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Aujourd’hui — 30 mars 2020Hardware

Nucintosh : un NUC fanless imprimé en 3D

Par Pierre Lecourt

Ne cherchez pas le boitier de ce Nucintosh dans les pages d’une boutique en ligne, il a été imprimé en 3D a partir de fichiers disponibles au téléchargement. Très joliment réalisé avec une aération supérieure largement inspirée des nouveaux MacPro. 

Nucintosh Rendu 3D

Le Nucintosh se base donc sur une carte mère de NUC8i3BEK de 2018, une solution qui embarque un Core i3-8109U au TDP de 28 watts tout de même qui propose 2 cœurs et 4 threads dans des fréquences allant de 3 à 3.6 GHz avec 4 Mo de mémoire cache. Le circuit graphique est un Intel Iris Plus 655. La carte accepte deux barrettes de mémoire vive DDR4 pour un maximum de 32 Go de RAM. Le stockage de base est confié à un port M.2 2280 PCIe NVMe mais la carte propose également deux ports SATA 3.0. 

Nucintosh

La connectique est classique avec de nombreux ports USB, un USB Type-C proposant du DisplayPort, du HDMI 2.0a, du Thunderbolt, un lecteur de cartes MicroSDXC UHS-I, un Ethernet Gigabit, du Wifi5 et un Bluetooth 5.0.

Nucintosh

Pour dissiper les 28 watts du Core i3, un dissipateur 100% passif Arctic AM4 Passive a été modifié afin de coiffer le processeur sans gêner le reste des composants de la carte mère. Il s’accroche directement à la carte mère via 4 entretoises classiques qui ont été percées directement dans l’aluminium du dissipateur pour correspondre aux emplacements disponibles sur la carte mère. 

Nucintosh

Le résultat est un système qui fonctionne sans un bruit, en évacuant par convection la chaleur qu’il dégage vers le haut du boitier. Les larges et hautes ailettes du dissipateur permettant de faire circuler de l’air frais aspiré par l’arrière et le dessous du boitier. La circulation est faite naturellement, l’air chaud montant naturellement vers le haut du châssis.

Nucintosh

Les températures de fonctionnement sont bonnes avec 45°C en usage de navigateur classique, de 60 à 65°C lors de codage et de compilation web (NodeJS) et 85 à 90°C lors d’une utilisation particulièrement intensive. Un test Geekbench sur un seul coeur donne un maximum de  62°C, en multi coeur la température monte à 75°C. Sous Prime95 pour pousser la machine dans ses retranchements avec une pointe à 95-99°C et… le début d’un Throttling pour éviter d’abîmer le materiel.

Nucintosh

Le tout ne fonctionne correctement que dans un châssis adapté. Le recours à l’impression 3D semblait donc être la meilleure solution. Ici le boitier a été réalisé en plastique traditionnel mais je suppose qu’il pourrait être imprimé en métal via un professionnel pour améliorer encore la dissipation.

Vous pourrez télécharger les fichiers du boîtier en suivant ce lien vers le site grabcad. Il a été réalisé par la société Aspekt.

Je sais pas vous, mais moi cette super réalisation me démange ! Surtout avec un Alpine AM4 Passive à 14.06€ et une carte mère de Core i5 28 Watts qui tourne déjà sous Hackintosh à la maison.

Source : Fanlesstech et Reddit

Nucintosh : un NUC fanless imprimé en 3D © MiniMachines.net. 2020.

À partir d’avant-hierHardware

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 269.06€)

Par Pierre Lecourt

Mise à jour : Le Barebone est disponible à moins de 270€avec un code promo en suivant ce lien.

Billet original : Ce n’est pas le MiniPC le plus économique que l’on ait croisé. A 382.30€, il se pose plutôt dans la fourchette haute du genre. Mais ce tarif peut s’expliquer facilement puisque le Nvisen Y-MU-01 est plutôt très correctement équipé. 

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Il propose pour commencer un Core i7-8565U, une puce quatre coeurs et huit threads fonctionnant de 1.8 à 4.6 GHz avec 8 Mo de cache. Lancée au troisième trimestre 2018, elle fait partie de la galaxie des processeurs Whiskey Lake et embarque donc un circuit graphique Intel UHD 620. Cette puce performante affiche un TDP de 15 watts qu’il faudra donc dissiper activement. Le boitier est percé de part en part pour laisser circuler l’air au coeur de l’engin

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La puce du Nvisen Y-MU-01 peut gérer jusqu’à 64 Go de DDR4 et cela tombe plutôt bien car l’engin propose, et c’est assez rare, deux slots SoDIMM de mémoire à ce format. Il est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive mais pourra monter facilement à 16 ou 32 Go.

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Le stockage est composé par défaut de 128 ou 256 Go au format M.2. il sera secondé par un emplacement 2.5″ SATA standard pour ajouter un disque mécanique ou un second SSD. Aucune image de la connectique arrière n’est proposée, la fiche technique indique cependant que l’engin dispose d’une sortie HDMI 2.0 et d’une sortie DisplayPort pour gérer deux affichages en UltraHD.

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L’ensemble propose en tout quatre ports USB 3.0, deux ports USB 2.0, un port Ethernet Gigabit, un module Wifi4 et du Bluetooth 4.0 et des prises casque et micro. Le Nvisen Y-MU-01 mesure 13.6 cm de large pour 12.5 cm de profondeur et 4.3 cm d’épaisseur. 

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En l’état et malgré une promo avec le code BGqui font baisser le tarif de l’engin à 363€ dans le panier, cela reste une solution au tarif un peu trop élevé. Aussi je ne vous la recommande pas spécialement pour le moment. Mais l’engin est intéressant à surveiller. Parce qu’il est évolutif et qu’il embarque un processeur performant, cela pourrait être une belle surprise.

Découvrez le meilleur tarif du Nvisen Y-MU-01

Nvisen Y-MU-01 : un MiniPC évolutif sous Core i7-8565U (Maj 269.06€) © MiniMachines.net. 2020.

DisplayLink va passer par une application sur le Mac App Store

Par Pierre Dandumont

J’utilise de temps en temps une carte graphique externe en USB de chez DisplayLink depuis des années, et la société vient d’annoncer une solution intéressante pour ses pilotes : une application qui va être distribuée sur le Mac App Store.

J’avais parlé de ma carte dès 2012 (et mon modèle date de 2008), et elle fonctionne aussi sous Android. Mais quand j’avais reparlé des cartes avec les pilotes High Sierra, j’avais montré un truc : les performances sont extrêmement variables en fonction des pilotes, et chaque mise à jour mineure de macOS peut casser la compatibilité.

Ma vieille carte

La nouvelle architecture est plutôt intéressante. Plutôt que de se baser sur des kext (extensions, des pilotes), DisplayLink va distribuer une application via le Mac App Store – à terme, encore en bêta aujourd’hui – qui va permettre de gérer les écrans. Elle nécessite d’être installée manuellement, d’activer un truc de confidentialité, et c’est tout. La mise à jour devrait être simplifiée, sans les messages de macOS liés aux pilotes.

L’application


Les autorisations

Première chose, il faut bien désinstaller les pilotes classiques et utiliser macOS Catalina. Pour les anciens OS, DisplayLink propose encore les pilotes et ça remonte assez loin (Mac OS X Snow Leopard). Si vous avez un dock avec de l’Ethernet et de l’audio, les pilotes sont normalement intégrés à macOS depuis 10.11, donc ça date. Techniquement, la documentation indique que ça ne fonctionne pas avec les cartes de première génération… mais en fait si. J’ai une carte en DL-160 et elle est supportée pour le moment.

Le DVI de ce modèle limite au 1 680 x 1 050


Sur mon écran de test


macOS voit que le eGPU gère l’écran


Ecran inconnu

Il reste toujours quelques bugs, bêta oblige. Premièrement, iTunes (Musique) va râler sur l’absence de HDCP, donc impossible de lire une vidéo protégée si l’écran est branché. C’est classique, vous aurez le même message avec un écran VGA. Même chose, pas de Netflix. Dans les autres limites, il faut que le Mac soit ouvert (impossible d’utiliser un écran externe en mode clamshell), la carte ne gère pas la rotation des écrans et l’application ne gère que deux écrans contre quatre avec le pilote classique. Dans les trucs un peu énervants, classiques aussi, l’écran de login de macOS ne fonctionne pas sur l’écran externe car le pilote n’est pas chargé. Enfin, il y a quelques définitions qui ne sont pas nécessairement accessibles avec la carte graphique externe, mais normalement la native est choisie par défaut, et mettre autre chose que la native est une mauvaise idée.

Petit message de Musique


Ecran noir avec Netflix, même sur l’écran principal

J’aurais bien testé les performances, mais Xbench n’a pas de version 64 bits. En tout cas, la bêta est plutôt prometteuse et ça devrait aider les gens qui ont des dock USB-C qui intègrent une carte graphique DisplayLink sans récupérer la vidéo sur le connecteur USB-C.

Onyx Boox Nova2 : une mise à jour efficace de la liseuse

Par Pierre Lecourt

La Onyx Boox Nova2 propose donc un écran à encre numérique de 7.8″ qui affiche en 1872 x 1404 pixels pour une résolution de 300 points par pouce. L’écran est tactile, capacitif et prend en charge la technologie Wacom pour de la prise de notes directement à l’écran. 

Un engin intéressant donc car au delà des fonctions de lecture proposées habituellement par ce type de liseuse, la Onyx Book Nova2 proposera la possibilité d’embarquer des applications Android et de vous permettre de dessiner ou de prendre des notes avec un stylet Wacom.

Onyx Boox Nova 2

Son écran E Ink CARTA HD 7.8″est rétro éclairé avec un système complet proposant 32 réglages de couleur à la fois en intensité et en chaleur. La diagonale de 7.8″ permettant un grand confort de lecture avec 68% de texte en plus qu’une liseuse 6″ habituelle. La dalle permet surtout d’afficher un format A5 en taille réelle, ce qui pourra être pratique en lecture de PDF par exemple, ce demi format A4 pouvant prendre en charge de nombreuses documentations dans des conditions d’affichage agréables.

Onyx

La Onyx Boox Nova2 pourra prendre en charge de nombreux formats numériques de textes électroniques mais également les images et les BD électroniques ainsi que des formats audio1. A noter que la liseuse sait lire de la musique mais uniquement au travers de son port USB Type-C  et en Bluetooth, elle ne propose pas d’enceinte intégrée ni de prise jack.

Les dimensions restent compactes avec 19.6 cm de haut pour 13.7 cm de large et 7.7 mm d’épaisseur. Le poids est classique puisque la liseuse pèse 265 grammes. Des dimensions et un encombrement compatibles avec un transport quotidien ou la lecture à une main seulement. 

Onyx

Mais c’est la prise de notes qui est le plus impressionnant sur ce modèle. Grâce à la technologie ENR de Wacom, vous pourrez bénéficier de 4096 niveaux de pression à l’écran pour dessiner ou écrire avec une détection de paume pour poser la main sur l’écran pendant que vous écrirez. La tablette prendra en charge la reconnaissance d’écriture grâce à une application d’OCR. Vos notes suffisamment lisibles pourront donc être traduites en fichiers numérique éditables. Si vos gribouillis sont trop difficiles à déchiffrer pour le logiciel, ils seront exportables en fichiers images.

Vos dessins profiteront d’une gestion de crayonné assez précise rendue possible par la gestion fine de Wacom sur de l’encre numérique permettant plusieurs niveaux de gris et d’épaisseur de trait en fonction de la pression sur le stylet. Par contre, il faudra vous attendre à des délais entre vos gestes et l’impression de l’écran, l’encre numérique n’est pas aussi réactive qu’une dalle LCD sur ce point.

Onyx

A bord de la liseuse,  on retrouve des composants assez classiques des tablettes Android : Le SoC est une solution Qualcomm Snapdragon sur huit coeurs cadencée à 2,0 GHz, la marque n’a pas voulu détailler le modèle de manière spécifique. Pas moins de  3 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC permettent à la liseuse des comportements classiques sous Android 9.0 Pie. La batterie est une 3150 mAh qui devrait offrir de belles performances d’autonomie même si la marque ne les a pas détaillés. L’écran moins énergivore, l’impossibilité de lancer des vidéos et d’autres contenus gourmands en énergie devrait limiter les usages impactant l’autonomie. Onyx pourtant ne détaille pas celle-ci, se bornant à indiquer les possibilités de veille pouvant atteindre 7 semaines.

Onyx

Avec Android 9.0, il sera possible d’installer de nombreuses applications grâce au module Wifi5 intégré. Un bluetooth 4.1 sera également présent pour connecter un casque, une enceinte externe ou un clavier, par exemple. Il sera possible de surfer avec la Onyx Boox Nova2 ou de télécharger des mises  à jour en direct. A noter qu’un microphone est intégré à la tablette pour dicter éventuellement des mémos vocaux.

Lancée aux US à 339.99$, cette liseuse est une alternative intéressante aux solutions comme la Remarkable2 tout juste annoncée.

 

Onyx Boox Nova2 : une mise à jour efficace de la liseuse © MiniMachines.net. 2020.

Beats Updater et son intégration bizarre

Par Pierre Dandumont

J’ai depuis quelques mois un casque Apple Beats, et l’intégration des logiciels est… étonnante.

Pour mettre à jour le casque ou le renommer, il faut aller télécharger un logiciel : Beats Updater. Il mélange un vrai logiciel avec une page Web : une fois lancé et le casque branché en filaire, il est possible de mettre à jour le firmware ou gérer le nom, mais dans un navigateur. Mais ce logiciel m’étonne sur deux points. Premièrement, il n’est pas distribué dans le Mac App Store mais sur le site de Beats, et deuxièmement – plus étonnant – il se met à jour dans les Préférences Système de macOS. Pas dans le Mac App Store ni en lançant le logiciel, donc, mais dans la zone réservée aux mises à jour de l’OS. Jusqu’à maintenant, je n’avais vu qu’un logiciel « tiers » dans cette zone : la version de développement de Safari.

Pas sur le Mac App Store


Une interface qui passe par le navigateur


Une intégration poussée dans macOS

C’est assez bizarre de voir qu’Apple intègre l’outil dans son OS mais ne le distribue pas réellement avec les outils classiques.

Des liseuses à encre numérique couleur Print-Color en Chine

Par Pierre Lecourt

Les encres numériques couleur sont encore un mirage dans notre écosystème. E-Ink a bien annoncé sa technologie Print-Color mais aucune réponse technique n’avait percé de cette présentation. 

Sur le papier, Print-Color a tout pour plaire, 4096 couleurs différentes, une lisibilité en plein soleil avec une encre numérique réflective traditionnelle, pas besoin de rétro éclairage et une alimentation nécessaire uniquement au changement d’affichage. L’intégration de ce type de technologie devrait donc permettre de proposer des liseuses adaptées à différents nouveaux types d’usages. En particulier, la lecture de bandes dessinées couleur, de magazines mais également de documentations qui gagneraient en lisibilité. Si les images ne seraient pas parfaites, les couleurs proposées n’ont pas la vivacité et le contraste d’un écran à cristaux liquides traditionnel, cela permettrait de donner une meilleure lisibilité à beaucoup d’ouvrages.

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Une société chinoise appelée PalmRead prépare à la vente une liseuse 6 pouces équipée d’un écran Print-Color d’ici la fin du mois de Mars. Cette nouvelle liseuse  baptisée iReader C6 devrait être proposée sur le marché local et afficherait donc ces fameuses 4096 couleurs sur un format compact très semblable à des solutions comme les Amazon Kindle que nous connaissons bien.

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Elle devrait être équipée d’un SoC quadruple coeurs, de 16 Go de stockage et proposerait une autonomie comparable aux liseuses classiques. Soit plusieurs dizaines d’heures de lecture dans un format léger et portable. Elle devrait permettre également la lecture à haute voix des textes embarqués. Point le plus important de cette annonce, la liseuse serait prête pour une production de masse.

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Une autre société chinoise, iFlytek, serait également sur les rangs pour proposer un engin assez similaire. On retrouverait une dalle Print-Color de 6″ mais ce modèle particulier proposerait également un rétro-éclairage pour pouvoir lire dans des environnements sombres. Une paire de hauts parleurs serait également présente pour pouvoir écouter de la musique et, peut être, des livres audio. L’objet pèserait 150 grammes et mesurerait 6.9 mm d’épaisseur… Aucun prix n’a été mentionné.

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Ces produits arriveront t-ils chez nous ? Seront t-ils livrés avec une interface en Français – peu probable – ou au moins en Anglais ? Et, évidemment, la grande question est à quel prix ? Il est possible que le marché Chinois pousse les constructeurs à viser un prix de masse plutôt qu’un marché de niche. Que les constructeurs se décident à proposer un produit abordable pour toucher leur énorme clientèle locale. Et que nous puissions en profiter dans un second temps grâce à des importations parallèles.

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Est-ce que l’émergence de ce type de nouveauté pourrait également permettre à d’autres acteurs de proposer des produits en réaction ? Amazon pourrait peut être déterrer ses licences de Liquavista ? La technologie d’encre numérique rachetée à Samsung en 2013. Une technologie qui permettait déjà à l’époque d’afficher non seulement de la couleur mais également des vidéos correctement animées. Si des sociétés inondent le marché de liseuses couleurs abordables, les autres acteurs de notre marché devront probablement réagir.

Source : Liliputing

Des liseuses à encre numérique couleur Print-Color en Chine © MiniMachines.net. 2020.

La Pippin aurait pu avoir une webcam (bis)

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques années, j’expliquais que la Pippin aurait pu avoir une webcam, et en rangeant mon matériel, je suis retombé sur mes QuickCam.

Un des SDK de la console contient en effet des extensions pour la QuickCam couleur et la version noir et blanc. Les deux se connectent sur le port série, donc sur la Pippin. J’ai donc ouvert toutes les ISO que je possède (une bonne partie des jeux sortis, même si ce n’est pas totalement exhaustif) sans trouver de titres compatibles. Je soupçonne Mug-o-Matic d’être compatible (mais il n’est jamais sorti). Sinon, on trouve une photo d’une Pippin avec une QuickCam dans un vieil article de PC Watch. Visiblement, CU-SeeMe avait été porté sur la console.

QuickCam

Quelques objets connectés qui écrivent dans l’application Santé

Par Pierre Dandumont

Cette semaine, je vous présente quelques objets connectés que j’ai parfois depuis un moment et qui écrivent dans l’application Santé. Cette série d’articles du samedi n’est pas sans intérêt, je prépare quelque chose sur ça.

En fait, ce sont donc des produits de santé, avec un fonctionnement assez basique, donc je n’ai pas nécessairement besoin d’un long article pour en parler.

iHealth Air

Le iHealth Air est un oxymètre de poul, un appareil qui permet de mesurer la saturation en oxygène et la fréquence cardiaque. D’un point de vue technique, l’Apple Watch pourrait le faire, mais visiblement les certifications prennent du temps. Le fonctionnement est simple : on place le doigt dans la pince (façon Famille Addams), on presse le bouton et l’écran affiche la saturation (qui doit être entre 95 et 100 %) et la fréquence cardiaque. L’appareil communique en Bluetooth avec un iPhone si l’application est lancée (elle est assez correcte) et il est possible de charger les mesures faites sans l’application. C’est la partie un peu reloue : il faut aller dans la section Oxymètre de pouls, puis Filtrer les données et choisir Charger tous les résultats. Pour le reste, le capteur se charge en micro USB, c’est assez compact, bien lisible et les données se retrouvent dans Santé (il faut simplement activer HealthKit dans l’application). L’iHealth Air vaut 70 € chez le fabricant, et n’est pas trop en vente sur Amazon.

Le Air


L’affichage n’est pas complet parce que c’est des LED qui scintillent…


La récupération des données hors-ligne

Withings Thermo

Le Thermo est un thermomètre connecté, vendu assez cher (100 €) et évidemment en rupture de stock au moment décrire ces lignes, que ce soit sur Amazon ou chez son fabricant. C’est un modèle temporale, qui ne nécessite pas de contact, et la précision annoncée est bonne (mon ancien thermomètre donnait les mêmes mesures). Il se connecte en Wi-Fi ou en Bluetooth, avec une bonne autonomie sur ses deux piles AAA : je l’ai depuis fin 2017 et je n’ai pas dû les changer (bon, je prends rarement ma température). Le fonctionnement est simple : on balaye le front, la température s’affiche. Le thermomètre peut stocker les données, mais sinon il synchronise avec l’application dédiée. On peut assigner directement une mesure à une personne avec un balayage tactile (le point faible du produit, à mon avis, c’est assez vite énervant). Dans l’ensemble, rien à dire, ça marche bien, même si c’est cher. Au passage, le mien porte la marque Nokia, mais c’est bien un Withings…

Le Thermo


Le Thermo

Withings BPM

Ca va faire un peu publicité pour Withings, mais j’ai le tensiomètre de la marque. Enfin, un tensiomètre : le BPM de 2016. Depuis Withings en a sorti d’autres. Le BPM que j’ai est équivalent au BPM Connect (une centaine d’euros) et il existe un BPM Core, qui fait aussi ECG (plus cher). Je dois dire que je ne prends pas souvent ma tension, donc je n’ai pas grand chose à dire. Ça fonctionne a priori bien, en tout cas l’application est pédagogique. Il s’alimente avec des piles, et l’autonomie semble bonne, mais comme pour le thermomètre je l’utilise assez peu.

Le BPM


Tout est OK

Withings Smart Body Analyser

Le dernier produit dont je veux parler rapidement est une balance. C’est un vieux modèle (WS-50, elle date de 2013, je l’ai achetée en 2015) et elle mesure pas mal de données en plus du poids (fréquence cardiaque, niveau de CO2, IMC, etc.). Franchement, je suis très content du produit, ça fonctionne bien depuis des années chez moi avec comme seul bémol une autonomie un peu faible. Je me pèse tous les jours (à peu près) et les quatre piles AAA ne tiennent que quelques mois. C’est à peu près l’équivalent de la Body+ actuelle (qui est plus perfectionnée).

La balance

reMarkable 2 : une seconde super liseuse pour la marque

Par Pierre Lecourt

La marque reste sur les même fondamentaux et la reMarkable 2 reste une solution de 10.3″ de diagonale équipée d’un écran E Ink compatible avec un stylet actif. Ecran qui a la particularité d’offrir une certaine granularité en surface pour proposer un ressenti agréable et précis au stylet.

reMarkable 2

La solution est annoncée à 399$ pour son lancement en précommande. La disponibilité est annoncée pour Juillet et plusieurs cadeaux vous sont proposés. Les  frais de port, un stylet et une pochette seront ainsi joints à la tablette pour toute commande opérée en ce moment. Une remise qui atteint donc au total 137$ et un site qui joue la transparence avec la possibilité d’obtenir un remboursement à tout moment pendant la précommande et même de retourner l’engin 30 jours après sa réception si vous n’en êtes pas satisfait.

reMarkable 2

Venons en au matériel lui même avec une solution qui est très proche de la version précédente. L’écran 10.3″ proposera une surface à encre numérique proposant une lecture agréable et une belle autonomie. L’affichage propose une définition de 1872 x 1404 pixels soit du 226 points par pouce. La marque a choisi une technologie baptisée CANVAS de seconde génération établie sur des fondations d’encre numérique établies par E Ink.

reMarkable 2

L’autonomie annoncée pour la liseuse est de deux semaine en usage normal et trois mois en veille. La batterie 3000 mAh fait donc un excellent travail sur ce point. L’autonomie est presque 40% plus importante que pour la première version de l’objet. Cela est dû en grande partie au SoC plus efficace employé pour cette nouvelle version. Le SoC embarqué est un double coeur cadencé à 1.2 Ghz associé à 1 Go de mémoire DDR3 et 8 Go de stockage. Des spécifications un peu maigres mais l’engin emploie un système Linux maison et n’a pas besoin de solutions extravagantes pour faire fonctionner son dispositif. En l’état, la reMarkable 2 est capable de gérer et stocker cent mille pages… L’épaisseur de la liseuse tombe à 4.7 mm pour 405 grammes. A bord, on retrouve également un module Wifi5 et la charge comme la transmission de données se fera au travers d’un port USB Type-C.

reMarkable 2

Le stylet offre toute l’interactivité nécessaire à la prise de notes, il permet de détecter la pression et l’orientation de sa pointe. Il permettra de retranscrire précisément votre écriture sur cette surface semblable au papier. Mieux encore, sur  cette seconde version le stylet peut se comporter en gomme en le retournant face à l’écran. Une couverture de protection vient de fixer magnétiquement au côté de la tablette d’un côté. Le stylet viendra, quant à lui, se coller magnétiquement de l’autre côté de la reMarkable 2.

reMarkable 2

Le Linux embarqué permet l’ouverture et la manipulation de nombreux formats dont l’Epub et le PDF. Ces derniers pourront être annotés, modifiés ou signés directement mais la machine ne proposera pas d’OCR. Les exportations se feront sous forme de fichiers images ou de PDF…

Un outil parfait pour les boulimiques de carnets en tous genres qui jettent des idées en pagaille sur le moindre bout de papier qui tombe sous leur main. La première version de cet engin était annoncée en 2016 et beaucoup avaient eu peur de ne voir ici qu’un scam de plus sur le réseau surtout après le triste épisode de la Noteslate. Au final, la liseuse était bien sortie et a été distribuée dans un circuit spécialisé tout à fait normalement. La société est donc digne de confiance et son premier produit était une vraie réussite technique d’après ce que j’ai pu en lire. En espérant que cette reMarkable 2 soit un peu moins confidentielle…. 

Plus d’infos chez reMarkable

reMarkable 2 : une seconde super liseuse pour la marque © MiniMachines.net. 2020.

Le très discret Intel Core i7-10810U

Par Pierre Lecourt

On connaissait l’Intel Core i7-10710U comme le processeur le plus puissant de la gamme chez le fondeur Intel. Le nouveau Core i7-10810U devrait, logiquement, lui voler la vedette de la première place sur le podium.

Intel

Publiée le 12 mars dernier, une note de changement de produit faisait apparaître cette nouvelle référence de processeur Core i7-10810u jamais annoncée officiellement auparavant. La note ayant aujourd’hui disparu, on ne garde donc aucune information officielle pour le moment sur cette puce même si on devine facilement comment elle sera construite. En toute logique, son appellation très proche du Core i7-10710U nous renseigne sur sa génération. La solution devrait être une Comet Lake de dixième génération chez Intel et donc toujours gravée en 14 nanomètres. 

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Le Core i7-10710U étant un processeur 6 cœurs et 12 threads cadencé de 1.1 à 4.7 GHz avec 12 Mo de mémoire cache, le nouveau venu pourrait être une variation de cette offre sans toutefois changer le nombre de ses cœurs, à mon sens. Une probable hausse en fréquence suite à une optimisation de la gamme. Aussi, je doute qu’il s’agisse d’un 8 coeurs et 16 threads avec 16 Mo de cache mais plutôt d’une puce pouvant tourner plus haut en fréquence.

Le TDP du Core i7-10810U devrait être équivalent au précédent processeur avec les classiques 15 Watts de la série U capable de passer en 25 watts ou de descendre en 12.5 watts selon les intégrations. Une puce assez intéressante qui pourrait venir se positionner un peu plus haut en performances sur les machines ultraportables… sans toutefois leur apporter les performances graphiques des solutions Ice Lake en Iris Plus.

La gamme complète se déclinerait donc comme suit :

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10510Y 4/8 8Mo 4.5W/7W/9W 1.2/4.5GHz 3.2GHz 1.15GHz
i5-10310Y 4/8 6Mo 5.5W/7W/9W 1.1/4.1GHz 2.8GHz 1.05GHz
i5-10210Y 4/8 6Mo 4.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 2.7GHz 1.05GHz
i3-10110Y 2/4 4Mo 5.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 3.7GHz 1.0GHz

Source : Anandtech

 

 

Le très discret Intel Core i7-10810U © MiniMachines.net. 2020.

La Pippin passe en 2020, contrairement aux Mac

Par Pierre Dandumont

En début d’année, je montrais que les Mac ne passaient généralement pas correctement en 2020. Mais la Pippin, elle, le fait correctement.

Pour mettre la Pippin à l’heure, il faut une pile interne en état (j’ai justement changé celle de ma PA-82001-S). Il faut ensuite passer par le Pippin Navigator CD du bundle, qui permet de fixer la date. Par défaut, la Pippin prend la date du 27 août 1956 mais on peut fixer 2020 sans soucis. Ce n’est pas l’interface la plus efficace du monde, mais ça marche.

13 mars 2020

Et j’ai bien évidemment totalement éteint la console pour vérifier qu’elle gardait bien la bonne date. Au passage, le problème des Mac qui passent mal en 2020 ne vient pas des Mac eux-même (la puce qui gère la date accepte de passer en 2020) mais bien du tableau de bord des vieux Mac OS. Comme la Pippin utilise son propre logiciel, ça fonctionne.

Beelink annonce un support officiel d’EmuELEC pour ses TV-Box Android

Par Pierre Lecourt

Après un premier partenariat avec CoreELEC, Beelink renouvelle l’expérience avec EmuELEC. Les diverses TV-Box pourront donc démarrer sur deux systèmes alternatifs. Android d’un côté, CoreELEC de l’autre. Dans le second cas, une version optimisée d’EmuELEC pour les puces Amlogic embarquées dans les box GT-King, GT-King Pro mais également GT1 et GT1 Ultimate.

Beelink GT King-Pro

Une fois le système démarré, l’utilisateur pourra piocher dans sa logithèque personnelle pour lancer des ROMs de jeux situés sur le stockage de la Box. Il faut d’abord télécharger l’image fournie correspondant à votre Box et à son SoC sur la page GitHub du projet. La version 3.4 du projet est sortie début février et propose de nombreuses fonctionnalités. 

Beelink a posté un guide sur son forum mais les étapes à suivre sont très simples.

Si votre box propose un SoC Amlogic S922X, S905X2 ou S905X3, vous devrez télécharger la version :
EmuELEC-Amlogic-ng.arm-x.x-Generic.img.gz

Si votre box embarque un SoC Amlogic S912 ou S905X, vous choisirez la version
EmuELEC-Amlogic.arm-x.x-Generic.img.gz

Une fois téléchargé, vous pourrez utiliser l’image avec un logiciel de gestion d’images ISO classique comme Etcher ou Win32DiskImager pour l’installer sur une carte SDXC (si possible rapide).

Vous devrez ensuite modifier un fichier situé dans le répertoire “Devices Tree” correspondant à votre SoC. Les fichiers sont listés précisément et indiquent toutes les puces Amlogic supportées. Prenez le fichier correspondant, déplacez le à la racine de la carte SD et renommez le en dtb.img.

Retirez la carte et glissez là dans votre Box. Une fois la carte en place, démarrez votre solution – il sera peut être nécessaire de maintenir le bouton reset1 pour un premier démarrage, et EmuELEC se lancera et vous permettra de retrouver divers émulateurs pour vos jeux. En retirant la carte SD, vous retrouverez un système Android classique.

Le partenariat entre Beelink et EmuELEC ne signifie pas que les autres box ne seront pas aptes a lancer EmuELEC, le guide d’installation fourni par le système est compatible avec énormément de modèles. Mais Beelink devrait apporter du support au système et va proposer des machines avec les deux systèmes en parallèle. On pourra donc choisir dès la sortie du produit sur quelle image démarrer : Android TV pour de la vidéo en streaming par exemple, EmuELEC pour jouer grâce à une petite carte SD livrée.

Si vous avez une box Android sous SoC Amlogic qui traîne, vous savez quoi faire ce Week-End.

Beelink annonce un support officiel d’EmuELEC pour ses TV-Box Android © MiniMachines.net. 2020.

A la découverte du NUC 9 Extreme Ghost Canyon

Par Pierre Lecourt

Le NUC 9 Extreme est le dernier modèle haut de gamme “gaming” des NUC Intel. Connu sous le nom de code “Ghost Canyon” Il sera proposé dans trois versions musclées plus ou moins abordables pour une sortie programmée pour Avril. Ces engins n’ont pas encore de prix officiel en Euros mais on connait déjà leurs tarifs en dollars.

NUC Ghost Canyon

La configuration de base sera toujours la même. Le NUC 9 Extreme sera un barebone, une machine a compléter donc, fournie sans système d’exploitation, mémoire vive et stockage de base. Elle comprendra un boitier, une alimentation de 500 watts et sa carte père particulière embarquant son processeur. En façade, le format propose un bouton de démarrage, un lecteur de cartes SDXC compatible UHS-II1 et deux ports USB 3.1 Gen2 et un jack audio stéréo combo.

NUC Ghost Canyon

Le bouton de démarrage s’illumine une fois la machine activée

Le format n’est pas le plus compact possible mais c’et un des plus impressionnant par rapport au possibilités qu’il propose. Au contraire des MiniPC ultra compacts de moins de 15 cm de côté ou des NUC classiques, ce boitier mesure 23.8 cm de profondeur pour 21.6 cm de hauteur et 9.6 cm de large. Un format 5 Litres qui permet d’embarquer une carte PCIe performante. 

NUC Ghost Canyon

Intel l’a pensé pour que l’on puisse intégrer des cartes graphiques haut de gamme mais il sera également possible d’ajouter d’autres cartes spécialisées. La largeur du boitier permet enfin d’ajouter une seconde carte au format PCIe x4. Comme une carte son haut de gamme par exemple mais aussi des cartes réseau spécialisées ou des supports de stockage à ce format.

NUC Ghost Canyon

Ici, le NUC 9 Extreme est monté avec une carte graphique GeForce RTX 2070 développée par ASUS. Un modèle créé sur mesure pour répondre à ce nouveau format. Plusieurs partenaires ont montré leur intérêt a s’investir dans ce type de produit et Intel veut construire un véritable écosystème autour de ce format.

NUC Ghost Canyon

On retrouve donc à gauche la connectique du MiniPC Ghost Canyon : Les quatre ports USB 3.1 Gen2, une sortie HDMI pour le circuit graphique interne à son processeur Intel, deux port réseau Ethernet Gigabit et un port jack audio 3.5 mm stéréo cachant également une sortie optique S/PDIF. Deux ports USB Type-C Thunderbolt 3.0 sont également disponibles. En bas, l’alimentation 500 watts signée Fortron et sa prise. A droite la carte graphique haut de gamme d’Asus qui propose sa propre connectique de sortie et qui déborde sur le second port PCIe pour sa ventilation.

NUC Ghost Canyon

Pour ouvrir la machine, le système est presque identique à un PC Standard. Intel a choisi un panneau latéral qui se détache pour permettre l’accès aux composants. On retrouve le “déco” emblématique de la marque avec ce crane dessiné et embouti en relief sur le côté.

NUC Ghost Canyon

Mais pour accéder vraiment à l’intérieur du NUC 9 Extreme il faudra également ôter la partie supérieure qui abrite deux ventilateurs qui servent a extraire l’ai chaud de la machine vers le haut.

NUC Ghost Canyon

On accède ainsi au châssis lui même, ici nu, débarrassé de ses cartes. Le format est étroit mais tout a été extrêmement bien pensé pour pouvoir accueillir les différents éléments. Si vous regardez attentivement l’image vous verrez de nombreuses encoches et supports sur la structure du châssis. Les différentes pièces qu iviennent se positionner dessus peuvent s’enficher facilement entre elles pour un assemblage solide et précis.

NUC Ghost Canyon

Le coeur du NUC 9 Extreme est visible sous la forme appelée “The Element”. Un nouveau format de carte mère donc qui se présente comme une carte fille habituelle. On retrouve une solution un peu épaisse, ventilée, avec une prise d’alimentation, qui fait invariablement penser à un mélange entre une carte son et une carte graphique.

NUC Ghost Canyon

Livrée “nue”, cette carte comprend par défaut un processeur Intel Core et des emplacements qu’il va falloir équiper. Pour cela il faudra dévisser le ventilateur, opération très simple qui ne nécessite qu’un petit tournevis cruciforme classique.

NUC Ghost Canyon

On peut voir ici les deux dissipateurs à gauche qui vont couvrir le stockage embarqué dans l’engin. Celui de gauche a un pad thermique visible, celui de droite, non équipé sur la carte mère, a toujours son plastique de protection.

NUC Ghost Canyon

A droite on découvre les deux emplacements de DDR4 SoDIMM de la machine. Il sera donc possible de monter en 64 Go de mémoire facilement avec une intégration typique de PC portable. Le processeur est couvert par un énorme caloduc en cuivre qui va transporter la chaleur vers des ailettes placée au dessus de la carte. 

NUC Ghost Canyon

Le rôle du ventilateur sera de forcer de l’air frais situé autour de la machine a traverser ces ailettes pour propulser la chaleur vers le haut. Les ventilateurs du châssis prendront alors le relais pour extraire la chaleur vers le haut de l’engin. comme on peut le voir ici, ces ailettes sont nombreuses et très profondes. Un choix nécessaire pour encaisser les watts générés par le système.

NUC Ghost Canyon

Le stockage est confié à des SSD au format PCIe NVMe intégrés à cette nouvelle carte mère. On retrouve ici deux emplacements M.2 2280 côte à côte. Ces emplacements sont également compatibles SATA-3 et un des deux pourra accueillir une solution Optane. Un troisième emplacement M.2 2280 sera également disponible dans le châssis.

NUC Ghost Canyon

La partie mémoire est disposée de manière classique, il s’agit d’un format SoDIMM DDR4 sur deux canaux classique. Le système acceptera jusqu’à 2 x 32 Go en DDR4 2400 MHz ou 2 x 16 Go en DDR4 2666 MHz. Les emplacements sont, par nature, très proches, ce qui empêchera un usage de modules disposant d’un dissipateur particulier.

NUC Ghost Canyon

Le reste de la carte est composée d’une broche d’alimentation, de connecteurs destinés au système de ventilation lui même contrôlé par le système. Un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 est également intégré. A gauche de la carte on aperçoit les différents connecteurs a brancher. Rien de sorcier a manipuler la dedans. A gauche sous le second port Ethernet on distingue un espace vide. Enfin, la carte contient tous les éléments nécessaires au fonctionnement de l’ensemble. En changeant de carte dans le futur l’utilisateur retrouvera un système complet plus moderne, comme si il changeait de carte mère dans un boitier plus classique.

NUC Ghost Canyon

Cet espace sert a laisser passer de l’air frais de l’extérieur qui viendra circuler autour du stockage. L’ensemble du NUC 9 Extreme est extrêmement bien pensé. Le travail d’ingénierie est impressionnant et la finition excellente.

NUC Ghost Canyon

Cette carte sera montée sur une carte propriétaire, baptisée Baseboard, placée juste au dessus de l’alimentation. Fournie avec le PC elle sert de pont entre la carte “The Element” et les cartes optionnelles.NUC Ghost Canyon

Ici détachée de son support, la Baseboard montre toutes ses capacités? A gauche le slot dédié à la solution “The Element”, une copie conforme du port PCIe X16 en bleu situé à côté et qui accueillera donc les cartes annexes. Un peu plus loin le port PCIe x4 supplémentaire. Entre les deux ports les plus long on découvre le troisième slot PCIe NVMe compatible SATA 3.0 de l’engin au format M.2 2280. Cet ensemble de trois slots autorisera des solutions RAID-0 ou RAID-1.

NUC Ghost Canyon

La connectique particulière de cette Baseboard est dûment identifiée et les différents connecteurs sont propriétaires, ce qui rend impossible l’emploi d’une nappe non adaptée.

NUC Ghost Canyon

A noter également que le Ghost Canyon fournit par défaut un dissipateur qu’on pourra placer sur le SSD coincé entre les cartes sur la Baseboard.

NUC Ghost Canyon

Le résultat est…extraordinaire. Dans une ambiance normale, lorsque la plupart des journalistes présents étaient partis lors de cet événement et qu’il ne restait plus grand monde sur place à part quelques joueurs, une bonne vingtaine de NUC tournaient sans qu’ils ne soient audibles. Il fallait coller son oreille à un de ces engin pour les entendre alors qu’ils sont équipés de cartes graphiques GeForce RTX 2070 et faisaient tourner divers jeux différents allant de Fortnite à Jedi Fallen Order. Les MiniPC étaient tous très silencieux et proposaient une jouabilité impressionnante.

Ces petits boîtiers posés sur un bureau ne devraient pas vraiment s’entendre ronronner outre mesure. Le système est conçu pour ventiler la totalité du volume d’air interne de l’engin 5 fois par seconde quand le système en a besoin. Le résultat montre qu’en plein jeu 3D exigeant, la partie supérieure est bien chaude et les côtés restent frais. En retrouvant un usage plus léger, la ventilation baisse en conséquence. On pourra poser ce genre d’engin sur son bureau sans ressentir une soulagement une fois qu’il sera éteint. Sous un bureau, sur un caisson par exemple, le NUC devrait être totalement inaudible.

Trois modèles de Ghost Canyon NUC 9 Extreme sont prévus pour le moment. Tous avec un processeur fonctionnant dans un TDP de 45 watts.

  • Un modèle très haut de gamme sons Core i9-9980HK avec 8 coeurs et 16 threads, fonctionnant de 2.4 GHz de base à 5 GHz en mode turbo et embarquant 16 Mo de cache. Cette solution proposera par défaut un circuit graphique UHD 6230 cadencé de 350 MHz à 1.25 Ghz. Ce modèle, le plus haut de gamme est annoncé à 1530 dollars.
  • Une version Core i7-9750H avec 6 coeurs et 12 Threads, 12 Mo de cache à des fréquences de 2.6 à 4.5 GHz et toujours un circuit graphique Intel UHD 630 fonctionnant de 350 à 1.15 Ghz annoncée à 1130 dollars.
  • Enfin, un troisième modèle en Core i5-9300H avec 4 coeurs et 8 Threads dans des fréquences allant de 2.4 à 4.10 Ghz et toujours un circuit Intel UHD 630 qui tournera cette fois de 350 MHz à 1.05 GHz.

Des tarifs élevés qu’il faudra compléter avec de la mémoire vive, du stockage et un système d’exploitation. Sans compter une éventuelle carte vidéo externe supplémentaire. Cela fait des Ghost Canyon des solutions haut de gamme difficiles a justifier d’un point de vue économique si l’on se place dans une perspective classique. Chose que la marque ne cherche pas a faire.

Les choix d’Intel sont justifiés dans une perspective de PC familial classique. Un PC d’autant plus viable qu’il pourra offrir une énorme durée de vie aujourd’hui. Combien de familles ont un PC grand tour, avec beaucoup d’espace disponible mais n’en font rien ? Les tours sont inutilement grandes et n’évoluent pas en réalité. 

Evidemment cela ne correspond pas à la majorité du public qui lit les sites informatiques. En général les fondus de high tech aiment bien disposer d’une machine ultra évolutive avec un boitier facilement accessible et pourvoir rajouter de multiples cartes, des disques dures en pagaille et autres fonctionnalités dans leurs engins. Mais monsieur et madame tout le monde ne fonctionne pas comme cela. Avec des puces capables de venir à bout de toutes les tâches du quotidien et qui peuvent durer des années, il est sûrement plus justifié aujourd’hui d’investir dans une minimachine qui permettra de conserver un espace agréable au quotidien.

NUC Ghost Canyon

Car le travail entamé ici par Intel avec ces NUC 9 Extreme est la poursuite d’une nouvelle vision de l’informatique. Les premiers NUCs ont pris e parti d’équiper des gens dans tous leurs besoins de base sans que cela ne transforme leur façon de vivre. Un petit NUC classique peut remplir le cahier des charges d’une famille pour tout ce qui va être besoin informatique moderne. Traitement de texte, comptabilité et bureautique dans son ensemble. Surf, musique et vidéo en streaming et, suivant les modèles, du loisir numérique plus ou moins poussé : Montage vidéo et audio, retouche photo et même jeu 3D.

Avec le Ghost Canyon, Intel va s’adresser à la totalité des besoins d’un utilisateur de PC : Montage vidéo en UltraHD et jeu 3D compris. Par défaut l’engin est incomplet pour les usages les plus exigeants mais au contraire des NUC de base il pourra accepter une carte graphique haut de gamme, plus de mémoire ou de stockage facilement et évoluer. 

Ceux qui achèteront un Ghost Canyon auront en échange une solution ultra compacte, silencieuse et performante. Ils pourront également la faire évoluer dans la durée en changeant d mémoire, de stockage ou de cartes filles. Voir en faisant évoluer la carte The Element par une autre très facilement. 

Intel ne s’adresse pas à tout le monde avec cette nouveauté mais il crée un nouveau format qui intéressera la majorité. Ceux qui n’iront pas bidouiller leur PC mais qui veulent au contraire une solution robuste, efficace et dont la durée de vie sera assurée pour quelques années. Ceux qui veulent investir une fois dans une machine avant de l’oublier dans tous les sens du terme pour ne se concentrer que sur ses usages. 

Pour les professionnels, la solution est également intéressante. Les engins sont sobres, compacts et performants. En cas de panne il suffira de changer la carte The Element en quelques minutes pour retrouver un ordinateur efficace. Une liste d’arguments solides pour une entreprise qui veut offrir du confort à ses employés sans perdre de temps en cas de panne. 

Intel construit en ce moment son écosystème et commence a attirer de nombreux partenaires autour de ce nouveau format. Pas moins de 20 modèles de cartes graphiques Nvidia sont prévus pour être compatible avec le Ghost Canyon. On retrouvera ainsi des solutions allant du GTX 1650 au RTX 2070. Des constructeurs s’intéressent également à la solution pour construire des boîtiers compatibles avec ce format pouvant accueillir tout type de carte graphique. 

NUC Ghost Canyon

Les BaseBoards seront également vendues seules – à un prix non défini – ce qui autorisera des intégrations très souples pour les industriels comme pour les particuliers. Sur la photo ci-dessus on découvre un NUC intégré au dos d’un écran pour proposer une expérience de stand VR basé sur une solution Oculus. La prochaine version sera surement implantée de manière plus compacte avec une Baseboard et un NUC 9 Extreme disposés contre le support au dos de l’écran.

La grande question est de savoir si la sauce va prendre. Si le public comme les pro seront suffisamment intéressés par la démarche pour s’y investir. La marque a déjà réussi son coup par le passé avec les NUCs. A leur présentation les premiers échos des “spécialistes” ne faisaient qu’évoquer leur manque d’évolutivité… Qui était pourtant la même que celle d’un ordinateur portable. Plusieurs années et de nombreuses générations de machines plus tard, l’objet est devenu une réalité du quotidien en entreprise comme chez les particuliers. Parce que les particuliers n’ont pas tous pour objectif de changer leurs composants. Parce que les processeurs de ces dernières années restent d’actualité beaucoup plus longtemps. Parce que le bénéfice d’une minimachine est important pour de nombreux utilisateurs qui ne font pas de l’informatique le centre de leur vie. Enfin, et c’est assez paradoxal, parce que de nombreux experts qui ne jurent pour eux même que part un boitier ATX standard qu’ils laissent le plus souvent ouvert, conseillent au final ce type de solutions à leur entourage ou leur famille pour justement ne pas avoir a mettre les mains dedans une fois installés.

Intel de son côté assure que ce premier produit n’est qu’un début, des cartes The Element sont dans les tuyaux pour plusieurs générations dans le futur et qu’un acheteur en 2020 pourra trouver de quoi faire évoluer son système dans la durée si le besoin s’en fait sentir.

Si le marché s’intéresse à ces produits et surtout si les assembleurs se mettent a proposer des NUC 9 Extreme équipés de la même manière qu’ils proposent des boîtiers moyen tour ou grand tour. Avec mémoire vive, stockage, carte graphique et système, le marché pourrait découvrir des engins performants et compacts d’un nouveau genre.

 

 

A la découverte du NUC 9 Extreme Ghost Canyon © MiniMachines.net. 2020.

Intel Alder Lake-S : un processeur d’un nouveau genre ?

Par Pierre Lecourt

Les SoC ARM ont cette particularité d’additionner des cœurs aux compétences différentes et de les activer suivant les besoins de l’utilisateur. D’un simple coeur à basse fréquence pour des usages légers à l’activation simultanée de l’ensemble des cœurs pour un maximum de performances. Cette technologie existe également chez Intel qui allie plusieurs cœurs au sein de ses processeurs. Mais la grosse nuance entre les solutions ARM et celles d’Intel vient du fait d’une certaine mixité de solutions chez le premier alors que le second multiplie plusieurs fois le même coeur.

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Une puce Intel Foveros avec 1 coeur Sunny Cove et 4 Atom

Depuis quelques années toutefois, Intel travaille à changer la donne. Sa technologie Foveros veut permettre au fondeur de concevoir des puces mélangeant plusieurs architectures. Des coeurs Atom à basses fréquences par exemple, très peu gourmands en énergie, mélangés avec un coeur Core plus performant. Avec le code correspondant à ce schéma, il serait possible de proposer au système une solution adaptée à différentes situations. Là encore on n’utiliserait qu’un seul coeur basse fréquence pour aller relever ses emails et l’ensemble de toutes les performances disponibles pour lancer un programme plus complexe.

Intel a déjà annoncé un premier processeur utilisant cette technologie dans sa gamme Lakefield mais rien n’est pour le moment disponible sur le marché. Voilà ce que l’on sait de sûr, de sourcé et de commenté par Intel lui même. Vient s’ajouter à cela une rumeur donc, en provenance de sites Chinois, qui annoncerait l’arrivée d’une nouvelle gamme de puces baptisées Alder Lake-S. Trois puces ont été ainsi affichées sans que l’on sache si il s’agit d’une fausse info, d’un fantasme ou d’une réelle fuite d’un labo de design local.

On ne sait pas grand chose de ces puces pour le moment, ce qui me laisse croire soit à une fausse info très habile, soit à une vraie information. La plupart des rumeurs montées de toutes pièces ne sont en général pas avares de détails techniques. Ici on reste sur notre faim.

Alder Lake-S

@Ghost_motley

La première de ces puces Alder Lake-S serait une solution avec un TDP de 125 watts à 150 watts montée dans une solution combinant plusieurs séries de coeurs : 8+8+1. Soit 8 coeurs hautes performances associés à 8 autres moins rapides et enfin un dernier coeur qui devrait, logiquement, être celui de la partie graphique du dispositif. Les 125 watts pouvant correspondre à une addition de 8 “gros” cœurs type Core classique et 8 “petits” cœurs type Atom. L’utilisateur pourrait bénéficier d’une bonne réserve de performances ou n’utiliser qu’un seul petit coeur à basse fréquence suivant ses besoins.

Alder Lake-S

@Komachi_ensaka

Le second dériverait de cette première formule avec le même montage mais probablement des fréquences plus basses pour ne dépenser que 80 watts de TDP. Moins gourmand cette seconde solution serait également moins performante et toujours en 8+8+1.

Enfin, un Alder Lake-S est présenté avec le même TDP de 80 watts mais dans une formule 6+0+1. Soit 6 “gros” cœurs, pas de “petits” et 1 circuit graphique. Cette formule ressemblerait alors à ce que propose Intel aujourd’hui si ce n’est que la manière dont l’ensemble fonctionnerait pourrait être différent. Cela pourrait également être une porte de sortie plausible pour qu’Intel commercialise des versions n’ayant pas réussi à passer les tests de la marque. Un Alder Lake-S haut de gamme qui ne tiendrait pas les fréquences les plus élevées serait testé en 80 watts et si un souci était détecté, il y aurait toujours la possibilité de le décliner en version 6+0+1.

Alder Lake-S

Ces processeurs mesureraient 45 x 37.5 mm, un certain embonpoint par rapport aux puces actuelles de marque qui ne mesurent pour le moment que 42.5 × 42.5 mm. Le fondeur lancerait donc au passage un nouveau Socket baptisé LGA1700 afin d’accueillir ces Alder Lake-S. Un format qui proposerait au passage de plus grandes possibilités connectiques en hébergeant tout simplement un plus grand nombre de broches. De quoi permettre aux équipes d’Intel de proposer plus de lignes PCIe et d’éventuelles mises à jour techniques. Cela permettrait également une meilleure dissipation de l’ensemble.

Tout cela reste bien entendu de la spéculation mais c’est également une des voies qu’a choisi Intel pour le futur et  cela donne donc à réfléchir aux implications de cette stratégie. Avec 80 ou 125 watts, ces puces ne concerneront pas forcément des minimachines bien qu’il soit possible d’intégrer ce genre de puces dans des solutions MiniITX. Reste que cette logique est parfaite pour des solutions à plus basse consommation. On imagine des portables profitant d’un mode mobile à basse consommation et capable de réactiver d’autres coeurs en mode sédentaire. Des MiniPC fonctionnant sans ventilation pour lire un film et passant en plus hautes fréquences avec l’aide d’un ventilateur pour lancer un jeu…

Intel Alder Lake-S : un processeur d’un nouveau genre ? © MiniMachines.net. 2020.

J’ai des jeux Pippin à vendre

Par Pierre Dandumont

J’ai pas mal de jeux Pippin en doublon, et donc je mets le tout en vente sur eBay.

Les jeux sont sur eBay, voici la liste (avec les prix). Si vous venez d’ici, vous pouvez faire une proposition un peu plus basse que le prix en indiquant que vous lisez le blog, et on peut discuter. Je ne suis pas fermé à une vente en lot avec une réduction, d’ailleurs. Les prix peuvent sembler élevés, mais c’est en-dessous des prix moyens sur eBay et le but est surtout de rembourser le prix d’achat. En général, ils viennent du Japon, donc en plus du prix là-bas, il faut ajouter l’envoi et éventuellement la douane. Vous trouverez les essais des jeux (enfin, pas tous) sur la page de la liste de mes jeux. Je fais l’envoi classique gratuitement en France, pour l’étranger, ça va dépendre, il faut voir sur eBay.

L-Zone (75 €).

Gundam Zion Military File (85 €). Avec sa big box.

Yellows (75 €)

Yellows 2.0 (75 €)

Gundam Tactics Mobility Fleet 0079 (75 €)

Les disques de démo fournis avec le magazine MacUser/MacBin (50 €)

Ugoku Block (65 €) (le boîtier est cassé sur la charnière)

Chisato Moritaka (75 €)

Hanako-san ga Kita (75 €)

Yellow Brick Road I (75 €)

Victorian Park (75 €)

Kids Box (75 €)

Dazzeloids (85 €) (sous blister)

Nemurenu (85 €) (sous blister)

T-Break (85 €) (sous blister)

With Open Eyes (85 €) (sous blister)

Music Island “Peter and the Wolf” (85 €) (sous blister)

Music Island “Carnival of the animals” (85 €) (sous blister)

Enfin, cette page va peut-être s’autodétruire ou être modifiée.

Deux nouveaux NUC Bean Canyon Lite dans le cheptel d’Intel

Par Pierre Lecourt

Deux nouveaux NUC et une nouvelle gamme donc, les NUC Bean Canyon Lite. Des machines qui ne ressemblent pas à une évolution de l’offre actuelle mais plutôt à un retour en arrière avec des processeurs moins performants que les dernières productions de la marque dans cette large gamme. 

nuc bean Canyon Lite

Le nouveau NUC8i3BEHS embarquera un Core i3-8140U, une solution double cœurs et quadruple threads dans des fréquences de 2.1 à 3.9 GHz pour un TDP de 15 watts. Le NUC8i5BEHS, quant à lui, un Core i5-8260U proposera quatre cœurs et huit threads, toujours en 15 watts de TDP pour des fréquences oscillant de 1.6 Ghz à 3.9 GHz.

Les NUC Bean Canyon originaux proposaient quant à eux des Core i3-8109U, Core i5-8259U et Core i7-8559U chips équipées de circuit graphique Intel Iris Plus 655. C’est à dire des puces proposant 28 watts de TDP et proposées autant sur le marché grand public que professionnel.

Ces deux nouveaux processeurs semblent être des Kaby Lake Refresh gravés en 14 nanomètres, ils proposeront des performances classiques pour ce genre de machines avec une gestion de mémoire vive pouvant aller jusqu’à 64 Go de DDR4-2400 et un circuit graphique Intel UHD 620. Les processeurs devraient prendre en charge un triple affichage.

nuc bean Canyon Lite

On retrouve une connectique classique et complète avec 2 ports USB 3.1 Gen2 en façade et 2 autres à l’arrière. Deux autres ports USB 2.0 sont également disponibles via des broches sur la carte mère. Un port Thunderbolt 3.0 est également présent au dos du châssis. Deux slots de mémoire vive DDR4 SoDimm sont présents et le stockage se fera sur un slot M.2 2280 SATA 3.0 et une baie d’extension 2.5″. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également intégré ainsi que deux microphones directement placés sur le châssis. Une sortie HDMI 2.0a est présente ainsi qu’un port jack combo casque et micro, un port Ethernet Gigabit est également intégré en plus de la carte Wifi5 et Bluetooth 5.0. Pour finir, on retrouve le capteur infrarouge en façade pour piloter l’engin à distance.

Ces machines comblent un tout petit creux dans la proposition pourtant très large de la gamme. Lancés en 2018, les NUC Bean Canyon ne semblaient plus vraiment d’actualité et pourtant Intel invoque cette appellation pour ces nouvelles machines. Le fait que la marque les fasse apparaître en catimini me laisse entrevoir plusieurs scénarios.

nuc bean Canyon Lite

Comme d’habitude, la partie supérieure peut être remplacée pour profiter par exemple des ports USB internes.

Si un industriel (ou des industriels) ou une administration demandait une machine sur mesure à Intel pour de larges commandes, plusieurs milliers de NUC Bean Canyon Lite, il est plus que possible que celui-ci ait répondu à cet appel d’offre avec ce genre de proposition. Revenant à des puces plus anciennes lui permettant de tirer les coûts vers le bas, de baisser son TDP et correspondre à ses capacités de production. Une fois la machine créée pour satisfaire cette demande, vu qu’il ne s’agit que d’un dérivé de solution existante, pourquoi ne pas la lister sur le site de la marque ?

Cela ne veut pas dire que l’engin sera disponible à l’achat pour des particuliers – ni même pour des professionnels d’ailleurs – mais cela permet d’en garder une trace précise. Autant pour les techniciens concernés que pour la gestion interne chez Intel. Cataloguer les machines est un point important pour en assurer le SAV. Il est également possible que cet engin sorte sur le marché comme une solution tout à fait classique, parce que le constructeur a détecté un besoin de ce type et que revenir à un format NUC Bean Canyon Lite permet de proposer une solution plus abordable.

On peut enfin imaginer, comme le fait FanlessTech, que ces sorties “à reculons” de nouveaux-anciens produits correspondent à une réponse d’Intel face aux soucis d’approvisionnement de machines équipées de puces 10 nanomètres.

 

 

Deux nouveaux NUC Bean Canyon Lite dans le cheptel d’Intel © MiniMachines.net. 2020.

Une ceinture connectée compatible avec Santé sur iPhone

Par Pierre Dandumont

Une ceinture connectée ? Sérieusement ? Oui. C’est un objet connecté issu des laboratoires de Samsung, financé de façon participative et avec des idées intéressantes. Petit test.

Elle a été proposée sur Indiegogo (pratiquement 75 000 € levés) et Kickstarter (un peu moins) et est encore en vente sur Amazon aux USA (250 $, c’est cher, elle était à 70 $ sur KickStarter). Elle est vendue comme un outil d’aide pour la santé, comme pas mal d’objets connectés.

Une jolie image de présentation

A l’ouverture de la boîte ronde, on trouve la ceinture elle-même, un petit câble micro USB (pas de chargeur), la boucle contenant l’électronique et le manuel en anglais. La première chose à faire est de découper la ceinture à la bonne taille. Il faut évidemment éviter de se tromper. Le mécanisme de fixation, avec une pince qui se creuse directement dans le cuir, fonctionne bien et ça semble solide.

La boîte

Maintenant, l’application. En anglais, avec une inscription obligatoire, elle est perfectible. Elle affiche les résultats en pouces par défaut, et la fonction pour passer en cm est… bizarre, même si on peut entrer les variables personnelles dans des unités utilisées en Europe. Sur un iPhone SE, la fenêtre qui permet de choisir taille, poids, etc. est assez étonnante : si vous ne poussez pas exactement au bon endroit, ça repart sur les valeurs par défaut. Au passage, comme la ceinture est compatible HealthKit (Santé), elle pourrait récupérer le poids… mais non. En fait, l’application peut modifier le tour de taille dans Santé et c’est tout. C’est un peu dommage : elle mesure pas mal de choses et aurait pu aussi récupérer des données essentielles.

La ceinture


Changer l’unité

Petit aparté, l’installation elle-même a d’ailleurs été compliqué. Je l’ai chargée sur mon Mac puis sur un chargeur classique (Apple) et elle n’était pas détectée. Après quelques essais avec un chargeur de Raspberry Pi, directement en micro USB, elle a enfin été vue par l’application, mais ça reste assez aléatoire. J’ai vraiment dû batailler pour obtenir du Bluetooth la première fois.

Elle se charge en micro USB

Pour l’autonomie, j’ai perdu environ 10 % en 5 jours, en mettant la ceinture en début de journée (~7h) et en l’enlevant vers 21h. Un des points négatifs vient de l’obligation de synchroniser plus ou moins manuellement la ceinture : ça ne semble pas se faire automatiquement, il faut donc lancer l’application, attendre qu’elle détecte la ceinture et lancer une synchronisation. Heureusement, ça ne prend que quelques secondes (quelques dizaines au plus) et une synchronisation par jour suffit amplement.

Les données


Les données


Les données


Dans Santé (oui, je suis gros)

Pour le reste, l’application indique donc le tour de taille, le nombre d’heures avec la ceinture, le nombre d’heures en position assise ainsi que le nombre de pas. Comme expliqué plus haut, ce n’est malheureusement pas synchronisé avec Santé. Je ne suis pas franchement certain de la précision : au moment d’écrire ces lignes, un soir de la semaine, Santé m’affiche 4 965 pas (avec comme sources une Apple Watch Serie 5 et un iPhone SE) et l’application Welt indique seulement 4 206 pas, une différence assez significative. Enfin, la ceinture mesure aussi une donnée appelée « Big Meal ». En gros, elle arrive à détecter (a priori) si on a trop mangé. Je n’ai aucune idée de la fiabilité de ce point. Pour terminer, on peut évidemment mettre à jour le firmware, mais c’était à jour dans mon cas.

Une conclusion ? C’est un gadget, mais bien construit et bien pensé. Maintenant, à 250 $, c’est quand même très compliqué de la recommander.

Approuver la commande sudo avec l’Apple Watch (et ses limites)

Par Pierre Dandumont

J’en parlais hier, il est possible d’utiliser l’Apple Watch pour s’authentifier dans certains cas avec macOS Catalina. Mais ça ne fonctionne pas partout, tout comme Touch ID. Par exemple, avec la commande sudo, il faut entrer le mot de passe. Mais macOS offre une solution.

En fait, la méthode utilisée pour High Sierra fonctionne sous Catalina. Il faut éditer un fichier et ajouter une ligne. La première commande édite, la seconde contient la ligne à ajouter est la suivante. Le tid de pam_tid indique clairement Touch ID.

sudo nano /etc/pam.d/sudo
auth sufficient pam_tid.so

Une fois que c’est fait, la commande sudo proposera la fenêtre classique qui demande d’utiliser Touch ID, mais ça fonctionne aussi avec l’Apple Watch.

Dans les limites, outre le fait que presser un bouton sur la montre semble un peu moins sécurisé qu’un vrai mot de passe, ça ne fonctionne pas quand l’écran du Mac est fermé avec un écran externe. Ca vient du fait que l’authentification attend Touch ID, qui n’est évidemment pas disponible quand le capot du Mac est fermé. Du coup, l’authentification Apple Watch saute en même temps. Il y a visiblement une solution qui consiste à modifier des fichiers du système, mais c’est plutôt une mauvaise idée avec macOS Catalina. Enfin, il existe une autre façon de le faire, parfois mise en avant, mais très franchement je préfère ne pas passer par du code externe (même open source) pour l’authentification. Malgré tout, ça reste une solution si votre Mac n’est pas équipé de Touch ID.

Avec la commande sudo

Sonos met fin à son dangereux programme Trade Up

Par Pierre Lecourt

En Janvier dernier, Sonos annonçait un programme commercial baptisé Trade Up permettant de profiter d’une ristourne de 30% pour ses anciens clients voulant se ré-équiper de matériel audio de la marque. Petit détail pas anodin, pour bénéficier de cette généreuse ristourne, il fallait passer les appareils en mode “recyclage” ce qui signifiait qu’au bout de quelques jours, ils ne seraient simplement plus utilisables.

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Le système Trade Up rendait chaque amplificateur ou enceinte de la marque ainsi programmé totalement inerte. Impossible de les employer à nouveau. Ils seraient bons pour la déchetterie… Sonos d’expliquer sa méthode en indiquant vouloir éviter que des clients achètent du matériel de sa marque qu’ils jugeaient obsolète. Grosse levée de boucliers des utilisateurs pour deux raisons.

D’abord parce qu’au lieu de recycler des produits, cela les dirigerait en réalité vers les déchetteries. Le vrai recyclage aurait justement été de leur trouver une seconde vie et donc de ne pas les détruire logiciellement. Cette pollution volontaire est mal passée auprès des utilisateurs.

Ensuite parce que Sonos forçait lourdement la main des utilisateurs en les poussant à passer en mode recyclage puisque certains des produits concernés allaient perdre tout support technique de la part de la marque. Avec tout les risques d’un piratage extérieur à moyen ou long terme sans les correctifs appliqués par Sonos, les clients pouvaient choisir de continuer à utiliser ces appareils potentiellement vecteurs d’attaque ou les rendre inutilisables pour repasser à la caisse avec les 30% de Trade Up.

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Sonos vient de revenir sur sa décision et met fin à ce programme Trade Up et à cette obligation de “recycler” son vieil appareil. La marque ne “briquera” plus les enceintes et amplificateurs jugés obsolètes. Pour bénéficier de la réduction, il suffira donc de notifier à Sonos le numéro de série du précédent achat. L’appareil concerné pourra être conservé et utilisé mais également donné ou déplacé dans une pièce non équipée. Les appareils qui ne seront plus mis à jours – principalement des solutions assez anciennes mais certaines ont encore été vendues jusqu’à il y a quelques années – pourront continuer à fonctionner. Il est évident que pour certaines, il faudra veiller à ne plus leur offrir un accès total au réseau pour empêcher une intrusion externe. Ce genre de chose peut se mettre en place au travers de son routeur.

C’est dans tous les cas une très bonne nouvelle pour la planète et pour les propriétaires de ce type d’appareil. Mais pas que pour eux, la chose qui me faisait le plus peur avec cette solution était dans le précédent qu’elle créait sur le marché. Imaginez le même genre de processus avec un scanner, une imprimante, une carte graphique, une machine à laver ou… pourquoi pas, une voiture ! Rien n’empêche techniquement un constructeur de mettre en place ce genre de solution. Avec Sonos, on a donc refermé la boite de Pandore, boite qui aurait créé un précédent dangereux pour tous les objets connectés et donc tout le monde…

Source : The Register

Sonos met fin à son dangereux programme Trade Up © MiniMachines.net. 2020.

Approuver une demande de mot de passe avec l’Apple Watch et macOS Catalina [MAJ]

Par Pierre Dandumont

Avec macOS Catalina, Apple a ajouté une fonction intéressante : la possibilité d’utiliser l’Apple Watch pour approuver certaines demandes de mot de passe. Ca ne marche pas dans tous les cas, j’en parlerai demain, mais c’est assez efficace.

Les contraintes sont classiques : il faut un Mac qui accepte le déverouillage avec l’Apple Watch (en simplifiant, un modèle avec une carte Wi-Fi 11ac), macOS Catalina et une montre sous watchOS 6 (donc pas la première génération). Il faut bien évidemment avoir activé l’option dans les Préférences Système, section Sécurité et confidentialité, onglet Général : c’est la case Utilisez l’Apple Watch pour déverrouiller des apps et votre Mac.

Ensuite, c’est simple : la montre va vous prévenir avec une vibration haptique, en vous demandant de presser deux fois le bouton. Quel bouton ? Celui présenté sur l’écran avec une petite animation, c’est-à-dire le bouton qui se trouve sous la couronne digitale. Il faut presser le bouton assez vite, à la manière d’un double clic. Attention, tout de même, macOS n’indique pas explicitement que c’est possible sur la montre : c’est la vibration haptique qui vous préviendra. Enfin, de façon assez logique, ça ne fonctionne que si vous êtes à proximité du Mac, comme pour le déverrouillage classique.

Dans Safari


Un menu classique (ici dans les Préférences système)


Sur la montre

C’est fonctionnel pour les notes, les menus de Safari, les préférences, etc. Il y a quelques cas qui imposent tout de même un mot de passe, comme sudo, mais ça peut éventuellement se régler (on en parle demain).

MAJ : Comme le fait remarquer maxou56 en commentaires, ça affiche bien une Apple Watch… mais uniquement sur les Mac qui n’ont pas Touch ID. Donc sur un iMac, un Mac mini, un MacBook, etc. Et merci maxou56 pour les captures !

Avec une Apple Watch


Avec une Apple Watch

Une publicité pour la console Power Player… avant la Pippin

Par Pierre Dandumont

J’ai récupéré une publicité au Japon pour la console Power Player, le nom d’origine de la Pippin. Et il y a quelques points intéressants.

Premièrement, on voit un prototype de console : pas de marquage, des boutons différents sur le haut, une plaque arrière sans marquage. La boule du trackball est plus sombre que sur la version finale, et le modem différent. Le bus sous la console est indiqué comme PCI (ce n’est pas tout à fait le cas). Enfin, on remarque l’absence du ventilateur à l’arrière. Peut-être qu’il ne s’agit pas d’une vraie console, peut-être que la version d’origine n’en avait pas.

Sur la deuxième face, on voit quelques trucs intéressants. Premièrement, la partie multimédia est bien assumée, avec quelques trucs marrants, genre le « Network game » (c’est pas gagné). Le côté échange de données et la mise en avant de la possibilité de brancher un lecteur de disquettes, c’est une chose, mais la partie QuickTake m’étonne. En fait, pas mal de vieux supports publicitaires parlent d’une liaison entre la Pippin et un QuickTake, mais je n’ai jamais vu de logiciels capables de le faire. Peut-être que ça fonctionne avec des CD que je n’ai pas testé, mais la documentation disponible ne semble pas l’indiquer. Et quand on cherche Pippin et QuickTake en même temps, on trouve surtout des pages sur les flops d’Apple…

L’USB 3.0 de l’iPad Pro de 2015

Par Pierre Dandumont

L’iPad Pro de 2015, dans sa version 12,9 pouces, propose une fonction intéressante : c’est le premier appareil avec une prise Lightning compatible USB 3.0.

Sur les iPad précédents, ainsi que sur l’iPad Pro 9,7 pouces de la même génération (sorti quelques mois plus tard), le Lightning se limite à l’USB 2.0. Le point technique assez particulier, c’est que le SoC d’Apple (A9X) ne gère pas l’USB 3.0, contrairement aux versions suivantes. On trouve donc dans l’iPad un contrôleur USB 3.0 en PCI-Express, un Fresco FL1100. C’est la même puce que dans les anciennes stations Thunderbolt ainsi que dans le Mac Pro de 2013. C’est un contrôleur assez standard, capable d’atteindre des performances correctes même si une intégration dans un SoC ou un chipset améliore souvent les choses.

Attention, l’USB 3.0 dans les appareils iOS en Lightning reste limité. Vous n’en profiterez pas avec les câbles de liaison vers un ordinateur, d’abord. Les câbles Lightning vers USB classique sont uniquement USB 2.0, et avec l’iPad Pro, le Lightning vers USB-C est dans le même cas. Je n’ai pas pu tester avec des appareils plus récents (iPhone XR, XS, 11, etc.) ni avec un iPad Pro de seconde génération (les 10,5 pouces), mais c’est a priori le cas aussi. Si vous avez une capture pour me contredire, ça m’intéresse.

480 Mb/s (USB 2.0) en Lightning vers USB-C

En fait, ça fonctionne uniquement avec les périphériques compatibles avec l’USB 3.0 du Lightning, soit deux produits chez Apple. Il en existe sûrement des compatibles chez d’autres constructeurs, mais je n’ai pas testé.

Premièrement, et je n’en ai pas sous la main, l’adaptateur Lightning vers carte SD. Il existe deux versions : l’USB 2.0 (A1441, courte) et l’USB 3.0 (A1595, plus long). Il y a une comparaison là.

Ensuite, testé ici, l’adaptateur Lightning vers USB. Il existe aussi deux versions, qui se différencient facilement. La première, A1440, propose uniquement un port USB (2.0) femelle. C’est la version de base, et elle pose pas mal de soucis avec les clés USB, disques durs, etc. En effet, le connecteur fournit assez peu d’énergie et donc vous aurez souvent un message indiquant que ça ne fonctionne pas. La solution passe par un hub USB alimenté, mais ce n’est pas très pratique.

Les deux adaptateurs


Le premier


Le second

La seconde porte un marquage (à la limite de l’illisible chez moi) avec le nom A1619. l’adaptateur se reconnaît facilement : il possède une prise Lightning femelle en plus de l’USB femelle. Il fonctionne en USB 3.0 et va avoir le même comportement que le premier si vous ne branchez pas l’ensemble à un chargeur : un message d’erreur.

Parfois en anglais, parfois en français, les joies d’iOS

Et les performances ?

J’ai placé un gros fichiers (1,26 Go) sur une clé USB raîde et je l’ai transféré sur l’iPad, dans trois cas : avec l’adaptateur USB 2.0 sur un iPad Pro 12,9 pouces, avec l’adaptateur USB 3.0 sur le même iPad et avec l’adaptateur USB 3.0 sur l’iPad Pro 9,7 pouces. Dans le premier cas, il faut 1 minutes et 25 secondes (~15 Mo/s, pas très rapide). Dans le second cas, il faut seulement ~9 secondes pour le même transfert, soit ~139 Mo/s. C’est plutôt rapide. Et avec l’iPad Pro 9,7 pouces (USB 2.0), on reste… en USB 2.0. Donc 1 minutes et 23 secondes (~15 Mo/s). Le gain est donc substantiel.

Les clés USB apparaissent dans l’application Fichiers

En pratique, il faut prendre en compte qu’il faut rester près d’une prise, et que la version USB 3.0 est un peu plus onéreuse : la version USB 2.0 vaut ~35 €, la version USB 3.0 vaut officiellement 45 € (mais souvent 40 €).

Trottinettes 2020 : Un état des lieux

Par Pierre Lecourt

Un dossier trottinettes 2020 en Mars ? Alors qu’on ne sait pas chaque matin si on doit mettre un vêtement de pluie ou non ? J’ai préféré prendre les devants et offrir la possibilité d’étoffer le contenu de cette page au fur et à mesure tant les questions au sujet de ces engins envahissent ma boite aux lettres.


La trottinette électrique fait désormais partie du paysage et du code de la route en France. La loi LOM est passée et désormais ces engins ont le droit de rouler dans nos villes et sur nos pistes cyclables. Le marché s’en donne à coeur joie et déploie une quantité de modèles pour répondre à la demande de citadins trop contents de ne pas avoir à sortir leur voiture pour s’engouffrer à toute vitesse dans… des bouchons.

Avec l’arrivée du beau temps, même si les giboulées de ce mois de Mars vont sûrement encore en surprendre plus d’un à deux roues, le marché de la trottinette électrique va reprendre. Déjà les questions fusent par email et, autour de moi, on m’interroge sur les modèles à privilégier. J’ai donc décidé de monter ce petit dossier pour vous éclairer sur ce marché avec un bref récapitulatif de la loi, des pratiques et des modèles en lice pour ce début de saison 2020.

 

Trottinettes 2020

Les trottinettes électriques et la Loi

La Loi LOM est passée et autorise donc ces engins qui n’avaient jusqu’alors aucune existence légale – et donc aucun droit de rouler sur la voie publique – à circuler en France. L’entrée es EDPM dans le code de la route a mis les choses au clair et a permis à l’écosystème de mieux grandir. Reste que beaucoup d’utilisateurs et d’autres usagers de la voie publique ne connaissent toujours pas les règles qui régissent l’univers des EDPM, ce qui pose soucis.

Les trottinettes électriques sont des EDPM, elles doivent donc suivre les règles édictées pour cette nouvelle catégorie d’Engin de Déplacement Personnel Motorisé. Et cela commence par des limitations techniques.

Les engins ne doivent pas pouvoir rouler par construction à plus de 25 Km/h. Au delà de ces 25 Km/h, ces engins sont illégaux et peuvent donner lieu à des amendes de cinquième catégorie soit 1500€. Les contrevenants peuvent également se voir confisquer leur véhicule par les forces de l’ordre. En pratique, cela n’est pas si anodin car les policiers et les gendarmes commencent à contrôler les EDPM. Il arrive qu’ils vérifient les modèles en vous faisant descendre de votre trottinette électrique. Les témoignages en ce sens s’accumulent ces dernières semaines.

Il faut bien comprendre le sens de ce “par construction” dans la pratique. Il n’est pas là pour que chaque véhicule soit estampillé d’une pastille “garantie constructeur 25 Km/h” mais pour éviter aux forces de l’ordre de sortir le radar. Nul besoin pour un policier de vérifier votre vitesse réelle sur la machine pour vous verbaliser. Il suffira qu’il constate que votre engin est capable, d’après le constructeur, d’aller à plus de 25 Km/h pour vous verbaliser. Et cela même si vous étiez sagement à 20 Km/h au moment du contrôle. Ce sont les engins capable de rouler au delà de cette vitesse qui sont interdits par essence, pas le comportement de celui qui roule. C’est la même logique qui veut qu’on ne puisse pas rouler avec un fusil de chasse chargé sur son siège même si on est détenteur d’un permis de port d’arme . 

Gendarmerie nationale

Les gendarmes ne vont pas installer des radars sur les pistes cyclable mais si ils reconnaissent un modèle haut de gamme capable d’atteindre les 40, 60 ou plus, ils vont l’arrêter et pouvoir le verbaliser. Je vous conseille donc d’avoir dans vos affaires quand vous roulez une copie quelconque de la fiche technique du fabricant de votre engin. Un document imprimé montrant qu’il est bien limité à 25 Km/h et qui vous évitera bien des ennuis. 

Chaque trottinette électrique en circulation devra disposer de certains éléments techniques dès le mois de Juillet de cette année : Un système de freinage efficace pour commencer. Cela veut dire au moins une solution mécanique capable de  vous arrêter en quelques mètres. C’est du bon sens mais ce n’est pas anodin. Un éclairage avant et arrière doit être intégré à la machine ainsi qu’un avertisseur sonore. Une petite sonnette suffisante pour prévenir devant vous. Des éléments réfléchissants sur les côtés du véhicule sont également indispensables. Vous ne pouvez pas expliquer que votre trottinette n’a pas de catadioptres parce que votre blouson à des bandes réfléchissantes, le véhicule doit être équipé de ces éléments.

Il faut impérativement avoir au moins 12 ans pour conduire une trottinette électrique. Vous ne devez pas porter de casque audio et, comme leur nom l’indique avec “personnel”, vous ne pouvez pas rouler à deux sur l’engin. La trottinette qui permet de transporter son enfant jusqu’à l’école est totalement à exclure, comme l’est tout autant de se déplacer avec une valise en bagage sur l’engin. 

Dernier détail “technique”, les EDPM ne sont que des engins à station debout. A l’exception des gyropodes qui peuvent avoir un siège, tous les autres véhicules ne comportent pas de selle. Les “draisiennes”, trottinettes aménagées et autres bidules du genre même vendus comme des trottinettes sont considérés comme des cyclomoteurs illégaux et vont vous coûter les 1500€ d’amende plus une seconde amende pour défaut d’assurance…

amende

La loi s’applique pour TOUTES les trottinettes

Enfin, ces engins sont limités à la circulation dans les agglomérations, là où la vitesse légale ne dépasse pas les 50 Km/h. A l’exception des voies vertes et des pistes cyclables qui peuvent augmenter leur rayon d’action, les EDPM seront donc cantonnés aux villes. Dans ces lieux vous aurez l’obligation d’emprunter les pistes cyclables1 et, si elles disparaissent d’un coup comme on sait si bien le faire avec nos plans d’urbanisme en France, vous pourrez alors longer la route sur le bas côté. A noter qu’un EDPM, comme un cycliste, peut très bien et légalement, choisir de se déporter au milieu de la route si il le juge nécessaire pour sa sécurité. Par exemple lorsque la piste cyclable sert de garage à des voitures en double file ou qu’un risque important d’ouverture de portière est présent comme à proximité d’une école pour la fin des cours par exemple. Les trottoirs sont totalement interdits à moins que la mairie les ouvre à la circulation comme elles en ont le pouvoir légal, ce qui sera le plus souvent le cas sur certains trottoirs, par exemple dans les villes côtières disposant d’une “promenade”.

Il est indispensable d’être assuré spécifiquement pour se déplacer avec une trottinette électrique. Plusieurs compagnies d’assurance ont mis en place des polices adéquates. 

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Dans la plupart des cas, sauf pour l’amende de 3e catégorie pour un véhicule interdit sur la voie publique si il permet de rouler à plus de 25 Km/h, les amendes sont relativement  légères. Rouler à deux vous coûtera 35€ si un fonctionnaire de police zélé vous tombe dessus. Idem si vous avez gardé votre casque audio sur la tête pauvre fou que vous êtes. Rouler sur le trottoir vous coûtera 135€… Le problème est en réalité plus grave car en cas d’accident, si vous avez un casque sur la tête, si vous percutez un piéton sur le trottoir ou si vous roulez à deux ou autres infractions, c’est que vous n’aurez absolument aucune assurance. Votre assureur refusera généralement de vous couvrir si vous ne respectiez pas la loi. C’est une chose de payer 45€ et d’avoir un sermon d’un policier en fonction. C’en est une autre de devoir payer les frais liés à un accident. Si vous vous blessez d’une part mais, pire encore, si vous blessez quelqu’un d’autre ou occasionnez des dégâts. 

L’offre 2020

J’ai donc choisi un ensemble de trottinettes électriques dans une approche correspondant à la loi. Il en existe bien d’autres sur le marché du loisir mais vous ne pourrez pas rouler avec sans la crainte de vous faire arrêter ou de passer votre vie  à rembourser des frais en cas d’accident. Je suis donc sagement resté sur des modèles correctement équipés et limités à 25 Km/h. Principalement des modèles que j’ai pu tester plus ou moins rapidement mais aussi une offre qui vient de sortir et sur laquelle on m’a interrogé.


La Kugoo Kirin S1

Kugoo Kirin S1

La Kugoo Kirin S1 est une nouveauté tout juste annoncée sur le segment entrée de gamme du marché des trottinettes électriques. A moins de 300€, elle présente un certain nombre de bons points pour une solution de ce type mais également de larges concessions techniques.
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La Kugoo ES2

Kugoo ES2

La trottinette électrique Kugoo S2 est un modèle milieu de gamme parmi les derniers sortis de cette marque très prolifique sur ce secteur. Robuste et à la fiche technique très semblable aux modèles les plus populaires, elle cache quelques détails assez importants à connaitre.
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La Mega Motion M5
Mega Motion M5

La trottinette électrique Mega Motion M5 est un modèle milieu de gamme qui se situe au même niveau qu’une Xiaomi M365 en terme de fonctionnalités. Robuste et correctement équipée, c’est une solution pratique pour les transports quotidiens comme pour la balade.
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La Ninebot ES2

Ninebot ES2

La Ninebot ES2 est sortie en 2018 pour se positionner en plein sur le milieu de gamme. Ninebot, qui fabriquait également la Xiaomi 365, a ainsi pu truster le marché de ses productions pendant 2 années. Est-ce encore un modèle intéressant en 2020 ?
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La Xiaomi M365

Xiaomi M365
La Xiaomi M365 est peut être l’engin qui a le plus popularisé ce mode déplacement en France ces dernières années. Bien qu’ayant peu évolué depuis 2018, elle reste une valeur sûre pour un usage urbain d’un véhicule de ce type.

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La Xiami M365 Pro

Xiami M365 Pro
La Xiaomi M365 Pro est une excellente trottinette électrique. Plus chère que la moyenne mais justifiant totalement son tarif au vu de ses performances et du confort qu’elle propose.

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La Ninebot Max G30

Ninebot Max G30

La Ninebot Max G30 est un modèle de trottinette haut de gamme destiné à ceux qui veulent définitivement remiser leur voiture au placard pour des voyages quotidiens. Belle, intelligente, bien construite, agréable et performante, c’est une solution sans véritable faute qui demandera un budget conséquent.

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Si vous avez des suggestions de modèle à tester, dans la limite de modèles qui ont le droite de rouler légalement en France, vous pouvez toujours m’en faire part dans les commentaires ou via la page contact du site.

Trottinettes 2020 : Un état des lieux © MiniMachines.net. 2020.

Trottinettes 2020 : La Xiaomi M365

Par Pierre Lecourt

La trottinette Xiaomi M365 est un engin assez ancien désormais, qui a eu le droit d’ailleurs à un test complet sur le site. Cette ancienneté n’empêche pas le modèle de continuer à être un des meilleurs de sa catégorie.

Xiaomi Mijia M365

C’est devenu un vrai étalon pour évaluer le marché de ce type de mobilité. La Xiaomi M365 se posant comme la solution milieu de gamme par excellence. Vendue 349€, longtemps employée par les systèmes de free floating, compatible avec notre code de la route, c’est un des modèles les plus répandus en Europe et parmi les plus populaires en France. Est t-il toujours intéressant en 2020 ?

Xiaomi M365

Performances

La Xiaomi M365 propose une vitesse de pointe de 25 Km/h et un mode croisière de 18 Km/h, son moteur affiche une puissance de 250 watts nominal, ce qui lui offre une nervosité théorique assez inférieure aux modèles plus récents qui affichent volontiers des moteurs 300 ou 350 watts. En pratique, Ninebot qui a conçu cette machine, livre un moteur très efficace qui tient encore bien la route. Les accélérations seront plus douces, plus progressives que sur des engins plus haut de gamme mais cela correspondra bien à certains usagers.

La vraie contrepartie dans ce moteur plus léger est dans la puissance pour monter les côtes. La trottinette sera moins apte à vous faire grimper des pentes raides et il faudra donc parfois descendre de l’engin et marcher à côté pour parvenir en haut de certaines. Si la trottinette peut accepter un poids total de 100 Kg maximum, elle aussi devra composer entre vitesse, pente et poids. Il n’y a pas de miracles à attendre de ce côté là. 

Xiaomi M365

Autonomie

La Xiaomi M365 propose une autonomie standard de 25 Km. En pratique, cela dépend évidemment de votre gabarit et de votre parcours sachant que pour l’avoir pas mal testée dans une ville ayant des pentes importantes, l’engin offre toujours une bonne vingtaine de Km réels de transport à l’usage. M’en servant personnellement dans des déplacements jusqu’à une gare pour rejoindre la capitale, la petite M365 m’a toujours permis de sillonner ensuite les rues Parisiennes de manière efficace et rapide. Largement partagée en famille, la Xiaomi M365 permet d’étendre l’autonomie de tous en ville sans avoir besoin de sortir sa voiture.

Xiaomi M365

Confort, conduite et ergonomie

Avec des roues de 8.5″ de diamètre composées de pneus et de chambre à air, la Xiaomi M365 offre un confort très appréciable en conduite. Les reliefs les plus faibles sont avalés par les chambres. La route est très bien gérée et l’adhérence des pneus très appréciée. Pour peu que votre gonflage soit précis et suffisant, le risque de crevaison sera faible. Les premières séries de cette trottinette ont été livrées avec des chambres à air très fines qui avaient une certaine tendance à la crevaison rapide. La mienne a crevé un jour, en pleine ville, à la descente un peu trop rapide d’un trottoir…

Xiaomi M365

Le changement de pneu m’a conduit à tester une solution de roue en gomme dure. Cela n’a pas duré car j’ai perdu beaucoup du confort que j’appréciais avec cet engin. J’ai remplacé cette roue par une autre en gomme plus souple et j’ai profité ainsi d’un modèle à la fois increvable et un peu plus confortable. Puis, parce qu’on m’a envoyé les dernières chambres a air de la marque pour test, j’ai remis des pneus classiques. Et ma Xiaomi M365 n’a pas crevé depuis. Je suis sans doute plus prudent et surtout je l’utilise moins souvent puisque j’ai changé de modèle. Cela dit, la M365 reste très employée par d’autres membres de la famille…

La conduite de ce modèle est un vrai plaisir, ce n’est vraiment pas la plus lourde du marché avec 12.5 kilos, elle reste donc assez facilement transportable sur de petites distances. De quoi descendre des escaliers ou la transporter à la main jusqu’à un bureau. On pourra la glisser à ses côtés en bus ou en train sans soucis et c’est probablement pour cela que la M365 a eu le succès qu’on lui connait. Elle s’utilise parfaitement bien en conjonction d’un autre moyen de transport.

Xiaomi M365

Pliable, avec un système de bascule assez haut sur le guidon et une accroche sur le garde boue arrière, la trottinette garde les deux roues au sol une fois pliée, ce qui permet d’utiliser sa béquille pour la maintenir debout sans frotter son châssis. 

Le système de freins est efficace avec une solution moteur qui permet de recharger – très légèrement – la batterie d’un côté et un frein à disque sur la roue arrière de l’autre. La prise en main du freinage se fait rapidement et sans grosses difficultés. L’accélération via la gâchette est progressif et relativement nerveux malgré le moteur 250 watts. Sur du plat, la montée en vitesse est appréciée car elle permet de repartir rapidement sur du 15-18 Km/h en quelques mètres après avoir cédé une priorité à un piéton ou s’être arrêté à un feu.

Xiaomi M365
La M365 ne propose pas un tableau de bord très évolué : pas de compteur de vitesse, par exemple, mais juste un signal sur 4 LEDs pour marquer l’état de la batterie avec une LED qui change de couleur pour indiquer le mode de limitation de vitesse. L’unique bouton servira également à allumer le phare avant et l’éclairage rouge arrière. Eclairage arrière sur le garde boue qui s’illumine également au moment du freinage, pour plus de visibilité. 

Xiaomi M365

Fonctionnalités annexes

La trottinette Xiaomi M365 propose une connectivité Bluetooth qui n’est pas franchement très utile. Elle permettra d’activer son système d’alarme, d’activer la fonction “croisière” qui permet de ne pas rester le doigt sur la gâchette d’accélération après un certain temps à vitesse fixe et de mettre à jour le firmware de la machine.

La petite sonnette est suffisamment efficace pour permettre de signaler votre arrivée à un autre usager d’une piste cyclable ou un piéton mais ne suffira jamais a prévenir un conducteur de véhicule à moteur qui se rabat sur vous. Le petit “ting ting” qu’elle émet n’est pas magique et il faudra donc toujours rester prudent même si vous signalez ainsi votre arrivée. Avec une résistance à la poussière et aux éclaboussures efficace, la trottinette est certifiée IP54, vous pourrez traverser des flaques d’eau peu profondes et rouler sous la pluie. Il faudra par contre recourir à un nettoyage à l’éponge et non pas au jet d’eau et bien sur ne jamais immerger votre engin.

Xiaomi M365

Disponibilité et tarif de la Xiaomi M365

La Xiomi M365 est proposée à 349€ en France chez Darty ou chez Boulanger, un tarif correct pour un modèle de ce type qui correspond à la plupart des usagers. Certaine promotions permettent de faire baisser ce prix de 10 ou 20€ de temps en temps. On est loin cependant de l’opportunité présentée à la sortie de l’engin en 2018 lorsque l’on pouvait le trouver régulièrement en importation à moins de 300€.

Reste que la M365 est devenue une star sur le marché ce qui a de nombreux avantages. On trouve facilement les nombreuses pièces détachées qui la composent, de nombreux professionnels savent la remettre en état aussi bien chez les spécialistes que chez des réparateurs de scooters par exemple. Et les assureurs connaissent très bien ce modèle, ce qui permet d’avoir de larges choix dans vos polices d’assurance. La Xiaomi M365 reste une valeur sûre.

Vous pouvez retrouver son test complet ici.

Trottinettes 2020 : La Xiaomi M365 © MiniMachines.net. 2020.

Trottinettes 2020 : Xiaomi M365 Pro

Par Pierre Lecourt

La Xiaomi M365 Pro est une évolution du modèle classique sorti en 2018. La marque a intelligemment continué à capitaliser sur sa gamme déjà très identifiée par le grand public pour proposer une version plus aboutie de sa solution.

Xiaomi M365 Pro

Pratiquement tout a évolué sur le concept de base et sous un aspect très semblable, la nouvelle venue propose une solution vraiment plus aboutie. Plus nerveuse, plus efficace mais toujours aussi robuste et esthétique, la M365 Pro est un très bel engin de déplacement urbain réellement convaincant.

Xiaomi M365 Pro

Performances

Compatible avec notre code de la route, la trottinette troque le moteur 250 watts du modèle d’origine pour un 300 watts vraiment plus efficace. Ces chiffres sont à comprendre de manière théorique car au contraire de beaucoup de marques noname, il ne s’agit ici que de la puissance nominale des moteurs. Le 250 watts de la M365 propose en réalité le double en puissance de crête, ce qui réserve un bon réservoir d’énergie à l’engin. Ici, même recette, la puissance de crête double celle d’origine avec 600 watts disponibles à la demande. Cette performance de moteur donne un couple très intéressant à l’ensemble. Je ne sais pas comment s’est débrouillé le constructeur pour y parvenir mais si les 50 watts d’écart semblent presque anodins sur le papier, la réactivité et les possibilités de la machine sont très à l’avantage du modèle pro sur le terrain.

L’engin restera limité à 25 Km/h mais sa puissance est plus impressionnante que le précédent modèle. La Xiaomi M365 Pro parvient ainsi à franchir aisément des côtes que la M365 de base ne pouvait même pas envisager. A utilisateur identique, c’est le jour et la nuit sur ce genre de dénivelé. La Pro avale les pentes sans sourciller et garde au finish la même énergie pour une endurance à peine entamée. La nervosité de l’ensemble est également affectée car on sent une poussée plus forte à la moindre pression franche de la gâchette d’accélération. Si la vitesse ne changera pas en fin de course, la maniabilité en est largement améliorée. On remercie souvent de sentir cette réserve de puissance dans le flux de la circulation. La trottinette propose 3 modes de navigation. Un Eco qui reste sagement à 16 Km/h et qui est très pratique pour s’insérer dans une piste cyclable encombrée. Un second mode permet de passer à 20 Km/H et le dernier au maximum de  25 Km/h. Le poids admissible est de 120 Kg  et la trottinette sait assumer des montées allant jusqu’à 12°. Moins que le chiffre annoncé par quasiment toute la concurrence sur le papier donc mais avec une pratique en réalité bien plus efficace.

Xiaomi M365 Pro

Autonomie

La M365 Pro est un excellent élève d’un point de vue autonomie. Si la version de base de la trottinette oscille entre 25 et 30 Km d’endurance, le modèle pro passe de son côté à 30 Km de base et jusqu’à 45 Km entre deux recharges.  Les 30 Km sont atteint sans soucis en usage immodéré de ses performances : Même avec du poids sur les épaules, même avec des côtes, même en utilisant le mode sport qui vous propulsera à 25 Km/h en permanence, l’engin est impressionnant en terme de portée. Si on reste dans une fonction plus sage, en se bridant à 20 Km/h par exemple, on peut aller encore plus loin et pour peu que l’on soit sur du plat, en jouant avec la fonction de recharge de la batterie proposée par le frein du moteur, on peut atteindre réellement les 45 Km d’autonomie. 

Xiaomi M365 Pro

On peut porter les 14.2 Kg mais ce n’est pas de tout repos

Ce joli score s’explique assez facilement, la batterie embarquée n’est pas tout à fait la même que sur le précédent modèle. Passant de 7800 mAh à 12800 mAh, elle propulse l’engin dans la catégorie des mi-lourds du genre. 14.2 Kg sur la balance, c’est un élément à prendre en compte dans son choix car si la M365 d’origine autorise des “portés” dans des escaliers sans trop de soucis, la manipulation de ce modèle ne se fait pas sans un réel effort physique. L’une comme l’autre gagnent à être pliées pour être manipulées ainsi mais pour le modèle Pro cela devient quasiment indispensable dès que l’on veut s’engouffrer dans une bouche de métro ou grimper les quelques marches d’une entrée d’immeuble.

Xiaomi M365 Pro
Autre nuance, la recharge de l’appareil est plus longue avec 8 heures de connexion au secteur pour se remettre d’aplomb à 100% avec un équilibrage parfait des cellules. On oscillait entre 5 et 6 heures pour le modèle standard. Le logement de cette généreuse batterie a un effet positif cependant avec un deck plus large et plus profond permettant une position plus confortable en roulant. En étant plus long, le deck oblige à proposer une solution un peu plus encombrante. La potence doit trouver son accroche sur le garde boue arrière et le guidon est donc presque 2 cm plus haut que celui d’une M365 classique.

Xiaomi M365 Pro

Confort, conduite et ergonomie

Xiaomi est resté sur des pneus classiques avec chambre à air. Ces dernières sont cependant plus robustes que les modèles d’origine de la M365 de base et les crevaisons logiquement moins nombreuses. Le confort en conduite est très agréable avec un gommage naturel des petites aspérités du terrain. C’est très appréciable au quotidien et la conduite assez reposante notamment grâce au large plateau proposé. Les roues font toujours 8.5″ de diamètre et offrent une très bonne adhérence globale, ce qui est probablement dû également au poids plus élevé de la machine. Attention, avec son deck large et profond, il faudra éviter de descendre des trottoirs trop hauts sur la trottinette. Adopter une conduite prudente est la meilleure stratégie pour éviter tout souci avec ce genre d’engin : On évite les crevaisons, les chocs et les risques de collision. 

La réserve de poussée est très appréciée en conduite en ville, elle permet de s’extraire facilement d’une situation compliquée par exemple quand une voiture est garée sur la piste cyclable et que du monde vous empêche de monter sur le trottoir en poussant votre trottinette à côté de vous. Pour “doubler” le véhicule fautif rapidement, une poussée franche sur la poignée de gaz permet de profiter d’un “trou” dans la circulation pour résoudre le souci. C’est également très utile pour les voies en double sens cyclables ou quand un véhicule déborde un peu trop sur votre chemin.

Xiaomi M365 Pro

Mais un autre élément a également évolué sur la Xiaomi M365 Pro avec un frein arrière à disque plus efficace. Le diamètre du frein est passé de 10 à 12 cm et la distance d’arrêt s’en trouve améliorée. Le véhicule étant plus lourd, cela devait être nécessaire pour proposer un stop efficace. Le résultat est là et on peut largement piler en 4 à 5 mètres lancé à fond sur du plat. Il est parfois nécessaire de basculer le poids de son corps sur la partie arrière du plateau pour améliorer l’accroche du pneu au sol. Cela permet de faire face à des conducteurs n’ayant pas jeté un coup d’oeil vers la piste cyclable au moment de tourner…

Le système de pliage de l’engin est identique au précédent modèle. On reste sur un guidon qui se casse en deux assez haut pour conserver les deux roues au sol lorsque la trottinette est pliée. La petite béquille maintient le tout en place. Une bague de protection vient protéger la goupille de sécurité qui permet de plier l’engin. Le mouvement n’est donc pas aussi facile que sur certains autres modèles mais l’ensemble est assez sécurisant. 

Xiaomi M365 Pro

Fonctionnalités annexes

Autre évolution sur ce modèle Xiaomi M365 pro, la présence d’un panneau de contrôle plus complet indiquant la vitesse actuelle du véhicule de manière assez précise. Ce n’est clairement pas indispensable sur ce type de produit qui ne dépassera pas les 25 Km/h de toutes façons. Mais avec une concurrence en entrée de gamme qui en a fait un cheval de bataille, cette arrivée était probablement indispensable sur ce modèle.

Les deux chiffres sont bien lisibles et l’affichage indiquera également l’état de la batterie et le mode de fonctionnement du moteur ainsi que l’activation du phare avant ou du Bluetooth. L’éclairage avant est toujours aussi efficace avec un déflecteur permettant à la LED blanche d’éclairer la route mais également de vous signaler à distance. La LED arrière s’illumine lorsque vous activez l’éclairage mais gagne également en brillance lorsque vous freinerez. Deux voyant signalant d’éventuels problèmes techniques peuvent éventuellement faire leur apparition sur l’affichage même si, personnellement, je ne les ai jamais croisés.

Xiaomi M365 Pro

Du côté de son application, pas de changement notable. La trottinette communique au travers de la solution Mi Home et vous donne accès à son autonomie, ses réglages et des petits plus comme le nombre de kilomètres parcourus, par exemple. Il n’est absolument pas nécessaire d’utiliser un smartphone pour lancer l’engin. 

Xiaomi M365 Pro

Comme pour tous les modèles de chez Ninebot, qui fabrique cet engin pour Xiaomi, la trottinette nécessite un premier démarrage pour se mettre en route. Il faudra d’abord la pousser du pied pour atteindre entre 3 et 5 Km/h avant que le moteur n’accepte de prendre le relais. C’est un détail mais cela évite d’appuyer par inadvertance sur la gâchette à l’arrêt. Pas si anodin quand on a une trottinette de presque 15 kilos sous les pieds.

L’engin reste estampillé IPX54 avec une résistance au sable, à la poussière et aux projections d’eau. On restera donc prudent face à la profondeur des flaques, on évitera le nettoyage haute pression et si il sera possible de rouler sous la pluie sans soucis, il faudra éviter toute immersion du moteur et de l’ensemble de l’équipement.

L’arrivée d’une languette de protection du port de charge plus aboutie permet de rouler sans crainte de la pluie, un simple petit aimant permet de la garder en place et d’éviter une goutte d’eau mal placée.  La sonnette embarquée est plus efficace que le premier modèle même si, là encore, cela reste juste un avertisseur pour piétons et autres usagers des pistes cyclables. On ne se fera jamais entendre par un conducteur de voiture ni d’un deux roues à moteur équipé d’un casque. 

 

Disponibilité et tarif de la Xiaomi M365 Pro

La Xiaomi M365 Pro ou Mi Electric Scooter Pro est proposée à un prix public de 499.99€ en France. On la trouve cependant régulièrement moins chère, elle est par exemple proposée chez Boulanger à 474.99€. On peut également la trouver en importation à 461.49€ par exemple chez Geekbuying.

Un tarif plus élevé que les autres modèles mais entièrement justifié pour un engin de déplacement quotidien. Si le but avoué de votre achat d’une trottinette électrique est d’effectuer des voyages régulièrement, voir tous les jours, alors le jeu en vaut la chandelle. Surtout si vous laissez en contrepartie votre voiture au garage. L’engin sera alors très rapidement rentabilisé. Si vous cherchez un engin de loisir pour vous balader de temps en temps, ce modèle sera confortable et agréable mais plus délicat à justifier niveau investissement.

Pour ma part, je ne regrette pas une seconde cet achat même si je possédais déjà une M365 classique.

Trottinettes 2020 : Xiaomi M365 Pro © MiniMachines.net. 2020.

Trottinettes 2020 : Ninebot ES2

Par Pierre Lecourt

La Ninebot ES2 est sortie en 2018 pour se positionner en plein sur le milieu de gamme. Ninebot, qui fabriquait également la Xiaomi 365, a ainsi pu truster le marché de ses productions pendant 2 années. Est-ce encore un modèle intéressant en 2020 ?

Ninebot ES2

La Ninebot ES2 ressemble ainsi beaucoup aux propositions de ces deux dernières années et à la M365 en particulier. On retrouve les mêmes fondamentaux techniques. Elements justifiés par les impératifs légaux que les constructeurs internationaux ont cherché à imposer ces dernières années. La trottinette offre cependant des nuances qui ont guidé une bonne partie du marché tout au long de l’année dernière et qui a encore un certain impact aujourd’hui.

Ninebot ES2

Performances

La Ninebot ES2 propose trois modes de conduite qui se signalent simplement sur l’écran de l’engin. Le mode de base laissera la trottinette rouler à 15 Km/h, ce qui est très pratique pour circuler dans des pistes cyclables embouteillées. Le mode standard fera apparaître un S blanc sur l’écran et poussera le moteur à 20 Km/h. Enfin, dans le mode Sport, le S passe en rouge et la trottinette peut atteindre les 25 Km/h. A noter que l’application permet de jouer avec la vitesse de base en la limitant encore plus. Un détail pas si désagréable si vous voulez initier quelqu’un à ce type de conduite.

Le moteur embarqué est un 300 watts classique et, sans surprise, la machine décline toutes les caractéristiques habituelles du genre. Elle supportera de transporter 100 Kg au et pourra assumer des pentes de 15° maximum en montée. Comme toujours, ces chiffres ne sont pas magique et jamais 100 Kg de bagage ne parviendront à grimper une côte de 15° à 25 Km/h avec cet engin. 

Ninebot ES2

Autonomie

La Ninebot ES2 propose une autonomie théorique de 25 Km pour une recharge de sa batterie 5200 mAh en 3H30. Ninebot donne sa méthode de calcul qui doit, du reste, être à peu près la même pour tous les constructeurs. Les 25 Km sont ainsi atteignables en considérant pas mal d’éléments dans l’équation. Il faut par exemple que vous ne pesiez que 75 Kilos sur le deck de la trottinette, habits et bagages compris. La température extérieure doit être de 25°C et la vitesse doit correspondre le plus souvent possible à 60% de la vitesse maximale. Autour des 15 km/h, donc. Si vous suivez toutes ces instructions à la lettre, si vous n’avez ni côtes ni vent de face, alors vous pourrez tenir les 25 Km annoncés.

Pas de grosse surprise ici, la plupart des constructeurs, tous matériels confondus, ont toujours une recette de test qui parait un peu extravagante hors laboratoire. En pratique, la ES2 tiens les 20 Km d’usage classique. Suffisant pour un voyage en ville au quotidien, pour vous emmener au boulot et vous ramener chez vous. Attention cependant, l’état de la batterie a un réel impact sur les performances de la machine. Tout juste déconnectée de son chargeur, batterie à bloc, la Ninebot ES2 est nerveuse et répond très confortablement à toutes les sollicitations. Elle grimpe sans soucis à 25 Km/h et offre de bonnes reprises. Mais quand la batterie atteint 35% de sa charge, le conducteur déchante quelque peu. Les performances globales s’écroulent, les pentes les plus douces commencent à freiner l’engin et sa vitesse maximale passe de 25 à 15 ou 16 Km/h seulement.

Avec la batterie supplémentaire

Ninebot commercialise une batterie supplémentaire que l’on peut attacher à la trottinette pour la transformer en Ninebot ES4. Une bonne idée qui pose quelques problèmes. D’abord, elle alourdit la potence ce qui demande plus d’effort à l’arrêt pour la manipuler. Cela déséquilibre également quelque peu l’engin qui aura tendance à basculer plus facilement vers l’avant. Enfin, si cela permet d’augmenter très sensiblement l’autonomie, on frise alors les 40 Km, cela a également un impact sur la vitesse maximale. Avec cette extension, la Ninebot ES2 peut atteindre les 30 Km/h et donc perdre tout droit de rouler légalement sur la voie publique en France.

Ninebot ES2

Confort, conduite et ergonomie

Les roues de la Ninebot ES2 sont en gomme dure sans chambre à air. Si leur adhérence ne pose pas de soucis, elles sont en revanche bien moins confortables à l’usage qu’une solution pneumatique. Cela malgré le petit amortisseur positionné sur la potence de l’appareil. Heureusement, ce modèle propose également un petit amortisseur arrière qui sépare la roue du deck avec un petit débattement de quelques centimètres. Cela permet d’absorber une partie des chocs et évite de transformer la route en un message de Morse à destination de vos cervicales. Les roues ne sont que de 8″ de diamètre contre une moyenne de 8.5″ pour beaucoup d’autres appareils. Elles seront donc plus sensibles aux petits obstacles de la route : Trottoirs et pavés évidemment mais également débris ou branches qui peuvent se rencontrer en chemin.

Ninebot ES2

L’amortisseur arrière de la ES2

Le secret est dans une bonne lecture du terrain, garder un oeil en permanence sur la piste pour éviter de se faire surprendre par un obstacle imprévu. L’autre secret est de conduire de manière souple et détendue pour éviter de faire remonter dans votre dos tous les reliefs de la route.La contrepartie de ces choix de Ninebot, c’est un poids assez léger pour l’ensemble avec 12.5 kilos. La trottinette sera donc transportable plus facilement et pourra vous accompagner jusqu’au train le plus proche. 

Ninebot ES2

Pliable, ce modèle profite d’un loquet situé à l’avant du deck pour plier l’ensemble. On appuie du bout du pied et le guidon bascule vers l’arrière avant de se bloquer grâce à une accroche classique au garde boue. Dans cette position, la machine est facilement transportable et assez pratique à glisser dans un coffre de voiture. La roue bascule cependant lors de l’opération, ce qui oblige à poser l’avant du châssis au sol pour poser la trottinette. Rien de grave mais un mode qui pourra en gêner certains. Un deuxième défaut est lié à ce choix, celui-ci provoque un encombrement maximal en longueur. Les 113 cm de hauteur du modèle doivent pouvoir prendre place là où vous le souhaitez. On pourra saisir la trottinette par son guidon et laisser la roue au sol pour la transporter n’importe où en roulant. 

Ninebot ES2

Le freinage est assuré par un double système. La petite gâchette gauche met en marche le frein moteur de l’engin mais également un frein mécanique. Il est également possible de pousser du pied sur le garde boue pour freiner directement sur la roue. Le trio fonctionne relativement bien à vitesse moyenne, un peu moins quand vous êtes lancé à fond. Il faut un peu de temps à s’exercer sur ce modèle pour trouver ses marques surtout lorsque l’on sort de solutions avec un frein à disque beaucoup plus efficace.

L’engin propose évidemment une LED avant assez visible mais pas de LED arrière directement visible par celui qui vous suit. Deux trio de LEDs rouges sont bien positionnés sur la partie arrière mais ils sont sur les côtés de la roue et pas directement orientés vers celui qui vous suit. Un choix étonnant car beaucoup moins visible dans la circulation. Deux bandes de LEDs RGB programmables sont également disposées sous la trottinette. Elles sont réglables via l’application Ninebot et peuvent donc permettre d’augmenter sa visibilité. Activées en blanc, en jaune ou en rouge par exemple, elles permettent de se distinguer quand il commence à faire sombre. 

Ninebot ES2

Fonctionnalités annexes

La Ninebot ES2 propose une connectivité Bluetooth pour piloter les LEDs, donc, mais également effectuer divers réglages sur l’engin. Ajuster le système de récupération d’énergie disponible en 3 niveaux se fait grâce à l’application maison. On pourra faire ses mises à jour logicielles mais également récupérer des informations sur le chemin parcouru, la vitesse moyenne ou le kilométrage, l’état de la batterie et autres.

A noter que le mode de récupération d’énergie peut être… surprenant. Si vous l’activez au maximum, au moment ou vous prendrez de la vitesse, en relâchant la gâchette pour passer en roue libre vous pourrez ressentir un vrai “coup de  frein”. Pour récupérer un maximum d’énergie le système pompe vraiment comme une sorte de frein moteur sur votre allure. Cela peut surprendre.

Un mode croisière est disponible sur l’engin pour activer une vitesse constante sans avoir à continuer d’appuyer sur les gaz. Il suffit d’activer ce mode via l’application et de maintenir la même vitesse pendant 5 secondes pour que le régulateur de vitesse se verrouille dessus. Un simple coup de frein ou une accélération désactiveront immédiatement ce mode. Une option à réserver à ceux qui parcourent de grandes distances de plat continu.

Ninebot ES2

La Ninebot ES2 est résistante aux éclaboussures et à la pluie, avec une certification IPX54. Impossible de lui faire subir un nettoyage haute pression et bien entendu, il faudra éviter toute immersion ou un simple passage dans une flaque un peu profonde. Rouler dans du sable n’est pas spécialement conseillé non plus.

Le guidon permet de suivre la vitesse de la trottinette affichée en Km/h via de grosses LEDs. Un gadget pas indispensable mais toujours agréable qui se combine à un indicateur de batterie à 4 niveaux. Ce qui aurait été bienvenu et qui s’avère être indispensable, c’est la présence d’un avertisseur sonore sur le guidon. Il faudra impérativement en ajouter un pour respecter le code mais également, pour votre propre confort et votre sécurité. Un simple modèle à quelques euros suffit. Il s’agit avant tout de prévenir les gens qui partagent la route avec vous de votre arrivée.

Ninebot ES2

 

Disponibilité et tarif de la Segway Ninebot ES2

La Ninebot ES2 est disponible en France à partir de 339€ sur la place de marché de la Fnac. Un tarif qui me semble élevé pour ce modèle un peu mou mais qui peut correspondre à un usage sans “prise de tête”. Increvable, proposant un bon amorti, pas spécialement folle en vitesse et en autonomie, elle est parfaite pour des trajets “pistes cyclables” bien identifiés. 

Elle est également disponible dans le stock Allemand de Gearbest pour 339.51€ avec le code GBNEBES2 pour une livraison rapide.

 

Trottinettes 2020 : Ninebot ES2 © MiniMachines.net. 2020.

Trottinettes 2020 : Ninebot Max G30

Par Pierre Lecourt

La trottinette la plus aboutie en ce début de saison 2020 semble être la Ninebot Max G30. Sur tous les plans, cette dernière création de Segway/Ninebot semble se détacher. C’est également un des modèle les plus cher du marché avec un prix public de 799€. Pas un investissement a prendre à la légère donc mais un achat a réfléchir en détail par rapport à ses besoins.

La Ninebot Max G30 est un petit monstre de qualités sans aucun défaut autre que ceux inhérents à son statut. Elle est performante et donc se retrouve obligatoirement plus lourde et encombrante que de nombreuses concurrentes. Elle offre une belle autonomie ce qui se traduit par une plus grande difficulté a la manipuler et enfin elle se négocie moins bien que de nombreux autres modèles. Si on la trouve entre 640 et 740€ en ce moment, cela reste un engin plus cher que la moyenne.

Ninebot G30

Performances

La Ninebot Max G30 ou plutôt les Ninebot Max G30 sont des machines haut de gamme. Pourtant cela ne se traduit pas par une vitesse plus élevée que la moyenne. Limitations légales oblige. La trottinette électrique existe en deux versions. Le modèle de base, prévu pour l’Asie et les US, est limité à 30 Km/h et n’a donc pas sa place chez nous puisque les EDPM sont limités à 25 Km/h. Le modèle proposé en France est quand à lui respectueux de nos Lois et ne dépassera donc jamais les 25 Km/h. 

Les deux versions sont en réalité identiques et limitées lors de l’achat à 15 Km/h. Une fois votre compte ouvert chez Ninebot et votre numéro de série enregistré, votre trottinette s’adapte alors à la législation de son pays de distribution. En clair si vous achetez une G30 censée être vendue en Asie et que vous l’activez en France vous aurez un modèle capable d’aller à 30 Km/h. Si vous activez un numéro de série déployé en France, elle sera limitée automatiquement à 25 Km/h. Attention, il existe également un modèle Allemand qui sera quand à lui bridé à 20 Km/h.

Il existe une méthode permettant de transformer une 30 Km/h en 25 Km/h et inversement. Elle nécessite un smartphone Android et l’application Xiaoflasher qui permet de choisir très simplement la  “région” de votre trottinette. Cela a l’avantage de proposer un engin qui sera autorisé a rouler sur route en ville en le flashant en 25 Km/h mais également de le passer en 30 Km/h si vous désirez partir en ballade sur une voie privée. Attention,  je vous encourage vraiment a respecter la loi et a ne pas utiliser un modèle à 30 Km/h sur la voie publique. Dans votre intérêt et dans l’intérêt des autres, le respect du code de la route est primordial sur ce type de solution.

Le moteur de la trottinette est un 350 watts nominal capable de développer 800 watts de puissance de crête, un petit monstre qui offre beaucoup de tonus à l’engin. Cela se traduit par un couple très impressionnant et une réponse au doigt et à l’oeil lors de chaque accélération. Il faut clairement apprendre a doser son appui sur la gâchette d’accélération pour ne pas se laisser surprendre et passer en quelques secondes de 18 à 30 Km/h. j’ai pu tester le modèle chinois de l’appareil mais je suppose que le modèle Français doit proposer le même type de réaction. 

La Ninebot Max G30 propose 4 allures différentes dont une qui est surtout commerciale. Un mode “piéton” est ainsi mis en avant par la marque, une solution allant à 6 Km/h permettant de suivre facilement des personnes à pied. Une bonne idée sur le papier mais gâchée par un mode d’emploi mal pensé. Pour activer ce mode piéton il faut obligatoirement passer par l’application de la marque et donc sortir son smartphone. On pourra trouver cela utile si on sort d’un café et qu’on veut rester avec ses amis pour les raccompagner alors qu’ils sont à pieds… mais sortir son téléphone si vous rencontrez des gens dans la rue et décidez de rester à leur hauteur est fort peu pratique1.

Le premier mode activable avec la trottinette uniquement est le mode Eco qui limite à 15 Km/h la vitesse maximale de l’engin. C’est ce mode qui est a privilégier en cas de pistes cyclables un peu chargées par exemple. Le mode normal, baptisé Drive, poussera la vitesse à 20 Km/h et le mode Sport la fera grimper à 25 Km/h (30 Km/h pour la version Asie donc).

J’avoue que les 30 Km/h font parfois un peu peur en ville – en plus d’être illégaux – les versions 25 Km/h me paraissent amplement suffisantes. L’expérience d’une portière qui s’ouvre sur la voie devant vous à 7 mètres alors que l’on roule à 28 Km/h est assez éprouvante. Cela dit, en tant qu’utilisateur régulier, le propriétaire de l’engin témoignait quand à lui de son impression de “se traîner” quand il restait à 25 Km/h tant l’engin est ronronnant et confortable.

Ninebot Max G30

Cette excellente motorisation offre également un couple impressionnant, l’engin peut gravir en théorie des côtes de 20° là où la concurrence piétine à 15° maximum. En pratique, comme toujours, il faut composer avec cette affirmation. Une personne avec un sac à dos qui arrive à la limite de poids des 100 Kilos supportés par l’engin sur une pente de 20° ne filera pas à toute allure. Mais cela donne dans tous les cas les meilleures performances du marché dans cette gamme de prix et avec un modèle ayant légalement le droit de rouler chez nous.

Avec une très bonne reprise, un couple fort et une vitesse que l’on peut doser précisément, la Ninebot Max G30 se comporte comme un vrai véhicule de ville. Un engin qui pourra vraiment remplacer un scooter ou une voiture au quotidien.

Ninebot Max G30

Autonomie

Meilleur élève de cette catégorie, la Ninebot Max G30 est théoriquement capable de transporter un conducteur sur 65 Km avant de devoir se recharger. La recette indiquée par Ninebot est toujours la même, ce calcul est fait avec une route plane, un utilisateur de 70 Kg et une vitesse limitée au mode Drive. En test, le gentil lecteur qui m’a fait essayer son joujou et qui, avec son bagage pour aller au boulot, frisait plus les 88-89 Kg, dépassait largement les 50 Km entre deux recharges sur un parcours Parisien pas vraiment plat. En mode sport uniquement (et donc jusqu’à 30 Km/h sur sa version chinoise), pour une virée loisir, la machine a pu le tracter sur plus de 40 Km en faisant une boucle jusqu’à chez lui. Il lui restait alors 14% de batterie.

La batterie est une 15300 mAh, un vrai monstre qui se loge dans le deck de l’engin et lui assure d’ailleurs une belle stabilité

Ninebot Max G30

Ce confort entre deux recharges est d’ailleurs amplifié par un détail très pratique. La trottinette bénéficie de deux système d’alimentation. Si un chargeur dédié est livré avec la machine, un de ces classiques bloc externe, elle possède également un circuit de recharge en interne que l’on pourra utiliser avec un simple câble tripolaire. Pas besoin de trimbaler votre bloc avec vous pour recharger votre G30, un simple câble suffit. Non seulement ce type de câble est courant et peu cher à l’achat mais il ne risque rien si vous le laissez dans un local partagé. Ce type de câble peut très bien rester au fond d’un tiroir au travail et n’être sorti que si votre trottinette montre des signes de fatigue. Cette très bonne idée conjuguée avec l’excellente autonomie de la machine en font également une solution robuste et sûre d’un point de vue autonomie. Un engin sur lequel on peut donc compter au quotidien. 

 

Ninebot Max G30

Confort, conduite et ergonomie

Le revers de la médaille de ces excellentes performances et de cette très bonne autonomie se ressent évidemment sur d’autres éléments à l’usage. A commencer par le poids de la machine et son encombrement. La Ninebot Max G30 accuse 19.1 Kg sur la balance ce qui ne la rend pas intransportable mais trop lourde pour imaginer faire plus de quelques pas en la portant à bout de bras.*

Soyons clair, sortir de votre chez vous jusqu’à la rue sera possible, hisser la trottinette dans son coffre de voiture ou l’en sortir également. Mais imaginer porter l’engin sur 30 ou 50 mètres ou descendre une longue volée de marches parait très difficile. Il est toujours possible de la faire rouler et de marcher à côté sans soucis mais il ne faut pas sous estimer son côté “poids lourd”. 

Elle est également la plus encombrante des trottinettes de cette sélection, plus profonde, plus large et plus haute qu’une Xiaomi M365 avec 1,167 mètre de longueur, 1,203 m de hauteur et 47 cm de largeur. Pas un petit gabarit donc.

Gros point fort lié à cet encombrement cependant, les roues sont des 10″ et non plus de 8.5″ comme sur la Xiaomi M365 Pro. Cela a beaucoup d’avantages et explique en partie les excellentes capacités de l’engin. Le rendement de ce diamètre lié à l’excellent moteur de la Ninebot Max G30 expliquent pourquoi la solution est si efficace. Mais au delà de ces performances, cette taille donne un vrai confort à la machine.

Bien sur on ne pourra pas grimper de trottoir avec mais la trottinette avale sans soucis les petits reliefs. Les légères bosses comme les bouts de trottoirs. Ceux qui font sursauter le guidon d’une solution 8.5″ et bloquent des roues plus petites sont gérés sans problèmes. Les reliefs divers, cailloux, branches et autres pavés qui jonchent les parcours ne sont plus aussi gênant et si l’idéal est d’éviter de les franchir, cela n’est plus impossible ici.

Ninebot Max G30

Autre point clé, la Ninebot Max G30 utilise des roues tubeless. Des solutions gonflables mais sans chambres a air et donc beaucoup plus résistantes aux crevaisons. Les chambres ayant tendance à souffrir des chocs et des pincements, les 10″ de cette trottinette ne crèveront qu’en cas de rencontre fortuite avec un clou ou autre élément capable de venir à bout de leur structure renforcée. Plus chers à l’achat que les chambres a air, ils sont plus robustes et garantissent à la fois un confort pneumatique et une bonne résistance à la crevaison, le meilleur des deux mondes. Si vous ajoutez en prime la possibilité d’utiliser des mèches de pneus Tubeless de vélo, vous aurez compris l’énorme avantage de cette solution. Pas besoin de démonter toute la roue pour changer une chambre ou la rustiner. Avec un kit de mèches à 10€ on peu marcher à côté de la trottinette jusqu’à sa destination pour la réparer facilement sans démonte-pneus ni tournevis.

Le résultat en mobilité est excellent. D’abord parce que la prise en main met l’utilisateur immédiatement en confiance tant l’engin est lourd et robuste. Mais également parce que le relief, si il est “ressenti” par le corps, n’est pas gênant. Pas de soubresaut de guidon intempestif, pas de plateau qui vibre trop. La balade est agréable et les grandes roues confortables permettent de se concentrer totalement sur la conduite à 5 mètres et non pas sur le relief qui arrive sous les roues.

 

 

Ninebot Max G30

La petite béquille permet de garder la machine debout même lorsqu’elle sera pliée. La potence se casse comme sur les M365 mais avec un système intéressant et inédit. La charnière est toujours bloquée par une bague que l’on doit d’abord faire tourner sur la potence pour libérer le levier.

Ninebot Max G30

Le mécanisme est robuste, bien accroché et si une vis de serrage est toujours présente, elle ne semble plus nécessiter de réglages préalable pour proposer un guidon parfaitement fixe et stable. Le guidon s’accroche ensuite au garde boue pour tenir l’ensemble en triangle. 

Ninebot Max G30

Le système de freins est à l’image du reste de la machine avec une solution adaptée aux performances et au gabarit de l’engin. Au traditionnel frein moteur s’ajoute un frein mécanique à tambour au comportement efficace et progressif. En pratique on passe de 25 Km/h à l’arrêt en moins de 7 mètres temps de réaction compris, sinon je me serais copieusement mangé une portière pendant mon petit test…

Le gros avantage du tambour est dans son réglage d’usine, pas besoin de jouer au mécanicien au sortir du carton comme avec certains freins à disque. Si le freinage n’a pas le même mordant qu’une solution disque comme la M365 Pro,  il est plus progressif et permet de doser très efficacement son effet sans bloquer la roue et partir en dérapage.

Ninebot Max G30

La manette de frein illumine la LED arrière de la trottinette pour prévenir ceux qui vous suivent. Si la LED est très visible pour ceux qui sont loin derrière vous, elle l’est beaucoup moins pour un conducteur qui vous colle. A vous de garder l’info en tête quand vous êtes sur la chaussée. Une double LED située au dessus du garde boue en plus de celle située sur l’arrière aurait été un plus.

Ninebot Max G30

Une sonnette est intégrée au guidon même si elle est invisible. Sur là droite de la poignée gauche on trouve une petite roue grise qui tourne avec une bonne accroche grâce à un fort relief. En la faisant tourner, peu importe le sens, elle émet un son puissant. Un vrai bruit de sonnette de vélo à l’ancienne. Un bruit étonnant qui rappelle les traditionnelles boites de fer blanc des bicyclettes. Cela n’est pas si anodin que cela, c’est un son qui semble ancré dans nos têtes par le cinéma et la télévision, le “dring dring” fait immanquablement tourner la tête d’un piéton figé, nez rivé sur son smartphone, au milieu de la piste cyclable. L’avantage de ce son si familier est que le piéton ne va pas vous faire une grimace à votre passage mais qu’il aura plutôt tendance a avoir le sourire.

Ninebot Max G30

Le guidon affiche la vitesse de la machine sur un écran très lisible. On découvre l’ensemble de la signalétique habituelle avec le mode de vitesse choisi, le Bluetooth, l’état du phare avant et le niveau de charge de la batterie sur 5 niveaux. Des icônes supplémentaires, cachées, ne se révéleront à vous qu’en cas de panne ou de surchauffe. Le phare à LED à l’avant propose une lumière blanche, très visible et surtout qui éclaire largement la route avec une projection lumineuse plus rectangulaire que ronde. 

Ninebot Max G30
Fonctionnalités annexes

L’application disponible sur Android et iOS est indispensable pour démarrer la trottinette. Si ensuite elle n’est plus spécialement utile, elle saura vous informer de l’état global de l’engin et notamment de sa batterie. Elle est capable également de vous situer plus précisément votre autonomie restante ce qui peut s’avérer utile en balade pour décider du moment ou commencer a se mettre sur le chemin du retour. 

Avec un indice IPX5, c’est également la trottinette de ce type ayant la meilleure résistance à l’eau du marché. Avec cet indice elle est censée résister à un lavage au jet d’eau. Pas à un nettoyage haute pression mais plutôt avec un tuyau d’arrosage classique. En pratique je vous conseille plutôt de lui réserver les bons soins d’une éponge mouillée plutôt que de sortir l’arrosoir. Cela veut dire aussi que les sols humides et les flaques d’eau ne lui font pas peur, attention cependant de ne pas l’immerger, elle ne le supporterait pas.

Ninebot Max G30

Disponibilité et tarif de la Ninebot Max G30

La Ninebot Max G30 est la plus chère de ce listing de solutions, son prix public est de 799€. On la trouve cependant régulièrement moins chère et en ce moment elle est par exemple à 698€ sur la MarketPlace de RueDuCommerce avec une livraison gratuite ou à 725€ chez Amazon avec livraison gratuite également. Elle est également disponible en importation à 636.86€ chez Geekbuying depuis un entrepôt Européen. Attention pour ce troisième choix, il s’agira d’un modèle capable d’aller à 30 Km/h une fois identifié chez Ninebot. Il faudra donc le passer en 25 Km/h avec la méthode décrite plus haut dans le billet.

La Ninebot Max G30 est dispo chez Gearbest à 584.84€ (stock Pologne)

Avec ce prix important, la Ninebot Max G30 n’est plus un jouet, un caprice ou un gadget. Il s’agit d’un véhicule a part entière qui, si il n’est pas destiné a fonctionner hors de la ville, s’avère particulièrement bien adapté a elle. C’est un engin pour des déplacements quotidiens, pour avaler des kilomètres sans se poser de question. Un outil plus qu’un engin de loisir. Si l’investissement demandé est important c’est parce qu’il est a créditer comme un investissement sérieux. 

Un grand merci à Thibaud, lecteur discret en commentaire, qui a bien voulu me laisser essayer sa trottinette ! J’aurais aimé avoir plus de temps avec elle pour vous faire des photos et des vidéos, si l’occasion se présente je me ferais une joie d’un test plus complet.

Trottinettes 2020 : Ninebot Max G30 © MiniMachines.net. 2020.

Trottinettes 2020 : Kugoo Kirin S1

Par Pierre Lecourt

La Kugoo Kirin S1 est la toute dernière trottinette électrique apparue dans la gamme de cette marque. Kugoo est une griffe Chinoise très productive qui agrège en fait des productions de différents constructeurs noname et les distribue. Ce modèle fait donc suite à de nombreux autres qui ont été lancés ces dernières années dans le sillage des productions Ninebot et Xiaomi.

La Kugoo Kirin S1 est une des solution les plus légère de cette marque qui cherche toujours un compromis entre fonctionnalités, performances et tarif. Un modèle conçu pour la ville et les petits trajets. Pensée pour rester portable dans un escalier afin de pouvoir prendre le bus ou le train, elle se positionne cependant sur un segment très entrée de gamme.

Kugoo Kirin S1

Performances

La Kugoo Kirin S1 se plie aux exigences du marché actuel en limitant ses performances pour coller aux législations les plus communément répandues. Sa vitesse est ainsi bloquée à un maximum de 25 Km/h. Le maximum demandé par beaucoup de pays. Son moteur est un modèle brushless de 350 watts, ce qui est étonnant pour un engin entrée de gamme face à des concurrentes souvent équipées de solutions 250/300 watts1.

La fiche technique indique que cette solution saura gérer des pentes de 15° en montée et supporter un poids maximal de 100 kilos. Cette vitesse et cette puissance sont bien entendu notés à titre indicatif, ils dépendront du poids de l’utilisateur et de beaucoup d’autres facteurs. Les 100 Kg étant la charge maximale supportée par l’engin, ce qui ne veut pas dire qu’un utilisateur de ce poids parviendra a grimper une côté de 15° ou qu’il accélérera à 25 Km/h en quelques mètres. Les 350 watts annoncés ne veulent pas non plus dire grand chose, s’agit t-il de sa puissance nominale ou de celle en crête ? 

Kugoo Kirin S1

Autonomie

La Kugoo Kirin S1 propose une autonomie de 25 Km, traduisez 20 vrais kilomètres à l’usage. Une distance qui semble toujours assez faible mais qui correspond bien à une solution de transport quotidien. On pourra rejoindre son travail en ville ou rouler jusqu’à un transport en commun pour finir son voyage et démarrer de sa station d’arrivée puis finir en deux roues jusqu’au boulot sans soucis. En imaginant 4 x 5 Km par jour, la solution aura sûrement encore un peu de réserve pour assurer un petit détour. Evidemment, il sera nécessaire de la recharger chaque soir et la batterie mettra entre 4 et 6 heures pour se regonfler à bloc.

Kugoo Kirin S1

Confort, conduite et ergonomie

Les roues sont des 8″ et sont donc légèrement plus petites que celles des trottinettes habituelles qui sont en général de 8.5″. Cette plus petite circonférence aura un impact sur le confort de la conduite. Elles pardonneront moins les obstacles et défauts de la route que ce que proposeront les modèles de plus grande taille. Cet engin est donc a réserver à des chemins très encadrés : Pistes cyclables et chaussée, ce n’est pas un modèle qui proposera beaucoup de confort en “hors piste”. 

Les pneus sont en gomme dure ajourés de trous pour améliorer leur amortissement. Ce genre de dispositif en nid d’abeilles reste néanmoins rude à la conduite. On ressentira sans doute assez fortement le relief de la route et cela malgré le petit amortisseur situé à la base du guidon. Cela ne signifie pas un inconfort permanent mais traverser une chaussée abîmée, croiser une plaque d’égout ou une zone pavée ne se fera pas sans heurts avec des roues aussi petites.

Kugoo Kirin S1

La trottinette pèse 11.9 Kg et se plie facilement en basculant le guidon vers l’arrière tout en appuyant sur un petit levier à la base de sa potence. C’est un des point fort de cette offre, elle est parmi les plus légère du marché. Comme on peut facilement la plier, cela la rend pratique pour sauter dans un bus ou la glisser dans un coffre de voiture. Sa béquille permettra de garder l’engin debout mais une fois pliée, la roue basculant sur la zone avant, il faudra laisser reposer son châssis sur le sol.

Un double système de freins est intégré avec une solution mécanique classique à l’avant et un modèle à pied à l’arrière. En pressant sur le garde boue, on ralentira donc progressivement. Cela fonctionne mais ce n’est pas l’idéal pour décélérer rapidement. La marque indique de 4 à 5 mètres de distance de freinage ce qui me parait franchement difficile a croire pour une solution de ce type. 

Kugoo Kirin S1

La Kugoo Kirin S1 est capable d’aller à 3 allures différentes : Un mode éco bridera l’engin à 10 Km/h. Le mode classique poussera à 20 Km/h et le mode sport à 25 Km/h, la limite légale en France. Au vu du mode de freinage, le mode classique à 20 Km/h semble être un bon compromis d’usage. Les 25 Km/h étant a réserver aux tronçons de piste les plus dégagés. Un phare LED s’active à l’avant tandis qu’une LED rouge est visible au dessus du garde boue de la roue arrière. A noter que l’engin ne propose pas de sonnette ou de klaxon, il faudra donc impérativement acheter un avertisseur sonore pour pouvoir rouler en France dès le mois de Juillet

Kugoo Kirin S1

Fonctionnalités annexes

Une application est disponible sur Android et iOS pour gérer la trottinette. Elle permettra de connaitre l’état de sa batterie et ses statistiques d’usage. Mais également de piloter des fonctionnalités annexes comme la vitesse d’accélération, la durée avant la mise en marche du mode croisière ainsi que le positionnement de l’engin au travers du GPS de votre smartphone et de l’application Google Maps. Un système d’alarme pourra enfin être enclenché mais il ne fera que sonner sans empêcher la trottinette de rouler.

Kugoo Kirin S1
La marque ne précise pas d’indice IP pour ce modèle ce qui laisse a penser qu’elle sera sensible à l’eau et à la poussière. Impossible donc de la laisser dehors mais également de rouler avec par temps pluvieux.

Kugoo Kirin S1

Le petite LED avant ne semble pas très grande, probablement plus là pour signaler la présence du conducteur aux autres usagers que pour parfaitement éclairer la route. La trottinette est plus faite pour rouler le jour que la nuit. Si une LED arrière est présente et s’active d’ailleurs lors du freinage, elle ne sera pas non plus forcément suffisante pour un voyage de nuit.

Disponibilité et tarif de la Kugoo Kirin S1

La Kugoo Kirin S1 est disponible en importation à 271.99€ chez Geekbuying avec le code GKB372S, plusieurs cadeaux seront ajoutés à votre commande (gants, antivol, sac et support de gourde). C’est un premier prix intéressant mais qui ne doit pas faire oublier la cible de cette solution : Des usagers légers pouvant rouler sur un parcours simple et bien entretenu. C’est typiquement une trottinette pratique pour un adolescent un peu éloigné du collège qui dispose d’une piste cyclable bien identifiée et d’un abri surveillé où garer son engin. Cela peut également permettre de faire un trajet de temps en temps jusqu’à un transport en commun un peu éloigné et vous accompagner ensuite jusqu’au travail. Si vous comptez faire plus que cela avec une trottinette électrique, penchez vous sur du plus haut de gamme.

Trottinettes 2020 : Kugoo Kirin S1 © MiniMachines.net. 2020.

Trottinettes 2020 : Mega Motion M5

Par Pierre Lecourt

La trottinette Mega Motion M5 est un modèle milieu de gamme assez classique. Elle se situe sur le même secteur que des modèles connus comme la M365 de Xiaomi avec qui elle a beaucoup de points communs dans le design et dans les fonctionnalités.

Disponible en blanc et en noir, elle est également commercialisée en deux versions différentes. La première qui pourra aller jusqu’à 30 Km/h et qui sera donc interdite sur la voie publique chez nous. La seconde limitée à 25 Km/h qui aura le droit de cité dans notre beau pays. Ce détail n’est pas à prendre à la légère, avec un véhicule capable d’atteindre les 30 Km/h votre assureur ne vous couvrira pas, les forces de l’ordres pourront également vous verbaliser à hauteur d’une amende de 4e catégorie – 1500€ tout de même – et confisquer votre engin. 

Mega Motion M5

Performances

La Mega Motion M5 limite donc sa vitesse de pointe à 25 Km/h logiciellement, son moteur 300 watts offre 3 vitesses différentes, un mode éco limité à 10 Km/h, un mode croisière à 20 Km/h et un mode sport qui ne dépassera pas les 25 Km/h. La version Internationale de l’appareil pourra quant à elle grimper jusqu’à 30 Km/h. Je vous conseille ardemment d’ailleurs d’imprimer la fiche technique du constructeur ou du vendeur stipulant cette vitesse maximum et de la garder sur vous. En cas de contrôle – et ils sont de plus en plus nombreux – vous pourrez toujours montrer ce document pour indiquer la vitesse maximale de l’engin.

La Mega Motion M5 est censée pouvoir gérer un poids de 100 Kg maximum et assumer des pentes de 15° en montée. On reste évidemment dans des chiffres théoriques puisque ces deux performances ne sont pas compatibles entre elles. Je doute que la machine puisse foncer sur une pente un peu raide avec 100 Kg sur son plateau, il faut donc composer ces chiffres en fonction de l’usage et de l’utilisateur. 

Mega Motion M5

Autonomie

La Mega Motion M5 reste dans une autonomie standard de 25 Km. Toujours cette idée d’une solution à la fois loisir mais également orientée vers un transport quotidien. Ce type d’autonomie permet des trajets maison-gare-boulot ou de rejoindre directement son travail par un jeu de pistes cyclables. Pour rappel, le Code de la route autorise désormais les utilisateurs de ce type d’engin à rouler en ville sur pistes cyclable ou sur le bord de la chaussée si il n’y en a pas. Il est interdit de rouler hors agglomération avec un EDPM.

Avec une batterie 7500 mAh de 36 volts qui demande entre 4 et 6 heures pour une recharge complète, l’engin correspond donc bien à un cycle confortable de 20 Km par jour. De quoi laisser sa voiture au garage dès que le beau temps sera là.

Mega Motion M5

Confort, conduite et ergonomie

Cette trottinette électrique propose les classiques roues de 8.5″ de diamètre que l’on connait bien sur le marché puisqu’elles équipent la majorité des modèles actuels. Des roues pleines avec des alvéoles destinées a attendrir la dureté de la gomme sur les reliefs. Ne vous attendez pas au confort de pneus classiques avec une chambre à air, la conduite ne sera pas aussi souple et agréable malgré la présence d’un petit amortisseur sur la base de la potence. Ce genre d’engin nécessite un certain relâchement musculaire pour une conduite confortable. Une bonne anticipation de la route est en général le meilleur moyen d’éviter une conduite trop dure, éviter certains obstacles, ne pas surestimer le diamètre des roues et gérer en douceur les trottoirs. Si la Mega Motion M5 n’aura aucun risque de crevaison, il faudra compenser en adoptant une bonne conduite pour éviter de se tasser les lombaires

Le poids de la trottinette est élevé, 15 bons kilos tout de même, ce qui ne facilitera pas son transport dans des escaliers ou autre. Cela ne rend pas la trottinette incompatible avec un bus ou un train, elle rentrera même dans le coffre d’une voiture si le besoin s’en fait sentir, mais il est difficile d’imaginer un changement de station de métro avec 5 minutes de marche en tenant cet engin à bout de bras.

Mega Motion M5

La bascule du guidon se fait de manière classique vers l’arrière, un petit loquet situé à l’avant du plateau permet d’enclencher le mouvement. On remarque que, contrairement aux solutions où la cassure se fait sur la potence, toute la partie avant bascule pour un positionnement du guidon quasiment parallèle au plateau. Cela permet de prendre moins de place mais on ne peut plus profiter de la béquille une fois l’engin plié.

Mega Motion M5

Le freinage est assuré par un système complet. Un frein avant magnétique qui agit sur le moteur pour le ralentir rapidement et qui s’active grâce à une molette située à gauche du guidon et un système de frein à disque à l’arrière piloté par une poignée de vélo classique. L’accélération se fera via une molette située à droite sur le guidon. On retrouve un compteur de vitesse au centre, une jauge de batterie 4 niveaux, une indication de mode de vitesse et l’activation du Bluetooth via une icône. La LED avant s’active simplement en appuyant sur le bouton de démarrage. Une LED arrière s’illuminera pour signaler votre présence sur la route et vous rendre plus visible à moyenne distance. A noter que comme beaucoup d’autres modèles, cette trottinette nécessite une poussée préalable pour commencer à avancer. Cela évite les départs intempestifs en cas d’appui sur la gâchette de gaz.

Mega Motion M5

Fonctionnalités annexes

La présence d’une connectivité Bluetooth ne permet pas grand chose de plus que ce qu’offrent, par défaut, les fonctions du guidon. On pourra changer de mode ou allumer les phares ce qui est naturellement possible avec le bouton de base de l’engin. Je suppose que la présence d’une application Android et iOS est surtout nécessaire pour la mettre à jour et assurer, par exemple, la bascule du mode de vitesse international à 30 Km/h vers le modèle 25 KM/h. La Mega Motion M5 est estampillée IPX4, ce qui la rend résistante aux éclaboussures et donc à la pluie. L’engin ne résistera pas, par contre, à un nettoyage au jet d’eau ou à l’immersion… Il faudra privilégier un stockage au sec.

Une sonnette est disponible sur la partie gauche du guidon pour avertir d’autres usagers de votre présence, surtout utile pour les piétons qui s’égarent sur les pistes cyclables. Deux bandes de LEDs bleues sont présentes sous les côtés de l’engin, probablement pour signaler sa présence même si je ne suis pas sûr de l’énorme efficacité de ce genre de dispositif souvent invisible pour un conducteur de voiture. Enfin, un port USB est présent pour recharger un appareil depuis la trottinette. L’idée étant d’ajouter un adaptateur au guidon pour y positionner un smartphone comme GPS. 

Vous l’aurez sûrement remarqué, la Mega Motion M5 ressemble énormément à la Kugoo ES2 également présente dans ces pages. Il s’agit probablement de la même base mais utilisée différemment. La Kugoo propose une batterie de 7800 mAh et un moteur de 350 watts avec une potence de 112 cm. La Mega Motion M5 mesure 118 cm de haut avec une batterie 7500 mAh et un moteur de 300 watts. Les deux n’ont pas le même poids non plus avec 16 Kg pour la Kugoo et 15 pour la Mega Motion. Comme beaucoup d’autres choses le marché Chinois de la trottinette est fait d’offres et de demandes et les marques piochent dans les catalogue et options de fabricants noname. Les choix ici se sont portés sur quelques détails pour différencier les engins.

 

Disponibilité et tarif de la Mega Motion M5

La Mega Motion M5 est vendue en France chez Amazon à 359€ mais attention apparemment dans une version 30 Km/h. Celle-ci n’a donc pas le droit de circuler en France sur la voie publique. Je n’ai aucune idée de la présence d’une fonctionnalité pour limiter sa vitesse via l’application proposée.

Une version limitée à 25 Km/h est également disponible en importation chez Gearbest à 352.47€ avec le code Y44A6A88F8DEB001

A noter que ce billet a été écrit sans que je puisse essayer cette trottinette. Il sera donc modifié si l’occasion se présente.

Trottinettes 2020 : Mega Motion M5 © MiniMachines.net. 2020.

Trottinettes 2020 : Kugoo ES2

Par Pierre Lecourt

La trottinette Kugoo ES2 est une solution plus haut de gamme que la proposition de base qui est la Kirin S1. La volonté affichée de la marque est de rivaliser avec les offres de Xiaomi et de Ninebot comme sa… ES2. 

Kugoo ES2

Vendue à 330€ prix public mais que l’on peut trouver pour moins de 300€ en importation, la Kugoo ES2 est un assemblage de composants hérités des différents véhicules de marque ayant bien fonctionné sur le marché.  La ligne globale est assez élégante et la construction est robuste. Le choix ici a été fait de rester sur un engin assez compact ce qui pourrait être un parti pris intéressant si cette compacité n’était pas gâchée par un poids un peu trop élevé. Avec 1.12 m de hauteur, l’engin est en effet un peu juste pour un adulte mais plus adapté à un jeune.

Kugoo ES2

Le guidon est bas, un poil trop bas pour une personne dépassant le mètre 80, elle aura tendance à avoir les hanches au niveau du guidon, ce qui ne sera pas forcément toujours confortable. Autre problème, l’engin est parmi les plus lourds de sa catégorie. Quand une M365 de Xiaomi pèse 12.5 Kg et une Xiaomi Pro M365 assume 14.2 Kg, la Kugoo ES2 affiche 16 Kg sur la balance ! Un poids lourd qui est certes rassurant une fois la trottinette lancée mais pas vraiment pratique pour une manipulation par un adolescent.

Kugoo ES2

Performances

La Kugoo ES2 embarque un moteur 350 watts proposant une accélération progressive assez agréable. L’engin se comporte de manière très linéaire et en engageant la manette, on n’est jamais surpris par un à-coup du moteur. Le poids de la machine doit sûrement limiter sa nervosité. Cela en fait un engin de balade reposant. Par contre, même sur le plat, l’accélération fonctionne toujours en courbe. On grimpe vite de 0 à 15-16 Km/h puis on a plus de mal à atteindre les 20-21 et, enfin, il faut plusieurs bons mètres supplémentaires pour finir par décrocher un 24-25 Km/h. C’est parfait pour un usage en ville dense où il faut constamment jouer du frein et de l’accélérateur. Cela correspond bien également à un usage où vous devrez avaler un bon kilomètre de piste cyclable plate et déserte. Mais on manque parfois de tonus pour atteindre le maximum de vitesse possible avec la trottinette malgré un espace dégagé entre deux stop… faute de longueur de piste. 

Dans les côtes cependant, on appréciera la robustesse du couple du moteur qui parvient a grimper des degrés importants. Pas très vite, certes, mais jamais en descendant à une vitesse où l’on jugera plus prudent de poser pied à terre. Pour peu que l’on ait un peu d’élan, grimper des pentes de 10/12° laisse toujours l’engin atteindre les 10-12 Km/h. Là encore, cela dépendra de la charge de la machine, elle est censée encaisser 100 Kg. Un utilisateur de 45 Kg n’aura évidemment pas le même impact sur ses performances qu’un autre de 95 Kg.

Kugoo ES2

Autonomie

La Kugoo ES2 embarque une batterie de même niveau qu’une Xiaomi M365, un modèle de 7800 mAh. Je suppose que cette batterie est construite avec plus d’éléments que sa concurrente cependant. Un deck plus large et plus long, un poids global plus élevé, laissent entendre que la marque a choisi d’augmenter le nombre de composants pour arriver à ce niveau. On pourrait imaginer que son autonomie serait au moins aussi élevée que sa célèbre concurrente mais au final ce n’est pas vraiment le cas. La Kugoo ES2 propose une vingtaine de kilomètres entre deux recharges avant que la batterie n’arrive à 15% de sa capacité. A noter d’ailleurs que sa nervosité est bien moins bonne en fin de course. On a alors du mal a dépasser les 18-20 Km/h quand la batterie se décharge trop et atteint une autonomie de 17-18 km.

La recharge se fait via un bloc externe classique qui se connecte directement à la trottinette qui, au passage, n’indique aucun indice IP. Pourquoi au passage ? Parce que le connecteur jack de la trottinette est nu, sans aucune protection.  On voit clairement le petit port sous la machine directement au contact de l’environnement. Rouler sous la pluie ne sera donc pas forcément conseillé à moins de trouver une parade pour boucher ce connecteur. Un capuchon plastique est censé être livré mais Antoine qui m’a fait essayer sa trottinette pour ce test n’en a pas reçu… Sa technique ? Il moule régulièrement un bouchon en coulant de la colle chaude de pistocolle directement sur le jack. Avec un petit morceau de gaffer par dessus. Pas idéal mais fonctionnel… Vous éviterez donc tout nettoyage à grandes eaux !

Kugoo ES2

Confort, conduite et ergonomie

D’un point de vue confort, la trottinette mise sur son poids et l’espace de son deck pour séduire. Une fois dessus, lancé à une vitesse moyenne de 20 Km/h, il est vrai que la sensation de conduite est assez plaisante. Malgré sa petite taille – et comparée à beaucoup d’autres modèles –  on a un peu l’impression de conduire un paquebot. Tellement que la sensation de vitesse n’est jamais vraiment là. Cela a un côté rassurant mais n’est pas toujours très satisfaisant.

Kugoo ES2

D’un point de vue confort, tant que la route est plane et lisse, tout va bien. L’engin est fait pour rouler sur des pistes cyclables bien dégagées. Un petit amortisseur est présent en bas de la potence mais il n’arrive pas vraiment à libérer bras et jambes du relief de la route. Si un passage de pavés sera acceptable, si la Kugoo ES2 pourra sans problème encaisser des ruptures de dalles de ciment ou des plaques d’égout, je ne vous conseille pas vraiment de sortir en forêt avec cet engin. La machine a du mal à gérer un sol couvert de gravillons et vous fera regretter rapidement le choix d’un terrain accidenté. La taille des roues n’est pas à remettre en cause, il s’agit de modèles 8.5″ classiques. Mais la gomme dure employée, même si elle est percée de petites alvéoles censées encaisser une partie des chocs, a un effet très sauvage sur vos lombaires. Que vous soyez léger ou lourd la sentence sera la même et toute ballade détente sur un sol trop sauvage vous le rappellera immédiatement.

Kugoo ES2

Le guidon propose un panneau de bord très lisible qui vous indiquera en permanence votre vitesse, l’autonomie de la batterie sera également lisible via quatre petites barre de niveau, le mode de vitesse choisi pour rouler ainsi que l’activation des phares et du Bluetooth auront droit à des indicateurs dédiés. Les modes de vitesse sont au nombre de trois même si en pratique ils ne servent pas à grand chose au vu du comportement global de l’engin. On pourra néanmoins limiter la vitesse maximale de la machine à 10, 20 ou 25 Km/h en cas de besoin.

Sur la droite, on retrouve la gâchette d’accélération qui permet de lancer la trottinette, il faudra au préalable lui imprimer un petit mouvement pour que le moteur réagisse. Histoire de ne pas voir partir la machine en appuyant par mégarde sur l’accélérateur1. Une poignée classique commande le frein à disque situé à l’arrière de la machine. Ce dernier est assez efficace mais a tendance à bloquer la roue. Les amateurs de dérapages et de chutes seront ravis, les autres devront apprendre à manier le dosage nécessaire pour ne pas encombrer les urgences. 

Kugoo ES2

Le secret pour bien freiner ? Combiner ce freinage à disque avec le frein magnétiques situé sur la gauche du guidon. Accessible via une autre gâchette, il propose un freinage progressif qui influe directement sur le moteur. On utilisera donc prioritairement ce frein pour ralentir progressivement sa vitesse au lieu d’écraser comme une brute la poignée du disque au dernier moment. En utilisant les deux freins en même temps la distance de freinage peut descendre à 5 ou 6 mètres depuis une trottinette lancée à 23 Km/h sur du plat.

Kugoo ES2

Le phare à LEDs avant est plutôt lumineux et efficace, il éclaire suffisamment devant vous pour être visible de loin. Sa luminosité au sol est également bonne pour éviter les obstacles. Deux LEDs qui se positionnent vers le bas et vers l’avant sont intégrées pour proposer un très bon éclairage. La LED arrière est, par contre, assez peu visible, située sur le bas du garde boue, elle ne sera simplement pas vue d’une voiture qui vous colle. Deux séries de petites LEDs bleues sont disposées sous le deck , elles resteront allumées en permanence sans servir à grand chose au final.

Kugoo ES2

Fonctionnalités annexes

Sur l’avant de l’engin, en haut de la potence, un port USB est visible. Connecté à la batterie, il permet de recharger n’importe quel appareil. Cela peut être pratique si vous voulez accrocher une camera à votre guidon ou si vous roulez avec un smartphone pour faire GPS. Malheureusement, l’engin n’est pas livré avec un système pour accrocher son téléphone ce qui aurait été un plus. Une petite sonnette est disponible, accessible avec le pouce de la main gauche. Malheureusement, elle est toujours aussi faible et inutile pour prévenir les automobilistes, elle ne servira qu’a avertir de votre arrivée les piétons et autres usagers de la piste cyclable.

Kugoo ES2

La Kugoo ES2 propose un mode croisière qui permet de ne pas garder le doigt sur la manette des gaz en permanence. Une fois une vitesse stable atteinte, un maintien pendant quelques secondes suffit a enclencher ce mode. une nouvelle accélération ou un coup de frein et il se désengagera automatiquement. L’application dédiée permet de piloter les fonctions habituelles comme la mise en marche du mode croisière, la lecture des statistiques, l’état de la machine et propose également un système de navigation au travers de Google Maps. Autant utiliser des applications indépendantes souvent plus justes et plus pratiques.

Kugoo ES2

A noter que les poignées du guidon se vissent simplement dans la potence et peuvent donc être enlevées en cas de besoin. Cela peut s’avérer pratique dans un coffre de voiture ou pour ranger la trottinette debout dans un placard par exemple. Le pliage de l’engin se fait par un levier en bas de la potence, bien construit et solide, il permet de le replier de manière efficace. Evidemment cela ne gommera pas  son poids et si l’objet prend moins de place une fois plié il n’en reste pas moins délicat à manipuler dans cette position. Si encore Kugoo avait réussi a équilibrer la répartition du poids de la machine mais elle est vraiment entraînée vers l’arrière ce qui oblige a prendre l’engin par le bas de la potence dans une position qui n’est pas des plus confortable. La traditionnelle petite béquille est présente.

Vous l’aurez sûrement remarqué, la Kugoo ES2 ressemble énormément à la Mega Motion M5 également listée dans ces pages. Il s’agit probablement de la même base mais utilisée différemment. La Kugoo propose une batterie de 7800 mAh et un moteur de 350 watts avec une potence de 112 cm. La Mega Motion M5 mesure 118 cm de haut avec une batterie 7500 mAh et un moteur de 300 watts. Les deux n’ont pas le même poids non plus avec 16 Kg pour la Kugoo et 15 pour la Mega Motion. Comme beaucoup d’autres choses, le marché Chinois de la trottinette est fait d’offre et de demande et les marques piochent dans les catalogue et options de fabricants noname. Les choix ici se sont portés sur quelques détails pour différencier les engins.

Kugoo ES2

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Disponibilité et tarif de ka Kugoo ES2

La Kugoo ES2 et disponible chez Geekbuying à 323€ avec le code GKB226S depuis un entrepôt Allemand ou à 319.99€ chez CDiscount via un vendeur tiers Chinois disposant d’un entrepôt en Allemagne. On la trouve également chez un vendeur tiers sur Amazon France à 338.99€. Enfin elle est vendue à la Fnac via un autre vendeur tiers chinois avec un stock allemand au prix intéressant de 289.99€

Un grand Merci à Antoine qui m’a laissé essayer sa machine pendant quelques heures et confié ses impressions, je regrette de n’avoir pas pu emporter de quoi faire des photos de sa machine en action. Lui ne regrette pas son achat car il correspond à son usage et semble ravi de se balader avec dans Paris. Attention cependant, Antoine à la chance d’avoir un garage en rez de chaussée de son logement avec une prise électrique pour recharger l’engin, il n’a pas d’escaliers a monter avec la trottinette. Comme il me l’expliquait lui même, si il avait eu a la porter tous les soirs et tous les matins, cela aurait été une autre histoire.

Trottinettes 2020 : Kugoo ES2 © MiniMachines.net. 2020.

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