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À partir d’avant-hierHardware

Le possible easter egg du Power Mac 4400

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, je cherche les images cachées dans les ROM des vieux Mac (là par exemple). Et sur Twitter, une personne a publié des images… avec une photo que je connaissais pas.

Vu le texte (Tanzania Team), je me suis dit que ça venait du Power Mac 4400 ou d’un clone (c’est le nom de code de la carte mère). Bingo : mon dossier avec les ROMs des Mac ne contenait pas celle du 4400. Après une extraction rapide, j’ai bien trouvé la même image. Je suppose qu’elle est aussi dans les ROM des clones basés sur la même carte mère (Motorola, Power Computing, etc.) mais je n’ai pas trouvé de dump des ROM.

Tanzania Team

Par contre, je n’ai pas trouvé comment afficher l’image. Je n’ai pas de Power Mac 4400 et MacKido, qui liste une bonne partie des easter egg de ce type, n’a pas le Power Mac 4400 dans sa liste. J’ai cherché un peu, mais je n’ai pas trouvé de référence à cet easter egg sur Google.

Si quelqu’un a la méthode pour afficher l’image, ça m’intéresse (si je trouve un jour un 4400).

Réutiliser la carte Wi-Fi d’un Nabaztag:tag

Par Pierre Dandumont

La semaine dernière, je parlais du Nabaztag;tag et de la carte TagTagTag. Après l’installation de la nouvelle carte, la carte Wi-Fi d’origine peut être réutilisée. Petite explication.

Dans le Nabaztag:tag (la version avec un nombril), la partie Wi-Fi est gérée par une carte Mini Card avec une interface USB. Le Mini Card, parfois nommé improprement Mini PCIe, est utilisé dans pas mal d’appareils pour gérer les cartes Wi-Fi (mais pas que). Le connecteur transporte du PCI-Express (une ligne) mais aussi de l’USB, le nécessaire pour une carte SIM, etc. Dans le Nabaztag;tag, la carte est donc interfacée en USB.

La carte dans un adaptateur


Une puce assez standard

Cette carte utilise une puce assez courante : une Ralink RT2571. Et il existe des pilotes pour certains vieux Mac. Ralink a été racheté en 2011 par Mediatek, mais les pilotes se trouvent encore (sinon, j’ai une copie). Ils supportent officiellement Mac OS X 10.3, 10.4, 10.5 et 10.6, mais le pilote Snow Leopard est 64 bits, donc il devrait fonctionner sur des OS plus récents (je n’ai pas essayé).

Les pilotes


Les pilotes


Les pilotes


Les pilotes


Ne mettez pas d’accents dans un SSID…


Dans les réglages réseau de Mac OS X Tiger

Pour en profiter, il faut un simple adaptateur Mini Card vers USB (ça se trouve pour quelques dollars en temps normal) pour connecter la carte. Vous vous demandez peut-êtrre l’intérêt ? Premièrement, connecter des Mac qui n’ont pas de Wi-Fi, que ce soit des Mac de bureau (G3, G4, etc.) ou des portables (genre un iBook). Deuxièmement, éventuellement avoir une seconde connexion réseau sans fil.

Sur un PowerBook 12 pouces, ça dépasse un peu

L’intégration n’est évidemment pas aussi bonne qu’avec une carte AirPort, mais Ralink fournit un outil de connexion et les pilotes sont stables. Pour le test, j’ai sorti un PowerBook G4 12 pouces sous Tiger, et ça fonctionne bien. La carte est en 802.11g (54 Mb/s) comme la carte d’origine, et les performances correctes. Ca dépasse forcément un peu plus qu’une carte intégrée, mais ça peut dépanner.

Après, j’explique ici comment la réutiliser avec un Mac, mais elle fonctionne évidemment aussi sous Windows, ou même en interne dans certains Mac et PC. Attention, ce n’est pas systématique : tous les appareils ne câblent pas nécessairement l’USB sur le connecteur Mini Card. Enfin, le Nabaztag classique contient aussi une carte Wi-Fi, mais je n’ai pas encore démonté mon lapin pour vérifier le modèle (c’est du PCMCIA).

Oppo Watch : une montre très inspirée

Par Pierre Lecourt

La Oppo watch est un clone complet de l’esthétique de la Apple Watch : format, coloris et aspect global. L’objectif d’Oppo n’est pourtant probablement pas de faire une contrefaçon de la solution d’Apple mais d’imiter son style si populaire en Asie et ailleurs. La législation chinoise et sa grande tolérance vis à vis des designs approchant des produits concurrents offrent cette possibilité de voir un engin de ce type sur le marché… à condition bien entendu que l’objet ne soit pas présenté comme une contrefaçon. C’est à dire avec une fausse boite aux couleurs d’Apple et vendu comme un produit Apple.

La Oppo Watch est un produit porté fièrement par la marque et bien évidemment piloté par un logiciel qui n’a rien à voir avec les solutions d’Apple puisqu’il s’agit d’une Android Watch modifiée par Oppo et baptisée ColorOS. Bon, on pourra toujours dire que ce ColorOS est mis en forme d’une manière également très inspirée d’Apple… mais ce serait voir le mal partout.

Oppo Watch

La Oppo Watch sortira en deux versions, la première sera une montre de 46 mm en 1.91″ en 402 x 476 pixels avec un écran tactile capacitif AMOLED et une batterie de 430 mAh lui offrant environ 40 heures d’autonomie. La seconde version sera plus petite en 41 mm avec un écran de même type mais en 1.6″ et 320 x 360 pixels avec une batterie de 300 mAh pour 24 heures d’autonomie.

24 heures d’autonomie. Ça ne me fait clairement pas rêver aujourd’hui. Oppo a beau mettre en avant une possibilité de recharge rapide avec un chargeur magnétique offrant 46% de recharge en 15 minutes et une  batterie regonflée à bloc en 75 minutes… cela me fait tout drôle de penser à recharger une montre au quotidien quand celle que je porte n’a besoin d’une charge, au pire, tous les mois.

Oppo Watch

La Oppo Watch est très classique dans son approche matérielle, on retrouve un SoC Qualcomm Snapdragon 2500 accompagné de 1 Go de mémoire vive et 8 Go de stockage. La montre embarque toutes les fonctions habituelles incluses dans le SoC : Wifi, Bluetooth, 3G et 4G et GPS. Elle propose même un microphone pour passer des appels ou utiliser un éventuel assistant vocal. Je dis éventuel car celui livré est signé Oppo et je ne suis pas sûr que ce soit la Rolls du genre. Pas de carte SIM pour la montre, une eSIM lui a logiquement été préférée. 

Oppo Watch

La Oppo Watch fournira les services classiques du genre avec un capteur de rythme cardiaque, les habituelles fonctions podomètre et d’analyse du sommeil. La montre est annoncée comme résistante à l’eau.

Oppo Watch

Les tarifs ? 1999 yuans pour la grande et 1499 yuans pour la petite. Soit respectivement 189€ et 249€. Une version avec un verre en sapphire est également prévue à 2499 yuans soit 315€. La disponibilité est prévue pour le 24 Mars en Chine sans informations de mise sur le marché ailleurs, pour le moment. Et cela malgré une traduction anglophone de l’interface. On se doute que Apple ne se laisserait pas forcément faire et tenterait de bloquer toute commercialisation de l’engin en dehors des frontières Chinoises.

Oppo Watch : une montre très inspirée © MiniMachines.net. 2020.

IDE ou SCSI pour le PowerBook Duo 2300 ? Les deux !

Par Pierre Dandumont

Dans les années 90, Apple a commencé à utiliser le SCSI pour les disques durs de ses PowerBook, avant de passer à l’IDE. Mais un modèle accepte les deux types de disques : le Duo 2300.

De ce que j’ai trouvé comme information, les PowerBook Duo 2300c vendus par Apple utilisaient des disques durs IDE, comme pas mal de PowerBook sortis à la même époque. Mais, comme cette page issue du site d’Apple le montre (je n’ai pas retrouvé l’adresse originale), la carte mère gérait les deux technologies. C’est bien visible aussi dans les documents Apple destinés aux techniciens.

IDE et SCSI


IDE et SCSI


L’IDE permet d’installer une carte Compact Flash (l’image vient du site de GPB)


Une version IDE (issue de cette vidéo)

Maintenant, pourquoi intégrer une prise pour du SCSI interne ? Pour une bonne raison : le kit d’upgrade. Oui, parce qu’Apple proposait à l’époque de mettre à jour un PowerBook Duo (les séries 200) en lui greffant une carte mère de PowerBook Duo 2300 pour passer au PowerPC. Le kit (M3171LL/A) comprenait une carte mère, un chargeur, le bas du boîtier, quelques stickers pour indiquer qu’il avait été mis à jour… mais pas de disque dur, d’écran, etc. Il fallait donc intégrer le nécessaire pour récupérer le disque dur des PowerBook Duo 200, qui utilisaient un disque dur SCSI. Pour tout vous dire, je n’ai pas trouvé de photos de l’intérieur d’un PowerBook Duo mis à jour.

Le kit d’upgrade ne contient pas de disque dur


Pas de HDD


Le kit d’upgrade


Installation du disque dur SCSI


Quelques modifications visuelles

Alors, assez logiquement, la nappe de connexion n’est pas la même, et je doute qu’il soit réellement possible d’en trouver une actuellement. Et la majorité des PowerBook 2300 utilise un disque dur IDE : les modèles avec un disque dur SCSI sont des modèles mis à jour, ce qui est plutôt rare. Il y a d’ailleurs une bonne raison : pour permettre la mise à jour, la carte mère du PowerBook Duo 2300 est assez limitée. Le PowerPC 603e à 100 MHz est sur un bus 32 bits à 33 MHz, ce qui réduit significativement les performances, même par rapport à un simple PowerBook 5300, par exemple. Mais ce choix permettait notamment de réutiliser la RAM des PowerBook Duo en 68K, pour justement le kit de mise à jour.

Honor MagicBook, les ultrabooks sous Ryzen débarquent en France

Par Pierre Lecourt

Les Honor MagicBook sont apparus en 2018 en Chine dans le sillage des propositions de Xiaomi. L’idée est de proposer un ultrabook simple et accessible en jouant sur le volume. Si Xiaomi a quelque peu perdu cet objectif de vue, c’est parce qu’avec son coup de maître la marque a réussi à trouver un public. Plus besoin de jouer sur la corde sensible du prix pour exister.

Honor MagicBook
Mais pour les Honor MagicBook, la partie n’est pas aussi simple et c’est au grand bénéfice des acheteurs. La gamme de machines annoncée débutera à un tarif assez doux, 599€ pour les deux diagonales en 14 ou 15.6″.

Honor MagicBook

Le constructeur reprend quasiment tous les éléments d’une bonne recette d’ordinateur portable moderne. On retrouve les bordures fines, très fines, en haut comme sur les côtés de la machine. Les engins profitent d’un écran “FullView” comme l’appelle le constructeur. Chacune d’elle ne mesure que 4.8 mm d’épaisseur. La contrepartie de cette belle intégration se situe au niveau de la webcam qui vient se réfugier… sur le clavier. C’est cette gamme de machine qui propose une webcam cachée sous une “fausse” touche qui se déploie quand on appuie dessus. Le principe à ses avantages et ses inconvénients. D’un côté cela permet de proposer une bordure fine en haut de l’écran puisque cette partie est débarrassée de la webcam. De l’autre le dispositif filme par en dessous ce qui ne sera pas forcément toujours flatteur pour votre profil de vidéo conférence. Le bonus caché de cette proposition c’est l’assurance que la webcam ne sera pas utilisée à votre insu. Tant qu’elle est enfermée dans le clavier, vous n’aurez rien a craindre d’un espionnage depuis ce dispositif.

Honor MagicBook

Le Honor MagicBook 14 proposera un écran FullHD IPS classique piloté par un processeur signé AMD. Le constructeur laisse le choix entre un AMD Ryzen 5 3500U associé à un circuit graphique Radeon Vega8 ou un Ryzen 7 3700U et son Radeon Vega 10. 8 Go de mémoire vive seront disponible, en dual channel pour éviter d’amoindrir les performances des processeurs, et en DDR4. On ne sait pas si cette mémoire sera soudée ou accessible pour une éventuelle mise à jour vers 12 (1 slot libre)  ou 16 Go (2 slots libres). Le stockage sera confié à un SSD 256 Go non détaillé.

Honor MagicBook

Difficile de savoir aujourd’hui si il sera possible de mettre à jour cette machine, si l’on s’en réfère au modèle original, le Honor MagicBook de 2018, la mémoire vive est soudée à la carte mère et donc non évolutive. Le SSD était un M.2 2280 SATA mais le slot était compatible PCIe NVMe et pouvait donc accueillir un autre modèle. Ces choix semblent les plus logiques pour un engin au prix accessible. La mémoire soudée coûte moins cher à intégrer et le marché du SSD pouvant rapidement évoluer, il est préférable de faire jouer la concurrence tout en gardant la possibilité de profiter d’une baisse de tarif pour sortir une nouvelle version de l’engin avec plus de capacité. A noter que la batterie était également accessible puisque montée sur un connecteur.

Honor MagicBook

Celle de ces nouveaux Honor MagicBook 2020 sera une 56Wh et la marque annonce une dizaine d’heures d’autonomie pour ces engins en usage vidéo. Les portables pourront être rechargés via une prise USB Type-C et un chargeur 65 watts assurant une recharge rapide. Ainsi on aura la possibilité de passer d’une batterie vide à 46% en 30 minutes de charge. Le reste de la connectique dévoile un port USB 2.0 Type-A, un autre en USB 3.0, un port jack 3.5 mm combo et un port HDMI. Pas de lecteur de cartes SDXC ni de port Ethernet malheureusement. Il faudra composer avec un adaptateur USB Type-C pour récupérer ces fonctions. Un module Wifi5 et Bluetooth 5.0 sera évidemment de la partie.

Honor MagicBook

La version française sera en AZERTY

Le tout sera enfermé dans un châssis en aluminium solide avec des poids contenus. Le Honor MagicBook 14 devrait peser 1.38 Kg ce qui est excellent pour un engin à ce niveau de prix. Le Honor MagicBook 15 grimpera à 1.58 Kg ce qui reste tout à fait viable.

Honor MagicBook

Annoncés comme disponibles à la fin du mois de Mars1, les deux machines se positionnent à un prix très intéressant de 599€. Je trouve le positionnement de la marque excellent et les machines devraient faire mouche. Des ordinateurs simples, efficaces et sans fioritures inutiles à des prix accessibles. On pourra regretter le manque d’évolution de la mémoire vive surtout en considérant le fait que celle-ci sera partagée avec le circuit graphique Radeon, mais cela n’empêchera pas ces engins de proposer de bonnes performances globales. Si la finition est au niveau, ces machines risquent de faire parler d’elles en Europe. 

J’apprécie également l’absence d’hypocrisie entre les prix des deux diagonales : en 15.6″ ou en 14″ les Honor MagicBook sont vendus au même prix. Cela se justifie totalement au vu du marché actuel. Les écrans 15.6″ IPS sont moins chers que les 14″ et si il y a probablement un peu plus de matière première pour construire le châssis du plus grand modèle, tout cela ne doit pas jouer à beaucoup plus que quelques dollars en sortie d’usine. Les composants sont identiques et je suppose que la carte mère est la même avec juste une variation du PCB pour permettre à la connectique d’accrocher les bords sur la version 15.6″. Huawei absorbe tous ces changements de façons pragmatique pour laisser le choix au client final qui ne sera plus tenté par un modèle en fonction de son prix mais par rapport à ces besoins réels. Plus de mobilité avec un 14″ plus léger ? Plus de confort avec un 15.6″ ? La démarche est à applaudir.

Honor MagicBook, les ultrabooks sous Ryzen débarquent en France © MiniMachines.net. 2020.

Une publicité pour la console Power Player… avant la Pippin

Par Pierre Dandumont

J’ai récupéré une publicité au Japon pour la console Power Player, le nom d’origine de la Pippin. Et il y a quelques points intéressants.

Premièrement, on voit un prototype de console : pas de marquage, des boutons différents sur le haut, une plaque arrière sans marquage. La boule du trackball est plus sombre que sur la version finale, et le modem différent. Le bus sous la console est indiqué comme PCI (ce n’est pas tout à fait le cas). Enfin, on remarque l’absence du ventilateur à l’arrière. Peut-être qu’il ne s’agit pas d’une vraie console, peut-être que la version d’origine n’en avait pas.

Sur la deuxième face, on voit quelques trucs intéressants. Premièrement, la partie multimédia est bien assumée, avec quelques trucs marrants, genre le « Network game » (c’est pas gagné). Le côté échange de données et la mise en avant de la possibilité de brancher un lecteur de disquettes, c’est une chose, mais la partie QuickTake m’étonne. En fait, pas mal de vieux supports publicitaires parlent d’une liaison entre la Pippin et un QuickTake, mais je n’ai jamais vu de logiciels capables de le faire. Peut-être que ça fonctionne avec des CD que je n’ai pas testé, mais la documentation disponible ne semble pas l’indiquer. Et quand on cherche Pippin et QuickTake en même temps, on trouve surtout des pages sur les flops d’Apple…

Techworks Power3D : « la » 3dfx pour Mac

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai trouvé une carte graphique intéressante sur eBay, la première 3dfx pour Mac, la Techworks Power3D.

C’est une carte particulière, parce qu’il ne s’agit pas tout à fait d’une carte « Mac ». Je m’explique. Il existe bien des cartes spécifiquement destinées aux Mac, comme la Banshee, ou une Voodoo 2 de chez Microconversion. Mais techniquement, la première, la Power3D de chez Techworks, est une carte « PC ». Elle reprend le design de base des Voodoo 1, sans mémoire supplémentaire. Elle ne diffère pas vraiment d’une autre carte. Mais alors, en quoi est-elle « Mac » ?


En fait, Techworks a développé des pilotes pour Mac, ce qui permettait d’utiliser le Glide (l’API de 3dfx) sous Mac OS, ainsi que l’API Rave. Mais les pilotes fonctionnaient avec toutes les Voodoo Graphics, tant que le design reste le même que les cartes standards. Le second point vient du bundle : la démo de Quake, Mechwarrior 2 en version Rave, Actua VR Soccer et Weekend Warrior (je n’ai malheureusement pas les disques). Enfin, la carte était livrée avec des adaptateurs pour brancher les écrans Apple, que qu’à l’époque les Mac utilisaient généralement une prise DA15 (15 broches, deux rangées) et les PC du DE15 (15 broches, trois rangées).

L’adaptateur et ses deux prises

La mienne est uniquement arrivée avec un câble pass through qui offre d’un côté une prise DA15 (Apple) et de l’autre une prise DE15 (PC). La DA15 part de la carte du Mac, l’autre entre dans la Voodoo. Ensuite, il suffisait de brancher l’écran sur la Voodoo. Certaines photos du bundle montrent deux adaptateurs, je n’en ai pas d’autres, mais un DE15 (PC) vers DA15 (Apple) était dans la boîte selon le manuel, pour brancher l’écran du Mac sur la carte. Ironiquement, j’ai testé la Voodoo en question mais avec un câble « PC » : mon Power Mac G3 utilise une carte graphique qui a une prise DE15. Techworks proposait d’ailleurs à ses clients d’acheter le câble en question.



Le manuel

Il n’y a pas grand chose à dire que la carte elle-même : elle fonctionne comme une 3dfx avec les jeux compatibles (je vous mets une capture de Tomb Raider). Pour information, d’ailleurs, les cartes PC (et cette carte « Mac ») fonctionnent indifféremment dans les deux environnements parce qu’il n’y a pas de BIOS, d’Open Firmware, etc. Il n’y a donc pas besoin de développer du code spécifique pour les cartes, ce qui explique qu’elles fonctionnent sur tous les OS. Les cartes qui intègrent de la 2D (Banshee, Voodoo 3, Voodoo 4/5), elles, nécessitent un firmware spécifique, qui n’est pas le même sur les PC et les Mac. Un point intéressant de cette approche, que j’ai déjà évoqué et dont je reparlerais, c’est qu’il est possible d’utiliser la 3dfx dans un émulateur. VirtualPC et RealPC le proposent : ils émulent le CPU x86 mais envoient les commandes de la 3dfx… à la 3dfx. Cette solution permet d’obtenir une sorte de 3dfx virtualisée et de bonnes performances en 3D avec un émulateur… ce qui n’est pas réellement possible en 2020 avec les logiciels de virtualisation par exemple.


Il existe visiblement plusieurs versions de la carte, la boîte vue là n’est pas la même que la mienne. Au passage, techworks a bien sorti une Power3D 2, basée sur la Voodoo 2, mais pour PC. Il faut bien dire qu’avec la Voodoo 2, 3dfx avait proposé des pilotes génériques pour Mac.

Huawei Matebook 13 2020 : un reboot efficace

Par Pierre Lecourt

Construit en alliage d’aluminium et respectant les lignes imposées par les machine modernes, le Matebook 13 2020 est une mise à jour matérielle du modèle précédent. On retrouve un design très inspiré d’Apple et de ses MacBooks de dernière génération et un châssis qui reste compact. 28.6 cm de large pour 21.1 cm de profondeur et 1.49 cm d’épaisseur pour ce bébé de 1.3 Kg.

Matebook 13 2020

A l’intérieur de ce châssis, la vraie différence vient de la présence d’une puce Intel de dixième génération, des puces Comet Lake-U  Core i5-10210U ou Core i7-10510U accompagnées d’un chipset graphique externe NVIDIA GeForce MX250. La marque n’aura pas recours à une solution MX330 ou MX350 tout juste disponibles. La mémoire vive oscillera entre 8 et 16 Go de mémoire DDR3 cadencée à 2133 MHz. Le stockage pourra, quant à lui, grimper jusqu’à 512 Go de SSD au format M.2 PCIe NVMe. 

Matebook 13 2020

La connectique est classique pour ce type de machine qui se veut ultra moderne. C’est à dire nulle. On retrouve deux ports USB 3.1 Type-C. Le premier permettra de recharger sa batterie et permettra le transfert de données tandis que le second sera uniquement capable de communiquer. On retrouve également un port jack audio 3.5 mm combo. C’est tout et c’est maigre car il faudra obligatoirement passer par la case accessoires pour se connecter à un écran ou un réseau. Glisser une simple carte SD est ici, encore une fois, impossible et c’est vraiment une pitié pour les usages en mobilité.

Matebook 13 2020

L’autonomie du Matebook 13 2020 est pourtant bonne avec une annonce de lecture vidéo pouvant tenir presque 12 heures sur batterie, de quoi voyager en long courrier jusque l’autre côté de la planète. La batterie est une 41,7 Wh et on ne connait pas ses performances dans un usage mixte global, probablement quelque chose entre 8 et 9 heures suivant les options activées. La solution processeur et chipset graphique ne permettant pas vraiment de jouer aux derniers jeux 3D en date dans de bonnes conditions, on restera sur un usage plus classique.

Matebook 13 2020

Le gros morceau de bravoure de ce Matebook 13 2020 vient de son affichage, la dalle 13 pouces affiche en IPS évidemment mais également en 3:2. Un écran adapté aux usages bureautiques et de programmation comme à la lecture avec une définition de 2160 pixels de large par 1440 pixels de haut. On grimpe à 200 points par pouce de densité et comme l’écran est calibré pour couvrir 100% de la colorimétrie sRGB, on aura également une bonne base pour travailler de l’image. Le rétro éclairage assurera une luminosité de 300 nits.

Pas de date précise pour la commercialisation en France, pas plus que de tarif. Le calendrier des constructeurs est fortement bousculé par l’épidémie de Coronavirus et l’annonce de ce Matebook 13 2020 qui devait avoir lieu pendant le MWC a été annulée à cause du virus. La reprise plus ou moins partielle de la fabrication locale donnera une meilleure visibilité au calendrier des livraisons. Quant au tarif, suivant la rapidité de la reprise, il y aura autant de gens qui voudront vider leurs stocks sur certains postes que d’autres ne pouvant pas fournir de composants. Difficile donc de se hasarder à estimer le prix des machines sur le marché dans les mois à venir.

Huawei Matebook 13 2020 : un reboot efficace © MiniMachines.net. 2020.

MatePad Pro, la nouvelle tablette 10.8″ de Huawei

Par Pierre Lecourt

L’écran de la Huawei MatePad Pro en dit long sur l’ambition de la marque sur ce modèle. Avec une technologie sAMOLED, cette dalle de 10.8″ en 2560 x 1600 pixels offrira une image riche et belle, bien contrastée et agréable à regarder. Cet écran est associé à un ensemble d’accessoires qui ouvrent la porte à beaucoup d’usages et… à une évidente comparaison.

MatePad Pro

Dock clavier et stylet actif, la MatePad Pro se place face à la solution iPad Pro d’Apple en terme de fonctionnalités. Avec un petit truc en plus, une option 5G. Des versions Wifi5 et 4G seront bien disponibles mais il y aura la possibilité de commander la tablette en version 5G. Un détail qui semble au départ un gros avantage mais qu’il faut évidemment rapporter aux possibilités actuelles de ce format. Pour le moment, en France et dans le reste de l’Europe comme dans la plupart des pays du monde, la 5G n’est qu’une promesse.

MatePad Pro

Le marché de la tablette Android étant actuellement en berne avec peu de machines et une production qui s’oriente surtout sur l’entrée de gamme, la MatePad Pro sort évidemment assez bien son épingle du jeu. Le duo tablette 10.8″ et clavier physique fonctionnera à la manière d’un netbook moderne sous Android. Avec la possibilité de retrouver des performances élevées sur ce type de système grâce à un équipement moderne.

MatePad Pro

Le système est piloté par un SoC Kirin 990. Un SoC combinant 2 coeurs Cortex-A76 à 2.86 GHz, 2 coeurs Cortex-A76 à 2.36 GHz et 4 coeurs Cortex-A55 à 1.95 GHz en plus d’un chipset Mali-G76MP12 à 600MHz. 

Cette puce sera épaulée par 6 Go de mémoire vive de base et jusqu’à 512 Go de stockage. Un module Bluetooth 5.1 sera également de la partie ainsi qu’un ensemble GPS / Glonass.

MatePad Pro

Le reste de l’équipement de la MatePad Pro est intéressant. On retrouve, par exemple, un système de chargement classique et rapide via port USB 3.1 Type-C en 40 Watts mais également une solution sans fil en 27 Watts. Ce système étant à la fois capable de capter de l’énergie mais également d’en émettre. On pourra donc recharger un smartphone compatible sans fil avec sa tablette. La batterie 7250 mAh pousse le poids de l’engin à 460 grammes, ce qui est très appréciable pour un engin de ce gabarit. La tablette mesure 24.6 cm de large pour 15.29 cm de haut et 7.2 mm d’épaisseur. 

MatePad Pro

Deux webcams seront embarquées avec un module frontal de 8 MP et un second au dos de la tablette en 13 MP et quatre haut-parleurs semblent être disposés pour permettre de spatialiser le son. Pas de prise casque sur l’appareil, il faudra utiliser un adaptateur USB type-C pour brancher son jack préféré.

MatePad Pro

Reste un détail, et pas des moindres, la tablette ne sera pas livrée avec un accès au Google Play Store et n’aura pas droit aux applications de Google par défaut : Pas de Gmail, pas de Maps, pas de Drive ni même d’accès à l’application Youtube. Un vrai souci pour certains utilisateurs qui ne se satisferont pas des solutions mises en place par Huawei pour contrer cette restriction liée aux soucis entre la marque Chinoise et le gouvernement US. Le fabricant proposera son propre magasin d’applications et il ne vous faudra que quelques clics pour installer vous mêmes les services Android manquants, mais cela reste une grosse épine dans le pied de cette MatePad Pro.

Les prix varieront suivant les offres avec une disponibilité annoncée pour le moment pour le mois de Juin.

Pour les versions MatePad Pro Wifi on aura :

6 Go / 128 Go : 549€

8 Go / 256 Go : 649€

8 Go / 256 Go + stylet et pochette : 749€

Pour les versions MatePad Pro 4G :

6 Go / 128 Go : 599€

8 Go / 256 Go : 699€

Pour les versions MatePad Pro 5G :

8 Go / 256 Go : 799€

8 Go / 512 Go : 949€

Les accessoires seront vendus également séparément. La pochette de protection sera commercialisée 39€, le clavier sera proposé à 129€, le stylet à 99€ et la protection Folio à 39€.

Sources : Anandtech

MatePad Pro, la nouvelle tablette 10.8″ de Huawei © MiniMachines.net. 2020.

Quand Apple modifie l’écran dans le carton, mais pas dans le manuel

Par Pierre Dandumont

A la fin des années 90, Apple avait visiblement pensé sortir son moniteur Apple Studio Display – un cathodique de 17 pouces – avec une prise vidéo « Apple », c’est à dire une DA-15 (15 broches sur deux rangées). Mais il est sorti avec une prise DE-5 (VGA, 15 broches sur trois rangées)… sauf dans le manuel.

Les deux manuels du moniteur montrent bien une prise sur 2 rangées, utilisée sur les Mac depuis un bon moment à l’époque (dès le Macintosh II dans certain cas). Mais l’écran est sorti avec une prise « VGA » et cette addendum indique bien que le manuel se trompe, et que le moniteur est livré avec un adaptateur pour les vieux Mac.

On voit bien la vieille prise


L’ancienne


Le brochage

La version corrigée


Avec un adaptateur


Le brochage corrigé

La raison du changement n’est pas claire, mais l’écran est sorti à la même date que le Power Mac G3 Bleu, avec un design évidemment lié – le fameux Blueberry -, et le Power Mac G3 en question passait justement de la prise DA-15 – présente dans les Power Mac G3 Beige ou en interne dans l’iMac – à la DE-15 (VGA). Ceci dit, ce n’est pas le premier Mac dans le cas : dès 1997, les PowerBook 3400 utilisaient la prise « PC », plus compacte.

Un rendu 3D de l’écran (je n’ai pas trouvé de photo sympa)

Un prototype de PowerBook 180 gris clair sur eBay

Par Pierre Dandumont

Henry Plain vend un PowerBook 180 assez intéressant sur eBay : un modèle DVT avec une coque claire. Le prix ? ~7 500 $.

Parfois appelé « PowerBook 10e anniversaire » sans raisons, il possède une coque gris clair, un trackball et un clavier gris foncé, une charnière foncée (elle a peut-être été remplacée, c’est le point faible de ces machines), la coque du bas est foncée et la structure de l’écran est noire à l’avant avec gris clair à l’arrière. Le PowerBook fonctionne, même si l’écran donne une drôle de couleur (c’est peut-être la balance des blancs).




Xiaomi sort la Mi Watch Color : une version maison de la GTR 47

Par Pierre Lecourt

Xiaomi continue de proposer des nouveautés sur le marché déjà saturé des montres connectées. La marque a lancé de nombreux modèles ces derniers mois mais cette Mi Watch Color se distingue des modèles précédents. L’emploi de Wear OS, le système pour montre dérivé d’Android, lui offre d’autres possibilités.

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Un retour au sources pour Xiaomi ? La première montre Mi Watch de la marque était très inspirée des Apple Watch. Cette nouvelle Mi Watch Color reprend le traditionnel format d’écran rond. Celui-ci mesure 1.39 pouce et affiche grâce à un écran AMOLED qui propose du 454 x 454 pixels. L’écran est évidemment tactile et proposera 110 affichages différents. Beaucoup d’entre eux sont d’ailleurs également présents sur la Amazfit GTR.

Mi Watch Color

La Mi Watch Color est rehaussée d’une surcouche maison pour conserver une cohérence de design entre les différents modèles de la marque. Cette présence de Wear OS aura évidemment un impact sur l’autonomie de la solution. La communication entre la montre et un smartphone étant plus importante que celle proposée par les solutions employant le système d’Amazfit, la montre ne proposera pas son énorme autonomie. Xiaomi annonce tout de même 14 jours d’utilisation et une recharge en 3 à 4 heures. Cela me parait beaucoup pour un engin de ce type avec une batterie de 420 mAh. En mode Standby c’est à dire sans utilisation des réseaux, Xiaomi insiste pour indiquer une autonomie de 22 jours à sa Mi Watch Color…  Mais cette autonomie en mode sport tombe rapidement à… 22 heures. Ce mode enclenchant un suivi permanent du GPS, il est gros consommateur de batterie.

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La montre propose une dizaine de modes sportifs classiques avec, entre autres, le suivi d’activités de marche, randonnée, vélo, nage en mer et les équivalents de ces activités en salle ou en piscine. La montre est censée mesurer de nombreux éléments pour suivre précisément votre activité. Elle saura suivre votre activité cardiaque en continu sur la journée, suivre votre sommeil et propose d’autres détections qu’il faudra cependant prendre avec un certain recul. Le calcul de l’énergie du corps, par exemple, me parait difficile à appréhender. Le boitier est évidemment étanche avec 5 ATM pour une étanchéité sous l’eau à 50 mètres. 

Mi Watch Color

Le cadran métallique est disponible en deux versions

A l’intérieur de la montre, on retrouve un SoC Snapdragon Wear 3100, la puce créée sur mesure pour Wear OS de Qualcomm. Une puce qui proposera une fonction NFC dédiée au paiement sans contact mais il n’est pas sur  que cette solution fonctionne en Europe. Le système embarque également un système d’assistant vocal XiaoAI mais ce dernier n’est, pour le moment, pas compatible avec le français.

La montre propose une interface tactile mai également deux boutons programmables, embarque un micro et pourra facilement changer de bracelet. Attention, elle n’est pour le moment disponible qu’en Chinois et en Anglais même si le système de Google peut évidemment s’adapter à toutes les langues. Une version internationale devrait bientôt être disponible.

La Mi Watch color est en vente à 179.69€ en ce moment chez Gearbest.

Xiaomi sort la Mi Watch Color : une version maison de la GTR 47 © MiniMachines.net. 2020.

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