Collanews

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Hier — 2 juin 2020Le journal du lapin

Une souris ADB… (presque) en bois

Même si je vide mes cartons, je ne résiste pas aux souris ADB bizarres, c’est mon kink. Et ce modèle Sanwa (presque) en bois est plutôt joli.

j’avais testé un modèle vraiment en bois de la marque, mais celle-ci est en plastique, avec une coque qui ressemble assez à du bois. De loin, ça fait illusion, c’est certain. La souris propose deux boutons (j’en parle plus bas, aucun intérêt) et est pensée pour les mains japonaises (elle est compacte). Assez bizarrement, si elle semble ambidextre, elle ne l’est pas totalement : elle est légèrement creusée à gauche pour placer le pouce. Ce n’est pas aussi flagrant que les souris modernes, mais c’est visible. Assez logiquement, elle utilise une boule mais elle est assez sensible (400 ppp), donc utilisable sur un grand écran. Sur un Mac en ADB, elle fonctionne sans soucis, mais sur un Mac moderne avec un adaptateur… c’est une autre histoire.

La souris


On peut voir le renfoncement


Bien évidemment une boule

Sru un Mac moderne, elle a un comportement déroutant : elle bloque les autres souris. Le clic secondaire devient impossible sur les autres périphériques. J’ai vérifié avec les logiciels qui permettent de lire les commandes HID, et il n’y a rien de spécial. Je suppose que la souris envoie la commande du second bouton d’une façon ou d’une autre et le bloque. Par ailleurs, si elle dispose bien de deux boutons, le second ne sert à rien. Il n’active pas un clic secondaire comme la souris NeXT ou un clic principal forcé comme la majorité des autres souris. Mes programmes de tests indiquent tous que la souris envoie juste une commande de clic principal avec les deux boutons, ce qui est totalement inutile.

Mais bon, au moins elle est jolie.

macOS et les claviers externes : la plaie du @ et du

Si vous utilisez un clavier qui ne vient pas de chez Apple sur un Mac, vous avez peut-être déjà eu un problème assez énervant : la touche @ et la touche < sont inversées (² et < sur un clavier PC).

C’est un problème très courant, et en théorie il suffit de relancer l’assistant de réglage de clavier.

Si vous avez de la chance, donc, il faut aller dans les Préférences système, section Clavier. Si le clavier est mal identifié (ou pas identifié), le bouton Changer de type de clavier… doit être présent. Dans le pire des cas, toujours en théorie, le fait de débrancher et brancher le clavier doit faire apparaître le bouton.

Bouton…

…pas bouton

Le truc, c’est que c’est assez aléatoire. Dans mon cas, j’ai un clavier avec lequel ça fonctionne, un autre qui ne veut rien savoir et un ou c’est aléatoire. Parfois ça fonctionne, parfois (après un redémarrage), non.

Si l’assistant se lance, il faut normalement indiquer le type de clavier, ISO ou ANSI. ISO pour un clavier européen, ANSI pour un américain. Normalement (c’est important), ça devrait suffire à assigner les touches correctement. Le < affichera un <, le @ (avec un agencement Apple), le ² affichera un ² (avec un agencement PC).

L’assistant

Les choix

Mais je vous avoue que chez moi ça ne fonctionne pas à chaque fois. Parfois, ça marche un temps puis le clavier inverse les touches. Parfois, le bouton apparaît et ne lance pas l’assistant. Parfois… ça ne marche pas. En gros, c’est pleins de bugs et ça fonctionne (très) aléatoirement. Bien évidemment, avec un clavier Apple le problème ne se pose normalement pas.

Avec un clavier Apple, ça ne sert à rien.

La dernière solution éventuelle, c’est cette commande : sudo rm /Library/Preferences/com.apple.keyboardtype.plist
Elle efface les préférences et donc en redémarrant, macOS devrait relancer l’assistant.

Une publicité pour Ultraman Quiz King

Dans ma recherche de jeux Pippin, j’ai deux soucis : trouver quelqu’un qui vend un jeu (sur certains titres, c’est compliqué) mais surtout trouver quelqu’un qui vend un jeu à un prix correct pour moi. Cette semaine, du coup, je vous montrer une publicité pour Ultraman Quiz King… parce que le seul exemplaire du jeux que j’ai vu en quelques années est (beaucoup) trop cher.

Vous devez vous en douter, les jeux Pippin ne sont pas très recherché. Certains titres se vendent assez cher parce qu’il s’agit de licences connues (Dragon Ball Z, au hasard) mais globalement les prix sont assez bas au Japon, et moyen eu Europe ou aux Etats-Unis. De ce que j’ai pu voir et vendre, on peut trouver des jeux au Japon pour 20 à 40 € sans trop de soucis (2 500 à 5 000 ¥ en gros) et ça se revend facilement en Europe entre 40 et 75 €, compte tenu de la rareté ici et du prix de l’importation. Mais certains pensent vraiment que ce sont des titres très recherchés, ou très rares, un peu comme un jeu Super NES sous blister, ou des choses que beaucoup de collectionneurs veulent. Le cas d’Ultraman Quiz King est assez simple : un Japonais essaye de le vendre depuis plusieurs semaines à 30 000 ¥ (~250 €). Mais évidemment, il n’y arrivera pas : c’est le prix pour une console complète dans le pays. Et même s’il manque à ma collection, je ne compte pas mettre cette somme pour un jeu.

Du coup, j’ai récupéré récemment cette publicité (format A4) pour le jeu. On voit la jaquette en grand, quelques images à l’arrière, et les plateformes supportées.


Peut-être qu’un jour je trouverais le jeu moins cher. Un peu comme Picture Book of Mission School Uniform : un Japonais essaye de vendre ce titre depuis bientôt un an de façon régulière, avec un prix qui varie de semaines en semaines entre ~20 000 et ~30 000 ¥. Bien évidemment, il ne part pas à ce prix. D’ailleurs, la logique semble assez bizarre : assez régulièrement, il part d’une valeur “basse” (20 000 ¥ par exemple) et augmente de 1 000 ou 2 000 ¥ chaque semaine, avant d’arrêter d’essayer de le vendre quelques semaines une fois qu’il a atteint ~30 000 ¥. Bizarre.

Reste qu’avec de la patience, tous les jeux arrivent à un moment ou à un autre à un prix correct.

À partir d’avant-hierLe journal du lapin

Un prototype d’iPhone 3GS sur eBay

Vu sur eBay, un prototype d’iPhone 3GS. Vendu 230 €, il n’a rien de très particulier visuellement.

Le seul point particulier, c’est que l’appareil est sous SwitchBoard, l’interface de test d’Apple. C’est un iPhone 3GS de 16 Go assez standard pour le reste, visiblement.

Sous SwitchBoard


Rien de spécial

Faire un ² avec un clavier Apple

Depuis de longues années (vraiment) un truc m’énerve : l’agencement des claviers des Mac ne propose pas de touche pour l’exposant 2, le ². C’est assez énervant, parce que je dois de temps en temps parler de mm² et entrer ce caractère, présent sur les claviers de PC. Mais il y a une solution.

La solution de base, c’est d’utiliser Afficher les Emoji et symboles, et de rechercher le ² (en le mettant en favori).

Les raccourcis

L’autre solution que j’ai découvert par hasard, marche assez bien pour en rentrer plusieurs rapidement : il faut simplement ajouter l’agencement Français – PC dans Préférence Système -> Clavier -> Méthodes de saisie. Ensuite, quand il faut taper un ², il suffit de passer sur l’agencement PC dans la barre de menus, taper sur la touche @ (elle va afficher un ²) et revenir sur l’agencement classique d’Apple. C’est assez rapide quand on a l’habitude, et si on ne tape pas trop souvent de ². Attention, ça ne fonctionne pas avec les vieux OS : l’agencement PC date de Mavericks en 2013.

L’option Français – PC

Sinon, il est évidemment possible d’utiliser un clavier PC…

Récupérer des enregistrements quand QuickTime a planté

Petite astuce qui peut aider avec QuickTime si vous enregistrez directement avec le logiciel d’Apple. Par défaut, QuickTime Player va garder votre enregistrement dans un dossier et si par mégarde vous fermez QuickTime violemment (sans sauver), avec un peu de chance l’enregistrement est encore là. J’avais vu cette astuce chez Korben, mais il y a quelques subtilité en plus.

C’est assez facile à reproduire : lancez une enregistrement, et fermez QuickTime sans sauver ou arrêter (un clic droit sur l’icône dans le Dock en pressant option, par exemple). Et bien l’enregistrement est encore présent. Il se trouve dans ~/Library/Containers/com.apple.QuickTimePlayerX/Data/Library/Autosave\ Information/. Vous pouvez utiliser le Finder pour y aller : Aller -> Aller au dossier. Il se nomme Document QuickTime Player non enregistré et – attention – il disparaîtra si vous relancez QuickTime. Il faut donc le récupérer avant de relancer QuickTime.

Maintenant que vous avez le fichier, je vous conseille de le copier directement à un autre endroit et de travailler sur une copie. Et QuickTime ne voudra sûrement pas l’ouvrir.

Ensuite, il faut extraire le contenu. Un clic secondaire sur le fichier, Afficher le contenu du paquet. Il y a quatre cas possible avec QuickTime, en fonction de vos choix. De la vidéo en qualité élevée (en H.264), de la vidéo en qualité maximale (en ProRES, compliqué à récupérer), de l’audio en qualité élevée (compression AAC) et de l’audio en qualité maximale (sans compression).

La vidéo

Commençons par de la vidéo. Vous aurez un fichier .mov. Première solution, tenter avec VLC ou un autre lecteur. Si vous n’avez pas peur d’envoyer vos données en ligne, le site mp4repair.org peut fonctionner, même s’il n’aime visiblement la version en qualité maximale et qu’il est payant.

C’est cher

Si ça ne fonctionne pas (probable), il y a untrunc. Ça devrait fonctionner sous Linux, mais impossible de le compiler sous macOS, malheureusement. La version reloue passe par Docker et ce n’est pas grand public. Si vous avez peur de la ligne de commande, abandonnez.

Il faut installer Docker depuis le site.
Ensuite cloner untrunc (git clone https://github.com/anthwlock/untrunc).
Enfin, le lancer dans un container : docker build -t untrunc .

Attention, c’est un peu compliqué. Premièrement, il faut une vidéo qui fonctionne (enregistrée de la même façon, en gros), nous allons l’appeler video1.mov.
La vidéo qui ne fonctionne pas, elle, nous allons l’appeler video2.mov.
Les deux vidéos doivent être dans le dossier Téléchargements.
Voici la ligne de commande qui devrait essayer de récupérer le tout.

docker run -v ~/Downloads/:/mnt untrunc /mnt/video1.mov /mnt/video2.mov

Le fichier en sortie se nomme video2.mov_fixed. Je vous dit tout de suite, ça fonctionne assez mal. Dans le cas d’une vidéo en qualité élevée (H.264), ça fonctionne plus ou moins. Dans le cas d’une vidéo en qualité maximale (ProRes), ça ne marche tout simplement pas.

L’audio

Avec de l’audio, vous aurez un .aifc, si vous enregistrez en qualité maximum. La récupération est normalement assez simple. Avec Audacity, faites Fichier -> Importer -> Données brutes. Les réglages : 16 bits PCM, Gros Boutiste, stéréo, 44100. Normalement, il va récupérer l’audio.

Avec Audacity

Si vous avez un .m4a, vous avez enregistré en qualité élevée, et c’est déjà compressé. La méthode de Korben fonctionne. Il faut donc effacer les zéros en début de fichier, et ensuite convertir le fichier avec faad. Pour l’installer, il y a brew : brew install faad2. Ensuite, il suffit de taper faad nom_du_fichier, ça va le convertir en .wav.

Dans tous les cas, ce sont des solutions de la dernière chance et ça risque de ne pas fonctionner. Mais parfois, ça peut aider.

Un « pilote » pour un caisson de basse sous macOS

En triant chez moi, j’ai « retrouvé » deux produits, l’iSub et le BassJump. Et je me suis souvenu qu’il y a longtemps, j’avais vu un exemple de code Apple qui perlettait de gérer un caisson de basse sous Mac OS X. L’occasion de jouer un peu.

Au départ, je voualis juste voir s’il était possible de faire fonctionner un iSub avec un macOS récent, vu qu’Apple a supprimé les pilotes il y a longtemps. Mais ce n’est pas possible : l’iSub n’est pas reconnu par défaut comme une interface audio en USB, et les pilotes Apple devaient sûrement l’activer manuellement, comme pour les enceintes du Power Mac G4 Cube. Du coup, j’ai tenté avec le BassJump.

L’iSub


Le BassJump

Le BassJump, c’est un caisson de basse USB qui fonctionne comme une interface audio basique. Sans pilotes, on peut rediriger le son vers lui, mais le résultat est évidemment assez mauvais : il est prévu pour reproduire les basses et lui envoyer de l’audio « complet » donne un résultat affreux. C’est là qu’intervient le vieux code d’Apple.

C’est un pilote qui propose un filtrage passe-bas sur un périphérique audio. C’est assez basique, c’est vraiment un exemple de ce qu’il est possible de faire avec Core Audio, mais c’est assez efficace. Une fois le programme téléchargé, il faut modifier le projet pour le compiler en 64 bits uniquement sous macOS Catalina (ça marche aussi avec d’anciens OS en 32 bits, d’ailleurs).

Dans le code, il faut modifier deux choses. Dans Info.plist, il faut indiquer le vendor ID et le product ID de l’appareil, en codage décimal. Ce sont les identifiants USB de l’appareil, qu’on peut récupérer dans les Informations Système. Pour le BassJump, c’est 0x08DC pour le vendor ID, 0x013a pour le product. Avec la calculatrice de macOS, on peut convertir en décimal rapidement : on se met en présentation programmeur, on choisit la base (16), on tape la valeur, on choisit la base 10. Pour le BassJump, ça donne 3468 et 314.


Dans SampleUSBAudioPlugin.cpp, il faut mettre les valeurs en hexadécimales.

Une fois le pilote compilé, je l’ai installé sur mon vieux MacBook Air, avec le BassJump connecté… sans résultats (un coup de KextUtility ou équivalent peut aider pour charger le pilote). Après avoir cherché un peu, j’ai trouvé : le code d’Apple ne fonctionne qu’en 44 kHz. C’est flagrant après avoir changé la valeur dans Configuration audio et MIDI : en 48 kHz (par défaut), le son est complet, en 44 kHz, le filtre passe-bas fonctionne.

Il faur forcer le 44 kHz (ou modifier le pilote)

Petite astuce, si vous voulez utiliser le caisson (et son filtre passe-bas) en même temps que les enceintes du Mac (ou d’autres enceintes) : il faut créer un périphérique à sortie multiple dans Configuration audio et MIDI. On peut sélectionner les sorties disponibles, et la lecture sur cette interface audio virtuelle sort sur les deux appareils. Cette solution a le défaut d’empêcher le réglage du volume dans les options de macOS, mais ça fonctionne.


Tout ça pour dire qu’en moins d’une heure, j’ai fait un truc basique mais fonctionnel pour profiter du BassJump… alors que la société nous a baladé avec des pilotes moisis pendant des années. Ca nécessite évidemment quelques ajustement pour la fréquence d’échantillonage et je suppose qu’il y a des modifications pour permettre de contrôler le volume, mais c’est fonctionnel de cette façon, au moins de manière basique.

Petite mise à jour de ma collection de jeux Pippin (2020)

Un peu d’actualité sur ma collection, pour une fois.

J’ai mis à jour la page sur mes jeux Pippin, depuis la dernière fois, j’ai trouvé quelques jeux.

Fair, then Partly Piggy

Pippin / Mac

Tetsuman Gaiden

Pippin / Mac

Gadget: Invention, Travel, & Adventure

Pippin

Il y en a d’autres qui sont encore en transit, parce qu’évidemment la pandémie a un impact sur les transports, et je fais venir mes jeux par bateau.

J’ai enfin trouvé @Card SD Gundam Gaiden, sans sa grosse boîte, mais avec sa disquette. Et aussi Densha Daishuugou: Driving Train.

J’attends aussi un pavé numérique qui se connecte directement à la console, avec la prise P-ADB, ce qui est plutôt inhabituel.

Dans ce que je recherche, il y a quelques « Big Box » (j’ai raté celle de Gundam Tactics: Mobility Fleet 0079 récemment), un titre que je ne connaissais pas sur les voitures Subaru, etc.

Pour le moment, j’ai 56 jeux pour la console, et il m’en manque une bonne douzaine pour le « Full Set » standard, un peu plus en comptant les bêtas, les trucs sortis mais pas vraiment, etc. La liste complète évolue assez régulièrement, donc c’est un peu compliqué de compter.

Et on termine par un article que j’ai écrit pour MacGénération sur la console.

Combien peut-on installer de versions de Mac OS X sur un Mac ?

Combien de versions différentes de Mac OS X peut-on installer sur un Mac officiellement ? Une question que je me suis posé, et j’ai testé.

Pour le calcul, j’omets les bêta et les bidouilles qui permettent d’installer une version antérieure ou ulttérieure à ce qu’Apple annonce, même si c’est possible. On va jouer sans tricher.

Pour le nombre maximal, on va directement exclure les PowerPC : au mieux, vous pourrez installer six versions différentes de Mac OS X, et uniquement dans un cas particulier : le Power Mac G4 « QuickSilver » de juillet 2001 avec un CPU à 867 MHz. C’est le seul modèle qui a été lancé sous Mac OS X 10.0 et qui accepte Mac OS X Leopard (10.5).

Maintenant, les Mac Intel. Pas mal de modèles supportent sept ou huit versions de Mac OS X. Les MacBook Blanc de 2009 et 2010, par exemple, sont arrivés sous Snow Leopard (10.6) et supportent macOS High Sierra (10.13). Ou les MacBook Pro de 2007 (si vous en avez un qui fonctionne encore) : de Mac OS X Tiger (10.4) à OS X El Capitan (10.11).

Mais plusieurs modèles supportent encore plus d’OS. Premièrement, les Mac Pro de 2010 : de Mac OS X Snow Leopard (10.6) à macOS Mojave (10.14). En fait, les Mac Pro 2009 offrent même mieux, en trichant (une fois flashés en 2010) : de Mac OS X Leopard à Mojave. Mais dans les deux cas, il faut une modification matérielle, au moins une nouvelle carte graphique. Sinon, dans les MacBook Pro et MacBook Air, les versions de 2012 supportent officiellement (et sans modifications) neuf versions de Mac OS X. De Mac OS X Lion (10.7) à macOS Catalina (10.15).

J’ai justement un MacBook Air de 2012 sous la main et j’ai installé chaque OS sur un SSD de 500 Go. Une fois le SSD partitionné correctement, il n’y a pas trop de problèmes (mais il y en a).

Bon, il y a partition de restauration

Catalina voit tout le monde


La suite

Mon premier problème est d’ordre matériel, parce que j’ai effectué une petite modification. La carte Wi-Fi a été remplacée par une version 11ac et Mac OS X Lion ne prend pas en charge la carte en question.

Pas de Wi-Fi sous Lion

Le second défaut est d’ordre pratique : comme macOS s’installe en APFS à partir de High Sierra (10.13), les anciens OS ne voient tout simplement pas les systèmes récents. Pour démarrer sur macOS High Sierra depuis la section Démarrage des Préférences Système, je dois d’abord redémarrer sous macOS Sierra (10.12). Mais pour redémarrer sous macOS Sierra (10.12), il faut d’abord redémarrer sous OS X Yosemite (10.10). En fait, l’OS passe par Core Storage à partir de Yosemite, mais Apple a modifié quelque chose avec macOS Sierra qui empêche l’OS d’être vu. Les anciens systèmes voient bien la partition, mais ne proposent pas de démarrer dessus. En pratique, pour passer de Lion à Catalina, il faut donc d’abord rebooter sous Yosemite, puis sous Sierra et enfin sous Catalina.

Lion voit jusque 10.11


Yosemite voit jusque 10.12


Sierra voit jusque 10.15

Dans l’Utilitaire de disques

Pour mémoire, je crois que le pire dans les Mac Intel est le premier MacBook Air : il support Mac OS X Leopard, Snow Leopard et Lion, et c’est tout. Trois OS.

Quelques prototypes de Mac Pro

Quelques images de proprotypes de Mac Pro, vues dans ce sujet.

La classique carte mère rouge


Là aussi (sous les barrettes)


Un accès caché sous le Mac


Un joli bleu


Du bleu et des LED


Regardez le numéro de série

Un joystick pour Mac… en port série (le test)

Il y a quelques semaines, je parlais du MacFly, un joystick pour Mac un peu particulier : il utilise une interface série. Comme je n’avais pas les pilotes (et que je ne les trouvais pas), j’ai finalement choisi la solution la plus évidente : j’ai acheté un second joystick avec la disquette de pilotes.

Si ça intéresse quelqu’un, j’ai fait une image disque. Le joystick se branche donc sur une prise série, idéalement la prise modem. Après l’installation des pilotes (un control panel), j’ai eu un souci : le curseur se barrait dans un coin de mon grand écran (1 920 x 1 200 sous mac OS 9, c’est très grand). Après quelques essais, je me suis rendu compte que le centrage automatique était mal réglé. Il faut donc jouer avec les molettes bleues à la base du stick pour centrer le curseur et ensuite le problème ne se pose plus trop. Sinon, il suffit de réduire un peu la définition.

Le MacFly


Le pilote




Par défaut, le joystick contrôle le curseur de la souris, comme pas mal de joystick ADB d’ailleurs. Il y a quelques profils sur la disquette pour des jeux de simulation, comme A-10 Attack, Falcon MC, Hellcats, etc.

J’ai essayé avec A10-Attack et ça fonctionne : une fois le profil chargé, la souris disparaît dans le jeu et le joystick contrôle bien l’avion.



Certains jeux avaient aussi les profils directement sur le disque, comme un jeu X-Wing de chez Lucasarts.


Le CD contient les réglages

A l’usage, ce n’est pas le meilleur joystick que j’ai eu. Sa qualité de fabrication est correcte, sans plus, et l’obligation d’utiliser un pilote et de passer par un port série sont deux points un peu gênants. Mais c’est une curiosité intéressante, et le support est correct dans les jeux de simulation.

Un peu de documentation sur la Pippin

Il y a quelques semaines, un lecteur (merci !) m’a envoyé de la documentation scannée sur la Pippin. Je connaissais certains documents, mais pas tous, donc je vous livre quelques informations.

Un truc souvent évoqué, la Pippin aurait pu lire les Video CD. C’était assez à la mode dans les années 90, avant que le DVD débarque en ~1997. Les Video CD stockaient de la vidéo en MPEG1 sur un CD, avec une qualité assez faible, mais équivalente à la VHS. Sur les ordinateurs et les consoles de l’époque, il fallait généralement une carte de décompression MPEG pour lire les films, et elle était optionnelle. Ca existe pour la Saturn, la 3DO, les lecteurs CD-i, mais aussi pour Mac. Il existe même une (rare) PlayStation compatible. Dans tous les cas, la documentation de la Pippin parle de temps en temps de MPEG, avec une carte de décompression visiblement prévue à un moment, mais jamais sortie.

On trouve aussi la classique mention de la possibilité de connecter un appareil photo QuickTake. En fait, je me demande toujours si c’est possible : techniquement, il ne manque rien en dehors du logiciel. Je suppose qu’il doit même être possible d’utiliser le logiciel Mac sur une Pippin sous Mac OS.

La documentation explique notamment pourquoi certains titres utilisent de l’overscan : comme certains téléviseurs coupaient l’image, Apple recommandait de soit générer une image en 512 x 384, soit d’effectuer la réduction avec les fonctions de scaling de la console.

Dans les autres trucs, il y a visiblement les informations nécessaires pour utiliser une manette de Pippin en ADB. Je pense même qu’un adaptateur USB vers PADB pour la manette AppleJack serait possible, par exemple en partant d’un projet open source comme tmk_keyboard et en l’adaptant pour utiliser la manette comme un joystick (ou un clavier). Si un jour j’ai du temps, je tenterais ça.

Dans les autres trucs, on trouve aussi la mention d’un titre de test, The Living Books, Grandma and Me.

Je termine avec trois slides qui montrent une sorte de prototype de Pippin (sûrement plutôt une vision d’artiste) et ce que Bandai voulait en faire avec le temps.



L’adaptateur Lightning pour le TransferJet de Toshiba

Il y a quelques semaines, je parlais de TransferJet, une solution de transfert portée par Toshiba et Sony. Et j’ai reçu un adaptateur iOS, utilisable avec les iPhone.

La version Lightning (TJNA00LTB) se connecte avec une prise Lightning mâle, est assez compacte mais le plastique fait un peu cheap. Elle est certifiée MFi et c’est la seule qui fonctionne sur les appareils iOS. Assez bizarrement, il y a deux applications dans l’App Store, identiques. Touch & Get (Toshiba America) et TransferJetApp (Toshiba).

L’adaptateur


Sur un vieux SE


USB, Lightning, micro USB

Le transfert depuis et vers un ordinateur fonctionne bien, mais l’application iOS n’accepte que certains types de fichiers (photos, vidéos, contacts). Dans les autres cas, ça ne fonctionne tout simplement pas. Les photos et vidéos sont placées directement dans les dossiers correspondants sur l’iPhone, ça ne reste pas dans l’application. Attention, le programme refuse de recevoir des données si l’accès aux photos ou aux contacts n’est pas accordé.

Sur PC




Bien reçu


Impossible d’envoyer un fichier .exe

Vers un appareil Android, c’est la même chose. Le seul point à noter, c’est que l’application Android permet de transférer de la musique, contrairement à l’application iOS.

De la musique sous Android, pas iOS


Bine envoyé

En réalité, même si ça fonctionne bien, l’essai de cette version iOS ne change rien : l’obligation d’utiliser un dongle et une application propriétaire limite quand même l’intérêt. C’est efficace, même pour passer d’iOS à Android, mais ça reste peu pratique. Si Sony et Toshiba avaient réussi à faire intégrer la technologie directement dans les appareils, peut-être que TransferJet aurait pu trouver sa place. Mais en l’état, c’est surtout une curiosité technique.

Un prototype de Macintosh Classic II

Récemment, un prototype de Macintosh Classic II est parti sur eBay pour 436 $. Un modèle plutôt sympa quand on aime les monoblocs Apple.

Il n’était pas dans un état extrordinaire, mais datait de 1991, quelques mois avant la sortie de la machine. On peut remarque l’absence de marquage (et de pomme), le sticker à l’arrière ou la ROM bêta. Et une pile à changer aussi. Visiblement, le disque dur était avec.



La carte mère


La ROM

Reconstruire la partition de restauration

De temps en temps, lors d’une mise à jour de macOS, la partition de restauration peut disparaître, être corrompue, poser des soucis. Mais il existe un script qui permet de la reconstruire.

Le problème arrive souvent si vous décidez de cloner une installation (notamment), mais aussi parfois avec une mise à jour ratée ou si vous bidouillez un peu trop.

Le script nécessite un système en APFS, donc un Mac sous High Sierra, Mojave ou Catalina. Vous aurez aussi besoin du fichier d’installation de l’OS. Il existe pas mal de méthodes pour récupérer le fichier en question, comme celle-ci. Vous trouverez des infos sur le blog de l’auteur du script, mais le fonctionnement est assez simple.

Il faut télécharger le script et le lancer avec comme argument le chemin vers l’installeur de votre OS. Attention, j’ai dû faire un chmod +x create_macos_recovery.sh avand d’exécuter le script (ça dépend de la façon dont vous avez chargé le script).

sudo ./create_macos_recovery.sh /Applications/Install\ macOS\ Catalina.app

Le lancement


Ca travaille


Le résultat (en bas)

Le script va vérifier que vous avez un installeur assez récent (il ne doit pas être plus ancien que votre OS actuel) puis va télécharger quelques fichiers (SecUpd2020-001HighSierra.RecoveryHDUpdate.pkg) et effectuer son travail. Après quelques minutes, vous devriez retrouver une partition de restauration bien propre, dans sa dernière version. Attention tout de même : le script va modifier les partitions, et je ne garantis pas qu’il ne fasse pas une bêtise. Pensez à sauvegarder avant.

Un routeur ISDN comme adaptateur LocalTalk vers Ethernet

Il y a longtemps, j’avais acheté un appareil un peu particulier : un routeur ISDN Farallon, doté de prises Ethernet et LocalTalk. A la faveur du confinement et d’un peu de rangement, j’ai enfin décidé de l’allumer et le configurer.

Avant de commencer, une petite explication : les routeurs de ce type se trouve assez facilement, j’avais payé le mien 16 € sur LeBonCoin. Et avec un peu de configuration, ils remplacent efficacement les adaptateurs LocalTalk vers Ethernet, qui eux restent assez rares. C’est un peu gros et compliqué à configurer, mais c’est efficace comme solution de repli.

C’est un Farallon Netopia, dans sa version PN440 (version française, mais ça ne doit rien changer). La connectique est assez large : une prise IEC (l’alimentation est intégrée), deux prises Ethernet (10 Mb/s, compatible 10BASE-T mais aussi EtherWave, un protocole Farallon qui permet de chaîner les appareils), une prise AUI pour de l’Ethernet dans d’autres normes, une prise RJ11 pour l’ISDN – pas très intéressant -, une prise série en mini DIN 8 pour la console (important) et une prise RJ11 pour le LocalTalk. Farallon oblige, le LocalTalk est en PhoneNet. Il y a aussi un connecteur PCMCIA sur le côté pour installer un modem PCMCIA, mais qui sert uniquement à la configuration. Au passage, le boîtier est plus rapide que pas mal de Mac, avec un 68000 à 25 MHz en interne.

Le routeur


La connectique


Pas mal de trucs en interne

La configuration

C’est la partie compliquée. Quand je l’ai branché en Ethernet, il n’avait pas d’IP. Il ne se configure pas en DHCP par défaut et donc il faut le faire en console. Il y a deux solutions : soit via modem, si vous avez un modem PCMCIA, soit par le port série. J’ai donc branché un adaptateur USB vers série sur mon Mac avec un DE9 vers mini DIN 8. Ensuite, il suffit de taper la ligne suivante. Le nom du périphérique /dev/tty va dépendre de votre adaptateur, attention. Par défaut, le port console est en 9600 bauds, 8 bits par caractère, 1 stop bit, pas de parité. On va espérer pour vous que l’ancien propriétaire n’a pas changé cette valeur.

screen /dev/tty.usbserial

Le menu principal devrait apparaître. Il faut se déplacer avec les flèches du clavier, esc pour annuler/revenir au menu précédent, entrée pour valider et tab pour modifier une valeur. Il faut aller dans Advanced Configuration -> General IP (Internet Protocol) Options. Là, il faut fixer une IP pour l’appareil. Dans mon cas, je l’ai mise en dehors de ce que mon DHCP alloue, pour simplifier les choses. Après, il faut redémarrer le boîtier. Une fois sur le menu principal, c’est dans Statistics, Utilities, Tests -> Reset System.


Maintenant, on peut ranger le câble série. La configuration peut se faire via telnet en IP. Attention, les dernières versions de macOS n’intègre plus telnet, il faut l’installer manuellement, par exemple avec brew (brew install telnet).

L’AppleTalk

La seconde étape, l’AppleTalk. Il faut afficher le même menu, mais en tapant telnet adresseIP pour se connecter. Dans Advanced Configuration -> AppleTalk Setup, il y a trois menus.

Premièrement, EtherTalk Phase II Setup, pour faire passer le trafic AppleTalk sur l’Ethernet. L’option doit être activée, la zone fixée (j’utilise A2SERVER sur un Raspberry Pi) et le Seeding en Soft-Seeding. Dans mon cas, le serveur Raspberry Pi émettait déjà une zone et le routeur l’a vue directement.

Deuxièmement, LocalTalk Setup (l’EtherTalk Phase I sert rarement, uniquement avec de très vieux Mac). Il faut l’activer, mettre la zone manuellement (la même), activer le Soft-Seeding et mettre un numéro de réseau qui n’est pas le même que dans la section précédente.

Normalement, ça devrait suffire. Vous pouvez redémarrer le boîtier.

Le LocalTalk

La partie qui m’a posé le plus de soucis. Le routeur est uniquement PhoneNet, donc j’ai commencé avec un adaptateur PhoneNet sur un vieux Mac et un câble RJ11 entre l’adaptateur et le routeur. Et ça ne fonctionnait pas. Après quelques essais, j’ai trouvé la raison : j’avais pris le premier câble RJ11 de ma boîte, qui n’a que deux fils, et le PhoneNet en utilise quatre. Attention, donc. J’ai aussi tenté avec un câble adaptateur qui a une prise RJ11 d’un côté et une prise LocalTalk (mini DIN 3) de l’autre, sans soucis. Dans les deux cas, ça fonctionne : je peux accéder à mon serveur Raspberry Pi.

Un adaptateur PhoneNet


Ca fonctionne

Pour les performances, rien de spécial : le LocalTalk reste assez lent. J’ai obtenu environ 20 ko/s lors de transferts, soit ~160 kb/s sur les 230 kb/s théoriques du LocalTalk. C’est lent, mais si vous devez transférer des données vers un vieux Mac, c’est une solution valable. En réalité, ça sert assez rarement : il n’y a pas tellement de Mac qui ne peuvent pas recevoir de carte Ethernet (quelques vieux portables et monobloc). Mais j’ai déjà dû passer par cette solution pour envoyer les pilotes Ethernet sur le Mac, parce que j’avais acheté une carte sans la disquette de pilotes…

La Pippin vue dans SVM Multimédia

C’est l’Aventure Apple qui le note : dans le magazine SVM Multimédia, mis en ligne récemment sur le site Magazines Abandonwares, on parle de la Pippin.

La première évocation est dans le numéro 4 (janvier 1996). On voit un prototype de console, sans marquage, avec l’ancien nom – Power Player – et des erreurs factuelles. Le magazine parle de 12 Mo de RAM (6 Mo en réalité) et d’un disque dur optionnel. Il faut aussi noter que la console n’a jamais lu les films en MPEG, et qu’elle n’est évidemment pas sortie en France en avril/mai.

La seconde date de juillet 1996 (numéro 10). L’image montre une Pippin de chez Katz Media, sans marquage, et avec un clavier. Le magazine a visiblement effacé les câbles des accessoires, d’ailleurs. En dehors de la faute à Bandai, l’explication sur le nom est fausse (elle s’appelle Pippin Atmark au Japon). Pour la distribution française, c’est aussi assez étonnant : la sortie à l’automne sous le nom de Pippin @World, c’est aux Etats-Unis. Kats Media a bien essayé de la commercialiser en France, mais sans réel succès.

Comme souvent avec la Pippin, spécialement avec des rumeurs trouvées sur le Net, c’était assez approximatif.

Une solution pour un SSD NVMe dans certains MacBook Pro 2016/2017

C’est Gilles qui m’a fait passer ce lien : on peut trouver sur eBay un adaptateur pour remplacer le SSD de certains MacBook Pro 2016 et 2017.

Attention, la compatibilité reste limitée. Ca ne fonctionne que sur les MacBook Pro 13 pouces sans Touch Bar (ceux avec deux ports Thunderbolt 3) de 2016 et 2017, référence A1708. Si vous avez une Touch Bar, le SSD est directement sur la carte mère et n’est pas remplaçable.

Le SSD amovible vu par iFixit

Sur ces deux modèles, le SSD PCI-Express est amovible, dans un format un peu particulier et propriétaire. Mais il existe donc des adaptateurs, vendus une dizaine d’euros. L’adaptateur nécessite ensuite un SSD M.2 NVMe en format 2230 ou 2242. Je vous le dis directement : c’est rare. La grande majorité des SSD NVMe est en 2280 (22 mm pour la largeur, 80 mm pour la longueur). Sur Amazon, on trouve du Sabrent (2 To à 320 €) ou de la chinoiserie genre KingSpec. N’espérez pas des marques connues, le NVMe en 2242, c’est rare. J’avais testé il y a un moment le RC100 de Toshiba, aussi. En dehors de la rareté, les modèles NVMe en 2242 sont aussi souvent uniquement disponibles dans de petites capacités.

L’adaptateur


Le Toshiba, à droite, est en 2242

C’est donc une solution valable si vous avez un petit SSD ou si votre SSD ne fonctionne plus, mais ce n’est pas non plus la panacée. Les SSD NVMe 2242 sont onéreux, rares et offrent souvent une capacité limitée. Et attention, comme toujours : il faut un modèle PCI-Express NVMe, pas un modèle SATA (c’est généralement indiqué). Et enfin l’adaptateur nécessite au moins High Sierra, et le vendeur indique même Mojave.

CPU-Z sur une carte DOS Apple

J’ai profité du confinement et de la sortie de CPU-Z « vintage » pour ressortir mes cartes DOS pour mon Power Mac 6100.

J’ai deux cartes, identiques, une avec un CPU Intel (un Overdrive 486 DX2 à 66 MHz) et l’autre avec un CPU Cyrix (Cx486 DX2, à la même fréquence). Et j’ai un Windows 95 installé, donc j’en ai profité.

La partie « amusante » a été la recherche de barrettes de RAM qui acceptent de démarrer avec la carte DOS. Je voulais mettre 32 Mo pour la partie x86, et c’est… compliqué. J’ai testé une bonne partie de mes barrettes de 32 Mo et dans la majorité des cas, le Mac ne démarre même pas. Dans les autres cas, j’ai quand même un souci. Ma première carte est équipée d’un CPU Cyrix, et démarre avec une barrette de 32 Mo. La même carte, avec un CPU Intel, semble démarrer mais je n’obtiens pas d’image. La seule solution que j’ai trouvé, c’est de rester sur 16 Mo. La carte semble identique et la seule différence visible est le CPU.

Une des cartes

Pour CPU-Z, j’ai pris la version vintage, avec Windows 95 installé sur le PC. Je n’ai pas pu tester avec mon AMD à 133 MHz parce que bizarrement, il empêche le chargement de Windows 95 avec la carte Apple.







Il reconnaît bien les CPU, pas la carte mère, voit qu’il n’y a pas de cache de niveau 2, etc. De façon évidente, il ne lit pas les informations SPD (ça n’existe pas sur les barrettes en SIMM) et il ne reconnaît pas la carte graphique, donc je n’ai pas capturé l’image. On peut voir aussi que les deux 486 (un Cyrix, un Intel) ne sont pas reconnus de la même façon et que les performances dans le test sont un peu différentes. Ils offrent à peu près les mêmes performances sur le test sur les entiers, mais le Cyrix semble significativement plus performant sur la partie FPU (oui, à l’époque c’était le cas). Les deux sont un peu moins rapide qu’un « vrai » 486 DX2 à 66 MHz à cause de l’absence de cache L2 dans la carte d’Apple, je suppose.

Le Power Mac « surprise » que j’avais raté

Je vais vous raconter une anecdote sur un Mac que j’ai récupéré il y a longtemps, et dans lequel j’avais raté une petite surprise intéressante.

Il y a un moment, j’avais acheté un Pioneer MPC GX1 au Japon. C’est basiquement un Power Mac 6100 dans un boîtier différent. J’avais noté l’absence de cache de niveau 2, et quand je l’avais reçu, j’avais enlevé la carte vidéo (une carte AV) et son coude pour le connecteur PDS. Comme le 6100 est un format pizza box, il y a des riser pour les cartes d’extension. J’avais bien noté que le riser était différent de celui que j’avais, mais c’est tout.

Plusieurs mois plus tard, je tombe sur un blog sur une personne qui aime les pizza box (je vous invite à aller lire si vous aimez les vieux ordinateurs). Et dans le post sur le Power Mac 6100, je me suis rendu compte d’une chose : le riser avec son radiateur du GX1 n’était pas un riser. C’est une carte d’extension avec un processeur G3. Mind Blown.

La carte

J’ai donc profité du confinement pour installer la carte dans mon Power Mac 6100. La carte contient un PowerPC 750 (G3) avec 512 ko de cache de niveau 2. Je ne connaissais pas le modèle avant de l’installer, c’est un CPU à 215 MHz (ça dépend un peu du Mac) avec une mémoire cache à la moitié de la fréquence (107 MHz). Dans un Power Mac 6100 sur un bus à 33 MHz, le CPU est significativement bridé, tant par la mémoire que le bus. Pour rappel, dans les Power Mac G3, il fonctionne avec un bus dont la fréquence varie de 66 à 100 MHz selon les modèles, avec de la SDRAM à 66 ou 100 MHz.

Du PDS


Le G3, dans le coin, est très petit

L’installation nécessite plusieurs choses. Physiquement, il faut enlever la mémoire cache du PowerPC 601 pour éviter de la faire chauffer – ce qui explique l’absence de la barrette dans le Pioneer -. Le format de la carte empêche aussi l’installation d’une carte DOS, qui a besoin d’un riser différent. Pour la partie logicielle, il y a quelques utilitaires pour afficher les données sur le CPU, et une extension à installer. Bonne nouvelle, le CPU vient de chez Newer Tech et OWC a encore les pilotes en ligne en 2020.


215 MHz


512 ko de cache à 107 MHz

J’ai fait quelques benchs pour vérifier ce que ça donne. La base est un G3 à 300 MHz dans un Power Mac G3, donc avec une carte mère bien plus adaptée. En entier, on a ~50 % des performances d’un G3 à 300 MHz pour ~70 % de sa fréquence : la carte mère limite énormément. En FPU, c’est corrélé à la fréquence. On voit surtout le gain par rapport au PowerPC 601 à 66 MHz : le CPU est 4,2x plus rapide (pour seulement 3,2x la fréquence). Les gains sur l’architecture, même avec une carte mère bien limitée, sont donc importants. Et il existe des cartes avec un G3 encore plus rapide (333 MHz sur ce type de carte mère).

Le G3


Le 601 d’origine

Malgré tout, je vais rester sur mon PowerPC 601, pour une raison simple : j’utilise régulièrement la carte DOS. Mais j’installerais peut-être le G3 dans le Pioneer.

Les joies des protections qui disparaissent : le cas OrangeWare

Il y a quelques jours, je parlais des cartes Wi-Fi « 108 » et des pilotes d’OrangeWare. Et en voulant continuer à tester, je suis tombé sur un os : impossible d’activer le logiciel.

Je m’explique : le pilote Wi-Fi est une version de démonstration (10 minutes) qui était payant. La société n’existe plus (en tout cas, le site est mort depuis 2011) mais j’espérais deux solutions. La première, c’est qu’un lecteur (merci Gilles) m’a envoyé son code d’enregistrement qui date de 2007. La seconde, c’est que la présentation de l’époque indiquait ceci.

This Macintosh compatibility is offered by 3Com at no charge to its users.

De ce que je comprenais, les cartes 3COM n’avaient pas besoin d’enregistrement. J’ai donc trouvé une carte 3COM (deux, en fait) pour tester. Premier échec, du coup : si l’application affiche bien un logo de la marque, le comportement reste le même : ça coupe après 10 minutes.

Une carte CardBus 11a/g avec une antenne rétractable


Cette carte PCI contient sûrement une carte Mini PCI

Ensuite, l’enregistrement. Le pilote passait par esellerate, une solution qui passait par un serveur pour valider la licence. Passait, parce qu’a priori la société a fermé ses serveurs l’année dernière. En fait, je n’ai pas trouvé d’informations, le site ne marche plus, mais impossible de se connecter : le module d’enregistrement donne une erreur.

Le logo 3COM apparaît


Impossible d’aller au-delà

Le résultat, c’est que je ne peux pas tester et que le logiciel n’est plus utilisable – et ce n’est sûrement pas le seul -. Cet exemple montre encore une fois que les DRM, surtout quand ils dépendent de serveurs externes, c’est une très mauvaise idée. Dommage.

Un clavier de Paladin sur eBay

Vu sur eBay, un truc un peu particulier : un clavier de Paladin.

Le Paladin, c’est un projet d’Apple qui visait à créer un appareil au croisement entre un téléphone et un Mac portable, avec une imprimante intégrée. Il avait un combiné, mais se basait sur l’électronique d’un PowerBook Duo.

Ce qui est en vente, c’est uniquement le clavier, en ADB. Il propose un agencement très Apple (les flèches en L), un câble ADB visiblement fixé et un trackball de PowerBook Duo, avec ses deux boutons. Un peu avant la fin de la vente (quand j’écris), il est déjà à 285 $, sans la Paladin lui-même… (1 450 $ au final).

Le clavier


Un trackball, la norme à l’époque


Sous le Paladin

Mac ou Pippin ? Fair, then Partly Piggy

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Fair, then Partly Piggy.

Ce titre est un peu particulier sur Mac : il s’affiche en 640 x 480 mais le Finder reste visible derrière. Dans les autres jeux, on a généralement une fenêtre en 640 x 480 avec des bandes noires parce que Mac OS 9 ne fait pas d’upscale. Deuxième point, il s’affiche mal sur un OS en anglais. C’est parfois le cas sur les jeux Pippin qui intègrent des textes en japonais : certains se reposent sur les fonctions de Mac OS. Et comme à l’époque Mac OS n’était pas multilingue comme maintenant, le texte s’affiche mal si vous n’avez pas un OS en japonais. A noter que Fair, then Partly Piggy est en partie en anglais, mais même sur ça, il y a quelques différences au niveau des polices.

Le contenu du CD


Par défaut, on voit le Finder derrière


L’intro

Le reste du jeu diffère assez peu, et comme tout se règle à la souris, il n’y a rien à dire. Il faut juste bien installer l’extension Speech Manager (présente sur le disque), car le jeu gère une partie des voix avec la synthèse vocale de Mac OS.

Japonais sur OS anglais


Anglais sur OS anglais


Japonais sur OS japonais


Anglais sur OS japonais


OS anglais


OS japonais

Installer facilement Mac OS X Leopard sur un G4 non supporté

Depuis toujours, Apple décide arbitrairement si un Mac peut (ou ne peut pas) installer Mac OS X. Enfin, presque arbitrairement, il y a parfois des raisons techniques. Aujourd’hui, parlons de Leopard (10.5).

Premièrement, la partie technique. Leopard nécessite un processeur de la famille G4 (il peut avoir remplacé un G3). Ensuite, il faut une plateforme supportée, notamment pour la carte graphique. J’avais déjà expliqué il y a quelques années comment le faire sur un PowerBook G4, et on peut parfois récupérer les fichiers nécessaires dans une vieille bêta de Leopard ou dans une installation de Tiger pour les fichiers nécessaires. Par exemple si vous avez une carte graphique ATi Rage 128, c’est compliqué.

Deuxièmement, le bridage d’Apple. Pour des raisons arbitraires, Apple a décidé que Leopard demandait un G4 à 867 MHz. C’est pour éviter de saturer le CPU, je suppose, mais c’est artificiel. J’en parle ici parce que le Power Mac G4 Digital Audio récupéré récemment à un CPU à 533 MHz. Il existe deux méthodes pour passer outre cette limitation.

La première est bête et méchante, et consiste à modifier le DVD d’installation. La méthode est détaillée là (je publierais peut-être un tuto un jour) et nécessite de modifier le fichier d’installation et de graver un nouveau DVD. Vu que Leopard nécessite un DVD double couche, c’est compliqué.

La seconde, j’en avais parlé quand j’avais testé avec mon PowerBook G4. Il faut se rendre dans l’Open Firmware (command + option + O + F au démarrage) et taper les commandes suivantes.

dev /cpus/PowerPC,G4@0
d# 867000000 encode-int " clock-frequency" property
boot cd:,\\:tbxi

Parfois, la troisième ressemble à ça : mac-boot cd:,\\:tbxi

Et avec un Mac doté de deux CPU, il faut ajouter ça avant la dernière ligne.

dev /cpus/PowerPC,G4@1
d# 867000000 encode-int " clock-frequency" property

Ces lignes modifient en fait la fréquence renvoyée par l’Open Firmware (et c’est tout, c’est visuel), ce que l’installeur de Mac OS X vérifie. Une fois que c’est fait, Leopard s’installe. Et un vidage de la PRAM (command + option + P + R au démarrage) va remettre les valeurs standards.

La dernière solution, que j’ai utilisé, c’est LeopardAssist. Ce logiciel nécessite un système qui démarre (par exemple Mac OS X Tiger) et se contente de faire la même chose que les commandes Open Firmware, mais automatiquement. C’est plus simple.






La compatibilité est assez large : à peu près tous les Power Mac G4 (sauf le modèle avec carte graphique en PCI), les eMac et iMac en PowerPC G4, les PowerBook et iBook en PowerPC G4 et les derniers PowerBook G3 (Pismo) avec un CPU G4 installé. Attention quand même, c’est lent sur les cartes graphiques sans accélération, comme les ATi Rage 128. En gros, ça ne fonctionne pas bien sur les vieux modèles mis à jour avec un G4, comme les Power Mac G3.

Bien évidemment, ça ne fait pas de miracles : sur un G4 rapide (vers 800 MHz), Mac OS X Leopard tourne correctement. Sur les CPU un peu lents qui tournent vers 500 MHz (ou moins), Tiger reste plus rapide. Leopard fait pas mal de choses en plus, et 1 Go de RAM aide aussi (et un SSD si c’est possible).

Le calvaire des cartes USB 2.0 Via

Si vous avez un Mac en Power PC sans USB 2.0 (ou si vous voulez plus de connecteurs), vous trouverez facilement – même en 2020 – des cartes PCI avec des ports à cette norme. Mais attention : le contrôleur a de l’importance et si vous avez une puce Via, c’est… compliqué.

Comme pour l’USB 3.0 et d’autres normes, il existe différentes puces pour apporter de l’USB 2.0. Mac OS X supporte les cartes équipées d’une puce NEC, et pour une bonne raison : c’est celle qu’Apple intégrait directement sur les cartes mères. Mais les puces Via, c’est différent. En rangeant mon bureau, je suis tombé sur mes cartes PCI et si elles utilisent essentiellement du NEC, une des cartes est en Via. Et elle ne fonctionne pas nativement sous Mac OS X.

Ma carte PCI à base de Via

Des pilotes très précis

Pour autant, il existe une solution. Via a proposé des pilotes, et ils sont encore en ligne (enfin, sauf un). Le premier (1.5) supporte les Power Mac G5 sous Mac OS X 10.3 (c’est assez précis). Le second (1.6) supporte les G4 (Power Mac et PowerBook) sous 10.2, 10.3 et 10.4. Le troisième (qui renvoie vers une erreur) supporte 10.2 et 10.3, mais sans indiquer un type de CPU précis.

A l’origine, je voulais tester sur un Power Mac G5, mais d’une part les pilotes ne supportent que les G4, mais surtout ma carte ne rentre pas dans un G5 : c’est une carte PCI 5 V, el le G5 ne prend que les cartes 3,3 V ou universelles. J’ai donc réinstallé le Power Mac G4 dont j’ai parlé récemment sous Mac OS X Tiger. Le comportement de base reste assez bizarre : sans pilotes, la carte est reconnue mais les clés USB ne montent pas.

L’installation du pilote est tout aussi bizarre : il y a du Comic Sans MS (ou une police du genre), ça ne fait pas très professionnel. Et ensuite… ça ne fonctionne pas. Après l’installation, les clés USB sont vues sont les Informations système (et alimentées) mais rien ne monte. Idem pour une souris. Puis j’ai réfléchi : par défaut, j’installe Mac OS X Tiger Server, parce que cette version intègre plus de pilotes et est universelle. Et en réinstallant une version classique de Tiger… ça fonctionne. Le pilote de Via reste un peu instable, mais ça marche.

L’explication en Comic Sans MS


L’OS voit la clé USB mais ça ne fonctionne pas (sous Mac OS X Tiger Server)

Question performances, une bonne clé USB 3.0 donne ~17 Mo/s en lecture, ce qui n’est pas super élevé pour de l’USB 2.0. La même clé sur une carte à base de NEC donne ~15 Mo/s, donc il n’y a pas tellement de différences.

Des performances moyennes

Sous Leopard

Ensuite, j’ai installé Leopard (en trichant) sur le Mac. Et ça ne fonctionnait pas. Comme sous Tiger, la carte est reconnue, les clés USB sont indiquées comme connectées, mais rien, elles ne montent pas. J’avais pourtant lu (et vu) que les cartes Via étaient supportées sous Leopard. Mais impossible : la carte est vue, mais les cartes ne montent pas, et l’installation des pilotes n’a aucun effet.

La carte est vue mais rien ne monte

La conclusion ? Je vous conseille d’installer une carte USB avec une puce NEC.

Quelques prototypes vu sur Reddit

Pour une fois, je vous montre des prototypes qui ne sont pas en vente sur eBay, mais qu’on a pu voir sur Reddit.

D’abord, l’arrière d’un drôle de Macintosh, avec quelques différences par rapport à la version classique.

Ensuite, un boîtier de Macintosh II en version smooth, c’est souvent le cas sur le prototypes. Pas de nom, pas de marquage, mais c’est un Macintosh IIcx.

Smooth



On continue avec un Macintosh Classic II qui fait tourner une bêta (Apollo) de System 7.



Une build Apollo

La dernière série est plus une photo avec différents prototypes. On peut voir notamment un Power Express (le Power Mac 9700 jamais sorti) et un prototype de LC III.

Émuler une Sound Blaster 16 avec VMware Fusion

J’utilise de temps en temps des machines virtuelles, et j’ai régulièrement un problème, l’émulation du son (notamment) est assez basique, ou tout simplement absente. Mais avec les dernières versions de VMware Fusion (11.5, donc c’est assez récent), on peut – enfin – utiliser une émulation de Sound Blaster 16.

J’ai des machines virtuelles avec de vieux Windows (3.11, 95, 98, etc.) et le son ne fonctionne pas. La raison est simple : VMware Fusion émule par défaut une puce HD Audio (une norme assez récente) et on peut éventuellement passer sur une carte PCI à base d’ES1371. C’est une puce Ensoniq (une société rachetée par Creative) avec une compatibilité assez moyenne sous DOS. La troisième possibilité est d’émuler une Sound Blaster 16, mais les anciennes versions de VMware Fusion (la version Mac) ne le faisaient pas.

Pour le test, je suis parti de ma machine virtuelle Windows 98, qui ne permettait donc pas l’audio.

Pas de son


Pas de son

Première chose, ajoutez une carte son dans les Paramètres de la machine virtuelle, s’il n’y en a pas. Dans Ajouter un périphérique, la carte son devrait apparaître.

Pas de son, il faut l’ajouter.

Deuxième chose, passez la machine virtuelle sur la dernière version du matériel. Dans Paramètres -> Compatibilité, il faut choisir la dernière version (16 dans mon cas).

Passer sur la dernière version

Maintenant, dirigez-vous vers le Finder. Faites un clic droit sur la machine virtuelle, choisisez Afficher le contenu du paquet.

Ensuite, éditez le fichier .vmx avec n’importe quel éditeur de texte. Il faut ajouter sound.virtualDev = "sb16" et sound.opl3.enabled = "TRUE". Pour la première, vous aurez peut-être une ligne sound.virtualDev = "hdaudio" ou sound.virtualDev = "es1371", il faut la remplacer.

Une fois la machine virtuelle démarrée, la carte son ne sera pas détectée. Mais c’est normal : la Sound Blaster 16 émulée n’est pas Plug and Play, donc il faut aller l’ajouter manuellement. Dans le Panneau de configuration, choisissez Ajout de nouveau matériel. Après quelques Suivant, indiquez que le matériel n’est pas dans la liste. Faites Suivant, et la Sound Blaster devrait apparaître. Ensuite, c’est bon : vous pourrez lire des fichiers audio depuis la machine virtuelle. Ce n’est pas parfait avec Doom (j’ai des bruits bizarres) mais ça peut venir du fait que je n’ai rien configuré dans les fichiers Autoexec.bat et Config.sys. Mais en tout cas, ça fonctionne.

Il faut ajouter manuellement la carte


La carte est détectée


Et elle est vue


On a du son !

Deux Power Mac récupérés… avec des surprises

Il y a quelques semaines, j’ai récupéré deux Power Mac (merci l’association WDA). Et le contenu était intéressant : comme assez souvent, les machines n’avaient pas été formatées.

Le premier est un G3 Bleu, un peu sale. La machine n’avait plus de RAM, mais j’ai beaucoup de SDRAM en stock même si ce modèle de G3 est un peu tatillon. La machine n’a rien de spécial : sous Mac OS 9 avec un disque dur de 6 Go, elle est animée par un G3 à 300 MHz et une carte graphique ATi Rage 128. Pas de décompression DVD, pas de carte en plus, rien de remarquable. Pas de modem 56K, un lecteur de CD-ROM 24x, la version avec le contrôleur IDE buggé, du classique de l’époque donc. Comme d’habitude, la batterie était vide, mais elle n’a pas explosé/coulé.

L’intérieur


Vraiment pas propre


Le chip buggé. Si la référence est PCI646U2, l’Ultra DMA risque de corrompre les données.

Question contenu, quelques trucs marrants. Le disque dur n’avait pas été vidé et j’ai trouvé des extraits audio de pubs, des castings, de la documentation, etc. La machine n’avait visiblement plus été utilisées depuis une grosse quinzaine d’années. Dans les trucs plus étonnants, une photo de la poitrine d’une personne, à la racine du disque dur. Un jour, je vous ferrais un post #NSFW sur le sujet.

Le second est un G4, un modèle Digital Audio. Nettement plus propre, il réserve quelques surprises. D’abord, une carte inutile : visiblement, elle servait à connecter le Mac à un boîtier externe pour du stockage (je crois) qui n’était pas avec. Ensuite, deux disques durs de 40 Go et 30 Go. On peut voir l’énorme radiateur des G4 de l’époque (un simple modèle à 533 MHz), une pile qui est toujours chargée (étonnant), un modem 56K, mais pas de carte AirPort. Ce modèle, comme son nom l’indique, dispose d’un amplificateur intégré : on peut brancher les enceintes boules des iMac, celles dotées d’une prise jack 2,5 mm propriétaire. La carte graphique est un classique de l’époque : une GeForce 2 MX 32 Mo en AGP, avec de l’ADC. Globalement, c’est la config’ d’un G4 Cube mais en plus gros… et en bruyant. J’ai aussi récupéré un graveur de DVD d’époque, un Pioneer plus récent que le Mac.

La carte un peu mystère


La prise pour les enceintes boules d’iMac


L’énorme radiateur du G4

Question contenu, même chose. Rien d’effacé, rien de bien amusant si vous cherchez des gens nus, mais des fichiers de travail. Le Mac servait a priori de station de montage pour des publicités dans la première moitié des années 2000 (jusque ~2009) et il contenait pas mal de vidéos de publicités et des fichiers de montage pour le logiciel Avid. Bien évidemment, tout a été effacé depuis, en général je regarde rapidement le contenu avant de tout effacer et de réinstaller.

En pratique, les deux machines vont être upgradées (RAM, SSD, etc.) et devraient servir pour les tests, surtout que je n’avais pas de G4 en tour.

Let’s Play Apple Pippin : Fair, then Partly Piggy

Comme je suis confiné, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, Fair, then Partly Piggy.

Je sais que c’est assez artisanal, le montage vidéo (et le stream), ce n’est pas mon truc. Mais je pense que c’est intéressant d’avoir des images des jeux Pippin. Pour info, j’utilise OBS avec une carte d’acquisition (un Elgato Cam Link) avec un adaptateur VGA vers HDMI. J’ai monté ça rapidement, et a qualité est quand même meilleure que dans les vieux tests ou je faisais l’acquisition en S-Video.

Ce titre japonais est une adaptation d’un livre pour enfant et il a la particularité d’être en japonais mais aussi en anglais. Les textes et les voix sont disponibles dans les deux langues, et on peut passer assez facilement d’un à l’autre. Une partie des voix est généré par la Pippin, avec la synthèse vocale d’Apple de l’époque. Du coup, c’est assez robotique : on est loin du Siri de 2020 qui parle de façon assez naturelle. Je n’ai pas grand chose à dire sur ce titre, c’est de l’éducatif pour Pippin, sans challenge. C’est mignon et bien animé, c’est déjà ça. Sinon, il fonctionne aussi sur Mac, j’en parlerais la semaine prochaine.

Une ExpressCard USB en puce NEC dans un MacBook Pro

En rangeant mon matériel, je suis retombé sur mes cartes ExpressCard, et je me suis rappelé que je devais écrire un truc sur la meilleure façon d’ajouter de l’USB 3.0 à un vieux MacBook Pro.

Trouver une carte ExpressCard avec de l’USB n’est pas un problème, ce n’est pas très cher. Mais macOS a un petit défaut : le support est un peu limité. J’avais expliqué il y a longtemps qu’une carte équipée d’une puce FL1100 (Fresco) marchait nativement sous Mac OS X, parce que c’est la puce qu’Apple utilisait dans le Mac Pro 2013 et aussi dans pas mal de dock Thunderbolt. Le problème, c’est que les cartes ExpressCard ont parfois d’autres contrôleurs et que c’est un peu compliqué de connaître la puce avant de recevoir la carte. Et même quand c’est indiqué, parfois vous pouvez recevoir une autre. Sur cette carte, la fiche technique n’indique rien, mais la carte l’indique explicitement sur la photo.

Une carte en FL1000 qui plante le Mac

A la maison, j’ai trois cartes : une à base de FL1100 qui marche, une à base de FL1000 qui plante littéralement le Mac, et une (vieille) carte à base de NEC UPD720202 qui est reconnue mais sans pilotes. Pendant quelques années, des constructeurs proposaient des pilotes pour ces cartes (Sonnet, LaCie, etc.), mais qui limitaient les cartes compatibles à celles de la marque. Depuis – merci les hackintosh – il existe des pilotes assez universels. Et je suis tombé sur un site qui en testait un.

Une carte en FL1100

Le pilote marche a priori de Yosemite (10.10) à au moins Mojave, mais en pratique les Mac avec ExpressCard supporte au mieux High Sierra. Il faut installer le pilote et ensuite passer par un utilitaire qui va corriger les autorisations (j’aime bien Kext Utility). Avec le pilote, ma vieille carte fonctionne sous Mac OS X (El Capitan sur un MacBook Pro de 2009). Je vous mets le pilote en ligne au cas où le lien disparaîtrait.

Une carte en NEC

Performances et alimentation

D’abord, les performances. La puce NEC est ancienne (c’est en gros le premier contrôleur USB 3.0 du marché) et est bridée par le PCI-Express 1.1 du MacBook Pro de 2009 (250 Mo/s au maximum). Avec un SSD externe qui dépasse facilement 250 Mo/s sur un Mac standard, j’atteins ~155 Mo/s en lecture et ~125 Mo/s en écriture. C’est très nettement au dessus de l’USB, mais assez bas dans l’absolu. La carte en FL1100, elle, monte à ~185 Mo/s et ~170 Mo/s dans les mêmes conditions. C’est plus rapide que l’USB 2.0, plus rapide que le FireWire 800, mais assez loin des 5 Gb/s de l’USB 3.0, donc.

Avant


Après


Avec la carte NEC


Avec la carte en FL1100

Ensuite, l’alimentation. Les cartes récupèrent généralement l’alimentation sur le bus USB 2.0 interne, qui offre 500 mA. C’est trop peu pour beaucoup de périphériques USB 3.0, la norme attend 900 mA. Une clé USB devrait passer, un disque dur ou un SSD, non. Si votre carte a une prise d’alimentation externe, vous pouvez essayer de brancher une alimentation dédiée (par exemple celle d’un hub USB) ou de récupérer l’énergie sur les ports USB du Mac avec un câble adapté, mais la solution la plus efficace reste un hub USB 3.0 alimenté. Il ne réduira pas les performances et fournira l’énergie manquante.

Si vous avez un vieux Mac et que vous voulez profiter de disques durs rapides, c’est donc une solution valable. Ce n’est pas idéal, les performances sont limitées et la mise en place peut être compliquée avec des hubs USB, mais c’est fonctionnel.

❌