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L’Apple Display Studio original et son bleu sombre

Par Pierre Dandumont — 9 octobre 2019 à 08:00

J’ai trouvé le plus bel écran Apple (pour moi), le premier Apple Studio Display ety son bleu sombre. La première génération d’écrans LCD Apple existe en effet en trois variantes.

La première génération est sortie en mai 1998, avec une coque transparente sombre. Il dispose d’une dalle en 1 024 x 768 avec une luminosité de 180 ou 200 cd/m2 (ça dépend un peu de la source, en réalité). La connectique est assez large : un ADB, une prise DA15 (VGA style Apple), une entrée vidéo composite, une entrée vidéo S-Video, des entrées RCA pour l’audio et une sortie jack (pas de haut-parleur). Il était livré avec deux pieds : un classique avec deux prises ADB dans la base et un système qui permettait de poser l’écran comme un chevalet. Il valait 2 000 $ à son lancement.

La version originale


Une prise DA15


Un stand chevalet


Les entrées/sorties


La poignée Apple, assez classique à l’époque

C’est l’écran que j’ai récupéré récemment, mais sans le pied principal. La couleur est très sympa, même si le bleu sombre transparent n’a pas été vu souvent chez Apple et qu’il n’allait pas vraiment avec le Power Mac G3 beige. On peut noter la  colorée sur le haut de l’écran.

La  multicolore en haut

La seconde génération est pratiquement identique et les pièces sont interchangeables en pratique. Premièrement, la couleur change : on passe sur du blanc/bleu à la manière du Power Mac G3 de seconde génération. Deuxièmement, la prise VGA passe sur le format PC (DB15). Le reste ne bouge pas : 200 cd/m2, 1 024 x 768, entrées vidéo, etc. Il sort en janvier 1999, pour un prix nettement plus faible (1 100 $). Il est donc nettement plus courant que la version sombre. J’en utilise un depuis un moment. J’ai le pieds classique et ses prises ADB.

Mon ancien blanc/bleu en situation


Un bleu bien transparent


La  en bas


L’ADB dans le pied


Le pied chevalet, plus clair


Les E/S

C’est un écran assez pratique parce qu’il intègre des entrées vidéo analogiques et du VGA et qu’il accepte pas mal de signaux, que ce soit les modes Mac (640 x 480 66 Hz, 832 x 624, etc.) et les modes PC. Le scaler intégré fonctionne bien, et le 640 x 480 est utilisable sans trop de flou. La dalle a ses limites et le contraste est ridiculement faible (200:1) mais pour des anciens ordinateurs, ça prend moins de place qu’un cathodique.

La troisième génération, assez rare, date d’août 1999. Il reprend le même design extérieur avec des couleurs graphite (comme les Power Mac G4) mais change l’intérieur. Premièrement, il passe en numérique, avec du DVI. Et les entrées vidéo passent à la trappe, remplacée par deux ports USB 1.1. L’écran perd l’OSD, avec uniquement le contrôle de la luminosité. Le reste s’effectue logiciellement ou n’a pas besoin d’être réglé (numérique oblige). Cette version a aussi un scaler différent, même si en numérique les besoins sont moins nombreux. Dans les trucs intéressants, le bouton de l’écran peut allumer et mettre en veille le Mac relié. Il y a peu de définitions officiellement supportées (640 x 480, 800 x 600, 832 x 624, 1 024 x 768) et je suppose qu’il ne supporte pas les définitions DOS. La dalle, en tout cas selon les fiches techniques, est la même.

La version DVI a tout de même assez peu d’intérêt : si vous avez une machine avec une sortie DVI, il existe des écrans bien meilleurs et plus modernes. Alors que les versions VGA, elles, servent pas mal avec les machines rétro. La bonne compatibilité sur les définitions et le format 4:3 sont deux atouts intéressants dans ce cas.

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Ignorer les demandes de mise à jour pour macOS Catalina (MAJ)

Par Pierre Dandumont — 8 octobre 2019 à 08:00

Hier, Apple a lancé macOS Catalina. Si pour une raison ou une autre (au hasard la fermeture du système et l’absence de compatibilité 32 bits) vous avez envie de cacher la mise à jour, il existe une ligne de commande.

softwareupdate --ignore "macOS Catalina"

Avant


Après

A noter que la notification sur les Préférences Système risque de rester en place, et que si vous voulez faire réapparaître la mise à jour, il suffit d’aller dans le Mac App Store ou de taper cette commande.

sudo softwareupdate --reset-ignored

MAJ : La commande suivante permet d’effacer la notification sur les Préférences Système, mais elle risque de réapparaître si vous relancez la recherche de mise à jour. Il suffit de relancer la commande, ceci dit.

defaults write com.apple.systempreferences AttentionPrefBundleIDs 0 && killall Dock

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macOS 10.15 Catalina is Now Available on the Mac App Store

7 octobre 2019 à 15:32

macOS 10.15 Catalina is now available from the Mac App Store. Anyone who has purchased Mac OS X 10.6 Snow Leopard, OS X 10.7 Lion, OS X 10.8 Mountain Lion, or has OS X 10.9 Mavericks, OS X 10.10 Yosemite, OS X 10.11 El Capitan, macOS 10.12 Sierra, macOS 10.13 High Sierra, or macOS 10.14 Mojave installed will be able to upgrade for no cost.

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Mojave supporte encore les lecteurs DVD RPC1

Par Pierre Dandumont — 7 octobre 2019 à 08:00

Récemment, en lisant un blog d’un responsable chez Microsoft, je suis tombé sur une page qui explique que depuis Windows Vista, Microsoft ne prend plus en charge les lecteurs DVD RPC1. Mais visiblement, chez Apple, ça fonctionne encore, même avec Mojave.

Pour faire court, les lecteurs DVD RPC1 datent d’avant 2000 et la gestion des zones des DVD est laissée à l’OS. Les lecteurs DVD RPC2, eux, gèrent les zones matériellement. Pour l’anecdote, les Blu-ray gèrent les zones logiciellement, mais les lecteurs intègrent quand même une partie des protections.

Depuis Windows Vista, donc, le lecteur de DVD de Microsoft attend un lecteur RPC2… et c’est tout. Les explications sont biaisées, et pour une bonne raison : si en théorie les lecteurs RPC1 ont disparu après 2000, en pratique les gens qui dézonaient des lecteurs transformaient des lecteurs RPC2 en RPC1.

Dans les faits, le lecteur de DVD de Windows 10 (vendu 15 €) et ceux de Windows Vista et 7 n’acceptent pas la lecture de DVD vidéos sur un lecteur RPC1. La lecture des données fonctionnent, mais pas celle des films. J’ai testé avec un lecteur flashé en RPC1 et de fait, le programme m’indique que je ne peux pas lire de films avec Windows 10 (je suppose que le résultat est le même sous Windows Vista/7, mais je n’ai pas de PC sous la main).

Avec un lecteur RPC2


Avec un lecteur RPC1

Sous Mojave, par contre, pas de soucis. Le lecteur propose bien de modifier la zone et accepte ensuite de lire le film. Et Region X permet ensuite de modifier les valeurs à la demande. Donc même le lecteur DVD moderne de Mojave prend en charge les lecteurs RPC1.

Sous Mojave

Bon, en pratique je vous rappelle quand même que VLC permet de lire n’importe quel DVD sans se préocupper des zones dans la majorité des cas.

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Mac ou Pippin ? Action Designer: Ultraman Tiga

Par Pierre Dandumont — 6 octobre 2019 à 08:00

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici d’Action Designer: Ultraman Tiga.

J’avais déjà parlé de ce titre, qui propose sur le même disque la version Pippin, la version Mac et la version Windows. Je n’ai pas testé la version Windows parce qu’il nécessite un Windows en japonais et en 256 couleurs, et que mes machines virtuelles ne permettent pas ça.

Sous Mac OS 9 (en anglais) le titre passe en anglais. Contrairement à la majorité des titres hybrides, la partie Mac est propre : elle prend en charge la souris, la définition ne reste pas bloquée en 640 x 480 (mes captures sont en 1 024 x 768), il y a des menus utilisables, etc. En clair, on est devant une application Mac OS bien faites et pas devant un programme Pippin vaguement compatible Mac OS. Sous Mac OS en japonais, le jeu passe bien en japonais, comme pour le titre Dragon Ball Z. A noter que si la jaquette montre la manette en version Mac, elle n’a pas de fonctions spécifiques. En fait, la manette ADB intègre un trackpad qui remplace la souris, mais c’est utilisable partout.

En anglais


Les options


De vrais menus


On est bien en 1 024 x 768


En japonais


Les menus japonais

La jaquette donne une “compatibilité” avec la manette ADB, mais sans rien de concluant

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Mac OS X « Apple Internal Edition » (Puma, CD)

Par Pierre Dandumont — 5 octobre 2019 à 08:00

Après Panther, Panther (en DVD) et Leopard, j’ai trouvé une 4e version de Mac OS X « Internal Edition » : Puma, alias 10.1.

Cette version vient sous la forme de 3 disques. Le premier contient Mac OS X 10.1, c’est visiblement exactement le même contenu qu’une version commerciale. Le second est un CD de Mac OS 9.2.1 (upgrade), pour Classic. Et le troisième contient des outils. Dans la section Mac OS X, on trouve Apple Works 6.2, BBEdit, FileMaker, Mozilla, un antivirus, une clé pour QuickTime 5 Pro, Stuffit Deluxe (avec une clé), etc. Dans la section Mac OS 9, quelques mises à jour, iMovie, Office 2001, etc. Comme à chaque fois, il y a des clés au nom d’Apple dans le tas.

La pochette


La pochette


Mac OS X


Mac OS 9


Les logiciels internes

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Les manettes de la Mega Drive Mini : parfaites pour les émulateurs sur Mac

Par Pierre Dandumont — 4 octobre 2019 à 08:00

J’aime bien la Mega Drive. Et pliutôt que de faire un test convenu de la version Mini sortie récemment, je vais parler des manettes. Oui, des.

En fait, Sega propose une manette 3 boutons en USB avec la console (enfin, deux manettes, mais vous avez compris). La reproduction est fidèle, mais il y a un souci : certains jeux nécessitent vraiment la version six boutons, comme Street Fighter 2 qui fait partie des jeux fournis. Et du coup, la société Retrobit propose une version six boutons en USB, compatible avec la console.

La version 3 boutons

La version 3 boutons fournie avec la console est particulière. le descriptif HID liste 10 boutons, avec seulement 4 boutons physiques. A correspond au bouton 3, B au bouton 2, et C au bouton 6. Start, lui, est sur le 10. Assez bizarrement, elle expose aussi trois axes X et un axe Y pour la croix directionnelle. Mon logiciel de test, du coup, ne détecte pas le bon axe et ne voit pas les mouvements, mais ça passe avec Open Emu. Niveau taille, c’est conforme à une manette d’époque, avec quelques marquages différents. dans la pratique, c’est utilisable dans un émulateur, mais c’est à peu près tout : il n’y a pas assez de boutons. A noter que le câble USB est plus court que la version 6 boutons.

La manette version 2019, en USB


L’originale (par Evan Amos)


L’axe X n’est pas le bon


La manette expose bien trois axes X


L’originale en haut, la nouvelle en USB en bas

La version 6 boutons

La manette de Retrobit vaut 20 €. Elle reproduit fidèlement la manette 6 boutons, la manette est bien construite, et elle vaut 20 €. Le câble USB (solidaire de la manette) est long (3 mètres) et elle est annoncée compatible avec pas mal de systèmes. En pratique, c’est assez simple : elle dispose d’un mode HID (le standard de l’USB) et un mode X-Input (la norme des manettes Xbox), avec la possibilité de passer de l’un à l’autre avec une combinaison de boutons (Start + B pendant 5 secondes). Forcément, sur Mac, seul le mode HID est utilisable partout, même si certains jeux possèdent un mode X-Input pour les manettes de Xbox.

La manette version 2019 en USB


L’originale (par Evan Amos)


14 boutons, sans raisons


Open Emu gère bien ça

Dans mon logiciel de test HID, la manette affiche 14 boutons et deux axes. La croix est un peu molle, mais ça passe. Par contre, l’organisation des boutons est assez particulières. On pourrait s’attendre à une combinaison logique, avec A, B, C et X, Y, Z qui se suivent, mais non. Le bouton 1 correspond à Y, le 2 à B, le 3 à A, le 4 à X, le 7 à Z, le 8 à C, le 9 au bouton Mode latéral, le 10 à Start, et le 13 à la combinaison Start + A. Et les 5, 6, 11 et 12 ? Ils ne sont pas définis. Ce n’est pas très pratique à l’usage, certains logiciels n’aimant pas cette organisation. La manette est compatible avec plusieurs consoles, mais ce n’est pas très utile vu l’absence des boutons latéraux. Bon, heureusement, le manuel donne la correspondance entre les versions et ça passe bien avec Open Emu.

Au passage, elle marche bien avec la Mega Drive Mini, comme indiqué sur la boîte.

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Une nouvelle Samsung Galaxy Tab A Kids Edition

Par Pierre Lecourt — 11 octobre 2019 à 10:56

Chez les chefs produits Samsung, on sait manifestement comment cela se passe. Lorsque vous achetez une tablette de qualité pour vous en tant que parent et que vous ne laissez à vos enfants qu’un modèle bas de gamme… Et bien vos enfants ne vont vouloir utiliser que votre tablette. La solution trouvée est donc assez simple, la Samsung Galaxy Tab A Kids Edition est basée exactement sur le même matériel que la Samsung Galaxy Tab 8.0 dans sa dernière version.

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Evidemment, Samsung a procédé à quelques aménagements avec notamment une protection souple qui vient coiffer la tablette et qui est censée la protéger des chocs. Comme toujours, il s’agit de rassurer les parents plus qu’autre chose puisque, par essence, une tablette c’est avant tout une vitre tactile et il faut pouvoir y accéder. La vitre sera donc toujours exposée aux chutes, aux écrasements et autres preuves d’inventivité enfantines pour ce qui est de casser des trucs sans “faire exprès”.

A noter que cette “housse” de silicone peut être retirée de la tablette pour retrouver donc une solution similaire à la version classique. La Samsung Galaxy Tab A Kids Edition redevient alors une solution 8″ en 1280 x 800 pixels propulsée par un Soc Qualcomm Snapdragon 429 associée à 2 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC. Elle tourne sous Android 9.0 Pie. Un lecteur de cartes MicroSDXC permettra de rajouter des contenus et un jack stéréo d’y brancher un casque. On retrouve la même batterie de 5100 mAh que la version “pour adultes” de la marque. La recharge se fera grâce à un port MicroUSB et l’autonomie annoncée est de 10 heures selon Samsung. 

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Une webcam dorsale de 8 mégapixels et une frontale de 2 mégapixels permettront de prendre des photos ou de faire de la visio-conférence. Un module wifi5 et du Bluetooth 4.2 de communiquer avec l’extérieur. 

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Autre particularité de cette Samsung Galaxy Tab A Kids Edition, la présence par défaut de l’offre d’applications Samsung pour enfants qui permettra de retrouver des livres, des histoires, des vidéos, des applications éducatives et des jeux pour les plus petits. Une offre que l’on retrouve sur le Google Play Store et qui demandera, dans les deux cas, de passer à la caisse mensuellement ou annuellement pour y accéder.

Enfin, un système de “supervision” parentale permettra de régler les heures d’utilisation de l’engin, à la fois en durée journalière mais également en définissant des heures précises d’utilisation de la tablette.

Une nouvelle Samsung Galaxy Tab A Kids Edition © MiniMachines.net. 2019

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Lenovo Thinkpad E14 : un passage vers Comet Lake amaigrissant

Par Pierre Lecourt — 10 octobre 2019 à 13:18

Un changement de gamme et de puce qui a quelques avantages mais également des conséquences. Si le nouveau Thinkpad E14 est plus léger et plus fin que son prédécesseur, si il embarque une gamme complète de puces Comet Lake… Il propose également moins d’évolutivité.

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Le Thinkpad E14 ne proposera plus qu’un seul slot de mémoire So-DIMM au lieu de 2 pour le modèle précédent. Cela limite par défaut le maximum de mémoire à 16 Go de DDR4 et surtout annule totalement les performances d’une mémoire sur deux canaux… Ce Thinkpad E14, pas encore annoncé par Lenovo, n’a pas de tarif ni de date de disponibilité. Il est simplement apparu sur le site du fabricant où tout les détails de ses caractéristiques techniques sont dévoilés. 

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On découvre ainsi un portable 14″ FullHD en IPS ou TN suivant les options, proposant de 400:1 de contraste (TN) à 700:1 (IPS) avec des angles de vue très différents de 90° ou 170° suivant les dalles. La coque est également fabriquée dans différents matériaux ce qui aura probablement un impact assez fort sur le tarif final des engins. 

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Une version tout plastique de 325 x 232 mm sur 20.5 mm d’épaisseur grimpe à 1.77 Kg. Un second modèle mélangeant alu pour le châssis haut et ABS pour le  châssis bas ne fera que 18.9 mm d’épaisseur et 1.69 kg. La version 100% aluminium grimpe quand à elle à 1.73 Kg pour les même dimensions mais une épaisseur de 17.9 mm. L’emploi d’un châssis 100% métal a donc un vrai impact sur l’épaisseur de l’engin mais n’améliore pas son poids. La version ABS est la plus légère  mais la plus épaisse… Les trois auront droit à la limitation à un seul slot de mémoire.

Le stockage sera, quant à lui, réparti sur deux unités avec un emplacement 2.5″ pour un disque mécanique de 7 mm d’épaisseur maximum ou un SSD ainsi qu’un M.2 2280 en SATA ou PCIe NVMe. A noter qu’une combinaison Intel Optane / HDD mécanique sera également possible.

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Quatre options de processeurs seront proposées sur le Thinkpad E14. Tous issus de la génération Comet Lake d’Intel. Les Core i3-10110U, Intel Core i5-10210U, Intel Core i7-10510U et même le Intel Core i7-10710U et ses 6 coeurs. Enfin, une option de circuit graphique secondaire signée AMD avec un chipset Radeon RX 640 sera proposée en option. 

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On retrouvera une connectique assez riche avec un port USB 3.1 Gen 1 Type-C, deux ports USB 3.1 Type-A, un port USB 2.0, une sortie vidéo HDMI 1.4b, un port jack entrée micro et sortie casque, un Ethernet Gigabit et un Kensington Lock. Un module Wifi5 Realtek sera livré par défaut mais une option Wifi6 Intel sera également disponible en option. Les deux seront montés sur une carte M.2 évolutive avec une prise en charge de Bluetooth 5.0.

Une webcam 720p est de la partie et Lenovo intègre sa glissière d’obturation ThinkShutter en option. Un lecteur d’empreintes digitales sera également disponible de manière optionnelle sur le bouton de démarrage. Le clavier classique pourra également être pourvu d’un rétro éclairage, à condition là encore de passer à la caisse.

La batterie de 45 Wh est censée tenir 12.8 heures et se recharger à 80% en 1 heure de connexion au secteur. La charge se fera via la prise USB Type-C. L’engin sera dispo sous Windows ou sans système.

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Bref, le Thinkpad E14 ressemble à un caméléon. Il est capable de passer du châssis en plastique livré avec un Core i5, 4Go et un disque mécanique avec un écran TN à une version très complète en alu sous Core i7 6 coeurs, avec circuit secondaire Radeon, SSD et 16 Go de mémoire vive pour piloter un écran IPS aux large angles de vision. Le seul point commun entre ces modèles est donc dans leurs limitations de mémoire vive…

Source : Lenovo, NotebookCheck et Liliputing

Lenovo Thinkpad E14 : un passage vers Comet Lake amaigrissant © MiniMachines.net. 2019

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Minix NEO J50C-4 : un nouveau mini PC sous Pentium J5005

Par Pierre Lecourt — 10 octobre 2019 à 10:27

Le Pentium Silver J5005 embarqué dans ce Minix NEO J50C-4 est un processeur Gemini Lake intéressant. Avec 4 Mo de cache et un circuit graphique Intel HD 605, il propose des performances multimédia complètes et des capacités de calcul très correctes pour un usage bureautique / média classique. Il dispose de 4 coeurs, sans multithreads, cadencés de 1.5 à 2.8 GHz pour un TDP stable de 10 watts.

Il est censé être limité à 8 Go de mémoire vive mais la fiche technique de Minix – comme les commentaires de beaucoup d’utilisateurs de la puce – confirment que la solution encaisse sans problème 16 Go de DDR4. Livré par défaut avec 4 Go, le NEO J50C-4 propose deux slots pour faire évoluer l’engin. La partie stockage est divisée en deux éléments. Un module de 64 Go en eMMC 5.1 est livrée par défaut, soudée à la carte mère. Un slot M.2 2280 SATA 6.0 est également disponible pour ajouter un SSD supplémentaire.

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Un module Wifi5 associé à un module Bluetooth 4.1 est disponible en plus d’un port Ethernet Gigabit. Le reste de la connectique est très complet avec pas moins de trois sorties vidéo. Un port HDMI 2.0 qui offrira la possibilité de sortir un signal UltraHD en 60 images par seconde ainsi qu’un port Mini DisplayPort offrant les mêmes possibilités. Enfin, la prise USB Type-C de l’engin permet également un traitement vidéo en UltraHD à 60 Hz mais ne prendra pas en charge partie audio du signal.

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On retrouve également trois ports USB 3.0 et le classique port jack stéréo 3.5 mm permettant une sortie casque et une entrée micro. L’alimentation se fait via un traditionnel port jack ou en 12 volts via le port USB Type-C. Enfin, un port antivol Kensington Lock est également intégré sur le côté du châssis.

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Comme d’habitude avec Minix, le NEO J50C-4 est livré avec un support VESA pour se positionner facilement au dos d’un écran ou sur un meuble. Compact, l’engin mesure 13.9 cm de coté sur 3 cm d’épaisseur, pour se glisser facilement n’importe où. Un support facile à manipuler et bien pensé de manière à laisser la totalité des ports accessibles facilement. 

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Il s’agit d’un module qui se fixe à son support dans un premier temps avant d’accueillir dans un second temps le MiniPC. De quoi faciliter, là encore, la maintenance de l’ensemble.

Comme d’habitude, la marque garantit son engin pour une utilisation 24H/24 et 7J/7. La carte mère propose un BIOS permettant de multiples fonctions dont un allumage automatique à heures planifiées. De quoi programmer un fonctionnement sans maintenance de l’engin dans un lieu public par exemple. Le MiniPC est également capable de se remettre en marche automatiquement après une panne de courant.

Avec ce NEO J50C-4, Minix vise aussi bien les professionnels pour des suages de bornes ou d’affichage numérique que des particuliers. L’engin est tout de même capable de piloter 3 écrans en simultané ce qui permet d’imaginer de nombreux usages en terme d’affichage. Il est également capable de venir à bout de toutes les tâches multimédia classiques et devrait proposer de bonnes performances en terme de bureautique ou de surf. L’engin est ventilé activement mais les 10 watts de TDP de la machine seront assez faciles à gérer. 

Reste un détail, si Minix communique sur ce nouveau miniPC, il ne donne pas  encore de tarif pour cette machine livrée avec une licence de Windows 10 Pro. La marque n’est pas connue pour ses tarifs légers mais a, au contraire, tendance à avoir la main assez lourde sur ce point. Il est vrai qu’elle assure une distribution plus longue et un meilleur SAV de ses produits que d’autres constructeurs “noname” du marché asiatique…

 

 

Minix NEO J50C-4 : un nouveau mini PC sous Pentium J5005 © MiniMachines.net. 2019

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The Element : une carte “tout-en-un” signée Intel

Par Pierre Lecourt — 9 octobre 2019 à 17:49

The Element est tout sauf un PC classique, cette idée d’une intégration de l’ensemble des composants d’une machine au format de carte fille. C’est donc l’antithèse d’un PC classique. Il s’agit d’un engin dont les composants de base ne peuvent pas évoluer et qui par conséquent condamne l’utilisateur a changer totalement de machine à la moindre panne.

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Cette information ainsi que l’équipement embarqué dans ce prototype de The Element nous donnent une clé pour comprendre la première destination de cette idée. Le modèle présenté est équipé d’une solution Intel Xeon ce qui semble clairement le propulser vers des usages serveurs. On devine évidemment le gros intérêt pour des professionnels agglomérant plusieurs dizaines ou centaines de machines dans une solution de ce type.

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Brancher une carte pour rajouter un serveur prêt à l’emploi, c’est parfait pour construire et gérer au quotidien son offre. En cas de panne ou d’évolution de la demande, il suffira de changer ou de rajouter des unités en branchant ce type de carte les unes à la suite des autres. Avec dans chaque module The Element de la mémoire vive et un stockage. Du réseau et toute l’électronique et connectique nécessaire, il est possible de fonctionner de manière très efficace pour des coûts d’entretien et d’immobilisation réduits au minimum. Il suffit de brancher la carte sur un slot dédié pour avoir immédiatement une machine en état de marche. On se souvient des solution comme ce serveur de 48 NUC assemblés de manière fantastique, l’alternative sur carte aurait probablement encore plus d’intérêt.

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Mais la vision d’Intel semble vouloir être plus large que celle d’un déploiement dans des salles serveur. Car le système n’empêche pas d’utiliser d’autres slots pour additionner d’autres matériels. Une carte graphique externe par exemple, une carte son spécialisée, des stockages supplémentaires. Seul le coeur de la machine serait intégré à l’engin : Processeur, chipset, mémoire vive et stockage. Et rien n’empêcherait d’imaginer des éléments que l’on pourrait mettre à jour sur  cette carte de base : Rajouter de la mémoire vive sur des slots ou changer de SSD via un M.2 ne serait pas compliqué a envisager.

Pour changer de PC il suffirait donc d’ôter cette carte fille sans avoir a démonter la totalité de sa machine pour en extraire une carte mère. Evidemment le contre argument est assez facile a deviner. On imagine facilement u entrée de gamme très figé avec des composants soudés ou non accessibles. Dans ce cas là, le changement de PC signifierait de devoir racheter la totalité de la base de la machine : Mémoire vive et stockage compris. Les versions plus haut de gamme étant quand a elles plus accessible et permettant des mises à jour par ajout de composants.

Cela a du sens au vu de la politique d’Intel qui a tendance a multiplier les chipsets et a rendre l’évolution de processeur de pus en plus difficile sur la même carte mère d’une génération à l’autre. Cela ressemble également à un suivi des tendances du marché, les utilisateurs accèdent de moins en moins aux entrailles de leurs machines. Les ordinateurs portables permettent très peu d’évolutions techniques désormais et leurs utilisateurs ne trouvent pas cela spécialement anormal a en juger par les ventes d’ultrabooks totalement cadenassés de ce point de vue.

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Reste que le gain proposé par le concept The Element est finalement assez faible. On économisera un boitier et des compétences techniques… Guère plus. Après l’achat d’un châssis compatible, donc un châssis plus cher puisque équipé d’un système de slots PCI compatibles, on pourra changer The Element pour faire évoluer sa machine. Tout comme on peut le faire aujourd’hui avec une solution “classique”. La différence étant dans la récupération de la mémoire vive et du stockage dans la grande majorité des cas. L’autre grande nuance étant bien entendu la nécessité de se plonger dans le manuel de sa machine pour apprendre – et ce n’est pourtant pas sorcier – comment démonter et remonter un PC. 

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Le Compute Element d’Intel

Est-ce qu’Intel va proposer une solution alternative pour le grand public ? Entre le Compute Element minimaliste et The Element conçu pour minimiser la maintenance, Intel pourrait aussi parier sur une troisième voie : Celle d’un nouveau standard de carte classique, regroupant chipset, processeur sur socket, ventilation, mémoire vive et stockage amovibles. Un format qui ferait disparaitre la carte mère classique sans perdre l’intérêt de celle-ci. Juste une manière d’améliorer la facilité d’évolution des PC. Ça ne semble pas une mauvaise idée. Ni pour Intel, ni pour ses partenaires qui pourraient voir les  renouvellement des composants d’un très bon oeil… ni pour les utilisateurs qui y gagneraient au change.

Source et images : Anandtech

The Element : une carte “tout-en-un” signée Intel © MiniMachines.net. 2019

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Kaby c’est fini : Intel arrête les Kaby Lake-G

Par Pierre Lecourt — 9 octobre 2019 à 10:36

La raison officielle de cet abandon est assez originale. Intel déclare que ses Kaby Lake-G ne seront plus fabriqués parce que la demande du marché s’est tournée vers d’autres produits Intel. Difficile de voir lesquels tant les spécifications de cette solution est sans aucune réelle concurrence chez le fondeur.

Kaby Lake-G 2018

La gamme Kaby Lake-G mélangeait au sein d’un même processeur deux éléments qui paraissent aujourd’hui fort étrange vu la nouvelle concurrence du marché. Avec un coeur Kaby Lake classique et un circuit graphique Radeon Vega. Le tout sur un même package et associé à de la mémoire HBM2. L’ensemble fonctionnait bien, très bien même avec des performances suffisante pour créer des machines franchement bluffantes comme les MiniPC NUC Hades Canyon par exemple.

Malheureusement, a part Intel et ses propres machines, peu de constructeurs se sont intéressés à cette puce. Des fabricants noname ont sorti des MiniPC (Chez Beelink et Chuwi notamment). Quelques grands constructeurs s’y sont intéressés pour des portables mais la majorité a préféré se tourner vers une solution plus souple. Une construction sur une base de processeur classique associés à des solutions externes Nvidia ou AMD. Des solutions pas forcément toujours plus musclées mais qui bénéficiaient d’autres avantages et en particulier d’un atout marketing.

Intel NUC Hades Canyon

Le NUC HAdes Canyon, un MiniPC de jeu convainquant sous Kaby Lake-G

Expliquer le Kaby Lake-G est compliqué, et même parmi des acteurs de la distribution PC, lorsque j’expliquais le fonctionnement de cette puce et cette étrange alliance Intel / AMD on me regardait de manière dubitative. La solution mixte Intel / Nvidia est par contre bien plus connue et reconnue du grand public. Mieux, elle bénéficie du double marketing des deux entreprises. Des détails qui paraissent anodins mais qui font souvent pencher la balance chez les distributeurs.

La fin du Kaby Lake-G n’est cependant pas prévue pour tout de suite, il sera impossible d’obtenir de nouveaux processeurs après la fin du mois de Juillet 2020 et impossible d’en commander après Janvier prochain. Ce qui laisse un peu de temps aux constructeurs pour organiser un nouveau scénario pour leurs productions. Il n’est pas impossible que d’ici cette date Intel ait autre chose a proposer dans la même veine que ce mélange de deux éléments au sein d’une même puce. Des circuits graphiques Intel plus aboutis encore par exemple. Une offre qui rendrait caduque le mélange d’un Core avec un circuit Vega…

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Extrait du PCN d’Intel pour la gamme

La Gen12 d’Intel devrait booster encore les performances globales des puces Intel. La marque prévoit également de lancer un circuit graphique propre l’année prochaine. Le premier réflexe logique est donc de pousser son concurrent AMD hors de ses offres pour se recentrer sur sa propre gamme de produits. Kaby Lake-G aura tout de même permis à Intel d’inaugurer sa technologie EMIB à large échelle. Une technologie qui pourrait lui permettre d’intégrer des solutions très variées au coeur de ses puces.

Va t-il y avoir une baisse des tarifs des engins sous Kaby Lake-G ? J’en doute fortement. Leur positionnement tarifaire restera assez élevé et les délais annoncés par Intel pour la fin de leur production et distribution laisse largement le temps aux industriels de se retourner. Peu d’espoir de trouver un NUC Hades Canyon à petit prix à cause de cela donc. Mais je reste sur le pont a veiller au cas où une bonne surprise apparaisse.

Source : Tom’s Hardware

Kaby c’est fini : Intel arrête les Kaby Lake-G © MiniMachines.net. 2019

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Atari VCS : Rob Wyatt est parti parce qu’il n’a pas été payé

Par Pierre Lecourt — 8 octobre 2019 à 15:51

Il faut dire que Rob wyatt n’est pas n’importe qui, il a été un des papa de la première XBox de Microsoft et partenaire de nombreux projets dans l’industrie du jeu vidéo. A l’époque, c’est à dire en Juin 2018, il est présenté comme la colonne vertébrale de la solution Atari VCS. L’homme qui va tout faire tenir debout.

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Source : Atari.com

Ce vétéran de l’industrie du jeu vidéo, avec un gros carnet d’adresses et de vraies connaissances techniques pour réaliser la Atari VCS, Atari n’en a pas vraiment besoin à l’époque. Rob Wyatt est surtout là pour présenter le projet et lui donner un peu de crédibilité. Il en a vraiment besoin puisque la communication de la marque accumule les “boulettes”. 

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De gauche à droite : Joe Moak (débarqué du projet1) – Rob Wyatt (démissionnaire) et Michael Artz (CMO d’Atari toujours là)

Si la Atari VCS n’a pas besoin de Rob Wyatt c’est parce qu’il ne s’agit pas d’une console, pas d’un matériel particulier. L’engin est juste un boitier construit autour d’une solution AMD commercialisée déjà depuis des mois. N’importe quel concurrent d’Atari peut très bien acheter une carte mère AMD Ryzen V1000 et proposer exactement le même niveau de performances que la VCS. Il n’y a pas de développement de circuit graphique particulier, pas de puce sur mesures. Juste un Ryzen V1000 avec 4 ou 8 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC. La seule partie qui nécessite un développement, c’est la partie logicielle. Le Linux maison qui fera tourner les jeux Atari de l’époque et qui promet un sandbox destiné à accueillir des projets perso. On peut considérer que le vrai travail de développement matériel de la solution est dans ses accessoires, des manettes de jeu qui sont gérées de A à Z par un professionnel extérieur qu’est PowerA.

Pourquoi embaucher Rob Wyatt alors ? Peut être pour ouvrir des portes, trouver les meilleurs partenaires, avoir un peu d’expérience pour gérer le projet. L’équipe de direction d’Atari n’en a aucune et n’a jamais construit ce genre d’engin. Rob Wyatt se retrouve donc en position de chef de chantier pour coordonner les différents métiers.

Seulement voilà, comme je vous le disais il y a peu, Wyatt est parti. Atari n’a pas fait de grosses annonces pour signaler ce départ comme ils avaient fait des communiqués de presse pour annoncer son arrivée. Mais il est bien parti. Il a communiqué à The Register les raisons de son départ… Et celles-ci sont assez amusantes. Enfin pas pour lui évidemment

ATARI VCS

Rob Wyatt et sa compagnie Tin Giant n’ont pas été payés par Atari

L’architecte en chef de l’Atari VCS a quitté le navire parce qu’au bout de 6 mois de labeur, il n’a pas vu un seul billet vert. 6 mois sans salaire pour lui ni entrée d’argent pour sa société. Depuis le 4 Octobre, il a repris sa liberté en démissionnant purement et simplement de son poste d’architecte de la VCS.

“Atari n’a pas payé la moindre facture depuis 6 mois” pour son travail de consultant. “En tant que petite structure, nous pouvons nous estimer heureux d’avoir survécu aussi longtemps”… Il précise également que sa volonté de se lancer dans un nouveau projet baptisé Gameboard n’avait rien à voir avec sa démission. Ce projet est en recherche et développement depuis des années, avant même son contrat avec Atari.

Le travail en cours de Tin Giant et Rob Wyatt n’est pourtant pas terminé, comme Atari a décidé de construire – en partenariat avec AMD – une solution maison de carte mère, il y a encore beaucoup d’efforts de conception et de debug des cartes reçues ces derniers jours. Ce travail échoue donc à un nouveau venu dans l’équation, SurfaceInk, un sous traitant qui va s’occuper de finaliser le matériel.

Difficile de voir l’impact de ce départ sur la situation de la Atari VCS. Est-ce que SurfaceInk va parvenir à tenir les délais déjà reportés de livraison de la console ? 

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Atari lance un contrefeu et annonce la disponibilité d’un port M.2

Atari vient opportunément de mettre sa page de communication sur Medium à jour.2 On peut y voir quelques photos de la carte mère de la Atari VCS et des schémas techniques censés rassurer les personnes ayant avancé de l’argent à la marque depuis plusieurs trimestres. Ces schémas, largement floutés, montrent le travail accompli par la marque en terme de hardware. Rien que du très classique, on peut y voir une carte mère, un ventilateur et le châssis en ABS de la console. C’est plus une imagerie interne destinée à l’usine qui va prendre en charge l’assemblage de l’objet qu’un document technique de conception.

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Un élément est plus intéressant, puisque la marque confirme la présence d’un port M.2 pour pouvoir étendre la mémoire de stockage de la machine. On apprend également que les barrettes de mémoire vive sont bien des SoDIMM classiques et que les possesseurs de la version 4Go de la VCS pourront passer en 8 Go en ouvrant leur boitier. Impossible de savoir si il sera possible de démarrer l’engin sur le SSD M.2 au lieu des 32 Go de eMMC pour le moment mais cela reste une excellente nouvelle.

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On découvre des finitions un peu plus sérieuses que celles présentées auparavant par la marque. Les plastiques et les bandes de bois collées dessus semblent de très bonne facture avec une excellente finition des évents d’aération.

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Ce qui me conforte encore et toujours dans mon idée de base. Si Atari avait proposé un boitier nu, jouant sur la vague nostalgique, pour que tout un chacun puisse intégrer une solution maison, l’histoire se serait passé autrement. Avec un boitier pouvant accepter une carte mère MiniITX et des finitions au même niveau, Atari aurait livré son produit depuis longtemps à des utilisateurs ravis. Le taux de SAV aurait été quasiment nul, la gestion des mises à jour, la fourniture de pilotes et le suivi de l’aventure d’un point de vue logiciel et technique aurait été bien plus simple à envisager pour la marque.

Le retour sur investissement aurait également été excellent. Avec un boitier et une offre d’accès aux jeux en streaming, les manettes de jeux de PowerA et la mode d’il y a un an pour les consoles rétro, le projet aurait surement rapporté gros sans coûter très cher en investissement et en image pour Atari. La marque est en effet en train de subir un contrecoup boursier assez sévère

Atari VCS : Rob Wyatt est parti parce qu’il n’a pas été payé © MiniMachines.net. 2019

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Cirrus7 présente l’Incus A300 : un boitier Mini-STX fanless pour AMD

Par Pierre Lecourt — 8 octobre 2019 à 13:38

Cirrus7 est un fabriquant allemand de boîtiers qui développe des solutions optimisées pour un refroidissement passif. Le fonctionnement est toujours basé sur le même principe, une partie du châssis accueille les composants de l’engin tandis qu’une autre ne sert qu’a dissiper la chaleur dégagée par le processeur. Une solution compatible avec de nombreuses formes de machines, du NUC d’Intel au Nvidia Jetson TX2.

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Ce principe se voit très bien sur le Cirrus7 Incus A300. A gauche de l’image ci dessus, on devine la partie carte mère avec la connectique frontale et le bouton de démarrage. A droite, on voit un bloc qui sort du châssis et qui se déporte sur le côté en contact avec des grandes lames de métal. Le but du jeu est de venir coiffer le processeur de la machine avec ce bloc qui va conduire, je suppose grâce à des caloducs en cuivre, la chaleur vers les ailettes. La convection naturelle faisant monter l’air chaud entre les ailettes, le système évacue tout seul la chaleur sans avoir recours à un ventilateur.

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Le résultat permet au Cirrus7 Incus A300 de dissiper jusqu’à 65 watts de TDP et donc de prendre en charge des processeurs allant des AMD Athlon 200GE, Athlon 240GE, Ryzen 3 2200GE et AMD Ryzen 5 2400GE qui affichent tous des TDP de 35 watts. Mais également des puces AMD Ryzen 3 3200G et Ryzen 5 3400G en 65 watts. Cirrus7 annonce la disponibilité prochaine de modèles Athlon 200GE associés à 4Go de DDR4 pour 440€. La distribution des machines aura lieu dès le premier Novembre 2019.

La partie stockage sera confiée à des SSD NVMe et deux emplacement  2.5″ SATA 3. Le NVMe au format M.2 sera également dissipé passivement grâce au boitier. enfin, des antennes Wifi seront livrées avec la machine, le boitier en aluminium étant un vrai rempart pour les réseaux Wifi et Bluetooth, l’usage d’antennes externes est indispensable pour se connecter sans fil. Un support VESA est également disponible en option.

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On ne sait pas quelles cartes mères seront employées par Cirrus7 pour ces engins, ni si des versions barebones de ce boitier Mini-STX seront disponibles. Il faut évidemment que le positionnement du processeur sur la carte mère soit compatible avec le système de dissipation. Plus d’informations et des réductions en précommande seront disponibles sur leur site à partir du 27 Octobre prochain. Comptez environ 440€ pour le modèle de base, processeur, carte mère et mémoire vive compris.

Sources : Fanlesstech et Cirrus7

 

Cirrus7 présente l’Incus A300 : un boitier Mini-STX fanless pour AMD © MiniMachines.net. 2019

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One Mix 3 Pro : Le netbook Amber Lake Y en vente à 900€ en Chine

Par Pierre Lecourt — 8 octobre 2019 à 12:25

On avait eu le détail de ses capacités il y a peu, le One Netbook One Mix 3 Pro est désormais mis en vente en ligne en Chine avec une première précommande. Proposé à 6999 Yuans, soit environ 893€ au cours d’aujourd’hui, l’engin est très alléchant.

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Avec une dalle de 8.4 pouces tactile en 2450 x 1600 pixels adossée à une charnière rotative sur 360°, la machine mesure 12.9 cm de profondeur pour 20.4 cm de largeur et 14.9 mm d’épaisseur. Elle pèse 650 grammes et son châssis est réalisé dans une coque en métal usiné. L’ensemble devrait donc être robuste et pourra se transformer en tablette facilement.

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L’écran tactile capacitif étant également compatible avec un format de stylet actif optionnel, la machine permettra de prendre des notes et de dessiner.

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La partie clavier est également travaillée, Qwerty et rétro éclairé, il occupe un maximum d’espace pour optimiser la frappe sur ce petit appareil. Le One Mix 3 Pro a fait un choix sur cette partie spécifique de l’appareil en omettant volontairement la présence d’un pavé tactile afin d’améliorer le confort de frappe.

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Il subsiste tout de même un petit trackpad optique qui suffira à déplacer efficacement le curseur sur l’écran mais restera un peu léger pour des usages précis. Il faudra donc sortir une souris1 en mode sédentaire et se contenter des fonctions optique et tactile en mobilité. Un mix qui peut s’avérer très convaincant à l’usage. Evidemment, le clavier est rétro éclairé pour pouvoir pianoter dans toutes les conditions. Un lecteur d’empreintes est également intégré dans la partie supérieure droite du clavier.

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On retrouve une connectique assez complète avec MicroHDMI, un port USB 3.0 Type-A, un USB Type-C avec Power Delivery pour charger l’appareil en mobilité, un jack audio et un lecteur de cartes MicroSDXC. De quoi retrouver la plupart des usages classiques d’un PC portable.

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Mais le point le plus important de ce One Netbook One Mix 3 Pro est bien dans son équipement interne puisqu’il embarque un processeur Intel Amber Lake Y i5-10210Y tout juste annoncé par le fondeur. Une puce 4 coeurs et 8 threads fonctionnant de 1 à 4 GHz avec 6 Mo de mémoire cache. Cette puce sera accompagnée de 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage PCIe NVMe. De quoi piloter des applications gourmandes avec pas mal de confort en ultra-mobilité. La batterie de 8600 mAh est censée lui apporter 5 à 6 heures d’autonomie tout en ayant la possibilité de la recharger avec des batteries externes.

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A 890€ en Chine, on peut s’attendre à une exportation autour des 950€ vers la France d’ici quelques temps. Un investissement conséquent qui place clairement le netbook dans un marché de niche. A moins que… à moins que le véritable lancement de l’appareil soit finalement prévu pour le 11.11 comme mon petit doigt me le suggère en ce moment. Cela pourrait signifier une baisse de prix conséquente et donc la possibilité de faire un investissement intéressant.

One Mix 3 Pro : Le netbook Amber Lake Y en vente à 900€ en Chine © MiniMachines.net. 2019

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Les Bons Plans du Jour : 07-10-2019

Par Pierre Lecourt — 7 octobre 2019 à 20:10

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La machine en illustration est un BlackBox Microcomputer de RAIR, une machine de 1979 construite sur une base de 8088 avec 512 Ko de mémoire vive, un lecteur de disquettes 5.25″ et proposant un disque dur Seagate de 5 Mo.

Les Bons Plans du Jour : 07-10-2019 © MiniMachines.net. 2019

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Levi’s Trucker Jacket : un nouvel essai avec le Jacquard de Google

Par Pierre Lecourt — 7 octobre 2019 à 14:48

Jacquard n’est pas une nouveauté de Google, ce projet date de 2015 et n’a pas eu pour le moment beaucoup d’effets sur le marché. Je ne sais pas trop quelle mouche a piqué les constructeurs à cette époque. Les géants de la tech voulaient coller des trucs connectés partout.Dans les bijoux, les lunettes, les accessoires et même dans les vêtements. Jacquard était une de ces idées dans l’air du temps alors… Bien qu’elle n’ait jamais eu de véritables échos.

Levi’s a bien construit un premier projet avec Google Jacquard, il faut dire que la marque était partenaire de Google pour le développement de cette idée, mais ce dernier a eu très peu d’impact dans nos vies. Enfin, si, il aura eu le mérite de nous distraire un peu. L’idée de cette veste connectée à 350$ qui serait moins pratique qu’un casque avec télécommande et qui ne garantirait que 10 lavages avant une panne était amusante. 

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Pourtant Levi’s remet le couvert et présente une nouvelle veste qui se veut être plus accessible grâce notamment à l’emploi d’un module Bluetooth. La veste est désormais disponible à 198$ en version de base et disponible à 248$ dans une version “Sherpa” avec une doublure. Cela reste cher par rapport à une veste Levi’s classique sans électronique. Presque le double de son tarif. 

Mais avec une veste classique on ne peut pas faire ce que propose cette solution. Connectée à son smartphone, la veste permet de piloter une application Jacquard qui comprendra les gestes effectués sur la veste. Si vous la tapotez, la brossez ou si vous laissez votre main posée sur votre manche, tous ces gestes déclencheront des activités logicielles.

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Vous pourrez par exemple lancer ou mettre en pause vos musiques, changer de chanson ou demander à votre assistant personnel de vous dire de quelle musique il s’agit en lisant le titre. Vous guider avec Google Maps, déclencher à distance la prise d’une photo. Mieux encore, une petite LED et un système de vibrations intégré à la veste permettront de vous prévenir d’un appel ou de votre éloignement de votre smartphone… Mais attention, pas plus de trois usages à la fois. Il vous faudra choisir entre les différentes fonctions proposées parce que la veste ne  sait pas faire plus de trois activités. Si vous voulez passer de la prise de photo au suivi de navigation Google Maps, il vous faudra vous arrêter et reprogrammer la veste !

Bref, pour 198$, vous pourrez avoir quelques fonctions supplémentaires que ce que vous proposer un bracelet connecté à moins de 25€ comme le Xiaomi Mi Band 4. Evidemment en plein été la veste restera sur votre porte manteau, vous n’aurez pas de fonction podomètre ou de suivi de rythme cardiaque quand vous ferez du vélo ou de la natation… Vous ne porterez pas votre veste sur vous endormant pour avoir un suivi de sommeil non plus… Mais bon, Levi’s ne fabrique pas de bracelets connectés… 

Autre souci, si vous tombez de cheval avec votre veste en jean, il en faut peu pour qu’en tapotant vos manches après vous être relevé pour enlever la poussière, vous preniez une photo, montiez le volume de votre téléphone et appeliez le dernier correspondant que vous avez eu. L’interface de l’objet est veste est par nature tout sauf pratique pour ce genre d’usage. On la frotte et la touche constamment et devoir se restreindre dans ses mouvements pour ne pas déclencher des fonctions de son smartphone parait très contraignant. La bonne nouvelle de cette annonce est peut être que si vous tombez sur le crottin de votre destrier, vous pourrez nettoyer votre veste sans problèmes. Le dispositif Bluetooth peut s’enlever avant lavage.

Je suis toujours dubitatif face à cette technologie. Parfois on se rend compte que Google est une hydre à plusieurs têtes. En développant ses interfaces vocales d’un côté et Android Wear de l’autre, le moteur de recherche coupe tout véritable intérêt à des solutions comme Jacquard.

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Je pense que cette technologie aurait un bien meilleur impact d’usage qu’avec le mobile. Dans l’ameublement, par exemple. Pour habiller des murs et pouvoir modifier la puissance d’un éclairage en le touchant. Augmenter le son ou changer de piste audio depuis une zone précise d’un fauteuil confortable. Des choses qu’il est possible de faire avec des interrupteurs très discrets mais qui auraient un certain charme à rester totalement invisibles derrière un beau tissu connecté.

Levi’s Trucker Jacket : un nouvel essai avec le Jacquard de Google © MiniMachines.net. 2019

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Mini SNES Pi Zero Nano : La console au nom plus long que le châssis

Par Pierre Lecourt — 7 octobre 2019 à 13:36

La carte Raspberry Pi Zero qui pilote ce projet est largement capable de faire tourner les jeux de la SNES et l’idée proposée par un certain “Nochii” est ici de condenser au maximum le matériel nécessaire pour retrouver ces titres dans une solution portable. Le résultat ? Cette Mini SNES Pi Zero Nano à fabriquer soi-même.

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Il vous faudra une carte Pi Zero donc mais également une imprimante 3D et quelques petites compétences en soudure pour construire l’ensemble. Rien de sorcier d’autant plus que les étapes sont assez bien décrites par l’auteur. 

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La console Mini SNES Pi Zero Nano est équipée d’une batterie 800 mAh et d’un petit accessoire écran 1.54 pouces en 240 x 240 pixels combiné avec une interface de boutons et de mini joysticks. Ce n’est pas un grand affichage mais il supporte le 480 x 480 pixels et c’est apparemment suffisant pour jouer avec les titres de cette console. Il suffira donc de positionner ce dispositif sur les broches de votre Pi Zero pour bénéficier non seulement de l’affichage mais également du contrôle de vos jeux. D’autres éléments sont nécessaires comme un interrupteur, une résistance SMD et un condensateur. Un petit haut parleur, un minuscule ampli et un système gérant la charge de la batterie via USB. Rien de très compliqué ni de très coûteux, tous les liens sont disponible sur la page Thingiverse du projet.

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Des images détaillant les étapes de la procédure et des fichiers téléchargeables sont également disponibles sur la page Thingiverse.

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Mis à part quelques soudures pour l’amplification du son et le raccordement des différents éléments (batterie, chargeur, haut parleur et ampli), il s’agit surtout d’assembler les pièces dans le châssis imprimé. Certaines soudures demanderont plus de soins que d’autres mais il n’y a rien de vraiment insurmontable dans l’ensemble.

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Les boutons à imprimer sont également disponibles de manière à construire une solution complète et agréable à utiliser.

Bref la Mini SNES Pi Zero Nano est un petit projet qui ne nécessite pas spécialement de compétences techniques particulières, parfait pour un premier projet de groupe autour de la solution Pi. La partie écran est compatible avec Raspbian et Retropie pour une installation facile du système. Il est bien entendu possible d’utiliser le dispositif pour d’autres usages que l’émulation SNES même si ce type d’écran 1.54″ n’offre pas énormément de lisibilité pour tous les usages.

Mini SNES Pi Zero Nano : La console au nom plus long que le châssis © MiniMachines.net. 2019

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Rock Pi 4C : deux sorties vidéos et un Rockchip RK3399 à bord

Par Pierre Lecourt — 7 octobre 2019 à 12:18

Cela ressemble presque à une commande sur mesure, la Rock Pi 4C tourne toujours grâce à un SoC Rockchip RK3399 et propose encore une fois une base logicielle Linux et un bon support d’Android. Mais au lieu de ne proposer qu’une seule sortie UltraHD à 60 images par seconde sur un HDMI 2.0 comme la Rock Pi 4, elle embarque deux connecteurs vidéo.

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La Rxda Rock Pi 4B une autre variante de la carte

Un MicroHDMI qui permettra de piloter un affichage en 3840 x 2160 pixels toujours à 60 Hz et une sortie MiniDisplayPort capable de piloter un écran en 2560 x 1440 pixels toujours en 60 Hz. Il sera, par contre, impossible de faire du double écran en UltraHD en parallèle avec la Rock Pi 4C. En cas d’usage bi-écran, le maximum que vous  pourrez atteindre sera de l’UltraHD d’un côté et du 1440p de l’autre. D’autres options seront disponibles comme du double écran en FullHD ou en 1440p.

Cette limitation est liée à la construction de la carte qui emploie un contrôleur USB Type-C qui gère à la fois ses deux ports USB 3.0 et le MiniDisplayPort. ce dernier ne conserve donc que deux lignes au lieu de quatre et l’empêche donc de profiter du maximum de ses capacités d’affichage.

Prévue ce mois-ci à 75$, la carte n’est pas encore officialisée par le site de Raxda mais Tom Cubie en a listé tous les détails à LinuxGizmos. On retrouve donc le même SoC 6 coeurs, 4 Go de mémoire vive DDR4, un connecteur M.2 compatible PCIe NVMe pour un stockage rapide en plus d’un emplacement pour module eMMC et d’un lecteur de cartes MicroSDXC. La carte embarque du Wifi5 et du Bluetooth 5.0 en plus d’un port Ethernet Gigabit… Ainsi que tous les connecteurs habituels sur ce type de solution : jack audio,  MIPI CSI ainsi que les traditionnelles 40 broches compatibles Raspberry Pi.

Bref, une solution qui pourra intéresser certains, notamment pour les usages d’émulation. La carte semble assez performante comme le montre cette vidéo d’une émulation de Nintendo 64 via le pilote OpenSource Panfrost pour circuit graphiques Mali. La puce RK3399 est capable ici non seulement de lancer l’émulation du jeu mais également d’encoder l’affichage obtenu dans cette vidéo qui sera ensuite envoyée vers Youtube.

Rock Pi 4C : deux sorties vidéos et un Rockchip RK3399 à bord © MiniMachines.net. 2019

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Concours Asus : un MiniPC ProArt Station PA90 à gagner

Par Pierre Lecourt — 5 octobre 2019 à 09:00

Le concours Asus est ouvert jusqu’au 30 Octobre et s’adresse à tout le monde. Il suffit de s’inscrire sur le minisite dédié de la marque pour participer… Et de proposer une création correspondant au règlement imposé par la marque.

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Asus cherche à séduire les créateurs, ce nouveau marché très prisé par les constructeurs aujourd’hui. Asus a lancé une gamme dédiée à ce public avec ses produits ProArt et pour les faire connaitre, la marque organise donc un concours dont le principe est de créer une oeuvre numérique mettant en valeur les couleurs. Elle peut être en 2D, en 3D ou bien être une vidéo.

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Pour la partie 2D, il s’agira du prix “True Color”. Pour participer, il faut envoyer une création graphique ou une photo au format JPEG ou PNG dans une définition de  2560 x 1440 pixels pour un poids de fichier de 5 mégaoctets maximum. L’écran Asus ProArt Display PA27AC sera le prix réservé à cette catégorie.

Pour la partie vidéo, Asus crée un prix “Pixel Perfection”. Pour participer, il faudra leur envoyer votre création sous la forme d’une vidéo au format MP4 dans une contrainte de temps limitée à 20 secondes et pour un poids de 50 Mo maximum. Un écran ProArt Display PA32UC est à gagner.

La partie 3D est baptisée “Mighty Mini”. Là encore, il faudra envoyez une création 3D au format JPEG ou PNG avec une définition de 2560 x 1440 pixels pour un poids de 5 mégaoctets maximum. Un MiniPC Asus ProArt PA90 est en jeu.

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L’Asus ProArt PA90

Pour chaque création vous devrez partager son histoire en quelques lignes afin de présenter votre projet. La désignation du gagnant se fera aux votes sachant que Asus se réserve 50% du poids de ceux-ci tout en laissant l’autre moitié ouverte au public. Le tirage au sort est prévu le 29 Novembre.

Les prix sont alléchants, il s’agit de matériel haut de gamme qui “colle” bien aux besoins de créateurs. Les écrans sont très précisément calibrés et le ProART PA90 est un engin dont je vous  ai parlé par le passé et qui correspond bien au profil d’un créateur avec beaucoup de puissance en réserve. 

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L’Asus ProArt StudioBook Pro 17

Un second concours est lancé en parallèle du premier avec un tirage au sort parmi les votants pour les différentes créations et créateurs. Trois lots sont mis en jeu : Le portable Asus ProArt StudioBook Pro 17, un Asus MiniPC PB60G et un écran Asus ProArt Display PA24AC.

Je vous encourage donc si vous participez en tant que créateur à proposer en commentaire un lien vers votre création pour que tout le monde puisse vous épauler en partageant votre création. Dans le même temps, tous ceux qui partagent ou qui votent auront une chance de gagner eux même un très beau lot.

A vous de jouer, moi je n’ai pas le droit de participer1. :)

Tout le détail du concours Asus ProArt est disponible en suivant ce lien

Concours Asus : un MiniPC ProArt Station PA90 à gagner © MiniMachines.net. 2019

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Microsoft Surface Duo : un smartphone pliable sous Android

Par Pierre Lecourt — 4 octobre 2019 à 18:19

C’est un des maîtres mots de la nouvelle direction de Microsoft, pragmatisme. Et on le comprend de manière très claire avec ce Surface Duo. L’engin montre que la marque a enlevé ses œillères, celles qui transforment des leaders en sociétés en faillites. Après l’obstination des Windows Phone, voilà que Microsoft s’engage du côté de Google pour proposer un smartphone original sous Android.

A y regarder de plus près, divers éléments annoncés par Microsoft ces derniers mois s’imbriquent entre eux aujourd’hui de manière assez logique. Le passage d’Internet Explorer vers le moteur Chrome de Google. L’ouverture de Windows 10 aux assistants vocaux tiers comme Google Assistant. Le portage travaillé des applications Office vers Windows.  Les ponts lancés entre Windows et le monde Linux. Et désormais cette annonce d’un futur smartphone développé sur le système d’exploitation Android… Tout cela finit par faire sens à la découverte de ce Surface duo.

Microsoft Surface Duo

Le Microsoft Surface Duo n’est pas prévu pour maintenant, Microsoft estime une commercialisation possible autour de la fin de l’année prochaine. Un an d’attente d’un côté, un an de travail et d’améliorations de l’autre et surtout un an pour préparer les esprits et associer ensemble Microsoft et Google. Certains jugeront ici qu’il s’agit d’un échec pour Microsoft, si le système Windows Phone a été indubitablement un flop commercial, le passage à un système concurrent qui fonctionne est plutôt une preuve d’intelligence. Quels autres choix pour l’éditeur ? Rester en dehors de ce marché de la téléphonie n’a pas de sens économiquement parlant. Poursuivre dans l’aventure Windows phone aurait été comme jeter de l’argent par les fenêtres. L’alternative Android est la meilleure piste pour exister, quitte à le greffer à son propre écosystème en laissant une grosse cicatrice.

Microsoft était un des seuls géants de la tech pouvant porter un système d’exploitation sur mobile à bout de bras face à Apple et Google, il a échoué dans la tâche. La marge de manoeuvre pour retomber sur ses pattes n’est pas énorme. Apple n’est pas une option et il ne reste donc que Android pour exister. A Microsoft de s’emparer du système pour le malaxer jusqu’à le rendre Windowsien… Et pourquoi pas compatible avec le maximum des applications maison. Et surtout à Microsoft de travailler son offre matérielle pour la rendre suffisamment différente de la concurrence pour garder ses distances avec les autres marques proposant des solutions sous Android.

Microsoft Surface Duo

Et de ce point de vue, le Surface Duo  semble avoir déjà fait les bons choix. L’objet se différencie totalement des produits concurrents avec des propositions innovantes, des scénarios d’usages convaincants et un marketing original. Le choix d’inclure l’objet dans la famille Surface lui donne un pedigree élevé et l’intègre dans une suite de propositions que l’utilisateur pourra comprendre aisément. Cette filiation, facilitée par l’apparition de la tablette Surface Neo, lui donne non seulement du sens mais prolonge l’expérience Surface dans son ensemble. Microsoft semble avoir modifié Android en profondeur pour qu’il singe l’expérience proposée par Windows 10X. En proposant son propre magasin d’applications et un habillage intelligent, il peut faire de cette mise en scène une surcouche suffisamment convaincante pour qu’Android apparaisse très en retrait dans les profondeurs du système.

Microsoft Surface Duo

L’objet en lui même est intéressant. Le Surface Duo est composé de deux écrans de 5.6″ qui sont reliées l’un à l’autre par une charnière. Non pas  un écran souple mais bien une charnière classique, qui se déploie sur 360°. Une technologie qui a su être maîtrisée avant d’être miniaturisée et ici réduite aux extrêmes par les ingénieurs de Microsoft. Cette nuance entre charnière souple avec un écran qui se plie et charnière classique est importante. D’abord parce qu’elle a déjà fait ses preuves avec différentes propositions qui ont réussi à durer dans le temps. Ensuite parce que son coût est sans commune mesure avec les technologies employées par Samsung et son Galaxy Fold. La mécanique employée dans une charnière est fiable, robuste et efficace. Si quand bien même elle ne l’était pas pour pourcentage de Surface Duo, il serait possible de changer cette charnière indépendamment du reste de la machine.

Microsoft Surface Duo

Le Surface Duo est réparable sans avoir à changer la totalité d’un coûteux, très coûteux, écran pliant. Ces éléments autorisent à penser que le Surface Duo pourrait être proposé à des tarifs bien plus bas que le Galaxy Fold. Ne serait-ce que parce que Microsoft pourrait imaginer des versions plus entrées de gamme. On peut tout à fait imaginer à terme des Surface duo sous SoC Qualcomm moins puissant avec 4 Go de mémoire et 128 Go de stockage. On a du mal à imaginer un Galaxy Fold positionné ainsi, le coût de base de son affichage le rendant fort peu appétissant alors.

Microsoft Surface Duo

La proposition de Microsoft est très séduisante : le smartphone pourra s’utiliser comme une solution 5.6″ classique en le déployant dos à dos. Il pourra être doublé comme un minuscule ordinateur portable en considérant une des surface comme un clavier. Il pourra être utilisé comme une grande tablette de 8.3 pouces en le mettant à plat. Et il assumera également tous les avantages du format hybride popularisé par la gamme des Lenovo Yoga : sa charnière lui autorisera des formats tente ou présentation adaptés à des usages de loisir ou de multimédia. On imagine bien Microsoft développer des applications sur mesures pour son dispositif.

Microsoft Surface Duo

Avec une prise en charge des stylets actifs Surface Pen, l’objet pourra être manipulé de manière tactile capacitive classique mais pourra également recevoir des notes ou être utilisé pour dessiner. Les interactions sont nombreuses et collent bien à l’idée d’un système Windows. On découvre en effet deux fenêtres qui permettent de faire circuler l’information ou d’étendre la productivité globale du dispositif. Basculer une application vers un écran pour profiter de l’autre pour prendre des notes. Suivre un correspondant en visiophonie – le Surface Duo embarque une webcam – tout en ayant sous les yeux des documents.

Microsoft Surface Duo

Signer, surligner, corriger, annoter des fichiers facilement. Déplacer des données, les faire basculer… Jouer ou suivre une vidéo tout en ayant un oeil sur d’autres activités. Le Surface Duo correspond à un usage multitâche complet qui colle bien avec l’univers PC et à Windows. Mieux qu’un écran simple et tout en hauteur comme le proposaient les Windows Phone. Moi qui passe mes conférences de presse et rendez vous à prendre des notes, j’imagine très bien le faire sur un engin de ce type du bout de mon stylet.

On ne sait pas grand chose des spécifications de l’objet pour le moment. Si les ingénieurs de Microsoft savent probablement vers quoi ils avancent, il est fort probable que la puce employée ne soit pas encore totalement aboutie ni officialisée. Les modèles présentés par Microsoft pour son Event tournaient sous SoC Qualcomm 855 et on peut imaginer que la marque continuera à équiper de ses puces le futur modèle.

Microsoft Courier

Un prototype de Microsoft Courier…

Andromède ou Android ?

Je pense pour ma part que ce surface Duo est l’aboutissement réel du projet Andromeda de Microsoft. Non seulement le format correspond à 100% à certains prototypes de Microsoft présenté il y a plus d’un an, mais il colle également à certains formats de Courier, un autre prototype avorté qui a engendré Andromeda. Une filiation logique à qui il ne manquait finalement qu’une impulsion de base pour décoller. Celle d’un système d’exploitation fonctionnel.

Le projet est pendant longtemps resté au point mort. Microsoft n’avait aucune porte de sortie. Lancer Andromeda sous Windows Phone était suicidaire. Le lancer sous Windows 10 ne collait pas avec le reste de la gamme. Le grand public ne veut pas d’un système de PC sur un format smartphone de poche. Comme l’éditeur ne voulait pas entendre parler d’une production non Windows en estimant que ce type de projet était une véritable fusée de lancement pour son Store, l’avenir de Courrier puis d’Andromeda semblait totalement bouché.

Microsoft Courier

Une vieille présentation de Microsoft Courier

Avec plus d’ouverture et en acceptant Android dans l’équation, la donne change. Andromeda peut passer du stade de concept à celui de prototype et nous donne naturellement la machine que l’on découvre ici avec le Surface Duo. En acceptant Android, le projet gomme toutes ses problématiques matérielles d’autonomie, d’intégration et de composants. Mais il trouve également immédiatement un écho positif d’un point de vue logiciel auprès des milliards d’utilisateurs de solutions Android. Il n’y a plus de frein à l’achat face à un système d’exploitation exotique. On retrouvera sous Surface Duo la totalité des applications habituelles dan un écosystème dont on connait les performances et les besoins.

Si demain Microsoft annonce que son Surface Duo est équipé d’un SoC Qualcomm 855, avec 6 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage, un modem 4G, du Wifi6 et tel ou tel capteur… On saura immédiatement le placer sur une grille de lecture de performances et le positionner par rapport à ses usages. On saura de quoi il sera capable face à tel ou tel modèle du secteur et on pourra estimer en quelques minutes si son tarif est positionné de manière correcte face à la concurrence. Basculer le projet Andromeda sous Android, c’est lui apporter le crédit nécessaire à sa réalisation, sa communication et sa commercialisation. Un choix courageux mais avant tout logique de la part d’un Microsoft qui ne peut plus en tant que constructeur rester en retrait du marché mobile.

Surface Duo laisse beaucoup de questions en suspens. La première étant l’avenir de Windows sur ARM. Si le Duo décolle, si l’accueil du public est bon, si Microsoft trouve plus son compte au final dans la commercialisation de ce type de solution que dans les échecs répétés de Windows sous ARM… La tentation de se laisser pousser une nouvelle tête Android devrait rapidement démanger la direction. Quel sera la réponse des développeurs ? Autant je ne sens toujours pas beaucoup d’intérêt de la part de ces derniers pour travailler sur le store de Microsoft, autant porter leurs applications et leurs jeux dans une version adaptée sur mesure pour Surface Duo aurait à mon avis beaucoup d’attrait. Imaginez des jeux de cartes déployés sur les deux écrans. Des jeux de courses ou des FPS faisant la part belle aux contrôles sur la moitié du dispositif. Difficile à envisager quand la seule solution pouvant en tirer partie est un smartphone à 2000€. Beaucoup moins si cela devient une gamme complète de machines chez un constructeur comme Microsoft.

Si le succès de Surface Duo est au rendez-vous, je ne donne pas cher de la peau de Windows 10 ARM. Pourquoi continuer à s’acharner sur ce système chez Microsoft ? Le duo d’un Windows classique et d’un Windows sous Android est largement suffisant et déjà extrêmement bien implanté. Je ne suis toujours pas sûr que les partenaires de Microsoft ayant lancé des Windows sous ARM aient jamais payé les moindres royalties pour cette implantation à Microsoft. Il m’est plutôt avis que c’est Microsoft qui les a convaincus en leur offrant leurs campagnes de pub… Si le bilan de Windows ARM se solde par des pertes financières et des problèmes avec les constructeurs, je ne donne pas cher de ce système. Si Android finit par rapporter de l’argent à Microsoft au travers des abonnements  à ses applciations et au lancement de nouvelles… L’entreprise tranchera probablement rapidement sur  ce sujet.

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Duet Display : du double écran avec votre tablette

Par Pierre Lecourt — 4 octobre 2019 à 12:30

Duet Display existe depuis longtemps sur iOS mais vient seulement d’apparaître sur Android à partir de la version 7.0. L’application transforme une solution type tablette (ou smartphone) en écran secondaire pour une machine de base qui y est connectée. 

L’idée est assez simple, lorsque vous utilisez un PC portable ou un PC classique vous pouvez donc connecter votre affichage sur un écran virtuel qui sera déporté vers votre tablette. Ce dernier fonctionnera alors comme un écran classique ce qui permettra soit d’augmenter votre surface d’affichage, soit de la cloner. Il faudra passer par une application supplémentaire à installer sur votre PC pour vous connecter à celle  de votre tablette et le tour est joué.

Le transfert peut fonctionner au travers d’une connexion filaire en USB ou, évidemment, sans fil. Duet Display promet dans les deux cas d’excellentes performances avec aucun ralentissement et un affichage à 60 images par seconde.

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Bon, là quand même, je rigole un peu

Cela a, évidemment, beaucoup de sens en mobilité où une tablette peut venir à votre secours pour augmenter considérablement votre affichage. Avec des modèles de 10, 12 ou 13 pouces dépassant souvent le FullHD, ce type d’affichage secondaire peut avoir beaucoup d’intérêt. Le programme est également compatible avec les Chromebooks supportant les applications Android ce qui permettra d’utiliser un grand écran secondaire.  Duet Display fonctionnera toujours comme un écran secondaire, ce qui veut dire que si vous avez déjà deux écrans, le système en ajoutera un troisième. Ce qui peut également avoir du sens pour recycler une tablette qui dort dans un tiroir. Cet écran supplémentaire, même si il est beaucoup plus petit que les autres, peut alors servir à surveiller des informations spécifiques.

Point fort de cette offre, la fonction tactile de cet écran sous Duet Display est disponible si votre appareil Android est tactile. Du coup, si vous affichez un élément qui prendra en compte le tactile sur votre tablette depuis votre PC , vous pourrez la manipuler sans problèmes. 

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Reste un détail, Duet Display n’est pas gratuit, l’application est même assez chère. Vendue 21.99€ normalement, elle est en promotion pour son lancement à 10.99€. C’est beaucoup pour une application ? Peut être mais cela reste beaucoup moins cher qu’un écran externe à ajouter à votre PC même si évidemment cet écran externe aura souvent une plus grande diagonale. C’est également une excellente idée de recyclage pour de nombreuses tablettes qui dorment peut être sur des étagères, une idée qui pourrait titiller Google lui même en intégrant cette fonction directement à leur système. 

Détail “amusant”, il a fallu 4 ans à la marque pour porter Duet Display sur Android. Ce récent intérêt pour le système de Google est assez simple a expliquer, la dernière mouture du système iPad, iPadOS, propose nativement la même fonction avec une fonction baptisée SideCar. Autrement dit, Duet Display vient de voir son marché original disparaitre.

Source : Android Police et Liliputing

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Vers une solution type NUC chez AMD ?

Par Pierre Lecourt — 4 octobre 2019 à 09:05

Le NUC, pour Next Unit of Computing est une marque déposée par Intel. De ce fait, cette idée d’un NUC AMD n’est évidemment pas possible. Mais il serait tout à fait envisageable qu’AMD propose, soit de lui même soit au travers d’une proposition technique, un produit identique en format équipé d’une de ces puces.

4X4-R1000V ASRock 4X4-R1000M

C’est cette information que nous partage Fanlesstech, avec un élément important précisé en annexe, celui de l’emploi d’une puce qui ne serait pas un Ryzen Embedded. C’est à dire un des Ryzen V1xxx qui sont déjà embarqués dans diverses solutions petit format comme les cartes ASRock 4×4-R1000V, 4X4-R1000M
et 4X4-V1000M par exemple, destinées avant tout au marché professionnel. Ainsi que beaucoup d’autres présentées dès la sortie de ces puces ou sorties après comme la Sapphire FS-FP5V en 5×5.

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ASRock 4X4-R1000M

Ces cartes 4×4 tirent leur nom de leur format de 4.09 pouces sur 4.02 pouces et embarquent des puces Ryzen destinées à des usages industriels. En général, elles sont employées pour créer des solutions très spécifiques comme des machines robotisées, des distributeurs automatiques, des solutions de surveillance, des machines de jeu ou des affichages numériques. C’est aussi une de ces puces qui sera intégrée dans l’Atari VCS.

La nuance de taille est que cette solution NUC AMD évoquée ne serait pas livrée avec une puce de ce type mais avec une autre solution Ryzen. Un processeur qui pourrait être plus performant mais qui aurait probablement également un TDP plus élevé également. AMD devra faire des choix pour proposer un circuit à la fois performant, notamment sur sa parte graphique Vega, mais également compatible avec l’espace disponible dans un MiniPC.

On a vu que la marque commençait à être intégrée dans de plus en plus de solutions portables et développait même des processeurs sur mesures pour des machines comme le Surface Laptop 3 15″ de Microsoft. Est-ce que le temps est venu pour AMD de proposer des solutions parfaitement adaptées, sur-mesures, pour ce type de minimachines ? Une concurrence sur ce marché serait bienvenue et la marque a bien une épingle à tirer en proposant des PC de petit format avec de bonnes compétences en 3D. De quoi réaliser des mini consoles de salon multimédia intéressantes mais aussi des machines assez complètes et performantes.

Une affaire à suivre donc, la demande est là et le public serait à mon sens curieux de voir ce type d’évolution arriver sur le marché. Reste qu’il faut qu’AMD trouve des partenaires prêts à le suivre dans cette nouvelle voie. Au contraire d’Intel qui a pu proposer ses propres machines avant de se faire rattraper par une myriade de constructeurs suivant sa voie et utilisant ses propres processeurs, AMD ne propose pas ses propres solutions maison.

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Les bons Plans du Jour : 03/10/2019

Par Pierre Lecourt — 3 octobre 2019 à 20:29

Une mise à jour totale des prix de cette page bons plans avec beaucoup de petits mouvements de quelques centimes. Très chronophage mais il faut mettre à jour l’ensemble pour que cela ait du sens. L’illustration nous présente un Micro ordinateur RadioShack TRS-80.

Les bons Plans du Jour : 03/10/2019 © MiniMachines.net. 2019

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macOS Catalina GM seed released: Build 19A582a

3 octobre 2019 à 14:42

macOS Catalina GM seed released was released a few minutes ago to developers. 428492 here's what I consider a potential scenario for data loss if you haven't backed up you data properly...

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Microsoft Surface Neo, une nouvelle leçon de design de Microsoft

Par Pierre Lecourt — 3 octobre 2019 à 14:44

J’ai déjà exprimé toute mon admiration pour les équipes de design et d’architecture de Microsoft à maintes reprises. Leurs gammes se suivent et ne se ressemblent pas toutes, ils expérimentent, inventent et proposent des nouveautés régulièrement dans un marché qui a tendance à faire du sur place. J’ai déjà évoqué ce phénomène lors de la présentation du Surface Studio et mis en avant le gros point fort de Microsoft. La possibilité d’adapter son système d’exploitation à son matériel et inversement. Le Surface Neo est un nouvel épisode qui montre l’énorme avantage qu’a le constructeur face à la “concurrence” qui emploie son système d’exploitation.

Le Microsoft Event lance ainsi un nouveau produit original dans leur gamme, le Surface Neo. Un engin qui propose deux écrans tactiles montés l’un à l’autre par une charnière sur 360° et qui rappelle de précédentes expérimentations de solutions mobiles.

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On se souvient du Tablet P de Sony, du Toshiba Libretto W100 ou de l’Iconia 6120 d’Acer. Des engins qui accrochaient deux écrans via une charnière pour proposer une interface nouvelle. Point commun entre ces expérimentations, des technologies pas forcément adaptées à ce type de solutions à l’époque. Des problèmes logiciels mais aussi des soucis technologiques avec des écrans gourmands aux angles parfois étroits, des autonomies assez faibles et un poids élevé. Si le concept est dans l’air du temps depuis longtemps, sa réalisation n’était pas alors forcément possible de manière efficace.

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Le prototype Copper Harbor d’Intel

Le Surface Neo de Microsoft est donc une sorte d’aboutissement d’un travail de longue haleine porté par différents acteurs et par Microsoft lui même puisque l’inspiration du Microsoft Courrier est bien présente dans ce nouveau produit. Difficile de ne pas voir dans ce Surface Neo l’aboutissement d’un projet Centaurus issu lui même des expérimentations d’Intel avec Copper Harbor

 

On retrouve donc le concept de Copper Harbor d’un double écran tactile IPS piloté par un Windows 10 taillé sur mesures. Pour Microsoft, c’est une nouveauté et la marque a effectivement un passé vierge sur ce segment. On ne pourra donc pas leur reprocher d’oublier la lignée d’où vient ce nouveau produit. D’autant que la marque ne s’est vraiment pas contentée de proposer un simple habillage du concept. Elle l’a poussé beaucoup plus loin.

Microsoft Surface Neo

Deux écrans de 9 pouces de diagonale, assemblés par une charnière sophistiquée permettant un déploiement sur 360°. Pas d’écran souple ni de dalle pliante, il n’existe toujours pas de technologie fiable de ce type dans la durée aujourd’hui, Microsoft préfère donc jouer la sécurité avec un appareil muni d’une charnière. Rien de grave cependant, la séparation entre les deux écrans est minuscule et ne gène finalement en rien la lecture du dispositif.

Microsoft Surface Neo

Mieux encore, Microsoft a compris que les tentatives de frappe sur écran tactiles étaient médiocres dans la durée sur ce genre de diagonale. Si on pianote vite sur smartphone grâce à des outils prédictifs et un format adapté, mimer la proposition d’un véritable clavier via une surface plus large sur laquelle on positionne ses deux mains se révèle souvent être contre productif. Microsoft propose donc un minuscule accessoire clavier qui vient recouvrir une partie de l’écran pour retrouver une frappe plus traditionnelle. 

Microsoft Surface Neo

L’emploi de ce dispositif est parfaitement pris en compte par le système d’exploitation qui bascule le second affichage de manière à l’adapter à cette proposition. La partie cachée par le clavier n’est plus alimentée pour éviter de puiser inutilement dans la batterie et l’affichage restant s’adapte suivant les besoins de l’utilisateur. Placé en position basse, le clavier laisse apparaît au dessus de lui un menu d’interface adapté : une zone de saisie tactile pour écrire ou signer de manière manuscrite, une zone vidéo pour suivre un événement, une vidéo guide ou un appel en visioconférence. Des éléments liés à l’usage d’un logiciel pourront également être disposés sur cette zone pour augmenter les possibilités de l’interface.

Microsoft Surface Neo

En position haute, le clavier laissera apparaître en dessous de sa barre espace une zone qui se comportera comme un pavé tactile. On voit ici le poids d’un développement conjoint de la partie logicielle et de la partie matérielle d’un produit. Microsoft peut plier Windows à ses besoins et donc imaginer des usages que d’autres constructeurs pourront, au mieux, suivre. C’était déjà le cas des Surface Dial lancés avec le Surface studio. C’est à nouveau le cas avec ce Surface Neo qui emploiera une version sur mesure de Windows avec Windows 10X.

Microsoft Surface Neo

Détail intéressant, la connexion entre le clavier et le dispositif est piloté par un système sans fil. Cela aura comme effet secondaire de devoir penser a le recharger en plus de la machine de base mais permettra également de l’utiliser avec l’engin déployé à distance, par exemple posé en mode tente ou en mode livre. On pourra également tout à fait piloter une conférence avec le Surface Neo connecté à un écran et le clavier disponible à son pupitre. Détail pratique enfin, le clavier embarque des aimants néodymes puissants qui permettent de l’accrocher au dos de la tablette. Le soin du détail a été apporté sur cette option de manière à ce que vous puissiez faire basculer le clavier vers l’écran d’un seul geste, sans qu’il ne se détache de sa charnière magnétique afin de le positionner directement à la bonne place sur l’écran. Pas besoin de le détacher puis de le rattacher, la manipulation se fait d’un seul geste.

Microsoft Surface Neo

Autre élément annexe proposé par l’offre, un stylet actif qui viendra compléter le tactile capacitif. Derrière les dalles Corning Gorilla Glass qui protègent le Surface Neo, deux écrans IPS de 9″ compatibles avec plusieurs milliers de niveau de pression. On pourra écrire ou dessiner sur les deux affichages de l’appareil. Le stylet profite lui aussi d’une attache magnétique et d’une recharge sans fil.

Microsoft Surface Neo

Chaque écran mesure 5.6 mm d’épaisseur pour  un sandwiche complet de 11.2 mm en tout auquel il faudra ajouter les quelques millimètres du clavier. Le dispositif reste fin et léger avec 655 grammes. On retrouvera à l’intérieur la recette proposée par Intel et son concept Copper Harbor à savoir des puces Lakefield à très basse consommation d’énergie. Ces processeurs 10 nanomètres issus de la technologie Foveros d’Intel devraient ouvrir la voie à de nombreux nouveaux formats de ce type. Ici Microsoft cherche donc a cristalliser les attentes autour de ce concept. Il n’y aura pas de Surface Neo commercialisée en 2019 et il faudra attendre au moins le troisième trimestre – si tout va bien – de 2020 pour que l’engin soit réellement disponible.

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Une carte mère Lakefield, le lecteur de SIM donne une idée de sa taille…

La présence de Lakefield nous laisse entrevoir des fonctions qui n’ont pas forcément été évoquées par Microsoft comme une compatibilité 4G ou 5G, des solutions d’Intelligence Artificielle Movidius, de la biométrie… Lakefield c’est une vision très souple des besoins de ses clients pour Intel. Un changement de paradigme pour la marque qui va pouvoir développer des puces sur mesures. On a pu voir que Microsoft semble friand de ce genre de développement avec un SoC Qualcomm développé spécifiquement pour sa Surface Pro X et une puce AMD adaptée là encore à la demande pour le Surface Laptop 3 15″.

Microsoft Surface Neo

On n’en connait pas les détails du reste de cette Surface Neo : Pas d’infos sur la mémoire vive, le stockage ou le reste de la proposition. Il faut placer l’engin dans son contexte d’utilisation pour essayer de deviner son équipement. Est-ce qu’un engin de ce type vise la productivité ? Pas vraiment. L’emploi de plus de 8 Go de mémoire vive me semble donc compromis. Le stockage ne devrait pas non plus dépasser les 128 Go et le reste des capacités de l’engin suivre les propositions classiques du marché : Wifi6, Bluetooth 5.0 et probablement 4 ou 5G.

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Asus project Precog

Microsoft sera t-il le seul sur  ce segment ? Intel n’a pas livré son Copper Harbor uniquement à Microsoft, la marque a dévoilé ses intentions avec Lakefield à toute la galaxie de constructeurs du marché. On a pu voir une première réponse chez Asus avec son projet Precog dont on est sans nouvelles depuis le Computex 2018 mais qui pourrait ressortir des cartons avec une solution viable d’ici quelques mois au CES 2020. Windows 10X est l’autre surprise de cette annonce de surface Neo, il semble peu prudent pour Microsoft de le développer en solo pour qu’ils rencontre du succès et que les développeurs s’y intéressent. Aussi faudra t-il sans doute l’ouvrir à la concurrence.

Microsoft Surface Neo, une nouvelle leçon de design de Microsoft © MiniMachines.net. 2019

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Surface Pro 7 et Surface Pro X : Face à face

Par Pierre Lecourt — 3 octobre 2019 à 12:02

Microsoft annonce deux nouvelles Surface Pro dans sa gamme avec des ambitions très différentes pour chacune d’elles. La Surface Pro 7 poursuit la ligne traditionnelle de cette gamme avec un processeur que l’on pourrait dire classique, issu des laboratoires d’Intel. La Surface Pro X se risque, quant à elle, dans la nouveauté avec l’emploi d’un SoC ARM développé conjointement par Microsoft et Qualcomm.

Surface Pro 7

De ces deux propositions, l’une ressort plus avantagée que l’autre et c’est logique d’un point de vue marketing. Microsoft connait déjà la force de sa marque Surface Pro sur le secteur classique du monde PC. La Surface Pro 7 a déjà son public et la traiter comme l’évolution classique de la gamme ne lui portera donc pas préjudice. Si elle apparaît comme une simple mise à jour, cela suffira sans doute à décider de futurs acheteurs. Cela a l’énorme avantage de servir de faire valoir à la Surface Pro X qui peut sembler ainsi sortir de l’ornière d’une gamme déjà existante. Microsoft propose donc quelques touches subtiles qui différencient les deux scénarios.

Surface Pro 7

La Surface Pro 7 est un classique. Un écran de 12.3 pouces en 2736 x 1824 pixels avec à la fois une dalle tactile capacitive et une prise en charge des stylets Surface Pen pour prendre en compte les technologies maisons comme Windows Ink et les gestes de navigations intégrés à Windows 10. Cette dalle en 3:2 est intégrée dans un châssis identique au précédent modèle : 19.2 cm de large pour 20.1 cm de profondeur et 8.5 mm d’épaisseur.

Surface Pro 7

Le poids de la tablette est de 770 grammes nue, c’est à dire sans son clavier optionnel qui lui sert aussi de protection d’écran et qui s’accroche à un port propriétaire.

Surface Pro 7

Sous cette dalle, on retrouve trois puces de dixième génération signées Intel. Les Core i3-1005G1, Core i5-1035G4 et Core i7-1065G7 accompagnés de 4 à 16 Go de DDR4. Le stockage est évidemment uniquement composé de SSD déployés de 128 Go à 1 To.

Surface Pro 7

Sa connectique comporte un port USB 3.1 Type-C avec prise en charge complète des fonctions du format mais sans Thunderbolt 3, un port USB 3.1 Type-A , un connecteur Surface propriétaire, un jack 3.5 mm audio et un lecteur de cartes MicroSDXC. Deux webcams sont embarquées à bord avec une 5 mégapixels en façade et une 8 mégapixels au dos. Elle propose deux microphones avec correction de bruit ambiant et longue portée pour piloter des assistants vocaux ainsi qu’une paire d’enceintes 1.6 watts avec une certification Dolby Audio. Sa connexion aux réseaux se fait via un Wifi6 et du Bluetooth 5.0. L’autonomie annoncée de la tablette devrait atteindre 10H30 selon Microsoft en condition laboratoire.

Surface Pro 7

La surface Pro 7 devrait être disponible dès le 22 Octobre à un tarif de base de 919€. Plus de 900€ pour un engin sous Core i3 avec 4Go de mémoire vive et 128 Go de stockage donc. La version Core i7, 16 Go et 1 To devrait taquiner les 2500€. On sent bien ici le positionnement haut de gamme de la solution.

Face à cette machine, Microsoft propose un challenger, un engin positionné très nettement comme une alternative. Un espoir et un défi important pour Microsoft et cela se sent clairement au travers de son matériel et de son marketing. La vidéo de présentation de Microsoft ci-dessus est sans équivoque. Le changement de peau, la mue de la Surface Pro traditionnelle révèle la surface Pro X. Comme une chenille dévoilerait un papillon. Plus fine, plus légère, la nouvelle tablette est présentée comme un renouveau. Une alternative originale et plus moderne.

Surface Pro X

Plus fine, avec 5.3 mm d’épaisseur à son point le plus fin et 7.3 mm pour le reste, elle propose le même poids (771 grammes) mais embarque un écran plus grand dans un châssis de 12 pouces. La Surface Pro X est en effet une tablette 13″ en 2880 x 1920 pixels. Toujours cette logique d’un ratio 3:2 qui reste la marque de fabrique de Microsoft depuis ses débuts dans le monde du hardware.

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Principale différence, l’emploi d’un SoC ARM baptisé Surface SQ1. Une construction menée par les ingénieurs de Microsoft et ceux de Qualcomm. Cette puce particulière fonctionne à 3 GHz pour un TDP annoncé de 7 watts dissipés passivement. On ne connait pas la totalité des éléments qui la composent mais elle embarque un circuit graphique Adreno 685 aux performances évoluées et complètes. Associé à ce SoC de 8 à 16 Go de mémoire vive DDR4 et un SSD allant de 128 à 512 Go. Point clé de cette offre, la tablette est dénuée de toute pièce mécanique et propose donc un fonctionnement sans aucun bruit.

Surface Pro X

A noter le pied de nez de Microsoft au marché actuel avec la présence d’une petite trappe permettant de changer de stockage. Il est donc possible de confier ses données à un support amovible sur un engin de 7.3 mm d’épaisseur via un SSD M.21 et une trappe. Cette proposition est amusante quand, depuis des années maintenant, de nombreux fabricants nous expliquent qu’une telle option n’est pas possible structurellement sur des machines plus épaisses. Amusant également de voir que Microsoft n’a pas songé à proposer cette possibilité au reste de sa nouvelle gamme…

Surface Pro X

La connectique comporte deux ports USB Type-C, un Surface Connect pour la charge de l’engin et un lecteur de carte Nano SIM pour alimenter le modem 4G intégré à la puce Qualcomm. On retrouve également un Wifi6 et du Bluetooth 5.0 mais pas de port jack stéréo. La batterie bénéficie d’une charge rapide qui permet de retrouver 80% de sa capacité en une heure de recharge et offrira jusqu’à 13 heures d’autonomie à l’engin.

Surface Pro X

Caché dans le haut du clavier amovible optionnel, un stylet actif se rechargera directement sans fil et prendra en compte plusieurs niveaux de pression mais également le positionnement du stylet par rapport à la surface de l’écran. On pourra ainsi incliner le stylet pour des pleins et des déliés ou des ombrages plus légers. Le stylet proposera, en outre, une fonction gomme en le retournant contre l’écran.

Surface Pro X

L’intégration du stylet dans Windows est facilitée par Windows Ink mais un écran d’option apparaît également dès que le stylet quitte son logement pour vous inviter à choisir quel usage vous voulez avoir de cette interface.

Premier prix pour cette Surface Pro X ? 1149€ dès le 19 Novembre en Europe.

Surface Pro X

Il y a plusieurs manières de voir ce face à face. Les curseurs n’ont presque pas bougé pour la Surface Pro 7, pas de changement de diagonale ni de châssis, une reprise à l’identique du précédent modèle tout juste passé dans une version non optimisée de la nouvelle gamme d’Intel. Des exemples de cet immobilisme chez Microsoft ? Pas de prise en charge du Thunderbolt 3 sur la Surface Pro 7. Les puces embarquées permettant pourtant une intégration aisée du format avec la gestion native de 4 ports Thunderbolt 3. La connectique proposée par Microsoft étant parfaitement compatible, il s’agit là d’un choix du constructeur.

Autre évidence, la volonté de ne pas passer la Surface Pro 7 à une diagonale supérieure de 13″ mais de rester en 12.3 pouces. Cela peut s’expliquer facilement d’un point de vue matèriel, il faut probablement plus de place à la carte mère Intel qu’à celle de la puce de ARM. La consommation est également en cause avec des TDP différente entre les puces et donc des besoins en autonomie qui doivent être compensés. Une diagonale plus grande pour la Surface Pro 7 aurait entraîné une chute probablement marquée de son autonomie. Cela creuse néanmoins un certain écart entre les machines.

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Il faut bien comprendre que Microsoft risque gros avec cette nouvelle tentative de solution ARM sur le marché Windows. Je salue le fait que la marque se jette enfin dans le bain après avoir promu la compatibilité de Windows pendant des années en envoyant d’autres marques sur le terrain sans jamais entrer en compétition elle même. Ici Microsoft prend un risque après une douche froide de mauvaises ventes chez les constructeurs ayant tenté la dernière aventure d’un Windows 10 sous ARM. Chez Lenovo, Asus et bien d’autres, la pilule a été assez amère. Si la solution Surface Pro X fonctionne, les concurrents de Microsoft voudront probablement revenir dans le jeu et encourageront à nouveau ce système et cette solution.

Pour le moment, et comme à chaque sortie lorsque les machines sont présentées dans un environnement logiciel imposé par Microsoft, la réactivité de l’ensemble sous SoC ARM est jugé comme très satisfaisant et au niveau de la solution classique Intel. Cela se traduit en général par l’emploi d’aucune sorte d’émulation x86 mais que des applications nativement supportées par les solutions ARM. 

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Il y a plusieurs manières de voir ce face à face. D’abord, et c’est le plus logique, comme un choix offert par Microsoft. Une alternative entre deux propositions qui ont toutes deux du sens. Une rétrocompatibilité parfaite avec la Surface Pro 7 et un nouveau marché avec la Surface Pro X. On peut également considérer la version ARM comme une solution ultra ultra mobile avec son modem 4G et son fonctionnement sans pièces mécaniques. La version classique sous Intel étant une solution plus traditionnelle et permettant des fonctions proches avec l’assurance de pouvoir faire tourner la totalité de la logithèque Windows sans problèmes.

On peut également s’interroger sur le gain réellement apporté par la solution ARM. Vendue comme une potion miracle pendant des années, elle aboutit finalement à une offre très proche de ce que propose Intel aujourd’hui. Si on pose les deux engins dans la balance, les caractéristiques sont proches. Ecran plus grand de 0.7″ pour la Surface Pro X, épaisseur quasi identique avec 7.3 mm contre 8.5 mm, poids équivalent à 1 gramme près… Autonomie de 13H contre 10H30… L’écart n’est plus si impressionnant finalement même si on aurait forcément des chiffres meilleurs pour la solution ARM si elle avait été implantée dans un châssis de Surface Pro 7. A vouloir mettre en avant son offre ARM Microsoft prend peut être le risque de ne pas la différencier suffisamment de son offre Intel.

Reste enfin à savoir si le public visé choisira la sécurité d’un univers connu et maitrisé ou prendra le risque d’un changement complet de paradigme avec un investissement tout de même conséquent dans les deux cas.

Surface Pro 7 et Surface Pro X : Face à face © MiniMachines.net. 2019

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Charger un iPhone en FireWire avec un adaptateur

Par Pierre Dandumont — 3 octobre 2019 à 08:00

C’est un sujet que j’ai déjà évoqué : lors des évolutions du connecteur 30 broches (dock), Apple a fait une modification un peu énervante : la charge en FireWire a été supprimée. Mais une solution existe.

Les premiers iPod avec ce connecteur (la 3e génération) ne proposaient que la charge en FireWire, pas en USB 2.0, avec une synchronisation dans les deux modes. Les modèles suivants (la 4e génération et les premiers iPod mini) acceptaient la charge et la synchronisation dans les deux technologies. A partir de la 5e génération d’iPod (et jusque’à la fin), seule la charge était possible en FireWire, pas la synchronisation. Les premiers appareils iOS (le premier iPhone, le premier iPod touch), le fonctionnement est le même : la charge en FireWire est possible. Mais à partir de l’iPhone 3G, de l’iPod touch 2G et de l’iPod nano 4G, le FireWire ne fonctionne plus. J’avais détaillé ça il y a longtemps.

Sur un chargeur FireWire


Ca ne charge pas

Les accessoires uniquement FireWire

Cette absence de charge pose un problème, notamment si vous avez de vieux chargeurs. D’abord parce que le FireWire est plus rapide (la tension est plus élevée, 12 V). Ensuite parce que c’est un peu dommage de devoir racheter des chargeurs. Et il y avait évidemment le problème des stations d’accueil : pas mal de modèles chargaient en FireWire. C’était courant chez Bose, mais l’iPod Hi-Fi d’Apple était dans le même cas.

Mais une société a proposé une solution : Scosche. Elle proposait des adaptateurs de charge (ils sont Made for iPod, donc validé par Apple) capable de réguler la tension, pour passer des 12 V du FireWire au 5 V de l’USB. Le premier est un modèle portable pour les chargeurs FireWire (assez compact), le second, que je me suis procuré, se fixe sur les stations d’accueils. D’un côté, il possède une coque adaptée aux docks universels et une prise femelle, de l’autre un emplacement pour un dock universel mâle (il en existe 20, en fonction de l’iPod utilisé). La marque fournit aussi un adaptateur pour les stations d’accueil Bose, qui possédaient une forme un peu différente.

L’adaptateur


Avec un adaptateur dock #19


L’iPhone en charge

Est-ce que ça marche ? Oui. Et même si ce n’est pas très esthétique, ça passe assez bien avec un câble classique et un chargeur FireWire. C’est un bon complément à un iPod Hi-Fi, du coup, même si ça surélève encore un peu plus l’appareil.

En charge


Avec l’adaptateur

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Canard PC Hardware 42 est en kiosque

Par Pierre Dandumont — 2 octobre 2019 à 08:00

Comme chaque trimestre, Canard PC Hardware est en kiosque, cette fois avec le numéro 42. Vous trouverez des tests, des dossiers, de bons produits et des mauvais.

Dans les choses intéressantes, il y a le retour d’AMD avec les Ryzen 3000 – que vous ne verrez sûrement jamais dans des Mac – et les Radeon RX 5700, qui devraient débarquer un jour. Nvidia continue aussi à améliorer ses cartes avec les GeForce Super. C’est… mieux. Dans les trucs instructifs, il y a un dossier sur l’influence de la RAM et du stockage sur les jeux. Parce que oui, installer un SSD NVMe super rapide permet des gains dans les jeux, au moins sur les chargements et sur l’installation. Il y a aussi un gros dossier sur les scanners, avec des modèles compatibles avec les Mac, et d’autres… non.

Le dossier rétro du mois s’attaque aux claviers, souris et joysticks, et les meilleures façons de les connecter. Ne vous étonnez pas de voir des choses connues… Dans les tests, un SSD vraiment super rapide (5 Go/s), des cartes réseau à 2.5 Gb/s et 5 Gb/s, un refroidisseur de PC portable totalement inutile, etc. Et aussi un dossier sur la meilleure méthode pour se passer de sa LiveBox.

Comme d’habitude, le magazine est en kiosque mais n’existe pas en numérique. Par contre, vous pouvez l’acheter sur la boutique du site.

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Microsoft annonce deux Surface Laptop 3 en 13.5 et 15 pouces

Par Pierre Lecourt — 2 octobre 2019 à 20:39

Cette troisième génération de machine conforte un peu plus encore la place de Microsoft sur le marché du PC en tant que constructeur. La pilule de cette concurrence proposée par le développeur de Windows a été avalée désormais par ses camarades de jeu. La marque déploie donc une nouvelle gamme de Surface Laptop 3 dans deux diagonales différentes. Une version 13.5″ habituelle mais également une diagonale de 15″ plus originale pour la marque.

Le Surface Laptop 3 de 13.5″ sera commercialisé à partir de 1149€ tandis que le 15″ débutera à 1349€. Grosse différence ente les deux et grande première pour Microsoft, la version 15″ embarquera un processeur AMD conçu “sur mesures” pour Microsoft. Les deux engins seront disponibles à la vente le 22 Octobre.

Le 13.5″ est très semblable au précédent modèle et propose le même encombrement, la même diagonale et une définition identique de 2256 x 1504 pixels. Microsoft continue de résister aux sirènes du multimédia avec un écran en 3:2 au lieu d’un écran 16:9 ou 16:10. Microsoft conserve sa dalle tactile PixelSense et ne cherche pas à grignoter des millimètres de bordure d’écran. Un choix encore une fois à rebrousse poil des machines concurrentes sur le même marché, ce qui le laisse un peu en retrait niveau design face aux propositions d’Asus ou de Dell qui semblent savoir comment faire disparaitre les bordures de leurs engins.

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Evolution notable, la proposition d’un pavé tactile un peu plus large, seule vraie évolution physique du format. Les évolutions cosmétiques sont un peu plus nombreuses avec la disparition de la gamme de machines bordeaux et l’arrivée de finitions en aluminium. Les modèles Argent et Bleu seront disponibles avec la finition tissu de la marque mais il sera également possible de choisir des versions noir et or entièrement en aluminium. Le choix de revenir à une solution plus classique s’explique chez Microsoft par des retours clients. De nombreux acheteurs potentiels semblaient ne pas s’intéresser à la finition tissu. De nombreux professionnels ne pouvaient pas non plus se satisfaire d’une solution qu’il était impossible de désinfecter aussi bien qu’une machine en aluminium.

D’un point de vue technique, la machine change avec l’emploi de processeurs Intel Core Ice Lake de dixième génération allant du Core i5-1035G7 au Core i7-1065G7 pour ce Surface Laptop 3 de 13.5″. L’engin en profite pour proposer un port USB Type-C à la place de sa sortie Mini DisplayPort. Mais attention, si il s’agit bien d’un USB proposant toutes les fonctions du format avec affichage, charge et transport de données, ce n’est pas pour autant un port Thunderbolt 3. Il sera impossible de chaîner la machine avec une carte graphique externe par exemple. Un choix étonnant quand on constate la présence du support de Thunderbolt 3 dans cette génération de puce d’Intel. Le reste de la connectique est sobre, un port USB 3.0 Type-A et un port jack 3.5 mm stéréo pour casque et micro. 

Enfin, ce 13.5″ sera réparable. Il pourra être amené pour réparation chez un réparateur agréé par Microsoft. Ce n’est pas la solution la plus séduisante qui soit mais c’est mieux que la précédente machine de la marque. Il semble que le stockage SSD et la batterie puissent ainsi être modifiés. Il sera déployé en 16 Go de mémoire vive maximum pour un stockage de 1 To en SSD. Le 13.5″ mesurera 30.8 cm de large pour 22.3 cm de profondeur et 14.51 mm d’épaisseur. Il pèsera au maximum 1.250 kilo sachant que les modèles tout aluminium seront plus lourds que ceux en finition “tissu”.

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Le Surface Laptop 3 évolue donc également vers un modèle de 15″ en 2496 x 1664 pixels, une diagonale plus classique sur le marché et pas particulièrement compacte face à des solutions concurrentes. Grosse surprise sur cette version, Microsoft emploie des processeurs AMD, pour la première fois, en confiant à des Ryzen 5 3580U Radeon 9 et Ryzen 7 3780U Radeon 11, le soin de faire tourner le Windows 10 embarqué. Il s’agit d’une puce particulière chez AMD puisqu’elle a été développé pour cette machine, une version Surface Edition avec un coeur supplémentaire sur la partie graphique du processeur. Développé en “collaboration” avec Microsoft, ces Ryzen “sur mesures” proposeront des performances doublées face à un Surface Laptop 2 sous puce Intel. Ces engins seront néanmoins également disponibles sous puces Intel avec les Core i5-1035G7 et Core i7-1065G7.

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Ce processeur sera accompagné par un maximum de 32 Go de mémoire vive et un stockage étonnamment limité à 512 Go en SSD. Ce trio devrait permettre de s’adresser à divers publics. Microsoft compte s’adresser aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers avec cet engin. La connectique comportera toujours un port USB Type-C mais pas de Thunderbolt 3. Le reste de la connectique est identique au 13.5″ mais la finition de cette version 15″ restera limitée aux modèles noir et argent en aluminium. Point de couverture en tissu pour cette édition grand format.

Point commun entre les deux engins, une autonomie annoncée de 11H30 avec un système de charge rapide permettant de remplir la batterie de 0 à 80% en 1 heure de connexion au secteur. Ce 15″ mesure 33.95 cm de large pour 24.4 cm de profondeur et 14.69 mm d’épaisseur. Il accuse 1.54 Kg sur une balance.

On devine l’appétit de Microsoft avec ces engins, des propositions bien situées en terme de tarifs et de design avec des engins assez passe partout et qui évitent de trop tomber dans l’écueil d’un extrémisme de finesse ou de sur-compétences pas forcément bien employées au final. Les prix de base restent abordables avec évidemment des engins qui devraient être plus basiques en terme de composants.

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La prise sur lé droite n’est pas un lecteur de cartes mais un connecteur Surface propriétaire

Le Surface Laptop 3 13.5″ à 999$ devrait embarquer un Core i5-1035G7 avec 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Les versions plus musclées demanderont probablement un investissement plus conséquent. Le 15″ est stratégiquement placé également, beaucoup de professionnels restent attachés à cette diagonale et pourront être intéressé par cette proposition “Made In Microsoft”.

La présentation en grande pompe de solutions AMD offertes ici par Microsoft est également un élément important à prendre en compte. L’éditeur assure ainsi la totale compatibilité des puces Ryzen avec l’univers Windows. Une évidence pour beaucoup de lecteurs du blog mais un point qui fait encore tiquer beaucoup d’acheteurs grands comptes.

Microsoft annonce deux Surface Laptop 3 en 13.5 et 15 pouces © MiniMachines.net. 2019

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