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À partir d’avant-hierMediakwest - Formation

ARRI vous propose des cours gratuits sur les systèmes de contrôle d'éclairage...

ARRI vous propose une série de cours sur les systèmes de contrôle d'éclairage... © DR

ARRI Academy annonce le lancement d’un cours conçu pour les professionnels de l’éclairage et de la production vidéo de tous niveaux. Ce cours intitulé « Lighting Systems Control with Richard Cadena » propose 11 vidéos qui délivrent des informations clés concernant le contrôle numérique de l’éclairage avec les technologies DMX,  RDM,  DMX sans fil et les réseaux ethernet. Il est dispensé par un vétéran de l’éclairage et donne un aperçu détaillé des technologies adoptées en masse par l’industrie telles que le DMX mais il s’intéresse aussi aux technologies émergentes telles que le sACN…

 

Avec ces vidéos informatives de 5 à 34 minutes, les participants acquerront une connaissance pratique des technologies standards et émergentes...

 

Voici la liste détaillée des cours…

– DMX, Construction d’un réseau DMX

– Dépannage d’un réseau DMX

– RDM

– DMX sans fil

– Introduction aux réseaux ethernet

– Test des réseaux ethernet : Commandes PING et IPCONGIF

– Art-Net

– sACN

– Consoles

– Écosystème de LEDs ARRI

 

Le formateur, Richard Cadena, est un électricien certifié dans l’industrie du divertissement. Il possède plus de 30 ans d’expérience dans l’industrie de l’éclairage et a formé des professionnels de l’éclairage dans le monde entier. Ses cours donnent un aperçu des meilleures pratiques et guide les utilisateurs sur la manière de résoudre des problèmes récurrents. Son style direct interpelle l’audience... « Quand les gens me disent : ‘Oh, je ne fais pas confiance au DMX sans fil’, je commence à poser des questions ». Il poursuit : « Eh bien, quel type de réseau sans fil utilisiez-vous ? À qui était l’émetteur ? A qui était le récepteur ? En général, vous constaterez qu’ils ne comprennent pas vraiment les meilleures pratique ! », explique-t-il dans la vidéo sur le DMX sans fil… Une approche pratique, sans détours et efficace !

 

Pour plus d’informations sur « Lighting Systems Control with Richard Cadena » d’ARRI Academy, cliquez ici : https://www.arri.com/lightingsystemscontrol

 

Comment France 4 devint la plus grande école de l'hexagone !

Confinement : France 4 se transforme en la plus grande école de France © DR

Pour faire face à la crise sanitaire auquel le pays est confronté et à la fermeture des écoles, collèges et lycées, France Télévisions a mobilisé ses antennes, dont France 4 sa chaîne dédiée à la jeunesse, pour faire la classe aux enfants depuis le lundi 23 mars. Cette chaîne initialement vouée à disparaître prend ainsi un rôle tout à fait inédit...

 

Cette initiative du service public qui s'est renforcée au fil des jours représente une bouffée d'oxygène pour les parents qui trouvent ici une aide précieuse pour accompagner leurs enfants, notamment ceux des classes de primaire, dans cette situation inédite....

Le Conseil français des associations pour les droits de l’enfant (COFRADE), la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD) et le Syndicat des Producteurs de Films d’Animation (SPFA) ont tout particulièrement salué cette initiative remarquable dans un communiqué qui souligne l'importance du service public de France Télévisions et la mobilisation de ses équipes dans le contexte actuel.

Grâce à sa disponibilité sur le réseau TNT, France 4  peut s’adresser à tous les enfants de France sans exception, quelque que soit l’endroit où ils habitent, l’équipement informatique du foyer et sa connexion Internet.

Accessible à tous sur l’ensemble du territoire, diffusée gratuitement sur la TNT et sans publicité, France 4 est une chaîne d’utilité publique, qui montre ainsi qu’elle est irremplaçable tant dans sa mission initiale de divertissement des enfants que dans la mission éducative qu’elle revêt aujourd’hui en complément.

Au sortir de la crise que nous connaissons, le débat sur le devenir de cette chaîne et son positionnement éditorial sera forcément éclairé sous un jour nouveau...

 

Le COFRADE fédère 50 associations intervenant dans tous les domaines relatifs aux droits de l’enfant :

Éducation

AFPEN, Association française des psychologues de l’Éducation nationale

DDEN 78, Délégués départementaux de l’Éducation nationale

Enfance-télé : Danger ?, Protection et information sur les dangers des écrans

Ensemble pour l’éducation de la petite enfance, Accompagnement des parents, des enfants et des professionnels

ESPPER, Ensemble pour soutenir les projets et programmes en faveur des enfants des rues

EVEIL Éveil des jeunes à la citoyenneté

FCPE, Fédération des conseils de parents d’élèves

FDDEN, Fédération des délégués départementaux de l’Éducation nationale

FNAREN, Fédération nationale des associations des rééducateurs de l’éducation nationale

LDB, Lékol Du Bonheur

OCCE, Office Central de la Coopération à l’École

OPEN, Observatoire de la Parentalité & de l’Éducation Numérique

SGEN CFDT, Syndicat général de l’Éducation nationale

SNES FSU, Syndicat National des Enseignements de Second degré

 

Formation

ENS, Ecole Normale Sociale

ETSUP, Ecole Supérieure de Travail Social

 

Loisirs

Cafézoïde, café des enfants

CLAVIM, Cultures, loisirs, animations de la ville d’Issy les Moulineaux

Espace Boris Vian, Animation du Conseil départemental des droits de l’enfant de la Loire

SGDF, Scouts et Guides de France

 

Non-discrimination

Le Refuge, Accueil et hébergement des jeunes homosexuels en situation d’errance

 

Pluridisciplinarité

BICE, Bureau international Catholique de l’Enfance

FEEM, Femmes et enfant du monde

FSU, Fédération syndicale unitaire

Fondation AJD Maurice Gounon

Lien Horizon Danses, Accompagnement à la scolarité et accueil de loisirs

Secours Populaire Français

SNUASFP-FSU, Syndicat National Unitaire des Assistants Sociaux de la Fonction Publique

Kids empowerment, Plaidoyer juridique sur le droit international des enfants

 

Protection contre les violences

ACPE, Agir contre la prostitution des enfants

Colosse aux pieds d’argile, Prévention et sensibilisation aux risques pédophiles en milieux sportifs

La Cause des Enfants, Briser le silence des enfants maltraités

L’enfant bleu, Enfance maltraitée

Fondation Scelles, Comprendre et combattre l’exploitation sexuelle dans le monde

SLEA, Société Lyonnaise pour l’Enfance et l’Adolescence

Glenn Hoel, Défense des enfants maltraités

Le Monde à travers un Regard, Lutte contre l’inceste et la pédocriminalité

Fédération des Comités Alexis Danan pour la Protection de l’Enfance

Caméléon, Accompagnement des jeunes filles victimes de violences sexuelles

Citoyen des Rues International

Paris d’Exil, Aide aux mineurs non accompagnés

Enfance et partage, Protection et défense des enfants maltraités

 

Santé

ALEFPA, Association laïque pour la formation, la prévention et l’autonomie

AMFE, Association Maladies Foie Enfants

Pédiatres du Monde, Soins primaires et préventifs en France et à l’étranger

SNICS-FSU, Syndicat National des Infirmier(e)s Conseiller(e)s de Santé

UNAPECLE, Union Nationale des Associations de Parents d’Enfants atteints de Cancer ou Leucémie

UNAPEI, Union Nationale des Associations de Parents et Amis de Personnes Handicapées Mentales

 

Vie familiale

EGPE, Ecole des Grands-Parents Européens

Grands-Parrains et Petits-Filleuls, Grand parrainage bénévole d’enfants

VDA, La Voix Des Adoptés

L'association RECA reconnue d'intérêt général

Le RECA, association reconnue d'intérêt général © DR

Le RECA est une Association Loi 1901 qui regroupe aujourd’hui 28 écoles françaises de cinéma d’animation qui font l’objet d’une reconnaissance incontestable par le milieu professionnel, en France et à l’étranger. Sa création a été accompagnée et soutenue par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), et par les syndicats d’employeurs représentatifs du secteur : le Syndicat des producteurs de films d’animation (SPFA) et la Fédération des industries du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia (FICAM) ainsi que par le Pôle Image Magélis à Angoulême.

 

La direction générale des finances publiques vient d’accorder au RECA le statut d’association d’intérêt général. Cette reconnaissance met en avant le caractère éducatif et culturel du réseau. Il souligne également la contribution du RECA à la mise en valeur du patrimoine artistique national et à la diffusion de la culture française.

En attribuant cette classification, l’administration confirme le caractère désintéressé de la gestion du RECA ainsi que la valeur de ses missions et l’utilité de ses actions.

 

Pour plus d'information, découvrez l'excellent article sur le RECA, un sésame pour appréhender la formation Animation paru dans Moovee...

 

 

Voici la liste des établissement affiliés

 

ArtFx – Montpellier

Arts et Technologies de l’Image – Université Paris 8 (ATI) – Saint-Denis

Ariès – Lyon

École de Communication Visuelle (ECV) – Aquitaine

École Émile Cohl – Lyon

École Estienne – Paris

École Georges Méliès – Orly

École Pivaut – Nantes

École des métiers du cinéma d’animation (EMCA) – Angoulême

École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) – Paris

École supérieure des arts appliqués et du textile (ESAAT) – Roubaix

École supérieure des métiers artistiques (ESMA) – Montpellier

École supérieure de métiers artistiques (ESMA) – Toulouse

Bellecour, ESIA 3D – Lyon

ESRA 3D (Sup’Infograph) – Paris

ESRA 3D (Sup’Infograph) – Rennes

GOBELINS, l’école de l’image – Paris

Institut de l’image dans l’Océan Indien (ILOI) – La Réunion

Institut de l’Internet et du Multimédia (IIM)

Institut Sainte-Geneviève – Paris

ISART Digital – Paris

La Poudrière – Valence

L’atelier – Angoulême

L’idem – Le Soler

L’institut supérieur des arts appliqués (LISAA) – Paris

MOPA (ex Supinfocom Arles)

Pole IIID

Supinfocom Valenciennes

Emploi et formation : l’écart se creuse dans la filière image

Emploi et formation : l’écart se creuse dans la filière image. © Adobe Stock/Aliaksei

Une conférence organisée par la CST durant la dernière édition du Satis en novembre a permis de mettre en lumière, au travers de deux études menées en parallèle par la CST et le Pôle Média Grand Paris d’une part, la Ficam et IIFA d’autre part, l’inadéquation entre des métiers de plus en plus techniques et des formations qui peinent à évoluer.

 

Comme le précisait en introduction Nadège Grosbois, vice-présidente du département de Seine-Saint-Denis, en charge de l’emploi, le Pôle Média Grand Paris mène depuis 2011 une étude bisannuelle prospective sur l’emploi et la formation dans la filière Image sur le territoire nord parisien (Paris et Seine-Saint-Denis). « Ce territoire compte à lui seul près de la moitié des établissements et de la masse salariale de l’audiovisuel français. Son dynamisme et son importance lui confèrent un statut particulier qu’il convient d’observer pour détecter les tendances d’évolution sur l’ensemble du secteur. »

 

 

Nord parisien : 50 % de l’activité nationale

Selon les derniers chiffres (en date de 2017), la filière Image au niveau départemental représente 450 entreprises employant plus de 20 000 personnes. Audiens, par la voix d’Aude Barrallon, chef de missions statistiques, précise : « Sur le département, ce sont quelque 26 000 personnes déclarées dans la filière avec une zone géographique qui croît régulièrement, avec +12 % en 2017. »

L’étude du Pôle Média Grand Paris et de la CST souligne le dynamisme du territoire. Rapportée à l’ensemble de la France, la filière Image nord parisienne (qui inclut donc Paris) représente en 2017 47 % des établissements, 64 % des effectifs et 48 % de la masse salariale. « La production pour la télévision sort en tête avec 26 % de la masse salariale, puis la production cinéma et l’édition de chaînes de télévision (18 %) et ensuite la postproduction (14 %). » Et l’étude de pointer que la Seine-Saint-Denis « bénéficie d’une attractivité importante en forte augmentation depuis 10 ans ».

 

 

Des métiers qui évoluent mais…

Le constat réalisé par les professionnels interrogés dans le cadre de l’étude est unanime… et pour le moins trivial : la filière Image est en profond renouvellement sous l’impact des nouvelles technologies et des réseaux sociaux. Parmi les récentes mutations du secteur, sont pointées la mise en œuvre effective de la remote production, l’arrivée de la 5G qui exige des compétences nouvelles sur la gestion informatique des réseaux et fréquences, l’utilisation de micros HF sur les tournages entraînant de nouveaux besoins en compétence son, etc. « Les fonctions de gestion des données (DIT, data manager, etc.) n’existaient pas il y a dix ans et sont en plein essor, l’utilisation des drones fait évoluer les métiers de l’image (miniaturisation des caméras, postproduction) comme du son (gestion du bruit). » Et l’étude menée par la Ficam et IIFA ne dit pas autre chose.

 

 

… Quid des formations ?

Pourquoi une telle étude ? « Le besoin est venu des entreprises », explique Fabien Marguillard, délégué adjoint à la technique au sein de la Ficam, « celles-ci nous expliquant que les jeunes diplômés qui arrivent sur le marché du travail n’étaient pas suffisamment bien préparés pour s’adapter aux infrastructures techniques des entreprises. »

Pascal Souclier, directeur général IIFA – Media 180, et copilote de l’étude diffusée le 16 décembre, est encore plus clair : « Pour les techniciens de l’audiovisuel, on est à côté de la plaque, qu’il s’agisse des réseaux, de l’IT, des infrastructures dématérialisées, de l’intégration des remote productions, sans omettre tout ce qui a trait à la virtualisation. » Autrement dit, les techniciens doivent utiliser des outils pour lesquels ils ne sont plus opérationnels…

La formation des personnels en interne est donc incontournable mais, ainsi que le présente l’étude du Pôle Média Grand Paris et de la CST, en regardant le détail des formations dites techniques, « on remarque que les permanents cherchent prioritairement à acquérir des connaissances générales (conception de médias numériques, information, administration-gestion) ». Cela va dans le bon sens. Sauf que, du côté des CDDU, la demande prioritaire se porte sur l’utilisation de logiciels de postproduction, prise de vue et infographie. Des demandes légitimes, mais dans le sillon habituel d’une filière « classique ».

« Face à ces évolutions numériques majeures, quid de la formation pour les intermittents, mais aussi pour les jeunes ? Et ici je pense notamment aux BTS », questionne justement Pascal Souclier.

 

 

Le point de vue des professionnels

Trente-deux entreprises ont été sollicitées pour répondre à un questionnaire soumis par la Ficam et IIFA. « Cette enquête, explique Fabien Marguillard, avait pour objectifs d’une part d’analyser la situation actuelle sur la transition numérique dans l’industrie audiovisuelle et broadcast, et d’autre part de se focaliser sur la dimension spécifique des métiers de techniciens de l’audiovisuel. » Les professionnels interrogés étaient majoritairement des directeurs techniques ayant des fonctions d’encadrement dans les départements techniques broadcast ou d’ingénierie.

Parmi les conclusions de cette enquête, il ressort que « la transition numérique actuelle vers les réseaux et l’IP n’est pas seulement une évolution technique qui s’inscrit dans une continuité naturelle, mais une vraie révolution dans les moyens de fabrication/diffusion, liée à des changements profonds impactant les métiers et les organisations dans les entreprises. »

Trois secteurs sont plus largement concernés : l’exploitation, la maintenance & support, l’ingénierie. Et les entreprises sondées s’empressent d’avancer des éléments de cette évolution : automatisation des processus techniques, plus de polyvalence, plus d’autonomie, plus d’informatique, plus de sécurité et, au-delà, la nécessaire mise en place d’un dialogue entre les métiers de l’audiovisuel et ceux de l’IT.

Face à cette révolution, les entreprises évoquent des difficultés de recrutement sur ce type de profils à tel point que, note l’étude, deux tiers d’entre elles procèdent à des recrutements d’ingénieurs issus de filières informatiques et réseaux « alors qu’elles ont longtemps fait appel aux compétences de techniciens sortant de BTS-MAV TIEE » (BTS métiers de l’audiovisuel technique d’ingénierie et exploitation des équipements).

 

 

Réformer le BTS TIEE ?

Loin de stigmatiser la formation des BTS-MAV, 70 % des professionnels interrogés – et plus globalement la Ficam – maintiennent leur confiance dans le diplôme de technicien supérieur MAV… mais souhaitent qu’il soit réformé. Pour rappel, la dernière réforme date de 2013 – autant dire un siècle au vu des évolutions permanentes de la technique dans le secteur.

Plusieurs pistes de réflexion sont avancées pour faire évoluer le BTS TIEE comme une part plus importante de formation accordée à l’informatique et aux réseaux au détriment (relatif) de l’analogique. Les entreprises évoquent aussi la mise en place d’une troisième année de formation avec plus de pratique, voire « la poursuite après le BTS d’un cursus de spécialisation au niveau LMD ».

Il est intéressant de noter que les entreprises sondées évoquent l’idée de l’alternance et même de l’accueil en entreprise pour des séances de travaux pratiques (83 %) ou des interventions ponctuelles dans les écoles (93 %). Sur ces dernières préconisations, il convient de rester quelque peu circonspect : dans d’autres secteurs de l’image, cette volonté d’ouvrir les portes aux étudiants selon des dispositifs de ce type s’est heurtée à la réalité d’une économie en flux tendu qui ne laisse guère de place au temps de formation « offert ». Pragmatique, Pascal Souclier soulignait lors de la conférence du Satis que « les entreprises ne sont pas une “école bis” ; on a besoin de la brique IT mise en œuvre dans les cursus car les entreprises n’ont pas le temps de les former avant qu’ils soient opérationnels ».

 

 

Un nouveau référentiel pour le BTS TIEE

Mi-décembre, à la suite de cette enquête suffisamment exhaustive pour être entendue par l’Éducation nationale, la Ficam a publié un document proposant une révision du référentiel existant du BTS TIEE. Une fois encore, le dialogue est de mise comme l’indique la Fédération : « Le référentiel ci-après est proposé de façon ouverte. Il sera évidemment amené à évoluer avec la contribution des acteurs de l’industrie, les entreprises et les instances sociales. »

S’appuyant sur le référentiel actuel, il se décline en trois grandes activités : technicien d’exploitation, technicien de maintenance et support, technicien d’ingénierie. Sans entrer dans le détail (le référentiel est disponible sur le site de la Ficam), il convient de noter cependant l’imbrication des savoirs entre les trois grandes activités, à l’instar d’une poupée russe : les techniciens de maintenance doivent connaître l’activité d’exploitation, celui d’ingénierie les deux autres activités ce qui, de fait, entraîne une montée en compétence indéniable.

 

 

Quelles compétences ?

Le technicien d’exploitation, tel que préconisé dans le nouveau référentiel, doit pouvoir exploiter des environnements informatiques (Windows 7, 10) et réseaux (LAN), mettre en application la stratégie de sécurité informatique et réseau, pouvoir échanger avec les équipes support et administration des réseaux. Il doit aussi être en mesure d’exploiter et transcoder les fichiers dans un contexte réseau dématérialisé, d’assurer la diffusion en streaming, tout en réalisant des contrôles d’équipements via des logiciels dédiés.

Outre ces compétences, le technicien de maintenance et support assurera l’installation, l’exploitation et la maintenance au quotidien des équipements et applications informatiques de production audiovisuels. Il devra se charger de l’installation et de la maintenance au quotidien des réseaux de flux vidéo, tout comme le déploiement d’installations réseau VLAN, appliquer les normes vidéo IP et le standard SMPTE ST-2110.

Pour le technicien d’ingénierie, s’ajoutent aux activités précédentes la définition et le déploiement d’infrastructures dématérialisées, la mise en place de solutions de stockage et d’archivage, la capacité à déployer une virtualisation et à mettre en œuvre la stratégie de sécurité afférente et, enfin, choisir et mettre en œuvre une infrastructure vidéo IP 2110 interopérable.

 

 

En attendant, l’Ina…

Tout le monde s’accorde aujourd’hui à dire que l’auto-apprentissage devient véritablement mission impossible. Le risque – en attendant cette possible réforme – est que les entreprises cherchent à recruter dans des filières informatiques plus poussées… avec l’écueil d’engager des personnels qui n’ont pas la culture de l’image et de l’audiovisuel. Pour Alain Rocca, directeur délégué à la formation, à l’enseignement et au conseil au sein de l’Ina, « l’institut a un rôle dans l’analyse globale des évolutions de marché et également au titre de notre centre de formation. Ce sont des investissements coûteux pour le centre de formation, mais obligatoires pour être capable de produire une densité de formation en adéquation avec les attentes des entreprises. »

Mais cette demande croissante de profils techniques de la part des sociétés pose question : comment faire pour mettre en place plus de formations, avec plus d’étudiants sans pour autant dégrader la qualité de formation délivrée ? La question des ressources injectées est décisive pour envisager de rattraper ce décalage.

Avec une double casquette formations initiale et continue, l’Ina a, dans cette optique, mis sur pied la classe Alpha à destination de « jeunes qui sont dans l’aisance digitale mais en difficulté scolaire », explique Alain Rocca. « C’est un pari avec un cursus nouveau qui débutera en septembre 2020 et sera ouvert aux jeunes même non-bacheliers. Une année type MANAA (mise à niveau en arts appliqués, dispositif stoppé en 2019) pour expliquer que l’audiovisuel est une industrie recouvrant de multiples dimensions – techniques et artistiques – et ouvrant beaucoup de portes. Nous espérons que cette année leur permettra de mieux appréhender la diversité et parfois la complexité des métiers. »

 

 

Faire évoluer métiers et mentalités

Si l’étude de la Ficam est le fruit d’une expression factuelle des entreprises, il reste désormais à la mettre en place tout en poursuivant cette démarche itérative entre professionnels du secteur et représentants de l’Éducation nationale. Car la Fédération ne souhaite pas à l’inverse basculer le paradigme : « si nous n’arrivons pas à fournir des personnes à double compétence (réseau et vidéo) en formation initiale et en formation continue, le risque est d’avoir de plus en plus de personnes au profil informatique et on va perdre en qualité, en historique et en vision de l’image. »

Avec l’automatisation et l’IA, beaucoup de métiers, notamment dans l’exploitation, vont disparaître ; il faut donc réorienter les métiers et les formations pour pouvoir permettre l’emploi sur des terrains où il y a des demandes. Car si certains métiers sont en perdition faute d’emploi, d’autres souffrent de l’insuffisance, voire de l’inexistence de ressources. Plus que jamais flexibilité et polyvalence sont de mise.

 

 

CHIFFRES CLÉS

(source Pôle Média Grand Paris)

• 26 309 salariés de la filière en Seine-Saint-Denis

• 63 % d’hommes salariés de la filière Image

• 98 % des entreprises emploient moins de 49 ETP

• 17 235 actions de formation engagées auprès des salariés de Paris et de Seine-Saint-Denis

• 31 % des personnes formées ont entre 36 et 45 ans.

 

L’étude menée par le Pôle Média Grand Paris et la CST est disponible ici en lecture 

L’étude menée par la Ficam et co-pilotée par IIFA est disponible ici

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #35, p.24/26. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Fiction Française, Tendances et Nouveaux Formats

 Formation Nouvelle Fiction Française, Tendances et Nouveaux Formats© DR

The Media Faculty lance une formation dédiée à la fiction française les 17 et 18 mars prochains : La nouvelle fiction française : Tendances et Nouveaux Formats, avec notamment la présence exceptionnelle de Netflix, en la personne de Damien Couvreur, Directeur des séries originales françaises.

 

La fiction prend aujourd’hui de plus en plus de place sur nos écrans. Qu’en est-il des nouvelles pratiques en France ? Dans un lieu qui vous sera dévoilé très prochainement, seront organisés des ateliers sur différentes thématiques, animés par des spécialistes, afin de répondre à cette question. 

 

Cette formation mettra en lumière les nouvelles tendances selon ces objectifs :

  • Analyser les grandes tendances des programmes de fiction en France ;
  • Comprendre les lignes éditoriales des diffuseurs du marché français et leurs attentes pour les années à venir ;
  • Identifier les outils et méthodes de développement des programmes fictionnels qui fonctionnent le mieux ;
  • Appréhender la création des séries à succès de demain.

 

PROGRAMMATION :

 

JOUR 1

  1. Etat des lieux : le paysage de la fiction en 2020
  2. L’importance de raconter des histoires
  3. Story-telling et écriture : comment faire naitre une idée et comment la traiter ?
  4. Keynote – Netflix
  5. Comment faire en sorte que la Fiction Française dépasse nos frontières ?
  6. Quels modèles pour financer les productions locales et co-productions internationales ?

JOUR 2

  1. Les formats (26′, 52′, 90′) ont-ils vécu ?
  2. Les adaptations de fiction étrangère ont-elle encore du sens ?
  3. La relation producteur-scénariste-chaîne est-elle optimisable ?
  4. Y a-t-il de la place pour de nouveaux acteurs ?
  5. Les nouveaux publics : les enfants et les young adults.
  6. Conclusion

 

Laurence Bachman, scénariste, réalisatrice TV et productrice française reconnue dans le secteur de l’audiovisuel interviendra sur la table ronde « La relation producteur-scénariste-chaîne est-elle optimisable ? »

En tant que scénariste, elle a participé au film Goal, 1992, et Ange Espérandieu, en 1995. Laurence Bachman a également produit plus 10 longs métrages, de 1995 à 2006, dont Le Rouge et Le Noir, Un Homme en colère (1997), ou encore Chasseurs d’écume en 1999 et La Tempête en 2006.

 

Cette formation est éligible au plan de formation et aux mécanismes de prise en charge de la formation continue, que vous soyez gérant, indépendant, intermittent. Plus d'informations ici.

Formation professionnelle : l’INA organise ses Journées Portes Ouvertes

L’INA organise ses Journées portes ouvertes en formation professionnelle © DR

L’INA ouvrira ses portes le samedi 29 février de 10h à 17h pour une journée consacrée à la formation professionnelle. Elle se déroulera sous forme de rencontres dans l’objectif d’aider les professionnels à choisir les formations qui leur permettent d'élargir leur champ de compétence, se perfectionner ou encore se reconvertir dans les métiers de l’audiovisuel et des médias numériques.

 

La formation professionnelle à l’INA c’est une offre exhaustive de formation déclinée en 13 filières. Autant d’expertises métiers et sectorielles portées par 22 responsables pédagogiques permanents et une communauté de 350 intervenants, toutes et tous professionnels référents dans leur domaine.

 

Lors de cette Journée Portes Ouvertes des avantages exclusifs sont réservés aux participants :

- 20% de réduction sur l'ensemble de nos formations 2020, réservé aux présent.e.s

- Un pôle dédié aux questions sur le financement des formations et des projets professionnels

- La possibilité de gagner une formation INA de 3 à 5 jours parmi un large choix.

 

Toute l'équipe de la formation professionnelle de l'INA sera disponible pour échanger sur les projets de formation des visiteurs, faire visiter les 7000m2 d'installations techniques dédiées à la formation, animer des ateliers et démos en plus bien évidemment des présentations des formations proposées en 2020 !

Des navettes INA seront à disposition des visiteurs entre la gare RER de Bry-sur-Marne et l'INA tout au long de la journée.

L’adresse : Institut national de l'audiovisuel

entrée par le 28 avenue des Frères-Lumière / 94360 Bry-sur-Marne

 

** Offre réservée aux personnes ayant assisté à la Journée Portes Ouvertes de la formation professionnelle de l’INA du 29 février 2020. Un justificatif sera remis aux participants qui souhaitent bénéficier de cette offre, sur présentation d’un titre d’identité à l’accueil de l’INA. Aux termes de l’offre, l’INA prendra à sa charge 20 % du prix TTC de la formation dû par le bénéficiaire. Offre valable pour toute inscription individuelle faite par une personne physique pour une formation – choisie parmi celles du catalogue INA 2020 accessible ici et démarrant au plus tard le 31 décembre 2020 – à l’exception des formations figurant également aux catalogues INAsup 2020 – dont la liste figure ici. En cas d’annulation de la formation choisie par le bénéficiaire – pour quelque cause que ce soit – aucune somme ne sera due par l’INA.

 

Le lien pour s’inscrire à cette JPO, le descriptif de la journée et les conditions des offres ici

 

École Georges Méliès, 20 ans au service de l’animation…

Georges Méliès, 20 ans au service de l’animation… © DR

Fin décembre, l’école Georges Méliès a fêté ses 20 ans en réunissant ses équipes pédagogiques et administratives, ses partenaires de longue date et une importante communauté d’anciens élèves…

 

À la direction de l’école depuis 7 ans, Franck Petitta a rappelé l’ADN de cette école qui forme des « artisans de l’image » : « Nous nous efforçons de garder une proximité avec le terrain et nous reconnectons nos étudiants au vivant dans un monde parfois un peu trop rapide... », a-t-il souligné avant d’annoncer l’ouverture imminente d’une école de formation solidaire en cours du soir avec, comme piliers pédagogiques, des cours d’histoire de l’art et d’analyse filmique.

L’école Georges Méliès propose actuellement 3 formations d’enseignement supérieur complémentaires avec une filière orientée Beaux-Arts, une autre orientée Image Animée et une troisième consacrée au Jeu Vidéo.

Basé à Orly, l’établissement proposera sa prochaine journée Portes Ouvertes  samedi 14 mars 2020.

 

Retrouvez toutes les informations sur le site de l'école... 

Netflix inaugure un bureau à Paris

Netflix s’implante à Paris © Nathalie Klimberg

A la fin de la semaine dernière Reed Hastings, PDG de Netflix, a inauguré un bureau français au cœur du 9ème arrondissement de Paris. Cet espace, qui accueille 40 collaborateurs, reflète l'engagement souhaité à long terme par Netflix vis à vis du territoire français, avec un calendrier de développement qui compte déjà 20 nouvelles productions originales en 2020 avec une enveloppe financière de 100 millions d'euros…

 

 

Comme le soulignait Marie Laure Daridan, directrice des relations institutionnelles Netflix lors des Rencontres Cinématographiques de Dijon qui se sont déroulées en novembre dernier, la France occupe une place particulière dans la très longue liste des territoires où l’on retrouve Netflix, en raison de la richesse de sa création, de sa concentration de talents et aussi, évidemment, en raison de son succès… Netflix - qui compte 158 millions d’abonnés à travers le monde - est en effet parvenu à cumuler 6,7 millions d’abonnés depuis son arrivée au pays de l’exception culturelle en 2014… Le leader mondial du divertissement en streaming a depuis financé le développement de 24 contenus originaux français, dont 6 films, 9 séries, 5 programmes de stand-up, 3 documentaires et 1 programme de flux.

  

En 2019 Netflix a commissionné une quinzaine de projets originaux français… La plus emblématique de ces productions aura été Le Bazar de la Charité, une série cofinancée en association avec TF1 diffusée à partir du 18 novembre sur la chaîne française et disponible depuis le 26 décembre sur Netflix.

Coproduite par Quad Télévision et TF1, cette ambitieuse série historique en huit épisodes qui se déroule dans le Paris de 1897 a rassemblé 3 000 figurants et sollicité non moins de 185 techniciens. L’année 2019 aura aussi été marquée par le succès des séries d’horreur ou fantastique Marianne et Mortel, des comédies Plan coeur et Family Business, du film engagé Banlieusards ou encore de la série documentaire Grégory

 

Le siège français de Netflix, un lieu dédié à la communauté créative

Situé en plein cœur de Paris, le siège français sera le quatrième bureau de Netflix en Europe. Netflix France est aujourd’hui composé de 40 personnes avec des équipes notamment en charge du développement des contenus français (films, séries, documentaires...), des partenariats, du marketing. 

« C'est un véritable honneur d'être en France, pays réputé pour la richesse de sa culture et son art du récit. Ce bureau est une preuve de notre engagement à long terme en France et nous permettra de collaborer encore plus étroitement avec la communauté créative pour développer des films et séries français qui pourront être regardés dans le monde entier », a déclaré Reed Hastings, Président fondateur et PDG de Netflix.

 

Des séries et des films français qui seront la vitrine de la French touch…

« Nous sommes très fiers des productions que nous tournons actuellement, comme de celles en cours de développement. La constitution d’une équipe française, en charge des contenus originaux, nous offre de nouvelles opportunités de travailler avec les meilleurs talents créatifs en France et de développer de nouveaux genres et de nouvelles histoires pour tous ceux qui aiment la narration à la française », a souligné Damien Couvreur, directeur des séries originales de Netflix pour la France lors de l’inauguration des bureaux. 

 

L’équipe en charge du développement des contenus français a dévoilé de nouvelles productions originales françaises, ainsi que plusieurs films et séries écrits et réalisés par de nombreux talents français, qui seront disponibles sur Netflix dans les prochaines années. Parmi ces annonces, on compte notamment :

- Bigbug, le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet, icône du cinéma français, d’après un scénario écrit avec Guillaume Laurant, une comédie qui se déroule dans le futur avec un casting choral composé d'Elsa Zylberstein, lauréate du César 2009, Isabelle Nanty, trois fois nommée aux César et Manu Payet.

- Fanny Herrero, scénariste de renom, prépare une série en 6 épisodes qui explorera l’univers du stand-up en suivant la quotidien de quatre jeunes comédiens essayant de se faire une place sur la scène du stand-up parisien.

- Le renouvellement (saison 2) de la série originale fantastique Mortel, créée par Frédéric Garcia.

- Sentinelle, un film d’action avec Olga Kurylenko, réalisé par Julien Leclercq (Braqueurs et La Terre et le Sang).

 

Ces annonces viennent s'ajouter à une série de contenus originaux déjà annoncés pour 2020 :

Arsène Lupin, avec Omar Sy, série créée par George Kay en collaboration avec François Uzan dont les trois premiers épisodes seront réalisés par Louis Leterrier.

La Révolution, une série historique créée par Aurélien Molas.

The Eddy, série musicale réalisée en partie par Damien Chazelle et Houda Benyamina et créée par Jack Thorne, qui réunit Leïla Bekhti et Tahar Rahim.

Vampires, avec Oulaya Amamra et Suzanne Clément, série créée par Benjamin Dupas et Isaure Pisani-Ferry

- Deux documentaires : un sur Nicolas Anelka, créé par Franck Nataf, et l’autre racontant Maître Gims, réalisé par Yann L'Hénoret.

  

Netflix mise sur les talents de demain...

Dans la foulée de l’ouverture de son bureau, Netflix a annoncé une série de partenariats avec les principales écoles et associations créatives françaises, pour soutenir les talents de demain et étendre son engagement en faveur de la diversité. 

Ainsi, dès janvier 2020, le partenariat déjà existant avec la Fémis sera renforcé autour du programme Série. Netflix soutiendra également le programme “La Résidence” de La Fémis, une formation de 11 mois à temps plein qui permet à 4 jeunes réalisateurs autodidactes issus de milieux modestes de se former professionnellement.

Netflix accompagnera aussi 1000 visages, l’association qui propose plusieurs formations aux métiers des arts visuels et promeut l’accessibilité aux métiers du cinéma, créée par Houda Benyamina, en 2006. Netflix sera ainsi le partenaire principal du programme dédié à l’écriture de séries et lancé par 1000 visages en janvier 2020. Houda Benyamina est par ailleurs réalisatrice de deux épisodes de The Eddy

Partenaire de GOBELINS, l’école de l’image depuis 2019, Netflix permet déjà, chaque année, à un diplômé de travailler aux côtés des experts de l'animation chez Netflix au Japon. De plus, Netflix contribue au programme d’égalité des chances des GOBELINS en finançant des bourses d'études pendant quatre ans, afin que 5 étudiants puissent étudier dans le cadre du Master of Arts in “Character Animation and Animated Filmmaking”…

Toutes ces synergies représentent un signal fort quant à la volonté de Neflix de s’engager à long terme auprès de la communauté créative française… 

Un trophée SATIS pour le projet d'intégration du BTS Audiovisuel Henri-Martin de Saint-Quentin

Un trophée SATIS pour le projet d'intégration du BTS Audiovisuel Henri-Martin de Saint-Quentin © Emmanuel Nguyen Ngoc

En passant de la SD à l’IP, le BTS Audiovisuel Henri Martin préfigure ce que devrait être à l’avenir un BTS Audiovisuel, à savoir une architecture hybride ouverte sur le futur... Cet ambitieux projet d'intégration, réalisé par BCE France, vient de se voir décerner un Trophée SATIS/Mediakwest 2019 par la rédaction. L'équipe pédagogique de ce BTS nous ouvre les portes de son établissement... 

 

Un investissement de 2 millions d’euros a permis une rénovation en profondeur des équipements de ceBTS Audiovisueavec une approche IP et une interconnexion entre les équipements pour que, depuis n’importe quelle salle, il soit possible d’avoir accès aux médias. Un BTS Audiovisuel est sans doute plus complexe dans son architecture et ses moyens techniques à équiper qu’une chaîne de télévision ou un prestataire technique.La technique doit rester au service de la pédagogie et faciliter l’apprentissage sur différentes typologies de matériel ; ce dernier doit être robuste, simple à appréhender par les élèves et dans un budget contraint...

 

Qu’est-ce qu’un BTS Audiovisuel ?

Le BTS Audiovisuel est un diplôme de haut niveau mis en place par le ministère de l’Éducation nationale et reconnu sur le plan national et international. Les sections accueillent des étudiants venant de toute la France, mais aussi de l’étranger. Dispensée par des professeurs et des professionnels, la formation associe théorie et pratique. Les étudiants sont confrontés directement avec le matériel lors de travaux techniques et d’exploitation et pendant les cours de mise en œuvre et de réalisation qui se déroulent sous forme d’ateliers.

Le BTS Audiovisuel du lycée Henri-Martin de Saint-Quentin (Aisne) a été ouvert il y a 30 ans, en 1989, et s’est développé, au fil des années, par étapes successives. Il y avait une première option puis une seconde, et au fil de l’eau, de manière empirique, sans grosses subventions, il a pris de l’ampleur « Nous avions commencé à 12 élèves et nous sommes arrivés à plus de 120. Les dernières installations avaient 15 ans. Il y avait une équation à résoudre entre l’enseignement, le matériel disponible et le nombre d’élèves. La Région Picardie, en 2004, a débloqué des fonds à hauteur d’un million d’euros, mais 15 ans après le matériel était devenu obsolète. La technologie a évolué rapidement et, pour la Région, renouveler la subvention représentait une enveloppe énorme. Entre temps, il y a eu une fusion des régions et après maints reports nous avons pu enfin bénéficier d’une subvention de la région des Hauts-de-France qui a permis cette évolution », souligne Jacques Tabary, proviseur du lycée Henri-Martin.

Le BTS Audiovisuel Henri-Martin de Saint-Quentin est exemplaire à plus d’un titre. Outre ses nouvelles infrastructures, il est aujourd’hui l’un des rares établissements du service public à proposer les cinq options et avoisine les 100 % de réussite à l’examen chaque année. Pour se donner une idée de la sélection, c’est 5 700 dossiers reçus pour 75 places (sélection via Parcoursup).

Le BTS AV occupe principalement le rez-de-chaussée d’une partie de la cour d’honneur du lycée (partagée avec les Lettres Sup). Le lycée, de style napoléonien, même s’il impose quelques concessions en termes d’ergonomie des salles (le bâtiment est classé), est magnifique. Le BTS occupe plus de 1 200 m2 et comprend de nombreuses installations techniques. La complexité des locaux est d’être dans des bâtiments historiques, il faut les adapter à la technique sans toucher à la structure ! Ce qui demande de l’ingéniosité, mais aussi permet aux étudiants de réaliser de nombreux exercices pratiques (montage/démontage).

 

Retour en arrière

Le BTS AV du lycée Henri-Martin est l’un des plus importants de France. Il accueille quinze élèves par classe, comporte cinq options. Il y a quatre ans, le BTS a repris une partie d’un BTS créé à Amiens en apprentissage avec option Montage. Depuis, il intègre également une filière apprentissage en option image et l’année dernière a été ouverte une licence pro Postproduction Son.

L’idée de la Région, sous l’impulsion de son président Xavier Bertrand, fut de doter le BTS de ce nouveau matériel en l’amortissant sur le BTS, l’apprentissage et la licence pro. Une fois la subvention votée, les choses commencent, il faut rédiger un cahier des charges en phase avec les problématiques actuelles et futures.

« Il est très complexe pour nous de connaître le cahier des charges des besoins, et les professeurs n’ont pas la connaissance de toutes les innovations. Nous avons demandé à BOB (Boîte à Outils Broadcast), une entreprise spécialisée et professionnelle, de nous aider à rédiger ce cahier des charges », indique José Delclitte, intendant du lycée.

La société BOB les a accompagnés durant les 19 mois du projet. De manière préliminaire, avec un audit comprenant une visite des locaux, une rencontre avec les enseignants, un audit des besoins techniques en fonction des besoins pédagogiques et la définition d’une enveloppe budgétaire. Puis la rédaction proprement dite du CCTP consistant à assurer la coordination du groupe de travail dédié à l’écriture du marché, la phase de sourcing dans sa dimension financière et technique, la rédaction du CCTP et de l’allotissement du marché et le cadrage financier du marché. Enfin, l’appel d’offres incluant la visite des locaux avec les soumissionnaires, réponses aux questions et assistance à l’analyse des offres. La société BOB a également suivi l’exécution des travaux, le déploiement des matériels…

L’appel d’offres a été remporté par BCE France. Outre la dimension financière, importante dans ce genre de projet, c’est sans aucun doute la dimension humaine et d’écoute qui a prévalu.

« Tout s’est fait en liaison étroite avec les professeurs, avec grande implication de l’équipe pédagogique. Les professeurs savaient ce qu’ils voulaient, mais avaient parfois une grande difficulté pour exprimer leurs besoins. Il faut prévoir une maîtrise d’ouvrage dans les budgets car nous n’avons pas la compétence en interne. Trop techniques, les acheteurs publics à la région n’ont pas cette compétence. Si nous n’avions pas eu le partenariat étroit avec BCE et la société BOB nous n’aurions pas pu arriver à un tel projet », insiste le proviseur.

Philippe Mauduit et Mikael Graignic, de BCE France, ont fait des déplacements au minimum toutes les deux semaines, que ce soit avant d’avoir remporté l’appel d’offres, mais aussi après. « Il faut être dans l’écoute, car il faut être capable de comprendre les besoins. Cyril Mazouër a fait un travail remarquable pour définir les besoins, mais il était important pour nous d’écouter les professeurs s’exprimer avec leurs propres mots. Nous nous réunissions souvent dans la salle des professeurs ou dans une salle de réunion à l’étage de l’administration pour parler avec les enseignants. Je pense que ce relationnel et la souplesse que nous avons introduite dans ce projet a permis que tout se passe bien, sans heurts ni problèmes », souligne Philippe Mauduit, président de BCE France. Les équipes de BCE France étaient présentes régulièrement pour assurer le câblage, les installations des matériels, en synergie avec les enseignants et Cyril Mazouër.

Le projet de mise à jour des installations du BTS Audiovisuel, pour la partie déploiement, s’est déroulé de décembre 2018 à mai 2019. Un exercice difficile comme l’évoque José Delclitte : « Le renouvellement des équipements s’est fait pendant une période de fonctionnement du BTS. Le matériel a commencé à être installé fin 2018, cela coïncidait avec les premiers examens. Il fallait jongler entre l’ancien matériel et le nouveau, sans être en rupture avec le référentiel du programme des cours. Dans ce genre de dossier, on ne peut pas dire « Je vais gérer une partie du matériel avec un premier lot et faire la suite plus tard », il faut tout faire d’un coup, il faut traiter l’ensemble de la chaîne. »

« Il n’y a pas forcément de cohérence totale dans les matériels déployés, mais il faut apprendre sur les nouvelles technologies et les plus anciennes. Cette disparité de matériel est nécessaire pour se faire la main sur tout type d’outil », poursuit Philippe Mauduit.

La mission d’AMO (Assistance à Maîtrise d’Ouvrage) pour le compte d’un BTS Audiovisuel public est très différente d’une mission d’assistance classique. Lorsque l’on enseigne au sein d’un BTS, l’année scolaire est très chargée et les occasions de travailler aux côtés de professionnels sont rares. On peut ainsi très rapidement se retrouver déconnecté du monde professionnel sans s’en rendre compte. Il est indispensable d’aider les enseignants à prendre conscience de la réalité du terrain.

Le BTS Audiovisuel était encore en SD ; c’est donc un saut de géant qu’il vient de franchir en passant en HD, HDR et infrastructure IP. Certains enseignants voulaient passer en 4K, mais il était plus pédagogique de s’intéresser au HDR qui permet de se confronter à de nombreuses problématiques.

Idem pour le choix de l’IP, comme l’indique Cyril Mazouër : « Cette partie du projet a eu lieu en 2017. À cette époque, la norme 2110 n’était pas encore sèche, mais il nous paraissait important de nous y intéresser. Il n’a pas été facile de trouver les produits pouvant entrer dans l’enveloppe budgétaire et s’insérer au cœur d’une installation majoritairement SDI. Plusieurs aspects nous ont conduits à ces choix. Déjà, il était trop tôt pour faire une installation 100 % IP, et de toute façon, il n’y avait pas le budget pour ça. Mais surtout, autant il est indispensable de former les étudiants sur l’IP, autant il n’est pas possible de faire l’impasse sur le SDI, qui ne va pas disparaître du jour au lendemain de nos régies. Il fallait également trouver des pistes de mutualisation d’équipements, sans que cela n’impacte l’aspect pédagogique. »

 

L’architecture

Le BTS est à l’image d’une petite chaîne de télévision qui aurait une partie de production et de postproduction plutôt développée. La philosophie de l’ensemble repose sur une architecture hybride SDI et SMPTE 2110 avec un serveur EVS six canaux dans le nodal, les canaux se partageant entre les deux régies des deux plateaux. Le plateau principal, baptisé plateau vert, est le plus grand et comprend une régie fixe avec une grille SDI 64 x 64 et un réseau IP SMPTE-2110. Le serveur EVS est natif 2110, le mélangeur et le mutiviewer sont hybrides. Les autres équipements sont uniquement SDI (caméras, infographie…). Des convertisseurs IP/SDI permettent d’échanger les flux entre les deux mondes. Le convertisseur V_matrix de Lawo assure ces fonctions. Le châssis installé contient deux modules : un IPG 10/10 SDI et 20/20 IP, ainsi qu’un multiview 18/2 SDI et 24/8 IP.

Un contrôleur gère cette installation. Le VSM de Lawo permet de créer différents scénarios pour coller aux différents apprentissages des étudiants. Ainsi un étudiant débutant qui apprend à commuter la sortie d’une caméra dans un multiviewer ne sait pas réellement ce qui se passe. Lorsqu’il comprend mieux la technique, et grâce à un panel virtuel, il peut découvrir les interactions entre les équipements.

« Sur une installation d’école, il est indispensable de rendre les choses pédagogiques. Pour des raisons de coût, il est de plus en plus rare d’avoir des patchs vidéo au sein des régies. Dans une école, notre expérience nous a montré que c’était indispensable. Cela permet aux élèves de visualiser par où passe un signal. Évidemment la partie IP n’est pas matérialisable de la même façon ; c’est pourquoi nous avons fait un travail d’équilibriste pour trouver les meilleurs compromis entre la pédagogie et la nécessité d’avoir de l’IP. »

La seconde régie, qui se trouve dans le plateau bleu, est mobile ; elle est utilisée pour des travaux pratiques de câblage. Pour que les étudiants comprennent facilement les liens entre les différents matériels, il a été décidé que cette régie serait en SDI. Elle comprend une grille 16 x 16, un mélangeur 2 M/E Ross Carbonite, quatre caméras et une tourelle, un poste vision. Rien n’est précâblé en vidéo. Les enseignants peuvent donc faire le choix de câbler tout ou partie de la régie en fonction des exercices prévus.

Cette régie est importante pour l’option Exploitation car il faut câbler, décâbler, recâbler. Le câblage d’une régie est une épreuve de BTS, et donc plus simple sur une régie mobile. Une fois les élèves maîtrisant la technologie, ils pourront échanger des données avec l’autre régie via une carte de conversion SDI/IP ou bien de récupérer des canaux du serveur EVS. Les deux régies permettent de travailler en mode duplex.

À chaque régie vidéo, est associée une régie son. Il y a la console principale (des consoles Studer et intercom RTS) et la console recyclée des anciens équipements avec ainsi la possibilité de faire travailler deux élèves en même temps. Cela permet aux élèves de première année de se former sur du matériel. Un Avid Pro Tools est associé aux consoles, ce qui permet de faire de la postproduction. Le plateau son comporte une troisième régie audio. Ce plateau permet de faire de la prise de son et un peu de live, de radio.

« Dans le BTS en option métiers du son, il est important d’avoir des cours sur de l’analogique et du numérique. Il faut se confronter aux différents cas de figure. Les élèves doivent aussi pratiquer de nombreux exercices de câbles. Il y a une table atelier sur laquelle il est possible d’amener une console quelle qu’elle soit et de la câbler », souligne Bastien Lenoir, enseignant son.

 

Réseau et pédagogie

Toutes les salles de classes et les régies, le nodal, les auditoriums sont reliés par un réseau KVM pour récupérer la commande des stations de travail en salle de cours. Les élèves ont accès à leur propre machine. Le stockage des machines est local, mais un serveur d’échange commun à toutes les machines est disponible. Il est possible en salle de cours de connecter, via le KVM, une machine sur un vidéoprojecteur et d’avoir, sur grand écran par exemple, un montage en cours, ce qui sur un plan pédagogique est assez unique. Autre point important, toutes les machines sont reliées en réseau Dante. Le réseau Dante est important, trente machines sont dessus.

Il y a une salle d’étalonnage HDR qui sert également de lieu de visionnage pour les documents de fin d’étude. La salle est en Blackmagic Da Vinci avec une surface de contrôle pour faire de l’étalonnage et toujours en lien avec le nodal via les KVM.

Le BTS AV comprend de nombreuses salles de montage. Des salles pour le BTS proprement dit et des salles pour la formation en alternance. Les salles de montage sont en liaison fibre et 10 Gbits vers le nodal. Il y a huit salles de montage pour le BTS et une salle avec quinze stations de montage pour l’alternance. Toutes les stations sont des Avid Media Composer. Il y a huit stations de postproduction audio stéréo, une en 5.1, et deux cabines speak. Comme énoncé précédemment, les machines sont sur le réseau Dante.

Le nodal comprend le serveur XS4K EVS, l’Avid Nexis, les grilles, les convertisseurs. En première année, les élèves doivent découvrir ce qu’est un réseau, un signal vidéo… « Ils commenceront à travailler sur l’IP en seconde année. Le dernier référentiel a huit ans et pour le moment il n’y a pas de cours prévu sur l’IP officiellement, mais il est fondamental de prendre en compte le réseau », indique Alain Gawlik, enseignant exploitation.

Outre les salles et les régies, sont disponibles des équipements de reportage image et son. Le magasin comprend des unités que les élèves doivent préparer pour aller sur le terrain. Il y a une salle de préparation des reportages, préparer le matériel et vérifier. On y trouve également un car régie qui sera ré-équipé en SD avec l’ancien matériel provenant de la régie du Plateau Vert.

 

Au final, la formation

La fin de l’installation a eu lieu en mai. Ce fut une opération à tiroirs, avec déplacement de certaines parties de matériels dans des locaux pour permettre aux élèves de continuer à travailler. BCE France a dû se plier à cette organisation. Il ne s’agissait pas juste de matériel, mais aussi de travaux dans les salles, que ce soit des créations de cloisons, de tirer des câbles, de la fibre. Les étudiants ont d’ailleurs aussi participé aux travaux de câblage.

« Nous faisions des points réguliers, avec les différentes options. Il fallait prendre en compte les besoins, les contraintes des uns et des autres pour avancer dans la bonne direction. Il n’y avait pas de chef de travaux, d’où un travail direct avec les enseignants », insiste Philippe Mauduit.

« Nous disposons de quinze enseignants en BTS AV sur la partie technique (vacataire, titulaire, contractuel…). Il n’y a pas de diplôme pour le BTS AV ; il faut compter sur des enseignants qui ont pu suivre ce type de formation, mais aussi sur des professionnels – par exemple nous avons un chef monteur qui vient de Canal+. Dans le cadre de ce projet, nous n’avions pas dimensionné la formation sur le matériel et sur les nouvelles technologies qui y sont liées comme l’IP. Bien évidemment, BCE a formé aux outils, au-delà même de ses prérogatives, mais ce n’est pas suffisant. Il a fallu renégocier avec le rectorat et tous les organismes (formation initiale, alternance, licence) un budget supplémentaire de 30 K€ pour former les professeurs afin qu’ils puissent acquérir les compétences nécessaires à l’utilisation du matériel », poursuit Jacques Tabary.

La réforme du Bac en 2021 va dans doute impacter les BTS et une réforme devrait suivre. La preuve en est, les BTS vont passer de deux à trois ans. Comme dans l’université, il y aura une mise à niveau en première année. Tout le monde n’a pas le même niveau, il y aura un nouveau référentiel pour des mises à niveau et le numérique y prendra une part prépondérante, dont l’IP.

« Un projet doit bien se passer. Quel que soit le projet et cela s’est bien passé dès les premiers contacts. Les équipes de BCE France n’ont pas dit : « J’ai le savoir et c’est comme ça ! ». Ils ont su s’adapter en fonction de nos besoins. Nous sommes dans le cadre d’un marché public. Cela est très contraignant avec un cadre strict. Tout n’avait pas forcément été vu dans le détail et peut-être certains points ont-ils été oubliés, mais, chez BCE, ils ne se sont pas fermés par rapport à cela et ont été souples, au-delà même de ce qui était demandé dans le cadre du simple appel d’offres », conclut José Delclitte.

 

Les cinq options du BTS Audiovisuel Henri-Martin

• Gestion de production

• Technique d’ingénierie et exploitation des équipements

• Métiers de l’image

• Montage et postproduction

• Métiers du son

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #33, p.78/82. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Formation Broadcast Academy : le live sport en simulation

Formation Broadcast Academy : le live sport en simulation © DR

La Broadcast Academy proposera du 24 au 28 février 2020 une formation payante et un training sur la réalisation de direct de sports dans ses locaux à Boulogne Billancourt.

 

Cette séquence de 5 jours comportera une première partie présentée par le réalisateur Laurent Lachant sur les principes éditoriaux et le storytelling, le travail nécessaire de chaque caméra, la bonne construction des séquences ralentis, etc. Ceci sera suivi, toujours avec le réalisateur, d’une partie comportant des sessions de ‘hands-on’ sur l’outil de mise en situation qu’est le Live Simulateur développé en partenariat entre la Broadcast Academy et EVS. Cet outil mettant les participants dans un environnement et des conditions très proches de la réalité.

 

Cette formation s’adresse à des réalisateurs multi caméras ou producteurs d’évènements sportifs en direct qui seront sélectionnés par la Broadcast Academy pour participer à la formation.

 

Des bourses sont proposées aux femmes issues de l’industrie audiovisuelle souhaitant faire évoluer leur carrière dans la réalisation sportive. Vous trouverez plus d’informations à cette adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et ici pour tout ce qui concerne l’AFDAS, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

  

 

Inscriptions ici

 

Retrouvez également notre article précédent : La Broadcast Academy, qu’est-ce que c’est ?

 

 

 

 

 

Trophées Satis-Screen4ALL 2019, découvrez les Services en compétition…

Trophées Satis-Screen4ALL 2019, découvrez les Services en compétition… © DR

Les Trophées Satis-Screen4ALL 2019 mettent en lumière 58 produits et services innovants que l’on retrouvera la semaine prochaine sur le stand des exposants pendant les deux jours du salon. En tant que professionnel, vous pouvez exprimer vos « coups de cœur » personnels car les votes sont aussi ouverts au public ! La compétition décerne en effet 2 trophées du Public dans 4 catégories : Production & Tournage / Postproduction / Diffusion & Distribution / Services … Votez pour les solutions qui vous semblent les plus adaptées à vos besoins ou à votre vision de l’industrie...Et la semaine prochaine, partez à la rencontre des produits récompensés sur le salon ! Pour commencer la semaine voici les 4 finalistes de la catégorie services… Avec un labo en ligne, une prestation live HF 4K HDR, un service de sécurisation spécifiquement adaptés aux streams audiovisuels, un service client sur mesure… Le choix n’est pas évident !

 

 

 

CATEGORIE SERVICES (4 produits )

 

Protect & Stream, JL MORIZUR ENGINEERING

 

Solution de chiffrement temps réel de flux sur IP (audio, vidéo, réseau de commande...), PROTECT & STREAM intègre la technologie INES by JLME. Compatible avec tous types de flux, la solution s'adapte à des services user/user ou back office/back office. Elle intègre une gestion des droits personnalisé, chaque utilisateur n'a accès qu'au contenu auquel il est autorisé. Les comptes utilisateur sont sécurisés par double authentification et/ou géolocalisation.

 

Prix : 1500 € (à partir de)

 

 

Jours « Open Bar », SONY

 

Sur simple RDV avec l’équipe service chez Sony France, Sony vous propose de vous former et de répéter vos configurations sur vos mélangeurs MVS/XVS gratuitement.

 

Prix : Gratuit

 

 

Paris-Tours 2019 en 4K HDR • Couverture de la course, RF BY EUROMEDIA

 

Le 13 Octobre dernier, les routes des vignobles de la 113ème édition de PARIS-TOURS, organisée par ASO, ont accueilli un nouveau type de production de radiodiffusion sans fil. En collaboration avec France Télévisions, les équipes Euromedia ont fourni une production RF UHD-HDR complète et native.

 

Trois motos équipées de têtes de caméra Grass Valley LDX 86 4KRF et un hélicoptère équipé d’une Sony P50 captaient des images UHD-HDR en direct sur les 100 derniers kilomètres de la course jusqu’à la voie d’arrivée à Tours Ob Van.

 

Pour récupérer ces images étonnantes sur le poste de télévision, les tout nouveaux liens de technologie Livetools, FusionTx et FusionRx, ont été utilisés avec succès. Basé HEVC, cette nouvelle génération de liens RF donne à Euromedia la possibilité de doubler le débit de chaque image dans le même canal à largeur de bande par rapport à la génération précédente de liens COFDM. Grâce à XPRO, sa nouvelle modulation développée en interne, les liens de la technologie Livetools ont permis d’obtenir des images UHD-HDR exceptionnelles sans aucun compromis sur la robustesse ni sur le délai de transmission.

 

Les flux de direct ont été décodés à l'intérieur de la fourgonnette C42 EM OB. Un « color shading » a été appliqué aux images UHD-HDR et, après un down conversion, au niveau HD-SDR. Les quatre flux UHD-HDR et les quatre flux HD-SDR étaient ensuite routées vers le car régie France Télévisions.

 

Le programme HD-SDR a ensuite été livré à tous les détenteurs de droits, tandis que le programme UHD-HDR a été diffusée sur la télévision numérique terrestre française dans les régions de PARIS, NANTES et Toulouse. Cette première avait vocation d’experimentation en vues d’autre couvertures HF longue distance UHD a venir (Jeux olympiques / Tour de France).

 

 

 

 

KILL THE TAPE, le labo connecté...

 

Kill the Tape incarne une nouvelle génération de Labo avec seul outil pour partager, archiver, distribuer les films jusqu’à 50 ans sans abonnement.

L’approche du service cumule un archivage moyen/long terme et la valorisation des films sur la base d’un forfait qui permet de maîtriser ses coûts.

Vous sécurisez et archivez en effet votre patrimoine sans frais supplémentaires pendant la durée de votre choix avec un accès immédiat pour un visionnage illimité et le partage de tout votre catalogue sans aucun coût. Écoresponsable, cet archivage à froid est plus de 105 fois moins énergivore qu’un cloud. Il répond en outre aux normes de la CST sur l’archivage RT-043 les contrats de conservation numérique. Kill The Tape est aussi en mesure de produire des masters IMF avec le soutien du CNC

 

La sécurisation a également été bien réfléchie : le piratage ou ransomware des masters impossibles, car les medias ne sont pas sur le web mais stockéssur 2 sites sécurisés géographiques en France. 

Les migrations de supports sont transparentes et gratuites et la récupération des masters ou créations de PAD très rapides. 

 

La société est en mesure de fournir des services à la carte et personnalisables (suivi de visionnage d’un partage, QC évolué, services enrichissement des masters : transcription, versionning, sous-titrage…)

Prix : Sur devis

 

 

 

...La liste des lauréats du vote du public sera publiée sur le site Mediakwest la veille de l’ouverture du SATIS, permettant ainsi aux visiteurs de découvrir , sur les divers stands, les produits primés. 

De son côté, le jury de la rédaction Mediakwest décernera ses propres « Coups de cœur » à un produit dans chaque catégorie. Ses choix seront dévoilés sur le SATIS, mardi 5 novembre à l’ouverture du Salon…

 

 

 

>> Pour voter cliquez ici

 

Clôture des votes pour les prix du Public : le 4 novembre à 12h00.

 

 

 

SATIS 2019... 

>> Les sujets traités en 2019 : Workflow Ip & Nouveaux Usages • Création & Technologie • Contenus : Monétisation Financement • Blockchain • Les Nouvelles Applications Du Cloud • Réseaux Sociaux • 5g • Intelligence Artificielle & Médias • 4k • 8k : Les Très Hautes Résolutions • Les Liaisons Hf En Tournage (Image Et Son) • Live Event • Protection Des Contenus • Crowdfunding • Univers Immersifs : Vr. Ar. • Mapping • Travail Collaboratif et Interactif  • Communication Unifiée • Digital Signage • Nouveaux Ecrans  • Moteur 3d Temps Réel • Eclairage Led • Stockage Intelligent • Optimiser La Production • Vidéo Volumétrique 

 

DATES ET LIEU : 5 & 6 Novembre 2019 - Docks de Paris, La Plaine Saint-Denis 

Accréditation gratuite

 

 

L'École polytechnique et GOBELINS, l'école de l'image signent un partenariat

L'École polytechnique et GOBELINS, l'école de l'image signent un partenariat plein de promesses © DR

L'École polytechnique et GOBELINS, l'école de l'image ont signé une convention de partenariat permettant aux élèves-ingénieurs de l'X d'intégrer des formations de GOBELINS en création visuelle et animation. Cette collaboration entre ces deux institutions de renommée témoigne de leur volonté de contribuer au développement des industries créatives par l'innovation technologique et l'expérimentation.

 

Une double compétence recherchée

Les cursus de GOBELINS, d'une durée d'un an, sont ouverts dans le cadre de l'année de césure ou de l'année d'application aux élèves de l'École polytechnique dans les secteurs du cinéma d'animation, du design graphique et du motion design, ainsi que ceux du design interactif et de l'UX design/l'expérience utilisateurs. Un objectif : leur permettre d'acquérir une double compétence, de plus en plus recherchée dans le domaine des industries créatives.

 

« Nous observons une demande très forte des entreprises du secteur de l'image pour des profils hybrides, dotés à la fois de très robustes compétences scientifiques et informatiques, et d'une grande familiarité avec la culture, les outils et les méthodes de production propres à ces industries » souligne Nathalie Berriat, directrice de GOBELINS. « Que ce soit dans les domaines de l'animation 3D, des expériences immersives, de l'intelligence artificielle, des moteurs de rendus et des pipelines de production, ou encore des nouvelles plateformes de diffusion... les ingénieurs créatifs et curieux d'expérimentation et de recherche ont d'extraordinaires et passionnantes opportunités à saisir ! »

« Ce partenariat unique avec GOBELINS nous permettra de répondre conjointement aux besoins croissants des industries de la création. Nous sommes très heureux de nouer cette collaboration qui capitalise sur la formation pluridisciplinaire dispensée à l'X pour former à GOBELINS des profils avec une double expertise très recherchée » déclare Dominique Rossin, Directeur des formations de l'École polytechnique.

 

Une expérimentation réussie

Deux élèves-ingénieurs ont pu développer leurs compétences au sein de la formation « Animateur de personnages 3D (AP3D) » de GOBELINS.

Nicolas Nghiem (X 2014) témoigne : « Au cours de mon année à GOBELINS, j'ai non seulement pu mettre un bon pied dans ce monde si confidentiel qu'est l'animation mais j'ai surtout eu l'occasion de développer mes 'yeux' : un sens de l'observation, d'analyse esthétique du mouvement et de l'image que je n'aurais probablement jamais eu la possibilité d'acquérir autrement. »

Pour Nicolas Zhao (X 2015) : « Une année à GOBELINS fut une merveilleuse escapade artistique. Elle m'a permis de comprendre profondément le travail, les attentes et les besoins de mes collaborateurs de demain. »

Ce premier succès encourage l'École polytechnique et GOBELINS à développer les relations académiques à travers un cycle de conférences et de workshops et à partager des expérimentations avec l'équipe STREAM du Laboratoire d'Informatique de l'X (LIX - unité mixte de recherche entre l'École polytechnique et le CNRS) spécialisé en modélisation géométrique et en animation 3D.

La galaxie de formations Emergence

David Roux a participé à la résidence cinéma avec son projet, L’Ordre des médecins. Il avait pour marraine Danielle Arbid. Ce film est sorti le 23 janvier dernier. © DR

Depuis maintenant vingt ans, créée sous l’impulsion d’Élisabeth Depardieu, l’association Emergence propose à des réalisateurs en devenir de toucher du doigt, avant de plonger dans le grand bain de leur premier long-métrage, les conditions réelles d’un tournage. Emergence Cinéma regroupe bien plus qu’une résidence et se décline en une petite galaxie de formations où l’on aime bien faire se croiser les lignes.

 

Quand on feuillette le catalogue des vingt ans d’Emergence, on croise un nombre impressionnant de créateurs. Ce n’est pas difficile, on a l’impression que tout réalisateur intégré à l’actuel dynamisme du cinéma d’auteur français a un jour ou l’autre franchi le seuil de cette résidence cinéma.

En cela, elle répond bien à la définition du concept d’émergence : Pierre Schoeller, Deniz Gamze Ergüven, Katell Quillévéré, Alice Winocour, Marc Fitoussi, Julie Bertuccelli, Leyla Bouzid, Léa Fehner, Mia Hansen-Løve, Sébastien Betbeder, Joachim Lafosse, Vincent Mariette, Antonin Peretjatko, Elie Wajeman, Farid Bentoumi, Sacha Wolff… L’équipe de consultants en scénario (Benjamin Charbit), réalisation (Mikhaël Hers), casting (Tatiana Vialle), montage (Julie Dupré), montage son (Elisabeth Paquotte), sous la houlette bienveillante des chefs d’orchestre, la déléguée générale Nathalie Bessis et le délégué artistique, Laurent Lavolé, guident chaque année cinq candidats, sélectionnés avec soin. Leur mission : donner les moyens à ces créateurs de tourner deux scènes de leur projet, tout en les aiguillant.

« C’est courageux de la part des lauréats de se lancer dans la prépa et le tournage de scènes alors même que le film n’est pas encore entré en financement, ils essaient des choses qu’ils mettent à l’épreuve de la réalité du tournage. Tout ce cheminement avec leur projet leur sera profitable au moment de la réécriture et nourrira la réflexion globale sur le futur film », souligne Nathalie Bessis. « Pendant sept mois, les heureux lauréats vont pouvoir passer de l’écrit à l’action, tout en échangeant entre pairs. Réalisateurs, techniciens, consultants… chacun se nourrit du travail des autres », sourit-elle.

 

À la barre de ce navire créatif depuis une dizaine d’années, la déléguée générale peut se réjouir : désormais Emergence Cinéma a pour synonyme label de qualité. « On sent que cela s’est professionnalisé du côté des candidats. Tout le monde sait ce que nous faisons maintenant. Rares sont maintenant les réalisateurs qui n’ont pas déjà réfléchi aux scènes qu’ils choisiront de tourner, à leur équipe technique. Les acteurs, les agents et les industries techniques jouent le jeu », explique-t-elle.

Se faire la patte, apprendre, se soutenir et se rencontrer, c’est aussi la clé de la réussite d’Emergence Cinéma. Pour mener tout ce petit monde jusqu’au bout de l’aventure, il faut des reins solides. Financièrement, le CNC et la Région Ile-de-France fournissent la plus grande partie du budget annuel d’environ 500 000 euros. Une aide essentielle qui est complétée par des partenariats en industrie : l’incontournable groupe Transpa, Tapages au Son, Pom Z et M141 pour le montage, Third au montage son et au mix et Polyson à l’étalonnage.

 

Si l’association rémunère son pool de techniciens « maison », ceux qui interviennent uniquement sur les deux scènes tournées par chaque lauréat œuvrent gracieusement. Cela leur permet de découvrir le projet du film, de voir s’ils auront l’envie ou la possibilité de travailler dessus quand aura lieu le tournage.

Avant de partir prendre pension à Marcoussis, Emergence Cinéma propose aussi de mélanger ses ouailles. En effet, outre la résidence de réalisateurs, l’association a développé d’autres cordes à son arc au fil des ans. Et c’est dans les murs de la Cité de la Céramique de Sèvres, qu’elle propose aux futurs réalisateurs et aux participants du stage d’acteurs de travailler de concert.

Le temps d’une journée, les réalisateurs lauréats prennent la caméra Alexa et fixent en 2K la même scène incarnée par les comédiens qu’ils découvrent. Ensuite, les raconteurs d’histoire se frotteront au montage de cette première séquence express, sur Avid. Une petite mise en bouche avant le départ des équipes pour tourner les scènes issues des projets de longs-métrages en Essonne, où la Résidence prend ses quartiers au Centre National de Rugby. « Comme les scènes tournées n’ont pas vocation à être diffusées, il n’y a aucun problème de droits et on gagne surtout une forme de liberté », glisse Nathalie Bessis.

 

Côté musique, Emergence ne s’en laisse pas non plus conter. Avec la Sacem, l’association a aussi imaginé un atelier musique, dédié au binôme réalisateur-compositeur de film. Et comme du cinéma à la série, il n’y a, in fine, qu’une différence de format d’image, depuis deux ans, la fabrique a agrandi sa famille. Pendant cinq mois (à raison de quatre jours de séminaire par mois), neuf auteurs déjà aguerris peuvent découvrir les subtilités de l’écriture en commun, en format long ou court (inférieur à 26 minutes) avec la crème de la crème des réalisateurs, des scénaristes, des producteurs, des diffuseurs, des festivals, des techniciens… qui redonnent actuellement des couleurs à la fiction made in France.

Nathalie Bessis ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et se prend à rêver d’une résidence série pour accompagner « du concept à la bible et au pilote dialogué »… et pourquoi pas d’une formule autour du Podcast, avec toujours la volonté d’être là où les autres ne sont pas. Et l’on ne s’étonne même pas que l’association soit aussi impliquée dans les actions d’éducation à l’image en Essonne et réfléchisse à une formule tenue encore secrète pour l’année scolaire prochaine !

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.50. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Un hackathon pour le premier film interactif à effets visuels en temps réel

Un hackathon pour le premier film interactif à effets visuels en temps réel. © DR

Cela fait deux ans que la petite équipe de Light in Chaos, réunie autour de Walid Ben Hafsia, se bat pour faire vivre au sein du Paris Image Digital Summit - dont la 5e édition s’est déroulée au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains - l’Intere FX (INcrustation TEmps REel de FX), un hackathon consacré aux effets visuels numériques animés en temps réel.

 

 Cette année, Light in Chaos avait décidé de produire le premier film interactif à effets visuels en temps réel. La petite troupe a donc sollicité, dans les mois précédant la manifestation, plusieurs écoles de cinéma de l’Ile-de-France, afin que des étudiants tournent, montent et étalonnent deux films de court métrage au sein desquels sont insérées des scènes clés qui engendreront des phases interactives avec le public du PIDS.

Les points d’interaction avec le public correspondent à des moments charnières des films dans lesquels le personnage principal doit se transformer en super-héro et faire émerger ses super-pouvoirs à l’écran pour avancer dans l’histoire.

 

En s’appuyant sur une application pour smartphone développée grâce au framework PandaSuite, les étudiants ont conçu des scripts qui engendrent plus ou moins d’effets de particules durant ces scènes clés et le héros devient plus ou moins puissant à l’écran. Ces phases interactives ont représenté l’équivalent de 40 plans truqués qu’il a fallu programmer sur Unity3D, tout en concevant une application pour smartphone.

Bien entendu, pour parvenir à ce résultat qui fut proposé au public du Paris Image Digital Summit lors de la dernière journée de conférences, quatre jours de hackathon intenses ont été nécessaires, durant lesquels de nombreux talents et énergies ont été mobilisés au-delà des 24 étudiants provenant de différentes écoles de la région : Epitech, ESGI, Hetic, l’Institut Artline...

 

Les jeunes ont travaillé sur des logiciels comme PopCornFX, Nuke, Houdini, Unity3D... sous la férule d’une dizaine de coachs, dont certains déjà célèbres en ont profité pour distiller quelques bons conseils aux étudiants. Parmi ces mentors, on peut citer Hugues Tissandier, product designer ayant travaillé entre autres sur le film « Valerian », Ronan Broudin, spécialiste de Nuke et deux fois oscarisé pour le court-métrage « Pierre et le loup » et le film « À la croisée des mondes, la boussole d’or », le storyboarder Éric Gandois ou encore le technical artist de chez Allegorithmic, Damien Bousseau.

Pour Walid Ben Hafsia, même si un tel hackathon mériterait plus de moyens financiers, l’objectif est atteint : « Il consistait à apprendre aux étudiants présents à travailler ensemble sur des projets collaboratifs, car si l’on veut faire émerger en France une dynamique autour des VFX et du cinéma de genre, il faut dynamiser la coopération entre les studios. Et cela commence par l’apprentissage de la coopération entre les individus ».

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.120/122. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Mediawan affiche ses ambitions !

Mediawan affiche ses ambitions… © DR

Dès septembre, le groupe audiovisuel Mediawan, leader de la fiction et de l’animation en Europe, réunira tous ses talents à Paris en un lieu unique, dédié à la production et à l’innovation des contenus audiovisuels et digitaux.

 

Mediawan poursuit son développement au plus proche des auteurs et des créateurs et, pour les rassembler, installe son siège au coeur de la capitale avec pour ambition de favoriser les synergies au sein du groupe entre les équipes d’animation ( Miraculous : Lady Bug et Chat noir, Playmobil, le film… ), les producteurs de films et de séries ( 10 pour cent, Mia et le lion blanc… ), le pôle distribution, les 17 chaînes de télévision ( Toute l’histoire, Science et vie Tv… ),  les équipes de Troisième OEil Productions et le plateau de C à vous rejoindront aussi ce pôle.

Destiné à devenir un véritable incubateur à talents, le centre sera un lieu de formation et abritera également une salle de projection de 200 places, un auditorium, des studios digitaux, des salles d’écriture…

L'ambition de Mediawan a devenir leaderinternational se traduit aussi par une politique d'achats de sociétés française et européennes. C'est ainsi que Mediawan a finalisé en février dernier la première étape de l’acquisition de Palomar, premier producteur audiovisuel indépendant italien.

Après avoir acquis une place prépondérante dans l’industrie consolidée de la production française, Mediawan a effectué, avec cette opération, sa première acquisition stratégique hors de France. Mediawan détient désormais 72% de la société italienne, les 28% restants étant détenus par M. Carlo Degli Esposti, fondateur et dirigeant de Palomar.

Palomar bénéficie d’une dynamique extrêmement favorable grâce à l’Ours d’Argent du meilleur scénario reçu au Festival de Berlin pour La Paranza dei Bambini et les derniers épisodes diffusés sur RAI1 de Commissaire Montalbano qui ont enregistré des audiences records de 45%. Avec ce rachat, la superproduction Le Nom de la Rose est devenue la première série internationale de Mediawan.

 Retrouvez notre article précédent sur cette acquisition ici

 

L'Université de Corse parie sur le cinéma

L'Université de Corse parie sur le cinéma © DR

Depuis 2001, l’Université de Corse a mis sur pied deux formations entièrement dédiées à la filière cinéma-audiovisuel. Objectif : former une nouvelle génération de cinéastes et de techniciens pour accompagner le développement du cinéma dans l’île.

 

Depuis près de vingt ans, c’est l’une des ambitions de l’Université de Corse : donner un rôle majeur à la Corse dans le développement de l’industrie cinématographique. Le pari est, certes, osé. Mais il faut dire que l’Université de Corse s’est donné les moyens de le relever.

Depuis 2001, sa filière cinéma-audiovisuel, proposée par son Institut Universitaire de Technologie – IUT, a mis sur pied deux formations entièrement dédiées au septième art sur le campus de Corte. Objectif : « former dans l’île une nouvelle génération de cinéastes et de techniciens pour accompagner le développement du cinéma insulaire », explique Colomba Sansonetti. Diplômée de l’Ecole nationale supérieure des métiers de l’image et du son, cette enseignante en cinéma et audiovisuel est l’une des figures de proue de cette ambition portée par l’Université de Corse. Depuis une vingtaine d’années, Colomba Sansonetti a participé à la mise en place des deux formations proposées à Corte dans ce domaine. Créée en 2001, une Licence professionnelle Techniques du son et de l’image a pour but de former les étudiants aux missions d’assistant dans tous les secteurs de la conception et de la réalisation audiovisuelle. Articulée autour de la technique de l’image, du montage, du son, de la réalisation et de la production, cette formation s’accompagne d’un développement de sociétés de production et de plusieurs projets.

 

« Nos enseignements sont axés sur une logique de mise en pratique des acquis, souligne Colomba Sansonetti. Les étudiants suivent des cours en préparation, tournage et production, et passent in fine à la réalisation de fictions, de documentaires et de films de commande ».

Depuis 2001, environ 400 étudiants ont ainsi été formés dans le cadre de cette licence professionnelle, dont plus de 300 techniciens travaillant en Corse ou ailleurs. Si elle a permis d’apporter des compétences techniques, cette formation a surtout contribué à structurer une filière jusqu’alors assez sporadique dans l’île. « Historiquement, une activité cinématographique a existé en Corse dans les années 1960 et 1970, rappelle Colomba Sansonetti. Cependant, jusqu’à la fin des années 1990 elle n’avait pas bénéficié d’une véritable structuration avec des techniciens formés pour répondre aux besoins de son développement ».

 

Dans le même esprit, afin de monter en compétences dans le domaine des métiers du cinéma et de l’audiovisuel, l’Université de Corse a mis sur les rails, en 2008, un diplôme universitaire (D.U.) dont la responsabilité pédagogique a été confiée à Colomba Sansonetti. Baptisé CREATACC, pour « Créations et techniques audiovisuelles et cinématographiques de Corse », ce D.U., cofinancé par la Collectivité de Corse, est centré sur l’écriture, la réalisation et la production.

Envisagée comme une résidence d’artistes pour faire émerger de jeunes talents, cette formation limite chaque année ses effectifs à une douzaine d’étudiants pour conserver cette approche, et vise à former des auteurs, réalisateurs ainsi que des producteurs. Pour faire en sorte que les films produits dans le cadre du D.U. puissent être diffusés à la télévision et puissent participer à des festivals, la filière cinéma-audiovisuel de l’Université de Corse a bâti un partenariat avec le groupe de recherches et d’essais cinématographiques (GREC) afin de permettre à ses étudiants de s’engager dans une première réalisation ou production. Pendant une année, ils montent leur scénario, préparent leur tournage et réalisent leur film, encadrés par des professionnels.

Depuis 2008 environ 80 étudiants, insulaires, continentaux et internationaux, ont ainsi pu se former dans le cadre de ce diplôme universitaire afin de développer leurs projets ou leur société de production. Au total, une cinquantaine de films et de documentaires ont été réalisés par les étudiants du D.U. CREATACC depuis sa création. Benoît Bouthors en a fait l’expérience. À 28 ans, ce jeune diplômé d’un BTS en audiovisuel a choisi de poursuivre son parcours dans le cadre de ce diplôme universitaire qu’il a suivi entre 2013 et 2014. « Ma formation initiale de technicien m’a incité à aller plus loin et m’a donné l’envie de réaliser mon propre projet, explique Benoît Bouthors. La formation au sein du D.U. CREATACC m’a permis de franchir le cap de la réalisation ».

 

Résultat : à la sortie de cette formation et au terme de plusieurs mois de travaux, le jeune cinéaste a pu réaliser un second court-métrage. Intitulée Di quà da i monti, cette fiction a même obtenu, à l’été 2017, le prix du réputé festival du film de Lama dans un programme de courts-métrages.

De ce point de vue, la démarche de l’Université de Corse s’inscrit dans un renouveau du cinéma corse. Entre les productions qui posent leurs caméras dans la région, les comédiens qui y font leurs premiers pas et les créations insulaires qui éclosent, ces dernières années la Corse est devenue peu à peu un personnage important de l’industrie cinématographique. De plus, l’île compte aujourd’hui environ 250 techniciens et quelque 150 acteurs. Mieux : le nombre de jours de tournage, tous formats confondus, a été multiplié par cinq en huit ans, passant de 225 en 2009 à près de 1200 en 2017, selon les chiffres de la Collectivité de Corse.

Une dynamique qui se retrouve également sur le plan économique : les tournages rapportent environ 7 millions d’euros à l’économie locale chaque année.

Netflix inaugure un bureau à Paris

Netflix s’implante à Paris © Nathalie Klimberg

A la fin de la semaine dernière Reed Hastings, PDG de Netflix, a inauguré un bureau français au cœur du 9ème arrondissement de Paris. Cet espace, qui accueille 40 collaborateurs, reflète l'engagement souhaité à long terme par Netflix vis à vis du territoire français, avec un calendrier de développement qui compte déjà 20 nouvelles productions originales en 2020 avec une enveloppe financière de 100 millions d'euros…

 

 

Comme le soulignait Marie Laure Daridan, directrice des relations institutionnelles Netflix lors des Rencontres Cinématographiques de Dijon qui se sont déroulées en novembre dernier, la France occupe une place particulière dans la très longue liste des territoires où l’on retrouve Netflix, en raison de la richesse de sa création, de sa concentration de talents et aussi, évidemment, en raison de son succès… Netflix - qui compte 158 millions d’abonnés à travers le monde - est en effet parvenu à cumuler 6,7 millions d’abonnés depuis son arrivée au pays de l’exception culturelle en 2014… Le leader mondial du divertissement en streaming a depuis financé le développement de 24 contenus originaux français, dont 6 films, 9 séries, 5 programmes de stand-up, 3 documentaires et 1 programme de flux.

  

En 2019 Netflix a commissionné une quinzaine de projets originaux français… La plus emblématique de ces productions aura été Le Bazar de la Charité, une série cofinancée en association avec TF1 diffusée à partir du 18 novembre sur la chaîne française et disponible depuis le 26 décembre sur Netflix.

Coproduite par Quad Télévision et TF1, cette ambitieuse série historique en huit épisodes qui se déroule dans le Paris de 1897 a rassemblé 3 000 figurants et sollicité non moins de 185 techniciens. L’année 2019 aura aussi été marquée par le succès des séries d’horreur ou fantastique Marianne et Mortel, des comédies Plan coeur et Family Business, du film engagé Banlieusards ou encore de la série documentaire Grégory

 

Le siège français de Netflix, un lieu dédié à la communauté créative

Situé en plein cœur de Paris, le siège français sera le quatrième bureau de Netflix en Europe. Netflix France est aujourd’hui composé de 40 personnes avec des équipes notamment en charge du développement des contenus français (films, séries, documentaires...), des partenariats, du marketing. 

« C'est un véritable honneur d'être en France, pays réputé pour la richesse de sa culture et son art du récit. Ce bureau est une preuve de notre engagement à long terme en France et nous permettra de collaborer encore plus étroitement avec la communauté créative pour développer des films et séries français qui pourront être regardés dans le monde entier », a déclaré Reed Hastings, Président fondateur et PDG de Netflix.

 

Des séries et des films français qui seront la vitrine de la French touch…

« Nous sommes très fiers des productions que nous tournons actuellement, comme de celles en cours de développement. La constitution d’une équipe française, en charge des contenus originaux, nous offre de nouvelles opportunités de travailler avec les meilleurs talents créatifs en France et de développer de nouveaux genres et de nouvelles histoires pour tous ceux qui aiment la narration à la française », a souligné Damien Couvreur, directeur des séries originales de Netflix pour la France lors de l’inauguration des bureaux. 

 

L’équipe en charge du développement des contenus français a dévoilé de nouvelles productions originales françaises, ainsi que plusieurs films et séries écrits et réalisés par de nombreux talents français, qui seront disponibles sur Netflix dans les prochaines années. Parmi ces annonces, on compte notamment :

- Bigbug, le nouveau film de Jean-Pierre Jeunet, icône du cinéma français, d’après un scénario écrit avec Guillaume Laurant, une comédie qui se déroule dans le futur avec un casting choral composé d'Elsa Zylberstein, lauréate du César 2009, Isabelle Nanty, trois fois nommée aux César et Manu Payet.

- Fanny Herrero, scénariste de renom, prépare une série en 6 épisodes qui explorera l’univers du stand-up en suivant la quotidien de quatre jeunes comédiens essayant de se faire une place sur la scène du stand-up parisien.

- Le renouvellement (saison 2) de la série originale fantastique Mortel, créée par Frédéric Garcia.

- Sentinelle, un film d’action avec Olga Kurylenko, réalisé par Julien Leclercq (Braqueurs et La Terre et le Sang).

 

Ces annonces viennent s'ajouter à une série de contenus originaux déjà annoncés pour 2020 :

Arsène Lupin, avec Omar Sy, série créée par George Kay en collaboration avec François Uzan dont les trois premiers épisodes seront réalisés par Louis Leterrier.

La Révolution, une série historique créée par Aurélien Molas.

The Eddy, série musicale réalisée en partie par Damien Chazelle et Houda Benyamina et créée par Jack Thorne, qui réunit Leïla Bekhti et Tahar Rahim.

Vampires, avec Oulaya Amamra et Suzanne Clément, série créée par Benjamin Dupas et Isaure Pisani-Ferry

- Deux documentaires : un sur Nicolas Anelka, créé par Franck Nataf, et l’autre racontant Maître Gims, réalisé par Yann L'Hénoret.

  

Netflix mise sur les talents de demain...

Dans la foulée de l’ouverture de son bureau, Netflix a annoncé une série de partenariats avec les principales écoles et associations créatives françaises, pour soutenir les talents de demain et étendre son engagement en faveur de la diversité. 

Ainsi, dès janvier 2020, le partenariat déjà existant avec la Fémis sera renforcé autour du programme Série. Netflix soutiendra également le programme “La Résidence” de La Fémis, une formation de 11 mois à temps plein qui permet à 4 jeunes réalisateurs autodidactes issus de milieux modestes de se former professionnellement.

Netflix accompagnera aussi 1000 visages, l’association qui propose plusieurs formations aux métiers des arts visuels et promeut l’accessibilité aux métiers du cinéma, créée par Houda Benyamina, en 2006. Netflix sera ainsi le partenaire principal du programme dédié à l’écriture de séries et lancé par 1000 visages en janvier 2020. Houda Benyamina est par ailleurs réalisatrice de deux épisodes de The Eddy

Partenaire de GOBELINS, l’école de l’image depuis 2019, Netflix permet déjà, chaque année, à un diplômé de travailler aux côtés des experts de l'animation chez Netflix au Japon. De plus, Netflix contribue au programme d’égalité des chances des GOBELINS en finançant des bourses d'études pendant quatre ans, afin que 5 étudiants puissent étudier dans le cadre du Master of Arts in “Character Animation and Animated Filmmaking”…

Toutes ces synergies représentent un signal fort quant à la volonté de Neflix de s’engager à long terme auprès de la communauté créative française… 

Un trophée SATIS pour le projet d'intégration du BTS Audiovisuel Henri-Martin de Saint-Quentin

Un trophée SATIS pour le projet d'intégration du BTS Audiovisuel Henri-Martin de Saint-Quentin © Emmanuel Nguyen Ngoc

En passant de la SD à l’IP, le BTS Audiovisuel Henri Martin préfigure ce que devrait être à l’avenir un BTS Audiovisuel, à savoir une architecture hybride ouverte sur le futur... Cet ambitieux projet d'intégration, réalisé par BCE France, vient de se voir décerner un Trophée SATIS/Mediakwest 2019 par la rédaction. L'équipe pédagogique de ce BTS nous ouvre les portes de son établissement... 

 

Un investissement de 2 millions d’euros a permis une rénovation en profondeur des équipements de ceBTS Audiovisueavec une approche IP et une interconnexion entre les équipements pour que, depuis n’importe quelle salle, il soit possible d’avoir accès aux médias. Un BTS Audiovisuel est sans doute plus complexe dans son architecture et ses moyens techniques à équiper qu’une chaîne de télévision ou un prestataire technique.La technique doit rester au service de la pédagogie et faciliter l’apprentissage sur différentes typologies de matériel ; ce dernier doit être robuste, simple à appréhender par les élèves et dans un budget contraint...

 

Qu’est-ce qu’un BTS Audiovisuel ?

Le BTS Audiovisuel est un diplôme de haut niveau mis en place par le ministère de l’Éducation nationale et reconnu sur le plan national et international. Les sections accueillent des étudiants venant de toute la France, mais aussi de l’étranger. Dispensée par des professeurs et des professionnels, la formation associe théorie et pratique. Les étudiants sont confrontés directement avec le matériel lors de travaux techniques et d’exploitation et pendant les cours de mise en œuvre et de réalisation qui se déroulent sous forme d’ateliers.

Le BTS Audiovisuel du lycée Henri-Martin de Saint-Quentin (Aisne) a été ouvert il y a 30 ans, en 1989, et s’est développé, au fil des années, par étapes successives. Il y avait une première option puis une seconde, et au fil de l’eau, de manière empirique, sans grosses subventions, il a pris de l’ampleur « Nous avions commencé à 12 élèves et nous sommes arrivés à plus de 120. Les dernières installations avaient 15 ans. Il y avait une équation à résoudre entre l’enseignement, le matériel disponible et le nombre d’élèves. La Région Picardie, en 2004, a débloqué des fonds à hauteur d’un million d’euros, mais 15 ans après le matériel était devenu obsolète. La technologie a évolué rapidement et, pour la Région, renouveler la subvention représentait une enveloppe énorme. Entre temps, il y a eu une fusion des régions et après maints reports nous avons pu enfin bénéficier d’une subvention de la région des Hauts-de-France qui a permis cette évolution », souligne Jacques Tabary, proviseur du lycée Henri-Martin.

Le BTS Audiovisuel Henri-Martin de Saint-Quentin est exemplaire à plus d’un titre. Outre ses nouvelles infrastructures, il est aujourd’hui l’un des rares établissements du service public à proposer les cinq options et avoisine les 100 % de réussite à l’examen chaque année. Pour se donner une idée de la sélection, c’est 5 700 dossiers reçus pour 75 places (sélection via Parcoursup).

Le BTS AV occupe principalement le rez-de-chaussée d’une partie de la cour d’honneur du lycée (partagée avec les Lettres Sup). Le lycée, de style napoléonien, même s’il impose quelques concessions en termes d’ergonomie des salles (le bâtiment est classé), est magnifique. Le BTS occupe plus de 1 200 m2 et comprend de nombreuses installations techniques. La complexité des locaux est d’être dans des bâtiments historiques, il faut les adapter à la technique sans toucher à la structure ! Ce qui demande de l’ingéniosité, mais aussi permet aux étudiants de réaliser de nombreux exercices pratiques (montage/démontage).

 

Retour en arrière

Le BTS AV du lycée Henri-Martin est l’un des plus importants de France. Il accueille quinze élèves par classe, comporte cinq options. Il y a quatre ans, le BTS a repris une partie d’un BTS créé à Amiens en apprentissage avec option Montage. Depuis, il intègre également une filière apprentissage en option image et l’année dernière a été ouverte une licence pro Postproduction Son.

L’idée de la Région, sous l’impulsion de son président Xavier Bertrand, fut de doter le BTS de ce nouveau matériel en l’amortissant sur le BTS, l’apprentissage et la licence pro. Une fois la subvention votée, les choses commencent, il faut rédiger un cahier des charges en phase avec les problématiques actuelles et futures.

« Il est très complexe pour nous de connaître le cahier des charges des besoins, et les professeurs n’ont pas la connaissance de toutes les innovations. Nous avons demandé à BOB (Boîte à Outils Broadcast), une entreprise spécialisée et professionnelle, de nous aider à rédiger ce cahier des charges », indique José Delclitte, intendant du lycée.

La société BOB les a accompagnés durant les 19 mois du projet. De manière préliminaire, avec un audit comprenant une visite des locaux, une rencontre avec les enseignants, un audit des besoins techniques en fonction des besoins pédagogiques et la définition d’une enveloppe budgétaire. Puis la rédaction proprement dite du CCTP consistant à assurer la coordination du groupe de travail dédié à l’écriture du marché, la phase de sourcing dans sa dimension financière et technique, la rédaction du CCTP et de l’allotissement du marché et le cadrage financier du marché. Enfin, l’appel d’offres incluant la visite des locaux avec les soumissionnaires, réponses aux questions et assistance à l’analyse des offres. La société BOB a également suivi l’exécution des travaux, le déploiement des matériels…

L’appel d’offres a été remporté par BCE France. Outre la dimension financière, importante dans ce genre de projet, c’est sans aucun doute la dimension humaine et d’écoute qui a prévalu.

« Tout s’est fait en liaison étroite avec les professeurs, avec grande implication de l’équipe pédagogique. Les professeurs savaient ce qu’ils voulaient, mais avaient parfois une grande difficulté pour exprimer leurs besoins. Il faut prévoir une maîtrise d’ouvrage dans les budgets car nous n’avons pas la compétence en interne. Trop techniques, les acheteurs publics à la région n’ont pas cette compétence. Si nous n’avions pas eu le partenariat étroit avec BCE et la société BOB nous n’aurions pas pu arriver à un tel projet », insiste le proviseur.

Philippe Mauduit et Mikael Graignic, de BCE France, ont fait des déplacements au minimum toutes les deux semaines, que ce soit avant d’avoir remporté l’appel d’offres, mais aussi après. « Il faut être dans l’écoute, car il faut être capable de comprendre les besoins. Cyril Mazouër a fait un travail remarquable pour définir les besoins, mais il était important pour nous d’écouter les professeurs s’exprimer avec leurs propres mots. Nous nous réunissions souvent dans la salle des professeurs ou dans une salle de réunion à l’étage de l’administration pour parler avec les enseignants. Je pense que ce relationnel et la souplesse que nous avons introduite dans ce projet a permis que tout se passe bien, sans heurts ni problèmes », souligne Philippe Mauduit, président de BCE France. Les équipes de BCE France étaient présentes régulièrement pour assurer le câblage, les installations des matériels, en synergie avec les enseignants et Cyril Mazouër.

Le projet de mise à jour des installations du BTS Audiovisuel, pour la partie déploiement, s’est déroulé de décembre 2018 à mai 2019. Un exercice difficile comme l’évoque José Delclitte : « Le renouvellement des équipements s’est fait pendant une période de fonctionnement du BTS. Le matériel a commencé à être installé fin 2018, cela coïncidait avec les premiers examens. Il fallait jongler entre l’ancien matériel et le nouveau, sans être en rupture avec le référentiel du programme des cours. Dans ce genre de dossier, on ne peut pas dire « Je vais gérer une partie du matériel avec un premier lot et faire la suite plus tard », il faut tout faire d’un coup, il faut traiter l’ensemble de la chaîne. »

« Il n’y a pas forcément de cohérence totale dans les matériels déployés, mais il faut apprendre sur les nouvelles technologies et les plus anciennes. Cette disparité de matériel est nécessaire pour se faire la main sur tout type d’outil », poursuit Philippe Mauduit.

La mission d’AMO (Assistance à Maîtrise d’Ouvrage) pour le compte d’un BTS Audiovisuel public est très différente d’une mission d’assistance classique. Lorsque l’on enseigne au sein d’un BTS, l’année scolaire est très chargée et les occasions de travailler aux côtés de professionnels sont rares. On peut ainsi très rapidement se retrouver déconnecté du monde professionnel sans s’en rendre compte. Il est indispensable d’aider les enseignants à prendre conscience de la réalité du terrain.

Le BTS Audiovisuel était encore en SD ; c’est donc un saut de géant qu’il vient de franchir en passant en HD, HDR et infrastructure IP. Certains enseignants voulaient passer en 4K, mais il était plus pédagogique de s’intéresser au HDR qui permet de se confronter à de nombreuses problématiques.

Idem pour le choix de l’IP, comme l’indique Cyril Mazouër : « Cette partie du projet a eu lieu en 2017. À cette époque, la norme 2110 n’était pas encore sèche, mais il nous paraissait important de nous y intéresser. Il n’a pas été facile de trouver les produits pouvant entrer dans l’enveloppe budgétaire et s’insérer au cœur d’une installation majoritairement SDI. Plusieurs aspects nous ont conduits à ces choix. Déjà, il était trop tôt pour faire une installation 100 % IP, et de toute façon, il n’y avait pas le budget pour ça. Mais surtout, autant il est indispensable de former les étudiants sur l’IP, autant il n’est pas possible de faire l’impasse sur le SDI, qui ne va pas disparaître du jour au lendemain de nos régies. Il fallait également trouver des pistes de mutualisation d’équipements, sans que cela n’impacte l’aspect pédagogique. »

 

L’architecture

Le BTS est à l’image d’une petite chaîne de télévision qui aurait une partie de production et de postproduction plutôt développée. La philosophie de l’ensemble repose sur une architecture hybride SDI et SMPTE 2110 avec un serveur EVS six canaux dans le nodal, les canaux se partageant entre les deux régies des deux plateaux. Le plateau principal, baptisé plateau vert, est le plus grand et comprend une régie fixe avec une grille SDI 64 x 64 et un réseau IP SMPTE-2110. Le serveur EVS est natif 2110, le mélangeur et le mutiviewer sont hybrides. Les autres équipements sont uniquement SDI (caméras, infographie…). Des convertisseurs IP/SDI permettent d’échanger les flux entre les deux mondes. Le convertisseur V_matrix de Lawo assure ces fonctions. Le châssis installé contient deux modules : un IPG 10/10 SDI et 20/20 IP, ainsi qu’un multiview 18/2 SDI et 24/8 IP.

Un contrôleur gère cette installation. Le VSM de Lawo permet de créer différents scénarios pour coller aux différents apprentissages des étudiants. Ainsi un étudiant débutant qui apprend à commuter la sortie d’une caméra dans un multiviewer ne sait pas réellement ce qui se passe. Lorsqu’il comprend mieux la technique, et grâce à un panel virtuel, il peut découvrir les interactions entre les équipements.

« Sur une installation d’école, il est indispensable de rendre les choses pédagogiques. Pour des raisons de coût, il est de plus en plus rare d’avoir des patchs vidéo au sein des régies. Dans une école, notre expérience nous a montré que c’était indispensable. Cela permet aux élèves de visualiser par où passe un signal. Évidemment la partie IP n’est pas matérialisable de la même façon ; c’est pourquoi nous avons fait un travail d’équilibriste pour trouver les meilleurs compromis entre la pédagogie et la nécessité d’avoir de l’IP. »

La seconde régie, qui se trouve dans le plateau bleu, est mobile ; elle est utilisée pour des travaux pratiques de câblage. Pour que les étudiants comprennent facilement les liens entre les différents matériels, il a été décidé que cette régie serait en SDI. Elle comprend une grille 16 x 16, un mélangeur 2 M/E Ross Carbonite, quatre caméras et une tourelle, un poste vision. Rien n’est précâblé en vidéo. Les enseignants peuvent donc faire le choix de câbler tout ou partie de la régie en fonction des exercices prévus.

Cette régie est importante pour l’option Exploitation car il faut câbler, décâbler, recâbler. Le câblage d’une régie est une épreuve de BTS, et donc plus simple sur une régie mobile. Une fois les élèves maîtrisant la technologie, ils pourront échanger des données avec l’autre régie via une carte de conversion SDI/IP ou bien de récupérer des canaux du serveur EVS. Les deux régies permettent de travailler en mode duplex.

À chaque régie vidéo, est associée une régie son. Il y a la console principale (des consoles Studer et intercom RTS) et la console recyclée des anciens équipements avec ainsi la possibilité de faire travailler deux élèves en même temps. Cela permet aux élèves de première année de se former sur du matériel. Un Avid Pro Tools est associé aux consoles, ce qui permet de faire de la postproduction. Le plateau son comporte une troisième régie audio. Ce plateau permet de faire de la prise de son et un peu de live, de radio.

« Dans le BTS en option métiers du son, il est important d’avoir des cours sur de l’analogique et du numérique. Il faut se confronter aux différents cas de figure. Les élèves doivent aussi pratiquer de nombreux exercices de câbles. Il y a une table atelier sur laquelle il est possible d’amener une console quelle qu’elle soit et de la câbler », souligne Bastien Lenoir, enseignant son.

 

Réseau et pédagogie

Toutes les salles de classes et les régies, le nodal, les auditoriums sont reliés par un réseau KVM pour récupérer la commande des stations de travail en salle de cours. Les élèves ont accès à leur propre machine. Le stockage des machines est local, mais un serveur d’échange commun à toutes les machines est disponible. Il est possible en salle de cours de connecter, via le KVM, une machine sur un vidéoprojecteur et d’avoir, sur grand écran par exemple, un montage en cours, ce qui sur un plan pédagogique est assez unique. Autre point important, toutes les machines sont reliées en réseau Dante. Le réseau Dante est important, trente machines sont dessus.

Il y a une salle d’étalonnage HDR qui sert également de lieu de visionnage pour les documents de fin d’étude. La salle est en Blackmagic Da Vinci avec une surface de contrôle pour faire de l’étalonnage et toujours en lien avec le nodal via les KVM.

Le BTS AV comprend de nombreuses salles de montage. Des salles pour le BTS proprement dit et des salles pour la formation en alternance. Les salles de montage sont en liaison fibre et 10 Gbits vers le nodal. Il y a huit salles de montage pour le BTS et une salle avec quinze stations de montage pour l’alternance. Toutes les stations sont des Avid Media Composer. Il y a huit stations de postproduction audio stéréo, une en 5.1, et deux cabines speak. Comme énoncé précédemment, les machines sont sur le réseau Dante.

Le nodal comprend le serveur XS4K EVS, l’Avid Nexis, les grilles, les convertisseurs. En première année, les élèves doivent découvrir ce qu’est un réseau, un signal vidéo… « Ils commenceront à travailler sur l’IP en seconde année. Le dernier référentiel a huit ans et pour le moment il n’y a pas de cours prévu sur l’IP officiellement, mais il est fondamental de prendre en compte le réseau », indique Alain Gawlik, enseignant exploitation.

Outre les salles et les régies, sont disponibles des équipements de reportage image et son. Le magasin comprend des unités que les élèves doivent préparer pour aller sur le terrain. Il y a une salle de préparation des reportages, préparer le matériel et vérifier. On y trouve également un car régie qui sera ré-équipé en SD avec l’ancien matériel provenant de la régie du Plateau Vert.

 

Au final, la formation

La fin de l’installation a eu lieu en mai. Ce fut une opération à tiroirs, avec déplacement de certaines parties de matériels dans des locaux pour permettre aux élèves de continuer à travailler. BCE France a dû se plier à cette organisation. Il ne s’agissait pas juste de matériel, mais aussi de travaux dans les salles, que ce soit des créations de cloisons, de tirer des câbles, de la fibre. Les étudiants ont d’ailleurs aussi participé aux travaux de câblage.

« Nous faisions des points réguliers, avec les différentes options. Il fallait prendre en compte les besoins, les contraintes des uns et des autres pour avancer dans la bonne direction. Il n’y avait pas de chef de travaux, d’où un travail direct avec les enseignants », insiste Philippe Mauduit.

« Nous disposons de quinze enseignants en BTS AV sur la partie technique (vacataire, titulaire, contractuel…). Il n’y a pas de diplôme pour le BTS AV ; il faut compter sur des enseignants qui ont pu suivre ce type de formation, mais aussi sur des professionnels – par exemple nous avons un chef monteur qui vient de Canal+. Dans le cadre de ce projet, nous n’avions pas dimensionné la formation sur le matériel et sur les nouvelles technologies qui y sont liées comme l’IP. Bien évidemment, BCE a formé aux outils, au-delà même de ses prérogatives, mais ce n’est pas suffisant. Il a fallu renégocier avec le rectorat et tous les organismes (formation initiale, alternance, licence) un budget supplémentaire de 30 K€ pour former les professeurs afin qu’ils puissent acquérir les compétences nécessaires à l’utilisation du matériel », poursuit Jacques Tabary.

La réforme du Bac en 2021 va dans doute impacter les BTS et une réforme devrait suivre. La preuve en est, les BTS vont passer de deux à trois ans. Comme dans l’université, il y aura une mise à niveau en première année. Tout le monde n’a pas le même niveau, il y aura un nouveau référentiel pour des mises à niveau et le numérique y prendra une part prépondérante, dont l’IP.

« Un projet doit bien se passer. Quel que soit le projet et cela s’est bien passé dès les premiers contacts. Les équipes de BCE France n’ont pas dit : « J’ai le savoir et c’est comme ça ! ». Ils ont su s’adapter en fonction de nos besoins. Nous sommes dans le cadre d’un marché public. Cela est très contraignant avec un cadre strict. Tout n’avait pas forcément été vu dans le détail et peut-être certains points ont-ils été oubliés, mais, chez BCE, ils ne se sont pas fermés par rapport à cela et ont été souples, au-delà même de ce qui était demandé dans le cadre du simple appel d’offres », conclut José Delclitte.

 

Les cinq options du BTS Audiovisuel Henri-Martin

• Gestion de production

• Technique d’ingénierie et exploitation des équipements

• Métiers de l’image

• Montage et postproduction

• Métiers du son

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #33, p.78/82. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Formation Broadcast Academy : le live sport en simulation

Formation Broadcast Academy : le live sport en simulation © DR

La Broadcast Academy proposera du 24 au 28 février 2020 une formation payante et un training sur la réalisation de direct de sports dans ses locaux à Boulogne Billancourt.

 

Cette séquence de 5 jours comportera une première partie présentée par le réalisateur Laurent Lachant sur les principes éditoriaux et le storytelling, le travail nécessaire de chaque caméra, la bonne construction des séquences ralentis, etc. Ceci sera suivi, toujours avec le réalisateur, d’une partie comportant des sessions de ‘hands-on’ sur l’outil de mise en situation qu’est le Live Simulateur développé en partenariat entre la Broadcast Academy et EVS. Cet outil mettant les participants dans un environnement et des conditions très proches de la réalité.

 

Cette formation s’adresse à des réalisateurs multi caméras ou producteurs d’évènements sportifs en direct qui seront sélectionnés par la Broadcast Academy pour participer à la formation.

 

Des bourses sont proposées aux femmes issues de l’industrie audiovisuelle souhaitant faire évoluer leur carrière dans la réalisation sportive. Vous trouverez plus d’informations à cette adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et ici pour tout ce qui concerne l’AFDAS, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

  

 

Inscriptions ici

 

Retrouvez également notre article précédent : La Broadcast Academy, qu’est-ce que c’est ?

 

 

 

 

 

Trophées Satis-Screen4ALL 2019, découvrez les Services en compétition…

Trophées Satis-Screen4ALL 2019, découvrez les Services en compétition… © DR

Les Trophées Satis-Screen4ALL 2019 mettent en lumière 58 produits et services innovants que l’on retrouvera la semaine prochaine sur le stand des exposants pendant les deux jours du salon. En tant que professionnel, vous pouvez exprimer vos « coups de cœur » personnels car les votes sont aussi ouverts au public ! La compétition décerne en effet 2 trophées du Public dans 4 catégories : Production & Tournage / Postproduction / Diffusion & Distribution / Services … Votez pour les solutions qui vous semblent les plus adaptées à vos besoins ou à votre vision de l’industrie...Et la semaine prochaine, partez à la rencontre des produits récompensés sur le salon ! Pour commencer la semaine voici les 4 finalistes de la catégorie services… Avec un labo en ligne, une prestation live HF 4K HDR, un service de sécurisation spécifiquement adaptés aux streams audiovisuels, un service client sur mesure… Le choix n’est pas évident !

 

 

 

CATEGORIE SERVICES (4 produits )

 

Protect & Stream, JL MORIZUR ENGINEERING

 

Solution de chiffrement temps réel de flux sur IP (audio, vidéo, réseau de commande...), PROTECT & STREAM intègre la technologie INES by JLME. Compatible avec tous types de flux, la solution s'adapte à des services user/user ou back office/back office. Elle intègre une gestion des droits personnalisé, chaque utilisateur n'a accès qu'au contenu auquel il est autorisé. Les comptes utilisateur sont sécurisés par double authentification et/ou géolocalisation.

 

Prix : 1500 € (à partir de)

 

 

Jours « Open Bar », SONY

 

Sur simple RDV avec l’équipe service chez Sony France, Sony vous propose de vous former et de répéter vos configurations sur vos mélangeurs MVS/XVS gratuitement.

 

Prix : Gratuit

 

 

Paris-Tours 2019 en 4K HDR • Couverture de la course, RF BY EUROMEDIA

 

Le 13 Octobre dernier, les routes des vignobles de la 113ème édition de PARIS-TOURS, organisée par ASO, ont accueilli un nouveau type de production de radiodiffusion sans fil. En collaboration avec France Télévisions, les équipes Euromedia ont fourni une production RF UHD-HDR complète et native.

 

Trois motos équipées de têtes de caméra Grass Valley LDX 86 4KRF et un hélicoptère équipé d’une Sony P50 captaient des images UHD-HDR en direct sur les 100 derniers kilomètres de la course jusqu’à la voie d’arrivée à Tours Ob Van.

 

Pour récupérer ces images étonnantes sur le poste de télévision, les tout nouveaux liens de technologie Livetools, FusionTx et FusionRx, ont été utilisés avec succès. Basé HEVC, cette nouvelle génération de liens RF donne à Euromedia la possibilité de doubler le débit de chaque image dans le même canal à largeur de bande par rapport à la génération précédente de liens COFDM. Grâce à XPRO, sa nouvelle modulation développée en interne, les liens de la technologie Livetools ont permis d’obtenir des images UHD-HDR exceptionnelles sans aucun compromis sur la robustesse ni sur le délai de transmission.

 

Les flux de direct ont été décodés à l'intérieur de la fourgonnette C42 EM OB. Un « color shading » a été appliqué aux images UHD-HDR et, après un down conversion, au niveau HD-SDR. Les quatre flux UHD-HDR et les quatre flux HD-SDR étaient ensuite routées vers le car régie France Télévisions.

 

Le programme HD-SDR a ensuite été livré à tous les détenteurs de droits, tandis que le programme UHD-HDR a été diffusée sur la télévision numérique terrestre française dans les régions de PARIS, NANTES et Toulouse. Cette première avait vocation d’experimentation en vues d’autre couvertures HF longue distance UHD a venir (Jeux olympiques / Tour de France).

 

 

 

 

KILL THE TAPE, le labo connecté...

 

Kill the Tape incarne une nouvelle génération de Labo avec seul outil pour partager, archiver, distribuer les films jusqu’à 50 ans sans abonnement.

L’approche du service cumule un archivage moyen/long terme et la valorisation des films sur la base d’un forfait qui permet de maîtriser ses coûts.

Vous sécurisez et archivez en effet votre patrimoine sans frais supplémentaires pendant la durée de votre choix avec un accès immédiat pour un visionnage illimité et le partage de tout votre catalogue sans aucun coût. Écoresponsable, cet archivage à froid est plus de 105 fois moins énergivore qu’un cloud. Il répond en outre aux normes de la CST sur l’archivage RT-043 les contrats de conservation numérique. Kill The Tape est aussi en mesure de produire des masters IMF avec le soutien du CNC

 

La sécurisation a également été bien réfléchie : le piratage ou ransomware des masters impossibles, car les medias ne sont pas sur le web mais stockéssur 2 sites sécurisés géographiques en France. 

Les migrations de supports sont transparentes et gratuites et la récupération des masters ou créations de PAD très rapides. 

 

La société est en mesure de fournir des services à la carte et personnalisables (suivi de visionnage d’un partage, QC évolué, services enrichissement des masters : transcription, versionning, sous-titrage…)

Prix : Sur devis

 

 

 

...La liste des lauréats du vote du public sera publiée sur le site Mediakwest la veille de l’ouverture du SATIS, permettant ainsi aux visiteurs de découvrir , sur les divers stands, les produits primés. 

De son côté, le jury de la rédaction Mediakwest décernera ses propres « Coups de cœur » à un produit dans chaque catégorie. Ses choix seront dévoilés sur le SATIS, mardi 5 novembre à l’ouverture du Salon…

 

 

 

>> Pour voter cliquez ici

 

Clôture des votes pour les prix du Public : le 4 novembre à 12h00.

 

 

 

SATIS 2019... 

>> Les sujets traités en 2019 : Workflow Ip & Nouveaux Usages • Création & Technologie • Contenus : Monétisation Financement • Blockchain • Les Nouvelles Applications Du Cloud • Réseaux Sociaux • 5g • Intelligence Artificielle & Médias • 4k • 8k : Les Très Hautes Résolutions • Les Liaisons Hf En Tournage (Image Et Son) • Live Event • Protection Des Contenus • Crowdfunding • Univers Immersifs : Vr. Ar. • Mapping • Travail Collaboratif et Interactif  • Communication Unifiée • Digital Signage • Nouveaux Ecrans  • Moteur 3d Temps Réel • Eclairage Led • Stockage Intelligent • Optimiser La Production • Vidéo Volumétrique 

 

DATES ET LIEU : 5 & 6 Novembre 2019 - Docks de Paris, La Plaine Saint-Denis 

Accréditation gratuite

 

 

L'École polytechnique et GOBELINS, l'école de l'image signent un partenariat

L'École polytechnique et GOBELINS, l'école de l'image signent un partenariat plein de promesses © DR

L'École polytechnique et GOBELINS, l'école de l'image ont signé une convention de partenariat permettant aux élèves-ingénieurs de l'X d'intégrer des formations de GOBELINS en création visuelle et animation. Cette collaboration entre ces deux institutions de renommée témoigne de leur volonté de contribuer au développement des industries créatives par l'innovation technologique et l'expérimentation.

 

Une double compétence recherchée

Les cursus de GOBELINS, d'une durée d'un an, sont ouverts dans le cadre de l'année de césure ou de l'année d'application aux élèves de l'École polytechnique dans les secteurs du cinéma d'animation, du design graphique et du motion design, ainsi que ceux du design interactif et de l'UX design/l'expérience utilisateurs. Un objectif : leur permettre d'acquérir une double compétence, de plus en plus recherchée dans le domaine des industries créatives.

 

« Nous observons une demande très forte des entreprises du secteur de l'image pour des profils hybrides, dotés à la fois de très robustes compétences scientifiques et informatiques, et d'une grande familiarité avec la culture, les outils et les méthodes de production propres à ces industries » souligne Nathalie Berriat, directrice de GOBELINS. « Que ce soit dans les domaines de l'animation 3D, des expériences immersives, de l'intelligence artificielle, des moteurs de rendus et des pipelines de production, ou encore des nouvelles plateformes de diffusion... les ingénieurs créatifs et curieux d'expérimentation et de recherche ont d'extraordinaires et passionnantes opportunités à saisir ! »

« Ce partenariat unique avec GOBELINS nous permettra de répondre conjointement aux besoins croissants des industries de la création. Nous sommes très heureux de nouer cette collaboration qui capitalise sur la formation pluridisciplinaire dispensée à l'X pour former à GOBELINS des profils avec une double expertise très recherchée » déclare Dominique Rossin, Directeur des formations de l'École polytechnique.

 

Une expérimentation réussie

Deux élèves-ingénieurs ont pu développer leurs compétences au sein de la formation « Animateur de personnages 3D (AP3D) » de GOBELINS.

Nicolas Nghiem (X 2014) témoigne : « Au cours de mon année à GOBELINS, j'ai non seulement pu mettre un bon pied dans ce monde si confidentiel qu'est l'animation mais j'ai surtout eu l'occasion de développer mes 'yeux' : un sens de l'observation, d'analyse esthétique du mouvement et de l'image que je n'aurais probablement jamais eu la possibilité d'acquérir autrement. »

Pour Nicolas Zhao (X 2015) : « Une année à GOBELINS fut une merveilleuse escapade artistique. Elle m'a permis de comprendre profondément le travail, les attentes et les besoins de mes collaborateurs de demain. »

Ce premier succès encourage l'École polytechnique et GOBELINS à développer les relations académiques à travers un cycle de conférences et de workshops et à partager des expérimentations avec l'équipe STREAM du Laboratoire d'Informatique de l'X (LIX - unité mixte de recherche entre l'École polytechnique et le CNRS) spécialisé en modélisation géométrique et en animation 3D.

La galaxie de formations Emergence

David Roux a participé à la résidence cinéma avec son projet, L’Ordre des médecins. Il avait pour marraine Danielle Arbid. Ce film est sorti le 23 janvier dernier. © DR

Depuis maintenant vingt ans, créée sous l’impulsion d’Élisabeth Depardieu, l’association Emergence propose à des réalisateurs en devenir de toucher du doigt, avant de plonger dans le grand bain de leur premier long-métrage, les conditions réelles d’un tournage. Emergence Cinéma regroupe bien plus qu’une résidence et se décline en une petite galaxie de formations où l’on aime bien faire se croiser les lignes.

 

Quand on feuillette le catalogue des vingt ans d’Emergence, on croise un nombre impressionnant de créateurs. Ce n’est pas difficile, on a l’impression que tout réalisateur intégré à l’actuel dynamisme du cinéma d’auteur français a un jour ou l’autre franchi le seuil de cette résidence cinéma.

En cela, elle répond bien à la définition du concept d’émergence : Pierre Schoeller, Deniz Gamze Ergüven, Katell Quillévéré, Alice Winocour, Marc Fitoussi, Julie Bertuccelli, Leyla Bouzid, Léa Fehner, Mia Hansen-Løve, Sébastien Betbeder, Joachim Lafosse, Vincent Mariette, Antonin Peretjatko, Elie Wajeman, Farid Bentoumi, Sacha Wolff… L’équipe de consultants en scénario (Benjamin Charbit), réalisation (Mikhaël Hers), casting (Tatiana Vialle), montage (Julie Dupré), montage son (Elisabeth Paquotte), sous la houlette bienveillante des chefs d’orchestre, la déléguée générale Nathalie Bessis et le délégué artistique, Laurent Lavolé, guident chaque année cinq candidats, sélectionnés avec soin. Leur mission : donner les moyens à ces créateurs de tourner deux scènes de leur projet, tout en les aiguillant.

« C’est courageux de la part des lauréats de se lancer dans la prépa et le tournage de scènes alors même que le film n’est pas encore entré en financement, ils essaient des choses qu’ils mettent à l’épreuve de la réalité du tournage. Tout ce cheminement avec leur projet leur sera profitable au moment de la réécriture et nourrira la réflexion globale sur le futur film », souligne Nathalie Bessis. « Pendant sept mois, les heureux lauréats vont pouvoir passer de l’écrit à l’action, tout en échangeant entre pairs. Réalisateurs, techniciens, consultants… chacun se nourrit du travail des autres », sourit-elle.

 

À la barre de ce navire créatif depuis une dizaine d’années, la déléguée générale peut se réjouir : désormais Emergence Cinéma a pour synonyme label de qualité. « On sent que cela s’est professionnalisé du côté des candidats. Tout le monde sait ce que nous faisons maintenant. Rares sont maintenant les réalisateurs qui n’ont pas déjà réfléchi aux scènes qu’ils choisiront de tourner, à leur équipe technique. Les acteurs, les agents et les industries techniques jouent le jeu », explique-t-elle.

Se faire la patte, apprendre, se soutenir et se rencontrer, c’est aussi la clé de la réussite d’Emergence Cinéma. Pour mener tout ce petit monde jusqu’au bout de l’aventure, il faut des reins solides. Financièrement, le CNC et la Région Ile-de-France fournissent la plus grande partie du budget annuel d’environ 500 000 euros. Une aide essentielle qui est complétée par des partenariats en industrie : l’incontournable groupe Transpa, Tapages au Son, Pom Z et M141 pour le montage, Third au montage son et au mix et Polyson à l’étalonnage.

 

Si l’association rémunère son pool de techniciens « maison », ceux qui interviennent uniquement sur les deux scènes tournées par chaque lauréat œuvrent gracieusement. Cela leur permet de découvrir le projet du film, de voir s’ils auront l’envie ou la possibilité de travailler dessus quand aura lieu le tournage.

Avant de partir prendre pension à Marcoussis, Emergence Cinéma propose aussi de mélanger ses ouailles. En effet, outre la résidence de réalisateurs, l’association a développé d’autres cordes à son arc au fil des ans. Et c’est dans les murs de la Cité de la Céramique de Sèvres, qu’elle propose aux futurs réalisateurs et aux participants du stage d’acteurs de travailler de concert.

Le temps d’une journée, les réalisateurs lauréats prennent la caméra Alexa et fixent en 2K la même scène incarnée par les comédiens qu’ils découvrent. Ensuite, les raconteurs d’histoire se frotteront au montage de cette première séquence express, sur Avid. Une petite mise en bouche avant le départ des équipes pour tourner les scènes issues des projets de longs-métrages en Essonne, où la Résidence prend ses quartiers au Centre National de Rugby. « Comme les scènes tournées n’ont pas vocation à être diffusées, il n’y a aucun problème de droits et on gagne surtout une forme de liberté », glisse Nathalie Bessis.

 

Côté musique, Emergence ne s’en laisse pas non plus conter. Avec la Sacem, l’association a aussi imaginé un atelier musique, dédié au binôme réalisateur-compositeur de film. Et comme du cinéma à la série, il n’y a, in fine, qu’une différence de format d’image, depuis deux ans, la fabrique a agrandi sa famille. Pendant cinq mois (à raison de quatre jours de séminaire par mois), neuf auteurs déjà aguerris peuvent découvrir les subtilités de l’écriture en commun, en format long ou court (inférieur à 26 minutes) avec la crème de la crème des réalisateurs, des scénaristes, des producteurs, des diffuseurs, des festivals, des techniciens… qui redonnent actuellement des couleurs à la fiction made in France.

Nathalie Bessis ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et se prend à rêver d’une résidence série pour accompagner « du concept à la bible et au pilote dialogué »… et pourquoi pas d’une formule autour du Podcast, avec toujours la volonté d’être là où les autres ne sont pas. Et l’on ne s’étonne même pas que l’association soit aussi impliquée dans les actions d’éducation à l’image en Essonne et réfléchisse à une formule tenue encore secrète pour l’année scolaire prochaine !

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.50. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Un hackathon pour le premier film interactif à effets visuels en temps réel

Un hackathon pour le premier film interactif à effets visuels en temps réel. © DR

Cela fait deux ans que la petite équipe de Light in Chaos, réunie autour de Walid Ben Hafsia, se bat pour faire vivre au sein du Paris Image Digital Summit - dont la 5e édition s’est déroulée au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains - l’Intere FX (INcrustation TEmps REel de FX), un hackathon consacré aux effets visuels numériques animés en temps réel.

 

 Cette année, Light in Chaos avait décidé de produire le premier film interactif à effets visuels en temps réel. La petite troupe a donc sollicité, dans les mois précédant la manifestation, plusieurs écoles de cinéma de l’Ile-de-France, afin que des étudiants tournent, montent et étalonnent deux films de court métrage au sein desquels sont insérées des scènes clés qui engendreront des phases interactives avec le public du PIDS.

Les points d’interaction avec le public correspondent à des moments charnières des films dans lesquels le personnage principal doit se transformer en super-héro et faire émerger ses super-pouvoirs à l’écran pour avancer dans l’histoire.

 

En s’appuyant sur une application pour smartphone développée grâce au framework PandaSuite, les étudiants ont conçu des scripts qui engendrent plus ou moins d’effets de particules durant ces scènes clés et le héros devient plus ou moins puissant à l’écran. Ces phases interactives ont représenté l’équivalent de 40 plans truqués qu’il a fallu programmer sur Unity3D, tout en concevant une application pour smartphone.

Bien entendu, pour parvenir à ce résultat qui fut proposé au public du Paris Image Digital Summit lors de la dernière journée de conférences, quatre jours de hackathon intenses ont été nécessaires, durant lesquels de nombreux talents et énergies ont été mobilisés au-delà des 24 étudiants provenant de différentes écoles de la région : Epitech, ESGI, Hetic, l’Institut Artline...

 

Les jeunes ont travaillé sur des logiciels comme PopCornFX, Nuke, Houdini, Unity3D... sous la férule d’une dizaine de coachs, dont certains déjà célèbres en ont profité pour distiller quelques bons conseils aux étudiants. Parmi ces mentors, on peut citer Hugues Tissandier, product designer ayant travaillé entre autres sur le film « Valerian », Ronan Broudin, spécialiste de Nuke et deux fois oscarisé pour le court-métrage « Pierre et le loup » et le film « À la croisée des mondes, la boussole d’or », le storyboarder Éric Gandois ou encore le technical artist de chez Allegorithmic, Damien Bousseau.

Pour Walid Ben Hafsia, même si un tel hackathon mériterait plus de moyens financiers, l’objectif est atteint : « Il consistait à apprendre aux étudiants présents à travailler ensemble sur des projets collaboratifs, car si l’on veut faire émerger en France une dynamique autour des VFX et du cinéma de genre, il faut dynamiser la coopération entre les studios. Et cela commence par l’apprentissage de la coopération entre les individus ».

 

Extrait de l’article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.120/122. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Mediawan affiche ses ambitions !

Mediawan affiche ses ambitions… © DR

Dès septembre, le groupe audiovisuel Mediawan, leader de la fiction et de l’animation en Europe, réunira tous ses talents à Paris en un lieu unique, dédié à la production et à l’innovation des contenus audiovisuels et digitaux.

 

Mediawan poursuit son développement au plus proche des auteurs et des créateurs et, pour les rassembler, installe son siège au coeur de la capitale avec pour ambition de favoriser les synergies au sein du groupe entre les équipes d’animation ( Miraculous : Lady Bug et Chat noir, Playmobil, le film… ), les producteurs de films et de séries ( 10 pour cent, Mia et le lion blanc… ), le pôle distribution, les 17 chaînes de télévision ( Toute l’histoire, Science et vie Tv… ),  les équipes de Troisième OEil Productions et le plateau de C à vous rejoindront aussi ce pôle.

Destiné à devenir un véritable incubateur à talents, le centre sera un lieu de formation et abritera également une salle de projection de 200 places, un auditorium, des studios digitaux, des salles d’écriture…

L'ambition de Mediawan a devenir leaderinternational se traduit aussi par une politique d'achats de sociétés française et européennes. C'est ainsi que Mediawan a finalisé en février dernier la première étape de l’acquisition de Palomar, premier producteur audiovisuel indépendant italien.

Après avoir acquis une place prépondérante dans l’industrie consolidée de la production française, Mediawan a effectué, avec cette opération, sa première acquisition stratégique hors de France. Mediawan détient désormais 72% de la société italienne, les 28% restants étant détenus par M. Carlo Degli Esposti, fondateur et dirigeant de Palomar.

Palomar bénéficie d’une dynamique extrêmement favorable grâce à l’Ours d’Argent du meilleur scénario reçu au Festival de Berlin pour La Paranza dei Bambini et les derniers épisodes diffusés sur RAI1 de Commissaire Montalbano qui ont enregistré des audiences records de 45%. Avec ce rachat, la superproduction Le Nom de la Rose est devenue la première série internationale de Mediawan.

 Retrouvez notre article précédent sur cette acquisition ici

 

L'Université de Corse parie sur le cinéma

L'Université de Corse parie sur le cinéma © DR

Depuis 2001, l’Université de Corse a mis sur pied deux formations entièrement dédiées à la filière cinéma-audiovisuel. Objectif : former une nouvelle génération de cinéastes et de techniciens pour accompagner le développement du cinéma dans l’île.

 

Depuis près de vingt ans, c’est l’une des ambitions de l’Université de Corse : donner un rôle majeur à la Corse dans le développement de l’industrie cinématographique. Le pari est, certes, osé. Mais il faut dire que l’Université de Corse s’est donné les moyens de le relever.

Depuis 2001, sa filière cinéma-audiovisuel, proposée par son Institut Universitaire de Technologie – IUT, a mis sur pied deux formations entièrement dédiées au septième art sur le campus de Corte. Objectif : « former dans l’île une nouvelle génération de cinéastes et de techniciens pour accompagner le développement du cinéma insulaire », explique Colomba Sansonetti. Diplômée de l’Ecole nationale supérieure des métiers de l’image et du son, cette enseignante en cinéma et audiovisuel est l’une des figures de proue de cette ambition portée par l’Université de Corse. Depuis une vingtaine d’années, Colomba Sansonetti a participé à la mise en place des deux formations proposées à Corte dans ce domaine. Créée en 2001, une Licence professionnelle Techniques du son et de l’image a pour but de former les étudiants aux missions d’assistant dans tous les secteurs de la conception et de la réalisation audiovisuelle. Articulée autour de la technique de l’image, du montage, du son, de la réalisation et de la production, cette formation s’accompagne d’un développement de sociétés de production et de plusieurs projets.

 

« Nos enseignements sont axés sur une logique de mise en pratique des acquis, souligne Colomba Sansonetti. Les étudiants suivent des cours en préparation, tournage et production, et passent in fine à la réalisation de fictions, de documentaires et de films de commande ».

Depuis 2001, environ 400 étudiants ont ainsi été formés dans le cadre de cette licence professionnelle, dont plus de 300 techniciens travaillant en Corse ou ailleurs. Si elle a permis d’apporter des compétences techniques, cette formation a surtout contribué à structurer une filière jusqu’alors assez sporadique dans l’île. « Historiquement, une activité cinématographique a existé en Corse dans les années 1960 et 1970, rappelle Colomba Sansonetti. Cependant, jusqu’à la fin des années 1990 elle n’avait pas bénéficié d’une véritable structuration avec des techniciens formés pour répondre aux besoins de son développement ».

 

Dans le même esprit, afin de monter en compétences dans le domaine des métiers du cinéma et de l’audiovisuel, l’Université de Corse a mis sur les rails, en 2008, un diplôme universitaire (D.U.) dont la responsabilité pédagogique a été confiée à Colomba Sansonetti. Baptisé CREATACC, pour « Créations et techniques audiovisuelles et cinématographiques de Corse », ce D.U., cofinancé par la Collectivité de Corse, est centré sur l’écriture, la réalisation et la production.

Envisagée comme une résidence d’artistes pour faire émerger de jeunes talents, cette formation limite chaque année ses effectifs à une douzaine d’étudiants pour conserver cette approche, et vise à former des auteurs, réalisateurs ainsi que des producteurs. Pour faire en sorte que les films produits dans le cadre du D.U. puissent être diffusés à la télévision et puissent participer à des festivals, la filière cinéma-audiovisuel de l’Université de Corse a bâti un partenariat avec le groupe de recherches et d’essais cinématographiques (GREC) afin de permettre à ses étudiants de s’engager dans une première réalisation ou production. Pendant une année, ils montent leur scénario, préparent leur tournage et réalisent leur film, encadrés par des professionnels.

Depuis 2008 environ 80 étudiants, insulaires, continentaux et internationaux, ont ainsi pu se former dans le cadre de ce diplôme universitaire afin de développer leurs projets ou leur société de production. Au total, une cinquantaine de films et de documentaires ont été réalisés par les étudiants du D.U. CREATACC depuis sa création. Benoît Bouthors en a fait l’expérience. À 28 ans, ce jeune diplômé d’un BTS en audiovisuel a choisi de poursuivre son parcours dans le cadre de ce diplôme universitaire qu’il a suivi entre 2013 et 2014. « Ma formation initiale de technicien m’a incité à aller plus loin et m’a donné l’envie de réaliser mon propre projet, explique Benoît Bouthors. La formation au sein du D.U. CREATACC m’a permis de franchir le cap de la réalisation ».

 

Résultat : à la sortie de cette formation et au terme de plusieurs mois de travaux, le jeune cinéaste a pu réaliser un second court-métrage. Intitulée Di quà da i monti, cette fiction a même obtenu, à l’été 2017, le prix du réputé festival du film de Lama dans un programme de courts-métrages.

De ce point de vue, la démarche de l’Université de Corse s’inscrit dans un renouveau du cinéma corse. Entre les productions qui posent leurs caméras dans la région, les comédiens qui y font leurs premiers pas et les créations insulaires qui éclosent, ces dernières années la Corse est devenue peu à peu un personnage important de l’industrie cinématographique. De plus, l’île compte aujourd’hui environ 250 techniciens et quelque 150 acteurs. Mieux : le nombre de jours de tournage, tous formats confondus, a été multiplié par cinq en huit ans, passant de 225 en 2009 à près de 1200 en 2017, selon les chiffres de la Collectivité de Corse.

Une dynamique qui se retrouve également sur le plan économique : les tournages rapportent environ 7 millions d’euros à l’économie locale chaque année.

RAF/RADI, un bilan fructueux

Les RAF (Rencontres Animation Formation) et les RADI (Rencontres Animation Développement Innovation) proposent aux professionnels de l’animation un état des lieux très documenté du secteur. © Gregory Brandel/Pôle Image Magelis

Les RAF (Rencontres Animation Formation), qui fêtent leur dixième édition, et les RADI (Rencontres Animation Développement Innovation) continuent à questionner toutes les dimensions de la filière animation...

 

Elles font salle comble (plus de 340 professionnels en 2018) et débordent souvent sur leurs horaires impartis. Organisées par le Pôle Image Magelis (avec le CNC, le SPFA, la CPNEF Audiovisuel, l’Afdas, Audiens et la Ficam) et orchestrées par René Broca, les dynamiques rencontres professionnelles de l’animation (14, 15 et 16 novembre 2018 à Angoulême) ont su mettre en pratique les « vertus du débat public » en mettant face à face les professionnels de l’animation, les écoles, les institutions et les organisations syndicales. Leur bilan est flatteur.

Les chiffres de l’animation auscultés à la loupe (Les chiffres du secteur) autorisent des analyses fines du secteur dont la masse salariale a augmenté de manière spectaculaire ; l’étude souhaitée par le public des RAF sur les besoins réels en compétences et en formations des studios a donné lieu à plusieurs initiatives, dont la création d’une certification axée développement/programmation et d’un programme de Préparation opérationnelle à l’emploi (POE) porté par l’Afdas...

 

Pendants techniques des RAF, les RADI ne sont pas en reste. Ils ont su encourager les studios à exposer leurs pipelines de production de série ou de long-métrage, ainsi que leur logique de fabrication, voire leur R&D. Cette année, ce sont Cube Creative, Fortiche Prod, 2 Minutes, Tu Nous ZA Pas Vus Productions et TeamTO qui se sont prêtés au jeu. Sans oublier au passage de s’attarder sur des outils logiciels innovants qui font toujours l’objet de présentations très denses par leurs auteurs eux-mêmes.

Pour sa dernière édition, René Broca a tenu à mettre particulièrement en avant les TD (technical directors), la greffe réussie des logiciels libres avec un retour d’expérience probant, et à saluer l’ouverture de nouvelles écoles d’animation (preuve de la vitalité du secteur)… Autant de points forts qui ont relégué, temporairement, les inquiétudes des professionnels du secteur de l’animation face à la réforme de l’audiovisuel public qui sera mise en place courant 2020 (fermeture de France 4).

 

 

Focus sur les TD

Parmi la vingtaine de métiers aujourd’hui identifiés dans le secteur de l’animation et des VFX, les TD souffrent d’un déficit de reconnaissance. Interfaces entre les développeurs et les graphistes, ils sont pourtant les garants de toute chaîne de fabrication produisant du volume (long-métrage, série) dont les exigences de qualité et de productivité se montrent de plus en plus élevées. Avoir un suivi du projet à chaque étape et automatiser les tâches à faible valeur ajoutée artistique est devenu primordial.

« On ne s’autorise pas en France à parler de pipeline de production (organisation technique, workflow, solutions techniques trouvées...) comme s’il s’agissait d’un sujet tabou », rappelle le directeur technique Flavio Pérez (Les Fées Spéciales). « Cela ne facilite pas la connaissance de notre métier auprès des futurs professionnels et explique en partie la difficulté des studios d’animation et de VFX à embaucher des TD et des ingénieurs pour la R&D. »

 

Menée par Flavio Pérez, la table ronde Vous avez dit pipeline ?, qui réunissait Étienne Pêcheux (chef TD chez Illumination MacGuff) et Alexis Casas (Siggraph) et faisait suite à celle de l’an dernier, revenait sur l’intérêt à partager voire mutualiser certaines briques technologiques. Elle présentait également le groupe de travail Le Pipeline mis en place dans la foulée des RADI 2017, ainsi que la plate-forme lepipeline.org issue de leurs réflexions. Celle-ci prend soin d’inclure un glossaire des termes techniques qui, parfois, prêtent à confusion (assets, dataflow, workflow, etc.), et revient utilement sur la définition des métiers de la 3D, des postes et des tâches.

La plate-forme va surtout plus loin en évaluant les solutions commerciales d’Asset Manager, l’outil incontournable du pipeline, en précisant les formations de TD, considéré plus ici comme « un métier d’expérience » qu’un savoir théorique... Outre proposer à l’analyse des « postmortem » de productions (comptes-rendus), la plate-forme se propose de mettre en ligne, dans l’esprit de la communauté du logiciel libre, certaines briques logicielles et de constituer, à terme, des bonnes pratiques. « Il y a un besoin commun et urgent de communiquer et partager des expériences », écrit pour sa part Flavio Pérez dans le blog lepipeline.

Preuve que les échanges menés lors de l’édition 2017 ont porté leurs fruits, la branche professionnelle CPNEF Audiovisuel (Commission paritaire nationale emploi formation) vient de mettre en place un certificat de qualification professionnelle (CQP) expert technique. Résultant d’une étude conduite auprès des studios d’animation, celui-ci détermine le socle des compétences nécessaires au métier de TD et offre aux élèves ingénieurs une passerelle privilégiée vers ce secteur d’activité.

 

Lors de sa présentation aux RADI, le CQP, qui correspond à une formation de 400 heures en alternance, a reçu des marques d’intérêt de la part du réseau des écoles du Reca et d’ArtFX. Pour Ségolène Dupont (CPNEF Audiovisuel), le CQP peut se présenter sous la forme d’une formation en situation de travail (FEST) équivalente à du compagnonnage. Pour le CPNEF, la mise en place pourrait se faire au premier trimestre 2019.

 

 

Le libre profite à la série

À chaque édition, les RADI ne manquent jamais de mettre en avant des outils logiciels innovants (cette année, Kabaret et Golaem) et d’introduire de nouvelles méthodes prometteuses comme le plug-in open source MNPR (Maya Non Photorealistic Rendering) de rendu stylisé en temps réel pour Maya, développé par le LaBRI avec des chercheurs d’Inria Grenoble et de la Nanyang Technological University à Singapour.

Les RADI aiment également à revenir sur quelques cas pratiques. Cette année encore, les logiciels libres, qui se fraient une place de plus en plus importante dans les pipelines des studios, se retrouvent sur la sellette. Quelle place leur accorde la R&D ? Quel type de pipeline imposent-ils ?

 

Produite par Technicolor Animation Productions et fabriquée par Tu Nous ZA Pas Vus Productions*, la série télévisuelle 3D à fort volume, TeamDroniX (26 fois 22 minutes), témoigne d’une « reconversion » réussie vers le logiciel libre. Ouvert à Arles il y a neuf ans par Mathieu Rey, Thomas Giusiano et Marc Rius, ce studio a « basculé » vers le logiciel libre en 2017 : « Notre pipeline de fabrication était basé sur 3ds Max et Maya, décrit Mathieu Rey. Lorsque Blender est devenu opérationnel en production (à partir de la version 2.79), nous avons arrêté nos licences 3ds Max et Maya, et nous avons migré sur Linux. Du coup, notre pipe s’est grandement simplifié : il repose désormais sur Blender, Krita (à la place de Photoshop), le logiciel de suivi de production Kitsu (CG-Wire), FFmpeg pour encoder les vidéos... »

C’est ce pipe de production qui est utilisé sur la série TeamDroniX (réalisation Franck Michel et David Faure) pour laquelle Tu Nous ZA pas Vus Productions fabrique les nombreux assets 3D (une centaine de personnages, drones, etc.) en modélisation, rigging, texturing et animation. Ce pipeline est partagé, « à la virgule près », par Mikros Image (Technicolor) qui se charge des nombreux décors et « props », tandis que Malil’Art (Angoulême) effectue le compositing et les animations 2D (VFX).

 

Pour faciliter la communication entre les studios (Mikros travaille sur Shotgun), ont été développés en partenariat des nouveaux modules sur l’asset manager maison de Tu Nous ZA Pas Vus Productions, ainsi que des nouveaux outils open source : « Ces fonctionnalités étaient essentielles pour la série, mais n’existaient pas encore dans Blender, poursuit Mathieu Rey. Ainsi, pour le rendu sur Guerilla Render, nous avions besoin de réassigner automatiquement les textures aux personnages et de transporter les customs attributes. Second développement indispensable pour une production en multisite aux serveurs d’architecture différente : la création de variables d’environnement dans le filespath de Blender afin de faciliter l’échange des fichiers. »

À défaut d’être portées dans la nouvelle version de Blender, ces nouvelles fonctionnalités sont mises au fur et à mesure à la disposition des autres studios qui peuvent ainsi les mettre en production chez eux : « Le libre induit un nouvel état d’esprit et une nouvelle manière de collaborer entre les studios. Nous échangeons ainsi plus facilement avec ceux qui se sont équipés en même temps que nous, comme Cube Creative par exemple. »

 

 

Écoles, les nouvelles venues

À l’origine du Reca (Réseau des écoles françaises de cinéma d’animation), René Broca tenait à saluer la création récente de deux nouvelles écoles, l’ENSI à Avignon et VFX Workshop à Paris, et à revenir sur le contexte de leur ouverture. La plus inattendue est celle de l’ENSI. L’éviction brutale en janvier 2017 de Julien Deparis, directeur de l’école Mopa à Arles (anciennement Supinfocom), par la Chambre de commerce et d’industrie du Pays d’Arles avait suscité de très vives réactions de la part de l’équipe pédagogique, des étudiants et de leurs parents. Après avoir créé un comité de soutien, ceux-ci se sont réunis en comités de pilotage et ont réussi à persuader le directeur d’ouvrir une nouvelle école d’animation 3D afin de garantir aux élèves une continuité pédagogique et aussi rassurer le milieu professionnel inquiet de l’éventuelle disparition d’une filière renommée.

Ouverte en un temps record à Avignon, l’École des Nouvelles Images (ENSI), qui a repris une grande partie des élèves de Mopa, a été opérationnelle dès la rentrée 2017. Forte de partenariats avec l’Université d’Avignon et l’école ArtFx (Montpellier) ainsi que du soutien de grands noms de l’animation (Illumination Mac Guff, Mikros Image, TeamTO, Cube Creative...), la nouvelle structure (163 étudiants pour 2018) a obtenu le droit de délivrer un diplôme d’État dès sa première année de fonctionnement. Comme Mopa, elle forme en cinq ans aux métiers de l’animation 3D et son cursus, globalement inchangé, s’appuie pour l’essentiel sur l’enseignement de Maya (utilisé par la plupart des studios).

 

Autre aventure réussie, l’ouverture en 2017 de l’école des VFX-Workshop à Paris. Fondée par Renaud Jungmann (à l’origine des formations en animation 2D et 3D et jeu vidéo à LISAA) qui en est le directeur pédagogique, elle a pour but de former, en trois ans, des techniciens spécialistes des effets spéciaux numériques et de la postproduction. L’approche résolument technique de l’image se trouve à la base de cette école qui propose une alternative originale aux formations en animation plus orientées « Art appliqué ». L’école entend être un lieu d’apprentissage où les élèves acquièrent non seulement la connaissance des principaux outils logiciels (3D, motion capture...) mais aussi les principes de workflow spécifiques aux effets spéciaux numériques.

« Nous nous adressons à des élèves ayant une sensibilité à l’image photoréaliste sans forcément avoir des compétences en dessin, précise Renaud Jungmann. Dès la première année, ils apprennent à modéliser en 3D et à expérimenter les logiciels (14 sont accessibles dès la première année). Ils sont très vite amenés à décomposer l’image et à identifier les outils permettant de la produire. » Soutenue par le CNC (Centre national de la cinématographie), la formation, qui délivre le titre de « concepteur-technicien des effets spéciaux numériques », a accueilli sa première promotion en septembre 2017.

 

 

 

LES RAF PASSENT AU CRIBLE LE PLAN ANIMATION LONG-MÉTRAGE DU CNC

Salué par les professionnels présents aux RAF et très attendu par la filière, le nouveau Plan en faveur du long-métrage d’animation (soit une douzaine de mesures) concerne plusieurs directions du CNC (audiovisuel, cinéma, international, innovation vidéo et industries techniques).

Il permettra de mieux accompagner les films d’animation à toutes les étapes, du développement à leur distribution. En amont de la production, le plan prévoit entre autre un renforcement des dispositifs en place, dont l’aide au développement comme la « Passerelle animation ». Un producteur audiovisuel pourra ainsi mobiliser, en amont de la production d’un long-métrage d’animation, son soutien automatique (dans la limite de 40 %). L’aide au pilote sera également revalorisée et plafonnée à 100 000 euros par projet. La phase de production bénéficiera d’un bonus de 50 % du soutien automatique à la production (soit environ 400 000 euros de soutien automatique supplémentaire) et d’une majoration substantielle de 1,5 million d’euros de l’aide sélective à la création visuelle et sonore pour les films à dimension artistique.

 

Enfin, pour favoriser le rayonnement des films d’animation, le CNC élargit l’accès aux aides sélectives pour leur distribution dans l’hexagone. Les distributeurs étrangers d’œuvres françaises pourront également bénéficier d’une aide copilotée par le CNC et Unifrance (augmentation de 300 000 euros de l’enveloppe). Le plan de soutien du CNC (d’un montant de plus de 10 millions d’euros) résulte d’un an de concertation avec les professionnels du secteur de l’animation.

Pour le SPFA, il s’agit là de mesures fortes pour le film d’animation considéré comme le relais de croissance pour le secteur. Ce plan est entré en vigueur en janvier 2019.

 

* Lire à ce sujet « Tu Nous ZA Pas Vus Productions, un studio à Arles »

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.106/108. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

L’ISTS pousse le curseur avec Avid ProTools S6

L’ISTS a investi dans quatre configurations Avid Pro Tools S6, dont deux présentes sur le site parisien. © DR

L’ISTS (Institut supérieur des techniques du son) est l’école spécialisée dans les métiers de l’audio, elle prend pleinement sa place au sein du groupe ESRA. Pour être en phase avec les problématiques du marché et répondre aux demandes des futurs employeurs, il est nécessaire de posséder les outils référents. L’école a donc investi, il y a quelques mois, dans quatre configurations Pro Tools S6. Deux sont à Paris, et les autres en province (Rennes et Nice). Visite de ces nouvelles installations en compagnie de David Azoulay, directeur général du groupe ESRA, et Jean-Christophe Belval, coordinateur pédagogique ISTS.

 

L’ISTS est une école privée reconnue par l’État et qui délivre un diplôme visé par l’État : le DESTS (Diplôme d’études supérieures des techniques du son). Pour bien comprendre le positionnement de l’ISTS, faisons un petit retour en arrière.

Créé en 1972 par Max Azoulay, le groupe ESRA a pour vocation la formation aux métiers du cinéma, de la télévision, du son et du film d’animation. Le groupe, aujourd’hui dirigé par David Azoulay, comprend trois écoles : l’École supérieure de réalisation audiovisuelle (ESRA), l’Institut supérieur des techniques du son (ISTS) et l’ESRA Animation. Implanté d’abord à Paris, le groupe ESRA a créé en 1988 l’ESRA Côte-d’Azur à Nice, l’ESRA Bretagne à Rennes en 1995 et l’ESRA Bruxelles en Belgique en 2015.

Chacune de ces écoles propose un cursus de trois ans d’études diplômantes et certifiantes qui peut, de façon optionnelle, se prolonger d’une quatrième année d’études à New York. « La philosophie de l’ESRA est de pouvoir enseigner et présenter tous les métiers de l’audiovisuel. Chaque année nous investissons dans le matériel pour moderniser les équipements », résume David Azoulay.

 

 

ISTS au cœur de l’audio

Répartie sur trois ans, la formation ingénieur du son de l’ESRA comprend des cours théoriques, des travaux dirigés, des réalisations et des stages en milieu professionnel. Les deux premières années constituent un tronc commun. En termes d’effectifs, il y a 190 élèves en première année et 150 en troisième année.

En troisième année, les étudiants aspirant à devenir ingénieur du son ont le choix entre les options suivantes, représentant autant de possibilités d’orientations professionnelles au sortir de l’école : Son Audiovisuel, Son Musical, Son Jeux-vidéo, Son Radio ou Sonorisation. La polyvalence acquise par les étudiants est une donnée essentielle pour s’insérer professionnellement, l’ISTS et l’ESRA ont bien compris depuis leur création la nécessité de cette polyvalence. L’ISTS est en phase avec les évolutions du secteur pour permettre une meilleure insertion, ce qui veut dire posséder du matériel adapté et à la pointe.

L’ESRA a acquis quatre consoles Avid Pro Tools S6 M40 en juin 2018. Deux consoles sont installées à Paris : une 24 fader dans une salle du bâtiment principal et une 16 fader dans le studio Ouistiti situé en face du bâtiment principal. Les écoles de province n’ont pas été oubliées puisqu’une console 24 fader est installée à Rennes et une autre à Nice. Deux de ces consoles sont équipées de MTRX.

 

Il y a quelques années, l’ISTS a repris les anciens studios de Dominique Blanc-Francard (studios Ouistiti et avant Aquarium). Il y a deux studios, dont un grand avec un plateau de 50 m2 qui peut être utilisé pour de la prise de son musicale. Il comprend une console Audient ASP 8024 - 24 et une console Avid Pro Tools S6. Ce studio est utilisé en troisième année pour les travaux pratiques des élèves.

Côté Felix Faure, viennent s’ajouter 2 studios dont l’un est équipé avec l’autre S6 en configuration 7.1 et le second lui contient une SSL AWS 900 et ses nombreux périphériques.« Chaque studio a ses spécificités pour y enseigner des disciplines différentes, que ce soit la musique, le son à l’image, la radio ou bien le jeu vidéo, pour n’en citer que quelques-unes. Ce sont les élèves de troisième année qui ont accès aux derniers équipements, notamment les consoles Avid Pro Tools S6 », indique Jean-Christophe Belval, coordinateur pédagogique ISTS.

Il y a une synergie entre les écoles ; ainsi les élèves ISTS participent aux productions de l’ESRA. Que ce soit pour de la prise de son, de la post-production, du mixage audio, les élèves de l’ISTS sont en charge de la production et de la finalisation audio des réalisations des élèves de l’ESRA. En troisième année, les élèves de l’ESRA réalisent un court-métrage et les étudiants de l’ISTS en assurent la prise de son, le montage son, le sound design et le mixage en 5.1.

En dehors de ces nouvelles installations, les outils Avid sont déjà très implantés dans le groupe. Concernant les Pro Tools, il y a sept Pro Tools HDX + Ultimate, une soixantaine de Stations Pro Tools réparties entre les quatre sites du groupe. Les différentes stations de travail sont équipées de plugs-in UAD, Fabfilter, Waves, Native Instrument, Arturia Izotope, Flux, Melodyne etc. Le groupe ESRA est partenaire officiel d’Avid et d’Apple. L’école est habilitée à délivrer des certifications Avid sur le logiciel Pro Tools et Apple sur Logic Pro.

 

 

Une formation qualifiante

Tous les cours sont dispensés par des professionnels référents. Une cinquantaine de professeurs différents sont présents au sein de l’ISTS pour les travaux pratiques et les cours magistraux. En troisième année, les cours de tronc commun sont dispensés sous forme de séminaires et de cours magistraux et dans chaque option les matières représentent environ 200 heures regroupées sur seize semaines. Les travaux pratiques, la réalisation des productions, la rédaction du mémoire de fin d’études occupent le reste du temps. Le cursus est complété par un stage de seize semaines sur les 3 ans.

Ces nouveaux équipements vont donc permettre aux élèves d’accroître encore un peu plus leur degré d’expertise sur les outils ad hoc et faciliter leur entrée dans le monde professionnel.

 

Article paru pour la première fois dans Mediakwest #31, p.112. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Classe Egalité des Chances Louis-Lumière, inscriptions ouvertes !

La promotion 2019 de la classe égalité des chances © Audrey Bénard

Lancé en 2012 en partenariat avec la Fondation Culture & Diversité, ce programme vise à accompagner des étudiants boursiers de l’enseignement supérieur vers des études d’excellences dans les secteurs du cinéma, de la photographie et du son. L’ensemble des frais liés à la Classe Egalité des Chances est pris en charge par la Fondation Culture & Diversité.

 

Le dossier de candidature est téléchargeable sur les sites internet de l’ENS Louis-Lumière et sur celui de la Fondation Culture & Diversité. 10,4 % des élèves de la Classe Egalité des Chances qui ont présenté le concours ont intégré l’ENS Louis-Lumière, contre une moyenne nationale de 7,9 %.

 

Critères :

- Être âgé de moins de 27 ans au 1er janvier 2020

- Être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur en Île-de-France à la rentrée 2019-2020

- Être boursier de l’enseignement supérieur

Calendrier :

- Vendredi 1 er mars 2019 : début de l’appel à candidatures

- Jeudi 2 mai 2019: date limite de retour des dossiers de candidatures

- Lundi 10 juin 2019 : résultats d’admission

Après étude de leur dossier de candidature et entretien de motivation, une quinzaine d’étudiants sera sélectionnée par un jury composé de représentants de l’ENS Louis-Lumière et de la Fondation Culture & Diversité.

 

Durée : de juillet 2019 à février 2020

Fréquence : 1 journée en juillet, 1 semaine intensive de remise à niveau à la fin du mois d’août, puis chaque samedi à partir du 7 septembre 2019 (26 séances de 4 heures).

Contenu : accompagnement à la préparation aux épreuves du concours de l’ENS Louis-Lumière. Le programme s’articule autour des trois sections (cinéma, photographie et son) et est lié à l’histoire des arts, aux sciences et aux techniques, à l’analyse (filmique, écoute critique, photo), à la méthodologie et aux sciences de base nécessaires.

La Classe Egalité des Chances a pour vocation d’offrir aux étudiants une méthode et n’est en aucun cas une classe préparatoire au concours.

 

 

Informations complémentaires ici

 

Télépilote forme des pilotes de drones pour la captation audiovisuelle (extrait du compte rendu Satis)

Télépilote forme des pilotes de drones pour la captation audiovisuelle, mais pas que… © Marc Bourhis

Télépilote est un centre de formation au pilotage de drone civil basé près de Thoiry, à l’ouest de Paris. Présent depuis deux ans au Satis, il accompagne de nombreux professionnels de l’audiovisuel qui veulent soit amorcer une reconversion professionnelle en devenant pilotes de drone, soit ajouter une compétence professionnelle à leur arc quand ils sont déjà cadreurs ou chefs opérateurs derrière la caméra lors de prises de vues au sol.

 

Car, même si depuis qu’en juillet 2018, le brevet de pilote de drone est devenu obligatoire pour tous les professionnels qui utilisent ces engins, chez Télépilote on admet à demi-mot que la filière des prises de vues aériennes avec drone commence à être un peu saturée.

D’ailleurs, Télépilote précise volontiers que le brevet de pilote, qui s’acquiert en deux semaines, permet d’exercer également dans d’autres domaines de la prise de vue aérienne.

Chez Télépilote, 60 % des diplômés travaillent dans l’audiovisuel et 40 % dans le survol de chantier ou la surveillance industrielle.

 

Extrait de notre compte-rendu du SATIS 2018 paru pour la première fois dans Mediakwest #30, p.47/69. Abonnez-vous à Mediakwest (5 numéros/an + 1 Hors-Série « Guide du tournage ») pour accéder, dès leur sortie, à nos articles dans leur intégralité.

Réseaux audiovisuels et vidéo IP : quelles formations 2019 à l'IIFA ?

L’IIFA propose ses formations 2019 concernant les réseaux audiovisuels et vidéo IP © DR

En réponse aux bouleversements liés à la transition numérique et IP que traverse le secteur des médias audiovisuels, IIFA avec sa marque Media 180, société de conseil et formation médias, propose des cursus de formation IT/Broadcast éligibles au Compte Personnel Formation (CPF) et finançables par l'AFDAS (offre de branche TPE/PME et stages conventionnés AFDAS).

 

D’une durée de 1 à 15 jours, ces actions permettent de répondre aux attentes des salariés et des entreprises du secteur (TV généralistes et thématiques, TV locales, sociétés de prestation et de production audiovisuelles) afin de renforcer leurs connaissances dans le domaine des infrastructures réseaux/IP en vidéo.
Elles peuvent également être adaptées en intra-entreprise pour les collaborateurs d'une même structure, organisées sur site ou à l'extérieur de l'entreprise, en financement AFDAS.

C’est au total 8 programmes de formations et 4 parcours certifiants qui sont financés par l’Afdas et éligibles au Compte Personnel de Formation (CPF) dans les domaines des réseaux de flux vidéo, de la vidéo IP et de la norme ST 2110.

 

Retrouvez tout le détail des formations…

Offre de branche AFDAS pour les TPE/PME de l’audiovisuel ici

Stages conventionnés AFDAS pour les intermittents ici

Parcours certifiants éligibles au CPF ici 

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