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Coronavirus Times : L’impression 3D et le DIY au secours des malades

Par Pierre Lecourt

En Chine, au Japon, en Italie, en Espagne et en France, les histoires mêlant impression 3D et Coronavirus se multiplient. Des particuliers, de simples particuliers, comme des entreprises et des fablabs viennent en aide à leurs voisins, leur famille et, plus rarement, aux malades et aux hôpitaux avec ces fameuses imprimantes 3D qui pour beaucoup n’avaient aucun intérêt.

poignée de porte impression 3D

Dès les premiers jours de l’épidémie, l’impression 3D a commencé à proposer des solutions face aux problèmes liés à l’épidémie de Coronavirus Covid-19. La plupart du temps, les gens ont commencé à produire des supports pour fabriquer des masques de fortune. De simples clips plus pratiques que les solutions de base, que l’on pouvait changer facilement. Mais très vite des solutions de plus en plus évoluées sont apparues.

De nombreuses personnes ont réfléchi à la fabrication de respirateurs maison, des solutions simples et efficaces utilisant les matériels existants déjà dans les hôpitaux mais ne coûtant pas plusieurs dizaines de milliers d’euro pièces. En adaptant des masques et des solutions manuelles avec des solutions développées maison, des machines efficaces ont pu être mises en place. Il suffit de suivre la page Facebook Open Source COVID19 Medical Supplies pour comprendre le génie de certains pour adapter des matériels non utilisés par manque de moyens mécaniques. dans beaucoup de pays en voie de développement, les respirateurs manuels sont adaptés à des solutions mécanisées de cette manière.Open Source COVID19

J’ai pu lire une histoire édifiante à ce sujet. Un paysan Indien atteint d’une maladie qui le paralysait peu à peu. Au bout de quelques jours, il n’arrivait plus à respirer tout seul. Dans son hôpital de province, aucun respirateur artificiel n’était disponible. Seule solution locale, un petit dispositif manuel où l’on presse une sorte de gros ballon transparent pour qu’il pousse de l’air vers un masque posé sur le nez et la bouche du patient. Le genre d’objets que l’on voit dans les séries médicales posés sur le visage des gens sur les brancards… Un objet qui ne coûte pas très cher. Problème, il faut quelqu’un pour le manipuler. L’homme a pu compter sur sa famille et ainsi sa femme et son frère se sont relayés à son chevet jour et nuit pour appuyer sur le respirateur manuel, 15 fois par minute, jour et nuit pendant…. 18 jours. Ce qui lui a permis de rester en vie. Assez pour ne plus avoir besoin d’une aide respiratoire et sortir de l’hôpital sur ses deux jambes.

Respirateur artificiel DIY

Cette aventure a lancé l’idée de construire des systèmes de respirateurs adaptés à ces outils manuels en 2010 au MIT. Et cela a abouti au dispositif que vous voyez juste ci dessus en image. L’idée étant de proposer un matériel simple, efficace et employant des produits disponibles partout à des prix abordables. Le souci actuel étant de grande ampleur et “ponctuel”, le dispositif du MIT n’est cependant pas envisageable. Il faut des solutions rapides à développer avec les moyens du bord et non pas un appareil “low cost” à installer là où les appareils les plus chers ne sont pas disponibles. 

Avec l’épidémie de coronavirus, cette idée est donc relancée avec des tonnes d’exemples de développement maison autour de cette idée de “faire simple”. Un recours à la lowtech pour pallier le manque de matériel très haut de gamme disponible dans les hôpitaux. 

Open Source COVID19 Medical Supplies COVID19 Open Source COVID19 Medical Supplies

Avec du materiel de CNC classiques, des moteurs, tiges filetées, roulements et autres, largement disponibles en 2020 grâce au marché de l’impression 3D, des logiciels de conception 3D qui se sont démocratisés et des solutions microcontrôleur abordables, des dizaines de projets ont ainsi pu voir le jour. L’objectif étant de développer au final un respirateur Open Source, simple, efficace et abordable. Qu’un particulier pourrait construire lui même en cas de besoin pour aider un malade ou pour donner à des hôpitaux pour faire face à une épidémie. Des produits qui ne seront probablement jamais certifiés par nos systèmes de santé en temps normal mais qui pourraient sauver des vies dès aujourd’hui. Les hôpitaux d’une partie de notre pays étant déjà face au problème d’un choix à faire entre les patients faute d’un manque de ces respirateurs et de places.

valves FDM

A gauche l’original, à droite une des premières valves imprimées avec du PLA

L’histoire de ces sociétés Italiennes qui ont réussi à modéliser et imprimer des valves pour un hôpital de Brescia en Lombardie, une région particulièrement touchée par le COVID-19, a directement permis de sauver des vies. Ces valves font partie du système des respirateurs artificiels et doivent être régulièrement changées. Problème, le fournisseur a prévenu l’hôpital qu’il n’arriverait pas à livrer de nouvelles valves dans les temps et une rupture de ces simples objets en plastique allait rendre inopérants les respirateurs hors de prix.

valves SLS

Impression 3D de valves par un industriel

L’hôpital s’est tourné vers des fablabs et une petite société italienne a décidé d’aller directement à l’hôpital avec une petite imprimante 3D. Pour modéliser l’objet et le tester sur place. Une première production a été lancée avec quelques pièces et a permis de sauver immédiatement des vies. La production s’est ensuite tournée vers un solution d’impression industrielle pour produire ces valves en quantité. Suffisamment pour pallier au problème de livraison.

maj

Mise à jour de la mise à jour ! 19/03/2020

Nouveau rebondissement dans cette affaire de valve imprimée en 3D. L’entreprise mise en cause nie avoir menacé de procès l’entreprise Italienne désireuse de faire des copies de ses valves. Elle aurait simplement refusé de leur envoyer les plans de ses valves pour des raisons légales.

Un article de Business Insider affirmait pourtant que Massimo Temporelli, qui avait recruté l’équipe en charge du design de cette valve pour pallier au problème de rupture de stock avait subit des menaces de procès.
Jointe par The Verge, une des deux personnes ayant discuté avec un contact dans l’entreprise explique qu’il n’en est rien. La marque aurait bien refusé de donner les plans, expliquant son incapacité à le faire pour des raisons légales mais l’échange se serait arrêté là. Aucune menace de procès aurait été faite.
Autre information importante, le chiffre avancé pour le prix de la valve serait bien démesuré et sans rapport avec le prix réellement facturé aux hôpitaux par la société. La facture ne serait de quelques euros ce qui semble bien plus plausible pour un petit morceau de plastique.

Comment expliquer cette information erronée ? Peut être parce que le compte rendu de la conversation entre les personnes cherchant a fabriquer des valves “maison” dans l’urgence et al société s’est terminée par une notification sur le fait que la copie de ces valves brevetée était bien illégale. Et que le groupe qui a décidé de les fabriquer quand même a conclut que le risque d’un procès devait être pris par rapport à la situation des patients malades dépendant de la production de ces valves.

A l’issue de cette crise, aucun procès devrait être intenté envers les personnes ayant ainsi subvenu aux besoin des hôpitaux Italiens. Evidemment, si un industriel décidait de copier en masse ces éléments spécifiques, sans raison ou nécessité impérieuse, il serait quand à lui poursuivi.

valve (l'autre)

Mise à jour 18/03/2020 : J’apprend ce soir que les créateurs Italiens de ces valves ont été menacés de poursuites par le fabricant quand ils l’ont contacté pour récupérer les plans. Fabricant qui ne voyait pas d’un très bon oeil le fait que ces produits étaient répliqués pour une somme dérisoire alors que lui même les vend pour une somme astronomique. Certains médias parlent de 11000$ pièce ce qui me parait totalement grotesque et extravagant pour ce genre de produit. Cela n’a semble t-il découragé personne et devant ce cas de force majeure, les impressions ont bien été réalisées.

Mais c’est là un vrai problème de société. Doit t-on laisser ce genre de développements à des sociétés privées qui, par soucis de rentabilité, préfèrent tenter de dissuader des gens de sauver des vies en les menaçant de procès alors qu’ils ne sont pas en mesure de fournir les produits indispensables à l’usage de leur matériel ?

Ne serait-ce pas utile que les hôpitaux et autres services d’urgence disposent de solutions Open-Source ? Que tout le monde puisse dépanner tout le monde en cas de besoin ponctuel dans un pays ? Que sauver une vie ne coûte pas des milliers d’euros de materiel quand ce materiel ne devrait coûter que quelques piécettes ? Que l’on manque de personnel d’un côté, de masques en quantité de l’autre, de lits… tout simplement parce que notre argent part dans des consommables hors de prix ?

Chez les particuliers, ce sont les masques qui ont sans doute le plus d’importance. L’impression 3D a permis de concevoir des modèles simples comme des masques sophistiqués, des solutions qui ne correspondaient pas aux besoins des malades déjà contaminés mais parfaits pour des personnes ayant besoin de sortir et de se protéger. Des solutions adaptées pour des vendeurs de produits de première nécessité n’ayant reçu aucun matériel pour se protéger. Boulangers, épiciers et autres personnels en supermarchés mais aussi facteurs, livreurs, éboueurs…  Ces solutions existent désormais partout et notamment sur Thingiverse, site où on peut les télécharger gratuitement.

Coronavirus  Flu Reusable Emergency Respiratory Mask

Un des premiers produits que j’ai pu croiser est ce masque proposé par dbeck sur Thingiverse. Une solution simple et rapide à imprimer qui vient coincer un tissu dans deux feuilles de plastique. Une super idée avec un petit défaut, il faut une imprimante capable d’imprimer en grand format pour l’exploiter. Il sera possible néanmoins de réduite la taille de l’objet dans votre slicer pour l’adapter à un enfant.

Flexible Mask Valvy
On trouve également des solutions haut de gamme comme ce masque à imprimer en plusieurs pièces directement sur du tissu proposé par Jczfirz sur Thingiverse. Une solution complexe mais réutilisable qui nécessite certes du temps de préparation mais qui propose l’utilisation de filtres assez évolués. 

Ce dispositif est complet mais complexe, si il ne nécessite qu’une imprimante 3D de 200 mm de côté, il demande également du materiel annexe comme un décapeur thermique par exemple. 

Coronavirus COVID-19

Il existe également des “pinces” pour plier du tissu et l’accrocher avec es élastiques. Là encore, c’est simple à imprimer et compatible avec tout type de format d’imprimante. Ce modèle est signé par Fernderam07 encore sur Thingiverse. Il en existe beaucoup d’autres sur le site.

Air Mask with two filters

Un projet particulièrement intéressant à suivre est le projet Open Mask qui en est à sa version 4.0. Disponible là encore sur Thingiverse, ce dispositif est en perpétuelle évolution sur le site openmask.altervista.org.

Open Source COVID19 Medical Supplies

Des systèmes de protection pour les yeux et le visage nécessaires aux personnels hospitaliers sont également développés. Des systèmes simples qui, imprimés en 3D, permettent de fixer une feuille de plastique transparente devant votre visage. On en trouve par exemple sur cette page de Prusa Printers ou chez Grabcad.

Des tutos pour fabriquer vos propres masques à partir de tissus adaptés et de guides imprimés en 3D sont également proposés. Comme celui-ci, très complet, découvert sur un site japonais qui permet de fabriquer son propre masque étape par étape.

Stéthoscope 3Dpoignéegel

Un stéthoscope prévu pour une impression 3D est également disponible gratuitement en suivant ce lien. Il existe des dizaines d’autres produits qui vont du système pour accrocher son masque sans le passer derrière ses oreilles aux équipements pour manipuler des poignées sans les toucher avec les mains en passant par des supports pour bouteilles de gel hydro alcoolique à placer de manière stratégique.

Le recours à l’impression 3D et au Do It Yourself trouve ici un écho formidable. Un particulier disposant d’une simple imprimante peut facilement proposer des solutions efficaces pour ses amis, ses voisins, sa famille. Il est possible d’imprimer un lot de masques en quelques jours et de les envoyer par la poste sans sortir de chez vous grâce au ramassage des colis proposé par le service postal.

Ce n’est pas parfait, ce n’est pas l’idéal mais ces outils peuvent peut être sauver des vies et limiter la propagation de la pandémie. Ce genre de geste, avec la garde des enfants des personnels hospitaliers, le respect des consignes de confinement et une attitude raisonnable face au virus sont indispensables pour limiter l’impact du virus. La réflexion sur notre système de santé, ce que l’on a fait de notre hôpital et pourquoi dans certaines régions, on est déjà à choisir les patients que l’on va sauver et ceux que l’on va laisser mourir devra avoir lieu plus tard.

Coronavirus Times : L’impression 3D et le DIY au secours des malades © MiniMachines.net. 2020.

Sonos met fin à son dangereux programme Trade Up

Par Pierre Lecourt

En Janvier dernier, Sonos annonçait un programme commercial baptisé Trade Up permettant de profiter d’une ristourne de 30% pour ses anciens clients voulant se ré-équiper de matériel audio de la marque. Petit détail pas anodin, pour bénéficier de cette généreuse ristourne, il fallait passer les appareils en mode “recyclage” ce qui signifiait qu’au bout de quelques jours, ils ne seraient simplement plus utilisables.

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Le système Trade Up rendait chaque amplificateur ou enceinte de la marque ainsi programmé totalement inerte. Impossible de les employer à nouveau. Ils seraient bons pour la déchetterie… Sonos d’expliquer sa méthode en indiquant vouloir éviter que des clients achètent du matériel de sa marque qu’ils jugeaient obsolète. Grosse levée de boucliers des utilisateurs pour deux raisons.

D’abord parce qu’au lieu de recycler des produits, cela les dirigerait en réalité vers les déchetteries. Le vrai recyclage aurait justement été de leur trouver une seconde vie et donc de ne pas les détruire logiciellement. Cette pollution volontaire est mal passée auprès des utilisateurs.

Ensuite parce que Sonos forçait lourdement la main des utilisateurs en les poussant à passer en mode recyclage puisque certains des produits concernés allaient perdre tout support technique de la part de la marque. Avec tout les risques d’un piratage extérieur à moyen ou long terme sans les correctifs appliqués par Sonos, les clients pouvaient choisir de continuer à utiliser ces appareils potentiellement vecteurs d’attaque ou les rendre inutilisables pour repasser à la caisse avec les 30% de Trade Up.

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Sonos vient de revenir sur sa décision et met fin à ce programme Trade Up et à cette obligation de “recycler” son vieil appareil. La marque ne “briquera” plus les enceintes et amplificateurs jugés obsolètes. Pour bénéficier de la réduction, il suffira donc de notifier à Sonos le numéro de série du précédent achat. L’appareil concerné pourra être conservé et utilisé mais également donné ou déplacé dans une pièce non équipée. Les appareils qui ne seront plus mis à jours – principalement des solutions assez anciennes mais certaines ont encore été vendues jusqu’à il y a quelques années – pourront continuer à fonctionner. Il est évident que pour certaines, il faudra veiller à ne plus leur offrir un accès total au réseau pour empêcher une intrusion externe. Ce genre de chose peut se mettre en place au travers de son routeur.

C’est dans tous les cas une très bonne nouvelle pour la planète et pour les propriétaires de ce type d’appareil. Mais pas que pour eux, la chose qui me faisait le plus peur avec cette solution était dans le précédent qu’elle créait sur le marché. Imaginez le même genre de processus avec un scanner, une imprimante, une carte graphique, une machine à laver ou… pourquoi pas, une voiture ! Rien n’empêche techniquement un constructeur de mettre en place ce genre de solution. Avec Sonos, on a donc refermé la boite de Pandore, boite qui aurait créé un précédent dangereux pour tous les objets connectés et donc tout le monde…

Source : The Register

Sonos met fin à son dangereux programme Trade Up © MiniMachines.net. 2020.

Du changement chez Archos ? Loic Poirier regarde ailleurs

Par Pierre Lecourt

Mise à jour du 24/02/2020 : Je me suis peut être un peu emballé avec ce billet. Si Loic Poirier a mis a jour son profil Linkedin pour indiquer une nouveau poste chez Remade, il reste à la tête d’Archos. Il a remis à jour son profil ce matin pour affirmer sa présence à la tête du groupe. Cela m’aura permis de glaner pas mal d’informations sur la société et les mouvements qui ont eu lieu ce mois de Janvier. J’espère pouvoir publier quelque chose de plus consistant dans les jours a venir.

Linkedin
Le profil de Loic Poirier mis à jour le 24/02/2020 sur Linkedin

Billet du 22/02/2020 : Archos, anagramme de Crohas, n’avait pas changé de nom à la reprise de la société par Loic Poirier en 2013. Mais, 7 ans plus tard, ce dernier semble quitter le  navire et partir chez Remade. Une société spécialisée dans le reconditionnement de smartphones, elle même reprise par une entreprise Britannique en début d’année.
Archos Jukebox 6000

Le Jukebox 6000, le tout premier lecteur de musique électronique

Que va t-il advenir d’Archos ? non pas que je soit persuadé que l’entreprise dépende d’un homme, c’est toujours une aventure d’équipe. Mais le fait que Loïc Poirier parte à un autre poste dans une autre entreprise ne laisse pas présager du meilleur pour l’entreprise.

Vingroup, conglomérat Vietnamien d’entreprises, devait devenir partenaire d’Archos en 2019 et lui apporter les capitaux nécessaires à une relance technique et marketing de la marque. Mais l’affaire ne s’est finalement pas faite et l’entreprise française a continué de nager en eaux troubles depuis cette annonce miraculeuse l’année dernière. Ses chiffres techniques sont au plus bas. Pas de nouveautés, plus d’innovations, une décentralisation des équipes en Asie, une présence invisible en Europe… On ne sent pas vraiment comment la société pourrait rebondir.

Loïc Poirier

Le départ de Loïc Poirier vers de nouveaux horizons pourrait être annonciateur de futures mauvaises nouvelles pour l’entreprise. Aucune annonce officielle n’a cependant été faite, le changement n’est visible que sur sa page Linkedin.

La Archos Play Tab qui devait sortir à la rentrée des classes 2019 ne semble pas avoir pu trouver son chemin en magasin. Je n’ai vu aucune disponibilité pour cette tablette de jeu grand format annoncée à 249€. Dommage car l’idée était bonne et je reste persuadé qu’un large public de joueurs aurait trouvé une excellente base de développement pour ce type d’engin.

Alors, que va devenir Archos dans les prochains mois ? Ses affaires se portent mal et on ne voit pas trop comment la marque pourrait s’en sortir sans une arrivée d’argent frais. Est-ce que la marque va rejoindre le cheptel d’autres grands noms exploités pour vendre des produits noname en Europe ? Les Technicolor, Thomson, Polaroid et autres qui ne servent que de costume à la vente de produits noname pour réaliser une meilleure marge ? C’est possible et je pense même probable. A cette heure, à moins d’un miracle, je ne vois pas trop comment sauver le soldat Archos.

Du changement chez Archos ? Loic Poirier regarde ailleurs © MiniMachines.net. 2020.

Asus rajeunit les composants de son VivoStick

Par Pierre Lecourt

Vous vous souvenez des Asus VivoStick ? Des MicroPC sous la forme d’une clé qui se branche via une prise HDMI directement au dos d’un écran. Ces machines ont eu leur heure de gloire il y a quelques années mais ont depuis quasiment disparu des offres constructeur. Intel a abandonné ses Compute Stick et MeLE ne donne pas de suite à ses PC Stick

VivoStick

Reste un survivant donc, le VivoStick TS10-B174D qui passe d’un Windows 10 classique à une version Pro. Un indice suffisamment clair sur la destination de cet engin. Ce type de solution a simplement disparu des offres classiques de la marque mais doit continuer de trouver un public professionnel pour des usages en tant que client léger par exemple. Des PC que l’on associe simplement à un clavier, un lecteur de code barre et un écran pour devenir des machines que vous pourrez croiser dans les  allées d’une grande surface de bricolage par exemple.

VivoStick
Pas besoin de performances folles donc et le nouveau modèle conserve logiquement le même processeur Intel Atom x5-Z8350, une solution surtout choisie pour son excellent rapport performances consommation. La puce lancée en 2016 a un SDP de 2 watts  qui convient très bien à ce type de format.

Le nouveau VivoStick aura donc droit à 4 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage eMMC. Suffisamment pour piloter plus confortablement une application au sein de Windows 10 Pro. On garde les mêmes fonctionnalités que le précédent modèle avec un Wifi5, du Bluetooth 4.0, des ports USB 3.0 et USB 2.0, un port jack audio 3.5 mm et un port MicroUSB pour alimenter le tout.

VivoStick

Le nouveau modèle d’Asus est, pour le moment, prévu pour une sortie à la fin du mois au Japon. Aucune info sur une éventuelle sortie en Europe. Je ne suis de toutes façons pas persuadé que le marché soit si large que cela. A moins qu’une nouvelle puce reprenne le flambeau des Atom Cherry Trail avec des TDP très bas et un tarif abordable, il n’y a pas de raison que le marché se replonge dans ce type de format.

Sources :  AnandTechHermitage AkihabaraKakaku et Lilipting

Asus rajeunit les composants de son VivoStick © MiniMachines.net. 2020.

Comment vendre de la merde en ligne en une magnifique leçon

Par Pierre Lecourt

Comment vendre un produit pourri facilement sur internet ? C’est pas si facile en réalité. Il y a toujours la possibilité de faire un très joli site et de raconter une “belle” histoire. Mais cela demande du savoir faire, d’investir un minimum en compétences, en argent et en temps. Et puis surtout il faut également faire connaitre ce site ce qui n’est pas des plus simple. 

2020-01-22 12_44_52-minimachines.netLes jolies pages bidons des vendeurs en Dropshipping

L’escroc en puissance a souvent plus vite fait d’acheter des campagnes de pub, de vendre un produit bidon pendant quelques semaines ou quelques mois et de passer à autre chose. S’il doit vraiment investir beaucoup de temps et de savoir faire… autant vendre un meilleur produit. Et le faire durer longtemps, ce sera plus rentable.

Proposer un mauvais produit très rentable sur une plateforme de e-commerce, une “Marketplace”, semble être une alternative intéressante. On profite de la notoriété d’un site comme Amazon ou la Fnac pour vendre ses produits bidons. On paye certes quelques frais mais qui sont largement compensés par la visibilité naturelle de ces sites.

Seul souci, les produits sont alors notés par les internautes qui les reçoivent. Dès lors les produits vraiment mauvais, ceux qui ne fonctionnent pas correctement ou simplement inutiles, se font rapidement descendre en flèche. Les internautes mécontents jouant alors le rôle de juges. Cela empêche d’autres internautes de se faire avoir et permet de “passer ses nerfs” en découvrant que l’on a été abusé par une description un peu trop enthousiaste.

Un gros malin a cependant trouvé la parade. En mettant les juges que sont les internautes dans sa poche. Cette vidéo du “LockpickingLawyer”1 vient d’être publiée et montre comment un vendeur de produits bas de gamme a réussi à contourner le système. C’est à la fois efficace et probablement très rémunérateur.

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Le produit s’achète sans négociation entre 4.9 et 8.9$ en Chine…

La combine est assez simple. La première phase consiste à trouver un produit qui “présente  bien” et qui doit être le moins cher possible. Si il concerne une catégorie de produits peu concurrentiels sur la marketplace que vous visez, c’est encore mieux. Ici, il s’agit d’un petit coffret à clés que l’on va placer à l’extérieur de la maison pour avoir sous la main de quoi ouvrir la porte principale en cas d’oubli. C’est donc un produit sensible puisqu’il permettra à un voleur qui l’identifie de pénétrer facilement chez vous.

Ce petit coffret est livré avec un mécanisme à code qui vient bloquer une barre de métal qui empêche son ouverture. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo, un simple bout de métal suffit à faire pression sur la barre et permet de sentir la bonne combinaison même sans la connaitre. On pourra donc ouvrir ce coffret avec un minimum de doigté ou d’entrainement préalable.

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Mais la serrure n’est pas le plus important ici. Ce qui est vraiment grave c’est la méthode employée par le vendeur pour continuer à proposer ce produit très entrée de gamme sur un secteur aussi sensible. Que ferait un internaute moyen qui aurait déboursé 22$ pour un produit de ce type normalement ? En considérant que c’est plus ou moins le même genre de matériel qu’il aurait pu trouver en grande surface ? Soit il laisse un avis moyen et deux ou trois étoiles sur la plateforme pour informer les autres internautes. Soit il demande un remboursement du produit. Il peut également faire les deux. Dans tous les cas, cela met rapidement fin aux ventes d’un produit médiocre.

La parade est donc de proposer une ristourne importante pour le produit sous la forme d’un bon d’achat ou d’un remboursement via PayPal. Un bon d’achat de 10$ est ainsi proposé par le vendeur sous la forme d’une carte glissée dans chaque boitier. L’acheteur qui découvre le produit, le prend en main et l’ouvre, à la bonne surprise de voir que son achat à 22$ va être quasiment remboursé de moitié immédiatement.

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Seulement, il y a quelques conditions pour bénéficier de cette offre, juste ce qu’il faut pour anéantir tout le  système de notation d’Amazon.
Afin de recevoir ce bon d’achat de 10$, il faut :
– Donner une note de 5 étoiles au produit avec un commentaire positif.
– Envoyer un email à une adresse “bidon” (@outlook.com)

Cet email doit comprendre une capture d’écran ou un lien vers votre commentaire, votre numéro de commande et indiquer si vous préférez un remboursement via Paypal ou un bon d’achat.

Il est bien précisé qu’il est absolument interdit de mentionner le fait que votre avis et votre note sont commandités en échange d’une rémunération. Si vous le faites vous ne recevrez pas vos 10$. C’est logique puisque cela va contre la politique des plateformes que de payer pour une notation des produits.

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Et voilà ! Le nombre d’internautes qui vont mordre à l’hameçon et demander les 10$ explose, votre produit devient rapidement le mieux noté de sa catégorie puis le plus vendu. Vous arrivez en haut de page et, comme vous n’êtes pas le moins cher, passez pour le produit le plus sérieux et la meilleure affaire sur le site. Le bilan des opérations est très bon pour le vendeur. Son produit ne doit coûter que 3 ou 4 $, la mise en place et la gestion est entièrement réalisée par Amazon. Les commandes affluent et même si vous remboursez 10$ par commande, il vous reste à chaque fois une marge confortable à ne rien faire.

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Notez que la carte est neutre, sans rapport avec le produit lui même. Il est possible que cette méthode touche des dizaines de produits différents et que de nombreux internautes se mettent à noter des matériels médiocres de cette manière pour se faire rembourser en partie. Vous pouvez donc changer de produit, relancer l’opération et continuer à gagner de l’argent avec des matériels qui, vendus dans des conditions normales, ne pourraient pas partir au prix demandé.

Ici, la publicité nécessaire à la visibilité du produit est payée par les internautes avec… leur propre argent. On touche, en quelque sorte, au sublime.

Comment vendre de la merde en ligne en une magnifique leçon © MiniMachines.net. 2020.

Fin du blocus partiel au Wuhan, l’impact du Coronavirus sur la tech

Par Pierre Lecourt

La “reprise” au Wuhan ne se fait pas sans heurts, tout le personnel n’a pas pu retrouver le chemin du travail et beaucoup d’entreprises fonctionnent encore en sous régime. Les pièces détachées nécessaires au fonctionnement des entreprises ont du mal à circuler, des mesures drastiques concernant le personnel ont cours et beaucoup de procédures ralentissent le rythme habituel du pays.

First day of work, after the #covid19 quarantine! Let’s see how it goes. Temperature taking and registration, govt wants to keep track of everyone. pic.twitter.com/lkFMbua9s7

— Khadas (@khadas_official) February 17, 2020

Beaucoup d’entreprises ont d’ores et déjà annoncé un impact très significatif du virus sur leur chiffre d’affaire au premier trimestre. Dans la fabrication et l’assemblage, bien entendu, mais également dans la conception de produits électroniques. Ce qui impactera des sociétés Chinoises mais également beaucoup de compagnies Taiwanaises. La règle pour beaucoup de sociétés dans le monde des semi conducteurs est de travailler au maximum en flux tendu, le fait que cette crise brise le rythme de production décale d’autant leur mode de fonctionnement et va avoir des répercussions pendant une très longue période.

Les principaux impacts se feront ressentir du côté des ordinateurs portables. Ces derniers étant très majoritairement assemblés en Chine à partir de composants fabriqués en Chine et à Taiwan, ils seront parmi les plus touchés par la mise en quarantaine. Des sociétés d’assemblage comme Compal, Winstron ou Quanta ont bloqué la totalité de leurs fabrications pendant plus d’une semaine. Si les deux entreprises ont repris leurs activité, ce n’est toutefois pas au régime classique. alors qu’il faudrait rattraper un retard déjà énorme en augmentant la production, la plupart des unités de productions sont en large sous-régime. De 20 à 30% de la production prévue il y a 10 à 15 jours commence tout juste à sortir des sites d’assemblage. Une bonne partie de celle-ci ne trouve pas moyen de livrer ce qui est produit.

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Autre souci, un pourcentage important du personnel ne peut pas encore retrouver le chemin des sites de production, il reste confiné sur les différents lieux de vacances. L’épidémie étant advenue au pire moment pour la société chinoise avec un large déplacement de population dans le pays pour le nouvel an. Certains cherchent donc à embaucher de nouvelles têtes, ce qui signifie une période de formation préalable. Un certain retour à la normale devrait avoir lieu à la fin du mois lors des dernières levées de quarantaine mais pendant ce mois de Févier très peu des machines prévues seront sorties des entreprises du secteur. Entreprises qui assemblent des millions de machines chaque années pour une grande partie des marques internationales.

D’autres sociétés, plus robotisées et demandeuses de moins de personnel sont moins impactées en terme de main d’oeuvre en ce moment mais elles rencontrent d’autres soucis. Les usines de fabrication de composants, par exemple, sont toutes aussi coincées. D’abord le fonctionnement à flux tendu fait qu’ils n’ont plus de demande. Pas de portable à construire et moins de cartes à assembler équivaut à la mise au chômage technique des robots d’assemblage. Les problèmes d’approvisionnement en composants et matières premières commencent à se faire sentir. Leur carnet de commandes est en nette baisse avec des assembleurs qui ne peuvent rien assembler. Le résultat de ces mouvements se fera sentir plus tard dans l’année, probablement majoritairement au seconde trimestre, mais cela aura indéniablement un impact dans la durée.

Sur le secteur des smartphones et des tablettes le problème est identique. Suivant les constructeurs et les contrats, la fabrication des smartphones requiert plus ou moins de main d’oeuvre. Le haut de gamme a souvent recours à une fabrication très robotisée tandis que l’entrée de gamme ou les séries courtes font appel à des armées de personnels répétant des tâches simples. Les deux ne seront donc pas touchés de la même manière. Les produits les moins chers vont souffrir des soucis de recrutement et de pénurie de pièces détachées. Le haut de gamme aura surtout des soucis d’approvisionnement. Certains fournisseurs prévoient déjà que le retour à la normale ne se fera pas avant le second trimestre et qu’en attendant, c’est bien le bout du monde si ils peuvent fournir la moitié de leur production du début d’année. Sachant qu’en prime, même si ils ne partagent pas tous les mêmes composants, les grandes marques seront servies avant les plus petites. Si un fabricant de mémoire doit mettre une partie de son personnel sur ses machines, il visera les produits les plus rémunérateurs. Ceux qui équipent les produits haut de gamme de grande marque, avant les autres. D’abord parce que c’est plus rentable et ensuite parce que les contrats liés à la fourniture de ces produits peuvent passer chez un concurrent…

Des marques comme Xiaomi ou Huawei annoncent déjà des baisses de production de plus de 15% sur leurs smartphones. Apple pourrait voir sa production d’iPhone et d’iPad baisser de 10% puisque Foxconn est dans l’impasse sur une partie de son personnel.

Sur d’autres segments comme les composants de PC, la mémoire vive, les cartes mères ou cartes filles, les filières sont également affectées. Un secteur très marqué semble être celui des écrans LCD. La méthode chinoise d’implantation des usines souffre en ce moment de leur solution logique de regroupement. Les trois principaux fabricants d’écrans chinois sont tous réunis dans la même zone du Wuhan, la zone mise en quarantaine à cause du virus. Les entreprises tournent donc en large sous régime et la production est minimale. Les autres sociétés situées hors de cette zone sont également affectées car beaucoup de pièces détachées arrivent d’abord à Wuhan ou sont fabriquées sur place. Ainsi, même si la mise en quarantaine ne les concernait pas, elles sont également en pénurie de composants. Certaines ont décidé de repousser les vacances du 10 au 17 suivant les recommandations de l’état même si elles n’étaient pas forcées de le faire.

De secousses sont donc à craindre en terme de prix et de disponibilités sur toute cette fin de premier trimestre et probablement jusqu’à la fin du second et peut être même au troisième. Face à une production en berne, les prix vont probablement augmenter en sortie d’usine, ce qui impactera logiquement toute la chaîne.

Le drame de ce Coronavirus est avant tout humain avec de nombreux décès sur place mais pour beaucoup de mes contacts, ce premier drame est amplifié par la double peine subie par les populations locales. Des gens qui vont perdre leur travail, des investisseurs qui fuient la zone, des actionnaires papillonnant vers d’autres horizons… Des situations locales très compliquées, surtout au Wuhan et un bout du tunnel que personne ne voit encore très clairement. Certains me parlent d’une double peine avec un problème de santé immédiat mais également un problème économique qui risque de faire beaucoup de dégâts dans la durée. La hausse des tarifs semble bien dérisoire à côté de ces préoccupations, pourtant c’est probablement ce qui nous impactera le plus dans les mois à venir en France comme en Europe.

Fin du blocus partiel au Wuhan, l’impact du Coronavirus sur la tech © MiniMachines.net. 2020.

Activision Blizzard retire son catalogue de l’offre GeForce Now

Par Pierre Lecourt

Cela fait des années que Activision Blizzard est partenaire de Nvidia pour le développement et le beta test de GeForce Now. Des années de travail en partenariat avec une optimisation main dans la main des titres de l’éditeur pour qu’ils tournent en streaming sur cette solution. Pourtant, une semaine après l’ouverture commerciale officielle du service, le catalogue complet en est retiré.

Blizzard

En clair, cela veut dire que si vous avez acheté un jeu signé Activision Blizzard, vous ne pourrez pas le faire tourner en streaming sur l’offre GeForce Now. Le service sera techniquement capable de le faire tourner, ce n’est pas un problème technique, mais le jeu ne sera pas reconnu par le système et ne voudra pas  se lancer en streaming. Nvidia précise qu’actuellement une liste de 1500 jeux compatibles avec le système fonctionnent mais, pour des raisons de droits des titres comme Starcraft 2, Overwatch ou Call of Duty, ne seront plus exécutables au travers de cette plateforme.

Tout cela ressemble franchement au début d’un bras de fer entre l’éditeur et Nvidia au sujet du fonctionnement de ce service ou peut être un moyen pour Activision Blizzard de faire valoir certains points. Je ne pense pas qu’il y ait de volonté financière puisque, pour rappel, l’utilisation de GeForce Now ne dispense pas de payer une licence de chaque jeu. Qu’un titre comme World of Warcraft soit acheté en boutique physique ou en ligne sur Battle.net, il faudra bien l’acheter pour y jouer sur le système de Nvidia. Les royalties seront donc versées à l’éditeur quoi qu’il advienne.

En privant Nvidia de ses titres, Activision Blizzard perd donc en pratique des clients potentiels. Des gens qui comptent sur une solution GeForce Now pour lancer de temps en temps une partie au gré des sorties de DLC par exemple. Une fois la licence vendue, on pourrait penser que les développeurs se fichent un peu de savoir comment le joueur va jouer.

Google Stadia

Mais en ce moment les éditeurs ont une carte à jouer auprès d’autres instances que Nvidia. Avec les lancements des services Google Stadia et l’arrivée prochaine du xCloud de Microsoft. Avec la montée des offres comme l’Epic Game Store en concurrent de Steam… Les éditeurs ont peut être compris qu’ils étaient en position de force dans ce nouveau schéma de distribution de jeux. De quoi renégocier les parts des distributeurs, de quoi proposer des exclusivités à un service en échange de plus de retombées, de visibilité ou de partenariats.

Reste à savoir ce qu’en pensera le public… Car ce genre d’annonce pourrait tout simplement saborder les ambitions des services de streaming de jeu. Imaginez que vous ayez souscrit un mois à GeForce Now pour rejouer à World of Warcraft par exemple. Si, sans prévenir, le titre disparaît de l’offre, quelle sera votre regard sur ce type de service ? Exactement le même que sur celui d’un site comme Netflix ou Amazon Prime Video qui fait sauter une série de son catalogue alors que vous étiez en train de la suivre. Beaucoup restent tout de même accrochés à leur abonnement à un service comme Netflix car le contenu est énorme… Mais également parce que l’habitude a été prise d’utiliser ce genre de solution.

manettes

Mais si l’industrie démarre l’offre de streaming de jeu avec une valse d’éditeurs et la disparition pure et simple de catalogues complets de jeux… pas sûr que les clients potentiels y voient un très bon signe. Non seulement pour le GeForce Now de Nvidia, mais également pour tous les autres services de ce type. Personne n’a envie de s’abonner à trois ou quatre services de ce genre pour être sûr de pouvoir jouer à tous ses jeux. Le public veut des engagements, pouvoir avoir confiance en ces offres. Qui va prendre l’option Google Stadia si le Microsoft xCloud peut financer une exclusivité du jour au lendemain ? Qui fera confiance à ce xCloud si Nvidia assure une distribution de catalogue avec ses ventes de cartes graphiques ?

Le risque le plus évident est que cette guerre fasse plus de victimes que de gagnants… en brisant net tout début de confiance dans ces services. 

 

Activision Blizzard retire son catalogue de l’offre GeForce Now © MiniMachines.net. 2020.

Asus lance la Tinker Edge T sous i.MX8M

Par Pierre Lecourt

Annoncée en Juin dernier, la Tinker Edge T est désormais commercialisée par Asus. Petite soeur des cartes Tinker Board de la marque, elle propose un matériel plus adapté à un usage autour de l’Intelligence Artificielle et de ses développements. 

La carte de développement propose un SoC NXP I.MX8M, une solution Cortex-A53 de quatre coeurs assez classique associée à un circuit graphique GC7000 Lite. Asus a également intégré un Google Coral Edge TPU qui servira aux calculs d’une intelligence artificielle embarquée. La Tinker Edge T embarque 1 Go de mémoire vive DDR4 et 8 Go de stockage eMMC par défaut. Un lecteur de cartes MicroSDXC permettra, bien sûr, d’étendre la capacité de stockage de la solution. Un module Wifi5 et du Bluetooth 4.1 sont présents ainsi qu’un port Ethernet Gigabit.

Asus Tinker Edge T

La connectique comprend une sortie vidéo HDMI, un port USB-C, deux ports USB 3.0 Type-A et les 40 broches habituelles compatibles avec les systèmes Raspberry Pi. La carte mesure 85 x 56 mm , le format des Raspberry classiques.

Asus Tinker Edge T

On en sait plus sur la partie électrique de l’engin, Asus a fait parler ici son savoir faire en tant que constructeur de cartes mères. La marque a mis au point un système d’alimentation capable de fournir jusqu’à 45 watts. Une solution qui contourne donc le souci régulièrement rencontré par les utilisateurs de ce types de cartes de développement quand ils connectent dessus trop de périphériques ou des montages gourmands.

Asus Tinker Edge T

La Asus Tinker Edge T proposera les interfaces nécessaires à la connexion d’une interface d’affichage tactile et également les connecteurs MIPI-CSI pour piloter des capteurs d’images.

Désormais annoncée aux US la carte ASUS est malheureusement assez chère avec un prix local de 170$ HT. C’est un investissement plus conséquent qu’une Raspberry Pi associée à une solution Movidus par exemple. Mais cela reste abordable pour une personne, une société, un club ou autre cherchant une solution de développement embarquée efficace pour monter des projets de ce type. Notamment ceux cherchant à utiliser les solutions Coral Edge.

Pas d’informations sur la disponibilité en France de la carte.

Sources : NotebookCheck et Liliputing

Asus lance la Tinker Edge T sous i.MX8M © MiniMachines.net. 2020.

Les expéditions de PC en croissance en 2019, une première depuis 6 ans

Par Pierre Lecourt

Décroître d’année en année pendant une si longue période est évidemment un très mauvais signe et si les chiffres montrent un léger regain de croissance en 2019, il ne comble évidemment pas le creux formé par la baisse consécutive des expéditions de PC sur cette longue période. C’est tout de même une assez bonne nouvelle car elle pourrait marquer le retour à un plateau d’utilisateurs.

PC

Depuis 2011 donc, les expéditions de PC s’érodent. Les marques font sortir de moins en moins de machines de leurs usines et en vendent encore moins. Chez IDC, on signale donc qu’en 2019 le marché a connu une augmentation de ces expéditions de 2.7%. Chez Gartner, c’est un peu moins glorieux avec 0.6% seulement. Cette différence s’explique par le fait que les deux analystes ne considèrent pas les PC de la même manière. 

Chez IDC par exemple, les Chromebooks sont des PC alors que Gartner refuse de les intégrer dans cette catégorie. Par contre IDC considère que les tablettes ne sont pas des PC alors que Gartner prend bien en compte les solutions type Microsoft Surface… Une manière étrange de considérer le marché mais qui a l’énorme avantage de produire des chiffres différents. Chiffres qui vont justifier l’existence de ces deux firmes sur le même marché analysant des données fournies directement par les constructeurs…

Mais à 0.6 ou 2.7%, on reste tout de même sur un marché en croissance. Avec comme probable explication le coup de semonce de Microsoft sur la fin du support de Windows 7. Une motivation notable pour les professionnels afin qu’ils changent leurs plus vieilles machines. Un élément qui devrait avoir encore un certain impact sur les ventes pendant les mois qui vont venir.

En 2019 donc, les principaux fabricants de la planète ont expédié environ 260 millions de machines, cela semble beaucoup mais c’est relativement peu face aux chiffres de 2011. On est passé de 364 Millions de machines expédiées à cette époque à 100 millions de moins en 2019. Attention cependant, l’embellie de 2011 était exceptionnelle, en 2009 le marché saturait à 296 millions de machines, 30 millions de plus “seulement” qu’aujourd’hui. L’érosion constatée est donc très liée au fait que 2011 ait été une année record.

Gartner

Un élément ne change pas trop par contre, le trio de tête est toujours le même avec Lenovo, HP et Dell qui assurent à eux seuls une bonne partie des machines vendues sur la planète. Selon Gartner, Lenovo assure même une jolie progression avec une hausse de 8.1% de ses expéditions. HP de 3% et Dell de 5.2%. Logique que ces trois là profitent le plus des effets de la fin du support de Windows 7 puisque ce sont les marques les plus achetées en entreprises. Apple a clairement connu un léger déclin en 2019 avec -0.9% quand à Acer et Asus, ils baissent tous les deux de 6% par rapport à 2018. Chiffres qu’il faut prendre toutefois avec des pincettes car Acer, par exemple, est très présent sur le marché Chromebook non pris en compte par Gartner.

IDC

Selon IDC, les chiffres sont proches avec toutefois une érosion moins marquée chez Acer qui passe à -4.6% seulement et des variantes pour les autres constructeurs.

Difficile de voir comment va se passer l’année 2020. Il est possible que l’impact de la fin du support de Windows 7 se fasse encore ressentir sur le premier trimestre. Pour le reste, il faudra attendre de voir si la sortie de nouveautés pourra redonner un peu de vitamines aux constructeurs.

Les expéditions de PC en croissance en 2019, une première depuis 6 ans © MiniMachines.net. 2020.

HiSense A5 : Un smartphone 5.84″ à encre numérique (maj)

Par Pierre Lecourt

Mise à jour : Le Hisense A5 est disponible à 160.46€ sur AliExpress en version 4/32 Go évolutif grâce à un lecteur de cartes MicroSDXC indique Dlambfra en commentaire. Un bon prix pour cette solution originale.

Billet original du 24/01/2020 : Le HiSense A5 ressemble à un smartphone classique. Equipé d’un SoC Snapdragon 439 huit coeurs ARM Cortex A53, de 4 Go de mémoire vive et de 32 Go de stockage interne, il propose toute la panoplie classique des usages d’une solution de ce type.

HiSense A5

On retrouve donc un capteur photo 13 mégapixels au dos de l’appareil avec Autofocus et flash LED et une 5 mégapixels en façade, un lecteur  de nano SIM mais également un lecteur de cartes MicroSDXC permettant d’étendre largement le stockage. Android 9.0 est installé dessus et l’interface est disponible en Anglais.

Sa principale particularité vient donc de son affichage tactile qui n’emploie pas un écran couleur traditionnel mais un écran à encre numérique en niveaux de gris. Une solution qui bénéficie d’un éclairage frontal à la manière d’une liseuse moderne mais qui permet surtout de lire des données en plein soleil sans impacter la batterie. La définition est de 1440 x 720 pixels ce qui sera suffisant pour profiter des nombreuses applications de lecture disponibles sur Android.

HiSense A5

L’objet mesure 15.41 cm de haut pour 7.46 cm de large et 8 mm d’épaisseur. Il pèse 158 grammes et embarque une batterie de 4000 mAh qui lui apportera une belle autonomie. La marque annonce 10 jours d’usage, ce qui me parait un peu trop beau pour être vrai ou alors en coupant tous ses réseaux et en se concentrant uniquement sur la partie lecture.

HiSense A5

Son Wifi est de type 802.11 a/b/g/n seulement et le HiSense A5 ne propose qu’un module Bluetooth 4.2. De quoi se connecter sans soucis mais pas vraiment dans les derniers standards. Il dispose d’un port jack audio 3.5 mm classique et embarque également une paire d’enceintes stéréo. Sa charge est assurée par un câble MicroUSB standard. Il propose également un Tuner FM et un module A-GPS.

Cet appareil n’est pas vraiment pour tout le monde mais peut se transformer en outil très pratique pour de nombreux utilisateurs. C’est une vraie liseuse de poche qu’il sera possible d’utiliser partout et à toute heure. En plein soleil comme dans un endroit sombre.

HiSense A5

Un bouton dédié sur le côté du HiSense A5 permet de reprendre le mode lecture d’un seul clic. La mémoire est suffisante pour passer le reste de sa vie à bouquiner sur une île déserte et la  camera permettra de photographier informations et manuels pour les retrouver ensuite dans cette version portable sur le terrain. Avec sa connexion sans fil, il sera également possible de piocher dans des ressources en ligne sans soucis.

Evidemment, le smartphone est également un… téléphone et vous pourrez donc passer des coups de fil comme en recevoir mais également surfer avec en 3G et en 4G1

Je suis curieux de voir ce smartphone en action. Les vidéos  que j’ai pu trouver montrent un engin assez réactif et intéressant. Je lui vois plein d’usages particuliers qui vont du smartphone classique au GPS embarqué. Il sera aussi pratique en voiture qu’en activité, si vous faites de la voile ou de l’ULM, du vélo ou de la randonnée. Mais  c’est surtout parce qu’il tiendra dans une main facilement et qu’il pourra servir de liseuse que l’objet m’intéresse. Avec une capacité de base de 32 Go et la possibilité de lui monter jusqu’à 256 Go de MicroSDXC, l’engin semble parfait pour un gros lecteur. 

HiSense A5

Il est proposé à 217.40€ sur Gearbest frais de port compris. Un prix au dessus de son tarif officiellement annoncé en Chine qui devait tourner autour de 1199 Yuans, soit 156€, sur le marché local. La vidéo de Notebook Italia tournée en Octobre 2019 indique une disponibilité possible en Europe via Amazon dans les 200€ également. Il n’est pas sûr cependant que le HiSense A5 soit distribué chez nous et une importation sera peut être la seule solution pour mettre la main dessus.

Source : Liliputing

HiSense A5 : Un smartphone 5.84″ à encre numérique (maj) © MiniMachines.net. 2020.

Asus PN62 : un MiniPC compact, discret et pratique sous Comet Lake

Par Pierre Lecourt

Boitier en aluminium anodisé noir, encombrement minime avec un châssis de 11.5 cm de côté pour 4.99 cm d’épaisseur, l’Asus PN62 pèse 700 grammes et peut se monter sur un support VESA pour se coller au dos d’un écran ou contre un mur facilement. Asus insiste d’ailleurs sur l’efficacité de dissipation de son engin, la machine ne devrait pas dépasser les 21.5 dBA en veille et n’irait jamais au dessus de 38 dBA en charge maximale. 


Asus PN62

Asus PN62Asus PN62

A son bord une assez large gamme de puces Intel de la génération Comet Lake. L’Asus PN62 acceptera pas moins de 4 processeurs avec les Intel Core i7-10710U, i7-10510U, i5-10210U et i3-10110U. Autant de puces proposant des circuits graphiques Intel UHD et des performances suffisantes pour toutes les tâches classiques d’un PC moderne.

Asus PN62

La mémoire vive est gérée par deux slots SoDIMM DDR4, ce qui permet d’envisager facilement jusqu’à 64 Go de RAM en double canal. Le stockage est, quant à lui, composé d’une solution SSD de base de 128 à 256 Go M.2 et d’une baie 2.5″ permettant d’intégrer facilement un espace supplémentaire. Facilement parce qu’un petit caddie est disponible via une trappe qui glisse et qui libère l’espace où monter le stockage. On pourra ainsi facilement rajouter un SSD ou un disque dur dans l’engin.

Asus PN62

Equipé en wifi 6 et Bluetooth 5.0, le miniPC propose une assez belle connectique : par défaut, l’Asus PN62 propose un port Ethernet Gigabit, un lecteur de cartes MicroSDXC, un port USB 3.1 Gen2 Type-C en facade et un 3.1 Gen1 au dos avec prise en charge vidéo,  trois ports USB 3.1 Gen1 Type-A, une sortie vidéo HDMI et un port jack audio 3.5 mm combo. Suivant les options, il sera également possible d’ajouter un connecteur supplémentaire.

Asus PN62Asus PN62

Un DisplayPort, un port Série, un Ethernet Gigabit, un VGA ou un Thunderbolt 3.0. Des équipements qui seront surement laissées à la discrétion de chaque antenne locale mais qui pourront également répondre aux besoins d’éventuels achats pro.

Asus PN62Asus PN62

Avec un microphone intégré en façade pour piloter un éventuel assistant personnel ainsi qu’un capteur infrarouge, l’engin est tout aussi bien prévu pour devenir un PC de salon pilotable à la télécommande qu’un PC de bureau classique pour un particulier ou une PME. Enfin, avec les options connectiques proposées, il pourra être intégré à des solutions industrielles. Une flexibilité intéressante pour ce modèle.

L’engin est déjà disponible chez LDLC en version barebone PN62-BB7005MD, c’est à dire avec un Core i7-10510U mais sans mémoire ni stockage à… 699.95€ chez LDLC. Il est également sur commande en version Core i5-2010U à 529.95€.

Asus PN62 : un MiniPC compact, discret et pratique sous Comet Lake © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Asus Zenbook Duo, une version plus légère du portable double écran

Par Pierre Lecourt

Asus commercialisait déjà un engin dans cette gamme avec le Zenbook Pro Duo. Une solution haut de gamme proposant un écran 15.6″ 3840 x 2160 pixels et un plus petit affichage de 14″ de 3840 x 1100 pixels. Cette version affiche un poids assez élevé de 2.5 Kg pour 35.9 cm de large, 24.6 cm de profondeur et 2.4 cm d’épaisseur. Proposé à un prix public qui démarre à 2499€, ce premier modèle n’était clairement pas destiné aux baroudeurs.

Asus Zenbook Duo

Fort de ce constat et grâce à des composants qui se miniaturisent encore et toujours, Asus a donc décidé de décliner son concept sur une plus petite diagonale pour créer un engin plus portable. On découvre donc le ZenBook Duo, un portable proposant d’abord un classique écran de 14″ FullHD IPS enfermé dans des bordures très fines de 3.5 mm. L’engin propose ainsi un rapport écran / châssis de 90%. Mais le portable embarque donc également un écran secondaire de 12.6″ toujours en FullHD baptisé ScreenPad Plus. Ce second écran est tactile et permet non seulement d’afficher des données mais également d’appeler des applications dédiées.

Asus Zenbook Duo

Vous pourrez, par exemple, lancer des groupes de programmes et les rappeler rapidement depuis un menu. Votre logiciel de travail pourra ainsi être lancé avec un système de notes, un lecteur audio et une troisième sous application de votre choix. La surface pourra également servir à de la saisie manuscrite pour signer des documents au doigt ou avec le sytlet actif optionnel, à lancer des raccourcis directement accessibles comme des boutons de sauvegarde ou d’exportation ou autres. Enfin, cet écran secondaire pourra gérer des éléments de vos programmes pour libérer de la place sur votre bureau : des fenêtres dans un outil de programmation, un bandeau de montage pour la vidéo ou diverses fenêtres de réglages pour de la retouche d’images.

Asus Zenbook Duo

En dessous de cet écran particulier, on retrouve un clavier rétroéclairé avec une course de touches de 1.4 mm et juste à sa droite, un pavé tactile proposant la fonction de pavé numérique activable via un bouton dédié faisant apparaître les chiffres via des LEDs. La disposition particulière du clavier fait disparaître le repose poignet du châssis ce qui ne conviendra pas forcément à tout le monde. Un choix ergonomique auquel il faudra s’habituer sur un portable mais qui est en réalité assez semblable à l’usage d’un clavier de PC classique.

Asus Zenbook Duo

Le clavier se surélève lors du déploiement de l’écran ce qui permet d’aérer le dessous de la machine.

Le Zenbook Duo est piloté par un circuit Intel Comet Lake de dixième génération associé à un circuit graphique Nvidia GeForce MX250 disposant de 2 Go de GDDR5 dédiée optionnel. La mémoire vive variera entre 8 et 16 Go de DDR3L et le stockage évoluera de 256 ou 512 Go PCIe x2 à 1 To PCIe x4. 

La connectique comprend un port USB 3.1 Gen2 Type-C, un USB 3.1 Gen2 Type-A, un USB 3.1 Gen1 Type-A, une sortie HDMI, un lecteur de cartes MicroSDXC et un jack audio 3.5 mm combo. L’alimentation du Zenbook Duo se fera au travers d’une entrée jack 4 mm dédiée. On retrouve un Wifi6 et du Bluetooth 5.0 et Asus a trouvé la place nécessaire à l’ajout de deux webcams dans le châssis de l’écran supérieur. Un modèle classique pour la vidéoconférence et un second modèle infrarouge pour la détection biométrique sous Windows Hello.

Asus Zenbook Duo

La batterie du Zenbook Duo est une Lithium Polymère de 4 cellules pour 70 watts qui sera alimentée par un chargeur 65 watts. Celle ci portera le poids de l’enin à 1.5 Kg pour une largeur de 32.3 cm et une profondeur de 22.3 cm. L’épaisseur de l’ensemble sera limitée à 1.99 cm. Asus trouve assez de place pour intégrer dans l’engin une paire d’enceintes SonicMaster et  des microphones pour piloter le système d’assistant virtuel Cortana de Microsoft.

Le Zenbook Duo est déjà en vente, il est par exemple disponible en ligne dans une version UX481FA-BM010T équipée d’un Intel Core i5-10210U avec 8 Go de mémoire vive et 512 Go de SSD à un prix étonnamment accessible puisqu’en stock à 899.99€ chez RueDuCommerce en vente flash. Pour ce prix toutefois, l’option GeForce MX n’est pas incluse…

Une version du même Core i5 mais en 16 Go / 1 To est également proposée à 1299.90€ toujours sans support d’un chipset Nvidia et il faudra débourser 1549.99€ pour obtenir le premier modèle équipé d’un chispet GeForce MX250 accompagné d’un Core i7-10510U, de 16 Go de mémoire vive et de 512 Go de SSD.

CES 2020 : Asus Zenbook Duo, une version plus légère du portable double écran © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : l’Asus ROG Zephyrus G14 marie Ryzen 4000 et Nvidia RTX

Par Pierre Lecourt

Asus a compris un truc important, son ROG Zephyrus G14 est sobre. Enfin, il peut l’être. Son châssis est d’un gris ou d’un blanc très classique et son design ne présente ni angle trop agressif ni fioritures tribalo-dragonesque. La machine peut venir se planter dans la salle de réunion de n’importe quelle entreprise sans que son propriétaire ne soit catalogué comme un fondu-de-jeu-vidéo-pas-vraiment-très-sérieux.

Asus ROG Zephyrus G14

Asus a donc choisi la voie la plus sage. Son ROG Zephyrus G14 présenté au CES 2020 est un ultraportable bien sous tout rapport, limite un peu terne au premier abord. Mais derrière cette triste mine il cache en réalité deux atouts assez sympathiques.

Asus ROG Zephyrus G14

Il y a d’abord la surprise de découvrir un habillage original. Sur la partie extérieure du châssis écran, on retrouvera un système de 1215 LEDs1 qui peuvent s’illuminer pour dessiner l’image ou l’information de votre choix. Les LEDs sont blanches et dessinent des motifs simples mais efficaces. On pourra demander à l’engin d’afficher l’heure ou la météo.

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Il pourra également piloter un “égaliseur” qui suivra le rythme de votre musique. Mais vous pouvez également lui faire afficher le logo de votre choix au travers d’un programme qu’Asus va livrer avec la machine. On pourra donc écrire “SOFROCO-GEDEC BILAN 2019” pour parfaire sa présence en réunion ou “BONNE RETRAITE JEAN-MICHEL” au pot de départ de son collègue. Joie. Evidemment cette série de LEDs aura une incidence sur l’autonomie de la machine et il vaudra mieux l’utiliser en mode sédentaire. Ou pas du tout si vous vous n’avez aucune envie de vous démarquer ainsi. La machine sera également livrée sans cette fioriture dans une seconde finition.

Asus ROG Zephyrus G14

La version Blanche de l’appareil

L’autre point fort de ce ROG Zephyrus G14 c’est bien entendu son équipement, ses entrailles. L’engin est construit autour de la nouvelle solution de processeur AMD Ryzen 4000 et pourra accueillir les puces de 45 watts de TDP de la marque jusqu’au Ryzen 7 4800H. La version 8 coeurs et 16 threads cadencée de 2.9 à 4.2 GHz. Une puce qui promet – sur le papier en tout cas – des performances très élevées. Asus ne se contente pas pour autant du circuit Radeon 7 intégré au Ryzen. Un circuit graphique externe Nvidia pouvant aller jusqu’au puces GeForce RTX 2060 fait également partie de cette jolie pochette surprise.

Asus ROG Zephyrus G14

La mémoire vive de l’engin pourra monter jusqu’à 32 Go de DDR4-3200, ce qui devrait suffire à tous ses usages. Le stockage est confié à une solution SSD PCIe NVMe de 1 To. Asus n’a pas livré d’informations sur l’éventuelle possibilité de modifier ces composants internes. 

L’affichage 14 pouces IPS sera décliné en deux options. Le premier sera un 2560 x 1440 pixels avec un rafraîchissement de 60 Hz, le  second un plus classique 1920 x 1080 pixels mais qui grimpera en 120 Hz. Les bordures ne sont pas aussi millimétriques que sur les autres produits de la marque, celle-ci ne communique d’ailleurs pas dessus, mais l’engin reste tout de même dans une enveloppe compacte.

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La disposition du clavier est intéressante :Barre espace proéminente et touches fléchées déaclées.

Le reste est à l’avenant avec un Wifi 6 que la marque a fait l’effort d’intégrer sur cet engin avec deux paires d’antennes. La connectique est presque complète avec toutefois le bémol de passer outre un port Ethernet.

Asus ROG Zephyrus G14

Asus ROG Zephyrus G14

On pourra le retrouver au travers des ports USB et notamment du port USB 3.2 Gen2 Type-C qui servira autant a faire transiter des données réseau via une compatibilité Gigabit qu’a livrer un signal vidéo DisplayPort 1.4. Le port servira également a alimenter la machine via Power Delivery même si un port jack dédié à l’alimentation de l’engin sera également présent. L’engin pourra se recharger via le Power Delivery en 65 watts. Mais il ne pourra pas être exploité au maximum de ses performances sans être relié par son alimentation 180 watts. En clair vous pourrez vous servir de l’USB Type-c pour regonfler la batterie quand vous ne vous servirez pas de la machine mais son usage en jeu demandera l’emploi du chargeur fourni par Asus pour ne pas vous laisser à plat.

Asus ROG Zephyrus G14

A noter un effort de la part d’Asus pour rendre l’engin plus efficace en restitution audio avec les deux médiums à large bande habituels sur ce type d’engin, deux modules de 2.5 watts assez classiques donc mais qui se combinent à deux tweeters de 0.5 watts pour mieux gérer les aigus. Le son bénéficiera également d’une ouverture sur le dessus de la machine via des ouïes placées de part et d’autre du repose poignets.

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Toujours sur le flanc gauche on retrouvera également une sortie vidéo HDMI 2.0b plein format ainsi qu’un jack audio 3.5 mm combo. A droite la machine présentera un deuxième port USB 3.2 Gen2 Type-C et deux ports USB 3.2 Gen1 Type-A. Un port antivol type Kensington Lock est également intégré à la machine. Pas de lecteur de cartes SDXC ? Ben non, c’est dommage mais Asus n’a pas jugé cela utile ou n’a pas su trouver la place nécessaire. Il faut dire que les évents d’aération sont assez imposants sur chaque côté. Le refroidissement des composants nécessitant probablement une ventilation conséquente.

ROG Zephyrus G14

Asus a semble t-il compris un truc avec ce ROG Zephyrus G14. Que les joueurs capables de s’offrir un portable proposé à 1399€ en premier prix n’ont pas forcément envie d’investir dans une carrosserie custom plus embarrassante que jolie. Ils travaillent, ils ont peut être envie d’utiliser leur portable pour travailler et la robe neutre mais originale de cet engin est parfaitement adaptée à leur situation. A 1399€ l’engin peut autant être considéré comme une solution sérieuse qu’un portable dédié au jeu.  

CES 2020 : l’Asus ROG Zephyrus G14 marie Ryzen 4000 et Nvidia RTX © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Asus ExpertBook B9450, un 14″ de 860 grammes

Par Pierre Lecourt

860 grammes, je sais qu’on est en 2020 et que quand on était plus jeunes on pensait qu’on aurait des ordinateurs quasi magiques qui projetteraient un écran dans le vide au milieu de nulle part. Mais quand même, proposer un 14″ de ce poids est un bel exploit pour la marque Taïwanaise. Il y a évidemment un truc, l’engin ne pèse ce poids qu’avec sa batterie de base en 33 Wh. Il faudra ajouter quelques dizaines de grammes en version 66 Wh plus robuste. L’Asus ExpertBook B9450 accumule quand même les bons points et si je ne doute pas d’un positionnement tarifaire élevé, je reste persuadé que cette machine a un beau potentiel.

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L’Asus ExpertBook B9450 est un portable qui ne fait pas beaucoup de concessions, il ne s’adresse pas aux joueurs mais vise plutôt un public professionnel. Il est léger donc, propose des bordures d’écran assez fines pour lui donner un aspect très aérien dans un châssis 1.5 cm d’épaisseur. L’ultraportable profite d’un alliage aluminium magnésium anodisé en noir qui lui donne un aspect sobre et efficace.

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A l’intérieur on retrouvera une puce Intel Core de dixième génération pouvant grimper jusqu’au Core i7-10510U. Un quadruple coeur Comet Lake disposant de huit threads et de 8 Mo de cache et fonctionnant de 1.8 à 4.9 GHz. La puce propose un circuit graphique Intel UHD 620 fonctionnant de 300 MHz à 1.15 GHz dans un TDP de 15 watts. La mémoire vive atteindra de son côté 16 Go de DDR3L mais sera soudée à la carte mère. Il faudra donc choisir d’office entre 8 ou 16 Go et… ne pas regretter. Le stockage sera plus conséquent avec un double  SSD PCIe NVMe. Deux modules de 1 To pouvant être intégrés par défaut à l’engin ce qui laisse pas mal de possibilités de stockage. 

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L’affichage n’est pas démentiel, on reste sur le sage 1920 x 1080 pixels du FullHD classique. La dalle n’est pas tactile mais la colorimétrie devrait être très correcte avec un 100% sRGB et un 72% NTSC. La dalle assurera un rétro éclairage lumineux avec 300 nits. Au dessus de l’écran on retrouvera 2 webcams, un modèle classique pour la vidéo conférence accompagnée de microphones et un modèle Infrarouge pour la reconnaissance faciale via Windows Hello. A noter que l’engin embarque également un module TPM 2.0.

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Asus ne détaille pas l’autonomie de son ExpertBook B9450 mais précise qu’il proposera une charge rapide : 39 minutes de recharge sur secteur permettra de récupérer la moitié de son autonomie. Le reste de la machine reprend les classiques de 2020 avec un Wifi6 porté par la puce d’Intel, un Bluetooth 5.0 et une connectique comprenant deux ports USB Type-C Thunderbolt 3.0, un USB 3.1 Gen2 Type-A, une sortie HDMI et  un port jack combo. La machine embarque également une paire d’enceintes stéréo.

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Asus a également ajouté ses options habituelles : son pavé tactile à rétro éclairage permettant de révéler un pavé numérique à l’envi. Par contre le clavier ne bénéficie pas de rétro éclairage. La charnière “Ergolift” de la marque permet de lui proposer un léger angle d’inclinaison lorsque l’on déploie l’écran.

Une bien belle machine au final, sobre et efficace, dans une enveloppe très compacte. Pas de date de commercialisation pour le moment mais j’ai l’impression que le ExpertBook B9450 ne sera distribué que dans un circuit professionnel.

 

CES 2020 : Asus ExpertBook B9450, un 14″ de 860 grammes © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Asus Chromebook Flip C436 un hybride élégant et performant (maj)

Par Pierre Lecourt

Mise à jour du 20  Janvier 2020 : Asus a confirmé un prix de départ de 800$ pour ce Chromebook Flip 436 avec une arrivée en stock prévue le 24 Février prochain aux US. On peut donc s’attendre à quelque chose comme 849€ chez nous si la marque décide de proposer cet engin en France.

Billet original du 7 Janvier 2020 : Je suis bien triste de voir cette solution sortir sous ChromeOS. Enfin, sous ChromeOS uniquement apparemment. Car elle a presque tout pour plaire, le Chromebook Flip C436 est un 14″ fin, performant, léger et assez réussi en terme de ligne.

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Asus a décidé de changer la donne en faisant largement évoluer les performances de sa machine. Le Chromebook Flip C436 embarque désormais des puces allant jusqu’au Core i7-10510U, un quatre coeurs et huit threads cadencé de 1.8 à 4.9 GHz avec 8 Mo de cache et une enveloppe thermique de 15 watts. Loin du double coeurs 7 watts Amber Lake Core i7-8500Y du Chromebook Flip C434 annoncé à la même époque au CES 2019. Evidemment, la solution double sa consommation mais peut être qu’Asus s’est rendu compte  que les machines sous ChromeOS étaient en réalité plus gourmandes que ce que l’on pourrait croire. Deux autres puces Intel de dixième génération seront disponibles sur l’engin avec les Core i5-10210U et Core i3-10110U. 

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La mémoire vive explose puisque la machine propose de 8 à 16 Go de DDR4L et le stockage est également en large hausse avec de 128 à 512 Go de SSD embarqués sur un slot M.2 PCIe NVMe Gen 3 X2. Des composants que l’on ne retrouve pas sur toutes les options de portables Windows classiques même en haut de gamme. Intel a mis la main à la pâte puisqu’il est désigné comme co-créateur de l’engin qui fait partie de sa solution Project Athena

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Le Chromebook Flip C436 annonce avoir réussit un tour de magie impressionnant : proposer un écran de 14″ de diagonale dans un châssis de 13″. Avec les bordures ultrafines “NanoEdge” de la marque, l’affichage occupe 85% de l’espace disponible sur le châssis. Ce qui permet de “tenir” cette grande diagonale de 14 pouces dans un espace de portable de 13.3 pouces standard.  

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On retrouve les éléments liés à l’emploi des puces Intel comme un Wifi6 et du Bluetooth 5.0 mais pas certaines options qui peuvent s’expliquer par l’usage de ChromeOS. Par exemple, l’engin propose deux ports USB 3.2 Gen1 Type-C mais pas de Thunderbolt 3.0. Le reste de la connectique  comprend un lecteur de cartes MicroSDXC et un jack audio 3.5 mm stéréo combo. Pas de sortie vidéo ? Non mais les prises USB Type-C pourront aussi bien assurer l’affichage l’une que l’autre tout comme elles proposeront la recharge Power Delivery de l’engin. Situées de part et d’autres de la machine, cela en fait un excellent compromis d’usage pour un engin qui se veut aussi fin. Le Chromebook Flip C436 mesure 13.76 mm d’épaisseur pour 31.95 cm de large et 20.5 cm de profondeur. Son poids est de 1.1 Kilos, pas mal pour un 14 pouces.

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Le clavier est de type chiclet et propose un rétro éclairage, la machine a beau être fine, elle propose une assez belle panoplie de fonctions avancées. Sa charnière rotative sur 360° par exemple qui lui donne son nom “Flip” permet des usages en mode tablette, par exemple. L’engin prend même en charge les stylets actifs avec 4096 niveaux de pression. Toutes ces fonctionnalités – rétro éclairage, dalle tactile, stylet actif, charnière 360° – amènent en général les engins à atteindre un certain embonpoint. La magie d’Asus est ici autant dans le ratio de l’écran que dans la capacité à faire tenir tous ces éléments et une batterie Lithium-polymère 3 cellules 42 Wh dans un châssis de moins de 14 mm d’épaisseur.

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Le reste de la machine est complet avec même un lecteur d’empreintes digitales intégré, quatre enceintes signées Harman Kardon dans un système breveté pour apporter un son puissant et omnidirectionnel. Le Chromebook Flip C436 sera disponible en deux coloris, un argenté classique mais également une nouveauté avec un blanc “iridescent” qui devrait proposer des changements de couleurs suivant les angles.

Pas d’infos sur le tarif de ce nouveau Chromebook. Personnellement, j’espère juste qu’une version classique débarquera ou que l’on pourra passer de ChromeOS à une autre distribution Linux. Je trouve la machine très intéressante et sa ligne assez plaisante. Je n’ai juste pas l’utilité d’un engin sous ce système d’exploitation.

CES 2020 : Asus Chromebook Flip C436 un hybride élégant et performant (maj) © MiniMachines.net. 2020.

CES 2020 : Les Asus Vivobook S13, S14 et S15 au delà des 80% d’affichage

Par Pierre Lecourt

Asus annonce sa nouvelle gamme d’ultrabook avec les Vivobook S13, Vivobook S14 et Vivobook S15. Des engins très semblables dans leur équipement interne qui se distinguent au travers d’un même concept. Les engins sont colorés, aériens et proposent des finitions originales propres à la marque.

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Asus y va donc de son appellation NanoEdge pour qualifier ces nouvelles machines. Les trois engins présentent en effet des bordures très fines permettant de proposer un ratio écran/châssis très à l’avantage du premier. 

Le Vivobook S13 propose par exemple 88% d’occupation de l’écran sur la totalité du châssis qui le supporte. Ce 13.3″ pèse 1.2 Kg et affiche une épaisseur de 1.49 cm, ce qui en fait une solution intéressante dans les transports. Asus ne livre pas le détail de son encombrement mais ils devraient être du même acabit que le modèle 2019 soit 30.5 cm de large pour moins de 20 cm de profondeur. La machine propose également un système de charnière Ergolift qui soulève le châssis du support sur laquelle elle est posée. Un détail qui permet d’incliner le clavier ans une position plus confortable et d’aérer l’ensemble.

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Le VivoBook S14 est un 14″ au ratio d’écran de 85% pour un poids de 1.4 Kg et 1.56 cm d’épaisseur. Ces deux premiers modèles proposent un pavé tactile avec une option pavé numérique via un rétro éclairage LED qui s’active sur sa surface.

Le VivoBook S15 enfin est un 15.6″ avec un pavé numérique intégré, ce qui le dispense de cette option de rétro éclairage. Il propose 86% de ratio d’affichage par rapport à son châssis et grimpe à 1.7 Kg pour 1.61 cm d’épaisseur. Ses dimensions ne sont pas précisées mais devraient être du même ordre que la version actuelle soit 36 cm de large pour 24 cm de profondeur. 

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Les trois versions se déploient probablement autour d’un matériel interne identique. Ce qui explique leur connectique identique. On retrouve un port USB Type-C 3.2 Gen 1, un port USB Type-A 3.2 Gen 1 et deux ports USB 2.0. Un affichage secondaire sera possible via un port HDMI plein format, Asus a également intégré un lecteur de carte MicroSDXC et un port jack 3.5 mm combo casque et micro. Des enceintes signées Harman Kardon, une webcam HD, des micros complètent l’équipement des engins.

Toutes les machines embarqueront la même gamme de puces Intel de dixième génération. ce qui laisse un assez large choix de processeurs pouvant aller jusqu’au Core i7 qui sera couplé en option à un circuit graphique Nvidia GeForce MX250 en version 2 et 4 Go de NVRAM embarquée. Le système Windows 10 pré-installé pourra  compter sur un maximum de 16 Go de mémoire vive DDR4 et jusqu’à 1 To de stockage.

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Les puces Intel Gen10 permettent à Asus de proposer des solutions Wifi6 par défaut, une évolution qui tombe bien pour la marque qui distribue également des routeurs à cette norme. L’occasion peut être de voir fleurir des offres combinant plusieurs appareils.

Asus proposera plusieurs choix de couleurs, sauf pour le Vivobook S13 qui restera condamné au blanc et en noir. Les S14 et S15 auront droit à des versions rouges et vertes.

 

CES 2020 : Les Asus Vivobook S13, S14 et S15 au delà des 80% d’affichage © MiniMachines.net. 2020.

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