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Installer A/UX, le premier UNIX d’Apple

Par : Pierre Dandumont — 21 septembre 2020 à 08:00

J’ai déjà parlé d’A/UX, le premier UNIX d’Apple bien avant Mac OS X. J’avais déjà testé A/UX dans un émulateur, et je me suis dit : « Pourquoi pas sur un vrai Mac ? ». Et je l’ai fait, en vert et contre tous (vous allez comprendre).

La première partie de l’article date d’il y a un moment. Je n’ai pas la date exacte (j’ai effacé les logs de WordPress) mais il a plusieurs années.

Comme j’ai un Quadra 900 compatible (68040, 32 Mo de RAM, etc.), j’ai tenté d’installer A/UX 3.0, compatible avec ce modèle. Les versions précédentes d’A/UX demandent des machines plus rares, spécialement la première qui n’a même pas été distribuée sur CD. Le site essentiel pour découvrir A/UX c’est AUX-Penelope. Pour trouver A/UX, je vous conseille Macintosh Garden (mais ne le dites à personne).

De galères en galères

On apprend sur ces erreurs, mais l’installation d’A/UX 3 a été amusante sur ce point.

Premièrement, impossible de démarrer de ma disquettes virtuelle. Jusqu’à ce que je me souvienne que j’avais déjà écrit sur la façon de démarrer des Quadra et de l’effet de la clé (physique) : elle empêche de démarrer sur une disquette quand elle est dans la position de sécurité.

Deuxièmement, mon Quadra a un lecteur DAT interne et pas de lecteur de CD. J’ai d’abord tenté avec un lecteur externe, reconnu par A/UX (avec le système installé par défaut). Mais avec la disquette de démarrage, impossible : le disque n’était pas reconnu. Après avoir débranché le lecteur et branché le tout en interne à la place du DAT, pas de soucis. Pour information, A/UX demande des lecteurs CD-ROM SCSI et n’accepte pas tous les lecteurs. Un modèle Apple un peu ancien (dans mon cas un CD-300i Plus, 2x) devrait suffire pour l’installation depuis un CD-R.

Troisièmement, le disque dur (pas d’origine) a décidé de mourir pendant l’installation. Il faisait des bruits bizarres, mais le formatage l’a achevé. Après pas mal de déboires, j’ai tenté un 2,5 pouces 10 000 tpm (et ça m’a décidé à acheter un adaptateur SCSI vers SATA). Pour rappel, le meilleure rapport qualité/prix en SCSI reste un “vieux” modèle SCA à 10 000 tpm, on en trouve facilement sur eBay et compagnie pour quelques euros, et ils sont vraiment plus performants (et silencieux) que les modèles d’époque. Malheureusement sans succès, (et l’initialisation d’un disque dur de 73 Go prend littéralement des heures). Enfin, j’ai tenté avec un modèle de 4 Go, assez bruyant, avec succès.

Là, c’est quand j’avais laissé en plan ce brouillon, il y a bien trop longtemps.

Retour en 2020

J’ai donc ressorti le même Quadra, un Floppy Emu, un SCSI2SD, un lecteur de CD-ROM. Assez bizarrement, mon lecteur CD 2x Apple (un CD-300i Plus) n’a pas voulu fonctionner et ma carte de capture affiche des images verdâtres. J’ai donc installé un modèle 24x (lui aussi Apple) et c’est passé. Une fois démarré, j’ai eu des erreurs, parce que ça continue : j’avais branché le SCSI2SD sans alimentation (il tire son énergie du bus) mais j’ai eu des erreurs et ça a bousillé la structure de la carte SD. J’ai donc dû recommencer après avoir remis le clone (heureusement fait avant) dessus.

Avec une carte reconstruite et un SCSI2SD alimenté correctement, ça a fonctionné. L’installation d’A/UX demande pas mal de réglages, ce n’est pas un système moderne. Il faut donc une partition pour System 7 (qui va démarrer le Mac), une partition de swap et une partition UNIX. L’installation s’effectue ensuite en deux temps : d’abord System 7, ensuite A/UX. Même avec un lecteur de CD-ROM rapide, l’installation complète prend quand même un peu de temps (le SCSI2SD n’est pas très rapide sur les débits) : environ 26 minutes pour les composants UNIX.

Désolé, pour le vert, la carte de capture a vraiment du mal avec le Quadra.


L’installation de base, il faut passer en custom


On commence par partitionner


16 Mo pour “Mac OS”, 64 Mo de swap, le reste pour A/UX


On installe System 7


Puis les outils UNIX


Ca prend… du temps


C’est fini !

Après ma première installation réussie, j’ai tenté de mettre à jour en A/UX 3.1 avec un CD que j’avais gravé… et ça a planté mon installation. Nickel. J’ai donc recommencé pour les autres captures (oui, je suis têtu).

D’aspect, A/UX ressemble à System 7… mais avec des outils UNIX. On a donc par exemple un shell de commande.

A/UX

Bon, après, il n’y a pas beaucoup de choses à faire, surtout avec un écran vert comme dans mon cas. L’interface graphique ne réagit pas super bien (c’est plus fluide avec un System 7 en natif, c’est évident) mais avoir des outils UNIX, c’est toujours amusant sur une machine de cet âge. Du coup, j’ai testé ce que j’avais sous la main : Prince of Persia. Le jeu fonctionne correctement, mais avec quelques ralentissement, bizarrement il essaye d’accéder au lecteur optique. Mais ça passe. Pour le reste, je n’ai rien de spécial à montrer, le but était surtout d’installer A/UX…

Dans les trucs qui marchent, il y a évidemment l’Ethernet et l’AppleTalk, même s’il faut un adaptateur AAUI pour cette machine. J’en ai profité pour installer Doom II… qui malheureusement ne fonctionne pas.

Prince of Persia


Mais pas de Doom II

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Une publicité pour pour la Pippin Power Player

Par : Pierre Dandumont — 20 septembre 2020 à 08:00

Sur Twitter, je suis tombé sur une pub pour la console, mais avant sa sortie : la Pippin Power Player.



On peut voir les informations classiques sur les spécifications de la console, la possibilité de brancher une imprimante ou un lecteur de disquettes, mais aussi – évidemment – le fait qu’il y a des jeux.

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Mac OS X sur le Raspberry Pi 4

Par : Pierre Dandumont — 19 septembre 2020 à 08:00

Cette semaine, Mac OS X sur un Raspberry Pi 4. Pas macOS Big Sur, évidemment, mais Mac OS X Panther, avec PearPC.

Je l’avais fait sur un Raspberry Pi de première génération, sur un Raspberry Pi 3, j’ai testé sur un 4. Comme d’habitude, même si la puissance des CPU a explosé, c’est lent tout de même.

Par rapport à 2016, j’ai eu pas mal de soucis. Premièrement, PearPC ne se compile tout simplement pas avec un GCC récent. J’ai donc dû installer spécifiquement GCC 5 pour compiler PearPC (c’est expliqué là).

sudo apt-get install gcc-5 g++-5
sudo update-alternatives --install /usr/bin/g++ g++ /usr/bin/g++-5 1
sudo update-alternatives --install /usr/bin/gcc gcc /usr/bin/gcc-5 1

Ensuite, l’outil que j’utilisais pour générer le fichier de configuration n’existe plus et je n’avais pas gardé celui d’origine. J’ai essayé avec un outil Windows, mais ça ne marchait tout simplement pas avec mon installation, donc j’ai mis les mains dans le cambouis.

Enfin, mon installation de Raspbian n’était pas installée avec le serveur X et j’ai donc dû ajouter manuellement les outils. Et même comme ça, j’ai un souci : tant que je ne passe pas en plein écran, le raccourci pour activer la souris ne fonctionne pas.

512 Mo sur un Raspberry Pi 4

Inutilisable… mais moins

PearPC n’est pas un bon logiciel pour émuler Mac OS X. C’était vaguement utilisable sur un x86 en 2005, nous sommes en 2020 et l’émulation sur du RAM est horrible (il n’y a pas de compilateur JIT pour accélérer les choses). Il fallait 1h20 pour démarrer sur le premier Pi et 2 minutes 15 pour afficher le menu « A propos de ce Mac ». Sur un Pi Zero, un peu plus rapide et avec plus de RAM, il faut 45 minutes et 45 secondes (avec quelques optimisations ARM aussi). Le Raspberry Pi 3 et son CPU plus récent boote en 20 minutes 40 et affiche le menu en 20 secondes. Et le Raspberry Pi 4 prend « seulement » 8 minutes et 7 secondes pour démarrer, avec seulement 8 secondes pour le menu. C’est évidemment nettement mieux, mais ce n’est pas bien pour autant : n’importe quel vrai PowerPC fait nettement mieux que ça.

Je ne mets que la vidéo du Raspberry Pi 4, mais celle du Pi Zero est là et celle du Pi 3 est aussi sur YouTube.

Comme d’habitude, c’est juste de la démonstration technologique idiote, sans aucun intérêt en pratique.

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Un PowerBook à base de Pentium M

Par : Pierre Dandumont — 18 septembre 2020 à 08:00

On voit souvent des prototypes de Mac avec des cartes mères bizarres, mais rarement des modèles avec un CPU Intel, surtout un CPU qui n’a pas été proposé officiellement par Apple. En effet, un vieux message de forum montre un « PowerBook » avec un Pentium M.

Le Pentium M est un processeur Intel mobile sorti au début des années 2000, quand le Pentium 4 était inexploitable dans les PC portables. Il consomme peu pour l’époque, avec des performances très correctes, et le Core Duo (utilisé dans les premiers Mac Intel) est essentiellement un Pentium M dual core. Apple n’a pas utilisé le Pentium M dans les Mac, donc, mais tout de même dans un produit : l’Apple TV de 2006.

Visiblement, la personne possédait un Mac de développement, construit avant la sortie des MacBook Pro. Il dit que le Mac affichait 1,072,300,032 bytes of system memory tested OK (donc 1 Go de RAM), et ensuite le message suivant : Intel Mobile Calistoga CRB Framework Implementation Copyright (c) 1999-2005 Intel Corporation. All rights reserved. Intel (R) Pentium(R) M CPU BIOS Version: 0.0F, 10/11/05 For Evaluation Purposes Only.. Calistoga est le nom de code d’un chipset de l’époque, le i945.

Pas de marquage visible


Pas de carte mère rouge


Les stickers montrent que c’est un prototype

Les photos, anciennes, montrent un PowerBook ou un MacBook Pro sans marquage sur l’avant. La carte mère, vue de loin, semble assez classique, mais l’arrière montre les stickers habituels des prototypes Apple. j’ai essayé de contacter la personne à l’origine des posts, mais c’est franchement vieux…

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La Sainte Grenade d’Antioche (finalement) cachée dans Mac OS

Par : Pierre Dandumont — 17 septembre 2020 à 08:00

Avec l’aide de Gilles, j’ai finalement trouvé la Sainte Grenade d’Antioche cachée dans Mac OS.

Petit résumé : dans certains endroits, normalement invisibles, on peut afficher une icône du célèbre lapin tueur des Monty Python. J’avais essayé aussi d’afficher la grenade d’Antioche, mais sans succès. Mais Gilles m’a donné la solution.

En fait, il faut installer AppleShare (version serveur) et ne pas uniquement se baser sur la version client installée avec Mac OS. Une fois que c’est fait, les fichiers présents /System Folder/Preferences/File Sharing (oui, je sais, le chemin sous Mac OS ne s’affiche pas comme ça) affichent une icône différente et le fichier AppleShare PDS (à la racine du disque) affiche l’icône de la Sainte Grenade d’Antioche.

Pour le partage


La Grenade


La version simple

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Encore un prototype du premier iPhone

Par : Pierre Dandumont — 16 septembre 2020 à 08:00

Vu sur Twitter, encore un prototype du premier iPhone. Il n’a pas de marquage sur la face arrière et fonctionne sous SwitchBoard, l’OS de test.






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Prise en main d’une ampoule Hue 1 600 lumens

Par : Pierre Dandumont — 15 septembre 2020 à 08:00

Je suis équipé d’ampoules Philips Hue depuis un moment maintenant, et un des trucs que je reproche (et je ne suis pas le seul), c’est la puissance. Mais il existe maintenant des ampoules de 1 600 lumens, le double des versions classiques.

Ca va être assez court, parce que c’est assez simple. La version 1 600 lumens vaut 25 €, n’existe qu’en blanc chaud (~2700K) et se place donc entre la version blanche classique (~20 €, 800 lumens) et la White Ambiance (plusieurs blancs, 800 lumens, vendue 30 €). Comme toutes les ampoules récentes, elle est ZigBee (pour le pont) et Bluetooth, si vous voulez vous en passer.

La 1 600 lumens est plus grosse

L’ampoule est un peu plus grosse qu’une White standard, consomme un peu plus (15,5 W au lieu de ~10 W) mais éclaire nettement mieux. Dans ma cuisine, c’est plutôt efficace. C’est évidemment HomeKit, elle s’ajoute facilement, rien à dire. C’est pour ça que c’est court : c’est une ampoule connectée basique qui éclaire plus… et c’est tout. Mais c’est le but.

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Les mini DVD, 8 cm avec de la vidéo

Par : Pierre Dandumont — 14 septembre 2020 à 08:00

Après avoir vu une vidéo de Techmoan, je me suis dit « Il m’en faut un ». Un quoi ? Un mini DVD. Visiblement, vers ~2005, des gens se sont dit que proposer des films sur des DVD de 8 cm était une bonne idée. (non).

Deux mini DVD

Bon, j’avoue, ça rentre un peu dans mon fétichisme des formats audio et vidéo atypiques. J’ai donc trouvé – assez facilement – deux mini DVD. Le premier est franco-belge, visiblement en partenariat avec le Figaro : un « P’tit DVD » des aventures de Tintin. Il contient deux épisodes de la série et 2 Go de données. Pour 40 minutes de vidéo et une seule piste (AC3 5.1 à 448 kbps), c’est correct : ça fait un bitrate moyen de ~6 Mb/s pour la vidéo. Il faut noter que c’est en 4:3 et sans protection, aussi. Après, l’intérêt d’un DVD de 8 cm ne saute pas aux yeux : la boîte fait une taille standard et ça empêche d’utiliser le disque dans un mange-disque. Chez moi, le lecteur de mon Mac et mon lecteur de salon sont de ce type, donc ce n’est pas pratique.



L’image est correcte

Le second, Harry Potter et la chambre des secrets, est un DVD américain sorti dans un gamme « mini DVD », notamment pour les lecteurs Samsung évoqués dans la vidéo de Techmoan. Déjà, il y a trois disques pour le film, bienvenue dans les années 90 avec le Video CD ou le LaserDisc. Le premier disque contient 52 minutes de vidéo dans un fichier de 2,2 Go, avec deux pistes audio (français et anglais, en AC3 à 384 kb/s), ce qui donne un débit un peu en dessous de 5 Mb/s pour la vidéo, là aussi en 4:3. C’est franchement léger pour du DVD et la qualité de l’image est assez moyenne sur un téléviseur moderne, même si ça ne doit pas poser de soucis sur un lecteur portable (la cible). Chacun des trois disques contient à peu près la même chose, le film est assez long.

Trois disques


Du 4:3


Il y a l’effet curiosité, je peux comprendre, et le côté « C’est différent », mais j’ai quand même un peu de mal. Parce qu’on se retrouve avec un truc à la qualité approximative, avec des défauts rédhibitoires (du 4:3, le découpage en plusieurs disques) et une compatibilité limitée (pas de mange-disque). Mais c’est amusant.

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Retroquest, l’Apple Pippin « mini » en chinoisium

Par : Pierre Dandumont — 13 septembre 2020 à 08:00

Il y a quelques mois, j’avais parlé de la Retroquest, une Apple Pippin « mini » japonaise. J’en ai acheté une sur Aliexpress, donc voici une petite prise en main.

Si la boîte est jolie, la console elle-même est cheap, c’est du pur chinoisium. Le plastique est basique, il n’y a pas beaucoup de détails, les boutons bougent, c’est très bof. C’est encore pire pour les deux manettes : des clones de manettes de Super NES comme vous pourrez en trouver pour quelques euros sur Amazon. C’est léger, mal construit, cheap, elle n’ont vraiment aucun intérêt. Bon, elles fonctionnent en HID sur Mac, mais c’est vraiment mauvais tout de même. On trouve à l’arrière de la console un emplacement microSD (je vais en reparler), une sortie HDMI et une prise barrel. La boîte contient un câble HDMI super fin et un câble USB vers barrel, pour l’alimenter (5 V/2 A).

Sur une vraie Pippin


Avec une des manettes cheap


La console


La connectique

Dans la console, vous trouverez une version en japonais (et bridée) de RetroArch, avec un tas de ROM. Des jeux d’arcade, des jeux PC Engine (la classique, la CD, la 16 bits), Famicom (en fait, la version avec lecteur de disquettes), NES, Super NES, Mega Drive, Mega CD et 32X, Sega SG-1000 et Master System (en version japonaises) et même quelques titres PlayStation. C’est bien évidemment totalement illégal, et comme la console est japonaise, ce sont des ROMs du pays en question, parfois différentes des versions de nos contrées. J’ai eu la flemme de compter le nombre de ROMs, j’avoue.

Avant de la ranger dans un tiroir, j’ai d’abord testé avec une manette de « Pippin » en USB, sans succès. Seule la mauvaise copie de manette Nintendo semble fonctionner. J’ai ensuite inséré une carte microSD (à l’envers) mais il n’y a pas de dossiers pour les ROMs, visiblement c’est surtout prévu pour les sauvegardes. Enfin, j’ai essayé d’avoir le site officiel, qui est mort actuellement. Sur archive.org, toutes les captures indiquent un coming soon.

Avec une manette Pippin en USB


Le site Web


Le contenu de la carte SD

Vu la base, RetroArch, et vu les travaux de Keith, je suppose qu’il est simple de mettre ses propres ROM et d’accéder au contenu de l’OS via la prise série (j’en avais parlé). Mais franchement, vu la qualité du produit et le SoC utilisé (un Amlogic S905X, assez basique), je n’ai même pas tenté. Si je dois un jour faire une station d’émulation, je passerais par un Raspberry Pi, c’est plus simple.

Bon, au moins c’est rigolo d’avoir un Pippin, et… It Runs Doom (comme le montre la vidéo).

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Un prototype d’Apple Watch camouflé en iPod nano

Par : Pierre Dandumont — 12 septembre 2020 à 08:00

Vu sur Twitter, encore, un truc un peu particulier : Apple camouflait visiblement les prototypes d’Apple Watch avec une sorte d’étui qui ressemblait à un iPod nano 6G.

C’est original, même si ça passe uniquement de loin : ça semble quand même assez grossier.






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Une Apple Pippin dans un jeu Apple Arcade (et Nintendo Switch)

Par : Pierre Dandumont — 6 septembre 2020 à 08:00

Dans le trailer de Takeshi & Hiroshi (et dans le jeu, d’ailleurs), on peut trouver une Apple Pippin.

Le jeu est sorti sur Apple Arcade il y a plusieurs mois, et plus récemment sur Nintendo Switch. Et donc on peut voir une pseudo Pippin chez un des deux frères.

Dans le trailer Switch


Une capture sur Switch (je crois)


Sur le Mac (via Apple Arcade)

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Un BookcaSE en vente au Japon

Par : Pierre Dandumont — 5 septembre 2020 à 08:00

Dans les produits Apple (ou presque) un peu particulier, il y a le BookcaSE japonais. Et il y en a un en vente au Japon. Êtes-vous prêt à mettre les 1 850 € demandés ?

Le BookcaSE, donc, est un kit de conversion qui permet de transformer un Mac portable (PowerBook 190 ou 5300) en machine de bureau. L’ensemble ressemble à un Macintosh SE très fin, ce qui explique son nom. La machine est déjà convertie, avec notamment une barrette de mémoire et l’écran installé. On peut voir que les connecteurs standards étaient placés latéralement (série, ADB, disquette, PCMCIA) et que le SCSI était à l’arrière, avec un adaptateur vers DB25 intégré.


On voit une « barrette » de RAM


Le PowerBook intégré


La connectique


La prise DB25 pour le SCSI


Le manuel

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VideoNow, la vidéo (moche) sur un CD Audio (bis)

Par : Pierre Dandumont — 4 septembre 2020 à 08:00

Il y a bien 5 ans, j’avais fait un article sur VideoNow, une technologie qui permettait de stocker de la vidéo sur des CD Audio, pour proposer des lecteurs pour les enfants, à bas prix. Et en faisant une brocante en début d’été, je suis tombé sur un lecteur avec quelques disques, donc j’ai craqué.

Le lecteur est assez gros, prévu pour des mains d’enfant (et pour résister à des enfants, d’ailleurs). L’écran semble perdu au milieu de l’appareil, et il est assez mauvais : il y a beaucoup de rémanence et c’est sûrement au mieux du 320 x 240 (je n’ai pas mesuré). Mais à l’usage, ce n’est pas si mal pour les gosses : c’est solide, il y a des séries qu’ils aiment bien (j’ai des épisodes de Totally Spies!, Jimmy Neutron, des trucs sur Hilary Duff, etc.). L’image est évidemment meilleure avec des dessins animés, on voit bien trop les défauts avec des séries en live, et l’appareil est rétrocompatible avec la version noir et blanc de la technologie, même si c’est franchement pixellisé/moche dans ce cas là. On sent de toute façon vraiment l’orientation vers le coût et le côté pratique, avec par exemple des piles AA pour l’alimentation.

Le lecteur


Il utilise des piles


Quelques boutons et prises


Quelques exemples de vidéos

J’avais expliqué comment ça fonctionne à l’époque, mais je vais résumer. Premièrement, les disques monochrome : l’image est encodée dans l’audio d’un des canaux et c’est évidemment assez basique : du 80 x 80 à 5 images/s. Le MPEG était évidemment exclus pour des raisons de coût : ça devait être simple à décoder. Les versions en couleurs encodent en 144 x 80 en faisant tourner le disque plus vite (mode 2x). Truc amusant, les disques sont techniquement des CD Audio, mais avec un diamètre particulier : 108 mm pour les versions couleurs. La raison est vraiment pragmatique : Hasbro (Tiger) vendait des kits permettant de graver ses propres vidéos, et ce diamètre oblige les utilisateurs à acheter les disques de la marque. Les lecteurs n’acceptent pas les disques classiques de 12 cm et le logiciel ne permet pas d’encoder moins de 15 minutes, pour empêcher l’utilisation de CD-R de 8 cm.

Avec un VideoNow couleur


En natif (144 x 80)


Le disque est plus petit qu’un DVD

Si je trouve un jour des disques vierges (ou si je me motive à découper un CD), je vous montrerais qu’il est possible de mettre ses propres vidéos sur le VideoNow.

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Un prototype de Mac un avec un connecteur dock pour iPod

Par : Pierre Dandumont — 3 septembre 2020 à 08:00

Récemment, un collectionneur a montré des images d’un Mac mini un peu particulier : il intègre un connecteur dock 30 broches pour un iPod nano. Si vous venez ici depuis longtemps, vous savez que ce genre de modèle était déjà connu.

C’est un Mac mini G4 (2005) avec un connecteur dock 30 broches pour un iPod nano (l’iPhone n’existait pas encore). La forme de l’emplacement empêche de mettre un autre modèle d’iPod, même si le connecteur est le même, et il n’a pas l’air taillé pour installer un support universel. Visiblement, Apple a prévu pendant longtemps cette intégration : la carte fille qui gère le stockage sur le Mac mini contient les traces de la prise dans la version commerciale. A l’époque, elle n’était reliée qu’au FireWire, donc la durée de vie de ce connecteur aurait été assez faible : Apple a abandonné assez rapidement la synchronisation en FireWire.



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Prise en main de la Smart Battery Case pour iPhone 11

Par : Pierre Dandumont — 2 septembre 2020 à 08:00

Je suis passé d’un iPhone SE à un 11 et j’en ai profité pour me procurer un accessoire pratique (mais moche) : une Smart Battery Case.

Je le répète : c’est assez moche. L’iPhone 11 existe en plusieurs couleurs, la housse uniquement dans un blanc crème et du noir. La bosse, qui a évoluée depuis la première version (pour iPhone 6), prend maintenant tout le bas du téléphone. Depuis les versions successives – iPhone 6, iPhone 7, iPhone XS -, on a gagné quelques points, donc la charge sans fil en Qi, mais je n’ai pas essayé : je n’ai pas de chargeur. Question finition, rien à dire : c’est doux à l’intérieur, le silicone semble qualitatif (heureusement vu le prix), on a une petite LED interne pour indiquer que ça charge, etc. Les boutons sont taillés correctement et l’insertion simple. Pour rappel, Apple a choisi une voie une peu particulière : il faut plier le haut de la housse, insérer l’iPhone dans la coque et ensuite rabattre le tout. Le seul petit bémol vient du bouton silencieux, qui est moins accessible.

Avec l’iPhone


La fameuse bosse et le bouton peu accessible

Question charge, la batterie va d’abord charger l’iPhone et ensuite prendre le relais. Quand elle est vide, l’iPhone reprend la main. On peut voir les deux jauges dans les réglages, c’est assez efficace. La prise Lightning transfère bien les informations, donc les accessoires filaires fonctionnent directement, sans sortir le smartphone.

L’intérieur, bien conçu

La nouveauté de cette housse (et ses versions iPhone 11 Pro), c’est un bouton pour prendre des photos. Avec la coque, la prise en main est plutpot bonne, et le bouton est bien placé. C’est un avantage intéressant, surtout avec le positionnement des boutons de volume sur l’iPhone 11 : il faut retourner l’iPhone quand on veut utiliser le bouton + pour faire une photo. Avec le bouton de la coque, tout tombe directement sous les doigts. Attention à un truc : il faut presser le bouton un peu longuement pour lancer l’appareil photo. C’est un peu comme sur certaines touches : un appui vraiment bref ne fait rien, pour éviter les erreurs. Ce n’est pas long (pas une seconde) mais la pression doit être franche.

Le bouton pour les photos

Question autonomie, je n’ai pas de mesure vraiment évidente. J’ai juste laissé l’iPhone envoyer de la musique vers une enceinte toute la journée au boulot, et en partant, il restait encore 20 % dans la housse, donc c’est assez efficace. Avec un iPhone 11 qui tient assez bien question autonomie, il doit être possible de partir un long week-end sans chargeur. C’est cher (comptez 150 €), plutôt moche, mais efficace. Et c’est ce que j’attendais.

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Les Blu-ray qui permettent de télécharger des MP3 en réseau

Par : Pierre Dandumont — 1 septembre 2020 à 08:00

Récemment, un lecteur m’a montré un truc intéressant (merci M.E.), un Blu-ray qui permet de télécharger des MP3 vers un PC.

C’est notamment le cas sur le Blu-ray de l’OST de Final Fantasy VII : le disque contient un dossier avec des MP3 (lisible depuis un PC qui a un lecteur de Blu-ray) et les menus en Java permettent de générer une page qui va permettre de télécharger les MP3. Il faut un lecteur Blu-ray connectés, mais ça passe. Des réponses que j’ai eu sur Twitter, c’est assez courant dans les Blu-ray de musique depuis quelques années.

Avec VLC

A l’origine, on m’a envoyé l’ISO uniquement, et j’ai testé avec VLC. Mais ça ne fonctionne pas : le logiciel n’affiche pas les menus entièrement, il n’y a pas les textes et donc pas la possibilité de se déplacer dans les menus. Ensuite, j’ai voulu tenter sur un lecteur de Blu-ray, mais je suis tombé sur un problème : le disque fait plus que 25 Go et je n’avais que des BD-R(E) de cette capacité. Comme les BD-R DL de 50 Go valent assez cher (comptez au moins 25 € la boîte de 5), j’ai acheté directement le disque au Japon et attendu qu’il arrive.

Le menu avec VLC

Avec le vrai disque, c’est même impossible de lire le disque : il est assez récent et utilise un protection MKB70 et je n’ai pas les clés nécessaires.

Dans l’absolu, de toute façon, le fait que VLC ne propose pas le téléchargement des MP3 n’a pas d’impact réel : si vous essayez de lire le disque avec VLC, vous avez forcément un lecteur de Blu-ray sur l’ordinateur… donc un accès direct aux MP3.

Les fichiers sur le disque


Le menu explique comment faire

Avec un vrai lecteur de Blu-ray

J’ai d’abord testé avec le lecteur Samsung installé dans mon salon, puis – pour l’enregistrement – avec un vieux modèle Sony (un BDP-S490). Première chose à savoir, au départ j’avais une erreur : le disque indiquait que je n’avais pas accès au réseau. Mais c’est normal : le lecteur bloque l’accès au réseau pour les disques par défaut. Une fois l’option activée, ça a fonctionné. La page affiche une adresse IP (celle du lecteur), il suffit de se connecter (en http et pas en htpps) sur une page qui va afficher la liste des fichiers. En gros, le lecteur Blu-ray lance un serveur Web en Java (je crois) avec la possibilité de télécharger le contenu du disque.

Le menu complet, avec la section MP3 Download


Pas d’accès au réseau


L’option (chez Sony)


Ca fonctionne


La page, épurée

Ça fonctionne assez bien, mais les performances dépendent du lecteur. Pour se donner une idée : un des fichiers fait 132 Mo, il faut 23 secondes avec un lecteur Sony, 1 minute 58 avec le second, 33 secondes avec mon lecteur Samsung et 21 secondes avec une PlayStation 4. C’est entre ~1,1 Mo/s sur le lecteur le plus lent et ~6 à 7 Mo/s sur le plus rapide.

Après, très franchement, j’aurais apprécié autre chose que des fichiers MP3, même si c’est du 320 kb/s.

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La Sainte Grenade d’Antioche (normalement) cachée dans Mac OS

Par : Pierre Dandumont — 31 août 2020 à 08:00

Il y a peu, je parlais du lapin tueur de Sacré Graal ! caché dans System 7, et j’évoquais la Saint Grenade d’Antioche. Dans un commentaire, Gilles évoquait cette dernière, donc j’ai cherché.

L’icône qui représente la Grenade apparaît en théorie à un endroit précis : dans le dossier File Sharing du dossier Preferences du System Folder, quand le partage de fichiers est activé et qu’un CD-ROM (ou n’importe quel autre média en lecture seule, je suppose) est inséré.

J’ai donc d’abord testé sous System 7.1 (et 7.5) en branchant un lecteur externe (j’utilisais un LC III pour les tests). Mais ça ne fonctionne pas : dans ce cas de figure, je me retrouve avec l’icône du lapin.

System 7 affiche le lapin

J’ai tenté sous Mac OS 7.6, 8.0, 8.5, 8.6, 9.1 et 9.2.2 (sur différents Mac à la maison), sans résultats : sur ces machines, l’icône est vide. Je n’ai pas testé avec tous mes Mac, mais presque. Je vous mets l’icône qui devrait apparaître. Si quelqu’un à une explication, ça m’intéresse. J’ai même testé toutes les versions dans SheepShaver (de 7.5 à 8.6).

Mac OS 9 (et d’autres) affichent une icône vide


L’icône

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Un pavé numérique pour l’Apple Pippin

Par : Pierre Dandumont — 30 août 2020 à 08:00

J’en avais parlé en 2017 et j’en ai finalement trouvé un : il existe un pavé numérique pour l’Apple Pippin.

Le PK18-M2, visiblement fabriqué par NTT, se branche sur la prise P-ADB de la console et propose un pavé numérique classique… mais un peu plus que ça. Il possède une touche Enter, une touche tabulation (à droite du 0), une touche Delete (en haut à gauche)… et émule une souris.

Les touches fléchées déplacent en effet le curseur de la souris verticalement et horizontalement (ce n’est pas très pratique) et la touche en haut à droite est un clic gauche. De plus, le pavé numérique propose un truc assez pratique : une prise ADB femelle. On peut donc chaîner le pavé avec un clavier, une souris ou une manette de Pippin en ADB.


Une prise ADB femelle pour chaîner


Le connecteur P-ADB de la Pippin

Je suppose que le pavé servait à taper plus rapidement le numéro de téléphone quand on utilisait la console pour se connecter à Internet (le numéro 0120-114-233 est a priori celui d’un FAI), mais c’est à peu près tout. Dans les jeux, c’est évidemment inutile : ils utilisent essentiellement le trackball et parfois les boutons de la manette.

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SuperDisk LS-240 : jusqu’à 32 Mo sur une disquette 1,44 Mo

Par : Pierre Dandumont — 29 août 2020 à 08:00

A la fin des années 90, Imation avait essayé de lancer un successeur à la disquette avec le LS-120. J’avais déjà parlé de mon lecteur IDE, de la meilleure façon de récupérer les données et même de l’appareil photo LS-120 de Panasonic. Mais là, j’ai récupéré un LS-240.

Le LS-240 utilise la même technologie : un média de la taille d’une disquette avec un laser pour suivre les pistes pour le stockage. Comme le nom l’indique, la capacité passe de 120 à 240 Mo. Il n’y a pas grand chose à dire sur ce format : c’est assez lent (1 minute 45 pour un fichier de 18,5 Mo, soit 175 ko/s en écriture, ~300 ko/s en lecture), la capacité a bien doublé et la rétrocompatibilité existe. Un lecteur LS-240 lit donc les disquettes classiques et les disques LS-120. Bien évidemment, c’est uniquement rétrocompatible : les disques LS-240 ne passent pas dans un LS-120.

Le lecteur


USB fixé et prise propriétaire

Le lecteur Panasonic, un LK-RF240U, est compact et alimenté en USB, ce qui est une bonne nouvelle : les lecteurs LS-120 nécessitent souvent une prise de courant. Le mauvais point, c’est que le câble USB est intégré dans le lecteur, et qu’il est ridiculement court. A l’arrière, une prise interface sert sûrement à connecter le lecteur à du PC Card ou un truc dans le genre (le manuel en japonais ne semble pas indiquer exactement son usage). Ca ressemble à une interface de CD-ROM de PC portable, mais le positionnement bloque un peu.

Une disquette LS-240

Des disquettes de 32 Mo

Le truc intéressant avec les lecteurs LS-240, c’est qu’ils peuvent stocker 32 Mo sur une disquette de 1,44 Mo. Comment ? En utilisant les mécanismes d’asservissement pour graver une piste bien plus fine (on passe de 80 pistes à 777 (de 87,5 microns à 18,8) et donc stocker plus de données. Le problème, c’est que l’écriture demande des réglages particuliers et donc un logiciel dédié. C’est tout sauf pratique… et surtout lent. J’ai tenté avec un fichier de 18,5 Mo. Premièrement, il faut compter une vingtaine de secondes de préparation. Ensuite, l’écriture elle-même a pris 4 minutes et 10 secondes (74 ko/s). Une fois la disquette gravée, le lecteur affiche le contenu mais il est impossible d’écrire directement. En fait, il faut écrire entièrement la disquette à chaque fois, à chaque modification, un peu à la manière d’un CD-RW. En lecture, c’est heureusement nettement plus rapide : ~320 ko/s (le fichier écrit a été lu en moins d’une minute).

Le logiciel sous Windows


Attention…


On peut transférer avec un explorateur maison


Ecriture en cours


32 Mo


Une disquette de 32 Mo

En théorie, ça doit fonctionner sans les outils, au moins pour la lecture. Sous macOS Catalina, Utilitaire de disques voit bien une disquette de 32 Mo, mais impossible de la monter. Mais avec une machine virtuelle sous Windows, ça fonctionne. J’ai écrit une disquette sous Windows XP et lu le contenu sous Windows 7, sans erreurs. Même chose sur un vieux Mac. Au passage, la disquette contient tout de même une zone lisible sur les lecteurs de disquettes classique, avec un message qui demande de lire la disquette dans un lecteur LS-240.

macOS ne monte pas la disquette

Note for Windows user:
This disk is formatted as FD32MB. If you want to format this disk
as 1.44MB again, please select normal format option. If you select
quick format option, the disk does not work correctly.

Note for MAC user:
This disk is formatted as FD32MB. You can not format this disk
as 1.44MB again from standard formatter.

Pour les amateurs de (vieux) Mac, Panasonic livrait des pilotes… pour Mac OS. Pas Mac OS X, Mac OS. Bon, lecteur japonais oblige, les pilotes sont évidemment dans la langue du pays lors de l’installation, mais le programme SuperWriter32 existe donc sur Mac (et est en anglais une fois installé). Il permet, comme sous Windows, d’écrire jusqu’à 32 Mo sur une disquette. Bien évidemment, c’est tout aussi lent, et c’est encore pire si on ajoute des fichiers : le logiciel va lire la disquette, créer une sorte d’ISO et ensuite l’écrire entièrement, ce qui prend… beaucoup de temps.

Mac OS (9) voit les pilotes


Le choix du lecteur


Le programme fonctionne sous Mac OS

Au passage, les pilotes arrivent sur un CD-ROM mais aussi sur une disquette formatée en 32 Mo.

Les pilotes, sur une disquette 32 Mo

Pour conclure, comme pour le lecteur Hi-MD montré récemment, c’est une fausse bonne idée. Les LS-240 offrent une capacité correcte pour l’époque, mais c’est lent, et le mode permettant de mettre 32 Mo sur une disquette classique a tellement de limites qu’il n’a pratiquement aucun intérêt. C’est horriblement lent, l’écriture nécessite des manipulations trop compliquées et – dixit la société – la fiabilité moyenne.

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Kyocera DA-1, l’appareil photo « pré-numérique » meilleur que les Canon ION

Par : Pierre Dandumont — 28 août 2020 à 08:00

J’avais déjà parlé des Canon ION, une gamme d’appareils photo un peu particulière. Ces précurseurs des modèles numériques avaient en effet pas mal de défauts, mais Canon n’est pas la seule marque à avoir travaillé sur le sujety. j’ai récupéré récemment un Kyocera DA-1 et c’est bien plus convaincant.

Les Canon ION enregistrent une image vidéo (littéralement) sur une sorte de disquette magnétique. Ce n’est pas du numérique : c’est un signal analogique enregistré sur un support analogique, l’équivalent d’un arrêt sur image. La définition est donc assez moyenne, avec en gros une image 480p analogique en NTSC. Mais la disquette permet une lecture rapide, le stockage de 50 images et la suppression directe des clichés ratés.

DA-1 vs. ION

La gamme ION, spécialement les modèles d’entrée de gamme (Canon RC-25x et x60), pose pas mal de soucis. La forme est atypique, plus proche d’une paire de jumelle que d’un appareil photo (comme les premiers QuickTake d’ailleurs), l’alimentation s’effectue avec une batterie au plomb propriétaire, et la fiabilité est moyenne. Pour tout dire, si mes RC-250 et 251 font des photos, la relecture est impossible, et mon RC-260 est en train de mourir. Et Canon a complexifié un peu l’utilisation de ses appareils, avec des sorties vidéo qui passent par un bloc d’alimentation qui sert aussi à charger la batterie, etc.

Un appareil plus convainquant

Le Kyocera DA-1 reprend un design bien plus classique (et plus efficace) avec un format proche des appareils compacts de l’époque. On a donc un objectif qui sert à allumer l’appareil, un emplacement latéral pour la disquette, etc. Il n’a pas d’écran, mais pour le reste, ça ressemble aux compacts numériques du début des années 2000, et il date de 1996. Dans les avantages, on a le fait qu’il s’alimente avec des batteries classiques (CR123A, pas les plus courantes, mais ça se trouve) et qu’il peut s’alimenter avec une alimentation secteur standard (en 6 V). Même chose pour la sortie vidéo : c’est une prise jack 3,5 mm 4 points. Dans le pire des cas, comme moi, il suffit de tester toutes les possibilités pour avoir une image.

Shot with DXO ONE Camera



Pas d’écran

Même la partie pour regarder les images est plus simple : on allume l’appareil avec le bouton Play et on navigue avec les deux flèches. Sur les ION, c’est assez lourd à utiliser pour deux raisons : l’interface ne boucle pas (une fois arrivé sur la dernière photo, on doit reculer) et l’appareil « affiche » les zones sans photos (la disquette contient techniquement 50 emplacements). Avec le Kyocéra, ça boucle et ça passe les zones vides.

L’insertion de la pell… de la disquette

Sinon, c’est un modèle HiVF donc avec une qualité en théorie un peu meilleure, mais ce n’est pas flagrant. Comme souvent avec ces appareils un peu vieux, ce n’est pas très net, et l’exposition est aux fraises dans pas mal de cas.

En intérieur


Mon bureau


En extérieur, surexposé


Petite déception, je n’avais pas de disquettes avec, et donc pas d’images amusantes à récupérer. Enfin, l’appareil a une sortie vidéo numérique, mais je n’ai pas le câble et je n’ai pas réussi à trouver le manuel ni les informations sur la sortie en question. De toute façon, vu le fonctionnement des appareils de ce type, dans le meilleur des cas la sortie en question numérise directement l’image analogique.

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Est-ce que macOS supporte l’USB 3.2 Gen.2 2×2 à 20 Gb/s ?

Par : Pierre Dandumont — 10 août 2020 à 08:00

En testant un SSD pour Canard PC Hardware, je me suis posé une question : est-ce que macOS supporte l’USB 3.2 à 20 Gb/s ? La réponse est visiblement non, en tout cas avec la carte testée.

Petit résumé, parce ce n’est pas toujours évident. L’USB 3.0 original a été renommé en USB 3.1 Gen.1 puis en USB 3.2 Gen.1, avec un débit maximal de 5 Gb/s. le codage est en 8b10b (8 bits utiles, 10 bits transmis), ce qui donne un débit réel théorique de 500 Mo/s. Ensuite, il y a la norme à 10 Gb/s, nommée USB 3.1 Gen.2 puis USB 3.1 Gen.2. Elle utilise un codage 128b130b, donc avec moins de pertes : ~1,2 Go/s au maximum. Les deux normes peuvent utiliser la prise USB-A ou la prise USB-C, mais on trouve plutôt la norme d’origine en USB-A et la seconde en USB-C.

Plus récemment, une troisième version a été lancée : l’USB 3.2 Gen.2 2×2. Elle permet un débit de l’ordre de 20 Gb/s (~2,4 Go/s) en utilisant toutes les broches de l’USB-C (elle n’existe pas en USB-A). Actuellement, il existe quelques SSD externes qui utilisent cette norme, et quelques cartes PCI-Express, avec la puce ASM3242. J’ai utilisé une carte Sunix USB2321C, qui vaut environ 65 €. Elle se branche en PCI-Express 4x et propose une prise USB-C compatible. Comme SSD, un FireCuda Gaming de chez Seagate, c’est un SSD externe en USB-C rapide, capable d’atteindre 2 Go/s environ avec cette interface. Sur un Mac classique, il est limité à environ 1 Go/s, ce qui reste honorable.

Plus de 2 Go/s sous Windows

Dans un PC, le SSD atteint vraiment ~2 Go/s en lecture et en écriture, ce qui est plutôt élevé. Il est un peu cher (vers 300 € en 1 To) mais rapide, donc. Et dans un Mac ? Faute de Mac Pro, j’ai branché la carte en Thunderbolt 3 dans un boîtier externe. La bonne nouvelle, c’est que la carte fonctionne : elle accepte les périphériques. La mauvaise, c’est que le mode 2×2 ne semble pas implémenté dans macOS. Avec le SSD Seagate en question, impossible de monter le volume : il est vu comme un périphérique USB 2.0 et n’apparaît pas. Avec un autre SSD externe (Crucial X8), compatible uniquement 10 Gb/s, pas de soucis : il monte et fonctionne. Je n’ai pas trouvé de solution : le SSD en « 2×2 » ne fonctionne pas sur la carte. En l’état, la carte fonctionne donc avec les périphériques jusqu’à 10 Gb/s, et c’est tout.

La carte et un SSD capable de travailler en 2×2


macOS ne voit que de l’USB 2.0

Je suppose que quand Intel proposera le mode 20 Gb/s, macOS prendra en charge la norme, ça devrait arriver avant la fin de la transition. Et je n’ai pas encore pu tester avec Big Sur.

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La Pippin « Retroquest » rootée

Par : Pierre Dandumont — 9 août 2020 à 08:00

Il y a un moment, j’avais parlé de la Pippin « classic ». Non, pas mon poisson d’avril, la Retroquest. Il s’agit d’une console rétro sortie au Japon (et vendue bien trop cher) qui reprend bizarrement le design de la Pippin.

Keith Kaisershot en a un, il l’a ouverte, et on découvre donc un SoC ARM basique (l’Amlogic S905X, courant dans les boîtiers TV) avec un peu de stockage des émulateurs installés. Elle tourne sous RetroArch (en japonais) et c’est visiblement assez trivial d’ajouter des jeux et même des émulateurs en plus. Une vidéo montre d’ailleurs un déballage et quelque essais.

Mais Keith, en ouvrant la console, a vu qu’il y avait une interface UART, il a donc soudé les câbles nécessaires et le Linux est accessible via la console. Son but est évidemment d’installer l’OS de son choix, avec au moins la possibilité d’installer n’importe quel logiciel.

En haut à gauche, les traces de l’UART

Du coup, comme ça fait un moment que je lorgne sur la console au Japon (vendue bien trop cher, aux alentours de 200 $), j’en ai finalement commandé une sur Aliexpress (vers 100 $). Donc vous aurez un test un jour, le temps qu’elle arrive.

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La télécommande Nike+ pour iPod (et iPhone)

Par : Pierre Dandumont — 8 août 2020 à 08:00

Quand Nike a sorti son capteur pour les iPod nano (adapté ensuite aux iPhone), la marque a aussi proposé un bracelet qui faisait office de télécommande : le Nike Amp+.

Le bracelet intègre une télécommande pour iPod, qui ressemble un peu aux commandes de l’iPod shuffle, et quelques LED rouges, pour notamment donner l’heure. Il est recouverte de silicone et est assez inconfortable. J’ai un poignet fin, et la partie principale est un peu large, donc ce n’est pas ajustable facilement. Il existe visiblement plusieurs versions du bracelet, notamment au niveau de la fixation. Le mien a simplement deux clous (comme certains bracelets Apple Watch), mais une autre version a une fixation plus proche de certains bracelets en métal, comme le modèle testé à l’époque par iLounge.

Bracelet, iPod, capteur


On ne voit pas bien vu la couleur, mais il y a une télécommande


Un double clou pour la fixation


Il donne l’heure

Le bracelet sert de montre, avec un affichage LED, mais aussi de télécommande pour un iPod nano. Attention, c’est un accessoire lié au kit Nike + iPod, il faut donc le récepteur à brancher sur le connecteur 30 broches de l’iPod nano pour que ça fonctionne, sauf si vous avez un modèle de 6e ou 7e génération. Le bracelet se détecte assez facilement, il suffit de presser une touche dans les menus, tant que l’iPad nano est à jour. La télécommande fonctionne en permanence avec l’iPod nano, ce qui n’est pas le cas de l’iPhone, je vais vous expliquer. A noter que ça fonctionne avec mon iPod nano de 4e génération, mais pas avec celui de 2e génération : il n’affiche pas le menu pour jumeler la télécommande. Je ne sais pas si c’est un bug ou une incompatibilité.



J’ai aussi testé avec un iPhone. Apple a en effet intégré le support Nike+ (et donc la télécommande) dans iOS et dans les iPhone et iPod touch. Il faut un modèle 3GS au minimum, et un 5S au maximum (ou certains iPod touch). Une fois le capteur détecté, le menu apparaît, tout comme la possibilité de jumeler la télécommande. Mais il y a un (gros) défaut : la télécommande ne fonctionne que dans l’application Nike. Il est impossible d’utiliser la télécommande dans un usage classique, comme l’équivalent d’une Apple Watch. En pratique, c’est donc assez inutile : vous ne pouvez utiliser la télécommande qu’en allant faire du sport.


Les options




La télécommande marche uniquement dans l’application Nike+

Enfin, le bracelet – contrairement au capteur – a l’avantage d’avoir une batterie amovible. Par contre, ce n’est pas le format le plus pratique : c’est du CR1632, donc assez petit. J’ai une collection de batteries à la maison, mais je n’avais évidemment pas cette version là.

La batterie peut se changer

Pour l’époque, c’était donc un produit plutôt bien intégré, assez pratique et complet. Bien évidemment, les montres connectées (Apple Watch en tête) remplacent bien le bracelet en 2020, mais pour l’époque, c’était plutôt pas mal. Le seul défaut était peut-être le prix : 80 $ le bracelet, avec l’obligation d’avoir un capteur Nike+ à 30 $.

A noter, enfin, que j’ai utilisé mon adaptateur série pour regarder ce que la télécommande envoie. Comme le capteur, elle n’a pas besoin d’être jumelée pour être écoutée, mais elle ne fonctionne évidemment qu’une fois jumelée. Après, je n’ai pas regardé la structure des trames, mais ça doit juste correspondre au bouton pressé.

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ATX2AT Smart Converter : l’adaptateur pour alimenter vos vieux Mac

Par : Pierre Dandumont — 7 août 2020 à 08:00

Mon ancien collègue (et rédacteur en chef) de Canard PC Hardware, Samuel Demeulemeester, est un fou d’électronique, et il fabrique des trucs. Et parfois, des trucs intéressants, comme l’ATX2AT Smart Converter. Et malgré son nom, il fonctionne avec de vieux Mac.

Avant de commencer, il faut être clair : j’ai acheté l’adaptateur sur Kickstarter, comme n’importe qui. Samuel m’a juste fourni un câble pour alimenter un vieux Mac (un LC III), avec en plus une petite surprise : il s’était trompé dans le brochage. Donc je vais dire du bien de son adaptateur… parce que c’est un bon produit.

A la base, l’adaptateur a été pensé pour les vieux PC : il permet d’utiliser une alimentation moderne (ATX) avec un appareil qui demande de l’AT. Et surtout, il fait bien ça. Premièrement, il fournit une tension de – 5 V. Pas mal vieux ordinateurs (et surtout quelques vieilles cartes ISA) nécessitent en effet cette tension négative pour fonctionner, et c’est d’ailleurs le cas sur certains Mac. Deuxièmement, il permet de gérer correctement la demande en énergie : les ordinateurs modernes utilisent essentiellement du 12 V, les anciens du 5 V. L’adaptateur va limiter (et monitorer) ce qui passe pour éviter de voir de la fumée sortir de l’appareil. Il est programmable, il offre un petit écran qui affiche les informations, et il est possible de choisir les limites pour chaque tension. Enfin, il protège votre alimentation (et le matériel) des accidents éventuels. Il vaut ~50 € directement chez l’auteur.

La carte avec l’adaptateur Mac


Les câbles AT et Mac

Maintenant, parlons de mon cas particulier. Je l’ai acheté pour mes vieux Mac, notamment un Macintosh LC III dont l’alimentation est parfois capricieuse. Plus généralement, c’est assez courant sur ce modèle de se retrouver avec une alimentation qui claque (littéralement, elle font une sorte de tac tac tac) et qui nécessite des réparations. Et au lieu de la réparer ou de trouver un bloc d’occasion pour un usage occasionnel, passer par l’adaptateur et une alimentation ATX a du sens. Ce n’est pas forcément intéressant pour un usage standard : les alimentations ATX sont souvent volumineuses et le prix monte vite, mais pour des tests ponctuels, c’est très efficace. Et au pire, il reste possible d’installer l’adaptateur et une alimentation « Pico ATX » (des modèles très compacts) directement dans le boîtier, vu la consommation assez faible de ces modèles.

L’alimentation d’origine

Le Macintosh LC III (comme tous les LC) a un bloc assez basique, et l’ordinateur s’allume uniquement avec un bouton physique, pas par le clavier. J’avoue que je ne sais pas comment l’adaptateur fonctionne avec les modèles qui s’allument au clavier et nécessitent une tension permanente (même si elle est faible) sur le 5 V. Pour le Macintosh LC, le brochage est simple : deux fils pour la masse, un pour le + 5 V, un pour le + 12 V et un pour le – 5 V. Samuel m’avait fait un câble (en inversant le + 5 et le – 5 par erreur), donc pas de soucis. Au passage, le brochage est inscrit sur le PCB de la carte mère, donc ce n’est pas trop compliqué.

Par défaut, l’adaptateur limite à 4 A pour le 5 V (20 W) et 0,5 A pour le 12 V (6 W). J’ai donc vérifié sur l’alimentation d’origine et réglé l’adaptateur sur les bonnes valeurs. Elle fournit 3,75 A sur le 5 V (c’est OK) et 0,75 A sur le 12 V. Pour tout dire, par défaut, l’adaptateur arrête le Mac en indiquant qu’il y a un problème sur le 12 V, au démarrage, il demande bien donc plus que 0,5 A. Une fois réglé sur 1,5 A, pas de soucis. Les limites hautes sont 8 A en 5 V et 4,75 A en 12 V, donc c’est assez large pour les vieux appareils. Plus largement, le connecteur en sortie de l’adaptateur fournit la msse, le + 5 V, le – 5 V, le + 12 V et le – 12 V, donc c’est adaptable assez facilement à n’importe quel vieil ordinateur qui se base sur ces tensions.

Les valeurs de l’alimentation d’origine

Lors de mes tests, je n’ai pas eu de soucis : j’ai alimenté le Mac avec une vieille alimentation ATX, fait des benchs, etc. Tout fonctionne bien, et une fois réglé sur les bonnes valeurs en sortie, c’est stable. En dehors de la sécurité, l’adaptateur permet surtout d’utiliser des alimentations ATX qui sont souvent silencieuses (surtout sur des charges faibles) et bien plus efficaces que les alimentations de l’époque.

Après un certain temps (réglable), l’adaptateur coupe l’écran


Ca fonctionne bien

Donc si vous travaillez souvent avec de vieux ordinateurs, l’ATX2AT Smart Converter a sa place dans votre boîte à outils, aux côtés de l’émulateur de disquettes et de l’adaptateur pour remplacer un HDD par de la mémoire flash.

Enfin, il y a aussi une application Windows pour effectuer les réglages facilement, mais je ne l’ai pas encore testée.

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Le jeu breakout caché dans System 7.5

Par : Pierre Dandumont — 6 août 2020 à 08:00

Dans System 7.5, les développeurs avaient caché un jeu de type breakout, un casse-brique assez classique.

Mon premier problème a été la version de l’OS. L’easter egg ne se trouve que dans System 7.5 (et 7.5.1 en bidouillant). Comme j’avais sorti mon LC III pour les tests, je l’ai utilisé, mais il était sous System 7.1. J’ai donc cloné la carte SD, installé un lecteur de CD-ROM, téléchargé une version CD de l’OS et patienté pendant l’installation, parce que c’est assez long.

Maintenant, l’easter egg lui-même. Il faut ouvrir un fichier dans un éditeur de texte basique (Note Pad ici) et écrire secret about box.

Ensuite, il faut sélectionner la ligne et la glisser sur le bureau, le jeu devrait apparaître. Il propose des briques avec les noms des développeurs de l’OS.

Le jeu se joue à la souris, sans cliquer. Les balles partent automatiquement, il suffit juste de déplacer la souris. Si vous détruisez toutes les briques, comme dans ma vidéo, le jeu repart de zéro. Et il suffit de cliquer pour quitter la partie. Attention, à la fin, il reste un fichier sur le bureau, qui contient le texte.


Mes captures sont un peu sombres parce que la carte de capture a visiblement un peu de mal à sortir le bon contraste.

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Changer la touche Caps Lock d’un Apple Extended Keyboard II

Par : Pierre Dandumont — 5 août 2020 à 08:00

Si vous avez déjà utilisé un vieux clavier Apple, vous avez peut-être déjà rencontré un truc énervant (pour moi) : la touche Caps Lock mécanique. Et j’ai une petite astuce pour se passer de cette dernière.

Par défaut, donc, la touche a un comportement un peu particulier : elle reste enfoncée. Si vous pressez Caps Lock, elle se bloque physiquement dans une position enfoncée. C’est très énervant, parce que si vous ne regardez pas le voyant, vous pouvez être bloqué en Caps Lock au démarrage, ce qui bloque certains raccourcis. Qui plus est, ce fonctionnement pose des soucis avec les adaptateurs USB vers ADB. Le clavier envoie en effet un scan code un peu particulier : il envoie down (touche enfoncée) et up (touche relachée) très rapidement. Si vous utilisez le clavier sur un Mac moderne, cette touche n’a donc aucun intérêt : elle ne bloque pas les majuscules, elle envoie juste qu’elle a été pressée.

Par défaut, chaque pression envoie les deux états rapidement

Au départ, je suis tombé sur ce post, qui explique qu’il est possible de remplacer l’interrupteur de la touche par celui d’une touche classique (par exemple F15, inutilisé sous Mac OS 9), et qui explique aussi comment gérer un vrai Caps Lock avec un pilote de clavier alternatif pour Mac OS X. Mais il y a deux problèmes. Premièrement, F15 sert à gérer la luminosité de l’écran quand on a un moniteur Apple, et deuxièmement… je n’utilise de toute façon pas Caps Lock. En fait, dans mon cas, j’ai juste besoin que la touche ne bloque plus physiquement.

Le switch sous F15

Et il y a une solution simple : il faut enlever le keycap (la touche), démonter l’interrupteur et enlever le petit morceau de plastique qui bloque la touche. Sans cette dernière, l’interrupteur (le switch) se comporte comme un modèle classique. C’est un peu tendu quand on a pas l’habitude pour démonter et (surtout) remonter avec le ressort, mais ça fonctionne bien.

Le switch sous Caps Lock


La pièce à enlever

Une fois la pièce changée, le comportement ne bouge pas sur un ordinateur moderne : la touche renvoie toujours les deux commandes rapidement et n’est donc pas fonctionnelle. Avec un vieux Mac sous Mac OS 9, on perd le Caps Lock, mais la touche fonctionne comme une touche Shift classique : elle bloque les majuscules une fois enfoncée manuellement, mais c’est tout. Et surtout, elle ne bloque plus les raccourcis quand elle est enfoncée malencontreusement quand l’ordinateur est éteint. Si vous voulez tout de même un vrai Caps Lock sous macOS (Mac OS X), Karabiner (ex KeyRemap4Macbook) peut le faire avec le script proposé sur cette page. Je n’ai pas essayé : je désactive systématiquement le Caps Lock.

Et un jour, je vous expliquerais comment nettoyer correctement un clavier un peu sale (au hasard celui montré ici).

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Mesurer la fréquence cardiaque avec des écouteurs et une Apple Watch

Par : Pierre Dandumont — 4 août 2020 à 08:00

Récemment, je me suis (re)penché sur la santé, et j’ai ressorti des écouteurs un peu spéciaux : les Jabra Pulse Sport. Ils intègrent un capteur de fréquence cardiaque, avec un protocole de communication assez standard. Et ils sont utilisables avec l’Apple Watch.

Alors, je l’avais indiqué dans un vieil article, je m’en suis rendu compte en écrivant cet article, mais les écouteurs fonctionnent nativement avec l’Apple Watch. Si vous avez la montre d’Apple, vous avez peut-être déjà vu Appareils de santé dans les appareils Bluetooth. En fait, les appareils Bluetooth LE qui suivent le standard (un profil spécifique) peuvent apparaître à cet endroit, et c’est le cas des écouteurs de Jabra.


Une des oreillettes contient un capteur de fréquence cardiaque

Une fois les écouteurs allumés, il n’y a pas besoin de passer en mode appairage, c’est du Bluetooth LE en broadcast. La montre devrait donc voir directement les écouteurs comme un appareil de santé, et se connecter. Dans les écouteurs, il y a un truc pratique : ils parlent. Une fois connectés, ils remplacent le capteur de l’Apple Watch, ce qui permet des choses intéressantes. Premièrement, une lecture continue de la fréquence cardiaque, ce que ne permet pas le capteur d’origine. Pour ceux qui font du sport, la mesure est donc plus précise et plus fiable dans le temps. Attention, il faut tout de même jumeler les écouteurs pour la partie audio.

Connecté


Et il lit la fréquence

Ensuite, un truc amusant : on peut mesurer la fréquence cardiaque sans avoir la montre au poignet. Comme l’application de la montre passe par les écouteurs, ça fonctionne tout de même.

La fréquence, sans la montre au poignet


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macOS Big Sur : macOS 10.16 ou 11.0 ? Les deux.

Par : Pierre Dandumont — 3 août 2020 à 08:00

La prochaine version de macOS, Big Sur, passe officiellement de 10.x à 11.0, après 16 versions. Mais ce n’est pas si évident : pour des raisons de compatibilité, l’OS peut aussi être vu comme un macOS 10.16.

macOS 11.0


Sous Catalina, la commande sw_vers donne ce résultat :

ProductName: Mac OS X
ProductVersion: 10.15.6
BuildVersion: 19G73

Sous Big Sur, par défaut, la commande indique ceci (dans la bêta 1).

ProductName: macOS
ProductVersion: 10.16
BuildVersion: 20A4299v

Avec la bêta 3, ça change. Par défaut, l’OS s’annonce comme macOS 11.0. Mais une commande permet de forcer « 10.16 », pour les logiciels qui attendent un macOS « 10 ». Et ne pensez pas que c’est rare : des trucs comme Parallels bloquent à l’installation à cause de ça, et ça risque d’être le cas pendant un moment.

ProductName: macOS
ProductVersion: 11.0
BuildVersion: 20A5323

Mais en ajoutant la variable d’environnement SYSTEM_VERSION_COMPAT=1, le résultat diffère. On peut soit le faire en plaçant la commande avant l’exécutable (SYSTEM_VERSION_COMPAT=1 sw_vers), soit en modifiant la variable de façon permanente (export SYSTEM_VERSION_COMPAT=1).

ProductName: Mac OS X
ProductVersion: 10.16
BuildVersion: 20A5323l

Typiquement, si un programme donne une erreur liée à la version, lancer le logiciel en ligne de commande avec SYSTEM_VERSION_COMPAT=1 avant le nom de l’exécutable devrait suffire.

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Que pensait The New York Times de la Pippin en 1996 ?

Par : Pierre Dandumont — 2 août 2020 à 08:00

Je suis tombé récemment sur un vieil article de The New York Times qui parle de la Pippin, en 1996.

La première partie est intéressante, car elle met en avant le positionnement hybride de la Pippin : elle est trop onéreuse pour une console de jeu (~600 $ à l’époque) et pas assez puissante comme ordinateur, même pour le prix. L’article confirme par ailleurs que Bandai et Apple avaient de grands espoirs : 500 000 ventes sur la première année aux Etats-Unis et au Japon. Pour rappel, les chiffres officieux donnent 42 000 ventes dans les deux pays au total (donc en gros sur deux ans). Visiblement, Apple voylait la console comme un « Network Computer », un concept qui n’a pas été abandonné par la suite, tout du moins pas directement : l’iMac devait en être un au départ.Il faut dire que la console valait vers 600 $, donc, et permettait de surfer avec son modem (14 400 puis 28 800 et 33 600 bauds), quand un ordinateur valait facilement le double ou le triple.

L’article indique aussi que Samsung avait été approché pour proposer un téléviseur avec un Pippin intégrée. La fin est assez lucide tout de même sur les risques d’échec, en citant le CD-i de Philips (largement plus vendu que la Pippin, d’ailleurs) ou la 3DO. Et de fait, la Pippin ne pouvait pas lutter contre la PlayStation ou la Nintendo 64, et en tant qu’ordinateur, c’était assez léger. Et comme rappelé, la console n’a ni lecteur de disquettes, ni clavier par défaut, deux accessoires pratiquement indispensables pour surfer, et qui augmentaient le prix. En clair, même avant son lancement (l’article date de mars 1996), beaucoup de gens pensaient déjà que le concept était vain.

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eufy Security 2K, la caméra HomeKit pas cher

Par : Pierre Dandumont — 1 août 2020 à 08:00

eufy Security, une filiale d’Anker (société chinoise. assez connue pour ses accessoires avec un bon rapport qualité/prix) propose depuis une caméra HomeKit Secure Video pas très onéreuse. Cette caméra d’intérieur vaut seulement 40 € sur Amazon, ce qui est significativement moins que les modèles concurrents.

La concurrence, en dehors des caméras uniquement HomeKit (j’ai des Omna – D-Link – et une Presence de chez Netatmo), vient de chez Eve (anciennement Elgato) avec un modèle à 150 €, de chez Logitech avec la Circle View (180 €) ou le modèle Netatmo pour l’intérieur (Welcome, vendue 200 €). En clair, chez les grandes marques, une caméra HomeKit Secure Video vaut entre 4 et 5 fois plus que le modèle eufy. A raison ? Pas vraiment, nous allons le voir.

La caméra est correcte sur la finition, et elle arrive avec un petit chargeur USB. Elle s’alimente avec un lon câble micro USB, c’est assez classique. Sur le côté, on trouve un emplacement pour une carte microSD (non fournie), un peu trop accessible à mon goût. Elle possède aussi un haut-parleur et un micro, mais il n’est pas accessible en HomeKit.

La caméra, simple mais efficace


microSD, enceinte, micro USB

Premier essai, uniquement en HomeKit. Et c’est un échec : impossible de connecter la caméra. Elle n’est pas visible dans HomeKit. L’application indique que si le code HomeKit est présent sous le pied – c’est le cas -, il n’y a pas besoin de l’application, en pratique… c’est différent.

Ben non

Pour configurer la caméra, j’ai donc dû créer un compte. Alors, c’est un peu une plaie : la localisation est obligatoire et le clavier passe en QWERTY pour le mot de passe (aucune idée de la raison) avec en plus des demandes reloues : 8 à 20 caractères, minuscules, chiffres, majuscules et caractères spéciaux (oui, tout). L’installation dans l’application est simple : elle utilise le Bluetooth pour détecter la caméra, on tape le mot de passe Wi-Fi (l’application ne le récupère pas) et on attend. J’ai eu un autre souci bizarre : la caméra a indiqué un problème (en parlant) avant de dire que c’était bon. Pour finir, j’ai eu une mise à jour de firmware « HomeKit » et j’ai pu ajouter la caméra dans Maison.

La création du compte


Mise à jour de firmware

Avant HomeKit, parlons de l’application. La caméra peut enregistrer sur une carte microSD (pas fournie) ou dans le cloud d’eufy (payant). L’activation d’HomeKit désactive pas mal de fonctions de détection, ainsi que le micro, mais aussi l’enregistrement en 2K : HomeKit limite au 1080p. Franchement, l’application est assez moyenne, avec de l’anglais fréquemment au milieu des textes en français, ce n’est pas génial. A noter qu’ils sont assez honnêtes sur les cartes SD : ils indiquent que les cartes peuvent être remplies 500x (c’est assez optimiste) et le temps d’enregistrement sur une carte (de 1,5 jour sur une 16 Go à 12 jours sur une 128 Go). Enfin, si on peut utiliser l’application pour streamer l’image (au lieu d’HomeKit), c’est assez horrible avec une latence de l’ordre de la seconde.

Pas de 2K


Pas de détection


Pas d’animaux (et encore des messages en anglais)

Dans HomeKit, la caméra propose deux appareils : un détecteur de mouvement et la caméra elle-même. Elle a évidemment un gros avantage : elle est compatible HomeKit Secure Video. Cette fonction sortie avec iOS 13 permet de stocker les vidéos chez Apple, gratuitement pendant 10 jours. Je mets en italique pour une bonne raison : HomeKit Secure Video nécessite un abonnement iCloud 200 Go (3 €/mois) pour une caméra, ou un abonnement 2 To (10 €) pour cinq caméras. Avec HomeKit Secure Video, on peut revenir facilement en arrière jusqu’à 10 jours en faisant défiler. Visiblement, c’est stocké en 1080p chez Apple et en 720p en streaming. Enfin, il faut aussi un concentrateur HomeKit (Apple TV, HomePod, iPad).

La solution d’Apple peut définir comment fonctionne la diffusion et l’enregistrement en fonction de la position de l’utilisateur, pour forcer l’enregistrement uniquement quand il n’y a personne par exemple. Il est aussi possible de définir l’accès aux autres utilisateurs quand vous partagez l’accès HomeKit, pour ne garder les enregistrements que pour l’utilisateur principal.

HomeKit



Alors que dire. La caméra est d’une qualité correcte physiquement. Ce n’est pas extraordinaire, mes Omna sont mieux finies, mais ça passe. La qualité d’image, par contre, est faible en HomeKit en pleine lumière : la Omna offre une image mieux définie, plus douce et globalement meilleure. La caméra d’eufy suffit pour de la détection, mais ça reste cracra quand même par rapport à la Omna. Il y a des artefacts, un zoom (bon, c’est plus lié à l’optique) et une accentuation de la netteté pas très efficace. Les captures viennent de l’application Maison sous macOS, c’est moins moche sur un iPhone ou un iPad, mais ça reste significativement en dessous.

Omna


Eufy


Omna


eufy


Omna


eufy

Dans le noir, rien à dire : le projecteur marche bien, c’est suffisant. Elle n’a pas de microphone en HomeKit, contrairement à d’autres (il est accessible dans l’application eufy). Mais elle a quand même deux (gros) avantages : HomeKit Secure Video (rare actuellement) et surtout le prix. Elle vaut 40 € quand la caméra Eve vaut ~150 € et la Circle View vaut officiellement 180 €. J’ai beaucoup plus confiance en Eve pour la sécurité, et elle ne nécessite pas de passer par une application dédiée pour l’installation, mais la différence de prix reste importante.

Je suis mitigé sur la mise en place – l’application n’inspire pas confiance – mais la caméra elle-même offre tout ce qui est nécessaire pour faire du HomeKit pas trop cher et de façon sécurisée. Apple indique que les vidéos sont chiffrées totalement, et les enregistrements ne prennent pas de place sur le cloud. A vous de voir si la qualité de l’image vous suffit.

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