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Aujourd’hui — 13 novembre 2019Hardware

Télécharger OS X Yosemite, OS X El Capitan ou macOS Sierra en dehors du Mac App Store

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, un problème se pose régulièrement avec macOS : comme récupérer de vieux OS ? J’avais proposé un post résumé qui expliquait comment le faire sur le Mac App Store, mais avec quelques limites. En effet, la méthode ne fonctionne que si vous avez acheté l’OS en question. Mais récemment, Apple a mis en téléchargement direct trois anciens systèmes : Yosemite, El Capitan et Sierra.

Chaque système dispose de sa propre page sur le support d’Apple. Dans les trois cas, vous obtiendrez une image disque qui va permettre d’ajouter l’installeur de macOS dans votre dossier Applications. Une fois que c’est fait, vous pourrez mettre à jour macOS, créer une clé USB, etc.

La page d’OS X Yosemite (10.10) avec le lien vers OS X Yosemite.
La page d’OS X El Capitan (10.11) avec le lien vers OS X El Capitan.
La page de macOS Sierra (10.12) avec le lien vers macOS Sierra.

Une image disque qui contient…


… un package qui va installer…


… l’installateur de macOS

Pour les OS précédents, il reste possible de passer par le Mac App Store. Pour les plus récents, il y a l’option Mac App Store ou les outils de Catalina.

Télécharger macOS High Sierra, macOS Mojave et macOS Catalina en dehors du Mac App Store

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années, un problème se pose régulièrement avec macOS : comme récupérer de vieux OS ? J’avais proposé un post résumé qui expliquait comment le faire sur le Mac App Store, mais avec quelques limites. En effet, la méthode ne fonctionne que si vous avez acheté l’OS en question. Mais avec Catalina, Apple a modifié la méthode pour trois de ses OS : macOS High Sierra, macOS Mojave et macOS Catalina.

Oui, uniquement ces trois OS là. Pour une partie des précédents, la méthode diffère, j’en parlerais demain.

Attention, cette méthode nécessite macOS Catalina installé, et il va falloir jouer de la ligne de commande.

Pour macOS Catalina, en version 10.15.1 actuellement, voici la commande.

softwareupdate --fetch-full-installer --full-installer-version 10.15.1

La commande ne donne pas beaucoup d’informations

La structure est la même pour macOS Mojave et macOS High Sierra.

softwareupdate --fetch-full-installer --full-installer-version 10.14.6
softwareupdate --fetch-full-installer --full-installer-version 10.13.6

Si pour une raison ou une autre ça ne fonctionne pas, pensez à vérifier la fin de la commande. En effet, si Apple sort une mise à jour de macOS Catalina, la fin passera à 10.15.2, 10.15.3, etc. Les anciennes, elles, ne fonctionneront plus nécessairement.

Dans tous les cas, le programme va télécharger l’installeur de macOS dans le dossier /Applications. Et demain, j’expliquerais comment télécharger manuellement quelques anciens macOS.

Choisir une carte CardBus pour un PowerBook, et les limites de l’USB 2.0

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai eu une question par mail au sujet d’un de mes PowerBook Wallstreet. En effet, j’utilise une carte CardBus avec deux ports USB (1.1) et la personne me demandait si installer une carte USB 2.0 était possible. La réponse n’est pas évidente : oui… et non.

Commençons par la réponse oui. Sous Mac OS X, avec un Jaguar à jour (10.2.8), les cartes qui contiennent une puce Opti ou une puce NEC devraient fonctionner nativement. La première fonctionne en USB 1.1, la seconde généralement en USB 2.0. Les cartes Via fonctionnent mal et demandent dans le meilleur des cas un pilote, donc c’est à éviter. Sous Mac OS X, les cartes USB 2.0 fonctionnent bien en USB 2.0. Une carte comme celle-ci, qui ne dépasse pas du connecteur, fonctionne a priori (ma carte n’est pas exactement ce modèle là).

Une carte USB 1.1


Une carte USB 2.0 (chipset NEC)


Une carte Cardbus vers ExpressCard avec un lecteur de cartes

Maintenant, la réponse non. Sous Mac OS 9, les cartes ne fonctionnent pas en USB 2.0. L’OS ne supporte pas la norme et quelle que soit la carte, vous allez rester bloqué en USB 1.1 (12 Mb/s, donc en gros des débits pratiques de l’ordre de 1 à 1,5 Mo/s quand tout va bien). Sur un Wallstreet (et plus généralement sur les Mac qui n’ont pas d’USB nativement), vous allez devoir installer les pilotes USB, qui sont disponibles sur le site d’Apple. Une fois la mise à jour « USB Adapter Card Support 1.4.1 » installée, les cartes USB devraient fonctionner.

Mac OS 9 voit la clé USB


La carte prend un logo USB sur le bureau

Dans mon cas, j’ai testé avec une carte à base d’Opti (donc USB 1.1), une carte à base de NEC en USB 2.0 et un adaptateur CardBus vers ExpressCard qui contient une puce NEC. Il permet d’utiliser un lecteur de cartes ou une carte mémoire en ExpresCard, pour peu que la carte utilise la partie USB de l’ExpressCard.

Donc pour résumer : l’USB 2.0 ne fonctionne pas sous Mac OS 9, mais il fonctionne sous Mac OS X. Et dans les deux cas, je vous recommande une carte à base de NEC.

Et à la question « Comment déterminer la puce utilisée ? », je ne peux pas réellement répondre. Sur une carte PCI, la solution la plus simple consiste à regarder. Sur une CardBus, il faut croire le vendeur s’il l’indique, ou tester. Techniquement, on peut aussi récupérer les identifiants une fois la carte en main, mais c’est un peu inutile : si vous avez la carte, vous savez forcément si elle fonctionne… ou pas.

À partir d’avant-hierHardware

Les différents modèles de Pippin

Par Pierre Dandumont

Vu la rareté de la console et la méconnaissance habituelle sur ce sujet (beaucoup de sites donnent des informations erronnées), on parle généralement de « la » Pippin. Mais en réalité, il existe pas mal de modèles différents.

On commence par la plus classique, la Pippin Atmark. Sa référence est PA-82001, elle est beige, et c’est le modèle commercialisé par Bandai au Japon.

La seconde, la Pippin @World, est sortie aux Etats-Unis. Elle est noire, sa référence est PW-10001.

La Pippin @World

Plus rare, la KMP 2000 de chez Katz Media. Cette Pippin sombre est sortie en Amérique et en Europe dans des marchés verticaux. Elle existe en deux variantes : avec et sans prise SCSI externe.

Une KMP 2000

Encore plus rare ? La Pippin Atmark (PA-82001) mais en noir. On trouve quelques photos sur le site de référence.

On continue ? Le Power Player. Il s’agit de l’équivalent d’un prototype de Pippin. Il n’y a généralement pas de marquage et une ROM de développement dans la console. Ma Power Player, par exemple, avait un simple sticker « PowerPC » au lieu d’un logo gravé.

Encore une ? La version de test de la Pippin Atmark, référence PA-82001-S. Cette version possède a priori une ROM de développement, et on en reparlera dans le futur.

La dernière est unique, et sa place est dans un musée. C’est une @World dorée, offerte à Gil Amelio (président d’Apple à l’époque). Elle se trouve au Computer History Museum.

Dans ma collection, j’ai une Atmark PA-82001, bientôt une Atamrk PA-82001-S, une @World et une Power Player. Et peut-être un jour une KMP 2000 et une Atmark noire.

Sony ferme son service UltraViolet, sans réelle solution

Par Pierre Dandumont

Sony vient de prévenir ses clients que son service UltraViolet allait fermer, ce qui n’est évidemment pas une surprise. Mais Sony n’a pas réellement de solution.

Le courriel est assez étonnant : il indique que Sony envisage d’empêcher la création de nouveaux comptes à la fin de l’année (31 décembre 2019) et de fermer le site le 1er mars 2020. Envisage. Pour garder les films, Sony recommande de passer par Flixster, avec cette phrase géniale : « cela inclurait votre contenu Sony Pictures éventuellement disponible. » (en gros, peut-être, mais on va surtout pas se mouiller). Le côté amusant de la chose ? Il est impossible de se créer un compte chez Flixster actuellement, et le site va fermer le 18 décembre 2019. Donc si vous n’avez pas de compte Flixster, c’est un peu mort.

Dans le message, Sony indique qu’il est possible de passer par le service client,mais je ne vois pas bien pourquoi.

Un prototype de clavier Bluetooth sur eBay

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, un prototype de clavier Apple. C’est un modèle aluminium sans fil (v1) en DVT. Le prix demandé est (très) exagéré : 950 €.

Le clavier n’a rien de spécial visuellement, mais un sticker et une inscription indiquent qu’il s’agit d’un prototype. Le vendeur ajoute que le clavier se nomme lui-même « Clares Keyboard ». C’est la version d’origine, qui demande trois piles AA pour fonctionner.




Shuttle DS10U : Des miniPC fanless sous Intel Whiskey Lake

Par Pierre Lecourt

Je ne compte plus les années de bons et loyaux services de mon Shuttle XS35V, j’ai du l’acheter à la fin 2014. Depuis, il tourne comme une horloge, sans un bruit et sans broncher, comme un mini serveur fanless. La marque a quelque peu changé le design de ces machines et a fait évoluer son matériel mais les services rendus par ces engins sont à peu près les mêmes.

Shuttle DS10U

Le nouveau Shuttle DS10U reprend donc la recette de ces engins dépourvus de ventilation que l’on va glisser quelque part avant de pouvoir totalement les y oublier. Pas de bruit, pas d’encombrement, une belle connectique et des performances plus que correctes. Le boitier mesure 20 cm de profondeur pour 16.5 cm de hauteur et  3.95 cm de largeur. 1.3 litre en tout. Une vraie recette de minimachine qui se conjugue en plus avec une belle dose d’évolutivité et d’accessibilité.

Quatre puces distinctes seront proposées par la marque pour cette série Shuttle DS10U :

Le DS10U sous Celeron 4205U : 2 coeurs, 2 threads 1.8 GHz, 2 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 610
Le DS10U3 sous Core i3-8145U : 2 coeurs, 4 threads 3.9 GHz, 4 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 620
Le DS10U5 sous Core i5-8265U : 4 coeurs, 8 threads 3.9 GHz, 6 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 620
Le DS10U7 sous Core i7-8565U : 4 coeurs, 8 threads 4.6 GHz, 8 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 620

On retrouvera pour le Celeron 4205U un USB 3.1 Gen 1 à 5 Gbit/s et le Core des USB 3.1 Gen 2 à 10 Gbit/s. Toutes ces puces Whiskey Lake ont évidemment beaucoup de points communs dont un en particulier, celui de fonctionner dans un TDP de 15 watts. Prévues à la base pour équiper des machines portables, ces processeurs offrent une vraie gamme de performances aux différents modèles tout en proposant à la marque un unique système de dissipation passive.

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Les possibilités d’usage de ces Shuttle DS10U sont très larges. Leur connectique est très complète avec sur la face avant deux ports USB 3.1, quatre ports USB 2.0, un lecteur de cartes SDXC, des pots jack audio 3.5 mm pour casque et micro ainsi que des LEDs témoin d’activité et un imposant bouton de démarrage. Ce bouton s’explique par la possibilité de fixer l’engin en VESA derrière un écran. Il faut pouvoir le manipuler facilement même sans le voir et  cette taille améliore donc le confort de l’utilisateur. 

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Sur la face arrière, on retrouve une très large connectique également avec deux ports antenne pour piloter le Wifi5 et le Bluetooth 4.0 embarqués sur un support M.02 2230 en interne. Une paire de ports Ethernet Gigabit est également présente pour piloter deux réseaux distincts. On retrouve deux ports USB 3.1 supplémentaires, une sortie HDMI 2.0a,un DisplayPort 1.2 et un port VGA. Les puces pouvant prendre en charge 3 écrans, le Shuttle DS10U pourra gérer des affichages complexes. La marque a également ajouté un port COM pour des usages plus professionnels. On retrouve également une prise 4 broches pour allumer la machine à distance, faire un Reset ou alimenter un autre périphériques depuis le MiniPC en 5 volts. Il est possible de  choisir une configuration dépourvue de port VGA pour une solution à double port série. Le brochage nécessaire à un second COM est intégré à la carte mère.

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A l’intérieur des Shuttle DS10U, on retrouve deux slots de mémoire vive DDR4 en double canal pour monter jusqu’à 32 Go. Le stockage se décomposera en plusieurs unités avec un support 2.5″ de 12.5 mm d’épaisseur  en SATA 3.0 ainsi qu’un emplacement M.2 prenant en charge à la fois les formats SATA et PCIe NVMe en 2242, 2260 et 2280. 

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L’accès à ces composants se fera simplement en ôtant les deux panneaux maintenus par une simple vis. L’engin pourra être positionné à plat mais un maintien vertical semble le plus adapté à son fonctionnement fanless. Debout sur un support ou fixé en VESA il profitera d’une convection naturelle plus efficace.

Shuttle DS10U

Pas mal de points font de ces Shuttle DS10U des engins aux possibilités d’usages très large. La marque assure par exemple que ces engins peuvent tourner 24H/24 et 7J/7 mais également qu’il peuvent, en déplaçant un simple cavalier sur la carte mère, se mettre en marche dès qu’ils sont alimentés. De telle sorte qu’en cas de coupure de courant, les machines se remettent en route immédiatement à la reprise du service. On peut donc tout à fait imaginer en faire un serveur personnel compact et inaudible. L’engin peut également piloter diverses solutions externes professionnelles grâce à sa connectique variée. Les engins pourront également faire tourner des caisses ou se comporter en clients légers

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Mais il est également possible de s’en servir comme d’un MiniPC classique pour des usages bureautique, multimédia et de loisir ou comme un PC de salon au vu de son côté inaudible et de ses possibilités en UltraHD.

Vendus en barebones, ces engins se négocient à des prix publics corrects au vu des configurations proposées. Le Shuttle DS10U sous Celeron est annoncé à 239€ HT, Le DS10U3 sous Core i3 à 448€ HT. Le DS10U5 sous Core i5 à 556€ HT et enfin le DS10U7 en Core i7 à 712€ HT. Pas les machines les moins chères du marché mais une construction robuste avec un vrai châssis en acier, un fonctionnement dépourvu de ventilation de qualité et des fonctions avancées bien pensées. Les machines sont compatibles avec Windows et Linux.

Source : Shuttle, Shuttle

Shuttle DS10U : Des miniPC fanless sous Intel Whiskey Lake © MiniMachines.net. 2019

Test d’une ampoule OSRAM HomeKit

Par Pierre Dandumont

OSRAM propose une gamme assez large d’ampoules connectées, et elle a notamment à son catalogue des versions Bluetooth et HomeKit.

La gamme est finalement assez large : du blanc en E27 (que je teste, ~24 €), du RGB (plus cher officiellement, disponible en pratique à 25 €), du filament transparent et du filament ambré. Pour les filaments, elles existent en Edison (allongée), globe ou classique. Enfin, la couleur semble disponible aussi en B22 (baionettes). Toutes le versions sont disponibles chez Amazon. Assez bizarrement, le site français ne montre pas toutes les ampoules mais la version internationale, si. A noter que l’ampoule s’identifie comme une Ledvance, la marque issue d’OSRAM pour ce genre d’ampoules.

La boîte mentionne bien HomeKit


Rien de spécial, une forme classique

Premier truc à savoir, les ampoules sont Bluetooth uniquement, et HomeKit uniquement. Donc n’espérez pas les commander avec un smartphone Android ou un PC par exemple. Le Bluetooth n’est malheureusement pas la solution la plus intéressante pour une ampoule : la portée reste un peu limitée et – surtout – vous aurez besoin d’un hub HomeKit pour les automatisations. Avec un iPhone, par exemple, vous pourrez commandez la lampe mais pas gérer des automatisations ou gérer l’ampoule à distance. Il faut être à portée pour lancer une commande. Si vous voulez utiliser un interrupteur, ajouter une automatisation, etc., vous aurez besoin d’un hub (Apple TV, HomePod, iPad à la maison, etc.).

La version que j’ai ne propose que le réglage de la luminosité. Pour être franc, les premiers essais ont été un pue laborieux : l’ampoule a été ajoutée via un iPhone, avanr de devenir innacessible. Un cycle d’allumage plus tard, la luminosité s’affichait en permanence à 14 %, alors qu’elle bougeait en pratique. Après un peu d’attente et des essais sur un autre appareil HomeKit (un Mac), tout fonctionne.

Questions performances, OSRAM annonce 800 lumens, un blanc chaud (2 700 K) et une consommation de 9 W. J’ai mesuré 9,2 W à la prise, donc c’est cohérent. Le blanc mesuré atteint 2709 K (c’est normal) et l’IRC est de 82,6, ce qui est correct, sans plus. Les couleurs ne devraient pas être trop dénaturées. Pour la luminosité, j’attends du matériel, donc je mettrais éventuellement à jour.

Très franchement, le Bluetooth limite pas mal les ampoules HomeKit. Ca nécessite du matériel Apple avec un positionnement précis, car le hub ne doit pas être trop loin de l’ampoule pour qu’elle soit utilisable. Sur le coup, le ZigBee avec un pont, même s’il induit d’autres contraintes, est plus efficace pour cet usage. Après, l’ampoule d’OSRAM (et le reste de la gamme) a tout de même l’avantage du prix : moins de 25 €.

Le problème du GPS dans les vieux appareils iOS (et comment le régler partiellement)

Par Pierre Dandumont

Vous en avez peut-être entendu parler en avril, un « bug » dans le standard GPS a rendu inutilisable quelques vieux appareils. Apple a été touché plus récemment (le 3 novembre) et je me suis donc posé une question : qu’est-ce que ça implique ?

Premièrement, un peu de théorie. La norme GPS comptait les semaines avec un compteur sur 10 bits (1 024 possibilités), ce qui implique une remise à zéro tous les 20 ans environ. A la remise à zéro, la gestion de l’heure va poser des soucis, sauf si une mise à jour de l’appareil passe le compteur sur 13 bits (8x plus de possibilités). Les constructeurs ont généralement proposé une mise à jour en avril (ou avant), vu la date butoir. Assez bizarrement, Apple a visiblement compté les semaines à partir d’une date un peu plus tardive que les autres et le problème n’est donc survenu que cette semaine.

Apple a mis à jour l’iPhone 4S, l’iPhone 5, l’iPad mini cellulaire, ainsi que les iPad 2, 3 et 4 cellulaires. Les appareils précédents (iPhone 3G, 3GS et 4) ainsi que l’iPad cellulaire (le premier) ne sont pas à jour. Pour les autres appareils iOS (iPhone, iPod touch, iPad), il n’y a pas de GPS, donc pas besoin de correction. Pour les suivant, un OS à jour suffit à corriger le problème. Si vous restez sur un vieil iOS pour une raison x ou y, ça risque de mal fonctionner.

Petit test

A la base, je voulais tester avec un iPhone 3GS sous iOS 6, un iPhone 4 sous iOS 7, un iPhone 4S sous iOS 6 (oui, Apple le permet), un iPad sous iOS 5 et un iPhone 5 avec la dernière mise à jour d’iOS 10, qui corrige le problème. En pratique, je n’ai pas réussi à faire un fix GPS avec l’iPhone 3GS et l’iPad 3G (rester dehors au même endroit dégagé pendant plusieurs minutes, c’est vite énervant). Je ne sais pas si le problème vient du bug ou des appareils qui captent mal. Au même endroit, l’iPhone 5 captait correctement, ceci dit. L’iPhone 4S a décidé de partir en boot loop avant la fin des tests (oups). Avec l’iPhone 4, j’ai bien eu le bug, même si là aussi, le téléphone est assez lent à faire le fix. Pour les tests, j’avais désactivé le Wi-Fi et le Bluetooth et utilisé les appareils sans carte SIM : ça forçait donc le fix GPS sans éphémérides, donc ça prend plusieurs minutes.

La date n’est pas la bonne

Le résultat ? C’est un peu compliqué. La localisation continue à fonctionner, en réalité. L’appareil se positionne bien, que ce soit en GPS ou en Wi-Fi. Par contre, la localisation GPS va modifier la date, à une valeur erronée. Et une fois la date changée pour une valeur au début des années 2000, vous aurez des problèmes de connexion. beaucoup de sites et d’applications n’apprécient tout simplement pas des dates 20 ans en arrière.

Les solutions

Sur les appareils touchés qui acceptent iOS 9 (au moins), la solution va être de mettre à jour l’appareil. Apple a corrigé le bug sur pas mal de modèles. Pour les autres, une solution simple va être de fixer la date manuellement. Dans Général -> Date et heure, il faut décocher la case Réglage automatique et fixer manuellement la date. Si jamais l’appareil est déjà revenu en 2000, comme sur la capture, cochez la case quelques seconde avant de la décocher. Normalement, ça suffit pour que l’iPhone se synchronise en NTP (à la bonne heure) sans récupérer l’heure sur un fix GPS. Le problème ne se pose que sur quelques appareils : iPhone 3G, iPhone 3GS, iPhone 4 et iPad 3G. Les autres appareils iOS ont soit un correctif, soit n’ont pas de récepteur GPS.

Il faut fixer l’heure manuellement

Normalement, vous ne devrez pas voir de grosse dérive de l’heure, mais dans le pire des cas un passage en réglage automatique quelques secondes devrait suffire. Après, le bug bloque sûrement les logiciels de navigation sur le temps de parcours, mais je suppose que sur des appareils de cet âge, ce n’est pas un énorme problème.

La manette Xbox Elite 2 incompatible avec iOS 13

Par Pierre Dandumont

C’est aujourd’hui que sort la seconde version de la manette Xbox « Elite ». La meilleure manette de Xbox revient, avec le même défaut que la précédente : elle vaut pratiquement le prix d’une Xbox One (180 €). Et – surtout – elle ne fonctionne pas sous iOS.

Cette nouvelle manette a pleins d’avantages. Elle est extrêmement bien construite, possède une batterie interne – plus de piles ! – qui se recharge en USB-C, des boutons et sticks interchangeables, des gachettes de raccourcis, etc. Je vous laisse lire les tests, mais on fait difficilement mieux. Elle est livrée avec une housse et une station d’accueil, intègre une prise jack 3,5 mm, etc. La totale, donc. Vraiment. Mais elle ne fonctionne pas sous iOS 13, malgré l’ajour du Bluetooth. A noter que dans mes souvenirs, elle a été présente sur cette page, mais la version actuelle ne l’indique pas. Et je n’ai pas trouvé de sauvegarde datant du lancement d’iOS 13.

La housse


La manette, en bas


Les pièces se changent facilement


Des palets permettent de doubler certains boutons


De l’USB-C

De ce que j’ai pu voir, la raison est totalement triviale. Dans iOS 13, le support des manettes Bluetooth a visiblement été bridé de façon assez arbitraire, sur le nom renvoyé par l’appareil. En clair, si la manette s’appelle « Xbox Wireless Controller » ou « DualShock 4 » dans l’interface, iOS (ou iPad OS, tvOS) active la prise en charge. Mais si la manette se nomme « Xbox Elite Wireless Controller », rien. La manette n’est même pas vue par l’OS. Si ma supposition sur le support est bonne, une simple MAJ d’iOS devrait amener le support de la manette, mais ce n’est pour le moment pas le cas. Je vous mettrais bien une capture, mais les réglages Bluetooth des appareils iOS ne montrent tout simplement pas la manette.

Sous macOS (Catalina ou avant), c’est un peu plus compliqué. Techniquement, la manette peut être connectée, vu qu’elle est HID dans l’absolu (le standard). Mais elle ne fonctionnera pas en MFi sous Catalina, et donc pas avec les rares jeux qui n’utilisent que les API d’Apple. Je n’ai pas encore essayé, mais je suppose que les jeux d’Apple Arcade passent par les API en question. Pour la majorité des jeux prévus pour macOS, en tout cas, elle devrait fonctionner dans la pratique.

Sous macOS (Mojave, mais le résultat est le même sous Catalina)

Dans tous les cas, la manette est excellente, même si franchement onéreuse. Et j’espère qu’une mise à jour d’iOS permettra de l’utiliser dans le futur.

Petite mise à jour de ma collection de jeux Pippin

Par Pierre Dandumont

Assez régulièrement, je mets à jour ma liste de jeux Pippin, pour peut-être atteindre un jour le « Full Set ». Vu qu’il y a finalement assez peu de jeux, arriver à avoir une collection complète semble possible. Même s’il faut bien avouer que ça devient compliqué de trouver des jeux que je ne possède pas sans mettre des centaines d’euros (ce que je ne compte pas faire). Et pour une collection parfaite, j’essaye aussi d’avoir des boîte en bon état, mais ce n’est pas totalement évident. La liste complète est là.

Pour se donner une idée, j’ai 52 jeux japonais sur environ 70, aucun jeux américain, et pas mal de CD de bundle, mais pas encore tous. La liste complète est d’environ 120 disques, en comptant les bêta vues sur Internet.

Randoseru Shougakkou 1-Nensei

Pippin

T-Break

Pippin

Yellow Brick Road II

Pippin (extension de 2 Mo)

Odotte AIUEO

Pippin / Mac / Windows

Anpanman to Asobou! 2

Pippin / Mac

(en assez mauvais état, et j’ai pas toute la pochette)

Anpanman no AIUEO-N!

Pippin / Mac

Et un dernier qui n’est pas encore arrivé (donc pas encore dans la liste) : Gadget: Invention, Travel, & Adventure.

Enfin, s’il y a un généreux donateur, une personne vend Tetsuman Gaiden sur eBay, mais ça reste un peu cher. Et aussi Picture Book of Mission School Uniform (au Japon). le vendeur a une technique assez étonnante : il ne vend pas le jeu à 18 000 ¥, donc il passe à 20 000 ¥.

Vous avez un iPhone 5 ? Mettez-le à jour à cause du GPS

Par Pierre Dandumont

J’en avais parlé il y a quelques mois, une évolution du protocole GPS va empêcher la localisation par satellite de fonctionner sur d’anciens appareils iOS à partir du 3 novembre (demain). Apple a corrigé l’OS de quelques appareils, mais visiblement, il faut mettre à jour l’iPhone 5.

Pour résumer : il faut installer iOS 10.3.4 pour l’iPhone 5 et l’iPad “4” cellulaire. Ou iOS 9.3.6 pour iPhone 4S, iPad “3” cellulaire, iPad 2 cellulaire et iPad mini cellulaire. Il n’y a pas de MAJ pour l’iPhone 3G, 3GS ou 4, ni pour l’iPad cellulaire, ni pour l’iPhone 5c, qui doit avoir une puce GPS corrigée. Le point étonnant, c’est qu’Apple indique que l’iPhone 5 a un problème spécifique.

Visiblement, l’iPhone 5 utilise la localisation pour la gestion de l’heure, et l’arrivée du bug – demain – empêchera la mise à jour automatique d’iOS 10. De plus, iCloud, la messagerie et la navigation devraient aussi poser des soucis. Assez bizarrement, Apple met uniquement en avant l’iPhone 5 et pas les autres modèles. Je ne connais pas les détails techniques, mais soit Apple se concentre sur le modèle le plus récent, soit les autres appareils (iPhone 4S, iPad cellulaires) fonctionnent différemment.

En tout cas, si vous avez un iPhone 5 qui n’est pas à jour (sous iOS 10.3.2 ou avant, donc), il faut mettre à jour en OTA aujourd’hui. Sinon, la seule solution passera par iTunes (ou le Finder sous macOS Catalina). Vous êtes prévenus.

Au passage, je testerais pour vous les problèmes qui peuvent survenir avec un appareil qui n’est pas à jour…

La manette Sega Saturn… pour Mac

Par Pierre Dandumont

J’aime bien les consoles de Sega, et lors de mes recherches au Japon, je suis tombé sur une manette de Sega Saturn pour Mac. Sorties en 2004 et évidemment en USB, elle est sortie avec le jeu PuyoPuyo Fever.

Le jeu se trouve facilement, par exemple sur MacintoshGarden, et il utilise évidemment la manette. Le pad lui-même est une bonne reproduction de la manette originale de la Saturn, mais en USB. Elle est HID, donc compatible avec la majorité des programmes. Pour une fois, l’agencement des boutons est logique et dans l’ordre. On a donc les six boutons de la manette, deux gâchettes, un bouton start et une croix directionnelle. Les gâchettes cliquent bien, la croix fonctionne bien.

La manette


Du blanc


De l’USB

Questions couleurs, elle est dans des tons blancs – la mode dans les Mac à l’époque -, que ce soir pour le corps lui-même, les boutons ou même le logo Sega. C’est joli et ça change des modèles noirs. La qualité de fabrication est bonne et la reproduction fidèle.

Une organisation HID propre


PuyoPuyo Fever


PuyoPuyo Fever

Du coup, j’en ai profité pour la tester avec PuyoPuyo Fever. Attention, il faut un Mac capable de lancer les applications PowerPC, et un logiciel pour traduire le japonais peut aider… Et la manette fonctionne évidemment parfaitement avec les émulateurs.

Du Wi-Fi 11ac et du Bluetooth 4.2 pour de vieux Mac

Par Pierre Dandumont

Dans les limites de certains vieux Mac, il y a souvent la carte Wi-Fi. Pas mal de modèles de 2011/2012 offrent en effet de quoi gérer les OS récents, mais ne prennent pas en charge certaines technologies à cause de la carte Wi-Fi (et Bluetooth). Mais une solution existe.

Les MacBook Pro Unibody 13, 15 et 17 pouces de 2010 à 2012 ont en effet une carte Wi-Fi 11n et du Bluetooth 2.1, alors que pas mal technologies liées à macOS demande du 11ac et du Bluetooth 4.0. Mais comme les cartes Wi-Fi sont dans un format propriétaire, il était impossible de remplacer facilement la carte.

Mais grâce à un membre de MacRumors, cette solution existe. Il a fabriqué un PCB qui permet d’utiliser une carte Wi-Fi/Bluetooth d’iMac (BCM94360, j’avais installé ça dans un MacBook Air de 2012) dans pas mal de modèles. Ca fonctionne dans les MacBook Pro 13 pouces 2011 et 2012, les 15 pouces de 2010, 2011 et 2012 et les 17 pouces de 2010 et 2011.

L’adaptateur


Un essai


La carte en place

C’est assez cher (150 $) et sold out pour le moment, mais pour le prix, on a tout de même la carte d’iMac, qui reste elle aussi assez onéreuse au départ. L’avantage de cette solution a un gros avantage, assez évident : comme ça passe par une carte Apple, il n’y a pas de gros problèmes de compatibilité. Ca fonctionne directement, et Apple ne devrait pas le bloquer. La carte permet donc d’avoir du 802.11ac (1 300 Mb/s théorique, on peut atteindre 750 en pratique), du Bluetooth 4.0, et active Continuity, le déverrouillage avec l’Apple Watch ou Hand Off.

Ca fonctionne

Et merci David Le Fada pour l’info.

Port PS/2, souris série et Windows 10

Par Pierre Dandumont

Lors d’un article pour Canard PC Hardware, j’ai découvert un truc : certaines souris PS/2 peuvent fonctionner en mode série, ce qui m’aurait bien aidé lors de ma recherche d’une souris série. Et ça fonctionne encore sous Windows 10.

Petit rappel : dans le monde des PC, on aime la rétrocompatibilité. Donc quand IBM a lancé le PS/2 en 1987, beaucoup de gens continuaient à utiliser une souris série. Quand l’USB a débarqué fin des années 90, beaucoup de gens utilisaient encore des souris PS/2, etc. En vrai, certains utilisent encore des souris PS/2 avec des arguments datés en 2019. Du coup, les fabricants de souris (pas que, mais c’est le sujet ici) proposaient (et proposent) des souris hybrides.

Trois adaptateurs

Les souris Apple USB ne le font pas, mais pas mal de souris USB actuelles – comme celle du Raspberry Pi – disposent encore d’un mode PS/2. Avec un adaptateur passif (et standardisé, c’est important), un modèle USB peut se brancher sur un port PS/2. Et à l’époque du passage série vers le PS/2, c’était la même chose… ou presque.

Une souris hybride à gauche, une souris série à droite

Je dis « ou presque » pour une bonne raison. J’ai commencé par acheter un adaptateur sur eBay, que j’ai testé avec mes souris PS/2, sans succès. Puis j’en ai acheté un autre (d’origine Microsoft), sans succès lui-aussi. J’ai même eu une petite suprise, d’ailleurs : une souris compatible qui ne marchait pas avec un adaptateur… mais pas non plus en PS/2. Les trucs en panne, ça arrive. Finalement, j’ai trouvé une souris Microsoft livrée directement avec son adaptateur, et là ça marche. Je résume :

• Une souris série fonctionne évidemment en mode série.
• Une souris notée « série et PS/2 » ne fonctionne pas nécessairement en mode série avec tous les adaptateurs.
• Sur certains modèles de souris (la Basic Mouse de Microsoft dans mon cas), la compatibilité dépend de la révision matérielle et c’est indiqué sous la souris.

Compatible série, mais pas avec mes adaptateurs

Là, j’ai trois adaptateurs, visiblement avec un brochage différent. Seul le Microsoft fourni avec une Basic Mouse fonctionne. Les autres n’activent visiblement pas le mode série. En réalité, le problème est plus large : pour que ça fonctionne, il faut un adaptateur câblé correctement (ce n’est pas standardisé), une souris capable de fonctionner dans les deux modes – ce n’est absolument pas systématique et généralement indiqué sous la souris – et une souris qui fonctionne avec le bon protocole série. Dans mon tas de souris, donc, seule la Basic Mouse de première génération (identique à la 3e génération, cf. les photos) le fait.

Deux souris identiques ?


Une souris uniquement PS/2


Une version hybride, fonctionnelle

Le rapport avec Windows 10 dans le titre ? L’OS de Microsoft supporte encore parfaitement les souris série. Il suffit de brancher un modèle série sur un adaptateur USB vers série, de bouger un peu la souris pour activer la détection… et ça marche. Le curseur bouge.

La conclusion de tout ça ? Si vous cherchez un jour une souris série pour un ordinosaure, vous pouvez tenter une souris PS/2, mais elle doit être explicitement compatible – n’espérez pas que ça fonctionne avec une souris random – et il vaut mieux avoir son adaptateur.

Apple lance les Airpods Pro, une bonne nouvelle pour le marché

Par Pierre Lecourt

Les Airpods actuels, malgré leur prix élevé et leurs limitations, sont devenus des marqueurs de société. Reconnaissables à 1000 lieues à la ronde, ils servent autant d’écouteur que de marqueur social. Montrent une certaine appartenance à un groupe et proposant en prime un très bon rendu sonore. 
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Les Airpods d’Apple

Leur apparition a beaucoup bouleversé le marché, non pas que Apple ait été premier sur ce segment mais parce que l’attrait pour des systèmes d’écoute sans fil a depuis largement explosé. Énormément de constructeurs se sont penchés sur l’idée. De grandes marques comme des petites, toutes ont voulu suivre Apple dans le sillage de cette réussite marketing qu’ont été les AirPods. La production de solutions en tout genre a débuté il y a deux ans et on assiste aujourd’hui à une explosion de l’offre.

Apple Airpods Pro

Pour se démarquer et probablement pour répondre à une demande d’utilisateurs demandeurs d’une meilleure qualité d’écoute que ce que proposent les AirPods de base, Apple lance donc des Airpods Pro. Grosse différence technique entre les deux modèles, la présence d’une réduction de bruit active sur les pro. Grosse différence de tarif entre les deux modèles, alors que les Airpods classiques se négocient à 159€, les nouveaux venus sont annoncés à 279€. Un tarif dans la logique d’Apple puisque la concurrence se situe dans les mêmes eaux pour des modèles à réduction de bruit active. 249€ chez Sony avec le WF-1000XM3 par exemple, le Bose QuietControl 30 est proposé à 249€ également.

Apple Airpods Pro

D’un point de vue design, la nuance est plus subtile, la tête des AirPod Pro est plus massive que celle des AirPods de base mais la tige également présente est plus courte.  On retrouve deux microphones intégrés de part et d’autre de la tête et qui vont permettre à l’ensemble d’analyser le bruit ambiant afin de l’effacer du mieux possible de votre environnement d’écoute. Cette spatialisation est intéressante car elle peut vraiment être salvatrice dans ce genre de procédé. Le design global en intra-auriculaire permet en outre une réduction de bruit passive en bouchant le canal auriculaire de manière à éviter la propagation du bruit ambiant. Les oreillettes en elle même sont interchangeables pour trouver un bouchon correspondant à ses besoins. Apple signale au passage avoir travaillé à une gestion sensible de la pression auditive pour éviter toute gène à l’usage.

A noter qu’un mode spécifique permet de laisser filtrer le son de votre environnement à la demande. Cette fonction est évidemment intéressante pour un usage sécurisé en transport par exemple où il est toujours plus sécurisant d’entendre le trafic. Mais également pour le sport où l’écoute de son souffle peut être importante. A ce propos, les écouteurs sont certifiés IPX4 pour leur résistance à l’eau et à la transpiration. 

Apple Airpods Pro

Apple a travaillé sa solution  pour la rendre la plus performante possible même sans s’appuyer sur un travail d’égalisation du son. Ainsi un mode adaptatif permet de réguler automatiquement les mediums et les basses. L’ensemble de ces services est piloté par un SoC maison baptisé Apple H1 et combinant 10 coeurs audio pour prendre en charge à la fois l’annulation du bruit ainsi que les fonctions Siri.

Apple Airpods Pro

Autre point fort, l’autonomie annoncée par les écouteurs. Les AirPods Pro proposeront 4.5 heures de musique avec la fonction d’annulation de bruit et jusqu’à 3 heures de dialogue en mode oreillette. Le boitier qui accompagnera les deux écouteurs proposera des recharges pour un temps global de 24 heures. Ce boitier pourra lui même se recharger avec un câble Lightning ou sur une base de charge sans fil au format Qi.

Bref, un produit qui colle au marché avec un positionnement tarifaire logique et probablement une excellente restitution sonore. Mais un produit destiné aux plus fortunés, ceux qui n’ont pas non plus peur de perdre un système frôlant les 300€ qui se glisse simplement dans l’oreille. De mon côté, je ne serai pas client de ces produits que je juge trop chers pour mon usage. 

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Mais je suis ravi de leur apparition au catalogue d’Apple. Parce qu’ils vont continuer à aiguillonner les fabricants de solutions annexes qui vont faire tous les efforts possibles pour proposer des solutions à la hauteur d’Apple. La plupart ne le seront pas mais de nombreux acteurs vont probablement proposer des produits de qualité dans les mois qui viennent.

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Je me suis pris d’un certain intérêt pour les oreillettes Bluetooth ces derniers mois. Plus d’une vingtaine de modèles sont arrivés au labo et j’ai pu tester des solutions à des tarifs très variés. De 3 à 99€. Aucun ne propose pour le moment de réduction de bruit active même si certains modèles commencent à arriver sur le marché. Je compte vous faire une sorte de panel de l’offre actuelle dans les semaines qui viennent. Une sorte de baromètre de l’offre actuelle avec des modèles à tous les prix. Si celle-ci évolue dans le futur avec des modèles inspirés dans les capacités des AirPods Pro… J’en serais ravi.

Apple lance les Airpods Pro, une bonne nouvelle pour le marché © MiniMachines.net. 2019

Une souris “ours” en ADB, avec ses deux boutons

Par Pierre Dandumont

Dans la série « les souris ADB bizarres », je demande la souris ours. Elle est rose (et transparente), possède deux boutons et est surmontée d’un ours sur la partie normalement en contact avec la paume de la main.

Premier point, les boutons. C’est une souris ADB avec deux boutons, ce qui n’est pas spécialement rare, mais avec la technique assez classique de l’époque : celui de gauche fait office de clic… et celui de droite aussi. En fait, une pression sur le bouton de droite active le clic, une seconde pression le désactive. Pour le glisser/déposer, c’est finalement assez pratique : pas besoin de garder le doigt sur le bouton.

L’ours qui dépasse


Les deux boutons

Le principal problème de la souris reste le confort. Même si l’ours est en plastique mou, on le sent quand même bien quand on place sa main sur la souris. Je me demande qui a eu cette idée saugrenue… Bon, par contre, la souris a du succès dans mon entourage chez les filles.

Un adaptateur Lightning pour amener le jack dans le Beats Solo Pro

Par Pierre Dandumont

Apple (enfin, Beats) lance bientôt un nouveau casque, le Solo Pro. Et si on peut voir dans certains articles qu’il ne propose pas de connexion filaire, ce n’est pas tout à fait vrai. En effet, il peut utiliser un adaptateur Lightning vers jack.

Le casque propose du Bluetooth, avec une puce Apple H1 (celle des AirPods 2), mais pas de prise jack. Mais il dispose d’une prise Lightning qui sert pour la recharge… et pour l’audio. Apple vend en effet un câble avec d’un côté une prise Lightning mâle, de l’autre une prise jack mâle. Il vaut assez cher (40 €) et il a deux fonctions.

Premièrement, il sert avec les appareils iOS. Comme l’adaptateur Lightning vers jack femelle, il permet d’ajouter une prise jack à un appareil qui n’en a pas. Deuxièmement, la partie intéressante ici, il peut se brancher sur le casque Beats Solo Pro pour fournir une prise jack à ce dernier. Avec cet adaptateur, vous pourrez donc brancher le casque sur un appareil avec une sortie jack (pas un iPhone récent, donc).

Ce que je me pose comme question, c’est s’il est possible d’utiliser l’adaptateur Lightning vers jack femelle sur le casque. Le manuel n’est pas en ligne au moment d’écrire ces lignes, donc je n’ai pas pu vérifier. La question se pose, étant donné que le fonctionnement interne doit différer : avec un iPhone, le flux audio va vers le DAC, puis vers l’entrée audio d’un appareil. Avec le casque, le flux audio arrive de la prise jack, et entre dans le DAC.

En tout cas, l’idée est intéressante pour palier l’absence de prise jack, même si le prix est élevé.

Deux version de la Pippin @World américaine

Par Pierre Dandumont

Quand j’avais essayé ma première Pippin @World américaine, j’avais noté un truc : le tiroir du lecteur de CD-ROM était beige. Et ma seconde Pippin @World, elle, a un tiroir noir.

Je n’ai aucune idée de la raison. Peut-être que Bandai a produit les deux, peut-être que le tiroir de la première a été changé. Celle avec le tiroir beige date de novembre 1996, celle avec le tiroir sombre de septembre 1996. Pour le reste les consoles sont identiques, avec la même ROM et le même marquage.

Ma première


Ma seconde

Mise à jour d’un PowerBook 1400 : RAM et carte graphique

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai trouvé une carte graphique pour PowerBook 1400 et j’ai profité de son installation pour mettre de la RAM que j’avais acheté il y a plusieurs mois. Mais malheureusement, spoiler, la carte graphique a un souci.

Première étape, la RAM. Mon PowerBook avait 48 Mo de RAM, avec 8 Mo sur la carte mère, 8 Mo sur une carte fille et 32 Mo sur une carte fille. Sur la gamme PowerBook 1400, la gestion est particulière. Le maximum est de 64 Mo, et le Mac dispose de deux emplacements en plus de la mémoire interne. Le premier est compact, le second accepte de gros modules. Et ces seconds modules peuvent s’empiler. Dans mon cas, j’ai donc 8 Mo en interne, et maintenant deux « barrettes » (plutôt extension, en fait) de 32 Mo, pour un total de 64 Mo. Attention, j’ai du inverser les deux extensions empilées : la première fois, le Mac plantait au démarrage (aucune idée de la raison).

Les extensions empilables


Une fois en place


Avant


Après

Une partie de la RAM n’est pas utilisée, mais j’ai bien accès à 64 Mo.

Le cas de la carte graphique

Sur le PowerBook 1400, il y a un connecteur d’extension, du NuBus compact, et il existe des cartes d’extension. J’avais déjà la carte Ethernet, j’ai maintenant la carte vidéo. Il s’agit d’une vraie carte graphique, avec une sortie vidéo (la même que les vieux PowerBook 1xx). Elle a sa propre mémoire (512 ko) et un contrôleur Apple (je crois). Le problème, c’est que ma carte ne semble pas fonctionner correctement malheureusement.

La carte


L’emplacement interne


Le résultat à l’écran


La carte est bien détectée

En fait, elle affiche une image brouillée au démarrage, et j’ai forcé en 67 Hz ou en 60 Hz avec un adaptateur. Je vois quelques morceaux d’images quand j’essaye de modifier la définition, donc je suppose que la mémoire a un problème. Mac OS semble bien voir la carte et les captures d’écran donne bien les deux écrans, donc la carte est vraisemblablement défectueuse. Dommage.

Si j’en trouve une autre un jour, on en reparlera.

Un problème de date pour les installations de macOS : le cas du 24 octobre

Par Pierre Dandumont

Petit truc qui va être très vite énervant à partir de demain : si vous avez téléchargé des mises à jour de macOS ou un installeur de macOS avant octobre, il ne va plus fonctionner après le 24 octobre 2019, avec un message de ce type : « Cette copie de l’application Installer macOS Mojave est endommagée et ne peut pas servir à installer macOS. ».

En fait, Apple signe une partie de ses packages avec un certificat lié au mise à jour (Software Update) et le certificat en question expire le 24 octobre 2019. Après cette date, les programmes ne se lanceront pas correctement. Typiquement, avec l’installation de macOS, vous risquez d’avoir un message de ce type : « Cette copie de l’application Installer macOS Mojave est endommagée et ne peut pas servir à installer macOS. ». C’est un peu cryptique, mais en gros, il indique qu’un certificat n’est plus valable. C’est sûrement mieux expliqué là, j’ai essayé de schématiser le problème.

Le message


Le certificat de mon installeur de Mojave

Il n’y a pas vraiment de solutions simple. La première, la plus évidente, est de (re)télécharger l’OS. Apple signe maintenant certaines mises à jour avec un certificat valable jusqu’en avril 2029 (le 21 octobre, l’installeur de macOS n’était pas à jour). La liste des versions disponibles est là. La seconde, si vous avez déjà une clé USB ou la flemme de (re)télécharger l’installeur complet, il faut changer la date. J’avais expliqué comment le faire pour Mavericks, la méthode est la même.

Dans l’interface d’installation, il faut donc lancer le Terminal (Utilitaires -> Terminal) et taper la commande suivante.

date 1020200019

La syntaxe exacte est date MMJJHHmmAA mais j’ai déjà indiqué une date valable (MM pour le mois, JJ pour le jour, HH pour l’heure, mm pour les minutes et AA pour l’année). La valeur met la date au 20 octobre, de quoi installer l’OS.

Une fois que c’est fait, macOS devrait se mettre à l’heure en se connectant à Internet.

Un trackball ADB original… et inutilisable sur un Mac moderne

Par Pierre Dandumont

Dans ma (trop) longue liste de trucs en ADB, j’en ai trouvé un assez bizarre. Ce trackball de chez Qtronix sert aussi de repose-poignet.

Visuellement, c’est assez engageant : on a un trackball avec deux boutons et deux repose-poignets en mousse, plutôt confortables. Il n’est évidemment pas neuf, mais la mousse a bien survécu et c’est encore très mou. A l’usage, il a pourtant deux défauts dès le départ. Premièrement, le Libra 35 est assez épais. Plus que pas mal de claviers modernes : on a donc un repose-poignets plus haut que le clavier, et de loin. Deuxièmement, il n’est pas aussi large que les claviers Apple, même de l’époque.


Le trackball


Il est plus petit qu’un clavier

Mais le principal problème, tout du moins sur un Mac moderne, va être son fonctionnement. Le trackball a deux boutons, ce qui est assez habituel dans les accessoires tiers. Celui de droite prend le fonctionnement le plus habituel : il bloque le clic. Une pression indique au système que le clic gauche est enfoncé, une seconde pression indique qu’il ne l’est plus. C’est un fonctionnement assez pratique pour le glisser/déposer. Mais le bouton de gauche a un comportement… particulier. Avec les adaptateurs ADB en USB, une pression sur le bouton de gauche active… deux boutons. Pour une raison mystérieuse, il effectue un clic gauche et un clic droit en même temps. Avec un OS moderne, on se retrouve donc avec des menus contextuels qui apparaissent à chaque clic. Sous Mac OS 9 (et avant), ce n’est par contre pas un souci vu que l’OS ne prend tout simplement pas le second clic en compte.

Pas très pratique

Un prototype de Macintosh IIcx sur eBay

Par Pierre Dandumont

Vu sur eBay, pour 1000 $, un prototype de Macintosh IIcx.

C’est un modèle PVT (donc assez proche de la version finale) qui a été recappé, c’est-à-dire que les condensateurs ont été changés. La machine démarre, avec une carte vidéo capable d’afficher en millions de couleurs, et on peut voir le 68030 et la FPU. Une machine intéressante quand on aime les Macintosh II.



On peut voir la FPU


Et le CPU


Un connecteur Lightning caché dans l’Apple TV 4K

Par Pierre Dandumont

Apple a tendance à cacher des connecteurs pour un usage de maintenance dans ses appareils. Et récemment, quelqu’un a découvert un connecteur Lightning caché dans l’Apple TV 4K (le modèle de 2017).

Les Apple TV 2 et 3 possédaient un connecteur microUSB pour la mise à jour, ainsi qu’un connecteur dock 30 broches caché. L’Apple TV « 4 » possède une prise USB-C pour les mises à jour. Mais l’Apple TV 4K (« 5 ») n’en possède pas. Vraiment ? Comme le montre @littlesteve, en fait il y a une prise cachée dans la prise Ethernet.

La prise

On trouve les traces sur la carte mère sur le démontage d’iFixit, mais personne n’avait remarqué les broches à l’époque. Une personne sur Twitter a essayé de connecter un connecteur femelle issu d’un iPhone mais sans succès au moment où j’écris ces lignes.

En haut à gauche


Ca ne fonctionne pas pour le moment.

Reste à voir si le connecteur est bien câblé (et comment) et le rêve de certains pourrait être exaucé : une sortie analogique sur l’Apple TV, avec un adaptateur Lightning vers jack…

La manette de la Pippin @World américaine

Par Pierre Dandumont

Quand j’avais parlé de ma Pippin @World américaine (la noire), j’avais expliqué que je n’avais pas la manette. Et j’en ai finalement trouvé une.

La manette américaine (référence) s’interface en P-ADB (à ma connaissance, il n’existe pas de version ADB en noir). Elle port le logo @World, mais offre la même organisation pour les boutons (et les mêmes couleurs), le même trackball, les mêmes boutons oranges à l’arrière. En clair, en dehors de la couleur, elle se comporte de façon identique.




L’easter egg de l’Apple CD 300 Plus

Par Pierre Dandumont

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un petit easter egg qui m’a fait sortir du matériel d’un carton pour rien : celui de l’Apple CD 300 Plus.

J’avais vu la page sur MacKido et comme je pensais avoir un Apple CD 300 Plus (un lecteur de CD-ROM 2x), je l’ai tenté. Je sors donc mon fidèle Power Mac G3, un lecteur CD externe SCSI et je teste. Rien. Je vérifie : il s’agit d’un Apple CD 300e Plus (e pour external) et le lecteur n’est pas le bon (enfin, je le pensais). Je démonte le boîtier, et j’installe donc un Apple CD 300 Plus dedans (une mécanique Sony à tiroir). Mais rien. Je tente donc sur un Mac plus ancien, en supposant que l’easter egg dépend des pilotes CD-ROM Apple que je n’utilise pas sur le Power Mac : bingo.

Quand on presse C et D au démarrage, le message apparaît. Huzza!.

L’easter egg

Mais j’ai un petit doute. Et je teste sans le lecteur. Et ça fonctionne. En fait, l’easter egg est visiblement dans le pilote, mais ne vérifie rien. Donc on peut démarrer sans lecteur de CD-ROM ou avec un autre modèle et tout de même obtenir le message. J’ai donc perdu un peu de temps, mais quand même affiché (et capturé) cet easter egg.

Un Power Mac 9700 sur eBay

Par Pierre Dandumont

Avant les premiers Power Mac G3, Apple avait prévu un Power Mac 9700. Et on en trouve un sur eBay pour le moment.

Le Power Mac 9700 devait succéder au 9600 dans le haut de gamme, avec un G3, mais aussi beaucoup d’emplacements pour la mémoire (douze) ou pour les cartes d’extension (six PCI). La machine a été abandonnée lors du retour de Steve Jobs, au profit d’un Power Mac G3 moins évolutif (3 emplacements SDRAM, 3 PCI, GPU intégré, etc.). Mais on en trouve régulièrement.

La tour, proche du G3


Le logo G3


L’intérieur

Le modèle sur eBay, en vente à 500 francs suisses, est bien équipé. Un G3 à 375 MHz (avec 1 Mo de cache), 192 Mo de RAM (visiblement de l’EDO en DIMM), des disques durs SCSI, une ATi Rage 128 avec carte DVD (je suppose récupérée dans un G3 Bleu), quatre cartes PCI (FireWire, USB, Ethernet 100, SCSI), un lecteur DVD et même un ZIP100. Point assez rare, l’avant indique Power Mac G3, mais je ne sais pas si l’étiquette a été ajoutée après coup (sur les autres modèles déjà vu, il n’y a rien). Enfin, il est sous Mac OS 9.0.4.

Windows, macOS et la précision de la calculette

Par Pierre Dandumont

Aujourd’hui, je me moque de Windows, parce que j’ai dû installer beaucoup trop de fois l’OS de Redmond ces derniers mois pour le boulot. Donc parlons de la précision de la calculatrice.

Je suis tombé récemment sur un article qui explique que Windows 10 a corrigé en 2018 un bug qui traînait depuis longtemps. Un calcul comme √4 − 2 ne donnait en effet pas le bon résultat. Assez logiquement, pas besoin de passer par une calculette, la réponse doit être 0. Mais sous Windows 10, avant 2018, la réponse était -1.068281969439142e-19. J’ai aussi testé sous Windows 7 (qui donne cette réponse) et sous Windows XP, qui affiche -8,1648465955514287168521180122928e-39. Alors que sous macOS, la réponse est 0. J’ai testé avec Mojave, Catalina, Snow Leopard et Leopard.

Windows XP : FAUX


Windows 7 : FAUX


macOS (il faut passer en mode scientifique) : OK.

Il y a une explication, ceci dit. Dans les très vieux systèmes, la calculatrice utilisait des bibliothèques liées à la FPU du processeur, qui a une précision faible par design. Visiblement, depuis 2004, Microsoft utilise des bibliothèques avec une précision infinie pour les calculs basiques, et sur 32 décimales pour certaines opérations comme les racines carrées. Ce changement permet par exemple d’obtenir une réponse exacte avec le calcul suivant : 1/9 * 9. Avec une calculette qui effectue son travaille correctement, la réponse est logiquement 1. Si elle le fait mal, la réponse est 0,9999999. J’en parle parce que si l’application Calculette des Mac le fait correctement, le widget Calculette de feu le Dashboard tombe dans le piège.

Le Dashboard a quelques ratés

Mais pour en revenir à Windows, avant la mise à jour d’avril 2018 la calculette effectuait le calcul avec une bibliothèque différente, ce qui amenait un résultat faux, même si la précision reste bonne dans l’absolu.

Sur un vieux Windows 10 (1511) : FAUX


Windows 10 à jour : OK

Un MiniPC fanless en mode convecteur ?

Par Pierre Lecourt

L’idée n’est pas nouvelle est certaines sociétés déploient déjà des machines très puissantes dans un format de convecteur pour profiter de la chaleur qu’elles dégagent comme des radiateurs dans des bâtiments variés. Mais, bizarrement, je ne me suis jamais projeté dans un design semblable pour un particulier.

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L’idée de ce MiniPc est donc assez simple : intégrer à plat, dans un format qui ressemble fortement à un convecteur, un Mini PC complet. Relier au corps du châssis constitué de 5 Kilo d’aluminium via un système de distribution de chaleur directement adapté sur le processeur. L’ensemble mesure 40 cm de large pour 30 cm de haut et 7 cm d’épaisseur. 

Ce MiniPC peut alors fonctionner de manière totalement passive, les watts qu’il dégage sont absorbés par le métal du châssis et dissipés passivement. Le positionnement vertical de l’ensemble permet de jour avec un effet cheminée qui aspire de l’ai frais sous le châssis pendant que l’air chaud remonte par les orifices en haut.

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Le créateur, un forumeur Russe, utilise en outre un procédé original. Un système d’évacuation de la chaleur de type thermosiphon. Il s’agit d’un système jouant sur le même principe que les caloduc. Un système d’échange de fluides en circuit fermé. La chaleur est transférée à un fluide qui la déplace jusqu’au coeur du châssis. Refroidi, le fluide retourne en chambre de chauffe et ainsi de suite.

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Sur le reste de l’espace du boitier convecteur, on découvre une alimentation externe d’un côté et un stockage SSD de l’autre. Le tout est bien enfermé dans le châssis sur mesure. L’idée me parait simple et efficace, différente des solutions habituelles mais parfaitement compatible avec un déploiement dans un bureau, par exemple. Mieux encore, elle pourrait vraiment trouver sa place dans un lieu frais et sec comme un grenier ou un garage par exemple. Une idée à travailler pour tout ceux qui cherchent une solution pour déporter une machine de type serveur par exemple.

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La version polie du châssis.

Le boitier sera mis en vente en petite quantité à 9000 roubles (126€) pièce, une version en aluminium poli, plus chère et plus salissante, sera proposée à 11000 roubles (155€). Il serait possible de baisser la note en passant à une production en série pour tomber à 5000 roubles soit 70€.

Source : Habr via FanlessTech

Un MiniPC fanless en mode convecteur ? © MiniMachines.net. 2019

Google Pixelbook Go : le Chromebook hors sol

Par Pierre Lecourt

Proposé à un tarif de base de 649$, le Chromebook ne s’encombre plus de considérations concurrentielles. Le prix demandé est sans rapport avec la performance proposée. Avec le Pixelbook Go, Google compte satelliser le concept Chromebook dans une autre sphère d’usages que celle des PC traditionnels.

Pas encore prévu pour la France, le Pixelbook Go est un 13.3″ qui s’adresse à certains marchés anglophones comme les Etats-Unis bien sûr mais également l’Angleterre et le Canada. Il sera décliné dans plusieurs versions d’équipement dans ces trois pays sur la base suivante :

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Le Pixelbook Go de base emploiera un processeur Intel Core M3 accompagné de 8 Go de mémoire vive et de 64 Go de stockage SSD. Son écran affichera en un FullHD classique. Son prix de 649$ le place frontalement face à des offres “classiques” sous Windows 10 parfois mieux équipées.

Pour 200$ de plus, soit 849$, on passera à une version Core i5 avec autant de mémoire vive mais 128 Go de stockage SSD. Une seconde version en core i5 atteindra 999$ avec toujours un écran 1920 x 1080 et 128 Go de stockage électronique mais 16 Go de mémoire vive. Enfin, la version la plus haut de gamme de l’engin proposera un Core i7 Intel, 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. Son écran passera du FullHD à l’UltraHD pour 1399$.

Tous ces tarifs sont indiqués en dollars hors taxes et concernent des engins sous processeurs Intel de huitième génération. Il faut donc compter sur des prix plus élevés au final. Avec 20% de TVA on arrive à 700€ pour le modèle entrée de gamme, 920 pour le premier Core i5, 1080€ pour le second et 1514€ pour la version Core i7.

Des tarifs plutôt élevés donc au vu du matériel embarqué et face à la problématique de durée de vie programmée de ces engins. Avec 5 années de support après leur lancement, la date de fin de vie des Pixelbook Go est déjà en ligne de mire. A la fin de leur support, les engins seront inutilisables, et cela malgré des compétences techniques importantes puisque ces machines devraient proposer de très bonnes performances sous ChromeOS.

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Google ne cherche plus a entrer dans le jeu de la comparaison. La marque n’y a aucun intérêt puisque en pratique des engins sous MacOS, Windows ou une distribution Linux classique, auront plus de compétences que ces chromebooks. Google place donc cette nouvelle gamme sur le terrain du confort. Ce nouveau cap visé permet de s’extraire des comparaisons purement techniques d’une note de performances. Pour y parvenir, le Pixelbook Go joue donc sur le même tableau qu’Apple avec ses MacBook Air. Celui d’engins légers, confortables et pratiques avant d’être des machines performantes.

Plus légers avec 900 grammes, les Pixelbook Go sont des 13.3″ aériens et très fins. Leur épaisseur est contenue avec 13 mm au point le plus haut et malgré tout, le moteur de recherche les présente comme très solides grâce à une coque en alliage de magnésium. Des détails intéressants ont été pensés pour rendre ces Chromebooks plus agréables au quotidien. Le châssis est donc renforcé et sa partie inférieure comporte un léger relief pour mieux le tenir en main. A la fois parce qu’ils proposera une meilleure accroche mais également parce que ce genre de relief permet d’ajuster sa prise en main puisqu’on sent physiquement l’engin glisser entre ses doigts.

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Le clavier a été traité pour qu’il propose une frappe silencieuse. Il dispose d’un rétro éclairage pour plus de facilité de lecture dans une ambiance sombre. La batterie est plus importante pour une autonomie annoncée de 12 heures. Le pavé tactile est immense et il est recouvert d’une couche de verre pour une glisse plus agréable. Bref, beaucoup de détails qui se conjuguent avec la simplicité du système pour proposer un engin qui se veut différent du reste du marché. Ajoutez à cela la partie tactile de l’écran qui permettra de retrouver les applications Android directement sur l’engin et vous aurez une solution significativement différente du reste des propositions concurrentes.

La connectique comporte un port jack audio stéréo 3.5 mm et deux prises USB type-C. Un Wifi5 est disponible associé à un Bluetooth 4.2. Deux enceintes stéréo sont présentes en façade. L’engin se rechargera grâce à un bloc secteur de 45 watts en USB type-C. Les finitions colorées sont assez classiques avec un modèle noir qui sera bientôt disponible et un autre rose qui devrait arriver plus tard. Les deux sont traités avec une finition mate.

Google PixelBook

Le Pixelbook de 2017

Le Pixelbook Go est bien moins cher que les anciens chromebooks de la marque. 

Mais je pense que leur cible est différente et c’est probablement ce qui explique ce repositionnement de tarif. Les anciens modèles de Chromebooks proposés par Google n’avaient pas une vraie vocation commerciale. Ils étaient chers, très chers et Google s’en servait comme étendards de gamme  pour marquer les esprits sur la pertinence du concept. Avec un modèle de Pixelbook à 1199$ en 2017 qui suivait le Chromebook Pixel original de 2015 à 1299$, les machines de Google ont toujours visé un segment  de prix élevé. Ils ont également toujours été produits à d’assez petites échelles.

Le Chromebook Pixel a, par exemple, servi à amorcer la pompe d’un intérêt envers le format Chromebook chez les développeurs en 2015. La marque s’est payé le luxe d’offrir un engin à 1299$ aux centaines de développeurs et journalistes assistant à sa conférence alors. But du jeu, pousser les premiers à travailler sur des applications prévues pour ChromeOS et les seconds à parler du système d’exploitation.

Le Pixelbook de 2015

Ces nouveaux Pixelbook Go visent à mon sens un beaucoup plus large public avec des prix plus abordables. Prix que certains constructeurs classiques de Chromebooks atteignent désormais avec leurs productions. Le Go du nom de ces chromebook semble signifier un usage en mobilité mais c’est peut être le départ de la marque sur ce terrain de jeu en tant que fabricant. La marque a bien compris qu’elle avait désormais un rôle à jouer sur le marché comme elle a su en trouver un avec sa gamme de smartphones Pixel.

Reste à savoir si il sera plus pertinent en 2020 de choisir un engin plus classique, au même tarif, avec ou sans système d’exploitation et de choisir celui qu’on voudra utiliser. ChromeOS est un système intéressant mais il ne faut pas perdre de vue sa date d’exploitation limitée. Autant un PC traditionnel peut être basculé sous Chromium OS sans soucis, peut fonctionner sous Windows ou une distribution Linux jusqu’en 2030… Autant le Pixelbook Go vient de retourner le sablier de son support qui prendra fin dans 5 ans.

Google Pixelbook Go : le Chromebook hors sol © MiniMachines.net. 2019

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