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Hier — 22 septembre 2020MiniMachines.net

Minisforum X35G : une minimachine sous processeur Core i3-1005G1

La sale manie des constructeurs continue. Le Minisforum X35G veut profiter d’un financement participatif pour faire sa campagne de publicité et éviter à la marque tout risque de financement. Ce MiniPC original qui proposera un processeur de dixième génération Core Intel, devrait donc commencer sa carrière au travers d’un financement Participatif sur Indiegogo en Octobre.

Minisforum X35G

Le design du Minisforum X35G est très sobre avec des dimensions contenues : 13.65 cm de large pour 12.15 cm de profondeur et 4.05 cm d’épaisseur. L’engin pèse 500 grammes et son châssis est réalisé en une seule pièce de métal qui vient coiffer une base en ABS.

Minisforum X35G

A l’intérieur, on retrouve donc un processeur Intel Core i3-1005G1, une solution double cœurs et quadruple threads fonctionnant de 1.2 à 3.4 GHz avec 4 Mo de cache. Cette puce de dixième génération développe 15 watts de TDP qui seront refroidis activement par un système de ventilation assez imposant. On retrouve un ventilateur qui souffle de l’air frais puisé sur le côté de la machine vers l’autre côté à travers des ailettes.

Minisforum X35G

Le processeur est coiffé par deux caloducs qui transmettent la chaleur qu’il dégage vers ces ailettes. Une solution habituelle qui devrait s’acquitter de la tâche demandée sans trop de soucis. Minisforum indiquant que la solution choisie est normalement capable de prendre en charge des puces de 28 watts de TDP. La marque insiste donc sur la stabilité de son engin même pendant de longues phases de test ou l’ensemble des composants est poussé à 100% de ses capacités. Le processeur resterait sous les 70°C et le système de ventilation resterait particulièrement silencieux.

Minisforum x35G

Le Minisforum X35G est une minimachine assez classique de conception, plus en tout cas que les versions AMD Ryzen actuellement en vente par la marque. Sur les Minisforum UM300, on retrouve un système pour accéder simplement aux composants amovibles avec une simple pression sur le boitier. Ce modèle ci demandera une intervention poussée pour accéder aux composants. Il faudra d’abord retirer le fond du châssis, puis pas moins de 7 vis supplémentaires pour démonter le système supportant la ventilation de la machine avant d’atteindre les entrailles de l’objet.

Minisforum X35G

Entrailles plus limitées que les versions AMD encore une fois puisque la mémoire vive sera soudée à la carte mère. L’engin prendra en charge 16 Go de DDR4-3200 avec un traitement double canal mais il sera impossible de la faire évoluer à terme.

Minisforum x35G

Pour le stockage par contre, il y aura pas mal de possibilités avec trois emplacements différents. Un port PCIe NVMe M.2 2280 compatible Intel Optane, un second port M.2 2280 mais en SATA 3.0 et enfin un emplacement 2.5″ SATA 3.0. La carte wifi sera également accessible au travers d’un port M.2 2230 classique, l’engin sera cependant livré avec un module Intel AX200 en Wifi6 et Bluetooth 5.1 qui ne demandera pas forcément d’être modifié à terme.

Minisforum X35G

Ce châssis offre une très bonne connectique avec en façade deux ports USB 3.1 Gen 2 Type-A et un port Thunderbolt 3.0, un microphone est également intégré ainsi qu’un bouton reset et le bouton de démarrage de l’engin.

Minisforum X35G

Sur la partie arrière, on retrouve un double port USB 2.0 Type-A, un HDMI 2.0, un DisplayPort et deux ports Ethernet gigabits indépendants pilotés par des chipsets Realtek RTL8111 proposant des fonctionnalités avancées : Wake On Lan et démarrage réseau par exemple. A noter que le BIOS permettra également de démarrer le Minisforum X35G à heures fixes. Une solution qui peut donc être intéressante pour des usages d’affichage vidéo ou de kiosque par exemple. L’engin proposera également un lecteur de cartes MicroSD et un port jack combo casque et micro sur le côté.

Minisforum X35G

L’alimentation sera assurée par un bloc secteur 19 volts ou via le Thunderbolt qui pourra également piloter un affichage supplémentaire. Permettant ainsi à la machine de gérer jusqu’à 3 écrans en UltraHD. On remarque également la présence d’un support antivol de type Kensington Lock. Là encore, on entrevoit une volonté de s’adresser à des usages pros.

L’ensemble devrait être proposé à 399$ pour son lancement sur Indiegogo sans que l’on sache encore combien de stockage sera livré avec l’engin ni si il s’agira d’un SSD SATA ou NVMe. Comme d’habitude, avec l’usage d’un système de financement participatif sur Indiegogo, je ne vous encourage clairement pas à investir dans ce type de scénario. D’abord parce que cela n’a probablement aucun intérêt pratique et ensuite parce que cela ne vous donne que des désavantages dans la durée.

En pratique, vous allez payer le prix auquel sera très rapidement commercialisé l’objet dans les mois qui suivront, c’est une règle qui s’est toujours vérifiée dans le temps. Ce type de projet sur Indiegogo n’a aucune vocation de financement participatif, ils sont là que pour assurer de la visibilité aux machines tout en évitant de prendre trop de risques aux vendeurs. Dans tous les cas, on retrouve ensuite les machines sur des plateformes de ventes classiques de type AliExpress, Banggood, Gearbest et autres. Souvent, ces plateformes permettent de bénéficier de codes promos rendant les offres en financement participatif moins intéressantes au final.

Il arrive souvent que les produits soient livrées aux vendeurs en même temps qu’elles arrivent dans les entrepôts chargés de la distribution internationale des produits en financement participatif. Ce qui ne vous laisse pas d’avantage non plus d’avoir réservé votre commande d’un point de vue vitesse de livraison. Enfin, ce système ne vous donne aucun droit en tant que client, vous êtes un investisseur. Outre les problèmes liés au risque d’un financement participatif sur une plateforme comme Indiegogo, vous n’avez droit à aucune garantie légale. Un investisseur ne fait pas de commande, ce n’est pas de la VPC. Vous n’avez pas droit à un minimum de garantie mais juste à recevoir le produit pour lequel vous avez misé votre argent. Cela n’enlève rien aux possibles qualités du produit en lui même, c’est juste un énième rappel des problématiques de ce type de financement dévoyé par de nombreuses marques n’ayant absolument pas besoin d’une plateforme de ce type mais trouvant très pratique de renverser la charge du risque auprès de milliers de clients anonymes.

 

Minisforum X35G : une minimachine sous processeur Core i3-1005G1 © MiniMachines.net. 2020.

À partir d’avant-hierMiniMachines.net

Trottinettes 2020 : Niubility N1

La Niubility N1 est une nouveauté proposée en importation, elle est positionnée comme un engin milieu de gamme accessible avec un prix autour des 300€ et un stock en Europe. Un bon prix pour ce type de produit ?

NIUBILITY N1

La Niubility N1 sort techniquement du même moule que les modèles classiques de ce milieu de gamme. La législation Européenne ayant délimité les frontières de ce qu’il était possible de proposer sur le marché. On retrouve donc les classiques du genre en terme de vitesse, d’autonomie et de fonctionnalités. Là où ce modèle dénote, surtout pour un fabricant Chinois, c’est en proposant une garantie de 24 mois et un stock Européen.

NIUBILITY N1

Performances

La trottinette Niubility N1 offre seulement deux modes de conduite contrairement aux trois habituels. Il faut bien reconnaitre qu’en général on n’en utilise de toutes façons qu’un seul, le plus rapide. Le parti prix de la marque est d’offrir un mode standard qui vous permettra d’atteindre sa vitesse maximale de 25 Km/h. Et un mode “Eco” qui limitera la vitesse à 15 Km/h mais qui augmentera l’autonomie. Le “S” habituel intégré au tableau de bord pour “Speed” passera du rouge au vert suivant que vous basculiez de l’un à l’autre.

le moteur de 250 watts intégré à la roue avant est un calssique du genre. Brushless, il développe assez de performances pour vous propulser jusqu’à 25 Km/H avec, comme d’habitude, des limitations pratiques. Cela veut dire en clair que les performances et la vitesse de votre engin seront dépendante de votre poids, de vos bagages et de votre parcours. C’est vrai pour toutes les trottinettes évidemment, si il est plus facile de grimper à 25 Km/h quand on pèse 50 kilos sur du plat et qu’il fait beau, il peut être beaucoup plus délicat d’y parvenir en grimpant à 85Kg avec un sac à dos sur le dos, en montée et par temps froid. La grosse différence entre le Niubility N1 est dans son poids maximum : le constructeur indique qu’elle est capable de supporter 120 Kilos et non pas 100 comme la majorité de ses concurrentes. Ne comptez pas trop parvenir à des pointes de vitesse folle avec un moteur de 250 watts et 120 Kilos a transporter. En pratique, ce type de moteur plafonne souvent quelques kilomètres heure de moins sur du plat avec une charge de 80-90 Kilos.

NIUBILITY N1

Autonomie

La Niubility N1 est, comme beaucoup de ses petites camarade de jeu, une solution qui offre une autonomie estimée à 25 Km par recharge complète. Sa batterie est assez imposante avec 7800 mAh contre les 5000-5500 mAh habituels. On reste bien sûr dans cette approche toute théorique de ces engins de nouvelles mobilité milieu de gamme. Si on rentre dans le moule d’un protocole théorique parfait, on doit pouvoir approcher de ces 25 Km. Mais dans la réalité il ne faudra probablement pas compter sur plus de 15 ou 20. Ne comptez donc pas sur un modèle capable de vous emmener 25 Km plus loin si vous pesez 100 Kilo et habitez en haut d’une colline. Plutôt fait pour la ville et le plat et les gabarits moyens, ce type de trottinette électrique est d’abord conçu pour se combiner à d’autres moyens de transport. Si votre projet est de parcourir les quelques derniers kilomètres qui vous sépare du train de votre lieu de travail, ce sera parfait.

A noter que, comme toujours, ce type d’engin n’a pas le même comportement au moment où la batterie est gonflée à bloc et quand elle commence à s’épuiser. Le panneau de contrôle propose 5 LEDs pour vous indiquer où vous en êtes point de vue autonomie. Mais en général la nervosité de la machine est un indicateur suffisant de son état. L’engin n’accélèrera plus de la même façon à 50 ou 25% d’autonomie restante.

NIUBILITY N1

Confort, conduite et ergonomie

Deux pneus gonflables de 8.5″ assurent à la Niubility N1 un confort relatif. Ils absorberont les chocs et les reliefs les plus légers. Ce type de roue offre également une bonne adhérence sur la majorité des supports. Leur point faible étant qu’elles peuvent être victime d’une crevaison… L’engin pesant 12.5 kilos, se retrouver a pousser un tel véhicule ayant une roue crevée n’est franchement pas des plus agréable. Heureusement, le format de ces roues est de plus en plus courant et de nombreux réparateurs de cycles et de scooters savent prendre en charge ce type de changement.

Le plateau où l’on pose les pieds est assez large et les poignées de prise en main semblent confortable. On retrouve un système de potence pliable assez classique avec une goupille pour la casser en deux et une accroche sur le garde boue arrière. Plié, l’engin mesure 115 cm de long pour 46 cm de large et 49 cm de haut ce qui permet de le rentrer assez facilement dans un coffre de voiture ou de vous accompagner dans le train ou le bus. Dépliée elle passe à 120 cm de hauteur. Dans cette position, la machine est facilement transportable et assez pratique à glisser dans un coffre de voiture. La goupille de sécurité est classique avec un anneau qui vient la coincer pour éviter toute fausse manoeuvre pendant que vous roulez.

On retrouve les bandes réfléchissantes habituelles et obligatoires sur les côtés de l’engin ainsi que des phares à LED à l’avant et à l’arrière. Je trouve les éléments réfléchissant assez mesquins comme souvent sur les trottinettes électriques, l’ajout de bandes réfléchissantes supplémentaires peut être une bonne solution pour augmenter votre visibilité à peu de frais. La lumière blanche avant éclairera devant vous avec 2 watts de puissance. La lumière de signalisation arrière est assez particulière : si son fonctionnement est classique avec une illumination permanente lorsque vous activez les phares, elle monte en surbrillance lors de chaque freinage. Mais surtout, ce phare arrière est bien plus haut et large que les modèles classiques et offrira donc plus de visibilité.

La trottinette propose deux freins, d’abord le frein moteur sur la roue avant qui s’enclenche dès que vous relâchez la gâchette de propulsion. Ensuite et surtout le frein à disque arrière. Un classique toujours efficace qui permet de freiner rapidement en cas de besoin. 

NIUBILITY N1

Fonctionnalités annexes

Cette trottinette se distingue en ne proposant pas de connectivité Bluetooth pour la piloter. Pas besoin de smartphone, pas de réglage précis des vitesses ou de retour sur l’autonomie, la vitesse mesurée ou l’état de la batterie. On ne pourra connaitre le chemin réellement parcouru ou sa vitesse moyenne. Il faudra se contenter de la vitesse affichée sur les LEDs du panneau avant. Pour certain, ce manque sera problématique, pour d’autre ce sera au contraire une bonne nouvelle. C’est peut être en tout cas ce qui permet à la Niubility N1 d’être régulièrement proposée en promo.

A noter également que la machine ne propose pas de mode croisière et qu’il faudra donc toujours garder le doigt sur la gâchettes même sur de longues distances pour continuer a avancer. Cette gâchette nécessite, comme souvent, une vitesse minimale pour entrer en action. On ne pourra pas démarrer l’engin par mégarde sans avoir au préalable donné une première impulsion pour lancer la trot’. Un avertisseur sonore est présent, en pratique il est souvent plus utile de se faire entendre à la voix pour mieux interagir avec les autres usagers. Mais ce type de dispositif est obligatoire sur les trottinettes électriques. La recharge se fait en 5 heures pour une batterie totalement vide avec le chargeur fourni. 

Disponibilité et tarif de la Niubility N1

La Niubility N1 est disponible en importation depuis un entrepôt Européen au prix de  301€. Un tarif trop élevé à mon goût pour un modèle qui ne présente comme gros avantage que sa capacité a porter jusqu’à 120 Kilos. Sans Bluetooth, sans capacités particulières et malgré une garantie de 24 mois, cela ne semble pas être le meilleur choix face aux modèles concurrents actuels. Mais il arrive souvent que la trottinette bénéficie de codes promos la faisant tomber à moins de 250€ ce qui la rend beaucoup plus attractive.

Même si elle est capable de supporter 20 Kilos de plus que ses concurrentes, je reste néanmoins sur ma faim en terme de caractéristiques. C’est probablement un modèle plus adapté aux poids légers qui feront quelques petits trajets par jour plutôt qu’une solution pour les longues balades le Week End. Les personnes cherchant un modèle plus performant devront se tourner vers des solutions bien plus chères comme la Xiaomi M365 Pro ou la Ninebot Max G30.

Trottinettes 2020 : Niubility N1 © MiniMachines.net. 2020.

La famille Intel Comet-Lake H s’agrandit

Ils étaient au nombre de 6 au moment de leur sortie sur le marché en Avirl dernier. Intel vient d’en ajouter deux de plus mais la marque avait déjà allongé la liste avec une référence supplémentaire entre temps. Le Core i9-10885H a ainsi fait son apparition et est désormais rejoint par les Core i7-10870H et le Core i5-10200H. On passe donc d’une offre avec un Core i9, trois Core i7 et deux Core i5 des débuts à une écurie comprenant deux Core i9, quatre Core i7 et trois Core i5 sur cette gamme.

Intel Comet Lake-H

Le nouveau Core i7-10870H vient se placer juste en dessous du Core i7-10875H lancé en Avril. Il propose toujours les mêmes composants avec 8 coeurs et 16 Threads mais dans des fréquences allant de 2.2 à 5 GHz et non plus 2.3 et 5.1 GHz comme le 10875H. Le Core i7-10870H est donc un peu moins rapide, 100 MHz de moins en fréquence, mais identique sur tous les autres plans. On retrouve les 16 Mo de mémoire cache, le TDP de 45 Watts et un circuit graphique Intel UHD tournant de 350 à 1.2 GHz. La puce conserve évidemment tous les atouts de la gamme : gestion du Thunderbolt 3.0, prise en charge de 128 Go de mémoire vive DDR4-2933, Wifi6, gestion d’Intel Optane, QuickSync, gestion triple écran… Le Core i7-10870H est donc un i7-10875H cadencé à 100 MHz de moins. Une différence dont on ne verra les effets que dans les tests les plus poussés mais qui ne devrait pas avoir de grosses incidences à l’usage.

Est-ce que cette puce est née d’une volonté d’Intel d’étendre sa gamme tarifaire avec une option un peu moins haut de gamme ? Ou est-ce qu’il s’agit d’un moyen de glisser une partie de la production incapable de tenir les fréquences de son Core i7 haut de gamme ? Impossible de le savoir mais je suppose que le fondeur n’a pas lancé ces puces au hasard et mon petit doigt me dit que la production devrait se retrouver sur le marché avec de nouvelles machines très bientôt.

Comet Lake H

Le Core i5-10200H vise sans doute un segment plus entrée de gamme puisqu’il devient, dans les faits, le processeur le moins rapide de l’offre en se positionnant sous le précédent Core i5-10300H. Il s’agit donc d’un quadruple coeurs et d’un octuple threads cadencé de 2.4 à 4.1 GHz. Là encore 100 MHz de moins que le modèle précédent. Il propose 8 Mo de cache et un circuit graphique UHD cadencé de 350 à 1.05 GHz.

Des références que la marque va devoir positionner sur un marché compliqué face aux solutions Ryzen d’AMD. Peut être que c’est là la vraie raison de ces apparitions plus tardives ? Avoir des puces aux prix plus attractifs pour contrer l’offre Zen.

Sources : Videocardz via Liliputing

La famille Intel Comet-Lake H s’agrandit © MiniMachines.net. 2020.

TopTon lance un MiniPC sous Core i9-10885H

Large de 14.6 cm et profond de 15, ce Minuscule MiniPC signé Topton est un peu plus haut que les machines habituelles avec 6.6 cm d’épaisseur. A son bord, une assez belle panoplie de processeurs Intel de neuvième et dixième génération.


Topton
La gamme propose des Core i9-9880H, i5-10300H, i5-10400H, i7-10300H, i7-10400H, i7-10750H, i7-10875H et enfin les i9-10880H et i9-10885H. Cette dernière puce, fonctionnant à 45 watts de TDP, est une solution huit coeurs et 16 threads cadencée de 2.4 à 5.3 GHz avec 16 Mo de mémoire cache. Une puce encore gravée en 14 nanomètres malgré un lancement récent. Ce processeur embarque un circuit Intel UHD Graphics 630 et vise les segments portables les plus haut de gamme.

Pour accompagner ce processeur haut de gamme, on découvre diverses options de stockage et de mémoire vive. D’une version barebone de l’engin vendue un peu moins de 490€, on peut aller jusqu’à une version musclée en 64 Go de DDR4 associée à 2 To de stockage NVMe PCIe proposée juste au dessus des 1060€… A 460€, pour peu que vous soyez équipés de composants à recycler, c’est une base qui peut être alléchante. 

Topton

L’engin est équipé d’un large ventilateur qui brassera sans doute pas mal d’air au sein de la machine de Topton. Ce type de système avec des pâles très inclinées et séparées assez largement est souvent assez efficace en terme de débit mais beaucoup moins discret que les solutions plus classiques. L’air sera fortement brassé et si l’ensemble de la machine devrait bénéficier d’une ventilation de qualité, le MiniPC ne sera pas des plus silencieux.

Topton

Le reste de la machine est assez habituel avec une connectique très standard : en façade, on découvre un port USB Type-C avec prise en charge vidéo, deux USB 3.0 et un bouton de démarrage. A l’arrière, deux ports jack 3.5 mm stéréo pour casque et micro, deux ports Ethernet Gigabit, un DisplayPort, un HDMI deux autres ports USB 3.0 et deux ports USB 2.0 pour finir. On remarque également deux prises d’antenne pour le module Wifi/Bluetooth embarqué.

Topton

L’intérieur de l’engin propose deux slots SoDIMM, deux ports M.2 2280 PCIe NVMe x4 ainsi qu’un emplacement 2.5″ SATA. Un port M.2 2230 est également disponible pour la carte wifi embarquée. Bref de quoi se construire un engin haut de gamme avec des  possibilités assez impressionnantes.

Topton

Reste que je n’investirai pas un centime dans cet engin. Non pas qu’il soit forcément mauvais mais, d’une part je ne suis pas sûr de la pertinence d’acheter une machine de ce genre à une marque OEM comme Topton, d’autre part le jeu n’en vaut pas forcément la chandelle dans un MiniPC. Outre le fait que je suis un peu inquiet du système de ventilation, j’ai peur que la solution ne soit pas la plus intéressante a moyen terme. 

Clevo P50

Ces processeurs et en particulier les Core i9 proposés, sont des puces que l’on est supposé trouver dans des portables haut de gamme à destination des joueurs et des pros. En pratique, ils n’existent pas. On trouve bien des puces i9-10980HK chez Chez Alienware ou MSI. On trouve également des i9-9900K… Mais pas vraiment de i9-10885H sur le marché. Clevo a annoncé un engin équipé de ce processeur, le PB50DF2. Un 15.6″ qui propose également un circuit graphique GeForce RTX Super. Dell a sorti un XPS 15 9500 avec une GeForce GTX 1070, HP a lancé des Envy et des Omen également équipés de ces puces. Des modèles Précision sont également apparus… Mais ces solutions ont connu une commercialisation quasi confidentielle. Pour s’en convaincre, il suffit de naviguer dans les sites de tests en ligne qui listent les résultats de ces processeurs. Les chiffres font peu par rapport aux produits d’autres gammes. Ces portables n’ont pas eu de gros retours chez nous et ont quasiment tous disparu des catalogues. Et c’est assez logique, annoncée à 556$ par Intel comme tarif client conseillé, la puce core-i9 s’est heurtée à un petit souci technique. Elle a explosé en vol.

L’autre problème vient du reste de l’offre actuelle. Les Puces AMD Ryzen situées sur le même segment sont moins chères pour une performance équivalente. Une  solution comme le Ryzen 7 4800H propose, à TDP identique, une prestation quasi équivalente en terme de calcul. Si la disponibilité de la solution AMD est pour le moment à la fois médiocre et totalement inaccessible aux constructeurs comme Topton, elle finira par devenir plus importante. A ce moment là, les engins équipés de ces puces Core i9 de dixième génération d’Intel seront quasiment impossibles à vendre. Autant essayer de s’en débarrasser tant que c’est encore possible.

Les retours de ce marché particulier que j’ai en ce moment sont assez clairs. Des puces débarquent des invendus d’Intel sur certains secteurs. Des processeurs totalement inaccessibles auparavant qui se retrouvent “bradés” sur un marché parallèle car les constructeurs et les grossistes veulent s’en débarrasser. Et cela conduit à ce genre de machine un peu bancale. Pourquoi bancale ? Parce que toute sa puissance de calcul est ici sous exploitée en l’absence de circuit graphique dédié. Sans port Thunderbolt pour lui greffer une solution externe AMD ou Nvidia, la machine restera confinée dans ses capacités de calcul sous exploitées.

De mon côté, je préfère attendre de voir une machine un peu plus aboutie, avec une marque plus connue également. Non pas que Topton soit forcément mauvais, je ne connais pas cette enseigne, mais parce que le même engin proposé par un Beelink ou autre sera sûrement plus abouti ou mieux garanti. Et puis j’attends de voir ce que nous réserve le marché. Une baisse continue des tarifs au fur et à mesure que la concurrence va se manifester sur ce type de puce. Et un effondrement à terme, lorsque les processeurs AMD déferleront…

Source : AndroidPC

TopTon lance un MiniPC sous Core i9-10885H © MiniMachines.net. 2020.

NvidiArm : Nvidia rachète ARM pour 40 milliards de dollars

Nvidia a confirmé sa volonté de racheter ARM pour ce montant faramineux de 40 milliards qui sera partagé en cash et en actions. Softbank, de son côté, a indiqué qu’il validait ce rachat. Le concepteur de circuit graphique deviendrait ainsi un acteur incontournable du marché international des processeurs.

ARM

Nvidia débourserait donc 21.5 milliards de dollars en action et 12 milliards de dollars en cash dont 2 à la signature1. D’autres montant seraient versés suivant diverses modalités. 1.5 milliard de dollars seraient notamment versés aux employés d’ARM. La transaction est pour le moment sujette à l’aval des autorités de la concurrence du Royaume Uni, de la Chine, de la communauté Européenne et des USA. Le rachat est prévu pour être finalisé d’ici 18 mois.

Nvidia

Softbank avait racheté ARM en 2016 pour 28 milliards d’euros et en avait cédé des parts auprès de plusieurs fonds depuis, la reprise par Nvidia de l’entité fait basculer la balance internationale des concepteurs de puce largement du côté de Nvidia. Ses clients deviennent ainsi aussi bien Apple que Samsung ou Qualcomm qui continueront à travailler  avec un établissement construit comme une antenne indépendante de la marque mère. Nvidia confirme que l’entité resterait domiciliée au Royaume Uni et qu’elle “continuerait à fonctionner selon son modèle de licences tout en maintenant une totale neutralité vis à vis de ses clients”.

Il est évident que la condition de l’acceptation de ce rachat par les autorités de la concurrence ne peut pas souffrir d’un autre mode de fonctionnement. Nvidia n’est pas un acteur majeur dans le monde des puces ARM grand public depuis que son catalogue se résume à des solutions Tegra uniquement déployées dans quelques références. Mais son implication dans les solutions serveur, l’Intelligence Artificielle et le monde de l’automobile en font un futur monstre dans tous ces métiers.

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Jetson Xavier, un SoC ARM associé à une solution Nvidia Volta

En étant propriétaire d’ARM, il devient évident qu’une séparation entre le fonctionnement de Nvidia et celui de la nouvelle entité doit être construite. Non pas d’un point de vue technique où l’on se doute que les ingénieurs d’ARM travailleront main dans la main avec ceux de Nvidia, mais bien sur le terrain de la concurrence. Il va sans dire que si un des clients d’ARM était floué pour avantager les solutions Nvidia, tout le système serait faussé. 

Il n’est pas encore sur que l’opération ait l’aval de l’autorité de la concurrence mais l’annonce est faite et la marque est à vendre. Softbank doit en effet avoir d’autres projets en tête et  fait ici une assez jolie plus value. Il faut dire que depuis 2016, il s’est passé pas mal de choses sur le terrain d’ARM. Non seulement les solutions se portent toujours très bien mais des acteurs majeurs continuent de faire confiance dans ce type de SoC : Apple va basculer ses machines sous ARM. Microsoft continue à parier sur des développements de Windows avec ce type de solutions. A noter que la branche IoT Service d’ARM ne fait pas partie de la transaction.

Jetson Nano, une carte de développement ARM/Nvidia à 99$ en action

Difficile de voir ce que Nvidia fera réellement de ARM en terme de développement de puces, si il lancera une nouvelle gamme de solutions Tegra ou investira largement dans le monde du serveur. Il est possible que la marque mette au goût du jour des solutions console pour Nintendo ou se focalise sur des usages plus futuristes comme le monde automobile. Il est également possible que ARM devienne rapidement un acteur majeur dans le monde de la téléphonie avec des solutions maison concurrentielles de celles des géants actuels.

NvidiArm : Nvidia rachète ARM pour 40 milliards de dollars © MiniMachines.net. 2020.

Beelink GK55 : un énième MiniPC sous Celeron J4125

Mais voilà, le Beelink GK55 sort en Septembre 2020 et depuis quelques temps le marché a drôlement évolué. Lancé à presque 290€, il fait pâle figure face à l’offre concurrente. A savoir les machines sous AMD Ryzen.

Beelink GK55

Le Beelink GK55 n’est pas une mauvaise solution, on retrouve des éléments assez classiques du marché actuel comme un Celeron Gemlini Lake J4125. Un processeur proposant quatre coeurs et quatre threads fonctionnant de 2 à 2.7 GHz avec 4 Mo de mémoire cache et un TDP de 10 watts. Il propose un circuit graphique UHD 600 à 700 MHz max. Une solution classique pour des usages classiques donc. Accompagné de 8 Go de mémoire vive DDR3 et de 128 Go de SSD, il ouvrira une voie confortable vers une utilisation Web, bureautique et multimédia. 

Beelink GK55

Le SSD pourra évoluer puisqu’il s’agit d’un modèle de SSD SATA 3.0 en M.2 2280, le Beelink GK55 embarque en prime un emplacement 2.5″ pour ajouter un second stockage SATA 3.0. Il propose du Wifi5, du Bluetooth 4.0 et une connectique plutôt complète : deux ports HDMI 1.4 pour gérer un affichage multi moniteurs, un port USB Type-C, deux ports USB 3.0 et deux ports USB 2.0. Une prise audio combo est également présente ainsi que deux ports Ethernet Gigabit pour gérer deux réseaux et un lecteur de cartes SDXC. L’engin mesure 12.4 cm de large pour 11.3 cm de profondeur et 4.1 cm d’épaisseur. Il pèse 295 grammes ce qui permettra de l’accrocher facilement derrière un écran grâce au support VESA fourni.

C’est donc une machine très correcte mais ce genre d’engin est désormais dans l’ombre des offres sous processeurs AMD. Si chez Beelink des machines comme le GT-R sous un AMD Ryzen 5-3550H bien plus puissant sont plus chères (comptez 320€ pour une version barebone) les offres concurrentes commencent a rendre inaudible les solutions équipées de puces Intel. 

Les 290€ de ce Beelink sont quasi équivalents aux 297€ demandés pour le Minisforum UM300 sous Ryzen 3 3300U en 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage accompagnés par un espace 2.5″ et proposant peu prou la même connectique. La version 16 Go et 512 Go de la même machine est à moins de 305€ ! L’écart de performances, de service et de prix est clairement à l’avantage de ces solutions AMD Ryzen offrant en plus des compétences graphiques supérieures.

Dans un autre genre, sous un processeur AMD Ryzen 5 2500U accompagné de 8 Go de mémoire vive et 256 Go de SSD, le T-Bao MN25 est proposé à 237.52€. 60€ moins chère que la Beelink GK55 avec une puce toujours plus rapide, une connectique un peu moins fournie mais en doublant la capacité de stockage tout en gardant une certaine évolution.

ProcesseurCores/ThreadsFréquencesCache L2TDP
Pentium Silver N60054/42/3.3 GHz4 Mo10W
Celeron N51054/42/2.8 GHz4 Mo10W
Celeron N45052/22/2.9 GHz4 Mo10W
Pentium Silver N60004/41.1/3.1 GHz4 Mo6W
Celeron N51004/41.1/2.8 GHz4 Mo6W
Celeron N45002/21.1/2.8 GHz4 Mo6W

On sait qu’Intel va lancer des nouveautés sur le marché des puces basse consommation avec la sortie des puces Jasper Lake qui devraient annoncer des solutions Celeron et Pentium plus évoluées. Mais ce catalogue de nouvelles puces est attendu pour le début de l’année prochaine et je doute que leurs tarifs et leurs disponibilités soient au goût des petits fabricants comme Beelink et autres. Je vois mal ce marché particulier continuer a s’intéresser aux puces Gemini Lake à moyen terme, la concurrence d’AMD est trop forte avec ses Ryzen qui permettent de fabriquer mieux pour moins cher.

Difficile de conseiller une solution Intel Gemini Lake aujourd’hui face à des engins plus performants et moins cher en Ryzen…

Beelink GK55 : un énième MiniPC sous Celeron J4125 © MiniMachines.net. 2020.

Jasper Lake : la prochaine gamme Intel Celeron et Pentium détaillée

Jasper Lake c’est le nom de code des nouveau coeurs d’Intel à destination du marché low-cost et basse consommation. Des puces que l’on retrouve dans de nombreux ultraportables abordables mais également dans une foule de MiniPC. Alors que les Gemini Lake (architecture Goldmont Plus)  ont été lancés en 2017, on les trouve encore en vente en 2020. Les Gemini Lake Refresh ont suivi en 2019 mais avec une disponibilité parfois compliquée

En 2021, Intel va donc lancer les Jasper Lake en se basant sur une nouvelle architecture, Tremont, gravée en 10 nanomètres. Le résultat de ce changement de catégorie devrait se traduire par une augmentation globale des performances de 30% environ par rapport aux puces actuelles. 

La première gamme de solutions annoncées pour 2021 serait composée de 6 processeurs : 2 Pentium et 4 Celeron, ils seraient normalement prévus pour des machines de bureau type MiniPC. Mais la porosité de ce marché fait que l’on a retrouvé de ces puces dans des engins très, très, variés…

ProcesseurCores/ThreadsFréquencesCache L2TDP
Pentium Silver N60054/42/3.3 GHz4 Mo10W
Celeron N51054/42/2.8 GHz4 Mo10W
Celeron N45052/22/2.9 GHz4 Mo10W
Pentium Silver N60004/41.1/3.1 GHz4 Mo6W
Celeron N51004/41.1/2.8 GHz4 Mo6W
Celeron N45002/21.1/2.8 GHz4 Mo6W

Cela signifie que la production de solutions Tremont va augmenter, actuellement ils sont intégrés aux puces Lakefield qui emploient la technologie Foveros pour additionner des coeurs Tremont d’Atom avec des coeurs Sunny Cove de type Core. Intel semble donc assez confiant pour proposer des puces en quantité sur ce segment de gravure 10 nanomètres. 

Athlon Silver 3050e

Intel doit mettre les bouchées doubles sur ce segment de puces à basse consommation. Entre 6 et 10 watts, le fondeur n’avait avant aucun véritable concurrent. Ses puces “Gold” et “Silver” ne souffraient pas vraiment de concurrence… Mais cela va changer dans le futur puisque AMD semble s’intéresser également à ce segment. Ses AMD Silver 3050E, AMD 3020e et AMD 3015e tourneront dans un TDP de 6 watts… De quoi donner un peu de concurrence sur ce marché particulier.

Les processeurs AMD Athlon Silver 3050e seront construits sur une solution double coeurs Zen et géreront quatre threads. Ils seront cadencés jusqu’à 2.8 GHz en mode Turbo et proposeront un chipset Radeon Vega 3 à 1 Ghz. De quoi motiver Intel à rester sage sur les tarifs et un peu plus excité sur les performances.

Source : Fanlesstech

Jasper Lake : la prochaine gamme Intel Celeron et Pentium détaillée © MiniMachines.net. 2020.

Tiger Lake, la 11e gen d’Intel se dévoile avec quelques surprises

Intel a donc détaillé sa toute nouvelle architecture Tiger Lake, celle qui anime ses puces Core de onzième génération. De nouveaux processeurs à destination des portables. Une annonce technique accompagnée d’une nouvelle évolutin du marketing  de la marque. Le Project Athena, lancé pour aligner les constructeurs autour de solutions Intel, est abandonné au profit d’une nouvelle formule . Un label “Evo” va venir reprendre le flambeau. 

Intel Evo

 

La naissance d’EVO

Le Project Athena, on s’en souvient, c’est un aiguillage mis en place par Intel pour influer sur le fonctionnement des constructeurs. La marque avait fait la même chose avec les ultrabooks avec beaucoup de succès. En gros, il s’agit d’une gare de triage, les ultraportables se présentent face à un physionomistes qui leur dit quelle voie prendre. Si les machines proposent une autonomie suffisante, des performances adaptées, une certaine épaisseur et une certaine connectique, alors ce sont des machines qui sont validées et peuvent entrer sur la voie “Project Athena”. Si elles sont trop épaisses, si elles n’ont pas la bonne autonomie ni les bons connecteurs, elles ne pourront pas s’y diriger.

Opportunément, et c’est ma foi très logique, la voie “Project Athena” était conditionnée à la présence d’un processeur Intel. L’emploi d’un processeur Intel Core à basse consommation pour obtenir l’autonomie demandée. La présence obligatoire d’un Thunderbolt 3.0 et autres détails techniques faisaient que le Project Athena était une voie réservée aux puces de la marque. Une manière de pousser les constructeurs à ne pas lorgner chez la concurrence Qualcomm et AMD.

EVO Tiger Lake

En contrepartie, Intel aidait au financement du marketing de votre machine, cofinançait vos campagnes de pub et vous prenait même sous son aile pour vous accompagner dans le développement optimal de votre PC à grand renfort d’ingénieurs. Et ça a marché. Du moins en partie. Parce que le grand public n’a jamais vraiment compris la démarche et que je n’ai vu nulle part de PC portable étaler sur sa boite ou sa carcasse qu’il faisait partie de la grande famille des PC Project Athena. trop complexe, trop difficile à mettre en avant, la partie grand public du projet lancé en 2019 n’a pas vraiment fonctionné. Du moins pas aussi bien que les rouleaux compresseurs publicitaires qui ont été les solutions “Centrino” ou “Ultrabook”.

Intel a donc décidé de transformer Project Athena en un nouveau label : Evo. Avec ce nouveau guide, Intel veut conserver la même philosophie et assure vouloir garantir aux clients un nouvel ensemble de KEI. Un acronyme pour Key Experience Indicators. Des points qui définissent en partie ce dont la machine sera capable. On pourrait croire que Evo revient au même que Project Athena mais il y a quelques subtiles différences. Le Label Evo ne s’arrêtera pas qu’à une demande théorique pour être attribué, il faudra passer par la case pratique pour être pris en compte.

EVO Tiger Lake

Si pour les Ultrabooks ou Athena, il suffisait que les constructeurs jurent sur la tête de leurs milliampères que leurs engins allaient tenir 16 heures en autonomie, avec le Label Evo il faudra mesurer ce résultat. Intel veut du concret, la marque s’étant sans doute rendu compte de l’énorme différence entre les annonces de certains constructeurs et la pratique. Les fameuses autonomies de laboratoire qui ne correspondent à rien en pratique. Facile de tenir 16 heures devant une machine déconnectée de tout réseau, avec une luminosité à 20%, en n’utilisant qu’un bloc note avec le vent dans le dos. C’est autre chose quand le client final se rend compte qu’il tourne plutôt à 8 heures d’autonomie une fois repassé en conditions réelles.

Intel veut tout mesurer et faire de son Label Evo un label de confiance. Un truc sur lequel on pourra compter pour acheter une machine sérieuse. Si des détails techniques sont donc toujours de la partie avec une finesse à atteindre, une certaine luminosité de la dalle ou des pré-requis en mémoire vive et en stockage…. Il faudra également montrer patte blanche en autonomie, en réactivité au retour de veille et autres. 

Tiger Lake PC

C’est également un moyen pratique de conditionner Evo à Intel et donc de conditionner des ventes équipées en processeurs Tiger Lake. Pour que le label soit validé, il faut bien sûr employer une puce Intel Core de onzième génération. C’est elle qui donnera certains précieux sésames pour valider des points importants comme du Wifi6 et du Thunderbolt 4… Evidemment, pour les constructeurs le challenge est plus difficile mais tous semblent avoir répondu à l’appel. Plus de 150 designs sont déjà en chantier, HP, Lenovo, Acer, Asus, Dynabook, MSI, LG, Razer, Samsung… toute la planète va sortir des machines qui auront droit à l’appellation Evo.

Mais plus que l’annonce d’Evo, c’est bien sa onzième génération de puces qu’Intel a mis en avant.

Tiger Lake

Intel Tiger Lake : 9 processeurs, du 10 nanomètres et un nouveau circuit graphique

Intel a le feu aux connecteurs. AMD a le vent en poupe avec des puces haut de gamme qui font l’actualité ces derniers mois. Assez pour que de nombreux constructeurs sortent de leur léthargie et se penchent, enfin, sur les nouveaux Ryzen en proposant des alternatives au “tout Core” que l’on a eu pendant des années.

Tiger Lake

La réaction d’Intel était donc attendue et, loin des débats stériles sur la finesse de gravure ou autre qui n’intéressent pas le grand public, elle est assez intéressante. Il faut bien comprendre qu’un acheteur de portable n’a aucune idée, en général, de la composition de sa machine. Il suffit d’aller traîner dans les rayons info d’un distributeur comme Darty, Fnac ou Boulanger pour s’en rendre compte. Au mieux, ils feront confiance à un ami qui les aura guidé vers une machine, au pire ils choisiront suivant les promos. L’offre et pléthorique, les technologies sont complexes et beaucoup beaucoup d’acheteurs se rattachent aux branches qu’ils peuvent encore trouver.

En général ce sont la marque du PC, la marque du processeur1, le nombre de “gigots” de mémoire vive et de “téo” de stockage. Le reste ? Cela passe souvent à l’As.

L’idée d’Intel avec Tiger Lake c’est de proposer une nouvelle donne. Un processeur parfaitement à l’aise avec les usages du quotidien. Une puce taillé non pas pour l’exceptionnel mais bien pour la pratique du PC. Une des phrases fortes de la présentation d’Intel est très facile à comprendre : Nous sommes les meilleurs dans tout ce que vous faites au quotidien avec votre PC. Voilà ce que dit en substance la marque au marché. Cela pourrait passer pour un aveu de faiblesse par rapport à AMD qui peut retourner cet aveu en disant : on est donc meilleurs sur les performances haut de gamme. Oui, mais Intel s’en fout. Intel vise la plus grosse part du gâteau.

Tiger Lake

Tiger Lake vise le grand public

Pour Intel, la cible de Tiger Lake c’est le PC d’entreprise et le PC familial. La machine non pas taillée pour exploser les scores de performances dans les tests mais une gamme d’ordinateurs ayant d’excellentes performances et de nombreux avantages annexes. Il va sans dire que ce discours est lié à la position d’Intel en ce moment. La marque ne tenait pas la même ligne quand elle écrasait la concurrence…

Tiger Lake

Les Tiger Lake que la marque a officialisés sont les modèles les moins gourmands en watts, ceux qui auraient été estampillés Y et U sur la génération précédente. Mais dans sa grande volonté d’être plus didactique, Intel a encore décidé de rebattre les cartes de ses appellations de processeurs. Désormais il faudra lire la référence de chaque puce en détail et jusqu’à la fin pour voir de quoi il s’agit. Un coup de bol que les Egyptiens ne se soient pas servis du même système pour écrire leurs hiéroglyphes, Champollion aurait probablement jeté l’éponge.

Tiger Lake

Si vous voyez un “02” en fin de référence, avant la lettre G, c’est que votre processeur Tiger Lake consomme de 7 à 15 watts. Logique. Si vous voyez un “5” c’est qu’il d’agit d’une puce fonctionnant de 12 à 25 watts de TDP. C’est évidemment peu lisible et il faudra encore et encore expliquer les références et ce qu’elles veulent dire pour que le public comprenne… ou pas. Si vous ne devez retenir qu’une chose, c’est que le ix en début de référence place le processeur en terme de performances. Les Core i3 sont moins rapides que les i5 et eux même sont moins véloces que les i7. Le 11 qui suit désigne la onzième génération Tiger Lake. Le reste, pas la peine de l’apprendre par  coeur, il faudra plus volontiers pianoter le nom de la puce dans votre moteur de recherche favori pour savoir exactement à quoi elle fait référence.

Tiger Lake

Ah et ne comptez plus sur les chiffres des Core i3, i5 ou i7 pour vous renseigner sur le nombre de coeurs et de threads dans les puces, c’est désormais le flou artistique. Le Core i3-1125G4 est un 4 coeurs et 8 Threads au même titre que le Core i7-1185G7. Subtil.

Tiger Lake

Un dernier détail, si vous voulez savoir d’un coup d’oeil si votre futur Tiger Lake est équipé d’un circuit graphique Intel Xe et non pas d’un UHD Graphics, fiez vous aux références Gx en fin de dénomination. Le G est pour Graphics. Si il s’agit d’un G4, il sera estampillé UHD Graphics.

Tiger Lake

Si c’est un G7 alors il s’appellera Intel Xe. En réalité, il s’agit du même moteur architectural Xe pour tous les circuits mais Intel préfère les différencier probablement pour des raisons marketing. Les modèles G4 ont 48 unités de calcul. Les G7 intégrés aux Core i5 ont 80 et les G7 de Core i7 en accumulent 96. Super facile.

RéférenceCores/ThreadsTDPFréquencesUnités GFXFréq GFXCacheRAM
i7-1185G74/812-28W3/4.8/4.3 GHz961.35 GHz12 MoDDR4-3200
LPDDR4x-4266
i7-1165G74/812-28W2.8/4.7/4.1 GHz961.3 GHz12 MoDDR4-3200
LPDDR4x-4266
i5-1135G74/812-28W2.4/4.2/3.8 GHz801.3 GHz8 MoDDR4-3200
LPDDR4x-4266
i3-1125G44/812-28W2/3.7/3.3 GHz481.25 GHz8 MoDDR4-3200
LPDDR4x-3733
i3-1115G42/412-28W3/4.1/4.1 GHz481.2 GHz6 MoDDR4-3200
LPDDR4x-3733
i7-1160G74/87-15W1.2/4.4/3.6 GHz961.1 GHz12 MoLPDDR4x-4266
i5-1130G74/87-15W1.1/4/3.4 GHz801.1 GHz8 MoLPDDR4x-4266
i3-1120G44/87-15W1.1/3.5/3 GHz481.1 GHz8 MoLPDDR4x-4266
i3-1110G42/47-15W1.8/6.9/3.9 GHz481.1 GHz6 MoLPDDR4x-4266

A noter que les Core i3-1120G4 et i3-1125G4 ne seront pas disponibles avant 2021

Tiger Lake

Le cache évolue également avec des puces proposant jusqu’à 12 Mo de mémoire intégrée. Les fréquences sont également en hausse et le travail réalisé par la marque sur cette gamme est assez impressionnant si on les juge par leurs faibles enveloppes thermiques. Gage de designs fins et d’autonomies record avec des engins ayant quand même de belles réserves de performances au besoin.

Versus

Il faut dire que les puces Intel Ice Lake de dixième génération avaient salement souffert de l’annonce des Ryzen Mobile 4000 d’AMD. Les puces Zen 2 du concurrents avaient mis à plat les Core et fait assez de bruit pour que les constructeurs s’y intéressent.

Versus

La partie sera désormais plus serrée avec des promesses d’Intel assez motivantes. Le fondeur estime que son processeur haut de gamme sur ce segment, le Core i7-1185G7 en 4C/8T et 28 Watts de TDP passerait devant un Ryzen 7 4800U en 8C/16T pour 25 watts de TDP dans de nombreuses applications : Surf, bureautique, retouche photo et montage vidéo. 

Versus

Pour le jeu enfin, les solutions Intel Tiger Lake devraient également sortir du lot. Avec des performances FullHD annoncées très intéressantes. La nouvelle solution par défaut d’Intel, son circuit Xe, proposerait des capacités de jeu 3D suffisantes pour de nombreux joueurs. Elles mettraient à l’amende des solution AMD comme les circuits Nvidia MX350 actuels. Ce qui expliquerait pourquoi Nvidia a annoncé son MX450 il y a peu. Les deux marques voulant probablement continuer à jouer au chat et à la souris.

Versus
Reste à connaitre l’étendue exacte de ces comparaisons, en l’absence de grille tarifaire et de tests indépendants pour comparer les solutions, il faut évidemment rester assez circonspect face à ces annonces. Cela reste néanmoins logique, Intel appuie désormais son moteur de base sur son architecture graphique Xe. Le processeur profite également d’une intéressante panoplie d’outils. De l’intelligence artificielle qui correspond à des usages concrets mais également du Wifi6, du PCI4 et du Thunderbolt 4.0. Autant d’éléments qui devraient permettre à Intel de travailler avec les plus grandes marques de PC pour proposer des engins suffisamment efficaces et rapides pour répondre aux attentes de la majorité des utilisateurs à défaut de combler les espoirs des plus experts et des marchés de niche.

11th Gen Intel

La gamme Tiger Lake annoncée ne vise ni les créateurs, ni les gamers ni ceux à la recherche des meilleures performances possibles mais ceux qui veulent un ordinateur portable fin et léger, proposant une grande autonomie et capable de répondre à tous les besoins classiques. Du jeu, de la bureautique, du web et de la création dans un engin fin et léger. 

EVO Tiger Lake

Tiger Lake et Evo, de redoutables armes marketing

Avec sa nouvelle solution Evo, Intel va estampiller les machines avec un nouveau sticker. Un phare dans la jungle des références actuelles. En proposant de ne l’attribuer qu’aux machines méritantes, le constructeur se pose en juge arbitre du marché. Une position assez enviable pour AMD qui n’a pas encore le poids de références ni la reconnaissance du grand public pour s’y essayer.

Intel Evo promet beaucoup de choses comme une autonomie minimale d’usage de 9 heures en FullHD avec des applications réelles et non pas des tests en conditions trop avantageuses pour les constructeurs. La sortie d’une mise en veille système inférieure à 1 seconde, la charge rapide des machines avec au moins 4 heures d’usage pour 30 minutes de branchement secteur. Autre point garanti par Evo, des performances qui restent efficaces même lorsque l’on est sur batteries ainsi que la présence de fonctions avancées comme le Wifi6 et le Thunderbolt 4.0.

11th Gen Intel Core mobile processors, built on Intel’s 10nm SuperFin process, introduce the all-new Willow Cove architecture, which includes new CPU and GPU optimization and capabilities, greater AI acceleration, the fastest connectivity and more. They w

A la différence du Project Lake de 2019 qu’il semblait dés le départ difficile à faire fructifier niveau ventes, le travail sur Evo est bien plus lisible. Intel va décliner des stickers et une grosse communication autour de son nouveau profil de machines.

Les constructeurs vont les mettre en avant en martelant le message de la promesse d’Intel. Evo sera vu comme une médaille délivrée uniquement aux portables méritants et les vendeurs comme ceux qui conseillent les machines pourront toujours guider les plus hésitants en leur disant de se focaliser sur les références présentant le sticker. Une manière de former le marché à sa mesure tout en assurant l’attribution des bons points aux élèves jouant le jeu.

Tiger Lake

Tiger Lake est une bonne nouvelle pour le marché PC, même si il faudra évidemment questionner ses performances et son positionnement tarifaire. Mais avec Evo, la onzième génération d’Intel ressemble bien à un phare dans l’offre PC. Un guide qui devrait permettre de faire des achats proposant au moins un niveau de performances et d’usages décent. Cela ne va probablement pas assagir les tarifs mais cela devrait éviter de subir les machines trop médiocres de certains constructeurs. 

Tiger Lake, la 11e gen d’Intel se dévoile avec quelques surprises © MiniMachines.net. 2020.

Beelink GT-R Pro : une version haut de gamme de la machine Ryzen 5 3550H

Beelink est un spécialiste de ce genre de machines à suite, on dirait parfois les Fast&Furious du MiniPC. Alors que le Beelink GT-R démarre à peine sa carrière, certes sur les chapeaux de roue, la marque annonce déjà la suite avec le GT-R Pro. Une version améliorée de l’engin qui vise un public un peu différent.

Beelink GT-R Pro

Sur le fond, le Beelink GT-R Pro et la version de base sont identiques. On reprend le même châssis avec les mêmes fonctionnalités et surtout la même carte mère proposant un processeur AMD Ryzen 5 3550H en quatre coeurs et huit threads tournant de 2.1 à 3.7 GHz avec un chipset Radeon Vega 8 à 1.2 GHz. Le châssis est identique d’aspect avec toujours un même système de ventilation et de caloducs et un lecteur d’empreintes sur le dessus pour piloter les fonctions biométriques de Windows Hello.

Beelink GT-R Pro
En interne, de 4 à 16 Go de mémoire vive DDR4-2400 sur deux slots de mémoire SoDimm. On pourra lui ajouter jusqu’à 32 Go de mémoire vive par défaut. Le stockage est confié à trois solutions distinctes avec deux slots M.2 2280 le premier en SATA 3.0 et le second en NVMe en plus d’un emplacement 2.5″ SATA. 

La connectique en façade est identique puisqu’on retrouve les deux ports USB 3.0 Type-A accompagnés d’un port USB Type-C et d’un jack audio 3.5 mm micro et casque. Le châssis propose également deux microphones et un bouton de démarrage. 

Beelink GT-R Pro

C’est sur la face arrière que l’on découvre les vraies nouveautés présentées par la Beelink Gt-R Pro : en plus des connecteurs présents sur le modèle de base, on retrouve deux jacks supplémentaires liés à un circuit audio embarqué.

Beelink GT-R Pro

La marque ne précise pas lequel mais une sortie casque combinée à un micro et une entrée micro séparées sont intégrés au châssis pour un usage lié au jeu. Cette extension est accompagnée d’une seconde série de ports dédiés à un usage plus original. Beelink a ajouté une série de connecteurs dédiés au pilotage d’un smartphone.

Beelink GT-R Pro

Une entrée USB Type-C permettra de connecter votre téléphone directement au châssis. Elle servira à le recharger mais pourra également faire transiter données et signal vidéo. De telle sorte que votre smartphone pourra utiliser le Beelink GT-R comme dock. Une sortie HDMI supplémentaire permettant d’extraire le signal de votre smartphone sur un écran externe. Deux ports USB dédiés permettront, en outre, de piloter votre interface.

Beelink GT-R Pro

Les solutions Android proposant des bureaux virtuels dans ce genre de scénarios pourront donc profiter d’une souris et d’un clavier. En façade, un petit bouton supplémentaire permettra de basculer ce second affichage de celui en provenance de votre smartphone à celui de votre PC. De telle sorte qu’il sera possible de piloter les deux engins avec un écran unique. Les trois sorties vidéo de l’engin de base sont toujours là pour piloter par défaut jusqu’à 3 écrans.

Pour finir, le module Wifi5 de la version de base passe à une solution Wifi6… Le Beelink GT-R Pro ressemble à une réaction rapide de la marque pour surfer sur le succès de son premier modèle. Le précommandes sont importantes et les retours excellents sur ce premier modèle. Cette seconde solution est un peu plus spécialisée et devrait coûter un peu plus cher également, une bonne manière pour Beelink de faire fructifier son design et son implication dans le développement d’un engin sous processeur AMD Ryzen Zen 2.

Je ne serais pas surpris de voir encore d’autres déclinaison de ce châssis dans le futur et, au vu du succès des puces AMD dans ces MiniPC, l’apparition de beaucoup d’autres solutions chez Beelink comme chez ses concurrents.

Beelink GT-R Pro : une version haut de gamme de la machine Ryzen 5 3550H © MiniMachines.net. 2020.

WiiBoy Color : une Wii dans un châssis de GameBoy

Et le résultat est plutôt spectaculaire ! Cette WiiBoy Color est une merveille de ,compacité et de réalisation. Il ne s’agit pas d’une énième réalisation permettant d’émuler la console mais bien de la console elle même. Une vraie Wii a été désossée, découpée et ré-assemblée pour tenir dans un châssis aux dimensions quasi exactes d’une GameBoy Color.

Cela rend la WiiBoy Color parfaitement exploitable, totalement compatible avec les jeux originaux de Nintendo ainsi que d’autres via les fonctions internes du système et quelques ajouts logiciels. Evidemment les médias sur disque optiques ne sont plus compatibles et il faut passer par un stockage alternatif pour monter ses jeux dans le système. Mais pour tout le reste, l’exécution des jeux est identique à ce que proposerait une console de salon

Wiiboy Color

Les morceaux originaux de la Wii sont associés entre eux grâce à des composants et circuits créés sur mesure. Il faut évidemment des compétences et un savoir faire énorme pour parvenir à ce résultat. Le boitier, imprimé en 3D, accepte tous les composants, une batterie, un écran et des boutons et joysticks pour permettre de profiter aux mieux des capacités de la console.

Wiiboy Color

L’écran est un 3.5″ IPS en 480p, les boutons sont issus d’une Nintendo DS Lite et d’une manette de Nintendo Switch. Le contrôleur interne de ces différents boutons et joysticks provient quand à lui d’une manette de Gamecube. Un haut parleur est également intégré dur le devant du châssis.

Wiiboy Color

A l’arrière on retrouve deux gâchettes, deux boutons supplémentaires et une aération pour la ventilation de l’ensemble. Sur le côté le bouton de démarrage et un double bouton de volume. Au dessus on retrouve une LED témoin du niveau de batterie, un port USB Type-C pour alimenter la machine et transferer des fichiers et un jack 3.5 mm pour brancher un casque. L’avantage du port USB Type-C étant la possibilité de profiter d’une batterie externe pour améliorer l’autonomie de base de la Wiiboy Color. Par défaut la console offre entre 2 et 3 heures d’autonomie, avec une solution externe on peut compter sur 4 heures de jeu supplémentaires.

Wiiboy Color

Le stockage des jeux est effectué une nano clé USB interne qui peut facilement être changée. Le résultat est incroyable au vu de l’encombrement de l’objet. La réalisation est en tout point exceptionnelle et rien que le travail de conception du châssis est impressionnant. 

WiiBoy Color : une Wii dans un châssis de GameBoy © MiniMachines.net. 2020.

E-Ink et Avalue annoncent une liseuse grand format

Un nouvel acteur débarque sur le marché des liseuses et il est particulièrement intéressant car il est né d’une collaboration entre E-Ink et Avalue, un assembleur et fabricant d’ordinateurs. La présence de E-Ink dans cette aventure est gage d’un investissement important du créateur de ces technologies d’encre numérique et peut être le signe d’un déblocage de certains points. Avalue assurera, quant à lui, son rôle de fabrication, d’adaptation et de distribution auprès de ses partenaires.

Nouvelles kindle

On sent depuis quelques années que la concurrence sur le marché des liseuses est quelques peu faussée. Les grands fabricants et vendeurs de liseuses étant des acteurs déjà très bien établis, il ne reste plus beaucoup de place pour les innovations sur le secteurs. Certains, comme Amazon, proposent des produits plus luxueux et souvent assez chers, mais qui restent coincés dans les mêmes diagonales et schémas de fonctionnement. Des brevets et technologies importants comme les encres couleurs de Liquavista, racheté par Amazon à Samsung, donnaient l’espoir de nouvelles liseuses couleur mais n’ont au final abouti sur rien. Tout le monde se regarde en chien de fusil et compte sur la puissance de son marketing plus que  sur son innovation pour réussir.

Des sociétés depuis longtemps installées sur le marché des liseuses numériques en souffrent, chercher à lutter avec de l’innovation sur ce marché s’avère compliqué. Les machines originales coûtent forcément plus cher et une bonne partie de leur distribution est complexe du simple fait de la présence d’une gamme Kindle attachée à Amazon… Sony, par exemple, a annoncé se retirer de ce secteur. Ses produits de 10.3 et 13.3″, des liseuses originales grands formats, ne sont plus en vente et le site de la marque ne propose plus non plus de pages concernant cette activité… 

E Ink Logo

Le fait que E-Ink s’implique dans la création ET la distribution d’une liseuse est donc un mouvement important. Un geste qui peut faire grincer des dents la concurrence d’ailleurs puisque cela veut dire que de nombreux vendeurs de liseuses vont désormais acheter leurs dalles d’encres numériques à un concurrent. Un peu comme lorsque Microsoft s’est mis à vendre des portables et des tablettes ou quand Intel a lancé ses propres machines avec les NUC par exemple. Pour contrer un peu cet effet, E-Ink et Avalue ne vont pas vendre en direct leur produit, juste le concevoir et le fabriquer afin que des marques puissent s’en emparer et les vendre à leur nom.

E-Ink et Avalue

C’est un bon moyen de renouveler le marché. Le prototype fabriqué par Avalue est un engin encore assez secret, du moins le site ne le détaille pas entièrement mais il propose des fonctions assez avancées dans une diagonale qui semble intéressante. Il est tactile avec une prise en charge des stylets actifs mais également avec les doigts malgré la présence d’une surface légèrement texturée afin de retrouver la sensation du glissement d’un crayon sur le papier. L’ensemble n’a pas encore de nom ni de taille définie, l’appareil en lui même semble correspondre au standard Letter américain, soit 21,6 × 27,9 cm.

Avalue et E-Ink

Un dispositif grande taille donc qui permettra de lire des magazines et de la documentation issue de PDF sans avoir besoin de jongler entre plusieurs pages ni de trop jouer avec le pourcentage d’affichage du document.

Avalue et E-Ink

La taille exacte du dispositif n’est pas donnée mais l’épaisseur est évaluée à celle de 30 feuilles de papier ce qui reste fort peu par rapport à ce que ce genre de dispositif peut contenir en terme de contenus en réalité. Pas d’informations détaillées non plus sur la connexion de l’engin mais elle sera évidemment Wifi pour se connecter facilement en ligne. Son autonomie annoncée est de 3 semaines. Son affichage sera classique, signé E-Ink il permettra de lire des documents en plein soleil sans reflets et en noir et blanc. 

stylet

Reste à connaitre le tarif de cet engin, pour le moment il n’est évidemment pas mentionné. Il dépendra des exigences de la marque voulant le commercialiser. Le duo E-Ink et Avalue précise que la tablette pourra être customisée au bon vouloir du client, ce qui laisse supposer des aménagements esthétiques variés et la possibilité d’une concurrence achetant le même dispositif avec des finitions différentes. Suivant les options, les quantités et la volonté du distributeur final, on découvrira un tarif local chez chaque vendeur.

Sony Digital Paper

Sony Digital Paper Tablet

Reste à espérer que les marques distributrices ayant envie de pénétrer ce marché comprennent qu’elles jouent face à des mastodontes ayant deux gros avantages sur le terrain : un catalogue de distribution énorme pour remplir les liseuses et un nom. Nombre de personnes que je croise appellent les liseuses des Kindle par défaut. Même lorsqu’il s’agit de produits concurrents… Et c’est le genre de constat qui fait normalement réfléchir aux moyens de pénétrer un nouveau marché. A vrai dire, je ne vois qu’une seule solution de se faire un nom facilement pour un nouvel intervenant : le prix. Proposer un engin accessible de ce format pourrait chambouler un peu les choses, essayer de proposer des tablettes visant le segment haut de gamme avec un tarif trop élevé n’aura probablement aucun impact.

Je ne suis pas devin, je ne fais que remarquer qu’un géant comme Sony semble vouloir se retirer de l’aventure tout en ayant d’excellentes liseuses sur le marché. Mais des liseuses vendues à des tarifs souvent très dissuasifs…

E-Ink et Avalue annoncent une liseuse grand format © MiniMachines.net. 2020.

E-Ink annonce un écran ePaper pliable de 10.3 pouces

Ce nouvel écran ePaper pliable signé E-Ink mesure 10.3 pouces, de quoi fabriquer un pseudo livre en pliant le dispositif en deux. C’est probablement l’idée retenue par le fabriquant et la plus évidente, redonner le format “classique” du bouquin aux utilisateurs.

L’avantage de l’encre numérique étant que l’objet peut rester passif, la luminosité de l’affichage étant assurée par la luminosité extérieure. La dalle réflective usant de la luminosité globale pour assurer la lisibilité du texte et des images. L’objet pourrait donc être léger, d’une consommation faible qui ne demande pas une grosse batterie, et rester fin.

Ici, on découvre un objet assez plaisant à utiliser avec un format double page, des boutons de navigation et même une possibilité d’éclairage externe pour profiter de l’objet dans des conditions d’éclairage défavorables. Limité à quelques nuances de gris, ce dispositif permettrait donc de créer un pseudo livre et de le proposer à l’usage pour  retrouver le format de l’original. Un format qui aurait également l’avantage qu’une fois déplié, on retrouverait alors une diagonale plus importante ce qui permettrait de profiter d’un format adapté à d’autres contenus comme des revues ou la lecture de documents techniques. Une sorte de deux-en-un qui offrirait plus d’usages donc.

ePaper pliable
C’est une approche intéressante mais je reste circonspect. Est-ce que pour la lecture de livres électroniques, le format de liseuse actuel n’est t-il pas finalement plus adapté ? L’apport du format livre sent bon la nostalgie mais serait t-il vraiment pratique à l’usage ? Le format “une page” des liseuses est finalement plus simple dans de nombreuses situations et notamment en extérieur. Retrouver l’idée du livre semble une bonne chose mais dans la pratique cela ne singera t-il pas que ses mauvais côtés ? D’autant que le surcoût lié à la formule ePaper pliable sera sans doute difficile à avaler…

Est-ce la raison pour  laquelle E-Ink n’a jamais commercialisé son précédent prototype d’encre numérique ? Je suppose que le véritable intérêt du ePaper pliable pour la marque n’est pas de trouver des partenaires pour fabriquer des liseuses d’un nouveau genre… Mais plutôt d’habiller des équipements. Avec un écran de ce type, il est possible d’imaginer des panneaux d’affichage numériques circulaires ou ayant des formes qui épouseraient les contours d’un objet. Il y a probablement là plus de débouchés industriels pour la marque qu’avec un pseudo format livre.

Mais bon, pourquoi pas après tout, si un nouvel acteur venait sur le marché et voulait se faire connaitre, ce serait sans doute une bonne approche. Si un autre, plus ancien voulait ajouter un produit à sa gamme également.

E-Ink annonce un écran ePaper pliable de 10.3 pouces © MiniMachines.net. 2020.

Minisforum Deskmini UM300 : Un MiniPC sous Ryzen 3 3300U

Le Deskmini UM300 reprend la même recette technique que le Minisforum Deskmini DMAF5. Un engin présenté en Juin dernier et déjà sous processeur AMD Ryzen. Si le nouveau venu est moins performant avec une puce Ryzen 3 3300U, il est également plus aboutit sur d’autres postes en proposant par exemple deux slots de mémoire vive.

Minisforum Deskmini UM300

Le Minisforum Deskmini UM300 propose le même châssis à ouverture “facile”, une solution qui permet de débloquer le capot supérieur d’un geste pour  accéder aux composants évolutifs.

Minisforum Deskmini UM300    Minisforum Deskmini UM300

On retrouve alors un emplacement SSD M.2 2280 au format SATA, un emplacement pour un stockage 2.5″ SATA également et deux slots de mémoire vive DDR4 pour un traitement double canal.

Minisforum Deskmini UM300

C’est une grosse différence par rapport au précédent modèle qui embarquait certes une puce Ryzen 5 3550H mais uniquement un seul slot de mémoire vive. Ce n’est pas pour le montant de mémoire embarqué que cela change la donne mais bien pour la plus large bande passante proposée par le double canal des deux barrettes qu’il sera possible d’embarquer ici.

Minisforum Deskmini UM300

Pour le reste on retrouve une configuration classique avec une carte Wifi6 Intel AX200 proposant également du Bluetooth 5.1 ainsi qu’une assez large connectique. A l’avant du châssis on découvre un double microphone pour piloter un assistant virtuel sous Windows 10, un port USB Type-C 3.1 Gen2 avec prise en charge vidéo, deux autres ports USB 3.1 Type-A dont un avec une fonction de charge PC éteint pratique pour alimenter un smartphone ou une camera. un port jack combinant entrée micro et sortie casque et le bouton de démarrage de l’engin.

Minisforum Deskmini UM300

L’arrière du Deskmini UM300 est assez complet et ressemble là aussi à la machine précédente. On peut supposer qu’elles partagent le même châssis et qu’elles mesurent la même taille : 5.1 cm de haut pour 12 cm de côté. On retrouve donc deux USB 3.1 Type-A, une sortie HDMI 2.0 et un DisplayPort ce qui permettra de piloter trois sorties écran en UltraHD. Deux ports Ethernet Gigabit sont présents pour piloter deux réseaux Ethernet distincts. Un port Antivol Kensington Lock est également intégré.

Le châssis étant identique, le positionnement technique est le même avec la présence d’un ventilateur sous l’engin et donc du processeur AMD Ryzen 3 3300U et de ses 15 watts de TDP. Cette puce est un quadruple coeurs avec autant de threads qui fonctionne de 2.1 à 3.5 GHz avec 6 coeurs VEGA à 1.2 GHz et embarque 6 Mo de cache. Une puce performante pour les usages classiques de bureautique, web et autres mais également capable de taquiner un peu de 3D, de décompresser de l’UltraHD sans soucis sur de multiples écrans en parrallèle et adaptée à un usage complet d’un PC familial.

A noter que pour avoir pas mal discuté pendant mes vacances avec des spécialistes du refroidissement pour machines portables, mes appréhensions concernant le positionnement du processeur sous l’engin se révèlent plutôt infondées. Cela dépend évidemment du materiel embarqué pour refroidir le processeur mais le positionnement sous la carte mère n’est pas forcément un obstacle majeur dans la qualité de la dissipation globale de la machine. Celle-ci est bien gérée désormais même si, évidemment, il est préférable de faire jouer les lois de la physique à notre avantage en positionnant les éléments les plus générateurs de chaleur en haut de la machine. Cela n’affecte en réalité que peu le fonctionnement de l’engin, de l’ordre de quelques degrés Celsius tout au plus. Le principal étant que le dimensionnement de la solution de ventilation soit suffisant pour que l’ensemble puisse “encaisser” les watts dégager par la puce. Le seul bémol de ce genre de solution étant que la puce ainsi embarquée n’aura pas les moyens de se refroidir passivement. Autrement dit, ce type de construction, avec un processeur de ce genre, laissera toujours en marche la ventilation. Celle-ci pourra être faible, lente et quasiment inaudible même l’oreille collée sur le MiniPC, mais elle sera toujours active.

Minisforum Deskmini UM300

Ce Minisforum Deskmini UM300 est donc un engin assez complet, assez sympathique dans cette finition plus claire, et capable de piloter la plupart des applications classiques : Traitement de texte, tableur, retouche d’image, montage vidéo léger, web et même quelques jeux grâce à son processeur graphique Radeon Vega 6. Il est également bien fournit en connectique et plutôt discret. Livré avec un adaptateur VESA il pourra se connecter au derrière d’un écran facilement ou sur un meuble pour être quasiment invisible.

Reste son positionnement tarifaire avec des prix allant, pour le moment, de 351 à 422€ suivant son équipement interne. Le premier prix concerne une version 8/128 Go et le dernier un modèle en 16/512 Go. Toutes sous Ryzen 3 3300U. Pour voir tous les modèles disponibles chez Banggood, suivez ce lien. Je surveillerais évidemment l’évolution de son tarif dans les semaines à venir.

Minisforum Deskmini UM300 : Un MiniPC sous Ryzen 3 3300U © MiniMachines.net. 2020.

XCY M1T : un minuscule PC sous Celeron N4100

6.2 cm de côté sur 4.2 cm d’épaisseur, le XCY M1T est une vraie minimachine proposant des compétences tout à fait classiques et adaptée à un usage Web, multimédia et bureautique. 

XCY M1T
Le XCY M1T est équipé d’un Celeron Gemini Lake N4100, une puce très employée sur ce segment des MiniPC parce que répondant efficacement à beaucoup des besoins actuels tout en offrant un prix abordable et une dissipation thermique facilitée. La puce propose 4 cœurs et 4 threads cadencés de 1.1 à 2.4 Ghz avec 4 Mo de mémoire cache.

XCY M1T

Son circuit graphique Intel UHD 600 est capable de décoder des contenus UltraHD H.265 sans soucis et le processeur permet aussi bien de réaliser des retouches photos que de lancer des outils bureautiques ou des sessions web. Le processeur dégage 6 watts de TDP et la marque semble a  choisi de préférer l’usage d’un ventilateur pour en venir à bout plutôt qu’une solution de dissipation passive. Probablement pour préserver la taille ultra-compacte de l’engin. Comme souvent je me demande dans quelle mesure un de ces engin ne peut pas être facilement modifié pour fonctionner en silence via un dissipateur passif. 

XCY M1T

L’engin est équipé avec 8 Go de mémoire vive ce qui est largement suffisant pour une flopée d’usages différents. Son stockage de base est un SSD M.2 2242 SATA de 128 Go qui pourra évoluer vers des solutions plus importantes. Je ne suis pas sur que cela soit utile sur ce genre de machine de passer à 256 ou 512 Go de stockage interne mais c’est en tout cas une bonne chose de ne pas avoir de stockage eMMC figé en interne.

Un lecteur de cartes MicroSD est également présent pour ajouter des capacités de stockage à l’engin. La marque ne précise pas qu’il s’agit d’un MicroSDXC mais je doute qu’ils limitent cette option à un MicroSDHC et aux 32 Go maximum de stockage que cela imposerait.

XCY M1T

Le reste de la connectique est assez complet au vu de la taille de l’engin. On retrouve par exemple une sortie HDMI 2.0 ce qui permettra de sortir un signal UltraHD en 60 images par seconde pour en faire un MiniPC orienté multimédia ou simplement piloter confortablement un écran. On retrouve également deux ports USB 3.0 Type-A, une sortie audio et micro combinés au format jack 3.5 mm et pour finir un port USB Type-C qui ne servira que d’alimentation.

XCY M1T

Pas de port Ethernet donc et si il sera possible d’utiliser un adaptateur USB pour en proposer un à l’engin, il pourra également recourir à un Wifi5 et du Bluetooth 4.2 pilotés par un circuit Intel 7265AC.

XCY M1T

le MiniPC est livré avec un adaptateur secteur et un câble HDMI mais malheureusement sans adaptateur VESA pour le coincer derrière un écran. Au vu du format de l’engin je doute même que cela soit possible facilement.

Le XCY M1T est en vente sur AliExpress à 150.04€ grâce au coupon proposé par le vendeur sur sa page. Ce n’est pas le meilleur prix jamais rencontré pour ce type de machine mais un tarif très correct pour ce type d’engin à la destination précise. A noter qu’il est livré sans système mais devrait fonctionner aussi bien sous Linux que Windows.

Source : AndroidPC.es

XCY M1T : un minuscule PC sous Celeron N4100 © MiniMachines.net. 2020.

Flipper Zero : un Tamagochi pour hacker votre environnement

Il s’agit d’un projet Kickstarter qui semble avoir déjà brûlé son pas de tir. L’objet a atteint son financement en 8 petites minutes et a déjà dépassé plusieurs paliers. Il faut dire que la promesse de ce Flipper Zero est assez amusante.

Flipper Zero, c’est donc un Tamagochi, enfin du moins l’objet en reprend l’idée. Si vous ne savez pas ce qu’est un de ces gadgets électroniques, je vais rapidement vous éclairer. Les Tamagochi sont des jouets électroniques, des sortes d’œuf de plastique que l’on utilise souvent en porte clé et qui abrite un petit écran LCD. Sur cet écran un personnage composé de petits pixels assez frustres mime la vie d’un animal. Il faut le nourrir, jouer avec et le nettoyer pour le voir grandir heureux.

Ici, l’idée est presque la même avec un petit dauphin, Flipper donc, qui s’anime à l’écran et communique avec vous . Sauf que ce qui botte Flipper Zero, ce n’est pas de lui donner des pixels de nourriture ni de nettoyer ses étrons virtuels. Lui ce qu’il aime, c’est le hack.

Flipper Zero

Et on touche ici un second aspect du projet car derrière le côté ludique, le petit  appareil propose divers connecteurs et antennes. Il est programmable et peut interagir avec votre environnement. Par exemple en pilotant un appareil travaillant sur du 433 MHz comme une porte de garage. A chaque fois que vous apprenez quelques chose de ce genre à votre Flipper Zero, le petit Dauphin est content.

Flipper Zero

L’objet est décrit comme 100% Open Source et compatible avec de multiples formats : il propose ses propres GPIO, peut s’utiliser comme télécommande radio universelle en 315, 433 et 868 MHz, dispose d’un émetteur infrarouge et gère les signaux RFID. Suivant ses paliers de financement, il pourra même prendre en charge le Bluetooth (c’est déjà fait) et même le NFC.

Flipper Zero

Le petit dauphin gagnera des “niveaux” à chaque fois que vous manipulerez l’engin pour ouvrir une barrière, piloter un appareil ou tenter des expériences, l’animal vous en sera reconnaissant. Restez trop longtemps inactif et, au contraire, il vous fera la tête. Son écran 1.4″ n’est pas grand mais les 128 x 64 pixels sont suffisant pour une variété d’expressions très compréhensibles. 

Flipper ZeroLa manipulation du Flipper Zero est simple avec une croix directionnelle, un bouton de selection et un bouton de retour. La batterie interne profite de son écran à très basse consommation pour offrir jusqu’à 7 jours d’utilisation entre deux recharges qui se feront avec un port USB Type-C.

Flipper Zero

Le reste de l’objet propose des brochages classiques avec alimentation et GPIos pour piloter vos propres montages.

Flipper Zero

Le petit capteur et récepteur infrarouge permettra de lire et d’émettre des signaux à ce format et il sera même possible de passer une petite dragonne à l’appareil.

Flipper Zero

A quoi ça sert en vrai ? A plein de choses ! Si vous avez sur vous un tas de trucs qui vous servent au quotidien pour ouvrir des portes, des barrières, des garages, piloter votre télé ou autre, ce Flipper Zero peut devenir une sorte de commande “universelle” et capable d’apprendre d’autres trucs. Avec le RFID, le Bluetooth et peut être même le NFC, les capacités d’apprentissage de l’objet peuvent remplacer des dizaines d’appareils.

Flipper Zero

Enfin, l’appareil peut s’utiliser comme une clé de sécurité pour l’utilisation de services en ligne compatibles. A la norme U2F, l’objet peut servir comme sécurité physique pour accéder à des outils comme Gmail, DropBox ou LastPass et beaucoup d’autres encore.

Flipper Zero

Bref, si l’appareil apparaît d’abord comme un gadget, cela peut être un véritable outil de travail, un sésame pour de multiples usages1 et un outil pour piloter vos propres expériences.

J’adore le format, j’adore l’idée, j’adore le côté open-source. Je suis un peu moins chaud pour le commander en financement participatif et pas vraiment ravi du tarif de l’engin. L’objet était vendu 109€ pièce au moment où j’ai débuté ce billet. Les 1900 premiers exemplaires sont partis et il est maintenant à 110€ avec un câble USB vers USB Type-C. Frais de port compris. Au vu du succès de l’appareil, je ne doute pas une seconde de le voir arriver en boutique un jour ou l’autre…

Flipper Zero : un Tamagochi pour hacker votre environnement © MiniMachines.net. 2020.

Beelink Gemini M : un nouveau MiniPC sous Celeron J4125

Le Celeron J4125 du Beelink Gemini M est une mise à jour des puces de bureau du fondeur, fonctionnant dans un TDP de 10 watts, elles proposent un assez bon niveau de performances globales dans une optique d’usage basique : bureautique, web et… usages non professionnels.

Le Beelink Gemini M se positionne ainsi dans la lignée des minimachines de bureau capable d’a peu près tout faire hormis du jeu 3D, l’engin n’est pas armé pour cela. Il embarque bien un circuit graphique Intel UHD 600 tournant de 250 à 700 MHz et capable de décompresser de la vidéo en UltraHD H.265 sans broncher. Il est même apte à un peu de 3D mais rien de vraiment récent évidemment. Il est sensiblement plus rapide qu’un Celeron N4100 en terme de calcul ce qui permettra d’effectuer des tâches plus rapidement mais n’ouvrira pas pour autant plus de portes en terme d’usages.

Pour le reste, il s’agit d’un quadruple coeurs et autant de threads fonctionnant de 2 à 2.7 GHz avec 4 Mo de mémoire cache. La puce passant de 6 à 10 watts par rapport aux Celeron Gemini Lake précédents, le constructeur a ajouté un petit ventilateur sur le dissipateur en aluminium de base. L’idée étant de ne l’activer qu’au besoin, si la température devient trop élevée, afin de ne pas avoir tout le temps un bruit de ventilation en fonctionnement.

Le processeur est accompagné de 8 Go de mémoire vive, accompagné d’un eMMC de 64 Go et d’un stockage au format M.2 SATA 3.0 pouvant aller de 128 à 512 Go en format 2242. Le prix du modèle entrée de gamme devrait se situer aux alentours des 200€ avec son SSD de 128 Go. Beelink reprend ici ce qui a fait le succès des machines précédentes sous Celeron N4100. L’ajout d’un eMMC de 64 Go ne coûtant que quelques dollars offrant la possibilité d’ajouter un système Windows 10 pour des cacahuètes.

Beelink Gemini M

La connectique, comme le boitier, sont classiques. On retrouve un châssis ultra fin avec de belles possibilités qui ouvrent la voie à des usages très complets. Pas moins de 4 ports USB 3.0 sont dispersés autour du châssis, un lecteur  de cartes SDXC est présent, deux sorties HDMI 1.4 pour piloter deux écrans en parallèle en UltraHD, un port jack audio 3.5 mm combiné casque et micro et un port Ethernet Gigabit.

Le Beelink Gemini M embarque également un Wifi5 et du Bluetooth 4.0 pilotés par un circuit Intel 3165. On pourra donc très facilement ajouter cet engin derrière un écran grâce au support VESA fourni. Sa faible épaisseur de 1.77 cm, son poids de 340 grammes et son encombrement réduit (11.9 cm de côté) permettant une intégration facile.

Beelink Gemini M : un nouveau MiniPC sous Celeron J4125 © MiniMachines.net. 2020.

Victus, le nouveau verre de Corning encore plus résistant

Difficile de faire l’impasse sur les productions de Corning dans le monde des objets mobiles. Que ce soit pour les tablettes, les smartphones ou les montre connectées, quasiment tout le milieu et le haut de gamme de toutes ces solutions emploient des verres de la marque pour protéger leur surface.

La promesse de la marque n’a pas changé depuis des années, proposer toujours plus de résistance aux agressions que subissent ces objets. Sa nouvelle gamme Victus promet encore plus de performance sur ces points par rapport au  Gorilla Glass de sixième génération actuel. En particulier dans la résistances aux rayures. 

Le Gorilla Glass Victus est censé résister deux fois plus aux rayures que la précédente génération. Jusqu’à 4 fois par rapport aux verres classiques “noname”. Cette annonce fait suite à des essais en laboratoire montrant les capacités de ce nouveau verre à ne pas se briser ou se marquer suivant des mesures précises. Le Victus ne se brise pas après une chute de 2 mètres sur une surface dure comme du béton. Dans les mêmes conditions de chute, un verre Gorilla Glass 6 de génération actuelle aura la même résistance que le Victus mais pour des chutes de 1.6 mètre seulement. 

Evidemment il s’agit de statistiques. Corning ne vous garantit pas que votre smartphone ou votre tablette pourra réussir à s’en sortir sans bobos après une chute de ce type à chaque fois. Simplement qu’elle a plus de chances de s’en sortir en moyenne… Mais il suffit d’une fois pour que la vitre de votre appareil soit brisée. Pour avoir vu la première génération de ces verres Gorilla Glass en action et leur apparition sur le marché puis leur lente évolution jusqu’au Gorilla Glass 6 et désormais le Gorilla Glass Victus, je dois bien reconnaître que l’évolution des verres Corning en terme de résistance est indéniable.

Victus
Ayant eu en main énormément de tablettes et de smartphones noname qui ne se penchaient pas trop sur la question de la résistance du verre préférant mettre n’importe quoi, voire du plastique, la pertinence de l’offre Corning n’est plus, pour moi, à démontrer. La marque continue d’ailleurs de distribuer ses technologies plus anciennes – et moins chères – pour équiper les marques noname. On peut ainsi trouver des tablettes ou des smartphones neufs en Gorilla Glass 2 ou 3 quand le haut de gamme international est livré en Gorilla Glass 5 et 6.

Les futurs engins équipés de Victus devraient faire leur apparition avec de nouvelles générations de machines. La marque n’a pas annoncé de date mais laisse entendre que ces verres devraient débarquer dans les prochains smartphones haut de gamme. Ceux là ouvriront la voie mais on devrait voir cette nouvelle technologie suivre dans tous les appareils haut de gamme : montres, tablettes et ultrabooks tactiles.

Reste que je me pose une question, pourquoi Victus ? Le mot signifie Vaincu en latin, cela veut t-il dire que la peur de voir son appareil se rayer ou se fendiller est vaincue ou que c’est la vitre qui finira par l’être tôt ou tard ?

Victus, le nouveau verre de Corning encore plus résistant © MiniMachines.net. 2020.

Pas de processeurs Intel 7 nano avant 2022

Le passage d’une finesse de gravure de 14 nanomètres à 10 nanomètres est encore en cours chez Intel  qui continue de distribuer des puces en 14 pendant que sa production en 10 nanomètres accélère lentement. Pour rappel, la transition vers du 10 nanomètres était prévue pour la fin de l’année 2016. Le 7 nanomètres est donc très anticipé, se profilant “si tout va bien” à 2022.

Intel 7 nanomètres
La finesse de gravure d’une puce est importante pour beaucoup de raisons, les principales étant la concentration en nombre de transistors sur une puce de petit gabarit. Plus vous gravez finement, plus vous pouvez concentrer de transistors. Le passage de 14 à 7 nanomètres permettant en théorie de doubler leur nombre sur une surface identique. Si on gravait les processeurs actuels avec la même finesse que les tous premiers processeurs, il faudra des dizaines de mètres carrés pour obtenir le même nombre de transistors.

Cela a un impact direct sur le prix des puces car les wafers, les “galettes” de silicium dans lesquelles on “grave” les puces peuvent dégager plus de processeurs dans le même format de base. Ce qui diminue leur coût. L’efficacité énergétique est également en jeu. Et, depuis que l’industrie a braqué son regard sur cette technologie1, le marketing en a fait son affaire. AMD, qui grave en 7 nanomètres ses coeurs Zen2, a donc pris la tête du podium face à Intel et ne se gène évidemment pas pour en faire un avantage commercial.

Intel se focalise pour le moment sur sa génération de puces Tiger Lake pour portables en 10 nanomètres qui embarqueront ses circuits graphiques Intel Xe et qui devraient être disponibles d’ici quelques mois. Ce sera leur seconde génération de puces 10 nano avec les puces Ice Lake. La prochaine génération de puces de bureau sera Alder Lake et n’est pas prévue commercialement avant 2021.

Repousser le 7 nanomètres de 6 mois, c’est à dire à 2022 au lieu de la mi 2021, signifie plusieurs choses pour Intel, à commencer par assumer sa seconde place sur cette technologie dans le monde des processeurs de PC grand public. AMD sera en 2022 dans sa troisième année de commercialisation de puces 7 nano, entérinant sa première place sur ce segment. Mais surtout le début de production de ces puces ne signifiera pas la disponibilité réelle des produits. Il faudra probablement compter sur une transition vers le 7 nano et une arrivée des produits vers 2023 dans le meilleur des cas. Et cela repousse d’autant le passage au 5 nanomètres également dans les projets du fondeur. 

Chez TSMC, qui grave pour AMD et pour Apple, cette date de 2023 est supposée être celle d’un passage au 3 nanomètres. Ce retard et cette concurrence ne sont pas au goût de la direction d’Intel qui annonce évidemment mettre les bouchées doubles après avoir identifié les problématiques rencontrées pour la production en 7 nano.

Pour le public, ce ralentissement plus que notable de la marque pourrait se traduire par des effets de bords intéressants à suivre. Une éventuelle baisse de tarif pour concurrencer AMD et ses Ryzen pourrait être envisagée à terme.

Pas de processeurs Intel 7 nano avant 2022 © MiniMachines.net. 2020.

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 238€)

Mise à jour : Le Barebone est disponible à 238.64€ avec un code promo en suivant ce lien.

Billet original du 10 Juillet 2019 : Ce n’est pas le MiniPC le plus économique que l’on ait croisé. A 382.30€, il se pose plutôt dans la fourchette haute du genre. Mais ce tarif peut s’expliquer facilement puisque le Nvisen Y-MU-01 est plutôt très correctement équipé. 

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Il propose pour commencer un Core i7-8565U, une puce quatre coeurs et huit threads fonctionnant de 1.8 à 4.6 GHz avec 8 Mo de cache. Lancée au troisième trimestre 2018, elle fait partie de la galaxie des processeurs Whiskey Lake et embarque donc un circuit graphique Intel UHD 620. Cette puce performante affiche un TDP de 15 watts qu’il faudra donc dissiper activement. Le boitier est percé de part en part pour laisser circuler l’air au coeur de l’engin

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La puce du Nvisen Y-MU-01 peut gérer jusqu’à 64 Go de DDR4 et cela tombe plutôt bien car l’engin propose, et c’est assez rare, deux slots SoDIMM de mémoire à ce format. Il est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive mais pourra monter facilement à 16 ou 32 Go.

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Le stockage est composé par défaut de 128 ou 256 Go au format M.2. il sera secondé par un emplacement 2.5″ SATA standard pour ajouter un disque mécanique ou un second SSD. Aucune image de la connectique arrière n’est proposée, la fiche technique indique cependant que l’engin dispose d’une sortie HDMI 2.0 et d’une sortie DisplayPort pour gérer deux affichages en UltraHD.

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L’ensemble propose en tout quatre ports USB 3.0, deux ports USB 2.0, un port Ethernet Gigabit, un module Wifi4 et du Bluetooth 4.0 et des prises casque et micro. Le Nvisen Y-MU-01 mesure 13.6 cm de large pour 12.5 cm de profondeur et 4.3 cm d’épaisseur. 

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En l’état et malgré une promo avec le code BGqui font baisser le tarif de l’engin à 363€ dans le panier, cela reste une solution au tarif un peu trop élevé. Aussi je ne vous la recommande pas spécialement pour le moment. Mais l’engin est intéressant à surveiller. Parce qu’il est évolutif et qu’il embarque un processeur performant, cela pourrait être une belle surprise.

Découvrez le meilleur tarif du Nvisen Y-MU-01

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 238€) © MiniMachines.net. 2020.

Funkey S : une autre mini console de “collection”

La FunKey S ressemble beaucoup à une sorte de minuscule Game Boy Advanced SP, vraiment minuscule puisqu’elle ne fait que 1/6e de sa taille au final. Mais si la console de Nintendo proposait précisément cette taille, outre le fait qu’elle embarquait des composants plus encombrants à l’époque que ceux dont on dispose aujourd’hui, c’est que les ergonomes de la société avaient envisagé un encombrement minimal pour que l’objet soit pratique et agréable à tenir en main.

funkey S
L’équipe en charge du développement de la Funkey S ne s’est pas trop préoccupée de ce détail. C’est ce qu’on appelle une console de collection, il sera bien sur possible de l’utiliser pour jouer mais ce sera au prix de crampes dans les mains et d’une lisibilité pas géniale niveau jeu. L’idée est donc plus de balader sa console en porte clé une bonne semaine pour épater la galerie puis de vite la coller sous une cloche de verre sur une étagère. Pas vraiment d’y trouver son compte en tant que joueur.

funkey S

Annoncée pour Novembre prochain, la Funkey S est en financement participatif sur Kickstarter au prix de base de 62€. Pour ce tarif, vous découvrirez un écran de 1.54 pouces en 240 x 240 pixels. C’est un écran de type IPS mais c’est également un écran franchement très petit. A la fois en affichage réel et en définition. Il est piloté par une solution ARM Cortex-A7 cadencée à 1.2 GHz et propose 64 Mo de mémoire vive DDR2… Le stockage se fait comme d’habitude sur une solution externe avec un lecteur de cartes MicroSDXC compatible avec les solutions de 128 Go. 

funkey S

Sur le papier, la FunKey S est capable de piloter pas mal d’émulateurs dont des solutions NES et SNES, pas mal de Game Boy, les Sega Master System, Genesis et Game Gear, la PlayStation 1, l’Atari Lynx et d’autres. Une petite batterie de 450 mAh est intégrée mais l’autonomie n’est pas indiquée. On pourra la seconder avec une batterie externe puisque la recharge se fera au travers d’un port microUSB. Un minuscule haut parleur mono est présent et délivre une puissance de 0.5 watt. 

funkey S

Le système embarqué est un Linux sur mesures baptisé FunKey-OS avec un démarrage ultra rapide en 5 seconde et une sauvegarde automatique de vos actions quand vous fermez l’écran de la console. Les développeurs promettent de partager le code source de la console ainsi que celui des émulateurs employés (même si je doute que ce soit uniquement les leurs) sur leur page Github. Les schémas et autres composants employés seront également partagés. La marque veut même proposer les éléments pour imprimer votre propre châssis en 3D…

Et c’est probablement ce qui m’intéresse le plus dans cette Funkey S. Non pas l’objet lui même mais la possibilité de partir de cette base pour concevoir la console d’émulation de ses rêves.

Funkey S : une autre mini console de “collection” © MiniMachines.net. 2020.

Covid-19 : un impact réel sur le marché PC

Les expeditions de PC ont largement augmenté pendant le confinement du au Covid, ce n’est d’ailleurs pas une surprise pour ceux qui suivent ce marché. Les étals numériques des vendeurs ont été particulièrement touchés et certains étaient quasi vides au bout de quelques semaines. Entre les imprimantes indisponibles et les rayons de PC réduits à peau de chagrin, le confinement a largement impacté les ventes.

COVID

Les chiffres des différents analystes du marché sont désormais connus pour ce second trimestre 2020 dont l’économie a été fortement marquée par le Covid-19. Ils ne concernent pas les  ventes mais les expéditions de PC pour ce second trimestre 2020. Comme d’habitude les chiffres ne concernent pas les mêmes machines puisque chacun fait ses calculs à sa manière. Parmi les trois cabinets, deux estiment que les Chromebooks sont des portables comme les autres : IDC et Canalys. Gartner quand à lui sort les machines sous ChromeOS de cette catégorie. A l’inverse, Gartner choisi de comptabiliser les tablettes pouvant être utilisés comme un portable  – comme les Surface de Microsoft – alors que les deux autres n’en tiennent pas compte. Mais malgré ces différences, les chiffres vont tous dans le même sens.

Ce n’est d’ailleurs pas difficile à comprendre, entre le télétravail et les devoirs à la maison, l’usage habituel du smartphone comme outil de travail n’était plus suffisant. Le fait que les magasins en France soient à un moment quasiment tous en rupture de stock sur les imprimantes est également révélateur. Le discours général d’une partie du public vis à vis des PC est le suivant : “Depuis que j’ai mon smartphone, je n’allume plus ma machine”. Et c’est parfaitement vrai. Pas mal de gens préfèrent finalement surfer sur un smartphone dans leur canapé plutôt que d’allumer un PC qui vieillit et qui, à chaque réveil, assume une tonne de mises à jour. Mais le détail qu’ils oublient de préciser est souvent le même : si leur PC personnel n’est effectivement plus utilisé, leur boulot quotidien se fait souvent pas loin d’une de ces machine. Une machine pro reliée à une imprimante qui leur permet de faire au travail ce qu’ils ne font plus à la maison sur leur PC perso.

C’est très visible avec la Pandémie. Le recours au smartphone est parfait en machine d’appoint et de consultation mais travailler avec est beaucoup plus compliqué. Faire ses devoirs avec un smartphone, aussi grand son écran soit t-il, n’apportera jamais le même confort que sur un PC quel qu’il soit. On peut toujours ajouter un clavier et déporter son écran de téléphone vers un moniteur externe et imprimer en Wifi mais cela n’est en rien une solution grand public. La pandémie de Covid-19 a rappelé l’évidence, tout le monde se sert d’un PC. Ne plus en avoir un sous la main au quotidien pose problème.

Le public sait très bien se passer d’un PC et d’une imprimante perso quand ils ont un PC et une imprimante Pro. Quand ces “accessoires” ne sont d’un coup plus accessibles, le recours au “tout-smartphone” est un peu plus compliqué. C’est cette problématique qui a du pousser des millions d’étudiants, écoliers et salariés à investir dans une nouvelle machine ce second trimestre.

IDC

Chez IDC, les chiffres du second trimestre 2020 par rapport à ceux de 2019 sont clairs : 11.2% de hausse des expéditions avec des chiffres énormes pour certains acteurs comme Apple (+36%), HP (+17.7%) et Acer (+12.7%). Lenovo et Dell progressent moins mais ce sont des marques très portées par les entreprises, ce qui a  du impacter leurs ventes globales.

Canalys

Canalys analyse l’évolution des ventes par régions entre 2019 et 2020 sur ce second trimestre et c’est assez explicite. L’EMEA passe d’un trimestre en décroissance de 5.3% en 2019 à 24.6% de croissance en 2020. C’est le plus grand écart par rapport au marché même si la tendance passe globalement d’une baisse à la hausse. Cela s’explique par un confinement plus marqué et prolongé en Europe que dans le reste du monde. 

Gartner

Chez Gartner, la tendance est moins marquée, mais elle est tout de même présente. Là encore, Dell et Lenovo sont moins performants mais HP et Acer ont de très belles ventes. Apple est moins représentatif puisque l’analyste ne compte pas les iPad dans ses chiffres. Ce qui nous indique que le bon score chez IDC est lié à des ventes de ces tablettes et probablement plus en rapport avec du loisir pour s’occuper pendant le confinement que la recherche de solutions de travail.

Ces chiffres nous apprennent également un autre point clé sur le marché, l’impact de la Pandémie n’a pas été aussi considérable que ce que l’on pensait sur les expéditions. Les usines ont rapidement repris leurs expéditions et toute la chaîne a globalement bien fonctionné. Les marques ont réussi à produire et expédier plus de machines qu’à la même période en 2019 malgré les problématiques liées au virus. Il est fort possible que le Covid-19 ait impacté des chiffres qui auraient pu être encore meilleurs, mais dans tous les cas, ils ont dépassé ceux de l’année précédente.

La grande question désormais est de savoir si ce pic aura une influence à moyen terme. Combien de personnes ayant investi dans un nouveau PC pendant le confinement font partie des gens qui auraient investi dans les trimestres qui viennent. Ceux qui prévoyaient d’investir mais qui temporisaient pour une raison ou une autre. Le virus et le confinement  ont joué ici un rôle d’accélérateur dans la décision mais à terme ils pourraient jouer un rôle différent. Le retour de bâton pourrait être sensible et les ventes s’écrouler dans les mois qui viennent. Les expéditions étaient en hausse en 2019, pour la première fois depuis 6 ans, ce sera peut être encore le cas en 2020 mais quel impact aura le virus à plus long terme ?

A moins que ? Malheureusement, il est possible que le virus prenne ses quartiers sur la planète et que la pandémie se réinstalle en Europe. On estime que 6.7% de la population Française a été infectée parle Covid-19, c’est bien peu pour écarter tout risque de confinement à moyen terme. Peut être que le télétravail va devenir en partie une nouvelle normalité pour beaucoup d’entre nous à moyen et long terme et que les ventes de PC suivent ce nouveau chemin.

Sources : IDCCanalys et Gartner

Covid-19 : un impact réel sur le marché PC © MiniMachines.net. 2020.

Thunderbolt 4 : Intel détaille les capacités de son nouveau couteau suisse

Après avoir réinventé le format de A à Z avec Thunderbolt 3 et atteint les 40 Gbit/s, Intel annonce le Thunderbolt 4 pour un lancement commercial pour la fin de cette merveilleuse année 2020. Faire valoir technique des composants de la marque, le nouveau standard devrait apparaître en même temps que les ordinateurs sous processeurs Intel Tiger Lake pour les fêtes de fin d’année.

Le Thunderbolt 4 ne changera donc pas les débits proposés par le 3, on restera sur un maximum de 40 Gbit/s. Un débit identique à l’USB 4.0 mais qui cache une petite subtilité.

Thunderbolt 4

Si le débit ne bouge pas, la bande passante de donnée est… doublée. On passe des 16 GBit/s du Thunderbolt 3 à 32 Gbit/s au Thunderbolt 4 en PCI Express. Cela veut dire qu’une ligne PCIe sera utilisée pour exploiter ce format au sein des PC concernés.

Thunderbolt 4

Cela permettra des fonctionnalités plus avancées et, par exemple, un seul port Thunderbolt 4 pourra être chaîné à deux affichages externes en UltraHD. On imagine que les constructeurs d’écran se pencheront rapidement sur la question et proposeront des moniteurs avec deux ports à ce format pour créer une chaîne complète d’affichage. Dans le cas d’un portable Thunderbolt 4, on peut facilement imaginer une solution sur dock qui gérerait en une seule prise Type-C deux écrans externes. 
Cette augmentation de bande passante permettra, en outre, aux machines équipées d’adresser des signaux vers un écran “8K”.

Thunderbolt 4

La limitation technique de cette bande passante sera au niveau du câble puisque Intel annonce des connecteurs ne pouvant pas dépasser les 2 mètres en 40 GBit/s contre 0.8 mètres aujourd’hui. Probablement pour ne pas perdre de signal. A noter qu’Intel prévoir une évolution de cette limitation avec des câbles pouvant aller de 5 à 50 mètres dans le futur.

Le Thunderbolt 4 sera également compatible avec les autres formats, du Thunderbolt 3 aux USB 3.0 et 4.0. Il délivrera les mêmes 15 watts que le Thunderbolt 3.0 pour alimenter d’autres appareils. Les données Ethernet seront évidemment toujours partagées. Enfin, les machines pourront accueillir un maximum de 4 ports TB4 contre 2 pour le format actuel.

TB4

Intel proposera une certification technique complète des matériels, une obligation pour recevoir les logo du format. Cela pour assurer le respect des standards demandés et la réalité des débits annoncés. Une grosse différence par rapport à l’USB 4.0 qui n’exigera aucun contrôle du format mais juste le paiement des royalties d’exploitation. Un PC portable devra, pour recevoir la certification Thunderbolt, proposer au moins un port capable d’assurer la recharge de sa batterie. Une station d’accueil à ce format devra assurer la transmission d’un signal permettant le réveil de votre PC en déplaçant une souris ou en touchant un clavier connecté. Poiur tous ces appareils, une protection contre les attaques mémoire (DMA) sera obligatoire. 

Contrairement à son prédécesseur, le nouveau venu ne sera pas un standard ouvert. Il faudra obtenir une certification d’Intel pour l’intégrer à sa machine ou à ses accessoires. Une intégration qui donnera surement lieu à des tractations commerciales. On imagine qu’un PC sous processeur Intel Tiger Lake aura droit à une connectique Thunderbolt 4 par défaut mais qu’ajouter celle-ci à une puce plus ancienne ou concurrente ne sera pas aussi simple.

Thunderbolt 4

Intel prévoit l’arrivée de nombreux accessoires compatibles avec notamment de nouveaux docks 4 ports mais également des écrans à ce nouveau format. Des cartes contrôleur Intel 8000 séries devraient également faire leur apparition commerciale. 

Evidemment, l’USB 4.0 pourra venir contrebalancer cette technologie mais le format sera plus limité en bande passante et ne proposera ni la gestion multi écrans, ni une recharge en 15 watts, les ports seront limités à 7 Watts maximum contre 4.5 watts pour l’USB 3.0 actuel.

Le nouveau format ne révolutionnera pas le marché, du moins pas autant que l’a fait le Thunderbolt 3.0, mais il apportera des fonctions supplémentaires à une connectique plébiscitée par les constructeurs et les utilisateurs.

Thunderbolt 4 : Intel détaille les capacités de son nouveau couteau suisse © MiniMachines.net. 2020.

Borealis devrait apporter les jeux Steam sous ChromeOS

Ce n’est pas un secret, Google travaille à porter Steam sous ChromeOS pour offrir une multitude de jeux PC à son système d’exploitation. Cette idée passe par Borealis, une intégration d’Ubuntu sous ChromeOS qui reprend en grande partie l’idée de Crostini, un autre projet d’intégration d’un Linux Debian dans le système.


Le projet veut profiter du noyau et des capacités d’un système Linux à l’intérieur de ChromeOS. Une solution qui permet de garder les apparences du système de Google en les mélangeant aux capacités de Linux. Parmi les points clé de Borealis, une compatibilité avec Steam, le magasin de jeux dématérialisés de Valve. Avec Borealis, un Chromebook pourra se connecter au site de Steam puis installer des jeux comme si l’engin était un PC équipé d’un Linux natif comme Ubuntu. Est-ce que cela veut dire que les machines sous ChromeOS pourraient bénéficier du catalogue de jeux compatibles Linux de Steam ? Oui… et non.

ProtonDB

Oui car grâce aux API Libres Vulkan et OpenCL, Linux a pu profiter d’excellents jeux ces dernières années et de nombreux développeurs ont compris qu’il y avait là un marché à prendre en compte. Valve l’a lui aussi pris en compte et le propriétaire de Steam a développé Proton, une solution Linux qui utilise les capacités de Wine pour prendre en charge les bibliothèques DirectX de Windows. Grâce à un système de notation précis, ProtonDB liste les jeux pouvant être pris en charge sous Linux même lorsqu’ils ne sont pas sortis directement avec cette compatibilité par défaut. Avec l’arrivée de Borealis, l’ensemble des titres listés, de Dark Souls 3 à Sea of Thieves en passant par GTA V ou PUBG pourraient donc tourner sous ChromeOS.

ProtonDB

Sur le papier donc, un Chromebook lambda serait, d’un coup, apte à gérer une vaste gamme de jeux. En plus des applications Android, ces engins seraient à même de plonger les joueurs dans des univers 3D récents. Mais sur le papier seulement. Le nombre de machines sorties sous ChromeOS capables de faire tourner ces titres est proche du néant. On oubliera d’office les solutions trop anciennes et la très très grande majorité des engins sortis sous SoC ARM. On fera également une croix sur la pelletée de Chromebooks ou Chromebox qui n’embarquent que 16 ou 32 Go de stockage. Au vu du poids des jeux récents, même si les engins étaient capable de faire tourner ces titres, leur installation ne serait sans doute pas aisée.

Acer Chromebook Spin 713
Reste quelques modèles très haut de gamme qui pourraient profiter de cette évolution. Même si je doute que ces modèles, en général destinés au marché pro, soient vraiment pensés pour ce type d’usage. La bonne question à se poser à mon avis est plutôt : qui voudrait d’un engin sous ChromeOS pour jouer à des jeux PC ?

Un engin haut de gamme comme le Acer Chromebook Spin 713 proposé à 999€ dans sa version la plus musclée, sera bien à la peine pour faire tourner un jeu PC récent, décemment. Si il propose bien un processeur Intel Core de dixième génération, il n’a pas de solution graphique externe pour accélérer sa 3D. Rajouter une couche de traitement en prime via Proton pour prendre en charge les fonctions de DirectX devrait lui être fatal en terme de calcul. Cet engin ne proposera pas une expérience de jeu décente en FullHD.

Est-ce que Borealis va se présenter comme un effet “Whaouh” à destination des acheteurs ? Une simple démo technologique présentant les machines sous leur meilleur jour en affirmant que oui, les Chromebooks peuvent désormais piocher dans le catalogue de Steam. Mais sans pouvoir prétendre à faire tourner des jeux exigeants en 3D ? C’est en grande partie ce que fait le système avec les applications Android. Si ChromeOS est bien compatible avec le catalogue d’applications et de jeux Android, l’expérience est loin d’être aussi satisfaisante que ce qui est présenté par Google. Nombre de jeux Android ne sont pas correctement reconnus, les applications perdent assez souvent les pédales et les interfaces ne sont pas parfaitement reportées d’un système à l’autre, ce qui rend  souvent l’expérience de jeu mobile cent fois supérieure à l’exploitation sur le grand écran tactile d’un portable sous ChromeOS. La compatibilité Android existe mais son exploitation pratique est souvent impossible. Est-ce le même schéma qui va se répéter ici ? Les engins seront estampillés compatibles Steam mais n’auront droit en pratique que de naviguer dans l’interface du catalogue ?

Acer Chromebook Spin 311

Le Acer ChromeBook Spin 311 sous SoC ARM Mediatek MT8183

Les constructeurs de Chromebooks pourraient, bien entendu, faire évoluer leur offre pour prendre cette possibilité en compte dans le futur. Orienter leur production vers des engins plus complets avec des processeurs haut de gamme, des circuits graphiques indépendants et un stockage plus important. Si cette seconde voie est empruntée, on devrait trouver des machines sous ChromeOS… au prix des engins sous Windows. Mais avec moins de choix. Il existe des PC sous Windows capables de lancer des jeux modernes aux tarifs des Chromebooks les plus chers. Avec en prime tout l’attirail des fonctions de Google accessibles.

Je ne vois pas de solution à ce problème, si les Chromebooks se vendaient à 999 ou 1199€ pour viser un public de joueurs… Se vendraient t-ils encore ? Qui achèterait un Chromebook pour jouer ? Ce n’est pas que le jeu et ChromeOS soient incompatibles, c’est que l’essence même de Chrome OS n’est pas le jeu. Le système a été pensé pour être simple et surtout fournir un pilotage dans les nuages, une sauvegarde quasi permanente dans le Cloud. C’est son ADN et son objectif par nature. On est loin de la possibilité de lancer un jeu entre deux réunions ou deux travaux.

Acer Chromebook Spin 311

C’est d’ailleurs l’une des raisons du choix de ChromeOS par des entreprises et des campus : le fait que l’on ne puisse pas détourner facilement l’appareil d’un terminal de saisie et de consultation en une solution de jeu est considéré comme un plus par ceux qui achètent ces machines en masse. Rajouter cette fonction, même en imaginant que le marché suive et ajoute des capacités techniques aux engins pour les rendre compatibles, cela ne transformera pas leur destination première. Ce ne sont pas des engins pensés pour le jeu. Est-ce que les libristes vont applaudir cette évolution ? Je n’en suis pas sûr non plus. Un utilisateur de Linux utilisera… une distribution Linux, pas une solution Linux planquée derrière une création de Google.

Si je résume, Borealis promet du jeu sous Steam aux Chromebooks. En pratique, les Chromebooks actuels ne seront pas capables d’en profiter. Si le marché les fait évoluer pour les rendre compatibles alors ils seront aussi chers que des engins classiques sous Linux, sans système ou sous Windows. Si le marché ne les fait pas évoluer alors l’annonce sera purement diplomatique… Mon inquiétude, ici, étant que cette idée creuse l’écart entre les Chromebooks entrée de gamme du marché, les engins sous SoC ARM avec encore 4 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage qui sont les plus abordables. Et le haut de gamme qui taquine déjà allègrement les 800 ou les 1000€. 

Au final, cette annonce ne fait qu’accentuer les questions que l’on se pose autour de Google et de ses offres : Stadia semble être la piste à privilégier pour apporter du jeu sous ChromeOS. Pourtant, le moteur de recherche semble tout vouloir faire pour reporter son public vers une solution concurrente.

Source : 9to5google

Borealis devrait apporter les jeux Steam sous ChromeOS © MiniMachines.net. 2020.

Beelink GT-R : un autre MiniPC sous AMD Ryzen 5 R3550H

MAJ : Le Beelink GT-R est désormais annoncé en précommande pour une livraison a partir du 19 Août pour moins de 493€ en version 8 Go DDR4 + 256 Go SSD + 1 To HDD sur Gearbest.

La version Barebone est toujours annoncée à moins de 387€ chez GeekBuying avec une expédition à la même période.

Billet original : A la mi Juin, je vous expliquais qu’une nouvelle génération de MiniPC abordables et capables de remplacer une tour classique, allait débarquer. Qu’une révolution était en train de débuter. L’annonce du Minisforum Deskmini DMAF5 était un signe annonciateur de cette nouvelle génération de machines. Aujourd’hui, cette nouvelle gamme de solutions se confirme avec l’annonce du Beelink GT-R. 

On retrouve sur le Beelink GT-R un élément commun avec la machine de Minisforum, le Ryzen 5 R3550H. Un processeur signé AMD qui déploie quatre coeurs et huit threads. Le tout cadencé de 2.1 à 3.7 GHz et associé à un chipset Radeon Vega 8 à 1.2 GHz. Une solution robuste qui permet d’exécuter tous les programmes classiques d’un PC familial : bureautique, multimédia, retouche d’image, montage léger, conception et impression 3D et même jeu 2D et 3D. Ce Ryzen 5 n’est pas un monstre de performances mais il est largement suffisant pour de nombreux usages et pourra, par exemple, réaliser des montages vidéos FullHD et lancer des jeux 3D récents peu détaillés.

Beelink GT-R

Dans le Beelink GT-R, cette puce sera bien entourée. La marque va vendre son MiniPC sous plusieurs formats allant du barebone nu, sans mémoire ni stockage, jusqu’à des versions pré-équipées. L’engin proposera deux slots de mémoire vive DDR4, ce qui devrait lui permettre de piloter au moins 32 Go de mémoire vive. On pourra également profiter de deux slots au format M.2 2280. Le premier sera compatible PCIe NVMe et le second limité au SATA 3.0. Enfin, un emplacement 2.5 pouces pour un stockage SATA 3.0 supplémentaire sera également disponible. On pourra donc piloter 3 solutions de stockage différentes avec cet engin. 

Beelink GT-R

Le tout sera ventilé activement par une solution assez complète comprenant un système de caloduc en cuivre et un double ventilateur en extraction. Un système complet et assez classique qui pousse de l’air frais sur des ailettes vers lesquelles la chaleur a été transportée. On n’aura donc pas un engin fanless mais il est possible que les moyens employés par la marque permettent de profiter d’un engin relativement discret en terme de nuisances sonores. On note au passage que le système de refroidissement est placé au dessus du châssis et non pas en dessous de la carte mère, un point positif pour l’ensemble de la ventilation globale qui permettra de garder un processeur plus facilement au frais malgré ses 35 watts de TDP. 

Beelink GT-R

Le boitier du Beelink GT-R lui même participera à la dissipation de la  chaleur. Avec une coque en aluminium, il protégera bien l’ensemble de la machine tout en proposant une option originale pour un MiniPC de ce type. Au dessus du châssis, on retrouve un lecteur d’empreintes digitales qui pourra piloter un système d’authentification et de chiffrement. 

Beelink GT-R

La connectique est bonne avec en façade deux ports USB 3.0 type-A, un USB Type-C, un port jack audio combinant casque et micro, un double micro pour piloter une solution d’assistant personnel. Et, en plus du bouton de démarrage, un bouton reset. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une bonne solution de placer ce bouton qui ré-démarrera la machine à cet endroit. J’imagine que des erreurs de manipulation pourraient être faites et un placement à l’arrière pourrait être plus sécurisant que de placer ce type de bouton entre les ports USB et le bouton de démarrage. On pourra sans doute débrancher le connecteur de ce bouton assez facilement pour éviter tout ça.

Beelink GT-R
Sur la partie arrière du Beelink GT-R, on découvre de très belles choses avec une alimentation jack classique, deux ports réseau Ethernet Gigabit ce qui est une excellente nouvelle pour piloter deux réseaux distincts avec ce type d’engin, une double sortie vidéo HDMI2.0 et un Displayport 1.4. Les trois ports permettront d’afficher des contenus en UltraHD à 60 images par seconde et en HDR.

Beelink GT-R

Le port USB Type-C de façade étant également compatible DisplayPort, il sera possible de piloter quatre écrans en simultané avec l’engin. Un point qui pourrait intéresser certains métiers.

Enfin, quatre autres ports USB 3.0 sont présents pour un total de 6 au global. Parfait encore une fois pour remplacer une tour classique avec l’ensemble des accessoires traditionnels : De la webcam au clavier en passant par une imprimante et des manettes. Il manque peut être pour pinailler un lecteur de cartes mémoire SDXC qui n’aurait pas été désagréable mais on pourra en connecter un en USB 3.0 facilement. Le MiniPC propose évidemment un Wifi5 ainsi qu’un module Bluetooth 4.1 pour piloter des systèmes sans fil.

Beelink GT-R

Le Beelink GT-R fait tenir tout cela dans un châssis un peu plus grand que d’habitude avec 16.8 cm de large pour 12 cm de profondeur et 3.9 cm d’épaisseur. Cela reste très très compact et comme l’engin propose une fixation de type VESA, il sera possible de le fixer sur un meuble ou derrière un écran facilement. 

Le Beelink GT-R est annoncé comme 100% compatible Linux et Windows et si on ne connait pas encore sa date de commercialisation ni les prix demandés par la marque, je suis persuadé que ce type de machine va bouleverser le marché. Plus complète et plus efficace, elle ne remplacera pas un PC Expert spécialisé dans un usage mais sera parfaite pour un usage familial avec très peu de choses inaccessibles dans cette optique.

Voilà également pourquoi il ne faut pas se précipiter sur des offres comme celle du Minisforum Deskmini DMAF5 en financement participatif. Il est possible que cet engin soit une meilleure affaire au final et profite d’une commercialisation traditionnelle. Comme il est possible que d’autres constructeurs de ce type lancent leur propre version d’un MiniPC sous Ryzen 5 et fassent jouer la concurrence et les prix.

Source : Beelink

Beelink GT-R : un autre MiniPC sous AMD Ryzen 5 R3550H © MiniMachines.net. 2020.

Une reproduction du DEC H-500 sous Arduino

Le DEC H-500 est né d’un petit souci pour la Digital Equipment Corporation. Lorsque vous vous appelez DEC et que vous vendez des machines à plusieurs centaines de milliers de dollars à quelques compagnies à travers le monde dans les années 60, vous avez un petit souci de main d’oeuvre. Des machines comme les PDP 8 existent déjà , elles fonctionnent, mais les sociétés à qui vous voulez les vendre n’ont pas de personnel pour les manipuler et en tirer des résultats. 

Le DEC H-500 en action

Les ingénieurs qui sortaient alors de leur école avaient des connaissances poussées du mode de fonctionnement de ces engins mais elles étaient toutes théoriques et vu la demande qui commençait à exploser, cela posait quelques problèmes pour le futur de ces pionniers de l’informatique. L’idée de commercialiser le DEC H-500 naît de ce constat. Proposer un engin qui permet de piloter des circuits logiques, primitifs mais fonctionnels, avec des câbles et des boutons. Cela permettait surtout de comprendre le système et sa logique. On ne cherchait pas à calculer un résultat que l’on connait souvent déjà mais à voir si on arrive à programmer un engin qui va donner le résultat espéré. Comprendre sa logique et la manipuler facilement.

logic gates

Les fonctions logiques de base

Se faire la main sur un système relativement simple ou l’on programme avec des câbles sur un tableau lisible avant de s’attaquer à des engins franchement plus monstrueux. Passer de fonctions logiques basiques comme AND, OR, XOR associées à des bascules vers des circuits qui vont en accumuler des centaines voir des milliers avec des composants analogiques intégrés dans des tubes… Passer de la maquette au réel. Du concret à beaucoup plus abstrait.

DEC H-500 original

Le DEC H-500 original Photo imgur

Cela donne donc le DEC H-500, un caisson en bois avec des fonctions logiques que l’on peut câbler grâce à des prises jacks et les fameux boutons à bascule de l’époque. Un objet un poil encombrant mais bien moins qu’un DEC de l’époque. Et un poil moins cher également. Ces machines ont surtout été achetées par des institutions et des écoles pour former des ingénieurs en informatique mais certains particuliers ont également cédé. La curiosité, l’envie de comprendre a permis à certains de sauter le pas et d’acquérir un de ces engins à la fin des années 60 même si il ne risquaient pas forcément d’avoir la possibilité de piloter un ordinateur par la suite. 
DEC H-500

La reproduction  de Michael Gardi

Michael Gardi propose non pas un plan, mais une véritable leçon technique, sur la réalisation d’un clone de ce DEC H-500 autour d’une carte Arduino Mega 2560. Il liste, étape par étape, les éléments nécessaires à la réalisation de son projet. De manière très détaillée et didactique. Il faut dire que ce n’est pas son premier guide dans le genre puisque, sous son pseudo Megardi, il a publié pas mal de choses par le passé : une magnifique réplique du Minivac 601, le Digi-Comp 1 qui n’est rien d’autre qu’un ordinateur mécanique à imprimer en 3D et plein d’autres choses encore.

DEC H-500

Je vous passe les détails de cette création, tout est parfaitement expliqué par l’auteur sur la page Instructables de son projet. Il faudra faire preuve de compétences en électronique et en impression 3D. Le montage n’est pas si complexe et les pièces nécessaires n’ont rien de vraiment spécial. Un série de circuit intégrés SN74xx sont nécessaires à la reproduction des circuits logiques de l’objet. Ils se trouvent assez facilement en ligne. Mais, même si il est largement facilité par le guide, c’est un travail de longue, très longue haleine.

Le résultat obtenu est intéressant et permet de comprendre ou d’expliquer comment fonctionne la logique de base d’un ordinateur. Cela peut se faire avec d’autres solutions techniques, mais celle-ci à le mérite de partager une page d’histoire de l’informatique. 

Une reproduction du DEC H-500 sous Arduino © MiniMachines.net. 2020.

Les Mac basculent sous ARM avec les puces Apple Silicon

Les rumeurs étaient persistantes et venaient de sources généralement assez bien informées pour que personne ne doute plus vraiment, sauf grande surprise ou retard, de ce basculement. Les SoC Apple Silicon vont donc venir remplacer les puces Intel dans toute la gamme de Mac Apple.

Apple Silicon

Les premiers Mac sous SoC ARM maison seront donc commercialisés à la fin de l’année. Pour préparer le terrain, la marque va proposer des kits de développement pour que tout le monde puisse travailler à porter ses applications le plus efficacement possible. Les développeurs intéressés par ce changement pourront demander ce Developer Transition Kit à Apple. En gros, un Mac Mini équipé d’un SoC Apple A12Z avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de  stockage sous MacOS Big Sur en version beta. Ces kits ne seront pas la propriété des développeurs mais seront “prêtés” à Apple. Pour les recevoir, il faudra débourser 500$ pour rejoindre le programme et… restituer les machines à la fin de celui-ci. Apple précise que les développeurs n’auront pas le droit de tester les machines ni de faire le moindre reverse engineering dessus. La marque aime cultiver ses secrets.

Cela ne signifie pas qu’Apple abandonne Intel d’un coup, si la production de machines Apple Silicon débutera cette année, les premières livraisons ne correspondront pas aux dimensions du marché actuel d’Apple. D’autres machines sous processeurs x86 seront donc proposées dans l’intervalle. On ne devrait voir la transition totalement opérationnelle que d’ici un an ou deux. Tim Cook s’est d’ailleurs vu rassurant pour les actuels propriétaires de machines sous processeurs x86. Le suivi des logiciels comme celui du système continuera pour eux pendant… au moins quelques années.

Un Apple G5 sous PowerPC
Ce n’est pas la première fois qu’Apple change de moteur technique au sein de ses machines. Il y a 15 ans environ, Apple avait fait un choix similaire en basculant ses machines vers le x86. Plusieurs éléments importants devant accompagner ses clients dans cette transition : une montée en performance, une certains stabilité des tarifs et une panoplie de mesures logicielles prises par la marque pour assurer ce passage difficile : un soutien des développeurs comme la présence d’un émulateur pour assurer une compatibilité avec les vieilles applications Apple sous le nom de code Rosetta.

Rosetta 2
Apple reprend une bonne partie de ces mesures et va même jusqu’à appeler son nouvel émulateur x86 sous ARM Rosetta 2. Rosetta premier du nom était l’émulateur qui a assuré la transition de l’architecture des PowerPC vers le x86 il y a 15 ans. Travaillant à la volée, elle permettait aux “vieilles” applications PowerPC de fonctionner sur processeurs Intel… Avec plus ou moins d’impact sur leurs performances. Rosetta 2 permettra donc de faire tourner des applications x86 sur les puces Apple Silicon de la même manière… C’est à dire avec une impact logique sur leurs performances même si Apple assure que cette deuxième version de son traducteur sera évidemment plus performante.

pierre de rosette

La Pierre de Rosette qui a permis à Champollion de comprendre les Hiéroglyphes

Cette transition passée d’Apple n’a pas été sans soubresauts, beaucoup avaient alors prédit la mort de la marque. Quelques clients s’étaient trouvés floués par ce changement qui rendait leurs applications méconnaissables… Aujourd’hui, en voyant Apple là où il est, on se rend bien compte que la décision prise il y a 15 ans était probablement la meilleure.

Le changement de moteur passant d’Intel vers Apple Silicon à beaucoup de sens pour la marque puisque de son rôle de client chez le fondeur ces quinze dernières années elle est devenue également conceptrice de solution ARM pour ses matériels mobiles. Avec de belles réussites au sein de ses tablettes iPad et ses iPhones. Des engins qui déploient de très belles performances magnifiées par un système profitant au maximum de leurs capacité. La tentation de passer ses autres machines, portables et PC, sous le même format de puces était évidemment énorme.

Etant à la fois éditeur de son système d’exploitation et concepteur de ses processeurs, Apple a les moyens de proposer une solution parfaitement homogène, totalement maîtrisée et évidemment… très rentable. Quand la marque annonce que la majorité des applications iPad et iPhone pourront tourner sur ces futurs Mac sous Apple Silicon, l’équivalent de ce que propose ChromeOS aujourd’hui avec les applications Android, on se doute que l’idée est d’étoffer la logithèque d’Apple d’un coup de millions de nouveautés. De permettre à ses clients de profiter des outils qu’ils ont pris l’habitude d’employer en mobilité sur toutes les machines de la marque. De solidifier encore un peu plus son écosystème et d’augmenter son parc installé

Est-ce que MacOS va pour autant devenir une version bureau d’iPadOS ? Non, MacOS va probablement ajouter des fonctionnalités à son environnement mais ne va pas réduire celles-ci vers une ergonomie inadaptée. 

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Pourquoi ce basculement ?

Outre les éléments économiques qui vont permettre à Apple de ne plus payer à Intel ses puces mais de rentabiliser son propre département de Recherche et Développement, ce changement offre à la marque un contrôle global et total sur la gestion de son système. Si demain Apple veut développer un nouveau produit logiciel qui tirerait partie d’une IA complexe, par exemple, elle pourrait développer de concert le morceau de silicium nécessaire et l’ajuster au millimètre à son système. Sans avoir à attendre qu’un tiers comme Intel ne le déploie ni que la concurrence puisse en profiter au passage.

Final Cut Pro sous Apple Silicon
Apple n’a pas peur d’un abandon de la part de ses développeurs. La marque va évidemment donner l’exemple en proposant ses propres logiciels sur Apple Silicon mais d’autres s’engouffreront volontiers dans cette voie. Microsoft, qui ne rêve depuis des années que de faire le même mouvement avec ARM pour Windows, va développer sa suite Office. Adobe suit également le mouvement avec la même ferveur que d’habitude. La marque a déjà commencé ce travail en portant des morceaux de ses applications phare vers le monde mobile. Elle présentait hier ses programmes les plus connus comme Photoshop et Lightroom tournant sur un Mac sous SoC Apple Silicon. Apple, de son côté, a présenté son outil de montage vidéo Final Cut Pro sur la même plateforme.

En ayant la possibilité d’intervenir sur la partie logicielle et la partie matérielle, la marque va pouvoir profiter à plein de ses talents. On peut donc imaginer de nouveaux outils et des appuis particuliers sur des éléments précis au sein des Apple Silicon. Des pièces de Puzzle qui font probablement défaut chez Intel puisque le fondeur se doit de travailler pour tout son écosystème et non pas uniquement pour Apple.

Un Hackintosh sous Ryzen
Apple Silicon signe la fin des Hackintosh

MacOS est disponible au téléchargement sur le site de la marque, n’importe qui peut aller le récupérer et l’installer librement sur son Mac ou… sur un PC. Apple est en guerre contre les Hackintosh depuis des années. Il est très simple d’utiliser un PC classique, en suivant des guides relativement faciles d’accès, et d’installer MacOS dessus pour obtenir l’équivalent d’un Mac d’un point de vue performances. L’arrivée des SoC Apple Silicon va réduire ces efforts à néant. Apple ne fournira évidemment aucun pilote pour ses puces et il sera bien sur impossible de profiter de ce genre de montage à partir du moment où MacOS aura basculé sous ARM.

Avec ce changement, Apple va verrouiller à 100% son hardware, il sera possible à la marque d’intégrer des routines logicielles et matérielles pour contrôler l’ensemble de ce que vous pourrez, ou ne pourrez pas, intégrer à votre Mac. La tentation de forcer l’usage de DRM pour obliger l’utilisateur à n’utiliser que les éléments choisis par la marque sera énorme. Entre la vente de “passeports de compatibilité” pour les équipementiers et la distribution directe de ses câbles, dongles et accessoires aux prix choisis par Apple, la conséquence de ce changement pourra être très bénéfique pour la marque. Moins pour le grand public.

MacOS 11 signe en tout cas la fin de l’aventure Hackintosh.

Apple DTK

Qu’est ce qu’il y aura dans cette appellation Apple Silicon ?

On ne sait pas exactement de quoi seront fait ses puces. Si le kit de développement propose une solution Apple A12Z Bionic connue, on ne sait pas ce qu’il y aura dans les futurs Mac. Le Apple A12Z est un SoC huit coeurs assez classique composé de 4 puces Tempest et 4 puces Vortex. Les premières sont les LITTLE du système pour économiser la batterie de l’engin et les secondes jouent le rôle de big pour la performance. Ces puces sont dérivées des solutions ARMv8.3-A. Elles sont associées à un GPU A12. L’ensemble fonctionne aujourd’hui jusqu’à 2.5 GHz dans une solution comme l’iPad mais cela ne veut pas dire qu’une version plus haute en fréquence ne pourrait pas exister dans un boitier ventilé. La fréquence étant dépendante de la consommation de la puce et de la chaleur que la machine peut encaisser, il est possible que cet A12Z soit poussé plus loin en fréquences.

A12Z Bionic

De cette base, on peut imaginer de multiples évolutions à la fois en nombre de coeurs, en nombre de puces et en fréquences. Les SoC ARM n’ont pas vocation à être uniquement déployés en mode fanless et Apple pourra les proposer sous une ventilation classique. Le Apple A12Z n’étant pas la dernière puce en date d’Apple, il est fort possible que les premières machines commercialisées soient équipés de puces plus récentes et pas encore sorties. On imagine mal Apple se situer trop à la traîne sur certains secteurs comme le Wifi6, le Thunderbolt 4 ou le PCIe 4.0.

Autre question assez importante, quelle base graphique sera employée sur les futurs Mac ? AMD est aujourd’hui au coeur des stations de la marque mais le fonctionnement des cartes Radeon est dépendant d’une architecture x86. Est-ce que AMD va suivre Apple et proposer des solutions sous ARM ? La question peut  se poser et des rumeurs d’un intérêt d’AMD vers le monde mobile existent. Mais d’un autre côté AMD, a déjà revendu sa branche mobile à Qualcomm qui a transformé Radeon en Adreno… Est-ce que cette vente n’interdit pas à AMD de revenir sur ce terrain ? Intel ne pourrait donc pas être l’unique perdant de ce changement qui affecterait plutôt tout le secteur x86. 

Nvidia pourrait être appelé à la rescousse pour venir s’implanter dans les puces ARM d’Apple. La marque a en effet dans ses cartons des solutions très solides depuis des années. Si elle a abandonné le secteur mobile avec ses Tegra, ses solutions plus récentes ont su trouver leur public dans des utilisations très variées.

softbank logo

Liberté ! Liberté chérie !

Apple va donc se débarrasser d’Intel, se retrouver libre avec ses propres puces. Libre ? Vraiment ? Apple va juste changer de modèle et si il développera ses solutions, il le fera en achetant des licences à ARM, propriété du Japonais Softbank depuis Septembre 2016 et appartenant à 25% à un conglomérat situé aux Emirats Arabes Unis depuis 2017. SoftBank n’est pas spécialement connu pour être un agneau sur le marché international et ses choix sont toujours du côté des plus juteuses rémunérations. Si demain il prenait l’envie à SoftBank de faire fructifier plus rapidement les 31 milliards de son investissement injectés pour acheter ARM Holdings, il le ferait sans doute sans complexes. Si on imagine qu’Apple a bétonné jusqu’alors les contrats de ses licences ARM pour ses iPhone et iPad, on imagine cependant bien la marque continuer à travailler dans ce sens dans le futur. 

Cela dit, Apple ne sera donc pas totalement libre. Sa dépendance à ARM sera moindre que celle à Intel et la possibilité de modifier les puces suivant ses besoins et ses désirs est un vrai bonus pour la marque. Mais si demain SoftBank décidait de revendre ses parts, d’augmenter ses royalties ou de modifier ses futurs contrats de distribution, Apple serait obligé de l’accepter. Cette liberté retrouvée pose également Apple face à de nouveaux défis. Faire fabriquer des dizaines de millions de SoC supplémentaires sur un marché déjà très tendu.

Intel

 Un coup dur pour Intel ? Pour le marché x86 ?

Sans aucun doute, Intel va perdre un gros client avec Apple. Cela n’est néanmoins pas une catastrophe commerciale. Avec 20 millions de Mac vendus chaque année, Apple est un acteur important pour Intel mais sans être un pilier de son fonctionnement. On estime que Apple rapporte entre 3.4 et 3.5 milliards de dollars par année à Intel, soit à peu près 5% de son chiffre d’affaire. Cette annonce n’est donc pas sans douleur pour le fondeur, et on comprend certains de ses récents discours passés expliquant que le monde du Microprocesseur n’était pas sa seule activité, mais ce n’est pas non plus la fin du monde.

C’est par contre le moment pour Intel de mettre un gros coup d’accélérateur dans son offre processeurs. Il va être indispensable pour la marque de se repositionner fortement et rapidement sur les performances de ses puces. Tant en terme de calcul pur que de circuits graphiques. On a vu qu’Intel s’emploie à ce dernier poste avec l’apparition des circuits Xe. Reste à faire suivre le reste de ses puces avec des développements futurs largement plus performants. Coincé d’un côté par un AMD très mordant tant sur le secteur x86 et de l’autre côté par un Apple qui va présenter des propositions logicielles équivalentes dans un autre écosystème, Intel doit se réinventer.

Ce changement peut ainsi se voir comme une bonne nouvelle pour le marché x86. D’abord parce que Apple devient un concurrent de poids qui devrait stimuler l’ensemble et le forcer à se dépasser. Mais aussi parce que le marché rebat ses cartes. Si Intel et AMD vont devoir se battre contre un nouveau concurrent. L’arrivée de ce troisième acteur sur le secteur PC, quatrième  si on compte Qualcomm et ses balbutiantes productions pour Microsoft, pourrait également changer le marché et provoquer un véritable big-bang. Les concurrents d’hier pouvant être alliés dès demain.

Les Mac basculent sous ARM avec les puces Apple Silicon © MiniMachines.net. 2020.

Unihertz Jelly 2 : Un smartphone 3″en 2020 ?

Unihertz s’est fait une spécialité dans le “petit” smartphone. Comprenez en dessous des 3 pouces lorsque le reste du marché tourne autour des 6 pouces… Une différence de diagonale énorme et intéressante. 

Unihertz Jelly 2

Un premier modèle est sorti en 2.45″ il y a quelques temps sous Android 7.0. Le nouveau Unihertz Jelly 2 Passera à un Android 10 et grimpera en 3 pouces avec un matériel plus complet. La marque proposera un Mediatek Helio P60 avec 6 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage en plus d’un lecteur de cartes MicroSDXC.

Unihertz

L’écran du Unihertz Jelly 2 ne sera pas d’une définition folle, les 3 pouces ne laisseront que 854 pixels de haut sur 480 de large et si deux capteurs photo seront bien embarqués, ils ne dépasseront pas les 16MP au dos et 8MP en façade. Le tout tiendra dans une enveloppe assez faible : 9.5 cm de haut pour 4.94 cm de large et 1.65 cm d’épaisseur avec une batterie 2000 mAh.  Le Unihertz Jelly 2 proposera des fonctions complètes avec un capteur d’empreintes, du NFC, un double lecteur SIM, un capteur infrarouge, et se rechargera en USB Type-C et proposera un port jack. Il fonctionnera en 4G.

Unihertz

Sa campagne de financement participatif devrait débuter en Juillet sur Kickstarter et c’est à cette date que nous connaîtrons le prix final de l’objet. Des modèles seront proposés à partir de 129$ mais il s’agira de quelques pièces pour les plus rapides. Le véritable prix devrait donc se situer un peu au dessus.

One Mix 2S

Ce qui m’intéresse ici, au delà de la solution de Unihertz, c’est la proposition qui est faite. Le marché est saturé de smartphones entre 5.5 et 6.5 pouces malgré des appels très clairs du public cherchant des engins de plus petite diagonale. Qui dans les grands constructeurs est à l’écoute de ces demandes ? Personne. Tout le monde se bat pour le même bout de gros gâteau, la plus grosse part, et délaisse les éventuels autres marchés qui, pourtant, se portent bien.

Les smartphones “blindés” ou les modèles à ultra grande autonomie ou ces smartphones Unihertz de petite diagonale sont des marchés de niche. C’est sans doute pourquoi aucun géant de la téléphonie ne se penche sur leur sort. Et cela même si ces grands constructeurs sont capables de sortir 10 ou 15 modèles de smartphones par an autour de ces fameux 5.5/6 pouces.

J’ai du mal à saisir pourquoi. Ce type de marché est manifestement solide, même si il faut prévoir moins de pièces à sortir que les autres. Mais pourquoi ne pas tenter une incursion dans ce type d’engin ? Pas assez de marge ? Pourtant, certains modèles entrée de gamme sont vendus au même prix. Trop cher à déployer en terme de marketing ? Peut être mais un essai avec une campagne simple de bouche à oreille pourrait faire mouche…

2019-06-21 17_08_16-minimachines.net

Je vois là le même réflexe que celui qui a mené à la disparition des netbooks. Adorés pendant quelques années, les smartphones de petite taille ont disparu des rayons au fur et a mesure que les engins plus classiques ont gagné en diagonale. C’est compréhensible parce que les usages de ces objets ont changé. Il est plus simple de surfer ou de regarder une série sur un engin FullHD de 5″ ou plus… Pour autant, pour certains, le principal intérêt d’un téléphone est de téléphoner et pour eux les nouveaux modèles de grand gabarit posent plus de soucis d’encombrement que de solutions.

Il existe des utilisateurs aimant particulièrement rendre étanche leur vie pro et leur vie perso. Ceux là choisissent d’avoir deux smartphones plutôt qu’un simple système de double SIM. Pour éviter de recevoir des emails urgents du travail le samedi soir, par exemple… Pour eux cette solution est sans doute la meilleure.

On retrouve le même fonctionnement pour les netbooks, aujourd’hui un écran de 7, 9 ou 10″ semble disqualifiant par défaut quand bien même une partie du public réclame ce genre de petite diagonale. Même si quelques marques proposent des engins qui, malgré une distribution compliquée, se vendent très bien. Même quand les propositions et les ventes de grandes marques en pseudo-tablettes comme les Surface Go et Surface Go 2 témoignent de l’intérêt de ces formules. 

One GX

Le marché n’a jamais été aussi apte à fabriquer des netbooks haut de gamme. Les écrans de petite diagonale et de très bonne qualité existent et sont désormais abordables, la technologie pour réduire leur intégration dans moins de châssis est prête, il est possible de trouver d’excellentes solutions en terme de processeur à basse consommation, solutions qui sont de plus en plus compactes aujourd’hui, la mémoire vive et le stockage SSD ne sont plus hors de prix… Les ingrédients sont tous là pour proposer des alternatives originales en 2020-2021 mais rien ne semble au menu chez les grands constructeurs ?

Intel Lakefield

Une carte mère Intel Lakefield

Qui pour proposer un 10″ dans un châssis d’ancien 9″ avec un Core M3 ou un futur Lakefield avec 8 Go de ram et 256 Go de stockage ? Qui pour sortir un 11.6″ dans un ancien châssis de 10″ avec du Tiger Lake-Y ? Il n’y a là rien d’impossible à construire et si le marché visé sera moins important que les 13.3″ et les 15.6″, cela restera sans doute un marché solide. La demande est là, plus faible, moins visible, mais elle est là. Et, qui sait, comme pour le marché des netbooks à sa naissance, comme pour les smartphones de petite taille, cela attirera sans doute des possesseurs de portables plus classiques. Des gens ravis de voir une solution secondaire à associer à leur machine existante. Les netbooks n’ont jamais cannibalisé les ventes de portables pas plus que les smartphones de 3 pouces n’empêcheront jamais les ventes de modèles 5 pouces et plus… 

Source : Liliputing

Unihertz Jelly 2 : Un smartphone 3″en 2020 ? © MiniMachines.net. 2020.

Un processeur Intel Tiger Lake fait tourner Battlefield V en FullHD

Une vidéo publiée sur Twitter montre un ultraportable sous Tiger Lake en action dans le jeu Battlefield V. Un titre assez gourmand que les puces actuelles d’Intel ont parfois du mal à encaisser en définition assez élevée.

Perks of the job! Took a prototype Tiger Lake system for a spin on Battlefield V to stretch its legs. Impressive thin and light gaming perf with Xe graphics! Early drivers/sw, but it’s the first time I’ve seen this game run like this on integrated gfx. More later this year! pic.twitter.com/f1Qlz2jMyB

— Ryan Shrout (@ryanshrout) June 17, 2020

Dans la vidéo, on voit pourtant le jeu tourner en FullHD, un vrai 1920 x 1080 pixels de définition, en qualité “haute” d’un point de vue détails graphiques pour un rendu tournant autour des 30 images par secondes.

Ce n’est pas énormissime, certains portables arrivent à faire tourner Battlefield V à des vitesses bien plus élevées et en UltraHD. Mais, pour rappel, Tiger Lake vise avant tout des machines ultraportables, ultra légères et très autonomes. Des engins qui ne devraient pas mesurer 20 mm d’épaisseur et rester très légères. L’évolution que promet cette vidéo qui fait tourner un prototype sur des pilotes pas encore aboutis est donc un énorme gain en performances pour la marque.

Le rendu est impressionnant pour ce type de puce et le travail accompli sur l’intégration de Intel Xe semble donc porter ses fruits. Si on ajoute à cela les autres avantages annexes liés à cette génération de processeur comme l’arrivée de Thunderbolt 4, la compacité des cartes mères qui vont pouvoir augmenter d’autant la taille des batteries et définir de nouveaux formats de machines, le cru Tiger Lake pourrait être une belle avancée pour Intel.

Tiger Lake

Si le défi est relevé, si Intel et ses partenaires inondent bien le marché de machines vraiment ultra mobiles avec ce type de performances d’ici la fin de l’année, il y a un vrai coup à jouer pour Tiger Lake. Non pas que l’acheteur potentiel d’un ultra portable soit en réalité toujours un fan de jeu 3D ou qu’il achète une machine de ce type pour cela, mais bien parce que cette réserve de performances est toujours prise en compte lors de l’achat. 

Ce nouveau chipset Intel Xe confirme donc bien l’enterrement des solutions GeForce MX de Nvidia classiques. La marque  va devoir hausser les performances de ses puces externes pour convaincre à nouveau les constructeurs de les intégrer. 

Pour rappel, plus de 50 machines Intel Tiger Lake sont prévues d’ici la fin de l’année. Certaines comme le One GX ou des NUC Extreme, seront des MiniPC ou des netbooks..

Un processeur Intel Tiger Lake fait tourner Battlefield V en FullHD © MiniMachines.net. 2020.

Minisforum Deskmini DMAF5 : la révolution MiniPC va commencer

Le Deskmini DMAF5 est un MiniPC qui ressemble à beaucoup d’autres. Un boitier compact de 12 cm de large comme de profondeur pour 5.1 cm d’épaisseur. Une machine d’apparence très classique avec une intégration habituelle. Un peu trop habituelle même comme on le verra plus tard.

Ryzen 5 3550H

Ce qui change la donne ici, c’est l’équipement interne de la machine. L’emploi d’un processeur AMD Ryzen 5 3550H. Une puce quadruple coeurs et octuple threads cadencée de 2.1 à 3.7 GHz. Un circuit qui embarque également un chipset Radeon Vega 8 lui même cadencé à 1.2 GHz. Ce processeur offre des performances plus que convaincante. Il permet de piloter tous les usages d’un PC familial classique. Bureautique et surf bien sûr mais également jeu 3D, création 2D, montage vidéo et conception comme impression 3D. Mieux, ce type de processeur s’avère très confortable dans ces usages ce qui lui permettra de remplacer totalement un PC moyen tour classique. Non pas un PC de joueur ou une station sur mesure évoluée mais plutôt le PC de supermarché ou la machine qui reste en place chez vous pour les usages du quotidien.

Ryzen 5 3550H
Avec cette base de compétence, le Deskmini DMAF5 propose deux formules de mémoire et de stockage : 8 Go de DDR4-2400 sur  un slot de mémoire vive (sans gestion double canal donc) ou 16 Go de même type sur les deux slots. Accompagnant cette mémoire vive on retrouvera un stockage SSD SATA 3.0 en format M.2 2280. Une déception pour cet engin qui aurait gagné a choisir une version PCIe NVMe plus rapide. Un second emplacement 2.5″ SATA 3.0 est également accessible pour faire évoluer la machine.

Mais ce n’est pas tout, l’engin propose un module Wifi M.2 2230 au format 802.11AX ou Wifi6 pour des débits ultra rapides. Associé à un module Bluetooth 5.0 cette carte Wifi est également complétée par non pas un mais deux ports Ethernet Gigabit. La machine pourra donc piloter deux réseaux filaires indépendants.

Deskmini DMAF5

Le reste de la connectique comporte une sortie HDMI 2.0 et un DisplayPort, les deux étant capables d’afficher un signal UltraHD à 60 Hz sans problème. Le Deskmini DMAF5 propose également une sortie USB Type-C avec prise en charge d’une sortie vidéo DisplayPort pouvant sortir le même type de signal. Le MiniPC pourra donc facilement piloter trois écrans 4K. Quatre ports USB 3.1 Type-A sont également présents ainsi qu’un port jack combinant casque et micro. Un petit microphone est également présent à l’avant ainsi qu’un capteur infrarouge, le bouton de démarrage et une petite LED témoin d’activité. L’engin fonctionne sous Windows 10 Pro.

Deskmini DMAF5

Cette machine est importante car elle marque un changement, une bascule en terme de performances sur un MiniPC “noname”. Cela fait longtemps qu’Intel propose des NUC avec ce niveau de performances ou des solutions encore supérieures avec ses Skull Canyon ou ses Hades Canyon. Malheureusement les tarifs de ces engins les rendent difficilement accessibles. L’arrivée de ce type de processeur Ryzen devrait donc changer la donne.

Le modèle 8/256 Go du Deskmini DMAF5 sera mis en vente en financement participatif sur Indiegogo à partir de 399$ pour les premiers modèles, probablement assez peu de pièces pour les “early bakers” avant d’augmenter de tarif. La version 16/512 Go sera proposée à 529$ dans les mêmes conditions. Cela n’est pas spécialement donné mais avec la performance annoncée, cela serait un investissement ayant beaucoup de sens.

Pardon pour la bande son

Pourtant, il ne faut pas acheter ce Deskmini DMAF5, du moins pas dans ces conditions.

Je m’en vais maintenant tempérer nos ardeurs. Si sur le papier le Deskmini DMAF5 est une super machine, le mode de financement et les tarifs demandés, en plus de sa réalisation techniques, ne me satisfont pas.

Commençons par le fait que l’engin soit distribué sur Indiegogo. Pour bien comprendre mon propos, outre le fait que Indiegogo est une plateforme problématique, il faut bien comprendre qui est Minisforum. Il s’agit, comme beaucoup d’autres marques de ce type, d’une sous marque revendeur “fabless”. Cela veut dire qu’ils ne fabriquent rien, ils se contentent de piocher dans le catalogue mis à disposition par des fabricants OEM et de choisir les composants a intégrer. En clair ils partent sur une solution prémâchée par un tiers qui va fabriquer le produit, choisissent le montant de mémoire vive, de stockage, la carte wifi a embarquer et, parfois, la forme de la coque. Le fabricant leur donne alors un prix qu’ils vont prendre en compte avant de proposer leur machine à la vente. Minisforum appartient à BESTSTAR TECH, une société de Hong Kong qui détient également une autre marque que l’on connait bien : Kodlix.

Ce type de fonctionnement n’a rien d’anormal ou de particulier, c’est même la règle pour nombre de marques de MiniPC : Vorke, Beelink, Chuwi, Kodlix, T-Bao, Hystou, Partaker, Nvisen et bien d’autres. La grande question est donc liée non pas à leur mode de fonctionnement mais au pourquoi un recours au financement participatif ? La réponse est simple, trouver de l’argent auprès des internautes plutôt que de devoir contracter un emprunt auprès d’une banque pour financer le lancement de la production chez le  vrai fabriquant. Est-ce là l’innovation promise par le système de financement participatif ? Non, loin de là, cela se rapproche au mieux à un achat groupé. En faisant ce choix d’Indiegogo la marque Minisforum fait disparaitre tout risque financier. Est-ce qu’en échange la marque fait un vrai cadeau aux participants ? Pas vraiment. La baisse de prix à 399/529$ pour les premiers acheteurs n’est pas énorme1.

Qu’est ce que gagne l’internaute en échange ? Outre le risque de commande sur Indiegogo et de ne jamais être livré ? Zéro SAV, les acheteurs en financement participatif sont des investisseurs et non pas des clients, la marque n’a pas a leur fournir le moindre suivi logiciel ou materiel. Dès réception de leur machine le contrat est rempli. Même si l’engin ne fonctionne pas ou pose de gros soucis techniques dans le futur.

Deuxième raison pour laquelle il ne faut pas acheter ce Deskmini DMAF5 en financement participatif ? Son prix en magasin sera probablement identique et disponible au même moment que la livraison des premiers PC réservés via Indiegogo. Cette règle se retrouve à chaque fois confirmée sur ce marché particulier. Quand le MiniPC est enfin disponible pour ceux qui le réservent avec un financement de ce type, il est également en stock en magasin… Au même prix voir très souvent moins cher à l’achat direct pour son lancement grâce à des codes promos. Les “investisseurs” n’ont donc aucun avantage a avancer leur argent. Il arrive même que des clients lambdas soient finalement livrés en même temps ou avant les “bakers”.

Ceci pour une bonne raison, le but de ce type de campagne de financement est plus marketing et financier qu’autre chose. La marque veut promouvoir son MiniPC et elle sait très bien l’effet viral que peut avoir ce type de système sur le marché. Dans le même temps elle récupère des informations pertinentes sur l’attrait de l’engin pour le public. Si le financement participatif marche fort, ils auront un argument de poids a faire valoir aux revendeurs pour qu’ils pré-commandent également de plus grosses quantités de machines. Ces grosses quantités sont plus faciles a livrer que d’assurer la livraison de centaines de colis à des adresses différentes à travers le monde. L’usine livre donc en premier les revendeurs…

Enfin, je ne suis pas sûr de la pertinence du produit ni de sa rareté à moyen terme. Pas sûr non plus que Minisforum ait fait les meilleurs choix ni qu’il ait le meilleur tarif pour cet engin.

Comme je vous le disais Minisforum ne fabrique pas ces PC, si ils apparaissent aujourd’hui sur le marché, c’est parce que la solution est apparue chez un fabriquant. En d’autres termes TOUTES les marques de MiniPC ont dans les mains un catalogue présentant des cartes mères avec un AMD Ryzen 5 3550H embarqué. Ils pourront choisir des solutions en 8 ou 16 Go de DDR, opter pour un stockage NVMe ou faire les mêmes choix que le Deskmini DMAF5. Voire, peut être, proposer le même boitier. Seulement au moment ou les engins seront tous disponibles en magasin, la concurrence fera son travail et les marques proposeront alors soit plus de compétences, soit plus de stockage soit… un meilleur tarif. Il est donc possible que ce Deskmini DMAF5 se retrouve à la traîne au moment de sa réelle disponibilité.

Minisforum

Enfin, et c’est peut être ce qui me chagrine le plus, le choix d’implantation de ce Deskmini DMAF5 me fait avancer a reculons. Le constructeur propose des fonctions très intéressantes comme un accès facilité aux composants en faisant simplement sauter le couvercle de l’engin. On pourra donc aller trifouiller mémoire et stockage sans jouer du tournevis. C’est une très bonne idée pour les particuliers, moins pour les pros qui préfèrent en général des machines aux composants mieux protégés. Mais cela pose quelques questions.

DeskMini DMAF5
La première est : “Pourquoi personne n’y a pensé plus tôt ?”. La réponse est simple. La puce Ryzen 5 dégage 35 watts de TDP et ce mode de mise à jour oblige a placer le processeur sous la carte mère, totalement à l’envers. Ce qui va augmenter considérablement l’effort nécessaire au ventilateur pour refroidir l’ensemble. Vu qu’on n’ouvre pas tous les jours son MiniPC il aurait été préférable de placer la trappe sous la machine et de basculer le processeur au dessus. Pour parfaire ce choix, le recours à un capot supérieur en métal ajouré avec un système d’antennes externes aurait été parfait.

Deskmini DMAF5

Pour compenser ce choix, la marque a donc employé un système de dissipation de portable assez élaboré avec un dissipateur en aluminium, un heatpipe et une distribution de chaleur du processeur Ryzen vers les ailettes. Le tout ventilé par une solution typique des portables orientés jeu. Très bien sauf que ces solutions ont toujours été pensées pour fonctionner dans l’autre sens, le ventilateur vers le haut et le processeur en dessous. 

ventilation de portable

Autre question ? Pourquoi livrer un engin pareil tout en castrant sa bande passante avec une seule barrette de mémoire vive quand un des gros avantage de cette puce est sa gestion du double canal ?

Sur le papier cet engin est vraiment intéressant et il augure un avenir radieux pour le format. Avec ce Ryzen 5 3350H et un système double canal, ce type de MiniPC sera une vraie aubaine pour beaucoup. Pour autant je vous encourage vraiment a laisser le temps faire son travail. Après les vacances au mieux ou en fin d’année au pire, on devrait voir une vraie concurrence sur ce type d’engin. Il sera alors temps de faire des choix et de trouver la perle rare… Mais je doute que ce premier jet soit le meilleur. C’est juste une excellente nouvelle théorique.

Beaucoup des captures d’écran de ce billet sont issues de la vidéo que TechTablets vient de publier. Je vous encourage a la regarder en détail pour avoir un avis technique complet sur l’engin.

Minisforum Deskmini DMAF5 : la révolution MiniPC va commencer © MiniMachines.net. 2020.

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