Ayrton a optimisé pour tout faire rentrer ! Même la sécurité pour les capots a été revue pour minimiser la place. Et en plus elle s’avère très pratique pour les démontages au sol et en hauteur.

C’est peut-être un détail pour toi, mais pour Yvan Péard, directeur du développement d’Ayrton, ça veut dire beaucoup. Dans le Khamsin pas de place à l’improvisation, tout est millimétré pour gagner en compacité. Bien que de conception complètement différente, Ayrton a su garder une homogénéité entre les deux projecteurs sans pour autant retirer de paramètres dans le Khamsin.”

Nous choisissons avec Stéphane Migné de les piloter en mode Standard, 42 canaux pour le Spot Khamsin et 32 pour le Wash Bora, une enveloppe DMX déjà impressionnante. Les configurer en Basic n’aurait guère de sens, ce mode ayant fait l’impasse sur les réglages fins de pan et tilt tout en gardant des fonctions secondaires comme les effets de matrice led. Les passer en Extended double pratiquement tous les paramètres en 16 bits.

Stéphane Migné en régie

Avec soixante-quatre canaux pour un Spot, cela oblige pratiquement à les contrôler en Art-Net ou sACN si on ne veut pas multiplier les univers DMX sitôt huit machines branchées.

Le mini-switch incorporé se révélera fort utile dans ces cas-là pour relier les lyres entre elles en RJ45, avec une préférence toutefois pour le protocole sACN qui n’oblige pas, contrairement au protocole Art-Net intégré par Ayrton, à se limiter aux cent premiers univers, une limitation propre au switch Ayrton.

Console GrandMA2 allumée, les librairies disponibles sur le site Ayrton chargées, nous allumons les deux projecteurs de concert. Premières impressions, le flux et le zoom sont impressionnants. Habitués aux dimensions standards de la scène de la Sirène, avec des sources accrochées à environ huit mètres de leur cible, les régisseurs se frottent les yeux et sourient.
Titian résume cette première introduction d’une phrase parfaite : « Si j’ai bien compris, avec seulement ces deux machines je peux couvrir tout mon plateau ? Ça change tout ! ».

Faisceau blanc : Peut-on corriger la différence de température de couleur des deux faisceaux ? Il est blanc en vrai à 6500K, sûrement un souci avec notre Khamsin de démo. Stéphane Mocret n’a pas eu ce phénomène lors des tests.

La partie optique du Khamsin est sans compromis, avec un zoom et un focus complétés par deux frosts et deux prismes.

A notre droite, le Spot Khamsin offre dans sa version S un faisceau tranché, froid à dominante acier. Son zoom dégaine un 9° à 58,5° en un temps record, une amplitude bien pensée avec une focalisation beaucoup plus maîtrisée que sur le Ghibli, hormis dans les extrêmes limites d’ouverture et fermeture où la netteté de certains gobos ne sera pas complète.

Sur la gauche, Bora projette un faisceau beaucoup plus dense, d’un beau blanc naturel et légèrement cotonneux, là où pour le Khamsin Ayrton a choisi une approche plus fine, quasi au scalpel. La différence de sortie optique se remarque immédiatement, le diamètre de 178 mm de la lentille du Bora est idéal pour ce Wash et rend presque les 158 mm du spot modestes.

Le zoom et le focus du Bora sont différents. On peut voir les deux drapeaux du frost progressif et les courroies de haute précision spécialement conçues pour les systèmes optiques.

Détail curieux aux yeux du profane, la lentille concave du Bora n’est ni une Fresnel, ni un Peebles, mais parfaitement lisse, quoique plus épaisse.
Les contours naturellement vaporeux du faisceau sont produits grâce à un filtre interne, moins opaque que l’habituel verre lentiforme des Wash. L’amplitude de zoom du Bora est encore plus impressionnante. Nous mesurons une plage de 7,8° à 63° sans reproches.

Jeff d’Axente nous renseigne sur la source commune choisie par Ayrton. Il s’agit d’un module led blanc de 750 W froid, avec une puissance théorique de 60 000 lumens et calibré aux environs de 6500K. Les deux projecteurs, s’ils utilisent un système optique identique à 13 lentilles, possèdent des différences marquées de par leur destination, et donc des résultats différents en termes de mesure de lumière.

Bien entendu, la matrice de leds et le système de refroidissement sont identiques sur les deux modèles. Les 750 W de leds blanches sont sur un caloduc constitué d’un radiateur en aluminium traversé par des tubes en alliage de cuivre. Le tout est refroidi par un chemin d’air constitué de six ventilateurs, trois en aspiration et trois en extraction.

Le collimateur du moteur de leds.

Stéphane Mocret : “Tout le secret est dans la partie optique. Cela commence par le collimateur, cette pièce d’orfèvrerie qui permet d’homogénéiser la matrice et créer un seul faisceau, puis se poursuit avec le module de zoom et la lentille finale.

Sur ces projecteurs les courroies d’entraînement des éléments optiques (zoom et focus) ont été soigneusement sélectionnées et proviennent de l’industrie optique photographique pour obtenir une précision optimale. La qualité des lentilles était déjà très bonne chez Ayrton, mais pour ces deux appareils, ce sont des éléments de très haute qualité qui ont été choisis.

En regardant par la lentille de sortie on peut voir tous les détails de la matrice de leds !

Ces lentilles ultra-claires antireflets laissent passer un maximum de lumière tout en assurant une couverture parfaitement homogène.”

Les mesures de Stéphane Mocret réalisés après derating démontrent un flux moyen pour le Khamsin de 34 000 lumens à 6500K, et pour la Bora de 35 000 lumens à 6100K.
Ces valeurs marquent une bascule. Il devient acquis que les lampes HMI, HTI et autres sont maintenant rattrapées par les modules leds, et que la progression de cette nouvelle technologie atteindra bientôt son apogée avec des moteurs de leds dépassant les 1 000 watts.

Mesures photomériques du Khamsin-S

Nous démarrons par le derating du Khamsin allumé à pleine puissance dont le flux se stabilise en moins de 5 minutes avec une atténuation de 5 % en mode de ventilation Auto.


Faisceau serré au plus petit net

Faisceau 20°

Faisceau large au plus grand net


Mesures photomériques du Bora-S

La encore nous traçons la courbe de derating qui montre une atténuation de 8 % après 5 minutes de chauffe en mode de ventilation Auto.


Faisceau serré à I/10

Faisceau 20° à I/10

Faisceau large à I/10


Sur le plateau de la Sirène, l’intensité est telle qu’un projecteur en contre puis un à la face suffisent pour assurer un plein feu confortable, sur toute la scène comme le Bora ou en zoomant sur le panneau comme le Khamsin.
Et Surtout la couverture d’éclairage particulièrement homogène, normal pour le Wash mais beaucoup plus rare avec un Spot. Malgré un gabarit comparable au fameux Ghibli, à deux kilos près, le Khamsin-S propulse 60 % de lumière en plus.

Le faisceau du Bora-S.

Stéphane Mocret : “A l’exception des mesures en faisceau serré forcément marqué par un point chaud au centre avec plus de 80 000 lux à 5 mètres pour le Bora et plus de 60 000 lux pour le Khamsin, la couverture lumineuse est particulièrement homogène dès qu’on ouvre le zoom. En filmant le résultat avec une caméra de tournage, on obtiendrait à peine un demi-diaf de différence sur toute la largeur du faisceau.”

Dans l’ombre de Stéphane Migné.

Une autre source led est possible, avec un haut rendu des couleurs sur les versions TC. L’IRC des modèles TC est nativement supérieur à 90 (là où la gamme S dépasse à peine les 70), au prix d’une baisse de 25 % de flux lumineux et d’une température de couleur plus basse, plus chaude de 5700K (±350K).

Évidemment, les contraintes de rendu de couleurs n’ont de sens que dans des configurations de tournage ou sur les plateaux d’un théâtre aux décors et costumes ultra-soignés. Dans la majorité des cas la colorimétrie exclusive des Bora-S et Khamsin-S suffira amplement, tout en privilégiant un réel confort de luminosité.
Seul réglage à observer, la gestion de ventilation dans les paramètres d’options. Les modes Silent et Studio seront appréciés pour leur discrétion totale ou acceptable en théâtre, le mode Stage plus bruyant étant le seul à proposer un surplus de luminosité, de l’ordre de 2 000 lumens. Nos mesures sont effectuées en mode Auto.

Stéphane Mocret : Les mesures sont claires, le mode Stage ventile fort. Il permet de descendre de 45° à 36,5° la température sur le projecteur, et réduit le derating à moins de 1%, mais il engendre aussi une hausse de bruit de ventilation qui passe à 48 dB contre 38 dB pour le mode auto qui assure le meilleur compromis.
C’est une donnée extrêmement importante pour les sources à leds, la jonction des diodes électroluminescentes supporte on le sait très mal les températures élevées. Les projecteurs sont d’ailleurs bardés de capteurs et d’une protection thermique en cas de danger, qui se met en route à partir de 45°C de température ambiante.

Stéphane joue avec le dimmer pour sentir sa finesse à bas niveau. Les courbes d’intensité Ayrton sont remarquables, sentiment vérifié par nos mesures en labo.

La courbe du dimmer du Bora est une droite parfaite de 0 à 100%…

… et aussi de 0 à 10%


Même remarque pour le dimmer du Khamsin de 0 à 100 %…

et de 0 à 10 %


Une fois n’est pas coutume nous commençons notre inspection par les gobos, intrigués surtout par la roue disponible sur le Bora-S, pourtant référencé en Wash.

Projection de gobo : Bora à jardin et Khamsin à cour

La Khamsin-S propose deux roues de six gobos tournants. La première vraiment graphique, donne de beaux rendus 3D dans la fumée, avec des symboles très fins et de beaux vortex à faire tourner. Sur la seconde roue destinée à faire de l’habillage, se trouvent des formes d’ambiance et une barre pointillée que j’aurais bien remplacée par une texture glace.

Gobo Khamsin.

Gobo Khamsin.

Les deux roues sont pratiquement collées, ce qui permet de les superposer et créer ainsi des morphings, et donnant tout son sens au gobo à hélices jaunes terminant la première roue de gobo.

La collection de gobos du Khamsin

La réserve de puissance du Khamsin a permis à Ayrton de proposer des dessins particulièrement détaillés, presque trop affinés pour les concerts électriques, mais vraiment intéressants à travailler en théâtre.

Gobo Khamsin.

Un peu plus tard en démontant le spot, nous découvrons un filtre spécifique s’insérant automatiquement à l’insertion des gobos pour enlever l’irisation naturelle sur les lentilles. Le flux, lui, reste inchangé.

Proposer une roue de gobos sur un Wash-Beam n’est pas une nouveauté, mais la réalisation du Bora est tout simplement parfaite.
Des formes simples telles que barre(s), triangles, multifaisceau type clavier de téléphone et demi-lune se révèlent incroyablement efficaces, aussi bien en fixe qu’en rotation. Le large faisceau velouté du Bora-S donne une présence immense à ces gobos.

Gobo volumétrique bleu du Wash-Beam Bora-S et projection sur écran du Khamsin.

Autre point commun, la présence d’un module de couteaux à fermeture complète et rotation de l’ensemble à plus ou moins 45°. Les lames du Khamsin se règlent degré par degré. Le dispositif est miniaturisé à l’extrême, permettant presque d’obtenir le net sur les 4 côtés. Les couteaux sont fiables et précis, avec assez peu de déformations à grande ouverture et la possibilité de créer une ligne de lumière quasi parfaite.

En l’absence de comédiens, nous jouons à surligner l’ampli du bassiste avec le Khamsin, tout en créant un faux reflet au sol avec le Bora.

Stéphane Migné, très sensible aux effets lumineux en rythme avec la musique, s’amuse de pouvoir battre la mesure avec des ouvertures et fermetures clapées à grande vitesse.
Le système inclus dans le Bora-S se rapproche d’un jeu de volets internes, semblable aux corrections manuelles d’un projecteur Fresnel, mais suffisamment détaillé pour se prêter aux diagonales en danse ou théâtre.

Stéphane Mocret : “Comme dans de nombreux cas maintenant, la tête est séparée en deux espaces, un proche de la source lumineuse pour les modules de paramètres et l’autre plus vers l’avant pour l’optique zoom et focus, les frosts et prismes.
Le premier module est le dernier élément commun aux deux sources, c’est le module couteaux où se trouve également l’iris. Les modules sont maintenus par 4 vis et connectés au projecteur par un connecteur sub-D. L’équipe de développement d’Ayrton a choisi, de visser les connecteurs pour éviter les faux contacts. La fiabilité et la sécurité sont toujours la priorité pour la marque française.”

Le module couteaux du Khamsin. Sacrée machinerie où chaque lame est contrôlée par deux moteurs.

Sur l’autre face on aperçoit l’iris et la crémaillère pour la rotation sur ± 45° du module.


Pour adoucir les bords des couteaux ou des gobos, le Bora possède un système de frost linéaire centré qui vaporise encore plus son faisceau. Ce frost est réellement variable, avec une insertion très douce et progressive.
Pour sa part, le Khamsin se pare de deux filtres plus ou moins dépolis, à l’insertion tout aussi douce et efficace. Que ce soit pour casser la netteté des projections ou pour simuler un passage en wash, les deux filtres sont à l’aise dans toutes les situations mais ne peuvent s’additionner.

Le Khamsin

Le Bora

Le CTO progressif est très foncé au maximum, descendant presqu’à l’orange, mais peut se régler finement, d’une température de source froide à la valeur basse d’un halogène.

Nous passons à l’une des plus belles réussites d’Ayrton, la colorimétrie.

Le Bora-S et le Khamsin-S utilisent une trichromie cyan-magenta-jaune identique, associée à un correcteur CTO progressif et une ou deux roues de couleurs.
Le mélange trichromique permet d’obtenir des teintes profondes ou pastel.

Les dégradés sont fins, les nuances précises et, en dehors du rouge, le bleu et le magenta se révèlent bien saturés, tout comme le vert, éclatant.
Le résultat est encore plus léché sur Bora, grâce à sa plus grande diffusion et son absence d’irisation.

UV / cyan

Corail / violet)


Le Khamsin-S propose aussi en supplément deux correcteurs situés sur un canal séparé, avec un CTB bien froid et un filtre CRI très rosé, appelé aussi « tint », un peu forcé.

Le Bora-S possède à la place une roue complète de teintes spéciales, avec un full et demi-minus green, full et demi CTB, ainsi que deux filtres CRI rosés. Ces filtres CRI sont prévus pour augmenter artificiellement l’indice de rendu des couleurs en diminuant certaines composantes froides de la source led, au détriment d’une baisse de luminosité de quelques pourcents.
La roue de couleurs complémentaires est identique pour ces deux machines. On y retrouve bizarrement un autre correcteur CRI, ainsi que des versions ultra-saturées de congo, rouge, vert, orange et cyan.

En travaillant sur la focalisation il est possible de faire le net sur le disque de roue de couleurs, y compris avec le Bora pour des transitions façon changeur de couleur Diafora.

Le second module du Bora est différent de celui du Khamsin. Même si les paramètres CMY et CTO sont identiques sur les deux projecteurs, le Bora est bien entendu un peu plus simple. Il se complète de deux roues de couleurs et de la roue de gobos.

Sur le Khamsin on dispose de 2 roues de gobos rotatifs, une roue d’effet et une roue de couleurs pour le côté pile.

Sur l’autre face on trouve les 8 drapeaux du système de trichromie avec le CTO également présent sur le Bora.

Rapidement, les fonctions habituelles sont passées en revue. Grâce aux moteurs haute résolution pas à pas, les mouvements des Khamsin et Bora en pan et tilt sont étonnamment rapides pour cette taille de projecteur, tout en restant parfaitement fluides.

Suite à nos essais et aux mesures en labo, sur la plupart des effets, Khamsin et Bora se comportent de façon identique. Logique, ils possèdent les mêmes technologies. Le shutter permet de strober en continu, aléatoire ou pulsation, de 1 à 25 flashes par seconde.

un bâton lumière.

L’iris est composé de quinze lames, et permet une fermeture à 15 % du faisceau. L’impact reste fort, avec un beau bâton de lumière à l’arrivée pour presque simuler une projection Beam. Un effet de pulse est aussi possible sur l’iris, avec une belle dynamique réglable en vitesse.

Les modules leds des deux projecteurs permettent une petite fantaisie assez rare, source de nombreuses interrogations pendant le show Ayrton au Prolight + Sound.
Le scintillement spécifique présenté en Allemagne consiste à moduler les différentes parties de la matrice led grâce aux canaux dédiés de Chaser et vitesse en début de charte DMX. En fermant fortement le zoom et en jouant sur la focale, ce miroitement particulier s’intensifie, ce que nous avons testé longuement durant notre séjour à La Rochelle.

Si la Bora s’arrête là pour les effets optiques qui comprennent donc une trichromie avec deux roues de couleurs et un CTO, un zoom fois huit, un iris, un shutter, une roue de gobos, un frost progressif et un module de quatre volets internes ; le Khamsin poursuit sur sa lancée avec deux prismes et une roue d’animation.
Ce disque d’effets fonctionne sur la rotation sans fin d’un plateau métallique gravé de larges strates, simple et facile à utiliser pour des effets d’eau ou de feu. Sa fenêtre de focalisation est très courte et ne permet pas de faire le net sur les formes du disque.

Les prismes proposés sont un 5 facettes circulaire et un 4 facettes linéaire, sur deux mécanismes séparés pour pouvoir les mixer. Les diffractions obtenues sont assez serrées pour ne pas sortir du cône de projection. Elles se révèlent très utiles pour renforcer les gobos et créer des ambiances plus fouillées, dans lesquelles les couleurs dévieront naturellement pour plus de détail.

Prisme du Khamsin.

Alors que les effets s’empilent dans le Khamsin, Ayrton a eu la sagesse de ne pas proposer de canaux de macros d’effets préprogrammés, ce qui aurait encore alourdi la charte DMX. A l’opposé, en dépit d’un manuel un peu condensé, la dernière voie de contrôle de chaque projecteur est astucieusement dédiée aux options de réglages.
Sans passer par le RDM, cela permet d’accéder aux modes de ventilation, à l’extinction et allumage de l’écran du menu, à des resets par types de paramètres ou encore aux fréquences d’échantillonnage pour éviter les scintillements à la caméra.

Dans la salle de la Sirène nous passerons une demi-journée complète à triturer les dernières lyres Ayrton dans tous les sens, sous les regards stupéfaits de Titian et du personnel présent. Sans mal nous programmons une suite de mémoires en discutant du potentiel de chaque machine. Là où nous croyions avoir un spot pour le concert et un wash pour le théâtre, nous nous retrouvons avec deux asservis à la fois complémentaires, très proches et deux vrais caractères.

Nous vous proposons nos courtes démonstrations réalisées avec Stéphane Migné et les équipes de la Sirène.

Le Khamsin-S est un projecteur Spot et Profile complet, que Ayrton a doté de nombreuses fonctionnalités sans tomber dans le piège du foisonnement à outrance. Chaque effet ou gobo a été pensé pour être le plus simple et le plus efficace possible.

La finesse et la précision des différents mécanismes et lentilles optiques est quasi parfaite, avec une zone d’éclairage très homogène, une grande valeur de zoom, une fine focalisation et une rapidité d’exécution rare sur cette taille de lyre.
La puissance et la colorimétrie sont les points forts du Khamsin, qui peut se permettre d’être particulièrement à l’aise en Opéra ou Comédie Musicale, avec sa ventilation en mode silence ou studio. Le surcroît de puissance en mode scène, associé à sa célérité lui ouvriront aussi les portes du concert, même si la ligne claire de ses gobos peut surprendre.

Il s’associera à merveille avec le Bora-S, son complément Wash-Beam. Celle-ci est une lyre stupéfiante avec un ensemble de couteaux, gobos et effets particulièrement bien choisis. Son faisceau est d’une densité unique, propre à envahir les défilés de mode, concerts rock, conventions et théâtres.

Khamsin-S. On aime :

  • La puissance
  • L’étale de lumière
  • Les couleurs
  • La précision des couteaux
  • La complémentarité avec le Bora

Khamsin-S. On regrette :

  • La molette d’acces au menu
  • La finesse de certains gobos
  • Les poignées un peu fines

Bora-S. On aime :

  • La puissance
  • L’étale de lumière
  • Les couleurs
  • Les gobos
  • La précision des couteaux
  • La complémentarité avec le Khamsin

Bora-S. On regrette :

  • La molette d’acces au menu
  • Les poignées un peu fines

Tableaux généraux

Khamsin-S

Bora-S

[/private]

 

Freevox recherche un(e) assistant(e) commercial(e) Administration des Ventes

Par admin

Freevox, qui accompagne au quotidien les professionnels de l’éclairage, de l’image et du son à travers la distribution des marques les plus significatives de l’industrie du spectacle, de l’événementiel, de l’intégration et de la musique recherche un(e) assistant(e) commercial(e) Pour travailler en binôme avec un commercial pour la partie back-office des commandes clients.

Cliquez sur l’image de l’annonce ci-dessous pour y accéder :

Magnum illumine la Tour Eiffel avec le Proteus Hybrid d’Elation

Par Patrick Cussigh

Avec 60 projecteurs dans une extraordinaire configuration en double hélice Magnum choisit le Proteus Hybrid d’Elation pour illuminer du 130e anniversaire de la Tour Eiffel.

Le 15 mai dernier, la Tour Eiffel fêtait son 130e anniversaire avec un spectaculaire Son & Lumière. Accrochés sur la dame de fer, 60 projecteurs Elation Proteus Hybrid étaient utilisés dans un extraordinaire agencement en double hélice. Résistantes aux intempéries, les lyres motorisées Proteus ont joué un rôle majeur dans ce spectacle.

C’est Magnum, qui participe depuis 2004 à la quasi-totalité des événements de la Tour Eiffel, qui a eu pour rôle de faire l’interface entre les idées artistiques du célèbre décorateur Bruno Seillier, et le directeur technique de la Tour Eiffel.
Conçu par Bruno Seillier et programmé par Clément Lelevé de Magnum, le spectacle de lumière retraçait une succession d’événements historiques, comme la conception et la construction de la tour par Gustave Eiffel, les transmissions particulières que la France a pu expérimenter grâce à la hauteur de la tour et divers autres événements marquants de l’histoire, jusqu’à l’incendie récent de la cathédrale Notre-Dame.

« Pour cet événement historique de grande ampleur, Bruno Seillier a voulu présenter la tour comme « l’ADN de Paris », traduit par la disposition des 60 Proteus Hybrid sur la partie supérieure de la tour », déclare Jérôme Chupin, responsable de Magnum.
L’arrangement en double hélice des Proteus montés au-dessus du deuxième étage, se prêtait à une belle symétrie et envoyait de puissants faisceaux de lumière à des centaines de mètres dans le ciel de la nuit parisienne, assurant des effets visuels sans précédent. Les Proteus fonctionnaient avec d’autres projecteurs Beam (sous dômes), installés au niveau de l’étage.

Il a fallu trois nuits aux techniciens escaladeurs, qui s’apparentent à des alpinistes, pour installer sur la tour Eiffel les sources IP65 multifonctions à arc. Des techniciens du monde entier ont eux aussi connu ce type d’expérience, quand les Proteus ont été utilisés sur le Burj Khalifa à Dubaï et le Space Needle à Seattle.

« Aujourd’hui, le Proteus Hybrid est le seul appareil qui réunit des qualités d’éclairage exceptionnelles exploitables dans tous les environnements », déclare Jérôme Chupin. «La dernière expérience d’Elation à la tour Burj Khalifa à Dubaï a été déterminante dans la décision de rassurer les services techniques de la tour Eiffel et de donner le feu vert à leur installation.»

Durant 12 minutes, le spectacle lumineux de l’anniversaire a fait ses débuts le 15 mai à la suite du concert gratuit de Jeanne Added et a été reproduit trois fois par nuit les 16 et 17 mai. Patrimoine mondial et symbole de Paris, la Tour Eiffel est une attraction à part entière mais elle est particulièrement remarquable lorsqu’elle est habillée d’un spectacle de lumière personnalisé, s’exclame Jérôme.

« L’impact du spectacle a été « wonderful » ! Pendant trois jours, à raison de trois spectacles par jour, une marée humaine s’est agglutinée de la Place du Trocadéro jusqu’au Pont d’Iéna pour le voir, il était tout simplement magnifique. »

D’autres informations sur :

-le site Elation
-le site Best Audio&Lighting

 

CLF Lighting: un ADN de prestataire

Par admin

La marque CLF Lighting, issue des demandes d’un gros loueur hollandais, Rent-All, est emblématique d’une évolution de la notion même de marque, puisque issue non pas d’un besoin d’affirmer la création de nouveaux concepts mais d’adapter ce qui peut se sourcer le mieux et surtout le plus répétitivement possible, aux besoins d’un loueur/prestataire en particulier, puis d’amortir cette recherche et ces tâtonnements sur un plus grand nombre de clients utilisateurs.

Un light show dominé par l’Electro, avec du matriçage et des murs à leds.

On s’aperçoit que la force de frappe d’un tel mastodonte, qu’on peut traduire prosaïquement par quantités d’achat et épuration des gammes lorsqu’elles sont trop étendues ou illisibles, se traduit par des prix assez serrés, et un intérêt assez poussé pour tout ce qui est accastillage, astuces d’accroches, éventuellement renforcement mécanique ou conception de flight-case. L’aspect pratique et ergonomique est donc mis en avant, ce qui paraît logique vu le pedigree des concepteurs issus d’une maison mère forcément orientée « terrain », voire « tout-terrain ».

Remco Pouwels, responsable marketing chez CLF Lighting.

Du coup, sur le salon Prolight+Sound à Francfort, nous retrouvons Remco Pouwels, de CLF Lighting, sur un stand assez grand, mais surtout situé juste en face de celui de Rent-All, non pas dans un des halls dévolus cette année à la présentation du matériel lumière, mais dans un hall un peu « fourre-tout » avec des stands de (gros) loueurs, et beaucoup de murs d’écrans à leds.

Le côté pratique (montage de deux stands d’un coup) semble avoir primé aussi… D’autant plus que, cerise sur le gâteau batave, un light-show se déroule à intervalles réguliers tout au long de la journée sur un stand situé juste de l’autre côté de l’allée.

SLU : Commençons par un modèle de projecteur décoratif que nous avions découvert en France sur le stand Eclalux lors du salon JTSE l’an dernier, l’Apollo.

En première ligne, la famille des trois modèles Apollo, désormais au complet. En arrière-plan au fond du stand, le grand assemblage Apollo 7, non, ce n’est pas une capsule spatiale…

Remco Pouwels : Cette fois, il a deux petits frères. Les trois modèles reprennent le principe du « 3 en 1 », il y a un « bulbe » central et un effet de réflexion à l’intérieur du projecteur.
On a toujours une couronne de leds apparentes sur le bord du « chaudron », pilotable par segments ou d’un bloc. Selon les trois modèles, seules les puissances diffèrent, et bien sûr, en fonction des modes de pilotage choisis, le nombre de canaux DMX. Et bien sûr, on peut fournir toutes sortes d’attaches, Oméga, etc.

Le nouveau Par à leds Conan, pas si barbare et plutôt sophistiqué !

SLU : CLF Lighting a commencé sa carrière, pas si vieille, par tout un choix de Pars à leds, dont le plus connu maintenant qui s’appelle le Yara. Cette année est-ce que cette gamme s’étoffe ?

Remco Pouwels : Absolument, on propose le Conan, qui comporte douze leds Osram RGBW 10 W de dernière génération et un zoom bien linéaire de 11° à 58°.
Sa forme est biseautée à l’arrière et le panneau de raccordement des câbles est incliné, ce qui permet de totalement masquer les embases et donc les arrivées de câbles lorsqu’on l’utilise en Wall Wash vertical (en « pot à lumière », NDLR), par exemple le long d’un mur ou d’un pilier, c’est d’autant plus facile avec sa double lyre.

SLU : D’autres astuces qui le distingueraient de nombreux concurrents ?

Remco Pouwels : A part un nez optionnel anti éblouissement, comme tous les produits CLF Lighting désormais, il est compatible, non seulement avec des crochets standards, mais aussi avec un clamp « Quicklock » qu’on a développé, avec un principe de quart de tour très proche d’un Oméga, mais sur un seul insert.
Et dans le même encombrement, on peut lui insérer un récepteur DMX sans fil, au standard suédois W-DMX® de Wireless Solution. On a de plus en plus de projecteurs équipés en natif avec cette fonction, par exemple les gros changeurs de couleurs Ares IP65.

Un Ares avec ses accessoires rangés avec soin.

SLU : Ca tombe bien, parlons des Ares, la famille s’agrandit aussi on dirait ?

Remco Pouwels : Oui, on avait déjà le Ares d’origine avec ses 36 grosses leds calibrées pilotables au besoin en quatre secteurs indépendants. Voici son petit frère le Ares XS, avec 18 leds et 3 secteurs indépendants si besoin.
Dans les deux cas, on a bien musclé l’offre des accessoires avec des volets 4 faces fournis d’origine, et des filtres diffuseurs rapides Smart Filter System 36,6°, 54,2°, 82,7° et ovalisant 63,6° x 21° sur système à glissière. Et bien entendu, vu notre parcours, on a bien soigné les rangements dans le flight-case…

Pour éclairer des parois en hauteur, le LedWash XL, présente l’originalité d’avoir deux rangées de leds avec des optiques différentes, une en 50° pour le bas du mur, l’autre en 30° pour monter en haut de la paroi, et les deux barres sont rotatives manuellement à volonté. On l’a un peu remanié, maintenant on peut utiliser des Quicklock si on veut aussi s’en servir en accroche pour du Blinder à double faisceau. Mais la vraie nouveauté cette année c’est la LedBar Pro, avec le pilotage individuel des 10 grosses leds RGBW en IP65.

Poseidon : Mister Beam.

SLU : Terminons par des machines qui bougent

Remco Pouwels : Comme notre modèle précédent (mais plus petit), la lyre Beam Aorun était devenue un standard des festivals techno, électro, et autres, on a poussé un cran plus haut avec la Poseidon Beam.
Elle est équipée d’une lampe à décharge HRI de 330 W, d’une trichromie et d’un double prisme pour multiplier ses effets. Et comme un nombre croissant de ces festivals sont en plein air, elle est IP65.

SLU : Durant le light-show j’ai remarqué des effets de matriçage assez sympas, c’est l’autre nouveauté « à roulettes » ?

Remco Pouwels : Oui, c’est le Stinger, une matrice de 6 x 6 points, montée sur lyre à rotation infinie. Evidemment on l’utilise pour matricer, mais quand on envoie d’un coup les 36 leds RGBW en 6°, ça fait un beau faisceau !

Le Stinger vu de ¾ face…

Et l’originalité réside à l’arrière, avec une face réfléchissante, un peu bombée, et découpée en 36 petits miroirs.
Les effets sont très intéressants quand on commence à « renvoyer » la balle entre un Stinger et le dos d’un autre Stinger ! Et cette face arrière est détachable, si on veut rester discret…

… et l’arrière avec la face réfléchissante (détachable).

On a ajouté des petites leds en blanc froid entre les optiques (et sur les côtés) ce qui permet d’envoyer 49 petits éclairs. On appelle ça l’effet « Twinkle » (scintillement, NLDR).
Bien entendu, il y a des macros aussi bien pour les 36 sources RGBW que pour les 49 petites diodes blanches. Toutes les sources sont aussi pilotables indépendamment en Art-Net, pixel par pixel, sur deux couches, donc.

Plus d’infos sur le site La BS et sur le site CLF Lighting

 

❌