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À partir d’avant-hierMiniMachines.net

iPad Air 2020 et Apple One, l’accord parfait ?

Cette nouvelle version 2020 de l’iPad Air dévoilée hier par Apple confirme avant tout une chose, il n’y a guère plus de concurrence face à Apple sur le segment des tablettes. Les solutions sous Android font peine a voir face au camp d’en face et les dernières nées des plus grandes marques ont tout a envier à ce que produit la pomme en 2020.

iPad Air 2020

Cette nouvelle tablette continue de piocher dans le design des iPad Pro avec un écran de 10.9 pouces, soit un pouce de moins que le modèle au dessus, mais la même philosophie d’affichage. L’écran est un “Liquid Retina” en 2360 x 1640 pixels pour une densité d’affichage confortable de 264 pixels par pouce.

iPad Air 2020

La bordure de saisie est assez fine sur trois côté mais reste un poil plus épaisse pour enfermer la webcam frontale de l’appareil. Une camera qui grimpe à 7 mégapixels f/2.2 HDR pour de la vidéo conférence confortable même en faible luminosité. La partie arrière embarque également sa camera dans une version 12 mégapixels f/1.8 capable de filmer en UltraHD en 60 images par seconde et avec des fonctions de ralentis et de stabilisation.

Gros changement qui rapproche encore la nouvelle tablette iPad Air 2020 de l’iPad Pro, la prise en charge de l’Apple Pencil de seconde génération et du dernier clavier Magic Keyboard de la marque. Les accessoires étant les mêmes, les logiciels pourront être pilotés de la même manière également. Enfin, et c’est un changement des plus logique, le nouveau form factor abandonne totalement le port Lightning propriétaire pour un port USB Type-C désormais franchement plus répandu.

iPad Air 2020

Un changement issu de l’iPad Pro n’a pas été retenu, celui d’une implantation de Face ID pour détecter l’utilisateur sans contact. C’est donc un capteur d’empreintes Touch ID qui sert a s’authentifier sur la tablette, il est intégré dans le bouton de démarrage. On pourrait se dire que le recours au capteur photo serait une bonne idée en pleine pandémie de Covid-19 mais éviter le contact pour démarrer une tablette avec laquelle on interagira avec les doigts me parait être un bénéfice très minime.

iPad Air 2020

L’élément le plus marquant dans cette nouvelle génération d’iPad Air 2020 n’est pas lié aux éléments visibles de la machine, on retrouve de nouveaux coloris, on découvre un nouvel affichage… Mais c’est bien à l’intérieur de l’engin que la gosse nouveauté de ce modèle est cachée. Apple a intégré son nouveau SoC A14 Bionic gravé en 5 nanomètres dans la tablette. Beaucoup de monde tablait sur une présentation réservée à la sortie d’un nouvel iPhone mais la marque a déjoué tous les pronostics en intégrant sa puce dans sa dernière tablette Air. Plus rapide, on parle d’un bond de 40% de performances par rapport au SoC A12 de l’iPad Air  de 2019, et moins énergivore, cette dernière est sans doute la clé de voûte d’une nouvelle génération d’applications grand public pour la marque.

iPad Air 2020

Le prix enfin, la version de base coûtera 669€ dès le mois prochain. La version 4G est annoncée à 809€. Des tarifs élevés qui ne comprennent ni stylet ni clavier… Mais des tarifs semblables aux derniers concurrents de qualités toujours visible sous Android. La concurrence est morose, Apple en profite et assoit sa position de tablette a tout faire. Avec son nouveau format proche du modèle Pro, sa puce haut de gamme et le rapprochement des accessoires, la marque a la pomme a tout ce qu’il faut pour stabiliser son système de tablette créative.

Qui va encore acheter une tablette Android ? Ceux qui ont investit dans une logithèque Android parce qu’ils ont un smartphone avec le même système et leurs habitudes. Les autres vont, petit a petit, se tourner vers Apple. La marque en est visiblement bien consciente et propose une solution.

Apple ONE

Apple One, un abonnement pour les lier tous

Apple One est une solution d’abonnement qui regroupe l’ensemble des briques qui valident l’achat d’un appareil comme l’iPad Air (et, par extension, les autres appareils d’Apple.). Une tablette, plus qu’un smartphone, est un réceptacle à contenu. Son existence est liée non pas à des activités de service comme la téléphonie ou la photo mais avant tout à la création et au loisir. Accéder à des applications et des jeux, de la musique et des films via un abonnement mensuel est quelque chose de très positif pour ce type d’outil. Ce type d’abonnement valide par défaut l’achat du produit et, paradoxalement, le produit valide l’abonnement. 

Ce genre de montage est particulièrement efficace en numérique puis qu’il crée un besoin avant de le solutionner. Avec Apple One, la marque offre un contenu complet à l’utilisateur qui va justifier son achat d’une tablette ou d’un smartphone pour en profiter. 

Apple One propose dans un même forfait un accès à tous les services de la marque : iCloud, Apple Music, Apple TV+, Apple Arcade, Apple News+ et Apple Fitness+1… Il résout également la problématique des multiples débits de ces différents services. Au lieu de multiplier les prélèvements de quelques euros, il offrira une meilleure visibilité et.. une vraie fausse ristourne. A partir de 14.95€ par mois en France pour 4 applications : Apple Music, Apple TV+, Apple Arcade et iCloud pour 50Go d’espace disponible, l’offre est rapidement moins chère que les services séparément. Pour autant, rares sont les personnes a dépenser autant dans ce type d’abonnements. Peu de personnes payent l’ensemble des services proposés par Apple. La plupart piochent dans deux ou trois seulement. Diversifient les sources, vont choisir un abonnement Spotify, un stockage DropBox et peut être un Apple TV… Ici la tentation de tout regrouper pour plus de simplicité va être grande.

Apple ONE

Et quoi de mieux pour enfermer l’utilisateur que de lui offrir du contenu sur un plateau d’argent ? Si son abonnement court encore et que son materiel tombe en panne ou doit être remplacé, le changement passera par la case Apple. Si on vous pose la question du choix d’Apple par rapport à la concurrence, la encore l’offre Apple One sera parfaite pour justifier votre choix.

L’offre famille d’Apple est également pensée dans une version “famille” avec un abonnement un poil plus cher : 19.95€ mensuel pour 200 Go par mois et six périphériques accessibles au lieu d’un. Un chausse pied parfait pour faire entrer toute la famille sous la houlette de la pomme. 

iPad Air 2020 et Apple One, l’accord parfait ? © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo Yoga 6 : un 13.3″ à charnière souple sous Ryzen 7 4700U

Le Lenovo Yoga 6 devrait être proposé à partir de 899€ en Europe d’ici quelques semaines, cet engin est un 13.3″  assez classique avec un écran FullHD IPS se déployant en format tablette. On pourra l’utiliser du bout des doigts ou grâce à un stylet actif optionnel. Il affichera une dalle proposant 300 nits de luminosité et une colorimétrie annoncée de 72% NTSC. 

Lenovo Yoga 6

Ce qui est intéressant avec cette machine, c’est le choix des puces embarquées puisque la marque a préféré du Ryzen U à faible consommation en lieu et place des solutions Intel plus classiques. Il faut dire que ces deux processeurs apportent de belles performances tout en fonctionnant avec le même TDP que les solutions Intel. Il est probable que la disponibilité, et les tarifs, des nouveaux Core de Onzième génération ait été trop tardive pour en faire une option valable.

Lenovo Yoga 6

Deux puces devraient être disponibles dans ce Lenovo Yoga 6 : un Ryzen 5 4500U pour la version le plus abordable et un Ryzen 7 4700U pour l’engin le plus robuste. La mémoire vive serait également déclinée en deux versions de 8 à 16 Go de DDR4. Quand au stockage, toujours basé sur une solution PCIe NVMe au format M.2, il serait décliné en 256, 512 ou 1024 Go. Il va sans dire que le prix de 899€ concernera le Ryzen 5 en 8 / 256 Go..

Lenovo Yoga 6

La connectique proposera un port USB 3.1 Type-C proposant toutes les fonctions du support : charge, transfert de données, signal DisplayPort. Un autre port du même format sera également complet mais ne permettra pas de recharger l’appareil. Enfin deux ports USB 3.1 Type-A sont également intégrés en plus d’un port jack combo. A bord de la machine on retrouvera un Wifi6, du Bluetooth 54.0 et une batterie de 60 Wh.

Lenovo Yoga 6

Le clavier sera rétro éclairé  et une webcam disposant d’un œilleton occultant sera également intégrée. L’ensemble de ce Lenovo Yoga 6 mesurera 30.8 cm de large pour 20.64 cm de profondeur et 18.1 mm d’épaisseur. Il pèsera 1.32 Kilo.

Lenovo Yoga 6

Dernier détail, le Lenovo Yoga 6 a une particularité dans sa finition. L’emploi d’un tissu de  type Denim sur son châssis supérieur pour obtenir une finition originale. Et je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Si Lenovo n’est pas le premier a explorer ce type de solution, les retours que j’ai sur les engins équipés de revêtement de ce type ne sont pas géniaux. Que ce soit l’Alcantara des solutions Microsoft ou les finitions tissu de ses précédents modèles comme l’Ideapad 14… Les châssis ainsi décorés ne vieillissent pas forcément très bien. Entre la poussière et la saleté qui s’accumule au fond des sacs avant de se déposer sur le châssis et les éventuelles tâches ou fuites qui peuvent survenir à côté des machines… Quelques lecteurs m’ont raconté comment leur belle machine des débuts est devenue un engin dont ils avaient presque honte au bout d’une année.

Entre les essais de nettoyage à sec et les tentatives de rattrapages de tâches avec des produits pour moquette et plein de ruban adhésif de protection… Je ne sais pas si le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Lenovo Yoga 6 : un 13.3″ à charnière souple sous Ryzen 7 4700U © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo Tab P11 Pro : une tablette Android 11.5″ annoncée à 699€

On ne peut pas dire que les annonces de tablettes Android milieu ou haut de gamme soient nombreuses. Chez Lenovo ces dernières années ce sont surtout des modèles entrée de gamme qui ont été proposés. La Lenovo Tab P11 Pro est donc une bonne nouvelle puisqu’elle semble être beaucoup plus aboutie et montre à nouveau un certain intérêt de la marque pour les solutions Android de ce type.

La Lenovo Tab P11 Pro est une solution de 11.5″ de diagonale proposant une dalle OLED en 2560 x 1600 pixels. Un format adapté à de nombreux usages de lecture et qui pourrait faire mouche auprès de nombreux utilisateurs. Lecteurs de BD, consommateurs de multimédia ou personne affichant des documentations et autres mais également ceux ayant besoin d’un engin léger pour écrire. La tablette étant proposée avec un clavier amovible, il sera possible de la transformer en un portable d’appoint. Elle propose également la prise en charge d’un stylet actif avec détection de plusieurs niveaux de pression. De quoi scribouiller facilement et en toutes occasions.

Lenovo Tab P11 Pro

A bord de l’engin on retrouve un SoC Qualcomm Snapdragon 730G avec 4 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Une version 6/128 Go sera également proposée. On retrouve des fonctionnalités héritées des smartphones comme la présence d’un détecteur d’empreintes plus rare sur  ce type de format. On pourra donc s’authentifier sans mot de passe. Le format 11.5″ permet évidemment de glisser plusieurs choses difficile à caser sur un plus petit format. Deux paires d’enceintes JBL permettent d’avoir un son puissant et spatialisé Dolby Atmos et la place pour une grosse batterie 8400 mAh offrant jusqu’à 15 heures d’autonomie.

Lenovo Tab P11 Pro

La connectique est comme d’habitude minimaliste, il faut dire que l’engin ne mesure que 5.88 mm d’épaisseur ce qui n’aide pas a glisser beaucoup de ports en interne. On retrouve donc un USB Type-C prenant en compte la charge rapide en 10V/2A et un lecteur de  cartes MicroSDXC compatible avec les solutions de 1 To. La connexion aux réseaux se fera via un module proposant Wifi5 et un Bluetooth 5.0

Lenovo Tab P11 Pro

Trois cameras embarquées proposeront des fonctions photo et vidéo complètes : un modèle 8 MP en façade pour de la vidéo conférence et deux modules en 13 MP avec autofocus et 5 MP en grand angle au dos pour filmer ou faire des photos. 

Lenovo Tab P11 Pro

La Lenovo Tab P11 Pro est prévue à partir de 699€ en Europe en Novembre, une version 4G est également dans les plans de la marque.

Lenovo Tab P11 Pro : une tablette Android 11.5″ annoncée à 699€ © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo Legion Slim 7i : du jeu tout en finesse

Le Legion Slim 7i de Lenovo est un portable qui pousse les possibilités techniques développées par les différents constructeurs ces dernières années dans leurs derniers retranchements. Le 15.6″ promet des performances haut de gamme dans un châssis ultra fin, léger et peu encombrant sans aucun compromis sur les performances…


Legion Slim 7i
Il faudra juger sur pièce pour être sur de la véracité de cette promesse. La marque indique que son engin ne souffrira d’aucun effet de Throttling en particulier. POas de magie là dedans, Lenovo emploie juste une méthode alternative pour éviter ce phénomène qui vient mettre les fréquences du processeur en berne pour éviter toute surchauffe. Avec une solution Nvidia Dynamic Boost, le Legion Slim 7i va jongler de manière automatique entre les performances de la puce Intel et le circuit graphique GeForce. Le processeur Core va couper certains de ses coeurs qui ne sont pas exploités pour éviter toute sur-consommation d’énergie et surchauffe. En contrepartie le circuit graphique gagne en fréquence. Une solution qui ne satisfera pas tout types de joueurs mais qui pourra s’avérer très efficace en mobilité.

Legion Slim 7i

Cela répond en tout cas a la volonté de Lenovo de réduire encore et toujours l’épaisseur de ses PC. Ce qui semble parfois flirter avec l’absurde. 1.8 cm d’épaisseur aujourd’hui, c’est ce que mesure le Legion Slim 7i à son point le plus haut. Et la marque de mettre en avant son travail depuis 2017 pour passer, en trois petites années, de 30 mm à 18. Une diminution impressionnante de l’empreinte de l’engin que Lenovo assure conjuguer avec une ventilation silencieuse.

Legion Slim 7i

Pour parvenir à ce résultat, le nouveau fleuron de la marque compte sur une solution Core de gamme Comet Lake-H. Le plus gros étant un Core i9-10980HK avec ses 8 coeurs et ses 16 Threads cadencé de 2.4 à 5.3 GHz pour un TDP de 45 watts. Une puce musclée qui embarque 16 Mo de mémoire cache. Elle est épaulée au maximum par un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 2060 Max-Q. Cet ensemble pilotera un affichage 15.6″ en FullHD à 60 ou 144 Hz ou UltraHD en 60 Hz plus classique. Les différentes dalles étant disponibles en 100% sRGB ou en 100% Adobe RGB.

Legion Slim 7i

La mémoire vive débutera en 8 Go pour atteindre 32 Go dans la configuration la plus haut de gamme. Le stockage sera également évolutif avec un SSD Pcie NVMe allant de 512 Go pour l’entrée de gamme à 2 To en RAID 0 pour l’engin le plus cher.

Legion Slim 7i

Le prix des différentes configuration du Legion Slim 7i ne sont pas encore connus mais certains exemples ont été évoqués, en particulier celui de l’entrée de gamme. L’engin en version core i5-10300H associé à une GeForce GTX 16550 Ti en 8Go / 512 Go sera proposé à un prix public de 1299€. Je vous laisse en tirer les conclusions les plus évidentes pour le modèle Core i9/RTX2060 en 32Go/2To…

Legion Slim 7i

D’autres options seront a prendre en compte comme un rétro éclairage uniforme blanc pour le clavier dans sa version de base et pouvant évoluer vers des solutions RGB iCUE de Corsair ensuite. Un clavier qui sera dans tous les cas travaillé par la marque dans une version Accufeel avec des touches légèrement arrondies sur le bas pour une frappe plus agréable et précise. La course de chaque touche est de 1.3 mm avec une frappe douce et robuste. Le chargeur devrait également changer de format passant de 170 à 230 watts suivant les modèles mais en restant “slim” pour coller avec la promesse de la marque.

Lenovo Legion Slim 7i : du jeu tout en finesse © MiniMachines.net. 2020.

Google Sabrina : moins chère que la Chromecast Ultra ?

Google Sabrina, c’est un “dongle” TV, au même titre que les solutions Chromecast de la marque. On la branche derrière un téléviseur, directement sur une prise HDMI, et le tour est joué.

Google Sabrina
Si on a parlé en détail de son fonctionnement et des objectifs de la maison mère avec ce dispositif, on n’a pas encore parlé de son prix. Celui-ci devrait être intéressant puisque la solution semble programmée pour être vendue à 60$ aux US, soit 9$ moins cher qu’une Chromecast Ultra.

Cette information a été corroborée à plusieurs reprises : 9to5Google détaille un inventaire du marchand Home Depot qui suggère un prix dans les 5x$ et en plusieurs coloris. Le site Droid Life a, quant à lui, déterré un listing du marchand Walmart la listant à 60$. Enfin, le fondateur du site Android Police déclare que la solution sera commercialisée à la fin du mois de Septembre pour 60$ chez Target.

La vente d’un produit accessible, offrant les services complets d’Android TV, pourrait rendre la plate forme plus attirante et surtout permettrait une prise en charge plus ample et complète de Stadia, la plate forme de streaming de jeu de Google. On se souvient que les Chromecast avaient du mal à suivre la demande de ce service

Google Sabrina

Ce n’est certes pas le même produit que les Chromecast et elles sont pour le moment toujours d’actualité et continueront donc d’être commercialisées. Mais la Google Sabrina offrira les mêmes fonctions avec une compatibilité Chromecast, en plus d’être des solutions Android TV. Elles seront en outre accompagnées d’une télécommande qui devrait simplifier leur usage.

2019-12-11 14_34_17-minimachines.netGoogle ADT-3

Le Dongle de Google embarquera probablement un SoC Amlogic S950Y2, le même que celui de l’ADT-3 de Google. Le reste des composants sera sans doute identique à cette solution développée par le moteur de recherche à destination des développeurs. Cet “ancêtre” du dongle ayant probablement servi de plate forme pour penser Sabrina et créer des services sur mesures. On devrait donc y retrouver ses 2 Go de mémoire vive et ses 8 Go de stockage eMMC. La connexion vidéo se fera via un HDMI 2.1 et un port USB servira à l’alimenter. La connexion au réseau se fera en Wifi 5 et l’ensemble proposera un Bluetooth 4.2.

Pour rappel enfin, Google Sabrina est un nom de code et le nom commercial de l’objet pourrait changer.

Source : Liliputing

Google Sabrina : moins chère que la Chromecast Ultra ? © MiniMachines.net. 2020.

Asrock annonce la carte mère fanless J5040-ITX

La J5040-ITX est une de ces carte au processeur pré-installé, soudé sur son socket et caché derrière un dissipateur adapté à la chaleur qu’il dégage. De telle sorte qu’en fonctionnement, elle ne fait aucun bruit.

J5040-ITX

A bord on retrouve donc un Pentium “Silver” J5040 d’Intel, une puce quadruple coeurs et quadruple threads tournant de 2 à 3.2 GHz avec 4 Mo de cache et un circuit graphique Intel UHD 605. Une partie graphique qui sait gérer l’UltraHD sans soucis et qui peut adresser trois affichages en simultané. Particularité de ce processeur, il ne dégage que 10 watts de TDP ce qui permet à ASrock de ne pas employer de ventilation active sur sa J5040-ITX.

Ce processeur est accompagné de deux slot de mémoire vive DDR4. ASrock indique qu’elle ne sait pas gérer plus de 8 Go de mémoire vive, ce qui correspond à ce qu’Intel indique pour son Pentium. Difficile de savoir pour le moment si cette restriction est réelle ou si il s’agit là encore d’une limitation “diplomatique”. De nombreux Celeron et Pentium sont indiqués comme étant limités en mémoire mais s’avère en pratique dépourvus de toute restriction. C’est juste un moyen pratique pour Intel de ne pas faire d’ombre à ses puces Core entrée de gamme. Cela reste néanmoins assez logique, ce type de solution n’est pas pensée pour un usage très haut de gamme mais bien pour des solutions bureautique, web ou multimédia. Passer à 16 ou 32 Go de mémoire vive n’aura pas forcément de sens avec une base de ce calibre.

J5040-ITX

La carte propose également quatre port SATA 3.0 pour le stockage et aucun port M.2 pour un éventuel SSD NVMe ou SATA. Il faudra donc recourir à des solutions 2.5″ uniquement. Un choix qui correspond là encore à la destination de l’engin qui n’a pas forcément besoin des débits très élevé des SSD NVMe et qui se contentera donc de solutions 2.5″ plus accessibles.

D’un point de vue connectique la J5040-ITX est par contre plutôt bien équipée. Elle propose trois sorties vidéo : VGA, DVI et HDMI. Deux ports PS/2 sont présents pour piloter clavier et souris indépendamment des ports USB. Quatre USB Type-A sont proposés avec deux au format 3.2 Gen1 et deux en USB 2.0. Deux autres ports USB 2.0 et un USB 3.2 Gen1 sont également disponibles sur la carte via des broches a connecter sur une façade de boitier par exemple.

J5040-ITX

La connectique arrière abrite également un port RJ45 Ehernet Gigabit RTL8111H avec gestion du Wake On Lan et du PXE. Une ribambelle de ports Jack 3.5 mm Une partie calssique de sortie casque et micro accompagnée d’une entrée classique mais également de quoi piloter un système 5.1. A noter également la présence d’une sortie audio optique S/PDIF pour prendre en charge un signal 7.1 piloté par un Realtek ALC892. Ce qui colle bien avec un usage fanless comme centre multimédia pour lire des contenus UltraHD et haute définition audio sans un bruit. La carte propose un support HDCP 2.2 en sortie DVI-D comme en HDMI. Le chipset vidéo Intel UHD 605 étant particulièrement capable sur ce poste avec une gestion UltraHD soutenue par 18 EU.

La carte propose également un support M.2 Key E pour une éventuelle carte 2230 Wifi et Bluetooth. Elle embarque également un port PCI Express 2.0 x1 pour une carte d’extension. A noter que si la carte peut fonctionner de manière passive, le constructeur a prévu deux port pour alimenter des ventilateurs optionnels : un pour le processeur et un autre pour le châssis. Cela peut être utile en cas de pic de chaleur ou pour des usages prolongés pour des tâches très lourdes sans risquer de voir le processeur baisser ses performances pour se protéger.

Pas de prix ni de date de commercialisation pour le moment.

Sources : Asrock et FanlessTech 

Asrock annonce la carte mère fanless J5040-ITX © MiniMachines.net. 2020.

MeLE PCG02 GLK : passage au Celeron J4105

Sur la forme, le MeLE PCG02 GLK ne change pas du modèle précédent baptisé GML3. On passe du Celeron N4100 au J4105 pour plus de performances de calcul. Ces engins ne sont en général pas dédiés à des activités lourdes mais plutôt prisés par des entreprises ou des particuliers ayant des usages précis. 

Mele PCG02 GLK

Avec le Celeron J4105, le nouveau PCG02 GLK gonfle un poil son TDP. Passant de 6 à 10 watts il ne semble pas avoir demandé trop de travail à la marque puisque le châssis passif de l’ancien modèle est ici repris à l’identique. Un long dissipateur à ailettes qui coiffe tout l’objet pour dissiper passivement les composants.
A l’intérieur, pas de gros chamboulement technique mis à part la présence de cette nouvelle puce quadruple cœurs cadencée de 1.5 à 2.5 GHz avec 4 Mo de cache.

Mele PCG02 GLK

On reste sur 4 Go de mémoire vive DDR4 et un stockage eMMC de 64 Go associé à un lecteur de cartes MicroSDXC. Une des particularités de ce modèle est toujours présente avec un port Ethernet Gigabit intégré dans le dispositif en plus d’un wifi 5 et de Bluetooth 4.2. Pour le reste, on retrouve deux ports USB 3.0, une prise HDMI 2.0 pour exploiter les possibilités du circuit graphique UHD 600 qui pourra gérer des contenus UltraHD à 60 Hz. Ainsi qu’un port jack audio combinant casque et micro. L’engin est fourni avec Windows 10 Pro.

Bref un engin qui permettra des calculs plus rapides pour piloter des affichages ou être emmenés en vadrouille pour faire des présentations chez des clients. Le principe de ce genre de solution étant souvent de rester caché derrière un écran, alimenté en énergie et en donnée via le web pour piloter, par exemple, un écran d’informations ou un Media Center.

Bref, rien de bien nouveau mais plus de muscles sous le capot pour cette clé PC PCG02 GLK et malheureusement un prix qui enfle quelque peu avec un engin à 175.20€ dans la boutique AliExpress de MeLE.

MeLE PCG02 GLK : passage au Celeron J4105 © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo annonce le IdeaCentre Mini 5i

Le Lenovo IdeaCentre Mini 5i se démarque ainsi des nombreux concurrents du secteur. Si l’aspect sera probablement assez agréable avec cette touche de tissu gris moucheté au dessus de l’engin, on peut se demander l’impact d’un tel choix sur la dissipation globale de la machine. A moins que sous ce morceau de tissu se cache une aération justement protégée de la poussière par ce filtre ?

IdeaCentre Mini 5i

Le Lenovo IdeaCentre Mini 5i se destine probablement avant tout aux professionnels et propose des puces Intel de dixième génération. On retrouve donc plusieurs versions étagées en  une multitude d’options de stockage et de mémoire vive. Parmi les processeurs, on retrouve des Intel Comet Lake Core i7-10700T, Core i5-10400T, Core i5-10400, Core i3-10100T et Core i3-10100. La mémoire vive peut grimper jusqu’à un maximum de 32 Go dur deux slots de DDR4 au format SoDIMM. La partie stockage est double avec un slot M.2 2280 PCIe NVMe compatible Optane ainsi qu’un emplacement 2.5″ SATA 3 classique. L’engin pourra accueillir un SSD de 512 Go maximum et un disque mécanique de 2 To au sortir des usines de Lenovo.

IdeaCentre Mini 5i

Un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 est présent et l’IdeaCentre Mini 5i propose une connectique assez classique mais très complète. En façade, on retrouve ainsi un port USB 3.1 Type-A, un USB 3.1 Type-C et  un port jack combinant casque et micro.

IdeaCentre Mini 5i

A l’arrière, une ribambelle de ports avec un Ethernet Gigabit, quatre autres ports USB 3.1 Type-A, un HDMI et un DisplayPort ainsi que le port d’alimentation classique des machines portables de la marque.

IdeaCentre Mini 5i

L’engin mesure 19.4 cm de large pour 18.4 cm de profondeur et 4 cm d’épaisseur. Elle propose un port Antivol Kensington Lock et consomme entre 90 et 130 watts suivant le processeur embarqué. Je suis curieux de voir comment se comportera cet engin en terme de ventilation et de confort d’utilisation. Non pas d’un point de vue performances mais en terme de bruit. La puce la plus gourmande affiche 35 watts de TDP que l’engin va devoir évacuer avec un système, semble t-il, assez classique de petites ailettes.

Le Lenovo IdeaCentre Mini 5i devrait être mis en vente dès le mois de septembre avec un prix de base situé autour des 500€.

Lenovo annonce le IdeaCentre Mini 5i © MiniMachines.net. 2020.

Cooler Master MasterBox NR200 : un boitier Mini-ITX tout en longueur

Avec le MasterBox NR200, Cooler Master semble s’être souvenu qu’il existait trois dimensions exploitables dans un MiniPC. On peut jouer sur la largeur, sur la hauteur mais également sur la profondeur des châssis pour proposer des solutions convenant notamment à un public désireux d’embarquer une carte graphique au sein d’un PC.

MASTERBOX NR200

Avec ce MasterBox NR200, la marque fait des choix originaux, elle s’éloigne des designs de ses boîtiers Elite 1xx habituels qui ressemblent souvent à des cubes aussi larges que profond. Ses derniers MasterCase H100 étaient presque aussi hauts que profonds avec 31.2 cm de profondeur sur 21.6 de large et 30.1 cm de haut. Le nouveau venu est différent avec une profondeur qui passe à 37.2 cm pour 18.5 cm de large et 29.2 cm de haut. Un engin qui rappelle une tour classique et qui va permettre d’accepter plus d’évolutions internes.

MASTERBOX NR200

Le châssis est construit principalement en métal et en plastique. Détail original, Cooler Master va proposer des pieds à imprimer soi même pour adapter cet élément à vos goûts personnels. La marque propose des fichiers 3D à télécharger pour les imprimer dans la forme ou le coloris de votre choix. 

MASTERBOX NR200

Parmi les détails appréciables, on notera de grandes capacités d’ouverture puisque tous les panneaux peuvent être désolidarisés du châssis. Aussi bien la partie supérieure que les panneaux latéraux. La façade peut être également décrochée de la structure de base du châssis. La marque veut faciliter l’accès aux composants pour que les utilisateurs puissent assembler des solutions très imbriquées. La marque intègre également des supports avancés pour pouvoir glisser des systèmes de refroidissement à eau dans son boitier. Pour le reste de nombreux emplacements de ventilation sont disponibles : 2 modèles de 120 mm au dessus (1 pré-installé), un autre pré-installé à l’arrière en 92 mm, deux de 120 mm en dessous recommandés en cas d’installation d’une carte graphique et deux emplacements en 120/140 mm sur le côté.

MASTERBOX NR200

Enfin, le MasterBox NR200 permet des installations de carte-mères Mini-ITX mais également Mini-DTX, l’alimentation peut être installée sur l’arrière du châssis mais également sur l’avant de celui-ci pour libérer l’espace nécessaire.

MASTERBOX NR200

D’un point de vue évolutions internes, on retrouve un emplacement mixte pouvant accueillir au choix un stockage 2.5 ou 3.5 pouces. Un second emplacement uniquement 3.5 pouces et deux emplacement 2.5 pouces classiques. La partie supérieure propose deux ports USB 3.2 Gen-1 et un port jack stéréo combo pour casque et micro. On retrouvera également le bouton de démarrage de l’engin.

Bref, un boitier sobre et compact, relativement lourd avec 4.6 Kg sans même son alimentation. Il sera proposé en noir et en blanc pour une centaine d’euros très bientôt.

Cooler Master MasterBox NR200 : un boitier Mini-ITX tout en longueur © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo ThinkVision M14t : un écran mobile 14″ et tactile

Lors du MWC 2019 Lenovo présentait un premier modèle de cette gamme, un écran mobile de 14″ connecté et alimenté en USB Type-C. FullHD, ce premier engin a été depuis largement rattrapé par de nombreux produits concurrents. 

Lenovo ThinkVision M14t

Lenovo décide donc de faire évoluer son offre avec le ThinkVision M14t, une version  tactile du premier modèle. Le nouveau venu  garde les spécifications de base de la gamme  avec une dalle 14″ IPS en FullHD. Ce qui change, ce sont les éléments supplémentaires rajoutés par la marque.
On garde un système d’alimentation par USB Type-C, un seul câble servira à faire transiter énergie et informations d’une machine à l’autre. Le support permettant de le maintenir debout sera toujours présent mais, nouveauté, un accéléromètre permettra de proposer un affichage portrait ou paysage suivant vos besoins.

Il sera donc possible de regarder un film en mode paysage mais également de coder en mode portrait ou de pianoter un texte sur un format en hauteur. Cette possibilité permettra également de profiter d’un format plus proche de la page classique pour lire des documentations techniques, par exemple.

Lenovo ThinkVision M14t

Mais la vraie nouvelle fonctionnalité proposée par le ThinkVision M14t, c’est la présence d’une dalle tactile capacitive qui propose également la détection d’un stylet sur 4096 niveaux de pression. De fait, la solution pourra servir de système de navigation indépendant pour lancer des applications tactiles, par exemple, mais pourra également se transformer en tablette de dessin accessoire. Un outil qui pourrait servir autant à signer des documents numériques qu’à dessiner ou prendre des notes.

Le ThinkVision M14t affichera toujours en FullHD avec une luminosité de 300 nits et une certification TUV contre la  “lumière bleue1“. L’écran proposera deux ports USB type-C, un pour les données et l’alimentation et l’autre uniquement pour l’alimentation. De telle sorte que l’on pourra alimenter l’écran indépendamment de l’ordinateur sur lequel il sera connecté de manière à éviter de décharger sa batterie.

Le ThinkVision M14t devrait être disponible en Septembre a un prix de base de 449$. Presque le double de la version non tactile.

Lenovo ThinkVision M14t : un écran mobile 14″ et tactile © MiniMachines.net. 2020.

Pi Case 40, un boitier signé Cooler Master pour Rasberry Pi 4

C’est au tour d’un nouveau fabricant reconnu de proposer une solution pour la Raspberry Pi 4. Le Cooler Master Pi Case 40 est un nouveau boitier a destination de ces cartes qui va assurer le travail de protection et de refroidissement nécessaire à leur emploi dans toutes les conditions.

Cooler Master Pi 40

Cooler Master est un des acteur majeur du monde des boîtiers PC. Un géant présent de puis bien longtemps sur le secteur qui propose des produits pour les particuliers comme pour les pro et a construit de nombreuses relations avec des industriels du secteur. Le fait qu’il se penche sur le berceau des cartes de développement Raspberry Pi est encore une fois la preuve de leur maturité sur le marché.

Après le Silverstone P102, l’Akasa Gem Pro et l’Argon One, sans compter les dizaines de boîtiers et solutions noname du marché, le Cooler Master Pi Case 4 enfonce le clou d’un produit qui a réussi a lui tout seul a populariser un format.

Le fonctionnement du Pi Case 4 est très classique : le châssis en aluminium jouant le rôle de dissipateur. En contact avec le SoC du Pi4, il évacuera naturellement et passivement la chaleur émise par l’ensemble. Le boitier proposera toues les ouvertures nécessaires à la connectique spécifique de cette carte mais aménagera également des espaces dédiés à l’usage de ses particularités internes : le brochage GPIO sera ainsi accessible grâce à une trappe située sur le flanc du boitier. Des nappes pourront également circuler vers l’intérieur via de petites fentes. Si l’usage de la majorité des HAT ne sera pas possible à moins de les déporter via une nappe, on pourra toujours positionner un montage à côté de l’engin. La carte MicroSD restera également accessible. Cooler Master assure que le design de l’ensemble sera ouvert et qu’il sera donc possible de le modifier facilement.

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La disposition du boitier Pi Case 4 est originale avec une carte qui se fixe sur une plaque de support avant de coiffer l’ensemble avec le reste du châssis par dessus. La marque a également pensé a proposer une solution VESA pour fixer son boitier au dos d’un écran facilement. Enfin, un bouton est disponible sur le châssis pour démarrer l’engin et l’éteindre facilement. L’ensemble mesure 9.6 cm de large pour 6.8 cm de profondeur et 2.8 cm d’épaisseur.

Reste que la marque a décidé que son Cooler Master Pi Case 40 “profiterait” d’abord d’un financement participatif. Une manière de financer sa machine sans douleur et d’assurer une campagne de publicité pas chère. Une solution dont la marque aurait clairement pu se passer mais qui lui permet de tâter le terrain sans trop se mouiller. Si la campagne de financement fonctionne on retrouvera sans doute ce châssis au catalogue de tous les revendeurs partenaires de la marque.

Cooler Master Pi Case 40
Je ne suis toujours pas favorable au dévoiement du concept de financement participatif en campagne de pub déguisée, surtout quand c’est fait avec des outils aussi grossiers. Si vous souhaitez bénéficier de 25% de réduction et être prévenus du début de la campagne Kickstarter par exemple, vous pouvez laisser votre email sur la page dédiée de la marque. Mais alors vous devrez accepter que votre email et votre nom soient partagés avec des compagnies tierces et ajouterez encore une source à vos spams potentiels.

Je pense que Cooler Master n’a pas besoin de tout ça. Ni d’un financement participatif, ni d’une campagne de publicité gratuite. Encore moins de revendre vos données à des tiers pour se faire de l’argent de poche. Il y a certes un risque dans la conception et la fabrication d’un tel boitier mais ce risque fait partie du métier d’une entreprise et doit être anticipé et mesuré en amont. Si il est trop grand, autant ne pas sortir le produit. Si il est acceptable, tout effort supplémentaire de commercialisation portera alors ses fruits. Si il est faible, comme ici je suppose, alors autant mettre le paquet.

Pi Case 40, un boitier signé Cooler Master pour Rasberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2020.

La Stadia Controller enfin compatible avec Android

Lorsque Google lance son service de jeu dématérialisé Stadia, la marque annonce une manette pour piloter ses jeux au travers de ses Chromecast. Le Stadia Controller. Une manette qui sert de signature visuelle au projet qui est, par nature, totalement impalpable. Hormis la griffe du logo Stadia, rien pour communiquer sur le service. La manette devient donc la “mascotte” du projet.

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Vous souvenez vous de cette image ?

Je suppose que c’est pour cette raison que Google refuse le déploiement d’une compatibilité logicielle entre la Stadia Controller et d’autres solutions, en particulier Android, qui fait partie de la même famille. On se doute que cela n’est qu’une question de volonté de la part de l’éditeur. Le fait qu’il réserve la primeur de la manette, et de son design particulier, uniquement à son service de jeu dématérialisé permettait de mieux faire comprendre le fonctionnement de son service et ainsi de le commercialiser plus facilement.

Cela n’empêche pas le produit d’être frustrant, en particulier avec les solutions Android étant également compatibles Chromecast. Votre téléviseur propose les deux services ? Vous pourrez utiliser la manette pour Stadia sous Chromecast mais pas sur Android. Si en Mai dernier Google a lancé un patch pour jouer avec la manette sur PC via votre navigateur, il restait indisponible pour le reste des services. Un fonctionnement difficile à comprendre et à accepter.

Aujourd’hui, quelques mois après le déploiement du service, c’est l’heure du changement avec une mise à jour logicielle qui permet de piloter des appareils Android via Wifi depuis la manette. Il faudra donc connecter le Stadia Controller sur le même réseau Wifi que votre smartphone pour en prendre le contrôle. Mais attention, cela ne sera possible qu’en installant l’application Stadia sur votre appareil et il faudra également que celui-ci soit compatible. Et la liste des appareils qui prendront en charge la manette n’est pas énorme. Quelques modèles Google et Samsung, les ASus ROG Phone, des OnePlus haut de gamme et la gamme Razer Phone. 

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Votre téléviseur, votre TV-Box et autres appareils servant éventuellement à piloter un grand écran de jeu ? Ils restent incompatibles pour le moment. Difficile de voir en Stadia et en ce Stadia Controller un service ouvert. L’éditeur reste totalement fermé malgré une implantation de son système de streaming pas forcément retentissante auprès du public. Il faut dire que le fonctionnement de l’ensemble fait parfois plus penser à une course d’obstacle qu’à une partie de plaisir. Et tant qu’à me creuser les méninges dans ce genre de processus, je préfère lancer un bon Factorio ou un Satisfactory plutôt qu’un service de streaming de ce genre.

La Stadia Controller enfin compatible avec Android © MiniMachines.net. 2020.

Un Lenovo Yoga Carbon sous Tiger Lake en préparation

Après la fuite d’un futur portable double écran chez le constructeur, c’est au tour du Lenovo Yoga Carbon de faire son apparition en ligne. Cet ultraportable de 13 pouces de diagonale pourrait faire partie de la première vague de machines sous Intel Tiger Lake.

Lenovo Yoga Carbon

L’engin profiterait donc de la nouvelle génération de puces et de leur nouveau circuit graphique Intel Xe. La présentation de l’engin est très sommaire et nous n’avons aucune date de commercialisation ni de prix pour cet engin. Il est possible qu’il s’agisse d’une annonce pour une commercialisation en 2020, début du lancement de cette gamme de processeurs, comme en 2021. Le calendrier ayant été très bouleversé ces derniers mois, il est difficile de connaitre un calendrier exact des sorties à venir.

Ce Lenovo Yoga Carbon serait donc un 13.3″ équipé d’un affichage 2560 x 1600 pixels probablement en IPS, un écran en 16/10 qui afficherait une très bonne colorimétrie. Lenovo la certifierait comme 100% sRGB et Dolby Vision avec une protection anti lumière bleue. L’engin sera piloté par un processeur de onzième génération jusqu’au Core i7 mais on ne sait rien pour le moment de son stockage ou de sa mémoire vive qui devraient vraisemblablement être disponibles dans diverses combinaisons mais plusieurs détails techniques ont tout de même fuité. 

La batterie par exemple sera une 50 Wh qui devrait offrir jusqu’à 16 heures d’autonomie à l’engin. Reste à savoir dans quelles conditions ces mesures d’autonomie sont réalisées. Une option qui peut faire penser soit à un Tiger Lake-U avec un TDP bas. Soit un Tiger Lake-Y moins gourmand en énergie, probablement dénué de toute ventilation mais également moins performant.

Lenovo Yoga Carbon

Le système audio sera, comme d’habitude, confié à Harman Kardon qui délivrera une solution Dolby Atmos. Le portable proposera un système original de protection des données. Au lieu d’employer un filtre polarisant qui réduit l’angle de vision de l’écran. Le Lenovo Yoga Carbon proposerait une solution qui rendrait l’écran flou si son utilisateur s’en éloigne. Probablement piloté avec une webcam infrarouge à profondeur de champ, cette solution serait associée à un lecteur d’empreintes digitales.

On ne connait pas les dimensions totales de la machine mais elle mesurerait 14.25 mm d’épaisseur pour un poids total de 995 grammes. La coque en carbone employée par la marque permettant de baisser le poids global de l’engin.

Derniers points soulevés par cette fuite, la présence évidente d’un Wifi6 (et probablement d’un Bluetooth 5.0) mais également d’un clavier rétro éclairé et d’une intégration de l’assistant personnel Amazon Alexa.

Sources : NotebookCheck et WalkingCat

Un Lenovo Yoga Carbon sous Tiger Lake en préparation © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo ThinCentre M75n : des MiniPC originaux sous Ryzen

Ces ThinCentre M75n sont des petits PC plus en largeur qu’en hauteur, à la manière des NUC Gaming d’Intel, et sont parmi les solutions les plus compactes du marché professionnel. Les engins mesurent 17.9 cm de large pour 8.8 cm de profondeur et 2.2 cm d’épaisseur. Les nouveaux venus embarquent désormais des puces AMD Ryzen 3 Pro 3300U ou Ryzen 5 Pro 3500U.

Lenovo ThinkCentre M75n

Proposé au même tarif de base pour les deux solutions, à savoir 539$, le ThinCentre M75n a clairement un vocation pro. La modèle AMD supporte jusqu’à 8 Go de mémoire vive et propose deux emplacements M.2 PCIe NVMe 2280 pour du stockage SSD. La version Core i7, sortie précédemment, a droit de son côté à grimper jusqu’à 16 Go de DDR4. Lenovo continue donc clairement de privilégier les machines Intel en reléguant les solutions AMD à de l’entrée de gamme en limitant leurs capacités en mémoire vive.

ThinkCentre M75n

On trouve une connectique classique sur ces ThinCentre M75n, assez robuste pour des machines compactes. En façade, un USB 3.1 Gen2 type-A et un autre du même protocole en Type-C ainsi qu’un USB 2.0 et une prise jack combinant entrée et sortie audio stéréo.

ThinkCentre M75n

A l’arrière du ThinCentre M75n, on retrouve une prise d’alimentation, un DisplayPort, des ports USB Type-A en USB 2.0 et USB 3.1 Gen2, un Ethernet Gigabit et un port antivol. La machine propose un Wifi5 Bluetooh 5.0. Il s’agit là de la connectique USB des versions AMD de la machine, les modèles Intel ThinCentre M90n sont équipés uniquement de port USB 3.1 Gen2.

ThinkCentre M75n IoT
A noter également l’apparition d’une version ThinCentre M75n IoT Nano Desktop toujours sous puce AMD mais avec un Athlon Silver 3050e à son bord. Une solution double coeurs et double threads cadencée de 2.3 à 3.2 GHz avec 4 Mo de cache fonctionnant sur un TDP De 15 watts. Cette puce particulière embarque un circuit Radeon 2 coeurs.

ThinkCentre M75n IoT

Lenovo l’intègre dans un boitier 100% passif avec une cible d’usages orientée Internet des Objets. Le châssis mesure 17.9 cm de large pour 8.8 cm de profondeur et 3.45 cm d’épaisseur. Un volume de 0.55 litres plus imposant que les 0.35 litres du ThinCentre M75n mais qui s’explique par les ailettes de dissipation de chaleur du châssis de la machine. Cette solution pourra embarquer deux stockages M2 : un NVMe et un SATA 3.0. La carte Wifi sera également montée sur un slot M.2.

ThinkCentre M75n IoT

Autre élément qui ne trompe pas sur la cible de cet engin : La présence de ports série sur son châssis. La connectique est là encore très complète avec en façade un USB USB 3.1 Gen2, un USB 2.0 au format Type-A, un USB 3.1 Gen2 au format Type-C, un jack audio combo et les deux ports série.

ThinkCentre M75n IoT

A l’arrière, on retrouvera un DisplayPort, un USB 3.1 Gen2 et un USB 3.1 Gen2 Type-C prenant en charge le DisplayPort en plus d’un Ethernet Gigabit et d’un port d’alimentation. Cette machine particulière égrène son chapelet de fonctions avancées, outre son système de dissipation en silence, elle peut continuer à travailler même dans des environnements assez hostiles comme une température industrielle de 50°C. Elle est également résistante aux chocs, à l’humidité et à la poussière. 

Les deux engins sont également protégés logiciellement avec diverses mesures suivant leurs usages. Contre les intrusions grâce à un module TPM 2.0, du chiffrement matériel, un BIOS protégé, des systèmes anti exploit USB et même un petit contacteur qui prévient en cas d’ouverture du châssis pour le modèle IoT.

Sources : Lenovo et Lenovo

Lenovo ThinCentre M75n : des MiniPC originaux sous Ryzen © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo prépare égalemennt un portable double écran

Le Lenovo ThinkPad X1 Fold est un prototype annoncé de portable très haut de gamme constitué d’une unique dalle OLED souple sur toute  sa surface. Je ne crois pas une seule seconde au succès commercial de ce type d’engin. Les dalles sont trop chères et pas assez robustes pour que des engins de ce type fassent leur chemin vers le grand public. Même à vocation pro, au delà de l’effet “Wahou” du déballage, le bonus apporté par cette solution face à son coût et aux risques d’une durée de vie trop faible, fait de ce type de solution un mauvais calcul.

2020-01-16 12_59_48-minimachines.netLe Lenovo Thinkpad X1 Fold*

D’autant qu’il y a bien plus simple et efficace à proposer avec un système plus classique de charnière s’articulant autour d’un double écran séparé. C’est probablement cette solution que va retenir la marque au final pour éviter de ne présenter au public qu’un engin à 2500$ comme le Fold.

Un nouveau portable Lenovo yoga double écran devrait, en effet, faire son apparition dans les cartons de la marque. Si l’on en croit du moins une présentation publiée par @WalkingCat sur Twitter.

Lenovo Yoga

On retrouve donc deux affichages qui se font face à face, séparés par une charnière classique. L’ensemble des dalles est tactile et au moins une des deux devrait être compatible avec un stylet actif. On pourra donc utiliser l’ordinateur de multiples façons : Comme un PC traditionnel grâce à un écran qui se transformera en clavier virtuels avec une petite zone comme pavé tactile. Comme une tablette en repliant la charnière 360° pour mettre les écrans dos à dos. Ou comme présentation avec les deux écrans en mode tente pour diffuser un contenu d’un côté, de l’autre ou des deux ensemble.

Comme pour le Microsoft Surface Neo, un clavier physique pourra également venir se positionner sur l’écran inférieur pour retrouver un toucher classique et les fonctions habituelles d’un portable. On retrouve, d’ailleurs, beaucoup des fonctionnalités portées par Microsoft pour l’évolution de Windows vers ce type de produit. Une évolution portée par Intel et son Project Athena et rendu probablement possible par l’intégration des processeurs Lakefield.

Lenovo Yoga

Il sera également possible de positionner ce Lenovo yoga double écran à plat, ouvert à 180° pour afficher une très grande diagonale d’information. Il sera certes coupé par la charnière centrale mais n’en demeurera pas moins lisible. On pourra alors déplacer les contenus d’un écran à l’autre ou profiter d’applications étudiées pour se déployer sur les deux surfaces de manière optimisée. 

Lenovo Yoga

Prévu, comme le Microsoft Surface Neo, pour 2021, ce Lenovo yoga double écran embarquerait donc très logiquement une licence de Windows 10X conçue spécifiquement pour ce type de produit. D’autres concurrents, Dell, HP et probablement Acer et Asus, devraient également être sur les rangs pour venir s’immiscer dans cette nouvelle catégorie de machine.

Source : Liliputing

Lenovo prépare égalemennt un portable double écran © MiniMachines.net. 2020.

Les Mac basculent sous ARM avec les puces Apple Silicon

Les rumeurs étaient persistantes et venaient de sources généralement assez bien informées pour que personne ne doute plus vraiment, sauf grande surprise ou retard, de ce basculement. Les SoC Apple Silicon vont donc venir remplacer les puces Intel dans toute la gamme de Mac Apple.

Apple Silicon

Les premiers Mac sous SoC ARM maison seront donc commercialisés à la fin de l’année. Pour préparer le terrain, la marque va proposer des kits de développement pour que tout le monde puisse travailler à porter ses applications le plus efficacement possible. Les développeurs intéressés par ce changement pourront demander ce Developer Transition Kit à Apple. En gros, un Mac Mini équipé d’un SoC Apple A12Z avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de  stockage sous MacOS Big Sur en version beta. Ces kits ne seront pas la propriété des développeurs mais seront “prêtés” à Apple. Pour les recevoir, il faudra débourser 500$ pour rejoindre le programme et… restituer les machines à la fin de celui-ci. Apple précise que les développeurs n’auront pas le droit de tester les machines ni de faire le moindre reverse engineering dessus. La marque aime cultiver ses secrets.

Cela ne signifie pas qu’Apple abandonne Intel d’un coup, si la production de machines Apple Silicon débutera cette année, les premières livraisons ne correspondront pas aux dimensions du marché actuel d’Apple. D’autres machines sous processeurs x86 seront donc proposées dans l’intervalle. On ne devrait voir la transition totalement opérationnelle que d’ici un an ou deux. Tim Cook s’est d’ailleurs vu rassurant pour les actuels propriétaires de machines sous processeurs x86. Le suivi des logiciels comme celui du système continuera pour eux pendant… au moins quelques années.

Un Apple G5 sous PowerPC
Ce n’est pas la première fois qu’Apple change de moteur technique au sein de ses machines. Il y a 15 ans environ, Apple avait fait un choix similaire en basculant ses machines vers le x86. Plusieurs éléments importants devant accompagner ses clients dans cette transition : une montée en performance, une certains stabilité des tarifs et une panoplie de mesures logicielles prises par la marque pour assurer ce passage difficile : un soutien des développeurs comme la présence d’un émulateur pour assurer une compatibilité avec les vieilles applications Apple sous le nom de code Rosetta.

Rosetta 2
Apple reprend une bonne partie de ces mesures et va même jusqu’à appeler son nouvel émulateur x86 sous ARM Rosetta 2. Rosetta premier du nom était l’émulateur qui a assuré la transition de l’architecture des PowerPC vers le x86 il y a 15 ans. Travaillant à la volée, elle permettait aux “vieilles” applications PowerPC de fonctionner sur processeurs Intel… Avec plus ou moins d’impact sur leurs performances. Rosetta 2 permettra donc de faire tourner des applications x86 sur les puces Apple Silicon de la même manière… C’est à dire avec une impact logique sur leurs performances même si Apple assure que cette deuxième version de son traducteur sera évidemment plus performante.

pierre de rosette

La Pierre de Rosette qui a permis à Champollion de comprendre les Hiéroglyphes

Cette transition passée d’Apple n’a pas été sans soubresauts, beaucoup avaient alors prédit la mort de la marque. Quelques clients s’étaient trouvés floués par ce changement qui rendait leurs applications méconnaissables… Aujourd’hui, en voyant Apple là où il est, on se rend bien compte que la décision prise il y a 15 ans était probablement la meilleure.

Le changement de moteur passant d’Intel vers Apple Silicon à beaucoup de sens pour la marque puisque de son rôle de client chez le fondeur ces quinze dernières années elle est devenue également conceptrice de solution ARM pour ses matériels mobiles. Avec de belles réussites au sein de ses tablettes iPad et ses iPhones. Des engins qui déploient de très belles performances magnifiées par un système profitant au maximum de leurs capacité. La tentation de passer ses autres machines, portables et PC, sous le même format de puces était évidemment énorme.

Etant à la fois éditeur de son système d’exploitation et concepteur de ses processeurs, Apple a les moyens de proposer une solution parfaitement homogène, totalement maîtrisée et évidemment… très rentable. Quand la marque annonce que la majorité des applications iPad et iPhone pourront tourner sur ces futurs Mac sous Apple Silicon, l’équivalent de ce que propose ChromeOS aujourd’hui avec les applications Android, on se doute que l’idée est d’étoffer la logithèque d’Apple d’un coup de millions de nouveautés. De permettre à ses clients de profiter des outils qu’ils ont pris l’habitude d’employer en mobilité sur toutes les machines de la marque. De solidifier encore un peu plus son écosystème et d’augmenter son parc installé

Est-ce que MacOS va pour autant devenir une version bureau d’iPadOS ? Non, MacOS va probablement ajouter des fonctionnalités à son environnement mais ne va pas réduire celles-ci vers une ergonomie inadaptée. 

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Pourquoi ce basculement ?

Outre les éléments économiques qui vont permettre à Apple de ne plus payer à Intel ses puces mais de rentabiliser son propre département de Recherche et Développement, ce changement offre à la marque un contrôle global et total sur la gestion de son système. Si demain Apple veut développer un nouveau produit logiciel qui tirerait partie d’une IA complexe, par exemple, elle pourrait développer de concert le morceau de silicium nécessaire et l’ajuster au millimètre à son système. Sans avoir à attendre qu’un tiers comme Intel ne le déploie ni que la concurrence puisse en profiter au passage.

Final Cut Pro sous Apple Silicon
Apple n’a pas peur d’un abandon de la part de ses développeurs. La marque va évidemment donner l’exemple en proposant ses propres logiciels sur Apple Silicon mais d’autres s’engouffreront volontiers dans cette voie. Microsoft, qui ne rêve depuis des années que de faire le même mouvement avec ARM pour Windows, va développer sa suite Office. Adobe suit également le mouvement avec la même ferveur que d’habitude. La marque a déjà commencé ce travail en portant des morceaux de ses applications phare vers le monde mobile. Elle présentait hier ses programmes les plus connus comme Photoshop et Lightroom tournant sur un Mac sous SoC Apple Silicon. Apple, de son côté, a présenté son outil de montage vidéo Final Cut Pro sur la même plateforme.

En ayant la possibilité d’intervenir sur la partie logicielle et la partie matérielle, la marque va pouvoir profiter à plein de ses talents. On peut donc imaginer de nouveaux outils et des appuis particuliers sur des éléments précis au sein des Apple Silicon. Des pièces de Puzzle qui font probablement défaut chez Intel puisque le fondeur se doit de travailler pour tout son écosystème et non pas uniquement pour Apple.

Un Hackintosh sous Ryzen
Apple Silicon signe la fin des Hackintosh

MacOS est disponible au téléchargement sur le site de la marque, n’importe qui peut aller le récupérer et l’installer librement sur son Mac ou… sur un PC. Apple est en guerre contre les Hackintosh depuis des années. Il est très simple d’utiliser un PC classique, en suivant des guides relativement faciles d’accès, et d’installer MacOS dessus pour obtenir l’équivalent d’un Mac d’un point de vue performances. L’arrivée des SoC Apple Silicon va réduire ces efforts à néant. Apple ne fournira évidemment aucun pilote pour ses puces et il sera bien sur impossible de profiter de ce genre de montage à partir du moment où MacOS aura basculé sous ARM.

Avec ce changement, Apple va verrouiller à 100% son hardware, il sera possible à la marque d’intégrer des routines logicielles et matérielles pour contrôler l’ensemble de ce que vous pourrez, ou ne pourrez pas, intégrer à votre Mac. La tentation de forcer l’usage de DRM pour obliger l’utilisateur à n’utiliser que les éléments choisis par la marque sera énorme. Entre la vente de “passeports de compatibilité” pour les équipementiers et la distribution directe de ses câbles, dongles et accessoires aux prix choisis par Apple, la conséquence de ce changement pourra être très bénéfique pour la marque. Moins pour le grand public.

MacOS 11 signe en tout cas la fin de l’aventure Hackintosh.

Apple DTK

Qu’est ce qu’il y aura dans cette appellation Apple Silicon ?

On ne sait pas exactement de quoi seront fait ses puces. Si le kit de développement propose une solution Apple A12Z Bionic connue, on ne sait pas ce qu’il y aura dans les futurs Mac. Le Apple A12Z est un SoC huit coeurs assez classique composé de 4 puces Tempest et 4 puces Vortex. Les premières sont les LITTLE du système pour économiser la batterie de l’engin et les secondes jouent le rôle de big pour la performance. Ces puces sont dérivées des solutions ARMv8.3-A. Elles sont associées à un GPU A12. L’ensemble fonctionne aujourd’hui jusqu’à 2.5 GHz dans une solution comme l’iPad mais cela ne veut pas dire qu’une version plus haute en fréquence ne pourrait pas exister dans un boitier ventilé. La fréquence étant dépendante de la consommation de la puce et de la chaleur que la machine peut encaisser, il est possible que cet A12Z soit poussé plus loin en fréquences.

A12Z Bionic

De cette base, on peut imaginer de multiples évolutions à la fois en nombre de coeurs, en nombre de puces et en fréquences. Les SoC ARM n’ont pas vocation à être uniquement déployés en mode fanless et Apple pourra les proposer sous une ventilation classique. Le Apple A12Z n’étant pas la dernière puce en date d’Apple, il est fort possible que les premières machines commercialisées soient équipés de puces plus récentes et pas encore sorties. On imagine mal Apple se situer trop à la traîne sur certains secteurs comme le Wifi6, le Thunderbolt 4 ou le PCIe 4.0.

Autre question assez importante, quelle base graphique sera employée sur les futurs Mac ? AMD est aujourd’hui au coeur des stations de la marque mais le fonctionnement des cartes Radeon est dépendant d’une architecture x86. Est-ce que AMD va suivre Apple et proposer des solutions sous ARM ? La question peut  se poser et des rumeurs d’un intérêt d’AMD vers le monde mobile existent. Mais d’un autre côté AMD, a déjà revendu sa branche mobile à Qualcomm qui a transformé Radeon en Adreno… Est-ce que cette vente n’interdit pas à AMD de revenir sur ce terrain ? Intel ne pourrait donc pas être l’unique perdant de ce changement qui affecterait plutôt tout le secteur x86. 

Nvidia pourrait être appelé à la rescousse pour venir s’implanter dans les puces ARM d’Apple. La marque a en effet dans ses cartons des solutions très solides depuis des années. Si elle a abandonné le secteur mobile avec ses Tegra, ses solutions plus récentes ont su trouver leur public dans des utilisations très variées.

softbank logo

Liberté ! Liberté chérie !

Apple va donc se débarrasser d’Intel, se retrouver libre avec ses propres puces. Libre ? Vraiment ? Apple va juste changer de modèle et si il développera ses solutions, il le fera en achetant des licences à ARM, propriété du Japonais Softbank depuis Septembre 2016 et appartenant à 25% à un conglomérat situé aux Emirats Arabes Unis depuis 2017. SoftBank n’est pas spécialement connu pour être un agneau sur le marché international et ses choix sont toujours du côté des plus juteuses rémunérations. Si demain il prenait l’envie à SoftBank de faire fructifier plus rapidement les 31 milliards de son investissement injectés pour acheter ARM Holdings, il le ferait sans doute sans complexes. Si on imagine qu’Apple a bétonné jusqu’alors les contrats de ses licences ARM pour ses iPhone et iPad, on imagine cependant bien la marque continuer à travailler dans ce sens dans le futur. 

Cela dit, Apple ne sera donc pas totalement libre. Sa dépendance à ARM sera moindre que celle à Intel et la possibilité de modifier les puces suivant ses besoins et ses désirs est un vrai bonus pour la marque. Mais si demain SoftBank décidait de revendre ses parts, d’augmenter ses royalties ou de modifier ses futurs contrats de distribution, Apple serait obligé de l’accepter. Cette liberté retrouvée pose également Apple face à de nouveaux défis. Faire fabriquer des dizaines de millions de SoC supplémentaires sur un marché déjà très tendu.

Intel

 Un coup dur pour Intel ? Pour le marché x86 ?

Sans aucun doute, Intel va perdre un gros client avec Apple. Cela n’est néanmoins pas une catastrophe commerciale. Avec 20 millions de Mac vendus chaque année, Apple est un acteur important pour Intel mais sans être un pilier de son fonctionnement. On estime que Apple rapporte entre 3.4 et 3.5 milliards de dollars par année à Intel, soit à peu près 5% de son chiffre d’affaire. Cette annonce n’est donc pas sans douleur pour le fondeur, et on comprend certains de ses récents discours passés expliquant que le monde du Microprocesseur n’était pas sa seule activité, mais ce n’est pas non plus la fin du monde.

C’est par contre le moment pour Intel de mettre un gros coup d’accélérateur dans son offre processeurs. Il va être indispensable pour la marque de se repositionner fortement et rapidement sur les performances de ses puces. Tant en terme de calcul pur que de circuits graphiques. On a vu qu’Intel s’emploie à ce dernier poste avec l’apparition des circuits Xe. Reste à faire suivre le reste de ses puces avec des développements futurs largement plus performants. Coincé d’un côté par un AMD très mordant tant sur le secteur x86 et de l’autre côté par un Apple qui va présenter des propositions logicielles équivalentes dans un autre écosystème, Intel doit se réinventer.

Ce changement peut ainsi se voir comme une bonne nouvelle pour le marché x86. D’abord parce que Apple devient un concurrent de poids qui devrait stimuler l’ensemble et le forcer à se dépasser. Mais aussi parce que le marché rebat ses cartes. Si Intel et AMD vont devoir se battre contre un nouveau concurrent. L’arrivée de ce troisième acteur sur le secteur PC, quatrième  si on compte Qualcomm et ses balbutiantes productions pour Microsoft, pourrait également changer le marché et provoquer un véritable big-bang. Les concurrents d’hier pouvant être alliés dès demain.

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Powkiddy V90 : une nouvelle console 3 pouces très… inspirée

Disponible en deux coloris jaune ou orange, la Powkiddy V90 reprend donc ce format particulier de clapet qui déploie la partie supérieure comprenant l’écran et une base servant à piloter l’ensemble.

PowKiddy V90Clairement, la Powkiddy V90 joue sur la corde sensible d’un format que les nostalgiques apprécieront, la partie écran accueille une dalle IPS de 3 pouces en 320 x 240 pixels. Elle restera protégée au fond de votre poche lorsque la console sera refermée. Une fois ouverte, elle proposera une croix directionnelle et les quatre boutons ABXY en plus des Start et Select habituels. Deux gâchettes sont également disponibles sur le haut du dispositif.

PowKiddy V90

Une paire d’enceintes 1 watt est disposée de part et d’autre de la coque basse tandis qu’un port jack audio stéréo est placé en bas de la coque pour brancher facilement un casque. C’est également là que l’on trouvera un port USB Type-C pour charger la batterie 1020 mAh de l’engin et transferer des données. 

A l’intérieur, on retrouve un matériel assez classique pour ce type de production avec un SoC peu détaillé : il s’agit apparemment d’une solution Allwinner F1C100S mais rien n’est certain pour le moment. 16 Go de stockage sont intégrés et un lecteur de cartes MicroSD est également présent pour étendre les capacités de stockage de la machine. L’autonomie annoncée grimperait à 4 heures d’usage pour 2.5 heures de charge, chiffres qu’il faut évidemment prendre avec précaution.

PowKiddy V90
D’un point de vue logiciel, la promesse est intéressante avec la possibilité d’installer des application sur un Linux non détaillé. La possibilité que le constructeur ait employé le classique système NxHope. 15 émulateurs sont installés d’office pour piloter des jeux variés issus de vieilles consoles : GB, GBA, PS1, NEOGEO…. 

La Powkiddy V90 est en vente sur la boutique officielle de la marque sur Aliexpress.com pour environ 36€. Un prix attractif mais une console pas encore très bien détaillée pour le moment. Il est peut être sage d’attendre des retours sur ses capacités avant de craquer.

Source : Obscurehandhelds et AndroidPC

Powkiddy V90 : une nouvelle console 3 pouces très… inspirée © MiniMachines.net. 2020.

Le Lenovo Yoga 5G sous Snapdragon 8cx est annoncé

Lenovo avait annoncé son premier ultraportable 5G pour cette année et la promesse est tenue. Pour 1400$ vous allez pouvoir acheter un Lenovo Flex 5G,  le nom de l’engin en Amérique du nord. Chez nous ce sera le Lenovo Yoga 5G quand il sortira chez nous. Il s’agit d’un ultraportable de 14″ avec un modem issu de la solution embarquée sur son SoC Snapdragon 8cx. 

Lenovo Yoga 5G

Mis en vente dès demain, le 18 Juin 2020 donc, l’engin proposera pas mal de points forts pour ceux qui cherchent avant tout l’ultramobilité. Sa charnière à 360° permettra un usage portable, présentation ou tablette et la présence d’une dalle tactile permettra de profiter réellement de cette fonctionnalité.

Autre avantage de la machine, sa puce ARM qui devrait lui offrir une belle autonomie à l’usage avec évidemment des fonctionnalités réseau étendues : Bluetooth 5.0 et Wifi5 ainsi que, bien entendu, une compatibilité 4G/LTE pour les 99% des zones non couvertes par la 5G. Lenovo a passé un contrat avec Verizon aux US pour proposer un abonnement 5G local : Comptez environ 58$ par mois si vous vous engagez pendant 2 ans… Un lecteur de carte nano SIM permettra évidemment de choisir l’opérateur de votre choix.

Lenovo Yoga 5G

Sur le papier le Lenovo Yoga 5G a pas mal d’atouts donc, son écran affichera en FullHD grâce à une dalle IPS avec une solide luminosité de 400 nits. Pour 1400$ il proposera 256 Go de mémoire UFS 3.0 non extensible mais vous pourrez également choisir une version 512 Go de base en ajoutant quelques billets verts. La mémoire vive proposée sera de 8 Go de DDR4 1866 soudés et non extensible…

Lenovo Yoga 5G

Le Lenovo Yoga 5G n’a pas de lecteur de cartes mémoire…

La connectique comporte deux ports USB 3.1 Gen 1 Type-C dont un qui assurera la charge de l’engin en 45 Watts. Un port jack audio combo pour casque et micro sera également disponible et… c’est tout. Une webcam 720 associée à une fonction infrarouge pour reconnaissance faciale est disponible tout comme un lecteur d’empreintes digitales et une puce TPM 2.0 pour assurer la sécurité des données sous Windows 10.

Lenovo Yoga 5G

Deux microphones sont également disponibles pour enregistrer vos conversations ou écouter les éventuels ordres pour piloter un assistant personnel. Le clavier bénéficiera d’un rétro éclairage et le large pavé tactile permettra sans doute une navigation agréable. L’écran sera compatible avec les stylets actifs mais le Lenovo Yoga 5G ne sera pas fourni avec un de ceux-ci par défaut. On ne sait pas si le stylet répond à la norme USI.

Lenovo Yoga 5G

Enfin, la batterie est une 60 Wh mais Lenovo n’a pas communiqué d’autonomie moyenne pour son 14″. Il a par contre donné le détail de ses dimensions et de son poids. L’engin mesurera 32.25 cm de large pour 21.59 cm de profondeur et 1.5 cm d’épaisseur. Son poids sera de 1.34 Kg grâce à une coque en alliage aluminium/magnésium. Rien d’extravagant ici puisqu’on est dans la moyenne des 14″ actuels grâce à des bordures fines autour de l’écran et des matériaux haut de gamme.

Lenovo Yoga 5G

Problème, l’engin sera nul sous Windows 10. Pas nul-nul mais nul quand même. Si on met en perspective les performances que propose le SoC Snapdragon 8cx et ce qu’il propose sur les tablettes Microsoft Surface Pro X, tout usage qui sortira des clous des applications optimisées pour ARM transformera votre ultraportable à 1400$ non évolutif et fermé en un engin aux performances dignes d’un PC portable entrée de gamme sous Celeron basique. Vous ne lancez que 3 applications classiques issues du Store de Microsoft ? Pas de soucis, la machine est faite pour vous. Vous voulez par contre lancer une bonne vieille application 32 bits du catalogue de Windows ? Oubliez. Les performances en émulation de la machine sont très mauvaises.

Je ne comprend toujours pas l’intérêt de ces engins sous Windows, je comprend la démarche, je comprend comment on a pu en arriver là mais je n’arrive pas a saisir pourquoi ces engins sont mis en vente ?1 Quelle est la cible de ces mauvaises solutions ? Personne. N’importe qui d’assez malin pour cliquer sur une une icône dans les paramètres de son smartphone peut, en 1 seconde, l’utiliser comme modem 4G ou 5G pour connecter son portable dessus. Si il achète un ordinateur entrée de gamme qu’il connectera dessus, il aura l’équivalent en performance de ce Lenovo Yoga 5G tout en économisant 1000$ au passage…

Lenovo Yoga 5G

Certains seront ravis de la portabilité de l’engin mais on retrouve aujourd’hui la même avec des machines sous processeurs AMD ou Intel. D’autres vont expliquer que la puce Snapdragon 8cx sera plus endurante… Oui mais elle mettre entre deux et cinq fois plus de temps a exécuter la même tâche qu’un PC sous processeur AMD ou Intel.

Lenovo Yoga 5G

C’est d’autant plus problématique aujourd’hui qu’AMD revient fort sur le devant de la scène et que les constructeurs commencent enfin a proposer des ultraportables sous processeurs AMD Ryzen. Mieux, les solutions x86, qu’elles soient Intel ou AMD, proposent désormais des 14 ou 16 heures d’autonomie, des finesses comparables et des fonctions 4G. Certes, il n’existe pas de modèles en 5G avec ce profil sous processeur AMD ou Intel. Mais a quoi bon puisque le réseau 5G n’existe pas non plus ?

Acheter un Lenovo Yoga 5G à 1400$ minimum pour une configuration 100% fermée aussi bien logiciellement que matériellement avec des performances entrée de gamme quand on peut, pour le même prix, trouver sur le marché des engins de plus en plus solides en performances ? Avec la simple possibilité de se connecter en 4G avec un smartphone comme relais ? Je ne comprend pas la logique de Lenovo ni l’entêtement de Microsoft.

Le Lenovo Yoga 5G sous Snapdragon 8cx est annoncé © MiniMachines.net. 2020.

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