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Hier — 18 janvier 2021Hardware

Nvidia GeForce GT1010 : Pascal la joue profil bas

Il faut dire que cette GeForce GT1010 pourrait être surtout destinée au marché OEM et ne pas trouver sa place chez les constructeurs traditionnels. Ce modèle de carte est en effet assez loin en terme de performances des cartes actuelles de la marque.

Nvidia GeForce GT1010

Sous architecture Pascal GP108 gravé en 14 nanomètres par Samsung, elle embarque 256 coeurs CUDA et propose 2 Go de mémoire vive GDDR5 sur 64 bits seulement. Pas  terrible ? Non, pas un monstre en performances mais une solution qui a tout de même quelques atouts a commencer par une conception low-profile qui pourrait permettre une intégration dans des machines étroites ou peu épaisses. Dans ce genre de configuration, les cartes graphiques modernes ont du ma s’intégrer du fait de leur épaisse mais surtout de leur hauteur. La GeForce GT1010 serait donc parfaite pour venir épauler un processeur ancien aux performances graphiques un peu trop faibles. Mais ce type de carte est surtout prévu et pensé pour des solutions serveurs qui proposent des processeurs sans circuits graphiques intégrés.

Avec une fréquence de boost de 1468 MHz et surtout un TDP de 30 watts seulement, la carte pourrait se suffire d’alimentations basiques et ne dégagerait pas un excédent de chaleur ingérable pour des circuits de refroidissement globaux classiques. Il est parfaitement envisageable de retrouver des dérivés de ce modèles qui ne soient pas ventilés activement mais qui restent totalement passifs. La GeForce GT1010 devrait proposer trois sorties vidéo avec deux ports, un DVI et un MiniHDMI. Elle se contenterait d’un port PCI-E 3.0 seulement et proposerait un support DirectX 12.1. Pas de prix officiel ni de date de dispo réelle de cette carte pour le moment mais elle devrait se négocier entre 50 et 60$.

Je retrouve de ces trucs dans mes archives… pic.twitter.com/xaTpmZr5S8

— Pierre Lecourt (@PierreLecourt) June 4, 2020

En ce moment j’ai des échanges intéressants avec un brocker de serveurs qui travaille en Chine. Sa société achète des serveurs anciens ou dépassés et les propose en version de bureau en employant des composants variés. Des boitiers de tout type avec des cartes mères LGA 2011 que le marché Chinois fabrique sur mesures pour embarquer ces Intel Xeon anciens. Des puces dépassées mais qui ont encore pas mal de performances pour de nombreuses tâches. Grâce à ces cartes mères, il est possible de profiter de processeurs de ce type pour les monter sur des solutions aux interfaces modernes.

On retrouve ainsi de l’USB 3.0, du PCI-E et d’autres fonctions avec des puces 8,12 ou 16 cœurs aux capacités de calcul très impressionnantes par rapport au prix demandé dans cette “seconde vie”. Le soucis rencontré par ce type de machine étant l’absence de chipset graphique dans ces Xeon, il faut donc absolument leur proposer une carte pour bénéficier d’un affichage. Si il est possible de monter une solution haut  de gamme, cela n’est pas forcément utile pour tous les usages et cette carte graphique GeForce GT1010 pourrait parfaitement faire l’affaire pour ce marché particulier. Pour ma part j’attend un kit de carte mère + RAM pour le Xeon E5-2650 de 2012 que j’ai retrouvé dans mes affaires en mai dernier. Une bestiole 8 coeurs et 16 Threads mais… sans chipset graphique.

Source : TechPowerUp

Nvidia GeForce GT1010 : Pascal la joue profil bas © MiniMachines.net. 2021.

Shuttle XPC DA320 : un barebone pour AMD Ryzen 3000

Le Shuttle XPC DA320 propose une solution que l’on a plus l’habitude de voir équipée de puces Intel. Avec son socket AM4 et un chipset AMD A320, ce MiniPC est conçu pour accueillir des processeurs AMD Ryzen de gamme 2000 et 3000 dans la limite d’un TDP de 65 watts maximum.

Shuttle XPC DA320

Le Shuttle XPC DA320 utilise le système de caloducs de la marque pour conduire la chaleur vers l’extérieur et la gérer avec un double ventilateur de 60 mm situés au dessus du châssis. Un format que l’on connait bien chez le constructeur qui développe d’habitude des solutions sous processeurs Intel.

Shuttle XPC DA320

Ce châssis de 19 cm de large pour 16.5 cm de profondeur et 4.3 cm de hauteur permettra donc d’embarquer des processeurs AMD Ryzen avec chipset graphique intégré et de les épauler avec deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 en double canal pour un maximum de 32 Go de RAM. 

Shuttle XPC DA320

Le stockage est constitué d’un slot M.2 2280 compatible à la fois avec les modules PCI e NVMe Gen3 X4 et les stockages SATA 3.0 directement gérés par la carte et une baie d’extension 2.5″ en SATA 3.0 pour un SSD ou un disque mécanique supplémentaire.  Un port M.2 2230 pour une carte Wifi est également disponible sur la carte mère.

Shuttle XPC DA320

La connectique est assez belle avec, par exemple, un double port Ethernet Gigabit pilotés par des chipsets RTL8111H offrant à la fois le Wake On Lan et le PXE. Mais également un trop rare lecteur de cartes SDXC UHS-I piloté par un chipset Realtek RTS5227S permettant le boot sur ce type de carte.

Le reste de la connectique comprend des jacks audio 3.5 mm séparés pour casque et micro, quatre ports USB 3.2 Gen1 Type-A, le bouton de démarrage et des LEDs témoins d’activité. Sur le panneau arrière, on retrouve un port HDMI 2.0, deux DisplayPort 1.4, deux ports USB 3.2 Gen1 Type-A supplémentaires associés à 2 USB 2.0 classiques. Enfin deux ports série et une option pour un éventuel port VGA trahissent la visée d’un marché autant professionnel que grand public pour ce Shuttle XPC DA320.

Shuttle XPC DA320

Derniers points, un port est prévu pour monter un bouton de démarrage externe qui peut être pratique pour une utilisation en VESA en déportant son PC au maximum. Deux emplacements pour  des antennes Wifi sont également visibles ainsi que deux ports antivol Kensington Lock. 

Le Shuttle XPC DA320 offrira quelques raffinements intéressants habituels chez le constructeur comme la possibilité de reprendre automatiquement du service après une panne de courant, un brochage de prise VGA directement sur sa carte mère ainsi que les deux brochages série de ses connecteurs arrière, un USB 2.0 supplémentaire également sous forme de broche, une alimentation de ventilateur accessible.

L’objet est livré avec un support VESA et une alimentation externe de 120 watts. L’objet devrait être disponible prochainement à 200-210€ environ.

Source : Shuttle

Shuttle XPC DA320 : un barebone pour AMD Ryzen 3000 © MiniMachines.net. 2021.

Le MP3 comme codec en Bluetooth : comment ça marche ?

Si vous avez une petit idée de comment fonctionne un casque Bluetooth, vous savez peut-être que le codec est important. Et si les casques modernes proposent des codecs plutôt performants, à une époque il était possible de travailler en MP3. Ca fait un moment que j’essaye de faire fonctionner un casque dans ce mode pour vérifier un point, et là, j’ai réussi.

Le problème des codecs est souvent assez mal compris. Pour résumer rapidement, le codec de base est le SBC. Il est obligatoire, supporté par tous les appareils et offre une qualité assez moyenne. Il peut être assez bon sur des débits élevés, mais c’est de la bidouille. La norme propose d’autres codecs par défaut (MP3, AAC, etc.) et il existe la possibilité d’ajouter des codecs tiers, comme l’aptX, le LDAC, etc. Le sujet du jour est le MP3, mais il faut bien mettre les choses au point : dans tous les cas, les codecs impliquent des pertes (oui, même le LDAC), et dans 99 %, il y a un encodage lors de l’envoi. On peut lire ici et là (et je l’ai écrit à une époque) qu’Apple envoie l’AAC directement au casque, mais ce n’est pas le cas, j’y reviendrais. Malgré tout, la qualité de l’encodeur joue évidemment sur la perception du son. En AAC, l’encodeur Apple est meilleur (lors de tests en aveugle) que l’encodeur Fraunhofer, lui-même nettement devant une implémentation open source de l’AAC. Plus concrètement, la qualité du son varie en fonction des appareils émetteurs, même en utilisant le même casque. En aptX, le problème n’existe pas car Qualcomm fournit le même encodeur à tout le monde, par exemple.

Le cas MP3

A l’origine, l’idée de l’utilisation du MP3 était d’envoyer directement le son au casque, sans (ré)encodage préalable. C’est a priori ce que font quelques vieux lecteurs pour les smartphones Symbian du début des années 2000, mais c’est un comportement atypique. Dans l’exemple que j’ai pu tester, le MP3 est encodé en temps réel avec un débit assez faible (128 kb/s).

Le casque, le dongle

Il faut le savoir, le codec MP3 n’est utilisé que très rarement en Bluetooth, et pour tester, il y a deux écueils. Premièrement, trouver un périphérique qui accepte le codec. Les casques modernes ne le font généralement pas, il faut aller vers des appareils anciens, et fouiller les fiches techniques. Mon Sony DR-BT22, assez vieux, le propose. Deuxièmement, plus compliqué, l’émetteur doit le supporter aussi. La majorité des OS ne le fait pas, et j’avais trouvé à une époque quelques vieilles versions d’Android sur des appareils précis et c’est tout. macOS ne le fait pas, iOS non plus, avec GNU/Linux, c’est (peut-être) possible en bidouillant, etc. Sous Windows, ça va dépendre du pilote (la stack) et BlueSoleil, de chez IVT, le gère. Là, ça devient embêtant : on parle ici de vieilles versions de BlueSoleil, un pilote qui dépend énormément du dongle choisi. Je vais passer les détails, mais en gros la solution a été d’acheter un dongle Bluetooth d’occasion en espérant (après vérifications) que le pilote livré soit bien BlueSoleil. Et j’ai installé le tout sur un vieux PC sous Windows XP. Dans ce très long article sur les codecs, l’auteur n’a par exemple pas réussi à l’utiliser.

Par défaut, du SBC


Forcer le MP3


Il doit être avant le SBC


Pas de codec MP3 disponible ?

Une fois BlueSoleil installé, il faut forcer le MP3. Par défaut, le son est envoyé en SBC, il faut donc aller dans la configuration du protocole A2DP et mettre le MP3 devant le SBC. Et même après ça, j’ai eu un message d’erreur un peu bizarre : Professional MPEG Layer-3 Codec Not Detected. Après quelques recherches, je me suis rendu compte que le codec de base sous Windows XP est visiblement limité sur l’encodage, et il faut modifier deux entrées de la base de registre.

Dans [HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion\drivers.desc], remplacer "C:\\Windows\\System32\\l3codeca.acm" par "C:\\Windows\\System32\\l3codecp.acm".
Dans [HKEY_LOCAL_MACHINE\SOFTWARE\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion\Drivers32], remplacer "msacm.l3acm"="C:\\Windows\\System32\\l3codeca.acm" par "msacm.l3acm"="C:\\Windows\\System32\\l3codecp.acm".

Après un redémarrage, ça a fonctionné.

Ca marche

La première question à se poser est simple : est-ce qu’il y a une différence audible ? Honnêtement… pas tellement. Le casque est un modèle d’entrée de gamme assez ancien, et je ne peux pas faire de tests en aveugle facilement, vu que le changement de codec nécessite pas mal de manipulations. Je dirais oui parce que je sais que le MP3 est probablement meilleur que le SBC dans le cas présent, mais c’est subjectif. En tout cas, les défauts du MP3 ne sont pas les mêmes à l’écoute que ceux du SBC.

La seconde question, plus intéressant : qu’envoie réellement le programme. BlueSoleil n’indique pas explicitement le débit, mais on peut afficher le nombre d’octets transmis. Donc en lisant le même morceau encore et encore, on peut vérifier ce qu’il envoie. J’ai tenté le même morceau en MP3 à 160 kb/s, en MP3 à 128 kb/s et en WAV (sans compression, donc), avec une transmission en MP3 puis en SBC. En MP3, dans tous les cas, la transmission a donné les mêmes valeurs, qui correspond à du MP3 à 128 kb/s. En SBC, le débit était de ~235 kb/s, donc un bitpool (en gros, les valeurs prédéfinies) de 35. A ce débit, le SBC est considéré comme à peine moyen, mais les casques modernes ont généralement un débit plus élevé (souvent aux alentours de 350 kb/s). Dans les deux cas, on a donc un débit assez faible en Bluetooth, ce qui a un avantage évident : ça coupe assez peu. Avec les appareils modernes, on peut monter un peu plus haut (jusqu’à environ 900 kb/s avec les meilleurs codecs) mais la liaison peut en souffrir.

BlueSoleil indique le nombre d’octets transférés

Globalement, mon petit test a permis de vérifier qu’il est possible de transférer en MP3 depuis un PC, mais c’est à peu près tout : l’intérêt n’est pas évident, surtout avec des appareils aussi vieux et des débits aussi faibles.

Qui a conçu « Mac OS » pour la Pippin ?

Keith, le développeur du jailbreak de la Pippin, s’est posé une question récemment : qui a conçu Tuscon, le Mac OS pour la Pippin.

J’en avais déjà parlé, il existe une ISO d’un système Mac OS qui démarre sur Pippin, nommé Tuscon. Il ne s’agit pas d’un disque commercial, mais il circule toujours dans les compilations d’ISO pour la console. Le disque démarre « Mac OS » (System 7.5.2, exactement, donc pas encore Mac OS) avec pas mal d’utilitaires, de petits programmes, d’infos. Au premier abord, c’est un disque bidouillé par un développeur, et installer l’OS sur un CD-ROM n’est pas si compliqué. Mais Tuscon a une particularité : le disque est signé, donc il démarre sur une Pippin commerciale.

Dans son thread sur Twitter, Keith a fouillé le contenu du disque, trouvé des signets dans le navigateur, et a découvert que le contenu et les signets semblaient mener vers un certain Tony Diaz, pilote et amateur d’Apple II. Je vous laisse aller lire les explications, c’est intéressant de voir de l’archéologie numérique. Pour le moment, il n’y a pas de réponse de sa part (il semble sur Twitter et répond parfois) mais je pense que ça peut être intéressant de découvrir comment il a pu faire signer un disque de ce type…

Sortir macOS Big Sur d’une bêta Apple

Si jamais vous avez inscrit un Mac dans un programme bêta (publique ou privé), vous avez peut-être envie d’en sortir. Et il existe deux méthodes pour le faire facilement.

La première méthode est simple, et c’est celle documentée par Apple. Il faut se rendre dans les Préférences Système, dans Mise à jours de logiciels. Un message (à gauche) indique que le Mac est dans un programme bêta, et il suffit de cliquer sur détails puis de remettre les réglages par défaut. C’est efficace et simple… mais ça ne fonctionne pas toujours.

Bêta



Plus bêta

Si – comme moi avec un de mes Mac – cette méthode ne sort pas le Mac du programme bêta, il existe une seconde solution. Elle passe par deux lignes de commandes. La première va forcer le Mac dans un programme bêta proprement, la seconde va le sortir. Dans mon cas, l’interface ne permettait pas de sortir du programme, mais le passage dans le Terminal a fonctionné.

sudo /System/Library/PrivateFrameworks/Seeding.framework/Versions/A/Resources/seedutil enroll DeveloperSeed
sudo /System/Library/PrivateFrameworks/Seeding.framework/Versions/A/Resources/seedutil unenroll

Lexar et les Compact Flash USB-Enabled

En lisant un thread de foone, je suis tombé sur un truc qui m’a interpellé : des CompactFlash nativement compatibles avec l’USB, sorties chez Lexar au début des années 2000. Si vous me lisiez avant ce site, vous savez peut-être que je me suis pas mal intéressé aux cartes mémoire à une époque.

Vous vous demandez peut-être ce que je veux dire avec « nativement compatibles avec l’USB » ? Je m’explique. Les cartes CompactFlash dérivent du PCMCIA, qui dérive de l’ISA, et elles peuvent se comporter comme des disques durs PATA. Mais les cartes « USB-Enabled » de Lexar ajoutent la possibilité de connecter les cartes en USB directement. Dans un lecteur de cartes classique, il y a une puce qui va effectuer la conversion entre l’USB et la carte, ce qui a un coût. Si en 2021 un lecteur de cartes vaut quelques euros, on était fréquemment aux alentours de 50 $ à l’époque de la sortie des cartes en question.

Le lecteur jumpSHOT


Une carte USB-Enabled

Lexar, avec ses lecteurs jumpSHOT, propose une solution plus simple : le lecteur ne contient rien (ou presque). Il y a un câble USB, les broches pour connecter la carte… et c’est tout. La carte est reliée directement à l’USB et la puce de conversion est dans la carte elle-même. Je n’ai pas pu vérifier si les cartes étaient vendues nettement plus cher qu’une carte classique, mais les tests de l’époque semblent montrer une différence assez faible.

Attention, à utiliser uniquement avec les cartes compatibles


C’est vide


C’est vide

Le point positif, c’est que le lecteur est compact (vous l’avez ?) pour l’époque (forcément, le PCB est assez vide) et ne vaut pas grand chose. Le point négatif, évidemment, c’est la compatibilité : il faut une carte Lexar USB-Enabled. Si vous branchez le lecteur, rien ne se passe, il n’est même pas reconnu. Si vous insérez une carte compatible, ça fonctionne comme un lecteur standard. Si vous mettez une carte classique, la LED reste allumée et rien ne se passe, il y a une protection.

Il n’est reconnu qu’avec une carte


Bien évidemment, c’est assez lent : ça date de 2002 et la norme était l’USB 1.1 à 12 Mb/s. Si l’idée pouvait paraître intéressante à l’époque, on se rend compte presque 20 ans plus tard que c’est un peu vain. D’abord parce que le prix des lecteurs a baissé avec le temps, ensuite parce que le format CompactFlash était assez ouvert et limiter le lecteur a une marque précise était un problème. Parce qu’utiliser le lecteur jumpSHOT impliquait de n’acheter que des Lexar USB-Enabled… ou d’acheter un lecteur classique. Et le passage à l’USB 2.0 a permis d’augmenter les débits, ce que ne permettait pas nécessairement la technologie.

Changer ses mots de passe, quelle plaie

Avec Safari 14 (je crois) Apple a ajouté une fonction à l’OS : une vérification des mots de passe. Le navigateur (ou l’OS) va vous prévenir quand il détecte un problème avec un mot de passe. Et quand j’ai regardé sur mon iPad, il m’a donné un peu trop de remarques (un peu plus de 110). J’ai donc pris une semaine (littéralement) pour essayer de régler un peu ça.

Avant de commencer, quelques remarques : je sais qu’il existe d’autres gestionnaires plus efficaces que Safari, notamment sur les problèmes que je vais évoquer. Mais comme j’utilise essentiellement des produits Apple (en tout cas pour mon usage personnel), l’intégration est bien meilleure que les gestionnaires recommandés. La donne est différente si vous utilisez Windows, GNU/Linux ou Android, mais ce n’est pas mon cas.

Le message qui a tout déclenché

Deuxièmement, je suis passé à un peu plus de 55 remarques de Safari, ce qui peut paraître un peu faible après un tri. Il y a plusieurs raisons. La première, c’est que Safari détecte un problème quand on utilise un mot de passe identique (même s’il est fort) sur plusieurs sites. Même quand c’est techniquement le même site. Typiquement, j’ai un mot de passe unique pour iGénération, MacGénération et WatchGénération… donc une alerte. Même chose pour Amazon, certains sites qui se connectent avec Microsoft… ou Apple. Ensuite, il y a des sites qui m’imposent un mot de passe à base de chiffres, par exemple, et donc la sécurité est considérée comme faible (et je n’y peux rien). Il y a aussi quelques cas pour lesquels j’ai préféré utiliser un mot de passe que je peux retenir, parce que je dois le taper régulièrement. Le mot de passe de mon compte Microsoft, par exemple, et de quelques autres services ou je ne me connecte pas avec iOS ou macOS. Enfin, il y a quelques sites ou je n’ai pas réussi à changer de mot de passe, pour différentes raisons. Globalement, je suis évidemment pour une sécurité forte (et si possible avec une authentification à deux facteurs) mais j’essaye tout de même de ne pas avoir un truc trop contraignant. J’en ai aussi profité pour enlever les sites disparus de la liste (ils étaient assez nombreux). Enfin, la bonne nouvelle c’est que je n’ai pratiquement pas reçu de mot de passe en clair dans mes mails. Il y a encore quelques sites qui le font (et certains stockent sûrement encore en clair) mais ça reste rare.

Beaucoup de soucis au départ


Mot de passe réutilisé (ça arrive si vous avez le même compte)


Un mot de passe trop courant (mais pas le choix)


Idem ici, un peu trop courant

Changer les mots de passe

J’utilisais déjà depuis pas mal de temps la fonction de Safari qui génère un mot de passe fort, avec une construction assez basique : trois fois six caractères, séparés par des tirets, avec des lettres, une majuscule et un chiffre. Mais j’avais d’anciens services avec quelques mots de passe réutilisés (parfois avec une variante), ce qui n’est pas une bonne idée. Lors des changements, je me suis quand même rendu compte que Safari pose quelques soucis et que les sites Internet sont souvent mal pensés.

La première étape va être de trouver comment changer le mot de passe, ce qui n’est même pas nécessairement possible. Parfois dans les préférences du compte, parfois dans sécurité, parfois… autre part. Dans certains cas, la seule solution a été d’indiquer que je l’avais perdu, pour en générer un nouveau.

Les indications de Safari n’apparaissent pas sur fond noir


Mais sont bien présentes


Ce n’est pas lié à Safari, mais le message en rouge pour une réussite, c’est… bizarre

Les problèmes principaux avec Safari sont finalement peu nombreux, heureusement. Premièrement, le plus basique, Safari va enregistrer l’adresse e-mail ou le nom d’utilisateur comme login, alors que le site attend l’autre. C’est assez courant avec les forums, qui dans certains cas ne permettent de se connecter qu’avec le nom d’utilisateur. C’est assez simple à corriger, soit en modifiant à la main au moment de la connexion, soit dans les Préférences -> Mots de passe. Parfois, Safari a enregistré le mot de passe sans login, aussi.

Ici, Safari avait littéralement enregistré des étoiles ***

Deuxièmement, plus vicieux, Safari qui n’enregistre pas le mot de passe. Ca arrive sur les sites qui restent sur la même page en générant le contenu, ou dans certains sites qui font le changement sur plusieurs pages. Honnêtement, il n’y a pas de solutions simples : il faut remettre le mot de passe à zéro, le noter quand Safari le génère et le sauver manuellement.

Troisièmement, les sites qui mettent des contraintes sur le mot de passe. Ca peut être la présence de caractères précis, une longueur réduite, etc. J’ai eu pas mal de sites qui demandent de 8 à 16 caractères alors que Safari en génère 20. Il n’y a pas vraiment de solutions simples, je suis en général parti du mot de passe généré avant de le modifier pour suivre les règles.

Safari qui génère des mots de passe trop long


Ce site n’accepte pas le mot de passe généré mais sans indiquer le souci (j’ai du mettre une majuscule et un chiffre de plus)

Enfin, j’ai eu souvent un problème précis : le remplissage qui ne fonctionne pas. La norme est de demander le mot de passe actuel, puis d’inscrire deux fois le nouveau mot de passe. Certains sites se contentent de demander l’ancien et le nouveau une seule fois, d’autres demandent deux fois le nouveau (et c’est tout), et certains forums demandent deux fois le nouveau mot de passe puis l’actuel. Dans ce cas, courant, c’est compliqué : il faut abandonner le remplissage et taper les mots de passe manuellement, Safari ne permet pas d’éditer.

Safari qui remplit mal


L’ordre des champs va perturber Safari


Plus vicieux : le Javascript qui va afficher le mot de passe (le “Afficher” dans le champ) bloque Safari

La seule règle vraiment importante va être – une fois le mot de passe changé – de vérifier que ça fonctionne. Attention, Safari a tendance à mettre deux fois le mot de passe dans certains cas si vous vous connectez sur un forum en changeant la casse de l’utilisateur (dandu ou Dandu dans mon cas). J’ai quand même eu pas mal de cas où Safari avait mal enregistré le mot de passe (ou que le site n’avait pas enregistré le changement).

J’espère que ce florilège va vous décider, vous aussi, à changer vos mots de passe pour quelque chose de sécurisé.

Une vieille souris à retour de force de chez Logitech… qui ne marche pas (non plus) sous macOS

Il y a quelques semaines, je parlais de la iFeel, une souris haptique de chez Logitech. Et j’évoquais la Logitech Wingman Force Feedback Mouse, une vraie souris à retour de force. De façon fortuite, alors que je cherchais depuis un moment, je suis tombé sur un modèle en vente. Petit test.

La iFeel est une souris classique qui intègre un vibreur, en simplifiant. La Wingman Force Feedback Mouse est… autre chose. De loin, elle ressemble à une souris des années nonante (elle date réellement de 1999, le test de Hardware.fr a été fait début 2000). Elle possède trois boutons, pas de molette, une forme classique de cette époque. Mais quand on la prend en main, on se rend compte qu’elle est solidaire du « tapis » et qu’il ne s’agit pas réellement d’une souris. En fait, il n’y a pas de boule ou de dispositif optique, il s’agit plus d’un joystick en forme de souris, c’est un peu perturbant. En interne, la zone ou il y a une boule est en fait placée sur l’équivalent du centre d’un joystick, et il y a un trou sous la souris qui définit les mouvements possibles.

La souris


Ça ressemble à une souris


Sous la souris


Sous la souris

Elle se branche en USB, avec un long câble fixe, et nécessite aussi une prise de courant, à travers un (gros) transformateur qui sort du 12 V.

La prise pour l’alimentation

Des pilotes… compliqués

De ce que j’avais pu voir (comme cette vidéo) le comportement est un peu particulier. Par défaut, elle expose juste un périphérique HID (sous le nom E-UB3) et ne fonctionne pas en tant que souris. Sous macOS (ou avec un Windows récent), elle est donc inutilisable. J’ai d’abord tenté différentes machines virtuelles : Windows XP, Windows 2000 (les pilotes 3.65 sont compatibles avec cet OS), Windows 98, etc. Mais même en réglant VMware Fusion pour que les périphériques HID passent directement à la machine virtuelle, je n’ai pas réussi à la faire fonctionner.

Elle ne fonctionne pas sous macOS

De ce que j’ai compris, les pilotes (encore disponibles sur le FTP de Logitech) activent en fait la souris, mais ça marche assez mal dans une machine virtuelle. Une personne a réussi à le faire sous Linux pour sniffer ce que le pilote fait, mais avec VMware Fusion, impossible. Je suis donc passé sur une vraie machine, sous Windows XP.

Sur un vrai PC

Il faut d’abord, avant de brancher, installer les pilotes Wingman dans une vieille version pensée pour Windows 2000, la 3.65. Ensuite, il faut installer les pilotes de la souris elle-même. Et enfin, il faut brancher le périphérique et attendre que Windows XP installe les pilotes nécessaires.

Le panneau de contrôle

Par défaut, ça va fonctionner comme une souris, mais une souris pas très pratique : comme on ne peut pas lever la souris du tapis, c’est parfois compliqué de traverser l’écran, la zone de déplacement est plutôt adaptée aux écrans 4:3, etc. Petite astuce : si vous n’arrivez pas à atteindre une zone, il faut faire un grand tour de la zone de mouvement, ça semble recalibrer l’appareil. C’est donc une souris… mais une mauvaise souris, et je vous conseille vraiment de ne pas considérer que ça remplace une souris : ce n’est pas le cas. Il faut garder une vraie souris. L’avantage c’est que l’ensemble est programmable. Le petit truc à savoir, c’est que ce périphérique est par défaut une souris (et s’expose comme une souris HID) mais qu’une combinaison de touches (ctrl + F12) permet – quand le panneau de réglage est actif – de changer de mode de fonctionnement. Il est en effet possible de configurer le produit comme un joystick HID à retour de force. J’ai testé dans un jeu compatible (Dethkarz, mais il y a une liste assez complète sur Wikipedia) et l’effet est assez saisissant. Le déplacement de la souris (vue comme un joystick à 3 boutons) ressemble un peu à un stick analogique, mais avec un retour de force, donc il faut réellement forcer pour aller dans une direction à fond, etc.

Le changement (ctrl + F12) n’est pas ratable



Mode joystick


Dans un jeu

J’ai aussi utilisé un petit logiciel de test qui fait bouger la souris en envoyant les commandes de retour de force (vibration, déplacement dans une direction précise, recentrage, etc.). En vidéo, c’est assez saisissant du coup. Certains effets, comme la friction, ne se voient pas, mais une fois la souris en main, on sent bien les effets.

Quelques effets de test

Je suis un peu triste de ne pas avoir pu tester le produit sous macOS, mais je n’ai pas les compétences pour déterminer (et reproduire) ce que le pilote fait pour activer le produit.

À partir d’avant-hierHardware

La Aya Neo annoncée à 699$ en financement participatif

Cette console apparue en Mai dernier a désormais un tarif, elle apparaitra en financement participatif à partir de 699$ dès le mois de Février. Cette seconde campagne de financement après un premier Round en Chine en Novembre 2020, devrait conduire à des livraisons pour le mois d’Avril prochain.

Here are some informations you might want to know👇
⚡The Indiegogo campaign will be launched at early February.
⚡The campaign will last for 30 days.
⚡Super early bird limited price is 699 USD.
⚡The estimated time of delivery is in April.#AYANEO pic.twitter.com/qNHHZ5cIaz

— AYA NEO (@AYA_device) January 15, 2021

Ce “A partir de” est très important car il s’agira d’un tout petit nombre de pièces en “super early bird” avant que le prix de l’objet en financement ne grimpe de quelques poignées de dollars supplémentaires. On ne sait pas combien de machines à ce prix seront disponibles réellement1. Il est possible qu’au delà de 10 ou 20 pièces, les engins passent à 799$ ou plus…

Aya Neo

Comme d’habitude, je ne vais pas vous conseiller d’investir dans la Aya Neo. Pour la simple et bonne raison que sa campagne de financement sera hébergée par Indiegogo. Pour autant, la marque Aya est toute neuve et personne n’avait jamais entendu parler de ce produit avant l’année dernière. Aussi je ne sais pas si elle trouvera des partenaires et un circuit de distribution à terme. Autrement dit, je ne vous conseille pas d’investir un seul euro dans un financement sur Indiegogo mais d’un autre côté, il est possible que la Aya Neo ne sorte jamais par un autre canal que celui-là. Au contraire des développements classique que nous rencontrons sur cette plateforme de sociétés comme Chuwi, GPD ou autre, il n’y a aucune assurance d’un plus grand déploiement après ce financement.

Pour rappel, la Aya Neo est une console portable construite autour d’un écran de 7″ de diagonale, IPS, en 1280 x 800 pixels tactile. Elle embarque un processeur AMD Ryzen 4500U et son circuit graphique AMD Vega 6 aux performances plus que correctes pour ce type de diagonale. Avec 16 Go de mémoire vive DDR4 et 512 Go de stockage PCIe NMe sur un slot M.2,  Pour en savoir plus sur cette console et notamment son interface de jeu particulière, vous pouvez revenir à ce premier billet sur la Aya Neo. Pour la voir en action, ce billet montre une assez longue vidéo de l’engin.

La Aya Neo annoncée à 699$ en financement participatif © MiniMachines.net. 2021.

Asus lance une Chromebox 100% passive

L’Asus Fanless Chromebox mesure 20.7 cm de large pour 14.8 cm de profondeur et 3.2 cm d’épaisseur. A l’intérieur de sa carcasse en aluminium surmontée d’ailettes, on retrouve trois options de processeurs Intel.

Asus Fanless Chromebox
L’objet proposera un Celeron 5205U dans sa version la plus entrée de gamme mais pourra également être déclinée sous Core i3-10110U ou Core i7-10510U. Trois puces ayant la particularité de fonctionner en 15 watts de TDP. Un point important pour cet engin qui fonctionnera de manière totalement passive. Aucune pièce mécanique n’est intégrée dans l’objet, ce qui lui permettra de fonctionner dans un silence absolu. Pour accompagner le processeur Intel, on retrouvera de 4 à 8 Go de mémoire vive et de 32 Go de stockage eMMC à une solution M.2 128 Go SATA 3.0.

Asus Fanless Chromebox

La connectique est assez complète avec deux ports USB 3.1 Gen2 Type-A, un jack audio combo et un lecteur de MicroSDXC en façade. A l’arrière, c’est encore plus généreux avec un port USB 3.2 Gen1 Type-A, deux ports USB2.0, un port USB 3.2 Type-C prenant en charge le Display Port et le PowerDelivery,  deux sorties vidéo HDMI 2.0 et un port Ethernet Gigabit. On retrouvera également un port Kensington Lock et un port série RS232 probablement hérité d’un design industriel. L’engin proposera deux ports d’antenne pour laisser passer un signal Wifi6 et du Bluetooth 5.0.

Asus Fanless Chromebox

On pourra positionner la Asus Fanless Chromebox directement sur un bureau ou la fixer en VESA au dos d’un écran ou contre un meuble assez facilement. Vous l’aurez compris l’objet n’embarque pas les éléments les plus performants du marché mais je suppose que Asus ne vise pas directement le grand public avec cet engin.

Asus Fanless Chromebox

La Asus Fanless Chromebox est probablement pensée pour fonctionner sur des postes ouverts, dans des bibliothèques ou des services publics. Là où le bruit généré par une ruche de machines pourrait s’avérer fatiguant à la longue. Là également où l’on ne recherche pas spécialement les performances mais plutôt un simple service comme un accès à Internet robuste.

Source : Asus via FanlessTech

Asus lance une Chromebox 100% passive © MiniMachines.net. 2021.

Samsung Blade Bezel : la solution pour des bordures d’écran très fines

Ce n’est pas une annonce officielle, plutôt un clin d’oeil au détour d’une vidéo promotionnelle postée sur Weibo et pointée par The Verge. Le Samsung Blade Bezel est un ensemble de technologies destinées à proposer des dalles d’écran portable plus grandes, plus fines et plus légères. 

Samsung Blade Bezel

Et cela commence par l’utilisation d’une caméra sous l’écran d’un ordinateur portable. Solution qui permettrait de se débarrasser de quelques millimètres de bordure d’écran sur la partie haute d’une machine. Et cela a du sens sur un PC. Les premiers essais de ce type de solution sur des smartphones ne sont pas spécialement convaincants. On se retrouve avec des capteurs très en dessous de ce que proposent les smartphones habituels. Il faut dire que les éléments intégrés dans les téléphones sont autrement plus impressionnants que les maigres capteurs de nos machines. Le moindre smartphone moderne se retrouve avec des solutions en 5 mégapixels minimum quand des ultraportables haut de gamme, dépassant parfois les 2000€, n’embarquent que de maigres capteurs 720p…

On part de moins loin donc et augmenter la qualité des solutions PC en ajoutant un meilleur capteur, même coincé sous un écran, devrait proposer une meilleure image qu’un modèle classique.

Wow ⊙∀⊙! Samsung Display reveals its under-Display camera technology for the first time, which will be used for OLED notebook screens first pic.twitter.com/Fu4Ublvsru

— Ice universe (@UniverseIce) January 14, 2021

Le Samsung Blade Bezel serait donc une solution originale qui permettrait d’occuper 93% de l’espace disponible pour l’affichage. La dalle OLED embarquée ne mesurerait plus que 1 mm d’épaisseur contre plus de 2 mm pour une dalle standard et elle ne pèserait que 130 grammes. De quoi imaginer des solutions vraiment vraiment fines et légères. 

Zuck

Reste deux grandes questions. D’abord, on peut se demander si ce genre de solution aura un impact sur la solidité de l’ensemble de la machine et comment Samsung – et les autres constructeurs – pourraient solidifier une dalle de ce type. Ensuite, comment s’assurer de la confidentialité de l’usage de sa webcam. Autant il est possible de coller un petit bout de papier sur sa webcam classique comme le fait marque Mark ci-dessus… Autant il est difficile d’imaginer de poser un bout de scotch directement sur son écran…

Samsung Blade Bezel : la solution pour des bordures d’écran très fines © MiniMachines.net. 2021.

Rumors of new Apple Silicon Macs for 2021 : redesigned iMac and a Mac Pro mini

Specialist announced on Bloomberg that Apple is currently working on several new Mac models, and a cheaper monitor. https://www.bloomberg...

Lenovo ThinkBook 14p Gen2 : un 14 pouces musclé sous Ryzen 5000H

Le Lenovo ThinkBook 14p Gen2 est un portable classique qui, malgré une charnière s’ouvrant à 180°, n’offre aucune espèce de révolution d’usage. Pas de mode tente ou de transformation en tablette. Pas de dalle tactile ou de stylet intégré. L’engin se concentre sur un usage précis, celui d’être un bon portable, sobre léger et efficace. Et ça ne me déplait pas du tout.

ThinkBook 14p Gen 2

Parce que ce Lenovo ThinkBook 14p Gen2 est alléchant, il embarque un équipement très impressionnant pour un engin de 1.4 kilo de 31.2 cm de large pour 21.6 cm de profondeur et 16.9 mm d’épaisseur.

On retrouve à son bord la série de processeurs AMD Ryzen 5000H déclinée jusque dans des versions Ryzen 9, ce qui augure un très bon niveau de performances pour cette machine. La mémoire vive grimpera à un maximum de 32 Go de DDR4 et le stockage sera assuré par un SSD PCIe NVMe de 1 To. Un trio qui, sur le papier, devrait permettre à cet engin un énorme panel d’usages dans de très bonnes conditions.

ThinkBook 14p Gen 2

L’affichage 14 pouces sera décliné en deux versions. L’entrée de gamme, si l’on peut dire, sera confié à une dalle IPS en 2.2K affichant 300 nits  de luminosité et proposant une colorimétrie 100% sRGB. La version haut de gamme sera confiée à un écran OLED de 2.8K à 100 nits avec, cette fois-ci, une prise en charge colorimétrique 100% DCI-P31

ThinkBook 14p Gen 2ThinkBook 14p Gen 2

La connectique est très complète avec des choix intelligents de positionnement de la part de Lenovo. Sur le côté gauche, en haut de l’appareil, on retrouve deux ports USB 3.2 Gen2  Type-C qui permettront tous deux de recharger la machine grâce à un bloc secteur 61 watts. Cela n’a l’air de rien mais c’est très différent d’un positionnement en bas ou au milieu de la partie droite du clavier en matière d’ergonomie. Avec ce choix, on pourra alimenter la machine sans avoir un fil dans les pattes quand on manipule une souris. Le fait de pouvoir recharger l’engin avec l’un ou l’autre port est également agréable puisque cela évitera de se rendre compte que la batterie de son ThinkBook 14p Gen2 est encore vide parce que l’on a a laissé l’engin branché sur le mauvais port toute la nuit. De l’autre côté du châssis, rien, si ce n’est un port antivol Kensington lock et une ouïe d’aération. ThinkBook 14p Gen 2

C’est tout alors ? Non, Lenovo a déporté vers l’arrière de l’engin deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A et un HDMI 2.0 pour pouvoir utiliser facilement différents accessoires. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également visible ainsi que deux ouïes d’aération. A ce propos, avec cette formule d’ouverture à 180°, je me demande comment se comporte la ventilation légèrement obstruée par la partie écran ?

ThinkBook 14p Gen 2

Le clavier semble confortable, on retrouve les touches Accufeel légèrement arrondies de la marque associées à un rétro éclairage dynamique en fonction de l’ambiance lumineuse. Les touches fléchées haute et basse ont été sabrées sur l’autel de l’alignement avec la barre espace mais en contre partie la touche Control est bien positionnée tout à gauche de la dernière rangée, avant la touche fonction. Le pavé tactile est large et profond et la partie audio est confiée au traditionnel équipementier Harman Kardon.

ThinkBook 14p Gen 2

Pas de port Ethernet ? Non, c’est dommage mais cela pourra se réparer avec un hub USB type-C au besoin. Le ThinkBook 14p Gen2 offrira une connexion au réseau via un Wifi65 et du Bluetooth 5.0 classique. Enfin, une webcam 1080P sera intégrée pour de la vidéo conférence avec une fonction d’ajustement de luminosité et  un double microphone pour réduire le bruit ambiant. Cette solution est associée à un module de reconnaissance faciale.

Pas de prix en euros pour le moment mais on connait le tarif de l’entrée de gamme de ce modèle en dollars. Comptez 849 billets verts pour la version la plus légère de la machine.

ThinkBook 16p Gen 2

 Le Lenovo ThinkBook 16p  Gen2 coutera, quant à lui, 1299$ dans sa version basique et présentera presque les mêmes capacités autour d’un écran 16″ à bordures fines. Ecran qui proposera une définition de 2560 x 1600 pixels grâce à une dalle IPS en 16:10 entourée de bordures fines. Petite nuance tout de même, la connectique évolue, le clavier accueille un pavé numérique et Lenovo a trouvé la place de glisser un circuit Nvidia GeForce 3000 mobile pour épauler le Ryzen 5000H. Du coup le poids de l’objet grimpe à 2 Kilos et ses dimensions poussent en largeur comme en profondeur.

ThinkBook 16p Gen 2

Avec 35.46 sur 25.2 cm ce n’est pas un monstre non plus. Son épaisseur est impressionnante avec 19.9 mm au garrot. Et cette fois-ci, Lenovo s’est dit que, tout de même, ce serait mieux d’avoir de vraies touches fléchées. Ce second modèle sera commercialisé à partir de 1249$.

Lenovo ThinkBook 14p Gen2 : un 14 pouces musclé sous Ryzen 5000H © MiniMachines.net. 2021.

Amazfit GTR 2e et GTS 2e : 2 nouvelles références pour le CES 2021

Amazfit profite du CES 2021 pour annoncer deux nouvelles montres qui prolongent les modèles sortis en 2020. On découvre ainsi les Amazfit GTR 2e et GTS 2e qui ne font toujours point de mystère quant à leur nom. Le modèle S désigne la version carrée (pour Square) de la montre et le modèle R pour le cadran rond (Round). 

Amazfit GTR 2e

On retrouve le même concept que l’année dernière avec un design sobre et réussi avec un écran enchâssé autour d’un boitier en aluminium qui porte un bracelet classique en silicone. Ce bracelet, d’un format standard, pourra être remplacé par le modèle de votre choix. On retrouve le même écran AMOLED que les premières versions avec le modèle GTR 2e qui propose une dalle de 1.65 pouce pour une densité de pixels assez importante avec 341 ppp. Le modèle GTR 2e rond est un peu plus étroit avec 1.39 pouce seulement et 326 ppp. 50 designs de cadrans sont proposés par défaut avec des mises à jour possibles de ceux-ci.

Amazfit GTS 2e

Les équipements internes sont identiques et les deux montres proposent le même capteur optique BioTrackerTM 2 PPG qui mesurera le rythme cardiaque. Une mesure de l’oxygène du sang sera également assurée. Evidemment, les fonctions de base sont également prises en charge avec des fonctions de podomètre et de suivi d’entrainement. Amazfit assure que ses montres pourront assurer la mesure précise de 90 sports. Un chiffre impressionnant par rapport aux 12 modes sportifs des GTR 2/GTS 2 qui s’explique par un certains nombre de pratiques qui peuvent être considérées comme des doublons avec des équivalents en salle et en extérieur. D’autres mesures comme la qualité de sommeil ou le niveau de stress sont également mises en avant même si ces relevés doivent être pris avec les pincettes habituelles. Un module GPS/Glonass est présent et les montres supportent une légère immersion dans l’eau avec une certification 5ATM. 

Amazfit GTR 2e

Enfin, si les nouveaux modèles en version chinoise proposent un capteur de température corporelle permanent et un module NFC, cela ne semble pas être le cas des modèles internationaux. Ces fonctions qui permettent de suivre une éventuelle fièvre ou d’effectuer des paiements sans contacts auraient pourtant été un point positif en ces temps de pandémie. A moins que ces fonctions ne soient pas désactivables…

Les Amazfit GTR 2e et GTS 2e ne se démarquent pas vraiment des modèles précédents par une évolution de leur autonomie. La batterie de la GTS 2e ne change pas, cela reste une 246 mAh classique qui pousse son poids à 25 grammes. Elle assurera 24 jours d’utilisation classique et 45 jours en usage léger. Son autonomie pourra même grimper à 45 jours en limitant ses fonctions au maximum mais, dans ce cas là, autant porter une montre classique… La Amazfit GTR 2e offre, de son côté, une autonomie identique.

Amazfit GTR 2e

La marque a également supprimé le module Wifi de la version précédente. Un module pas franchement utile et très gourmand en énergie. Les GTR 2e et GTS 2e pourront toujours communiquer mais au travers de leur module Bluetooth 5.0 BLE en reprenant les données poussées par un smartphone connecté. Cet échange 

Les deux modèles de montres sont déjà proposées en France.

On peut trouver la Amazfit GTS 2e à 129.90€ sur Amazon. La Amazfit GTR 2e est également disponible au même tarif et au même endroit.

Amazfit GTR 2e et GTS 2e : 2 nouvelles références pour le CES 2021 © MiniMachines.net. 2021.

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même

Le Yarh.io Micro 2 est disponible via deux moyens totalement différents. vous pouvez tout d’abord vous l’offrir en le payant rubis sur l’ongle avec un paiement de 630$ à ses créateurs. Mais vous pouvez également télécharger tous les éléments nécessaires à sa création, imprimer les éléments en 3D, choisir et assembler les composants de votre choix et le construire vous même.

YARH.IO Micro 2

Le Yarh.io Micro 2 mesure 12.3 cm de haut pour 11.6 cm de large et 2.7 cm d’épaisseur. L’objet est construit grâce à des fichiers imprimés en 3D qui enferment un Raspberry Pi 3 B+.

YARH.IO Micro 2

Carte qu’il faudra un peu charcuter pour la faire entrer dans le châssis. Le port Ethernet est ainsi dessoudé, de même que des ports USB. Le Yarh.io Micro 2 embarque une batterie 3500 mAh qui sert à alimenter la carte et son écran. Il s’agit d’un très classique HyperPixel de Pimoroni qui offre une petite diagonale de 4 pouces via une technologie IPS. La définition est maigre avec du 800 x 480 pixels mais l’affichage est tactile avec une surcouche capacitive. La dalle permettra d’utiliser divers programmes directement en le manipulant et remplacera donc une souris. En dessous de l’écran, on retrouve un petit clavier Bluetooth noname qui pilotera totalement votre système.

YARH.IO Micro 2

En plus de ces éléments, un système de surveillance de l’autonomie de la batterie est intégré, il permet de ne pas être pris au dépourvu en mobilité. Une pile permet également d’alimenter une horloge indépendante pour conserver l’heure et la date toujours à jour sur votre Pi.

YARH.IO Micro 2

A l’achat, le projet Yarh.io Micro 2 me semble difficile à considérer. Pour la même somme, on pourra trouver des engins autrement plus efficaces et pratiques dans le commerce. Mais le fait que l’ensemble des ressources, guide de montage, fichiers à imprimer et codes variés, soient disponibles en ligne, peut vraiment donner des idées. Il sera possible de modifier ces fichiers pour les ajuster finement à vos besoins. Troquer le minuscule clavier QWERTY pour un modèle à votre convenance. Agrandir le format pour ajouter un petit trackball ou autre. 

La base du projet Yarh.io Micro 2 est parfaite pour expérimenter et adapter une carte de développement à vos besoins techniques. En mobilité, de poste en poste ou comme une station murale, par exemple.

 

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même © MiniMachines.net. 2021.

Intel dévoile son NUC11PHKi7C équipé d’une GeForce RTX 2060

Disponibles dès le mois de mars, les nouveaux NUC11PHKi7C ou NUC Phantom Canyon prennent donc le relais des modèles Hades Canyon qui avaient eux même remplacés les Skull Canyon. Ces engins au gabarit un peu plus large que les modèles classiques sont destinés à un public de joueurs et de professionnels ayant souvent un souci d’encombrement.

Intel NUC Hades Canyon

Le NUC Hades Canyon

Le NUC11PHKi7C prendra donc la suite d’une dynastie qui commence désormais à avoir de l’âge puisque le Skull Canyon est sorti en 2016 avec une solution développée autour du circuit graphique Intel Iris Pro 580 d’un Core i7-6770HQ. Ils ont été suivis par le NUC Hades Canyon lancé deux ans plus tard avec à son bord un OVNI : un processeur Kaby Lake-G qui mariait un processeur Core et un circuit graphique signé AMD. Une puce qui a été arrêtée par Intel en 2019. 

2021 est arrivé et voilà donc le Phantom Canyon, le dernier NUC de cette gamme et, évidemment, le plus puissant également.

NUC11PHKi7C

Ce nouveau modèle est un poil plus encombrant que les précédents. Avec 22.1 cm de large pour 14.2 cm de profondeur et 4.2 cm d’épaisseur, il est reste dans une format très compact de 1.3 litres seulement. On est presque dans une demie ramette de papier A4. Ce qui est, au vu de ce qu’il embarque, une vraie performance.

Le Phantom Canyon propose en effet une puce Intel Core i7-1165G7. Un processeur Tiger Lake composé de quatre coeurs et huit threads tournant de 2.8 à 4.7 GHz avec 12 Mo de mémoire cache. Cette puce gravée en 10 nanomètres consomme 28 watts de TDP et propose en son sein un circuit Intel Iris Xe avec 96 Unités d’Execution. De quoi faire tourner beaucoup d’applications et de jeux très correctement mais probablement pas assez pour l’équipe NUC qui a décidé d’intégrer à la machine une solution graphique supplémentaire. Intel s’est donc associé avec Nvidia pour glisser un circuit graphique GeForce RTX 2060 dans le boitier. Ce duo devrait proposer d’excellentes performances dans une enveloppe de consommation relativement faible. L’engin reste en effet sous la barre des 150 watts de TDP, ce qui est assez peu pour ce niveau de performances. 

La mémoire vive pourra atteindre 64 Go de DDR4-3200 grâce à deux slots So-DIMM. Le stockage sera confié à une double solution M.2 2280 PCIe NVMe dont un sera compatible avec les solutions de cache Optane d’Intel et avec les SSD SATA 3.0. 

NUC11PHKi7C

La connectique est, comme d’habitude, excellente sur ces modèles avec pas moins de six ports USB 3.2 Gen2 Type-A, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C et deux ports Thunderbolt 4.0. Un port 2.5 Gigabit Ethernet sera également disponible ainsi qu’une sortie HDMI 2.0b avec HDCP 2.2 et un MiniDisplayPort 1.4. Un lecteur de cartes SDXC UHS-II sera également de la partie. La connexion audio sera gérée part un port jack 3.5 mm combo pour un casque micro en façade et un second port jack audio stéréo sur la partie arrière. Ce dernier offrira, en outre, une sortie optique SPDIF via un petit adaptateur.

NUC11PHKi7C

Le NUC11PHKi7C pourra gérer jusqu’à quatre écrans grâce à ses deux ports Thunderbolt 4.0 et ses deux sorties vidéo. La prise en charge du son 7.1 se fera au travers des sorties vidéo ou grâce à la sortie optique. L’engin profitera également d’une connexion Wifi6 grâce à un chipset Intel AX201 qui délivrera du Bluetooth 5.1. Un vrai concentré de services et de performances dans un tout petit format.

NUC11PHKi7C

On ne sait pas encore le prix de cet engin mais il va sans dire qu’il ne devrait pas être des plus abordables. Disponible en barebone à équiper vous même ou en versions pré-assemblées, les machines devraient dépasser rapidement les 1000€. Trop cher ? Oui et non. Oui si votre objectif est de trouver le meilleur équipement en terme de performances pour le prix le plus bas possible. Beaucoup moins si l’encombrement de votre environnement de travail vous importe ou si la consommation de votre PC est un problème.

NUC11PHKi7C

Une chose est sûre, depuis deux générations de NUC Skull et Hades Canyon, je n’ai jamais rencontré d’acheteur insatisfait de la qualité ni de la pertinence de son investissement. Pour avoir conseillé ces engins à de nombreuses personnes pour jouer, travailler ou voyager, les retours que j’ai pu en avoir sont toujours les mêmes. Des engins efficaces et robustes qui permettent de faire aussi bien qu’une tour pour une fraction de leur encombrement. Et c’est là toute la mission de ce nouveau NUC11PHKi7C. Non pas de se substituer à un produit équivalent de taille standard, c’est techniquement impossible, mais bien proposer une alternative plus compacte.

Intel dévoile son NUC11PHKi7C équipé d’une GeForce RTX 2060 © MiniMachines.net. 2021.

ThinkBook Plus Gen2 : Lenovo renouvelle l’expérience du double écran

Cela fait donc un an que le ThinkBook Plus a été annoncé par Lenovo. En 2021, la marque renouvelle donc l’expérience avec un second modèle baptisé avec beaucoup d’ingéniosité ThinkBook Plus Gen2. L’idée est la même, proposer un engin avec un écran LCD classique d’un côté, face au clavier, et un écran à encre numérique de l’autre côté de la machine, sur sa carcasse.

ThinkBook Plus Gen2

Ce nouveau ThinkBook Plus Gen2 est plus abouti que le précédent et propose également plus de muscles. Il devrait être plus difficile à s’offrir avec un prix annoncé de 1549$ pour une livraison au premier trimestre 2021. A bord, des processeurs Tiger Lake pouvant aller jusqu’au Core i7, jusqu’à 16 Go de mémoire vive et un SSD PCIe NVMe de 1 To. De quoi voir venir et profiter à plein de la diagonale de 13.3″ en 2560 x 1600 pixels. Une première dalle IPS tactile qui assurera jusqu’à 400 nits de luminosité avec des bordures assez fines mesurées à 3.9 mm sur les cotés seulement. 

ThinkBook Plus Gen2

Mais ce qui démarque le ThinkBook Plus Gen2 de ses petits camarades de jeux sur le marché portable, c’est la présence d’un écran à encore numérique au dos du premier affichage. C’est là que Lenovo semble avoir concentré ses efforts depuis l’année dernière. Passant d’un modèle de 10.8 pouces en FullHD occupant moins de la moitié de la surface disponible à un modèle 12 pouces en 2560 x 1600 pixels qui est désormais présent sur presque 70% du châssis nouveau modèle.

L’écran à encre numérique n’impactera pas outre mesure l’autonomie de l’engin et proposera une saisie au stylet pour prendre des notes. A noter que Lenovo a trouvé l’espace nécessaire pour intégrer le stylet actif au châssis et on pourra donc dégainer facilement la solution pour prendre des notes. Mais l’écran à encre numérique aura également d’autres points forts. Il permettra d’afficher la date, l’heure, l’état des réseaux wifi. Fournira des notifications de vos rendez-vous et votre planning. Poussera en avant l’intitulé de vos emails et des services d’infos de votre choix. Il pourra également afficher des bulletins météo.

ThinkBook Plus Gen2
Lenovo semble voir en cela des points très positifs et pertinents. Je ne suis pas contre cette idée mais reste un peu dubitatif sur leur intérêt réel. J’adore recevoir ces informations mais je les ai déjà sur ma montre et mon smartphone. Autant je suis intéressé par la possibilité d’utiliser un écran à encre numérique avec un stylet, autant je reste dubitatif sur les autres usages. Même si, après tout, puisque l’écran est là, autant en profiter.

ThinkBook Plus Gen2

L’engin reste très original et très fignolé par Lenovo. La construction est faite dans un châssis mélangeant magnésium et aluminium qui embarque une batterie 54 Whr. La machine profite du Tiger Lake pour proposer deux ports Thunderbolt 4 et propose en plus un port jack combo et… c’est tout. Pas de ports USB Type-A ou de sortie audio. encore moins de port Ethernet. On retrouve, pour le reste, un clavier rétroéclairé, un capteur d’empreintes, une webcam HD avec œilleton de confidentialité  et une solution Wifi 6 et Bluetooth 5.0.

ThinkBook Plus Gen2

Je reste à la fois intrigué et méfiant vis à vis de cet engin. Intrigué par les possibilités originales qu’il offre et rebuté par son ergonomie. Comme l’année dernière, je reste surtout inquiet par la difficulté à protéger cet écran tactile au quotidien. Du fond d’un sac de transport à la balade à bout de bras, je ne peux que constater comment vivent mes machines habituelles au bout de quelques années. Avec, malgré mes soins, des rayures qui surviennent sur leur coque, pour ne pas être inquiet pour ce ThinkBook Plus Gen2.

ThinkBook Plus Gen2 : Lenovo renouvelle l’expérience du double écran © MiniMachines.net. 2021.

Alienware M15 R4 : Core i9 et RTX 3000 au menu

Cette nouvelle version de l’Alienware M15 est assez impressionnante avec le mariage, dans sa version la plus avancée, d’un processeur Intel Core i9-10980HK avec les puces tout juste annoncées GeFroce RTX 3000 de Nvidia.

Alienware M15 R4

Les machines de la marque étant clairement a orientation gaming, elle poussera les capacités des différents composants assez haut. On retrouvera pas exemple des options pour gonfler la mémoire vive à 32 Go de DDR4 mais on pourra également pousser son stockage jusqu’à 4.5 To en SSD… Décliné en RTX 3060, RTX 3070 et RTX 3080, ce ne seront pas des engins des plus abordables. On ne connait pas encore le tarif en euros mais leurs prix annoncés en euros débutent tout de même à 2149$.

L’écran de cet Alienware M15 R4 est un 15.6″ FullHD en 300 Hz 3 ms avec une colorimétrie 100% sRGB mais vous pourrez choisir un écran OLED en 60 Hz 1 ms 100% DCI-P3 pour une utilisation privilégiant les couleurs et le contraste de l’image. Les bordures latérales sont plutôt fines même si la machine ne cherche pas a jouer dans l’ultra mobilité. Au dessus de l’écran on retrouve une webcam et en bas une charnière légèrement avancée par rapport à la profondeur globale de l’engin. Une marque de fabrique de cette gamme.

Alienware M15 R4

Caricatural ?

On retrouve une connectique assez complète avec un port Thunderbolt 3, une sortie HDMI 2.1, un  Mini DisplayPort 1.4, un port jack 3.5 mm combo, un port Ethernet 2.5 GE et trois ports USB 3.2 Gen 1 Type-A. Petit détail presque ridicule sur une telle machine, la présence d’un lecteur de cartes MicroSDXC tout maigrelet, presque perdu dans la  coque de l’appareil. Encore une fois on se demande pourquoi diable ne pas choisir un lecteur de cartes SDXC classique sur de telles machines. A noter enfin, la présence d’un connecteur Alienware propriétaire pour se connecter à un dock externe afin d’exploiter une grosse carte graphique de bureau. Un module sans fil proposant du Wifi6 et du Bluetooth 5.1 sera également intégré.

Alienware M15 R4

La machine proposera trois slots M.2 PCIe NVMe de stockage, tous accessibles. Alienware proposant diverses combinaisons de modules en RAID0 avec un maximum de 4.5 To de capacité. Pour le reste on retrouve une paire d’enceintes stéréo et une batterie  86 Whr dont l’autonomie n’a pas été spécifiée. Me poids de la machine évoluera suivant les options de 2.1 à 2.5 Kg tout de même. Le clavier a l’air un peu perdu dans ce châssis, si il ne semble pas hyper optimisé il semble toutefois assez ergonomique.

Alienware M15 R4 : Core i9 et RTX 3000 au menu © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia lance ses RTX 3000 mobile au CES 2021

Point de paillettes ni de grand show pour cette présentation des nouveaux RTX 3000 mobile. Il faut dire que la recette était déjà connue et que beaucoup des informations proposées étaient déjà publiées. Dans un contexte compliqué, Nvidia n’a pas tenu a trop fortement manifester son enthousiasme.

RTX 3000 Mobile

Très attendue, autant par les consommateurs que par les marques tenues au secret des composants embarqués dans leurs machines tant que les RTX 3000 Mobiles n’étaient pas officialisés, la conférence a présenté trois premiers modèles de processeurs graphiques. Les GeForce RTX 3060, GeForce RTX 3070 et GeForce RTX 3080 qui visent donc trois modèles de machines a destination des joueurs et des créateurs mais qui pourront également intéresser le grand public voulant investir dans des solutions solides et valables dans le temps. Nvidia indique en effet trois ordres de grandeur de tarif pour ces engins : 999, 1299 et 1999$.

RTX 3000 Mobile

Ces prix ne sont pas des obligations mais plutôt des fourchettes de positionnement, ils sont en dollars et hors taxes comme toujours aux US. On peut donc s’attendre chez nous à des reflets en euros assez proches mais plus élevés une fois la TVA ajoutée. Ce sont de bons tarifs, les 999$ risquent de se transformer en 1199€ TTC en France mais cela à du sens pour un investissement dans un PC mobile équipé d’une RTX 3060. La solution, pour peu qu’elle soit suivie de composants homogènes, devrait permettre à un portable classique de proposer de très bons services pendant un très bon moment. Assez pour rentabiliser cet investissement de base.

RTX 3000 Mobile

Les nouvelles machines sautent le même pas technologique que les cartes graphiques de même génération. Un engin sous GeForce RTX 3000 mobile sera largement plus performant qu’une solution sous RTX 2000 mobile. Une machine équipée d’un RTX 3060 sera a même de jouer en 3D, retoucher des photos, monter des vidéos ou concevoir en 3D avec aisance et facilité. La nouvelle gamme proposant en outre quelques raffinements supplémentaires comme le Dynamic Boost 2.0 qui prendra en charge l’alimentation des principaux composants. Le WhisperMode 2.0 sera également de la partie pour tenter de réduire le bruit généré par les différents systèmes de ventilation grâce à une IA.

RTX 3000 Mobile

Nvidia a pourtant fait profil bas lors de cette conférence, manipulant moins de superlatifs qu’à son habitude. La marque est surtout restée sage dans ses annonces avec un focus sur le le 1440P alors qu’elle se concentrait sur l’UltraHD lors de la présentation de ses puces de cartes graphiques classiques pour cette même génération. Cela pour deux raisons principales. La première parce que les machines concernées sont évidemment moins performantes que les PC de bureau : processeurs moins gourmands, moins de capacité de mémoire vive en général et consommation largement inférieure. Sans compter le fait que la majorité du marché du PC portable n’est pas passé en UltraHD mais se contente d’écrans de plus faible définition.

Mais aussi parce qu’une RTX 30×0 mobile n’est pas équivalente  à une RTX 30×0 intégrée dans une carte graphique de PC classique. On s’en serait douté au vu de la taille d’une RTX 3080, même avec un excellent chausse pied et un gros marteau, il semblait difficile de proposer un produit identique sur une machine portable.

GeForce RTX 3000 Mobile

Ces GeForce RTX 30×0 mobiles proposent donc moins d’unités de calcul que les versions classiques. Elles sont livrées avec une mémoire GDDR6 en 192 ou 256 bits au lieu de la GDDR6X des version de bureau. Des moyens de baisser les prix d’un composant intégré forcément à un ensemble de pièces ayant déjà un coût élevé tout en permettant de ne pas avoir a glisser deux grosses turbines et une batterie de camion dans un appareil mobile. Nvidia doit jouer avec les TDP, la chaleur dégagée et la consommation des puces, pour que sa proposition soit viables. Des points beaucoup moins primordiaux sur une machine desktop. 

Pour que l’industrie suive le mouvement, et elle a très envie de suivre Nvidia sur ce segment, les ingénieurs proposent des RTX 3000 qui pourront être étagée de manière assez souple. Un RTX 3080 Mobile par exemple peut être intégré de telle sorte qu’il ne consomme “que” 80 watts ce qui conviendra aux engins les plus portables de cette gamme. Mais la puce pourra également dévorer plus de 150 watts sur les modèles les plus encombrants et lourds. Même chose avec les GeForce RTX 3070 qui grignoteront de 80 à 125 watts et les RTX 3060 fonctionnant entre 60 et 115 watts. Pour rappel, une RTX 3080 de bureau mange à elle toute seule 320 watts, les 3070 et 3060 ayant besoin de leurs 220 et 170 watts chacune.

GeForce RTX 3000 Mobile

Autre nouveauté importante, comme AMD, Nvidia s’intéresse aux spécifications de la norme PCIe et annonce le Resizable BAR. Cette solution reprend une possibilité offerte par la norme qui permet au système de prendre en compte toute la mémoire du circuit graphique. Et cette dernière devenant de plus en plus importante cela revient a booster ses capacités.

RTX 3000 Mobile

Dans les systèmes classiques, le processeur doit faire des cycles dans la mémoire du GPU, car il ne peut pas acceder à la totalité de celle-ci. Il doit donc boucler plusieurs cycle pour y faire transiter les informations dont il a besoin. Avec Resizable BAR – ou le SAM chez AMD – l’accès à la ram devient complet. Ce qui permet d’éviter des cycles et donc d’aller grapiller un peu plus de performances.

Les autres fonctionnalités de la gamme sont bien sur présents et on retrouvera le DLSS qui devrait prendre une place importante a moyen terme de la stratégie des développeurs pour adapter leurs titres sur des machines portable. La technologie MaxQ passe quand a elle à sa troisième génération.

RTX 3000 Mobile

RTX 3000 Mobile : une aubaine pour les constructeurs

Alors que le confinement a augmenté de manière importantes les ventes de PC, Nvidia se retrouve sous la pression de consommateurs mécontents de ne pas avoir pu acheter les cartes graphiques classiques de même génération. Pénuries importantes chez tous les constructeurs, prix qui s’envolent et marché en hausse ont fait de ce qui aurait dû être un feu d’artifice en fin d’année pour Nvidia, une période trouble pendant laquelle son image a été assez écornée auprès des consommateurs.

GeForce RTX 3000 Mobile

Avec sa gamme mobile, la marque peut rattraper son image et ses partenaires comptent bien sur ces nouvelles puces pour augmenter leurs ventes en ce début d’année. Nvidia annonce déjà 70 nouveaux ordinateurs portables sous GeForce RTX 3000 mobiles dont le CES a commencé a égrener les références chez Asus, Razer, Lenovo et beaucoup d’autres.

On se doute que si l’attente pour ces machines est au même niveau que pour les cartes graphiques de dernière génération de Nvidia il est indispensable de se placer rapidement sur ce segment pour l’ensemble des constructeurs partenaires.

Nvidia GeForce RTX 3060 Ti : La carte à surveiller ?

Nvidia lance ses RTX 3000 mobile au CES 2021 © MiniMachines.net. 2021.

Asus ROG Flow X13 : un ultraportable gaming avec une RTX 3080 à la patte

L’idée du Asus Rog Flow X13, c’est de retrouver les performances d’un usage adaptées à l’endroit où l’on se trouve. Partir tous les jours à l’école avec son cartable rempli d’un gros dictionnaire et d’une encyclopédie, même si on ne va pas s’en servir dans la journée, cela ne semble pas une bonne idée. Il vaut mieux les laisser à la maison et s’en servir chez soi sans avoir à se casser le dos toute la semaine. Cela n’empêche pas d’emporter d’éventuelles notes de pages importantes au cas où.

Un ultraportable de 13.4 pouces qui embarque un processeur AMD 35 watts pouvant aller jusqu’au Ryzen 9 5880HS et un circuit GeForce GTX 1650 avec 4 Go de GDDR6. Le tout est accompagné par un maximum de 32 Go de DDR4 et un stockage de 1 To en PCIe NVMe. L’écran 13.4″ sera décliné en 1920 x 1200 pixels grâce à une dalle IPS tactile en 120 Hz ou en 3840 x 2400 pixels tactile en 120 Hz.

ROG Flow X13

Le Rog Flow X13 propose une paire d’enceintes stéréo 1 watt, une webcam ultra-classique en 720p, du Wifi6 et du Bluetooth 5.1 et une batterie 62 Whr épaulée par un chargeur 100 watts. Asus ne donne pas d’autonomie à l’engin mais assure que sa batterie se rechargera à 60% en 39 minutes de connexion.

ROG Flow X13

La marque indique également que pour parvenir à contraindre tous ces composants dans un si petit gabarit, elle a mis au point un nouveau système de dissipation avec trois dissipateurs et trois ventilateurs distincts. Une solution baptisée Arc Flow qui génère 15% de débit d’air supplémentaire sans augmenter le bruit du système par rapport à la précédente génération de machines de la marque dans cette gamme.

ROG Flow X13

Go with the ROG Flow x13

La GTX 1650 de Nvidia n’est pas vraiment une carte graphique de dernière génération mais offre déjà de quoi s’amuser en mobilité. Surtout sur un ultraportable de cette taille avec une épaisseur de 15.8 mm et un poids de 1.3 Kilo. C’est même assez inespéré d’avoir autant de performances dans un si petit engin capable de se transformer en tablette 13.4″ grâce à une charnière 360°.

ROG Flow X13

Mais le point clé de cette offre vient du fait qu’elle se combine avec un dock optionnel, et j’espère que ce n’est qu’une première étape vers une généralisation de ce type d’offre. Le Rog Flow X13 peut se connecter grâce à une interface propriétaire1 à un dock qui embarque un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 3080. Un dock construit sur mesures pour rester “compact” et “discret”. Beaucoup de guillemets dans cette dernière phrase car l’objet mesure tout de même 20.8 cm de large pour 15.5 cm de haut et 2.9 cm d’épaisseur. Il pèse presque 1 kilo. C’est l’encombrement de certains MiniPC mais c’est également beaucoup moins que les docks de cartes graphiques habituels.

Ce dernier jouera donc 2 rôles : celui d’une carte graphique ultrapuissante qui donnera tout son potentiel à la machine en mode sédentaire. Avec un duo Ryzen 9 5880HS et une RTX 3080, très peu de tâches seront inaccessibles au Rog Flow X13. Mais c’est également un dock “classique” qui étendra la connectique de l’ultraportable.

ROG Flow X13

Le 13.4″ est livré avec une assez belle connectique compte tenu de l’espace disponible. Il propose une sortie HDMI 2.0b, un port USB 3.2 Gen.2 Type-A, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C , un jack audio combo et un connecteur “ROG XG Mobile interface” pour se connecter au dock.

Le dock lui même rajoute un HDMI 2.0a, un DisplayPort 1.4, quatre ports USB 3.2 Gen1 Type-A, un Ethernet Gigabit et un lecteur de cartes SDXC. De telle sorte que lorsque l’on se retrouve à son bureau, on connecte son Rog Flow X13 à son dock et on se retrouve instantanément avec une configuration complète comportant un ou deux écrans supplémentaires, la machine peut en gérer quatre, un clavier et une souris si besoin, un accès à un réseau Ethernet et autant d’autres solutions de bureau classique que nécessaire. La présence d’un lecteur de cartes SDXC n’est pas désagréable et l’absence de jack audio pour se connecter à un système d’enceintes plus large peut être compensé soit en exploitant une carte son USB, soit en exploitant la sortie audio qui transite par le HDMI.

Le dock est alimenté par une grosse prise tripolaire et chargera donc votre ultraportable quand il sera connecté dessus. Je suis très enthousiasmé par l’idée de ce dispositif dont je rêve depuis longtemps. Cela réunit le meilleur des deux mondes sans trop d’effets secondaires désagréables. Le Rog Flow X13 peut se suffire à lui même avec une belle réserve naturelle de performances en solo. Une fois posé sur un bureau il développe alors tout son potentiel tout en évitant de batailler avec des tonnes de câbles. C’est exactement ce qui convient à mon sens à la majorité des utilisateurs.

ROG Flow X13

Reste quelques éléments problématiques. Eléments qui vont souvent de pair avec les solutions innovantes comme celles-ci. Le premier vient du tarif demandé par Asus. Ce n’est pas illogique mais c’est toujours difficile à accepter. Le prix du bundle avec le dock RTX 3080 en version FullHD 120 Hz 16 Go / 1 To est de 3199$ HT. Ce qui ne manquera pas de faire recracher quelques cafés en finissant ce billet. C’est cher mais ce genre de machine-concepts sont toujours chères.

ROG Flow X13

L’autre souci vient du dock et de son format propriétaire. Asus a probablement une bonne raison de développer sa “ROG XG Mobile interface” au lieu d’employer un Thunderbolt 3 ou 4… Mais je pense que cette raison n’est pas bonne. Je pense que Asus ne veut pas que des machines non Asus puissent profiter de cet excellent petit dock si jamais il était vendu à part. Le fait de passer par une interface de ce type oblige les clients potentiels à s’intéresser à l’ensemble. 

Mais, dans le futur, je pense que ce type de connecteur propriétaire n’aura pas sa place dans nos machines. Succès ou non pour le Rog Flow X13, je pense que ce type d’interface déportée est clairement l’avenir. Cela prend en compte les usages réels en mobilité et en mode sédentaire et évite d’avoir à se trimballer un monstre toute la journée sans sacrifier les capacités de sa machine ou devoir investir dans deux engins différents.

Pour autant, recourir à un connecteur de ce type pose immédiatement deux soucis à l’acheteur potentiel : Quid de sa durée de vie face à un Thunderbolt ? Si la prochaine génération d’Asus s’assagit et change de vision ? C’est toujours un problème de s’enfermer dans un connecteur exotique pour un materiel de ce type. Autre souci, comment vont réagir les concurrents d’Asus qui seront ses premiers clients de ce Rog Flow X13… Un engin qu’ils vont décortiquer avant d’en tirer des leçons pour fabriquer leurs versions de ce produit. Et le résultat semble évident, comment fera le grand public si Gigabyte, Dell, MSI, Lenovo, Acer et HP développent tous leur connecteur maison ?

Thunderbolt 3

Je pense sincèrement que le “dockisme” est un format d’avenir pour les PC. Mais si une jungle de câbles se dresse devant les acheteurs avec autant de formats propriétaires que de constructeurs, ils ne saisiront même pas leur machette pour tenter de la traverser, ils la contourneront.

Pour assurer les ventes de son Rog Flow X13, Asus limite donc son dock à une solution propriétaire. Ils ont probablement raison à court terme. Je serais le premier client d’un dock de ce type en Thunderbolt. Mais à moyen et long terme je pense qu’il existe déjà un marché de clients interessés par ce type de dock en Thunderbolt 3 ou 4. Un marché plus important que l’on ne croit et qui va durer. Asus vend déjà des cartes graphiques pour des PC de bureau, un temps viendra certainement où cela sera également rentable pour eux de proposer des cartes graphiques en dock pour ordinateurs portables… Mais uniquement via du Thunderbolt.

Asus ROG Flow X13 : un ultraportable gaming avec une RTX 3080 à la patte © MiniMachines.net. 2021.

Smell iX16 : un capteur d’odeurs pour Raspberry Pi et Arduino

Développé par la société Allemande SmartNanotubes Technologies, le Smell iX16 est un capteur d’odeurs au même titre qu’il existe des capteurs de fumée ou de divers gaz. Ce Smell iX16 est conçu pour fonctionner avec une solution programmable comme un Raspberry Pi qui lui donnera des possibilités élaborées. Il peut également travailler avec une solution de Microcontrôleur comme un Arduino, un smartphone ou un ordinateur classique.

Les capteurs du Smell iX16

Ce “nez” est assez fin, assez pour prendre en compte différents parfums industriels : l’ammoniaque, le monoxyde d’hydrogène, la phosphine, le dioxyde de Carbone, l’éthanol ou l’acétone pour n’en citer que quelques uns. Mais surtout, il peut parfaitement identifier des odeurs plus “naturelles” que l’on va retrouver dans une cuisine comme le chocolat, le vin, la vodka, le thé, le café, la viande, la banane ou le poisson. De quoi construire des scénarios rocambolesques avec un Raspberry Pi. Après tout, la webcam a été inventée par un duo d’universitaires à Cambridge en 1991 avec en tête l’idée d’éviter de se déplacer si la cafetière du département informatique était vide. Avec le Smell iX16, ils auraient pu également détecter l’arrivée de café frais…

Smell iX16

Probablement autant à visée industrielle que pour l’IoT, ce nez d’appoint aura tout son intérêt dans des zones où certaines odeurs n’ont pas lieu d’être. Dans des chaines d’emballage automatisées pour détecter la fuite d’un produit. Dans des lieux dangereux à la recherche de parfums indésirables signalant un futur danger. C’est à mon sens une excellente solution couplée avec un système capable de piloter efficacement une intelligence artificielle comme les cartes de développement Jetson de Nvidia. On imagine un tel nez dans le suivi de certaines activités mais également pour détecter des choses normalement parfaitement indétectables : odeurs de moisissure ou de fermentation. Détection de parfums suspects ou, au contraire, de fragrances agréables. Détecter la présence de parfums signalant une pollution de l’air due à des matériaux de construction indécelable par nos narines ou le tout début du cycle de pollinisation d’une fleur par exemple. 

Smell Inspector

Le Smell Inspector servira à alimenter la base de données de la marque.

Smell Inspector

A l’intérieur, des capteurs Smell iX16

Le Smell iX16 est censé sortir le mois prochain en février sur Kickstarter, ce qui aura un double effet positif pour son développement. D’abord parce que cela permettra de finaliser la fabrication de l’objet, ensuite parce que cela permettra, à terme, de collecter des centaines de parfums différents pour sa base de données. La société cherche en effet un millier de participants qui recevront un capteur et un kit de développement leur permettant d’accéder à l’Intelligence Artificielle du dispositif ainsi qu’un accès à une base de données.

Attention, l’objet ne sera pas donné. Le prix public du produit est annoncé à 389€ et devrait être proposé à 249€ lors de sa campagne de financement participatif. Une broutille pour un projet industriel mais un investissement un peu plus douloureux si vos ne comptez que développer un listing des aliments présents dans votre frigo !

Smell iX16

Aucun tarif n’a été annoncé mais les usages potentiels pourraient être intéressants à suivre suivant les capacités réelles de l’objet. SmartNanotubes Technologies promet que sa solution est plus sensible, plus compacte et moins gourmande qu’un capteur de gaz classique. Elle pourrait également s’avérer peu onéreuse à produire si elle était fabriquée à grande échelle.

Smell iX16 : un capteur d’odeurs pour Raspberry Pi et Arduino © MiniMachines.net. 2021.

Razer Blade 15 2021 : une belle ligne de machines gaming

Les Razer Blade 15 sont des ordinateurs portables qui visent un public de joueurs avant tout, même si leur design s’est considérablement assagi ces dernières années. Déclinés en deux familles baptisées “Base” et “Advanced”, ils embarquent des écrans aux capacités impressionnantes et de nouvelles options de circuits graphiques.

Razer Blade 15 2021

Très légèrement plus compacts que les modèles précédents, ces nouveaux Razer Blade 15 proposent des dalles différentes suivant les versions. La gamme “Base” se décline désormais en 4 modèles qui font une sorte de grand écart technique.

Razer Blade 15

Si tous emploient le même processeur Intel Core i7-10750H Comet Lake, les capacités des différents modèles en terme d’affichage varient énormément. Les dalles et les circuit graphiques changent. Du modèle de base en FullHD 120 Hz avec une GeForce GTX 1660 Ti au modèle haut de gamme en QHD 125 Hz avec un écran 100% DCI-P3 une GeForce RTX 3070 il y a un monde d’écart.

Razer Blade 15

La marque en profite pour jouer les très bons élèves avec toutes les bonnes pratiques dans le genre. La mémoire vive livrée est limitée à 16 Go de DDR4-2933 MHz mais elle pourra évoluer à chaque fois vers 64 Go. Même chose pour le stockage. Si Razer propose un SSD de 256 à 512 Go en M.2 PCIe NVMe, elle propose toujours un slot libre et vide, prêt à accueillir un module supplémentaire.

Razer Blade 15

De quoi assurer à l’engin une évolutivité partielle mais largement suffisante pour garantir la pérennité de la machine le temps de rendre son circuit graphique obsolète pour son objectif premier. Le Razer Blade 15 est cher mais il vous tiendra compagnie pour un moment même sur des pratiques de jeux exigeantes.

Razer Blade 15

Ces bonnes intentions ne s’arrêtent pas là et on découvre ainsi des choix positifs sur la partie connectique de l’engin. On retrouve du Thunderbolt 3.0 et un port USB 3.2 Gen2 Type-C supplémentaire, deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A, une sortie vidéo HDMI 2.1 et un port Ethernet Gigabit. Une webcam 720p complète cet équipement dans un châssis de 35.5 cm de large pour 23.5 cm de profondeur et 19.9 mm d’épaisseur.

Razer Blade 15 2021

Les Razer Blade 15 Base seront mis en vente en Janvier à partir de 1799.99€.

Razer Blade 15

Les modèles “Advanced” reprennent la même bonne recette avec un boitier toutefois plus fin et des équipements plus évolués. Le châssis mesure toujours 35.5 cm de large pour 23.5 cm de profondeur mais ne fait plus que 16.99 mm d’épaisseur. A l’intérieur, on découvre un processeur Intel Core i7-10875 8 coeurs accompagnés par des GeForce RTX 3070 et 3080 pouvant embarquer jusqu’à 16 Go de mémoire dédiée.

Razer Blade 15 2021

Les écrans varient là encore avec plusieurs options en FullHD ou QHHD voire en UltraHD avec une solution OLED 100% DCI-P3 pour le Razer Balde 15 Advanced le plus cher de la gamme. Le stockage de base grimpe à 1To avec, là encore, un slot M.2 PCIe NVMe de libre. La mémoire de base sera déclinée en 16 ou 32 Go sans que la marque indique cette fois si elle pourra évoluer ? Peut être que les 3 mm sacrifiés en épaisseur empêchent Razer de proposer cette option.

Razer Blade 15

D’autres petits détails évoluent avec un clavier à rétro éclairage RGB touche par touche contre un modèle par zone sur la version “Base”. La connectique est très semblable mais quelques détails diffèrent. On reste en Thunderbolt 3.0, Razer paye le fait de rester en Core de 10e génération, mais celui-ci est compatible Power Charge 3.0 et pourra encaisser des chargeurs 20 volts et un lecteur de cartes SDXC UHS-III apparait. Autre détail technique, la webcam de base en 720P est accompagnée par un modèle infrarouge pour la reconnaissance faciale. Le Wifi passe d’un module Wifi6 classique pour le Base à un 6E pour le Advanced, de son côté le Bluetooth passe du 5.0 au 5.2. Chose étonnante par contre, le Razer Blade 15 Advanced fait l’impasse sur le port Ethernet Gigabit !?

Razer Blade 15 2021

Ce modèle Advanced du Razer Blade 15 devrait débuter à 2399.99€… pour finir à 3399.99€ ! Les engins sont annoncés en pré-commande sur le site Français de la marque.

Ci dessous le petit récapitulatif de l’ensemble des engins.

Razer Blade 15

Razer Blade 15

Razer Blade 15 2021 : une belle ligne de machines gaming © MiniMachines.net. 2021.

Legion Slim 7 : Lenovo prend du galon

Le Lenovo Legion Slim 7 est un 15.6″ à bordures fines  qui reste sous les 2 kilos malgré un matériel embarqué réellement impressionnant. Avec un duo composé d’un processeur AMD Ryzen 5900H et un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 3060, cet engin devrait être commercialisé en France dès le mois de Mars 2021 avec un prix de base de 1299€.

Legion Slim 7

Malgré cet équipement haut de gamme, le Legion Slim 7 ne dépassera pas la barre des 1.9 kilo et mesurera 1.77 cm d’épaisseur. Des éléments qui expliquent le choix du nom de cette version également déclinée en un modèle plus standard, comprenez plus épais, mais en version 16″. Deux choix de dalles 15.6″ Dolby Vision seront disponibles. Un classique FullHD 1920 x 1080 pixels IPS avec un taux de rafraichissement 165 Hz et une colorimétrie 100% sRGB. Et une version 3840 x 2160 pixels, toujours en IPS, en 60 Hz avec une certification 100% Adobe RGB.

Legion Slim 7

Pour épauler le processeur et son circuit graphique, le Lenovo Legion Slim 7 embarquera un maximum de 32 Go de mémoire vive DDR4-3200 et jusqu’à 2 To de stockage SSD au format PCIe NVMe. Des équipements haut de gamme  donc qui devraient permettre à l’engin d’aller chatouiller n’importe quel type de jeu dans d’excellentes conditions. Mais, comme le châssis réussi l’exploit de rester assez sobre, il devrait également être possible d’employer cette machine comme un engin de travail créatif complet.

Legion Slim 7

La connectique est assez complète avec  deux ports USB 3.1 Gen 2 Type-C, deux autres USB 3.2 Gen 2 Type-A, un jack audio combinant sortie casque et entrée micro et un lecteur de cartes SDXC. A noter que les prises USB Type-C, le lecteur SDXC et la sortie audio seront disponible sur les côtés de l’appareil. Le reste des ports se retrouvent sur la tranche arrière de la machine. Un choix qui permettra d’éviter d’encombrer les côtés du Legion Slim 7. Pas de port Ethernet ? Pas de sortie HDMI ? Non, même si il n’est pas impossible que la marque glisse un adaptateur avec le produit. Une solution Wifi6 et Bluetooth 5.1 sera intégrée pour communiquer en ligne mais rien ne permettra d’utiliser par défaut un écran externe. Des choix qui peuvent se comprendre mais qui ne colle pas vraiment à la cible visée par ce modèle. 

Legion Slim 7

Le clavier abrite un lecteur d’empreintes digitales et la webcam livrée propose le même œilleton de confidentialité que surs les Thinkpads pro de la marque. La coque en aluminium sera déclinée en noir ou en gris sombre. Le clavier rétro éclairé en blanc uniforme par défaut pourra accueillir le une option de rétroéclairage RDGB qui augmentera considérablement votre aptitude en jeu d’après le docteur Coué.

Le choix d’intégration du Legion Slim 7 est toujours aussi étrange, avec cette charnière placée en avant par rapport au reste du châssis. Mais cela peut s’expliquer de plusieurs manières. D’abord la marque peut intégrer des mâchoires très solides, arrimées fermement en amont et en aval de leur axe. Ensuite, cela dégage la soufflerie loin de l’écran ce qui a deux effets positifs. Le premier étant d’éviter de voir la chaleur s’accumuler au pied de l’écran comme cela se rencontre avec certains designs ou la ventilation est forcée directement à cet endroit. Ensuite, et cela m’a surpris lors de mes premières utilisations de ce type de design, cette disposition éloigne le bruit généré par la ventilation de l’utilisateur. L’écran sert alors de bouclier entre les deux.

On le voit assez mal sur les photos proposées par Lenovo mais l’engin embarque un clavier intéressant avec des touches fléchées bien séparées et dimensionnées, un vrai pavé numérique et un très large et profond pavé tactile.

L’ensemble sera alimenté par une batterie 71 Whr et pourra être rechargé au choix par un bloc secteur classique de 230 watts ou via un chargeur 95 Watts en USB Type-C. Pas sur que pour ce second choix il soit possible d’utiliser la machine au maximum de ses capacités tout en la rechargeant. Plus compact, ce chargeur USB sera probablement destiné a voyager avec l’engin pour le remettre d’aplomb la nuit.

Legion Slim 7 : Lenovo prend du galon © MiniMachines.net. 2021.

Asus ROG Zephyrus G14 2021 : Ryzen 9 5900HS et GeForce RTX dans un 14″

La gamme Zephyrus de chez ROG Asus n’est pas spécialement connue pour sa demie mesure. Les engins qu’elle présente ne font pas vraiment dans le compromis et encore une fois ce ROG Zephyrus G14 met les petits plats dans les grands pour séduire une frange limitée d’utilisateurs. Pas que la majorité ne soit pas séduite par la proposition, simplement qu’elle n’a généralement pas les moyens de s’offrir ces petits caprices technologiques1

En 2020, le G14 proposait déjà un couple Ryzen 4000HS et un circuit graphique Nvidia RTX de génération précédente. La version 2021 reprend la même recette mais passe évidemment aux puces nouvellement annoncées. On retrouvera donc une solution à base de Ryzen 9 5900HS combinée à une GeForce RTX 3060. L’engin restera relativement léger avec 1.58 Kilo pour la version de base et pourra grimper à 1.7 Kilo si vous choisissez une option de décoration supplémentaire.

ROG Zephyrus G14 2021

Au dos de l’engin, on retrouvera en effet le système d’illumination “AniMe Matrix” de la marque qui permet de programmer des LED pour décorer votre appareil. Asus ne propose pas encore d’aileron, de jantes ou de mâchoires de freins chromées mais cela ne saurait tarder.

ROG Zephyrus G14 2021

Disponible au premier trimestre 2021, cet engin sera proposé en deux définitions d’écran IPS avec un modèle en 1920 x 1080 144 Hz et un autre en 2560 x 1440 plus en 120 Hz. A l’intérieur on retrouvera jusqu’à 32 Go de mémoire vive DDR4-3200 et proposera une solution de stockage M.2 PCIe 3.0 NVMe qui sera déclinée en plusieurs variantes.

ROG Zephyrus G14 2021

Outre l’écran, Asus assurera un bon rendu sonore avec un système stéréo évolué composé de deux enceintes 2.5 Watts en charge des mediums et des basses, couplées avec un petit tweeter 0.7W pour les aigus. Ces enceintes auront droit à une sortie directe, orientée sur le dessus du châssis, pour proposer une meilleure immersion à l’utilisateur.

A noter le gros travail d’intégration du clavier de la part d’Asus. Les touches fléchées sont pour une fois correctement calibrées, séparées du reste du châssis pour être réellement exploitables. Asus profite du débord ainsi créé pour sur dimensionner légèrement sa touche espace. L’ensemble est bien évidemment rétro éclairé mais on n’a droit à aucun gadget supplémentaire comme un lecteur d’empreintes digitales par exemple.

ROG Zephyrus G14 2021

La connectique proposera un port HDMI 2.0b, un port USB 3.2 Gen 2 Type-C qui fournira à la fois du Power Delivery et du DisplayPort pour permettre à la machine un triple affichage. Un port USB 3.2 Gen 2 Type-C classique et deux ports USB 3.2 Gen 1 Type-A seront également présents. Un jack 3.5 mm audio stéréo combo sera disponible pour épauler la solution d’enceintes et de micro de la machine. La batterie intégrée sera une 76 Whr sans qu’aucune autonomie précises ne soit annoncée pour l’engin. La marque indiquant juste que la machine pourra atteindre 10 heures d’usage sans préciser lequel.

ROG Zephyrus G14 2021

Les raffinements classiques des machines haut de gamme seront évidemment présents avec du Wifi6 et du Bluetooth 5.1. On note la présence de nombreux évents d’aération qui travaillent en conjonction avec la charnière de la marque. Celle-ci se déploie en soulevant légèrement le châssis bas. Cela permet de mieux positionner le clavier mais également d’aspirer de l’air frais sous la machine avant de le faire circuler puis de l’expédier vers les côtés et l’arrière de l’engin.

Une déclinaison 15.6″ Zephyrus G15 sera également disponible avec presque les mêmes spécifications technique puisque la puce Ryzen 9 5900HS sera la même mais le circuit graphique pourra grimper jusqu’au GeForce RTX 3080. Ce modèle proposera une option d’écran 2560 x 1440 pixels 165 Hz, quatre enceintes 2 watts et deux tweeters 2 watts pour une gestion du son en Dolby Atmos.

Zephyrus G15

Quelques petites nuances techniques comme la présence d’un port Ethernet Gigabit et d’un lecteur de cartes MicroSDXC seront également a signaler. La taille du pavé tactile évolue largement avec des dimensions gigantesques par rapport au G14. Le clavier est par contre étonnamment plus sage, plus discret également avec une frappe silencieuse. Asus ne profite pas de la plus grande diagonale pour proposer un pavé numérique mais surtout les touches fléchées reviennent trop sagement s’encastrer dans la ligne du clavier. Le tout donne une impression d’étroitesse qui est un peu dommage pour ce type d’engin, surtout avec le modèle G14 sous les yeux. Le G15 proposera une batterie plus performante avec 90 Whr et 13 heures d’autonomie.

Asus ROG Zephyrus G14 2021 : Ryzen 9 5900HS et GeForce RTX dans un 14″ © MiniMachines.net. 2021.

Acer Aspire 7 A715-42G : un mariage en Ryzen 5000 et Nvidia

Annoncé a partir de 899€, le Aspire 7 A715-42G mélangeront un processeur AMD Ryzen série 5000 et un circuit graphique GeForce GTX 1650 de Nvidia. Un mélange  qui pourrait proposer un niveau de performances intéressant pour un prix abordable.

Acer Aspire 7 A715-42G

Ce 15.6″ s’empâte un peu avec un poids de 2.15 Kilos qui le place sur un segment grand public mais l’extrait des ultraportable. On reste sur une solution ultra-classique avec une définition FullHD et une dalle IPS. La mémoire vive pourra atteindre 32 Go au maximum en DDR4 et le stockage sera confié à un SSD qui pourra être livré en 1 To de base. Malheureusement, là encore, pas de détails précis sur les équipements. La sortie au second trimestre de la machine empêchant probablement la marque de faire trop de promesses.

Acer Aspire 7 A715-42G

La connectique semble classique avec à droite un port jack audio combo, un USB 2.0 Type-A et un jack d’alimentation. A gauche, on retrouvera deux ports USB 3.1 Type-A, un USB Type-C, un Ethernet Gigabit et un HDMI. L’engin promet également un Wifi6, une webcam et des bordures… pas trop épaisses.

Acer Aspire 7 A715-42G

Acer indique un ratio affichage / encombrement de 81.61% ce qui est réduit par rapport à un engin classique mais qui reste très en dessous de solutions concurrentes qui dépassent les 90% Les bordures haute et basse restent franchement visibles et si Acer en profite pour glisser une webcam et des micros, cela reste un design assez pataud.

Acer Aspire 7 A715-42G

A la décharge de cet Aspire 7 A715-42G, la marque indique avoir travaillé la qualité de l’affichage avec des technologies permettant d’ajuster de manière dynamique le gamma et la saturation des couleurs pour un meilleur rendu à l’écran. Je suis curieux de voir ce que cela donne et surtout de comprendre ce que Acer veut dire en indiquant que cela décharge le processeur AMD de certains de ses calculs.

Acer Aspire 7 A715-42G : un mariage en Ryzen 5000 et Nvidia © MiniMachines.net. 2021.

Acer Aspire 5 A515-45 : un 15.6″ sous AMD Ryzen 5000

Annoncé à partir de 699€, cet Acer Aspire 5 A515-45 proposera jusqu’à 24 Go de mémoire vive. Un chiffre qui indique probablement un montant minimal de 8 Go de RAM soudée à la carte mère et un slot d’extension de libre pouvant accueillir une barrette de 16 Go supplémentaire. Le stockage sera disponible en PCIe NVMe jusqu’à 1 To au format M.2 tout en laissant une baie d’extension 2.5″ SATA accessible. Le portable pourra être occupé par défaut d’un disque mécanique de 2 To au maximum.

Acer Aspire 5 A515

On ne connait pas encore tous les détails de cet Aspire 5 A515-45, les modèles de puces AMD choisies par exemple. On sait qu’il sera équipé dans la gamme AMD Ryzen 5000 et de circuits graphique Radeon RX 640 mais pas de point précis des puces choisies pour le moment. Au vu du prix annoncé, l’engin devrait probablement commencer sa gamme avec les références les plus basses.

Acer Aspire 5 A515

L’objet mesurera 17.95 mm d’épaisseur et proposera un encombrement réduit avec des bordures latérales fines. On peut donc s’attendre à un 15.6″ compact en largeur qui affichera en FullHD grâce à une dalle IPS. La coque sera réalisée en aluminium mais le poids global de la machine n’a pas été dévoilé. En profondeur, le Aspire 5 A515 ne sera pas aussi court que possible, les bordures haute et basse de l’objet étant assez imposantes.

Acer Aspire 5 A515

On retrouvera une connectique complète avec à gauche un port USB Type-C, deux USB 3.0, une sortie HDMI, un Ethernet et une prise jack d’alimentation. A droite, on retrouvera un USB 2.0, un port jack combo et un Kensington Lock. La machine livrera du Wifi6 et probablement un Bluetooth 54.0 ou 5.1. Une webcam est visible et sera accompagnée de micros. Le clavier semble très complet avec un pavé numérique large mais moins profond que certaines autres références de la marque. Il est pourvu d’un capteur d’empreintes.

Acer Aspire 5 A515-45 : un 15.6″ sous AMD Ryzen 5000 © MiniMachines.net. 2021.

AMD Ryzen 5000 Mobile : du sang neuf pour les portables

L’architecture Zen 3 débarque enfin sur les portables avec la sortie officielle des AMD Ryzen 5000 Mobile. Deux nouvelles gammes de puces sont ainsi annoncées et, contrairement à beaucoup d’années passées, une vraie gamme de machines semble suivre ce mouvement. Pas moins de 150 designs sont déjà prévus sur le marché pour l’année 2021. Un chiffre qui sonne comme une revanche aves des années de disette pour la marque en terme de collaborations.

On retrouve une segmentation classique de machines avec d’un côté des solutions haut de gamme a destination de PC de jeu et de stations de travail et de l’autre des solutions moins gourmandes qui viseront les ultrabooks.

Ryzen 5000 Mobile

La série Ryzen 5000 H visera la première catégorie de machines. Ces puces gravées en 7 nanomètres embarqueront la troisième génération de puces Zen. Au menu on retrouve deux promesses importantes : plus de performances et une meilleure autonomie. 

 Coeurs / ThreadsFréquencesCacheTDP
Ryzen 9 5980HX8 / 163.3 / 4.8 GHz20 Mo45+W
Ryzen 9 5980HS8 / 163 / 4.8 GHz20 Mo35W
Ryzen 9 5900HX8 / 163.3 / 4.6 GHz20 Mo45+W
Ryzen 9 5900HS8 / 163 / 4.6 GHz20 Mo35W
Ryzen 7 5800H8 / 163.2 / 4.4 GHz20 Mo45W
Ryzen 7 5800HS8 / 162.8 / 4.4 GHz20 Mo35W
Ryzen 5 5600H6 / 123.3 / 4.2 GHz19 Mo45W
Ryzen 5 5600HS6 / 123 / 4.2 GHz19 Mo35W

Le très haut de gamme sera composé de deux puces avec les Ryzen 9 5980HX et Ryzen 9 5980HS. Des modèles qui embarqueront 8 cœurs et proposeront 16 threads associées à 20 Mo de mémoire cache. La première tournera de 3.3 à 4.8 GHz avec un TDP annoncé de 45+W. La seconde ne dépassera pas les 35 Watts mais restera plus sagement à 3 GHz en fréquence de base pour atteindre les même 4.8 GHz en mode Turbo. La grosse différence entre ces deux Ryzen 9 se situera dans la possibilité offerte au modèle HX de subir les outrages d’un overclocking intensif. Détail qui explique le “+” dans le nombre de Watts de son TDP. Augmenter les fréquences de la puce ayant un impact sur sa consommation et sa chauffe.

Ryzen 5000 Mobile

Les Ryzen 9 5900HX et HS fonctionnent de la même manière mais en atteignant des fréquences moindres. Puis viennent les Ryzen 7 5800H et Ryzen 5 5600H. Ces derniers sont moins bien lotis avec deux cœurs et 4 threads en moins mais également moins de cache pour les mêmes consommations.

AMR Ryzen 5000 Mobile

Ces processeurs visent le marché des créateurs avec une promesse de performances en usages mono ou multi coeurs. AMD Avance que ses Ryzen 9 5980HS – non overclockés donc – se positionneraient devant un Intel Core i9-10980HK dans la même catégorie de consommation. Le Ryzen 9 5900HX serait quand à lui plus rapide que le Core i9-10980HK avec 14% de performances en plus en jeu sur un seul coeur  et 37% de mieux en multi. Des chiffres qui feraient de ces solutions de véritables petites usines à pixels, attaquant même les performances des solutions de bureau d’il y a tout juste deux ans.  

Ryzen 5000 Mobile

Le marché des PC Gaming comme celui des machines destinées aux créateurs ayant le vent en poupe, la marque s’est clairement positionné sur ces objectifs pour séduire. Elle sait probablement que de nombreux acheteurs sur ces segments sont plus experts que d’autres ou, tout au moins, qu’ils se renseignent avant leur achat. Ils sont donc plus susceptible de tomber sous le charme de ses performances et moins sujet au marketing des enseignes que les autres.

 COEURS / THREADSFRÉQUENCESCACHETDP
Ryzen 7 5800U (ZEN3)8 / 161.9 / 4.4 GHz20 Mo15 W
Ryzen 5 5600U (ZEN3)6 / 122.3 / 4.2 GHz12 Mo15 W
Ryzen 7 5700U (ZEN2)8 / 161.8 / 4.3 GHz19 Mo15 W
Ryzen 5 5500U (ZEN2)6 / 122.1 / 4 GHz11 Mo15 W
Ryzen 3 5300U (ZEN2)4 / 82.6 / 3.8 GHz6 Mo15 W

La seconde gamme de processeurs Ryzen 5000 Mobile sera la série U. Des puces plus sages qui viseront le segment des machines multimédia ultrafines habituelles. Conçues pour rester sagement dans une enveloppe thermique de 15 watts, elles développent jusqu’à 8 coeurs et 16 Threads et démarrent directement dans une solution 4 coeurs et 8 threads. Les fréquences varient assez fortement suivant les modèles et, surtout, la mémoire cache passe de 6 à 20 Mo en fonction des puces.

Ryzen 5000 Mobile

A noter, point important, AMD établit sous la même appellation Ryzen 5000U deux générations d’architectures. Les Ryzen 7 5800U et Ryzen 5 5600U sont les seules à bénéficier de coeurs Zen 3 tandis que les autres sont encore sous Zen 2. La même génération que les Ryzen 4000U mais pas forcément la même lithographie. AMD indique par ailleurs que ces puces seront plus efficaces que les précédentes génération mais ne détaille pas dans quelle mesure.

Ryzen 5000 Mobile

On peut se doute, devant les chiffres annoncés en matière d’autonomie, que les tâches les plus légères seront gérées en ne demandant que très peu d’énergie au processeur. Il faut évidemment garder la tâte froide et attendre des tests plus poussés autour de cette autonomie mais les promesses de la marque sont énormes. Avec 17.5 heures d’autonomie annoncée en usage classique et jusqu’à 21 heures en vidéo, cela parait très prometteur pour un portable. Bien entendu on ne connait pas les autres postes de ces mesures : sur quel portable et dans quelles conditions ces autonomies sont calculées. Mais on peut espérer un gain significatif d’autonomie pour les futures machines.

Ryzen 5000 Mobile

Ce qu’il y a d’intéressant dans cette annonce des Ryzen 5000 Mobile, c’est plus l’emballage de la conférence que les produits eux même. On sait depuis un moment que les puces d’AMD font jeu égal aux solutions d’Intel. Qu’il s’agit d’une affaire de choix et que, suivant ses usages, on pourra préférer une marque à l’autre.
Ce que je trouve vraiment intéressant, c’est l’impact de la conférence qui passe à un niveau supérieur. Les constructeurs répondent présent à ses offres et savoir que 150 machines sont prévues avec ces nouveaux processeur signifie bien que différents fabricants de portables ont compris que la demande de machines sous puces AMD explosait.

Ryzen 5000 Mobile

Et ce n’est pas étonnant qu’AMD s’en réjouisse. Contrairement à ce que l’on croit souvent, le marché des constructeurs est un des moins facile a faire bouger. Il faut souvent qu’un des plus gros poisson tente quelque chose de nouveau et récolte un certain succès pour voir le reste du banc bouger dans la même direction. Mais une fois que les choses commencent a bouger, cela va très vite. Les habitudes sont très ancrées et tout le monde a peur de prendre la mauvaise décision et de voir ses ventes sombrer en cas d’erreur. Le chemin parcouru par AMD pour remonter la pente a été énorme et son acceptation comme solution concurrente d’Intel a été une longue bataille qui semble en passe d’être gagnée. Des machines AMD présentées en fin de catalogue comme des solutions “low-cost” moins bien pourvues en mémoire vive et en stockage, voire avec une définition d’affichage bas de gamme lors de la sortie de la première génération de puces Zen mobiles, on est parvenu aujourd’hui à un catalogue d’engin haut de gamme équivalent aux solutions d’Intel.

Ryzen 5000 Mobile

On passe également de deux puces “H” lors de l’annonce des AMD 4000 à 8 nouvelles références Ryzen 5000 H. AMD laisse également tomber les Athlon Silver 3050U et Athlon Gold 3150U que je n’ai jamais vu en pratique dans aucune machine. La marque présente encore une fois 5 puces AMD Ryzen 5000U mais en faisant évoluer leur architecture.

Enfin, AMD annonce 150 machines déjà en chantier pour 2021 sur tous les secteurs quand la marque mettait en avant 100 solutions à la même période en 2020 pour la présentation des series 4000. Cette évolution est importante et on imagine que les différents constructeurs sont à l’affût derrière AMD pour proposer des ultraportables et des configurations plus musclées innovantes et performantes. C’est une excellente nouvelle pour le grand public qui va pouvoir profiter des performances des nouveaux Ryzen et découvrir en même temps les réactions techniques d’Intel. Ce retour à une compétition entre les deux marques est très positif car avec ces nouvelles séries, Intel peut vraiment s’inquiéter de l’arrivée d’AMD sur le segment des ultraportables. 

AMD Ryzen 5000 Mobile : du sang neuf pour les portables © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo Thinkpad X12 : l’influence des Microsoft Surface

Les Thinkpad X12 ont beau porter la griffe de Lenovo, on y retrouve les briques principales de l’ADN des Surface de Microsoft. Tablette à clavier détachable, format 12.3″ qui affiche en 3:2 et prise en charge d’un stylet actif. Cette influence est logique, elle n’est pas qu’une volonté de copie de la part de Lenovo mais correspond aux ajustement opérés par Microsoft en tant que développeur de Windows pour Microsoft en tant que créateur des Surface.

ThinkPad X12

Proposées outre atlantique à partir de 1149$, les ThinkPad X12 sont avant tout des tablettes avec béquille intégrée dans leur coque. Leur écran 12.3″ en 1920 x 1280 pixels vient s’ajuster à la hauteur du 3:2 repopularisé par les Surface. Une définition inhabituelle, avec quelques pixels en plus en hauteur, afin de correspondre à des usages bureautiques avancés comme à la consultation de documents ou le surf. La dalle proposera une luminosité maximale de 400 cd/m² et sera protégée par un verre Gorilla Glass 5 de Corning.

ThinkPad X12

Mais, parce que les Thinkpad restent des Thinkpad, Lenovo a ajouté quelques petits détails dans la proposition globale. Ainsi le clavier détachable et rétroéclairé qui vient se greffer à la tablette propose des touches Chiclets légèrement arrondies en dessous ainsi que le fameux petit Trackpoint rouge qui permet de piloter facilement le curseur de ces machines quand on manque d’espace pour utiliser le pavé tactile. La marque livre également un stylet actif qui viendra prendre place au côté du clavier dans une petite boucle prévue à cet effet. Deux webcams seront disponibles, une 8 mégapixels sur la partie arrière et une 5 mégapixels en face avant avec un obturateur de confidentialité et installée avec un module infrarouge pour de la reconnaissance faciale proposée par Windows 10. A noter que si vous utilisez la ThinkPad X12 avec son dock clavier, un capteur  d’empreintes sera également à votre disposition pour le même usage d’identification.

ThinkPad X12

A l’intérieur des ThinkPad X12, des puces Intel Tiger Lake vPro donc mais aussi jusqu’à 16 Go de LPDDR4x et un stockage pouvant atteindre 1 To de SSD PCIe NVMe. Je doute qu’il soit forcément très facile de tenter une mise à jour de ce dernier composant même si elle devrait être proposée sous la forme d’un slot M2 2242. 

ThinkPad X12

La connectique propose du Thunderbolt 4.0 et un second port Type-C au format USB 3.2. Un port jack audio 3.5 mm combo est également disponible ainsi qu’un lecteur de cartes SIM pour les versions équipées en modem 4G.  Les tablettes profiteront évidemment d’un modem Wifi6 et d’un Bluetooth 5.1 mais également d’un module NFC.

ThinkPad X12

La batterie embarquée est une 42 Wh, un chiffre impressionnant sur ce type d’engin. Surtout avec un poids global de 760 grammes. Le recours à un châssis en magnésium permettant d’alléger en partie le dispositif. Equipée de son dock clavier, son poids atteint 1.1 Kg ce qui reste très léger. La tablette mesure 28.33 cm de large pour 20.35 cm de haut et 8.8 mm d’épaisseur nue. 14.5 mm habillée de sa protection clavier.

Lenovo Thinkpad X12 : l’influence des Microsoft Surface © MiniMachines.net. 2021.

Intel va proposer sa certification EVO à de futurs Chromebooks

Les promesses de la certification Intel EVO seront donc accessibles aux Chromebooks. Si le format en France n’est pas des plus populaires auprès du grand public, l’arrivée de ce type de certification est un levier intéressant pour le marketing de ce type d’engin aux US où leur croissance est énorme.

Intel Evo

La certification Intel EVO, apparue en même temps que les puces Tiger Lake chez Intel, est un ensemble de points qui assurent au consommateur des caractéristiques d’usage pour les machines : Autonomie minimale, réactivité en sortie de veille, débit Wifi, connectique évoluée avec Thunderbolt et recharge rapide. Des points importants qui font partie du cahier de doléances des acheteurs ces dernières années.

Ne pas attendre à l’ouverture de son PC qu’il soit disponible, ne pas avoir peur de tomber en panne de batterie et pouvoir la recharger rapidement, se connecter facilement,  avoir de bons débits.. autant d’éléments qui, avec la vitesse globale de traitement proposée par la machine, sont les éléments principaux demandés à un PC moderne.

De futurs Chromebook sous processeur Intel Tiger Lake devraient donc être bientôt disponibles. Intel y ajoutera sans doute des fonctionnalités supplémentaires liées au format particulier de ce système d’exploitation. Une option de détection de présence qui permettra de passer la machine en veille en cas d’éloignement serait, par exemple, à l’étude. Acer est sur les rangs pour proposer une machine de ce type équipée en Thunderbolt 4 cette année. 

C’est pour Intel un bon moyen de lutter contre AMD et ARM sur un segment occupé à 90% par ses puces. AMD a annoncé en Septembre dernier son intention de pousser des processeurs Zen sur la plateforme.

Intel va proposer sa certification EVO à de futurs Chromebooks © MiniMachines.net. 2021.

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