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À partir d’avant-hierMediakwest - Tournage

France Télévisions couvre le tournoi de Roland Garros avec des caméras 4K Panasonic

Roland Garros diffusé en caméras Panasonic studio 4K © Alice Bonhomme

France Télévisions a utilisé plusieurs caméras studio 4K, AK-UC4000 & caméras multi-usages 4K, AK-UB300 de Panasonic pour diffuser le tournoi de tennis Roland Garros en France et à l’international.

 

Depuis le 26 mai et jusqu'au 9 juin, 10 caméras studio 4K, AK-UC4000 ainsi que 2 caméras multi-usages AK-UB300 sont utilisées par le car régie de France Télévisions (La Fabrique - Toulouse) pour retransmettre en direct les matchs de tennis du Court Phillipe-Chatrier...

 

« La caméra studio 4K, AK-UC4000 permet d’obtenir une excellente reproduction des couleurs. Elle a été conçue pour simplifier la diffusion en direct sans compromettre la qualité de l’image. Ces caméras sont adaptées à l’enregistrement des mouvements rapides tout au long du tournoi et rapproche le spectateur au plus près de l'action », déclare Andre Meterian, Directeur EMEA de la Division Broadcast & ProAV chez Panasonic System Communications Company Europe.

 

La caméra AK-UC4000 est particulièrement adaptée à la production en direct des évènements sportifs grâce à la sortie simultanée de signaux HDR et SDR, qui ont permis aux cars régie de France Télévisions de simplifier le traitement du contenu à partir de la caméra grâce à la compatibilité HDR (HLG) et ITU-R BT.2020.

Des fonctionnalités telles que la résolution de 3 840 x 2 160 pixels en 4K et en haute vitesse 2x 3x ou 4x en 1080p garantissent également une capture d'images de haute qualité, même au ralenti.

Par la suite, ce contenu peut être facilement modifié lorsqu'il est envoyé via IP au siège de France Télévisions, en basculant entre la télévision en direct et le replay pour créer une expérience unique.

 

« Nous sommes fiers que notre technologie soit utilisée par France Télévisions pour la diffusion de l'un des tournois les plus prestigieux du calendrier sportif de l'année », conclut Andre Meterian.

  • 5 juin 2019 à 17:00

LUMIX S1H : une résolution 6K, un mode d’enregistrement illimité et une science des couleurs adaptée aux exigences du cinéma…

LUMIX S1H : une résolution 6K, un mode d’enregistrement illimité et une science des couleurs adaptée aux exigences du cinéma… © DR

A l'automne 2019, le LUMIX S1H repoussera les frontières de la captation des appareils photo à objectifs interchangeables: il a en effet la capacité d’enregistrer en vidéo en 6K/24p (format 3:2) et 5,9K/30p (au format 16:9), il peut aussi capter des images en 4K 60p/10 bits...Tout le monde se souvient du Lumix GH1 ayant ouvert la voie de la gamme LUMIX 2009, il s’agissait alors du premier appareil photo à objectif interchangeable capable d'enregistrer des vidéos AVCHD en Full HD… Avec le LUMIX GH4, en 2014 les vidéastes ont bénéficié du premier appareil de sa catégorie capable d'enregistrer des vidéos en 4K, puis, en 2017, le LUMIX GH5, leur a ouvert la voie de l'enregistrement en 4K/60p et de la compression 4:2:2 10 bits en 4K/30p… Dans la continuité de ces développements le nouveau LUMIX S1H fait un bond au niveau du traitement de signal, de la résolution et de la dispersion de la chaleur, ce qui en fera un nouvel allié pour les captations professionnelles cinéma en recherche d’un boîtier compact et léger…

 

Une qualité d’image extrême avec la vidéo 6K…

En maximisant l'utilisation des pixels dans le capteur plein format, le LUMIX S1H offre des enregistrements vidéo en 6K/24p (format 3:2) ou 5,9K/30p (format 16:9), une première mondiale. Il bénéficie aussi d’une belle latitude d’exposition de 14 stops. Ce premier appareil photo hybride plein format à proposer un enregistrement vidéo 10 bits 4K 60p est ouvert à une grande variété de formats d'enregistrement, il supporte notamment le mode anamorphique 4:3…

 

Une plage colorimétrique équivalente aux caméras de cinéma 

Le LUMIX S1H dispose du V-Log/V-Gamut avec une large plage dynamique de 14+ stops. Conçu dans un soucis de cohérence quant à la gestion des couleurs dans un pipeline de post production cinéma, le format d’enregistrement du S1H est compatible avec le format V-Log enregistré par une VariCam ou celui du V-Log L enregistré par les LUMIX GH5/GH5S.  

 

Un temps d’enregistrement vidéo illimité pour un usage professionnel 

Quel que soit le mode d'enregistrement choisi avec le LUMIX S1H, la vidéo peut être enregistrée en illimité afin que l'utilisateur puisse se concentrer uniquement sur la prise de vue… Une fonctionnalité jugé indispensable pour répondre les professionnels de la vidéo….

Le LUMIX S1 sera au final décliné en trois modèles : le S1R, le S1 et ce nouveau S1H. 

Alors que le LUMIX S1R se veut idéal pour les photographes en quête de haute résolution, le LUMIX S1 convient parfaitement pour réaliser des photos et vidéos de haute qualité de par sa polyvalence tandis que le LUMIX S1H vient compléter la gamme en adressant spécifiquement les équipes de productions cinématographiques… Parce qu’on le vaut bien !

 

Disponibilité : Automne 2019

 

  • 5 juin 2019 à 17:00

France Télévisions couvre le tournoi de Roland Garros avec des caméras 4K Panasonic

Roland Garros diffusé en caméras Panasonic studio 4K © Alice Bonhomme

France Télévisions a utilisé plusieurs caméras studio 4K, AK-UC4000 & caméras multi-usages 4K, AK-UB300 de Panasonic pour diffuser le tournoi de tennis Roland Garros en France et à l’international.

 

Depuis le 26 mai et jusqu'au 9 juin, 10 caméras studio 4K, AK-UC4000 ainsi que 2 caméras multi-usages AK-UB300 sont utilisées par le car régie de France Télévisions (La Fabrique - Toulouse) pour retransmettre en direct les matchs de tennis du Court Phillipe-Chatrier...

 

« La caméra studio 4K, AK-UC4000 permet d’obtenir une excellente reproduction des couleurs. Elle a été conçue pour simplifier la diffusion en direct sans compromettre la qualité de l’image. Ces caméras sont adaptées à l’enregistrement des mouvements rapides tout au long du tournoi et rapproche le spectateur au plus près de l'action », déclare Andre Meterian, Directeur EMEA de la Division Broadcast & ProAV chez Panasonic System Communications Company Europe.

 

La caméra AK-UC4000 est particulièrement adaptée à la production en direct des évènements sportifs grâce à la sortie simultanée de signaux HDR et SDR, qui ont permis aux cars régie de France Télévisions de simplifier le traitement du contenu à partir de la caméra grâce à la compatibilité HDR (HLG) et ITU-R BT.2020.

Des fonctionnalités telles que la résolution de 3 840 x 2 160 pixels en 4K et en haute vitesse 2x 3x ou 4x en 1080p garantissent également une capture d'images de haute qualité, même au ralenti.

Par la suite, ce contenu peut être facilement modifié lorsqu'il est envoyé via IP au siège de France Télévisions, en basculant entre la télévision en direct et le replay pour créer une expérience unique.

 

« Nous sommes fiers que notre technologie soit utilisée par France Télévisions pour la diffusion de l'un des tournois les plus prestigieux du calendrier sportif de l'année », conclut Andre Meterian.

  • 6 juin 2019 à 15:59

LUMIX S1H : une résolution 6K, un mode d’enregistrement illimité et une science des couleurs adaptée aux exigences du cinéma…

LUMIX S1H : une résolution 6K, un mode d’enregistrement illimité et une science des couleurs adaptée aux exigences du cinéma… © DR

A l'automne 2019, le LUMIX S1H repoussera les frontières de la captation des appareils photo à objectifs interchangeables: il a en effet la capacité d’enregistrer en vidéo en 6K/24p (format 3:2) et 5,9K/30p (au format 16:9), il peut aussi capter des images en 4K 60p/10 bits...Tout le monde se souvient du Lumix GH1 ayant ouvert la voie de la gamme LUMIX 2009, il s’agissait alors du premier appareil photo à objectif interchangeable capable d'enregistrer des vidéos AVCHD en Full HD… Avec le LUMIX GH4, en 2014 les vidéastes ont bénéficié du premier appareil de sa catégorie capable d'enregistrer des vidéos en 4K, puis, en 2017, le LUMIX GH5, leur a ouvert la voie de l'enregistrement en 4K/60p et de la compression 4:2:2 10 bits en 4K/30p… Dans la continuité de ces développements le nouveau LUMIX S1H fait un bond au niveau du traitement de signal, de la résolution et de la dispersion de la chaleur, ce qui en fera un nouvel allié pour les captations professionnelles cinéma en recherche d’un boîtier compact et léger…

 

Une qualité d’image extrême avec la vidéo 6K…

En maximisant l'utilisation des pixels dans le capteur plein format, le LUMIX S1H offre des enregistrements vidéo en 6K/24p (format 3:2) ou 5,9K/30p (format 16:9), une première mondiale. Il bénéficie aussi d’une belle latitude d’exposition de 14 stops. Ce premier appareil photo hybride plein format à proposer un enregistrement vidéo 10 bits 4K 60p est ouvert à une grande variété de formats d'enregistrement, il supporte notamment le mode anamorphique 4:3…

 

Une plage colorimétrique équivalente aux caméras de cinéma 

Le LUMIX S1H dispose du V-Log/V-Gamut avec une large plage dynamique de 14+ stops. Conçu dans un soucis de cohérence quant à la gestion des couleurs dans un pipeline de post production cinéma, le format d’enregistrement du S1H est compatible avec le format V-Log enregistré par une VariCam ou celui du V-Log L enregistré par les LUMIX GH5/GH5S.  

 

Un temps d’enregistrement vidéo illimité pour un usage professionnel 

Quel que soit le mode d'enregistrement choisi avec le LUMIX S1H, la vidéo peut être enregistrée en illimité afin que l'utilisateur puisse se concentrer uniquement sur la prise de vue… Une fonctionnalité jugé indispensable pour répondre les professionnels de la vidéo….

Le LUMIX S1 sera au final décliné en trois modèles : le S1R, le S1 et ce nouveau S1H. 

Alors que le LUMIX S1R se veut idéal pour les photographes en quête de haute résolution, le LUMIX S1 convient parfaitement pour réaliser des photos et vidéos de haute qualité de par sa polyvalence tandis que le LUMIX S1H vient compléter la gamme en adressant spécifiquement les équipes de productions cinématographiques… Parce qu’on le vaut bien !

 

Disponibilité : Automne 2019

 

  • 6 juin 2019 à 11:03

Spline, le motion control dans toute sa splendeur !

La VEO4K filme les présentateurs de TF1 © DR

Ils sont jeunes, ils ont des idées, ils sont innovants. Bienvenue chez Spline. 4 associés, des projets qui affluent… La jeune société lancée en avril 2018 et basée à Aubervilliers vient d’acquérir une Phantom Veo 4K Vision Research chez Magic Hour...

 

Vous avez vu les Vœux 2019 de TF1 ou encore découvert le clip vidéo de Youssoupha et son titre Polaroïd Expérience ? Alors vous avez déjà eu un aperçu des facultés de Jarvis, le robot de motion control de Spline, en tant qu’opérateur de prise de vue, mais aussi en tant que comédien  !

«  Notre robot 6 axes est la clef de voûte de Spline. Nous possédons aussi notre propre département VFX et pouvons assurer la postproduction de nos prestations, nous avons l’ambition de devenir un acteur important de l’ingénierie visuelle,  annonce Romain Bourzeix, gérant et co-fondateur du studio. L’ingénierie visuelle, c’est l’expertise et le savoir-faire permettant de produire des images irréalisables sans techniques et technologies originales et novatrices. »

Alors qu’en France des confrères de Spline ont aussi développé leur solution, en Europe et en France, les spécialistes de ce type de prestations ne sont pas légion. «  Développer notre propre solution était à nos yeux une manière de proposer un nouvel outil flexible, alliant agilité, artistique, technologie, tournage et postproduction...  »

 

Motion control : consommateur de R&D

Avant d’exploiter leur robot issu du monde de l’industrie, Spline a mis en place un programme de recherche et développement. À travers un cahier des charges précis élaboré en interne, Antoine Grasset, cofondateur du studio et directeur technique, mais aussi opérateur der Jarvis, insiste : « Il fallait adapter notre robot à l’exigence demandée par le travail de l’image, tant dans la rapidité de mise en place que la fluidité des mouvements… Des notions évidentes pour tout professionnel, mais qui, du point de vue technique demande des adaptations mécaniques avec l’usinage de pièces utilisées en tournage, et des développements software conséquents.  » Vient ensuite la programmation pour une utilisation en production. À ce titre, Spline a développé une interface de commande qui permet en un temps record, de paramétrer à la fois les mouvements complexes, mais aussi de synchroniser le focus et d’autres déclencheurs externes. « L’objectif de ces développements est de répondre aux pressions croissantes en termes de budget et de délais de production. Aujourd’hui, nos solutions sont principalement demandées dans le secteur publicitaire ; nous avons d’ailleurs d’excellents retours. Nous souhaitons par ailleurs développer les usages en fiction » précise Antoine.

 

High-speed avec Phantom Veo 4K

Pour parachever son offre de prise de vue en motion control, il était nécessaire de proposer des prestations haute vitesse. «  Motion control et high-speed est une combinaison parfaite pour créer des plans originaux et sensoriels, réaliser des plans techniques faisant appel aux SFX est notre ferme intérêt, raconte Romain Bourzeix. Nous nous sommes ainsi rapprochés de Magic Hour, avec qui nous avions pris contact au moment de la création de Spline, pour acquérir une Phantom Veo 4K.  ». Une caméra «  compacte et performante  » selon Antoine Grasset, fixée sur Jarvis, elle permet d’effectuer des mouvements d’une grande liberté de par le peu d’espace occupé par son bloc principal.

 

Un robot ultra-mobile et cost-cutter

Si ces particularités ont pesé sur le choix de l’équipe de production de Yann-Arthus Bertrand pour une séquence de Woman, son long-métrage à venir coréalisé avec Anastasia Mikova ( sortie prévue en septembre 2019 ), le choix fut également motivé par les possibilités de mobilité et d’agilité du robot de Spline, et de sa rapidité de mise en place, élément vital en termes de coût qui séduit aussi les directeurs de production.

... Sur Woman , il s'agissait d'effectuer des plans ultra-précis en macro sur des corps de femmes. «  Outre ce prestigieux projet, nous avons été séduits par la vision du réalisateur en tant qu’artiste, et sa démarche d’adapter la technique à l’artistique, laquelle est l’ambition de Spline, lance Romain Bourzeix, et non à l’artistique de s’adapter à la technique  ! Vision beaucoup trop limitée et issue d’un pragmatisme exacerbé.  Cependant du pragmatisme il en faut  !  », se reprend Romain : entre deux tournages, notre solution de motion control a su séduire les applications événementielles, que nous devons aujourd’hui autant planifier que nos prestations de production.  » À cet égard, Spline utilise une tête permettant de fixer un Smartphone lorsque la Phantom Veo 4K n’est pas de mise : « Les agences et les marques apprécient particulièrement Jarvis pour animer leurs soirées. Les visiteurs repartent ainsi avec leur story tournée en mouvements complexes, prête à être envoyée sur les réseaux sociaux.  »

 

Lier pré-prod, tournage et post

Si Spline est déjà bien occupé, à travers Jarvis, mais aussi à travers son studio pour lequel la société investit dans de l’éclairage LED dernière génération en phase avec les exigences du motion control et du high-speed, la R&D continue. Notamment sur la voie de la « previs », Spline propose déjà à ses clients de pouvoir générer eux-mêmes la trajectoire de Jarvis, quel que soit le logiciel 3D qu’ils utilisent. « Nous gardons à l’esprit que le tournage doit être en lien avec la postproduction sur le plateau, poursuit Romain Bourzeix. Lier les trois silos que sont préprod-tournage-postprod est notre credo. Trop souvent isolés les uns des autres, ils sont générateurs de coûts supplémentaires que toute production peut et doit aujourd’hui éviter pour ne pas recourir au sempiternel “on verra ça en postprod". »

Enfin, si les projets sont légions et bouillonnent chez Spline, le studio s’est fixé l’objectif d’apporter des solutions technologiques de pointe, d’ordinaire coûteuses, à des productions qui ne les auraient jamais envisagées : « Nous pouvons aujourd’hui intéresser la fiction pour des plans artistiquement complexes et des trajectoires élaborées. Avec la possibilité de préparer le tournage en amont et ainsi limiter les prises. » Reste à former des opérateurs, ce que Spline accepte déjà volontiers via les candidatures spontanées. L’équipe est aussi ouverte à des collaborations sur des sujets communs de développement. Le message est passé…

  • 5 juin 2019 à 17:56

NAB 2019 : La crème de la crème des zooms broadcast et cinéma chez Fujinon !

NAB 2019 : La crème de la crème des zooms broadcast et cinéma chez Fujinon ! © Nathalie Klimberg

Sur le salon, le constructeur japonais Fujinon a annoncé la naissance de Premista, une nouvelle gamme de zoom cinéma Fullframe avec deux modèles, un 28-100 T2.9 à ouverture constante et un 80-250 T2.9-3. Avec ces beaux objectifs, Fujinon se positionne aux côtés des optiques en full frame Angenieux et Zeiss à la différence que ces constructeurs ne proposent pas de zoom.

 

Fujinon, qui ne sortira plus d’optique HD dévoile aussi pour le broadcast un 125X 4K, qui propose une plage focale ultra longue de 8/1000 mm sans doubleur. Cette optique est équipée d’un stabilisateur, heureusement… D’ailleurs, chez Fujinon toutes les optiques à partir de X40 sont stabilisées !

  

3 nouvelles optiques broadcast dont un zoom 4k UHD 8-1000 mm…

Sur son stand Fujinon a présenté trois nouveaux objectifs UA Series UHD 4K, une série dédiée aux caméras Ultra HD 4K 2/3: les zooms UA125x8, UA18x7.6 et UA23x7.6.

Le nouvel UA125x8, zoom 125x couvre une impressionnante distance focale de 8 mm à 1 000 mm avec une ouverture de F1,7. Il devient l’objectif 4K le plus long de la série FUJINON UA UHD 4K.

L’UA125x8 utilise un revêtement à faisceau d'électrons à haute transmittance (HT-EBC), qui permet d'obtenir des couleurs plus riches et d'améliorer considérablement la réponse au bleu. D’autres innovations technologiques réduisent les images fantômes, les reflets et augmentent la transmission de la lumière. Il est aussi doté d’un conception anti-buée brevetée.

Conçu avec les mêmes paramètres que les UA107x, UA80x, UA70x et XA99x, le UA125x8 possède des caractéristiques identiques : zoom rapide, préréglages à deux prises, extension 2x et autres fonctions numériques de précision augmentant la flexibilité de la production.

Les deux autres nouveautés de la série sont les zooms portables UA18x7.6 et UA23x7.6. Le nouvel UA18x7.6 est un objectif compact polyvalent et économique doté d'une focale de 7,6 ~ 137 mm et d’un doubleur de focale avec une ouverture de F1.8, il pèse 4 kg. L’UA23x7.6 est un zoom téléobjectif 4K économique destiné au studio et au terrain. L’UA23x7.6 a une plage de focale de 7,6 ~ 175 mm, un doubleur de focale avec une ouverture de F1.8, et pèse seulement 4,2 kg. Les deux nouveaux objectifs de la série UA sont dotés d'un revêtement HT-EBC, ainsi que des mêmes performances HDR et 4K 4/3 pouces que l'UA125x8.

Après ses débuts sur le NAB 2018 en tant que prototype, l’UA46x9.5B est maintenant aussi disponible. Il embarque nouveau stabilisateur d'image OS-TECH idéal pour la production de sports, et de documentaires animaliers.

  

Fujinon dévoile Premista: une série de zooms premiums dédiée au capteurs grand format cinéma…

Fujifilm commercialise depuis 17 ans des optiques de haute qualité pour les caméras Super 35 à capteurs avec ses gammes d'objectifs Cabrio et MK. Pour répondre à la généralisation des caméras à capteurs grands formats Fujifilm lance désormais le FUJINON Premista 28-100mm T2.9 - disponible en Septembre 2019 - qui sera suivi du FUJINON Premista 80-250mm T2.9-3.52 à la fin de l’année...

Les zooms Premista offrent tous les avantages des optiques premium pour caméras grand format sans concession pour la qualité optique. Ensemble, ces objectifs couvrent les focales les plus utilisées, de 28mm à 250mm. Le Premista 28-100mm possède une ouverture T2.93 constante sur toute la plage de zoom et le Premista 80-250mm a une ouverture T2.9 constante de 80-200mm qui passe progressivement à T3.5 entre 201-250mm. La couverture de cercle d'image de ces deux objectifs est de 46,3 mm.

Le Premista 28-100mm propose un champ focal généralement couvert par six objectifs différents avec à la clé un gain de temps et de la praticité lorsque la caméra est sur une grue ou un hélicoptère. Une nouvelle génération d’iris à 13 lames permet un bel effet bokeh et sa conception optique supprime les reflets et les images fantômes indésirables.

Sa lentille, qui ne pèse que 3,8 kg, reste très résistante ; sa bague de mise au point a un angle de rotation de 280 degrés.

 

Fujifilm a commencé sa recherche et le développement d'objectifs cinéma en 2000… Dix-sept ans plus tard, les objectifs Cinema de FUJINON ont été récompensés par un 69ème Engineering Emmy Award.

  • 4 juin 2019 à 15:34

Des HDC-3500 Sony pour le parc de caméras de studio 4K/IP d'Euro Media Group

Euro Media Group renouvelle sa confiance envers Sony avec la HDC-3500 4K IP © DR

Le fournisseur européen de prestations techniques et de services audiovisuels Euro Media Group a fait l’acquisition de 42 caméras de studio HDC-3500 Sony dotées de capacités 4K et IP. L’offre de prestations et de formation de Sony associée à l’acquisition 4K et aux capacités IP en natif des caméras optimise le retour sur investissement de ce système. Elle garantit également des productions plus fiables et de meilleure qualité pour une variété d’applications et dans divers environnements, des tournages en studio au sport en passant par le divertissement.

 

Cette dernière acquisition vient enrichir la gamme de solutions 4K et IP Sony d’Euro Media Group, qui comprend les caméras de studio HDC-4800, HDC-4300 et HDC-2500, ainsi que les mélangeurs de la série XVS.

 

Qualité d’image, portabilité et liberté de création optimisées

Le modèle HDC-3500 permet à Euro Media Group de répondre aux besoins de ses clients du secteur de la production Live, en leur garantissant une flexibilité et une qualité optimales grâce à la rétrocompatibilité avec les anciens accessoires et systèmes.

La caméra HDC-3500 intègre le tout premier capteur CMOS 4K 2/3 pouces avec obturateur global. Il offre une qualité d’image 4K incomparable, un niveau de bruit exceptionnellement faible (-62 dB), une sensibilité élevée (F11 à 1080/50p) et le High Dynamic Range. Récemment annoncé lors du salon NAB, le modèle HDC-3500 peut également tourner en 4K sans fil avec l’ajout du panneau latéral interchangeable HKC-WL50, pour assurer la portabilité du système.

Présentant le même fonctionnement que d’autres caméras Sony compatibles HDR, le modèle HDC-3500 prend en charge le workflow SR Live for HDR de Sony. Une seule équipe de production peut ainsi enregistrer simultanément aux formats 4K HDR et HD SDR, ce qui limite les frais de matériel et de personnel pour les productions multiformat d’Euro Media Group. La société peut anticiper les futurs besoins en matière de production tout en conservant une compatibilité avec les exigences et les workflows actuels, en permettant à Euro Media Group d’offrir à ses clients un service de production HDR et une qualité SDR élevée.

 

Prise en charge de l’IP

Le modèle HDC-3500 est conforme aux exigences Tech 3371 et à la norme SMPTE ST2110 de l’UER. Il correspond également à la stratégie de technologie IP clairement définie par Euro Media Group, qui vise à développer de nouveaux concepts à l’aide de l’architecture d’intégration à distance (REMI) pour se déployer à travers l’Europe d’ici 2020. La société a déjà prévu sa mise en place aux Pays-Bas, et assure des diffusions grâce aux autres solutions Sony conformes à la norme ST2110, telles que l’unité de commande pour caméra HDCU-3100 et le mélangeur vidéo XVS-8000.

Euro Media Group a commandé les 42 nouvelles caméras de studio HDC-3500 avec des capacités 4K et IP en natif, témoignant ainsi de sa volonté d’associer une qualité d’image exceptionnelle à une production pratique et flexible.

Présent dans plusieurs pays d’Europe, Euro Media Group se doit de proposer des équipements qui pouvant être utilisés dans différents types d’environnements avec des délais courts. La fiabilité, l’évolutivité et le retour sur investissement des systèmes de caméras sont donc des critères de sélection essentiels.

 

« Nous avons besoin d’un partenaire de confiance capable de fournir une technologie de pointe et un service d’assistance de qualité. C’est pour ces raisons que nous travaillons avec Sony depuis tant d’années », a déclaré Ronald Meyvisch, directeur technique d’Euro Media Group. « L’investissement dans le modèle HDC-3500, qui complète notre gamme de solutions Sony, nous permet de diffuser plus rapidement différents évènements avec des couleurs, des contrastes et des détails plus précis. Nous pouvons également profiter de l’IP pour la production à distance, l’utilisation dynamique des ressources et bien plus encore. Grâce à sa qualité d’image, sa fiabilité et sa flexibilité opérationnelle inégalée, la caméra correspond parfaitement à nos objectifs sur le long terme et à nos attentes en termes d’évolutivité. »

Norbert Paquet, responsable de la gestion des produits chez Sony Professional Solutions ajoute : « Le partenariat de longue date entre Sony et Euro Media Group repose sur des principes d’innovations technologiques, de fiabilité et d’une valeur ajoutée à long terme. L’investissement de la société dans la caméra de studio HDC-3500 en est la preuve et permet à Euro Media Group d’accéder aux meilleures solutions technologiques et de workflow ».

  • 3 juin 2019 à 03:09

Une mise à jour importante pour le DeckLink Pro 8K

La mise à jour Desktop Video 11 ajoute une acquisition et une lecture multicanaux au DeckLink 8K Pro ainsi qu’une prise en charge du 12G-SDI pour les derniers workflows HDR et les normes SMPTE © DR

Blackmagic Design a opéré une mise à jour importante pour sa carte d’acquisition DeckLink 8K Pro : ses quatre connexions 12G-SDI peuvent être désormais  utilisées pour capturer et lire indépendamment 4 flux vidéo séparés. Pour les utilisateurs qui travaillent sur des longs-métrages haut de gamme, la mise à jour du DeckLink 8K Pro offre aussi une prise en charge des paquets de métadonnées HDR via SMPTE ST2108-1 et des caractéristiques de transfert HLG et PQ via SMPTE ST2082-10.

 

La récente mise à jour transforme le DeckLink 8K Pro qui, grâce à la prise en charge multicanal, devient aussi performant que 4 cartes d’acquisition et de lecture indépendantes. Les utilisateurs peuvent désormais capturer ou lire n'importe quelle combinaison de formats et de fréquences d’images, jusqu’en Ultra HD et 4K DCI à 60 images par seconde. Comme la nouvelle prise en charge multicanaux peut être activée via le SDK DeckLink gratuit, les fonctionnalités multicanaux du DeckLink 8K Pro peuvent facilement être supportées.

Les développeurs peuvent se servir du kit de développement logiciel DeckLink gratuit pour configurer leur logiciel afin qu’il utilise les connexions 12G-SDI en tant que canaux indépendants pour l’acquisition et la lecture. Ils pourront également les activer pour les utiliser en tant que 2 sorties fill et key simultanées. Le DeckLink 8K Pro est donc parfait pour compositer des graphiques broadcast en temps réel pour les événements sportifs et les actualités. Cet appareil est également idéal pour les systèmes d’affichage numérique qui offrent une lecture synchronisée sur plusieurs écrans. Qu’il soit utilisé pour l’acquisition, la lecture, ou une combinaison des deux, le DeckLink 8K Pro associé à la mise à jour Desktop Video 11 regroupe quatre cartes en une.

 

Pour les utilisateurs qui travaillent sur des projets HDR haut de gamme, le DeckLink 8K Pro mis à jour avec la version Desktop Video 11 offre une prise en charge des paquets de métadonnées HDR (SMPTE ST2108-1) et des caractéristiques de transfert HLG et PQ (SMPTE ST2082-10). Les métadonnées sont ainsi utilisées pour fournir une présentation du mappage de la luminance beaucoup plus granulaire afin d’assurer que la vision du créateur soit maintenue tout au long du workflow. Mais surtout, le contenu HDR peut désormais être acheminé via SDI, ce qui en fait une solution d’avenir pour la création de contenu HDR.

 

Lorsqu’il est mis à jour avec la version Desktop Video 11, le DeckLink 8K Pro prend en charge les signaux quad link sample interleave en mode Ultra HD et 4K DCI, ainsi que les formats 47.95 et 48 images par seconde. Le DeckLink 8K Pro est donc compatible avec davantage de workflows et d’équipements SDI quad link. Enfin, cette mise à jour permet une acquisition et une lecture parfaitement synchronisées via SDI sur plusieurs cartes DeckLink lors de l’utilisation d’un signal d’entrée de référence ou de synchronisation.

 

« Nous avons conçu le DeckLink 8K Pro en tant que solution tournée vers l’avenir, afin que les utilisateurs puissent l’utiliser pour les workflows en HD, en 4K et en 8K », a déclaré Grant Petty, PDG de Blackmagic Design. « Desktop Video 11 est une mise à jour gratuite qui offre des fonctionnalités haut de gamme aux utilisateurs du DeckLink 8K Pro sans qu’ils n’aient à acheter une nouvelle carte. Ils obtiennent ainsi une prise en charge des derniers formats, fréquences d’images, résolutions et worfklows HDR. De plus, leur carte 8K équivaut désormais à 4 cartes 4K indépendantes. C'est incroyable ! »

 

 

La mise à jour Desktop Video 11.0 est disponible au téléchargement  et cela gratuitement pour tous les clients DeckLink 8K Pro.

  • 31 mai 2019 à 16:00

Sébastien Devaud, la passion créatrice

Sébastien Devaud, réalisateur passionné et exigeant, a testé en avant-première la caméra XF705, nouvelle référence haut de gamme de Canon. © DR

Sébastien Devaud est depuis toujours un passionné de l’image. Il fut l’un des premiers à utiliser le mode vidéo HD des reflex Canon Mark II. Depuis, il est devenu l’un des ambassadeurs de la marque. Il nous présente ici ses premiers retours d’expérience sur la caméra XF705, nouveau fleuron de la marque que nous avions testé précédemment…

 

Mediakwest : Quel est votre parcours professionnel ?

Sébastien Devaud : J’ai eu la chance de passer par plusieurs professions jusqu’à atteindre celle de réalisateur, notamment le montage, la prise de vue, la lumière… Depuis un peu moins d’une vingtaine d’années, j’éprouve un réel plaisir à réaliser, mais je n’aime pas me cantonner à un style de réalisation, c’est vraiment le projet qui m’attire avant tout. J’aime autant réaliser une série qu’une pub, qu’une émission de télévision, qu’un documentaire. Après, il est vrai que les projets sur la longueur n’ont pas ma préférence ; je préfère passer d’un sujet à un autre. C’est pourquoi je ne me suis pas encore engagé dans la fiction. Bien qu’elle m’attire, je sais qu’elle peut te prendre trois ans de ta vie. Ma priorité est de conserver le plaisir de créer.

 

M. : Et d’utiliser la technologie pour sa partie créative ?

S. D. : Oui, grâce aux relations privilégiées avec les marques, Canon en l’occurrence. Il est agréable d’être proche de la technologie et de pouvoir goûter à sa quintessence en avant-première, en exclusivité, de pouvoir réfléchir avec un temps d’avance, de la détourner parfois et d’y trouver vraiment l’intérêt créatif.

 

M. : Pensez-vous que la technologie s’est complexifiée ou pas ces dernières années ?

S. D. : Oui, je pense qu’elle s’est complexifiée, parce qu’elle s’est numérisée et le numérique apporte plus de possibilités. Une partie des étapes de fabrication, de réglages ne se voit plus, ce qui est plutôt positif. Le choix des possibles est immense. Les constructeurs proposent aux utilisateurs l’accès à des réglages très pointus. Il est souvent possible d’avoir différents niveaux, du tout automatique au tout manuel, avec des étapes intermédiaires. La réussite d’une caméra ou d’une application réside plus particulièrement dans leur interface utilisateur, et d’avoir cette impression de simplicité. En fait, en arrière plan, il y a beaucoup d’informatique, des processeurs, des algorithmes qui œuvrent. Toutefois, il ne faut pas que la technologie soit l’acteur principal, ce qui est important c’est de retranscrire la création, c’est l’essence même de ce que l’on va filmer et Canon l’a bien compris.

 

M. : Vous avez pu tester en avant-première la Canon XF705. Quelles sont ses qualités intrinsèques ? Qu’avez-vous particulièrement apprécié ?

S.D. : Pour situer la caméra XF705 dans la gamme, il s’agit avant tout d’une évolution de taille du modèle XF305. Canon dispose de trois gammes : EOS Digital pour les appareils photo ; Cinema EOS pour la gamme cinéma et grand capteur ; et XF pour la gamme corporate, news, reportage. La XF305, sortie il y a huit ans maintenant, a vraiment remporté un gros succès et est toujours en location chez nombre de loueurs. Canon a sorti plusieurs petites caméras depuis, mais en termes d’ergonomie et de design, c’est vraiment celle-ci, la XF705, qui est l’héritière directe.

Personnellement, j’aimais beaucoup utiliser la XF305 sur des sujets broadcast. J’ai donc abordé la XF705 avec un a priori positif. La première chose que j’ai voulu regarder, tester, c’est l’optique parce que je suis tombé amoureux des optiques pendant mes études. Le potentiel de la grammaire narrative des optiques permet de raconter des histoires. De grands réalisateurs, comme Sergio Leone, Stanley Kubrick, Orson Welles, ont célébré cette grammaire du cadre. Je ne suis par forcément fan des optiques qui ne sont pas interchangeables. Mais bon, sur la XF705 il y a le petit liseré rouge qui prouve que c’est une série L à laquelle appartiennent les meilleures optiques de chez Canon.

La caméra couvre une large gamme de focales, c’est complètement bluffant ! Surtout, sur ce type de caméra corporate et news où il faut aller parfois chercher un sujet loin de l’image ou faire un cadre serré. Le zoom 300x digital est également intéressant, il peut servir à plein de choses et notamment en news, quand on est obligé de zoomer et que la qualité n’est plus la chose la plus importante. En cela, l’optique est étonnante parce que, quand on lui rajoute ses compléments, on arrive à avoir une optique, en rapport Super 35, 20 mm-1 200 mm en HD et 600 mm en UHD.

Après, en regardant les premiers rushes, je me suis pris une claque, au même titre que celle reçue quand j’ai visionné les rushes du 5D Mark II à l’époque. Il y a un « waouh effect ». L’un des atouts de la caméra est son nouveau codec, le HEVC H.265. Elle est la première du marché à l’avoir. Je pense que Canon va marquer beaucoup de points et, pour moi, cette caméra est la première qui va aider à démocratiser le 4K.

Aujourd’hui, le 4K n’est pas encore très utilisé dans les flux de production broadcast parce qu’il faut tout de même changer beaucoup de choses dans le workflow. Le H.265, par sa compression, va permettre, en tout cas pour de nombreux utilisateurs, de faire oublier la crainte des capacités de stockage énormes que nécessite le 4K. Et cela, franchement, je l’ai ressenti dès le premier test. Grâce à ce nouveau codec, Canon simplifie l’usage de la 4K, tout en conservant les qualités intrinsèques de l’image. Je suis persuadé que la XF705 va vraiment démocratiser le passage du Full HD à l’UHD.

J’ajouterai un troisième atout. Je veux parler de tout ce que Canon a ajouté sur la caméra et qui est lié au feedback utilisateur. Ce sont des petites choses, mais elles font toute la différence en tournage. Ce sont des détails qui prouvent que cette marque écoute ses clients.

 

M. : Des exemples…

S.D. : Je peux en citer trois. Déjà, l’endroit où on met son moniteur à l’arrière, qui est normalement sur le sabot avant. Là, ils l’ont placé à l’arrière, c’est complètement malin, parce que c’est là où l’utilisateur a envie de mettre ses moniteurs et ses micros. Autre exemple : les prises XLR à l’arrière et les prises BNC pour pas que les cordons soient en latéral, mais qu’ils soient bien à l’arrière de la caméra. L’écran aussi, qui peut se déplier à gauche et à droite. Tout cela résulte des retours d’utilisateurs.

Canon fait la différence parce que, au final, ce sont des détails qui, sur le terrain, t’aident vraiment. C’est un respect de l’utilisateur, au même titre que le choix des batteries ; ce sont les mêmes que sur la C200 ou C300 Mark II. Le choix des cartes SD aussi que l’on peut trouver dans le monde entier, n’importe où. Les coûts d’utilisation sont ainsi réduits.

Autre point fort de taille, c’est que Canon a ajouté le HDR sur ce type de gamme. Il est donc possible de matcher différentes caméras ou appareils photo Canon. Les équipes de R&D ont ajouté des fonctions nouvelles qui ne sont même pas encore utilisées : le HDR pour faire du live. Autrement dit, la vidéo peut être enregistrée en interne sur les cartes SD, mais il est possible d’envoyer le flux par sa connexion 12G-SDI ! On aura le même signal 4:2:2 10 bits 50p, UHD HDR, tout cela par un seul câble !

 

M. : Comment différenciez-vous la XF705 de la gamme EOS Cinema, des C200 ou C300 ?

S.D. : Par la taille des capteurs ! Là dessus, je le dis tout de suite, c’est la taille des capteurs. Pour différencier la gamme XF, par rapport à la gamme Cinéma c’est par les rapports de profondeur de champ que je peux avoir avec mes grands capteurs, qui offrent plus de profondeur de champ, même si nous sommes sur un capteur 1 pouce sur la XF705. Toutefois, la XF705 offre de la profondeur de champ que l’on ne trouvait pas du tout dans ce genre de gamme. Nous nous approcherons de l’image cinématographique grâce au profil colorimétrique. On amène ce rendu, cher à tous aujourd’hui parce qu’évidemment, en plus de savoir raconter des histoires, chacun veut aussi les rendre esthétiques. Eh bien, cette caméra le permet.

 

M. : Serait-il envisageable, par exemple, de mixer sur certains projets une C200 avec une XF705 ?

S.D. : Oui ! J’ai en tête un exemple très concret. Je viens de tourner une émission pour France 2 intitulée Au cœur des éléments au cours de laquelle est retranscrite une tempête. Je devais faire des séquences, où j’avais besoin de ralentis, donc là c’est davantage la C200. Mais pour enregistrer tout le flux où j’avais en gros 33 caméras, je pense que la XF705 avait sa place pour tourner une certaine partie.

Sur La parenthèse inattendue avec Frédéric Lopez, je tournais avec huit caméras XF305 ; la XF 705 sera mon choix direct pour ce type de projet. Quand nous avons fait le pilote, nous avons tourné 14 heures d’affilée ; à la fin, les opérateurs étaient épuisés ! La XF705 leur simplifiera la vie car elle dispose de nombreuses assistances de prise de vue.

Cette caméra peut fonctionner en autofocus, elle n’est pas que dédiée au monde professionnel. Des journalistes, des JRI sans grandes connaissances techniques vont s’en sortir et ramener des trucs incroyables. C’est là qu’elle va prendre une place que les autres n’ont pas. Les EOS Cinema ne peuvent pas occuper cette place, parce que, même si on leur donne de l’assistance, jamais on n’obtiendra quelque chose d’aussi malléable.

 

M. : Dans quels cas de figure préconisez-vous l’utilisation de cette caméra ? Quel est son champ d’action ?

S.D. : En utilisation unitaire, elle est franchement pour le news, le sport, le journalisme, le documentaire bien sûr. Ce qui est génial c’est que pour le documentaire, il ne faut plus réfléchir, il faut tourner en 4K, même si ce n’est pas pour le diffuser en 4K. De nombreuses opportunités créatives sont liées à la caméra.

En broadcast, en multicaméra, cette caméra est évidente pour moi. Elle va coûter beaucoup moins cher à des productions désirant la mettre en multicam. Pour l’avoir testée sur la XF305 et avoir vu le rendu que nous avons réussi à obtenir si l’on passait un peu de temps à l’étalonnage, elle est totalement dédiée à du multicaméra broadcast. La sortie 12 G SDI permet le multicam, il est possible également de streamer en HEVC 4K.

Avec le film promotionnel que nous avons réalisé pour sa sortie, nous avons vraiment mis en avant les assistances focus. Il est possible de filmer en total autofocus ou en autofocus assisté. Ce dernier est mon préféré, c’est l’utilisateur qui fait le point, mais dès qu’il a détecté l’objet ou la personne qui l’intéresse, l’autofocus va affiner tout seul. Donc, la finition, dans des conditions un peu extrêmes de lumière, c’est lui qui s’en charge, c’est génial !

Autrement, il y a le tracking. Nous avons expérimenté cette fonction avec un sportif, un recordman du 100 mètres, il fallait le filmer comme nous le pouvions ; il n’était pas là pour nous ! Le tracking de mise au point a très bien marché, et nous avons eu le point du début à la fin, sans effet pompage. C’est ce que je demande à tout le monde : « Tu vas te mettre à ma place. Maintenant, tu vas le faire manuellement et tu vas me dire si tu arrives à le réaliser sans pompage, du début à la fin ? ». Ça, la XF705 sait le faire. C’est vraiment un truc qui est nouveau pour moi : avoir des assistances sur lesquelles tu peux te fier !

Quelques mots sur l’audio peut-être. C’est vrai, c’est un point qui m’intéresse. Il y a quatre entrées, un micro intégré, deux XLR et une entrée minijack. À la fois, sur ce type de caméra, si on est amené à faire du news, le reporter est pratiquement les trois-quarts du temps avec un HF ou alors il doit faire une interview rapide. Canon a respecté le son, la qualité d’enregistrement du micro interne est très bonne. Les deux XLR ont des places parfaites. Le son est plus que respecté, il est intégré. Canon a bien compris qu’une caméra doit servir, et l’audio et la vidéo.

 

M. : En matière de codec, que pensez-vous du HEVC d’une manière générale, et plus particulièrement de la version Canon, le XF HEVC ?

S.D. : Avec le HEVC, nous sommes dans le futur. Il y a dix ans, je n’arrivais pas à comprendre comment, dans un boîtier comme le 5D, on arriverait à la fois à faire des photos et à sortir un Full HD. Je n’imaginais pas faire tout cela sur une petite carte SD de ce type. Avec le HEVC, c’est pareil, on parvient à obtenir cette matière et cette qualité.

Et le XF HEVC, c’est l’enveloppe dans laquelle Canon a décidé de mettre ce codec. C’est un standard fantastique qui permet d’avoir toutes les informations et les métadonnées. Les trois-quarts des gens ne savent même pas que toutes ces métadonnées, informations sont enregistrées et qu’elles peuvent être super utiles.

 

M. : Le HDR ?

S.D. : Ce qui est bien sur la XF705, c’est que je peux envoyer mon signal HDR et enregistrer SDR, je ne suis pas obligé d’avoir la simultanéité entre l’enregistrement et la diffusion. Et là c’est pareil, je peux enregistrer du Full HD et diffuser du 4K, ou inversement. Ça, c’est vraiment nouveau aussi !

La caméra fait aussi du ralenti en Full HD. Pour le documentaire, c’est quand même sympa de pouvoir produire des contenus en ralenti à 120 i/s. À chaque fois que l’on a commencé à parler de cette caméra, ce qui était bien, c’est que les gens demandaient « Et ça, il y a ? ». « Eh bien oui, il y a ! », c’est dur de la piéger !

 

M. : Justement, par rapport au HDR, qu’est-ce que cela apporte en termes de valeur ajoutée ?

S.D. : On pouvait reprocher à certaines caméras de la gamme corporate de ne pas avoir ce rendu esthétique que tout le monde adore parce que, maintenant, on recherche la restitution de l’esthétique cinématographique. Tout d’un coup, voilà on a de la haute dynamique, ce rendu flatteur. On met un peu de désaturation, un peu de HDR, on travaille un peu en longue focale et c’est bon !

D’ailleurs, mon premier test portait sur des footballeuses du Paris Saint-Germain. Le temps était ensoleillé, nuageux, avec des bons contrejours. Le rendu de peau avec le HDR est incroyable. Je me suis amusé à l’IBC où ce test était diffusé à demander aux visiteurs : « Avec quoi ai-je tourné ? » Tous ont répondu : « Avec EOS Cinema ». Cette image n’est pas reconnue comme celle de la gamme XF. Vous parliez de concerts, et je pense que la haute dynamique va permettre de faire du live dans des environnements où il a des lumières assez extrêmes.

 

M. : Surtout de plus en plus, comme on fait de l’info décor avec du led en arrière plan…

S.D. : Canon a ajouté la fonction Clear Scan, ce qui permet de régler finement la fréquence du shutter et éviter les barres noires et les images qui sautent sur les écrans. La led événementielle qui n’est pas du tout stabilisée en fréquence. C’est très bizarre d’avoir autant de possibilités au niveau du réglage shutter, pratiquement tout est accessible, même le shutter cinéma !

 

M. : Personnellement, tournez-vous encore en HD ou tout en 4K ?

S.D. : Par rapport à mon activité ? De manière générale, avec celle-ci quand je pars en tournage, ce sera 99 % du 4K, le 1 % restant que je vais utiliser ce sera le ralenti Full HD, parce que je ne vais pas réfléchir à mes cartes. Après, je sais que je pourrai tout à fait redescendre ; in fine, cela me donnera une double image. Celle-là, je tournerai essentiellement 4K. En ce qui concerne le Full HD, je pense qu’il va tout doucement disparaître, c’est sa fin de vie. Là ça y est, ce type de caméra me fait entrer de plain pied dans le monde du 4K. Je ne vais plus réfléchir.

 

M. : Un mot de la fin ?

S.D. : La caméra XF705 est polyvalente, elle servira pour de nombreux usages, que ce soit en caméra unitaire, ou en multicam. Les qualités de l’optique, du traitement de l’image, du codec sont exceptionnels et vont démocratiser l’usage de l’UHD. De plus, le support du HDR et du capteur 1 pouce favorise la création d’une image qui a une esthétique cinéma. En résumé, cette caméra sait tout faire.

 

Prix du XF705 : 6 000 € HT.

 

Retrouvez également 2 vidéos autour de la XF705 avec l'aide de Sébastien Devaud... 

Dans la première, il nous livre ses premières impressions sur l’utilisation de cette caméra et nous explique les différents points forts et bénéfices utilisateurs lors d’une interview ici...

Par ailleurs, dans la seconde vidéo, Sébastien Devaud a réalisé un behind the scene tourné à l’INSEP de Vincennes avec en guest star, l’athlète français Jimmy Vicaut, le recordman d’Europe du 100m ! Sébastien Devaud a pu mettre en application toutes les fonctionnalités de cette caméra et nous en explique tout l’intérêt ici...
 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.24/26. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 28 mai 2019 à 16:20

Un nouveau studio pour l’Orchestre national d’Ile-de-France

Situés à Alfortville, les locaux de l’Orchestre national d’Ile-de-France ont été entièrement mis à jour et repensés autour du nouveau studio d’enregistrement intégré. © DR

L’Orchestre national d’Ile-de-France vient de réaménager et de repenser entièrement ses locaux autour d’un studio flambant neuf conçu pour l’enregistrement de musique bien sûr, mais aussi pour la musique à l’image et l’action culturelle. Un outil ambitieux, high-tech, qui vient servir les besoins de l’orchestre, mais affiche également l’ambition de relocaliser en France l’ensemble de la filière musique à l’image. Visite des lieux juste avant l’inauguration officielle…

 

Outre une refonte complète de l’acoustique des lieux, ce projet intègre un studio de mixage doté d’un monitoring multicanal Dolby Atmos et deux salles (335 et 104 m2) dont l’acoustique a été entièrement repensée tant pour l’enregistrement que les répétitions.

L’enregistrement et le mixage sont assurés par deux stations Avid Pro Tools et une station Pyramix, les trois stations étant contrôlées depuis une surface de mixage Avid S6. L’ensemble est architecturé autour d’un réseau Dante. Autre spécificité, le circuit de retour permet de gérer une centaine de casques pour l’audio, mais offre également la possibilité de diffuser des sources vidéo et informatiques.

Quelques jours avant l’inauguration par Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, et en présence du compositeur Gabriel Yared, parrain du studio, nous traversons donc le périphérique parisien, direction Alfortville pour une visite guidée en compagnie de Fabienne Voisin, directrice de l’Orchestre national d’Ile-de-France (communément appelé l’Ondif) ; Alexis Labat, administrateur ; Philippe Vaidie, chef de projet ingénierie, ainsi que l’équipe de CTM Solutions qui était en charge de cette installation…

 

 

Stopper l’évasion

« Au delà de pouvoir répondre aux besoins de l’orchestre, tant pour l’enregistrement de musique que pour aider l’action culturelle et fournir les outils pédagogiques pour les écoles dans lesquelles l’orchestre se produit, ce studio a pour objectif de participer à la relocalisation de l’enregistrement de musique à l’image en France et en territoire francilien », lance Fabienne Voisin.

La directrice de l’Ondif revient sur l’historique de cette aventure : « Il y a quatre ans, nous avons constaté que même si la Région était championne dans l’accueil du tournage de films [la région IDF accueille 50 % des films français, ainsi que 40 % des films étrangers tournés en France, ndlr], les bandes-son de ces films étaient très majoritairement enregistrées dans d’autres pays européens, par exemple l’Angleterre avec Abbey Road, la Belgique ou les pays de l’Est. Nous avons alors mené une enquête pour comprendre les causes de cette véritable évasion qui poussaient réalisateurs et ingénieurs du son à aller travailler ailleurs. Au final, parmi les principales raisons, figuraient le manque de lisibilité sur le coût des offres françaises, un soi-disant manque de motivation des orchestres permanents français et le manque d’offres adaptées en matière de studio… »

La première étape fut donc de mener en interne une négociation de façon à ce que « le prix proposé englobe exactement la même chose que ce qui est offert à l’étranger et que les productions puissent repartir du studio avec la bande-son et les droits d’exploitation pour le film ou un disque éventuel… ».

Mais rapidement, le besoin de créer un studio adapté se fait sentir : « Il manquait aux ingénieurs du son un vrai studio, agréable, fonctionnel, moderne, en phase avec les besoins actuels. Aujourd’hui, les productions peuvent faire appel à l’orchestre ou travailler avec des formations externes, le but étant d’attirer une clientèle extérieure, sachant que le petit studio est très souvent libre et peut fonctionner en autonomie. D’autre part, comme l’orchestre passe 80 % de son temps à l’extérieur, le grand studio est également disponible. »

 

 

Ingénierie et acoustique

Une fois le cahier des charges établi avec le concours des professionnels du secteur, l’un des points clés dans la réalisation du projet repose sur le travail d’ingénierie, réalisé ici par Philippe Vaidie, intervenant en tant que consultant, et Philippe Le Gourdiol, responsable technique Audio pour CTM Solutions. Outre le prénom, les deux hommes ont en commun un passage par le studio musique, respectivement Marcadet et Guillaume Tel, au début de leur carrière. Ils ont déjà collaboré ensemble et ont le souci permanent de mettre la technologie au service des différentes demandes.

Autre sous-ensemble important, le travail sur l’acoustique des deux salles et de la partie studio, effectué en pointillé en fonction de la disponibilité des lieux, explique Alexis Labat : « Il a fallu jongler entre les répétitions. Dès que l’orchestre partait jouer à l’extérieur, il fallait démonter les praticables et remonter les échafaudages pour poursuivre les travaux. L’ensemble a démarré en septembre 2017 et s’est échelonné sur près d’un an. La conception acoustique de la cabine et des salles a été réalisée par Florian Louineau. L’idée était de repenser la grande salle pour qu’elle devienne à la fois un outil de répétition, mais aussi un studio d’enregistrement. Aujourd’hui, tout le monde constate un progrès significatif par rapport l’acoustique d’avant qui donnait trop et où les timbres se mélangeaient. Le rendu n’était pas adapté au travail de l’orchestre, d’autant plus que beaucoup de salles de concert ont des acoustiques assez mates. Aujourd’hui, on entend tout, la richesse des timbres, le hautbois, la harpe… Le son est très beau dans la salle et dans la cabine de mixage aussi. On peut dire que l’objectif est atteint. »

Philippe Vaidie ajoute : « Le pari était de trouver le juste compromis entre la précision des timbres pour l’enregistrement, tout en permettant aux musiciens de jouer confortablement. D’autre part, il fallait que les deux salles soient cohérentes acoustiquement. L’enregistrement de la musique de Minuscule 2 [Minuscule 2 : Les Mandibules du bout du monde, film d’animation à paraître début 2019, réalisé par Thomas Szabo et Hélène Giraud, musique de Mathieu Lamboley, ndlr] nous a permis de vérifier que l’on pouvait parfaitement superposer le son d’une pièce par dessus le son de l’autre. La fusion se passe bien ; elles s’insèrent parfaitement l’une dans l’autre. »

 

 

Le hi-tech au service de l’artistique

Conforme à la tendance actuelle, la préamplification et la conversion s’effectuent au plus près de la source pour ensuite voyager en numérique : « Les racks de préamplis/convertisseurs DAD AX32 sont directement placés au pied de l’orchestre de façon à raccourcir les câbles analogiques », confirme Philippe Vaidie qui constate après quelques séances : « Les préamplis sont excellents, on retrouve parfaitement le grain de tous les instruments, notamment celui des cordes. Nous les avons montés en flight-case de façon à pouvoir enregistrer à l’extérieur ou sur des prestations live. »

Autre spécificité du studio, la présence de deux stations Avid Pro Tools et d’une station Pyramix : « Historiquement Pyramix est préféré dans la musique classique, mais dès qu’on aborde des domaines comme la musique de film et le travail à l’image, c’est Pro Tools qui emporte les suffrages. Le challenge consistait à faire en sorte que toutes ces stations puissent être vues et gérées par une même surface de contrôle et c’est le cas avec la surface de mixage Avid S6. »

L’installation est effectivement riche en interfaces audio de marques différentes choisies en fonction de leurs spécificités. Ainsi, la préamplification/conversion est confiée à trois DAD AX32 limités ici à 32 canaux de façon à pouvoir atteindre sans risque les fréquences d’échantillonnage élevées, communément exigées en musique classique.

La prudence est également de mise concernant le transport des données audio reposant à la fois sur le Madi et le Dante : « Les trois interfaces DAD sont reliées en Madi optique vers le nodal tandis que les flux qui partent du studio vers les musiciens sont acheminés en Dante afin d’éviter tout risque de surcharge de la bande-passante du réseau Dante. »

Parmi les points particulièrement aboutis de l’intégration technique, figure également le circuit de monitoring casque capable de gérer jusqu’à 104 casques depuis Avid Pro Tools ou le petit mixeur Soundcraft externe : « Il n’y a aucune coupure du réseau casque si je passe d’une session à une autre et les balances restent parfaitement conservées… ».

À la demande des concepteurs, nous n’en dévoilerons pas plus sur cette prouesse technique qui permet de garder le contact avec les musiciens et le chef en toute circonstance, garantissant une meilleure fluidité et un meilleur confort durant les séances. « L’ergonomie du studio repose également sur l’étude de la partie KVM que nous avons menée pour pouvoir commuter rapidement entre les trois stations », ajoute Philippe Le Gourdiol.

En effet, grâce aux accords signés entre le fabricant de switch IHSE et Avid, la console S6 est à même d’envoyer les informations de configuration KVM directement via IP. Les changements de configurations clavier/écran/souris sont donc rapides, souples et peuvent être initiés en appuyant sur une touche de la S6 ou même sur un fader qui affichera par exemple l’écran de la station concernée.

Notons enfin le monitoring vidéo conçu là encore pour fluidifier le déroulement des séances : « Nous avons fait en sorte que tout le monde puisse se voir depuis la petite ou la grande salle, mais aussi dans la régie, avec un monitoring permettant la constitution d’écrans mosaïques, le tout dans un minimum de latence. Les retours vidéo peuvent également afficher la time-line de Pro Tools, bien utile pour le chef d’orchestre qui peut ainsi vérifier l’avancement de la séance avec les numéros de mesures et les valeurs de tempo en concordance avec ses partitions. » Un progrès indéniable en attendant la prochaine étape où les partitions numériques défileront synchrones avec la station audio, supprimant ainsi les habituels bruits de tourner de pages…

 

 

Un premier bilan positif

Livré le 6 août dernier, le studio, après une période de rodage, voit aujourd’hui ses premières séances arriver. Notamment l’enregistrement de disques pour les labels Harmonia Mundi, Ad Vitam, NoMad Music ou encore Deutsche Grammophon/Universal avec l’orchestre, mais aussi des musiques de films. Outre la bande-son pour le film Minuscule 2 déjà évoquée, citons la BO de Mon Inconnue (réalisée par Hugo Gelin pour Hamburger Records) et celle de The Sonata (réalisée par Andrew Desmond, musique d’Alexis Maingaud), auxquelles il faudra ajouter de nombreux autres projets si l’on en croit l’intérêt des productions et réalisateurs constatés lors de l’inauguration du studio le 17 octobre dernier. De beaux projets en perspective et un pari en voie d’être gagné…

 

 

LES INTERVENANTS PRINCIPAUX

• Philippe Vaidie : chef de projet ingénierie.

• Florian Louineau (Coreway) : architecte acousticien et conception structure cabine et salles.

• Serge Arthus : consultant Dolby Atmos acoustique et technique.

• Domenica Vaugan : architecte décoratrice.

• Alix Ewald et Mireille Faure : ingénieures du son consultantes.

• Marc Prada : coordinateur du fonctionnement du studio.

• Philippe Le Gourdiol (CTM Solutions) : ingénierie audio et installation du studio.

 

 

L’ORCHESTRE NATIONAL D’ILE-DE-FRANCE : UN PROFIL UNIQUE

Composé de 95 musiciens permanents, l’Ondif n’est pas un orchestre symphonique tout à fait comme les autres : « Avec une centaine de concerts par an sur la région, l’orchestre est très impliqué dans l’action culturelle, et habitué à s’adapter aux scènes qui l’invitent », explique Fabienne Voisin.

Effectivement, entre la Philharmonie de Paris où l’orchestre est résident et donne sa saison parisienne, gymnases, théâtres, scènes municipales (et même dernièrement une ferme !), les lieux défilent mais ne se ressemblent pas.

Depuis les formations réduites de la musique de chambre à la musique symphonique nécessitant plus de cent musiciens, en passant par les petits formats regroupant une vingtaine d’instrumentistes, cet orchestre symphonique à géométrie variable a la capacité de s’adapter aux jauges et aux acoustiques des lieux d’accueil, le but étant de « partager sa passion en la plaçant à la portée de tous et de sensibiliser le public, notamment les enfants, de façon à ce qu’ils deviennent le plus possible sensibles à la musique classique. »

 

 

LISTE DES ÉQUIPEMENTS INTÉGRÉS ET INSTALLÉS PAR LES ÉQUIPES DE CTM AUDIO

• Trois stations numériques Pro Tools A - HDX 2, Pro Tools B - HDX 1, 1 Pyramix. Nombreux plugs-in pour Pro Tools et Pyramix (Waves, UAD, Altiverb, Izotope Noïse Maker).

• Surface de contrôle et préamplificateurs, une surface de contrôle Avid S6 - 24 faders, trois interfaces audio MTRX, 96 préamplificateurs Digital Audio Denmark, (DAD AX32) en 96 kHz/24 bits, deux réverbérations Bricasti (M7).

• Interface et système de processeurs audio multi-canal Trinnov MC MADI 18 canaux, interface audio de monitoring analogique et numérique Merging Horus.

• Écoute et formats ATC, Meyer Sound, formats 5.1 à 15.1.

• Monitoring LCR ATC SCM 50 Custom, Sub ATC, Surround et Atmos Meyer Sound.

• Casques : 100 casques Beyer Dynamic DT102, 20 casques Beyer Dynamic DT100, une console soundcraft SI Expression1 (console annexe pour balance casques spécifique).

• Vidéo : Projection vidéo HD, Écran transonore de 3 mètres de base, lecteur Blu-Ray Oppo 205, grille de distribution vidéo HD, distribution de la valeur de la mesure et du tempo sur écran pour chef et orchestre, caméras et retours vidéo disponibles pour les deux studios et la cabine.

• Microphonie Neumann, Microtech-Gefell, Wunder Audio, Telefunken, Sennheiser, Schoeps, DPA, Royer Labs, AEA, AKG, Electro-Voice, Shure.

• Supports micros et pieds supports Grace Design pour Decca tree et arbre Surround, deux grands pieds Manfrotto pour Decca tree et arbre Surround, deux grands pieds K et M, barres Grace Design de couples stéréo, autres pieds en nombre suffisant pour couvrir les besoins d’un orchestre symphonique d’une centaine de musiciens.

• Nodal, cœurs de réseau (entreprise, Dante, métiers), KVM IHSE, grilles vidéo Blackmagic Design, déports informatiques et écrans.

 

UN NOUVEAU SITE INTERNET POUR CTM AUDIO

CTM Audio, expert dans l’intégration de solutions pour la postproduction et les studios-son depuis plus de 30 ans, vient de lancer son nouveau site Internet (www.ctmgoup.fr/ctm-audio) entièrement dédié à l’audio pro. Vous y trouverez les dernières actualités concernant l’audio pro, ainsi que les promotions des différentes marques ; également, de nombreux guides d’achat, des offres produits et services et la présentation de plusieurs de ses installations.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.28/30. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.  

  • 28 mai 2019 à 11:52

Acc&Led, louée soit la led

L’équipe au complet : Romain Ménard (planning), Elie Roesch, Romain Delbos (conseil et préparation), Guillaume Mandin (SAV), Laura Lazo (compta), Jacqueline et Maya Bonfanti (chef d’atelier). © DR

Depuis sa création il y a près de sept ans, Acc&Led reste le seul loueur de lumière français entièrement dédié aux projecteurs à led. À l’affût des nouveautés tout autour du monde, et alors que plus un tournage ne se fait sans au moins un projecteur à led, Jacqueline Delaunay et son équipe s’attachent à proposer aux directeurs photos et aux électriciens la réflexion et les solutions cohérentes avec leurs besoins et leurs moyens, les aidant à se tenir au courant sur les nouveautés incessantes de ce secteur.

 

Un show room ouvert à tous

Installée dans un peu moins de 1 000 m² au 10, rue Germain Nouveau à Saint-Denis depuis le printemps dernier (avec dock de chargement et plusieurs camionnettes de livraison « disponibles de 7h00 à 22h00 », précise Romain Bénard, chargé du planning), la société dispose d’un espace démo et essais, ouvert à qui souhaite découvrir le matériel ou chercher des solutions précises.

Le matin de notre visite, une équipe est venue avec une caméra Phantom pour tester en très haute fréquence de prise de vues un projecteur à forte puissance : à 6 000 i/s, la led unique du Tenerled de Mole-Richardson (1 600 W avec lentille de Fresnel, équivalent à un HMI 4 kW en flux lumineux) n’a produit aucun effet de flicker, même fortement dimmé à 15 %. Ce n’est pas le cas de tous les projecteurs à leds multiples, mieux vaut donc venir les essayer. La stratégie d’Acc&Led repose sur ce genre de rencontre : en s’intéressant à toutes les nouveautés, l’équipe est en mesure de proposer du matériel peu ou pas disponible ailleurs.

Pour cette raison, les fabricants qui proposent des nouveautés sont invités à venir les montrer en salle de démo, où il est possible d’observer les qualités susceptibles d’intéresser les clients d’Acc&Led. Par exemple, des projecteurs automatiques, montrés l’après-midi, même n’ont pas passé la rampe : leur IRC est encore insuffisant. Pour se tenir au courant des pratiques et des besoins des directeurs photos, Jacqueline recueille leurs retours d’utilisation autant que possible.

 

 

Les tendances

Faciles à mettre en œuvre, fonctionnant sur 16 A (le secteur) ou batterie V-Mount, peu chauffants et peu bruyants, dimmables de 0 à 100 % en intensité et variables en température de couleur pour la plupart, les intérêts des projecteurs à led sont désormais connus.

Beaucoup sont aussi RVB, tels les incontournables Skypanel de Arri ou les Celeb et les Free Style de Kinoflo : il est possible de renseigner les coordonnées RVB d’une couleur pour l’obtenir à la source, de simuler l’effet des gélatines colorées type Rosco ou Lee Filters, voire de créer ses propres filtres. Le projecteur en forme de plaque allongée SL1 Switch de DMG Lumières-Rosco existe désormais en modèle SL1 Mix RVB, contrôlable via l’application dédiée myMIX sur smartphone connecté en Bluetooth.

Les tubes Astera sont de plus en plus demandés : les AX1 (28 W) et la nouvelle gamme, les Titan, plus puissante (70 W) et surtout dotée d’un IRC supérieur à 93. Kinoflo revient aussi aux tubes, avec le projecteur 4 Bank disponible à la location à partir du printemps prochain : quatre tubes de 120 cm RVB, ouverts sur 310 ° et posés sur un fond miroir. Ainsi retrouve-t-on une lumière enrobante et le large reflet unique dans les yeux des modèles, nous explique Franck Ledesma (Keylite) également de passage ce jour-là.

Si la plupart des projecteurs à puissance standard ont gagné en compacité ces dernières années, les grosses puissances de plus de 1000 W arrivent et prennent de la place : outre le Tenerled, Mole-Richardson propose un Seniorled à Fresnel de 900 W. Senna (fabricant européen) a un Lightwall de 1400 W et Lightstar, une marque chinoise, propose le Lightman Luxed-9, projecteur bicolore qui ressemble à un maxi-brut avec ses neuf lentilles Fresnel bicolores de 170 W.

Enfin, parmi les modèles les plus demandés, la led a permis la création de dalles souples (à divers degrés de fluidité) faciles à disposer dans les décors les plus contraignants, comme celles d’Aladdin, marque taïwanaise dont Acc&Led propose désormais le Fabric-Lite. Le module de base est un carré de 90 cm en tissu « brodé » de leds bicolores de 200 W (Fabric 1) ou 350 W (Fabric 2), qui peut être multiplié et tendu sur cadre ou toute disposition imaginable ! Sa légèreté ne l’empêche pas de disposer d’un récepteur Lumen radio et donc d’être DMXable sans fil.

 

 

De nouvelles pratiques

« Plus que la technologie, c’est par la commande des projecteurs que la led va transformer les méthodes de travail. On peut sculpter sa lumière à distance », nous explique Jacqueline Delaunay, bien consciente que les éclairages conventionnels n’ont pas vocation à disparaître. Dans son dialogue avec les fabricants, elle constate que c’est parfois la forme et la disposition du panneau de contrôle qui peut faire qu’un projecteur n’est pas bon, plus que la qualité même de sa lumière. En veille technologique constante, « il ne faut pas fermer les usages ! », conseille-t-elle aux fabricants, pour la plupart étrangers à l’audiovisuel avant de se mettre à la led, et qui n’ont jamais autant d’imagination que les utilisateurs finaux de leurs produits.

 

À visiter, le site www.accled.fr et, bien sûr, le show room à Saint-Denis, où l’équipe de sept permanents, épaulés de stagiaires étudiants, est à l’écoute !

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.14. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

 

  • 22 mai 2019 à 19:58

Showmax Cinéma devient Delair Studios et séduit Hollywood

Pierre Vincent, inventeur du dispositif Showmax Cinema rebaptisé Delair Studios. © DR

Après 15 ans de déploiement sur la France de son dispositif haute fidélité destiné aux salles de cinéma et aux studios de postproduction son, Showmax Cinéma, qui devient Delair Studios, renouvelle ses produits et part à la conquête du marché américain, espérant ainsi surfer sur le bond qualitatif des salles de cinéma.

 

Quand on est à la tête d’une petite entreprise et qu’on invente un dispositif de restitution sonore pour le cinéma qui tranche avec la conception technique des salles existantes, il n’est pas facile de s’imposer vite et à grande échelle. Il faut être patient. C’est l’expérience que Pierre Vincent – le fondateur de Showmax Cinéma devenu depuis peu Delair Studios – fait depuis près de quinze ans.

Ainsi, bon an mal an, Delair Studios croît en s’appuyant sur des clients fidèles comme le Club de l’Étoile, le groupe TSF, le studio Copra, mais aussi bon nombre de sound designers français qui voient dans son système acoustique, un dispositif qui sollicite moins d’amplification et donc génère moins de fatigue auditive lors du mixage d’un film de long métrage. De fait, Pierre Vincent et ses ingénieurs du son sont parvenus à convaincre au fil du temps des sound designers aussi célèbres que Jean Goudier, Eric Tisserand, Joël Rangon ou Hervé Buirette de réaliser leurs mixages à l’aide de son système d’enceintes cinéma.

Le dispositif acoustique Delair Studios repose sur un concept qui consiste à utiliser un écran de projection « non-perlé » entrant en phase sonore avec les haut-parleurs centraux d’une salle de cinéma. Ce procédé, s’il nécessite la fabrication d’un écran spécifique, permet de restituer les médiums et bas-médium d’un film avec une meilleure fidélité que les dispositifs classiques qui utilisent des « écrans perlés », et ne nécessite pas d’utiliser des filtres électroniques pour compenser les pertes sonores liées à la traversée de l’écran. Pour assurer une parfaite intelligibilité des sons les plus clairs (haut médium et aigu), les enceintes centrales en phase avec l’écran doivent être complétées par deux enceintes extrême-aigu placées sur les côtés de l’écran.

 

 

Le Club de l’Étoile, terrain d’expérimentation

L’innovation de Pierre Vincent trouve aujourd’hui une seconde jeunesse du fait de l’essor progressif des projecteurs cinéma équipés de lampes laser en lieu et place des ampoules au xénon. « En effet, souligne l’inventeur, la précision redoublée des images affichées par un projecteur laser supporte plus mal les imperfections générées par des écrans perlés. »

L’absence de perforations qui caractérise les écrans Delair Studios donne un meilleur résultat, visuellement parlant. Et, pour s’en rendre compte, il suffit de visionner quelques images sur l’écran du Club de l’Étoile à Paris qui sert de « show room » à la technologie Delair Studios.

Cette salle de cinéma, destinée aux avant-premières en semaine et de salle ouverte au public le week-end, vient de s’équiper d’un nouveau projecteur laser Christie CP-4325 doté d’une nouvelle optique UHC (ultra haut contraste). Ce nouveau bloc optique permet d’atteindre des niveaux de contraste de 6 000 pour 1. Avec un tel appareil, compatible RGB, il est possible de respecter à 90 % le nouvel espace couleur Rec 2020, la profondeur de couleurs, standardisée la plus pointue à ce jour.

 

En parallèle de cette montée en puissance de la qualité d’image, le Club de l’Étoile a donc renouvelé son système audio qui datait de 2005, en adoptant la nouvelle gamme d’enceintes Delair Studios. La salle dispose désormais de 14 enceintes surround de nouvelle génération, à la fois peu profondes et de qualité audiophile. Elles intègrent les mêmes haut-parleurs que ceux utilisés sur les enceintes Atohm GT1-HD, GT2-HD et GT3-HD, dont la qualité a été plusieurs fois récompensée par des « Diapasons d’or ».

Cette qualité permet d’avoir une courbe de réponse en fréquences homogène de 80 à 22 000 Hz. Reliées à un processeur Dolby CP850, ces enceintes surround distillent un son multicanal 7.1 pleine bande passante. Ces canaux discrets ont l’avantage de permettre une répartition équilibrée de l’énergie sonore entre la partie balcon et corbeille du Club de l’Étoile, dont l’acoustique est bien particulière. Les réglages sont d’autant plus aisés que les nouvelles enceintes surround de Delair Studios ont un facteur de dispersion horizontale important et ne génèrent aucun trou dans l’espace sonore d’une salle de cinéma.

 

 

Delair Studios à la conquête des majors

Aujourd’hui, voyant que les salles de cinéma et les studios de mixage sont en plein bond qualitatif partout sur la planète, Pierre a mis en place des moyens humains et techniques en vue de convaincre massivement la filière d’adopter sa technologie.

Voulant notamment convaincre les studios de postproduction haut de gamme outre-Atlantique, il a commencé par changer de nom. « Delair Studios est un patronyme peu utilisé aux États-Unis et qui n’introduit plus de confusion autour de la marque avec de nombreux acteurs du cinéma américain utilisant le nom Showmax », commente-t-il.

 

De même, à la mi-février 2019 Delair Studios a décidé de présenter son dispositif et sa nouvelle gamme d’enceintes lors du fameux événement annuel de la HPA (Hollywood Professional Association) qui réunit durant cinq jours à Palm Spring l’essentiel des représentants techniques des majors hollywoodiens. Séduits, les quelque 300 professionnels du cinéma présents à la démonstration de Delair Studios lui ont même décerné le prix de la meilleure innovation de l’année 2019.

Tout auréolé de cette distinction et de la perspective d’équiper des studios de la côte ouest américaine, Delair Studios fera également la démonstration des possibilités de ses nouvelles enceintes face aux professionnels du cinéma français.

 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.118/119. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 22 mai 2019 à 17:03

NAB 2019 : La crème de la crème des zooms broadcast et cinéma chez Fujinon !

NAB 2019 : La crème de la crème des zooms broadcast et cinéma chez Fujinon ! © Nathalie Klimberg

Sur le salon, le constructeur japonais Fujinon a annoncé la naissance de Premista, une nouvelle gamme de zoom cinéma Fullframe avec deux modèles, un 28-100 T2.9 à ouverture constante et un 80-250 T2.9-3. Avec ces beaux objectifs, Fujinon se positionne aux côtés des optiques en full frame Angenieux et Zeiss à la différence que ces constructeurs ne proposent pas de zoom.

 

Fujinon, qui ne sortira plus d’optique HD dévoile aussi pour le broadcast un 125X 4K, qui propose une plage focale ultra longue de 8/1000 mm sans doubleur. Cette optique est équipée d’un stabilisateur, heureusement… D’ailleurs, chez Fujinon toutes les optiques à partir de X40 sont stabilisées !

  

3 nouvelles optiques broadcast dont un zoom 4k UHD 8-1000 mm…

Sur son stand Fujinon a présenté trois nouveaux objectifs UA Series UHD 4K, une série dédiée aux caméras Ultra HD 4K 2/3: les zooms UA125x8, UA18x7.6 et UA23x7.6.

Le nouvel UA125x8, zoom 125x couvre une impressionnante distance focale de 8 mm à 1 000 mm avec une ouverture de F1,7. Il devient l’objectif 4K le plus long de la série FUJINON UA UHD 4K.

L’UA125x8 utilise un revêtement à faisceau d'électrons à haute transmittance (HT-EBC), qui permet d'obtenir des couleurs plus riches et d'améliorer considérablement la réponse au bleu. D’autres innovations technologiques réduisent les images fantômes, les reflets et augmentent la transmission de la lumière. Il est aussi doté d’un conception anti-buée brevetée.

Conçu avec les mêmes paramètres que les UA107x, UA80x, UA70x et XA99x, le UA125x8 possède des caractéristiques identiques : zoom rapide, préréglages à deux prises, extension 2x et autres fonctions numériques de précision augmentant la flexibilité de la production.

Les deux autres nouveautés de la série sont les zooms portables UA18x7.6 et UA23x7.6. Le nouvel UA18x7.6 est un objectif compact polyvalent et économique doté d'une focale de 7,6 ~ 137 mm et d’un doubleur de focale avec une ouverture de F1.8, il pèse 4 kg. L’UA23x7.6 est un zoom téléobjectif 4K économique destiné au studio et au terrain. L’UA23x7.6 a une plage de focale de 7,6 ~ 175 mm, un doubleur de focale avec une ouverture de F1.8, et pèse seulement 4,2 kg. Les deux nouveaux objectifs de la série UA sont dotés d'un revêtement HT-EBC, ainsi que des mêmes performances HDR et 4K 4/3 pouces que l'UA125x8.

Après ses débuts sur le NAB 2018 en tant que prototype, l’UA46x9.5B est maintenant aussi disponible. Il embarque nouveau stabilisateur d'image OS-TECH idéal pour la production de sports, et de documentaires animaliers.

  

Fujinon dévoile Premista: une série de zooms premiums dédiée au capteurs grand format cinéma…

Fujifilm commercialise depuis 17 ans des optiques de haute qualité pour les caméras Super 35 à capteurs avec ses gammes d'objectifs Cabrio et MK. Pour répondre à la généralisation des caméras à capteurs grands formats Fujifilm lance désormais le FUJINON Premista 28-100mm T2.9 - disponible en Septembre 2019 - qui sera suivi du FUJINON Premista 80-250mm T2.9-3.52 à la fin de l’année...

Les zooms Premista offrent tous les avantages des optiques premium pour caméras grand format sans concession pour la qualité optique. Ensemble, ces objectifs couvrent les focales les plus utilisées, de 28mm à 250mm. Le Premista 28-100mm possède une ouverture T2.93 constante sur toute la plage de zoom et le Premista 80-250mm a une ouverture T2.9 constante de 80-200mm qui passe progressivement à T3.5 entre 201-250mm. La couverture de cercle d'image de ces deux objectifs est de 46,3 mm.

Le Premista 28-100mm propose un champ focal généralement couvert par six objectifs différents avec à la clé un gain de temps et de la praticité lorsque la caméra est sur une grue ou un hélicoptère. Une nouvelle génération d’iris à 13 lames permet un bel effet bokeh et sa conception optique supprime les reflets et les images fantômes indésirables.

Sa lentille, qui ne pèse que 3,8 kg, reste très résistante ; sa bague de mise au point a un angle de rotation de 280 degrés.

 

Fujifilm a commencé sa recherche et le développement d'objectifs cinéma en 2000… Dix-sept ans plus tard, les objectifs Cinema de FUJINON ont été récompensés par un 69ème Engineering Emmy Award.

  • 10 juin 2019 à 09:59

Des HDC-3500 Sony pour le parc de caméras de studio 4K/IP d'Euro Media Group

Euro Media Group renouvelle sa confiance envers Sony avec la HDC-3500 4K IP © DR

Le fournisseur européen de prestations techniques et de services audiovisuels Euro Media Group a fait l’acquisition de 42 caméras de studio HDC-3500 Sony dotées de capacités 4K et IP. L’offre de prestations et de formation de Sony associée à l’acquisition 4K et aux capacités IP en natif des caméras optimise le retour sur investissement de ce système. Elle garantit également des productions plus fiables et de meilleure qualité pour une variété d’applications et dans divers environnements, des tournages en studio au sport en passant par le divertissement.

 

Cette dernière acquisition vient enrichir la gamme de solutions 4K et IP Sony d’Euro Media Group, qui comprend les caméras de studio HDC-4800, HDC-4300 et HDC-2500, ainsi que les mélangeurs de la série XVS.

 

Qualité d’image, portabilité et liberté de création optimisées

Le modèle HDC-3500 permet à Euro Media Group de répondre aux besoins de ses clients du secteur de la production Live, en leur garantissant une flexibilité et une qualité optimales grâce à la rétrocompatibilité avec les anciens accessoires et systèmes.

La caméra HDC-3500 intègre le tout premier capteur CMOS 4K 2/3 pouces avec obturateur global. Il offre une qualité d’image 4K incomparable, un niveau de bruit exceptionnellement faible (-62 dB), une sensibilité élevée (F11 à 1080/50p) et le High Dynamic Range. Récemment annoncé lors du salon NAB, le modèle HDC-3500 peut également tourner en 4K sans fil avec l’ajout du panneau latéral interchangeable HKC-WL50, pour assurer la portabilité du système.

Présentant le même fonctionnement que d’autres caméras Sony compatibles HDR, le modèle HDC-3500 prend en charge le workflow SR Live for HDR de Sony. Une seule équipe de production peut ainsi enregistrer simultanément aux formats 4K HDR et HD SDR, ce qui limite les frais de matériel et de personnel pour les productions multiformat d’Euro Media Group. La société peut anticiper les futurs besoins en matière de production tout en conservant une compatibilité avec les exigences et les workflows actuels, en permettant à Euro Media Group d’offrir à ses clients un service de production HDR et une qualité SDR élevée.

 

Prise en charge de l’IP

Le modèle HDC-3500 est conforme aux exigences Tech 3371 et à la norme SMPTE ST2110 de l’UER. Il correspond également à la stratégie de technologie IP clairement définie par Euro Media Group, qui vise à développer de nouveaux concepts à l’aide de l’architecture d’intégration à distance (REMI) pour se déployer à travers l’Europe d’ici 2020. La société a déjà prévu sa mise en place aux Pays-Bas, et assure des diffusions grâce aux autres solutions Sony conformes à la norme ST2110, telles que l’unité de commande pour caméra HDCU-3100 et le mélangeur vidéo XVS-8000.

Euro Media Group a commandé les 42 nouvelles caméras de studio HDC-3500 avec des capacités 4K et IP en natif, témoignant ainsi de sa volonté d’associer une qualité d’image exceptionnelle à une production pratique et flexible.

Présent dans plusieurs pays d’Europe, Euro Media Group se doit de proposer des équipements qui pouvant être utilisés dans différents types d’environnements avec des délais courts. La fiabilité, l’évolutivité et le retour sur investissement des systèmes de caméras sont donc des critères de sélection essentiels.

 

« Nous avons besoin d’un partenaire de confiance capable de fournir une technologie de pointe et un service d’assistance de qualité. C’est pour ces raisons que nous travaillons avec Sony depuis tant d’années », a déclaré Ronald Meyvisch, directeur technique d’Euro Media Group. « L’investissement dans le modèle HDC-3500, qui complète notre gamme de solutions Sony, nous permet de diffuser plus rapidement différents évènements avec des couleurs, des contrastes et des détails plus précis. Nous pouvons également profiter de l’IP pour la production à distance, l’utilisation dynamique des ressources et bien plus encore. Grâce à sa qualité d’image, sa fiabilité et sa flexibilité opérationnelle inégalée, la caméra correspond parfaitement à nos objectifs sur le long terme et à nos attentes en termes d’évolutivité. »

Norbert Paquet, responsable de la gestion des produits chez Sony Professional Solutions ajoute : « Le partenariat de longue date entre Sony et Euro Media Group repose sur des principes d’innovations technologiques, de fiabilité et d’une valeur ajoutée à long terme. L’investissement de la société dans la caméra de studio HDC-3500 en est la preuve et permet à Euro Media Group d’accéder aux meilleures solutions technologiques et de workflow ».

  • 2 juin 2019 à 16:00

Une mise à jour importante pour le DeckLink Pro 8K

La mise à jour Desktop Video 11 ajoute une acquisition et une lecture multicanaux au DeckLink 8K Pro ainsi qu’une prise en charge du 12G-SDI pour les derniers workflows HDR et les normes SMPTE © DR

Blackmagic Design a opéré une mise à jour importante pour sa carte d’acquisition DeckLink 8K Pro : ses quatre connexions 12G-SDI peuvent être désormais  utilisées pour capturer et lire indépendamment 4 flux vidéo séparés. Pour les utilisateurs qui travaillent sur des longs-métrages haut de gamme, la mise à jour du DeckLink 8K Pro offre aussi une prise en charge des paquets de métadonnées HDR via SMPTE ST2108-1 et des caractéristiques de transfert HLG et PQ via SMPTE ST2082-10.

 

La récente mise à jour transforme le DeckLink 8K Pro qui, grâce à la prise en charge multicanal, devient aussi performant que 4 cartes d’acquisition et de lecture indépendantes. Les utilisateurs peuvent désormais capturer ou lire n'importe quelle combinaison de formats et de fréquences d’images, jusqu’en Ultra HD et 4K DCI à 60 images par seconde. Comme la nouvelle prise en charge multicanaux peut être activée via le SDK DeckLink gratuit, les fonctionnalités multicanaux du DeckLink 8K Pro peuvent facilement être supportées.

Les développeurs peuvent se servir du kit de développement logiciel DeckLink gratuit pour configurer leur logiciel afin qu’il utilise les connexions 12G-SDI en tant que canaux indépendants pour l’acquisition et la lecture. Ils pourront également les activer pour les utiliser en tant que 2 sorties fill et key simultanées. Le DeckLink 8K Pro est donc parfait pour compositer des graphiques broadcast en temps réel pour les événements sportifs et les actualités. Cet appareil est également idéal pour les systèmes d’affichage numérique qui offrent une lecture synchronisée sur plusieurs écrans. Qu’il soit utilisé pour l’acquisition, la lecture, ou une combinaison des deux, le DeckLink 8K Pro associé à la mise à jour Desktop Video 11 regroupe quatre cartes en une.

 

Pour les utilisateurs qui travaillent sur des projets HDR haut de gamme, le DeckLink 8K Pro mis à jour avec la version Desktop Video 11 offre une prise en charge des paquets de métadonnées HDR (SMPTE ST2108-1) et des caractéristiques de transfert HLG et PQ (SMPTE ST2082-10). Les métadonnées sont ainsi utilisées pour fournir une présentation du mappage de la luminance beaucoup plus granulaire afin d’assurer que la vision du créateur soit maintenue tout au long du workflow. Mais surtout, le contenu HDR peut désormais être acheminé via SDI, ce qui en fait une solution d’avenir pour la création de contenu HDR.

 

Lorsqu’il est mis à jour avec la version Desktop Video 11, le DeckLink 8K Pro prend en charge les signaux quad link sample interleave en mode Ultra HD et 4K DCI, ainsi que les formats 47.95 et 48 images par seconde. Le DeckLink 8K Pro est donc compatible avec davantage de workflows et d’équipements SDI quad link. Enfin, cette mise à jour permet une acquisition et une lecture parfaitement synchronisées via SDI sur plusieurs cartes DeckLink lors de l’utilisation d’un signal d’entrée de référence ou de synchronisation.

 

« Nous avons conçu le DeckLink 8K Pro en tant que solution tournée vers l’avenir, afin que les utilisateurs puissent l’utiliser pour les workflows en HD, en 4K et en 8K », a déclaré Grant Petty, PDG de Blackmagic Design. « Desktop Video 11 est une mise à jour gratuite qui offre des fonctionnalités haut de gamme aux utilisateurs du DeckLink 8K Pro sans qu’ils n’aient à acheter une nouvelle carte. Ils obtiennent ainsi une prise en charge des derniers formats, fréquences d’images, résolutions et worfklows HDR. De plus, leur carte 8K équivaut désormais à 4 cartes 4K indépendantes. C'est incroyable ! »

 

 

La mise à jour Desktop Video 11.0 est disponible au téléchargement  et cela gratuitement pour tous les clients DeckLink 8K Pro.

  • 30 mai 2019 à 17:00

Un nouveau studio pour l’Orchestre national d’Ile-de-France

Situés à Alfortville, les locaux de l’Orchestre national d’Ile-de-France ont été entièrement mis à jour et repensés autour du nouveau studio d’enregistrement intégré. © DR

L’Orchestre national d’Ile-de-France vient de réaménager et de repenser entièrement ses locaux autour d’un studio flambant neuf conçu pour l’enregistrement de musique bien sûr, mais aussi pour la musique à l’image et l’action culturelle. Un outil ambitieux, high-tech, qui vient servir les besoins de l’orchestre, mais affiche également l’ambition de relocaliser en France l’ensemble de la filière musique à l’image. Visite des lieux juste avant l’inauguration officielle…

 

Outre une refonte complète de l’acoustique des lieux, ce projet intègre un studio de mixage doté d’un monitoring multicanal Dolby Atmos et deux salles (335 et 104 m2) dont l’acoustique a été entièrement repensée tant pour l’enregistrement que les répétitions.

L’enregistrement et le mixage sont assurés par deux stations Avid Pro Tools et une station Pyramix, les trois stations étant contrôlées depuis une surface de mixage Avid S6. L’ensemble est architecturé autour d’un réseau Dante. Autre spécificité, le circuit de retour permet de gérer une centaine de casques pour l’audio, mais offre également la possibilité de diffuser des sources vidéo et informatiques.

Quelques jours avant l’inauguration par Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, et en présence du compositeur Gabriel Yared, parrain du studio, nous traversons donc le périphérique parisien, direction Alfortville pour une visite guidée en compagnie de Fabienne Voisin, directrice de l’Orchestre national d’Ile-de-France (communément appelé l’Ondif) ; Alexis Labat, administrateur ; Philippe Vaidie, chef de projet ingénierie, ainsi que l’équipe de CTM Solutions qui était en charge de cette installation…

 

 

Stopper l’évasion

« Au delà de pouvoir répondre aux besoins de l’orchestre, tant pour l’enregistrement de musique que pour aider l’action culturelle et fournir les outils pédagogiques pour les écoles dans lesquelles l’orchestre se produit, ce studio a pour objectif de participer à la relocalisation de l’enregistrement de musique à l’image en France et en territoire francilien », lance Fabienne Voisin.

La directrice de l’Ondif revient sur l’historique de cette aventure : « Il y a quatre ans, nous avons constaté que même si la Région était championne dans l’accueil du tournage de films [la région IDF accueille 50 % des films français, ainsi que 40 % des films étrangers tournés en France, ndlr], les bandes-son de ces films étaient très majoritairement enregistrées dans d’autres pays européens, par exemple l’Angleterre avec Abbey Road, la Belgique ou les pays de l’Est. Nous avons alors mené une enquête pour comprendre les causes de cette véritable évasion qui poussaient réalisateurs et ingénieurs du son à aller travailler ailleurs. Au final, parmi les principales raisons, figuraient le manque de lisibilité sur le coût des offres françaises, un soi-disant manque de motivation des orchestres permanents français et le manque d’offres adaptées en matière de studio… »

La première étape fut donc de mener en interne une négociation de façon à ce que « le prix proposé englobe exactement la même chose que ce qui est offert à l’étranger et que les productions puissent repartir du studio avec la bande-son et les droits d’exploitation pour le film ou un disque éventuel… ».

Mais rapidement, le besoin de créer un studio adapté se fait sentir : « Il manquait aux ingénieurs du son un vrai studio, agréable, fonctionnel, moderne, en phase avec les besoins actuels. Aujourd’hui, les productions peuvent faire appel à l’orchestre ou travailler avec des formations externes, le but étant d’attirer une clientèle extérieure, sachant que le petit studio est très souvent libre et peut fonctionner en autonomie. D’autre part, comme l’orchestre passe 80 % de son temps à l’extérieur, le grand studio est également disponible. »

 

 

Ingénierie et acoustique

Une fois le cahier des charges établi avec le concours des professionnels du secteur, l’un des points clés dans la réalisation du projet repose sur le travail d’ingénierie, réalisé ici par Philippe Vaidie, intervenant en tant que consultant, et Philippe Le Gourdiol, responsable technique Audio pour CTM Solutions. Outre le prénom, les deux hommes ont en commun un passage par le studio musique, respectivement Marcadet et Guillaume Tel, au début de leur carrière. Ils ont déjà collaboré ensemble et ont le souci permanent de mettre la technologie au service des différentes demandes.

Autre sous-ensemble important, le travail sur l’acoustique des deux salles et de la partie studio, effectué en pointillé en fonction de la disponibilité des lieux, explique Alexis Labat : « Il a fallu jongler entre les répétitions. Dès que l’orchestre partait jouer à l’extérieur, il fallait démonter les praticables et remonter les échafaudages pour poursuivre les travaux. L’ensemble a démarré en septembre 2017 et s’est échelonné sur près d’un an. La conception acoustique de la cabine et des salles a été réalisée par Florian Louineau. L’idée était de repenser la grande salle pour qu’elle devienne à la fois un outil de répétition, mais aussi un studio d’enregistrement. Aujourd’hui, tout le monde constate un progrès significatif par rapport l’acoustique d’avant qui donnait trop et où les timbres se mélangeaient. Le rendu n’était pas adapté au travail de l’orchestre, d’autant plus que beaucoup de salles de concert ont des acoustiques assez mates. Aujourd’hui, on entend tout, la richesse des timbres, le hautbois, la harpe… Le son est très beau dans la salle et dans la cabine de mixage aussi. On peut dire que l’objectif est atteint. »

Philippe Vaidie ajoute : « Le pari était de trouver le juste compromis entre la précision des timbres pour l’enregistrement, tout en permettant aux musiciens de jouer confortablement. D’autre part, il fallait que les deux salles soient cohérentes acoustiquement. L’enregistrement de la musique de Minuscule 2 [Minuscule 2 : Les Mandibules du bout du monde, film d’animation à paraître début 2019, réalisé par Thomas Szabo et Hélène Giraud, musique de Mathieu Lamboley, ndlr] nous a permis de vérifier que l’on pouvait parfaitement superposer le son d’une pièce par dessus le son de l’autre. La fusion se passe bien ; elles s’insèrent parfaitement l’une dans l’autre. »

 

 

Le hi-tech au service de l’artistique

Conforme à la tendance actuelle, la préamplification et la conversion s’effectuent au plus près de la source pour ensuite voyager en numérique : « Les racks de préamplis/convertisseurs DAD AX32 sont directement placés au pied de l’orchestre de façon à raccourcir les câbles analogiques », confirme Philippe Vaidie qui constate après quelques séances : « Les préamplis sont excellents, on retrouve parfaitement le grain de tous les instruments, notamment celui des cordes. Nous les avons montés en flight-case de façon à pouvoir enregistrer à l’extérieur ou sur des prestations live. »

Autre spécificité du studio, la présence de deux stations Avid Pro Tools et d’une station Pyramix : « Historiquement Pyramix est préféré dans la musique classique, mais dès qu’on aborde des domaines comme la musique de film et le travail à l’image, c’est Pro Tools qui emporte les suffrages. Le challenge consistait à faire en sorte que toutes ces stations puissent être vues et gérées par une même surface de contrôle et c’est le cas avec la surface de mixage Avid S6. »

L’installation est effectivement riche en interfaces audio de marques différentes choisies en fonction de leurs spécificités. Ainsi, la préamplification/conversion est confiée à trois DAD AX32 limités ici à 32 canaux de façon à pouvoir atteindre sans risque les fréquences d’échantillonnage élevées, communément exigées en musique classique.

La prudence est également de mise concernant le transport des données audio reposant à la fois sur le Madi et le Dante : « Les trois interfaces DAD sont reliées en Madi optique vers le nodal tandis que les flux qui partent du studio vers les musiciens sont acheminés en Dante afin d’éviter tout risque de surcharge de la bande-passante du réseau Dante. »

Parmi les points particulièrement aboutis de l’intégration technique, figure également le circuit de monitoring casque capable de gérer jusqu’à 104 casques depuis Avid Pro Tools ou le petit mixeur Soundcraft externe : « Il n’y a aucune coupure du réseau casque si je passe d’une session à une autre et les balances restent parfaitement conservées… ».

À la demande des concepteurs, nous n’en dévoilerons pas plus sur cette prouesse technique qui permet de garder le contact avec les musiciens et le chef en toute circonstance, garantissant une meilleure fluidité et un meilleur confort durant les séances. « L’ergonomie du studio repose également sur l’étude de la partie KVM que nous avons menée pour pouvoir commuter rapidement entre les trois stations », ajoute Philippe Le Gourdiol.

En effet, grâce aux accords signés entre le fabricant de switch IHSE et Avid, la console S6 est à même d’envoyer les informations de configuration KVM directement via IP. Les changements de configurations clavier/écran/souris sont donc rapides, souples et peuvent être initiés en appuyant sur une touche de la S6 ou même sur un fader qui affichera par exemple l’écran de la station concernée.

Notons enfin le monitoring vidéo conçu là encore pour fluidifier le déroulement des séances : « Nous avons fait en sorte que tout le monde puisse se voir depuis la petite ou la grande salle, mais aussi dans la régie, avec un monitoring permettant la constitution d’écrans mosaïques, le tout dans un minimum de latence. Les retours vidéo peuvent également afficher la time-line de Pro Tools, bien utile pour le chef d’orchestre qui peut ainsi vérifier l’avancement de la séance avec les numéros de mesures et les valeurs de tempo en concordance avec ses partitions. » Un progrès indéniable en attendant la prochaine étape où les partitions numériques défileront synchrones avec la station audio, supprimant ainsi les habituels bruits de tourner de pages…

 

 

Un premier bilan positif

Livré le 6 août dernier, le studio, après une période de rodage, voit aujourd’hui ses premières séances arriver. Notamment l’enregistrement de disques pour les labels Harmonia Mundi, Ad Vitam, NoMad Music ou encore Deutsche Grammophon/Universal avec l’orchestre, mais aussi des musiques de films. Outre la bande-son pour le film Minuscule 2 déjà évoquée, citons la BO de Mon Inconnue (réalisée par Hugo Gelin pour Hamburger Records) et celle de The Sonata (réalisée par Andrew Desmond, musique d’Alexis Maingaud), auxquelles il faudra ajouter de nombreux autres projets si l’on en croit l’intérêt des productions et réalisateurs constatés lors de l’inauguration du studio le 17 octobre dernier. De beaux projets en perspective et un pari en voie d’être gagné…

 

 

LES INTERVENANTS PRINCIPAUX

• Philippe Vaidie : chef de projet ingénierie.

• Florian Louineau (Coreway) : architecte acousticien et conception structure cabine et salles.

• Serge Arthus : consultant Dolby Atmos acoustique et technique.

• Domenica Vaugan : architecte décoratrice.

• Alix Ewald et Mireille Faure : ingénieures du son consultantes.

• Marc Prada : coordinateur du fonctionnement du studio.

• Philippe Le Gourdiol (CTM Solutions) : ingénierie audio et installation du studio.

 

 

L’ORCHESTRE NATIONAL D’ILE-DE-FRANCE : UN PROFIL UNIQUE

Composé de 95 musiciens permanents, l’Ondif n’est pas un orchestre symphonique tout à fait comme les autres : « Avec une centaine de concerts par an sur la région, l’orchestre est très impliqué dans l’action culturelle, et habitué à s’adapter aux scènes qui l’invitent », explique Fabienne Voisin.

Effectivement, entre la Philharmonie de Paris où l’orchestre est résident et donne sa saison parisienne, gymnases, théâtres, scènes municipales (et même dernièrement une ferme !), les lieux défilent mais ne se ressemblent pas.

Depuis les formations réduites de la musique de chambre à la musique symphonique nécessitant plus de cent musiciens, en passant par les petits formats regroupant une vingtaine d’instrumentistes, cet orchestre symphonique à géométrie variable a la capacité de s’adapter aux jauges et aux acoustiques des lieux d’accueil, le but étant de « partager sa passion en la plaçant à la portée de tous et de sensibiliser le public, notamment les enfants, de façon à ce qu’ils deviennent le plus possible sensibles à la musique classique. »

 

 

LISTE DES ÉQUIPEMENTS INTÉGRÉS ET INSTALLÉS PAR LES ÉQUIPES DE CTM AUDIO

• Trois stations numériques Pro Tools A - HDX 2, Pro Tools B - HDX 1, 1 Pyramix. Nombreux plugs-in pour Pro Tools et Pyramix (Waves, UAD, Altiverb, Izotope Noïse Maker).

• Surface de contrôle et préamplificateurs, une surface de contrôle Avid S6 - 24 faders, trois interfaces audio MTRX, 96 préamplificateurs Digital Audio Denmark, (DAD AX32) en 96 kHz/24 bits, deux réverbérations Bricasti (M7).

• Interface et système de processeurs audio multi-canal Trinnov MC MADI 18 canaux, interface audio de monitoring analogique et numérique Merging Horus.

• Écoute et formats ATC, Meyer Sound, formats 5.1 à 15.1.

• Monitoring LCR ATC SCM 50 Custom, Sub ATC, Surround et Atmos Meyer Sound.

• Casques : 100 casques Beyer Dynamic DT102, 20 casques Beyer Dynamic DT100, une console soundcraft SI Expression1 (console annexe pour balance casques spécifique).

• Vidéo : Projection vidéo HD, Écran transonore de 3 mètres de base, lecteur Blu-Ray Oppo 205, grille de distribution vidéo HD, distribution de la valeur de la mesure et du tempo sur écran pour chef et orchestre, caméras et retours vidéo disponibles pour les deux studios et la cabine.

• Microphonie Neumann, Microtech-Gefell, Wunder Audio, Telefunken, Sennheiser, Schoeps, DPA, Royer Labs, AEA, AKG, Electro-Voice, Shure.

• Supports micros et pieds supports Grace Design pour Decca tree et arbre Surround, deux grands pieds Manfrotto pour Decca tree et arbre Surround, deux grands pieds K et M, barres Grace Design de couples stéréo, autres pieds en nombre suffisant pour couvrir les besoins d’un orchestre symphonique d’une centaine de musiciens.

• Nodal, cœurs de réseau (entreprise, Dante, métiers), KVM IHSE, grilles vidéo Blackmagic Design, déports informatiques et écrans.

 

UN NOUVEAU SITE INTERNET POUR CTM AUDIO

CTM Audio, expert dans l’intégration de solutions pour la postproduction et les studios-son depuis plus de 30 ans, vient de lancer son nouveau site Internet (www.ctmgoup.fr/ctm-audio) entièrement dédié à l’audio pro. Vous y trouverez les dernières actualités concernant l’audio pro, ainsi que les promotions des différentes marques ; également, de nombreux guides d’achat, des offres produits et services et la présentation de plusieurs de ses installations.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.28/30. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.  

  • 27 mai 2019 à 17:00

Acc&Led, louée soit la led

L’équipe au complet : Romain Ménard (planning), Elie Roesch, Romain Delbos (conseil et préparation), Guillaume Mandin (SAV), Laura Lazo (compta), Jacqueline et Maya Bonfanti (chef d’atelier). © DR

Depuis sa création il y a près de sept ans, Acc&Led reste le seul loueur de lumière français entièrement dédié aux projecteurs à led. À l’affût des nouveautés tout autour du monde, et alors que plus un tournage ne se fait sans au moins un projecteur à led, Jacqueline Delaunay et son équipe s’attachent à proposer aux directeurs photos et aux électriciens la réflexion et les solutions cohérentes avec leurs besoins et leurs moyens, les aidant à se tenir au courant sur les nouveautés incessantes de ce secteur.

 

Un show room ouvert à tous

Installée dans un peu moins de 1 000 m² au 10, rue Germain Nouveau à Saint-Denis depuis le printemps dernier (avec dock de chargement et plusieurs camionnettes de livraison « disponibles de 7h00 à 22h00 », précise Romain Bénard, chargé du planning), la société dispose d’un espace démo et essais, ouvert à qui souhaite découvrir le matériel ou chercher des solutions précises.

Le matin de notre visite, une équipe est venue avec une caméra Phantom pour tester en très haute fréquence de prise de vues un projecteur à forte puissance : à 6 000 i/s, la led unique du Tenerled de Mole-Richardson (1 600 W avec lentille de Fresnel, équivalent à un HMI 4 kW en flux lumineux) n’a produit aucun effet de flicker, même fortement dimmé à 15 %. Ce n’est pas le cas de tous les projecteurs à leds multiples, mieux vaut donc venir les essayer. La stratégie d’Acc&Led repose sur ce genre de rencontre : en s’intéressant à toutes les nouveautés, l’équipe est en mesure de proposer du matériel peu ou pas disponible ailleurs.

Pour cette raison, les fabricants qui proposent des nouveautés sont invités à venir les montrer en salle de démo, où il est possible d’observer les qualités susceptibles d’intéresser les clients d’Acc&Led. Par exemple, des projecteurs automatiques, montrés l’après-midi, même n’ont pas passé la rampe : leur IRC est encore insuffisant. Pour se tenir au courant des pratiques et des besoins des directeurs photos, Jacqueline recueille leurs retours d’utilisation autant que possible.

 

 

Les tendances

Faciles à mettre en œuvre, fonctionnant sur 16 A (le secteur) ou batterie V-Mount, peu chauffants et peu bruyants, dimmables de 0 à 100 % en intensité et variables en température de couleur pour la plupart, les intérêts des projecteurs à led sont désormais connus.

Beaucoup sont aussi RVB, tels les incontournables Skypanel de Arri ou les Celeb et les Free Style de Kinoflo : il est possible de renseigner les coordonnées RVB d’une couleur pour l’obtenir à la source, de simuler l’effet des gélatines colorées type Rosco ou Lee Filters, voire de créer ses propres filtres. Le projecteur en forme de plaque allongée SL1 Switch de DMG Lumières-Rosco existe désormais en modèle SL1 Mix RVB, contrôlable via l’application dédiée myMIX sur smartphone connecté en Bluetooth.

Les tubes Astera sont de plus en plus demandés : les AX1 (28 W) et la nouvelle gamme, les Titan, plus puissante (70 W) et surtout dotée d’un IRC supérieur à 93. Kinoflo revient aussi aux tubes, avec le projecteur 4 Bank disponible à la location à partir du printemps prochain : quatre tubes de 120 cm RVB, ouverts sur 310 ° et posés sur un fond miroir. Ainsi retrouve-t-on une lumière enrobante et le large reflet unique dans les yeux des modèles, nous explique Franck Ledesma (Keylite) également de passage ce jour-là.

Si la plupart des projecteurs à puissance standard ont gagné en compacité ces dernières années, les grosses puissances de plus de 1000 W arrivent et prennent de la place : outre le Tenerled, Mole-Richardson propose un Seniorled à Fresnel de 900 W. Senna (fabricant européen) a un Lightwall de 1400 W et Lightstar, une marque chinoise, propose le Lightman Luxed-9, projecteur bicolore qui ressemble à un maxi-brut avec ses neuf lentilles Fresnel bicolores de 170 W.

Enfin, parmi les modèles les plus demandés, la led a permis la création de dalles souples (à divers degrés de fluidité) faciles à disposer dans les décors les plus contraignants, comme celles d’Aladdin, marque taïwanaise dont Acc&Led propose désormais le Fabric-Lite. Le module de base est un carré de 90 cm en tissu « brodé » de leds bicolores de 200 W (Fabric 1) ou 350 W (Fabric 2), qui peut être multiplié et tendu sur cadre ou toute disposition imaginable ! Sa légèreté ne l’empêche pas de disposer d’un récepteur Lumen radio et donc d’être DMXable sans fil.

 

 

De nouvelles pratiques

« Plus que la technologie, c’est par la commande des projecteurs que la led va transformer les méthodes de travail. On peut sculpter sa lumière à distance », nous explique Jacqueline Delaunay, bien consciente que les éclairages conventionnels n’ont pas vocation à disparaître. Dans son dialogue avec les fabricants, elle constate que c’est parfois la forme et la disposition du panneau de contrôle qui peut faire qu’un projecteur n’est pas bon, plus que la qualité même de sa lumière. En veille technologique constante, « il ne faut pas fermer les usages ! », conseille-t-elle aux fabricants, pour la plupart étrangers à l’audiovisuel avant de se mettre à la led, et qui n’ont jamais autant d’imagination que les utilisateurs finaux de leurs produits.

 

À visiter, le site www.accled.fr et, bien sûr, le show room à Saint-Denis, où l’équipe de sept permanents, épaulés de stagiaires étudiants, est à l’écoute !

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.14. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

 

  • 21 mai 2019 à 16:59

Showmax Cinéma devient Delair Studios et séduit Hollywood

Pierre Vincent, inventeur du dispositif Showmax Cinema rebaptisé Delair Studios. © DR

Après 15 ans de déploiement sur la France de son dispositif haute fidélité destiné aux salles de cinéma et aux studios de postproduction son, Showmax Cinéma, qui devient Delair Studios, renouvelle ses produits et part à la conquête du marché américain, espérant ainsi surfer sur le bond qualitatif des salles de cinéma.

 

Quand on est à la tête d’une petite entreprise et qu’on invente un dispositif de restitution sonore pour le cinéma qui tranche avec la conception technique des salles existantes, il n’est pas facile de s’imposer vite et à grande échelle. Il faut être patient. C’est l’expérience que Pierre Vincent – le fondateur de Showmax Cinéma devenu depuis peu Delair Studios – fait depuis près de quinze ans.

Ainsi, bon an mal an, Delair Studios croît en s’appuyant sur des clients fidèles comme le Club de l’Étoile, le groupe TSF, le studio Copra, mais aussi bon nombre de sound designers français qui voient dans son système acoustique, un dispositif qui sollicite moins d’amplification et donc génère moins de fatigue auditive lors du mixage d’un film de long métrage. De fait, Pierre Vincent et ses ingénieurs du son sont parvenus à convaincre au fil du temps des sound designers aussi célèbres que Jean Goudier, Eric Tisserand, Joël Rangon ou Hervé Buirette de réaliser leurs mixages à l’aide de son système d’enceintes cinéma.

Le dispositif acoustique Delair Studios repose sur un concept qui consiste à utiliser un écran de projection « non-perlé » entrant en phase sonore avec les haut-parleurs centraux d’une salle de cinéma. Ce procédé, s’il nécessite la fabrication d’un écran spécifique, permet de restituer les médiums et bas-médium d’un film avec une meilleure fidélité que les dispositifs classiques qui utilisent des « écrans perlés », et ne nécessite pas d’utiliser des filtres électroniques pour compenser les pertes sonores liées à la traversée de l’écran. Pour assurer une parfaite intelligibilité des sons les plus clairs (haut médium et aigu), les enceintes centrales en phase avec l’écran doivent être complétées par deux enceintes extrême-aigu placées sur les côtés de l’écran.

 

 

Le Club de l’Étoile, terrain d’expérimentation

L’innovation de Pierre Vincent trouve aujourd’hui une seconde jeunesse du fait de l’essor progressif des projecteurs cinéma équipés de lampes laser en lieu et place des ampoules au xénon. « En effet, souligne l’inventeur, la précision redoublée des images affichées par un projecteur laser supporte plus mal les imperfections générées par des écrans perlés. »

L’absence de perforations qui caractérise les écrans Delair Studios donne un meilleur résultat, visuellement parlant. Et, pour s’en rendre compte, il suffit de visionner quelques images sur l’écran du Club de l’Étoile à Paris qui sert de « show room » à la technologie Delair Studios.

Cette salle de cinéma, destinée aux avant-premières en semaine et de salle ouverte au public le week-end, vient de s’équiper d’un nouveau projecteur laser Christie CP-4325 doté d’une nouvelle optique UHC (ultra haut contraste). Ce nouveau bloc optique permet d’atteindre des niveaux de contraste de 6 000 pour 1. Avec un tel appareil, compatible RGB, il est possible de respecter à 90 % le nouvel espace couleur Rec 2020, la profondeur de couleurs, standardisée la plus pointue à ce jour.

 

En parallèle de cette montée en puissance de la qualité d’image, le Club de l’Étoile a donc renouvelé son système audio qui datait de 2005, en adoptant la nouvelle gamme d’enceintes Delair Studios. La salle dispose désormais de 14 enceintes surround de nouvelle génération, à la fois peu profondes et de qualité audiophile. Elles intègrent les mêmes haut-parleurs que ceux utilisés sur les enceintes Atohm GT1-HD, GT2-HD et GT3-HD, dont la qualité a été plusieurs fois récompensée par des « Diapasons d’or ».

Cette qualité permet d’avoir une courbe de réponse en fréquences homogène de 80 à 22 000 Hz. Reliées à un processeur Dolby CP850, ces enceintes surround distillent un son multicanal 7.1 pleine bande passante. Ces canaux discrets ont l’avantage de permettre une répartition équilibrée de l’énergie sonore entre la partie balcon et corbeille du Club de l’Étoile, dont l’acoustique est bien particulière. Les réglages sont d’autant plus aisés que les nouvelles enceintes surround de Delair Studios ont un facteur de dispersion horizontale important et ne génèrent aucun trou dans l’espace sonore d’une salle de cinéma.

 

 

Delair Studios à la conquête des majors

Aujourd’hui, voyant que les salles de cinéma et les studios de mixage sont en plein bond qualitatif partout sur la planète, Pierre a mis en place des moyens humains et techniques en vue de convaincre massivement la filière d’adopter sa technologie.

Voulant notamment convaincre les studios de postproduction haut de gamme outre-Atlantique, il a commencé par changer de nom. « Delair Studios est un patronyme peu utilisé aux États-Unis et qui n’introduit plus de confusion autour de la marque avec de nombreux acteurs du cinéma américain utilisant le nom Showmax », commente-t-il.

 

De même, à la mi-février 2019 Delair Studios a décidé de présenter son dispositif et sa nouvelle gamme d’enceintes lors du fameux événement annuel de la HPA (Hollywood Professional Association) qui réunit durant cinq jours à Palm Spring l’essentiel des représentants techniques des majors hollywoodiens. Séduits, les quelque 300 professionnels du cinéma présents à la démonstration de Delair Studios lui ont même décerné le prix de la meilleure innovation de l’année 2019.

Tout auréolé de cette distinction et de la perspective d’équiper des studios de la côte ouest américaine, Delair Studios fera également la démonstration des possibilités de ses nouvelles enceintes face aux professionnels du cinéma français.

 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.118/119. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 21 mai 2019 à 17:00

Sébastien Devaud, la passion créatrice

Sébastien Devaud, réalisateur passionné et exigeant, a testé en avant-première la caméra XF705, nouvelle référence haut de gamme de Canon. © DR

Sébastien Devaud est depuis toujours un passionné de l’image. Il fut l’un des premiers à utiliser le mode vidéo HD des reflex Canon Mark II. Depuis, il est devenu l’un des ambassadeurs de la marque. Il nous présente ici ses premiers retours d’expérience sur la caméra XF705, nouveau fleuron de la marque que nous avions testé précédemment…

 

Mediakwest : Quel est votre parcours professionnel ?

Sébastien Devaud : J’ai eu la chance de passer par plusieurs professions jusqu’à atteindre celle de réalisateur, notamment le montage, la prise de vue, la lumière… Depuis un peu moins d’une vingtaine d’années, j’éprouve un réel plaisir à réaliser, mais je n’aime pas me cantonner à un style de réalisation, c’est vraiment le projet qui m’attire avant tout. J’aime autant réaliser une série qu’une pub, qu’une émission de télévision, qu’un documentaire. Après, il est vrai que les projets sur la longueur n’ont pas ma préférence ; je préfère passer d’un sujet à un autre. C’est pourquoi je ne me suis pas encore engagé dans la fiction. Bien qu’elle m’attire, je sais qu’elle peut te prendre trois ans de ta vie. Ma priorité est de conserver le plaisir de créer.

 

M. : Et d’utiliser la technologie pour sa partie créative ?

S. D. : Oui, grâce aux relations privilégiées avec les marques, Canon en l’occurrence. Il est agréable d’être proche de la technologie et de pouvoir goûter à sa quintessence en avant-première, en exclusivité, de pouvoir réfléchir avec un temps d’avance, de la détourner parfois et d’y trouver vraiment l’intérêt créatif.

 

M. : Pensez-vous que la technologie s’est complexifiée ou pas ces dernières années ?

S. D. : Oui, je pense qu’elle s’est complexifiée, parce qu’elle s’est numérisée et le numérique apporte plus de possibilités. Une partie des étapes de fabrication, de réglages ne se voit plus, ce qui est plutôt positif. Le choix des possibles est immense. Les constructeurs proposent aux utilisateurs l’accès à des réglages très pointus. Il est souvent possible d’avoir différents niveaux, du tout automatique au tout manuel, avec des étapes intermédiaires. La réussite d’une caméra ou d’une application réside plus particulièrement dans leur interface utilisateur, et d’avoir cette impression de simplicité. En fait, en arrière plan, il y a beaucoup d’informatique, des processeurs, des algorithmes qui œuvrent. Toutefois, il ne faut pas que la technologie soit l’acteur principal, ce qui est important c’est de retranscrire la création, c’est l’essence même de ce que l’on va filmer et Canon l’a bien compris.

 

M. : Vous avez pu tester en avant-première la Canon XF705. Quelles sont ses qualités intrinsèques ? Qu’avez-vous particulièrement apprécié ?

S.D. : Pour situer la caméra XF705 dans la gamme, il s’agit avant tout d’une évolution de taille du modèle XF305. Canon dispose de trois gammes : EOS Digital pour les appareils photo ; Cinema EOS pour la gamme cinéma et grand capteur ; et XF pour la gamme corporate, news, reportage. La XF305, sortie il y a huit ans maintenant, a vraiment remporté un gros succès et est toujours en location chez nombre de loueurs. Canon a sorti plusieurs petites caméras depuis, mais en termes d’ergonomie et de design, c’est vraiment celle-ci, la XF705, qui est l’héritière directe.

Personnellement, j’aimais beaucoup utiliser la XF305 sur des sujets broadcast. J’ai donc abordé la XF705 avec un a priori positif. La première chose que j’ai voulu regarder, tester, c’est l’optique parce que je suis tombé amoureux des optiques pendant mes études. Le potentiel de la grammaire narrative des optiques permet de raconter des histoires. De grands réalisateurs, comme Sergio Leone, Stanley Kubrick, Orson Welles, ont célébré cette grammaire du cadre. Je ne suis par forcément fan des optiques qui ne sont pas interchangeables. Mais bon, sur la XF705 il y a le petit liseré rouge qui prouve que c’est une série L à laquelle appartiennent les meilleures optiques de chez Canon.

La caméra couvre une large gamme de focales, c’est complètement bluffant ! Surtout, sur ce type de caméra corporate et news où il faut aller parfois chercher un sujet loin de l’image ou faire un cadre serré. Le zoom 300x digital est également intéressant, il peut servir à plein de choses et notamment en news, quand on est obligé de zoomer et que la qualité n’est plus la chose la plus importante. En cela, l’optique est étonnante parce que, quand on lui rajoute ses compléments, on arrive à avoir une optique, en rapport Super 35, 20 mm-1 200 mm en HD et 600 mm en UHD.

Après, en regardant les premiers rushes, je me suis pris une claque, au même titre que celle reçue quand j’ai visionné les rushes du 5D Mark II à l’époque. Il y a un « waouh effect ». L’un des atouts de la caméra est son nouveau codec, le HEVC H.265. Elle est la première du marché à l’avoir. Je pense que Canon va marquer beaucoup de points et, pour moi, cette caméra est la première qui va aider à démocratiser le 4K.

Aujourd’hui, le 4K n’est pas encore très utilisé dans les flux de production broadcast parce qu’il faut tout de même changer beaucoup de choses dans le workflow. Le H.265, par sa compression, va permettre, en tout cas pour de nombreux utilisateurs, de faire oublier la crainte des capacités de stockage énormes que nécessite le 4K. Et cela, franchement, je l’ai ressenti dès le premier test. Grâce à ce nouveau codec, Canon simplifie l’usage de la 4K, tout en conservant les qualités intrinsèques de l’image. Je suis persuadé que la XF705 va vraiment démocratiser le passage du Full HD à l’UHD.

J’ajouterai un troisième atout. Je veux parler de tout ce que Canon a ajouté sur la caméra et qui est lié au feedback utilisateur. Ce sont des petites choses, mais elles font toute la différence en tournage. Ce sont des détails qui prouvent que cette marque écoute ses clients.

 

M. : Des exemples…

S.D. : Je peux en citer trois. Déjà, l’endroit où on met son moniteur à l’arrière, qui est normalement sur le sabot avant. Là, ils l’ont placé à l’arrière, c’est complètement malin, parce que c’est là où l’utilisateur a envie de mettre ses moniteurs et ses micros. Autre exemple : les prises XLR à l’arrière et les prises BNC pour pas que les cordons soient en latéral, mais qu’ils soient bien à l’arrière de la caméra. L’écran aussi, qui peut se déplier à gauche et à droite. Tout cela résulte des retours d’utilisateurs.

Canon fait la différence parce que, au final, ce sont des détails qui, sur le terrain, t’aident vraiment. C’est un respect de l’utilisateur, au même titre que le choix des batteries ; ce sont les mêmes que sur la C200 ou C300 Mark II. Le choix des cartes SD aussi que l’on peut trouver dans le monde entier, n’importe où. Les coûts d’utilisation sont ainsi réduits.

Autre point fort de taille, c’est que Canon a ajouté le HDR sur ce type de gamme. Il est donc possible de matcher différentes caméras ou appareils photo Canon. Les équipes de R&D ont ajouté des fonctions nouvelles qui ne sont même pas encore utilisées : le HDR pour faire du live. Autrement dit, la vidéo peut être enregistrée en interne sur les cartes SD, mais il est possible d’envoyer le flux par sa connexion 12G-SDI ! On aura le même signal 4:2:2 10 bits 50p, UHD HDR, tout cela par un seul câble !

 

M. : Comment différenciez-vous la XF705 de la gamme EOS Cinema, des C200 ou C300 ?

S.D. : Par la taille des capteurs ! Là dessus, je le dis tout de suite, c’est la taille des capteurs. Pour différencier la gamme XF, par rapport à la gamme Cinéma c’est par les rapports de profondeur de champ que je peux avoir avec mes grands capteurs, qui offrent plus de profondeur de champ, même si nous sommes sur un capteur 1 pouce sur la XF705. Toutefois, la XF705 offre de la profondeur de champ que l’on ne trouvait pas du tout dans ce genre de gamme. Nous nous approcherons de l’image cinématographique grâce au profil colorimétrique. On amène ce rendu, cher à tous aujourd’hui parce qu’évidemment, en plus de savoir raconter des histoires, chacun veut aussi les rendre esthétiques. Eh bien, cette caméra le permet.

 

M. : Serait-il envisageable, par exemple, de mixer sur certains projets une C200 avec une XF705 ?

S.D. : Oui ! J’ai en tête un exemple très concret. Je viens de tourner une émission pour France 2 intitulée Au cœur des éléments au cours de laquelle est retranscrite une tempête. Je devais faire des séquences, où j’avais besoin de ralentis, donc là c’est davantage la C200. Mais pour enregistrer tout le flux où j’avais en gros 33 caméras, je pense que la XF705 avait sa place pour tourner une certaine partie.

Sur La parenthèse inattendue avec Frédéric Lopez, je tournais avec huit caméras XF305 ; la XF 705 sera mon choix direct pour ce type de projet. Quand nous avons fait le pilote, nous avons tourné 14 heures d’affilée ; à la fin, les opérateurs étaient épuisés ! La XF705 leur simplifiera la vie car elle dispose de nombreuses assistances de prise de vue.

Cette caméra peut fonctionner en autofocus, elle n’est pas que dédiée au monde professionnel. Des journalistes, des JRI sans grandes connaissances techniques vont s’en sortir et ramener des trucs incroyables. C’est là qu’elle va prendre une place que les autres n’ont pas. Les EOS Cinema ne peuvent pas occuper cette place, parce que, même si on leur donne de l’assistance, jamais on n’obtiendra quelque chose d’aussi malléable.

 

M. : Dans quels cas de figure préconisez-vous l’utilisation de cette caméra ? Quel est son champ d’action ?

S.D. : En utilisation unitaire, elle est franchement pour le news, le sport, le journalisme, le documentaire bien sûr. Ce qui est génial c’est que pour le documentaire, il ne faut plus réfléchir, il faut tourner en 4K, même si ce n’est pas pour le diffuser en 4K. De nombreuses opportunités créatives sont liées à la caméra.

En broadcast, en multicaméra, cette caméra est évidente pour moi. Elle va coûter beaucoup moins cher à des productions désirant la mettre en multicam. Pour l’avoir testée sur la XF305 et avoir vu le rendu que nous avons réussi à obtenir si l’on passait un peu de temps à l’étalonnage, elle est totalement dédiée à du multicaméra broadcast. La sortie 12 G SDI permet le multicam, il est possible également de streamer en HEVC 4K.

Avec le film promotionnel que nous avons réalisé pour sa sortie, nous avons vraiment mis en avant les assistances focus. Il est possible de filmer en total autofocus ou en autofocus assisté. Ce dernier est mon préféré, c’est l’utilisateur qui fait le point, mais dès qu’il a détecté l’objet ou la personne qui l’intéresse, l’autofocus va affiner tout seul. Donc, la finition, dans des conditions un peu extrêmes de lumière, c’est lui qui s’en charge, c’est génial !

Autrement, il y a le tracking. Nous avons expérimenté cette fonction avec un sportif, un recordman du 100 mètres, il fallait le filmer comme nous le pouvions ; il n’était pas là pour nous ! Le tracking de mise au point a très bien marché, et nous avons eu le point du début à la fin, sans effet pompage. C’est ce que je demande à tout le monde : « Tu vas te mettre à ma place. Maintenant, tu vas le faire manuellement et tu vas me dire si tu arrives à le réaliser sans pompage, du début à la fin ? ». Ça, la XF705 sait le faire. C’est vraiment un truc qui est nouveau pour moi : avoir des assistances sur lesquelles tu peux te fier !

Quelques mots sur l’audio peut-être. C’est vrai, c’est un point qui m’intéresse. Il y a quatre entrées, un micro intégré, deux XLR et une entrée minijack. À la fois, sur ce type de caméra, si on est amené à faire du news, le reporter est pratiquement les trois-quarts du temps avec un HF ou alors il doit faire une interview rapide. Canon a respecté le son, la qualité d’enregistrement du micro interne est très bonne. Les deux XLR ont des places parfaites. Le son est plus que respecté, il est intégré. Canon a bien compris qu’une caméra doit servir, et l’audio et la vidéo.

 

M. : En matière de codec, que pensez-vous du HEVC d’une manière générale, et plus particulièrement de la version Canon, le XF HEVC ?

S.D. : Avec le HEVC, nous sommes dans le futur. Il y a dix ans, je n’arrivais pas à comprendre comment, dans un boîtier comme le 5D, on arriverait à la fois à faire des photos et à sortir un Full HD. Je n’imaginais pas faire tout cela sur une petite carte SD de ce type. Avec le HEVC, c’est pareil, on parvient à obtenir cette matière et cette qualité.

Et le XF HEVC, c’est l’enveloppe dans laquelle Canon a décidé de mettre ce codec. C’est un standard fantastique qui permet d’avoir toutes les informations et les métadonnées. Les trois-quarts des gens ne savent même pas que toutes ces métadonnées, informations sont enregistrées et qu’elles peuvent être super utiles.

 

M. : Le HDR ?

S.D. : Ce qui est bien sur la XF705, c’est que je peux envoyer mon signal HDR et enregistrer SDR, je ne suis pas obligé d’avoir la simultanéité entre l’enregistrement et la diffusion. Et là c’est pareil, je peux enregistrer du Full HD et diffuser du 4K, ou inversement. Ça, c’est vraiment nouveau aussi !

La caméra fait aussi du ralenti en Full HD. Pour le documentaire, c’est quand même sympa de pouvoir produire des contenus en ralenti à 120 i/s. À chaque fois que l’on a commencé à parler de cette caméra, ce qui était bien, c’est que les gens demandaient « Et ça, il y a ? ». « Eh bien oui, il y a ! », c’est dur de la piéger !

 

M. : Justement, par rapport au HDR, qu’est-ce que cela apporte en termes de valeur ajoutée ?

S.D. : On pouvait reprocher à certaines caméras de la gamme corporate de ne pas avoir ce rendu esthétique que tout le monde adore parce que, maintenant, on recherche la restitution de l’esthétique cinématographique. Tout d’un coup, voilà on a de la haute dynamique, ce rendu flatteur. On met un peu de désaturation, un peu de HDR, on travaille un peu en longue focale et c’est bon !

D’ailleurs, mon premier test portait sur des footballeuses du Paris Saint-Germain. Le temps était ensoleillé, nuageux, avec des bons contrejours. Le rendu de peau avec le HDR est incroyable. Je me suis amusé à l’IBC où ce test était diffusé à demander aux visiteurs : « Avec quoi ai-je tourné ? » Tous ont répondu : « Avec EOS Cinema ». Cette image n’est pas reconnue comme celle de la gamme XF. Vous parliez de concerts, et je pense que la haute dynamique va permettre de faire du live dans des environnements où il a des lumières assez extrêmes.

 

M. : Surtout de plus en plus, comme on fait de l’info décor avec du led en arrière plan…

S.D. : Canon a ajouté la fonction Clear Scan, ce qui permet de régler finement la fréquence du shutter et éviter les barres noires et les images qui sautent sur les écrans. La led événementielle qui n’est pas du tout stabilisée en fréquence. C’est très bizarre d’avoir autant de possibilités au niveau du réglage shutter, pratiquement tout est accessible, même le shutter cinéma !

 

M. : Personnellement, tournez-vous encore en HD ou tout en 4K ?

S.D. : Par rapport à mon activité ? De manière générale, avec celle-ci quand je pars en tournage, ce sera 99 % du 4K, le 1 % restant que je vais utiliser ce sera le ralenti Full HD, parce que je ne vais pas réfléchir à mes cartes. Après, je sais que je pourrai tout à fait redescendre ; in fine, cela me donnera une double image. Celle-là, je tournerai essentiellement 4K. En ce qui concerne le Full HD, je pense qu’il va tout doucement disparaître, c’est sa fin de vie. Là ça y est, ce type de caméra me fait entrer de plain pied dans le monde du 4K. Je ne vais plus réfléchir.

 

M. : Un mot de la fin ?

S.D. : La caméra XF705 est polyvalente, elle servira pour de nombreux usages, que ce soit en caméra unitaire, ou en multicam. Les qualités de l’optique, du traitement de l’image, du codec sont exceptionnels et vont démocratiser l’usage de l’UHD. De plus, le support du HDR et du capteur 1 pouce favorise la création d’une image qui a une esthétique cinéma. En résumé, cette caméra sait tout faire.

 

Prix du XF705 : 6 000 € HT.

 

Retrouvez également 2 vidéos autour de la XF705 avec l'aide de Sébastien Devaud... 

Dans la première, il nous livre ses premières impressions sur l’utilisation de cette caméra et nous explique les différents points forts et bénéfices utilisateurs lors d’une interview ici...

Par ailleurs, dans la seconde vidéo, Sébastien Devaud a réalisé un behind the scene tourné à l’INSEP de Vincennes avec en guest star, l’athlète français Jimmy Vicaut, le recordman d’Europe du 100m ! Sébastien Devaud a pu mettre en application toutes les fonctionnalités de cette caméra et nous en explique tout l’intérêt ici...
 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.24/26. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 27 mai 2019 à 17:00

Spline, le motion control dans toute sa splendeur !

La VEO4K filme les présentateurs de TF1 © DR

Ils sont jeunes, ils ont des idées, ils sont innovants. Bienvenue chez Spline. 4 associés, des projets qui affluent… La jeune société lancée en avril 2018 et basée à Aubervilliers vient d’acquérir une Phantom Veo 4K Vision Research chez Magic Hour...

 

Vous avez vu les Vœux 2019 de TF1 ou encore découvert le clip vidéo de Youssoupha et son titre Polaroïd Expérience ? Alors vous avez déjà eu un aperçu des facultés de Jarvis, le robot de motion control de Spline, en tant qu’opérateur de prise de vue, mais aussi en tant que comédien  !

«  Notre robot 6 axes est la clef de voûte de Spline. Nous possédons aussi notre propre département VFX et pouvons assurer la postproduction de nos prestations, nous avons l’ambition de devenir un acteur important de l’ingénierie visuelle,  annonce Romain Bourzeix, gérant et co-fondateur du studio. L’ingénierie visuelle, c’est l’expertise et le savoir-faire permettant de produire des images irréalisables sans techniques et technologies originales et novatrices. »

Alors qu’en France des confrères de Spline ont aussi développé leur solution, en Europe et en France, les spécialistes de ce type de prestations ne sont pas légion. «  Développer notre propre solution était à nos yeux une manière de proposer un nouvel outil flexible, alliant agilité, artistique, technologie, tournage et postproduction...  »

 

Motion control : consommateur de R&D

Avant d’exploiter leur robot issu du monde de l’industrie, Spline a mis en place un programme de recherche et développement. À travers un cahier des charges précis élaboré en interne, Antoine Grasset, cofondateur du studio et directeur technique, mais aussi opérateur der Jarvis, insiste : « Il fallait adapter notre robot à l’exigence demandée par le travail de l’image, tant dans la rapidité de mise en place que la fluidité des mouvements… Des notions évidentes pour tout professionnel, mais qui, du point de vue technique demande des adaptations mécaniques avec l’usinage de pièces utilisées en tournage, et des développements software conséquents.  » Vient ensuite la programmation pour une utilisation en production. À ce titre, Spline a développé une interface de commande qui permet en un temps record, de paramétrer à la fois les mouvements complexes, mais aussi de synchroniser le focus et d’autres déclencheurs externes. « L’objectif de ces développements est de répondre aux pressions croissantes en termes de budget et de délais de production. Aujourd’hui, nos solutions sont principalement demandées dans le secteur publicitaire ; nous avons d’ailleurs d’excellents retours. Nous souhaitons par ailleurs développer les usages en fiction » précise Antoine.

 

High-speed avec Phantom Veo 4K

Pour parachever son offre de prise de vue en motion control, il était nécessaire de proposer des prestations haute vitesse. «  Motion control et high-speed est une combinaison parfaite pour créer des plans originaux et sensoriels, réaliser des plans techniques faisant appel aux SFX est notre ferme intérêt, raconte Romain Bourzeix. Nous nous sommes ainsi rapprochés de Magic Hour, avec qui nous avions pris contact au moment de la création de Spline, pour acquérir une Phantom Veo 4K.  ». Une caméra «  compacte et performante  » selon Antoine Grasset, fixée sur Jarvis, elle permet d’effectuer des mouvements d’une grande liberté de par le peu d’espace occupé par son bloc principal.

 

Un robot ultra-mobile et cost-cutter

Si ces particularités ont pesé sur le choix de l’équipe de production de Yann-Arthus Bertrand pour une séquence de Woman, son long-métrage à venir coréalisé avec Anastasia Mikova ( sortie prévue en septembre 2019 ), le choix fut également motivé par les possibilités de mobilité et d’agilité du robot de Spline, et de sa rapidité de mise en place, élément vital en termes de coût qui séduit aussi les directeurs de production.

... Sur Woman , il s'agissait d'effectuer des plans ultra-précis en macro sur des corps de femmes. «  Outre ce prestigieux projet, nous avons été séduits par la vision du réalisateur en tant qu’artiste, et sa démarche d’adapter la technique à l’artistique, laquelle est l’ambition de Spline, lance Romain Bourzeix, et non à l’artistique de s’adapter à la technique  ! Vision beaucoup trop limitée et issue d’un pragmatisme exacerbé.  Cependant du pragmatisme il en faut  !  », se reprend Romain : entre deux tournages, notre solution de motion control a su séduire les applications événementielles, que nous devons aujourd’hui autant planifier que nos prestations de production.  » À cet égard, Spline utilise une tête permettant de fixer un Smartphone lorsque la Phantom Veo 4K n’est pas de mise : « Les agences et les marques apprécient particulièrement Jarvis pour animer leurs soirées. Les visiteurs repartent ainsi avec leur story tournée en mouvements complexes, prête à être envoyée sur les réseaux sociaux.  »

 

Lier pré-prod, tournage et post

Si Spline est déjà bien occupé, à travers Jarvis, mais aussi à travers son studio pour lequel la société investit dans de l’éclairage LED dernière génération en phase avec les exigences du motion control et du high-speed, la R&D continue. Notamment sur la voie de la « previs », Spline propose déjà à ses clients de pouvoir générer eux-mêmes la trajectoire de Jarvis, quel que soit le logiciel 3D qu’ils utilisent. « Nous gardons à l’esprit que le tournage doit être en lien avec la postproduction sur le plateau, poursuit Romain Bourzeix. Lier les trois silos que sont préprod-tournage-postprod est notre credo. Trop souvent isolés les uns des autres, ils sont générateurs de coûts supplémentaires que toute production peut et doit aujourd’hui éviter pour ne pas recourir au sempiternel “on verra ça en postprod". »

Enfin, si les projets sont légions et bouillonnent chez Spline, le studio s’est fixé l’objectif d’apporter des solutions technologiques de pointe, d’ordinaire coûteuses, à des productions qui ne les auraient jamais envisagées : « Nous pouvons aujourd’hui intéresser la fiction pour des plans artistiquement complexes et des trajectoires élaborées. Avec la possibilité de préparer le tournage en amont et ainsi limiter les prises. » Reste à former des opérateurs, ce que Spline accepte déjà volontiers via les candidatures spontanées. L’équipe est aussi ouverte à des collaborations sur des sujets communs de développement. Le message est passé…

  • 5 juin 2019 à 17:56

Optiques broadcast 4K : Canon étend sa gamme avec deux zooms

Canon étend sa gamme UHDgc avec deux zooms pour caméras Broadcast 4K © DR

Sur le NAB, Canon Europe exposait deux nouveaux zooms broadcast 4K pour les caméras  aux capteurs 2/3 de pouce : le CJ18ex28B et le CJ15ex8.5B. En répondant aux attentes dans les domaines du documentaire, des diffusions d’événements en direct et du sport, ces nouveaux modèles de la gamme Canon’s UHDgc constituent aussi un choix idéal pour les producteurs de télévision qui s'engagent dans des flux de production 4K...

 

 

Le CJ18ex28B : un superbe zoom Boadcast 4K, compact

Premier télézoom Broadcast 4K de la catégorie des objectifs Broadcast UHD 2/3” portables, le CJ18ex28B, offre un coefficient de zooming de 18x et couvre la plage de focales de 28 mm en grand-angle à 500 mm en téléobjectif. Il permet même d’atteindre la focale de 1000 mm en position télé maxi lorsqu’il est utilisé avec le multiplicateur 2x intégré. La possibilité d’enregistrer des détails très précis depuis des points de vue éloignés en fait un objectif parfait pour le tournage de documentaires sur le monde sauvage et pour la transmission en direct de compétitions sportives. Par ailleurs, la formule optique et la conception de cet objectif ont permis d’obtenir un ensemble doté la même compacité et la même légèreté que les objectifs HD conventionnels, permettant des styles de prise de vues dynamiques avec une portabilité exceptionnelle, favorisant une excellente mobilité pour les cameramen qui doivent filmer en extérieur et faire face à des conditions de tournage difficiles.

 

Le CJ15ex8.5B : une stabilisation d’image unique

Le CJ15ex8.5B intègre le stabilisateur d’image à prisme à angle variable (VAP) exclusif à Canon : ce système peut incliner l’axe optique afin de corriger la déviation des rayons à l’origine du flou causé par le mouvement, en modifiant l’angle du prisme qui contient un liquide à haut indice de réfraction enfermé entre deux lames de verre. La stabilisation d’image assure aux caméramen un excellent contrôle de la stabilité des images acquises sur l’ensemble de la plage de focales du grand-angle au téléobjectif, ce qui est parfait pour filmer sur des terrains instables ou depuis un véhicule en marche, conditions souvent affrontées lors du suivi de courses cyclistes, par exemple. La poignée ergonomique qui équipe les CJ18ex28B et CJ15ex8.5B offre également une excellente prise en main, bien équilibrée, et facilite les opérations de commandes quel que soit le contexte de tournage. Cette poignée-grip est conçue pour tenir confortablement dans la main et éviter ainsi le risque de tétanie qui peut affecter le caméraman lors de phases de tournage prolongées.

 

Stephen Hart Dyke, Professional Imaging Product Marketing Manager, Canon Europe, commente : “Alors que nous voyons que la télévision 4K est en train de devenir la ‘norme’ dans la plupart des foyers, la technologie va se montrer plus abordable et dès lors, nous allons logiquement voir grandir l’engouement pour des contenus 4K. Le lancement des CJ18ex28B et CJ15ex8.5B démontre une fois de plus l’implication de Canon dans le soutien aux réalisateurs de télévision pour épauler cette transition de l’industrie avec des technologies et des produits innovants. Développer des objectifs optiquement excellents et fiables qui repoussent les limites de la création et dépassent les standards de qualité de l’industrie a toujours été à la base de la motivation de l’activité Objectifs Broadcast de Canon depuis 60 ans. Avec le lancement de ces objectifs en première mondiale, nous sommes donc ravis de continuer dans cette voie consistant à proposer une offre inégalée.”

 

Caractéristiques principales du CJ18ex28B :

• Résolution 4K du centre jusqu’aux bords de l’image

• Compatibilité avec la Gamme couleur BT.2020 Wide et le HDR

• Cadrage en position super téléobjectif de 500 mm (maximum 1000 mm avec multiplicateur 2x)

 

Caractéristiques principales du CJ15ex8.5B :

• Résolution 4K pour l’ensemble de la plage de zooming

• Compatibilité avec la Gamme couleur BT.2020 Wide et le HDR

• Stabilisation optique par prisme à angle variable

  • 17 mai 2019 à 16:18

NAB 2019 - Canon lance les focales fixes Sumire

Canon lance les focales fixes Sumire © DR

Canon présentait pour la première fois au NAB (Las Vegas) une gamme de sept objectifs cinéma à grande ouverture (T/) sous l’appellation Sumire, sa nouvelle série de focales fixes dont le nom est emprunté à un prénom féminin japonais. Grâce à leur grand diamètre, ces optiques sont particulièrement bien adaptées aux tournages de scènes en conditions de faible lumière ambiante, ainsi qu’à la réalisation de plans nécessitant une faible profondeur de champ pour générer des effets d’atmosphères particulières.

 

Dotés d’une monture PL (transformable en monture EFC), ces objectifs renforcent l’offre en optiques cinéma (CN-E14mm T3.1 FP X, CN-E20mm T1.5 FP X, CN-E24mm T1.5 FP X, CN-E35mm T1.5 FP X, CN-E50mm T1.3 FP X, CN-E85mm T1.3 FP X and CN-E135mm T2.2 FP X) et sont compatibles avec n’importe quelle caméra cinéma à monture PL, qu’elle soit équipée d’un capteur 35 mm plein format ou d’un capteur de format Super 35 mm. Ils peuvent également être montés sur certaines caméras EOS Cinéma.

Les sept focales fixes Sumire apportent de nouvelles possibilités aux réalisateurs de l’industrie du cinéma. Dévolus à l’expression des détails, ces objectifs intègrent une lentille asphérique de grand diamètre et des éléments en verre à faible dispersion qui sont à l’origine d’un rendu délicat, velouté et nuancé lorsque l’ouverture approche de sa valeur maximale. Avec leur conception spécifique pour un look cinéma avec rendu de type couleurs chaudes, elles ont été conçues pour une fonctionnalité et une créativité accrues dans l’industrie du cinéma.

Leur formule optique unique se traduit par une image avec un aspect naturel qui confère aux productions cinématographiques une belle qualité caractérisée par des tons chauds très séduisants.

 

Munis d’un iris à onze lamelles, les sept objectifs permettent un réglage manuel précis de l’ouverture. Les réalisateurs obtiennent ainsi de très beaux bokeh avec des halos lumineux doux et bien ronds, parfaits pour composer des fonds d’images qui guident l’attention du spectateur vers des détails spécifiques.

Ces objectifs Sumire sont équipés de la monture PL qui peut être remplacée par une monture EF, elle-même à nouveau modifiable en monture PL. Cette option assure une large gamme d’options de compatibilité aux cinéastes professionnels qui utilisent des caméras plein format et Super 35 mm afin de répondre aux demandes de l’industrie et à ses impératifs de production allant des simples téléfilms jusqu’aux réalisations cinématographiques d’envergure, en studio ou en extérieur.

La compatibilité de ces objectifs avec les caméras du système EOS Cinéma, et en particulier la caméra plein format de haut de gamme EOS Cinéma C700 FF, ainsi qu’avec d’autres caméras plein format, apporte aux utilisateurs de nombreuses possibilités en matière de productions.

Lors de tournages dans des décors spécifiques, cette cohérence entre objectifs réduit la nécessité de procéder à des étalonnages de couleurs coûteux en temps pour assurer la cohérence des différentes séquences.

 

Ces objectifs ont tous le même diamètre frontal (114 mm avec compatibilité pour filtres vissants de 105 mm), ce qui élimine la nécessité d’adapter les montures d’accessoires lors du remplacement d’une focale par une autre. Ils bénéficient en outre d’un couple de mise au point spécifique qui permet des ajustements délicats pouvant être effectués sur un angle de rotation de 300°. En matière de composition, les réalisateurs pourront être confiants pour ce qui est de la constance du cadrage car l’ensemble de ces objectifs est conçu pour contrôler parfaitement la variation de focale avec la mise au point (focus breathing) et éviter la variation de perspective qui se produit parfois lors d’une transition de mise au point d’un sujet à un autre.

 

Stephen Hart Dyke, Professional Imaging Product Marketing Manager de Canon Europe commente: « les focales fixes Sumire vont offrir aux réalisateurs de nouvelles possibilités en matière de flexibilité et de cohérence dans leur travail et leur permettre de personnaliser leur art et leur vision créative en obtenant le remarquable ‘Look cinéma’ qui actuellement très en vogue. »

 

 

PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES DE LA SÉRIE SUMIRE

•  Focales fixes Cine compactes pour approche créative et un ‘look cinéma’

•  Monture PL avec couverture du plein format (possibilité de passer en EF)

•  Rendu de couleurs unifié et identique à celui de la gamme des optiques Canon Cinema

•  Grande ouverture et iris à 11 lamelles

•  Phénomène réduit de variation de focale liée à la mise au point (focus breathing)

•  Rotation de mise au point sur 300°

•  Diamètre filtre constant et cohérent pour le montage facile d’accessoires

  • 13 mai 2019 à 15:25

La Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K lit le Blackmagic RAW

La Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K peut désormais lire le Blackmagic RAW © DR

Début Mars, Blackmagic Design a dévoilé la sortie de la mise à jour Blackmagic Camera 6.2, qui ajoute une prise en charge du Blackmagic RAW à la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K...

 

Le Blackmagic RAW est un codec de nouvelle génération révolutionnaire, qui associe la qualité et les avantages du format RAW à la rapidité, la facilité d’utilisation et la taille de fichier des formats vidéo traditionnels. Le Blackmagic RAW est un format plus intelligent qui offre aux utilisateurs des images époustouflantes, des performances incroyables, une prise en charge multiplateforme et un SDK gratuit.

Grâce à la mise à jour Blackmagic Camera 6.2, les utilisateurs de la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K peuvent désormais enregistrer des images avec le Blackmagic RAW. Ils peuvent ainsi capturer des images de la plus haute qualité dans des fichiers plus petits, pour une durée d’enregistrement bien plus longue sur les supports qu’ils possèdent déjà. Par exemple, les utilisateurs peuvent enregistrer plus de deux heures de séquences Blackmagic RAW de qualité cinématographique en 4K sur une simple carte SD UHS-II de 256GB. Avec le Blackmagic RAW 12:1, il est même possible d’enregistrer des images 4K DCI sur une carte SD pour des images de qualité cinématographique sur des cartes à la fois petites et bon marché. De plus, le Blackmagic RAW offre un workflow de montage et d’étalonnage encore plus rapide et fluide dans DaVinci Resolve.

Une fois la caméra mise à jour, les utilisateurs pourront choisir entre un enregistrement en débit constant 3:1, 5:1, 8:1 ou 12:1, et un enregistrement en qualité constante Q0 ou Q5, selon qu’ils souhaitent donner plus d’importance à la qualité d’image ou à la taille de fichier. Les options d’encodage à débit constant offrent des images époustouflantes dans une taille de fichier prévisible et consistante. Les qualités constantes Q0 et Q5 utilisent un encodage à débit variable. Ainsi, les images complexes sont encodées à des débits de données plus élevés afin de conserver leurs détails et leur qualité. La colorimétrie Blackmagic Design de 4e génération permet de reproduire des teintes de peau extrêmement détaillées et des couleurs réalistes. Les images Blackmagic RAW sont encodées à l’aide d’un espace 12 bits non linéaire personnalisé pour fournir le maximum de données couleur et de plage dynamique.

En outre, le Blackmagic RAW offre une prise en charge étendue des métadonnées, une accélération GPU et CPU optimisée et bien plus.

La taille des codecs RAW traditionnels est importante et ils sont gourmands en temps processeur, ce qui les rend difficiles à utiliser. Les formats de fichier vidéo sont plus rapides, mais présentent des problèmes de qualité dus à l’utilisation de filtres 4:2:2 qui réduisent la résolution des couleurs. Le Blackmagic RAW résout ces problèmes, car il offre aux utilisateurs la qualité, le débit, la plage dynamique et le contrôle du format RAW. Toutefois, la performance est optimisée et les fichiers sont plus légers qu’avec la plupart des codecs vidéo. Une fois les fichiers importés dans DaVinci Resolve, l’accélération GPU et CPU rend le décodage des images ultra rapide pour un montage et un étalonnage extrêmement fluides.

 

Lorsque les paramètres du Blackmagic RAW ont été modifiés dans DaVinci Resolve, un fichier .sidecar peut être généré ou mis à jour, s’il existe déjà. Quand on l’ouvre dans d’autres applications logicielles qui prennent en charge le Blackmagic RAW, le fichier .sidecar, qui contient les paramètres Blackmagic RAW réglés dans DaVinci Resolve, est automatiquement utilisé pour afficher l’image. Si le fichier .sidecar est retiré, l’application utilisera les métadonnées intégrées à la place. Ce workflow innovant permet aux utilisateurs de modifier les paramètres Blackmagic RAW de manière non-destructive lorsqu’ils travaillent sur des applications différentes.

Le Blackmagic RAW est bien plus qu’un simple format conteneur RAW. Comme son design intelligent s’adapte à la caméra et au capteur, les données des images et les caractéristiques uniques du capteur sont encodées et sauvegardées sur le fichier Blackmagic RAW. Les utilisateurs disposent ainsi d’une meilleure qualité d’image même à des taux de compression plus élevés, ainsi que d’un contrôle complet sur l’ISO, la balance des blancs, l’exposition, le contraste, la saturation et bien plus.

En outre, le Blackmagic RAW utilise la colorimétrie Blackmagic Design de 4e génération pour reproduire des teintes de peau extrêmement détaillées et des couleurs réalistes qui rivalisent avec des caméras bien plus coûteuses. Les images sont encodées à l’aide d’un espace 12 bits non linéaire personnalisé pour fournir le maximum de données couleur et de plage dynamique.

Grâce au Blackmagic RAW, les développeurs logiciel ont également accès à cette technologie. Le SDK gratuit permet d’ajouter une prise en charge du Blackmagic RAW à toute application logicielle tierce sur Mac, Windows et Linux. Le SDK Blackmagic RAW traite automatiquement les métadonnées du capteur intégrées et la colorimétrie Blackmagic Design pour assurer la qualité des images pendant tout le workflow.

Le Blackmagic RAW offre deux types de compression. Les utilisateurs peuvent choisir entre des options d’encodage à qualité constante ou à débit constant, selon qu’ils souhaitent donner plus d’importance à la qualité d’image ou à la taille de fichier. La qualité constante utilise un encodage à débit variable. Ainsi, les images complexes sont encodées à des débits de données plus élevés afin de conserver leurs détails et leur qualité. La quantification du Blackmagic RAW Q0 est minimale pour une qualité optimale, tandis que la quantification du Blackmagic RAW Q5 est modérée pour un encodage plus efficace et une taille de fichier réduite. Les Blackmagic RAW 3:1, 5:1, 8:1 et 12:1 utilisent un encodage à débit constant pour offrir les meilleures images dans une taille de fichier prévisible et consistante. Les ratios sont basés sur la taille de fichier d’une image non compressée provenant du capteur de la caméra. Il est ainsi facile de comprendre la quantité relative de compression utilisée.

La qualité native irréprochable des Blackmagic RAW Q0 et 3:1 est idéale pour réaliser les effets de superproductions et de projets commerciaux haut de gamme. Pour les séries TV et les films indépendants, la haute qualité des codecs Blackmagic RAW Q5 et 5:1 est parfaite. Les Blackmagic RAW 8:1 et 12:1 offrent une qualité et une rapidité excellentes, ce qui convient parfaitement aux productions qui n’auraient normalement pas été tournées en RAW. De plus en plus d’utilisateurs pourront désormais utiliser des images Blackmagic RAW de qualité de manière efficace.

 

Doté d’options personnalisables et d’une accélération CPU et GPU moderne, le Blackmagic RAW est optimisé pour les processeurs supportant l’AVX, l’AVX2 et le SSE4.1. De plus, il est multithread, il fonctionne sur plusieurs cœurs de processeur et il est compatible avec Apple Metal, CUDA et OpenCL. Le décodage et le traitement des images sont très rapides, ce qui est idéal pour le montage, l’étalonnage et les effets visuels dans DaVinci Resolve. En outre, les médias sont stockés en tant que fichiers indépendants plutôt qu’en séquences d’images. La gestion des médias est donc plus facile et la copie de fichiers est plus rapide.

Le SDK pour développeurs Blackmagic RAW est disponible gratuitement pour Mac OS, Windows et Linux. Grâce au SDK, la prise en charge du Blackmagic RAW par des applications logicielles tierces est facile et rapide. Les développeurs peuvent accéder aux algorithmes de l’accélération GPU et CPU pour décoder des fichiers. Ils peuvent également accéder aux informations uniques du capteur de la caméra pour décoder et afficher les fichiers avec précision. Le SDK comprend des options de métadonnées descriptives et polyvalentes, conçues pour supporter les workflows modernes. Les métadonnées sont intégrées directement dans le fichier .braw, ou elles peuvent être stockées dans un fichier .sidecar. Les métadonnées sont primordiales car elles contiennent les paramètres Blackmagic RAW, ainsi que les informations sur le clap, l’iris, la mise au point, la distance focale, la balance des blancs et bien plus. Les métadonnées du fichier .sidecar peuvent être utilisées à la place des métadonnées intégrées, sans toutefois les écraser. Le Blackmagic RAW supporte également les métadonnées de chaque image, les utilisateurs ont ainsi accès à des valeurs, telles que la distance focale, qui changent souvent selon les images.

« Le Blackmagic RAW a remporté un franc succès depuis son introduction l’automne dernier sur la URSA Mini Pro », a déclaré Grant Petty, PDG de Blackmagic Design. « Grâce à la mise à jour Blackmagic Camera 6.2, cette nouvelle technologie est disponible gratuitement pour les utilisateurs de la Blackmagic Pocket Cinema Camera 4K ! Ils peuvent ainsi obtenir les images sans perte du format RAW, tout en bénéficiant de la vitesse des workflows vidéo traditionnels. »

 

Disponibilité

La mise à jour Blackmagic Camera 6.2 est disponible au téléchargement dès à présent, et cela gratuitement sur le site Internet de Blackmagic Design ici

  • 2 mai 2019 à 19:28

R3D, le nouvel SDK de RED qui accélère les workflows 8K

R3D, nouvel SDK de RED accélère les workflows 8K © DR

RED annonce le lancement de son nouvel SDK R3D, qui permet une lecture en temps réel de contenus 8K grâce aux cartes NVIDIA : les cinéastes peuvent ainsi effectuer le tournage et la postproduction entièrement en 8K. Avec cette nouvelle solution, RED et NVIDIA participent activement à la mise en place d’une chaine de production en 8K.

 

RED Digital Cinema lance son nouvel SDK R3D accompagné de l’application REDCINE-X PRO qui permet un décodage et un dématriçage plus rapide des fichiers RED R3D sur les plateformes NVIDIA CUDA. En utilisant une ou plusieurs cartes graphiques NVIDIA pour effectuer ces tâches – qui demandent une grande puissance de calcul –, le système permet désormais la lecture, le montage et l’étalonnage d’images en 8K en temps réel.

En phase de postproduction, cette nouvelle synergie matériel/logiciel offre les avantages suivants…

  • lecture en 8K à 30 IPS au moins
  • conversion jusqu’à 10 fois plus rapide, selon le format et le contenu
  • plus d’efficacité et de contrôle de la qualité lors du processus de vérification du contenu
  • création plus libre à l’aide de fichiers R3D flexibles au lieu de fichiers proxy

Le traitement des images en 8K nécessite une carte NVIDIA Quadro RTX 6000 ou 8000, GeForce RTX 2080 Ti ou TITAN RTX et un PC raisonnablement puissant. Les créateurs peuvent atteindre de meilleures performances avec des stations de travail à plusieurs cartes graphiques, et même des cartes NVIDIA plus anciennes peuvent apporter une amélioration notable aux délais de traitement.

On notera que les nouveaux ordinateurs portables dotés de cartes NVIDIA RTX proposés par les plus grands fabricants – Razer, Acer, Alienware, ASUS, Dell, Gigabyte, HP, Lenovo, MSI et Samsung – sont déjà capables de lire des contenus 8K en temps réel et laissent donc l’utilisateur libre de choisir l’outil le mieux adapté à son budget.

 

Les principaux intégrateurs de SDK et éditeurs de solutions de montage offriront prochainement des versions mises à jour de leurs produits.

  • 2 mai 2019 à 03:57

Le breton Lansee débarque sur le marché parisien (extrait du compte rendu Satis)

Christian Lanoiselee, CEO de LanSee. © Loïc Gagnant

Lansee, fabricant breton de solutions fibre optique pour l’audiovisuel, créé il y a un peu moins de deux ans débute son implantation auprès de distributeurs parisiens....

 

Sur le Satis, la marque mettait essentiellement des systèmes de déport dédiés aux caméras PTZ en avant : les caméras sont déportées via des fibres optiques hybrides qui transportent le signal vidéo (SDI ou HDMI - jusqu’à la résolution 4K) et l’alimentation des caméras grâce au PoE (power over Ethernet). L’Ethernet permet d’accéder aux contrôles de caméras (rotation, zoom, pan et tilt).

L’offre est articulée autour d’un ensemble boîtier caméra et CCU en rack 1U 19”. « Nous proposons une démonstration avec 200 mètres de fibre et pouvons aller jusqu’à 300 ou 400 mètres en fonction des puissances nécessaires ». Les fibres optiques hybrides utilisées disposent de deux brins de fibre et une paire cuivrée pour l’alimentation.

C’est un produit « multimarques » totalement transparent au niveau des protocoles IP et des datas. Il peut être associé à toutes les caméras commandées en IP normalisées PoE+. « En plus des solutions de déport PTZ, nous proposons des multiplexeurs WDM de la famille des MuxLab pour le transport fibre optique rack point à point (configurations SDI depuis 4 IN/4 OUT + un port gigabit Ethernet, redondables en rack 2U jusqu’à 32 canaux) ».

Très simples à mettre en œuvre, ce sont des produits plug and play non configurables : « On entre d’un côté et on sort de l’autre. Nous fabriquons “à la demande” des “briques” vidéo SDI ou HDMI, Ethernet et/ou audio, avec une option genlock à destination des caméras. Nous allons prochainement compléter le PoE+ avec des solutions plus puissantes pour des caméras plateau jusqu’à 60 à 90 watts de consommation. Nos produits ont été présentés sur le marché au mois de juin dernier et nous avons profité des nombreux festivals de l’été pour mettre nos solutions à l’épreuve. »

 

Extrait de notre compte-rendu du SATIS 2018 paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.47/69. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 24 avril 2019 à 18:28

NAB 2019 : nouvelle version pour le logiciel Studer Glacier Series de HARMAN

NAB 2019 : nouvelle version pour le logiciel Studer Glacier Series de HARMAN © Nathalie Klimberg

HARMAN Professional Solutions, leader mondial des systèmes audio, vidéo, d’éclairage et de contrôle – y compris pour l’audiovisuel en réseau – a annoncé le nouveau Glacier Series v1.1, disponible dès maintenant en mise à jour gratuite pour les utilisateurs enregistrés de Studer Glacier Series.

 

La série Studer Glacier est une solution audio de diffusion hautement personnalisable qui offre un contrôle complet, une flexibilité et une interopérabilité pour toute application on air. Deux modules fournissent les contrôles essentiels pour la diffusion en direct. L'interface utilisateur graphique multi-touch offre une surface de contrôle virtualisée personnalisable en fonction des besoins. Des modules peuvent être ajoutés pour créer des consoles sur mesure.

Ses deux surfaces de contrôle faciles à utiliser ont été conçues pour fournir des contrôles physiques simplifiés pour un fonctionnement en temps réel. Toutes les autres commandes sont fournies virtuellement, via des interfaces utilisateur graphiques intuitives multi-touches.

Le module d'écran central dispose d'un affichage dynamique permettant d'attribuer et d'accéder facilement aux commandes de l'interface graphique. Le module de faders fournit un contrôle tactile simplifié pour effectuer plusieurs tâches en même temps. Le Studer FaderGlow permettra d'attribuer des couleurs à chaque fader pour la disposition et la gestion des canaux. Chaque module est une unité autonome qui se connecte avec le Studer DSP Core via TCP / IP.

 

La version 1.1 s’appuie sur les commentaires de la communauté et offre de nombreuses fonctions nouvelles et améliorées qui augmentent l’efficacité du workflow de mixage de Glacier.

 

  • Widget « Channel » : contrôle complet de six chaines à partir du module central, avec fader, mute et PFL.
  • Module central virtualisé : utilisation en parallèle de boutons tactiles sur une tablette sans perte de fonctionnalité.
  • Amélioration du contrôle des logs : logs désactivés par défaut ; possibilité de les activer suivant différents critères, pour éviter les tailles de fichiers excessives ou enregistrer des logs personnalisés.
  • Plus de convivialité : mise en place d’améliorations importantes demandées par les utilisateurs après le lancement initial de Glacier.

 

Afin de garantir la meilleure expérience utilisateur possible pour Studer Glacier, il est conseillé d’installer cette mise à jour sur tous les systèmes Studer Glacier Series dès que possible.

 

La mise à jour vers la version 1.1 du logiciel Studer Glacier Series v1.1 est téléchargeable gratuitement sur la page de Studer Glacier Series, et auprès des distributeurs locaux de produits Studer.

  • 24 avril 2019 à 17:00

NAB 2019 : Toutes les nouveautés Canon ! (Web TV)

NAB 2019 : les nouveautés Canon sur le stand du salon américain © Nathalie Klimberg

Lors de notre passage sur le salon américain NAB, nous avons pu échanger avec Vincent Heligon, responsable du Réseau de distribution Vidéo professionnelle et Broadcast chez CANON France. Il revient pour nous sur les nombreuses dernières nouveautés de la marque…

 

« Je suis ravi de pouvoir vous parler des nouveautés NAB 2019 sur notre stand avec notamment l’arrivée de trois caméras 4K qui sont les XA40, XA50 et XA55 ainsi que les upgrades firmwares pour les caméras XF705 et XF405. Sur la partie broadcast, nous avons deux nouvelles optiques : les CJ 15x8,5 stabilisées ainsi qu’un CJ 18x28. Cela vient compléter l’annonce de nouvelles optiques cinéma Prime, les Sumire Prime qui sont des optiques PL. Nous avons aussi sur le stand un nouveau moniteur 31 pouces d’étalonnage très haut de gamme permettant de retranscrire jusqu’à 2000 Nits.

Concernant les caméras vidéo professionnelles, notamment la XA40 qui est un successeur de la XA11 et XA15, qui amener le 4K que n’avait pas le produit précédent, tout en ayant la même compacité, la même taille de capteur presqu’un demi pouce. C’est dont un format très portable qui a aussi de l’infrarouge qui va permettre d’aller travailler dans des conditions où la mobilité est vraiment importante et avec un zoom de 20 fois, ce qui va permettre d’avoir du grand angle et une position très téléobjectif.

Les deux autres produits que nous avons annoncés dans cette gamme là qui sont les produits XA50 et XA55 sont dans un gabarit assez similaire mais avec un capteur différent… »

 

Pour en connaître davantage sur les différences entre la XA40 et les deux XA50 et XA55, en apprendre davantage sur les nouvelles optiques, le moniteur très haut de gamme 31 pouces DP-V3001, les upgrades sur la XF405 et le produit phare de Canon, la XF705… Regardez l’interview vidéo dans son intégralité !

  • 18 avril 2019 à 23:59

NAB 2019 : Panasonic renforce son offre de production vidéo 4K et live

NAB 2019 : Panasonic renforce son offre de production vidéo 4K et live © Nathalie Klimberg

Panasonic Business fête le dixième anniversaire de sa gamme de caméras PTZ en annonçant son tout dernier modèle au salon NAB 2019 à Las Vegas du 8 au 11 avril. Lors de ce salon, le stand Panasonic a été pensé autour de sept espaces dédiés à des solutions spécialisées en diffusion, couverture d’événements sportifs mais également, en production vidéo en direct.

 

À l’honneur, la caméra PTZ Full HD AW-HE42 offre une vaste sélection d’interfaces dont la 3G-SDI, HDMI, IP et Genlock. Le modèle dispose d’un grand angle horizontal sur 65,1 degrés, d’un zoom optique 20x et d’un zoom intelligent i.Zoom 30x. La caméra figurait parmi une sélection de produits PTZ exposés afin d’illustrer la prise en charge de la fonctionnalité NDI|HX.

Le stand Panasonic proposait de nombreuses démonstrations de tournage de vidéos, ainsi que d’acquisition et de distribution d’images à l’aide de systèmes de caméras à distance. Panasonic a également présenté diverses applications issues de son centre de production en direct AV-HLC100.

Le fabricant a profité notamment de cette occasion pour dévoiler de nouvelles performances relatives à son système multi-caméras ROI (zone étudiée), l’AK-SHB800GJ, révélé lors de l’IBC 2018. Avec un lancement prévu pour juillet 2019, le nouveau système se présente sous la forme d’un boîtier compact muni d’une monture EF. Tandis que son unique capteur CMOS est à même de produire une image grand angle 8K, sa caméra peut recadrer, pivoter, incliner ou encore agrandir jusqu’à quatre vidéos HD diverses et distinctes. Le système AK-SHB800GJ permet ainsi de passer de quatre caméras HD à une seule afin d’offrir une meilleure efficacité. De ce fait, les professionnels réduisent leurs frais matériels lors de la couverture d’événements en direct ou lors de manifestations sportives.

En matière de solutions intelligentes pour la production en studio, Panasonic exposait ses systèmes de studio dernière génération qui optimisent l’efficacité et les tâches des professionnels grâce à la détection et au suivi automatique des artistes ou athlètes à l’aide du tracking en temps réel de la caméra ROI et du système BlackTrax. 

Panasonic a également lancé sa nouvelle solution de réalité augmentée (AR) présentée par le biais de la caméra 4K 50 p à distance AW-UE150, aux côtés de ses partenaires : Technopoint et Brainstorm.

La société a également annoncé le lancement du workflow ‘P2 Cast on AWS’ ainsi que le développement d’une nouvelle caméra P2 4K exposée en vitrine dans une version beta. Par ailleurs, Panasonic a annoncé la future compatibilité P2 MXF du caméscope de point AG-CX350, sorti récemment. Ces nouveautés P2 devraient voir le jour d’ici la fin 2019. Un essai sur AWS est déjà en cours avec EDIUS Cloud (Grass Valley), et le service est en préparation pour un prochain déploiement.

 

Dans le domaine de la production en direct, Panasonic a présenté des solutions de tournage live pour toute une variété de scénarios, avec notamment une démonstration de transmission 4K sans fil grâce à une connexion établie par des prestataires tiers. La société a révélé par la même occasion le développement d’un nouveau concept de mélangeur de diffusion. La suite LPS (Live Production Suite), qui offrira la compatibilité 4K et la transmission IP, est ainsi prévue pour assurer la flexibilité et l’évolutivité nécessaires à la mise au point d’un système entièrement adapté aux besoins de ses utilisateurs. 

Une fonction Media over IP (MoIP) permettra aux utilisateurs de s’acquitter des restrictions habituelles en matière de distances de transmission. Cela sera possible grâce à une infrastructure informatique permettant une exploitation à distance depuis une station de diffusion sans studio local ou camion-régie intermédiaire. 

 

« Avec notre caméra PTZ AW-HE42, nous fournissons la meilleure qualité vidéo et la plus haute précision de contrôle et de mouvement que nos clients puisse exiger pour leurs productions. Cette nouvelle camera devrait conforter notre position de leader sur le marché des PTZ » déclare Sivashankar Kuppusamy, Marketing Manager Broadcast&ProAV EMEA chez Panasonic.

« Nous sommes aussi très fiers de la nouvelle Live Production Suite. Celle-ci contribuera selon nous à renforcer la présence croissante de Panasonic dans le secteur de la diffusion sportive comme en studio. Avec un tel potentiel, la production vidéo pourrait connaître de remarquables améliorations en termes d’aisance et d’efficacité pour tout type de retransmissions en extérieur » ajoute Sivashankar Kuppusamy. 

  • 25 avril 2019 à 12:33

Des caméras sous-marines chez Turtle Max (Compte rendu Satis)

Maxime Leflon nous présente l’offre de Turtle Max Location. © Loïc Gagnant

Basé en région parisienne, sur la commune de Saint-Ouen, à 200 mètres de la Cité du cinéma, Turtle Max Location loue des caméras, optiques, lumières et des véhicules pour le cinéma et la publicité, avec une spécialisation « caméras sous-marines ».

 

« Nous avons des caissons pour l’Alexa Mini comme le Nauticam, le seul exemplaire disponible en France : il permet de travailler soit en indépendant pour du documentaire en profitant de l’ensemble des fonctionnalités de l’Alexa Mini, soit en configuration publicité/cinéma à l’aide de retours pour les équipes en surface, ainsi que des follow focus (WCU de Arri) également déportés en surface ».

Les systèmes d’ordre font appel à des enceintes sous-marines immergées à trois mètres. Il y a quatre ans, Turtle avait déjà profité du Satis pour promouvoir ses plateaux de tournage installés à Cergy-Pontoise avec un plateau fond vert de 120 mètres carrés pouvant accueillir des voitures et des tournages tout au long de l’année. Les plateaux sont équipés en éclairage. La localisation extérieure à Paris permet de proposer de plus grandes surfaces (parking pour 15 voitures ou des poids lourds) à des tarifs intéressants.

« En location, nous travaillons essentiellement avec des Arri Alexa Mini et quelques caméras Red pour les chefs opérateurs qui préfèrent de meilleures optiques via une location de caméra plus abordable. Pour les optiques, nous travaillons avec des Leica summicron et des Cooke panchro, avec un diaph. 2.2, un rendu chaleureux et peu de piqué. Nous venons à la base de l’image sous-marine, notre spécialité ».

Pour le cinéma et la publicité, Turtle travaille en partenariat avec le centre aquatique de Conflans où la société dispose d’une fosse de 20 mètres que l’on peut bâcher avec des systèmes de ventouses pour la passer en noir.

 

Extrait de notre compte-rendu du SATIS 2018 paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.47/69. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 18 avril 2019 à 14:59

La Venice de Sony utilisée pour le tournage de "Official Secrets"

Venice de Sony utilisée pour le tournage du thriller politique 'Official Secrets', réalisé par Gavin Hood et produit par Ged Doherty, Elizabeth Fowler et Melissa Zuo. Photo : Nick Wall © 2018 Official Secrets Holdings, LLC

Florian Hoffmeister, directeur de la photographie sur "Official Secrets", long métrage présenté en avant-première lors du festival de Sundance, a choisi pour la prise de vue principale la Venice, caméra grand capteur emblématique de Sony... Cette caméra l'a accompagné pour créer l'atmosphère intime de ce thriller politique ) et pour magnifier un casting réunissant Keira Knightley, Ralph Fiennes et Matt Smith...

 

« Les images des grands capteurs sont devenues un atout majeur du numérique, explique Florian Hoffmeister, BSC. Nous avons tout de suite su que nous voulions essayer la Venice et le test réalisé avec Movietech a répondu à toutes mes attentes en termes de couleur et de contraste. La caméra offre une incroyable richesse naturelle de couleurs, ce qui représente à mon avis un énorme développement dans le domaine du numérique. Chaque fois que je teste une caméra, je recherche « le réglage idéal » qui me permettra de donner naissance à l’image, afin d’obtenir un rendu parfait de la couleur et la lumière en jouant sur les différentes possibilités de contrôle de l’objectif. La Venice a tenu ses promesses à chaque éclairage de scène. »

Official Secrets s’inspire de l’histoire vraie de Katharine Gun, ancienne traductrice pour l’agence de renseignements GCHQ qui a divulgué des informations top secrètes à la presse sur une opération d’espionnage menée conjointement par les États-Unis et le Royaume-Uni contre des membres du Conseil de sécurité des Nations Unies, lors de la préparation de l’invasion de l’Irak en 2003. Katharine Gun a ensuite été arrêtée en vertu de l’Official Secrets Act, loi sur les secrets officiels de 1989.

« Comme il s’agissait d’une histoire vraie, nous voulions que Official Secrets reste le plus sensible et le plus précis possible, poursuit Florian Hoffmeister. La Venice a parfaitement su capturer l’esthétique à la fois cinématographique et naturelle que nous souhaitons obtenir. Nous voulions imprimer cette vision au film. Keira arrivait sur le tournage les cheveux au naturel et très peu maquillée, alors nous avions besoin d’une caméra capable de produire de belles images et d’exprimer la vulnérabilité du personnage à chaque prise. La richesse des couleurs, le caractère naturel des contrastes et l’immédiateté du grand format offerts par la Venice nous ont permis d’obtenir exactement le résultat recherché. »

Le projet Official Secrets exigeait de tourner dans des environnements inhabituels et difficiles, allant des rues étroites aux autoroutes de Grande-Bretagne, et le mode « Dual Base ISO » de la Venice qui prend en charge un High Base ISO de 2500 et un ISO de 500, a permis de réaliser d’excellentes performances par faible éclairage avec une plage dynamique exceptionnelle.

Associée à un éclairage sur le lieu de tournage, la caméra a assuré une reproduction des couleurs fidèle et précise tout en capturant un maximum de détails dans les zones sombres. Grâce à la capacité de la Venice à filmer dans les formats d’image 4:3 et 6:5 à une résolution horizontale en 4K, le film a pu être intégralement tourné en grand format, ce qui a permis d’obtenir l’impression d’immédiateté désirée et de belles couleurs.

L’utilisation de deux caméras Venice Sony pour les prises de vues principales a permis de se dispenser d’anamorphoseurs, car ces derniers auraient entraîné l’ajout d’épaisseurs de verre supplémentaires.

Conçu exclusivement pour le cinéma, le capteur plein écran de la Venice capture des images avec une résolution allant jusqu’à 6048 x 4032 dans presque tous les formats. Des formats d’image aux objectifs en passant par les effets bokeh, il offre une flexibilité totale et une liberté de création à la hauteur des exigences de prise de vue des cinéastes. Cette offre en outre un enregistrement de gamuts et latitudes variées qui accroît considérablement la liberté d’expression lors de l’étalonnage et suivant le workflow établi.

  • 15 avril 2019 à 17:32
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