Collanews

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Souvenirs de quarantaine : Marc Olivier Saby

Par admin — 6 avril 2020 à 13:28

Marc-Olivier Saby couteau Suisse de la lumière, a décelé un étrange comportement de sa balance. « Elle me ment » dit-il.

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Marc-Olivier Saby : Concert, tournée, événementiel, comédie musicale, Formation

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le virus Covid-19 ?

Je suis pour l’instant en forme, ma famille aussi. Le grand air et le badminton, c’est la vie.
Nous avons des amis pris dans cette tourmente.

Où êtes-vous ?

A Blois, région centre fils !!!!!!!

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

Un véritable coup de frein sur mon activité. Plus rien, le désert… L’implantation lumière d’un festival en Allemagne. Bref le néant…

Et depuis le confinement ?

Pas mieux…

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Printemps de Bourges, formation réseaux, tournée Niska, Tournée Alain Souchon, formation RoboSpot, Défilés de Mode Été, plus divers évènementiels

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Tournée Niska, tournée Alain Souchon.

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

J’ai la chance d’avoir un peu de trésorerie d’avance, ce qui me permet de voir venir quelque temps. Mais il ne faut pas que la situation continue trop longtemps car mis à part mon exorbitant salaire de dirigeant de société, je suis bloqué sur mes investissements de matériel, mais le plus important étant l’inactivité et l’arrêt pur et simple de la diffusion d’une exception culturelle française au profit d’un miasme télévisuel.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Je tape mes enfants et ma femme après avoir vidé des litres d’alcool que je gardais pour ma retraite. (« Arrête de blaguer Marco. C’est un questionnaire sérieux :-). » NDLR)

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Avec quelques collègues, via le site de LC Formation, nous diffusons quelques vidéos sur les différents matériels que nous maîtrisons. Il est évident pourtant que ces tutos ne sont pas une vraie formation mais aident les personnes intéressées, voir captivées, à s’initier à de nouveaux logiciels ou à acquérir des connaissances qui leur manquaient.

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Voir mes amis, écouter des sweeps de son dans un Fenwick… Et surtout parler dans un talkie en poussant une caisse de projecteurs qui roule mal.

Voulez-vous partager des initiatives ou soutiens créés durant le confinement ?

Un peu, je dis bien un peu, de formation ne nuit pas à l’activité canapé frigo. Je regarde les nouveautés des logiciels comme Vectorworks, Cinéma4D et son plug-in Stage de Hantmade, le visualiseur Dependence2 qui est très intéressant, la puissance de Packets Tracer de Cisco.
Regarder dehors et me demander si les gens vont bien.

Avez-vous des questions ou des conseils à formuler ?

Peut-on espérer un changement radical de comportement de notre société ?
L’existentialisme ou la question du sens de notre présence au monde
L’arrivée du Co-19 est-il un accélérateur de mutation de notre société ?
Doit-on investir dans le papier toilette ?
Peut-on penser que le Co-19 est un anarchiste qui prend le pouvoir sur la société actuelle?

Avez-vous une anecdote surprenante à nous détailler ?

J’ai mangé des légumes. J’ai découvert les produits ménagers.
Mon chat est un animal extrêmement casanier.
Ma balance me ment, dois-je en changer ?
Mon opticien me manque…


Nous ajouterons chaque jour les souvenirs qui nous parviendront via le questionnaire à télécharger ici.
Et nous l’envoyer avec un selfie au format paysage sur l’adresse mail  redaction@soundlightup.com

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Les JDC1 radicalisent la lumière de Gesaffelstein

Par admin — 6 avril 2020 à 09:05

Lorsque le producteur et DJ français Gesaffelstein a lancé sa scénographie à Coachella en avril dernier 2019, il a tracé la voie de la tournée américaine « Against the Night, Across the Time » en fin d’année éclairée par Pierre Claude et des Strobes JDC1.

La scénographie de Gesaffelstein à Coachella à tracé la route de la tournée américaine. @Pierre Claude

Derrière l’artiste se trouvait un monolithe de plus de 10 mètres de haut, recouvert de Vantablack, un matériau fragile censé fournir le noir le plus noir du monde, effaçant toutes les caractéristiques visibles sur une surface 3D et rendant les objets très désorientant pour le cerveau. Ce matériel conçu au Royaume-Uni était utilisé pour la première fois dans un spectacle live.
Matthias Leullier de Live Nation France, le producteur du spectacle, a accompagné le concepteur lumière Pierre Claude pour transformer le concept en réalité. Pierre Claude, dont la boîte à outils fourmille de projecteurs GLP, a réquisitionné 54 stroboscopes hybrides JDC1, utilisés en mode SPix Pro4 de 62 canaux DMX de contrôle.
Deux lignes de 12 JDC1 au sol entouraient l’artiste. Une tour de 24 JDC1 était placée derrière le Vantablack et 6 strobes accrochés sur un pont. Au sol se trouvaient également 12 barres GLP impression X4 Bar 20 pilotées en mode pixel par pixel.

« L’idée principale derrière le décor de Gesaffelstein, explique Matthias Leullier, était de créer une expérience mémorable avec un monolithe super-noir capable de remettre en question la profondeur et la perception spatiale du public. L’artiste semble « flotter » contre le monolithe de Vantablack, un vide noir bidimensionnel fascinant.

© Frazer Harrison

Pendant le spectacle, ce monolithe se sépare en deux moitiés verticales révélant un écran LED haute résolution combiné à un show lumière complexe comprenant des effets de strobe très marqués.
Le contraste de toutes les lumières vives et le matériau super-sombre créaient une expérience visuelle extrêmement intense pour les spectateurs. » Et c’est le JDC1 unique de GLP qui fournit ce stroboscope surpuissant à l’artiste Electro surnommé « le prince des ténèbres ».
Pierre Claude a commencé à travailler pour Gesaffelstein en 2013 lorsqu’il faisait partie de l’agence parisienne Franz & Fritz, qui tournait avec l’artiste depuis un certain temps.

« J’étais très heureux qu’il me rappelle fin 2018 pour préparer son nouveau spectacle, commente-t-il. Sa musique et son univers sont très sombres et j’utilise principalement de la lumière blanche pour faire ressortir le noir ; les silences en font un spectacle très théâtral et cela repousse les limites de ma créativité pour travailler sans couleur et utiliser le Vantablack comme pièce maîtresse de cette tournée. » Peindre le Vantablack a représenté la période la plus longue et la plus compliquée du design.

Pierre Claude avoue avoir longuement réfléchi à la meilleure façon de traiter l’éclairage. « L’idée était de mettre en évidence des éléments qui absorbaient tout, et non d’être éclairés directement. Pour un artiste habillé et coiffé de noir, l’éclairage devait être théâtral et intense… un cauchemar car dans les productions normales, le décor est une valeur ajoutée, alors qu’ici, le défi était de le faire disparaître. »

Après le succès de Coachella, rendre le dispositif technique adapté à une tournée est devenu la partie la plus difficile du projet. Il a été conçu en quatre couches : deux sections Vantablack Monolith de 10 m de haut contrôlées en mouvement par Kinesys et deux sections d’écran led également par Kinesys ; les autres sections comprenaient un écran led blanc chaud de 10 m de haut, la tour de 24 JDC1, avec un ensemble de plancher impressionnant et une cabine DJ sur une colonne montante motorisée contenant aussi de l’éclairage.

Système Motion Control Kinesys du monolithe.

Pour la tournée, un pont lumière intermédiaire, à hauteur variable, a été ajouté devant le monolithe, en collaboration avec PRG Projects : « Je voulais aussi ajouter quelque chose d’extrême qui mette l’accent sur la largeur mais aussi l’immense hauteur de l’ensemble et qui servirait de rétro-éclairage. »
Pour le sol et la tour, le JDC1 était une sélection évidente, déclare-t-il. « J’avais besoin d’une machine qui pouvait bouger verticalement, mais en même temps former un énorme stroboscope linéaire en plaçant les unités individuelles les unes à côté des autres. »

« Le spectacle est très minimaliste, et je fais attention à ne pas utiliser de projecteurs différents en même temps. Le JDC1 double les capacités d’un stroboscope conventionnel, avec deux machines en une… soit 1 152 pixels en tout ! C’était définitivement le produit idéal à utiliser car la tour stroboscopique révélait l’immensité du monolithe et donnait l’impression d’un trou noir. »
« L’idée de déplacer le décor avec le système Motion Control Kinesys est inhabituelle pour les spectacles de musique Electro. Nous voulions proposer des tableaux différents mais 75 % des mouvements ne sont pas visibles lors des mémoires au noir. L’idée était de troubler l’esprit du public en révélant un look différent à chaque retour de la lumière. »

Les JDC1 au sol à contre forment une ligne de strobes puissante.

« Quant à la vidéo, nous avions des écrans LED mais pas de visuels en tant que tels, juste des dégradés ou des couleurs unies. Les barres X4 étaient les produits parfaits pour révéler les quelques mouvements visibles et je les ai utilisées en mode 88 canaux pour permettre une cartographie individuelle des pixels. »

En résumé, il conclut : « Évidemment, les modèles JDC1 et X4 sont maintenant devenus ma norme ; leur fiabilité est incroyable, et après avoir utilisé 66 machines sur plus de 20 spectacles, nous n’avons pas eu besoin une seule fois de faire appel à un appareil de rechange. »
Rendant hommage au manager de l’artiste, Manu Barron, au producteur Matthias Leullier, à la directrice de tournée Lara Scheidt, à l’assistant éclairagiste Vincent Leroy et à l’équipe, Stephen Rose et Conner Ostrowski, Pierre Claude confirme que la conclusion de la tournée n’a certainement pas marqué la fin de la route pour cette scénographie.
Plusieurs dates phares lors de festivals aux États-Unis l’été prochain ont déjà été annoncées, ainsi qu’une date en France en octobre 2020 à l’AccorHotels Arena.

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Souvenirs de quarantaine : Jean-Marc Aringoli

Par admin — 5 avril 2020 à 17:02

Jean-Marc Aringoli, Ingénieur du son, est l’une de nos plus fines oreilles à qui la télé doit beaucoup et pour garder la forme, il est capable de se taper le Ventoux à vélo.
Autant vous dire qu’il va ramer, non, pédaler pour retrouver le rythme, mais pour le moment il parle, et bien.

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Jean-Marc Aringoli : Broadcast / Live

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le virus Covid-19 ?

Pas de problème familial mais quelques proches, voisins, collègues contaminés.

Où êtes-vous ?

Confiné en Ile de France, heureusement en pavillon avec jardin, une chance avec les enfants. Le soleil en ce moment dramatique fait du bien au moral.

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

Les prestataires et chaînes TV patientaient avant de faire des propositions pour finalement ne plus en faire.

Et depuis le confinement ?

Beaucoup de prestations annulées pour arriver à un planning vide et sans visibilité

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Finale de « The Voice » qui devait se tourner au Palais des Sports pour la première fois dans une grande salle. Tournages TV divers, Programmes de sport « Roland Garros » « JO Tokyo » « Wimbledon » « Retransmissions de foot » …

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

« The Voice » mais sans date confirmée.

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

On espère tous une reprise rapide sinon cela va être très compliqué. Ça vole tellement à vue à tous les niveaux de la société que ça va être plus long qu’on ne le pense.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Je suis sorti de mon bureau / studio sans lumière du jour pour m’installer dans le salon. Backup des ordis et HD. Je casse la monotonie en mixant sport, devoirs avec la plus jeune, remise à niveau de mes cours ULM, repliage des parachutes, travaux intérieurs extérieurs… pas de quoi à m’ennuyer.

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

J’ai enchainé les trois niveaux de certification DANTE que je repoussais depuis un moment, pas mal de visio (Zoom, You Tube ou Facebook live) et d’échanges en ligne grâce à de belles initiatives privées, importateurs, fabricants, formations en ligne, tuto… Ecoute de création d’amis et échanges constructifs.

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Sacrée envie d’aller voler en parapente avec les potes, grimper une montagne mais je crois qu’il va falloir bosser si on nous en laisse la possibilité. Cela devra-t-il passer par un test COVID de toute la population ? Quelles vont être les consignes des employeurs ? Pourront-ils se relever économiquement ?

Voulez-vous partager des initiatives ou soutiens créés durant le confinement ?

J’admire les initiatives privées pour fabriquer des accessoires de protection pour nos soignants. Chapeau bas.

Avez-vous des questions ou des conseils à formuler ?

Trop de conseilleurs peu de payeurs

Avez-vous une anecdote surprenante à nous détailler ?

Il semble que l’exécutif, la haute fonction publique, les entreprises cotées découvrent qui sont les vrais travailleurs aux salaires souvent ridicules indispensables à notre société en ces moments dramatiques.


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Souvenirs de quarantaine : Jérôme Malen

Par admin — 5 avril 2020 à 09:18

Jérôme Malen, assistant manager chez Lumières Utiles, fait la classe à ses trois filles et trouve enfin le temps de tenir les promesses de bricolage faites à sa femme.

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Jérôme Malen : Gestion des éclairages architecturaux et fonctionnels.

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le virus Covid-19 ?

Ma famille et moi nous portons bien. A ma connaissance aucune personne de mon entourage n’est affectée par le COVID-19.

Où êtes-vous ?

A Blain, Loire-Atlantique, Pays de la Loire

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

Avant le confinement nous étions, depuis le début des restrictions, plus attentifs et suivions scrupuleusement la mise en place et l’exécution des gestes barrières. Ce qui n’a eu aucune incidence pour notre activité.

Et depuis le confinement ?

Depuis le confinement, tout déplacement est impossible pour les mises en services que nous devons effectuer. Nous nous sommes donc trouvés dans l’obligation de fermer la société et de mettre tous les employés, moi y compris, en chômage partiel.

Quels ont été les principaux projets annulés ?

A notre connaissance il n’y a pas eu encore d’annulation.

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Cependant, tous nous projets de mises en services sont reportés et à reprogrammer au plus vite après le rétablissement de notre libre circulation. Les autres projets en cours de validation ou d’exécution sont eux reportés sine die.

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

L’impact est celui provoqué par plus un mois d’arrêt d’activité mais comme nous avons décidé de cesser l’activité dès le début du confinement, nous espérons que cela diminuera déjà l’impact au niveau de la masse salariale. Nous souhaitons et nous ne pensons pas que notre avenir sera impacté sur le long terme mais il y aura certainement des ajustements sur le court et moyen terme.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

J’assure les cours de mes trois filles, deux CM1 et une 5e. J’ai la chance d’avoir une maison à la campagne avec un assez grand jardin. J’en profite pour faire ce que je n’ai pas eu le temps de faire et que j’avais promis à ma femme.

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Je consulte mes e-mails quotidiennement et réponds aux rares appels téléphoniques.

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Faire garder mes trois filles et sortir boire un verre avec ma femme et des amis sur la terrasse d’un café.

Voulez-vous partager des initiatives ou soutiens créés durant le confinement ?

Il n’y a rien d’exceptionnel mais tout ce temps libre me permet d’appeler plus fréquemment les personnes qui comptent pour moi et prendre de vraies nouvelles d’elles.


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Souvenirs de quarantaine : Bobo Jacquier-Laforge

Par admin — 4 avril 2020 à 19:45

Bobo Jacquier-Laforge, responsable Technique Son, première gâchette chez B Live, dégoupilleur de gros son avec les deux oreilles et le cerveau a pris un peu de son temps pour nous raconter ses journées de forçat du Covid en chômage partiel. L’éducation parentale a gagné un nouveau prof !

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Bobo Jacquier-Laforge : Les métiers des spectacles vivants et de l’évènementiel

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le virus Covid-19 ?

Jusque-là tout va très bien, personne de ma petite famille n’a déclaré de symptômes bien que nous ayons été en contact avec des gens infectés

Où êtes-vous ?

Dans notre appartement à Colombes

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

L’arrêt progressif mais extrêmement rapide des opérations en extérieur. Nous nous sommes donc concentrés sur l’organisationnel.

Et depuis le confinement ?

La majorité des salariés étant en chômage partiel, l’ensemble des activités ont été suspendues.

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Les tournées en cours, Le Printemps de Bourges, Le Chorus des Hautes de Seine

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Difficile d’avoir une véritable vision, les plannings vont encore pas mal bouger en fonction des directives. Et puis, pour des projets internationaux, je pense à Rock en Seine notamment, quid des directives dans les autres pays, même si l’activité reprend en France, est-ce que les artistes étrangers pourront se déplacer ?

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

Je ne suis pas assez dans les chiffres pour avoir une vision renseignée et précise, j’imagine qu’il y aura malheureusement des conséquences, mais dans beaucoup de domaines, je sais aussi que nos patrons, Eric et Yannick, font le nécessaire pour assurer la continuité du groupe et protéger les employés, depuis le début des annonces (fermeture des écoles) ils travaillent d’arrache–pied pour trouver les meilleures solutions à cette situation inédite.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Le matin, je mets ma tenue d’instituteur pour mes enfants ;-).
Je suis un très gros lecteur et un très gros féru de littérature, autant dire que je ne m’ennuie pas, j’ai pas mal de bouquins en retard et de classiques à relire ! (Non, je ne céderai pas aux tentations des tyrans de la distribution de masse…)
Je suis en train de lire Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina Khadra, c’est passionnant ! Et j’en profite aussi pas mal pour prendre des nouvelles de copains, au final les journées passent très vite !

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Etant en chômage partiel à 100 %, je ne travaille pas. Je profite plutôt de la période pour échanger avec les collègues, pour me former ou former.
Je fais aussi du tri dans mes archives, dans mes venues (plans de salle ArrayCalc). Et j’essaye tant bien que mal de prendre du recul sur la situation, sur le sens des choses…

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Boire une bonne bière avec les copains ! Et puis on m’a promis un tiramisù à la Fraise !

Voulez-vous partager des initiatives ou soutiens créés durant le confinement ?

Nous sommes contraints et forcés de vivre au « ralenti », finalement chose assez rare dans nos rythmes endiablés où l’urgence régit chaque journée ; ça doit nous permettre de porter un autre regard sur nos vies « d’avant » le confinement et de prendre du recul de façon globale sur la société dans laquelle nous évoluons. Si on prend un peu le temps de s’informer, de façon construite et critique, il y a des aberrations qui doivent nous sauter aux yeux.
Il nous faut, pour l’heure, gérer l’urgence du virus, de notre santé, de celle de nos proches, mais il serait important que chacun s’interroge sur la suite… Devons-nous sauver l’Avant, recoller les morceaux, reconstruire l’empire des grands écarts, ou devons-nous imaginer l’Après ?

Avez-vous des questions ou des conseils à formuler ?

Est-ce que tout le monde va bien ?

Avez-vous une anecdote surprenante à nous détailler ?

Pas liée à la situation, mais une histoire qui me fait sourire à chaque fois que j’y repense, et en ce moment ça fait du bien.
Un soir, en rentrant de l’école, ma fille Lilou, en dernière année de maternelle à ce moment-là, me raconte sa journée.
« Et bah la maîtresse aujourd’hui elle nous a demandé ce qu’on voudrait faire comme métier quand on sera grand. »
« Ah, très bien, et alors, tu lui as dit quoi ? »
« Et bah je lui ai dit que quand je serai grande, je ferai monteuse de bois comme papa !!! »
« Ah bon ? »
« Mais la maîtresse, elle sait même pas ce que c’est, alors elle m’a dit : ah, tu veux dire que tu vas bricoler avec ton papa ? Alors j’ai dû lui expliquer : mais non, Maîtresse, je vais faire des concerts ! »


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Normand Chassé choisit les Dalis 864 pour Mix Sonore

Par admin — 4 avril 2020 à 12:52

Le concepteur lumière Normand Chassé, de la société montréalaise Wysart, a choisi les rampes bain de pieds à LED Robert Juliat Dalis 864 pour enregistrer la nouvelle émission de variétés musicales, Mix Sonore, réunissant des artistes francophones et anglophones. Elle sera diffusée sur la chaîne canadienne TV5Unis à partir du mois de mai.

©Michael Tomkins

Martha Wainwright anime ce rendez-vous musical en direct. Une pléiade d’artistes se partage la scène du mythique bar le Marquee à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Parmi ceux qui participent aux treize émissions programmées produites par Connections Productions Inc., on retrouve Rose Cousins, Classified, Matt Andersen, Basia Bulat, Jason Collett, Marie-Pierre Arthur, Sam Roberts, Etienne Fletcher et Yann Perreau.

Normand Chassé se rappelle avoir découvert les Dalis 864 lors de la dernière édition du salon LDI, et avoir été « séduit » par cette rampe LED asymétrique, présentée par Alex Monat de ACT Canada. Le Dalis 864 est la déclinaison couleurs 150 W du modèle d’origine, Dalis 862 disponible lui en blanc variable.
Tous deux sont conçus pour obtenir un éclairage à la face et au lointain de grande qualité. Pour Mix Sonore, les Dalis 864 ont été fournis par Jonathan Pichette de SoftBox Integration, Montréal. « Je suis un grand fan des produits Robert Juliat, déclare Normand Chassé, et j’aime particulièrement leurs nouveaux projecteurs Fresnel à leds ».


©Michael Tomkins

Normand Chassé est impressionné par le Dalis 864. « La gradation est très fine pour un projecteur à leds, avec de belles couleurs et d’excellents résultats pour éclairer les visages. Je peux contrôler indépendamment quatre sections de leds, et utiliser deux couleurs différentes pour éclairer le corps entier d’un chanteur ou d’un musicien. Ce projecteur est un bon substitut aux sources halogènes ».
Il apprécie également les quatre repères lumineux rouges et bleus intégrés à la rampe, utilisés pour aider les artistes à se placer sur scène dans le noir. « Ils émettent très peu de lumière, ce qui permet de les placer devant les moniteurs. Ces rampes sont également silencieuses et n’affectent pas le son », ajoute-t-il.

Pour Mix Sonore, Normand Chassé a également orchestré la scénographie. Il a placé les Dalis 864 à la face des artistes. « Les projecteurs peuvent être placés à environ 30 cm de l’artiste et les éclairer parfaitement des pieds à la tête avec une lumière uniforme », souligne-t-il.
Parfaitement satisfait, le concepteur lumière canadien a déjà inscrit ces rampes bain de pieds sur la liste de matériel de ses projets à venir. « Je suis maintenant un grand fan ! Je les ai mis sur ma liste pour les trois ou quatre prochains shows que je vais réaliser pour la télévision. »

On aperçoit une des rampes Dalis 864 à gauche de l’image derrière le wedge. ©Michael Tomkins

Il est particulièrement enthousiaste sur les autres applications possibles pour les Dalis, notamment pour l’éclairage des artistes de musique country. « Mettre en lumière des artistes portant de grands chapeaux de cow-boy est toujours un vrai cauchemar », dit-il.
« Les chapeaux créent des ombres sur les visages et on ne peut pas voir les yeux des musiciens en gros plan. Ce projecteur sera désormais mon meilleur allié pour la musique country ! »

Plus d’informations sur le site Robert Juliat

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Souvenirs de quarantaine : Fred Goguet

Par admin — 4 avril 2020 à 09:32

Caché quelque part en Normandie avec Priscilla et Oscar, Fred Goguet Ingénieur du Son et Régisseur Son nous raconte ses doutes, ses espoirs et les quelques difficultés à donner cours à la place des profs. Vivement que la cloche sonne la fin de cette moche récré.

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Fred Goguet : Le Spectacle et l’évènementiel

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le virus Covid-19 ?

Nous allons bien, aucun problème de santé, c’est une chance en ce moment. Notre petite famille essaye de gérer au mieux cette période difficile.

Où êtes-vous ?

En Normandie.

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

Comme beaucoup d’entre nous, les prestations, évènements, concerts se sont annulés les uns après les autres… Et puis plus rien.

Et depuis le confinement ?

Ma dernière prestation fut une date avec Anggun à Moscou juste avant le confinement et depuis le néant, un désert

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Concert en Indonésie, événements

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

A cette heure, je n’ai aucune info concernant le report éventuel des différentes prestations, nous verrons en fonction de l’évolution de la pandémie et des directives gouvernementales. Dans l’événementiel difficile de savoir comment tout ce bazar va s’organiser. Il faut croiser les doigts pour que la saison des festivals ne soit pas impactée.

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

Perte de dates, donc perte financière of course. Maintenant cela sera t’il durable ou passager ? Là et la question à laquelle je n’ai pas de réponse, c’est l’inconnue totale. Je me garderai bien de faire des prévisions dans cette période d’incertitude, l’important c’est qu’on sorte de cette saloperie de Covid-19.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Je m’occupe de ma famille, courses, cuisine, jeux, film. Je laisse à ma femme le soin de gérer la classe à la maison avec notre fils Oscar de 8 ans .

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

N’ayant plus d’activité, je n’ai plus de temps professionnel… Mdr

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Accompagner mon fils au cheval et faire une fête à la maison avec des potes.

Avez-vous une anecdote surprenante à nous détailler ?

Surprenante je sais pas, mais marrante :
Hier après midi, ma femme était en train de faire faire des math à notre fils. Des problèmes à résoudre, des petits papiers à découper, je sens que Priscilla a la tête qui chauffe…
Et là j’entends Oscar dire : « Je vais mourir ». Priscilla : « Ben pourquoi Oscar ? » Réponse de notre fils : Parce que Maman va m’égorger ».
Heureusement il a beaucoup d’humour et la séance de Math s’est terminée en un gros éclat de rire.


11 septembre 2008, un souvenir que SLU offre à Fred et au reste de l’équipe son sous la responsabilité de Marco. Le lendemain de cette image très pluvieuse, on a pu se dire : « abemus papam in Paris ».


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Souvenirs de quarantaine : Philippe Mathieu

Par admin — 3 avril 2020 à 16:51

Philippe Mathieu, éclairagiste et scénographe, cuisine, bricole, jardine… Il a même appris à faire du pain depuis l’arrêt de la tournée « La Chica ».

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Philippe Mathieu : Je travaille exclusivement sur des tournées. Je conçois les plans de feux, la scénographie et j’accompagne les artistes sur la route en étant derrière la console.
J’ai, notamment travaillé avec AaRON, Christine and the Queens, AIR, Marina Kaye, LEJ, Juliette Armanet, Clara Luciani, Angèle et Catherine Ringer.

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le virus Covid-19 ?

Je vais bien, aucun symptôme pour moi, ni pour mon entourage proche et les gens confinés avec moi vont bien aussi. Je croise les doigts et je fais tout pour que cela reste ainsi.

Où êtes-vous ?

Je suis chez moi, avec mon épouse et mes deux enfants de 14 et 18 ans. J’habite une ancienne fermette dans un village de 500 habitants situé dans le Pas-de-Calais (non loin de Bethune). Nous l’avons acheté il y a 14 ans et je la rénove au fil des ans. Je ne suis pas sorti de chez moi depuis le 15 mars mais heureusement j’ai un jardin à disposition !

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

J’ai été très « chanceux » car avant le confinement cette pandémie n’a eu aucun impact sur mon activité grâce à un heureux concours de circonstances qui m’a permis de travailler jusqu’au 13 mars inclus, contrairement à bon nombre de mes collègues à l’arrêt dès la fin février. Je venais de finir la tournée d’Angèle par 4 AHA Bercy du 18 au 21 février, évitant de justesse l’interdiction des rassemblements de plus 5 000 personnes intervenue la semaine suivante.
J’enchaînais directement avec la Tournée de « La Chica », une artiste Franco-Venezuelienne en progression et donc dans un format de salle de moins de 1 000 personnes (club de 300/500 personnes). Cette tournée a pu se poursuivre normalement jusqu’à l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes qui a eu lieu le 13 mars et même ce jour-là, l’espace Vasarely, à Antony, qui organisait le concert, a décidé de le maintenir en limitant la jauge à 100 personnes. On a donc joué dans une ambiance un peu bizarre, il faut l’avouer. Le cœur n’y était pas. J’ai eu un sacré pincement au cœur quand j’ai éteint la console, en me disant que je n’étais pas près d’y toucher de sitôt.

Et depuis le confinement ?

Depuis le confinement je suis à l’arrêt total !

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Pour l’instant c’est donc la tournée de « La Chica » qui est impactée et, c’est vraiment dommage, car pour une artiste dont la carrière est en train de se développer, chaque concert compte. Un festival à Lisbonne devait se dérouler la semaine dernière et il a été annulé. Malheureusement ça aurait pu lui apporter de nouvelles perspectives à l’international… Le reste de la tournée française a lui aussi été annulé, sans trop de perspectives de report.

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Je devais reprendre la tournée avec Catherine Ringer pour une résidence à partir de début avril mais cela n’aura évidemment pas lieu. Certaines dates seront reportées, mais rien n’a été officialisé donc je ne peux pas donner de détails. Pour Angèle la résidence pour les festivals est en juin et pour l’instant je n’ai eu vent d’aucun report.

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

C’est difficile à dire. Comme je travaille sur de gros projets mais aussi pour des artistes en développement, les situations sont variées. D’une manière générale, ce qui est certain, c’est que pour l’instant le secteur de la tournée vit un séisme important, avec des productions de tournées qui vont être mises dans des situations financières très difficiles. Je pense notamment aux petites structures. Les reports de dates ne sont pas toujours possibles et même en cas de report, les pertes financières fragilisent tout le monde (producteurs, artistes, techniciens, salles de spectacles, etc.).

Dans mon cas personnel, pour l’instant les dégâts sont limités, mais la véritable inquiétude et la grosse incertitude est la tenue ou non des festivals en juin, juillet et août. Si on devait avoir des annulations en masse, le séisme se transformerait en Tsunami et il y aurait peu de survivants. Il y a beaucoup de tournées qui équilibrent leurs comptes avec ces festivals où les cachets sont plus importants que pour des dates de club ou SMAC.
En ce qui me concerne aussi, il sera difficile de tenir sans car j’ai 4 tournées sur la route : Angèle joue pour 14 dates en festivals, Catherine Ringer pas loin de 30 dates, La Chica et L.E.J. Si ça devait s’arrêter ça serait une réelle catastrophe. Sans compter que nombre de festivals ne survivraient pas non plus à une année blanche en termes de trésorerie. Ca pourrait donc avoir un retentissement aussi sur la saison 2021. Je pense ne pas être le seul à croiser les doigts pour que la situation s’arrange d’ici là.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

J’ai d’abord rattrapé le retard de sommeil que j’avais accumulé 🙂
Ensuite je cuisine pas mal pour toute ma famille, je bricole, je jardine et j’ai même appris à faire du pain. J’ai aussi passé quelques heures sur des jeux vidéo. Une activité que je n’avais pas eue depuis longtemps. Enfin, avec ma famille, un rituel de confinement s’est instauré et tous les jours, à 18 heures, on fait un jeu de société.

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Etant à l’arrêt professionnellement, je n’ai le courage de rien.
J’ai vaguement tenté d’ouvrir Wysiwyg mais je me suis arrêté après avoir mis le dongle dans l’ordi. C’est difficile de se mettre à travailler sur des projets sans savoir s’ils vont voir le jour. Mais je vais quand même m’y remettre cette semaine, j’ai quelques fiches techniques à peaufiner pour certains festivals ainsi qu’un nouveau projet pour la rentrée à préparer.

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Voir mes parents et mes frères, qui sont confinés chacun de leur côté en région Lilloise.


Nous ajouterons chaque jour les souvenirs qui nous parviendront via le questionnaire à télécharger ici.
Et nous l’envoyer avec un selfie au format paysage sur l’adresse mail  redaction@soundlightup.com

 

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Souvenirs de quarantaine : Bruno P.Souchaud

Par admin — 3 avril 2020 à 09:55

Bruno P. Souchaud, Directeur GLP France, Bruno Souchaud a perdu son père terrassé par le Covid-19. S’il le révèle dans ces lignes, c’est pour que chacun de nous prenne bien conscience du danger.

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Bruno P.Souchaud : Toute France.

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le virus Covid-19 ?

Je confine en région parisienne avec ma conjointe, heureusement avec un petit jardin. Nous sommes pour l’instant en bonne forme, avec exercices quotidiens. Ma famille a cependant été gravement touchée, mon père est décédé brusquement en Ehpad des suites du virus.

Où êtes-vous ?

Aulnay Sous Bois, Seine Saint-Denis (département hélas très touché par ce fléau).

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

Radical coup d’arrêt, tous les rendez-vous ont été annulés et démos matériel reportées à partir d’une bonne douzaine de jours avant le confinement officiel.

Et depuis le confinement ?

Tout est à l’arrêt.

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Tous les salons cruciaux pour GLP annulés ou reportés, en particulier Prolight + Sound. Commandes de renforcement de parcs existants chez de gros prestataires reportées, sans doute en septembre (la remise en marche de notre secteur sera lente et hélas douloureuse). Impossibilité de lancer correctement les nouveaux produits, alors que certains teasers circulaient déjà.

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Difficile à dire car il n’y a pas vraiment de date de sortie de crise fixée précisément. Il y a pour l’instant un flou total. Le salon PLASA de Londres devrait permettre de compenser (mais à plus petite taille) l’annulation du Prolight + Sound. En revanche, la R&D en Allemagne en profite pour avancer de son côté, même à distance (les dates de confinement ont été différentes là-bas).

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

Pas à long terme pour GLP, mais le renforcement de l’équipe GLP France ne se fera sans doute pas avant fin 2020, voire début 2021, contrairement aux prévisions de début d’année.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Musique, musique, musique ! Deezer, guitare et home studio.
Rangement (j’ai retrouvé des pass visiteurs de salons SIEL, JTSE et Discom/Mixmove du siècle, pardon, millénaire dernier !).
Binge watching Netflix (pourquoi inflige-t-on des rediffs de La 7e Compagnie ou des Gendarmes contre les Extraterrestres l’après-midi durant le confinement ? C’est une double peine !).

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Je termine l’adaptation totale en français du site glp.de
J’ai repris sérieusement les cours de perfectionnement en allemand sur Babbel.com (merci le e-learning).
J’essaie de comprendre les subtilités de la M.A. Wing que j’utilisais jusqu’alors de façon assez pataude pour mes démos.

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Sortir manger une putain de côte de bœuf au restau avec famille et copains, en terrasse ! Et juste avant, passer chez le coiffeur, ça devient grave…

Voulez-vous partager des initiatives ou soutiens créés durant le confinement ?

Avec plaisir ! Voici avec les liens : Initiative culturelle (bon pour le moral !). Toutes les captations du Français de ces dernières années en accès libre durant le confinement !

Et initiative solidaire (bon pour les autres !) :

– Pour les soignants qui font un boulot incroyable

– Pour les plus démunis qui prennent la situation de plein fouet

Avez-vous des questions ou des conseils à formuler ?

Etablir des programmes d’activités régulières, tant pour l’aspect professionnel que pour vos loisirs, çà permet de garder le rythme et de structurer les journées.

Avez-vous une anecdote surprenante à nous détailler ?

La nature reprend ses droits dans mon jardin (chants d’oiseaux comme jamais avant), avec en prime un niveau de bruit très faible (je n’entends plus la A3, et l’aéroport de Roissy tout proche s’est fait oublier).

Bruno P. Souchaud, Directeur GLP France.


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Avec la version 1.1.3.1, MALighting booste la grandMA3

Par admin — 2 avril 2020 à 19:40

Dévoilée à point nommé pour occuper les opérateurs durant le confinement, la version 1.1 du software grandMA3 prouve que les allemands, même reclus, n’ont pas chômé ces derniers temps. À peine 112 jours après la sortie officielle de la 1.0.0.3, cette nouvelle version s’enrichit de nombreuses fonctions annexes, corrige d’innombrables bugs et même si elle ne présente pas d’avancées spectaculaires, en profite pour retravailler de nombreuses parties de son code.

Un travail pas forcément visible, mais qui permet d’avoir une très grande stabilité, à la fois logicielle et graphique et donne de saines bases pour les prochaines évolutions. Au rang des nouveautés, certaines s’avèrent attendues depuis longtemps, tandis que d’autres particularités font leur apparition.

Network

Le menu Network s’agrémente des paramètres de Session et de Station, et d’un outil de mise à jour en réseau, le Network Update.

Les nouvelles versions pour les différents périphériques (consoles, GPU, Nodes et OnPC) sont inclus dans les fichiers ZIP MALighting, à insérer dans le dossier MA de mise à jour. Cela permet de mettre à jour tout type de produit MA, depuis n’importe quelle plateforme.
Une nouvelle fonction permet de passer du mode3 au mode2, avec la commande ‘’SwitchGma2Mode’’ L’inverse est impossible, le système de code de la grandMA2 ne permettant pas cette implémentation

Park/UnPark

Les fonctions Park et UnPark sont de retour, en appuyant deux fois sur les touches Go+ et Pause, un peu comme sur la grandMA2. Les possibilités de ces commandes sont multiples, en travaillant soit par projecteur, soit par sortie DMX, ou par catégorie d’attributs (FeatureGroup).

Layout

De nouveaux outils d’arrangements sont disponibles, identiques à ceux du menu 3D. Il est aussi possible de verrouiller la position d’un Layout, ou de ses éléments, pour ne pas les modifier accidentellement.


Cue-Only

La possibilité d’enregistrer en Cue-Only est à nouveau disponible, adaptée à l’arborescence en Part-Cue de la grandMA3.


Tracking Distance

Toute nouvelle fonction, le Tracking Distance permet de verrouiller une valeur sur plusieurs mémoires avant de repartir sur le tracking précédent.
Assez avancé, ce réglage est une sorte de pyramide de tracking, qui fonctionne avec un Delta de mémoire ou une mémoire d’arrêt, et peut même se multiplier.


Gestion des écrans

Grâce à ce réglage, les configurations des vues peuvent être adaptées aux écrans externes ou aux moniteurs d’ordinateur pour la version OnPC, et ainsi retrouver sa configuration d’écran quel que soit son écran.


Shortcuts

Très attendus, les raccourcis clavier font enfin leur apparition en version 3, grâce à la petite touche ‘ShCuts’ dans la ligne de commande.
Bonus intéressant, l’édition de ces raccourcis est possible et se trouve dans le menu Preference & Timing.

3D

Petite option supplémentaire dans la 3D, avec la possibilité de masquer et de verrouiller certains éléments du patch grâce aux colonnes ‘’3D selectable’’ et ‘’3D Visible’’

Configuration des sorties

Pour simplifier la lecture des configurations DMX en sortie, le menu ‘’Output Configuration’’ possède maintenant trois modes de lecture, ‘’Condensed’’, ‘’XLR Only’’ et ‘’Full’’. Pour plus de clarté, les options sont représentées par des couleurs franches. Le mode DMX est celui utilisé par défaut, plutôt que le mode RDM.

Web remote

La configuration des ‘’’Web Remote’’ s’enrichit d’un menu dédié, ainsi que la possibilité de gérer la résolution de sortie pour limiter la bande passante.

Universal Preset

La création de Preset Universel est maintenant possible via l’option du Preset Pool Preset

grandMA3 Extension

Pour ceux qui possèdent des extensions de fadeur grandMA3, leur connexion se fait par le réseau MA-Net, et les réglages dans le menu ‘’Extension Configuration’’.
On peut noter qu’il est possible de rajouter une extension par console FullSize, deux pour les Light et trois pour les Replay-Unit.

Changement

Plusieurs changements ont lieu, dont la fameuse utilisation de l’appui long sur les cases de répertoire est limitée à l’enregistrement et ne permet plus de mettre à jour à la volée.
De plus, dans la liste des vues disponibles, un nouvel onglet est apparu avec un classement et un tri de toutes les vues disponibles.

Correction

Près d’une centaine de corrections ont été effectuées, dont la liste complète est disponible sur le site officiel de MALighting


D’autres spécificités attendues, comme le Move In Black ou le générateur de time code, ne sont pas encore de la partie mais rassurez-vous, ils sont prévus pour la prochaine version.
MALighting participe ainsi à l’entretien du moral des pupitreurs, qui trouvent ainsi de quoi travailler et se perfectionner, même pendant le confinement !

 

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Souvenirs de quarantaine : Bruno Madec

Par admin — 2 avril 2020 à 14:31

Bruno Madec, directeur Technique de la société Prodster, confiné avec sa femme et son fils, met à profit son temps personnel de confinement pour lire et organise des apéros virtuels avec ses amis.

SLU : Quels sont vos secteurs et zone d’activité ?

Bruno Madec : Événementiel, spectacle vivant. Gestion de lieux culturels/prestations techniques.

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le Covid-19 ?

Pour l’instant, tout va bien, j’ai quelques amis qui sont touchés par le virus mais heureusement sans complication.

Où êtes-vous ?

Dans le Morbihan avec ma femme mon fils.

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

Nos différents lieux culturels ont fermé et nos prestations pour nos clients ont été annulées.

Et depuis le confinement ?

Notre chiffre d’affaires a chuté de façon vertigineuse.

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Toutes nos manifestations ont été annulées.

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Certains concerts seront reprogrammés en juin et juillet mais la plupart de nos manifestations vont être reprogrammées en septembre/octobre/décembre voire début 2021.

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

Nous avons été contraints de mettre une partie de nos régisseurs et techniciens au chômage technique. Nous gardons des astreintes techniques pour le Ministère de l’écologie et le Ministère de la cohésion sociale dont nous avons la gestion de l’exploitation audiovisuelle.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Je profite de ce temps pour lire, trier les innombrables photos de familles, communiquer avec mes proches et garder les apéros (virtuels) avec les amis, c’est primordial !

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Je continue d’être en relation avec les différents lieux que nous gérons pour préparer les projets à venir. J’entretiens le lien avec nos salariés et nos intermittents, c’est important qu’ils se sentent entourés, écoutés et soutenus dans cette période difficile. Et j’ai une veille continue sur les différents appels d’offres auxquels je réponds pour certaines.

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Aller au bureau et profiter de la soirée dans un bar avec mes proches !

Avez-vous des questions ou des conseils à formuler ?

Restons positifs, en espérant vivement que nos clients ne reportent pas tout en 2021 et continuent à créer du lien social et à dynamiser leurs collaborateurs.


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Souvenirs de quarantaine : Christophe Genix

Par admin — 2 avril 2020 à 11:16

Christophe Genix, ingé son retours et technicien RF se recycle en professeur bénévole pour sa fille Melody : 4 h 30 de cours par jour, puis ensemble, ils se livrent au dressage de chevaux Playmobil avant de regarder de vieux matchs de rugby.

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités

Christophe Genix Je gère le mix les retours de scène des artistes en tournée, ainsi que l’accueil, l’assistance monitoring et le Wireless technology.

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le virus Covid-19 ?

Nous allons bien, je suis avec ma fille Melody à la maison.

Où êtes-vous ?

Nous sommes à Lyon.

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

J’étais sur la route avec ASA et toute l’équipe, normalement jusqu’au 29 mars. Nous avons échappé aux premières restrictions puisque nous passions dans des clubs.

Et depuis le confinement ?

La sentence est tombée qui a donné suite à l’annulation des dernières dates. Je suis soucieux de tout ce qui pourrait être annulé par la suite.

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Donc les dernières dates d’ASA et j’avais une petite pause après Londres avant d’attaquer la préparation des régies pour la 2e partie de la tournée “Catherine Ringer chante les Rita Mitsouko”, ensuite une résidence de 4 jours avant le démarrage de la tournée qui prévoyait déjà au moins de 30 dates. Des ronces commencent à replacer les fleurs dans ma tête.

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Catherine a un tourneur et un manager qui ont, comme d’autres bien sûr, beaucoup d’expérience mais qui surtout savent faire preuve de discernement. Très vite ils nous ont annoncé que les dates d’avril seraient reportées à septembre dans un premier temps.
Ce qui a bien entendu atténué un peu le mauvais coup. Nous attendrons la suite concernant notamment les festivals… S’ils sont annulés, ce sera quand même une belle catastrophe.
Il en va de même pour les festivals où je dois intervenir pour Audio-Rent Clair, cet été. Nous attentons les nouvelles.

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

De façon permanente, je ne sais pas. Ca dépendra de l’activité cet été. Mais en tout cas, pour moi l’impact est fort, puisque je ne sors aucune facture pour le moment, et c’est terrible pour la trésorerie.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Je suis avec ma fille Melody qui a 8 ans. Chaque jour je lui fais la classe : 2 h 30 le matin et 2 heures l’après-midi, ensuite des jeux, des films et des dressages de chevaux Playmobil. Je fais aussi de l’administratif pour trouver des solutions, un peu de batterie électronique. Je regarde des matchs de rugby rediffusés et je cuisine surtout, c’est très important.

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Un peu de formations à distance, numérique avec le shop d’Audio-Rent Clair, je réponds aussi beaucoup par mails à des questions concernant les ears… Sinon c’est un peu le néant.

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Ça n’a pas l’air comme ça mais cette période est épuisante psychologiquement. Quelques jours de repos à la maison ne me feront pas de mal… Ha ha bon je déconne !
Je ferai une énorme ballade avec les miens à l’océan. Et puis j’espère que les dates recommenceront très vite parce que mixer dans des ears ou des wedges, ça manque, y’a pas à dire.

Voulez-vous partager des initiatives ou soutiens créés durant le confinement ?

A part faire des conneries je ne vois pas.

Avez-vous une anecdote surprenante à nous détailler ?

J’en aurai sûrement à la fin


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Le ciel illuminé en hommage aux héros du Covid-19

Par admin — 2 avril 2020 à 09:38

©Phlippo RentAll

Dans la nuit du dimanche 22 mars, pendant une demi-heure, un certain nombre de sociétés de location de matériel d’éclairage et de particuliers du Benelux, en fait tous ceux qui ont accès à une source de lumière, ont été invités à la pointer en l’air pour illuminer le ciel et à utiliser le hashtag #LightTheSky en soutien à tous les travailleurs indispensables, héros et héroïnes en première ligne de la lutte contre la pandémie de coronavirus.


©Flashlight

#LightTheSky est l’initiative d’une société de location néerlandaise… qui est a été perçue comme une sonnerie de clairon et reprise par une multitude de sociétés de location, de lieux, de radiodiffuseurs et autres, et par des personnes travaillant dans tous les domaines dans tout le Benelux… avec des résultats extrêmement créatifs… comme le veut la nature même de notre activité.

©L&L

Beaucoup ont opté pour des formes de cœur. De nombreux systèmes d’éclairage utilisaient les produits Robe, avec une préférence pour les MegaPointe et les Pointe pour leur luminosité, mais d’autres produits et d’autres marques participaient également à cette démonstration de solidarité spontanée et imaginative.

Elle exprimait toute la gratitude envers les personnels essentiels des services de santé, des transports, des forces de l’ordre, des supermarchés, de l’éducation et de nombreux autres secteurs qui font avancer nos pays pendant la pandémie de Coronavirus.

Les photos sont une sélection rassemblée par différentes sociétés de location du Benelux… qui ont toutes également appliqué les règles strictes actuellement en vigueur dans toute l’Europe en matière de distanciation sociale et les pratiques de travail sécurisées pendant la crise.

@Ampco

« Il est réconfortant de voir la communauté des technologies du spectacle dynamisée et engagée dans des actions comme celle-ci pour montrer son soutien à tous. Nous sommes tous concernés et, en étant solidaires, nous pouvons nous aider mutuellement à survivre et à relever les énormes défis auxquels notre incroyable industrie va être confrontée dans un avenir immédiat et à plus long terme, » commente Josef Valchar, PDG de Robe.


@Purple Group

©SLV

Au cours du week-end, 183 stations de radio de toute l’Europe, Royaume-Uni inclus, de l’Espagne à la Slovaquie, du Luxembourg à la Lettonie, ont également organisé une diffusion simultanée du tube classique de 1963 « You’ll Never Walk Alone » de Gerry & The Pacemakers.

Des actions de galvanisation comme celles-là se déroulent partout dans le monde tandis que les gens s’emparent de la conscience collective et s’entraident pour surmonter la pandémie.

 

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Souvenirs de quarantaine : Alain Français

Par admin — 1 avril 2020 à 14:24

Alain Français, Directeur de De Préférence, a répondu en peu de mots avec beaucoup de franchise et des touches d’humour. En attendant il range sa chambre, ses disques durs…

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Alain Français : Sonorisation, prise de son

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le virus Covid-19 ?

Tout va bien.

Où êtes-vous ?

Ivry-sur-Seine.

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

On se croyait à l’abri car on rentrait dans une période creuse mais…

Et depuis le confinement ?

Tout le travail s’annule.

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Musique, expo, fashion week…

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

On ne sait pas.

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

Ma société a recours au chômage partiel.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

RANGE MA CHAMBRE……

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Rangement de disques durs et mix de beaucoup de choses en souffrance.

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Une bonne bouffe.

Merci pour vos réponses, pouvez-vous nous faire parvenir un selfie ou une photo vous représentant durant ce confinement ?


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Souvenirs de quarantaine : Arnaud Leschemelle

Par admin — 1 avril 2020 à 11:00

Arnaud Leschemelle, Président de Creative Show Industry (Audiopole, Arbiter, Freevox, Leblanc illuminations & Tekliss) reçoit des masques de ses fournisseurs chinois et les distribue aux personnes en première ligne : infirmières, hôpitaux…

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités

Arnaud Leschemelle : La fabrication et la distribution de matériel d’illuminations et audiovisuel.

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le virus Covid-19 ?

Merci nous allons bien et aucun de nos 300 collaborateurs n’est touché par le COVID-19 à ce jour.

Où êtes-vous ?

A la maison à Châlons en Champagne.

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

Une baisse d’activité immédiate de nos clients prestataires et loueurs.

Et depuis le confinement ?

Les sociétés d’intégration ont arrêté leurs chantiers, les revendeurs ont fermé boutique et les acteurs du web continuent leur activité avec des baisses du chiffre d’affaires spectaculaires : -50 %, -60 %…

Quels ont été les principaux projets annulés ?

2 Commandes : des ServoBlade 15K et d’un écran vidéo StarPanel Starway.

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Report de commande GL Events, report de l’installation du siège de VINCI, dossiers Disney gelés, report de livraison de consoles Calrec pour AMP Audiovisuel entre autres… Après le confinement, j’espère…

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

L’impact immédiat est pour nos salariés au chômage technique. Une baisse de 90 % de notre CA dès le lendemain du confinement pour les sociétés de l’audiovisuel.
Leblanc illuminations, grâce à sa saisonnalité, sera bien moins impactée, mais tout cela aura des conséquences sur les performances du groupe à court, moyen et long terme. Cette crise sanitaire, puis économique ne nous laissera pas indemne de réflexions sur l’avenir et nos manières d’être, j’imagine…

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Beaucoup de travail, un peu de sport, vélo, tapis de course, rameur, etc.

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

VISIO, téléphone, VISIO, VISIO, téléphone et VISIO… Beaucoup d’échanges avec mes directeurs et collaborateurs, nos filiales à l’étranger et nos banques. Période d’arrêtés des comptes oblige, je crois pouvoir dire que je suis un peu chargé…

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Rouler cheveux au vent en direction de mes différentes entreprises afin de rassurer et de donner l’envie à nos salariés de relever les manches, car l’après sera un challenge pour tous.

Voulez-vous partager des initiatives ou soutiens créés durant le confinement ?

Nos fournisseurs chinois nous envoient gracieusement des masques que nous distribuons par connaissance aux personnes en première ligne, infirmières libérales, hôpitaux, etc.

Avez-vous une anecdote surprenante à nous détailler ?

Le week-end dernier, j’ai installé 3 cadres que j’avais depuis plus d’un an…


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Les Prestataires Solidaires s’engagent, un communiqué du Synpase

Par admin — 1 avril 2020 à 09:06

Le COVID-19 bouleverse l’activité de nos entreprises et de nos collaborateurs. Le Synpase, syndicat national des prestataires techniques pour le spectacle et l’évènement se mobilise avec ses adhérents face à la crise.

Fidèle à ses valeurs de solidarité et de responsabilité, notre profession souhaite proposer ses services et son savoir-faire pour accompagner les services d’urgences, bien que le fonctionnement de nos entreprises soit lourdement impacté par la crise actuelle.

Nos savoir faire en électricité, en structure, en éclairage, en sonorisation, en vidéo sont à votre disposition, en fonction de nos possibilités. Vous pouvez compter sur notre engagement. Vous avez des besoins, nous avons du matériel disponible, sollicitez-nous!
Pour cela, cliquez ici et remplissez le formulaire.

Vous êtes prestataire et souhaitez rejoindre le mouvement, contactez le Synpase par e-mail à cette adresse : contact@synpase.fr

 

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Pas de INFOCOMM, ni de AES en 2020

Par admin — 31 mars 2020 à 17:37

Face à la pandémie de Covid-19, les équipes organisatrices d’InfoComm et de l’AES ont décidé d’annuler les deux événements pour préserver la santé des visiteurs, exposants et staff sur place.

InfoComm

« C’est une décision que nous n’avons pas pris à la légère mais après avoir étudié toutes les options avec les autorités, » précise le DG de Avixa Dave Labuskes. « InfoComm est le plus grand salon audiovisuel en Amérique du Nord. Nous étions conscients que la situation actuelle ne nous aurait pas permis d’offrir un service et une qualité d’accueil suffisante mais avant tout nous avons mis la sécurité et la santé dans la balance face aux challenges imposés par la pandémie de Covid-19. »

« Le management d’InfoComm est en pleine réflexion et discussion sur les moyens alternatifs possibles pour offrir la qualité de contenu auquel sont habitués nos visiteurs et nos exposants. » « Nous remercions enfin l’ensemble de la communauté de l’audiovisuel, fabricants comme visiteurs qui ont fait d’InfoComm un succès mondial. Cette passion et cette attente nous guideront afin de vous proposer une nouvelle édition en 2021. »

InfoComm 2021 se tiendra du 12 au 18 juin 2021 à l’Orange County Convention Center d’Orlando en Floride.

Plus d’information sur le site Infocomm

AES

La santé et la sécurité de nos visiteurs, membres, exposants et staff est notre principale mission. Suite à des semaines de discussions avec le Austria Center Vienna qui aurait dû nous héberger, la Audio Engineering Society a décidé d’annuler la Convention initialement prévue au mois de mai.

Les équipes de l’AES sont en train de travailler d’arrache-pied afin de dématérialiser le programme technique de la Convention et le reproposer en ligne sous une forme pratique et educative. Nous vous communiquerons prochainement des détails quant à cette Convention Virtuelle qui comportera des présentations vidéo des Papiers, Workshops, Tutoriels Tech Tours ainsi que des forums en live. Nous vous remercions pour votre patience et compréhension, le travail est immense !

D’autres informations sur le site AES

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Souvenirs de quarantaine : Pierre Denjean

Par admin — 31 mars 2020 à 14:55

Pierre Denjean, Président de Hit Music met à profit son temps libre personnel de confinement pour enrichir les programmes de sa web radio LeBonMix Radio de rythmes électro, soft house, groove, funk, hip-hop, trip hop, acid jazz, des sons old school.

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités

Pierre Denjean : Fabrication de matériel son et lumière, marques Audiophony, Contest et distributeur des marques de notre filiale belge Beglec avec Briteq, Synq, JV Case et JB Systems.

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le Covid-19 ?

Pour le moment, tout va bien. Je suis actuellement confiné à mon domicile avec mon épouse. Ma famille va bien aussi.

Où êtes-vous ?

A mon domicile, au centre-ville de Toulouse.

Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

Nous avons 32 salariés sur le site de Cahors (46). J’avais déjà préparé les équipes aux répercussions de la crise en Asie car depuis le 15 janvier, rien ne partait de nos usines de Chine suite au confinement des chinois… Je préparais donc un budget prévisionnel tenant compte de retards de l’ordre de 2 mois dans la chaîne d’approvisionnement. J’annonçais un second trimestre morose avec une baisse de l’ordre de 20 % due aux retards sur des produits cruciaux et avais envoyé juste avant le confinement ce budget 2020 à nos partenaires financiers.

Et depuis le confinement ?

Je n’avais pas prévu le confinement en France, en Europe et dans le monde !!! Après avoir essayé de rester ouverts les 10 premiers jours du confinement avec une équipe réduite sur place (8 personnes sur place et 5 en télétravail), j’ai décidé de fermer vendredi dernier (le 28 mars) jusqu’à nouvel ordre. J’ai conservé 8 personnes en télétravail et 24 sont en chômage technique. En effet, c’était important d’avoir pu rester ouverts quelques jours pour gérer les retours de marchandises qui n’ont pu être livrées chez les clients, répondre à nos clients par téléphone, gérer quelques expéditions de petits colis.
Mais il fallait se rendre à l’évidence que cela ne pouvait durer, j’ai préféré fermer pour garantir une sécurité maximale et en tenant compte aussi du calme plat sur l’activité. Nous sommes donc 8 personnes en télétravail pour assurer la veille de l’entreprise afin qu’elle puisse faire face à ses obligations fiscales et sociales, mais aussi pouvoir via e-mail apporter des réponses aux clients ou partenaires qui peuvent nous solliciter.

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Pour nous, c’est 50 000 euros de chiffre par jour de perdu. 30 jours de confinement c’est un million d’euros de chiffre de perdu. Étant donné que je prévois 2 mois de confinement, je table sur une perte de chiffre de l’ordre de 2 millions d’euros.

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Étant fabricants et distributeurs de matériel, je ne sais pas si on peut parler de report. Il faudra que nos clients magasins, prestataires et installateurs retrouvent le chemin des achats, de la mise en stock, des investissements, des installations… J’ai refait un plan d’achat tenant compte de 2 mois de fermeture afin d’éviter un surstock à venir sur le 3e trimestre, pour aussi préserver notre trésorerie.

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

Personnellement, je table sur 2 mois de confinement avec une reprise vers le 15 mai. Je table sur un manque à gagner de 2 millions d’euros de chiffre minimum cette année. Pour la première fois en 20 ans, nous ne pourrons que sortir un exercice déficitaire cette année, avec un tel manque à gagner. Heureusement nous ne serons pas les seuls. Ce sera un exercice à oublier et 2021 ne sera que meilleure (tout cela dans une optique de pouvoir redémarrer le 15 mai).

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Les outils modernes nous permettent de télé travailler. Je suis donc l’entreprise à distance avec mes 7 autres collaborateurs qui sont eux aussi en télétravail. Nous faisons des réunions en visioconférence. Nous faisons avancer le marketing en mettant à jour nos sites, catalogues et en préparant la sortie des nouvelles gammes mais j’avoue, ce n’est pas la même énergie que lorsque l’entreprise tourne à bloc…

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Je gère à titre personnel une webradio sur mon temps libre. Le confinement est pour moi plus de temps à consacrer à ce projet sur lequel je travaille depuis un an. Cette semaine je vais pouvoir déployer le site Internet. J’en profite pour enrichir les programmes et lancer de nouveaux jingles. Je vais pouvoir lancer de manière officielle la radio dans quelques semaines (même si je dispose déjà d’auditeurs aujourd’hui, ce qui me permet d’avoir quelques retours).
La webradio s’appelle LEBONMIX RADIO. Elle propose une base musicale avec des rythmes électros, soft house, groove, funk, hip-hop, trip hop, acid jazz, des sons old school mais pas trop, toujours mélodiques et jamais trop club ou dance… LEBONMIX, la radio qui s’écoute ! Qualité audio Haute Définition !
Vous pouvez écouter LEBONMIX soit avec ce lien ou avec ce lien et/ou encore ici

Vous pouvez aussi écouter avec l’application lebonmix (tout attaché) sur PlayStore et AppStore. L’application vous donne accès en cliquant sur la note de musique en haut à droite à 3 autres façons d’écouter LEBONMIX. Plus d’informations sur le site Lebonmix radio.

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Retrouver ma famille, mes amis et mes salariés à l’entreprise. Aller me prendre un bon café en terrasse ! Retourner à la salle de sport et faire un jogging le long du canal à Toulouse !

Avez-vous une anecdote à nous détailler ?

Lors de ma réunion de début janvier, j’annonçais à mes salariés que 2019 était une année de transition et que 2020 serait la belle année que l’on attendait, que tous les voyants étaient au vert pour concrétiser de belles choses. Nouveaux produits, nouveaux projets… A peine 3 mois après, je peux annoncer que 2020 sera la pire année de tous les temps ! Gérer, c’est prévoir… Oui mais des fois, ça ne marche pas à tous les coups !


Nous ajouterons chaque jour les souvenirs qui nous parviendront via le questionnaire à télécharger ici.
Et nous l’envoyer avec un selfie au format paysage sur l’adresse mail  redaction@soundlightup.com

 

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Souvenirs de quarantaine : Tristan Szylobryt

Par admin — 31 mars 2020 à 11:00

C’est Tristan Szylobryt, éclairagiste pour Light&Day, formateur et journaliste de SoundLightUp qui a eu l’idée de ce questionnaire pour prendre des nouvelles de ceux qui croisent notre route. Excellente idée que toute la rédaction a validée.

Nous ajouterons chaque jour les souvenirs qui nous parviendront via le questionnaire à télécharger ici et nous envoyer avec un selfie au format paysage à redaction@soundlightup.com


SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Tristan Szylobryt : Je travaille dans l’éclairage live, enregistré ou pérenne, ainsi que dans le secteur de la formation et du reportage, en région parisienne et partout en France.

Comment allez-vous, vous et vos proches ? Etes-vous touchés par le Covid-19 ?

Heureusement, ni moi, ni ma famille ne sommes touchés par ce virus.

Tristan Szylobryt : Où êtes-vous ?

Chez moi, dans mon appartement en banlieue parisienne. J’ai de la chance, il fait beau et j’ai un peu de place.

Quel a été, pour votre activité, l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

J’ai peu souffert avant le confinement, hormis un festival reporté et une semaine de cours annulée.

Et depuis le confinement ?

Comme beaucoup, plus aucune activité, même si j’essaie d’assurer le suivi des prochains dossiers pour l’été et une petite continuité de mes cours.

Quels ont été les principaux projets annulés ?

Le salon Prolight+Sound à Francfort, début avril, je n’ai pas de nouvelles des festivals qui m’attendent en juin, comme WeLoveGreen, Hellfest ou FNAC Live.

Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Pour l’instant toutes mes formations jusqu’au 15 avril sont reportées, mais l’AFDAS n’a rien communiqué sur les modalités. Le Mondial du Tatouage lui se tiendra du 16 au 18 octobre.

Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

Ma société est encore jeune, je ne sais pas si je pourrai bénéficier du fonds d’aide gouvernemental. Pour l’instant j’ai gelé ma trésorerie jusqu’en juin, mais je ne sais pas comment la situation va évoluer. Je n’ai pas de salariés, je vis sur mes réserves.

Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Je ne m’ennuie pas ! Sport, bricolage, rangement, paperasse, cuisine et converser avec les amis… Bref tout ce que j’ai repoussé jusqu’à présent par manque de temps !

Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Je finis mes cours sur la GrandMA3, et continue à travailler dessus ainsi que sur les méthodologies d’enseignement à distance. J’en profite aussi pour me perfectionner sur d’autres logiciels, de la vidéo et Sketchup.

Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Organiser une grande bouffe avec les amis et retrouver ma famille dans les Pyrénées.

Quels sont les projets qui vous attendent à la sortie de cette crise ?

Normalement je vais assurer les formations GrandMA3 prévues et celles repoussées si les circonstances le permettent, et enchaîner avec le Hellfest début juin.

Voulez-vous partager des initiatives ou soutiens créés durant le confinement ?

Beaucoup de fabricants, de centres de formation comme LC ou de simples particuliers proposent des tutos ou des cours en ligne pour se perfectionner dans plein de domaines. Cela ne remplace pas une formation, mais permet à chacun de se mettre à niveau suivant son investissement.
Pour notre métier, Audiens commence à mettre en place un fonds de soutien. Les nouvelles de Pôle Emploi sont encore floues, tout comme les dispositifs d’aide aux entreprises.

Avez-vous des questions ou des conseils à formuler ?

Beaucoup de questions se posent sur les prochains mois, où même sortis du confinement, les mois d’été risquent d’être très pauvres en événements… avant une reprise énorme à la rentrée, avec tous les reports. Cela risque d’être compliqué pour les intermittents et les sociétés du spectacle.
Si j’ai un conseil à donner, c’est de prendre soin de sa famille et de profiter de ce temps pour redonner un coup de neuf à sa maison et à ses envies.

Avez-vous une anecdote surprenante à nous détailler ?

Je n’ai jamais autant bricolé et nettoyé mon appartement que ces derniers jours. J’ai les mains plus usées qu’après une presta !

 

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Formations et table ronde en ligne chez Sennheiser

Par admin — 31 mars 2020 à 09:08

La Sennheiser SoundAcademy propose des formations audio professionnelles gratuites en ligne, des démonstrations de solutions pour le monde entier et le 31 mars, une table ronde spéciale pour les ingénieurs du son . Ces formations couvriront un large éventail de sujets allant des micros sans fil aux micros de conférence avec technologie de beamforming, en passant par l’audio pour la vidéo.

Ces sessions gratuites seront proposées à 8h30, 13h30 et 18h00, afin de permettre à des personnes du monde entier de les suivre.

« Ces séminaires font partie de notre stratégie à trois volets visant à soutenir nos clients en cette période unique et difficile », explique Volker Schmitt, Director Customer Development and Application Engineering, qui dirige la Sennheiser SoundAcademy.

« En plus de ces formations en ligne, qui sont ouvertes à tous, nous avons également fait basculer la formation individuelle des clients vers le monde numérique. Enfin, nous prévoyons de faire partager leur savoir-faire par des experts du secteur en matière de webcasts. Grâce à ces séminaires en ligne, nous sommes impatients de partager notre expérience avec vous tous. »

Le 31 mars, à 17 heures, table ronde unique sur « Le mixage pour le son en direct – le mixage des IEM et des moniteurs »
L’équipe de Sennheiser Relationship Management sera rejointe par cinq ingénieurs du son professionnels de premier plan pour discuter des stratégies de mixage de son en direct.

Brad Baisley (Blake Shelton), Landon Storey (Khalid), Charles « Chopper » Bradley (Harry Styles), Alex Cerutti (Dua Lipa), et Andre Williams (A$AP Rocky / Summer Walker) seront disponibles pour répondre au plus grand nombre de vos questions.
Durée : 90 min. S’enregistrer ici

De gauche à droite : Brad Baisley, Landon Storey, Charles « Chopper » Bradley, Alex Cerutti et Andre Williams.

Prochains séminaires en ligne

Rendez-vous sur le site Sennheiser pour obtenir une liste complète et actualisée des séminaires web gratuits de la SoundAcademy, y compris les liens d’inscription. Ils sont généralement proposés en anglais, mais il existe également des sessions en allemand et en français.

Les sujets suivants ont été programmés pour les deux prochaines semaines (jusqu’au 9 avril) :

  • Installation fixe et solutions pour les entreprises :
  • Les meilleures pratiques du G4 pour les installateurs et les intégrateurs
  • Les microphones de conférence avec technologie de beamforming pour les salles de réunion
  • L’audio à destination des universités
  • SpeechLine Digital Wireless – l’approche DECT

Live audio :

  • Les bases sur les microphones
  • Les microphones sans fil : Bases niveau I
  • Les microphones sans fil : Bases niveau II
  • La transmission numérique pour les microphones sans fil
  • Une introduction au logiciel Wireless Systems Manager
  • Comment utiliser les antennes HF
  • Démonstration en direct du système Digital 6000

La Sennheiser SoundAcademy se réjouit de vous accueillir aux séminaires en ligne et aux tables rondes.


D’autres informations avec le lien ici

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Souvenirs de quarantaine : Eric Alvergnat

Par admin — 30 mars 2020 à 17:25

Le confinement nous a tous mis dans le même bateau, ou plutôt la même galère. Chacun sur son propre radeau, déjà fragilisé par la précarité de nos métiers, à devoir naviguer vers un inconnu de plus en plus lointain. Pourtant, si nous devons nous écarter les uns des autres, physiquement pour répondre au bon sens et aux précautions sanitaires indispensables, nous n’avons jamais autant communiqué.

La science numérique est une alliée précieuse, grâce à laquelle nous inondons les réseaux sociaux, Internet et les ondes de notre humanité. Les liens se renforcent malgré la distance. Se propagent conseils, espoirs, élans de solidarité ou inquiétudes, tout ce qui construit notre civilisation, bien avant les quêtes effrénées de gloire ou de pouvoir qui furent trop souvent de mises dans les derniers modèles de sociétés.

Aujourd’hui, en ces moments propices à la réflexion individuelle, nous avons décidé de partager le quotidien de notre monde du spectacle au milieu de cette quarantaine.

Une collection de cartes et de souvenirs pour prendre des nouvelles, et auto-dresser les portraits de ceux que nous avons croisés sur la route, techniciens, designers, gérants, distributeurs, formateurs, régisseurs ou gestionnaires. Un espace que chacun pourra consulter pour se rassurer et resserrer ses liens, partager ses expériences, montrer ses sentiments ou dévoiler ses projets nouveaux face à cette crise majeure.

Nous ajouterons chaque jour les souvenirs qui nous parviendront via le questionnaire à télécharger ici et à retourner sur redaction@soundlightup.com

La rédaction de SoundLightUp vous apporte tout son soutien et vous ouvre ses pages, prenez soin de vous et des autres.


Eric Alvergnat – Senior advisor pour Groupe Dushow

SLU : Quels sont vos secteurs et zones d’activités ?

Eric Alvergnat : Prestataire technique.

SLU : Comment allez-vous, vous et vos proches ? Êtes-vous touchés par le Covid-19 ?

Eric Alvergnat : Nous allons bien, pas de porteurs connus ou de proches touchés, pour le moment.

SLU : Où êtes-vous ?

Eric Alvergnat : J’étais dans le Marais Poitevin les jours qui ont précédé le confinement, j’y suis resté.

SLU : Quel a été pour votre activité l’impact de cette pandémie avant le confinement ?

Eric Alvergnat : Désagrégation du carnet de commandes pour les semaines à suivre.

SLU : Et depuis le confinement ?

Eric Alvergnat : Arrêt total et fermeture des unités de production

SLU : Quels ont été les principaux projets annulés ?

Eric Alvergnat : Liste fastidieuse mais quasiment tous.

SLU : Quels sont les projets reportés, et à quelle échéance ?

Eric Alvergnat : Des reports sur juin puis septembre, voire l’année prochaine à ma connaissance.

SLU : Quel est l’impact économique pour vous ou votre société, cela risque-t-il d’impacter votre avenir de façon permanente ?

Eric Alvergnat : Le gel des recettes n’est pas synonyme de gel des dépenses mais le delta devrait se résorber dans les mois voire année qui suivront la reprise. Non, pas d’impact à long terme.

SLU : Quelles sont vos activités personnelles durant ce confinement ?

Eric Alvergnat : Télétravail, télé glandouille, jardinage (c’est notre chance) et rangement des placards !

SLU : Comment occupez-vous votre temps professionnel ?

Eric Alvergnat : Se mettre à jour, rattraper le retard, contribuer aux projets solidaires, préparer la suite, être en veille sur les aménagements et aides potentielles, partager avec les équipes et soutenir les cas les plus critiques.

SLU : Quelle est la première chose que vous allez faire en sortant du confinement ?

Eric Alvergnat : Essayer de voir nos enfants, à Paris, Montreuil (easy), en Inde (moins facile) puis aller au bureau.

SLU : Voulez-vous partager des initiatives ou soutiens créés durant le confinement ?

Eric Alvergnat : Oui et notamment l’initiative du Synpase « Prestataires Solidaires » dont je recommande vivement la diffusion : https://www.covid-prestataires-solidaires.fr/

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Ubitech, des formations à la carte

Par admin — 30 mars 2020 à 09:49

Fondé en 2014, Ubitech est un organisme de formation dont la spécificité est de proposer, pour certains domaines, du sur-mesure à ses stagiaires. Nous avons découvert l’équipe de cet organisme chez Dushow Paris lors d’une formation réseau son et lumière des permanents du prestataire. Nicolas Varlet, fondateur et dirigeant d’Ubitech, m’accueille avec deux de ses formateurs : Ludovic Maurin et Florent Maurin.
Le temps de faire les présentations avec Marion Bard, Gestionnaire RH de Dushow Paris et Cassandra Benabdallah, récemment recrutée au poste de Chargée de Communication, je fais une photo de groupe et on commence l’interview.


Nicolas Varlet, directeur d’Ubitech Formation, entouré des formateurs réseau Florent Maurin à gauche et Ludovic Maurin à droite.

Au centre Nicolas Varlet, directeur d’Ubitech Formation, entouré des formateurs réseau Florent Maurin à gauche et Ludovic Maurin à droite.

Nées de l’évolution rapide des outils de travail des prestataires techniques, les formations réseau sont depuis quelques années très demandées, les participants souhaitant configurer et surtout réparer une configuration défaillante et ainsi dissiper toute incertitude de fonctionnement. L’expérience prouve que même les techniciens les plus aguerris bénéficient à plein d’une mise à jour de leurs connaissances.

Le centre de formation Ubitech a bien compris ces enjeux et a aussi perçu l’importance de ne pas se montrer scolaire ou trop standardisé. L’idée est de proposer des formations qui collent à une réalité de terrain pour valider la zone de confort des stagiaires et l’étendre dans la mesure du possible. Le maître mot est donc “à la carte”, leur grande force mais aussi une démonstration de souplesse.

Découvrons en vidéo cette formule décrite par Nicolas Varlet le fondateur et directeur du centre.


Dushow, client assidu d’Ubitech

Ubitech effectue régulièrement des formations pour les salariés de Dushow et ce dans les agences de Paris, Nice et Marseille. Cette collaboration a débuté depuis bientôt 5 ans et les sessions concernent notamment le réseau en son et en lumière comme aujourd’hui, mais aussi la grandMA, l’intercom ou le travail en hauteur. Marion Bard, Gestionnaire RH pour Dushow Paris explique que cet effort constant en formation est nécessaire pour assurer les compétences des nouveaux salariés.

Le groupe de permanents de Dushow Paris prêt à en découdre avec les nouveautés réseau.

SLU : Nicolas, pourrais-tu me décrire la formation réseau que vous avez dispensée ici cette semaine ?

Nicolas Varlet : Notre formation de base en réseaux dure 5 jours soit au bas mot 40 heures auxquelles nous devons répondre auprès de l’AFDAS. Mais cela dépasse régulièrement selon la disponibilité des salles et la motivation des stagiaires. En pratique, ils font donc souvent des nocturnes.
Une session comprend 8 stagiaires maximum pour un formateur et s’il nous est exceptionnellement arrivé d’en avoir 9, ce n’était possible que grâce au niveau des participants. De manière générale, on s’est rendu compte que pour assurer un niveau de qualité, il ne faut pas dépasser ce chiffre afin que lors des mises en pratique (TP) le formateur puissent accompagner chaque stagiaire. Ce nombre s’abaisse à 6 personnes pour les formations logicielles. Un clic est vite oublié lors d’une démo et il faut veiller à ne perdre personne.

Ludovic Maurin : Notre formation est organisée ainsi : le lundi on ne fait que de la théorie sur les réseaux Ethernet et elle est commune aux techniciens son et lumière. C’est en effet un protocole commun à tous les corps de métier, que ce soit dans le spectacle ou l’informatique de bâtiment.
Le mardi matin les travaux pratiques démarrent et les stagiaires doivent prendre le contrôle de machines destinées au spectacle. L’après-midi, il y a une séparation entre les lighteux qui reviennent à la théorie pour apprendre comment transporter des informations spécifiques à la lumière alors que les sondiers continuent leurs TP.

Le mercredi, on inverse. Les éclairagistes reprennent donc les TP en ajoutant les notions apprises la veille en matière de transport des messages en DMX dans des réseaux Ethernet. Tandis que les sondiers apprennent à transporter de l’audio de façon numérique.
Et à partir du mercredi après-midi on ne fait plus que des TP en binômes jusqu’au vendredi soir.

SLU : Pour cette session chez Dushow, vous mettez donc ensemble des professionnels son et lumière ?

Ludovic Maurin : C’est aussi un des avantages d’Ethernet que de pouvoir faire passer tous les signaux dans le même tuyau et donc via les mêmes câbles. On se met d’accord sur quelques principes de base puis le TP d’un binôme d’éclairagistes se connecte à celui d’un binôme de sondiers.

SLU : Quelles sont les connaissances minimales nécessaires pour accéder à cette formation ?

Nicolas Varlet : On demande de savoir utiliser un ordinateur en plus de connaissances de base en son ou en lumière. C’est bien qu’ils sachent se servir d’au moins une console mais on les accompagne si le matériel utilisé pour le cours n’est pas exactement celui qu’ils connaissent. Il faut aussi qu’ils aient une idée de ce qu’est un synoptique, du fonctionnement d’une scène en son ou en lumière et idem pour la vidéo. L’idée étant d’aller dans le vif du sujet sans perdre de temps. Par contre aucune connaissance préalable du wifi et du réseau ne sont nécessaires.
Ils sont là pour apprendre et les formateurs vont chercher à conforter leurs connaissances et leur montrer qu’il est possible d’aller très loin dans ce domaine. En début de semaine, Ludo a ressorti les schémas des derniers TP de novembre. L’exercice consistait à incorporer une petite fonctionnalité au sein d’un gros réseau. En pratique, ça peut aller de contrôler la lumière ou le son depuis sa tablette, jusqu’à tout contrôler en envoi et réception d’informations. Ça permet de mettre en commun des projets réalisés selon le niveau et les besoins de chacun.

SLU : À l’issue du stage, s’il y a un problème réseau est-ce que vos stagiaires sont capables de le régler ?

Nicolas Varlet : Notre optique est surtout de chercher à répondre aux besoins de chacun et ils sont tous différents. Cela peut s’expliquer par l’habitude de travailler dans telle salle ou avec tel prestataire et donc pas besoin pour eux d’aller plus loin, ce que l’on respecte. Il y a aussi ceux qui, au contraire, veulent bûcher pour atteindre un niveau polyvalent. Pour notre part, nous validons la présence des stagiaires mais nous ne délivrons pas de certification répondant d’un niveau de connaissances.

Selon moi, un QCM, ne valide pas des capacités sur le terrain parce qu’il va falloir gérer d’autres facteurs comme le stress, ce qui, dans ce secteur, comme dans d’autre, est un passage obligé pour savoir si on est capable ou non. Ensuite, si le technicien est compétent et a acquis les connaissances dont il avait besoin auprès de nous, il arrivera à se vendre dans un milieu qui est assez petit finalement. Les formateurs et moi-même pensons aussi que des tests pourraient en freiner certains.

Ludovic Maurin : On a des profils avec différents niveaux et qui savent faire du son ou de la lumière. Certains savent allumer l’ordinateur et ça s’arrête là. Ce sont d’ailleurs des profils qui me plaisent beaucoup parce que la marge de progression est énorme donc à la fin on les aura débloqués sur beaucoup de sujets. Par contre, ceux qui arrivent avec une large zone de confort pourront aller plus loin.

SLU : Vous avez donc une sorte de base de formation que vous adaptez ensuite en fonction des besoins. Avec 8 stagiaires par groupe, les demandes ne sont-elles pas trop hétérogènes ?

Ludovic Maurin : Non, que ce soit en son ou en lumière, le matériel est composé de marques leaders et à de rares exceptions les produits vont être assez similaires. Le plus difficile pour nous va être parfois de nous familiariser avec le matériel propriétaire de certaines entreprises et proposer des formations hyper spécifiques.
Nous avons eu le cas avec groupe F, un des leaders mondiaux en matière d’artifices. Ils utilisent le réseau Ethernet pour tout contrôler mais avaient besoin de mieux maîtriser le réseau. Ça fait aussi partie des choses intéressantes à gérer pour nous en tant que formateurs.

Effectivement ça serait dommage de se priver…

SLU : Sur quel matériel, les stagiaires font-ils leurs TP ?

Nicolas Varlet : Pour le réseau, nous avons une large gamme de switchs qui couvrira bientôt tous les fabricants et dans ce domaine comme pour le reste, on la complète par de la location.
Aujourd’hui, en plus de mon matériel qui couvre largement ce qui est nécessaire, les permanents sont allés faire leur marché dans le parc de Dushow Paris pour en rajouter. Ce n’était pas spécifiquement prévu mais pour tester certaines configurations, c’était nécessaire.

Pour les pupitres lumière, j’ai une GrandMA ON PC 2 et une Chamsys mais il peut y avoir des Hog, des GrandMA 3,des EOS etc. En son, nous utilisons souvent des consoles Yamaha, Digico ou Soundcraft. On s’adapte en fonction des besoins. À Bordeaux par exemple, une de nos formations au Carré-Colonnes nécessitait des Congo pour les TP.

… d’un stock pareil.

Un questionnaire en amont, nous permet d’adapter le matériel aux besoins des futurs stagiaires en les interrogeant sur leur environnement de travail, leurs outils, leurs envies, leurs besoins et ça nous permet de définir quelle console, quelles enceintes ou quelles machines leur proposer pour les TP.
En formation réseau, on a souvent de la Grand MA, de la Chamsys ou de la Hog. De la même manière sur les formations dites Calage de sonorisation il y a, en fonction des prestataires locaux, différents systèmes qui vont être utilisés.

SLU : Y a-t-il un suivi après la formation ?

Ludovic Maurin : Oui, et c’est un des points forts d’Ubitech. À la fin de chaque formation on propose de remplir un questionnaire à chaud pour savoir ce que les stagiaires en ont pensé. Ça va concerner le lieu, les outils pédagogiques, les formateurs, le contenu. Et c’est une bonne base pour nous améliorer, ce qui est très important. Ensuite, dès le lundi, une invitation Dropbox leur est envoyée.
Dans ce dossier, accessible à tous les anciens stagiaires, formateurs et stagiaires peuvent déposer des documents relatifs à une astuce ou une particularité selon un principe de fiche par thème : son, lumière, vidéo et matériel informatique (switch, configuration machine, etc). On y trouve aussi les livrets de cours mis à jour.
Enfin, en cas de besoin, ils ont nos mails mais en définitive, et heureusement, c’est assez rare que l’on ait des contacts en direct en cas de problème. Enfin nous leur envoyons un dernier questionnaire à froid, c’est-à-dire 6 mois plus tard, pour savoir si les connaissances nouvellement apprises leur ont servi sur le terrain.

SLU : Est-ce que vous proposez d’autres formations en réseau après ce niveau 1 ?

Ludovic Maurin : On a mis en place un niveau intermédiaire entre le niveau 1 et le niveau 2, c’est la session MAC (Maintien des Acquis et des Connaissances) car les retours de questionnaires à froid expriment une volonté pour certains de parfaire ce qu’ils ont appris sur ce premier niveau mais sans forcément aller beaucoup plus loin comme pourrait le proposer le niveau 2.
Pour l’instant il n’existe qu’une session MAC son et au lieu de commencer par la théorie, elle commence par des TP. Ensuite, le mardi matin on fait un point sur ce qui s’est passé la veille et sur leur expérience depuis la première formation pour reprendre les points théoriques qui les intéressent.

L’histoire du centre

Nicolas Varlet, ancien régisseur son de Dushow, fait maintenant de la régie générale, même si avec les formations, il n’a plus beaucoup de temps et donc réserve cette activité à la saison estivale. Il a pu développer son réseau en travaillant sur Nice et Marseille pour Projectis et Arpège. Il a ensuite mis à profit ses contacts pour lancer l’activité de centre de formation.

Nicolas Varlet, Directeur d'Ubitech

Nicolas Varlet, Directeur d’Ubitech

SLU : Comment es-tu devenu directeur d’un centre de formations ?

Nicolas Varlet : Suite à un besoin de formation en 2008-2009, j’ai constaté qu’il était difficile de trouver une offre sérieuse dans le sud. On était obligé de se déplacer à l’ISTS d’Avignon ou de monter à Paris. J’étais très content de me balader mais je trouvais ça compliqué.
En 2014, l’idée nous est venue avec un ami d’essayer de proposer une offre de formation dans le sud qui soit facile d’accès et qui aille vers ses stagiaires. Nous n’avons pas réussi à poursuivre cette collaboration mais je me suis lancé dans l’aventure.
Le temps de structurer la société et d’obtenir mon agrément auprès de l’AFDAS, Ubitech était lancé. Les premières formations concernaient la sécurité et les techniques propres au spectacle via l’habilitation électrique, la SST et le travail en hauteur puis l’accroche levage. Ensuite est venu le réseau son et le calage système. On a aussi progressivement intégré des formations relatives à la lumière et notre offre s’étoffe régulièrement.

Depuis le début il y a vraiment une volonté d’aller vers le son, la lumière, la vidéo, les logiciels et la structure pour le spectacle et l’événementiel. Même si la dénomination de certaines de nos formations est générique, on ne va pas s’adresser à l’industrie du bâtiment par exemple. Ce sont d’autres stagiaires, d’autres besoins, d’autres clients, bref, un autre milieu.
Notre particularité sur des formations de type habilitation électrique, c’est d’avoir une approche spectacle et non pas industrie-BTP. Aujourd’hui je n’interviens pas encore comme formateur car je préfère que ce soit des professionnels en activités. Mais j’ai toujours aimé transmettre aux stagiaires ou apprentis qui travaillaient au stock à Projectis ou sur le terrain.

Ludovic Maurin (au centre) en TP avec un des permanents de Dushow.

SLU : Ludo, tu es formateur spécialisé en réseau son, quel est ton parcours et comment as-tu commencé à travailler chez Ubitech ?

Ludovic Maurin : J’ai commencé très tôt dans le spectacle, quand j’avais une dizaine d’années grâce à mon frère et de fil en aiguille j’ai commencé à donner des coups de main.
J’ai assez vite su que c’était un métier un peu particulier et qu’il n’était pas évident que je puisse en vivre. Je me suis donc dirigé vers des études en informatique et réseau. Puis j’ai convergé à nouveau vers le spectacle où les technologies réseau sont désormais omniprésentes.
J’ai eu l’intuition que ce domaine prendrait de l’importance et ça s’est confirmé. Aujourd’hui, l’évolution est permanente, que ce soit du côté des constructeurs, des protocoles ou dans la façon dont les machines travaillent. Dès qu’il y a une nouvelle possibilité, ça peut influer sur le budget d’un spectacle.

SLU : Qui sont les professionnels qui viennent se former chez vous ?

Nicolas Varlet : Il y a ceux qui cherchent à évoluer professionnellement dans leurs activités. D’autres qui viennent se former poussés par l’employeur ou leur prod sur les thèmes de la sécurité car ces derniers se rendent compte de leur responsabilité directe en cas d’accident. Les prises de conscience se font progressivement et parfois suite à des accidents tragiques comme à Marseille lors du concert de Madonna en 2009. L’installation s’était effondrée et avait fait deux morts et huit blessés.

Les formations

On compte 34 formations au catalogue d’Ubitech réparties en 6 grands thèmes : Son, Lumière, Structure, Logiciel, Vidéo et Sécurité. Ce dernier comporte d’ailleurs les premières formations dispensées dans le centre comme le travail en hauteur et l’habilitation électrique. Dans la lignée on trouvera le CACES, et enfin les formations stars : réseau Ethernet son et réseau Ethernet lumière.
D’autres formations proposent de revoir ses acquis en son et en lumière en étudiant les bases ou d’accéder à la très demandée formation pupitrage sur Grand MA ou bien sur Chamsys. Enfin, compléteront vos connaissances ou votre appétit pour le domaine des médias, les bases de la vidéo, les formations Vjying ou encore Modulo Pi.

SLU : Pourrais-tu détailler les autres formations que l’on peut trouver dans le catalogue d’Ubitech ?

A l’automne 2020, nous proposerons une formation dédiée à la GrandMA 3. Nous faisons le choix assumé d’attendre que le système soit optimisé et préférons laisser passer la période estivale pour que le soft bénéficie des mises à jour suite aux retours des festivals.
Nous proposons également de maîtriser les bases de la lumière et une autre en son qui dure 4 semaines et s’adresse par exemple à des roads qui connaissent le métier à force de câbler mais veulent aller plus loin. D’autres encore sont en préparation et viendront compléter le catalogue très bientôt.

SLU : Vous êtes en contact avec MA Lighting?

Nicolas Varlet : De façon générale on cherche à travailler en direct avec les fabricants ou les distributeurs. MA Lighting nous a d’ailleurs officiellement integré à son réseau MA University. Sur les formations GrandMA, nous sommes presque à un pupitre par tête alors que selon les normes de MA Lighting, il en faut un pour deux. Je tiens à avoir des outils de qualité et j’essaie de bien faire les choses car je pense que c’est ce qui nous permet de continuer à avancer et à avoir de bons retours.

La formation prévoit même l’utilisation d’un Robospot en TP. Les stagiaires qui en ont besoin seront à jour sur les appareils les plus récents.

SLU : Qu’est-ce que vous avez dans votre kit de projecteurs ?

Nicolas Varlet : En général c’est du prêt si c’est un prestataire qui nous accueille et sinon de la location. En revanche si nous nous déplaçons dans les salles, on utilisera leur kit de base en plus d’un renfort. Pour la formation réseau, il y a quelques automatiques compatibles RDM et du RoboSpot .

C’est le formateur qui va établir sa liste du matériel selon les demandes des stagiaires, du prestataire ou du partenaire chez qui l’on effectue la formation. Chez Dushow, je suis venu avec du matériel mais on cherche à mettre en place un partenariat et donc un échange de bons procédés avec les prestataires : vous nous accueillez avec votre matériel et en échange nous avons un savoir à transmettre.

SLU : Êtes-vous en contact avec les fabricants et travaillez donc sur des versions beta ?

Ludovic Maurin : Oui, dès qu’on le peut. C’est très intéressant pour les fabricants de faire essayer leurs nouveaux produits à nos stagiaires. Je suis donc en contact permanent avec eux pour les prévenir de nos prochaines formations afin qu’ils nous envoient les versions Beta à tester. Ça fait aussi partie de la veille technologique qu’il faut faire pour suivre les dernières évolutions.

Nicolas Varlet : D’autre part, on invite les stagiaires à venir avec leur ordinateur et leur borne wifi. Le formateur va les aider à tout configurer pour que leur environnement de travail soit fonctionnel. Ça leur permet de repartir avec des outils configurés pour travailler ensuite proprement.

Ludovic Maurin : En effet, les formateurs préparent la liste de matériel qui a été loué en fonction des retours de questionnaire en amont et nous leur envoyons cette liste où ils pourront trouver les liens vers tous les logiciels qui doivent être téléchargés ainsi que les docs des équipements. Ils peuvent préparer au mieux leur arrivée pour la formation. Que les stagiaires viennent avec leur propre équipement permet de s’entraîner en conditions réelles et ensuite être à l’aise sur le terrain.

SLU : Quelles sont les possibilités de financement d’une formation Ubitech ?

Nicolas Varlet : Nous travaillons essentiellement avec l’AFDAS, prestataires comme intermittents cotisent tous à cet OPCO (Opérateur de Compétences). Ils peuvent, par cet organisme bénéficier d’une prise en charge totale de nos formations.

Il arrive également que sous certaines conditions, Pôle Emploi finance nos formations professionnelles ou nos formations « sécurité » telle que celle sur le travail en hauteur.
Cela concerne des gens qui n’ont pas encore deux années d’intermittence et donc ne sont pas encore détenteurs de droits auprès de l’AFDAS ou encore des personnes ayant perdu leurs droits.

SLU : Quelles sont les démarches à effectuer pour cela ? Apportez-vous une aide administrative ?

Nicolas Varlet : Nous apportons à chaque personne une aide personnalisée suivant son statut. Les démarches administratives pour les intermittents ou les entreprises cotisant à l’AFDAS ne sont pas très compliquées. Suite à un premier contact avec moi ou Lise Varlet, ma femme, qui travaille également chez Ubitech, on élabore ensemble le projet du futur stagiaire.
Il se peut que le demandeur soit mis en contact avec le formateur afin de valider le projet ou le niveau d’attente du stagiaire. Des documents très simples, que l’on pré remplit, leur sont ensuite envoyés. Une fois signés et renvoyé chez nous, nous allons souvent apporter les dossiers nous-mêmes auprès de l’AFDAS. On s’assure ainsi que le document a bien été transmis dans le délai minimum des 4 semaines imposées par l’AFDAS pour déposer le dossier de prise en charge et réserver une place au futur stagiaire.

Conclusion

Une formule très intéressante pour des lieux ou des prestataires qui ont leurs habitudes de travail. Revoir le fonctionnement d’un réseau, bien en comprendre toutes les subtilités et pouvoir poser des questions pour ne pas se retrouver démuni en cas de problème, c’est ce que propose Ubitech. Cette formule “à la carte” et “à domicile” répond à des besoins précis et en profondeur, dans différents domaines.

C’est la fin de la journée, la nocturne commence pour les plus gourmands de connaissances.

Au vu des références – Dushow Paris, Nice et Marseille, Magnum, Groupe F, Novelty, le Mucem, le Festival d’Aix-en-Provence, Fa musique, Audio Technique, S groupe, Absolute Live ainsi que de nombreuses salles, on comprend que la formule d’Ubitech a déjà fait ses preuves et su séduire.
Une super bonne humeur et un appétit dévorant pour les nouveautés matérielles et logicielles, font partie du programme proposé par Nicolas, Lise et l’équipe des formateurs qui vous permettra de progresser dans votre projet professionnel. Du sur-mesure !

Plus d’information sur le site Ubitech

 

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Solotech agrandit son parc Ayrton en Khamsin et MagicBlade-FX

Par admin — 29 mars 2020 à 09:21

L’été dernier, Solotech, l’un des grands acteurs mondiaux de l’audiovisuel et du spectacle avec 13 sites au Canada, aux États-Unis et en Europe, a étendu son parc de matériel d’éclairage en achetant 150 Spots/Profile à leds Ayrton Khamsin-S et 108 MagicBlade-FX à ACT Lighting, Inc., le distributeur exclusif d’Ayrton en Amérique du Nord.

Tournée mondiale Hapiness Begins des Jonas Brothers. © 2019 Todd Kaplan. Avec l’aimable autorisation de Lighting and Sound America.

Les Khamsin-S choisis par Solotech sont conçus pour les applications scéniques. Ce projecteur est équipé d’un nouveau module de leds qui produit une puissante lumière blanche métallique avec un flux de 36 000 lumens et une température de couleur de 6 500 K.
Le MagicBlade-FX est la dernière version du fameux MagicBlade-R. Il dispose de sept sources à leds RGBW de nouvelle génération qui peuvent être contrôlées individuellement pour créer des spectacles aériens virtuels ou pour éclairer des décors et des artistes.

« Ayrton est une marque de qualité bien connue, dont les appareils impressionnants sont accueillis et appréciés par l’industrie », explique Lee Moro, vice-président des Productions Live chez Solotech. « Les concepteurs lumière demandent de plus en plus ces projecteurs. »
Solotech les a déjà mis en œuvre sur la tournée mondiale Happiness Begins des Jonas Brothers, qui a débuté l’été dernier à Miami. Ils ont également utilisé les Khamsin sur le projet PY1 Pyramid de Guy Laliberté via sa nouvelle maison de production Lune Rouge. « Leur équipe de conception est très satisfaite de ces projecteurs », rapporte Moro.

Plus d’infos sur le site Axente et sur le site Ayrton

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Peter Pan s’envole avec Robe au Grand Théâtre de Blackpool

Par admin — 28 mars 2020 à 09:03

Au Royaume-Uni et en Irlande, la saison des pantomimes (panto) reprenant la trame des contes populaires traditionnels, a apporté son lot d’hilarité et de bouffonnerie sur les scènes de tout le pays, avec des gags, des quiproquos et toute une palette de personnages baroques, excentriques et indéfinissables.
Dans ce genre, l’une des présentations les plus émoustillantes et les plus en vue de cette saison a été le Peter Pan de UK Productions, mis en scène par Anthony Williams et éclairé par Andy Webb au Grand Théâtre de Blackpool.

Cette année, Andy Webb a prescrit des projecteurs à leds tout Robe avec le T1 Profile au cœur de son système d’éclairage. Sa conception utilisait aussi des Wash-beam Spiider, ParFect 100 et 150, DL4S Profile, LEDWash 300 et CycFX 8.

Photo ©Louise Stickland

Andy a beaucoup d’expérience dans l’éclairage de l’univers délirant et fantasmatique des pantomimes, qui nécessite d’être traité comme du théâtre conventionnel, tout en laissant une place à l’expérimentation et à la plaisanterie. Il a aussi travaillé au Grand Théâtre, dont l’espace est exceptionnellement réduit, lors de la mise en scène de productions contemporaines complexes.

Andy voulait éclairer Peter Pan d’une manière différente d’une panto standard : « Le scénario nous donnait la latitude pour avoir une approche beaucoup plus musicale ». Son idée était de mettre l’accent et de capitaliser sur les personnages et les positionnements d’ensemble plutôt que de se reposer uniquement sur la dérision, qui était présente, mais plus discrète et raisonnée que ce qu’on pourrait attendre.
Par conséquent, l’éclairage allait de pair et offrait beaucoup de séquences à plusieurs niveaux de profondeur et de textures. De plus, s’agissant de Peter Pan, il avait l’envol comme grand véhicule dramatique pour ajouter de l’action à la représentation.
Les trois rails de vol Foy, deux au-dessus de la scène et un dans la salle, au-dessus du public ont influencé aussi les possibilités d’éclairages d’Andy. Sa priorité était de faire disparaître les câbles pour que les personnages semblent vraiment voler.

Les T1 ont été utilisés dans une multitude de tâches de texturation avec des gobos théâtraux, comme la création de cadres de fenêtres et des effets magiques étincelants grâce à leur roue d’animation. « Presque toutes les scènes avaient une sorte d’effet de mouvement, subtil ou flagrant, réalisé avec les T1, et c’était génial de pouvoir utiliser leurs fonctionnalités pour participer à ce processus », a-t-il déclaré.

Photo ©Louise Stickland

Le cœur du système était construit autour de 12 T1 Profile pour les éclairages à bords nets, dix au-dessus de la scène sur les perches 1, 2 et 3, et deux de chaque côté de l’arche du proscenium, croisés pour éclairer le tablier de scène.
C’était la première fois qu’Andy utilisait ce projecteur. « La souplesse des T1 m’a définitivement permis de repousser les limites », s’est-il enthousiasmé. Andy et tous les autres membres de l’équipe de production ainsi que l’équipe du théâtre ont été impressionnés par le fonctionnement très silencieux du T1.

A part cela, il « adore » le mélange de couleurs progressif et délicat qui lui a donné la possibilité de combiner beaucoup de couleurs pastel qui sont souvent absentes de la panto. Il y avait aussi douze Spiider, répartis à égalité sur les perches LX1, 2 et 3 pour illuminer la scène de manière uniforme. « Ils fonctionnent parfaitement en tandem avec les T1 », a commenté Andy.

– 6 ParFect 150 étaient accrochés sur la perche LX3 de part et d’autre du centre, particulièrement efficaces dans les scènes comportant une pièce centrale de décor comme une cabane dans les arbres dans la scène du camp des Enfants Perdus et pour certains effets plus minimalistes comme la lumière du soleil au travers des branches des arbres.
– 20 ParFect 100 étaient dispersés tout autour de la plate-forme, principalement sur les piliers et les échelles latérales, dont une paire à l’extrémité de chaque perche pour éclairer les bordures et les pieds du décor, et six sur les perches de façade pour éclairer les pseudo-prosceniums de la production.
– Deux DL4S Profile, accrochés dans des emplacements du balcon supérieur, étaient utilisés pour texturer les toiles et pour projeter des effets animés comme les nuages sur l’horizon dans les scènes de ville.
– Une paire de LEDWash 300 positionnés sur la perche à l’avant du proscenium offrait un éclairage croisé de face.
– Deux rampes motorisées CycFX 8 étaient utilisées pour éclairer la voûte du proscenium de la salle, et elles étaient également basculées vers le public pour servir de blinders et une paire de ParFect S1 2.7K (blanc chaud) et 6.0K (blanc froid), dont la lumière jaillissait à partir des piliers en coulisses, remplaçait ce qui aurait été traditionnellement une position de Fresnel.

Photo ©Louise Stickland

Plus de 300 cues ont été programmées sur la console Avolites Tiger Touch II, exploitée par l’équipe du Théâtre pour la série de spectacles qui s’est terminée le 5 janvier 2020. Cette année, pour Andy, Le plus gros problème a été de ne disposer que de 17 heures de programmation et d’aller directement à la première sans prévisualisation. La connaissance du kit et du lieu, avec les positions optimales, l’a énormément aidé à offrir un spectacle du niveau demandé.
« Quand on est concepteur d’éclairage de panto, on doit être capable de réagir rapidement et à brûle-pourpoint, et souvent totalement en dehors des sentiers battus et au-delà de la zone de confort habituelle. Avoir un système d’éclairage adaptable comme celui-là sous la main est essentiel pour offrir un spectacle conforme aux meilleurs standards », a-t-il commenté.
L’élément le plus difficile à éclairer était le vol dans la salle… alors que 90 % du système était orienté vers la scène. Les deux T1 de façade et les DL4S Profile ensemble ont fonctionné à fond pendant ces scènes. On a consacré pas mal de temps à programmer plusieurs signaux pour suivre Peter Pan, et en ouvrant complètement le zoom du T1, Andy a également pu utiliser certains des projecteurs de la perche 1 sans aveugler le public !

Andy se souvient de sa joie lors de la soirée d’ouverture, lorsqu’il a entendu un jeune spectateur s’écrier « Mon Dieu, il vole ! », totalement convaincu par la magie optique alors que Peter Pan faisait sa première entrée sur scène !

Plus d’infos sur le site Robe Lighting France

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Vincent Vinnie Perreux

Par admin — 27 mars 2020 à 09:06

La rencontre avec Vinnie se fait dans les couloirs d’un salon, sur le stand d’Audio Concept qui représente Clair Bros en France. Sa présence attire forcément du chaland, ravi de pouvoir échanger quelques mots avec lui dans un français parfait et Dominique Maurel savoure. Du vrai support comme on l’aime.

On profite d’un moment de calme pour nous isoler avec Vinnie et en découvrir quelques facettes.

SLU : Tu as l’air chez toi ici…

Vinnie : Mais c’est le cas. Je me sens très vite bien partout. C’est peut-être pourquoi je pars aussi très vite (sourires) ! Je n’ai pas d’attaches.

SLU : Tu as un accent français construit de mille nuances, je ne saurais dire d’où tu viens.

Vinnie : Je suis Druze. Je suis né dans les montagnes en face de Beyrouth. Je ne connais pas mes parents. J’ai été adopté par une famille française. J’étais à l’orphelinat chrétien des sœurs Saint-Vincent de Paul et ma maman adoptive, infirmière à l’Hôtel-Dieu, connaissait une des sœurs. Je m’appelle Vincent Perreux mais je pourrais m’appeler tout aussi bien Mohamed Dupond. Mon premier voyage, je l’ai fait très jeune et voyager n’a jamais été un handicap dans ma vie.

Dominique Maurel et Vinnie sur le stand d’Audio Concept.

SLU : Quel âge as-tu ?

Vinnie : 53 ans.

SLU : Etant petit, ces racines si différentes pour l’époque t’ont pesé ?

Vinnie : Un peu. Les petits y vont fort. « Pourquoi t’es différent ? Ton papa il fait quoi ? T’es né où… » Quand je répondais que j’étais libanais à l’époque où les Casques Bleus français se faisaient canarder, je devenais une sorte de bête noire, quelque part responsable de cette guerre.

Le son c’est d’abord de la musique

SLU : Comment le son est-il entré dans ta vie ?

Vinnie : La base de tout a été la musique. Mon papa voulait que je devienne militaire. Ça n’a pas marché, pas plus que mécanicien ou cuisinier. J’ai abandonné cette dernière filière car j’étais trop rebelle et quand on me gueulait dessus, je répondais, mais au moins, la passion des fourneaux m’est restée. Parallèlement je jouais dans un groupe qui s’appelait les Rockin’ Kronenbourg et comme il se doit, on est parti jouer à Londres dans la rue.

L’ex batteur des Rocking Kronenbourg en grande forme…

SLU : Instrument ?

Vinnie : Batterie. Très nul. Formation à la Stray Cats ce qui pour moi était très simple en termes de matos. Je te la fais brève, de Rockin’ Kronenbourg on n’a retenu que la seconde partie de notre nom et on a bu beaucoup de coups. On a malgré tout réussi à gagner un peu de sous et à tenir jusqu’à l’arrivée du monsieur tant rêvé qui dit qu’il va te faire faire une démo tape dans un studio… Glauque, mais un studio d’enregistrement !

Là on s’est rendu compte à quel point on jouait mal et pas du tout en place. Je me souviens à un moment de m’être levé de mon siège et d’être allé dans le studio. « Vous faites quoi sur vos boutons ? » J’étais fasciné. Je suis revenu de l’autre côté de la vitre et j’ai dit : « J’arrête de jouer les gars, je veux faire ça. » Et ça a été le dernier jour où j’ai tapé sur une batterie, un petit pas pour moi et un grand pour la musique (rires). On était en 1985.

SLU : Et après ce déclic ?

Vinnie : Après la période Kro, je suis revenu en France et comme mes parents habitaient dans le centre, j’ai pu effectuer une formation à Bourges qui s’appelait je crois « Technique d’enregistrement de son et de plateau. » On était stagiaires au Germinal (souvenirs ici https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/l-antre-peaux-inauguree-aujourd-hui-retour-sur-ses-moments-marquants_12998009/) et on est aussi devenus stagiaires du Printemps de Bourges ! Je suis donc un petit gars de Bourges qui déchargeait des caisses pour Régiscène.

On ne pouvait pas les rater les porteurs de Régiscène. Pour les nostalgiques, plein d’images et d’infos ici : www.regiscene.fr

Peu de rock, mais beaucoup de taf

Vinnie : Ensuite et toujours à Bourges, j’ai commencé en tant que régisseur son au théâtre Jacques Cœur, et j’ai travaillé sur des festivals de jazz, des créations théâtrales, des ballets et on a gagné par mal de récompenses. C’était une époque artistiquement très intense mais malgré tout, ça manquait pour moi de rock’n’roll (rires). J’avais beau garer ma Harley devant le théâtre, ça jouait surtout du jazz !

SLU : Déjà une Harley ?

Vinnie : Non t’as raison, c’était une Norton Commando. A l’époque je roulais en anglaise. Du théâtre, je suis monté à Paris, comme beaucoup de monde et, je ne sais plus pourquoi, je suis parti en Italie à Forlì pour un festival de danse. J’avais acquis une certaine compétence dans la multi-diffusion et cela m’avait sans doute aidé. J’y ai aussi rencontré ma première fiancée italienne et je me suis installé dans son pays. Bye-bye Bourges.

Ivano Fossati en séance à Maison Blanche. Le matériel était sans doute chouette, l’acoustique du salon, pardon, de la cabine euhhhh…

J’ai commencé à travailler avec des super studios d’enregistrement comme Maison Blanche à Modena (une très grande partie des gros tubes italiens y compris de dance ont été enregistrés là-bas. NDR).
Comme ces studios faisaient aussi des captations live et parfois de la sono, j’ai pu découvrir le marché musical italien qui était plus qu’actif avec des gens comme Zucchero.
C’est ainsi que je suis parti sur la première tournée mondiale d’Eros Ramazzotti en tant qu’assistant régie façade. Eros avait voulu garder son ingé son studio et ce dernier m’avait proposé de l’accompagner. Honnêtement on n’y connaissait pas grand-chose tous les deux, mais on a appris. Le prestataire italien collaborait avec Brit Row et on était en Turbosound.

SLU : Du Lourd ?

Vinnie : On a tourné plus d’un an et en Italie les concerts peuvent être très, très gros (sourires). La tournée avance et je finis par me trouver aux retours. On part aux USA et on fait une date au Ballroom de l’Hilton Midtown à New York. Je suis stage left avec l’Heritage 3000 flambant neuve que Midas vient de nous envoyer et à la face on a l’XL4. Le système est du Clair. C’est la première fois que j’en vois et pourtant je me dis : « je veux travailler avec eux… »

La S4, le rêve d’une époque. « La puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours » comme aurait dit Blier.

SLU : Pourquoi, tu connaissais cette boîte ?

Vinnie : De nom bien sûr. Tous les pros connaissaient Clair. En ce temps-là, l’Italie était historiquement tournée vers les US et l’exemple à suivre était Clair Bros. Milano Music Service avait des copies de S4 et s’en servait pour Vasco Rossi. En Italie tout le monde faisait des copies car Clair faisait rêver. Ces copies étaient bleues mais ne sonnaient pas exactement comme les vraies (rires).

SLU : Et cette rencontre ?

Vinnie : Elle a eu lieu. Et je leur avais dit à quel point j’étais chaud de les rejoindre. Problème, j’avais rencontré un free lance qui voyait sans doute d’un mauvais œil qu’un italien mette le pied dans la boîte, à la fin il m’a balancé : « bah, t’as qu’à les appeler ! »

SLU : On te prenait pour un italien…

Vinnie : Forcément. Je parlais avec Eros en italien et mon côté caméléon a toujours joué en ma faveur. Je m’adapte ! Je finis donc la tournée et j’essaie d’appeler les US à deux reprises, rien. On me dit alors de contacter Audio Rent qui venait de passer sous pavillon Clair, sans plus d’effet. Démarre la tournée d’une autre grosse pointure italienne, Renato Zero. On était parti en V-Dosc car Paul Bauman et moi avions formé les équipes d’Agorà, le prestataire de cette tournée.

Un simple coup de fil et tout devient plus Clair

« Durant ta carrière tu rencontres certaines personnes qui te rendent fier de faire le métier que tu fais depuis toutes ces années. Un énorme merci a Monsieur David W. Scheirman, ex-président de l’AES. »

SLU : Tu tournes donc avec Renato Zero…

Vinnie : Et là, coup de fil. Un numéro suisse : « Bonjour Monsieur Perreux, Audio Rent en ligne. On a eu votre contact par les US. On a besoin de quelqu’un pour monter le système de Carlos Santana… ».
Je respire un grand coup (rires) et je demande pendant combien de temps ils ont besoin de moi : « Ahh c’est court, 2 semaines maxi. » Problème. J’ai un contrat de 4 mois, et avec Agora ça semble bien parti. Le dilemme classique.
« On vous paie tant et on vous donne une heure pour réfléchir. » A l’américaine ! Evidemment j’ai dit oui, j’ai tout quitté et me suis retrouvé… en Italie du sud (rires) où Santana passait avec Joe Satriani en première partie.

« Cette image est pour moi la représentation de ma vie sur la route depuis l’âge de 20 ans. »

SLU : Pour ceux qui n’aiment pas la guitare…

Vinnie : L’enfer ! 5 heures de gratte non-stop avec les balances ! Mais à partir de là j’ai enchaîné 22 ans de tournées non-stop.

SLU : Sans faire tes classes ?

Vinnie : Ahh mais bien sûr que si ! Quand je suis arrivé ils m’ont dit : « Tu oublies tout ce que tu sais faire. Ça, c’est du Camlock. Ton boulot c’est de tirer du câblage électrique. Point barre. »
J’ai démarré comme ça. Rien d’étonnant, puisque aujourd’hui Clair a une école qui forme les jeunes en deux ans. C’est devenu un programme universitaire aux USA. Il y a 30 ans ils avaient déjà la même mentalité.

« Dans la série des incontournables Big Mick ! Je ne me rappelle plus si c’était en Amérique du Sud ou en Asie, mais Metallica, c’est certain ! ».

SLU : Tu as pourtant fait un break chez eux…

Vinnie : Oui, quand j’ai arrêté les tournées j’ai travaillé pour Harman. Je me suis installé à Kuala Lumpur en Malaisie et je suis devenu Monsieur JBL. Ensuite je suis rentré en Italie où j’ai pris la carte Outline pendant deux ans.

SLU : No comment ?

Vinnie : Sur cette dernière expérience, non. Quand Clair a su que j’avais arrêté avec cette marque italienne en 2019, ils sont revenus vers moi et m’ont proposé de collaborer à nouveau avec eux mais pour la branche vente dite Clair Bros.

SLU : Et tu t’es installé chez toi en Toscane.

Vinnie : J’y vis et j’ai mon bureau. Je rayonne cela dit sur toute l’Europe voire au-delà si nécessaire. Une Europe très élastique qui peut aller jusqu’à Dubaï ou à Orlando (rires). J’avais d’ailleurs déjà commencé une sorte de reconversion plus tôt puisqu’en pleine période des tournées pour Clair Global, on m’avait demandé d’ouvrir Clair Bros Indonésie en formant le personnel qui est toujours en place. J’y étais resté plus de 6 mois.

SLU : En gardant ton look !

Vinnie : Ahh oui, pas question de passer en cravate et chemise blanche. Je viens du touring où ça se pratique assez peu !

« Je vous présente la meilleure équipe son au monde. Tournée U2 – 360° en 2009. »

SLU : Tu as arrêté la tournée avec le grade d’Audio Crew Chief, mais j’imagine que de câbleur à responsable, cela a nécessité des étapes.

Vinnie : Bien sûr, comme tout le monde ! A la fin, chez Clair, j’étais responsable de régie et d’équipe mais surtout je m’occupais beaucoup des mixeurs, des cadors comme Joe O’Herlihy, Jon Lemon ou Pooch Van Druten. Je m’occupais de leur régie et je calais leur système en fonction des besoins de chacun.

« Comment ne pas parler de Monsieur Pooch pour qui j’ai été assistant, collaborateur, responsable système et bien sûr ami depuis que Clair Global a repris Showco. »

Joe te laisse faire et écoute le résultat final là ou Pooch travaille avec toi pas à pas. J’ai adoré le challenge du : « Impec, je veux ça tous les soirs », qui est loin d’être évident. Je pense avoir laissé un bon souvenir même si pas mal de monde te dira que je suis une tête de con.

SLU : Efficacité avant tout ?

Vinnie : J’avais un boulot à faire, il était donc fait, quoi qu’il arrive. Il faut être le premier à se lever le matin et le dernier qui ferme les portes de la semi. De toute manière, la taille de certaines tournées, je pense à U2, ne permettait pas la moindre erreur.
On était tellement nombreux qu’il y avait plusieurs Crew Chiefs, mais chacun à sa place. Mon boulot c’est de te donner la Ferrari clefs en main et le plein fait, et rester à tes côtés si quelque chose ne tourne pas rond car je connais les moindres détails de l’installation. J’adore !

« Mon mentor, mon gourou, mon ami, mon confident, mon p’pa irlandais. Joe O’Herlihy avec qui j’ai fait divers tours du monde pour U2, REM, The Cranberries… »

SLU : 53 ans. Comment te vois-tu continuer et évoluer.

Vinnie : Je me vois très bien continuer en tant que support technique et je pense qu’il serait intéressant de disposer d’une structure Clair Bros, une sorte de dry hire ou rental qui travaille en collaboration avec tous les services Clair Europe. Être au milieu et supporter, compléter une tournée là où c’est nécessaire.

« Une photo essentielle pour moi. A droite Jo Ravitch, l’un des plus anciens Responsables d’équipe de Clair Global qui m’a appris tout ce que je sais sur les systèmes et m’a toujours fait confiance. Au centre Joel « Lunch Box » Merrill qui a fait son premier tour mondial sur U2-360° et maintenant est responsable des systèmes Clair Global sur leurs plus grosses tournées… Trois générations d’Audio Tech. ».

SLU : Mais ce n’est pas le rôle d’Audio Rent ?

Vinnie : Non, Audio Rent c’est Clair Global (ahh cette segmentation… NDR) mais c’est important que ceux qui utilisent des systèmes Clair Bros disposent du même type de support que ceux qui utilisent les services de Clair Global. Pour cela il faut quelqu’un qui vienne du monde Clair Global et qui puisse faire en sorte qu’une tournée Clair Bros soit faite à un niveau Clair Global.
Cela arrive déjà que des équipes de Global viennent en renfort sur des tournées Clair Bros, effectuées par exemple avec le matériel acheté par certains groupes. La puissance de Clair c’est la capacité par exemple de Josh Sadd de dessiner des enceintes ultra-spécifiques pour des bateaux, des églises ou des restaurants et de les rendre invisibles, mais à la fois capables de faire du très bon son.

« Quelle tristesse… Pour les Cranberries j’ai été Assistant régie salle, Responsable du système, Responsable d’équipe et jusqu’à Ingé son retour. Dolores O’Riordan était une superbe personne, une grande artiste et avant tout une amie. Tu me manques… »

SLU : Quand on t’écoute on pense à Zaza et d’autres qui ont aussi eu cette envie, voire cette passion pour Clair. Ça vient d’où selon toi.

Vinnie : Je pense que le marché français ne leur suffit pas. Bien sûr certains artistes hexagonaux te font voyager mais ils sont rares comme l’est le nombre de dates à l’étranger. Ce n’est pas simple de combattre la routine et pour ça, Clair c’est parfait.
Xav, je l’ai vu comme assistant sur des grosses tournées Clair alors que c’est un super ingé son, mais il a compris que pour atteindre certaines stars, il fallait analyser comment bossent les américains et gagner sa place tout doucement. Il y est arrivé et le mérite pleinement.

SLU : Est-ce que ta vie de bâton de chaise sonore te manque ?

Vinnie : Oui, mais il faut savoir lever le pied. Je me suis retrouvé à Lagos au Nigeria devant gérer du son avec peut-être 500 000 personnes et en présence du Premier ministre. On a beau être pro, ça stresse un peu.

« Marc Carolan au premier plan et Andy O’Brien son assistant derrière lui. Un méga ingé son salle avec qui j’ai travaillé sur différentes tournées de U2 où il venait avec le groupe en première partie, jusqu’au jour où nous sommes partis en tournée pour Muse ensemble ! Encore deux points de plus pour l’Irlande ! »

C’est chouette de quitter le Groenland pour partir sur la Lune puis déjeuner à Tokyo et le soir prendre l’apéro à Paris, mais avec l’âge, c’est plus dur de récupérer ne serait-ce que le décalage horaire. Mon corps m’a dit stop à sa façon et il faut savoir l’écouter.

Les souvenirs se bousculent dans ma tête et le frisson, le côté mercenaire où rien n’est impossible sera toujours là. On m’a interviewé un jour et à la question de savoir ce qui me manque, j’ai répondu : « J’espère vivre assez longtemps pour faire le premier concert Clair sur la lune ! »


« Last but not least, un homme seul peut être courageux et foncer sempre più forte, mais il y a toujours derrière une femme encore plus forte. Ma femme, ma pote, ma conseillère, mon bras droit, ma camomille… Eleonora ! ».

SLU : Quittons la technique et en guise de conclusion, une question plus personnelle. Tu as des enfants ?

Vinnie : J’en ai un, mais pour faire écho à mon histoire, je l’ai adopté. En quelque sorte j’ai payé ma dette. J’ai rencontré une femme pendant que je vivais à Paris et elle avait un enfant de 4 ans et demi. Jusqu’à ses 18 ans on a vécu ensemble. Je l’ai fait grandir et il m’appelle papa.
Je suis arrivé il y a quelques jours à Paris et la première personne que j’ai voulu voir c’est lui. Il a 24 ans et travaille dans les assurances. Il est adorable avec un cœur énorme et c’est un vrai français. Il râle tout le temps contre tout le monde (rires) !

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Chauvet lance le Maverick Silens 2 profil

Par admin — 26 mars 2020 à 09:33

Le nouveau Maverick Silens 2 profil de Chauvet Professional ne se fera jamais remarquer par le bruit d’une ventilation. Cette lyre motorisée Spot/Profile, dont le moteur de leds est totalement refroidi par convection naturelle vise les applications où le silence est de rigueur: l’opéra, le théâtre, les studios et auditoriums…

Ce projecteur, équipé d’un moteur de leds blanches de 560 W utilise une trichromie CMY complétée d’un CTO progressif et garantit des blancs aux CRI, R9, CQS et TLCI, compris suivant leur température de couleur, entre 91 et 97. La gradation 16 bits avec une émulation tungstène sélectionnable garantit un contrôle en finesse.

Silens comporte un système rotatif de découpe à quatre couteaux orientables, une roue de couleurs, une roue d’animation, un zoom de rapport 10:1, un prisme, un frost variable, des roues de gobos statiques et rotatifs et un iris. Il se commande en DMX-RDM en filaire ou sans fil grâce au récepteur LumenRadio intégré. Une prise USB assure la mise à jour logicielle de la machine.

Plus d’infos sur le site Chauvet Lighting France

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Adam Hall vous invite à un débat d’experts événementiels en streaming

Par admin — 25 mars 2020 à 17:42

Adam Hall invite le 31 mars 2020 à partir de 10 heures (CET), des experts du secteur de l’événementiel à aborder la situation de crise sanitaire sous différents angles et à discuter des opportunités et risques potentiels inhérents à cette crise.

Cette discussion sera diffusée en direct sur cette page Adam Hall Industry Talk


Voici la liste des participants à ce débat

– Marcel Courth (modérateur) : rédacteur en chef, partenaire de production, éditeur de l’unité Professional Technolgy & Live Communication
– Marcus Pohl : PDG d’ISDV & Président d’IGVW
– Nico Ubenauf : CEO, satis&fy
– Joe Lamond : Président & CEO, NAMM
– Luca Lastrucci : CEO / Co-fondateur, Powersoft
– Marcus Graser : CEO, Claypaky
– Simon Kropp : Rédacteur en chef, EventRookie
– Alexander Pietschmann (invité) : CEO, Adam Hall Group

 

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Le Braq Cube Rosco utilisé en bain de pieds de Hadestown

Par admin — 25 mars 2020 à 09:43

Pour son projet d’éclairage récompensé par un Tony Award pour le spectacle Hadestown de Broadway, Bradley King avait besoin d’un projecteur de couleurs à leds, puissant et assez petit pour se glisser dans l’étroite fosse du Théâtre Walter Kerr… C’est le Braq Cube 4C de Rosco qui a finalement été choisi.

© 2019 Hadestown on Broadway

Hadestown, la production à succès de Broadway a reçu huit Tony Awards®, dont celui du meilleur éclairage pour le concepteur d’éclairage Bradley King. Le spectacle, écrit et composé par Anaïs Mitchell, a débuté comme un concert, puis s’est lentement transformé en une comédie musicale. Lorsque Bradley a rejoint l’équipe de production, le spectacle se jouait « Off Broadway ».
La production, avec son éclairage et sa scénographie, a beaucoup changé pendant son voyage vers Broadway. Finalement, lorsque Hadestown est arrivé au Théâtre Walter Kerr, le design de Bradley a de nouveau changé, et nécessitait alors un ensemble de rampes. Bradley explique la métamorphose de sa conception et comment le projecteur à leds Braq Cube 4C de Rosco a constitué une solution clé pour répondre à son besoin d’éclairage bain de pieds puissant et à changement de couleur.

Image-2 : © 2019 Hadestown on Broadway

J’ai la chance de faire partie de la famille Hadestown depuis la toute première production complète à l’Atelier Théâtre de New York (New York Theatre Workshop, NYTW) en 2016. Avec l’équipe créative, nous avons passé un temps extraordinaire ensemble, et nos idées ont grandi et évolué en même temps que la musique et les paroles d’Anaïs.

Chaque étape de cette longue route, depuis l’« Off-Broadway » jusqu’au grand Nord d’Edmonton, puis la traversée de l’Atlantique pour jouer dans l’emblématique salle Oliver du National Theatre (Londres), et maintenant enfin, le retour au Théâtre Walter Kerr, nous a permis d’accumuler les éléments de conception qui fonctionnent le mieux pour soutenir cette histoire.
D’un point de vue pratique, Londres est vraiment le lieu où l’univers de la pièce a commencé à se consolider ; c’est un mélange de la configuration du proscenium d’Edmonton mais avec beaucoup de la chaleur intime du bar communal du NYTW.

Les avantages de la salle Oliver à Londres

La salle Olivier possède l’un des kits lumières les plus complets qu’un concepteur d’éclairage puisse souhaiter. Prenez une position quelconque dans l’espace, il y aura toujours une chance qu’un projecteur y soit installé, et il y a encore plus de chance qu’il soit motorisé et à changement de couleur. Il y a une position particulièrement utile appelée « Jaws » (« mâchoires »).
Les projecteurs qui y sont suspendus (il s’agit de VL1000) sont en fait très, très bas au niveau du sol, devant la première rangée de fauteuils. Ils nous donnent un fantastique éclairage diagonal rasant et projettent d’immenses ombres des acteurs sur le décor. Plus on jouait avec ces projecteurs sur les « mâchoires », ainsi que les MR-16 plus traditionnels au bord de la fosse, et plus on commençait à s’appuyer sur eux pour renforcer le récit.

© 2019 Hadestown on Broadway

Avec le déménagement au Walter Kerr, j’étais conscient qu’on ne pourrait jamais reproduire ce système, car il n’y a rien de semblable dans aucune salle de Broadway.
En effet, la première rangée de sièges d’orchestre s’y trouve sous le bord de la scène, et non au-dessus. J’ai donc commencé à rechercher des solutions d’éclairage, en particulier, des rampes avec mélange de couleurs.

Dans Hadestown, il n’y a pas beaucoup de couleurs, mais la palette est contrôlée de très près : le design est rigoureux en ce qui concerne le chaud, le froid et toutes les nuances entre les deux. J’ai cherché un projecteur suffisamment compact pour tenir dans notre fosse, mais suffisamment percutant pour projeter des ombres dans un système puissant. Il me fallait un projecteur avec une fidélité et un excellent rendu des couleurs. C’est là qu’apparaît le Braq Cube 4C de Rosco !

Le petit projecteur à leds RGBW Braq Cube 4C Rosco

Associé de Jane Cox depuis longtemps, je m’étais familiarisé avec le Miro Cube de Rosco. Elle l’adore ! Donc je savais déjà que c’était le genre de produit que je recherchais. Avec ses 5 pouces (12,7 cm), le Braq Cube est à peine plus gros que le Miro Cube (4 pouces, soit 10 cm).

J’ai trouvé que le Braq 4C était en mesure de me fournir la puissance supplémentaire qu’il me fallait pour rivaliser avec nos projecteurs motorisés et nos blinders de forte puissance, tout en étant assez petit pour tenir dans notre tablier très étroit (le Kerr est l’un des plus petits théâtres de Broadway, et on a eu du mal à tout faire entrer à l’intérieur).

Hadestown est un spectacle entièrement construit autour du concept de fondu de couleurs et de la capacité de passer sans rupture de notre début terrestre plein de couleurs à un hiver glacial et amer, et enfin au monde souterrain brûlant et oppressant de Hadestown.

Avec le Braq Cube 4C, j’ai eu un appareil RGBW d’une luminosité exceptionnelle dans un tout petit boîtier. Il avait des couleurs finement ajustées adaptées à tous les types de carnations, et il m’a permis de reproduire les mêmes angles que ceux que nous donnaient les positions « Jaws » à Londres. Avoir cela dans notre boîte à outils, c’était vraiment une tuerie !

Bradley King est un concepteur d’éclairage de théâtre, d’opéra et de spectacles live.
Pour plus de photos de son travail de conception d’éclairage théâtral, visitez son site Web

Plus d’infos sur le Braq Cube 4C sur le site Dimatec et sur le site Rosco

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LumenRadio et Wireless Solution annoncent leur union !

Par admin — 24 mars 2020 à 09:12

LumenRadio AB, dont le siège est à Göteborg, a annoncé le 20 mars 2020 l’acquisition de Wireless Solution Sweden AB. Ensemble, les deux sociétés deviendront le leader incontesté du marché de la commande lumière sans fil pour l’industrie professionnelle.
Grâce à la fusion de ces deux sociétés suédoises, c’est un poids lourd, avec la puissance nécessaire pour dominer et orienter le marché du DMX sans fil, qui naît.

LumenRadio et Wireless Solution ont contribué à transformer l’industrie de l’éclairage en développant une commande d’éclairage sans fil fiable, aujourd’hui utilisée par le cinéma et la télévision, l’éclairage scénique et l’éclairage architectural. Les deux sociétés ont beaucoup d’expérience et une grande expertise dans le domaine de la communication sans fil et de l’ingénierie, et ensemble, elles seront mieux armées pour répondre aux futures exigences de leurs clients.

Alexander Hellström, PDG de LumenRadio, déclare : « Nous sommes vraiment ravis ! Ensemble, nous allons définir la norme sans fil de l’avenir et avec toute la haute technologie et le savoir-faire que Wireless Solution a accumulés au cours des deux dernières décennies, nous sommes convaincus que nos clients actuels et futurs tireront grand bénéficie de l’offre commune. »
« L’éclairage professionnel est une activité totalement rationnelle, où les enjeux sont importants, et qui met la pression sur les acteurs techniques pour qu’ils fournissent toujours, ce que Wireless Solution, sous la direction dévouée de Niclas Arvidsson, a réussi avec succès au cours des deux dernières décennies, » poursuit Alexander.

L’entreprise consolidée aura plus de 50 employés et réalisera un chiffre d’affaires annuel de plus de 10 millions d’euros, avec des produits et des solutions complémentaires s’adressant à une clientèle beaucoup plus large, plus diversifiée géographiquement et sans doublons. Les deux marques seront gérées séparément et conserveront leur identité propre sur le marché, avec la ferme conviction que les clients et les fournisseurs bénéficieront de la puissance accrue de cette nouvelle entité.

« Je suis heureux et convaincu que la marque Wireless Solution continuera de prospérer dans le nouveau contexte de LumenRadio, » déclare Niclas Arvidsson, propriétaire et PDG d’Interlite. « Je pense que cette fusion est excellente pour nos clients et pour l’industrie en général. Les conditions d’une norme véritablement mondiale pour le DMX sans fil sont désormais remplies, » poursuit-il.

Plus d’infos sur le site LumenRadio et sur le site Wireless Solution

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Queen Symphonic avec Soundscape

Par admin — 23 mars 2020 à 10:05

Comme souvent avec les shows proposés par Ugo Berardi, le boss de Ugo&Play, électrique et symphonique se mélangent. Ca tombe bien, Queen a toujours pratiqué ce mélange des genres. Nous retrouvons donc un plateau où une formation rock, avec 4 voix indispensables pour couvrir la tessiture de Freddie Mercury et les chœurs de Queen, est entourée par un orchestre choisi dans chaque pays.

Ici c’est le désormais fameux Yellow Socks Orchestra, aussi français que son nom ne le dit pas. Vincent Mahé enfin, l’âme de Sextan, est sorti de ses studios pour mixer par objets beaucoup de sources, un exercice multivoies qu’il a appris au galop et qu’il nous racontera un peu plus bas.

Honneur aux sondiers de Queen Symphonic. Un éclairagiste et non des moindres s’est glissé dans le groupe. Sauras-tu le reconnaître (faut bien passer le temps…) De gauche à droite : Nicolas Delatte, binôme de Boris au système, Boris dit Bobo, système, réseau, & bcp plus, Morgan Beaulieu, assistant plateau, Nicolas Servant, directeur technique Sextan et mixeur retours, Pierrick le Rille, assistant plateau, Emmanuel Olivier, assistant plateau, Nicolas Gauthier, pupitreur lumières, au deuxième plan Sébastien Viguié, assistant face et Vincent Mahé, Grand Manitou de Sextan et mixeur face.

Boris Jacquier-Laforge ouvre le bal des questions.

SLU : Boris, tu es proche de Sextan…

Boris Jacquier-Laforge aka Bobo : Absolument. Ugo&Play bosse avec Sextan et ces derniers ont la Direction technique de cette tournée (qui revient en novembre et décembre 2020 avec 18 dates NDR). Pour leur matériel, light, rig et son, ils font appel à B Live et c’est dans leurs murs de Malakoff que le début d’encodage de Soundscape s’est fait.
Ils disposent aussi de matériel mais uniquement pour des petits événements. Nous avons ici une SD7 à la face et une ProX aux retours, c’est une autre gamme d’outils.

SLU : Il n’y a pas de vidéo ou de gros effets lumière…

Bobo : Du tout, le show repose sur la puissance des titres de Queen, la présence d’un orchestre symphonique et le son. On n’a pas intérêt à se planter (rires). Du coup on a proposé avec Vincent Mahé de partir en Soundscape, en veillant à ne pas être trop encombrants pour les lighteux. On est à 8 mètres back stack et ça se passe très bien avec eux. Ils ont compris notre démarche et vont travailler plus en latéraux, contre et poursuite.

Bobo avec en arrière plan Nico Delatte, écoutent avec les yeux…

SLU : Et tu es avec ta dream team…

Bobo : Oui. On avait déjà fait 4 dates en 2018 pour Queen Symphonic en gauche/droite en étant frustré. A la régie c’est parfait mais comment offrir le mix de Vincent à toute la salle. Quand la tournée est revenue, on a foncé sur l’idée de Soundscape avec, outre des aspects pratiques et financiers, un accompagnement de Vincent pour qui ça change aussi beaucoup la façon de travailler.

On a réfléchi très en amont avec le soutien « philosophique » de d&b (rires) et de Mathieu Delquignies (support et formation chez d&b France) qui connaît aussi très bien l’équipe de Sextan. Il a accompagné Vincent en Allemagne découvrir Soundscape et on a peaufiné la formation quant au placement des objets chez Sextan avec une matrice DS-100, 5 enceintes et un sub.

Le système au grand complet entre ce qui est en l’air et ce qui est au sol.

SLU : Vous avez donc pu bien ouvrir le symphonique.

Bobo : On est en Tight sur tous les objets et ça marche parfaitement. Nos 4 voix bougent pas mal. Nous avons choisi de les laisser centrées mais il est possible que pour la prochaine salve de dates, on emploie des trackers. J’essaierai de convaincre Vincent !

SLU : Et ce système… :

Bobo : Nous avons en l’air du V8 et du V12, et en front fill du Y10P.

SLU : Pour les fills, vous envoyez un remélange mono?

Bobo : Du tout, on garde le fonctionnement par objets et donc la spatialisation du système accroché. On a juste deux C6 pour les outfills qui jouent un downmix mono.

SLU : Et en haut ?

Bobo : On a 5 lignes identiques et espacées de la même manière avec pour chacune 6 V8 et en bas de ligne 4 V12. Les subs sont au nombre de 12 en 2 x 6 V-Sub placés derrière la ligne centrale. On joue donc toutes les sources qui ont besoin d’être supportées par les subs au centre, typiquement le pied et la basse… Ce show n’a pas besoin d’un trop gros contour, il n’est pas joué ou mixé avec un gros bas du spectre. L’orchestre est bien exploité et mis en avant.

Les 50 V et 12 V-Sub. Admirez au passage les Pyramides et les Grottes de Malcurt…

SLU : Vous avez 50 V en dépôt ?

Bobo : 48, mais comme tout ou presque est sur la route, nous avons sous-loué et d&b nous a filé un coup de main, surtout pour les V12. Typiquement les kits comportent peu de modèles ouvrant à 120° or il nous en fallait 20…

SLU : Tu n’aurais pas préféré en avoir plus encore ?

Bobo : Si, mais si on ne nous ouvre pas trop les jauges, ça passe. Hélas le succès est là (rires) ! Non, ça va mais c’est certain que Soundscape nécessite le plus possible d’overlap entre les lignes et pour ça, il faut beaucoup de boîtes en 120°.

Un des racks de puissance, forcément plus nombreux avec Soundscape et l’Array Processing, mais pas tant que ça parce que les V sont des boîtes passives… Chaque rack est drivé par un DS10 qui dispatche à la fois l’audio et le contrôle des amplis, du coup il n’a besoin que d’une 32 Tri et deux RJ45.

SLU : Quels choix pour l’Array Processing ?

Bobo : Le plus naturel, sans besoin de tirer sur le système. Il y a tout de même 50 boîtes et la décroissance se passe déjà très bien avec Soundscape !
Sur les 25 premiers mètres on est à -1,5 dB, après on a une grosse partie à -3 dB et sur la fin on est à -6 dB.
Plus on respecte les chiffres naturels de sa ligne, mieux ça marche. Même mécaniquement on ne force pas. On tape à 70 mètres avec les deux premières boîtes ouvertes à 1°.

SLU : De la régie tu descends quoi comme signal?

Bobo : Comme le DS-100 est en régie, je véhicule jusqu’en bas 5 canaux de “main”, 2 canaux de sub, 8 canaux de front et un downmix mono pour les sides. 16 canaux en Dante issus de la matrice. Là où j’ai un peu geeké (joli néologisme, pardon, boboïsme… Merci Boris) où j’ai donc un peu rusé donc, c’est entre la SD7 de la face et la ProX des retours.

La régie retours en ProX Midas avec le SD-Rack et un SD-Mini Rack pour alimenter le Rack Neutron que l’on devine à droite sous les DL451. Simple et efficace. Pour les liaisons c’est Shure à la baguette. Chaque musicien dispose d’un mélangeur Aviom.

J’ai récupéré les sorties BNC du SD-Rack pour alimenter le rack Neutron de la Midas vie deux bridges MADI. Il a en plus deux DL451 pour ses départs. Pas de split analogique, les 80 signaux passent par le MADI généré dans l’univers DiGiCo.

On en profite pour lever les yeux au système qui nous surplombe. Il a été coupé en 3 parties. Un pont porte la ligne exter jardin et la suivante avec son câblage distinct et son rack ampli à jardin. Un second pont porte la centrale et les deux autres jusqu’à l’exter cour et enfin un dernier pont perpendiculaire porte les deux lignes de V-Sub. Ces 5 grappes d’enceintes sont alimentées par deux autres racks d’amplis placés à cour.

Les 62 enceintes composant le déploiement Soundscape à l’Arkea Arena, avec un ratio de subs très raisonnable en ce monde infrasonore.

SLU : Est-ce que la SD7 a la main sur la matrice ?

Bobo : Non, je n’ai pas voulu. Cette option est encore en phase pilote et j’ai préféré ne pas intégrer l’OSC qui est généré par la console pour piloter la matrice dans mon réseau global. D’une part la configuration est un peu figée pour le moment et, par exemple, la tranche N° 1 va obligatoirement commander l’objet N° 1. D’autre part le train d’instructions ne va que de la console vers la matrice. Si je modifie un paramètre sur cette dernière, il ne sera pas répercuté sur l’affichage de la SD7. C’est beaucoup plus simple d’avoir la main sur la spatialisation en dehors sur un écran tactile.

Sextan et les dB sont bien gardés

Les balances touchant à leur fin, on intercepte Vincent Mahey qui mixe le show et est aussi et surtout, un des piliers de Studio Sextan

Vincent Mahey devant sa SD7. Les objets sont en place et il ne s’occupe que de mixer ses sources.

Vincent Mahey : La vocation de Sextan c’est d’enregistrer de la musique, mais aussi de faire de la direction technique et du mixage en live en s’appuyant sur des prestataires. Nous collaborons activement avec Ugo & Play. Nous sommes trois acteurs principaux: Nicolas Servant notre Directeur technique, François Yvernat, qui est Directeur Administratif et moi-même.

SLU : Côté machines vous apportez quelque chose ?

Vincent Mahey : Très peu. Des tournées comme celles de Queen sont de très grosses opérations où il faut disposer d’un dépôt bien plein pour ce qui est de la diffusion et de l’éclairage. En revanche nous fournissons la microphonie qui convient au repiquage classique.
B Live, par le biais de Christophe Menanteau et Boris Jacquier-Laforge, est un excellent partenaire, très à l’écoute d’un point de vue logistique et capable de comprendre notre rôle de jonction entre prod et artistes d’un côté et technique de l’autre. On a une très forte relation humaine avec eux et on a le même grain de folie qui nous pousse à essayer des choses nouvelles qui pourront nous être utiles sur des opérations encore plus grosses très prochainement.

SLU : Soundscape est nouveau pour toi.

Vincent Mahey : Totalement. Une remise en question de pas mal de choses me concernant mais facilitée par l’assistance technique fournie par B Live et d&b et les quelques jours passés au studio à Sextan avec 5 enceintes, un sub et un multipiste à dégrossir cette technologie dans une acoustique de référence. J’aurai aussi bien aimé avoir quelques jours l’Arkea Arena mais c’est plus dur (sourires).

Vincent Mahey, Seb Viguié, Nico Delatte et Servant et Bobo.

La matrice DS-100 de Soundscape est très puissante et rien qu’en trois dates, je suis conquis. J’ai pas mal travaillé pour faire en sorte qu’un pupitre de cellos qui est à cour, soit perçu ainsi où que l’on se trouve.
C’est une sorte d’assistance au mixage, comme si un autre univers s’ouvrait avec un paramètre de plus qui facilite le démasquage des sources dans le front sonore.

Mais il ne faut pas oublier les guitares de Queen qui doivent garder le devant de la scène tout en délivrant un spectre très large dans une masse orchestrale qui l’est aussi. C’est là que le travail en largeur et en profondeur prend tout son sens.

SLU : Tu travailles plus un front sonore que tu ne crées un show dynamique, visuel et en mouvement…

Vincent Mahey : Absolument, mais c’est mon choix et chacun peut avoir le sien. Je cherche à ouvrir le plus possible en déplaçant mes sources là où j’ai envie. Comme elles ne donnent pas ou peu de son propre, je ne suis en rien limité par une quelconque distorsion d’image.

Vincent Mahey, un subtil mélange entre feuille, cerveau, culture musicale, compétence technique, gentillesse et modestie.

SLU : Comment as-tu appréhendé les traitements basiques de tes sources et les éventuels traitements parallèles ou les groupes avec des départs par objet…

Vincent Mahey : Je me suis dit que j’allais me perdre, que c’est un tout autre monde et puis, comme je ne peux pas changer ce que je fais depuis tant d’années, je ne peux pas réinventer mes savoir-faire, j’ai fait comme je sais le faire. Il m’a fallu un concert entier pour retrouver des sensations fortes.

Je trouve que les 5 lignes et la matrice me restituent plus de dynamique et les sources sont plus définies, je suis donc en train de relâcher mes compressions un peu partout, avec des taux plus bas que d’habitude. C’est trop tôt pour en dire plus, ce soir ne sera que mon troisième show avec Soundscape.

Un rack en façade où se cache tout en bas la matrice DS-100, puis le Fast2 de Agora, le Klark DN 9652 pour passer le Madi en Dante, quelques effets de qualité à défaut d’être jeunes avec une M5000 et son lecteur de disquettes (t’es vieux quand tu sais ce qu’on met dedans) une M7 Bricasti (ahhhhhh) un serveur Apollo 8 et un SPX990 Yamaha.

SLU : La dynamique des voix par exemple, ne te semble-t-elle pas très « libérée » par la disparition de l’interférence propre au gauche droite ?

Vincent Mahey : (Il réfléchit). Oui, sans doute, mais je dois encore travailler sur les voix. J’ai quatre chanteuses et chanteurs qui ont une grosse dynamique naturelle que je n’ai pas encore cernée et qui me demande beaucoup de suivi. Je ne me sens pas suffisamment armé pour te répondre.

SLU : Grosse dynamique en effet (sourires).

Vincent Mahey : C’est un peu ma marque de fabrique, mon côté campagnard (sourires). Je mixe un peu nature et libéré, et ce type de projet n’appelle pas de sur traitement.

Le positionnement des sources et pupitres dans les objets et placement de ces derniers en largeur et profondeur. On découvre que les voix (rouges) sont reculées, comme les guitares et over heads, là ou bien entendu, le pied, la caisse claire et la basse sont dans la ligne 3 collée aux subs… On découvre en blanc aussi le couple ORTF.

SLU : Tu suis des indications de la prod ou du Chef d’orchestre ?

Vincent Mahey : Je dialogue beaucoup avec le Chef, j’adore ça. Quant à la prod on a des relations très bonnes et en pleine confiance. J’adore Ugo et son équipe. Ils sont jeunes et déjà très, très mûrs.
Quand il me fait des remarques, elles sont justifiées et les mots sont choisis. Ils n’ont pas les oreilles dans leurs poches. C’est rare.

SLU : Imaginerais-tu du classique revenir en gauche droite ?

Vincent Mahey : (Il fait la moue). Non, du classique c’est quasiment impossible. Une vraie souffrance. d&b a fait un système magnifique qui nous ouvre des horizons incroyables. Il me reste un seul regret. Comment y placer un objet stéréo. J’ai toujours travaillé avec des couples AB, ORTF…

SLU : Mais tu disposes d’autres outils pour sculpter ton image via des objets et… (il m’interrompt)

Vincent Mahey : Non impossible, c’est trop me demander. J’ai toujours travaillé de la sorte. Cela fait 70 ans que nos anciens ont créé le couple ORTF et on n’a jamais trouvé mieux.

La Yellow Socks Orchestra et Richard Sudwell, le Chef d’orchestre. Regardez bien, il y a aussi un couple de micros… importants.

SLU : Tu restes scotché au gauche droite…

Vincent Mahey : Oui mais pourquoi abandonner la richesse de cette prise de son. Que quelqu’un m’explique comment faire pour m’en passer. Boris à ma demande a réussi à poser de manière crédible mon couple dans les 5 points de diff. Ça lui a pris une heure.
Mathieu Delquignies (education & application support d&b France) a aussi mis son nez dedans. Je sais que cela peut paraître étrange, peut-être vas-tu penser que je suis un vieux… et que je n’arrive pas à me bousculer, mais il y a matière à réfléchir ! Quand tu mets deux DPA 4011 en couple ORTF sur un orchestre, tu as un équilibre timbral qui construit une grande partie de ta captation.

Jenna Lee et Rachael, deux sacrées chanteuses pas faciles à tenir, mais quelle patate !

SLU : On l’entend ton couple ce soir ?

Vincent Mahey : Oui mais il n’est pas directement perceptible pour de nombreuses raisons, enfin, moi je l’entends mais peut-être suis-je le seul (sourires). On en reparlera sur une captation entièrement acoustique !

Pour les ciné concerts, je travaille en triple couche : par instrument, par pupitre et par couple. Cela m’apporte de la matière et du SPL. En tout cas on m’a dit que ce n’était pas compatible et on prouve que si, même s’il faudrait recaler dans chaque salle. Je suis certain que cela va encore s’améliorer et d&b doit réfléchir à ça.

Conclusion

Ça balance pas mal à Bordeaux. On est collé à la scène. Les violons sont très beaux, ils respirent et s’étalent déjà bien. La voix qui rentre trouve toute sa place. On recule de quelques rangs, rien ou si peu ne change. On perçoit l’arrivée d’un bas médium et d’un grave plus solides, la profondeur et la largeur s’enrichissent encore, mais pour le reste, le plaisir continue.

La force de Soundscape est la localisation des sources. Où que l’on soit, contre les crashs ou en haut des gradins, l’image ne bouge pas et vient toujours de la scène. L’utilisation de front fills « thématiques » et pas des downmix mono, permet de ne jamais ressentir la « douche » en se rapprochant du plateau jusqu’à ce que le signal se brouille et passe en mono quand on sort de la dernière boîte en l’air. Ici la guitare reste là où elle doit être, sur scène et l’usage de Y en fill fait qu’on a un vrai joli rendu, même au premier rang.

Peter et Jon, les deux voix masculines de Queen Symphonic. Regardez le bas des pantalons des musiciens derrière eux. Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle le Yellow Socks Orchestra.

Cela aurait peut-être été encore un peu mieux en V, même si, comme les Y, ils auraient été coupés. Mais les VIP Gold apprécieront, eux qui sont abonnés aux postillons mais pas au joli son. Enfin un mètre de plus entre premier rang et nez de scène aurait encore mieux fondu le rendu.
Cela est aussi valable latéralement même si, effectivement, il manque un tout petit peu d’énergie aux sièges les plus proches des murs latéraux.

Qui dit mix par objet dit respect de la localisation des sources. Ici le choix a été fait de répartir les instruments sur toute la largeur là où, dans la réalité, ceux électroacoustiques sont tassés à cour, les voix plutôt à jardin et le chef d’orchestre qui ne fait aucun son, pile au centre de son orchestre. Nécessité fait loi et donc la batterie se retrouve comme par magie au centre et une des guitares part à jardin. Le résultat est très pertinent et agréable, sans parler du besoin d’équilibrer la charge acoustique des 5 lignes, un peu comme on le fait avec du triphasé ;0)

La présence d’un orchestre classique a en revanche contraint à limiter l’impact des subs sur scène, ce qui prive les premiers rangs d’un peu plus d’assise. Heureusement, dès qu’on rentre dans les V, on retrouve du grave que les 12 V-Sub musclent rapidement. Le rendu par essence non interférent, garde une remarquable précision jusqu’aux derniers rangs des gradins, avec un rééquilibrage des voix qui perdent quelques dB et un peu de mordant ce qui est bien agréable.

Un contour coquet même si, captation classique oblige, le grave et l’extrême grave ont été assez retenus. La phase est typique pour une enceinte 3 voies passive et un sub qui raccorde avec un filtre IIR. La magnitude en revanche est nickel, comme le rendu.

Il manque malgré un peu de contour à l’orchestre classique comme au pied et à la basse et on se prend à rêver de ce concert avec 5 lignes de KSL dont la propreté toute cardioïde permettrait peut-être même de gagner quelques dB en plus d’infra. On rêve aussi de pouvoir maîtriser la dynamique d’un certain nombre de sources, par exemple une batterie, avec une compression équivalente, un peu ce qu’on fait sur un stem, tout en gardant les sorties directes vers la matrice…

Merci et bravo enfin à Vincent Mahé qui a résisté à notre journée de questions et qui surtout, pour un troisième show de mix par objet, tire déjà bien les marrons du feu. Si d&b France lui prête une matrice, il pourra plonger encore plus dans Soundscape chez Sextan et qui sait, s’encanailler aussi avec En-Space et ses réverbérations.
La transition entre gauche/droite et 5+1 par objet chamboule tout, calage comme mix mais à la fois, apporte largeur, profondeur, dynamique, précision, masse sonore et j’en passe. Même bien chargés au niveau des arrangements, les titres passent majestueusement. Bravo pour conclure à Bobo et aux équipes de B Live et à Ugo&Play qui jouent le jeu et offrent de vrais shows plaisir, à la fois populaires et qualitatifs. Bref, Ugo&Playsir.

Rendez-vous le 3 novembre au Grand Rex à Paris pour la reprise de cette tournée symphonique en France.

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