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Cinema 4D passe en R21 et simplifie ses licences

Par Shadows — 31 juillet 2019 à 15:22

Maxon a profité du SIGGRAPH pour dévoiler la nouvelle version de Cinema 4D. Nous avons pu rencontrer l’équipe du logiciel, afin d’en savoir plus sur ces avancées et la stratégie du groupe.

Des nouveautés…

Qui dit nouvelle version dit avancées et mises à jour. Comme le montre la vidéo de présentation ci-dessous et la liste complète des fonctionnalités, Cinema 4D gagne ici quelques améliorations et outils.
Ainsi, il devient possible de contrôler particules et objets dynamiques avec les Field Force Objects. En modélisation, le système de biseau est amélioré. On notera aussi Vector Volumes, curvature maps, améliorations de l’interface, nouveaux nodes de rendu physique, l’arrivée d’un denoiser issu des recherches d’Intel, un rig Adobe Mixamo, du weighting amélioré ou encore un inspecteur d’assets pour mieux gérer vos scènes et un système de cache pour les volumes qui améliorera les performances.

Autant d’avancées bienvenues, mais qui restent finalement assez limitées et ne constituent pas le coeur de cette R21.

… Mais surtout, une autocritique sur l’offre

En effet, LA grande nouveauté porte sur les licences. Lors de la conférence de presse, Maxon a fait son autocritique sur ses méthodes passées : avec le temps, Cinema 4D s’était décliné en de nombreuses versions comportant plus ou moins de fonctionnalités, brouillant totalement l’offre. Cinema 4D Prime, Broadcast, Visualize, Studio… Même un utilisateur régulier ne saurait pas forcément citer les différences entre ces versions. Un « méli-mélo » de variantes et fonctions, pour reprendre les propos de Maxon, qui nous a avoué que même en interne, cette offre était mal comprise par les employés. Autant dire que pour les clients, cette liste était encore plus obscure.

Un Cinema 4D pour les remplacer tous

Maxon décide donc de faire table rase de ce passé. A partir de la R21 (et plus précisément à partir du mois de septembre), l’éditeur proposera une déclinaison unique de Cinema 4D, sur laquelle les développeurs pourront donc se concentrer sans se disperser.

Achats et gestion facilités

Par ailleurs, l’éditeur veut favoriser une revente plus directe, quitte à court-circuiter les revendeurs locaux. Si passer par un revendeur n’est pas un souci en Europe, le processus peut être très long dans certaines régions (Maxon a cité l’Asie).
Une nouvelle boutique en ligne globale est donc annoncée, qui mettra directement en lien clients et Maxon.

Dans la même optique de simplification, un nouveau système de gestion des licences favorisera le passage d’une machine à une autre. Plus globalement, un système permettra de gérer l’ensemble de vos licences, numéros de série, etc : utile pour les studios qui souhaitent mieux gérer leurs licences.

Nouveaux tarifs

Jusqu’ici, acquérir Cinema 4D nécessitait de débourser environ 3600 dollars soir 3200 euros environ (taxes non incluses). La souscription pour disposer des mises à jour, elle, était proposée pour 720 dollars.
Une barrière d’entrée énorme, admet Maxon, pour les jeunes artistes ou les infographistes qui veulent s’initier à la 3D. L’éditeur en a profité pour lancer une petite pique à la concurrence, expliquant qu’il existe même « une société qui pense que vous devriez payer quasiment ces montants, mais par an ».

Pour Maxon, ces tarifs ne sont plus tenables dans l’univers actuel de la 3D et en prenant en compte son expansion.
L’offre évolue donc, avec trois approches :
– un abonnement annuel, avec ou sans Redshift ;
– un abonnement mensuel, là encore avec ou sans Redshift ;
– enfin, une licence perpétuelle.

L’offre la plus abordable, l’abonnement annuel sans Redshift, coûtera 60$ par mois en pratique (taxes exclues). L’Europe n’est pas lésée (là encore, Maxon a souligné qu’une « autre entreprise » « punit » ses utilisateurs européens), puisque le prix deviendra 50€ (hors taxes) de ce côté-ci de l’Atlantique.
A titre de repère, soulignons que les 3600$ évoqués plus haut correspondent au coût de 5 ans de licence en abonnement annuel.

L’abonnement mensuel, lui, sera sans surprise facturé plus cher, 85€ HT.
Enfin, la licence perpétuelle est toujours là, mais avec une légère baisse tarifaire.

Les licences flottantes, rabais pour achats groupés et autres besoins de base des studios restent évidemment prévus. Le programme étudiant/écoles continue lui aussi.

Cap sur l’abonnement

Il est assez clair que la nouvelle offre est centrée sur les souscriptions, et donc les revenus récurrents pour Maxon.
Etant donné que l’éditeur n’a pas profité du changement d’offre pour tuer totalement les licences perpétuelles et que les prix n’ont pas explosé, on imagine que la clientèle acceptera facilement cette évolution.

Une nouvelle ère pour Cinema 4D ?

Maxon s’est montré assez clair sur l’objectif de ces changements : il ne s’agit pas uniquement de contenter la clientèle actuelle, mais aussi et surtout d’attirer une nouvelle communauté. L’entreprise compte d’ailleurs organiser des présentations publiques et proposer davantage de tutoriels très accessibles pour les personnes débutantes.

Cette volonté d’ouverture se traduit aussi en termes de diversité : Maxon explique par exemple vouloir amener davantage de femmes dans l’industrie, et a admis avoir eu du mal à équilibrer sa présence sur des salons comme le SIGGRAPH, l’écrasante majorité de ses présentateurs étant des hommes.
Cette volonté de diversification se retrouvait aussi à d’autres niveaux : un des artistes invités sur le stand Maxon cette année a par exemple proposé sa conférence deux fois, en anglais puis espagnol.

Un dernier point : La question des supports mobiles a été évoquée lors des questions-réponses. Si amener Cinema 4D sur smartphone n’aurait pas de sens, Maxon s’intéresse aux smartphones et tablette : le tout est de savoir quels éléments ont du sens sur mobile. La réponse, sans doute, dans les années à venir.

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