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Udoo Bolt Gear : Un MiniPC Ryzen V1000 compatible Arduino

Par : Pierre Lecourt — 4 juin 2020 à 10:19

Le Udoo Bolt Gear reprend donc la carte du même nom et propose un processeur AMD Ryzen V1605B et son chipset vidéo Radeon Vega 8. Mais au lieu de se présenter comme une carte de développement calssique, il s’agit ici d’un PC en format barebone. Il n’est pas complet et pour fonctionner il devra recevoir mémoire vive, stockage et système d’exploitation. 

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La carte peut accueillir deux barrettes de mémoire vive SoDIMM en DDR4-2400 pour un maximum de 32 Go de ram sur deux canaux. Le stockage sera quand à lui assuré par une solution combinant un slot M.2 2280 compatible PCIe NVMe et SATA 3.0 ainsi qu’un second slot M.2 2260 uniquement SATA 3.0. Un troisième slot M.2 2230 permettra d’ajouter une éventuelle carte Wifi et Bluetooth de votre choix.

UDOO BOLT GEAR

La connectique est assez large avec un port Ethernet Gigabit, deux ports USB 3.0 Type-A et deux ports USB 3.1 Type-C. Deux sorties HDMI 2.0 sont également présentes ainsi qu’un port jack 3.5 mm combinant sortie casque et entrée micro et un second port jack 3.5 mm en sortie stéréo classique en plus de proposer une sortie optique S/PDIF. La partie Arduino est gérée par un Microcontrôleur ATmega32U4 assez classique assurant une compatibilité avec les solutions Leonardo. On retrouvera évidemment l’ensemble du brochage classique de ce type de solution. 

UDOO BOLT GEAR

Le tout est monté dans un boitier assez original de 12 cm de côté… posé dans le vide sur des pieds lui permettant également un système d’accroche VESA. Le tout peut avoir des milliers d’usages différents. La marque a choisi de mettre en avant la réalisation d’une borne d’arcade mais plein d’autres idées peuvent venir de cette solution particulière.

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Si vous vous souvenez de la carte UDOO BOLT vous devez vous demander à ce stade quelle est la différence avec le Udoo Bolt Gear ? C’est une très bonne question puisqu’en réalité la marque a juste enrobé sa carte dans un châssis développé sur-mesures. Ce qu’elle appelle MiniPC est en réalité un accessoire supplémentaire pour sa précédente création. L’idée est au demeurant excellente car si il y a quelque chose qui peut faire peur avec ce type de solution de développement c’est l’exotisme du format de la carte et la difficulté à l’intégrer. En proposant un boitier, accessoirement assez réussi esthétiquement, la marque attirera peut être de nouveaux clients.
Reste a voir la question du prix.

Udoo Bolt Gear

La carte nue était lancée à 309$ en financement participatif… et à 482$ avec 8 Go de mémoire vive en 2 x 4 Go et… le même boitier en métal. Impossible d’obtenir alors le boitier nu ou juste avec la carte. Il fallait obligatoirement acheter le kit de mémoire vive – assez cher – pour l’obtenir.

Udoo Bolt Gear

Le boitier de la Udoo Bolt présenté lors du financement participatif

Cette annonce de la marque est donc une nouvelle façon d’enrober les choses en proposant la carte avec le boitier au lieu de forcer la main à l’acheteur en choisissant un kit avec de la mémoire vive. Un an et demi après sa sortie, le kit a le mérite de faire à nouveau parler de cette excellente solution mais n’a pas vraiment grand chose de nouveau. A 399$ ce petit boitier très réussi et sa carte mère restent tout de même assez exceptionnels en terme d’usages et n’ont pas grande concurrence sur le marché.

Udoo Bolt Gear : Un MiniPC Ryzen V1000 compatible Arduino © MiniMachines.net. 2020.

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Les prochains NUC Extreme sous Tiger Lake-U prévus pour la fin 2020

Par : Pierre Lecourt — 4 juin 2020 à 09:04

Je me souviens d’un débat quelque peu enflammé avec un lecteur autour du format Ghost Canyon. L’idée étant que ce nouveau format 5 litres n’était pas positif pour le marché des Minimachines parce que trop “gros”. Je lui soutenais que le format proposait autre chose et que si il était plus encombrant que les NUC Extreme actuels, il ne les remplaçait pas pour autant. Intel n’abandonnait pas ses anciennes gammes mais en créait de nouvelles.

Intel NUC Hades Canyon

L’actuel NUC Hades Canyon n’est pas le MiniPC le plus encombrant du marché

Une feuille de route d’Intel partagée par @momomo_us nous donne tord à tous les deux. Ou à moitié raison. Le Ghost Canyon ne va pas remplacer les autres machines plus compactes de la gamme mais le futur NUC Extreme sera plus imposant que le modèle précédent. Si le Hades Canyon se déploie dans un format 1.2 litres, son successeur prévu pour une commercialisation d’ici la fin de l’année, devrait grimper à 1.35 litres. On est très loin des 5 litres du Ghost Canyon mais il y a clairement une augmentation de gabarit.

NUC Extreme

On ne sait pas grand chose de cette machine si ce n’est qu’elle devrait être disponible d’ici les fêtes de fin d’année si le calendrier d’Intel est respecté. A son bord on retrouvera une puce Tiger Lake-U  en Core i5 ou Core i7 mais dont les modèles sont encore inconnus. Le tout sera accompagné d’un circuit graphique externe dont on ne sait rien pour le moment : Il s’agira évidemment d’une solution Nvidia ou AMD mais on ‘a pas d’idée du choix opéré par la marque sur ce point.
Dernière info, ce NUC Extreme sera décliné en PC complet, pré-équipé de mémoire vive et de stockage ainsi que d’un système d’exploitation prêt à l’emploi comme le fait Intel depuis quelques années pour ses minimachines NUC. Mais il sera également disponible en version Barebone a équiper vous même.

Il est intéressant de voir  qu’Intel est réaliste et pragmatique sur ce NUC Extreme. La marque a fait de gros progrès en terme de capacités graphiques avec ses circuits Xe qui seront intégrés dans les Tiger Lake-U. Au point de rattraper semble t-il des solutions AMD Radeon concurrentes. Mais ces performances sont loin d’être suffisantes pour coller à l’image d’un MiniPC de jeu “Extreme”. La marque a donc du accepter d’ajouter un circuit graphique supplémentaire.

Intel NUC Hades Canyon

Les entrailles du NUC Hades Canyon

A la sortie du NUC Hades Canyon, Intel a embarqué des processeurs particuliers avec les Kaby Lake-G. Des puces Core Intel fonctionnant avec un circuit graphique AMD RX Vega intégré. Une expérience amusante mais qui n’a pas su séduire beaucoup d’autres marques tant et si bien que le fondeur a fini par jeter l’éponge et arrêter cette gamme.

Intel FDR 2020-2021

Le reste de la feuille de route est assez intéressant également. On y découvre par exemple l’existence annoncée de la gamme remplaçant les solutions Chandler Bay actuelles. Que l’on connait sous le nom de Compute Element et ayant la forme de solutions a insérer dans un support type So-DIMM.

NUC 8 Compute Element

Une solution Elk Bay sous processeur de 11e génération en Core i5, Core i7 et version vPro ainsi qu’en Pentium et Celeron seront déclinées sur le même format. De telle sorte que les utilisateurs de ce type de solution NUC 8 pourront passer en NUC 11 par une simple opération de mise à jour materielle. C’est évidemment tout l’intérêt de ce format qui permet de changer tout un équipement par une simple opération de maintenance.

A ce propos la marque prévoit un nouveau boitier Intel NUC Pro Chassis Element qui devrait permettre une utilisation plus aisée de ce format de PC.

Pour le reste on devine que les autres séries de NUC devraient poursuivre leur commercialisation jusqu’à la fin de l’année 2021. Sauf surprise on n’aura pas de successeur au Ghost Canyon très rapidement. Pas plus que pour les Frost Canyon, les Provo Canyon, les June Canyon et les Chaco Canyon. Toutes ces machines visant des marchés et des segments particuliers.

Les prochains NUC Extreme sous Tiger Lake-U prévus pour la fin 2020 © MiniMachines.net. 2020.

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Lenovo va proposer Linux sur ses ThinkStation

Par : Pierre Lecourt — 3 juin 2020 à 16:34

Au choix, Windows 10, Ubuntu LTS ou Red Hat Enterprise. L’achat d’une Lenovo ThinkStation, qu’il s’agisse d’une machine portable ThinkPad ou d’un engin de bureau de la gamme P, offrira le choix du système d’exploitation.

Lenovo ThinkStation P330 Tiny

Cela veut dire que non seulement les machines pourront être achetées sans licence de Windows et leur coût additionnel mais aussi et surtout que Lenovo va assumer un support complet et certifié pour Ubuntu comme pour Red Hat. Cela se traduira sûrement par un choix de composants adaptés pour une compatibilité Linux maximale dès la conception de l’engin. Une très bonne nouvelle qui assurera aux acquéreur la possibilité de basculer d’une licence Windows à un système libre dans le temps en cas de fin de support par exemple.

Reste a savoir quels outils seront mis en place par la marque pour assurer ce support. La marque parle d’un support en ligne et de forums dédiés. Pas de hotline ? Probablement pas : le niveau de compétence demandera un investissement important en formation pour atteindre un support téléphonique de qualité. Lenovo indique également qu’il travaillera en amont de la création de ses machines en proposant des pilotes tout en facilitant leur implantation dans les distributions LTS. Un choix qui profitera donc aux utilisateurs en leur assurant un support à très long terme mais également aux autres distributions qui pourront profiter du même noyau.
Evidemment cela ne permettra pas a Lenovo de contourner les restrictions existantes de constructeurs tiers sur des circuits propriétaires : Wifi, chipsets de carte mère ou circuit graphiques ne seront pas libérés pour autant.

Les ThinkStation P de Lenovo font clairement partie d’un mouvement de fond autour de Linux. De plus en plus de marques s’intéressent a développer des branches de machines complètes ou des références sous logiciel libre. 

Source : Lenovo

Lenovo va proposer Linux sur ses ThinkStation © MiniMachines.net. 2020.

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ForumMM : Le projet de console Tetris STM32 de 3issa

Par : Pierre Lecourt — 3 juin 2020 à 09:09

Vous ne le savez peut être pas mais le forum de Minimachines a fait peau neuve il y a quelques semaines et de nouveaux sujets apparaissent sur ses pages plus accueillantes. 3issa a profité de cette nouvelle plateforme pour exposer son projet de mini console de jeu développé sur mesures pour sa maman. 

Suite à la disparition regrettée de sa GameBoy des années 80 qui servait de plateforme de jeu, 3issa a décidé de faire tout ce qu’un bon fils compétent et expérimenté ferait pour donner à sa mère une nouvelle plateforme de jeu. Il a retroussé ses manches et décidé de concevoir, programmer et construire sa propre mini console Tetris STM32. Certains se seraient contentés d’offrir un bouquet… Lui est allez bien plus loin que ça. La partie logicielle utilise MakeCode Arcade qui permet de compiler le code d’un jeu de manière à ce qu’il soit ensuite exécuté par un microcontrôleur. Une solution qui a l’avantage d’être à la fois didactique – 3issa a appris ce langage pour l’occasion – tout en permettant d’utiliser des solutions économiques comme les STM321.

3issa

Il a ensuite décidé de créer sa propre carte pour recevoir ses composants et a fait réaliser le PCB par un service en ligne. Une fois les différents composants soudés, il ne reste “plus  qu’a” modéliser et imprimer un boitier en 3D… 

Tetris

Et le résultat est non seulement épatant mais en plus 3issa pense à toutes les autres maman du monde en partageant l’ensemble des ressources nécessaires pour la réalisation de votre propre console Tetris STM32 sur le Forum ! Que vous ayez une maman fan de Tetris, que vous ayez simplement envie de relever le défi ou que vous cherchiez un projet a réaliser en solo ou avec d’autres, cette console est une vraie merveille d’apprentissage et de partage. Il est également possible d’intégrer d’autres jeux voir de concevoir les vôtres. Si vous êtes prof de techno, à la tête d’un fablab ou que vous voulez initier des personnes à la programmation et à l’électronique… Ce type de projet est à mon sens un super support.

Si vous voulez fabriquer votre propre solution ou détailler les éléments mis en place pour parvenir à ce résultat… ou plus simplement féliciter 3issa, cela se passe par ici !

ForumMM : Le projet de console Tetris STM32 de 3issa © MiniMachines.net. 2020.

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Intel Tiger Lake : le iGPU Xe Gen12 se démarque

Par : Pierre Lecourt — 27 mai 2020 à 13:41

Face à un AMD de plus en plus mordant, avec un circuit graphique Vega nerveux et efficace, Intel doit mettre les bouchées doubles afin de donner envie de s’intéresser à ses puces. La gamme Tiger Lake va donc faire appel aux nouveaux circuits maison, les Intel Xe  Gen12, pour proposer plus de performances.

Tiger Lake

Et le résultat semble être là avec une augmentation de taille des performances de la puce. L’iGPU Intel Xe propose plus de deux fois plus de performances par watt consommé que la solution Intel actuelle. Elle se positionne ainsi, dans ces premiers tests, au niveau des AMD Vega.

Les puces Xe Gen12 intégrées dans les solutions Tiger Lake devraient déployer 48, 80 et 96 unités d’exécution, ce qui aura surement un impact important en terme de consommation, de chauffe et d’encombrement des puces mais sans être en dehors des clous pour une intégration ultraportable pour autant, surtout si on considère l’impact de l’ajout d’un circuit externe type GeForce MX à une solution actuelle. Le processeur de base en Core i3  comme les Core i5 et Core i7 Tiger Lake resteraient dans une enveloppe thermique de 15 à 28 watts de TDP. Même pour la version Intel Xe accompagnée de 96 Unités d’exécution.

Intel Tiger Lake
Les tests 3DMark Fire Strike montrent que le Tiger Lake Core i3 avec 48 EU se place devant les solutions sous Iris Plus avec 64 EU de la génération Ice Lke avec un bond de performances de l’ordre de 20%. Le Core i7 avec Xe Gen12 96 EU en 15 watts de TDP se révèle ainsi presque deux fois plus efficace que la solution Core i7 Ice Lake sous Iris Plus. La version 28 Watts augmenterait d’environ 15% ce résultat.

Face à un Ryzen 7 4800U et son chipset Radeon RX Vega 8, la nouvelle génération serait donc bien plus performante. Les Iris Plus ne jouent clairement pas dans la même cour et ce rattrapage d’Intel pourrait largement rebattre les cartes. D’autant qu’il est bien possible qu’Intel n’ait pas terminé ses opérations d’optimisation logicielles et matérielles pour ces nouveaux processeurs. Reste que l’architecture AMD semble être toujours devant en terme de calcul pur, notamment en multi coeurs. 

Toutes ces informations sont à prendre avec des pincettes, rien n’est pour le moment officiel et il y a lieu de s’attendre à des mouvements techniques concernant ces processeurs. La date de sortie exacte est inconnue mais les puces Tiger Lake Xe Gen12 sont prévues pour cette tumultueuse année 2020.

Dans tous les cas, c’est une excellente nouvelle. Que l’on achète un nouvel ultraportable équipé en AMD ou en Intel de dernière génération, on devrait profiter d’un circuit graphique aux possibilités plus étendues. Cela ouvre des perspectives plus larges pour les utilisateurs et aura un effet domino pour le reste du marché.
Nvidia devra, à son tour, augmenter les performances de ses cartes MX pour qu’elles gardent du sens sur le marché. AMD devra probablement continuer à être agressif sur les tarifs de ses processeurs avec un Tiger Lake concurrentiel au niveau performances. Intel, quant à lui, démarrera une nouvelle ère avec des processeurs aux performances graphiques suffisantes pour un usage très large de machines et d’utilisateurs tout en comptant sur ses autres atouts pour avancer.

Cette évolution explique peut être en partie l’intérêt du marché pour les futures puces d’Intel.

Source : Notebookcheck

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L’architecture Atom Tremont veut allier performances et autonomie

Par : Pierre Lecourt — 25 mai 2020 à 14:02

Si on a de bons indices sur l’implantation de la future gamme de processeurs Intel Atom Tremont, on ne sait rien ou pas grand chose de leurs performances réelles ni de leur gourmandise en énergie. Cette nouvelle architecture pourrait avoir un impact très fort sur le marché des minimachines.

Tremont

En aménageant une solution proposant un bon mélange entre performance et consommation en énergie, les nouveaux Atom Tremont ouvrent de belles perspectives de machines nomades efficaces, autonomes et très compactes. L’occasion pour le marché de revisiter des formats anciens ou de proposer des nouveautés. 

Pour bien comprendre ce que Tremont va proposer, il faut d’abord bien cerner le marché visé. Tremont c’est une architecture Atom. Une puce pensée pour l’entrée de gamme et les engins très autonomes. On se souvient des netbooks évidemment mais également des tablettes et des dérivés de ces deux solutions comme les Transformer Book d’Asus par exemple. Une tablette qui, attachée à un clavier, augmentait ses capacités pour devenir un netbook. Les machines sous Atom Tremont seront donc une alternative aux solutions Celeron ou Pentium. Elles seront probablement moins performantes mais plus autonomes et n’auront vraisemblablement pas besoin de ventilation active, ce qui permettra de construire des engins totalement passifs plus facilement.

Mais à la différence des précédentes solutions Atom, Tremont aura également sa carte à jouer dans des assemblages plus complexes et en particulier dans l’architecture Lakefield, par exemple. Ces puces seront beaucoup plus performantes qu’une machine Atom classique parce qu’elles assembleront 4 coeurs Tremont à un coeur Sunny Cove. Un coeur que l’on retrouvera normalement dans des puces “Core” de dixième génération de type Ice-Lake. Cet assemblage ont en a déjà parlé, se réalisera grâce à la technologie Foveros. Les Atom Tremont joueront ici le rôle d’assistants au Core pour assumer les tâches les moins gourmandes. Ces puces Lakefield ne seront donc pas “low cost” mais viseront plutôt des machines alternatives jouant entre performances et autonomie. On a ainsi pu voir récemment le Samsung Galaxy Book S “Intel” s’annoncer sur ce terrain.

Tremont

En solo, Tremont devrait offrir environ 30% de performances en plus que l’architecture Goldmont Plus que l’on connait au travers des excellentes puces Gemini Lake Refresh. Excellentes non pas en terme de performances brutes, elles sont loin des solutions Core ou Ryzen les plus haut de gamme. Excellentes en terme de faible consommation et de services rendus. Une machine sous Celeron N4100, par exemple, est capable de mener à bien la quasi totalité des missions demandées qui n’exigent pas un traitement en temps réel des données. Et cela dans une très faible enveloppe thermique ce qui rend possible leur exploitation sans ventilation.

Speed Shift

Gravés en 10 nanomètres avec la technologie 10nm+ d’Intel, ces cœurs auront beaucoup de points communs avec l’architecture des processeurs Core Ice Lake. Ce qui leur permettra de proposer de nouveaux avantages techniques. Ils pourront par exemple prétendre à la technologie Intel Speed Shift. Cette technologie qui permet de réajuster de manière dynamique les fréquences des coeurs. C’est ce que l’on connaissait déjà avec la techno Speed Step mais largement amélioré pour augmenter la vitesse de ces changements. L’idée est de ne pas dépenser une goutte d’énergie de trop. 
Avec une phase de traitement plus gourmande, comme la décompression d’un fichier par exemple, les cœurs seront mis fortement à contribution. Dès la fin de cette opération, Speed Shift permettra de réajuster la fréquence des cœurs pour un niveau plus bas et moins énergivore. C’est un point qui, multiplié par des centaines d’opérations chaque jour, finit par contribuer à une meilleure autonomie. Cela permet également de jongler très activement avec les niveaux de performances pour s’adapter au plus vite aux besoins des logiciels.

Tremont

Les puces profiteront d’autres fonctionnalités comme la prise en charge des instructions Out-Of-Order parallèles, l’augmentation des buffers de traitement de ces instructions OoO, une mémoire cache L1 augmentée de 33% passant de 24 à 32 Ko, une augmentation de 100% des bandes passantes de traitement et un cache L2 oscillant entre 1 et 4.5 Mo suivant les implantations. Les nouveaux coeurs Atom proposeront également de nouvelles instructions de gestion de cache, de chiffrement ou de gestion d’énergie. Tremont assemblera donc des solutions hybrides entre les Atom classiques pour la partie calcul pure et Core, pour la partie gestion des données. Une nouvelle approche qui permet de booster les performances sans augmenter la consommation ni la chauffe des processeurs.

Vous l’aurez compris, cette nouvelle génération de coeurs Atom Tremont n’aura pas l’intention de venir chatouiller les performances des puces Intel Core. Elle offrira cependant une alternative à celles-ci tout en augmentant leur vitesse de traitement par rapport à la génération précédente. De quoi construire des machines de petite diagonale plus rapides et pourquoi pas tenter l’aventure d’une intégration de machines 11 ou 11.5″ dans des formats 10″ ? Comme le Samsung NC10 modifié en image d’illustration qui proposerait un écran 12″… Ou tenter l’intégration d’écrans 10-11″ dans des formats 9″ ? L’arrivée de Tremont sera également probablement très bénéfique pour le renouveau du marché des miniPC fanless.

Sources : Liliputing, Intel 

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Samsung confirme le Galaxy Book S sous Intel Lakefield

Par : Pierre Lecourt — 22 mai 2020 à 10:17

Ce Galaxy Book S Intel n’a pas de prix ni de date de sortie, il est apparu subitement sur le site canadien de Samsung. Ce n’est, à vrai dire, pas une surprise puisque Intel avait vendu la mèche lors de la présentation de ses solutions Lakefield. Mais cela ne fait que confirmer le faible appétit du marché pour les version ARM des solutions Windows.


Galaxy Book S
Le Galaxy Book S est sorti sous Snapdragon 8cx en début d’année après un petit retard à l’allumage puisqu’il était prévu pour Septembre. La machine n’a pas eu droit à une énorme distribution et n’a, par exemple, pas atteint la France. Lorsque cette nouvelle d’une commercialisation outre atlantique est arrivée jusqu’à mes oreilles, j’ai interrogé plusieurs contacts chez les revendeurs français comme dans la grande distribution. La réponse à ma question a alors été unanime. Que Samsung le propose ou non en France, de toutes façons, personne  ne voulait le stocker et le vendre.

Galaxy Book S

Le chat n’est plus seulement échaudé par les désastreuses aventures précédentes de Windows sous ARM, il souffre le martyr et panse encore des brûlures graves. Les revendeurs ne veulent plus entendre parler de ces solutions “avant tout décevantes” des constructeurs m’a dit un de ces acteurs. Le problème étant que dans la VPC, le taux de retour de ces machines est catastrophique. Tellement que cela en fait un une ligne de pertes dans le bilan des ventes au lieu d’être une ligne de bénéfices.

Bref, le Galaxy Book S Qualcomm est sorti en Amérique du Nord. Où il n’a pas connu grande gloire commerciale apparemment malgré des tests vantant ses deux principales qualités : Une autonomie de chameau et une connectivité 4G. 

Galaxy Book S

Et voilà donc que le Galaxy Book S Intel apparaît sur le site de Samsung. On le découvre équipé d’une puce Intel Lakefield Corei5-L16G7, une solution très particulière construite avec la technologie Foveros du fondeur. Cette solution associe quatre cœurs Intel Atom Tremont et un cinquième coeur Sunny Cove de même architecture que les Ice Lake de dixième génération.
Loin d’être bancale, cette idée de mixer les puces est en réalité très proche de ce que propose ARM avec ses solutions big.LITTLE. On utilise les “petits” coeurs peu gourmands pour les tâches légères, en solo ou en groupe et en variant fortement leurs fréquences. Le “gros” coeur n’est, quant à lui, activé que pour les tâches les plus lourdes pour éviter de plomber l’autonomie de l’engin. En cas de demande très forte, les cinq coeurs peuvent être mis à contribution en même temps. C’est donc une technologie intéressante pour un engin ultramobile comme ce Galaxy Book S. Il ne proposera peut être pas la même autonomie que son grand frère en Qualcomm mais pourra lancer tous les programmes Windows rapidement et sans émulation. Une différence notable qui rendra la machine beaucoup plus efficaces pour les programmes les plus complexes.

Samsung

Le jeu des pas beaucoup d’erreurs

Les éléments communs aux deux engins sont nombreux. On retrouve le même écran de 13.3″ en FullHD tactile avec une dalle IPS. 8 Go de mémoire vive DDR4 et 256 Go de stockage de type eUFS. Des composants équivalents à la machine sous Snapdragon. On retrouve un Wifi6 et du Bluetooth 5.0, le modèle ARM est en Wifi5 et Bluetooth 5.2 avec en prime, donc, un modem 4G LTE.

Galaxy Book SGalaxy Book S

Pour le reste, c’est équivalent, même connectique minimaliste avec 2 ports USB 3.1 Type-C, un lecteur de cartes MicroSDXC et  un jack audio 3.5 mm combo. La même batterie 42 Wh, la même webcam 1 mégapixel accompagnée d’un micro et de 4 hauts parleurs 1.21 Watts signés AKG compatibles Dolby Audio. Le clavier chiclet rétro éclairé est identique également. Les deux engins font la même taille avec 30.52 cm de large et 20.32 cm de profondeur pour 1.18 cm d’épaisseur. La version Intel est plus légère de 10 grammes à 0.95 Kg, probablement à cause de l’absence de solution 4G embarquée. On ne connait pas le prix ni l’autonomie du nouveau modèle, la version Snapdragon est, quant à elle, proposée à 1000$ aux US.

Source : NotebookCheck

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Huawei n’a plus beaucoup d’herbe sous le pied

Par : Pierre Lecourt — 19 mai 2020 à 18:14

La nouvelle fait mal, TSMC vient de répondre positivement à la demande du gouvernement US de cesser sa collaboration avec Huawei. La marque ne pourra donc plus faire graver ses SoC par le fondeur indépendant. Après les mésaventures avec Google qui ont privé ses smartphones d’un accès au Play store et aux différents services de l’éditeur, c’est un nouveau coup dur pour le géant des télécoms Chinois.

Huawei Kirin 950

Un Kirin de Huawei gravé par TSMC

TSMC, le fondeur Taïwanais, ne prendra plus de commandes de la part de Huawei jusqu’à nouvel ordre. Ce choix est lié à la demande de l’administration Trump de ne plus autoriser les entreprises extérieures aux US à collaborer avec Huawei. Ce qui peut se traduire par la mort à moyen terme de la société qui ne dispose évidemment pas des ressources pour fabriquer tous les éléments dont elle a besoin pour produire ses smartphones.

Ce n’st pas un choix facile pour TSMC puisque Huawei est parmi ses plus gros clients, mais en libérant ses carnets de commandes, le fondeur pourrait en attirer d’autres. C’est surtout un moindre mal car ne pas obéir à l’administration US pourrait être pire. Elle pourrait interdire à Apple, son plus gros client, de travailler avec TSMC. Le fondeur a donc fait un choix entre la peste et le choléra tout en espérant bien entendu que la situation s’améliore dans le futur… avec un changement à la tête des US.

Huawei, de son côté, se retrouve coincé. Un partenariat avec Global Foundries, Intel ou Samsung, concurrents de TSMC se solderait probablement par la même mise en demeure du gouvernement US. Reste les plus petits acteurs chinois mais personne n’a localement les ressources et les compétences techniques des acteurs majeurs du secteur.

L’avenir n’est donc pas rose pour Huawei et l’escalade d’une guerre commerciale entre les US et la Chine pourrait avoir d’autres conséquences à moyen terme. On se doute que les autorités Chinoises ne vont pas forcément voir d’un très bon oeil ces restrictions et qu’un retour de bâton est en préparation.

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MiniPC AK8 une solution simple pour le multimédia ?

Par : Pierre Lecourt — 19 mai 2020 à 16:25

L’engin n’est pas un monstre de performances même si il devrait se sortir de la plupart des situations du quotidien. Il est équipé d’un processeur Intel Celeron J3455. Une solution quadruple coeur et de 10 watts de TDP fonctionnant de 1.5 à 2.3 GHz lancée en 2016. Avec 2 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Intel HD 500 avec 12 unités d’exécution, la puce est capable de décoder nativement le HEVC et le H.265 nativement.
MiniPC AK8

C’est donc une solution multimédia très intéressante. Même si on ne saura pas comment contourner le problème du HDCP lié à l’absence de gestion du HDMI 2.0 de la puce. Le Celeron J3455 est en effet limité au HDMI 1.4 et les services de protection comme Netflix ne sont pas compatibles avec ces sorties pour des histoires de DRM. Vous ne pourrez donc pas lire de flux Netflix en UltraHD et serez limités sur  ce type de streaming au FullHD. Pour le reste, sous un logiciel comme Kodi par exemple, la lecture de fichiers “4K” sera tout à fait possible jusqu’en 60 images par seconde.

MiniPC AK8

Pourquoi j’insiste directement sur cet usage ? Parce qu’il me semble que ce MiniPC AK8 est juste idéal pour le multimédia. Le petit boitier est une solution intéressante à positionner sous un téléviseur tout simplement par ce qu’il autosuffisant. En lançant une suite multimédia comme Kodi dès le démarrage, le boitier permettra de choisir les fichiers à lancer sans avoir recours à un clavier.

MiniPC AK8

Son pavé numérique situé sur le haut de son châssis permettra de piloter les différents médias affichés sans avoir à pianoter quoi que ce soit. Cela fait de l’objet une solution compacte et autonome parfaite pour ce type d’usage. Il propose une assez large zone de navigation mais également des raccourcis qui seront, je l’espère, programmables.

La partie supérieure laisse entrevoir une solution mixte avec un système de glissement d’un côté ou de l’autre pour activer les fonctions : à gauche on active le pavé tactile, à droite les raccourcis. Ceux-ci permettent d’émuler la touche Windows, de lancer un navigateur, d’activer les réseaux sans fil et d’autres fonctions comme le volume ou la touche entrée.

MiniPC AK8
Bien entendu, avec 6 Go de mémoire vive DDR3L et 128 Go de stockage “SSD”, l’engin sera également capable de faire tout type de travaux basiques : Bureautique, surf, retouche d’image légère et autres jeux très peux gourmands. On pourra également piloter une solution externe du type imprimante 3D ou graveuse laser avec juste un petit écran de contrôle.

MiniPC AK8

La “fiche technique” indique la présence d’une baie 2.5″ sans que l’on sache si elle est occupée par le SSD ou si la solution embarque un eMMC ou un port M.2 mSATA en plus.  Pour le reste, on retrouve un port Ethernet Gigabit, un port USB 3.0, quatre ports USB 2.0 et deux ports eSATA pour ajouter des stockages externes. Un lecteur de cartes MicroSD est présent ainsi qu’une sortie vidéo MiniHDMI. 

Bref, une solution originale et compacte pour un usage particulier. J’ai envoyé quelques questions au vendeur comme les dimensions du boitier, le détail du système de ventilation et la question de l’équipement en stockage. Je ferai une mise à jour  à réception. En attendant, même si la machine est originale, à 156€ cela ne me semble pas vraiment une bonne affaire, à moins d’avoir un besoin vraiment très spécifique. Un besoin pour lequel ce design particulier conviendrait à 100%.

Source : AndroidPC

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Le GPD Win Max lance sa campagne Indiegogo (et récolte 1 million de dollars)

Par : Pierre Lecourt — 19 mai 2020 à 13:35

Le GPD Win Max, on en a déjà pas mal parlé, il s’agit d’un netbook 8 pouces IPS avec un affichage 1280 x 800 qui se veut également être une mini console de jeux. Avec des manettes et boutons intégrés au dessus du châssis, il peut s’utiliser comme une (grosse) console portable.

GPD WIN MAX

La mise en place de son financement participatif a bien démarré et au bout de quelques heures la campagne a déjà levé plus de 1 million de dollars avec 1700 personnes engagées. Il faut dire que la promesse est grande : Le GPD Win Max propose un processeur Intel i5-1035G7 Ice Lake choisi pour son chipset graphique Intel Iris Plus 940. L’idée est de proposer des jeux PC en mobilité avec des performances équivalentes à ce que proposerait une solution du type GeForce MX250.

La machine proposée embarque 16 Go de mémoire vive double canal, deux slots M.2 SSD PCIE NVMe dont un occupé par un 512 Go ce qui sera suffisant pour piloter un assez grand nombre de jeux.

GPD Win MAX

Le reste de l’engin est très complet avec un connectique très complète : Sortie Video HDMI 2.0b et Thunderbolt 3.0, une prise Ethernet Gigabit, deux ports USB 3.0 Type-A et un USB 3.0 Type-C, un lecteur de cartes MicroSDXC, du Wifi6 et un Bluetooth 5.0, un microphone et une paire d’enceintes stéréo.

Le tout accompagné d’un petit clavier QWERTY et d’une interface complète de jeu. Le tout  rentre dans un châssis de 20.7 cm de large pour 14.6 cm de profondeur et 2.6 cm d’épaisseur. Un châssis qui embarque une batterie 3 x 5000 mAh 57 Wh qui promet une autonomie variée…

GPD Win MAX

Le GPD Win Max propose en effet des options particulières comme la gestion facilitée du TDP du processeur. Cela permet de faire varier celle-ci de 12 à 15, 20 ou 25 watts. Cette possibilité joue grandement sur les capacités de calcul de la machine. Avec 12 watts de TDP, le GPD Win MAX sera moins rapide mais plus autonome. La marque annonce jusqu’à 14 heures d’usage léger. Avec 25 Watts, l’engin sera beaucoup plus performant mais l’autonomie descendra à 3 heures d’usage intense. D’autres modes intermédiaires fourniront entre 6 et 8 heures d’exploitation sous Windows 10. 

Vous l’aurez compris, en mobilités les modes 12 ou 15 watts sont à privilégier. En mode sédentaire, cela ne posera de soucis de pousser l’engin à un plus haut TDP… Hormis peut être la nuisance liée à sa double ventilation qui devrait être très active. L’alimentation est une 65 Watts qui fonctionne en USB Type-C via Power Delivery 3.0. Elle ne devrait avoir aucun mal à charger l’appareil pendant que vous l’utilisez.

Liliputing

Reste que les premiers tests montrent bien que l’engin est encore très perfectible. Des bugs dans la gestion du TFP, du throttling qui force à redémarrer le GPD Win MAX régulièrement et quelques autres reproches techniques. Brad de Liliputing a fait un super test du prototype qu’il a reçu de l’appareil.

GPD WIN MAX

L’engin est présenté à 714€ avec une livraison estimée pour le mois de Juillet. Le prix public est de 811€ ce qui représente une baisse de 11% pour ceux qui vont financer la campagne. Reste que, comme d’habitude avec ce type de financement, vous n’aurez droit à aucune garantie. Le constructeur n’est pas tenu de vous livrer quoi que  ce soit ni même de vous assurer le moindre suivi sur l’appareil. Je suis, comme d’habitue, plutôt enclin à vous inciter à rester patient. Pourquoi ? Parce que l’expérience nous a montré que 100% des prix des campagnes de financement participatifs finissent par arriver rapidement en magasin. Que ceux-ci sont tenus de vous livrer ou que vous pouvez obtenir un remboursement ainsi qu’un SAV et qu’il arrive souvent que des personnes ayant commandé en magasin dès la disponibilité des engins soient livrés avant les gens ayant participé au financement des machines…

Et d’ici là, les retours seront plus nombreux, les bugs mieux repérés et peut être que l’on pourra choisir la solution la plus efficace entre un GPD Win MAX et une One GX également très prometteur… 

Le GPD Win Max lance sa campagne Indiegogo (et récolte 1 million de dollars) © MiniMachines.net. 2020.

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Des PC Minimachines chez TopAchat

Par : Pierre Lecourt — 15 mai 2020 à 13:27

Trois PC Minimachines, Trois configurations dans des boîtiers que j’ai voulu compacts mais évolutifs avec en ligne de mire deux objectifs : Coller à des budgets réalistes tout en offrant un maximum d’usages. Trois ordinateurs à monter et à compléter par le système d’exploitation de votre choix pour un maximum de liberté.

Cooler Master MasterBox Lite 3.1 TG

L’idée de ce partenariat avec TopAchat est de pouvoir répondre à tous les gens qui me demandent un PC au quotidien. Ils sont nombreux à ne pas vouloir acheter un portable ou un NUC-Like avec l’objectif d’une mise à jour des composants à plus ou moins long terme. Pour eux, le format tour est donc la meilleure solution.

J’ai donc ébauché trois configurations différentes, soumis le projet au responsable technique de TopAchat qui l’a lui même fait passer par les experts monteurs de leur atelier. On a ainsi pu élaborer trois configurations stables avec des composants fonctionnant bien ensemble et pouvant cohabiter dans les boîtiers choisis. Ces PC Minimachines ne sont pas tirés de mon chapeau mais profitent réellement de l’expérience de terrain. Ce qui me semble être une démarche bien plus pertinente qu’un caprice de ma part. Elles ont donc évolué, se sont adaptées et aboutissent à trois configurations différentes allant Crescendo : MiniStudent, MiniMédia et MiniCréa. Toutes sont livrées en kit afin d’être montées par vos soins.

Rien de trop difficile ici, les machines s’assemblent logiquement et TopAchat propose des guides vidéo pour monter son PC étape par étape. Je devrais d’ailleurs en recevoir une pour vous montrer comment on monte ce type d’engin et ce qu’il a dans le ventre dans la foulée.

Passons aux trois  configurations.

Thermaltake Versa H18

PC MiniStudent : Un PC minimachines pour les petits budgets

Le MiniStudent est une solution entrée de gamme proposée à 359.99€. C’est un premier prix qui fait évidemment quelques concessions mais dont les composants sont robustes et suffisamment puissants et évolutifs pour pouvoir vous amener à bon port. 

La base de cette machine c’est un boitier MiniTour, le Thermaltake Versa H18. Une solution de 39 cm de haut pour 38 cm de profondeur et 20.5 cm d’épaisseur compatible avec les formats MicroATX et MiniITX. C’est suffisamment petit pour être posé sur ou sous un bureau tout en permettant l’ajout de composants dans la durée. Avec deux emplacements 3.5″ et deux autres en 2.5″, le boitier pourra accueillir plus de stockage. Il propose un ventilateur arrière silencieux de 120 mm mais peut également en accueillir 4 autres. Dans le cas du MiniStudent cela ne sera pas nécessaire. L’alimentation embarquée est une Corsair CV450 de 450W 80+ Bronze. Un choix motivé par son faible encombrement, sa stabilité et la présence d’un ventilateur 12 cm silencieux.

ASRock H310CM-ITX/AC

La carte mère choisie est une Mini-ITX ASRock H310CM-ITX/AC. Une solution équipée d’un chipset H310 compatible avec les puces Intel de 8e et 9e gen. Elle pourra accueillir 32 Go de DDR4 maximum et propose un port d’extension PCI-Express 3.0 16x pour une éventuelle carte graphique. Avec 4 ports SATA 3.0 elle pourra piloter tous les emplacements disponibles dans la tour mais propose également un port M.2 compatible PCie NVMe x4 et SATA 3.0 pour un SSD ultra rapide. Dans le MiniStudent la carte sera équipée de 8 Go de DDR4 G.Skill Aegis avec deux barrettes de 4 Go en 2133 MHz pour profiter du double canal. Le stockage sera confié à un SSD 2.5″ BX500 de 240 Go pour un démarrage rapide et des transferts de données réactifs.

Pentium Gold

Enfin, le choix du processeur s’est porté sur un Intel Pentium Gold G5400. Une solution double coeur et quadruple threads avec 4 Mo de cache fonctionnant à 3.7 GHz. Cette puce est équipée d’un circuit Intel UHD 610 qui saura prendre en charge tous les formats vidéo en UltraHD. Il est coiffé d’un dissipateur Intel classique.

L’ensemble proposera à la fois un Wifi5, du Bluetooth 4.2 et un Ethernet Gigabit fournis par la carte mère. Deux ports antenne sont disponibles à l’arrière de la tour où on retrouvera également une prise PS/2, deux USB 3.0, deux USB 2.0, un HDMI, un DVI et un DisplayPort. Le MiniStudent pourra prendre en charge 3 affichages simultanés. 3 prises jack audio en entrée et en sortie seront également disponibles sur le panneau arrière. En façade, le boitier proposera des connecteurs casque et micro avec des jacks 3.5 mm mais également deux ports USB 2.0 et un USB 3.0.

MiniStudent

Pour qui et pour quels usages ?

Le MiniStudent a été imaginé pour proposer une configuration homogène et sans point faible à destination des usages basiques et classiques d’un PC en 2020. Il démarrera vite, que ce soit sous Windows 10 ou sous Linux, et sera performant pour tout travail de bureautique. Il proposera également un bon confort de navigation. La puce et la mémoire embarquées offriront des possibilités plus vastes mais moins réactives pour des usages plus lourds. On pourra retoucher des images, faire de la création 3D légère et même du montage vidéo. Je sais que c’est dur à croire sur une machine à ce tarif mais c’est bien le cas.

Ce ne sera jamais un engin à vocation professionnelle mais on pourra sans problème importer une photo classique sous Photoshop ou Affinity Photo, la retoucher et l’exporter sans trop souffrir de lenteurs. Tout comme on pourra mener à bien un projet 3D sous Fusion360 ou Blender, par exemple, mais sans un rendu texturé en temps réel. On pourra même lancer un montage sous DaVince Resolve sans trop de soucis. Le seul véritable interdit de cette minimachine est le temps réel. Que ce soit pour le jeu ou le travail, ne vous attendez pas à un traitement immédiat de vos données. Si le montage de vidéo sera possible, les éventuelles transitions et autres effets ne seront pas affichés lors de votre montage mais uniquement lors du calcul du rendu final. Rendu qui pourra être évidemment lent mais qui arrivera cependant à terme. Les jeux devront plus être stratégique que compter sur vos réflexes. A moins d’ajouter une petite carte graphique, l’engin devra rester cantonné à des titres anciens ou basiques.

MiniStudent by MiniMachines
Le MiniStudent est un PC entrée de gamme simple, efficace et évolutif. Il est livré assemblé mais sans système. A vous d’en installer un gratuit (Linux) ou payant (Windows 10). Vous devrez également acheter ou recycler un clavier et une souris et un écran. TopAchat peut se charger de l’installation de Windows si vous ajoutez une licence et propose également des options pour ajouter les composants supplémentaires.

MiniStudent by MiniMachines

Le MiniStudent chez TopAchat

 

Cooler Master MasterBox Lite 3.1 TG - Boîtier PC Cooler Master

PC MiniMédia : Une solution orientée multimédia et jeu

Je sais que quand on parle de jeu sur PC, on a en tête des configurations de fous furieux qui permettent de faire tourner des trucs déments en UltraHD. Ce sont les machines mises en avant par les constructeurs et les fabricants pour valoriser leurs matériels mais cela reste souvent un scénario fantasmé. Qui a les moyens d’acheter un PC de jeu complet à 3 ou 4000€ ? Les plus chanceux vont pouvoir le faire mais je ne pense vraiment pas que cela concerne la majorité des familles. 

Le MiniMédia se positionne largement sous la barre des 1000€ et offrira des possibilités de jeu complètes en FullHD. Certains titres pourront s’afficher de manière fluide en UltraHD mais dans l’absolu l’ensemble des jeux devra se cantonner à un classique 1920 x 1080 pixels. Le boitier est un Cooler Master MasterBox Lite 3.1 TG, un modèle Mini-Tour encore une fois avec 38.1 cm de hauteur, 45.6 cm de profondeur et 20.9 cm de largeur. Un boitier très complet qui permet d’ajouter des cartes graphiques plus longues nécessaires à une solution de jeu. Il embarque un ventilateur arrière de 120 mm et peut en accepter trois en tout. Le châssis dispose de deux emplacements 3.5″ et un emplacement 2.5″. Il est équipé d’une alimentation Corsair CV550 de 550W 80+ Bronze largement adaptée à ses équipements internes.

Gigabyte B450M-DS3H

Pour la partie calcul, j’ai choisi une solution AMD, un Ryzen 5 3600. Une puce proposant 6 coeurs et 12 threads avec 36 Mo de mémoire cache et tournant de 3.6 GHz de base à 4.2 GHz en boost. La puce est refroidie par un dissipateur et un ventilateur AMD Wraith Stealth. Elle est accompagnée ici de 16 Go de mémoire vive HyperX Fury en 3600 MHz montés en 2 X 8 Go via un kit dual channel. Cette mémoire pourra évoluer vers un maximum de 64 Go ou plus probablement 32 Go en conservant les deux barrettes déjà en place sur la carte mère et en ajoutant deux autres 8 Go si nécessaire. 

Ryzen 5 3600
La carte mère propose également un port M.2 pour intégrer un SSD PCie NVMe 3.0 4x ou SATA 3.0. Ce slot sera occupé par défaut par le stockage choisi, un SSD de 500 Go Crucial P2 au format PCIe NVMe pour des transferts très rapides. Libre à vous d’ajouter tout stockage supplémentaire en SATA 3.0. La  carte propose quatre ports à ce format. Il s’agit d’une solution Gigabyte B450M-DS3H sous socket AM4 qui propose 3 slots d’extension : un PCI Express 2.0 16x (4x), un PCI Express 3.0 16x et un PCI Express 1x. Un seul sera employé sur la solution par défaut.

Gigabyte GeForce GTX 1660 SUPER GAMING OC

Celui de la carte graphique Gigabyte GeForce GTX 1660 SUPER GAMING OC. Un choix motivé par ses performances et son mode semi-passif permettant de l’utiliser sans bruit lorsqu’elle n’est pas sollicitée. En combinaison avec la carte mère également capable de laisser les ventilateurs de l’engin à l’arrêt, cela fera du MiniMédia un PC silencieux pendant ses phases de veille ou de faible usage.

Le trio 16 Go de mémoire vive, Ryzen 5 3600 et GeForce GTX 1660 devrait assurer une excellente jouabilité en plus de tous les aspects de création ou de travail classiques. L’engin sera à même de faire du montage vidéo avec des effets en temps réel comme de lancer des titres récents sans trop de concessions du moment que vous restez en FullHD.

Cooler Master MasterBox Lite 3.1 TG

Le boitier proposera une vaste connectique arrière (Jack 3,5 mm, PS/2, Ethernet Gigabit, USB 2.0 et 3.0) ainsi que des sorties vidéo liées aux circuit embarqués. Il offrira également un ensemble de connecteurs accessibles sur le dessus du châssis avec des prises jack casque et micro 3.5 mm, un USB 2.0 et un USB 3.0. Attention, cette machine ne dispose pas de Wifi ni de Bluetooth, vous pourrez ajouter à votre panier une carte Wifi offrant les deux connexions si le besoin s’en fait sentir.

Pour qui et pour quels usages ?

Ce PC Minimachines est une solution familiale réaliste. A 910€, il est très compétent et propose assez de performances pour tous les usages classiques : Création 3D, retouche photo, montage vidéo,  jeu, bureautique, surf… Tout sera possible et fluide avec l’engin. Là encore, j’ai préféré partir sur une solution homogène et sans défaut plutôt que de privilégier un composant particulier pour attirer le regard tout en déséquilibrant le reste de la machine.

MiniMedia by MiniMachines
C’est un PC sobre, autant dans son aspect que dans son bruit en fonctionnement. Il proposera de belles capacités de calcul et pourra convenir à tous les profils. Pour avoir vu tourner des configurations similaires, pas grand chose ne résiste à ce type de machine. Il faut cependant être réaliste dans ses choix. Si il conviendra pour développer des photos numériques et les retoucher, l’engin n’a pas vocation a remplacer un PC professionnel pour cet usage. Il ne sera jamais au niveau pour monter un long métrage et n’offrira pas les ressources nécessaires à un joueur voulant tâter de ses jeux préférés en UltraHD. Mais le MiniMedia est un PC solide et cohérent. Il constitue une bonne solution pour un équipement qui rendra service de longues années. Il pourra évoluer et vous permettra également de choisir le système que vous préférez, un Windows 10 ou une solution Linux. 

MiniStudent by MiniMachines

Le MiniMédia chez TopAchat

Fractal Design Define Mini C

PC MiniCréa : un PC pour créer et jouer sans retenue

Le MiniCréa change de braquet avec un prix qui enfle pour atteindre 1599.99€. C’est beaucoup et cela demande quelques explications. La différence entre un MiniCréa et un MiniMedia vient de la performance globale proposée par chaque machine. L’une comme l’autre sont aussi cohérentes et les deux parviendront aux même buts. Simplement lorsque le MiniMedia mettra 20 minutes à calculer le rendu de votre vidéo et 10 secondes à appliquer un filtre Lightroom sur une photo RAW, le MiniCréa fera la même chose en 5 minutes et en 2 secondes.

C’est LA différence entre ces machines, les deux arriveront au même port pour tous les usages de création mais la première le fera de manière dilettante quand la seconde proposera un traitement plus rapide et spécialisé. Pour le jeu, la MiniCrea ne proposera pas systématiquement un rendu UltraHD mais fera sans aucun doute moins de concessions que la précédente. Plus rapide, plus spécialisée, elle offrira un niveau de performances supérieur et une fluidité sans failles jusqu’en 1440P. Ce qui semble assez logique au vu de l’écart de prix entre les machines.

Fractal Design Define Mini C

Le boitier retenu est ici un Fractal Design Define Mini C, une solution assez impressionnante de compacité et de possibilités. Ce boitier MiniTour mesure 39.9 cm de haut pour autant de profondeur et 21 cm d’épaisseur. Il propose une compatibilité avec les formats MicroATX et MiniITX et peut accueillir des cartes graphiques de  315 mm de long. Ses capacités de stockage sont assez larges avec deux emplacements 2.5″ et trois baies 3.5″ pouvant également accueillir des solutions 2.5″. En tout, ce sont donc 5 éléments de stockage différents qui pourront être greffés au système…

MSI MPG Z390M GAMING EDGE AC

Même si la carte mère MicroATX MSI MPG Z390M GAMING EDGE AC choisie ne proposera que 4 ports SATA 3.0 au maximum. Pour compenser, elle proposera 2 slots M.2 PCIe NVMe dont un sera occupé par le SSD choisi. Cette carte mère propose également 4 slots de mémoire DIMM DDR4 pour un maximum de 128 Go de RAM embarquée. La configuration MiniCrea présentée ici embarque 16 Go de DDR4 3200 MHz en 2 x 8 Go, ce qui semble à la fois suffisant tout en permettant une certaine évolutivité. Avec son chipset MSI Z390 et son socket 1151, la carte proposera une certaine évolution en terme de processeur. Elle offre également une gestion complète du Wifi avec un module 802.11AC et du Bluetooth 5.0 en plus d’une connexion Ethernet Gigabit.  Elle comprend également deux slots PCI Express 3.0 16x et deux slots PCI Express 3.0 1x. 

Intel Core i5-9600KF

J’ai choisi d’intégrer un processeur Intel Core i5-9600KF, une puce de 9e génération composée de 6 coeurs et sans multithreading allant de 3.7 à 4.8 GHz. Cette puce particulière n’embarque pas de circuit graphique mais 9 Mo de mémoire cache. Elle offre un excellent ratio de performances / prix tout en économisant la partie graphique. Élément qui sera de toutes manière pris en charge par une carte externe. Le refroidissement proposé pour le processeur est un ventilateur et dissipateur Be Quiet! Pure Rock réputé pour son silence à l’usage.

ZOTAC GeForce RTX 2070 SUPER Mini

Le MiniCréa embarque une carte Zotac Gaming GeForce RTX 2070 SUPER MINI. Une solution  haut de gamme et compacte construite autour de l’architecture Turing de Nvidia. Avec 8 Go de mémoire dédiée GDDR6 et une connectique capable de piloter 4 écrans, elle offrira dans un espace réduit d’excellentes performances. La carte dispose de trois sorties DisplayPort et d’une sortie HDMI. Mesurant 209 mm seulement, elle permettra de conserver une excellente circulation d’air au sein de la machine.

Crucial P2

Le stockage associé est double : 500 Go via un SSD Crucial P2 directement intégré à la carte mère en NVMe PCIe ultra rapide. Plus un disque mécanique 3.5″ 7200 tours Seagate Barracuda de 2 To en SATA 3.0. De quoi proposer à la fois une belle capacité de stockage tout  en conservant la réactivité du système et la rapidité des débits.

be quiet! Pure Rock

Le boitier offre un large panel de ventilateurs : Il embarque par défaut deux modèles de 120 mm en aspiration et en expiration pour faire circuler l’air dans la machine. Cela en plus de la ventilation de son alimentation Seasonic Prime GX – 650W. Un modèle 80+ Gold semi passif et modulaire. Ce dernier détail signifiant que seuls les câbles nécessaires à la configuration seront montés dans le châssis. Les autres seront livrés avec votre machine dans un boitier à part pour d’éventuelles évolutions. Cela facilite encore une fois la circulation d’air dans l’engin et évite d’avoir à sur-ventiler et donc de générer plus de nuisances. D’autres éléments viennent participer au confort d’utilisation de la configuration : La séparation des stockages 3.5″ et de l’alimentation par exemple et de la mousse isolante pour éviter les vibrations et le bruit. Le boitier propose en façade deux ports USB 3.0 et les traditionnelles prises casque et micro jack 3.5 mm.

La connectique arrière est standard avec deux antennes Wifi amovibles et orientables, une sortie S/PDIF optique, un PS/2, quatre USB 3.0, un USB 3.1 Type- et un autre en USB type-C et cinq jacks audio pour piloter un son 5.1.

Pour qui et pour quels usages ?

Le MiniCréa est un PC familial haut de gamme. Ce n’est certainement pas la machine la plus puissante du marché et j’aurais pu partir dans une surenchère de composants mais cela n’aurait pas vraiment de sens à mon avis. D’abord parce que TopAchat propose déjà des configurations haut de gamme et ensuite parce que ce n’est pas ce que recherchent les gens qui m’interrogent. Le profil type est plutôt une personne cherchant un PC musclé pour tous les usages de la maison mais sans dépenser le prix d’une voiture d’occasion.

MiniCréa a donc été pensé pour fournir une gamme de prestations complètes couvrant tous les besoins familiaux : Jeu 3D en 1440P, création 3D en temps réel, retouche d’images, montage vidéo, bureautique, surf et multimédia. C’est une machine touche à tout qui ne fournira pas forcément les derniers raffinements en terme de vidéo mais qui proposera une expérience solide et fiable dans la durée. Elle est évolutive et fiable, assumera sans problèmes des jeux exigeants pendant plusieurs années tout en magnifiant les titres des années précédentes.

Est-ce que cet engin peut convenir à un usage plus professionnel ? Oui, sans aucun doute. Même si ce n’est pas sa vocation première. Je le conseille plus volontiers à un usage familial convenant bien à tout type de profils. Pour créer, pour travailler, pour jouer ou regarder des vidéos en famille. Faire ses devoirs comme monter une vidéo perso, jouer et streamer en même temps, suivre des cours, créer des modèle en 3D pour les imprimer. Réaliser des brochures, retoucher des photos… Tout est possible. Avec juste plus de réactivité et de puissance que le modèle précédent.

MiniCrea by MiniMachines
Cela veut dire que la différence de prix entre les deux dernières machines offrira plus de possibilités et de performances mais également une plus grande durée de vie ainsi qu’une meilleure évolution dans le temps. Le MiniCréa, vous l’aurez compris, n’a pas pour vocation de concurrencer des configurations plus haut de gamme mais constitue une solution solide à un prix qui reste encore abordable.

MiniCrea by MiniMachines

Le MiniCréa chez TopAchat

 

sticker

Quelques détails pour finir. J’ai commandé des stickers que je fournirai à TopAchat pour les coller sur les configurations PC Minimachines. Malheureusement les délais sont longs et je ne les ai pas encore reçus+. Si vous achetez une solution en avance, TopAchat me donnera les éléments pour que je puisse vous faire parvenir le précieux sticker.

Les PC sont livrés en Kit et pour le moment, il n’est pas possible d’ajouter le montage avec ceux ci. L’atelier de TopAchat assure d’habitude un montage sous 7 à 10 jours en moyenne pour 49.90€. 69.90€ avec l’installation de Windows 10. Mais comme l’atelier a accumulé pas mal de retard avec une affluence record pendant le confinement et pas forcément toute latitude pour continuer à travailler correctement… Il faudra donc être patient pour pouvoir obtenir un PC monté. Au lancement, seuls des machines en kits seront disponibles.

Les machines présentées ici sont sujettes à des modifications techniques. A cause de pièces détachées en rupture ou des délais à rallonge. TopAchat me préviendra en cas de mouvement de pièce afin que je puisse donner mon aval d’un côté et rectifier ce billet de l’autre si nécessaire.

Tous les PC Minimachines ont une fenêtre pour voir leurs entrailles… Ce n’est pas vraiment un choix de ma part mais une conséquence de l’évolution du marché actuel ou de disponibilité de stocks. J’ai essayé de trouver des boîtiers sobres et efficaces… Ceux avec une fenêtre répondaient au mieux à ce besoin.

Des PC Minimachines chez TopAchat © MiniMachines.net. 2020.

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SpeedTest : Mètre Duka Small Q8

Par : Pierre Lecourt — 13 mai 2020 à 15:20

Le Duka Small Q8 est un mètre, un appareil pour mesurer les distances facilement. Il s’utilise de manière simple, en faisant parcourir à sa petite molette la surface de l’objet a mesurer.

Duka Small Q8

C’est un gadget assez pratique pour toute personne qui va chercher à bricoler, coudre, mesurer des distances et surtout les additionner ou les soustraire. Le Duka Small Q8 a cet avantage de pouvoir jouer avec les chiffres assez simplement. L’objet est livré dans une petite boite cartonnée et entièrement présenté en Chinois.

Duka Small Q8

A l’intérieur, bien protégé par une mousse très dense, on retrouve le mètre, une documentation (également en Chinois) et un petit câble USB. Rien d’extravagant mais une proposition sérieuse. 

Duka Small Q8

Une fois débarrassé de son film de protection, le Duka Small Q8 se présente comme un objet agréable et bien construit. Sa coque est en aluminium avec une finition brillante de chaque côté. Un petit relief sur la circonférence du produit permet une bonne prise en main. Il mesure 5.3 cm de diamètre pour 1.5 cm d’épaisseur. Il est assez gros pour être agréable à tenir en main et conviendra aussi bien aux gauchers qu’aux droitiers. Il pèse 35 grammes.

Duka Small Q8

Le mètre ne propose pas un ruban à déplier pour mesurer les distances mais une molette à faire rouler sur l’objet à mesurer. Crantée, réalisée dans une gomme solide, elle roule sur elle-même avec en se signalant par un petit égrenage qui marque sa progression, comme celle d’une molette de souris. Histoire de savoir si le mètre commence à patiner sur place.

Duka Small Q8

La batterie est arrivée totalement chargée et le constructeur indique que l’objet à une autonomie de 200 jours en veille et “3000 mètres” mesurés. Dans tous les cas, il sera possible de recharger l’appareil simplement avec le câble USB type-C fourni ou n’importe quel autre. 

Duka Small Q8

Le Duka Small Q8 affiche une lecture très simple des distances mesurées. Après avoir appuyé quelques secondes sur le gros bouton central, l’objet se réveille et propose des chiffres très lisibles. Chacun mesure 1.1 cm de haut sur 6 mm pour pouvoir être lu facilement. L’ensemble est très lumineux.  Au dessus de la mesure, on distingue d’autres informations comme l’état de la batterie, et à droite, l’activation du son1.

Duka Small Q8

En bas du dispositif, au dessus de la molette, une petite LED indique que l’appareil est en marche même si l’écran s’éteint au bout de quelques secondes d’inactivité. Cette LED clignote également quand la molette de mesure tourne pour signaler sa prise en compte. 

Enfin, le petit chiffre au dessus du grand est un rappel de mesures enregistrées en mémoire. Le Duka Small Q8 propose 10 mesures en mémoire que l’on peut enregistrer et appeler grâce aux boutons flèches droite et gauche. 

Le principal intérêt de l’objet est dans sa capacité à additionner facilement des distances en levant simplement la molette pour la reposer sur un autre objet à mesurer. Vous pouvez, par exemple, additionner les mètres de plinthes, de tissu ou toute autre que vous voulez mesurer en continu. L’objet rajoutera à la distance précédente la nouvelle mesure jusqu’à un maximum de 99 mètres.

Mais vous pouvez également soustraire des centimètres. Et c’est un des points les plus intéressants. Mesurer une distance en “gros” puis enlever des mesures plus précises au fur et a mesure. Pratique en couture, en menuiserie ou autre. Additionné aux fonctions en mémoire, il est ainsi très pratique de stocker dans l’appareil l’ensemble des éléments nécessaire à la réalisation d’un meuble ou d’un objet. Accumuler les longueurs de plinthe par exemple ou les mesures d’une personne pour qui on veut réaliser un vêtement. 

Duka Small Q8

La forme ronde de l’appareil pose évidemment un souci pour mesurer des distances avec un obstacle. Imaginez un plateau à poser devant une fenêtre, il est impossible de le mesurer totalement à cause de la forme du Duka. Heureusement, il existe plusieurs modes de mesures activables en appuyant sur les deux touches fléchées en simultané pendant plus d’une seconde. On pourra mesurer un objet avec un obstacle à droite, à gauche ou des deux côtés. Le Duka Small Q8 additionnant alors le diamètre de l’objet tenu à la verticale à la mesure de base. Il est également possible de mesurer des objets non plans, faire le tour d’un élément cylindrique par exemple : un tour de tête, de taille, le tissu d’une manche ou la courbe d’un fauteuil. Le fait que la molette suive n’importe quelle surface est un gros avantage pour mesurer des objets aux formes particulières ou dans des matières souples.

Duka Small Q8

Une dernière fonction intéressante est la possibilité de mesurer le diamètre d’un objet rond. L’ensemble de ces solutions de mesure en font un allié intéressant pour de nombreux bricolages. Pour ma part, avec un indispensable pied à coulisse, cela va devenir un des outils de ma panoplie de bricoleur orienté impression 3D et gravure laser. Mesurer en quelques secondes les dimensions d’un objet aux formes variées, estimer la taille à imprimer ou l’espace à graver sur des formes simples ou rondes. Extrapoler les agrandissements d’un objet à imprimer en prenant comme échelle la mesure d’objets existants.

Le Duka Small Q8 coûte en général une vingtaine d’euros et on le retrouve très régulièrement à moins de 16€ dans les bons plans.

SpeedTest : Mètre Duka Small Q8 © MiniMachines.net. 2020.

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Beelink GS-King X : une TV-Box qui joue au NAS

Par : Pierre Lecourt — 13 mai 2020 à 11:49

Le Beelink GS-King X est une nouveauté intéressante même si je ne suis pas sûr de sa totale pertinence pour le moment. La marque a mélangé un SoC ARM très performant et la possibilité de connecteur deux disques durs de 3.5″ SATA dans un grand boitier. Si il sera utile de proposer une telle capacité dans un engin connecté à votre téléviseur, son impact dans un salon ne sera pas aussi anodin que cela.

La TV-box Beelink GS-King X proposera un SoC Amlogic S922X-H, une solution déjà employée sur la GT-King Pro de la marque et qui emploie 6 coeurs composée de 4 Cortex-A73 à 1.8 GHz et deux Cortex-A53 à 1.9 GHz. L’ensemble est secondé par un chipset vidéo Mali-G52 et un VPU Amlogic Video Engine AVE-10. L’ensemble saura décompresser tout type de média vidéo avec des fonctions avancées en UltraHD comme les HDR10, HDR10+ ou Dolby Vision… Livré sous Android 9.0, le boitier est certicifé HDCP 2.2 et prend en charge les DRM Widevine L1. Il est associé à 4 Go de mémoire vive et propose un stockage interne de base de 64 Go de eMMC. Il sera possible d’étendre ce premier stockage grâce à un lecteur de cartes MicroSDXC.

Beelink GS-King X

Là où cette TV-Box se démarque, c’est donc dans la possibilité de lui greffer deux disques SATA 3.0 de 3.5″. Au vu des modèles actuels, Beelink estime que le GS-King X pourra accepter 2 disques de 8 To pour proposer 16 To de stockage interne. L’idée est excellente sur le papier mais pose rapidement quelques questions. La première étant son impact en terme de nuisances. Les TV-Box ont un milieu naturel généralement assez petit, celui d’un rayon de quelques mètres autour d’un téléviseur. On pourra toujours cacher du mieux possible ce gros boitier dans un meuble adapté pour ne pas l’avoir sous les yeux, il sera sans doute moins facile à occulter qu’une petite TV-Box habituelle. Mais surtout, la présence de deux disques dur 3.5″ générera un bruit lorsqu’il seront en fonctionnement. Bruit qui ne sera pas forcément trop important mais qu’il faudra gérer du mieux possible pour ne pas qu’il envahisse le salon.

La solution la plus pratique, la plus avantageuse et évidemment la plus chère que l’on retient habituellement quand on cherche ce genre de capacité pour du multimédia, consiste à employer un NAS d’un côté et une TV-Box de l’autre. Histoire de positionner le stockage dans un endroit différent du lieu où l’on profite de son contenu. Pour le moment nous n’avons aucune information concernant la possibilité de piloter les disques de manière plus avancée. L’idée de pouvoir piloter le Beelink GS-King X comme un NAS lui même serait bien entendu un avantage énorme mais je ne suis pas sûr du tout que cela soit possible un jour. Ni au lancement de la machine, ni avec une évolution future sous Android. Il est possible que l’engin passe un jour sous une distribution Linux, ce qui changerait la donne, mais parier sur ce point me parait fort acrobatique pour le moment.

Beelink GS-King X

Le reste de la machine est assez classique puisque on retrouve un Wifi5 et du Bluetooth, un unique port Ethernet Gigabit, deux ports USB 3.0 Type-A, des connecteurs audio 3.5 mm et une sortie optique S/PDIF ainsi qu’une sortie RCA 6.25 mm. Un connecteur HDMI 2.0b est présent pour piloter un flux UltraHD à 60 images par seconde tout en prenant en charge les formats HDR et le son Dolby et 7.1. L’engin sera livré avec une télécommande à fonction vocale pour piloter les contenus à la voix.

Prévu pour la fin du mois de Mai, le boitier Beelink GS-King X devrait coûter moins de 200$. La solution pourrait intéresser certains, ceux qui par exemple peuvent profiter d’un local technique permettant d’isoler facilement le boitier du reste de leur équipement multimédia. Il pourrait également trouver sa place dans d’autres lieux ou pour recycler de vieux disques durs 3.5″ comme stockage d’appoint. Le projet reste intéressant à suivre.

Source: AndroidPC.es

Beelink GS-King X : une TV-Box qui joue au NAS © MiniMachines.net. 2020.

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MNT Reform : l’ordinateur portable ouvert et modulaire

Par : Pierre Lecourt — 11 mai 2020 à 19:26

Le MNT Reform n’embarque pas de processeur Intel ou AMD, il n’est pas fourni sous Windows et, à vrai dire, il ne peut pas être commandé d’un clic de souris. C’est une autre optique de l’informatique qui est visée ici. Celle d’un outil totalement réapproprié par son utilisateur. 

MNT Reform

Le MNT Reform est une machine 100% Open Hardware, elle est conçue pour des gens qui veulent comprendre comment marche un outil informatique, comment c’est construit et quels rouages logiciels sont en jeu pour fonctionner. La machine pourra donc être démontée, modifiée et l’ensemble des éléments qui la constitue sont totalement documentés. Les schémas de conception et les pilotes sont accessibles, ce qui permettra de se servir de l’engin comme d’une base évolutive vers d’autres composants. Si à l’avenir vous voulez changer la batterie, faire évoluer son stockage ou augmenter ses performances, cela sera donc parfaitement possible.

MNT Reform

Sa batterie, par exemple, est constituée de 8 modules standardisés 18650 que l’on pourra modifier. Une solution qui apportera 5 heures d’usage à l’engin. Certains éléments n’étant pas possibles en Open Source, ils ont été contournés, c’est le cas du HDMI et du contrôleur de mémoire vive DDR4 par exemple.

MNT Reform

Autre point fort, le duo mémoire et processeur sont montés sur un port SoDIMM 200 broches totalement documenté. Puisque le coeur de la machine n’est pas soudé  à sa carte mère, il sera possible de le faire évoluer avec un nouveau module d’extension de son choix. Soit une solution maison pour les plus compétents, soit par une solution commercialisée dans le futur. D’autres éléments peuvent être choisis ou modifiés dans le futur comme la possibilité d’employer un classique pavé tactile ou un trackpad pour piloter le pointeur à l’écran.

MNT Reform

Autant de possibilités permettant d’adapter des modifications sur mesures pouvant convenir à des usages spécifiques. Le clavier est rétro éclairé et existe en QWERTY comme en AZERTY.

MNT Reform

Car il faut bien le dire, le rapport performances/prix de l’engin n’est pas bon. A son bord, on découvre un SoC NXP i.MX8MQ, une solution quadruple coeurs ARM Cortex-A53 identique à ce que l’on peut trouver dans des TV-Box entrée de gamme. Cette solution est associée à un chipset graphique Vivante GC700Lite et 4 Gigaoctets de mémoire vive. Des choix qui s’expliquent par la volonté de pouvoir partager les ressources et documentations des composants. Ce qui exclut des solutions plus haut de gamme pour le moment. Totalement passif, l’engin dissipe la chaleur dégagée par la puce ARM grâce à un simple radiateur en aluminium.

Des choix particuliers ont également été faits sur cette machine. Par exemple, elle ne propose ni webcam ni microphone par défaut. Une volonté qui s’explique par la possibilité d’ajouter ces composants via le support de l’USB facilement et protéger la vie privée par défaut. Le Wifi est disponible en option grâce à une classique carte d’extension MiniPCIe et le stockage pourra également être l’objet d’un choix. En PCIe M.2 NVMe ou en exploitant le lecteur de cartes SDXC intégré. 

MNT Reform

La connectique comprend trois ports USB 3.0 Type-A classiques ainsi que deux brochages USB 2.0 en interne. Un port Ethernet Gigabit est présent par défaut ainsi qu’une sortie HDMI et un jack audio stéréo 3.5 mm. Une paire d’enceintes stéréo est intégrée. 

MNT Reform

L’écran du MNT Reform est un 12.5″ en FullHD IPS non tactile connecté en eDP. Il propose également un petit écran secondaire OLED en 128 x 32 pixels qui informera l’utilisateur de messages concernant le fonctionnement de la machine. La charnière proposera une ouverture à 180°.

MNT Reform

Livré sous Debian, le 12.5″ proposera une foule d’autres choix logiciels compatibles ainsi que tous les logiciels classiques du monde linux de Gimp à LibreOffice en passant par Firefox.  Le châssis en aluminium mesure 29 cm de large pour 20.5 cm de profondeur et 4 cm d’épaisseur pour un poids global de 1.9 Kg. Des dimensions et un poids assez élevés pour un 12.5″ évidemment mais c’est la première conséquence de l’ouverture du dispositif.

La seconde est le prix de l’ensemble. Vendu en financement participatif, l’engin n’est vraiment pas donné au vu de ses composants embarqués. Un résultat logique au vu de la confidentialité de l’objet et des choix internes. 

1300$, c’est le prix du MNT Reform pré-monté et prêt à l’emploi. Pour 999$, vous pourrez recevoir le même engin en kit a monter vous même. Si le coeur vous en dit ou si vous voulez parfaitement adapter la machine à vos besoins, vous pourrez choisir le kit le moins cher. Pour 550$ vous  recevrez la carte mère de la machine ainsi que sa carte d’extension SoDIMM contenant le SoC ARM et la mémoire vive. Les autres éléments indispensables comme le bloc d’alimentation et le dissipateur en aluminium seront évidemment fournis. La livraison des portables devrait avoir lieu en Décembre. 

MNT Reform

Je ne pense pas que ce type de machine va convaincre le grand public mais uniquement séduire les gens déjà convaincus. Pour autant, et si ce n’est pas le premier engin du genre, je suis bien obligé de constater l’évolution notable de la qualité de ce type de proposition. Des bricolages tarabiscotés d’il y a quelques années, on est aujourd’hui sur des solutions assez haut de gamme et dont l’intégration est impressionnante. La carte mère de ce projet, par exemple, est tout à fait remarquable. Il en faut peu – et il s’agit probablement plus d’une question de financement que de compétences – pour proposer un engin totalement abouti et plus abordable.

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HP ThinPro : un linux HP maison pour client léger

Par : Pierre Lecourt — 11 mai 2020 à 15:26

L’idée n’est pas nouvelle puisqu’il s’agit d’une solution Linux intégrée sur une clé USB sur laquelle on pourra démarrer. La HP ThinPro Go est une clé USB 3.0 signée Kingston d’une capacité de 32 Go qui embarque un système d’exploitation Linux adapté sur mesure pour un usage de client léger. 

HP ThinPro Go

L’idée n’est pas nouvelle et comme beaucoup de solutions Linux, elle se base sur le fait qu’il est parfaitement possible d’exploiter un système de ce type sans installation. Le système fonctionnant sur la clé qui est choisie comme solution par le PC lors du démarrage. Les composants internes de la machine sont employés normalement par le système mais au lieu de se baser sur le stockage embarqué dans l’engin, c’est le stockage – et donc le système – de la clé qui est exploité.

HP ThinPro Go

Une fois démarré le HP Thinpro Go profite donc des performances de la machine mais se comporte sans affecter le stockage de son hôte. Il profitera de sa connexion internet, de son écran et de ses périphériques comme son clavier, sa souris et, éventuellement, son système d’impression.

Le but étant ici de retrouver un système adapté à vos besoins quelque soit le poste employé. En déplacement, avec une machine dans une autre langue, devant un PC ancien ou récent, votre univers sera toujours identique et pour peu que votre connexion vous permette de vous relier à un serveur maison, vous retrouverez toutes les fonctions de votre univers de travail habituel. Les prérequis matériels pour exploiter le HP ThinPro Go sont très légers : 2 Go de mémoire vive, et n’importe quel processeur x86… à condition tout de même d’employer une puce 64 bits. Reste que la clé est vendue 135$, ce qui n’est pas donné pour une solution 32 Go associée à un système Linux maison. 

HP mt22 Mobile Thin Client
HP proposera également un portable 14″ basique qui pourra travailler de pair avec la clé ou en solo. Le HP mt22 Mobile Thin Client sera mis en vente à 495$ ce mois de Mai. Il s’agit d’un portable en 1366 x 768 TN ou 1920 x 1080 en IPS construit autour d’une charnière s’ouvrant à 180% avec option tactile. Le processeur est un Celeron 5205U avec 8 Go de mémoire vive sur deux slots SoDIMM et un SSD de 128 Go M.2 au format SATA.

HP mt22 Mobile Thin ClientHP mt22 Mobile Thin Client

Il proposera une connectique assez complète avec un port HDMI 1.4b, un Ethernet gigabit, deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A, un USB 3.1 Type-C, deux ports USB 2.0 et un lecteur de cartes SDXC. La webcam proposée dispose d’un œilleton de sécurité et l’engin propose un Wifi5 et du Bluetooth 5.0.

HP mt22 Mobile Thin Client

Le clavier est rétro éclairé et résistant aux éclaboussures, le pavé tactile est compatible avec les gestes de Windows 10 et un détecteur d’empreintes est disponible. Le HP mt22 Mobile Thin Client propose plusieurs fonctions de sécurité comme l’authentification avant le boot de la machine et au démarrage, une solution TPM 2.0. Un module de restauration automatique de BIOS est également intégré. L’autonomie annoncée est de 13 heures avec une recharge de 50% en 30 minutes de connexion au secteur. 

HP mt22 Mobile Thin Client

Le HP mt22 Mobile Thin Client est livré sous Windows mais peut également être muni du système Linux HP ThinPro. Le même que celui de la clé USB sauf que votre portable pèse ici un bon kilo et 600 grammes. Il mesure 32.42 cm de large pour 23.77 cm de profondeur et 1.8 cm d’épaisseur.

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La Surface Go 2 passe à 10.5″ de diagonale et choisi le Core M3

Par : Pierre Lecourt — 6 mai 2020 à 16:44

Dans la famille Microsoft, la plus petite tablette était la Surface Go. Un engin de 10″ de diagonale équipée d’un processeur Intel Pentium. Ce coup d’essai de la marque vient d’être transformé avec un second modèle qui ajuste quelque peu les fondamentaux du précédent.

Surface Go 2

La diagonale de la Surface Go 2 évolue ainsi en passant à 10.5″ en réduisant largement les bordures de la tablette. Elle ne se retrouve pas au niveau de celles d’une Surface Pro X mais semblent un peu moins anachroniques sur le marché. Il faut dire qu’en deux ans, car cela fait deux ans que la première Go est sortie, de l’eauctet a coulé sous les ponts et que désormais la totalité du marché a choisi de proposer des bordures ultrafines.

Microsoft n’a cependant pas cédé à toutes les autres modes et conserve une de ses particularités d’affichage. L’écran 10.5″ garde le même ratio 3:2 que les autres solutions de la marque. Sans céder à la mode générale du 16:9. Si la définition est assez classique avec un 1920 x 1280 pixels, la diagonale s’oriente donc dans un usage de consultation plus orienté bureautique que multimédia. La résolution est très correcte pour un engin de ce type, l’écran affiche ainsi 220 points par pouce.

L’autre poste qui évolue grandement est celui du moteur embarqué. Le modèle de base de la Surface Go 2 est toujours un Pentium Gold qui passe au 4425Y. Une puce double coeur et quadruple threads tournant à 1.7 Ghz avec 2 Mo de mémoire cache sur un TDP de 6 watts. Cette puce propose un circuit Intel UHD 615 suffisant pour piloter ce type d’affichage confortablement. Il est accompagné de 4 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage eMMC pour un prix de vente annoncé de 399$. Une seconde version en 8/128 Go SSD sera également disponible en version Pentium pour 549$.

Surface Go 2

Mais Microsoft a également choisi de proposer un processeur Intel1 de huitième génération avec un Core m3-8100Y. Une solution un peu plus musclée avec toujours 2 coeurs et 4 Threads mais sur des fréquences oscillant de 1.1 à 3.4 Ghz pour un TDP de 5 Watts. Ici le cache est doublé avec 4 Mo et le circuit graphique est le même. Ce second modèle proposera 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage SSD pour un prix de 629$. Ces versions en Wifi6 et Bluetooth 5.0 seront accompagnées de modèles 4G équipés uniquement en Core M3. Comptez 729$ pour la version 8/128 Go SSD et 879$ pour un modèle 8/256 Go SSD. A noter que l’ensemble des Surface Go 2 disposent d’un lecteur de cartes MicroSDXC rapide pour étendre facilement le stockage interne qui sera, quant  à lui, impossible à modifier. 

Deux webcams classiques seront disponibles avec un modèle 5 MP en avant et un 8 MP en arrière. Un double microphone sera présent ainsi qu’une solution de haut parleurs stéréo Dolby Audio Premium. Les tablettes mesureront 24.5 cm de large pur 17.5 cm de haut et 8.3 mm d’épaisseur. Leur poids sera de 544 grammes pour la version Wifi et 553 grammes pour les modèles 4G.

Des tarifs qui ne prennent pas en compte les protections “Cover” dédiées qui seront vendues 99$. Les accessoires de Surface Go seront compatibles avec la Surface Go 2 qui reprend le même connecteur que la gamme précédente. Microsoft profitant de l’occasion présentée par cette période trouble pour proposer un nouvel accessoire à sa panoplie avec un petit micro à brancher sur le port USB Type-C de la tablette. Un ajout sympathique pour améliorer votre relation vidéo-projetée.

Dernière évolution notable, l’autonomie de l’engin qui passe désormais à 10 heures d’usage. Un batterie plus imposante et une baisse globale de la consommation de la machine permettant d’arriver à ce score.

La gamme de Surface Go 2 est attendue à partir du 12 Mai prochain en France et dans le reste de l’Europe. Une date de sortie qui semble suivre un planning établi de longue date, la situation actuelle n’étant globalement pas propice à la commercialisation de produits pensés avant tout pour la… mobilité.

La Surface Go 2 passe à 10.5″ de diagonale et choisi le Core M3 © MiniMachines.net. 2020.

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Windows 10X sortira d’abord sur des machines mono écran

Par : Pierre Lecourt — 5 mai 2020 à 13:13

La présentation de Windows 10X mettait l’accent sur de nouveaux dispositifs et en particulier le Surface Neo. Des machines proposant un double affichage pour un système qui serait pensé pour piloter ces deux écrans. Non pas dans une simple idée de gestion de ces écrans mais bien dans l’orchestration même des données à afficher. Microsoft anticipait alors un scénario de déploiement conjoint de machines de ce type et de son système pour cette année.

L’éditeur ne pouvait pas imaginer l’impact de la pandémie de Covid-19 sur le monde et les effets qu’aurait le virus sur son propre écosystème. Aujourd’hui Panos Panay, le Chief Product Officer de Microsoft, annonce que le calendrier va être un petit peu chamboulé.

Quand en Octobre dernier Microsoft dévoilait ses Surface Neo et Windows 10X, le monde allait très bien, le calendrier de production n’était pas impacté par un microscopique virus et la prévision d’alors était de sortir un produit comme sait le faire Microsoft. Avec une énorme campagne média développée autour d’une partie logicielle et d’une partie matérielle. Si le Surface Neo était évidemment un des objectifs de la marque pour 2020, le reste de ses partenaires étaient également en lice. On imagine mal Microsoft lancer un Windows uniquement pour lui même. La sortie simultanée de nombreux appareils exploitant les nouveautés de ce système semble indispensable à sa réussite. L’éditeur convie toujours ses nombreux partenaires sur scène pour ses lancements, histoire de montrer la large adoption de ses solutions par l’industrie.

Mais là, patatras, Covid-19 est passé par là. De nombreux constructeurs souffrent grandement des impacts de cette pandémie. Usines à l’arrêt, magasins fermés, livraisons compliquées, personnel impacté et toute la chaîne de production plus ou moins grippée à différentes étapes et différents moments. Les ventes sont en baisse, la production est compliquée, le marché va mal. 2020 ne semble pas vraiment le bon moment pour lancer des nouveautés. Au contraire, de nombreux utilisateurs découvrent le télétravail et ses implications. Beaucoup s’appuyaient sur les infrastructures de leur lieu de travail, ne trouvant pas forcément un intérêt à investir dans un nouvel ordinateur personnel. Une majorité s’est rendu compte de la nécessité de posséder un ordinateur classique, bien équipé et rapide pour répondre aux besoins de leur entreprise. On avait déjà des doutes quand au report de la Surface Neo pour 2021, ils se concrétisent désormais.

Surface Neo

2020 semble donc être le pire moment pour sortir une solution comme le Surface Neo avant tout pensée pour la mobilité. Cet engin double écran fait l’impasse sur le clavier pour proposer un affichage étendu. L’idée peut paraître géniale quand on voyage toute la journée et que l’on ne cherche qu’à afficher des données et écrire quelques mails, c’est une autre histoire quand il faut jongler avec plusieurs programmes et produire du contenu. Le retour à une solution plus terre à terre de clavier physique parait alors autrement indispensable que l’idée gadget rigolote du double affichage ? Microsoft en est conscient et la marque proposera en option un petit clavier magnétique à poser sur un des deux écrans de la solution.

Microsoft Surface Neo
Panos Panay explique que Windows 10X a été développé pour être flexible et que par conséquent il pourrait s’adapter parfaitement à une solution à simple écran classique tout en trouvant évidemment sa place dans les solutions double écrans déjà existantes. Je pense aux machines comme les Asus ROG Zephyrus Duo 15 GX550 ou les Zenbooks Duo qui pourraient accueillir Windows 10X sans problèmes.

ROG Zephyrus Duo 15 GX550

La nouvelle mouture du système d’exploitation sera donc déployée en 2020 mais sur des machines à simple écran. Des engins plus à même de répondre aux nouveaux besoins de la planète : De la productivité avant tout et des fonctions annexes comme la vidéo conférence qui semble enfin être prise en compte par les constructeurs. 

Windows 10X sera plus sécurisé avec des applications lancées dans des containers indépendants et que Microsoft veut étanches au système. Il sera compatible avec toutes sortes d’applications, aussi bien celles  issues du Windows Store, que celles prévues pour la plateforme UWP et les traditionnelles solutions Win32 nonobstant quelques restrictions.

Le système proposera également des fonctions nouvelles avec, en particulier, un nouveau système de menu démarrer, une approche différente des réglages de la machine, un nouveau gestionnaire de fichiers. C’est également la promesse d’une gestion différente des mises à jour avec la prise en charge de ces opérations en tâche de fond au fil de l’eau et non pas quand vous éteignez ou démarrez votre machine. L’idée étant de ne pas se retrouver avec un engin ultraportable et réactif mais qui mettrait 2 minutes à démarrer au moment où vous  en avez besoin pour une mise à jour…

Microsoft Surface Neo

Ce revirement de situation autour du double écran est assez amusant. Le marché informatique actuel a largement perdu de vue les usages réels de l’informatique. Les machines double écran ne s’adressent pas à des gens qui produisent du contenu mais plutôt à d’autres qui vont en faire la représentation ou l’usage. Aucun programmeur, aucun rédacteur, ne troquerait son clavier physique pour un clavier tactile. La cible de Microsoft pour ces nouveaux appareils semble être la même que celle que visent Google et Apple avec leurs smartphones. Non pas que les smartphones soient incapables de produire quoique ce soit, mais on imagine mal une thèse rédigée sur un clavier tactile. Comme on imaginera mal un responsable système administrer efficacement un réseau avec un surface Neo sans son clavier physique additionnel.

L’autre cible de ces engins est évidemment celle des amoureux de ces technologies. Des gens qui possèdent déjà un ou plusieurs PC et qui voient dans ces nouveautés des extensions de ceux-ci. Pas sûr que le monde de demain soit aussi friand de ces dépenses secondaires. Il faudra du temps pour que le marché retrouve l’aisance de ces investissements difficilement justifiables dans un processus d’usage concret. Si on imagine bien l’intérêt de ce type d’engin pour des métiers de terrain, il semble au final qu’un simple smartphone – c’est à dire la situation utilisée aujourd’hui par ces mêmes métiers – puisse suffire.

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Minisforum S40 : une clé PC capable de piloter deux écrans

Par : Pierre Lecourt — 4 mai 2020 à 12:46

Le Minisforum S40 est une nouveauté sur un marché totalement abandonné des clé-PC. La formule ne change pas la donne en terme de performances et cette nouvelle solution n’apportera pas de possibilités renversantes. Avec un Celeron N4000, ce nouvel engin sera même moins capable que les solutions d’Intel sous Core M3-6Y30 en terme de calcul. Là, où l’objet change la donne, c’est dans sa capacité à gérer deux écrans.

Minisforum S40

Le Minisforum S40 propose en effet un port HDMI 2.0 mâle d’un côté, de manière très classique pour ces appareils, mais également une seconde sortie vidéo au format MiniDisplayPort. Avec son Celeron N4000, l’objet pourra donc piloter deux écrans et afficher chacun d’eux en UltraHD à 60 Hz. On imagine l’usage de tels engins en affichage numérique. Ce petit objet pouvant être alimenté via un port USB Type-C, il sera facile d’imaginer une solution autonome capable de piloter un signal sur deux écrans en simultané.

Minisforum S40

Cela peut être une solution adaptée à divers usages de présentation : beaucoup de scénarios sont possibles. Du simple écran piloté par la clé, collé facilement au dos de celui-ci par un adhésif double face. Jusqu’au PC de “faux-plafond” qui ira se connecter à deux écrans affichant des données distribuées en Wifi ou via Ethernet. La clé Minisforum S40 peut également être imaginée comme une solution de déplacement pour des présentations. Avec un simple appareil de ce genre, on peut piloter un vidéoprojecteur et un écran de contrôle facilement. Cela peut également être un PC idéal par ses dimensions pour piloter un vidéo projecteur accroché au plafond par exemple. L’objet peut également se comporter comme un ordinateur ultracompact tout à fait standard pour divers usages même si ses performances ne seront pas extraordinaires. 

Minisforum S40

 A l’intérieur de la petite clé, on retrouve donc un Celeron N4000 de la gamme Gemini Lake d’Intel. Cette puce double coeurs est sortie en 2017 et propose des fréquences allant de 1.1 à 2.6 GHz. Elle embarque 4 Mo de cache, un circuit graphique UHD 600 et fonctionne dans un TDP de 6 watts. L’objet propose donc une solution de dissipation assez complète avec un radiateur venant coiffer les composants et un petit ventilateur pour les maintenir au frais. Ce n’est pas le processeur le plus rapide du marché, loin de là, mais il est tout à fait apte à piloter des travaux bureautiques comme du multimédia. Les deux flux UltraHD indépendants que suppose l’usage de ce type de dispositif ne lui font, par exemple, pas peur.

Minisforum S40

Associé à cette puce on retrouve 4 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage eMMC. Assez pour les usages pré-cités. Le Minisforum S40 propose également un module Wifi5, du Bluetooth 5.0 et une connectique basique qui commence par un lecteur de cartes MicroSD pour pouvoir étendre les capacités de stockage de l’appareil. Un port USB 2.0 Type-A est intégré et un port USB 3.0 Type-A est également présent, il permettra de connecter un adaptateur Ethernet Gigabit au besoin. Un port antivol Kensington Lock est également disponible pour sécuriser la clé. Le tout dans un format de 13.3 cm sur 4.6 cm pour un poids de 300 grammes.

Minisforum S40

La clé est proposée à 175.31€ “avec” Windows 10 Pro. Je ne sais pas si ce Windows est une pré-installation à valider avec une licence ou une licence complète et déjà validée en OEM. Minisforum n’est pas un fabricant de PC mais une de ces marque qui collent leur logo sur les appareils qu’ils distribuent. Il est donc possible que ce nouveau design de clé-PC débarque chez d’autres constructeurs, à terme.

Source : AndroidPC.es

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Intel reprend la main sur ses pilotes graphiques

Par : Pierre Lecourt — 1 mai 2020 à 20:09

Lorsque vous achetez un PC signé par une marque comme Lenovo, Dell, Acer ou HP, il arrive assez souvent que les pilotes Intel de la partie graphique soient modifiés par le constructeur. Certains ne font que remplacer le logo d’Intel par le leur, d’autres intègrent le pilote dans une suite et maquille le tout avec des jolis écrans coordonnés avec leurs interfaces.

Intel UHD

Intel va proposer de nouveaux pilotes pour Windows 10 qui permettront de fonctionner de manière beaucoup plus transparente. Les constructeurs pourront continuer à proposer leurs interfaces mais les utilisateurs pourront choisir de basculer vers les pilotes d’Intel directement. L’idée étant pour Intel de court-circuiter les délais des constructeurs en matière de développement.

Pour Intel qui s’apprête à proposer de nouveaux circuit Xe, dépendre du bon vouloir d’un constructeur pour pousser des pilotes mis à jour vers les utilisateurs finaux devient un handicap. Certains constructeurs traînent un peu à mettre à jour leurs solutions maison, ce qui empêche Intel de pouvoir proposer des mises à jour contextuelles comme le font Nvidia ou AMD. Pour optimiser un pilote afin d’accélérer un jeu qui vient de sortir par exemple.

Par exemple, les derniers pilotes 26.20.100.8141 de la marque proposent une optimisation pour les jeux Gears Tactics et XCOM: Chimera Squad pour les puces Intel Iris Plus.

Cette fonctionnalité concernera tous les circuits graphiques issus des puces Intel à partir de la sixième génération datant de 2015 pour les machines sous Windows 10  à partir de la version 1709 datant de 2017.

Source : Windowscentral

Intel reprend la main sur ses pilotes graphiques © MiniMachines.net. 2020.

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Intel Comet Lake S, une nouvelle gamme de puces 10e Gen

Par : Pierre Lecourt — 30 avril 2020 à 18:15

Il va sans dire que l’on ne trouvera pas de puces Intel Comet Lake S de 128 Watts dans les solutions les plus minimalistes mais on pourrait les voir fleurir dans des compositions MiniTour haut de gamme en MiniITX et en MicroATX. Pour le reste, ces puces vont petit à petit peupler tout l’écosystème habituel du marché : du NUC aux machines de bureau classiques. Il est donc intéressant de s’attarder quelque peu sur cette nouvelle proposition qui fait suite aux Comet Lake H lancés début avril.

Comet Lake S

Cette gamme de puces Comet Lake S a beau faire partie de la dixième génération de puces Core d’Intel, elle reste néanmoins gravée en 14 nanomètres dans une version optimisée “++” du processus. Le passage vers cette finesse de gravure n’est donc pas au programme et le fondeur a usé d’autres ressources pour proposer des performances plus musclées.

Avec des processeurs proposant jusqu’à 10 coeurs et 20 threads et des fréquences pouvant atteindre gentiment les 5.3 GHz sur de courtes périodes, ce sont des monstres que la marque met a destination du “grand public”. Je colle des guillemets autour de grand public parce que si les puces les plus violentes seront sur le catalogue du fondeur, leur tarif et les équipements accessoires nécessaire pour les faire fonctionner correctement ne seront franchement pas à la portée de toutes les bourses.

Comet Lake S DIE

Mais face à un AMD qui a désormais saisi les derniers barreaux de l’échelle niveau performances, il est nécessaire pour Intel de sortir le grand jeu et donc de décupler ses ressources. La marque indique qu’en terme de performances ses Comet Lake S proposeront 12% de gain en édition vidéo et jusqu’à 18% en plus pour la gestion de matériel UltraHD par rapport à la neuvième génération.

Comet Lake S

La comparaison faite avec les PC de plus de 3 ans a finalement du sens. On imagine mal un utilisateur ayant acheté un processeur Intel core Gen9 passer à cette version. Une machine d’il y a 3 ans qu’on voudrait remplacer offrira donc de vrais gains en jouabilité, confort et productivité.

Les circuits graphiques sont toujours des Intel UHD 630, la marque n’a pas encore sauté le pas de ses solutions Intel Xe et a semble t-il économisé de l’espace en n’intégrant pas des puces Iris Plus. L’idée étant probablement que cette gamme de processeurs sera le plus souvent secondée par un circuit externe. Les références estampillées avec un F dans leur dénomination sont dépourvues de tout circuit graphique.

Comet Lake SComet Lake SComet Lake S

Les Core i3 ont désormais droit aux fonction d’HyperThreading pour augmenter leurs performances. Le passage au TurboBoost 3.0 est acté et d’autres postes évoluent. La gestion du réseau, par exemple, avec un Ethernet plus rapide. La mémoire vive peut également évoluer jusqu’à la DDR4-2933 sur certaines déclinaisons de puces. Le gain en fréquence est à lire avec un petit manuel. Par exemple les 5.3 GHz annoncés sont possible grâce à la fonction Thermal Velocity Boost. Une solution qui permet effectivement d’atteindre cette fréquence mais sur  des périodes très courtes et sur un seul coeur.

Comet Lake S

Pour calculer très vite un élément. Le reste du temps le processeur le plus rapide fonctionnera au maximum à 4.8 GHz quand tous les coeurs seront actifs. Et cela tant que la température relevée dans le processeur sera acceptable. Au delà, les fréquences seront bridées.

Bref, plus de muscles, plus de possibilités, des évolutions de fréquences et une meilleure dissipation de chaleur. Les promesses d’Intel sont nombreuses. Il faudra juger les machines sur pièces pour estampiller cette gamme comme un futur grand cru ou non. En attendant la nouvelle génération de cartes pour les  accueillir avec les chipsets Z490, B460 et H410 et leurs tarifs, difficile d’évaluer vraiment l’impact de cette sortie sur le marché.

Intel Comet Lake S, une nouvelle gamme de puces 10e Gen © MiniMachines.net. 2020.

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Intel appuie sur le 10 nano et promet plus de 50 machines Tiger Lake

Par : Pierre Lecourt — 26 avril 2020 à 12:29

Il y a deux manières de prendre cette annonce et les deux ne sont pas incompatibles. D’un côté, on peut noter qu’Intel va accélérer la cadence pour la production de ses puces Tiger Lake cette année. Fournir de quoi livrer 50 types de machines différents à ses partenaires n’est pas anodin. Cela signifie un début de production important.


Tiger Lake
Les processeurs Tiger Lake sont les premiers à intégrer les nouveaux circuits graphiques dérivés des solutions Xe de la marque. Brisant avec les traditionnelles solutions maison. Une évolution censée leur apporter plus de fonctionnalités et de capacités si l’on en croit les annonces et les démonstrations de la marque. Au passage, ce seront des puces qui emploieront la solution 10nm+ d’Intel, une version optimisée de son processus de fabrication. Moins énergivores et moins chaudes, ces nouvelles solutions permettront également de concevoir des carte-mères ultra minimalistes qui devraient entraîner de nouveaux bouleversements en terme de design.

Tiger Lake

Une carte mère Tiger Lake

On parle beaucoup de solutions double écrans mais on pourrait également voir se profiler d’autres choix chez les constructeurs. En particulier, des solutions profitant au maximum de l’espace disponible dans le châssis pour proposer une énorme batterie et augmenter d’autant l’autonomie. L’autre pendant de cette solution étant évidemment le retour à des designs fins et légers sur des diagonales moins utilisées en ce moment comme les 11.6″ ou, on peut rêver, de nouveaux 10″ à bordures fines.

Tiger Lake devrait également être le signal du lancement de Thunderbolt 4, ce qui autorisera de nouvelles manières de concevoir des machines ultramobiles avec un dock pratique.

Cela veut dire également que la gamme de processeurs Tiger Lake-U au TDP de 28 Watts serait bien en route pour dévoiler les futurs NUC11 Performances “Panther Canyon” ou les fameux NUC11 Extreme “Phantom Canyon” à destination des joueurs qui viendraient s’associer aux solutions Hades Canyon actuelles.

Cette embellie de la production de puces 10 nano chez Intel trouve d’ailleurs un écho récent avec une autre annonce de Bob Swann indiquant que la marque devrait lancer sur le marché son premier Xeon construit en 10 nanomètres – sous processeur Ice Lake – d’ici la fin de l’année.

Ryzen

Mais cette annonce peut également se lire autrement. On peut voir ici un Bob Swan agiter un drapeau Intel pour signaler que la marque va innover d’ici la fin de l’année. Lancer des puces plus rapides sur le marché et ainsi retrouver un peu de couleur face aux annonces d’AMD. C’est sur le terrain particulier de l’ultra mobilité que la marque peut le mieux s’en sortir. Ses puces promettent des designs ultra fins et peu gourmands avec un accès à des fonctionnalités remarquables. Mais sur le terrain de la performance, les solutions sous Ryzen mobiles commencent à faire une ombre importante au constructeur. Signaler au public qu’Intel va innover et se renouveler en 2020 est donc un bon moyen de faire patienter.

Intel appuie sur le 10 nano et promet plus de 50 machines Tiger Lake © MiniMachines.net. 2020.

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Xiaomi Mi 1S : Une trottinette électrique plus abordable que la M365 Pro

Par : Pierre Lecourt — 25 avril 2020 à 13:06

Si en ces moments de confinement le recours aux trottinettes électriques est plus rare, cela n’empêche pas les fabricants de continuer à plancher sur de nouveaux modèles. La Xiaomi Mi 1S vient d’être annoncée et semble avoir été pensée pour se situer à mi chemin des offres de la marque.

Xiaomi Mi 1S

Au commencement fut la Xiaomi M365, une trottinette électrique agréable et efficace qui a purement et simplement rendu ce type de véhicule populaire en France comme dans beaucoup d’autres pays. Puis, face à une concurrence plus acharnée, le constructeur  a lancé la M365 Pro, une version plus musclée et revisitée de la première qui, bien que plus chère, proposait beaucoup plus de performances et d’autonomie.

Malheureusement, les lois de la physique étant ce qu’elles sont – et particulièrement têtues – cette augmentation de capacité de la Pro ont rimé avec une augmentation importante de poids et de tarif qui n’ont pas séduit tout le monde. La marque a décidé de positionner un troisième modèle entre ses deux premières créations et lance ainsi la Xiaomi Mi 1S comme une alternative sur le marché.

Xiaomi Mi 1S
La Xiaomi Mi 1S est plus légère, et pas qu’un peu, que la M365 Pro. 12.5 Kg contre 14.2 Kg pour la Pro. Cette différence fait beaucoup sur un véhicule de ce type. On aura moins de mal à la porter sur un court trajet, descendre une volée de marches, grimper sur une piste cyclable sur trottoir ou simplement la hisser dans son coffre. Elle fait le même poids et propose le même encombrement que la Xiaomi M365 d’origine. 108 cm de long pour 43 cm de large et 114 cm de haut. 

La structure de l’engin est réalisée en aluminium haut de gamme, ce qui permet de réduire le poids global de la solution. On retrouve des roues de 8.5″ toujours munies d’une chambre à air gonflable pour absorber les chocs.

Xiaomi Mi 1S

Le moteur est le même que celui de la M365, une solution 250 Watts capable d’atteindre 500 watts de puissance maximale là où la version Pro est un 300/600W. La batterie est une 280 Wh comme sur la première M365. Xiaomi promet la même autonomie d’ailleurs, 30 Km avec une seule charge. La Mi 1S est prévue pour franchir des montées de 14° maximum.

Xiaomi Mi 1S

Par contre, l’électronique ressemble beaucoup plus à la version Pro qu’à la M365 : On retrouve le panneau supérieur de l’engin avec un vrai compteur de vitesse et un affichage clair du mode de conduite. On retrouvera  les trois propositions de la Pro (contre les 2 modes de la M365). Un mode Eco limité à 15 Km/H, un mode standard à 20 Km/H et un mode sport à 25 Km/h. Ces modes sont surtout nécessaires pour optimiser l’endurance de la batterie embarquée. La charge complète de la batterie se fera en 5 heures.

Le freinage ne change pas : une poignée de frein agit différemment sur les deux roues avec un frein à disque à l’arrière et un frein moteur sur la roue avant. Ce frein moteur permet de recharger théoriquement la batterie de la solution, en pratique je n’ai jamais trouvé cela vraiment très efficace et les quelques pourcentages gagnés sont anecdotiques. Par contre, activer cette fonction semble proposer un meilleur freinage, ce qui n’est pas négligeable. Le nouveau modèle promet la même distance de freinage maximale de 4 mètres… ce qui en pratique n’est pas toujours vrai quand on charge la trottinette au maximum et que l’on se retrouve à 25 Km/h. Le poids maximal que l’engin peut supporter est toujours de 100 Kg. 

Xiaomi Mi 1S

On signalera son approche avec toujours la même petite sonnette permettant au passage de bloquer la trottinette lorsqu’on voudra la plier. Le système de pliage ne change pas avec, encore, le fameux loquet de sécurité de la marque. Un phare LED avant éclairera votre trajet et vous signalera aux autres conducteurs, une LED rouge à l’arrière s’illuminera en permanence quand le phare sera allumé et signalera également vos coups de frein par  une surbrillance quand vous serrerez la poignée. La béquille est évidemment toujours présente.

Le véhicule est à la norme IP54, il pourra donc circuler sous la pluie et dans le sable mais il faudra éviter de la nettoyer avec un jet d’eau haute pression. Elle profitera de l’application MiHome pour afficher des informations techniques sur son état de santé : le nombre de kilomètres parcourus, l’état de la batterie et autres.

Xiaomi Mi 1S

Bref, vous l’aurez compris, la Xiaomi Mi 1S est une M365 qui a évolué en reprenant certains des éléments de la M365 Pro. Il ne serait pas étonnant de voir la M365 tirer sa révérence dans les mois à venir pour se voir remplacer par ce nouveau modèle mis à jour. La concurrence a été rude sur le secteur et le moindre modèle entrée de gamme dispose désormais d’un compteur de vitesse sur le guidon. Continuer à commercialiser la version d’origine qui en est dépourvue semble désormais plus difficile. 

M365Mi 1SM365 Pro
Max 25 Km/hMax 25 Km/hMax 25 Km/h
2 vitesses3 vitesses3 vitesses
30 Km max30 Km max45 Km max
Pente 14°Pente 14°Pente 20°
12.5 Kg12.5 Kg14.2 Kg
Charge 100 KgCharge 100 KgCharge 100 Kg
Batterie 280 WhBatterie 280 WhBatterie 474 Wh
temps de charge 5Htemps de charge 5Htemps de charge 8.5H
Moteur 250/500WMoteur 250/500WMoteur 300/600W
Roues 8.5" chambre à airRoues 8.5" chambre à airRoues 8.5" chambre à air
Frein disque et magnétiqueFrein disque et magnétiqueFrein disque et magnétique
Pas de compteurCompteur vitesseCompteur vitesse
Prix France : 349€ Prix France : ?Prix France : 449€
Prix Chine : 1999 YuansPrix Chine : 1999 YuansPrix Chine : 2799 Yuans

La bonne nouvelle vient du nouveau tarif de l’engin, elle est proposée en Chine pour 1999 Yuans soit environ 260€. Un tarif qui correspond à une commercialisation locale et en direct par les magasins de la marque. Ce fût également le prix des M365 d’origine que l’on a retrouvé chez nous à… 349€. Honnêtement, je doute que l’on trouve la trottinette à un prix différent de ce qu’a pu proposer la marque avec son premier modèle.

Xiaomi Mi 1S : Une trottinette électrique plus abordable que la M365 Pro © MiniMachines.net. 2020.

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Lenovo va proposer des portables sous Fedora Linux

Par : Pierre Lecourt — 25 avril 2020 à 11:32

Une sélection de portables Lenovo dans la gamme Thinkpad devraient être disponibles sous Fedora Workstation. Une nouvelle collection qui débuterait par la sortie de trois modèles distincts et qui viserait avant tout un marché professionnel.

La sortie de ces modèles avec une distribution Fedora pré-installée est un programme pilote destiné à évaluer la pertinence de telles propositions sur le marché. Trois PC de travail sont prévus pour le lancement : Le Lenovo ThinkPad P1 Gen 2, le Lenovo ThinkPad P53 et enfin le Lenovo ThinkPad X1 Gen 8. Il s’agit de Stations de travail professionnelles et non pas vraiment de PC grand public.  Si le programme fonctionne, le constructeur envisagera de proposer plus de modèles dans le futur.

ThinkPad P1 Gen 2

C’est un gros changement de politique pour Lenovo et c’est surtout un point très appréciable pour les utilisateurs de Linux. Cela signifie que le constructeur va proposer et suivre l’ensemble des pilotes nécessaires pour utiliser une distribution Linux pour ses machines : Carte mère, chipsets variés, tous devront pouvoir prendre en charge le système. Tous seront sûrement mis à disposition par Lenovo sur son site. Ce qui évitera à l’utilisateur de Linux de devoir aller fouiller sur les pages de chaque constructeur à la recherche d’un pilote audio, d’un pilote Wifi ou d’un driver Bluetooth.

Lenovo rejoint donc Dell dans la short-list des grands constructeurs à proposer des machines sous Linux en sortie d’usine. Il rejoint Dell qui propose depuis quelques années des machines sous Ubuntu. D’autres constructeurs, de plus petit calibre, proposent ce genre de machines depuis quelques années. Purism et System76 aux US ou Ekimia en France par exemple. 

Avec la sortie de Fedora 32 pour la fin du mois, c’est un bon coup de projecteur de la part de la marque pour le système Linux. Et une preuve de la demande de professionnels de solutions sous ce type de système.

Source : Fedoramagazine (Merci à Gilles pour l’info)

Lenovo va proposer des portables sous Fedora Linux © MiniMachines.net. 2020.

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FSP lance une alimentation FSP500-30AS pour les NUC Compute Element

Par : Pierre Lecourt — 21 avril 2020 à 18:05

L’écosystème des Intel NUC Compute Element s’agrandit avec de nouveaux acteurs. Après les fabricants de boîtiers, c’est au tour des fabricants d’alimentations de se pencher sur ce nouveaux projet. La FSP500-30AS ou FSP Flex ATX 500 W 80 Plus Platinum NUC est une alimentation de 500 watts spécifiquement conçue pour les nouveaux formats de Next Unit of Computing.

Cette alimentation FSP500-30AS est conçue pour être pilotée finement par le système qu’elle alimente. Avec une communication complète entre l’alimentation et le système, ce dernier peut ajuster les entrées dont il a besoin. La machine peut aller jusqu’à modifier la vitesse de fonctionnement du ventilateur de l’alimentation pour éviter des bruits parasites. L’idée étant de piloter l’engin dans un fonctionnement le plus optimal possible en terme de bruit et de consommation, notamment pendant les périodes de veille. Tout cela se règle au travers de d’un programme qui pilotera les besoins poste par poste. Evidemment, le système de protection de la FSP pourra reprendre le dessus si un utilisateur allait à l’encontre de la propre protection du système. En cas de besoins électriques plus importants que ceux voulus par un réglage trop zélé ou si la chauffe de l’alimentation devenait trop importante suite à un changement de température extérieure par exemple.

NUC Ghost Canyon

Une carte Intel NUC Compute Element

C’est d’ailleurs cette alimentation qui équipe les machines d’Intel, ses NUC Ghost Canyon sont livrés par défaut avec ce modèle signé FSP. Le fait que la marque commercialise ce type d’alimentation au grand public est une excellente nouvelle pour tous ceux intéressés par la solution NUC Compute Element vendue sous forme de carte. Que ce soient des particuliers ou des professionnels mais également des industriels. Tous pourront intégrer la carte-mère dans un format de leur choix, ajouter une carte de base pour pouvoir jumeler l’offre d’Intel à une carte fille si besoin et intégrer le tout dans le châssis de leur choix. Pour un pro, cela peut être une simple feuille de tôle pliée pour accepter le système dans un mobilier ou une machine. Pour un particulier, cela ouvre d’énormes possibilités d’intégration.

NUC Ghost Canyon

C’est cette FSP500-30AS qui équipe les NUC Ghost Canyon avec ses alimentations

Intel va distribuer ces cartes sous plusieurs formes. En Barebones avec les MiniPC Ghost Canyon, mais également comme un nouveau format de carte mère sur lesquelles on greffera stockage et mémoire vive au même titre qu’une carte ATX classique. Pour ces dernières, il faudra forcément une alimentation et on pourra la trouver avec des marques créatrices de boîtiers sur mesures comme Cooler Master avec son NC100 ou Akasa avec son Venom. Ou faire appel à des fabricants classiques pour alimenter ses propres designs.

Le fabricant indique que la FSP500-30AS bénéficie d’une excellente dissipation thermique et ne fait que très peu de bruit en fonctionnement. Avec moins de 30 DB à 60% de charge et 40 dB au maximum de ses capacités, elle est assez performante pour prendre en charge des cartes graphiques gourmandes. Aucune information de prix ou de disponibilité n’a encore fuité.

Source : FSP

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PocketBook Color, une liseuse couleur pour cette année en Europe

Par : Pierre Lecourt — 16 avril 2020 à 12:43

Les liseuses se cantonnent aux variations de gris depuis toujours et on désespère de voir un peu de couleur venir titiller nos rétines sur ce type de produit depuis des années. La PocketBook Color devrait changer la donne dès cette année en proposant toutes les fonctionnalités d’une liseuse classique avec 4096 couleurs en prime.

PocketBook Color

La PocketBook Color  est une solution de 6 pouces de diagonale avec une densité de 300 pixels par pouce qui devrait offrir la même lisibilité que les liseuses de ce format déjà existantes sur le marché. La nuance vient des coloris qu’elle proposera en plus des 16 nuances de pixels noirs ou gris de l’affichage classique d’une Kindle ou d’une Kobo. De quoi rendre plus lisibles certains contenus et ouvrir notamment la porte à la BD1, les magazines et les livres illustrés. On imagine également que certains pourraient largement tirer avantage de l’arrivée de  la couleur pour de la documentation ou des supports de cours.

La qualité des coloris ainsi que la faiblesse du nombre de couleurs ne concurrencera pas le marché tablette. Les cibles sont différentes et si l’aspect quelque peu délavé de l’affichage des liseuses de ce type ne séduira pas tout le monde, leur excellente autonomie et leur lisibilité en pleine lumière trouvera sans doute un public.

PocketBook Color

Avec ce dispositif, il sera possible de réviser ou de suivre une documentation technique de manière plus efficace. Profitant de titres colorés, de passages surlignés ou d’encadrés pour les éléments critiques. Cela, en profitant de l’énorme autonomie de la technologie encre numérique et sans craindre les reflets de l’environnement.

Prévu pour le troisième trimestre de cette année, la PocketBook Color n’a pas encore de prix ni de spécifications officielles. Le site Heise annonce un tarif de 200€ pour son lancement en Europe. Un tarif plus élevé qu’une liseuse en niveaux de gris classique généralement sous la barre des 100€. En attendant la sortie de ce produit et avec les annonces précédentes de liseuses couleur en Asie, on sent que le marché se réveille enfin sur ce secteur. L’apparition de ce produit en  Europe devrait enfin bouger les mastodontes du secteur, ce qui devrait encourager une concurrence sur ce segment et faire baisser les tarifs à moyen terme.

Source : The Digital Reader via Liliputing

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Convertir la Mecool M8S Pro Plus en PC avec Armbian

Par : Pierre Lecourt — 16 avril 2020 à 12:02

La Mecool M8S Pro Plus a rencontré un énorme succès par le passé. En Mai 2018, il y a presque 2 ans donc, je faisais un billet sur cette petite TV-Box qui accumulait les bons points. Compacte, abordable et pas vraiment extraordinaire en terme de composants, elle se démarquait grâce à un détail… Elle était compatible avec Netflix en UltraHD.

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Une erreur ? Pas vraiment. Le fabricant de la solution a tout simplement bidouillé son système pour la rendre compatible. Une pratique non permise par Google qui n’apprécie pas trop que l’on mente à son Android pour faire croire que l’on est au point niveau DRM. 

Mais, pour l’utilisateur, c’était vraiment une aubaine. La petite box permettait alors de profiter des services de streaming en offrant une très bonne qualité de restitution d’images. Tout en offrant en prime les fonctions habituelles d’une solution Android TV. Devant son succès, j’avais fait un guide pour la basculer sous ce système et une compilation de trucs et astuces pour en profiter pleinement.

Mais voilà, face à une armée de solutions bizarres venant toquer à sa porte la patte trempée dans la farine d’un DRM bizarre, Netflix avait fini par s’émouvoir de la bizarre créature qui venait lire ses fichiers UltraHD. Au bout de quelques temps, patatras, le diffuseur a coupé net l’accès des Mecool M8S Pro Plus à ses serveurs. Révoquant leur bizarre DRM de ses autorisations.

Et là, le matériel embarqué de la solution a perdu tout son intérêt. Les TV-Box ont fait un peu de résistance mais beaucoup ont disparu au fin fond d’un tiroir avec le faible mais tenace espoir de jours meilleurs.

 

Armbian

Oyez oyez braves gens, votre ténacité vient d’être récompensée !

Vos espoirs sont désormais comblés. Vous pouvez basculer votre Mecool sous Linux et, grâce à la distribution Armbian, en faire un PC d’appoint tout à fait fonctionnel. 

Un lecteur, @Tof, a réalisé un guide hyper détaillé pour installer cette distribution Linux sur une carte SDXC et pouvoir en profiter sur sa TV-Box. Son guide est excellent, parfait même. Il couvre toutes les étapes de la procédure de manière détaillée et explique au passage pourquoi certains choix ont été faits. Mieux, il entrouvre la porte pour réaliser la même procédure sous Armbian avec d’autres TVBox basées sur des SoC Amlogic, donne ses sources et propose même une FAQ ! Que demander de mieux?

En plein confinement, il est temps d’aller jouer au spéléologue de tiroirs, d’extirper vos vielles TV-Box passées à la trappe et de les ressortir pour les transformer en ordinateurs d’appoint sous Armbian. Si il vous manque un PC familial pour des travaux basiques, de la bureautique avec LibreOffice, du multimédia et du surf, cela fera probablement largement l’affaire. Si ce n’est pas le cas, l’opération est de toutes façons très formatrice. 

Si votre TVBox ne vous manquait pas, si elle dormait sagement sans que vous n’y pensiez et si vous n’avez pas besoin d’un PC supplémentaire… Vous pouvez également vous interroger sur la possibilité de l’offrir. Une fois basculée sous Linux, à un voisin ou un proche confiné. Peut être quelqu’un qui à du mal à gérer le confinement avec des enfants pas assez bien équipés pour faire leurs devoirs de manière efficace ?

Convertir la Mecool M8S Pro Plus en PC avec Armbian © MiniMachines.net. 2020.

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LDLC greffe TopAchat à son activité

Par : Pierre Lecourt — 15 avril 2020 à 13:19

C’est donc au tour de TopAchat. En Mars 2016, LDLC rachetait son concurrent de toujours qu’est Materiel.net. Depuis 4 ans, les deux enseignes ont continué à exister avec deux sites différents et des approches alternatives même si une bonne partie du catalogue et des moyens techniques est devenue commune. La raison économique l’emportant évidemment sur l’image des magasins.

Surprise !

Il y a peu encore, un ami s’étonnait de voir une commande Materiel.net être estampillée LDLC pour sa livraison via Chronopost, les deux sites ont gardé leurs façades mais derrière celles-ci, le stock, les achats et les expéditions ont été unifiés.

Ce dragon à deux têtes va donc en avoir une troisième puisque l’autorité de la concurrence a validé fin Mars la reprise de TopAchat qui quittait le groupe Carrefour où il avait été repris avec RueDuCommerce. TopAchat, c’est le Highlander du marché PC Français, le “petit” distributeur navigue en poisson pilote avec différentes marques depuis des années. Alapage, Clust, RueDuCommerce et Altarea, Carrefour et dorénavant LDLC.

Distribution de produits informatiques et électroniques

LDLC fait ici une bonne affaire en ajoutant gentiment 90 millions de chiffre d’affaire à son propre bilan. La réussite de TopAchat est indéniable au vu de ses maigres moyens marketing. Sa présence sur les réseaux sociaux, son nouveau site et sa visibilité sur son secteur de prédilection sont assez impressionnants. Un secteur très différent de celui de LDLC ou de Materiel.net. TopAchat, c’est un public jeune, pas forcément aussi aisé que celui qui achète chez LDLC ou Materiel.net. Ce sont des joueurs pour beaucoup et également des personnes à la recherche de bonnes affaires. 

Configomatic

TopAchat, c’est également un configurateur, le Configomatic, une solution pour choisir efficacement, et pièce par pièce, un PC sur mesure. Une solution bien huilée qui a sorti des dizaines de milliers de PC de ses ateliers en jouant sur un ratio de performances, de qualité de montage et de prix tout à fait convaincants. Ces éléments sont des plus pour LDLC qui a déjà ce type d’offre mais ne séduit pas les mêmes personnes. C’est d’ailleurs un élément qui a pesé lourdement dans la décision de l’autorité de la concurrence. La différenciation entre la spécialisation de TopAchat en tant qu’assembleur sur mesure et LDLC comme fournisseur de produits informatiques au sens plus large. 

ConfigoMatic

Un fragment des PC assemblés par les équipes de TopAchat pour le mois de Mars 2020

Reste qu’il faut espérer que LDLC laisse les coudées franches à TopAchat et à sa petite équipe. Si on a clairement ressenti une évolution de l’offre de Materiel.net pour devenir de plus en plus un clone de LDLC, il est nécessaire que le nouveau venu garde ses différences. Au niveau de ses tarifs bien sûr mais également de son catalogue. La marque a pu s’appuyer sur des composants moins grand public. Des marques de cartes graphiques plus exotiques, des SSDs moins connus et autres produits qui ont participé à la réussite du marchand en baissant le prix de revient des stations qu’il montait et garantissait. Cet exotisme doit perdurer et devrait même, à mon avis, être amplifié. Avec ce trio de boutiques connues, LDLC a désormais les moyens de proposer ses propres marques sur des secteurs concurrentiels de pièces détachées. Avec son volume énorme de vente, jouer cette carte en d’adressant à plusieurs canaux en parallèle peut être très bénéfique pour le groupe comme pour sa clientèle. 

TopAchat en 1999TopAchat en 1999

Bien sûr, il existe le risque de voir TopAchat se faire phagocyter par LDLC. De voir la petite équipe subir les processus et les problématiques du groupe. Je persiste à croire néanmoins que l’entité peut apporter beaucoup en continuant à travailler en poisson pilote. Laissant le grand LDLC-Materiel.net nager en douceur tout en sautant opportunément sur des marchés qui pourraient lui échapper. Cela semble d’ailleurs être la volonté de la direction de LDLC.

ConfigoMatic

Le fonctionnement de TopAchat jusqu’au mois dernier, quand il était adossé à RueDuCommerce, était très particulier. La marque se servait dans les stocks de son partenaire et assemblait ses machines avec ses propres équipes. Elle pouvait demander à RueDuCommerce et ses acheteurs des composants spécifiques à stocker pour elle. Ses connaissances et son expérience permettant de piocher des composants intéressants pour son catalogue et son fonctionnement. La marque était libre de pratiquer ses propres tarifs et si des promotions pouvaient être communes, TopAchat pouvait être moins cher que RDC sur un même produit. Son mode de fonctionnement étant moins coûteux, il pouvait mieux s’en tirer que son fournisseur. Dans cette nouvelle configuration, TopAchat devrait fonctionner de la même manière. En électron libre. 

Un bon exemple de ce fonctionnement est visible dans la reprise de la totalité de l’équipe de TopAchat mais également dans la volonté de LDLC de laisser cette nouvelle entité aux commandes de son propre service montage. TopAchat a récemment investi dans de nouveaux locaux pour son atelier d’assemblage et la marque va conserver cette structure pour assembler ses machines.

L’époque est à la restructuration et la concentration pour lutter sur un marché compliqué. Le rapprochement entre LDLC et TopAchat peut faire peur pour les  habitués du site. Mais entre RueDuCommerce et son approche multidisciplinaire et LDLC en tant que spécialiste informatique, le fonctionnement de l’enseigne peut largement y gagner.

Il faut également bien comprendre que sans ce rapprochement, l’avenir de TopAchat pouvait être engagé. Carrefour ne veut plus de RueDuCommerce qu’il a racheté en 2015 et qu’il va céder à ShopInvest. Une marque moins connue, pas du tout orientée High-Tech et déjà propriétaire d’une dizaine de sites dont les 3 Suisses. RueDuCommerce n’est toujours pas rentable et grève les lignes comptables de Carrefour qui veut largement se recentrer sur l’alimentaire. Résultat, le groupe est à vendre et TopAchat fait partie du lot.

Shopinvest ne veut pas spécialement de TopAchat même si ce dernier est rentable. L’investisseur s’intéresse surtout à l’outil technique qu’est RueDuCommerce ainsi que sa base client. Le petit poisson pilote qui monte des PC sur mesures n’entre évidemment pas dans la logique technique et financière d’un tel groupe très orienté Lifestyle.

Sans un fonctionnement adossé à une autre marque générant un plus gros chiffre d’affaire, TopAchat ne peut pas exister ou du moins pas du tout de la même manière. L’arrivée de LDLC est donc providentielle même si d’autres offres concurrentes ont pu être faites à Carrefour pour son acquisition. Sans une structure à même de lui servir de nouvelle fondation, TopAchat devrait soit changer ses tarifs, soit changer son organisation, soit… disparaitre.

Il sera toujours temps d’observer le comportement de TopAchat dans quelques trimestres même si la situation risque d’être compliquée à analyser dans un premier temps. Les soubresauts du marché liés à la pandémie vont largement brouiller les pistes pour les trimestres a venir.

LDLC greffe TopAchat à son activité © MiniMachines.net. 2020.

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Le marché PC souffre de la pandémie et du confinement

Par : Pierre Lecourt — 14 avril 2020 à 11:41

Alors que la demande était en hausse pour le premier trimestre, les problématiques liées au Coronavirus et au confinement ont largement empêché le marché de fournir le matériel demandé. Les stocks habituellement anticipés pour faire face  à la baisse de production liée au nouvel an Chinois ont permis de limiter la pénurie à ses débuts. Mais, très rapidement, la demande n’a pas pu trouver son offre sur ce segment particulier.

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Stocks faibles, demande qui explose à cause des différents confinements, la moitié de la population mondiale enfermée chez elle… malgré une forte demande du secteur, le marché n’a pas réussi à faire face. Cela se traduit par une chute importante du marché qui décline de 8% au global sur le premier trimestre d’après l’analyste Canalys.

Plusieurs semaines après les vacances du nouvel an chinois, les usines chinoises sont restées fermées, ce qui a clairement posé un problème dans le stock des machines. Un stock qui fonctionne dans un flux de lots importants mais qui doit compenser un mode de commande et de livraison assez lent. Les demandes de chaque antenne locale étant fixées plusieurs mois à l’avance avant d’être complété suivant le succès de chaque machine. 

Le calendrier du COVID-19 s’embarrassant finalement assez peu de nos préoccupations personnelles, l’énorme demande du marché liée au confinement n’a pas rencontré le stock demandé. De nombreux particuliers ont découvert que finalement travailler sur un smartphone n’était pas si pratique. Des écoliers ont découvert que faire ses devoirs sur console n’était pas l’idéal et tenter de se reposer sur une tablette, aussi géniale soit t-elle, n’apportait pas le confort d’un trio écran-souris-clavier. Les entreprises françaises, championnes du monde du “on est agiles, on est prêt pour le télétravail” théorique ont enfin découvert la nature de leur infrastructure. Non seulement leur personnel n’avait pas forcément le materiel nécessaire pour télétravailler dans de bonnes conditions mais leurs serveurs internes n’était finalement pas si bien dimensionné. La demande de très nombreuses entreprises pour équiper leurs équipes et leur système a été massive… Sans que les professionnels puissent facilement y faire face.

Alors que le marché mondial aurait pu être en pleine croissance, l’absence d’un stock suffisant et d’un réassort complet a posé de gros problèmes. Les soucis d’acheminements ont également été de vrais freins techniques. Qu’il s’agisse de soucis de livraison des entrepôts des marchands vers les clients ou des grossistes vers les vendeurs, la circulation des machines reste complexe.

Canalys Newsroom

Comme le signale Canalys, cette chute des expeditions de PC est la plus importante depuis 2016. Alors que le marché allait mieux en fin d’année dernière, ce recul de 8% va probablement laisser des traces chez les différents acteurs.

Comme d’habitude le tableau reprend le même trio de tête chez les fabricants. On note qu’un seul est en progression et c’en est un assez particulier : Dell. La marque Américaine a sans doute profité d’un fonctionnement sans confinement plus long aux US et de son secteur très lié aux ventes aux professionnels. Beaucoup d’entreprises US ont anticipé la crise et acheté du materiel neuf pour pouvoir continuer a travailler même en période de confinement.

Canalys Newsroom

Le reste des acteurs est en décroissance. Lenovo chute de 4.4% sur ses expéditions par rapport au premier trimestre 2019. HP décroit de 13.8%, Apple de 21%, Acer de 12.6% et le reste du marché de 7.5%

Au global c’est donc une baisse de 8% sur ce premier trimestre 2020 par rapport à 2019 avec un total de 53 millions de machines expédiées contre 58 millions l’année passée. Ces chiffre ne prennent en compte que les PC. Portables et machines de bureau confondus, mais ne tiens pas compte des serveurs spécialisés. 

Canalys Newsroom

Il ne tiens pas non plus compte d’autres secteurs gravement touchés comme celui des imprimantes et des accessoires PC. Un petit tour dans les rayons – virtuels – des magasins en ligne français est assez éclairant. Le nombre de références d’imprimantes en stock est réduit à peau de chagrin, le prix de certains consommables a explosé et il est difficile de trouver un bon casque audio ou une seule webcam digne de ce nom en stock. ces outils servant au télétravail mais aussi de ^p^lus en plus a mieux vivre le confinement ont été littéralement pris d’assaut. 

La production a repris en Chine depuis plusieurs semaines maintenant mais si la demande reste forte la livraison demandera encore du temps. Une partie des commandes – les produits les plus chers – pourront être acheminées rapidement. Par avion la plupart du temps puisque la marge dégagée est suffisante pour l’absorber. Mais le gros des troupes circulera au mieux en train, avec un délai de 15 à 20 jours pour atteindre l’Europe, ou en bateau avec des délais grimpant à 2 mois… Le retour d’un stock à la normale pourrait donc être assez long. Car ce délai ne tiens pas compte de quelques autres problématiques et en particulier celles liées à notre propre confinement. Décider d’un suivi de stock quand toute la chaîne logistique et commerciale est grippée est délicat. 
Comment décider de quoi acheter avec aussi peu d’information ? Comment se positionner face à un calendrier de déconfinement mouvant ? Anticiper des demandes en trop grand nombre pourrait être dangereux si le déconfinement est annoncé plus tôt que prévu et que les entreprises ré-embauchent ? Comment être sûr que la chaîne logistique assumera ces commandes de masse à réception ? Que tous les rouages seront bien huilés ?

Canalys analyse les effets de cette pandémie à court terme jusqu’à la fin du second trimestre avec des effets de bords de cette première pandémie. L’analyste estime que les stocks seront limités voir inexistants au moins jusqu’à la moitié de ce nouveau trimestre et pourrait durer jusqu’à la fin de la période. Il est probable que d’autres effets suivent avec une baisse notable de nombreuses activités tertiaires et un repli important des investissements.

L’effet de cette pandémie sur le secteur informatique n’en est clairement qu’à ses débuts.

 

 

 

Le marché PC souffre de la pandémie et du confinement © MiniMachines.net. 2020.

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Chuwi Aerobook Pro : un 15.6″ compact et bien équipé

Par : Pierre Lecourt — 7 avril 2020 à 12:57

Le Chuwi Aerobook Pro 15.6 a beaucoup d’atout. Un écran UltraHD, un processeur très correct, pas mal de mémoire et un bon stockage. Proposé à 491€ en financement participatif, cela en fait une solution assez originale et intéressante.

Chuwi AeroBook pro 15.6
Bon, je vous le répète sans cesse. N’achetez pas sur Indiegogo, c’est dangereux et cela ne sert à rien. Dans 90% des cas, vous ne faites qu’avancer de l’argent à la marque sans en tirer le moindre bénéfice. Les produits finissent par atterrir, souvent avant que les gens ayant financé la campagne ne soient livrés, chez les revendeurs. Au même tarif…

Et c’est ce qui est intéressant ici, le Chuwi Aerobook Pro 15.6 est bien placé au regard de son équipement. Quand il sortira à 499€ en magasin, il sera temps de loucher dessus. D’abord, il ne pèse que 1.7 Kilo pour 36.2 cm de large, 24.2 cm de profondeur et 15.9 mm d’épaisseur. Ensuite, il propose un équipement interne tout à fait correct en plus d’être très homogène et un poil évolutif.

Deux processeurs seront disponibles, tous deux de la génération Intel Skylake. Un Core i5-6287U ou un Core i7-6567U. Deux puces double coeurs et quadruple threads avec un circuit graphique Intel 550. Pas les processeurs les plus récents du marché avec des TDP de 28 watts mais des solutions encore très efficaces et ici bien épaulées suivant les versions. Le refroidissement des puces est confié à un traditionnel système de caloducs qui vont transmettre la chaleur vers des ailettes ventilées.

Chuwi Aerobook Pro 15.6
Le modèle Core i5 est livré avec 8 Go de mémoire vive DDR4 et 256 Go de stockage. La version Core i7 avec 16 Go de ram DDR4 et 512 Go de SSD. Dans les deux cas, la mémoire vive est en double canal mais à chaque fois elle sera soudée à la carte mère. Pas de possibilité de passer la version 8 en 16 Go par exemple. Pour le stockage, c’est beaucoup mieux puisque les machines disposent de deux emplacements M.2. Le premier semble être uniquement en SATA 3.0, c’est celui qui sera peuplé d’un stockage de base de 256 ou 512 Go. Le second est en PCIe NVMe pour une extension SSD plus rapide.

Chuwi Aerobook Pro 15.6

La connectique est plutôt correcte avec un double port USB type-A en USB 2.0 et USB 3.0, une sortie MiniHDMI, un USB Type-C, un port jack audio combo et un lecteur de cartes MicroSDXC. A noter que le port USB Type-C est complet, il pourra donc faire transiter un signal vidéo DisplayPort, des données et un signal Ethernet, par exemple. Il prend en charge le Power Delivery 2.0 pour alimenter la machine sans passer par le jack dédié. Une fois le PC connecté à un dock de base USB Type-C, vous pourrez donc retrouver une connectique complète sur l’engin. L’autonomie annoncée est de 8 heures avec une recharge rapide permettant de retrouver 60% de sa batterie accroché une heure au secteur. La partie réseau est complétée avec un Wifi5 et un Bluetooth 4.2 et une webcam 2 mégapixels, en façade, complète le dispositif.

La partie clavier est assez complète avec un dispositif QWERTY qui s’étale en proposant un pavé numérique et 6 rangées de touches. Il surplombe un large et profond pavé tactile. Il est rétro éclairé avec deux niveaux de luminosité. Chaque touche est séparée de 2.4 mm pour une frappe confortable. Le reste du châssis bas embarque une paire d’enceintes stéréo.

L’affichage enfin, l’écran du Chuwi Aerobook Pro 15.6 affiche en 3840 x 2160 pixels via une dalle présentant un sRGB à 100% pour assurer une bonne gestion colorimétrique de l’espace de travail. La luminosité maximale atteindra 340 nits.

Bref, un engin très complet, bien positionné, relativement compact et léger pour un 15.6″ et à 510€ en version Core i5 8/256 Go. C’est à suivre. La version i7 est peut être moins pertinente en vers ion 16/512 Go à 787€. A noter que Chuwi proposera des version “upgradées” de son Core i5 à 16/256 Go pour 83€ de plus.
Encore une fois, je ne vous encourage pas à pré-commander sur Indiegogo mais peut être qu’en Juin, date à laquelle ces engins sont censés être expédiés par la marque, ce portable sera disponible en magasin à un prix très très proche de celui de ces précommandes.

 

Chuwi Aerobook Pro : un 15.6″ compact et bien équipé © MiniMachines.net. 2020.

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Intel lance ses nouveaux processeur Comet Lake-H

Par : Pierre Lecourt — 2 avril 2020 à 13:32

C’est le troisième ricochet de cette dixième génération chez Intel. Les Comet Lake-H s’adressent aux machines plus puissantes, plus lourdes et plus épaisses. Les version U et Y sorties en Septembre dernier tournaient entre 4.5 et 25 watts de TDP. Les nouvelles puces affichent 45 watts de TDP.

Intel Comet Lake-H

Cela permet à Intel de proposer des processeurs plus performants et proposant plus de cœurs à des fréquences plus élevées. La marque se positionne face à un AMD plus mordant que jamais avec ses puces Ryzen 4000 sur les starting blocks. Une gamme très prometteuse si l’on en croit les premiers tests et qui pourrait venir grappiller des parts de marché à Intel sur ce segment du portable. Les nouveaux Ryzen pour machines mobiles semblent avoir résolu pas mal des points faibles des générations précédentes avec une consommation mieux maîtrisée et des arguments de poids : une finesse de gravure de 7 nanomètres face aux 14 nano d’Intel et des puces pouvant héberger jusqu’à 16 cœurs et le double de threads.

Intel Comet Lake-H

La fréquence, le nouveau cheval de bataille d’Intel

Il est donc nécessaire pour Intel de proposer un catalogue à la hauteur. Si les processeurs restent sur une gravure de 14 nanomètres, l’optimisation semble être très poussée par le fondeur. Sur le modèle le plus haut de gamme, le Core i9-10980HK, on retrouve 8 cœurs et 16 threads. Sa vitesse d’horloge maximale pouvant aller jusqu’à 5.3 GHz.

Intel Comet Lake-H

Intel en profite pour lancer son nouveau mode Turbo Boost Max 3.0, une solution qui permet à la machine de sélectionner automatiquement les deux meilleurs coeurs et d’en augmenter les performances pour des résultats optimaux. Même un “simple” Core i5 pourra atteindre une fréquence de 4.5 GHz ponctuellement. Un argument qui touche surtout les joueurs puisqu’une majorité de titres ne prend en compte que un ou deux coeurs seulement. Augmenter leur fréquence a donc du  sens… Les usages plus professionnels se déportant désormais pour beaucoup sur les capacités des circuits graphiques annexes, embarqués en plus du processeur.

D’autres fonctionnalités font également leur apparition avec un mode facilitant l’overclocking. Les puces concernées, celles-qui accepteront cette cadence plus élevée, pourront donc être pilotées via un programme spécifique. Le but du jeu, derrière, étant de proposer pendant un temps donné un gain sensible de performances… Une fonction intéressante même si elle restera à privilégier sur des machines branchées sur secteur puisque cela impactera d’autant l’autonomie de la batterie. 

Comet Lake-H proposera également du Wifi6 par défaut, prendra en charge le ThunderBolt 3 via un contrôleur externe, gérera le cache Optane et acceptera désormais jusqu’à… 128 Go de mémoire vive DDR4-2933. De quoi proposer des machines mobiles très performantes aussi bien pour les joueurs que pour les créatifs. Ce qui ne change pas vraiment ? Le circuit graphique intégré qui reste un Intel UHD aux performances suffisantes pour un usage classique mais probablement insuffisant pour des joueurs… Ce qui est totalement logique puisque les constructeurs vont ajouter à cela un circuit graphique supplémentaire.

Intel Comet Lake-H

D’un point de vue performance brute, on reste comme d’habitude sur notre faim avec des comparaisons issues des laboratoires du fondeur. Les nouvelles puces sont ainsi mises en perspective par rapport à des solutions Kaby Lake-H sorties en 2017. Cela peut avoir du sens puisqu’un acheteur classique ne va pas se ré-équiper chaque année, mais il est difficile de voir de cette manière le gain en performances réel entre Comet Lake-H et son prédécesseur.

L’impact de cette nouvelle génération sur la consommation des machines ne sera pas spécialement visible. Intel étant resté sur le même scénario de 45 watts de TDP de l’une à l’autre. Le fondeur précise tout de même que les nouveaux portables équipés de cette dixième génération seront probablement plus autonomes grâce aux progrès liés à l’utilisation des puces, l’optimisation des batteries et les efforts menés sur les designs de régulation thermique. Les machines de 2020 devraient donc continuer à s’affiner tout en proposant de meilleures autonomies. 

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Un Asus Zephyrus sous Core I7-9750H au TDP identique de 45 watts lancée l’année dernière

Dans cette nouvelle offre, plusieurs solutions se démarquent. Les Core i9 devraient avoir droit aux tests les plus élogieux mais les puces les plus pertinentes d’un point de vue investissement classique seront sans doutes les Core i7 et i5. Le Core  i7-10750H devrait se répandre largement dans l’offre moyenne gamme chez les constructeurs. Les Core Core i5-10400H et Core i5-10300H seront également sûrement de bons choix pour des usages familiaux. Seuls les joueurs les plus exigeants et les pros devraient se frotter aux puce core i9… A moins qu’Intel ne crée la surprise question prix ce qui ne semble pas spécialement prévu au programme du fondeur.

Intel Comet Lake-H

Intel Comet Lake-H

Un test de rendu vidéo UltraHD montre que le nouveau Core i9-10980HK est deux fois plus rapide qu’un Core i7-7820HK. Il offre également le double de performances en terme de jeux que ce modèle de processeur haut de gamme de 2017. On aimerait pour autant savoir ce que donne le nouveau venu face au Core i9-9980HK. Pas de doute qu’il soit plus rapide mais de combien et à quel prix ?

On va sans doute avoir droit à de multiples tests dans les semaines qui viennent qui mettront en perspective l’ensemble de l’offre d’Intel mais également celle d’AMD. Un état des lieux qui permettra sans doute de doser plus finement l’avancée proposée par la marque et son impact sur le marché. 

Certains n’ont cependant pas attendu pour investir dans Comet Lake-H. Intel annonce pas moins de 100 nouvelles machines équipées de ces puces sur le marché : HP, Lenovo, Dell, Acer, Asus, Gigabyte, MSI et Razer sont sur les rangs.

Intel lance ses nouveaux processeur Comet Lake-H © MiniMachines.net. 2020.

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