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Hier — 16 octobre 2019Mediakwest - Tournage

Le Free Viewpoint Video de Canon s’essaie et transforme la Rugby World Cup

Le Free Viewpoint Video de Canon s’essaie et transforme la Rugby World Cup ! © DR

Depuis le 21 septembre, la technologie Free Viewpoint Video de Canon, Sponsor Officiel de la Coupe du Monde de Rugby, permet aux fans et aux médias de revivre les plus grands moments de 7 matchs de la Coupe du Monde de Rugby comme s’ils étaient sur le terrain. Installé dans le stade international de Yokohama, le dispositif innovant a notamment capté le match France – Angleterre du 12 octobre dernier...

 

Grâce à un ensemble de caméras haute-définition disposées tout autour du terrain et interconnectées, chaque action est captée simultanément sous plusieurs angles. Un logiciel recrée ensuite un espace vidéo haute-définition en 3D dans lequel il est possible de déplacer une caméra virtuelle, afin de s’approcher au plus près des joueurs et d’examiner chaque action selon le meilleur point de vue.

La technologie Free Viewpoint Video propose des angles et des déplacements de caméra dynamiques, normalement impossibles à reproduire avec une captation classique. Les temps forts sélectionnés par Canon (environ 6 par rencontre) placent ainsi les spectateurs au cœur de l’action et reflètent mieux que jamais l’intensité des matchs.

Les vidéo Highlights créées par Canon sont transmises au International Games Broadcast Services (IGBS), puis diffusée sur une page dédiée du site Sports de Canon, 24 heures après les matchs. Les premières vidéos des rencontres Nouvelle-Zélande – Afrique du Sud et Irlande – Ecosse, sont dès à présent disponibles en ligne.

 

 

  • 16 octobre 2019 à 17:00
À partir d’avant-hierMediakwest - Tournage

Bonjour le Monde !, minutie et poésie en stop motion (Web TV)

Bonjour le Monde !, minutie et poésie animale en stop motion (Web TV) © Nathalie Klimberg

Cet été, les réalisateurs Anne-Lise Koehler et Eric Serre présentaient sur Série Séries Bonjour le Monde !, une série d’animation et aujourd'hui un long-métrage - sorti en salle ce 2 Octobre - produits par Normaal Animation en stop motion. La production des 90 minutes d'animation nécessaires au film et à la série s'est déroulée sur 15 mois et a monopolisé une équipe de 15 personnes avec, à la clé, une histoire à la fois onirique et réelle qui n'aurait pas pu prendre vie sans un pipeline numérique mûrement réfléchi. Rencontre avec les deux créateurs qui nous dévoilent les coulisses et les procédés de fabrication...

 

Eric Serre, co-réalisateur de la série Bonjour le Monde ! : "Bonjour le Monde ! est initialement une série en marionnettes diffusée sur France 5 et produite par Normaal Animation. Pour nos dix épisodes de neuf minutes, nous avons fabriqué 90 minutes d’animation en stop motion avec des marionnettes en papier modelé. Tout ce qui est à l’écran est fabriqué a partir de la même technique, la végétation et les animaux. Cela donne un regard sur la nature, je pense, attentionné, rigoureux et en même temps, poétique..."

 

Anne-Lise Koehler, auteure et co-réalisatrice de Bonjour le Monde ! : "Je suis fascinée par les animaux et j’avais envie de faire quelque chose qui ne soit pas un documentaire animalier et donc d’utiliser la spécificité du stop motion, cette technique permet un décalage poétique pour parler du règne animal et pour donner une vision empathique sur la nature."

 

Pour savoir pourquoi ces créateurs ont utilisé le stop motion et découvrir le pipeline industriel de la production… regardez la vidéo !

 

 

BONJOUR LE MONDE !

Comment naît-on oiseau, pourquoi naît-on insecte, mammifère ou poisson ? Les sculptures de papier de Bonjour le Monde animent le spectacle de la vie sauvage.

Idée originale : Anne-Lise Koehler

Réalisateurs : Anne-Lise Koehler, Eric Serre

Compositeur : Standaard (studio son)

Production : Normaal avec la participation de France Télévisions & RTS

Producteur : Alexis Lavillat

Diffuseur : France Télévisions (France 5)

 

Bonjour le Monde ! était diffusé tous les samedis matin à 10h sur France 5 entre le 18 mai et le 29 juin 2019. L'adaptation de la série au cinéma est sortie sur grand écran le 2 octobre 2019...

  • 9 octobre 2019 à 17:00

IBC 2019 : Caméra Cinéma, optique et moniteur 4K, tiercé gagnant chez Canon

Caméra EOS Cinema, optique 2/3’’, moniteur 4K : triplé gagnant pour Canon sur l’IBC 2019 ! © Nathalie Klimberg

Canon a marqué les esprits sur cet IBC avec une caméra cinéma plein format capable d’enregistrer en RAW Light 5,9K en interne, l’optique broadcast 4K possédant le coefficient de zooming le plus important au monde et un moniteur d’étalonnage cinéma 30 pouces 2000 nits…

 

… La C500 Mark II conçue pour séduire les professionnels de l’image !

La nouvelle caméra Canon EOS, intègre un capteur plein format 5,9K (identique à celui de la caméra EOS C700 FF) et le nouveau processeur Canon DIGIC DV 7. Cette caméra compacte a l’avantage de proposer un enregistrement Cinéma RAW Light 5,9K jusqu’à 50/60 i/s en interne sur cartes ultra-rapides CFexpress en plus de son enregistrement 4:2:2 10 bits XF-AVC en 4K…

Un sur-échantillonnage algorythmique de 5,9K en 4K a pour effet l’élimination du moiré et la réduction du bruit, ce qui se traduit par une qualité d’image exceptionnelle. D’autre part, sa latitude de + 15 Diaphs et sa gestion de l’espace colorimétrique en font un outil parfait pour les productions HDR ; son unité de filtres neutres intégrée et motorisée (2, 4, 6, 81 et 102 IL) donne en plus la possibilité de créer des images avec une faible profondeur de champ, même en conditions de lumière du jour intense. Cette caméra résolument tournée vers le cinéma sera bien entendu compatible avec l’utilisation de tables de correspondance (LUTs) pour un monitoring précis.

L’EOS C500 Mark II est aussi la première caméra du Système EOS Cinéma avec une monture d’objectif interchangeable de type EF Cinéma et PL, elle ouvre donc l’accès très grande diversité d’objectifs cinéma. Elle représente, en outre, le premier modèle de la gamme EOS Cinéma à embarquer un stabilisateur d’image électronique sur 5 axes. Avec un objectif compatible, l’information de focale est automatiquement reçue par la caméra qui opère les corrections de stabilisation. Cette stabilisation électronique est également compatible avec les objectifs anamorphiques. L’EOS C500 Mark II bénéficie de l’autofocus Canon CMOS à double pixel que l’on connait déjà.

Du côté connectique, l’EOS C500 Mark II bénéficie, en plus de sa sortie HDMI, d’une interface 12G-SDI dont la vitesse de transmission est 4 fois supérieure à celle d’une interface 3G-SDI.

 

Quels accessoires pour l’EOS C500 Mark II ?

La caméra peut accepter deux unités d’extension : l’EU-V1 et l’EU-V2 et deux viseurs optionnels (EVF-V70 and EVF-V50).

L’unité d’extension EU-V1 ajoute une interface de type Genlock/Sync BNC, une interface de télécommande Remote B pour une télécommande à distance optionnelle, une interface Ethernet pour la diffusion sur adresse IP ou une commande via navigateur.

L’unité d’extension EU-V2 ajoute en plus 2 entrées XLR ainsi qu’une interface pour objectif à 12 broches. Elle est par ailleurs équipée d’une monture de batterie de type V-Lock avec connecteur D-tap et d’une sortie 24V XLR.

… Si l’IBC représentait la première sortie de l’EOS C500 Mark II en Europe, les visiteurs du SATIS pourront la découvrir à Paris, les 5 et 6 Novembre sur le stand Canon où elle sera au centre de toutes les attentions.

La C500 Mark II sera disponible à partir du mois de décembre…

 

Un monitoring d’exception pour des images exceptionnelles, Canon avec le DP-V3120

Canon Europe étend sa gamme de moniteurs de référence professionnels avec le lancement du DP-V3120, un modèle professionnel HD/4K et HDR de 31 pouces (78,7 cm). Son rétro-éclairage très performant repose sur des LED à haute efficience et un algorithme de contrôle de ces LED breveté qui autorise la restitution d’un noir minimum de 0,001 cd/m² et d’un ratio de contraste exceptionnel de 2.000.000:1 pour une reproduction précise des détails dans les ombres et dans les très hautes lumières. Sa haute luminance de 2.000 cd/m² (valeur la plus élevée du marché) sa précision et cohérence exceptionnelles et ses nombreuses fonctions d’assistance en monitoring HDR, en font définitivement un moniteur de référence parmi les plus parfaits pour accompagner la création de contenus HDR premiums…

 

La nouvelle optique 2/3’’ Canon… Aller au-delà des normes de l’industrie pour proposer les conditions d’une expérience immersive

Canon Europe annonce l’extension de sa gamme d’objectifs Broadcast 4K pour caméras à capteur 2/3 de pouce avec le lancement du CJ15ex4.3B. Nouvelle référence de la série des Canon UHDxs, ce nouveau CJ15ex4.3B optimisé pour la production 4K/HDR, bénéficie d’un zoom de coefficient 15x avec focale grand-angle de 4,3 mm, ce qui en fait l’objectif qui premium possédant le plus grand coefficient de zooming au monde …

Ce zoom premium et léger (2,19 kg) avec un multiplicateur 2x intégré, garantit une uniformité de la résolution depuis le centre de l’image jusque sur ses bords. Il est compatible avec la correction d’aberration chromatique BT-2020 lorsqu’il est monté sur une caméra 4K compatible.

En faisant un pas en avant par rapport à la norme de télévision conventionnelle de la Recommandation ITU-R BT.709, le CJ15ex4.3B permet aussi aux réalisateurs d’obtenir une gamme de couleurs plus étendue, et donc des images plus saturées et plus immersives… Sa formule optique optimisée grâce à des lentilles en fluorite et en verre UD et Super UD offre une correction avancée de l’aberration chromatique. C’est aussi le premier objectif broadcast portable bénéficiant du traitement ASC (Air Sphere Coating,) une nouvelle technologie consistant en l’application d’un traitement qui élimine les reflets internes, ce qui a pour effet de réduire le phénomène de formation de voile et d’images secondaires (images fantômes).

Un système de mise au point interne optimisé contrôle par ailleurs la fluctuation du point et améliore la résolution dans les zones périphériques du cadrage… Et Canon n’a pas négligé l’ergonomie : sa poignée assure une prise en main confortable idéale pour les opérateurs tournant caméra à l’épaule durant des périodes prolongées…

 

La toute nouvelle caméra EOS C500 Mark II sera présentée officiellement pour la première fois en France sur le SATIS Screen4ALL, les 5 et 6 Novembre prochains aux Docks de Paris et Canon vous donne rendez-vous sur son stand pour la découvrir !

 

  • 9 octobre 2019 à 17:00

Le scan 3D et la data capture, un nouveau département innovant chez Be4Post

Jérôme Battistelli et Matthieu Straub de Be4Post. © DR

Matthieu Straub qui était directeur d’exploitation de cette société à l'époque où nous avons réalisé l'interview (il est aujourd'hui chez FilmLight) et Jérôme Battistelli, superviseur du récent département de scan 3D, nous  font découvrir ces métiers émergents, au carrefour du tournage et des effets spéciaux.

 

Mediakwest : Matthieu, peux-tu nous présenter Be4Post ?

Matthieu Straub : La société Be4Post a vu le jour en juin 2014 ; c’est l’association de DIT (ingénieur de la vision de fiction) et d’une société de location RVZ. Pour préciser la genèse de l’entreprise, Christophe Hustache-Marmon, Guillaume Poirson et moi-même, les trois DIT concepteurs de Be4Post, nous étions partis d’un constat commun de frustration lorsque nous louions du matériel chez les autres prestataires, très souvent des loueurs de caméras. Nous passions un temps trop important à monter nos stations de travail, il nous fallait récupérer un ordinateur à droite, un écran à gauche et assembler le tout avec des alimentations dans tous les sens et des câbles partout. Tout cela allait à l’encontre de notre conception du métier de DIT.

Nous voulions proposer des solutions compactes, légères et proches de la caméra. De là est née notre décision de monter nos propres machines ; mais plutôt que d’en prévoir trois (nous avons de nombreux copains !), nous en avons conçu une dizaine, afin de pouvoir répondre à toutes les demandes, mais aussi parce que nous avons des besoins de configurations différentes : une petite sur un bateau ou une énorme pour des prestations avec quatre caméras et pleins d’effets spéciaux. Nous voulions créer une société pour avoir cette latitude là.

C’est à ce moment que nous avons rencontré Evelyne Madaoui, directrice générale de RVZ, par le biais de Samuel Renollet. Elle a eu envie de jouer le jeu et de prendre le pari. Be4Post, c’est donc les trois DIT concepteurs de la société et, chez RVZ, Evelyne Madaoui, Samuel Renollet et Anne Bouin notre gérante. Nous partageons les locaux de RVZ et une partie de notre activité s’accomplit avec eux, mais nous avons dès le début souhaité rester très ouverts et travaillons également avec d’autres loueurs de caméras, TSF, Vantage Films, Panavision, Transpacam, etc.

La société comporte bientôt cinq salariés permanents ; toute la partie gérance et commercialisation étant mutualisée avec RVZ. Cette mutualisation nous permet de nous concentrer sur nos métiers, les personnes embauchées à temps plein étant dédiées à la recherche ou à la technique, plutôt qu’à la comptabilité et la commercialisation.

 

 

M. : Pouvez-vous me parler des origines de ce nouveau département scan 3D et data capture au sein de Be4Post ?

M. S. : L’aventure a commencé en juillet 2017. Dès la création de Be4Post, les fondateurs de la société souhaitaient compléter l’activité de location de roulantes DIT par une offre de prestation différente ciblant de nouveaux marchés. On a mis beaucoup de temps à trouver.

À force de discussions et de visites sur des plateaux de tournage, on a vu qu’il y avait souvent des gens qui venaient faire du scan et du tracking, principalement sur des films étrangers et plus principalement américains. Cela nous semblait être une bonne façon de conserver la philosophie de Be4Post : le lien entre le tournage et la postproduction. Ce genre d’outils représentait exactement le lien entre le tournage et les studios d’effets spéciaux. C’est la genèse de notre département de data capture et de scan 3D ; le but premier étant de récupérer l’ensemble des métadonnées disponibles sur un tournage : les hauteurs de caméras, les inclinaisons et les mouvements.

C’est à cette date que nous avons fait l’acquisition du scanner Faro, aidés dans le choix de ce matériel par Youenn Denis, superviseur VFX très ouvert à la 3D, et qui est un de nos amis. Après nos premiers essais en interne, nous avons compris que la possession de l’outil n’était rien sans compétences suffisantes en 3D. Il nous semblait également primordial de conserver le côté plateau : on cherchait quelqu’un qui connaisse à la fois le tournage et les effets spéciaux. Nous avons en effet été trop souvent confrontés, sur des tournages, à des superviseurs VFX devant faire face à de grandes difficultés pour obtenir ne serait-ce qu’un quart d’heure pour prendre des clichés ou une HDRI ; les tournages devenant alors des moments difficiles pour les superviseurs VFX.

On souhaitait donc envoyer un professionnel des plateaux qui pourrait réaliser toutes ces mesures et également être capable de préparer très rapidement la prévisualisation de ce qu’il était en train de faire pour que les gens du tournage puissent voir : « Ah ouais d’accord ! Il est en train de scanner un décor et quelques minutes après il est capable de montrer ce décor en 3D dans un ordi ! » Il y a toute une partie éducation que l’on avait intégrée dès le début du projet.

 

 

M. : Quelle est précisément l’offre de ce département ?

M. S. : Même si elle reste en perpétuelle évolution, au bout de six mois d’existence du département, nous avions structuré une offre claire sur trois aspects : le repérage de lieux, la tech-visualisation et la numérisation de décors pour les effets spéciaux.

Pour le repérage des lieux, nous proposons le scan très rapide d’endroits difficilement accessibles. En prenant l’exemple d’un décor parisien, des productions étrangères ou des productions, souhaitant éviter d’envoyer des chefs de postes sur place, pourront appréhender le décor et faire des repérages à la façon d’une visite virtuelle. En récupérant le fichier que nous leur fournissons, ils accèderont à un site Internet qui leur permet de tout mesurer : les surfaces, les hauteurs, pour masquer, par exemple, un mur ou trouver la largeur des portes pour vérifier le passage d’une Dolly ou d’une grue. Il est également possible de simuler très rapidement des petits mouvements de caméras pour prévisualiser des plans « en mode brouillon ».

La deuxième partie de notre offre est la tech-visualisation ; je vais l’illustrer par l’exemple. Imaginons que je doive tourner à l’Assemblée nationale : je veux un « top-shot » de mon personnage, de quelle focale ai-je besoin ? de quelle grue ? est-ce qu’elle va passer par l’encadrement de la porte ? Pour cela nous utilisons des librairies incluant un très grand nombre de caméras, d’optiques de Dolly, de grues, etc. On peut alors les assembler, pour les intégrer dans le décor numérisé afin de simuler les mouvements de caméras. Le système est tellement évolué qu’on peut actionner des manivelles ou des petits joysticks et répéter virtuellement un plan dans le décor et même ajouter des personnages. Ce n’est pas de la prévisualisation parce qu’on ne calcule pas forcément les mouvements, c’est de la tech-visualisation.

Pour la troisième offre, la numérisation d’un décor en vue d’effets spéciaux, nous mettons en œuvre l’ensemble de nos technologies (scanner, photos hautes résolutions avec DSLR, drones) afin de préparer un objet 3D le plus propre possible avec des textures hyperréalistes pour livrer des studio VFX ; cela devient vraiment du travail de postproduction. Nous rassemblons, durant le tournage, toutes les informations permettant de connaître, lors du travail de l’effet spécial, l’exact environnement du tournage, avec les textures déjà posées, les hauteurs de caméras et les focales.

 

 

M. : Jérôme, en postproduction, comment exploites-tu les informations que tu récupères ?

Jérôme Battistelli : J’utilise un logiciel dédié, vendu avec le scanner, pour transformer les fichiers bruts produits par l’appareil en données éditables ; puis via un second logiciel, Reality Capture, je mélange la photogrammétrie et les données du scanner avec les clichés de mon reflex. La plate-forme de visualisation Sketchfab nous permet de montrer sur un navigateur Internet les modèles 3D que l’on peut réaliser, en obtenant un aperçu rapide de ce que l’on a scanné pour le présenter à nos clients.

Nous échangeons au cas par cas avec les studios pour définir les livrables, incluant généralement un modèle 3D pouvant être découpé en plusieurs parties selon les besoins. Nous fournissons également des textures 3D appliquées aux objets, complétées à la demande de photos HDRI du lieu et des fichiers de « nuages de points » lorsque les clients souhaitent retravailler la 3D eux-mêmes. Il nous est également possible de faire du nettoyage, d’effacer des éléments. Le métier est passionnant parce qu’il mixe vraiment les parties tournage et VFX.

 

 

M. : Pouvez-vous nous parler de vos premiers projets ?

M. S. : Notre premier projet avait pour sujet un thème absolument passionnant : le château de Guédelon dans l’Yonne, un château médiéval en construction depuis vingt ans selon les méthodes du Moyen Âge. Nous sommes allés le numériser en sept étapes, pour permettre de voir l’évolution de la construction, pouvoir également le reconstruire en vidéo et y associer des animations. C’était très intéressant, cela nous a permis de rencontrer les domaines de l’archéologie, de l’architecture et les sites de patrimoines.

Les constructeurs ont été impressionnés par les résultats, principalement par le modèle en nuages de points qui procure la sensation d’avoir passé le bâtiment aux rayons X. Le château comprend un logis, sorte de grande pièce avec un assemblage de poutres hyper alignées qui avait été pour eux un véritable cauchemar. Grâce au scan, ils retrouvaient toute l’esthétique de cet alignement d’une manière incroyable. C’était à la fois une reconnaissance de leur travail enfin visible, et surtout cela leur a permis de tirer des plans à partir des relevés et de documenter leurs travaux.

 

J. B. : Nous avons ensuite travaillé sur le scan de la cathédrale d’Orléans, plus particulièrement sur la façade. La société Whatsit, spécialisée dans la conception de projection mapping, souhaitait déterminer les contraintes techniques de découpages et d’agencement des vidéoprojecteurs. Ils avaient pour cela besoin d’un scan 3D de grande précision, fidèle au bâtiment aussi bien en termes de géométrie que de qualité des textures. Lors de projections sur la pierre, il y a besoin d’une précision qu’ils nous ont dit avoir trouvée avec nous. Ils travaillaient préalablement avec des géomètres qui n’ont pas forcément le regard et la culture de la 3D. Ils ont été heureux de pouvoir aller plus loin en termes de rendu et de problématiques liées à la 3D.

 

M. S. : Le projet Séance 129 produit par Cinétévé est un projet VR sur lequel nous sommes intervenus. Mis en place pour les 100 ans de l’armistice de 1918, il a pour sujet le discours de Georges Clemenceau à l’Assemblée nationale. Nous devions numériser complètement l’hémicycle de l’assemblée, un acteur jouant le rôle de Georges Clemenceau étant filmé en train de parler sur le perchoir. Nous avions accepté le défi passionnant de numériser toute l’assemblée nationale en quatre heures, le temps qui nous avait été imparti : à 9 h 00 la porte s’ouvrait, à 13 h 00 nous étions sortis. En complément de la numérisation avec le scanner, nous avons photographié la totalité de l’Assemblée.

Nous avons ensuite travaillé avec le studio Saint-Georges en charge de la postproduction, en instaurant une fois encore un vrai échange pour déterminer les rôles de chacun dans l’intérêt de la production, nous avons effacé des micros et des téléviseurs. La production était très contente du résultat final et de nos méthodes de travail.

 

 

M. : Pouvez-vous évoquer la concurrence nationale et internationale ?

M. S. : La partie photogrammétrie avec des appareils photos est très utilisée par les studios VFX, qui maîtrisent cette technologie. Ce sont donc nos concurrents et nos clients à la fois lorsqu’ils ont des besoins d’une plus grande précision.

La seule concurrence directe en Europe, vient d’Angleterre. Une société propose ces mêmes services ; étant complètement dédiée à cela, elle dispose d’outils que nous ne possédons pas pour l’instant et qui font partie de nos projets de développement : par exemple des rigs 3D pour personnages. Nous aimerions concevoir des outils similaires transportables avec des capacités de mobilité qui n’existent pas aujourd’hui. Ce sont des rigs avec une centaine d’appareils photo et des câbles dans tous les sens. On revient un peu à l’histoire de Be4Post et son obsession de la simplification des outils.

 

 

M. : Tu parles déjà de développements, avez-vous d’autres pistes ?

M. S. : Nous souhaitons continuer à développer notre offre pour le patrimoine, l’architecture et la création de plans de bâtiments existants. Nous dialoguons avec des sociétés comme Iconem qui fait de la numérisation de sites en danger. En effet s’il nous est possible de numériser entièrement une église qui va s’effondrer de manière imminente, il sera possible de la reconstruire dans 50 ans, grâce à un scan au millimètre et à toutes les informations et les textures que nous aurons captées.

Ce n’était pas forcément le but au départ, mais si nous réalisons un scan d’un monument parisien pour le patrimoine ou pour un film il est simple de l’exploiter pour les deux domaines. Nous sommes des gens de l’image, donc nous apportons un soin particulier à la lumière afin de mettre en valeur les lieux et ceci quelle que soit la finalité de nos travaux ; nous recherchons la meilleure texture.

J’aime l’idée d’être léger ; le scanner et son équipement sont dans un sac à dos. Il suffit à Jérôme de prendre le train ou l’avion, il est autonome et réactif. Nous disposons également d’un pilote de drone free-lance lié à l’entreprise, il nous a accompagnés dans toutes les étapes légales (inscription DGAC…) et a développé ses compétences en photogrammétrie avec un drone.

 

 

M. : Souhaitez-vous aborder le sujet du budget ?

M. S. : Concernant les tarifs, nos prestations sont plus abordables que ce qu’on pourrait penser. Le documentaire est un domaine avec lequel nous pourrions collaborer. Pour donner des idées, sur un lieu compliqué comme le château de Guédelon, notre intervention sur place a duré une journée, complétée de trois jours de travail en postproduction pour un budget avoisinant les 5 000 €. Sur un projet documentaire, nous pourrions scanner un lieu avec tous les axes et y inclure très simplement des habillages en 3D pour le vieillir, ajouter des éléments, en enlever d’autres.

Le secteur de la pub est également intéressé, surtout pour les productions étrangères, pour les repérages et les VFX. Il nous serait simple, même en termes d’autorisations, grâce à notre légèreté, de scanner la place Vendôme pour y garer une voiture.

Il existe une infinité d’applications que les productions n’ont pas encore imaginées ; c’est à nous maintenant de communiquer et d’expliquer le champ des possibles ouvert par notre nouveau département.

 

Extrait de notre article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.12/14. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 9 octobre 2019 à 17:00

Documentaire : quelle caméra ?

Selon les projets, les nouvelles générations de caméscope embarquent des fonctions qui facilitent le tournage de documentaires, dont des zooms puissants. © Sony

La prise de vue documentaire est un exercice technique dont la complexité dépend non seulement du sujet, mais aussi du lieu et des conditions dans lesquels il sera tourné. L’éloignement et les milieux que doivent affronter les équipements de tournage détermineront les choix des caméras. Cet article explore la variété des situations et des possibilités d’équipements de prise de vue qu’il nous est donné aujourd’hui d’exploiter. L’offre pléthorique des caméras sur le marché peut rendre ces choix difficiles. Nous allons tenter d’y voir plus clair.

 

Pour mieux cerner ces choix, il faut distinguer les natures des documentaires à réaliser :

• reportage sociologique en milieu urbain ;

• portrait, à base d’interviews, de plans descriptifs et d’archives ;

• tournage à l’étranger en milieu plus ou moins hostile ;

• tournage animalier ;

• document (sportif) en milieu extrême (jungle, désert, montagne, océan).

Souvent ces « catégories » se chevauchent, ce qui occasionne des changements de stratégie technique selon les situations à filmer à l’intérieur d’une même production. C’est pourquoi il est aujourd’hui hasardeux d’envisager un tournage documentaire avec seulement une caméra.

Le critère du format d’image, 4K ou HD, est important mais secondaire, dans la mesure où les caméras en 2019 offrent toutes des résolutions et des qualités d’images très supérieures à ce que l’on a connu à la fin du XXe siècle, et même, pour beaucoup, proches ou équivalentes au film argentique 35 mm qui a longtemps été l’étalon. On produit déjà en 8K !

Aujourd’hui, pour le choix des caméras, on aura tendance à privilégier, outre la qualité des objectifs et des capteurs :

• la simplicité, donc la rapidité de mise en œuvre ;

• la polyvalence ;

• l’ergonomie ;

• la fiabilité dans des conditions de températures extrêmes ;

• l’autonomie énergétique ;

• le poids ;

• la discrétion.

La panoplie du cadreur s’est donc largement diversifiée et sera composée de petites et de grosses caméras : de la caméra d’action, type GoPro, aux caméras d’épaule haut de gamme, en passant par tous les outils intermédiaires, caméras de poing, drones, Osmo, et même VR360 ° à haute résolution (6K minimum) que l’on utilisera en montage classique et non pas en immersion, car elles présentent l’avantage certain de filmer tous les points de vues simultanément, qu’il ne restera plus qu’à recadrer en HD en postproduction.

 

Reportage en milieu urbain

Que ce soit pour un reportage court de type JT ou un sujet plus fouillé, les caméras de poing sont devenues une sorte de standard. Leur légèreté et la rapidité de mise en œuvre sont leurs arguments principaux. Certaines y allient aussi la discrétion, si importante dans certaines situations. Un petit sac à dos avec quelques batteries, une torche led, un monopode ou un trépied léger, permettront de filmer toute la journée en bougeant rapidement d’un lieu à l’autre, y compris sur des véhicules à deux roues, pour optimiser la mobilité en ville.

En intérieur comme en extérieur, elles s’adaptent à toutes les situations, de l’interview à la volée aux « beauty shots », à condition quelles soient équipées de focales courtes, d’un zoom efficient, et qu’elles soient idéalement stabilisées pour pouvoir filmer à proximité des événements.

Dans cette catégorie, il faut inclure les caméras avec stabilisateur trois axes (gimbal) issues des drones, chaussées de poignées type Osmo, comme notamment la nouvelle DJI Osmo Pocket 4K 1/2,3”, très discrète et assez performante avec ses capacités de suivi de cible, ou de zoom pour l’Osmo+ de génération antérieure.

Toutes les grandes marques, Sony, Panasonic, Canon, JVC, etc., offrent une grande diversité de caméras de poing légères et de grande autonomie énergétique, que je vous invite à comparer dans le Guide du tournage 2019 Mediakwest offert avec tout abonnement au magazine.

 

Reportage en milieu naturel et rural

Dans ce type de documentaire, outre le sujet et l’action, le « Beauty Shot » est important, c’est pourquoi un DSLR a pleinement sa place, ainsi que le drone, aux côtés des caméras de poing décrites plus haut. Pour les travellings en campagne, une Osmo avec capteur 1” sera la bienvenue et permettra également de suivre les actions des sujets avec fluidité.

 

Portrait

Tourner un portrait de personnalité amène à faire de nombreuses interviews, le plus souvent en intérieur, en studio ou en appartement. Même si une caméra de poing peut faire l’affaire, un DSLR (Digital Single Lens Reflex) de type Canon 5D Mark IV sera souvent privilégié pour la qualité de ses optiques à courte profondeur de champ et de ses capteurs, d’une densité supérieure à 20 Mp pour la plupart des modèles.

Le style très cinématographique des images produites a séduit de nombreux documentaristes malgré une ergonomie moins évidente que celle des caméras de poing, notamment en ce qui concerne le zoom, impraticable sans accessoirisation sur un DSLR, et la mise en œuvre moins spontanée pour les réglages des nombreux menus.

La gestion du son est également moins simple et moins performante en termes de connectique (mini-jack non symétrisé) qui limite les longueurs de câbles et oblige souvent à utiliser des systèmes de microphones HF ou des enregistreurs audio externes. Toutefois, pour une interview léchée où prime la qualité de la lumière et des textures de peaux, ce sont des handicaps légers, si l’on n’est pas trop contraint par le temps.

En outre, si vous produisez et diffusez en 4K, une seconde caméra dans une valeur de plan différente, simplifiera le montage, sans avoir à produire d’inévitables plans de coupes. Dans le cas où vous diffusez en HD, alors une seule caméra 4K vous permettra des changements de valeurs de plans au montage avec la possibilité de zoomer jusqu’à quatre fois dans l’image de base. Ce qui implique de choisir une valeur de plan initiale assez large pour pouvoir zoomer sur le visage au montage.

 

Tourner à l’étranger

Partir loin pour un tournage demande une pré-production bien pensée. Dans la jungle, le désert, la montagne, etc., pas de loueurs sous la main pour pallier les erreurs d’équipements, il faut donc ne rien oublier, tenir compte des conditions météo saisonnières, des normes énergétiques du pays visité et de la législation concernant les tournages, notamment avec un drone, le cas échéant.

• Sera-t-il simple de recharger ses batteries ? Sinon, il faut prévoir des chargeurs solaires performants, des adaptateurs secteur adéquats et un petit groupe électrogène.

• Pourra-t-on facilement tenir les équipements électroniques, dont les caméras, à l’abri des intempéries, de la température et de l’humidité ? Sinon, il faut partir avec des sacs isolants, voire réchauffants, et un sèche cheveux réglable en intensité.

• En cas de panne de la caméra principale, pourra-t-on réparer rapidement ? Sinon, une seconde caméra du même modèle sera indispensable.

Pour le choix de la caméra principale, le budget du film sera déterminant, et si l’on veut de la qualité, il faudra opter pour des caméscopes d’épaule robustes à grand capteur (1” au minimum), équipés d’objectifs interchangeables et d’un zoom puissant. Bref, des caméras qui ont fait leurs preuves dans ce type de situation, capables de supporter des écarts de température importants, une forte humidité et des secousses. Mais pas seulement.

Quand on s’éloigne de la civilisation, on a intérêt à avoir plus d’un tour dans son sac et plus d’une caméra dans sa boîte à outils. Non seulement une caméra d’épaule, mais aussi un petit caméscope de poing ou un DSLR tropicalisé et même une ou deux caméras d’action légères et discrètes avec des systèmes d’accroches simples et rapides à utiliser, comme des bras magiques de différentes tailles, pour filmer facilement à l’intérieur de véhicules étroits. C’est ici qu’une caméra VR 360 ° peut avoir toute son utilité : on la place aisément dans des endroits confinés, habitacle de voiture, avion, ULM, aérostat, tuk tuk, etc. Le placement sera important pour un résultat exploitable dans tous les axes et une bonne liberté de montage.

Enfin, il ne faudra pas oublier un drone, petit, léger (< 2kg), comme le DJI Mavic Pro 2 (900 g), qui embarque une caméra Hasselblad dotée d’un capteur 1” très performant. Les modèles Mavic Pro 1 (800 g) antérieurs feront aussi le travail, mais avec leurs capteurs 1/2,3”, on pourra rencontrer des problèmes de raccords avec les très bonnes images de la caméra principale. C’est donc à la pré-production que cela se décide, après avoir fait les tests nécessaires pour s’assurer d’un raccord image de qualité.

 

Tournage animalier

Sans doute le type de tournage le plus exigeant aujourd’hui et qui mobilise les plus hautes technologies, dans et autour des caméras principales. La plupart des scènes sont tournées à deux ou trois caméras simultanées, car il est difficile de faire refaire le plan à des animaux sauvages…

Tout ce qui a été décrit précédemment s’applique ici, outre l’accessoirisation complexe nécessaire à l’accroche stabilisée de grosses caméras sur des véhicules rapides qui permettra de « pourchasser » les sujets les plus mobiles sur les terrains les plus inégaux. En plus, la caméra principale, devra être dotée de capacités de ralenti haute définition (tourner à 100p permet de capter des regards furtifs, et s’y attarder au montage), de zoom hors du commun, d’objectifs très lumineux.

Il suffit de voir l’incroyable travail de la BBC dans ce domaine pour s’en convaincre. Ses équipes ont littéralement réinventé les méthodes de production des films animaliers en mettant au point des véhicules automatisés spécifiques capables de suivre un léopard à grande vitesse en cadrage serré avec une stabilité incroyable ! De même en France, il faut saluer le travail très ingénieux et novateur de Jacques Perrin dans ce domaine.

Les caméras numériques 4K, 6K ou 8K, type cinéma, sont un must en termes de qualité d’image, que ce soit en planque sous des tentes de camouflage surchauffées ou en poursuite sur un véhicule. Généralement, les drones employés sont des modèles conséquents, capables d’embarquer du poids. Enfin, des caméras thermiques ou infrarouges, filmant la nuit en haute définition, feront partie de la boîte à outil de base.

 

Document sportif

Ce type de tournage emprunte également au chapitre « Tournage à l’étranger », avec en plus, l’adjonction de caméras d’action de type GoPro ou VR360 ° placées sur les compétiteurs si cela est accepté.

La nécessité de filmer de loin exige de mettre en place de grosses caméras de type cinéma, dotées de téléobjectifs à très longue focale, montées sur des trépieds lourds, donc stables, et acheminées sur des perchoirs souvent difficiles à atteindre, et isolés de tout, notamment en montagne. En plus des systèmes de communication performants entre cadreurs et réalisateurs, des systèmes de transmission HF vidéo des images viendront compléter les mises en place des caméras. Les grosses caméras sont exigeantes en énergie et impliqueront une gestion rigoureuse des batteries et des capacités de recharges en pleine nature. Là encore, il ne faut rien oublier au camp de base sous peine d’échec.

Filmer des sportifs dans l’action implique aussi des interviews avant ou après l’action, qui peuvent se faire à la volée sur le terrain ou tranquillement en intérieur, avec un DSLR ou un caméscope de poing.

Pour la partie aérienne, des drones de type DJI Inspire dotés de capteur 1” et de fonctions performantes de suivi de cible, seront un minimum vital. Et si le budget est à la hauteur, alors l’hélicoptère doté d’un système de stabilisation haut de gamme sera appelé à intervenir.

 

Professionnalisme et bonne humeur

Tourner un documentaire de qualité n’est pas une mince affaire et fait appel à de nombreux outils et accessoires, qu’il faut choisir avec soin. Tout se prévoit en pré-production, car une fois sur la route, il reste peu de place pour l’erreur, et ce qui fait la différence, outre la qualité technique des caméras, c’est le professionnalisme et la bonne humeur de l’équipe, surtout quand on dépend des intempéries.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #32, p.28/31. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 9 octobre 2019 à 17:00

Des images inédites pour le long-métrage « Donne-moi des Ailes » de Nicolas Vanier

Des images inédites pour « Donne-moi des Ailes » de Nicolas Vanier © 2018 – Philippe Petit / Radar Films – SND Groupe M6 – Canopée Productions - France 2 Cinéma

La nouvelle fiction du réalisateur et aventurier Nicolas Vanier, basée sur l’histoire vraie de l’ornithologue Christian Moullec sortira le 9 Octobre au cinéma en France...

 

S’inspirant de l’histoire vraie de Christian Moullec, un ornithologue qui vole en compagnie des oies sauvages, Nicolas Vanier, réalisateur de films engagés sur la protection de l’environnement, a souhaité raconter l'histoire d'un homme et de son fils enseignant à une espèce d'oies sauvages en voie de disparition comment migrer du cercle polaire arctique en Norvège jusqu’au sud de la France pour survivre à l’hiver. Un conte moderne qui entraîne le spectateur dans un voyage aérien…

 

« Nous avons fait beaucoup d’essais, de tentatives ratées et nous avons testé beaucoup de matériels différents car je voulais vraiment retrouver ces images de vol au plus près des oiseaux. Le peuple migrateur de Jacques Perrin est pour moi un film absolument magnifique mais je sais que la technique actuelle nous permettait d’aller encore plus loin. Nous sommes passés par beaucoup d’efforts, d’essais, de périodes de découragement même si ce défi était passionnant à relever.

Sans entrer dans les détails, il y a aujourd’hui des technologies permettant d’utiliser des caméras qui se positionnent précisément par rapport à l’horizon grâce à un GPS. Elles permettent d’obtenir des images extrêmement stables, malgré les vibrations et sans effet stroboscopique qui, il y a quelques années encore, décomposaient les mouvements. Je voulais absolument donner au spectateur les sensations que j’ai eues en volant en ULM avec Christian Moullec, lorsque j’ai eu l’idée de faire ce film. », explique Nicolas Vanier.

 

Afin de filmer les oiseaux en vol et les acteurs dans leur U.L.M., l’équipe de production a notamment utilisé le drone DJI Inspire 2 avec la caméra DJI Zenmuse X7, pour obtenir de véritables vues immersives...

 

« La nature a beaucoup à offrir, mais aussi à apprendre à la société et elle doit être protégée », a commenté Nicolas Vanier. « La technologie des drones nous a permis de capturer la vraie beauté des oiseaux pour que les gens puissent l'apprécier dans les moindres détails. Sans cette technologie, nous n’aurions pas pu concrétiser toutes les séquences aériennes que j’avais en tête pour rendre cette histoire magique. »

 

Le système de stabilisation de caméras cinématographique DJI Ronin 2 a également joué un rôle important pour filmer de séquences difficiles en U.L.M. dans la région arctique norvégienne et dans le sud de la France...

 

Eric Guichard, directeur de la photographie revient sur les options de tournage : « Chaque film est un prototype et exige de trouver un outil adapté… La légèreté et la flexibilité du DJI Ronin 2 nous a permis de faire des plans exceptionnels. Comme on tournait avec des animaux au caractère sauvage, il était impossible de prévoir des prises de vues exactes. Nous souhaitions un équipement léger et flexible qui puisse répondre à des imprévus et à une souplesse d’utilisation. Le Ronin 2 nous a permis d’assurer une parfaite stabilisation de la caméra indispensable à la qualité d'image attendue pour cette production cinématographique ambitieuse. Nous avions deux ULM, sur l’un des deux se trouvait les comédiens et un Ronin 2 avec une Sony F55 et un autre ULM était uniquement dédié aux prise de vues, avec également un Ronin 2 et une caméra. Nous avons aussi utilisé une Zenmuse X7 sur Drone pour faire des plans plus subjectifs. Ces plans apportaient de la dramatisation et plus de rythme car les mouvements étaient plus rapides qu’en ULM et avec une plus grande proximité sur les oiseaux et les personnages… ».

 

« Il est clair que je ne reviendrai pas au documentaire car c’est un genre que j’ai beaucoup pratiqué, dans une vingtaine de films mais surtout, j’éprouve un plaisir énorme à pouvoir mettre en scène, à diriger des acteurs et les emmener vers le personnage que j’ai écrit, vers l’émotion dont j’ai envie. Je me sens un peu comme un musicien qui a longtemps joué avec un piano pas toujours bien accordé et qui peut désormais jouer la mélodie la plus parfaite possible. J’ai même en projet après mon nouveau film, Poly, d’aborder un autre registre, celui de la comédie. », conclut Nicolas Vanier…

 

 

"Donne-moi des Ailes", avec Jean-Paul Rouve, Mélanie Doutez et Louis Vazquez, sortira le 9 octobre 2019 en France, puis dans d’autres pays européens, au Canada et au Japon.

  • 6 octobre 2019 à 17:30

Bonjour le Monde !, minutie et poésie en stop motion (Web TV)

Bonjour le Monde !, minutie et poésie animale en stop motion (Web TV) © Nathalie Klimberg

Cet été, les réalisateurs Anne-Lise Koehler et Eric Serre présentaient sur Série Séries Bonjour le Monde !, une série d’animation et aujourd'hui un long-métrage - sorti en salle ce 2 Octobre - produits par Normaal Animation en stop motion. La production des 90 minutes d'animation nécessaires au film et à la série s'est déroulée sur 15 mois et a monopolisé une équipe de 15 personnes avec, à la clé, une histoire à la fois onirique et réelle qui n'aurait pas pu prendre vie sans un pipeline numérique mûrement réfléchi. Rencontre avec les deux créateurs qui nous dévoilent les coulisses et les procédés de fabrication...

 

Eric Serre, co-réalisateur de la série Bonjour le Monde ! : "Bonjour le Monde ! est initialement une série en marionnettes diffusée sur France 5 et produite par Normaal Animation. Pour nos dix épisodes de neuf minutes, nous avons fabriqué 90 minutes d’animation en stop motion avec des marionnettes en papier modelé. Tout ce qui est à l’écran est fabriqué a partir de la même technique, la végétation et les animaux. Cela donne un regard sur la nature, je pense, attentionné, rigoureux et en même temps, poétique..."

 

Anne-Lise Koehler, auteure et co-réalisatrice de Bonjour le Monde ! : "Je suis fascinée par les animaux et j’avais envie de faire quelque chose qui ne soit pas un documentaire animalier et donc d’utiliser la spécificité du stop motion, cette technique permet un décalage poétique pour parler du règne animal et pour donner une vision empathique sur la nature."

 

Pour savoir pourquoi ces créateurs ont utilisé le stop motion et découvrir le pipeline industriel de la production… regardez la vidéo !

 

 

BONJOUR LE MONDE !

Comment naît-on oiseau, pourquoi naît-on insecte, mammifère ou poisson ? Les sculptures de papier de Bonjour le Monde animent le spectacle de la vie sauvage.

Idée originale : Anne-Lise Koehler

Réalisateurs : Anne-Lise Koehler, Eric Serre

Compositeur : Standaard (studio son)

Production : Normaal avec la participation de France Télévisions & RTS

Producteur : Alexis Lavillat

Diffuseur : France Télévisions (France 5)

 

Bonjour le Monde ! était diffusé tous les samedis matin à 10h sur France 5 entre le 18 mai et le 29 juin 2019. L'adaptation de la série au cinéma est sortie sur grand écran le 2 octobre 2019...

  • 2 octobre 2019 à 17:00

Cy-Stem, le pupitre de télécommande RCP universel de CyanView

L’interface Cy-CI0 établit un lien entre les ports série des caméras et le réseau IP du panneau RCP. © CyanView

Lors des tournages multicam, le parc des caméras s’élargit sans cesse pour effectuer des prises de vues spécifiques. À côté des traditionnelles caméras de plateau, cohabitent des mini-caméras, des caméras HF, des modèles PTZ ou des versions durcies. Afin d’aider les ingénieurs vision à harmoniser leurs réglages, la jeune société CyanView a conçu une série d’outils pour regrouper leurs paramétrages sur un panneau RCP universel.

 

Sous la dénomination « caméra de plateau », les fabricants proposent des modèles adaptés aux tournages en mode multicaméra. Leur particularité réside dans l’ajout de deux équipements dédiés, la voie de commande ou CCU (Camera Control Unit) et le pupitre de réglages ou RCP (Remote Control Panel). La fonction de ces deux accessoires est de regrouper en régie, sur un poste de travail unique, tous les réglages électroniques des caméras de manière à ce que l’ingénieur vision puisse les ajuster en permanence, pour obtenir un rendu identique entre toutes les sources. La tête de caméra, le CCU et le RCP sont reliés par des câblages et des protocoles propriétaires et constituent des systèmes indissociables chez chaque constructeur et parfois même incompatibles entre les diverses gammes.

Pour diversifier les angles de prises de vues et placer des caméras à des emplacements inédits, surtout dans le sport, il est devenu habituel de compléter les caméras de plateau avec des modèles spécifiques : mini-caméras, caméras PTZ ou HF, caméras spéciales durcies, etc. Si certaines de ces caméras offrent des performances proches des caméras de plateau avec l’amélioration des capteurs, elles sont pour la plupart démunies de voies de commande ou alors des modèles spéciaux qui demandent un apprentissage et des procédures particulières.

 

 

Un panneau RCP universel

Pour répondre à cette préoccupation de nombreuses équipes de production de « live », la jeune société CyanView a conçu un système de RCP universel dénommé Cy-Stem. Il se décline en une série de boîtiers interfaces, reliés par un réseau IP à un panneau RCP conçu sur mesure, et qui en constitue l’élément le plus visible. Pour ne pas dérouter les habitudes des ingénieurs vision, il est organisé de manière similaire aux modèles les plus répandus et offre un accès direct aux commandes de diaphragme, de niveau de noir, de balance de blancs et de noirs.

En partie supérieure, un écran tactile de 3,5 pouces donne accès à des commandes complémentaires avec une série de touches autour et servant à afficher des menus contextuels selon la fonction choisie. Ce panneau RCP étant relié par réseau IP aux autres équipements, il est capable de gérer un nombre illimité de caméras simultanément, et de piloter également des caméras tourelles PTZ, en particulier la position de la tête et les cadrages, et de les mémoriser.

 

Les mini-caméras comme celles des marques Dreamchip, CIS, IO Industries ou autres modèles industriels de Sony sont souvent équipées de prises de télécommandes de type série. Pour les raccorder en IP à leur RCP, les équipes de CyanView ont conçu un boîtier interface, le Cy-CI0, placé à proximité de la caméra. Il est muni de deux sorties série multiprotocole, au choix RS-232, RS-422, ou RS-485, S-Bus ou Lanc avec le protocole de Canon et Sony, pour piloter soit deux caméras via une liaison unique, ou bien une caméra et son objectif ou la tourelle sur laquelle elle est fixée. L’interface IP est compatible POE + pour éviter de devoir prévoir une alimentation électrique à proximité. Elle est également équipée d’un voyant « tally ».

CyanView enrichit régulièrement les jeux de commandes spécifiques à chaque fabricant de caméras. Le système se configure via un navigateur web depuis un ordinateur raccordé sur le même réseau desservant le RCP et les interfaces. Sont déjà disponibles des jeux de commande pour les caméras Panasonic, Canon, Sony, Hitachi, Blackmagic, CIS, Dreamchip, Toshiba, Marshall, IO Industries, ARC, Camera Corps, Lumens et Arri.

 

 

Piloter les caméras à tourelle PTZ

Les caméras à tourelle PTZ sont dans leur majorité équipées de prises réseau et n’ont donc pas besoin d’interfaces Cy-CI0. Elles se raccordent directement sur le switch réseau desservant le panneau RCP. L’outil Cy-Stem prend déjà en charge les modèles de Lumens, Panasonic, Sony et Marshall. Comme les commandes de position de la tête sont accessibles depuis le RCP avec leurs mémorisations, les pupitres de télécommande spécifiques à chaque constructeur de caméras PTZ ne sont plus nécessaires pour régler la colorimétrie et les rappels simples de positions.

Pour des plateaux hybrides équipés à la fois en caméras PTZ et en caméras traditionnelles, le panneau Cy-RCP de CyanView permet de regrouper et d’associer les commandes électroniques des diverses caméras sur un pupitre unique.

 

L’équipe technique de CyanView a développé aussi les profils de télécommande pour les caméras de reportage à capteurs Super 35, destinées au marché Pro AV, comme les Sony FS5 ou FS7, les Canon C200, C300 et C500 et la récente EVA1 de Panasonic. David Bourgeois, fondateur et PDG de l’entreprise, constate que « ces caméras offrent un niveau de performances élevé. De nombreuses productions les privilégient pour des tournages de documentaires haut de gamme. Hélas leurs panneaux RCP sont assez limités et ne donnent pas accès à tous les paramètres de réglage interne. Beaucoup de productions souhaitent les utiliser en tournage multicam pour des concerts ou des évènements. Avec nos outils, les réglages des caméras sont facilement optimisés et harmonisés. Cela évite un lourd travail d’étalonnage en postproduction. »

CyanView a développé, en partenariat avec Panasonic, le module de réglages pour le modèle EVA1, qui exploite toutes les nouvelles fonctionnalités du firmware 3.0. Ceux pour la FS5 et la FS7 sont en cours de finalisation et les modules destinés aux Canon C200, C300 et C500 seront disponibles au moment du NAB.

 

 

Une passerelle multiréseau et un correcteur colorimétrique

La passerelle (ou gateway) Cy-GWY est le troisième composant au cœur de l’architecture Cy-Stem. Comme son nom l’indique, elle établit les liens vers les caméras via des réseaux externes ou séparés, soit pour des liaisons longue distance ou sans fil (voir ci-après) ou pour dialoguer avec des grilles de commutation ou des correcteurs colorimétriques externes. Ainsi la sélection d’une caméra sur le RCP déclenche l’affichage de son image sur le moniteur de contrôle.

Couplé à un correcteur colorimétrique (AJA, For-A, Lawo, Axon ou greenMachine de Lynx…), le RCP agira directement sur le rendu des images de la caméra sélectionnée et traitée par le correcteur colorimétrique. Exploitant divers protocoles tels qu’Ember +, les outils Cy-Stem peuvent être intégrés dans un système de supervision VSM ou Cerebrum.

 

Enfin, dernier élément du système, CyanView termine la mise au point de son propre correcteur colorimétrique, le Cy-VP4, qui sera présenté en version finale à l’occasion du NAB. Ce processeur vidéo, équipé de quatre voies de traitement 3G-SDI (pouvant être couplées pour traiter des images UHD 50p ou 60p) offre des capacités de correction pour ajuster le gamma dans la zone des noirs, l’écrêtage des blancs, la courbe du knee, la correction de détails et un traitement en mode multimatrice. Il gère également des tables LUT 3D.

Pour ses concepteurs, l’objectif est d’offrir toute la richesse des réglages des caméras plateau haut de gamme à des modèles de production, certes performantes, mais moins dotées au niveau de leurs paramétrages ou sans voie de commande, et d’harmoniser plus aisément leur rendu colorimétrique.

 

 

Contrôler les caméras en mode sans fil

CyanView lance au NAB une nouvelle version de son interface caméra Cy-CI0 qui offre le pilotage à distance ainsi que le contrôle d’autres gammes de caméras comme des action cams reliées en wi-fi ou des caméras de type DSLR connectées en USB. L’objectif est d’avoir le contrôle de tous types de caméras, quelles que soient les configurations d’exploitation. Pour offrir la plus grande universalité possible, les ingénieurs de CyanView ont choisi de l’équiper avec un processeur offrant le contrôle local des caméras et une interaction avec le RCP via différents types de réseaux comme des modems UHF, une transmission wi-fi ou encore une clé 4G à travers Internet.

Ainsi l’interface est libérée de son câble réseau et peut communiquer à distance avec le panneau RCP en mode sans fil. David Bourgeois y voit déjà de multiples applications pour la couverture de marathons ou de courses cyclistes avec des caméras sur motos, et donner néanmoins accès depuis le car régie à tous les réglages de la caméra, diaphragme, gain… sans demander au cadreur d’agir sur ces commandes. Le renvoi des signaux tally vers la caméra l’aidera à savoir s’il est à l’antenne ou pas.

Une autre application concerne également la gestion à distance des caméras raccordées à une unité de transmission 4G comme le LiveU, le TVU ou l’Aviwest. La liaison 4G constitue également une solution innovante pour les drones en offrant le contrôle des DSLR en USB et des gimbals en S-Bus, pilotés depuis le car régie avec un RCP, y compris les commandes PTZ.

 

 

Élargir le Cy-Stem au cinéma numérique

CyanView élargit régulièrement la panoplie des caméras pilotables par son panneau RCP universel. Ses équipes entreprennent le développement des modules de commandes pour les principales caméras de cinéma numérique. Celles-ci sont de plus en plus utilisées lors de captations multicaméras pour des défilés de mode ou des concerts prestigieux.

David Bourgeois milite pour une meilleure collaboration entre les DIT (Digital Imaging Technician) et les ingénieurs vision des cars régies, les premiers venant au début de la production pour définir les calibrations et les profils des caméras, ensuite exploitées par les ingénieurs vision lors de l’enregistrement.

Le fondateur de CyanView a encore de nombreuses idées pour améliorer et enrichir le Cy-Stem avec le développement de mires de calibrage associées à son panneau RCP doté de procédures semi-automatiques pour définir un premier jeu de réglages et pourquoi pas l’enrichir avec de l’IA.

Le système de panneaux RCP de CyanView a déjà été mis en œuvre sur des retransmissions sportives comme les 24 Heures du Mans, des épreuves de ski alpin, sur des matches de la NFL aux États-Unis, la saison de Formula-E, l’émission Ninja Warrior et pour l’American Spelling Bee retransmis par ESPN.

 

En France, CyanView est distribué par la société TEVIOS .

 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.88/89. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 29 septembre 2019 à 16:00

Entretien avec le chef opérateur Matthieu Misiraca

Matthieu Misiraca possède une double culture, vidéo et cinéma. Il aime expérimenter de nouveaux outils, notamment en terme d’éclairage. © DR

Matthieu Misiraca fait partie de la nouvelle génération de chefs opérateurs. Au fait des innovations technologiques, hybride sur les techniques, partisan du led sur les tournages, il bouscule un peu les lignes. Chaque projet est pour lui un laboratoire qui permet de tester de nouvelles caméras, de nouveaux projecteurs et de développer de nouvelles méthodes de travail. Entretien sur son parcours, ses coups de cœur et ses envies.

 

Pourriez-vous nous détailler votre parcours ? Comment êtes-vous devenu chef opérateur ?

J’ai obtenu un BTS audiovisuel en juin 2000 à Saint-Quentin, dans l’Aisne, et j’ai eu la chance ensuite de faire deux stages. Le premier s’est déroulé chez Iris Caméra (racheté ensuite par le groupe TSF), spécialisé caméras, où j’ai appris le métier d’assistant caméra. J’ai fait mon second stage au sein d’une chaîne filiale de M6 où j’ai découvert le monde de la télévision. À ma sortie du BTS, j’ai travaillé pour ces deux filières : d’un côté la fiction comme assistant caméra, de l’autre la télévision. Mon souhait était de me concentrer plus particulièrement sur la fiction. Et évidemment, cela a pris du temps !

J’ai eu la chance d’avoir un pied à la télévision et un autre dans la fiction. À l’époque, c’était mal vu de travailler pour la fiction et la télévision ! On s’en cachait pas mal ; quand on était dans la fiction, on ne disait pas que l’on faisait de la télé. Par contre, quand on était à la télé, on pouvait dire qu’on faisait de la fiction… Il y avait encore cette grosse fracture entre, d’un côté, les caméras vidéo et, de l’autre, les caméras pellicule. Et il n’y avait aucun lien entre les deux.

Quand, autour de 2004, est arrivée la vague numérique HD, je fus bien content d’être issu d’un BTS audiovisuel et d’avoir travaillé avec des caméras numériques pour pouvoir surfer sur cette vague. Beaucoup de chefs op de fiction sont restés sur le carreau car ils n’avaient pas cette double culture. Il a fallu attendre facilement jusqu’en 2010 pour que le numérique arrive réellement dans la fiction.

À partir de 2007, j’ai pu vraiment commencer à vivre du métier de chef op. Actuellement, je fais des choses très variées ; cela va du clip, de la pub, à la fiction long métrage, aux séries TV, beaucoup de digital parce que celui-ci prend énormément d’ampleur.

 

 

Que mettez-vous dans la famille « digital » ?

Par exemple, tous les formats YouTube, des programmes courts, des petites séries, qui mettent autant de temps à tourner qu’un téléfilm, mais qui ont des formats variés. J’ai fait les deux saisons de « Metal Hurlant Chronicles », une série science-fiction qui n’a pas bien pris en France, mais qui a remporté un large succès à l’étranger. Puis, j’ai fait du téléfilm, cela m’a permis d’avoir une bande démo assez conséquente.

Aujourd’hui, je fais partie de ceux qui ont vécu l’évolution de la HD numérique. Quand j’ai réalisé que cette révolution allait arriver aussi à la lumière, je me suis dit qu’il ne fallait pas la manquer. Mais ce n’est pas pour autant qu’on devait se jeter directement dessus. C’est pourquoi quand Jacqueline (Delaunay, présidente de Acc&Led) que je connaissais de l’époque Transpacam (où je louais tout mon matériel), m’a appelé en 2012 en me disant : « J’ouvre, viens, je suis à Boulogne, viens tester mes projecteurs. » Je suis venu et je les ai testés.

Au début c’était sympa, mais il n’y avait pas de quoi faire tout un film avec. Il y avait des problèmes d’IRC*, c’était le problème majeur de la led. À l’époque, l’IRC était à 60-70, c’était trop bas. À partir de 2015, j’ai vu que le catalogue led disponible à la location commençait à s’étoffer et répondait à des exigences qui étaient les miennes, notamment en termes d’IRC et de variété de type de projecteurs. Et comme j’habitais à côté, eh bien je me suis rendu tous les jours chez Jacqueline. L’évolution est énorme ! Là où un projecteur Fresnel traditionnel perdurerait vingt ou trente ans, aujourd’hui le secteur ressemble à celui des caméras, il y a pléthore de nouveautés. Je les ai toutes vues arriver, je les ai testées.

Ce qui m’a fait arriver à la led, c’est la nécessité de trouver un moyen pour éclairer plus rapidement. Aujourd’hui, en fiction, nous sommes évidemment contraints à des temps qui sont de plus en plus serrés. Il me fallait changer de méthode pour pouvoir continuer de travailler, tout en évitant d’être dans un état de stress. Et j’ai trouvé que la led répondait tout à fait à ce besoin.

L’année dernière, je faisais un téléfilm pour France 3, tourné en Bretagne. Je me suis dit : « Essayons de ne le faire qu’avec de la led », mais en partant avec des petites sources, des grosses sources, etc. Eh bien, ce fut un bonheur ! Cela m’a permis de travailler plus vite, d’être plus flexible en termes d’installation, d’être aussi plus libre en termes d’énergie parce que c’est souvent aussi ça le nerf de la guerre ! Tout était toujours en 16 ampères et, mine de rien, sur un tournage, c’est un gain de temps énorme, de pouvoir se brancher sur n’importe quelle prise, même une prise du décor, sans avoir peur de tout faire sauter ! Cela a parfaitement fonctionné, j’en suis sorti ultra content.

Aujourd’hui, il y a une telle évolution sur les gammes de produits led que, par exemple, ce que j’ai utilisé il y a un an sur ce téléfilm, je ne l’utiliserais plus aujourd’hui, parce qu’entretemps il y a eu d’autres projecteurs qui sont sortis. En tant que chef op, nous avons le devoir de nous mettre à jour, et quand je dis « à jour » c’est une fois tous les quinze jours pratiquement ! Il suffit de voir le catalogue d’Acc&Led ! Sur chaque tournage, je pars avec un projecteur en bêta-test.

 

 

En matière de led, avez-vous relevé, malgré tout, quelques points faibles, que ce soit en intensité, en puissance ? Que peut-on encore améliorer ?

Le point faible de la led, c’est la forte puissance. Il est encore impossible de rivaliser avec un 18 kW HMI, quand on s’en sert de façon ponctuelle. C’est pourquoi, bien souvent, il arrive que j’aie une liste complète en led et dispose encore de projecteurs HMI ou tungstène parce que j’ai besoin parfois de sources très ponctuelles, pour mettre derrière des fenêtres, faire des rais de lumière, etc. Et ça, en led, c’est très compliqué, en tout cas en grosse puissance.

 

 

Peut-on comptabiliser le gain de temps apporté par la led sur un tournage ?

Personnellement, je l’estime à 30 %. La led étant plus chère en location et, pour entrer dans les enveloppes traditionnelles très formatées des séries ou des téléfilms, il a fallu que je revoie globalement la façon de travailler. La led est un peu comme un langage, il ne faut pas s’imaginer remplacer un projecteur par un autre, comme on cherche l’équivalent d’un mot, d’une expression, dans une autre langue. Il faut radicalement changer sa façon de travailler. Ce qui implique de changer sa façon de voir et de concevoir la lumière, de pouvoir s’adapter. Généralement, je rentre à chaque fois dans les devis. Par contre, en tournage, c’est un gain de temps énorme. La led constitue surtout un confort de travail. Aujourd’hui, si ta lumière est un poil trop forte, tu tournes un petit bouton et c’est réglé, là où il fallait changer des gélatines…

 

 

L’utilisation de la led a-t-elle réduit vos équipes ?

Oui, très clairement, mes équipes se sont réduites. Généralement, je suis à peu près en moyenne à un électro en moins par rapport à ce qu’on pourrait avoir en traditionnel. Évidemment, l’objectif n’est pas de réduire les équipes, le principal but est de gagner du temps sur le tournage.

 

 

Quelle est, par rapport à la led, l’approche de vos équipes, des électros avec lesquels vous travaillez ?

Avant nous disposions de projecteurs où, très clairement, le câblage était fort simple : une lampe, un câble, un interrupteur, une prise. Actuellement, tout est différent, tout devient plus électronique. Les projecteurs sont rangés, tels des caméras, dans des flights ; ils ont des menus. Notre monde rejoint le milieu de la caméra. Autrement dit, l’électro de demain sera vraiment un technicien, il abordera la led comme un assistant sa caméra. Bien sûr, tous les électros ne sont pas encore formés à la led. J’essaie d’avoir toujours une équipe qui connaît bien, maîtrise un peu tous les projecteurs. Il est évident que, du point de vue d’un électro, il s’agit d’une autre façon de travailler. C’est intéressant car ils vont gagner en compétences.

 

 

Que pensez-vous des nouveaux produits de DMG ?

Au début, j’étais moyennement convaincu par leurs projecteurs. Après, avec le Switch bi-color 3200-5600, la question a été radicalement résolue, mais le souci de cette source résidait dans le fait que le système bi-color avait une colorimétrie très étroite, nous avions toujours besoin de sources avec des températures plus proches des 6000 que des 5000. Je vous donne un exemple : si vous êtes obligé d’éclairer l’intérieur d’un appartement et que dehors on est en temps gris, et bien si vous éclairez en 5600, vous aurez toujours une ambiance plus chaude que l’extérieur. Le raccord par rapport à intérieur-extérieur est compliqué.

Depuis la nouvelle sortie des MIX, alors là, pour le coup, nous avons affaire à un formidable projecteur. Le MIX est excellent et la technologie MIX est admirable.

 

 

Quelles sont les innovations que vous attendez ?

Ce que j’aimerais bien développer et qui est très complexe à mettre en place, c’est l’utilisation du DMX** en fiction. Bien évidemment, le DMX, pour tout ce qui est télévision, on l’utilise lorsqu’on fait un plateau ou même lorsqu’on fait un éclairage plateau pour de la fiction. Mais quand on est en décor naturel, pouvoir utiliser du DMX, sans que cela soit forcément chronophage pourrait être une très bonne solution pour gagner du temps. Pour que cela soit intéressant, il faut obligatoirement que ce soit en sans fil. Et comme chaque projecteur a sa technologie sans fil DMX, c’est un peu délicat. Quoi qu’il en soit, j’essaie de voir l’option en fiction, même si on utilise trois ou quatre projecteurs dans un décor naturel, tout en pouvant les faire varier en un clin d’œil, sans forcément courir à droite à gauche sur les ballasts pour faire les variations.

 

 

En moyenne, en combien de temps se tourne une fiction ?

Un téléfilm est formaté en vingt-deux jours de tournage, sur des journées de huit heures, si possible, pour les directeurs de production. Moi, j’essaie toujours de faire une prépa en une heure avant, même s’il y a de grosses sources à utiliser, sauf en cas de grosses installations, d’échafaudages. En moyenne, j’ai toujours une heure de préparation avant.

 

 

Et vous-même, vous cadrez ?

Oui, je cadre, et cadrer c’est forcément être bloqué à la face. C’est une des raisons pour lesquelles le DMX m’intéresse. Si je dois aller bouger un projecteur, le baisser de 10 points, le réchauffer ou le refroidir, je voudrais pouvoir le faire avec un smartphone, tout en restant bloqué à la face. En tant que chef op cadreur, j’ai envie de maîtriser moi-même ces points, plutôt que de tout demander à un électro, bien souvent occupé à faire un pre-light ou autre chose. Si je peux le faire de mon smartphone, c’est pour ça que la technologie DMX m’intéresse.

 

 

Au cadre, êtes-vous prescripteur sur le choix des caméras ?

Oui, généralement j’en parle avec le réalisateur. Je teste un peu toutes les caméras. Pour l’instant, nous alternons beaucoup entre Red et Arri. Je n’ai pas véritablement de préférence… une petite préférence peut-être pour Red, mais je n’ai pas d’avis très tranché là-dessus, c’est quelque chose qui se discute avec le réalisateur. Après, tout dépend, si le réalisateur aime « resizer »... Avant, « resizer » c’était vraiment le truc quand il y avait une perche, un bout de traveling, un bout de pied, mais cela se fait de plus en plus. C’est pour ça qu’en fonction du réalisateur, il faut toujours plus de définition au tournage que sur le master.

 

 

Quelles sont vos dernières productions ?

Je viens de terminer une digital série de 6 x 15 minutes pour France Télévisions qui s’appelle « Dark Stories », une série de science-fiction réalisée par Guillaume Lubrano et François Descraques. Nous sommes partis tourner en Picardie six épisodes totalement différents et indépendants les uns des autres, avec des décors très variés. Il y a aussi bien du tournage en studio qu’en décors naturels, genre une ferme en plein milieu de la Picardie. Par exemple, quand nous avons tourné dans cette ferme, nous n’avions pas des ampères et des ampères à pouvoir sortir du bâtiment. Encore une fois, la led nous a bien servis !

 

 

Cette série sera-t-elle uniquement diffusée en digital ? Quel est son budget ?

Oui, elle le sera prochainement sur la chaîne Studio 4, qui est l’une des chaînes YouTube de France Télévisions. Les budgets sont hyper serrés parce que la digital série a encore du mal à se financer, vu la faible monétisation de YouTube. Les budgets demeurent très serrés, mais c’est passionnant parce que la science-fiction, ce n’est pas commun.

En fait, c’est ça qui est dommage, il a fallu que ce soit Netflix qui démocratise le genre. Pourquoi ne l’avons-nous pas fait avant ? Enfin, c’est encore un autre sujet, mais qui est parfois très énervant. Je fais de la science-fiction avec Guillaume Lubrano depuis maintenant dix ans et je suis effaré de voir que le genre a du mal à entrer dans les chaînes, alors qu’il y a un public. On a tenté de faire croire qu’il n’y avait pas de public, mais le public est là.

 

 

En arrivant, j’ai aperçu un Da Vinci. Vous faites de l’étalonnage ?

Oui. Je ne suis pas étalonneur, mais j’ai des notions d’étalonnage, c’est très important pour moi. Depuis que je tourne sur des téléfilms ou autres, j’ai toujours une station d’étalonnage avec moi qui me permet, le soir, de visualiser les images, sans forcément être dépendant d’un prestataire de postproduction ou de ne pouvoir les visualiser qu’une semaine après. Cela me permet d’ajuster ou de maintenir mon tir sur, soit l’éclairage, soit la manière de filtrer sur la caméra. Surtout, je peux établir très vite une ambiance et une identité visuelle à l’image et la faire valider auprès du réalisateur, sans forcément que ce soit fait après le tournage.

 

 

*L’indice de rendu de couleur, ou IRC, se traduit par un nombre compris entre 0 et 100, et a pour objectif de rendre compte de l’aptitude d’une source de lumière à restituer les couleurs d’un objet par rapport à celles produites avec une source de référence de même température de couleur. Ces deux facteurs, température de couleur et indice de rendu des couleurs, permettent de qualifier sommairement une source de lumière.

**Le DMX est un protocole qui permet de contrôler des sources lumineuses via une console lumière. Cette technologie est utilisée principalement dans des lieux de spectacles et des plateaux TV.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.16/18. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 25 septembre 2019 à 17:07

La galaxie de formations Emergence

David Roux a participé à la résidence cinéma avec son projet, L’Ordre des médecins. Il avait pour marraine Danielle Arbid. Ce film est sorti le 23 janvier dernier. © DR

Depuis maintenant vingt ans, créée sous l’impulsion d’Élisabeth Depardieu, l’association Emergence propose à des réalisateurs en devenir de toucher du doigt, avant de plonger dans le grand bain de leur premier long-métrage, les conditions réelles d’un tournage. Emergence Cinéma regroupe bien plus qu’une résidence et se décline en une petite galaxie de formations où l’on aime bien faire se croiser les lignes.

 

Quand on feuillette le catalogue des vingt ans d’Emergence, on croise un nombre impressionnant de créateurs. Ce n’est pas difficile, on a l’impression que tout réalisateur intégré à l’actuel dynamisme du cinéma d’auteur français a un jour ou l’autre franchi le seuil de cette résidence cinéma.

En cela, elle répond bien à la définition du concept d’émergence : Pierre Schoeller, Deniz Gamze Ergüven, Katell Quillévéré, Alice Winocour, Marc Fitoussi, Julie Bertuccelli, Leyla Bouzid, Léa Fehner, Mia Hansen-Løve, Sébastien Betbeder, Joachim Lafosse, Vincent Mariette, Antonin Peretjatko, Elie Wajeman, Farid Bentoumi, Sacha Wolff… L’équipe de consultants en scénario (Benjamin Charbit), réalisation (Mikhaël Hers), casting (Tatiana Vialle), montage (Julie Dupré), montage son (Elisabeth Paquotte), sous la houlette bienveillante des chefs d’orchestre, la déléguée générale Nathalie Bessis et le délégué artistique, Laurent Lavolé, guident chaque année cinq candidats, sélectionnés avec soin. Leur mission : donner les moyens à ces créateurs de tourner deux scènes de leur projet, tout en les aiguillant.

« C’est courageux de la part des lauréats de se lancer dans la prépa et le tournage de scènes alors même que le film n’est pas encore entré en financement, ils essaient des choses qu’ils mettent à l’épreuve de la réalité du tournage. Tout ce cheminement avec leur projet leur sera profitable au moment de la réécriture et nourrira la réflexion globale sur le futur film », souligne Nathalie Bessis. « Pendant sept mois, les heureux lauréats vont pouvoir passer de l’écrit à l’action, tout en échangeant entre pairs. Réalisateurs, techniciens, consultants… chacun se nourrit du travail des autres », sourit-elle.

 

À la barre de ce navire créatif depuis une dizaine d’années, la déléguée générale peut se réjouir : désormais Emergence Cinéma a pour synonyme label de qualité. « On sent que cela s’est professionnalisé du côté des candidats. Tout le monde sait ce que nous faisons maintenant. Rares sont maintenant les réalisateurs qui n’ont pas déjà réfléchi aux scènes qu’ils choisiront de tourner, à leur équipe technique. Les acteurs, les agents et les industries techniques jouent le jeu », explique-t-elle.

Se faire la patte, apprendre, se soutenir et se rencontrer, c’est aussi la clé de la réussite d’Emergence Cinéma. Pour mener tout ce petit monde jusqu’au bout de l’aventure, il faut des reins solides. Financièrement, le CNC et la Région Ile-de-France fournissent la plus grande partie du budget annuel d’environ 500 000 euros. Une aide essentielle qui est complétée par des partenariats en industrie : l’incontournable groupe Transpa, Tapages au Son, Pom Z et M141 pour le montage, Third au montage son et au mix et Polyson à l’étalonnage.

 

Si l’association rémunère son pool de techniciens « maison », ceux qui interviennent uniquement sur les deux scènes tournées par chaque lauréat œuvrent gracieusement. Cela leur permet de découvrir le projet du film, de voir s’ils auront l’envie ou la possibilité de travailler dessus quand aura lieu le tournage.

Avant de partir prendre pension à Marcoussis, Emergence Cinéma propose aussi de mélanger ses ouailles. En effet, outre la résidence de réalisateurs, l’association a développé d’autres cordes à son arc au fil des ans. Et c’est dans les murs de la Cité de la Céramique de Sèvres, qu’elle propose aux futurs réalisateurs et aux participants du stage d’acteurs de travailler de concert.

Le temps d’une journée, les réalisateurs lauréats prennent la caméra Alexa et fixent en 2K la même scène incarnée par les comédiens qu’ils découvrent. Ensuite, les raconteurs d’histoire se frotteront au montage de cette première séquence express, sur Avid. Une petite mise en bouche avant le départ des équipes pour tourner les scènes issues des projets de longs-métrages en Essonne, où la Résidence prend ses quartiers au Centre National de Rugby. « Comme les scènes tournées n’ont pas vocation à être diffusées, il n’y a aucun problème de droits et on gagne surtout une forme de liberté », glisse Nathalie Bessis.

 

Côté musique, Emergence ne s’en laisse pas non plus conter. Avec la Sacem, l’association a aussi imaginé un atelier musique, dédié au binôme réalisateur-compositeur de film. Et comme du cinéma à la série, il n’y a, in fine, qu’une différence de format d’image, depuis deux ans, la fabrique a agrandi sa famille. Pendant cinq mois (à raison de quatre jours de séminaire par mois), neuf auteurs déjà aguerris peuvent découvrir les subtilités de l’écriture en commun, en format long ou court (inférieur à 26 minutes) avec la crème de la crème des réalisateurs, des scénaristes, des producteurs, des diffuseurs, des festivals, des techniciens… qui redonnent actuellement des couleurs à la fiction made in France.

Nathalie Bessis ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et se prend à rêver d’une résidence série pour accompagner « du concept à la bible et au pilote dialogué »… et pourquoi pas d’une formule autour du Podcast, avec toujours la volonté d’être là où les autres ne sont pas. Et l’on ne s’étonne même pas que l’association soit aussi impliquée dans les actions d’éducation à l’image en Essonne et réfléchisse à une formule tenue encore secrète pour l’année scolaire prochaine !

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.50. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 25 septembre 2019 à 17:07

IBC 2019 : 10 ans d'avancées technologiques pour les PTZ Panasonic (interview Web TV)

IBC 2019 : 10 ans d'avancées technologiques pour les PTZ Panasonic (interview Web TV)

Panasonic célèbre le 10e anniversaire de sa gamme de caméras PTZ. Dans une interview vidéo livrée sur IBC, Andre Meterian, Directeur de la division Professional Video Systems pour la zone EMEA Panasonic, fait un point sur cette ligne de produits évolutive, qui représente la gamme PTZ la plus étoffée au monde. Andre Meterian nous présente plus en détail la toute nouvelle UE 150, outil de captation PTZ performant pour le tracking sur fond vert des studios virtuels grâce à son protocole FreeD. Il détaille aussi la stratégie d’intégration robotique qui permet à ces caméras des prises de vues 6 axes et nous dévoile la stratégie Panasonic à long terme qui se concrétise par l’arrivée d’une  plateforme IP centrique glass to glass sans limitation de capacité (nous reviendrons sur cette innovation plus longuement la semaine prochaine…). 

 

 

En route pour un tour d’horizon des nouveautés PTZ et robotiques du stand Panasonic d'IBC… A commencer par les nouveautés de la gamme PTZ

Le nouveau fleuron de la gamme de caméra PTZ 4K de Panasonic est désormais l’AW-UE150, Grâce à l’adoption du protocole FreeD, l’AW-UE150est lapremière caméra PTZ compatible avec les applications de studio virtuel et de réalité augmentée. Elle cumule les performances puisque c’est aussi la première caméra de sa catégorie à offrir des images 4K à une résolution 50/60p et propose également l’angle de vision le plus large du marché avec ses 75,1 degrés.

 

Parmi les autres nouveautés présentées sur le stand, la caméra  PTZ compacte 4K ultra grand  angle AW-UE4possède un angle de champ de 111° et une capacité de sortie vidéo sur trois interfaces (HDMI, LAN et USB). Adaptée à tous types d’espaces grands ou petits (de la salle de réunion à la productione-sport), elle propose une solution câblée Power over Ethernet (PoE) et peut être utilisée en tant que caméra USB alimentée par un ordinateur.

La caméra AW-UE4dispose d’une opérabilité avancée : sa compatibilité RTMP (Real-Time Messaging Protocol) qui lui permet de transférer les vidéos vers les services de diffusion en direct est particulièrement adaptée aux productions live.

La caméra AW-UE4 sera disponible cet automne au prix conseillé de 1 190 €.

 

 

Deux nouveaux contrôleurs de caméra à distance

 

Destinés à accompagner la gamme complète de caméras PTZ professionnelles de Panasonic, deux nouveaux contrôleurs de caméra à distance AW-RP150et AW-RP60 étaient également présentés.

L’AW-RP150présente les mêmes fonctionnalités que l’AW-RP120tout en apportant des améliorations significatives. En effet, l’AW-RP150est doté d’une nouvelle manette facilitant son utilisation avec une seule main (pour le contrôle PTZ ou la mise au point) ainsi qu’un grand écran LCD tactile pour les commandes et le paramétrage des menus. Un levier à bascule disponible sur la manette permet de réaliser des opérations de rotation et d’inclinaison du zoom ainsi que la mise au point pour une manipulation intuitive avec une seulemain.

Le nouveau contrôleur de caméra à distance AW-RP60 est quant à lui équipé d'un grand écran LCD affichant un menu d’interface HD et d’une manette améliorée pour une maîtrise plus aisée. Celui-ci est compatible avec tous les modèles existants de caméras PTZ Panasonic.

Grâce à l’interface utilisateur améliorée, l’ensemble des informations importantes concernant les caméras, telles que l’ouverture, le zoom et la mise au point sont désormais lisibles à tout moment directement sur l’écran.

Le modèle AW-RP60 est également capable de prendre en charge jusqu’à 200 caméras réparties en 20 groupes et permet 100 préréglages tout en disposant du PoE pour une intégration simplifiée.

Le modèle sera disponible à partir d’octobre.

 

« L'écosystème PTZ est devenu la solution de production à distance la plus courante du marché des productions de moyenne et grande taille car trois facteurs qui jouent en sa faveur... Le système PTZ est conçu pour livrer une reproduction haute qualité d’image, fidèle aux couleurs naturelles à l'instar de nos caméras broadcast traditionnelles. Cette qualité visuelle s’accompagne d’une aisance d’utilisation pour des mouvements fluides et précis. Enfin, l’investissement permanent de Panasonic dans l’innovation permet de réduire les coûts de fonctionnement pour des clients aux besoins variés en matière d’applications », souligne Sivashankar Kuppusamy, Marketing Manager EMEA au sein de la division Professional Video Systems dePanasonic.

 

 

Une intégration de solutions robotiques de plus en plus avancée avec Tecnopoint, Polecam et CamBot KST

 

La gamme de caméras PTZ est assortie d’un ensemble de solutions robotiques tierces que l'on pouvait retrouver sur le stand. Ces solutions favorisent la captation de mouvement fluides et précis dans les productions en direct.

Parmi elles, Tecnopoint Tuningest un système robotique avancé qui donne accès à des mouvements de type télédiffusion aux caméras PTZ Panasonic par l’ajout d’assemblages de chariots motorisées et de colonnes.

Panasonic et Polecam ont aussi collaboré au développement du Panapod qui permet de monter jusqu'à 5PTZ simultanément et s’opère au moyen de pédales dédiées ou de pupitres, avec la possibilité d'élever la caméra de 1,5 à 3 mètres.Cette élévation de la caméra n’obstrue pas la vue et n’interfère pas avec l’artiste, le joueur, le présentateur ou la séquence filmée. Ce qui permet aux spectateurs de mieux profiter de l’expérience.

 

Enfin, le système CamBot KST est un système de caméras robotisées avec contrôle du mouvement pour l’automatisation des applications télévisées. Grâce à sa conception novatrice, ce système permet des mouvements de grande précision dans un espace restreint. Il fonctionne au moyen d’une interface logicielle, ce qui signifie que le bras robotisé peut être entièrement automatisé avec des trajectoires reproductibles. L’union du système CamBot KST et de la caméra box AK-UB300 ou d’une caméra de la série VariCam offre une solution 4K clé en main pour les plateaux d’informations et sportifs, ainsi que pour les concerts, les spectacles de divertissement et les applications de réalité augmentée. Le système est commandé par IP, pour une grande souplesse de configuration à distance.

  • 25 septembre 2019 à 17:00

Les caméras Panavision Millennium DXL et leurs grands capteurs tournent tout en douceur !

Sur le tournage de ‘Smiley’, Pierre-Hugues Galien et Sébastien Leclerc à la deuxième caméra. © Marie-Camille Orlando

La caméra Millennium DXL2 et son capteur Red Monstro 8K VV (comme « Vista Vision ») ont rejoint la DXL chez Panavision il y a quelques mois... Une accessoirisation toujours plus modulaire, des optiques à moteurs intégrés et les performances du grand capteur (8 192 x 4 320 pixels et 40,96 mm x 21,6 mm en plein format), alliées au traitement de la couleur développé avec Light Iron, sont des nouveautés que la firme d’Hollywood met en avant, tandis que les cinéastes s’approprient le regard que ce nouvel outil leur fait poser sur leur espace de jeu créatif.

 

Grands espaces et liberté des ratios

Pierre-Hugues Galien, AFC, tournait l'année dernière le long-métrage « Smiley » (Mandoline Films), avec une DXL et une série Primo 70, dont la motorisation interne a été finalisée pour l’occasion. Le film se décompose en histoires courtes réalisées par Tristan Aurouet, Thomas Bidegain, Marc Fitoussi, Cyril Gelblat et Vianney Lebasque et, s’étant penché sur la filmographie et les goûts visuels des réalisateurs, Pierre-Hugues pensait que les choix de ratio et de surface de capteur allaient varier de l’un à l’autre (du Super 35 sphérique au 2.40:1 anamorphique). Or, aux essais filmés, tous se sont approprié ce format proche du 65 mm en choisissant le ratio 1.85:1, en (presque) full frame.

L’homogénéité visuelle du film se ferait donc sur la perception de l’espace et la profondeur de champ liée à la grande taille du capteur, ce qui laisserait plus de liberté à Pierre-Hugues pour créer une esthétique différente d’un segment à l’autre, à l’aide de la lumière et des looks visualisés sur le plateau.

Si le ratio du capteur est de 1.89:1 en plein format, de nombreux autres choix sont possibles, tant pour les ratios que pour les surfaces d’enregistrement. Patrick Leplat, directeur général de Panavision Alga, insiste notamment sur l’importance des anamorphoses disponibles pour tourner en ratio panoramique, que ce soit le 2:1 (labellisé Netflix), le 2.40 ou le 2.76, ratio hérité de l’Ultra Panavision 70 de la grande époque. C’est « une évolution qui change les habitudes de cadre ».

L’intensité visuelle de l’effet d’anamorphose (la déformation verticale du bokeh notamment) étant géométriquement liée à la taille de la dimension verticale du capteur, le coefficient d’anamorphose des optiques doit être adapté. Ainsi, la nouvelle série Ultra Vista 70 propose un coefficient de 1,6 qui, combiné au capteur, donnera à la fin un « effet » similaire à une anamorphose conventionnelle x2, sur un ratio d’image de 2.76:1. Il s’agit toujours de jouer avec la culture visuelle et la perception du spectateur.

Sur le tournage de « Smiley », avec Pierre-Hugues Galien les metteurs en scène ne parlent pas de modelé, de structuration du plan dans la profondeur ou la troisième dimension (l’axe z, dans la profondeur de l’espace) : « On a juste l’impression que les comédiens ont plus de présence et qu’ils font un pas vers nous. Comme avec les courtes focales, on réussit à avoir des effets de modelé aussi beaux que sur des gros plans au 100 mm, on se rapproche des comédiens. Et filmer un comédien à trois pieds ou à six pieds change tout, on sent qu’on est plus avec lui. »

Attention toutefois à la stroboscopie, dont les effets sont encore un prix à payer pour les capteurs très définis. Patrick Leplat rappelle que : « en grands formats films on voulait accélérer le défilement pour l’atténuer, puisque la définition augmentait l’impression de saccade. Un capteur avec une définition importante a un impact sur le dynamisme de l’image, donc il faut faire attention à la vitesse des panoramiques, indépendamment de la taille du capteur. »

 

 

« Hyperdéfinition » et douceur vont de concert

Patrick Leplat précise : « À l’arrivée de la HD, on a confondu définition et dureté, or ce sont surtout certaines optiques qui avaient des caractéristiques de pertes de flou brutales et qui augmentaient le contraste de l’image, en plus de la compression. On a associé définition et contraste, or c’est faux ! Quand on ajoute de la définition (35,4 megapixels pour le capteur Monstro), l’image prend du volume et on perçoit l’axe z. C’est extrêmement nouveau. Il faut l’appréhender et savoir comment l’utiliser. »

Pour Pierre-Hugues Galien, « la qualité de modelé et de rendu des couleurs sur les visages est démentielle ! La chef costumière, Stéphanie Watrigant, a compris qu’avec ce grand capteur très défini, on est sensible aux effets de texture. Quand on a une séquence romantique, on met un pull en mohair avec des grands poils à la jeune fille pour que ça ait l’air doux. Maintenant on n’est plus obligé de mettre du mohair, on voit la différence entre cachemire et le mérinos. »

La performance colorimétrique du nouveau capteur est également déterminante pour le directeur photo : « J’avais le choix entre la DXL et la DXL2. Le capteur de la DXL2 est plus “propre” dans les basses lumières, mais le rendu des peaux est plus dur, et j’avais envie d’un film plus doux, plus rond ; après tout, il a des notes de comédie. Ce capteur a des qualités de séparation dans les tons chauds, et pour les peaux c’est plus agréable. J’aime les optiques et les capteurs très définis pour récupérer le plus de couleurs possibles. Les Primo 70 sont les optiques les plus définies que j’ai pu voir… ».

 

 

Ergonomie légère

Panavision mise sur la légèreté avec l’arrivée prochaine en France de la DXL-M, basée sur un corps Red DSMC2 et, elle aussi, équipée du module interchangeable Preston FIZ (Focus-Iris-Zoom) dont la connectique permet l’usage des commandes HF CMotion, RTMotion ou Arri LCS selon la préférence de l’assistant caméra. L’appli DXL2 Control permet les réglages caméra et l’enregistrement via smartphone. Les optiques motorisées Primo X (14 mm T3.1, 24 mm T1.6 et un zoom 24-70 mm T2.8) dépourvues de bagues sont destinées pour le moment aux plans drone ou gimbal. Les Primo 70 et leur déclinaison « Artiste » en magnésium sont plus légers que les optiques en métal.

Pierre-Hugues raconte que la configuration épaule et l’ergonomie du corps caméra lui ont fait retrouver les sensations de la Panavision XL en 35 dont la visée reflex ne lui a pas manqué, car la dalle HDR de la visée Primo (à lentille en verre), héritée des moniteurs Astro, avec ses 600 nits (maximum) et sa définition ajustable, ne dérive jamais et lui permet même de « poser le LOG à l’œil ! ». 

 

 

Plus de détails à découvrir sur le site consacré à la caméra : https://dxl.panavision.com/ notamment sur le système de gestion des couleurs Light Iron Color 2 développé avec la caméra.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.20/22. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 24 septembre 2019 à 16:51

La caméra ARRI ALEXA Mini LF, source d'inspiration pour les directeurs de la photographie

La caméra ARRI ALEXA Mini LF, source d'inspiration pour les directeurs de la photographie © DR

« Le grand format est en plein essor », explique Stephan Schenk, directeur général d'ARRI Cine Technik et responsable de la Business Unit Camera Systems d’ARRI. "En 2018, lorsque nous avons introduit le système de caméras grand format ARRI avec la caméra ALEXA LF, les objectifs ARRI Signature Prime et la monture d'objectif LPL, les cinéastes étaient ravis d'essayer quelque chose de nouveau. Beaucoup d'entre eux ont déjà travaillé avec l'ALEXA LF et apprécient le rendu unique de notre capteur Large Format. Maintenant que l’ALEXA Mini LF est officiellement expédiée, nous pouvons vous offrir la gamme parfaite d'équipements. Ensemble, l'ALEXA LF avec ses fonctionnalités dont la haute vitesse et l'ALEXA Mini LF petite et légère, peuvent s'attaquer à tous les projets."

 

Les deux caméras partagent le même capteur grand format basé sur la technologie utilisée dans toutes les caméras numériques ARRI. Par conséquent, elles partagent la meilleure qualité d'image globale d'ARRI avec la plage dynamique la plus élevée, ainsi que la science des couleurs d'ARRI pour une colorimétrie naturelle, des tons chair agréables, des effets visuels propres et un étalonnage des couleurs facile. Cependant, le capteur LF a une surface deux fois plus grande que les capteurs Super 35 ce qui permet d’obtenir un rendu grand format unique, une netteté accrue, un contraste plus élevé et des images plus nettes, associées à un bruit réduit pour capter une sensibilité maximale.

 

L’ALEXA Mini LF est capable de loger ce grand capteur dans un boîtier de taille mini, avec de nombreuses nouvelles fonctionnalités. Elle est équipée des nouvelles cartes Compcat Drive Codex, d’un nouveau viseur à contraste élevé et haute résolution avec un moniteur pivotant, des filtres ND internes à spectre complet motorisés, des micros, des connecteurs d'alimentation accessoires supplémentaires, une synchronisation genlock, etc. L’ALEXA Mini LF enregistre en Apple ProRes ou ARRIRAW sans ajout de license et fonctionne sous 12 ou 24 volts. De par sa taille et son poids presque identiques à ceux de l’ALEXA Mini, l’ALEXA Mini LF est compatible avec la plupart des accessoires mécaniques et électroniques l’ALEXA Mini, ce qui permet un déploiement rapide et facile. La monture d'objectif LPL est parfaite pour les objectifs ARRI Signature Prime ainsi que pour les objectifs grand format d'autres fabricants. L'adaptateur PL-à-LPL permet l'utilisation de tous les objectifs à monture PL. En utilisant le transmetteur vidéo sans fil ARRI autonome WVT-1, l’ALEXA Mini LF peut facilement s’intégrer au système vidéo sans fil ARRI, qui gagne en popularité.

 

 « Après l'annonce de l'ALEXA Mini LF, la demande était si forte, beaucoup de cinéastes souhaitaient vraiment utiliser la caméra pour leurs projets. Nous avons donc décidé de fabriquer des caméras de pré-production disponibles avant la date d'expédition officielle. Nous sommes heureux que les performances des caméras de pré-production aient répondu aux attentes de nos clients. Les ALEXA Mini-LF ont été utilisées pour des films, des publicités et des séries télévisées haut de gamme et les directeurs de la photographie sont très satisfaits des résultats. Tout ce que nous avons appris de ces productions a bien sûr été intégré à la version finale du Software », souligne Marc Shipman-Mueller, chef de produit systèmes de caméra chez ARRI qui précise également que le harware des caméras de pré-production et de production est identique...

 

 

Voici une sélection de projets ayant déjà utilisé ou utilisant actuellement l’ALEXA Mini LF...

1917 - Directeur photo Roger Deakins

Le premier à recevoir un prototype fonctionnel de l’ALEXA Mini LF était le directeur de la photographie primé à de nombreuses reprises, Roger Deakins, CBE, ASC, BSC. Il a utilisé l’ALEXA Mini LF avec les ARRI Signature Primes et le système de stabilisation de caméra ARRI TRINITY lors de l'épopée 1917 sur la Première Guerre mondiale. Roger Deakins : « L'image que produisent la Mini LF et les Signature Primes me semble plus proche de ce que mes yeux voient que de tout ce que j'ai vu jusqu'ici. »

 

Dune - Directeur photo Greig Fraser

S'attaquant à l'énorme profondeur du roman de science-fiction le plus vendu au monde, le directeur de la photographie Greig Fraser ASC, ACS et le réalisateur Denis Villeneuve ont terminé le tournage de Dune en août 2019. Tourné principalement avec l’ALEXA LF, et les objectifs grand format Panavision Ultra Vista et H-series, ils ont également utilisé un prototype ALEXA Mini LF au cours des derniers mois de tournage. Commentaires de Greig Fraser : « L'utilisation de l'ALEXA LF me donne une plus grande dimensionnalité, une combinaison d'un champ de vision plus grand et d'une profondeur de champ plus faible. Je pouvais facilement pousser l'ALEXA LF à 2000 ASA sans bruit visible mais avec une texture très agréable. La Mini LF a rendu possible ce que je croyais impossible auparavant avec la prise de vue grand format. Elle me donne la liberté de déplacer la caméra de la manière qui me semble être la meilleure, c’est primordial pour moi en tant que directeur photo. Félicitations pour avoir réussi à repousser constamment les limites de la technologie, rendant mon travail encore plus excitant ! »

 

Kung Fury 2 - Directeur de la photographie Tom Stern

Le long métrage hollywoodien Kung Fury 2, réalisé par David Sandberg et filmé par Tom Stern ASC, AFC est une production folle et pleine d'action qui nécessite une petite caméra. Le tournage a commencé avec une ALEXA Mini LF et des ARRI Signature Primes. "La nouvelle Mini LF : Moins, beaucoup moins, à bien des égards ; surtout le poids et la taille mais pas moins puissante que sa grande sœur, l'ALEXA LF, en qualité d'image. Vraiment, pour un directeur de la photographie, « less is now more », dit Tom Stern. Il ajoute sur les ARRI Signature Primes : « J'aime beaucoup les Signature Primes. Super MTF, mais pas trop définies ni trop contrastées. Elles bénéficient d’une grande ouverture et ont une grande résistance aux flares ! »

 

Chinese Women’s Volleyball - Directeur de la photographie Zhao Xiao Shi

Pour filmer l'enthousiasme et l'action rapide du volleyball, le directeur de la photographie Zhao Xiao Shi et le réalisateur Peter Chan ont choisi l’ALEXA Mini LF, les objectifs ARRI Master Primes et Leitz Thalia pour leur nouveau biopic Chinese Women's Volleyball. Zhao Xiao Shi raconte : « l’ALEXA Mini LF a la même excellente qualité d'image que l'ALEXA LF, mais avec un corps caméra plus compact et léger, très similaire à l’ALEXA Mini. Nous sommes en train de tourner un long métrage sur le sport et il y a beaucoup de scènes mobiles et à l’épaule, donc la Mini LF nous aide vraiment. ”

 

Outlander Season 5 - Directeurs de la photographie : Stijn Van der Veken et Alasdair Walter

Outlander est une série télévisée très populaire basée sur les livres de voyage dans le temps de l'auteure Diana Gabaldon. En tournage dans toute l'Écosse, les co-directeurs photo Stijn van der Veken ASC, SBC et Alasdair Walter utilisent des caméras ALEXA LF, une Mini LF et des objectifs ARRI Signature Prime. Stijn van der Veken commente : « Le mariage entre le capteur LF et les Signature Primes est une grande réussite pour moi - des teintes de peau veloutées et des yeux qui restent lumineux. Le capteur LF et les Signature Primes m'ont permis des prises de vues nocturnes difficiles sur Outlander 5'. J'ai dû pousser la caméra à 3200 ISO sans presque aucun bruit tandis que les Signatures gardaient un contraste brillant même à grande ouverture. Je n'ai jamais vu ça avant ! »

 

La Bonne Épouse - Le directeur de la photographie Guillaume Schiffman et le cameraman Benoit Theunissen

« La Bonne Épouse » (titre anglais : How to Be a Good Wife) est un drame comique de Martin Provost, mettant en scène Juliette Binoche et racontant la condition féminine dans les années 1960. Le directeur de la photographie Guillaume Schiffman AFC a choisi le système de caméra grand format de d’ARRI, composé de l’ALEXA LF et ARRI Signature Primes. Cette configuration s'intégrait parfaitement avec une pré-production ALEXA Mini LF pour les prises de vue Steadicam du caméraman Benoit Theunissen. « Le grand format a une beauté immersive avec une riche texture d'image. J'ai choisi de l'assortir aux Primes Signature ARRI pour leur belle couleur de peau lisse et leur large gamme de distances focales », a déclaré Guillaume Schiffman plus tôt cette année. Benoit Theunissen ajoute à propose de l’ALEXA Mini LF : « C'est l'outil parfait si l’on souhaite un corps caméra léger et grand format. Elle ressemble excatement à l’ALEXA Mini à laquelle je suis habitué ! C’est une grande évolution dans la famille des caméras ARRI ! »

 

Pub Qantas 100th Anniversary - le directeur de la photographie Jeremy Rouse et le réalisateur Kiku Ohe

Qantas, la plus grande compagnie aérienne australienne, célébrera son 100e anniversaire en 2020 avec une campagne publicitaire mondiale utilisant des images créées par le directeur de la photographie Jeremy Rousse ACS et le réalisateur Kiku Ohe avec une ALEXA LF et une ALEXA Mini LF. Le directeur de la photo Jeremy Rouse commente : « Le capteur ALEXA a été mon meilleur choix pour le naturalisme, le teint de la peau et la couleur générale. Avec un projet de cette envergure, le réalisateur et moi avions convenu que le grand format nous donnerait des paysages de haute résolution et de beaux portraits. Cependant nous voulions aussi une caméra avec laquelle je pourrais simplement prendre et improviser. Nous en avons testé plusieurs et avons convenu que la combinaison de l’ALEXA LF et de l’ALEXA Mini LF était parfaite pour ce travail. » Le directeur Kiku Ohe ajoute : « Il s'agit d'une campagne mondiale pour l'une des plus grandes marques australiennes, de ce fait, l’échelle et la dimension de l'esthétique grand format sont tout à fait adaptées. La dimension visuelle et la profondeur de l’image que nous créons m’inspirent. Elles sont au service à la fois de l'histoire et de ses personnages d'une manière qui semble vraie. »

 

Nomad - Directeur photo Kevin Garrison

Pour le long métrage indépendant Nomad de Taron Lexton, le directeur de la photographie Kevin Garrison a voyagé dans 25 pays sur sept continents. Après avoir commencé leur tournage avec une ALEXA LF avec une spectaculaire capture d'éclipse solaire au Chili, la production s'est déplacée en Australie et en Afrique, où leur pré-production ALEXA Mini LF les a rejoints. Kevin Garrison sur l’ALEXA Mini LF : « La Mini LF est la caméra parfaite pour notre projet : un film indépendant à petit budget pour un résultat à l’image impressionant et épique. Nous voyageons beaucoup et avec la Mini LF nous pouvons l’utiliser dans des endroits où un corps de caméra beaucoup plus grand n'aurait pas été possible. De plus, elle est très fiable ; nous l'avons utilisée toute la journée dans des environnements fous ici en Afrique - poussière et sable soufflant avec un vent fou 14 heures par jour, chaleur et froid irréels. »

 

Après des tests approfondis, le contrôle qualité d’ARRI a approuvé la version finale du logiciel de production de l'ALEXA Mini LF. Les caméras dotées de ce logiciel sont disponibles depuis le 18 septembre. Les propriétaires de caméras de pré-production peuvent télécharger la mise à jour et l’installer sur leurs appareils.

  • 22 septembre 2019 à 16:00

IBC 2019 : une nouvelle caméra d'épaule 4K HDR chez Panasonic

 IBC 2019 : une nouvelle caméra d'épaule 4K HDR chez Panasonic © DR

Panasonic a sur le salon d'Amsterdam dévoilé sa nouvelle caméra d’épaule 4K AJ-CX4000GJ. Lancée en décembre prochain, celle-ci s'inscrit dans la continuité du caméscope AG-CX350 inclus dans la nouvelle gamme de la série « CX » de caméras et d’enregistreurs 4K.

 

L’AJ-CX4000GJ est une caméra à objectif interchangeable sur monture B4 pensée pour la diffusion TV. Elle est équipée d’un capteur d’images grand format de 11 Mpx qui permet l’enregistrement en 4K (UHD) avec une résolution horizontale de 2000 lignes TV. Cette caméra est également compatible HDR et conforme aux normes BT.2100 et BT.2020.

L’enregistrement en 4K s’appuie sur le codec haute performance et haute qualité d’image « HEVC ». Ce dernier permet d’effectuer des enregistrements de longue durée en 4K/qualité d’image 10 bits tout en contrôlant le débit et les besoins de stockage. Elle embarque la carte ultra-fiable « expressP2 » à haute vitesse de transfert. L’accessible « microP2 » ainsi qu’une carte mémoire SDXC peuvent être choisies en tant que support d’enregistrement. La caméra prend également en charge l’enregistrement via le codec HD « AVC-ULTRA » de la série standard P2HD. La sortie en UHD 60p/50p 10 bits 4:2:2 via SDI 12G est par ailleurs disponible.

 

Une solution réseau innovante...

Les images peuvent être distribuées en HD vers des services internet de diffusion en direct via la fonction « Direct Streaming », compatible RTSP, RTMP et RTMPS. Le terminal réseau, équipé d’un mécanisme de verrouillage (compatible 1000BASE-T), prend en charge la connectivité NDI|HX. La transmission et le contrôle caméra sont accessibles par connexion IP. La caméra peut également être reliée à un système d’enregistrement et de diffusion compatibles avec les contrôleurs de caméra à distance Panasonic.

Cette caméra offre des images 4K d’une qualité optimale qui répondent aux exigences des professionnels exigeants, pour les événements sportifs aussi bien que pour le tournage de documentaires...

 

  • 19 septembre 2019 à 18:14

IBC 2019 : pléthore de solutions et services nouvelle génération signés Sony

IBC 2019 : les solutions et services nouvelle génération signés Sony © Nathalie Klimberg

A l’occasion du salon IBC, Sony a dévoilé sa dernière gamme de produits, solutions et services. Cette gamme comprend : des solutions IP Live actualisées, deux adaptateurs d’extension IP HDCE-TX30 / HDCE-RX30, la caméra phare FX9 à objectif interchangeable à monture E avec un nouveau capteur plein format pour le tournage de documentaires, un objectif cinéma à monture E FE C 16-35 mm T3.1 G, ainsi que la PXW-Z750, une caméra d’épaule XDCAM avec système à capteurs CMOS 3 puces 2/3 4K et obturateur global, et des modèles additionnels au système de microphone sans fil numérique de la série DWX.

 

Les visiteurs peuvent découvrir le système d’écran Crystal LED 6K x 3K, offrant des images d’une qualité exceptionnelle.

La suite de services et micro-services Intelligent Media Services sera un autre élément phare. Elle aide les sociétés de média à transformer les chaînes d’approvisionnement traditionnelles, à débloquer plus de valeur de contenu pour une adhésion plus forte du public et à devenir des organisations plus agiles.

 

Repousser les limites avec l’IP

En travaillant avec les diffuseurs du monde entier, Sony a développé la production IP Live et a fourni plus de 60 studios et cars régie IP Live à ses clients notamment à Euro Media Group, DPG Media, NEP Australia et SIC Portugal. La gamme mise à jour IP Live continue d’apporter de l’efficacité et d’augmenter le retour sur investissement pour les clients en optimisant le partage de ressources et en créant des environnements de production à distance.

 

HDCE-TX30 / HDCE-RX30: ces deux adaptateurs d’extension IP transforment la série HDC actuelle de caméras de studio SDI en caméras compatibles avec la technologie IP avec interface SMPTE ST 2110. Ces deux nouveaux adaptateurs d’extension IP présentent un format compact (un tiers de la largeur standard), et permettent la production à distance IP Live et le partage des ressources, créant des nouveaux modèles de workflow performants pour des caméras de studio HDC existantes.

MKS-R4020 / MKS-E1620: deux nouveaux panneaux de contrôle à distance offrant plus de fiabilité, de vitesse et de précision des commandes via Live Element Orchestrator.

PWSK-4509: une carte d’interface optionnelle qui permet la prise en charge de SMPTE ST 2110 sur le serveur de production Live PWS-4500.

Il y a quelques mois, Sony et Nevion AS, l’un des principaux fournisseurs de solutions de production multimédia virtuelles, ont signé un accord de partenariat stratégique. Nevion et Sony entendent ainsi offrir aux clients le savoir-faire et les produits (équipements et systèmes) dont ils ont besoin, afin de créer des solutions sur mesure pour des environnements de production Live modernes et performants. À l’occasion du salon IBC, avec l’aide de United Broadcast, une filiale de Euro Media Group (EMG), et de CenturyLink, Sony présentera un exemple de solution IP Live complète reliant le stand Sony (A10 / Hall 13), le stand Nevion (B79 / Hall 1) et un studio de production à distance IP situé à Hilversum. Cette démonstration vise à illustrer l’incroyable potentiel des productions à distance sur IP et du partage des ressources pour les entreprises du secteur multimédia.

 

Sony a élargi sa gamme de solutions de production Live qui comprend maintenant ...

HKCU-REC55: une carte optionnelle pour les unités de commande pour caméra HDCU-5500, HDCU-3500 de Sony offrant les toutes premières capacités d’enregistrement en interne du marché. Transfert de fichier en temps réel vers NAS pour le traitement en aval pendant l’enregistrement et transfert de fichier vers une clé USB, prête à être retirée et partagée aussitôt la production Live terminée. L’enregistrement simultané 4K HDR et HD SDR est aussi compatible avec le workflow « SR Live for HDR ». En utilisant le logiciel de contrôle du serveur PWA-RCT1, il est également possible de contrôler les multiples unités de commande avec le serveur de production Live de la série PWS de Sony.

HDCU-5000: une unité de commande pour caméra au format rack 19″ 3U compatible avec les plus récentes caméras de Studio HDC, notamment HDC-5500, HDC-3500, HDC-3100, HDC-2500, HDC-2400, HDC-1700, BPU-4000 et BPU-4500A. L’unité de commande pour caméra est compatible avec toutes les interfaces nécessaires de production 4K et HD, notamment SMPTE ST2110 pour 4K et HD, ainsi que l’interface 8x 12G-SDI et 8x 3G-SDI. La technologie High Frame Rate (HFR) sur IP, ainsi que la possibilité d’enregistrer de manière intégrée dans le futur (option), seront pris en charge pour amener encore plus d’efficacité dans les systèmes de production Live.

HDC-5500: une caméra de studio, lancée au salon NAB, a fait également son entrée sur le marché européen lors de l’IBC.

RCP-3500: un panneau de contrôle à distance pour les caméras de studio avec une nouvelle dalle LCD pour plus de visibilité et des boutons et commandes assignables.

BVM-HX310: la prochaine version du firmware 1.1 du moniteur de référence 4K HDR TRIMASTER HX est compatible avec la fonction de balance automatique des blancs du moniteur, qui permet le calibrage de la température des couleurs basée sur le logiciel.

 

Offrir une plus grande liberté de création aux créateurs de contenu...

Sony présente de nombreux nouveaux produits et solutions destinés aux créateurs de contenu, notamment :

PXW-FX9: la caméra XDCAM qui présente un capteur plein format Exmor R 6K nouvellement développé et le système de mise au point automatique hybride rapide avec le capteur de mise au point automatique à détection de phase à 561 points dédié. La caméra produit un contenu exceptionnel qui capture la lumière et les ombres à la perfection, grâce à plus de 15 diaphragmes de latitude d’exposition. S’appuyant sur le succès de la PXW-FS7et de la PXW-FS7M2, et bénéficiant également de la technologie de couleurs et du mode Dual Base ISO 800/4000 de la caméra de cinéma numérique, la nouvelle caméra VENICE offre une plus grande liberté de création aux créateurs de contenu pour capturer des images exceptionnelles et constitue l’outil idéal pour les documentaires, les vidéoclips, les fictions et les enregistrements d’événements de toutes sortes. La FX9 est également compatible avec les nouveaux systèmes de microphone sans fil UWP-D lancés au salon NAB via la griffe porte-accessoires multi-interface avec interface audio numérique, incorporant la fonction de synchronisation NFC du réglage facile et rapide des canaux dans un format léger et compact.

Objectif FE C 16-35 mm T3.1 G: un nouvel objectif plein format à monture E offre des performances optiques élevées, un fonctionnement fiable et des fonctions de prise de vue intelligentes pour la création de contenus vidéo professionnels.

Le système de microphone sans fil numérique série DWX: la troisième génération du système de microphone sans fil numérique DWX comprend le récepteur sans fil numérique DWR-S03D et l’émetteur de poche DWT-B30, tous les deux disponibles en décembre 2019. Sony a développé la compatibilité d’interface avec UniSlot en utilisant le DWA-SLAU1, un adaptateur sub-D à 25 broches pour le DWR-S03D, afin d’offrir une solution audio numérique à large bande d’enregistrement audio pour les films, les fictions et les documentaires.

Pour permettre d’étendre davantage le caractère fonctionnel des applications d’enregistrement audio, Sony travaille également avec Sound Devices et AATON Digital, deux grandes entreprises de la technologie audio pour s’assister mutuellement dans le développement de certains produits. La mise à jour du firmware du récepteur DWR-S03D et des mélangeurs-enregistreurs permet la transmission audio directe entre les deux appareils, le contrôle et la commande directs ainsi que l’analyse et le réglage des fréquences du système de microphone sans fil Sony depuis les mélangeurs-enregistreurs. Le nouveau firmware sera disponible gratuitement au printemps 2020.

La caméra de cinéma numérique VENICE, avec la version 5.0 du firmware récemment annoncée et impulsée par les clients ainsi que la version 4.0 déjà disponible sur le marché, étaient également exposées au salon IBC.

 

Se préparer pour l’avenir de la production de news...

Pour les spécialistes en production de news, Sony présente la nouvelle solution suivante :

PXW-Z750: une caméra d’épaule XDCAM de référence avec système à capteurs CMOS 3 puces 2/3 4K et obturateur global pour capturer des images nettes et précises tout en éliminant les artéfacts indésirables, notamment les effets « flashband » et les distorsions de type « rolling shutter ». Le modèle PXW-Z750 offre une plus grande sensibilité, moins de bruit dans l’image et un plus large gamut de couleurs, et peut enregistrer en HD/4K et HDR, et est également compatible avec le ralenti jusqu’à 120 images/s en HD. Pour améliorer l’efficacité du workflow, la caméra a aussi un module sans fil intégré et est compatible avec le service de workflow basé sur le cloud de Sony, XDCAM air. De plus, la caméra PXW-Z750 peut également être utilisée avec le tout dernier système de microphone sans fil numérique de la série DWX et permet une utilisation plus simple notamment grâce à la mise sous/hors tension synchronisée, le contrôle via les paramètres de menu ou boutons assignables, ainsi que les informations audio sur le viseur via les solutions audio sans fil.

 

Solution d’analyse vidéo basée sur l’intelligence artificielle...

REA-C1000: une solution Edge Analytics Appliance, et la première solution d’analyse vidéo basée sur l’IA de Sony, est améliorée avec des fonctions nouvellement disponibles (mise à jour V2.0) telles que la surface CG sans Chroma Key, permettant d’extraire les intervenants et de les superposer à de nombreux autres arrière-plans sans avoir besoin d’un écran dédié à l’arrière-plan, ni d’une formation spécialisée. Le système REA-C1000est présenté avec la dernière génération de caméras Pan/Tilt/Zoom BRC-X400, SRG-X400 et SRG-X120.

« Chez Sony, tout ce que nous faisons est impulsé par nos clients et notre volonté de les aider à réaliser leur vision créative de la manière la plus efficace et la plus simple possible. Notre objectif est de leur offrir un vrai retour sur investissement et de les aider à aller au bout de leurs idées grâce à nos produits, services et solutions, », a expliqué Hiroshi Kajita, directeur de Media Solutions, Sony Professional Solutions Europe. « L’IBC est une véritable opportunité pour nous de nous engager davantage avec l’ensemble de l’industrie, de recevoir des feedbacks de nos clients et de discuter des défis que nous avons tous à relever. Comme toujours, nous présentions sur notre stand une gamme solide de produits, solutions et services avancés dernière génération. »

  • 19 septembre 2019 à 18:05

IBC 2019 : les nouveautés micro et monitoring de Sennheiser et Neumann

IBC 2019 : les nouveautés microphones et solutions de monitoring de Sennheiser et Neumann © Nathalie Klimberg

Systèmes sans fil, technologies audio immersives ou équipements de studio d'excellence : les solutions qui étaient exposées par Sennheiser et Neumann au salon IBC garantissent une qualité audio aux productions de tout type et de toute taille. Ont été présentés les systèmes sans fil numériques d’entrée de gamme XS Wireless Digital 2,4 GHz de Sennheiser pour caméras DSLR/DSLM ; le mini émetteur de poche UHF professionnel SK 6212 et le récepteur pour caméra EK 6042 pour les productions en extérieur et en studio ; ainsi que le caisson de basse Neumann KH 750 DSP et les casques de monitoring de studio Neumann NDH 20...

 

Producteurs et créateurs qui ont visité le stand pouvaient y découvrir un large choix de microphones sans fil, notamment des séries XSW-D, AVX, évolution wireless, et Digital 6000 et Digital 9000. Ces systèmes assurent une transmission sans fil de grande qualité dans différentes gammes de fréquences, 2,4 GHz, 1,9 GHz et UHF, pour les professionnels et les utilisateurs éclairés.

Dans la catégorie des micros filaires pour caméra, le stand a mis en avant la série Sennheiser MKE et les micros-canons standard MKH 8060 et MKH 416 de Sennheiser, ainsi que les modèles Neumann KMR 81 i et KMR 82 i.

 

Monitoring de studio et d’extérieur

Les casques Neumann NDH 20 sont des solutions d’une précision exceptionnelle pour le monitoring de studio. A ceux-ci s’ajoutent les casques et micro-casques HD 25 et HD/HMD 300 de Sennheiser pour studio de production et tournage vidéo.

Les systèmes de monitoring de studio Neumann sont un incontournable des solutions audio présentées à l’IBC. Deux configurations stéréo étaient exposées : deux enceintes de monitoring KH 80 DSP avec un caisson de basses KH 750 DSP et deux enceintes de monitoring KH 310 avec KH 750 DSP. Les deux installations sont contrôlées par l’application Neumann.Control.

Sur le stand, Neumann exposait ses microphones de studio BCM 104, KM 184, TLM 103 et U 67.



AMBEO Immersive Audio

La zone consacrée à l’expérience audio immersive AMBEO a mis en avant deux workflows de bout en bout pour le multicanal et des productions Ambisonics. Les visiteurs ont eu l’occasion de créer un mix audio pour les deux workflows en VR, via l’interface immersive dearVR SPATIAL CONNECT de Dear Reality.

Fut également présent sur le stand, le prototype du microphone AMBEO Sports Microphone Array pour les prises de son 360º lors des rencontres sportives.

Dans le cadre du programme de partenariat AMBEO for VR, Solid State Logic a fait une démonstration d’un enregistrement live immersif de mix pour la télévision réalisé avec le micro Sennheiser AMBEO VR et plusieurs microphones d’appoint.

  • 25 septembre 2019 à 18:37

IBC 2019 : Orbiter, la première source LED ponctuelle signée ARRI

IBC 2019 : Orbiter, la première source LED ponctuelle signée ARRI © Nathalie Klimberg

ARRI présente Orbiter, un nouveau panneau LED de six couleurs qui offre une interprétation exceptionnelle des couleurs à toutes les températures, ainsi qu’une gradation fluide de 100 à 0 %. Avec ses éléments optiques interchangeables, Orbiter peut se transformer en de nombreux types de source, y compris en poursuite, Open face et lumière douce. Un processeur rapide, une mémoire de grande capacité, une connectivité étendue, un réseau intégré de capteurs et un boîtier imperméable font d’Orbiter un outil qui va modifier le regard de l’industrie sur l’éclairage numérique. Sa technologie de pointe et sa conception polyvalente positionnent cet éclairage comme une source idéale d’aujourd’hui et de demain avec des possibilités infinies de mises à jour, de configurations et d’améliorations.

 

Éléments optiques interchangeables

La modularité des éléments optiques est l’innovation fondamentale d’Orbiter. Avec une grande variété d’éléments optiques, Orbiter se transforme en la source parfaite pour votre tournage sans compromettre le faisceau, la puissance, ni la qualité des couleurs. L’interface Quick Lighting Mount (QLM) d’Orbiter permet d’attacher des éléments optiques aux caractéristiques très différentes. Le faisceau directionnel à haut rendement de l’élément optique Open face est idéal pour projeter la lumière sur de longues distances. La grande précision de l’élément optique de projection (de type poursuite) crée un cercle parfait de lumière qui peut être façonné avec des découpes, une mise au point et des gobos. Le dôme optique fournit une lumière omnidirectionnelle et douce, idéale pour éclairer de grands espaces. Et l’adaptateur universel QLM offre une interface de montage directe pour les produits Chimera et DoPchoice spécialement conçus pour Orbiter. Grâce à sa polyvalence intrinsèque, il est possible de concevoir d’autres éléments optiques pour tout type d’applications.

 

Module LED de six couleurs « ARRI Spectra »

Orbiter est un projecteur LED extrêmement lumineux, puissant et directionnel avec une sortie similaire à celle des systèmes HMI correspondants. Son nouveau module LED « ARRI Spectra » à haut rendement, mais réglable, peut créer des ombres nettes aux contours très définis.

Grâce à ses LED de couleurs rouge, vert, bleu, ambre, cyan et vert citron, le module de six couleurs « ARRI Spectra » offre une gamme de couleurs plus étendue et plus précise. Le rendu des couleurs est entièrement maîtrisé sur l’ensemble de la gamme des températures de couleurs corrélées (TCC). Les tons de la peau sont étonnants et naturels et les teintes sont reproduites avec précision. Orbiter offre également une gamme étendue de TCC de 2 000 à 20 000 K avec une restitution des couleurs ultra-précise, et ce à toutes les températures de couleur. Dotée d’une combinaison de trois techniques de gradation, l’électronique de pointe d’Orbiter offre une gradation fluide jusqu’à l’extinction totale sans modifications de la couleur ni de paliers.

 

LiOS – Nouveau système Lighting Operating System

Orbiter bénéficie de plus de cinq ans de développement du logiciel du projecteur SkyPanel. Son nouveau logiciel, appelé LiOS (Lighting Operating System), comprend toutes les fonctionnalités innovantes et révolutionnaires du SkyPanel et bien plus, ce qui fait d’Orbiter l’un des projecteurs les plus complets du marché. Les modes de huit couleurs du système LiOS comprennent la TCC, le HSI, les couleurs individuelles, les coordonnées x/y, la correspondance entre une gélatine et la source, des effets d’éclairage ainsi qu’un nouveau mode de capteur de couleur qui mesure la lumière ambiante pour qu’Orbiter la recrée. Le système LiOS présente d’autres fonctionnalités innovantes, telles que les modes DMX simplifiés, les modes opérationnels qui améliorent les performances, plus de 240 emplacements pour stocker les favoris, la reconnaissance des éléments optiques, une interface en plusieurs langues, un écran de démarrage personnalisé et d’autres fonctionnalités à venir.

 

Panneau de commande amovible

Doté d’un écran en couleurs de 4 pouces, de touches de navigation rapides et de capteurs intégrés, le panneau de commande d’Orbiter permet une utilisation facile grâce à son interface utilisateur graphique. La structure simplifiée des menus et les interfaces utilisateur rénovées offrent des écrans épurés et une vision rapide et synthétique. Cette conception intuitive rend les modifications de couleur ou la recherche d’un réglage plus facile que jamais. De plus, le panneau de commande est amovible et peut être utilisé en déporté grâce à un câble de cinq ou de 15 m de long.

 

Connectivité renforcée

Grâce à sa gamme complète de connecteurs d’entrée et de sortie, Orbiter est prêt pour la communication numérique, aujourd’hui et demain. Le montage en série par Ethernet est désormais possible grâce aux deux ports EtherCON compatibles avec les normes Art-Net 4, sACN et TCP/IP. Deux ports USB-A sont disponibles pour les mises à jour du système LiOS et la connexion de périphériques tiers tels que des dongles USB Wi-Fi. La solution CRMX de LumenRadio présente sur l’Orbiter permet la connexion DMX en Wi-Fi. Deux ports XLR DMX à cinq broches sont disponibles pour la communication DMX et RDM conventionnelle et une prise XLR à trois broches est présente pour alimenter l’unité en 48 V par batterie. Un slot SD permet l’expansion future du logiciel. Enfin, un port USB-C est disponible pour la communication et l’entretien par ordinateur.

 

Gamme complète de capteurs

Orbiter intègre un capteur de couleur pour mesurer la lumière ambiante, un accéléromètre sur trois axes et un magnétomètre pour détecter le panoramique, l’inclinaison, le roulis et la direction de l’appareil. Des capteurs de chaleur sont également présents pour maintenir les LED et l’électronique toujours à la bonne température ainsi qu’un capteur de lumière ambiante pour assombrir automatiquement l’affichage du panneau de commande. Tous ces capteurs offrent une meilleure expérience utilisateur et un contrôle complet de la source. Les données disponibles améliorent et accélèrent également le workflow de postproduction et l’entretien.

 

Boîtier robuste et imperméable

La conception extérieure d’Orbiter répond aux exigences d’une utilisation quotidienne lourde. Un nouveau boîtier imperméable permet une utilisation extérieure grâce à son armature moulée en aluminium équipée de protections en plastique renforcé. La poignée rend le transport confortable et permet une utilisation à bout de bras grâce à son équilibre parfait.

 

Nombreuses utilisations

La large gamme d’éléments optiques et les caractéristiques d’Orbiter rendent ce projecteur extrêmement pratique dans une grande variété d’utilisations, sans compromis sur la qualité. La production cinématographique et télévisuelle, les plateaux de télévision, le théâtre et l’événementiel ainsi que la photographie sont quelques exemples d’environnements où Orbiter excellera. La capacité de l’unité à projeter la lumière sur de longues distances grâce à ses éléments optiques Open face ou de type poursuite ainsi que sa capacité à être utilisée comme source de lumière douce lui confèrent toute la flexibilité que les plateaux de tournage d’aujourd’hui requièrent. L’élément optique de type poursuite d’Orbiter permettra aux directeurs de la photographie sur les plateaux de télévision de disposer d’une lumière maîtrisée et de grande qualité. L’alimentation par batterie permet d’utiliser Orbiter en extérieur, sans besoin d’un branchement électrique. L’élément optique de type poursuite sera la clé de voûte pour le théâtre et le marché de l’événementiel et Orbiter dépassera également les attentes en matière d’éclairage continu pour la photographie. Les configurations d’éclairage dynamiques feront d’Orbiter leur compagnon idéal grâce à ses innovations logicielles et à sa connectivité.

 

 

Caractéristiques principales d'Orbiter

• Plusieurs accessoires, y compris une lentille Open face, une optique de type poursuite, un dôme et des volets légers

• Panneau LED de six couleurs et à large gamut « ARRI Spectra »

• Projecteur extrêmement puissant avec des couleurs parfaites et une luminosité extrême

• Système Lighting Operating System (LiOS) aux fonctionnalités puissantes

• Capteur de couleur intégré pour recréer la lumière ambiante

• Boîtier imperméable

• Panneau de commande intuitif et amovible

• Gradation fluide parfaite jusqu’à l’extinction totale

• Gamme complète de connecteurs et de capteurs

• Alimentation interne et par batterie et DMX par Wi-Fi

  • 16 septembre 2019 à 17:00

IBC 2019 : caméra PXW-FX9 Sony, l'esprit de synthèse

PXW-FX9, la synthèse © Nathalie Klimberg

Sony a présenté lors de sa conférence de presse à IBC un nouveau caméscope, le PXW-FX9, qui même si son nom ne le laisse pas deviner est une évolution du modèle FS-7. Ce modèle est le premier caméscope XDCAM doté d'un capteur plein format 6K et d'un système de mise au point ultra rapide. Le nouveau caméscope offre aux créateurs de contenu davantage de capacités créatives. Il emprunte des fonctions au modèle PXW-FS7 pour son ergonomie, à la caméra Venice pour le traitement de l’image et la gamme de DSLR Alpha pour l’autofocus rapide intelligent.

 

S'appuyant sur le succès des PXW-FS7 et PXW-FS7M2, le caméscope FX9 associe de manière unique une compacité, à un système AF évolué, des capacités impressionnantes de bokeh et de ralenti grâce à son capteur nouvellement développé. La FX9 hérite également de la science des couleurs et de la Dual Base ISO 800/4000 de la caméra VENICE et représente un nouvel outil de choix pour les documentaires, les clips vidéo, la fiction, et les tournages multi-caméra. Le FX9 a été conçu en étroite collaboration avec la communauté des créatifs. Il bénéficie de la polyvalence, de la portabilité et des performances attendues des caméscopes de type "Run & Gun" de la série FS7, tout en offrant des fonctionnalités de prise de vue à plage dynamique étendue et en plein format.

 

« Les créateurs de contenu actuels ont besoin d’un caméscope agile, polyvalent et adaptable à leurs besoins créatifs spécifiques. Avec le nouveau FX9, nous recherchons le parfait équilibre entre agilité, ergonomie et fonctionnalités puissantes, en offrant aux créateurs de contenu l’ensemble d’outils pour atteindre leur objectif artistique », a expliqué Norbert Paquet, Head of Product Management chez Sony Professional Solutions Europe.

 

Fonctionnalités puissantes pour les créateurs de contenu créatif

Le capteur 6K Full-Frame récemment développé (est différent de celui de la caméra Venice mais reprend sa philosophie) offre une large plage dynamique avec une sensibilité élevée, un niveau de bruit faible et plus de 15 stops de latitude pouvant être enregistrées en interne au format 4K en 4: 2: 2 10 bits. Le suréchantillonnage effectué par le capteur 6K Full-Frame permet aux professionnels de créer des séquences 4K de haute qualité avec des effets bokeh (faible profondeur de champ), tandis que la prise de vue grand angle ouvre de nouvelles possibilités de créativité. Cela signifie que chaque scène capturée est fidèle à la réalité, qu’elle soit tournée en plein jour ou de nuit. Le caméscope peut également capturer du contenu jusqu'à cinq fois la vitesse de ralenti avec la prise de vue Full HD 120 images / s.

Avec la même science des couleurs et le même système ISO 800/4000 Dual Base que la caméra VENICE, le nouveau capteur peut également créer des teintes de chair plus douces. Le système AF « Fast Hybrid » couplé avec des réglages de vitesses de transition AF et de sensibilité accroit la rapidité de l’autofocus. Il combine également la fonction AF à détection de phase pour un suivi de sujet rapide et la technologie de détection de contraste pour une justesse de mise au point. Le capteur AF analyse en permanence 561 points dans l’image et couvre environ 94% de la largeur et 96% de la hauteur de l’image, ce qui permet un suivi AF performant, même avec des sujets se déplaçant rapidement tout en maintenant une faible profondeur de champ.

Inspiré par l'approche "Run & Gun" de la série de caméscopes FS7, le FX9 offre aux créateurs de contenu une plus grande flexibilité grâce au filtre ND variable électronique. Cela permet aux créateurs de pouvoir modifier instantanément le niveau d’exposition en fonction de l’environnement de tournage, même lorsque celui-ci passe de l’espace intérieur à l’extérieur ou lors de la prise de vue en éclairage naturel. En enregistrant les informations de stabilisation d'image et en les utilisant dans l'option Catalyst - Browse / Prepare, les créateurs de contenu peuvent capturer des images incroyablement stables, même en mode portable. Sony s'emploie également à encourager d'autres outils d'édition non linéaires tiers à adopter cette fonctionnalité.

Le FX9 est livré avec une gamme d’accessoires. Ceux-ci incluent la compatibilité avec la nouvelle série de microphones sans fil UWP-D via le Multi Interface Shoe (MI Shoe) avec l’interface audio numérique, le kit d’extension XDCA-FX9 permettant une sortie 10 bits S35 4K 120kps et RAW 16 bits, la compatibilité avec Sony BP-GL, les batteries de la série BP-FL, les interfaces D-Tap et RJ-45, ainsi que la diffusion en continu «Dual Link» stable à l'aide de deux lignes porteuses, ainsi que le récepteur sans fil numérique de type à insertion DWX couramment utilisé dans les paramètres de diffusion broadcast. Le FX9 sera également compatible avec le nouvel objectif à monture E FE C 16-35mm T3.1 G, qui équilibre de manière unique une totale opérabilité manuelle pour les fonctions d'enregistrement vidéo et de contrôle automatique.

 

 

Le caméscope livré sans optique sera proposé à 11 000 € HT en prix public.

  • 15 septembre 2019 à 08:15

IBC 2019 : PXW-FX9 Sony, l'esprit de synthèse

PXW-FX9, la synthèse © Nathalie Klimberg

Sony a présenté lors de sa conférence de presse à IBC un nouveau caméscope, le PXW-FX9, qui même si son nom ne le laisse pas deviner est une évolution du modèle FS-7. Ce modèle est le premier caméscope XDCAM doté d'un capteur plein format 6K et d'un système de mise au point ultra rapide. Le nouveau caméscope offre aux créateurs de contenu davantage de capacités créatives. Il emprunte des fonctions au modèle PXW-FS7 pour son ergonomie, à la caméra Venice pour le traitement de l’image et la gamme de DSLR Alpha pour l’autofocus rapide intelligent.

 

S'appuyant sur le succès des PXW-FS7 et PXW-FS7M2, le caméscope FX9 associe de manière unique une compacité, à un système AF évolué, des capacités impressionnantes de bokeh et de ralenti grâce à son capteur nouvellement développé. La FX9 hérite également de la science des couleurs et de la Dual Base ISO 800/4000 de la caméra VENICE et représente un nouvel outil de choix pour les documentaires, les clips vidéo, la fiction, et les tournages multi-caméra. Le FX9 a été conçu en étroite collaboration avec la communauté des créatifs. Il bénéficie de la polyvalence, de la portabilité et des performances attendues des caméscopes de type "Run & Gun" de la série FS7, tout en offrant des fonctionnalités de prise de vue à plage dynamique étendue et en plein format.

 

« Les créateurs de contenu actuels ont besoin d’un caméscope agile, polyvalent et adaptable à leurs besoins créatifs spécifiques. Avec le nouveau FX9, nous recherchons le parfait équilibre entre agilité, ergonomie et fonctionnalités puissantes, en offrant aux créateurs de contenu l’ensemble d’outils pour atteindre leur objectif artistique », a expliqué Norbert Paquet, Head of Product Management chez Sony Professional Solutions Europe.

 

Fonctionnalités puissantes pour les créateurs de contenu créatif

Le capteur 6K Full-Frame récemment développé (est différent de celui de la caméra Venice mais reprend sa philosophie) offre une large plage dynamique avec une sensibilité élevée, un niveau de bruit faible et plus de 15 stops de latitude pouvant être enregistrées en interne au format 4K en 4: 2: 2 10 bits. Le suréchantillonnage effectué par le capteur 6K Full-Frame permet aux professionnels de créer des séquences 4K de haute qualité avec des effets bokeh (faible profondeur de champ), tandis que la prise de vue grand angle ouvre de nouvelles possibilités de créativité. Cela signifie que chaque scène capturée est fidèle à la réalité, qu’elle soit tournée en plein jour ou de nuit. Le caméscope peut également capturer du contenu jusqu'à cinq fois la vitesse de ralenti avec la prise de vue Full HD 120 images / s.

Avec la même science des couleurs et le même système ISO 800/4000 Dual Base que la caméra VENICE, le nouveau capteur peut également créer des teintes de chair plus douces. Le système AF « Fast Hybrid » couplé avec des réglages de vitesses de transition AF et de sensibilité accroit la rapidité de l’autofocus. Il combine également la fonction AF à détection de phase pour un suivi de sujet rapide et la technologie de détection de contraste pour une justesse de mise au point. Le capteur AF analyse en permanence 561 points dans l’image et couvre environ 94% de la largeur et 96% de la hauteur de l’image, ce qui permet un suivi AF performant, même avec des sujets se déplaçant rapidement tout en maintenant une faible profondeur de champ.

Inspiré par l'approche "Run & Gun" de la série de caméscopes FS7, le FX9 offre aux créateurs de contenu une plus grande flexibilité grâce au filtre ND variable électronique. Cela permet aux créateurs de pouvoir modifier instantanément le niveau d’exposition en fonction de l’environnement de tournage, même lorsque celui-ci passe de l’espace intérieur à l’extérieur ou lors de la prise de vue en éclairage naturel. En enregistrant les informations de stabilisation d'image et en les utilisant dans l'option Catalyst - Browse / Prepare, les créateurs de contenu peuvent capturer des images incroyablement stables, même en mode portable. Sony s'emploie également à encourager d'autres outils d'édition non linéaires tiers à adopter cette fonctionnalité.

Le FX9 est livré avec une gamme d’accessoires. Ceux-ci incluent la compatibilité avec la nouvelle série de microphones sans fil UWP-D via le Multi Interface Shoe (MI Shoe) avec l’interface audio numérique, le kit d’extension XDCA-FX9 permettant une sortie 10 bits S35 4K 120kps et RAW 16 bits, la compatibilité avec Sony BP-GL, les batteries de la série BP-FL, les interfaces D-Tap et RJ-45, ainsi que la diffusion en continu «Dual Link» stable à l'aide de deux lignes porteuses, ainsi que le récepteur sans fil numérique de type à insertion DWX couramment utilisé dans les paramètres de diffusion broadcast. Le FX9 sera également compatible avec le nouvel objectif à monture E FE C 16-35mm T3.1 G, qui équilibre de manière unique une totale opérabilité manuelle pour les fonctions d'enregistrement vidéo et de contrôle automatique.

 

 

Le caméscope livré sans optique sera proposé à 11 000 € HT en prix public.

  • 13 septembre 2019 à 09:30

IBC 2019 : première sortie pour le Canon EOS C500 Mark II

IBC 2019 : Canon dévoile l’EOS C500 Mark II © DR

Canon Europe dévoile sa toute nouvelle caméra EOS Cinéma : L’EOS C500 Mark II... Conçue à partir de toute l’expertise et des connaissances techniques qui caractérisent le développement des produits innovants de Canon et basée sur les fondements du Système EOS Cinema, l’EOS C500 Mark II est une caméra compacte et polyvalente équipée d’un capteur de type plein format 5,9K. Son capteur, développé et fabriqué par Canon, est associé au nouveau processeur DIGIC DV 7. Compatible avec l’enregistrement Cinéma RAW Light 5,9K en interne et l’enregistrement 4K 4:2:2 10 bits XF-AVC, cette caméra permet aux professionnels d’aborder l’image cinéma plein format de manière créative. C’est la première caméra de la gamme ayant la capacité d’enregistrer en Cinéma RAW Light 5,9K sur les nouvelles cartes ultra-rapides CFexpress. De plus, afin d’apporter une efficacité et une flexibilité accrues, l’enregistrement simultané en même format de fichier sur deux cartes est également possible grâce à la présence de deux logements pour cartes CFexpress.

 

Les dimensions compactes de cette caméra apportent aux cinéastes une liberté de création inégalée. Grâce à sa conception modulaire, les utilisateurs peuvent configurer leur caméra et la compléter avec différents éléments d’extension afin qu’elle corresponde aux nécessités de leur production. L’EOS C500 Mark II est la première caméra du Système EOS Cinéma comportant une monture d’objectif interchangeable de type EF Cinéma et PL, qui assure aux professionnels l’accès à une très grande diversité d’objectifs. C’est aussi le premier modèle EOS Cinéma équipé d’un stabilisateur d’image électronique.

 

Une image plein format 5,9K...

Grâce à la puissance intrinsèque de son capteur Canon CMOS plein format 5,9K, L’EOS C500 Mark II produit des images à l’origine d’un aspect cinéma réaliste et d’un effet d’immersion spectaculaire liés au plein format et renforcé par le rendu naturel, la douceur des tons chair et la fidélité des couleurs caractéristiques des caméras Canon. Grâce à son capteur 5,9K et au nouveau développement du processeur DIGIC DV 7, la caméra EOS C500 Mark II s’impose comme un choix idéal pour les professionnels qui souhaitent produire des contenus de qualité 4K optimale. L’algorithme permettant le sur-échantillonnage de 5,9K en 4K a pour effet l’élimination du moiré et la réduction du bruit, ce qui se traduit par une qualité d’image exceptionnelle. D’autre part, avec sa latitude de plus de 15 Diaphs associée à un large espace colorimétrique, l’EOS C500 Mark II est parfaite pour les productions à Haute Dynamique. Enfin, cette caméra est équipée d’une unité de filtres neutres intégrée et motorisée (2, 4, 6, 8 et 10 IL) qui donne la possibilité de créer des images caractérisées par une faible profondeur de champ, même en conditions de lumière du jour intense.

 

Enregistrements et flux très productifs

La capacité de format d’enregistrement multiple très polyvalente de l’EOS C500 Mark II est à l’origine d’une efficacité de flux d’enregistrements très bien adaptés aux nécessités des productions professionnelles. Grâce à son nouveau processeur d’image DIGIC DV 7, la caméra permet l’enregistrement en interne en format Cinéma RAW Light de résolution 5,9K. Ce format Cinéma RAW Light présente tous les avantages d’un fichier RAW en termes de souplesse en post-production tout en permettant également à l’EOS C500 Mark II d’enregistrer des fichiers de très haute qualité mais de taille inférieure.

En complément de la capacité de l’EOS C500 Mark II à enregistrer en interne sur des cartes CFexpress en format Canon XF-AVC avec résolution 4K 4:2:2 10bits, l’enregistrement simultané ou l’enregistrement de type proxy sont également possibles. Cela apporte aux professionnels une flexibilité ultime qui leur permet de choisir un format d’enregistrement adapté à leurs nécessités de tournage et de flux. L’EOS C500 Mark II bénéficie par ailleurs d’une interface perfectionnée 12G-SDI dont la vitesse de transmission est 4 fois supérieure à celle d’une interface 3G-SDI. Cette interface 12G-SDI permet des sorties d’images 4K 50/60p par l’intermédiaire d’un simple câble, ce qui simplifie la gestion des flux 4K. D’autre part, la sortie HDMI permet, elle aussi, la sortie 4K 50/60p par un simple câble.

 

Potentiel d’extension exceptionnel et grande polyvalence adaptés aux exigences de productions de grande envergure

Les cinéastes peuvent configurer la caméra en utilisant deux unités d’extension différentes : l’EU-V1 et l’EU-V2. Deux viseurs optionnels (EVF-V70 and EVF-V50) sont également disponibles. La possibilité de configurer la caméra avec les unités d’extension associée à sa compacité et à sa légèreté est à l’origine d’une plus grande flexibilité d’usage pour les réalisateurs.

L’unité d’extension EU-V1 ajoute une interface de type Genlock/Sync BNC, une interface de télécommande Remote B pour la télécommande à distance optionnelle RC-V100 et une interface Ethernet pour la diffusion sur adresse IP ou la télécommande par navigateur. L’unité d’extension EU-V2 intègre également ces interfaces et y ajoute 2 entrées XLR ainsi qu’une interface pour objectif à 12 broches. Elle est par ailleurs équipée d’une monture de batterie de type V-Lock avec connecteur D-tap et d’une sortie 24V XLR.

 

Stabilisation électronique et technologie autofocus efficaces pour des tournages sans compromis

L’EOS C500 Mark II est la première caméra du Système EOS Cinéma intégrant le stabilisateur d’image électronique qui assure une stabilisation sur 5 axes. Lorsqu’un objectif compatible avec la transmission de données est monté sur la caméra, l’information de focale est automatiquement reçue par la caméra. Avec un objectif qui ne permet pas la communication avec la caméra, la stabilisation électronique est possible après avoir indiqué manuellement la focale. D’autre part, la stabilisation électronique est également compatible avec les objectifs anamorphiques.

Comme les autres caméras de la gamme, l’EOS C500 Mark II bénéficie de l’autofocus Canon CMOS à double pixel. Avec les possibilités de mode One-Push AF et d’autofocus continu, les professionnels ont l’assurance d’images nettes et précises. Ils bénéficient également de la commande d’un autofocus tactile souple et intuitif grâce au nouvel écran LCD LM-V2, ainsi que de la fonction de Guide de mise au point par double pixel qui indique si la position du point en cours est en avant ou en arrière du sujet afin d’assister les opérateurs dans l’obtention d’une mise au point rigoureusement précise. L’EOS C500 Mark II propose également l’AF avec détection de visage et le suivi AF qui permettent un contrôle de mise au point automatisé très efficace dans de nombreuses situations de tournage. Enfin, pour affiner encore le potentiel de performance de l’autofocus, la caméra offre la possibilité de régler la vitesse et la réactivité du suivi AF.

 

Des fonctions complémentaires pour une liberté de création ultime

L’EOS C500 Mark II est compatible avec l’utilisation de tables de correspondance (LUTs), ce qui permet aux cinéastes d’appliquer ou de personnaliser leurs propres tables. En les téléchargeant dans la caméra pour s’assurer d’un monitoring précis, les réalisateurs peuvent aussi appliquer différentes tables pour chaque terminal. Avec la touche d’ajout de table, ils bénéficient d’une souplesse opérationnelle accrue. L’EOS C500 Mark II permet également un mode d’enregistrement à taux d’acquisition élevé jusqu’à 50/60 im./sec. en résolution 5,9K avec le codec Cinéma RAW Light.

 

Deux autres lancements ont lieu : celui du moniteur DP-V3120 et du zoom CJ15ex4.3B qui seront présentés pour la première fois avec l’EOS C500 Mark II, sur le stand Canon (Hall 12, Stand D60) à l’IBC 2019.

 

L’EOS C500 Mark II sera disponible à partir du mois de décembre.

 

 

 

Principales caractéristiques de l’EOS C500 Mark II :

Qualité d’image plein format époustouflante

o Capteur plein format 5,9K

o Aspect d’image immersif

o Fidélité de reproduction des couleurs liée à l’expérience Canon

o Rendu doux et naturel des tons chair

o Possibilité de HDR avec PQ/HLG et Canon Log 2/3

 

Enregistrement en interne sur cartes CFexpress / Cinéma RAW Light et XF-AVC

Boîtier compact et solide

o Boîtier léger : 1750 g

o Conception robuste

o Fiabilité face aux environnements difficiles

 

Système modulaire

o Monture d’objectif interchangeable par l’utilisateur

o Unités d’extension et viseurs optionnels

 

Technologie d’autofocus pionnière

Stabilisateur électronique

Caractéristiques complémentaires

o Tables de correspondance utilisateur (LUTs)

o Filtres neutres internes (ND 2/4/6/8/10)

o Fausse couleurs / Marqueur / Niveau d’affichage personnalisable

 

 

  • 11 septembre 2019 à 17:00

IFA 2019 : le premier portable doté d’une carte Quadro RTX 6000

IFA 2019 : le premier ordinateur portable doté d’une carte Quadro RTX 6000… © DR

Le processeur graphique Nvidia Quadro RTX 6000 alimentera l'ordinateur portable annoncé comme le plus puissant au monde : l’ASUS ProArt StudioBook One. Il complète les 11 autres nouveaux systèmes profitant de la technologie RTX Studio lancés par Acer, ASUS, HP, MSI a l’occasion de l’IFA, le plus grand rendez-vous électronique au monde, portant à 39 le nombre total de systèmes embarquant ce processeur ultra performant.

 

Le Quadro RTX 6000, au cœur du ProArt StudioBook One, permet aux créatifs de tirer parti de la puissance équivalente à celle d'une station de travail bureautique haut de gamme sans être enchaîné à leur bureau… La machine sera idéale pour les flux de travail gourmands en calculs, tels que la création d'animations 3D, le rendu, l'édition de vidéos 8K, la visualisation de jeux de données volumétriques, la navigation en temps réel dans les projets VR...

 

L’ASUS ProArt StudioBook One qui offre une combinaison idéale de performances et de portabilité propose notamment:

• 24 Go de mémoire GPU ultra-rapide pour traiter de grandes scènes, des modèles, des jeux de données et des workflows complexes multi-applications.

• Ses cœurs RT et les cœurs Tensor de l’architecture NVIDIA Turing offrent des fonctions de traçage de rayons en temps réel, d’ombrage avancé et des outils améliorés d’IA pour accélérer les flux de travail professionnels.

• son écran professionnel 4K 120Hz validé certifié PANTONE propose une couverture colorimétrique en conformité à 100% avec Adobe RVB…

  • 11 septembre 2019 à 17:00

Panasonic & Atomos : une collaboration à long terme

Panasonic & Atomos : une collaboration à long terme © DR

Panasonic continue son partenariat de développement avec Atomos Limited. Ensemble, les deux entreprises offriront bientôt la possibilité de transfert de données RAW du LUMIX S1H via HDMI vers le moniteur enregistreur Atomos Ninja V.

 

En tant que premier appareil photo hybride plein format au monde à prendre en charge la vidéo 6K en interne1, le LUMIX S1H allie la qualité cinéma professionnelle à la mobilité d’un appareil à objectif interchangeable plein format.

Afin d’étendre les fonctionnalités de l’appareil et de proposer un outil de travail optimal aux cinéastes, Panasonic souhaite offrir une sortie des données RAW d’une excellente qualité, en enregistrement interne et externe, et développe pour ce faire une compatibilité totale avec le moniteur enregistreur HDR Atomos Ninja V 4K 60p.

 

Lors du lancement mondial du Lumix S1H à Los Angeles le 27 Août dernier, Yosuke Yamane, directeur de la Division Photo Monde de Panasonic a affirmé :

« Atomos et Panasonic ont une bonne relation et nous avons fourni un enregistrement en 4K 4:2:2 10bit via HDMI pour la série Lumix GH. Nous développons actuellement une sortie RAW via HDMI avec Atomos pour le S1H. »

 

Jeromy Young, CEO d’Atomos a de son côté précisé dans un communiqué de presse :

« Nous sommes très fiers de continuer à développer de nouvelles technologies révolutionnaires avec une entreprise de la taille de Panasonic. Nous sommes tous les deux très attachés à la démocratisation de la réalisation de films pour les créateurs, et la possibilité de transmettre le format RAW via HDMI du S1H vers un Ninja V constitue un progrès majeur dans cette direction. »

 

Le nouveau Lumix S1H sera présenté avec un Atomos Ninja V lors du prochain salon IBC 2019 à Amsterdam à partir du 13 Septembre.

  • 10 septembre 2019 à 17:00

XD Motion, l’art du mouvement

Le X Fly 3D est la star pour mettre en mouvement des plans spectaculaires. © XD Motion

XD Motion, qui ne cesse de perfectionner ses systèmes de prise de vue, propose ses solutions X Fly, de la 8K en live à des caméras légères en fiction, pour tous les budgets et tous les projets. Entre innovation technologique, nouveaux services, XD Motion trace sa route, pour conquérir le monde !

 

Le système X Fly 3D est l’une des pépites technologiques de la société XD Motion. Rappelons que cet outil de prise de vue hors du commun est un travelling sur lignes qui comprend un plateau et une tête gyrostabilisée. Les skates et dollies qui portent les caméras peuvent se déplacer en 1D (point à point horizontal ou vertical), en 2D (1D + élévation en Z) ou en 3D (2D avec en plus la profondeur).

Les modèles X Fly peuvent être prévus pour des installations permanentes ou pour des opérations événementielles en prestation de service. Un logiciel d’évitement d’obstacle inclus permet de mémoriser les positions de caméras et refaire les mêmes mouvements comme un motion control. L’opérateur se concentre sur les images et non plus sur le déplacement de la dollie.

Les Jeux olympiques de Tokyo seront en UHD 8K, et XD Motion s’y prépare intensivement. La société a ainsi, il y a quelques semaines, réalisé une captation test avec la NHK en 8K Live. Les équipes de la NHK se sont rendus en France, plus particulièrement au Stade de France, et ont utilisé la caméra prototype de Sony UHC-8300 (Tri Capteur 1,25 pouce) et une optique 4K. La transmission des images 8K jusqu’à la régie s’est faite en fibre optique. Le X Fly 3D en standard comprend huit fibres pour acheminer les signaux vidéo et les métadonnées. Un premier test réussi et qui devrait permettre ainsi des captations exceptionnelles lors des prochains JO.

Le X Fly 3D est également intéressant pour réaliser des captations enrichies par de la réalité augmentée. Jusqu’à présent, XD Motion utilisait la technologie NCAM. Désormais elle utilise des protocoles standard de métadonnées compatibles avec Viz, Avid, Zero Density. « Nous donnons aux éditeurs de logiciels de réalité augmentée des données très précises, il est même possible d’avoir les infos de zooms, ce qui est spectaculaire en termes d’images », précise Benoît Dentan, président fondateur de XD Motion. Cette technologie a été testée lors des compétitions de judo à l’AccorHotel Arena (Grand Slam de Paris) en février dernier.

 

XD Motion, avec le X Fly 3D, est intervenu sur le film « Nicky Larson et le parfum de Cupidon » réalisé par Philippe Lacheau, sur la scène du missile dans la centrale nucléaire. Cette séquence comprend un long travelling, dans le centre du CEA dans lequel le spectateur voit un missile incontrôlable filer à toute allure vers les héros.

 

« Nous avions un timing très serré pour réaliser ce plan et nous l’avons fait en moins de trois heures, installation et démontage compris. Nous avions préparé le plan en amont dans nos locaux avec les équipes de Mikros qui ont fait les effets visuels. Le X Fly 3D a rendu possible ce type de plan, et Mikros a récupéré les données pour faire l’incrustation du missile », raconte Benoît Dentan.

 

 

Le Mini X Fly rapide à déployer

En dehors du modèle haut de gamme trois axes, XD Motion a développé à l’autre extrémité une solution économique, le Mini X Fly 1D, qui permet à une caméra standard d’être placée sur un chariot compact. Le tout (caméra et plateau) pèse moins de 15 kilos et peut atteindre des longueurs de câble de 200 mètres et une autonomie de 20 minutes. Le Mini X Fly 1D a été utilisé par Rémy Chevrin, pour le film de Christophe Honoré « Musique de chambre ». Cet outil n’est pas destiné au direct, mais vraiment pour de la fiction.

 

Dans les innovations techniques, XD Motion continue à perfectionner son drone captif. Il s’agit d’un drone de deux mètres de diamètre qui pèse 25 kilos et qui est maintenu au sol par une ligne de différente longueur. La ligne alimente le drone, la tête gyrostabilisée et récupère la vidéo. Il est même possible de fixer un projecteur led directement sur le système. Cela a été utilisé sur le clip de Mylène Farmer « Désobeissance » réalisé par Bruno Aveillan. Le drone captif est très intéressant pour des prestations live, il utilise la même tête que pour le X Fly et, à terme, il pourra récupérer les métadonnées pour de la RA.

 

XD Motion est distributeur des têtes GSS et a en distribution une nouvelle tête ultra compacte pour de la prise de vue aérienne. Ce modèle cinq axes mesure vingt centimètres de diamètre et pèse 17 kilos ; il dispose des mêmes qualités de stabilisation que les autres modèles, mais en plus compact.

 

XD Motion a modifié le mini Russian Arm pour s’insérer plus facilement dans les flots de circulation de la capitale. « Nous avons travaillé en étroite collaboration avec la Ville de Paris et la Préfecture pour homologuer cette nouvelle version. Nous l’avons utilisée sur des tournages pour Chanel, Renault et Citroën. Le bras a été modifié en position de tournage et en installation », conclut Benoît Dentan.

 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.34. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 8 septembre 2019 à 16:00

Une LUT 3D dédiée au N-Log pour les Z7 et Z6 Nikon

Nikon lance une LUT 3D dédiée au N-Log pour ses appareils photos Z7 et Z6 © DR

Nikon annonce le lancement d'une LUT (Look-Up Table, table de conversion) pour la vidéo en N-Log, une fonctionnalité proposée sur les appareils photo Nikon Z7 et Z6. Les NIKON Z6 et Z7 renforcent leurs fonctionnalités vidéo avec l’ajout d’une Lut 3D

La LUT dédiée au N-Log de Nikon est compatible avec l'espace colorimétrique Rec. 709, tout en étant disponible en plusieurs versions, ce qui permettra aux utilisateurs d’appliquer facilement différents styles à leurs vidéos. C'est également une LUT 3D qui permet d’ajuster la luminosité, la saturation et la teinte, en plus des couleurs RVB.

Une LUT est constituée de données prédéfinies de valeurs de couleurs RVB, utilisées pour transformer l'apparence des vidéos lors de l'étalonnage des couleurs en post-production.

L'enregistrement N-Log en sortie HDMI des appareils photo Z7 et Z6 est optimisé pour l'enregistrement 10 bits qui exploite toute la plage dynamique du capteur d'image. Ce type d'enregistrement préserve tous les détails des hautes et basses lumières pour une plus grande souplesse d'étalonnage.

 

La future mise à jour du firmware permettra la prise en charge de la sortie vidéo RAW 

Comme préalablement annoncé, une nouvelle mise à jour du firmware sera publiée plus tard cette année pour les appareils photo Z7 et Z6 concernant la prise en charge de la sortie vidéo RAW. Ce firmware permettra l’enregistrement au format vidéo ProRes RAW sur l’enregistreur Ninja V 4K HDR d'ATOMOS, partenaire de Nikon pour le développement de la technologie de sortie vidéo RAW.
Avec cette version du firmware, les Nikon Z7 et Z6 seront les premiers appareils photo à prendre en charge la sortie vidéo au format RAW, jusqu’à maintenant disponible uniquement sur les caméras de cinéma professionnelles. 

Les fichiers vidéo RAW fournissent de plus riches informations, tout comme les données RAW des photos. En apportant encore plus de flexibilité à l'étalonnage des couleurs en post-production, la prise en charge de la sortie vidéo RAW place indiscutablement les appareils photo hybrides Nikon dans le même domaine d'utilisation que les caméras de cinéma professionnelles, faisant de ces appareils un choix abordable pour la production de vidéos. 

L’ajout de la fonctionnalité de sortie vidéo RAW nécessitera une mise à niveau interne supplémentaire qui devra être effectuée par le Service Après-Vente Nikon. Il s’agira d’un service payant.

  • 3 septembre 2019 à 17:00

Retour sur le NAB 2019 – Spécial audio

© DR

Même si certains fabricants n’attendent pas les salons pour annoncer et présenter leurs nouveaux produits, le NAB de Las Vegas figure malgré tout parmi les rendez-vous importants retenus par les constructeurs audio pour présenter leurs nouveautés sur le sol américain. Et si l’audio immersif, les encodeurs ATSC3 et AC4 restent au centre des préoccupations, notre sélection produits montre une certaine activité du côté du tournage, notamment des enregistreurs.

 

ADOBE

Audition, le logiciel audio d’Adobe revient avec une version 12.1 dotée de quelques améliorations parmi lesquelles une option d’enregistrement Auto Punch avec pré-roll ajustable et décompte visuel et un zoom qui désormais peut s’ajuster de façon à ce que le ou les clips sélectionnés remplissent entièrement l’écran. Également au menu, une fonction de mix automatique de type Ducking qui génère une courbe d’automation que l’on peut affiner dans la section Ducking afin d’atténuer plus ou moins le niveau de la piste musique ou ambiance en fonction du volume de la piste voix, deux raccourcis pour décaler les clips vers la piste inférieure ou supérieure, ainsi que l’ajout et l’édition de points clés.

 

STUDIO TECHNOLOGIES

Studio Technologies profite du NAB pour présenter la 207 eSports Console, un produit conçu pour le marché du e-sport et plus précisément les compétitions de gaming sur PC. Doté d’un micro, d’un convertisseur AD, d’entrées analogiques (XLR 5 broches, jack TRRS, jack TRS) et Dante, ce nouveau pupitre permet l’intégration directe avec le PC des joueurs en réseau. Compatible avec les principaux combinés micro/casque utilisés en broadcast comme chez les gamers, l’appareil propose également une entrée ligne stéréo afin de connecter directement la sortie du PC et la diffuser ensuite en réseau sur deux canaux Dante, tandis qu’un bouton à trois positions permet de choisir parmi les différentes source de monitoring. L’ensemble est alimentable en PoE et configurable via l’application maison STcontroller.

 

BOSE

Évolution du B30, le SoundComm B40 est un micro/casque d’intercom dédié aux applications pro, notamment dans les environnements bruyants. Alimenté par deux piles AA, il comprend un système de réduction de bruit actif, un micro dynamique plus sélectif que dans la version 30 et de surcroît orientable pour permettre le positionnement à gauche ou à droite. Il sera disponible en version mono XLR 4 femelle ou stéréo mâle 5 broches suivant les besoins.

 

PLIANT TECHNOLOGIES

Conçu avec l’idée de simplifier les connectiques XLR utilisées entre les casques intercom et les boîtiers ceinture, la série d’adaptateurs FleXLR de Pliant Technologies permet par exemple de réaliser des liaisons mâles XLR 4 vers mâle XLR 5 broches (référence PAC FLX-45) ou encore mâle XLR 4 vers mâle XLR 4 (référence PAC FLX-44). Toujours chez Pliant, la nouvelle série MicroCom est un système d’intercom simple canal très simple d’utilisation reposant sur un boîtier ceinture opérant sans base et permettant à cinq ou dix utilisateurs (suivant le modèle) de communiquer en full duplex avec une autonomie d’une dizaine d’heures. Une première version opérant dans la bande des 900 sera d’abord disponible sur le marché américain, tandis qu’une version 2,4 GHz conçue pour le marché européen est attendue avant la fin de l’année.

 

ZAXCOM

• Enregistreur Nova

Nouvel enregistreur mixeur compact, le Zaxcom Nova intègre quatre entrées micro/ligne dotées de la technologie NeverClip, deux entrées lignes, quatre entrées AES configurables (AES3 avec SRC, AES42 ou entrées pour récepteurs HF) et six sorties mixtes analogiques ou AES. La section enregistreur peut produire jusqu’à douze canaux 24 bits et travailler à toutes les fréquences normalisées jusqu’en 192 kHz, les fichiers produits au format Marf II ou BWF étant stockés sur une ou deux cartes SD en simultané. Pour commander l’ensemble, la machine propose cinq encodeurs multifonctions (gain d’entrée, gain des émetteur ZaxNet et fader) organisés en quatre banques de cinq. Notons enfin que deux récepteurs doubles Zaxcom QRX212 mono ou stéréo peuvent être enfichés directement dans le Nova, ce qui peut représenter un total de huit canaux HF avec la gestion des fréquences et du scan HF intégrée. Le Nova propose deux entrées redondantes pour l’alimentation et sa disponibilité est annoncée pour cet été.

• Récepteur URX100

Avec l’URX100, Zaxcom revisite le concept de récepteur IFB en présentant un récepteur stéréo UHF utilisant la transmission numérique maison avec time-code et une sortie casque pour l’IFB, mais en y ajoutant un boîtier intercom avec un micro commutable type PTT (Push To Talk) et une entrée Talkie-Walkie. Selon ses concepteurs, l’ensemble peut faire office de lien mixette/caméra avec monitoring casque, liaison perche HF avec intercom entre le perchman et le chef op, ou encore récepteur avec TC pour reflex. Notons que les configurations de routing et de monitoring du circuit d’intercom peuvent s’effectuer via l’App dédiée et que l’autonomie annoncée est de huit heures via trois piles AA alkaline. L’URX100 est dès à présent disponible en quantité limitée.

• Émetteur ZMT3-X

Zaxcom poursuit le développement de la série ZMT3 avec le petit émetteur ZMT3-X qui reprend les principales caractéristiques du ZMT3 standard (enregistrement sur micro SD, émission HF numérique…), mais se singularise avec un boîtier un peu plus épais taillé pour les tournages extrêmes avec son revêtement caoutchouté résistant à l’eau. Autre particularité, il propose deux entrées format microDot pour travailler en mono ou stéréo avec deux Lavalier, et affiche douze heures d’autonomie (48 heures en mode stand by) grâce à sa batterie Motorola BT100 embarquée.

 

MERGING TECHNOLOGIES - ANUBIS

Nouveau concept chez Merging Technologies avec Anubis, un appareil hybride permettant, en fonction des situations, d’assurer la gestion de monitoring jusqu’au 22.2, de jouer le rôle de télécommande et de petite interface audio 4in/4out (2Mic-Line+2 Line-Instrument sur Combo Jack-XLR). Présentée dans un boîtier format desktop, l’ensemble comprend une section Talkback, la connectivité Ravena/AES67, un écran tactile LCD 800 x 480 pixels, deux sorties casque, le GPI et le Midi, tandis que sous le capot, on trouve un traitement DSP assurant le routing et le mixage. L’ergonomie est conçue autour d’un écran tactile, d’un gros encodeur multifonction et de sept boutons paramétrables qui permettent par exemple de gérer les entrées/sorties physiques de l’interface, mais aussi toutes celles présentes sur le réseau AES67/Ravenna. Au bout du compte, l’ensemble peut piloter les entrées et sorties d’un studio, mais également son monitoring grâce à ses capacités de mixage intégré.

 

SOUND DEVICES - SCORPIO

Nouveau haut de gamme chez Sound-Devices, le Scorpio, s’il reprend grosso modo les dimensions de la 688, représente en fait un sacré bond en avant en termes de puissance. Il renferme en effet un mixeur 32 canaux, un enregistreur 36 pistes et se voit doté de 16 entrées micro/ligne, 12 sorties analogiques, mais aussi 32 canaux I/O Dante, un bus 12 voies (deux pour le mix et dix additionnels) tandis que le stockage s’effectue sur un disque SSD interne de 256 Go secondé par deux slots SD. Parmi les choix de formatage pour le stockage, figure l’exFAT qui présente l’avantage de faire tomber la fameuse limite des 4 Go par fichier.

L’assignation des canaux est entièrement libre, mais le nombre d’encodeurs et de faders en face avant étant limité à douze, le contrôle des voies additionnelles se fait soit via l’écran, soit au moyen d’une surface de contrôle USB compatible avec le protocole Midi MCU (Mackie Control Universal) comme la série M+ de chez Icon conseillée par Sound-Devices. On note également la présence d’un port USB-C utilisé pour le transfert de fichiers en USB 3.1. On retrouve sinon un module TC complet, tandis que l’alimentation interne est assurée par deux accus format Sony L ou en externe via un port non pas HiRose mais TA4 car la bête a, paraît-il, des besoins copieux.

Les préamplis procurant 76 dB de gain sont visiblement d’un design nouveau mais, comme toujours chez Sound-Devices, on garde une gestion de la dynamique assurée en premier lieu par un limiteur analogique complété en sortie par des limiteurs numériques réglables sur tous les canaux, ainsi que les traditionnels coupe-bas et retards. Par contre, la Scorpio se distingue avec une nouvelle section EQ complète.

L’ensemble du processing est assuré par trois puces FPGA et trois processeurs Dualcore ARM qui motorisent mixage et traitement en 64 bits, une résolution également disponible pour la production de fichier mono ou poly au format RF64 Waw. L’accès aux fonctions et la visualisation des niveaux est assurée par un LCD tactile 320 x 240, mais le pilotage peut également se faire à distance via USB sur tablette Android et bientôt iOS avec l’App SD-Remote. Le pilote en Bluetooth sera quant à lui disponible ultérieurement, via la prise « antenna » présente sur le boîtier.

Au sein de la connectique analogique, on note six XLR correspondant aux six premières entrées (également configurables en AES3 ou 42) deux mini XLR TA3 et huit TA5 pour les suivantes. Le poids du Scorpio est de 2,6 kg sans batterie ni sacoche.

 

ZOOM F6

Comme son nom le laisse penser, le Zoom F6 annoncé pour juin comprend effectivement six entrées micro, mais une seule sortie stéréo sur minijack. Il reprend le design de préampli et le générateur de TC de son ainé le F8 tandis que la partie enregistreur peut produire des fichiers BWF comprenant jusqu’à six pistes isolées + mix bi-piste en résolutions 24 bits, 32 bits, ou les deux en simultané, mais avec un stockage sur carte SD (un seul lecteur). L’alimentation peut être assurée en interne par quatre piles AA ou, plus confortable, au moyen d’un accu format Sony L pour une autonomie de l’ordre d’une journée. Le F6 peut également être alimenté par une source externe via USB-C. L’ergonomie est assurée par un petit écran couleur et une molette multifonction présente sur le côté droit de la machine.

L’originalité du F6 repose sur sa résolution 32 bits, lui permettant de ne pas intégrer de réglage du niveau d’entrée. Les enregistrements se font donc au gain unitaire micro ou ligne sur lequel on applique un gain via le fader au moment de l’enregistrement ou en postproduction, un moyen de minimiser l’absence de limiteur analogique avant conversion qui était jusqu’alors l’un des points critiqués par certains testeurs. Notons enfin la présence d’une option Automix intégrée et le contrôle à distance via Bluetooth depuis un smartphone muni de l’App maison.

 

RØDE - WIRELESS GO

Aux côtés de la gamme RødeLink, Røde lance le Wireless Go, une liaison sans fil numérique 2,4 GHz comprenant un émetteur clippable avec micro intégré et entrée pour un Lavalier externe, un récepteur à niveau commutable (0 dB, -6 dB, -12 dB) également clippable sur une griffe porte-flash par exemple. Les deux composants sont de la taille d’un briquet zippo et pèsent une trentaine de grammes. Réponse directe à la gamme Sennheiser XSW-Digital, la liaison Wireless Go se lance donc également sur le créneau des liaisons sans fil à 200 euros super simples à utiliser visant principalement le marché des créations de contenu d’entreprise, les youtubers, voire les applications de conférence.

L’ensemble ne comprend pas de micro cravate, mais est livré avec deux bonnettes antivent en fourrure, un câble minijack pour liaison DSLR, les câble USB pour la recharge des accus internes et une pochette de rangement.

 

AUDINATE - DANTE AV MODULE AVEC VIDEO FOR AUDIO

Sur le stand Audinate, c’est bien sûr la venue des intégrations produit autour de la carte Dante AV module et du Dante AV Product Design, son kit de développement associé qui font le buzz, sachant qu’une fois implémentée, la technologie Dante AV permet la distribution IP sur réseau Ethernet 1 Gbit de huit canaux audio en émission et réception et d’un canal vidéo synchrone en 4K@60 Hz incluant HDR, HDCP 2.0, l’EDID et le CEC. Dante AV transmet également l’USB, l’infrarouge et le RS232, ce qui permet de piloter plusieurs sources et diffuseurs à travers le réseau sans boîtier supplémentaire. Par défaut, l’interface vidéo 32 bits intégrée à la carte s’appuie sur le Jpeg 2000, mais apparemment, d’autres codecs sont envisageables.

En parallèle, le distributeur français Pilote Films nous informe d’une baisse de prix sur les petits adaptateurs Audinate AVIO Dante disponibles en analogique, USB ou AES3.

 

SENNHEISER

Pour Sennheiser, les nouveautés NAB reprennent en partie les annonces de l’IBC avec quelques additions comme la nouvelle gamme sans fil XSW-Digital et des avancées dans les disponibilités, notamment pour l’émetteur de poche SK 6212 de la série Digital 6000. Chez Neumann, dans la gamme des enceintes KH, le caisson de basses KH 750 DSP fait son entrée tandis le casque NDH 20 annoncé au Namm entre sur le marché du monitoring studio haut de gamme.

Enfin, dans la gamme Ambeo, Sennheiser présente toujours son prototype de micro Sport Microphone Array ainsi que l’Ambeo SoundBar, une barre de son 5.1.4 haut de gamme dédiée à le reproduction et à la vérification de contenus immersifs, disponible depuis mai dernier.

 

SHURE - MICRO CRAVATE TWINPLEX SERIES

Shure lance la série TwinPlex, une gamme conçue pour les applications demandant qualité et dynamique importante comme la prise de son cinéma, le théâtre et la comédie musicale. La gamme intègre un design à deux capsules annoncé comme peu sensible aux détimbrages hors axe et un câble fin, résistant, pouvant être peint, et insensible aux effets de mémoire de forme. Elle comprend actuellement le micro serre-tête miniature TH53 et le micro-cravate TL45.

 

PRO TOOLS 2019

Pas de version 2019 disponible pour Pro Tools au moment du NAB, mais c’est chose faite depuis début mai où Avid a profité du salon berlinois Superbooth. Pas de bouleversement, ni de killer fonction pour cette nouvelle mouture, mais des évolutions qui devraient se montrer appréciables au quotidien, notamment pour les utilisateurs intensifs.

Parmi elles, figurent la compatibilité Mac OS Mojave et un nommage des pistes plus fonctionnel, mais surtout un nombre de pistes audio disponibles à la lecture en augmentation grâce aux 1 152 Voices implémentées dans Pro Tools Ultimate et aux 384 de la version standard. En outre, afin d’améliorer la fluidité, certaines actions (création, suppression, activation ou désactivation de pistes, insertion ou suppression de plugs-in ou de send, modification des E/S, ajustement d’une sélection ou d’une boucle...) deviennent envisageables sans avoir à stopper la lecture. Enfin, pour les licences multi-utilisateurs, le Multiseat License est une licence flottante PACE sur serveur qui facilite l’administration des licences et élimine la nécessité d’iLoks au sein d’une entreprise ou d’un centre de formation.

D’autre part, avec la nouvelle version de l’App Pro Tools Control, disponible depuis début mai, la gestion de tout système de monitoring compatible EuCon (Pro Tools MTRX, XMON…) devient accessible depuis un iPad. D’autre part, des fonctions facilitant la sélection et la navigation au sein d’un grand nombre de pistes comme les « Scroll to Track » ou « Scroll into View » deviennent présentes dans le protocole EuCon ainsi que dans Pro Tools.

 

GENELEC

Pour Genelec, le NAB fut l’occasion de présenter ses enceintes actives pour les studios professionnels et le home cinema. Au NAB, Genelec mettait en valeur les améliorations des subwoofers de la série F qui offrent désormais un meilleur rendement. L’actualisation porte sur la connectique (entrée numérique optique et coaxiale), un plus grand niveau de pression sonore, un contrôle à distance RF, par câble ou infrarouge et une source d’alimentation améliorée (voltage universel par commutation). Par ailleurs, les subwoofers actifs de la série F1 et F2 complètent les moniteurs actifs deux voies de la série G offrant une qualité de son supérieur, un niveau de pression sonore élevé et un niveau d’amplification de classe D. La connectique analogique n’a pas été abandonnée pour autant. On dispose d’entrées/sorties stéréo analogiques (prises RCA, XLR, LFE/LINK). Ces équipements sont compatibles avec les moniteurs professionnels de studio et une connexion en chaîne de multiples subwoofers.

La série 8000 concerne des moniteurs deux voies professionnels qui bénéficient du système dit « Minimum Diffraction Enclosure (MDE) » réduisant les diffractions. La série SAM (Smart Active Monitor) concerne des moniteurs trois voies compacts. Pour les positionner, il suffit d’utiliser un ordinateur (PC ou Mac) et de télécharger l’application de Genelec qui propose un algorithme expert pour faciliter l’installation dans la salle grâce à un microphone de calibration qui analyse l’environnement. Notons le « Master Smart Monitor » qui délivre un son à très faible distorsion, une réponse plate dotée du « Directivity Control Waveguide (DCW) » qui supprime les diffractions et fournit un son naturel. Même caché, le moniteur attrape l’œil, bien que pour l’auditeur il reste invisible. Cette gamme de subwoofers actifs offre une bonne précision d’image sonore, une réponse en fréquences étendue, un niveau d’écoute agréable pour un long travail de studio.

Enfin, pour les entreprises, la gamme compacte 4010, 4020, 4030 et 4040 comprend des haut-parleurs actifs à deux voies adaptés aux installations commerciales ou professionnelles (salle de cours, par exemple). Tous les modèles intègrent une amplification distincte pour chaque voie. Un choix qui couvre pratiquement tous les besoins de sonorisation.

 

RIEDEL

Il y a dix ans, la société allemande vendait son premier intercom… Aujourd’hui, la société a dépassé la barre des 5 000 unités… Le charismatique Thomas Riedel avait convié la presse et ses clients fidèles à fêter cet anniversaire, mais aussi pour annoncer la sortie d’un nouvel Artist, plus performant que jamais… Avec l’Artist 1024, Riedel propose la plus grosse densité intercom du monde et fait un pas de géant puisque la carte est software defined, c’est-à-dire personnalisable à souhait et en conformité avec la nouvelle norme IP SMPTE 2110-30/31 (AES67). L’Artist 1024, puissante extension de l’écosystème d’intercom Artist, vient compléter une famille qui comprenait les Artists 32, 64, 128 et elle est compatible avec ces versions antérieures.

La nouvelle interface de l’Artist 1024, qui bénéficie d’une prise en charge IP native, redéfinit la connectivité de communication… Proposant non moins de 1 024 ports dans un simple rack 2 RU, l’Artist 1024 offre une série d’innovations s’appuyant sur la puissance des cartes d’interface universelle (UIC) programmables par logiciel. Ce type de carte combine des fonctionnalités de réseau, mélange et gestion et peut être configurée pour fonctionner sous protocole AES67 ou Madi, ou en tant que carte fibre/routeur/processeur Artist. Pour changer de type de connectivité, il suffit d’un clic dans le logiciel de configuration Director.

La trame fournit dix baies pour les UIC, deux d’entre elles étant réservées aux UIC de routage et de mise en réseau. Les huit baies restantes peuvent être équipées de cartes UIC de différentes configurations pour assurer la connectivité des abonnés. Le mélangeur intégré de chaque carte d’abonné peut être dimensionné de 8 à 128 ports par carte et peut accéder aux 1 024 ports.

Le nouveau nœud Artist de Riedel prend en charge plusieurs systèmes de redondance, notamment N + 1, NIC et SMPTE 2022-7. Toutes les liaisons de contrôle et de données au sein du système sont redondantes et une sécurité supplémentaire est fournie par deux unités d’alimentation à partage de charge et un module de ventilation avec des unités de ventilation redondantes. Sa robustesse et sa fiabilité sont donc sans précédent.

L’Artist 1024 introduit également un nouveau schéma de licence flexible avec une licence au niveau de la trame au lieu d’une licence de type connectivité.

 

DOLBY

« Dolby Cinema » est un concept qui allie les technologies Dolby Atmos pour le son et Dolby Vision pour l’image. Le son immersif est à la mode et Dolby veut être leader dans ce type de technologie. Aussi, au NAB, il a mis l’accent sur son procédé audio immersif Atmos qui continue sur sa lancée, avec plus de 4 800 écrans de cinéma équipés en Dolby Atmos dans le monde entier dont plus de 150 en France. Côté contenu, plus de 1 240 titres sont sortis ou annoncés en Dolby Atmos pour le cinéma. Les exploitants de salles de cinéma ont pris conscience de l’importance du son pour le spectateur, car le son crée l’image ! D’où la multiplication de complexes « All Dolby Digital Atmos » dans le monde.

Côté équipement, Dolby présentait le tout nouveau Cinema Processeur CP950 qui offre une qualité de son incroyable associé à une interface évoluée, un écran tactile, une écoute cabine intégrée, et une évolution vers le Dolby Atmos. Par ailleurs, l’IMS3 (Integrated Media Server) et le DMA (Dolby Multi Channel Amplifier) sont quant à eux des solutions Dolby qui permettent de réduire et d’optimiser l’espace physique occupé par les machines, tout en gardant un son de très haute qualité.

Pour convaincre les visiteurs du NAB, Dolby avait installé un car à l’extérieur du « Convention Center » où des démonstrations de capture d’images avec son Atmos étaient présentées, notamment un match de football dans lequel on bénéficiait d’une immersion totale, terriblement réaliste, grâce aux haut-parleurs distribués dessus et autour de soi. Effet garanti !

 

BOYA

C’est une impressionnante gamme audio que ce fabricant chinois présentait au NAB 2019. Boya a développé une gamme spécifique de microphones omni, cardioïdes et super-cardioïdes à condensateur pour smartphone. Ils offrent une bande passante de 25-20 000 Hz et un rapport signal/bruit de 80 dB, de quoi transformer son smartphone en studio de prises de son.

Boya propose un microphone numérique cardioïde (BY-HM2) opérant à 24 bits/96 kHz (20-20 000 Hz ; S/B de 85 dB) et un kit microphone/haut-parleur (BY-BMM400) également pour smartphone. Auxquels s’ajoutent des microphones lavallière numériques pour iPhone, iPad, iOS, Mac et Windows et un récepteur à main pour smartphone (SP-RX12) compatible iOS et Android. Pour les utilisateurs d’appareil photo, de caméscope ou d’enregistreur externe, Boya offre une large gamme de microphones lavallière omnidirectionnels à fil (bande passante de 35-18 KHz), ultra légers, mono ou stéréo, à fixer sur l’appareil.

Pour les prises de son professionnelles, Boya propose une gamme de microphones de studio à condensateur, large diaphragme et directivité variable, complétée par des modèles lavallière haut de gamme à fil (prise XLR). Il commercialise aussi des microphones sans fil, du plus simple système lavallière à 2,4 GHz (BY-WM4 Mark II) au plus sophistiqué en VHF ou UHF pour des applications professionnelles (gamme BY-WFM12). Par ailleurs, le fabricant propose des accessoires (adaptateurs audio pour supporter les microphones, perches, chaussettes anti-vent, alimentations, connectique). Bref, tout pour la prise de son !

Notons que Boya est l’entité Low Cost audio du groupe Jiayz, une structure qui intègre également les marques Saramonic (Son à l’image pour vidéo et DSLR) et Seven Oak (accessoires pour DSLR et smartphone), les trois étant depuis peu distribuées dans l’Hexagone par Dim France.

 

Extrait de notre compte rendu du NAB 2019 paru pour la première fois dans Mediakwest #32, p.42/82. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 2 septembre 2019 à 17:00

La Blackmagic Pocket Cinema Camera passe au 6K

La Blackmagic Pocket Cinema Camera passe au 6K © DR

La Blackmagic Pocket Cinema Camera disponible en version 4K depuis le NAB 2018 étoffe sa résolution… Cette nouvelle caméra compacte, équipée d’un capteur HDR 6K Super 35, de 13 diaphs de plage dynamique, d’une monture d’objectif EF et d’un double ISO natif pouvant atteindre 25 600 s’inspire de la Blackmagic Pocket Cinema 4K mais intègre un capteur Super 35 plus grand, une résolution 6K ( 6144 x 3456 ) et donc, au final, une meilleure qualité d’image. Livrée en standard avec une monture EF, elle supporte une large gamme d’objectifs de marques telles que Canon, Zeiss, Sigma et Schneider.

 

Son double ISO jusqu’à 25 600 est optimisé pour minimiser le grain ou le bruit dans l’image tout en conservant toute la plage dynamique du capteur.

Elle capture jusqu’à 50 im/s à 6144 x 3456 16:9 ou 60 im/s à 6144 x 2560 2.4:1 et 60 im/s à 5744 x 3024 17:9. Pour des fréquences d’images plus élevées, on pourra régler le capteur en mode Window et ainsi filmer à 120 im/s en 2.8K 2868 x 1512 17:9. Les utilisateurs peuvent même travailler en anamorphique 6:5 en filmant à 60 im/s en 3.7K 3728 x 3104 avec des objectifs anamorphiques.

La Blackmagic Pocket Cinema Camera qui enregistre avec des formats de fichiers standards (donc sans transcodage) peut enregistrer en Apple ProRes 10 bits dans tous les formats jusqu’à la 4K ou en Blackmagic RAW 12 bits dans tous les formats jusqu’à la 6K.

Elle profite de la colorimétrie Blackmagic de 4e génération utilise une courbe de gamma 12 bits complexe, conçue pour capturer davantage de données de couleurs dans les hautes et basses lumières. La Pocket Cinema Camera est aussi compatible avec les fichiers de LUTs 3D à 17 et 33 points standard, mais les utilisateurs peuvent également travailler avec les LUTs intégrées, comme Extended Video, Film to Video, ou encore Film to Rec.2020 pour un contrôle moniteur qui donne une idée du rendu final après le montage.

 

Elle dispose de logements pour cartes CFast et SD UHS-II, ainsi qu’un port expansion USB-C pour enregistrer directement sur des disques externes.

Cette caméra intègre un connecteur HDMI grand format pour le monitoring avec une prise en charge HDR et une sortie 10 bits. Elle inclut également une connexion mini XLR avec 48 volts d’alimentation fantôme pour brancher des micros professionnels, une entrée 3,5 mm pour les micros caméras, une connexion pour le casque et un connecteur d’alimentation DC professionnel.

 

Prix conseillé de la Blackmagic Pocket Cinema Camera 6K : 2 250 euros HT

  • 28 août 2019 à 17:00

Video 6K Cinema pour le plein format Lumix S1H

Video 6K Cinema pour le plein format Lumix S1H © DR

Pour cette rentrée 2019, Panasonic annonce la sortie officielle du nouveau LUMIX S1H, le nouvel appareil à objectif interchangeable de sa gamme Plein Format LUMIX S. Comme annoncé précédemment lors de son développement, le LUMIX S1H est le premier appareil photo plein format capable d'enregistrer des vidéos en 6K 24p (format 3:2), 5.9K 30p (format 16:9) et 10-bit 60p (4K/4096X2160 pixels).

 

La famille LUMIX S plein format adopte le système en monture L pour offrir une gamme de produits diversifiée et évolutive. Plus de 46 objectifs interchangeables, dont 11 objectifs LUMIX S/S PRO ou plus, sont ou seront disponibles auprès de Panasonic, Leica Camera et Sigma, et une variété d’adaptateurs/convertisseurs de monture élargissent les possibilités d’utiliser encore plus d’objectifs. La monture L ouvre ainsi un spectre presque illimité de nouvelles possibilités créatives.

Depuis plus de 25 ans, Panasonic travaille avec des équipes de création de films pour concevoir et développer des appareils de vidéo professionnelle, afin d'obtenir des performances vidéo exceptionnelles. D’autre part, la marque a mis au point les premiers appareils photo hybrides compacts et légers au monde.

En combinant ces idées novatrices, la série LUMIX GH a révolutionné le secteur, avec un concept d’enregistrement des vidéos d'une qualité sans précédent dans un appareil photo, même pour une réalisation filmographique. En intégrant désormais le potentiel du capteur plein format, Panasonic est fier de présenter le LUMIX S1H, l’appareil photo à objectifs interchangeables offrant la meilleure performance possible.

Panasonic propose désormais trois modèles innovants de la série LUMIX S d’appareils à objectifs interchangeables plein format : le S1R - idéal pour prendre des photos haute résolution, le S1 - un appareil photo avancé pour les photos et vidéos de haute qualité, et le nouveau S1H - conçu et développé spécialement pour la réalisation de films.

 

Une qualité d’image digne des professionnels du septième art

La capacité d'enregistrement vidéo exceptionnelle est la fonctionnalité la plus importante du LUMIX S1H, faisant de lui un réel outil professionnel pour les tournages et réalisations de films.

Son capteur CMOS plein format de 24,2 MP (35,6 mm x 23,8 mm) adopte un filtre passe-bas optique (OLPF) qui lui permet de supprimer le moiré. En fonctionnant de façon optimale avec le processeur Venus Engine, il garantit un enregistrement haute sensibilité 51200 ISO maximum avec un bruit minimal.

Avec le capteur et le processeur, le troisième pilier de la force du LUMIX S1H réside dans sa gestion des ISO. A l’image du GH5S dans la gamme LUMIX Micro 4/3, l’appareil bénéficie du système de Double ISO natif, une technologie aujourd’hui reconnue et introduite pour la première fois sur les fameuses VariCam. Cette fonctionnalité utilise un double circuit de traitement du bruit, avec deux niveaux d’ISO natifs différents. En hauts ISO, le S1H bascule donc sur le second circuit, parfaitement adapté à leur traitement, pour obtenir des séquences ultra détaillées en basse lumière. Il en résulte un appareil capable de passer d’une sensibilité standard à une sensibilité élevée sans pratiquer aucune augmentation du bruit ou d’autres artefacts. En d’autres termes, le système de double ISO natif offre aux directeurs de la photographie une plus grande variété de choix artistiques, ainsi que la possibilité d’utiliser moins de lumière sur le décor. Les ISO natifs du LUMIX S1H étant à 640 et 4000 ISO4, cette technologie peut être activée manuellement entre BAS (ISO 640-5000) et ÉLEVÉ (ISO 4000-51200).

Le LUMIX S1H propose une plage dynamique de plus de 14 stops, qui sont presque les mêmes que ceux des caméras de cinéma Panasonic, afin de reproduire avec précision toutes les caractéristiques des zones sombres aux zones claires.

 

Des performances d'enregistrement vidéo en qualité cinéma

Le LUMIX S1H offre la possibilité de filmer en 6K 24p, 5.4K 30p (format 3:2) ou 5.9K 30p (format 16:9) pour la première fois au monde. C’est également le premier hybride plein format au monde qui permet l’enregistrement vidéo 10-bit 60p 4K/C4K HEVC avec une surface d’image équivalente au Super 35mm. Le format 4K 30p 4:2:2 10-bit est enregistrable en H.264 dans son intégralité. Ses données haute résolution peuvent également être utilisées pour créer des vidéos 4K avec une qualité d'image supérieure ou pour rogner des images au format 4K.

Le LUMIX S1H importe également la colorimétrie renommée de la gamme de caméras de cinéma VariCam. Il contient les V-Log / V-Gamut pour offrir une plage dynamique élevée et une gamme de couleurs ultra larges. Le V-Log permettra ainsi de conserver toutes les informations de couleur dans l'image pour une plus grande liberté de post-production, et le V-Gamut offre une large plage de couleurs : un espace colorimétrique plus large que BT.2020.

L'enregistrement vidéo HDR (High Dynamic Range) est également possible, reproduisant à la fois les parties lumineuses et les zones sombres d'une image.

Le LUMIX S1H est capable de produire une sortie HDMI 4:2:2 10-bit 4K 60p/50p. Il prend en charge une variété de formats d'enregistrement, y compris le mode anamorphique 4:3, pour répondre aux besoins des professionnels du cinéma.

Le LUMIX S1H offre également la possibilité de créer des vidéos en Slow Motion (VFR) en C4K/4K en 60 i/s et en FHD en 180 i/s. De plus, la vidéo HFR (High Frame Rate) avec son est également disponible, même avec la mise au point automatique.

D’autres outils pratiques indispensables dans le monde du cinéma sont également intégrés au S1H tels qu'un moniteur Waveform, qui peut être mis à l'échelle et positionné sur l'écran, ainsi que l’assistant d’aperçu V-Log. Une lampe-témoin est prévue à la fois à l’avant et à l’arrière de l'appareil photo, et un cadre rouge peut être affichée sur l'écran/viseur lorsque l'appareil enregistre.

 

Une ergonomie parfaitement adaptée à un usage professionnel pour les conditions les plus difficiles

Désormais connue dans les boîtiers LUMIX, la Double Stabilisation est également intégrée dans le LUMIX S1H pour une compensation optimale des mouvements de la main. En combinant la stabilisation du boîtier (sur 5 axes) et celle de l’optique (sur 2 axes), la Double Stabilisation Dual I.S.2 compense 6.5 stops - une fonction particulièrement utile pour les prises de vue au téléobjectif et dans des conditions de basse lumière. Le boîtier seul compense quant à lui sur 6 stops.

Pour obtenir un enregistrement vidéo stable et continu, la dispersion de la chaleur est un élément crucial. Sur la base d’études relatives à des simulations thermiques sur caméras de cinéma professionnelles et appareils photo, Panasonic a conçu un ventilateur doté d’une structure innovante exclusivement pour le LUMIX S1H, qui disperse efficacement la chaleur afin de prendre en charge la capacité d’enregistrement vidéo illimitée du boîtier.

Le LUMIX S1H étant adapté aux professionnels du cinéma de par ses capacités vidéo, il se doit également d’être aussi résistant que ses prédécesseurs pour une utilisation intensive sur le terrain. La structure principale est donc entièrement moulée en alliage de magnésium. Sa construction robuste et l'étanchéité de chaque joint, cadran et bouton rendent le LUMIX S1H non seulement résistant aux éclaboussures et à la poussière, mais également au gel jusqu'à -10 degrés Celsius. L'obturateur résiste quant à lui pour environ 400 000 cycles.

Enfin, le S1H est équipé d’un double slot SD, compatible avec les systèmes UHS-II haute vitesse et haute capacité, ainsi que la classe 90 de vitesse vidéo. Les vidéastes et photographes peuvent choisir la méthode de sauvegarde qui leur convient parmi trois possibilités : enregistrement en relais, simultané ou distribué.

La batterie haute capacité 7,4V 3050 mAh, commune avec les LUMIX S1 et S1R, permet une longue durée d’enregistrement d’environ 2 heures dans tous les modes. Elle peut être chargée rapidement via USB à l'aide du câble USB 3.1 Type-C fourni, qui permet également un transfert de données à haute vitesse, ou bien par boîtier de charge externe.

 

Une opérabilité extrême pour un contrôle ultra intuitif

A l’image des autres boîtiers de la gamme LUMIX S, le S1H propose trois solutions d’affichage des réglages et images.

L’écran arrière tactile de 3,2’’ 2330K points présente une luminosité environ 150% supérieure à celle des LUMIX S1R/S1 pour une haute visibilité en extérieur. Adoptant une nouvelle structure inédite dans le monde de la vidéo, l’écran est à la fois inclinable et orientable, permettant aux utilisateurs de changer facilement d'angle sans débrancher les câbles HDMI ou USB.

Il bénéficie également de la Vue directe boostée qui permet de vérifier la composition, même dans l'obscurité totale, en augmentant la sensibilité uniquement pour la visualisation en direct. Il intègre également un mode Nuit, qui bascule les affichages sur une interface graphique noir-rouge à faible contraste.

En complément, le nouvel écran LCD de contrôle au-dessus de l’appareil est de 1,8’’ en haute résolution. Adoptant la technologie MIP (Memory In Pixel), il consomme un minimum d'énergie et est idéal pour une utilisation permanente, même lorsque l'appareil photo est éteint. Il affiche la durée enregistrable pour la vidéo, le nombre d’images et la batterie restante sur un fond noir ou blanc (au choix). Il assure une haute visibilité à la fois en extérieur et dans l'obscurité grâce à sa technologie LCD avec rétro-éclairage. Les principaux paramètres pour la prise de photos ou l'enregistrement vidéo sont affichés. La réponse de l'écran LCD est également assez rapide pour le comptage du Time Code et la surveillance audio.

Enfin, le LUMIX S1H retrouve le viseur OLED des S1R / S1, qui offre une résolution élevée de 5 760K points. Le taux de grossissement 0,78x peut être réglé sur 0,7x ou 0,74 et l’affichage de 60 ips ou 120 ips avec un lag maximal de 0,005sec.

Plusieurs boutons Fn à l’avant du boîtier permettent aussi un accès rapide aux nombreuses fonctions. Un second bouton de vidéo est également disponible à l’avant de l’appareil afin que l'utilisateur puisse l'atteindre par le côté gauche. La plupart des boutons peuvent être personnalisés pour attribuer des fonctions propres à l'utilisation.

 

Un appareil qui n’est pas en reste sur les performances photo

Le LUMIX S1H n’est pas seulement une caméra vidéo de haute qualité, il permet aussi de réaliser des photos époustouflantes, capable notamment de prendre des images au format RAW 14 bits pour une reproduction précise des détails.

Grâce à son capteur haute résolution, le LUMIX S1H offre un mode Haute résolution qui permet par déplacement du capteur d’obtenir une image équivalente à 96 MP. Particulièrement adapté aux paysages ou aux beaux-arts, il permet de photographier les sujets dans les moindres détails. Principalement utilisé avec un trépied, il peut également être activé dans des situations où des sujets en mouvement sont inclus dans la scène, en profitant de la compensation de mouvement propre à cette fonction.

L’autofocus à détection de contraste à technologie DFD offre une communication capteur/objectif ultra rapide à 480 i/s et réalise une mise au point automatique ultra rapide et précise d'environ 0,08 sec. La technologie de détection du visage et des yeux permet de capturer facilement les personnes en détectant même la pupille de l’oeil et effectue une mise au point précise pour une prise de vue en portrait impressionnante. Le LUMIX S1H intègre également une technologie avancée d'Intelligence Artificielle qui détecte des sujets spécifiques - humains et animaux, y compris les canidés, les félidés et les oiseaux. L'appareil photo continue de suivre ces sujets même lorsqu'ils tournent le dos.

Le LUMIX S1H offre également des prises de vues en rafale à haute vitesse à 9 ips (AFS) ou 6 ips (AFC). En tant qu'appareil photo qui excelle dans les prises de vue en basse lumière, le LUMIX S1H offre des performances de détection jusqu’à -6 EV. Pour une prise de vue en rafale plus rapide, la fonction Photo 6K permet de capturer des moments uniques à 30 ips en extrayant la photo parfaite d’un fichier rafale 6K (au format 4:3 ou 3:2) afin de la sauvegarder en 18 MP. La Photo 4K permet des prises de vue à haute vitesse à 60 ips permettant d’extraire des images de 8 MP. Trois modes de prises de vue sont possibles : Rafale 6K/4K, Rafale 6K/4K Start/Stop, et Pré-rafale 6K/4K.

L'obturateur de haute précision offre la vitesse d'obturation la plus élevée avec un maximum au 1/8000sec pour capturer des sujets ultra rapides. Le flash externe peut être synchronisé à la vitesse d'obturation la plus rapide du marché, avec un maximum de 1/320 sec.

Le mode Photo HLG représente un tout nouveau style d'expression photographique. Il offre une plage dynamique plus large pour reproduire la lumière et les ombres avec un contraste plus naturel. Les photos HLG sont enregistrées en tant que fichier HSP avec des signaux compressés de haute luminosité dans toute sa résolution (5 888 x 3 312, en 16:9, avec le LUMIX S1H) en plus des fichiers JPEG / RAW. Ces images à plage dynamique élevée sont particulièrement utile dans le cadre de photo d’étoiles scintillantes ou des rayons du soleil. L'utilisateur peut visionner ces images éclatantes sur le dernier téléviseur 4KTV compatible Panasonic HLG via une connexion par câble HDMI ou d'autres appareils compatibles HLG.

 

Des outils supplémentaires pour une grande liberté créative

Le LUMIX S1H est compatible avec la sortie HDMI 4:2:2 10-bit en 4K 60p/50p (un HDMI Type A est fourni). De plus, un support de verrouillage de câble pour le câble HDMI est inclus pour éviter tout problème de débranchement sur place.

Le LUMIX S1H est également compatible avec la synchronisation Time Code IN/OUT via la prise synchro flash et le câble de convertisseur BNC fourni avec le câble BNC. De nombreux accessoires peuvent être utilisés avec le LUMIX S1H, en commun avec les modèles S1R et S1: adaptateur de microphone XLR (DMW-XLR1), déclencheur à distance (DMW-RS2), oeilleton large (DMW-EC6), grip batterie (DMW-BGS1) , chargeur de batterie (DMW-BTC14). L'adaptateur de microphone peut accueillir jusqu'à deux microphones XLR pour enregistrer un son stéréo de haute qualité. Il est idéal pour les enregistrements synchronisés. Des commutateurs dédiés permettent un contrôle direct et rapide.

Le chargeur de batterie est également compatible USB et permet une charge rapide en environ 2 heures. L'appareil photo peut être utilisé pendant le chargement via cet adaptateur en alimentation directe. Le flashes externes Panasonic (DMW-FL580L / FL360L / FL200L) sont également compatibles avec les appareils de la série LUMIX S. La compatibilité avec le Bluetooth 4.2 (BLE: Bluetooth Low Energy) permet une connexion constante avec un smartphone/tablette. Les paramètres de l’appareil peuvent également être copiés et transmis sans fil à d'autres appareils S1H lors de l’utilisation de plusieurs appareils S1H. De plus, le Wi-Fi 5 GHz (IEEE802.11ac) est disponible en plus du 2,4 GHz (IEEE802.11b / g / n.). Il permet une connexion sécurisée et stable non seulement avec un smartphone/tablette, mais également avec des dispositifs sur place pour un contrôle à distance fluide. La vitesse de transmission des données photo/vidéo est également augmentée avec la bande 5 GHz.

L'application LUMIX Sync pour appareils iOS/Android permet la transmission de photos vers un smartphone/tablette via une connexion sans fil. Il permet également le contrôle à distance de l’appareil. Le logiciel d'application LUMIX Tether permet la prise de vue en mode connecté via USB. Il permet aux utilisateurs de visualiser l'image sur un grand écran d'ordinateur pendant la prise de vue.

 

Prix de vente indicatif et Disponibilité

Lumix S1H Boîtier nu : 3999€ TTC

Disponibilité : Octobre 2019

  • 28 août 2019 à 17:00

Sennheiser XS Wireless Digital : aussi simple qu’un câble ?

Vue d’ensemble des deux kits testés : Portable ENG Set à gauche et Vocal Set à droite. © Benoît Stefani

Nouvelle entrée de gamme pour les systèmes sans fil chez Sennheiser, la série XS Wireless Digital repose sur une transmission numérique effectuée dans la bande des 2,4 GHz bien connue du grand public car utilisée quotidiennement pour la wi-fi. Plus abordable que la HF analogique, elle permet d’acquérir une liaison sans fil complète autour de 300 euros, sachant qu’il existe une dizaine de configurations avec ou sans micro cravate, micro main, mais aussi pour les guitaristes, chanteurs, youtubers… Muni d’un seul et unique bouton, chaque composant se veut aussi simple à utiliser qu’un câble. Pour quels compromis ? Essai en situation…

 

En test, deux configurations prêtes à l’emploi incluant émetteur, récepteur et micro. La première, le Vocal Set, comprend le micro main Sennheiser XS-1, un émetteur enfichable de type plug-on et un récepteur doté d’une sortie XLR, ce qui demandera donc de se procurer un adaptateur si l’on souhaite l’utiliser avec un appareil photo doté d’une entrée micro en minijack. Il a donc été plutôt conçu pour se brancher directement dans l’entrée micro d’une petite sono afin d’amplifier la voix pour du concert en club, mais aussi des mini conférences, meetings, séances d’animation etc.

Baptisée Portable ENG Set, la deuxième configuration se compose du micro cravate Me-2-II, d’un émetteur doté d’une entrée minijack et d’un clip ceinture, d’un autre émetteur de type plug-on directement enfichable dans un micro main dynamique (non fourni ici) et d’un récepteur miniature livré avec son berceau qui permet de le fixer sur la griffe porte-accessoire d’un appareil photo. C’est le kit tout terrain pour le vidéo journaliste qui souhaite pouvoir effectuer des reportages dans toutes les conditions. En effet, en y ajoutant un micro main dynamique (filaire), il peut bénéficier des avantages du micro main sans fil pour les environnements bruyants et utiliser le micro cravate pour les situations plus calmes. Notons que comme il s’agit d’un récepteur simple canal, les deux émetteurs, comme sur un système HF « classique », ne peuvent pas être utilisés en même temps.

 

Mise en route : simplissime

La mise en route est littéralement plug’n play : on branche, on allume émetteur et récepteur en appuyant sur l’unique bouton, situé légèrement en retrait afin de protéger contre l’extinction accidentelle, et… c’est tout ! Les composants de chaque kit étant appairés en usine, ils se « reconnaissent » en quelques secondes et il n’y a absolument rien à régler : pas de menu, aucun niveau en entrée ni en sortie, et encore moins de fréquences à gérer. Simplissime !

Côté récepteur, la configuration ENG Set inclut un raccord minijack stéréo spiralé qui, une fois connecté à l’appareil photo, distribue, grâce à un câblage spécial, le son mono sur les deux canaux. Même si ce n’est pas la vocation de ce produit, nous avons juste, par curiosité, tenté de réaliser une liaison sans fil entre une mixette et un appareil photo. On constate rapidement que l’absence de réglage à l’entrée de l’émetteur demande d’atténuer sérieusement la sortie de la mixette afin de ne pas saturer la liaison. L’absence de visualisation rend le réglage empirique, mais pas impossible...

 

Facile à vivre, mais avec quelques limitations

Nous revenons sur une utilisation plus standard du produit en tournant une interview avec un appareil photo Sony RX 10. Le récepteur se montre très léger et facile à placer. Les utilisateurs de stabilisateurs type Gimbals devraient apprécier… Attention par contre, l’émetteur et le récepteur se ressemblent comme deux gouttes d’eau lorsqu’ils sortent de la boîte et il faut chercher la mention TX (émetteur) ou RX (récepteur) pour les distinguer. Piégeant ! Heureusement, une fois le clip ceinture pour l’émetteur et le berceau hot shoe pour le récepteur fixés, tout rentre dans l’ordre.

En réglant l’entrée micro au minimum sur le Sony, le niveau est parfait. Ce n’est par contre pas le cas avec le Panasonic GH4 dont le niveau d’entrée micro est connu pour être assez élevé. En effet, même réglé au minimum, le son a tendance à saturer dès que le sujet parle un peu fort et c’est sans doute là une des limites d’un produit qui fonctionne à niveau nominal sans réglage possible.

Le micro cravate ME-2 livré ici dans sa version II avec une pince en métal et un berceau plastique se montre à l’usage plus pratique que la version initiale et offre un rendu moins « medium », légèrement supérieur. En chipotant, on peut remettre en question la forme de l’émetteur que l’on aurait préférée moins longue et plus plate afin de mieux se faire oublier dans une poche, mais à ce niveau de prix, Sennheiser a dû faire des compromis…

Enfin, la batterie interne fixe, rechargeable via le câble USB-C fourni, donne une autonomie d’environ 4-5 heures que l’on peut vérifier grâce au clignotement de la led. Suffisant dans la plupart des cas, mais mieux vaut oublier les conférences marathon ou les journées de tournage de 10 heures, à moins de recharger avec une batterie pour téléphone portable.

 

Les microphones livrés en kit

Une comparaison des microphones fournis dans ces kits avec d’autres références du marché montre que le micro cravate ME2 MKII fournit un niveau plutôt élevé. Par contre, le micro main XS-1 est moins sensible (environ 4 dB de moins) que des micros dynamiques de sensibilité moyenne comme le Shure SM58 ou le Sennheiser e835. L’isolation du sujet en environnement bruyant est bonne, mais on constate sur les prises un léger souffle qui disparaît quand on utilise un câble à la place de la liaison XSW-D.

Bref, visiblement Sennheiser a sélectionné pour ce Vocal Set un micro plutôt taillé pour le chant que la voix parlée en reportage ou en conférence. On constate sinon, par rapport à une liaison filaire ou HF, 3-4 ms de latence, comme annoncé, ce qui n’est absolument pas gênant pour ce type d’utilisation.

 

Conclusion

Au final, Sennheiser propose, avec sa solution XSW-D, une entrée de gamme complète comprenant émetteurs, récepteurs et microphones pour un grand nombre d’applications. Avec une technologie similaire, mais une approche davantage orientée son à l’image, le concurrent Røde propose d’ailleurs depuis peu sa solution Wireless Go qui comporte quelques réglages, mais Sennheiser est pour l’instant le seul à proposer un ensemble aussi simple à utiliser et facile à installer.

En outre, la qualité de son est satisfaisante pour le prix, et nous n’avons pas réussi à prendre en défaut la stabilité de la liaison durant toute la durée du test, y compris dans des lieux où la wi-fi est largement utilisée. Évidemment, l’absence de réglage de niveau ou la batterie fixe font partie des compromis qui limitent le champ d’utilisation...  

 

À PROPOS DE L’APPAIRAGE

Le récepteur et l’émetteur figurant dans chaque kit sont pré-appairés en usine et donc prêts à l’emploi immédiat. Dès que l’émetteur et le récepteur sont allumés et se trouvent à portée l’un de l’autre, la liaison radio s’établit en moins de cinq secondes. En outre, un récepteur peut mémoriser les fréquences d’un maximum de quatre émetteurs mais, évidemment, un seul d’entre eux sera utilisable à la fois, l’idée des concepteurs étant de permettre au vidéo journaliste de passer rapidement du micro main au micro cravate ou pour le guitariste de passer d’une guitare à l’autre. Par contre, contrairement aux systèmes HF traditionnels, impossible, dans le cadre d’un tournage multicam par exemple, de distribuer le signal d’un émetteur vers plusieurs récepteurs, par exemple pour un micro vers plusieurs caméras ou appareils photo.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #32, p.20/22. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 28 août 2019 à 17:00

Jon Tatooles/Sound-Devices : le contact client au cœur du développement et de la stratégie

Jon Tatooles en pleine présentation du Scorpio chez VDB Audio. © DR

À l’occasion de son passage en France pour présenter et animer les ateliers organisés chez VDB Audio autour de Scorpio, le nouvel enregistreur/mixeur, Jon Tatooles, co-fondateur de Sound-Devices et directeur du développement, a répondu à nos questions.

 

En tant que co-fondateur, Jon Tatooles est passé par de nombreux postes, dont celui de directeur général, puis aujourd’hui directeur du développement. Il répond à nos questions sur le nouveau Scorpio, mais aussi sur la stratégie globale de Sound-Devices matérialisée récemment par l’ouverture vers de nouveaux marchés avec la gamme des MixPre (3, 6 et 10), mais aussi l’acquisition d’Audio-Limited, le spécialiste anglais de la HF…

 

Mediakwest : Concrètement, en quoi consiste votre rôle actuel ?

Jon Tatooles : Aujourd’hui, je passe le plus clair de mon temps sur la stratégie globale en observant de nouveaux marchés et en réfléchissant sur de nouvelles catégories de produits. Notre acquisition d’Audio Limited, par exemple, est le résultat de ce travail. En parallèle, je reste en contact avec nos clients, sur le terrain. Je leur montre comment fonctionnent nos produits, mais j’apprends également beaucoup à leur contact. La relation directe avec les utilisateurs finaux est capitale pour nous.

 

M. : À propos de Scorpio, il s’agit visiblement d’un produit haut de gamme, qui devrait séduire le marché du cinéma, mais pas uniquement...

J. T. : Scorpio a certainement la capacité, en termes d’entrées/sorties et de qualité de son, pour exceller sur le marché de l’enregistrement musique, ainsi que la souplesse d’une console numérique moderne. Son encombrement et son poids réduits en font également un équipement intéressant pour certaines applications broadcast. Il est doté en plus d’une section enregistrement multipiste complète incluant le time-code. On le verra sans aucun doute sur le tournage de séries ou de reality shows.

 

M. : À propos de la section préampli, est-elle héritée de la Série 6 ou des MixPre ou est-ce un design entièrement original ?

J. T. : Les préamplificateurs du Scorpio ont fait l’objet d’un développement spécifique. Nous avons conçu un préampli doté d’une grande réserve de gain qui sublime vraiment les micros qui y sont connectés. Le préampli n’est plus une limitation. Après l’étage analogique, il y a l’étage numérique qui utilise des composants de dernières générations de façon à optimiser la performance et la plage de dynamique. Mais, faire cohabiter des signaux bas niveau à proximité d’autant de puissance de processing numérique n’est pas une mince affaire et le design de la carte mère a été une phase critique de la conception. Nous sommes d’ailleurs très impatients d’entendre ce que nos clients vont dire de ces nouveaux préamplis...

 

M. : Est-ce que le Scorpio est un « Cantar killer » ?

J. T. : Nous ne pensons pas en ces termes. Nous croyons simplement que nous offrons un produit très compétitif avec beaucoup de potentiel...

 

M. : À propos d’Aaton et du Cantar, nous avons appris la disparition de Jean-Pierre Beauviala. Avez-vous eu l’occasion de le croiser ?

J. T. : J’ai rencontré Jean-Pierre pour la première fois en 2005 aux studios Sony en Californie. Il présentait à l’époque le X1 et moi le 744T. C’était un gentleman et un visionnaire. Sa disparition est une perte pour l’ensemble du monde de la production.

 

M. : Est-ce que vous pensez que le futur de l’enregistreur repose forcément sur plus d’intégration des systèmes sans fils ?

J. T. : Dès qu’il y a un bénéfice utilisateur, il n’y a pas à hésiter. L’intégration du sans fil dans un mixeur n’est d’ailleurs pas une idée nouvelle. Je me souviens que Sennheiser l’avait déjà proposée dès le début des années 90, mais c’était un produit trop en avance sur son temps et les avantages n’étaient pas évidents à l’époque. Au fur et à mesure des évolutions technologiques, je pense que nous allons voir de plus en plus de fonctionnalités intégrées dans les outils de production. Rappelez-vous qu’il n’y a pas si longtemps, enregistreurs et mixeurs portables étaient des produits séparés et l’ingénieur du son devait porter les deux.

 

M. : J’ai noté sur le Scorpio la présence d’un port Com Return et d’un port casque en TA5...

J. T. : Scorpio intègre effectivement des possibilités de gestion d’intercom sophistiquées. Les circuits PL, ou « Private Line », sont importants sur de nombreux projets. Le port casque en TA5 permet très simplement de connecter un micro/casque directement au mixeur. On peut ensuite assigner le micro du combiné aussi bien vers les sorties que vers les bus…

 

M. : La résolution numérique est en augmentation sur tous les enregistreurs récents (MixPre, Zoom F6 et maintenant jusqu’à 64 bits pour le Scorpio !) Est-ce que cela signifie que l’ingénieur du son de terrain n’a plus à se soucier du réglage de gain d’entrée ?

J. T. : Je ne peux parler des performances des produits d’autres constructeurs, mais en tout cas, le design des préamplis et des convertisseurs utilisés dans les MixPre et le Scorpio signifie effectivement que sur ces machines, essayer de se rapprocher du 0dbFS n’est plus incontournable. La plage dynamique est maintenue, même si le signal est enregistré à un niveau beaucoup plus bas. Dans la plupart des cas, un enregistrement produit à un niveau de -30 ou -40 dB, voire en-dessous, donnera des résultats sans compromis. Comme mentionné plus tôt, la qualité des circuits analogiques présents dans le préampli est cruciale pour atteindre ce niveau de performance.

 

M. : Que pensez-vous d’un standard qui permettrait de transmettre en postproduction l’automation des faders de volume effectuée sur le terrain ?

J. T. : Sound Devices est en discussion avec les développeurs de stations audio depuis plusieurs années afin d’obtenir que leurs systèmes prennent en compte les informations de faders générées par les outils de production audio. Mais du côté des enregistreurs, on n’en est encore qu’aux balbutiements. Dès qu’il y aura un accord autour d’un standard, nous étudierons sûrement son implémentation dans nos produits. 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #32, p.34/35. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 27 août 2019 à 17:00

JVC Professional Video récompensé pour ses Connected Cam et sa régie de production 6000S…

JVC Professional Video a reçu trois récompenses Best of Show sur le salon NAB Show 2019. © NK

JVC Professional Video a reçu trois récompenses Best of Show sur le salon NAB Show 2019 pour sa nouvelle série de caméscopes Connected Cam 500. Son studio de production streaming live Connected Cam Studio 6000S a également retenu l’attention des visiteurs et de la rédaction…

 

Disponibles en juin, les trois caméras 4K compactes Connected Cam 500 – le modèle de base GY HC500, le GY HC550 avec streaming et graphismes avancés et la caméra de production sportive GY-HC500SPC – peuvent enregistrer sur un support SSD (Solid State Drive) au format 10K ProRes 422 en 4K avec une fréquence d’images 50/60p. Les caméras peuvent aussi prendre en charge une large déclinaison de fichiers natifs 4K UHD et HD.

Dotées d’un capteur CMOS 4K CMOS d’un pouce et d’un objectif zoom 20x avec filtres ND intégrés et de bagues de contrôle manuel du zoom, de la mise au point et de l’iris, elles incluent deux fentes pour carte mémoire SDHC/SDXC, deux entrées XLR et des sorties vidéo 3G-SDI et HDMI. Leur écran LCD haute résolution pour la navigation dans les menus et leur viseur LCOS apportent un confort de prise de vues non négligeable.

Quant à la régie de production Studio 6000S, elle dispose de six entrées IP compatibles avec les protocoles de diffusion en continu NDI et SRT, en plus de sa compatibilité HD-SDI et HDMI. Doté d’un encodeur H.264 intégré, le Studio 6000S prend en charge les flux de streaming 1080p jusqu’à 10 Mbps avec une sortie simultanée RTMP et Mpeg-TS et une intégration de streaming direct vers des CDN dont Facebook Live. Parmi les autres fonctionnalités figurent notamment un mélangeur audio, un générateur graphique avec des templates, une commande intégrée pour les caméras de production JVC PTZ, une fonction super ralenti pour les productions sportives…

  • 27 août 2019 à 17:00
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