Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Aujourd’hui — 20 janvier 2020Hardware

Un prototype de carte mère de MacBook Pro

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype de carte mère de MacBook Pro 17 pouces, dans sa version 2007. Le vendeur la propose pour 200 $.

En dehors de la couleur verte inhabituelle (même si le rouge est plus courant pour les prototypes), la carte intègre quelques connecteurs de debug. La photo ne permet pas de vérifier le modèle de GPU, mais la taille et la marque (Nvidia) ne laissent pas trop de doutes sur le fait qu’il s’agit du G84 (GeForce 8600M) de la version finale. Vu la fréquence, le CPU est a priori un Core 2 Duo T7700, un modèle avec deux coeurs à 2,4 GHz. Pour le reste, rien de spécial.




Hier — 19 janvier 2020Hardware

Tunin’Glue et l’entrée audio de la Pippin

Par Pierre Dandumont

Quand j’avais testé le jeu Tunin’ Glue, j’avais raté un truc : il peut utiliser l’entrée audio de la console. La Pippin, et c’est quelque chose d’atypique dans les consoles, dispose en effet d’une entrée audio à travers deux prises RCA à l’arrière. Tunin’ Glue est a priori le seul qui utilise cette fonction (je crois).

Je suis tombé sur cette particularité en regardant deux threads sur Twitter, avec deux personnes qui utilisent un synthétiseur maison et Tunin’ Glue. Après quelques essais, j’ai fait une petite vidéo qui montre ce que ça donne.

Pour le contexte, j’ai branché une carte son USB avec des sorties RCA vers la console. Tunin’ Glue a une interface un peu particulière, qui n’utilise que les boutons de la manette (pas le trackball), et j’ai donc dû faire quelques essais avant de comprendre (une traduction à la volée du manuel a aussi aidé). Dans la vidéo, que je commente un peu, j’enregistre d’abord – en aveugle – mon extrait audio, avant de lancer un enregistrement en local avec des sons préenregistrés. La seconde partie de la vidéo (la fin) consiste simplement à rejouer les quelques sons, dont le sample. Je suppose qu’avec de l’entraînement et une traduction du manuel (entièrement en japonais), il doit être possible de faire des choses intéressantes, mais je ne suis pas du tout musicien…

Le manuel explique comment faire

Je vous mets une image d’Evan Amos pour montrer les entrées RCA.

Les entrées RCA (à droite)

À partir d’avant-hierHardware

La présentation de l’Apple Watch Hermès

Par Pierre Dandumont

Récemment, jai trouvé sur eBay un petit livret intéressant : celui livré lors de la présentation de l’Apple Watch Hermès en 2015. Il présente quelques conversations entre Jony Ive et Pierre-Alexis Dumas ainsi que des photos des modèles exclusifs de la marque.

Je l’ai numérisé, ce qui permet de voir le dégradé orange à l’intérieur. J’ai aussi numérisé le signet, mais c’est un peu compliqué de montrer l’effet de relief. Le texte est intéressant quand on s’intéresse au processus de création. J’ai mis le booklet complet , je ne publie ici que les pages avec du texte en français (il y a la version anglaise).

Si jamais quelqu’un possède le bracelet orange et ne l’utilise pas, ça m’intéresse.

Full Acceleration for Intel HD 3000 and older NVIDIA Graphics in macOS Catalina

445437 Verified for macOS Catalina 10.15.2, the Legacy Video patch package enables full acceleration for Intel HD 3000 and older NVIDIA Cards in macOS Catalina...

  • 17 janvier 2020 à 15:52

CES 2020 : Le créatifwashing ou comment s’accrocher à un “nouveau” marché

Par Pierre Lecourt

18%, c’est le taux de croissance du marché PC “créatif” à la fin de l’année 2019. Voilà qui doit donner envie à de nombreux constructeurs d’accrocher leurs wagons sur cette nouvelle locomotive face à un paysage beaucoup plus morose. Nous allons donc assister au créatifwashing, un moment pendant lequel toutes les machines seront orientées vers ces fameux créateurs de contenu… Avec évidemment plus ou moins de bonheur.

Chaise gaming lol

En 2017-2018, l’heure était au marché du jeu avec une croissance du matériel lié au gaming de l’ordre de 14%. En 2019, la tendance s’est tournée vers les créateurs de contenus. Ainsi après avoir vendu tout ce qu’il était possible de vendre à des joueurs en leur collant des LEDs RVB – du tapis de souris au fauteuil bas de gamme avec des enceintes – voilà que les constructeurs se tournent vers des produits plus sobres mais pas forcément plus adaptés aux créateurs.

Le marché du gaming n’est pas mort et les gammes continuent à s’étoffer mais le nouvel Eldorado semble de faire croire qu’en achetant un casque pour “créateur” ou un ordinateur “créatif”, on sera un vrai génie aux idées foisonnantes. Le sous entendu expliquant à demi-mot que c’est la machine qui fait le moine me parait être une grosse ficelle mais elle a toujours très bien marché. Combien ont acheté un siège bas de gamme tout droit sorti d’une usine où la pointeuse n’a jamais signalé la présence du moindre ergonome sous le prétexte que son mauvais skaï était aux couleurs d’un jeu vidéo ? Pensant réellement qu’un siège aussi cher allait les aider à mieux jouer ? Combien se sont retrouvés dépités après avoir englouti une bonne centaine d’euros dans un clavier bourré de LEDs RGB dont la principale caractéristique était un bruit assourdissant ? Sans que cela n’influence évidemment la qualité de leurs tactiques ? 

Combien vont se dire qu’ils seront plus créatifs en achetant des casques ou des claviers repeints en blanc, des microphones argentés ou des PC qui, bien que munis des mêmes composants que les autres, bénéficieront d’une finition particulière ? Une peinture sobre peut être censée ouvrir leurs chakras créatifs ? 

C’est la naissance du Créatifwashing, ou comment vendre un matériel parfaitement identique à celui proposé ces dernières années en ajoutant simplement un nouveau coloris à la gamme. En présentant surtout des bénéfices techniques parfois bien difficiles à identifier. Sous prétexte de rendre ces engins plus adaptés aux créatifs par la magie de la finition. Et surtout grâce aux réseaux sociaux qui permettent de donner envie de s’identifier comme membres de la grande famille des possesseurs du casque recommandé par bidule, DJ à la mode et aussi expert en création de membranes de casque que je suis astrophysicien ascendant gémeaux.

Beaucoup de materiel pro…

Il faut bien s’entendre sur la définition d’un créateur pour comprendre le tour de passe passe des constructeurs. Quand vous vous entendez créateur, vous pensez à votre musicien préféré, le réalisateur que vous adorez ou le papa des mondes imaginaires des jeux qui vous font voyager. Quand un fabricant de PC ou de matériel PC s’intéresse au public des créatifs, ils visent en réalité deux mondes différents.

D’abord des gens qui vivent de leur travail avec leur PC. Vidéastes, designers, musiciens, monteurs, photographes et tous les métiers qui nécessitent une machine vraiment puissante pour fabriquer des contenus à titre professionnel. Pour en vivre. Ceux là ont droit à des engins haut de gamme estampillés pro. Avec des processeurs performants siglés Xeon ou Threadripper, des finitions impeccables et des puces graphiques type Nvidia Quadro pouvant encaisser des travaux intenses. 

Mais ce qui se cache derrière cette appellation “créatif “, c’est également une catégorie de personnes cherchant à créer des œuvres pour se divertir : Des vidéastes, créateurs de podcasts et autres créateurs de contenus numériques… à titre personnel. Non pas que je dénigre l’un par rapport à l’autre, je connais des musiciens amateurs de grand talent, des dessinateurs numériques plus habiles que bien d’autres ayant la  reconnaissance du grand public et des vidéastes du dimanche bourrés d’idées et de savoir faire. La principale différence n’est pas dans leur talent mais dans la destination de leur travail.

Un professionnel qui vit de ses créations aura une obligation de qualité que n’aura pas un amateur. Il devra également rendre son travail suivant un calendrier précis et sera tenu à une certaine productivité pour gagner sa vie correctement. Il ne pourra pas se permettre de compenser un matériel bancal en amont par un surcroît de boulot en aval. Acheter un microphone coûtant le prix d’un PC portable complet peut paraître un énorme investissement mais si il permet ensuite de travailler vite et sans avoir besoin de retoucher le son pendant des heures pour gommer des défauts de captation, cela a du sens pour un professionnel. Moins pour un amateur, tout aussi éclairé qu’il soit. Même constat pour un tablette graphique ou un ordinateur complet. L’investissement doit se confronter à la réalité des besoins de l’utilisateur et à la destination de ses créations.

Je ne vais pas cracher dans la soupe, je suis ravi de voir des finitions plus sages sur certains portables. Avoir enfin le choix d’acheter des machines puissantes qui ne soient pas dessinées à la hache et bardées de plus de LEDs qu’une mauvaise soucoupe de science fiction.

2020-01-17 17_05_41-minimachines.net

Mais il ne faudrait pas non plus tomber dans l’excès inverse et se mettre à déballer tout et n’importe quoi de manière trop voyante. Les annonces au CES de certains constructeurs de leurs gammes de produits “créatifs” sont un excellent exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Présenter des casques, clavier, micro et souris spécialement dédiés aux créatifs n’a pas vraiment grand sens quand on est un fabricant de PC sans expertise dans ces domaines particuliers. Proposer du matériel “gaming” pourquoi pas, on se rappellera simplement de la fable du corbeau et du renard. Mais le matériel à destination des créateurs n’évolue pas dans le même monde.

Cela n’a aucun sens de lancer des portables absolument identiques à ceux des joueurs mais justes estampillés d’un blason “créatif”. Certes, ils sont sobres, mais cela ne changera rien pour leur possesseur qui ne gagnera pas d’un coup en créativité grâce à la finition employée… Il faut à minima proposer des éléments réellement différenciants : Des circuits son séparés, des écrans bien calibrés, des machines pensées pour le calcul de montage vidéo. Pas tenter de proposer des machines sorties de nulle part avec ces engins sans aucun bagage particulier.

Il y a micro et Micro

Est-ce qu’un microphone “créateur” aura un quelconque point commun avec ne serait-ce que la cheville d’un microphone professionnel ? Quels avantages aura un clavier à membranes “blanc” par rapport aux merveilles déjà disponibles sur le marché ? Quel intérêt à une souris “créative” pour un créateur ?

Je n’ai rien contre les marques qui tentent l’expérience et je sais que beaucoup de produits de ce type sont dans les cartons, prêts à inonder le marché. On ne s’étonnera pas finalement que tous essayent d’accrocher leurs wagons au train de ce créatifwashing. Mais quel bénéfice à court terme ? Les gens seront forcément déçus de vos  matériels par rapport à ce que le marché propose déjà. Si vous voulez que vos PC créatifs arrivent réellement à se différencier avec la concurrence, faites un tour sur les forums des créateurs que vous visez. Comprenez qu’un portable avec deux ports USB ne sera jamais la machine retenue par un créateur de podcast qui préférerait de loin avoir une vraie extension de carte son permettant de brancher plusieurs micros et un partenariat logiciel pour enregistrer en multi-pistes sur son PC. Faites un tour du côté des vidéastes et des photographes qui pestent de voir encore et encore des portables sortir avec aucun lecteur de cartes mémoire ou un simple – et souvent inutile – lecteur MicroSDXC.

Le marché est difficile et chaque point conquis a un impact important pour la vie des fabricants. Mais il serait peut être opportun de se concentrer sur l’essentiel, faire ce que l’on sait faire vraiment et nouer des partenariats avec d’autres constructeurs véritablement spécialisé pour ces machines particulières. A moins de ne vouloir voir ces gammes ne durer que quelques trimestres avant de disparaitre. Certains pourraient vraiment tirer leur épingle du jeu en présentant simplement des produits à l’écoute de leur clientèle.

 

CES 2020 : Le créatifwashing ou comment s’accrocher à un “nouveau” marché © MiniMachines.net. 2020.

Le HP ProBook x360 435 G7 embarquera des Ryzen 4000

Par Pierre Lecourt

Le portable 13.3″ HP ProBook x360 435 G7 ressemble beaucoup aux modèles actuels de la marque. Il propose un affichage tactile et une charnière sur 360° qui permettra à l’utilisateur de retrouver toutes les fonctions habituelles de ce type de machine : Mode portable, tablette, tente ou présentation. Un stylet actif sera également proposé par HP en option pour dessiner ou écrire sur son écran.

ProBook x360 435 G7

Ce qui change la donne avec ce nouveau modèle, c’est qu’il ne fonctionnera pas sous un processeur Intel mais un des nouveaux Ryzen 4000 tout juste annoncé par AMD. Annoncé pour le mois de Mai prochain, le ProBook x360 435 G7 sera équipé de cœurs Zen 2 dans des configurations assez intéressantes.

HP le proposera dans un châssis renforcé qui devrait lui permettre de résister aux chocs de manière efficace. La marque embarquera d’ailleurs toute une panoplie de fonctionnalités destinées à rassurer l’utilisateur. Une fonction de protection du Bios et un petit opercule pouvant cacher la webcam embarquée feront partie des équipements de base de cette gamme. Le clavier sera résistant aux projections d’eau et proposera un rétro éclairage… en option.

ProBook x360 435 G7

L’affichage 13.3 pouces sera uniquement disponible en FullHD via une dalle tactile capacitive IPS. HP proposera tout de même trois versions de cet écran avec un entrée de gamme à 250 nit de luminosité, un second à 400 nit et enfin une version de la dalle à 1000 nit équipée d’un système d’obscurcissement des angles au besoin. Cette solution étant réclamée par les utilisateurs professionnels désireux de ne pas partager le contenu de leur écran quand ils travaillent en public.

Le ProBook x360 435 G7 aura droit à trois options de processeurs AMD de cette nouvelle gamme. Les Ryzen 3 4300U, Ryzen 5 4500U et Ryzen 7 4700U. Les modèles 4600 et 4800 ne semblent pas prévus même si ils pourraient facilement trouver leur place dans la machine.

ProBook x360 435 G7

La mémoire vive grimpera à 16 Go de DDR4-3200 via deux slots accessibles, précise la marque. Le stockage oscillera de 128 à 512 Go de SSD. HP précise un détail important, ces SSD pourront varier de modèles SATA à des versions PCIe NVMe. Il faudra porter une certaine attention à ce détail puisque les performances de transferts ne seront pas les mêmes. Cela veut également dire que le SSD sera probablement sur un slot M.2 et donc que l’on pourra changer le stockage de base par un autre. Une solution abordable en Ryzen 3 4300U avec 128 Go de SATA pourrait être abordable et… évolutive.

HP intégrera des cartes Wifi5 par défaut et Wifi6 en option sur les modèles les plus haut de gamme. Le Bluetooth restera toujours en 5.0 quelque soit le modèle. Un détail important qui signe une différence entre les versions entrée de gamme et les modèles les plus chers.

Une webcam 720p et un module infrarouge seront présents pour la vidéo conférence et la détection faciale de Windows Hello.

ProBook x360 435 G7ProBook x360 435 G7

La connectique du ProBook x360 435 G7 comprendra un port USB 3.1 Type-C avec Power Delivery et DisplayPort, deux USB 3.1 Gen1 Type-A, une sortie vidéo HDMI 1.4b, un port jack audio 3.5 mm stéréo combo et un lecteur de cartes MicroSDXC. Un antivol Kensington Lock sera également intégré au châssis.

HP n’annonce aucune autonomie pour ce 13.3″ mais indique la présence d’une batterie 45Wh avec une fonction de charge rapide permettant de la remettre d’aplomb avec 50% de son autonomie en 30 minutes de charge. Des chargeurs classiques au format jack 65 watts ainsi que d’autres en USB Type-C 45 et 65 watts seront disponibles chez HP. L’engin mesurera 30.85 cm de large pour 22.299 cm de profondeur et 1.79 cm d’épaisseur. Il est annoncé avec un poids de 1.49 Kg.

Bref, un engin à surveiller attentivement puisqu’il pourrait s’avérer, au gré des versions, être une excellente affaire. Un modèle sous Ryzen 4000 avec deux slots de mémoire vive accessibles et un SSD évolutif associé à une petite promotion ? L’engin pourrait clairement faire mouche.

On ne connait malheureusement pas son prix pour le moment et l’engin aura d’abord une vocation professionnelle. Mais suivant son succès, le HP ProBook x360 435 G7 fera sûrement une apparition chez les revendeurs grand public. La marque prévoit d’ailleurs des versions Standard de Windows 10 comme des solutions sous licence Pro.

Le HP ProBook x360 435 G7 embarquera des Ryzen 4000 © MiniMachines.net. 2020.

Un Fusion Drive externe en APFS, avec un dock Thunderbolt 3

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques jours, je testais le Seagate FireCuda Gaming Dock, qui combine un disque dur externe et un SSD en Thunderbolt, avec la même connexion. Et je me suis posé une question : et si je faisais un Fusion Drive ?

Le Fusion Drive, pour rappel, est une technologie Apple utilisée dans les iMac et les Mac mini, qui permet de combiner un SSD et un HDD. le SSD stocke l’OS et les données souvent utilisées, le reste est déplacé automatiquement sur le HDD. Pour l’utilisateur, c’est normalement transparent, il ne voit qu’un seul volume et le système s’occupe en arrière-plan des transferts. C’est plus efficace que les équivalents Windows, essentiellement parce que l’OS peut être placé directement dessus et que la gestion dépend directement de macOS et pas d’un pilote ou d’un logiciel ajouté.

Faire un Fusion Drive externe est souvent une mauvaise idée parce que les boîtiers qui offrent deux volumes (un SSD et un HDD) sont rares. Et le Fusion Drive, comme le RAID 0, n’apprécie pas qu’un des deux périphériques soit absent. S’il est donc possible de le faire en USB avec deux boîtiers externes, c’est dangereux. Avec le FireCuda Gaming Dock, et si vous le branchez en Thunderbolt 3, vous aurez le SSD et le HDD sur la même connexion, avec en bonus un SSD rapide.

En HFS

Il existe deux méthodes pour faire un Fusion Drive. La première, l’originale, passe par un partitionnement en GPT et Core Storage. Il faut sortir le Terminal, et c’est documenté chez Apple.

Première chose, un petit diskutil list qui va liste les périphériques. Il faut noter les valeurs /dev/diskxx du SSD et du HDD. Je vous conseille de vérifier deux fois. Pendant la rédaction de ce post, j’ai effacé un disque dur de sauvegarde.

La commande va créer un volume Core Storage avec le SSD et le HDD.

diskutil cs create FusionDrive /dev/disk11 /dev/disk12

Maintenant, il faut utiliser la commande diskutil cs list et noter la valeur Logical Volume Group (ici 61B206D1-5393-4644-B797-D8260F166959).

Puis il faut créer un volume, en remplaçant logicalvolumegroup par la valeur trouvée juste avant.

diskutil cs createVolume logicalvolumegroup jhfs+ FusionDrive 100%

Et voilà, vous avez obtenu un Fusion Drive externe. Dans mon cas, il faut 4,25 To : le disque dur de 4 To et le SSD NVMe de 256 Go.

En APFS

Depuis Mojave, il est possible de créer un volume Fusion Drive en APFS, le récent système de fichiers d’Apple. Ce n’est pas forcément une bonne idée, APFS est très lent avec les HDD, mais c’est possible et j’ai utilisé ce tutorial.

Il faut commencer de la même façon, avec un diskutil list, et bien noter les identifiants.

Ensuite, la commande suivante va permettre de créer le Fusion Drive. Il faut bien indiquer le périphérique principal (le SSD) et le secondaire (le disque dur). Si vous voulez faire un Fusion Drive de SSD, placez le plus rapide en premier.

diskutil apfs createContainer -main /dev/disk10 -secondary /dev/disk11

Refaites un diskutil list, et cherchez la valeur liée au volume synthesized.

Avec cette valeur, il faut taper cette commande.

diskutil apfs addVolume /dev/disk13 APFS "Fusion Drive"

Et voilà, le volume Fusion Drive est monté.

Ça donne quoi ?

Dans les deux cas, le système va s’arranger pour écrire d’abord sur le SSD, puis sur le HDD. C’est un peu compliqué de montrer des benchmark, vu que l’OS fait sa popote interne : si vous faites un test d’écriture, il va d’abord mettre 4 Go en cache sur le SSD puis généralement passer sur le HDD, mais ensuite les données seront déplacée sur le SSD. Fusion Drive est vraiment pensé pour être utilisé pour l’OS, qui sera forcément sur le SSD, alors que le reste des données de l’utilisateur passeront du SSD au HDD (ou le contraire) en fonction de votre usage. L’intérêt avec le Gaming Dock est surtout de proposer un espace combiné qui sera rapide dans les usages du quotidien. Pour une sauvegarde Time Machine, ça peut notamment accélérer un peu les transferts au départ, et le système déplacera ensuite les données vers le HDD.

CES 2020 : Le Thunderbolt 4 débarquera avec Tiger Lake

Par Pierre Lecourt

Le Thunderbolt 4 sera rétro compatible avec les précédents formats de la marque, un point capital et logique pour s’assurer de la continuité du suivi des produits mais aussi l’acceptation par le public de cette nouvelle norme. On ne sait pas grand chose pour le moment sur ce nouveau format si ce n’est son futur débit.

Thunderbolt 4

Pendant le CES 2020, Intel a donc mentionné l’arrivée du Thunderbolt 4 coïncidant avec le lancement de la génération de processeurs Tiger Lake de la marque. Le nouveau venu devrait offrir quatre fois les performances de l’USB 3.2 Gen2. On peut donc s’attendre à des pics de transferts de 40 Gbps soit l’équivalent des versions les plus avancées du Thunderbolt 3 “Titan Ridge” actuellement en commercialisation. De fait, Thunderbolt 4 offrira ce débit par défaut et non pas de manière optionnelle comme la version 3 aujourd’hui.

C’est à peu près tout ce qu’il y a eu d’annoncé pour ce format. En fait, Intel ne cherche pas spécialement à communiquer dessus, la marque sème de petits cailloux blancs qui mènent tous jusqu’au Tiger Lake. Sa future architecture processeur. Quelque peu chahuté par AMD et ses processeurs Ryzen, le fondeur joue sur un autre aspect de son offre en positionnant ses futures puces comme des couteaux suisses de fonctionnalités. Connectivité améliorée avec un Wifi6 intégré par défaut dès aujourd’hui, fonctions annexes mises en avant comme la présence d’un Thunderbolt 4 qui devrait être un standard sur toutes les machines Tiger Lake, la présence de solutions graphiques Intel Xe et bien entendu la construction de solutions comme Project Athena.

Thunderbolt 4
Avec toutes ces annonces, Intel construit une histoire à Tiger Lake, quelque chose qui devrait convaincre les utilisateurs de passer à cette génération de puces non pas uniquement pour ses performances brutes mais pour tout ce qu’elles proposeront en plus : Calcul et meilleures performances 3D mais aussi autonomie, connectivité et fonctionnalités annexes. Evidemment, le fondeur a bien raison de capitaliser sur tous ces développements qui font partie intégrante de son offre.

Le Thunderbolt 4 est une annonce de plus dans ce portefeuille de fonctions. Intel devrait continuer à en égrener de plus en plus au fur et a mesure que la date de sortie de Tiger Lake se rapprochera.

CES 2020 : Le Thunderbolt 4 débarquera avec Tiger Lake © MiniMachines.net. 2020.

Logitech présente le clavier ergonomique Ergo K860

Par Pierre Lecourt

Clavier séparé, positionnement légèrement incurvé, le clavier Logitech ERGO K860 est présenté comme une solution ergonomique de bureau au sein de la vaste gamme de produits de la marque. L’idée est de vous permettre une utilisation la plus simple et ergonomique possible en respectant le positionnement naturel de votre corps.

Prévu pour une commercialisation dès ce mois-ci aux US où il est proposé à 129.99$, il devrait également apparaître en Azerty en France d’ici quelques temps. Le Logitech ERGO K860 rejoindra la famille assez peu nombreuse des claviers se souciant d’une adaptation morphologique.

Ergo K860

Conçu pour éviter de fatiguer poignets et trapèzes, ce type de clavier peut s’utiliser assis ou en position debout grâce à des pieds permettant de surélever sa partie avant. Les touches sont séparées pour éviter de devoir rapprocher les mains en permanence de manière non naturelle et les pentes proposées par la forme en vague évitent de maintenir une position tout aussi peu habituelle. 

Logitech ERGO K860

En pratique, ce type de clavier demande un certain apprentissage, surtout si vous avez appris la frappe sur le tas sans avoir jamais eu de correction de vos mauvais réflexes. Si vous êtes du genre à pianoter avec deux doigts, il ne sera pas d’un grand secours. Mais si vous savez dactylographier correctement, ce Logitech ERGO K860 pourrait valoir son prix. Le passage d’un clavier standard à ce type de dispositif aura son lot de conséquences sur votre vitesse de frappe mais après un temps d’apprentissage plus ou moins long, votre posture y gagnera et vous serez moins fatigué, moins crispé sur votre travail à la longue.

Ergo K860

Les touches liées aux systèmes d’exploitation affichent plusieurs informations

Le clavier fonctionne en Bluetooth LE et pourra piloter jusqu’à trois dispositifs à la fois en les sélectionnant via des raccourcis. Compatible avec Windows, MacOS et Android, il est également livré avec des touches marquées de manière à correspondre à ces différents systèmes.  On pourra pianoter sur son poste de travail, répondre à un message sur son smartphone mais également piloter un autre appareil situé à portée de son Bluetooth comme un MiniPC par exemple. La présence d’un BLE  assurera également une excellente autonomie. Raison pour laquelle le Logitech ERGO K860 fonctionne grâce à deux piles AAA classiques qui assureront 2 ans d’usage d’après le fabricant. 

Logitech présente le clavier ergonomique Ergo K860 © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : L’avenir est t-il aux PC double écrans ?

Par Pierre Lecourt

Du concept d’Intel Horseshoe Bend aux prototypes des Dell Ori et Duet en passant par le Thinkpad X1 Fold, le CES 2020 a été marqué par cette effervescence autour des machines pliables présentant un écran sur chaque face. Un retour sur des expérimentations passées qui n’ont pourtant jamais séduit personne jusqu’ici.

Acer Iconia

L’Acer Iconia

Le concept du portable à double écrans n’est pas nouveau, je vous en ai déjà parlé longuement par le passé. On a découvert il y a 10 ans maintenant l’Acer Iconia, un portable muni de deux écrans de 14″. Il y a eu la même année le Libretto W100 de Toshiba qui jouait dans un autre registre avec deux écrans 7″. Et puis plus récemment des engins comme le Yoga Book de Lenovo équipé de deux écrans de 10.8″ sorti en 2018.

2018-06-28 18_09_18-minimachines.net

Asus Project Precog annoncé en 2018.

En 2018 , la mode était déjà à ces machines double écrans avec de belles promesses d’avenir. Lenovo présentait un Yoga Book 2 au Computex en Juin 2018, Asus annonçait sans grands détails le Project Precog qui a depuis été totalement oublié. Puis, ce fut au tour de Microsoft de parler de Tiger Rapids, un concept dérivé du projet avorté de Microsoft Courier qui proposait bien un double écrans de 7.9″ mais dont l’un des deux affichait via une solution d’encre numérique. Rien de tout cela, à part le Yoga Book 2 C930, n’a été commercialisé. Tous ces engins sont restés à l’état de projet.

Et pourtant, les constructeurs remettent le couvert avec une nouvelle salve d’annonces délivrées pendant ce CES 2020. 

2020-01-16 12_57_59-minimachines.net

Cela commence donc par Dell qui présente non pas un mais deux portables de ce type. Des concepts, sans vocation commerciale pour le moment. Le Dell Concept Ori pour commencer. Il s’agit d’une solution tablette tactile à écran pliable OLED de 13.4″ qui permet de se manipuler comme un livre. Avec toutes les problématiques liées à ce type d’affichage et à la durée de vie compliquée des écrans souples. 

Concept Ori est intéressant parce que compact et proposant des fonctions pratiques comme le support d’un stylet actif. Mais ce n’est pas un outil de productivité comme cela est indiqué dans la vidéo. On pourra lire des documents de manière agréable, profiter d’un large affichage et pianoter quelques mails… Difficile d’y voir un outil pouvant remplacer un ordinateur portable traditionnel.

2020-01-16 12_53_04-minimachines.net

Le Concept Duet est plus classique, plus sage, puisqu’il s’agit d’une solution double écrans séparés par une charnière sur 360°. La marque va même jusqu’à proposer un petit clavier à poser par dessus un de ses écrans afin de retrouver une frappe traditionnelle. L’approche de Dell est très pragmatique et plutôt intelligente. L’accessoire clavier se connecte via Bluetooth, s’accroche via des aimants néodymes et profite même d’un rétro éclairage de ses touches fourni par… l’écran.

La base de l’accessoire est transparente et laisse passer la lumière de la dalle située en dessous ce qui permet de voir les lettres dans l’obscurité. Plutôt malin. Cette approche du clavier à poser par dessus l’affichage est très semblable à ce que prépare Microsoft avec sa Surface Neo. Sauf que là où Microsoft propose deux écrans 9″ avec des bordures assez fines, Dell vise largement plus grand avec des dalles bien plus imposantes. Si le concept Duet semble rester relativement léger, l’encombrement global, clavier magnétique compris, sera très différent.

2020-01-16 12_59_48-minimachines.net

Le Lenovo Thinkpad X1 Fold est une solution qui devrait arriver pour la seconde moitié de 2020 à un tarif démarrant à… 2500$. Ce produit propose un écran de 13.3″ qui se replie en deux grâce à une dalle OLED souple et pliable. Cela ouvre la voie à plusieurs usages qui vont de la grande tablette à un petit format de portable doté d’un clavier tactile en passant à une présentation de type livre. 

Une vidéo qui résume bien les scénarios d’usage

L’engin est censé embarquer un processeur Intel Core pas encore défini, 8 Go de mémoire vive et 1 To de stockage SSD PCIe NVMe. Sa connectique se limite à deux ports USB Type-C. L’affichage proposera une définition de 2048 x 1536 pixels avec une dalle lumineuse et un affichage en 4:3. Par dé&faut compatible Wifi6 et Bluetooth 5.0, il existera également une version 4G de cet appareil.

2020-01-16 13_03_14-minimachines.net

Pour finir, Intel a présenté un concept de 17″ pliable baptisé “Horseshoe Bend1” qui, une fois replié, ne prendrait plus la place que d’un 13.3″ traditionnel. On reste sur un ratio 4:3 et une très belle dalle pliable. Le passage d’une dalle 17″ à une solution 13.3″ semble miraculeuse et on peut même connecter un clavier prévu par Intel pour utiliser la totalité de la diagonale devant soi avec son petit clavier Bluetooth. Pas d’infos sur le matériel embarqué si ce n’est qu’il devrait embarquer un processeur Intel Tiger Lake de 9 watts de TDP.

Comme d’habitude avec Intel, cet engin est un design de référence dont la marque va fournir les plans à ses partenaires pour qu’ils puissent développer leurs propres idées. Le  fondeur sera là en appui pour les aider à développer leurs idées afin d’implanter ses futurs processeurs sur le marché.

L’avenir est t-il aux portables double écrans ?

Tout cela me pose, comme d’habitude, quelques questionnements. Cette mode du double écrans me semble au mieux réservée à une niche de la population, au pire à se transformer encore une fois en un échec commercial total.

Mon premier souci est lié aux tarifs demandés pour ces machines. Il flotte dans l’air un parfum dépassant systématiquement les 2000€ pour l’entrée de gamme de ces solutions. Et je ne doute pas une seule seconde que l’on va découvrir des prix beaucoup plus élevés pour les machines proposant des composants très performants. Cela limite d’emblée ces engins à une toute petite partie de la population. Une fraction de gens assez fortunés qui seront donc potentiellement interessés par cette machine. On ne peut donc pas s’attendre à une distribution en masse et cela suppose de grosses problématiques de rentabilité. Peu de ventes de machines ne permettront pas de diluer les coûts liés à sa production et à sa recherche et développement dans la masse. Ce qui forcera obligatoirement les constructeurs à imposer des tarifs élevés. Il faudrait qu’un constructeur parie sur d’énormes ventes et avance des sommes colossales pour permettre de diminuer le prix de son produit. Un pari difficile et très risqué. L’arrivée de ce type de produit à destination du grand public n’est donc pas prévu pour tout de suite. Ces engins seront et resteront chers à l’achat.

2020-01-16 13_06_38-minimachines.net

Le concept d’Intel en version “complète” avec stand, clavier et souris

Le second est lié à l’ergonomie générale proposée par ces engins. Et, à vrai dire, je ne la trouve pas formidable. Que ce soit un grand 17″ à placer comme on peut devant soi, généralement avec un pied pour éviter de le plier. Ou une solution plus petite qui n’aura pas on plus d’autre choix que de tenir soit totalement à la verticale, soit avec un support, la formule écran pliant ne me plait pas vraiment. Reste qu’il va surement avoir des avantages à ces formats bien entendu, placer un écran de 17″ que l’on sort de sa petite mallette pour pouvoir bosser avec, c’est quelques chose dont on a tous rêvé un jour ou l’autre. Mais dans l’état je ne suis pas convaincu de l’ergonomie globale de la chose. Je ne parlerais pas du fait qu’il semble bien y avoir une déformation de la surface même quand l’écran est totalement à plat sur les machines à écran souple.

2020-01-16 13_08_32-minimachines.net

Le Dell concept Ori photographié par Android Authority

Troisième point, la durabilité de ces solutions. Si les écrans doubles à charnière n’ont pas de risque particulier, si ce n’est le fameux oubli du stylo entre les deux quand on ferme l’appareil. Quid de la solidité des machines à écrans souples ?

2020-01-16 13_15_13-minimachines.net

Dans la durée et avec l’usage classique d’un ordinateur portable, investir autant dans ce genre de technologie me parait encore très risqué. L’engin devrait pouvoir tenir le temps de ses 24 mois de garantie mais au vu des tarifs demandés, on doit compter sur une durabilité plus large.

2020-01-16 13_09_51-minimachines.net

Avant dernier questionnement, l’autonomie des machines. On sait que l’affichage est un poste gourmand sur un PC. Les écrans consomment beaucoup de batterie et encore plus les écrans tactiles. Pour ne pas perdre en design, ces machines sont assez fines et les constructeurs devront donc glisser des batteries derrière chaque écran pour offrir les heures de travail attendues par les utilisateurs. La bonne équation, celle qui mêlera de manière harmonieuse autonomie, finesse – nécessaire ici dans un design de tablette – et légèreté va être difficile à trouver.

2020-01-16 13_10_37-minimachines.net

Le clavier physique du Dell concpet Duet posé par dessus son écran

Dernier point et un des plus problématiques. Celui de notre fonctionnement personnel et de l’absence de clavier. Ces engins sont pour moi des machines d’apparat. Pas des solutions de travail. Le corps humain dispose de 10 doigts qui sont des machines que l’on prend des années à découvrir et à maîtriser. Ces doigts savent comprendre des choses  et les transmettre au cerveau de manière très fine, sans l’embarrasser de questionnements superflus qui gênent la pensée et obscurcissent les idées. Du genre “Est-ce que la lettre que j’ai pointé a bien été imprimée ?”. Ce service rendu par le doigt n’est possible qu’avec une solution mécanique. Un élément qui se déclenche après une pression mesurée au gramme près. Effectue une course d’une longueur précise et qui  enclenche ensuite un dispositif qui renvoie le signal de la fin de cette course. Chaque touche de clavier est un travail énorme de conception et d’ergonomie parfaitement adaptée à nos doigts. Des décennies de savoir faire accumulées pour répondre du mieux possible au fonctionnement de notre corps. 

2020-01-16 13_12_03-minimachines.net

Le clavier mécanique du Horseshoe Bend d’Intel

Et qu’est ce que font disparaitre ces engins à double écrans ? Ce clavier. Pour le remplacer par un faux clavier virtuel qui va réagir du mieux qu’il pourra en illuminant les touches pressées et en faisant vibrer un moteur interne pour produire un retour haptique censé signaler la prise en compte de la frappe. Je ne nierai pas de l’efficacité du clavier à un ou deux doigts, notamment parce que les solutions prédictives des petits écrans de smartphones sont une aide très intéressante pour la frappe. Mais tous les claviers virtuels de grande taille que j’ai pu essayer n’ont aucun rapport en terme de productivité avec les solutions mécaniques. Certains constructeurs l’ont compris et proposent un clavier à poser par dessus leur écran. C’est évidemment une bonne chose mais l’ensemble change alors de destination et se transforme de double écran en double écran accessoirisé. Avec un prix et un encombrement en conséquence.

2020-01-16 13_14_22-minimachines.net

Le clavier virtuel du X1 Fold

Pour quelqu’un qui utilise son portable pour travailler, écrire des mails ou des textes, utiliser un tableur, jouer ou même faire des raccourcis clavier sous un logiciel quelconque, le tout tactile ne fera jamais l’affaire. Cela restera un gadget, un outil de présentation qui n’aura pas la même productivité. Certains vont me dire qu’ils arrivent à taper du texte sur une tablette “aussi vite que sur leur clavier”. Ce sera surement vrai mais pour la majorité ce ne sera pas le cas, entre les corrections de frappe et la perte de repères liés au tout tactile, la vitesse de frappe est très largement inférieure.

2018-06-28 18_09_29-minimachines.net

L’Asus Precog, un prototype jamais commercialisé

Je demande à voir ce que donneront ces solutions. A mon avis, le marché se cherche et tente surtout de surfer encore une fois sur une vague qui n’est pas la sienne, celle des smartphones pliants. Ces smartphones font rêver certains utilisateurs, je peux le comprendre, mais leurs usages sont totalement différents de ce qui caractérise un PC.  

2020-01-16 12_56_10-minimachines.net

Est-ce que les constructeurs vont réellement proposer ces engins double écrans sur le marché ? Certaines des annonces précédentes n’ont pas donné de suite. Les marques se contentant de montrer leur savoir faire sur des salons comme le CES sans jamais proposer un produit commercial. Le risque est grand pour eux et je ne suis pas sûr que le public les suive.

CES 2020 : L’avenir est t-il aux PC double écrans ? © MiniMachines.net. 2020.

L’accélération vidéo dans HandBrake

Par Pierre Dandumont

J’utilise HandBrake depuis des années pour (re)compresser des vidéos ou passer d’un format un peu atypique à quelque chose de plus standards, et je me suis rendu compte récemment que depuis la version 1.2, HandBrake peut utiliser l’accélération vidéo sous macOS.

L’encodage chez Apple passe parce une technologie appelée VideoToolbox. Il y a assez peu d’options dans HandBrake (et sous macOS), et la technologie est supportée depuis pas mal de temps. Pour le HEVC (H.265), ça doit marcher sur tous les Mac sortis après 2015. Le principal problème de VideoToolbox va être « Qui encode ? ». La question n’est absolument pas triviale, les Mac intègrent plusieurs encodeurs différents.

Premièrement, il y a les fonctions des GPU Intel, disponibles sur les Mac avec un IGP (les portables, quelques iMac, les Mac mini, etc.). La technologie porte le nom de QuickSync et permet d’encoder plus ou moins bien en H.264 ou en H.265 sur les appareils récents. Sur d’autres Mac, c’est le GPU dédié qui prend la main, généralement à base d’AMD. Et en fonction de la carte graphique, les résultats varient. Enfin, sur les Mac avec une puce Apple T2, l’encodage (et le décodage) passent par cette dernière (et c’est a priori plus rapide, mon Mac n’a pas de T2).

Attention, l’encodage sur le GPU peut être moins bon que sur le CPU. Les encodeurs ont des fonctions fixes et la qualité diminue, un bon encodeur CPU évite les erreurs, compressent mieux et offre un résultat meilleur, mais généralement bien plus lent. Mais pour un usage grand public basique, genre regarder un film sur l’Apple TV, l’encodeur GPU suffit généralement. Il va manger quelques détails, mais il va aller 5 à 10x plus vite, ce qui n’est pas négligeable. L’encodeur Apple, on va le voir, a un défaut gênant pour HandBrake : il demande un bitrate précis (le débit). Avec le x264 ou le x265, on peut définir une qualité à obtenir, et l’encodeur va se débrouiller en fonction de la scène. Avec l’encodeur Apple, il faut définir une valeur de débit, et c’est tout. En pratique, on a donc des fichiers plus gros par défaut, et il faut tester pour atteindre le bon rapport débi/qualité (pas très pratique).

Avec HandBrake, une fois la vidéo choisie et les paramètres définis, il faut se rendre dans l’onglet Vidéo et modifier l’Encodeur vidéo. Par défaut, HandBrake va souvent proposer le x264, un encodeur logiciel efficace. Il suffit de passer sur un encodeur VideoToolbox pour activer l’accélération. Attention, surtout avec l’encodeur H.265, le résultat n’est visiblement pas toujours parfait, mais je n’ai pas eu de soucis.

HandBrake


Deux options VideoToolbox

Quelques tests

Je suis parti d’une vidéo d’une dizaine de minutes en 1080p (Big Buck Bunny) et j’ai testé plusieurs cas de figures. La machine est un MacBook Pro 2017, avec un CPU quatre coeurs (Core i7 7700HQ), une Radeon Pro 560 et un eGPU à base de Radeon Vega 64.

L’encodage en H.264 (x264) utilise le CPU pour encoder, et le processeur reste aux alentours de 2,9 GHz en permanence (entre sa fréquence de base, 2,8 GHz, et son Turbo à 3,4 Ghz). Il encode en 7 minutes et 23 secondes (~32 fps) pour un fichier final de 278 Mo.

L’encodage en H.264 par VideoToolbox utilise le GPU (l’Intel, j’y reviens). Le CPU reste utilisé pour pas mal de tâches, mais l’encodage prend seulement 2 minutes et 18 secondes (~104 fps). Petit défaut, le fichier final est plus gros : 459 Mo. Je n’ai pas remarqué de dégradations visuelles flagrantes. Pour la taille du fichier, c’est normal : l’encodeur Apple a peu d’options, et HandBrake sélectionne un bitrate fixe (6 Mb/s) avec ce dernier, contre un réglage de qualité sur l’encodeur software (RF 22).

Le second essai a été d’encoder de la même façon, mais en débranchant le eGPU. Le résultat ne bouge pas : 2 minutes et 17 secondes. C’est bien l’IGP Intel qui encode en H.264. Le dernier essai (uniquement avec l’IGP) confirme bien que c’est l’IGP qui encode : le GPU ne s’active pas, le temps ne bouge pas.

L’encodage en H.265 (x265) avec les mêmes réglages (RF 22) utilise le processeur. Il prend nettement plus de temps (14 minutes et 33 secondes, ~16 fps). Le fichier est un peu plus petit qu’en H.264 (243 Mo). Je suppose qu’il y a des réglages plus efficaces, ceci dit.

L’encodage en H.265 par VideoToolbox utilise le GPU, et plus spécifiquement dans mon cas l’eGPU (une Radeon RX Vega 64). C’est un peu tendu à voir, mais l’augmentation de la température montre bien que c’est cette carte précise qui encode. Il faut 2 minutes et 21 secondes (~101 fps) pour un fichier de 472 Mo. C’est aussi logique : HandBrake ne permet qu’un bitrate fixe.

On voit que la Vega 64 travaille un peu

Le seconde essai, là aussi, passe par le débranchement du eGPU. L’encodage s’effectue ici sur l’IGP Intel (on peut le voir avec Moniteur d’activité) mais une partie passe aussi par le GPU dédié (Radeon Pro 560 dans mon Mac). Vu l’occupation, je peut supposer que le décodage s’effectue sur le GPU et l’encodage sur l’IGP. Malgré tout, c’est nettement moins rapide : 5 minutes 19 secondes (~45 fps). Le troisième essai confirme : il faut le même temps et macOS force l’activation du GPU.

Ici, Radeon et Intel HD travaillent de concert


L’encodage force bien le GPU

Conclusion

L’encodage H.264 s’effectue visiblement uniquement via QuickSync, et rapidement. Pour le H.265 (HEVC), ça va dépendre de votre Mac, mais un eGPU peut donner un gros gain. Le jour ou j’ai une machine sans GPU ou une autre avec une puce T2 sous la main, j’effectuerais d’autres tests.

Comment gérer un écran 6K ? Le cas de l’Apple Pro Display XDR

Par Pierre Dandumont

Le nouvel écran d’Apple interpelle, tant par son prix que sa définition. Mais aussi par les technologies utilisées pour le relier à un Mac. La compatibilité est plutôt limitée, et il y a de bonnes raisons techniques derrière. Je vais essayer de résumer le tout. Je ne suis pas certain à 100 % des informations, je n’ai pas l’écran ni les Mac adaptés, mais je suis parti de données techniques assez factuelles, donc ça devrait être correct.

Attention, ça va être technique.

6K pour l’écran Apple (et 5500 € sans pieds)

Je vais commencer par la norme DisplayPort. Elle fonctionne avec ce qu’on appelle des lignes (comme en PCI-Express), entre une et quatre dans une prise classique. Dans une prise classique, on utilise quatre lignes. Dans de rares cas, comme avec les adaptateurs USB-C qui sortent de la vidéo et de l’USB, on se limite à deux lignes. Ensuite, il y a le mode de transfert, qui porte le nom de HBR (High Bit Rate). Le HBR1 (vieux, DisplayPort 1.1) est à 2,7 Gb/s par ligne, le HBR2 (Displayport 1.2) à 5,4 Gb/s par ligne et le HBR3 (DisplayPort 1.3) à 8,1 Gb/s par ligne. En plus de ces modes, il existe aussi une compression (DSC) qui permet de réduire la bande passante nécessaire en compressant « sans pertes visuelles visibles » (je vais y revenir). Pour résumer, avec quatre lignes (la valeur classique), on a 8,6 Gb/s en HBR1 (une partie de la bande passante sert à l’encodage), ~17,3 Gb/s en HBR2 et ~25,9 Gb/s en HBR3.

Premier truc lié, il faut que le GPU supporte les technologies. Tous les Mac modernes (depuis le Thunderbolt 2) supportent le HBR2. Le HBR3, plus récent, ne fonctionne que sur les cartes AMD à base de Polaris (Radeon RX 500), Vega ou Navi (5000). Le DSC, lui, ne fonctionne que sur les cartes à base de Navi, donc actuellement (janvier 2020) sur le MacBook Pro 16 pouces et certains GPU du Mac Pro (la Radeon Pro W5700X, pas encore en vente). Si vous avez une carte Intel, la question ne se pose pas : il n’y a pas de support du HBR3 actuellement dans les Mac (il faut attendre Ice Lake).

Cette carte graphique à plus de 6000 € ne supporte pas le DSC

Maintenant, le Thunderbolt. La première version transporte 8 lignes HBR1. La seconde version 8 lignes HBR2. La troisième version, elle, reste à 8 lignes HBR2 dans la majorité des cas. Attention, ça va devenir compliqué : il existe plusieurs contrôleurs Thunderbolt 3, et ils n’ont pas les mêmes fonctions. Le contrôleur original porte le nom d’Alpine Ridge et se retrouve dans la majorité des Mac depuis les MacBook Pro 2016. Le Titan Ridge, lui, gère le HBR3 (5 lignes) mais ne se retrouve que dans quelques Mac : les MacBook Pro 2018 (et plus), les iMac (2019) et le Mac Pro. Les Mac mini (2018), MacBook Pro (13 pouces) et MacBook Air (2018) ont aussi un Titan Ridge mais le GPU Intel ne supporte pas le HBR3. En pratique, ça fonctionne aussi avec un eGPU BlackMagic, qui possède un contrôleur Titan Ridge et un GPU compatible HBR3 (mais pas DSC). Vous trouverez pleins de détails dans ce sujet.

Troisième étape, la définition. On l’a vu, le DisplayPort offre une bande passante assez large. Pour se donner une idée, un écran 1080p 60 Hz demande 3,2 Gb/s, un écran 1440p monte à 5,6 Gb/s et un écran 4K60 monte à 12,5 Gb/s. Les deux premiers marchent donc en HBR1, mais pas le troisième. Un écran 5K, toujours à 60 Hz, demande ~22,2 Gb/s, et un écran 6K comme celui d’Apple demande ~33 Gb/s (un peu plus à cause du HDR, mais je ne sais pas comment le calculer).

Pour transmettre autant de données, il n’y a en pratique que deux solutions : le mode HBR3 à travers du Thunderbolt 3 (5 lignes, ~40 Gb/s) ou la compression. Même huit lignes HBR2 ne suffisent pas.

Enfin, dernier point un peu compliqué, le mode de transfert. Quand un moniteur demande plus de lignes que ce que propose une prise classique (par exemple un écran 5K en HBR2), il existe différentes façon d’utiliser les lignes supplémentaires. Le premier mode, abandonné depuis pas mal d’années, porte le nom de MST (Multi Stream Display). Il a été implémenté sur les premiers écrans 4K, et montre deux écrans au système. La carte graphique voit deux écrans et l’OS doit ensuire reconstruire l’image. C’est plus ou moins efficace (moins que plus) et se retrouver avec une demi dalle active n’est pas exceptionnel (j’ai un écran de ce type au boulot). Ensuite, il y a les écrans SST (le fonctionnement classique). Puis les Dual Link SST. Comme en DVI, ils utilisent plusieurs lignes, mais ne montrent qu’un seul écran au système. Le Dual Link SST peut fonctionner en interne (cas des iMac 5K), en externe avec deux câbles (Dell ou HP font ça avec les écrans 5K) ou avec un seul câble Thunderbolt, comme les écrans 5K LG ou le 6K Apple.

Dans la pratique

De ce que j’ai vu, l’écran Pro Display XDR fonctionne de deux façons. Soit en Dual Link SST avec cinq lignes HBR3, soit en SST avec quatre lignes HBR2 et de la compression. Le premier cas va être celui de la majorité des Mac compatibles : iMac 2019, MacBook Pro 15 pouces 2018, Mac Pro 2019 et eGPU BlackMagic. Dans ce mode, il ne reste pas assez de bande passante pour de l’USB rapide, et les ports USB-C derrière l’écran sont limités à l’USB 2.0.

Le second cas ne se retrouve que sur le MacBook Pro 16 pouces et éventuellement sur le Mac Pro 2019 avec une carte Navi (Radeon Pro W5700X, pas encore sortie). Il compresse l’image, et permet donc de garder de la bande passante pour de l’USB 3.0 (5 Gb/s).

Du coup, pourquoi l’iMac Pro ne peut-il pas gérer l’écran 6K en 6K ? Parce que son contrôleur Thunderbolt est un Alpine Ridge qui ne supporte pas le HBR3 (même si la carte graphique le supporte) et que la carte graphique ne prend pas en charge la compression DSC.

Pas de 6K pour l’iMac Pro

Si Apple se décide à mettre des processeurs Ice Lake (la 10e génération en 10 nm d’Intel) dans ses machines, le Mac mini, le MacBook Air ou les MacBook Pro 13 pouces pourraient profiter de l’écran : le GPU de ces processeurs prend en charge le HBR3 et le DSC.

Maintenant, les eGPU. Les cartes qui ne supportent que le HBR3 (Polaris ou Vega) ne peuvent pas gérer l’écran d’Apple en 6K, sauf dans le cas particulier du modèle de BlackMagic qui intègre le Thunderbolt 3 directement. De ce que j’ai vu, il fonctionne en USB-C ou en Thunderbolt 2 et 3 sans Titan Ridge (même si la documentation ne l’indique pas explicitement) avec quelques limites. En théorie, un eGPU avec une carte Navi (Radeon RX 5000) et un adaptateur DisplayPort vers USB-C devrait le faire fonctionner en 6K, mais je ne suis pas certain. Dans tous les cas, le fait que l’écran ne propose que de l’USB-C (ou du Thunderbolt 3) en entrée risque de poser des soucis avec un eGPU : l’USB-C n’existe pas dans les cartes AMD actuellement.

La compression

La question à 5 500 € (sans pieds) : est-ce que la compression a un impact visible ? L’association VESA présente cette compression comme avec pertes, mais sans pertes visuelles et sans latence. la compression théorique se situe entre un facteur 2 et un facteur 3, donc c’est plutôt efficace. Je dois avouer que je suis un peu dubitatif tout de même et que je n’ai pas trouvé de comparaison ni de test. Les moniteurs qui utilisent le DSC restent rares (il y a un écran 8K chez Dell, par exemple) et la comparaison directe n’est pas évidente : on a rarement le choix. En fait, l’écran Apple est potentiellement le meilleur client pour la comparaison vu qu’il fonctionne avec ou sans DSC.

L’écran 8K de Dell

Dernier point, l’écran 8K de Dell. Vu qu’il utilise du DSC et du HBR3 avec deux prises DisplayPort, il devrait (noter le conditionnel) fonctionner sur un MacBook Pro 16 pouces ou sur un Mac pro avec une (future) Radeon Pro W5700X. Mais vu la tendance habituelle d’Apple pour brider les écrans, je ne suis pas certain. En fait, on peut même supposer que l’atypique « 6K » d’Apple a été choisi parce qu’il permet justement de connecter un écran en Thunderbolt 3 sans passer par la compression.

CES 2020 : le nouvel HP SPectre x360 15, un 15.6″ compact et endurant

Par Pierre Lecourt

Le changement est impressionnant entre la version 2019 et la version 2020 du HP Spectre X360 15. Le précédent modèle mesurait 36 cm de large pour 24.98 cm de profondeur et 2 cm d’épaisseur à son point le plus haut. Le nouveau modèle reste dans les mêmes dimensions mais grignote 17.36 mm de profondeur par rapport à la version 2019.

2020-01-15 14_40_47-minimachines.net

A gauche la version 2020, à droite la version 2019 : Gros boulot d’optimisation

Les bordures d’écran sur les côté ne mesurent plus que 3.4 mm ce qui pousse son ratio d’affichage à 90% de la surface disponible du châssis. Le précédent modèle occupait 79.78% du format… L’engin en est que plus aérien et si il reste 10.87 mm d’épaisseur sur la bordure basse et 6.53 mm sur celle d’en haut, cela donne tout de même à l’ensemble un aspect très léger.

Parli Italiano ?

On retrouve une double webcam intégrée au dessus de l’écran avec un modèle classique HD et une solution infrarouge qui, combinée au lecteur d’empreintes, offrira un système de reconnaissance biométrique complet. Un bouton pour désactiver physiquement les webcams est intégré par défaut ainsi qu’un bouton pour couper le micro. La partie son est confiée à quatre haut-parleurs signés, comme d’habitude, par Bang & Olufsen diffusant un son stéréo qui pourra être spatialisé.

HP Spectre X360 15

La marque ne proposera pas de  version FullHD de sa dalle 15.6″, le HP Spectre x360 15 version 2020 ne sera disponible qu’en 3840 x 2160 pixels grâce à un écran IPS 100% Adobe RGB. Un écran HDR400 qui reste peu gourmand en énergie, HP précise que sa dalle ne consommera que 2 watts. Détail intéressant, jamais communiqué par les fabricants, une option UltraHD de même calibre mais employant une dalle OLED est également prévue. Cette version sera beaucoup plus gourmande en énergie avec une consommation établie entre 6 et 7 watts. L’affichage est évidemment tactile puisque le X360 signifie une ouverture totale de la charnière pour une utilisation en mode tablette. Un stylet actif signé HP sera proposé avec la machine.

2020-01-15 14_43_11-minimachines.net

A l’intérieur de la machine, on retrouvera des puces Intel Core de dixième génération. Des Comet Lake pouvant atteindre le Core i7-10510U. Un processeur quadruple coeurs et multi Threads avec 15 watts de TDP qui propose un circuit graphique Intel UHD 620. Cela ne semble pas suffire à la marque qui a décidé d’intégrer dans la machine des circuits allant du GeForce MX au GeForce GTX. Un chipset graphique pas encore annoncé officiellement par Nvidia.

La mémoire vive pourra grimper à 16 Go e DDR4 et ne sera pas évolutive, le stockage comprendra un SSD M.2 NVMe PCIe pouvant atteindre 1 To et l’engin sera compatible avec les modules de mémoire cache Intel Optane. 

2020-01-15 14_40_14-minimachines.net

Le rabotage du châssis du HP Spectre X360 15 2020 lui fait perdre un peu de son attrait connectique. On retrouve une sortie vidéo HDMI, un port jack audio stéréo 3.5 mm combo, un lecteur de cartes MicroSDXC, deux port USB 3.1 Type-C dont un posé sur l’angle extérieur du châssis qui assurera sa charge. Mais la machine n’a plus qu’un seul port USB 3.0 Type-A. Il y’en avait deux sur le précédent modèle. Un port d’alimentation est également disponible au format jack.

Un module Wifi6 est intégré avec un Bluetooth 5.0. Le clavier bénéficie d’un rétro éclairage complet et ajustable ainsi que d’un pavé tactile. Le repose poignet a perdu un peu en profondeur mais pas le pavé tactile qui garde les même proportions.

2020-01-15 14_40_24-minimachines.net

L’autonomie promise de l’engin grimpe à 17 heures avec une charge rapide permettant de retrouver 50% de sa capacité en 30 minutes de recharge grâce au chargeur officiel, la charge en USB Power Delivery ne permettant pas cette solution rapide. L’engin est attendu dès le mois de Mars aux US à partir de 1599$, pas de date ni de prix officiel en Europe pour le moment.

Images : HDBlog.it

CES 2020 : le nouvel HP SPectre x360 15, un 15.6″ compact et endurant © MiniMachines.net. 2020.

Xiaomi sort la Mi Watch Color : une version maison de la GTR 47

Par Pierre Lecourt

Xiaomi continue de proposer des nouveautés sur le marché déjà saturé des montres connectées. La marque a lancé de nombreux modèles ces derniers mois mais cette Mi Watch Color se distingue des modèles précédents. L’emploi de Wear OS, le système pour montre dérivé d’Android, lui offre d’autres possibilités.

2020-01-15 12_24_04-minimachines.net

Un retour au sources pour Xiaomi ? La première montre Mi Watch de la marque était très inspirée des Apple Watch. Cette nouvelle Mi Watch Color reprend le traditionnel format d’écran rond. Celui-ci mesure 1.39 pouce et affiche grâce à un écran AMOLED qui propose du 454 x 454 pixels. L’écran est évidemment tactile et proposera 110 affichages différents. Beaucoup d’entre eux sont d’ailleurs également présents sur la Amazfit GTR.

Mi Watch Color

La Mi Watch Color est rehaussée d’une surcouche maison pour conserver une cohérence de design entre les différents modèles de la marque. Cette présence de Wear OS aura évidemment un impact sur l’autonomie de la solution. La communication entre la montre et un smartphone étant plus importante que celle proposée par les solutions employant le système d’Amazfit, la montre ne proposera pas son énorme autonomie. Xiaomi annonce tout de même 14 jours d’utilisation et une recharge en 3 à 4 heures. Cela me parait beaucoup pour un engin de ce type avec une batterie de 420 mAh. En mode Standby c’est à dire sans utilisation des réseaux, Xiaomi insiste pour indiquer une autonomie de 22 jours à sa Mi Watch Color…  Mais cette autonomie en mode sport tombe rapidement à… 22 heures. Ce mode enclenchant un suivi permanent du GPS, il est gros consommateur de batterie.

2020-01-15 12_26_20-minimachines.net

La montre propose une dizaine de modes sportifs classiques avec, entre autres, le suivi d’activités de marche, randonnée, vélo, nage en mer et les équivalents de ces activités en salle ou en piscine. La montre est censée mesurer de nombreux éléments pour suivre précisément votre activité. Elle saura suivre votre activité cardiaque en continu sur la journée, suivre votre sommeil et propose d’autres détections qu’il faudra cependant prendre avec un certain recul. Le calcul de l’énergie du corps, par exemple, me parait difficile à appréhender. Le boitier est évidemment étanche avec 5 ATM pour une étanchéité sous l’eau à 50 mètres. 

Mi Watch Color

Le cadran métallique est disponible en deux versions

A l’intérieur de la montre, on retrouve un SoC Snapdragon Wear 3100, la puce créée sur mesure pour Wear OS de Qualcomm. Une puce qui proposera une fonction NFC dédiée au paiement sans contact mais il n’est pas sur  que cette solution fonctionne en Europe. Le système embarque également un système d’assistant vocal XiaoAI mais ce dernier n’est, pour le moment, pas compatible avec le français.

La montre propose une interface tactile mai également deux boutons programmables, embarque un micro et pourra facilement changer de bracelet. Attention, elle n’est pour le moment disponible qu’en Chinois et en Anglais même si le système de Google peut évidemment s’adapter à toutes les langues. Une version internationale devrait bientôt être disponible.

La Mi Watch color est en vente à 179.69€ en ce moment chez Gearbest.

Xiaomi sort la Mi Watch Color : une version maison de la GTR 47 © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Le Lenovo Yoga 5G promet des miracles

Par Pierre Lecourt

Le Lenovo Yoga 5G est un ultraportable 14″ d’apparence très classique, il cache en son sein un élément nouveau, le Qualcomm Snapdragon 8cx. Une solution ARM censée corriger les problèmes de performances rencontrés par la génération actuelle qui était censée régler les problèmes de performances de la génération d’avant qui était censée régler les problèmes de performances de la génération d’avant

Le duo Microsoft / Qualcomm en est donc à son troisième essai de performances révolutionnaires qui devraient modifier à jamais la face du monde avec une autonomie exceptionnelle, une grande connectivité et des performances au niveau des solution concurrentes en x86. Les précédents modèles ne sont pas franchement parvenus à convaincre.

2020-01-14 19_38_05-minimachines.net

Trop lents dans des usages d’émulation x86, bénéficiant d’une autonomie comparable aux solutions classiques, ils avaient pour avantage de proposer une connectique 4G en standard. Pour le Lenovo Yoga 5G, cet avantage est poussé un peu plus loin puisque l’engin est compatible avec la nouvelle norme de réseau sans fil du même nom.

Le Lenovo Yoga 5G met la charrue

Je ne peux même pas parler des bœufs tant la situation de la 5G est floue pour le moment. Difficile de voir quel avenir aura cette solution dans le pays, à court terme, et la proposition d’une connectique de ce type, si elle reste alléchante, n’est pas un argument pour un acheteur Français aujourd’hui. L’ajout d’un modem Qualcomm X55 5G permettra évidemment de bénéficier des réseaux 4G classiques mais investir en 5G en 2020 pour un réseau qui n’est pas encore établi ne semble pas forcément la meilleure idée à suivre. A noter tout de même la bonne intégration SIM de l’engin. Le portable pouvant compter sur  un slot SIM au format nano mais également sur un support eSIM.

2020-01-14 19_37_49-minimachines.net

Le reste de la machine est plus classique avec de belles finitions. L’écran est un 14″ IPS classique en FullHD affichant une luminosité de 400 nits, le SoC Snapdragon 8cx sera épaulé par 8 Go de mémoire vive et bénéficiera d’un stockage SSD de 256 à 512 Go.

2020-01-14 19_37_36-minimachines.net

Un bouton permet de passer la machine en mode avion

On retrouve une connectique légère avec deux ports USB type-C dont un seul en Power Delivery pour assurer l’alimentation et la charge de l’appareil. Et un port jack audio 3.5 mm stéréo. C’est tout ? Oui c’est tout. Pas de lecteur de cartes, pas de port USB au format classique.

2020-01-14 19_38_19-minimachines.net

On pourra se consoler avec l’ajout d’une paire de haut-parleurs stéréo Dolby Atmos, la présence d’une webcam et d’un second modèle en infrarouge en plus d’un lecteur d’empreintes digitales pour s’identifier  ou la possibilité d’utiliser un stylet actif. Le format Yoga de la machine, avec sa  charnière tournant sur 360° permettant de placer le dos de l’écran au dos du clavier pour transformer l’ensemble en tablette.

Quels autres points forts pour ce Yoga 5G ? Son autonomie annoncée de 24 heures dans des conditions non indiquées par la marque. Un point qui pourrait faire mouche pour certains utilisateurs et qui pourrait enfin créer la différence avec l’offre habituelle du duo Qualcomm/Microsoft.

2020-01-14 19_38_43-minimachines.net

Reste qu’il faut savoir dans quelles conditions ces 24 heures sont obtenues. Si la 5G est employée et surtout si le SoC Snapdragon 8cx est employé  en émulation x86 ou uniquement en mode natif. Jusqu’ici les propositions des deux compères ont surtout donné des machines autonomes mais aux performances catastrophiques par rapport à leur tarif. Comprenez qu’il n’est pas forcément très séduisant pour un acheteur de payer une fortune pour avoir un processeur du niveau de l’entrée de gamme chez Intel ou AMD… La Surface Pro X sous Snapdragon 8cx était censée offrir jusqu’à 20 heures d’autonomie aux utilisateurs et 13 heures d’utilisation en continu, en pratique les tests tombent bien plus bas avec 6 heures de travail réel sur la tablette…6 heures de performances entrée de gamme quand des machines x86 classiques offrent beaucoup plus de robustesse et dépassent les 10 à 12 heures de travail réel…

Ici l’engin est annoncé pour le printemps 2020 à partir de 1299€ en Europe, encore un prix premium qu’il faudra faire rimer avec des performances du même niveau. Ce qui me semble encore une fois difficile à tenir en pratique.

CES 2020 : Le Lenovo Yoga 5G promet des miracles © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Acer présente le ConceptD 7 Ezel

Par Pierre Lecourt

35.81 cm de large pour 25.9 cm de profondeur, le  nouveau 15.6″ ConceptD 7 Ezel de Acer est un engin à la limite du format qui nous intéresse mais rentre toujours dans le moule des 14″ des débuts du site. Mais au delà de son format, c’est ce que propose cette machine qui est à retenir ici. L’engin tente des choses nouvelles et vise un public précis, une stratégie un peu plus risquée que ce  que fait le reste du marché en ce moment.

Mais une stratégie autrement plus habile et respectable que de reprogrammer d’année en année le même portable avec comme seuls éléments différenciant l’année de leur sortie à la fin de leur nom, leur processeur embarqué et les éventuels ajouts techniques qui y sont liés : Nouveau protocole Wifi et connectique plus riche que l’année précédente.

2020-01-14 17_02_20-minimachines.net

Bref, pour ce CES 2020, Acer présente les ConceptD 7 Ezel et ConceptD 7 Ezel Pro qui visent un public de créatifs. Ces machines évoluent d’un point de vue technique pur bien évidemment mais elles apportent également d’autres usages.

L’idée de base de ce produit est dans la gestion de son affichage. Si la charnière bascule de manière traditionnelle en s’ouvrant sur 180°, le panneau d’affichage pivote dans le cadre pour pouvoir se positionner de manière originale. L’idée est de proposer à l’utilisateur la possibilité d’utiliser la dalle tactile et sa compatibilité avec les stylets actifs en positionnant l’écran au devant du clavier. Le ConceptD 7 Ezel se transforme alors en une sorte de tablette tactile portative.

2020-01-14 17_02_48-minimachines.net

Une solution plus  pratique que celle consistant à allonger le bras par dessus son clavier pour atteindre la surface tactile. A rapprocher d’un usage de type tente avec les portables à charnière rotative sur 360°. Avec l’avantage de ne pas à avoir à faire des cabrioles à sa machine pour s’en servir ni de positionner le clavier face contre son support. Acer s’est rapproché de Wacom pour proposer cette solution avec un stylet EMR sans piles proposant 4096 niveaux de pression sur l’écran. Stylet qui se range directement dans le châssis de la machine pour l’avoir toujours sous la main.

L’affichage est au niveau avec un 15.6″ IPS qui proposera dans sa version haut de gamme une définition UltraHD en 3840 x 2160 pixels pour une luminosité annoncée de 400 nits. Acer a travaillé ce poste avec une colorimétrie garantie. La dalle annonce un Delta E en dessous de 2 et une couverture Adobe RGB à 100%. Un étalonnage pour séduire les professionnels de l’image. La dalle capacitive est protégée par un verre Corning Gorilla Glass 6.

2020-01-14 17_03_05-minimachines.net

On retrouve une connectique complète avec un lecteur de cartes SDXC, une gestion native de deux sorties vidéo UltraHD avec du HDMI 2.0 et un DisplayPort 1.4, un port Ethernet Gigabit, deux ports USB 3.0 Type-A, deux USB 3.1 Gen2 Type-C avec prise en charge du Thunderbolt 3.0. Le clavier de l’engin est rétro éclairé et semble bien construit mais… il ne proposera pas de pavé numérique. Son pavé tactile sera en verre et la touche démarrage proposera une reconnaissance d’empreintes compatible avec Windows Hello.

Le Acer ConceptD 7 Ezel est le moins puissant des deux modèles. Il sera décliné en FullHD classique et pourra embarquer les puces Intel Core de dixième génération Comet Lake-H. Pour soutenir les usages graphiques les plus gourmands, l’engin sera livré avec jusqu’à 32 Go de mémoire vive et un circuit graphique Nvidia GeForce RTX sera également présent. Le  stockage pourra, quant à lui, atteindre 2 To via un SSD PCIe NVme sur port M.2 2280. La disponibilité exacte n’a pas été dévoilée, le portable devrait débarquer dans les prochains mois à un prix de départ qui pique tout de même un petit peu : il faudra débourser au minimum 2499 euros pour cette machine.

2020-01-14 17_02_34-minimachines.net

Le Acer ConceptD 7 Ezel PRO est plus musclé avec la possibilité d’embarquer des processeurs Intel Xeon et des circuits graphiques Nvidia Quadro RTX 5000. Le reste des spécifications n’a pas fuité mais la mémoire vive embarquée pourra être de type ECC. On peut s’attendre à 64 Go de mémoire vive et un stockage SSD au moins aussi performant.  Le prix de base de cette version sera de 2999€, ce qui la rend évidemment très orientée vers un usage professionnel.

CES 2020 : Acer présente le ConceptD 7 Ezel © MiniMachines.net. 2020.

Le GPD Win Max embarquera des puces Intel Ice Lake

Par Pierre Lecourt

Le futur GPD Win Max se présente comme un mélange entre un netbook 8.9″ et une console de jeu. Jusqu’alors cet engin devait sortir sous processeur AMD. Une solution AMD Ryzen Embedded qui aurait amené des performances graphiques sympathiques à l’ensemble. La rumeur change, l’engin serait maintenant équipé de puces Intel Ice Lake Core i5 ou i7.

2020-01-14 12_48_53-minimachines.net
Aujourd’hui donc la marque se serait plutôt orientée vers des solutions Intel de dixième génération : deux puces sont confirmées dans les GPD Win Max:

Le Core i5-1035G7 : Un quadruple coeur et octuple threads cadencé de 1.2 à 3.7 GHz avec 6 Mo de cache pour un TDP de 15 watts et qui embarque un circuit graphique Iris Plus de 300 MHz à 1.05 GHz.
Le Core i7-1065G7 : Un quadruple coeurs et octuple threads cadencé de 1.3 à 3.9 GHz avec 8 Mo de cache pour un TDP de 15 watts et qui embarque un circuit graphique Iris Plus de 300 MHz à 1.1 GHz.

Des solutions asses musclées, donc, avec un chipset graphique plutôt performant. Ces circuits Iris Plus offrent assez de performances aux machines portables pour de de nombreux usages en 2D, en vidéo et en 3D. Elles ne sont pas au niveau d’un chipset AMD ou Nvidia dédié mais proposent assez de puissance pour de nombreux usages. Elles seraient dans tous les cas plus puissantes que les processeurs Intel employés par GPD dans ses machines jusqu’alors.

C’est sur Tieba, le réseau social du moteur de recherche Chinois Baidu, que le PDG de GPD a posté quelques images. Chacune de ces images nous donne des informations intéressantes sur l’engin.

2020-01-14 12_43_18-minimachines.net

Celle de la carcasse permet de comparer la coque de la machine par rapport à celle d’une GPD Win 2 et de son écran de 6 pouces de diagonale. Le GPD Win Max y apparaît comme beaucoup plus imposant sans pour autant être énorme, à en juger sa taille par rapport à la main posée dessus. On est donc bien sur un trop rare format 8.9″. Il et possible que la marque emploie le même format d’écran et de clavier que son GPD P2 Max, un netbook classique en 8.9″ qui affiche en 2560 x 1600 pixels dans un encombrement très réduit : 21.3 cm de large pour 14.95 cm de profondeur et 1.42 cm d’épaisseur pour un poids de 650 grammes. Si le nouveau venu reprend ce même affichage, ses dimensions et son poids devraient être assez proches. 

2019-07-12 18_16_59-minimachines.net

La grosse différence entre les deux solutions étant que le GPD Win Max embarquerait un clavier surmonté d’un dispositif lié au jeu vidéo : Deux mini joysticks analogiques accompagnés d’une croix directionnelle et des classiques boutons ABXY. Une disposition qui ferait tomber ces contrôles sous les pouces lorsque l’utilisateur prendrait l’engin en main.

2020-01-14 12_39_57-minimachines.net

2020-01-14 12_40_16-minimachines.net

Les images suivantes sont celles de résultats de benchmark qui montre une solution équipée d’un processeur non reconnu mais disposant d’un circuit graphique Intel Iris Plus et non plus AMD Radeon. Cela correspond aux puces pré-citées de la gamme Ice Lake d’Intel. 

Pas d’informations quant à la date de sortie ou au tarif de cet engin, pour le moment nous n’avons aucune information sur ces points. La grande question reste liée à la chaîne de production de GPD. Obtenir des puces Intel Ice Lake n’est pas toujours facile à cause des capacités de production du fondeur qui ne sont toujours pas revenues à leur plein potentiel mais aussi parce que GPD est un petit acteur sur le marché par rapport aux mastodontes du monde du portable. Si la marque a décidé de choisir Intel, c’est probablement parce qu’elle a réussi à sécuriser une ligne de stock ou a reçu une promesse de livraison. A quel tarif ?

Source : Reddit via Liliputing

Le GPD Win Max embarquera des puces Intel Ice Lake © MiniMachines.net. 2020.

Mon projet de NAS rapide sous macOS (partie 4)

Par Pierre Dandumont

Depuis un moment maintenant, j’utilise un vieux Mac Pro (2006) en tant que NAS, avec une carte 10 Gb/s et plusieurs disques en RAID. j’en avais parlé , et . J’ai profité d’un peu de temps pour le mettre à jour.

A la base, je voulais juste mettre une carte Wi-Fi pour régler un petit bug. Je mets le Mac en veille et je le réveille par Bonjour Sleep Proxy, mais ça ne fonctionne que si j’utilise une des prises Ethernet de la machine. Le problème, c’est qu’au réveil la liaison s’effectue sur cette prise et pas sur la prise 10 Gb/s, même en modifiant l’ordre des interfaces correctement. J’espérais – à tort – qu’intégrer une carte Wi-Fi réglerait le problème. Mais comme j’ai dû ouvrir une bonne partie du Mac pour installer la carte, ai profité pour faire la mise à jour des CPU.

J’en avais parlé dans le premier sujet, le Mac Pro utilise des Xeon 5150 (Woodcrest) avec un TDP de 65 W et une fréquence de 2,66 GHz. En charge, ce qui reste assez rare dans mon cas, la machine consomme donc environ 200 W. Comme Gilles, j’ai décidé de réduire (un peu) la consommation, en installant des Xeon 5148. Il s’agit de deux modèles Woodcrest LV avec une fréquence un peu plus basse (2,33 GHz), le même nombre de coeurs mais (surtout) un TDP de 40 W. A l’époque, la différence venait essentiellement de la tension : 1,5 V au max sur les CPU d’origine, 1,25 V sur les autres. Bonne nouvelle, le Mac démarre avec les nouveaux CPU, et l’horloge ne bouge pas (ils ont le même TDP). Pour mon usage, le gain en consommation est intéressant (je perds un bon 40 W en charge) et la perte de performances reste assez faible. Il faut bien prendre en compte que le Mac est en veille l’énorme majorité du temps, donc consomme assez peu dans l’absolu. Le seul problème, finalement, c’est que la mise à jour a pris quand même pas mal de temps, vu qu’il faut démonter beaucoup de choses avant d’accéder aux CPU…

L’ancien CPU


2,66 GHz


Deux CPU bien propres


2,33 GHz


Mac OS X reconnaît les puces


Pas de soucis

Apple confond encore Gb et Go

Par Pierre Dandumont

Un truc qui m’énerve quand ça vient de gens (ou de sociétés) qui travaillent dans l’informatique, c’est la confusion entre Go, GB et Gb. Et même Apple, dans son OS, fait parfois l’erreur.

Pour résumer : un b (minuscule) est un bit, soit la valeur de base en informatique (1 ou 0). Un B (majuscule) est un byte, c’est-à-dire un groupement de bits. Un byte vaut généralement 8 bits (depuis un moment), même s’il existe quelques (vieilles) machines ou ce n’est pas le cas. Un octet (o) est la traduction française du byte. L’octet fait 8 bits et vaut 1 byte, parce qu’au moment de franciser le mot, les ordinateurs utilisaient tous a priori une valeur de 8 bits.

Pour résumer : 1 Go = 1 GB = 8 Gb. Je vous passe la partie sur les Gio, Gib et GiB, vous devez juste savoir que dans le système international, 1 kb (k minuscule) vaut 1 000 b (et pas 1 024). macOS (depuis Snow Leopard) compte et affiche correctement, contrairement à Windows.

Pour ajouter à la confusion, on utilise généralement le byte ou l’octet pour le stockage (donc un SSD de 512 GB ou Go par exemple) mais le bit pour mesurer les débits. Dans le cas d’un SSD, on a donc une interface à 6 Gb/s (SATA) par exemple. Même chose, je vous passe les détails sur la conversion Gb vers Go dans ce cas-là, mais dans certains cas il ne suffit pas de diviser par 8. Dans le cas du SATA, 6 Gb/s deviennent 600 Mo/s.

Apple et les valeurs

Dans le cas d’Apple, les informations système affichent assez régulièrement des valeurs fausses. Pendant longtemps, c’était le cas dans les informations sur le Thunderbolt (la norme fonctionne à 10, 20 ou 40 Gb/s, certains OS affichent 10, 20 ou 40 Go/s), et c’est toujours le cas pour Mojave dans un cas précis. Si vous allez vérifier le débit d’un périphérique USB 3.1 « Gen. 2 », macOS Mojave annonce Jusqu’à 10 Go/s et pas Jusqu’à 10 Gb/s. C’est corrigé dans macOS Catalina de ce que j’ai vu, d’ailleurs, et pour les autres valeurs de l’USB (12, 480, 5, etc.), il affiche bien des Mb et des Gb/s.

Sous Mojave : WRONG


Dans les fichiers, il y a bien l’erreur


En 2014, l’erreur existait pour le Thunderbolt

CES 2020 : Intel présente une carte graphique DG1 sous Intel Xe

Par Pierre Lecourt

Étonnant de voir Intel présenter une carte graphique au CES. Cette Intel DG1 indépendante que l’on pourrait intégrer dans son boitier de PC via un slot PCIe standard n’ a pas vocation à être vendue au grand public. Il s’agit d’un montage créé pour les partenaires d’Intel afin d’apprivoiser sa technologie graphique Intel Xe qui sera intégrée aux puces de génération Tiger Lake-U1.

2020-01-13 12_16_31-minimachines.net

Intel va distribuer sa carte DG1 aux développeurs. Cela servira à prendre en main le moteur Intel Xe utilisé par la marque pour créer ses puces. Un élément indispensable pour eux afin de développer des programmes se basant sur le circuit graphique maison et d’optimiser leurs développements. 

Car l’Intel DG1 est un prototype de ce qui sera intégré aux puces Intel Tiger Lake-U dans les trimestres à venir et non pas un circuit destiné à être commercialisé à part. On n’a pas encore le détail des capacités ni des contraintes de la puce. La rumeur parle d’une consommation de 20 watts pour la puce et de 50 watts pour la carte complète, ce qui est bien entendu difficile à envisager pour un circuit intégré à un processeur. Il faut donc prendre cela avec beaucoup de recul, les technologies d’intégration sont très différentes entre un circuit graphique intégré à un processeur et un autre développé pour fonctionner en solo.

2020-01-13 12_17_56-minimachines.net

Les processeurs Intel Tiger Lake-U sont censés ne consommer que 10 à 25 watts en tout et pour tout avec un chipset graphique interne basé sur cette solution Intel Xe. L’idée pour Intel étant de faire disparaitre les puces “discrete” actuelles que les constructeurs de portables se doivent d’intégrer à leurs machines milieu de gamme pour proposer un peu plus de fonctionnalités à leurs engins. Les puces type Nvidia MX150 ou MX250 par exemple n’auront plus vraiment d’intérêt quand Tiger Lake-U sera déployé. Bien entendu, on peut compter sur Nvidia pour monter la barre un cran plus haut et proposer par exemple un “MX450” qui serait plus performant que le circuit Intel Xe. Ce qui inciterait les constructeurs à s’intéresser à nouveau à ce type de produit. Mais il n’est pas sur que cela fonctionnerait pour autant.

2020-01-13 12_24_32-minimachines.net

Intel a en effet présenté une version embarquée de son DG1 sur un portable classique, cette solution permettait de jouer à un jeu récent – Destiny 2 – à 60 images par seconde en 1080P. Si il est impossible de savoir si cette implantation d’Intel Xe est faite en attendant que les puces Tiger Lake-U soient disponibles sur le marché ou si Intel compte proposer des formules processeur et circuit graphique, elle est en tout cas suffisamment performante pour satisfaire la majorité des utilisateurs.

Dans tous les cas, si la solution propose ce type de performances, l’avenir des MX actuelles de Nvidia semble compromis. On imagine assez mal comment un constructeur pourrait intégrer une puce Nvidia ou AMD plus performante sans venir mordre dans sa gamme de machines plus haut de gamme. Si l’engin de base sous Tiger Lake-U est capable de faire tourner correctement un jeu 3D en 1080P, les machines orientées jeu vont devoir proposer beaucoup plus pour avoir un intérêt.

2020-01-13 12_14_06-minimachines.net

Les puces Intel Xe sont cependant prévues pour s’adresser à plusieurs publics et la marque compte les distribuer sur trois segments distincts. Le premier, baptisé Intel Xe LP pour Low Power, s’adressera aux ordinateurs portables et ultraportables mais également à des solutions plus orientées jeu. C’est lui qui devrait pousser les circuits graphiques embarqués en dehors des machines classiques.

Le second, l’Intel Xe HP pour High Power est censé offrir des performances de type PC de bureau. Ce qui ne veut pas dire grand chose si ce n’est une, qu’il sera débarrassé de la contrainte en watts à la fois pour son alimentation mais également pour la chaleur qu’il dégage. Cela permet en général de profiter de bien meilleures fréquences et donc de plus de performances. On peut, l’imaginer dans des stations de travail bien qu’il soit difficile de le penser au niveau d’une solution type Quadro de Nvidia en terme de puissance de calcul.

Enfin, l’Intel Xe HPC pour Higher Performance serait une version professionnelle qui viserait plutôt le monde des serveurs et des stations de travail. On imagine ici des solutions en batterie additionnant les circuits en parallèle pour du Cloud Gaming par exemple.

Cette concurrence est bien entendu à l’avantage du consommateur. Si l’arrivée de Tiger Lake-U et d’une intégration de la technologie Xe promettent des performances de base plus élevées que celles des puces actuelles – Intel parle de circuits deux fois plus performants que les puces Ice Lake – c’est une bonne chose pour le marché. Si tout  cela fonctionne dans un TDP acceptable, la solution d’Intel aura sûrement un bon impact sur le monde des ultraportables. Elle poussera au passage les constructeurs à choisir des puces externes significativement plus performantes pour leurs gammes supérieures.

CES 2020 : Intel présente une carte graphique DG1 sous Intel Xe © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : ASRock présente le Jupiter A320, un MiniPC sous Ryzen

Par Pierre Lecourt

Le ASRock Jupiter A320 propose, comme son nom l’indique, un chipset A320 d’AMD et pourra embarquer des processeurs AMD Ryzen allant jusqu’à 65 watts de TDP. De quoi construire une minimachine intéressante dans une enveloppe très compacte.

L’engin mesure 17.8 cm de large sur autant de long et 3.4 cm d’épaisseur. Un format très compact de 1.07 litre qui embarquera pourtant tout ce qu’il faut pour monter une machine performante.

2020-01-13 01_47_25-minimachines.net

L’ASRock Jupiter A320 offre la possibilité d’accepter des processeurs AMD AM4 de 65 watts comme par exemple un Ryzen 5 3600 qui rentre dans cette catégorie. On pourra donc profiter d’un ratio puissance / encombrement très intéressant avec ce type de produit. Encore faut t-il que la marque développe cette machine vers le grand public. Sa vocation première est industrielle, ce qui peut la rendre difficile à obtenir et poser quelques problèmes à l’usage. Un exemple ? Les constructeurs ne se posent pas vraiment la problématique du bruit dégagé par l’engin. Et j’ai bien peur que le format 1 litre conjugué avec 65 watts de TDP pose un petit problème de bruit à l’usage. Un système de ventilation est évidemment déployé dans l’engin, reste à connaitre son efficacité et surtout les décibels qu’il impose. La nuisance sonore n’est pas toujours au coeur des préoccupations des machines industrielles.

Si ce point s’avérait bien géré, le Jupiter A320 pourrait être une solution vraiment très pertinente sur le marché. Il offre d’assez belles possibilités avec notamment de bonnes capacités d’extension en regard de son faible encombrement. Il propose par exemple un ports M.2 2280 PCIe NVMe et SATA pour du stockage et un second M.2 2230 pour un module Wifi optionnel. Un emplacement SATA 3.0 2.5″ est également disponible.

2020-01-13 01_46_22-minimachines.net

Sa connectique comprend deux ports USB 3.1 Gen1 Type-C et deux USB 3.1 Gen1 Type-A sur la face avant. On retrouve sur la partie arrière deux sorties vidéo avec un DisplayPort et un HDMI gérant tous deux les flux UltraHD à 60Hz pour le premier et 30 Hz pour le second. Quatre ports USB 2.0 sont également visibles à l’arrière avec un port RJ45 pour l’Ethernet Gigabit embarqué. Un emplacement optionnel permet d’ajouter un port Série à l’engin et un emplacement antivol Kensington Lock est également visible.

Source : TechPowerUp

CES 2020 : ASRock présente le Jupiter A320, un MiniPC sous Ryzen © MiniMachines.net. 2020.

Encore un « nouveau » jeu Pippin, sur les voitures de Subaru

Par Pierre Dandumont

Depuis un moment maintenant, j’essaye de faire un « Full Set » Pippin (au moins en version japonaise). Si je trouve assez régulièrement de nouveaux titres, un problème survient : la liste augmente. Parce que de temps en temps, je trouve des images (ou des disques) absents des listes habituelles.

Vous trouverez une liste assez exhaustive des disques sur cette page, et cette autre page liste pas mal de choses qui ne sont pas sorties commercialement.

Cette fois, il s’agit d’un disque liés aux voitures de Subaru. Je n’ai pour le moment qu’une image. Il s’agit sûrement d’un disque évoqué dans cette page, qui explique sur Subaru a utilisé des Pippin dans ses concessions pour présenter les véhicules. Vu le titre, il parle évidemment de la Subaru Legacy.

Une photo du disque

Mais comme il est visiblement possible d’en trouver, ma quête du Full Set s’éloigne encore un peu plus.

CES 2020 : Asus Zenbook Duo, une version plus légère du portable double écran

Par Pierre Lecourt

Asus commercialisait déjà un engin dans cette gamme avec le Zenbook Pro Duo. Une solution haut de gamme proposant un écran 15.6″ 3840 x 2160 pixels et un plus petit affichage de 14″ de 3840 x 1100 pixels. Cette version affiche un poids assez élevé de 2.5 Kg pour 35.9 cm de large, 24.6 cm de profondeur et 2.4 cm d’épaisseur. Proposé à un prix public qui démarre à 2499€, ce premier modèle n’était clairement pas destiné aux baroudeurs.

Asus Zenbook Duo

Fort de ce constat et grâce à des composants qui se miniaturisent encore et toujours, Asus a donc décidé de décliner son concept sur une plus petite diagonale pour créer un engin plus portable. On découvre donc le ZenBook Duo, un portable proposant d’abord un classique écran de 14″ FullHD IPS enfermé dans des bordures très fines de 3.5 mm. L’engin propose ainsi un rapport écran / châssis de 90%. Mais le portable embarque donc également un écran secondaire de 12.6″ toujours en FullHD baptisé ScreenPad Plus. Ce second écran est tactile et permet non seulement d’afficher des données mais également d’appeler des applications dédiées.

Asus Zenbook Duo

Vous pourrez, par exemple, lancer des groupes de programmes et les rappeler rapidement depuis un menu. Votre logiciel de travail pourra ainsi être lancé avec un système de notes, un lecteur audio et une troisième sous application de votre choix. La surface pourra également servir à de la saisie manuscrite pour signer des documents au doigt ou avec le sytlet actif optionnel, à lancer des raccourcis directement accessibles comme des boutons de sauvegarde ou d’exportation ou autres. Enfin, cet écran secondaire pourra gérer des éléments de vos programmes pour libérer de la place sur votre bureau : des fenêtres dans un outil de programmation, un bandeau de montage pour la vidéo ou diverses fenêtres de réglages pour de la retouche d’images.

Asus Zenbook Duo

En dessous de cet écran particulier, on retrouve un clavier rétroéclairé avec une course de touches de 1.4 mm et juste à sa droite, un pavé tactile proposant la fonction de pavé numérique activable via un bouton dédié faisant apparaître les chiffres via des LEDs. La disposition particulière du clavier fait disparaître le repose poignet du châssis ce qui ne conviendra pas forcément à tout le monde. Un choix ergonomique auquel il faudra s’habituer sur un portable mais qui est en réalité assez semblable à l’usage d’un clavier de PC classique.

Asus Zenbook Duo

Le clavier se surélève lors du déploiement de l’écran ce qui permet d’aérer le dessous de la machine.

Le Zenbook Duo est piloté par un circuit Intel Comet Lake de dixième génération associé à un circuit graphique Nvidia GeForce MX250 disposant de 2 Go de GDDR5 dédiée optionnel. La mémoire vive variera entre 8 et 16 Go de DDR3L et le stockage évoluera de 256 ou 512 Go PCIe x2 à 1 To PCIe x4. 

La connectique comprend un port USB 3.1 Gen2 Type-C, un USB 3.1 Gen2 Type-A, un USB 3.1 Gen1 Type-A, une sortie HDMI, un lecteur de cartes MicroSDXC et un jack audio 3.5 mm combo. L’alimentation du Zenbook Duo se fera au travers d’une entrée jack 4 mm dédiée. On retrouve un Wifi6 et du Bluetooth 5.0 et Asus a trouvé la place nécessaire à l’ajout de deux webcams dans le châssis de l’écran supérieur. Un modèle classique pour la vidéoconférence et un second modèle infrarouge pour la détection biométrique sous Windows Hello.

Asus Zenbook Duo

La batterie du Zenbook Duo est une Lithium Polymère de 4 cellules pour 70 watts qui sera alimentée par un chargeur 65 watts. Celle ci portera le poids de l’enin à 1.5 Kg pour une largeur de 32.3 cm et une profondeur de 22.3 cm. L’épaisseur de l’ensemble sera limitée à 1.99 cm. Asus trouve assez de place pour intégrer dans l’engin une paire d’enceintes SonicMaster et  des microphones pour piloter le système d’assistant virtuel Cortana de Microsoft.

Le Zenbook Duo est déjà en vente, il est par exemple disponible en ligne dans une version UX481FA-BM010T équipée d’un Intel Core i5-10210U avec 8 Go de mémoire vive et 512 Go de SSD à un prix étonnamment accessible puisqu’en stock à 899.99€ chez RueDuCommerce en vente flash. Pour ce prix toutefois, l’option GeForce MX n’est pas incluse…

Une version du même Core i5 mais en 16 Go / 1 To est également proposée à 1299.90€ toujours sans support d’un chipset Nvidia et il faudra débourser 1549.99€ pour obtenir le premier modèle équipé d’un chispet GeForce MX250 accompagné d’un Core i7-10510U, de 16 Go de mémoire vive et de 512 Go de SSD.

CES 2020 : Asus Zenbook Duo, une version plus légère du portable double écran © MiniMachines.net. 2020.

3M Videodisc, les « LaserDisc Surprise »

Par Pierre Dandumont

Régulièrement, je vois passer des LaserDisc avec un pochette un peu bizarre, qui porte le nom « 3M Videodisc ». Et en cherchant un peu, je me suis rendu compte qu’il s’agit de « LaserDisc Surprise ». Je m’explique.

Pendant longtemps, le LaserDisc a été utilisé comme source principale dans pas mal d’endroits pour de la vidéo de qualité. Le rendu reste nettement meilleur que les VHS, et les disques valaient moins cher que les les cassettes. De plus, le LaserDisc a l’avantage de ne normalement pas s’user avec le temps (oublions le rot). Du coup, on trouve assez régulièrement des disques custom, visiblement produit en petite quantité. Ce ne sont pas des LaserDisc enregistrables, mais simplement des disques classiques produits pour un usage précis. Ils fonctionnent dans des lecteurs standards et on en trouve par exemple sur eBay actuellement (et là aussi). Si vous avez de la chance, une étiquette indique le contenu de façon explicite (c’est le cas des deux que je possède). Dans le cas contraire, il va falloir essayer de les lire.

La pochette classique


Vu sur eBay


Vu sur eBay


Vu sur eBay (de la musique)

J’ai donc deux disques. Le premier contient des trucs institutionnels/business sans grand intérêt, sur deux faces. Le second est plus intéressant : il s’agit des vidéos qui étaient diffusées dans les magasins de Disney. L’étiquette donne la date : Noël 1993. La vidéo est d’assez bonne qualité, et il s’agit essentiellement d’extraits de films Disney avec un peu de karaoké, des gens en costume et même une partie sous-titrée. Ça dure une heure (c’est du CLV) et je n’ai évidemment pas pu le mettre sur YouTube, mais Vimeo semble plus souple sur les droits…

Pas très intéressant


Intéressant


Des sous-titres CC

Petite particularité, le LaserDisc ne propose qu’une seule face. La seconde est visiblement en plastique ou recouverte d’un vernis opaque (je ne sais pas trop). La structure semble montrer qu’il n’y a pas de dead side ici.

La face lisible


Et l’autre

En tout cas, c’est toujours amusant de découvrir ce que contiennent les disques de ce type. Et de temps en temps, on trouve même des choses plus étonnantes, comme des vidéos présentées dans des attractions ou des « pré-show », les vidéos passées sur des écrans dans les files d’attente dans les parcs.

Philips Living White : compatibles Hue et HomeKit

Par Pierre Dandumont

Il y a de nombreuses années, j’expliquais que les Living White de Philips, des ampoules basse consommation, fonctionnaient sur un pont Hue. A l’occasion d’un déménagement, j’en ai profité pour (re)tester.

Les Living White dont des ampoules basse consommation, donc au mercure. Elles s’allument moins rapidement que des LED, consomment plus (20 W selon mes mesures) mais éclairent un peu plus (1 200 lumens annoncés). J’avais des ampoules de ce type quand les Hue coûtaient vraiment très cher, en B22 (baïonnette, mon ancien appartement était équipé). A l’époque, ce n’était pas dans le plan marketing de Philips, mais elles utilisaient déjà le ZigBee comme les actuelles.

Une ampoule Living White en B22


Un adaptateur B22 cheap. N’achetez pas ça

L’ajout est un peu compliqué, en fait. Elles n’ont pas de numéro de série visible, je ne connais pas la méthode de reset (s’il y en a une) mais iConnectHue (7 €) et sûrement d’autres logiciels permettent de connecter les lampes. Il faut en fait passer par la technique TouchLink. Elle nécessite d’approcher la lampe du pont (moins de 30 cm) et de faire une détection précise. Une fois que la lampe est ajoutée par iConnectHue, elle apparaît dans l’application Hue… et dans HomeKit. C’est plutôt une bonne nouvelle : les ampoules d’autres marques ne le font pas.

La méthode


L’ampoule détectée


Et dans HomeKit

Les Living White ne permettent que le réglage de la luminosité (comme des ampoules Hue basiques) et il est possible que Philips décide un jour de ne plus les supporter, mais pour le moment ça fonctionne. Bien évidemment, les avantages des ampoules en question sont moins évidents en 2019. J’avais payé ~40 € pour trois ampoules B22 en 2014 (7,5 £ pièce), à une époque ou une Hue Lux, moins efficace, valait ce prix là. En 2019, on trouve des Hue standards à 20 € en temps normal, et pour un peu moins en promotion.

CES 2020 : Concept UFO, le doux rêve d’Alienware

Par Pierre Lecourt

Le Concept UFO d’Alienware est un projet de PC intégré dans un format proche de celui d’une Switch. Ce n’est pas le premier du genre puisqu’on a vu pas mal d’engins autour de ce concept ces dernières années.

smach-z_03

Il y a eu la Smach Z par exemple1 ou des variantes comme les GPD Win 2. Ou encore des trucs exotiques comme la solution Kazam Vision, il y a quelques années maintenant. Mais évidemment rien n’ayant le poids et le savoir faire d’un Alienware… avec Dell et ses ingénieurs en renfort.

Concept UFO est donc un projet d’Alienware, un PC complet sous Windows qui permet de jouer en mobilité. L’engin reprend beaucoup des idées de la Switch avec des manettes détachables. Elles permettent de jouer sur le petit écran de la solution ou de connecter la partie centrale à un écran et de joindre les manettes en un paddle de format classique pour jouer sans fil.

2020-01-10 15_02_56-minimachines.net

On ne sait pas grand chose de l’engin pour le moment. Les entrailles qui le font fonctionner sont encore secrètes, aussi nous n’avons aucune information officielle sur le processeur employé ou la mémoire vive ni la quantité de stockage embarqués. Officieusement, l’objet embarquerait un processeur Intel Core de dixième génération sans que l’on sache lequel. Il parait peu vraisemblable que la solution ne propose plus qu’un processeur avec un TDP de 15 watts. Pour le reste, on peut s’attendre à assez de mémoire vive et un SSD très rapide pour proposer une jouabilité et une réactivité globale satisfaisantes.

2020-01-10 15_01_37-minimachines.net

L’écran est un huit pouces FullHD. Un bon vieux 1920 x 1080 IPS qui proposera sur cette diagonale un affichage tout à fait adapté et qui ne demandera pas non plus trop de ressources à la puce graphique intégrée. La solution semble étonnamment bien fonctionner même avec des jeux assez gourmands, ce qui laisse perplexe sur le matériel intégré. Est-ce qu’il s’agit d’un prototype d’une des futures puces Intel intégrant leurs nouveaux chipsets graphiques ? Est-ce qu’un circuit secondaire signé AMD ou Nvidia est intégré ? Pour le moment, c’est difficile à dire et surtout cela peut largement changer dans les prochains mois.

2020-01-10 15_01_29-minimachines.net

A noter que le processeur est ventilé activement comme on peut le voir sur cette image.

2020-01-10 15_01_09-minimachines.net

Ce que l’ont sait avec certitude de ce Concept UFO d’Alienware est donc uniquement lié à son ergonomie et sa connectique. Pour cette dernière, cela va assez vite puisque la machine ne propose en tout et pour tout que trois connecteurs : deux au format Thunderbolt 3.0 USB type-C, un au format jack audio 3.5 mm. Une solution qui permettrait d’utiliser un dock de carte graphique optionnel par exemple. Un dock dédié proposera une connectique plus complète : Il permettra de recharger l’engin mais également de le connecter facilement à un écran externe.

2020-01-10 15_01_19-minimachines.net

La solution propose deux mini joysticks, une croix directionnelle à gauche et quatre boutons classiques à droite. Au dessus des manettes, on découvre des gâchettes dans un positionnement très classique. Un accessoire permet de magnétiser les deux manettes ensemble de manière à proposer une manette sans fil efficace lors de la connexion de la partie tablette sur son dock.

2020-01-10 15_01_01-minimachines.net

Je ne sais sur quel pied danser avec ce Concept UFO. D’un côté, je vois bien l’intérêt de ce type d’engin pour tous ceux dont la ludothèque PC déborde de titres jamais terminés. Le format semble propice à un usage en mobilité, on pourrait imaginer monter sa bibliothèque Steam, GoG ou Epic sur cette tablette et se retrouver avec un catalogue démentiel de jeu exploitables n’importe où. D’un autre coté… j’ai bien peur que le prix demandé pour une solution de ce type soit hors de portée de la plupart des utilisateurs.

Acheter un PC gaming à 1000 ou 2000€ est possible parce qu’un PC, même orienté jeu, reste également une machine capable de fournir d’autres services. Mais ce type d’engin n’est vraiment orienté que pour le loisir et le multimédia. Cela limite d’emblée le nombre des gens potentiellement intéressés. Et parmi ceux réellement capables d’investir dans une telle machine, combien seront d’accord pour engager la somme nécessaire à l’achat d’un objet comme ce Concept UFO ? Alienware n’est pas spécialement connu pour être le fabricant le plus abordable du marché mais cet engin, qui resterait de toutes façons sur un marché de niche, ne peut pas être vendu à un prix abordable par la maque.

La seule solution pour que cette machine soit proposée à un prix accessible serait qu’elle soit limitée d’un point de vue performances et décorée d’un petit logo Google Stadia, par exemple. Un matériel destiné non pas à exécuter des jeux mais à les afficher uniquement. En l’état, construire ce type d’engin à un coût important et je doute que la majorité des utilisateurs qui aurait à dépenser 1000€ ou plus pour un investissement dédié au jeu lorgne vraiment sur la solution Concept UFO si un ordinateur plus classique – et plus performant – lui tend les bras pour le même tarif.

Razer Project Fiona

On se souvient de l’expérience Razer Edge Pro par exemple, une autre solution de ce type lancée par Razer il y a quelques années. après une présentation en fanfare au CES 2013 et la mise en place d’un site web de précommandes. La marque a annoncé devoir stopper les réservations de la solution face à leur succès. Pourtant l’engin était proposé à un premier prix de 1300$ et ne proposait pas des caractéristiques aussi intéressantes que Concept UFO. Ecran plus lourd, 10″ de diagonale en HD seulement, une solution aux performances moyennes avec un Core i7 double coeur et un circuit GeForce GT 640M. Le tout sous Windows 8 avec  8 Go de ram et un maximum de 256 Go de stockage. Au final, la tablette s’est vendue au compte gouttes et les retours des rares ayant accepté de payer cet engin n’étaient pas forcément très généreux. La Razer Edge Pro a du demander beaucoup moins de recherche et développement que ce nouveau Concept UFO. Il ne s’agissait que d’un support pourvu de manettes accroché à une tablette très classique.

Concept UFO tourne étonnamment bien comme on le voit à la fin de cette vidéo.

Ne vous méprenez pas, je trouve que Concept UFO est une bonne idée et j’appelle de mes vœux cette bête solution d’un dock pour tablette depuis les premières tablettes. Mais je reste très dubitatif quand à l’investissement du public dans un tel engin. Une solution qui sera dépassée en performances quelques années après sa sortie et qu’on ne pourra pas recycler vers d’autres usages. A combien faudrait t-il que cet engin soit vendu pour que je soit réellement intéressé ? Je n’ai pas de réponse à cette question mais je connais une marque qui a probablement fait une étude de marché mondiale autour de ce sujet. Savoir à quel prix un engin de jeu portable de ce type allait pouvoir rencontrer du succès en assurant une excellente pérennité et un énorme catalogue logiciel à son produit. Cette marque s’appelle Nintendo.

Source : NotebookItalia

CES 2020 : Concept UFO, le doux rêve d’Alienware © MiniMachines.net. 2020.

Reviiser : le format PC transportable adapté au Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

Reviiser n’a pas pour but d’optimiser l’espace occupé par une solution Raspberry Pi mais de revisiter ce type de format afin de proposer une solution solide et transportable dans des conditions difficiles.

Reviiser

Le boitier de Reviiser est imprimé en 3D, pièce par pièce, autour d’une carte Raspberry Pi et d’un écran 7 pouces tactile. Une solution déjà vue dans de nombreuses autres solutions du genre. Ici, l’auteur de cette machine, Dave Estes, n’a pas voulu en faire une machine ultracompacte en aménageant le tout de la manière la plus embarquée possible. Le clavier est une solution mécanique de format classique et le positionnement des éléments est fait autour de lui.

Plusieurs éléments sont à retenir dans ce montage. D’abord, l’idée d’une batterie 30 000 mAh double port assurant l’alimentation séparée du Raspberry Pi 4 et de l’écran. Cela permet de travailler avec un système et de le laisser tourner sans épuiser la batterie avec son affichage, facilement. Les deux interrupteurs à levier participent également grandement à l’esprit nostalgique du système.

Les accès aux divers composants sont respectés pour pouvoir utiliser au mieux les capacités de la carte Raspberry Pi. On pourra donc venir ajouter des extensions, par exemple, mais également déporter d’autres ports en façade si besoin est. Pour se faire, le recours à un patchwork de pièces imprimées en 3D et vissées les unes dans les autres est une bonne idée. En cas de changement, il suffit d’imprimer l’élément nécessaire et de le remplacer sur le Reviiser. 

L’idée évoquée d’un système de cartouche que l’on pourrait glisser au dos de l’appareil et qui viendrait se brancher sur les GPIO de la carte Raspberry Pi 4 déportés sur un support adapté est excellente. Avec ce système, il serait possible de transformer tour à tour le Reviiser en PirateBox, en compteur Geiger, en station météo ou en émetteur FM ou tout autre projet suivant les besoins. Un simple changement de cartouche permettant de brancher le matériel nécessaire au fonctionnement de l’appareil. Le format robuste de l’ensemble étant parfait pour trimbaler le Pi 4 là où on aurait besoin de ces divers outils.

Dave Estes a décidé de construire un site autour de ce projet, il y proposera des ressources, informations, fichiers 3D et autres données au fur et a mesure de l’évolution de ce projet.

Source: Hackaday

Reviiser : le format PC transportable adapté au Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

Akasa Venom QX : Un autre boitier pour Intel NUC Compute Element

Par Pierre Lecourt

Vous dormez dans une boite en chêne ? Vous détestez l’ail et avez une certaine attirance pour les veines palpitantes ? Vous recherchez un boitier pour un MiniPC qui ne fera pas tâche dans votre caveau ? Le boitier Akasa Venom QX semble idéal.

Akasa Venom QX

Akasa travaille depuis longtemps à créer des boîtiers pour les solutions NUC. Sa grande spécialité étant de les débarrasser de leur système de ventilation en leur offrant un écrin massif leur permettant de fonctionner passivement. Sa dernière collaboration avec la marque prend le contre-pied de cette habitude. Le boitier Akasa Venom QX est bel et bien ventilé. Trois emplacements de 80 mm sont disposés dans le châssis.

Conçu pour les solutions Intel Compute Element NUC 9 Pro et Extreme1, le boitier peut accueillir les cartes mères des solutions Ghost Canyon et Quartz Canyon. Mais à la différence des solutions déjà vue jusqu’alors, le Akasa Venom QX propose assez d’espace pour ajouter une carte graphique mesurant jusqu’à 300 mm de long. De quoi imaginer des solutions très musclées et donc assez gourmandes. Problème que la marque a anticipé en prévoyant large question alimentation avec un modèle optionnel de 800 Watts au format SFX. Enfin, un emplacement 2.5″ pour loger un disque mécanique ou un SSD SATA 3.0 est intégré au châssis. Tout cela pousse le boitier dans un encombrement forcément plus imposant que les modèles d’Intel par exemple, il mesure 37.7 cm de profondeur pour 26 cm de haut et 18 cm de large.

2020-01-08 15_03_01-minimachines.net

Une carte Intel NUC Compute element

A noter que Akasa nous prépare une portée complète de ces nouveaux modèles. Toujours en gestation au sein de la marque, il se construit deux autres modèles de ces solutions prévus pour ce premier trimestre 2020. Le Akasa Turing QX et le Galileo QX. Ces deux solutions seront également conçues pour les Compute Element d’Intel mais reviennent aux premières amours du constructeurs : Ils prévoient de dissiper passivement les watts dégagés par la solution d’Intel.

De quoi construire des machines performantes et absolument silencieuses.

Akasa Venom QX : Un autre boitier pour Intel NUC Compute Element © MiniMachines.net. 2020.

❌