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KDE Plasma Bigscreen, du Linux pour vos télés

Par Pierre Lecourt — 31 mars 2020 à 16:14

KDE Plasma est un environnement de bureau développé pour les PC sous Linux, il convient parfaitement à un usage classique ou on manipule des programmes et fichiers sur un bureau avec une souris. Il est utilisé sur des cartes de développement comme les Raspberry Pi. Il a été également utilisé sur des smartphones voulant s’éloigner d’Android et de Google.

KDE Plasma Bigscreen propose la même approche pour les grands écrans, une alternative à Android TV pour lancer vos films et autres contenus multimédias du fond de votre canapé. Cette solution sera donc Open Source et tout le monde pourra en profiter sur grand écran. La communauté autour du projet est en train de se constituer et devrait apporter rapidement des outils de plus en plus pointus au système.

Pour le moment les avancées sont intéressantes avec une approche très semblable à Android TV. On retrouve par exemple la prise en charge des normes infrarouge pour piloter les machines à distance avec des télécommandes classiques. Une prise en charge expérimentale de la norme CEC pour piloter les divers appareils interconnectés est en cours de développement. Mais KDE Plasma Bigscreen promet également une pris en charge des ordres à la voix avec MyCroft. Un assistant virtuel Open Source qui pourra reconnaître vos ordre vocaux pour lancer à distance des applications ou des médias.

Les machines proposant un micro via une télécommande Bluetooth pourront donc utiliser ce système pour lancer une vidéo sur Youtube via la parole. Pour se faire il faudra laisser le système se connecter au serveur Mycroft. Une solution qui utilise la fonction de Speech to Text de Google pour envoyer des demandes anonymisées à Google. Les équipes annoncent qu’il sera possible de passer à une version alternative avec Mozilla DeepSpeech. Il sera également possible de se passer de ce type de service en cas d’inquiétudes par rapport à ce type de technologie de reconnaissance vocale. 

KDE Plasma Bigscreen

Très peu d’applications sont pour le moment disponibles. KDE Plasma Bigscreen n’en est qu’à ses débuts. Vous pourrez donc retrouver SoundCloud, Wikidata, Youtube et Bitchute. Mais le développement est a surveiller, si pour le moment je ne suis pas prêt à lâcher Android sur Shield TV ou OpenElec sur Raspberry Pi, cette annonce est tout de même a surveiller.

Source : Plasma-Bigscreen

KDE Plasma Bigscreen, du Linux pour vos télés © MiniMachines.net. 2020.

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Acer retarde le lancement de ses portables AMD Ryzen 4000U

Par Pierre Lecourt — 31 mars 2020 à 13:30

Le calendrier n’est pas certain, la situation est compliquée et les dates avancées pour le moment pourront avoir un certain retard à l’allumage du fait de la pandémie de Covid-19 que nous subissons actuellement. Les engins étaient d’abord prévus pour ce mois de Mars mais la production a été largement retardée. D’habitude Acer est très ponctuel sur ses sorties et souvent les machines sont déjà en magasin à leur date d’annonce. Ces portables devraient être proposés à partir de 520$ pour le Acer ASpire 5 A515-44 en Juin et 630$ en Avril pour le Acer Swift 3 SF314-42.

Acer Swift 3 SF314-42

L’Acer Swift 3 SF314-42 est un engin de 14″ IPS FullHD de diagonale enchâssé dans une coque en alliage d’aluminium et de magnésium pour assurer sa rigidité et sa finesse en conservant un poids léger. L’engin pèse 1.2 Kg et mesure 32.25 cm de large pour 21.8 cm de profondeur sur 15.95 d’épaisseur. Les bordures d’écrans ont fines et l’empreinte globale de ce 14″ se retrouvera au niveau d’un 13.3″ à larges bordures.

Acer Swift 3 SF314-42

A l’intérieur on retrouvera des processeurs AMD Ryzen 4700U, une solution en 15 watts de TDP déployant 8 coeurs et autant de threads sur une fréquence de base de 2 GHz avec un Boost à 4.1 GHz et une solution graphique interne Radeon Vega sur 7 coeurs. La mémoire vive pourra grimper jusqu’à 16 Go de DDR4 et le stockage sera confié à une solution M.2 PCIe NVMe pouvant atteindre 512 Go.

Acer Swift 3 SF314-42

La connectique devrait être classique avec deux ports USB 3.0 Type-A, un USB Type-C, une sorti HDMI plein format, un port jack audio 3.5 mm stéréo et un antivol Kensington lock. Pas de Thunderbolt 3.0 pour cet engin AMD… Un lecteur d’empreintes est visible sur le repose poignets et le clavier comme le pavé tactile semblent confortables et spacieux. On regrettera comme d’habitude le gros sacrifice des touches fléchées en demi hauteur.

L’autonomie du Acer Swift 3 SF314-4 devrait grimper à 11.5 heures d’usage avec une seule charge, une mesure qui correspond probablement à un scénario précis qui sera probablement difficile a répéter dans la vraie vie avec un usage normal. La charge rapide sera intéressante a exploiter avec 4 heures d’autonomie gagnées avec une simple charge de 30 minutes.

Acer Aspire 5

Le Acer Swift 5 A515-44 sera un 15.6″ plus entrée de gamme avec un processeur AMD Ryzen 4500U sur 6 coeurs et 6 threads. Son chipset graphique Radeon Vega disposera également de 6 coeurs. Une partie du châssis sera en aluminium mais la majorité sera composée d’ABS.  L’écran 15.6″ proposera un FullHD IPS classique entouré de bordures fines.

Acer Aspire 5
Il pourra grimper à 24 Go de mémoire vive au maximum ce qui semble laisser croire qu’une partie de la mémoire vive sera soudée contrairement au Swift 3 qui devrait proposer deux slots de DDR4. Avec un slot libre et 8 Go de base on pourra soit, le laisser en 8 Go, soit le faire évoluer à 16 Go ou, en ajoutant une barrette de 16 Go passer à 24 Go au maximum. Le stockage sera quand à lui plus large avec une première unité en M.2 PCIe NVMe qui pourra grimper à 1 To et un emplacement 2.5″ SATA 3.0 qui pourra accueillir un disque mécanique pouvant atteindre 2 To.

Acer Aspire 5

L’engin proposera un pavé numérique et un clavier plus confortable avec un lecteur d’empreintes digitales intégré dans le pavé tactile. Sa connectique sera également plus complète avec deux ports USB 3.0 Type-A, un USB 2.0, un jack audio combo, un antivol, une sortie HDMI plein format, un USB Type-C et un port Ethernet Gigabit. Les deux engins seront évidemment, livré avec un Wifi5 et du Bluetooth 5.0.

Acer retarde le lancement de ses portables AMD Ryzen 4000U © MiniMachines.net. 2020.

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Souvenirs de quarantaine : Eric Alvergnat

Par admin — 30 mars 2020 à 17:25

Le confinement nous a tous mis dans le même bateau, ou plutôt la même galère. Chacun sur son propre radeau, déjà fragilisé par la précarité de nos métiers, à devoir naviguer vers un inconnu de plus en plus lointain. Pourtant, si nous devons nous écarter les uns des autres, physiquement pour répondre au bon sens et aux précautions sanitaires indispensables, nous n’avons jamais autant communiqué.

La science numérique est une alliée précieuse, grâce à laquelle nous inondons les réseaux sociaux, Internet et les ondes de notre humanité. Les liens se renforcent malgré la distance. Se propagent conseils, espoirs, élans de solidarité ou inquiétudes, tout ce qui construit notre civilisation, bien avant les quêtes effrénées de gloire ou de pouvoir qui furent trop souvent de mises dans les derniers modèles de sociétés.

Aujourd’hui, en ces moments propices à la réflexion individuelle, nous avons décidé de partager le quotidien de notre monde du spectacle au milieu de cette quarantaine.

Une collection de cartes et de souvenirs pour prendre des nouvelles, et auto-dresser les portraits de ceux que nous avons croisés sur la route, techniciens, designers, gérants, distributeurs, formateurs, régisseurs ou gestionnaires. Un espace que chacun pourra consulter pour se rassurer et resserrer ses liens, partager ses expériences, montrer ses sentiments ou dévoiler ses projets nouveaux face à cette crise majeure.

Nous ajouterons chaque jour les souvenirs qui nous parviendront via le questionnaire à télécharger ici et à retourner sur redaction@soundlightup.com

La rédaction de SoundLightUp vous apporte tout son soutien et vous ouvre ses pages, prenez soin de vous et des autres.


Eric Alvergnat – Senior advisor pour Groupe Dushow

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Eric Alvergnat : Prestataire technique.

SLU : Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le Covid-19 ?

Eric Alvergnat : Nous allons bien, pas de porteurs connus ou de proches touchés, pour le moment.

SLU : Où êtes-vous ?

Eric Alvergnat : J’étais dans le Marais Poitevin les jours qui ont précédé le confinement, j’y suis resté.

SLU : Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

Eric Alvergnat : Désagrégation du carnet de commandes pour les semaines à suivre.

SLU : Et depuis le confinement ?

Eric Alvergnat : Arrêt total et fermeture des unités de production

SLU : Quels ont été les principaux projets annulés ?

Eric Alvergnat : Liste fastidieuse mais quasiment tous.

SLU : Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Eric Alvergnat : Des reports sur juin puis septembre, voire l’année prochaine à ma connaissance.

SLU : Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

Eric Alvergnat : Le gel des recettes n’est pas synonyme de gel des dépenses mais le delta devrait se résorber dans les mois voire année qui suivront la reprise. Non, pas d’impact à long terme.

SLU : Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Eric Alvergnat : Télétravail, télé glandouille, jardinage (c’est notre chance) et rangement des placards !

SLU : Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Eric Alvergnat : Se mettre à jour, rattraper le retard, contribuer aux projets solidaires, préparer la suite, être en veille sur les aménagements et aides potentielles, partager avec les équipes et soutenir les cas les plus critiques.

SLU : Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Eric Alvergnat : Essayer de voir nos enfants, à Paris, Montreuil (easy), en Inde (moins facile) puis aller au bureau.

SLU : Voulez-vous partager des initiatives ou soutiens créés durant le confinement ?

Eric Alvergnat : Oui et notamment l’initiative du Synpase « Prestataires Solidaires » dont je recommande vivement la diffusion : https://www.covid-prestataires-solidaires.fr/

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Ubitech, des formations à la carte

Par admin — 30 mars 2020 à 09:49

Fondé en 2014, Ubitech est un organisme de formation dont la spécificité est de proposer, pour certains domaines, du sur-mesure à ses stagiaires. Nous avons découvert l’équipe de cet organisme chez Dushow Paris lors d’une formation réseau son et lumière des permanents du prestataire. Nicolas Varlet, fondateur et dirigeant d’Ubitech, m’accueille avec deux de ses formateurs : Ludovic Maurin et Florent Maurin.
Le temps de faire les présentations avec Marion Bard, Gestionnaire RH de Dushow Paris et Cassandra Benabdallah, récemment recrutée au poste de Chargée de Communication, je fais une photo de groupe et on commence l’interview.


Nicolas Varlet, directeur d’Ubitech Formation, entouré des formateurs réseau Florent Maurin à gauche et Ludovic Maurin à droite.

Au centre Nicolas Varlet, directeur d’Ubitech Formation, entouré des formateurs réseau Florent Maurin à gauche et Ludovic Maurin à droite.

Nées de l’évolution rapide des outils de travail des prestataires techniques, les formations réseau sont depuis quelques années très demandées, les participants souhaitant configurer et surtout réparer une configuration défaillante et ainsi dissiper toute incertitude de fonctionnement. L’expérience prouve que même les techniciens les plus aguerris bénéficient à plein d’une mise à jour de leurs connaissances.

Le centre de formation Ubitech a bien compris ces enjeux et a aussi perçu l’importance de ne pas se montrer scolaire ou trop standardisé. L’idée est de proposer des formations qui collent à une réalité de terrain pour valider la zone de confort des stagiaires et l’étendre dans la mesure du possible. Le maître mot est donc “à la carte”, leur grande force mais aussi une démonstration de souplesse.

Découvrons en vidéo cette formule décrite par Nicolas Varlet le fondateur et directeur du centre.


Dushow, client assidu d’Ubitech

Ubitech effectue régulièrement des formations pour les salariés de Dushow et ce dans les agences de Paris, Nice et Marseille. Cette collaboration a débuté depuis bientôt 5 ans et les sessions concernent notamment le réseau en son et en lumière comme aujourd’hui, mais aussi la grandMA, l’intercom ou le travail en hauteur. Marion Bard, Gestionnaire RH pour Dushow Paris explique que cet effort constant en formation est nécessaire pour assurer les compétences des nouveaux salariés.

Le groupe de permanents de Dushow Paris prêt à en découdre avec les nouveautés réseau.

SLU : Nicolas, pourrais-tu me décrire la formation réseau que vous avez dispensée ici cette semaine ?

Nicolas Varlet : Notre formation de base en réseaux dure 5 jours soit au bas mot 40 heures auxquelles nous devons répondre auprès de l’AFDAS. Mais cela dépasse régulièrement selon la disponibilité des salles et la motivation des stagiaires. En pratique, ils font donc souvent des nocturnes.
Une session comprend 8 stagiaires maximum pour un formateur et s’il nous est exceptionnellement arrivé d’en avoir 9, ce n’était possible que grâce au niveau des participants. De manière générale, on s’est rendu compte que pour assurer un niveau de qualité, il ne faut pas dépasser ce chiffre afin que lors des mises en pratique (TP) le formateur puissent accompagner chaque stagiaire. Ce nombre s’abaisse à 6 personnes pour les formations logicielles. Un clic est vite oublié lors d’une démo et il faut veiller à ne perdre personne.

Ludovic Maurin : Notre formation est organisée ainsi : le lundi on ne fait que de la théorie sur les réseaux Ethernet et elle est commune aux techniciens son et lumière. C’est en effet un protocole commun à tous les corps de métier, que ce soit dans le spectacle ou l’informatique de bâtiment.
Le mardi matin les travaux pratiques démarrent et les stagiaires doivent prendre le contrôle de machines destinées au spectacle. L’après-midi, il y a une séparation entre les lighteux qui reviennent à la théorie pour apprendre comment transporter des informations spécifiques à la lumière alors que les sondiers continuent leurs TP.

Le mercredi, on inverse. Les éclairagistes reprennent donc les TP en ajoutant les notions apprises la veille en matière de transport des messages en DMX dans des réseaux Ethernet. Tandis que les sondiers apprennent à transporter de l’audio de façon numérique.
Et à partir du mercredi après-midi on ne fait plus que des TP en binômes jusqu’au vendredi soir.

SLU : Pour cette session chez Dushow, vous mettez donc ensemble des professionnels son et lumière ?

Ludovic Maurin : C’est aussi un des avantages d’Ethernet que de pouvoir faire passer tous les signaux dans le même tuyau et donc via les mêmes câbles. On se met d’accord sur quelques principes de base puis le TP d’un binôme d’éclairagistes se connecte à celui d’un binôme de sondiers.

SLU : Quelles sont les connaissances minimales nécessaires pour accéder à cette formation ?

Nicolas Varlet : On demande de savoir utiliser un ordinateur en plus de connaissances de base en son ou en lumière. C’est bien qu’ils sachent se servir d’au moins une console mais on les accompagne si le matériel utilisé pour le cours n’est pas exactement celui qu’ils connaissent. Il faut aussi qu’ils aient une idée de ce qu’est un synoptique, du fonctionnement d’une scène en son ou en lumière et idem pour la vidéo. L’idée étant d’aller dans le vif du sujet sans perdre de temps. Par contre aucune connaissance préalable du wifi et du réseau ne sont nécessaires.
Ils sont là pour apprendre et les formateurs vont chercher à conforter leurs connaissances et leur montrer qu’il est possible d’aller très loin dans ce domaine. En début de semaine, Ludo a ressorti les schémas des derniers TP de novembre. L’exercice consistait à incorporer une petite fonctionnalité au sein d’un gros réseau. En pratique, ça peut aller de contrôler la lumière ou le son depuis sa tablette, jusqu’à tout contrôler en envoi et réception d’informations. Ça permet de mettre en commun des projets réalisés selon le niveau et les besoins de chacun.

SLU : À l’issue du stage, s’il y a un problème réseau est-ce que vos stagiaires sont capables de le régler ?

Nicolas Varlet : Notre optique est surtout de chercher à répondre aux besoins de chacun et ils sont tous différents. Cela peut s’expliquer par l’habitude de travailler dans telle salle ou avec tel prestataire et donc pas besoin pour eux d’aller plus loin, ce que l’on respecte. Il y a aussi ceux qui, au contraire, veulent bûcher pour atteindre un niveau polyvalent. Pour notre part, nous validons la présence des stagiaires mais nous ne délivrons pas de certification répondant d’un niveau de connaissances.

Selon moi, un QCM, ne valide pas des capacités sur le terrain parce qu’il va falloir gérer d’autres facteurs comme le stress, ce qui, dans ce secteur, comme dans d’autre, est un passage obligé pour savoir si on est capable ou non. Ensuite, si le technicien est compétent et a acquis les connaissances dont il avait besoin auprès de nous, il arrivera à se vendre dans un milieu qui est assez petit finalement. Les formateurs et moi-même pensons aussi que des tests pourraient en freiner certains.

Ludovic Maurin : On a des profils avec différents niveaux et qui savent faire du son ou de la lumière. Certains savent allumer l’ordinateur et ça s’arrête là. Ce sont d’ailleurs des profils qui me plaisent beaucoup parce que la marge de progression est énorme donc à la fin on les aura débloqués sur beaucoup de sujets. Par contre, ceux qui arrivent avec une large zone de confort pourront aller plus loin.

SLU : Vous avez donc une sorte de base de formation que vous adaptez ensuite en fonction des besoins. Avec 8 stagiaires par groupe, les demandes ne sont-elles pas trop hétérogènes ?

Ludovic Maurin : Non, que ce soit en son ou en lumière, le matériel est composé de marques leaders et à de rares exceptions les produits vont être assez similaires. Le plus difficile pour nous va être parfois de nous familiariser avec le matériel propriétaire de certaines entreprises et proposer des formations hyper spécifiques.
Nous avons eu le cas avec groupe F, un des leaders mondiaux en matière d’artifices. Ils utilisent le réseau Ethernet pour tout contrôler mais avaient besoin de mieux maîtriser le réseau. Ça fait aussi partie des choses intéressantes à gérer pour nous en tant que formateurs.

Effectivement ça serait dommage de se priver…

SLU : Sur quel matériel, les stagiaires font-ils leurs TP ?

Nicolas Varlet : Pour le réseau, nous avons une large gamme de switchs qui couvrira bientôt tous les fabricants et dans ce domaine comme pour le reste, on la complète par de la location.
Aujourd’hui, en plus de mon matériel qui couvre largement ce qui est nécessaire, les permanents sont allés faire leur marché dans le parc de Dushow Paris pour en rajouter. Ce n’était pas spécifiquement prévu mais pour tester certaines configurations, c’était nécessaire.

Pour les pupitres lumière, j’ai une GrandMA ON PC 2 et une Chamsys mais il peut y avoir des Hog, des GrandMA 3,des EOS etc. En son, nous utilisons souvent des consoles Yamaha, Digico ou Soundcraft. On s’adapte en fonction des besoins. À Bordeaux par exemple, une de nos formations au Carré-Colonnes nécessitait des Congo pour les TP.

… d’un stock pareil.

Un questionnaire en amont, nous permet d’adapter le matériel aux besoins des futurs stagiaires en les interrogeant sur leur environnement de travail, leurs outils, leurs envies, leurs besoins et ça nous permet de définir quelle console, quelles enceintes ou quelles machines leur proposer pour les TP.
En formation réseau, on a souvent de la Grand MA, de la Chamsys ou de la Hog. De la même manière sur les formations dites Calage de sonorisation il y a, en fonction des prestataires locaux, différents systèmes qui vont être utilisés.

SLU : Y a-t-il un suivi après la formation ?

Ludovic Maurin : Oui, et c’est un des points forts d’Ubitech. À la fin de chaque formation on propose de remplir un questionnaire à chaud pour savoir ce que les stagiaires en ont pensé. Ça va concerner le lieu, les outils pédagogiques, les formateurs, le contenu. Et c’est une bonne base pour nous améliorer, ce qui est très important. Ensuite, dès le lundi, une invitation Dropbox leur est envoyée.
Dans ce dossier, accessible à tous les anciens stagiaires, formateurs et stagiaires peuvent déposer des documents relatifs à une astuce ou une particularité selon un principe de fiche par thème : son, lumière, vidéo et matériel informatique (switch, configuration machine, etc). On y trouve aussi les livrets de cours mis à jour.
Enfin, en cas de besoin, ils ont nos mails mais en définitive, et heureusement, c’est assez rare que l’on ait des contacts en direct en cas de problème. Enfin nous leur envoyons un dernier questionnaire à froid, c’est-à-dire 6 mois plus tard, pour savoir si les connaissances nouvellement apprises leur ont servi sur le terrain.

SLU : Est-ce que vous proposez d’autres formations en réseau après ce niveau 1 ?

Ludovic Maurin : On a mis en place un niveau intermédiaire entre le niveau 1 et le niveau 2, c’est la session MAC (Maintien des Acquis et des Connaissances) car les retours de questionnaires à froid expriment une volonté pour certains de parfaire ce qu’ils ont appris sur ce premier niveau mais sans forcément aller beaucoup plus loin comme pourrait le proposer le niveau 2.
Pour l’instant il n’existe qu’une session MAC son et au lieu de commencer par la théorie, elle commence par des TP. Ensuite, le mardi matin on fait un point sur ce qui s’est passé la veille et sur leur expérience depuis la première formation pour reprendre les points théoriques qui les intéressent.

L’histoire du centre

Nicolas Varlet, ancien régisseur son de Dushow, fait maintenant de la régie générale, même si avec les formations, il n’a plus beaucoup de temps et donc réserve cette activité à la saison estivale. Il a pu développer son réseau en travaillant sur Nice et Marseille pour Projectis et Arpège. Il a ensuite mis à profit ses contacts pour lancer l’activité de centre de formation.

Nicolas Varlet, Directeur d'Ubitech

Nicolas Varlet, Directeur d’Ubitech

SLU : Comment es-tu devenu directeur d’un centre de formations ?

Nicolas Varlet : Suite à un besoin de formation en 2008-2009, j’ai constaté qu’il était difficile de trouver une offre sérieuse dans le sud. On était obligé de se déplacer à l’ISTS d’Avignon ou de monter à Paris. J’étais très content de me balader mais je trouvais ça compliqué.
En 2014, l’idée nous est venue avec un ami d’essayer de proposer une offre de formation dans le sud qui soit facile d’accès et qui aille vers ses stagiaires. Nous n’avons pas réussi à poursuivre cette collaboration mais je me suis lancé dans l’aventure.
Le temps de structurer la société et d’obtenir mon agrément auprès de l’AFDAS, Ubitech était lancé. Les premières formations concernaient la sécurité et les techniques propres au spectacle via l’habilitation électrique, la SST et le travail en hauteur puis l’accroche levage. Ensuite est venu le réseau son et le calage système. On a aussi progressivement intégré des formations relatives à la lumière et notre offre s’étoffe régulièrement.

Depuis le début il y a vraiment une volonté d’aller vers le son, la lumière, la vidéo, les logiciels et la structure pour le spectacle et l’événementiel. Même si la dénomination de certaines de nos formations est générique, on ne va pas s’adresser à l’industrie du bâtiment par exemple. Ce sont d’autres stagiaires, d’autres besoins, d’autres clients, bref, un autre milieu.
Notre particularité sur des formations de type habilitation électrique, c’est d’avoir une approche spectacle et non pas industrie-BTP. Aujourd’hui je n’interviens pas encore comme formateur car je préfère que ce soit des professionnels en activités. Mais j’ai toujours aimé transmettre aux stagiaires ou apprentis qui travaillaient au stock à Projectis ou sur le terrain.

Ludovic Maurin (au centre) en TP avec un des permanents de Dushow.

SLU : Ludo, tu es formateur spécialisé en réseau son, quel est ton parcours et comment as-tu commencé à travailler chez Ubitech ?

Ludovic Maurin : J’ai commencé très tôt dans le spectacle, quand j’avais une dizaine d’années grâce à mon frère et de fil en aiguille j’ai commencé à donner des coups de main.
J’ai assez vite su que c’était un métier un peu particulier et qu’il n’était pas évident que je puisse en vivre. Je me suis donc dirigé vers des études en informatique et réseau. Puis j’ai convergé à nouveau vers le spectacle où les technologies réseau sont désormais omniprésentes.
J’ai eu l’intuition que ce domaine prendrait de l’importance et ça s’est confirmé. Aujourd’hui, l’évolution est permanente, que ce soit du côté des constructeurs, des protocoles ou dans la façon dont les machines travaillent. Dès qu’il y a une nouvelle possibilité, ça peut influer sur le budget d’un spectacle.

SLU : Qui sont les professionnels qui viennent se former chez vous ?

Nicolas Varlet : Il y a ceux qui cherchent à évoluer professionnellement dans leurs activités. D’autres qui viennent se former poussés par l’employeur ou leur prod sur les thèmes de la sécurité car ces derniers se rendent compte de leur responsabilité directe en cas d’accident. Les prises de conscience se font progressivement et parfois suite à des accidents tragiques comme à Marseille lors du concert de Madonna en 2009. L’installation s’était effondrée et avait fait deux morts et huit blessés.

Les formations

On compte 34 formations au catalogue d’Ubitech réparties en 6 grands thèmes : Son, Lumière, Structure, Logiciel, Vidéo et Sécurité. Ce dernier comporte d’ailleurs les premières formations dispensées dans le centre comme le travail en hauteur et l’habilitation électrique. Dans la lignée on trouvera le CACES, et enfin les formations stars : réseau Ethernet son et réseau Ethernet lumière.
D’autres formations proposent de revoir ses acquis en son et en lumière en étudiant les bases ou d’accéder à la très demandée formation pupitrage sur Grand MA ou bien sur Chamsys. Enfin, compléteront vos connaissances ou votre appétit pour le domaine des médias, les bases de la vidéo, les formations Vjying ou encore Modulo Pi.

SLU : Pourrais-tu détailler les autres formations que l’on peut trouver dans le catalogue d’Ubitech ?

A l’automne 2020, nous proposerons une formation dédiée à la GrandMA 3. Nous faisons le choix assumé d’attendre que le système soit optimisé et préférons laisser passer la période estivale pour que le soft bénéficie des mises à jour suite aux retours des festivals.
Nous proposons également de maîtriser les bases de la lumière et une autre en son qui dure 4 semaines et s’adresse par exemple à des roads qui connaissent le métier à force de câbler mais veulent aller plus loin. D’autres encore sont en préparation et viendront compléter le catalogue très bientôt.

SLU : Vous êtes en contact avec MA Lighting?

Nicolas Varlet : De façon générale on cherche à travailler en direct avec les fabricants ou les distributeurs. MA Lighting nous a d’ailleurs officiellement integré à son réseau MA University. Sur les formations GrandMA, nous sommes presque à un pupitre par tête alors que selon les normes de MA Lighting, il en faut un pour deux. Je tiens à avoir des outils de qualité et j’essaie de bien faire les choses car je pense que c’est ce qui nous permet de continuer à avancer et à avoir de bons retours.

La formation prévoit même l’utilisation d’un Robospot en TP. Les stagiaires qui en ont besoin seront à jour sur les appareils les plus récents.

SLU : Qu’est-ce que vous avez dans votre kit de projecteurs ?

Nicolas Varlet : En général c’est du prêt si c’est un prestataire qui nous accueille et sinon de la location. En revanche si nous nous déplaçons dans les salles, on utilisera leur kit de base en plus d’un renfort. Pour la formation réseau, il y a quelques automatiques compatibles RDM et du RoboSpot .

C’est le formateur qui va établir sa liste du matériel selon les demandes des stagiaires, du prestataire ou du partenaire chez qui l’on effectue la formation. Chez Dushow, je suis venu avec du matériel mais on cherche à mettre en place un partenariat et donc un échange de bons procédés avec les prestataires : vous nous accueillez avec votre matériel et en échange nous avons un savoir à transmettre.

SLU : Êtes-vous en contact avec les fabricants et travaillez donc sur des versions beta ?

Ludovic Maurin : Oui, dès qu’on le peut. C’est très intéressant pour les fabricants de faire essayer leurs nouveaux produits à nos stagiaires. Je suis donc en contact permanent avec eux pour les prévenir de nos prochaines formations afin qu’ils nous envoient les versions Beta à tester. Ça fait aussi partie de la veille technologique qu’il faut faire pour suivre les dernières évolutions.

Nicolas Varlet : D’autre part, on invite les stagiaires à venir avec leur ordinateur et leur borne wifi. Le formateur va les aider à tout configurer pour que leur environnement de travail soit fonctionnel. Ça leur permet de repartir avec des outils configurés pour travailler ensuite proprement.

Ludovic Maurin : En effet, les formateurs préparent la liste de matériel qui a été loué en fonction des retours de questionnaire en amont et nous leur envoyons cette liste où ils pourront trouver les liens vers tous les logiciels qui doivent être téléchargés ainsi que les docs des équipements. Ils peuvent préparer au mieux leur arrivée pour la formation. Que les stagiaires viennent avec leur propre équipement permet de s’entraîner en conditions réelles et ensuite être à l’aise sur le terrain.

SLU : Quelles sont les possibilités de financement d’une formation Ubitech ?

Nicolas Varlet : Nous travaillons essentiellement avec l’AFDAS, prestataires comme intermittents cotisent tous à cet OPCO (Opérateur de Compétences). Ils peuvent, par cet organisme bénéficier d’une prise en charge totale de nos formations.

Il arrive également que sous certaines conditions, Pôle Emploi finance nos formations professionnelles ou nos formations « sécurité » telle que celle sur le travail en hauteur.
Cela concerne des gens qui n’ont pas encore deux années d’intermittence et donc ne sont pas encore détenteurs de droits auprès de l’AFDAS ou encore des personnes ayant perdu leurs droits.

SLU : Quelles sont les démarches à effectuer pour cela ? Apportez-vous une aide administrative ?

Nicolas Varlet : Nous apportons à chaque personne une aide personnalisée suivant son statut. Les démarches administratives pour les intermittents ou les entreprises cotisant à l’AFDAS ne sont pas très compliquées. Suite à un premier contact avec moi ou Lise Varlet, ma femme, qui travaille également chez Ubitech, on élabore ensemble le projet du futur stagiaire.
Il se peut que le demandeur soit mis en contact avec le formateur afin de valider le projet ou le niveau d’attente du stagiaire. Des documents très simples, que l’on pré remplit, leur sont ensuite envoyés. Une fois signés et renvoyé chez nous, nous allons souvent apporter les dossiers nous-mêmes auprès de l’AFDAS. On s’assure ainsi que le document a bien été transmis dans le délai minimum des 4 semaines imposées par l’AFDAS pour déposer le dossier de prise en charge et réserver une place au futur stagiaire.

Conclusion

Une formule très intéressante pour des lieux ou des prestataires qui ont leurs habitudes de travail. Revoir le fonctionnement d’un réseau, bien en comprendre toutes les subtilités et pouvoir poser des questions pour ne pas se retrouver démuni en cas de problème, c’est ce que propose Ubitech. Cette formule “à la carte” et “à domicile” répond à des besoins précis et en profondeur, dans différents domaines.

C’est la fin de la journée, la nocturne commence pour les plus gourmands de connaissances.

Au vu des références – Dushow Paris, Nice et Marseille, Magnum, Groupe F, Novelty, le Mucem, le Festival d’Aix-en-Provence, Fa musique, Audio Technique, S groupe, Absolute Live ainsi que de nombreuses salles, on comprend que la formule d’Ubitech a déjà fait ses preuves et su séduire.
Une super bonne humeur et un appétit dévorant pour les nouveautés matérielles et logicielles, font partie du programme proposé par Nicolas, Lise et l’équipe des formateurs qui vous permettra de progresser dans votre projet professionnel. Du sur-mesure !

Plus d’information sur le site Ubitech

 

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Solotech agrandit son parc Ayrton en Khamsin et MagicBlade-FX

Par admin — 29 mars 2020 à 09:21

L’été dernier, Solotech, l’un des grands acteurs mondiaux de l’audiovisuel et du spectacle avec 13 sites au Canada, aux États-Unis et en Europe, a étendu son parc de matériel d’éclairage en achetant 150 Spots/Profile à leds Ayrton Khamsin-S et 108 MagicBlade-FX à ACT Lighting, Inc., le distributeur exclusif d’Ayrton en Amérique du Nord.

Tournée mondiale Hapiness Begins des Jonas Brothers. © 2019 Todd Kaplan. Avec l’aimable autorisation de Lighting and Sound America.

Les Khamsin-S choisis par Solotech sont conçus pour les applications scéniques. Ce projecteur est équipé d’un nouveau module de leds qui produit une puissante lumière blanche métallique avec un flux de 36 000 lumens et une température de couleur de 6 500 K.
Le MagicBlade-FX est la dernière version du fameux MagicBlade-R. Il dispose de sept sources à leds RGBW de nouvelle génération qui peuvent être contrôlées individuellement pour créer des spectacles aériens virtuels ou pour éclairer des décors et des artistes.

« Ayrton est une marque de qualité bien connue, dont les appareils impressionnants sont accueillis et appréciés par l’industrie », explique Lee Moro, vice-président des Productions Live chez Solotech. « Les concepteurs lumière demandent de plus en plus ces projecteurs. »
Solotech les a déjà mis en œuvre sur la tournée mondiale Happiness Begins des Jonas Brothers, qui a débuté l’été dernier à Miami. Ils ont également utilisé les Khamsin sur le projet PY1 Pyramid de Guy Laliberté via sa nouvelle maison de production Lune Rouge. « Leur équipe de conception est très satisfaite de ces projecteurs », rapporte Moro.

Plus d’infos sur le site Axente et sur le site Ayrton

 

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Peter Pan s’envole avec Robe au Grand Théâtre de Blackpool

Par admin — 28 mars 2020 à 09:03

Au Royaume-Uni et en Irlande, la saison des pantomimes (panto) reprenant la trame des contes populaires traditionnels, a apporté son lot d’hilarité et de bouffonnerie sur les scènes de tout le pays, avec des gags, des quiproquos et toute une palette de personnages baroques, excentriques et indéfinissables.
Dans ce genre, l’une des présentations les plus émoustillantes et les plus en vue de cette saison a été le Peter Pan de UK Productions, mis en scène par Anthony Williams et éclairé par Andy Webb au Grand Théâtre de Blackpool.

Cette année, Andy Webb a prescrit des projecteurs à leds tout Robe avec le T1 Profile au cœur de son système d’éclairage. Sa conception utilisait aussi des Wash-beam Spiider, ParFect 100 et 150, DL4S Profile, LEDWash 300 et CycFX 8.

Photo ©Louise Stickland

Andy a beaucoup d’expérience dans l’éclairage de l’univers délirant et fantasmatique des pantomimes, qui nécessite d’être traité comme du théâtre conventionnel, tout en laissant une place à l’expérimentation et à la plaisanterie. Il a aussi travaillé au Grand Théâtre, dont l’espace est exceptionnellement réduit, lors de la mise en scène de productions contemporaines complexes.

Andy voulait éclairer Peter Pan d’une manière différente d’une panto standard : « Le scénario nous donnait la latitude pour avoir une approche beaucoup plus musicale ». Son idée était de mettre l’accent et de capitaliser sur les personnages et les positionnements d’ensemble plutôt que de se reposer uniquement sur la dérision, qui était présente, mais plus discrète et raisonnée que ce qu’on pourrait attendre.
Par conséquent, l’éclairage allait de pair et offrait beaucoup de séquences à plusieurs niveaux de profondeur et de textures. De plus, s’agissant de Peter Pan, il avait l’envol comme grand véhicule dramatique pour ajouter de l’action à la représentation.
Les trois rails de vol Foy, deux au-dessus de la scène et un dans la salle, au-dessus du public ont influencé aussi les possibilités d’éclairages d’Andy. Sa priorité était de faire disparaître les câbles pour que les personnages semblent vraiment voler.

Les T1 ont été utilisés dans une multitude de tâches de texturation avec des gobos théâtraux, comme la création de cadres de fenêtres et des effets magiques étincelants grâce à leur roue d’animation. « Presque toutes les scènes avaient une sorte d’effet de mouvement, subtil ou flagrant, réalisé avec les T1, et c’était génial de pouvoir utiliser leurs fonctionnalités pour participer à ce processus », a-t-il déclaré.

Photo ©Louise Stickland

Le cœur du système était construit autour de 12 T1 Profile pour les éclairages à bords nets, dix au-dessus de la scène sur les perches 1, 2 et 3, et deux de chaque côté de l’arche du proscenium, croisés pour éclairer le tablier de scène.
C’était la première fois qu’Andy utilisait ce projecteur. « La souplesse des T1 m’a définitivement permis de repousser les limites », s’est-il enthousiasmé. Andy et tous les autres membres de l’équipe de production ainsi que l’équipe du théâtre ont été impressionnés par le fonctionnement très silencieux du T1.

A part cela, il « adore » le mélange de couleurs progressif et délicat qui lui a donné la possibilité de combiner beaucoup de couleurs pastel qui sont souvent absentes de la panto. Il y avait aussi douze Spiider, répartis à égalité sur les perches LX1, 2 et 3 pour illuminer la scène de manière uniforme. « Ils fonctionnent parfaitement en tandem avec les T1 », a commenté Andy.

– 6 ParFect 150 étaient accrochés sur la perche LX3 de part et d’autre du centre, particulièrement efficaces dans les scènes comportant une pièce centrale de décor comme une cabane dans les arbres dans la scène du camp des Enfants Perdus et pour certains effets plus minimalistes comme la lumière du soleil au travers des branches des arbres.
– 20 ParFect 100 étaient dispersés tout autour de la plate-forme, principalement sur les piliers et les échelles latérales, dont une paire à l’extrémité de chaque perche pour éclairer les bordures et les pieds du décor, et six sur les perches de façade pour éclairer les pseudo-prosceniums de la production.
– Deux DL4S Profile, accrochés dans des emplacements du balcon supérieur, étaient utilisés pour texturer les toiles et pour projeter des effets animés comme les nuages sur l’horizon dans les scènes de ville.
– Une paire de LEDWash 300 positionnés sur la perche à l’avant du proscenium offrait un éclairage croisé de face.
– Deux rampes motorisées CycFX 8 étaient utilisées pour éclairer la voûte du proscenium de la salle, et elles étaient également basculées vers le public pour servir de blinders et une paire de ParFect S1 2.7K (blanc chaud) et 6.0K (blanc froid), dont la lumière jaillissait à partir des piliers en coulisses, remplaçait ce qui aurait été traditionnellement une position de Fresnel.

Photo ©Louise Stickland

Plus de 300 cues ont été programmées sur la console Avolites Tiger Touch II, exploitée par l’équipe du Théâtre pour la série de spectacles qui s’est terminée le 5 janvier 2020. Cette année, pour Andy, Le plus gros problème a été de ne disposer que de 17 heures de programmation et d’aller directement à la première sans prévisualisation. La connaissance du kit et du lieu, avec les positions optimales, l’a énormément aidé à offrir un spectacle du niveau demandé.
« Quand on est concepteur d’éclairage de panto, on doit être capable de réagir rapidement et à brûle-pourpoint, et souvent totalement en dehors des sentiers battus et au-delà de la zone de confort habituelle. Avoir un système d’éclairage adaptable comme celui-là sous la main est essentiel pour offrir un spectacle conforme aux meilleurs standards », a-t-il commenté.
L’élément le plus difficile à éclairer était le vol dans la salle… alors que 90 % du système était orienté vers la scène. Les deux T1 de façade et les DL4S Profile ensemble ont fonctionné à fond pendant ces scènes. On a consacré pas mal de temps à programmer plusieurs signaux pour suivre Peter Pan, et en ouvrant complètement le zoom du T1, Andy a également pu utiliser certains des projecteurs de la perche 1 sans aveugler le public !

Andy se souvient de sa joie lors de la soirée d’ouverture, lorsqu’il a entendu un jeune spectateur s’écrier « Mon Dieu, il vole ! », totalement convaincu par la magie optique alors que Peter Pan faisait sa première entrée sur scène !

Plus d’infos sur le site Robe Lighting France

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Nucintosh : un NUC fanless imprimé en 3D

Par Pierre Lecourt — 30 mars 2020 à 12:05

Ne cherchez pas le boitier de ce Nucintosh dans les pages d’une boutique en ligne, il a été imprimé en 3D à partir de fichiers disponibles au téléchargement. Très joliment réalisé avec une aération supérieure largement inspirée des nouveaux MacPro. 

Nucintosh Rendu 3D

Le Nucintosh se base donc sur une carte mère de NUC8i3BEK de 2018, une solution qui embarque un Core i3-8109U au TDP de 28 watts tout de même qui propose 2 cœurs et 4 threads dans des fréquences allant de 3 à 3.6 GHz avec 4 Mo de mémoire cache. Le circuit graphique est un Intel Iris Plus 655. La carte accepte deux barrettes de mémoire vive DDR4 pour un maximum de 32 Go de RAM. Le stockage de base est confié à un port M.2 2280 PCIe NVMe mais la carte propose également deux ports SATA 3.0. 

Nucintosh

La connectique est classique avec de nombreux ports USB, un USB Type-C proposant du DisplayPort, du HDMI 2.0a, du Thunderbolt, un lecteur de cartes MicroSDXC UHS-I, un Ethernet Gigabit, du Wifi5 et un Bluetooth 5.0.

Nucintosh

Pour dissiper les 28 watts du Core i3, un dissipateur 100% passif Arctic AM4 Passive a été modifié afin de coiffer le processeur sans gêner le reste des composants de la carte mère. Il s’accroche directement à la carte mère via 4 entretoises classiques qui ont été percées directement dans l’aluminium du dissipateur pour correspondre aux emplacements disponibles sur la carte mère. 

Nucintosh

Le résultat est un système qui fonctionne sans un bruit, en évacuant par convection la chaleur qu’il dégage vers le haut du boitier. Les larges et hautes ailettes du dissipateur permettant de faire circuler de l’air frais aspiré par l’arrière et le dessous du boitier. La circulation est faite naturellement, l’air chaud montant naturellement vers le haut du châssis.

Nucintosh

Les températures de fonctionnement sont bonnes avec 45°C en usage de navigateur classique, de 60 à 65°C lors de codage et de compilation web (NodeJS) et 85 à 90°C lors d’une utilisation particulièrement intensive. Un test Geekbench sur un seul coeur donne un maximum de  62°C, en multi coeur la température monte à 75°C. Sous Prime95, pour pousser la machine dans ses retranchements avec une pointe à 95-99°C et… le début d’un Throttling pour éviter d’abîmer le matériel.

Nucintosh

Le tout ne fonctionne correctement que dans un châssis adapté. Le recours à l’impression 3D semblait donc être la meilleure solution. Ici, le boitier a été réalisé en plastique traditionnel mais je suppose qu’il pourrait être imprimé en métal via un professionnel pour améliorer encore la dissipation.

Vous pourrez télécharger les fichiers du boîtier en suivant ce lien vers le site GrabCAD. Il a été réalisé par la société Aspekt.

Je sais pas vous, mais moi cette super réalisation me démange ! Surtout avec un Alpine AM4 Passive à 14.06€ et une carte mère de Core i5 28 Watts qui tourne déjà sous Hackintosh à la maison.

Source : Fanlesstech et Reddit

Nucintosh : un NUC fanless imprimé en 3D © MiniMachines.net. 2020.

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Les Bons Plans du Week-End : 28-29/03/2020

Par Pierre Lecourt — 28 mars 2020 à 09:09

Ed Emshwiller

Illustration par Ed Emshwiller

Les Bons Plans du Week-End : 28-29/03/2020 © MiniMachines.net. 2020.

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Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 269.06€)

Par Pierre Lecourt — 27 mars 2020 à 20:51

Mise à jour : Le Barebone est disponible à moins de 270€ avec un code promo en suivant ce lien.

Billet original : Ce n’est pas le MiniPC le plus économique que l’on ait croisé. A 382.30€, il se pose plutôt dans la fourchette haute du genre. Mais ce tarif peut s’expliquer facilement puisque le Nvisen Y-MU-01 est plutôt très correctement équipé. 

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Il propose pour commencer un Core i7-8565U, une puce quatre coeurs et huit threads fonctionnant de 1.8 à 4.6 GHz avec 8 Mo de cache. Lancée au troisième trimestre 2018, elle fait partie de la galaxie des processeurs Whiskey Lake et embarque donc un circuit graphique Intel UHD 620. Cette puce performante affiche un TDP de 15 watts qu’il faudra donc dissiper activement. Le boitier est percé de part en part pour laisser circuler l’air au coeur de l’engin

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La puce du Nvisen Y-MU-01 peut gérer jusqu’à 64 Go de DDR4 et cela tombe plutôt bien car l’engin propose, et c’est assez rare, deux slots SoDIMM de mémoire à ce format. Il est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive mais pourra monter facilement à 16 ou 32 Go.

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Le stockage est composé par défaut de 128 ou 256 Go au format M.2. il sera secondé par un emplacement 2.5″ SATA standard pour ajouter un disque mécanique ou un second SSD. Aucune image de la connectique arrière n’est proposée, la fiche technique indique cependant que l’engin dispose d’une sortie HDMI 2.0 et d’une sortie DisplayPort pour gérer deux affichages en UltraHD.

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L’ensemble propose en tout quatre ports USB 3.0, deux ports USB 2.0, un port Ethernet Gigabit, un module Wifi4 et du Bluetooth 4.0 et des prises casque et micro. Le Nvisen Y-MU-01 mesure 13.6 cm de large pour 12.5 cm de profondeur et 4.3 cm d’épaisseur. 

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En l’état et malgré une promo avec le code BGqui font baisser le tarif de l’engin à 363€ dans le panier, cela reste une solution au tarif un peu trop élevé. Aussi je ne vous la recommande pas spécialement pour le moment. Mais l’engin est intéressant à surveiller. Parce qu’il est évolutif et qu’il embarque un processeur performant, cela pourrait être une belle surprise.

Découvrez le meilleur tarif du Nvisen Y-MU-01

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 269.06€) © MiniMachines.net. 2020.

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Plusieurs ordinateurs Apple sous SoC ARM l’année prochaine ?

Par Pierre Lecourt — 27 mars 2020 à 16:53

Le passage d’Apple du monde Intel vers le monde ARM serait prévu pour l’année prochaine déclare, une fois de plus, un nouvel analyste. Avec, cette fois, une foule de produit prévus pour cette transition. Aussi bien dans le monde du portable avec des Macbooks que dans le secteur des machines de bureau. Mieux, les estimations les plus optimistes font état d’une officialisation de ces nouveautés pour le quatrième trimestre de cette année.

Intel

Au delà des idées de calendrier qui, je suppose, ne sont pas basées sur des éléments tangibles mais sur des recoupements d’informations. L’annonce de ce changement stratégique serait un bouleversement dans le monde PC. Apple pourrait gagner sur deux tableaux importants en basculant d’Intel à ARM.

D’abord, cela réduirait drastiquement ses coûts de production puisque la marque pourrait fabriquer ses propres puces ARM. Plus question de devoir passer par une société tierce, Apple n’aurait qu’à payer les royalties liées à l’usage et la commercialisation de ses propres SoC. D’un point de vue conception des puces, ses coûts seraient évidemment plus importants puisqu’il faudrait développer les solutions en interne mais dans la durée, sur le long terme de la commercialisation de produits équipés de ces puces, le prix de revient serait énormément raboté. Le fait que l’ensemble des produits du constructeur  passe sous SoC ARM serait également un énorme avantage puisque les travaux menés pour concevoir les puces des iPhone et des iPad auraient des effets sur la conception du reste du catalogue d’Apple.

L’autre gros bénéfice de l’opération serait lié à la flexibilité d’ARM. La possibilité pour Apple de proposer des puces multi coeurs s’adaptant parfaitement à la cible visée. Ses machines bénéficieraient ainsi de SoC mieux étagés en performances, parfaitement adaptés aux paliers de public identifiés par la marque. Le moyen d’adresser finement ses Macbooks et autre machines de bureau sans avoir à acheter de multiples de références à un tiers.

MacBook Air 13 2020
Des avantages techniques seraient également à prévoir pour Apple avec cette transition. Les puces ARM pouvant s’avérer moins gourmandes en énergie, elles pourraient permettre des designs plus fins et des autonomies plus grandes pour les Macbooks  de la marque. Sans même parler d’engins parfaitement passifs. Evidemment, cela sous-entend que la supposée réduction de consommation des puces ARM employées soit effective. Ces derniers temps, on a vu une montée en puissance des TDP des solutions ARM et leur implantation dans des machines type PC de bureau et portables doit s’accompagner d’u niveau de performances au moins aussi bon que celui proposé par les solutions actuelles.

Apple peut également choisir une solution plus simple en multipliant le nombre de coeurs de ses puces tout  en augmentant leurs fréquences afin de garder une ventilation active au sein de ses machines. De là à voir une solution ARM venir se frotter aux solutions Intel Xeon employées dans les Mac Pro les plus haut de gamme ? Il reste encore beaucoup d’inconnues techniques avant de jurer quant à la faisabilité de la solution. Bien entendu, Apple pourrait mixer son offre et continuer à proposer des machines x86 et ARM en parallèle.

Dernier questionnement, celui d’un fonctionnement logiciel parfaitement optimisé pour ARM. Ce point est épineux pour Apple car il faut que les éditeurs suivent le mouvement. On imagine déjà que certains sauteront dans le train dès le départ, incités fortement par leurs partenariats avec le constructeur et leur énorme implication dans l’écosystème MacOS qu’ils ne peuvent logiquement pas abandonner. Apple serait prêt à fournir à ses partenaires des outils pour développer sur ARM dès cette année.

Reste que tout ceci est encore de la pure spéculation et que cette légende d’un passage d’Intel à ARM est source de scoops variés depuis plusieurs années avec des dates presque  autant repoussées que celle de la fin du monde. 

Plusieurs ordinateurs Apple sous SoC ARM l’année prochaine ? © MiniMachines.net. 2020.

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Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt — 27 mars 2020 à 12:43

Alors pourquoi ? D’abord pour rappeler le temps nécessaire à un bon lavage de main. Laisser ses mimines traîner trois secondes sous l’eau n’est pas suffisant face au COVID-19. Même en temps normal, il faut un bon et laborieux savonnage pour que l’opération produise un effet autre que Placebo.

Se laver les mains ? Je sais faire !
L’homéopathie manuelle, l’opération qui consiste à passer ses mains sous l’eau 3 secondes en considérant qu’elles sont propres, n’est bon que pour votre pilosité palmaire. Pas pour combattre un virus. Il faut frotter. Et frotter longtemps. Bien trop longtemps pour une époque où tout doit aller très vite.

Du coup le Scrubber entre en action en vous balançant aux oreilles 20 secondes (ou plus) de signal sonore. Un temps que vous devrez respecter en vous nettoyant les mains avec le savon récupéré avant de pouvoir les passer sous l’eau claire. Ce signal sonore peut, grâce aux possibilités offertes par le Raspberry Pi W qu’il embarque, être très varié. Vous pouvez écouter vos morceaux préférés, écouter un morceau de podcast, choisir une radio internet au hasard ou piocher dans n’importe quelle source sonore.

Au vu du nombre de lavages quotidiens que l’on est censé suivre, le format Scrubber d’un savonnage en musique est une assez bonne idée pour rompre la monotonie de l’opération et la rendre plus agréable et efficace avec les plus petits.

Scrubber

L’autre point positif de l’opération est le temps que prend le montage d’un Scrubber. La documentation fournie indique un temps de montage d’environ quatre heures et un investissement tournant autour de 30$. Evidemment, si vous n’avez pas les pièces nécessaires, cela sera difficile de monter ce projet en confinement. Il faut un Raspberry Pi W, une batterie et un Adafruit Speaker Bonnet. Le code et un guide complet d’assemblage sont disponibles sur Github. Evidemment, il est également nécessaire au préalable de sacrifier un distributeur de savon liquide… Si vous avez le matériel et que vous tournez en rond pendant ce confinement, l’opération est une bonne idée à réaliser avec des plus jeunes.

Si vous n’avez pas le matériel, il est possible, et même relativement aisé, de proposer le même genre de solution avec d’autres ressources. Vous pouvez facilement imaginer monter un appareil proposant un décompte de temps avec une bête carte Arduino Micro à quelques euros et une LED qui restera allumée 20 ou 30 secondes avant de s’éteindre après une pression sur votre pompe à savon. Là, l’opération ne vous coûtera qu’une dizaine d’euros tout au plus avec une batterie 18650 de récupération.

Correct technique to wash your hands for proper disinfection. #CoronavirusOutbreakindia #CoronaVirusUpdate #COVID #CoronaVirusUpdate pic.twitter.com/1WeDwlCaF6

— Harjinder Singh Kukreja (@SinghLions) March 19, 2020

Vous l’aurez compris, le Scrubber est autant didactique d’un point de vue électronique que d’un point de vue hygiène. C’est son grand intérêt puisqu’il est aussi simple de compter dans sa tête quelques secondes pendant que l’on frotte ou d’adopter une technique de lavage efficace qui prendra de toutes façons tout le temps nécessaire.

Source : Deeplocal via Engadget

Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

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Vincent Vinnie Perreux

Par admin — 27 mars 2020 à 09:06

La rencontre avec Vinnie se fait dans les couloirs d’un salon, sur le stand d’Audio Concept qui représente Clair Bros en France. Sa présence attire forcément du chaland, ravi de pouvoir échanger quelques mots avec lui dans un français parfait et Dominique Maurel savoure. Du vrai support comme on l’aime.

On profite d’un moment de calme pour nous isoler avec Vinnie et en découvrir quelques facettes.

SLU : Tu as l’air chez toi ici…

Vinnie : Mais c’est le cas. Je me sens très vite bien partout. C’est peut-être pourquoi je pars aussi très vite (sourires) ! Je n’ai pas d’attaches.

SLU : Tu as un accent français construit de mille nuances, je ne saurais dire d’où tu viens.

Vinnie : Je suis Druze. Je suis né dans les montagnes en face de Beyrouth. Je ne connais pas mes parents. J’ai été adopté par une famille française. J’étais à l’orphelinat chrétien des sœurs Saint-Vincent de Paul et ma maman adoptive, infirmière à l’Hôtel-Dieu, connaissait une des sœurs. Je m’appelle Vincent Perreux mais je pourrais m’appeler tout aussi bien Mohamed Dupond. Mon premier voyage, je l’ai fait très jeune et voyager n’a jamais été un handicap dans ma vie.

Dominique Maurel et Vinnie sur le stand d’Audio Concept.

SLU : Quel âge as-tu ?

Vinnie : 53 ans.

SLU : Etant petit, ces racines si différentes pour l’époque t’ont pesé ?

Vinnie : Un peu. Les petits y vont fort. « Pourquoi t’es différent ? Ton papa il fait quoi ? T’es né où… » Quand je répondais que j’étais libanais à l’époque où les Casques Bleus français se faisaient canarder, je devenais une sorte de bête noire, quelque part responsable de cette guerre.

Le son c’est d’abord de la musique

SLU : Comment le son est-il entré dans ta vie ?

Vinnie : La base de tout a été la musique. Mon papa voulait que je devienne militaire. Ça n’a pas marché, pas plus que mécanicien ou cuisinier. J’ai abandonné cette dernière filière car j’étais trop rebelle et quand on me gueulait dessus, je répondais, mais au moins, la passion des fourneaux m’est restée. Parallèlement je jouais dans un groupe qui s’appelait les Rockin’ Kronenbourg et comme il se doit, on est parti jouer à Londres dans la rue.

L’ex batteur des Rocking Kronenbourg en grande forme…

SLU : Instrument ?

Vinnie : Batterie. Très nul. Formation à la Stray Cats ce qui pour moi était très simple en termes de matos. Je te la fais brève, de Rockin’ Kronenbourg on n’a retenu que la seconde partie de notre nom et on a bu beaucoup de coups. On a malgré tout réussi à gagner un peu de sous et à tenir jusqu’à l’arrivée du monsieur tant rêvé qui dit qu’il va te faire faire une démo tape dans un studio… Glauque, mais un studio d’enregistrement !

Là on s’est rendu compte à quel point on jouait mal et pas du tout en place. Je me souviens à un moment de m’être levé de mon siège et d’être allé dans le studio. « Vous faites quoi sur vos boutons ? » J’étais fasciné. Je suis revenu de l’autre côté de la vitre et j’ai dit : « J’arrête de jouer les gars, je veux faire ça. » Et ça a été le dernier jour où j’ai tapé sur une batterie, un petit pas pour moi et un grand pour la musique (rires). On était en 1985.

SLU : Et après ce déclic ?

Vinnie : Après la période Kro, je suis revenu en France et comme mes parents habitaient dans le centre, j’ai pu effectuer une formation à Bourges qui s’appelait je crois « Technique d’enregistrement de son et de plateau. » On était stagiaires au Germinal (souvenirs ici https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/l-antre-peaux-inauguree-aujourd-hui-retour-sur-ses-moments-marquants_12998009/) et on est aussi devenus stagiaires du Printemps de Bourges ! Je suis donc un petit gars de Bourges qui déchargeait des caisses pour Régiscène.

On ne pouvait pas les rater les porteurs de Régiscène. Pour les nostalgiques, plein d’images et d’infos ici : www.regiscene.fr

Peu de rock, mais beaucoup de taf

Vinnie : Ensuite et toujours à Bourges, j’ai commencé en tant que régisseur son au théâtre Jacques Cœur, et j’ai travaillé sur des festivals de jazz, des créations théâtrales, des ballets et on a gagné par mal de récompenses. C’était une époque artistiquement très intense mais malgré tout, ça manquait pour moi de rock’n’roll (rires). J’avais beau garer ma Harley devant le théâtre, ça jouait surtout du jazz !

SLU : Déjà une Harley ?

Vinnie : Non t’as raison, c’était une Norton Commando. A l’époque je roulais en anglaise. Du théâtre, je suis monté à Paris, comme beaucoup de monde et, je ne sais plus pourquoi, je suis parti en Italie à Forlì pour un festival de danse. J’avais acquis une certaine compétence dans la multi-diffusion et cela m’avait sans doute aidé. J’y ai aussi rencontré ma première fiancée italienne et je me suis installé dans son pays. Bye-bye Bourges.

Ivano Fossati en séance à Maison Blanche. Le matériel était sans doute chouette, l’acoustique du salon, pardon, de la cabine euhhhh…

J’ai commencé à travailler avec des super studios d’enregistrement comme Maison Blanche à Modena (une très grande partie des gros tubes italiens y compris de dance ont été enregistrés là-bas. NDR).
Comme ces studios faisaient aussi des captations live et parfois de la sono, j’ai pu découvrir le marché musical italien qui était plus qu’actif avec des gens comme Zucchero.
C’est ainsi que je suis parti sur la première tournée mondiale d’Eros Ramazzotti en tant qu’assistant régie façade. Eros avait voulu garder son ingé son studio et ce dernier m’avait proposé de l’accompagner. Honnêtement on n’y connaissait pas grand-chose tous les deux, mais on a appris. Le prestataire italien collaborait avec Brit Row et on était en Turbosound.

SLU : Du Lourd ?

Vinnie : On a tourné plus d’un an et en Italie les concerts peuvent être très, très gros (sourires). La tournée avance et je finis par me trouver aux retours. On part aux USA et on fait une date au Ballroom de l’Hilton Midtown à New York. Je suis stage left avec l’Heritage 3000 flambant neuve que Midas vient de nous envoyer et à la face on a l’XL4. Le système est du Clair. C’est la première fois que j’en vois et pourtant je me dis : « je veux travailler avec eux… »

La S4, le rêve d’une époque. « La puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours » comme aurait dit Blier.

SLU : Pourquoi, tu connaissais cette boîte ?

Vinnie : De nom bien sûr. Tous les pros connaissaient Clair. En ce temps-là, l’Italie était historiquement tournée vers les US et l’exemple à suivre était Clair Bros. Milano Music Service avait des copies de S4 et s’en servait pour Vasco Rossi. En Italie tout le monde faisait des copies car Clair faisait rêver. Ces copies étaient bleues mais ne sonnaient pas exactement comme les vraies (rires).

SLU : Et cette rencontre ?

Vinnie : Elle a eu lieu. Et je leur avais dit à quel point j’étais chaud de les rejoindre. Problème, j’avais rencontré un free lance qui voyait sans doute d’un mauvais œil qu’un italien mette le pied dans la boîte, à la fin il m’a balancé : « bah, t’as qu’à les appeler ! »

SLU : On te prenait pour un italien…

Vinnie : Forcément. Je parlais avec Eros en italien et mon côté caméléon a toujours joué en ma faveur. Je m’adapte ! Je finis donc la tournée et j’essaie d’appeler les US à deux reprises, rien. On me dit alors de contacter Audio Rent qui venait de passer sous pavillon Clair, sans plus d’effet. Démarre la tournée d’une autre grosse pointure italienne, Renato Zero. On était parti en V-Dosc car Paul Bauman et moi avions formé les équipes d’Agorà, le prestataire de cette tournée.

Un simple coup de fil et tout devient plus Clair

« Durant ta carrière tu rencontres certaines personnes qui te rendent fier de faire le métier que tu fais depuis toutes ces années. Un énorme merci a Monsieur David W. Scheirman, ex-président de l’AES. »

SLU : Tu tournes donc avec Renato Zero…

Vinnie : Et là, coup de fil. Un numéro suisse : « Bonjour Monsieur Perreux, Audio Rent en ligne. On a eu votre contact par les US. On a besoin de quelqu’un pour monter le système de Carlos Santana… ».
Je respire un grand coup (rires) et je demande pendant combien de temps ils ont besoin de moi : « Ahh c’est court, 2 semaines maxi. » Problème. J’ai un contrat de 4 mois, et avec Agora ça semble bien parti. Le dilemme classique.
« On vous paie tant et on vous donne une heure pour réfléchir. » A l’américaine ! Evidemment j’ai dit oui, j’ai tout quitté et me suis retrouvé… en Italie du sud (rires) où Santana passait avec Joe Satriani en première partie.

« Cette image est pour moi la représentation de ma vie sur la route depuis l’âge de 20 ans. »

SLU : Pour ceux qui n’aiment pas la guitare…

Vinnie : L’enfer ! 5 heures de gratte non-stop avec les balances ! Mais à partir de là j’ai enchaîné 22 ans de tournées non-stop.

SLU : Sans faire tes classes ?

Vinnie : Ahh mais bien sûr que si ! Quand je suis arrivé ils m’ont dit : « Tu oublies tout ce que tu sais faire. Ça, c’est du Camlock. Ton boulot c’est de tirer du câblage électrique. Point barre. »
J’ai démarré comme ça. Rien d’étonnant, puisque aujourd’hui Clair a une école qui forme les jeunes en deux ans. C’est devenu un programme universitaire aux USA. Il y a 30 ans ils avaient déjà la même mentalité.

« Dans la série des incontournables Big Mick ! Je ne me rappelle plus si c’était en Amérique du Sud ou en Asie, mais Metallica, c’est certain ! ».

SLU : Tu as pourtant fait un break chez eux…

Vinnie : Oui, quand j’ai arrêté les tournées j’ai travaillé pour Harman. Je me suis installé à Kuala Lumpur en Malaisie et je suis devenu Monsieur JBL. Ensuite je suis rentré en Italie où j’ai pris la carte Outline pendant deux ans.

SLU : No comment ?

Vinnie : Sur cette dernière expérience, non. Quand Clair a su que j’avais arrêté avec cette marque italienne en 2019, ils sont revenus vers moi et m’ont proposé de collaborer à nouveau avec eux mais pour la branche vente dite Clair Bros.

SLU : Et tu t’es installé chez toi en Toscane.

Vinnie : J’y vis et j’ai mon bureau. Je rayonne cela dit sur toute l’Europe voire au-delà si nécessaire. Une Europe très élastique qui peut aller jusqu’à Dubaï ou à Orlando (rires). J’avais d’ailleurs déjà commencé une sorte de reconversion plus tôt puisqu’en pleine période des tournées pour Clair Global, on m’avait demandé d’ouvrir Clair Bros Indonésie en formant le personnel qui est toujours en place. J’y étais resté plus de 6 mois.

SLU : En gardant ton look !

Vinnie : Ahh oui, pas question de passer en cravate et chemise blanche. Je viens du touring où ça se pratique assez peu !

« Je vous présente la meilleure équipe son au monde. Tournée U2 – 360° en 2009. »

SLU : Tu as arrêté la tournée avec le grade d’Audio Crew Chief, mais j’imagine que de câbleur à responsable, cela a nécessité des étapes.

Vinnie : Bien sûr, comme tout le monde ! A la fin, chez Clair, j’étais responsable de régie et d’équipe mais surtout je m’occupais beaucoup des mixeurs, des cadors comme Joe O’Herlihy, Jon Lemon ou Pooch Van Druten. Je m’occupais de leur régie et je calais leur système en fonction des besoins de chacun.

« Comment ne pas parler de Monsieur Pooch pour qui j’ai été assistant, collaborateur, responsable système et bien sûr ami depuis que Clair Global a repris Showco. »

Joe te laisse faire et écoute le résultat final là ou Pooch travaille avec toi pas à pas. J’ai adoré le challenge du : « Impec, je veux ça tous les soirs », qui est loin d’être évident. Je pense avoir laissé un bon souvenir même si pas mal de monde te dira que je suis une tête de con.

SLU : Efficacité avant tout ?

Vinnie : J’avais un boulot à faire, il était donc fait, quoi qu’il arrive. Il faut être le premier à se lever le matin et le dernier qui ferme les portes de la semi. De toute manière, la taille de certaines tournées, je pense à U2, ne permettait pas la moindre erreur.
On était tellement nombreux qu’il y avait plusieurs Crew Chiefs, mais chacun à sa place. Mon boulot c’est de te donner la Ferrari clefs en main et le plein fait, et rester à tes côtés si quelque chose ne tourne pas rond car je connais les moindres détails de l’installation. J’adore !

« Mon mentor, mon gourou, mon ami, mon confident, mon p’pa irlandais. Joe O’Herlihy avec qui j’ai fait divers tours du monde pour U2, REM, The Cranberries… »

SLU : 53 ans. Comment te vois-tu continuer et évoluer.

Vinnie : Je me vois très bien continuer en tant que support technique et je pense qu’il serait intéressant de disposer d’une structure Clair Bros, une sorte de dry hire ou rental qui travaille en collaboration avec tous les services Clair Europe. Être au milieu et supporter, compléter une tournée là où c’est nécessaire.

« Une photo essentielle pour moi. A droite Jo Ravitch, l’un des plus anciens Responsables d’équipe de Clair Global qui m’a appris tout ce que je sais sur les systèmes et m’a toujours fait confiance. Au centre Joel « Lunch Box » Merrill qui a fait son premier tour mondial sur U2-360° et maintenant est responsable des systèmes Clair Global sur leurs plus grosses tournées… Trois générations d’Audio Tech. ».

SLU : Mais ce n’est pas le rôle d’Audio Rent ?

Vinnie : Non, Audio Rent c’est Clair Global (ahh cette segmentation… NDR) mais c’est important que ceux qui utilisent des systèmes Clair Bros disposent du même type de support que ceux qui utilisent les services de Clair Global. Pour cela il faut quelqu’un qui vienne du monde Clair Global et qui puisse faire en sorte qu’une tournée Clair Bros soit faite à un niveau Clair Global.
Cela arrive déjà que des équipes de Global viennent en renfort sur des tournées Clair Bros, effectuées par exemple avec le matériel acheté par certains groupes. La puissance de Clair c’est la capacité par exemple de Josh Sadd de dessiner des enceintes ultra-spécifiques pour des bateaux, des églises ou des restaurants et de les rendre invisibles, mais à la fois capables de faire du très bon son.

« Quelle tristesse… Pour les Cranberries j’ai été Assistant régie salle, Responsable du système, Responsable d’équipe et jusqu’à Ingé son retour. Dolores O’Riordan était une superbe personne, une grande artiste et avant tout une amie. Tu me manques… »

SLU : Quand on t’écoute on pense à Zaza et d’autres qui ont aussi eu cette envie, voire cette passion pour Clair. Ça vient d’où selon toi.

Vinnie : Je pense que le marché français ne leur suffit pas. Bien sûr certains artistes hexagonaux te font voyager mais ils sont rares comme l’est le nombre de dates à l’étranger. Ce n’est pas simple de combattre la routine et pour ça, Clair c’est parfait.
Xav, je l’ai vu comme assistant sur des grosses tournées Clair alors que c’est un super ingé son, mais il a compris que pour atteindre certaines stars, il fallait analyser comment bossent les américains et gagner sa place tout doucement. Il y est arrivé et le mérite pleinement.

SLU : Est-ce que ta vie de bâton de chaise sonore te manque ?

Vinnie : Oui, mais il faut savoir lever le pied. Je me suis retrouvé à Lagos au Nigeria devant gérer du son avec peut-être 500 000 personnes et en présence du Premier ministre. On a beau être pro, ça stresse un peu.

« Marc Carolan au premier plan et Andy O’Brien son assistant derrière lui. Un méga ingé son salle avec qui j’ai travaillé sur différentes tournées de U2 où il venait avec le groupe en première partie, jusqu’au jour où nous sommes partis en tournée pour Muse ensemble ! Encore deux points de plus pour l’Irlande ! »

C’est chouette de quitter le Groenland pour partir sur la Lune puis déjeuner à Tokyo et le soir prendre l’apéro à Paris, mais avec l’âge, c’est plus dur de récupérer ne serait-ce que le décalage horaire. Mon corps m’a dit stop à sa façon et il faut savoir l’écouter.

Les souvenirs se bousculent dans ma tête et le frisson, le côté mercenaire où rien n’est impossible sera toujours là. On m’a interviewé un jour et à la question de savoir ce qui me manque, j’ai répondu : « J’espère vivre assez longtemps pour faire le premier concert Clair sur la lune ! »


« Last but not least, un homme seul peut être courageux et foncer sempre più forte, mais il y a toujours derrière une femme encore plus forte. Ma femme, ma pote, ma conseillère, mon bras droit, ma camomille… Eleonora ! ».

SLU : Quittons la technique et en guise de conclusion, une question plus personnelle. Tu as des enfants ?

Vinnie : J’en ai un, mais pour faire écho à mon histoire, je l’ai adopté. En quelque sorte j’ai payé ma dette. J’ai rencontré une femme pendant que je vivais à Paris et elle avait un enfant de 4 ans et demi. Jusqu’à ses 18 ans on a vécu ensemble. Je l’ai fait grandir et il m’appelle papa.
Je suis arrivé il y a quelques jours à Paris et la première personne que j’ai voulu voir c’est lui. Il a 24 ans et travaille dans les assurances. Il est adorable avec un cœur énorme et c’est un vrai français. Il râle tout le temps contre tout le monde (rires) !

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Chauvet lance le Maverick Silens 2 profil

Par admin — 26 mars 2020 à 09:33

Le nouveau Maverick Silens 2 profil de Chauvet Professional ne se fera jamais remarquer par le bruit d’une ventilation. Cette lyre motorisée Spot/Profile, dont le moteur de leds est totalement refroidi par convection naturelle vise les applications où le silence est de rigueur: l’opéra, le théâtre, les studios et auditoriums…

Ce projecteur, équipé d’un moteur de leds blanches de 560 W utilise une trichromie CMY complétée d’un CTO progressif et garantit des blancs aux CRI, R9, CQS et TLCI, compris suivant leur température de couleur, entre 91 et 97. La gradation 16 bits avec une émulation tungstène sélectionnable garantit un contrôle en finesse.

Silens comporte un système rotatif de découpe à quatre couteaux orientables, une roue de couleurs, une roue d’animation, un zoom de rapport 10:1, un prisme, un frost variable, des roues de gobos statiques et rotatifs et un iris. Il se commande en DMX-RDM en filaire ou sans fil grâce au récepteur LumenRadio intégré. Une prise USB assure la mise à jour logicielle de la machine.

Plus d’infos sur le site Chauvet Lighting France

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Adam Hall vous invite à un débat d’experts événementiels en streaming

Par admin — 25 mars 2020 à 17:42

Adam Hall invite le 31 mars 2020 à partir de 10 heures (CET), des experts du secteur de l’événementiel à aborder la situation de crise sanitaire sous différents angles et à discuter des opportunités et risques potentiels inhérents à cette crise.

Cette discussion sera diffusée en direct sur cette page Adam Hall Industry Talk


Voici la liste des participants à ce débat

– Marcel Courth (modérateur) : rédacteur en chef, partenaire de production, éditeur de l’unité Professional Technolgy & Live Communication
– Marcus Pohl : PDG d’ISDV & Président d’IGVW
– Nico Ubenauf : CEO, satis&fy
– Joe Lamond : Président & CEO, NAMM
– Luca Lastrucci : CEO / Co-fondateur, Powersoft
– Marcus Graser : CEO, Claypaky
– Simon Kropp : Rédacteur en chef, EventRookie
– Alexander Pietschmann (invité) : CEO, Adam Hall Group

 

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La tablette Samsung Galaxy Tab A 8.4 en détails

Par Pierre Lecourt — 26 mars 2020 à 18:13

Cette nouvelle tablette Samsung Galaxy Tab A 8.4 dans cette version 2020 se place comme une solution milieu de gamme avec un prix US de 280$. C’est une des premières tablettes à ce positionnement tarifaire de grand constructeur à proposer une connexion 4G par défaut. Mais… pas grand chose de plus.

Samsung Galaxy Tab A 8.4"

On retrouvera sur la tablette un module Wifi5 et du Bluetooth 5.0 aisni qu’un GPS + Glonass mais sa vraie particularité est d’être livrée avec un lecteur de cartes SIM et un modem 4G pour un usage complet en mobilité. Le constructeur va déployer la Samsung Galaxy Tab A 8.4 avec différents opérateurs aux US et on peut imaginer le même genre de partenariat en France en plus d’une distribution classique. L’écran est un classique IPS en 1920 x 1200 pixels avec une double webcam. 5 Mégapixels en frontal et 8 mégapixels au dos. 

Samsung Galaxy Tab A 8.4"

On ne connait  pas le détail de la puce embarquée, il s’agit d’un SoC Octuple coeurs cadencés à 1.8 GHz et 1.6 GHz. Il est accompagné de 3 Go de mémoire vive et d’un stockage de 32 Go extensible via une carte MicroSDXC. La batterie embarquée est une 5000 mAh qui se rechargera via un port USB 2.0 au format Type-C. La tablette supportera la charge rapide pour une autonomie maximale de 12 heures en vidéo et 99 heures en lecture audio. Le châssis proposera un port jack 3.5 mm ainsi que des enceintes stéréo.

...

Cette sortie n’est ni techniquement ni esthétiquement révolutionnaire. Le marché tablette a fini par creuser un sillon, une petite tranchée circulaire, à force de tourner en rond. Les rares modèles originaux ont perdu de leur superbe à force de se copier les un les autres. Le marché tablette est devenu un marché d’outils. On aura beau faire, un marteau reste un marteau, un stylo reste un stylo et une tablette reste un écran tactile associé à une batterie et un système d’exploitation.
Difficile de ce renouveler sur ce marché ? Oui, ce n’est pas simple. La solution est sans doute de travailler la partie logicielle pour avoir des fonctionnalités originales. C’est la voie choisie par Apple avec l’iPad mais c’est peine perdue pour Android puisque les constructeurs partageront système et applications. Reste les efforts de certaines marques qui essayent de transposer les technologies de leurs smartphones vers leurs tablettes… Un partage de moins en moins visible puisque les  fabricants préfèrent conserver les particularités les plus intéressantes du monde mobile à une petite caste de smartphones haut de gamme.

En attendant, le marché tablette continue de jouer au satellite.

La tablette Samsung Galaxy Tab A 8.4 en détails © MiniMachines.net. 2020.

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Le ZBox Edge CI341 est disponible aux US

Par Pierre Lecourt — 26 mars 2020 à 12:41

Il s’agit d’un barebone, une solution livrée sans mémoire ni stockage qu’il faudra ajouter après l’achat. L’engin n’est pas des plus performants évidemment mais il est particulièrement discret tant par sa taille que par son mode de fonctionnement totalement silencieux.

ZBOX edge CI341

A son bord, on retrouve un processeur Celeron N4100 disposant de quatre coeurs et autant de threads sur une fréquence de 1.1 à 2.4 GHz avec 4 Mo de cache. Un processeur moyen de gamme très suffisant pour de nombreux usages classiques. Sa puce graphique Intel UHD 600 est capable de gérer des vidéos en UltraHD et pourra sans soucis accompagner des usages de retouche photos et de traitements non professionnels.

La solution propose deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 pour ajouter jusqu’à 32 Go de mémoire. Pour le stockage, il faudra compter sur un emplacement M.2 SATA 3.0 2280 sans recours à un emplacement 2.5″. Des solutions simples destinées à ne pas augmenter trop le prix d’achat de l’engin.

ZBOX edge CI341

La connectique propose un port HDMI 2.0 associée à un DisplayPort 1.2 pour du double écran, deux ports Ethernet Gigabit, deux ports USB 3.0 Type-A et un port USB 3.0 Type-C. On retrouve bien un lecteur de cartes mais, malheureusement, au format MicroSDXC. Enfin, un port jack audio 3.5 mm stéréo combinant casque et micro est disponible également sur la face avant. Un module WiFi est embarqué pour proposer un 802.11ac classique et du Bluetooth 4.3.

Nous ne connaissions pas le prix de ce ZBox Edge CI341 pour le moment et j’avoue être plutôt surpris par ce tarif de 179.99$ assez bas pour une solution de ce type. Reste à savoir si cela se traduira au final par une proposition à 199.99€ prix public en Europe et si ce tarif, associé à un peu de mémoire vive, de stockage et d’un système, en vaut vraiment la peine.

Il faut rapprocher ce prix de celui d’une solution comme le Kodlix GN41, par exemple. Proposée aux alentours de 220€, cette machine reprend le même processeur Celeron N4100 de manière totalement passive. A la différence que ce modèle est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive évolutive grâce à 2 slots DDR3L et 64 Go de stockage eMMC de base que l’on pourra faire évoluer via un port M.2 2280 SATA 3.0 et une baie d’extension 2.5″. Elle est également livrée avec un Windows 10 embarqué.

Le ZBox Edge CI341 est disponible aux US © MiniMachines.net. 2020.

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Un Raspberry Pi 4 embarqué pour lire les plaques d’immatriculation

Par Pierre Lecourt — 25 mars 2020 à 20:45

Si le but avoué de cette expérimentation de détection de plaques d’immatriculation n’est pas des plus clairs – car on se demande bien à quoi peut servir pour un particulier de les relever sur les voitures autour de lui – il est très impressionnant dans sa réalisation. Il va même jusqu’à poser des questions sur l’accessibilité de ces technologies aux particuliers dans le futur.

immatriculation

Le projet de Robert Lucian Chiriac tel qu’il est présenté le 22 Février dernier, consiste à installer une solution Raspberry Pi 4 dans sa voiture, montée sur le pare brise intérieur de l’habitacle, afin qu’il puisse filmer les véhicules situés devant lui. Sur chaque véhicule, le Raspberry Pi détecte les plaques, ce qui est déjà un challenge en soit. Car détecter un format “plaque d’immatriculation” dans une scène de rue avec des véhicules différents et du mouvement, cela n’est déjà pas très facile. 

Mais la carte va en plus séparer l’environnement de la plaque et lire le texte de la plaque pour l’identifier. Le tout permettra en plus de noter précisément le lieu de l’identification grâce à un système 4G et GPS. 

immatriculationimmatriculation

Pour parvenir  à ce tour de force, une carte Raspberry Pi 4 est connectée à une Pi Cam classique. Le tout est enfermé dans un châssis imprimé en 3D, lui même monté sur une rotule fixée au pare-brise. L’ensemble est monté de façon à ne pas gêner la vision du conducteur.

immatriculation

Une fois en place, il a fallu entraîner l’ensemble des programmes mis en oeuvre dans la détection, l’identification et la lecture des plaques. L’ensemble utilise un processus de 3 programmes principaux. La lecture des plaques est faite par YOLOv3 depuis des images envoyée à 30 images par seconde en 800 x 450 maximum. Cet algorithme de détection des objets crée ensuite les boites rouges autour des plaques détectées depuis les images capturées par la caméra. Chaque image est ensuite envoyée vers l’algorithme de détection de texte CRAFT. Une fois que chaque lettre est identifiée, l’ensemble est transmis à CRNN pour deviner le texte complet.

fonctionnement

Les plaques identifiées sont ensuite affichées sur une page Web et sauvegardées en fichier texte. Les coordonnées GPS sont également sauvegardées ainsi que l’heure de détection. Pour parvenir à ce résultat, Robert Lucian Chiriac utilise les capacités de calcul d’Amazon AWS. Le relais 4G sert à transferer des données optimisées vers le service.

Le résultat est tout bonnement impressionnant. La fluidité des calculs et la qualité de la prédiction sont très bons et le principe est tout à fait valide. Le processus est détaillé  étape par étape sur une page Medium

vidéo verbalisation

 

Pour quoi faire ? Finalement, ce n’est pas la question

Ce qui m’épate le plus dans cette histoire c’est de voir comment un particulier, certes très doué et compétent, arrive à ce résultat. La première fois que j’ai entendu parler de ce genre de technologie, il s’agissait de solutions embarquées sur des véhicules destinés à lire des plaques afin de dresser des procès  verbaux. Ces technologies coûtaient alors une véritable fortune et leur intégration tout autant. Le résultat se devait, pour des raisons légales évidentes, être le plus juste possible. 
Mais à quelques années de distance, un particulier arrive à bricoler un produit quasi équivalent “tout seul dans son garage” pour quelques dizaines d’euros… Cela me parait fou mais c’est la suite logique à laquelle la technologie nous a habitué depuis toujours. 

NEC promeut sa solution de reconnaissance faciale 

Je ne vois pas spécialement l’usage de cette solution, connaitre les plaques autour de mon véhicule ne me parait pas franchement utile. La question que je me pose est plus simple. Aujourd’hui, les systèmes les plus sophistiqués du marché permettent de faire de la reconnaissance faciale dans des banques de données énormes. Demain, les particuliers pourront peut être parvenir à des résultats similaires avec du matériel abordable. L’accès aux bases de données sera plus complexe mais avec les fuites quotidiennes de données, des millions de profils doivent déjà circuler en ligne.

Si demain une solution maison de ce type est possible et accessible, tout un chacun pourra braquer une caméra sur la rue et reconnaître les visages des passants. Transformer celle de sa boutique ou de sa société pour surveiller les clients comme le personnel. Plusieurs états cherchent en ce moment à généraliser l’usage de la reconnaissance faciale pour des raisons de sécurité. D’autres veulent au contraire les bannir des villes.

Les questions qui se posent vis à vis de ces technologies de surveillances sont nombreuses mais un des principaux problèmes à venir est celui soulevé depuis longtemps par la science fiction. Que faire et comment se protéger dans un monde où un particulier peut embarquer sur lui une solution mobile permettant de savoir qui est qui ? Quel est sa fortune ? Où il habite ? Quelles sont ses opinions ? Ses goûts ? Son mode de vie ? Ou même son métier…

Cette solution de surveillance technologique a un revers lourd, celui de pouvoir se transformer en surveillance généralisée. Entre de mauvaises mains, ce type de technologie pourrait conduire à des débordements facilement imaginables. Aujourd’hui, ce sont les policiers qui filment les manifestants pour identifier des visages. Demain, ce seront les manifestants qui identifieront précisément les policiers. Recouper des bases de données de clients de marques de luxe et mettre en place un scanner permettant d’en identifier au sein d’une foule parait être un fantasme en 2020. Qu’en sera t-il dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

 

Un Raspberry Pi 4 embarqué pour lire les plaques d’immatriculation © MiniMachines.net. 2020.

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Onyx Boox Nova2 : une mise à jour efficace de la liseuse

Par Pierre Lecourt — 25 mars 2020 à 13:23

La Onyx Boox Nova2 propose donc un écran à encre numérique de 7.8″ qui affiche en 1872 x 1404 pixels pour une résolution de 300 points par pouce. L’écran est tactile, capacitif et prend en charge la technologie Wacom pour de la prise de notes directement à l’écran. 

Un engin intéressant donc car au delà des fonctions de lecture proposées habituellement par ce type de liseuse, la Onyx Book Nova2 proposera la possibilité d’embarquer des applications Android et de vous permettre de dessiner ou de prendre des notes avec un stylet Wacom.

Onyx Boox Nova 2

Son écran E Ink CARTA HD 7.8″est rétro éclairé avec un système complet proposant 32 réglages de couleur à la fois en intensité et en chaleur. La diagonale de 7.8″ permettant un grand confort de lecture avec 68% de texte en plus qu’une liseuse 6″ habituelle. La dalle permet surtout d’afficher un format A5 en taille réelle, ce qui pourra être pratique en lecture de PDF par exemple, ce demi format A4 pouvant prendre en charge de nombreuses documentations dans des conditions d’affichage agréables.

Onyx

La Onyx Boox Nova2 pourra prendre en charge de nombreux formats numériques de textes électroniques mais également les images et les BD électroniques ainsi que des formats audio1. A noter que la liseuse sait lire de la musique mais uniquement au travers de son port USB Type-C  et en Bluetooth, elle ne propose pas d’enceinte intégrée ni de prise jack.

Les dimensions restent compactes avec 19.6 cm de haut pour 13.7 cm de large et 7.7 mm d’épaisseur. Le poids est classique puisque la liseuse pèse 265 grammes. Des dimensions et un encombrement compatibles avec un transport quotidien ou la lecture à une main seulement. 

Onyx

Mais c’est la prise de notes qui est le plus impressionnant sur ce modèle. Grâce à la technologie ENR de Wacom, vous pourrez bénéficier de 4096 niveaux de pression à l’écran pour dessiner ou écrire avec une détection de paume pour poser la main sur l’écran pendant que vous écrirez. La tablette prendra en charge la reconnaissance d’écriture grâce à une application d’OCR. Vos notes suffisamment lisibles pourront donc être traduites en fichiers numérique éditables. Si vos gribouillis sont trop difficiles à déchiffrer pour le logiciel, ils seront exportables en fichiers images.

Vos dessins profiteront d’une gestion de crayonné assez précise rendue possible par la gestion fine de Wacom sur de l’encre numérique permettant plusieurs niveaux de gris et d’épaisseur de trait en fonction de la pression sur le stylet. Par contre, il faudra vous attendre à des délais entre vos gestes et l’impression de l’écran, l’encre numérique n’est pas aussi réactive qu’une dalle LCD sur ce point.

Onyx

A bord de la liseuse,  on retrouve des composants assez classiques des tablettes Android : Le SoC est une solution Qualcomm Snapdragon sur huit coeurs cadencée à 2,0 GHz, la marque n’a pas voulu détailler le modèle de manière spécifique. Pas moins de  3 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC permettent à la liseuse des comportements classiques sous Android 9.0 Pie. La batterie est une 3150 mAh qui devrait offrir de belles performances d’autonomie même si la marque ne les a pas détaillés. L’écran moins énergivore, l’impossibilité de lancer des vidéos et d’autres contenus gourmands en énergie devrait limiter les usages impactant l’autonomie. Onyx pourtant ne détaille pas celle-ci, se bornant à indiquer les possibilités de veille pouvant atteindre 7 semaines.

Onyx

Avec Android 9.0, il sera possible d’installer de nombreuses applications grâce au module Wifi5 intégré. Un bluetooth 4.1 sera également présent pour connecter un casque, une enceinte externe ou un clavier, par exemple. Il sera possible de surfer avec la Onyx Boox Nova2 ou de télécharger des mises  à jour en direct. A noter qu’un microphone est intégré à la tablette pour dicter éventuellement des mémos vocaux.

Lancée aux US à 339.99$, cette liseuse est une alternative intéressante aux solutions comme la Remarkable2 tout juste annoncée.

 

Onyx Boox Nova2 : une mise à jour efficace de la liseuse © MiniMachines.net. 2020.

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Zhiyun Crane 3S : le stabilisateur pour les pros par excellence ?

Par Mélodie — 25 mars 2020 à 09:47

Crane 3S

Le 19 Mars dernier, la firme chinoise Zhiyun, bien connue pour la qualité de ses stabilisateurs a annoncé un nouveau produit : le stabilisateur Crane 3S. Celui-ci s’adresse tout particulièrement au domaine de l’audiovisuel professionnel car il annonce être compatible avec la plupart des caméras de cinéma du marché. Nous décryptons avec vous cette annonce […]

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Le Braq Cube Rosco utilisé en bain de pieds de Hadestown

Par admin — 25 mars 2020 à 09:43

Pour son projet d’éclairage récompensé par un Tony Award pour le spectacle Hadestown de Broadway, Bradley King avait besoin d’un projecteur de couleurs à leds, puissant et assez petit pour se glisser dans l’étroite fosse du Théâtre Walter Kerr… C’est le Braq Cube 4C de Rosco qui a finalement été choisi.

© 2019 Hadestown on Broadway

Hadestown, la production à succès de Broadway a reçu huit Tony Awards®, dont celui du meilleur éclairage pour le concepteur d’éclairage Bradley King. Le spectacle, écrit et composé par Anaïs Mitchell, a débuté comme un concert, puis s’est lentement transformé en une comédie musicale. Lorsque Bradley a rejoint l’équipe de production, le spectacle se jouait « Off Broadway ».
La production, avec son éclairage et sa scénographie, a beaucoup changé pendant son voyage vers Broadway. Finalement, lorsque Hadestown est arrivé au Théâtre Walter Kerr, le design de Bradley a de nouveau changé, et nécessitait alors un ensemble de rampes. Bradley explique la métamorphose de sa conception et comment le projecteur à leds Braq Cube 4C de Rosco a constitué une solution clé pour répondre à son besoin d’éclairage bain de pieds puissant et à changement de couleur.

Image-2 : © 2019 Hadestown on Broadway

J’ai la chance de faire partie de la famille Hadestown depuis la toute première production complète à l’Atelier Théâtre de New York (New York Theatre Workshop, NYTW) en 2016. Avec l’équipe créative, nous avons passé un temps extraordinaire ensemble, et nos idées ont grandi et évolué en même temps que la musique et les paroles d’Anaïs.

Chaque étape de cette longue route, depuis l’« Off-Broadway » jusqu’au grand Nord d’Edmonton, puis la traversée de l’Atlantique pour jouer dans l’emblématique salle Oliver du National Theatre (Londres), et maintenant enfin, le retour au Théâtre Walter Kerr, nous a permis d’accumuler les éléments de conception qui fonctionnent le mieux pour soutenir cette histoire.
D’un point de vue pratique, Londres est vraiment le lieu où l’univers de la pièce a commencé à se consolider ; c’est un mélange de la configuration du proscenium d’Edmonton mais avec beaucoup de la chaleur intime du bar communal du NYTW.

Les avantages de la salle Oliver à Londres

La salle Olivier possède l’un des kits lumières les plus complets qu’un concepteur d’éclairage puisse souhaiter. Prenez une position quelconque dans l’espace, il y aura toujours une chance qu’un projecteur y soit installé, et il y a encore plus de chance qu’il soit motorisé et à changement de couleur. Il y a une position particulièrement utile appelée « Jaws » (« mâchoires »).
Les projecteurs qui y sont suspendus (il s’agit de VL1000) sont en fait très, très bas au niveau du sol, devant la première rangée de fauteuils. Ils nous donnent un fantastique éclairage diagonal rasant et projettent d’immenses ombres des acteurs sur le décor. Plus on jouait avec ces projecteurs sur les « mâchoires », ainsi que les MR-16 plus traditionnels au bord de la fosse, et plus on commençait à s’appuyer sur eux pour renforcer le récit.

© 2019 Hadestown on Broadway

Avec le déménagement au Walter Kerr, j’étais conscient qu’on ne pourrait jamais reproduire ce système, car il n’y a rien de semblable dans aucune salle de Broadway.
En effet, la première rangée de sièges d’orchestre s’y trouve sous le bord de la scène, et non au-dessus. J’ai donc commencé à rechercher des solutions d’éclairage, en particulier, des rampes avec mélange de couleurs.

Dans Hadestown, il n’y a pas beaucoup de couleurs, mais la palette est contrôlée de très près : le design est rigoureux en ce qui concerne le chaud, le froid et toutes les nuances entre les deux. J’ai cherché un projecteur suffisamment compact pour tenir dans notre fosse, mais suffisamment percutant pour projeter des ombres dans un système puissant. Il me fallait un projecteur avec une fidélité et un excellent rendu des couleurs. C’est là qu’apparaît le Braq Cube 4C de Rosco !

Le petit projecteur à leds RGBW Braq Cube 4C Rosco

Associé de Jane Cox depuis longtemps, je m’étais familiarisé avec le Miro Cube de Rosco. Elle l’adore ! Donc je savais déjà que c’était le genre de produit que je recherchais. Avec ses 5 pouces (12,7 cm), le Braq Cube est à peine plus gros que le Miro Cube (4 pouces, soit 10 cm).

J’ai trouvé que le Braq 4C était en mesure de me fournir la puissance supplémentaire qu’il me fallait pour rivaliser avec nos projecteurs motorisés et nos blinders de forte puissance, tout en étant assez petit pour tenir dans notre tablier très étroit (le Kerr est l’un des plus petits théâtres de Broadway, et on a eu du mal à tout faire entrer à l’intérieur).

Hadestown est un spectacle entièrement construit autour du concept de fondu de couleurs et de la capacité de passer sans rupture de notre début terrestre plein de couleurs à un hiver glacial et amer, et enfin au monde souterrain brûlant et oppressant de Hadestown.

Avec le Braq Cube 4C, j’ai eu un appareil RGBW d’une luminosité exceptionnelle dans un tout petit boîtier. Il avait des couleurs finement ajustées adaptées à tous les types de carnations, et il m’a permis de reproduire les mêmes angles que ceux que nous donnaient les positions « Jaws » à Londres. Avoir cela dans notre boîte à outils, c’était vraiment une tuerie !

Bradley King est un concepteur d’éclairage de théâtre, d’opéra et de spectacles live.
Pour plus de photos de son travail de conception d’éclairage théâtral, visitez son site Web

Plus d’infos sur le Braq Cube 4C sur le site Dimatec et sur le site Rosco

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LumenRadio et Wireless Solution annoncent leur union !

Par admin — 24 mars 2020 à 09:12

LumenRadio AB, dont le siège est à Göteborg, a annoncé le 20 mars 2020 l’acquisition de Wireless Solution Sweden AB. Ensemble, les deux sociétés deviendront le leader incontesté du marché de la commande lumière sans fil pour l’industrie professionnelle.
Grâce à la fusion de ces deux sociétés suédoises, c’est un poids lourd, avec la puissance nécessaire pour dominer et orienter le marché du DMX sans fil, qui naît.

LumenRadio et Wireless Solution ont contribué à transformer l’industrie de l’éclairage en développant une commande d’éclairage sans fil fiable, aujourd’hui utilisée par le cinéma et la télévision, l’éclairage scénique et l’éclairage architectural. Les deux sociétés ont beaucoup d’expérience et une grande expertise dans le domaine de la communication sans fil et de l’ingénierie, et ensemble, elles seront mieux armées pour répondre aux futures exigences de leurs clients.

Alexander Hellström, PDG de LumenRadio, déclare : « Nous sommes vraiment ravis ! Ensemble, nous allons définir la norme sans fil de l’avenir et avec toute la haute technologie et le savoir-faire que Wireless Solution a accumulés au cours des deux dernières décennies, nous sommes convaincus que nos clients actuels et futurs tireront grand bénéficie de l’offre commune. »
« L’éclairage professionnel est une activité totalement rationnelle, où les enjeux sont importants, et qui met la pression sur les acteurs techniques pour qu’ils fournissent toujours, ce que Wireless Solution, sous la direction dévouée de Niclas Arvidsson, a réussi avec succès au cours des deux dernières décennies, » poursuit Alexander.

L’entreprise consolidée aura plus de 50 employés et réalisera un chiffre d’affaires annuel de plus de 10 millions d’euros, avec des produits et des solutions complémentaires s’adressant à une clientèle beaucoup plus large, plus diversifiée géographiquement et sans doublons. Les deux marques seront gérées séparément et conserveront leur identité propre sur le marché, avec la ferme conviction que les clients et les fournisseurs bénéficieront de la puissance accrue de cette nouvelle entité.

« Je suis heureux et convaincu que la marque Wireless Solution continuera de prospérer dans le nouveau contexte de LumenRadio, » déclare Niclas Arvidsson, propriétaire et PDG d’Interlite. « Je pense que cette fusion est excellente pour nos clients et pour l’industrie en général. Les conditions d’une norme véritablement mondiale pour le DMX sans fil sont désormais remplies, » poursuit-il.

Plus d’infos sur le site LumenRadio et sur le site Wireless Solution

L’article LumenRadio et Wireless Solution annoncent leur union ! est apparu en premier sur SoundLightUp..

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AOSIMAN ASM-156UC : Un écran portable UltraHD pour tous vos appareils

Par Pierre Lecourt — 24 mars 2020 à 14:53

L’écran AOSIMAN ASM-156UC est une solution assez haut de gamme construite dans un châssis en métal permettant une intégration relativement compacte. L’objet mesure 36.3 cm de large pour 22.3 cm de haut avec une épaisseur de 6 à 10 mm. Des dimensions qui correspondent à un portable 15.6″ classique et qui enferment un écran plutôt haut de gamme.

AOSIMAN ASM-156UC

L’affichage proposé est fait via un écran IPS aux larges angles de vision, 176° annoncés, ce qui permettra de regarder l’écran à plusieurs sans soucis. Mais c’est surtout la définition qui change nos habitudes puisque l’écran est un vrai UltraHD en 3840 x 2160 pixels. Un affichage haut de gamme qui gère le HDR et offre un rafraîchissement de 60 Hz avec une colorimétrie NTSC de 72%. Les bordures supérieures et latérales sont de 5 mm et le tout est livré avec une pochette de protection servant aussi de béquille pour porter l’écran debout.

AOSIMAN ASM-156UC

Ces caractéristiques techniques donnent une large gamme d’usages à l’objet. Le AOSIMAN ASM-156UC servira aussi bien comme écran principal d’un MiniPC dans un poste le plus discret possible qu’en accompagnement d’un ordinateur portable pour du double écran. Mais il permettra également de brancher une console de jeu ou une TV-Box quelconque proposant du HDMI pour une solution multimédia. Il pourra devenir un allié précieux pour une Switch ou autre console de jeu Next-Gen. Associé à un appareil photo ou une caméra, il pourra permettre de regarder vos clichés en mobilité ou de vous aider à faire vos mises au point. Enfin, il offre la possibilité de connecter un smartphone pour retrouver sur grand écran et en ultra haute définition vos contenus préférés.

AOSIMAN ASM-156UC

Cette large gamme d’emplois s’explique par la présence de deux entrées vidéo différentes avec un port USB Type-C pour un smartphone, un portable ou une Switch par exemple. Ainsi qu’une entrée MiniHDMI pour les autres appareils. A noter que le choix du MiniHDMI est excellent puisque cette connectique est beaucoup plus robuste que le MicroHDMI. L’alimentation de l’engin étant, quant à elle, assurée par le second port USB Type-C avec le chargeur fourni. Je n’ai aucune idée de la possibilité d’alimenter l’écran avec une batterie portable.

AOSIMAN ASM-156UC

Le AOSIMAN ASM-156UC propose également une sortie casque au format jack 3.5 mm ainsi qu’une paire d’enceintes stéréo. Un support VESA 75 x 75 permet de le fixer sur un support ad-hoc ou sur un bras articulé, par exemple. La possibilité de fixer au mur l’écran est également un gros plus pour certains usages professionels.

AOSIMAN ASM-156UC
Avec un poids 987 grammes, auquel il faudra ajouter les câbles et l’alimentation nécessaires à son usage, cet écran est une très bonne solution mobile. aussi bien pour une séance de jeu ou de vidéo dans une pièce de la maison que pour travailler en mobilité. Associé à un ultraportable, la fonction double écran peut s’avérer également intéressante. 

La cerise sur le gâteau vient du tarif de l’engin, le 15.6″ AOSIMAN ASM-156UC est proposé à 192.26€ avec le code promo NNNASM chez Geekbuying. Un tarif assez doux pour cet engin face à une concurrence en FullHD souvent au même niveau de prix. A noter que d’autres références existence chez le constructeur, en tactile comme en non tactile, en 2K comme en FullHD également mais ces autres références n’ont pas forcément les mêmes caractéristiques de dalle et de connectique.

AOSIMAN ASM-156UC : Un écran portable UltraHD pour tous vos appareils © MiniMachines.net. 2020.

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Des liseuses à encre numérique couleur Print-Color en Chine

Par Pierre Lecourt — 24 mars 2020 à 12:44

Les encres numériques couleur sont encore un mirage dans notre écosystème. E-Ink a bien annoncé sa technologie Print-Color mais aucune réponse technique n’avait percé de cette présentation. 

Sur le papier, Print-Color a tout pour plaire, 4096 couleurs différentes, une lisibilité en plein soleil avec une encre numérique réflective traditionnelle, pas besoin de rétro éclairage et une alimentation nécessaire uniquement au changement d’affichage. L’intégration de ce type de technologie devrait donc permettre de proposer des liseuses adaptées à différents nouveaux types d’usages. En particulier, la lecture de bandes dessinées couleur, de magazines mais également de documentations qui gagneraient en lisibilité. Si les images ne seraient pas parfaites, les couleurs proposées n’ont pas la vivacité et le contraste d’un écran à cristaux liquides traditionnel, cela permettrait de donner une meilleure lisibilité à beaucoup d’ouvrages.

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Une société chinoise appelée PalmRead prépare à la vente une liseuse 6 pouces équipée d’un écran Print-Color d’ici la fin du mois de Mars. Cette nouvelle liseuse  baptisée iReader C6 devrait être proposée sur le marché local et afficherait donc ces fameuses 4096 couleurs sur un format compact très semblable à des solutions comme les Amazon Kindle que nous connaissons bien.

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Elle devrait être équipée d’un SoC quadruple coeurs, de 16 Go de stockage et proposerait une autonomie comparable aux liseuses classiques. Soit plusieurs dizaines d’heures de lecture dans un format léger et portable. Elle devrait permettre également la lecture à haute voix des textes embarqués. Point le plus important de cette annonce, la liseuse serait prête pour une production de masse.

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Une autre société chinoise, iFlytek, serait également sur les rangs pour proposer un engin assez similaire. On retrouverait une dalle Print-Color de 6″ mais ce modèle particulier proposerait également un rétro-éclairage pour pouvoir lire dans des environnements sombres. Une paire de hauts parleurs serait également présente pour pouvoir écouter de la musique et, peut être, des livres audio. L’objet pèserait 150 grammes et mesurerait 6.9 mm d’épaisseur… Aucun prix n’a été mentionné.

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Ces produits arriveront t-ils chez nous ? Seront t-ils livrés avec une interface en Français – peu probable – ou au moins en Anglais ? Et, évidemment, la grande question est à quel prix ? Il est possible que le marché Chinois pousse les constructeurs à viser un prix de masse plutôt qu’un marché de niche. Que les constructeurs se décident à proposer un produit abordable pour toucher leur énorme clientèle locale. Et que nous puissions en profiter dans un second temps grâce à des importations parallèles.

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Est-ce que l’émergence de ce type de nouveauté pourrait également permettre à d’autres acteurs de proposer des produits en réaction ? Amazon pourrait peut être déterrer ses licences de Liquavista ? La technologie d’encre numérique rachetée à Samsung en 2013. Une technologie qui permettait déjà à l’époque d’afficher non seulement de la couleur mais également des vidéos correctement animées. Si des sociétés inondent le marché de liseuses couleurs abordables, les autres acteurs de notre marché devront probablement réagir.

Source : Liliputing

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Palit KalmX, un test de la GeForce GTX 1650 passive

Par Pierre Lecourt — 23 mars 2020 à 16:35

La Palit KalmX GTX 1650 a été annoncée début Février et depuis on était sans nouvelles de cette solution 100% passive. Un premier test a été publié le 20 mars dernier sur le site Igor’sLAB et nous détaille les performances de cette solution face à des cartes ventilées activement.

Et le résultat est plutôt bon à condition de bien comprendre à quoi on a affaire. La Palit KalmX GTX 1650 est une carte graphique classique avec des fréquences standards, celles indiquées par Nvidia pour cette référence de puce. La seule – grosse – différence entre ce modèle et une solution classique vient donc de la méthode de refroidissement de la carte. 

Palit GTX 1650 KalmX

Le gros dissipateur employé par Palit est suffisant pour encaisser les 75 watts de la puce GeForce. La carte propose les mêmes performances qu’un modèle classique ventilé de Gigabyte. Le résultat est donc identique à quelques dixièmes d’images près. 28 FPS pour la Palit, 28.1 pour la Gigabyte dans ce test par exemple.

Palit GTX 1650 KalmX Palit GTX 1650 KalmX Palit GTX 1650 KalmX

Dans les différents tests de jeu le résultat est le même, la carte se comporte de manière quasi identique à chaque fois. Quelques pouillèmes d’images en moins par rapport à une solution ventilée classique. Ces résultats sont excellents et confirment que la solution de Palit est tout à fait apte à faire tourner une configuration GeForce GTX 1650 sans problèmes.

Palit GTX 1650 KalmX

Reste un détail important à bien saisir par rapport à ce type de scénario. La carte Palit KalmX n’est efficace de cette manière que dans un boitier activement ventilé. Si on regarde en détail le test proposé, on distingue bien deux entrées pour la carte. Avec des résultats sensiblement différents. Le premier test, le plus rapide, montre une carte dans un boitier classique, le second dans un boitier non ventilé. Et dans ce second cas, les performances sont clairement moindres que celles proposées par une GTX 1650 ventilée. Elles ne sont pas “mauvaises” mais sont nettement en dessous de plusieurs images par seconde.

Palit GTX 1650 KalmX

Autrement dit, si vous comptez sur ce type de carte pour concevoir une solution totalement dépourvue de ventilation, c’est possible, mais au prix de performances dégradées par rapport à une solution classique. Rien d’inhabituel sur ce marché des systèmes fanless, mais c’est toujours bon de le rappeler. 

Cette différence de performances s’explique assez facilement avec le tableau des températures relevées pendant les tests. Plus la température monte et plus le processeur graphique se limite pour éviter d’atteindre des résultats pouvant mettre en danger le système. Sur le tableau ci-dessus, on peut voir en rouge la température grimper à 90°C dans un boitier sans ventilateur actif, le maximum que la carte peut accepter. En rose, à l’opposé, les fréquences du système qui baissent rapidement jusqu’à atteindre un plus bas de 1500 MHz et ne plus en redécoller.

Palit GTX 1650 KalmX

Au contraire, en bleu, la température de la solution se stabilise assez vite vers les 65°C. En dessous, en jaune, la fréquence s’aligne sur un 1800 MHz. Ces résultats sont récoltés sur une solution de boitier ventilé.

Palit GTX 1650 KalmX

La Palit KalmX GTX 1650 peut être une excellente solution de carte graphique pour un poste adapté. Avec un boitier permettant un usage ventilé ou non par exemple. Si vous possédez une solution permettant de limiter fortement la ventilation de votre boitier jusqu’à le rendre quasiment inaudible, la carte se révélera être un allié précieux au quotidien pour des usages classiques ne demandant pas trop de performances graphiques. Si vous décidez de profiter de votre carte pour des usages plus complexes, du jeu 3D à l’utilisation de son processeur graphique pour du rendu de vidéo par exemple, la ventilation de votre boitier suivra et accompagnera la montée en puissance de votre carte graphique. Reste un détail pas anodin pour la carte, elle émet un bruit électronique de type Coil Whine lors de certains usages. Lorsque elle est très sollicitée et pendant les phases de chargement notamment. Evidemment, ce type de nuisance ne s’entend pas forcément dans un boitier ventilé mais avec une tour silencieuse, cela peut poser problèmes. Pas mal de détails et d’autres informations ressortent du test, je vous invite donc à le lire si vous voulez en savoir plus.

Source : Fanlesstech

Palit KalmX, un test de la GeForce GTX 1650 passive © MiniMachines.net. 2020.

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Les Bons Plans du jour : 23/03/2020

Par Pierre Lecourt — 23 mars 2020 à 14:06

Kurt Roschl

Illustration par Kurt Roschl

Les Bons Plans du jour : 23/03/2020 © MiniMachines.net. 2020.

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Queen Symphonic avec Soundscape

Par admin — 23 mars 2020 à 10:05

Comme souvent avec les shows proposés par Ugo Berardi, le boss de Ugo&Play, électrique et symphonique se mélangent. Ca tombe bien, Queen a toujours pratiqué ce mélange des genres. Nous retrouvons donc un plateau où une formation rock, avec 4 voix indispensables pour couvrir la tessiture de Freddie Mercury et les chœurs de Queen, est entourée par un orchestre choisi dans chaque pays.

Ici c’est le désormais fameux Yellow Socks Orchestra, aussi français que son nom ne le dit pas. Vincent Mahé enfin, l’âme de Sextan, est sorti de ses studios pour mixer par objets beaucoup de sources, un exercice multivoies qu’il a appris au galop et qu’il nous racontera un peu plus bas.

Honneur aux sondiers de Queen Symphonic. Un éclairagiste et non des moindres s’est glissé dans le groupe. Sauras-tu le reconnaître (faut bien passer le temps…) De gauche à droite : Nicolas Delatte, binôme de Boris au système, Boris dit Bobo, système, réseau, & bcp plus, Morgan Beaulieu, assistant plateau, Nicolas Servant, directeur technique Sextan et mixeur retours, Pierrick le Rille, assistant plateau, Emmanuel Olivier, assistant plateau, Nicolas Gauthier, pupitreur lumières, au deuxième plan Sébastien Viguié, assistant face et Vincent Mahé, Grand Manitou de Sextan et mixeur face.

Boris Jacquier-Laforge ouvre le bal des questions.

SLU : Boris, tu es proche de Sextan…

Boris Jacquier-Laforge aka Bobo : Absolument. Ugo&Play bosse avec Sextan et ces derniers ont la Direction technique de cette tournée (qui revient en novembre et décembre 2020 avec 18 dates NDR). Pour leur matériel, light, rig et son, ils font appel à B Live et c’est dans leurs murs de Malakoff que le début d’encodage de Soundscape s’est fait.
Ils disposent aussi de matériel mais uniquement pour des petits événements. Nous avons ici une SD7 à la face et une ProX aux retours, c’est une autre gamme d’outils.

SLU : Il n’y a pas de vidéo ou de gros effets lumière…

Bobo : Du tout, le show repose sur la puissance des titres de Queen, la présence d’un orchestre symphonique et le son. On n’a pas intérêt à se planter (rires). Du coup on a proposé avec Vincent Mahé de partir en Soundscape, en veillant à ne pas être trop encombrants pour les lighteux. On est à 8 mètres back stack et ça se passe très bien avec eux. Ils ont compris notre démarche et vont travailler plus en latéraux, contre et poursuite.

Bobo avec en arrière plan Nico Delatte, écoutent avec les yeux…

SLU : Et tu es avec ta dream team…

Bobo : Oui. On avait déjà fait 4 dates en 2018 pour Queen Symphonic en gauche/droite en étant frustré. A la régie c’est parfait mais comment offrir le mix de Vincent à toute la salle. Quand la tournée est revenue, on a foncé sur l’idée de Soundscape avec, outre des aspects pratiques et financiers, un accompagnement de Vincent pour qui ça change aussi beaucoup la façon de travailler.

On a réfléchi très en amont avec le soutien « philosophique » de d&b (rires) et de Mathieu Delquignies (support et formation chez d&b France) qui connaît aussi très bien l’équipe de Sextan. Il a accompagné Vincent en Allemagne découvrir Soundscape et on a peaufiné la formation quant au placement des objets chez Sextan avec une matrice DS-100, 5 enceintes et un sub.

Le système au grand complet entre ce qui est en l’air et ce qui est au sol.

SLU : Vous avez donc pu bien ouvrir le symphonique.

Bobo : On est en Tight sur tous les objets et ça marche parfaitement. Nos 4 voix bougent pas mal. Nous avons choisi de les laisser centrées mais il est possible que pour la prochaine salve de dates, on emploie des trackers. J’essaierai de convaincre Vincent !

SLU : Et ce système… :

Bobo : Nous avons en l’air du V8 et du V12, et en front fill du Y10P.

SLU : Pour les fills, vous envoyez un remélange mono?

Bobo : Du tout, on garde le fonctionnement par objets et donc la spatialisation du système accroché. On a juste deux C6 pour les outfills qui jouent un downmix mono.

SLU : Et en haut ?

Bobo : On a 5 lignes identiques et espacées de la même manière avec pour chacune 6 V8 et en bas de ligne 4 V12. Les subs sont au nombre de 12 en 2 x 6 V-Sub placés derrière la ligne centrale. On joue donc toutes les sources qui ont besoin d’être supportées par les subs au centre, typiquement le pied et la basse… Ce show n’a pas besoin d’un trop gros contour, il n’est pas joué ou mixé avec un gros bas du spectre. L’orchestre est bien exploité et mis en avant.

Les 50 V et 12 V-Sub. Admirez au passage les Pyramides et les Grottes de Malcurt…

SLU : Vous avez 50 V en dépôt ?

Bobo : 48, mais comme tout ou presque est sur la route, nous avons sous-loué et d&b nous a filé un coup de main, surtout pour les V12. Typiquement les kits comportent peu de modèles ouvrant à 120° or il nous en fallait 20…

SLU : Tu n’aurais pas préféré en avoir plus encore ?

Bobo : Si, mais si on ne nous ouvre pas trop les jauges, ça passe. Hélas le succès est là (rires) ! Non, ça va mais c’est certain que Soundscape nécessite le plus possible d’overlap entre les lignes et pour ça, il faut beaucoup de boîtes en 120°.

Un des racks de puissance, forcément plus nombreux avec Soundscape et l’Array Processing, mais pas tant que ça parce que les V sont des boîtes passives… Chaque rack est drivé par un DS10 qui dispatche à la fois l’audio et le contrôle des amplis, du coup il n’a besoin que d’une 32 Tri et deux RJ45.

SLU : Quels choix pour l’Array Processing ?

Bobo : Le plus naturel, sans besoin de tirer sur le système. Il y a tout de même 50 boîtes et la décroissance se passe déjà très bien avec Soundscape !
Sur les 25 premiers mètres on est à -1,5 dB, après on a une grosse partie à -3 dB et sur la fin on est à -6 dB.
Plus on respecte les chiffres naturels de sa ligne, mieux ça marche. Même mécaniquement on ne force pas. On tape à 70 mètres avec les deux premières boîtes ouvertes à 1°.

SLU : De la régie tu descends quoi comme signal?

Bobo : Comme le DS-100 est en régie, je véhicule jusqu’en bas 5 canaux de “main”, 2 canaux de sub, 8 canaux de front et un downmix mono pour les sides. 16 canaux en Dante issus de la matrice. Là où j’ai un peu geeké (joli néologisme, pardon, boboïsme… Merci Boris) où j’ai donc un peu rusé donc, c’est entre la SD7 de la face et la ProX des retours.

La régie retours en ProX Midas avec le SD-Rack et un SD-Mini Rack pour alimenter le Rack Neutron que l’on devine à droite sous les DL451. Simple et efficace. Pour les liaisons c’est Shure à la baguette. Chaque musicien dispose d’un mélangeur Aviom.

J’ai récupéré les sorties BNC du SD-Rack pour alimenter le rack Neutron de la Midas vie deux bridges MADI. Il a en plus deux DL451 pour ses départs. Pas de split analogique, les 80 signaux passent par le MADI généré dans l’univers DiGiCo.

On en profite pour lever les yeux au système qui nous surplombe. Il a été coupé en 3 parties. Un pont porte la ligne exter jardin et la suivante avec son câblage distinct et son rack ampli à jardin. Un second pont porte la centrale et les deux autres jusqu’à l’exter cour et enfin un dernier pont perpendiculaire porte les deux lignes de V-Sub. Ces 5 grappes d’enceintes sont alimentées par deux autres racks d’amplis placés à cour.

Les 62 enceintes composant le déploiement Soundscape à l’Arkea Arena, avec un ratio de subs très raisonnable en ce monde infrasonore.

SLU : Est-ce que la SD7 a la main sur la matrice ?

Bobo : Non, je n’ai pas voulu. Cette option est encore en phase pilote et j’ai préféré ne pas intégrer l’OSC qui est généré par la console pour piloter la matrice dans mon réseau global. D’une part la configuration est un peu figée pour le moment et, par exemple, la tranche N° 1 va obligatoirement commander l’objet N° 1. D’autre part le train d’instructions ne va que de la console vers la matrice. Si je modifie un paramètre sur cette dernière, il ne sera pas répercuté sur l’affichage de la SD7. C’est beaucoup plus simple d’avoir la main sur la spatialisation en dehors sur un écran tactile.

Sextan et les dB sont bien gardés

Les balances touchant à leur fin, on intercepte Vincent Mahey qui mixe le show et est aussi et surtout, un des piliers de Studio Sextan

Vincent Mahey devant sa SD7. Les objets sont en place et il ne s’occupe que de mixer ses sources.

Vincent Mahey : La vocation de Sextan c’est d’enregistrer de la musique, mais aussi de faire de la direction technique et du mixage en live en s’appuyant sur des prestataires. Nous collaborons activement avec Ugo & Play. Nous sommes trois acteurs principaux: Nicolas Servant notre Directeur technique, François Yvernat, qui est Directeur Administratif et moi-même.

SLU : Côté machines vous apportez quelque chose ?

Vincent Mahey : Très peu. Des tournées comme celles de Queen sont de très grosses opérations où il faut disposer d’un dépôt bien plein pour ce qui est de la diffusion et de l’éclairage. En revanche nous fournissons la microphonie qui convient au repiquage classique.
B Live, par le biais de Christophe Menanteau et Boris Jacquier-Laforge, est un excellent partenaire, très à l’écoute d’un point de vue logistique et capable de comprendre notre rôle de jonction entre prod et artistes d’un côté et technique de l’autre. On a une très forte relation humaine avec eux et on a le même grain de folie qui nous pousse à essayer des choses nouvelles qui pourront nous être utiles sur des opérations encore plus grosses très prochainement.

SLU : Soundscape est nouveau pour toi.

Vincent Mahey : Totalement. Une remise en question de pas mal de choses me concernant mais facilitée par l’assistance technique fournie par B Live et d&b et les quelques jours passés au studio à Sextan avec 5 enceintes, un sub et un multipiste à dégrossir cette technologie dans une acoustique de référence. J’aurai aussi bien aimé avoir quelques jours l’Arkea Arena mais c’est plus dur (sourires).

Vincent Mahey, Seb Viguié, Nico Delatte et Servant et Bobo.

La matrice DS-100 de Soundscape est très puissante et rien qu’en trois dates, je suis conquis. J’ai pas mal travaillé pour faire en sorte qu’un pupitre de cellos qui est à cour, soit perçu ainsi où que l’on se trouve.
C’est une sorte d’assistance au mixage, comme si un autre univers s’ouvrait avec un paramètre de plus qui facilite le démasquage des sources dans le front sonore.

Mais il ne faut pas oublier les guitares de Queen qui doivent garder le devant de la scène tout en délivrant un spectre très large dans une masse orchestrale qui l’est aussi. C’est là que le travail en largeur et en profondeur prend tout son sens.

SLU : Tu travailles plus un front sonore que tu ne crées un show dynamique, visuel et en mouvement…

Vincent Mahey : Absolument, mais c’est mon choix et chacun peut avoir le sien. Je cherche à ouvrir le plus possible en déplaçant mes sources là où j’ai envie. Comme elles ne donnent pas ou peu de son propre, je ne suis en rien limité par une quelconque distorsion d’image.

Vincent Mahey, un subtil mélange entre feuille, cerveau, culture musicale, compétence technique, gentillesse et modestie.

SLU : Comment as-tu appréhendé les traitements basiques de tes sources et les éventuels traitements parallèles ou les groupes avec des départs par objet…

Vincent Mahey : Je me suis dit que j’allais me perdre, que c’est un tout autre monde et puis, comme je ne peux pas changer ce que je fais depuis tant d’années, je ne peux pas réinventer mes savoir-faire, j’ai fait comme je sais le faire. Il m’a fallu un concert entier pour retrouver des sensations fortes.

Je trouve que les 5 lignes et la matrice me restituent plus de dynamique et les sources sont plus définies, je suis donc en train de relâcher mes compressions un peu partout, avec des taux plus bas que d’habitude. C’est trop tôt pour en dire plus, ce soir ne sera que mon troisième show avec Soundscape.

Un rack en façade où se cache tout en bas la matrice DS-100, puis le Fast2 de Agora, le Klark DN 9652 pour passer le Madi en Dante, quelques effets de qualité à défaut d’être jeunes avec une M5000 et son lecteur de disquettes (t’es vieux quand tu sais ce qu’on met dedans) une M7 Bricasti (ahhhhhh) un serveur Apollo 8 et un SPX990 Yamaha.

SLU : La dynamique des voix par exemple, ne te semble-t-elle pas très « libérée » par la disparition de l’interférence propre au gauche droite ?

Vincent Mahey : (Il réfléchit). Oui, sans doute, mais je dois encore travailler sur les voix. J’ai quatre chanteuses et chanteurs qui ont une grosse dynamique naturelle que je n’ai pas encore cernée et qui me demande beaucoup de suivi. Je ne me sens pas suffisamment armé pour te répondre.

SLU : Grosse dynamique en effet (sourires).

Vincent Mahey : C’est un peu ma marque de fabrique, mon côté campagnard (sourires). Je mixe un peu nature et libéré, et ce type de projet n’appelle pas de sur traitement.

Le positionnement des sources et pupitres dans les objets et placement de ces derniers en largeur et profondeur. On découvre que les voix (rouges) sont reculées, comme les guitares et over heads, là ou bien entendu, le pied, la caisse claire et la basse sont dans la ligne 3 collée aux subs… On découvre en blanc aussi le couple ORTF.

SLU : Tu suis des indications de la prod ou du Chef d’orchestre ?

Vincent Mahey : Je dialogue beaucoup avec le Chef, j’adore ça. Quant à la prod on a des relations très bonnes et en pleine confiance. J’adore Ugo et son équipe. Ils sont jeunes et déjà très, très mûrs.
Quand il me fait des remarques, elles sont justifiées et les mots sont choisis. Ils n’ont pas les oreilles dans leurs poches. C’est rare.

SLU : Imaginerais-tu du classique revenir en gauche droite ?

Vincent Mahey : (Il fait la moue). Non, du classique c’est quasiment impossible. Une vraie souffrance. d&b a fait un système magnifique qui nous ouvre des horizons incroyables. Il me reste un seul regret. Comment y placer un objet stéréo. J’ai toujours travaillé avec des couples AB, ORTF…

SLU : Mais tu disposes d’autres outils pour sculpter ton image via des objets et… (il m’interrompt)

Vincent Mahey : Non impossible, c’est trop me demander. J’ai toujours travaillé de la sorte. Cela fait 70 ans que nos anciens ont créé le couple ORTF et on n’a jamais trouvé mieux.

La Yellow Socks Orchestra et Richard Sudwell, le Chef d’orchestre. Regardez bien, il y a aussi un couple de micros… importants.

SLU : Tu restes scotché au gauche droite…

Vincent Mahey : Oui mais pourquoi abandonner la richesse de cette prise de son. Que quelqu’un m’explique comment faire pour m’en passer. Boris à ma demande a réussi à poser de manière crédible mon couple dans les 5 points de diff. Ça lui a pris une heure.
Mathieu Delquignies (education & application support d&b France) a aussi mis son nez dedans. Je sais que cela peut paraître étrange, peut-être vas-tu penser que je suis un vieux… et que je n’arrive pas à me bousculer, mais il y a matière à réfléchir ! Quand tu mets deux DPA 4011 en couple ORTF sur un orchestre, tu as un équilibre timbral qui construit une grande partie de ta captation.

Jenna Lee et Rachael, deux sacrées chanteuses pas faciles à tenir, mais quelle patate !

SLU : On l’entend ton couple ce soir ?

Vincent Mahey : Oui mais il n’est pas directement perceptible pour de nombreuses raisons, enfin, moi je l’entends mais peut-être suis-je le seul (sourires). On en reparlera sur une captation entièrement acoustique !

Pour les ciné concerts, je travaille en triple couche : par instrument, par pupitre et par couple. Cela m’apporte de la matière et du SPL. En tout cas on m’a dit que ce n’était pas compatible et on prouve que si, même s’il faudrait recaler dans chaque salle. Je suis certain que cela va encore s’améliorer et d&b doit réfléchir à ça.

Conclusion

Ça balance pas mal à Bordeaux. On est collé à la scène. Les violons sont très beaux, ils respirent et s’étalent déjà bien. La voix qui rentre trouve toute sa place. On recule de quelques rangs, rien ou si peu ne change. On perçoit l’arrivée d’un bas médium et d’un grave plus solides, la profondeur et la largeur s’enrichissent encore, mais pour le reste, le plaisir continue.

La force de Soundscape est la localisation des sources. Où que l’on soit, contre les crashs ou en haut des gradins, l’image ne bouge pas et vient toujours de la scène. L’utilisation de front fills « thématiques » et pas des downmix mono, permet de ne jamais ressentir la « douche » en se rapprochant du plateau jusqu’à ce que le signal se brouille et passe en mono quand on sort de la dernière boîte en l’air. Ici la guitare reste là où elle doit être, sur scène et l’usage de Y en fill fait qu’on a un vrai joli rendu, même au premier rang.

Peter et Jon, les deux voix masculines de Queen Symphonic. Regardez le bas des pantalons des musiciens derrière eux. Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle le Yellow Socks Orchestra.

Cela aurait peut-être été encore un peu mieux en V, même si, comme les Y, ils auraient été coupés. Mais les VIP Gold apprécieront, eux qui sont abonnés aux postillons mais pas au joli son. Enfin un mètre de plus entre premier rang et nez de scène aurait encore mieux fondu le rendu.
Cela est aussi valable latéralement même si, effectivement, il manque un tout petit peu d’énergie aux sièges les plus proches des murs latéraux.

Qui dit mix par objet dit respect de la localisation des sources. Ici le choix a été fait de répartir les instruments sur toute la largeur là où, dans la réalité, ceux électroacoustiques sont tassés à cour, les voix plutôt à jardin et le chef d’orchestre qui ne fait aucun son, pile au centre de son orchestre. Nécessité fait loi et donc la batterie se retrouve comme par magie au centre et une des guitares part à jardin. Le résultat est très pertinent et agréable, sans parler du besoin d’équilibrer la charge acoustique des 5 lignes, un peu comme on le fait avec du triphasé ;0)

La présence d’un orchestre classique a en revanche contraint à limiter l’impact des subs sur scène, ce qui prive les premiers rangs d’un peu plus d’assise. Heureusement, dès qu’on rentre dans les V, on retrouve du grave que les 12 V-Sub musclent rapidement. Le rendu par essence non interférent, garde une remarquable précision jusqu’aux derniers rangs des gradins, avec un rééquilibrage des voix qui perdent quelques dB et un peu de mordant ce qui est bien agréable.

Un contour coquet même si, captation classique oblige, le grave et l’extrême grave ont été assez retenus. La phase est typique pour une enceinte 3 voies passive et un sub qui raccorde avec un filtre IIR. La magnitude en revanche est nickel, comme le rendu.

Il manque malgré un peu de contour à l’orchestre classique comme au pied et à la basse et on se prend à rêver de ce concert avec 5 lignes de KSL dont la propreté toute cardioïde permettrait peut-être même de gagner quelques dB en plus d’infra. On rêve aussi de pouvoir maîtriser la dynamique d’un certain nombre de sources, par exemple une batterie, avec une compression équivalente, un peu ce qu’on fait sur un stem, tout en gardant les sorties directes vers la matrice…

Merci et bravo enfin à Vincent Mahé qui a résisté à notre journée de questions et qui surtout, pour un troisième show de mix par objet, tire déjà bien les marrons du feu. Si d&b France lui prête une matrice, il pourra plonger encore plus dans Soundscape chez Sextan et qui sait, s’encanailler aussi avec En-Space et ses réverbérations.
La transition entre gauche/droite et 5+1 par objet chamboule tout, calage comme mix mais à la fois, apporte largeur, profondeur, dynamique, précision, masse sonore et j’en passe. Même bien chargés au niveau des arrangements, les titres passent majestueusement. Bravo pour conclure à Bobo et aux équipes de B Live et à Ugo&Play qui jouent le jeu et offrent de vrais shows plaisir, à la fois populaires et qualitatifs. Bref, Ugo&Playsir.

Rendez-vous le 3 novembre au Grand Rex à Paris pour la reprise de cette tournée symphonique en France.

D’autres informations sur :

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Le Théâtre des Champs-Élysées passe en Eos ETC

Par admin — 22 mars 2020 à 09:40

Le fabricant américain ETC, intègre de nombreux lieux mythiques parisiens, comme ici le Théâtre des Champs-Élysées qui a équipé sa régie avec des Eos fin 2019.

Après avoir choisi ETC il y a 3 ans pour renouveler la puissance électrique du site en installant 6 armoires Sensor3, le théâtre a choisi la même marque pour le contrôle avec 3 interfaces. Un Eos Ti, la version la plus complète de la gamme, assure le master en régie, et une interface déportée Programming Wing est au plateau. Un Gio @5 sert de backup et de régie mobile en salle pendant les phases de création.

Le pupitre Eos Ti en régie

Pierre Martigne, responsable du service lumière, voulait remplacer le pupitre du théâtre qui ne suivait plus les évolutions de contrôle des projecteurs. La forte tendance du marché vers l’Eos a fait pencher la balance vers ETC comme il l’explique : « On recevait de plus en plus de conduites Eos en accueil, que l’on devait retranscrire ensuite. La perte de temps était importante. »

Bertrand Guittard, régisseur lumière dans l’équipe de Pierre poursuit en ce sens : « la majorité des lieux lyriques a adopté l’Eos. Ça présente un intérêt que l’on ait un outil commun, ce qui est plus pratique pour échanger entre nous. C’est ce qui avait fait défaut lors du précédent changement de jeu. A ce moment l’Eos existait déjà mais nous ne l’avions pas retenu car aucune structure n’était là pour nous accompagner. »

La situation a changé avec de plus en plus de lieux équipés et surtout la mise en place d’une structure ETC basée à Paris pour plus de proximité avec les utilisateurs français. Comme tous ceux qui ont utilisé l’Eos, c’est la gestion de la couleur qui a le plus marqué l’équipe. « Ça a aussi joué un rôle dans notre choix et justifié de partir sur l’Eos, poursuit Bertrand. Le Color Path est un outil qui a fait ses preuves.

Il a aussi séduit Bertrand Couderc, l’éclairagiste qui a mis en lumière Les Noces de Figaro, la première création dans le théâtre avec l’Eos. « C’est vraiment un point positif du point de vue de l’éclairagiste et ça simplifie le travail du régisseur. »

Il a fallu alors s’habituer aux nouvelles habitudes de programmation. Le fabricant ne laisse pas ses utilisateurs seuls et un programme de formation a été mis en place. Les régisseurs lumière ont eu deux semaines de formation et Pierre Martigne, indisponible à ce moment-là, a tout de même pu être formé grâce au service de formation en ligne d’ETC.

Bien accompagnée, l’équipe ne semble pas perdue pendant ce changement. Bertrand nous dit trouver l’outil intuitif et Rodolphe Augis, lui aussi régisseur lumière, ajoute : « il faut savoir qu’à une époque nous avions un autre modèle qui avait une syntaxe similaire, alors ça revient petit à petit ».
Et Pierre de conclure : « pour parler de mon utilisation qui est un peu plus restreinte que la leur, je maîtrise déjà des choses que je n’ai pas vues en formation, car c’est d’une logique imparable, quand on a compris la logique de programmation, on peut vraiment s’en dépatouiller ».
L’Eos continue donc d’intégrer des lieux comme récemment à l’Opéra Bastille où il est en cours d’installation, mais aussi dans des salles plus polyvalentes comme le Pin Galant à Mérignac (Ville de la Métropole de Bordeaux), une salle de 1 400 places où société Concept Group vient de livrer un Eos Ti et un Ion Xe.

Plus d’informations sur le site ETC

 

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Audiens se mobilise pour les intermittents

Par admin — 21 mars 2020 à 09:47

Alors que de très nombreuses manifestations culturelles sont annulées, Audiens est aux côtés des professionnels de la culture, dont l’activité est très lourdement affectée par la crise sanitaire et déploie des solutions auprès des artistes et techniciens du spectacle.

Communiqué d’Audiens

Mise à jour : 20/03/2020 – 08h00

Traitement prioritaire et spécifique des demandes d’aide exceptionnelle

En complément des premières annonces faites par les pouvoirs publics nous avons a d’ores et déjà mis en place pour les artistes et les techniciens intermittents du spectacle confrontés à des annulations de cachets ou de jours de travail, un formulaire de demande d’aide ponctuelle exceptionnelle, allégé et qui sera traité en priorité.

Nous ne pourrons évidemment pas aider tout le monde mais ferons le maximum pour soutenir les professionnels les plus en difficulté.

La demande d’aide exceptionnelle peut se faire par l’intermédiaire du formulaire à télécharger ci-dessous et est réservée :

  • Aux artistes ou techniciens intermittents du spectacle,
  • Qui rencontrent des difficultés sociales et/ou financières importantes,
  • Qui ont eu plus de 5 jours ou cachets annulés au cours d’un mois civil.

Vos demandes seront traitées par le service d’action sociale qui reviendra vers vous à partir du mois d’avril pour vous dire si vous bénéficiez de l’aide. Nous mettons tout en œuvre pour vous apporter une réponse dans un délai d’un mois après le dépôt de votre demande. En attendant notre retour et compte tenu du nombre de situations à examiner, nous vous serions reconnaissants de ne pas appeler pour savoir où en est votre demande.

Pour télécharger le formulaire de demande : cliquez ici

Le formulaire s’ouvre dans une nouvelle page de votre navigateur.
Pour le telécharger il suffit de cliquer sur le bouton en haut à droite comme montré sur l’image ci-dessous.
Une fois téléchargé, ouvrez-le et remplissez-le directement depuis votre ordinateur.
Après l’avoir complété, enregistrez-le pour pouvoir nous l’envoyer.

Comment adresser votre demande (formulaire accompagné des pièces nécessaires) :


Nous vous rappelons également les autres aides que vous pouvez mobiliser auprès d’Audiens :

  • Les aides professionnelles du Fonds de professionnalisation et de solidarité, et notamment pour les femmes enceintes qui ne peuvent obtenir les indemnités journalières maternité de la sécurité sociale.
  • Aide si vous avez dû ou devez faire face à des dépenses de santé importantes.
  • Aide « soutien familial » si vous devez faire appel à une aide à domicile en cas de maternité, hospitalisation, invalidité, départ ou décès d’un conjoint.
  • Différentes aides si vous êtes aidant.e familial.le de votre enfant, votre conjoint ou votre parent en perte d’autonomie.

Si vous êtes couverts par la complémentaire santé Audiens dédiée aux artistes et techniciens intermittents du spectacle, les remboursements de vos consultations et soins sont bien entendu assurés.
Votre espace client sécurisé Audiens vous permet notamment d’adresser les justificatifs de remboursements en ligne.

Vous bénéficiez de la téléconsultation médicale : vous pouvez donc consulter un médecin (généraliste ou spécialiste), par téléphone, vidéo ou par écrit.
Ce service de téléconsultation médicale est accessible quel que soit le motif de consultation, où que vous soyez, 7j/7 et 24h/24. Vous n’avez pas de frais à avancer.

Dans le contexte actuel, la téléconsultation permet de :

  • Vous informer en exprimant vos doutes à des professionnels de santé,
  • Détailler vos éventuels symptômes à un médecin qui vous indiquera la marche à suivre,
  • Limiter l’exposition à certains virus et éviter leur circulation.

Tous les médecins de MédecinDirect sont inscrits au Conseil National de l’Ordre des Médecins. Ils sont formés à la pratique de la télémédecine et à la prise en charge du Coronavirus COVID-19.

Pour accéder à ce service, connectez-vous :

A votre espace client sécurisé Audiens (vous serez automatiquement identifié.e Audiens Santé Prévoyance) ; rappel de votre identifiant nécessaire à la connexion : il s’agit du numéro qui figure sur la carte de tiers payant que vous présentez à la pharmacie,

Ou sur Medecin Direct (recherchez Audiens Santé Prévoyance et laissez-vous guider).

A la 1ere connexion, vous serez invité.e à activer votre compte pour pouvoir par la suite échanger avec un médecin.

L’accompagnement des employeurs

Pour accéder aux mesures d’accompagnement mises en place pour les employeur : cliquez ici.

Nous vous remercions de votre confiance, et sommes solidaires et à votre service pendant ces moments difficiles que vous traversez.


Rappel des gestes barrières

  • Se laver les mains toutes les heures, sous l’eau chaude courante, avec du savon, en frottant pendant 30 secondes. Rincer et séchez avec une serviette en papier jetable propre. Ou utilisez un gel hydroalcoolique.
  • Tousser ou éternuer dans son coude, ou dans un mouchoir.
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades.
  • Utiliser des mouchoirs à jeter après usage et se laver les mains ensuite.
  • Porter un masque quand on est malade (sur prescription médicale).
  • En cas de signes d’infection respiratoire (fièvre et toux, difficultés respiratoires), contactez le 15.
  • Ne pas se rendre aux urgences ou chez votre médecin traitant.

Pour plus d’informations, contactez le 0 800 130 000 (appel gratuit).

Retrouvez tous les principes de précaution sur les réseaux sociaux d’Audiens (Facebook, Linkedin, Twitter) et sur les sites Audiens, Pôle Santé bergère et Audiens Le Media

 

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Ballet de drones dans le ciel nocturne de Dubaï

Par admin — 20 mars 2020 à 09:15

Spécialiste mondial des jeux de lumières utilisant des drones, AO Drones a récemment fourni un spectacle aéroporté pour une campagne vidéo faisant la promotion du légendaire téléphone à clapet Razr Motorola au Moyen-Orient et en Afrique. La vidéo qui en résulte a rapidement enregistré plus de 200 000 vues sur les réseaux sociaux de Motorola.

Crédit photos : ©AO Technology

Les équipes d’AO Drones et d’AO Creative, membres du groupe AO Technology, ont travaillé en collaboration avec Motorola et l’agence de marketing numérique Netizency, pour concevoir le contenu visuel, comprenant en particulier des noms de marque et des logos animés. L’équipe de conception d’AO Drones a même créé une animation de l’ouverture, de la fermeture et de la rotation du clapet du téléphone Razr dans le ciel.

« Nous avons ressenti que ce spectacle de drones symbolisait l’essence même de ce produit : un magnifique mélange de technologie et d’art. La beauté des 120 drones qui s’élèvent tous ensemble dans l’air, le vrombissement des pales et les belles formations, c’est quelque chose dont je me souviendrai très longtemps », a déclaré Vinayak Shenoy, responsable du marketing pour le Moyen-Orient et l’Afrique de Lenovo, la société mère de Motorola, à propos de l’événement de lancement du Razr.

« Dès le début, nous avons demandé : quel était le but recherché ? C’était de créer un contenu extraordinaire pour les médias sociaux et obtenir un maximum de partages et de reconnaissance. Nous avons donc pris en charge l’ensemble de la production, le spectacle de drones, le film, mais sans inviter de public sur le site », précise Marco Niedermeier, fondateur et producteur exécutif d’AO.

Spécialement développée pour les productions de spectacles, la flotte d’AO Drones exploite une plate-forme de contrôle avancée pour offrir des spectacles modulables, efficaces et sûrs. De plus, la vitesse (jusqu’à 10 mètres par seconde) et la précision des drones signifient que leur durée de « visibilité » en l’air est optimisée, ce qui en fait une option efficace en tout lieu pour les productions d’événements.

Ajoutant une dimension supplémentaire à la vidéo, les drones équipés de caméras ont fourni des images de « survol » saisissantes. Ils ont embarqué le spectateur dans les airs, au milieu de la formation de drones, et sont même passés directement au travers du logo Motorola. « Il ne s’agit pas seulement de filmer un logo plat dans le ciel », explique Niedermeier, « c’est vraiment un spectacle visuel dynamique en trois dimensions. »


Motorola Razr Drone Launch in Dubai from GulfNewsTV on Vimeo.

Division d’AO Technology, AO Drones combine 25 ans d’expérience dans l’industrie du divertissement avec une technologie innovante et se donne pour mission d’améliorer les événements et spectacles de toutes sortes et de toutes tailles avec des images volumétriques chorégraphiées dans le ciel. Depuis leurs bases en Allemagne et aux Émirats arabes unis, ils créent de belles expériences de spectacle par drone à travers le monde.

Pour le lancement du nouveau Motorola Razr, l’équipe AO Drones a travaillé avec les représentants de Motorola et de l’agence numérique Netizency. Crédit photos : ©AO Technology

D’autres informations sur AO Technology Drones et sur AO Technology

 

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Mesures de soutien aux intermittents et salariés du secteur culturel

Par admin — 19 mars 2020 à 18:30

Paris, le 19 mars 2020

Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Franck Riester, ministre de la Culture, annoncent des mesures exceptionnelles de soutien aux intermittents et salariés du secteur culturel dans le cadre de la crise sanitaire.

Afin de limiter les impacts sociaux de la crise sanitaire liée à l’épidémie du coronavirus, qui affecte particulièrement les intermittents du spectacle (artistes interprètes et saisonniers) et autres salariés (contrats courts…) du secteur culturel, Muriel Pénicaud, ministre du Travail, et Franck Riester, ministre de la Culture, ont décidé de neutraliser la période démarrant le 15 mars et s’achevant à la fin du confinement de la population française pour :

– le calcul de la période de référence ouvrant droit à assurance chômage et à droits sociaux pour les intermittents du spectacle (artistes interprètes et techniciens), afin de ne pas pénaliser les intermittents qui ne peuvent travailler et acquérir des droits pendant cette phase de l’épidémie du coronavirus ;

– le calcul et versement des indemnités au titre de l’assurance chômage pour les intermittents du spectacle (artistes interprètes et techniciens) et autres salariés (contrats courts…) du secteur culturel, afin que les personnes arrivant en fin de droit pendant cette phase de l’épidémie puissent continuer à être indemnisées.

Le ministre de la Culture étudiera par ailleurs, en lien avec les professionnels et les organisations syndicales de salariés et d’employeurs, les dispositifs d’accompagnement qui permettront de soutenir l’emploi artistique à l’issue de l’épidémie.

 

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