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RFI Innovation : Le son 3D dans tous ses états !

Vérification du mixage en VR sur Pyramix avec la solution développée par Noise Makers. © Benoît Stefani

Responsable de RFI Innovation, Xavier Gibert, nous reçoit dans les studios de Radio France International. On y apprend comment cette radio française qui s’adresse à l’international s’est intéressée au son immersif et a développé, au fur et à mesure des projets, une véritable expertise en la matière.

 

En tant que radio, RFI s’est naturellement intéressée au son 3D et notamment au binaural, un procédé qui présente l’avantage d’être facile à diffuser sur Internet, sachant que si on accepte le compromis de ne pas individualiser les HRTF, ces fameuses Head-Related Transfert Function qui reproduisent la géographie de notre tête et permettent un rendu plus précis, aucun player spécifique n’est requis et un simple casque suffit à l’auditeur pour en profiter.

« L’audience de RFI est principalement située en Afrique et il se trouve que notre audience nous écoute de plus en de plus en situation de mobilité, le plus souvent avec un casque branché directement sur une tablette ou un téléphone portable », précise Xavier Gibert, Responsable de RFI Innovation. « Nous avons donc décidé de suivre cette évolution, en proposant via Internet un son immersif grâce au binaural. À RFI, on sait raconter des histoires, et le binaural nous permet d’agrémenter l’immersion narrative de l’immersion sonore. »

Aujourd’hui, la nature des productions mixées en binaural dans les studios de RFI Innovation est extrêmement variée et touche aussi bien des concerts de musique électro, des programmes éducatifs pour apprendre le français, des portraits de chanteurs et musiciens réalisés en collaboration avec France 24 ou encore des films réalisés en VR dans le cadre d’expositions ou de projets muséographiques…

 

 

De RFI Labo à RFI Innovation

Créé initialement pour produire du contenu en parallèle de l’antenne qui réclamait à l’époque des moyens spécifiques, le Labo de RFI a, au fil du temps, vu ses missions se diversifier au point de devenir aujourd’hui RFI Innovation, un département composé de huit techniciens qui, au-delà de la production, doit assurer une veille technologique, mais aussi établir des méthodes de travail adaptées aux nouveaux modes de diffusion.

« Nous observons tout ce qui se fait en technique autour du son en général, et plus particulièrement autour son 3D, sur des sujets comme le format ADM ou le mixage orienté objet par exemple, le but étant d’acquérir les modes d’utilisation et de les faire rentrer dans la chaîne de production de RFI », résume Xavier Gibert. « Nous créons des méthodes d’exploitation pour chaque outil, nous collaborons avec leurs créateurs, créons des liens entre start-up et éditeurs de logiciel. »

Sur le Satis, la participation de RFI Innovation à la zone Son immersif présente sur le stand Tapages a ainsi permis aux visiteurs de comparer différents systèmes de captation 3D ou encore de montrer en grandeur nature un système de mixage complet adapté à la réalité virtuelle avec la solution développée par Noise Makers pour les besoins spécifiques du mixage VR. Mais au-delà de la technique, la réflexion sur l’écriture avance en parallèle : « On ne produit pas un reportage de la même façon en 3D, en stéréo, ou en mono. En accompagnant des journalistes qui venaient de la monophonie, nous nous sommes aperçus que les modes d’écriture devaient davantage prendre en compte le ressenti émotionnel chez l’auditeur. Par exemple, nous avons remarqué qu’il y avait moins besoin dans le commentaire de décrire les lieux et l’espace où se déroule l’action dans la mesure où il est directement perçu par l’auditeur. »

 

 

Infrastructures et équipements techniques

Pour les besoins quotidiens liés à l’antenne, RFI dispose de quatorze studios radio capables d’accueillir de trois à six micros suivant le type d’émission. Architecturés autour d’un système de production Dalet, ils utilisent une solution Netia pour la diffusion. En parallèle, RFI Innovation dispose de trois studios de production dotés d’un monitoring Neumann KH déployé respectivement en configuration 13.1, 5.1 et stéréo. Les stations audio utilisées sont soit des Pyramix, soit des Pro Tools pilotées depuis une surface Avid Artist Mix. Pour les enregistrements musicaux, le service bénéficie d’un plateau capable d’accueillir une douzaine de musiciens qui sert également aux tournages des émissions de France 24.

Outre les mixages en multicanal et stéréo, l’ensemble des régies sont à même de produire en binaural. Par soucis d’homogénéité, l’écoute casque est assurée dans toute la maison par des préamplis Feichter et des casques Ultrazone Pro 550 tandis que suivant les projets, la binauralisation est assurée grâce aux plugs-in de b<>com, Noise Makers et au logiciel Spat Revolution de Flux. Sur le terrain, les équipes utilisent des enregistreurs multipistes Zaxcom (Fusion, Nomad et Max) afin d’enregistrer différentes sources mono, stéréo, binaurales et multicanales.

« Le but est de permettre aux journalistes de produire une émission en binaural à partir d’une base multicanale sans perdre l’outil traditionnel du journaliste, le micro main », explique Xavier Gibert. « Nous avons opté très vite pour des micros main, reliés en HF avec l’enregistreur multipiste de façon à permettre à l’ingénieur du son de se placer à distance pour composer ses ambiances multicanales avec le système de son choix (croix IRT, double MS Schoeps, VR Mike Ambeo Sennheiser, Lavalier DPA sur serre-tête…). Dans la mesure du possible, les ambiances sont enregistrées synchrones avec l’interview réalisée par le journaliste. On revient donc en studio avec une piste mono pour l’interview et les ambiances multicanales synchrones plus ou moins isolées de l’ITV en fonction du recul disponible sur les lieux. L’ensemble sert ensuite de base à l’émission qui sera produite en stéréo pour l’antenne et en binaural pour la diffusion digitale. »

 

 

Workflow 3D Audio : du 13.1 au binaural

« Nous avons fait le pari que la musique pouvait bénéficier d’un mixage en audio 3D qui, sans remplacer la stéréo, nous permet d’offrir de nouvelles expériences d’écoute à nos auditeurs », lance Xavier Gibert enthousiaste. Parmi les programmes musicaux traités en audio immersif, il y a donc Session Lab, une série diffusée sur les réseaux sociaux de France 24 et RFI sous la forme d’un portrait vidéo de deux minutes, disponible sur Facebook et Instagram, complétée d’un podcast audio plus long comprenant extraits musicaux et interviews.

« Cette émission nous permet d’offrir aux artistes leur premier morceau mixé en binaural, constitué soit à partir d’une captation audio et vidéo effectuée en live dans nos studios, soit à partir de stems qui nous sont fournis et que nous spatialisons en binaural. On part donc du mode canal pour terminer en binaural. » Sur cette émission, la spatialisation est réalisée dans un studio doté d’un monitoring 13.1 avec Pyramix. Chaque instrument est positionné dans l’espace avec un placement fixe ou mobile suivant l’intention voulue. Le passage en binaural est ensuite réalisé avec le plug-in b<>com.

« Chaque mixeur a le privilège de travailler avec ses propres fonctions de transfert (les fameuses HRTF NDLR) réalisées chez Orange Lab en chambre sourde. En vue de la diffusion sur les players Facebook, Instagram, YouTube, nous produisons le mix final en binaural toujours à l’aide du plug-in b<>com qui propose une HRTF lissée. Il s’agit d’une fonction de transfert moyenne qui sera moins précise mais conviendra à tout le monde car on s’est rendu compte que le cerveau est suffisamment plastique pour s’y habituer… ».

RFI Innovation produit également des programmes en VR mastérisés en binaural à partir d’un mix ambisonique comme par exemple la visite virtuelle du musée Ousmane Sow à Dakar, ou encore le mixage de programmes scientifiques réalisés pour Univers Science et diffusés dans le dôme de l’Espace Actualité à la Cité des sciences depuis les fauteuils équipés de masques VR. Dans ce cas, la solution Noise-Maker comprenant le plug-in Ambi Head HD et le lecteur vidéo VR Ambi Eyes hébergé sur un puissant PC déporté sont utilisés. La synchro image son et les informations qui permettent à l’audio de suivre les mouvements de la vidéo dans l’espace 360 ° sont véhiculées entre les deux stations via OSC, le duo formant alors un dispositif précieux pour évaluer la justesse du mixage par rapport à l’image 360°.

 

 

À chaque projet sa méthode

Nous quittons l’environnement 13.1 pour retrouver un studio stéréo doté d’une console SSL Syst T S500 et d’un Pro Tools pour assister au mixage de Séquences-Electronic Live Sessions, une série dédiée à la musique électronique accessible sur Internet depuis le site Culture Box de France Télévisions.

« Nous avons pris la suite d’Hervé Desjardin à Radio France et assurons depuis deux saisons la captation et le mix 3D de cette émission qui est le fruit d’une collaboration entre Milgram, Culturebox et France Medias Monde », raconte Xavier Gibert. Cette fois, le mix binaural est effectué au casque grâce à l’application Spat Revolution de Flux qui communique avec Pro Tools grâce à un plug-in inséré dans chacune des voix. Le travail est effectué depuis l’enregistrement multipiste récupéré en postfader afin de retrouver les intentions du mixage live. La postproduction vidéo n’étant effectuée qu’après le mixage, la fenêtre vidéo affiche une mosaïque comprenant tous les axes caméra et c’est donc le montage image qui prendra en compte, si besoin, la spatialisation son.

Nous retrouvons ensuite un studio 5.1 utilisé ici pour le mixage binaural d’une série éducative diffusée sous forme de podcast audio sur le site RFI Savoirs et dont le but est d’apprendre le Français. « Ici, l’espace sonore apporté par le binaural est utilisé pour favoriser la compréhension de la scène par l’apprenant, mais aussi pour reproduire avec le plus de justesse possible les perturbations qui existent dans un environnement bruyant, simuler au plus proche les situations réelles de la vie quotidienne. »

Véritable dramatique radio, l’épisode a été ici enregistré en studio avec quatre comédiens placés autour d’un système double M-S Schoeps. En fonction des projets, différentes sources sont utilisées et mélangées avec des formats différents allant du binaural natif à la stéréo en passant par des micros cravates. Parmi les outils utilisés, on retrouve ici le plug-in Schoeps pour le décodage double MS, Ambi PAN et Ambi Head HD pour la binauralisation, mais aussi différentes réverbérations comme Altiverb, et 360 Reverb de Audio Ease.

 

 

Une nouvelle grammaire du mixage ?

Au fil des mixages et des projets, une nouvelle grammaire de la spatialisation prend forme, de nouveaux rapports image/son se créent et des questions apparaissent : « Doit-on placer la voix off en intracrânien ou faut-il la placer au nord afin de diriger l’attention de l’œil dans un programme VR ? » lance Xavier Gibert qui nous rapporte le fruit de ses expériences : « Si les sources diégétiques (visibles dans l’image NDLR) ne peuvent pas être placées n’importe où, on a plus de liberté avec les sources anti-diégétiques (non présentes à l’image) qui pourront éventuellement être placées derrière pour libérer la scène avant par exemple. En VR, le rôle du son peut parfois être d’attirer le regard du spectateur vers une direction où il se passe quelque chose à l’image », conclut notre interlocuteur. De nouvelles terres d’expérimentation pour les mixeurs ? Sans doute.

 

 

À PROPOS DE RFI

RFI, alias Radio France International, est une radio française d’actualité diffusée mondialement en français et dans seize autres langues. Elle fait partie de France Medias Monde, une entité qui regroupe la chaîne d’info multilingue France 24 ainsi que MCD (Monte Carlo Doualiya), une radio française diffusée depuis Paris en langue arabe.

Contrairement à Radio France et France Télévisions qui opèrent sous la tutelle du ministère de la Culture, RFI, à l’instar du groupe France Médias Monde, dépend du ministère des Affaires étrangères depuis 1997.

Parallèlement à la diffusion broadcast (FM, ondes moyennes, ondes courtes et satellite) la consultation via Internet et les applications connectées se développe et représente aujourd’hui 16,4 millions de visites chaque mois (moyenne 2018) ainsi que 22 millions d’abonnés sur Facebook et Twitter (avril 2019).

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #35, p.16/18. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 1 avril 2020 à 17:00

Le CRANE 3S, un stabilisateur polyvalent

Le CRANE 3S, un stabilisateur polyvalent et paré à toutes les situations © DR

Avec le CRANE 3 LAB, sa première génération de stabilisateur avec système de transmission d’image intégrée, le constructeur chinois Zhiyun a introduit une nouvelle approche du tournage mais ce stabilisateur pouvait être encore plus performant … C’est chose faite !

 

Le nouveau CRANE 3S intègre des moteurs permettant le maniement d’un poids de 6,5Kg pour des setups cinématographiques plus ambitieux. Ainsi le CRANE 3S est-il en mesure d’accepter les caméras telles que la Canon EOS 1DX, la Blackmagic Pocket Cinema Cameras, ou encore les autres Canon Cinema EOS, les séries FS et FX Sony, les Cameras Red Digital Cinema…

 

Un stabilisateur modulaire…

Lors des déploiements d’envergure, les utilisateurs peuvent fixer un module d’extension fourni sur l’axe de roulis et pour des combos DSLR, le module d’extension peut être retiré pour obtenir un ensemble compact et transportable…

La précédente série LAB a créé une nouvelle façon de tenir le stabilisateur en mode suspendu avec la seconde poignée. Le CRANE 3S redéfinit l’approche et introduit une seconde poignée détachable avec deux options : la poignée EasySling et la poignée SmartSling. Vous pouvez soit fixer la poignée EasySling pour étendre le grip pour plus de confort en prise de vue classique & en mode suspendu, ou choisir de monter la poignée SmartSling équipée d’un panneau de contrôle OLED pour ajuster directement les paramètres de la camera et du stabilisateur.

Les poignées se fixent et s’enlèvent facilement, les deux sont équipées de multiples inserts de différentes tailles pour venir y visser des accessoires. Le design modulaire permet au CRANE 3S d’être grandement compatible avec les chariots motorisés, les grues, les cameras sur câble, Easyrig…

 

Un nouveau Battery Pack

Avec trois batteries au format 18650, le CRANE 3S peut fonctionner jusqu’à 12 heures et un port DC-in dans le compartiment autorise une alimentation jusqu’ à 25,2V pour une charge directe.

Pour prises de vues plus longues, Zhiyun a même prévu le TransMount PowerPlus Battery Pack, un powerbank compact à charge rapide pour le stabilisateur et la camera qui reçoit six batteries 18650 et fournit 18 heures d’autonomie au stabilisateur.

 

Un système fiable et réactif…

Le nouveau système de blocage peut verrouiller les trois axes sans risque de balancement et est équipé de deux verrouillages pour assurer une sécurité du setup à 100%.

Un nouvel algorithme offre un temps de réponse plus court et une plus grande douceur. Son axe de roulis incliné à 55° est conçu pour offrir une vue dégagée et offrir suffisamment d’espace pour monter les combos cinema les plus imposants.

 

Un contrôle des images et des réglages déportés

Le module de transmission d’image peut streamer le contrôle video jusqu’à trois périphériques d’affichage dont des smartphones et le système ViaTouch 2.0 dans l’app ZY Play, qui fait le lien entre le stabilisateur, la camera et les périphériques d’affichage permet d’ajuster les paramètres de la camera et du stabilisateur à distance et de façon intuitive. Le système ViaTouch 2.0 permet également un contrôle à distance des mouvements du stabilisateur.

 

Prix et disponibilité

Trois offres seront proposées :

CRANE 3S (avec poignée SmartSling) à 849€

CRANE 3S-E (avec poignée EasySling) à 769€

CRANE 3S Pro (avec poignée SmartSling, PowerPlus Battery Pack, contrôleurs Zoom&Focus, Image Transmission Transmitter et support pour Smartphone) à 1299€

  • 1 avril 2020 à 17:00

La série XEEN CF propose deux nouvelles optiques cinéma

La série XEEN CF propose deux nouvelles optiques © DR

Samyang Optics annonce la disponibilité prochaine de deux nouvelles focales 16mm T2.6 et 35mm T1.5 dans sa série d’optiques cinéma XEEN CF... CF pour XEEN “CF” “Carbon Fibre” et “Compact and Flexible”.

 

Lancée en Septembre dernier, la série CF offre à ces optiques une compacité et un poids plume grâce à l’utilisation de fibre de carbone, un matériau robuste , léger et rigide jusqu’à présent plutôt utilisé dans l’aérospatiale, le secteur automobile et les univers du sport. Son utilisation dans le barillet des objectifs XEEN CF représente est le fruit d’une longue R&D et l’innovation a d’ailleurs été été récompensée au début de l’année par un iF Design Award 2020. 

Le XEEN CF 16mm, par exemple, mesure 82.3mm et ne pèse que 0.9kg. Cette optique et le 35 mm viennent rejoindre une famille XEEN CF qui comptait déjà 3 optiques, les 24, 50 et 85 mm, ouvrant toutes à T1,5.

Développées pour être utilisées avec des caméras grands capteurs, ces optiques premiums, qui intègrent 11 lames, offrent rendu cinématique avec un beau bokeh lorsqu’elles sont utilisés à pleine ouverture. Leur traitement ainsi que leur définition permet même l’exploitation de ces objectifs au diamètre frontal de 95 mm dans le cadre de tournages 8K.

La série XEEN CF est disponible en monture PL, Canon EF et Sony E.

  • 25 mars 2020 à 17:13

La révolution 8K en route avec l’EOS R5...

La révolution Canon 8K est en route avec l’EOS R5 © DR

Un mois après l’annonce du développement de l’EOS R5, boîtier hybride plein format basé sur le Système EOS R révolutionnaire, Canon apporte des informations complémentaires...

 Réaliser "l’impossible" est bien dans l’intention de Canon qui confirme que les possibilités de l’EOS R5 en matière de vidéo dépasseront très largement celles des modèles concurrents présents sur le marché ! ... Avec sa capacité à enregistrer en 8K en interne sur toute la largeur du capteur jusqu’à 30p, l’EOS R5 est prévu pour redéfinir l’univers des hybrides grâce à des caractéristiques uniques sur le marché. D’autre part, il intégrera le célèbre système AF Canon ‘CMOS Dual Pixel‘ dans tous les modes y compris en vidéo 8k.

Canon confirme également que l’EOS R5 proposera un mode AF avancé dédié aux animaux. Ce mode AF permettra de reconnaître les chiens, les chats, les oiseaux, en se basant sur la détection des yeux mais aussi de la tête ou du corps dans les situations où les yeux ne sont pas visibles.

Richard Shepherd, Senior Marketing Manager – Photo Professionnelle a déclaré : « Nous avons constaté des commentaires spéculatifs selon lesquels les caractéristiques de l’EOS R5 étaient ‘impossibles’. Nous réaffirmons que nous sommes bien en train de réaliser l’impossible afin de répondre aux attentes de nos clients recherchant un appareil photo capable de produire des photos et des vidéos d’une qualité exceptionnelle. »

« En tant que leader de l’industrie, nous allons dynamiser le marché avec ce lancement et montrer ce qui est du domaine du possible avec notre technologie. L’EOS R5 et le système d’objectifs RF sont la preuve de notre investissement pour redéfinir la notion d’appareil photo hybride et démontrer l’incomparable potentiel de Canon en matière de création de produits véritablement innovants. »

 

Rappel des caractéristiques de l’EOS R5 publiées par Canon Inc. lors de l’annonce de son développement du 13 février 2020 :

- L’EOS R5 franchit un nouveau palier de performance avec une vitesse d’acquisition incroyable de 12 im./sec en obturation mécanique et de 20 im./sec en obturation électronique.

- L’EOS R5 repousse les limites de la stabilisation actuelle, en intégrant dans le boîtier un nouveau système de stabilisation d'image développé par Canon, qui fonctionne en combinaison avec le système de stabilisation de l'objectif.

- La diffusion des photos et des vidéos étant devenue aussi importante que leur acquisition, l’EOS R5 permet le transfert automatique de fichiers-image de l’appareil vers la plateforme cloud image.canon.

- Le très attendu EOS R5 comporte également deux logements pour cartes mémoire...

  • 18 mars 2020 à 17:00

Jeanne Lapoirie, une cheffe opératrice passionnée (Web TV)

Jeanne Lapoirie, parcours d’une cheffe opératrice passionnée (Web TV) © Nathalie Klimberg

Jeanne Lapoirie, directrice de la Photographie Cinéma était présente lors du dernier Micro Salon AFC au Parc Floral. Elle a collaboré avec des réalisateurs qui lui resteront fidèles tels qu’Arnaud des Pallières, Valéria Bruni Tedeschi, François Ozon, Catherine Corsini, les frères et sœurs Shlomi Elkabetz et la regrettée Ronit Elkabetz ou encore Paul Verhoeven… Elle fut nommée à trois reprises pour le César de la meilleure photographie en 2003 pour son travail sur Huit femmes de François Ozon, en 2014 pour le film Michael Kohlhaas d’Arnaud des Pallières et en 2018 pour 120 battements par minute de Robin Campillo. Elle retrace devant notre caméra son parcours et les raisons qui l’ont poussé à s’orienter vers les métiers de l‘image…

 

« Je suis sortie de Louis Lumière en 1984. J’ai été deuxième assistante opérateur puis première assistante… Mon premier long métrage comme directrice photo était en 1993 pour Les roseaux sauvages d’André Téchiné.

On devient cheffe opératrice en ayant très envie de faire ce métier-là, en étant très motivée et passionnée. J’ai fait ce métier parce que j’avais un père qui faisait de la peinture donc j’étais déjà assez orientée sur l’image. Ensuite, je me suis renseignée sur les écoles de cinéma… Louis Lumière me correspondait bien, c’était plus axé sur l’image. J’ai fait beaucoup de court-métrages en sortant de l’école comme cheffe op et parallèlement à mes années d’assistanat à la caméra.

Mon premier long métrage était une chance, c’était un film d’André Téchiné qui avait bien marché. Les gens avaient remarqué l’image car les partis pris étaient forts. Le réalisateur m’avait demandé beaucoup de contraste. J’avais donc poussé la pellicule et cela a donné des résultats particuliers ! Les choses ont suivi ensuite… »

 

Elle revient par la suite sur son rapport à la technologie, au numérique, à l’arrivée de la LED, à la parité dans le métier et livre ses conseils pour une jeune femme qui souhaiterait devenir cheffe opératrice…

 

POUR EN SAVOIR PLUS, DECOUVREZ L’INTEGRALITE DE L’INTERVIEW VIDEO !

 

Jeanne Lapoirie soutient et fait partie du collectif Femmes à la caméra. Plus d’informations sur notre article ici

 

  • 18 mars 2020 à 17:00

Canon EOS C500 Mark II, la nouvelle référence

La Canon EOS C500 Mark II réserve de belles surprises. Elle est compacte, permet un enregistrement local en 5,9 K sur des cartes CFexpress, bénéficie d’un autofocus performant, d’une connectique 12 G SDI, et d’une grande polyvalence. © DR

La caméra Canon EOS C500 Mark II était très attendue par les afficionados de la marque, qui se désespéraient de l’absence de nouveauté pour succéder au modèle C300 Mark II et à la caméra EOS C500 sortie il y a plus de 6 ans. Ce dernier devrait les combler et il est vrai qu’il possède de nombreux atouts. Il est muni du même capteur que la caméra C700, mais plus petit et donc s’adaptant plus facilement aux conditions de tournage actuelles. La caméra pourra servir à la fois pour de la fiction, du documentaire, du multicaméra (mode, concert…).

 

La caméra, et c’est une tendance chez plusieurs constructeurs, se dote d’un capteur 5,9K plein format. La concurrence est donc à l’ordre du jour avec Sony et la Venice et le SH1 de Panasonic. Toutefois, pour ces deux derniers, la pleine résolution se fait uniquement en tournage anamorphique (capteur en 4:3 pour la Venice et 3:2 pour le SH1). Canon pour sa part a pris une option différente ; la caméra utilise le capteur plein format 17:9 pour les images en 5,9K. Ce qui veut dire que vous avez plus de résolution quand vous filmez avec optiques sphériques normales sur la C500 Mark II. Vous pouvez également filmer avec des optiques anamorphiques en utilisant une zone de 4:3 du capteur, mais dans ce cas vous perdez de la définition sur les côtés.

Le corps de la caméra est compact (1,7 kg) et reprend une forme assez traditionnelle chez Canon, plus proche de la C300 que de la C700. Le capteur CMOS développé par Canon séduira tous ceux qui veulent un « look & feel » cinématographique, notamment une faible profondeur de champ avec les optiques adaptées. On retrouve tout le talent du constructeur sur la colorimétrie sur la reproduction des couleurs et des tons chair. Le capteur est donné pour encaisser des images avec une latitude d’exposition de 15 diaphs et possède un large espace colorimétrique pour tous ceux qui veulent produire en HDR. La compacité de la caméra permet de la fixer sur des drones, bras, gimbal. Autre point important lorsqu’on est habitué aux modèles précédents de Canon : tous les boutons du Canon EOS Mark II sont aux mêmes endroits. On gagne en rapidité et en efficacité.

 

 

Une nouvelle électronique

Outre le capteur, c’est également la partie électronique de traitement des images qui a été revue avec un nouveau processeur d’image Digic DV7. La caméra peut enregistrer en interne au format Cinema Raw Light à 5,9K ainsi qu’au format de Canon XF-AVC en 4K en 4.2.2 10 bits. Pour ce test nous avons choisi ce format plus simple à exploiter en postproduction. La caméra possède deux emplacements pour des cartes CFExpress, permettant différentes combinaisons d’enregistrement. Il y a aussi un emplacement pour une carte SD qui servira plutôt pour des fichiers proxy. L’enregistrement en Cinema Raw Light permet des débits jusqu’à 2,1 Gbit/s et en XF-AVC 4K 4.2.2 10 bits jusqu’à 810 Mbit/s.

La caméra dispose d’un algorithme de traitement qui permet de faire une down-conversion des images 5,9K et de les enregistrer en 4K ou UHD. Il en résulte une image améliorée sans effet de moiré, et qui comprend également moins de bruit dans les images en basses lumières.

La caméra EOS C500 Mark II est très polyvalente dans le choix des optiques. La monture d’objectifs EF en standard permet une parfaite compatibilité avec toute une gamme d’objectifs EF Canon, que ce soit des zooms ou la gamme EF Cinéma focale fixe. En option, il est possible d’acquérir un adaptateur PL et ainsi de prendre en charge le système Cooke/i. Les bagues d’adaptation monture B4 sont disponibles pour les montures EF ou PL pour une utilisation avec les objectifs B4. La monture EF standard se démonte avec une clef Allen (quatre vis). Il est ainsi très simple et très rapide de passer à un autre type de monture.

La caméra prend en charge les optiques anamorphosées et décompresse électroniquement dans le viseur et les moniteurs. Il est possible de profiter de la résolution 5,9K du capteur avec des optiques anamorphosés de compression 1,3x. Les optiques de compression 2x qui couvrent un rapport de 1,2:1 sur le capteur peuvent être utilisées avec une zone de capteur recadrée de 4:3.

Nous avons testé la caméra avec le zoom 70/200 qui permet de couvrir de nombreux cas de figures. Toutefois, le câble de report du zoom qui se fixe sur la caméra ne permet pas de poser cette dernière sur une table – il faut la surélever légèrement ou ajouter des accessoires complémentaires. Il n’en demeure pas moins que cette caméra est modulaire. Des accessoires optionnels vont l’enrichir. Elle pourra servir pour des tournages multicaméras avec l’extension 1 EU-V1 (sortie genlock/sync, prise RS422, Ethernet). L’extension 2 EU-V2 complète l’extension 1 en y ajoutant deux connecteurs XLR, une plaque de batterie à monture V, un connecteur d’objectif douze broches et une sortie CC 24V 2A. Il est d’ailleurs recommandé de faire l’acquisition d’une batterie de forte capacité. La batterie standard ne tient que quelques minutes. La caméra comprend un générateur de TimeCode, pas besoin d’ajouter une extension comme chez d’autres constructeurs.

 

 

Autofocus et stabilisation

La caméra possède la technologie AF CMOS Dual Pixel, un autofocus qui fonctionne en continu et avec une vitesse de réponse ultra-rapide. Grâce à l’écran LCD LM-V2, il est possible de faire la mise au point de manière tactile directement sur l’écran et de basculer d’un point à un autre, en passant par exemple d’un visage à un autre. Nous avons testé cette fonction de suivi AF pour suivre un personnage se déplaçant du fond de l’image et venant en gros plan ; le résultat est bluffant. Dans les menus de la caméra, il est possible de régler la vitesse et la réactivité du suivi de l’autofocus. Il faut toutefois des objectifs compatibles.

Sur l’écran, vient s’incruster un rectangle qui représente la différence de mise au point (front / back focus). Le rectangle est vert quand le point est correct. Une fonction utile pour la 4K et des optiques longues focales. L’autofocus CMOS Dual Pixel peut être couplé avec la fonction AF Priorité Visage. Vous déterminez que vous voulez le point sur une personne dans un groupe et l’autofocus conserve la mise au point sur cette personne et suit ses différents mouvements.

L’écran LCD LM-V2 est détachable et plutôt robuste. Vous pouvez l’utiliser dans tous les sens. Étant détachable, cela permet de pouvoir fixer la caméra sur un drone ou sur un support stabilisé de type gimbal très facilement.

Canon est réputé pour la qualité de ses optiques stabilisées. Nouveauté sur ce modèle, la caméra est la première de la gamme EOS Cinema à posséder un stabilisateur d’image électronique cinq axes. Lorsque la caméra est associée à une optique prenant en charge la transmission de données, les informations de distance focale sont automatiquement prises en charge, ce qui favorise une stabilisation optimisée. Même lorsque la caméra est équipée d’une optique sans échange de data avec la caméra, la stabilisation électronique est possible par saisie manuelle de la focale. La stabilisation est possible, même pour des optiques anamorphiques.

La caméra est équipée de la technologie de filtre ND électronique (plein format) avec un filtrage de 2, 4 ou 6 diaphs. Il est possible de filtrer également à 8 ou 10 diaphs pour obtenir des images avec une faible profondeur de champ, même avec une forte luminosité.

La caméra EOS C500 Mark II peut enregistrer des images à 50 ou 60 im/s en 5,9K. En 2K il est possible d’avoir des vitesses de 1 à 120 im/s. Des boutons de réglages de ralenti et accéléré ont été ajoutés, permettant un accès direct et plus aisé à ces fonctions. L’accès est rapide et très simple.

La caméra possède une sortie 12 G SDI, ce qui simplifie les connexions et les workflows avec une connectique unique. Elle possède également une sortie HDMI pour contrôler ses images sur un moniteur ou téléviseur.

La caméra dispose de nombreuses fonctionnalités disponibles dans les menus. Les utilisateurs peuvent personnaliser les accès aux fonctions, créer leurs propres LUT et les importer dans la caméra. La caméra prend en charge le système ACES 1.0. Grâce aux données fournies par Canon, les images prises avec la C500 peuvent être importées directement dans les systèmes compatibles ACES.

 

 

Conclusion

La caméra Canon EOS C500 est l’une des plus modulaires du marché. Il est possible de l’utiliser nue et de l’associer à différents systèmes de stabilisation et, en fonction des projets et du type de contenu, d’y adjoindre quelques accessoires complémentaires (réseau, remote, alimentation…). Le capteur grand format, les filtres ND et les différentes optiques permettent de filmer avec une faible profondeur de champ et favorisent le look cinématographique. La caméra Canon EOS C500 sera un outil de choix, à suivre donc dans les prochains mois au fil des premiers projets tournés avec la caméra.

 

 

CARACTÉRISTIQUES & PRIX

• Pixels effectifs (mode plein format)

- Env. 18,69 millions de pixels (5 952 × 3 140) : résolution de 5 952 × 3 140, 4 096 × 2 160 ou 2 048 × 1 080

- Env. 17,52 millions de pixels (5 580 × 3 140) : résolution de 3 840 × 2 160 ou 1 920 × 1 080

• Plage dynamique Canon Log 2 : 1600 % / + de 15 diaphs

• Canon Log 3 : 1 600 % / 14 diaphs

• Plage dynamique étendue : 800 % (à 400 ISO)

• Durée d’enregistrement pour une carte CFexpress, de 512 Go

- En Cinema Raw Light :

5 952 × 3 140 : 30 min à 2,1 Gbit/s

4 096 × 2 160 : 65 min à 1 Gbit/s

2 048 × 1 080 : 270 min à 250 Mbit/s

- En XF-AVC/MXF :

4 096 × 2 160 : 80 min à 810 Mbit/s / 165 min à 410 Mbit/s

2 048 × 2 160 : 215 min à 310 Mbit/s ; 425 min à 160 Mbit/s

• Entrées audio : deux connecteurs XLR trois broches, mini-jack stéréo 3,5 mm (entrée uniquement)

• Entrées 1 et 2 sur le boîtier de l’appareil. Deux connecteurs XLR trois broches supplémentaires sur l’unité d’extension EU-V2 en option (entrées 3 et 4)

En standard sont livrés avec la caméra :

• Grip appareil photo GR-V1, repose-pouce, porte-micro [avec vis M4], écran LCD LM-V2,

• Unité de fixation pour écran LCD LA-V2, poignée, bandoulière SS-1200, chargeur de batterie CG-A20,

• Adaptateur secteur compact CA-CP200B, câble secteur, batterie (BP-A60),

• Support de fixation de rallonge, câble UN-5,

• Autre : butée, clé hexagonale (M4 et M3), boulon à tête hexagonale (1/4 pouce), boulon à tête hexagonale (M3).

• Tarif : 18 500 € HT

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #35, p.20/21. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 12 mars 2020 à 17:00

Réalité augmentée : la valeur ajoutée artistique de Dreamwall (Web TV SATIS Thibault Baras)

Dreamwall mise sur une approche artistique (Web TV Thibault Baras) © DR

Thibault Baras, Directeur Général de Dreamwall, société belge qui offre une panoplie de prestations de services liée aux studios de réalité augmentée revient sur les ambitieux projets 2019 confiés à sa société.

 

« Nous essayons d’être innovant et original dans l’utilisation des technologies qui sont maintenant disponibles et largement répandues. Nous avons produit cette année un événement de e-sport qui était le plus gros événement en e-sport jamais organisé en Belgique et pour lequel nous nous sommes associés avec la société française XD motion. Nous avons utilisé la caméra sur câble X fly 3D à laquelle nous avons ajouté de la réalité augmentée de manière à produire des effets tout à fait novateurs et intéressants dans le domaine de l’e-sport. »

 

Cela interroge sur les limitations des technologies de l’imagerie de réalité augmentée… si elles en ont !

« C’est à partir de ce projet d’e-sport que nous avons convaincus le Parlement européen d’utiliser la même technologie, c’est à dire de la réalité augmentée au sein de l’hémicycle du Parlement européen de Bruxelles pour annoncer les résultats de la soirée électorale du 26 mai… »

 

Dreamwall propose également de l’habillage graphique, un studio d’animation qui travaille avec les moteurs de jeu en temps réel tel Unreal et produit 25 bulletins météos pour une dizaine de clients différents par jour…

Pour en savoir plus sur leur approche et leur volonté innovante dans les concepts, dans les scénographies et dans l’artistique en général… Visionnez l’intégralité de la vidéo !

 

Retrouvez notre interview vidéo de Benoît Dantan, fondateur et directeur de la société XD motion lors du Micro Salon AFC les 16 et 17 janvier derniers au Parc Floral…

 

  • 18 mars 2020 à 17:00

L’audio au Satis : la migration vers l'audio sur IP trace son chemin...

Le Satis est le lieu idéal pour observer et identifier les tendances qui animent le marché du son à l’image. © Emmanuel Nguyen Ngoc

Durant chaque édition, le Satis reçoit son lot de nouveautés exclusives comme le mixeur/enregistreur 888 de Sound-Devices dont le stand VDB Audio a eu la primeur cette année. C’est également le lieu idéal pour observer et identifier les tendances qui animent le marché du son à l’image. Cette année, certains mouvements amorcés les années précédentes comme le grand chambardement lié à l’audio sur IP, la migration vers le tout numérique pour les solutions sans fils audio ou encore l’intérêt pour le son immersif se confirment. Parmi les besoins émergents, on note cette année un intérêt certain autour des solutions audio permettant de pouvoir tourner professionnellement avec un smartphone …

 

44.1

Presque deux ans après les premières présentations, la console Avatus de Stagetec présentée sur le stand 44.1 est enfin disponible à la vente et annonce une quarantaine d’exemplaires livrés depuis juillet. Rappelons qu’il s’agit d’une console tout IP dont la surface de contrôle est entièrement séparée du Process DSP. Architecturée autour de la grille Nexus, elle présente l’avantage d’être facilement configurable grâce à ses astucieux écrans tactiles que l’on peut insérer entres les modules Knob et Fader afin de contrôler les niveaux, les traitements et la section centrale que l’on peut de ce fait appeler et piloter depuis n’importe quel écran. Compatible Dante et AES 67/Ravenna, elle est présentée comme une solution particulièrement adaptée pour la Remote Production, le broadcast et le spectacle vivant.

Présentée à l’IBC, l’enceinte AV23 m du suisse PSI est un outil de monitoring très neutre. Rappelons qu’il s’agit d’un système amplifié trois voies. Elle met en œuvre les technologies maison AOI (adaptative output impedance) qui optimise l’impédance de sortie en fonction du signal) et CPR (compensated phase response) pour une réponse en phase linéaire jusqu’à 100 Hz.

Nous restons en Suisse avec la petite interface audio Anubis de Merging Technologies. Disponible depuis cet été, cet outil très polyvalent commence à trouver sa place en France dans un vaste panel d’applications allant de l’enregistrement de musique classique sur site à la gestion de monitoring.

Également présent sur le stand 44.1, Avid Audio annonce la disponibilité de la version 2019.10 Pro Tools, un cru majoritairement orienté son à l’image. Parmi les évolutions les plus marquantes, le nouveau Video Engine apporte la lecture de fichiers vidéo en 4K ainsi qu’une meilleure prise en charge du codec H264, tandis qu’une nouvelle échelle graduée à 120 i/s fait son apparition dans le compteur. De nouvelles fonctionnalités apparaissent également du côté de la fonction Bounce To Disk qui permet désormais de produire au moment de la livraison un seul fichier contenant le mix stéréo, ainsi que les différentes déclinaisons multicanales (5.1, 7.1, etc.) satisfaisant au passage le cahier des charges Netflix en matière de livrables.

Du côté hardware par contre, aucune trace de la petite surface Avid S1 entrevue à l’IBC dont la disponibilité est prévue pour décembre 2019, Avid se concentrant ici sur la S4, dès à présent disponible. Déjà mentionnée dans notre compte-rendu IBC, rappelons qu’il s’agit d’une surface de contrôle plus abordable et plus compacte que la S6 dont elle s’inspire largement, mais qui se singularise par son châssis non modulaire intégrant alimentation et switch, ce qui la rend à la fois moins personnalisable, mais aussi plus rapide et plus simple à intégrer. La version de base comprend une section centrale tactile et une section automation à laquelle on peut ajouter ensuite jusqu’à trois modules faders (huit faders ALPS, 4 x 8 encodeurs rotatifs), quatre modules d’écrans et trois modules optionnels (joysticks, encodeurs rotatifs, panneaux PEC/Direct).

 

 

AUDIOPOLE

Sur le stand Audiopole, Jean-Philippe Blanchard nous confirme le grand intérêt porté à la console Calrec Brio dans le cadre de « petites » installations broadcast. Après la Boîte à Outil Broadcast (BOB) qui a monté un studio pour Canal + avec la Brio, France Télévisions l’a choisie pour équiper quatre cars, et tout dernièrement TF1 pour un nouveau studio.

Également sur le stand, Ghielmetti bien connu pour ses patchs présente le GMS 3164, une unité de contrôle d’écoute Dante dotée de deux afficheurs qui permettent de visualiser les niveaux de 16 ou 64 canaux. Parmi les possibilités, la mise en solo d’un canal ou encore la réalisation jusqu’à 16 mixages qui seront aiguillés vers une sortie au choix. Depuis un PC connecté sur l’appareil, il devient possible de visualiser un historique de niveau sur tous les canaux Dante sur une durée de 10 minutes, une option bien pratique pour contrôler des micros HF par exemple.

De son côté, Luminex, le spécialiste belge du « switch métier » dédié à l’audiovisuel, complète son offre avec Araneo, un logiciel gratuit qui offre une visualisation graphique de l’ensemble du réseau constitué par les produits Luminex. Vous retrouverez plus d’informations sur le logiciel Araneo, sur les Genelec 8361, 8251B et le caisson le W371A appartenant à la gamme The Ones ainsi que sur les analyseurs audio RTW TM7 et TM9 dans notre compte-rendu IBC paru dans Mediakwest #34 (p. 84 et 85), accessible ici 

 

 

LECTROSONICS

Sur le stand Lectrosonics, on constate que la gamme de la liaison HF ne concerne pas seulement le son à l’image, mais s’étend également à d’autres secteurs comme le spectacle vivant. Pour le visiteur, c’est l’occasion de découvrir la nouvelle série 100 % digitale D-Squared sortie cet été et présentée dans Mediakwest #33 (p. 24) et accessible ici. Aux côtés du récepteur fixe DSQD, des émetteurs ceinture DBu et main DHu, on trouve désormais le nouvel émetteur plug-on DPR.

Également présent sur le stand, le système d’intercom du fabricant américain Radio Active Design, une solution haut de gamme intégrant une base UHF et des boîtiers ceinture qui reçoivent en UHF, mais émettent dans le spectre VHF en modulation d’amplitude (AM). L’ensemble se veut à la fois robuste sur le plan des liaisons, capable d’assurer de grandes portées tout en étant particulièrement économe en ressource HF. À tester…

 

 

PILOTE FILMS

Deux Trophées Satis visibles sur le stand Pilote Films avec tout d’abord le prix de la rédaction, catégorie Diffusion & Distribution pour la Green Machine de Lynx Technik, un hardware audio et vidéo qui cette année propose une nouvelle application de conversion HDR vers SDR baptisée HDR Evie. Cette dernière met en œuvre de puissants algorithmes brevetés permettant l’analyse automatique du contenu d’une image vidéo et l’application de corrections optimales, en temps réel et image par image.

Toujours en catégorie Diffusion & Distribution, l’autre prix revient au logiciel d’administration Dante Domaine Manager qui évolue cette année en version 1.1 et reçoit le prix du public. Il apporte notamment la gestion des horloges GPS PPT et, au-delà des flux Dante, la prise en compte des standards AES67/Ravena et SMPTE 2110.

Après le Prodigy MC, DirectOut Technologies propose cette année le Prodigy MP qui reprend le concept du rack 2U modulaire dans ses capacités d’entrées/sorties (deux ports IP compatibles Dante, Ravena, AES67, SoundGrid et quatre slots configurables en Madi, AES3, Mic/line…) en y apportant des capacités de traitement qui en font un véritable couteau suisse audio. Le pilotage se fait depuis l’écran tactile intégré en façade ou via globcon, une interface graphique accessible via Browser. Outre les applications de bridge, de routing, de monitoring ou la conversion SRC, la technologie FPGA incluse permet d’appliquer des traitements audio type EQ, retard, limiteur, matriçage, mixage, insert analogique ou numérique…

Deux nouveautés chez Glensound avec la Divine, une enceinte Dante quatre canaux qui propose des possibilités de gestion de ces signaux entrants (retard, priorités, sommation). Alimentable en PoE, relativement abordable, dotée d’une puissance de 11 W, cette enceinte tout terrain est déjà présentée comme la Fostex 6301 du Dante. On lui souhaite une aussi belle carrière…

Toujours dans la galaxie Dante, Glensound propose également le MinFerno, une version mini du pupitre commentateur Inferno dotée ici de quatre entrées et de quatre sorties. Enfin, chez Studio Technologies, on est frappé par la compacité du M 348, un nouveau pupitre Dante huit canaux format desktop destiné à l’intercom ou à l’IFB, ainsi qu’à des applications domotiques.

 

 

RIEDEL

Chez Riedel, l’intercom Boléro en exploitation « Standalone » (sans matrice Artist) propose désormais un nouveau mode réseau Bolero Standalone 2110 (AES67) tandis que l’aspect multifonctions du SmartPanel RSP-1232HL est mis en avant. Ainsi, outre l’application intercom, le SmartPanel accueille une application de monitoring audio ainsi qu’une application de contrôle (control panel app) qui ouvre à des systèmes tiers (contrôle, supervision, playout, mesures) le pilotage depuis le SmartPanel. Plusieurs applications embarquées présentées également sur l’interface vidéo MediorNet MicroN transforment ainsi le hardware MicroN en un élément de grille distribuée, un moteur graphique Multi-Viewer ou encore un node IP. Notons que l’IP App MediorNet a reçu le label « Joint Task Force on Networked Media (JT-NM) Tested », ce qui valide la bonne implémentation des normes SMPTE 2110/NMOS et représente un gage d’interopérabilité.

 

 

STEINBERG/YAMAHA

Présenté sur le stand Yamaha aux côtés d’une configuration Nuage complète, le logiciel Nuendo de Steinberg passe en une version 10.2 qui progresse sur le plan des performances, de l’ergonomie et de la qualité de son moteur audio. Les nouvelles fonctionnalités sont également de la partie avec pour le son à l’image, une fonction d’export de fichier vidéo plutôt conçue pour les validations à distance, les fichiers étant générés dans un format « poids léger » utilisant le MP4 (codec H264) pour l’image et AAC 16 bit/48 kHz pour le son. L’import audio de fichiers progresse avec, pour le BWF en provenance d’enregistreurs nomades, une gestion complète des métadonnées conçue pour faciliter la conformation. Pour faciliter le repérage à l’image, la fonction Video Cut Detection analyse automatiquement les points de coupe dans le fichier vidéo et génère ensuite automatiquement les marqueurs correspondants. Pratique pour optimiser le calage d’un ensemble de pistes par rapport à une piste de référence, l’outil Alignment Audio a été repensé avec notamment un nouveau panneau qui offre plus de paramètres avec ou sans time-stretch.

Dans le cadre de productions audio orientées objet, Nuendo marque des points avec l’import de fichier au format ADM en provenance d’une unité Dolby RMU ou du logiciel Dolby Atmos Production Suite Renderer par exemple. Un ensemble de pistes mono regroupées en pistes Répertoire reproduisant la structure du fichier ADM sont alors automatiquement créées tandis que l’automation des objets est retranscrite via le MultiPanner VST.

Pour la postproduction de contenu audio 3D immersif, Nuendo intègre, grâce à un partenariat avec Dear VR, le nouveau panner Dear VR Pro et offre la compatibilité avec l’application Spatial Connect lancée depuis le même ordinateur ou sur un poste en réseau. Les deux applications peuvent ensuite échanger les données de transport, synchro, mixage et spatialisation. Depuis le logiciel Spatial Connect, les manettes peuvent par exemple piloter le volume et la spatialisation des pistes de Nuendo et écrire l’automation dans un environnement de visualisation 3D. Signalons enfin l’apparition de nouveaux plugs-in, comme VoiceDesigner conçu pour modifier les voix (Detune, Formant, hauteur tonale, Robot, Morph et FX), ou encore Doppler qui permet de simuler le fameux effet du même nom. Le correcteur de pitch VariAudio passe quant à lui en une version 3 qui semble se rapprocher des leaders que sont Auto-Tune ou Melodyne.

Pour faciliter les déclarations Sacem ou la localisation multilingue, une fonction d’export des cue sheet au format texte ou CSV voit le jour. Enfin, Nuendo propose désormais la compatibilité Ara2 qui permet de travailler en temps réel avec les plugs-in compatibles tels que Melodyne ou le récent SpectraLayer de Steinberg dédié à la restauration sonore.

 

 

STUDIO DEALERS

Spécialiste français de l’équipement de studio son, Studio Dealers importe de nombreuses marques parmi lesquelles Vicoustic et Isovox (isolation et traitement), Slate Digital (surface de contrôle sur écran tactile), Audient (consoles analogiques), PMC et Avantone (monitoring), Black Lion, Drawmer, Thermonic Culture, Aphex, BAE (Outboard), Sontronics et Austrian Audio (microphones), Zaor (mobilier de studio). Sur le stand, l’œil est rapidement attiré par une nouvelle déclinaison du FlatPanel de Vicoustic constitué à partir de 227 bouteilles recyclées pour un panneau absorbant 60 x 60 cm très coloré, disponible en épaisseur 2 ou 4 cm.

 

 

TAPAGES & NOCTURNES

Sur le stand Tapages, nous commençons notre visite en retrouvant Philippe Chenevez, créateur de la marque Cinela qui nous présente les dernières évolutions dans la gamme des bonnettes Cosi aujourd’hui déclinées non plus en trois, mais en cinq longueurs de cage, de façon à étendre le nombre de micros compatibles. Rappelons que l’ambition de cette série est de proposer la rapidité de mise en œuvre d’une bonnette softie agrémentée de meilleures performances, tant sur le plan de la suspension que de l’atténuation anti-vent. Pour y parvenir, la suspension micro, qui génère inévitablement un porte-à-faux vers l’avant, a été remplacée par une suspension de la cage tout entière, de façon à la centrer et à augmenter son efficacité. Le micro quant à lui est maintenu par un « holder », lui-même fixé à la bonnette par un système de blocage quart de tour. L’ensemble est utilisable sur perche, sur caméra ou DSLR…

Autre spécialiste, mais de la synchro cette fois, l’allemand Ambient a remanié sa gamme de boîtiers de synchro Lockit restructurée autour des boîtiers NanoLockit sortis en 2017 et du nouveau The Lockit. Toujours compatible avec le réseau maison ACN en 2,4 GHz, The Lockit se distingue du Nano en se dotant d’un système d’accu amovible type NP-50 et en proposant un écran LCD et deux sorties Lemo, la première est mixte TC/Sync tandis que l’autre véhicule le time-code et les métadonnées de l’ACN.

Ces derniers temps, le français Aaton se consacre au développement d’une ligne d’accessoires destinée aux Cantar. Parmi les plus récents, le Melody 2 est un préampli qui se connecte en AES42 et permet d’ajouter deux canaux supplémentaires procurant une qualité de son identique à celle des Cantar X3 et Mini.

Développée pour le Cantar Mini, l’A-Box6 ajoute quant à elle six encodeurs rotatifs dotés chacun de leur bouton de solo. Notons qu’elle vient se fixer au-dessus de l’écran, après changement de la plaque arrière et ajout d’un circuit spécifique.

En tant que loueur, Tapages s’intéresse également aux nouvelles tendances et identifie de nouveaux besoins comme l’utilisation du smartphone en tant que caméra, une pratique qui pousse le loueur à étudier des solutions pour l’audio et le Time-Code adaptées à la location. Sur le stand, on pouvait ainsi voir une configuration à base de module D:Vice de DPA.

Autre sujet d’intérêt qui se confirme cette année, le son 3D, avec cette année une zone Son Immersif animée par Jean-Marc L’Hotel, créateur sonore spécialiste de l’ambisonique, Charles Verron, fondateur de Noise-Makers et Xavier Gibert, responsable de RFI Innovation. Parmi les démonstrations qui ont suscité beaucoup d’intérêt, figure la solution développée par Noise Makers pour le monitoring adapté au mixage audio de production VR. Elle comprend Ambi Eyes, un player vidéo 360° qui transmet les informations de rotation du masque VR (yaw/pitch/roll) au plug-in Ambi Head HD qui assure la conversion ambisonique vers binaural afin de piloter en temps réel la rotation de la scène sonore.

De son côté, le RFI Innovation proposait une comparaison entre quatre systèmes de captation : Croix IRT, micro Sennheiser Ambeo, tête Neumann KU100 et couple de micros Lavalier fixés au niveau des oreilles. De quoi expérimenter la différence entre le binaural natif et les autres techniques de captation, choisir ses HRTF préférées, comparer les différentes solutions de binauralisation comme la Spatial Toolbox de B<>com ou l’Ambi Head HD de Noise Makers, un ensemble de solutions hébergées dans une station Pyramix.

 

 

VDB AUDIO

Visibles sur les stands Tapages et VDB Audio, les solutions d’alimentation pour sacoches Hawkwood évoluent. Le fabricant anglais introduit en effet dans sa gamme NP-1 un système intelligent de communication entre batterie et distributeur. Ainsi, le nouveau distributeur NDP-8S associé à la batterie NP98D permet à l’ingénieur du son d’analyser la consommation en ampères et de visualiser l’autonomie restante. Notons que le NDP-8S doté de huit sorties Hirose et deux Lemo peut être complété avec le NPD1 qui offre deux sorties en TA4, un standard notamment utilisé par Sound-Devices sur sa nouvelle génération de produits que nous retrouvons sur un stand VDB audio également très fréquenté.

Après la Scorpio lancée en mai dernier, la 833 et les MixPre version II lancées à l’IBC, Sound-Devices choisit donc le Satis pour dévoiler au public sa 888 qui vient logiquement compléter la nouvelle série 8 en proposant un produit intermédiaire entre 833 et Scorpio et dont la vocation est de succéder aux 688 et 788T en apportant la conversion 32 bit associée à un moteur audio 64 bit pour le processing, plus de liberté dans le routing, et l’ouverture audio sur IP. Dans une taille proche du 788T, on note parmi les prestations proposées la présence de huit préamplis Série 8 (4 sur XLR, 4 sur TA3), dix bus, vingt pistes à l’enregistrement (16 Iso+Mix LR,B1,B2), seize entrées-sorties additionnelles via Dante/AES67, un port TA5 pour combiné micro-casque, un triple stockage assuré par un SSD interne de 256 Go et deux ports SD, le support de surface de contrôle Midi à la norme Mackie MCU via USB (Icon, Behringer, Mackie…).

Au rayon bagagerie, on aperçoit les nouveautés proposées par Orca qui fait évoluer sa gamme de harnais avec le modèle OR-444 -3S intégrant le Spinal Support System, un procédé breveté qui permet de soutenir la colonne vertébrale et d’éviter les tassements dus au poids parfois élevé des sacoches de plus en plus fournies… Du côté des sacoches justement, signalons la venue de nouveaux modèles reprenant les caractéristiques des tailles standards, mais adaptées ici aux petits enregistreurs style Zoom F6 (OR-268), Sound-Devices MixPre 3 et 6 (OR-270) et MixPre-10T (OR-272).

Tentacle Sync, « l’autre » spécialiste allemand de la synchro élargit sa gamme avec un enregistreur miniature étonnant. De taille comparable aux petits boîtiers de synchro Sync-E, le Track-E enregistre sur carte SD un signal mono en 32 bit flottant, ce qui lui permet de faire l’impasse sur la gestion des niveaux. Virtuellement insaturable, le niveau peut également être remonté à loisir en postproduction sans augmenter le bruit de fond. Il pourra par exemple recevoir le signal d’un Lavalier et l’alimenter via son entrée minijack verrouillable, tandis que sa sortie permettra de connecter un casque ou un émetteur HF. Il permettra de sécuriser ou de remplacer des liaisons HF sur un tournage où la HF est impossible ou encore d’être utilisé dans une production incluant un ou plusieurs smartphones. Pour faciliter la postsynchro, le Track-E reprend la technologie maison de diffusion du Time-Code via Bluetooth, l’ensemble étant piloté par l’app iOS ou Android sur laquelle on peut visualiser la forme d’onde. Disponible d’ici le printemps prochain, l’offre inclura le logiciel Tentacle Sync Studio tandis qu’un bundle avec un micro-cravate est également prévu.

Chez Sanken, aux côtés du CMS-50, un micro canon stéréo relativement compact pour la prise de son sur caméra et perche, des nouveautés encore à l’état de prototype sont à l’approche, comme le WMS-5, une version compacte du WMS50 intégrant trois capsules en configuration double M-S dont les signaux sont disponibles sur deux fiches Ta-5. Un produit facile à déployer en extérieur, taillé pour les productions surround ou 3D immersives et qui offre l’avantage de rester compatible avec les suspensions et les bonnettes standards.

Autre prototype, le SM CUX-100K est un microphone conçu pour le sound design, la prise de son d’ambiance et de musique. Il est capable de monter extrêmement haut dans le spectre (jusqu’à 100 kHz !), il combine une capsule cardio pour les basses et une omni pour les aigus avec un choix de directivité allant d’omni à cardi. Conçu pour la prise de son musique et doté d’une capsule rectangulaire de grande taille pouvant encaisser des pressions très élevées, le CuP-X1 est un micro cardioïde de petite taille particulièrement discret à l’image ou sur scène.

 

 

TELOS

Lauréat du trophée Satis 2019 catégorie Diffusion et Distribution, l’Infinity IP de Telos Alliance repose entièrement sur les technologies d’audio sur IP Livewire et AES67 pour la distribution et une architecture sans matrice, ce qui lui permet d’être étendu en fonction des besoins avec une mise œuvre plug-and-play.

 

 

LEADER

Avec sa nouvelle gamme de moniteurs de forme d’onde qui permettent de contrôler facilement les signaux vidéo HDR avec la possibilité d’organiser l’écran sur mesure pour l’adapter à chaque utilisateur, Leader a été particulièrement bien accueilli sur le marché français où la gamme été adoptée notamment par TF1 et Euromedia, tandis que France Télévisions l’a choisie pour équiper les cars de Toulouse et Strasbourg.  

 

Article extrait de notre compte-rendu du Satis 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #35, p.28/63. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 18 mars 2020 à 17:00

Captation et plateforme VOD... MMEDIA, la culture comme énergie !

La nouvelle régie installée à la Seine Musicale en décembre dernier pour sa première exploitation. © DR

La société MMEDIA a été créée en 2011 par le chef d’orchestre Michel Swierczewski et, depuis sa création, MMEDIA n’a cessé de promouvoir la vitalité de la scène artistique et cultive la volonté de partager et transmettre une offre culturelle de qualité au plus grand nombre. La société réalise de nombreuses captations et dispose de sa propre plate-forme VOD qui porte également le nom de MMEDIA. Ce service de VOD comprend quatre chaînes (ClassicAll : musique classique, Jazzee : jazz et musiques du monde, Dramateek : arts du théâtre, et Cinefeel : documentaires de création et fictions). La ligne éditoriale de MMEDIA est résolument élitiste et patrimoniale, se démarquant ainsi de l’ensemble des chaînes de télévision publiques et privées.

 

Ce qui anime son fondateur et président, Michel Swierczewski est de pallier le retrait progressif des chaînes publiques sur la captation d’œuvres musicales, de programmes culturels et plus particulièrement sur la musique classique.

« Nous avons créé originellement cette plate-forme pour réaliser la captation de concerts de musique classique et rapidement nous avons été submergés par les demandes, d’un côté des institutions culturelles, et de l’autre des producteurs indépendants qui souhaitaient que nous puissions collaborer. Le projet a été élargi pour que cela devienne une plate-forme culturelle globale. La grande originalité du projet est que ce n’est pas une plate-forme spécialisée mais culturelle au sens large », indique Michel Swierczewski.

Ainsi, MMEDIA s’intéresse autant à la musique classique, au jazz, à la musique du monde, au théâtre, à la production documentaire de création et plus récemment au cinéma d’auteur avec du long et du court-métrage.

« Au départ ce que le service public ne faisait plus, nous le captions, nous nous sommes tournés vers des programmes pointus, des œuvres rares, des artistes en devenir, des institutions culturelles négligées et vers la création contemporaine. Dernier maillon de notre offre, nous avons ouvert la plate-forme au cinéma d’auteur car il reste très peu en salle, généralement quand un film a fait sa carrière en festival, il disparaît dans les catalogues des producteurs et les films ne sont plus visibles », poursuit Michel Swierczewski.

La plate-forme est internationale, car les droits négociés par la société sont des droits mondiaux et le projet est patrimonial, comme insiste son président : « Nous signons des droits longs car ce qui est important est d’avoir cette mémoire. Nous ne sommes pas vraiment dans l’événementiel. »

 

 

Un modèle économique qui évolue

« J’ai fait le constat que recruter un abonné récurrent coûte cher en marketing. La plupart des plates-formes VOD sont déficitaires. Nous sommes partis sur un modèle différent qui a été de dire, en tout cas pour les premières années, qu’il nous fallait posséder tous les moyens de tournage, de production, de postproduction, et les savoir-faire techniques et que nous allions nous financer sur des services vendus aux producteurs. D’un côté, nous avons acheté des droits aux producteurs, nous avons été coproducteurs et, de l’autre côté, nous avons fourni les services de tournage et de postproduction. Désormais, nous entamons une deuxième phase de l’entreprise, avec un nouveau business plan qui inclut la valorisation, la monétisation de tous les droits que nous avons acquis. L’idée est de vendre, distribuer ces films dans un modèle BtoB, de trouver des investisseurs pour nous aider à mener les opérations de marketing et de vente pour enrichir notre nombre d’abonnés », souligne Michel Swierczewski.

MMEDIA souhaite développer également un modèle BtoBtoC et mettre en place des partenariats numériques avec les institutions culturelles qui ont un public ciblé. Cela permet d’optimiser les films coproduits avec MMEDIA et d’acquérir de nouveaux publics.

 

 

Une offre riche y compris en UHD

La plate-forme comprend 1 400 heures de programmes disponibles, soit plus de 200 programmes produits chaque année. MMEDIA diffuse des contenus jusqu’en 4K UHD. Les films sont encodés en douze résolutions différentes (quatre en SD, quatre en HD et quatre en UHD). MMEDIA utilise Content Agent de ROOT 6 pour faire l’encodage, et up-conversion des contenus. « Il y a beaucoup de téléviseurs compatibles UHD dans le monde, mais très peu de chaînes UHD et encore moins diffusant des contenus culturels. MMEDIA propose de nombreux programmes natifs en UHD. La plate-forme technique est à Aix-en-Provence, les serveurs de streaming sont sur OVH », remarque Michel Swierczewski.

Dans cette politique de production de contenus 4K, MMEDIA a fait l’acquisition d’une nouvelle régie et fait évoluer son modèle économique sur la captation de spectacles vivants. La réforme 2019 du CNC impacte beaucoup les captations de spectacles culturels. « Nous avons décidé de concevoir cette régie avec Visual Impact pour pouvoir proposer des captations en direct en UHD auprès des institutions culturelles. Cette régie multicaméra permet d’être en adéquation avec les contraintes économiques et autorise les institutions culturelles à devenir directement productrices. MMEDIA devient distributeur exclusif de leurs contenus. Les institutions deviennent propriétaires de leur patrimoine et augmentent leurs revenus. »

 

 

Première à la Seine Musicale

La nouvelle régie a été inaugurée lors d’un concert à la Seine Musicale début décembre. La base de cette régie, ce sont des caméras PTZ Panasonic 4K AW-UE150, un mélangeur Ross Carbonite seize entrées 4K UHD qui permet, selon les budgets et le type de programme filmé, d’ajouter des caméras 4K grand capteur. La configuration de base a été imaginée et conçue en collaboration avec Visual Impact pour faire une captation avec quatre personnes, ingénieur du son compris. « Nous sommes extrêmement satisfaits de notre relation avec Visual Impact. Ils ont, en fonction de notre cahier des charges, conçu une régie qui correspond pleinement à nos attentes. Elle est facile à déployer, mais pour autant c’est un vrai concentré de technologie. »

 

 

L’avenir

« Nous voulons créer une mémoire internationale du court-métrage. Nous sommes partenaires du Festival Tout Court d’Aix-en-Provence qui est l’un des plus importants en France. Nous avons démarré en interne, ce projet pour les 50 ans du GREC (Groupe de recherche et d’essais cinématographiques). Le GREC produit chaque année de jeunes auteurs qui, pour certains, sont devenus célèbres. Pour ses 50 ans, nous avons numérisé et restauré 50 contenus significatifs. Nous sommes également en discussion avec l’Agence du Court pour ce type de partenariat sur du moyen-métrage. Nous faisons appel aux moyens techniques de la Cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine pour la numérisation des films. »

Avec ce nouveau business plan, MMEDIA souhaite renforcer sa présence dans la région du Sud-Ouest et profiter au mieux de l’écosystème local autour de l’image. Que ce soit la renaissance de la Victorine à Nice, sur Cannes avec projet d’école de Cinéma, à Marseille avec le Pôle de la Belle de Mai, les Studios de Provence, les séries tournées à Sète, Montpellier. MMEDIA veut notamment développer la postproduction, peu présente en région.

 

 

COMBIEN ÇA COÛTE ?

Pour un concert de 90 minutes, film terminé, avec les équipes et déplacement dans la France métropolitaine comprenant le montage, étalonnage et mixage multipiste éventuellement en 5.1, et livraison d’un master UHD HDR, il faut compter un budget de 7 000 euros HT. Pour un opéra, qui demande plusieurs journées de répétitions, le budget sera différent. Projet en cours.

 

Retrouvez la suite de l'article : Visual Impact conçoit une régie facile à déployer pour MMEDIA...

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #35, p.12/14. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 4 mars 2020 à 17:00

Rencontre avec Claire Mathon, lauréate du César de la meilleure photo (Web TV)

Claire Mathon reçoit le César de la meilleure photo (Web TV) © Nathalie Klimberg

Samedi dernier, lors de la Cérémonie de remise de Prix des César, la directrice de la photographie Claire Mathon a été distinguée par le César de la meilleure image pour son travail sur le film de Céline Sciamma, Portrait d'une Jeune Fille en Feu pour lequel elle avait déjà été primé par le très influent "New York Film Critics Circle" (NYFCC) ainsi que par le "Los Angeles Film Critics Association" (LAFCA) pour la Meilleure Cinématographie en 2019. Nous l’avons rencontré à l’occasion du Micro Salon. Elle revient sur ses collaborations majeures avec les deux réalisatrices Céline Sciamma et Mati Diop et nous fait partager son rapport passionné à l’image…

 

Diplômée de Louis Lumière, Claire Mathon avait déjà été nommé pour le César de la meilleure photographie pour L’inconnu du lac d’Alain Guiraudie en 2014.

Hasard du calendrier ou pertinence de choix, Claire Mathon a participé en 2019 à deux films singuliers qui ont marqué l’année, Portrait d’une Jeune Fille en Feu et également Atlantique, le premier long-métrage de Mati Diop qui fut récompensé du Grand Prix au Festival de Cannes.

Dans son interview vidéo, Claire Mathon nous explique comment elle a envisagé son travail avec Céline Sciamma et Mati Diop, elle nous parle de son rapport à l'image, à la technologie et plus largement à la chaîne de production. Enfin, elle revient sur son rapport à la réalisation et nous fait partager son désir de retranscrire le regard de l'auteur(e)...  

 

POUR EN SAVOIR PLUS, REGARDEZ L’INTEGRALITE DE L’INTERVIEW VIDEO !

  • 4 mars 2020 à 17:00

MAXI MIX et MIXBOOK au menu chez DMG (Web TV Nicolas Goerg)

MAXI MIX et MIXBOOK au menu chez DMG Lumière by Rosco (Web TV Nicolas Goerg) © Nathalie Klimberg

Nicolas Goerg, Product Manager chez DMG Lumière et Rosco présente les deux dernières nouveautés de la marque lors du dernier Micro Salon : le projecteur MAXI MIX et un nuancier digital MIXBOOK maîtrisable via une application disponible sous iOS ou Android…

 

« MAXI MIX est notre plus gros projecteur actuellement qui fait 360 watts en solo. Il peut être assemblable par 2, 4, 10 ou par 20. Nous avons aussi le MIXBOOK qui est le premier nuancier numérique qui a la même technologie que les mix 6 LEDS RGBAWL (Red, Green, Blue, White, Amber et Lime). C’est en fait un seul cluster de 6 LEDs à l’intérieur mais c’est exactement les mêmes couleurs et LEDs que nous avons dans le MINI MIX, le MIX SL1 ou le MAXI MIX.

Le MIXBOOK permet de vraiment travailler sa couleur en amont. Elle est contrôlable avec l’appli gratuite myMIX. Vous pouvez faire votre librairie à l’intérieur de l’application, partager les couleurs entre chef ops, entre le chef op et le pupitreur, ou entre le pupitreur et le chef électro. Cela permet d’avoir un langage commun et surtout de voir les gélatines numériques chez Rosco.»

 

Démonstration en images dans la suite de l’interview vidéo !

 

 

Le MAXI MIX est disponible aux alentours de 4885 € HT et le MIXBOOK au prix de 89 €.

  • 4 mars 2020 à 17:00

Un nouvel objectif dans la gamme Premista chez Fujifilm (Web TV Cyril Vivien)

Un nouvel objectif dans la gamme Premista chez Fujifilm (Web TV Cyril Vivien) © Nathalie Klimberg

Cyril Vivien, Directeur du Département Optique Fujifilm France nous a reçu sur le stand de l’entreprise japonaise lors du dernier Micro Salon AFC en janvier dernier. Il nous détaille les spécificités techniques du nouvel objectif de la gamme Premista conçu pour les capteurs grands formats…

 

« Sur ce Micro Salon, nous présentons le nouveau Premista 80-250 mm qui vient rejoindre l'optique Premista 20-100 lancée cet automne lors de l'IBC. Ces objectifs de la gamme Premista (premier) et Vista (vision) sont assez compacts et ont la particularité d’avoir un diaph constant et un pompage limité. Le diaph sur le 80-250 est T2.9 jusqu’à 200mm et à T3.5 de 200 à 250mm.

Concernant les angles de rotation des bagues pour le focus, nous sommes à 200°, 120° pour le zoom et 48° pour la bague de diaph. L'objectif a aussi l'avantage de posséder une prise extérieure qui permet de communiquer les métadatas et notamment ce que nous appelons l’eXtended Data, le nouveau format de chez Zeiss introduit sur les dernières focales fixes qui va permettre de voir et de ressortir toutes les métadatas de la postprod et de toutes les utilisations nécessaires. »

Dans la suite de l’interview, Cyril Vivien donne plus détails sur les avantages du nouvel objectif : compatibilité avec les caméras Full Frame et image plus douce avec un beau bokeh…

 

POUR EN SAVOIR PLUS, VISIONNEZ L’INTEGRALITE DE LA VIDEO !

 

Retrouvez nos précédents articles sur le sujet :

NAB 2019 : La crème de la crème des zooms broadcast et cinéma chez Fujinon !

Retour sur le NAB 2019 : Du concret en optique !

 

  • 24 février 2020 à 17:00

Tournez en raw avec le Canon EOS-1D X Mark III...

Le CanonEOS-1D X Mark III s’affirme pour l’outdoor © DR

Avec le nouvel EOS-1D X Mark III, Canon propose un reflex numérique ultime pour capturer des images inédites de sport ou de faune sauvage grâce à des vitesses d’acquisition exceptionnelles. Ses performances renforcées en matière de suivi AF, de qualité d’image et de possibilités de communication positionnent ce boîtier comme une star de la série des Canon EOS-1... 

 

Cet appareil a été développé en tenant compte des retours d’expérience de la communauté mondiale des photographes équipés d’EOS-1D X et EOS- 1D X Mark II, et en particulier ceux des Ambassadeurs Canon. Parmi ses atouts, son capteur d'autofocus qui surpasse de 28 fois la résolution centrale de celui de son prédécesseur (EOS-1D X Mark II) afin de répondre sans faille à la détection et la mise au point...

Ce nouvel EOS-1D X dispose par ailleurs d'un potentiel impressionnant en matière de vidéo avec l’enregistrement en interne de vidéo 5,5K 12-bit RAW (il est le premier représentant des Canon EOS non-cinéma bénéficiant de cette fonction).

 

 

La réponse aux demandes d’une vidéo de haute qualité

Grâce à son nouveau capteur et à son nouveau processeur, l’EOS-1D X Mark III offre la 4K plein format et permet l’enregistrement RAW 12 bits en interne. À ce titre, il est désormais le produit vidéo Canon à objectif interchangeable le plus perfectionné en dehors des caméras de la série EOS Cinema. Il est également le premier modèle Canon non-cinema assurant l’enregistrement RAW qui est à l’origine d’une gamme étendue de couleurs et de teintes qui peuvent être exploitées en post-production pour générer une qualité d’image supérieure. En complément, il est possible d’enregistrer de la vidéo sous forme de fichiers CRM 12 bits en résolution 5,5K (5472x2886), ce qui permet d’obtenir des images 4K sur-échantillonnées et donc très détaillées, afin de répondre à la demande de production de vidéos de haute qualité.

L’EOS-1D X Mark III peut aussi enregistrer en utilisant le Canon Log pour des fichiers d’enregistrement HEVC/H.265 10 bits qui apportent aux professionnels de multiples possibilités en création et en montage. Répondant à la nécessité de rapidité de production, l’EOS-1D X Mark III est compatible avec l’enregistrement de fichiers en conteneur MP4 pour une transmission rapide de ces fichiers. Par ailleurs, c’est également le premier modèle de la série des EOS-1 compatible avec la stabilisation numérique sur 5 axes permettant de compenser une large gamme de mouvements. Ce stabilisateur n’est autre que celui qui équipe les caméras Cinéma EOS Canon telles que l’EOS C500 Mark II.

Avec l’EOS-1D X Mark III, l’AF CMOS à double pixel est compatible en 4K et en mode RAWii, et grâce au stabilisateur numérique vidéo, les professionnels peuvent être rassurés quant à la stabilité et à l’excellente mise au point de leurs séquences, quelles que soient les conditions de tournage. Autant de caractéristiques parfaites pour répondre efficacement et qualitativement à des opportunités de tournage vidéo inattendues.

 

Un autofocus sans égal pour réussir LA Photo

Basé sur la monture Canon EF, pour laquelle sont proposés la plus large gamme d’objectifs avec autofocus que pour n’importe quel autre système photographique, l’EOS-1D X Mark III met en œuvre un nouveau système autofocus et un nouveau capteur AF. Cette innovation conçue à partir d’une technologie développée par Canon est à l’origine d’une stabilité et d’une fiabilité de suivi AF qui apportent aux professionnels un niveau de souplesse et de précision inédit pour des prises de vues dont les sujets et les conditions peuvent être extrêmement variés.

Exit les images floues grâce à son nouveau capteur AF ! L’EOS-1D X Mark III multiplie par 28 la résolution centrale de détection AF de son prédécesseur et par 3 le nombre de collimateurs AFi, assurant ainsi une précision jamais atteinte et offrant aux photographes encore plus de chances d’obtenir des images à la netteté parfaite. Pilotée par un processeur DIGIC 8 dédié, la mise au point est devenue possible sur des sujets évoluant dans des conditions d’éclairage d’une diversité bien plus importante, en particulier lors de conditions délicates qui verraient les systèmes AF de moindre performance échouer alors qu’il est essentiel de saisir L'IMAGE  ! D'autant que l’EOS-1D X Mark III est en mesure de détecter les sujets à faible contraste, les détails très fins et les structures en diagonale... des caractéristiques qui rendaient auparavant difficile l’acquisition parfaite de ce type d’images.

Se basant sur un apprentissage de type ‘deep learning’ (intelligence artificielle), le système AF de l’EOS-1D X Mark III peut identifier des personnes dans différents contextes d’activités de sport et assurer la mise au point à haute vitesse grâce au nouveau système de suivi de sujet. Avec ces capacités d’apprentissage, l’appareil ‘sait’ détecter et faire la mise au point sur la tête ou le visage (le centre d’intérêt fondamental pour l’œil humain lorsque l’on regarde une image comportant des personnes), même dans les situations pour lesquelles les yeux de la personne photographiée sont couverts par des lunettes ou partiellement masqués par un casque. Parallèlement, un nouveau préréglage d’AF a été intégré pour simplifier la procédure de réglage préalable du comportement de l’autofocus en fonction du sujet. La configuration de fonctionnement du système AF est ainsi plus facile qu’auparavant et ce réglage est idéal pour les professionnels qui photographient des sujets qui peuvent se trouver temporairement masqués dans le cadrage.

 

 

Des opportunités de créativité sans limites

Grâce à son nouveau processeur DIGIC X développé par Canon, à son capteur de 20,1 millions de pixels et au nouveau système de pilotage du miroir et de l’obturateur, l’EOS-1D X Mark III apporte un avantage concurrentiel en proposant la vitesse d’acquisition la plus performante de l’industrie : 16 im./sec.

Son viseur optique assure au photographe une meilleure concentration sur son sujet grâce à une vision nette, sans effet d’inertie lié à un processus d’affichage électronique de l’image cadrée. Afin d’accroître encore les possibilités, en mode Live View, l’appareil peut atteindre la cadence de 20 im./sec. par obturation mécanique ou électronique avec AF entièrement fonctionnel.

Pour parvenir à de telles cadences d’acquisition, inconnues chez les autres fabricants d’appareils photo, les technologies innovantes mises au point par Canon ont permis de réinventer le système du miroir reflex. Grâce à la supériorité de la conception mécanique de ce nouveau système élaboré par Canon, l’EOS-1D X Mark III se caractérise par la quasi absence de rebond du miroir. Cela signifie que la cinétique de ses miroirs (miroir principal et sous-miroir) est à l’origine d’une vélocité et d’une précision exceptionnelles qui permettent à la lumière d’atteindre le capteur AF avec une rapidité inédite qui augmente l’efficacité de la détection et de la vitesse de mise au point.

 

Des standards de nouvelle génération en acquisition d’image

L’EOS-1D X Mark III est le premier appareil photo Canon intégrant un capteur de la nouvelle génération des capteurs d’image Canon qui assurent une lecture des données en sortie plus rapide et une réduction du bruit optimale. Sur ce point, il répond ainsi aux demandes des professionnels pour un reflex ultra-performant en matière de réduction du bruit électronique. Le capteur CMOS plein format de 20,1 millions de pixels se caractérise aussi par la plage de sensibilité ISO la plus étendue chez Canon à ce jour. Avec une étendue de réglages comprise entre 50 et 819.200 ISO, l’EOS-1D X Mark III apporte aux professionnels une souplesse remarquable pour faire face à des conditions de prises de vues très variables.

Grâce aux capacités de traitement du bruit accrues par le nouveau capteur d’image, les professionnels peuvent intervenir sur l’exposition des images lors de leur post-traitement sans risque de voir le bruit affecter les zones sombres de ces images car la dynamique est encore plus efficacement exploitable qu’avec les EOS-1D précédents. L’EOS-1D X Mark III est le premier appareil du marché qui utilise un nouveau filtre passe-bas révolutionnaire, de type ultra-détaillé, qui échantillonne le point lumineux originel en un nombre de points résultants supérieurs afin de produire des images exemptes de moiré mais aussi plus nettes et de résolution intrinsèque supérieure. Il est aussi le premier modèle EOS compatible avec le format de fichiers HEIF (High Efficiency Image File Format). Ce format de nouvelle génération basé sur le codec HEVC, permet l’enregistrement d’images sur 10 bits sous la forme de fichiers dont la taille/le poids sont équivalents à ceux d’un fichier JPEG mais qui subissent moins les conséquences des artéfacts de compression. L’appareil utilise aussi la nouvelle génération de cartes mémoire CFexpress dont les vitesses d’écriture sont plus de trois fois plus rapides que les cartes CFast, même les plus performantes. Ces cartes mémoire CFexpress permettent ainsi d’envisager l’acquisition en rafale sur des séquences de plus de 1000 images RAW.

  

Envoi de contenus à des vitesses inédites

Afin de rester dans la course aux délais toujours plus courts et pour répondre aux attentes des pros en matière de rapidité et de souplesse pour l’envoi d’images, l’EOS-1D X Mark III est le premier représentant des EOS-1 à intégrer les fonctions Wi-Fi et Bluetooth. Le Wi-Fi peut être utilisé pour des liaisons FTP ou pour une connexion via EOS Utility ou directe avec un smartphone. La connectivité Bluetooth, quant à elle, est basée sur le protocole Bluetooth Low afin d’établir une connexion constante vers un périphérique compatible de type smartphone ou tablette mais avec une consommation minime de l’énergie de la batterie : une configuration idéale pour les journées de prises de vues intensives. Dès l’ouverture de l’application Canon Camera Connect, l’EOS-1D X Mark III se connecte automatiquement aux périphériques compatiblesiii disponibles pour permettre la visualisation des images et leur partage ainsi que la prise de vues à distance par télécommande tactile en Live View.

Grâce au GPS intégré, les professionnels peuvent associer à leurs photos des infos de localisation particulièrement utiles pour les photographes de sport qui voyagent beaucoup et pour les photographes-explorateurs qui travaillent sur la faune. D’autre part, en configuration Ethernet ou avec le nouveau transmetteur de fichiers optionnel WFT-E9, l’EOS- 1D X Mark III transfère les données à une vitesse plus élevée que celle de son prédécesseur EOS-1D X Mark II. Couplé avec un simple réseau, il augmente ainsi fortement le potentiel de flux des utilisateurs pros.

 

Une extension de la créativité des professionnels

En retrouvant le contexte d’une fluidité d’utilisation optimale liée à l’ergonomie fondamentale EOS-1 largement plébiscitée, les utilisateurs habitués aux précédents EOS-1D seront immédiatement en confiance avec l’EOS-1D X Mark III. Son boîtier en alliage de magnésium garantit l’endurance et la fiabilité attendues de la part des Canon EOS-1 conçus pour face faire à des conditions météorologiques extrêmes, en particulier grâce à leur étanchéité phénoménale. L’EOS-1D X Mark III facilite également les prises de vues en conditions de pénombre et de faible lumière grâce à ses touches rétroéclairées : une nouvelle caractéristique qui est le résultat direct d’une demande émise par des utilisateurs. Cela permet d’identifier bien plus facilement les différentes commandes, même lorsque les conditions d’éclairage ambiant sont peu favorables.

L’EOS-1D X Mark III propose également une méthode de commande supplémentaire pour la sélection des collimateurs AF. Intégrée à la touche AF-ON, elle permet au photographe de changer de collimateur à la volée pour s’adapter immédiatement à une meilleure composition. Les utilisateurs de l’EOS-1D X Mark III bénéficieront également d’une autonomie de batterie spectaculairement accrue, toujours avec le même modèle LP-E19 déjà utilisé par l’EOS-1D X Mark II, mais dont le potentiel a été porté à 2850 vues par charge. Un avantage supplémentaire pour éviter le risque de manquer ‘LA Photo’ à cause de la nécessité d’un changement de batterie.

 

Prix de l’EOS 1DX MARK III : 7 299,99€ TTC.

Disponible à la vente depuis le 13 février 2020, l'appareil bénéficie d'une offre de lancement inclue une carte CF Express 64Go et son lecteur associé.

 

Caractéristiques principales :

 Capteur 20,1MP avec large plage dynamique

 Autofocus avec détection de visage, œil et tête

 Stabilisateur 5 axes en mode vidéo

 Vidéo RAW 5,5K/60P et 4K/60P avec Canon Log

 Touches rétroéclairées

 Nouveau multi-contrôleur AF tactile ultra rapide

 16 i/sec en obturation mécanique

 20 i/sec en obturation électronique ou mécanique en mode visée directe avec suivi AF

 

Retrouvez la présentation du reflex numérique lors du dernier Micro Salon sur le stand Canon...

  • 4 mars 2020 à 17:00

Nouveautés Nikon : un reflex D6 et deux objectifs NIKKOR Z

Nouveautés Nikon : reflex D6 et deux objectifs NIKKOR Z © DR

En plus de dévoiler son nouveau reflex numérique phare le D6, Nikon continue également d’étoffer sa gamme NIKKOR Z avec le lancement de l’objectif ultra grand-angle NIKKOR Z 20mm f/1.8 S et du zoom téléobjectif NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR. Trois nouvelles références qui illustrent tout le savoir-faire de la marque et répondent aux exigences des photographes. 

 

Le Nikon D6

Pour les reportages en conditions difficiles ou pour les photos de compétitions sportives, cet appareil photo plein format ne laisse rien au hasard. Équipé du système AF le plus puissant de Nikon et offrant un transfert des images en temps réel, le D6 confère aux professionnels une liberté totale de création et de diffusion. Grâce aux connexions intégrées, les vitesses de transfert sont les plus élevées du marché, même lors de la prise de vue. Les photographes disposent aussi de nouvelles possibilités pour sélectionner et hiérarchiser les clichés.

Le Nikon D6 sera disponible au printemps 2020 au prix estimé de 7299€ TTC.

 

Le NIKKOR Z 20mm f/1.8 S

Nouveau venu dans la famille d’objectifs Z à ouverture f/1.8 de la prodigieuse gamme S. Cet objectif lumineux à focale fixe de 20mm s’impose comme le choix idéal pour aller au-delà d’un grand-angle classique. Le verre ED et le traitement anti-reflet nanocristal de Nikon luttent efficacement contre les images fantômes et la lumière parasite. 

Le NIKKOR Z 20mm f/1.8 S sera disponible dès mars 2020 au prix estimé de 1249€ TTC.

 

Le NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3

Il est l’un des zooms téléobjectifs les plus compacts actuellement sur le marché et se glisse aisément dans des petits sacs photo. Idéal pour partir en voyage, sa construction optique permet de réaliser des images d’une grande netteté aux couleurs et aux contrastes parfaits, que les clichés soient pris en pleine ouverture, grand-angle ou position téléobjectif. 

Le NIKKOR Z 24-200mm f/4-6.3 VR sera disponible dès avril 2020 au prix estimé de 999€ TTC.

  • 17 février 2020 à 17:00

Lumière : tour d'horizon des tendances 2020

Les Joker 300 et Alpha 300 de K5600, qui représentent des versions led des éclairages HMI antérieurement proposés par le spécialiste de l’éclairage français, arrivent enfin sur le marché © Nathalie Klimberg

Si chez K5600, les éclairages led tant attendus sont enfin disponibles, la première source led ponctuelle est signée Arri. Chez Litepanels, les éclairages ont aussi leurs apps et deux éclairages led d’appoint font leur apparition chez Tiffen-Lowel.

 

K5600

Les Joker 300 et Alpha 300, qui représentent des versions led des systèmes HMI antérieurement proposés par le spécialiste de l’éclairage français arrivent enfin sur le marché ! Le Joker est disponible avec des accessoires PAR et un nez optique pour permettre des projections de Gobos. On peut aussi l’équiper d’une chimera ou d’une boule chinoise. Quant à l’Alpha, il propose une qualité de rayonnement lumineux équivalent à un Fresnel tungstène, mais sa température de couleur peut varier de 2 700 à 6 500 °K.

K5600 propose également une nouvelle série de panneaux lumineux led, les slices, en 120 x 14 cm, avec une puissance de 150 watts, 120 x 30 cm, avec une puissance de 300 watts et en 30 x 60 cm (150 watts) ou 60 x 15 (75 watts). La conception de ces panneaux modulaires permet un assemblage et, bien entendu, ils peuvent fonctionner sur batterie.

Enfin, dernière nouveauté : le constructeur a développé un boîtier d’alimentation 30 watts avec deux sorties multibroches et la possibilité de réglages individuels en luminosité et en température de couleur.

 

 

ARRI

Avec ses éléments optiques modulaires et interchangeables, le nouveau panneau led six couleurs Arri peut se transformer en de nombreux types de sources, y compris en poursuite, Open Face et lumière douce. Un processeur rapide, une mémoire de grande capacité, une connectivité étendue, un réseau intégré de capteurs et un boîtier imperméable font d’Orbiter une source d’éclairage révolutionnaire. Il propose une interprétation des couleurs à toutes les températures de 2 000 à 20 000 K grâce à un module led de six couleurs « Arri Spectra » (rouge, vert, bleu, ambre, cyan et vert citron) et dispose d’une gradation fluide de 100 à 0 %.

Orbiter bénéficie par ailleurs des avancées logicielles du projecteur SkyPanel et s’enrichit grâce à son logiciel, appelé LiOS (Lighting Operating System). L’éclairage dispose d’un panneau de commande amovible (un écran en couleurs de quatre pouces) qui peut être utilisé en déporté grâce à un câble de cinq ou de quinze mètres de long. Orbiter est également ouvert à la connexion DMX en wi-fi, mais il dispose aussi de deux ports XLR DMX à cinq broches pour la communication DMX et RDM conventionnelle et d’une prise XLR à trois broches pour alimenter l’unité en 48 V par batterie.

 

 

LITEPANELS

Litepanels propose désormais une gestion de la colorimétrie via une app qui permet de twitter les réglages de gélatine à la communauté et, pourquoi pas, de travailler en remote… L’entreprise française DMG Lumière, rachetée par Rosco, fait de même depuis pour piloter ses séries d’éclairage led Mix et Switch, mais chacun cultive des différences et Litepanels annonce déjà pour la fin de l’année une nouvelle interface avec notamment la possibilité de programmer des transitions colorimétriques et de créer des groupes et sous-groupes de réglages… La marque annonce également l’arrivée prochaine d’un boîtier wi-fi dédié qui permettra de travailler sur un réseau dédié !

 

 

TIFFEN

Lorsqu’elle propose des éclairages, la société américaine spécialisée dans les filtres et périphériques photos prend le parti de se distinguer de ce qui existe déjà sur le marché. Pari tenu avec les deux derniers nés de sa marque Lowel, l’Ego Led et le Blender XL

L’éclairage Lowel Ego Led Lumière du jour/Tungsten possède un variateur de température de couleur manuel. Son éclairage doux de type boîte à lumière fera, entre autres, le bonheur des maquilleurs. Il dispose d’un pas de vis qui permet une fixation sur pied. Prix : 198 €

Autre nouveauté, le Lowel Blender XL est un éclairage led bicolore de faible encombrement qui dispose d’une technologie led de dernière génération, le rendant quatre fois plus puissant qu’un éclairage led de sa catégorie. Il trouvera sa place sur les petites productions de type ENG, d’autant qu’il dispose d’une monture V-Lock pour un éclairage sur batterie. Il est disponible dans une version Kit avec pied. Prix de la version de base : 376 €

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 19 février 2020 à 17:00

Premiers pas du chef opérateur David Merlin-Dufey avec la caméra Canon C700

David Merlin-Dufey a été le premier dans le monde à pouvoir utiliser la C700 en long-métrage. © Albrecht Gerlach

David Merlin-Dufey fait partie de la nouvelle génération de directeurs photo. Curieux, passionné et polyvalent, il est l’un des premiers à avoir utilisé la caméra Canon EOS Cinema C700. Il a ainsi réalisé la photo de « Vous êtes jeunes, vous êtes beaux » réalisé par Franchin Don et produit par Koi Films avec Gérard Darmon, Josiane Balasko, Patrick Bouchitey. Un entretien lumineux sur le travail photographique et sur l’utilisation de la C700.

 

Mediakwest : Quelques mots sur ton parcours avant que nous n’entrions dans le vif du sujet…

David Merlin-Dufey : J’ai d’abord obtenu un CAP Photo, puis un Bac Pro Photo dans l’idée de faire de la réalisation de film. C’est là que j’ai découvert un peu plus la photographie et compris que ce n’était pas le réalisateur qui faisait la photo, mais qu’existait le métier de directeur de la photo. J’ai enchaîné avec l’école de cinéma Eicar. Petit à petit, ce métier de chef opérateur m’est apparu super intéressant. Je me voyais bien à l’écoute d’un réalisateur, de ses choix visuels, esthétiques et techniques ; d’essayer de les traduire avec la photographie ou de suggérer d’autres choix.

Les réalisateurs sont plus ou moins branchés technique. Soit ils nous demandent des qualités que je qualifierai de purement techniques et se chargent des éléments esthétiques ; soit ils nous demandent aussi de porter notre propre regard sur le film du point de vue photographique.

Le métier m’a séduit et j’ai cherché à poursuivre. Je n’ai pas tout de suite enchaîné dans le cinéma. J’ai continué ainsi à faire des films institutionnels sur lesquels il est justement préférable de savoir, et réaliser, et faire de l’image. De fil en aiguille, j’ai aussi travaillé sur du documentaire, du brand content, un peu de pub. En parallèle, je réalisais mes propres courts métrages pour justement apprendre ce métier. C’est à ce moment-là que je rencontre Franchin Don. J’ai remplacé un chef op sur un court métrage publicitaire et nous avons, pour la première fois, travaillé ensemble. Quelque sept ans séparent cette époque du long métrage dont nous allons parler.

 

M. : Quel est justement, de ton point de vue, l’histoire, la genèse, de Vous êtes beaux, vous êtes jeunes réalisé par Franchin Don et produit par Koi Films ?

D. M-D : Je suis arrivé sur ce projet parce que je savais que Franchin allait réaliser un long métrage. Je suis venu vers lui en lui disant de ne pas hésiter à m’appeler s’il cherchait un chef op. J’avais très envie de lire le scénario et extrêmement motivé pour l’accompagner dans cette aventure. Finalement, j’ai été pris ! Le tournage a eu lieu en janvier-février 2018. La prépa a été relativement courte (deux semaines !). Le tournage a duré six semaines, ce qui est assez rapide.

 

M. : Avez-vous tourné sur plusieurs lieux ?

D. M-D : Nous avons tourné trois semaines aux studios K’ien, à Colombes, ce qui nous a fait gagner beaucoup de temps. Le regroupement de divers décors sur un même lieu nous a permis d’en visualiser beaucoup avant le tournage, la déco ayant commencé à travailler un peu avant nous. Pendant le tournage, avec Guillian Verstiggel le chef électro, nous allions regarder les pièces d’à côté, commencions à pré-lighter, à faire des ajustements et enchaîner de suite.

 

M. : Pourquoi avoir choisi la caméra Canon EOS C700 ?

D. M-D : C’est Albrecht Gerlach de PhotoCineRent qui nous l’a proposée. Personnellement, je ne la connaissais pas. Dans le documentaire et l’institutionnel, j’ai beaucoup travaillé avec des Canon 5D Mark II, C100 et C300. En 2013, j’ai même réalisé et autoproduit un long-métrage L’assiette de mon voisin avec Olivier Riche tourné avec la Canon EOS C300. Canon en avait été partenaire, et nous avait prêté deux zooms, à l’époque un 15,5-47 mm et un 305 mm. J’étais donc très tenté de tester cette nouvelle caméra C700.

Avec Tom Yvanoff, mon 1er assistant caméra, nous avons alors organisé une journée d’essai et conclu que ladite caméra correspondait à nos attentes, notamment, au niveau basse lumière, un point très important pour ce film. Nous allions tourner de nombreuses scènes en extérieur et décors naturels, y compris des scènes de nuit. C’est pourquoi nous avons justement procédé à des essais dans la rue pour voir comment la C700 encaissait l’éclairage sodium des lampadaires. Et ces essais nous ont rassurés, confortés dans l’idée qu’on pouvait partir sur ce choix de caméra sans aucune crainte.

De plus, la C700 remplissait toutes les tâches d’une caméra cinéma : filtres intégrés, super sensibilité, très bonne qualité en haute et basse lumière. Lors de nos tests, nous avions poussé les ISO pour voir comment la caméra gérait les hautes lumières. Et cela nous a beaucoup servi sur le tournage, surtout lors des scènes en maison de retraite sur lesquelles j’aurai sans doute l’occasion de revenir.

 

M. : Et vous avez tourné en quel type de format, en termes de codec d’enregistrement ?

D. M-D : Nous avons utilisé le RAW de Codex. La caméra était équipée d’un enregistreur Codex CDX-36150 se fixant à l’arrière de la caméra. C’était super de pouvoir tourner en RAW et de bénéficier de toutes ses propriétés. Cela en fait une super caméra studio ; effectivement dès qu’on tourne sur une Dolly, qu’on est dans des endroits larges, grands, on est très confort, l’ergonomie est fort agréable, le confort d’utilisation réel. Bref, on est au volant d’une grosse voiture ! Par contre, dans des endroits un peu exigus, comme à l’intérieur de voitures ou dans de petits appartements, tout d’un coup, on peut être gêné par la taille de la caméra avec l’enregistreur Codex, si on ne s’est pas préparé. C’est pourquoi, j’ai hâte de découvrir des produits un peu plus compacts, telle que la C500 MKII qui vient d’être annoncée. On peut ainsi mixer les deux.

 

M. : Sur ce long-métrage, as-tu également fais le cadre ?

D. M-D : Oui. Pendant trois jours, nous avons été à deux caméras, avec un cadreur en plus. Nous avons tout tourné avec des Leica Summilux, sauf les scènes de combat pour lesquelles nous avons utilisé des zooms Canon, les fameux 15,5-47 mm et 30-105 mm. Ces derniers nous permettaient de gagner énormément de temps. Il est tout de même bien agréable de travailler avec une caméra offrant une telle souplesse, une très belle qualité d’image en basse lumière, c’était vraiment très rassurant. Ces scènes étaient éclairées en partie par le décor. Rodolphe Durand le chef décorateur avait placé des lampes de jeu sur toutes les tables et un tube de led souple de couleur rouge pour délimiter le ring. D’autre part une grande boîte à lumière était placée au-dessus du ring et quelques sources à droite à gauche, mais aussi pas mal de figurants qui étaient dans les pénombres, à des endroits où on ne peut pas se permettre d’aller à chaque fois réajuster parce qu’il faut assurer une certaine cadence. Les combats, toutes les scènes autour du tapis, les scènes de combat dans les sous-sols ont été tournés en trois jours intenses.

Avec la première assistante, Marie Fouché, nous nous sommes dit qu’il fallait penser un éclairage qui était déjà bien en place, procéder à des ajustements très rapides et tourner. Toute la journée, nous restions avec la caméra, les zooms ; nous enchaînions les plans, ce qui nous permettait de rentrer pas mal de plans dans la journée. Et si on a choisi les zooms Canon, c’est aussi que, après avoir fait des comparaisons avec différentes optiques, il s’est avéré que les Leica Summilux étaient ce qui matchait le mieux. De plus, je les avais déjà utilisées, c’était une valeur sûre.

 

M. : Quels furent les choix matériels et artistiques au niveau lumière ?

D. M-D : Aujourd’hui, on utilise beaucoup la led, il existe différents produits qui nous permettent de faire énormément de choses ; que ce soit de la lumière douce ou dure, les possibilités sont énormes. Sur ce film, nous avons utilisé beaucoup de Flex Aladdin 30/30 et 120, des Sky Panels aussi pour les couleurs. Il y a en effet beaucoup de jeu sur les couleurs, notamment dans la boîte de nuit et dans le sous-sol.

La Canon EOS 700 s’est admirablement bien tiré de toutes les contraintes et les difficultés d’éclairage. Le réalisateur voulait au maximum éclairer depuis l’extérieur et ne pas forcément avoir des sources plateau. Quand je parlais de la haute sensibilité qui permet d’avoir des détails, c’est justement sur ce point que la caméra s’est révélée un allié de poids.

À certains moments, un personnage est en contre-jour, on ne l’a pas forcément ré-éclairé. Tout cela été rendu possible grâce à la C700. Nous avons assumé ces détails de pénombre, un personnage dans l’obscurité, un autre dans la lumière, le tout crée un rapport fort.

 

M. : As-tu relevé des points remarquables sur la caméra ? Qu’as-tu apprécié ?

D. M-D : La C700 fonctionne très bien, c’est une valeur sûre, un produit dans lequel on peut avoir confiance, on a plaisir à l’utiliser, tous les boutons sont en façade. L’un de ses « plus » réside dans la confiance que je peux avoir l’image finale avec très, très peu de lumière. Il y a des moments où je me suis dit « Ah oui, quand même, on peut aller jusque-là ! ». Si j’avais fait de même sur certaines caméras concurrentes, cela n’aurait pas fonctionné.

Au tournage, je n’ai fait que très peu de réglages au niveau de la colorimétrie de la caméra. Je suis resté sur les balances classiques. D’ailleurs souvent, je ne fais pas forcément une balance des blancs ; en général je pars toujours sur une base, soit 3200° K, soit 5600° K, parce que c’est comme ça que j’ai construit mon expérience. Vu que sur les retours vidéo c’est bien, mais qu’on n’est jamais sûrs de ce qu’on fait avec les couleurs, je préfère avoir mes repères que je me suis construit depuis ces années, une base sur laquelle je pars pour ensuite utiliser les couleurs.

Un autre avantage des caméras Canon en général réside dans leur réactivité de mise en œuvre, c’est une marque qui est comme ça. On allume la caméra et on peut très vite aller tourner une séquence. C’était déjà vrai des C100 ou C300 qui s’enclenchaient sans temps d’attente. Ce ne sont pas des ordinateurs. On prend vite en main la C700, on l’attrape, on peut tourner immédiatement, surtout quand on la laisse configurer.

 

M. : Quelle résolution as-tu adoptée ?

D. M-D : J’ai tout tourné en 4K. Un des avantages de la C700 est de faire du 120 fps en 4K, et nous nous en sommes beaucoup servis. Franchin aime bien tourner une séquence en version normale et une autre en 120 fps ou 50 images par seconde. On ne faisait pas toujours du 120 quand même et tous les ralentis ne sont pas visibles au final. Mais c’est là qu’on se rend compte que la C700 est une caméra de cinéma, lequel nécessite vraiment un 4K 120 fps. Alors que sur d’autres types de tournage, cela ne nous dérange pas de repasser en 2K ou HD. En salle, c’est tout de même appréciable. 

 

M. : Il y a t-il eu un retour sur les peaux des acteurs avec les caméras ?

D. M-D : Ce n’est pas du tout à la prise de vue que nous avons réfléchi à ce sujet, que nous nous sommes posé des questions sur la peau. Ce fut en prépa, pendant les essais. Lors du premier essai avec la caméra, nous avons tout de suite vérifié si les peaux nous plaisaient. Il faut que les peaux ressortent vite dès qu’on fait un étalonnage très classique en mettant les noirs, les blancs, les lumières moyennes, chacun à leur place. Une fois que tout cela est équilibré, normalement on découvre quelles sont les peaux naturelles de la caméra. Il se trouvait qu’elles me satisfaisaient.

 

M. : Tout à l’heure, tu as évoqué des scènes dans une maison de retraite. En quoi l’utilisation de la C700 a-t-elle simplifié ton travail sur ce plan, voire d’autres ?

D. M-D : Sur les décors de la maison de retraite, il y avait des voilages sur les fenêtres. Augmenter la sensibilité nous a permis de récupérer du détail dans les hautes lumières tout en gardant suffisamment de qualité dans les basses lumières pour ne pas avoir à trop rehausser les visages qui étaient en contre-jour, ce que j’ai hautement apprécié. Pour récupérer le voilage, nous avons poussé les ISO et gagné du détail dans les hautes lumières.

Plusieurs plans auraient été difficiles à tourner si la caméra n’avait pas été bonne en basses lumières. Je pense à des scènes tournées avec rien, juste des lampadaires, réhaussés avec des réflecteurs et finalement sans aucune source additionnelle. Avec les C700, cela a fonctionné. Si cela ne l’avait pas fait, nous avions des solutions, mais elles étaient assez limitées ! La C700 nous a permis de gagner du temps. 

 

M. : As-tu tout tourné en C700 ou as-tu utilisé d’autres caméras sur certains plans ?

D. M-D : Tout a été tourné avec la C700, à l’exception d’un plan de coupe où on voit le paysage qui défile. Il a été réalisé avec une C300 Mark II avec enregistreur externe pour tourner les scènes depuis les fenêtres de la voiture

 

M. : Aurais-tu envie de retravailler avec cette caméra ?

D. M-D : Mais oui, je pourrais retravailler avec cette caméra sans problème. J’espère toutefois que Canon pourra rapidement offrir les mêmes compétences dans un modèle plus réduit ! On m’a parlé d’une C500 Mark II à venir qui hériterait de nombreuses fonctions de la C700, une sorte de C700 mini…

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.14/16. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 19 février 2020 à 17:00

Accessoires, Remote prod. et prod. assistée : les tendances 2020

OConnor a dévoilé un système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100 © Nathalie Klimberg

Tapis rouge pour les batteries Dionic 26V Anton/Bauer et, chez OConnor, un tout nouveau système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100. En matière de remote production et production assistée, l’association Overcam (première commercialisation prévue début 2020) et X-One devrait être un atout fort d’EVS et le dispositif Pixellot Prime permettant de filmer l’intégralité d’un match à 180 degrés devrait en séduire plus d’un.

 

ANTON/BAUER

Avec sa nouvelle série de batteries Dionic 26V, Anton/Bauer s’adresse à l’univers des caméras et de l’éclairage cinéma. Ces batteries Li-ion 26 V se déclinent dans une version 98 ou 240 watts/heure pour les caméras cinématiques et les éclairages led de forte puissance. Dotée de la nouvelle monture Gold Mount Plus Anton/Bauer, la gamme Dionic 26V propose, outre les batteries, un chargeur quad, un déchargeur quad et une gamme de plaques de montage pour une connexion à davantage d’appareils.

La série Dionic 26V a été conçue pour alimenter des caméras de grande puissance telles que les Arri Alexa LF, SXT et 65, et prend également en charge l’alimentation de panneaux à led tels que les Gemini Soft de Litepanels (deux heures d’autonomie à pleine intensité pour un Gemini X2) et la série SkyPanel d’Arri. Une solution à double support qui permet même une alimentation jusqu’à 480 watts/heure (en combinant deux batteries Dionic 26V 240) pour des éclairages qui ne seraient pas des panneaux à led. Légères et compactes, les batteries Dionic 26V peuvent être utilisées comme solution d’alimentation de secours remplaçable à chaud pour les équipements alimentés en courant alternatif.

Le chargeur Dionic 26V offre une charge rapide : une heure et demie pour les 98 watts et 3,5 heures pour les 240 watts (un chargement deux fois plus rapide que pour des batteries hybrides). Leur boîtier en polycarbonate ABS ultra-résistant garantit des performances optimales, même dans les conditions les plus difficiles, notamment de chaleur extrême, d’humidité et de froid. Leur configuration 26V native réduit le nombre de cartes de circuit imprimé encastrées au-dessus des cellules, ce qui réduit la chaleur générée et optimise la durée de vie : ces batteries peuvent d’ailleurs être rechargées beaucoup plus de fois que les autres batteries. Un écran LCD permet de voir à la minute près la puissance restante disponible pour la caméra et ses accessoires. La batterie Dionic 26V de 98 watts/heure est en plus certifiée IATA, ce qui facilite son transport dans un avion par rapport à des batteries de type bloc attachées.

 

 

OCONNOR

La marque d’accessoirisation de tournage OConnor a dévoilé un système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100. Il est ainsi possible désormais de combiner la précision et la polyvalence des têtes fluides d’OConnor à la technologie brevetée du trépied en fibre de carbone de flowtech, un trépied qui se déploie et se règle avec une rapidité inégalée. L’Ultimate 1040 permet une capacité de charge supérieure à celle du modèle précédent, le 1030, portant la charge utile maximale au centre de gravité de cinq pouces de 20 à 20 kg tout en conservant les mêmes performances. Cette tête est revêtue de fibre de carbone.

 

 

EVS

Overcam est une solution logicielle basée sur l’apprentissage machine (Machine Learning) qui permet un contrôle autonome des caméras robotisées dans un environnement de sports en direct. Grâce à Overcam, les détenteurs de droits peuvent mettre en place à moindre coût des productions immersives, en filmant l’action depuis des angles de caméra plus variés. Overcam contrôle plusieurs caméras robotisées installées autour du terrain et utilise une technologie de smart tracking pour analyser les paramètres du match – par exemple la position du ballon et des joueurs – et orienter les caméras pour offrir le meilleur cadrage. Le traitement en temps réel permet au système de s’intégrer dans des workflows de production multicaméras : les caméras robotisées côtoient alors les caméras manuelles traditionnelles. Cette solution optimise les productions en résolvant le problème de l’équilibre délicat entre le placement des caméras d’une part et les contraintes budgétaires de l’autre.

Le système est basé sur des réseaux neuronaux et la vision par ordinateur qui automatisent le positionnement des caméras clés. Overcam utilise le moteur d’IA VIA Mind, conçu par EVS, qui met les méthodes de l’apprentissage machine au service de solutions EVS toujours plus nombreuses. La première version commerciale devrait sortir début 2020 et est prévue pour les matchs de football en direct, notamment pour les ligues disposant de budgets de production serrés.

Cependant, Overcam pourra à terme être utilisé pour d’autres sports, comme le basketball et le hockey sur glace. Sur un match de foot, un déploiement Overcam standard contrôle la caméra centrale principale, deux caméras latérales et une caméra tactique. Cette solution peut également offrir un moyen économique de capturer des angles supplémentaires dans le cadre d’évènements sportifs de plus grande envergure.

L’approche d’Overcam, basée sur l’IA, va bien au-delà de l’automatisation et du simple suivi de l’action : elle imite les mouvements des cadreurs, créant des cadrages naturels, y compris en jouant sur le zoom optique et la profondeur de champ. Le système fonctionne sur un serveur compact standard de 2 U, qui peut se trouver sur place ou dans un centre distant. Le jour du match, il n’est pas nécessaire de consacrer beaucoup de temps à la mise en place. Le système se déploie aisément et les caméras sont calibrées automatiquement. Nouveauté sur la solution tout-en-un X-One, il est désormais possible de créer des clips, de faire des résumés automatiquement et les vitesses de ralenti sont ajustables. L’association Overcam et X-One devrait être un atout fort d’EVS.

 

 

PIXELLOT

Pixellot est spécialisé dans les systèmes de captation automatisée, à base d’intelligence artificielle (IA), dédiés au sport (fédérations, clubs, universités…). À partir d’un logiciel de traitement, d’algorithmes de reconnaissance de mouvement et d’un caisson renfermant des têtes de caméras IP (de deux à quatre, selon le modèle), le dispositif Pixellot Prime permet de filmer l’intégralité d’un match à 180 degrés, en qualité broadcast HD (1080p à 50/60 images/sec.) de manière totalement automatisée ou avec un opérateur unique. Durant le match, la plate-forme récupère les images des caméras et les assemble (stitching) pour former une image à 180 degrés. Des chronos, des panneaux de résultats… sont disponibles en connexion avec le système d’affichage dans le stade. De même, différents habillages graphiques sont proposés par Pixellot grâce à des services de cloud. Des caméras additionnelles (fixes, robotisées, avec opérateur) peuvent rejoindre le dispositif pour une captation multi-angles. Les commentaires d’un présentateur peuvent être ajoutés à l’image. Si besoin, à la fin de la rencontre, un résumé du match est opéré directement par le système, sans intervention humaine. Un mode manuel et semi-manuel permet de prendre la main sur le tournage. Les spectateurs ont la possibilité d’enregistrer les moments forts du match via leurs smartphones et de les retransmettre sur les réseaux sociaux.

Le système permet également de focaliser sur certains détails de l’image, en zoomant sur un joueur avec deux doigts sur l’écran de son smartphone. Quatorze types de sports (football, basket, volley, hockey…) ont été adaptés à la plate-forme Pixellot Prime grâce aux algorithmes d’intelligence artificielle, pour des rencontres filmées aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité. 

  • 19 février 2020 à 17:00

Présentation de la nouvelle commande cPRO de CMotion chez Emit (Web TV Micro Salon)

Présentation de la nouvelle commande cPRO de CMotion chez Emit (Web TV Micro Salon) © Nathalie Klimberg

Emit, société de location et de vente de matériel haut de gamme cinéma nous présentait sur son stand au Micro Salon, la nouvelle commande cPRO de CMotion en tandem avec le Cinefade…

 

« Tout le système s’opère en HF sans câble via cette commande. Trois modes sont disponibles avec le Cinefade et cette commande :

 

- un mode variable ND qui permet de 0.4 à 2.8 de contrôler la quantité de lumière qui va rentrer dans l’objectif de la caméra,

- un mode polarisant assez basique en enlevant le polarisant fixe du Cinefade,

- un mode nouveau qui va permettre de changer la profondeur de champs sans changer la quantité de lumière. »

 

 

POUR EN SAVOIR PLUS, VISIONNEZ L’INTEGRALITE DE LA VIDEO !

  • 18 février 2020 à 17:00

Micro Salon 2020 : deux nouveautés taillées pour les tournages cinéma chez Canon (Web TV)

Micro Salon 2020 : Que du beau chez Canon (Web TV Smaël Lokmane) © Nathalie Klimberg

Mi janvier, sur le rendez-vous français dédié aux techniques de cinéma, Canon présentait deux grandes nouveautés particulièrement adaptées aux tournages cinéma : la caméra C500 Mark II et le reflex numérique EOS-1D X. Smaël Lokmane, directeur de la division video professionnelle chez Canon détaille ces outils de captation…

 

« La C500 Mark II est la nouvelle caméra broadcast et cinéma qui a été lancée fin décembre et qui est désormais disponible. Cette caméra a plusieurs avantages a commencer par son stabilisateur 5 axes qui permet effectivement de filmer avec une grande liberté... ça, c’est un premier bénéfice. Le capteur CMOS 5.9 K propose, en plus une image de très haute qualité et de très haute définition.

Enfin, beaucoup de nos clients du broadcast et du cinéma demandent des caméras compactes, simples d’utilisation et modulables… cette caméra réunit l’ensemble de ces avantages. »

 

Dans la suite de l’entretien, Smaël Lokmane évoque les atouts de l’EOS-1D X capable de filmer en de la video en RAW et pourquoi pas… sur un tournage cinéma !

 

POUR EN SAVOIR PLUS, VISIONNEZ L’INTEGRALITE DE LA VIDEO...

 

Retrouvez nos précédents articles sur la C500 Mark II ici et  ainsi que sur l'EOS-1D X par ici

  • 17 février 2020 à 17:00

Accessoires, Remote prod. et prod. assistée : les tendances 2020

OConnor a dévoilé un système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100 © Nathalie Klimberg

Tapis rouge pour les batteries Dionic 26V Anton/Bauer et, chez OConnor, un tout nouveau système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100. En matière de remote production et production assistée, l’association Overcam (première commercialisation prévue début 2020) et X-One devrait être un atout fort d’EVS et le dispositif Pixellot Prime permettant de filmer l’intégralité d’un match à 180 degrés devrait en séduire plus d’un.

 

ANTON/BAUER

Avec sa nouvelle série de batteries Dionic 26V, Anton/Bauer s’adresse à l’univers des caméras et de l’éclairage cinéma. Ces batteries Li-ion 26 V se déclinent dans une version 98 ou 240 watts/heure pour les caméras cinématiques et les éclairages led de forte puissance. Dotée de la nouvelle monture Gold Mount Plus Anton/Bauer, la gamme Dionic 26V propose, outre les batteries, un chargeur quad, un déchargeur quad et une gamme de plaques de montage pour une connexion à davantage d’appareils.

La série Dionic 26V a été conçue pour alimenter des caméras de grande puissance telles que les Arri Alexa LF, SXT et 65, et prend également en charge l’alimentation de panneaux à led tels que les Gemini Soft de Litepanels (deux heures d’autonomie à pleine intensité pour un Gemini X2) et la série SkyPanel d’Arri. Une solution à double support qui permet même une alimentation jusqu’à 480 watts/heure (en combinant deux batteries Dionic 26V 240) pour des éclairages qui ne seraient pas des panneaux à led. Légères et compactes, les batteries Dionic 26V peuvent être utilisées comme solution d’alimentation de secours remplaçable à chaud pour les équipements alimentés en courant alternatif.

Le chargeur Dionic 26V offre une charge rapide : une heure et demie pour les 98 watts et 3,5 heures pour les 240 watts (un chargement deux fois plus rapide que pour des batteries hybrides). Leur boîtier en polycarbonate ABS ultra-résistant garantit des performances optimales, même dans les conditions les plus difficiles, notamment de chaleur extrême, d’humidité et de froid. Leur configuration 26V native réduit le nombre de cartes de circuit imprimé encastrées au-dessus des cellules, ce qui réduit la chaleur générée et optimise la durée de vie : ces batteries peuvent d’ailleurs être rechargées beaucoup plus de fois que les autres batteries. Un écran LCD permet de voir à la minute près la puissance restante disponible pour la caméra et ses accessoires. La batterie Dionic 26V de 98 watts/heure est en plus certifiée IATA, ce qui facilite son transport dans un avion par rapport à des batteries de type bloc attachées.

 

 

OCONNOR

La marque d’accessoirisation de tournage OConnor a dévoilé un système associant sa toute nouvelle tête de fluide Ultimate 1040 au trépied Flowtech100. Il est ainsi possible désormais de combiner la précision et la polyvalence des têtes fluides d’OConnor à la technologie brevetée du trépied en fibre de carbone de flowtech, un trépied qui se déploie et se règle avec une rapidité inégalée. L’Ultimate 1040 permet une capacité de charge supérieure à celle du modèle précédent, le 1030, portant la charge utile maximale au centre de gravité de cinq pouces de 20 à 20 kg tout en conservant les mêmes performances. Cette tête est revêtue de fibre de carbone.

 

 

EVS

Overcam est une solution logicielle basée sur l’apprentissage machine (Machine Learning) qui permet un contrôle autonome des caméras robotisées dans un environnement de sports en direct. Grâce à Overcam, les détenteurs de droits peuvent mettre en place à moindre coût des productions immersives, en filmant l’action depuis des angles de caméra plus variés. Overcam contrôle plusieurs caméras robotisées installées autour du terrain et utilise une technologie de smart tracking pour analyser les paramètres du match – par exemple la position du ballon et des joueurs – et orienter les caméras pour offrir le meilleur cadrage. Le traitement en temps réel permet au système de s’intégrer dans des workflows de production multicaméras : les caméras robotisées côtoient alors les caméras manuelles traditionnelles. Cette solution optimise les productions en résolvant le problème de l’équilibre délicat entre le placement des caméras d’une part et les contraintes budgétaires de l’autre.

Le système est basé sur des réseaux neuronaux et la vision par ordinateur qui automatisent le positionnement des caméras clés. Overcam utilise le moteur d’IA VIA Mind, conçu par EVS, qui met les méthodes de l’apprentissage machine au service de solutions EVS toujours plus nombreuses. La première version commerciale devrait sortir début 2020 et est prévue pour les matchs de football en direct, notamment pour les ligues disposant de budgets de production serrés.

Cependant, Overcam pourra à terme être utilisé pour d’autres sports, comme le basketball et le hockey sur glace. Sur un match de foot, un déploiement Overcam standard contrôle la caméra centrale principale, deux caméras latérales et une caméra tactique. Cette solution peut également offrir un moyen économique de capturer des angles supplémentaires dans le cadre d’évènements sportifs de plus grande envergure.

L’approche d’Overcam, basée sur l’IA, va bien au-delà de l’automatisation et du simple suivi de l’action : elle imite les mouvements des cadreurs, créant des cadrages naturels, y compris en jouant sur le zoom optique et la profondeur de champ. Le système fonctionne sur un serveur compact standard de 2 U, qui peut se trouver sur place ou dans un centre distant. Le jour du match, il n’est pas nécessaire de consacrer beaucoup de temps à la mise en place. Le système se déploie aisément et les caméras sont calibrées automatiquement. Nouveauté sur la solution tout-en-un X-One, il est désormais possible de créer des clips, de faire des résumés automatiquement et les vitesses de ralenti sont ajustables. L’association Overcam et X-One devrait être un atout fort d’EVS.

 

 

PIXELLOT

Pixellot est spécialisé dans les systèmes de captation automatisée, à base d’intelligence artificielle (IA), dédiés au sport (fédérations, clubs, universités…). À partir d’un logiciel de traitement, d’algorithmes de reconnaissance de mouvement et d’un caisson renfermant des têtes de caméras IP (de deux à quatre, selon le modèle), le dispositif Pixellot Prime permet de filmer l’intégralité d’un match à 180 degrés, en qualité broadcast HD (1080p à 50/60 images/sec.) de manière totalement automatisée ou avec un opérateur unique. Durant le match, la plate-forme récupère les images des caméras et les assemble (stitching) pour former une image à 180 degrés. Des chronos, des panneaux de résultats… sont disponibles en connexion avec le système d’affichage dans le stade. De même, différents habillages graphiques sont proposés par Pixellot grâce à des services de cloud. Des caméras additionnelles (fixes, robotisées, avec opérateur) peuvent rejoindre le dispositif pour une captation multi-angles. Les commentaires d’un présentateur peuvent être ajoutés à l’image. Si besoin, à la fin de la rencontre, un résumé du match est opéré directement par le système, sans intervention humaine. Un mode manuel et semi-manuel permet de prendre la main sur le tournage. Les spectateurs ont la possibilité d’enregistrer les moments forts du match via leurs smartphones et de les retransmettre sur les réseaux sociaux.

Le système permet également de focaliser sur certains détails de l’image, en zoomant sur un joueur avec deux doigts sur l’écran de son smartphone. Quatorze types de sports (football, basket, volley, hockey…) ont été adaptés à la plate-forme Pixellot Prime grâce aux algorithmes d’intelligence artificielle, pour des rencontres filmées aussi bien en intérieur qu’en extérieur.

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité. 

  • 13 février 2020 à 17:00

Premiers pas de David Merlin-Dufey avec la Canon C700

David Merlin-Dufey a été le premier dans le monde à pouvoir utiliser la C700 en long-métrage. © Albrecht Gerlach

David Merlin-Dufey fait partie de la nouvelle génération de directeurs photo. Curieux, passionné et polyvalent, il est l’un des premiers à avoir utilisé la caméra Canon EOS Cinema C700. Il a ainsi réalisé la photo de « Vous êtes jeunes, vous êtes beaux » réalisé par Franchin Don et produit par Koi Films avec Gérard Darmon, Josiane Balasko, Patrick Bouchitey. Un entretien lumineux sur le travail photographique et sur l’utilisation de la C700.

 

Mediakwest : Quelques mots sur ton parcours avant que nous n’entrions dans le vif du sujet…

David Merlin-Dufey : J’ai d’abord obtenu un CAP Photo, puis un Bac Pro Photo dans l’idée de faire de la réalisation de film. C’est là que j’ai découvert un peu plus la photographie et compris que ce n’était pas le réalisateur qui faisait la photo, mais qu’existait le métier de directeur de la photo. J’ai enchaîné avec l’école de cinéma Eicar. Petit à petit, ce métier de chef opérateur m’est apparu super intéressant. Je me voyais bien à l’écoute d’un réalisateur, de ses choix visuels, esthétiques et techniques ; d’essayer de les traduire avec la photographie ou de suggérer d’autres choix.

Les réalisateurs sont plus ou moins branchés technique. Soit ils nous demandent des qualités que je qualifierai de purement techniques et se chargent des éléments esthétiques ; soit ils nous demandent aussi de porter notre propre regard sur le film du point de vue photographique.

Le métier m’a séduit et j’ai cherché à poursuivre. Je n’ai pas tout de suite enchaîné dans le cinéma. J’ai continué ainsi à faire des films institutionnels sur lesquels il est justement préférable de savoir, et réaliser, et faire de l’image. De fil en aiguille, j’ai aussi travaillé sur du documentaire, du brand content, un peu de pub. En parallèle, je réalisais mes propres courts métrages pour justement apprendre ce métier. C’est à ce moment-là que je rencontre Franchin Don. J’ai remplacé un chef op sur un court métrage publicitaire et nous avons, pour la première fois, travaillé ensemble. Quelque sept ans séparent cette époque du long métrage dont nous allons parler.

 

M. : Quel est justement, de ton point de vue, l’histoire, la genèse, de Vous êtes beaux, vous êtes jeunes réalisé par Franchin Don et produit par Koi Films ?

D. M-D : Je suis arrivé sur ce projet parce que je savais que Franchin allait réaliser un long métrage. Je suis venu vers lui en lui disant de ne pas hésiter à m’appeler s’il cherchait un chef op. J’avais très envie de lire le scénario et extrêmement motivé pour l’accompagner dans cette aventure. Finalement, j’ai été pris ! Le tournage a eu lieu en janvier-février 2018. La prépa a été relativement courte (deux semaines !). Le tournage a duré six semaines, ce qui est assez rapide.

 

M. : Avez-vous tourné sur plusieurs lieux ?

D. M-D : Nous avons tourné trois semaines aux studios K’ien, à Colombes, ce qui nous a fait gagner beaucoup de temps. Le regroupement de divers décors sur un même lieu nous a permis d’en visualiser beaucoup avant le tournage, la déco ayant commencé à travailler un peu avant nous. Pendant le tournage, avec Guillian Verstiggel le chef électro, nous allions regarder les pièces d’à côté, commencions à pré-lighter, à faire des ajustements et enchaîner de suite.

 

M. : Pourquoi avoir choisi la caméra Canon EOS C700 ?

D. M-D : C’est Albrecht Gerlach de PhotoCineRent qui nous l’a proposée. Personnellement, je ne la connaissais pas. Dans le documentaire et l’institutionnel, j’ai beaucoup travaillé avec des Canon 5D Mark II, C100 et C300. En 2013, j’ai même réalisé et autoproduit un long-métrage L’assiette de mon voisin avec Olivier Riche tourné avec la Canon EOS C300. Canon en avait été partenaire, et nous avait prêté deux zooms, à l’époque un 15,5-47 mm et un 305 mm. J’étais donc très tenté de tester cette nouvelle caméra C700.

Avec Tom Yvanoff, mon 1er assistant caméra, nous avons alors organisé une journée d’essai et conclu que ladite caméra correspondait à nos attentes, notamment, au niveau basse lumière, un point très important pour ce film. Nous allions tourner de nombreuses scènes en extérieur et décors naturels, y compris des scènes de nuit. C’est pourquoi nous avons justement procédé à des essais dans la rue pour voir comment la C700 encaissait l’éclairage sodium des lampadaires. Et ces essais nous ont rassurés, confortés dans l’idée qu’on pouvait partir sur ce choix de caméra sans aucune crainte.

De plus, la C700 remplissait toutes les tâches d’une caméra cinéma : filtres intégrés, super sensibilité, très bonne qualité en haute et basse lumière. Lors de nos tests, nous avions poussé les ISO pour voir comment la caméra gérait les hautes lumières. Et cela nous a beaucoup servi sur le tournage, surtout lors des scènes en maison de retraite sur lesquelles j’aurai sans doute l’occasion de revenir.

 

M. : Et vous avez tourné en quel type de format, en termes de codec d’enregistrement ?

D. M-D : Nous avons utilisé le RAW de Codex. La caméra était équipée d’un enregistreur Codex CDX-36150 se fixant à l’arrière de la caméra. C’était super de pouvoir tourner en RAW et de bénéficier de toutes ses propriétés. Cela en fait une super caméra studio ; effectivement dès qu’on tourne sur une Dolly, qu’on est dans des endroits larges, grands, on est très confort, l’ergonomie est fort agréable, le confort d’utilisation réel. Bref, on est au volant d’une grosse voiture ! Par contre, dans des endroits un peu exigus, comme à l’intérieur de voitures ou dans de petits appartements, tout d’un coup, on peut être gêné par la taille de la caméra avec l’enregistreur Codex, si on ne s’est pas préparé. C’est pourquoi, j’ai hâte de découvrir des produits un peu plus compacts, telle que la C500 MKII qui vient d’être annoncée. On peut ainsi mixer les deux.

 

M. : Sur ce long-métrage, as-tu également fais le cadre ?

D. M-D : Oui. Pendant trois jours, nous avons été à deux caméras, avec un cadreur en plus. Nous avons tout tourné avec des Leica Summilux, sauf les scènes de combat pour lesquelles nous avons utilisé des zooms Canon, les fameux 15,5-47 mm et 30-105 mm. Ces derniers nous permettaient de gagner énormément de temps. Il est tout de même bien agréable de travailler avec une caméra offrant une telle souplesse, une très belle qualité d’image en basse lumière, c’était vraiment très rassurant. Ces scènes étaient éclairées en partie par le décor. Rodolphe Durand le chef décorateur avait placé des lampes de jeu sur toutes les tables et un tube de led souple de couleur rouge pour délimiter le ring. D’autre part une grande boîte à lumière était placée au-dessus du ring et quelques sources à droite à gauche, mais aussi pas mal de figurants qui étaient dans les pénombres, à des endroits où on ne peut pas se permettre d’aller à chaque fois réajuster parce qu’il faut assurer une certaine cadence. Les combats, toutes les scènes autour du tapis, les scènes de combat dans les sous-sols ont été tournés en trois jours intenses.

Avec la première assistante, Marie Fouché, nous nous sommes dit qu’il fallait penser un éclairage qui était déjà bien en place, procéder à des ajustements très rapides et tourner. Toute la journée, nous restions avec la caméra, les zooms ; nous enchaînions les plans, ce qui nous permettait de rentrer pas mal de plans dans la journée. Et si on a choisi les zooms Canon, c’est aussi que, après avoir fait des comparaisons avec différentes optiques, il s’est avéré que les Leica Summilux étaient ce qui matchait le mieux. De plus, je les avais déjà utilisées, c’était une valeur sûre.

 

M. : Quels furent les choix matériels et artistiques au niveau lumière ?

D. M-D : Aujourd’hui, on utilise beaucoup la led, il existe différents produits qui nous permettent de faire énormément de choses ; que ce soit de la lumière douce ou dure, les possibilités sont énormes. Sur ce film, nous avons utilisé beaucoup de Flex Aladdin 30/30 et 120, des Sky Panels aussi pour les couleurs. Il y a en effet beaucoup de jeu sur les couleurs, notamment dans la boîte de nuit et dans le sous-sol.

La Canon EOS 700 s’est admirablement bien tiré de toutes les contraintes et les difficultés d’éclairage. Le réalisateur voulait au maximum éclairer depuis l’extérieur et ne pas forcément avoir des sources plateau. Quand je parlais de la haute sensibilité qui permet d’avoir des détails, c’est justement sur ce point que la caméra s’est révélée un allié de poids.

À certains moments, un personnage est en contre-jour, on ne l’a pas forcément ré-éclairé. Tout cela été rendu possible grâce à la C700. Nous avons assumé ces détails de pénombre, un personnage dans l’obscurité, un autre dans la lumière, le tout crée un rapport fort.

 

M. : As-tu relevé des points remarquables sur la caméra ? Qu’as-tu apprécié ?

D. M-D : La C700 fonctionne très bien, c’est une valeur sûre, un produit dans lequel on peut avoir confiance, on a plaisir à l’utiliser, tous les boutons sont en façade. L’un de ses « plus » réside dans la confiance que je peux avoir l’image finale avec très, très peu de lumière. Il y a des moments où je me suis dit « Ah oui, quand même, on peut aller jusque-là ! ». Si j’avais fait de même sur certaines caméras concurrentes, cela n’aurait pas fonctionné.

Au tournage, je n’ai fait que très peu de réglages au niveau de la colorimétrie de la caméra. Je suis resté sur les balances classiques. D’ailleurs souvent, je ne fais pas forcément une balance des blancs ; en général je pars toujours sur une base, soit 3200° K, soit 5600° K, parce que c’est comme ça que j’ai construit mon expérience. Vu que sur les retours vidéo c’est bien, mais qu’on n’est jamais sûrs de ce qu’on fait avec les couleurs, je préfère avoir mes repères que je me suis construit depuis ces années, une base sur laquelle je pars pour ensuite utiliser les couleurs.

Un autre avantage des caméras Canon en général réside dans leur réactivité de mise en œuvre, c’est une marque qui est comme ça. On allume la caméra et on peut très vite aller tourner une séquence. C’était déjà vrai des C100 ou C300 qui s’enclenchaient sans temps d’attente. Ce ne sont pas des ordinateurs. On prend vite en main la C700, on l’attrape, on peut tourner immédiatement, surtout quand on la laisse configurer.

 

M. : Quelle résolution as-tu adoptée ?

D. M-D : J’ai tout tourné en 4K. Un des avantages de la C700 est de faire du 120 fps en 4K, et nous nous en sommes beaucoup servis. Franchin aime bien tourner une séquence en version normale et une autre en 120 fps ou 50 images par seconde. On ne faisait pas toujours du 120 quand même et tous les ralentis ne sont pas visibles au final. Mais c’est là qu’on se rend compte que la C700 est une caméra de cinéma, lequel nécessite vraiment un 4K 120 fps. Alors que sur d’autres types de tournage, cela ne nous dérange pas de repasser en 2K ou HD. En salle, c’est tout de même appréciable. 

 

M. : Il y a t-il eu un retour sur les peaux des acteurs avec les caméras ?

D. M-D : Ce n’est pas du tout à la prise de vue que nous avons réfléchi à ce sujet, que nous nous sommes posé des questions sur la peau. Ce fut en prépa, pendant les essais. Lors du premier essai avec la caméra, nous avons tout de suite vérifié si les peaux nous plaisaient. Il faut que les peaux ressortent vite dès qu’on fait un étalonnage très classique en mettant les noirs, les blancs, les lumières moyennes, chacun à leur place. Une fois que tout cela est équilibré, normalement on découvre quelles sont les peaux naturelles de la caméra. Il se trouvait qu’elles me satisfaisaient.

 

M. : Tout à l’heure, tu as évoqué des scènes dans une maison de retraite. En quoi l’utilisation de la C700 a-t-elle simplifié ton travail sur ce plan, voire d’autres ?

D. M-D : Sur les décors de la maison de retraite, il y avait des voilages sur les fenêtres. Augmenter la sensibilité nous a permis de récupérer du détail dans les hautes lumières tout en gardant suffisamment de qualité dans les basses lumières pour ne pas avoir à trop rehausser les visages qui étaient en contre-jour, ce que j’ai hautement apprécié. Pour récupérer le voilage, nous avons poussé les ISO et gagné du détail dans les hautes lumières.

Plusieurs plans auraient été difficiles à tourner si la caméra n’avait pas été bonne en basses lumières. Je pense à des scènes tournées avec rien, juste des lampadaires, réhaussés avec des réflecteurs et finalement sans aucune source additionnelle. Avec les C700, cela a fonctionné. Si cela ne l’avait pas fait, nous avions des solutions, mais elles étaient assez limitées ! La C700 nous a permis de gagner du temps. 

 

M. : As-tu tout tourné en C700 ou as-tu utilisé d’autres caméras sur certains plans ?

D. M-D : Tout a été tourné avec la C700, à l’exception d’un plan de coupe où on voit le paysage qui défile. Il a été réalisé avec une C300 Mark II avec enregistreur externe pour tourner les scènes depuis les fenêtres de la voiture

 

M. : Aurais-tu envie de retravailler avec cette caméra ?

D. M-D : Mais oui, je pourrais retravailler avec cette caméra sans problème. J’espère toutefois que Canon pourra rapidement offrir les mêmes compétences dans un modèle plus réduit ! On m’a parlé d’une C500 Mark II à venir qui hériterait de nombreuses fonctions de la C700, une sorte de C700 mini…

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.14/16. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 12 février 2020 à 17:00

Claude Lelouch, cinématographiquement vôtre ! (Web TV SATIS)

Claude Lelouch s’empare des possibilités du cinéma de demain… (Web TV Claude Lelouch) © DR

Le cinéaste Claude Lelouch nous a fait l’honneur de s’arrêter sur le plateau Web TV Satis / Mediakwest avant de recevoir le Prix Honorifique SATIS 2019. Ce prix, décerné à un professionnel dont la carrière a contribué à l’essor et au dynamisme de l’industrie du cinéma, des medias et de l’entertainment, semble avoir été créé pour lui ! Claude Lelouch qui a marqué de son empreinte par ses soixante ans de carrière et presqu’autant de films au compteur déroule une carrière qui est loin d’être finie ! Leçon de vie et rencontre pleine d’humilité…

 

« J’ai eu beaucoup de chance ! J’ai eu la chance d’accompagner le cinéma dans une période incroyable. Aujourd’hui, le fait de pouvoir faire un film avec le portable, m’aura permis de faire tout le voyage ! Je suis parti du 8mm, le 16, le 35, le numérique. Je viens du cinéma d’amateur, j’ai appris ce métier en étant un cinéaste amateur. Là je reviens au cinéma d’amateur après 60 ans. Je me suis toujours beaucoup amusé et puis surtout, j’ai toujours pensé que la caméra était l’acteur principal du cinéma. Cet acteur a donc joué un rôle très important dans mes films et dans ceux des autres puisque la caméra est présente dans tous les films et dans tous les plans. C’est donc normal qu’un endroit comme le Satis qui fait honneur à la caméra soit aujourd’hui le bienvenu dans ma curiosité ! »

 

Ensuite, Claude Lelouch revient sur sa récente expérience de tournage au smartphone qui lui a redonné l’impression d’avoir 18 ans !

 

POUR EN SAVOIR PLUS, VISIONNEZ L’INTEGRALITE DE L’INTERVIEW VIDEO !

 

Retrouvez notre article où Claude Lelouch reçoit le Prix Honorifique lors du salon Satis des mains de Stephan Faudeux, organisateur du salon… et également notre interview de Claude Lelouch concernant son utilisation du smartphone sur son dernier film La Vertu des impondérables…

 

  • 19 février 2020 à 17:00

FP, Micro gabarit et plein format 4K (Web TV Foucauld Prové)

Micro Salon 2020 : les nouveautés Sigma (Web TV Foucauld Prové) © Nathalie Klimberg

Foucauld Prové, directeur des ventes de Sigma France nous a accueilli sur son stand lors du dernier Micro Salon AFC pour une présentation des ses nouveaux objectifs et surtout du nouvel FP, l’hybride plein format 4K le plus petit et le plus léger au monde...

 

« En 2016, nous avons annoncé une gamme complète d’objectifs cinéma qui continue de s'étoffer.. Et nous sommes aussi présents sur ce Micro Salon 2020 pour présenter notre petit  boîtier FP,  qui cumule compacité et performance avec son capteur de 24,6 millions de pixels ... »

 

Principales caractéristiques du fp Sigma... 

- Capteur Cmos BSI plein 246 Mp

- Sensibilité ISO 100 – 25 600

- Formats d’enregistrement vidéo : Cinéma DNG(8 bits/10 bits/12 bits) / MOV H.264 (compression ALL-I / compression GOP)

- Monture d’objectif : L-Mount

- Sortie HDMI

- Enregistreurs externes supportés : Atomos Ninja Inferno Blackmagic Video Assist 4K

- Microphone stéréo et haut-parleur mono intégrés

 

  • Présentation de toutes les particularités du FP dans l’interview vidéo !

 

Retrouvez également notre article sur le fp, Sigma invente le plein format de poche...

  • 19 février 2020 à 17:00

Lumière : les tendances 2020

Les Joker 300 et Alpha 300 de K5600, qui représentent des versions led des éclairages HMI antérieurement proposés par le spécialiste de l’éclairage français, arrivent enfin sur le marché © Nathalie Klimberg

Si chez K5600, les éclairages led tant attendus sont enfin disponibles, la première source led ponctuelle est signée Arri. Chez Litepanels, les éclairages ont aussi leurs apps et deux éclairages led d’appoint font leur apparition chez Tiffen-Lowel.

 

K5600

Les Joker 300 et Alpha 300, qui représentent des versions led des systèmes HMI antérieurement proposés par le spécialiste de l’éclairage français arrivent enfin sur le marché ! Le Joker est disponible avec des accessoires PAR et un nez optique pour permettre des projections de Gobos. On peut aussi l’équiper d’une chimera ou d’une boule chinoise. Quant à l’Alpha, il propose une qualité de rayonnement lumineux équivalent à un Fresnel tungstène, mais sa température de couleur peut varier de 2 700 à 6 500 °K.

K5600 propose également une nouvelle série de panneaux lumineux led, les slices, en 120 x 14 cm, avec une puissance de 150 watts, 120 x 30 cm, avec une puissance de 300 watts et en 30 x 60 cm (150 watts) ou 60 x 15 (75 watts). La conception de ces panneaux modulaires permet un assemblage et, bien entendu, ils peuvent fonctionner sur batterie.

Enfin, dernière nouveauté : le constructeur a développé un boîtier d’alimentation 30 watts avec deux sorties multibroches et la possibilité de réglages individuels en luminosité et en température de couleur.

 

 

ARRI

Avec ses éléments optiques modulaires et interchangeables, le nouveau panneau led six couleurs Arri peut se transformer en de nombreux types de sources, y compris en poursuite, Open Face et lumière douce. Un processeur rapide, une mémoire de grande capacité, une connectivité étendue, un réseau intégré de capteurs et un boîtier imperméable font d’Orbiter une source d’éclairage révolutionnaire. Il propose une interprétation des couleurs à toutes les températures de 2 000 à 20 000 K grâce à un module led de six couleurs « Arri Spectra » (rouge, vert, bleu, ambre, cyan et vert citron) et dispose d’une gradation fluide de 100 à 0 %.

Orbiter bénéficie par ailleurs des avancées logicielles du projecteur SkyPanel et s’enrichit grâce à son logiciel, appelé LiOS (Lighting Operating System). L’éclairage dispose d’un panneau de commande amovible (un écran en couleurs de quatre pouces) qui peut être utilisé en déporté grâce à un câble de cinq ou de quinze mètres de long. Orbiter est également ouvert à la connexion DMX en wi-fi, mais il dispose aussi de deux ports XLR DMX à cinq broches pour la communication DMX et RDM conventionnelle et d’une prise XLR à trois broches pour alimenter l’unité en 48 V par batterie.

 

 

LITEPANELS

Litepanels propose désormais une gestion de la colorimétrie via une app qui permet de twitter les réglages de gélatine à la communauté et, pourquoi pas, de travailler en remote… L’entreprise française DMG Lumière, rachetée par Rosco, fait de même depuis pour piloter ses séries d’éclairage led Mix et Switch, mais chacun cultive des différences et Litepanels annonce déjà pour la fin de l’année une nouvelle interface avec notamment la possibilité de programmer des transitions colorimétriques et de créer des groupes et sous-groupes de réglages… La marque annonce également l’arrivée prochaine d’un boîtier wi-fi dédié qui permettra de travailler sur un réseau dédié !

 

 

TIFFEN

Lorsqu’elle propose des éclairages, la société américaine spécialisée dans les filtres et périphériques photos prend le parti de se distinguer de ce qui existe déjà sur le marché. Pari tenu avec les deux derniers nés de sa marque Lowel, l’Ego Led et le Blender XL

L’éclairage Lowel Ego Led Lumière du jour/Tungsten possède un variateur de température de couleur manuel. Son éclairage doux de type boîte à lumière fera, entre autres, le bonheur des maquilleurs. Il dispose d’un pas de vis qui permet une fixation sur pied. Prix : 198 €

Autre nouveauté, le Lowel Blender XL est un éclairage led bicolore de faible encombrement qui dispose d’une technologie led de dernière génération, le rendant quatre fois plus puissant qu’un éclairage led de sa catégorie. Il trouvera sa place sur les petites productions de type ENG, d’autant qu’il dispose d’une monture V-Lock pour un éclairage sur batterie. Il est disponible dans une version Kit avec pied. Prix de la version de base : 376 €

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 9 février 2020 à 18:45

Les tournages prennent de la hauteur avec Aering ! (Web TV Luc Poullain-Micro Salon)

De la hauteur avec Aering (Web TV Luc Poullain) © Nathalie Klimberg

Pilote et PDG d’ACS France pendant seize ans, Luc Poullain lance Aering pour continuer de proposer ses services et son expertise en prise de vue aérienne pour des projets internationaux… Selon son fondateur, Aering fait de la « coordination aérienne ». Luc Poullain nous explique plus en détail ce que cela signifie face à nos caméras lors du Micro Salon…

 

« Nous sommes là pour s’occuper de mettre en place des prises de vue en hélicoptère avec des hélicoptères jeu ou uniquement un hélicoptère équipée d’une caméra. Notre métier est lié à des hommes et à du matériel. Nous présentons sur notre stand plusieurs types de Shotover qui est une marque qui fait de la stabilisation d’image très reconnue dans l’industrie du film. La Shotover K1 au bout du stand est équipée d’une Alexa SXT avec un capteur 30-140. Nous pouvons aller jusqu’à des caméras en 65mm ou en IMAX ou alors de très longues focales… C’est la tête gyro-stabilisées qui est la plus grosse sur le marché qui s’installe sur plusieurs types d’hélicoptères… »

 

Dans une seconde partie d’interview, Luc Poullain revient sur leurs prestations sur des blockbusters américains tels que Star Wars : Episode IX de J.J. Abrams ou le film de Michael Bay, Six Underground sorti sur Netflix en décembre dernier…

 

Pour en savoir plus sur la société et ses projets, regardez l’intégralité de l’interview vidéo !

  • 5 février 2020 à 17:00

Tendances 2020 : quoi de neuf en réalité virtuelle ?

Chez Insta360, l’imposante caméra Titan impressionne les visiteurs. À droite, utilisation surprenante pour l’Insta360 One X. © DR

Nouveaux entrants, acteurs historiques, ils étaient tous à l’IBC 2019 pour présenter leurs produits et services d’avant-garde. Découvrez ici certaines des innovations proposées dans le domaine de la cinématique VR sur le salon. Sauront-elles vous convaincre que la réalité virtuelle est toujours d’actualité ?

 

Du côté de la captation, les fabricants misent sur la débauche de pixels. Tout d’abord chez INSTA360, de retour en force cette année avec un très grand stand tout de jaune vêtu. La nouvelle caméra Titan y trouve une place de choix. Une grosse sphère (de 5 kg) qui est constituée de huit optiques et nous promet une résolution finale d’image 11K (après l’étape de l’assemblage des sources) en monoscopie et 10K en stéréoscopie ! Ce qui en fait à ce jour la championne incontestée de la taille d’image pour la cinématique VR, catégorie caméra tout-en-un.

D’autres caractéristiques sont bien sûr là pour satisfaire les professionnels de l’image : les capteurs Sony Micro 4/3 utilisés par exemple, devraient permettre une utilisation plus confortable de la caméra dans les situations de basses lumières. Le traitement de l’image sur 10 bits est également là pour améliorer le rendu des couleurs. La Titan hérite aussi des technologies déjà implantées sur les caméras Insta Pro2 : la stabilisation « flowstate » très performante et l’option « farsight » qui permet un monitoring et un accès aux fonctions principales à grande distance. Une caméra qui a donc tout pour plaire.

On regrettera juste l’absence d’optiques à ouverture variable, mais c’est un défaut commun à toutes les caméras VR all-in-one du marché (sauf chez Z Cam). Bien sûr Insta360 assoit également sa position de leader sur le marché des caméras 360 « prosumer » avec le succès de la Insta One X, petite caméra aux grandes capacités. Attention tout de même à la sortie prochaine de la GoPro Max, nouvelle caméra 360 de GoPro qui succèdera à la Fusion.

Nouvelle venue, la caméra Pilot Era du fabricant PISOFTTECH semble assez pratique d’utilisation. Ses quatre optiques permettent de produire des images monoscopiques en 8K. Tout l’intérêt réside dans le fait que la caméra est entièrement autonome : elle se charge de stitcher (assembler) automatiquement les images, y compris dans le cas d’une diffusion live. Pas besoin d’ordinateur pour finaliser ses contenus ! Elle est compatible Google Street View, ce qui permet à l’utilisateur d’envoyer ses images sur la plate-forme en un clic. Pilot Era dispose aussi d’un slot Sim, qui peut être utilisé pour la transmission live. Nul doute que la 5G trouvera ici un cas d’usage intéressant...

Pas de grosse nouveauté VR sur le stand de Z CAM qui fait cette année son retour. Il semble que le constructeur mise tout sur sa nouvelle E2 prête à concurrencer les caméras Blackmagic et autres DSLR. Néanmoins, en insistant un peu, nous découvrons un prototype particulièrement intéressant : la Z Cam K2 Pro. Futur successeur de la K1 Pro, caméra professionnelle au format VR180 plébiscité par Google, ce modèle de caméra compacte reprend l’électronique des E2 dans un boîtier à l’avant duquel viennent se positionner deux optiques fisheye, pour une captation stéréoscopique synchronisée en 6K et à 60 images par seconde grâce à deux capteurs micro 4/3. Cette caméra annonce une amplitude possible de 15 diaphs dans certains modes, ce qui permettra aux professionnels de travailler dans toutes sortes de conditions de lumière.

Si on s’intéresse aux optiques, on remarque que celles qui équipent la K2 Pro sont particulièrement qualitatives. Ce sont les toutes nouvelles MKX200 du fabricant IZUGAR, ces optiques de 200 degrés de champ angulaire et de 3,8 mm de focale permettent de s’affranchir des distorsions et des aberrations chromatiques grâce à leur conception asphérique. Elles permettent une ouverture variable de f2,8 à f11. Toutes ces caractéristiques, associées à une taille compacte, en font un choix très intéressant dans le segment de la cinématique VR.

Autre nouveau venu, META CAMERA nous propose la Meta One, une caméra VR tout-en-un qui a la particularité d’avoir été conçue par des créateurs de contenu. Elle devrait donc apporter un vrai plus aux utilisateurs. Voilà donc une nouvelle « back2back » (deux optiques dos à dos), à l’aspect robuste, équipée de lentilles proéminentes de la marque Entaniya (250 degrés de champ angulaire par lentille). Elle ne s’impose pas dans la bataille du plus grand nombre de pixels (5,5K annoncés), mais propose par exemple un enregistrement en ProRes 422 HQ garantissant une compression tout à fait compatible avec une postproduction exigeante (étalonnage complexe, utilisation « fond vert » par exemple), et surtout une possibilité de filmer à une cadence de 120 images par seconde, avec quelques concessions sur le nadir (bas de la sphère 360) et le zénith (haut de la sphère 360) dans ces conditions.

Pas de stand pour KANDAO cette année. Le constructeur des caméras VR professionnelles Obsidian continue à améliorer ses outils pour une utilisation live. Surfant sur la 5G, Kandao présente en collaboration avec Huawei un pipeline complet de captation/diffusion d’images 8K stéréoscopiques à 30 images par seconde ! Un exploit qui augure des contenus immersifs disponibles lors des Jeux Olympiques de Tokyo l’année prochaine.

 

 

En matière de cinématique VR, peu de nouveautés cette année, mais des améliorations de stabilité, de gestion des nouvelles cartes graphiques. Il semble que la 3D temps réel se taille la part du lion dans la réalité virtuelle. C’est paradoxal, car il faut rappeler qu’aujourd’hui les contenus hors gaming les plus consommés dans les casques VR sont les vidéos 360. Malgré les progrès de l’intelligence artificielle, l’étape du stitching (couture des sources entre elles) n’a pas disparu. Elle subit une évolution à travers les mises à jour des logiciels utilisés. INSTA 360 implémente le profil Titan dans la version 3.0 de son logiciel Stitcher. Il est aussi possible pour les utilisateurs des caméras du constructeur chinois d’alléger le travail de couture en recourant aux plugs-in prévus pour Adobe Premiere. Ils vont permettre un « stitch virtuel » des plans montés dans la timeline qui peut être lue en temps réel. Dans ce cas, le stitching est calculé uniquement au moment de l’export du montage final.

Si on veut avoir accès à plus de réglages pendant cette étape d’assemblage propre aux vidéos 360, il faut choisir des logiciels tels que Mistika VR. Cette année encore, l’incontournable outil édité par la société espagnole SGO est plébiscité par une grande majorité de professionnels de la cinématique VR (plus de 2 000 utilisateurs actifs), et est disponible dans sa version 8.10.

Avec toujours plus de profils caméras disponibles, Mistika VR nous propose d’intéressantes améliorations, comme par exemple la possibilité d’agir sur la largeur des zones de recouvrement individuellement par caméra, et également une amélioration significative des temps de rendu. SGO propose aussi un outil plus complet de postproduction dérivé de son logiciel phare Ultima : c’est Mistika Boutique. Une solution logicielle tout-en-un qui permet de finaliser une cinématique VR du stitching à l’export, en passant par l’étalonnage, le tout avec des options de traitement de la stéréoscopie très abouties.

 

 

Côté montage, ADOBE PREMIERE reste leader depuis 2017, date de l’intégration des outils Skybox Suite. Le logiciel facilite le traitement des images équirectangulaires, en reconnaissant par exemple automatiquement les formats sources, qu’ils soient 360 monoscopiques ou 180 stéréoscopiques. L’interface de montage en réalité virtuelle, compatible avec la plupart des casques filaires du marché via Steam VR, permet de visualiser directement son montage en immersion et donc de mieux appréhender rythme, transitions et effets. À noter dans la suite Creative Cloud du même éditeur les récentes mises à jour de AdobeCamera Raw et Lightroom, qui permettent de traiter plus facilement les photos 360 issues des caméras prosumer et professionnelles intégrant un mode de prise de vues Raw, comme l’Insta 360 One X ou la Kandao Qoocam.

De belles innovations concernant le son immersif présentées sur le stand SENNHEISER, avec Dear Reality et un ensemble de plugs-in rassemblés sous la bannière DearVR Pro. Il est ainsi possible de spatialiser et de mixer l’audio multicanal directement en VR dans un studio virtuel (option DearVR Spatial Connect) à travers un casque VR de type Oculus Rift S, et de visualiser ses sources sonores représentées par des objets. Le travail devient alors très intuitif et permet de produire des expériences sonores d’une qualité et d’une précision jamais vues auparavant. Juste à côté, le VR Mic de l’écosystème Ambeo tient toujours une position dominante parmi les matériels de captation 3D audio. Sennheiser fournit le plug-in de conversion du format A de captation vers le format B de postproduction, étape à laquelle la sphère ambisonique pourra être retravaillée.

On remarque cette année que le FRAUNHOFER INSTITUTE reste très actif sur le sujet de la réalité virtuelle, avec une démonstration impressionnante des possibilités de son Player Video 360 : intégré au programme de développement Fame Fokus, ce player permet aux diffuseurs et producteurs de contenus de proposer aux spectateurs une expérience de visionnage à 360 degrés directement sur leur téléviseur (compatible smart TV). Une application mobile ajoute une fonction de « smart remote » qui permet de piloter le lecteur, et de modifier l’angle de vue du programme grâce aux fonctions tactiles du téléphone de l’utilisateur. Côté qualité, le lecteur est capable de recevoir des flux 360 allant jusqu’à 24K ! Seul le champ de vision sélectionné par le spectateur est streamé en résolution UHD, ce qui diminue fortement les besoins en bande passante, tout en augmentant la qualité perçue au final. Une application qui pourrait bien populariser encore plus la 360 !  

 

 

Article extrait de notre compte-rendu de l’IBC 2019, paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.38/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 5 février 2020 à 17:00

Skam et Mental, sans concession sur la qualité des images... (Web TV Xavier Dolléans)

Skam France, Mental, les nouveaux flux (Web TV Xavier Dolean) © DR

Xavier Dolléans, chef-opérateur sur des séries diffusées sur France.tv et Slash, la chaîne entièrement numérique du groupe France Télévisions, nous a accordé une interview vidéo sur le Satis. Il travaille notamment sur Skam France adaptation de la série norvégienne Skam. La série qui se compose d’épisodes de 26 minutes était, lorsque nous l'avons reçu, en plein tournage des saisons 5 et 6. Il a également travaillé sur la première saison de Mental (10X26), série qui a remporté le Prix de la meilleure série au Festival de la fiction de La Rochelle dans la catégorie 26 mn en septembre dernier. Véritable expert de ce format, il détaille sur notre Web TV le pipeline mis en place pour ces séries qui placent la barre haute en termes d’exigence qualitative…

  

« Ce que nous appelions avant web-série est maintenant du contenu digital pour la plateforme numérique de France Télévisions. C’est de la diffusion numérique de séries un peu comme on connaît Netflix ou Amazon, avec des budgets très différents. Le public vient chercher le même genre d’histoire ou en tout cas de format fiction 26 minutes qui dure sur dix épisodes.

Pour Skam, nous avons tout de suite voulu tourner en Alexa, en focale fixe, on veut avoir de la lumière, avoir le temps. Nous tournons 15 minutes utiles par jour donc c’est des minutages très forts. Ce n’est pas facile de faire collaborer tout cela : envies artistiques et réalité économique. Nous avons réussi sur la saison 1 et 2. Sur la 4, il y avait d’autres ambitions… avec notamment beaucoup de nuits. Je me suis alors posé des questions sur le choix de la caméra. Nous avons opté pour la caméra Sony Venice qui était la caméra la plus sensible pour pouvoir traiter les nuits très rapidement.

Les enjeux pour Skam et Mental sont de faire entrer les caméras professionnelles lourdes dans un flux de travail très rapide… »

 

POUR EN SAVOIR PLUS SUR LA DEMARCHE DE FICTION POUR SKAM FRANCE, DECOUVREZ L’INTEGRALITE DE LA VIDEO !

 

... Vous pouvez aussi consulter l'article Entretien avec Xavier Dolléans chef opérateur sur la série Skam

 

La cinquième saison de la série Skam France est disponible sur les réseaux sociaux et sur France.tv Slash depuis le 6 janvier ....

 

Des séquences vidéo au quotidien.

D’une durée de 1 à 8 minutes environ, ces vidéos sont publiées en « temps réel » (ex : scène pendant une soirée vendredi à 23h24 = publication vendredi à 23h24). Elles sont diffusées sur france.tv/slash ainsi que sur la chaîne YouTube france.tv/slash.

 

Les épisodes en version 21 mn, tous les vendredis à 18h sur france.tv

Les épisodes complets d'une durée de 21 minutes environ se regardent comme des épisodes habituels d’une série. Ils sont publiés en exclusivité sur france.tv/slash le vendredi à 18h.

 

Les réseaux sociaux

Des contenus supplémentaires développent la psychologie des personnages et nourrissent et éclaircissent les intrigues. Pendant toute la période de diffusion, 15 comptes Instagram des personnages sont alimentés quotidiennement, notamment avec des stories. Les contenus sont bien sûr publiés « en temps réel », au moment où l’action a lieu dans la série.

 

 

SKAM FRANCE

Saison 5 inédite : 10X21mn

D’après la série originale SKAM créée et écrite par Julie ANDEM, produite par la NRK

Réalisée par David HOURREGUE

Adaptée par Cyril TYSZ, Clémence LEBATTEUX, Karen GUILLOREL, Julien CAPRON

Arches et scénarii de Niels RAHOU, Delphine AGUT, Marine JOSSET, Maud KONAN, Paul MADILLO  

Avec : Robin MIGNÉ - Arthur, Coline PREHER – Alexia, Winona GUYON – Noée, Axel AURIANT – Lucas, Lula-Cotton FRAPIER – Daphné, Léo DAUDIN - Yann, Paul SCARFOGLIO – Basile, Philippine STINDEL – Emma, Assa SYLLA – Imane, Lucas Wild  Camille…

Une coproduction GÉTÉVÉ Productions (filiale du groupe Banijay) et France Télévisions

Avec la participation du CNC

  • 5 février 2020 à 17:00

PXW-FX9, la synthèse !

Le réalisateur Stéphane Couchoud a testé en avant première le prototype de caméra lors de sa présentation en septembre dernier. © Alexandru Don

Sony a présenté, lors de sa conférence de presse à IBC, un nouveau caméscope, le PXW-FX9, qui, même si son nom ne le laisse pas deviner, est une évolution du modèle FS-7. Ce modèle est le premier caméscope XDCAM doté d’un capteur plein format 6K et d’un système de mise au point ultra rapide. Il offre aux créateurs de contenus davantage de capacités créatives. Le PXW-FX9 emprunte des fonctions au modèle PXW-FS7 pour son ergonomie, à la caméra Venice pour le traitement de l’image et à la gamme de DSLR Alpha pour l’autofocus rapide intelligent.

 

S’appuyant sur le succès des PXW-FS7 et PXW-FS7M2, le caméscope FX9 associe de manière unique une compacité à un système AF évolué, des capacités impressionnantes de bokeh et de ralenti grâce à son capteur nouvellement développé.

La FX9 hérite également de la science des couleurs et de la Dual Base ISO 800/4 000 de la caméra Venice et représente un nouvel outil de choix pour les documentaires, les clips vidéo, la fiction et les tournages multicaméras. Le FX9 a été conçu en étroite collaboration avec la communauté des créatifs. Il bénéficie de la polyvalence, de la portabilité et des performances attendues des caméscopes de type « Run & Gun » de la série FS7, tout en offrant des fonctionnalités de prise de vue à plage dynamique étendue et en plein format.

« Les créateurs de contenus actuels ont besoin d’un caméscope agile, polyvalent et adaptable à leurs besoins créatifs spécifiques. Avec le nouveau FX9, nous recherchons le parfait équilibre entre agilité, ergonomie et fonctionnalités puissantes, en offrant aux créateurs de contenus l’ensemble d’outils pour atteindre leur objectif artistique », a expliqué Norbert Paquet, Head of Product Management chez Sony Professional Solutions Europe.

 

Fonctionnalités puissantes pour les créateurs de contenus créatifs

Le capteur 6K full frame récemment développé (différent de celui de la caméra Venice mais reprenant sa philosophie) offre une large plage dynamique avec une sensibilité élevée, un niveau de bruit faible et plus de 15 stops de latitude pouvant être enregistrés en interne au format 4K en 4:2:2 10 bits. Le suréchantillonnage effectué par le capteur 6K full frame permet aux professionnels de créer des séquences 4K de haute qualité avec des effets bokeh (faible profondeur de champ), tandis que la prise de vue grand angle ouvre de nouvelles possibilités de créativité. Cela signifie que chaque scène capturée est fidèle à la réalité, qu’elle soit tournée en plein jour ou de nuit. Le caméscope peut également capturer du contenu jusqu’à cinq fois la vitesse de ralenti avec la prise de vue full HD 120 images/s.

Avec la même science des couleurs et le même système ISO 800/4 000 Dual Base que la caméra Venice, le nouveau capteur peut également créer des teintes de chair plus douces. Le système AF « Fast Hybrid » couplé avec des réglages de vitesses de transition AF et de sensibilité accroît la rapidité de l’autofocus. Il combine également la fonction AF à détection de phase pour un suivi de sujet rapide et la technologie de détection de contraste pour une justesse de mise au point. Le capteur AF analyse en permanence 561 points dans l’image et couvre environ 94 % de la largeur et 96 % de la hauteur de l’image, ce qui permet un suivi AF performant, même avec des sujets se déplaçant rapidement, tout en maintenant une faible profondeur de champ.

Inspiré par l’approche « Run & Gun » de la série de caméscopes FS7, le FX9 offre aux créateurs de contenus une plus grande flexibilité grâce au filtre ND variable électronique. Cela permet aux créateurs de pouvoir modifier instantanément le niveau d’exposition en fonction de l’environnement de tournage, même lorsque celui-ci passe de l’espace intérieur à l’extérieur ou lors d’une prise de vue en éclairage naturel. En enregistrant les informations de stabilisation d’image et en les utilisant dans l’option Catalyst - Browse / Prepare, les créateurs peuvent capturer des images incroyablement stables, même en mode portable. Sony s’emploie également à encourager d’autres outils d’édition non linéaires tiers à adopter cette fonctionnalité.

Le FX9 est livré avec une gamme d’accessoires. Ceux-ci incluent la compatibilité avec la nouvelle série de microphones sans fil UWP-D via le Multi Interface Shoe (MI Shoe) avec l’interface audio numérique, le kit d’extension XDCA-FX9 permettant une sortie 10 bits S35 4K 120kps et Raw 16 bits, la compatibilité avec Sony BP-GL, les batteries de la série BP-FL, les interfaces D-Tap et RJ-45, la diffusion en continu « Dual Link » stable à l’aide de deux lignes porteuses, ainsi que le récepteur sans fil numérique de type à insertion DWX couramment utilisé dans les paramètres de diffusion broadcast. Le FX9 sera également compatible avec le nouvel objectif à monture E FE C 16-35 mm T3,1 G, qui équilibre de manière unique une totale opérabilité manuelle pour les fonctions d’enregistrement vidéo et de contrôle automatique.

 

« Cette caméra, c’est du lourd »

Stéphane Couchoud, réalisateur, rompu aux belles images et aux prises de vues qui cassent les codes a pu tester en avant-première la FX9 – nous l’avons interrogé sur ses premières impressions alors qu’il finissait la postproduction de son nouveau projet totalement fou Paradex#2.

« Je suis habitué à des caméras plus compactes pour mes projets car je dois voyager léger un peu partout dans le monde. Toutefois cette caméra, c’est du lourd, elle synthétise assez bien les qualités des outils de Sony, avec des nouveautés intéressantes pour les cinématographes comme le capteur Full Frame, le Dual ISO, et le travail sur la couleur. J’aurais aimé un peu plus de fonctions sur les ralentis, mais c’est déjà pas mal. Je pense que tous ceux qui veulent faire de la fiction, du cinéma indépendant ou du documentaire vont craquer dessus ».

Pour son projet Paradex#2, Stéphane a utilisé une caméra Sony FS5 Mark II pour un voyage décoiffant !

Le caméscope livré sans optique sera proposé à 11 000 € HT en prix public.

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #34, p.12/13. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 2 février 2020 à 16:00

Première présentation en France de l’optique Angénieux Optimo F135 (Web TV MIcro Salon)

Première présentation en France de l’optique Angénieux Optimo F135 © Nathalie Klimberg

Après avoir dévoilé en 2019 la première optique de la série Optimo, l'Optimo F40mm, Séverine Serrano directrice marketing et commercial  d'Angénieux nous a accueilli sur son Stand du Micro Salon pour nous présenter le tout nouvel Optimo F135…  A découvrir en vidéo !

 

Un ajout stratégique à la gamme FF Angénieux...

La nouvelle série d’optiques fixes Angénieux a été pensée pour s’associer parfaitement à la gamme des zooms Optimo, largement plébiscitée par la communauté du cinéma pour sa qualité optique, son look et sa mécanique.

Les productions et directeurs de la photographie auront bientôt à leur disposition une  offre complète de zooms et focales fixes Full Frame Angénieux. Complément idéal de l’Optimo Ultra 12x, nouvelle référence de l’industrie après l’Optimo 24-290, et adaptée aux toutes dernières tailles de capteur caméra, la série Optimo Prime devrait satisfaire les besoins les plus exigeants.

La série Optimo Prime comptera douze focales : 18mm, 21mm, 24mm, 28mm, 32mm, 40mm, 50mm, 60mm, 75mm,100mm, 135mm, et 200m. Elle couvrira un diamètre image de 46,3mm pour une ouverture constante à T1,8 (sauf F18mm et F200mm).  Chaque optique sera disponible en montures PL et LPL. Compactes et légères (moins d’1,8 kg sauf extrêmes), elles fourniront les metadata via les protocoles Cooke /I et Arri LDS. Pour limiter les réglages et faciliter les prises de vues, toutes les focales devraient avoir le même encombrement (sauf extrêmes).

La focale F135mm a déjà été présentée en décembre à Los Angeles lors de la Journée Portes Ouvertes de BandPro Film & Digital Inc. Elle fera le tour de l’Europe à la suite du MicroSalon. 

 

 

Angénieux propose trois offres commerciales disponibles à la commande :

- le set Platinum – composé des 12 focales : 18mm, 21mm, 24mm, 28mm,32mm, 40mm, 50mm, 60mm, 75mm, 100mm, 135mm, et 200mm.

- le set Gold – composé de 9 focales : 18mm, 21mm, 28mm, 32mm, 40mm, 50mm,75mm, 100mm, et 135mm.

- le set Silver– composé de 6 focales : 21mm, 28mm, 40mm, 50mm, 75mm et 135mm.

 

Les premières livraisons sont prévues pour cette année.

  • 2 février 2020 à 16:00

Transmission de signaux : Rohde & Schwarz décompose la gigue

Rohde & Schwarz décompose la gigue pour ses oscilloscopes © DR

À mesure que les vitesses de transmission de données augmentent et que les variations d’amplitude des signaux diminuent, la gigue occupe, lors de la transmission de signaux via des interfaces numériques, une part significative dans les analyses, et devient une source de pannes potentielles. Les ingénieurs ont donc un besoin accru d'outils leur permettant de caractériser précisément la gigue d’un signal et de connaître les différents éléments qui la composent.

 

La nouvelle option R&S RTO-/ RTP-K133 permet l’analyse avancée de la gigue par la mise en œuvre d’une approche analytique assurant la séparation de ses différents constituants telles que la gigue aléatoire ainsi que ses composantes déterministes (notamment la gigue dépendante des données et la gigue périodique). Cette approche repose sur un modèle de signal paramétrique qui caractérise le comportement complet de la liaison de transmission testée.

L’un des principaux atouts de la méthode développée par Rohde & Schwarz est qu'elle exploite un modèle de gigue qui comprend l’ensemble des caractéristiques de la forme d’onde du signal testé, contrairement aux méthodes traditionnelles qui réduisent les données à un ensemble de mesures d'erreurs d'intervalle temporel. Résultat : ce procédé délivre des mesures cohérentes, même pour des séquences de signaux relativement courtes, ainsi que des informations qui n’étaient jusqu’alors pas accessibles telles que la réponse impulsionnelle ou la possibilité de distinguer la gigue périodique verticale et horizontale. Les ingénieurs disposent d’informations détaillées de la gigue présentées sous différentes formes : diagrammes de l’œil synthétiques, histogrammes de chacune des composantes de la gigue, vues spectrales et des pics de la gigue périodique, et tracé de la courbe en bathtub pour l'estimation du taux d'erreur (Bit Error Rate).

 

Josef Wolf, vice-président senior et responsable de la division oscilloscope de Rohde & Schwarz ne doute pas que l'option R&S RTO-/ RTP-K133 sera très bien accueillie : "Nous sommes fiers de présenter une méthode avancée qui est la première approche réellement nouvelle permettant d’améliorer le processus de séparation de la gigue avec un oscilloscope depuis près de 20 ans. Avec notre nouvelle option de jitter avancée, nous aidons les ingénieurs à accéder à des informations supplémentaires concernant les caractéristiques de la gigue de leur signal qui leurs étaient jusqu'à aujourd’hui inaccessibles".

Cette nouvelle option de séparation de la gigue fournit aux ingénieurs un nouvel outil de débogage de l'intégrité des signaux qui vient en complément de fonctionnalités, uniques sur le marché pour un oscilloscope : ses capacités d’analyse de la propagation des signaux en réflexion (TDR) et en transmission (TDT) dans le domaine temporel, et de la compensation en temps réel de la chaîne de mesure (De-Embedding).

 

L'option R&S RTx-K133 pour les oscilloscopes R&S RTO et R&S RTP est maintenant disponible chez Rohde & Schwarz.

  • 30 janvier 2020 à 17:00
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