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Nucintosh : un NUC fanless imprimé en 3D

Par Pierre Lecourt — 30 mars 2020 à 12:05

Ne cherchez pas le boitier de ce Nucintosh dans les pages d’une boutique en ligne, il a été imprimé en 3D à partir de fichiers disponibles au téléchargement. Très joliment réalisé avec une aération supérieure largement inspirée des nouveaux MacPro. 

Nucintosh Rendu 3D

Le Nucintosh se base donc sur une carte mère de NUC8i3BEK de 2018, une solution qui embarque un Core i3-8109U au TDP de 28 watts tout de même qui propose 2 cœurs et 4 threads dans des fréquences allant de 3 à 3.6 GHz avec 4 Mo de mémoire cache. Le circuit graphique est un Intel Iris Plus 655. La carte accepte deux barrettes de mémoire vive DDR4 pour un maximum de 32 Go de RAM. Le stockage de base est confié à un port M.2 2280 PCIe NVMe mais la carte propose également deux ports SATA 3.0. 

Nucintosh

La connectique est classique avec de nombreux ports USB, un USB Type-C proposant du DisplayPort, du HDMI 2.0a, du Thunderbolt, un lecteur de cartes MicroSDXC UHS-I, un Ethernet Gigabit, du Wifi5 et un Bluetooth 5.0.

Nucintosh

Pour dissiper les 28 watts du Core i3, un dissipateur 100% passif Arctic AM4 Passive a été modifié afin de coiffer le processeur sans gêner le reste des composants de la carte mère. Il s’accroche directement à la carte mère via 4 entretoises classiques qui ont été percées directement dans l’aluminium du dissipateur pour correspondre aux emplacements disponibles sur la carte mère. 

Nucintosh

Le résultat est un système qui fonctionne sans un bruit, en évacuant par convection la chaleur qu’il dégage vers le haut du boitier. Les larges et hautes ailettes du dissipateur permettant de faire circuler de l’air frais aspiré par l’arrière et le dessous du boitier. La circulation est faite naturellement, l’air chaud montant naturellement vers le haut du châssis.

Nucintosh

Les températures de fonctionnement sont bonnes avec 45°C en usage de navigateur classique, de 60 à 65°C lors de codage et de compilation web (NodeJS) et 85 à 90°C lors d’une utilisation particulièrement intensive. Un test Geekbench sur un seul coeur donne un maximum de  62°C, en multi coeur la température monte à 75°C. Sous Prime95, pour pousser la machine dans ses retranchements avec une pointe à 95-99°C et… le début d’un Throttling pour éviter d’abîmer le matériel.

Nucintosh

Le tout ne fonctionne correctement que dans un châssis adapté. Le recours à l’impression 3D semblait donc être la meilleure solution. Ici, le boitier a été réalisé en plastique traditionnel mais je suppose qu’il pourrait être imprimé en métal via un professionnel pour améliorer encore la dissipation.

Vous pourrez télécharger les fichiers du boîtier en suivant ce lien vers le site GrabCAD. Il a été réalisé par la société Aspekt.

Je sais pas vous, mais moi cette super réalisation me démange ! Surtout avec un Alpine AM4 Passive à 14.06€ et une carte mère de Core i5 28 Watts qui tourne déjà sous Hackintosh à la maison.

Source : Fanlesstech et Reddit

Nucintosh : un NUC fanless imprimé en 3D © MiniMachines.net. 2020.

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Les Bons Plans du Week-End : 28-29/03/2020

Par Pierre Lecourt — 28 mars 2020 à 09:09

Ed Emshwiller

Illustration par Ed Emshwiller

Les Bons Plans du Week-End : 28-29/03/2020 © MiniMachines.net. 2020.

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Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 269.06€)

Par Pierre Lecourt — 27 mars 2020 à 20:51

Mise à jour : Le Barebone est disponible à moins de 270€ avec un code promo en suivant ce lien.

Billet original : Ce n’est pas le MiniPC le plus économique que l’on ait croisé. A 382.30€, il se pose plutôt dans la fourchette haute du genre. Mais ce tarif peut s’expliquer facilement puisque le Nvisen Y-MU-01 est plutôt très correctement équipé. 

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Il propose pour commencer un Core i7-8565U, une puce quatre coeurs et huit threads fonctionnant de 1.8 à 4.6 GHz avec 8 Mo de cache. Lancée au troisième trimestre 2018, elle fait partie de la galaxie des processeurs Whiskey Lake et embarque donc un circuit graphique Intel UHD 620. Cette puce performante affiche un TDP de 15 watts qu’il faudra donc dissiper activement. Le boitier est percé de part en part pour laisser circuler l’air au coeur de l’engin

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La puce du Nvisen Y-MU-01 peut gérer jusqu’à 64 Go de DDR4 et cela tombe plutôt bien car l’engin propose, et c’est assez rare, deux slots SoDIMM de mémoire à ce format. Il est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive mais pourra monter facilement à 16 ou 32 Go.

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Le stockage est composé par défaut de 128 ou 256 Go au format M.2. il sera secondé par un emplacement 2.5″ SATA standard pour ajouter un disque mécanique ou un second SSD. Aucune image de la connectique arrière n’est proposée, la fiche technique indique cependant que l’engin dispose d’une sortie HDMI 2.0 et d’une sortie DisplayPort pour gérer deux affichages en UltraHD.

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L’ensemble propose en tout quatre ports USB 3.0, deux ports USB 2.0, un port Ethernet Gigabit, un module Wifi4 et du Bluetooth 4.0 et des prises casque et micro. Le Nvisen Y-MU-01 mesure 13.6 cm de large pour 12.5 cm de profondeur et 4.3 cm d’épaisseur. 

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En l’état et malgré une promo avec le code BGqui font baisser le tarif de l’engin à 363€ dans le panier, cela reste une solution au tarif un peu trop élevé. Aussi je ne vous la recommande pas spécialement pour le moment. Mais l’engin est intéressant à surveiller. Parce qu’il est évolutif et qu’il embarque un processeur performant, cela pourrait être une belle surprise.

Découvrez le meilleur tarif du Nvisen Y-MU-01

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 269.06€) © MiniMachines.net. 2020.

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Plusieurs ordinateurs Apple sous SoC ARM l’année prochaine ?

Par Pierre Lecourt — 27 mars 2020 à 16:53

Le passage d’Apple du monde Intel vers le monde ARM serait prévu pour l’année prochaine déclare, une fois de plus, un nouvel analyste. Avec, cette fois, une foule de produit prévus pour cette transition. Aussi bien dans le monde du portable avec des Macbooks que dans le secteur des machines de bureau. Mieux, les estimations les plus optimistes font état d’une officialisation de ces nouveautés pour le quatrième trimestre de cette année.

Intel

Au delà des idées de calendrier qui, je suppose, ne sont pas basées sur des éléments tangibles mais sur des recoupements d’informations. L’annonce de ce changement stratégique serait un bouleversement dans le monde PC. Apple pourrait gagner sur deux tableaux importants en basculant d’Intel à ARM.

D’abord, cela réduirait drastiquement ses coûts de production puisque la marque pourrait fabriquer ses propres puces ARM. Plus question de devoir passer par une société tierce, Apple n’aurait qu’à payer les royalties liées à l’usage et la commercialisation de ses propres SoC. D’un point de vue conception des puces, ses coûts seraient évidemment plus importants puisqu’il faudrait développer les solutions en interne mais dans la durée, sur le long terme de la commercialisation de produits équipés de ces puces, le prix de revient serait énormément raboté. Le fait que l’ensemble des produits du constructeur  passe sous SoC ARM serait également un énorme avantage puisque les travaux menés pour concevoir les puces des iPhone et des iPad auraient des effets sur la conception du reste du catalogue d’Apple.

L’autre gros bénéfice de l’opération serait lié à la flexibilité d’ARM. La possibilité pour Apple de proposer des puces multi coeurs s’adaptant parfaitement à la cible visée. Ses machines bénéficieraient ainsi de SoC mieux étagés en performances, parfaitement adaptés aux paliers de public identifiés par la marque. Le moyen d’adresser finement ses Macbooks et autre machines de bureau sans avoir à acheter de multiples de références à un tiers.

MacBook Air 13 2020
Des avantages techniques seraient également à prévoir pour Apple avec cette transition. Les puces ARM pouvant s’avérer moins gourmandes en énergie, elles pourraient permettre des designs plus fins et des autonomies plus grandes pour les Macbooks  de la marque. Sans même parler d’engins parfaitement passifs. Evidemment, cela sous-entend que la supposée réduction de consommation des puces ARM employées soit effective. Ces derniers temps, on a vu une montée en puissance des TDP des solutions ARM et leur implantation dans des machines type PC de bureau et portables doit s’accompagner d’u niveau de performances au moins aussi bon que celui proposé par les solutions actuelles.

Apple peut également choisir une solution plus simple en multipliant le nombre de coeurs de ses puces tout  en augmentant leurs fréquences afin de garder une ventilation active au sein de ses machines. De là à voir une solution ARM venir se frotter aux solutions Intel Xeon employées dans les Mac Pro les plus haut de gamme ? Il reste encore beaucoup d’inconnues techniques avant de jurer quant à la faisabilité de la solution. Bien entendu, Apple pourrait mixer son offre et continuer à proposer des machines x86 et ARM en parallèle.

Dernier questionnement, celui d’un fonctionnement logiciel parfaitement optimisé pour ARM. Ce point est épineux pour Apple car il faut que les éditeurs suivent le mouvement. On imagine déjà que certains sauteront dans le train dès le départ, incités fortement par leurs partenariats avec le constructeur et leur énorme implication dans l’écosystème MacOS qu’ils ne peuvent logiquement pas abandonner. Apple serait prêt à fournir à ses partenaires des outils pour développer sur ARM dès cette année.

Reste que tout ceci est encore de la pure spéculation et que cette légende d’un passage d’Intel à ARM est source de scoops variés depuis plusieurs années avec des dates presque  autant repoussées que celle de la fin du monde. 

Plusieurs ordinateurs Apple sous SoC ARM l’année prochaine ? © MiniMachines.net. 2020.

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Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt — 27 mars 2020 à 12:43

Alors pourquoi ? D’abord pour rappeler le temps nécessaire à un bon lavage de main. Laisser ses mimines traîner trois secondes sous l’eau n’est pas suffisant face au COVID-19. Même en temps normal, il faut un bon et laborieux savonnage pour que l’opération produise un effet autre que Placebo.

Se laver les mains ? Je sais faire !
L’homéopathie manuelle, l’opération qui consiste à passer ses mains sous l’eau 3 secondes en considérant qu’elles sont propres, n’est bon que pour votre pilosité palmaire. Pas pour combattre un virus. Il faut frotter. Et frotter longtemps. Bien trop longtemps pour une époque où tout doit aller très vite.

Du coup le Scrubber entre en action en vous balançant aux oreilles 20 secondes (ou plus) de signal sonore. Un temps que vous devrez respecter en vous nettoyant les mains avec le savon récupéré avant de pouvoir les passer sous l’eau claire. Ce signal sonore peut, grâce aux possibilités offertes par le Raspberry Pi W qu’il embarque, être très varié. Vous pouvez écouter vos morceaux préférés, écouter un morceau de podcast, choisir une radio internet au hasard ou piocher dans n’importe quelle source sonore.

Au vu du nombre de lavages quotidiens que l’on est censé suivre, le format Scrubber d’un savonnage en musique est une assez bonne idée pour rompre la monotonie de l’opération et la rendre plus agréable et efficace avec les plus petits.

Scrubber

L’autre point positif de l’opération est le temps que prend le montage d’un Scrubber. La documentation fournie indique un temps de montage d’environ quatre heures et un investissement tournant autour de 30$. Evidemment, si vous n’avez pas les pièces nécessaires, cela sera difficile de monter ce projet en confinement. Il faut un Raspberry Pi W, une batterie et un Adafruit Speaker Bonnet. Le code et un guide complet d’assemblage sont disponibles sur Github. Evidemment, il est également nécessaire au préalable de sacrifier un distributeur de savon liquide… Si vous avez le matériel et que vous tournez en rond pendant ce confinement, l’opération est une bonne idée à réaliser avec des plus jeunes.

Si vous n’avez pas le matériel, il est possible, et même relativement aisé, de proposer le même genre de solution avec d’autres ressources. Vous pouvez facilement imaginer monter un appareil proposant un décompte de temps avec une bête carte Arduino Micro à quelques euros et une LED qui restera allumée 20 ou 30 secondes avant de s’éteindre après une pression sur votre pompe à savon. Là, l’opération ne vous coûtera qu’une dizaine d’euros tout au plus avec une batterie 18650 de récupération.

Correct technique to wash your hands for proper disinfection. #CoronavirusOutbreakindia #CoronaVirusUpdate #COVID #CoronaVirusUpdate pic.twitter.com/1WeDwlCaF6

— Harjinder Singh Kukreja (@SinghLions) March 19, 2020

Vous l’aurez compris, le Scrubber est autant didactique d’un point de vue électronique que d’un point de vue hygiène. C’est son grand intérêt puisqu’il est aussi simple de compter dans sa tête quelques secondes pendant que l’on frotte ou d’adopter une technique de lavage efficace qui prendra de toutes façons tout le temps nécessaire.

Source : Deeplocal via Engadget

Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

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La tablette Samsung Galaxy Tab A 8.4 en détails

Par Pierre Lecourt — 26 mars 2020 à 18:13

Cette nouvelle tablette Samsung Galaxy Tab A 8.4 dans cette version 2020 se place comme une solution milieu de gamme avec un prix US de 280$. C’est une des premières tablettes à ce positionnement tarifaire de grand constructeur à proposer une connexion 4G par défaut. Mais… pas grand chose de plus.

Samsung Galaxy Tab A 8.4"

On retrouvera sur la tablette un module Wifi5 et du Bluetooth 5.0 aisni qu’un GPS + Glonass mais sa vraie particularité est d’être livrée avec un lecteur de cartes SIM et un modem 4G pour un usage complet en mobilité. Le constructeur va déployer la Samsung Galaxy Tab A 8.4 avec différents opérateurs aux US et on peut imaginer le même genre de partenariat en France en plus d’une distribution classique. L’écran est un classique IPS en 1920 x 1200 pixels avec une double webcam. 5 Mégapixels en frontal et 8 mégapixels au dos. 

Samsung Galaxy Tab A 8.4"

On ne connait  pas le détail de la puce embarquée, il s’agit d’un SoC Octuple coeurs cadencés à 1.8 GHz et 1.6 GHz. Il est accompagné de 3 Go de mémoire vive et d’un stockage de 32 Go extensible via une carte MicroSDXC. La batterie embarquée est une 5000 mAh qui se rechargera via un port USB 2.0 au format Type-C. La tablette supportera la charge rapide pour une autonomie maximale de 12 heures en vidéo et 99 heures en lecture audio. Le châssis proposera un port jack 3.5 mm ainsi que des enceintes stéréo.

...

Cette sortie n’est ni techniquement ni esthétiquement révolutionnaire. Le marché tablette a fini par creuser un sillon, une petite tranchée circulaire, à force de tourner en rond. Les rares modèles originaux ont perdu de leur superbe à force de se copier les un les autres. Le marché tablette est devenu un marché d’outils. On aura beau faire, un marteau reste un marteau, un stylo reste un stylo et une tablette reste un écran tactile associé à une batterie et un système d’exploitation.
Difficile de ce renouveler sur ce marché ? Oui, ce n’est pas simple. La solution est sans doute de travailler la partie logicielle pour avoir des fonctionnalités originales. C’est la voie choisie par Apple avec l’iPad mais c’est peine perdue pour Android puisque les constructeurs partageront système et applications. Reste les efforts de certaines marques qui essayent de transposer les technologies de leurs smartphones vers leurs tablettes… Un partage de moins en moins visible puisque les  fabricants préfèrent conserver les particularités les plus intéressantes du monde mobile à une petite caste de smartphones haut de gamme.

En attendant, le marché tablette continue de jouer au satellite.

La tablette Samsung Galaxy Tab A 8.4 en détails © MiniMachines.net. 2020.

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Le ZBox Edge CI341 est disponible aux US

Par Pierre Lecourt — 26 mars 2020 à 12:41

Il s’agit d’un barebone, une solution livrée sans mémoire ni stockage qu’il faudra ajouter après l’achat. L’engin n’est pas des plus performants évidemment mais il est particulièrement discret tant par sa taille que par son mode de fonctionnement totalement silencieux.

ZBOX edge CI341

A son bord, on retrouve un processeur Celeron N4100 disposant de quatre coeurs et autant de threads sur une fréquence de 1.1 à 2.4 GHz avec 4 Mo de cache. Un processeur moyen de gamme très suffisant pour de nombreux usages classiques. Sa puce graphique Intel UHD 600 est capable de gérer des vidéos en UltraHD et pourra sans soucis accompagner des usages de retouche photos et de traitements non professionnels.

La solution propose deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 pour ajouter jusqu’à 32 Go de mémoire. Pour le stockage, il faudra compter sur un emplacement M.2 SATA 3.0 2280 sans recours à un emplacement 2.5″. Des solutions simples destinées à ne pas augmenter trop le prix d’achat de l’engin.

ZBOX edge CI341

La connectique propose un port HDMI 2.0 associée à un DisplayPort 1.2 pour du double écran, deux ports Ethernet Gigabit, deux ports USB 3.0 Type-A et un port USB 3.0 Type-C. On retrouve bien un lecteur de cartes mais, malheureusement, au format MicroSDXC. Enfin, un port jack audio 3.5 mm stéréo combinant casque et micro est disponible également sur la face avant. Un module WiFi est embarqué pour proposer un 802.11ac classique et du Bluetooth 4.3.

Nous ne connaissions pas le prix de ce ZBox Edge CI341 pour le moment et j’avoue être plutôt surpris par ce tarif de 179.99$ assez bas pour une solution de ce type. Reste à savoir si cela se traduira au final par une proposition à 199.99€ prix public en Europe et si ce tarif, associé à un peu de mémoire vive, de stockage et d’un système, en vaut vraiment la peine.

Il faut rapprocher ce prix de celui d’une solution comme le Kodlix GN41, par exemple. Proposée aux alentours de 220€, cette machine reprend le même processeur Celeron N4100 de manière totalement passive. A la différence que ce modèle est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive évolutive grâce à 2 slots DDR3L et 64 Go de stockage eMMC de base que l’on pourra faire évoluer via un port M.2 2280 SATA 3.0 et une baie d’extension 2.5″. Elle est également livrée avec un Windows 10 embarqué.

Le ZBox Edge CI341 est disponible aux US © MiniMachines.net. 2020.

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Un Raspberry Pi 4 embarqué pour lire les plaques d’immatriculation

Par Pierre Lecourt — 25 mars 2020 à 20:45

Si le but avoué de cette expérimentation de détection de plaques d’immatriculation n’est pas des plus clairs – car on se demande bien à quoi peut servir pour un particulier de les relever sur les voitures autour de lui – il est très impressionnant dans sa réalisation. Il va même jusqu’à poser des questions sur l’accessibilité de ces technologies aux particuliers dans le futur.

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Le projet de Robert Lucian Chiriac tel qu’il est présenté le 22 Février dernier, consiste à installer une solution Raspberry Pi 4 dans sa voiture, montée sur le pare brise intérieur de l’habitacle, afin qu’il puisse filmer les véhicules situés devant lui. Sur chaque véhicule, le Raspberry Pi détecte les plaques, ce qui est déjà un challenge en soit. Car détecter un format “plaque d’immatriculation” dans une scène de rue avec des véhicules différents et du mouvement, cela n’est déjà pas très facile. 

Mais la carte va en plus séparer l’environnement de la plaque et lire le texte de la plaque pour l’identifier. Le tout permettra en plus de noter précisément le lieu de l’identification grâce à un système 4G et GPS. 

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Pour parvenir  à ce tour de force, une carte Raspberry Pi 4 est connectée à une Pi Cam classique. Le tout est enfermé dans un châssis imprimé en 3D, lui même monté sur une rotule fixée au pare-brise. L’ensemble est monté de façon à ne pas gêner la vision du conducteur.

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Une fois en place, il a fallu entraîner l’ensemble des programmes mis en oeuvre dans la détection, l’identification et la lecture des plaques. L’ensemble utilise un processus de 3 programmes principaux. La lecture des plaques est faite par YOLOv3 depuis des images envoyée à 30 images par seconde en 800 x 450 maximum. Cet algorithme de détection des objets crée ensuite les boites rouges autour des plaques détectées depuis les images capturées par la caméra. Chaque image est ensuite envoyée vers l’algorithme de détection de texte CRAFT. Une fois que chaque lettre est identifiée, l’ensemble est transmis à CRNN pour deviner le texte complet.

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Les plaques identifiées sont ensuite affichées sur une page Web et sauvegardées en fichier texte. Les coordonnées GPS sont également sauvegardées ainsi que l’heure de détection. Pour parvenir à ce résultat, Robert Lucian Chiriac utilise les capacités de calcul d’Amazon AWS. Le relais 4G sert à transferer des données optimisées vers le service.

Le résultat est tout bonnement impressionnant. La fluidité des calculs et la qualité de la prédiction sont très bons et le principe est tout à fait valide. Le processus est détaillé  étape par étape sur une page Medium

vidéo verbalisation

 

Pour quoi faire ? Finalement, ce n’est pas la question

Ce qui m’épate le plus dans cette histoire c’est de voir comment un particulier, certes très doué et compétent, arrive à ce résultat. La première fois que j’ai entendu parler de ce genre de technologie, il s’agissait de solutions embarquées sur des véhicules destinés à lire des plaques afin de dresser des procès  verbaux. Ces technologies coûtaient alors une véritable fortune et leur intégration tout autant. Le résultat se devait, pour des raisons légales évidentes, être le plus juste possible. 
Mais à quelques années de distance, un particulier arrive à bricoler un produit quasi équivalent “tout seul dans son garage” pour quelques dizaines d’euros… Cela me parait fou mais c’est la suite logique à laquelle la technologie nous a habitué depuis toujours. 

NEC promeut sa solution de reconnaissance faciale 

Je ne vois pas spécialement l’usage de cette solution, connaitre les plaques autour de mon véhicule ne me parait pas franchement utile. La question que je me pose est plus simple. Aujourd’hui, les systèmes les plus sophistiqués du marché permettent de faire de la reconnaissance faciale dans des banques de données énormes. Demain, les particuliers pourront peut être parvenir à des résultats similaires avec du matériel abordable. L’accès aux bases de données sera plus complexe mais avec les fuites quotidiennes de données, des millions de profils doivent déjà circuler en ligne.

Si demain une solution maison de ce type est possible et accessible, tout un chacun pourra braquer une caméra sur la rue et reconnaître les visages des passants. Transformer celle de sa boutique ou de sa société pour surveiller les clients comme le personnel. Plusieurs états cherchent en ce moment à généraliser l’usage de la reconnaissance faciale pour des raisons de sécurité. D’autres veulent au contraire les bannir des villes.

Les questions qui se posent vis à vis de ces technologies de surveillances sont nombreuses mais un des principaux problèmes à venir est celui soulevé depuis longtemps par la science fiction. Que faire et comment se protéger dans un monde où un particulier peut embarquer sur lui une solution mobile permettant de savoir qui est qui ? Quel est sa fortune ? Où il habite ? Quelles sont ses opinions ? Ses goûts ? Son mode de vie ? Ou même son métier…

Cette solution de surveillance technologique a un revers lourd, celui de pouvoir se transformer en surveillance généralisée. Entre de mauvaises mains, ce type de technologie pourrait conduire à des débordements facilement imaginables. Aujourd’hui, ce sont les policiers qui filment les manifestants pour identifier des visages. Demain, ce seront les manifestants qui identifieront précisément les policiers. Recouper des bases de données de clients de marques de luxe et mettre en place un scanner permettant d’en identifier au sein d’une foule parait être un fantasme en 2020. Qu’en sera t-il dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

 

Un Raspberry Pi 4 embarqué pour lire les plaques d’immatriculation © MiniMachines.net. 2020.

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Onyx Boox Nova2 : une mise à jour efficace de la liseuse

Par Pierre Lecourt — 25 mars 2020 à 13:23

La Onyx Boox Nova2 propose donc un écran à encre numérique de 7.8″ qui affiche en 1872 x 1404 pixels pour une résolution de 300 points par pouce. L’écran est tactile, capacitif et prend en charge la technologie Wacom pour de la prise de notes directement à l’écran. 

Un engin intéressant donc car au delà des fonctions de lecture proposées habituellement par ce type de liseuse, la Onyx Book Nova2 proposera la possibilité d’embarquer des applications Android et de vous permettre de dessiner ou de prendre des notes avec un stylet Wacom.

Onyx Boox Nova 2

Son écran E Ink CARTA HD 7.8″est rétro éclairé avec un système complet proposant 32 réglages de couleur à la fois en intensité et en chaleur. La diagonale de 7.8″ permettant un grand confort de lecture avec 68% de texte en plus qu’une liseuse 6″ habituelle. La dalle permet surtout d’afficher un format A5 en taille réelle, ce qui pourra être pratique en lecture de PDF par exemple, ce demi format A4 pouvant prendre en charge de nombreuses documentations dans des conditions d’affichage agréables.

Onyx

La Onyx Boox Nova2 pourra prendre en charge de nombreux formats numériques de textes électroniques mais également les images et les BD électroniques ainsi que des formats audio1. A noter que la liseuse sait lire de la musique mais uniquement au travers de son port USB Type-C  et en Bluetooth, elle ne propose pas d’enceinte intégrée ni de prise jack.

Les dimensions restent compactes avec 19.6 cm de haut pour 13.7 cm de large et 7.7 mm d’épaisseur. Le poids est classique puisque la liseuse pèse 265 grammes. Des dimensions et un encombrement compatibles avec un transport quotidien ou la lecture à une main seulement. 

Onyx

Mais c’est la prise de notes qui est le plus impressionnant sur ce modèle. Grâce à la technologie ENR de Wacom, vous pourrez bénéficier de 4096 niveaux de pression à l’écran pour dessiner ou écrire avec une détection de paume pour poser la main sur l’écran pendant que vous écrirez. La tablette prendra en charge la reconnaissance d’écriture grâce à une application d’OCR. Vos notes suffisamment lisibles pourront donc être traduites en fichiers numérique éditables. Si vos gribouillis sont trop difficiles à déchiffrer pour le logiciel, ils seront exportables en fichiers images.

Vos dessins profiteront d’une gestion de crayonné assez précise rendue possible par la gestion fine de Wacom sur de l’encre numérique permettant plusieurs niveaux de gris et d’épaisseur de trait en fonction de la pression sur le stylet. Par contre, il faudra vous attendre à des délais entre vos gestes et l’impression de l’écran, l’encre numérique n’est pas aussi réactive qu’une dalle LCD sur ce point.

Onyx

A bord de la liseuse,  on retrouve des composants assez classiques des tablettes Android : Le SoC est une solution Qualcomm Snapdragon sur huit coeurs cadencée à 2,0 GHz, la marque n’a pas voulu détailler le modèle de manière spécifique. Pas moins de  3 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC permettent à la liseuse des comportements classiques sous Android 9.0 Pie. La batterie est une 3150 mAh qui devrait offrir de belles performances d’autonomie même si la marque ne les a pas détaillés. L’écran moins énergivore, l’impossibilité de lancer des vidéos et d’autres contenus gourmands en énergie devrait limiter les usages impactant l’autonomie. Onyx pourtant ne détaille pas celle-ci, se bornant à indiquer les possibilités de veille pouvant atteindre 7 semaines.

Onyx

Avec Android 9.0, il sera possible d’installer de nombreuses applications grâce au module Wifi5 intégré. Un bluetooth 4.1 sera également présent pour connecter un casque, une enceinte externe ou un clavier, par exemple. Il sera possible de surfer avec la Onyx Boox Nova2 ou de télécharger des mises  à jour en direct. A noter qu’un microphone est intégré à la tablette pour dicter éventuellement des mémos vocaux.

Lancée aux US à 339.99$, cette liseuse est une alternative intéressante aux solutions comme la Remarkable2 tout juste annoncée.

 

Onyx Boox Nova2 : une mise à jour efficace de la liseuse © MiniMachines.net. 2020.

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AOSIMAN ASM-156UC : Un écran portable UltraHD pour tous vos appareils

Par Pierre Lecourt — 24 mars 2020 à 14:53

L’écran AOSIMAN ASM-156UC est une solution assez haut de gamme construite dans un châssis en métal permettant une intégration relativement compacte. L’objet mesure 36.3 cm de large pour 22.3 cm de haut avec une épaisseur de 6 à 10 mm. Des dimensions qui correspondent à un portable 15.6″ classique et qui enferment un écran plutôt haut de gamme.

AOSIMAN ASM-156UC

L’affichage proposé est fait via un écran IPS aux larges angles de vision, 176° annoncés, ce qui permettra de regarder l’écran à plusieurs sans soucis. Mais c’est surtout la définition qui change nos habitudes puisque l’écran est un vrai UltraHD en 3840 x 2160 pixels. Un affichage haut de gamme qui gère le HDR et offre un rafraîchissement de 60 Hz avec une colorimétrie NTSC de 72%. Les bordures supérieures et latérales sont de 5 mm et le tout est livré avec une pochette de protection servant aussi de béquille pour porter l’écran debout.

AOSIMAN ASM-156UC

Ces caractéristiques techniques donnent une large gamme d’usages à l’objet. Le AOSIMAN ASM-156UC servira aussi bien comme écran principal d’un MiniPC dans un poste le plus discret possible qu’en accompagnement d’un ordinateur portable pour du double écran. Mais il permettra également de brancher une console de jeu ou une TV-Box quelconque proposant du HDMI pour une solution multimédia. Il pourra devenir un allié précieux pour une Switch ou autre console de jeu Next-Gen. Associé à un appareil photo ou une caméra, il pourra permettre de regarder vos clichés en mobilité ou de vous aider à faire vos mises au point. Enfin, il offre la possibilité de connecter un smartphone pour retrouver sur grand écran et en ultra haute définition vos contenus préférés.

AOSIMAN ASM-156UC

Cette large gamme d’emplois s’explique par la présence de deux entrées vidéo différentes avec un port USB Type-C pour un smartphone, un portable ou une Switch par exemple. Ainsi qu’une entrée MiniHDMI pour les autres appareils. A noter que le choix du MiniHDMI est excellent puisque cette connectique est beaucoup plus robuste que le MicroHDMI. L’alimentation de l’engin étant, quant à elle, assurée par le second port USB Type-C avec le chargeur fourni. Je n’ai aucune idée de la possibilité d’alimenter l’écran avec une batterie portable.

AOSIMAN ASM-156UC

Le AOSIMAN ASM-156UC propose également une sortie casque au format jack 3.5 mm ainsi qu’une paire d’enceintes stéréo. Un support VESA 75 x 75 permet de le fixer sur un support ad-hoc ou sur un bras articulé, par exemple. La possibilité de fixer au mur l’écran est également un gros plus pour certains usages professionels.

AOSIMAN ASM-156UC
Avec un poids 987 grammes, auquel il faudra ajouter les câbles et l’alimentation nécessaires à son usage, cet écran est une très bonne solution mobile. aussi bien pour une séance de jeu ou de vidéo dans une pièce de la maison que pour travailler en mobilité. Associé à un ultraportable, la fonction double écran peut s’avérer également intéressante. 

La cerise sur le gâteau vient du tarif de l’engin, le 15.6″ AOSIMAN ASM-156UC est proposé à 192.26€ avec le code promo NNNASM chez Geekbuying. Un tarif assez doux pour cet engin face à une concurrence en FullHD souvent au même niveau de prix. A noter que d’autres références existence chez le constructeur, en tactile comme en non tactile, en 2K comme en FullHD également mais ces autres références n’ont pas forcément les mêmes caractéristiques de dalle et de connectique.

AOSIMAN ASM-156UC : Un écran portable UltraHD pour tous vos appareils © MiniMachines.net. 2020.

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Des liseuses à encre numérique couleur Print-Color en Chine

Par Pierre Lecourt — 24 mars 2020 à 12:44

Les encres numériques couleur sont encore un mirage dans notre écosystème. E-Ink a bien annoncé sa technologie Print-Color mais aucune réponse technique n’avait percé de cette présentation. 

Sur le papier, Print-Color a tout pour plaire, 4096 couleurs différentes, une lisibilité en plein soleil avec une encre numérique réflective traditionnelle, pas besoin de rétro éclairage et une alimentation nécessaire uniquement au changement d’affichage. L’intégration de ce type de technologie devrait donc permettre de proposer des liseuses adaptées à différents nouveaux types d’usages. En particulier, la lecture de bandes dessinées couleur, de magazines mais également de documentations qui gagneraient en lisibilité. Si les images ne seraient pas parfaites, les couleurs proposées n’ont pas la vivacité et le contraste d’un écran à cristaux liquides traditionnel, cela permettrait de donner une meilleure lisibilité à beaucoup d’ouvrages.

print-color

Une société chinoise appelée PalmRead prépare à la vente une liseuse 6 pouces équipée d’un écran Print-Color d’ici la fin du mois de Mars. Cette nouvelle liseuse  baptisée iReader C6 devrait être proposée sur le marché local et afficherait donc ces fameuses 4096 couleurs sur un format compact très semblable à des solutions comme les Amazon Kindle que nous connaissons bien.

print-color

Elle devrait être équipée d’un SoC quadruple coeurs, de 16 Go de stockage et proposerait une autonomie comparable aux liseuses classiques. Soit plusieurs dizaines d’heures de lecture dans un format léger et portable. Elle devrait permettre également la lecture à haute voix des textes embarqués. Point le plus important de cette annonce, la liseuse serait prête pour une production de masse.

print-color

Une autre société chinoise, iFlytek, serait également sur les rangs pour proposer un engin assez similaire. On retrouverait une dalle Print-Color de 6″ mais ce modèle particulier proposerait également un rétro-éclairage pour pouvoir lire dans des environnements sombres. Une paire de hauts parleurs serait également présente pour pouvoir écouter de la musique et, peut être, des livres audio. L’objet pèserait 150 grammes et mesurerait 6.9 mm d’épaisseur… Aucun prix n’a été mentionné.

print-color

Ces produits arriveront t-ils chez nous ? Seront t-ils livrés avec une interface en Français – peu probable – ou au moins en Anglais ? Et, évidemment, la grande question est à quel prix ? Il est possible que le marché Chinois pousse les constructeurs à viser un prix de masse plutôt qu’un marché de niche. Que les constructeurs se décident à proposer un produit abordable pour toucher leur énorme clientèle locale. Et que nous puissions en profiter dans un second temps grâce à des importations parallèles.

kindle-couleur

Est-ce que l’émergence de ce type de nouveauté pourrait également permettre à d’autres acteurs de proposer des produits en réaction ? Amazon pourrait peut être déterrer ses licences de Liquavista ? La technologie d’encre numérique rachetée à Samsung en 2013. Une technologie qui permettait déjà à l’époque d’afficher non seulement de la couleur mais également des vidéos correctement animées. Si des sociétés inondent le marché de liseuses couleurs abordables, les autres acteurs de notre marché devront probablement réagir.

Source : Liliputing

Des liseuses à encre numérique couleur Print-Color en Chine © MiniMachines.net. 2020.

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Palit KalmX, un test de la GeForce GTX 1650 passive

Par Pierre Lecourt — 23 mars 2020 à 16:35

La Palit KalmX GTX 1650 a été annoncée début Février et depuis on était sans nouvelles de cette solution 100% passive. Un premier test a été publié le 20 mars dernier sur le site Igor’sLAB et nous détaille les performances de cette solution face à des cartes ventilées activement.

Et le résultat est plutôt bon à condition de bien comprendre à quoi on a affaire. La Palit KalmX GTX 1650 est une carte graphique classique avec des fréquences standards, celles indiquées par Nvidia pour cette référence de puce. La seule – grosse – différence entre ce modèle et une solution classique vient donc de la méthode de refroidissement de la carte. 

Palit GTX 1650 KalmX

Le gros dissipateur employé par Palit est suffisant pour encaisser les 75 watts de la puce GeForce. La carte propose les mêmes performances qu’un modèle classique ventilé de Gigabyte. Le résultat est donc identique à quelques dixièmes d’images près. 28 FPS pour la Palit, 28.1 pour la Gigabyte dans ce test par exemple.

Palit GTX 1650 KalmX Palit GTX 1650 KalmX Palit GTX 1650 KalmX

Dans les différents tests de jeu le résultat est le même, la carte se comporte de manière quasi identique à chaque fois. Quelques pouillèmes d’images en moins par rapport à une solution ventilée classique. Ces résultats sont excellents et confirment que la solution de Palit est tout à fait apte à faire tourner une configuration GeForce GTX 1650 sans problèmes.

Palit GTX 1650 KalmX

Reste un détail important à bien saisir par rapport à ce type de scénario. La carte Palit KalmX n’est efficace de cette manière que dans un boitier activement ventilé. Si on regarde en détail le test proposé, on distingue bien deux entrées pour la carte. Avec des résultats sensiblement différents. Le premier test, le plus rapide, montre une carte dans un boitier classique, le second dans un boitier non ventilé. Et dans ce second cas, les performances sont clairement moindres que celles proposées par une GTX 1650 ventilée. Elles ne sont pas “mauvaises” mais sont nettement en dessous de plusieurs images par seconde.

Palit GTX 1650 KalmX

Autrement dit, si vous comptez sur ce type de carte pour concevoir une solution totalement dépourvue de ventilation, c’est possible, mais au prix de performances dégradées par rapport à une solution classique. Rien d’inhabituel sur ce marché des systèmes fanless, mais c’est toujours bon de le rappeler. 

Cette différence de performances s’explique assez facilement avec le tableau des températures relevées pendant les tests. Plus la température monte et plus le processeur graphique se limite pour éviter d’atteindre des résultats pouvant mettre en danger le système. Sur le tableau ci-dessus, on peut voir en rouge la température grimper à 90°C dans un boitier sans ventilateur actif, le maximum que la carte peut accepter. En rose, à l’opposé, les fréquences du système qui baissent rapidement jusqu’à atteindre un plus bas de 1500 MHz et ne plus en redécoller.

Palit GTX 1650 KalmX

Au contraire, en bleu, la température de la solution se stabilise assez vite vers les 65°C. En dessous, en jaune, la fréquence s’aligne sur un 1800 MHz. Ces résultats sont récoltés sur une solution de boitier ventilé.

Palit GTX 1650 KalmX

La Palit KalmX GTX 1650 peut être une excellente solution de carte graphique pour un poste adapté. Avec un boitier permettant un usage ventilé ou non par exemple. Si vous possédez une solution permettant de limiter fortement la ventilation de votre boitier jusqu’à le rendre quasiment inaudible, la carte se révélera être un allié précieux au quotidien pour des usages classiques ne demandant pas trop de performances graphiques. Si vous décidez de profiter de votre carte pour des usages plus complexes, du jeu 3D à l’utilisation de son processeur graphique pour du rendu de vidéo par exemple, la ventilation de votre boitier suivra et accompagnera la montée en puissance de votre carte graphique. Reste un détail pas anodin pour la carte, elle émet un bruit électronique de type Coil Whine lors de certains usages. Lorsque elle est très sollicitée et pendant les phases de chargement notamment. Evidemment, ce type de nuisance ne s’entend pas forcément dans un boitier ventilé mais avec une tour silencieuse, cela peut poser problèmes. Pas mal de détails et d’autres informations ressortent du test, je vous invite donc à le lire si vous voulez en savoir plus.

Source : Fanlesstech

Palit KalmX, un test de la GeForce GTX 1650 passive © MiniMachines.net. 2020.

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Les Bons Plans du jour : 23/03/2020

Par Pierre Lecourt — 23 mars 2020 à 14:06

Kurt Roschl

Illustration par Kurt Roschl

Les Bons Plans du jour : 23/03/2020 © MiniMachines.net. 2020.

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Purism Librem Mini : une minimachine différente

Par Pierre Lecourt — 20 mars 2020 à 15:11

Le Purism Librem Mini est une solution compacte de 12.8 cm de large comme de profondeur avec 3.8 cm d’épaisseur. A l’intérieur, un matériel très classique construit autour d’un processeur Intel Core i7-8565U. Une puce quatre coeurs et huit threads performante avec des fréquences allant de 1.8 à 4.6 GHz et un chipset graphique UHD 620 proposant de bonnes performances dans l’étroit fonctionnement où elle se déploie avec 15 watts de TDP.

Purism Librem Mini

Vendu dans différents kits, le Purism Librem Mini propose deux slots SoDIMMM de DDR4 pour un total de 64 Go de mémoire vive possible et un double stockage avec une baie SATA 3.0 de 7 mm d’épaisseur ainsi qu’un emplacement M.2 proposant à la fois une prise en charge PCIe NVMe et SATA 3.0.

La connectique propose un port HDMI 2.0 et un DisplayPort 1.2 pour  des sorties vidéos UltraHD. On retrouve également un port jack 3.5 mm combinant casque et micro. Quatre ports USB 3.0, deux ports USB 2.0 et un USB Type-C sont repartis sur les deux faces de la machine. Une sortie Ethernet Gigabit et des options pour un Wifi4 et du Bluetooth 4.0 sur un port classique.

Pure Librem Mini

La version de base à 699$ est livrée avec 8 Go de mémoire vive et un SSD de 250 Go SATA sur le port M.2. A bord, on découvrira un système d’exploitation Linux baptisé PureOS distribué par Librem. Un ajout technique a également été fait pour désactiver le système Intel Management Engine qui est remplacé par une solution appelée PureBoot. 

L’idée étant de profiter d’une solution très orientée vers la sauvegarde de vos données privées. Le système d’exploitation étant conçu pour ne pas partager vos informations personnelles ni votre activité sur la machine. C’est ce qui explique probablement le tarif de la machine… Car ce type de solution coûte bien moins cher en direct. La grande question restant de savoir si, pour quelqu’un qui cherche un ordinateur plus confidentiel, il est plus pertinent d’acheter ce type de machine dans le circuit normal et de la transformer en solution libre. Ou si il vaut mieux s’orienter directement vers une machine de ce type ?

Source : CNX Software

Purism Librem Mini : une minimachine différente © MiniMachines.net. 2020.

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Premiers benchmarks du netbook gaming GPD Win Max

Par Pierre Lecourt — 19 mars 2020 à 17:30

La dernière communication officielle de la marque listait les caractéristiques détaillées de l’engin avec la confirmation de son écran 8″ ainsi que de son processeur et des autres éléments de son équipement logique. Aujourd’hui, on a quelques infos sur les capacités de calcul du GPD Win Max.

GPD Win Max

Le GPD Win Max est un 8″ HD seulement puisque  sa dalle IPS affiche en 1280 x 800 pixels. Un choix qui s’explique par la volonté d’orienter cet engin vers le jeu et non pas la production de contenus. En proposant une définition plus faible, les performances globales de l’engin n’en seront que meilleures. De quoi pallier à la relative faiblesse en 3D du processeur Intel Core i5-1035G7 qui, bien qu’équipé d’un circuit graphique Iris Plus 940 d’Intel plutôt musclé, n’arriverait pas à fournir une jouabilité satisfaisante en FullHD.

GPD Win Max

Pour accompagner cette puce, pas moins de 16 Go de mémoire vive DDR4 et 512 Go Go de stockage PCIe NVME. De quoi laisser s’exprimer à fond tout le potentiel de la puce Intel.

GPD Win Max

La dissipation tient une place importante dans le dispositif qui doit encaisser un processeur qui tournera probablement au maximum de ses capacités pendant toutes les sessions de jeu. GPD  donc fait la part belle à l’aspiration d’air frais sous le capot pour rejeter l’air chaud derrière la machine de manière assez classique.

GPD Win Max

La connectique du GPD Win Max est très riche sur un engin d’aussi petite taille. La marque n’a pas hésité  à proposer de multiples solutions et va jusqu’à intégrer un RJ45 et un Thunderbolt 3.0. Ce qui en fait, assez paradoxalement, un des ultraportables les mieux fournis en connectique alors qu’il n’affiche qu’en 8″ de diagonale.

GPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win Max

Quels résultats donnent ces éléments sur cet engin ultra compact ? Cela dépend évidemment des titres que vous lancerez. GPD annonce la couleur avec une série de jeux tournant autour des 60 images par seconde. Dans la liste, on découvre des titres plus ou moins récents comme Red Dead Redemption 21, Borderlands 3 ou Call of Duty: Modern Warfare. D’autres jeux semblent moins apprécier la solution avec des chutes de performances comme Rise of the Tomb Raider, Sekiro, Gears 5, Monster Hunter : World ou Devil May Cry 5.

GPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win Max

Enfin, des titres plus anciens comme BioShock Infinite ou Counter Strike : Global Offensive dépassent les 100 images par seconde. Les titres très populaires et grand public comme Rocket League, DOTA 2, Overwatch, FIFA 20, PUBG ou Fortnite sont très correctement gérés par la machine. 

So, all you guys saw this leaked video? pic.twitter.com/RISnTGFe4K

— GPD Game Consoles (@softwincn) March 14, 2020

On peut donc s’attendre à des performances très correctes pour tous types de jeu, reste à savoir si le format et le prix vont convaincre. Il est possible que la Win Max fasse mouche, surtout si un financement participatif agressif est lancé. Au final, je doute que l’objet soit produit en masse. Il s’agit d’une solution de niche qui ne devrait pas déborder quelques milliers de pièces. A moins que la marque trouve des partenaires pour distribuer plus localement ses solutions et joue sur le nombre de produits vendus, ce type de solution devrait probablement dépasser le montant alloué aux caprices de nombreux acheteurs potentiels.

Source : Liliputing

Premiers benchmarks du netbook gaming GPD Win Max © MiniMachines.net. 2020.

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Xiaomi annonce sa Mi Box S avec une certification Netflix

Par Pierre Lecourt — 19 mars 2020 à 17:10

Mise à jour du 19/03/2020 : La Mi Box S est en promo à 48.10 € chez Gearbest aujourd’hui.

Billet original : On connait bien les Mi Box et le paradoxe qu’elles représentent sur le marché. Parmi les meilleures élèves en terme de décompression vidéo, la petite solution Android TV de Xiaomi est également sujette à des coups de blues à chaque mise à jour. La solution qui se révèle très performante pour lire un flux en streaming sur  un service un jour se révèle incapable de recommencer la même chose le lendemain.

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En cause ? Des partenariats établis peu à peu avec différents services et des diffuseurs de flux qui ne reconnaissent plus la Mi Box comme une solution valide au lendemain d’un changement logiciel. Ce paradoxe se fait bien entendu au détriment des clients qui achètent souvent ce type de  dispositif pour streamer des contenus vidéo ou audio depuis la toile : Netflix, Youtube, Canal+ ou Spotify.

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Une fonction Chromecast complète…

La nouvelle Mi Box S de la marque devrait régler ce souci. Les changements techniques sont mineurs… Pour preuve, la solution emploie encore et toujours le même SoC sur une base d’ARM Cortex-A53 en quadruple coeurs associé avec un chipset Mali-450. On garde le même panel de DRM que d’habitude. Cette version embarque 2 Go de mémoire vive et, comme d’habitude, un tout petit peu de stockage interne avec 8 Go embarqués. Pas de lecteur de cartes SD, pas d’extension naturelle de cette mémoire. On pourra certes ajouter un disque dur en USB mais cela ne permettra pas de glisser au coeur de la box une foule d’applications Android. 

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La connectique reste bien pauvre : Une sortie HDMI 2.0a compatible CEC et HDCP 2.2, un port USB qu’il vaut mieux connecter à un adaptateur Ethernet qu’a tout autre chose, un port d’alimentation et un port jack audio 3.5 mm stéréo. La Mi Box S propose un Wifi5 (802.11AC) et du Bluetooth 4.2 pour être pilotée avec des manettes compatibles. Elle supporte la fonction Chromecast de Google et se comportera donc comme une clé HDMI de la marque avec exactement les mêmes usages. Elle est compatible Dolby Audio et DTS.

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Annoncée à un prix public de 59.99$, elle est livrée avec une télécommande vocale permettant d’utiliser la Mi Box S comme une solution Google Assistant : On pourra donc lui donner des ordres après avoir appuyé sur le bouton adéquat : Contrôle domotique à la voix, recherche de contenus au travers des services compatibles.

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Mais le point important par rapport à l’actuelle Mi Box disponible sur le marché, cette Mi Box S est certifiée par les sources de streaming : Netflix a droit à un bouton sur la télécommande pour lancer son service en un clic. Les autres services de diffusion sont également compatibles et reconnaissent la box comme un périphérique valide. Cela devrait limiter grandement les problèmes de refus de diffusion avec ces sites. A noter, d’ailleurs, qu’Amazon vidéo ne fait pas partie de la liste proposée par la box sur sa page US. Un “manque” qui fait tâche dans l’offre actuelle de la marque.

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Pour quand en France ma Mi Box S ? Aucune idée. Sera t-il possible de commander une Mi Box S en Asie et se la faire livrer en France ? Probablement. Sera t-elle alors compatibles avec les services français de diffusion comme Netflix ou Spotify ? On ne sait pas encore… La Mi Box S est toute fraîche et les négociations avec les partenaires français seront probablement longues. Un ami chez Canal+ me disait encore il y a peu, lorsque je lui demandais comment ça allait, qu’il passait son temps à se battre contre Widewine… Je vous laisse deviner pourquoi.

Découvrir le meilleur prix pour la Mi Box S

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Waveshare présente des écrans à encre numérique alimentés en… NFC

Par Pierre Lecourt — 19 mars 2020 à 12:36

Disponibles en quatre tailles de 2.13 à 7.5 pouces, ces écrans proposent des fonctionnalités d’encre numérique classiques. Comme vous le savez sans doute, cette technologie est basée sur un changement d’état physique de billes intégrées dans la dalle. Chaque bille présentant une face noire et l’autre une face neutre. Lors d’une impulsion électrique, le positionnement de ces billes change et dessine texte ou image.

Waveshare

Une fois l’image dessinée, aucun besoin d’énergie. L’image restera telle quelle dans le temps, il faudra au contraire une nouvelle impulsion électrique pour qu’elle s’altère. 

L’idée de ces écrans Waveshare est donc de profiter du NFC pour transporter l’énergie nécessaire à ce changement d’état en même temps que l’information à afficher. De telle sorte que les petits écrans à encre numérique peuvent se passer de toute batterie interne. Une vraie bonne idée pour beaucoup d’usages et surtout un excellent moyen de limiter la pollution liée aux batteries employées dans ces outils.

Les prix sont assez intéressants :

Avec un simple smartphone proposant du NFC, on pourra mettre à jour son écran Waveshare et lui “imprimer” des informations qui resteront en place jusqu’au prochain changement. Une excellente idée pour de nombreux usages. On peut imaginer des rapports d’état sur des matériels, par exemple. Une solution pour présenter une mise à jour d’intervention sur un ascenseur par exemple.

Waveshare

Mais cela peut également servir pour des usages de particuliers qui pourront afficher des infos de calendrier journalier par exemple. Des informations météo ou autres éléments qu’il sera intéressant d’afficher sur des endroits précis. Des messages, des informations techniques, des rendez vous et autres. L’intégration de ce type de technologie étant relativement abordable pour un simple affichage, il peut également convenir pour de nombreux projets de particuliers bricoleurs.

Waveshare

Waveshare propose d’ailleurs des kits de développement à 19.97€ pour piloter ces écrans. Ces kits comprennent un affichage OLED, un SoC STM32F103R et un lecteur de cartes MicroSD. On peut facilement imaginer une solution autonome qui ne consommera quasiment rien et qui pourra profiter du NFC pour analyser un milieu fermé et transmettre des informations de ce milieu via une communication NFC vers un écran situé à l’extérieur par exemple.

Source : CNX-Software

 

 

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reMarkable 2 : une seconde super liseuse pour la marque

Par Pierre Lecourt — 18 mars 2020 à 16:07

La marque reste sur les même fondamentaux et la reMarkable 2 reste une solution de 10.3″ de diagonale équipée d’un écran E Ink compatible avec un stylet actif. Ecran qui a la particularité d’offrir une certaine granularité en surface pour proposer un ressenti agréable et précis au stylet.

reMarkable 2

La solution est annoncée à 399$ pour son lancement en précommande. La disponibilité est annoncée pour Juillet et plusieurs cadeaux vous sont proposés. Les  frais de port, un stylet et une pochette seront ainsi joints à la tablette pour toute commande opérée en ce moment. Une remise qui atteint donc au total 137$ et un site qui joue la transparence avec la possibilité d’obtenir un remboursement à tout moment pendant la précommande et même de retourner l’engin 30 jours après sa réception si vous n’en êtes pas satisfait.

reMarkable 2

Venons en au matériel lui même avec une solution qui est très proche de la version précédente. L’écran 10.3″ proposera une surface à encre numérique proposant une lecture agréable et une belle autonomie. L’affichage propose une définition de 1872 x 1404 pixels soit du 226 points par pouce. La marque a choisi une technologie baptisée CANVAS de seconde génération établie sur des fondations d’encre numérique établies par E Ink.

reMarkable 2

L’autonomie annoncée pour la liseuse est de deux semaine en usage normal et trois mois en veille. La batterie 3000 mAh fait donc un excellent travail sur ce point. L’autonomie est presque 40% plus importante que pour la première version de l’objet. Cela est dû en grande partie au SoC plus efficace employé pour cette nouvelle version. Le SoC embarqué est un double coeur cadencé à 1.2 Ghz associé à 1 Go de mémoire DDR3 et 8 Go de stockage. Des spécifications un peu maigres mais l’engin emploie un système Linux maison et n’a pas besoin de solutions extravagantes pour faire fonctionner son dispositif. En l’état, la reMarkable 2 est capable de gérer et stocker cent mille pages… L’épaisseur de la liseuse tombe à 4.7 mm pour 405 grammes. A bord, on retrouve également un module Wifi5 et la charge comme la transmission de données se fera au travers d’un port USB Type-C.

reMarkable 2

Le stylet offre toute l’interactivité nécessaire à la prise de notes, il permet de détecter la pression et l’orientation de sa pointe. Il permettra de retranscrire précisément votre écriture sur cette surface semblable au papier. Mieux encore, sur  cette seconde version le stylet peut se comporter en gomme en le retournant face à l’écran. Une couverture de protection vient de fixer magnétiquement au côté de la tablette d’un côté. Le stylet viendra, quant à lui, se coller magnétiquement de l’autre côté de la reMarkable 2.

reMarkable 2

Le Linux embarqué permet l’ouverture et la manipulation de nombreux formats dont l’Epub et le PDF. Ces derniers pourront être annotés, modifiés ou signés directement mais la machine ne proposera pas d’OCR. Les exportations se feront sous forme de fichiers images ou de PDF…

Un outil parfait pour les boulimiques de carnets en tous genres qui jettent des idées en pagaille sur le moindre bout de papier qui tombe sous leur main. La première version de cet engin était annoncée en 2016 et beaucoup avaient eu peur de ne voir ici qu’un scam de plus sur le réseau surtout après le triste épisode de la Noteslate. Au final, la liseuse était bien sortie et a été distribuée dans un circuit spécialisé tout à fait normalement. La société est donc digne de confiance et son premier produit était une vraie réussite technique d’après ce que j’ai pu en lire. En espérant que cette reMarkable 2 soit un peu moins confidentielle…. 

Plus d’infos chez reMarkable

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Les Bons Plans du jour : 18/03/2020

Par Pierre Lecourt — 18 mars 2020 à 13:05

Ed Emshwiller

Illustration par Ed Emshwiller

Les Bons Plans du jour : 18/03/2020 © MiniMachines.net. 2020.

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DFI GHF51 : une carte de la taille d’un Raspberry Pi sous Ryzen Embedded

Par Pierre Lecourt — 18 mars 2020 à 12:52

Il faut dire que les puces Ryzen Embedded sont par nature à destination des solutions industrielles. Vous avez plus de chances d’en croiser une dans une Atari VCS que chez un commerçant, c’est dire. Il n’empêche que la DFI GHF51 est impressionnante à la fois en possibilités et en compacité et, qui sait, peut être qu’elle pourrait donner des idées à un constructeur classique de carte mère de se pencher sur le joli berceau de ces processeurs.

DFI GHF51

La carte mère DFI GHF51 mesure 8.4 cm par 5.5 cm de cotés soit l’équivalent d’une carte type Raspberry Pi Model B. A son bord, on découvre un processeur AMD Ryzen Embedded R1000 avec un TDP de 12 watts. Avec un chipset graphique embarqué Radeon Vega 3, la carte affiche de belles possibilités 2D et Vidéo. Elle pourra prendre en charge nativement des formats vidéos H.265 en encodage comme en décodage, prendre en charges les formats VP9 et pourra même afficher en 4096 x 2160 en 24 Hz. 

DFI GHF51

Avec 2 Go de mémoire vive DDR4-3200 embarqués de base mais jusqu’à 8 Go dans la version haut de gamme, la DFI GHF51 ne sera pas la solution x86 la plus spectaculaire du marché. Mais elle aura pour avantage sa petite taille et sa robustesse en calcul, sans compter sa large compatibilité avec de multiples systèmes d’exploitation. Son stockage embarqué est assez maigre avec 16 Go de eMMC de base mais pourra évoluer jusqu’à 64 Go sur les modèles haut de gamme. Un port M.2 MiniPCIe est également disponible pour une extension. De quoi profiter du système assez largement avec une distribution Linux ou un Windows 10.

DFI GHF51

Autre intérêt de la DFI GHF51, sa connectique puisqu’elle propose un port USB 3.1 Gen2 Type-C qui permettra de brancher un Hub USB très complet, deux sorties MicroHDMI 1.4 et un port Ethernet Gigabit. La carte proposera également les broches nécessaires à une intégration classique dans boitier et s’alimentera en 12 volts.

DFI GHF51

La marque n’a pas encore donné de tarifs pour cette gamme et il ne faut pas s’attendre à un prix abordable. Outre la confidentialité du produit, sa destination industrielle force probablement à une commercialisation par grandes quantités. A moins qu’un distributeur ou un grossiste s’y intéresse et en achète un lot, la DFI GHF51 restera probablement une solution totalement inaccessible.

Source : Liliputing et DFI

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BMAX Y13 : un 13.3″ Celeron N4100 bien équipé à 332.78€

Par Pierre Lecourt — 17 mars 2020 à 19:10

Mise à jour du 17/03/2020 : Le BMAX Y13 est à 332.78€ en vente flash.

Billet du 19/09/2019 : Après les PC entrée de gamme, les marques noname chinoises s’intéressent à un concept de PC “suffisant” à tout le monde. Le BMAX Y13 ne saura pas satisfaire les plus exigeants mais reprend la formule de certains MiniPC familiaux. Un équipement adapté aux usages classiques de monsieur et madame tout le monde. Ce 13.3″ saura répondre à peut être 95% des besoins d’un utilisateur lambda.

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Autant commencer par son plus gros défaut, du moins pour nous en tant qu’utilisateurs Français, c’est un PC Chinois et donc doté d’un clavier Qwerty et non pas Azerty comme on le pratique dans notre pays. Mis à part ce détail, le BMAX Y13 est une solution hybride très intéressante. 

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Les leçons des dernières évolutions materielles du marché ont été retenues et le concept de l’écran aux bordures fines a été retenu. On retrouve donc un affichage de 13.3″ assez aérien avec des bordures latérales de 5 mm pour un ratio écran / châssis de 81.7%. Le BMAX Y13 propose tout de même une webcam 1 mégapixel au dessus de l’affichage et la dalle IPS affiche en FullHD. Cela permet de construire un engin de 30 cm de large pour 20.80 cm de profondeur. Ce qui se rapproche des encombrements de machines de 11 ou 12″ aux larges bordures d’écran.

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La dalle est également tactile avec 10 points de contact, cela s’explique par l’emploi d’une charnière souples permettant de replier écran et clavier dos à dos pour se servir du BMAX Y13 comme d’une tablette tactile 13.3″. On pourra également exploiter les autres positions démocratisées par les YOGA de Lenovo : Mode tente pour poser la machine debout avec l’écran face à vous ou mode portrait pour n’avoir que l’écran de visible et le clavier comme support…

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A l’intérieur de l’engin, on retrouve une configuration très sobre mais largement suffisante pour un usage familial d’un PC de ce type. Le processeur embarqué est un Celeron N4100 d’Intel. Un quadruple coeur cadencé de 1.1 à 2.4 GHz avec 4 Mo de mémoire cache et proposant un circuit graphique Intel UHD 600. Cette puce aux 6 watts de TDP est tout à fait pertinente encore aujourd’hui. Elle saura vous faire surfer agréablement, lire tout type de vidéo en local ou en streaming même en UltraHD, retoucher des images, faire de la bureautique, scanner et imprimer et même jouer à des jeux peu gourmands. Les limitations de ce type de puces sont liées aux usages les plus lourds. Ne comptez pas dessus pour faire un rendu vidéo en UltraHD ou jouer au dernier titre 3D à la mode. Elle n’est pas prévue pour cela. Elle ne coûte d’ailleurs qu’une fraction du tarif des portables prévus pour cela.

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On distingue la trappe du SSD en bas à droite de l’image

Ce Celeron est bien épaulé ici avec 8 Go de mémoire vive, c’est souvent le défaut des machines équipées de ce type de puces. Elles se limitent à 2 ou 4 Go de mémoire ce qui a un impact certain sur les possibilités globales de l’engin. Avec 8 Go de mémoire vive la machine plus de souffle et permet du vrai multitâches sur son écran FullHD. Le stockage est de 256 Go en SSD ce qui est suffisant pour de nombreux usages. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également inclut dans la machine pour étendre son stockage même si le recours à une solution externe en USB ou via réseau risque de faire plus sens assez rapidement. Le SSD est monté sur un slot M.2 pour pouvoir le faire évoluer si vraiment la place devient compliquée à gérer… Une trappe est disponible à l’arrière de l’engin pour faciliter l’accès à celui-ci.

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Pour le reste c’est un classique qui semble bien maitrisé. Le clavier est certes en QWERTY mais il est de type chiclet et occupe quasiment tout l’espace disponible. Il est rétro éclairé avec deux niveaux de rétro éclairage afin de pouvoir pianoter dans les environnements sombres. Au dessus on découvre les enceintes de l’appareil placées sous l’écran pour une bonne stéréo et en dessous le large et profond pavé tactile de la solution.

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Le Wifi est de type 802.11 AC associé à un Bluetooth 5.0. La connectique est malheureusement assez minimaliste avec deux ports USB Type-C, un port jack 3.5 mm pour casque et micro, le lecteur de cartes mémoire et une entrée d’alimentation. A noter que si le premier port USB Type-C est indiqué comme uniquement compatible avec le transfert de données, le second est capable de toutes les fonctions de ce type de port. Ce qui suppose l’alimentation de l’engin , le transfert d’un signal vidéo, le raccordement à un réseau Ethernet et bien d’autres choses encore. C’est sur ce port qu’il faudra par exemple brancher un HUB USB en mode sédentaire afin de bénéficier de tous ses avantages.

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L’autonomie annoncée oscille entre 6 et 8 heures sans préciser quels types d’usage ni même la capacité de la batterie. C’est encore un détail, avec la qualité de finition, qu’il faudra vérifier à la sortie de la machine. Car cela pourrait nous réserver une bonne comme une moins bonne surprise et qualifier l’engin pour un usage semi sédentaire ou comme un véritable PC portable.

Que conclure ? Proposé à 345.42€ c’est à mon sens un excellent compromis entre performance, mobilité et services. Le BMAX Y13 à des défauts mais reste remarquablement homogène et cohérent. C’est le genre de machine qui semble parfait pour venir équiper une maison où un engin vieillissant à du mal a tenir le coup. Avec un Celeron N4100, 8 Go de mémoire et un SSD on retrouvera un portable au démarrage rapide et à la réactivité agréable. Il pourra tout aussi bien jouer le rôle de portable calssique, de grande tablette plus ludique ou de cinéma mobile. A ce prix, situé sous la barre de certains MiniPC mais avec un écran, il peut également devenir une machine sédentaire une fois équipée d’un Hub USB Type-C complet, d’un clavier et d’une souris.

La disponibilité annoncée est au 25 Septembre.

Découvrir le meilleur prix du BMAX Y13

BMAX Y13 : un 13.3″ Celeron N4100 bien équipé à 332.78€ © MiniMachines.net. 2020.

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AMD lance les Ryzen 9 4900H et 4900HS pour machines mobiles

Par Pierre Lecourt — 17 mars 2020 à 17:59

Deux nouvelles puces sont donc annoncées dans la gammes des Ryzen Mobile 4000, deux puces assez proches développées dans deux TDP différents. Le Ryzen 9 4900H tourne à 45 watts. Le 4900HS proposera, quant à lui, un fonctionnement à 35 watts de TDP. Des consommations qui sont élevées pour des machines portables mais qui pourraient être très pertinentes dans des MiniPC.

AMD Ryzen 9 4900H

Avec des puces performantes, complètes puisque disposant de leur propre circuit graphique, dans une enveloppe  thermique de 45 ou 35 watts, AMD vise clairement les PC grand format. Des 15 et 17″ épais qui pourront non seulement dissiper la chaleur dégagée mais également accepter des batteries imposantes pour proposer une autonomie décente.

Mais c’est peut être au sein de MiniPC que ces solutions auraient le plus de sens. Avec ces TDP, ces puces seraient parfaites pour construire des solutions compactes et efficaces. Des minimachines performantes avec un bon niveau 3D, des performances 2D et vidéo très confortables et de très bonnes capacités de calcul. De quoi proposer un produit à la fois compact et complet dans un encombrement minimal.

AMD Ryzen 9 4900H

Les Ryzen 9 4900H sont des 8 coeurs et 16 threads cadencés  de 3.3 à 4.4 GHz avec 4 Mo de cache L2 et 8 Mo de cache L3. Il dispose de 8 CU et propose une fréquence de 1750 MHz pour 45 Watts de TDP.

AMD Ryzen 9 4900H

Les Ryzen 9 4900HS sont des déclinaisons 35 Watts avec le même nombre de coeurs, de threads et de CU mais sur des fréquences un peu plus basses de 3.0 à 4.3 GHz. La mémoire cache est la même et le circuit graphique tournera à la même fréquence max.

Ryzen 9 4900HS

Le détail qui pique, ces calculs sont faits avec une GeForce RTX MaxQ de Nvidia

Ces modèles seront réservés aux fabricants partenaires d’AMD. Ces solutions permettront donc de profiter d’un excellent niveau de performances tout  en sauvegardant une bonne partie de l’autonomie des machines. L’implantation de ces modèles se ferait obligatoirement en partenariat avec AMD qui veillerait à la bonne implantation du design et au suivi logiciel des mises à jour de pilotes.

AMD Ryzen 9 4900H

L’évolution avec le Ryzen 7 4800H est surtout visible sur les fréquences. La puce d’AMD propose la même architecture en 8 coeurs et 16 threads mais dans des fréquences oscillant de 2.9 à 4.2 GHz avec le même cache. Le nombre de CU est de 7 et la fréquence max de 1600 MHz pour 45 watts.

La surprise de cette sortie un peu plus tardive n’est pas énorme. Si en Janvier AMD dévoilait ses gammes Ryzen 4000 limitées aux Ryzen 7, de nombreux fabricants communiquaient dans le même temps sur des gammes de produits capables d’accueillir des puces jusqu’au Ryzen 9…. Ne laissant pas de grand mystère sur l’apparition de ces nouveaux modèles.

ASRock DeskMini A300

Les modèles Ryzen 4900H seront plus faciles à trouver et si AMD les imagine pour des machines mobiles, il se pourrait donc que des fabricants les développent sur un marché de solutions PC plus classiques. Des solutions comme l’Asrock Deskmini ci-dessus, par exemple, sauraient largement tirer avantage de ce type de puces mais on peut également imaginer des solutions chez d’autres constructeurs qui savent déjà encaisser des puces de 45 watts de TDP.

Un engin comme le NUC Hades Canyon sous Core i7-8809G sait encaisser un processeur avec un TDP de 100 watts. Les Zotac Magnus de dernière génération proposent un processeur avec le même TDP de 45 watts ( Core i9-9980H)  avec un circuit graphique GeForce RTX. On imagine donc qu’il serait largement possible de concevoir des solutions adaptées à des puces Ryzen 9 4900H avec 45 “petits” watts de TDP. 

Est-ce que AMD va enfin se pencher sérieusement sur le berceau des MiniPC pour donner naissance à une gamme efficace ? On peut imaginer que les modèles HS auront la priorité sur le reste de la production et que la marque va chercher à conquérir un peu plus le marché portable. Fidéliser des partenariats avec des marques semble être la prochaine étape stratégique importante pour assurer son avenir.

Les prix des puces sont pour le moment inconnus. La disponibilité d’origine était prévue pour ce printemps sans que l’on sache évidemment aujourd’hui si elle pourra être respectée ou livrée à temps pour correspondre au calendrier d’AMD.

AMD lance les Ryzen 9 4900H et 4900HS pour machines mobiles © MiniMachines.net. 2020.

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Coronavirus Times : L’impression 3D et le DIY au secours des malades

Par Pierre Lecourt — 19 mars 2020 à 12:53

En Chine, au Japon, en Italie, en Espagne et en France, les histoires mêlant impression 3D et Coronavirus se multiplient. Des particuliers, de simples particuliers, comme des entreprises et des fablabs viennent en aide à leurs voisins, leur famille et, plus rarement, aux malades et aux hôpitaux avec ces fameuses imprimantes 3D qui pour beaucoup n’avaient aucun intérêt.

poignée de porte impression 3D

Dès les premiers jours de l’épidémie, l’impression 3D a commencé à proposer des solutions face aux problèmes liés à l’épidémie de Coronavirus Covid-19. La plupart du temps, les gens ont commencé à produire des supports pour fabriquer des masques de fortune. De simples clips plus pratiques que les solutions de base, que l’on pouvait changer facilement. Mais très vite des solutions de plus en plus évoluées sont apparues.

De nombreuses personnes ont réfléchi à la fabrication de respirateurs maison, des solutions simples et efficaces utilisant les matériels existants déjà dans les hôpitaux mais ne coûtant pas plusieurs dizaines de milliers d’euro pièces. En adaptant des masques et des solutions manuelles avec des solutions développées maison, des machines efficaces ont pu être mises en place. Il suffit de suivre la page Facebook Open Source COVID19 Medical Supplies pour comprendre le génie de certains pour adapter des matériels non utilisés par manque de moyens mécaniques. dans beaucoup de pays en voie de développement, les respirateurs manuels sont adaptés à des solutions mécanisées de cette manière.Open Source COVID19

J’ai pu lire une histoire édifiante à ce sujet. Un paysan Indien atteint d’une maladie qui le paralysait peu à peu. Au bout de quelques jours, il n’arrivait plus à respirer tout seul. Dans son hôpital de province, aucun respirateur artificiel n’était disponible. Seule solution locale, un petit dispositif manuel où l’on presse une sorte de gros ballon transparent pour qu’il pousse de l’air vers un masque posé sur le nez et la bouche du patient. Le genre d’objets que l’on voit dans les séries médicales posés sur le visage des gens sur les brancards… Un objet qui ne coûte pas très cher. Problème, il faut quelqu’un pour le manipuler. L’homme a pu compter sur sa famille et ainsi sa femme et son frère se sont relayés à son chevet jour et nuit pour appuyer sur le respirateur manuel, 15 fois par minute, jour et nuit pendant…. 18 jours. Ce qui lui a permis de rester en vie. Assez pour ne plus avoir besoin d’une aide respiratoire et sortir de l’hôpital sur ses deux jambes.

Respirateur artificiel DIY

Cette aventure a lancé l’idée de construire des systèmes de respirateurs adaptés à ces outils manuels en 2010 au MIT. Et cela a abouti au dispositif que vous voyez juste ci dessus en image. L’idée étant de proposer un matériel simple, efficace et employant des produits disponibles partout à des prix abordables. Le souci actuel étant de grande ampleur et “ponctuel”, le dispositif du MIT n’est cependant pas envisageable. Il faut des solutions rapides à développer avec les moyens du bord et non pas un appareil “low cost” à installer là où les appareils les plus chers ne sont pas disponibles. 

Avec l’épidémie de coronavirus, cette idée est donc relancée avec des tonnes d’exemples de développement maison autour de cette idée de “faire simple”. Un recours à la lowtech pour pallier le manque de matériel très haut de gamme disponible dans les hôpitaux. 

Open Source COVID19 Medical Supplies COVID19 Open Source COVID19 Medical Supplies

Avec du materiel de CNC classiques, des moteurs, tiges filetées, roulements et autres, largement disponibles en 2020 grâce au marché de l’impression 3D, des logiciels de conception 3D qui se sont démocratisés et des solutions microcontrôleur abordables, des dizaines de projets ont ainsi pu voir le jour. L’objectif étant de développer au final un respirateur Open Source, simple, efficace et abordable. Qu’un particulier pourrait construire lui même en cas de besoin pour aider un malade ou pour donner à des hôpitaux pour faire face à une épidémie. Des produits qui ne seront probablement jamais certifiés par nos systèmes de santé en temps normal mais qui pourraient sauver des vies dès aujourd’hui. Les hôpitaux d’une partie de notre pays étant déjà face au problème d’un choix à faire entre les patients faute d’un manque de ces respirateurs et de places.

valves FDM

A gauche l’original, à droite une des premières valves imprimées avec du PLA

L’histoire de ces sociétés Italiennes qui ont réussi à modéliser et imprimer des valves pour un hôpital de Brescia en Lombardie, une région particulièrement touchée par le COVID-19, a directement permis de sauver des vies. Ces valves font partie du système des respirateurs artificiels et doivent être régulièrement changées. Problème, le fournisseur a prévenu l’hôpital qu’il n’arriverait pas à livrer de nouvelles valves dans les temps et une rupture de ces simples objets en plastique allait rendre inopérants les respirateurs hors de prix.

valves SLS

Impression 3D de valves par un industriel

L’hôpital s’est tourné vers des fablabs et une petite société italienne a décidé d’aller directement à l’hôpital avec une petite imprimante 3D. Pour modéliser l’objet et le tester sur place. Une première production a été lancée avec quelques pièces et a permis de sauver immédiatement des vies. La production s’est ensuite tournée vers un solution d’impression industrielle pour produire ces valves en quantité. Suffisamment pour pallier au problème de livraison.

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Mise à jour de la mise à jour ! 19/03/2020

Nouveau rebondissement dans cette affaire de valve imprimée en 3D. L’entreprise mise en cause nie avoir menacé de procès l’entreprise Italienne désireuse de faire des copies de ses valves. Elle aurait simplement refusé de leur envoyer les plans de ses valves pour des raisons légales.

Un article de Business Insider affirmait pourtant que Massimo Temporelli, qui avait recruté l’équipe en charge du design de cette valve pour pallier au problème de rupture de stock avait subit des menaces de procès.
Jointe par The Verge, une des deux personnes ayant discuté avec un contact dans l’entreprise explique qu’il n’en est rien. La marque aurait bien refusé de donner les plans, expliquant son incapacité à le faire pour des raisons légales mais l’échange se serait arrêté là. Aucune menace de procès aurait été faite.
Autre information importante, le chiffre avancé pour le prix de la valve serait bien démesuré et sans rapport avec le prix réellement facturé aux hôpitaux par la société. La facture ne serait de quelques euros ce qui semble bien plus plausible pour un petit morceau de plastique.

Comment expliquer cette information erronée ? Peut être parce que le compte rendu de la conversation entre les personnes cherchant a fabriquer des valves “maison” dans l’urgence et al société s’est terminée par une notification sur le fait que la copie de ces valves brevetée était bien illégale. Et que le groupe qui a décidé de les fabriquer quand même a conclut que le risque d’un procès devait être pris par rapport à la situation des patients malades dépendant de la production de ces valves.

A l’issue de cette crise, aucun procès devrait être intenté envers les personnes ayant ainsi subvenu aux besoin des hôpitaux Italiens. Evidemment, si un industriel décidait de copier en masse ces éléments spécifiques, sans raison ou nécessité impérieuse, il serait quand à lui poursuivi.

valve (l'autre)

Mise à jour 18/03/2020 : J’apprend ce soir que les créateurs Italiens de ces valves ont été menacés de poursuites par le fabricant quand ils l’ont contacté pour récupérer les plans. Fabricant qui ne voyait pas d’un très bon oeil le fait que ces produits étaient répliqués pour une somme dérisoire alors que lui même les vend pour une somme astronomique. Certains médias parlent de 11000$ pièce ce qui me parait totalement grotesque et extravagant pour ce genre de produit. Cela n’a semble t-il découragé personne et devant ce cas de force majeure, les impressions ont bien été réalisées.

Mais c’est là un vrai problème de société. Doit t-on laisser ce genre de développements à des sociétés privées qui, par soucis de rentabilité, préfèrent tenter de dissuader des gens de sauver des vies en les menaçant de procès alors qu’ils ne sont pas en mesure de fournir les produits indispensables à l’usage de leur matériel ?

Ne serait-ce pas utile que les hôpitaux et autres services d’urgence disposent de solutions Open-Source ? Que tout le monde puisse dépanner tout le monde en cas de besoin ponctuel dans un pays ? Que sauver une vie ne coûte pas des milliers d’euros de materiel quand ce materiel ne devrait coûter que quelques piécettes ? Que l’on manque de personnel d’un côté, de masques en quantité de l’autre, de lits… tout simplement parce que notre argent part dans des consommables hors de prix ?

Chez les particuliers, ce sont les masques qui ont sans doute le plus d’importance. L’impression 3D a permis de concevoir des modèles simples comme des masques sophistiqués, des solutions qui ne correspondaient pas aux besoins des malades déjà contaminés mais parfaits pour des personnes ayant besoin de sortir et de se protéger. Des solutions adaptées pour des vendeurs de produits de première nécessité n’ayant reçu aucun matériel pour se protéger. Boulangers, épiciers et autres personnels en supermarchés mais aussi facteurs, livreurs, éboueurs…  Ces solutions existent désormais partout et notamment sur Thingiverse, site où on peut les télécharger gratuitement.

Coronavirus  Flu Reusable Emergency Respiratory Mask

Un des premiers produits que j’ai pu croiser est ce masque proposé par dbeck sur Thingiverse. Une solution simple et rapide à imprimer qui vient coincer un tissu dans deux feuilles de plastique. Une super idée avec un petit défaut, il faut une imprimante capable d’imprimer en grand format pour l’exploiter. Il sera possible néanmoins de réduite la taille de l’objet dans votre slicer pour l’adapter à un enfant.

Flexible Mask Valvy
On trouve également des solutions haut de gamme comme ce masque à imprimer en plusieurs pièces directement sur du tissu proposé par Jczfirz sur Thingiverse. Une solution complexe mais réutilisable qui nécessite certes du temps de préparation mais qui propose l’utilisation de filtres assez évolués. 

Ce dispositif est complet mais complexe, si il ne nécessite qu’une imprimante 3D de 200 mm de côté, il demande également du materiel annexe comme un décapeur thermique par exemple. 

Coronavirus COVID-19

Il existe également des “pinces” pour plier du tissu et l’accrocher avec es élastiques. Là encore, c’est simple à imprimer et compatible avec tout type de format d’imprimante. Ce modèle est signé par Fernderam07 encore sur Thingiverse. Il en existe beaucoup d’autres sur le site.

Air Mask with two filters

Un projet particulièrement intéressant à suivre est le projet Open Mask qui en est à sa version 4.0. Disponible là encore sur Thingiverse, ce dispositif est en perpétuelle évolution sur le site openmask.altervista.org.

Open Source COVID19 Medical Supplies

Des systèmes de protection pour les yeux et le visage nécessaires aux personnels hospitaliers sont également développés. Des systèmes simples qui, imprimés en 3D, permettent de fixer une feuille de plastique transparente devant votre visage. On en trouve par exemple sur cette page de Prusa Printers ou chez Grabcad.

Des tutos pour fabriquer vos propres masques à partir de tissus adaptés et de guides imprimés en 3D sont également proposés. Comme celui-ci, très complet, découvert sur un site japonais qui permet de fabriquer son propre masque étape par étape.

Stéthoscope 3Dpoignéegel

Un stéthoscope prévu pour une impression 3D est également disponible gratuitement en suivant ce lien. Il existe des dizaines d’autres produits qui vont du système pour accrocher son masque sans le passer derrière ses oreilles aux équipements pour manipuler des poignées sans les toucher avec les mains en passant par des supports pour bouteilles de gel hydro alcoolique à placer de manière stratégique.

Le recours à l’impression 3D et au Do It Yourself trouve ici un écho formidable. Un particulier disposant d’une simple imprimante peut facilement proposer des solutions efficaces pour ses amis, ses voisins, sa famille. Il est possible d’imprimer un lot de masques en quelques jours et de les envoyer par la poste sans sortir de chez vous grâce au ramassage des colis proposé par le service postal.

Ce n’est pas parfait, ce n’est pas l’idéal mais ces outils peuvent peut être sauver des vies et limiter la propagation de la pandémie. Ce genre de geste, avec la garde des enfants des personnels hospitaliers, le respect des consignes de confinement et une attitude raisonnable face au virus sont indispensables pour limiter l’impact du virus. La réflexion sur notre système de santé, ce que l’on a fait de notre hôpital et pourquoi dans certaines régions, on est déjà à choisir les patients que l’on va sauver et ceux que l’on va laisser mourir devra avoir lieu plus tard.

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Le très discret Intel Core i7-10810U

Par Pierre Lecourt — 16 mars 2020 à 16:30

On connaissait l’Intel Core i7-10710U comme le processeur le plus puissant de la gamme chez le fondeur Intel. Le nouveau Core i7-10810U devrait, logiquement, lui voler la vedette de la première place sur le podium.

Intel

Publiée le 12 mars dernier, une note de changement de produit faisait apparaître cette nouvelle référence de processeur Core i7-10810u jamais annoncée officiellement auparavant. La note ayant aujourd’hui disparu, on ne garde donc aucune information officielle pour le moment sur cette puce même si on devine facilement comment elle sera construite. En toute logique, son appellation très proche du Core i7-10710U nous renseigne sur sa génération. La solution devrait être une Comet Lake de dixième génération chez Intel et donc toujours gravée en 14 nanomètres. 

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Le Core i7-10710U étant un processeur 6 cœurs et 12 threads cadencé de 1.1 à 4.7 GHz avec 12 Mo de mémoire cache, le nouveau venu pourrait être une variation de cette offre sans toutefois changer le nombre de ses cœurs, à mon sens. Une probable hausse en fréquence suite à une optimisation de la gamme. Aussi, je doute qu’il s’agisse d’un 8 coeurs et 16 threads avec 16 Mo de cache mais plutôt d’une puce pouvant tourner plus haut en fréquence.

Le TDP du Core i7-10810U devrait être équivalent au précédent processeur avec les classiques 15 Watts de la série U capable de passer en 25 watts ou de descendre en 12.5 watts selon les intégrations. Une puce assez intéressante qui pourrait venir se positionner un peu plus haut en performances sur les machines ultraportables… sans toutefois leur apporter les performances graphiques des solutions Ice Lake en Iris Plus.

La gamme complète se déclinerait donc comme suit :

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10510Y 4/8 8Mo 4.5W/7W/9W 1.2/4.5GHz 3.2GHz 1.15GHz
i5-10310Y 4/8 6Mo 5.5W/7W/9W 1.1/4.1GHz 2.8GHz 1.05GHz
i5-10210Y 4/8 6Mo 4.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 2.7GHz 1.05GHz
i3-10110Y 2/4 4Mo 5.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 3.7GHz 1.0GHz

Source : Anandtech

 

 

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Zalman annonce les boitiers Mini-ITX Z-MACHINE 300

Par Pierre Lecourt — 16 mars 2020 à 15:58

300€, c’est le tarif du nouveau Zalman Z-Machine 300. Pas donné pour ce joli bébé de 33 cm de profondeur pour 31 cm de haut et 16 cm de large. La compacité à un prix et il est malheureusement un peu élevé pour ce modèle haut de gamme livré avec RGB mais sans alimentation.

Zalman Z-Machine 300

Sur la façade avant de l’engin, on retrouvera donc un bandeau RGB programmable, un bouton de démarrage mais zéro connectique. L’objet est destiné à une utilisation désaxée sur un coin de bureau où on pourra déporter un hub USB, par exemple.

Zalman Z-Machine 300

Sur les côtés, des baies transparentes en acrylique permettant un bon découpage pour une circulation d’air optimisée et sur l’arrière, de quoi accueillir une carte mère Mini-ITX mais également une carte graphique double slot maximum pouvant aller jusqu’à  310 mm de long.

Zalman Z-Machine 300

L’alimentation n’est pas fournie et il faudra piocher dans des catalogues de modèles SFX ou SFX-L pour équiper l’ensemble. Le Z-Machine 300 prévoit également l’espace disponible à l’intégration de deux dissipateurs de 240 mm en haut et en bas du châssis. Un Riser fournit permet de séparer les deux composants dans deux chambres séparées pour éviter un emballement thermique.  De quoi intégrer un système de watercooling efficace pour le processeur et la partie graphique d’une configuration musclée. 

Zalman Z-Machine 300

Il sera également possible d’utiliser le boitier en ventilation à air standard même si ce n’est clairement pas sa vocation grâce à ses nombreuses ouvertures et un support pour ventilateur. 

Disponibilité attendue rapidement en Europe et en France même si il est difficile de faire le moindre pronostic en ce moment. Reste un détail d’importance, le tarif de l’objet. A 300€ et sans alimentation, le Zalman Z-Machine 300 se place face à des productions plus artisanales et souvent plus abouties encore sur ce marché particulier du Mini-ITX.

Zalman annonce les boitiers Mini-ITX Z-MACHINE 300 © MiniMachines.net. 2020.

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Le vidéoprojecteur Fengmi Dice passe à Android TV 9.0

Par Pierre Lecourt — 16 mars 2020 à 12:46

Fengmi est une des nombreuses entreprises à naviguer dans l’écosystème de Xiaomi. La marque signe des machines sous son nom et d’autres sous la marque Chinoise suivant les différents contrats qu’elle passe. La plupart du temps cependant ses engins sont destinés uniquement à son marché intérieur et ne sortent donc pas en version internationale. C’est Fengmi qui fabrique les vidéoprojecteurs laser les plus connus de Xiaomi.

Fengmi Dice

Le Fengmi Dice est un Vidéoprojecteur FullHD très complet présent sur le marché Chinois depuis un certain temps. Il était possible de l’acquérir en importation et de profiter d’une belle image en FullHD mais… il fallait jongler avec des menus et notices uniquement en Chinois. Autre souci, les seuls outils logiciels disponibles, même si l’engin tournait sous Android, étaient liés aux habitudes des utilisateurs Chinois sans accès au Play Store. L’objet tournait avec une version adaptée de MIUI la surcouche logicielle à Android de Xiaomi.

Fengmi Dice

La nouvelle version du Fengmi Dice change la donne avec l’intégration d’un Android TV 9.0 complet, internationalisé et compatible avec le magasin d’applications de Google. L’utilisateur pourra donc télécharger sa langue préférée puis lancer ses applications. Bémol important, il n’est pas sûr que l’engin soit compatible avec toutes les applications locales du marché. La gestion des DRM de la solution n’est pas encore détaillée. Par contre, il sera possible de l’utiliser comme une solution Chromecast classique.

Amlogic
Le Fengmi Dice est équipé d’un SoC spécialisé Amlogic T968-H, 2 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage via un module eMMC 5.0. Ces composants lui permettent de prendre en charge des contenus vidéo et audio haut de gamme. Si la marque Amlogic est surtout connue pour ses puces S9xx intégrées à des TV-Box, elle propose également des solutions T9xx qui sont à destination des téléviseurs et vidéoprojecteurs. On retrouve ici quatre coeurs Cortex-A53 à 1.8 GHz et un chipset vidéo Mali-T830MP2. Cette solution prend en charge les flux UltraHD à 60 images par seconde en H.265 10-bit, H.264 et AVS+. La prise en charge du HDR10 est complète et le SoC sait gérer les formats HDMI 2.0 et propose la gestion des formats Dolby Digital, Dolby Digital Plus et DTS Digital Surround entre autres. Enfin, le SoC est compatible 3D et si vous disposez de lunettes 3D DLP-Link, vous pourrez profiter des contenus à ce format.

Fengmi Dice

La correction trapézoïdale permet de décaler (un peu) le projecteur de l’écran

Equipé d’un système DLP FullHD, l’engin pourra donc encaisser en amont des fichiers UltraHD qu’il affichera en FullHD sur une diagonale optimale de 120″ maximum. La luminosité annoncée est de 550 Lumens ANSI avec un contraste de 1000:1. Gros point fort du Fengmi Dice, sa mise au point et sa correction trapézoïdale sont gérés automatiquement par la machine avec 45 degrés horizontalement et verticalement. Il suffit donc de poser l’appareil sur un support face à un écran ou un mur pour obtenir une image correcte.

Fengmi Dice

C’est ce qui a fait le succès de cet objet sur le marché, actuellement. La possibilité de le ranger facilement et de le déployer face à un mur en quelques secondes pour regarder un film.

Fengmi Dice

La partie sonore n’est pas en reste et participe au côté pratique de l’engin avec un système audio intégré à la fois Dolby Audio et DTS HD. Le vidéoprojecteur propose une connectique classique avec une entrée HDMI 2.0, une sortie casque audio 3.5 mm stéréo et une prise USB 3.0 qui pourra lire des fichiers stockés sur une clé USB. L’engin dispose enfin d’un module Wifi5 classique sur deux bandes ainsi qu’un module Bluetooth. Une télécommande à ce format sera également disponible, disposant d’un micro elle permet de piloter Android TV à la voix.

Le Fengmi Dice est en vente en importation à 538.99€ dans sa version internationale. La version Chinoise Fengmi M055DCN se négocie à 427.69€ en importation.

Le vidéoprojecteur Fengmi Dice passe à Android TV 9.0 © MiniMachines.net. 2020.

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Cooler Master NC100 : un boitier pour NUC 9 Extreme

Par Pierre Lecourt — 13 mars 2020 à 12:30

Le Cooler Master NC100 est la solution proposée par la marque pour accueillir les cartes “The Element” d’Intel. On pourra y glisser une solution NUC 9 Extreme de son choix et, puisque l’objet est plus encombrant que les 5 litres du boitier Ghost Canyon, une carte graphique encore plus impressionnante.

Cooler Master NC100

Le boitier Cooler Master NC100 passe des 5 litres de Ghost Canyon à 7.5 litres. Une augmentation de volume prévue pour offrir une alternative contenue à la solution de base d’Intel. L’idée est de reprendre le nouveau format de carte mère mais d’apporter des possibilités nouvelles à l’ensemble. Une alternative qui devrait intéresser les assembleurs qui pourront décliner plus de cartes graphiques dans ce genre de tour.

Cooler Master NC100

Le châssis est fait d’acier épais peint en blanc ou en noir. C’est solide et évidemment fortement ajouré puisque le système de dissipation est identique à celui du boitier Intel Ghost Canyon. L’air frais est aspiré sur les côtés de l’engin puis extrait par le haut de la machine afin de renouveler en permanence l’air à l’intérieur du châssis. Je n’ai pas pu voir l’engin en activité, les prototypes reçus n’étaient pas encore fonctionnels mais le fonctionnement semblait identique.

Cooler Master NC100

Sur la partie supérieure du Cooler Master NC100, on retrouve donc logiquement un système d’extraction d’air chaud qui aspirera directement au dessus de la carte mère NUC9 et de la carte graphique. A noter que la marque propose des micro-grilles posées sur le dessus de la machine qui sont juste aimantées à celles-ci. Elles permettent d’éviter à la poussière de traverser l’engin et peuvent être facilement nettoyées.

Cooler Master NC100

La plus grande profondeur de l’engin lui autorisera des cartes graphiques plus importantes qui pourront aller jusqu’à des solutions Nvidia GeForce RTX 20×0 sans soucis. Cela aura un impact sur l’encombrement de votre bureau mais apportera une certaine sérénité question évolutivité. Les cartes 2.5 slots d’épaisseurs sont “compatibles” avec le boitier dans le sens où elles rentrent physiquement dedans. Mais elles vont quasiment toucher le côté du châssis, il faudra donc préférer les solutions de 2 slots d’épaisseur seulement pour conserver une bonne circulation d’air.

Cooler Master NC100

Pour accepter ce type de carte, il faut une alimentation à la hauteur et la marque a donc décliné l’alimentation jusqu’à un modèle SFX de 850 watts Gold 80 Plus. Une solution qui pourra déployer l’énergie nécessaire au fonctionnement de cartes ultra performantes. Le boitier embarquera cependant par défaut une alimentation 650 Watts à son lancement, la version 850 watts sera disponible plus tard.

Cooler Master NC100

Cette alimentation est ventilée et s’ajuste parfaitement au châssis. Un jeu de passe câble précis et une cage de fixation permettent à la marque d’optimiser au mieux l’espace disponible.

Cooler Master NC100

L’alimentation est elle-même modulaire ce qui permettra de ne pas utiliser de câbles supplémentaires et inutiles dans le châssis. Petit détail important, cette machine sera livrée avec sa propre baseboard et non pas celle d’Intel. Cela veut dire que si vous optez pour ce genre de configuration, vous n’aurez non seulement pas besoin d’acheter cette baseboard mais que celle d’Intel ne sera pas compatible avec le boitier. Plus large, la carte ne s’adaptera pas au format 5 litres du Ghost Canyon. Si vous vouliez changer de carte NUC 9 pour l’intégrer dans un autre boitier, il faudra donc acheter ensuite une nouvelle Baseboard. Mon petit doigt me dit que certains designers Chinois sont déjà sur l’affaire… La version officielle devrait coûter une quarantaine d’euros.

Cooler Master NC100

Le boitier Cooler Master NC100 est attendu avant l’été à un prix de 229€, baseboard maison et alimentation comprises. De quoi construire de solides stations de jeu ou de travail qui pourront encaisser une GeForce RTX 2080 Ti et proposer des performances haut de gamme dans un format 7.5 litres bien aéré.

Dernier détail… Savez vous pourquoi les ports USB en façade sont rouges ? Pour le savoir, vous pouvez cliquer ici.

Cooler Master NC100 : un boitier pour NUC 9 Extreme © MiniMachines.net. 2020.

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BleuJour 2020 : 3 machines en approche, deux sous Compute Element

Par Pierre Lecourt — 12 mars 2020 à 19:30

BleuJour c’est la société française qui vend les minimachines Kubb dont on a déjà parlé à plusieurs reprises sur le site. Des boîtiers originaux équipés de cartes mères de NUC et proposés sur le marché équipés de tout ce qu’il faut pour fonctionner comme des PC traditionnels. Cette gamme BleuJour 2020 reprend le même concept mais change de dimensions avec, entre autre, la solution Compute Element.

BleuJour 2020

Le premier des modèles présenté par la marque Française est un engin totalement passif et discret qui n’emploie pas une carte de Ghost Canyon mais un système Compute Element d’Intel. Entièrement réalisé en métal, lourd et dense, ce premier boitier vise clairement une clientèle professionnelle. 

BleuJour 2020

Il pourra se fixer à un support via un système de vis situées sous le châssis et devrait pouvoir fonctionner 24H/24 et 7J/7 sans discontinuer. 

BleuJour 2020

La connectique ne laisse pas trop de doute sur la destination pro de ces engins : On retrouve deux HDMI, un Ethernet Gigabit, du Wifi, deux USB 3.0 Type-A et deux ports série à l’arrière. En façade, la machine propose deux USB supplémentaires et un port jack audio combo. Cette machine est une solution que l’on connait déjà sous une référence Intel un poil différente avec les NUC Austin Beach. Le boitier a été modifié avec des ailettes outrageusement provocantes dans leurs ondulations moins rectilignes, la connectique est un petit peu déviante également mais dans l’ensemble les solutions sont identiques.

BleuJour 2020

Deux autres références employant les cartes Compute Element étaient également proposées. La marque poursuit sa stratégie de design différent avec des châssis en métal réalisés en France par des artisans. Une vision qui lui réussit, semble t-il, extrêmement bien avec des exportations de ses Kubb à travers toute la planète et l’équipement de lieux prestigieux. Les nouveautés sont évidemment plus massives que les petits Kubb. Il faut pouvoir accueillir le nouveau format d’Intel.
Ces machines BleuJour sont donc construites comme un amoncellement de formes rectangulaires collées les unes aux autres avec différentes finitions. Comme des livres posés côte à côte ou des briques en attente de construire un mur.
BleuJour 2020

Deux finitions étaient présentées mais la marque s’est fait une spécialité de fournir de nouveaux coloris et même du sur mesures à ses clients. On retrouve néanmoins un premier boitier blanc et ocre et un second en métal brossé argent. L’engin reste d’une total sobriété avec aucun port ou bouton à l’avant.

BleuJour 2020

A l’arrière, on retrouve la connectique d’une carte Intel de Ghost Canyon. Habilement cachée derrière une plaque d’aluminium sur mesure. Certains éléments ont été déplacés ou modifiés, l’alimentation semble avoir été retournée, par exemple, mais on retrouve exactement les ports des machines présentées par Intel.

BleuJour 2020

Malheureusement, la personne en charge de ces engins chez BleuJour n’a pas pu être présente sur place à cause des mesures contre le Coronavirus. Je n’ai donc pas pu récolter d’informations complètes sur les différents modèles. Celui ci-dessus était équipé avec une solution graphique lui proposant quatre ports HDMI supplémentaires. 

BleuJour 2020

Enfin, une autre solution signée BleuJour était présentée sur place. Un boitier beaucoup plus long et encombrant, réalisé dans une tôle d’acier très épaisse et ajourée de formes géométriques rappelant une sorte de labyrinthe. Un motif déjà employé par la marque sur de précédentes machines

BleuJour 2020

Sur le dessus, le métal de la coque se relève pour venir former une poignée afin de déplacer l’engin. Au vu de l’épaisseur du métal et du poids de la solution, cet engin doit être un vrai coffre fort. Un engin qu’on pourra transporter n’importe où sans avoir peur de la casse.

BleuJour 2020

Le résultat est assez original et on ne devine pas tout de suite qu’il s’agit d’un PC. Encore moins d’une machine aussi puissante !

BleuJour 2020

A l’arrière, on découvre un NUC 9 Extreme associé à une carte graphique secondaire non détaillée. Vu l’encombrement du châssis, il peut s’agir de n’importe quel modèle disponible sur le marché comme une Nvidia GeForce RTX 2080 par exemple. 

Pas d’infos sur les prix ou les disponibilités de ces engins qui ne sont même pas annoncés sur le site du constructeur français. On devrait avoir plus d’informations rapidement avec des tarifs qui seront probablement assez élevés. BleuJour ne cherche pas à jouer sur le prix mais vise une clientèle particulière. Ses Kubb se vendent extrêmement bien à l’étranger et on imagine que la seconde machine de cette page trouvera sa place chez différents clients haut de gamme facilement. Comme machine pour un poste d’accueil mais aussi pour des hôtels, des agences immobilières et mêmes des engins classiques dans des enseignes de luxe.

BleuJour 2020 : 3 machines en approche, deux sous Compute Element © MiniMachines.net. 2020.

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Adidas GMR : Du Google Jacquard dans des chaussures de foot

Par Pierre Lecourt — 12 mars 2020 à 14:39

Les Adidas GMR sont des semelles connectées avec la technologie Google Jacquard. L’idée n’est pas de proposer un suivi de votre activité sportive mais de mélanger votre activité physique avec des activités ludiques liées au jeu vidéo. Et ce n’est pas idiot.

Vendue dans toutes les boutiques de la marque, la semelle propose un emplacement pour y glisser une “puce” amovible. Elle ne sera pas inconfortable dans la  chaussure de foot dans laquelle vous la glisserez ensuite et ce système permettra de changer de chaussures ou de semelle sans avoir à racheter l’ensemble.

Une fois en place, l’Adidas GMR mesurera vos gestes : A l’intérieur de la puce, on retrouve un accéléromètre et un gyroscope qui vont mesurer vos mouvements avant de les transmettre à une puce qui enverra à son tour les mesures à votre smartphone. Une application – gratuite – prendra le relais pour mesurer vos mouvements et les identifier. Le système est censé ne retenir que ce qui sera lié au football et non pas le reste de vos activités. L’application prendra en compte le nombre de frappes, leur vitesse, vos mouvements sur le terrain ainsi que votre propre vitesse en course et la distance parcourue sur le terrain. Le système pourra même estimer la vitesse de frappe de vos balles. Comme les semelles Adidas GMR sont prévues pour s’intégrer à des chaussures de foot à crampons, on imagine qu’il sera difficile de compter les distances parcourues derrière un chariot de supermarché. à priori les crampons sont surtout utiles sur une pelouse.

Adidas GMR

A quoi cela va t-il servir ? Et bien pour une fois cela ne servira pas a mesurer votre activité sportive. L’idée d’Adidas est de récupérer ces données pour les intégrer dans un jeu FIFA mobile. Il y aura des défis du genre : Parcourir telle distance dans un match ou atteindre un certains nombre de tirs puissants dans la semaine. L’idée est bonne et mélanger la dimension physique du foot  pour débloquer des contenus dans un jeu de foot peut être motivante et intéressante.

Adidas GMR

Malheureusement le résultat de vos efforts n’apportera que de maigres fruits. Adidas parle de contenus exclusifs dans son application Fifa Mobile et de l’évolution de ses scores d’équipe… Avec comme but avoué “de te vanter de ta position au classement général”. Alors je sais que Pierre de Coubertin n’était pas une brute au foot et que l’esprit de compétition y règne en maître mais je trouve que la récompense est bien maigre par rapport à l’investissement demandé. Non pas le prix global de l’objet qui est vendu tout de même 34.95€. Mais bien le fait d’acheter le produit, de le glisser dans ses godasses avant d’aller jouer et de synchroniser le tout avec son téléphone. Pour gagner quoi ? Trois maillots et 30 points de classement dans un jeu mobile ? C’est maigre. 

Adidas GMR

Il y aurait eu tant à faire avec une telle idée de base… Sortir des statistiques pour créer un joueur à votre image. Puis créer des équipes avec différents autres joueurs équipés de cette solution pour concevoir un tournoi “amateur” dans le jeu. Des joueurs basés sur vos statistiques d’endurance, de puissance de tir et de dribble et autres. Retranscrire ce que la semelle analyse en statistiques virtuelles et vous offrir de jouer votre propre personnage dans des championnats. Les matches de ces équipes se seraient additionnés pour déterminer un vainqueur aux points.

Je trouve l’investissement du joueur énorme pour juste avoir le droit de se “vanter” de sa position dans le jeu et ne même pas en profiter pour… jouer. Peut être dans une prochaine version ?

Adidas GMR : Du Google Jacquard dans des chaussures de foot © MiniMachines.net. 2020.

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