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Lucie Hardoin, la femme qui veut faire du bien au binaural

Lucie Hardoin, la femme qui veut faire du bien au binaural © DR

Le son binaural, c’est la captation ou la synthèse de sons qui, reproduits via un casque, plongent l’auditeur dans une sphère auditive immersive. La première tête de prise de son binaurale date de 1933. L’enregistrement binaural permet une écoute d’hyper proximité, une externalisation des sources : on a l’impression qu’elles sont en dehors du casque.

 

Qui est Lucie Hardoin ?

Artiste multifacette, musicienne et technicienne, Lucie est diplômée de la MST Image et Son de Brest (devenue l’ISB), études qu’elle a poursuivies, couronnées par un master 2 en son multicanal.

Chef opératrice du son (documentaire et fiction), Lucie intervient dans de nombreuses écoles audiovisuelles de Bretagne : l’ISB, la licence CIAN de Saint-Brieuc, l’ESRA à Rennes et à Paris, le BTS audiovisuel de Lesneven, l’école d’audioprothèse de Fougères et dans des modules audiovisuels de marketing et de com. Elle est aujourd’hui une spécialiste reconnue du son binaural.

C’est Pascal Rueff qui a transmis à Lucie sa passion du son binaural ; il était son professeur à la MST Image et Son de Brest. En 2004, elle est partie à New York pour réaliser des documentaires sur le jazz avec une prise de son assez originale : des micros omnidirectionnels DPA 4060 confortablement lovés dans ses oreilles. Dans le cadre d’un stage, elle fera cette même année de la création binaurale et de la recherche sur des plugins en développement chez France Telecom Lannion (maintenant Orange Labs).

Depuis dix ans Lucie s’attelle à démocratiser les technologies binaurales et à sensibiliser tous les publics à ce son 3D en prenant grand soin d’utiliser le véritable mot de binaural, là où certains utilisent « trompeusement » les termes d’holophonie ou d’holohead.

Nous avons isolé les meilleurs passages d’une interview passionnante. Laissez-vous guider, Lucie nous emmène au cœur du son 3D.

 

 

Le binaural en quelques lignes

« Binaural signifie littéralement ‘lié aux deux oreilles’. C’est notre écoute naturelle ! Dans la vie de tous les jours, un être humain entend en 3D : il est capable d’entendre les sources en latéralité, en profondeur et en élévation.

« Grâce aux différences interaurales d’intensité et de temps, nous localisons les sons en azimut. Depuis l’enfance, nous sommes habitués à identifier les sons éloignés grâce à l’atténuation de leurs hautes fréquences notamment. Pour l’élévation, on parle d’indices monauraux liés en grande partie à la forme du pavillon.

« La tête crée des diffractions, les épaules des réflexions, le pavillon joue un rôle primordial : toute la morphologie humaine entre en jeu dans la localisation des sons.

« Une fonction de transfert mathématique représente cela : la HRTF ou Head Relative Transfer Function. Nous avons deux HRTF, une par oreille. Elles se mesurent en chambre anéchoïque. La prise de son native binaurale est un peu « plug and play » : « j’enregistre en binaural et j’écoute », avec éventuellement l’insertion d’une égalisation entre la prise de son et la restitution. Pour la synthèse binaurale, on utilise des plugins ou des applications indépendantes sur des sources mono ou multicanales. »

 

 

L’explosion du binaural : la miniaturisation de l’image compensée par l’augmentation de la sphère auditive

« Depuis 5 ans, il y a un réel intérêt pour le binaural. Une des raisons est l’augmentation de la qualité des casques d’écoute. La mode des casques à large membrane donne une place de choix au binaural.

« Les appareils utilisés par les consommateurs d’images se sont miniaturisés, iPhone, smartphones et tablettes. Le fait de pouvoir binauraliser du son multicanal permet de compenser cette miniaturisation. Ce n’est donc pas l’amour du son qui est responsable de cet engouement.

« La synthèse représente ainsi la majeure partie des productions actuelles : on binauralise à partir de flux 5.1, 7.2, 22.2 ou Dolby Atmos. Chaque flux est filtré par une paire d’HRTF. On peut également faire du mixage objet pour créer une scène 3D en partant de sources mono spatialisées à l’aide de plugins. Mais la synthèse, notamment à partir de sources 5.1, est peu représentative des possibilités du binaural : la source 5.1 est peu adaptée à l’écoute humaine et réductrice de l’espace sonore (on ne dispose, par exemple, pas de haut-parleurs en hauteur ou au sol). On perd une grande partie de l’intérêt du binaural, celui de jouer sur la sphère d’intimité de l’individu. »

 

 

Le problème de stabilité frontale

« C’est un problème dû aux HRTF. Pour les prises de sons natives, les HRTF utilisées à la captation ne sont, par définition, pas celles de tous les auditeurs. Pour la synthèse, on doit également faire un choix de HRTF. Le résultat sera différent selon l’éloignement entre les HRTF de l’auditeur et ceux de synthèse. Les sons sont alors plus ou moins rabattus sur les côtés ou entendus en haut ou derrière la tête.

« The Barber Shop, une réalisation proposée sur Internet depuis plus de 10 ans, évite élégamment ce problème : chez un coiffeur tout se passe derrière la tête. Deux solutions permettent de résoudre ce problème.

« Il a été prouvé qu’en synthèse binaurale, un système de suivi de casque (head tracking) permet de ramener la localisation frontale. Pour l’instant en natif, la prise de son se faisant par l’intermédiaire d’une paire d’oreilles, il est actuellement impossible d’enlever le HRTF d’origine et de le refiltrer avec une autre paire d’HRTF. Il est donc impossible d’individualiser l’écoute ou de faire du head tracking.

« L’autre solution consiste à implémenter ses propres filtres HRTF, mais il semble difficile de mesurer toute la population ! Un laboratoire acoustique parisien a de son côté mis en évidence qu’il suffirait de sept modèles d’HRTF pour bien correspondre à la majorité des cas, et le fait d’implémenter dans les plugins ces sept modèles permettrait de récupérer la stabilité frontale.

« Ce problème n’est pas ressenti de la même manière selon les auditeurs. De plus, il semblerait qu’une écoute régulière en binaural augmenterait les facultés de discrimination des sources. La plus-value immersive compense les quelques pertes frontales grâce à l’apport des sons latéraux et de l’élévation, ainsi que le très bon fonctionnement à l’arrière. »

 

 

Les configurations de Lucie

« En déambulation, j’utilise les micros dans mes oreilles. Pour la création, la captation de concert, de pièces de théâtre et de fiction sonore, j’utilise la tête Neumann dans laquelle j’ai investi et mon ancienne tête fabriquée avec des micros DPA et des oreilles d’audioprothésistes.

« Le résultat obtenu avec la tête Neumann est plus universel ; l’immersion fonctionne sur plus de gens et la sphère 3D est plus large, l’immersion est mieux retranscrite.

« En tournage, j’ajoute maintenant à ma prise de son binaurale un couple XY ou ORTF ; configuration que j’utilise même pour des tournages de films ou documentaires traditionnels, le mixeur pouvant utiliser la paire (XY ou ORTF) pour les canaux avant et le binaural pour l’arrière.

« J’utilise très peu la synthèse ; elle me sert dans mes créations pour des sources que je ne peux pas faire moi-même. »

 

 

Quels plugins ?

« J’ai commencé à faire de la synthèse avec le spatial audio designer de New Audio Technology, puis le SPAT développé par l’Ircam et commercialisé par Flux. Ce dernier était à l’origine une bibliothèque d’objets pour MaxMSP, avant de devenir un plugin pour les stations de travail audio telles que ProTools.

« Aujourd’hui, j’utilise le SPAT Revolution (une application externe qui communique directement avec le séquenceur), qui permet la virtualisation au casque d’audits existants, ainsi que la réalisation de mixages cinéma en 22.2 par exemple. Tu peux ainsi mixer en binaural comme si tu te trouvais au milieu d’un audit. Le mix sonore est en quelque sorte up-mixable et devient compatible avec une diffusion sur enceinte. »

Le jeu vidéo : environ 30 ans de son binaural

« Les jeux vidéo font appel à de la synthèse, mais également à des captations en binaural natif. Ubisoft fait appel à des ingénieurs du son via la société Audio Gaming (à verifier) pour collecter des ambiances aux quatre coins du monde. »

 

 

Deux grands copains : l’ambisonique et le binaural

« Lorsque des entreprises me contactent pour des projets en réalité virtuelle, je précise rapidement que la prise de son binaurale native ne fonctionne pas : il faudrait une tête multi-oreilles (un modèle existe, il a été développé par 3DIO). Pour ces applications, je conseille de réaliser une prise de son ambisonique, puis de binauraliser avec des plugins (SPAT ou Binauralizer de Charles Verron à Rennes).

« À la restitution, il est possible d’intégrer les HRTF souhaités ; le système de head tracking adaptant la diffusion aux mouvements de la tête de l’auditeur. Aujourd’hui, la très grande majorité des productions binaurales suit ce procédé. »

 

 

La création dramaturgique en son binaural

« Après 15 ans d’expérimentation, ma priorité est dans le partage sonore. Je développe le binaural comme un portail de partage de situations acoustiques. J’ai ainsi commencé la réalisation d’une carte d’immersion sonore offrant des voyages en son binaural. Je souhaite également proposer la découverte d’installations artistiques à sources sonores multiples. Prochainement, je pars au Sénégal pour la réalisation d’un nouveau documentaire sonore, en binaural évidemment. »

 

 

Actualité

« J’ai été récemment contactée par M6 et W9 pour la réalisation de podcasts sonores avec notamment l’adaptation de certaines émissions. Je leur ai proposé, comme je l’avais fait pour le groupe NRJ, de mettre en place des binômes auteurs dramatiques/spécialistes de l’écriture sonore binaurale. Les premiers projets seront basés sur des sons existants que je spatialiserai en les augmentant avec des éléments de ma banque sonore. Ensuite, on devrait écrire dès le début véritablement pour le binaural avec de nouvelles captations natives. »

 

 

En conclusion

« Je veux faire du bien au binaural. C’est pour cela que je souhaite continuer à former les professionnels du son qui vont être confrontés à cette technologie. Je suis également contente, pour la même raison, de travailler avec le groupe M6 pour proposer au plus grand nombre des réalisations binaurales de qualité. »

 

 

QUELQUES RÉFÉRENCES POUR DÉCOUVRIR LE BINAURAL

• Site internet de Lucie Hardoin : sonbinaural.com

• Plate-forme Hyperradio de Radio France : hyperradio.radiofrance.fr

• Sites Internet de Pascal rueff : binaural.fr, technobyl.fr

• Plugins de Charles Verron : noisemakers.fr

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #29, p.90/91. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 12 juin 2019 à 17:00

Découvrez les nouvelles fonctionnalités de la version 9.40 d’EDIUS de Grass Valley

Découvrez les nouvelles fonctionnalités de la version 9.40 d’EDIUS de Grass Valley © DR

Grass Valley vient de publier la version 9.40 de sa soluton d’éditon EDIUS. Comme toujours, les utlisateurs d’EDIUS 9 bénéficieront de la mise à jour gratuitement. La version 9.40 inclut de nouvelles fonctionnalités et améliorations majeures qui augmenteront considérablement le flux de travail des utilisateurs d’EDIUS 9.

 

EDIUS 9.40 fournit désormais :

- L’exportation Apple ProRes et l’importaton ProRes Raw

- La fonction multicaméra est améliorée avec des optons de synchronisation nouvellement implémentées (y compris l'annonce de la synchronisaton audio à venir)

- La conversion HDR-SDR est optmisée et confortable avec mappage de tons en clip doux

- Le traqueur de mouvement de masque optmisé

- Import / Export de sous-titres y compris euportés avec la vidéo

- Nouveau décodeur logiciel H.265 haut débit pour une performance améliorée des clips HEVC

- Prise en charge de la dernière technologie Intel QuickSync pour les processeurs tels que i7-9700K ou i9-9900K pour l'accélératon H.264 / H.265

 

En outre, EDIUS 9.40 inclut un certain nombre de fonctionnalités supplémentaires, telles que la prise en charge des nouveaux formats de sources pour Sony Venice Raw, Panasonic P2 8K et les performances plus rapides pour le Canon Cinema Raw Light, ainsi que la prise en charge des nouveaux formats exportés pour les codecs H.264 / H.265 au format MOV.

Au NAB 2019, magic multi media, distributeur d'EDIUS pour la région EMEA et l'Amérique du Nord, a produit un reportage vidéo couvrant toutes les principales fonctionnalités et améliorations. Vous trouverez le reportage et de nombreuses autres informations utiles, ainsi que des tutoriels gratuits, des podcasts, le forum utilisateur EDIUS, des mises à jour et une version d’essai EDIUS gratuite ici

Jusqu'à la fin du mois de mai 2019, toute personne achetant EDIUS 9 reçoit proDAD Vitascene V3 LE (prix normal 167 € + TVA) en bonus gratuit. Cette promotion s'applique à toutes les versions d'EDIUS Pro 9 et de Workgroup 9 : version complète, mise à jour, mise à jour intermédiaire, mise à jour intermédiaire 2 et EDU. Vous trouverez tous les détails sur cette promotion ici.

 

Contrairement aux autres solutions NLE professionnelles, EDIUS est disponible à l'achat et ne force pas l'utilisateur à adopter un modèle d'abonnement non souhaité.

  • 30 mai 2019 à 11:29

Lœdens en route vers la postproduction 4K HDR

L’auditorium principal avec un projecteur 4K Sony, et surface de contrôle DaVinci Advances. © Lœdens Studio

Lœdens est un nouveau prestataire de postproduction qui se spécialise sur les contenus en très haute définition HDR (UHD, 4K, 8K). Parmi ses clients, des producteurs comme Amos Rozenberg qui, depuis plusieurs années, produit en 4K. Au final, une association de compétences de différentes entreprises qui aiment relever les défis technologiques au service de la création.

 

La nouvelle société de prestation technique Lœdens propose ses services de postproduction avec un axe fort sur la 4K et le HDR (HLG, HDR10+) sur du mastering, étalonnage, effets visuels, création de DCP. Le studio travaille beaucoup pour le marché du luxe, de la parfumerie, notamment pour Prada, Valentino. Il est l’aboutissement d’une collaboration de plusieurs années de ses deux fondateurs, Sofiane Benabdallah et Laszlo Chatelard, lesquels ont une formation dans la réalisation et le graphisme.

Travaillant avec de nombreux producteurs au fil des ans, passionnés de cinéma et de belles images au sens large, tous deux ont décidé de donner vie à leur rêve et créé de toutes pièces ce nouveau lieu dans le XVIIe arrondissement parisien, à quelques centaines de mètre de la place Clichy.

 

« Nous avons cherché pendant un an un lieu qui puisse accueillir notre projet, nous avons trouvé un ancien atelier en fond de cour et nous avons effectué six mois de travaux pour que le lieu soit fonctionnel, que nos clients et talents s’y sentent bien », nous relate Sofiane Benabdallah, cofondateur de Lœdens. Au final, un budget de plus d’un million d’euros (achat du site, rénovation, création des espaces et équipements) pour cette société qui prend le pari de la qualité.

 

 

Des équipements taillés pour les projets haute résolution

Le studio est à taille humaine, l’entrée fait penser à une galerie d’art avec sa déco minimaliste et ses affiches graphiques. Une fois poussée l’une des portes, on arrive dans un magnifique auditorium qui bénéficie d’une acoustique soignée. « Nous avons des voisins, et donc il nous a fallu créer une boîte dans une boîte pour isoler au mieux les nuisances sonores possibles lors d’une séance d’étalonnage ou d’une projection », insiste Sofiane.

L’auditorium mesure environ 50 mètres carrés, il fait également office de salle de projection et peut être loué à ce titre. Il comprend un projecteur 4K Sony SRXR510P (DCI), un écran micro-perforé de 5,5 mètres de base, d’une écoute Dolby 7.1. L’étalonnage se fait sur Resolve DaVinci avec un Advanced Panel. Le matériel cinéma a été installé par la société ADDE. Pour le reste du matériel, c’est la société Atreid qui a fourni les stations de travail SuperMicro. Des stations survitaminées car Lœdens Studio travaille sur des projets gourmands en termes de bande passante. L’auditorium comprend également un moniteur Sony BVM -X300/2 4K Grade 1 HDR 1000 nits. « Nous nous focalisons sur des projets en 4K HDR, et également en 8K sur lesquels nous venons de faire les premiers tests », précise Sofiane.

Le DaVinci est relié en SAN avec le nodal situé à l’étage supérieur. La salle sert pour de l’étalonnage de fictions et de films publicitaires, mais récemment Lœdens Studio a signé la postproduction du prochain Palma Show (BlagBuster Production) qui sera diffusé en prime-time pour TF1, et qui a été réalisé en 4K.

 

La seconde salle est orientée broadcast avec un écran de contrôle Eizo CG3145 Prominense 4K et un téléviseur LG Oled 65 pouces pour la vision finale. L’étalonnage se fait également sur DaVinci, mais avec un mini Panel.

Lœdens Studio propose également à ses clients des stations de montage Avid ou Adobe. Elles sont reliées au réseau SAN évolutif de 95 To permettant ainsi l’accès à tous les rushes en temps réel et ce, quelle que soit la résolution (4K et plus) et tout type de compression (ProRes, R3D, ArriRaw, DPX…).

 

 

Des producteurs engagés sur le 4K et 8K

Parmi les clients de la société, Amos Rozenberg qui a plusieurs projets en cours, au travers de ses deux sociétés (Rockstone Films et Paramax). Il vient de finir le tournage d’un long-métrage « Music Hole », tourné en Red Monstro 8K HDR et la série « Cooke S7 » plein format dont un prototype (18 mm ouvrant à 2). Le film, qui comprend de nombreux effets visuels, ne sera finalisé que dans plusieurs mois. Le long-métrage a été tourné en 25 jours et a nécessité 30 To de stockage (x 3 pour les sauvegardes). Les rushes ont été traités par PrestaFilms à Aix-en-Provence.

Pour tester la chaîne 8K, sur un format plus court, Amos Rozenberg a tourné un mini concert improvisé du chanteur Eduardo Ed Motta en 8K 60p. Le film a été tourné sur un bateau-mouche la nuit, juste avec un éclairage d’appoint, et le résultat est spectaculaire.

 

« Nous faisons de nombreuses captations de concerts en grand capteur avec des caméras Red en 4K depuis 5 ans. Nous voulions tester en avant-première le premier workflow 8K HDR, et l’image que nous obtenons est vraiment étonnante. Nous sommes des petites structures, mais grâce à cette collaboration avec Lœdens Studio et Sesama Films, nous pouvons tester grandeur nature les nouveautés technologiques. Nous sommes passionnés par l’innovation et nous voulons aller plus loin dans l’écriture pour ces nouvelles formes visuelles », s’enthousiasme Amos Rozenberg.

Sur le tournage de ce concert, un DIT déchargeait les cartes, copiait les médias sur des baies de disques durs, générait des proxys à la volée pour voir les images en temps réel. Paramax a produit des concerts dont l’image soignée a été saluée par la critique, notamment un concert de l’Orchestre Philharmonique d’Israël qui a été distribué en Blu-ray 4K HDR10. Autre projet, l’opéra Turandot, tourné à Torre del Lago en Italie.

 

Autre partenaire, la société Sesama, dirigée par Christophe Boula, spécialisée dans la location de caméras Red et qui a loué les caméras sur les différents projets d’Amos Rozenberg. La société, outre la location, fait de la production de documentaires, de la captation et également assure des services d’étalonnage, de mastering et de fabrication de DCP.

Lœdens, un nouveau studio de postproduction qui offre une gamme complète de services 4K, 8K en postproduction, mais également en effets visuels, à découvrir en 2019. 

 

 

LŒDENS, EN TERMES D’ÉQUIPEMENTS DE POSTPRODUCTION, C’EST :

• un serveur TigerServe1,

• une baie de stockage Accusys PCIe 3.0,

• deux stations de travail DaVinci Resolve SuperMicro Multi GPU,

• une salle principale avec surface de contrôle DaVinci Advanced,

• une salle secondaire avec Mini Panel DaVinci et référence Eizo CG-3145,

• une solution d’archivage des médias sur bandes LTO

 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.86/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 28 mai 2019 à 23:59

Une collection de vidéos Premium RED Digital chez Pond 5

Pond5 lance une nouvelle collection de contenus Premium RED Digital… © DR

La place de marché mondiale d’images photo et vidéo Pond5 a lancé une toute nouvelle collection de séquences vidéo premium en 8K, 6K, 5K et 4K, tournées exclusivement sur des caméras RED Digital Cinema.

 

Pond5 a dans la foulée développé un nouveau filtre de recherche "RED Camera" pour la vidéo sur son site, permettant aux clients de découvrir facilement des centaines de milliers de clips créés avec les caméras RED dans sa bibliothèque qui compte désormais plus 14 millions de clips vidéo.

« La résolution 8K offre l’avantage d’options illimitées de zoom ou de recadrage dans l’image avec des projets finaux qui peuvent très bien être en 4K ou plus. Avec la résolution 8K qui devrait s'implanter de manière significative sur le marché grand public au cours des quatre prochaines années, les créateurs de vidéos peuvent utiliser ces séquences pour pérenniser leur travail sur les écrans de nouvelle génération. La production et la création vidéo évoluent constamment avec la technologie. Offrir à nos acheteurs des options de la plus haute qualité et des technologies les plus avancées pour leurs projets vidéo fait partie de notre ADN », déclare Jason Teichman, PDG de Pond5 qui propose également sur sa plateforme des séquences d’images VR.

Dans la continuité du lancement de la collection RED de Pond5 et de l’expansion internationale d’une collection Pond5 DJI, la place de marché mondiale Pond5 a annoncé son intention de créer une nouvelle collection de vidéos tournées avec le codec ProRes RAW d’Apple… L’appel à contribution est ouvert !

  • 24 mai 2019 à 06:02

EIZO lance son nouveau moniteur ColorEdge dédié aux créatifs

EIZO lance son nouveau moniteur ColorEdge dédié aux créatifs © DR

EIZO Corporation va sortir un nouveau ColorEdge CS2731, un moniteur de gestion des couleurs de 27 pouces destiné aux amateurs de photographie, d'illustration, de création vidéo et d'autres domaines créatifs. C'est le successeur du ColorEdge CS2730.

 

Le moniteur est le premier de la gamme ColorEdge à offrir une connectivité USB de type C avec une alimentation de 60 watts. Avec un seul câble USB de type C, les utilisateurs peuvent afficher de la vidéo, transmettre des signaux USB et alimenter un périphérique connecté tel qu'un smartphone ou un ordinateur portable. Le terminal USB Type-C fournit jusqu'à 60 watts de puissance, de sorte que même les ordinateurs portables haut de gamme restent chargés tout en travaillant. Cela élimine le besoin d'un adaptateur secteur externe supplémentaire et rationalise l'espace de travail de la création.

L'écran spacieux de 27 pouces offre une résolution native de 2560 x 1440, offrant aux créateurs un espace suffisant pour travailler avec des images, des palettes d'outils et d'autres fenêtres.

La large gamme de couleurs du moniteur reproduit 99% de l’espace colorimétrique Adobe RGB, garantissant ainsi une reproduction fidèle des couleurs. Pour compenser les fluctuations de la luminosité et de la chromaticité caractéristiques des moniteurs LCD, l’égaliseur d’uniformité numérique (DUE) unique d’EIZO corrige les écarts de chaque ton sur tout l’écran pour un affichage stable.

Le ColorEdge CS2731 prend en charge le logiciel de gestion des couleurs ColorNavigator 7 d’EIZO. Les utilisateurs peuvent ainsi calibrer et contrôler régulièrement la qualité de leur moniteur, de manière fiable et fiable, pour des résultats couleur prévisibles. Il prend également en charge le logiciel Quick Color Match d’EIZO, qui simplifie en quelques étapes le processus de correspondance des couleurs entre écrans.

 

Caractéristiques supplémentaires

• Gradations lisses avec affichage 10 bits à partir d'une table de correspondance (LUT) 16 bits

• Entrées USB Type-C, HDMI, DisplayPort et DVI-D

• Capot de protection contre la lumière en option

• Garantie du fabricant de 5 ans

 

La ColorEdge CS2731 sera disponible à partir de juin 2019.

  • 22 mai 2019 à 16:32

Des VFX français à la croisée des chemins...

Le Paris Images Digital Summit est devenu un moment d’échanges et de questionnement entre les professionnels français du secteur des VFX français. © DR

Lors du Paris Image Digital Summit qui s’est déroulé, au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains au début de l'année, la filière des effets visuels numériques a montré son sens de l’innovation et de la créativité, mais aussi quelques faiblesses. Résumé de ce rendez-vous professionnel d’un secteur qui peine encore à gravir l’échelle internationale.

 

Lors du Paris Images Digital Summit, le CNC et Audiens présentaient une mise à jour de l’étude entamée il y a trois ans sur l’emploi dans le secteur des effets visuels numériques. Le premier constat de cette étude est positif, puisque cette filière comptait en 2017 près de 4 000 emplois, soit une hausse de 556 emplois par rapport à 2016. L’étude souligne d’ailleurs qu’en dix ans plus de mille emplois ont été créés dans ce secteur, ce qui représente un doublement du nombre d’emplois et une hausse corollaire de 64 % des créations d’entreprises.

Il faut dire que le CNC a mis sur la table depuis 2017 un « plan VFX » qui supporte les œuvres cinématographiques et télévisuelles ambitieuses en matière d’effets visuels numériques, avec des aides passées de 7 millions d’euros en 2016 à 10 millions en 2017. Quinze projets français ont ainsi pu en bénéficier en 2018, dont « L’Empereur de Paris » de Jean-François Richet et « Taxi 5 » de Franck Gastambide.

 

 

Les VFX français se structurent, mais...

Toutefois, le constat est plus nuancé quand on s’aventure dans l’épaisseur du trait. Déjà, cinq entreprises seulement concentrent la moitié de la masse salariale du secteur, tandis que les dix premiers studios de VFX concentrent 70 % des salariés. Ces pourcentages étaient de 68 % en 2016 et 65 % en 2015. Si l’on considère le verre à moitié plein, cela signifie que les entreprises leaders du secteur se structurent peu à peu… Cette concentration est aussi géographique puisque 80 % des VFX sont réalisés en Ile-de-France, ce qui représente 95 % de la masse salariale.

Plus étonnant, la part des intermittents (les CDD d’usage) dans les VFX est importante avec 76 % d’emplois intermittents et 23 % d’emplois permanents, mais ce seuil s’abaisse depuis dix ans et la part de ceux-ci est en-dessous de la moyenne de la production audiovisuelle et de l’animation en particulier.

Ce dernier phénomène est à mettre en regard du fait que l’âge moyen des employés dans les VFX est supérieur à celui de la production audiovisuelle et a fortiori de l’animation. À y regarder de plus près, on constate que le nombre de salariés de moins de 30 ans a augmenté depuis 2015 de 12 % tandis que les « plus de 40 ans » ont bondi de +126 % !

Le CNC et Audiens ont également comparé VFX et animation, pour se rendre compte que l’animation représente à elle seule les deux tiers des effectifs des deux secteurs réunis. Plus intéressant, l’animation concentre les trois quarts de la masse salariale quand on compare les deux secteurs, alors qu’elle est la plus grande consommatrice de CDD d’usage avec 90 % de sa masse salariale. En dépit de son fonctionnement en mode projet, l’animation reste donc plus pourvoyeuse d’emplois.

 

 

L’international : un plafond de verre pour les studios français

Le secteur des VFX soutient encore moins la comparaison à l’international, là où l’animation française s’exporte bien, le secteur des effets visuels numériques se heurte à un plafond de verre. Et l’abaissement du seuil du crédit d’impôt international fléché sur les VFX n’a pas véritablement changé la donne.

Comme le rappelle Stéphane Bender de Film France : « Après l’annonce de l’abaissement du seuil d’un million d’euros à 250 000 euros, on pouvait s’attendre à un effet d’aubaine pour les studios de VFX français qui avaient du mal à être suffisamment attractifs hors de nos frontières. Le constat est en demi-teinte depuis, puisqu’en 2017 seul un projet de long-métrage basé sur des VFX a bénéficié de ce dispositif et à peine plus en 2018. »

Selon Olivier Emery, fondateur du studio de VFX Trimaran : « Les pays qui ont de l’ambition dans le domaine des effets visuels numériques sont en train de migrer vers un crédit d’impôts à un niveau d’environ 40 % de déduction fiscale. Il est clair que dans cette course au crédit d’impôt la France est un peu derrière avec seulement 30 % de déduction jusqu’ici. Le passage à 40 % nous mettrait au niveau de l’Allemagne, de l’Australie et même du Canada. Mais, prévient aussi Olivier Emery, ce n’est pas la seule raison qui explique que nos studios ont du mal à gagner des projets à l’international. »

Le dirigeant de Trimaran estime avoir perdu en 2018 des projets internationaux importants pour des raisons qui tiennent tantôt à l’agressivité commerciale plus forte des studios étrangers, avec par exemple le devis d’un studio canadien concurrent dans lequel la ligne « Superviseur VFX » était comprise dans le package de base avec un forfait ou encore à cause du fait que la bande demo de notre studio n’est pas à la hauteur de concurrents étrangers.

Cela fait dire à Olivier Emery : « Il faudrait que les studios français de toutes tailles apprennent à mieux travailler ensemble en se spécialisant au sein de projets collaboratifs, comme c’est souvent le cas à l’étranger, plutôt que d’avoir une approche généraliste et d’être peu enclins à la sous-traitance. Je ne comprends pas qu’en France le marché des effets visuels ne représente qu’un million d’euros de chiffre d’affaires hors marché publicitaire, alors qu’au Canada ou en Grande-Bretagne il est estimé à un milliard de dollars. »

Les professionnels présents durant le PIDS insistaient aussi sur la nécessité de répondre aux nouvelles certifications techniques en matière de sécurité des locaux, des systèmes informatiques… demandés par les majors américains et les plates-formes numériques comme Amazon ou Netflix.

Depuis 2018, la certification promue par le MPAA (Moving Picture Association of America) et la Content Delivery & Security Association (CDSA) s’appelle Trusted Partner Network (https://ttpn.org/). Elle repose sur une série de mesures visant à réduire le risque de piratage par les réseaux informatiques. Le TPN a été décidé suite à plusieurs cas de piratage de séries TV avant leur diffusion, comme ce fut le cas en 2017 avec la saison 5 de la série Netflix Orange is the new black (L’Orange lui va si bien) dont la copie illicite était issue d’un studio de postproduction son ayant des failles de sécurité informatique ou encore pour un épisode de la saison 7 de Game of thrones qui a fuité via une société sous-traitante de la 21st Century Fox Star India chargée de la gestion des médias de la série.

 

 

Mutualiser les ressources entre studios

La mise à niveau vers le TPN a un coût estimé à environ 20 000 euros, tandis que l’audit annuel obligatoire revient lui à 5 000 euros. Autant dire des coûts prohibitifs pour bon nombre de studios français, dont la sécurité informatique n’est pas le cœur de métier.

Face à cette difficulté supplémentaire qui constitue un « véritable plafond de verre » pour de nombreux studios français de taille modeste, « nous devrions mutualiser nos ressources », insiste Olivier Emery. L’an dernier les studios français de VFX s’étaient pourtant regroupés au sein d’un nouveau syndicat professionnel, le V2F.

« Toutefois, neuf des dix-sept entreprises membres de V2F sont des petites structures comme la nôtre, dont les gérants sont un peu au four et au moulin, tandis que notre président est très pris par ailleurs par ses différents mandats », explique Olivier Emery.

Moralité, V2F n’a pas accouché de grand-chose depuis un an. Afin de rester positif, chacun se répéta donc que la mutualisation des moyens en vue d’acquérir ces nouvelles certifications de sécurité indispensables au niveau international pourrait être un objectif pragmatique à brève échéance. De même, chacun s’accordait sur le fait que parvenir à montrer à la Visual Effects Society (VES) que sa section française créée en 2018 était dynamique avec ses 90 membres représenterait une avancée significative.

 

 

L’innovation française dans les VFX toujours active

Les difficultés de pénétration du marché international mis à part, les acteurs des effets visuels numériques français ne manquent pas d’esprit d’innovation et de créativité. Pour s’en rendre compte, il suffisait de suivre les présentations modérées par Stéphane Singier de Cap Digital qui mit en avant quelques pépites hexagonales comme Pocket Studio.

Cet éditeur logiciel a conçu (en version beta pour le moment) un logiciel de conception 3D collaborative dont l’ergonomie s’apparente à la G Suite de Google. Pocket Studio, s’il tient toutes ses promesses jusqu’à son lancement officiel avant l’été 2019, offrira un niveau d’ergonomie jamais égalé jusqu’alors avec un outil de conception 3D en ligne.

Il suffit en effet d’une connexion 4G et d’un login (mot de passe) pour que s’affiche le bureau partagé dans lequel différents collaborateurs distants peuvent concevoir une scène 3D complète, de sa modélisation à son rendu final, en ayant la possibilité d’agir sur chacun des éléments de la scène à tout moment. Il n’y a guère que l’animation de personnages qui ne peut pas pour le moment être gérée via ce logiciel collaboratif de conception 3D.

 

 

Le docu-fiction, moteur des VFX

Côté réalisations, le studio lyonnais Fauns a travaillé en 2018 sur « Living Universe » une série documentaire de 4 x 52’ particulièrement ambitieuse. Coproduite par la chaîne Arte, ABC Australia, Essential Media et le producteur de documentaires ZED, ce docu-fiction scientifique d’anticipation raconte de la manière la plus réaliste possible ce qui pourrait advenir lors d’une expédition spatiale visant à explorer des formes de vie dans et hors de notre galaxie.

Les odyssées spatiales ayant déjà fait l’objet de plusieurs blockbusters célèbres comme « Interstellar », « Gravity » ou « Seul sur Mars », il va de soi que la barre qualitative a été placée très haut au cœur de la conception des nombreux objets et créatures en synthèse présents dans cette épopée scientifique.

Après un tournage en Islande, Fauns a été chargé de réaliser des modèles 3D des vaisseaux spatiaux, robots et créatures présents tout au long de l’expédition. Le vaisseau spatial, Minerva, censé mesurer 1,3 km de long, fut à lui seul une gageure. « Il nous a fallu trouver une multitude d’astuces pour parvenir à faire imaginer au public sa taille gigantesque. Nous avons dû aussi simuler le vieillissement de sa structure, puisque le voyage interstellaire de ce docu-fiction dure plusieurs centaines d’années. De même, les créatures extra-terrestres ont fait l’objet d’une recherche poussée en matière de design et d’animation », souligne Raphaël Penasa le CEO de Fauns.

 

 

La previs sert à l’animation

Tout aussi intéressant est le décryptage technique des scènes du film d’animation en Full 3D, franco-chinois « Spycies » réalisé par Guillaume Ivernel (coréalisateur du film « Chasseurs de dragons » et producteur de « Ballerina ») et sorti en février 2019 dans les salles de cinéma. En effet, Guillaume Ivernel s’est inspiré à la fois de l’animation japonaise et de comédies « cartoon » comme « Roger Rabbit » pour réaliser un film très riche en scènes d’action survitaminées.

Afin d’assurer la cohérence des nombreuses scènes tonitruantes du film, qui nécessitent un découpage au millimètre, le célèbre réalisateur a fait appel à la technique de la previs 3D des séquences. Ainsi, il a été possible de chorégraphier avec précision les nombreuses scènes très en amont des animations et du rendu final. Chaque scène est passée entre les mains du studio français Android Associés qui bénéficie d’une déjà longue expérience en la matière.

Pour Guillaume Ivernel, « cela nous a permis de travailler de manière très précise entre les studios français sélectionnés, sachant que les cadres et mouvements de caméras choisis lors de la previs étaient extrêmement proches des scènes finales, beaucoup plus que ne l’aurait été un simple storyboard. Et, étonnamment ce process de fabrication offre une plus grande liberté de travail pour le réalisateur, car on voit immédiatement si une scène fonctionne ou pas. Cela nous a permis, dans un cadre budgétaire assez contraint, de réaliser un film cohérent d’un bout à l’autre de la chaîne de production, en dépit de scènes d’action particulièrement complexes. »

 

 

Une nouvelle perle expérimentale de Nicolas Deveaux

Les films de court métrage réalisés par Nicolas Deveaux et produits par Cube Creative avec Arte sont désormais attendus par l’ensemble de la profession, tels des mets délicats qu’on déguste avec délice ! Après « 5,80 mètres » et « 7 Tonnes 3 », le dernier opus du réalisateur de « Un mètre/heure » ne fait pas exception à la règle de par l’originalité de son sujet et de son traitement. En plus, lors du PIDS, il était projeté dans les meilleures conditions possibles en qualité cinéma et 3D relief, sachant que l’essentiel de ce film de neuf minutes en « time lapse », qui montre des escargots en train de danser sur une aile d’avion, a été tourné en 4K relief.

Enfin, c’est essentiellement le décor qui a été tourné de la sorte, car les escargots, eux-mêmes héros « danseurs » du film, ont tous été modélisés et animés en 3D. Un gros travail a notamment été effectué pour disposer d’éléments photogrammétriques de l’avion et de l’aéroport. Grâce à cette matière à 360°, Nicolas Deveaux pouvait utiliser ensuite de multiples cadrages et modifier les lumières suivant ses envies créatives. Le résultat est de ce fait une intégration parfaite entre images de synthèse et images réelles, une vraisemblance des séquences et… une grande poésie à la clef.

 

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.120/122. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 16 mai 2019 à 23:04

Cartoon Movie 2019, l’animation en haut de l’affiche

Signée par Anca Damian, L’Extraordinaire Voyage de Marona est une coproduction entre la Roumanie (Aparte Films), la France (Sacrebleu Productions) et la Belgique (Minds Meet). © Aparte Film, Sacrebleu Productions et Minds Meet

La 21e édition de Cartoon Movie (5 au 7 mars à Bordeaux) attestait de la grande forme de l’animation, des films commerciaux aux longs-métrages d’auteurs...

 

Dense, éclectique et toujours très qualitative, la programmation de Cartoon Movie 2019 a retenu, cette année, 66 films d’animation à l’état de concept, développement, production et en « sneak preview » (extraits en avant-première). Ils ont été présentés à un parterre de professionnels internationaux dont l’assiduité ne se dément pas : plus de 900 producteurs, réalisateurs, auteurs, investisseurs, distributeurs, agents de vente (mais aussi sociétés de jeux vidéo et multimédia) sont venus de toute l’Europe et même d’ailleurs (Chine, Japon, Canada...).

Une dynamique en constante croissance (Cartoon Movie a permis à plus de 300 films de trouver leur financement depuis sa création en 1999), qui apporte une visibilité aux projets soumis dont les budgets remontent (pour une moyenne de 8 à 10 millions d’euros) et fait (re)venir des grands noms de l’animation européenne (réalisateurs, auteurs...) voire, pour la première fois, des éditeurs de BD désireux d’être de la partie.

L’animation française mène toujours la sélection avec 22 projets (même si, pour la première fois, elle ne remporte aucun Cartoon Tributes). Parmi ceux-là, quatre impliquent directement la région Nouvelle-Aquitaine. Plus encore que les années précédentes, les comédies familiales constituent une bonne partie des projets présentés (près des deux tiers), mais l’offre pour les jeunes adultes reste aussi soutenue et recherchée par les participants. « Un signal fort peut être envoyé au festival de Cannes qui ne peut plus continuer d’ignorer l’animation européenne », affirme Marc Vandeweyer, directeur général de Cartoon.

 

 

Parmi les prochains hits « famille »

En prenant comme « accroches » Terra Willy d’Eric Tosti (TAT Productions) et Chequered Ninja produit par A.Film (900 000 entrées au Danemark) montrés en sneak preview, La Balade de Yaya (Blue Spirit) en début de programmation ou Les Mousquetaires du tsar (Est-Ouest Films, Waking The Dog et Kinoatis), Cartoon Movie continue à mettre en avant le film d’animation qui réunit toute la famille. Le genre forme indéniablement le cœur battant de la manifestation qui affectionne ces projets parvenant à fédérer leur public, et sait les accompagner au besoin durant leur production.

« Découvert » en 2006 au Cartoon Forum, TAT Productions revient ainsi présenter son second long-métrage, Terra Willy (à l’affiche en France le 3 avril). Visant le même public que Les As de la jungle, le film aborde, de manière tout aussi jubilatoire, le mythe de Robinson Crusoé façon spatial. Un prétexte pour déployer de somptueux décors 3D et des créatures improbables et colorées.

Distribué en France (sur une combinaison de 400 copies) et à l’international par Bac Films, le film devrait être vendu sur encore plus de territoires que Les As de la jungle : « Contrairement à ce film qui s’appuyait sur une série ayant déjà fait ses preuves à l’international, Terra Willy a réussi tout seul à convaincre le marché », se félicite le producteur Jean-François Tosti.

 

Développant des valeurs assez proches (dépassement de soi...), La Balade de Yaya, porté par Blue Spirit au sein du label Sinematik et au stade de développement, s’annonce tout aussi prometteur et grand public. S’appuyant sur une bande dessinée franco-chinoise, le film remonte le temps et suit le périple en Chine de deux enfants (une jeune pianiste et un gamin des rues) fuyant Shanghai en pleine guerre sino-japonaise (en 1937) pour rejoindre Hong Kong. Cette adaptation au format scope sera traitée en 3D avec un rendu 2D.

Annoncée avec un budget entre 12 et 15 millions d’euros, la production, qui a été le pitch le plus suivi du Cartoon Movie, en est au début de son tour de table. Elle inaugure, selon Armelle Glorennec, une nouvelle dynamique de production pour le studio Blue Spirit qui en assurera la fabrication dans ses studios d’Angoulême et de Montréal : « Nous voulons mettre à profit tout le savoir-faire de nos studios qui ont pris de la maturité afin de donner une dimension grand public à cette histoire classique et universelle. »

 

Sans perdre de vue la cible famille, des projets comme Linda veut du poulet ! (Dolce Vita Films) ou Le Voyage extraordinaire de Marona (Aparte Films, Sacrebleu Productions) se démarquent par leur audace graphique. Écrit et réalisé par Chiara Malta et Sébastien Laudenbach (La jeune fille sans mains), Linda veut du poulet ! est une comédie enlevée et burlesque – comment faire un poulet aux poivrons à sa fille un jour de grève générale ? –, qui opte franchement pour des couleurs pop, des décors stylisés et un cerné noir non continu pour ses personnages, lequel peut se modifier – jusqu’à disparaître – selon son emplacement dans la scène.

Prévu pour être réalisé en 2D par Miyu Productions à Angoulême et Paris, et distribué par Gebeka, le film prévu pour 2021 fait partie des projets les plus inattendus – et les moins onéreux – de la sélection bordelaise (2,80 millions d’euros).

 

Réalisé par Anca Damian (La Montagne magique), L’extraordinaire voyage de Marona, dont plusieurs extraits ont été présentés, préfère jouer sur l’empathie en se mettant à la hauteur d’une petite chienne qui se remémore sa vie auprès des humains qu’elle a aimés. Chaque période de sa vie est prétexte à dépeindre des univers différents rendus en 2D, papier découpé et 3D (pour les décors). Produite par Aparte Film (Roumanie), Sacrebleu Productions (France) et Minds Meet (Belgique), cette coproduction, classique dans sa trame narrative, mais visuellement foisonnante, réunit plusieurs studios (Aparte Films, Marmita Films à Bordeaux, Tu Nous ZA Pas Vus à Arles) : chacun fabriquant de manière artisanale une partie.

Le montage financier de ce film d’auteur (budget inférieur à 3 millions d’euros) a été un pari : « Ce genre de film a très peu de place en France auprès des télévisions, des Sofica, voire des distributeurs ou des vendeurs », souligne le producteur Ron Dyens (Sacrebleu Productions). « Les diffuseurs ne nous ont pas suivis contrairement à Tout en haut du monde ». Distribué par Cinéma Public Film en France et Charades à l’international, le film sera à l’affiche à la rentrée 2019.

 

Ils n’entreront pas en production avant un ou deux ans, mais déjà ces projets en concept, dont certains sont signés par des réalisateurs de renom, suscitent l’intérêt des professionnels (éditeurs de BD compris). Auréolé du succès éclatant de Ma vie de Courgette, Claude Barras revient avec Sauvages !, un projet en stop-motion (budget de 10 millions d’euros) coproduit par Prélude (France), dont c’est le premier film en animation, et Helium Films (Suisse).

Prise de conscience écologique à hauteur d’enfant mais aussi message d’espoir, le film narre l’amitié entre une petite fille vivant à Bornéo et un bébé orang-outan qu’elle essaie de sauver de la captivité et de la déforestation programmée. Pour le réalisateur, il est important de sortir du cinéma d’auteur pour toucher un public familial.

 

Parabole contemporaine et sociale, Le conte du hérisson d’Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli (Une vie de chat, Phantom Boy) inscrit, lui aussi, son histoire – une chasse au trésor – dans l’actualité : ici, une fermeture d’usine entraînant le chômage des parents… Mais le film montre comment ses jeunes protagonistes peuvent changer le cours du destin. Produit par Parmi les Lucioles Films, il recourt à des animations 2D traditionnelles. Et cherche des diffuseurs et des coproducteurs.

Réalisateur de Zombillénium, Alexis Ducord revient également, avec son monteur Benjamin Massoubre, pour présenter Saba : un film d’aventure en full 3D (15 millions d’euros) toujours porté par Maybe Movies, qui place l’action en 1938 dans la corne de l’Afrique. À la recherche de ses parents – des archéologues – capturés par les fascistes, une petite fille va devoir traverser plusieurs pays en guerre jusqu’à atteindre le territoire légendaire de la reine de Saba.

 

Une autre quête, qui a lieu cette fois-ci à Montmartre (en 1885), est proposée dans Séraphine par l’auteure Marie Desplechin qui en signe le scénario (à partir de sa nouvelle éponyme). Si la recherche des parents en constitue la trame, le film est l’occasion de faire revivre un quartier alors en pleine effervescence (construction du Sacré-Cœur, etc.) et d’y croiser des figures truculentes. Coproduit par Little Big Story, qui se lance dans le film d’animation, et Tu Nous ZA Pas Vus Productions pour la production exécutive, le film en concept sera réalisé en 2D (3D pour les décors).

 

 

Animation « jeunes adultes », toujours l’engouement

De manière toujours aussi affirmée, l’offre « jeunes adultes », qui émane souvent de sociétés spécialisées dans la fiction ou le documentaire, aborde des sujets d’actualité brûlants (totalitarisme, immigration, lutte contre la déforestation, etc.) en allant puiser parfois dans l’histoire récente des moments qui leur font écho. En pleine crise des migrants, La Traversée de Florence Miailhe acquiert ainsi, de par son ton et sa facture (de la peinture animée), une dimension intemporelle et universelle. Produite par Les Films de l’Arlequin, cette épopée coproduite avec Maur Film (République tchèque), Balance Films (Allemagne) et Xbo (France) repose sur une technique d’animation traditionnelle (le banc-titre) adaptée aux besoins du long-métrage (voir encadré La Traversée).

Percutant également l’actualité, le projet en développement porté par les Films du Tambour de Soie (Marseille), Interdit aux chiens et aux Italiens rappelle la traversée des immigrants italiens lors de la Seconde Guerre mondiale. Brassant des histoires vraies, le film d’Alain Ughetto utilise un rendu hybride à base de marionnettes, de stop-motion et de prises de vues réelles pour rendre plus palpables ces rêves d’ailleurs et plus tragiques le passage des frontières. Saga européenne de par son scénario, le film au budget inférieur à 3 millions d’euros produit par Graffiti Doc (Italie) a su également séduire la Suisse avec Nadasdy Film et la France avec Vivement Lundi et Foliascope.

 

Expédition périlleuse elle aussi, mais dans un autre genre, J’ai perdu mon corps réalisé par Jérémy Clapin (Skhizein) et produit par Xilam Animation, dont plusieurs séquences finalisées ont été présentées, suit l’errance d’une main séparée de son corps suite à un accident du travail. Rosalie (de son petit nom), qui se souvient avec émotion de sa vie passée (au Maroc, puis l’exil en France, etc.), devra affronter de nombreux dangers avant de retrouver son corps et reprendre en main le cours de sa vie. Très attendu, ce projet de longue haleine et de facture sombre et poétique est basé sur le livre Happy Hand de Guillaume Laurant. Inclassable, cette histoire fantastique, qui mêle les techniques 2D et 3D, a attiré un grand nombre d’investisseurs.

 

Autre traversée de tous les dangers, Mars Express par Jérémie Périn anticipe la colonisation de Mars par des humains enrichis par le travail des robots, la Terre devenant la planète des laissés-pour-compte. Produit par Everybody on Deck (avec Je Suis Bien Content pour la production exécutive et Tchack), le film de science-fiction (7 millions d’euros) se situe dans la continuité de la série remarquée Lastman (26 fois 13 minutes) produite et réalisée par la même équipe et diffusée sur France 4 (puis, faute de diffuseurs publics, sur Netflix). Jeu de contrastes entre les paysages chatoyants des nouvelles colonies spatiales et la noirceur de la Terre, cohabitation explosive entre les robots 3D et les humains 2D… Le projet très « réaliste », actuellement sous forme d’animatique, est prévu pour entrer en production en 2020.

 

Sorti pour sa part des affres de la production, Buñuel dans le labyrinthe des tortues (production par Sygnatia), qui sera à l’affiche en France en juin prochain (en avril en Espagne), revient sur un moment décisif mais peu connu de la vie du cinéaste mexicain, le tournage épique du documentaire Terre sans pain.

Adaptée du livre de Fermin Solis, cette évocation, qui recourt à l’animation 2D et à l’intégration d’images tournées par Buñuel, prend parfois des accents surréalistes. Le film a conquis le public du Cartoon Movie qui a décerné à son réalisateur Salvador Simó le Cartoon Movie Tribute du réalisateur européen de l’année, et à son coproducteur néerlandais Submarine, l’un des plus grands studios d’animation aux Pays-Bas (pays invité d’honneur du Cartoon Movie), celui du producteur.

 

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.124/128. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 16 mai 2019 à 17:05

R3D, le nouvel SDK de RED qui accélère les workflows 8K

R3D, nouvel SDK de RED accélère les workflows 8K © DR

RED annonce le lancement de son nouvel SDK R3D, qui permet une lecture en temps réel de contenus 8K grâce aux cartes NVIDIA : les cinéastes peuvent ainsi effectuer le tournage et la postproduction entièrement en 8K. Avec cette nouvelle solution, RED et NVIDIA participent activement à la mise en place d’une chaine de production en 8K.

 

RED Digital Cinema lance son nouvel SDK R3D accompagné de l’application REDCINE-X PRO qui permet un décodage et un dématriçage plus rapide des fichiers RED R3D sur les plateformes NVIDIA CUDA. En utilisant une ou plusieurs cartes graphiques NVIDIA pour effectuer ces tâches – qui demandent une grande puissance de calcul –, le système permet désormais la lecture, le montage et l’étalonnage d’images en 8K en temps réel.

En phase de postproduction, cette nouvelle synergie matériel/logiciel offre les avantages suivants…

  • lecture en 8K à 30 IPS au moins
  • conversion jusqu’à 10 fois plus rapide, selon le format et le contenu
  • plus d’efficacité et de contrôle de la qualité lors du processus de vérification du contenu
  • création plus libre à l’aide de fichiers R3D flexibles au lieu de fichiers proxy

Le traitement des images en 8K nécessite une carte NVIDIA Quadro RTX 6000 ou 8000, GeForce RTX 2080 Ti ou TITAN RTX et un PC raisonnablement puissant. Les créateurs peuvent atteindre de meilleures performances avec des stations de travail à plusieurs cartes graphiques, et même des cartes NVIDIA plus anciennes peuvent apporter une amélioration notable aux délais de traitement.

On notera que les nouveaux ordinateurs portables dotés de cartes NVIDIA RTX proposés par les plus grands fabricants – Razer, Acer, Alienware, ASUS, Dell, Gigabyte, HP, Lenovo, MSI et Samsung – sont déjà capables de lire des contenus 8K en temps réel et laissent donc l’utilisateur libre de choisir l’outil le mieux adapté à son budget.

 

Les principaux intégrateurs de SDK et éditeurs de solutions de montage offriront prochainement des versions mises à jour de leurs produits.

  • 2 mai 2019 à 03:57

Cartoon Springboard, attention talents !

Porteurs du projet de série Mousse et Bichon, Rosalie Benevello, Vinnie Bose et Hippolyte Cupillard doivent convaincre les professionnels du Cartoon Springboard. © Cartoon

Tribune pour les jeunes talents, la quatrième édition du Cartoon Springboard s’est posée à Valenciennes en décembre dernier...

 

Créé il y a cinq ans par Cartoon, à Halle (Allemagne), Cartoon Springboard (« tremplin » en anglais) vise à faire émerger les jeunes talents récemment diplômés des écoles européennes d’animation ou dans la vie active depuis moins de cinq ans, et à donner un coup de projecteur, voire d’accélérateur, à leurs projets de série, d’unitaire, de long-métrage, de jeu vidéo ou d’application transmedia.

« Dans un secteur devenu si concurrentiel, il leur est difficile de rencontrer les bons interlocuteurs et d’accéder au marché international », remarque Yolanda Alonso, organisatrice de Cartoon Springboard. L’idée de cette rencontre avec les professionnels du secteur (diffuseur, producteur, distributeur) avait déjà été initiée par la manifestation Training for Trainers.

Avec Cartoon Springboard toutefois, la formule gagne en efficacité. Tenus de présenter leur projet (en anglais), en un temps limité et à un parterre de professionnels internationaux, les participants peuvent en effet mesurer, en temps réel, la maturité et les réels potentiels de leur projet. Quelque 24 projets, issus de 16 pays européens, ont été présentés à 45 experts internationaux. Un Springboard particulièrement qualitatif qui avait choisi Valenciennes pour sa quatrième édition. Il se tiendra à Valencia (Espagne) les trois prochaines années.

 

 

L’expertise en partage

Intervenant depuis les débuts du Springboard en tant qu’« experte », la distributrice Eleanor Coleman (Indie Sales) ne cache pas son enthousiasme : « Le marché de l’animation s’est considérablement ouvert, l’offre s’est beaucoup diversifiée. Mon travail consiste à trouver de nouveaux talents porteurs de projets. Ici, nous découvrons le point de vue de nouvelles générations qui n’ont pas encore en tête toutes les contraintes du marché si ce n’est celle de la création. »

Pour Pierre Siracusa, directeur délégué à l’animation chez France Télévisions, le Cartoon Springboard constitue un espace opportun de discussion – et de travail – où les professionnels peuvent échanger sur des projets qui, éventuellement, iront aux Cartoon Forum ou Cartoon Movie.

« Le secteur de l’animation est en plein boom, le nombre des participants et de contributeurs est de plus en plus élevé et les projets de plus en plus professionnels. Grâce à l’action du Cartoon Forum et du Cartoon Movie, les acteurs importants du secteur ont appris à se connaître. Ils n’ont plus besoin de ces manifestations pour décrocher un rendez-vous à la BBC, à la RAI ou chez ZDF ! Elles sont devenues des vitrines comportant des séances de pitch. Il faut donc trouver un espace dans lequel puissent se découvrir des projets moins avancés et où l’enjeu est d’aider à les faire aboutir. D’où la notion d’experts si présente au Springboard. »

 

Pour Eleanor Coleman, l’expertise consiste à partager son expérience et sa connaissance du marché international. Pour le diffuseur français, ses interventions portent plutôt sur le projet éditorial, sa cohérence et sa pertinence face aux besoins des investisseurs et des diffuseurs.

« Intervenir sur des projets très en amont nous permet tout de suite d’être dans une dialectique constructive avec les auteurs afin d’affiner le propos et l’intégration du projet dans nos cases », poursuit Pierre Siracusa. « Pour le producteur, profiter de cet accompagnement financier et éditorial se montre aussi productif. Cela lui fait gagner du temps et constitue un gage de faisabilité face aux intervenants extérieurs qui vont rentrer dans son plan de financement. »

Ici, pas question, à l’inverse du Cartoon Forum ou Cartoon Movie, de choisir son projet : « C’est l’esprit de tremplin et de tutorat qui prime », précise Joseph Jacquet, responsable R&D Animation (France Télévisions). « Les experts sont là pour accompagner et chercher comment le projet, qui en est aux prémices, peut aboutir à une production plausible. » Et ce projet qu’ils décortiquent ne leur est pas inconnu. Bien avant que le projet ne soit pitché, le panel d’experts, avec la complicité des modérateurs du Cartoon Springboard, en ont déjà listé les points forts et les insuffisances.

 

 

Projets « tremplin »

Repérés en amont par Agnès Bizzaro, qui intervient également sur le Coaching Programme du Cartoon Movie, la plupart des projets pitchés au Cartoon Springboard 2018 sont signés par des étudiants issus de quatorze écoles d’animation européennes (Ensav-La Cambre, Filmakademie Baden-Wurtemberg, Film Academy Of Performing Arts, Animation Sans Frontières-The Animation Workshop, etc.) et de six françaises comme l’Esaat, l’Iscid, l’Emca, l’Esmi, l’Ensad et la Poudrière.

Cette année encore, l’école de Bourg-lès-Valence s’est distinguée en présentant des projets de grande qualité, dont deux séries et un unitaire TV. Proposée par Antoine Delebarre (promotion 2017), la série 2D Kakokis (26 fois 1 minute) destinée au pre-school introduit trois volatiles (Ka, Ko et Kis) qui découvrent des objets (aspirateur, arrosoir...) venus s’échouer sur leur plage. Chacun à sa manière (la série est sans dialogue) exprime sa curiosité voire sa perplexité et laisse libre cours à son imagination pour trouver le mode d’emploi. Si les experts ont salué l’humour et l’efficacité graphique du projet, ils ont pointé la difficulté d’adapter les expressions pour le marché international, et mis en garde, notamment pour les marchés anglo-saxons, sur la sélection des objets : certains pouvant présenter un danger si les jeunes spectateurs les utilisent comme les héros...

 

Retours également très positifs de la part des experts pour la maîtrise du storytelling et l’originalité du traité graphique du projet de série pre-school Mousse et Bichon proposé par Rosalie Benevello, Vinnie Bose et Hippolyte Cupillard (promotion 2018). Adaptée librement d’albums de Claire Lebourg, la série en stop-motion (et décors en 2D) met en scène l’amitié entre le morse Bichon et la chaussette Mousse dont la maison est visitée à chaque marée par la mer qui lui laisse en dépôt coquillages et menus objets. « Nous avions commencé à développer le projet dans le cadre d’un exercice de trois mois à La Poudrière qui a accepté de prendre à sa charge les droits de l’adaptation », indique Rosalie Benevello. « Suite à cette première présentation, nous avons réévalué la cible et le format. » Reste au trio à écrire des épisodes complets et à préciser l’âge des protagonistes.

Comme les précédents, la série 2D Petlovers (pour les 9/11 ans) présentée par la Belge Britt Raes (déjà auréolée de nombreux prix pour son court-métrage Catherine), qui dépeint une société où les hommes sont devenus les animaux de compagnie des chats, est passée au crible de l’analyse des experts diffuseurs, lesquels remettent toujours le projet en face des besoins du marché. De même, la série d’aventure et d’action Basil and Spence (13 fois 22 minutes) de l’Irlandais Josh O’Caoimh (Jam Media), qui se passe dans un lieu improbable (une île en forme de tremplin de skate surmontée d’un gros rocher que rêvent de faire rouler jusqu’en bas des malveillants), a suscité toute l’attention des professionnels. Inspiré, l’auteur prépare déjà la saison 2.

 

Si le Cartoon Springboard 2018 a ouvert ses pitchs, pour la première fois, au jeu vidéo comme Forsake the Grave (produit par Primal Seed) dont les auteurs présentaient une démo jouable, il a reçu, cette année, une offre significative de projets pour la cible ado-adulte. Parmi eux, Billie and Bam de Zoé Harley et Angelin Paul (Ésaat) : une série (13 fois 7 minutes) qui se situe à une époque post-apocalyptique où des enfants doivent survivre dans un monde violent. Un projet prometteur à condition, tempère Joseph Jacquet, de mieux caractériser les personnages en termes d’âge et surtout, avant même de se frotter à sa faisabilité technique et financière, de bien mûrir l’offre : le projet s’adresse-t-il à la télévision ou à une plate-forme ?

 

Côté long-métrage, Fernando Belisario (issu de l’Institut Supérieur Couleur Image Design de Montauban) est venu avec Hope, un projet qui trace de manière sensible le portrait des femmes de sa famille vénézuélienne. L’auteur possède déjà un synopsis de son film. Mais il doit encore, toujours d’après les experts, mieux spécifier l’histoire qu’il entend suivre.

Si les jeunes talents doivent se plier à l’exercice délicat, mais incontournable du pitch (en anglais, répétons-le), ils ont tout à y gagner. Depuis le début de Springboard (jusqu’à 2017), 67 % des projets sont en cours de développement et une dizaine a trouvé un producteur. Ainsi du « space opéra gériatrique » de Grégoire Lemoine (La Poudrière 2010), Hospice Odyssey (12 fois 7 minutes), pitché en 2016 à Halle et remarqué par le producteur Vivement Lundi. Il arrive aussi, et de plus en plus fréquemment, que le Cartoon Springboard constitue un tremplin pour le Cartoon Forum ou le Cartoon Movie, manifestations également organisées par Cartoon. Pitché au Cartoon Springboard 2016, le long métrage Geno (Lira Production Studios, Géorgie) s’est ainsi retrouvé dans la sélection du Cartoon Movie 2017.

 

Lors du Cartoon Forum 2018, deux projets issus de Springboard ont été très remarqués : Maman pleut des cordes (Laïdak Films) et le documentaire animé Tufo de Victoria Musci (Les Contes Modernes). Quant au projet de série Mousse et Bichon, il a suscité, dès sa présentation, un vif intérêt de la part d’un producteur et d’un distributeur. En toute logique, la série devrait se retrouver dans les prochaines éditions du Cartoon Forum.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.110/112. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 30 avril 2019 à 19:25

L’ISTS pousse le curseur avec Avid ProTools S6

L’ISTS a investi dans quatre configurations Avid Pro Tools S6, dont deux présentes sur le site parisien. © DR

L’ISTS (Institut supérieur des techniques du son) est l’école spécialisée dans les métiers de l’audio, elle prend pleinement sa place au sein du groupe ESRA. Pour être en phase avec les problématiques du marché et répondre aux demandes des futurs employeurs, il est nécessaire de posséder les outils référents. L’école a donc investi, il y a quelques mois, dans quatre configurations Pro Tools S6. Deux sont à Paris, et les autres en province (Rennes et Nice). Visite de ces nouvelles installations en compagnie de David Azoulay, directeur général du groupe ESRA, et Jean-Christophe Belval, coordinateur pédagogique ISTS.

 

L’ISTS est une école privée reconnue par l’État et qui délivre un diplôme visé par l’État : le DESTS (Diplôme d’études supérieures des techniques du son). Pour bien comprendre le positionnement de l’ISTS, faisons un petit retour en arrière.

Créé en 1972 par Max Azoulay, le groupe ESRA a pour vocation la formation aux métiers du cinéma, de la télévision, du son et du film d’animation. Le groupe, aujourd’hui dirigé par David Azoulay, comprend trois écoles : l’École supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA), l’Institut supérieur des techniques du son (ISTS) et l’ESRA Animation. Implanté d’abord à Paris, le groupe ESRA a créé en 1988 l’ESRA Côte-d’Azur à Nice, l’ESRA Bretagne à Rennes en 1995 et l’ESRA Bruxelles en Belgique en 2015.

Chacune de ces écoles propose un cursus de trois ans d’études diplômantes et certifiantes qui peut, de façon optionnelle, se prolonger d’une quatrième année d’études à New York. « La philosophie de l’ESRA est de pouvoir enseigner et présenter tous les métiers de l’audiovisuel. Chaque année nous investissons dans le matériel pour moderniser les équipements », résume David Azoulay.

 

 

ISTS au cœur de l’audio

Répartie sur trois ans, la formation ingénieur du son de l’ESRA comprend des cours théoriques, des travaux dirigés, des réalisations et des stages en milieu professionnel. Les deux premières années constituent un tronc commun. En termes d’effectifs, il y a 190 élèves en première année et 150 en troisième année.

En troisième année, les étudiants aspirant à devenir ingénieur du son ont le choix entre les options suivantes, représentant autant de possibilités d’orientations professionnelles au sortir de l’école : Son Audiovisuel, Son Musical, Son Jeux-vidéo, Son Radio ou Sonorisation. La polyvalence acquise par les étudiants est une donnée essentielle pour s’insérer professionnellement, l’ISTS et l’ESRA ont bien compris depuis leur création la nécessité de cette polyvalence. L’ISTS est en phase avec les évolutions du secteur pour permettre une meilleure insertion, ce qui veut dire posséder du matériel adapté et à la pointe.

L’ESRA a acquis quatre consoles Avid Pro Tools S6 M40 en juin 2018. Deux consoles sont installées à Paris : une 24 fader dans une salle du bâtiment principal et une 16 fader dans le studio Ouistiti situé en face du bâtiment principal. Les écoles de province n’ont pas été oubliées puisqu’une console 24 fader est installée à Rennes et une autre à Nice. Deux de ces consoles sont équipées de MTRX.

 

Il y a quelques années, l’ISTS a repris les anciens studios de Dominique Blanc-Francard (studios Ouistiti et avant Aquarium). Il y a deux studios, dont un grand avec un plateau de 50 m2 qui peut être utilisé pour de la prise de son musicale. Il comprend une console Audient ASP 8024 - 24 et une console Avid Pro Tools S6. Ce studio est utilisé en troisième année pour les travaux pratiques des élèves.

Côté Felix Faure, viennent s’ajouter 2 studios dont l’un est équipé avec l’autre S6 en configuration 7.1 et le second lui contient une SSL AWS 900 et ses nombreux périphériques.« Chaque studio a ses spécificités pour y enseigner des disciplines différentes, que ce soit la musique, le son à l’image, la radio ou bien le jeu vidéo, pour n’en citer que quelques-unes. Ce sont les élèves de troisième année qui ont accès aux derniers équipements, notamment les consoles Avid Pro Tools S6 », indique Jean-Christophe Belval, coordinateur pédagogique ISTS.

Il y a une synergie entre les écoles ; ainsi les élèves ISTS participent aux productions de l’ESRA. Que ce soit pour de la prise de son, de la post-production, du mixage audio, les élèves de l’ISTS sont en charge de la production et de la finalisation audio des réalisations des élèves de l’ESRA. En troisième année, les élèves de l’ESRA réalisent un court-métrage et les étudiants de l’ISTS en assurent la prise de son, le montage son, le sound design et le mixage en 5.1.

En dehors de ces nouvelles installations, les outils Avid sont déjà très implantés dans le groupe. Concernant les Pro Tools, il y a sept Pro Tools HDX + Ultimate, une soixantaine de Stations Pro Tools réparties entre les quatre sites du groupe. Les différentes stations de travail sont équipées de plugs-in UAD, Fabfilter, Waves, Native Instrument, Arturia Izotope, Flux, Melodyne etc. Le groupe ESRA est partenaire officiel d’Avid et d’Apple. L’école est habilitée à délivrer des certifications Avid sur le logiciel Pro Tools et Apple sur Logic Pro.

 

 

Une formation qualifiante

Tous les cours sont dispensés par des professionnels référents. Une cinquantaine de professeurs différents sont présents au sein de l’ISTS pour les travaux pratiques et les cours magistraux. En troisième année, les cours de tronc commun sont dispensés sous forme de séminaires et de cours magistraux et dans chaque option les matières représentent environ 200 heures regroupées sur seize semaines. Les travaux pratiques, la réalisation des productions, la rédaction du mémoire de fin d’études occupent le reste du temps. Le cursus est complété par un stage de seize semaines sur les 3 ans.

Ces nouveaux équipements vont donc permettre aux élèves d’accroître encore un peu plus leur degré d’expertise sur les outils ad hoc et faciliter leur entrée dans le monde professionnel.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.112. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 29 avril 2019 à 19:23

ConceptD, la nouvelle gamme Acer conçue pour les créateurs...

Acer propose ConceptD pour tous les créateurs et designers © DR

ConceptD, la nouvelle gamme de PC de bureau, d’ordinateurs portables, d’écrans et de Casque Windows Mixed Reality signés Acer, marque le début d'une nouvelle ère pour la créativité.

 

Acer annonce dévoile la sortie de sa gamme ConceptD, une nouvelle ligne d’ordinateurs de bureau, d'écrans et d’ordinateurs portables sous Windows 10 Pro. La gamme a été conçue pour répondre aux besoins des concepteurs graphiques, réalisateurs vidéo, ingénieurs, architectes, développeurs et autres professionnels de la création. ConceptD permet de s’immerger totalement dans leur processus créatif pour réaliser des projets remarquables.

« La gamme de produits ConceptD a été mise au point avec l’objectif de proposer aux utilisateurs du domaine de la création des outils efficaces leur permettant de se consacrer entièrement à leur processus créatif et à l’élaboration de leurs projets », explique Jerry Kao, Co-COO, Acer Inc. « Premiers nés d’une nouvelle gamme destinée aux créateurs, ces PC sont équipés de processeurs hautes performances et de cartes graphiques capables de prendre en charge des tâches exigeantes, avec des ordinateurs silencieux au design minimaliste, qui permettent à chacun de libérer toute leur créativité ».

« Plus que jamais, Intel satisfait les exigences des créateurs, en leur proposant des PC aux performances exceptionnelles, dotés de technologies avancées, pour accélérer les workflows, et optimiser le travail », déclare Chris Walker, Vice-Président and General Manager, Client Computing Group, Intel. « En proposant plusieurs formats d’ordinateurs portables et de bureau embarquant des processeurs Intel Core i7 ou i9 de 9ème génération, ou des processeurs Intel Xeon, la gamme ConceptD d’Acer offre une combinaison réussie entre design, fonctionnalités et périphériques, qui permet aux PC de cette gamme de répondre aux besoins les plus exigeants des créateurs de tous bords. »

 

ConceptD, un Design intemporel en toile de fond

Les PC de bureau et portables haut de gamme ConceptD adoptent un design intemporel agrémenté d'une finition blanc pur ou noir mat. Le clavier est doté d'un rétroéclairage de couleur ambre et l’ensemble offre un design épuré et soigneusement pensé pour les professionnels exigeants.

 

Des ordinateurs haut de gamme équipés de processeurs graphiques NVIDIA pour répondre aux besoins des studios professionnels

Les ordinateurs de bureau ConceptD 900 et 500 sont équipés, dans leur version la plus avancée, de la gamme des GPUs NVIDIA jusqu’au Quadro RTX 6000, améliorant le rendu des effets visuels, des modélisations 3D complexes, des simulations, ou encore du développement d'IA ou d’apprentissage profond. Ses nombreux coeurs réduisent les temps de chargement et améliorent significativement la prise en charge du multitâche, tout en assurant une fiabilité, une stabilité et une sécurité à toute épreuve. Les nouveaux pilotes Creator Ready Drivers de NVIDIA améliorent la prise en charge des applications et les performances des logiciels de studio, notamment Autodesk Arnold, Unreal Engine et REDCINE-X PRO, accélérant les workflows pour le montage vidéo, la conception graphique, l’animation et la 3D, la photographie et la diffusion vidéo.

« Grâce aux nouveaux pilotes Creator Ready Drivers, les GPUs NVIDIA Quadro RTX vont permettre aux créateurs de bénéficier de workflows plus rapides sur les PC ConceptD d’Acer », déclare Sandeep Gupte, director of Professional Visualization marketing at NVIDIA Corp. « Tirant parti de la stabilité de la plateforme GPU Quadro, ces PC Acer conçus pour la création décuplent les possibilités de leurs utilisateurs ».

 

Le ConceptD 900 : l’outil rêvé de tout créateur

Le ConceptD 900 est un PC de bureau de haute performance destiné aux professionnels ayant besoin d’exécuter simultanément plusieurs applications complexes nécessitant beaucoup de puissance. Avec ses deux processeurs Intel Xeon Gold 6148 pouvant contenir jusqu’à 40 coeurs et 80 threads, son GPU NVIDIA Quadro RTX 6000 et ses 12 emplacements mémoire offrant jusqu’à 192 Go1 de mémoire EEC, il est l'outil idéal pour les réalisateurs vidéo, animateurs, designers et architectes, qui pourront s’immerger dans leur processus créatif sans être interrompus par des temps de réponse trop longs. Le ConceptD 900 est également un outil de premier choix pour les développeurs mettant au point des systèmes d’intelligence artificielle et d’apprentissage profond, qui nécessitent une puissance de traitement et des graphismes haute performance. Les professionnels de la création bénéficieront d'une plus grande souplesse de travail grâce à ses deux emplacements M.2 PCIe intégrés, ainsi qu’à son châssis pratique pouvant accueillir jusqu’à cinq baies de stockage compatibles RAID 0/1. Les utilisateurs pourront en outre décupler ses capacités grâce à ses trois emplacements PCIe x8 et quatre emplacements PCIe x16.

Equipé d’un panneau d’évacuation d’air grâce à ses sorties de formes rectangulaire, de six ventilateurs de refroidissement qui font circuler l’air dans tout le châssis, le ConceptD 900 dispose d’une conception thermique lui permettant de maintenir une température basse lors de l’exécution d’applications exigeant une grande puissance de traitement, comme par exemple pour la production vidéo. Il est doté d’un châssis épuré en métal noir mat avec une touche d’alimentation orné d’une LED de couleur ambre pour un design sophistiqué, apprécié des adeptes d’esthétique minimaliste.

 

ConceptD 500 : PC de bureau hautes-performances pour les Designers

Le ConceptD 500 est un PC de bureau puissant destiné aux réalisateurs vidéo, animateurs, designers et créateurs en tout genre voulant réaliser des projets de qualité professionnelle. Dans sa version la plus avancée, il intègre des processeurs Intel Core de 9e génération et des GPU NVIDIA jusqu’au Quadro RTX 40001 qui assurent un traitement plus rapide et plus fluide des tâches et projets multimédia, de sorte que les utilisateurs puissent porter toute leur attention sur le processus créatif.

Grâce à son processeur Intel Core i9-9900K de 9e génération doté de 8 coeurs, 16 threads et cadencé jusqu’à 5 GHz, les outils nécessaires aux créateurs et à leurs projets bénéficient d'une plus grande vitesse d’exécution, d’une meilleure fluidité et d'une stabilité optimisée. Son processeur comporte plusieurs coeurs, qui fournissent chacun des performances élevées tout en maintenant une température basse avec faible émission de chaleur et offrant une consommation énergétique réduite. Avec une carte graphique NVIDIA jusqu’au Quadro RTX 40001 pour son modèle le plus performant, le ConceptD 500 peut prendre en charge quatre écrans 5K (résolution 5 1200 x 2 880 à 60 Hz) avec couleurs HDR, pour des effets visuels, des graphismes et des animations d'une fluidité incomparable.

Très évolutif, il saura s’adapter aux besoins en constante évolution des utilisateurs d’applications exigeantes. Ses quatre emplacements DIMM autorisent jusqu'à 64 Go de mémoire DDR4 à 2 666 MHz, fournissent davantage de bande passante et de capacité, pour plus de performances dans le traitement de tâches de conception complexes. Son disque dur SSD PCIe M.2 NVMe intégré assure le rendu en temps réel des modèles et des objets 3D.

Il est doté d'une ventilation thermique optimale, assurée par trois ventilateurs de refroidissement qui aspirent l’air depuis le panneau de ventilation triangulaire avant pour favoriser la circulation de l’air dans tout le châssis. Et ces prouesses techniques savent se faire discrètes : avec un niveau sonore ne dépassant pas 40 dB, il respecte le silence nécessaire à un environnement de travail permettant de se concentrer.

Le ConceptD 500 arbore une finition blanche et des courbes élégantes dans un esprit minimaliste. Compacte, la tour se fond dans tous les environnements de travail, avec une partie supérieure en finition bois. Elle permet également de charger des périphériques compatibles Qi sans fil et comprend un support pour casque qui se déploie et se rétracte après utilisation.

 

Les ordinateurs portables silencieux ConceptD stimulent la créativité

Les ordinateurs portables ConceptD 9, ConceptD 7 et ConceptD 5 profitent du design distinctif ConceptD et d’écrans à dalle IPS ultra-haute définition (UHD) 4K2 agréés PANTONE. Grâce à une restitution à 100% de la palette RVB Adobe, les créateurs sont assurés d’obtenir des couleurs aussi fidèles que possible. Avec une palette de couleurs aussi large, ces écrans offrent une précision de ton impressionnant (pouvant atteindre Delta E < 1). Ces ordinateurs portables restent silencieux grâce à leur ventilateur AeroBlade 3D d’Acer de 4ème génération à réduction de bruit produisant moins de 40 dB tout en offrant des performances informatiques et graphiques élevées.

 

ConceptD 9 - Pour créations 3D haut de gamme exigeantes

Le ConceptD 9 est un ordinateur portable pour créateurs, avec un design innovant. Grâce à sa charnière de précision Ezel Aero Hinge d’Acer l'écran UHD (3840 x 2160) de 17.3 pouces, se retourne, s’ouvre ou s'incline, pour différentes utilisations. L'écran est agréé PANTONE et restitue 100% de la gamme de couleurs RGB d'Adobe, avec une précision chromatique inégalée de Delta E < 1. Les utilisateurs peuvent laisser libre cours à leur créativité, quel que soit leur mode d’utilisation : écran, tablette, tente ou ordinateur portable classique pour partager, jouer, travailler ou dessiner. Il est équipé d'un stylet EMR, ou résonance Wacom qui vient se coller magnétiquement au ConceptD 9, et qui permet une authentique expérience d'écriture et de dessin. Ce stylet offre une facilité d'utilisation hors-pair et un contrôle rapide et précis grâce à une sensibilité à 4.096 niveaux de pression, ce qui permet de dessiner en partant de zéro, de prendre des notes, ou de souligner des points clés lors de réunions créatives.

Pouvant intégrer les derniers processeurs jusqu’au Intel Core i9 de 9ème génération, le ConceptD 9 dispose de la puissance et des performances nécessaires pour faire tourner simultanément et de manière fluide plusieurs applications de création. Grâce au GPU NVIDIA GeForce RTX 2080, les utilisateurs peuvent accélérer le temps-réel des montages vidéo et des applications de rendu 3D, profitant ainsi de plus de temps pour la création. Le RTX 2080 fournit également un ray tracing accéléré, permettant aux moteurs de rendu d’afficher des graphismes réalistes au fur et à mesure de leur création. Le GPU permet également aux utilisateurs de gagner du temps et de se concentrer sur le processus créatif, en utilisant certaines fonctions IA pour améliorer la qualité et gérer les tâches fastidieuses. Les créateurs pourront travailler en mode natif avec des fichiers RAW jusqu'à 8K sans perdre d'images, sans utiliser de pré-cache, ni générer de proxies. Le GPU RTX garantit aussi une bonne fluidité aux grands modèles 3D, grâce à l'amélioration de 50% des performances sur les images matricielles par rapport aux GPU de générations précédentes.

Avec jusqu'à 32 Go de mémoire DDR4 à 2.666 MHz et deux disques SSD NVMe PCIe au format M.2 de 512 Go en RAID 0, les créateurs pourront stocker des projets conséquents et de nombreuses vidéos, et accéder à de lourds fichiers sans avoir à manipuler plusieurs disques durs externes.

 

ConceptD 7 - Edition et rendu vidéo en temps réel jusqu’au RED 6K

Pouvant intégrer les derniers processeurs de 9ème génération jusqu'au Intel Core i7 pour des performances haut de gamme, et un GPU NVIDIA GeForce RTX 2080 Max-Q Design, le ConceptD 7 permet aux créateurs d'accélérer le montage vidéo RED 6K et le rendu en temps réel sur des flux très lourds. On peut facilement l'emmener partout, grâce à ses 17,9 mm d'épaisseur et 2,1 kg. L'écran UHD 4K à dalle IPS agréé PANTONE de 15,6 pouces (3840 x 2160) séduira les créateurs, avec sa restitution de 100% de la palette de couleurs RGB d'Adobe et sa grande précision chromatique (Delta E < 2) qui assurent un rendu remarquable des couleurs.

Équipé d’un port Thunderbolt 3 et un port MiniDP pour connecter jusqu'à trois écrans externes, il dispose également d’un port Killer DoubleShot Pro pour une connexion WiFi performante et fiable.

 

ConceptD 5 - A vous de créer !

La conception graphique est rapide et facile avec l'ordinateur portable ConceptD 5. Les utilisateurs pourront travailler leurs images avec une précision professionnelle et terminer les projets graphique 2D les plus délicats en un rien de temps, grâce à son puissant processeur Intel Core i7 de 8ème génération et à sa carte graphique Radeon RX Vega M GL. Il est fin et léger, pratique pour les déplacements, avec un design moderne qui s'intègrera parfaitement dans n'importe quel environnement de travail. Il est doté d’un châssis premium en métal d’alliage magnésium-aluminium sur la partie supérieure de la coque et en alliage magnésium-lithium pour le repose-mains et la coque inférieure. Son poids n’est que de 1,5 kg pour 16,9 mm d'épaisseur, et sa bordure d’écran ne dépasse pas les 6,22 mm assurant un très bon ratio écran/châssis de 80%.

Pour les créateurs, la précision des couleurs est absolument essentielle, et le ConceptD 5 ne déçoit pas avec son écran UHD 4K agréé PANTONE. La fine bordure d’écran de 6,2 mm permet aux créateurs de disposer d’une plus grande surface de visionnage, tandis que la restitution de 100% de la palette RGB d'Adobe et la bonne précision chromatique (Delta E < 2) assurent une reproduction fidèle des couleurs. Avec jusqu'à 16 Go de mémoire DDR4 et 1 To de stockage SSD NVMe PCIe en RAID 0, les utilisateurs peuvent laisser libre cours à leur créativité facilement et dans n'importe quel environnement grâce au clavier rétroéclairé de couleur ambre.

Le ConceptD 5 dispose d’une gamme complète de ports, notamment un port USB Type-C Gen 1 permettant le transfert de données jusqu'à 5 Gbits/s ainsi qu’un DisplayPort, un port de charge, plus la recharge hors ligne. Un lecteur d'empreintes intégré offre une sécurité supplémentaire via Windows Hello.

 

Moniteurs ConceptD

Les créateurs ont besoin d'une précision des couleurs plus grande que celle offerte par la plupart des moniteurs grand-public, c'est pour cette raison qu’Acer a créé les moniteurs ConceptD, reconnaissables à leur design moderne et épuré, alliant noir et des finitions bois. Dotés d’une dalle en résolution UHD, d’une impressionnante précision chromatique (Delta E < 1), et certifiés PANTONE, ces nouveaux moniteurs sont optimisés pour offrir encore plus de précisions.

Le ConceptD CM7321K est un moniteur 32 pouces, idéal pour la création 2D. Son écran UHD 4K de 32 pouces certifié VESA DisplayHDR 1000 dispose de 1.152 zones de rétroéclairage à technologie Mini LED et restitue 99% de l'espace d'Adobe RGB et 89,5% du Rec.2020, pour permettre aux créateurs et aux vidéastes de donner vie à leurs projets.

Le ConceptD CP7271K est un moniteur 27 pouces certifié PANTONE, optimisé pour la création 3D. Il offre une précision de couleur impressionnante (Delta E < 1), et restitue une large palette de couleurs correspondant à 99% de la palette Adobe RGB et 93% de DCI-P3. Il intègre également GSYNC Ultimate et DisplayHDR 1000, pour des couleurs et un niveau de détail hors-pair.

 

Le casque ConceptD OJO Windows Mixed Reality, pour les créateurs

Le casque ConceptD OJO Windows Mixed Reality comprend un écran de 4 320 x 2 160, une conception exclusive qui permet de retirer séparément la partie avant comprenant les lentilles et le système d’attache, facilitant ainsi le rangement et le nettoyage du casque. Il est doté d’une technologie brevetée du système audio qui canalise le son provenant des haut-parleurs internes vers les oreilles de l’utilisateur et d’une technologie de réglage de distance interpupillaire assistée par logiciel (IPD). Celle-ci permet de mesurer la distance IPD (l’écart entre la pupille de l’oeil et l’affichage) et modifier cette distance pour offrir une image agréable, plus claire et plus nette.

La conception détachable unique du casque facilite le nettoyage et le partage entre plusieurs utilisateurs. Avec au choix une attache rigide ou souple, ces deux systèmes assurent un port du casque sécurisé et confortable. La version souple est lavable et le rembourrage extra-large de l’attache rigide permet au casque de bien s’ajuster et de résister aux mouvements. Le système audio intégré du ConceptD OJO concentre le son sur les oreilles, évitant l’ajout d’écouteurs, et la technologie IPD brevetée garantit un affichage réglé à une distance optimale pour les yeux. Il est très facile à configurer avec les 6 degrés de suivi de position libre (avant/arrière, haut/bas et gauche/droite, inclinaison, oscillation et roulis).

 

Prix et disponibilité

Le ConceptD 900 sera en Europe au mois de juin à partir de 17 999€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 500 sera disponible en Europe au mois de juillet à partir de 2 799€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 9 sera disponible en Europe au mois d’août, à partir de 4 999€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 7 sera disponible en Europe au mois de juillet, à partir de 2 299€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 5 sera disponible en Europe au mois de juillet, à partir de 1 699€, prix conseillé TTC.

Le moniteur 32 pouces ConceptD CM7321K sera disponible en Europe au mois de septembre, à partir de 3 199€, prix conseillé TTC.

Le moniteur 27 pouces ConceptD CP7271K sera disponible en Europe au mois de juillet à partir de 2 099€, prix conseillé TTC.

  • 23 avril 2019 à 18:23

Découvrez les nouvelles fonctionnalités de la version 9.40 d’EDIUS de Grass Valley

Découvrez les nouvelles fonctionnalités de la version 9.40 d’EDIUS de Grass Valley © DR

Grass Valley vient de publier la version 9.40 de sa soluton d’éditon EDIUS. Comme toujours, les utlisateurs d’EDIUS 9 bénéficieront de la mise à jour gratuitement. La version 9.40 inclut de nouvelles fonctionnalités et améliorations majeures qui augmenteront considérablement le flux de travail des utilisateurs d’EDIUS 9.

 

EDIUS 9.40 fournit désormais :

- L’exportation Apple ProRes et l’importaton ProRes Raw

- La fonction multicaméra est améliorée avec des optons de synchronisation nouvellement implémentées (y compris l'annonce de la synchronisaton audio à venir)

- La conversion HDR-SDR est optmisée et confortable avec mappage de tons en clip doux

- Le traqueur de mouvement de masque optmisé

- Import / Export de sous-titres y compris euportés avec la vidéo

- Nouveau décodeur logiciel H.265 haut débit pour une performance améliorée des clips HEVC

- Prise en charge de la dernière technologie Intel QuickSync pour les processeurs tels que i7-9700K ou i9-9900K pour l'accélératon H.264 / H.265

 

En outre, EDIUS 9.40 inclut un certain nombre de fonctionnalités supplémentaires, telles que la prise en charge des nouveaux formats de sources pour Sony Venice Raw, Panasonic P2 8K et les performances plus rapides pour le Canon Cinema Raw Light, ainsi que la prise en charge des nouveaux formats exportés pour les codecs H.264 / H.265 au format MOV.

Au NAB 2019, magic multi media, distributeur d'EDIUS pour la région EMEA et l'Amérique du Nord, a produit un reportage vidéo couvrant toutes les principales fonctionnalités et améliorations. Vous trouverez le reportage et de nombreuses autres informations utiles, ainsi que des tutoriels gratuits, des podcasts, le forum utilisateur EDIUS, des mises à jour et une version d’essai EDIUS gratuite ici

Jusqu'à la fin du mois de mai 2019, toute personne achetant EDIUS 9 reçoit proDAD Vitascene V3 LE (prix normal 167 € + TVA) en bonus gratuit. Cette promotion s'applique à toutes les versions d'EDIUS Pro 9 et de Workgroup 9 : version complète, mise à jour, mise à jour intermédiaire, mise à jour intermédiaire 2 et EDU. Vous trouverez tous les détails sur cette promotion ici.

 

Contrairement aux autres solutions NLE professionnelles, EDIUS est disponible à l'achat et ne force pas l'utilisateur à adopter un modèle d'abonnement non souhaité.

  • 29 mai 2019 à 17:00

Lœdens en route vers la postproduction 4K HDR

L’auditorium principal avec un projecteur 4K Sony, et surface de contrôle DaVinci Advances. © Lœdens Studio

Lœdens est un nouveau prestataire de postproduction qui se spécialise sur les contenus en très haute définition HDR (UHD, 4K, 8K). Parmi ses clients, des producteurs comme Amos Rozenberg qui, depuis plusieurs années, produit en 4K. Au final, une association de compétences de différentes entreprises qui aiment relever les défis technologiques au service de la création.

 

La nouvelle société de prestation technique Lœdens propose ses services de postproduction avec un axe fort sur la 4K et le HDR (HLG, HDR10+) sur du mastering, étalonnage, effets visuels, création de DCP. Le studio travaille beaucoup pour le marché du luxe, de la parfumerie, notamment pour Prada, Valentino. Il est l’aboutissement d’une collaboration de plusieurs années de ses deux fondateurs, Sofiane Benabdallah et Laszlo Chatelard, lesquels ont une formation dans la réalisation et le graphisme.

Travaillant avec de nombreux producteurs au fil des ans, passionnés de cinéma et de belles images au sens large, tous deux ont décidé de donner vie à leur rêve et créé de toutes pièces ce nouveau lieu dans le XVIIe arrondissement parisien, à quelques centaines de mètre de la place Clichy.

 

« Nous avons cherché pendant un an un lieu qui puisse accueillir notre projet, nous avons trouvé un ancien atelier en fond de cour et nous avons effectué six mois de travaux pour que le lieu soit fonctionnel, que nos clients et talents s’y sentent bien », nous relate Sofiane Benabdallah, cofondateur de Lœdens. Au final, un budget de plus d’un million d’euros (achat du site, rénovation, création des espaces et équipements) pour cette société qui prend le pari de la qualité.

 

 

Des équipements taillés pour les projets haute résolution

Le studio est à taille humaine, l’entrée fait penser à une galerie d’art avec sa déco minimaliste et ses affiches graphiques. Une fois poussée l’une des portes, on arrive dans un magnifique auditorium qui bénéficie d’une acoustique soignée. « Nous avons des voisins, et donc il nous a fallu créer une boîte dans une boîte pour isoler au mieux les nuisances sonores possibles lors d’une séance d’étalonnage ou d’une projection », insiste Sofiane.

L’auditorium mesure environ 50 mètres carrés, il fait également office de salle de projection et peut être loué à ce titre. Il comprend un projecteur 4K Sony SRXR510P (DCI), un écran micro-perforé de 5,5 mètres de base, d’une écoute Dolby 7.1. L’étalonnage se fait sur Resolve DaVinci avec un Advanced Panel. Le matériel cinéma a été installé par la société ADDE. Pour le reste du matériel, c’est la société Atreid qui a fourni les stations de travail SuperMicro. Des stations survitaminées car Lœdens Studio travaille sur des projets gourmands en termes de bande passante. L’auditorium comprend également un moniteur Sony BVM -X300/2 4K Grade 1 HDR 1000 nits. « Nous nous focalisons sur des projets en 4K HDR, et également en 8K sur lesquels nous venons de faire les premiers tests », précise Sofiane.

Le DaVinci est relié en SAN avec le nodal situé à l’étage supérieur. La salle sert pour de l’étalonnage de fictions et de films publicitaires, mais récemment Lœdens Studio a signé la postproduction du prochain Palma Show (BlagBuster Production) qui sera diffusé en prime-time pour TF1, et qui a été réalisé en 4K.

 

La seconde salle est orientée broadcast avec un écran de contrôle Eizo CG3145 Prominense 4K et un téléviseur LG Oled 65 pouces pour la vision finale. L’étalonnage se fait également sur DaVinci, mais avec un mini Panel.

Lœdens Studio propose également à ses clients des stations de montage Avid ou Adobe. Elles sont reliées au réseau SAN évolutif de 95 To permettant ainsi l’accès à tous les rushes en temps réel et ce, quelle que soit la résolution (4K et plus) et tout type de compression (ProRes, R3D, ArriRaw, DPX…).

 

 

Des producteurs engagés sur le 4K et 8K

Parmi les clients de la société, Amos Rozenberg qui a plusieurs projets en cours, au travers de ses deux sociétés (Rockstone Films et Paramax). Il vient de finir le tournage d’un long-métrage « Music Hole », tourné en Red Monstro 8K HDR et la série « Cooke S7 » plein format dont un prototype (18 mm ouvrant à 2). Le film, qui comprend de nombreux effets visuels, ne sera finalisé que dans plusieurs mois. Le long-métrage a été tourné en 25 jours et a nécessité 30 To de stockage (x 3 pour les sauvegardes). Les rushes ont été traités par PrestaFilms à Aix-en-Provence.

Pour tester la chaîne 8K, sur un format plus court, Amos Rozenberg a tourné un mini concert improvisé du chanteur Eduardo Ed Motta en 8K 60p. Le film a été tourné sur un bateau-mouche la nuit, juste avec un éclairage d’appoint, et le résultat est spectaculaire.

 

« Nous faisons de nombreuses captations de concerts en grand capteur avec des caméras Red en 4K depuis 5 ans. Nous voulions tester en avant-première le premier workflow 8K HDR, et l’image que nous obtenons est vraiment étonnante. Nous sommes des petites structures, mais grâce à cette collaboration avec Lœdens Studio et Sesama Films, nous pouvons tester grandeur nature les nouveautés technologiques. Nous sommes passionnés par l’innovation et nous voulons aller plus loin dans l’écriture pour ces nouvelles formes visuelles », s’enthousiasme Amos Rozenberg.

Sur le tournage de ce concert, un DIT déchargeait les cartes, copiait les médias sur des baies de disques durs, générait des proxys à la volée pour voir les images en temps réel. Paramax a produit des concerts dont l’image soignée a été saluée par la critique, notamment un concert de l’Orchestre Philharmonique d’Israël qui a été distribué en Blu-ray 4K HDR10. Autre projet, l’opéra Turandot, tourné à Torre del Lago en Italie.

 

Autre partenaire, la société Sesama, dirigée par Christophe Boula, spécialisée dans la location de caméras Red et qui a loué les caméras sur les différents projets d’Amos Rozenberg. La société, outre la location, fait de la production de documentaires, de la captation et également assure des services d’étalonnage, de mastering et de fabrication de DCP.

Lœdens, un nouveau studio de postproduction qui offre une gamme complète de services 4K, 8K en postproduction, mais également en effets visuels, à découvrir en 2019. 

 

 

LŒDENS, EN TERMES D’ÉQUIPEMENTS DE POSTPRODUCTION, C’EST :

• un serveur TigerServe1,

• une baie de stockage Accusys PCIe 3.0,

• deux stations de travail DaVinci Resolve SuperMicro Multi GPU,

• une salle principale avec surface de contrôle DaVinci Advanced,

• une salle secondaire avec Mini Panel DaVinci et référence Eizo CG-3145,

• une solution d’archivage des médias sur bandes LTO

 

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.86/87. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 27 mai 2019 à 17:00

Une collection de vidéos Premium RED Digital chez Pond 5

Pond5 lance une nouvelle collection de contenus Premium RED Digital… © DR

La place de marché mondiale d’images photo et vidéo Pond5 a lancé une toute nouvelle collection de séquences vidéo premium en 8K, 6K, 5K et 4K, tournées exclusivement sur des caméras RED Digital Cinema.

 

Pond5 a dans la foulée développé un nouveau filtre de recherche "RED Camera" pour la vidéo sur son site, permettant aux clients de découvrir facilement des centaines de milliers de clips créés avec les caméras RED dans sa bibliothèque qui compte désormais plus 14 millions de clips vidéo.

« La résolution 8K offre l’avantage d’options illimitées de zoom ou de recadrage dans l’image avec des projets finaux qui peuvent très bien être en 4K ou plus. Avec la résolution 8K qui devrait s'implanter de manière significative sur le marché grand public au cours des quatre prochaines années, les créateurs de vidéos peuvent utiliser ces séquences pour pérenniser leur travail sur les écrans de nouvelle génération. La production et la création vidéo évoluent constamment avec la technologie. Offrir à nos acheteurs des options de la plus haute qualité et des technologies les plus avancées pour leurs projets vidéo fait partie de notre ADN », déclare Jason Teichman, PDG de Pond5 qui propose également sur sa plateforme des séquences d’images VR.

Dans la continuité du lancement de la collection RED de Pond5 et de l’expansion internationale d’une collection Pond5 DJI, la place de marché mondiale Pond5 a annoncé son intention de créer une nouvelle collection de vidéos tournées avec le codec ProRes RAW d’Apple… L’appel à contribution est ouvert !

  • 23 mai 2019 à 17:00

EIZO lance son nouveau moniteur ColorEdge dédié aux créatifs

EIZO lance son nouveau moniteur ColorEdge dédié aux créatifs © DR

EIZO Corporation va sortir un nouveau ColorEdge CS2731, un moniteur de gestion des couleurs de 27 pouces destiné aux amateurs de photographie, d'illustration, de création vidéo et d'autres domaines créatifs. C'est le successeur du ColorEdge CS2730.

 

Le moniteur est le premier de la gamme ColorEdge à offrir une connectivité USB de type C avec une alimentation de 60 watts. Avec un seul câble USB de type C, les utilisateurs peuvent afficher de la vidéo, transmettre des signaux USB et alimenter un périphérique connecté tel qu'un smartphone ou un ordinateur portable. Le terminal USB Type-C fournit jusqu'à 60 watts de puissance, de sorte que même les ordinateurs portables haut de gamme restent chargés tout en travaillant. Cela élimine le besoin d'un adaptateur secteur externe supplémentaire et rationalise l'espace de travail de la création.

L'écran spacieux de 27 pouces offre une résolution native de 2560 x 1440, offrant aux créateurs un espace suffisant pour travailler avec des images, des palettes d'outils et d'autres fenêtres.

La large gamme de couleurs du moniteur reproduit 99% de l’espace colorimétrique Adobe RGB, garantissant ainsi une reproduction fidèle des couleurs. Pour compenser les fluctuations de la luminosité et de la chromaticité caractéristiques des moniteurs LCD, l’égaliseur d’uniformité numérique (DUE) unique d’EIZO corrige les écarts de chaque ton sur tout l’écran pour un affichage stable.

Le ColorEdge CS2731 prend en charge le logiciel de gestion des couleurs ColorNavigator 7 d’EIZO. Les utilisateurs peuvent ainsi calibrer et contrôler régulièrement la qualité de leur moniteur, de manière fiable et fiable, pour des résultats couleur prévisibles. Il prend également en charge le logiciel Quick Color Match d’EIZO, qui simplifie en quelques étapes le processus de correspondance des couleurs entre écrans.

 

Caractéristiques supplémentaires

• Gradations lisses avec affichage 10 bits à partir d'une table de correspondance (LUT) 16 bits

• Entrées USB Type-C, HDMI, DisplayPort et DVI-D

• Capot de protection contre la lumière en option

• Garantie du fabricant de 5 ans

 

La ColorEdge CS2731 sera disponible à partir de juin 2019.

  • 21 mai 2019 à 17:00

Cartoon Movie 2019, l’animation en haut de l’affiche

Signée par Anca Damian, L’Extraordinaire Voyage de Marona est une coproduction entre la Roumanie (Aparte Films), la France (Sacrebleu Productions) et la Belgique (Minds Meet). © Aparte Film, Sacrebleu Productions et Minds Meet

La 21e édition de Cartoon Movie (5 au 7 mars à Bordeaux) attestait de la grande forme de l’animation, des films commerciaux aux longs-métrages d’auteurs...

 

Dense, éclectique et toujours très qualitative, la programmation de Cartoon Movie 2019 a retenu, cette année, 66 films d’animation à l’état de concept, développement, production et en « sneak preview » (extraits en avant-première). Ils ont été présentés à un parterre de professionnels internationaux dont l’assiduité ne se dément pas : plus de 900 producteurs, réalisateurs, auteurs, investisseurs, distributeurs, agents de vente (mais aussi sociétés de jeux vidéo et multimédia) sont venus de toute l’Europe et même d’ailleurs (Chine, Japon, Canada...).

Une dynamique en constante croissance (Cartoon Movie a permis à plus de 300 films de trouver leur financement depuis sa création en 1999), qui apporte une visibilité aux projets soumis dont les budgets remontent (pour une moyenne de 8 à 10 millions d’euros) et fait (re)venir des grands noms de l’animation européenne (réalisateurs, auteurs...) voire, pour la première fois, des éditeurs de BD désireux d’être de la partie.

L’animation française mène toujours la sélection avec 22 projets (même si, pour la première fois, elle ne remporte aucun Cartoon Tributes). Parmi ceux-là, quatre impliquent directement la région Nouvelle-Aquitaine. Plus encore que les années précédentes, les comédies familiales constituent une bonne partie des projets présentés (près des deux tiers), mais l’offre pour les jeunes adultes reste aussi soutenue et recherchée par les participants. « Un signal fort peut être envoyé au festival de Cannes qui ne peut plus continuer d’ignorer l’animation européenne », affirme Marc Vandeweyer, directeur général de Cartoon.

 

 

Parmi les prochains hits « famille »

En prenant comme « accroches » Terra Willy d’Eric Tosti (TAT Productions) et Chequered Ninja produit par A.Film (900 000 entrées au Danemark) montrés en sneak preview, La Balade de Yaya (Blue Spirit) en début de programmation ou Les Mousquetaires du tsar (Est-Ouest Films, Waking The Dog et Kinoatis), Cartoon Movie continue à mettre en avant le film d’animation qui réunit toute la famille. Le genre forme indéniablement le cœur battant de la manifestation qui affectionne ces projets parvenant à fédérer leur public, et sait les accompagner au besoin durant leur production.

« Découvert » en 2006 au Cartoon Forum, TAT Productions revient ainsi présenter son second long-métrage, Terra Willy (à l’affiche en France le 3 avril). Visant le même public que Les As de la jungle, le film aborde, de manière tout aussi jubilatoire, le mythe de Robinson Crusoé façon spatial. Un prétexte pour déployer de somptueux décors 3D et des créatures improbables et colorées.

Distribué en France (sur une combinaison de 400 copies) et à l’international par Bac Films, le film devrait être vendu sur encore plus de territoires que Les As de la jungle : « Contrairement à ce film qui s’appuyait sur une série ayant déjà fait ses preuves à l’international, Terra Willy a réussi tout seul à convaincre le marché », se félicite le producteur Jean-François Tosti.

 

Développant des valeurs assez proches (dépassement de soi...), La Balade de Yaya, porté par Blue Spirit au sein du label Sinematik et au stade de développement, s’annonce tout aussi prometteur et grand public. S’appuyant sur une bande dessinée franco-chinoise, le film remonte le temps et suit le périple en Chine de deux enfants (une jeune pianiste et un gamin des rues) fuyant Shanghai en pleine guerre sino-japonaise (en 1937) pour rejoindre Hong Kong. Cette adaptation au format scope sera traitée en 3D avec un rendu 2D.

Annoncée avec un budget entre 12 et 15 millions d’euros, la production, qui a été le pitch le plus suivi du Cartoon Movie, en est au début de son tour de table. Elle inaugure, selon Armelle Glorennec, une nouvelle dynamique de production pour le studio Blue Spirit qui en assurera la fabrication dans ses studios d’Angoulême et de Montréal : « Nous voulons mettre à profit tout le savoir-faire de nos studios qui ont pris de la maturité afin de donner une dimension grand public à cette histoire classique et universelle. »

 

Sans perdre de vue la cible famille, des projets comme Linda veut du poulet ! (Dolce Vita Films) ou Le Voyage extraordinaire de Marona (Aparte Films, Sacrebleu Productions) se démarquent par leur audace graphique. Écrit et réalisé par Chiara Malta et Sébastien Laudenbach (La jeune fille sans mains), Linda veut du poulet ! est une comédie enlevée et burlesque – comment faire un poulet aux poivrons à sa fille un jour de grève générale ? –, qui opte franchement pour des couleurs pop, des décors stylisés et un cerné noir non continu pour ses personnages, lequel peut se modifier – jusqu’à disparaître – selon son emplacement dans la scène.

Prévu pour être réalisé en 2D par Miyu Productions à Angoulême et Paris, et distribué par Gebeka, le film prévu pour 2021 fait partie des projets les plus inattendus – et les moins onéreux – de la sélection bordelaise (2,80 millions d’euros).

 

Réalisé par Anca Damian (La Montagne magique), L’extraordinaire voyage de Marona, dont plusieurs extraits ont été présentés, préfère jouer sur l’empathie en se mettant à la hauteur d’une petite chienne qui se remémore sa vie auprès des humains qu’elle a aimés. Chaque période de sa vie est prétexte à dépeindre des univers différents rendus en 2D, papier découpé et 3D (pour les décors). Produite par Aparte Film (Roumanie), Sacrebleu Productions (France) et Minds Meet (Belgique), cette coproduction, classique dans sa trame narrative, mais visuellement foisonnante, réunit plusieurs studios (Aparte Films, Marmita Films à Bordeaux, Tu Nous ZA Pas Vus à Arles) : chacun fabriquant de manière artisanale une partie.

Le montage financier de ce film d’auteur (budget inférieur à 3 millions d’euros) a été un pari : « Ce genre de film a très peu de place en France auprès des télévisions, des Sofica, voire des distributeurs ou des vendeurs », souligne le producteur Ron Dyens (Sacrebleu Productions). « Les diffuseurs ne nous ont pas suivis contrairement à Tout en haut du monde ». Distribué par Cinéma Public Film en France et Charades à l’international, le film sera à l’affiche à la rentrée 2019.

 

Ils n’entreront pas en production avant un ou deux ans, mais déjà ces projets en concept, dont certains sont signés par des réalisateurs de renom, suscitent l’intérêt des professionnels (éditeurs de BD compris). Auréolé du succès éclatant de Ma vie de Courgette, Claude Barras revient avec Sauvages !, un projet en stop-motion (budget de 10 millions d’euros) coproduit par Prélude (France), dont c’est le premier film en animation, et Helium Films (Suisse).

Prise de conscience écologique à hauteur d’enfant mais aussi message d’espoir, le film narre l’amitié entre une petite fille vivant à Bornéo et un bébé orang-outan qu’elle essaie de sauver de la captivité et de la déforestation programmée. Pour le réalisateur, il est important de sortir du cinéma d’auteur pour toucher un public familial.

 

Parabole contemporaine et sociale, Le conte du hérisson d’Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli (Une vie de chat, Phantom Boy) inscrit, lui aussi, son histoire – une chasse au trésor – dans l’actualité : ici, une fermeture d’usine entraînant le chômage des parents… Mais le film montre comment ses jeunes protagonistes peuvent changer le cours du destin. Produit par Parmi les Lucioles Films, il recourt à des animations 2D traditionnelles. Et cherche des diffuseurs et des coproducteurs.

Réalisateur de Zombillénium, Alexis Ducord revient également, avec son monteur Benjamin Massoubre, pour présenter Saba : un film d’aventure en full 3D (15 millions d’euros) toujours porté par Maybe Movies, qui place l’action en 1938 dans la corne de l’Afrique. À la recherche de ses parents – des archéologues – capturés par les fascistes, une petite fille va devoir traverser plusieurs pays en guerre jusqu’à atteindre le territoire légendaire de la reine de Saba.

 

Une autre quête, qui a lieu cette fois-ci à Montmartre (en 1885), est proposée dans Séraphine par l’auteure Marie Desplechin qui en signe le scénario (à partir de sa nouvelle éponyme). Si la recherche des parents en constitue la trame, le film est l’occasion de faire revivre un quartier alors en pleine effervescence (construction du Sacré-Cœur, etc.) et d’y croiser des figures truculentes. Coproduit par Little Big Story, qui se lance dans le film d’animation, et Tu Nous ZA Pas Vus Productions pour la production exécutive, le film en concept sera réalisé en 2D (3D pour les décors).

 

 

Animation « jeunes adultes », toujours l’engouement

De manière toujours aussi affirmée, l’offre « jeunes adultes », qui émane souvent de sociétés spécialisées dans la fiction ou le documentaire, aborde des sujets d’actualité brûlants (totalitarisme, immigration, lutte contre la déforestation, etc.) en allant puiser parfois dans l’histoire récente des moments qui leur font écho. En pleine crise des migrants, La Traversée de Florence Miailhe acquiert ainsi, de par son ton et sa facture (de la peinture animée), une dimension intemporelle et universelle. Produite par Les Films de l’Arlequin, cette épopée coproduite avec Maur Film (République tchèque), Balance Films (Allemagne) et Xbo (France) repose sur une technique d’animation traditionnelle (le banc-titre) adaptée aux besoins du long-métrage (voir encadré La Traversée).

Percutant également l’actualité, le projet en développement porté par les Films du Tambour de Soie (Marseille), Interdit aux chiens et aux Italiens rappelle la traversée des immigrants italiens lors de la Seconde Guerre mondiale. Brassant des histoires vraies, le film d’Alain Ughetto utilise un rendu hybride à base de marionnettes, de stop-motion et de prises de vues réelles pour rendre plus palpables ces rêves d’ailleurs et plus tragiques le passage des frontières. Saga européenne de par son scénario, le film au budget inférieur à 3 millions d’euros produit par Graffiti Doc (Italie) a su également séduire la Suisse avec Nadasdy Film et la France avec Vivement Lundi et Foliascope.

 

Expédition périlleuse elle aussi, mais dans un autre genre, J’ai perdu mon corps réalisé par Jérémy Clapin (Skhizein) et produit par Xilam Animation, dont plusieurs séquences finalisées ont été présentées, suit l’errance d’une main séparée de son corps suite à un accident du travail. Rosalie (de son petit nom), qui se souvient avec émotion de sa vie passée (au Maroc, puis l’exil en France, etc.), devra affronter de nombreux dangers avant de retrouver son corps et reprendre en main le cours de sa vie. Très attendu, ce projet de longue haleine et de facture sombre et poétique est basé sur le livre Happy Hand de Guillaume Laurant. Inclassable, cette histoire fantastique, qui mêle les techniques 2D et 3D, a attiré un grand nombre d’investisseurs.

 

Autre traversée de tous les dangers, Mars Express par Jérémie Périn anticipe la colonisation de Mars par des humains enrichis par le travail des robots, la Terre devenant la planète des laissés-pour-compte. Produit par Everybody on Deck (avec Je Suis Bien Content pour la production exécutive et Tchack), le film de science-fiction (7 millions d’euros) se situe dans la continuité de la série remarquée Lastman (26 fois 13 minutes) produite et réalisée par la même équipe et diffusée sur France 4 (puis, faute de diffuseurs publics, sur Netflix). Jeu de contrastes entre les paysages chatoyants des nouvelles colonies spatiales et la noirceur de la Terre, cohabitation explosive entre les robots 3D et les humains 2D… Le projet très « réaliste », actuellement sous forme d’animatique, est prévu pour entrer en production en 2020.

 

Sorti pour sa part des affres de la production, Buñuel dans le labyrinthe des tortues (production par Sygnatia), qui sera à l’affiche en France en juin prochain (en avril en Espagne), revient sur un moment décisif mais peu connu de la vie du cinéaste mexicain, le tournage épique du documentaire Terre sans pain.

Adaptée du livre de Fermin Solis, cette évocation, qui recourt à l’animation 2D et à l’intégration d’images tournées par Buñuel, prend parfois des accents surréalistes. Le film a conquis le public du Cartoon Movie qui a décerné à son réalisateur Salvador Simó le Cartoon Movie Tribute du réalisateur européen de l’année, et à son coproducteur néerlandais Submarine, l’un des plus grands studios d’animation aux Pays-Bas (pays invité d’honneur du Cartoon Movie), celui du producteur.

 

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.124/128. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 15 mai 2019 à 17:00

Des VFX français à la croisée des chemins...

Le Paris Images Digital Summit est devenu un moment d’échanges et de questionnement entre les professionnels français du secteur des VFX français. © DR

Lors du Paris Image Digital Summit qui s’est déroulé, au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains au début de l'année, la filière des effets visuels numériques a montré son sens de l’innovation et de la créativité, mais aussi quelques faiblesses. Résumé de ce rendez-vous professionnel d’un secteur qui peine encore à gravir l’échelle internationale.

 

Lors du Paris Images Digital Summit, le CNC et Audiens présentaient une mise à jour de l’étude entamée il y a trois ans sur l’emploi dans le secteur des effets visuels numériques. Le premier constat de cette étude est positif, puisque cette filière comptait en 2017 près de 4 000 emplois, soit une hausse de 556 emplois par rapport à 2016. L’étude souligne d’ailleurs qu’en dix ans plus de mille emplois ont été créés dans ce secteur, ce qui représente un doublement du nombre d’emplois et une hausse corollaire de 64 % des créations d’entreprises.

Il faut dire que le CNC a mis sur la table depuis 2017 un « plan VFX » qui supporte les œuvres cinématographiques et télévisuelles ambitieuses en matière d’effets visuels numériques, avec des aides passées de 7 millions d’euros en 2016 à 10 millions en 2017. Quinze projets français ont ainsi pu en bénéficier en 2018, dont « L’Empereur de Paris » de Jean-François Richet et « Taxi 5 » de Franck Gastambide.

 

 

Les VFX français se structurent, mais...

Toutefois, le constat est plus nuancé quand on s’aventure dans l’épaisseur du trait. Déjà, cinq entreprises seulement concentrent la moitié de la masse salariale du secteur, tandis que les dix premiers studios de VFX concentrent 70 % des salariés. Ces pourcentages étaient de 68 % en 2016 et 65 % en 2015. Si l’on considère le verre à moitié plein, cela signifie que les entreprises leaders du secteur se structurent peu à peu… Cette concentration est aussi géographique puisque 80 % des VFX sont réalisés en Ile-de-France, ce qui représente 95 % de la masse salariale.

Plus étonnant, la part des intermittents (les CDD d’usage) dans les VFX est importante avec 76 % d’emplois intermittents et 23 % d’emplois permanents, mais ce seuil s’abaisse depuis dix ans et la part de ceux-ci est en-dessous de la moyenne de la production audiovisuelle et de l’animation en particulier.

Ce dernier phénomène est à mettre en regard du fait que l’âge moyen des employés dans les VFX est supérieur à celui de la production audiovisuelle et a fortiori de l’animation. À y regarder de plus près, on constate que le nombre de salariés de moins de 30 ans a augmenté depuis 2015 de 12 % tandis que les « plus de 40 ans » ont bondi de +126 % !

Le CNC et Audiens ont également comparé VFX et animation, pour se rendre compte que l’animation représente à elle seule les deux tiers des effectifs des deux secteurs réunis. Plus intéressant, l’animation concentre les trois quarts de la masse salariale quand on compare les deux secteurs, alors qu’elle est la plus grande consommatrice de CDD d’usage avec 90 % de sa masse salariale. En dépit de son fonctionnement en mode projet, l’animation reste donc plus pourvoyeuse d’emplois.

 

 

L’international : un plafond de verre pour les studios français

Le secteur des VFX soutient encore moins la comparaison à l’international, là où l’animation française s’exporte bien, le secteur des effets visuels numériques se heurte à un plafond de verre. Et l’abaissement du seuil du crédit d’impôt international fléché sur les VFX n’a pas véritablement changé la donne.

Comme le rappelle Stéphane Bender de Film France : « Après l’annonce de l’abaissement du seuil d’un million d’euros à 250 000 euros, on pouvait s’attendre à un effet d’aubaine pour les studios de VFX français qui avaient du mal à être suffisamment attractifs hors de nos frontières. Le constat est en demi-teinte depuis, puisqu’en 2017 seul un projet de long-métrage basé sur des VFX a bénéficié de ce dispositif et à peine plus en 2018. »

Selon Olivier Emery, fondateur du studio de VFX Trimaran : « Les pays qui ont de l’ambition dans le domaine des effets visuels numériques sont en train de migrer vers un crédit d’impôts à un niveau d’environ 40 % de déduction fiscale. Il est clair que dans cette course au crédit d’impôt la France est un peu derrière avec seulement 30 % de déduction jusqu’ici. Le passage à 40 % nous mettrait au niveau de l’Allemagne, de l’Australie et même du Canada. Mais, prévient aussi Olivier Emery, ce n’est pas la seule raison qui explique que nos studios ont du mal à gagner des projets à l’international. »

Le dirigeant de Trimaran estime avoir perdu en 2018 des projets internationaux importants pour des raisons qui tiennent tantôt à l’agressivité commerciale plus forte des studios étrangers, avec par exemple le devis d’un studio canadien concurrent dans lequel la ligne « Superviseur VFX » était comprise dans le package de base avec un forfait ou encore à cause du fait que la bande demo de notre studio n’est pas à la hauteur de concurrents étrangers.

Cela fait dire à Olivier Emery : « Il faudrait que les studios français de toutes tailles apprennent à mieux travailler ensemble en se spécialisant au sein de projets collaboratifs, comme c’est souvent le cas à l’étranger, plutôt que d’avoir une approche généraliste et d’être peu enclins à la sous-traitance. Je ne comprends pas qu’en France le marché des effets visuels ne représente qu’un million d’euros de chiffre d’affaires hors marché publicitaire, alors qu’au Canada ou en Grande-Bretagne il est estimé à un milliard de dollars. »

Les professionnels présents durant le PIDS insistaient aussi sur la nécessité de répondre aux nouvelles certifications techniques en matière de sécurité des locaux, des systèmes informatiques… demandés par les majors américains et les plates-formes numériques comme Amazon ou Netflix.

Depuis 2018, la certification promue par le MPAA (Moving Picture Association of America) et la Content Delivery & Security Association (CDSA) s’appelle Trusted Partner Network (https://ttpn.org/). Elle repose sur une série de mesures visant à réduire le risque de piratage par les réseaux informatiques. Le TPN a été décidé suite à plusieurs cas de piratage de séries TV avant leur diffusion, comme ce fut le cas en 2017 avec la saison 5 de la série Netflix Orange is the new black (L’Orange lui va si bien) dont la copie illicite était issue d’un studio de postproduction son ayant des failles de sécurité informatique ou encore pour un épisode de la saison 7 de Game of thrones qui a fuité via une société sous-traitante de la 21st Century Fox Star India chargée de la gestion des médias de la série.

 

 

Mutualiser les ressources entre studios

La mise à niveau vers le TPN a un coût estimé à environ 20 000 euros, tandis que l’audit annuel obligatoire revient lui à 5 000 euros. Autant dire des coûts prohibitifs pour bon nombre de studios français, dont la sécurité informatique n’est pas le cœur de métier.

Face à cette difficulté supplémentaire qui constitue un « véritable plafond de verre » pour de nombreux studios français de taille modeste, « nous devrions mutualiser nos ressources », insiste Olivier Emery. L’an dernier les studios français de VFX s’étaient pourtant regroupés au sein d’un nouveau syndicat professionnel, le V2F.

« Toutefois, neuf des dix-sept entreprises membres de V2F sont des petites structures comme la nôtre, dont les gérants sont un peu au four et au moulin, tandis que notre président est très pris par ailleurs par ses différents mandats », explique Olivier Emery.

Moralité, V2F n’a pas accouché de grand-chose depuis un an. Afin de rester positif, chacun se répéta donc que la mutualisation des moyens en vue d’acquérir ces nouvelles certifications de sécurité indispensables au niveau international pourrait être un objectif pragmatique à brève échéance. De même, chacun s’accordait sur le fait que parvenir à montrer à la Visual Effects Society (VES) que sa section française créée en 2018 était dynamique avec ses 90 membres représenterait une avancée significative.

 

 

L’innovation française dans les VFX toujours active

Les difficultés de pénétration du marché international mis à part, les acteurs des effets visuels numériques français ne manquent pas d’esprit d’innovation et de créativité. Pour s’en rendre compte, il suffisait de suivre les présentations modérées par Stéphane Singier de Cap Digital qui mit en avant quelques pépites hexagonales comme Pocket Studio.

Cet éditeur logiciel a conçu (en version beta pour le moment) un logiciel de conception 3D collaborative dont l’ergonomie s’apparente à la G Suite de Google. Pocket Studio, s’il tient toutes ses promesses jusqu’à son lancement officiel avant l’été 2019, offrira un niveau d’ergonomie jamais égalé jusqu’alors avec un outil de conception 3D en ligne.

Il suffit en effet d’une connexion 4G et d’un login (mot de passe) pour que s’affiche le bureau partagé dans lequel différents collaborateurs distants peuvent concevoir une scène 3D complète, de sa modélisation à son rendu final, en ayant la possibilité d’agir sur chacun des éléments de la scène à tout moment. Il n’y a guère que l’animation de personnages qui ne peut pas pour le moment être gérée via ce logiciel collaboratif de conception 3D.

 

 

Le docu-fiction, moteur des VFX

Côté réalisations, le studio lyonnais Fauns a travaillé en 2018 sur « Living Universe » une série documentaire de 4 x 52’ particulièrement ambitieuse. Coproduite par la chaîne Arte, ABC Australia, Essential Media et le producteur de documentaires ZED, ce docu-fiction scientifique d’anticipation raconte de la manière la plus réaliste possible ce qui pourrait advenir lors d’une expédition spatiale visant à explorer des formes de vie dans et hors de notre galaxie.

Les odyssées spatiales ayant déjà fait l’objet de plusieurs blockbusters célèbres comme « Interstellar », « Gravity » ou « Seul sur Mars », il va de soi que la barre qualitative a été placée très haut au cœur de la conception des nombreux objets et créatures en synthèse présents dans cette épopée scientifique.

Après un tournage en Islande, Fauns a été chargé de réaliser des modèles 3D des vaisseaux spatiaux, robots et créatures présents tout au long de l’expédition. Le vaisseau spatial, Minerva, censé mesurer 1,3 km de long, fut à lui seul une gageure. « Il nous a fallu trouver une multitude d’astuces pour parvenir à faire imaginer au public sa taille gigantesque. Nous avons dû aussi simuler le vieillissement de sa structure, puisque le voyage interstellaire de ce docu-fiction dure plusieurs centaines d’années. De même, les créatures extra-terrestres ont fait l’objet d’une recherche poussée en matière de design et d’animation », souligne Raphaël Penasa le CEO de Fauns.

 

 

La previs sert à l’animation

Tout aussi intéressant est le décryptage technique des scènes du film d’animation en Full 3D, franco-chinois « Spycies » réalisé par Guillaume Ivernel (coréalisateur du film « Chasseurs de dragons » et producteur de « Ballerina ») et sorti en février 2019 dans les salles de cinéma. En effet, Guillaume Ivernel s’est inspiré à la fois de l’animation japonaise et de comédies « cartoon » comme « Roger Rabbit » pour réaliser un film très riche en scènes d’action survitaminées.

Afin d’assurer la cohérence des nombreuses scènes tonitruantes du film, qui nécessitent un découpage au millimètre, le célèbre réalisateur a fait appel à la technique de la previs 3D des séquences. Ainsi, il a été possible de chorégraphier avec précision les nombreuses scènes très en amont des animations et du rendu final. Chaque scène est passée entre les mains du studio français Android Associés qui bénéficie d’une déjà longue expérience en la matière.

Pour Guillaume Ivernel, « cela nous a permis de travailler de manière très précise entre les studios français sélectionnés, sachant que les cadres et mouvements de caméras choisis lors de la previs étaient extrêmement proches des scènes finales, beaucoup plus que ne l’aurait été un simple storyboard. Et, étonnamment ce process de fabrication offre une plus grande liberté de travail pour le réalisateur, car on voit immédiatement si une scène fonctionne ou pas. Cela nous a permis, dans un cadre budgétaire assez contraint, de réaliser un film cohérent d’un bout à l’autre de la chaîne de production, en dépit de scènes d’action particulièrement complexes. »

 

 

Une nouvelle perle expérimentale de Nicolas Deveaux

Les films de court métrage réalisés par Nicolas Deveaux et produits par Cube Creative avec Arte sont désormais attendus par l’ensemble de la profession, tels des mets délicats qu’on déguste avec délice ! Après « 5,80 mètres » et « 7 Tonnes 3 », le dernier opus du réalisateur de « Un mètre/heure » ne fait pas exception à la règle de par l’originalité de son sujet et de son traitement. En plus, lors du PIDS, il était projeté dans les meilleures conditions possibles en qualité cinéma et 3D relief, sachant que l’essentiel de ce film de neuf minutes en « time lapse », qui montre des escargots en train de danser sur une aile d’avion, a été tourné en 4K relief.

Enfin, c’est essentiellement le décor qui a été tourné de la sorte, car les escargots, eux-mêmes héros « danseurs » du film, ont tous été modélisés et animés en 3D. Un gros travail a notamment été effectué pour disposer d’éléments photogrammétriques de l’avion et de l’aéroport. Grâce à cette matière à 360°, Nicolas Deveaux pouvait utiliser ensuite de multiples cadrages et modifier les lumières suivant ses envies créatives. Le résultat est de ce fait une intégration parfaite entre images de synthèse et images réelles, une vraisemblance des séquences et… une grande poésie à la clef.

 

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.120/122. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 15 mai 2019 à 17:00

R3D, le nouvel SDK de RED qui accélère les workflows 8K

R3D, nouvel SDK de RED accélère les workflows 8K © DR

RED annonce le lancement de son nouvel SDK R3D, qui permet une lecture en temps réel de contenus 8K grâce aux cartes NVIDIA : les cinéastes peuvent ainsi effectuer le tournage et la postproduction entièrement en 8K. Avec cette nouvelle solution, RED et NVIDIA participent activement à la mise en place d’une chaine de production en 8K.

 

RED Digital Cinema lance son nouvel SDK R3D accompagné de l’application REDCINE-X PRO qui permet un décodage et un dématriçage plus rapide des fichiers RED R3D sur les plateformes NVIDIA CUDA. En utilisant une ou plusieurs cartes graphiques NVIDIA pour effectuer ces tâches – qui demandent une grande puissance de calcul –, le système permet désormais la lecture, le montage et l’étalonnage d’images en 8K en temps réel.

En phase de postproduction, cette nouvelle synergie matériel/logiciel offre les avantages suivants…

  • lecture en 8K à 30 IPS au moins
  • conversion jusqu’à 10 fois plus rapide, selon le format et le contenu
  • plus d’efficacité et de contrôle de la qualité lors du processus de vérification du contenu
  • création plus libre à l’aide de fichiers R3D flexibles au lieu de fichiers proxy

Le traitement des images en 8K nécessite une carte NVIDIA Quadro RTX 6000 ou 8000, GeForce RTX 2080 Ti ou TITAN RTX et un PC raisonnablement puissant. Les créateurs peuvent atteindre de meilleures performances avec des stations de travail à plusieurs cartes graphiques, et même des cartes NVIDIA plus anciennes peuvent apporter une amélioration notable aux délais de traitement.

On notera que les nouveaux ordinateurs portables dotés de cartes NVIDIA RTX proposés par les plus grands fabricants – Razer, Acer, Alienware, ASUS, Dell, Gigabyte, HP, Lenovo, MSI et Samsung – sont déjà capables de lire des contenus 8K en temps réel et laissent donc l’utilisateur libre de choisir l’outil le mieux adapté à son budget.

 

Les principaux intégrateurs de SDK et éditeurs de solutions de montage offriront prochainement des versions mises à jour de leurs produits.

  • 1 mai 2019 à 16:00

Cartoon Springboard, attention talents !

Porteurs du projet de série Mousse et Bichon, Rosalie Benevello, Vinnie Bose et Hippolyte Cupillard doivent convaincre les professionnels du Cartoon Springboard. © Cartoon

Tribune pour les jeunes talents, la quatrième édition du Cartoon Springboard s’est posée à Valenciennes en décembre dernier...

 

Créé il y a cinq ans par Cartoon, à Halle (Allemagne), Cartoon Springboard (« tremplin » en anglais) vise à faire émerger les jeunes talents récemment diplômés des écoles européennes d’animation ou dans la vie active depuis moins de cinq ans, et à donner un coup de projecteur, voire d’accélérateur, à leurs projets de série, d’unitaire, de long-métrage, de jeu vidéo ou d’application transmedia.

« Dans un secteur devenu si concurrentiel, il leur est difficile de rencontrer les bons interlocuteurs et d’accéder au marché international », remarque Yolanda Alonso, organisatrice de Cartoon Springboard. L’idée de cette rencontre avec les professionnels du secteur (diffuseur, producteur, distributeur) avait déjà été initiée par la manifestation Training for Trainers.

Avec Cartoon Springboard toutefois, la formule gagne en efficacité. Tenus de présenter leur projet (en anglais), en un temps limité et à un parterre de professionnels internationaux, les participants peuvent en effet mesurer, en temps réel, la maturité et les réels potentiels de leur projet. Quelque 24 projets, issus de 16 pays européens, ont été présentés à 45 experts internationaux. Un Springboard particulièrement qualitatif qui avait choisi Valenciennes pour sa quatrième édition. Il se tiendra à Valencia (Espagne) les trois prochaines années.

 

 

L’expertise en partage

Intervenant depuis les débuts du Springboard en tant qu’« experte », la distributrice Eleanor Coleman (Indie Sales) ne cache pas son enthousiasme : « Le marché de l’animation s’est considérablement ouvert, l’offre s’est beaucoup diversifiée. Mon travail consiste à trouver de nouveaux talents porteurs de projets. Ici, nous découvrons le point de vue de nouvelles générations qui n’ont pas encore en tête toutes les contraintes du marché si ce n’est celle de la création. »

Pour Pierre Siracusa, directeur délégué à l’animation chez France Télévisions, le Cartoon Springboard constitue un espace opportun de discussion – et de travail – où les professionnels peuvent échanger sur des projets qui, éventuellement, iront aux Cartoon Forum ou Cartoon Movie.

« Le secteur de l’animation est en plein boom, le nombre des participants et de contributeurs est de plus en plus élevé et les projets de plus en plus professionnels. Grâce à l’action du Cartoon Forum et du Cartoon Movie, les acteurs importants du secteur ont appris à se connaître. Ils n’ont plus besoin de ces manifestations pour décrocher un rendez-vous à la BBC, à la RAI ou chez ZDF ! Elles sont devenues des vitrines comportant des séances de pitch. Il faut donc trouver un espace dans lequel puissent se découvrir des projets moins avancés et où l’enjeu est d’aider à les faire aboutir. D’où la notion d’experts si présente au Springboard. »

 

Pour Eleanor Coleman, l’expertise consiste à partager son expérience et sa connaissance du marché international. Pour le diffuseur français, ses interventions portent plutôt sur le projet éditorial, sa cohérence et sa pertinence face aux besoins des investisseurs et des diffuseurs.

« Intervenir sur des projets très en amont nous permet tout de suite d’être dans une dialectique constructive avec les auteurs afin d’affiner le propos et l’intégration du projet dans nos cases », poursuit Pierre Siracusa. « Pour le producteur, profiter de cet accompagnement financier et éditorial se montre aussi productif. Cela lui fait gagner du temps et constitue un gage de faisabilité face aux intervenants extérieurs qui vont rentrer dans son plan de financement. »

Ici, pas question, à l’inverse du Cartoon Forum ou Cartoon Movie, de choisir son projet : « C’est l’esprit de tremplin et de tutorat qui prime », précise Joseph Jacquet, responsable R&D Animation (France Télévisions). « Les experts sont là pour accompagner et chercher comment le projet, qui en est aux prémices, peut aboutir à une production plausible. » Et ce projet qu’ils décortiquent ne leur est pas inconnu. Bien avant que le projet ne soit pitché, le panel d’experts, avec la complicité des modérateurs du Cartoon Springboard, en ont déjà listé les points forts et les insuffisances.

 

 

Projets « tremplin »

Repérés en amont par Agnès Bizzaro, qui intervient également sur le Coaching Programme du Cartoon Movie, la plupart des projets pitchés au Cartoon Springboard 2018 sont signés par des étudiants issus de quatorze écoles d’animation européennes (Ensav-La Cambre, Filmakademie Baden-Wurtemberg, Film Academy Of Performing Arts, Animation Sans Frontières-The Animation Workshop, etc.) et de six françaises comme l’Esaat, l’Iscid, l’Emca, l’Esmi, l’Ensad et la Poudrière.

Cette année encore, l’école de Bourg-lès-Valence s’est distinguée en présentant des projets de grande qualité, dont deux séries et un unitaire TV. Proposée par Antoine Delebarre (promotion 2017), la série 2D Kakokis (26 fois 1 minute) destinée au pre-school introduit trois volatiles (Ka, Ko et Kis) qui découvrent des objets (aspirateur, arrosoir...) venus s’échouer sur leur plage. Chacun à sa manière (la série est sans dialogue) exprime sa curiosité voire sa perplexité et laisse libre cours à son imagination pour trouver le mode d’emploi. Si les experts ont salué l’humour et l’efficacité graphique du projet, ils ont pointé la difficulté d’adapter les expressions pour le marché international, et mis en garde, notamment pour les marchés anglo-saxons, sur la sélection des objets : certains pouvant présenter un danger si les jeunes spectateurs les utilisent comme les héros...

 

Retours également très positifs de la part des experts pour la maîtrise du storytelling et l’originalité du traité graphique du projet de série pre-school Mousse et Bichon proposé par Rosalie Benevello, Vinnie Bose et Hippolyte Cupillard (promotion 2018). Adaptée librement d’albums de Claire Lebourg, la série en stop-motion (et décors en 2D) met en scène l’amitié entre le morse Bichon et la chaussette Mousse dont la maison est visitée à chaque marée par la mer qui lui laisse en dépôt coquillages et menus objets. « Nous avions commencé à développer le projet dans le cadre d’un exercice de trois mois à La Poudrière qui a accepté de prendre à sa charge les droits de l’adaptation », indique Rosalie Benevello. « Suite à cette première présentation, nous avons réévalué la cible et le format. » Reste au trio à écrire des épisodes complets et à préciser l’âge des protagonistes.

Comme les précédents, la série 2D Petlovers (pour les 9/11 ans) présentée par la Belge Britt Raes (déjà auréolée de nombreux prix pour son court-métrage Catherine), qui dépeint une société où les hommes sont devenus les animaux de compagnie des chats, est passée au crible de l’analyse des experts diffuseurs, lesquels remettent toujours le projet en face des besoins du marché. De même, la série d’aventure et d’action Basil and Spence (13 fois 22 minutes) de l’Irlandais Josh O’Caoimh (Jam Media), qui se passe dans un lieu improbable (une île en forme de tremplin de skate surmontée d’un gros rocher que rêvent de faire rouler jusqu’en bas des malveillants), a suscité toute l’attention des professionnels. Inspiré, l’auteur prépare déjà la saison 2.

 

Si le Cartoon Springboard 2018 a ouvert ses pitchs, pour la première fois, au jeu vidéo comme Forsake the Grave (produit par Primal Seed) dont les auteurs présentaient une démo jouable, il a reçu, cette année, une offre significative de projets pour la cible ado-adulte. Parmi eux, Billie and Bam de Zoé Harley et Angelin Paul (Ésaat) : une série (13 fois 7 minutes) qui se situe à une époque post-apocalyptique où des enfants doivent survivre dans un monde violent. Un projet prometteur à condition, tempère Joseph Jacquet, de mieux caractériser les personnages en termes d’âge et surtout, avant même de se frotter à sa faisabilité technique et financière, de bien mûrir l’offre : le projet s’adresse-t-il à la télévision ou à une plate-forme ?

 

Côté long-métrage, Fernando Belisario (issu de l’Institut Supérieur Couleur Image Design de Montauban) est venu avec Hope, un projet qui trace de manière sensible le portrait des femmes de sa famille vénézuélienne. L’auteur possède déjà un synopsis de son film. Mais il doit encore, toujours d’après les experts, mieux spécifier l’histoire qu’il entend suivre.

Si les jeunes talents doivent se plier à l’exercice délicat, mais incontournable du pitch (en anglais, répétons-le), ils ont tout à y gagner. Depuis le début de Springboard (jusqu’à 2017), 67 % des projets sont en cours de développement et une dizaine a trouvé un producteur. Ainsi du « space opéra gériatrique » de Grégoire Lemoine (La Poudrière 2010), Hospice Odyssey (12 fois 7 minutes), pitché en 2016 à Halle et remarqué par le producteur Vivement Lundi. Il arrive aussi, et de plus en plus fréquemment, que le Cartoon Springboard constitue un tremplin pour le Cartoon Forum ou le Cartoon Movie, manifestations également organisées par Cartoon. Pitché au Cartoon Springboard 2016, le long métrage Geno (Lira Production Studios, Géorgie) s’est ainsi retrouvé dans la sélection du Cartoon Movie 2017.

 

Lors du Cartoon Forum 2018, deux projets issus de Springboard ont été très remarqués : Maman pleut des cordes (Laïdak Films) et le documentaire animé Tufo de Victoria Musci (Les Contes Modernes). Quant au projet de série Mousse et Bichon, il a suscité, dès sa présentation, un vif intérêt de la part d’un producteur et d’un distributeur. En toute logique, la série devrait se retrouver dans les prochaines éditions du Cartoon Forum.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.110/112. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 29 avril 2019 à 17:00

L’ISTS pousse le curseur avec Avid ProTools S6

L’ISTS a investi dans quatre configurations Avid Pro Tools S6, dont deux présentes sur le site parisien. © DR

L’ISTS (Institut supérieur des techniques du son) est l’école spécialisée dans les métiers de l’audio, elle prend pleinement sa place au sein du groupe ESRA. Pour être en phase avec les problématiques du marché et répondre aux demandes des futurs employeurs, il est nécessaire de posséder les outils référents. L’école a donc investi, il y a quelques mois, dans quatre configurations Pro Tools S6. Deux sont à Paris, et les autres en province (Rennes et Nice). Visite de ces nouvelles installations en compagnie de David Azoulay, directeur général du groupe ESRA, et Jean-Christophe Belval, coordinateur pédagogique ISTS.

 

L’ISTS est une école privée reconnue par l’État et qui délivre un diplôme visé par l’État : le DESTS (Diplôme d’études supérieures des techniques du son). Pour bien comprendre le positionnement de l’ISTS, faisons un petit retour en arrière.

Créé en 1972 par Max Azoulay, le groupe ESRA a pour vocation la formation aux métiers du cinéma, de la télévision, du son et du film d’animation. Le groupe, aujourd’hui dirigé par David Azoulay, comprend trois écoles : l’École supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA), l’Institut supérieur des techniques du son (ISTS) et l’ESRA Animation. Implanté d’abord à Paris, le groupe ESRA a créé en 1988 l’ESRA Côte-d’Azur à Nice, l’ESRA Bretagne à Rennes en 1995 et l’ESRA Bruxelles en Belgique en 2015.

Chacune de ces écoles propose un cursus de trois ans d’études diplômantes et certifiantes qui peut, de façon optionnelle, se prolonger d’une quatrième année d’études à New York. « La philosophie de l’ESRA est de pouvoir enseigner et présenter tous les métiers de l’audiovisuel. Chaque année nous investissons dans le matériel pour moderniser les équipements », résume David Azoulay.

 

 

ISTS au cœur de l’audio

Répartie sur trois ans, la formation ingénieur du son de l’ESRA comprend des cours théoriques, des travaux dirigés, des réalisations et des stages en milieu professionnel. Les deux premières années constituent un tronc commun. En termes d’effectifs, il y a 190 élèves en première année et 150 en troisième année.

En troisième année, les étudiants aspirant à devenir ingénieur du son ont le choix entre les options suivantes, représentant autant de possibilités d’orientations professionnelles au sortir de l’école : Son Audiovisuel, Son Musical, Son Jeux-vidéo, Son Radio ou Sonorisation. La polyvalence acquise par les étudiants est une donnée essentielle pour s’insérer professionnellement, l’ISTS et l’ESRA ont bien compris depuis leur création la nécessité de cette polyvalence. L’ISTS est en phase avec les évolutions du secteur pour permettre une meilleure insertion, ce qui veut dire posséder du matériel adapté et à la pointe.

L’ESRA a acquis quatre consoles Avid Pro Tools S6 M40 en juin 2018. Deux consoles sont installées à Paris : une 24 fader dans une salle du bâtiment principal et une 16 fader dans le studio Ouistiti situé en face du bâtiment principal. Les écoles de province n’ont pas été oubliées puisqu’une console 24 fader est installée à Rennes et une autre à Nice. Deux de ces consoles sont équipées de MTRX.

 

Il y a quelques années, l’ISTS a repris les anciens studios de Dominique Blanc-Francard (studios Ouistiti et avant Aquarium). Il y a deux studios, dont un grand avec un plateau de 50 m2 qui peut être utilisé pour de la prise de son musicale. Il comprend une console Audient ASP 8024 - 24 et une console Avid Pro Tools S6. Ce studio est utilisé en troisième année pour les travaux pratiques des élèves.

Côté Felix Faure, viennent s’ajouter 2 studios dont l’un est équipé avec l’autre S6 en configuration 7.1 et le second lui contient une SSL AWS 900 et ses nombreux périphériques.« Chaque studio a ses spécificités pour y enseigner des disciplines différentes, que ce soit la musique, le son à l’image, la radio ou bien le jeu vidéo, pour n’en citer que quelques-unes. Ce sont les élèves de troisième année qui ont accès aux derniers équipements, notamment les consoles Avid Pro Tools S6 », indique Jean-Christophe Belval, coordinateur pédagogique ISTS.

Il y a une synergie entre les écoles ; ainsi les élèves ISTS participent aux productions de l’ESRA. Que ce soit pour de la prise de son, de la post-production, du mixage audio, les élèves de l’ISTS sont en charge de la production et de la finalisation audio des réalisations des élèves de l’ESRA. En troisième année, les élèves de l’ESRA réalisent un court-métrage et les étudiants de l’ISTS en assurent la prise de son, le montage son, le sound design et le mixage en 5.1.

En dehors de ces nouvelles installations, les outils Avid sont déjà très implantés dans le groupe. Concernant les Pro Tools, il y a sept Pro Tools HDX + Ultimate, une soixantaine de Stations Pro Tools réparties entre les quatre sites du groupe. Les différentes stations de travail sont équipées de plugs-in UAD, Fabfilter, Waves, Native Instrument, Arturia Izotope, Flux, Melodyne etc. Le groupe ESRA est partenaire officiel d’Avid et d’Apple. L’école est habilitée à délivrer des certifications Avid sur le logiciel Pro Tools et Apple sur Logic Pro.

 

 

Une formation qualifiante

Tous les cours sont dispensés par des professionnels référents. Une cinquantaine de professeurs différents sont présents au sein de l’ISTS pour les travaux pratiques et les cours magistraux. En troisième année, les cours de tronc commun sont dispensés sous forme de séminaires et de cours magistraux et dans chaque option les matières représentent environ 200 heures regroupées sur seize semaines. Les travaux pratiques, la réalisation des productions, la rédaction du mémoire de fin d’études occupent le reste du temps. Le cursus est complété par un stage de seize semaines sur les 3 ans.

Ces nouveaux équipements vont donc permettre aux élèves d’accroître encore un peu plus leur degré d’expertise sur les outils ad hoc et faciliter leur entrée dans le monde professionnel.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.112. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 28 avril 2019 à 16:00

R3D, le nouvel SDK de RED qui accélère les workflows 8K

R3D, nouvel SDK de RED accélère les workflows 8K © DR

RED annonce le lancement de son nouvel SDK R3D, qui permet une lecture en temps réel de contenus 8K grâce aux cartes NVIDIA : les cinéastes peuvent ainsi effectuer le tournage et la postproduction entièrement en 8K. Avec cette nouvelle solution, RED et NVIDIA participent activement à la mise en place d’une chaine de production en 8K.

 

RED Digital Cinema lance son nouvel SDK R3D accompagné de l’application REDCINE-X PRO qui permet un décodage et un dématriçage plus rapide des fichiers RED R3D sur les plateformes NVIDIA CUDA. En utilisant une ou plusieurs cartes graphiques NVIDIA pour effectuer ces tâches – qui demandent une grande puissance de calcul –, le système permet désormais la lecture, le montage et l’étalonnage d’images en 8K en temps réel.

En phase de postproduction, cette nouvelle synergie matériel/logiciel offre les avantages suivants…

  • lecture en 8K à 30 IPS au moins
  • conversion jusqu’à 10 fois plus rapide, selon le format et le contenu
  • plus d’efficacité et de contrôle de la qualité lors du processus de vérification du contenu
  • création plus libre à l’aide de fichiers R3D flexibles au lieu de fichiers proxy

Le traitement des images en 8K nécessite une carte NVIDIA Quadro RTX 6000 ou 8000, GeForce RTX 2080 Ti ou TITAN RTX et un PC raisonnablement puissant. Les créateurs peuvent atteindre de meilleures performances avec des stations de travail à plusieurs cartes graphiques, et même des cartes NVIDIA plus anciennes peuvent apporter une amélioration notable aux délais de traitement.

On notera que les nouveaux ordinateurs portables dotés de cartes NVIDIA RTX proposés par les plus grands fabricants – Razer, Acer, Alienware, ASUS, Dell, Gigabyte, HP, Lenovo, MSI et Samsung – sont déjà capables de lire des contenus 8K en temps réel et laissent donc l’utilisateur libre de choisir l’outil le mieux adapté à son budget.

 

Les principaux intégrateurs de SDK et éditeurs de solutions de montage offriront prochainement des versions mises à jour de leurs produits.

  • 29 avril 2019 à 18:48

Waymel s’ouvre au media management avec waymel on-line

Écran de la solution Waymel on-line. © DR

Depuis plus de 45 ans, la société Waymel propose une offre de postproduction audiovisuelle complète, image et son, sur un site de plus de 1 000 m2 situé dans le 15e arrondissement de Paris. La société y accueille la postproduction de magazines d’actualité tels qu’Envoyé Spécial, Samedi et Dimanche 13h15, La Maison France 5, Arte Reportages, Enquêtes Exclusives, ainsi que de nombreux documentaires, courts-métrages et films de commande.

 

Il y a quelques mois, à l’occasion du lancement de leur plate-forme de travail collaboratif, Maxime Waymel (directeur technique) et Patrice Wechsler (chargé d’affaires) nous ont accueillis sur leur site de postproduction pour nous présenter cette solution connectée que Waymel souhaite proposer à ses clients.

 

 

Mediakwest : Pouvez-vous nous préciser comment est née cette plate-forme ?

Patrice Wechsler : Cette plate-forme est née de notre souhait d’évoluer avec le marché et l’accompagner. Autour de notre cœur de métier basé sur une offre traditionnelle de postproduction image et son, avec import de rushes, montage, graphisme, étalonnage, mixage et sortie labo de fichiers master et PAD, nous voulons proposer de nouveaux services en phase avec les possibilités que nous offrent les dernières évolutions technologiques.

Le travail collaboratif est un sujet d’actualité depuis plusieurs années. Il y a environ cinq à dix ans, le partage en mode cloud était déjà un sujet dont tout le monde parlait sans vraiment le pratiquer, les débits n’étant pas toujours suffisants et le stockage encore trop cher.

 

Maxime Waymel : … et les masters n’étaient pas dématérialisés, on faisait l’acquisition des médias dans les stations de montage à partir de cartes mémoires, mais la livraison des PAD aux chaînes se faisait encore beaucoup sur cassette numérique. Le mode « démat » était encore peu répandu ! Depuis 2010, grâce à l’émergence de plates-formes telles qu’Arkena ou Aspera nous sommes entrés dans une nouvelle ère avec l’envoi dématérialisé de fichiers.

Aujourd’hui, le contexte est donc propice au lancement de nouveaux services à destination des producteurs, des diffuseurs et de toute la chaîne de production. Notre souhait étant que chacun puisse dialoguer autour des mêmes fichiers, de façon centralisée, sur une plate-forme connectée, en évitant les écueils des modes d’échanges classiques via WeTransfer ou MyAirBridge (obsolescence des liens, démultiplication des téléchargements, etc.).

 

P. W. : Pour des raisons économiques et d’ampleur des projets, certains secteurs d’activité ont déjà acquis une vraie longueur d’avance dans l’implémentation de plates-formes de gestion de leurs workflows de production. C’est le cas du domaine de l’animation avec l’utilisation de logiciels comme Shotgun. Pour les longs-métrages de fiction, des plates-formes comme Setkeeper (prix de l’Innovation César & Techniques 2018) proposent une gestion en mode collaboratif de toutes les étapes d’un tournage.

Avant la démocratisation du cloud, la plupart des grandes entreprises multinationales exploitaient, dans le cadre de leur communication, des intranets, voire des extranets permettant le partage de médias auprès de leur réseau d’agences et d’intervenants multiples. Le passage aux plates-formes connectées de Media Asset Management a été facilité par la légèreté des fichiers (images en Jpeg, logos, chartes graphiques, vidéos au format court, etc.).

Dans la production audiovisuelle, sur les émissions de flux, documentaires ou de fictions notamment, les formats standards relativement longs des programmes de 26, 52 ou 90’ et leurs différentes versions de masters associées imposent la gestion de fichiers lourds (plusieurs dizaines de Go) dont le partage sur les réseaux était jusqu’à récemment difficile.

Ces contraintes se sont peu à peu allégées ; avec la croissance des débits (chez Waymel nous sommes passés par exemple de 100 Mb/s à 1 Gb/s) et la réduction des coûts du stockage, les échanges via Internet de gros fichiers dans des délais serrés s’en sont trouvés de ce fait grandement facilités.

Cet écosystème devenu favorable devrait permettre de faire passer le media management en mode cloud des esprits aux usages. Nous pensons que le moment est opportun pour commencer à proposer dans ce domaine des solutions simples, concrètes et opérationnelles, imaginées à partir des besoins réels des clients !

 

 

M. : Comment fonctionne la solution ?

M. W. : Notre offre permet à nos clients de gérer leurs projets à distance avec plusieurs intervenants partageant un volume de media en commun, hébergé sur un serveur cloud. Pour optimiser le niveau de stockage nécessaire, ce système propose notamment le visionnage à distance de rushes ou de fichiers en mode proxy, tandis que les fichiers sources et masters peuvent rester stockés sur un serveur local. Cette plate-forme permet ainsi la collaboration sur des projets impliquant des équipes délocalisées, avec par exemple un graphiste basé à Marseille et un monteur à New York !

 

P. W. : Notre service propose de multiples applications : visionnage des rushes, suivi des montages, échange de commentaires, annotations sur une séquence ou à l’image, édition d’historiques, ou classement des masters en mode catalogue pour chaque production, etc.  Il faut l’envisager comme un couteau suisse : on a le couteau, la vis, la lime, les ciseaux… mais on n’a pas forcément besoin de tout cela au même moment ! Donc la solution sera adaptée en fonction des problématiques de production de nos clients.

Pour sélectionner cette plate-forme, nous avons fait au préalable un benchmark des différentes solutions existantes. Nous cherchions une solution qui soit plus orientée en mode publication qu’en édition (les montages sont présentés sous forme d’exports et non de projets), mais aussi une solution de partage des médias en mode collaboratif qui permette un suivi de production, un outil de validation avec une grande simplicité d’utilisation.

Certaines solutions opérationnelles dans le domaine du corporate n’étaient pas forcément optimales pour les programmes audiovisuels, d’autres en mode édition avec des stations de montage directement connectées au réseau, n’étaient pas conciliables avec les impératifs de notre chaîne de production.

 

M. W. : Notre solution est hébergée sur une plate-forme. À la demande de la production, le monteur génère un export du film qui est alors partagé sur la plate-forme. Ainsi, après identification, les producteurs peuvent visualiser le montage en cours. Pour cela, ils disposent d’une timeline et d’une messagerie en mode tchat. Pour éviter les confusions du type « Oh mince, je n’ai pas visionné la bonne version ! », on propose successivement plusieurs exports (1, 2, 3…) mais c’est toujours la dernière version qui est présentée, avec la possibilité de revenir en arrière et de les comparer. Le tchat permet à tout instant de voir les échanges ; ces derniers pouvant être adressés en mode ouvert ou privatif, le graphiste ou le monteur n’étant pas nécessairement concernés par les discussions éditoriales.

Pour optimiser la réactivité de ces échanges, des notifications peuvent être générées automatiquement. Lorsqu’un intervenant est en déplacement ou n’est pas connecté à la plate-forme, il peut ainsi recevoir une alerte par mail l’informant de la présence de messages urgents à traiter.

 

P. W. : Un autre atout notable de cette solution par rapport aux outils « classiques » de type WeTransfer : les vidéos restent en ligne et ne nécessitent pas de téléchargement. Cela s’avère très pratique pour tous les nombreux échanges itératifs que peut impliquer le suivi de production sur des animations graphiques entre le graphiste, le monteur chargé d’intégrer l’animation au montage, et le producteur, réalisateur ou directeur de production pour les validations.

Sans cette solution, il est nécessaire de télécharger les fichiers et de mettre en rapport le TC de la séquence avec les modifications à effectuer. Au nième aller-retour, cela devient de plus en plus compliqué de s’y retrouver entre les différentes versions. Sur la plate-forme, tout est simplifié à l’extrême : on visionne automatiquement la dernière version et les commentaires sont directement visibles et associés à l’image.

 

 

M. : Comment l’utilisateur peut-il ajouter les commentaires au film ?

M. W. : Plusieurs possibilités sont offertes, les commentaires peuvent concerner l’ensemble de la vidéo, une image placée à un time-code (TC) particulier, ou une plage de TC ; il est également possible de définir une zone de l’image, ce qui permet par exemple d’indiquer précisément les personnes à flouter. La possibilité de présenter des versions multiples apporte une grande souplesse aux échanges.

On peut activer un affichage double écran présentant la version en cours comparée à une version précédente afin d’observer en temps réel les modifications apportées. C’est une fonctionnalité utile pour des modifications en cours sur le montage finalisé. Cela permet notamment d’observer les modifications immédiatement, notamment pour apprécier des applications de flous, des sous-titres, des rustines de mix audio ou des éléments d’habillage.

 

P. W. : Un historique est disponible. Par exemple, si j’échange avec Hervé, graphiste sur le projet en cours, je peux faire un point sur les travaux qui lui ont été demandés, et ressortir automatiquement parmi tous les commentaires échangés sur le tchat, la liste de ceux qui lui ont été nominalement envoyés. C’est beaucoup plus pratique que de devoir ressortir l’ensemble des « échanges mails » générés dans le cadre d’un suivi traditionnel. Il est également possible de préciser le niveau d’urgence des messages, d’y joindre tous types de fichiers (.jpeg, .pdf, .doc, .xls), et de créer des groupes d’utilisateurs.

Différents droits utilisateurs peuvent être définis, de l’administrateur au simple observateur qui pourra uniquement lire le film, l’utilisateur intermédiaire pourra, lui, accéder au tchat, d’autres pourront downloader et uploader des fichiers ; l’administrateur gère également la suppression des fichiers et l’attribution des droits. Parmi les paramètres du compte, on peut définir la fréquence d’envoi des mails de notification signalant les modifications apportées au film (toutes les deux heures, chaque jour, ou une fois par semaine).

 

 

M. : Existe-t-il une solution pour visionner les films si on n’appartient pas au groupe d’utilisateurs ?

M. W. : Il est possible d’envoyer les vidéos sur les réseaux sociaux, directement depuis la plate-forme, en renseignant les identifiants de compte Facebook ou YouTube.

P. W. : C’est une fonction pratique pour communiquer à un tiers ne possédant pas de compte sur la solution, et auquel un utilisateur veut envoyer ponctuellement un fichier, pour présenter l’avancée du montage ou lui fournir le film en vue d’opérations de communication, par exemple.

 

 

M. : Quel a été votre travail dans la création de cette solution ?

P. W. : En tant que postproducteurs, nous travaillons avec des partenaires. En l’occurrence, Waymel n’est pas créateur, mais promoteur de cette solution que nous appelons « Waymel On-Line ». Notre travail consiste à « mettre la solution en musique » pour qu’elle soit optimisée et réponde à la spécificité des besoins de nos clients.

M. W. : Notre rôle dans ce partenariat est d’identifier et favoriser les évolutions des fonctionnalités qui seront pertinentes à nos métiers. Nous voulions un produit très accessible pour les chargés de production, ergonomique et doté d’une interface ludique avec un minimum de menus et de boutons. Leur volonté c’est la simplicité et notre choix c’est le « clic and play » !

 

 

M. : Avez-vous ciblé le profil des clients potentiellement intéressés par votre offre ?

P. W. : Nos clients intéressés, et avec lesquels nous commençons à travailler sur ce produit, ont des projets s’échelonnant au minimum sur un ou deux mois, impliquant de nombreux intervenants, parfois géographiquement éloignés des salles de montage. Ce peut être des productions à économie réduite conscientes de l’importance du temps gagné grâce à ces outils, mais aussi des producteurs susceptibles de devoir suivre plusieurs productions en parallèle et à distance. Nous avons proposé ce système à quelques clients, certains l’ont déjà adopté.

 

 

M. : Comment commercialisez-vous cette plate-forme ?

M. W. : Waymel On-Line est une offre supplémentaire, un service facturé sous forme d’abonnement « à l’usage ». Lorsqu’on crée un compte utilisateur, celui-ci n’est facturé mensuellement que s’il s’est connecté au moins une fois ; il n’y a aucun engagement.

P. W. : L’utilisateur paye le service, la mise à disposition de la plate-forme et un espace de stockage, (un cloud « mirroré » sur deux plates-formes européennes distantes – hors législation américaine). Notre position en tant que postproducteur est de proposer ce service de media management à nos clients parce que nous sommes convaincus que c’est une solution d’avenir et qu’elle leur apportera un vrai bénéfice dans la gestion efficiente de leurs productions. C’est aussi notre rôle d’en mutualiser les coûts pour démocratiser son accès auprès de nos clients. En concentrant les comptes utilisateurs, nous pouvons atteindre plus rapidement des niveaux de seuil avec des conditions économiquement avantageuses dans l’utilisation du service pour nos clients.

 

 

M. : Avez-vous prévu des évolutions ?

P. W. : Aujourd’hui la solution est conçue pour le suivi de postproduction. Selon les demandes de nos clients, des évolutions sont envisageables dans son mode d’utilisation : un client localisé en France et produisant un film dont le tournage s’effectue en Allemagne pourrait visualiser les rushes (proxys ou natifs) après leur dépôt sur la plate-forme. Une fonctionnalité envisageable et pertinente pour certains tournages comportant de nombreuses interviews serait d’adjoindre à la plate-forme un système de retranscription automatique des rushes.

En ce qui concerne la diffusion, un producteur pourrait répertorier son catalogue de films sur la plate-forme pour en proposer le visionnage avec un accès public ou sécurisé.

 

 

M. : Quel est l’intérêt de la plate-forme pour vous en tant que société de postproduction ?

P. W. : Nous voulons nous démarquer par la qualité de nos services : nous sommes plus que des loueurs d’équipements et de salles. Nous offrons les services de techniciens hautement qualifiés qui peuvent conseiller et accompagner nos clients. Cet accompagnement débutant avant l’entrée en salle de montage et se poursuivant encore après le montage. On peut conseiller de faire le montage chez nous, mais on peut aussi accompagner les clients sur d’autres aspects de la production. Ce service matérialise un lien avec nos clients.

 

 

M. : Avez-vous prévu des développements de la solution pour la gestion des films après la postproduction ?

P. W. : Effectivement, selon les envies de nos clients, nous pourrions proposer une version d’archivage de leur catalogue. Par exemple, pour les productions de France TV, il serait possible de conserver un certain nombre de sujets au format DNXHD 185. Au bout d’un an, une arborescence permettrait de répertorier les sujets, avec un historique de tous les échanges et le dernier montage à jour validé et diffusé.

M. W. : Notre stockage est en mode opérationnel et réparti sur plusieurs serveurs sécurisés totalisant 400 To. Les rushes sont « ingestés » et conservés le temps de la postproduction et effacés ensuite (sauf demande particulière d’ordre juridique). Les masters diffusés sont archivés pendant environ deux ans (un an en stockage chaud – ensuite sur bande magnétique LTO), l’archivage des rushes étant géré par les productions. Il serait donc également utile de donner de l’autonomie aux équipes de rédaction dans la consultation et l’exploitation des sujets diffusés et archivés en les rendant accessibles depuis la plate-forme. Ceux-ci pourraient alors être consultés et récupérés directement depuis la plate-forme afin de les « importer » sur Avid en vue d’un éventuel remontage.

 

 

M. : Avez-vous d’autres projets novateurs ?

P. W. : Plutôt que de nous disperser, pour l’instant notre priorité est surtout de développer l’usage de cette plate-forme auprès des producteurs, notamment de documentaires, fictions ou corporate. Par la suite, nous serons certainement en mesure de développer de nouvelles offres. Avec la transformation digitale que nous observons dans tous les domaines, les modes de production seront amenés à changer rapidement et de façon radicale. Aujourd’hui, l’enjeu est d’évangéliser nos interlocuteurs sur les nouvelles pratiques offertes par la production en mode cloud et de les accompagner au mieux dans cette transition. 

 

 

WAYMEL EN QUELQUES CHIFFRES

Montage

• 20 salles Avid Media Composer

• 4 salles Adobe Première

• 2 serveurs Isis et Nexis pour un stockage total de 400 To

• Montage on-line ou avec conformation 2K/ 4K/ UHD

 

Etalonnage

• 2 salles Da Vinci avec moniteurs 42 pouces

• 4 salles Avid Symphony DX Z820

 

Graphisme

• 6 stations avec After Effects

 

Enregistrement et mixage

• 3 cabines speak

• 1 audi 5.1 avec D-Command 24 pistes

• 2 audis stéréo Pro Tools HD2 avec console D-Command 8

• Service on line : Clic and Mix

 

Laboratoire

• Duplication et encodage HD/2K/ 4K/ UHD

• Fabrication PAD tous supports

• Archivage, stockage partagés & LTO

 

Nous remercions Maxime Waymel, Patrice Wechsler et toute l’équipe de Waymel pour leur chaleureux accueil. Nous vous redonnerons des nouvelles de la plate-forme qui est promise à de belles évolutions. Le travail collaboratif est en route !

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.100/104. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 23 avril 2019 à 18:27

ConceptD, la nouvelle gamme Acer conçue pour les créateurs...

Acer propose ConceptD pour tous les créateurs et designers © DR

ConceptD, la nouvelle gamme de PC de bureau, d’ordinateurs portables, d’écrans et de Casque Windows Mixed Reality signés Acer, marque le début d'une nouvelle ère pour la créativité.

 

Acer annonce dévoile la sortie de sa gamme ConceptD, une nouvelle ligne d’ordinateurs de bureau, d'écrans et d’ordinateurs portables sous Windows 10 Pro. La gamme a été conçue pour répondre aux besoins des concepteurs graphiques, réalisateurs vidéo, ingénieurs, architectes, développeurs et autres professionnels de la création. ConceptD permet de s’immerger totalement dans leur processus créatif pour réaliser des projets remarquables.

« La gamme de produits ConceptD a été mise au point avec l’objectif de proposer aux utilisateurs du domaine de la création des outils efficaces leur permettant de se consacrer entièrement à leur processus créatif et à l’élaboration de leurs projets », explique Jerry Kao, Co-COO, Acer Inc. « Premiers nés d’une nouvelle gamme destinée aux créateurs, ces PC sont équipés de processeurs hautes performances et de cartes graphiques capables de prendre en charge des tâches exigeantes, avec des ordinateurs silencieux au design minimaliste, qui permettent à chacun de libérer toute leur créativité ».

« Plus que jamais, Intel satisfait les exigences des créateurs, en leur proposant des PC aux performances exceptionnelles, dotés de technologies avancées, pour accélérer les workflows, et optimiser le travail », déclare Chris Walker, Vice-Président and General Manager, Client Computing Group, Intel. « En proposant plusieurs formats d’ordinateurs portables et de bureau embarquant des processeurs Intel Core i7 ou i9 de 9ème génération, ou des processeurs Intel Xeon, la gamme ConceptD d’Acer offre une combinaison réussie entre design, fonctionnalités et périphériques, qui permet aux PC de cette gamme de répondre aux besoins les plus exigeants des créateurs de tous bords. »

 

ConceptD, un Design intemporel en toile de fond

Les PC de bureau et portables haut de gamme ConceptD adoptent un design intemporel agrémenté d'une finition blanc pur ou noir mat. Le clavier est doté d'un rétroéclairage de couleur ambre et l’ensemble offre un design épuré et soigneusement pensé pour les professionnels exigeants.

 

Des ordinateurs haut de gamme équipés de processeurs graphiques NVIDIA pour répondre aux besoins des studios professionnels

Les ordinateurs de bureau ConceptD 900 et 500 sont équipés, dans leur version la plus avancée, de la gamme des GPUs NVIDIA jusqu’au Quadro RTX 6000, améliorant le rendu des effets visuels, des modélisations 3D complexes, des simulations, ou encore du développement d'IA ou d’apprentissage profond. Ses nombreux coeurs réduisent les temps de chargement et améliorent significativement la prise en charge du multitâche, tout en assurant une fiabilité, une stabilité et une sécurité à toute épreuve. Les nouveaux pilotes Creator Ready Drivers de NVIDIA améliorent la prise en charge des applications et les performances des logiciels de studio, notamment Autodesk Arnold, Unreal Engine et REDCINE-X PRO, accélérant les workflows pour le montage vidéo, la conception graphique, l’animation et la 3D, la photographie et la diffusion vidéo.

« Grâce aux nouveaux pilotes Creator Ready Drivers, les GPUs NVIDIA Quadro RTX vont permettre aux créateurs de bénéficier de workflows plus rapides sur les PC ConceptD d’Acer », déclare Sandeep Gupte, director of Professional Visualization marketing at NVIDIA Corp. « Tirant parti de la stabilité de la plateforme GPU Quadro, ces PC Acer conçus pour la création décuplent les possibilités de leurs utilisateurs ».

 

Le ConceptD 900 : l’outil rêvé de tout créateur

Le ConceptD 900 est un PC de bureau de haute performance destiné aux professionnels ayant besoin d’exécuter simultanément plusieurs applications complexes nécessitant beaucoup de puissance. Avec ses deux processeurs Intel Xeon Gold 6148 pouvant contenir jusqu’à 40 coeurs et 80 threads, son GPU NVIDIA Quadro RTX 6000 et ses 12 emplacements mémoire offrant jusqu’à 192 Go1 de mémoire EEC, il est l'outil idéal pour les réalisateurs vidéo, animateurs, designers et architectes, qui pourront s’immerger dans leur processus créatif sans être interrompus par des temps de réponse trop longs. Le ConceptD 900 est également un outil de premier choix pour les développeurs mettant au point des systèmes d’intelligence artificielle et d’apprentissage profond, qui nécessitent une puissance de traitement et des graphismes haute performance. Les professionnels de la création bénéficieront d'une plus grande souplesse de travail grâce à ses deux emplacements M.2 PCIe intégrés, ainsi qu’à son châssis pratique pouvant accueillir jusqu’à cinq baies de stockage compatibles RAID 0/1. Les utilisateurs pourront en outre décupler ses capacités grâce à ses trois emplacements PCIe x8 et quatre emplacements PCIe x16.

Equipé d’un panneau d’évacuation d’air grâce à ses sorties de formes rectangulaire, de six ventilateurs de refroidissement qui font circuler l’air dans tout le châssis, le ConceptD 900 dispose d’une conception thermique lui permettant de maintenir une température basse lors de l’exécution d’applications exigeant une grande puissance de traitement, comme par exemple pour la production vidéo. Il est doté d’un châssis épuré en métal noir mat avec une touche d’alimentation orné d’une LED de couleur ambre pour un design sophistiqué, apprécié des adeptes d’esthétique minimaliste.

 

ConceptD 500 : PC de bureau hautes-performances pour les Designers

Le ConceptD 500 est un PC de bureau puissant destiné aux réalisateurs vidéo, animateurs, designers et créateurs en tout genre voulant réaliser des projets de qualité professionnelle. Dans sa version la plus avancée, il intègre des processeurs Intel Core de 9e génération et des GPU NVIDIA jusqu’au Quadro RTX 40001 qui assurent un traitement plus rapide et plus fluide des tâches et projets multimédia, de sorte que les utilisateurs puissent porter toute leur attention sur le processus créatif.

Grâce à son processeur Intel Core i9-9900K de 9e génération doté de 8 coeurs, 16 threads et cadencé jusqu’à 5 GHz, les outils nécessaires aux créateurs et à leurs projets bénéficient d'une plus grande vitesse d’exécution, d’une meilleure fluidité et d'une stabilité optimisée. Son processeur comporte plusieurs coeurs, qui fournissent chacun des performances élevées tout en maintenant une température basse avec faible émission de chaleur et offrant une consommation énergétique réduite. Avec une carte graphique NVIDIA jusqu’au Quadro RTX 40001 pour son modèle le plus performant, le ConceptD 500 peut prendre en charge quatre écrans 5K (résolution 5 1200 x 2 880 à 60 Hz) avec couleurs HDR, pour des effets visuels, des graphismes et des animations d'une fluidité incomparable.

Très évolutif, il saura s’adapter aux besoins en constante évolution des utilisateurs d’applications exigeantes. Ses quatre emplacements DIMM autorisent jusqu'à 64 Go de mémoire DDR4 à 2 666 MHz, fournissent davantage de bande passante et de capacité, pour plus de performances dans le traitement de tâches de conception complexes. Son disque dur SSD PCIe M.2 NVMe intégré assure le rendu en temps réel des modèles et des objets 3D.

Il est doté d'une ventilation thermique optimale, assurée par trois ventilateurs de refroidissement qui aspirent l’air depuis le panneau de ventilation triangulaire avant pour favoriser la circulation de l’air dans tout le châssis. Et ces prouesses techniques savent se faire discrètes : avec un niveau sonore ne dépassant pas 40 dB, il respecte le silence nécessaire à un environnement de travail permettant de se concentrer.

Le ConceptD 500 arbore une finition blanche et des courbes élégantes dans un esprit minimaliste. Compacte, la tour se fond dans tous les environnements de travail, avec une partie supérieure en finition bois. Elle permet également de charger des périphériques compatibles Qi sans fil et comprend un support pour casque qui se déploie et se rétracte après utilisation.

 

Les ordinateurs portables silencieux ConceptD stimulent la créativité

Les ordinateurs portables ConceptD 9, ConceptD 7 et ConceptD 5 profitent du design distinctif ConceptD et d’écrans à dalle IPS ultra-haute définition (UHD) 4K2 agréés PANTONE. Grâce à une restitution à 100% de la palette RVB Adobe, les créateurs sont assurés d’obtenir des couleurs aussi fidèles que possible. Avec une palette de couleurs aussi large, ces écrans offrent une précision de ton impressionnant (pouvant atteindre Delta E < 1). Ces ordinateurs portables restent silencieux grâce à leur ventilateur AeroBlade 3D d’Acer de 4ème génération à réduction de bruit produisant moins de 40 dB tout en offrant des performances informatiques et graphiques élevées.

 

ConceptD 9 - Pour créations 3D haut de gamme exigeantes

Le ConceptD 9 est un ordinateur portable pour créateurs, avec un design innovant. Grâce à sa charnière de précision Ezel Aero Hinge d’Acer l'écran UHD (3840 x 2160) de 17.3 pouces, se retourne, s’ouvre ou s'incline, pour différentes utilisations. L'écran est agréé PANTONE et restitue 100% de la gamme de couleurs RGB d'Adobe, avec une précision chromatique inégalée de Delta E < 1. Les utilisateurs peuvent laisser libre cours à leur créativité, quel que soit leur mode d’utilisation : écran, tablette, tente ou ordinateur portable classique pour partager, jouer, travailler ou dessiner. Il est équipé d'un stylet EMR, ou résonance Wacom qui vient se coller magnétiquement au ConceptD 9, et qui permet une authentique expérience d'écriture et de dessin. Ce stylet offre une facilité d'utilisation hors-pair et un contrôle rapide et précis grâce à une sensibilité à 4.096 niveaux de pression, ce qui permet de dessiner en partant de zéro, de prendre des notes, ou de souligner des points clés lors de réunions créatives.

Pouvant intégrer les derniers processeurs jusqu’au Intel Core i9 de 9ème génération, le ConceptD 9 dispose de la puissance et des performances nécessaires pour faire tourner simultanément et de manière fluide plusieurs applications de création. Grâce au GPU NVIDIA GeForce RTX 2080, les utilisateurs peuvent accélérer le temps-réel des montages vidéo et des applications de rendu 3D, profitant ainsi de plus de temps pour la création. Le RTX 2080 fournit également un ray tracing accéléré, permettant aux moteurs de rendu d’afficher des graphismes réalistes au fur et à mesure de leur création. Le GPU permet également aux utilisateurs de gagner du temps et de se concentrer sur le processus créatif, en utilisant certaines fonctions IA pour améliorer la qualité et gérer les tâches fastidieuses. Les créateurs pourront travailler en mode natif avec des fichiers RAW jusqu'à 8K sans perdre d'images, sans utiliser de pré-cache, ni générer de proxies. Le GPU RTX garantit aussi une bonne fluidité aux grands modèles 3D, grâce à l'amélioration de 50% des performances sur les images matricielles par rapport aux GPU de générations précédentes.

Avec jusqu'à 32 Go de mémoire DDR4 à 2.666 MHz et deux disques SSD NVMe PCIe au format M.2 de 512 Go en RAID 0, les créateurs pourront stocker des projets conséquents et de nombreuses vidéos, et accéder à de lourds fichiers sans avoir à manipuler plusieurs disques durs externes.

 

ConceptD 7 - Edition et rendu vidéo en temps réel jusqu’au RED 6K

Pouvant intégrer les derniers processeurs de 9ème génération jusqu'au Intel Core i7 pour des performances haut de gamme, et un GPU NVIDIA GeForce RTX 2080 Max-Q Design, le ConceptD 7 permet aux créateurs d'accélérer le montage vidéo RED 6K et le rendu en temps réel sur des flux très lourds. On peut facilement l'emmener partout, grâce à ses 17,9 mm d'épaisseur et 2,1 kg. L'écran UHD 4K à dalle IPS agréé PANTONE de 15,6 pouces (3840 x 2160) séduira les créateurs, avec sa restitution de 100% de la palette de couleurs RGB d'Adobe et sa grande précision chromatique (Delta E < 2) qui assurent un rendu remarquable des couleurs.

Équipé d’un port Thunderbolt 3 et un port MiniDP pour connecter jusqu'à trois écrans externes, il dispose également d’un port Killer DoubleShot Pro pour une connexion WiFi performante et fiable.

 

ConceptD 5 - A vous de créer !

La conception graphique est rapide et facile avec l'ordinateur portable ConceptD 5. Les utilisateurs pourront travailler leurs images avec une précision professionnelle et terminer les projets graphique 2D les plus délicats en un rien de temps, grâce à son puissant processeur Intel Core i7 de 8ème génération et à sa carte graphique Radeon RX Vega M GL. Il est fin et léger, pratique pour les déplacements, avec un design moderne qui s'intègrera parfaitement dans n'importe quel environnement de travail. Il est doté d’un châssis premium en métal d’alliage magnésium-aluminium sur la partie supérieure de la coque et en alliage magnésium-lithium pour le repose-mains et la coque inférieure. Son poids n’est que de 1,5 kg pour 16,9 mm d'épaisseur, et sa bordure d’écran ne dépasse pas les 6,22 mm assurant un très bon ratio écran/châssis de 80%.

Pour les créateurs, la précision des couleurs est absolument essentielle, et le ConceptD 5 ne déçoit pas avec son écran UHD 4K agréé PANTONE. La fine bordure d’écran de 6,2 mm permet aux créateurs de disposer d’une plus grande surface de visionnage, tandis que la restitution de 100% de la palette RGB d'Adobe et la bonne précision chromatique (Delta E < 2) assurent une reproduction fidèle des couleurs. Avec jusqu'à 16 Go de mémoire DDR4 et 1 To de stockage SSD NVMe PCIe en RAID 0, les utilisateurs peuvent laisser libre cours à leur créativité facilement et dans n'importe quel environnement grâce au clavier rétroéclairé de couleur ambre.

Le ConceptD 5 dispose d’une gamme complète de ports, notamment un port USB Type-C Gen 1 permettant le transfert de données jusqu'à 5 Gbits/s ainsi qu’un DisplayPort, un port de charge, plus la recharge hors ligne. Un lecteur d'empreintes intégré offre une sécurité supplémentaire via Windows Hello.

 

Moniteurs ConceptD

Les créateurs ont besoin d'une précision des couleurs plus grande que celle offerte par la plupart des moniteurs grand-public, c'est pour cette raison qu’Acer a créé les moniteurs ConceptD, reconnaissables à leur design moderne et épuré, alliant noir et des finitions bois. Dotés d’une dalle en résolution UHD, d’une impressionnante précision chromatique (Delta E < 1), et certifiés PANTONE, ces nouveaux moniteurs sont optimisés pour offrir encore plus de précisions.

Le ConceptD CM7321K est un moniteur 32 pouces, idéal pour la création 2D. Son écran UHD 4K de 32 pouces certifié VESA DisplayHDR 1000 dispose de 1.152 zones de rétroéclairage à technologie Mini LED et restitue 99% de l'espace d'Adobe RGB et 89,5% du Rec.2020, pour permettre aux créateurs et aux vidéastes de donner vie à leurs projets.

Le ConceptD CP7271K est un moniteur 27 pouces certifié PANTONE, optimisé pour la création 3D. Il offre une précision de couleur impressionnante (Delta E < 1), et restitue une large palette de couleurs correspondant à 99% de la palette Adobe RGB et 93% de DCI-P3. Il intègre également GSYNC Ultimate et DisplayHDR 1000, pour des couleurs et un niveau de détail hors-pair.

 

Le casque ConceptD OJO Windows Mixed Reality, pour les créateurs

Le casque ConceptD OJO Windows Mixed Reality comprend un écran de 4 320 x 2 160, une conception exclusive qui permet de retirer séparément la partie avant comprenant les lentilles et le système d’attache, facilitant ainsi le rangement et le nettoyage du casque. Il est doté d’une technologie brevetée du système audio qui canalise le son provenant des haut-parleurs internes vers les oreilles de l’utilisateur et d’une technologie de réglage de distance interpupillaire assistée par logiciel (IPD). Celle-ci permet de mesurer la distance IPD (l’écart entre la pupille de l’oeil et l’affichage) et modifier cette distance pour offrir une image agréable, plus claire et plus nette.

La conception détachable unique du casque facilite le nettoyage et le partage entre plusieurs utilisateurs. Avec au choix une attache rigide ou souple, ces deux systèmes assurent un port du casque sécurisé et confortable. La version souple est lavable et le rembourrage extra-large de l’attache rigide permet au casque de bien s’ajuster et de résister aux mouvements. Le système audio intégré du ConceptD OJO concentre le son sur les oreilles, évitant l’ajout d’écouteurs, et la technologie IPD brevetée garantit un affichage réglé à une distance optimale pour les yeux. Il est très facile à configurer avec les 6 degrés de suivi de position libre (avant/arrière, haut/bas et gauche/droite, inclinaison, oscillation et roulis).

 

Prix et disponibilité

Le ConceptD 900 sera en Europe au mois de juin à partir de 17 999€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 500 sera disponible en Europe au mois de juillet à partir de 2 799€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 9 sera disponible en Europe au mois d’août, à partir de 4 999€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 7 sera disponible en Europe au mois de juillet, à partir de 2 299€, prix conseillé TTC.

Le ConceptD 5 sera disponible en Europe au mois de juillet, à partir de 1 699€, prix conseillé TTC.

Le moniteur 32 pouces ConceptD CM7321K sera disponible en Europe au mois de septembre, à partir de 3 199€, prix conseillé TTC.

Le moniteur 27 pouces ConceptD CP7271K sera disponible en Europe au mois de juillet à partir de 2 099€, prix conseillé TTC.

  • 23 avril 2019 à 18:23

NAB 2019 : un nouveau clavier de montage pour DaVinci Resolve

NAB 2019 : un nouveau clavier de montage pour DaVinci Resolve

Sur le NAB, Blackmagic Design a dévoilé le DaVinci Resolve Editor Keyboard, un nouveau clavier pour sa solution de montage/étalonnage. Avec cette nouvelle interface qui fera gagner un temps significatif aux monteurs, Blackmagic Design propose une nouvelle approche du montage... 

Le DaVinci Resolve Editor Keyboard est plus qu’un simple clavier, c'est une véritable accélérateur de montage !  Avec ce clavier, les utilisateurs pourront se servir de leurs deux mains en simultané. Ils  se déplaceront dans un clip avec la main droite et marqueront les points de sortie et d’entrée puis éditeront avec la main gauche, et ainsi de suite, ce qui est impossible avec une souris...

 

Le design entièrement métallique du clavier lui confère une robustesse essentielle aux monteurs professionnels qui passent des journées sur cet outil de travail. Contrairement aux claviers aux touches plates, celles du DaVinci Resolve Editor Keyboard ont plusieurs niveaux pour se repérer plus facilement et leur durabilité est garantie pour plus d’un million d’opérations. La molette intégrée est également en métal avec un revêtement en caoutchouc qui lui confère un toucher et une solidité a toute épreuve. Elle possède un embrayage électronique avec une butée d’arrêt en mode shuttle et position. Elle pourra être utilisée en mode jog pour scroller dans la timeline de manière naturelle.

 

"Dans la mesure où le marquage des points de montage représente l'opération la plus courante en montage, nous avons donc conçu des boutons marquant les points d’entrée (IN) et les points de sorties (OUT) un peu plus larges, ainsi que de l'espace au-dessus pour permettre de les repérer facilement. C’est très utile pour utiliser les commandes déplacementdans le clip avec la main droite et marquer les points d’entrée et de sortie avec la main gauche. Une fois que les points d’entrée et de sortie sont réglés, il suffit de déplacer le doigt vers le haut pour atteindre les boutons de montage", commente Grant Petty, CEO de Blackmagic Design.

Grâce à la molette, les monteur disposent d’un moyen rapide et précis de rogner les points de montage. Effectuer des raccords avec les boutons Roll est très facile. Il suffit d’appuyer et de maintenir un des boutons Roll enfoncé, selon le type de raccord dont l’utilisateur a besoin, puis de tourner la molette.

La touche Cut supprimera les transitions sur les points de montage pour obtenir un raccord simple entre les deux clips. La touche Dissolve ajoutera un fondu enchaîné d’une seconde entre les deux clips et la durée de la transition pourra être réglée avec la fonction Roll Duration. De plus, la touche Smooth Cut permet de supprimer les jump cut à la simple pression d’un bouton.

Sur le nouveau DaVinci Resolve Editor Keyboard, la disposition qwerty des touches a été révisée d’après le feedback de monteurs professionnels. Grâce à cette nouvelle disposition, les utilisateurs bénéficient de nouvelles fonctionnalités, par exemple le bouton Viewer qui permet de passer directement à un affichage plein écran. Il est même possible de monter à partir du clavier en mode plein écran.

Toutefois, les utilisateurs disposent encore de toutes les fonctionnalités de montage traditionnelles des pages Cut et Montage de DaVinci Resolve. Le clavier leur sera donc toujours familier.

 

  « Aujourd’hui, et cela pour la première fois, nous avons décidéde réintégrer les avantages du montage linéaire dans une solution de montage non linéaire moderne. C’est incroyable que personne ne l’ait fait avant », s'enthousiasme Grant Petty.

 

Fonctionnalités du DaVinci Resolve Editor Keyboard

  • Design en métal pour une robustesse accrue.
  • Permet un montage plus rapide que sur les logiciels de montage non linéaire.
  • Molette intégrée.
  • Mode Source Tape permettant une recherche des clips plus rapide.
  • Boutons pour trier instantanément les chutiers.
  • Gros boutons Trim In et Trim Out.
  • Nouveaux modes intelligents de montage sur clavier.
  • Boutons permettant un rognage en direct avec la molette.
  • Boutons permettant de changer le type de transition.
  • Raccourcis clavier DaVinci Resolve améliorés.
  • Clavier numérique pour une saisie directe du timecode.
  • Peut être installé dans la fente d’une console de montage.

 

Disponibilité et prix

Le DaVinci Resolve Editor Keyboard sera disponible en août au prix de 995 $US (hors droits) auprès des revendeurs Blackmagic Design du monde entier.

 

  • 15 avril 2019 à 15:54

Autodesk Maya 2019 enfin disponible !

Autodesk Maya 2019 enfin disponible !  © DR

La nouvelle version du célèbre logiciel d’animation 3D propose toute une série d’optimisations. Maya 2019 accélère la lecture des animations, augmente la qualité des prévisualisations 3D, renforce son intégration dans les pipelines en offrant un environnement de développement plus flexible.

 

La nouvelle version apporte également des prévisualisations de meilleure qualité, plus proches du rendu final et offre aussi des améliorations de performances et de stabilité, des améliorations au système de rigs…

Maya 2019 propose en outre un support pour les animateurs débutants avec des exemples de personnages articulés et animés, ainsi que des échantillons de capture de mouvements.

  • 11 avril 2019 à 11:54

NAB 2019 : Sennheiser et Neumann présentent leurs dernières solutions audio

Micro AMBEO Sports Microphone Array pour prise de son à 360° lors des rediffusions sportives © Nathalie Klimberg

Au salon NAB 2019, la gamme présentée par Sennheiser et Neumann reflète la diversité actuelle du marché de la diffusion : des solutions audio pour la vidéo et pour tout type de caméra, des systèmes de micro sans fil depuis l’entrée de gamme jusqu’aux modèles professionnels, ainsi que des solutions de monitoring et des micros de studio. Parmi les nouveautés présentées par Sennheiser, le mini émetteur de poche SK 6212 de la série Digital 6000 et les nouveaux kits d’entrée de gamme pour caméra de la série XSW-D. Neumann présentera son nouveau caisson de basses KH 750 DSP et son casque de studio Neumann NDH 20. La technologie audio 3D immersive AMBEO fera sûrement le buzz au salon NAB, avec un prototype du microphone AMBEO Sports Microphone Array pour les prises de son 360º lors des rencontres sportives. Les visiteurs vont également pouvoir tester la remarquable barre de son AMBEO de Sennheiser sur le stand.

 

« Nos clients font tous face à une incroyable diversité de solutions de diffusion et audio pour la vidéo mais tous ont en commun de vouloir proposer des contenus d’excellente qualité avec une technique impeccable », déclare Greg Beebe, directeur, Professional Audio, Sennheiser. « Nous sommes fiers de relever ce défi en proposant des innovations audio de pointe au résultat systématiquement parfait. »

 

Audio sans fil Sennheiser

La dernière série sans fil Sennheiser, XS Wireless Digital, inclut des solutions audio pour la vidéo d’entrée de gamme pour les caméras DSLR et DSLM. Ces systèmes sans fil en 2,4 GHz, utilisables partout dans le monde, permettent aux vidéastes et producteurs de contenus d’ajouter sans effort de l’audio à leurs vidéos. Le kit XSW-D Portable Lavalier Set inclut un combiné émetteur/récepteur et un micro-cravate ME 2-II ainsi que les accessoires permettant de démarrer immédiatement. Le kit XSW-D Portable ENG Set comporte un émetteur supplémentaire pour un microphone à main dynamique. Les producteurs de contenus qui préfèrent utiliser leur smartphone trouveront une alternative séduisante avec le Memory Mic. Ce modèle clip-on est compatible avec n’importe quel smartphone, à n’importe quelle distance, via une appli dédiée.

Sennheiser présentera également le système combiné ew 100 ENG G4 de sa série sans fil à succès pour caméra, evolution wireless. Le kit comprend un récepteur pour caméra avec un émetteur à raccorder et un émetteur de poche avec micro-cravate. Le ew 500 FILM G4 offre un meilleur son et une meilleure performance avec plus de largeur de bande/canaux, une puissance de sortie RF accrue et le micro-cravate professionnel MKE 2 avec sa bonnette anti-vent en fourrure. Sera également présent le système ew 500 G4-KK205, qui combine la technologie sans fil Sennheiser et le son de la capsule de micro Neumann KK 205.

 

A ceux qui recherchent des solutions numériques pour la diffusion, la production de films et de musique, la série Sennheiser Digital 6000 propose les meilleurs outils audio sans fil. Le EK 6042 sera exposé au NAB avec le récepteur en rack Dante et le récepteur pour caméra numérique/analogique de la série. Ceux-ci sont compatibles avec les émetteurs à main et de poche, dont le nouveau mini-émetteur de poche SK 6212. Le chargeur en rack de batteries d’émetteur sera également présent.

 

Microphones canon et microphones pour caméra Sennheiser

A ceux qui recherchent un micro sur caméra pour DSLR/DSLM, Sennheiser présentera ses micros MKE, dont le micro mini-shotgun, MKE 400, la version supérieure MKE 600 et le modèle stéréo MKE 440. La série MKH propose d’excellents choix pour les tournages professionnels et les opérations de diffusion : seront exposés le MKH 416, grand classique de Sennheiser, ainsi que le micro à canon court MKH 8060 à utiliser sur caméra et le micro à canon long MKH 8070 pour les prises de son précises à longue distance.

 

AMBEO

La gamme Sennheiser AMBEO offre plusieurs solutions d’enregistrement pour l’audio 3D : du système AMBEO Smart Headset qui capture un son immersif avec la simplicité d’un smartphone au micro AMBEO VR Mic et au micro AMBEO Sports Microphone Array pour prise de son à 360° lors des rediffusions sportives. Les visiteurs du salon NAB vont pouvoir écouter la toute nouvelle barre de son AMBEO, disponible fin mai. Cette barre de son tout en un 5.1.4, utilisable sans haut-parleur ni caisson de basses supplémentaire permettra aux responsables du mixage pour les rediffusions sportives de surveiller de près le rendu audio de leur contenu immersif sur un appareil du monde réel.

Neumann élargit sa gamme aux casques de studio : le nouveau NDH 20 combine un tout nouveau transducteur Neumann et une conception fermée confortable avec coussinets doux à mémoire de forme. Avec son image de son linéaire et équilibrée, sa résolution fine et son excellente isolation des bruits, ce casque convient idéalement aux besoins de monitoring, d’édition et de mixage, y compris dans les environnements bruyants. Le NDH 20 est pliable pour faciliter son transport et est fourni avec deux câbles amovibles, un spiralé, un droit.

 

Enceintes de monitoring Neumann, nouveau caisson de basses KH 750 DSP

Dans la salle audio du stand, les visiteurs du salon NAB pourront écouter une enceinte de proximité ultra-compacte KH 80 DSP et le nouveau caisson de basses KH 750 DSP. Les deux modèles conviennent idéalement aux espaces confinés des studios de diffusion. Un moteur DSP optimise leur puissance pour un monitoring précis et un son d’excellence malgré leur taille compacte. De plus, l’enceinte de proximité KH 80 DSP et le caisson de basses KH 750 DSP peuvent être contrôlés par l’appli Neumann.Control pour iPad.

 

Microphones de studio Neumann

Aucune présentation Neumann ne serait complète sans les micros de studio classiques U 87 Ai et la réédition du U 67. Vont également pouvoir être testés sur place les micros de studio compacts TLM 102, TLM 103 et TLM 107, comme le micro pour station de radio BCM 104. Et enfin le KU 100 à tête binaurale.

 

Sennheiser et Neumann présentent leurs solutions en direct du NAB, au stand C1307.

  • 11 avril 2019 à 11:35

NAB 2019 : Adobe Creative Cloud au service d’un storytelling plus riche

NAB 2019 : Adobe Creative Cloud au service d’un storytelling plus riche © DR

Cette année, les visiteurs du NAB peuvent découvrir les dernières fonctionnalités de la suite Creative Cloud sur le stand d'Adobe mais également sur plus de 100 stands partenaires. Avec la mise à jour de sa suite Adobe propose 90 nouveautés ou améliorations au service de la performance, la stabilité et la qualité des images produites par sa suite d’outils logiciels. Nombre de nouveautés s’appuient sur la puissance d'Adobe Sensei, la technologie d’intelligence artificielle (IA) et de machine learning d’Adobe. L’arrivée d’un nouveau processeur graphique (Dual GPU) permet également d’augmenter significativement le temps de process des images, avec notamment à la clé une rapidité de traitement d’exportation multipliée par 5,6 dans Première Pro ou encore des calculs de tracking de masque 4 fois plus rapide en HD et 13 fois plus rapides en 4K… After Effect, Première, Audition et Character Animator sont les grands bénéficiaires de cette mise à jour…

 

Les nouvelles fonctionnalités vont permettre aux utilisateurs de :

- Supprimer automatiquement des objets indésirables avec le remplissage d’après le contenu d’After Effects – Piloté par Adobe Sensei, le remplissage d’après le contenu pour la vidéo (anciennement Project Cloak) automatise la suppression d’éléments visuels, tels que des micros sur perche, des panneaux, des logos et même des personnes dans le métrage, épargnant ainsi aux monteurs des heures fastidieuses de travail manuel.

- Organiser ses contenus multimédias et créer des storyboards dans le panneau de projets à structure libre de Premiere Pro – ce panneau permet d’agencer visuellement des contenus et d’enregistrer des dispositions pour regrouper des plans, assurer les tâches de production, imaginer des idées de récit et créer des premiers montages.

- Créer avec un maximum de précision et de cohérence, grâce aux règles et repères – accessibles dans Premiere Pro, ces outils de design bien connus d’Adobe simplifient l’alignement des titres et l’animation des effets spéciaux, tout en garantissant l’homogénéité des livrables.

- Peaufiner facilement le son avec l’enregistrement en mode Introduction et déroulement d’Audition – cette nouvelle fonctionnalité offre des workflows de production efficaces, à la fois en mode Forme d'onde et Multipiste pour les enregistrements longs (voix off et livres audio compris).

- Surprendre les spectateurs avec les triggers Twitch grâce à l’extension Character Animator – les performances en direct sont plus amusantes si le public interagit avec les personnages en temps réel : changement de costume à la volée, mouvements de danse improvisés, gestes et poses identifiables - une nouvelle façon d'interagir et même de monétiser en utilisant des Bits pour déclencher des actions.

- Générer un mixage audio avec l'autoducking pour créer le son ambiant dans Audition et Premiere Pro – piloté par Adobe Sensei, l’autoducking permet désormais de faire des réglages dynamiques pour adapter les sons ambiants en fonction des dialogues. Les ajustements au niveau des images clés peuvent être peaufinés manuellement pour mieux maîtriser la création.

- Apporter une variété visuelle – Adobe Stock offre désormais une collection de 10 millions de vidéos HD, 4K et templates de motion design de qualité professionnelle, libres de droits, proposés par de grandes agences et des monteurs indépendants pour les contenus éditoriaux, les plans de situation ou les espaces vides d’un projet.

- Passer de la prise de vue à la publication – Premiere Rush, présenté en fin d’année dernière, offre un workflow efficace entre mobile et poste de travail. Intégrée à Premiere Pro, cette application permet d’effectuer des montages et d’assembler des vidéos en tout lieu. La fonctionnalité de caméra intégrée dans Premiere Rush vous permet également de prendre des vidéos de qualité professionnelle sur vos appareils mobiles.

 

Tarifs et disponibilité 

Les nouvelles fonctionnalités d'Adobe Creative Cloud annoncées au salon NAB sont d’ores et déjà disponibles dans la dernière mise-à-jour de Creative Cloud. Retrouvez toutes les informations sur les tarifs ici et sur les différentes formules d’abonnement à Adobe Stock ici… 

 

  • 9 avril 2019 à 13:54

NAB 2019 : Avid remanie totalement Media Composer

NAB 2019 : Avid remanie totalement Media Composer © Stephan Faudeux

Pionnier du montage vidéo non linéaire, Avid a entièrement repensé son produit phare Media Composer pour la nouvelle génération de créateurs. La société a profité de son rendez-vous communautaire, l’Avid Connect 2019, ce samedi pour dévoiler la toute nouvelle version de son célèbre système de montage vidéo, 48 heures avant l’ouverture du NAB Show de Las Vegas…

 

Media Composer 2019 permettra aux monteurs professionnels et indépendants, ainsi qu’aux journalistes, de travailler de manière plus créative grâce à une nouvelle expérience utilisateur, à un moteur Avid de nouvelle génération offrant des fonctions partagées pour le traitement, la finition et la distribution, à une interface personnalisable en fonction des différents rôles dans une grande équipe, et à bien plus encore !

« Nous avons recueilli l’avis de centaines de monteurs et d’équipes dans le secteur des médias, pour nous faire une idée de l’évolution du métier ; c’est sur cette base que nous avons repensé Media Composer, le produit qui a fondé la catégorie du montage vidéo non linéaire, » explique Jeff Rosica, PDG d’Avid. « Media Composer 2019 n’est pas qu’une évolution, mais surtout une révolution. Nous y avons maintenu les éléments que les utilisateurs connaissent et apprécient, tout en leur offrant plus de ressources pour répondre à leurs besoins actuels et futurs. »

 

Media Composer 2019

Avec Media Composer 2019, un monteur peut prendre en charge l’intégralité du processus, de la préparation à la production du livrable, sans jamais quitter l’application. Que ce soit pour les professionnels, les indépendants, ou même les débutants, Media Composer 2019 encourage la créativité.

  • Une nouvelle expérience utilisateur – les créateurs peuvent travailler sans être bridés par la complexité de l’outil : la nouvelle interface, épurée, permet de retrouver des séquences plus rapidement, tandis que les espaces de travail basés sur les tâches n’affichent que ce dont l’utilisateur a besoin.
  • Un moteur Avid de nouvelle génération – les utilisateurs peuvent profiter de fonctions plus puissantes : compatibilité native avec le format OP1A, prise en charge de flux audio et vidéo plus nombreux, rendu en direct et en arrière-plan… il est même possible d’ajouter des fonctions de traitement distribué, pour accélérer le montage et donc l’ensemble de la postproduction.
  • De nouveaux workflows de finition et de distribution – les utilisateurs peuvent désormais créer et livrer des contenus de haute qualité à l’aide d’outils de montage, d’étalonnage, de traitement du son et de finition, sans quitter Media Composer. Que les contenus soient en 8K, en 16K, ou en HDR, le nouveau pipeline de Media Composer – en 32 bits avec couleurs en virgule flottante – peut les prendre en charge. De plus, Avid travaille en étroite collaboration avec les diffuseurs OTT pour poser les jalons des prochaines normes du secteur.
  • Des outils personnalisables – conçu pour les grandes équipes de production, le nouveau Media Composer | Enterprise offre des fonctions d’administration qui permettent d’adapter l’interface aux différents rôles : monteur, assistant, préparateur, journaliste… Cette version de Media Composer offre également des outils de sécurisation des contenus, qui réduisent le risque de fuite de contenus confidentiels.

 

Media Composer | Enterprise 2019

Cette année, la gamme Media Composer s’élargit également, avec Media Composer | Enterprise, une solution destinée aux grandes équipes dans les domaines de la postproduction, du broadcast, de la formation aux médias, etc. Media Composer | Enterprise est la première solution de montage et de finition personnalisable en fonction des métiers. Elle permet aux grandes équipes de production de modifier l’interface et les espaces de travail pour chaque rôle, mettant à la disposition des utilisateurs finaux uniquement les outils et fonctions dont ils ont besoin. Ainsi, les professionnels peuvent mieux se concentrer sur leurs tâches, et les compléter plus rapidement avec moins d’erreurs. Media Composer | Enterprise s’intègre également dans l’outil Editorial Management 2019, pour offrir des workflows de postproduction collaboratifs et innovants avec lesquels les équipes créatives peuvent travailler en harmonie.

 

Media Composer | Distributed Processing

Avid a aussi annoncé Media Composer | Distributed Processing, un module optionnel qui accélère la postproduction en répartissant la charge du traitement vidéo. Des tâches qui demandaient autrefois plusieurs heures peuvent maintenant être terminées en quelques minutes, ce qui peut représenter un avantage compétitif considérable sans compromettre la qualité. Media Composer | Distributed Processing permet d’externaliser les traitements qui demandent une grande puissance de calcul dans un nouvel environnement média caractérisé par la HDR et les contenus en haute résolution.

Media Composer 2019 sera disponible au printemps sous toutes ses variantes : Media Composer | First, Media Composer, Media Composer | Ultimate et Media Composer | Enterprise. Pour découvrir la liste complète des fonctions et des avantages de Media Composer, rendez-vous sur www.avid.com/media-composer.

 

Le nouveau Media Composer 2019 est présenté au salon NAB, sur le stand d’Avid (SU801)

 

  • 8 avril 2019 à 00:48

Postproduction audio au Satis 2018 (compte rendu, 2e partie)

Vue sur le Village AES France présent au Satis pour la deuxième année consécutive. © DR

Deuxième partie de qu’il convient de retenir en matière audio de l’édition 2018 du Satis qui s’est tenue aux Docks de Paris, Plaine-Saint-Denis. Après le tournage et la production, nous passons ici en revue la postproduction et répertorions le détail des marques audio disponibles ou distribuées par les exposants au salon....

 

POSTPRODUCTION

 

COLIN BROAD

Chez Colin Broad, la télécommande TMC-1 devient compatible avec un nombre d’interfaces et de gestionnaires de monitoring plus important incluant désormais Avid MTRX, DAD AX32, NTP Penta 720, Trinnov D-Mon, Ashly Ne8800 et Yamaha MMP1.

 

DAD

Extension de l’interface audio DAD AX32, la Carte Dante/AES67 comporte 128 entrées et 128 sorties avec convertisseurs de fréquence échantillonnage en entrée et en sortie. L’AX32 pouvant accueillir jusqu’à huit cartes, le nombre maximum de canaux d’entrées et sorties peut atteindre 1 024 x 1 024 qui s’ajoutent aux 64 x 64 du module Dante optionnel. Une capacité intéressante pour le transport et le routage des signaux pour les studios d’enregistrement, les auditoriums Dolby Atmos ou les grandes infra-structures IP.

Notons que chaque carte Dante peut travailler à sa propre fréquence, sur sa propre horloge et propose une fonction SRC qui permet, par exemple, d’enregistrer en 192kHz, tandis que le monitoring est assuré à 96 kHz ou 48 kHz. En outre, elle comporte deux ports réseau redondants utilisables comme switches, et est compatible avec le Dante Domain Manager (DDM) qui offre des fonctions avancées de gestion du réseau audio et supporte le protocole SAP pour une meilleure interopérabilité avec d’autres protocoles AoIP.

 

ALCONS AUDIO

Quasi inconnues en France, les enceintes Alcons Audio sont aujourd’hui distribuées par Audiolead. Le constructeur néerlandais propose plusieurs gammes d’enceintes de sonorisation pour les lieux publics et privés, l’installation et le touring bâties autour de la technologie de transducteur maison ProRuban qui revendique une faible distorsion, une réserve de dynamique importante et une zone d’écoute stéréo large adaptée au son à l’image. Des systèmes haut de gamme à envisager tout particulièrement pour les auditoriums de postproduction et les salles de cinéma.

 

LUMINEX

Spécialisé dans le switch informatique dédié à l’audiovisuel, Luminex offre désormais la compatibilité AVB, intéressante en sonorisation car adoptée par des fabricants comme Avid par exemple. Au menu, connectique RJ45 Neutrik Ethercon, gestion facile de l’alimentation PoE, redondance fibre optique entre deux routeurs et paramétrage simple des V-lan en environnement AES67 et AVB.

 

GENELEC

Nouvelle enceinte deux voies, la Genelec S360 se destine au monitoring studio stéréo et multicanal demandant une grande puissance acoustique, ou pour de l’écoute à distance. Équipée d’un woofer 10 pouces pour le grave et, pour le haut du spectre, d’un tweeter 1 pouce en titane à compression dont la directivité est contrôlée par un guide d’onde DCW, elle intègre une bi-amplification 250/100 watt en classe D. Comme la plupart des nouveaux modèles Genelec, elle est dotée d’un DSP permettant l’alignement automatique par rapport à la salle d’écoute avec l’aide du logiciel Sam.

 

NOISE MAKERS    

Chez le jeune éditeur français Noise Makers, outre le plug-in de réverbération ambisonique Ambi Verb, la grande nouveauté qui complétera la suite Ambi Bundle et devrait voir le jour début 2019 se nomme Ambi Eyes. Dernier maillon de la chaîne d’outils ambisoniques, Ambi Eyes est un player vidéo 360 ° dont le but est de procurer à l’ingénieur du son un outil de monitoring simple et efficace pour le mixage audio 360 °.

Afin que l’audio suive les mouvements de la vidéo dans l’espace 360 °, il dialogue avec Ambi Head HD (le plug-in maison de conversion ambisonique vers binaural) en lui envoyant les informations de rotation de la caméra (yaw/pitch/roll) pour piloter en temps réel la rotation de la scène sonore. En contrepartie, et de manière transparente pour l’utilisateur, Ambi Head HD assure la synchronisation avec la station audio en envoyant les messages de start/stop et le timecode vers Ambi Eyes.

 

YAMAHA

Pas de franche nouveauté sur le stand Yamaha, mais une mise en avant d’une sélection de produits incluant une station de postproduction Nuage articulée autour du logiciel Nuendo 8 mettant en œuvre différents éléments, dont les modules Master, Fader, Workspace, les interfaces audio E/S 16D, E/S 16A, I/O 8A/8D, la carte pour PC Dante Accelerator, sans oublier les enceintes Yamaha HS8.

Dans la partie installation fixe, on retrouve notamment les enceintes Line Array VXL, les enceintes murales VXS et VXS-M, les matrices multizones MTX et MRX et le logiciel Provisionaire qui permet par simple glisser-déposer de contrôler de nombreux appareils de sonorisation Yamaha comme les matrices MTX et MRX, les consoles séries CL/QL/TF, les interfaces d’entrée/sortie de la série Rio ou les amplificateurs de puissance XMV.

 

 

ET AUSSI…

 

MEDIA VISION

Déjà aperçus sur les salons étrangers, les micros Taiden sont aujourd’hui proposés en France par le spécialiste de la conférence Media Vision. Dédiée aux salles de conférences, la série HCS 5335 lancée par le fabricant chinois au printemps dernier revisite la technologie infra-rouge en proposant une transmission numérique pleine bande 20-20 kHz capable selon le constructeur de couvrir un rayon de 8 mètres. Elle comprend des microphones sans fil à effet de surface type PZM et des cols de cygne particulièrement compacts. Option suivie de caméra, compatibilité Dante, alimentation PoE et paramétrage via navigateur web font partie des fonctionnalités.

 

LEADER

Spécialisé dans la mesure audio et vidéo, le japonais Leader propose la nouvelle série d’instruments de mesure Zen qui se distingue par sa facilité d’utilisation en mode HDR (high dynamic range) qui devient aujourd’hui une réalité en vidéo, avec en particulier les nouveaux diffuseurs tels que Amazon ou Netfix. Dotée d’un système de visualisation intuitive permettant de détecter d’éventuels problèmes de luminosité et de compatibilité HDR, la série Zen est capable de mesurer des signaux vidéo jusqu’en 12G-SDI ainsi que des signaux vidéo sous IP.

 

LYNXTECHNIK

Le Lynxtechnik CQS-1441 est un convertisseur compact 4K UHD 12Go (simple link bidirectionnel vers quad link) prenant en charge tous les signaux SDI standard SMPTE de 1,5 à 12 Gbit/s suivant les standard SMPTE 292M, 424M, 2081 et 2082. Il permet d’utiliser des périphériques SDI 4K UHD dans une infrastructure HD ou 3G existante en prenant en charge la conversion bidirectionnelle simple link vers quad link sur connecteurs BNC et fibre SFP en mode 2-SI (deux échantillons entrelacés). 

 

 

IMPORT & DISTRIBUTION

Parmi les principales redistributions de cartes intervenues cette année sur le marché audio, on notera l’arrivée des marques Calrec (consoles), Luminex (Switch AV) et Leader (mesure vidéo) chez Audiopole et de Sound-Devices (mixettes et enregistreurs) chez VDB Audio. Voici le détail des marques audio disponibles ou distribuées par les exposants Satis.

 

Alcons Audio > import Audiolead

Bubble Bee  > import VDB Audio

Aaton Cantar > disponible chez Tapages et DCA

Calrec > import Audiopole

ClearCom  > import Audiopole

CTP Systems > import Audiopole

Cinela > disponible chez Tapages, DCA, et Areitec (compatibles Schoeps)

Colin Broad  > import 44.1

DAD > import Areitec

Prodys > import 44.1

DPA > import Audio2

Genelec > import Audiopole

Hawk-Woods > import Tapages

Izotope  > import 44.1

Jünger Audio  > import 44.1

Klang Technologies > import Areitec

K-Tek  > import Areitec

Leader  > import Audiopole

Lectrosonics  > import Tapages

Luminex  > import Audiopole

RTS > import Pilote Films

Rycote > import Pilote Films

Stagetec > import 44.1

Sound-Devices  > import VDB Audio

Taiden  > disponible chez Media Vision

TC Electronic  > import Audiopole (gamme broadcast et production)

Tentacle Sync  > import VDB Audio

URSA  > import VDB Audio

Wisycom  > import AEI

Voice Technology  > import Areitec

Zaxcom  > import Areitec

 

 

Complétez votre tour d'horizon, en lisant > Tournage & Production audio au Satis (compte rendu, 1ère partie)

 

Extrait de notre article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.36/42. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 5 avril 2019 à 11:16

Le lecteur-enregistreur T2 4K Edius, taillé pour la captation d'évènements (extrait du compte rendu Satis)

Michael Lehmann-Horn présente les nouveautés d’Edius 9. © Loïc Gagnant

En novembre, sur le stand Satis du célèbre fabricant canadien, la dernière version (9.3.1) du logiciel de montage Edius était présentée en avant-première mondiale, ainsi que le T2 4K (lecteur-enregistreur vidéo hardware avec downscaling temps réel - 4K vers HD par exemple)....

 

Le T2 4K permet l’edit-while-capture, il lit et enregistre un canal en 4K - 60p max. ou en HD (lecture de deux canaux HD) avec différents codecs. Parfait pour les évènements, l’appareil est équipé d’un lecteur de cartes et différentes connectiques pour SD Card, SxS, CompactFlash, disques SSD ou des appareils en USB-3. Il peut être piloté via sa propre interface ou via un écran, un clavier et une souris ou encore à l’aide d’une connexion réseau.

Montré pour la première fois en France, au Satis, le T2 4K a été présenté pour la première fois à IBC. Le prix du T2 4K Elite (alim. redondante et lecteur de cartes) est de 20 000 €, la version T2 Pro (HD, SSD) coûte 15 000 €.

La dernière version d’Edius inclut le support des médias du Fujifilm X-T3 (H-265) et de la Canon XF-705, ainsi que la prise en charge du nouvel espace colorimétrique Nikon N-Log, la prise en charge GPU du Red Raw et deux options de qualité en flux optique. Les versions pro et workgroup disposent d’un nouveau support de moniteurs de contrôles.

Les modèles compatibles, dont certains Eizo, voient leur espace colorimétrique contrôlé automatiquement par Edius via USB. Vous pouvez travailler dans différents espaces colorimétriques et utiliser des moniteurs HDR meilleur marché comparativement aux modèles hauts de gammes (Sony et autres).

L’orchestre philharmonique de Berlin dispose de sa propre chaîne produisant depuis un an l’intégralité de ses programmes en UHD 50p HDR et vient d’adopter Edius 9.

Des serveurs externes peuvent être mis à contribution pour calculer des « tâches » gourmandes, alors que l’utilisateur continue son montage sur sa station de travail. Les tarifs d’Edius 9 s’échelonnent de 499 € à 2 700 € pour la version serveur et 999 € pour la version workgroup (prix HT).

 

Extrait de notre compte-rendu du SATIS 2018 paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.47/69. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

  • 2 avril 2019 à 13:14
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