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Hier — 5 décembre 2019Hardware
À partir d’avant-hierHardware

Imagination annonce les chipset graphiques IMG A-Series

Par Pierre Lecourt

Les IMG A-Series comme bouée de sauvetage ? Tant que les iPhones d’Apple employaient des puces PowerVR d’Imagination technologies, la vie était belle pour le concepteur de circuit graphiques. Les rentrées d’argents allaient en s’accroissant d’année en année, Apple faisait un excellent boulot d’optimisation des puces et jouait le rôle de VRP pour la marque auprès des autres solutions ARM.

Et puis, patatras. Apple a annoncé ne plus vouloir employer les produits de la marque et s’intéresser à un développement interne. A la fin du contrat qui liait les deux entités, le ciel s’est écroulé sur la tête d’Imagination. La marque a été mise en vente et la partie graphique s’est remise a travailler d’arrache pied pour se sortir de cette tempête.  Le résultat est de ce travail est désormais annoncé, il s’agit d’une nouvelle gamme de chipsets graphiques baptisés IMG A-Series que la marque décrit comme la plus importante avancée faite dans ce domaine depuis… 15 ans.

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Les IMG A-Series se destinent à une large gamme de produits allant du marché mobile aux tablettes mais également à l’IoT, aux voitures et même aux serveurs. Un large rang d’applications qui s’explique par la promesse de la marque. Proposer 2.5 fois les performances de sa précédente génération de processeur graphique tout en consommant 60% de moins d’énergie !

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La liste des solutions est longue mais IT ne donne pas vraiment de détails sur ces puces, oubliant par exemple de préciser la consommation de chacune :

  • IMG AXT-64-2048 est le plus impressionnant des circuits annoncés avec 2.0 TFLOPS, 64 Gpixels et un circuit AI atteignant 8 TOPS
  • IMG AXT-48-1536 suit dans la gamme mobile avec 1.5 TFLOPS, 48 Gpixels et 6 TOPS
  • IMG AXT-32-1024 pour le marché mobile et l’auto en proposant 1 TFLOPs, 32 Gpixels et 4 TOPS
  • IMG AXT-16-512 se situe sur le même marché et annonce 0.5 TFLOPS, 16 Gpixels et 2 TOPS
  • IMG AXM-8-256 pour des mobiles moyenne gamme avec 0.25 TFLOPS, 8 Gpixels et 1 TOPS
  • IMG AXE-2-16 plus spécialisé dans les TV-Box et autres dérivés d’affichage annonce 16 GFLOPS et 2 Gpixels
  • IMG AXE-1-16 est l’entrée de gamme mobile et dédié au marché IoT avec 16 GFLOPS et 1 Gpixels

La totalité de l’annonce est intéressante avec des produits premium probablement destinés aux serveurs mais des solutions mobiles impressionnantes sur le papier et de l’entrée de gamme pour le marché IoT très capables et compatibles avec des solutions comme Vulkan.

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Bon, évidemment il faut regarder en détail ces chiffres car ils sont nés au fond du cerveau d’une équipe de commerciaux en quête de materiel marketing pour faire revivre la marque. Les résultats des IMG A-Series sont en réalités comparés avec les derniers GPU commercialisés et non pas la génération précédemment annoncée qui n’a pas encore été mise en vente. Cela permet un discours plus spectaculaire mais en réalité le gain est moins important. Il n’empêche que ces nouveau circuits graphiques sont suffisamment importants pour que la marque repense sa stratégie et décide de changer d’appellation en arrêtant sa gamme historique de circuits PowerVR.

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Au passage elle indique que les IMG A-Series seront suivi des B-Series en 2020 qui proposeront jusqu’à 3 TFLOPs de performance. Puis viendront les C et D-Series en 2021 et 2022. Un plan de travail bien avancé qui montre que la marque ne compte plus vivre tranquillement de ses royalties comme au temps de la manne d’Apple.

Reste que le marché s’est considérablement réduit pour ces IMG A-Series : Apple, Qualcomm développent leurs propres circuits. Beaucoup de plus petits concepteurs de SoC ainsi que des géants comme Huawei emploient désormais des solutions signées ARM avec des chipsets Mali devenus également très performants. La liste des acteurs potentiellement intéressés par ces puces devient vraiment très courte : Rockchip ? Mediatek ? AllWinner ? D’autres qui pourraient venir piocher dans le catalogue de la marque si ses prix sont concurrentiels face à ARM ?

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Cela n’empêche pas l’optimisme de briller chez Imagination qui assure que plusieurs puces ont déjà signé l’intégration de ces circuits IMG A-Series et que les premiers appareils sont prévus pour 2020. De quoi amorcer la pompe d’un renouveau pour la marque ? On peut l’espérer car la concurrence a toujours fait du bien sur ce segment.

Source : Imagination Technologies

Imagination annonce les chipset graphiques IMG A-Series © MiniMachines.net. 2019

CyberNUC : Un boitier de NUC en forme de CyberTruck

Par Pierre Lecourt

Le CyberNUC est un châssis en acier inoxydable qui reprend, grossièrement, la forme du CyberTruck de Tesla pour abriter un ordinateur NUC d’Intel. Rien de plus a dire en vérité, si ce n’est que  la rapidité d’exécution de ce nouveau châssis nous renseigne assez bien sur l’effort de design effectué apr Tesla pour son Pick-Up monstrueux.

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Le CyberNUC est compatible avec une vaste gamme de Next Unit of Computing : Les modèles de génération 5 à 10 sont annoncés comme pouvant être intégrés au châssis sans difficultés.

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Le poids total du boitier est de 1 Kg et le NUC s’intègre simplement avec 2 vis.

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L’objet mesure 26.6 cm de long sur 14.9 cm de large et 8.8 cm de haut. Autrement dit il gâche à peut prêt tout l’intérêt de recourir à une solution minimaliste comme un MiniPC. 

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Ah, pour couronner le tout, le CyberNUC coûte tout de même 121€ et ne propose aucune sophistication particulière. Pas de fonctionnement passif, pas d’aération optimisée ou de connectique avantageuse. C’est juste un bête gros boitier sur lequel on visse la machine…

A côté de ça, une marque comme Akasa propose des boîtiers de NUC en aluminium qui permettent de se passer de toute ventilation à bord. Un investissement autrement plus malin que ce gadget.

CyberNUC : Un boitier de NUC en forme de CyberTruck © MiniMachines.net. 2019

Leez LP710 : Une première carte de développement pour Lenovo

Par Pierre Lecourt

Après Nvidia, Intel et Asus, Lenovo est donc un nouvel acteur de poids a s’intéresser au marché de ces cartes de développement avec cette Leez LP710. Un marché de niche qui s’étend tout de même à quelques dizaines de millions de cartes vendues et que la marque aurait tord de bouder.

La Leez LP710 n’a pas vraiment bénéficié d’une communication de la part du constructeur Chinois. A vrai dire si on ne pouvait compter sur la sagacité et le dévouement de CNX-Software, on n’aurait probablement pas entendu parler de cette carte. Jean-Luc Aufranc a en effet débusqué la carte après avoir lu des commentaires sur cette étrange référence. Après une petite enquête il a découvert qu’il s’agissait bien d’une carte et que Leez, en tant qu’entité de Lenovo, l’avait exposée au Mobile World Congress en février dernier.

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Le format de la carte est particulier, elle mesure 8.5 cm sur 8.5 cm, elle est donc différente du format “carte de crédit” des solutions type Raspberry Pi habituelle. A bord on découvre un SoC Rockchip RK3399 six coeurs : 2 Cortex-A72 à 2.0 GHz et 4 Cortex-A53 associés à un chipset graphique Mali-T860MP4. Un SoC très performant autant en 2D qqu’en 3D et en vidéo qui sait piloter diverses distributions Linux et, bien entendu, Android.

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La mémoire vive évoluera de 2 à 4 Go de DDR4 et le stockage sera constitué d’une puce eMMC de 16Go d’une part et d’une extension via un lecteur de cartes MicroSDXC d’autre part.

La Leez LP710 propose une connectique assez classique avec une sortie vidéo HDMI 2.0a et une sortie DisplayPort sur sa prise USB Type-C. Un connecteur MIPI DSI est également présent. La partie audio sera gérée par un port jack 3.5 mm calssique en plus de la sortie numérique portée par le HDMI. On retrouve une sortie Ethernet Gigabit en plus de la puce Wifi5 et Bluetooth 5.0 Ampak AP6256 et une option modem 4G est également possible via un port M.2 et un lecteur de cartes SIM.

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On retrouve un port USB 3, deux USB 2.0, un USB 3.0 Type-C exploitable et un second qui ne servira qu’a alimenter la carte en 5V/3A. Une ribambelle de ports et de broches sont également annoncés : Un MIPI-CSI de 2 x 4 lignes est présent ainsi que les 40 broches habituelles du format d’extension Raspberry. On retrouve donc les GPIO classiques avec deux 3V/1.8V I2C, un 3V UART, un 3V SPI, un SPDIF_TX, jusqu’à huit 3V GPIOs, un I2S 1.8V 8-canaux. Huit broches proposent des éléments a dériver de la carte avec deux USB 2.0 supplémentaires, un bouton de démarrage, un reset et  une LED. Une sortie audio est également disponible.

Debian semble avoir été porté sur la carte Leez LP710 en plus de deux versions d’Android (7.1 et 9.0) ce qui peut en faire une solution d’intégration intéressante. Reste que la carte ne semble pas du tout destinée au marché international mais uniquement proposée en Asie. On la trouve cependant en importation à un tarif assez dissuasif de 128.95€ sur AliExpress. Loin des 55€ de la Orange Pi 4 qui embarque la même puce RockChip RK3399.

Leez LP710 : Une première carte de développement pour Lenovo © MiniMachines.net. 2019

La carte Orange Pi 4 passe au RK3399 avec 4 Go de ram

Par Pierre Lecourt

La dernière carte de développement Orange Pi 4 se négocie à 55€, pour ce tarif on découvre une solution très complète dans un encombrement réduit. La carte mesure 9.1 cm de large pur 5.6 cm de profondeur et emploie un SoC Rockchip RK3399.

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Cette solution ARM est un six coeurs classique dans sa conception composé de deux coeurs ARM Cortex-A72 pouvant atteindre le 2.0 GHz associé à quatre coeurs ARM Cortex-A53. La partie graphique est confiée à une solution ARM Mali-T860mp4.

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La Orange Pi 4 Pro avec le NPU

La carte Orange Pi 4 embarque également 4 Go de mémoire DDR4L et propose un stockage pouvant monter jusqu’à 16 Go de eMMC. Un lecteur de cartes MicroSDXC permettra de compléter cette capacité pour stocker plus de données facilement. Une option baptisée Orange Pi 4B embarque en outre un circuit dédié à l’Intelligence Artificielle Gyrfalcon Lightspeeur 2801A.

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La solution propose dans tous les cas un modem Wifi5 MiMo 2×2 et du Bluetooth 5.0. Pour se faire la solution s’appuie sur un chipset AMPAK AP6256 intégré. La connectique est assez classique avec un port réseau Ethernet Gigabit, une sortie HDMI 2.0, un port USB 3.0 et deux ports USB 2.0, un port USB 3.0 Type-C, un jack pour l’alimentation, un microphone, une prise jack audio 3,5 mm stéréo et les habituels ports camera ainsi que des connecteurs 40 broches classiques. A noter que 24 broches PCIE sont également notées dans la description sans plus d’informations sur la nature exacte de leur rôle.

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La carte propose pour le moment de télécharger des images de distributions Debian et Ubuntu mais pas encore de solution Android.

Source : CNX-Software

La carte Orange Pi 4 passe au RK3399 avec 4 Go de ram © MiniMachines.net. 2019

Burp : Apple finalise le rachat des modems smartphones d’Intel

Par Pierre Lecourt

Quand Intel tentait encore de lutter contre ARM dans la micro mobilité, la marque dépensait des fortunes sur divers segments. En subventionnant à perte ses processeurs Atom d’un côté et en accélérant la recherche et le développement de ses puces de l’autres. C’est ainsi que la branche modem pour smartphone Intel est née.

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Lorsque le fondeur a décidé de lâcher prise et d’abandonner le marché, elle se retrouvait en possession d’une division modems pour mobiles et aucun moyen rapide de la faire fructifier. L’idée de la vendre est alors née rapidement pour pallier au plus pressé même si certains auraient préféré qu’Intel continue de la faire évoluer pour la proposer à divers constructeurs ARM comme une alternative aux solutions Qualcomm, Mediatek ou Huawei. 

Intel a préféré vendre, un bon gros milliard de dollars quand même, cette branche à Apple. Le contrat est désormais validé et la vente effective. Cette branche Intel passe sous le pavillon Apple. Le constructeur à la pomme aura bien évidemment bien plus de facilités a faire fructifier cette nouvelle acquisition en profitant de ce développement pour concevoir ensuite ses propres modems.

Une opération qui permettra a la marque de se distancer encore un peu plus de la concurrence et de ne plus faire appel à un constructeur tiers pour développer ses puces. La certitude également pour le constructeur de iPhones et des iPads de bénéficier d’un support logiciel et materiel parfait.

Intel de son côté s’est bien gardé d’abandonner la totalité de ses options et le constructeur conserve la possibilité de travailler d’autres branches de ce marché. La 5G que la marque travaille déjà avec Mediatek, mais également tout développement pour PC, pour IoT ou pour le marché automobile. Intel se réserve le droit de tout développement différent du marché de la micro mobilité et devrait donc bien proposer un jour ses propres puces pour portables et ultraportables. Même si pour le moment la marque collabore avec un fabricant tiers.

Burp : Apple finalise le rachat des modems smartphones d’Intel © MiniMachines.net. 2019

iCarta : le dock iPod pour les toilettes

Par Pierre Dandumont

Au milieu des années 2000, les constructeurs proposaient tout et n’importe quoi pour l’iPod. Comme l’iCarta : un dévideur de papier toilette capable de jouer de la musique.

En fait, j’ai ce dévideur depuis un moment, mais il n’a jamais été installé (ni testé) pour une bonne raison : je n’avais pas de prise de courant dans mes toilettes. Une situation assez courante qui empêche d’utiliser l’iCarta. Il existe bien une variante avec une batterie et même une Bluetooth, mais le mien a besoin d’une prise de courant. Mais après mon déménagement, je l’ai installé et j’ai trouvé une alimentation compatible (12 V et 1,5 A, du classique). Bon, en réalité, je ne l’ai pas installé parce qu’un fil qui court le long du mur, c’est moche. Mais je l’ai essayé quand même.


La qualité de fabrication est moyenne, et la méthode pour installer le rouleau assez tordue. Il faut déployer les enceintes, ouvrir le support en trois, insérer le tube, placer les encoches dans le bon sens et insérer le tout. Sur le dessus, on trouve trois prises : une entrée audio classique (prise jack 3,5 mm), une prise dock (le connecteur 30 broches) et une prise USB pour un iPod Shuffle. Le connecteur dock gère l’audio de façon classique, en analogique, et ne charge pas les appareils modernes. Si la documentation ne le précise pas, l’alimentation 12 V donne une réponse implicite : il charge avec le mode FireWire. La prise USB est un peu particulière : elle ne fournit pas d’énergie (elle ne charge pas l’iPod Shuffle) et utilise une prise cachée qui permet de récupérer de l’audio analogique. On peut donc utiliser les commandes de l’iPod Shuffle (et son contrôle du volume) comme s’il était relié à des enceintes avec une prise jack.

Avec un iPod Shuffle (et la LED très brillante)


iOS voit juste un connecteur Dock (et pas de charge)


Les commandes

Le son est assez moyen avec les quatre enceintes, mais ça sonorise évidemment sans soucis des toilettes. Quand l’appareil est allumé, il y a du souffle s’il n’y a pas de source connectée. Il y a peu de boutons : un pour allumer, deux pour régler le volume, un pour passer d’une source à une autre. Dans l’absolu, c’est vraiment un gadget sans intérêt, mais si vous voulez de la musique jusque dans vos toilettes, c’est amusant.

Un firmware tiède pour le Raspberry Pi4

Par Pierre Lecourt

Le Raspberry Pi4 apporte beaucoup de nouveautés et d’avancées par rapport à son prédécesseur. La solution est plus rapide, propose une très belle connectique et ouvre la porte à de nouveaux usages. Le soucis est que la chauffe que la puce embarquée génère pose un soucis à l’usage. Les performances retenues en test sont très bonne mais quand on veut vraiment utiliser la carte au quotidien, on s’aperçoit vite que la chaleur dégrade rapidement ses capacités. La carte Throttle et se met en protection en baissant largement sa fréquence.

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Le Pi4 commence a faire des aller-retour de fréquence très rapidement à l’usage

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Le Pi3 est beaucoup plus robuste

Cette baisse de fréquence du SoC permet à la carte d’éviter toute surchauffe et donc tout danger pour ses composants, c’est une pratique classique que connaissent tous les processeurs modernes. Le problème chez Rasperry c’est que la solution se met très – trop – vite en chantier et que les performances de la première minutes d’usage ne se retrouvent finalement jamais dans la durée.

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A gauche le Pi4 en veille, à droite le Pi4 en charge

La décision de sortir une nouvelle version si rapidement explique sans doute le pourquoi de ce phénomène, les équipes sont inévitablement au courant de ce problème puisqu’il affecte toute la production de Pi4 actuelle. C’est d’autant plus visible qu’une mise à jour du firmware de la carte vient d’être proposée afin de réduire sa chauffe. Cela plusieurs mois après son annonce et sa commercialisation puisque la carte a été annoncée et lancée dans la foulée en Juin dernier. Il a donc fallu 5 mois à la fondation pour proposer un firmware corrigeant ce problème. 

On comprend bien que pour le projet lui même, ajouter un dissipateur sur le SoC afin d’améliorer sa dissipation thermique est quelque chose de compliqué. Les quelques euros nécessaires pour son acquisition et sa mise en place en usine sont problématiques pour la fondation. Mais cette mise à jour aurait sans doute mérité d’être autre chose qu’un patch sortant presque une demie année après la commercialisation de la carte. Ce firmware aurait sans doute dû être celui d’origine de l’engin.

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Le dernier firmware Beta de la fondation changement clairement la donne

La fondation publie le résultat de ses propres tests avec ce nouveau firmware pour Pi4. On y découvre une carte bien mieux gérée même si tout n’est pas encore parfait. La consommation de la solution est en baisse, la chauffe est mieux maîtrisée et l’usage correspondra un peu plus à la promesse du changement de SoC opéré.

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Amusant tout de même de voir la fondation publier une astuce concernant l’utilisation de sa carte consistant a la positionner debout pour améliorer sa dissipation naturelle… En effet à plat elle a tendance a emmagasiner la chaleur sous la carte ce qui n’aide pas à son refroidissement. Debout elle profite de la convection et fait beaucoup mieux circuler l’air. Une astuce amusante mais qui ne correspond pas vraiment à l’idée que l’on se fait de ce type de carte et ne colle absolument pas à l’usage d’un boitier officiel…

Pi4 dissipateur alu

La solution à toute cette problématique de chauffe reste néanmoins le montage ou le bricolage plus ou moins honteux pour pallier aux excès de la puce Broadcom. L’ajout d’un dissipateur issu d’un autre appareil donne des résultats assez significatifs comme nous avons pu le voir par le passé. L’utilisation d’un ventilateur sous volté donne également de très bons résultats. Pour ma part j’utilise pour le moment le fameux boitier “alu” qui englobe la totalité de la carte. Les résultats sont très bons même si je comprend parfaitement que dépenser presque 10€ pour dissiper une carte qui en coûte 38 en version de base parait bien cher payé… 

Pour mettre à jour votre Pi4 vers ce nouveau firmware la méthode est assez simple :

Ouvrez un terminal sur la carte et pianotez 

sudo apt update
sudo apt full-upgrade

Redémarrez ensuite le système avec la commande

sudo shutdown - r now

Vous bénéficiez maintenant de ce nouveau firmware pour le Raspberry Pi4.

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Ceci est un boitier de Pi4 qui permet de lui adjoindre un ventilateur 40 mm

Si vous avez une imprimante 3D vous pouvez aller faire un tour sur Thingiverse ou de nombreuses solutions de refroidissement sont présentées comme celle ci-dessus

Un firmware tiède pour le Raspberry Pi4 © MiniMachines.net. 2019

Maxtang VHFP30 : un MiniPC passif sous Ryzen 5 2500U

Par Pierre Lecourt

Le Maxtang VHFP30 est un engin au design très sobre, tout entier tourné vers la dissipation de son processeur intégré qui affiche un TDP de 15 watts. On retrouve donc un châssis en métal anodisé noir, parcouru d’ailettes de dissipation afin de maximiser l’échange thermique enter le métal et l’air ambiant.

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L’engin est pour autant accessible puisqu’il peut s’acquérir aussi bien en barebone sans mémoire ni stockage à partir de 314.17€ ou en version pré-équipées de 8 Go de DDR4 et de 128 à 512 Go de SSD au format M.2 2250 PCIe NVMe. Un emplacement 2.5″ est également disponible pour ajouter au besoin un second SSD SATA 3.0 ou un disque mécanique. 

Le Ryzen 5 2500U offre évidemment des performances intéressantes avec ses 4 coeurs et ses 8 threads sur des fréquences de base de 2 GHz et 3.5 Ghz en Boost. Il embarque surtout un circuit graphique AMD Radeon Vega 8 avec 8 coeurs cadencés à 1.1 GHz.

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La connectique du Maxtang VHFP30 est complète avec sur la partie arrière 4 ports USB 3.0, un DisplayPort et un port HDMI 2.0 pour des affichages UltraHD, deux ports Ethernet Gigabit, deux prises d’antennes amovibles pour piloter la solution Wifi5 intégrée ainsi qu’un module Bluetooth 4.0. On retrouve également un port Kensington lock pour assurer la sécurité du boitier.

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Sur le côté droit on retrouve deux ports USB 3.0, un lecteur de cartes MicroSDXC, deux jacks audio 3.5 mm pour casque et miro et un port USB Type-C. A gauche enfin, un port Série RS-232 est également présent. 

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Difficile de cerner ce produit, la construction a l’air très propre, les photos sont soignées et les descriptions presque parfaites pour leurs produits. Pour autant la page web de Maxtang VHFP30 sur AliExpress n’a que quelques semaines avec une création au 10 Septembre dernier. Avec aucun retour sur les précédentes commandes pour le moment, il est difficile d’avoir la certitude que ces engins aient un bon suivi ou de bonnes finitions. Je vais tenter de rentrer en contact avec le vendeur pour avoir plus d’informations.

A noter que ce Maxtang VHFP30 existe également sous le nom VHKL-30 avec un processeur Intel Core i5-7200U à partir de 478.05€ en version barebone dans un boitier absolument identique. 

A suivre.

Source : FanlessTech

Maxtang VHFP30 : un MiniPC passif sous Ryzen 5 2500U © MiniMachines.net. 2019

Austin Beach : un NUC fanless et renforcé pour l’industrie

Par Pierre Lecourt

L’intérêt d’Intel pour des NUC industriels n’est pas nouveau mais cette gamme Austin Beach change clairement de cap avec une vision nouvelle et autrement plus ambitieuse que les précédentes. Cette minimachine est une sorte de condensé de toutes les bonnes pratiques quand un industriel veut installer un PC et… l’oublier.

NUC DE3815TYKHE

La coque en plastique du NUC DE3815TYKHE

Si Intel a déjà construit des NUC fanless par le passé, ce n’était pas tout à fait les mêmes modèles que cet Austin Beach. On se souvient par exemple du très poétique NUC DE3815TYKHE lancé en 2014 et qui était dépourvu de ventilation. Lui aussi à destination des pros, il se présente comme le premier engin de la gamme NUC dénué de ventilation. Mais cet engin à la coque en plastique visait surtout des installation de kiosque ou autres, son processeur Atom E3815 n’était pas un foudre de guerre et la conception globale de la machine ne reflétait probablement pas le fruit des capacités réelles des ingénieurs de la marque.

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Le large dissipateur en cuivre du NUC Chaco Canyon

En Septembre dernier nous découvrions les NUC NUC8CHK Chaco Canyon, toujours à destination des pros, toujours sans ventilation. Cet engin vise le même public que son ancêtre de 2014 mais étend largement ses capacités et donc le public touché. A bord on découvre un Celeron N3350, 4Go de mémoire et 64 Go de stockage. Pas énorme par rapport à des machines classiques mais l’emballage est solide, l’engin est passif et il est prévu pour tourner 365 jours par an sans discontinuer. Il peut également s’allumer et s’étendre à heures fixe. C’est le genre de bidule que l’on cache dans un faux plafond pour alimenter un écran d’information dans une mairie ou dans un hall d’hôtel.

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Mais le nouveau NUC Austin Beach change clairement de catégorie avec une conception et une intégration autrement plus intéressantes que les machines précédentes. Pour le coup, l’objet ne vise pas uniquement ces rôles de kiosque ou d’affichage numérique mais se destine plus largement à toute l’industrie ayant besoin d’un ordinateur embarqué. L’objet mesure 25.4 cm de large sur 15.2 cm de profondeur pour une épaisseur totale de 3.6 cm.

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Le design est autrement plus robuste que les précédentes propositions de la marque. L’engin est enchâssé dans un boitier en aluminium large mais peu épais qui le protégera des éléments extérieur tout en assurant la dissipation de son processeur. Je devrais écrire de ses processeurs car la solution est très intéressante à ce point de vue. Ce nouveau modèle de NUC est en effet une base qui pourra accepter plusieurs processeurs au travers de la plateforme NUC Compute Element d’Intel. 

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Intel Compute ElementIntel Compute Element

Intel Compute Element

Intel Compute Element c’est un système Compute Card dérivé dans une nouvelle formule. Un minuscule module au format carte de crédit qui contient toutes les entrailles nécessaires à un PC hormis sa connectique. On retrouve donc un processeur bien sûr mais également de la mémoire et du stockage. Ce module se glisse dans un port semblable à un slot de mémoire vive et la carte mère qui l’accueille distribue ensuite différents connecteurs et services : USB, sortie vidéo, port SATA etc.

Grâce à ce système, Intel peut adapter beaucoup plus largement sa proposition au sein d’un unique corps de machine. Le boitier ne change pas mais à l’intérieur les  carte mères peuvent évoluer pour répondre à différents besoins : Augmenter le nombre de sorties vidéos, adapter des ports série, privilégier des gestionnaires de réseau, doubler des lignes USB ou, pourquoi pas, répondre à un cahier des charges sur mesures pour une commande importante. Le boitier sera le même et le client pourra choisir dans la totalité du catalogue de solution Compute Element en terme de performances.

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Les cartes annoncées offrent des capacités assez larges, on retrouve 7 combinaisons de processeur, mémoire et stockage pour le moment. Toutes intégrées dans ce minuscule format dépourvu de ventilation.

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Un ensemble de puces aux performances très variées qui présentent le même TDP de 15 watts avec des possibilités variées de baisser celui-ci – et leurs performances- entre 10 et 12.5 watts. La mémoire vive oscille également suivant les puces pour coller avec leur besoins quand au stockage, si il est fourni par défaut avec les solutions les plus entrée de gamme, il sera a discrétion du client pour les modèles haut de gamme grâce à des éléments externes classiques.

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Les cartes mères accueillant les Compute Element proposent en effet deux slots M.2 2280 pouvant gérer à la fois des SSD PCIe x4 NVMe ou des modèle SATA. De quoi trouver les composants adaptés à son usage. Les solutions proposent par défaut deux sorties HDMI 2.0a, un port Ethernet Gigabit, 3 ports USB 3.1 Gen 2, un port USB 2.0. Une partie du design est prévue pour accueillir des éléments optionnels comme  un second port Ethernet, des ports HDMI supplémentaires ou des USB.

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Ici le boitier propose une extension de ports USB 2.0 et un Ethernet supplémentaire

L’ensemble a beaucoup de sens pour l’industrie, moins pour un PC de particulier évidemment. La pérennité du concept explique sans doute le soin apporté au châssis. Un installateur de solutions de type distributeur qui investira dans ces engins pourra en se basant sur la même structure s’adapter aux besoins de tous ses clients. Un distributeur de base qui n’aura besoin que de piloter une imprimante et de signaler la prise d’une commande pourra se contenter d’une Compute Card basique. Mais si l’industriel venait a vouloir recycler sa machine il pourrait facilement changer sa carte et lui ajouter des ports HDMI pour le transformer en quadruple affichage d’écrans UltraHD pour piloter des extraits vidéo de films dans un hall d’accueil d’un cinéma.

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Les caches ports pour lutter contre la poussière, deux extensions au format port série à droite par défaut

La possibilité de pouvoir modifier les composants internes tout en gardant le même châssis de base est une excellente proposition pour cet Austin Beach, c’est l’assurance d’une grande liberté pour les utilisateurs de ce type de machine. D’autres châssis sont déjà en cours de conception pour Intel, on imagine assez facilement des solutions plus industrielles pour diriger des robots par exemple.

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Ce type de design pourrait évoluer à terme vers des solutions plus grand public. On pourrait alors acheter un système simple à mettre à jour puisqu’il suffirait de changer ce coeur de machine pour faire évoluer l’ensemble de son PC. Un rêve pour de nombreux utilisateurs de minimachines ou de solutions portables pour lequel l’ensemble des composants restera figé jusqu’à la fin de vie de l’engin… ou de sa batterie au nombre de cycles limité.

Sources : Intel et FanlessTech

Austin Beach : un NUC fanless et renforcé pour l’industrie © MiniMachines.net. 2019

Un prototype de Mac du 20e anniversaire sur eBay

Par Pierre Dandumont

Récemment, sur eBay, une personne a essayé de vendre un prototype de Mac du 20e anniversaire. Ce modèle a un truc particulier : des accessoires transparents.

La personne essayait de le vendre 2 000 $, mais la vente a été supprimée. Alors, premièrement, le lecteur de CD ne fonctionne pas. Sur ce genre de machine, ce n’est pas évident à réparer vu le format, même si la mécanique est assez classique. La machine a un sticker qui indique qu’il s’agit d’un prototype sous le caisson de basse Bose, mais le point visible est surtout le clavier et le trackpad transparents. C’est un truc assez habituel dans les prototypes Apple, mais c’est pluttôt sympathique ici. Pour rappel, le clavier et le trackpad peuvent être séparés, et Apple fournissait un cache pour remplacer le trackpad sur le repose-poignet. On peut voir ce dernier sur la première photo.

Le Mac complet


Le sticker qui indique que c’est un prototype


Le clavier transparent


Les guides sous le clavier pour le trackpad

Comment se fabriquer un adaptateur ADB vers P-ADB pour la Pippin avec une Game Gear

Par Pierre Dandumont

Un amateur de jeux rétro s’est posé une question intéressante : comment se fabriquer des adaptateurs P-ADB pour la Pippin ? C’est un sujet que je n’ai pas tellement creusé pour une bonne raison : j’ai déjà des adaptateurs P-ADB vers ADB et ADB vers P-ADB.

Il a fait deux choses intéressantes. Premièrement, il a refait une image qui donne le brochage complet. Le connecteur P-ADB a plus de broches que le connecteur ADB, qui n’en utilise que trois dans le cas de la Pippin.

Le brochage (retrostuff)

Deuxièmement, surtout, il a trouvé une source d’approvisionnement intéressante pour les connecteurs mâles et femelles. Et je me sens bête de ne pas l’avoir remarqué. En effet, le connecteur P-ADB utilise un Hosiden HGC0492… comme le connecteur Gear to Gear de la Game Gear. Oui, le connecteur dont je parle dans cet article, et qui servait à relier deux Game Gear ou à brancher une manette sur la console.

Un câble Master Link avec un adaptateur “breakout”. Il suffit ensuite de rebrancher le tout sur de l’ADB

Il explique comment réutiliser le câble Master Link, et comment récupérer un connecteur femelle sur une console. La dernière partie se concentre sur le pilote pour la variante ADB de la manette, qui se trouve assez facilement. Je testerais à l’occasion, vu que j’ai un adaptateur Master Link.

FAIL : PhoneNET Plus, le PhoneNET plus rapide (ou pas)

Par Pierre Dandumont

Quand j’avais parlé de PhoneNET, il y a un moment, j’avais expliqué que Farallon proposait aussi le PhoneNET Plus, une variante capable de dépasser les 230 kb/s du LocalTalk. Et comme j’ai enfin trouvé deux adaptateurs PhoneNET Plus, j’ai testé.

PhoneNET à gauche, PhoneNET Plus à droite


PhoneNET Plus vs. LocalTalk


PhoneNET Plus

Première étape, avec de simples adaptateurs LocalTalk Apple. Il faut plusieurs minutes (5 minutes et 7 secondes) pour transférer un fichier de 6,8 Mo entre deux Mac (deux PowerPC G3, pour être certain que le disque dur ou le CPU ne limitent pas). Soit un débit de 22 ko/s (177 kb/s). On est assez loin du maximum théorique de 230 kb/s, sans que ce soit ridicule pour l’époque.

Deuxièmement, du PhoneNET. Le fonctionnement est le même : un adaptateur LocalTalk, du câble téléphonique, et une résistance pour fermer le circuit. Le transfert du même fichier prend exactement le même temps : 5 minutes et 7 secondes.

Troisièmement, du PhoneNET Plus. Et par défaut… ça ne change rien. J’ai gagné 3 secondes, mais c’est dans la marge d’erreurs sur un transfert à cette vitesse.

Dans la documentation, ce n’est pas très clair : Farallon indique que les adaptateurs PhoneNET Plus peuvent atteindre 1 Mb/s mais sans indiquer comment. En cherchant un peu, il me semble avoir compris – sans certitude – que les adaptateurs peuvent fonctionner avec FlashTalk. Pour faire simple, le LocalTalk fonctionne avec une fréquence d’horloge issue du Mac, mais il est possible de fournir une fréquence externe (plus élevée) qui permet d’accélérer les transferts. La société TOPS (rachetée par Sun) proposait le FlashBox avec FlashTalk, mais il en existait d’autres comme DaynaTalk. En continuant mes recherches, je suis tombé sur une explication : en gros, FlashTalk s’ajoute derrière AppleTalk et permet de transmettre plus vite tout en gardant la compatibilité. Un système permettait de déterminer si la cible acceptait la vitesse supérieure, au prix d’une saturation sur les petits fichiers.

Farallon dit que c’est plus rapide

Comme j’ai un boîtier FlashBox – mais un seul -, j’ai installé les pilotes FlashTalk, sans succès. Ils ne se chargent pas sans le boîtier et ça ne semble pas fonctionner avec les adaptateurs PhoneNet Plus. Et de ce que j’ai vu, les adaptateurs n’ont pas de source pour l’horloge, donc je ne vois pas bien comment ils peuvent accélérer les débits. Ils acceptent peut-être un signal issu d’un boîtier adapté, mais ça implique la présence d’un autre modèle rapide dans la boucle. Ou alors je n’ai rien compris et il existe une méthode précise pour accélérer les transferts. Dans tous les cas, je n’ai pas réussi à aller plus vite avec les adaptateurs PhoneNET Plus.

Le pilote FlashTalk ne se charge pas

Si quelqu’un a de la documentation ou une explication, ça m’intéresse. Sinon, si je trouve un jour un second boîtier FlashBox, je testerais.

Fetch : un affichage Ferrofluide à base d’Arduino

Par Pierre Lecourt

Prenez un liquide ferrofluide, des contrôleurs Arduino et des electro aimants, mixez le tout, enfermez le dans un joli cadre en bois, écrivez un programme de contrôle de l’ensemble et voilà: vous avez Fetch. Un affichage Ferrofluide au rendu incroyablement étonnant capable de dessiner ou d’afficher un mot, voir de vous permettre de lire l’heure.

 

Fetch1 est le nom de ce travail original, né d’un groupe d’étudiants de l’université d’Oslo qui a eu l’idée et qui a conçu et réalisé cet affichage ferrofluide contrôlés par 252 électro-aimants individuels. Chacun d’entre deux réagissant à la manière d’un pixel sur une surface blanche. Le liquide, comprenant des particules ferromagnétiques et de l’eau saturée en sel, se déplace donc suivant les impulsions des electro aimants. Quand un de ceux-ci est alimenté, il attire le liquide, quand il est éteint il ne l’attire plus. Cette grille de pixels magnétiques peut donc en s’activant et en se désactivant afficher des données.

Le premier prototype du projet

Chaque pixel nécessite donc une alimentation séparée et, mieux encore une alimentation d’une puissance variable de manière à attirer moins de liquide pour plus de finesse d’affichage. Après des heures et des heures d’expérimentations et de tâtonnements, une méthode fonctionnelle est trouvée pour faire fonctionner Fetch. Les Osloïtes ont documenté toutes les étapes de fabrication de leur projet sur leur chaîne Youtube au fur et à mesure de leurs avancées de manière à permettre à tout le monde de refaire le même projet.

Le premier prototype de Fetch est achevé en Août de cette année avec un énorme travail de recherche et de développement pour ces étudiants. Sans compter l’assemblage des composants, la soudure de ceux-ci, le câblage et le code. C’est beaucoup de travail pour un si petit objet. Mais ça fonctionne, c’est concluant.

Fetch

L’étape suivante consiste à améliorer le système pour augmenter la vitesse de traitement des électroaimants de manière à bénéficier d’un rafraîchissement de l’affichage plus grand. Un passage d’une Arduino Mega à une Teensy 3.6 et une optimisation du code plus tard… Le vitesse de traitement augmente de 45000% ! 

Cette augmentation du rafraîchissement de l’action des aimants est indispensable car elle permet de mieux “tenir” le liquide et d’améliorer la “montée” de celui-ci dans l’affichage. Avec un relâchement magnétique trop important, le liquide peut retomber par simple gravité. En augmentant la vitesse, il est beaucoup mieux tenu dans ses déplacements.

Et voilà le travail, l’objet peut afficher toutes sortes de choses à l’écran. tout ce qui peut être lisible sur un affichage de si petite densité : L’heure, la date, la température mais aussi des messages ou des dessins simples. Le rendu est très original et assez magique. Ce fluide qui flotte et qui dessine des formes à l’écran à un côté très organique.

Fetch

Fetch Fetch Fetch

L’ensemble des ressources nécessaires à la réalisation du projet Fetch est documenté en ligne : PCB, fichiers CAD, schémas, codes et informations. Tout est disponible. Les vidéos de leur chaîne sont une vraie mine d’informations également. Pour finir, le groupe d’étudiants a pris comme nom de travail “Applied procrastination” ce qui ne peut être que le signe d’une équipe entièrement dévouée à la tâche.

Fetch : un affichage Ferrofluide à base d’Arduino © MiniMachines.net. 2019

Comment déterminer la version de macOS sans démarrer ?

Par Pierre Dandumont

Une question revient souvent chez les gens qui me contactent : comment connaître la version de macOS installée sur un disque dur ? Le problème peut se poser avec un Mac qui ne démarre pas (mais accessible en mode Target), une sauvegarde Time Machine retrouvée ou un disque dur de backup oublié. Et il existe une solution : un fichier contient la valeur en question.

Si vous avez directement accès au système (par exemple dans le cas d’un clone issu d’un ancien Mac), le fichier se trouve à cet endroit : /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Il s’agit d’un fichier XML que vous pouvez afficher avec Quick Look ou ouvrir dans n’importe quel éditeur de texte. La valeur intéressante va être la ProductVersion, qui indique la version de macOS (10.14.6 si vous êtes sous Mojave, par exemple). Attention, il existe quelques cas ou la version de macOS ne change pas mais la ProductBuildVersion bien.

Dans le cas d’une sauvegarde Time Machine, forcément, le chemin est plus long et va dépendre de votre système. J’ai mis en gras les trois valeurs qui changent forcément en fonction de votre installation.

/Volumes/Nom_du_disque_dur_Time_Machine/Backups.backupdb/Nom_Du_Mac/Latest/Nom_du_SSD_du_Mac
Suivi du même chemin : /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Avec une saucegarde en réseau (type Time Capsule ou NAS), il faudra d’abord ouvrir le fichier Nom_Du_Mac.sparsebundle
Ensuite, ouvrir Backups.backupdb/Nom_Du_Mac/Latest/Nom_du_SSD_du_Mac
Et enfin /System/Library/CoreServices/SystemVersion.plist

Vous ne pourrez évidemment pas coller ce chemin, donc je vous conseille de simplement passer par le Finder. Le dossier Latest reprend assez logiquement la dernière sauvegarde effectuée, mais vous pouvez aller vérifier dans des sauvegardes plus anciennes si vous cherchez un fichier issus d’une version précise de macOS.

L’Amazon Fire TV accueille les services vidéo d’Apple

Par Pierre Dandumont

Récemment, Apple a annoncé Apple TV+… sur l’Amazon Fire TV Stick. Et vu qu’il est en promotion à 25 € (10 € de plus que la dragonne de la télécommande de l’Apple TV), j’en ai commandé un. En temps normal, la version 1080p vaut 40 €.

Le premier contact n’est pas très rassurant. C’est cheap. Le boîtier, format clé HDMI, est correct, la télécommande en plastique semble vraiment légère. Mais Amazon livre les piles, le chargeur, les câbles, un mini câble HDMI, etc. L’installation est assez simple, la télécommande efficace. L’outil d’installation ne propose pas (encore ?) Apple dans la liste par contre.

Le boîtier et sa télécommande

Une fois l’application TV installée depuis le magasin d’Amazon, et une fois le boîtier mis à jour, ça fonctionne assez bien. L’application reprend globalement l’interface de l’Apple TV. Il faut se connecter à son compte Apple avec un clavier “Apple”, différent de celui d’Amazon dans les autres menus. Et là, le drame. Lors de mon premier essai, impossible de me connecter. Une fois (re)mis à jour (comme expliqué), ça passe. Soit en tapant le mot de passe avec la télécommande, soit en utilisant un système à base de QR Code qui renvoie vers le site d’Apple à travers votre smartphone.`

Pas d’Apple TV dans l’installation


Apple TV dans les app’



Mise à jour nécessaire

Une fois que ça fonctionne, l’interface est assez proche de l’Apple TV, mais avec évidemment quelques limites. C’est un peu moins fluide que mon Apple TV « HD » (la v4 de 2015), il n’y a pas AirPlay et Apple ne permet pas l’achat depuis l’application. Il faut effectuer les achats depuis un autre appareil Apple (Apple TV, iPhone, etc.). Par contre, tous les contenus achetés sur iTunes sont disponibles sans soucis, en streaming (pas en téléchargement).

Bienvenue


L’interface


La connexion


Ma page d’accueil


Du contenu acheté il y a longtemps


La recherche


La vieille SD iTunes passe mal


Acheter un film récent ?


Non

En pratique, ça ne remplace pas l’Apple TV, mais ça suffit amplement si vous avez un budget faible. L’interface est bonne, les performances correctes et la majorité des contenus que vous pouvez acheter (ou louer) apparaissent.

Avec Mediatek, Intel revient dans la 5G par la petite porte

Par Pierre Lecourt

Intel et Mediatek vont travailler main dans la main produire des modems 5G à destination des ordinateurs portables PC classiques. Si on connait surtout Mediatek pour ses SoC ARM nombreux et variés, c’est également un fournisseur de puces accessoires assez prisées comme des modules GPS, des solutions pour l’industrie automobile, mais également des solutions très connues sur lesquelles la marque reste dans l’ombre. Peu de particuliers savent, par exemple, que leur enceinte connectée Amazon Alexa est pilotée par une de leurs puces.

Loin de l’image du petit acteur, Mediatek est donc surtout un acteur de l’ombre. Un acteur qui se fait moins connaitre du public qu’un concurrent comme Samsung avec ses Exynos ou aussi et surtout Qualcomm et sa Snapdragon. Le fait qu’Intel ait choisi de s’associer avec Mediatek (et inversement) en dit assez long sur le poids de la marque sur le secteur.

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Avec cette alliance, Mediatek va donc pouvoir proposer des puces modems 5G pour PC. Des solutions qui viendront fonctionner au sein des machines équipées de solutions processeur Intel et qui leur apporteront un contre argument à l’approche de Qualcomm sur ce segment. Le constructeur ARM propose en effet des Snapdragon qui embarquent des modems cellulaires. Cela fait partie de l’offre globale échafaudée par Microsoft sur ce secteur. Avec des puces modem 5G dans la boucle, Intel va pouvoir contrer la solution ARM de Windows dans l’énorme jeu d’échec qui se met en place pour le futur. 

Le contrat passé entre les deux entités est intéressant. Intel ne propose pas ses propres modems, il va adapter les solutions de Mediatek et en particulier le modem Helio M70 de la marque pour qu’il fonctionne parfaitement avec ses puces. Le fondeur veut dresser un cahier des charges correspondant à des profils précis de machines et proposer une solution clé en main aux constructeurs combinant processeur Intel et puce modem 5G Mediatek. L’idée est de fournir un terreau fertile à ces solutions 5G de manière à pouvoir faciliter leur intégration autant matérielle que logicielle. Un travail en amont indispensable pour baisser les coûts et inciter les constructeurs à s’emparer de cette technologie.

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Dell et HP semblent déjà sur les rangs pour proposer cette solution de modems 5G signée Intel-Mediatek dans des portables et ultraportables. Les deux constructeurs sont les premiers à s’être fait connaitre… il faut dire que la distribution réelle de machines ainsi équipées n’est pas vraiment prévue pour demain mais plutôt pensée pour un calendrier débutant au mieux au premier trimestre… 2021. Pas de raisons de se presser, le marché de la 5G est balbutiant et tant que les infrastructures ne seront pas en place, il n’y a aucune raison de se précipiter.

Pour Mediatek l’intérêt est double, d’abord la marque sort un peu de l’ombre avec cette annonce qui pourra avoir des répercussions sur le  grand public et sur ses ventes, ensuite elle met quelques brindilles dans les roues de Qualcomm qui reste un de ses principaux concurrents pour vendre ses propres puces Helio pour Smartphone. Pour Intel, la solution est évidente, elle permet de proposer un des arguments phares des solutions ARM au sein de ses machines tout en mâchant le travail pour ses partenaires afin de rendre la 5G “Intel” plus abordable avec ses puces.

 

Avec Mediatek, Intel revient dans la 5G par la petite porte © MiniMachines.net. 2019

Les bons plans du CyberMonday : 2/12/19

Par Pierre Lecourt

Vous pourrez retrouver toutes les offres du CyberMachin ou post Black Friday sur ces pages :

Sur Amazon
Sur Banggood
Sur Boulanger
Sur Cdiscount
Sur Darty
Sur Electro-Depot
Sur Fnac
Sur GearBest
Sur GeekBuying
Sur Rue Du Commerce

Les bons plans du CyberMonday : 2/12/19 © MiniMachines.net. 2019

Atari repousse la sortie de ses VCS en Crowdfunding à Mars 2020

Par Pierre Lecourt

Prévue sous processeur Bristol Ridge, la Atari VCS a évolué vers une puce Ryzen Embedded… Un changement qui a permis de donner un peu plus de temps à Atari pour la mettre en route. Le calendrier initial démarrait en Mai 2018 avec des tests finaux au troisième trimestre 2018… En Mars, on apprenait qu’en fait les équipes d’Atari n’avaient rien fait d’autre qu’une jolie boite en 3D depuis des mois. Maintenant, c’est aux participants de la première heure, ceux assez dingo pour avoir mis leurs sous dans un projet flexible sur Indiegogo, d’apprendre que le calendrier de leur livraison sera repoussé à Mars prochain. Une bonne année après la date prévue.

2019-11-28 13_45_40-minimachines.netC’est de manière alambiquée que l’information débarque sur la page Indiegogo. Pas  de mention claire d’un report mais l’indication qu’une nouvelle mise à jour externe, sur la page Medium de la marque, sous la forme d’un Questions et Réponses avec Michael Arzt, le “Chief Operating Officer” de la VCS. Et il faut scroller pas mal pour trouver l’info. On apprend alors le décalage de date avec un traitement particulier de l’information : “Atari a toujours choisi de proposer un produit de haute qualité plutôt qu’une date de sortie imposée. C’était vrai au lancement du projet, c’était vrai en Mars 2019 et c’est également vrai aujourd’hui”. Tout ça pour dire que les délais promis ne sont donc pas tenus, les VCS espérées pour cette fin d’année n’arriveront pas avant quelques mois encore.

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Artz se veut rassurant en parlant de semaines et non de mois supplémentaires d’attente. C’est mignon mais je ne sais pas si cela va plaire aux gens qui ont fait confiance en la marque.

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Pour rappel, la promesse initiale était une livraison pour les participants à la campagne Indiegogo pour le second trimestre 2019 qui se transforme en second trimestre 2020. Elle avait ensuite annoncé une livraison en fin d’année 2019 au final puis l’avait repoussée à Mars 2020, soit trois mois plus tard. Ce changement de date peut effectivement se compter en semaines mais si on les additionne toutes, cela fait bien des mois d’attente supplémentaires.

Pourquoi pas, après tout cela arrive dans ce genre d’expérience. Surtout quand on lance une campagne de ce type en ayant en interne aucun ingénieur expérimenté en électronique et que ses supers partenaires se font la malle au fur et à mesure à force de ne pas être payés. Une chose est sûre, chaque mois qui passe rend la solution moins performante face au marché. Son obsolescence a été un peu rattrapée avec l’arrivée d’un processeur Ryzen Embedded puis avec l’ajout d’un port M.2 pour étendre les 32 Go eMMC mais plus le temps passe et plus le matériel vieillit. 

ATARI VCS

Avec une concurrence qui se met en place de plus en plus férocement sur le streaming de jeu qui rendra obsolète les machines n’ayant pas de capacités spécifiques en interne en permettant à n’importe quel engin, même à 30€ comme une Chromecast, de lancer des jeux de qualité. Avec des prix de composants qui s’ajustent à la baisse, l’offre d’Atari devient de moins en moins intéressante à mesure que le temps passe. Et surtout elle n’apporte rien de plus que ce qu’un PC classique peut faire. Atari promet une interface Linux optimisée, des exclusivités en jeu mais ne montre rien. Leur dernière annonce consiste à dire que des jeux rétro qui seront disponibles en streaming via un service Antstream payant et non exclusif, jeux que tout le monde va retrouver sur son PC ou son smartphone en s’abonnant simplement en quelques clics.

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Je reste sur mon pari initial, la VCS sortira bien un jour, elle sera livrée et… Ce sera tout. Quand on voit l’implication de la marque pour ce projet, sa lenteur, ses reports… Je doute franchement de son futur post commercialisation. 

Atari repousse la sortie de ses VCS en Crowdfunding à Mars 2020 © MiniMachines.net. 2019

Valve stoppe la production de sa manette Steam Controller

Par Pierre Lecourt

J’ai adoré le concept et la réalisation proposée par Valve avec cette Steam Controller. L’objet est bien construit, original et propose une interface différente de tout ce qui a été fait. C’est cette différence qui a été l’atout majeur de cette solution mais probablement également la raison de son échec.

Steam Controller

Le premier prototype de la manette présenté en 2013

La manette a été annoncée en 2013 et a connu un de ces développements très médiatisés à faire pâlir de jalousie les romans photos les plus longs de l’histoire. Au gré des annonces de son évolution logicielle et matérielle, elle était largement connue avant sa commercialisation en 2015. Il faut dire que c’était la partie visible de l’offre Steam Machine et que Valve devait motiver ses troupes pour se lancer sur ce segment difficile du système d’exploitation de jeu.

Et ça a fait Pshit. La manette est bien sortie et tenait ses promesses avec une nouvelle façon de fonctionner. Une grande zone tactile et circulaire pour le pouce droit, une finition irréprochable et un touché agréable. Elle devait compenser un problème ergonomique sur grand écran dans le salon. Proposer une interface permettant de piloter tranquillement son écran de télé depuis son canapé avec des jeux pensés avant tout pour le couple clavier/souris.

L’industrie du jeu en a finalement décidé autrement en proposant non pas d’adapter ses titres au nouveau produit mais plutôt de les modifier afin de les faire dériver de plus en plus vers le monde des consoles. Pourquoi travailler à adapter un titre pour profiter d’une unique manette sur le marché quand il est possible de modifier son titre pour qu’il soit joué sur des millions de PS4 ou XBox One ? Les jeux présentés en 2013 pour mettre en avant les capacités de la manette à gérer les titres PC sur grand écran sans clavier comme Civilisation V ne tournaient que sur PC. Civilisation VI vient de débarquer sur, Switch, PS4 et XBox One…

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Valve arrête donc la production de ses Steam controller mais n’arrête pas de faire des affaires pour autant. La manette a été proposée à l’achat directement sur leur site pour 5.5€. Une bonne affaire ? Oui et non. Si l’objet a été effectivement vendu fort peu cher, il l’était à la pièce uniquement et chaque commande devait subir des frais de ports de 10€ pièce… Soit 15.5€ en tout pour une manette. 31€ pour deux… Difficile de savoir si l’offre a eu du succès, la manette est désormais en rupture de stock mondiale mais on ne sait pas combien il en restait en stock au moment de l’achat…

Valve stoppe la production de sa manette Steam Controller © MiniMachines.net. 2019

Un prototype de Macintosh « Twiggy » en vente

Par Pierre Dandumont

Le 4 décembre, un Macintosh un peu particulier sera proposé aux enchères : un modèle avec un lecteur de disquettes Twiggy. Il utilisait donc un lecteur de disquettes 5,25 pouces (comme les premiers Lisa) au lieu du lecteur de disquettes 3,5 pouces de la version finale.

Les disquettes 5,25 pouces stockaient plus de données (872 ko) mais étaient plus grosses et – surtout – le lecteur n’était pas fiable. Donc Apple est finalement passé sur un format compact avec seulement 400 ko d’espace. Le Mac en vente vient de chez Encore Systems, la société qui a développé MacWrite avant la sortie du Mac. Le prototype est livré avec un clavier et une souris, et il fonctionne. Il ne reste visiblement que deux modèles de ce type dans le monde, car Steve Jobs – après le passage sur une mécanique Sony – aurait fait détruire les exemplaires existants. L’estimation du prix de cette machine se situe entre 110 000 et 160 000 €.

Le Mac





MediaTek Dimensity 1000 : Un SoC ARM 5G et Wifi6 pour 2020

Par Pierre Lecourt

Gravé en 7 nanomètres, ce nouveau SoC MediaTek Dimensity 1000 est construit de manière assez habituelle dans le monde ARM. Il s’agit d’une solution bigLITTLE classique composée de quatre cœurs ARM Cortex-A77 cadencés à 2.6 GHz qui joueront le rôle de processeurs performants et de quatre autres cœurs Cortex-A55 cadencés à 2 GHz tout de même qui se chargeront des tâches moins gourmandes pour économiser la batterie.

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La partie graphique du MediaTek Dimensity 1000 sera confiée à un circuit ARM Mali-G77 9 coeurs qui devrait largement assurer les services demandés à une machine Android actuelle. Le soc sera capable de prendre en charge des écrans FHD+ à des fréquences de rafraîchissement pouvant atteindre les 120 Hz. La puce pourra également prendre en charge les écrans en 2K en 90 Hz. La décompression vidéo sera assurée matériellement avec, par exemple, la prise en charge du codec AV1 en UltraHD à 60 images par seconde.

La puce proposera, en outre, un circuit dédié à l’IA de la marque avec le MediaTek AI Processing Unit qui annonce 4.5 TOPS de performance en calcul et pour finir un circuit 5-core Imagiq+ de traitement d’image. Un vrai couteau suisse de cœurs et de circuits dédiés pour tout faire : Aussi bien de la 3D que de l’affichage à haute fréquence, de la décompression de vidéo ou de la reconnaissance d’empreintes.
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Mais ce qui fait la vraie nouveauté de ce SoC, c’est également les éléments annexes comme ses modems. Mediatek  annonce la possibilité de piloter des réseaux 5G et pourra piloter deux cartes SIM à ce format. Le modem agrégera les capacités de 2 fournisseurs pour des débits maximum de 4.7 Gbps en download et 2.3 Gbps en upload… Dans les meilleures conditions possibles en 5G. Les réseaux 4G seront évidemment également compatibles et gérées par la puce. Le module Wifi embarqué sera un Wifi6 ou 802.11ax et l’ensemble sera compatible avec la norme Bluetooth 5.1+ et fournira même la FM.

La solution pourra piloter des capteurs d’images performants avec la prise en charge de solutions 80 mégapixels pouvant atteindre 24 images par seconde ainsi que des propositions mixant plusieurs capteurs. En mode prise de vue, la puce profitera de son unité de calcul d’Intelligence Artificielle pour seconder le photographe et améliorer l’image. Il pourra prendre en charge l’autofocus, la balance des blancs, l’exposition, les fonctions HDR ou celles permettant de réduire le bruit en post traitement. Il s’occupera également de gérer les vidéos HDR. 

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Prévu pour le premier trimestre 2020, ce nouveau SoC a donc beaucoup d’éléments pour lui sur le papier. Le MediaTek Dimensity 1000 devrait évidemment débarquer avant tout dans des smartphones haut de gamme et ne sera probablement pas aussi bon marché que les autres solutions de la marque. On peut imaginer un prix en deçà des ténors du secteur mais il faudra tout de même assurer les frais liés à la recherche et au développement de la puce, sa probable grande difficulté de conception et les frais liés aux royalties de toutes les technologies embarquées. Pas de miracles donc, si certains produits sortent en début d’année 2020 avec cette puce, ils ne seront pas donnés. On peut néanmoins s’attendre à ce que ces puces subissent une plus forte et rapide et érosion de leurs tarifs au fur et à mesure que la concurrence se positionne sur ce même créneau. Mediatek est également connue pour son ouverture avec d’autres fabricants que les majors de la téléphonie. On peut espérer que la marque ouvre ce circuit à d’autres machines. Pourquoi pas des tablettes ou des TV-Box si la marque décide d’en faire une version “light” sans 5G pour amortir plus facilement son développement ?

Source : Mediatek

MediaTek Dimensity 1000 : Un SoC ARM 5G et Wifi6 pour 2020 © MiniMachines.net. 2019

La gamme Intel NUC 10 est désormais officielle

Par Pierre Lecourt

La gamme NUC 10 ou Frost Canyon est finalement très large puisque la marque continue de présenter à la fois des barebones mais également des machines complètes  avec ou sans système d’exploitation. Tout cela donne un énorme panel de possibilités.

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On retrouve pour commencer les NUC10i7FNH et NUC10i7FNK qui sont les “kits” de la gamme ou les barebones à peupler de mémoire et de stockage pour fonctionner. Viennent ensuite les NUC10i7FNHA, NUC10i7FNJA et NUC10i7NKPA destinés respectivement aux marchés US, International et Européen. Deux autres modèles visent le marché chinois.

Sur tous ces NUC 10 Core i7-10710U, on retrouvera la même base de puce pouvant aller jusqu’au Core i7, deux supports SoDIMM DDR4 équipés ou non de 8 à 16 Go de mémoire et des stockages variés sur les slots disponibles, à savoir des M.2 2242 ou M.2 2280 avec ou sans support 2.5″ suivant les modèles. Les versions Européennes seront équipées au choix de 256 Go de SSD PCIe NVMe ou d’un mélange de 16 Go de solution de cache Optane associé à un disque mécanique de 1 To en SATA 3.0. Toutes deux semblent limitées à 8 Go de DDR4 par défaut pour les modèles complets livrés avec Windows 10 Home.

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On retrouve ensuite les NUC 10 Core i5-10510U qui conservent évidemment beaucoup de caractéristiques des modèles précédents. Quelques changements sur les équipements annexes sont toutefois à noter. Par exemple, la présence d’un montant maximal de 8 Go de DDR4 sur les 2 slots SoDIMM disponible. Ou la disparition de l’option Optane au profit d’un duo de 256 Go de SSD M.2 PCIe NVMe et d’un disque mécanique de 1 To en SATA 3.0.

Ces modèles portent les doux noms de NUC10i5FNH et NUC10i5FNK pour les versions barebones, NUC10i5FNHJ, NUC10i5FNHJA, NUC10i5FNHCA et NUC10i5FNKPA.

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Enfin, on découvre les NUC10i3FNH, NUC10i3FNK en barebones sous Core i3-10110U et les NUC10i3FNHJA et NUC10i3FNHFA en versions complètes. On aura droit ici à moins de modèles et des choix par défaut différents. Les deux supports SoDIMM sont toujours bien présents mais peuplés de 4 à 8 Go de DDR4 au maximum. Le stockage des versions complètes se fera sur une solution hybride Optane 16 Go et 1 To SATA 3.0. Les slots M.22×42/80 et l’emplacement 2.5″ sont donc présents et permettront ici comme sur toute la gamme NUC 10 de faire évoluer sa machine.

Sur toutes ces machines, on retrouvera des composants communs liés à la génération de la puce. On pourra donc compter sur la présence d’un port Thunderbolt 3, d’une sortie vidéo HDMI 2.0a et d’un USB Type-C avec toutes ses fonctionnalités. Tous les NUC 10 pourront donc piloter 3 écrans UltraHD. On retrouvera également 4 ports USB 3.1 et un port Ethernet Gigabit. Réseau qui sera complété par un Wifi6 AX200 2×2 (802.11ax) et du Bluetooth 5.0. 

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A noter également la présence d’un lecteur de cartes SDXC avec une compatibilité UHS-II1 Les formats seront classiques avec 11.7 cm sur 11.2 cm de côté pour 5.1 cm d’épaisseur pour les versions avec emplacement 2.5″ ou 3.8 cm d’épaisseur pour les versions sans. L’ensemble des machines d’Intel sera garanti 3 ans par la marque, c’est à dire une année supplémentaire par rapport à la garantie légale de conformité.

Pour plus d’informations sur les entrailles de ces machines, vous pouvez regarder la série d’images de ces NUC Frost Canyon déjà publiée.

Source : Intel via Fanlesstech

La gamme Intel NUC 10 est désormais officielle © MiniMachines.net. 2019

Huawei Matebook D, AMD ou Intel au choix en 14 et 15 pouces

Par Pierre Lecourt

Parce que le Donald avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour mettre des bâtons dans les roues de Huawei et demandé à ce qu’aucun acteur US ne travaille avec la marque sous peine de lourdes amendes. L’avenir du segment entier qu’était la branche informatique PC du constructeur semblait compromise. Aujourd’hui, Microsoft a obtenu une autorisation pour continuer à vendre ses licences à Huawei du gouvernement américain. Et cela  change évidemment la donne.

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Les Huawei Mate D 14 et Huawei Mate D 15 sont donc officiellement de sortie et les deux auront à leur bord une version de Windows 10 tout à fait légale lorsqu’ils débarqueront sur le marché Chinois dans quelques semaines. Si, pour le moment, aucun mot n’a filtré sur une éventuelle commercialisation en Europe, rien n’empêche techniquement le constructeur de proposer ces engins chez nous.

Les deux diagonales seront équipées de la même manière et, à vrai dire, il est fort probable qu’il s’agisse exactement du même matériel emballé dans deux châssis différents. Le constructeur emploie un mélange d’aluminium et de Mylar pour construire l’engin. On retrouvera cinq configurations quasi identiques qu’il s’agisse du Matebook D 14 ou 15. Deux solutions sous AMD pour commencer avec un processeur Ryzen 5 3500U dans les deux cas mais le premier proposant 8 Go de mémoire vive et 512 Go de SSD. Le second embarque le même processeur et le même stockage mais passe à 16 Go de mémoire vive. 

Les trois versions Intel sont déclinées autour de deux puces. Un Intel Core i5-10210U associé à une GeForce MX 250 de Nvidia servira de base à deux machines. La première proposera 8 Go de mémoire vive et 256 Go de SSD associé à un disque mécanique de 1 To. La seconde reprendra la même base mais passera, là encore, à 16 Go de mémoire.

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Enfin la dernière version proposera un Intel Core i7-10510U toujours accompagné d’un chipset Nvidia GeForce MX 250 avec 16 Go de RAM et le  duo 256 Go SSD et 1 To de disque dur. On imagine que les Huawei Matebook D ont tout le temps d’évoluer et que d’autres modèles pourront sortir à terme.

On récapitule :

Huawei MateBook D 14 sous processeur AMD

AMD Ryzen 5 3500U – 8 Go RAM – 512 Go SSD – 3999 Yuans / 516€
AMD Ryzen 5 3500U – 16 Go RAM – 512 Go SSD – 4999 Yuans / 645€1

Huawei MateBook D 14 sous processeur Intel

Intel Core i5-10210U – Nvidia MX250 – 8 Go RAM – 512 Go SSD – 5199 Yuans / 670€
Intel Core i5-10210U – Nvidia MX250 – 16 Go RAM – 512 Go SSD – 5499 Yuans / 709€ 2
Intel Core i7-10510U – Nvidia MX250 – 16 Go RAM – 512 Go SSD – 6499 Yuans / 838€

Huawei MateBook D 15 sous processeur AMD

AMD Ryzen 5 3500U – 8 Go RAM – 256 Go SSD – 1 To HDD – 3999 Yuans / 516€
AMD Ryzen 5 3500U – 16 Go RAM – 256 Go SSD – 1 To HDD – 4999 Yuans / 645€

Huawei MateBook D 15 sous processeur Intel

Intel Core i5-10210U – Nvidia MX250 – 8 Go RAM – 256 Go SSD – 1 To HDD – 5299 Yuans / 683€
Intel Core i5-10210U – Nvidia MX250 – 16 Go RAM – 256 Go SSD – 1 To HDD – 5599 Yuans / 722€
Intel Core i7-10510U – Nvidia MX250 – 16 Go RAM – 256 Go SSD – 1 To HDD – 6599 Yuans / 851€

Pour le reste, les engins sont très semblables, le Matebook D 15 mesure 22.99 cm de profondeur et 25.78 cm de largeur. il mesure 16.9 mm d’épaisseur et pèse 1.62 Kg. Le modèle 14″ mesure 21.48 cm de profondeur pour 32.25 cm de largeur et 15.9 mm d’épaisseur. Il pèse 1.38 Kg.

Le reste est à peu près identique entre les engins avec un affichage IPS en FullHD dans les deux cas, la marque indique une luminosité de 250 nits. Les précédents modèles étaient très confortables en terme d’affichage on peut espérer que ces nouveaux modèles suivent la même voie.

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On retrouve un clavier Chiclet rétro éclairé bien distribué et que l’on peut espérer en AZERTY en France, un lecteur d’empreintes digitales et une paire d’enceintes stéréo.

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On pourra même profiter de cette particularité des machines de la marque puisque le Matebook D propose sa fameuse webcam cachée sous une touche de clavier. Un gadget pas forcément formidable d’un point de vue usage puisque ce genre de solution filme dans un angle parfois étrange. Mais c’est ce qui permet à la marque de proposer un écran très compact en rognant la bordure supérieure de l’engin.

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La connectique est quasi commune avec, pour les deux engins, un port USB 3.0 Type-A, un port USB 2.0 Type-A, un port USB Type-C, une sortie HDMI et une prise audio 3.5 mm combinant sortie casque et entrée micro.

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Le modèle 15.6″ propose non pas une mais deux prises USB 2.0… Étonnant de voir une marque comme Huawei implanter deux ports à ce format dans un engin de ce type à la toute fin 2019. Le recours à de l’USB 3.0 semblerait plus logique. Un module Wifi5 et un Bluetooth 5.0 sont communs aux deux modèles, un choix étrange d’ailleurs puisque les puces Intel Comet Lake U employées embarquent une solution Wifi6 de base… A noter que les modèles 14″ sont équipés de batteries de 42 Wh contre une 56 Wh pour le modèle 15″, les deux modèles se rechargent en USB C grâce à un adaptateur 65 watts.

 

Huawei Matebook D, AMD ou Intel au choix en 14 et 15 pouces © MiniMachines.net. 2019

Canard PC Hardware (hors-série) 13 est en kiosque : Montez votre PC

Par Pierre Dandumont

Comme d’habitude, un petit post pour vous parler de mon vrai travail. Le dernier hors-série de Canard PC Hardware, l’édition 2020 de « Monter son PC », est en kiosque.

Dans ce magazine, vous apprendrez à monter un PC (si). Nous vous conseillons le matériel à acheter et les pièges à éviter avant le montage, mais aussi les erreurs qui peuvent survenir après le montage. La partie principale, dans laquelle vous verrez mes mains, se concentre sur le montage, avec différents types de processeurs, système de refroidissements, périphériques de stockage, etc. Nous avons essayé d’être assez exhaustif sur les différents types de composants modernes. Dans la fin, il y a quelques pages sur les réglages de l’UEFI, l’installation de Windows 10 et l’installation de GNU/Linux. Désolé, ça ne parle pas de macOS dans ce magazine mais si vous montez un hackintosh, ça peut servir tout de même.

Vous trouverez un peu plus de détails sur le site, et le magazine est en kiosque pour 6,9 €. Et si jamais vous n’êtes pas en France ou que vous ne le trouvez pas, il est aussi sur la boutique.

SxS : les cartes mémoire ExpressCard de Sony et Sandisk

Par Pierre Dandumont

Connaissez-vous les cartes SxS ? Il s’agit d’un format de cartes mémoire professionnelles, lancé par Sony et Sandisk en 2007. Elles s’utilisent essentiellement dans des caméras haut de gamme, pour filmer en 2K puis en 4K. Et le format physique rend les cartes compatibles avec les emplacements ExpressCard classiques (/34).

Les cartes utilisent l’interface PCI-Express des ExpressCard, avec un débit maximal qui va dépendre de la génération de la carte. Les premières annoncent 800 Mb/s (~100 Mo/s) avec une inter(face PCI-Express 1.1 (2,5 Gb/s). Les dernières montent à ~1 Go/s, soit le débit maximal d’une interface PCI-Express 3.0. D’un point de vue pratique, il est plus intéressant d’avoir un lecteur externe en Thunderbolt ou un ordinateur avec de l’ExpressCard que de se reposer sur un lecteur USB Sony, assez onéreux.

La carte de 32 Go

Pour le test, j’ai une carte de 32 Go qui utilise une interface PCI-Express 2.0, soit ~5 Gb/s au maximum. La carte de 32 Go atteint officiellement 440 Mo/s en lecture et 110 Mo/s en écriture (les versions de plus grande capacité sont plus rapides). Elle est arrivée formatée en UDF avec des données dessus (les joies d’eBay). Travailler avec du SxS nécessite au moins un pilote : celui qui permet de lire les cartes dans un emplacement ExpressCard. Il fonctionne avec un Mac doté d’un connecteur ExpressCard natif (quelques MacBook Pro) ou avec un adaptateur. J’ai les deux à la maison : un MacBook Pro 17 pouces de 2009 sous El Capitan et un adaptateur Thunderbolt vers ExpressCard de chez Sonnet. Comme les cartes sont formatées en UDF, il faut aussi éventuellement un second pilote. Eventuellement parce que les cartes ne sont pas nécessairement formatées en UDF, et parce que macOS peut lire l’UDF, mais pas écrire.

Sur un vieux Mac : 2,5 Gb/s


Sur un récent : 5 Gb/s


L’outil de réglages de Sony

Premier test, donc, dans un MacBook Pro de 2009 avec un connecteur ExpressCard en PCI-Express 1.1 (2,5 Gb/s, soit 250 Mo/s au maximum). Par défaut, la carte est en lecture seule, l’installation du pilote de Sony permet l’écriture. Les performances semblent faussées avec le logiciel que j’utilise habituellement : il indique ~80 Mo/s en écriture (faible, mais pas illogique) et 1 400 Mo/s en lecture. Une valeur qui indique un cache en RAM ou une erreur. La copie réelle d’un fichier de ~1,8 Go prend environ 18 secondes dans le Finder, donc un petit 100 Mo/s.

Des valeurs incohérentes


Des valeurs plus cohérentes


Une jolie erreur

Second test, avec un Sonnet Echo ExpressCard Pro en Thunderbolt. La version Pro fonctionne en PCI-Express 2.0 (5 Gb/s), donc offre normalement de meilleures performances. Mais j’ai eu des soucis avec ma carte : elle a perdu des données, elle n’était pas reconnue dans tous les cas… et elle semble défectueuse. En eXFAT, j’obtiens 40 Mo/s en écriture et 190 Mo/s en lecture avant une erreur sur la première machine, contre ~350 Mo/s en lecture sur le lecteur Thunderbolt. Du coup, je n’ai pas grand chose d’autre à dire : si l’interface est rapide, les cartes restent assez imposantes et l’obligation d’utiliser un pilote reste une contrainte importante.

Et si le Livre de Lulu pour Pippin était sorti en France ?

Par Pierre Dandumont

J’ai déjà parlé du titre le livre de Lulu, un jeux Pippin développé par des Français. Je me demandais s’il était vraiment sorti, car la seule copie que je connaissais jusqu’à maintenant venait directement d’un des développeurs. Et j’ai eu une surprise récemment : un lecteur a trouvé le CD en version Pippin dans une boîte française du jeu (dans les commentaires, ici).

Sa copie a été achetée à l’époque à la FNAC (donc en France), et il s’agit du « nouveau coffret », qui est dans une boite carrée. Il a trouvé deux CD dans la boîte : la version classique et la version Pippin (et Mac), avec son manuel. Visuellement, le disque ressemble à la version que j’ai testé.

MAJ : il m’a indiqué que si le coffret vient de France à l’origine, il a été acheté ensuite au Japon, et donc le CD pour Pippin n’était probablement pas dedans à l’origine.

On trouve de temps en temps la première édition, qui est livrée avec un autre CD-ROM (qui ne contient pas la version Pippin, donc). Il existe aussi une version japonaise pour Mac et PC qui – elle non plus – ne contient pas la version Pippin. Du coup, si vous avez la version en question (ou un endroit ou la trouver sans sortir des dizaines d’euros), ça m’intéresse.

La version japonaise Pippin



Le CD pour Pippin


La version française “nouvelle” (merci Alexandre)



Pas de Pippin (mais le CD Pippin en plus)


La première VF



Pas de Pippin


La version japonaise



Le CD japonais sans Pippin

Asrock Mars : des nettops évolutifs jusqu’au Core i5-8265U

Par Pierre Lecourt

0.74 litres, le format des Asrpck Mars Series est très compact. Avec 18.1 cm de large pour 15 cm de profondeur et 2.6 cm d’épaisseur, ces machines sont parmi les plus discrètes du marché. Et pourtant, elles offrent un assez large panel de possibilités.

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Si les Asrock Mars sont baptisés Series par la marque c’est parce qu’il ne s’agit pas uniquement d’une machine mais d’une famille d’engins déclinés autour du même châssis. Trois processeurs Whiskey Lake différents sont ainsi annoncés :

Le Asrock Mars C4205U tourne sous Celeron 4205U qui est un double coeur et double threads cadencé à 1.8 GHz avec 2 Mo de cache et un circuit graphique Intel UHD 610 pour un TDP de 15 watts. 

Le Asrock Mars i3-8145U qui embarque un Core i3-8145U toujours en double coeurs mais avec quatre threads et des fréquences allant de 2.10 à 3.90GHz et 4 Mo de cache. Toujours dans une enveloppe thermique de 15 watts, il propose un circuit graphique UHD 620.  

Enfin, le Asrock Mars i5-8265U propose un quadruple coeurs et octuple threads, le Core i5-8265U. Cette puce tourne de 1.6 à 3.9 GHz avec 6 Mo de cache et un circuit graphique UHD 620. Elle aussi est dans une enveloppe thermique de 15 watts.

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Pour refroidir ces puces, Asrock propose un ventilateur maison propriétaire qui coiffe un dissipateur. Les puces sont soudées aux carte mères et il n’y aura aucune évolutivité sur ce poste. La mémoire vive pourra par contre grimper jusqu’à 32 Go de DDR4 grâce à deux emplacements SoDimm double canal. Le stockage enfin comporte un port M.2 2280 PCie NVMe Gen3 et un emplacement SATA 3 au format 2.5″ pour un SSD ou un disque dur. Pour chaque machine donc, il y aura la possibilité de proposer un large panel de capacités en mémoire  et en stockage.

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Le reste des Asrock Mars Series est bon, avec un ensemble de connecteurs assez riche : On retrouve ainsi un port USB Type-C 3.2 Gen1, deux USB 3.2 Gen 1 Type-A et  deux USB 2.0 en façade en plus d’un lecteur de cartes SDXC et du bouton de démarrage. A l’arrière, deux ports USB 3.2 Gen1 Typ-A supplémentaires, un port HDMI, un VGA et un Ethernet Gigabit se disputent l’espace avec deux prises jack audio 3.5 mm casque et micro. Un port antivol type Kensington Lock est également présent. Enfin, dans l’engin, un port M.2 2230 permet d’ajouter un classique module Wifi + Bluetooth.

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Livré avec un support VESA, le nettop se positionne sur le même segment que les machines qui existaient à la grande époque des netbooks. Si le segment n’a jamais vraiment disparu du marché, il s’était largement détourné de sa cible d’origine qui étaient les particuliers pour s’orienter sur des solutions professionnelles : PC de caisses, point d’accès, solutions d’affichages et autres équipements d’automates ou de machines outils. Cette gamme propose un bon rapport de performances part rapport à son encombrement et pourra sans problème venir équiper un poste de travail bureautique ou de surf. Une solution compacte et discrète en plus d’être évolutive pour une foule d’usages.

Reste à connaitre le prix de ces machines et leur circuit de distribution.

Source : Fanlesstech

 

Asrock Mars : des nettops évolutifs jusqu’au Core i5-8265U © MiniMachines.net. 2019

Remote Play Together : un système de jeu local… à distance

Par Pierre Lecourt

Quoi de plus triste qu’une partie d’Overcooked, Cuphead ou de TowerFall en local sans copains sur lequel se lamenter ou se moquer ? Pour remédier à ce problème, le Remote Play Together propose une solution de connexion locale… à distance.

Les jeux qui ne supportent que le multijoueurs en local sont rares mais certains résistent à tout portage sur Internet. c’est le cas de nombreux jeux coopératifs où on peut partager la vision d’un même écran sans soucis. Avec Remote Play Together, vous pourrez partager un jeu de ce type à distance.

Utilisable au travers de la plateforme Steam, cette nouvelle fonctionnalité permet même de partager sa configuration clavier et de jouer sur PC ou sur smartphone/tablette via l’application de la marque. Mieux encore, il sera possible de ne pas avoir à acheter le jeu de chaque côté de la connexion. Comme sur le canapé où un joueur invite les autres à jouer, la fonction permettra de n’avoir qu’un seul joueur ayant payé la licence du jeu pour que tous puissent y jouer.

Celui qui initialise la partie devra posséder la licence et hébergera la partie sur son PC. Les autres se connecteront sur sa machine à distance de la même façon que l’on partage un jeu multi joueurs en ligne classique. 

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Steam propose une liste de promo pour le lancement de cette fonction.

Il va de soit que le PC qui héberge la connexion devra disposer d’une excellente connexion internet à la fois en débit et en stabilité. Non seulement il héberge le jeu mais ils distribuera également la vidéo du jeu affiché puisque les autres joueurs n’auront pas besoin du programme pour le faire tourner. Cela veut dire que le contenu affiché chez celui qui héberge sera diffusé au travers du réseau vers tous les postes des autres joueurs. Les joueurs distants enverront de leur côté les mouvements effectués vers le PC qui héberge pour qu’il calcule et affiche leurs actions. Difficile de voir l’impact de ce Remote Play Together sur la jouabilité de certains titres… Cuphead présenté dans la vidéo est, par exemple, un jeu très exigeant où le moindre retard sur l’action peut être très vite puni. Un ralentissement technique serait donc rapidement désastreux. En clair, du 1080P via une connexion fibrée semble déjà être un challenge.

Source : Steam

Remote Play Together : un système de jeu local… à distance © MiniMachines.net. 2019

Intel toujours incapable de livrer correctement ses processeurs

Par Pierre Lecourt

Une demande toujours aussi forte, des soucis de production et un stock sur le fil pour répondre aux besoins de ses partenaires, la situation, ne s’arrange guère pour Intel qui reste toujours en retard malgré ses nombreux efforts en investissements et l’augmentation de sa production.

Intel continue de marteler son investissement, au propre comme au figuré, dans ses usines et lignes de productions pour augmenter la cadence de fabrication de ses puces en 14 nanomètres comme en 10 nanomètres. Un discours déjà entendu l’année dernière mais qui semble ne pas donner les fruits escomptés. Ce sont des investissements longs et les usines d’Intel demandent évidemment un temps et une attention particuliers. La marque espérait néanmoins résoudre le problème à la Mi 2019. Calendrier semble s’être décalé… d’une année.

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Intel annonce donc une évolution significative de sa capacité de production mais sans chiffres précis. La marque indique que celle-ci aurait évolué avec une croissance à deux chiffres depuis le début de l’année. Plusieurs milliers de nouveaux salariés ont été embauchés, des sommes considérables ont été injectées dans certaines unités de production. Cette lettre, signée par Michelle Johnston Holthaus qui gère à la fois le marketing et les ventes chez Intel, ne donne malheureusement pas beaucoup plus de détails sur l’ensemble des aménagements de production et les puces concernées.

L’offre grand public continue d’être très difficilement alimentée. Intel continue de privilégier ses puces les plus rentables, ce qui est somme toute logique, en mettant l’accent sur les circuits Xeon. La croissance sur ce secteur se porte bien, les puces sont vendues très cher et les marges confortables… Et surtout, les machines sont conçues pour durer longtemps. Rater l’équipement d’une salle serveur en processeurs est une mauvaise nouvelle, les opportunités sont plus rares que celles du grand public. L’impact est encore plus fort sur les processeurs les plus entrée de gamme  qui sont fort peu disponibles.

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Le complexe Intel d’Hillsboro en Oregon a embauche plus de 1700 salariés en 2019

Cela explique sans doute en partie pourquoi la livraison de puces reste problématique sur le secteur grand public. Mais lorsqu’en 2018 Intel avait l’excuse de sa transition de finesse de gravure, cette évolution vers le 10 nanomètres est plus difficile à accepter aujourd’hui. D’abord parce que le terme transition évoque un début et une fin et qu’une année pour y parvenir semble suffisant. Ensuite parce que… on n’a pas vraiment vu beaucoup la couleur des puces 10 nanomètres non plus sur le marché. Les livraisons de puces 14 nanomètres posent toujours problème et si la marque a multiplié les évolutions de sa gamme 14 nm, elle n’a pas vraiment su effectuer une évolution très large vers le 10 nanomètres. Pire, la situation ne devrait pas vraiment évoluer avant la moitié de l’année prochaine.

Intel met en avant une demande de plus en plus forte qui contrecarrerait les efforts menés en production et qui met à mal ses anticipations pour cette fin d’année. Si tout ce qui est produit est immédiatement absorbé par le marché… autant produire les processeurs les plus rentables. 

Reste qu’il est plus que temps pour Intel de réagir plus fortement car son image s’érode de semaine en semaine, de nombreux acheteurs louchent sur les processeurs AMD. Mais, pire encore pour Intel, ce sont également les constructeurs qui se tournent vers le concurrent historique de la marque faute de n’avoir pas de réponses à leurs attentes chez Intel.

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Les puces AMD Ryzen de seconde et troisième génération font mouche avec des performances convaincantes, des prix agressifs et un vrai sentiment d’évolution technique. La marque met sur le marché des solutions convenant à un très large public en terme de performances comme en prix. Reste pour Intel le marché mobile qui n’a pas vraiment de concurrence du côté d’AMD en très basse consommation ainsi que le marché serveur sur lequel il reste très présent. 

Cela n’empêche qu’Intel propose un boulevard à AMD pour l’offre grand public : Des stocks tendus, des produits qui semblent piétiner technologiquement et des prix qui n’arrêtent pas de rebooter à chaque évolution, aussi minimaliste soit-elle. 

Intel a beau être rassurant avec cette seconde lettre sur ce thème, la méthode Coué employée ne permet pas vraiment de rassurer les clients. Si la marque assure travailler à l’amélioration de ses livraisons et à la création de solutions toujours plus performantes, le public risque tout de même de basculer son budget ailleurs un jour ou l’autre.

Intel a dépensé des fortunes en marketing pendant des années pour associer son nom avec la conception même d’un ordinateur. Mais aujourd’hui sur le terrain l’automatisme du PC = Intel semble avoir fait la place à une position plus pragmatique et moins technique. Les utilisateurs veulent surtout une machine qui marche, performante et… tout de suite.

Intel toujours incapable de livrer correctement ses processeurs © MiniMachines.net. 2019

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