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Le Xiaomi Mi TV Stick officialisé en France à 39.99€

Par : Pierre Lecourt — 15 juillet 2020 à 15:45

Je ne sais pas quel sera l’avenir de cette Xiaomi MI TV Stick en France, son profil le place en exacte concurrente d’une clé Amazon Fire TV Stick. A 39.99€ son prix est identique et si Xiaomi va proposer une offre de lancement 10€ moins cher jusqu’au 2 août. 29.99€c’est exactement le prix que demande Amazon deux ou trois fois par an au gré de ses campagnes promotionnelles. Ici le constructeur Chinois ne se place donc pas comme un challenger mais d’égal à égal avec le géant de la distribution.

Xiaomi Mi TV Stick
Xiaomi s’associe d’ailleurs avec Cdiscount qui distribue la clé Xiaomi MI TV Stick en promotion à 29.99€ également avant de la replacer à 39.99€ d’ici quelques temps. L’objet sera donc bien très compact avec 9.24 cm de long pour 3.02 cm de large et 1.52 cm d’épaisseur, il pèsera 28.5 grammes et se connectera à votre téléviseur via une prise HDMI. Il faudra l’alimenter via un port USB. 

La promesse est un flux FullHD 1920 x 1080 pixels maximum avec une gestion Dolby Audio et DTS. L’absence de gestion UltraHD est donc confirmée et si le catalogue sera complet avec une compatibilité Netflix et Amazon Prime ainsi qu’une prise en charge de Google Assistant grâce à la télécommande, aucun service vraiment innovant ne sera vraiment au rendez-vous.

Xiaomi Mi TV Stick

Dire que je suis déçu serait un bien grand mot. L’objet est tout à fait convaincant pour un usage FullHD et permettra de transformer un téléviseur aux entrailles vieillissantes en un engin à nouveau exploitable. Tout comme ils permettra de profiter d’un écran de PC comme d’un téléviseur d’appoint. Le seul truc qui me chagrine c’est que l’objet se retrouve face à une solution Amazon comparable et qu’il sort bien après. Sans réclamer de l’UltraHD à tout prix, quelques services supplémentaires auraient permis à la Xiaomi MI TV Stick de mieux tirer son épingle du jeu. J’imaginais par exemple une intégration plus complète dans l’écosystème domotique de la marque, la possibilité de réveiller un téléviseur en CEC pour signaler la présence de quelqu’un sonnant  à la porte ou la programmation plus facile de scénarios domotique à la télécommande…

Je me  demande si Amazon va réagir en sabrant le prix de sa propre clé pendant les quelques jours que vont durer cette promotion.

Le Xiaomi Mi TV Stick officialisé en France à 39.99€ © MiniMachines.net. 2020.

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Kano met à jour son concept avec un Celeron N4000

Par : Pierre Lecourt — 15 juillet 2020 à 09:32

La tablette Kano est proposée à 300$ outre atlantique autant dans la grande distribution (Best Buy) que sur le site de Kano ou sur les pages de Microsoft. Il faut dire que cet engin tourne sous Windows depuis 2019, date à laquelle le premier modèle est sorti.

Kano

Kano c’est une solution qui fait d’ailleurs clairement penser à la Surface depuis son apparition. Une tablette qui se positionne avec une béquille et qu’on utilise avec un clavier amovible. Le premier modèle sorti en 2019 sous Intel Atom x5-8350 commence a vieillir, la puce est toujours capable de venir à bout de nombreux usages mais reste un peu à la traîne devant la gourmandise de certains outils éducatifs. Je pense en particulier aux dernières versions de Scratch, de Python et d’Arduino.

Kano reste focalisé sur une approche très éducative… et recycle logiquement la vidéo de sa machine précédente

Kano propose une suite logicielle baptisée Kano Software Studio + Projects mais propose également de logiciels liés à l’offre Windows comme Paint 3D, Edge, Office, Skype mais aussi des liens vers des offres moins “éducatives” comme Spotify ou Netflix.

Kano

Kano a donc décidé de mettre à jour sa machine, pas trop non plus pour ne pas changer de gamme tarifaire, et propose une nouvelle version sous processeur Intel Celeron N4000. Une puce de génération Gemini Lake toujours sur architecture Atom mais plus récent et plus compétent. Il est toujours secondée par 4 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage eMMC… Une capacité très limitée qui ne pourra évoluer que grâce à un lecteur de cartes MicroSDXC.

Kano

La batterie est toujours connectée via une solution amovible.

L’écran reste un 11.6″ tactile en 1366 x 768 pixels et la connectique assez complète avec deux ports USB 3.0 un USB Type-C, une sortie HDMI, un port jack audio 3.5 mm et un port jack pour une sortie audio. Un micro est intégré ainsi qu’une enceinte mono. La connexion au réseau se fait en Wifi4 et un Bluetooth 5.0 est disponible.

Kano

Le materiel n’est pas formidable bien sûr mais l’idée est intéressante. La marque vise clairement des partenariats scolaires plus que des achats de la part de particuliers. Des parents pouvant très bien recycler une machine ancienne pour la transformer en un engin de ce type tout aussi efficace dans un rôle éducatif. 

 

Kano met à jour son concept avec un Celeron N4000 © MiniMachines.net. 2020.

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Kioxia veut – lui aussi – révolutionner le marché des SSD

Par : Pierre Lecourt — 14 juillet 2020 à 16:35

Pour lire ce billet munissez vous de pincettes et de moufles géantes, si l’annonce est très belle sur le papier, Kioxia n’est pas le premier a promettre une révolution dans le domaine des SSD. La baisse des prix, le doublement des stockages et autres explosion des capacités globales… Des annonces qui n’ont jamais été suivies de véritables effets.

KIOXIA

Kioxia c’est l’entité née de la séparation de la division mémoire de Toshiba de sa maison mère. La marque née en Octobre 2019 fait partie des géants de cette industrie des semi conducteurs même si on parle moins d’elle que de marques comme Corsair, Samsung ou Intel.

Le groupe Japonais veut révolutionner cette industrie avec une nouvelle manière de concevoir les SSD. Aujourd’hui la mise en place de ces unités de stockage se passe en plusieurs temps. Les puces de stockage a proprement parlés sont gravées à la manière des processeurs ou de la mémoire vive sur des waffer de silicium avant d’être découpés et assemblés sur des SSD. Ces étapes sont nombreuses et coûteuses, elles participent aux tarifs des SSD et pourraient être… remplacées selon Kioxia. 

L’idée du groupe est de créer un Waffer “tout-en-un”. Une galette de silicium qui ne comporterait plus uniquement les puces de mémoire mais la totalité  des composants nécessaires pour créer un SSD : Contrôleur et mémoire flash compris. Une idée qui suppose moins d’unités de stockage par waffer mais qui éviterait de nombreux processus secondaires.

KIOXIA

Le processus envisagé par Kioxia aurait entre autres bénéfices d’améliorer le dialogue entre contrôleurs et puces. Celui-ci ne demanderait pas de montages a posteriori sur un PCB sur lequel seraient assemblés les différents composants, ce qui améliorerait globalement les performances des composants. Les capacités de stockage pourraient également être multipliées grandement. La marque estime que des SSD de ce type, employant de la NAND 3D QLC pourraient ainsi atteindre rapidement des capacités de 50 To.

Merveilleux ? Oui, sur le papier. Mais cela reste pour le moment de la science-fiction car si le projet existe chez Kioxia, aucune feuille de route n’a pour le moment été envisagée. Ce n’est clairement pas la première fois qu’une telle promesse est faite au marché et même si elle émane d’une entité importante, il faut garder la tête froide vis à vis de ce genre d’annonces.

Source : TechRadar

Kioxia veut – lui aussi – révolutionner le marché des SSD © MiniMachines.net. 2020.

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ECS SF110 Q470 : de nouveaux MiniPC Comet Lake

Par : Pierre Lecourt — 14 juillet 2020 à 15:53

Les ECS SF110 Q470 sont une nouvelle gamme de barebones équipés de puces Intel Core de dixième génération en “Comet Lake-S”. Des puces de PC de bureau donc à la différence des solutions portables déployées dans les ECS Liva Z3E Plus. Ces engins seront disponibles en deux gammes spécifiques basées sur leur TDP et équipés de chipsets Intel Q470.

ECS SF110 q470

Des modèles tournant sur un TDP de 35 watts et d’autres proposant plus de muscles avec un TDP de 65 watts. Les premiers proposeront une alimentation de 90 watts tandis que les second auront recours à un modèle de 120 watts pour répondre à des besoins plus importants. 

Leurs châssis seront également légèrement différents. Les ECS SF110 Q470 en 35 watts comme les 65 watts auront la même taille : 20.5 cm de large pour 17.6 cm de profondeur et 3.3 cm d’épaisseur, soit largement moins que l’encombrement d’une ramette de 500 feuilles de papier A4. Une différence physique est cependant notable entre les engins puisque le modèle 65 watts disposera d’ouvertures pour permettre une meilleure aération d’ensemble. 

ECS SF110 q470

Les engins pourront s’utiliser à plat, comme un PC classique, ou placés sur leur pied pour une utilisation verticale. Ce second choix étant plus sûr d’un point de vue fonctionnement en évitant de couvrir la machine d’éléments pouvant empêcher un bon refroidissement. Il ne sera pas possible par exemple d’utiliser ce genre d’engin comme un support d’écran sans risquer d’entendre sa ventilation redoubler d’efforts inutilement.

ECS SF110 q470

Vendus en barebones, les SF110 Q470 proposeront deux slots de mémoire vive DDR4 au format SoDIMM et pourront accepter jusqu’à 64 Go au maximum. Leur stockage sera composé d’un M.2 2280 NVMe et SATA ainsi qu’un emplacement 2.5 pouces pour un disque SATA supplémentaire. Cette machine sera également compatible avec les solution de cache Intel Optane.

La connectique comprend deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A et un port USB 3.2 Gen2 Type-C en façade, accompagnés par deux prises jack audio stéréo 3.5 mm pour casque et micro. A l’arrière on retrouvera quatre ports USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie HDMI, deux DisplayPort et un port VGA. Malgré la présence de ces 4 sorties vidéo, seules trois pourront être employées en simultané.

ECS SF110 q470

Les SF110 Q470 seront livrées par défaut avec un Wifi5 et du Bluetooth 5.0 et pourront évoluer vers des solution 802.11ax et Bluetooth 5.1. ECS prévoit également l’ajout optionnel d’un port série. Aucune date de commercialisation ni aucun prix n’ont filtré.

ECS SF110 Q470 : de nouveaux MiniPC Comet Lake © MiniMachines.net. 2020.

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One Netbook prépare un UMPC 7″ à charnière rotative

Par : Pierre Lecourt — 14 juillet 2020 à 14:49

Les UMPC sont des ancêtres des netbooks. Des ancêtres haut de gamme puisque la principale différence entre ces deux types d’engins vient de leur positionnement tarifaire. Là où les UMPC ne faisaient que peu de concessions techniques en embarquant des technologies haut de gamme, les netbooks visaient une clientèle beaucoup plus large avec des prix accessibles.

Kohjinsha

Les UMPC ont vécu et ont, pour la plupart, très rapidement disparu, très fortement concurrencés par les tablettes et les smartphones d’un côté et les ultraportables de l’autre. Il n’empêche que certains regrettent cette disparition, en particulier parce que ces outils étaient souvent parfaits pour répondre à certains besoins techniques. Les UMPC étaient souvent hyper spécialisés. Des marques ont plus ou moins survécu comme Viliv, OQO, Ocosmos ou encore Kohjinsha au Japon, qui a pendant longtemps proposé des modèles hyper spécialisés à destination des ingénieurs IT. D’autres ont simplement abandonné ce marché comme Sony, Asus, Gigabyte ou Samsung…

One Netbook UMPC
Aujourd’hui, One Netbook semble vouloir reprendre le flambeau avec un projet qui ressemble beaucoup aux productions de la marque Japonaise. Son ordinateur s’articule en effet comme un netbook avec un écran rotatif permettant de l’utiliser comme une tablette. La grosse différence entre cette technologie et celle d’un écran sur une charnière à 360° plus classique vient de la partie arrière de l’engin qui reste fixe. Dans son épaisseur plus importante, les constructeurs peuvent glisser une connectique différente.

One Netbook UMPC

Ici, One Netbook propose des ports inhabituels sur un engin de 7″ de diagonale : un port Ethernet Gigabit, un port série et deux USB 3.0 type-A sont ainsi disponibles à l’arrière de l’engin. On comprend mieux la cible de la marque au vu de cet équipement, c’est exactement celle de Kohjinsha à l’époque : Les techniciens informatiques, les ingénieurs réseau et autres spécialistes du genre. Trouver un port série sur un engin portable est une quête quasi impossible aujourd’hui, mais trouver un port série sur un engin de 7″ réellement ultraportable est quasiment impossible. Pourtant, beaucoup de matériels industriels utilisent encore ce protocole. Un port Ethernet est un pré-requis de base pour quelqu’un qui va gérer des serveurs, mais là aussi cela devient compliqué d’associer cet élément à des solutions ultraportables…

One Netbook UMPC

Le projet de One Netbook se pose donc comme une solution alternative intéressante. Un engin léger et portable que l’on pourra transporter en permanence avec soi sur le terrain. D’autant que son format 7 pouces cache pas mal d’autres fonctions associées. D’abord un clavier complet avec 6 rangées de touches, ensuite une connectique complète avec un port USB Type-C, une sortie MicroHDMI et un lecteur de cartes MicroSDXC.

One Netbook UMPC

L’engin ne propose pas de pavé tactile, faute de place, mais un petit trackpoint optique accompagné de deux boutons. L’écran qui bascule permettra de l’utiliser en format tablette avec une dalle tactile et une prise en charge d’un stylet actif sur 2048 niveaux de pression. L’engin sera donc aussi utile pour pianoter des emails, piloter un serveur, contrôler une machine outil, prendre des notes ou dessiner des schémas techniques que pour tous les usages classiques d’un netbook.

One Netbook UMPC
Pour le moment, on n’a pas d’infos plus détaillées sur l’engin : Il ne s’agit que d’un montage 3D présenté par One Netbook pour tâter le terrain. On ne sait pas quel puce serait embarquée, combien de mémoire ou de stockage il pourrait proposer et encore moins à quel prix il pourrait être vendu. Comme d’habitude, je trouve l’approche de la marque courageuse et originale. Elle continue de s’adresser à des marchés de niche qui correspondent bien à ses petites séries plutôt que d’essayer de vendre des engins identiques aux autres acteurs du marché.

Source : Liliputing.

One Netbook prépare un UMPC 7″ à charnière rotative © MiniMachines.net. 2020.

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ECS Liva Z3E Plus, un MiniPC sous Intel Core dixième génération

Par : Pierre Lecourt — 13 juillet 2020 à 19:31

Le ECS Liva Z3E Plus est un MiniPC compact de 12.8 cm de large pour 11.7 cm de profondeur et 5.29 cm d’épaisseur. Un encombrement qui lui permet non seulement de proposer des processeurs ayant 35 watts de TDP mais également deux éléments de stockage distincts.

ECS Liva Z3E Plus

A bord de ces nouveaux ECS Liva Z3E Plus, on retrouvera donc quatre puces Intel, le haut de gamme en Core i7-10710U puis des Core i7-10510U, i5-10210U et i3-10110U. Le stockage pourra atteindre 32 Go de DDR4 2666 MHz grâce à deux slots de mémoire vive SoDIMM en double canal. Le stockage permettra, quant à lui, différentes combinaisons puisque l’engin pourra accueillir un SSD M.2 2280 en SATA 3.0 ou en NVMe mais également un stockage 2.5″ SATA 3.0. La marque annonce une compatibilité Intel Optane, liée aux processeurs Comet Lake-U, qui permettra donc d’ajouter une mémoire cache au système. Je suppose cependant que cette option condamnera le slot M.2, ce qui permettra d’optimiser les débits d’un gros disque dur mécanique avec un cache Optane, par exemple. Un port M.2 indépendant accueillera une carte 2230 en Wifi6 et Bluetooth 5.0.

ECS Liva Z3E Plus

Le reste de la machine est intéressant avec pas mal de points très positifs comme la présence d’une connectique très évoluée. Deux ports Ethernet Gigabit sont présents pour commencer pour adresser deux réseaux séparés. On retrouvera également pas moins de quatre ports USB 3.1 Gen1 distribués en trois ports USB Type-A  et un USB Type-C. Deux sorties vidéo sont visibles, une en HDMI 2.0 et une seconde en MiniDisplay Port. 

On retrouve également un port jack audio 3.5 mm combinant casque et micro. Ainsi que pas moins de quatre microphones qui sont également disséminés autour du châssis pour piloter un éventuel assistant personnel.

ECS Liva Z3E Plus

Mais un des points les plus intéressants de cet engin est la possibilité d’obtenir un second port HDMI non pas en sortie vidéo mais en entrée vidéo optionnelle. Le port SSD 2280 peut en effet accueillir une carte d’acquisition vidéo, ce qui permettra d’enregistrer des contenus en provenance d’une source HDMI. On perdra au passage la possibilité d’un stockage NVMe ultra-rapide mais, pour certains usages, cela peut être une excellente solution de coupler cette entrée vidéo avec un SSD  SATA 3.0 2.5″.

ECS Liva Z3E Plus

Je suppose que la  séparation de l’engin visible sur le châssis avec une partie haute et une partie basse permet de varier les configurations de connectique sur le même engin. Ici, on ne voit pas ce second port HDMI mais deux ports série. Il servent à créer une autre version de l’engin dont la destination est plutôt professionnelle. 

Le ECS Liva Z3E Plus est une machine assez intéressante qui montre une assez large adaptation de la marque pour jouer sur différents tableaux. Suivant l’équipement choisi, l’engin pourra en effet correspondre autant à des besoins de particuliers que des demandes industrielles. La machine , probablement distribuée en direct comme en OEM, pourra devenir aussi bien un PC classique, qu’une machine pilotant un robot ou encore se positionner dans une chaîne vidéo avec une carte d’acquisition.

Le marché n’est pas facile pour les constructeurs, proposer une base commune et des options pour adapter la machine suivant les différents marchés permet de réduire les coûts et donc le prix de vente de l’objet.

LIVA Z3 Plus

EliteGroup proposera d’ailleurs la version Liva Z3 Plus sans son étage inférieur pour une utilisation plus classique de MiniPC mais également sans emplacement 2.5″.

ECS Liva Z3E Plus, un MiniPC sous Intel Core dixième génération © MiniMachines.net. 2020.

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Akasa Pi-4 Pro, une autre boitier pour Raspberry Pi 4

Par : Pierre Lecourt — 13 juillet 2020 à 16:38

Le Akasa Pi-4 Pro est le troisième boitier de la marque à destination des Raspberry Pi 4. Après les Akasa Gem et Gem Pro plus design, ce modèle se veut être plus industriel et  vise plutôt les intégrations dans des outils comme des distributeurs, affichages numériques et autres.

Akasa Pi-4 Pro

Akasa Pi-4 Pro  Akasa Pi-4 Pro  Akasa Pi-4 Pro

Le Akasa Pi-4 Pro reprend pourtant le même système de refroidissement que les modèles précédents. Un bloc d’aluminium fait contact entre le chipset USB 3.0 et un autre entre la partie électrique de la carte et son SoC.

Akasa Pi-4 Pro

Le boitier est donc livré avec deux blocs d’aluminium distincts, de la pâte thermique et des pads pour faire contacts entre les différents éléments.

Akasa Pi-4 Pro

Ces blocs permettent à la chaleur de voyager jusqu’au boitier en aluminium pour être dégagée par l’ensemble du châssis. Cela permet donc de protéger l’objet mais également d’éviter toute surchauffe.

Akasa Pi-4 Pro

Le boitier mesure 9.6 cm de large pour 6.85 cm de profondeur et 3.35 cm d’épaisseur. Il propose évidemment des percements pour tous les connecteurs de cartes avec un port antenne extérieur et deux trous pour permettre de voir l’activité des LEDs de la carte. Akasa commercialise depuis quelques temps un premier modèle, le Pi-4 tout court. Châssis qui ne proposait pas d’accès au lecteur MicroSD et qui visait spécifiquement les usages professionnels. Des intégrations où le système devait être plus protégé que facilement modifiable. Ce nouveau venu rajoute donc un accès au lecteur de carte, ce qui permet de modifier facilement le système en cas de besoin. C’est le même schéma que le Akasa Gem et le Gem Pro.

Akasa Pi-4 Pro

Un aménagement est également disponible sur l’engin pour laisser passer les nappes accédant aux broches de l’appareil ainsi qu’au connecteur de capteur photo. Enfin, dernière particularité de cette gamme, la possibilité de monter le boitier sur un rail DIN pour une intégration domotique ou industrielle. 

Le boitier Akasa Pi-4 Pro est annoncé à 21.5£ prix public, soit l’équivalent de 24 de nos euros. Malheureusement, je doute qu’on le trouve en France à ce tarif. LDLC commercialise la version de base à… 32.95€

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Covid-19 : un impact réel sur le marché PC

Par : Pierre Lecourt — 13 juillet 2020 à 13:11

Les expeditions de PC ont largement augmenté pendant le confinement du au Covid, ce n’est d’ailleurs pas une surprise pour ceux qui suivent ce marché. Les étals numériques des vendeurs ont été particulièrement touchés et certains étaient quasi vides au bout de quelques semaines. Entre les imprimantes indisponibles et les rayons de PC réduits à peau de chagrin, le confinement a largement impacté les ventes.

COVID

Les chiffres des différents analystes du marché sont désormais connus pour ce second trimestre 2020 dont l’économie a été fortement marquée par le Covid-19. Ils ne concernent pas les  ventes mais les expéditions de PC pour ce second trimestre 2020. Comme d’habitude les chiffres ne concernent pas les mêmes machines puisque chacun fait ses calculs à sa manière. Parmi les trois cabinets, deux estiment que les Chromebooks sont des portables comme les autres : IDC et Canalys. Gartner quand à lui sort les machines sous ChromeOS de cette catégorie. A l’inverse, Gartner choisi de comptabiliser les tablettes pouvant être utilisés comme un portable  – comme les Surface de Microsoft – alors que les deux autres n’en tiennent pas compte. Mais malgré ces différences, les chiffres vont tous dans le même sens.

Ce n’est d’ailleurs pas difficile à comprendre, entre le télétravail et les devoirs à la maison, l’usage habituel du smartphone comme outil de travail n’était plus suffisant. Le fait que les magasins en France soient à un moment quasiment tous en rupture de stock sur les imprimantes est également révélateur. Le discours général d’une partie du public vis à vis des PC est le suivant : “Depuis que j’ai mon smartphone, je n’allume plus ma machine”. Et c’est parfaitement vrai. Pas mal de gens préfèrent finalement surfer sur un smartphone dans leur canapé plutôt que d’allumer un PC qui vieillit et qui, à chaque réveil, assume une tonne de mises à jour. Mais le détail qu’ils oublient de préciser est souvent le même : si leur PC personnel n’est effectivement plus utilisé, leur boulot quotidien se fait souvent pas loin d’une de ces machine. Une machine pro reliée à une imprimante qui leur permet de faire au travail ce qu’ils ne font plus à la maison sur leur PC perso.

C’est très visible avec la Pandémie. Le recours au smartphone est parfait en machine d’appoint et de consultation mais travailler avec est beaucoup plus compliqué. Faire ses devoirs avec un smartphone, aussi grand son écran soit t-il, n’apportera jamais le même confort que sur un PC quel qu’il soit. On peut toujours ajouter un clavier et déporter son écran de téléphone vers un moniteur externe et imprimer en Wifi mais cela n’est en rien une solution grand public. La pandémie de Covid-19 a rappelé l’évidence, tout le monde se sert d’un PC. Ne plus en avoir un sous la main au quotidien pose problème.

Le public sait très bien se passer d’un PC et d’une imprimante perso quand ils ont un PC et une imprimante Pro. Quand ces “accessoires” ne sont d’un coup plus accessibles, le recours au “tout-smartphone” est un peu plus compliqué. C’est cette problématique qui a du pousser des millions d’étudiants, écoliers et salariés à investir dans une nouvelle machine ce second trimestre.

IDC

Chez IDC, les chiffres du second trimestre 2020 par rapport à ceux de 2019 sont clairs : 11.2% de hausse des expéditions avec des chiffres énormes pour certains acteurs comme Apple (+36%), HP (+17.7%) et Acer (+12.7%). Lenovo et Dell progressent moins mais ce sont des marques très portées par les entreprises, ce qui a  du impacter leurs ventes globales.

Canalys

Canalys analyse l’évolution des ventes par régions entre 2019 et 2020 sur ce second trimestre et c’est assez explicite. L’EMEA passe d’un trimestre en décroissance de 5.3% en 2019 à 24.6% de croissance en 2020. C’est le plus grand écart par rapport au marché même si la tendance passe globalement d’une baisse à la hausse. Cela s’explique par un confinement plus marqué et prolongé en Europe que dans le reste du monde. 

Gartner

Chez Gartner, la tendance est moins marquée, mais elle est tout de même présente. Là encore, Dell et Lenovo sont moins performants mais HP et Acer ont de très belles ventes. Apple est moins représentatif puisque l’analyste ne compte pas les iPad dans ses chiffres. Ce qui nous indique que le bon score chez IDC est lié à des ventes de ces tablettes et probablement plus en rapport avec du loisir pour s’occuper pendant le confinement que la recherche de solutions de travail.

Ces chiffres nous apprennent également un autre point clé sur le marché, l’impact de la Pandémie n’a pas été aussi considérable que ce que l’on pensait sur les expéditions. Les usines ont rapidement repris leurs expéditions et toute la chaîne a globalement bien fonctionné. Les marques ont réussi à produire et expédier plus de machines qu’à la même période en 2019 malgré les problématiques liées au virus. Il est fort possible que le Covid-19 ait impacté des chiffres qui auraient pu être encore meilleurs, mais dans tous les cas, ils ont dépassé ceux de l’année précédente.

La grande question désormais est de savoir si ce pic aura une influence à moyen terme. Combien de personnes ayant investi dans un nouveau PC pendant le confinement font partie des gens qui auraient investi dans les trimestres qui viennent. Ceux qui prévoyaient d’investir mais qui temporisaient pour une raison ou une autre. Le virus et le confinement  ont joué ici un rôle d’accélérateur dans la décision mais à terme ils pourraient jouer un rôle différent. Le retour de bâton pourrait être sensible et les ventes s’écrouler dans les mois qui viennent. Les expéditions étaient en hausse en 2019, pour la première fois depuis 6 ans, ce sera peut être encore le cas en 2020 mais quel impact aura le virus à plus long terme ?

A moins que ? Malheureusement, il est possible que le virus prenne ses quartiers sur la planète et que la pandémie se réinstalle en Europe. On estime que 6.7% de la population Française a été infectée parle Covid-19, c’est bien peu pour écarter tout risque de confinement à moyen terme. Peut être que le télétravail va devenir en partie une nouvelle normalité pour beaucoup d’entre nous à moyen et long terme et que les ventes de PC suivent ce nouveau chemin.

Sources : IDCCanalys et Gartner

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ASRock B460TM-ITX : une nouvelle carte mère Thin Mini-ITX pour Core 10e gen

Par : Pierre Lecourt — 10 juillet 2020 à 14:11

Les cartes mère ASRock B460TM-ITX et H410TM-ITX proposent un socket LGA1200 et accepteront des processeurs Intel de dixième génération pouvant développer jusqu’à 65 watts de TDP. De quoi construire des machines plutôt puissantes dans une intégration minimaliste.

B460TM-ITX
Parce que le gros intérêt du format, c’est sa taille, non seulement son encombrement en largeur et en hauteur mais également son épaisseur. Les cartes de ce type ne développent une connectique que sur quelques centimètres ce qui permet de les intégrer dans des châssis fins ou dans des solutions originales comme des écrans ou des boîtiers atypiques. C’est le cas du Akasa Euler S dont on parlait il y a quelques jours et qui fonctionne de manière totalement passive. Un billet dans lequel je vous indiquait d’ailleurs l’existence de cette ASRock B460TM-ITX et de sa consoeur la H410TM-ITX.

B460TM-ITX

Ces deux nouvelles cartes B460TM-ITX et H410TM-ITX proposent des chipsets différents mais sont très proches en terme d’usages. La première emploie un B460 tandis que la seconde exploite un H410. Des contrôleurs qui donnent donc leurs noms aux cartes et qui marquent surtout une différence technique : le B460 permettant de monter une solution de stockage en RAID 0/1. Option que ne permet pas le H410.

Au delà de ce détail, les caractéristiques des cartes sont identiques avec deux slots So-DIMM DDR4 2933 MHz capables d’accepter des modules de 32 Go pour un maximum de 64 Go de mémoire vive. Deux ports SATA sont disponibles ainsi qu’un emplacement M.2 2280 PCIe NVMe 2280. De quoi monter 3 stockages indépendants, donc. 

B460TM-ITX

Un second port M.2 2230 permettra d’ajouter une carte Wifi de son choix en combinaison avec le chipset Ethernet RTL8111H Gigabit intégré. La connectique est , au vu du format, assez complète avec 4 ports USB 3.2 Gen1 Type-A, deux jacks audio 3.5 mm séparés et deux sorties vidéo HDMI 1.4 avec HDCP 2.3.

B460TM-ITX

Une seule est visible sur le panneau arrière des cartes mais un second connecteur est disposé sur le côté de celles-ci. Une troisième sortie vidéo est d’ailleurs disponible avec un port LVDS, ce qui permettra aux cartes de gérer trois affichages : deux en UltraHD et un en FullHD, le LVDS déployé étant limité à cette définition. Un port série est également de la partie, ce type de solution étant régulièrement intégrée dans des machines industrielles : du distributeur automatique aux machines outils. Deux connecteurs USB 2.0 sont également présents sur les cartes pour proposer jusqu’à 4 ports à ce format.

La B460TM-ITX comme la H410TM-ITX proposent des fonctions avancées comme le Wake On Lan ou l’amorçage PXE. Des fonctions avancées comme la détection d’ouverture de châssis, un connecteur pour piloter la luminosité d’un affichage via l’extérieur et deux brochages pour alimenter 2 ventilateurs CPU indépendamment. Bref de quoi construire des engins performants et surtout très compacts.

Les cartes ne semblent pas disponibles pour le moment, leur prix n’a pas encore été officiellement communiqué.

Source : Asrock et Asrock

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MicroscoPIque : une lentille de microscope pour Raspberry Pi HQ Camera

Par : Pierre Lecourt — 9 juillet 2020 à 16:48

Vendue 24.98€, la lentille MicroscoPIque s’ajuste à un capteur Raspberry Pi HQ Camera pour le transformer en microscope électronique. L’idée est toute bête mais propose une exploitation radicalement différente du capteur 12.3 mégapixels.

MicroscoPIque

Connectée à une carte Raspberry Pi, l’utilisateur se retrouvera armé d’une solution capable de faire le point sur des détails et d’en faire des captures numériques sous forme d’images ou de films. Parfait pour tous les entomologistes en herbe mais également intéressant pour bien d’autres usages. De la station de soudure électronique précise sur un grand écran à la recherche de détails sur des éléments très petits, cette lentille MicroscoPIque changera totalement votre vision.

MicroscoPIqueMicroscoPIque

Constituée d’un tube de plastique noir de 3.9 cm de diamètre pour 10.7 cm de long, la solution peut se transporter facilement dans une pochette. Elle est livrée avec deux bouchons pour protéger ses optiques.

MicroscoPIque

Pimoroni propose également un pied pour positionner la lentille de manière stable afin de ne pas avoir a la maintenir. Une option assez chère puisque le prix global monte alors à 55.28€ mais un élément indispensable pour pouvoir avoir une image nette et sans tremblote de votre sujet. Je suppose que le net devrait rapidement regorger de modèles à imprimer en 3D pour recréer soit-même un support ou recycler celui d’un petit trépied de table avec un adaptateur.

tomshardware.com

Image tomshardware.com

Il faudra apporter de la lumière supplémentaire pour éclairer le sujet a observer, là encore un petit montage avec des LEDs peut être une solution satisfaisante. Bref cette lentille MicroscoPIque est déjà un bon support pour quelques bricolages maison.

Le site Tomshardware.com a fait des photos et vidéos avec l’objet, le résultat est très satisfaisant. L’idée est sympathique et le prix pas trop élevé en version nue. Malheureusement, comme souvent, le site Pimoroni est en rupture sur le produit.

MicroscoPIque : une lentille de microscope pour Raspberry Pi HQ Camera © MiniMachines.net. 2020.

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Thunderbolt 4 : Intel détaille les capacités de son nouveau couteau suisse

Par : Pierre Lecourt — 9 juillet 2020 à 15:25

Après avoir réinventé le format de A à Z avec Thunderbolt 3 et atteint les 40 Gbit/s, Intel annonce le Thunderbolt 4 pour un lancement commercial pour la fin de cette merveilleuse année 2020. Faire valoir technique des composants de la marque, le nouveau standard devrait apparaître en même temps que les ordinateurs sous processeurs Intel Tiger Lake pour les fêtes de fin d’année.

Le Thunderbolt 4 ne changera donc pas les débits proposés par le 3, on restera sur un maximum de 40 Gbit/s. Un débit identique à l’USB 4.0 mais qui cache une petite subtilité.

Thunderbolt 4

Si le débit ne bouge pas, la bande passante de donnée est… doublée. On passe des 16 GBit/s du Thunderbolt 3 à 32 Gbit/s au Thunderbolt 4 en PCI Express. Cela veut dire qu’une ligne PCIe sera utilisée pour exploiter ce format au sein des PC concernés.

Thunderbolt 4

Cela permettra des fonctionnalités plus avancées et, par exemple, un seul port Thunderbolt 4 pourra être chaîné à deux affichages externes en UltraHD. On imagine que les constructeurs d’écran se pencheront rapidement sur la question et proposeront des moniteurs avec deux ports à ce format pour créer une chaîne complète d’affichage. Dans le cas d’un portable Thunderbolt 4, on peut facilement imaginer une solution sur dock qui gérerait en une seule prise Type-C deux écrans externes. 
Cette augmentation de bande passante permettra, en outre, aux machines équipées d’adresser des signaux vers un écran “8K”.

Thunderbolt 4

La limitation technique de cette bande passante sera au niveau du câble puisque Intel annonce des connecteurs ne pouvant pas dépasser les 2 mètres en 40 GBit/s contre 0.8 mètres aujourd’hui. Probablement pour ne pas perdre de signal. A noter qu’Intel prévoir une évolution de cette limitation avec des câbles pouvant aller de 5 à 50 mètres dans le futur.

Le Thunderbolt 4 sera également compatible avec les autres formats, du Thunderbolt 3 aux USB 3.0 et 4.0. Il délivrera les mêmes 15 watts que le Thunderbolt 3.0 pour alimenter d’autres appareils. Les données Ethernet seront évidemment toujours partagées. Enfin, les machines pourront accueillir un maximum de 4 ports TB4 contre 2 pour le format actuel.

TB4

Intel proposera une certification technique complète des matériels, une obligation pour recevoir les logo du format. Cela pour assurer le respect des standards demandés et la réalité des débits annoncés. Une grosse différence par rapport à l’USB 4.0 qui n’exigera aucun contrôle du format mais juste le paiement des royalties d’exploitation. Un PC portable devra, pour recevoir la certification Thunderbolt, proposer au moins un port capable d’assurer la recharge de sa batterie. Une station d’accueil à ce format devra assurer la transmission d’un signal permettant le réveil de votre PC en déplaçant une souris ou en touchant un clavier connecté. Poiur tous ces appareils, une protection contre les attaques mémoire (DMA) sera obligatoire. 

Contrairement à son prédécesseur, le nouveau venu ne sera pas un standard ouvert. Il faudra obtenir une certification d’Intel pour l’intégrer à sa machine ou à ses accessoires. Une intégration qui donnera surement lieu à des tractations commerciales. On imagine qu’un PC sous processeur Intel Tiger Lake aura droit à une connectique Thunderbolt 4 par défaut mais qu’ajouter celle-ci à une puce plus ancienne ou concurrente ne sera pas aussi simple.

Thunderbolt 4

Intel prévoit l’arrivée de nombreux accessoires compatibles avec notamment de nouveaux docks 4 ports mais également des écrans à ce nouveau format. Des cartes contrôleur Intel 8000 séries devraient également faire leur apparition commerciale. 

Evidemment, l’USB 4.0 pourra venir contrebalancer cette technologie mais le format sera plus limité en bande passante et ne proposera ni la gestion multi écrans, ni une recharge en 15 watts, les ports seront limités à 7 Watts maximum contre 4.5 watts pour l’USB 3.0 actuel.

Le nouveau format ne révolutionnera pas le marché, du moins pas autant que l’a fait le Thunderbolt 3.0, mais il apportera des fonctions supplémentaires à une connectique plébiscitée par les constructeurs et les utilisateurs.

Thunderbolt 4 : Intel détaille les capacités de son nouveau couteau suisse © MiniMachines.net. 2020.

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Le Xiaomi Mi TV Stick commercialisé à 39.99€ en Europe

Par : Pierre Lecourt — 9 juillet 2020 à 11:48

La petite TV Stick Xiaomi sera donc bien limitée à une définition FullHD qu’elle maîtrisera parfaitement. Son SoC ARM Amlogic S805Y quadruple coeur Cortex-A53 cadencé à 1.2 GHz et son circuit graphique Mali MP450 à 750 MHz devaient lui permettre de meilleurs affichages mais la solution restera limitée au 1920 x 1080 probablement pour les raisons diplomatiques évoquées auparavant, pour ne pas froisser les diffuseurs de vidéo en streaming et ne pas faire trop d’ombre à sa Mi Box S.

Mi TV Stick

La clé HDMI mesurera 9.24 cm de long pour 3.02 cm de large et 1.52 cm d’épaisseur. Elle pèsera 28 grammes. Sa mémoire vive est bien de 1 Go et son stockage est limité au strict minimum avec 8 Go seulement, déjà amputés par le système Android TV 9 installé. Elle sera compatible Netflix, Amazon Prime Vidéo, Disney+ et HBO et proposera bien un son Dolby avec une gestion du DTS.

Mi TV Stick

La connexion au réseau sera assurée par un Wifi5 et la solution proposera du Bluetooth 4.2. Ce dernier point permettra à la clé HDMI de se connecter à sa télécommande vocale qui reprend les fonctions classiques de ce type de produit.

Mi TV Stick

Avec en prime deux boutons dédiés : Netflix et Prime vidéo. Des boutons pratiques pour certains et horribles pour d’autres puisqu’il arrive souvent qu’on les manipule par accident, ce qui provoque le lancement des services concernés en plein milieu d’un autre usage.

Le microphone intégré dans la télécommande permettra de piloter les fonctions vocales complètes de Google Assistant et la solution sera également compatible avec les fonctions Chromecast.

Amazon

Avec cette sortie à 39.99€ en Europe, la TV Stick Xiaomi se positionne donc comme une alternative au Fire TV Stick d’Amazon vendue exactement au même tarif.

Xiaomi

Il est d’ailleurs amusant de constater que Xiaomi a fait appel à la même banque d’images qu’Amazon pour mettre en avant sa solution. On retrouve exactement  la même main dans les deux cas pour tenir la clé et donner une idée de sa taille.

Il est fortement possible que cette seconde image soit l’oeuvre d’un vendeur sur AliExpress.

Sources : Mistoreportugal et AndroidPC

Le Xiaomi Mi TV Stick commercialisé à 39.99€ en Europe © MiniMachines.net. 2020.

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Lenovo ThinkVision M14t : un écran mobile 14″ et tactile

Par : Pierre Lecourt — 8 juillet 2020 à 17:57

Lors du MWC 2019 Lenovo présentait un premier modèle de cette gamme, un écran mobile de 14″ connecté et alimenté en USB Type-C. FullHD, ce premier engin a été depuis largement rattrapé par de nombreux produits concurrents. 

Lenovo ThinkVision M14t

Lenovo décide donc de faire évoluer son offre avec le ThinkVision M14t, une version  tactile du premier modèle. Le nouveau venu  garde les spécifications de base de la gamme  avec une dalle 14″ IPS en FullHD. Ce qui change, ce sont les éléments supplémentaires rajoutés par la marque.
On garde un système d’alimentation par USB Type-C, un seul câble servira à faire transiter énergie et informations d’une machine à l’autre. Le support permettant de le maintenir debout sera toujours présent mais, nouveauté, un accéléromètre permettra de proposer un affichage portrait ou paysage suivant vos besoins.

Il sera donc possible de regarder un film en mode paysage mais également de coder en mode portrait ou de pianoter un texte sur un format en hauteur. Cette possibilité permettra également de profiter d’un format plus proche de la page classique pour lire des documentations techniques, par exemple.

Lenovo ThinkVision M14t

Mais la vraie nouvelle fonctionnalité proposée par le ThinkVision M14t, c’est la présence d’une dalle tactile capacitive qui propose également la détection d’un stylet sur 4096 niveaux de pression. De fait, la solution pourra servir de système de navigation indépendant pour lancer des applications tactiles, par exemple, mais pourra également se transformer en tablette de dessin accessoire. Un outil qui pourrait servir autant à signer des documents numériques qu’à dessiner ou prendre des notes.

Le ThinkVision M14t affichera toujours en FullHD avec une luminosité de 300 nits et une certification TUV contre la  “lumière bleue1“. L’écran proposera deux ports USB type-C, un pour les données et l’alimentation et l’autre uniquement pour l’alimentation. De telle sorte que l’on pourra alimenter l’écran indépendamment de l’ordinateur sur lequel il sera connecté de manière à éviter de décharger sa batterie.

Le ThinkVision M14t devrait être disponible en Septembre a un prix de base de 449$. Presque le double de la version non tactile.

Lenovo ThinkVision M14t : un écran mobile 14″ et tactile © MiniMachines.net. 2020.

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Astro City Mini : la nouvelle miniconsole d’arcade de Sega

Par : Pierre Lecourt — 8 juillet 2020 à 11:54

Je ne sais pas si cette Astro City Mini sera vraiment exploitable, le format semble vraiment très compact pour une machine d’arcade. Les dimensions exactes de l’objet sont assez faibles, 13 cm de large pour 17 cm de profondeur comme de hauteur. Il est difficile de s’en faire une idée précise mais la juxtaposition de 6 boutons et d’un mini joystick dans un si petit espace demandera une certaine dextérité ainsi qu’une révision de ses habitudes.

La console est au 1/6e de la taille d’une machine d’arcade traditionnelle, les boutons comme le joystick métal ont donc été réduits de moitié par rapport aux standards arcade.

Astro City Mini

En fait, c’est une manette de Mega Driuve qui a servi de modèle pour cette intégration. L’Astro City Mini propose également deux ports USB pour connecter deux solutions externes ainsi qu’un port HDMI pour déplacer son affichage vers un téléviseur. De telle sorte que trois personnes pourront jouer ensemble, un sur la console, deux sur des sticks USB.

Astro City Mini

Aucune connexion internet ni aucun jeu à distance ne sera possible. Par contre, vous pourrez enregistrer l’action à tout moment et éteindre la console puis reprendre votre partie où vous en étiez lors de la session suivante.

Astro City Mini

Son écran propose 4 pouces de diagonale mais sa définition n’est pas connue pour le moment, le reste de la machine, son système technique, n’est pas connu non plus. Le châssis a été construit en suivant les plans de la solution d’arcade Astro City originale et supervisé par Sega. 

La liste exacte des jeux n’est pas encore totalement connue mais une première liste a été publiée. On retrouvera donc des titres comme Alien Syndrome, Alien Storm, Altered Beast, Columns II, Dark Edge, Fantasy Zone, Golden Axe et Golden Axe: The Revenge of Death Adder, Puzzle & Action: Tant-R et enfin Virtua Fighter. La totalité des 36 jeux sera dévoilée au fur et à mesure en Juillet, Août, Septembre et Octobre au cours de sessions spéciales. Le but probable étant de faire monter la tension et l’attention des joueurs jusqu’à un début de commercialisation en décembre au prix de 12800 yens soit environ 100€, hors taxes.

La version Raspberry Pi de la console Astro City Mini

Point intéressant, la console Astro City Mini fait suite à la réalisation par un fan d’une console identique pilotée par… une carte Raspberry Pi 3B. Cette “maquette” du projet ayant le gros gros avantage de n’être aucunement limitée en jeux. Le résultat de son intégration est parfait avec en plus un détail original que vous pourrez voir à 8’50 de la vidéo. Son modèle peut faire pivoter son écran pour l’afficher en hauteur plutôt qu’en largeur de manière à correspondre à certains types de jeux d’arcade.

Sources : ha-navi, Polygon et Liliputing

Astro City Mini : la nouvelle miniconsole d’arcade de Sega © MiniMachines.net. 2020.

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Le SoC Kunpeng 920 de Huawei fait son apparition dans un PC

Par : Pierre Lecourt — 8 juillet 2020 à 10:56

Table rase du passé, ce projet de SoC ARM Kunpeng 920 est une voie alternative pour Huawei sur le marché de l’ordinateur personnel. Coincé par des limitations diplomatiques et commerciales avec les US, le géant de l’électronique Chinois cherche des solutions pour continuer à exister.

Kunpeng 920
Son PC sous Kunpeng 920 n’est donc pas compatible avec les solutions x86 traditionnelles comme les puces Intel ou AMD. Il exploite donc un système Linux sur mesures baptisé UOS. Une distribution qui exécute des applications codées nativement pour ARM. Cet engin ne fera donc jamais tourner un Windows, de toutes façons Microsoft devrait également rentrer dans la liste des partenaires interdits pour la marque.

Le système UOS

Des PC équipés de cette puce sont, semble t-il, disponibles à la vente en Chine et c’est l’occasion de voir jusqu’où se projette l’ombre de Huawei sur le marché des processeurs. Voir quel impact il pourrait avoir sur AMD et Intel dans la vente de PC. Et pour le moment, on ne peut pas dire que cela soit inquiétant pour tous les autres acteurs. 

Une Youtubeuse Chinoise a posté une vidéo sur Youtube du PC équipé d’une solution Huawei Kunpeng 920 en huit coeurs installée sur une carte mère Kunpeng D920S10. L’ensemble est vendu assez cher, près de 7500 yuans soit environ 950 de nos euros et pourtant les performances globales sont médiocres. Pire, certains usages classiques sont, à vrai dire, très compliqués.

Huawei PC

Le PC semble intéressant au premier abord avec la présence d’un SoC gravé en 7 nanomètres basé sur une architecture ARMv8 en 64 bits. Les huit coeurs travaillent en parallèle et peuvent atteindre le maximum de leur fréquence de 2.6 GHz dans cette disposition de PC de bureau. Il faut dire que la puce est coiffée d’un système de refroidissement classique de solution x86 et que la chaleur ne doit pas spécialement être un problème. Particularité de cette puce, elle embarque 32 Mo de cache L3 ce qui est… beaucoup par rapport aux standards x86.

La carte mère semble également très décente avec la prise en charge de nombreux services modernes : on peut par exemple y installer jusqu’à 64 Go de mémoire vive grâce à 4 slots de mémoire DIMM, elle sait piloter 6 ports SATA 3.0 et propose deux emplacements M.2 2280 pour d’autres solutions de stockage. Un troisième emplacement M.2 servira à installer une carte réseau compatible. Trois slots PCIe 3.0 sont disponibles en x16, x4 et x1.

On note également la présence de quatre ports USB Type-A, moitié en USB 2.0 et moitié en USB 3.0 ainsi qu’un port VGA sur la carte mère. Un port Ethernet Gigabit est présent comme une sortie optique, probablement pour transmettre un signal audio numérique.

AMD Radeon

Sur le PC testé, on compte par exemple 16 Go de mémoire vive DDR4 et un stockage de 250 Go mécanique en SATA. Une carte graphique Yeston Radeon RX550 est également présente et le tout est alimenté par une solution 200 watts. Oui, en analysant le contenu de la tour par rapport à son prix, on se rend compte que ce PC n’est clairement pas une bonne affaire.

Blender test scene

Si certains postes sont parfaitement pris en charge, comme par exemple la lecture de fichiers vidéos en streaming en UltraHD, d’autres sont clairement à la traîne. Lire une vidéo stockée localement semble être… compliqué. Et certains essais comme le rendu 3D sous Blender d’une scène classique de test dépassent de très loin les standards actuels. 

La prochaine fois que je teste de la mémoire vive je vous fais le V avec les deux barrettes sous la mâchoire comme à 1’54 ?

Les usages plus classiques comme le surf ou la bureautique ne semblent pas poser de problèmes. Ces résultats sont d’autant plus étonnants que d’autres distributions Linux sont aujourd’hui bien plus efficaces sur ces postes particuliers de la lecture vidéo locale par exemple que ce que propose UOS. Il faut peut être voir ce trio, carte mère, SoC et système que le travail acharné et dans l’urgence d’une armée d’ingénieurs Huawei. Un premier jet qui pourrait être bien plus convaincant dans les trimestres et les années à venir.

Source : Tomshardware

Le SoC Kunpeng 920 de Huawei fait son apparition dans un PC © MiniMachines.net. 2020.

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Akasa Euler S : un boitier Thin Mini-ITX fanless

Par : Pierre Lecourt — 7 juillet 2020 à 17:27

Le Akasa Euler S est une solution à la fois simple et économique pour construire un PC fanless. Ce boitier en aluminium dissipera la chaleur de vos composants à condition de rester dans une enveloppe thermique contenue.

Le Akasa Euler S mesure 22.8 cm de large pour 18.7 cm de profondeur et 6.15 cm de hauteur. Il est entièrement réalisé en aluminium anodisé noir et pèse 2.2 Kg. Dans ce format, on retrouve en façade deux emplacements USB Type-A et à l’arrière, un double emplacement destiné à des antennes Wifi perce la coque. Evidemment, un emplacement pour une plaque arrière est disponible sur le châssis afin d’adapter la connectique de la carte mère choisie.

Akasa Euler S

Le boitier est percé de quatre trous pour permettre une accroche VESA sur un meuble ou derrière un écran. Des patins anti-dérapants sont également fournis pour positionner l’appareil debout. A l’intérieur, on retrouve un emplacement 2.5″ pour un stockage à ce format de 9.5 mm d’épaisseur maximum. Ces éléments s’additionneront aux emplacements de la carte mère : ports M.2, emplacement de mémoire vive et autres.

Euler S
Le processeur intégré au Euler S ne doit pas dépasser les 35 watts de TDP selon Akasa. C’est, en théorie, le maximum recommandé pour le boitier. En pratique, il est possible d’aller presque au double avec des puces de 45 à 65 watts. Le concepteur prend des pincettes assez évidentes par rapport à la robustesse de son offre, probablement pour ne pas que certains, devant un boitier capable d’encaisser du 65 watts, n’essayent des solutions de 90.. Le processeur choisi devra prendre place sur une carte mère Thin Mini-ITX et la marque liste quelques modèles chez Asus, Gigabyte, ASRock, ECS, Aaeon, Jetway, Intel et Mitac. Des solutions développées autour de puces Intel Core de troisième, quatrième et sixième génération. Là encore, on est dans une vision très restreinte des réelles capacités du châssis.

Akasa Euler S
Akasa propose un manuel d’installation très simple, il faut dire que l’opération n’est pas franchement complexe à partir du moment où l’on respecte les spécifications de processeurs et de cartes mères dictés par Akasa. Une liste qui pourrait évoluer avec de nouveaux modèles de cartes Thin Mini-ITX qui sortent en ce moment comme le remarque FanlessTech

GA-IMB410TNGigabyte GA-IMB410TN

Ainsi, Gigabyte lance la GA-IMB410TN, ASRock les H410TM-ITX et B460TM-ITX et la marque ECS annonce la H410H6-T12. Des cartes qui proposent un design qui pourrait être adapté à l’exploitation de ce type de boitier. Il faut en effet que le processeur viennent se positionner à un emplacement particulier, contre le block de métal qui est collé au châssis et qui forme une excroissance pour transporter la chaleur vers les ailettes de celui-ci.

Une vidéo de Fully Silent PC présente le montage d’un Euler S de A à Z et on se rend compte de la facilité de ce type d’intégration. Les composants employés ne sont pas du tout ceux recommandés par la marque. Le processeur est un Intel Core i3-9100 Coffee-Lake, la carte mère est une Asus Prime H310T, 16 Go de mémoire vive SoDIMM DDR4 sont installés ainsi qu’un SSD 2.5″ MX500 de 500 Go de Crucial.

On retrouve, au final, une machine clairement dédiée aux usages bureautiques, surf et multimédia modernes. L’engin devrait déployer de bonnes capacités dans ces tâches et le faire dans un silence complet. Evidemment, ce type de machine n’est pas orienté jeu vidéo ou usages intensifs mais cela constitue une belle solution de travail, très reposante au long de la journée et parfaite pour des usages multimédia.

Akasa Euler S : un boitier Thin Mini-ITX fanless © MiniMachines.net. 2020.

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La Xiaomi Mi TV Stick limitée au FullHD en Europe

Par : Pierre Lecourt — 7 juillet 2020 à 10:38

La certification Google Play de la Xiaomi Mi TV Stick est tombée, elle baptise la clé HDMI d’un nom étrange : Aquaman. C’est sous cette appellation que celle nouvelle solution de streaming sous SoC Amlogic S805Y devrait débarquer chez nous. La version Européenne sera limitée au FullHD et cela même si son équipement matériel lui permet de prendre en charge des flux UltraHD sans problème.

Xiaomi Mi TV Stick

Ce SoC est une évolution par rapport au S905X-L plus ancien qui équipe aujourd’hui les Xiaomi Mi Box-S. Il bénéficie d’une prise en charge du HDMI 2.0a et du HDCP 2.2, sait gérer le HDR10 et le HLG et peut prendre en charge l’OpenHL ES 1.1 et 2.0. Si il tourne toujours sur 4 coeurs Cortex-A53, ces derniers passent à 1.5 GHz. Son circuit graphique est un Mali-450MP6 capable de lire des flux UltraHD en H.264 et H.265 mais sera limité à une décompression FullHD au maximum par Xiaomi. Une décision logicielle, donc, qui s’explique sans doute par des raisons “diplomatiques”.

Xiaomi Mi TV Stick

Le stockage est connu, la clé embarquera 8 Go de eMMC et sa mémoire vive culminera à 2 Go. Des éléments qui pourraient également suffire à prendre en charge des applications capables de décoder des contenus UltraHD. Livrée sous Android 9, avec une certification Dolby, la clé sera donc une évolution intéressante et un changement de format par rapport aux Box de la marque mais ne touchera pas à la “4K”.

mi tv

Qu’est-ce qui peut expliquer cette différence ? Je ne vois qu’une seule explication logique, celle d’un partenariat limité avec les services de streaming Européens. La télécommande de la clé HDMI propose des boutons dédiés à Netflix et Amazon Prime et Xiaomi avance également les services de HBO et Disney+ dans son offre. Autant de diffuseurs de contenus qui surveillent attentivement les produits compatibles avec leurs services dès qu’ils touchent à l’UltraHD.

Mi TV Stick

Il est donc fort possible que la clé n’ait pas été sélectionnée pour diffuser du contenu en UltraHD ou que Xiaomi ait refusé de payer les frais liés à cette diffusion. Frais qui expliquent en partie le prix de certains produits compatibles avec ces normes. La Xiaomi Mi TV Stick sera également distribuée en Chine dans une version UltraHD, seule la version Européenne sera “FHD”. La différence étant que la version Chinoise ne semble pas compatible avec Netflix et consorts à l’international mais orientée vers les services de streaming locaux. L’objet sera distribué à un prix attractif en Chine et devrait très logiquement l’être tout autant en Europe. On estime son tarif sur place aux alentours des 35€ ce qui pourrait se traduire chez nous par un prix situé entre 40 et 50€.

Reste à savoir si ces versions “light” de la clé La Xiaomi Mi TV Stick certifiée pour le marché Européen et qui vient d’être validée par Google Play pourraient bénéficier d’une “mise à jour” plus ou moins officielle un jour. C’est possible mais on sait déjà que jouer au chat et à la souris avec les services de streaming est souvent compliqué dans le temps. Un jour ou l’autre le couperet tombe et il n’est plus possible de se connecter aux comptes d’un Netflix ou d’un autre…

La Xiaomi Mi TV Stick limitée au FullHD en Europe © MiniMachines.net. 2020.

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Borealis devrait apporter les jeux Steam sous ChromeOS

Par : Pierre Lecourt — 6 juillet 2020 à 13:08

Ce n’est pas un secret, Google travaille à porter Steam sous ChromeOS pour offrir une multitude de jeux PC à son système d’exploitation. Cette idée passe par Borealis, une intégration d’Ubuntu sous ChromeOS qui reprend en grande partie l’idée de Crostini, un autre projet d’intégration d’un Linux Debian dans le système.


Le projet veut profiter du noyau et des capacités d’un système Linux à l’intérieur de ChromeOS. Une solution qui permet de garder les apparences du système de Google en les mélangeant aux capacités de Linux. Parmi les points clé de Borealis, une compatibilité avec Steam, le magasin de jeux dématérialisés de Valve. Avec Borealis, un Chromebook pourra se connecter au site de Steam puis installer des jeux comme si l’engin était un PC équipé d’un Linux natif comme Ubuntu. Est-ce que cela veut dire que les machines sous ChromeOS pourraient bénéficier du catalogue de jeux compatibles Linux de Steam ? Oui… et non.

ProtonDB

Oui car grâce aux API Libres Vulkan et OpenCL, Linux a pu profiter d’excellents jeux ces dernières années et de nombreux développeurs ont compris qu’il y avait là un marché à prendre en compte. Valve l’a lui aussi pris en compte et le propriétaire de Steam a développé Proton, une solution Linux qui utilise les capacités de Wine pour prendre en charge les bibliothèques DirectX de Windows. Grâce à un système de notation précis, ProtonDB liste les jeux pouvant être pris en charge sous Linux même lorsqu’ils ne sont pas sortis directement avec cette compatibilité par défaut. Avec l’arrivée de Borealis, l’ensemble des titres listés, de Dark Souls 3 à Sea of Thieves en passant par GTA V ou PUBG pourraient donc tourner sous ChromeOS.

ProtonDB

Sur le papier donc, un Chromebook lambda serait, d’un coup, apte à gérer une vaste gamme de jeux. En plus des applications Android, ces engins seraient à même de plonger les joueurs dans des univers 3D récents. Mais sur le papier seulement. Le nombre de machines sorties sous ChromeOS capables de faire tourner ces titres est proche du néant. On oubliera d’office les solutions trop anciennes et la très très grande majorité des engins sortis sous SoC ARM. On fera également une croix sur la pelletée de Chromebooks ou Chromebox qui n’embarquent que 16 ou 32 Go de stockage. Au vu du poids des jeux récents, même si les engins étaient capable de faire tourner ces titres, leur installation ne serait sans doute pas aisée.

Acer Chromebook Spin 713
Reste quelques modèles très haut de gamme qui pourraient profiter de cette évolution. Même si je doute que ces modèles, en général destinés au marché pro, soient vraiment pensés pour ce type d’usage. La bonne question à se poser à mon avis est plutôt : qui voudrait d’un engin sous ChromeOS pour jouer à des jeux PC ?

Un engin haut de gamme comme le Acer Chromebook Spin 713 proposé à 999€ dans sa version la plus musclée, sera bien à la peine pour faire tourner un jeu PC récent, décemment. Si il propose bien un processeur Intel Core de dixième génération, il n’a pas de solution graphique externe pour accélérer sa 3D. Rajouter une couche de traitement en prime via Proton pour prendre en charge les fonctions de DirectX devrait lui être fatal en terme de calcul. Cet engin ne proposera pas une expérience de jeu décente en FullHD.

Est-ce que Borealis va se présenter comme un effet “Whaouh” à destination des acheteurs ? Une simple démo technologique présentant les machines sous leur meilleur jour en affirmant que oui, les Chromebooks peuvent désormais piocher dans le catalogue de Steam. Mais sans pouvoir prétendre à faire tourner des jeux exigeants en 3D ? C’est en grande partie ce que fait le système avec les applications Android. Si ChromeOS est bien compatible avec le catalogue d’applications et de jeux Android, l’expérience est loin d’être aussi satisfaisante que ce qui est présenté par Google. Nombre de jeux Android ne sont pas correctement reconnus, les applications perdent assez souvent les pédales et les interfaces ne sont pas parfaitement reportées d’un système à l’autre, ce qui rend  souvent l’expérience de jeu mobile cent fois supérieure à l’exploitation sur le grand écran tactile d’un portable sous ChromeOS. La compatibilité Android existe mais son exploitation pratique est souvent impossible. Est-ce le même schéma qui va se répéter ici ? Les engins seront estampillés compatibles Steam mais n’auront droit en pratique que de naviguer dans l’interface du catalogue ?

Acer Chromebook Spin 311

Le Acer ChromeBook Spin 311 sous SoC ARM Mediatek MT8183

Les constructeurs de Chromebooks pourraient, bien entendu, faire évoluer leur offre pour prendre cette possibilité en compte dans le futur. Orienter leur production vers des engins plus complets avec des processeurs haut de gamme, des circuits graphiques indépendants et un stockage plus important. Si cette seconde voie est empruntée, on devrait trouver des machines sous ChromeOS… au prix des engins sous Windows. Mais avec moins de choix. Il existe des PC sous Windows capables de lancer des jeux modernes aux tarifs des Chromebooks les plus chers. Avec en prime tout l’attirail des fonctions de Google accessibles.

Je ne vois pas de solution à ce problème, si les Chromebooks se vendaient à 999 ou 1199€ pour viser un public de joueurs… Se vendraient t-ils encore ? Qui achèterait un Chromebook pour jouer ? Ce n’est pas que le jeu et ChromeOS soient incompatibles, c’est que l’essence même de Chrome OS n’est pas le jeu. Le système a été pensé pour être simple et surtout fournir un pilotage dans les nuages, une sauvegarde quasi permanente dans le Cloud. C’est son ADN et son objectif par nature. On est loin de la possibilité de lancer un jeu entre deux réunions ou deux travaux.

Acer Chromebook Spin 311

C’est d’ailleurs l’une des raisons du choix de ChromeOS par des entreprises et des campus : le fait que l’on ne puisse pas détourner facilement l’appareil d’un terminal de saisie et de consultation en une solution de jeu est considéré comme un plus par ceux qui achètent ces machines en masse. Rajouter cette fonction, même en imaginant que le marché suive et ajoute des capacités techniques aux engins pour les rendre compatibles, cela ne transformera pas leur destination première. Ce ne sont pas des engins pensés pour le jeu. Est-ce que les libristes vont applaudir cette évolution ? Je n’en suis pas sûr non plus. Un utilisateur de Linux utilisera… une distribution Linux, pas une solution Linux planquée derrière une création de Google.

Si je résume, Borealis promet du jeu sous Steam aux Chromebooks. En pratique, les Chromebooks actuels ne seront pas capables d’en profiter. Si le marché les fait évoluer pour les rendre compatibles alors ils seront aussi chers que des engins classiques sous Linux, sans système ou sous Windows. Si le marché ne les fait pas évoluer alors l’annonce sera purement diplomatique… Mon inquiétude, ici, étant que cette idée creuse l’écart entre les Chromebooks entrée de gamme du marché, les engins sous SoC ARM avec encore 4 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage qui sont les plus abordables. Et le haut de gamme qui taquine déjà allègrement les 800 ou les 1000€. 

Au final, cette annonce ne fait qu’accentuer les questions que l’on se pose autour de Google et de ses offres : Stadia semble être la piste à privilégier pour apporter du jeu sous ChromeOS. Pourtant, le moteur de recherche semble tout vouloir faire pour reporter son public vers une solution concurrente.

Source : 9to5google

Borealis devrait apporter les jeux Steam sous ChromeOS © MiniMachines.net. 2020.

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Pi Case 40, un boitier signé Cooler Master pour Rasberry Pi 4

Par : Pierre Lecourt — 4 juillet 2020 à 11:52

C’est au tour d’un nouveau fabricant reconnu de proposer une solution pour la Raspberry Pi 4. Le Cooler Master Pi Case 40 est un nouveau boitier a destination de ces cartes qui va assurer le travail de protection et de refroidissement nécessaire à leur emploi dans toutes les conditions.

Cooler Master Pi 40

Cooler Master est un des acteur majeur du monde des boîtiers PC. Un géant présent de puis bien longtemps sur le secteur qui propose des produits pour les particuliers comme pour les pro et a construit de nombreuses relations avec des industriels du secteur. Le fait qu’il se penche sur le berceau des cartes de développement Raspberry Pi est encore une fois la preuve de leur maturité sur le marché.

Après le Silverstone P102, l’Akasa Gem Pro et l’Argon One, sans compter les dizaines de boîtiers et solutions noname du marché, le Cooler Master Pi Case 4 enfonce le clou d’un produit qui a réussi a lui tout seul a populariser un format.

Le fonctionnement du Pi Case 4 est très classique : le châssis en aluminium jouant le rôle de dissipateur. En contact avec le SoC du Pi4, il évacuera naturellement et passivement la chaleur émise par l’ensemble. Le boitier proposera toues les ouvertures nécessaires à la connectique spécifique de cette carte mais aménagera également des espaces dédiés à l’usage de ses particularités internes : le brochage GPIO sera ainsi accessible grâce à une trappe située sur le flanc du boitier. Des nappes pourront également circuler vers l’intérieur via de petites fentes. Si l’usage de la majorité des HAT ne sera pas possible à moins de les déporter via une nappe, on pourra toujours positionner un montage à côté de l’engin. La carte MicroSD restera également accessible. Cooler Master assure que le design de l’ensemble sera ouvert et qu’il sera donc possible de le modifier facilement.

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La disposition du boitier Pi Case 4 est originale avec une carte qui se fixe sur une plaque de support avant de coiffer l’ensemble avec le reste du châssis par dessus. La marque a également pensé a proposer une solution VESA pour fixer son boitier au dos d’un écran facilement. Enfin, un bouton est disponible sur le châssis pour démarrer l’engin et l’éteindre facilement. L’ensemble mesure 9.6 cm de large pour 6.8 cm de profondeur et 2.8 cm d’épaisseur.

Reste que la marque a décidé que son Cooler Master Pi Case 40 “profiterait” d’abord d’un financement participatif. Une manière de financer sa machine sans douleur et d’assurer une campagne de publicité pas chère. Une solution dont la marque aurait clairement pu se passer mais qui lui permet de tâter le terrain sans trop se mouiller. Si la campagne de financement fonctionne on retrouvera sans doute ce châssis au catalogue de tous les revendeurs partenaires de la marque.

Cooler Master Pi Case 40
Je ne suis toujours pas favorable au dévoiement du concept de financement participatif en campagne de pub déguisée, surtout quand c’est fait avec des outils aussi grossiers. Si vous souhaitez bénéficier de 25% de réduction et être prévenus du début de la campagne Kickstarter par exemple, vous pouvez laisser votre email sur la page dédiée de la marque. Mais alors vous devrez accepter que votre email et votre nom soient partagés avec des compagnies tierces et ajouterez encore une source à vos spams potentiels.

Je pense que Cooler Master n’a pas besoin de tout ça. Ni d’un financement participatif, ni d’une campagne de publicité gratuite. Encore moins de revendre vos données à des tiers pour se faire de l’argent de poche. Il y a certes un risque dans la conception et la fabrication d’un tel boitier mais ce risque fait partie du métier d’une entreprise et doit être anticipé et mesuré en amont. Si il est trop grand, autant ne pas sortir le produit. Si il est acceptable, tout effort supplémentaire de commercialisation portera alors ses fruits. Si il est faible, comme ici je suppose, alors autant mettre le paquet.

Pi Case 40, un boitier signé Cooler Master pour Rasberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2020.

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Merlin Pi Camera : une intégration originale et réussie

Par : Pierre Lecourt — 3 juillet 2020 à 14:27

Le Merlin Pi Camera, c’est une carte Raspberry Pi 3 qui profite des nouveaux capteurs photos Raspberry Pi HQ 12.3 mégapixels pour se transformer en appareil photo. Avec un écran HyperPixel tactile de 4″, il est désormais possible de concevoir un appareil maison qui tient la route… Encore faut t-il lui trouver un boitier.

Merlin

Source : thevintagetoyadvertiser

C’est là que le Merlin entre en scène. Le jouet électronique est facilement reconnaissable avec sa forme de téléphone spatial de la fin des années 70 et son plastique rouge. C’est un jouet qui a été très populaire et acheté en masse en France comme partout dans le monde. Il proposait divers jeux de code, de logique, des jeux musicaux et autres au sein de sa carcasse épaisse.

On en trouve donc relativement facilement mais… rarement en bon état. Je ne sais pas si c’est le stockage ou le matériel lui même mais les divers modèles que j’ai pu croiser étaient souvent hors-service… et vendus assez cher. Entre les piles qui restent 20 ans dans l’appareil et le fameux “on la retrouvé à la cave dans un carton”, les Merlins ont surement plus souffert des outrages du temps  que des mains potelées de leurs propriétaires.

Car les châssis de ces machines sont increvables, à moins d’être très maladroit, il semble difficile de casser ces objets. C’est probablement ce qui a décidé un certain “MisterM1” de détourner un châssis pour en faire le coffret de son projet d’appareil photo numérique sous Raspberry Pi.

Merlin Palitoy ?

Un Merlin signé Palitoy, en France il était distribué par Miro

Une fois ouvert, on se rend compte assez vite de la qualité du châssis. Un plastique épais et un châssis assez simple à ouvrir pour intégrer une carte qui semble plutôt proche en format de la carte originale de ce jeu.

Merlin Pi camera

Merlin Pi camera  Merlin Pi camera

Le reste est classique. Le plastique du châssis supérieur est découpé pour intégrer l’écran tactile, la partie arrière est également découpée pour accueillir le capteur photo au dos du Pi 3. Des boutons prennent place dans les  “oreilles” de l’appareil et un connecteur MicroUSB est ajouté pour alimenter l’engin.

Merlin Pi camera

Le sandwich ainsi formé par le Merlin Pi camera réuni tous les éléments pour se transformer en appareil photo. Aucune batterie n’est à bord et cela s’explique assez facilement. Outre le manque de place, l’alimentation de l’écran et de la carte Raspberry Pi demandent des ressources importantes. Il faudrait donc une batterie assez costaud pour rendre l’engin indépendant.

Mais c’est surtout parce que le module camera HQ employé n’a rien d’une solution autofocus et que prendre une photo à la volée n’est pas si simple. Le mieux est donc de positionner l’appareil sur un support, de faire sa mise au point puis de prendre sa photo. Dans cette optique, l’utilisation d’une batterie externe est aussi pratique et il est même possible d’employer un adaptateur secteur et un long câble USB.

Le Merlin Pi camera peut tenir toute une journée de prise de vues avec une batterie 10000 mAh et un interrupteur permet d’éteindre l’appareil tout en le laissant connecté. 

Ce montage original peut évidemment prendre place dans n’importe quel type de boitier, du détournement d’un vieil appareil à une solution bricolée maison ou imprimée en 3D. C’est typiquement le genre de montage qui peut avoir du sens pour réaliser des Timelapse, des photos souvenir d’un événement avec une commande à distance ou immortaliser des manifestations en envoyant en ligne des photos sur une page dédiée ou un réseau social.

L’auteur de ce hack a également proposé Cassette Pi, un autre projet dont je vous ai parlé par le passé.

Vous trouverez toutes les informations sur le Merlin Pi Camera sur la page Instructables de ce projet.

Merlin Pi Camera : une intégration originale et réussie © MiniMachines.net. 2020.

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Beelink GT-R : un autre MiniPC sous AMD Ryzen 5 R3550H

Par : Pierre Lecourt — 2 juillet 2020 à 12:16

MAJ : Le Beelink GT-R est désormais annoncé en précommande à 400€ en version barebone sur Geekbuying.

Billet original : A la mi Juin, je vous expliquais qu’une nouvelle génération de MiniPC abordables et capables de remplacer une tour classique, allait débarquer. Qu’une révolution était en train de débuter. L’annonce du Minisforum Deskmini DMAF5 était un signe annonciateur de cette nouvelle génération de machines. Aujourd’hui, cette nouvelle gamme de solutions se confirme avec l’annonce du Beelink GT-R. 

On retrouve sur le Beelink GT-R un élément commun avec la machine de Minisforum, le Ryzen 5 R3550H. Un processeur signé AMD qui déploie quatre coeurs et huit threads. Le tout cadencé de 2.1 à 3.7 GHz et associé à un chipset Radeon Vega 8 à 1.2 GHz. Une solution robuste qui permet d’exécuter tous les programmes classiques d’un PC familial : bureautique, multimédia, retouche d’image, montage léger, conception et impression 3D et même jeu 2D et 3D. Ce Ryzen 5 n’est pas un monstre de performances mais il est largement suffisant pour de nombreux usages et pourra, par exemple, réaliser des montages vidéos FullHD et lancer des jeux 3D récents peu détaillés.

Beelink GT-R

Dans le Beelink GT-R, cette puce sera bien entourée. La marque va vendre son MiniPC sous plusieurs formats allant du barebone nu, sans mémoire ni stockage, jusqu’à des versions pré-équipées. L’engin proposera deux slots de mémoire vive DDR4, ce qui devrait lui permettre de piloter au moins 32 Go de mémoire vive. On pourra également profiter de deux slots au format M.2 2280. Le premier sera compatible PCIe NVMe et le second limité au SATA 3.0. Enfin, un emplacement 2.5 pouces pour un stockage SATA 3.0 supplémentaire sera également disponible. On pourra donc piloter 3 solutions de stockage différentes avec cet engin. 

Beelink GT-R

Le tout sera ventilé activement par une solution assez complète comprenant un système de caloduc en cuivre et un double ventilateur en extraction. Un système complet et assez classique qui pousse de l’air frais sur des ailettes vers lesquelles la chaleur a été transportée. On n’aura donc pas un engin fanless mais il est possible que les moyens employés par la marque permettent de profiter d’un engin relativement discret en terme de nuisances sonores. On note au passage que le système de refroidissement est placé au dessus du châssis et non pas en dessous de la carte mère, un point positif pour l’ensemble de la ventilation globale qui permettra de garder un processeur plus facilement au frais malgré ses 35 watts de TDP. 

Beelink GT-R

Le boitier du Beelink GT-R lui même participera à la dissipation de la  chaleur. Avec une coque en aluminium, il protégera bien l’ensemble de la machine tout en proposant une option originale pour un MiniPC de ce type. Au dessus du châssis, on retrouve un lecteur d’empreintes digitales qui pourra piloter un système d’authentification et de chiffrement. 

Beelink GT-R

La connectique est bonne avec en façade deux ports USB 3.0 type-A, un USB Type-C, un port jack audio combinant casque et micro, un double micro pour piloter une solution d’assistant personnel. Et, en plus du bouton de démarrage, un bouton reset. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une bonne solution de placer ce bouton qui ré-démarrera la machine à cet endroit. J’imagine que des erreurs de manipulation pourraient être faites et un placement à l’arrière pourrait être plus sécurisant que de placer ce type de bouton entre les ports USB et le bouton de démarrage. On pourra sans doute débrancher le connecteur de ce bouton assez facilement pour éviter tout ça.

Beelink GT-R
Sur la partie arrière du Beelink GT-R, on découvre de très belles choses avec une alimentation jack classique, deux ports réseau Ethernet Gigabit ce qui est une excellente nouvelle pour piloter deux réseaux distincts avec ce type d’engin, une double sortie vidéo HDMI2.0 et un Displayport 1.4. Les trois ports permettront d’afficher des contenus en UltraHD à 60 images par seconde et en HDR.

Beelink GT-R

Le port USB Type-C de façade étant également compatible DisplayPort, il sera possible de piloter quatre écrans en simultané avec l’engin. Un point qui pourrait intéresser certains métiers.

Enfin, quatre autres ports USB 3.0 sont présents pour un total de 6 au global. Parfait encore une fois pour remplacer une tour classique avec l’ensemble des accessoires traditionnels : De la webcam au clavier en passant par une imprimante et des manettes. Il manque peut être pour pinailler un lecteur de cartes mémoire SDXC qui n’aurait pas été désagréable mais on pourra en connecter un en USB 3.0 facilement. Le MiniPC propose évidemment un Wifi5 ainsi qu’un module Bluetooth 4.1 pour piloter des systèmes sans fil.

Beelink GT-R

Le Beelink GT-R fait tenir tout cela dans un châssis un peu plus grand que d’habitude avec 16.8 cm de large pour 12 cm de profondeur et 3.9 cm d’épaisseur. Cela reste très très compact et comme l’engin propose une fixation de type VESA, il sera possible de le fixer sur un meuble ou derrière un écran facilement. 

Le Beelink GT-R est annoncé comme 100% compatible Linux et Windows et si on ne connait pas encore sa date de commercialisation ni les prix demandés par la marque, je suis persuadé que ce type de machine va bouleverser le marché. Plus complète et plus efficace, elle ne remplacera pas un PC Expert spécialisé dans un usage mais sera parfaite pour un usage familial avec très peu de choses inaccessibles dans cette optique.

Voilà également pourquoi il ne faut pas se précipiter sur des offres comme celle du Minisforum Deskmini DMAF5 en financement participatif. Il est possible que cet engin soit une meilleure affaire au final et profite d’une commercialisation traditionnelle. Comme il est possible que d’autres constructeurs de ce type lancent leur propre version d’un MiniPC sous Ryzen 5 et fassent jouer la concurrence et les prix.

Source : Beelink

Beelink GT-R : un autre MiniPC sous AMD Ryzen 5 R3550H © MiniMachines.net. 2020.

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La Stadia Controller enfin compatible avec Android

Par : Pierre Lecourt — 2 juillet 2020 à 10:57

Lorsque Google lance son service de jeu dématérialisé Stadia, la marque annonce une manette pour piloter ses jeux au travers de ses Chromecast. Le Stadia Controller. Une manette qui sert de signature visuelle au projet qui est, par nature, totalement impalpable. Hormis la griffe du logo Stadia, rien pour communiquer sur le service. La manette devient donc la “mascotte” du projet.

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Vous souvenez vous de cette image ?

Je suppose que c’est pour cette raison que Google refuse le déploiement d’une compatibilité logicielle entre la Stadia Controller et d’autres solutions, en particulier Android, qui fait partie de la même famille. On se doute que cela n’est qu’une question de volonté de la part de l’éditeur. Le fait qu’il réserve la primeur de la manette, et de son design particulier, uniquement à son service de jeu dématérialisé permettait de mieux faire comprendre le fonctionnement de son service et ainsi de le commercialiser plus facilement.

Cela n’empêche pas le produit d’être frustrant, en particulier avec les solutions Android étant également compatibles Chromecast. Votre téléviseur propose les deux services ? Vous pourrez utiliser la manette pour Stadia sous Chromecast mais pas sur Android. Si en Mai dernier Google a lancé un patch pour jouer avec la manette sur PC via votre navigateur, il restait indisponible pour le reste des services. Un fonctionnement difficile à comprendre et à accepter.

Aujourd’hui, quelques mois après le déploiement du service, c’est l’heure du changement avec une mise à jour logicielle qui permet de piloter des appareils Android via Wifi depuis la manette. Il faudra donc connecter le Stadia Controller sur le même réseau Wifi que votre smartphone pour en prendre le contrôle. Mais attention, cela ne sera possible qu’en installant l’application Stadia sur votre appareil et il faudra également que celui-ci soit compatible. Et la liste des appareils qui prendront en charge la manette n’est pas énorme. Quelques modèles Google et Samsung, les ASus ROG Phone, des OnePlus haut de gamme et la gamme Razer Phone. 

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Votre téléviseur, votre TV-Box et autres appareils servant éventuellement à piloter un grand écran de jeu ? Ils restent incompatibles pour le moment. Difficile de voir en Stadia et en ce Stadia Controller un service ouvert. L’éditeur reste totalement fermé malgré une implantation de son système de streaming pas forcément retentissante auprès du public. Il faut dire que le fonctionnement de l’ensemble fait parfois plus penser à une course d’obstacle qu’à une partie de plaisir. Et tant qu’à me creuser les méninges dans ce genre de processus, je préfère lancer un bon Factorio ou un Satisfactory plutôt qu’un service de streaming de ce genre.

La Stadia Controller enfin compatible avec Android © MiniMachines.net. 2020.

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Acer ConceptD 3 Ezel : un ultraportable pour un autre type de créateurs

Par : Pierre Lecourt — 1 juillet 2020 à 20:04

Le Acer ConceptD 3 Ezel reprend donc les puces Intel Core i5-10300H et i7-10750H Comet Lake-H du ConcptD 3. Des puces associées de 8 à 16 Go de mémoire vive DDR4 et un SSD NVMe M.2 allant jusqu’à 1 To. La partie graphique sera confiée à des circuits mobiles Nvidia GeForce GTX 1650 Ti et GeForce GTX 1650.

Acer ConceptD 3 Ezel

Cette base de processeur sert d’architecture à l’ensemble de la machine avec un trio d’options d’affichage : L’entrée de gamme proposera un Intel UHD fourni par le processeur Intel, le milieu de gamme sera un chipset GeForce GTX 1650 qui sera également décliné dans une version avancée “Ti”. Le modèle le plus haut de gamme aura droit à une solution Nvidia Quadro T1000. La mémoire vive pourra grimper à 16 Go de DDR4 et le stockage, sera assuré par un SSD M.2 PCIe NVMe qui pourra grimper jusqu’à 1 To.

Acer ConceptD 3 Ezel

Là différence vient de la charnière d’écran de l’engin, un montage particulier qui permet de basculer la diagonale de 14 pouces FullHD de manière à venir coiffer le clavier pour se positionner comme une tablette graphique. La dalle IPS en profite pour afficher une colorimétrie validée par Pantone et calibrée pour correspondre à un 100% sRGB. La luminosité passe à 400 nits et, évidemment, la dalle devient tactile et compatible avec la technologie de stylets EMR de Wacom avec 4096 niveaux de pression en plus de proposer une fonction capacitive classique. De telle sorte qu’il sera bien possible d’utiliser le ConceptD 3 Ezel comme une solution mobile de dessin. 

Le Acer Aspire R7

Acer repend donc son idée lancée en 2013 avec ses Aspire R7 et largement améliorée depuis avec le ConceptD 9 Pro, un mastodonte de 17.4 pouces sous Core i9 et Quadro RTX 5000 qui proposait lui aussi une charnière basculante.

Acer ConceptD 9 ProConceptD 9 Pro

L’idée est la même mais évidemment la machine est beaucoup plus portable avec un poids situé entre 1.68 et 2.02 kilos suivant les fonctions embarquées et des dimensions contenues pour un 14 pouces : 32.67 cm de large pour 22.9 cm de profondeur et 2.39 cm d’épaisseur. L’autonomie variera de 15 à 18 heures suivant les modèles et leurs circuits graphiques.

Acer ConceptD 3 Ezel

Pour le reste, on retrouve la même connectique comprenant deux ports USB 3.1 Type-A, un lecteur de cartes SDXC, un jack audio stéréo combo, un port antivol Kensington Lock, un jack d’alimentation, un USB Type-C Thunderbolt 3.2 et deux sorties vidéo en HDMI 2.0 et en MiniDisplayPort. Avec, en plus, un Wifi6 et du Bluetooth 5.0, on retrouve bien une panoplie identique au ConceptD 3.

Acer ConceptD 3 Ezel

Et cela jusqu’au clavier rétro éclairé orange sur fond blanc de la machine, j’entend d’ici les hurlements de certains lecteurs face à ce choix si particulier.
Acer assure que son ConceptD 3 Ezel sera sage en terme de bruit de ventilation malgré son équipement haut de gamme. L’engin ne devrait pas dépasser les 40 dB.

Acer ConceptD 3 Ezel

Ce nouvel ultraportable si situe au final sur un autre segment que le ConceptD 3. Conçu pour les créateurs graphiques et les utilisateurs de logiciels de retouche tandis que la version à charnière classique attirera probablement plus les architectes et autres designers 3D. Reste que je ne connais pas beaucoup de créateurs qui travaillent sans raccourcis clavier.

C’est peut être le manque de cette offre, lorsque l’écran vient se positionner par dessus le reste des dispositifs de saisie, le portable se transforme uniquement en tablette. Un choix nécessaire pour utiliser une dalle stable mais qui n’aura de sens qu’en vraie mobilité. Le reste du temps ce choix sera peut être un handicap. 

Le Acer ConceptD 3 Ezel sera commercialisé au mois d’Octobre à partir de 2199€.

Acer ConceptD 3 Ezel : un ultraportable pour un autre type de créateurs © MiniMachines.net. 2020.

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Snapdragon Wear 4100, plus de muscles pour les montres

Par : Pierre Lecourt — 1 juillet 2020 à 12:21

Qualcomm poursuit une sorte de course en avant avec ses Snapdragon Wear 4100 et 4100+. La marque propose toujours plus de fonctions, plus de rapidité et une meilleure durée de vie pour les objets qui en seront équipés. Le souci étant l’état du marché actuel.

Il y a toujours une clientèle intéressée par ces montres connectées, des objets au final pratiques et efficaces pour certains utilisateurs. Mais la concurrence est rude et Qualcomm vise une clientèle haut de gamme avec ses Snapdragon Wear. Beaucoup de gens qui trouvent un intérêt dans ce type d’outils se sont finalement tournés vers des solutions plus simples et moins chères. Les bracelets connectés ont déferlé sur le marché en proposant certes moins de fonctionnalités mais une bien meilleure autonomie avec un prix correspondant à une fraction de ce que demandent certains fabricants de montres.

Suunto 7

La Suunto 7

Pourtant, deux ans après ses derniers SoC à destination des montres connectées et autres objets du genre, Qualcomm revient avec les Snapdragon Wear 4100 et 4100+. Deux SoC qui promettent plus de vitesse et une meilleur gestion d’énergie… entre autres.

Les futurs montres équipées de ces Snapdragon Wear 4100 pourront se connecter en 4G par exemple. Autrement dit, elles pourront assumer un gros volume de données n’importe où1. On se demande d’abord à quoi cette option pourrait servir puisque à part des mises à jour d’applications, les montres ne communiquent pas énormément de données. Les pièces jointes des emails ne sont pas transférées et l’usage de sa montre pour écouter de la musique en ligne peut largement se contenter de 3G…

C’est sans compter l’autre nouveauté proposée par ces SoC : la gestion de webcams pouvant atteindre 16 Mégapixels. De là à entrevoir des montres permettant la vidéo conférence en 4G, il n’y a qu’un tout petit pas à franchir. Je mets mon câble USB à couper que les prochaines montres devraient nous proposer cette fabuleuse option dans les mois qui viennent. La tentation de surfer sur le télétravail pour vanter le bonus d’une visioconférence partout et tout le temps sera trop irrésistible pour que les fabricants n’y cèdent pas. Cela fait une trop belle histoire à raconter que d’imaginer Jean-Marcel s’arrêter en plein footing pour expliquer à Eugénie-Chantal en vidéo conférence le sens caché de son mémo sur le wording de la Sofroco-Gedec.

Les puces Snapdragon Wear 4100 permettront également de piloter des signaux vidéo en 1080p, ce qui ne changera pas grand chose sur le rendu final à votre poignet, à moins que les constructeurs ne glissent des dalles bien mieux définies mais c’est un plus par rapport à la génération précédente limitée au 640 x 480 pixels. Peut être que cette fonction permettra de diffuser des contenus sans fil vers d’autres écrans dans ce FullD ?

Snapdragon Wear 4100

On retrouve sinon une architecture typique de SoC ARM Cortex gravée en 12 nanomètres : quatre coeurs Cortex-A53 cadencés jusqu’à 1.7 GHz, un circuit graphique Adreno 504, une gestion de mémoire vive DDR3L jusqu’à 750 MHz, la prise en charge de l’eMMC 4.5, un Hexagon QDSP6 V56, un modem Snapdragon X5 LTE, un module Wifi4, du Bluetooth 5.0, du NFC et un support de l’USB 2.0.

D’un point de vue performances, cette évolution promet une augmentation de 85% des performances et une augmentation de 25% d’autonomie par rapport à des objets similaires équipés du précédents Snapdragon Wear 3100. Il faut dire qu’on passe d’une architecture 28 nanomètres en Cortex-A7 à une solution plus moderne. 

Le Snapdragon Wear 4100+ visera plus précisément les sportifs avec l’ajout d’un co-processeur dédié à des activités annexes. Une solution qui permet de décharger le SoC de base du suivi essentiellement sportif. Une bonne idée de Qualcomm car l’emploi d’un Cortex-A53 pour ces tâches n’est ni nécessaire ni économe en énergie. Cet ajout permettra donc de piloter les fonctions de suivi cardiaque par exemple mais aussi celles de podomètre et toutes les tâches annexes comme le rappel des alarmes, des minuteries, le réveil de l’affichage après basculement du poignet, les retours haptiques et autres.

Le Snapdragon Wear 4100+ se positionnera donc comme une solution haut de gamme avec une meilleure réactivité et son co-processeur permettra un affichage indépendant de l’Adreno plus efficace. En effet cette solution pilotera 64 000 couleurs contre… 16 pour son prédécesseur. De quoi imaginer des écrans de veille ou des affichages de services comme un chronomètre avec un design un peu plus abouti qu’un simple alignement de gros chiffres.

iwatch

Apple Watch

On verra ce que ces nouveautés apporteront au marché. Une chose est sûre pour le moment, Qualcomm est entre le marteau et l’enclume. Avec les iWatch d’un côté et évidemment l’emploi de solutions Apple. Et les bracelets connectés de l’autre qui vont vers des puces plus bas de gamme, moins performantes mais offrent une autonomie se comptant en semaines… Suunto se dit emballé et prêt à travailler avec Qualcomm pour sortir leur prochaine montre avec un 4100. Mobvoi également… On verra quels modèles nous réserve le futur.

Snapdragon Wear 4100, plus de muscles pour les montres © MiniMachines.net. 2020.

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NanoPI Neo3 : une carte RK3328 pour projets headless

Par : Pierre Lecourt — 30 juin 2020 à 20:20

La NanoPI Neo3 est construite autour d’un SoC Rockchip RK3328, une solution ARM Cortex-A53 quadruple coeurs cadencés à 1.5 GHz. Associé à 1 ou 2 Go de mémoire vive DDR4 et un lecteur de cartes MicroSDXC, la petite solution mesure 4.8 cm en profondeur comme en largeur.

NanoPi NEO3

Cette carte NanoPI Neo3 ne propose pas de sortie vidéo, vous ne pourrez rien afficher avec. L’idée est d’y accéder via un réseau externe pour la piloter et lui faire exécuter des tâches variées. Elle embarque un port Gigabit RTL8211E qui permettra de se connecter facilement à un Ethernet classique. Cette gamme de cartes développée par FriendlyELEC depuis 2017 permet de piloter de nombreux projets. De micro serveurs maison pour éviter d’être inondé de pub à des services de VPN en passant par des systèmes domotiques ou autres outils du genre, les NanoPi proposent souvent un excellent rapport usage / prix.

NanoPi_NEO3

Cette NanoPI Neo3  devrait être lancée à 25$ environ nous apprend CNX Software, elle proposera également pour la première fois un port USB 3.0 qui pourrait permettre de nouveaux usages et en particulier le contrôle de flux vidéo issus d’une Webcam FullHD ou plus. La  carte propose également le brochage standard nécessaire au pilotage de deux USB 2.0 et s’alimente avec un port au format USB Type-C mais sans aucune fonction de données. Un brochage indépendant permet également d’alimenter directement la carte en 5V et 1A.

On retrouve évidemment les éléments des cartes de développements avec 26 broches permettant de profiter des fonctions classiques de ce type de carte : I2C, UART, SPI, I2S, GPIO. Il sera possible de brancher un ventilateur 5 volts et de profiter de LEDs pour contrôler l’état du système sans avoir à brancher un écran.

Plus d’info sur la page Wiki de la carte.

NanoPI Neo3 : une carte RK3328 pour projets headless © MiniMachines.net. 2020.

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Un Lenovo Yoga Carbon sous Tiger Lake en préparation

Par : Pierre Lecourt — 30 juin 2020 à 15:36

Après la fuite d’un futur portable double écran chez le constructeur, c’est au tour du Lenovo Yoga Carbon de faire son apparition en ligne. Cet ultraportable de 13 pouces de diagonale pourrait faire partie de la première vague de machines sous Intel Tiger Lake.

Lenovo Yoga Carbon

L’engin profiterait donc de la nouvelle génération de puces et de leur nouveau circuit graphique Intel Xe. La présentation de l’engin est très sommaire et nous n’avons aucune date de commercialisation ni de prix pour cet engin. Il est possible qu’il s’agisse d’une annonce pour une commercialisation en 2020, début du lancement de cette gamme de processeurs, comme en 2021. Le calendrier ayant été très bouleversé ces derniers mois, il est difficile de connaitre un calendrier exact des sorties à venir.

Ce Lenovo Yoga Carbon serait donc un 13.3″ équipé d’un affichage 2560 x 1600 pixels probablement en IPS, un écran en 16/10 qui afficherait une très bonne colorimétrie. Lenovo la certifierait comme 100% sRGB et Dolby Vision avec une protection anti lumière bleue. L’engin sera piloté par un processeur de onzième génération jusqu’au Core i7 mais on ne sait rien pour le moment de son stockage ou de sa mémoire vive qui devraient vraisemblablement être disponibles dans diverses combinaisons mais plusieurs détails techniques ont tout de même fuité. 

La batterie par exemple sera une 50 Wh qui devrait offrir jusqu’à 16 heures d’autonomie à l’engin. Reste à savoir dans quelles conditions ces mesures d’autonomie sont réalisées. Une option qui peut faire penser soit à un Tiger Lake-U avec un TDP bas. Soit un Tiger Lake-Y moins gourmand en énergie, probablement dénué de toute ventilation mais également moins performant.

Lenovo Yoga Carbon

Le système audio sera, comme d’habitude, confié à Harman Kardon qui délivrera une solution Dolby Atmos. Le portable proposera un système original de protection des données. Au lieu d’employer un filtre polarisant qui réduit l’angle de vision de l’écran. Le Lenovo Yoga Carbon proposerait une solution qui rendrait l’écran flou si son utilisateur s’en éloigne. Probablement piloté avec une webcam infrarouge à profondeur de champ, cette solution serait associée à un lecteur d’empreintes digitales.

On ne connait pas les dimensions totales de la machine mais elle mesurerait 14.25 mm d’épaisseur pour un poids total de 995 grammes. La coque en carbone employée par la marque permettant de baisser le poids global de l’engin.

Derniers points soulevés par cette fuite, la présence évidente d’un Wifi6 (et probablement d’un Bluetooth 5.0) mais également d’un clavier rétro éclairé et d’une intégration de l’assistant personnel Amazon Alexa.

Sources : NotebookCheck et WalkingCat

Un Lenovo Yoga Carbon sous Tiger Lake en préparation © MiniMachines.net. 2020.

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Une reproduction du DEC H-500 sous Arduino

Par : Pierre Lecourt — 30 juin 2020 à 10:43

Le DEC H-500 est né d’un petit souci pour la Digital Equipment Corporation. Lorsque vous vous appelez DEC et que vous vendez des machines à plusieurs centaines de milliers de dollars à quelques compagnies à travers le monde dans les années 60, vous avez un petit souci de main d’oeuvre. Des machines comme les PDP 8 existent déjà , elles fonctionnent, mais les sociétés à qui vous voulez les vendre n’ont pas de personnel pour les manipuler et en tirer des résultats. 

Le DEC H-500 en action

Les ingénieurs qui sortaient alors de leur école avaient des connaissances poussées du mode de fonctionnement de ces engins mais elles étaient toutes théoriques et vu la demande qui commençait à exploser, cela posait quelques problèmes pour le futur de ces pionniers de l’informatique. L’idée de commercialiser le DEC H-500 naît de ce constat. Proposer un engin qui permet de piloter des circuits logiques, primitifs mais fonctionnels, avec des câbles et des boutons. Cela permettait surtout de comprendre le système et sa logique. On ne cherchait pas à calculer un résultat que l’on connait souvent déjà mais à voir si on arrive à programmer un engin qui va donner le résultat espéré. Comprendre sa logique et la manipuler facilement.

logic gates

Les fonctions logiques de base

Se faire la main sur un système relativement simple ou l’on programme avec des câbles sur un tableau lisible avant de s’attaquer à des engins franchement plus monstrueux. Passer de fonctions logiques basiques comme AND, OR, XOR associées à des bascules vers des circuits qui vont en accumuler des centaines voir des milliers avec des composants analogiques intégrés dans des tubes… Passer de la maquette au réel. Du concret à beaucoup plus abstrait.

DEC H-500 original

Le DEC H-500 original Photo imgur

Cela donne donc le DEC H-500, un caisson en bois avec des fonctions logiques que l’on peut câbler grâce à des prises jacks et les fameux boutons à bascule de l’époque. Un objet un poil encombrant mais bien moins qu’un DEC de l’époque. Et un poil moins cher également. Ces machines ont surtout été achetées par des institutions et des écoles pour former des ingénieurs en informatique mais certains particuliers ont également cédé. La curiosité, l’envie de comprendre a permis à certains de sauter le pas et d’acquérir un de ces engins à la fin des années 60 même si il ne risquaient pas forcément d’avoir la possibilité de piloter un ordinateur par la suite. 
DEC H-500

La reproduction  de Michael Gardi

Michael Gardi propose non pas un plan, mais une véritable leçon technique, sur la réalisation d’un clone de ce DEC H-500 autour d’une carte Arduino Mega 2560. Il liste, étape par étape, les éléments nécessaires à la réalisation de son projet. De manière très détaillée et didactique. Il faut dire que ce n’est pas son premier guide dans le genre puisque, sous son pseudo Megardi, il a publié pas mal de choses par le passé : une magnifique réplique du Minivac 601, le Digi-Comp 1 qui n’est rien d’autre qu’un ordinateur mécanique à imprimer en 3D et plein d’autres choses encore.

DEC H-500

Je vous passe les détails de cette création, tout est parfaitement expliqué par l’auteur sur la page Instructables de son projet. Il faudra faire preuve de compétences en électronique et en impression 3D. Le montage n’est pas si complexe et les pièces nécessaires n’ont rien de vraiment spécial. Un série de circuit intégrés SN74xx sont nécessaires à la reproduction des circuits logiques de l’objet. Ils se trouvent assez facilement en ligne. Mais, même si il est largement facilité par le guide, c’est un travail de longue, très longue haleine.

Le résultat obtenu est intéressant et permet de comprendre ou d’expliquer comment fonctionne la logique de base d’un ordinateur. Cela peut se faire avec d’autres solutions techniques, mais celle-ci à le mérite de partager une page d’histoire de l’informatique. 

Une reproduction du DEC H-500 sous Arduino © MiniMachines.net. 2020.

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