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À partir d’avant-hierLe journal du lapin

Un prototype d’Apple Pro Keyboard coloré sur eBay

Par Pierre Dandumont

En 2000, le clavier Apple Pro Keyboard n’a été proposé que dans une seule couleur chez Apple, avec une coque transparente avec des touches noires. Mais la société avait a priori décidé au départ de l’accorder aux couleurs des iMac.

J’avais montré une version verte il y a quelques années, et il y e une variante bleue sur eBay actuellement. Je n’arrive pas à décider si c’est du blueberry ou du bondi blue… Il est déjà assez cher au moment d’écrire ces lignes, d’ailleurs.

Le clavier


Prototype


Attention, il ne faut évidemment pas confondre ce modèle (le M7803, Apple Pro Keyboard) avec celui des iMac (M2452, Apple USB Keyboard). La différence la plus visible vient de la présence d’un bloc pour les flèches sur le Pro Keyboard. Apple déclinera bien le Pro Keyboard dans une autre couleur quelques années plus tard, d’ailleurs : en blanc avec l’iMac G4.

L’USB 3.0 de l’iPad Pro de 2015

Par Pierre Dandumont

L’iPad Pro de 2015, dans sa version 12,9 pouces, propose une fonction intéressante : c’est le premier appareil avec une prise Lightning compatible USB 3.0.

Sur les iPad précédents, ainsi que sur l’iPad Pro 9,7 pouces de la même génération (sorti quelques mois plus tard), le Lightning se limite à l’USB 2.0. Le point technique assez particulier, c’est que le SoC d’Apple (A9X) ne gère pas l’USB 3.0, contrairement aux versions suivantes. On trouve donc dans l’iPad un contrôleur USB 3.0 en PCI-Express, un Fresco FL1100. C’est la même puce que dans les anciennes stations Thunderbolt ainsi que dans le Mac Pro de 2013. C’est un contrôleur assez standard, capable d’atteindre des performances correctes même si une intégration dans un SoC ou un chipset améliore souvent les choses.

Attention, l’USB 3.0 dans les appareils iOS en Lightning reste limité. Vous n’en profiterez pas avec les câbles de liaison vers un ordinateur, d’abord. Les câbles Lightning vers USB classique sont uniquement USB 2.0, et avec l’iPad Pro, le Lightning vers USB-C est dans le même cas. Je n’ai pas pu tester avec des appareils plus récents (iPhone XR, XS, 11, etc.) ni avec un iPad Pro de seconde génération (les 10,5 pouces), mais c’est a priori le cas aussi. Si vous avez une capture pour me contredire, ça m’intéresse.

480 Mb/s (USB 2.0) en Lightning vers USB-C

En fait, ça fonctionne uniquement avec les périphériques compatibles avec l’USB 3.0 du Lightning, soit deux produits chez Apple. Il en existe sûrement des compatibles chez d’autres constructeurs, mais je n’ai pas testé.

Premièrement, et je n’en ai pas sous la main, l’adaptateur Lightning vers carte SD. Il existe deux versions : l’USB 2.0 (A1441, courte) et l’USB 3.0 (A1595, plus long). Il y a une comparaison là.

Ensuite, testé ici, l’adaptateur Lightning vers USB. Il existe aussi deux versions, qui se différencient facilement. La première, A1440, propose uniquement un port USB (2.0) femelle. C’est la version de base, et elle pose pas mal de soucis avec les clés USB, disques durs, etc. En effet, le connecteur fournit assez peu d’énergie et donc vous aurez souvent un message indiquant que ça ne fonctionne pas. La solution passe par un hub USB alimenté, mais ce n’est pas très pratique.

Les deux adaptateurs


Le premier


Le second

La seconde porte un marquage (à la limite de l’illisible chez moi) avec le nom A1619. l’adaptateur se reconnaît facilement : il possède une prise Lightning femelle en plus de l’USB femelle. Il fonctionne en USB 3.0 et va avoir le même comportement que le premier si vous ne branchez pas l’ensemble à un chargeur : un message d’erreur.

Parfois en anglais, parfois en français, les joies d’iOS

Et les performances ?

J’ai placé un gros fichiers (1,26 Go) sur une clé USB raîde et je l’ai transféré sur l’iPad, dans trois cas : avec l’adaptateur USB 2.0 sur un iPad Pro 12,9 pouces, avec l’adaptateur USB 3.0 sur le même iPad et avec l’adaptateur USB 3.0 sur l’iPad Pro 9,7 pouces. Dans le premier cas, il faut 1 minutes et 25 secondes (~15 Mo/s, pas très rapide). Dans le second cas, il faut seulement ~9 secondes pour le même transfert, soit ~139 Mo/s. C’est plutôt rapide. Et avec l’iPad Pro 9,7 pouces (USB 2.0), on reste… en USB 2.0. Donc 1 minutes et 23 secondes (~15 Mo/s). Le gain est donc substantiel.

Les clés USB apparaissent dans l’application Fichiers

En pratique, il faut prendre en compte qu’il faut rester près d’une prise, et que la version USB 3.0 est un peu plus onéreuse : la version USB 2.0 vaut ~35 €, la version USB 3.0 vaut officiellement 45 € (mais souvent 40 €).

La compatibilité du Smart Connector de l’iPad

Par Pierre Dandumont

A la maison, nous avons deux iPad. Un modèle Pro 9,7 pouces et un autre Pro, mais un 12,9 pouces. Et récemment, j’ai essayé un truc : brancher le clavier Smart Keyboard du 9,7 pouces sur le 12,9 pouces.

Alors, je ne sais pas trop si c’est prévu, mais ça fonctionne. Mais ce n’est évidemment pas très pratique. Le clavier du 9,7 pouces est très étroit, nettement plus que la tablette en 12,9 pouces. Et on perd évidemment le côté protection, comme le montre la photo. Mais iPadOS voit bien un clavier physique, il fonctionne, rien à dire sur ce point. Je suppose que le Smart Keyboard pour les iPad de ~10 pouces (7, Air 3, Pro) fonctionne aussi de la même façon, même s’il est trop grand pour l’iPad de 9,7 pouces et trop petit pour le 12,9 pouces…

Le clavier fonctionne, mais ce n’est pas très large


Ca ne protège pas beaucoup

Réactiver le bong de démarrage des Mac

Par Pierre Dandumont

Depuis 2015, les Mac ne font plus leur emblématique bong au démarrage. Mais il existe une commande qui permet de le réactiver.

Alors, j’ai découvert la commande récemment, je ne sais pas depuis quand ça fonctionne, mais a priori ça passe sur pas mal de Mac. C’est peut-être lié à une mise à jour de l’EFI, je ne suis pas certain à 100 %. Elle est différente de celle vue à la sortie des MacBook Pro Thunderbolt 3 en 2016.

La commande donc. Vous pouvez la lancer depuis macOS (avec sudo) ou depuis la partition de restauration (sans sudo). Truc à savoir, un effacement de la NVRAM désactive le son. De même, comme sur les Mac qui en ont un, si vous mettez le volume des enceintes au minimum ça ne fonctionnera pas.

sudo nvram StartupMute=%00

J’ai testé sur un MacBook 2017 et un MacBook Pro 2017 et ça fonctionne. J’ai lu des retours sur des iMac, MacBook Pro moderne, etc. Pour revenir à l’état d’origine, il faut utiliser la commande sudo nvram StartupMute=%01 ou effacer la NVRAM.

Attention, la vidéo est un peu modifiée. Comme je n’ai pas de bon micro à la maison, j’ai dû augmenter un peu le volume pour que ce soit bien audible sans monter le volume sur YouTube.

MPX, un connecteur Apple sans avenir ?

Par Pierre Dandumont

Le dernier Mac pro amène pas mal de trucs intéressants, mais il y a une innovation que je trouve un peu bizarre : le connecteur MPX. Enfin, disons que son existence est logique dans le fonctionnement d’Apple et ses soucis du détails, mais que ce connecteur n’a pas vraiment d’avenir.

Le MPX, donc, est un connecteur propriétaire, physiquement proche d’un connecteur PCI-Express 8x. Il est utilisé sur les cartes graphiques Apple du Mac Pro, donc sur peu de cartes dans l’absolu. Il ne sert absolument à fournir de la bande passante supplémentaire au GPU, mais uniquement à simplifier les câblages en interne.

Apple, depuis quelques années maintenant, pousse le Thunderbolt (1, 2 puis 3), une technologie efficace, mais compliquée à intégrer. En effet, le câble transporte de la vidéo (du DisplayPort) et des données (du PCI-Express) et amener la vidéo et les données n’est pas trivial. Il faut en effet récupérer la vidéo dans le GPU et le PCIe dans le CPU ou le chipset. Si c’est assez simple avec un portable ou une machine intégrée comme l’iMac ou le Mac mini, ça l’est beaucoup moins dans une machine de bureau. Le Mac Pro 2012 n’avait pas de Thunderbolt, le 2013 en avait, mais avec des cartes graphiques intégrées, qui n’a jamais été possible de remplacer.

L’outil d’Apple permet de partager les lignes

Avec le Mac Pro 2019, Apple utilise des cartes plus ou moins standards (moins que plus) et a donc dû trouver une solution. Dans les PC, c’est assez simple : le Thunderbolt est sur la carte mère, donc relié au chipset/CPU (en fonction des cas) et la vidéo est récupérée comme à l’époque des 3dfx des années ’90 : un câble part du GPU vers une entrée sur la carte mère. C’est moche, mais c’est efficace (et – numérique oblige – sans pertes). Mais en dehors du fait que ce ne soit pas visuellement très agréable, ce choix empêche d’avoir des connecteurs directement sur le GPU. Il existe bien quelques GPU externes avec du Thunderbolt, mais sans possibilité de changer le GPU, justement.

On voit bien les deux connecteurs en plus sur cette photo (c) iFixit

Dans le Mac Pro… il y a donc le MPX. Le connecteur transporte la vidéo dans les deux sens, ainsi que 8 lignes PCI-Express. L’intérêt ? Pouvoir utiliser indifféremment les prises du boîtier ou celles de la carte graphique, d’abord, sans avoir un disgracieux câble qui boucle à l’arrière. Parce que c’est moche. Ensuite, les lignes PCI-Express permettent d’intégrer directement des prises Thunderbolt 3 sur les cartes : elles récupèrent les lignes directement, sans impact sur la bande passante dédiée au GPU. Pourquoi huit lignes et pas quatre, vu que le Thunderbolt n’en utilise que quatre ? Parce que le Mac Pro, comme le modèle 2013 et quelques MacBook Pro, intègre deux contrôleurs. Un sur la carte mère et un sur une carte fille. Ca permet de gérer pas mal d’écrans et ne pas trop limiter la bande passante. En plus de cette connectique interne, Apple en a profité pour fournir de l’énergie au GPU. Même chose, on se retrouve un peu avec le souci du détail, le but est d’éviter les câbles disgracieux. le MPX permet de fournir 500 W (un peu plus même : 475 W sur le connecteur, avec en plus 75 W directement sur le connecteur PCI-Express) sans les câbles six et huit broches classiques dans les PC. Bon, je pense que ce n’est pas totalement lié à l’esthétique : la carte la plus performante fournie intègre intègre deux puces Vega 20 d’AMD, ce qui consommme… beaucoup. Les cartes PC avec une seule puce dépasse facilement les 300 W, donc la carte d’Apple doit s’approcher du maximum du MPX. En réalité, la possibilité de fournir autant d’énergie semble être uniquement un effet de bord des choix d’Apple : la consommation élevée vient en partie du fait qu’Apple privilégie AMD et doit donc intégrer deux GPU pour obtenir d’excellentes performances, sans avoir d’autres voies technologies actuellement.

Les connecteurs Thunderbolt 3 se partagent deux bus (et deux contrôleurs)

le MPX sert donc essentiellement à faire une machine jolie, bien intégrée, pratique. Elle sert à rassurer les utilisateurs, à vendre un truc luxueux. Mais en pratique, on pourrait avoir des boucles pour le DisplayPort à l’arrière, des connecteurs Thunderbolt 3 uniquement sur le boîtier et des prises huits broches pour l’alimentation. Ce serait moins joli, moins propre… et plus compatible. Parce qu’en pratique les cartes MPX ne sont évidemment pas compatibles avec les PC, et les cartes de PC, si elles fonctionnent avec le Mac Pro, ne permettent pas d’utiliser les prises Thunderbolt et nécessitent dans la majorité des cas l’achat d’adaptateurs. Parce que oui, le Mac Pro n’a évidemment pas de prises « PCIe » pour l’alimentation, et la version Apple (vendue par Belkin) vaut 65 €. Avec une prise forcément prorpriétaire.

Deux GPU, du MPX, et une consommation qui doit approcher les 500 W

C’est un peu le problème : sous couvert d’utiliser du PCI-Express et quelque chose qui semble standard au premier regard, on reste sur du propriétaire, avec un surcoût et une perte de fonctionnalités quand on passe sur un truc plus classique. Sur ce point, le Mac Pro 2019 est évidemment meilleur que le 2013, mais moins bien que les précédents, même s’il fallait parfois bidouiller pour alimenter de grosses cartes.

Reste que je vois mal des constructeurs de cartes pour PC adopter le MPX – même du temps des Power Mac, les cartes tierces avaient rarement de l’ADC -. Quand à la pérennité du Mac Pro, j’hésite. Le dernier a été vendu six ans sans être mis à jour, et sans recevoir de possibilités d’amliorations. Ici, Apple semble proposer un peu plus de choix, et il y a déjà au moins un modèle prévu en plus (à base de Navi). Reste à voir si ça continuera, si Apple proposera de nouvelles cartes régulièrement, ou si le MPX aura juste été une jolie façon d’intégrer du Thunderbolt 3 dans un GPU…

Un prototype de MacBook Pro 17 pouces chez un lecteur

Par Pierre Dandumont

Un lecteur, Rebel Tech, m’a envoyé des photos d’un prototype de MacBook Pro. C’est un 17 pouces acheté quelques dizaines de dollars.

C’est un modèle avec une carte mère rouge (un classique pour les prototypes) avec un processeur ES (présérie chez Intel), un lecteur optique “prototype” et une carte Wi-Fi « EVT ».

La carte mère rouge




Un lecteur optique prototype


Une carte Wi-Fi EVT



Un prototype de PowerBook 180 gris clair sur eBay

Par Pierre Dandumont

Henry Plain vend un PowerBook 180 assez intéressant sur eBay : un modèle DVT avec une coque claire. Le prix ? ~7 500 $.

Parfois appelé « PowerBook 10e anniversaire » sans raisons, il possède une coque gris clair, un trackball et un clavier gris foncé, une charnière foncée (elle a peut-être été remplacée, c’est le point faible de ces machines), la coque du bas est foncée et la structure de l’écran est noire à l’avant avec gris clair à l’arrière. Le PowerBook fonctionne, même si l’écran donne une drôle de couleur (c’est peut-être la balance des blancs).




Un prototype de Pippin sur Yahoo Auction

Par Pierre Dandumont

Sur Yahoo Auction, ma source principale pour les jeux Pippin (les japonais utilisent beaucoup plus Yahoo que eBay), j’ai vu passer une Pippin de développement.

Cette version arrivait dans une boîte noire, avec quelques différences subtiles par rapport à la version classique. Comme ma version, elle possède sûrement une ROM de développement qui permet de booter sur un disque dur. Dans les différences notables visuellement, on peut noter l’absence de marquage sur l’arrière – la mienne en a -, avec une zone vide à la place du nom de la console. Sur la face avant, et on le voit bien sur les photos, les logos PowerPC et Atmark sont simplement collés (c’était le cas sur la mienne) alors que les versions standards ont des logos gravés dans le plastique. On peut aussi noter, même si la photo est un peu petite, un modem différent de celui de la version finale. Enfin, les CD et la documentation, eux, semblent standards. La console a été proposé à 25 000 ¥ (et est partie à 46 000 ¥).

La boîte noire, le modem dans le coin


C’est bien un prototype


On voit bien que les logos sur les côtés sont des autocollants.


Une zone blanche au lieu du nom de la console

Une carte mère PVT d’iBook

Par Pierre Dandumont

écemment, j’ai récupéré un truc intéressant : un prototype d’iBook. Enfin, plus exactement une carte mère PVT dans un iBook défectueux : le connecteur d’alimentation était mort.

Dans les iBook, les cartes mères « PVT » (Production Verification Test) sont assez courantes. Même chez PowerBookMedic, la carte d’illustration est de ce type.

La carte mère

On peut tout de même voir une inscription PVT, un CPU IBM « Confidential » et les prises classiques des iBook. Il y a un connecteur assez large au bout de la carte dont je ne connais pas l’usage, et des traces pour de la mémoire. Un sujet sur MacRumors s’intéresse à ces dernières, vu qu’elles pourraient permettre d’installer plus de RAM. Un iBook (l’original) dispose de 32 Mo sur la carte + un emplacement SO-DIMM, les derniers (comme ici) possèdent 64 Mo en interne. Mais avec quatre emplacements en interne, il est théoriquement possible de passer à 512 Mo (et donc 1 Go au total).

PVT


IBM Confidential


Les emplacements RAM vides


Le connecteur mystère

Malheureusement le disque dur ne contenait rien d’intéressant.

LogicKeyboard, les claviers Apple pour les pros du raccourci

Par Pierre Dandumont

Pendant les soldes, LDLC a mis en vente un truc un peu particulier : un kit LogicKeyboard pour les anciens claviers Apple (et pour Logic Pro 8). Un truc qui devait traîner derrière une armoire, vu que le clavier en question n’est plus en vente depuis 2007. Vu le prix, et avec un code promo (SNOW10), j’en ai acheté un.

La société danoise LogicKeyboard est spécialisée dans les claviers personnalisés pour les logiciels professionnels, de Logic Pro X à Final Cut X en passant par Premiere, Photoshop, etc. Si vous n’avez jamais vu ce genre de claviers, ils intègrent des touches colorées avec les raccourcis indiqués directement. Dans un contexte professionnel, et avec des logiciels qui font énormément appel à des raccourcis, le gain en productivité est assez important.

Avant


Après

Pouir l’exemple, je suis allé voir ce que la société propose pour Logic Pro X. On trouve donc des skins, c’est-à-dire des caches à placer sur les claviers classiques (MacBook Pro après 2016, MacBook Pro avant 2016 – 2012 à 2015, je suppose – et Magic Keyboard avec pavé numérique. Mais la société vend aussi des claviers complets. Il peut s’agit de claviers compatibles avec les Mac (avec des touches adaptées à macOS) ou tout simplement des claviers Apple modifiés en usine. Pour Logic Pro X, la société vend un ancien clavier Apple aluminium pour 140 €. Dans les années 2000, la société vendait aussi des touches en kit, quand il était possible de les enlever facilement. Le passage sur un format à ciseaux à évidemment sonné le glas de cette possibilité.

Un clavier Apple modifié

Le kit

Le kit nécessite un clavier Apple Keyboard (le blanc, sorti en 2003, référence A1048). Le kit, adapté à l’AZERTY (agencement ISO), comprend toutes les touches nécessaires et un outil pour échanger facilement les keycap. La qualité des pièces est correcte, même si le plastique semble subjectivement meilleur sur le clavier Apple. Les touches n’ont pas exactement le même marquage (la police utilisée est différente) et les lettres sont plus petites pour afficher les raccourcis. Le changement de touches est assez rapide, en quelques dizaines de minutes, vous devriez arriver à changer toutes les touches. La seule partie énervante vient des grandes touches, il faut enlever les barres de métal internes pour les placer dans les nouvelles touches.

Le kit


Les touches


Enlever une touche


Petite comparaison


Le résultat


Le résultat

Je n’ai pas trouvé le prix du kit à l’origine, mais c’était a priori intéressant si vous possédez déjà le clavier Apple.

Un prototype de carte mère de MacBook Pro

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype de carte mère de MacBook Pro 17 pouces, dans sa version 2007. Le vendeur la propose pour 200 $.

En dehors de la couleur verte inhabituelle (même si le rouge est plus courant pour les prototypes), la carte intègre quelques connecteurs de debug. La photo ne permet pas de vérifier le modèle de GPU, mais la taille et la marque (Nvidia) ne laissent pas trop de doutes sur le fait qu’il s’agit du G84 (GeForce 8600M) de la version finale. Vu la fréquence, le CPU est a priori un Core 2 Duo T7700, un modèle avec deux coeurs à 2,4 GHz. Pour le reste, rien de spécial.




Mon projet de NAS rapide sous macOS (partie 4)

Par Pierre Dandumont

Depuis un moment maintenant, j’utilise un vieux Mac Pro (2006) en tant que NAS, avec une carte 10 Gb/s et plusieurs disques en RAID. j’en avais parlé , et . J’ai profité d’un peu de temps pour le mettre à jour.

A la base, je voulais juste mettre une carte Wi-Fi pour régler un petit bug. Je mets le Mac en veille et je le réveille par Bonjour Sleep Proxy, mais ça ne fonctionne que si j’utilise une des prises Ethernet de la machine. Le problème, c’est qu’au réveil la liaison s’effectue sur cette prise et pas sur la prise 10 Gb/s, même en modifiant l’ordre des interfaces correctement. J’espérais – à tort – qu’intégrer une carte Wi-Fi réglerait le problème. Mais comme j’ai dû ouvrir une bonne partie du Mac pour installer la carte, ai profité pour faire la mise à jour des CPU.

J’en avais parlé dans le premier sujet, le Mac Pro utilise des Xeon 5150 (Woodcrest) avec un TDP de 65 W et une fréquence de 2,66 GHz. En charge, ce qui reste assez rare dans mon cas, la machine consomme donc environ 200 W. Comme Gilles, j’ai décidé de réduire (un peu) la consommation, en installant des Xeon 5148. Il s’agit de deux modèles Woodcrest LV avec une fréquence un peu plus basse (2,33 GHz), le même nombre de coeurs mais (surtout) un TDP de 40 W. A l’époque, la différence venait essentiellement de la tension : 1,5 V au max sur les CPU d’origine, 1,25 V sur les autres. Bonne nouvelle, le Mac démarre avec les nouveaux CPU, et l’horloge ne bouge pas (ils ont le même TDP). Pour mon usage, le gain en consommation est intéressant (je perds un bon 40 W en charge) et la perte de performances reste assez faible. Il faut bien prendre en compte que le Mac est en veille l’énorme majorité du temps, donc consomme assez peu dans l’absolu. Le seul problème, finalement, c’est que la mise à jour a pris quand même pas mal de temps, vu qu’il faut démonter beaucoup de choses avant d’accéder aux CPU…

L’ancien CPU


2,66 GHz


Deux CPU bien propres


2,33 GHz


Mac OS X reconnaît les puces


Pas de soucis

Un prototype de lecteur CD 8 cm pour le PowerBook 5300

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques mois, je parlais du PowerBook 5300 et du fait qu’Apple avait prévu de proposer un lecteur de CD-ROM limité aux disques de 8 cm. Et bien un lecteur de ce type est en vente sur eBay.

La vente comprend un PowerBook 5300 du commerce, mais aussi quelques accessoires plus rares. Premièrement, donc, le lecteur de CD-ROM. Il lit les disques de 8 cm et la référence est CR-371. Deuxièmement, dans un coin d’une photo, un lecteur de MO Apple. Les disques Magnéto-Optique permettent de lire et écrire comme sur une disquette, mais avec une capacité plus élevée (230 Mo à l’époque). Et troisièmement, une batterie Li-Ion de préproduction. J’avais évoqué ce point il y a longtemps : Apple avait prévu une batterie Li-Ion pour le 5300, mais la marque avait dû rappeler les quelques exemplaires vendus en 1995 à cause d’incendie. Dans la pratique, les PowerBook 5300 ont été vendus avec des batteries NiMH d’une capacité plus faible, mais sans la fonction incendie gratuit. Enfin, l’annonce propose aussi un prototype de chargeur.

Le lecteur de CD




La batterie Li-Ion


Le prototype de chargeur


Au milieu, le lecteur de MO

Le vendeur demande 1 600 $ pour l’ensemble, ce qui semble un peu beaucoup pour des prototypes d’accessoires.

Le cas de la mémoire cache des Mac Pro : Apple n’utilise pas des CPU custom

Par Pierre Dandumont

Vu que j’ai eu la discussion avec quelques personnes qui pensaient, en ayant vu cette page chez Apple, que le Mac Pro possédait des processeurs un peu particuliers avec plus de mémoire cache. Ce n’est pas le cas, Apple a juste une façon particulière (et pas nécessairement fausse) de compter la mémoire en question.

Un peu d’explications, je vais essayer d’être clair. Dans un processeur, vous avez différents niveaux de mémoire cache, le niveau 1 (L1), le niveau 2 (L2) et le niveau 3 (L3). Ces trois mémoires se placent entre le processeur et la mémoire vive, pour accélérer les transferts. Si on peut considérer la mémoire vive (RAM) comme rapide face à un disque dur ou un SSD, elle est lente par rapport au processeur. La mémoire cache est rapide, mais sa capacité assez limitée. J’omets volontairement ici le cache µOP (une sorte de L0) et la mémoire eDRAM de certaines puces qui fait office de cache L4.

Dans les architectures Intel classiques (on va prendre comme exemple un Core Skylake comme celui d’un MacBook Pro), l’architecture est la suivante. D’abord, deux L1 de 32 ko (un pour les données, un pour les instructions) par coeur. Ensuite, 256 ko de L2 par coeur. Enfin, jusqu’à 2 Mo de L3 par coeur. La gestion des niveau 2 et 3 est inclusive : le contenu du L2 est automatiquement présent dans le L3. De plus, le cache de niveau 3 est partagé entre les différents coeurs, donc sa capacité totale varie en fonction des puces. La valeur de 2 Mo par coeur est un maximum : Intel réduit parfois ce nombre pour segmenter sa gamme. Par exemple mon MacBook Pro 2017 dispose d’un processeur avec 4 coeur, mais seulement 6 Mo de cache, il faut passer sur un modèle plus rapide (et plus cher) pour disposer de 8 Mo.

N3 partagé

On résume : 2×32 ko par coeur, 256 ko par coeur, un L3 partagé qui contient automatiquement le L2 de chaque coeur. La valeur pratique, celle qu’Apple indique dans la page des MacBook Pro, va être celle du cache de niveau 3.

Le cas Mac Pro

Le Mac Pro 2019 utilise des puces Cascade Lake, avec des Xeon W. Techniquement, ce sont des Skylake “X” avec quelques corrections de bugs et quelques lignes PCI-Express de plus. Le point intéressant, qui a fait douter pas mal de gens, c’est qu’Apple indique une grosse quantité de mémoire cache sur la page du Mac Pro. Jusqu’à 66,5 Mo de mémoire cache sur le modèle 28 coeurs, alors qu’Intel annonce seulement 38,5 Mo de cache de niveau 3. Une erreur ? Un processeur avec plus de mémoire cache pour Apple ? Non. Une autre façon de compter. Par ailleurs, Apple indique bien « Mémoire cache » et pas « Mémoire cache de niveau 3 ».

Les valeurs Apple

L’architecture expliquée juste avant n’est pas la seule possible. AMD utilise une autre façon de faire, et Intel – avec les Skylake X – utilise la même. Dans un Xeon W de Mac Pro, donc, on retrouve deux caches de niveau 1 de 32 ko (données et instructions) et 1 Mo de cache de niveau 2 par coeur (une valeur nettement plus élevée qu’auparavant). Les deux premiers niveaux sont inclusifs (le contenu du L1 est dans le L2). Ensuite, et contrairement aux autres puces Intel, le cache de niveau 3 est exclusif. Sa capacité est de 1,375 Mo par coeur. Vu la taille du L2, c’est assez logique, d’ailleurs. En clair, le contenu du L2 et du L3 n’est pas le même. Sur une puce avec 28 coeurs, on a donc 38,5 Mo de L3 (28*1,375) et 28 Mo de L2 (28*1)… soit les 66,5 Mo d’Apple. Ce n’est pas très orthodoxe comme façon de compter, mais c’est techniquement valable : il y a 66,5 Mo de cache accessibles.

Pourquoi 24,5 ?

Maintenant, vous allez peut-être demander pourquoi le processeur avec 8 coeurs dispose de 24,5 Mo de cache, ce qui ne colle pas avec le calcul (8*1 + 8*1,375, ça fait 19 Mo). En fait, Intel intègre bien 1,375 Mo par coeur, mais les processeurs n’ont pas nécessairement tous les coeurs actifs. Je ne connais pas la raison exacte, mais Intel utilise des CPU avec une partie des coeurs désactivés, en fonction des références. Les versions 4 et 6 coeurs (qu’Apple n’utilise pas) ont 8,25 Mo de L3 (la valeur des 6 coeurs). Les 8 coeurs ont 16,5 Mo de L3 (la valeur de 12 coeurs). Les 10, 12 et 14 coeurs ont 19,25 Mo (la valeur des 14 coeurs). Les 16, 18, 24 et 28 coeurs ont la valeur attendue. A priori ça vient du type de die utilisé, en fonction des contrôleurs mémoire, de la gestion de la liaison entre les coeurs, etc. En clair, la valeur théorique est 1,375 Mo par coeur, mais ça peut varier selon l’architecture interne.

On résume : 2×32 ko par coeur, 1024 ko par coeur, un L3 partagé (1,375 Mo par coeur) qui ne contient pas le L2. La valeur pratique, celle qu’Apple indique dans la page du Mac Pro, va donc être l’addition du L3 et des différents L2.

Mais donc Apple ne ment pas. Apple compte d’une façon avantageuse pour sa communication, mais avec une base technique valable, qui a l’avantage (pour eux) d’empêcher la comparaison directe et peut induire en erreur.

Les vrais CPU custom

Au passage, pour revenir à cette légende : Intel propose rarement des CPU custom, même pour un gros client comme Apple (qui ne l’est pas tant que ça, d’ailleurs). On peut considérer les modèles avec un gros IGP (et de la mémoire eDRAM) comme des commandes pour Apple, et la marque à la  a parfois reçu des modèles avec des fréquences spécifiques, mais les vrais custom restent assez rares. Un des premiers exemples reste le Core 2 Duo des MacBook Air (2008), qui utilisait un package plus compact, et les CPU des Mac Pro 2009 (4,1) qui n’avaient pas d’IHS. Enfin, des rumeurs indiquent que le CPU Kaby Lake G (une puce Intel qui intègre un GPU AMD) a été pensée pour Apple… mais Apple ne l’a jamais intégré. Reste que dans l’absolu, c’est donc plutôt rare qu’Intel propose des puces spécifiquement pour Apple, et il s’agit généralement d’arrangements physiques plus que des changements profonds.

Un prototype transparent de Macintosh SE

Par Pierre Dandumont

Vu sur Reddit, un Macintosh SE transparent.

C’est un modèle qu’on voit de temps en temps : dans les années 80, Apple faisait des prototypes de ses machines avec un boîtier en acrylique transparent.

Prise en main du Beats Solo Pro et son adaptateur Lightning

Par Pierre Dandumont

J’utilise des AirPods (1re génération) depuis un moment, mais dans les transports, c’est franchement peu pratique : ça n’isole pas du tout. Du coup, quand Apple a sorti les AirPods Pro et le casque Beats Solo Pro, j’ai hésité.. et j’ai finalement craqué pour le Beats.

Je ne vais pas vous tester le casque lui-même, il y a des tests de gens spécialisés dans le son un peu partout. Disons que pour résumer, le casque serre un peu, le son est bon, avec moins de basse que d’habitude (enfin, c’est plus équilibré) et la réduction de bruit est vraiment efficace.

Le casque

Le point intéressant du casque, c’est évidemment l’intégration à iOS : on peut paramétrer facilement la réduction : avec, sans ou un mode transparence, qui amplifie les sons extérieurs pour entendre des annonces sonores (par exemple). Comme d’habitude avec la réduction de bruit, je suis un peu déçu du comportement quand il y a du vent : ça amplifie ce bruit précis. Mais bon, dans l’ensemble ça fonctionne plutôt bien.

Comme j’utilise souvent le casque pour de la vidéo, et même si iOS compense assez bien la latence, j’ai acheté l’adaptateur Lightning vers jack. Pour résumer, le casque est uniquement Bluetooth, sans prise jack, mais Apple vend un adaptateur qui a d’un côté une prise Lightning mâle et de l’autre une prise jack mâle. Question qualité (surtout pour les 40 € demandés), c’est un peu limite : le câble est super fin, sans tressage, ni rien. Comme ça, à vue de nez, il ne va pas tenir des années en usage intensif, c’est assez évident.

Le câble, très fin

Il se branche sur le casque, sur sa prise Lightning, et j’avais espéré – un peu naïvement – qu’un adaptateur Lightning vers jack (femelle) Apple fonctionnerait. Malheureusement, non : impossible de réutiliser l’adaptateur que vous avez peut-être eu avec un iPhone sans prise jack. Qui plus est, l’adaptateur ne fonctionne que si le casque est chargé : il est impossible de passer en filaire passif si la batterie du casque est vide. Bon, le problème n’est pas réellement important : le Beats Solo Pro a une bonne autonomie (et j’ai eu un peu de mal à le vider pour tester). Au passage, d’ailleurs : le câble Lightning vers jack du casque est réversible : on peut l’utiliser pour brancher un iPhone en Lightning à un appareil qui a une entrée jack.

Dans les autres choses à savoir, Beats fournit une housse et un câble Lightning noir, mais avec une prise USB-A. C’est un peu dommage en ces temps d’USB-C. Au passage, personnellement, le Lightning ne me dérange pas pour la charge, vu que j’ai un câble à demeure pour les accessoires Apple (clavier, iPhone, etc.) mais je peux comprendre que ça fasse bizarre. Et la puce H1 du casque fonctionne bien, que ce soir pour le jumelage ou pour « Dis Siri ».

le câble Lightning noir

Le seul défaut réel, assez classique avec les casques à réduction de bruit, c’est le prix. 300 € ça pique pas mal.

Un prototype de Mac du 20e anniversaire sur eBay

Par Pierre Dandumont

Récemment, sur eBay, une personne a essayé de vendre un prototype de Mac du 20e anniversaire. Ce modèle a un truc particulier : des accessoires transparents.

La personne essayait de le vendre 2 000 $, mais la vente a été supprimée. Alors, premièrement, le lecteur de CD ne fonctionne pas. Sur ce genre de machine, ce n’est pas évident à réparer vu le format, même si la mécanique est assez classique. La machine a un sticker qui indique qu’il s’agit d’un prototype sous le caisson de basse Bose, mais le point visible est surtout le clavier et le trackpad transparents. C’est un truc assez habituel dans les prototypes Apple, mais c’est pluttôt sympathique ici. Pour rappel, le clavier et le trackpad peuvent être séparés, et Apple fournissait un cache pour remplacer le trackpad sur le repose-poignet. On peut voir ce dernier sur la première photo.

Le Mac complet


Le sticker qui indique que c’est un prototype


Le clavier transparent


Les guides sous le clavier pour le trackpad

MacBook Pro 16 pouces et le rafraîchissement de l’écran, pas merci Intel ?

Par Pierre Dandumont

C’est un sujet que j’ai déjà évoqué, pour pas mal de technologies Apple dépend largement de ce qu’Intel est capable de faire avec ses processeurs. Et dans pas mal de cas, c’est problématique. Le récent MacBook Pro a d’ailleurs visiblement une technologie bridée à cause des GPU Intel (enfin, si je ne me trompe pas).

L’exemple le plus flagrant est celui de la mémoire. Les MacBook Pro utilisent depuis un moment de la mémoire dites « LP », c’est-à-dire basse consommation. cette mémoire, souvent plus rapide que la version classique, consomme moins. Mais le contrôleur mémoire doit supporter la technologie. Dans les iPad ou iPhone, pas de soucis : Apple peut mettre un contrôleur adapté. Dans les puces Intel, c’est plus compliqué. Intel ne supporte que la LPDDR3 (ancienne) ou la DDR4 classique (qui consomme plus). Les MacBook Pro 15 pouces de 2016 et 2017 sont restés en LPDDR3, les versions 2018, 2019 (et maintenant le 16 pouces) sont en DDR4, pour offrir plus de capacités et de débit. Le problème, c’est qu’Intel ne supporte la LPDDR4 que sur les puces Ice Lake (en 10 nm, uniquement pour les petits portables) ou Comet Lake (en 14 nm, mais avec seulement six coeurs).

Pour la vidéo, c’est un peu la même chose. Le nouveau MacBook Pro 16 pouces intègre une option qui permet de forcer une fréquence de rafraichissement de 60 Hz (la norme), 59,94 Hz (une fréquence issue du passage à la couleur du NTSC dans les années 50), le 50 Hz (pour les Européens), le 48 Hz (2x 24 Hz, la fréquence classique en cinéma) et 47,95 Hz (2x 23,976 Hz, la norme en NTSC pour les mêmes raisons que le 59,94). C’est très bien, et comme l’explique Apple, c’est intéressant pour vérifier que de la vidéo est parfaitement fluide. Mais le changement est manuel.

La question qui se pose, c’est pourquoi macOS n’effectue pas directement le changement ? Techniquement, pas de soucis. Les écrans capables de faire varier la fréquence de rafraichissement en temps réel existent depuis quelques années. Ca s’appelle G-Sync chez Nvidia (de façon évidente, macOS ne supporte pas vraiment ça), et FreeSync ou Adaptative Sync chez AMD. Adaptative Sync est le standard de la norme DisplayPort, FreeSync l’implémentation AMD qui peut être utilisée en HDMI (notamment). Le problème, car il y a un problème, c’est que si la Radeon des MacBook Pro peut le faire, l’IGP Intel ne peut pas. Le MacBook Pro 16 pouces possède un processeur de 9e 8e 7e 6e génération (Coffee Lake), qui intègre une puce Intel UHD 630, de la 10e génération. Le problème, donc, c’est que la Gen. 10 ne supporte pas l’Adaptative Sync. Il faut une puce Intel de la Gen. 11, intégrées uniquement dans les CPU Ice Lake. Mais les CPU Ice Lake ne proposent pas assez de coeurs pour un MacBook Pro 16 pouces.

Les réglages, dixit Apple

C’est idiot, et on peut espérer que de futurs MacBook Air, MacBook Pro 13 pouces ou même 14 pouces (selon les rumeurs) prennent en charge la fonction automatiquement grâce à des CPU Ice Lake (ou des SoC ARM, pourquoi pas). Et si Apple n’a pas décidé de brider la fonction de façon arbitraire, il est peut-être même possible de le faire actuellement avec un écran FreeSync sur le MacBook Pro 16 pouces. Avec un moniteur branché, le problème de la puce Intel n’existe plus : c’est la Radeon qui prend le relais automatiquement.

Pour rappel, pendant ce temps, ça fait plusieurs années que les iPad proposent des dalles avec un rafraichissement variable qui monte à 120 Hz.

Un beau prototype d’écran Apple, totalement transparent

Par Pierre Dandumont

Vu sur une annonce eBay (mais il n’est pas à vendre), un écran Apple totalement transparent. C’est a priori un Apple Macintosh Color Display (14 pouces), un écran couleur Trinitron qui supporte le 640 x 480 (et c’est tout).

Les appareils transparents sont rares, il s’agit généralement de prototypes à usage interne, et l’absence de blindage sur les composants peut poser des soucis (mais c’est plus joli sans). Visiblement Jonathan Goldman ne compte pas le vendre – les annonces indiquent bien que l’écran n’est pas compris – et il possède a priori un Macintosh LC dans la même veine.




Avec un LC transparent

Un prototype d’iPhone 4S sur eBay

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype d’iPhone 4S, en DVT. C’est un iPhone 4S sous SwitchBoard et pour une fois, il n’est pas vendu trop cher.

La face arrière indique des XXX pour le numéro de série, et le menu de démarrage n’est évidemment pas la classique grille d’icônes. L’appareil est en bon état, et le vendeur en demande 350 $ (quand vous lirez ces lignes, il aura été vendu).


Notez les XXX


Un Macintosh Portable transparent sur eBay

Par Pierre Dandumont

Récemment, Henry Plain a décidé de vendre un Macintosh Portable transparent sur eBay. Ce n’est visiblement pas le modèle dont j’avais déjà parlé, il y a quelques différences.

C’est un M5120 (sans rétro-éclairage) sous System 6.0.7 qui a été réparé et remis à neuf (condensateurs changés, batterie neuve, etc.) et il démarre. Henry le vendait 15 250 $, l’annonce a été retirée avant la fin, donc il a été vendu (je suppose) mais aucune idée du prix. Il a été vu dans pas mal de sites récemment, par ailleurs, mais les images ont été fournies par une autre personne connue dans le petit monde des prototypes, Sonny Dickson.



On peut noter le trackball orange





Un prototype de clavier Bluetooth sur eBay

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype de clavier Apple. C’est un modèle aluminium sans fil (v1) en DVT. Le prix demandé est (très) exagéré : 950 €.

Le clavier n’a rien de spécial visuellement, mais un sticker et une inscription indiquent qu’il s’agit d’un prototype. Le vendeur ajoute que le clavier se nomme lui-même « Clares Keyboard ». C’est la version d’origine, qui demande trois piles AA pour fonctionner.




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