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À partir d’avant-hier3dvf.com - Actualité quotidienne

Avec « Traqué », le jeu Star Wars: Squadron se décline en court-métrage

Par : Shadows

Dans le cadre de la promotion du jeu vidéo Star Wars: Squadrons, prévu pour le 2 octobre sur PC et consoles, Electronic Arts s’est associé à Motive Studios (studio de développement en charge du jeu), Lucasfilm et ILM.

Le résultat : le court promotionnel Traqué, qui met en scène un soldat impérial en mauvaise posture.

La retraite de l’Empire après une attaque-surprise est un nouveau symbole de sa défaillance suite à la destruction de la deuxième Étoile de la Mort. Mais pour un des membres de l’escadron Titan, la bataille est loin d’être finie. Dans ce scénario indépendant de STAR WARS: Squadrons, Varko Grey, le leader de l’escadron, devient le dernier pilote TIE sur le champ de bataille. Il est chassé sans relâche par un X-wing rebelle de la Nouvelle République.

Star Wars: Squadrons proposera de réaliser des combats spatiaux en équipe ; rappelons que le support de la réalité virtuelle a été annoncé, sur PC et PS4.

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Transportation : un addon Blender qui met le turbo

Par : Shadows

Florian Benedetto nous présente son addon Transportation, centré sur les véhicules.

Concrètement, il permet de gérer et utiliser une bibliothèque qui comporte :

  • plus de 50 véhicules (voitures, motos, vélos, avions, bus, utilitaires) ;
  • une collection de matériaux typés Car Paint, pour vos rendus photoréalistes ;
  • des light probes HDRI et backplates.

Le tout cible les spécialistes de visualisation architecturale qui souhaitent étoffer leurs scènes, les designers, et plus généralement les freelances 3D.

Disponible pour quelques dizaines d’euros sur BlenderMarket et Gumroad, Transportation est compatible avec les versions 2.8 et supérieures, Cycles, Eevee.
A noter, une version « Lite » est aussi proposée : deux fois moins chère, elle comporte moins d’assets.

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Formation en ligne : CGIvod évolue et rejoint CGItrainer

Par : Shadows

Le service de formations vidéo CGIvod évolue. En effet, l’ensemble du catalogue disponible jusqu’ici (formations Houdini, Nuke et autres) migre sur la plateforme CGItrainer.

Les deux offres de formation de Jean-Yves Arboit sont donc unifiées et centralisées. A la clé, un abonnement unique de 49€/an qui permet d’accéder à l’ensemble du catalogue, soit plusieurs centaines de vidéos et pdf.

Enfin, si vous étiez déjà client de CGIvod, Jean-Yves Arboit a prévu des bonus : vous pouvez les découvrir sur la page de l’annonce.

Ci-dessus : aperçu des ressources vidéo ; ci-dessous : les ressources PDF

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Formez-vous gratuitement à ZBrush avec Nicolas Delille

Par : Shadows

L’artiste Nicolas Delille annonce le lancement d’une formation gratuite sur les bases de ZBrush.

Adepte du logiciel de Pixologic depuis une dizaine d’années (il l’a notamment utilisé pour créer la coccinelle qui illustre cet article), Nicolas Delille propose ici une série de vidéos courtes qui proposent aux artistes de partir des bases : concepts, interfaces, puis prise en main des fonctions essentielles.

Dynamesh, UVs, subdivisions : la formation vous permettra de maîtriser les concepts de ZBrush et de vous lancer ensuite dans vos propres projets.

Si la formation est gratuite, elle nécessite toutefois de s’inscrire. Vous recevrez ensuite les liens des vidéos par mail, avec un accès illimité.
Pour tous les détails, vous pouvez consulter la vidéo de présentation et la page d’inscription.

Voici également un aperçu vidéo qui vous donnera une idée de la pédagogie proposée :

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Un livre pour créer des assets low poly sous Blender

Par : Shadows

Anthony Cardinale dévoile son nouvel ouvrage : Création d’assets 3D pour le jeu vidéo avec Blender. Ce livre se destine aux débutants en modélisation low poly.

Au menu, des exercices pratiques : création d’objets simples, d’un salon en style cartoon, d’un personnage, et enfin d’un kit modulaire typé architecture (un donjon).

Notez enfin que le livre s’appuie sur la version 2.83 LTS de Blender

L’ouvrage de 260 pages est disponible notamment via le site de l’éditeur (D-Booker Editions), en version imprimée (36€) ou consultation en ligne, avec et sans téléchargement (à partir de 19€). Il est aussi possible d’acheter les chapitres/modules à l’unité, par exemple si vous maîtrisez déjà les bases et souhaitez vous concentrer sur la partie architecturale modulaire.
Le site de l’éditeur vous donnera par ailleurs accès à des extraits : n’hésitez pas à les consulter pour vous faire une idée de l’approche pédagogique proposée.

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Le Cube : une bande démo énergique venue d’Amérique Latine

Par : Shadows

Le studio argentin Le Cube, dont nous avions déjà eu l’occasion de vous présenter quelques projets, présente sa nouvelle bande démo. Spécialisé en animation et motion design, l’équipe officie essentiellement dans le domaine publicitaire.

Projets dynamiques, jeux de caméra et de perspective, styles variés : nous vous invitons à vous plonger dans les créations de ce studio talentueux !

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Enfin une version Indie pour Nuke

Par : Shadows

Foundry lance Nuke 12.2, et en profite pour faire une annonce de taille : une version « Indie » du logiciel, pensée pour les artistes solo.

Passons d’abord sur les avancées de Nuke 12.2. On y trouve un support pour « l’ingestion USD » : en clair, le node ReadGeo de Nuke permet de lire les données géométriques contenues dans les données USD. Foundry précise que Des extensions pour ReadGeo seront open-sourcées pour que les studios puissent personnaliser le node en fonction de leur workflow.

Egalement au menu : SyncReview, encore en beta, qui permet aux équipes de mettre en place des sessions de reviewing collaboratif sous Nuke Studio, Hiero, HieroPlayer. Un outil évidemment utile pour le télétravail.

L’API Pytho de Hiero a été étendue.
Enfin, Foundry évoque le support RLM Roaming du côté des licences. Les utilisateurs peuvent employer des licences flottantes en offline pour 30 jours maximum : de quoi travailler sur un plateau, mais aussi en télétravail.

Dans l’ensemble, cette version 12.2 apporte donc des outils utiles, même si l’on aurait évidemment pu apprécier disposer plus tôt des fonctionnalités associées au télétravail.

Nuke Indie, de son côté, est un nouveau produit qui vise les artistes solo (d’où l’absence de mention plus haut dans les outils collaboratifs).
Evidemment, qui dit version indie à bas prix (sous les 500€) dit également restrictions dans les fonctionnalités. Nous vous invitons ici à consulter la page produit, qui propose un tableau détaillé des fonctions présentes ou non. En particulier, l’outil ne va pas au-delà de 4K, ne supporte pas les plugins tiers ou le rendu externe, et le support de l’API Python est limité.

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Les trois diamants : un conte animé venu de l’Atelier de Sèvres

Par : Shadows

Faustine Ferrara et Iris Winckler dévoilent leur court de fin d’études (promotion 2019) à l’Atelier de Sèvres : Les trois diamants. Un film dans lequel un marchand fait usage de son art afin d’inviter ceux qui l’entourent à la tolérance…

Dans un royaume musulman, un marchand de tapis Juif et sa fille sont contraints par les autorités de quitter le quartier ou de se convertir à l’islam. Le marchand doit alors réfléchir à une réponse qui lui évitera de perdre son statut et de pouvoir conserver sa propre croyance. Grâce à sa fille, il décide d’utiliser son art et de raconter une histoire à propos d’un père qui veut léguer son diamant à ses trois fils pour défendre sa place.

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Cityscape Pro : un plugin pour créer villes, zones urbaines et bien plus encore

Par : Shadows

Simpolium nous invite à découvrir Cityscape Pro, son plugin de modélisation paramétrique pour 3ds Max. L’outil est pensé pour créer des zones urbaines et gère routes, trottoirs, terrains, neige, lacs, herbe…

Pour séduire par rapport à la concurrence, Simpolium met en avant le fait que son plugin est capable de gérer des modèles massifs (à l’échelle d’une ville), et propose un workflow non destructif reposant sur des splines (la géométrie étant générée automatiquement). Enfin, Cityscape Pro propose une librairie de matériaux.
Compatible 3ds Max 2017 à 2021, Cityscape pro comporte quelques restrictions sur le rendu : si la géométrie ne posera aucun souci quelque soit le moteur, certains points (presets de la librairie de matériaux, et certains paramètres influant sur l’apparence des routes) ne sont compatibles qu’avec V-Ray ou Corona. Le plugin d’herbe Supergrass, lui, ne fonctionne de son côté qu’avec V-Ray.

L’outil est proposé en abonnement au mois ou à l’année. Afin de vous faire une idée des capacités de Cityscape Pro, outre la version d’essai, voici un aperçu vidéo des fonctionnalités, suivi d’une compilation de projets créés par Cicada Design avec ce plugin.

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Shkid : un futur long-métrage dans le style Disney des années 40

Par : Shadows

Fernando Cortizo (déjà connu pour son film O Apostolo) nous présente son prochain projet : Shkid. Il s’agira d’un film inspiré d’évènements réels, ceux du quotidien des enfants vivant dans le baraquement numéro 417 du ghetto de Terezín, en République Tchèque.
Ce ghetto a été mis en place par l’Allemagne au tout début des années 40. 150 000 Juifs y furent envoyés, sans que le ghetto ne dépasse les 53 000 habitants pour autant : non seulement la mortalité sur place était énorme, mais en plus le ghetto n’était qu’une étape intermédiaire, les habitants étant peu à peu envoyés vers les camps d’extermination. Les enfants furent évidemment particulièrement touchés : sur les 15 000 enfants ayant vécu à Terezin, seule une centaine survécurent.

Fernando Cortizo souhaite donc mettre en image la vie de ces enfants, leur quotidien et la façon dont, dans un lieu terrible, ils purent exprimer leur désir de liberté et leur créativité via des dessins, écrits mais aussi au travers d’un opéra composé par un musicien envoyé dans le ghetto.
Cet opéra, répété et joué par les enfants, sera au coeur du film ; l’oeuvre fut un marqueur d’espoir, avec un message de triomphe du bien sur le mal. Le fait qu’il soit interprété en tchèque est une des raisons pour lesquelles les allemands n’appliquèrent pas de censure. Ils s’en servirent même pour leur propagande, lors de visites de la Croix Rouge soigneusement préparées et contrôlées.
Autre élément au coeur du film, un magazine clandestin dont 800 pages nous sont parvenues et qui mêlait dessins, humour, poèmes, essais, histoires.

L’objectif de Fernando Cortizo est de proposer un film accessible, qui permette notamment de sensibiliser enfants et adolescents. Le site de présentation du long-métrage évoque le film d’animation Persepolis en exemple de projet ayant pu toucher un large public, et présente Shkid comme une possible introduction pour aborder le sujet des ghettos en classe. L’équipe a d’ailleurs pu interviewer des historiens et experts sur le sujet, et a tissé des liens avec divers musées : de quoi proposer une vision juste et documentée des faits.

Sur le plan artistique, le long-métrage s’inspirera des techniques Disney des années 40. L’animation 2D sera cependant également mêlée à de l’aquarelle animée, des photographies en mouvement, de l’animation cut-out. Le choix de l’animation 2D s’explique entre autres par une volonté de prolonger la longévité du film, l’animation 3D vieillissant plus rapidement.
Enfin, les dessins des enfants qui nous sont parvenus serviront de base au style visuel, chaque phase de l’histoire étant proposée dans un style différent inspiré des approches et techniques des différents enfants.

Le projet est porté à la fois par le studio Amanita (basé en Espagne) et Armar Media, financeur de projets allant du cinéma au théâtre en passant par la danse.

Shkid espère compter sur le grand public pour se concrétiser : un système de financement participatif a été mis en place. Soutenir le projet vous permettra d’être cité dans les crédits, d’accéder au script, ou encore de recevoir un DVD.
Le site du film vous donnera de très nombreuses informations, de l’équipe au volet éducatif en passant par le détail des récompenses pour le financement.

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Face à la pandémie, deux bourses pour vos projets VR/XR

Par : Shadows

Avec l’avalanche de festivals américains annulés, au moins en version physique, promouvoir de nouvelles oeuvres devient difficile. Un défi qui se retrouve évidemment dans tous les secteurs, et notamment celui des oeuvres immersives (VR, AR, MR).

French Immersion, programme initié par les services culturels de l’ambassade française aux Etats-Unis et qui vise à soutenir les créateurs français innovants/émergents, a choisi de soutenir l’industrie.
Deux bourses exceptionnelles sont annoncées pour soutenir diffuseurs et producteurs et les aider dans la distribution en ligne de projets XR français auprès du public américain :

  • la première pour la création de vidéos de promotion (5 bourses de 2000$) destinées à être utilisées sur les plateformes VR (Oculus, Steam, etc) et/ou les réseaux sociaux ;
  • la seconde pour promouvoir un projet XR sur les réseaux sociaux ou plateformes de contenus (10 bourses de 1000$). Les bourses visent donc à couvrir les frais liés à la promotion : articles sponsorisés, publicité, influenceurs.

Tous les projets XR peuvent postuler : réalité virtuelle, réalité augmentée, réalité mixte, vidéos 360°. Vous avez jusqu’au 7 septembre pour postuler.

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Plusieurs fois repoussé, le nouveau film Bob L’éponge trouve enfin sa place

Par : Shadows

Initialement prévu pour le mois de mai aux USA et début août en France, Bob l’éponge, le film : Eponge en eaux troubles a fait partie des nombreux films devant faire face à la pandémie.
Repoussé deux fois, le long-métrage avait finalement annulé sa sortie cinéma aux USA, avec l’annonce d’un lancement directement en vidéo début 2021 (VOD puis accès via le service de streaming CBS All Access). On restait toutefois sans nouvelles des dates de sortie hors USA.

Variety a pu en savoir plus : selon ses sources, Netflix a acquis les droits mondiaux. L’accord exclut toutefois la Chine (la raison étant ici, tout simplement, que Netflix n’est pas disponible dans le pays). Le Canada a de son côté droit à une clause spécifique : une sortie cinéma y est toujours espérée, et Netflix devra attendre cette dernière avant de mettre le film à disposition.

Netflix et Viacom se sont refusés à commenter la fuite auprès de Variety, mais le média a pu apprendre que Netflix n’est pas contraint par la sortie en streaming aux USA pour le reste du monde : le film pourrait donc potentiellement être disponible en France sans attendre 2021.

Toujours selon Variety, les différents accords avec Netflix et CBS All Access auraient d’ores et déjà permis à la Paramount, qui a produit le long-métrage animé, de récupérer sa mise de départ. Le changement de stratégie ne se solderait donc pas par une perte sèche.

Réalisé par Tim Hill, Bob l’éponge, le film : Éponge en eaux troubles a fait appel au talent des artistes de Mikros Animation.

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En Avant, Soul : Pixar dévoile en vidéos ses derniers secrets techniques et artistiques

Par : Shadows

Pixar a mis en ligne de nouvelles vidéos et publications sur les dernières avancées et recherches du studio, employées notamment sur le film d’animation En Avant (sorti en début d’année) et sur Soul, prévu pour la fin 2020.

  • « Garment Refitting for Digital Characters », pour commencer, est une technique permettant d’ajuster des vêtements 3D entre différents personnages de morphologies variées. Le plan présenté dans la vidéo montre montre un cas concret : les jeans du premier homme ont été adaptés pour l’enfant, et celui de la femme adulte à l’adolescente. Le sweat du premier homme a été ajusté à tous les autres personnages. Enfin, le pantalon du second homme a été ajusté pour correspondre à la taille de l’adolescent.
    Fernando de Goes, Donald Fong, Meredith O’Malley, qui présenteront une publication sur le sujet durant le SIGGRAPH, donnent quelques détails techniques ci-dessous. La technique s’appuie sur des itérations successives avec deux grandes étapes : une phase de relaxation (le vêtement est adapté à la forme de la cible tout en minimisant les distorsions du mesh) et une phase de réajustement qui remet à zéro l’espace entre le vêtement et le corps du personnage à l’aide de valeurs données par l’utilisateur.
    La technique gère des contraintes variées comme les épaisseurs multiples ou les coutures, et a été employée sur le film Soul.

We present a new technique to refit garments between characters of different shapes. Our approach is based on a novel iterative scheme that alternates relaxation and rebinding optimizations. In the relaxation step, we use affine-invariant coordinates in order to adapt the input 3D garment to the shape of a target character while minimizing mesh distortion. In the rebinding step, we reset the spacing between the refitted garment and the character body controlled by user-prescribed tightness values. Our method also supports additional constraints that encode the spatial and structural arrangement of multi-layers, seams, and fold-overs. We employed this refit tool in Pixar’s feature film Soul to transfer garment pieces between various digital characters.

  • « Sculpt Processing for Character Rigging » vise à accélérer le travail de rigging : l’utilisation de sculpts permet en effet de corriger efficacement les rigs de déformation, mais demande un travail fastidieux et beaucoup de nettoyage manuel. Les outils présentés par Fernando de Goes, Patrick Coleman, Michael Comet, Alonso Martinez durant le SIGGRAPH, et détaillés là encore dans une publication, permettent d’accélérer drastiquement la génération et la réutilisation de ces éléments.

Pose-space sculpting is a key component in character rigging workflows used by digital artists to create shape corrections that fire on top of deformation rigs. However, hand-crafting sculpts one pose at a time is notoriously laborious, involving multiple cleanup passes as well as repetitive manual edits. In this work, we present a suite of geometric tools that have significantly sped up the generation and reuse of production-quality sculpts in character rigs at Pixar.
These tools include a transfer technique that refits sculpts from one model to another, a surface reconstruction method that resolves entangled regions and a relaxation scheme that restores surface details. Importantly, our approach allows riggers to focus their time on making creative sculpt edits to meet stylistic goals, thus enabling quicker turnarounds and larger design changes with a reduced impact on production. We showcase the results generated by our tools with examples from Pixar’s feature films Onward and Soul.

  • « FaceBaker: Baking Character Facial Rigs with Machine Learning », publication de Sarah Radzihovsky, Fernando de Goes, Mark Meyer, part du constat que les rigs utilisés au cinéma sont très complexes et donc lourds à utiliser. L’idée est ici d’utiliser le machine learning pour déterminer des déformations approximatives du mesh facial, afin d’alléger les calculs associés. La méthode a d’autres avantages, comme la portabilité de rigs propriétaires sur des plateformes externes.

Character rigs are procedural systems that deform a character’s shape driven by a set of rig-control variables. Film quality character rigs are highly complex and therefore computationally expensive and slow to evaluate. We present a machine learning method for approximating facial mesh deformations which reduces rig computations, increases longevity of characters without rig upkeep, and enables portability of proprietary rigs into a variety of external platforms. We perform qualitative and quantitative evaluations on hero characters across several feature films, exhibiting the speed and generalizability of our approach and demonstrating that our method out performs existing state-of-the-art work on deformation approximations for character faces.

  • « Making Souls: Methods and a Pipeline for Volumetric Characters », enfin, est une publication de Patrick Coleman, Laura Murphy, Markus Kranzler, Max Gilbert. Comme son nom l’indique, elle se concentre sur les personnages fantomatiques du futur long-métrage Soul.
    Pixar nous indique ici que le style visuel a nécessité l’implication de nombreuses personnes au sein du studio, de l’art department au lighting en passant par les shaders, TDs, développeurs. L’enjeu artistique était d’équilibrer l’aspect éthéré des âmes avec un design attrayant et une bonne lisibilité.
    L’équipe s’est notamment appuyée sur un système procédural sous Houdini pour obtenir l’aspect doux des personnages et les lignes dynamiques, et a mis en place un système de contrôle automatisé pour gérer les calculs de façon configurable et prendre en compte, lors des rendus, les modifications faites aux performances des personnages.

The soul characters in Disney/Pixar’s Soul have a stylized appearance that sets them into a unique world, which introduced many new challenges. Everyone from the art department and character modelers and shaders to the technical directors and developers in the effects, lighting, and software groups collaborated to bring this new visual style to screen. The soul world is abstract and ethereal; this needed to be balanced with visual clarity and design appeal. As our character rigging and animation tools use rigged surfaces, a key challenge was presenting a new representation derived from this data that meets our visual goals. To achieve softness of volumetric form and dynamically changing linework, we built a system to procedurally generate this data in Houdini. Significant numerical computation was required to create this data at the fidelity required. We developed an automated system for managing this computation in a configurable way, while keeping data for downstream renders in sync with changes to character performances.

Rappelons pour finir que Soul devrait sortir le 25 novembre en France.

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Mikros MPC Advertising se déshaltère en compagnie d’animaux full 3D

Par : Shadows

Un écureuil amateur de basket, une abeille boxeuse ou encore une coccinelle danseuse : l’équipe de Mikros MPC Advertising dévoile trois spots full 3D destinés à promouvoir une célèbre marque d’eau minérale. Un projet créé en collaboration avec l’agence Ogilvy Paris et sous la direction du réalisateur Vincent Lobelle.

L’occasion d’admirer une fois de plus le talent de Mikros MPC Advertising lorsqu’il s’agit de créer et animer des créatures réalistes.

L’équipe a par ailleurs eu la bonne idée de publier sur Facebook trois vidéos sur les coulisses du projet :

🗣 "Parce que ce sont les équipes qui en parlent le mieux", découvrez le témoignage du réalisateur Vincent Lobelle,…

Publiée par Mikros MPC Advertising sur Mercredi 8 juillet 2020

🗣 Une abeille, une coccinelle, un écureuil et bien plus encore… La dernière campagne Vittel 💧 de l'agence Ogilvy Paris…

Publiée par Mikros MPC Advertising sur Vendredi 10 juillet 2020

🗣 34 plans full CG c'est entre autres 21To d'espace disque, 15000 arbres 🌳 et 100 millions de particules ! Découvrez…

Publiée par Mikros MPC Advertising sur Lundi 13 juillet 2020

Crédits :

Agency: Ogilvy
Director: Vincent Lobelle

MIKROS MPC TEAM

Executive Producer: Fabrice Damolini
VFX Producer: Nicolas Huguet
VFX Supervisor: Guillaume Ho
CG Supervisor: Guillaume Dadaglio
Lead Character: André Monteiro
Lead Environment: Vincent Coni
Lead Animation: Alexandre Sauthier
Lead Compositing: Sébastien Podsialdo
Animation: Marie Celaya, Ganael Chevallier, Cedric Jeanne, Alban Lelievre, Elodie Lenaerts, Lancelot Maestrini, Augustin Paliard, Alexandre Sauthier, Eleonore Saveri, Coline Tomala, Patrice Vila
Rigging/setup/muscles: Alexandre Sauthier, Marine Sisnaski
Texture/ Shading: Solala Amiri, Vincent Coni, Alexandre Corcoy, Guillaume Dadaglio, Guillaume Ho, Andre Monteiro, Dorian Mouty, Phelipo Zozor, Lancelot Maestrini
SFX: Jade Gachet, Benjamin Lenfant, David Roubah
Lighting / Compositing: Daniel Benjamin, Alexandre Corcoy, Guillaume Dadaglio, Guillaume Ho, Andre Monteiro, Dorian Mouty, Sébastien Podsiadlo, Daniel Benjamin
After effect: Jeremy Wulf
Color Grading: Nicolas Guibert, Sebastien Mingam

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Pinkman.tv dévoile une bande-annonce dans la lignée de Love, Death and Robots pour Watch Dogs : Legion

Par : Shadows

Si la conférence Ubisoft Forward n’a pas été l’occasion pour le groupe d’évoquer ses troubles internes, le studio a fait plusieurs annonces durant la soirée. Une cinématique pour le jeu Watch Dog : Legion a été dévoilée.

Si le style vous évoque l’épisode Le Témoin de la série Love, Death and Robots, ce n’est pas un hasard : le même studio Pinkman.tv en est à l’origine, avec Alberto Mielgo à la réalisation dans les deux cas. Notez également qu’Alberto Mielgo et son équipe de Pinkman.tv avaient déjà travaillé sur la préproduction de Spider-Man : New Generation, avec là encore une filiation graphique assez nette.

Pour cette cinématique, l’équipe était composée entre autres Pablo Vasquez (lighting artist connu des adeptes de Blender pour avoir créé la série Caminandes), de Lara Cores au compositing, ou encore de la concept/visdev artist Yun Ling.
Au niveau technique, Pablo Vasquez précise que « les logiciels utilisés étaient secondaires », chaque artiste ayant utilisé ses outils favoris (Blender, Maya, Cycles, Arnold…) afin d’obtenir le meilleur résultat possible.

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Fork : un voyage imaginaire et surréaliste

Par : Shadows

Fabrice Le Nezet nous présente sa dernière réalisation : Fork, un court-métrage qui nous invite à plonger dans l’imagination d’une femme lors de sa visite d’un musée. Face à une fourchette exposée comme oeuvre d’art, elle va laisser dériver ses pensées…

In a museum, a woman looking at a Fork exhibited as a piece of Art lets her imagination run wild.
The film is a surreal journey interrogating our perception of objects.

What happens when you take an object from daily life and move it outside of its original context?
What is left of an object when it loses its function? An abstract shape, a sculpture?
Can we deconstruct this object into simple elements and create variation of this object?
Can those objects be combined to form a larger structure?
Can those objects become alive to break free from human ownership?

Derrière ce concept destiné à interroger notre perception des objets, on retrouve le studio londonien Optical Arts. Nous vous invitons à découvrir leur site, puisqu’il propose des images des coulisses de ce court-métrage. L’équipe précise avoir utilisé Maya et Houdini, avec Redshift pour le rendu. Nuke, Flame et Resolve ont ensuite permis de gérer compositing et grading.

L’aspect procédural a évidemment été un atout pour mettre en oeuvre des idées et faire des essais. Du côté de l’animation, un mélange de physique et de procédural soigneusement contrôlé ont été employés.

Creative Direction & Production: Optical Arts
Direction & Design: Fabrice Le Nezet
Music & Sound Design: Niccolò Chotkowski at Smider
VFX Supervisor: Fabrice Le Nezet
2D Supervisor: Miguel Wratten
3D Artist: Max Johnson
Colourist: Martin Pryor
Live Action Producer: Caroline Kinch
Live Action DP: Joe Jackson
1st Assistant Camera: Elliott Lowe
Set Assistant: Jamie-Lee Harding
Model: Emma Norodom at W Models
Clothing: Studio Nicholson

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Ubisoft : après les révélations, les têtes tombent

Par : Shadows

La semaine passée, nous vous avions proposé un résumé des évènements récents autour d’Ubisoft. Le grand studio de jeux vidéo est en effet au centre de témoignages et enquêtes depuis la fin du mois de juin, des personnes faisant partie ou ayant fait partie du studio ayant entre autres dénoncé harcèlement psychologique et sexuel, agressions ou tentatives d’agressions. Mais aussi et surtout une hiérarchie qui aurait, bien souvent, enterré les plaintes et remontées faites aux ressources humaines, d’où le fait que les témoignages aient finalement trouvé un autre chemin, via les réseaux sociaux.
Plusieurs médias, français mais aussi américains et canadiens, ont par la suite enquêté sur les allégations, et recoupé les éléments apportés par plusieurs dizaines de personnes. Le studio avait dans la foulée fini par annoncer diverses mesures, comme nous l’expliquions là encore dans notre résumé.

Nouveaux développements

La bonne volonté affichée par le studio a fait l’objet d’un nouvel article de Libération (sur abonnement). Selon ce dernier, le système d’alertes anonymes mis en place par le studio la semaine passée aurait fait remonter une centaines de cas (dont une bonne part déjà connus des RH), allant du harcèlement moral à des faits de type agressions sexuelles ou viol.

Une part non négligeable de ces plaintes cibleraient par ailleurs le service Edito du groupe, ainsi que Serge Hascoët (désormais ex numéro 2 d’Ubisoft). Ce dernier se serait illustré par un management mêlant « écrasement des autres », un « comportement libidineux permanent », ou encore « sa toxicité, sa misogynie, son homophobie ». Il aurait par ailleurs couvert des cas de harcèlement et agressions ou tentatives d’agressions. Il est également accusé d’avoir consommé de la drogue ; des employés auraient même été drogués à leur insu.
En clair, explique une des sources RH de Libération, il aurait « rendu possible » la « culture toxique » en place dans le studio.

Ces éléments, combinés aux précédents articles de presse, ont renforcé les demandes d’une démission. Le syndicat Solidaires Informatiques, qui dispose d’une section chez Ubisoft Paris, l’a ouvertement réclamé.

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L’article de Libération explicitait par ailleurs la stratégie du studio : selon des sources internes, la direction voudrait que « l’on ne parle plus du scandale Ubisoft à l’extérieur d’ici une semaine ».

Numerama, qui avait déjà enquêté en profondeur sur les dysfonctionnements du studio, a également publié un nouvel article. Le média indique notamment, comme Libération, qu’il y a eu un nombre massif de remontées en interne depuis les premiers articles, avec dénonciation du « mur de RH » qui a plusieurs fois préféré « préféré fermer les yeux sur des témoignages de femmes plutôt que de mener des enquêtes et d’agir pour les protéger. Et a, de facto, contribué à protéger des hommes, même lorsqu’ils étaient accusés par plusieurs témoins ou victimes présumées ». Le média continue par ailleurs de recevoir des témoignages directs de faits s’étalant sur les 10 dernières années.

Les têtes tombent

Face à la poursuite des révélations, Ubisoft a publié un communiqué dans la soirée de samedi à dimanche. Le groupe y annonce trois départs :

  • Serge Hascoët, qui quitte totalement le groupe. Une nouvelle majeure, puisqu’il était jusqu’ici considéré comme indéboulonnable malgré les nombreux éléments le concernant ;
  • Yannis Mallat, ex dirigeant des studios canadiens et sujet de nombreuses allégations lui aussi. Là encore, il quitte totalement le groupe ;
  • Cécile Cornet, enfin, responsable monde des ressources humaines, démissionne. Elle ne quitte par contre a priori pas Ubisoft.

Ubisoft a annoncé aujourd’hui des changements importants au niveau de sa direction. Ces changements font partie intégrante du travail global mené par la Société pour améliorer et renforcer sa culture d’entreprise. Les départs annoncés aujourd’hui font suite à un examen rigoureux que la Société a mené en réponse aux récentes allégations et accusations de mauvaise conduite et de comportements inappropriés.

Serge Hascoët a choisi de démissionner de son poste de Chief Creative Officer, avec effet immédiat. Ce rôle sera assumé dans l’intérim par Yves Guillemot, PDG d’Ubisoft. Au cours de cette période, il supervisera personnellement une refonte complète du mode de collaboration des équipes créatives.

Yannis Mallat, dirigeant des studios canadiens d’Ubisoft, quitte ses fonctions et la Société avec effet immédiat. Les récentes allégations apparues au Canada à l’encontre de nombreux salariés ne lui permettent pas de continuer à assurer ses responsabilités.

Par ailleurs, Ubisoft va nommer un nouveau responsable monde des ressources humaines, en remplacement de Cécile Cornet, qui a décidé de démissionner de ce poste et ce dans l’intérêt de l’unité du Groupe. Un processus de recrutement est lancé et sera mené par un cabinet de premier plan. Ubisoft a également décidé de restructurer et renforcer la fonction RH afin de l’adapter aux nouveaux défis qui se posent à l’industrie des jeux vidéo. La Société est en train de finaliser la sélection d’une société de conseil leader pour auditer et améliorer ses procédures et politiques en matière de ressources humaines, conformément à ce qui avait été annoncé précédemment.

Notons par ailleurs qu’une vingtaine de personnes seraient encore sous le coup d’une enquête. Comme le précise le Figaro, Ubisoft a fait appel à un cabinet d’avocats externe pour les diriger : on peut supposer que le but est d’avoir un avis légal précis sur les allégations et faits liés à ces différentes personnes.
D’autres départs pourraient donc avoir lieu prochainement.

Ubisoft Forward : silence radio

L’empressement d’Ubisoft à publier un communiqué durant le week-end s’explique sans doute en partie par la tenue hier soir d’Ubisoft Forward, conférence retransmise en ligne et visant autant les joueurs que les actionnaires. Le groupe y a mis en avant ses futurs jeux tels que Far Cry 6, Watch Dogs Legion.

Peu avant le début de la conférence, Ubisoft a publié un message laconique sur les réseaux sociaux, précisant que la crise interne ne serait pas évoquée. Un choix que le studio justifie par le caractère pré-enregistré de la soirée. Les faits de harcèlement moral et sexuel, agressions sexuelles, drogues et autres sont pudiquement désignés par le mot « problèmes » dans le communiqué.
Le studio promet néanmoins de continuer à évoquer son processus de réforme : reste à savoir si ce sera également fait lors d’un évènement Ubisoft Forward ou via des communiqués plus discrets, qui seront moins visibles des clients.

Face à ce choix de passer l’affaire en cours sous silence, le média spécialisé Gamekult a choisi de ne pas couvrir la soirée en direct. Le site a préféré se contenter d’une couverture plus classique, avec relais des annonces majeures dès aujourd’hui.
Du côté des influenceurs, nous avons noté dans certains cas l’absence d’un commentaire du direct, ou un rappel des révélations de ces dernières semaines.

La réaction des actionnaires

Evoquons enfin les conséquences de ces troubles graves sur le marché financier. L’action Ubisoft a perdu environ 8% ce matin, mais cette chute intervient après un mois de hausse (10% environ), et la baisse est sans doute au moins en partie liée à une conférence Ubisoft Forward qui a pu décevoir les investisseurs.

Globalement, donc, les répercussions financières de l’affaire sont limitées.

Et ensuite ?

A ce stade, comme nous l’indiquions plus haut, on peut encore s’attendre à certains départs ou des réorganisations internes.
Restera également à éclaircir dans quelle mesure le PDG Yves Guillemot savait ou non ce qui se tramait dans son entreprise, étant donné sa proximité avec, entre autres, Serge Hascoët.

Nous vous tiendrons évidemment informés des développements futurs.

L’article Ubisoft : après les révélations, les têtes tombent est apparu en premier sur 3DVF.

Tu Nous ZA Pas Vus voit grand et dévoile une « petite soeur »

Par : Shadows

Fondée en 2010, Tu Nous ZA Pas Vus Productions alias TNZPV est une entreprise à l’activité double, à la fois société de production et studio d’animation. L’entité a notamment travaillé sur l’adaptation animée de Croc Blanc, ou la série Team DroniX.

Jusqu’ici centré sur Arles, TNZPV annonce une « petite soeur » un nouveau studio à Annecy, avec un démarrage prévu pour la semaine prochaine (en pratique, une partie de l’équipe est déjà au travail).

Photos : TNZPV

L’équipe s’est installée au sein de Les Papeteries – Image Factory, un lieu géré par CITIA (qui est pour rappel également derrière le Festival d’Annecy et le MIFA) qui accueille différentes entreprises du secteur de l’image, dont des studios d’animation.

Nous suivrons évidemment les projets de cette nouvelle structure, et aurons l’occasion de vous en parler dans les mois à venir.

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Harcèlement et agressions sexuelles chez Ubisoft : le point sur la situation

Par : Shadows

Vous le savez sans doute déjà : suite à une série de témoignages dévoilés depuis la fin juin, des faits de harcèlement sexuel et d’agressions sexuelles ont été mis au jour dans l’industrie du jeu vidéo, et en particulier chez Ubisoft. Nous vous proposons donc un récapitulatif des éléments connus, des réactions au sein d’Ubisoft mais aussi chez les syndicats et organisations du secteur. Enfin, vous trouverez dans l’article des ressources qui vous seront utiles, que vous soyez dans l’industrie du jeu ou non, pour lutter contre les actes de ce type et trouver de l’aide que vous soyez employeur, témoin ou victime.

Réseaux, journaux : la parole se libère

En juin, une série de témoignages au sein de l’industrie du jeu vidéo apparaissent notamment sur Twitter, les premiers témoignages générant évidemment d’autres partages d’expérience. Pour les consulter, ce fil Twitter en répertorie beaucoup. Si de nombreuses situations (entreprises, organismes) sont ciblées, le nom d’Ubisoft revient très régulièrement, avec des témoignages anonymes mais aussi de personnes écrivant en leur nom propre.
Les faits décrits ne se limitent pas à un seul studio d’Ubisoft, et les cas sont répartis dans l’ensemble du groupe.

La presse a évidemment enquêté sur le sujet : on citera en particulier deux articles de Libération avec une vingtaine de témoignages évoqués dans un premier volet (1er juillet), puis un second centré sur l’une des victimes (2 juillet) [articles sur abonnement]. Le journal et les témoignages soulignent « un système toxique, dominé par des hommes intouchables, que protégerait «un mur des RH» ». Erwan Cario, co-auteur des deux enquêtes, a par ailleurs été interviewé par programme B (podcast audio du 6 juillet) sur l’affaire.
Numerama a également enquêté, et publié deux articles [en accès libre] les 6 et 7 juillet : volet 1volet 2. Là encore, les témoignages sont nombreux (plusieurs dizaines de victimes et témoins, qu’il s’agisse de personnes actuellement ou anciennement dans le studio) et concordants : climat délétère, « pôle RH souvent impuissant, parfois volontairement silencieux ».
La Presse, au Canada, a recueilli 17 témoignages centrés sur Ubisoft Montréal (3 juillet).
Mediapart a également publié un article, le 6 juillet, avec d’autres témoignages.
Côté anglophone, on pourra notamment citer les enquêtes de Gamasutra (1er juillet), de Kotaku (6 juillet).

Les éléments sont donc accablants : tous ces témoignages, vérifiés, recoupés, mettent en lumière harcèlement sexuel, tentatives d’agressions sexuelles, mais aussi le fait que les agresseurs ont été protégés à la fois passivement et activement au sein du studio, avec dans certains cas des manoeuvres d’intimidation pour que rien ne s’ébruite.
Le tout, à l’échelle de l’ensemble du groupe, puisque de multiples sites sont concernés. Il ne s’agit donc pas de faits ponctuels ou limités localement. Nous vous invitons d’ailleurs évidemment à lire les enquêtes publiées, l’étendue des faits pouvant difficilement être résumée brièvement, de par leur étendue et leur durée.

Précisons également que les témoins citent clairement certains noms tels que Tommy François ou Maxime Beland (vices-présidents du pôle éditorial ; le premier aurait été mis à pied suite aux témoignages et fait l’objet d’une enquête interne, le second a démissionné), ou Serge Hascoët (directeur créatif) qui aurait couvert Tommy François.

Ubisoft promet que « le changement débute aujourd’hui »

Face à la masse de témoignages et aux enquêtes, le studio n’est évidemment pas resté silencieux. Le PDG Yves Guillemot a publié un long communiqué (qui avait aussi été envoyé en interne) le 2 juillet, en anglais.

Les faits dénoncés ne sont pas remis en question, et sont au contraire qualifiés d’inacceptables. Le dirigeant affirme que le studio va opérer « un changement de cap structurel » pour mettre fin « aux comportements toxiques ». Il annonce une série de mesures :

  • La nomination de Lidwine Sauer au poste de « Head of Workplace Culture ». Son rôle sera de se concentrer sur la culture d’entreprise et de proposer des changements au sein du groupe. Elle réfèrera directement à Yves Guillemot et mettra sur pied sur une « équipe multidisciplinaire internationale et diverse » pour l’assister dans ses efforts ;
  • dès le lundi suivant le communiqué, la mise en place de trois « sessions d’écoute » auprès des personnes employées par Ubisoft, dont le but sera d’écouter témoignages, inquiétudes, suggestions d’améliorations. Des modérateurs externes à l’entreprise en assureront le bon déroulement ;
  • en complément, le lancement sous deux semaines d’une enquête globale, là encore auprès des personnes du studio, afin d’obtenir des retours francs. L’anonymisation des propos est prévue pour faciliter le processus, sans crainte de répercussions ;
  • un audit et une refonte des procédures et politiques internes, via une société de consulting externe ;
  • enfin, la création du poste de « Head of Diversity and Inclusion », avec un ou une responsable qui ici encore rapportera directement à Yves Guillemot.

« Nous avons beaucoup à accomplir, et je suis déterminé à concrétiser ce changement », conclut Yves Guillemot.

Libération est ensuite revenu sur ce communiqué, en y ajoutant les réactions de personnes ayant témoigné dans ses colonnes : les femmes et hommes cités sont selon le cas sceptiques, dubitatives, espèrent que le changement arrivera enfin ou regrettent que ces déclarations viennent si tard, alors que des demandes claires avaient été formulées auprès de la hiérarchie.

Une ex salariée considère par ailleurs impensable que Guillemot n’ait pas eu connaissance des faits jusqu’ici ; un autre ancien salarié, même s’il évoque l’idée que Guillemot « n’a peut-être pas mesuré l’ampleur des abus », insiste sur le fait qu’il doit y avoir prise de responsabilités au plus haut niveau étant donné qu’il y a eu, au minimum, inaction de la part de la direction et de différents cadres.
Enfin, une ex employée demande qu’Ubisoft confirme publiquement que les personnes visées par des témoignages convergents, telles que Tommy François, ont bien été écartées/mises à pied.

SNJV, SELL, AFJV : une réaction timide ou absente

Bien évidemment, les organismes fédérant le secteur du jeu vidéo en France ne pouvaient pas rester silencieux face aux témoignages, et en particulier ceux visant Ubisoft.

C’est pourtant le choix fait par l’AFJV (Agence Française pour le Jeu Vidéo, entité privée qui se donne comme objectif de favoriser emploi, et innovations au sein de l’industrie) qui dans sa dernière newsletter censée compiler les faits marquants du secteur ce dernier mois, élude totalement le sujet. Pas de mention non plus dans les brèves du site officiel.

Même constat du côté du SELL (syndicat des éditeurs, dont fait partie Ubisoft), qui ne semble pas avoir pas avoir souhaité publier de communiqué sur son site ou ses comptes sociaux à ce stade.

Le SNJV (Syndicat National du Jeu Vidéo, qui rassemble les entreprises de création et édition du jeu vidéo en France, dont Ubisoft) s’est de son côté fendu d’un communiqué relativement court, qui invite les témoins et victimes à contacter « les autorités compétentes », sans pour autant évoquer de mesures concrètes à mettre en place dans les studios et en particulier chez Ubisoft.

Women In Games réclame des « actions concrètes et mesurables », propose pistes et soutiens

Women In Games (association en faveur de plus de mixité dans l’industrie), dans sa newsletter de juin, évoque de son côté directement la situation :

Le mois de juin fût marqué par une vague de témoignages sans précédent au sein de l’industrie du jeu vidéo. Dans la lignée du #metoo, de nombreuses professionnelles ont pris la parole sur les agressions et les comportements toxiques qu’elles ont subis et qu’elles continuent de subir au quotidien au sein de l’industrie.

Toutes nos pensées vont aux victimes, qu’elles aient ou non pris la parole. Les moyens que nous mettons en place pour aider sont listés plus bas. [NDLR : voir ci-dessous et par ici pour les moyens en question]

Il convient de rappeler qu’il ne s’agit pas de cas isolés mais bien d’un problème systémique qui touche au delà de notre industrie, l’ensemble de nos sociétés patriarcales.

Nous demandons à ce que des actions concrètes et mesurables soient prises par tous les acteurs de cette industrie. Le changement est possible. Par la formation des équipes, la mise en place de systèmes d’alerte fiables, les mesures prises à l’encontre des agresseurs mais aussi la fixation d’objectifs de changement mesurables (et publics) et de responsables de ce changement. Nous listons de premières ressources plus bas. Nous nous engageons à suivre les conséquences de cette crise qui nous l’espérons sera l’opportunité pour notre industrie de faire un bon en avant.

L’association en profite pour proposer des ressources diverses avec agences de formation/audit spécialisées dans la lutte contre les discriminations et pour l’égalité. Autant d’éléments qui pourront servir à des studios cherchant à corriger des dysfonctionnement ou à prévenir les discriminations.
Vous trouverez la newsletter complète et donc les ressources proposées par ici.

Women In Games rappelle que l’association a mis en place une « cellule de soutien pour les victimes de comportements toxiques ». La page associée renvoie aussi à diverses associations pouvant aider les victimes.

L’industrie du jeu vidéo traverse une période critique.

Alors que les paroles se libèrent et que de plus en plus de victimes témoignent des agressions et autres comportements toxiques qu’elles ont subies et qu’elles subissent encore aujourd’hui, nous nous mobilisons pour les soutenir.

Si vous-même ou une personne de votre entourage êtes concerné·e·s :

>>> Il vous est possible de témoigner en toute confidentialité à 3 membres de notre association : cliquez ici
>>> Vous pouvez également témoigner sur notre serveur Discord grâce à un chan dédié, et recevoir les conseils de notre communauté : rejoignez-nous
>>> Consultez notre guide pour faire face au cyber-harcèlement : https://womeningamesfrance.org/ressources/

Enfin, Audrey Leprince (fondatrice de l’association, productrice de jeux vidéo) a été interviewée par Le Monde le 2 juillet.

Le STJV appelle à « des solutions collectives »

Le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses du Jeu Vidéo a également pris position, en revenant sur l’ensemble des témoignages et pas uniquement sur Ubisoft.

Outre le message ci-dessus, un communiqué plus long précise la position du STJV, qui avait aussi rappelé quelques jours plus tôt sur Twitter que les employeurs sont légalement « tenus à une obligation de résultat » dans les affaires de harcèlement.

L’entité dénonce les aspects structurels de ces affaires au sein de l’ensemble de l’industrie, soulignant une certaine « culture […] du secret », la « passivité » voire « complicité » au sein de départements RH et dans la hiérarchie. De multiples facteurs qui, pour le STJV, expliquent que les réseaux sociaux soient utilisés comme plateforme de dénonciation, les victimes trouvant porte close en interne mais aussi auprès de différentes institutions du secteur. A ce propos, le STJV dénonce ouvertement « des organisations dont la priorité ne semble pas être de contraindre les employeurs à résoudre les problèmes de harcèlement dans les plus brefs délais », citant explicitement le SNJV, Capital Games, Game Connection Europe ou encore le SELL.

Le STJV avance que la solution « ne viendra pas seulement de réactions de la hiérarchie », et qu’il faut renforcer les structures indépendantes telles que les syndicats. Le STJV invite aussi les studios à réfléchir en profondeur aux réponses à apporter en interne, et à ne pas se contenter de considérer ces révélations comme une simple crise de communication.
Enfin, le STJV rappelle qu’il peut proposer aux personnes du secteur, syndiquées ou non, écoute, conseils, voire soutien juridique.

Solidaires Informatique lance un appel aux témoignages

Toujours du côté des syndicats, Solidaires Informatique a publié le 3 juillet un communiqué appelant aux témoignages de la part de victimes ou témoins, que ce soit chez Ubisoft ou dans d’autres entreprises du secteur. L’entité promet évidemment une confidentialité complète, propose son aide juridique, et indique que l’offre s’étend à toutes les personnes pouvant être concernées, syndiquées ou non, encore en poste/dans l’industrie ou non.

Après les annonces, les actes

Après la mise à jour de ces témoignages accablants pour Ubisoft, puis les annonces du groupe, reste désormais à en mesurer les résultats concrets. Outre des enquêtes internes et judiciaires sur les faits passés, Ubisoft devra, pour convaincre que le système en place évolue vraiment, communiquer sur les résultats concrets des annonces et premières mesures, en interne comme en externe.

En parallèle, cette affaire rappelle une fois de plus, d’une part, que les secteurs de la création ne sont évidemment pas épargnés par les faits de harcèlement et d’agressions (d’autant que les témoignages rendus publics ces derniers jours ne portaient pas que sur Ubisoft), et d’autre part que réseaux sociaux, médias et organismes tels qu’association et syndicats peuvent jouer un rôle face à de tels faits.

Enfin, on rappellera une fois de plus, comme l’a fait le STJV, que les employeurs sont légalement tenus d’agir face aux problèmes de harcèlement et d’agressions. Les ressources et conseils évoqués dans les différents liens cités plus haut peuvent donc également être utiles pour les entreprises, quel que soit leur secteur d’activité, qui souhaiteraient prévenir, former, agir sur ces sujets.
Pour les victimes de tels faits qui liraient ces lignes, outre les éléments déjà présents dans cet article, on pourra également rappeler que des associations dédiées existent, comme l’AVFT. Celle-ci propose écoute, soutien, aide aux victimes de violences sexuelles au travail.

L’article Harcèlement et agressions sexuelles chez Ubisoft : le point sur la situation est apparu en premier sur 3DVF.

Un nouveau cursus post-diplôme pour l’animation grâce à Ciclic et l’ESAD

Par : Shadows

Ciclic Centre-Val de Loire, agence culturelle régionale, nous annonce la mise en place d’un cursus centré sur le cinéma d’animation dès cette rentrée 2020.

En pratique, le cursus est issu d’un partenariat avec l’ESAD (Ecole Supérieure d’Art et de Design) d’Orléans. Voici son positionnement :

Spécialisé « cinéma d’animation », ce post-diplôme offrira l’opportunité à un ou deux jeunes artistes de travailler à la réalisation d’un projet de création, tout en profitant du programme pédagogique dispensé par l’ESAD d’Orléans et de l’accompagnement professionnel de Ciclic Centre-Val de Loire en matière cinématographique et audiovisuelle.

Cette initiative incarne l’ambition partagée par l’ESAD d’Orléans et Ciclic Centre-Val de Loire de travailler conjointement à l’émergence et à l’accompagnement de nouveaux talents artistiques dans la vie professionnelle.

Le cursus alternera entre le programme pédagogique dispensé par l’ESAD, et les actions d’accompagnements professionnels proposées par l’Agence pour l’image, le livre et la culture numérique de la Région Centre-Val de Loire.

Les accompagnements proposés par Ciclic Centre-Val de Loire seront à la fois collectifs, afin de favoriser la mise en réseau des jeunes artistes, et individuels, afin de répondre au plus près à chacun des besoins des étudiants sélectionnés. Dans le cadre de cet accompagnement des accueils en résidence à Ciclic Animation.Imaginé comme un lieu de travail convivial, une retraite en immersion totale où les résidents peuvent se concentrer sur le dur labeur qu’est la réalisation d’un film d’animation, Ciclic Animation mettra à disposition l’ensemble des équipements nécessaires à la fabrication de films d’animation 2D ou en volume.

Les candidatures sont d’ores et déjà ouvertes, et vous pouvez postuler jusqu’au 28 août. La page dédié sur le site de Ciclic précise que les candidatures seront étudiées à la fois par l’ESAD et Ciclic, et que le cursus débutera en octobre.

Le collectif NoOne dévoile une future caméra virtuelle accessible et simple d’utilisation

Par : Shadows

Nous avons déjà eu l’occasion d’évoquer le collectif d’artistes noOne sur 3DVF, avec par exemple leur fanfilm Pokémon (visible plus bas) proposant une vision sombre de la célèbre licence. Plus récemment, nous avions interviewé le duo de réalisateurs Pati & Lemo, qui font partie de ce même collectif.

Aujourd’hui, noOne nous dévoile un de ses projets en cours : une caméra virtuelle sous forme d’application mobile.

Concrètement, le principe est simple : on charge une scène 3D (format FBX) dans l’outil, on détermine le point de départ, et on lance l’enregistrement. La tablette (ou le smartphone) va alors tracker l’environnement, et il est donc possible de filmer en totale liberté dans la scène 3D. Le mouvement de caméra peut ensuite être exporté vers les outils 3D courants.

noOne nous précise que l’application est pour le moment sous Android (avec utilisation d’ARCore pour le tracking) mais qu’une version iOS est prévue. L’outil sera lancé publiquement à un tarif très abordable (une dizaine d’euros) lorsque la V1 aura été finalisée, en particulier en ce qui concerne son interface.
L’application sera fournie avec des scripts (.ms et.py) permettant de charger les données de la caméra dans n’importe quel outil 3D gérant ce type de script.

En pratique, l’usage de ce type d’outil est évidemment à faire de préférence dans un lieu assez vaste et non encombré ; une contrainte contournée dans la vidéo de démonstration grâce au fait que la scène 3D utilisée est calquée sur le plan de l’appartement dans lequel a lieu le test, ce qui permet d’éviter les collisions intempestives avec un mur.
Autre point à prendre en compte : en cas de difficultés de tracking ou si la personne qui opère la caméra est imprécise, le mouvement enregistré peut manquer de fluidité. Certaines caméras virtuelles proposent donc d’ajouter un système de lissage/d’inertie qui vient corriger ces problèmes en temps réel. noOne nous explique avoir testé cette approche via les outils proposés au sein d’ARCore, mais d’après l’expérience du collectif, la trajectoire de la caméra s’en trouve parfois modifiée. Cette solution a donc été abandonnée, et noOne préfère lisser et nettoyer la trajectoire au sein du logiciel 3D, pour plus de contrôle et de précision.

Nous vous tiendrons évidemment au courant du lancement effectif de cette caméra virtuelle. D’ici là, vous pouvez découvrir un aperçu de son usage :

Voici également le fanfilm Pokémon – Dark Edition, du collectif noOne.

Cannes XR : Mowb, quand l’animation 2D rencontre la réalité virtuelle

Par : Shadows

Dans le cadre de Cannes XR, nous avons pu découvrir MOWB, un court-métrage de Kazuki Yuhara qui se présente sous forme d’une animation 2D immersive. Vous pouvez découvrir plus bas quelques images de ce projet très coloré.

Entre cycle vital et onirisme

Le film nous propose un voyage mêlant filiation, onirisme et boucle infinie : une mère, sa fille, un cordon ombilical et un retour de l’enfant au sein même de sa mère… La fille finira par absorber la vie de sa mère via son cordon, faisant disparaître cette dernière, avant de décider de devenir mère à son tour, répétant le cycle.

Micro-critique

Au-delà d’un scénario très clairement chargé en symbolique, MOWB (dont le nom est issu du reflet du mot WOMB) est avant tout un voyage onirique et visuel, enchaînant scènes et tableaux. Un univers dans lequel nous avons apprécié nous perdre.

Au milieu de la masse de projets VR en live action et en animation 3D, MOWB nous rappelle que l’animation 2D a elle aussi sa place dans l’art immersif.

MOWB poursuit actuellement sa tournée de festivals ; si vous avez l’occasion de le voir, nous vous le recommandons.

Cannes XR : Rain Fruits, chronique mélancolique d’un déraciné

Par : Shadows

Migrant issu du Myanmar (ex Birmanie) et venu s’installer en Corée du Sud dans l’espoir d’y faire carrière en tant qu’ingénieur, Tharu déchante rapidement. Racisme, exploitation et dure réalité de l’industrie le frapperont de plein fouet, de même que l’impossibilité d’évoquer à ses proches, dans ses nombreuses lettres, l’aliénation et le travail acharné qui sont devenus sont quotidien. Peu à peu, le mal du pays se fera sentir…

Aliénation et nuages de points

Créé par Youngyoon Song et Sngmoo Lee et adapté de l’histoire de Thura Maung, Rain Drops nous propose donc de découvrir la perspective d’un travailleur immigré, qu’il s’étonne de certaines coutumes locales ou se retrouve face à une réalité économique peu reluisante. En parallèle, nous découvrons la jeunesse du personnage principal, dans un pays pauvre mais, semble-t-il, moins aliénant.

Sur le plan visuel, Rain Fruits adopte un choix esthétique a priori surprenant, avec des nuages de points que l’on devine issus à la fois de photogrammétrie et d’un système type Kinect. Une décision qui prend rapidement son sens lors du visionnage : elle fait écho aux sentiments du narrateur et personnage principal, avec un côté presque irréel qui retranscrit l’idée d’aliénation et de ne pas vraiment faire partie de ce nouveau pays. On peut aussi voir dans ces points autant de renvois aux gouttes de la pluie qui a marqué l’enfance du personnage.

L’avis de 3DVF

Mêlant colère, tristesse, nostalgie et sentiment de déracinement, Rain Drop offre une perspective intéressante, et nous vous conseillons d’y jeter un oeil lors de ses prochaines diffusions dans les festivals. Seul vrai regret dans le cadre de Cannes XR : la diffusion souffrait, dans notre cas, d’une compression vidéo causant la perte de nombreux détails. Malheureusement, points et particules supportent mal un traitement trop agressif. Nous aurions donc aimé voir le projet dans de meilleures conditions ou, mieux encore, sous forme de « vrai » nuage de points dans une scène 3D immersive afin d’éliminer tout problème de compression et quitte à nécessiter un GPU plus puissant.

Cannes XR : avec The Great C, Philip K. Dick débarque en réalité virtuelle

Par : Shadows

A l’occasion du festival Cannes XR, que nous vous avions annoncé il y a quelques jours, nous avons pu découvrir The Great C : l’adaptation en réalité virtuelle d’une nouvelle de Philip K. Dick. La réalisation est signée Steve Miller, la direction artistique Stephen Bosco.

Chaque année, un sacrifice

Se déroulant dans un univers post-apocalyptique, The great C met en scène une humanité qui a renoncé de force aux technologies modernes. Nous suivons ici un village gouverné par une mystérieuse entité toute-puissante, qui maintient les humains à un niveau technologique minimal et exige, chaque année, qu’un membre du village vienne la rejoindre. Aucun n’en est jamais revenu.
Et justement, un jeune homme vient d’être choisi. Clare, sa compagne, décide de l’accompagner…

Notre avis

The great C propose une trentaine de minutes de contenu, à découvrir en 3D temps réel : le spectateur est donc plongé dans le scénario avec 6 degrés de liberté, ce qui renforce évidemment l’immersion par rapport à un simple film 360° relief, et permet en prime d’admirer chaque détail de l’univers en s’en rapprochant physiquement.

Si l’on regrettera malgré tout une réalité virtuelle pas forcément pleinement exploitée (l’essentiel de l’action se passe devant le spectateur, l’aspect 360° est donc moins présent que dans d’autres projets), The great C n’en est pas moins une oeuvre réussie, notamment en ce qui concerne le character design soigné de ses personnages principaux (le côté rond et doux du visage des humains contrastant d’ailleurs avec la mystérieuse créature qui vient rappeler la volonté de The Great C, cette dernière ayant des traits plus fins et un traitement alliant SF et horreur).
Nous avons également apprécié le jeu d’acteurs et l’animation, des éléments encore malheureusement négligés dans certains projets VR alors qu’ils sont indispensables pour créer un attachement. Enfin, l’univers visuel est crédible, avec des éléments permettant d’imaginer le quotidien et le passé de cette humanité en perdition.
Cannes XR ne s’y est d’ailleurs pas trompé, et lui a décerné le Positron Visionary Award.

Actuellement proposé en promotion sur Steam (2€), The Great C mérite d’être découvert, si vous ne l’avez pas déjà fait. A noter : l’oeuvre ne nécessite pas d’aire de jeu « room scale » et est plutôt pensée pour être vue assis. Par ailleurs, un mode spécial est proposé pour les personnes souffrant de cinétose (le fameux motion sickness, mal de mer de la VR). Une option sans doute dispensable pour la majorité d’entre vous (la caméra reste assez sage durant le film) mais qui reste néanmoins très appréciable.

HETIC : un bachelor Infographie 3D & jeux vidéo à côté de Paris

Par : Shadows

Nous n’avions pas encore eu l’occasion d’évoquer HETIC, école centrée sur les métiers du web et située à Montreuil. Nous profitons donc de la mise en ligne de projets étudiants pour le faire.

Si HETIC propose des filières variées (développement web, webmarketing, Big Data, UX…) c’est évidemment sa branche Infographie 3D & jeux vidéo qui nous intéresse ici. Un Bachelor qui se compose de trois années centrées sur le temps réel, avec comme objectif affiché d’orienter les élèves vers des métiers tels qu’infographiste 3D temps réel, développeur, setuper ou encore responsable AR/VR.
Notez également qu’il est possible de prolonger les trois années de Bachelor pour en faire un Bac+5, via un partenariat avec l’école de design Strate.

Voici pour finir une sélection de projets étudiants pour vous faire une idée du niveau des élèves, avec des réalisations et bandes démo de 3ème, 2nde et enfin 1ere année.

Museum of Other Realities : un musée virtuel à découvrir de toute urgence

Par : Shadows

Nous vous avions annoncé il y a quelques jours l’évènement Cannes XR Virtual, qui se tient cette semaine de façon dématérialisée.
Pour rappel, l’accès est gratuit et nécessite simplement l’installation de l’application Museum of Other Realities, compatible avec la plupart des casques du marchés. L’évènement se termine dans une quinzaine d’heures (au moment où nous écrivons ces lignes) avec en théorie un système de replay jusqu’au 3 juillet.

C’est justement sur l’application elle-même que nous allons revenir ici : lancé un peu plus tôt dans l’année, le Museum of Other Realities sert ici de préambule aux galeries du festival Cannes XR proprement dit (que vous trouverez dans le musée en suivant le tapis rouge), mais mérite que l’on s’y attarde.

Concrètement, une fois le Museum of Other Realities lancé, vous aurez droit à deux versions : connectée ou non. Si l’environnement est le même dans les deux cas, le premier choix vous permettra de croiser d’autres visiteurs dans les couloirs de l’espace virtuel d’exposition, voire de discuter.

Bien évidemment, votre avatar est personnalisable à loisir, le levier de génération aléatoire vous permettant rapidement de trouver polygones à votre pied.


Il est également possible d’explorer les lieux par sauts, en flottant, et même à différentes échelles via un système de boissons à la Alice au pays des merveilles (en allant chercher un objet dans son dos, on récupère un cocktail aléatoire avec trois possibilités : taille normale, réduite ou géante).

Ces différentes options s’avèrent parfaitement adaptées pour explorer les sculptures VR du musée. En effet, au hasard des couloirs, vous pourrez admirer des oeuvres statiques ou mobiles créées par différents artistes. Le système de sauts, très classique en VR, est ici utilisé de façon intelligente puisqu’il vous permettra lorsque l’oeuvre s’y prête (diorama, par exemple) de vous y transporter en changeant d’échelle. Un concept astucieux qui permet d’exposer des sculptures et paysages entiers dans le coin d’une pièce virtuelle.

La sélection est particulièrement riche et hétéroclite : dinosaures à plumes de Nick Ladd, scènes florales de Sabby Lighf, Crystal Odyssey de Sutu (artiste ayant collaboré avec Jean-Michel Jarre), scène spatiale de Liz Edwards…

De salle en salle, vous serez amenés à voyager dans des espaces naturalistes ou fantasmagoriques, à pénétrer au coeur d’oeuvres mouvantes, et même à interagir avec certains des projets : Complex Chaos de Sean Tann est par exemple une scène fractale qui évolue selon vos déplacements, Friend Generator enregistre et rejoue vos propres mouvements, etc.

Seul regret, finalement, face à ce musée : le fait que le contenant soit finalement relativement classique, avec un système de salles et couloirs proche du réel. Une architecture plus folle, et quelques améliorations du système de déplacement (un peu trop lent à notre goût) seraient un plus.

Reste que l’ensemble mérite vraiment le détour, et nous vous le conseillons vivement. Gratuit via Steam le temps du Cannes XR Virtual, Museum of Other Realities est habituellement proposé 20€ environ sur la plupart des plateformes VR. Un tarif amplement mérité pour une galerie d’art moderne très réussie.

Space – Danny Bittman
Electronic Ocean, par Romain Revert
Lignes de Fleurs – Sabby Lighf
Infinity – Sutu
Immateria – Isaac Cohen

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Annecy 2020 : Great Hoax: The Moon Landing, un canular dont vous êtes le héros

Par : Shadows

Dans le cadre du Festival d’Annecy, John Hsu et Marco Lococo ont pu dévoiler leur projet VR Great Hoax: The Moon Landing, une expérience interactive et satirique mêlant humour et commentaire politique.

Si seul un teaser est proposé aux spectateurs, la production nous a permis d’accéder à la version complète de l’expérience, bien plus prenante. En effet, Great Hoax est interactif et vous demande de participer activement à la mise en scène, au sens propre : vous devrez incarner un vrai-faux astronaute !

Le concept : le gouvernement taïwanais, isolé internationalement et faisant face à une crise identitaire majeure de son peuple, a trouvé une solution. La Lune ! Envoyer une mission humaine sur cet astre serait un moyen parfait de créer un héros national fédérateur mais aussi de redorer le blason du pays face aux autres états.
Problème : une mission spatiale coûte horriblement cher, et le gouvernement n’a absolument pas les moyens de s’en offrir une. La solution ? Embaucher un réalisateur et tout truquer en studio.

Vous l’aurez compris : le projet joue avec les théories du complot autour des missions Apollo, mais aussi également avec la politique taïwanaise.
En lieu et place d’un Stanley Kubrick, nous avons ici affaire à un jeune réalisateur ambitieux bien décidé à nous faire accepter ce rôle assez particulier. Un choix qui n’en est pas vraiment un : nos tentatives de refus ont rapidement fondu face à des techniques de persuasion très efficaces.

Vient ensuite le moment tant attendu : sur un plateau de tournage et en scaphandre, il nous faut jouer les séquences qui serviront à monter une mission presque réelle : sortie du module, premiers pas, drapeau planté dans le sol… Une phase assez jouissive qui ne manque pas de parodier les vrais tournages et leurs aléas : matériel non disponible, production fauchée, changements de dernière minute, choix absurdes et autres « on corrigera tout en post-prod » hasardeux. Bien évidemment, pour profiter pleinement de l’expérience, il faut évidemment disposer de quelques mètres carrés d’espace, afin de pouvoir effectuer ces premiers pas en toute liberté.

Great Hoax: The Moon Landing est une oeuvre savoureuse, son troisième acte (que nous éviterons de spoiler) achevant définitivement d’en faire une satire acide de l’industrie du cinéma mais aussi des manoeuvres politiques, qu’elles soient taïwanaises ou non.
Jouissif, facétieux, volontairement caricatural et avec quelques gouttes d’amertume, ce projet mérite clairement le détour.

Nous vous recommandons donc chaudement, lorsque vous le pourrez, de vous prêter au jeu et de devenir à votre tour un astronaute de pacotille.

Réalisation : John Hsu et Marco Lococo – 2020
Taïwan/Argentine
Durée : 17 minutes 30
Production : Adam Young, Estela Valdivieso Chen, German Heller
Un projet PTS, Kaohsiung Film Archive, Serendipity Films, 3dar.

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Entre révolutions et frustrations, Douglas Trumbull se dévoilera le 5 juillet

Par : Shadows

Le 5 juillet prochain sera diffusé sur France 2 le documentaire Trumbull Land, de Grégory Wallet. Un film de 50 minutes qui nous fait plonger dans l’intimité de Douglas Trumbull, réalisateur et pionnier des effets spéciaux.

Images de l’article tirées du documentaire Trumbull Land – Grégory Wallet / Vivement Lundi ! / TCM Cinéma

Des effets à la réalisation

Séquence visionnaire de 2001, L’Odyssée de l’Espace, cité futuriste de Blade Runner, vaisseau brumeux pour Rencontres du 3ème Type : Trumbull évoque ici les projets qui ont fait sa renommée, grâce à une ingéniosité et un sens visuel uniques. Et pour les personnes connaissant déjà les secrets de ces films, le plaisir reste entier face à un Trumbull manifestement très fier et qui sort de ses archives photos, documents de travail.

Outre son travail de spécialiste des effets spéciaux, le documentaire détaille aussi sa carrière de cinéaste : Silent Running, créé grâce à Easy Rider qui avait prouvé au studio que laisser carte blanche aux réalisateurs (mais avec un budget serré) pouvait s’avérer très lucratif ; Brainstorm, ensuite, film de SF explorant l’enregistrement des souvenirs et l’au-delà. Un second projet marqué par la mort tragique de l’actrice Natalie Wood avant la fin du tournage et dans des circonstances encore mystérieuses. Ce décès compliquera évidemment la finalisation du film, le studio voulant jeter l’éponge ; Trumbull réussira finalement à boucler le montage mais en sortira traumatisé par la mort de Wood, qui était une amie proche. Se sentant par ailleurs déconsidéré par le système hollywoodien qui voyait en lui un faiseur d’effets et pas un réalisateur à part entière, Trumbull préfèrera quitter Los Angeles et son industrie.

Un personnage contrasté

Dernier aspect principal du personnage mis en avant : les expérimentations de Trumbull autour de nouveaux effets spéciaux et systèmes de projection. L’inventeur du Showscan compte bien révolutionner la manière dont nous voyons les films. En parallèle, il est revenu à son amour de la réalisation et présente dans le documentaire quelques travaux autour d’un futur film.

Rêveur, imaginatif, frustré par le système, fasciné par les OVNIs, aidé par le hasard de certaines rencontres, fier : Grégory Wallet dresse ici un portrait fort mais intimiste de Douglas Trumbull, alternant les séquences contemporaines et les plongées dans le passé. A 78 ans, Trumbull reste un homme passionné qui n’a pas dit son dernier mot.

Pour en savoir plus

Trumbull Land, diffusion sur France 2 le 5 juillet dans l’émission Histoires Courtes (3e partie de soirée). Le film devrait ensuite être proposé en replay.
Note que le documentaire était déjà passé sur TMC Cinéma sous le nom Douglas Trumbull, l’illusioniste du cinéma : il s’agit ici de sa première diffusion en clair.
Le documentaire est une coproduction Vivement Lundi ! / TCM Cinéma avec la participation de France 2, du CNC (aide au programme), de la Région Bretagne, de la Procirep et de l’Angoa.

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Réalité virtuelle et handicap : WalkinVR, un progrès majeur ?

Par : Shadows

Ces dernières années, le secteur du jeu vidéo a progressivement su s’adapter au handicap et proposer des solutions pour élargir les possibilités proposées aux personnes ayant un handicap moteur ou psychique. Les demandes de ces personnes, qu’elles soient joueurs et joueuses ou travaillent dans des studios, se sont traduites par de réelles avancées et l’apparition d’unités dédiées à l’accessibilité dans certains grands studios.

On pourra par exemple citer le cas de la manette Xbox Adaptative de Microsoft, un hub qui permet aux personnes ne pouvant utiliser une manette classique de personnaliser entièrement leur contrôleur et d’y brancher boutons, commutateurs, supports, joysticks. De quoi créer un système spécifiquement conçu pour s’adapter à un handicap précis.

Les adaptations apparaissent aussi en jeu. Ici, le titre The Last of Us II est un excellent exemple, Naughty Dog proposant une vaste palette d’options : modifications d’affichage pour les personnes ayant un handicap visuel, éléments à l’écran destinés à venir remplacer les éléments de gameplay sonores en cas de surdité, presets pour les handicap moteurs qui rendent difficiles voire impossible l’utilisation de combo ou les appuis répétés sur les boutons, possibilité de remapper les touches du gamepad de la PS4…

Exemple d’accessibilité visuelle dans The Last of Us II

En revanche, la réalité virtuelle n’a jusqu’ici pas vraiment su proposer d’équivalent à ces adaptations. Au contraire, avec des manettes spécifiques, un gameplay reposant bien souvent sur des mouvements précis et des déplacements, le medium aurait plutôt tendance à créer une barrière supplémentaire.

C’est ici qu’intervient WalkinVR, un addon qui sortira sur Steam le 29 juin. Gratuit, l’outil est en beta depuis 2017 et propose quatre fonctions principales personnalisables :

  • Virtual Move : les contrôleurs peuvent être utilisés pour se déplacer dans le monde virtuel sans effectuer de déplacement physique réel, permettant par exemple d’être virtuellement debout ou accroupi sans difficulté ;
  • Xbox Controller Move : la personne ayant un handicap peut être aidée par une autre personne qui, à l’aide d’une manette Xbox, pourra gérer certains contrôles et déplacements ;
  • Motion Range and Boost : il s’agit notamment ici d’amplifier les mouvements de la manette et leur origine. Un mouvement réel de faible amplitude d’une main posée sur un support pourra ainsi théoriquement se traduire par un geste ample dans le monde virtuel ;
  • Hand Tracking : pour les personnes ne pouvant tenir une manette, leurs mains peuvent néanmoins être trackées à l’aide d’un capteur externe de type Kinect.
Ci-dessus et ci-dessous : les quatre possibilités offertes par WalkinVR

Les adaptations sont donc ici destinées aux handicaps moteurs : pour d’autres formes de handicaps tels que les troubles auditifs et visuels, l’adaptation passera évidemment plutôt par les éditeurs d’applications VR, qui devront prendre exemple sur des cas comme The Las of Us II.

Outre la version gratuite, une déclinaison premium sera proposée pour WalkinVR : elle ne disposera pas de fonctions supplémentaires mais permettra par contre de soutenir activement le développement du produit.

Les vidéos de démonstration semblent assez convaincantes, qu’il s’agisse de jouer en fauteuil roulant, avec un seul bras, ou encore des troubles musculaires.

Notez que WalkinVR, comme l’explique le site officiel, ne se limite pas au divertissement : le but est également de faciliter la mise en place de salles de thérapie physique et d’activités de rééducation qui pourront offrir un peu plus de diversité, en ne se limitant pas forcément à des applications spécifiques mais en intégrant aussi les jeux grand public.

WalkinVR sortira le 29 juin, et demande un PC sous Windows 10. Les prérequis matériels ne sont pas contraignants (4Go de RAM, 200Mo de mémoire vive, GTX 970 ou supérieure) et l’outil devrait donc tourner sans difficultés sur toute machine capable de gérer les titres VR actuels.

Enfin, si la question de l’accessibilité vous intéresse, n’hésitez pas à faire un tour sur le site des associations francophones CapGame ou Handigamers, centrées sur ces thématiques.

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Annecy 2020 : Baobab Studios annonce Baba Yaga, avec Daisy Ridley

Par : Shadows

Lancé en 2015, Baobab Studios a rapidement su se faire un nom dans le secteur de la réalité virtuelle, avec différents projets animés. On citera par exemple Invasion! mettant en scène lapins et aliens, Crow: The Legend inspiré d’une légende amérindienne, ou encore Bonfire réalisé par Eric Darnell (coréalisateur des Madagascar et de FourmiZ).

La progression de ces différents projets est assez claire : des ambitions de plus en plus haute, toujours plus d’interactivité. D’abord relativement passif, le spectateur devient actif et même personnage principal avec Bonfire.

A l’occasion du Festival d’Annecy, l’équipe dévoile son futur projet, inspiré de la célèbre Baba Yaga issue des contes et légendes slaves. Dans cette aventure, vous et votre soeur Magda devrez sauver votre mère malade. Pour y parvenir, il vous faudra dénicher un remède possédé par la fameuse Baba Yaga…

Un aperçu non finalisé du projet, avec Magda et sa mère. A droite, une partie de l’équipe Baobab Studios.

Le Work In Progress présenté dans le cadre du Festival permet d’en découvrir un peu plus sur le projet : un univers stylisé évoquant la peinture, et la possibilité d’influencer la fin de l’histoire. Du côté des voix, c’est Daisy Ridley (la fameuse Rey de Star Wars) qui incarne Magda, avec un enthousiasme manifeste : comme l’explique Baobab Studios, elle a spontanément multiplié certaines prises afin d’améliorer sa performance.

Reste désormais à attendre de pouvoir se plonger dans l’expérience VR finalisée : la sortie est prévue d’ici la fin de l’année.

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