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À partir d’avant-hierHardware

NanoPi R5S : une solution de développement proposant 3 ports Ethernet

La NanoPi R5S semble être à l’écoute des besoins des utilisateurs. Alors que de nombreux utilisateurs poussent des Raspberry Pi a se transformer en solutions serveur, la carte se présente comme une alternative assez intéressante de par sa connectique.

Avec trois ports Ethernet, deux en 2.5 Gbps et un plus classique port Gigabit, la NanoPi R5S propose d’adresser trois réseaux a partir de son SoC Rockchip RK3566. Une puce Cortex-A55 quadruple coeur cadencée à 2 GHz et épaulée par un circuit graphique Mali-G52. Une solution qui, au passage, propose aussi bien de décoder vos contenus multimédia UltraHD que d’encoder vos flux vidéo FullHD en H.265 60 images par seconde en temps réel. Une solution qui de fait devient intéressante pour piloter des caméras à distance en Ethernet. A noter également que la puce de Rockchip embarque un NPU qui permettra de faire une éventuelle reconnaissance des éléments se trouvant sur la vidéo.

La carte est accompagnée de 2 Go de mémoire LPDDR4X et de 8 Go de stockage eMMC de base. Un stockage que l’on pourra étendre avec un lecteur de cartes MicroSDXC mais également un port M.2 2280 NVMe PCIe pour une plus grosse capacité de données. En additionnant totu cela aux ports USB 3.0 il est possible de profiter de capacités assez impressionnantes au total. La NanoPi R5S propose également deux ports USB 3.0, une sortie HDMI 2.0 et 16 broches GPIO. 

Le tout entre dans un format classique de 9 cm de large pour 6.2 cm de profondeur. Il n’existe pas vraiment de châssis pour ce type de dimensions mais il semblerait que la carte soit vendue avec un châssis métallique sur mesures. Parfait pour concevoir un pseudo NAS ? Un routeur ? Une solution de type Pi-Hole ou pour piloter des caméras Ethernet ? Pas encore de tarif ou de date de disponibilité pour le moment. Je sens que si le tarif est abordable et que des guides solides sont proposés en ligne, la carte pourrait faire un carton.

Plus d’infos chez FriendlyElec et CNX-Software

NanoPi R5S : une solution de développement proposant 3 ports Ethernet © MiniMachines.net. 2022.

Harman InfinityLab : une nouvelle marque d’accessoires a surveiller ?

La nature a horreur du vide nous dit l’adage, Harman a drôlement envie de lui faire plaisir. Avec InfinityLab , la marque va tenter de combler la disparition de nombreux acteurs purement et simplement rayés de la carte par les actions d’Amazon contre les faux avis.

Je ne reviendrais pas en détails sur cet épisode mais l’année dernière Amazon a fait un grand ménage dans ses pages en faisant disparaitre de nombreuses marques de son catalogue. Au menu des gens comme Aukey ou Choetech parmi les plus connues. En tout ce sont des centaines de marques qui sont passées à la trappe. Tant et si bien que des secteurs entiers du site se sont mis a ressembler à un terrain vague. Pas désert, vague. Ces terrains couverts d’herbes mouches dont on ne connait pas les effets. Avant il existait des références connues chez Aukey – références que j’aime beaucoup d’ailleurs comme leurs batteries PB-WL02 que l’on trouve toujours. Ou des produits chez Choetech ou RAVPower… Ils ont disparu et laissé la place à une myriade de produits noname dont on ne sait pas quoi penser.

J’avais confiance en Aukey, leurs produits n’étaient pas forcément toujours du haut de gamme mais ils faisaient leur boulot correctement et je n’ai jamais eu a me plaindre de leurs solutions. Les 10 000 mAh annoncés sur leurs batteries étaient souvent du 9000 mAh et leurs chargeurs n’étaient pas les plus compacts du marché mais c’était fiable et efficace.

Aujourd’hui, comme beaucoup d’autres j’imagine, je ne sais pas vers quelle marque me tourner. Il reste Anker qui est un acteur  solide sur le marché des chargeurs et des batteries avec des tarifs intéressants et de belles technologies. Mais sinon c’est vraiment devenu la jungle. Les marques sont multiples mais sans assurance de la qualité des produits : Iniuu, Kiponen, Coolreall, QTshine, Bextoo, Riapow, DJroll, Axneb, Miady, Audidh… Des centaines de références en provenance d’Asie et autant de revendeurs qui ont juste tenté l’aventure d’envoyer une palette de produits pour  qu’Amazon se charge de les vendre. Rien de sérieux ou de certain a part peut être Baseus qui est en train de se tailler une bonne réputation.

Je me souviens qu’à la sortie de route d’Aukey et de ses camarades de jeu, je m’étais rapproché d’un fabricant de batteries et accessoires en Asie pour faire des devis afin de proposer des produits de ce type sous la marque Minimachines. Je m’étais dit qu’il y avait là un coup a jouer pour financer le site. Mais les volumes a commander pour en faire un business intéressant étaient énormes, il fallait débourser des sommes colossales en pleine pandémie et sans visibilité réelle de livraison. L’autre solution aurait été de faire comme les autres sous marques que l’on voit sur les pages d’Amazon en ce moment. Demander une palette de batteries noname à un fabricant et coller un logo dessus… Aucun intérêt si on ne peut pas assurer la qualité de ses produits. 

Je suppose que c’est exactement le même cheminement de pensée qu’a fait Harman et qui nous donne aujourd’hui InfinityLab. Devant un catalogue de produits noname, se positionner comme une marque phare, un repère de qualité, est probablement un mouvement très intéressant à moyen et long terme.

Harman est une boite sérieuse qui a racheté plusieurs acteurs du monde audio au fil des ans. Son portefeuille est assez large puisqu’elle chapeaute des acteurs très connus du monde PC : JBL, Bang & Olufsen ou encore AKG. C’est probablement Harman qui a intégré les enceintes de votre portable si vous avez un modèle de marque moyen ou haut de gamme. Accessoirement, Harman fait partie depuis 2016 de la tentaculaire myriade de sociétés de Samsung Electronics. Ce qui lui offre des moyens assez, comment dire, importants.

L’utilisation de matériaux recyclés est un excellent point

La marque a donc décidé d’investir le marché des accessoires avec des chargeurs USB, des sans fils, des câbles USB certifiés,  des batteries externes et des enceintes Bluetooth. Elle a fait appel à des designers et concocté des solutions originales en mettant en avant des éléments dans l’air du temps. Les matériaux des produits sont recyclés, les emballages sont issus de forêts gérées de manière responsables et réalisés sans traitement chimiques polluants. InfinityLab promet des outils fiables et faciles a prendre en main, que l’on pourra distinguer du reste de l’offre actuelle.

C’est malin et plutôt bien joué car en se positionnant de manière intelligente, la marque peut devenir un nouveau phare d’ans l’offre zombie actuelle du marché. Proposer des centaines de batteries noname ou autant de chargeurs qui se suivent et se ressemblent est certes efficace pur Amazon qui fait son business dessus. Mais ce n’est pas spécialement pratique pour l’utilisateur final. Si ce dernier peut compter sur InfinityLab pour l’éclairer sur le produit a acheter, le constructeur aura tous les leviers pour devenir une nouvelle référence.

Reste deux problèmes pour le moment : d’abord il est difficile de trouver ces produits. Ils sont disponibles en ligne en France sur la boutique de la marque mais nulle part ailleurs. Ce qui est un gros soucis qui, je suppose, devrait être rapidement réglé. La marque est présente, par exemple, sur le catalogue US d’Amazon.

Second problème, les tarifs sont trop élevés. La batterie 10 000 mAh classique à 59.99€, le modèle sans fil à 79.99€ c’est beaucoup trop cher. Une batterie Anker PowerCore de cette capacité se négocie entre 26 et 50€… Sur les chargeurs GaN la marque propose un modèle 100W à 79.99€ et un plus classique 30W à 24.99€. Anker propose un Nano II 30 watts régulièrement à moins de 20€.

L’enceinte ClearCall permettant des passages d’appel Bluetooth pour de la vidéoconférence est proposée à 129€. Les produits Anker PowerConf proposant les mêmes services sont vendus entre 79.99€ et 99.99€… Gros avantage pour Anker, leurs produits ont fait leurs preuves et sont sur le marché depuis longtemps avec de bons résultats. Il est possible que les tarifs des solutions d’Harman soient élevés parce que liés à leurs prix public et que, une fois les contrats passés avec différents revendeurs, on les trouve moins cher en boutique. Le site de la marque servant alors, comme souvent, de référence tarifaire.

Mais il me semble en tout cas sage de patienter avant de tenter cette nouvelle aventure. Attendre des tests montrant le bien fondé des produits, leurs capacités et leur côté pratique. Pour ma part je suis prêt a accepter un produit à un tarif plus élevé si j’ai la confirmation de sa qualité et des services rendus et si il est bien construit a partir de matériaux recyclés. J’accepterais largement de payer 10€ ou 20€ de plus un produit que je garderais des années contre cette certitude.

Si InfinityLab fait un pas de son côté avec un peu plus de souplesse dans ses tarifs et que les produits sont bons, c’est peut être bien un vrai repère qui nous est présenté.

Disparition d’Aukey et Tacklife… Amazon et la guerre des étoiles

Harman InfinityLab : une nouvelle marque d’accessoires a surveiller ? © MiniMachines.net. 2022.

Hanvon N10 : une tablette e-Ink 10.3″ avec stylet abordable

Moins de 300€, 283€ pour être précis si on convertit les 1999 Yuans aujourd’hui. La Hanvon N10 ne ressemble pas aux tablettes à encre numérique habituelles. Son tarif est beaucoup plus attrayant, surtout si l’on prend en compta la possibilité qu’elle offre d’utiliser un stylet actif pour y prendre des notes.

La Hanvon N10 est une tablette capacitive  de 10.3″ de diagonale qui mesure 22.6 cm de haut pour 19.6 cm de large et juste 5.5 mm d’épaisseur pour un poids de 374 grammes. Elle est en précommande en Chine uniquement pour le moment et devrait rapidement atteindre les revendeurs habituels. Son affichage propose du 1872 x 1404 pixels uniquement en 16 niveaux de gis. Ce qui sera parfait pour des usages de lecture et de prise de note, un peut moins bien pour admirer les détails d’images traditionnelles.

Derrière cela c’est une tablette Android comme les autres avec un SoC quadruple coeur non détaillé mais cadencé à 1.8 GHz, 2 Go de mémoire vive LPDDR4X et 32 Go de stockage de base. Pas une solution très haut de gamme mais adaptée aux capacités que proposent ce type d’affichage. La connexion aux réseau se fera via un Wifi 5 et du Bluetooth 5.0 et l’engin assurera probablement une très bonne autonomie grâce à son écran réflectif et sa batterie 6000 mAh. Il n’est pas fait mention de lecteur de cartes MicroSD sur la page de précommande de l’objet mais je ne suis pas bilingue Chinois/Français.

La Hanvon N10 est pilotée par un Android 11 ce qui lui ouvre la porte à de nombreux usages et en particulier des fonctions de dessin, de lecture et de prise de notes. Son stylet actif utilise la technologie EMR de la marque et proposera donc 4096 niveaux de pression. Sa pointe peut être changée et, pour parfaire la ressemblance avec les styles de Wacom, une fonction gomme est disponible en retournant l’objet sur la surface. Hanvon proposera avec sa tablette son logiciel de reconnaissance de caractères pour transformer en textes vos notes et exporter vos dessins en fichiers. Une solution intéressante donc pour beaucoup d’usages de terrain.

Des boutons physiques sont également présents sur le côté de la tablette, ce qui permettra de tourner les pages d’un livre confortablement sans avoir a effectuer de grands geste sur les 10.3″ de la tablette/liseuse. Proposée avec une pochette de transport, la Hanvon N10 est peut être enfin le Graal attendu par de nombreux utilisateurs. Une solution suffisamment performante pour prendre des notes, dessiner et lire dans de bonnes conditions avec de l’encre numérique. Il faudra surveiller les tests qui ne vont pas manquer et vérifier que la tablette à une bonne réactivité à l’usage : le support du stylet est une bonne chose mais il faut que celui-ci soit vif pour  être vraiment exploitable. les retards entre la saisie et l’affichage sont souvent totalement horripilants.

La prise en charge de nombreux formats par défaut et la présence d’Android 11 assurent sans nul doute la possibilité de lire des formats très variés mais il faudra vérifier leur bon affichage. L’internationalisation, au moins en anglais, de la partie logicielle devra également être correcte pour pouvoir pleinement profiter de l’objet.

Hanvon N10 : une tablette e-Ink 10.3″ avec stylet abordable © MiniMachines.net. 2022.

Beelink Mini S : un MiniPC entrée de gamme sous Celeron N5095

Avec un Celeron N5095 « Jasper Lake », le Beelink Mini S est une solution entrée de gamme qui ressemble fort au Beelink U59 lancé en fin d’année dernière. Les processeurs sont similaires et dans les deux cas la marque a ajouté 8 Go de mémoire vive DDR4-2400 et un stockage allant de 128 Go à 256 Go.

 

Quelle différence entre ces modèles ? Il y en a peu en réalité. Le Beelink U59 propose un port USB Type-C en plus. Ce qui permet de piloter trois affichages puisque cette prise se conjugue avec les deux sorties HDMI de l’appareil. Le U59 embarque également de la mémoire sur deux slots SoDIMM ce qui permet de gérer du double canal. Enfin, la solution de dissipation du U59 est semble t-il beaucoup plus évoluée avec des caloducs et une base de cuivre plus grande que ce qui est employé ici.

Mais en dehors de cela il n’existe pas de vraie différence entre les engins. Pourquoi sortir un Beelink Mini S quasi identique quelques mois après le U59 ? Je n’en sais rien si ce n’est que le modèle de 2021 n’a pas eu beaucoup d’écho ni de disponibilités à son lancement. Peut être que  ce « reboot » a pour but de retenter l’aventure avec comme objectif un prix encore plus mini ? De mon côté je préfère largement le U59 qui me semble mieux construit et capable de travailler en générant moins de bruit.

Le Beelink Mini S mesure 15.5 cm de large pour 10.2 cm de profondeur et 4.1 cm d’épaisseur. Son châssis est tout entier en ABS avec juste un logo inscrit sur le dessus et des ouïes de ventilation sur le côté. La minimachine pèse 322 grammes et peut se fixer en VESA derrière un écran facilement.

On retrouve en tout cas tout ce qu’il faut pour faire de cette solution un bon PC d’appoint. Un poste suffisamment bien équipé pour tous les usages classiques d’un MiniPC avec des composants assez puissant pour piloter correctement des applications bureautique, multimédia et web sans soucis. Le Celeron N5095 n’est pas un monstre de puissance mais un processeur suffisamment rapide pour des tâches très variées.

Avec 4 cœurs en monothread, une fréquence de 2 GHz de base et 2.9 GHz au maximum accompagnés de 4 Mo de cache et d’un circuit graphique Intel UHD avec 16 EU, c’est une puce aux ressources insoupçonnées. on a tendance a penser que Celeron ne rime pas avec tâches complexes mais il est pourtant possible de faire des choses assez abouties avec ce type de puce : de la retouche photo ou des travaux de programmation par exemple. Avec des performances de calcul environ deux fois supérieures à un Celeron N4100 Gemini Lake pour une dépense d’énergie de 15 watts, ce sera un excellent produit de salon ou un PC familial tout à fait compétent pour un petit prix.

L’engin propose une connectique complète avec 4 ports USB 3.0 Type-A, les deux sorties HDMI 2.0, un port Ethernet Gigabit et un jack audio combo. Assez de connectique pour piloter deux écrans donc, afficher en UltraHD des contenus et des vidéos. Se connecter efficacement au réseau avec en plus un module Wifi5 et Bluetooth 4.0. Un port Kensington lock est également visible sur la partie arrière, au dessus du jack d’alimentation 12V de la machine.

La mémoire vive est donc montée sur un seul slot SoDIMM en Monocanal, ce qui est moins grave sur ce type de puce que sur des solutions plus musclées, mais permet moins de souplesse d’évolution. Le stockage est confié à un port M.2 2280 au format SATA 3.0 suffisant pour ce type de minimachine. Une baie d’extension au même format est disponible en interne.

Le Beelink Mini S se positionne assez bas d’un point de vue tarif : le ticket d’entrée sera de 229$ pour un modèle 8/128 Go, soit 10$ de moins que le prix officiel du U59 que l’on trouve à 222€ en ligne. Une version 8/256 Go est annoncée à 249$. A noter que Beelink propose un U59 en 16/512 Go à 309$ prix public – et à 268€ en promo en ce moment – ce qui nous donne une idée du tarif du Mini S dans ce type de configuration.

Beelink Mini S : un MiniPC entrée de gamme sous Celeron N5095 © MiniMachines.net. 2022.

HiSense A9 : un smartphone e Ink sous Snapdragon 662

Avec le HiSense A9 la marque nous confirme ne pas aimer les nombres pair. Après des modèles HiSense A5 et HiSenseA7, c’est le troisième smartphone Android de la marque a reprendre ce même concept.

Il s’agit d’une solution a priori classique, épaisse de 7.8 mm, avec un écran de 6.1 pouces, un SoC Qualcomm Snapdragon 662, 6Go de mémoire vive et un stockage de 128 Go UFS 2.1. Proposé à 1799 Yuans – soit environ 255 HT, il a également la particularité d’embarquer un écran à encre numérique au lieu d’une solution à cristaux liquides classique comme l’IPS ou l’AMOLED.

Cet affichage particulier présente trois avantages importants avec pour commencer une lisibilité maximale de l’écran même en plein soleil. L’encre numérique agissant de manière réflective, elle ne lutte pas contre la lumière ambiante mais en profite. L’écran est toujours accessible et, avec une série de LEDs éclairant la surface en cas de faible lumière ambiante, le HiSense A9 est également lisible dans des ambiances sombres. Second avantage, la fatigue oculaire qui est bien moins importante avec ce type d’écran passif qu’avec une dalle classique. Enfin, ce type d’affichage est beaucoup moins gourmand en énergie qu’une solution classique.

L’encre numérique n’ayant pas besoin d’énergie pour afficher des données une fois mise à jour, la dalle ne consomme en réalité qu’au moment du rafraichissement d’une partie de l’écran. Changer d’heure ne demandera en réalité que de ne modifier qu’une petite zone de la dalle. Des inconvénients sont également présents, le premier étant de ne disposer d’un affichage E Ink Carta 1200 uniquement capable d’afficher 16 niveaux de gris en 300 ppp… Pas question de profiter de photos haute définition en millions de couleurs. Pas question non plus de suivre un film avec cet affichage, la dalle ne se rafraichira pas suffisamment pour suivre une vidéo à 30 images par seconde. Le HiSense A9 sera parfait pour lire des documents textes, bien moins adapté pour le multimédia. On notera toutefois que le smartphone propose un chipset audio ES9318 qui supportera les signaux LDAC, AAC et SBC en plus des formats Blluetooth Aptx. Si la vidéo ne sera pas le fort de cette solution, elle saura gérer sans problème vos fichiers audio. 

Malgré son écran 16 niveaux de gris, le HiSense A9 proposera deux capteurs photos avec un 13 mégapixels au dos et un 5 mégapixels en façade. De quoi prendre des clichés même si vous ne pourrez sans doute pas immédiatement en profiter.

Livré sous Android 11 il proposera les fonctions classiques de ce type de système et proposera une connectivité complète avec un modem Wifi 6, du Bluetooth 5.0 et un modem 4G-LTE. Un lecteur d’empreintes digitales est intégré sur sa tranche et sa batterie atteint 4000 mAh pour un poids de 183 grammes.

 

HiSense A9 : un smartphone e Ink sous Snapdragon 662 © MiniMachines.net. 2022.

Un prototype de souris de Lisa

Vu sur eBay, pour 5 900 $ (ce n’est pas gagné pour la vendre), un prototype de souris de Lisa.

La souris est jaunie et le vendeur indique qu’elle n’a pas été testée. On peut remarquer pas mal de stickers avec des informations, mais aussi l’absence de marquage sous la souris.





Pas de marquage

Apple Music sur un Roku Premiere

Début mai, Roku a annoncé le lancement d’une application Apple Music pour les téléviseurs et les appareisl qui utilisent sa plateforme. Comme j’ai un Roku Premiere (qui fait déjà AirPlay, HomeKit et dispose d’une application Apple TV+), j’ai essayé.

Première chose, il y a une application Apple Music, mais elle ne fait pas tout. Il n’y a ni audio spatiale, ni Siri (logique) ni lecture en lossless, c’est-à-dire sans pertes. C’est de l’AAC classique, ce qui est déjà assez correct. Il faut évidemment un abonnement (logique) et il faut surtout trouver l’application. Dans mon cas, c’était un peu bizarre : je n’ai pas de champ de recherche sur le Roku lui-même et la section Musique est large. La solution, simple, a été d’aller sur le site de la marque : une fois connecté, on peut simplement installer les applications, qui sont envoyées en quelques minutes sur l’appareil. Il faut donc trouver l’application Apple Music et attendre un peu.

A noter qu’il s’agit d’une vraie application Apple Music, contrairement à ce qui est disponible sur Fire TV, par exemple. Chez Amazon, on doit passer par un skill Alexa, ce qui n’est pas franchement pratique…

La connexion à Apple Music se fait comme pour Apple TV+ : soit on entre les informations à la main, ce qui est fastidieux avec une télécommande, soit on utilise le code QR affiché sur un iPhone. Sur ce dernier, il suffit de se connecter et le Roku recevra les informations en quelques secondes.

Dans la liste des chaînes


Bienvenue


La connexion


Quelques infos sur l’application

Pour le reste, ça ressemble à Apple Music sur Apple TV, c’est assez fluide, on a les menus habituels. Quand on lit de la musique, on a bien les paroles, etc. La seule chose, un peu amusante, c’est que l’interface met en avant Siri ou l’audio spatial, alors que l’application sur le Roku ne gère pas vraiment ça. Mais ça ne change rien au résultat : on a quand même de l’audio. Le seul petit défaut inhérent à mon test, c’est qu’Apple protège visiblement la lecture audio par HDCP, donc on ne peut pas lire le contenu avec une carte d’acquisition HDMI (sauf en faisant sauter le HDCP).



Audio spatial, vraiment ?


Les paroles



Si vous n’avez pas de HDCP, ça ne fonctionne pas.

Je vous mets une version en vidéo pour voir ce que ça donne. Mais dans l’ensemble c’est plutôt efficace et comme un Roku Premiere est un appareil économique (une quarantaine d’euros) et assez fluide (ce qui n’est par exemple pas le cas des Fire TV Stick d’entrée de gamme), ça reste intéressant. A quand la même application sur Xbox ou PlayStation 4 (ça existe déjà sur la PlayStation 5) ?

Un prototype de câble Lightning

Vu sur ebay, un prototype de câble Lightning. Il a été vendu moins de 240 $ (je suppose).

Le câble est assez ancien (les données indiquent 2010, c’est-à-dire environ deux ans avant la sortie) et il est différent des câbles commerciaux. En dehors des marquages sur le métal de la prise et sur la prise USB, on peut surtout voir le logo sur le connecteur Lightning. C’est une indication qui était présente sur les câbles « dock » 30 broches, mais qui a probablement été jugée inutile sur les câbles Lightning. En théorie, ça sert à définir le sens de l’insertion, donc ça n’a pas tellement d’intérêt en Lightning.


Du marquage


On a le logo pour indiquer le sens


Du marquage sur le métal


Le logo n’est pas le même


Les infos

Deux publicités pour la Pippin (bis)

J’avais déjà parlé des deux publicités passées à la télévision pour la Pippin au Japon, mais du coup, un des liens était mort. J’ai mis les vidéos sur mon compte, avec une qualité vaguement meilleure. Ce sont a priori des enregistrements VHS d’époque, envoyé sur YouTube il y a longtemps, donc j’ai juste upscalé en 720p.

La première dure une minute et présente quelques usages de la console. On voit notamment le clavier, le lecteur de disquettes et évidemment l’accès à Internet.

La seconde dure 15 secondes, avec un montage un peu psychédélique qui met en avant lui aussi l’accès à Internet. La musique est le titre Doopee Time de Doopees.

Une souris optique ADB bizarre

Cette souris est un peu un mystère. En fait, j’ai acheté une souris ADB avec deux boutons au Japon, et quelle ne fut pas ma surprise quand je suis tombé sur un modèle optique avec son tapis dédié.

Les souris optique en ADB (une vieille norme), c’est quelque chose d’assez rare. Il existe un modèle “moderne” chez Kensington – en gros, une souris optique USB compatible ADB avec un adaptateur passif – et j’ai aussi un modèle de chez Mouse Systems. La société était un des précurseurs des souris optiques, mais elles nécessitaient un tapis spécifique. Il en existe pour Mac, PC, stations Sun, etc. Mais celle que j’ai reçu, une Kokuyo EAM-102, est un peu particulière.

La souris


Shot with DXO ONE Camera

D’abord, les poins à évacuer : c’est une souris ADB assez standard, avec deux boutons. Le premier (gauche) est un clic gauche, le second (droit) offre la fonction habituelle en ADB. En gros, une pression va verrouiller le clic, une seconde va le déverrouiller. L’intérêt ? Simplifier le glisser/déposer. Avec cette méthode, on peut déplacer sans garder le clic enfoncé, c’est pratique pour les débutants, surtout avec un OS comme Mac OS qui dépendait pas mal de ce genre de choses. Le deuxième point, c’est qu’elle est bien optique – avec un capteur doté d’une LED infrarouge – et qu’elle ne fonctionne pas sur toutes les surfaces.

Le tapis réfléchit beaucoup la lumière

Je vous conseille une vidéo pour comprendre le fonctionnement. Elle montre une souris de chez Mouse Systems et une seconde plus cheap, qui a un tapis différent. Ma version de chez Mouse Systems est un peu différente, d’ailleurs : le quadrillage est monochrome et la souris n’a qu’une LED.

Un tapis… bizarre

Les souris optiques modernes fonctionnent sur pratiquement toutes les surfaces, les anciennes technologies demandent un tapis spécifique. Celui de cette souris est particulier : assez compact, il n’est pas quadrillé au premier abord, et est surtout extrêmement réfléchissant. Avec la souris de Mouse Systems, c’était assez évident : le quadrillage était très visible. Avec celle-ci, pas vraiment, même si en réalité il y en a un. En regardant de près, et sous certains angles, on voit qu’il y a un des lignes horizontales sur le tapis, même si c’est assez peu visible. Et en regardant sur l’arrière de la boîte (en japonais), j’ai pu comprendre qu’il y a bien un quadrillage complet, mais sur deux niveaux.

On distingue un des axes et vaguement l’autre


On voit bien les deux ici


Le quadrillages du tapis de la Mouse Systems

Visiblement, un réseau de lignes permet de gérer les déplacements sur l’axe horizontal (X) sur le haut du tapis. Ce n’est pas très visible pour un oeil humain, mais parfaitement pour un capteur. Et l’axe vertical (Y), lui, se fait sur la seconde couche du tapis. De ce que j’ai compris, la surface est transparente aux infrarouges, et les lignes qui servent de référence sont sur cette second couche. Vu que c’est en japonais et que ce n’est pas très clair, je ne suis pas certain à 100% du fonctionnement, mais ça semble le plus logique/évident. La raison de la séparation des deux axes vient probablement d’une raison de coût : il devient possibles d’utiliser la même LED infrarouge pour les deux axes, alors que les premières Mouse Systems possèdent – elles – deux LED (une rouge, une infrarouge). Au passage, ce n’est pas le cas de mon modèle ADB, mais ce n’est pas la plus courante.Je n’ai pas totalement démonté ma souris, mais la présence de plusieurs trous sous la souris tend à montrer qu’il y a deux lentilles, une qui focalise sur la première couche, et une seconde qui vise la seconde couche, un peu plus bas.

L’intérieur de la souris


La boîte explique que le tapis fonctionne sur deux niveaux

Ce choix amène deux trucs intéressants. Premièrement, la souris fonctionne sur le tapis de la Mouse Systems… enfin presque. Comme le quadrillage est sur le dessus, la souris ne prend que l’axe horizontal. Ce n’est donc pas très pratique pour déplacer le curseur, vous en conviendrez. Au passage, ça fonctionne dans ce sens (la souris Kokuyo sur le tapis de la Mouse Systems) mais pas dans l’autre (la Mouse Systems ne réagit pas). Deuxièmement, le quadrillage impose une chose : que le tapis soit aligné avec les mouvements. Si vous voulez un mouvement horizontal propre, il faut que la souris se déplace bien dans l’axe du quadrillage. Si vous avez l’habitude de mettre le tapis un peu de travers, vous risquez donc d’avoir des surprises.

Dans tous les cas, c’est assez malin, même si le tapis de la souris est franchement petit. Et bien évidemment, les solutions modernes qui fonctionnent sur (presque) toutes les surfaces sont bien plus efficaces.

The Settlers 2 : le jeu DOS qui gérait deux souris

C’est en lisant un thread de @foone que je suis tombé sur un truc un peu bizarre que j’aime bien : The Settlers 2, un jeu des années 90, prend en charge deux souris sur le même écran sous DOS.

Les jeux qui utilisent deux souris existent, mais généralement pas sur PC. Lemmings, sur Amiga, gère par exemple ça. Mais sur PC, c’est très rare parce que les PC, historiquement, ne gèrent qu’une souris et qu’un curseur. On peut en brancher plusieurs sur un PC (c’est plus simple avec l’USB…) mais elles ne fonctionnent pas simultanément.

Revenons à The Settlers 2, donc. C’est un jeu de stratégie qui propose un mode split screen (écran divisé) avec deux souris. Et du coup, le jeu triche un peu : le premier joueur utilise la souris gérée par l’OS – DOS – qui peut être à l’époque un modèle PS/2 ou un modèle série, et la seconde est gérée par le jeu lui-même, qui dispose visiblement de son propre pilote. Pour le second joueur, il faut donc une souris série (ou un joystick/gamepad comme alternative). Pour tester, j’ai d’abord acheté le jeu sur GoG, la version Gold du jeu était en promotion à 2,5 €. Attention, pour la compatibilité avec les OS modernes, GoG vend le jeu DOS d’origine encapsulé dans DOSBox.

Le jeu indique qu’il gère deux souris

Pour mon premier essai, j’ai testé dans une machine virtuelle Windows sur mon Mac, sans véritable succès : impossible de faire bouger le curseur dans le jeu. J’aurais bien testé le jeu sur Mac, mais sur ce titre, GoG ne propose pas de compatibilité macOS. Pour le second essai, j’ai voulu tenter avec une vraie machine DOS d’époque, mais je suis tombé sur un os (vous l’avez ?) : je n’ai pas le CD original. Généralement, GoG encapsule l’ISO du titre avec DOSBox (je l’avais fait pour Warcraft) mais pas ici. Petite astuce : dans le dossier du jeu, vous trouverez deux fichiers .gog et .inst, et ce sont en fait des fichiers .bin et .cue qu’il est possible de graver en les renommant. Mais dans ce cas précis, il n’y a que les musiques : le jeu lui-même est déjà installé dans le DOSBox. Comme je n’avais pas envie de tout déplacer à la main, j’ai tenté une troisième voie. J’ai donc installé la version de GoG sur un vrai PC sous Windows 10.

On peut mettre deux humains

Dans ce cas de figure, ça a fonctionné. J’ai ensuite branché une souris série sur mon PC pour tester. Pour rappel, les souris série fonctionnent encore parfaitement avec Windows 10 si vous avez un adaptateur USB vers série. Et c’est cette compatibilité qui m’a bloqué : si jamais vous branchez la souris sous Windows et que vous la bougez, Windows 10 va prendre la main et gérer la souris… comme la souris système. Pour le jeu, il faut justement que l’OS ne prenne pas la main. La solution est simple : il faut brancher la souris quand le jeu est lancé.

Il détecte les souris

La seconde étape, c’est de lier le port série au jeu. Sur ce point, c’est assez simple : il faut se rendre dans le dossier du jeu (C:\GOG Games\The Settlers 2 GOLD\) et modifier le fichier de configuration de DOSBox (dosboxSettlers2.conf). Dans les lignes liées aux ports série (dans la section [serial]), il faut simplement ajouter serial1=directserial realport:COMX (la ligne serial1= existe, il faut ajouter le reste). Bien évidemment, il faut remplacer le COMX par l’adresse du port (probablement COM3 ou COM4 avec un adaptateur USB).

On a bien deux curseurs

Je vous mets une petite vidéo pour montrer que ça fonctionne, mais sans réellement jouer : je ne connais pas le jeu et je n’ai pas vraiment essayé de jouer. Le but est juste de montrer qu’on a bien deux curseurs avec deux souris.

En pratique, la seconde souris ne gère que le second joueur. Dans les menus, par exemple, c’est bien la première qui prend la main. Et je suppose que si la première souris détectée est une souris série (c’est un peu compliqué avec DOSBox…), la seconde prend le COM2.

Trois nouvelles souris ADB de plus

Il faut bien avouer que ça devient monomaniaque, mais j’ai récupéré trois souris ADB (enfin, il y a une quatrième qui va avoir son propre sujet). Et je suis toujours étonné de ne voir en France pratiquement que des souris Apple, alors qu’au Japon (ou sur eBay à l’international), le choix est quand même (beaucoup) plus large.

La première est une souris assez compacte (enfin, très compacte), évidemment dotée d’une boule, et noire. Ce n’est pas accordé à la majorité des Mac, mais pourquoi pas. Sur la coque, on peut voir un mignon petit Pickn, avec une icône de souris comme point sur le i. C’est une souris assez lente, trop petite pour des mains d’adultes, et dotée de deux boutons. Comme souvent en ADB, c’est une aide pour le glisser/déposer : le bouton de droite active le clic quand on presse le bouton, et ne le désactive que si on (re)presse le bouton. Pratique quand on ne maîtrise pas la souris correctement.


La seconde est une souris Elecom avec un twist, le même que le trackball de la même marque : un bouton pour régler la sensibilité à la volée. L’interrupteur propose trois positions : 1 • pour un déplacement lent, •• pour un déplacement plus rapide et •••• pour un encore plus rapide. L’avantage, c’est qu’elle est utilisable sur un ordinateur moderne avec une définition élevée : on ne doit pas la soulever cinq fois pour traverser tout l’écran. Mais c’est la seule qui ne fonctionne pas avec l’adaptateur tmk_keyboard (mais on va régler ça).



La troisième souris est un trackpad externe. C’est un modèle Minolta (probablement sous licence du coup) avec deux boutons. Enfin… deux boutons qui font la même chose : un clic gauche. Et qui fait aussi un clic gauche quand on tapote le trackpad. C’est probablement le pire des produits : les trackpad de l’époque glissent mal, sont ridiculement petits (j’ai pris le Magic Trackpad à côté) et peu précis. C’est vraiment une plaie à utiliser, même face à une souris à boule.



Une petite différence de taille

Vous voulez connaître le pire ? J’ai littéralement une boîte remplie de souris ADB et j’utilise une simple souris ADB Apple (une Desktop Mouse II) sur mon seul Mac branché à demeure… Mais au moins, je peux aider au développement des adaptateurs modernes.

Des chargeurs MagSafe bleu et gris

Vu sur Twitter, des prototypes d’adaptateur MagSafe (celui des iPhone).

Le message principal montre des adaptateurs bleu et gris sidéral, en plus du modèle argenté classique avec son fond blanc. Un autre message dans la suite montre un modèle gris sidéral et un second avec un fond plus gris.

Bleu, gris.


Un fond gris


Des leaks d’une version foncée

Le Chipolo Card Sport : le traqueur compact compatible Localiser/Find My

J’ai enfin reçu mon traqueur Bluetooth Chipolo Card Spot, et c’est un produit un peu particulier. S’il est intéressant sur certains points, il s’agit tout de même d’un appareil qui a un problème de conception majeur.

Je me rends compte que je n’ai pas parlé des AirTags ni du Chipolo One Spot ici (il y a un test chez Canard PC). Je vais résumer mon avis : c’est pratique pour retrouver des objets, comme des clés, ou éviter d’oublier un sac à dos au boulot. Mais ce n’est pas très efficace contre le vol, ni contre certains autres oublis : si j’oublie mon sac à dos dans un train ou un métro, par exemple, j’aurais la notification après être parti.

AirTag, Chipolo One Spot, Chipolo Card Spot

Pour le traqueur Chipolo One Spot, spécifiquement, j’étais (et je reste) un peu dubitatif. En effet, le traqueur est plus gros qu’un AirTag, a moins de fonctions – pas de NFC, pas d’UWB pour une localisation précise – et vaut 30 €. En théorie, c’est 5 € de moins qu’un AirTag, mais en pratique, on trouve les deux au même prix sur Amazon. Le seul avantage dans mon cas, c’est qu’il est noir et moins reconnaissable : dans la poche d’un sac à dos, il y a moins de chances que le voleur éventuel le jette. Et à la limite, il y a la présence d’un trou pour l’accrocher facilement. Mais dans l’ensemble, et c’était la conclusion de mon test sur Canard PC, la question d’aller vers un AirTag se pose quand même très rapidement, surtout qu’il s’agit d’un produit qui ne fonctionne qu’avec les appareils Apple.

Le Chipolo Card Spot

La version “carte” a en pratique un peu les mêmes défauts : c’est uniquement compatible Apple, il n’y a pas d’UWB et pas de NFC. Qui plus est, il y a un autre (gros) défaut, c’est un produit jetable. La batterie n’est pas accessible, et la durée de vie annoncée est de deux ans. Dès l’achat, la marque l’anticipe : il y a une carte avec un code QR pour enregistrer le produit chez eux, pour recycler l’appareil après deux ans. Si vous le faites, vous pourrez acheter un nouveau traqueur à moitié prix (17,5 € si le prix ne bouge pas). Je trouve cette solution affreuse : ce n’est pas très écologique (même s’ils annoncent recycler) et ça implique que la société doit encore exister dans deux ans (puis dans quatre, six, etc.). Qui plus est, je suppose que le système d’enregistrement me préviendra après deux ans… et pas quand la batterie sera vide, vu qu’ils ne peuvent pas le vérifier. La possibilité de mettre des piles aurait été un plus, et un concurrent le propose d’ailleurs : les piles boutons fines existent.

Le seul avantage réel de ce traqueur, c’est évidemment le format. Ca rentre dans un portefeuille, à l’emplacement d’une carte classique. C’est le même format qu’une carte de paiement, une carte d’identité (belge), etc. Le traqueur Card Spot est par contre un peu épais (2,4 mm) et ça ne rentre pas dans tous les cas. Dans mon portefeuille, ou j’ai trois emplacements superposés, ça ne rentre tout simplement pas dans le premier si j’ai des cartes dans les autres : j’ai dû les placer dans l’autre sens. Le Card Spot est donc dans l’emplacement du “bas” et les cartes passent devant. Ce n’est pas réellement un problème, mais dans un portefeuille bien ajusté, ça peut bloquer.

Il y a un bouton enchâssé en bas à gauche

L’ajout est simple : dans Localiser, il faut Ajouter un objet, presser le bouton de la carte… et c’est fini. C’est rapide, simple, efficace. On peut être notifié de l’oubli si l’iPhone détecte que le traqueur s’éloigne, avec la possibilité d’indiquer que c’est normal dans certains lieux (à la maison). Je pense que ça ne fonctionne pas trop pour un vol, par contre : le temps que l’iPhone le détecte, le voleur sera loin. Question précision, c’est correct sans plus, à cause de l’absence de l’UWB. Disons que vous aurez une indication assez claire de l’endroit où se trouve le portefeuille, et la possibilité de faire sonner – assez fort – la carte joue pas mal. Attention, le traqueur sonne fort une fois filmé, mais c’est moins impressionnant dans un portefeuille, surtout s’il est dans un sac.

Un portefeuille


Attention, soyez gentils !


Quelques options

Dernier point, le prix. Il vaut 35 € mais n’est disponible que chez le fabricant, donc pas sur Amazon. Ca implique une chose : des frais de port de 5 € et une attente certaine. J’ai commandé mon traqueur le 8 mars, je l’ai reçu fin avril et les prochaines commandes sont en mai. On peut éviter les frais en en achetant deux, mais ce n’est pas nécessairement un produit qui s’achète en pack. Truc amusant, la marque m’a demandé de donner un avis sur le produit par mail le 28 mars…

Si je devais conclure avec une note, ce serait compliqué. Honnêtement, c’est pratique pour le format et l’intégration Apple, mais c’est aussi le problème. C’est uniquement pour les appareils Apple, assez cher et moins efficace que les AirTags. Qui plus est, ça reste un désastre écologique.

Petite mise à jour : avec un portefeuille qui bloque en partie les ondes (comme pas mal de récents), c’est assez vite énervant. L’iPhone a en effet tendance à perdre le signal et donc considérer qu’il a été oublié de façon beaucoup trop fréquente. C’est un point à prendre en compte.

Easter Egg : le lecteur ZIP qui fait du morse

Il y a quelques années, j’avais vu une page qui indiquait que certains lecteurs ZIP avaient un easter egg : un message en morse. Je n’ai pas retrouvé la page elle-même, mais c’est indiqué dans une vieille version de la page Wikipedia.

Mon problème, c’est que même si j’ai pas mal de lecteurs ZIP, je n’avais pas de ZIP 100 USB, et c’est ce modèle qui était cité. Mais j’ai finalement réussi à en trouver un qui – s’il ne lit plus les disques – affiche tout de même l’easter egg. Quand j’ai essayé le lecteur avec la manipulation annoncée (le brancher à l’alimentation sans câble USB), j’ai d’abord cru – comme dans ce commentaire sur la page Wikipedia – que c’était une erreur, une blague, etc. Mais en regardant un peu plus précisément, j’ai compris. Ce n’est pas une des deux LED frontale qui affiche le morse, mais une LED placée sur la carte mère, visible à travers la coque transparente.

Le lecteur


On voit la LED en question dans le trou

Bon, ce n’est pas la première fois que je trouve du morse en easter egg (ça reste assez commun dans pas mal de trucs). Mais là, il a fallu décoder des flashs en morse. Ma première idée a été de trouver une application capable de le faire, mais je n’en ai pas vu sur iPhone (bon, je n’ai pas cherché des heures, non plus). Car la majorité des applications, très basique, fait la même chose : utiliser la LED de l’appareil photo pour envoyer un SOS. C’est simple à programmer, contrairement (je suppose) au décodage. J’ai bien trouvé une application Android qui annonce le faire, mais impossible : la LED est petite et ça ne décodait tout simplement pas. Devant les quelques exemples vu sur GitHub et autres (du Python, de l’OpenCV, etc.), j’ai choisi une voie bête et méchante : iMovie.

Le décodage manuel

J’ai filmé la LED pendant quelques secondes, j’ai découpé la timeline en zoomant pour isoler les “caractères” puis j’ai compté les flash. La LED est assez rapide, donc ça nécessite un peu d’ajustement et d’essais. En gros, un . prend ~4 frames (~130 ms), un - prend ~7 frames (~230 ms). La différence est donc assez faible entre les deux. Pour du morse avec une lampe de poche, par exemple, on recommande le triple du temps (de ce que j’ai pu voir, je ne suis pas expert en morse) et on en est loin. Du coup, j’ai décodé manuellement, puis traduit. Le message est « ISU ROCKS », en boucle.

La LED DS1 et des traces pour un connecteur IDE

Au départ, j’ai cherché le rapport avec Iomega, mais je n’ai pas vraiment trouvé. Je suppose, comme on me l’a fait remarquer sur Twitter, que c’est lié à Idaho State University, il y a quelques références à cette phrase sur Google. Peut-être que le lecteur a été conçu par un ingénieur qui a fait ses études dans cette université, par exemple. En tout cas, le PCB n’indique rien de précis ni aucune référence à l’ISU.

Lenovo Legion 7 : des 16 pouces gaming déclinés à l’envi

Deux gammes et deux parfums, la Lenovo Legion Gen 7 se positionne sur un segment particulier en ne choisissant qu’une seule diagonale pour sa nouvelle génération de machines gaming. Les Legion 7 et Legion Slim 7 seront ainsi uniquement disponibles en 16 pouces. Un saut en avant très léger face aux 15.6 pouces traditionnels, rendu possible par l’emploi de bordures fines. 

Avec 35.8 cm de large, 26.35 cm de profondeur et 19.4 mm d’épaisseur pour le modèle le plus encombrant, cette nouvelle gamme reste également sagement sous les 2.5 Kg. C’est beaucoup ? Oui, c’est assez lourd au fond d’un sac mais c’est également assez peu si on prend en compte l’étendue des capacités de ces machines.

La gamme Legion 7 et Legion 7i, respectivement sous AMD ou Intel, proposeront ainsi des puces haut de gamme particulièrement bien entourées. Chez AMD cela se traduit par le choix  des Ryzen 7 6800H et Ryzen 9 6900HX. Chez Intel on retrouvera des Core i7-12800HX et Core i9-12900HX. Une base de travail performante avec d’excellentes capacités de calcul que Lenovo a choisi d’entourer d’un minimum de 16 Go de mémoire vive DDR5-4800 distribuée sur deux slots et qui pourra être obtenue en 32 Go avec deux modules de 16 Go. Le stockage prendra quand à lui la forme d’un SSD NVMe PCIe Gen4 allant de 512 Go à 2 To suivant les options. 

La partie graphique variera suivant les modèles. Les Lenovo Legion 7i, sous puce Intel, seront proposés avec des circuits Nvidia GeForce RTX 3070 Ti en 8 Go de GDDR6 125 watts. Un modèle décliné en GeForce RTX 3080 Ti  avec 16 Go de GDDR6 pour un TGP de 175 Watts constituera la version (très) haut de gamme. Ces modèles profiteront des fonction Max-Q de Nvidia et de toute l’enveloppe de technologie de la marque : DLSS, Resizable BAR, Dynamic Boost…

Les modèle Lenovo Legion 7 sous processeurs AMD feront appels à des solutions AMD Radeon RX65700M avec 10 Go de GDDR6 ou Radeon RX6850M avec 12 Go de GDDR63. totues deux en RDNA2.

Les deux piloteront des écrans 16″ en 2560 x 1600 pixels de type IPS avec un rafraichissement VRR de 165 à 240 Hz, un temps de réponse de 3 ms, une certification colorimétrique 100% sRGB, du DisplayHDR 400, du Dolby vision et une luminosité de 500 nits… Seule différence entre les modèles ? La version Nvidia fera appel à son G-Sync quand la version AMD sera optimisée pour le Freesync. Des écrans aux options identiques, mais sans VRR, seront également proposés pour les solutions « entrée de gamme ».

Le côté gaming est accentué par la présence d’un clavier travaillé par la marque. En plus d’une course de touche profonde de 1.5 mm et d’un traitement totalement Anti-Ghosting, la totalité des touches bénficie d’un rétroéclairage RGB programmable. Les touches de jeu ZQSD bénéficie d’attentions particulières avec des capteurs de force et un jeu de 4 touches amovibles pour en modifier l’aspect seront livrées avec les machines.

La partie audio est confiée à une solution Harman ave deux enceintes 2 Watts, un système de microphone est intégré avec une webcam FullHD que l’on pourra obturer avec un oeilleton de confidentialité électronique.  La batterie est un modèle 99.99 Whr que l’on rechargera rapidement avec plusieurs protocole. Suivant les modèles de machine et les options, différentes alimentation seront proposées. Un modèle 135 watts en USB type-C pour les solutions les plus « légères », des version 230 ou 300 watts pour les plus musclées. Lenovo fait mention d’un chargeur « Slim » ce qui laisse entrevoir une brique pas trop encombrante au fond d’un sac.

La connectique enfin est assez vaste avec encore une fois de petites différences techniques suivant que l’on s’appuie sur un Lenovo Legion 7 sous AMD ou un Legion 7i chez Intel. Du côté gauche des 16″ on retrouvera par exemple deux premiers ports Type-C mais en 3.2 Gen 2 chez AMD et Thunderbolt 4 chez Intel. UCôté droit de l’appareil un troisième port USB 3.2 Gen 1 Type-C sera disponible sur les deux machine accompagné de l’interrupteur de la webcam et d’un jack audio combo.

A l’arrière enfin, on retrouve dans chaque cas deux port USB 3.2 Gen 1 Type-A, un autre USB 3.2 Gen2 Type-C avec DisplayPort 1.4 et prise en charge Power Delivery en 135 watts. Une sortie vidéo HDMI 2.1 est également disponible en plus d’un port Ethernet RJ45 2.5 Gbps et du jack d’alimentation de la machine. Toutes les versions auront droit à un module Wifi6E et un module Bluetooth non détaillé.

Basés sur la même idée, les Lenovo Legion Slim 7 et Slim 7i reprendront beaucoup d’éléments commun mais avec quelques petites nuances. Les dimensions et le poids changent puisque ces modèles mesurent 35.77 sur 25.6 cm pour une épaisseur plus contenue de 16.9 mm. C’est également l’occasion pour la marque de jouer des déclinaisons sur de plus nombreux postes. On a ainsi trois processeurs chez AMD (Ryzen 9 6900HX, Ryzen 7 6800H et Ryzen 5 6600H) comme chez Intel ( Core i9-12900HK, Core i7-12700H et Core i5-12500H). Des options de mémoire plus légères avec des solutions en 8Go de DDR5 soudés accompagnés, ou non, d’un second module de 8 Go à 16 Go sur un support SoDIMM supplémentaire seront disponibles. Je ne suis pas bien sûr de la pertinence d’un modèle 8 Go en mono canal pour ce type d’engin, un point a surveiller dans le futur… La partie stockage ne changera pas par contre les options graphiques seront également plus étendues.

On retrouvera sur les modèles Intel/Nvidia des GeForce RTX 3050 Ti 4Go, RTX 3060 6Go et 3070 8Go. Chez AMD des Radeon RX660S 4 Go et RX6800S 8 Go. Les écrans eux même seront sujet à plus de mutations. Les Lenovo Legion Slim 7i seront disponibles en IPS 2560 x 1600 pixels basiques, en VRR identiques aux solutions listées précédemment mais également dans une déclinaison plus créative avec des solutions 165 Hz 100£ DCI-P3 et 100% Adobe RGB avec une luminosité de 1250 nits et une certification VESA DisplayHDR 1000 et une version plus abordable en 1920 x 1200 pixels. Les versions AMD seront identiques aux modèles Legion 7 avec une version 1920 x 1200 pixels 165 Hz en plus.

D’autres petits détails montrent la stratégie de Lenovo sur ces solutions. Les « slim » abriteront des versions « low-cost » de l’engin. Des solutions destinées a amortir la gamme toute entière. Les enceintes ne bougent pas mais il sera possible d’obtenir une machine avec une webcam HD au lieu du FullHD. Le clavier 100% programmable n’est plus proposé par défaut mais en option, la course de touches passe de 1.5 à 1.3 mm et pour certains modèles l’Anti-Ghost disparait. La batterie ne vouge pas mais les chargeurs sont moins performants et la connectique évolue.

On passe de 2 à 1 Thunderbolt 4, le second est remplacé par un USB3.2 Gen 2 Type-C. Le port Ethernet disparait au profit d’un port USB et un lecteur de cartes SDXC fait également son apparition. 

Point de vue tarif les machines sont évidemment positionnées sur un segment haut de gamme. Le modèle le plus léger, le Legion Slim 7 AMD Ryzen débutera a 1899€1 dès juillet 2022. La version Legion 7 AMD sera quand a elle proposée à partir de 2599€. Les solutions Intel Lenovo Legion Slim 7i débuteront à 1999€ dès le mois de juin. Les modèles Legion 7i grimperont à 2999€ pour les premiers engins avec une disponibilité prévue en juillet 2022.

Pour tous les détails vous pouvez retrouver le PDF de présentation en suivant ce lien.

Lenovo Legion 7 : des 16 pouces gaming déclinés à l’envi © MiniMachines.net. 2022.

Banana Pi BPI-R2 Pro : vers un routeur OpenSource sous RK3568

La Banana Pi BPI-R2 Pro ressemble à une carte de développement traditionnelle si ce n’est qu’elle propose 5 ports Ethernet au lieu du port Gigabit habituel. La raison de ce choix est simple, au lieu d’être une solution de développement classique, il s’agit d’une base de travail pour fabriquer son propre routeur maison.

Equipée d’un SoC Rockchip RK3568 quadruple coeur Cortex-A55 associé à un Mali-G52, la Banana Pi BPI-R2 Pro dispose de 2 à 4 Go de mémoire vive LPDDR4 et 16 Go de stockage eMMC. Deux éléments soudés qui constituent les composants de base du système. 

Mais la marque ne change pas ses habitudes et propose un ensemble de fonctionnalités et de connecteurs assez vaste pour adapter au mieux votre projet. On retrouve donc un port M.2 2230 pour ajouter une solution Wifi ou 4G. Un port M.2 2242 pour un premier stockage supplémentaire et une connectique SATA 2.0. Les 40 broches GPIO classiques sont disponibles mais également un double port USB 3.0, une sortie HDMI, un eDP, des MIPI et DSI, un capteur infrarouge,  un micro, un jack et connecteurs pour ventilateur et enceintes. L’alimentation se fera via une prise jack qui pourra être secondée par un batterie. Le tout disposera d’une horloge interne alimentée par une pile bouton classique pour rendre le système programmable.

Sous la carte, on retrouvera des lecteurs pour MicroSIM et MicroSDXC. Un ensemble très complet donc mesurant 14.8 cm de large pour 10.05 cm de profondeur. La Banana Pi BPI-R2 Pro est annoncée comme compatible avec différentes distributions Linux comme Ubuntu 21.04, Debian 10 ou OpenWRT 21.02. Elle se veut être une solution de travail pour concevoir son propre routeur avec, évidemment, d’autres fonctions avancées.

La solution pourra aussi bien prendre en charge des éléments de gestion de trafic réseau que des contenus multimédia avec sa sortie HDMI et de quoi la piloter à la télécommande. Elle est également prête à prendre en charge des éléments externes via ses broches GPIO et peut donc servir de solution domotique. Annoncée pour la fin du mois de mai, elle devrait couter moins de 100€.

Une belle évolution depuis la BPI R64 qui proposait en 2019 le même concept autour d’un SoC MediaTek MT7622.

Banana Pi BPI R64 : une carte pour construire votre routeur

Source CNX-Software

 

Banana Pi BPI-R2 Pro : vers un routeur OpenSource sous RK3568 © MiniMachines.net. 2022.

Chuwi Larkbox X 3750H, une mise à jour -rapide- vers le Ryzen 7 3750H

Même châssis, même connectique mais puce différente. Le nouveau Chuwi Larkbox X 3750H embarque donc un Ryzen plus performant que la version lancée en février. Une nouvelle référence qui semble avoir purement et simplement remplacé la précédente référence sur le site de la marque. Un Ryzen 7 3750H qui a commencé à se retrouver dans de nombreuses solutions sur le marché des MiniPC suite à une probable diminution de son prix et meilleure disponibilité. Et c’est une excellente nouvelle car elle propose un excellent ratio entre performance, prix et consommation aujourd’hui.

L’engin est strictement identique au précédent modèle d’un point de vue extérieur. Même connectique, mêmes fonctions avec un point clé comme la présence de deux ports Ethernet Gigabit pour piloter un double réseau séparé et une connectique assez large comprenant HDMI 2.0, DisplayPort, quatre ports USB 3.0, un USB Type-C porteur de signal DisplayPort et de données et enfin un jack audio 3.5 mm.

Le système d’aération de la machine est le même, les 3700U et 3750H partageant le même TDP de 35 watts maximum, cela n’a pas posé de gros soucis à la marque de changer de processeur. La disposition choisie est une aspiration sur le dessus de l’engin pour amener de l’air frais vers un dissipateur qui coiffe le processeur. Un système simple, classique et qui devrait sans peine arriver à encaisser les températures du Ryzen. Reste à connaitre son véritable comportement en action, si il génère plus ou moins de bruit que les excellentes solutions concurrentes sur le marché comme celle de Beelink avec son SER3 3750H, par exemple.

La mémoire vive est toujours montée sur deux slots SoDIMM en double canal avec un maximum de 32 Go de DDR4-2400. Le stockage est toujours confié à une solution M.2 2280 NVMe PCIe 3.0. Le Larkbox X 3750H ne proposera pas de baie 2.5″ pour l’ajout d’un stockage supplémentaire. Le système de ventilation bloquant l’espace habituellement réservé à ce type de solution.

Changement notable, la présence d’un module Wifi6 et Bluetooth 5.2 contre un Wifi5 et Bluetooth 4.2 sur le premier modèle. Chuwi a juste changé de carte réseau au profit d’une solution AMD RZ608 avec probablement le même dispositif d’antennes internes. Pour tester actuellement une solution de ce genre, le changement d’un Wifi5 à un Wifi6 sur ce type d’antenne et dans un châssis aussi étroit n’est finalement pas forcément significatif. Les débits étant quasiment identiques…

Le reste de l’engin ne bouge pas et on retrouve les mêmes fonctionnalités comme la possibilité de le monter en VESA, par exemple, derrière un écran. Avec sa triple sortie vidéo, ses bonnes performances globales et ses capacités d’évolution, le Chuwi Larkbox X 3750H se profile comme une excellente minimachine. L’encombrement de 17.3 x 15.8 cm sur 7.3 cm d’épaisseur en fait une des minimachine les plus hautes du marché. Un choix assumé par la marque qui a choisi une autre voie de dissipation pour ce modèle. 

Le MiniPC est proposé pour le moment en vente flash à 382€ sur Banggood depuis leur entrepôt de Hong Kong dans une version 8 Go de DDR4 et 256 Go de SSD sous Windows 10. Un tarif très correct au vu des performances déployées. 

Chuwi Larkbox X 3750H, une mise à jour -rapide- vers le Ryzen 7 3750H © MiniMachines.net. 2022.

MIPS eVocore, les premiers SoC RISC-V de la marque

L’architecture MIPS a fait son temps, la société du même nom a décidé de tourner la page et l’a annoncé en mars 2021. Elle vient de publier un communiqué de presse portant sur ses travaux autour de RISC-V, sa nouvelle architecture processeur de prédilection.

Le MIPS eVocore P8700 est donc une solution RISC-V, dédiée au monde industriel, qui fonctionnera en clusters. Avec une possibilité de monter jusqu’ 64 de ceux-ci pour additionner  pas moins de 512 coeurs et 1024 Threads en parallèle. Une solution souple et qui correspond à de nombreux scénarios d’usage du marché que la marque ne retrouvait plus dans son écosystème précédent.

  • Multi-issue superscalar Out of Order (OOO) with Multi-threading
    • 16-stage pipeline for higher clock frequency
    • 8-wide instruction fetch
    • 8-execution pipes: 2xALU, MDU, 2xFPU, 2xMemory
  • Enhanced Coherence Manager with L2 cache
    • HW pre-fetch, widened busses, reduced latency
    • 48-bit physical addressing
    • 256 Interrupt support, APLIC/CLINT
  • System interface
    • ACE or AXI: 256-bit system bus
    • Optional: Coherent Bus (up to 8 ports)
    • Optional: Non-coherent periphery bus (up to 4 ports)

La solution vise clairement des segments de pointe avec des marchés très spécialisés : virtualisation, sécurité et autres travaux de calcul en temps réel. MIPS vise autant l’industrie automobile que les outils réseau, les systèmes logiques ou l’edge computing. Suivant le montage retenu et le total de coeurs atteint par chaque cluster, ces solutions pourront trouver leur place dans des solutions serveurs très évoluées. Les premières solutions seront commercialisées cette année.

Minimachines-05-2022

Une seconde solution, le MIPS eVocore I8500 visera des produits ayant besoin de plus de retenue en terme de consommation énergétique. La marque n’a pas communiqué sur sa date de lancement effective.

MIPS eVocore I8500

  • In-Order with Simultaneous Multi-threading (SMT)
    • 9-stage pipeline for efficient execution
    • Wide instruction fetch
    • 7-execution pipes: ALU, MDU, 2xFPU, 2xMemory
  • Enhanced Coherence Manager with L2 cache
    • HW pre-fetch, widened busses, reduced latency
    • 48-bit physical addressing
    • 256 Interrupt support, APLIC/CLINT
  • System interface
    • ACE or AXI: 256-bit system bus
    • Optional: Coherent Bus (up to 8 ports)
    • Optional: Non-coherent periphery bus (up to 4 ports)

MIPS eVocore, les premiers SoC RISC-V de la marque © MiniMachines.net. 2022.

Asus Zenbook Pro 15 Flip OLED : un 15.6″ hybride sous Intel ARC

Un bel écran, une charnière souple s’ouvrant sur 360°, un équipement très complet, le Asus Zenbook Pro 15 Flip OLED se présente comme une solution assez originale sur la marché de part ses fonctions hybrides que l’on retrouve plus sur les équipements de diagonales inférieures. 

Avec une définition de 2880 x 1620 pixels et un rafraichissement de 120 Hz, cette dalle OLED présente les avantages classiques du format. Une colorimétrie travaillée avec une validation Pantone, 1.07 milliard de couleurs et une validation 100% DCI-P3. La dalle proposant une luminosité de 550 nits proposera une  fonction HDR True Black 500. Tactile, compatible avec le stylet Asus Pen 2 et ses 4096 niveaux de pression, l’écran occupera 90% de l’espace disponible.

C’est cet affichage qui fait tout l’intérêt de l’Asus Zenbook Pro 15 Flip OLED. De part ses qualités de base mais aussi et surtout parce que l’engin propose de le basculer sur une charnière à 360° permettant un usage en mode tablette tactile. De quoi afficher des outils logiciels évolué de dessin ou de retouche photo qu’on pourra piloter comme une palette graphique, d’autant que le constructeur livre un stylet par défaut. Un stylet qui se rechargera avec un câble USB Type-C classique.

Autour de cet écran, un choix entre deux processeurs Intel. Les i5-12500H et Core i7-12700H. Des puces de douzième génération embarquant un circuit Intel Iris Xe par défaut mais qui pourra être agrémenté d’une solution Intel Arc A370M avec 4 Go de GDDR6 dédiée. La mémoire vive sera quand a elle limitée à une seule capacité puisque Asus emploie 16 Go de LPDDR5 directement soudée sur la carte mère. Le stockage quand à lui sera décliné en 512 Go ou 1 To avec l’emploi de solutions M.2 NVMe PCIe 3.0.

La connectique est assez complète puisqu’on retrouve un USB 3.2 Gen 2 Type-A, deux Thunderbolt 4n un HDMI 2.0b, un jack audio combo et un lecteur de cartes microSDXC UHS-II. C’est fou comme on a appris a supporte l’absence d’un port Ethernet, juste remplacé ici par un Wifi6E et du Bluetooth 5.2. Le reste de l’engin propose des fonctions assez variées allant du rétro éclairage complet avec une option RGB, une course de touche de 1.4 mm et dans tous les cas un pavé numérique complet.

La webcam proposée ne propose qu’une capture HD avec une fonction infrarouge. Les enceintes intégrées sont au format Dolby Atmos et installées par Harman Kardon et on retrouve des microphones pour de la vidéoconférence ou le pilotage d’assistants virtuels. Le Asus Zenbook Pro 15 Flip OLED accuse 1.8 Kg pour 35.52 cm de large, 22.90 cm de profondeur et une épaisseur de 1.89 cm. Assez de place pour intégrer une batterie 6 cellules Li-Ion 96 Whrs assurant 10 heures d’usage conformément à la norme EVO d’Intel.

L’engin est également attendu au troisième trimestre à partir de 2099€.

Asus Zenbook Pro 15 Flip OLED : un 15.6″ hybride sous Intel ARC © MiniMachines.net. 2022.

Asus Zenbook S 13 OLED : des 13.3″ pour toute la famille

Légers et fins, les dernier nés de la gamme 13.3″ du constructeur se démarquent en cherchant avant tout l’efficacité. Pour se faire la gamme Asus Zenbook S 13 OLED emploie aussi bien des solutions Intel qu’AMD. 

Proposé dans une formule classique ou en version hybride avec le Asus Zenbook S 13 Flip OLED, les deux versions proposent beaucoup d’éléments communs. Un châssis en alliage d’aluminium et de magnésium pour proposer des poids très légers. Mais aussi des enceintes stéréo Harman Kardon qui proposeront un son Dolby Atmos pour une immersion plus complète des usages multimédia. Avec leurs écrans OLED en 16:10 et une luminosité commune de 550 nits, les engins auront tous les éléments nécessaires pour se transformer en solution cinéma d’appoint. Asus a également profité de cette dalle pour apporter une colorimétrie contrôlée avec une dalle certifiée 100% DCI-P3. Enfin, l’affichage sera rapide avec un temps de réponse annoncé de 0.2 ms. De quoi proposer un outil capable de répondre à la très grande majorité des besoins familiaux.

Asus Zenbook S 13 Flip OLED, un hybride sous Intel Alder Lake-P

L’écran est identique sur tous les modèles : 13.3 pouces de diagonale occupant 93% de l’espace. La définition de l’affichage est élevée avec 2800 x 1800 pixels. Une dalle haut de gamme donc pour un affichage précis, lumineux et adapté à des usages variés allant du jeu au multimédia en passant par la retouche d’images. Les deux modèles sont très semblables mis à part quelques détails. La version Flip propose une charnière s’ouvrant à 360° pour un usage de type tablette et il est livré sous processeur Intel Alder Lake-P. Le modèle Asus Zenbook S 13 OLED classique est proposé avec une charnière plus classique, une dalle tactile uniquement en option et un processeur AMD Ryzen 6000U

La  gamme Asus Zenbook S 13 OLED en version Flip sera donc déployée en Core i5-1240P et Core i7-1260P avec 8 à 16 Go de LPDDR5 soudée à la carte mère. Le stockage atteindra 512 Go ou 1 To en NVMe PCIe 4.0. Ce modèle Intel proposera pas moins de trois ports Thunderbolt 4 et… c’est tout. Pas de sortie HDMI ni d’USB Type-A, il faudra donc obligatoirement composer avec un dock ou un HUB en usage sédentaire. Un port jack 3.5 mm combo est tout de même disponible ainsi qu’un lecteur de cartes MicroSDXC. Une webcam FullHD sera présente avec un module infrarouge pour la reconnaissance faciale.

Cette version proposera un Wifi6 et du Bluetooth 5.2 et embarquera un clavier à rétro éclairage proposant une course de touches de 1.4 mm et un système de pavé numérique Asus NumberPad en option. La batterie intégrée est une 4 cellules Li-Ion 67 Whrs qui portera le poids de ce Asus Zenbook S 13 Flip OLED à 1.1 Kg seulement. Pas mal pour un engin de ce calibre.

Les modèles AMD seront cantonnés à des usages plus classiques, sans possibilité de les transformer en tablettes. Ils seront disponibles en Ryzen 5-6600U ou Ryzen 7-6800U. La mémoire et le stockage seront identiques. La connectique variera un peu puisque ces modèles n’auront pas droit ni au Thundrbolt 4 ni au lecteur de cartes MicroSDXC. Trois ports USB 3.2 Gen 2 Type-C seront présents avec le jack combo. C’est tout. La webcam sera déclinée en versions 720P et 1080P sur  ce modèle sans module infrarouge. Ce modèle perd au passage 100 grammes pur tomber à un petit kilo.

Asus Zenbook S 13 OLED, un modèle classique sous AMD Ryzen 6000U

On comprend assez facilement la stratégie d’Asus avec ces deux machines. Pour les modèles sous Alder Lake-P, des processeurs vendus plus chers que les puces Ryzen, la marque a construit un engin avec des fonctions avancées comme le mode hybride, le support du stylet, la webcam infrarouge et le Thunderbolt. De quoi « noyer le poisson » de son tarif dans un ensemble un peu plus haut de gamme. Avec les Ryzen, l’Asus Zenbook S 13 OLED se veut plus abordable en proposant des solutions moins évoluées mais plus accessibles. Si les deux machines sont construites avec les mêmes contraintes, elles ne joueront pas sur la même gamme tarifaire. 

La version Intel de base, en Core i5 8/512 Go sera ainsi proposée à partir de 1999€. Le modèle AMD débutera sa carrière à 1499€. Les deux solutions ayant un lancement prévu au troisième trimestre 2022. A noter que proposer des modèles équipés de 8 Go de DDR5 non évolutifs sous Windows 11 en 2022 à ces tarifs me parait tout à fait hors des réalités des usages quotidiens de ces PC.

Asus Zenbook S 13 OLED : des 13.3″ pour toute la famille © MiniMachines.net. 2022.

Intel Alder Lake-HX : 16 coeurs et 24 threads pour machines mobiles

Plus le temps va passer et plus les machines mobiles offriront des performances suffisantes pour la très grande majorité des utilisateurs. C’est à vrai dire déjà le cas depuis quelques années mais avec les dernières sorties en terme de processeurs que ce soit chez AMD ou Intel, la tendance s’accentue encore. Le besoin d’acheter un PC de bureau s’efface petit à petit au profit d’engins portables jugés plus pratiques et moins encombrants.

Avec les Alder Lake-HX, Intel annonce une gamme de puces haut de gamme et performants qui suivent cette logique du mobile qui peut remplacer un PC de bureau. Une machine qui pourra suivre son utilisateur durant de longues années sans qu’il se sente dépassé par les nouveautés logicielles a venir. Un détail que beaucoup d’acheteurs apprécient et recherchent pour investir dans une nouvelle machine. Certaines évolutions permettent d’être sûr d’acheter une machine apte a vous suivre, aussi efficaces en 2022 qu’en 2027 ou en 2032, et HX en fait probablement partie.

Et c’est important de le rappeler car le tarif de ces puces ne devrait pas être des plus facile a accepter. La grande question sera alors de savoir si cela vaut plus le coup d’investir dans un portable Alder Lake-HX en se disant que cela permet de profiter d’une machine pour 5 ou 10 ans sans soucis. Ou bien préférer un engin un peu moins rapide mais qu’on changera dans ce même temps pour une version mise à jour.

Alder Lake-HX : La recette musclée d’Intel

La douzième génération de processeurs de la marque a été lancée totalement en réaction au succès des puces AMD. Après avoir  viré un boss un peu plus occupé par les actionnaires que par la Recherche & Développement, Intel s’est retroussé les manches et a mi les bouchées doubles pour imaginer des solutions concurrentes. Alder Lake est la réponse d’Intel avec le lancement d’une solution multicoeurs mélangeant des éléments Performance estampillés P et d’autres plus Efficaces que l’on désigne avec la lettre E. Trois gammes ont déjà été lancées en janvier dernier avec les Alder Lake-U et -P pour les machines mobiles les plus légères et les -H a destination des machines de créateurs et des joueurs.

La dernière production de la marque dans ce sens sont donc les Alder Lake-HX. Des processeurs conçus pour proposer encore plus de performances avec, comme toujours, la bonne vieille recette d’une multiplication des cœurs et d’une augmentation des fréquences.

Le problème de cette solution c’est qu’elle a une légère tendance a consommer beaucoup d’énergie. Multiplier les cœurs, sur le papier c’est assez facile. On agrandit les DIE des processeurs, on augmente leur capacités, leur mémoire et on compte sur un bon gros ventilateur pour assumer toute la chaleur qu’il dégage. Cette solution fonctionne bien sur un PC de bureau, beaucoup moins dans la contrainte d’espace d’un portable. Si Alder Lake-HX est issu des solutions de bureau du fondeur, et Intel ne s’en cache d’ailleurs absolument pas, il a été pensé pour correspondre aux impératifs du monde portable avant tout.

Les puces Alder Lake-H étaient ainsi limitées à un TDP de 45 watts, ce qui est relativement facile a encaisser pour une machine mobile. Avec Alder Lake-HX, Intel s’autorise 10 watts de plus. Ce ne sera pas anodin en terme de dissipation et les solutions des constructeurs auront tout intérêt a être réglées au millimètre pour encaisser ces 55 watts correctement. Si ce n’est pas un TDP trop éloigné des solutions actuelles, le profil de ce type de portable, accueillant les futurs HX, ne sera évidemment pas le même que les machines ultraportables dans lesquelles on retrouvera des puces U ou P de la 12e Gen. 

Intel vise ici les pros, les scientifiques et statisticiens, les monteurs vidéos, les créatifs de tous poils et les joueurs invétérés. Ceux qui vont rechercher des performances brutes assez lourdes pour faire face à des tâches complexes demandant assez de poumon de calcul pour ne pas étouffer. Cela veut dire des engins à la carcasse plus épaisse, des machines plus lourdes et probablement des diagonales assez conséquentes. On ne trouvera pas de HX dans des ultraportables hybrides et autres, ce seront plutôt les 15-16 et 17 pouces qui seront à la fête.

Et cela semble logique puisque le TDP annoncé est celui retenu par Intel parce que c’est son état moyen de fonctionnement. Les puces seront capables de descendre beaucoup plus bas en employant qu’un seul de ses cœurs E pour des tâches subalternes comme lire de la musique ou ramasser un email qui traine. Mais le TDP maximal qu’elles pourront atteindre en mode Turbo, quand elles donneront toute leur puissance, pourra grimper à 157 watts. Une augmentation beaucoup plus conséquente par rapport à la gamme précédente puisque les séries H actuelles ne dépassent pas 115 watts. Evidemment ces chiffres ont des impacts sur l’intégration des engins mais également sur leur autonomie en mobilité. La batterie a prévoir pour ces modèles sera imposante et lourde pour un résultat plus moyen que sur les portables classiques. 

Mais en échange de ces éléments, la gamme proposera des puces capables d’aller très haut en performances. Avec l’emploi de solutions utilisant 8 cœurs P et 8 cœurs E en parrallèle, contre 6 cœurs P et 8 cœurs E pour la série H, les puces pourront proposer jusqu’à 24 Threads. Pour garder ces processeurs relativement compacts il a fallut faire un peu de « ménage » sur leur DIE et Intel n’y est pas aller par quatre chemins. Conscient que ce type de processeur serait proposé sur des machines disposant de solutions graphiques annexes, il a raboté les capacités de ses processeurs graphiques. On reste sur une solution Intel Xe mais avec 32 EU contre 96 pour les séries H. La logique est simple ici, avec un processeur de série H la machine peut être autonome sans avoir recours au circuits de Nvidia, AMD ou même Intel avec ses puces ARC. Pour les séries Alder Lake-HX il faut impérativement ajouter une de ces puces externes pour rester cohérent dans la construction d’un portable efficace. D’ailleurs Intel a ajouté une ligne PCIe Gen5 spécifiquement pour piloter des circuits graphiques externes tout  en  conservant les lignes PCie Gen3 ou 4 pour du stockage.

Dernier changement de taille pour ce modèle, le Thunderbolt 4 intégré dans la 12e Gen précédente disparait ici du processeur. Probablement là encore pour laisser la place d’ajouter les deux cœurs P supplémentaires du produit. Il sera donc possible de trouver des portables de ce type sans port Thunderbolt 4. Si la puce reste évidemment compatible avec deux lignes dédiées, elle ne le fait qu’au profit de contrôleurs extérieurs. Les constructeurs décideront donc si leur ajout – parfois couteux – est nécessaire pour la construction de l’engin. La place disponible sur les machines visées, assez encombrantes et épaisses, pouvant laisser la place à une connectique plus complète avec Ethernet, sortie vidéo et autres ports USB. Le recours au Thunderbolt sera probablement étudié au cas par cas.

Dans ce design présenté par Intel on découvre un véritable réseau de caloducs dont le rôle est de distribuer la chaleur du processeur et du circuit graphique vers des ailettes qui seront ventilées de manière a repousser la chaleur vers l’extérieur. On découvre également pas moins de  quatre emplacements de SSD M.2 2280 NVMe PCIe Gen4. La mémoire vive enfin pourra grimper ici jusqu’à 128 Go avec l’emploi de 4 modules SoDIMM. La puce pourra accepter de la DDR4-3200 ou de la DDR5-4800 et la prise en charge de mémoire ECC pour les stations de travail de calcul scientifique est possible.

Face à la concurrence, Intel se pose en champion

Intel a présenté sa nouvelle gamme face à ses deux principaux rivaux que sont AMD avec ses Ryzen et Apple avec ses M1 mais aussi avec des processeurs Intel. Quatre puces ont finalement été choisies pour positionner l’offre HX. Le Ryzen 9-6900 HX d’AMD, Le M1 Max d’Apple et les Intel Core i9-11980HK et i9-12900HK. Face à eux le nouveau Core i9-12900HX qui propose, selon Intel, de meilleurs résultats en single thread comme en multi thread. Ce graphique étant sortis des labos d’Intel et retravaillé par ses équipes de communication, il faut le prendre avec les pincettes de rigueur. Un détail qui ne doit échapper à personne est la consommation annoncée pour obtenir ces résultats. De 140 à 175 watts suivant les puces… Hormis le M1 Max dont Intel ne semble pas connaitre le TDP exact et qui doit tourner beaucoup plus bas, toutes les puces sont ici sous leur meilleur jour. 

Impossible de dire pour le moment que les nouvelles puces sont meilleures ou plus adaptées. Le graphique n’étant pas gradué ni marqué d’aucune manière, il est même possible qu’avec 140 watts le Ryzen 9 soit au final plus efficace que le nouveau HX… Si je ne doute pas de la performance des nouveaux HX, leur véritable potentiel sera a juger à leur sortie réelle avec des tests indépendants et en vraie mobilité comme sur secteur.

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D’autant que l’emploi du Benchmark Spec qui est une solution très ancrée dans le monde professionnel, reste sans vraie base de comparaison pour les utilisateurs classiques. 

D’autres tests sont proposés avec toujours un scénario identique : Le nouveau processeur est en haut, les autres puces sont en dessous. Blender sera peut être plus lisible pour certains mais les machines employées ne sont pas de même génération et on manque encore une fois de chiffres vraiment précis.

Un des point fort de la puce M1 Max est sans doute son comportement qui n’est pas altéré suivant sa source d’alimentation. Sur batterie ou sur secteur la puce est toujours aussi rapide tandis qu’en règle générale les puces AMD et Ryzen ont tendance a s’effondrer une fois qu’elles sont débranchées d’une alimentation réseau. Il faudra également constater ce point en test réel pour se faire une véritable idée des compétences en mobilité de cette gamme.

Pour les joueurs, Intel propose un petit panneau résumant les résultats obtenus ave un i9-12900HX, 64 Go de DDR5-4800 et une puce graphique Nvidia GeForce RTX 3080 Ti. Pas la machine de monsieur tout le monde donc mais un engin haut de gamme aux capacités évidemment impressionnantes. Les scores sont a l’avenant avec des maximum impressionnants comme sous Rainbow Six Siege ou Hitman 3. Il va sans dire que le prix d’un engin de ce type ne sera pas forcément à la portée de tout le monde.

Alder Lake-HX : Le dernier wagon de la douzième gen

Cette gamme HX est la dernière de cette génération. Un wagon de queue intéressant et prometteur qui devrait permettre de concevoir des engins très haut de gamme avec des capacités de calcul étonnantes. Pas forcément les puces les plus adaptées à des minimachines mais un nouveau poids lourd sur le secteur qui pourrait bousculer le positionnement et les tarifs des gammes antérieures. Cela augure d’une treizième génération intéressante chez Intel qui va poursuivre ses efforts dans cet esprit de cœurs de différentes capacités.

La plupart des constructeurs se sont positionnés sur cette gamme avec en tête des cibles différentes. Dell, Lenovo et HP visant probablement le secteur des machines de travail avant tout, sans évidemment s’empêcher de penser aux solutions créatives et aux machines de jeu haut de gamme. MSI, Asus, Gigabyte et d’autres se pencheront probablement d’abord sur les segments porteurs que sont les portables créatifs et de jeu. Un challenge intéressant pour ces marques car si toutes vont partir avec des composants identiques, leurs traitements seront probablement assez distincts. Le but du jeu étant de résoudre l’équation difficile d’une machine certes puissante en calcul mais également autonome et, si possible pas trop bruyante.

Le travail mené par les différents constructeurs pour proposer des engins Alder Lake-HX relativement silencieux et dont l’autonomie reste convaincante est probablement le plus pertinent à suivre. Intel proposera sans doute ses services d’ingénierie pour concevoir ou améliorer des designs autour de ses puces mais le véritable gagnant sur ce type de gamme sera sans doute celui qui proposera la machine avec la solution la plus convaincante autour de la performance brute.

Intel Alder Lake-HX : 16 coeurs et 24 threads pour machines mobiles © MiniMachines.net. 2022.

Penk présente le Mainboard Terminal

Vous vous souvenez peut être du Penkesu Computer présenté en février dernier ? Son créateur « Penk » a décidé de créer une nouvelle minimachine moins portable et plus puissante avec le Mainboard Terminal.

Asteroid sur le Mainboard Terminal, un clin d’oeil à Spacewar, un jeu développé en 1962 sur un PDP-1 à l’écran rond également

L’engin est construit autour d’une carte mère de Framework, un autre élément qui a fait l’actualité il y a peu sur minimachines lorsque la marque a annoncé vendre les cartes mères nues de son portable au grand public. Pour son Mainboard Terminal donc, Penk a utilisé une carte mère de ce type qu’il a intégré dans un châssis imprimé en 3D. 

Petit détail pas anodin, pour satisfaire son appétit esthétique, l’écran choisi pour ce dispositif est circulaire. Un dispositif de 5 pouces qui affiche en 1080 x 1080 pixels. Les écrans « ronds » étant en fait pilotés par des affichages carrés classiques, il manque en réalité des pixels d’affichage que le système prend en général en compte. Tant pis si l’usage n’est pas toujours commode, le look ravageur du Mainboard Terminal passe avant son côté pratique.

En haut à gauche l’écran rond, à droite, la carte mère Framework, puis le clavier et enfin le petit contrôlleur qui permet de piloter l’écran

Je suppose qu’il doit être possible d’expérimenter des outils adaptés à ce type d’affichage, l’engin étant sous Ubuntu 22.04 LTS il doit être possible de configurer le système pour qu’il s’adapte au mieux à cet étrange affichage. Sous l’écran, un clavier mécanique OLKB Preonic au design très ramassé et dont l’esthétique parachève l’aspect incroyable de cette machine.

Plus performant, plus rapide que son ancien modèle l’engin est aussi encore plus étonnant. Le travail de finition est excellente et l’impression 3D parfaitement maitrisée. Je suis totalement amoureux du résultat final même si j’ai bien conscience que ce genre d’engin a un potentiel bien plus faible en exploitation qu’une solution à écran classique. A vrai dire, c’est là que je pense à mon idée d’horloge… Vous savez ces modèles qu’ l’on pose sur une cheminée et que l’on remonte avec une grosse clé en ouvrant la vitre qui protège les aiguilles.

Je verrais bien un écran plus classique, rectangulaire, avec une coque qui s’ouvre et se ferme pour le cacher et ne laisser entrevoir que la forme ronde désirée. De telle sorte que l’on puisse employer la machine de manière calssique sans trop de contraintes de format. Mais également que l’on puisse refermer le dispositif pour avoir un affichage plus « Science-fiction » comme le Mainboard Terminal. Un affichage parfait pour relever des données et les afficher comme… une horloge.

Comme d’habitude avec Penk, vous trouverez toutes les sources et la documentation pour fabriquer votre propre Mainboard Termina sur un dépôt Github. Les fichiers nécessaires et éditables pour réaliser le châssis en 3D sont même disponibles.

Penk présente le Mainboard Terminal © MiniMachines.net. 2022.

T-Bao MN37 : le MiniPC passe au Ryzen 7 3750H

En retrait des annonces depuis le début de l’année, la marque n’avait pas fait beaucoup d’annonce hormis un MN22 sous Athlon 3150U  en Janvier, voilà que le T-Bao MN37 se profile avec un bon mix de composants. Il prend le relais du MN27 sorti en 2020 sous Ryzen 7 2700U mais propose désormais l’excellent Ryzen 7 3750H.

Le T-Bao MN37 emploiera le processeur Zen2 et son Radeon Vega 10 pour proposer un bon mix entre performances et économies d’énergie. Avec un TDP de 35 watts, quatre cœurs et huit threads, ce processeur qui embarque 6 Mo de cache et tourne entre 2.3 et 4 GHz est une des solution les plus robustes dans cette enveloppe thermique. Si la gamme Zen2 est aujourd’hui dépassée par les nouveaux Ryzen d’AMD, elle reste assez performante pour proposer une belle nervosité à un PC sous Windows ou Linux. Mais attention, sur ce modèle, la puce est proposée sous un TDP de 15 watts seulement. Le processeur d’AMD est configurable de 12 à 35 watts suivant le bon vouloir de l’assembleur. Il est possible que la puce puisse grimper plus haut en TDP via son BIOS mais T-Bao indique clairement que son système de dissipation est prévu pour un TDP de 25 watts.

Pousser le processeur à 35 watts pourrait donc poser soucis. Soit en provoquant une surchauffe problématique soit en… ne fonctionnant pas ou pas longtemps. La réaction habituelle d’un processeur de ce type à un TDP plus élevé que le permet sa ventilation est de chauffer jusqu’à un certain niveau avant de baisser drastiquement sa fréquence. Résultat, un processeur mal ventilé est souvent moins performant en moyenne qu’une puce au TDP plus bas mais adapté à son système de refroidissement. Rester en 25 watts de TDP semble donc être ici la meilleures solution.

Déployé en 8 Go (2 x 4 Go) ou 16 Go (2 x 8 Go) de mémoire vive via deux slots de mémoire vive double canal, capable d’atteindre 32 Go de DDR4, le T-Bao MN37 sera a même de piloter tous les outils d’un MiniPC du quotidien. Bureautique, web, multimédia, retouche d’image et même montage vidéo léger ou jeux, c’est vraiment un processeur étonnant de possibilités pour peu qu’on le monte en double canal de mémoire vive comme c’est le cas ici.

Livré avec un slot M.2 2280 NVMe PCIe occupé en 256 ou 512 Go ainsi qu’un emplacement supplémentaire de 2.5″ en SATA, l’engin est assez bien pourvu en stockage pour assurer l’espace nécessaire à son système Windows 10.

Il propose une connectique complète avec trois ports USB 3.0 et deux ports USB 2.0 Type-A, un port USB Type-C prenant en charge données et vidéo. Un élément qui permettra au T-Bao MN37 de proposer du triple affichage puisque des ports HDMI et DisplayPort sont également présents. Des jacks audio 3.5 mm séparés pour casque et micro sont également visibles. 

Le tout est enfermé dans un boitier de 12.76 cm de large comme de profondeur pour 4.83 cm d’épaisseur. Il embarque également un module Wifi5 et du Bluetooth 4.2.

Annoncé à 447€ en version 8Go/256Go vous pourrez l’obtenir à 402.33€ frais de port compris avec le code promo BG9ba7b2 chez Banggood.

La version 16/512Go est lancée à 513.59€ mais là encore un code promo BGcaded1 permet de faire descendre son tarif à 459.40€ frais de pot inclus.

T-Bao MN37 : le MiniPC passe au Ryzen 7 3750H © MiniMachines.net. 2022.

Asus Zenbook Pro 14 Duo OLED : deux OLED sinon rien

L’Asus ZenBook Pro 14 Duo OLED, nom de code UX8402, est un 14.5″ en 2880 x 1800 pixels tactile employant une dalle OLED haut de gamme en 120 Hz avec un temps de réponse annoncé de 0.2 ms. Et on devrait s’arrêter là question affichage si on était sur un ultraportable normal mais Asus a décidé d’en proposer un second. Un 12.7″ en 2880 x 864 pixels, situé juste en dessous, sur un support légèrement incliné à 12° qui se déploie à l’ouverture de l’écran. 

La destination de ce second écran est au bon vouloir de l’utilisateur. Asus le projette comme une solution à tout faire pour piloter des applications de contrôle, des réseaux sociaux, des outils variés. La marque y voit la palette parfaite pour piloter des applications créatives comme les solutions Adobe. Via sa dalle tactile, on pourra y déployer des palettes variées et libérer ainsi la surface de travail de l’écran primaire. Un des lecteurs de Minimachines m’a assuré trouver son compte dans ce type de solution depuis le confinement en s’en servant comme écran secondaire pour afficher des informations pendant que l’écran de base lui sert à piloter des vidéoconférences. 

Le détail qui n’aura échappé à personne est lié au fait que cet affichage supplémentaire prend en bonne partie la place traditionnelle du clavier sur un portable. Celui-ci est donc déplacé sur la partie basse. Comme un jeu de dominos, c’est au tour du pavé tactile d’être bousculé et il se retrouve donc à droite du clavier. De gros efforts ont été faits pour proposer un périphérique de saisie le plus adapté possible avec un déploiement sur toute la largeur de l’engin. Le ZenBook Pro 14 Duo OLED mesure 32.35 cm de large et le clavier comme le pavé tactile occupent au maximum cet espace. 

C’est peut être ce qui change le plus dans cette nouvelle proposition de la marque. Ici le 14.5″ semble avoir trouvé ses marques et a su optimiser ses postes d’une manière efficace. Qu’il s’agisse du pavé tactile ou des écrans, l’impression de légèreté est impressionnante pour ce modèle. Et cela même si la machine assume au total 1.7 kg. Asus affirme que son écran de base est plus grand de 13.2% que l’ancien modèle tout en apportant les bénéfices d’une dalle OLED : une luminosité culminant à 550 nits, une colorimétrie 100% DCI-P3, la prise en charge du Dolby vision HDR. Le second affichage affiche, quant à lui, 11.2% de surface OLED que le modèle 2021. Les deux écrans seront compatibles avec les stylets actifs Asus Pen 2 et supporteront 4096 niveaux de pression.

D’un point de vue plus technique, on retrouve des composants Alder Lake-H d’Intel avec les Core i5-12500H, Core i7-12700H et Core i9-12900H. Des puces performantes qui seront ici disponibles soit sous circuit graphique Iris Xe intégré, ou en combinaison avec une puce Nvidia GeForce RTX 3050 Ti équipée de 4 Go de GDDR6. La mémoire vive sera uniquement composée d’éléments LPDDR5 soudés en 8, 16 ou 32 Go. Il va sans dire que les modèles 8 Go seront fort peu intéressants au vu des capacités de l’engin. Le minimum à prendre en compte sera de 16 Go, d’autant qu’il sera impossible de faire évoluer ce modèle après l’achat.

J’ai un peu de mal a imaginer l’utilisation du stylet sur l’écran en « suspension » en l’air…

Autre détail important, le ZenBook Pro 14 Duo OLED sera disponible en plusieurs capacités avec 512 Go de base et 2 To au maximum. toujours en NVMe PCIe 4.0. Mais il existera deux formules en 512 Go avec une nuance technique. La gamme la plus évoluée de 512 Go à 2 To est annoncée comme « Performance », ce qui signifie l’emploi de SSD à très forts débits en lecture comme en écriture. Le modèle entrée de gamme sera toujours équipé d’un SSD 512 Go NVMe mais plus un modèle Performance. On compte évidemment sur les revendeurs pour identifier très clairement quel modèle sera proposé en promotion…

Avec son encombrement de 32.35 cm de large pour 22.47 cm de profondeur et une épaisseur de 1.79 à 1.96 cm, l’engin propose une connectique assez complète. Un port USB Type-A en 3.2 Gen2 pour connecter stockage et accessoires externes en direct, un HDMI 2.1 pour un affichage supplémentaire, deux Thunderbolt 4 prenant en charge DisplayPort et PowerDelivery, un jack audio combo 3.5 mm stéréo et un lecteur de cartes SD Express 7.0. Un jack d’alimentation sera également disponible pour recharger la batterie 4 cellules Li-Ion 76 WHrs en 180W.

Le module Wifi6E intégré proposera du Bluetooth 5.2 et de petites attentions sympathiques seront déployées autour de la machine : Enceintes stéréo Harman/Kardon, pas moins de 4 microphones pour piloter un assistant virtuel, clavier avec rétro éclairage, course de touche de 1.4 mm, webcam 720p mais sans infrarouge ni œilleton de confidentialité… L’engin est même livré avec son stylet actif Asus pour de la saisie immédiate sur ses affichages. Il sera livré sous Windows 11 Pro ou Home et bénéficie d’une certification Intel EVO de dernière génération.

Prix de base de cet Asus Zenbook Pro 14 Duo OLED ? 2099€ avec une disponibilité au troisième trimestre.

Asus Zenbook Pro 14 Duo OLED : deux OLED sinon rien © MiniMachines.net. 2022.

Zenbook Pro 16X OLED : le studio créatif mobile d’Asus

Le Zenbook Pro 16X OLED d’Asus est une très belle solution de la part du constructeur. Si l’engin n’est pas des plus discrets ou compacts, on parle d’un 16″ de 2.4 Kg, il est néanmoins très dense au vu de ses capacités. Ce nouveaux modèle de série UX7602 fait surtout la part belle aux dernières solutions Intel de douzième génération avec un équipement annoncé comme très performant.

Le Zenbook Pro 16X OLED embarquera deux processeurs possibles, Les Core i7-12700H et Core i9-12900H. Des solutions en 6 coeurs P et 8 Coeurs E avec 24 Mo de cache mais  fonctionnant de 2.3 à 4.7 Ghz pour le premier et de 2.5 à 5 GHz pour le second. Ces puces, à la fois puissantes et endurantes de par leur architecture, seront secondées par de la mémoire vive soudée LPDDR5 de 16 à 32 Go. La partie graphique sera confiée à un circuit Nvidia GeForce RTX 3060 en version 95 W maximum avec 6 Go de GDDR6. Cette puce fonctionnera en coordination avec le circuit Intel IXe intégré aux processeurs Core et la technologie Nvidia MaxQ pour adapter les deux circuits en fonctions des besoins du système.

L’affichage OLED sera une des pièces maitresses de ce modèle avec un écran de 16″ en 16:10 affichant en 3840 x 2400 pixels. Un modèle « 4K » donc proposant à la fois un excellent respect des couleurs, une belle vitesse de traitement et une bonne luminosité. Asus indique un temps de réponse de 0.2 ms et 550 nits de luminosité . Le tout combiné avec une dalle validée en usine pour correspondre à 100% de la gamme DCI-P3. Avec un traitement HDR TrueBlack 500, une validation Pantone et la possibilité de piloter plus d’un milliard de couleurs, l’affichage est ici la pierre angulaire de cette machine.

Il permettra non seulement d’afficher correctement des contenus mais également de les piloter avec du tactile et un support de stylet actif Asus Pen 2.0 avec 4096 niveaux de pression. Le tout dans une coque faisant la part belle à l’affichage puisque la partie OLED occupe 90% de l’espace disponible. Un très beau déploiement pour ce type de diagonale.

Le stockage sera disponible en plusieurs variantes, toujours via un slot M.2 2280 NVMe PCIe 4.0 allant de 512 Go à 2 To. Dommage cependant que la marque n’ait pas intégré un slot supplémentaire libre pour faire évoluer la machine. 

La connectique est très complète avec un USB 3.2 Gen 2 Type-A pour les opérations classiques, deux ports Thunderbolt 4 permettant pour chacun d’eux de recharger l’engin ou de profiter d’un affichage DisplayPort, une prise HDMI 2.1, un jack audio combo et un lecteur de cartes SDXC de 7e génération chez Asus. Il ne manque guère qu’un Ethernet pour satisfaire à mon bonheur mais celui-ci pourra être repiqué sur un Thunderbolt via un Dock. La partie sans fil compensera cette absence avec un module Intel proposant du Wifi6E et du Bluetooth 5.2.

Le reste de l’équipement est au niveau avec, par exemple, un clavier chiclet disposant d’un rétro éclairage RGB touche par touche, de quoi composer des dispositions de touches rétro éclairées en fonction des programmes à utiliser. Ce qui peut être assez pratique en retouche d’images ou en montage vidéo.

Les touches annoncent une course de 1.4 mm pour une frappe agréable due en partie au fait que la marque déploie son clavier après l’ouverture de l’écran. Un système mécanique surélève légèrement celui-ci pour accentuer son angle de disposition. Cela permet une frappe plus agréable qu’une solution classique et participe, à mon avis, au refroidissement des composants.

Une vue arrière de l’engin montre clairement la grille d’extraction de chaleur située sur toute la largeur du 16″. L’aspiration d’air la plus efficace doit  probablement passer directement sous ce clavier légèrement surélevé.

Bémol notable, Asus zappe le pavé numérique au profit de sa solution maison NumberPad qui affichera des chiffres via des LEDs sur la zone du pavé tactile. Un choix discutable, même pour faire la place nécessaire à un groupe de 4 enceintes stéréo Harman/Kardon placées sur les côtés du clavier. On ne fera, à priori, pas de la comptabilité avec un Zenbook Pro 16X OLED mais certains aiment bien retrouver un pavé tactile pour entrer des durées, retrouver des minutes précises dans un film ou simplement pianoter un code couleur.

A gauche du très large pavé tactile, on retrouvera la molette Asus Dial permettant de piloter des fonctions variées des logiciels créatifs : taille de brosse, roues chromatiques et autres défilement de rushes. Un ajout appréciable pour ce type de machine qui fait la différence par rapport à d’autres modèles concurrents.

Pour le reste, on retrouve une webcam FullHD entourée de 4 micros et disposant à la fois d’une fonction infrarouge pour la reconnaissance faciale et d’un œilleton de confidentialité pour l’obturer en cas de non utilisation. 

Le Zenbook Pro 16X OLED embarquera une batterie 96 WHrs sur 6 cellules Li-Ion et mesurera 35.5 cm de large pour 25.10 cm de profondeur et une épaisseur comprise entre 1.69 et 1.78 cm. Pas si imposant au final face à certains 15″ classiques. La bonne intégration de la dalle étant ici la clé de cette compacité. 

L’engin est prévu pour le troisième trimestre 2022.

Zenbook Pro 16X OLED : le studio créatif mobile d’Asus © MiniMachines.net. 2022.

Khadas VIM4 : Amlogic A311D2 et 8Go à bord

Le SoC Amlogic A311D2 est une solution huit coeurs proposant quatre coeurs ARM Cortex-A73 cadencés à 2.2 GHz et quatre coeurs Cortex-A53 à 2 GHz. Une solution proposera à la Khadas VIM4 de très bonnes performances en calcul avec la possibilité de s’appuyer sur un circuit graphique Mali-G52 MP8 cadencé à 800MHz également impressionnant.

Pour accompagner cette puce, la marque a intégré 8 Go de mémoire vive LPDDR4X directement sur la carte ainsi que 32 Go de stockage eMMC 5.1 de base. Bien entendu il sera possible d’ajouter plus de stockage, la foule de possibilités qu’offre la Khadas VIM4 dans un format aussi compact est en effet impressionnante.

Avec 8.2 cm de large pour 5.8 cm de profondeur et, pour une fois, une épaisseur indiquée de 1.3 cm, la carte propose un module Wifi6 et Bluetooth 5.2 via une solution Ampak 6257S. Un slot M.2 2280 pour ajouter un SSD NVMe PCIe 2.0 supplémentaire en plus du lecteur de cartes MicroSDXC intégré.

La connectique liste une sortie HDMI 2.1 et une entrée MicroHDMI, un port MIPI-DSI, une interface eDP et un LVDS pour profiter des capacités de décodage de la puce. Capable de prendre en charge des signaux vidéo 8K à 24 images par seconde en H.265 ou VP9,, la puce Amlogic est également compatible avec le format AV1. Elle sarua prendre en charge les formats UltraHD et inférieur ainsi que les fonctions HDR10 et autres variations. Ses capacités d’encodage lui offrent la possibilité de capturer des signaux H.265 et H2.64 en UltraHD jusqu’à 650 images par seconde.

Un port Ethernet Gigabit avec Wake On Lan est également présent, ainsi que des ports USB Type-A et Type-C. On retrouve les 40 broches classiques de ce type de carte, un double micro et même un accéléromètre numérique. Deux capteurs infrarouge permettront de piloter la solution à distance via une télécommande. Plein d’autres détails sont présents comme un brochage pour une alimentation sur batterie, une horloge interne, une alimentation contrôlée pour un système de ventilation, trois LEDs exploitables et même un microcontrôleur STMicro STM32G031 Cortex-M0+… L’alimentation peut être confiée à un port USB Type-C dans une plage allant de 5 à 20 volts ou via des petits connecteurs type Pogo. Trois boutons programmables sont également intégrés. Compatible Linux via un noyau classique, la Khadas VIM4 est annoncée sous Ubuntu 22.04 et Android 11. 

Un véritable monstre de fonctionnalités donc, dont on ne connait pas encore le tarif mais qui devrait séduire de nombreux utilisateurs. Parce que performant, capable de piloter de nombreux outils et être intégré à une foule de projets variés. La marque est en plus assez réputée pour la qualité de ses développement, tant matériels que logiciels. Jean-Luc Aufranc de CNX Software a reçu un modèle en avant première et a commencé un test détaillé de ses capacités.

Pour plus d’infos : le site de la marque permet de s’inscrire pour être mis au courant de son prix et de sa disponibilité

Khadas VIM4 : Amlogic A311D2 et 8Go à bord © MiniMachines.net. 2022.

ECS Liva One H610 : un MiniPC évolutif pour processeurs Intel Alder Lake

Le ECS Liva One H610 est la version Intel de la machine présentée sous AMD en Avril. Une solution qui fait encore une fois immanquablement penser aux nettops et qui enferme un Socket LGA1700 qui sera capable d’accueillir un processeur Intel de 12e génération.

Encore une fois le crédo de la marque semble de laisser libre cours aux appétits de configuration de ses clients. Le Liva One H610 permet de tout modifier : son processeur qui pourra piocher dans toute la gamme de puces Alder Lake sur socket avec une limite de 65 watts de TDP. Sa mémoire vive avec la possibilité de monter des modules SoDIMM jusqu’aà 64 Go de DDR4-3200. Son stockage puisque la machine propose un M.2 2280 compatible NVMe PCIe Gen3 X4 et SATA en plus d’un emplacement 2.5″ SATA. Un slot M.2 2230 permettra de profiter d’une carte Wifi 6E. Bref, de quoi se construire un engin exactement a sa mesure et le faire évoluer ensuite suivant ses besoins dans la durée.

Comme le ECS Liva One A300 sous processeur AMD, ce nouveau modèle sera un appareil avant tout pensé pour des déploiement de masse chez des professionnels mais il est possible qu’on le retrouve dans des canaux de distribution vers des particuliers si la demande est assez forte. La version Intel partage beaucoup de points communs avec le modèle AMD Ryzen a commencer par ses dimensions qui sont… identiques. Le châssis ne diffère en rien et on retrouve toujours 20.5 cm de large pour 17.6 cm de profondeur et une épaisseur de 3.3 cm.

Prévu pour être positionné en hauteur avec un petit pied façon Nettop ou à plat sur des patins, il distribue des ports très semblables à ceux du modèle AMD avec toutes fois quelques nuances. On retrouve les trois sorties vidéo avec un HDMI 2.0b et deux DisplayPort 1.4a. Un Ethernet 2.5 Gb, des prises audio casque et micro séparées type Jack 3.5mm, Deux ports USB 2.0, quatre USB 3.2 Gen 1 et deux USB 3.2 Gen 2 Type-C. Un port Antivol Kensington Lock est également présent. Des connecteurs optionnels comme une sortie VGA ou un port Série RS-232 pourront également être intégrés, probablement pour piloter des solutions industrielles.

Pas d’idée de tarif ou de disponibilité réelle pour ce Liva One H610, pas plus que pour le modèle AMD. EliteGroup devrait le présenter en Europe cette semaine mais cela ne veut pas dire que la machine sera tout de suite disponible dans des canaux de distribution. Il est fort probable que la marque serve d’abord des produits sur commandes, par lot, pour différents usages. Avec la clientèle habituelle que sont les clients léger, l’affichage numérique, les terminaux de santé et autres commandes de postes pour entreprise. Le constructeur pousse en général en avant des usages chez les particuliers pour piloter les outils du quotidien, mais cela passe souvent par une distribution via des assembleurs.

Il faut donc qu’un revendeur décide d’importer ces engins pour une distribution grand public. Il est difficile de savoir si quelqu’un va prendre le risque de tâter le terrain avec des versions vendues réellement en format Barebone. Le risque étant de ne pas trouver preneur avec ce type de format particulier mais également de se rendre compte assez vite que la note finale serait peut être assez élevée pour un format pas beaucoup plus compact qu’une solution Mini-ITX avec pas mal de contraintes techniques. Paradoxalement, le meilleur moment pour ce type de machine est peut être après la sortie d’une nouvelle génération de puce, chez AMD comme chez Intel, quand on commande a trouver des processeurs moins chers sur le marché.

ECS Liva One H610 : un MiniPC évolutif pour processeurs Intel Alder Lake © MiniMachines.net. 2022.

Lenovo Yoga 7 Pro 14 : une architecture solide autour d’un bel écran

Avec un materiel embarqué assez solide pour mener à bien toutes les tâches classiques d’un PC moderne, un écran de 14″ travaillé et une finition bien tenue, le Lenovo Yoga 7 Pro 14 se positionne à mon sens comme un bon exemple à suivre pour investir dans une machine en 2022.

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Le Lenovo Yoga 7 Pro 14 c’est d’abord un bel écran, ou plutôt de beaux écrans. Cette diagonale de 14″ est proposée en trois variations « 2.8K ». Une diagonale en 2880 x 1800 pixels qui propose suivant les options différentes solutions des technologies, rafraichissement et colorimétrie. Lenovo propose également des dalles de verre ou de Mylar. Une version « 2.2K » en 2240 x 1400 sera également disponible pour les versions les plus entrée de gamme de la machine. Je récapitule en détail les affichages en bas du billet.

La gamme est construite autour de puces AMD Ryzen 6000HS performantes, trois solutions proposées avec le Ryzen 9 6900HS sur le très haut de gamme puis les Ryzen 7 6800HS
AMD Ryzen 5 6600HS. Des processeurs performants avec de belles capacités de calcul et un circuit graphique embarqué haut de gamme. Le Ryzen 9 6900HS par exemple est un 8 coeurs et 16 Threads cadencé de 3.3 à 4.9 Ghz avec 16 Mo de cache L3pour un TDP de 35 watts. Il propose un circuit graphique Radeon 680M à 2.4 GHz avec 12 coeurs. Une puce suffisante pour toutes les tâches classiques que l’on demande à un ultraportable. Si la puce sera évidemment en retrait sur les jeux, elles permettra tout de même de lancer de nombreux titres dans des définitions largement acceptables.

Lenovo Yoga 7 Pro 14

Lenovo a associé à ces puces plusieurs options de mémoire et de stockage. On retrouvera ainsi le Yoga 7 Pro 14 équipé de  8 à 16 Go de mémoire vive en DDR5-6400. Et c’est peut être le seul bémol que j’ai a apporter à ces engins. Avec un écran haute définition, un circuit graphique compétent et un système comme Windows, il me parait difficile de ne laisser que 8 Go de mémoire pour laisser respirer cet engin. Même ultra-rapide, même en double canal, 8 Go deviennent vite assez faibles quand il s’agit de gérer tous les postes et en particulier un affichage haut de gamme comme c’est le cas ici. Le minimum aurait du être 16 Go mais on comprend bien la problématique actuelle posée par ce choix. La mémoire de ce type est coûteuse pour le moment et proposer une version 8 Go permet d’alléger la note. Le stockage est de son côté uniquement disponible en 512 Go ou 1 To de SSD NVMe PCIe, des choix plus haut de gamme qui font l’impasse sur les modèles 128 et 256 Go et qui trahissent bien la problématique liée au prix de la mémoire vive. A tarif égal à la DDR4, cet engin serait proposé de 16 à 32 Go uniquement.

Le reste est un classique bien construit avec un châssis de 31.24 cm de large pour 22.15 cm de profondeur et une épaisseur de 14.6 mm. Assez semble t-il pour que la machine propose au moins un port USB 3.2 Gen1 Type-A en plus de deux USB Type-C. Le premier en USB 4.0 avec toutes les fonctions du format dont le PowerDelivery 3.0 et du DisplayPort 1.4 et le second en USB 3.2 Gen2 avec également des fonctions de charge PD 3.0 et la même sortie vidéo. Un port jack 3.5 mm combo vient compléter cet équipement. Pas de place pour un port HDMI donc, il faudra jouer avec un dock USB type-C pour profiter d’un signal vidéo, d’un Ethernet ou d’un lecteur de cartes.

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Le Wifi6 embarqué propose également un signal Bluetooth 5.1 et l’engin embarque les fonctions habituelles de la gamme avec une webcam FullHD équipée d’un capteur infrarouge pour de la reconnaissance faciale et de deux micro pour de la vidéo conférence. Les enceintes embarquée délivrent un son Dolby Atmos en 2 x 2 watts. La marque indique une autonomie de 10 heures, 13 heures en lecture vidéo locale et la recharge express permet de retrouver 3 heures d’endurance en 15 minutes de secteur.

Avec un poids de base de 1.31 Kg pour les versions en finitions d’écran en Mylar et 1.4 Kg pour les modèles en dalle de verre, l’engin devrait apparaitre au mois d’Août à un prix de base de 999€.

Le détail des quatre gammes d’affichage :

  • 14″ 2.8K (2880 x 1800) OLED, 16:10, 100% DCI-P3, 400 nits, 91% AAR, 243 PPI, Dolby Vision, Verre, 90Hz
  • 14″ 2.8K (2880 x 1800) IPS, 16:10, 100% sRGB, 400 nits, 91% AAR, 243 PPI, Dolby Vision, Mylar, 120Hz
  • 14″ 2.8K (2880 x 1800) IPS, 16:10, 100% sRGB, 400 nits, 91% AAR, 243 PPI, Dolby Vision, Mylar, 90Hz
  • 14″ 2.2K (2240 x 1400) IPS, 16:10, 100% sRGB, 300 nits, 91% AAR, 189 PPI, Dolby Vision, Mylar, 60Hz

Lenovo Yoga 7 Pro 14 : une architecture solide autour d’un bel écran © MiniMachines.net. 2022.

Rock Pi 4 Model C+ : une version light et moins chère

Malgré son nom ambigu comprenant un « + » laissant croire à un modèle plus perfectionné, la Raxda Rock Pi 4 Model C+ est en réalité moins puissante que le précédent modèle. Le constructeur a en effet embarqué sur ce modèle un SoC Rockchip RK3999-T et non pas le RK3399 d’origine.

La différence de performance ne sera pas énorme, cette version du SoC proposant également deux coeurs ARM Cortex-A72 et quatre Cortex-A53 à 1.4 GHz. La nuance est dans la fréquence des coeurs « big » que sont les A72. Sur le RK3399 ils oscillent entre 1.8 et 2 Ghz tandis que sur ce modèle ils restent cantonnés à 1.5 GHz. Pas sûr que cela fasse une énorme différence au quotidien. Pas sûr non plus que l’appellation « Rock Pi 4 Model C+ » soit du coup la meilleure. Un petit « b » à la place du « + » aurait été peut être plus indiqué. A noter que les images de la marque montrent toujours que le soC peut être coiffé d’une solution de ventilation active même si il n’est pas sûr que cela soit indispensable.

Le circuit graphique embarqué reste un Mali-T864 MP4 aux compétences très étendues en 2D, comme en 3D et en vidéo. La carte propose toujours 4 Go de mémoire vive LPDDR4 et son stockage se fera sur diverses solutions. Un lecteur de cartes MicroSDXC est présent tout comme un support pour un module eMMC. Mais c’est également une solution qui propose un port M.2 2230 capable de piloter un stockage NVMe PCIe 2.0 x4. Conforme aux habitudes du genre, on retrouve un format de 8.5 cm de large pour 5.4 cm de profondeur avec une connectique très complète.

Outre les 40 broches GPIO, les MIPI-CSI et DSI que l’on attend de ce type de cartes, le Rock Pi 4 Model C+ propose un emplacement pour du stockage eMMC, deux sorties MicroHDMI 2.0, un jack audio 3.5 mm, un Ethernet Gigabit, et quatre ports USB Type-A répartis en deux paires USB 2.0 et USB 3.0. Un module Wifi5 et Bluetooth 5 assurera également des débits sans fil.

La Rock Pi 4 Model C+ est prévue pour faire tourner des solutions logicielles Android et Linux. Des images système pour Ubuntu et Debian sont disponibles et depuis 2020 des solutions employant LibreELEC, Armbian et FreeBSD ont été développées pour sa grande soeur. La carte est annoncée pour une soixantaine de dollars.

Rock Pi 4C : deux sorties vidéos et un Rockchip RK3399 à bord

Source : CNX Software

Rock Pi 4 Model C+ : une version light et moins chère © MiniMachines.net. 2022.

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