Collanews

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Trois générations de rallonges USB propriétaires Apple

Par Pierre Dandumont — 21 septembre 2019 à 08:00

Bon, j’avais déjà parlé des rallonges USB Apple, avec l’encoche qui empêche de brancher autre chose qu’un clavier Apple. Mais là, j’ai eu dans un lot deux rallongues de plus, qui ne sont pas identiques à la première.

Pour résumer, Apple ne pouvait pas proposer de rallonges USB à la sortie de l’iMac (la norme ne le permettait pas) et en mettant une encoche, les câbles ne sont plus « USB », donc pas de problèmes (oui, c’est idiot). Ensuite, l’encoche permet aussi d’éviter de chaîner les rallonges : l’USB a des limites assez basses en réalité, donc ça évite que des utilisateurs mettent plusieurs rallonges à la suite avant de se plaindre que ça ne marche pas. C’est en résumé, l’ancien article va un peu plus dans les détails.

Trois prises. Trois encoches.


Pas de logo USB sur la première, a priori la plus ancienne.


La prise USB aussi se réduit avec le temps, tout comme le câble

Du coup, les trois adaptateurs. Le point intéressant, c’est que l’encoche reste, mais que la structure du câble rétrécit. Le plus fin vient d’un clavier aluminium, les deux autres… aucune idée. Ils viennent forcément des claviers USB d’Apple, mais ça vient d’un Apple Keyboard (A1048) ou d’un Apple Pro Keyboard (M7803). Il existe une version différente pour les claviers colorés (M2452) mais elle possède un câble semi-transparent, comme les claviers eux-même. Maintenant, les photos.

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Quelques petits FAIL pendant des tests

Par Pierre Dandumont — 20 septembre 2019 à 08:00

Je déménage bientôt et j’en profite pour terminer des tests et essayer des trucs avant, éventuellement, de m’en débarasser (ou de ranger ça au fond d’une caisse). Et aujourd’hui, petit florilège de trucs… ratés. Des erreurs, des essais, du matériel qui ne fonctionne pas. Parce que forcément, ça arrive.

Une Voodoo 3 foireuse

D’abord, une Voodoo 3 qui ne fonctionne pas. C’est a priori une 3 3000 (vu l’AGP et la sortie TV). Je l’ai eu dans un lot en bonus, sans radiateur. J’ai monté un radiateur de chipset qui traînait, mais rien. Au démarrage, j’ai de la neige et Windows 98 ne reconnaît pas trop la carte quand je démarre avec une PCI en même temps.

La Voodoo 3 et son radiateur de chipset

Deux cartes “combo”

Même chose, deux cartes qui étaient dans un lot. C’est un truc un peu bizarre : ce sont des cartes ISA équipée de deux ports COM (et le contrôleur qui va avec) et d’un contrôleur VGA. C’est un HM86171, un truc bas de gamme de chez bas de gamme des années 90. Une des deux cartes n’a même pas la puce. Impossible d’afficher un truc avec les deux cartes.

Les deux cartes


Le “GPU”

Un scanner à main

J’ai eu dans un lot (avec la carte graphique SCSI), un scanner à main SCSI. C’est un Omniscan de chez Caere. Et je n’ai pas trouvé les pilotes. Franchement, je ne suis même pas certain que ça marche sur Mac. Et comme j’ai déjà un vieux scanner à main, je n’ai pas investigué des heures.

Le scanner


SCSI en DB-25


Le capteur

Un câble DFP

j’avais déjà parlé de mon écran et de mes cartes graphiques avec du DFP. Mon câble DFP vers DFP semblait défectueux, donc j’ai commandé un second sur eBay un jour. En voulant tester (plusieurs semaines plus tard), je me suis rendu compte que la prise n’était pas la bonne. Ca ressemble à du DFP mais ce n’est pas du DFP, c’est moins large. Du coup, franchement, je ne vais pas aller plus loin. L’écran fonctionne avec un DVP vers DVI, la sortie de ma carte S3 Savage 4 fonctionne aussi avec des adaptateurs, mais je n’ai pas de câble DFP vers DFP fonctionnel. Pas très grave.

Le gris foncé a une prise plus petite


Un écran PanelLink

C’est une sorte de double fail, ici. J’avais parlé il y a quelques mois d’une GeForce japonaise achetée parce que je pensais (dixit quelques sites) qu’elle avait de l’OpenLDI. Mais en fait non, c’est une connectique numérique propriétaire. Je pensais à une prise Fujitsu et j’ai donc acheté un écran au Japon (vraiment pas cher, à cause de la connectique particulière, justement). Sauf que… ce n’est pas la même connectique. La prise fait la même taille, mais le détrompeur n’est pas le même. Quelques recherches plus tard, je me suis rendu compte que la carte en question nécessite un écran NEC avec un connecteur proche. Il existe même un adaptateur DVI (le DVI-NF30). Au passage, je comprends enfin la raison de la présence de la prise Molex sur la carte graphique : elle permet visiblement d’alimenter l’écran directement; comme en ADC.

Deux prises presque identiques. Mais ça ne rentre pas.


L’écran (qui ne fonctionne pas)

On trouve les écrans NEC pour vraiment pas cher au Japon (1 000 ¥, moins de 10 €) mais bon, je ne vais pas acheter un second écran que je jetterais ensuite juste pour un test. Et ce sont des écrans impossibles à réutiliser facilement, avec une dalle en 1 280 x 768.

Un des écrans (F17-W21 ou W22)


La prise, qui semble la bonne

Une S3 Virge pour Mac

Si vous connaissez le monde PC, la S3 Virge est une carte courante, peu onéreuse. Et Formac a lancé à l’époque des S3 Virge pour Mac dans la gamme ProMedia. j’avais deux cartes, avec une ROM amovible, donc j’ai tenté de récupérer la ROM pour la mettre sur une carte PC, pour voir. Premier truc à savoir, la ROM Mac (comme souvent) fait 512 kbits (64 ko) contre 256 kbits en PC. J’ai donc acheté des puces sur eBay, essayé de lire la ROM des cartes Mac – qui ne sont évidemment pas dans le même format physique – et ensuite brûlé une copie dans une ROM adaptée. En dehors des erreurs à cause des EPROM en chinoisium, ça n’a pas fonctionné. Pas grand chose à dire de plus.

La carte PC


La ROM PC


Les cartes Mac (2 et 4 Mo)


Une ROM Mac

Le bouton tactile des écrans Apple

J’étais tombé sur cette page qui explique qu’il est possible de désactiver le bouton tactile des écrans Apple pour éviter les pressions intempestives. Je n’ai pas de machine sous Mac OS 9 avec du DVI, et les autres sont sous Tiger (au minimum). Avec trois écrans ADC, la manipulation ne fonctionne pas sous Tiger (et après). Deux écrans (un 15 pouces et un 22 pouces) n’affichent pas l’option, le dernier (un 20 pouces) l’affiche en permanence.

J’ai fini pour cette semaine avec les échecs, mais bon, ça m’a appris quelques trucs, c’est déjà ça.

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Un eGPU pour Macintosh… en SCSI

Par Pierre Dandumont — 19 septembre 2019 à 08:00

Récemment, j’ai récupéré un boîtier PowerView de chez Radius. Il s’agit d’une carte graphique externe en SCSI. Oui, c’est assez particulier.

Je l’ai reçue sans alimentation externe, donc pour information (et pour mon moi du futur qui cherchera) : il faut un bloc en 5V et 3A, continu, + au centre. La liste de compatibilité officielle comprend Mac Classic II, Powerbook 140, 145, 145b, 160, 165, 170, 180 and 180c. En pratique, j’ai testé sur un Macintosh LC III sans problèmes.

La carte est assez imposante, nécessite une alimentation externe et se branche en SCSI Centronics. Elle propose deux prises pour le chaînage, un sélecteur pour l’ID SCSI et deux sorties vidéo. Une prise DA-15 pour les écrans Apple et une DE-15 (VGA) pour les écrans de PC. En interne, elle contient selon la page Wikipedia une puce TMS34010, un accélérateur vidéo des années 80. Vous trouverez les pilotes sur cette page. Sur les pilotes, justement, j’ai dû ouvrir l’image disque et copier manuellement le Tableaux de bord au bon endroit, l’installeur indiquait que je n’avais pas la bonne disquette en travaillant depuis l’image disque.

La carte


Les prises


Les infos (le 0346 indique le modèle exact)

La carte a ses limites, que cette vieille FAQ détaille. La carte peut afficher du 800 x 600 au maximum en 256 couleurs (version 0346, la mienne) ou du 1 152 x 870 (la version 0366). Visiblement, System 7.1 semble le dernier OS supporté, et il existe une version 2.2 bêta pour certains Mac. Sur les Mac “récents”, ça ne fonctionne pas. Je n’ai trouvé que PowerView 2.1, mais ça fonctionne, donc. Dans les autres trucs à savoir, il dépend de Color QuickDraw (donc de la ROM des Mac) et il existe d’autres versions et d’autres modèles (SuperMac SuperView, Aura ScuzzyGraph, etc.).

Il est bien vu comme second écran

J’ai branché la carte à mon Macintosh LC III, mis une terminaison (pas obligatoire, visiblement) et installé les pilotes, donc. A l’usage, l’OS lui-même est un peu lent. La souris bouge avec un lag visible, comme le déplacement des fenêtres. C’est plus fluide sur la carte vidéo intégrée, c’est évident. Une fois l’écran externe indiqué comme écran principal (comme dans un Mac moderne, en déplaçant la barre de menus sur le bon écran), on peut lancer des logiciels. C’est un peu plus lent que sur l’interne, mais tout à fait jouable dans le cas de Prince of Persia, par exemple. Plus largement, pour un écran externe de présentation (par exemple), c’est amplement suffisant à l’époque. C’est mieux en interne, c’est évident, mais c’était une solution valable pour l’époque.

256 couleurs max


Plusieurs choix possibles


Les options du Tableau de bord

Dans la vidéo, je mets quelques mouvements de souris, le changement d’écran principal, le lancement de quelques jeux, etc. C’est fluide dans les jeux, choppy dans l’interface.

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Un prototype de Macintosh LC sur eBay

Par Pierre Dandumont — 18 septembre 2019 à 08:00

La semaine dernçère dernière, je parlais d’un prototype de Macintosh LC sur Reddit. Cette semaine, un autre sur eBay. Avec un vendeur qui en espère 10 000 $ (lol).

Ce modèle, nom de code Elsie (c’est écrit sur la ROM) a le même look externe qu’un modèle commercial, contrairement à celui de Reddit. Par contre, la carte mère ressemble bien à celle du premier prototype : pas d’emplacement pour la VRAM, connecteurs RAM à un endroit différent, etc. Je ne pense pas que quelqu’un mette 10 000 $ pour ça, mais ça reste un prototype intéressant, assez différent d’un point de vue technique de la version finale.

La face avant ressemble à un modèle commercial


La carte mère diffère fortement de la variante commerciale


La ROM Elsie

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Le viseur et le câble du QuickTake 200

Par Pierre Dandumont — 17 septembre 2019 à 08:00

Récemment, j’ai récupéré un QuickTake 200 presque complet et même si j’en avais déjà un, il a de l’intérêt. En effet j’ai enfin deux accessoires qui me manquaient : le câble et le viseur.

Pour le câble, ce n’est pas très important, pour une bonne raison : la liaison série est lente et sortir la carte pour la mettre dans un lecteur USB est tout de même plus rapide. Mais je voulais tester avec mon programme qui permet de récupérer les images via le bus série. En effet, j’avais juste testé avec un câble maison acheté sur eBay. Le câble d’origine propose d’un côté une prise mini jack 2,5 mm, de l’autre une mini DIN 8. Assez logiquement, mon programme en Python fonctionne.

Le câble


Mon programme

Le second accessoire, plus rare, est le viseur optique. Il se clipse sur le haut de l’appareil, en se fixant d’un côté sur le bord de l’écran et de l’autre sur le logo Apple. C’est un accessoire amusant, parce qu’il fait le lien entre le vieux monde (les appareils argentiques) et le nouveau monde, le numérique. Mais c’est vraiment juste un gimmick : il ne coupe pas l’écran une foix mis en place (donc on ne gagne pas en autonomie), la partie optique est franchement mauvaise, avec des déformations, et la parallaxe de visée est assez importante. Sur des sujets un peu éloignés, impossible de cadrer correctement, comme l’objectif est à gauche du viseur (et un peu plus bas). Sur l’image plus bas, l’écran était plus ou moins centré dans le viseur, et on voit bien que l’image contient une large portion à droite du moniteur.

Le viseur


Sur l’appareil


Un décalage bien visible (le moniteur était centré dans le viseur)

Bon, en bonus, il y a de jolies étiquettes Apple pour mettre sur les cartes mémoire.

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Un (autre) lecteur de CDV, le Pioneer PD-707V

Par Pierre Dandumont — 16 septembre 2019 à 08:00

Je me suis rendu compte que je n’avaios jamais présenté mon lecteur de CD Video NTSC, le Pioneer PD-707V.

Je vous remets le texte que j’avais écrit pour présenter les CD Video, à ne pas confondre avec les Video CD, quand j’avais testé mon CDV 185, l’équivalent de cet appareil en PAL.

Dans les disques de 12 cm, il existe deux variantes. La première porte le nom de “CDV” (CD Video) et il s’agit de disques de 12 cm qui contiennent de la vidéo en format LaserDisc (analogique) et de l’audio numérique (CD). On a donc une ou plusieurs pistes audio classiques (lisibles dans n’importe quel lecteur de CD) suivie de vidéo analogique (quelques minutes). Le second, le “VSD” (Video Single Disk) contient uniquement de la vidéo, et les disques ne peuvent être lu que sur un lecteur de LaserDisc (ou de CDV). Les disques de ce type étaient souvent vendus comme un bonus, par exemple le clip d’un titre sur un CD Audio ou la bande annonce en VSD (cas de Terminator 2). Dixit la base LDDB, qui recense les LaserDisc, il y a 204 CDV PAL, pas de VSD PAL, 228 CDV NTSC et 142 VSD NTSC (soit 574 titres).

L’écran affiche pas mal de choses

Bon, le PD-707V est un lecteur de CD assez ancien (1988) qui lit aussi les disques CD Video en NTSC (Japon et Etats-Unis). Il possède un petit écran qui affiche pas mal d’informations, un tiroir pour les disques, et des sorties assez classiques. Du composite pour la vidéo, deux prises RCA pour l’audio, ainsi qu’une entrée et une sortie VHF pour diffuser la vidéo sur un téléviseur sans entrée composite. L’appareil fonctionne uniquement en 100 V, mais en 50 ou 60 Hz (Japon oblige), donc un simple convertisseur suffit.

La face avant


L’arrière : composite, VHF, RCA pour l’audio (pas de numérique), alimentation en 110 V.

J’ai d’abord testé en composite, ou l’image est correcte, sans plus. C’est un vieux lecteur de LaserDisc et les modèles des années 90 sont quand même bien meilleur, même en composite. Ensuite, la sortie VHF. J’ai testé avec deux tuners Elgato (EyeTV Hybride version US et EyeTV 250 Plus, donc NTSC). Ils ont captés directement le signal, qui est propre et puissant (pas comme avec le modèle Philips en PAL) mais… sans son. Je suppose que la modulation de l’audio n’est pas la même au Japon et aux USA et que le tuner ne se cale pas au bon endroit. Ou mon lecteur a peut-être un problème, je ne sais. mais en pratique, je n’ai donc pas de son. La qualité est plutôt bonne dans l’absolu, la différence entre la version composite et la version modulé est ténue, contrairement au lecteur PAL. Je vous mets des images de Saint Seiya – on ne se refait pas -, un de mes deux CD Video NTSC.

Composite


VHF (très proche)

Après, la question de l’intérêt de ce genre d’appareil se pose. Comme lecteur de CD Audio, c’est assez correct, mais la partie CD Video devait servir assez rarement je pense. Les CD Video ne courraient pas les rues, et une partie des CD Video/VSD était vendue avec un LaserDisc. Et comme les lecteurs de LaserDisc lisent les CD Video dans l’énorme majorité des cas, un appareil dédié ne s’imposait pas vraiment. A part pour ceux qui voulaient vraiment lire les vidéos bonus de certains CD Audio sans acheter un lecteur de LaserDisc, je ne vois pas vraiment la cible.

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Quelques images de prototypes de Pippin dans Apple Design

Par Pierre Dandumont — 15 septembre 2019 à 08:00

Dans le livre Apple Design de Paul Kunkel, on trouve quelques images de Pippin, ou plus exactement de design possibles pour la Pippin.

Les images proviennent d’une version PDF pirate (si vous voulez m’offrir le vrai livre, c’est là).

Un prototype tout à fait différent de la version finale


Un prototype basé visiblement sur un dock de PowerBook Duo


Quelques crroquis


Une personne qui joue, visiblement avec une manette sans fil


Une version (presque) finale de la console

La dernière est peut-être la plus intéressante. Les prises sont un peu différentes, il y a le nom Power Player 100 (Power Player a été utilisé pour les prototypes de Pippin) et quelques différences sur les manettes.

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Eve Extend : la passerelle WI-Fi vers Bluetooth pour HomeKit

Par Pierre Dandumont — 14 septembre 2019 à 08:00

Annoncé au CES de 2017, il sort finalement à la rentrée 2019. Je parle ici du Eve Extend, un boîtier qui permet de connecter les appareils Eve (Elgato) en Wi-Fi.

Petit résumé : les objets connectés Elgato (et Eve) utilisent le Bluetooth pour la connexion à vos appareils. C’est pratique pour la batterie et la mise en place (dans une certaine mesure) mais pas tellement à l’usage. C’était très lent à l’origine (iOS a corrigé ça depuis), la portée est un peu limitée et avec un hub HomeKit (Apple TV, HomePod, iPad), ça peut poser des soucis pour les automatisations, etc. En 2017, Elgato annonçait donc l’Extend, un appareil qui se connecte à HomeKit en Wi-Fi et aux appareils en Bluetooth. Attention, ça ne fonctionne qu’avec les appareils Eve (Elgato), et c’est tout. Il sort finalement maintenant, au prix de 50 €. On voit d’abord très bien qu’il n’est pas récent : le design est celui des appareils de l’époque, il s’alimente en micro USB, c’est assez gros. Question technologie, c’est du Wi-Fi 11n dans la bande des 5 GHz.

Eve Extend avec un vieux produit de la marque


Face à un produit moderne


La connectique, avec du micro USB

Alors, au départ, je devais faire un article assez rageur : quand j’ai branché le Eve Extend (en début de semaine, je prépare les articles pour la semaine), la liste de compatibilité était pauvre. J’ai par exemple trois prises Eve Energy à la maison, et une seule fonctionnait avec l’Eve Extend, alors qu’elles sont proches physiquement. Depuis (vendredi), Eve a mis à jour le firmware de pas mal d’objets (la liste est là). En pratique, il faut donc aller dans l’application Eve, mettre à jour le firmware des appareils – ça peut être lent, soyez prévenus -, et ensuite les lier à l’Eve Extend. Visiblement, le Eve Thermo (le premier, sans écran) et l’Eve Room (le premier, sans écran) ne fonctionneront pas avec le produit, une limite technique selon la marque. En pratique, j’ai pu lier 8 produits (le maximum, je suis donc bloqué pour deux de mes prises) sans trop de problèmes.

Identiques, mais pas réellement

Une fois que c’est fait, c’est l’Eve Extend qui va gérer la connexion, donc les objets ne seront plus accessibles en Bluetooth. Lors du processus, j’ai eu un appareil qui a disparu (un Eve Button) et que j’ai dû réinstaller. J’ai eu aussi quelques soucis de mise à jour HomeKit : les changements (ajout de l’Eve Extend, liaison entre les objets, etc.) n’ont pas été mis à jour directement sur tous les appareils, ce qui bloquait les automatisations. Une fois tous les appareils redémarrés, ça a fonctionné.

Association


L’ajout dans l’application Eve


HomeKit voir ça comme un hub (comme le pont Philips)

Dans l’ensemble, ça fonctionne assez bien, si vous mettez l’Eve Extend au centre du logement, pour qu’il capte tous les appareils. Je n’ai pas réellement vu de gains de réactivité, mais je suis souvent assez proche des objets. Je conseille surtout le produit à ceux qui ont de grands logements, avec un hub qui a du mal à se connecter aux objets. Dans un appartement classique, ça ne pose normalement pas trop de soucis.

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Doubler un port ADB facilement (et sans électronique)

Par Pierre Dandumont — 13 septembre 2019 à 08:00

La technologie ADB, déployée dans les Apple IIgs, pas mal de Mac et quelques machines NeXT, est assez incroyable pour l’époque. Elle gérait les souris, claviers, modems , joystick (etc.) avec un seul connecteur et la possibilité de chaîner les périphérique.

Cette possibilité de chaîner les périphériques est très pratique, elle permet par exemple de connecter une souris directement sur le clavier, mais elle possède des défauts. Premièrement, tous les appareils ne disposent pas d’une seconde prise : les souris n’en ont généralement qu’une par exemple. Il existe quelques modèles tiers avec une prise supplémentaire, mais ça reste rare. Ensuite, les appareils possèdent rarement plus d’une prise pour chaîner. Ca peut paraître bizarre comme problème, parce que le mot « chaîne » ne convient pas tout à fait. En réalité, on peut parfaitement travailler en étoile, avec différents chemins, etc. La limite pratique est le nombre d’appareils (16) et le débit, si vous connectez beaucoup de périphériques, l’ensemble peut poser des soucis. Typiquement, quand j’ai chaîné un modem, suivi de mon écran, d’un clavier puis d’une souris, le fonctionnement de cette dernière était erratique.

J’en viens au sujet : il existe des sorts de hub ADB, des doubleurs de prises. Ils permettent de brancher deux appareils sur un seul connecteur et ne prennent pas pas la place d’un périphérique, c’est totalement passif. Il ne s’agit donc pas de hubs comme en USB, qui contiennent de l’électronique. J’en ai trouvé un directement en boîte, le second avec une manette de Pippin ADB. C’est assez pratique pour brancher deux souris sur la même prise de clavier par exemple, ou un joystick (même s’ils proposent a priori tous un connecteur pass-through).

Celui-ci a bien vécu (mais fonctionne)


Un modèle plus propre mais moins solide

A noter que certains écrans Apple disposent de plusieurs prises ADB (par exemple les Studio Display 15 pouces), mais ça dépend un peu des modèles et de la présence d’un câble intégré.

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Effacer et réinstaller macOS en une seule commande

Par Pierre Dandumont — 12 septembre 2019 à 08:00

Depuis macOS High Sierra, Apple a intégré un outil (découvert via Guillaume) qui permet de réinstaller macOS en une ligne de commande, sans passer par une clé USB, la partition de restauration, etc.

Avant de commencer, je vous recommande de faire attention : la commande réinstalle l’OS en partant de zéro, et elle efface totalement le support de stockage. Il y a aussi quelques contraintes. Premièrement, le Mac doit être sous macOS High Sierra (ou plus) en version 10.13.4. Deuxièmement, le système doit être installé sur de l’APFS (c’est normalement le cas). Troisièmement, le fichier d’installation de macOS (Installer macOS votre version) doit se trouver dans le dossier Applications.

La commande dépend en partie de l’OS, il y en a donc deux. Le paramètre --agreetolicense indique que vous acceptez la licence à l’installation. Si vous avez des conteneurs APFS, le paramètre --preservecontainer empêche leur effacement.

sudo /Applications/macOS\ Mojave\ Install.app/Contents/Resources/startosinstall --eraseinstall --agreetolicense
sudo /Applications/macOS\ Mojave\ Install.app/Contents/Resources/startosinstall --eraseinstall --agreetolicense

C’est évidemment une commande puissante, mais dangereuse. Une fois lancée, les données sont effacées, donc faites attention. La vidéo le montre bien : le programme effectue quelques tâches, puis redémarre et réinstalle en effaçant tout.

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Un prototype de Macintosh LC sur Reddit

Par Pierre Dandumont — 11 septembre 2019 à 08:00

Vu sur Reddit, un prototype de Macintosh LC. Il possède une façade un peu différente (notamment la trappe du lecteur de disquettes) et une carte mère qui diffère elle aussi de la version commerciale.

Je vous mets des photos du prototype, et ensuite celle d’un Macintosh LC qui traînait au boulot.

L’avant du Mac, avec un lecteur de disquettes différent


La carte mère de la machine


On voit bien les différences sur la face avant, notamment sur le lecteur de disquettes. Au niveau de la carte mère, c’est assez proche mais certains composants (comme les emplacements RAM) changent de place. La carte mère finale possède aussi un emplacement pour une barrette de mémoire vidéo, absente.

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Un (nouveau) récepteur USB-C pour les Apple Remote

Par Pierre Dandumont — 10 septembre 2019 à 08:00

Ca va faire quelques années que j’en parle, un lecteur a créé un récepteur USB pour les anciennes télécommandes Apple. Il m’a envoyé récemment sa dernière version, qui se branche en USB-C.

La nouvelle version dispose donc d’une coque blanche, à la finition correcte. Ca dépasse un peu en épaisseur sur un MacBook Pro ouvert, mais rien de problématique. L’adaptateur s’achète sur le site de Guillaume pour environ 20 €. Il existe en trois versions : USB-A, USB-C et USB-C avec une coque. Dans tous les cas, c’est plug & play de Mac OS X Tiger à macOS Catalina (je viens de tester) et ça marche même sur les PowerPC.

Le récepteur USB-C

Le seul bug que j’ai trouvé traîne depuis macOS High Sierra : si vous tentez de désactiver le récepteur dans les Préférences Système, ça ne fonctionne pas. Ce n’est pas réellement bloquant avec un récepteur USB : si vous voulez le désactiver, il suffit de le débrancher. Assez bizarrement, ça fonctionne avec un « vrai » récepteur Apple : mon premier montage, qui utilise une puce Apple, se bloque bien.

Versions USB-A, USB-C, modèle custom home made, etc.

En attendant, si vous voulez commander un Mac moderne avec une télécommande Apple Remote, c’est la solution la plus simple.

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Une souris « Macway » avec un design sympa, en ADB

Par Pierre Dandumont — 9 septembre 2019 à 08:00

Au Japon, j’ai trouvé une souris ADB Macway. Je l’ai achetée parce qu’il ne s’agit pas de ce MacWay là, mais aussi pour le look : elle utilise une coque noire semi-transparente et j’aime les appareils avec ce design.

Cette souris japonaise n’a rien de spécial : un design proche de l’Apple Desktop Bus Mouse II, un seul bouton, un câble ADB un peu court (mieux vaut l’utiliser sur un clavier) et c’est tout. Mais le design verre fumé reste sympa, et quand on presse le bouton de la souris, une LED s’allume. J’ai trouvé que ses mouvements étaient assez fluides, mais ça vient peut-être du fait qu’elle semble neuve ou n’a été que peu utilisée, contrairement à mes souris Apple.

La souris


Le bouton s’allume

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L’Atmark Channel Club, le « club Pippin »

Par Pierre Dandumont — 8 septembre 2019 à 08:00

En faisant une recherche, je suis tombé sur un truc marrant : une photo d’une carte de membre de l’Atmark Channel Club.

Visiblement, il a un rapport avec l’Atmark Channel Press, un petit fascicule édité par Bandai qui parlait des nouveautés de Bandai en rapport avec la console. La date sur la photo correspond à la période de lancement de la Pippin, mais je n’ai trouvé aucune autre information sur ce club.

La carte de membre

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My View, la sortie TV USB pour iMac

Par Pierre Dandumont — 7 septembre 2019 à 08:00

Sur ebay, je suis tombé récemment sur un truc bizarre : une sortie TV en USB aux couleurs de l’iMac, le My View. Après quelques recherches (et un achat), j’ai trouvé les pilotes et testé.

L’appareil vient de chez Eskapelabs, une filiale de Hauppauge. Il propose une prise USB type B et deux sorties vidéo (S-Video et composite), l’audio passe par la sortie du Mac. Le fonctionnement dépend évidemment de pilotes. Alors, je ne les avais pas, mais j’ai trouvé une version sur archive.org. La page du produit indique qu’il est possible de recopier l’écran (le bureau), mais je n’ai pas les pilotes qui permettent ça : ceux disponibles ne proposent que la lecture de vidéo.


S-Video et composite


USB B

Par défaut, ça ne lit que les fichiers mov issu de QuickTime 4. J’ai essayé d’encoder rapidement depuis un Mac moderne, mais il y a peu de codecs compatible. le DV fonctionne mais ça prend des plombes, même sur un CPU actuel. J’ai simplement récupéré des fichiers présents sur des CD d’Hooverphonic. La première étape passe par le logiciel MyView, qui va convertir le fichier dans un format utilisable. Il demande si on veut du NTSC ou du PAL, en fonction du téléviseur connecté. En sortie, c’est du simple MJPEG, avec la fréquence d’origine, en 320 x 240 ou 388 x 284 (NTSC ou PAL). Sur un iBook avec un G3 à 366 MHz, c’est plutôt lent. Pour une vidéo de 3 minutes et 53 secondes en 320 x 240 (en Sorenson), il faut 11 minutes et 32 secondes pour la conversion. Imaginez le temps nécessaire pour un film complet… Forcément, l’USB 1.1 limite énormément la bande passante pour la vidéo qui doit ensuite être affichée.

Le résultat est moyen, et c’est peu dire. C’est forcément pixellisé (bon, en partie à cause de ma source pour un des exemples), mais surtout il y a des artefacts verts et la vidéo n’est pas extrêmement fluide en PAL. En changeant de carte d’acquisition, j’évite les artefacts verts, mais j’obtiens des sautes d’images tout de même. En NTSC, par contre, c’est fluide et nettement meilleur. Donc pour un usage en Europe, c’est un peu gênant, à l’époque – fin des années 90 -, les téléviseurs étaient souvent incapables de passer en NTSC en Europe. A noter que le logiciel propose de lire la vidéo sur le Mac, sur la TV ou les deux, et que le son sort forcément du Mac, il faut donc un câble entre la sortie audio du Mac et le téléviseur.

Le logo affiché


Le choix de la norme


La fenêtre de lecture

Dans la vidéo, il y a du PAL (depuis un source propre), du PAL (depuis une source 15 fps) et du NTSC (depuis une source DV).

Après, même si le résultat est franchement perfectible, l’idée est plutôt intéressante. Ca ressemble un peu aux cartes graphiques USB modernes, mais avec une limitation importante vu que ça ne fonctionne qu’avec des vidéos encodées dans le bon format. C’est peut-être plus rapide avec un CPU plus efficace (genre un G4), mais je n’ai pas sorti de G4 pour ça : ils ont presque tous une sortie TV nativement. Même l’iBook qui a été utilisé pour le test en a une, en réalité. Dans la pratique, c’était donc un produit de niche, avec une bonne idée. Et ce n’est déjà pas si mal.

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Réinstaller un Mac sans clavier Apple

Par Pierre Dandumont — 6 septembre 2019 à 08:00

Petite astuce qui peut servir si vous avez un Mac sans clavier intégré – Mac mini, iMac, Mac Pro – et que votre seul clavier est un clavier PC (et pas Apple). Il est heureusement possible d’accéder à la partition de restauration, de façon assez évidente.

Avec un clavier Apple, le raccourci est command (⌘) + R. Avec un clavier PC, il faut utiliser la touche Windows (ou son équivalent) + R. J’ai testé avec deux claviers PC sans soucis. Attention, il faut utiliser un clavier USB ou un modèle sans fil avec un dongle et bien presser les deux touches avant le démarrage. J’ai vu en effectuant quelques recherches qu’il existe des claviers avec lesquels ça ne fonctionne pas, donc je vous recommande plutôt un modèle basique qu’un truc de joueurs avec pleins de raccourcis.

La touche “Windows” n’affiche pas toujours le logo Windows

En Bluetooth, c’est visiblement assez aléatoire et il y a de grandes chances que ça ne fonctionne pas. Certains coupent directement la communication, et globalement ça ne fonctionne qu’avec les claviers Apple, parce qu’Apple bidouille un peu le fonctionnement du Bluetooth au démarrage. Et pour rappel, le jumelage nécessite un OS fonctionnel.

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Les QuickTake pour Windows

Par Pierre Dandumont — 5 septembre 2019 à 08:00

Je parle régulièrement des QuickTake d’Apple, et un post sur l’aventure Apple m’a fait réaliser un truc : pour les modèles 100 et 150, il existe deux variantes. Une pour Mac et une pour Windows.

Je commence par le QuickTake 100. On trouve assez facilement la version Windows, il y en a une sur eBay pour le moment. La boîte se différencie visuellement de la version Mac : elle est bleue sur la partie gauche, contre du rouge pour la variante Mac. Le contenu ne change pas réellement : l’appareil et sa sangle, trois batteries et un chargeur, des disquettes et un câble. C’est deux points diffèrent évidemment. Les disquettes contiennent le logiciel adapté à l’OS, et le câble change. Sur les Mac, c’est un mini DIN 8 vers mini DIN 8, sur les PC un mini DIN 8 (côté appareil) vers DE-9 ou DB-25. Le câble lui-même est mini DIN 8 vers DE-9, et un adaptateur DE-9 vers DB25 était dans la boîte (cf. cette vidéo).

Mac


Windows

Pour le QuickTake 150, la version Windows semble beaucoup plus rare. J’ai juste trouve une vidéo de déballage sur YouTube. Les boîtes sont assez proches, en dehors d’un logo Mac OS ou d’un logo Windows en bas à droite et d’un macaron Windows. Dans tous les cas, Apple livrait l’appareil, la sangle, trois batteries lithium (et plus des NiCD rechargeables), un adaptateur macro, des disquettes et un câble. Comme avec le QuickTake 100, un mini DIN 8 vers mini DIN 8 pour les Mac, un Mini DIN 8 vers DE-9 (sans adaptateur) pour les PC.

Mac


Windows

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Apple Music va gérer Chromecast… sous Android

Par Pierre Dandumont — 4 septembre 2019 à 08:00

Apple continue d’améliorer Apple Music pour Android. Après le support des Chromebooks (et d’ARM64), la version 3.0 de l’application, encore en bêta, ajoute le support du Chromecast.

Plus exactement, c’est le support de Google Cast qui est de la partie : on peut streamer de l’audio vers un Chromecast (le petit adaptateur), mais aussi vers les appareils compatibles (Android TV, certaines enceintes, etc.). J’ai testé avec un Chromecast (première génération), un Google Home Mini et une Nvidia TV Shield : ça fonctionne dans les trois cas. Bon, bêta oblige, c’est un peu buggé. Aucun problème sur Chromecast, quelques bugs avec Google Home Mini et de nombreux bugs avec la Shield. Sur cette dernière, on voit le logo Apple Music, mais la musique ne démarre pas.

Les nouveautés


Mon Chromecast et le Google Home Mini


Le panneau de commande


L’image sur un Chromecast (la pochette, le titre, etc.)

Reste à attendre la version finale de l’application. Si vous voulez tester, Apple a abandonné son ancienne méthode pour la diffusion des bêta, et il suffit maintenant de s’inscrire ici pour essayer. Au passage, alle ajoute le support de différentes radio, ainsi qu’un mode sombre et la prise en charge des paroles.

Pour terminer, juste une vidéo avec une Shield comme récepteur.

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Nintendo avait prévu une imprimante couleur pour le Game Boy

Par Pierre Dandumont — 3 septembre 2019 à 08:00

Récemment, je suis tombé sur les travaux de LuigiBlood, qui a découvert un truc intéressant. Nintendo avait prévu une imprimante couleur pour le Game Boy. Et non, pas comme ça.

L’article explique qu’il a découvert une commande bizarre en décompilant un jeu pour le Nintendo 64DD (Mario Artist Paint Studio). Il n’y a pas d’informations sur le matériel lui-même, mais la démarche est intéressante. Premièrement, il a du émuler un autre périphérique qui n’existe pas : un Transfer Pak doté d’une prise pour le câble Link. Le Transfer Pak officiel est un accessoire qui permet de lire le contenu d’une cartouche de Game Boy pour extraire son contenu – et celui d’une sauvegarde – dans certains jeux. Par exemple pour récupérer vos Pokémons (Game Boy) dans un jeu Nintendo 64.

L’imprimante classique

En émulant le Transfer Pak avec un câble Link, il a pu afficher l’image d’une interface d’impression pour l’imprimante du Game Boy, qui utilise ce connecteur. Mais en regardant le code de plus près, il a découvert la présence d’une seconde option : une version couleur. Elle utilise a peu près les mêmes commandes, mais avec de la couleur et une impression en milliers de couleurs (15 bits sur la Nintendo 64) et en 320 x 240. Elle n’est jamais sortie (tout comme l’adaptateur pour la connecter à une Nintendo 64) mais elle était visiblement assez avancée que pour être intégrée dans le code du jeu.

La version couleur

LuigiBlood propose un code qui permet d’émuler rapidement l’imprimante avec un émulateur de Nintendo 64, mais je n’ai pas essayé (en général, je préfère les appareils physiques). J’espère qu’un jour on verra une imprimante de ce type en action !

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Le partage iTunes change de place dans macOS Catalina

Par Pierre Dandumont — 2 septembre 2019 à 08:00

On a pu voir qu’iTunes allait disparaître avec macOS Catalina, mais c’est quand même assez prématuré. En fait, Apple a surtout pris la majorité des fonctions pour les déplacer dans d’entres endroits. La musique dans une application dédiée, la vidéo dans une autre… et certains fonctions directement dans macOS.

La synchronisation passe directement dans le Finder, le partage iTunes dans les Préférences Système. Avec iTunes, le partage se trouve à deux endroits : dans le menu Fichier -> Partage à domicile, et dans Préférences -> Partage.

iTunes

Avec Catalina, ça change. Tout passe dans les Préférences Système, section Partage, dans Partage multimédia. La première option est le partage à domicile, qui rend le contenu accessible aux appareils connectés sur le même identifiant Apple, de façon transparente. Il est aussi possible de partager les photos, via l’applications Photos.

La seconde est le partage avec des invités, le partage en local sous iTunes. Le fonctionnement est différent : n’importe quelle application (NAS, etc.) et n’importe quel utilisateur peut accéder au contenu. Par défaut, il n’y a qu’une partie du contenu qui est partagée, et il est possible de mettre un mot de passe.

Catalina




Dans un sens, c’est un peu plus logique, et les options sont au même endroit, mais çà risque de désorienter pas mal de mondes. Surtout que dans l’absolu, Apple ne supprime pas réellement iTunes, comme je l’explique au début, mais intègrer iTunes encore un peu plus dans l’OS.

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Un peu de documentation et d’images des jeux Pippin (bis)

Par Pierre Dandumont — 1 septembre 2019 à 08:00

Il y a deux semaines, j’avais publié un post sur des scans de manuels de jeux Pippin. Cette fois, voici une partie des papiers livrés avec la console et les accessoires.

J’ai numérisé les boîtes d’accessoires que je possède (modem, manette pour Macintosh, clavier) ainsi que ce qu’il y avait dans les boîtes. Il y a aussi une partie de la documentation de la console. Je mets quelques exemples ici, le reste est sur Dropbox.

Le manuel de la partie lecteur de CD


Une liste de liens


Le manuel de la manette pour Macintosh

Alors, il manque quelques manuels pour une bonne raison : certains sont assez épais et je n’ai pas le matériel pour numériser correctement le contenu. La seule solution valable, la même que pour le magazine Mac Fan, consiste à découper chaque page avant de scanner. Mais je n’ai qu’un seul exemplaire, donc je préfère éviter.

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Philips Hue + Bluetooth, la nouveauté inutile

Par Pierre Dandumont — 31 août 2019 à 08:00

Cet été, Philips (enfin, Signify) a lancé une nouvelle gamme d’ampoules Hue, avec du Bluetooth en plus du Zigbee.

Pour résumer rapidement : les ampoules Hue communiquent en ZigBee, une norme de communication sans fil assez lente mais bien adaptée aux ampoules et autres objets connectés. La portée est grande, les appareils peuvent étendre le réseau, mais nos smartphones et autres Mac ne supportent pas nativement le Zigbee. Philips propose donc un pont qui va communiquer en ZigBee avec nos ampoules et en Ethernet avec nos appareils. Le problème, c’est que pour découvrir la technologie, il faut donc une ampoule et un pont, et c’est cher. Philips lance donc des ampoules avce du ZigBee et du Bluetooth.

Bluetooth inside

La nouvelle gamme Bluetooth remplace les anciennes ampoules, tout en gardant évidemment le Zigbee pour la connexion à un pont. J’ai testé une ampoule classique (White, une trentaine d’euros) qui ne propose donc que le contrôle de la luminosité : impossible de changer la température du blanc ou de sélectionner une couleur, il faut passer sur des ampoules un peu plus onéreuses pour ça. Philips propose du E27 et du GU10 (format spot) en Zigbee + Bluetooth.

L’ampoule

La communication s’effectue en Bluetooth 4.0, à travers une application dédiée (Philips Hue Bluetooth, sous Android ou sous iOS). J’ai testé sous Android et iOS et ça fonctionne bien. La lampe est accessible, la portée assez bonne, et les fonctions évidentes de la partie : on peut régler la luminosité et la façon dont la lampe réagit après avoir été éteinte. Bon, comme souvent c’est un peu étonnant de devoir mettre à jour le firmware d’une ampoule. Petit défaut, à mon sens, il n’y a visiblement pas trop de sécurité : une personne à portée peut ajouter la lampe et prendre le contrôle (oui, c’est idiot).

L’application spéciale Bluetooth


Quelques options


Quelques options

Maintenant, le Bluetooth a quand même peu d’intérêt : il faut passer par l’application de Philips depuis un smartphone… et c’est tout. Si vous voulez plus de 10 ampoules, des automatisations, un support HomeKit, il faut un pont. Dans l’application, un bouton permet d’ailleurs de transférer l’ampoule vers un pont. Attention, dans ce cas, elle ne sera plus accessible en Bluetooth. Pour rappel, un pont vaut 60 € officiellement, entre 40 et 50 € en pratique (neuf), mais on trouve facilement des ponts sur LeBonCoin pour un prix plus faible. Il y a une bonne raison : Philips propose souvent des kits en promotion avec des ampoules et un pont, souvent pour un prix plus faible que les ampoules seules, donc certaines personnes se retrouvent avec plusieurs ponts. Attention, il faut bien un pont carré : l’ancien rond n’est plus supporté et ne prend pas en charge HomeKit.

Philips annonce un support Alexa et un support Google Assistant, mais c’est une grosse blague : ça ne fonctionne pas encore en Google Assistant, et uniquement avec un Echo Dot 3 pour Alexa (et c’est tout).

Ca ne fonctionne qu’avec l’Echo Dot 3


Alexa uniquement

Enfin, si le Bluetooth permet de découvrir facilement le fonctionnement d’une ampoule connectée, on perd aussi la possibilité d’utiliser un interrupteur. Le seul moyen (sans pont) étant d’utiliser un Dim Switch (20 €), mais le passage en ZigBee désactive le Bluetooth.

En clair, le Bluetooth peut servir à découvrir la technologie, mais n’a pas grand intérêt en pratique. Visez directement un kit avec un pont si vous comptez faire quelque chose avec des Hue. Heureusement, l’intégration du Bluetooth n’augmente pas le prix, ni la consommation (ça reste totalement négligeable).

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Le modem Bluetooth des Vaio : Internet sans fil et sans Wi-Fi

Par Pierre Dandumont — 30 août 2019 à 08:00

Récemment, j’ai trouvé un appareil un peu particulier : un modem 56K Bluetooth Sony, le PGCA-BM1. Assez imposant, il permettait aux possesseurs de Vaio (et d’autres PC) de se connecter à Internet sans fil. C’était en quelque sorte un concurrent des premières bornes AirPort, qui intégraient du Wi-Fi et un modem 56K.

L’appareil est plutôt gros, et il cache ses connecteurs sous le pied. On trouve quelques switchs, une prise RJ11 et l’alimentation. A l’arrière, une prise DE-9, qui n’est a priori pas utilisée en Europe. Je suppose qu’elle permet la connexion à un modem série dans certains pays.

Le modem


Quelques LED


Un port série


Les réglages sous le pied

Il s’agit d’un des premiers appareils Bluetooth, et il a quelques particularités. Premièrement, un vrai mot de passe (modifiable avec un logiciel sous Windows), et pas un simple 0000. Il s’agit du numéro de série de l’appareil. Un choix intéressant pour la sécurité, mais pas forcément très pratique sous macOS, qui tend à imposer les mot de passe automatisés. Mais l’option pour entrer son propre mot de passe reste possible sous Mojave. Les switchs sous l’appareil permettent de passer dans un mode qui permet de modifier les paramètres ou de rendre invisible l’appareil (en gros, l’option détectable sous macOS).

Snow Leopard voit une passerelle


Leopard un téléphone


Il est vu comme un modem (logique)

j’ai commencé par tester sous Mojave, puis El Capitan, Snow Leopard et enfin Leopard. Les trois premiers permettent de jumeler le modem, mais c’est tout. Il ne semble pas reconnu comme un modem, ou un périphérique équivalent. Sous Leopard ça passe : il est vu comme un téléphone, on peut ajouter un port série virtuel et effectuer une connexion. Comme j’avais la flemme de sortir un Raspberry Pi avec un modem, j’ai juste testé directement sur ma ligne VoIP : il numérote, tente de se connecter sur un serveur RTC… et n’y arrive pas. Mais c’est normal : une connexion 56K s’effectue rarement correctement à travers une ligne VoIP.

La LED brille bien

Reste que le produit est intéressant, il montre qu’il existait autre chose avant le Wi-Fi, et que le mot de passe 0000 n’est pas une fatalité. Par contre, comme pas mal de technologies tombées en désuétude, c’est toujours un peu compliqué avec les systèmes modernes : en 2019, le RTC vit ses derniers instants.

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Le problème des interrupteurs connectés (et mes tentatives de solution)

Par Pierre Dandumont — 29 août 2019 à 08:00

Depuis quelques années, j’ai équipé mon appartement avec des ampoules Hue et des lampes connectées, avec une gestion centralisée par HomeKit. Mais j’ai un problème : les interrupteurs.

Premier point, je ne veux pas d’une solution utilisable uniquement à la voix ou avec un smartphone. Pour un usage fluide, il faut (selon moi) des interrupteurs physiques. Pour le moment, j’utilise essentiellement les Hue Dim Switch (les télécommandes fournies avec pas mal d’ampoules et de kits) et un Tap sur une table. C’est fonctionnel dans l’absolu, utilisable avec HomeKit nativement, mais physiquement, je trouve ça un peu limite. Le retour physique sur les dimmer est moyen, tout comme la qualité de fabrication des boutons. Et surtout, il y a un souci gênant : ça ne remplace pas vraiment un interrupteur.

On peut condamner les interrupteurs déjà en place et mettre le support Philips à la place, mais il y a vite un souci : la plaque de Philips est moins large qu’un interrupteur classique en France. Donc soit il y a un trou visible, soit il faut reboucher (bof), soit… la première solution que je propose. C’est @Paingout qui m’a fait découvrir ça : des caches qui servent de support. C’est un (gros) cache qui se place au-dessus des interrupteurs existants. Pas besoin de les enlever, le support va se visser au-dessus des interrupteurs, une fois une partie de celui-ci détachée. Ca demande peu de boulot, mais c’est assez épais, et le plastique brillant est un peu cheap. gros avantage, ce n’est pas très cher : 16 € les deux, parfois vers 12 € en promotion. Avec un Dim Switch à 20 €, c’est abordable et parfait dans un appartement que vous louez, par exemple.

Le cache (on peut boucher les trous des vis)


Une fois en place, c’est épais

A l’origine, je partais vers une autre solution, remplacer les interrupteurs en place par des versions connectées. Il en existe pas mal directement compatibles HomeKit, mais deux problèmes se pose rapidement. Le premier, c’est que les interrupteurs connectés nécessitent souvent trois fils pour fonctionner, et que les encastrements pour des interrupteurs classiques ne contiennent pas nécessairement le neutre. C’est a priori la raison pour laquelle Eve ne vend pas sa prise en France, par exemple. On peut le récupérer sur une prise ou sur la lampe elle-même, mais ce n’est pas très pratique. Le second problème, qui arrive par exemple avec la solution de Legrand, est plus insidieux. Les interrupteurs connectés avec fil qui ressemblent à de vrais interrupteurs… fonctionnent comme de vrais interrupteurs.

La gamme Legrand : un pont de plus, de vrais interrupteurs

Ca parait idiot dit comme ça, mais c’est un problème. Chez moi, j’ai condamné un interrupteur, et scotché les autres. Parce que les interrupteurs coupent physiquement le courant – logique – et les ampoules Hue perdent donc la connexion. Les interrupteurs connectés de Legrand sont parfaits pour des ampoules classiques : ils permettent de contrôler une ampoule qui n’est pas connectée. Mais avec une ampoule qui a besoin de sa source d’énergie en permanence (les Hue), ça bloque. Parce qu’une fois la lampe éteinte, impossible de la rallumer à la voix ou avec un smartphone. Il faut passer par l’interrupteur physique et avoir réglé les ampoules pour obtenir le statut qu’elles avaient avant la coupure de courant.

Pour le moment, ma solution est un peu intermédiaire et surtout assez onéreuse. Elle passe par les interrupteurs Friends of Hue. Philips en met certains en avant sur son site, mais il en existe quelques autres, dont un astucieux système qui combine une prise de courant et un interrupteur. J’ai essayé les Vimar, qui se trouvent sur Amazon en France. Je passe par Amazon pour une bonne raison : c’est souvent un peu moins onéreux, et les liens que je pose ici et sur Twitter me rapportent de quoi acheter un peu de matériel pour les tests.

Friends of Hue

Les interrupteurs Friends of Hue sont tous assez similaires : ils proposent des interrupteurs qui ressemblent à ce qu’on trouve au mur dans un logement (et pas à une télécommande). Ils fonctionnent sans fil et sans batterie avec la technologie EnOcean : la pression sur l’interrupteur, qui doit donc être assez franche, fournit l’énergie pour la liaison. C’est équivalent au Tap de Philips. Bonne nouvelle, ça marche avec HomeKit, mais il faut un pont Philips Hue v2 (le carré). L’interrupteur Vimar (vendu environ 70 €, c’est cher) possède quatre positions et se fixe assez facilement. Dans la boîte, on trouve le module lui-même, ainsi que deux support, un carré et un rectangulaire. Les caches amovibles peuvent être remplacés par des trucs moins classiques que le blanc. Point à prendre en compte, le support rectangulaire a un défaut rédhibitoire pour certains : le cache ne touche pas le mur. Une fois fixé sur un mur, il y a donc un petit décalage entre le mur et la partie supérieure de l’interrupteur, qui n’est pas présent sur le modèle carré.

Le support large


On voit bien le problème de hauteur


Trois parties


Une fois monté

L’installation dans l’application est simple : il suffit de suivre les instructions, de ne pas configurer l’interrupteur dans l’application et de passer par HomeKit. Lors de l’installation, il a été reconnu directement sur l’iPhone, mais l’interrupteur n’enregistrait pas les commandes. Une fois l’application Hue fermée, l’interrupteur réinstallé et HomeKit lancé sur un autre appareil, ça a fonctionné. La pression sur les boutons doit être assez franches, avec un clic audible, mais c’est très rapide. Bien plus, par exemple, qu’avec les interrupteurs Philips ou (pire) un Eve Button. HomeKit propose simplement quatre positions à gérer.

Le choix du modèle


L’installation


L’installation


Dans HomeKit

C’est la solution qui me plaît le plus visuellement, mais elle garde le défaut de pas mal d’autres : si vous voulez le mettre à la place d’un interrupteur déjà au mur, il faut le condamner pour que les lampes Hue restent alimentées en permanence. Et c’est surtout plutôt onéreux, donc. Tous les Friends of Hue valent au moins 60 à 70 €, certains nettement plus.

La dernière solution, que je n’ai pas testé, les interrupteurs de Xiaomi dans la gamme Aqara. Les versions sans fil ressemblent à des interrupteurs classiques, fonctionnent sans fil (mais avec une batterie), sont compatibles HomeKit. Ce n’est pas trop cher (comptez 15 à 20 €) mais ça nécessite l’installation d’un pont supplémentaire.

Xiaomi Aqara

Pour le moment, comme je déménage bientôt, je ne sais pas encore ce que je vais utiliser. Mais je pense qu’on en reparlera.

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60 stylistes, 1 Nabaztag : quelques images de l’époque

Par Pierre Dandumont — 28 août 2019 à 08:00

Il y a de nombreuses années maintenant, une exposition liée aux Nabaztag et à la mode avait eu lieu à Paris. J’avais fait des sujets sur la majorité des modèles, décorés par des stylistes plus ou moins connus.

D’abord, la liste.

Les créateurs et les Nabaztag : Andy Smith, Clara Collins, Deborah Sportes, Adam Saaks, Agatha Ruiz De La Prada, Alexis Mabille, Christophe Guillarmé, Impasse de la Défense, Eric Roman, Heimstone, Jacques Weemaels, Christian Audigier, Shinsuke Kawahara, Juliette Swildens, Gaia Di Paola, Eric Bergère, Delphine Murat, Corinne Cobson, Christian Ghion, Erotokritos, Ken Okada, Comptoir des cotonniers, Katherine Pradeau, Ivana Helsinki, Jean-Jacques Picart, Princesse Tam Tam, Kid Vanilla, Lolita Lempicka, Valentine Gauthier, Zadig et Voltaire, Firma, Hubert Barrère, Ich & Kar, Jean-Claude Jitrois, Stéphane Plassier, Sylvia Rielle, Tara Jarmon, Paule Ka, Sandrine Philippe, Servane Gaxotte, Sprung Frères, Masomenos, Nekomori, Nicole Van Dyke, On aura tout vu, Antik Batik, Burfitt, Jean-Paul Knott, AS29, Aurélie Mathigot, Bensimon, Chemins Blancs, Eymeric François, Marithé + François Girbaud et enfin les autres.

Ensuite, la raison de ce post. J’ai trouvé sur eBay une feuille reprenant une image de presse de 20 des Nabaztag, avec son auteur. Je ne sais pas s’il existe d’autres feuillets de ce type. Je connaissais les 20 lapins en question (ils ne font pas partie des inconnus) mais je n’avais pas l’image du modèle de Tara Jarmon dans mes fiches (j’ai modifié la page).

La planche


Celui de Tara Jarmon

la question que je me pose toujours reste sans réponse : que sont devenus les lapins ? Officiellement, ils devaient être mis aux enchères, mais je n’ai jamais trouvé de traces de la vente, et je n’ai jamais vu d’images récentes des lapins depuis.

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Fuse Side Kick : l’accessoire qui corrige les erreurs d’Apple

Par Pierre Dandumont — 27 août 2019 à 08:00

Pendant de longues années, entre les PowerBook (et iBook, etc.) et les MacBook (Pro) en MagSafe, Apple intégrait un truc assez pratique sur ses chargeurs : des ailettes pour enrouler le câble et transporter facilement le chargeur. Avec les modèles USB-C, plus rien. Mais il existe une solution.

Bon, très franchement, ça m’énerve. Les ailettes repliables fonctionnaient bien et se retrouver sans aucune solution de la part d’Apple m’a semblé horriblement idiot. Même si les chargeurs USB-C ont la bonne idée de proposer un câble amovible – vu comment les MagSafe cassaient, ce n’est pas plus mal -, ils ont d’autres défauts. Le Side Kick, de Fuse, fournit une solution plus ou moins valable à l’absence d’ailettes. C’est un projet Kickstarter auquel j’ai participé en février 2019, avec une arrivé prévue en juin 2019. J’ai reçu le produit mi-août, ce qui reste correct pour un projet de ce type : le retard est léger, le produit fonctionne.

Le Side Kick, donc, est un module qui se colle sur le flanc des chargeurs, pour permettre d’enrouler le câble. Ca fonctionne avec les chargeurs 60 et 85 W Apple (MacBook Pro), mais pas le 30 W des MacBook ou MacBook Air. La partie autocollante semble solide, mais on peut le détacher sans trop de soucis. Une fois installé, un mécanisme à soufflet permet de réduire l’épaisseur du support, ou de l’augmenter pour insérer le câble. Deux encoches dans la structure permettent ensuite de bloquer le câble.

Replié


Ouvert

Visuellement, ça reste moyen. Le plastique n’est pas d’une qualité folle, mais le chargeur ne devient pas (trop) épais quand il est replié. Une fois le câble inséré, c’est efficace, sans plus. Les câbles de charge Apple, surtout sur les 15 pouces, sont assez rigides et c’est parfois un peu compliqué de trouver le bon moyen de l’enrouler. Disons que c’est mieux que de placer le câble en vrac autour du bloc ou directement dans un sac, en tout cas.

Avec le câble Apple

Si vous avez raté la campagne, on trouve l’accessoire en ligne pour 16 $, mais avec 17 $ de frais de port. En gros, vous pouvez l’avoir pour une trentaine d’euros, ce qui fait quand même cher pour palier un défaut introduit par Apple récemment et qui n’existait pas avant.

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Faire revenir le widget News sous iOS

Par Pierre Dandumont — 26 août 2019 à 08:00

Il y a quelques jours, j’ai eu un problème bizarre : le widget News avait disparu de mon iPad. Du coup, je ne pouvais pas savoir qui était décédé ou savoir de quelle façon totalement idiote cette personne était morte.

Plus sérieusement, et en attendant une vraie application News en France, j’était un peu étonné. Alors visiblement, le problème vient d’iOS qui supprime automatiquement certaines applications quand l’espace manque et donc – dans mon cas – News. Oui, une application qui n’est pas visible par défaut. La solution existe heureusement.

Premièrement, il faut se rendre dans Réglages -> Général -> Langue et région. Là, il faut sélectionner Etats-Unis comme région.

Passer aux US

Ce changement va faire apparaître l’application News dans les applications. Sur mon iPad, elle était accompagnée de l’icône de téléchargement, ce qui indique une désinstallation. je l’ai donc téléchargée et lancée. Ensuite, il suffit de quitter et de vérifier la présence du widget, normalement réinstallé en même temps que l’application.

Lancer News


Afficher le widget

Enfin, il suffit de retourner au même endroit et de remettre la région sur France (ou Belgique, etc.). L’application News disparaîtra, mais le widget restera accessible.

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Deux publicités pour la Pippin

Par Pierre Dandumont — 25 août 2019 à 08:00

La Pippin devait être un succès pour Bandai. Donc la société japonaise a diffusé, à l’époque, des publicités TV. On en trouve deux sur YouTube.

La première est assez courte, psychédélique, et assez connue. Vous trouverez pas mal de copies, mais assez vieilles et en 240p, quand YouTube faisait encore du Flash. On trouve maintenant des copies faites plus récemment, un peu plus propres. Ca reste des images tirées de VHS (donc équivalent à du 240p), mais on évite les macroblocks de l’époque. Vu la tête de certaines versions, je parie même que les enregistrements ont été fait sur un Mac avec une carte TV Apple… On peut y voir des images de Nazca, une tête de girafe, Paris, de la bouffe, etc.

La seconde, plus longue, montre une personne qui en a visiblement marre de son PC. On voit ensuite une Pippin avec son clavier et son modem, son lecteur de disquettes, etc. Bandai mettait bien en avant la possibilité de se connecter à Internet.

Il en existe peut-être d’autres, mais trouver des publicités sur YouTube reste un peu un jeu de hasard. certains mettent des compilations sans indiquer précisément de quoi il s’agit, parfois c’est mal noté, etc. Je suis devenu assez fort dans la recherche parce que je tiens une liste de publicités contenant de la musique d’Hooverphonic.

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Apple Music arrive sur les appareils Alexa

Par Pierre Dandumont — 24 août 2019 à 08:00

Il a fallu plusieurs mois, mais Apple et Amazon permettent enfin d’utiliser Apple Music sur les appareils compatibles Alexa (enfin, certains).

Le skill Apple Music (c’est le nom donné par Amazon aux applications qui font le lien entre un service et Alexa) fonctionne sur les produits Amazon Echo (Input, Dot, Echo, etc.), les produits Fire TV et les produits Sonos compatibles Alexa (donc ceux éuipés d’un microphone, pas les enceintes Ikea). Attention, ça ne marche pas sur Orbi Voice ou Freebox (par exemple).

J’ai testé l’installation du skill depuis le site d’Amazon (France). Truc un peu énervant, le site impose d’activer les fenêtres pop-up (bloquées par défaut) pour activer la liaison à Apple Music et Amazon récupère visiblement ce qu’on écoute. Une fois que c’est fait, on peut demander à Alexa de jouer de la musique « sur Apple Music ». Dans les paramètres de l’application, on peut aussi forcer Apple Music comme service par défaut (Paramètres -> Musique), et donc éviter de préciser le service.


Dans l’ensemble, ça fonctionne assez bien. J’ai d’abord testé avec un Echo Dot 2, mais c’est forcément assez mauvais. L’appareil n’est pas prévu pour écouter de la musique et ça s’entend. Après, cette version a une sortie audio jack pour des enceintes, donc ça peut suffire. Avec mon Amazon Echo qui ne sert pas souvent, j’ai eu un petit souci : il jouait la musique sur Amazon Music. Après un essai en demandant explicitement Apple Music il m’a indiqué que le firmware n’était pas à jour et que je devais attendre deux heures. Visiblement, il n’y a pas de méthode simple pour forcer la mise à jour. Après quelques heures, ça a fonctionné.

L’Echo Input, Alexa sans haut-parleur

Officiellement, avec un abonnement classique, vous ne pouvez utiliser Apple Music que sur un seul appareil. Mais ce n’est pas totalement le cas avec l’intégration Amazon. Si j’écoute de la musique sur iTunes (ou le HomePod) et que je lance de la musique via Alexa, j’ai bien un message. Mais dans l’autre sens (donc en lançant la musique sur Alexa puis sur un autre appareil), la musique se lance sans problèmes. C’est peut-être un bug ou une détection défaillante, mais ça fonctionne.

Dans tous les cas, les appareils Alexa et Sonos sont nettement moins onéreux que ceux d’Apple pour les commandes vocales, donc si votre but est de demander à un appareil de jouer une musique précise, c’est plutôt efficace. Bien évidemment, Amazon risque de connaître vos goûts musicaux, ce qui ne plait pas à tout le monde. Mais ça reste intéressant de voir ce qu’Apple peut faire pour essayer de gagner des parts de marché sur les services : au lieu de limiter à Apple Music à son écosystème fermé comme pour pas mal de choses, le service de streaming fonctionne sous Windows, Android, maintenant avec Alexa, etc. Ce qui prouve que le côté fermé n’est pas toujours la norme, il y a quelques exceptions.

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Le support à deux vitesses d’Apple

Par Pierre Dandumont — 23 août 2019 à 08:00

Récemment, je parlais des mises à jour d’iOS 9 et 10, pour corriger un problème de GPS. et je me suis dit que si le support d’Apple était très bon dans le temps, dans un sens il est aussi extrêmement mauvais, selon le point de vue. Plus exactement, il est à deux vitesses, avec une marche forcée assez gênante.

Si vous achetez un Mac (ou un appareil iOS, le fonctionnement est à peu près le même), vous avez l’assurance d’avoir des mises à jour de l’OS pendant plusieurs années. macOS Catalina (2019) fonctionne sur des Mac de 2012, iOS 13 prendra des appareils assez anciens comme l’iPhone 6S ou même l’iPad Air 2 (2015 et 2014 respectivement). Ce n’est pas parfait dans le meilleur des mondes pour les performances (iOS 12 qui marche bien sur un iPhone de 2013 reste plutôt une exception) mais dans l’ensemble le suivi de l’OS et des services reste plutôt bon. Et Apple fournit encore des mises à jour de sécurité pour les anciens OS assez régulièrement (Sierra et High Sierra pour le moment). Dans l’absolu, c’est mieux qu’Android : les fabricants de smartphones dépassent rarement quelques mois de mises à jour, quelques années étant considéré comme une exception. Il existe bien quelques fabricants qui suivent leurs produits longtemps (Nvidia met à jour la Shield TV depuis quatre ans), mais c’est un effet collatéral d’un produit qui n’évolue pas réellement dans l’absolu. Sous Windows, Microsoft offre par contre un support assez long, avec tout de même quelques limites. Windows 7 (2009) est encore sipporté quelques mois, Windows XP l’a été pendant 13 ans, etc. Mais il faut aussi prendre en compte qu’un nouveau PC ne fonctionnera pas sous Windows 7, que Vista et 8 ont été abandonné rapidement, etc.

Design de 2008, machine de 2012, support en 2019

Sans offrir un support parfait dans le temps, donc, le suivi reste plutôt bon chez Apple, même s’il ne faut pas se leurrer : le but est de garder le client captif pour les services qui rapportent de l’argent, donc éviter que les services en question s’arrêtent de fonctionner.

Un support à deux vitesses

Le problème de ces mises à jour, c’est que les systèmes évoluent vite, avec parfois peu de nouveautés – même s’il faut bien dire qu’il s’agit d’une posture de pas mal de gens de râler sur l’absence de nouveautés – mais surtout la disparition de pas mal de choses. macOS Catalina, qui arrive, va supprimer entièrement le support des applications 32 bits dans l’OS d’Apple (iOS l’a déjà fait avec la version 11). Il va aussi supprimer le support du HFS, et pas mal de choses sont obsolètes et donc en sursis. En pratique, les utilisateurs vont se retrouver devant un choix qui n’en est pas un : soit continuer à utiliser des applications pas si anciennes – il existe des sociétés qui vendent encore des logiciels 32 bits -, soit se passer à moyen terme des corrections de sécurité. Dans la même veine, ceux qui dépendent des applications 32 bits ne pourront pas se tourner vers de nouveaux Mac : quand un Mac sort, il ne supporte que l’OS courant (et les suivants) mais très rarement les précédents. C’est assez logique d’un point de vue business et ça pousse en partie l’adoption d’un nouvel OS, mais ça implique que les Mac qui sortiront en 2020 ne pourront pas lancer d’applications 32 bits. On peut penser ce qu’on veut de Windows, mais il reste raisonnablement possible de lancer des programmes 16 bits issus de Windows 3.x sur une machine moderne avec Windows 10 (en 32 bits, la version 64 bits ne le supporte pas). Pour des raisons historiques, Microsoft offre une rétrocompatibilité plutôt bonne, et ça change franchement des choix d’Apple.

On peut connecter un QuickTake sur un PC moderne

Parce que le problème, c’est qu’Apple pousse en avant. Un Mac (ou un appareil iOS) ne peut généralement pas être downgradé, et les nombreuses sorties d’OS empêchent de facto de rester facilement sur un ancien système. Typiquement, les gens restés sous iOS 10 avec un iPhone ou un iPad pour garder des applications 32 bits ne reçoivent pas la mise à jour d’iOS 10 récente, qui n’est prévue que pour les appareils bloqués sous iOS 10. Et ne parlons pas des changements de normes, qui sont souvent expéditifs, que ce soit lors de l’ajout de l’USB, de l’USB-C, des écrans Retina, etc. Apple a aussi parfois un suivi un peu sélectif : l’AirPort Express de 2012 a reçu une mise à jour AirPlay 2 (un peu par surprise) quand l’Apple TV de la même année (3e génération) ne le propose pas.

Comme avec l’iMac G3, le changement peut être radical

Je suis dans ce dilemme actuellement : j’utilise encore des applications 32 bits très régulièrement, avec des logiciels qui ne passeront sûrement pas en 64 bits, en tout cas pas pour mon matériel. Je pense par exemple à EyeTV, mais il y en a d’autres. Même chose pour le HFS : la disparition du système de fichiers me bloque, parce que je dois régulièrement lire des CD en HFS. Ou l’AFP, qui va disparaître alors que le support SMB – malgré les années – reste plutôt perfectible. Et je suppose que les boîtiers Time Capsule que j’utilise risque aussi de poser des soucis à terme. Et Apple ne fait pas franchement d’efforts pour aider les gens bloqués (que la raison soit légitime ou pas). Alors que Microsoft proposait une solution de virtualisation intéressante sous Windows 7 pour Windows XP, il n’est même pas possible actuellement de virtualiser correctement un ancien Mac OS X. Ce n’est pas totalement de la faute d’Apple, mais en pratique l’idée de virtualiser une version de macOS compatible avec les applications 32 bits n’est pas envisageable tant les performances sont mauvaises et les fonctions absentes.

Je trouve ça très bien de proposer des nouveautés et un bon suivi pour la sécurité et ce qui est lié aux services, mais ça ne me gênerait pas qu’une forme basique de rétrocompatibilité existe tout de même. Et je sais qu’il peut s’agit d’un discours de vieux con, qui peut être vu comme rétrograde, mais proposer a minima une solution pour les applications 32 bits ne me semble pas hors de propos.

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