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Coronavirus Times : L’impression 3D et le DIY au secours des malades

Par Pierre Lecourt

En Chine, au Japon, en Italie, en Espagne et en France, les histoires mêlant impression 3D et Coronavirus se multiplient. Des particuliers, de simples particuliers, comme des entreprises et des fablabs viennent en aide à leurs voisins, leur famille et, plus rarement, aux malades et aux hôpitaux avec ces fameuses imprimantes 3D qui pour beaucoup n’avaient aucun intérêt.

poignée de porte impression 3D

Dès les premiers jours de l’épidémie, l’impression 3D a commencé à proposer des solutions face aux problèmes liés à l’épidémie de Coronavirus Covid-19. La plupart du temps, les gens ont commencé à produire des supports pour fabriquer des masques de fortune. De simples clips plus pratiques que les solutions de base, que l’on pouvait changer facilement. Mais très vite des solutions de plus en plus évoluées sont apparues.

De nombreuses personnes ont réfléchi à la fabrication de respirateurs maison, des solutions simples et efficaces utilisant les matériels existants déjà dans les hôpitaux mais ne coûtant pas plusieurs dizaines de milliers d’euro pièces. En adaptant des masques et des solutions manuelles avec des solutions développées maison, des machines efficaces ont pu être mises en place. Il suffit de suivre la page Facebook Open Source COVID19 Medical Supplies pour comprendre le génie de certains pour adapter des matériels non utilisés par manque de moyens mécaniques. dans beaucoup de pays en voie de développement, les respirateurs manuels sont adaptés à des solutions mécanisées de cette manière.Open Source COVID19

J’ai pu lire une histoire édifiante à ce sujet. Un paysan Indien atteint d’une maladie qui le paralysait peu à peu. Au bout de quelques jours, il n’arrivait plus à respirer tout seul. Dans son hôpital de province, aucun respirateur artificiel n’était disponible. Seule solution locale, un petit dispositif manuel où l’on presse une sorte de gros ballon transparent pour qu’il pousse de l’air vers un masque posé sur le nez et la bouche du patient. Le genre d’objets que l’on voit dans les séries médicales posés sur le visage des gens sur les brancards… Un objet qui ne coûte pas très cher. Problème, il faut quelqu’un pour le manipuler. L’homme a pu compter sur sa famille et ainsi sa femme et son frère se sont relayés à son chevet jour et nuit pour appuyer sur le respirateur manuel, 15 fois par minute, jour et nuit pendant…. 18 jours. Ce qui lui a permis de rester en vie. Assez pour ne plus avoir besoin d’une aide respiratoire et sortir de l’hôpital sur ses deux jambes.

Respirateur artificiel DIY

Cette aventure a lancé l’idée de construire des systèmes de respirateurs adaptés à ces outils manuels en 2010 au MIT. Et cela a abouti au dispositif que vous voyez juste ci dessus en image. L’idée étant de proposer un matériel simple, efficace et employant des produits disponibles partout à des prix abordables. Le souci actuel étant de grande ampleur et “ponctuel”, le dispositif du MIT n’est cependant pas envisageable. Il faut des solutions rapides à développer avec les moyens du bord et non pas un appareil “low cost” à installer là où les appareils les plus chers ne sont pas disponibles. 

Avec l’épidémie de coronavirus, cette idée est donc relancée avec des tonnes d’exemples de développement maison autour de cette idée de “faire simple”. Un recours à la lowtech pour pallier le manque de matériel très haut de gamme disponible dans les hôpitaux. 

Open Source COVID19 Medical Supplies COVID19 Open Source COVID19 Medical Supplies

Avec du materiel de CNC classiques, des moteurs, tiges filetées, roulements et autres, largement disponibles en 2020 grâce au marché de l’impression 3D, des logiciels de conception 3D qui se sont démocratisés et des solutions microcontrôleur abordables, des dizaines de projets ont ainsi pu voir le jour. L’objectif étant de développer au final un respirateur Open Source, simple, efficace et abordable. Qu’un particulier pourrait construire lui même en cas de besoin pour aider un malade ou pour donner à des hôpitaux pour faire face à une épidémie. Des produits qui ne seront probablement jamais certifiés par nos systèmes de santé en temps normal mais qui pourraient sauver des vies dès aujourd’hui. Les hôpitaux d’une partie de notre pays étant déjà face au problème d’un choix à faire entre les patients faute d’un manque de ces respirateurs et de places.

valves FDM

A gauche l’original, à droite une des premières valves imprimées avec du PLA

L’histoire de ces sociétés Italiennes qui ont réussi à modéliser et imprimer des valves pour un hôpital de Brescia en Lombardie, une région particulièrement touchée par le COVID-19, a directement permis de sauver des vies. Ces valves font partie du système des respirateurs artificiels et doivent être régulièrement changées. Problème, le fournisseur a prévenu l’hôpital qu’il n’arriverait pas à livrer de nouvelles valves dans les temps et une rupture de ces simples objets en plastique allait rendre inopérants les respirateurs hors de prix.

valves SLS

Impression 3D de valves par un industriel

L’hôpital s’est tourné vers des fablabs et une petite société italienne a décidé d’aller directement à l’hôpital avec une petite imprimante 3D. Pour modéliser l’objet et le tester sur place. Une première production a été lancée avec quelques pièces et a permis de sauver immédiatement des vies. La production s’est ensuite tournée vers un solution d’impression industrielle pour produire ces valves en quantité. Suffisamment pour pallier au problème de livraison.

maj

Mise à jour de la mise à jour ! 19/03/2020

Nouveau rebondissement dans cette affaire de valve imprimée en 3D. L’entreprise mise en cause nie avoir menacé de procès l’entreprise Italienne désireuse de faire des copies de ses valves. Elle aurait simplement refusé de leur envoyer les plans de ses valves pour des raisons légales.

Un article de Business Insider affirmait pourtant que Massimo Temporelli, qui avait recruté l’équipe en charge du design de cette valve pour pallier au problème de rupture de stock avait subit des menaces de procès.
Jointe par The Verge, une des deux personnes ayant discuté avec un contact dans l’entreprise explique qu’il n’en est rien. La marque aurait bien refusé de donner les plans, expliquant son incapacité à le faire pour des raisons légales mais l’échange se serait arrêté là. Aucune menace de procès aurait été faite.
Autre information importante, le chiffre avancé pour le prix de la valve serait bien démesuré et sans rapport avec le prix réellement facturé aux hôpitaux par la société. La facture ne serait de quelques euros ce qui semble bien plus plausible pour un petit morceau de plastique.

Comment expliquer cette information erronée ? Peut être parce que le compte rendu de la conversation entre les personnes cherchant a fabriquer des valves “maison” dans l’urgence et al société s’est terminée par une notification sur le fait que la copie de ces valves brevetée était bien illégale. Et que le groupe qui a décidé de les fabriquer quand même a conclut que le risque d’un procès devait être pris par rapport à la situation des patients malades dépendant de la production de ces valves.

A l’issue de cette crise, aucun procès devrait être intenté envers les personnes ayant ainsi subvenu aux besoin des hôpitaux Italiens. Evidemment, si un industriel décidait de copier en masse ces éléments spécifiques, sans raison ou nécessité impérieuse, il serait quand à lui poursuivi.

valve (l'autre)

Mise à jour 18/03/2020 : J’apprend ce soir que les créateurs Italiens de ces valves ont été menacés de poursuites par le fabricant quand ils l’ont contacté pour récupérer les plans. Fabricant qui ne voyait pas d’un très bon oeil le fait que ces produits étaient répliqués pour une somme dérisoire alors que lui même les vend pour une somme astronomique. Certains médias parlent de 11000$ pièce ce qui me parait totalement grotesque et extravagant pour ce genre de produit. Cela n’a semble t-il découragé personne et devant ce cas de force majeure, les impressions ont bien été réalisées.

Mais c’est là un vrai problème de société. Doit t-on laisser ce genre de développements à des sociétés privées qui, par soucis de rentabilité, préfèrent tenter de dissuader des gens de sauver des vies en les menaçant de procès alors qu’ils ne sont pas en mesure de fournir les produits indispensables à l’usage de leur matériel ?

Ne serait-ce pas utile que les hôpitaux et autres services d’urgence disposent de solutions Open-Source ? Que tout le monde puisse dépanner tout le monde en cas de besoin ponctuel dans un pays ? Que sauver une vie ne coûte pas des milliers d’euros de materiel quand ce materiel ne devrait coûter que quelques piécettes ? Que l’on manque de personnel d’un côté, de masques en quantité de l’autre, de lits… tout simplement parce que notre argent part dans des consommables hors de prix ?

Chez les particuliers, ce sont les masques qui ont sans doute le plus d’importance. L’impression 3D a permis de concevoir des modèles simples comme des masques sophistiqués, des solutions qui ne correspondaient pas aux besoins des malades déjà contaminés mais parfaits pour des personnes ayant besoin de sortir et de se protéger. Des solutions adaptées pour des vendeurs de produits de première nécessité n’ayant reçu aucun matériel pour se protéger. Boulangers, épiciers et autres personnels en supermarchés mais aussi facteurs, livreurs, éboueurs…  Ces solutions existent désormais partout et notamment sur Thingiverse, site où on peut les télécharger gratuitement.

Coronavirus  Flu Reusable Emergency Respiratory Mask

Un des premiers produits que j’ai pu croiser est ce masque proposé par dbeck sur Thingiverse. Une solution simple et rapide à imprimer qui vient coincer un tissu dans deux feuilles de plastique. Une super idée avec un petit défaut, il faut une imprimante capable d’imprimer en grand format pour l’exploiter. Il sera possible néanmoins de réduite la taille de l’objet dans votre slicer pour l’adapter à un enfant.

Flexible Mask Valvy
On trouve également des solutions haut de gamme comme ce masque à imprimer en plusieurs pièces directement sur du tissu proposé par Jczfirz sur Thingiverse. Une solution complexe mais réutilisable qui nécessite certes du temps de préparation mais qui propose l’utilisation de filtres assez évolués. 

Ce dispositif est complet mais complexe, si il ne nécessite qu’une imprimante 3D de 200 mm de côté, il demande également du materiel annexe comme un décapeur thermique par exemple. 

Coronavirus COVID-19

Il existe également des “pinces” pour plier du tissu et l’accrocher avec es élastiques. Là encore, c’est simple à imprimer et compatible avec tout type de format d’imprimante. Ce modèle est signé par Fernderam07 encore sur Thingiverse. Il en existe beaucoup d’autres sur le site.

Air Mask with two filters

Un projet particulièrement intéressant à suivre est le projet Open Mask qui en est à sa version 4.0. Disponible là encore sur Thingiverse, ce dispositif est en perpétuelle évolution sur le site openmask.altervista.org.

Open Source COVID19 Medical Supplies

Des systèmes de protection pour les yeux et le visage nécessaires aux personnels hospitaliers sont également développés. Des systèmes simples qui, imprimés en 3D, permettent de fixer une feuille de plastique transparente devant votre visage. On en trouve par exemple sur cette page de Prusa Printers ou chez Grabcad.

Des tutos pour fabriquer vos propres masques à partir de tissus adaptés et de guides imprimés en 3D sont également proposés. Comme celui-ci, très complet, découvert sur un site japonais qui permet de fabriquer son propre masque étape par étape.

Stéthoscope 3Dpoignéegel

Un stéthoscope prévu pour une impression 3D est également disponible gratuitement en suivant ce lien. Il existe des dizaines d’autres produits qui vont du système pour accrocher son masque sans le passer derrière ses oreilles aux équipements pour manipuler des poignées sans les toucher avec les mains en passant par des supports pour bouteilles de gel hydro alcoolique à placer de manière stratégique.

Le recours à l’impression 3D et au Do It Yourself trouve ici un écho formidable. Un particulier disposant d’une simple imprimante peut facilement proposer des solutions efficaces pour ses amis, ses voisins, sa famille. Il est possible d’imprimer un lot de masques en quelques jours et de les envoyer par la poste sans sortir de chez vous grâce au ramassage des colis proposé par le service postal.

Ce n’est pas parfait, ce n’est pas l’idéal mais ces outils peuvent peut être sauver des vies et limiter la propagation de la pandémie. Ce genre de geste, avec la garde des enfants des personnels hospitaliers, le respect des consignes de confinement et une attitude raisonnable face au virus sont indispensables pour limiter l’impact du virus. La réflexion sur notre système de santé, ce que l’on a fait de notre hôpital et pourquoi dans certaines régions, on est déjà à choisir les patients que l’on va sauver et ceux que l’on va laisser mourir devra avoir lieu plus tard.

Coronavirus Times : L’impression 3D et le DIY au secours des malades © MiniMachines.net. 2020.

La prochaine Chromecast Ultra proposerait une télécommande

Par Pierre Lecourt

Rien n’est officiel et il faut prendre cette information avec les pincettes de rigueur, cependant elle a du sens. Beaucoup de sens, suffisamment pour se dire que la prochaine Chromecast Ultra gagnerait beaucoup à évoluer de la sorte.

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Si on regarde quelques années en arrière du côté des téléviseurs et de Google on constate deux choses. D’abord que le moteur de recherche propose deux écosystèmes différents à leur destination. D’un côté des solutions sous Android TV sous la forme de boîtiers ou d’intégrations directes au sein de téléviseurs. Mais également les solutions Chromecast. Des récepteurs d’informations plutôt neutres, que l’on pilote avec un smartphone. Si une Chromecast peut lire une vidéo sur Youtube par exemple, elle ne le fer qu’après lui avoir indiqué avec un autre appareil comment se connecter à la vidéo. Une fois les deux éléments mis en relation, plus besoin de garder son smartphone a proximité… tant que la vidéo dure. A la fin de celle-ci il faudra a nouveau demander au système de charger un nouveau contenu.

La nouvelle solution de Google serait donc de proposer une télécommande pour pouvoir utiliser la prochaine Chromecast Ultra comme un appareil indépendant. Comme une Amazon Fire TV Stick en l’occurrence. avec un système d’exploitation qui changerait également pour un Android TV classique. En clair, le futur de la Chromecast serait de se transformer en TV-Box.

On retrouverait alors toutes les fonctions classiques de ce type de produit avec en plus les fonctions Chromecast habituelles. Lecteur de films locaux, de musiques, de streaming mais en plus la possibilité de d’installer des applications plus classiques. L’ensemble de ces possibilités correspondant un peu mieux aux besoins des utilisateurs aujourd’hui et permettant à Google de faire passer la pilule de Stadia aux dispositifs. On a vu que les Chromecast Ultra avaient du mal a tenir la distance lors de sessions de Stadia, avec un nouveau design et une télécommande il serait plus simple de lancer l’application et de profiter du dispositif.

Cela ouvrirait également la porte à des applications qui vont rapidement devenir indispensables pour beaucoup. Je pense aux offres concurrentes de celles de Google. Les applications type Amazon et Netflix mais aussi Disney+ et autres développements plus locaux.

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La Google ADT-3

Tout cela reste officieux et si l’info semble être sérieuse il faut garder en tête la possibilité que cela ne soit pas fiable. Le site 9to5Google annonce un nouveau produit sous le nom de code “Sabrina” qui pourrait proposer les même services qu’une Chromecast Ultra comme la lecture de films en UltraHD HDR en streaming. Ce produit pourrait ressembler à l’ADT-3 de Google. Une TV-Box basique, très proche des solutions Xiaomi Mi TV par exemple d’abord prévue pour les développeurs et finalement commercialisée mais en dehors du circuit officiel de Google.

Au final, avec une évolution de ce type Google aurait tout à gagner. La marque poursuivrait sa gamme Chromecast qui reste appréciée pour sa simplicité d’usage et sa compacité. Mais elle profiterait également d’un dispositif aux fonctionnalités plus larges et efficaces. Un boitier avec deux USB permettrait par exemple de connecter des manettes USB pour jouer sous Stadia mais également un duo clavier et souris.

Cela ne veut pas dire que le reste de l’offre Chromecast va disparaitre. Juste qu’au vu de son succès, de son image de marque auprès du public, Google pourrait miser sur cette appellation pour un nouvel appareil plus performant et aux compétences plus en adéquation avec le catalogue d’offre de la marque en 2020.

 

La prochaine Chromecast Ultra proposerait une télécommande © MiniMachines.net. 2020.

Le support des Chromebooks passe à 8 ans (Maj : non)

Par Pierre Lecourt

Mise à jour : Ah ben non finalement. Google s’entête dans sa politique de gestion désastreuse et incompréhensible au sujet des mises à jour de ses Chromebooks. Ce que j’avais compris être un changement d’état d’esprit concernant toutes ses machines a partir de 2020 s’avère finalement être une simple petite annonce promotionnelle pour… deux nouveaux modèles. 

Tout ce qui est écrit plus bas, mon augmentation de capital sympathie pour ces engins en particulier, s’avère finalement faux. Certes, deux modèles de chez Lenovo et Acer vont bénéficier de 8 années de support. Mais la grande majorité des engins restera dans un vague bourbier calendaire incompréhensible. Cela est dû, comme déjà expliqué auparavant, à la fragmentation des machines. 

Difficile de faire un support quand le système est certes identique mais la machine qui l’accueille totalement différente de l’une à l’autre. Un engin avec un SoC ARM Rockchip peu utilisé aura peu de chances d’avoir une durée de support optimale. Tandis qu’un modèle s’appuyant sur une puce x86 pourra profiter d’un plus grand suivi. Si un constructeur est prêt à assumer le support d’un Chromebook pour une puce particulière, il est probable que d’autres machines fabriquées sur le même moule en profitent également. Si ce n’est pas le cas, votre support sera celui, minimal, offert directement par Google.

Mon avis global sur ces machines ne change pas donc, méfiez vous des Chromebooks.

Billet original publié plus tôt : Google a opportunément annoncé son changement de politique de suivi de ses Chromebooks quelques jours près la fin du support de Windows 7 de la part de Microsoft. Toutes les nouvelles machines commercialisées avec le système de Google bénéficieront d’un support complet pendant 8 ans après leur commercialisation.

Play Store ChromeOS

Jusqu’alors les machines sous ChromeOS bénéficiaient de 5 à 6.5 années de suivi et de mises à jour. Des éléments indispensables pour assurer la sécurité des données des utilisateurs. A la fin de ce support, continuer à utiliser sa machine était quelque peu dangereux, voir suicidaire d’un point de vue données personnelles.

En passant ce minimum à 8 années, Google fait coup double.

D’abord, il cesse de différencier les offres de différents constructeurs avec le même système. Tous les Chromebooks auront droit aux mêmes avantages et le client potentiel n’aura pas à chercher dans un listing pour savoir sur combien d’années de support il pourra compter. Seule la date de commercialisation de son ordinateur sera à prendre en compte puisque le début des 8 années démarrera à partir de la date de mise en vente de la machine. Un détail pas anodin quand une machine était proposée en soldes 1.5 ans après sa date de sortie si elle ne bénéficiait que de 3.5 ans de support.

Ensuite, il fait de son système une solution pérenne puisque les 8 années annoncées sont en général assez longues pour “venir à bout” des composants de la machine. ChromeOS a beau être léger, le web et les applications changent. Les pages sur lesquelles vous surfiez il y a 8 ans sont très différentes de celles d’aujourd’hui. On imagine que dans 8 ans, les pages web de vos sites préférés seront encore très différentes de celles d’aujourd’hui. Il est fort possible que l’engin que vous achetez aujourd’hui ne soit plus apte à faire fonctionner de manière optimale les applications du futur.

8 Ans, c’est également assez long pour les composants d’un Chromebook : sa batterie, ses charnières, son clavier, son écran et ses ports. Assurer un suivi pendant un temps aussi long est donc assez rassurant pour ne plus avoir peur d’avoir un engin lâché par Google alors qu’il est encore en pleine forme.

Chromebook Spin 311

C’est un pas important pour espérer vendre des machines à des prix plus élevés que les modèles entrée de gamme. Peu de monde d’assez compétent pour comprendre les conséquences de l’absence de support aurait envie d’acheter un engin à plus de quelques centaines d’euros pour 3 à 4 années de suivi de la part de Google.

Certes, Microsoft a arrêté le support de Windows 7 après 10 ans de suivi, ce qui laisse l’éditeur devant Google sur ce point. Avec l’avantage pour Microsoft de proposer une compatibilité matérielle capable d’accueillir une foule de systèmes Linux compatibles et capables de faire des merveilles avec un matériel vieux de 10 ans. Les Chromebooks proposent également la possibilité de passer à des solutions Linux qui seront mises à jour. La grosse différence étant que leur choix est plus limité et que certaines machines aux composants jugés un peu trop exotiques ne sont pas particulièrement bien suivies par la communauté des développeurs.

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Savoir que quand vous achetez un engin aussi cher qu’un Chromebook Flip C436 à 849€, il bénéficiera de 8 ans de suivi parait un peu moins délirant qu’avec 3.5 ou 5 années de support. Au moins, on est sur que l’engin sera exploitable jusqu’en 2028. D’ici là sa batterie, sa charnière, son écran ou la planète seront probablement définitivement cramés pour se poser la question de son support.

Source : Google

Le support des Chromebooks passe à 8 ans (Maj : non) © MiniMachines.net. 2020.

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