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À partir d’avant-hierLe journal du lapin

Test rapide : un écran portable AOC en USB-C

Par Pierre Dandumont

J’en parlais la semaine dernière, j’ai testé un écran portable de chez AOC. Et quand on est confiné avec un PC portable, c’est plutôt pas mal (oui, j’adapte la ligne éditoriale).

Je dois dire que du coup, dans mon cas c’est un peu inutile : je télétravaille partiellement depuis des années et je suis donc équipé à la maison. Mais l’écran est tout de même intéressant.

L’écran sur le bureau


L’unique USB-C

Le modèle que j’ai essayé est un AOC I1601FWUX qui fait partie de la gamme portable d’AOC. Il en existe quatre : un 15 pouces avec une définition faible (1 366 x 768), un 17 pouces en 1 600 x 900, et deux 15,6 pouces en 1080p. Le premier utilise une carte graphique USB 3.0 intégrée (DisplayLink), le second une prise USB-C. C’est évidemment ce modèle que j’ai testé. Je vous déconseille les deux premiers, parce que la définition est franchement légère (et ce sont des dalles TN), et le troisième peut poser des soucis sous macOS. Les pilotes DisplayLink sont plus universels que l’USB-C, mais la compatibilité sous macOS est assez aléatoire.

L’image passe en DisplayPort

L’avantage de la version USB-C, c’est qu’un seul câble fournit l’énergie et la vidéo. Le désavantage de la version USB-C, c’est qu’un seul câble fournit l’énergie et la vidéo. Parce qu’il faut une machine qui a des ports USB-C et qui prend en charge la vidéo dessus. C’est courant sur les PC portables (et les Mac portables, évidemment) mais pas sur les PC. Les cartes mères avec de l’USB-C récupèrent rarement la vidéo (même s’il existe des cartes pour ça), et la solution la plus évidente sur un PC de bureau passe par une carte Nvidia RTX (certains modèles ont de l’USB-C) ou l’adaptateur Huawei. Techniquement, on peut l’alimenter avec un adaptateur secteur pour un PC portable qui ne fournit pas assez d’énergie, mais il faut un chargeur de bonne qualité, sinon la tension s’effondre et il se coupe. Un chargeur de smartphone basique, même en 5 V/2 A, ne suffit généralement pas.

Sur un vieux MacBook Air, avec une alimentation externe, ça passe.

L’écran d’AOC pose tout de même un souci : il pompe pas mal d’énergie. A 100 % de luminosité (et ce n’est pas un luxe, il n’est pas très lumineux, 230 cd/m² à fond), il consomme environ 7,5 W. Et c’est assez compliqué sur les appareils USB-C : quand on mesure la tension avec un boîtier dédié, elle chute franchement avec le câble de 1 mètre fourni (moins avec un câble USB-C court). Très clairement, il n’est pas fait pour être utilisé avec un PC portable sur batterie, l’autonomie va être très basse.

Grosse consommation, tension trop faible

Question image, c’est une dalle IPS en 1080p. Vu la diagonale, c’est plutôt fin (140 ppp) mais ce n’est pas « Retina ». En fait, c’est même parfois un peu compliqué de travailler en définition native. Un agrandissement de 125 % sous Windows s’impose, ce que ne permet malheureusement pas macOS (on a juste un mode 1 600 x 900 pas trop flou). Les angles de vue sont bons, c’est de l’IPS, mais le contraste faible, tout comme la luminosité. Point très négatif, l’OSD est horrible. Il n’y a qu’un bouton qui sert pour naviguer, et c’est une plaie. A noter qu’il est possible de régler logiciellement la luminosité avec des outils dédiés.

Pas de Retina


La housse


Le support

Pour la partie pratique, AOC livre une protection qui fait office de support aimanté. C’est moins propre que les iPad, mais le fonctionnement est assez similaire et c’est stable. La qualité perçue n’est pas extraordinaire, mais ça semble solide tout de même. La dalle n’est pas protégée par du verre, le plastique brillant fait un peu cheap. Dans les trucs un peu idiot, macOS détecte une sortie audio DisplayPort mais l’écran n’a pas d’enceintes (c’est un souci assez courant). Sinon, c’est assez léger au vu de la taille (~800 grammes). En pratique, j’aurais aimé un port USB-C de plus de l’autre côté, pour brancher directement un appareil (et simplifier la mise en place), un OSD pratique et éventuellement des haut-parleurs.

macOS voit de l’audio

Si vous avez un PC portable avec de l’USB-C et la possibilité de l’alimenter, ça fait tout de même un bon écran d’appoint, c’est assez pratique même s’il faut s’approcher pour qu’il soit bien lisible. Le prix n’est pas exagéré : on le trouve pour environ 190 €.

L’USB-C du Raspberry Pi 4 corrigé… il paraît

Par Pierre Dandumont

A l’origine, je devais vous montrer que la version 1.2 du Raspberry Pi 4 corrigerait enfin le bug de conception de la carte. Je n’en avais pas parlé ici, mais la carte sortie en juin ne fonctionne pas avec les chargeurs USB-C Apple.

C’est une erreur de conception, les ingénieurs n’ont pas bien lu les spécifications, mais donc les Raspberry Pi ne démarrent tout simplement pas avec un chargeur USB-C Apple (que ce soit le 18 W, un modèle de MacBook Pro, etc.). Depuis quelques semaines, on voit des informations sur une nouvelle version de la carte (1.2) qui corrige le problème. Et donc j’ai commandé une carte pour le boulot. Et j’ai reçu une vieille carte. Puis une seconde, une troisième et une quatrième. Ensuite, j’ai arrêté les frais. Officiellement, la 1.2 est en production depuis fin 2019, mais visiblement les vendeurs ont un stock important de la version d’origine.

Et comme le magazine Canard PC Hardware arrive bientôt, je n’ai pas eu le temps d’écrire un autre article pour aujourd’hui. Mais du coup, je vous préviens : vous ne pourrez peut-être pas alimenter un Raspberry Pi 4 avec un chargeur Apple en USB-C. Et quand j’aurais une carte corrigée, on en reparlera.

Brancher un écran USB-C sur un Mac sans USB-C (ou un eGPU)

Par Pierre Dandumont

L’USB-C est une norme intéressante, mais elle a un défaut, ce n’est pas très universel. Si vous devez brancher de la vidéo, ça devient vite compliqué, et si vous avez un écran qui n’a que de l’USB-C, c’est vraiment compliqué. Mais il existe un câble (onéreux) pour régler ça.

Les écrans uniquement USB-C sont rares, mais existent : les LG UltraFine que vend Apple, par exemple, mais aussi quelques modèles portables. Le problème, c’est que la compatibilité est forcément un peu limitée. L’USB-C peut transporter de l’USB, mais aussi de la vidéo en DisplayPort, ce qu’on appelle le mode alternate. Sauf que toutes les prises USB-C ne le font pas : dans un smartphone ou sur une carte mère c’est rarement le cas, et toutes les cartes graphiques n’ont pas d’USB-C. Mais il existe une solution, donc. En fait, c’est un produit Huawei, le VR-2. Ce câble assez cher (comptez aux environs de 75 $, plus au moment d’écrire ces lignes) sert à l’origine à alimenter un casque VR de la société. Il propose d’un côté une prise USB-C mâle et de l’autre une prise USB-A mâle et une prise DisplayPort mâle. Le câble est (très) long parce qu’il vise un casque VR, un produit qu’on éloigne de l’ordinateur.

Les prises

Attention, il ne s’agit pas d’un adaptateur qui va de l’USB-C vers le DisplayPort comme certains adaptateurs, mais du DisplayPort (en sortie d’une carte graphique) vers l’USB-C. Le câble va combiner l’USB et le DisplayPort pour qu’un écran USB-C accepte la vidéo. Ca fonctionne a priori avec les écrans LG/Apple, avec quelques limites. Plus exactement, vous aurez la définition native sur l’UltraFine 21 (4K) de 2016 et sur l’UltraFine 24 (4K) sorti en 2019. Sur l’UltraFine 5K… ça dépend. La première version de 2016 n’est pas compatible (l’écran est uniquement Thunderbolt 3), mais la version actuelle (sortie en 2019) accepte un signal USB-C en entrée en limitant la définition (4K maximum).

L’écran sur le bureau

J’ai testé le câble avec un écran portable AOC, et ça marche… plus ou moins. Cet écran de 15,6 pouces en 1080p s’alimente en effet en USB-C et une prise USB classique ne fournit pas assez d’énergie pour l’écran. Sur mon MacBook Air, ça ne fonctionne pas (l’USB ne fournit pas assez d’énergie) mais en utilisant un dock Thunderbolt alimenté ça passe si on ne pousse pas la luminosité. La raison est simple : l’USB-C doit fournir en théorie jusque 15 W (5 V, 3 A) et l’écran d’AOC consomme jusqu’à 7,5 W. Mais un port USB classique fournit au mieux 900 mA (4,5 W), donc en réduisant la luminosité ça fonctionne au prix d’une chute assez franche de la tension.

Le câble Huawei n’est pas la solution miracle vu son prix, mais il a le mérite d’exister et de fonctionner.

Un joli #FAIl avec un adaptateur USB vers série

Par Pierre Dandumont

Récemment, je suis tombé sur un produit qui semblait intéressant (je crois via Reddit) : un adaptateur USB vers série avec une prise Mini DIN 8 et une puce FTDI. Sur le papier, ça semblait pas mal : 19 $ sur Amazon.com, la bonne puce, etc. Mais il y avait un hic.

D’abord, j’ai commandé l’adaptateur début février, mais il venait de Chine et pas des Etats-Unis, donc il a fallu un mois pour le recevoir. Une fois branché, il est bien reconnu par macOS et par Windows (même XP), ce qui est pratique. Mais avec un QuickTake… ça ne fonctionne pas. Et en investiguant un peu, je me suis rendu compte que c’est un câble pour une radio Yaesu FT-817 et que le signal est en TTL, c’est-à-dire avec une tension bien plus faible qu’en RS232. En TTL, on travaille en 5 V (~0 V représente un 0, ~5 V représente un 1) et en RS232, on utilise des valeurs plus élevées (et négatives) : ~-12 V représente un 1, ~+12 V représente un 0. En clair, ce n’est pas interchangeable et ça ne fonctionne pas.

Pour résumer, même si la prise est compatible et que macOS voit l’adaptateur, ça ne peut pas fonctionner avec un QuickTake ou des périphériques Apple des années 80 et 90. Dommage.

De l’Ethernet 5 Gb/s pour Mac, en USB-C, chez Sonnet (avec des pilotes pour QNAP)

Par Pierre Dandumont

Récemment, Sonnet a annoncé un adaptateur USB vers Ethernet 5 Gb/s, le Sonnet Solo5G. Vendu ~115 €, il offre un bon compromis entre l’Ethernet 2.5 Gb/s en USB et le 10 Gb/s en Thunderbolt.

Je n’ai pas testé la version de Sonnet, qui reprend le même contrôleur que la version QNAP (QNA-UC5G1T, à peu près le même prix). En fait, je vous invite à aller lire le test de la version QNAP : c’est de l’USB 3.0 à 5 Gb/s, on peut espérer des débits de l’ordre de 3,4 Gb/s avec les pilotes macOS, mais ça consomme pas mal (2,75 W).

L’adaptateur QNAP avec un câble USB-C

Pourquoi parler du Sonnet, du coup ? Parce que la marque a la bonne idée de proposer un câble USB-C vers USB-C dans la boîte (en plus de l’USB-C vers USB-A que QNAP propose aussi) mais surtout… des pilotes. Avec le QNAP, il faut soit utiliser les pilotes standards (peu performants), soit passer par des pilotes qui nécessitent de désactiver le SIP et qui ne se chargent pas automatiquement. Mais Sonnet propose des pilotes sur son site qui s’installent de façon classique, se chargent automatiquement… et fonctionnent avec l’adaptateur de QNAP (merci balooforever). Ce sont des pilotes génériques de chez Aquantia, dans une version un peu plus récente, et ils supportent explicitement l’adaptateur QNAP.

Les pilotes génériques de Sonnet

Dernier point, pour rappel, si passer à plus de 1 Gb/s ne pose pas tellement de soucis, il faut tout de même penser à avoir un switch compatible (c’est cher) et évidemment une machine compatible en face, comme un NAS, un Mac récent, etc.

L’USB 3.0 de l’iPad Pro de 2015

Par Pierre Dandumont

L’iPad Pro de 2015, dans sa version 12,9 pouces, propose une fonction intéressante : c’est le premier appareil avec une prise Lightning compatible USB 3.0.

Sur les iPad précédents, ainsi que sur l’iPad Pro 9,7 pouces de la même génération (sorti quelques mois plus tard), le Lightning se limite à l’USB 2.0. Le point technique assez particulier, c’est que le SoC d’Apple (A9X) ne gère pas l’USB 3.0, contrairement aux versions suivantes. On trouve donc dans l’iPad un contrôleur USB 3.0 en PCI-Express, un Fresco FL1100. C’est la même puce que dans les anciennes stations Thunderbolt ainsi que dans le Mac Pro de 2013. C’est un contrôleur assez standard, capable d’atteindre des performances correctes même si une intégration dans un SoC ou un chipset améliore souvent les choses.

Attention, l’USB 3.0 dans les appareils iOS en Lightning reste limité. Vous n’en profiterez pas avec les câbles de liaison vers un ordinateur, d’abord. Les câbles Lightning vers USB classique sont uniquement USB 2.0, et avec l’iPad Pro, le Lightning vers USB-C est dans le même cas. Je n’ai pas pu tester avec des appareils plus récents (iPhone XR, XS, 11, etc.) ni avec un iPad Pro de seconde génération (les 10,5 pouces), mais c’est a priori le cas aussi. Si vous avez une capture pour me contredire, ça m’intéresse.

480 Mb/s (USB 2.0) en Lightning vers USB-C

En fait, ça fonctionne uniquement avec les périphériques compatibles avec l’USB 3.0 du Lightning, soit deux produits chez Apple. Il en existe sûrement des compatibles chez d’autres constructeurs, mais je n’ai pas testé.

Premièrement, et je n’en ai pas sous la main, l’adaptateur Lightning vers carte SD. Il existe deux versions : l’USB 2.0 (A1441, courte) et l’USB 3.0 (A1595, plus long). Il y a une comparaison là.

Ensuite, testé ici, l’adaptateur Lightning vers USB. Il existe aussi deux versions, qui se différencient facilement. La première, A1440, propose uniquement un port USB (2.0) femelle. C’est la version de base, et elle pose pas mal de soucis avec les clés USB, disques durs, etc. En effet, le connecteur fournit assez peu d’énergie et donc vous aurez souvent un message indiquant que ça ne fonctionne pas. La solution passe par un hub USB alimenté, mais ce n’est pas très pratique.

Les deux adaptateurs


Le premier


Le second

La seconde porte un marquage (à la limite de l’illisible chez moi) avec le nom A1619. l’adaptateur se reconnaît facilement : il possède une prise Lightning femelle en plus de l’USB femelle. Il fonctionne en USB 3.0 et va avoir le même comportement que le premier si vous ne branchez pas l’ensemble à un chargeur : un message d’erreur.

Parfois en anglais, parfois en français, les joies d’iOS

Et les performances ?

J’ai placé un gros fichiers (1,26 Go) sur une clé USB raîde et je l’ai transféré sur l’iPad, dans trois cas : avec l’adaptateur USB 2.0 sur un iPad Pro 12,9 pouces, avec l’adaptateur USB 3.0 sur le même iPad et avec l’adaptateur USB 3.0 sur l’iPad Pro 9,7 pouces. Dans le premier cas, il faut 1 minutes et 25 secondes (~15 Mo/s, pas très rapide). Dans le second cas, il faut seulement ~9 secondes pour le même transfert, soit ~139 Mo/s. C’est plutôt rapide. Et avec l’iPad Pro 9,7 pouces (USB 2.0), on reste… en USB 2.0. Donc 1 minutes et 23 secondes (~15 Mo/s). Le gain est donc substantiel.

Les clés USB apparaissent dans l’application Fichiers

En pratique, il faut prendre en compte qu’il faut rester près d’une prise, et que la version USB 3.0 est un peu plus onéreuse : la version USB 2.0 vaut ~35 €, la version USB 3.0 vaut officiellement 45 € (mais souvent 40 €).

Un programme Atari sur vinyle (et sur Apple Music)

Par Pierre Dandumont

Il y a longtemps, j’avais parlé d’un jeu ZX81 sur vinyle. Et cette fois, je suis tombé sur un programme Atari (8 bits) sur vinyle… mais aussi sur iTunes.

Le programme se trouve sur le vinyle Över Tid Och Rum de Adolphson-Falk. J’ai trouvé ma copie sur Discogs, directement depuis la Suède (pays d’origine du groupe). Je n’ai pas découvert ça seul : je me suis basé sur le travail d’un suédois (Andreas Nilsson), qui a publié les informations et mis en ligne la « ROM ». Vous trouverez ses explications en suédois ou en anglais.- (dans Projects).

La pochette du disque


L’arrière parle bien d’Atari

Je trouve tout de même intéressant de vous expliquer comment j’ai fait. Premièrement, j’ai utilisé une platine vinyle avec une sortie USB (une Sony PS-LX300, un modèle d’entrée de gamme). Je vous passe les nombreux essais, pour aller à l’essentiel : la partie USB ne permet pas de régler l’amplification, et le son est trop faible pour décoder directement l’ensemble.

Au départ, j’ai essayé de passer par une entrée micro, mais ce n’est pas la solution la meilleure et j’ai eu plus d’erreurs. Après pas mal d’essais, je suis passé par Audacity, et quelques filtres. Une fois les données enregistrées, il faut filtrer les données sous ~3900 Hz et celles au-dessus de ~5350 Hz (filtres passe-haut et passe-bas). La raison ? L’enregistrement des données s’effectue avec un 1 à 5 327 Hz et un 0 à 3 995 Hz. Ensuite, j’ai amplifié et testé. Dans mon cas, j’ai du amplifier à 30 dB pour un résultat valable. Une fois que c’est fait, il faut enregistrer en mono et en WAV.



L’étape suivante, c’est la conversion en .cas, le format accepté par les émulateurs Atari. J’ai d’abord testé A8CAS, qui a l’avantage de fonctionner sous macOS. Enfin, il faut tout de même compiler les bibliothèques nécessaires, mais ça marche. Mais avec mon enregistrement, il ne décode pas correctement. J’ai donc tenté WAV2CAS. Ce n’est pas très pratique, parce qu’il ne fonctionne pas avec un Windows 64 bits (il doit utiliser des composants 16 bits) mais bien avec un Windows 32 bits. Après un passage dans une machine virtuelle, j’ai donc obtenu mon fichier .cas. Le programme donne des erreurs, mais ça se lance quand même, donc je suppose qu’il doit essayer de traiter des données qui se trouve à la fin de mon enregistrement.

L’émulateur

La, c’est plus compliqué. Je n’ai pas d’Atari 8 bits et je ne connais pas bien la machine. J’ai d’abord essayé sous macOS avec Atari800MacX. Attention, il faut les ROMs. Le problème, c’est que même en émulant un Atari 600XL… ça ne passe pas. La commande CLOAD ne charge pas correctement. J’ai essayé Rainbow avec le même souci sous macOS, avant de passer à Altirra sous Windows. Avec ce dernier, ça fonctionne. Je peux charger la ROM (commande CLOAD) puis lancer le programme (RUN). Il y a des artefacts visuels mais un Warm Reset corrige le tout.

Avant


Après

Donc ça marche, que ce soit avec la version fournie par Andreas Nilsson ou avec la mienne, chargée du vinyle. Cette vidéo montre d’ailleurs que ça doit passer avec un vrai Atari (enfin, je crois, c’est assez flou pour être une copie directe). Assez bizarrement, je n’ai pas les mêmes effets, donc c’est possible que l’émulateur ne fonctionne pas correctement avec ce fichier. En tout cas, j’obtiens ça dans mon émulateur.

Et l’Apple Music du titre ?

La partie amusante, c’est que les données sont disponibles sur iTunes. Vous pouvez aller sur cette page et l’album est disponible sur Apple Music. Ca ne fonctionne qu’en Suède (enfin, en tout cas pas en France) mais ce n’est pas un problème, pour une raison simple. La piste de données dure moins de 30 secondes et donc elle est disponible entièrement en extrait sur le site d’Apple. Il suffit donc d’enregistrer le flux avec Audio Hijack pour obtenir une copie propre. En effectuant juste les mêmes filtres passe-haut et passe-bas, j’ai obtenu un .wav utilisable avec A8CAS. Le résultat est le même avec les émulateurs, par contre : ça passe avec Altirra, pas avec les autres.

Pour ceux que ça intéresse, l’encodage Atari date de la fin des années 70 et donc ce n’est pas très efficace : on a environ 30 secondes de signal à 600 bauds (600 bits par seconde), donc en gros 1 ko de donnée (en format « CD », mes fichiers font ~3 Mo). On a connu plus efficace, évidemment. Il s’agit juste ici d’une démo et pas d’un jeux, mais ça reste une anecdote intéressante.

Un Fusion Drive externe en APFS, avec un dock Thunderbolt 3

Par Pierre Dandumont

Il y a quelques jours, je testais le Seagate FireCuda Gaming Dock, qui combine un disque dur externe et un SSD en Thunderbolt, avec la même connexion. Et je me suis posé une question : et si je faisais un Fusion Drive ?

Le Fusion Drive, pour rappel, est une technologie Apple utilisée dans les iMac et les Mac mini, qui permet de combiner un SSD et un HDD. le SSD stocke l’OS et les données souvent utilisées, le reste est déplacé automatiquement sur le HDD. Pour l’utilisateur, c’est normalement transparent, il ne voit qu’un seul volume et le système s’occupe en arrière-plan des transferts. C’est plus efficace que les équivalents Windows, essentiellement parce que l’OS peut être placé directement dessus et que la gestion dépend directement de macOS et pas d’un pilote ou d’un logiciel ajouté.

Faire un Fusion Drive externe est souvent une mauvaise idée parce que les boîtiers qui offrent deux volumes (un SSD et un HDD) sont rares. Et le Fusion Drive, comme le RAID 0, n’apprécie pas qu’un des deux périphériques soit absent. S’il est donc possible de le faire en USB avec deux boîtiers externes, c’est dangereux. Avec le FireCuda Gaming Dock, et si vous le branchez en Thunderbolt 3, vous aurez le SSD et le HDD sur la même connexion, avec en bonus un SSD rapide.

En HFS

Il existe deux méthodes pour faire un Fusion Drive. La première, l’originale, passe par un partitionnement en GPT et Core Storage. Il faut sortir le Terminal, et c’est documenté chez Apple.

Première chose, un petit diskutil list qui va liste les périphériques. Il faut noter les valeurs /dev/diskxx du SSD et du HDD. Je vous conseille de vérifier deux fois. Pendant la rédaction de ce post, j’ai effacé un disque dur de sauvegarde.

La commande va créer un volume Core Storage avec le SSD et le HDD.

diskutil cs create FusionDrive /dev/disk11 /dev/disk12

Maintenant, il faut utiliser la commande diskutil cs list et noter la valeur Logical Volume Group (ici 61B206D1-5393-4644-B797-D8260F166959).

Puis il faut créer un volume, en remplaçant logicalvolumegroup par la valeur trouvée juste avant.

diskutil cs createVolume logicalvolumegroup jhfs+ FusionDrive 100%

Et voilà, vous avez obtenu un Fusion Drive externe. Dans mon cas, il faut 4,25 To : le disque dur de 4 To et le SSD NVMe de 256 Go.

En APFS

Depuis Mojave, il est possible de créer un volume Fusion Drive en APFS, le récent système de fichiers d’Apple. Ce n’est pas forcément une bonne idée, APFS est très lent avec les HDD, mais c’est possible et j’ai utilisé ce tutorial.

Il faut commencer de la même façon, avec un diskutil list, et bien noter les identifiants.

Ensuite, la commande suivante va permettre de créer le Fusion Drive. Il faut bien indiquer le périphérique principal (le SSD) et le secondaire (le disque dur). Si vous voulez faire un Fusion Drive de SSD, placez le plus rapide en premier.

diskutil apfs createContainer -main /dev/disk10 -secondary /dev/disk11

Refaites un diskutil list, et cherchez la valeur liée au volume synthesized.

Avec cette valeur, il faut taper cette commande.

diskutil apfs addVolume /dev/disk13 APFS "Fusion Drive"

Et voilà, le volume Fusion Drive est monté.

Ça donne quoi ?

Dans les deux cas, le système va s’arranger pour écrire d’abord sur le SSD, puis sur le HDD. C’est un peu compliqué de montrer des benchmark, vu que l’OS fait sa popote interne : si vous faites un test d’écriture, il va d’abord mettre 4 Go en cache sur le SSD puis généralement passer sur le HDD, mais ensuite les données seront déplacée sur le SSD. Fusion Drive est vraiment pensé pour être utilisé pour l’OS, qui sera forcément sur le SSD, alors que le reste des données de l’utilisateur passeront du SSD au HDD (ou le contraire) en fonction de votre usage. L’intérêt avec le Gaming Dock est surtout de proposer un espace combiné qui sera rapide dans les usages du quotidien. Pour une sauvegarde Time Machine, ça peut notamment accélérer un peu les transferts au départ, et le système déplacera ensuite les données vers le HDD.

Les lecteurs de disquettes USB et les Mac

Par Pierre Dandumont

Depuis quelques années – depuis la sortie d’El Capitan -, un truc revient souvent : Apple aurait supprimé le support des lecteurs de disquettes USB de macOS. Sauf que… ça marche chez moi.

Un lien vers cet article revient souvent, et j’en avais parlé à l’époque. Mais les témoignages sont nombreux, que ce soit ici dans les commentaires, sur des forums, etc. En réalité, c’est même indiqué dans les descriptions de certains lecteurs chez Amazon : « Peut ne pas fonctionner avec 2015 MacBook Pro avec OS X 10 (El Capitan ) ou iMac exécutant Yosemite (10.10.5) ».

Chez moi, j’ai testé sur un MacBook Pro 2017 (en USB-C) et un MacBook Air 2012, et dans les deux cas, mes lecteurs fonctionnent. macOS Catalina pose des soucis avec les disquettes formatées pour de vieux Mac (l’OS ne supporte plus le HFS) mais ça fonctionne tout de même. Mon premier lecteur est un Freecom sur une base Mitsumi (0x03ee/0x6901), le second un modèle Dell en mécanique Sony (0x054c/0x002c). Je ne sais pas si le type de Mac a de l’importance ou si c’est le modèle du lecteur de disquettes qui importe, mais en tout cas ça m’intéresse de découvrir la raison de cette incompatibilité.

De ce que j’ai vu, quand ça arrive, le lecteur n’est pas reconnu et ne s’active pas du tout, alors que dans mon cas, le simple fait de mettre une disquette lance le moteur. Si jamais vous avez le souci, ça m’intéresse donc de connaître le type de Mac, le modèle du lecteur et l’OS.

Un otoscope USB pour lire les infos sur une puce

Par Pierre Dandumont

Je lis régulièrement un site qui s’appelle Hackaday, et récemment je suis tombé sur un truc amusant : on peut trouver en Chine des otoscopes USB qui sont parfois pour lire les informations sur des puces.

Un otoscope, c’est un outil qui sert à regarder à l’intérieur du conduit auditif. Et la version USB, qui se trouve pour quelques € sur eBay (moins de 6 €) contient une caméra qui va permettre d’inspecter vos oreilles et les nettoyer. Bon, pour être franc, je n’ai pas testé cette fonction.

L’otoscope


La triple prise USB

L’otoscope est en fait une webcam basique (VGA), avec une lentille grossissante, quelques LED et une prise USB « triple » : USB A, micro USB et USB-C. Et pour lire des informations sur un PCB ou une puce, c’est parfait : la distance de mise au point est faible (génial pour les macros), ça grossit l’image et les LED éclairent suffisament pour lire du texte. La combinaison parfaite pour des inscriptions souvent petites et illisibles.

Là, je vous montre le résultat sur l’arrière d’une microSD, avec ensuite le meilleur résultat avec mon iPhone. C’est nettement plus pratique avec l’otoscope, surtout que sa forme lui permet d’aller dans des endroits peu accessibles.

L’otoscope


iPhone (recadré)

Sinon, plus largement, ça permet d’aller voir dans des conduits, même si la mise au point est vraiment très courte.

Un prototype de Mac du 20e anniversaire sur eBay

Par Pierre Dandumont

Récemment, sur eBay, une personne a essayé de vendre un prototype de Mac du 20e anniversaire. Ce modèle a un truc particulier : des accessoires transparents.

La personne essayait de le vendre 2 000 $, mais la vente a été supprimée. Alors, premièrement, le lecteur de CD ne fonctionne pas. Sur ce genre de machine, ce n’est pas évident à réparer vu le format, même si la mécanique est assez classique. La machine a un sticker qui indique qu’il s’agit d’un prototype sous le caisson de basse Bose, mais le point visible est surtout le clavier et le trackpad transparents. C’est un truc assez habituel dans les prototypes Apple, mais c’est pluttôt sympathique ici. Pour rappel, le clavier et le trackpad peuvent être séparés, et Apple fournissait un cache pour remplacer le trackpad sur le repose-poignet. On peut voir ce dernier sur la première photo.

Le Mac complet


Le sticker qui indique que c’est un prototype


Le clavier transparent


Les guides sous le clavier pour le trackpad

Choisir une carte CardBus pour un PowerBook, et les limites de l’USB 2.0

Par Pierre Dandumont

Récemment, j’ai eu une question par mail au sujet d’un de mes PowerBook Wallstreet. En effet, j’utilise une carte CardBus avec deux ports USB (1.1) et la personne me demandait si installer une carte USB 2.0 était possible. La réponse n’est pas évidente : oui… et non.

Commençons par la réponse oui. Sous Mac OS X, avec un Jaguar à jour (10.2.8), les cartes qui contiennent une puce Opti ou une puce NEC devraient fonctionner nativement. La première fonctionne en USB 1.1, la seconde généralement en USB 2.0. Les cartes Via fonctionnent mal et demandent dans le meilleur des cas un pilote, donc c’est à éviter. Sous Mac OS X, les cartes USB 2.0 fonctionnent bien en USB 2.0. Une carte comme celle-ci, qui ne dépasse pas du connecteur, fonctionne a priori (ma carte n’est pas exactement ce modèle là).

Une carte USB 1.1


Une carte USB 2.0 (chipset NEC)


Une carte Cardbus vers ExpressCard avec un lecteur de cartes

Maintenant, la réponse non. Sous Mac OS 9, les cartes ne fonctionnent pas en USB 2.0. L’OS ne supporte pas la norme et quelle que soit la carte, vous allez rester bloqué en USB 1.1 (12 Mb/s, donc en gros des débits pratiques de l’ordre de 1 à 1,5 Mo/s quand tout va bien). Sur un Wallstreet (et plus généralement sur les Mac qui n’ont pas d’USB nativement), vous allez devoir installer les pilotes USB, qui sont disponibles sur le site d’Apple. Une fois la mise à jour « USB Adapter Card Support 1.4.1 » installée, les cartes USB devraient fonctionner.

Mac OS 9 voit la clé USB


La carte prend un logo USB sur le bureau

Dans mon cas, j’ai testé avec une carte à base d’Opti (donc USB 1.1), une carte à base de NEC en USB 2.0 et un adaptateur CardBus vers ExpressCard qui contient une puce NEC. Il permet d’utiliser un lecteur de cartes ou une carte mémoire en ExpresCard, pour peu que la carte utilise la partie USB de l’ExpressCard.

Donc pour résumer : l’USB 2.0 ne fonctionne pas sous Mac OS 9, mais il fonctionne sous Mac OS X. Et dans les deux cas, je vous recommande une carte à base de NEC.

Et à la question « Comment déterminer la puce utilisée ? », je ne peux pas réellement répondre. Sur une carte PCI, la solution la plus simple consiste à regarder. Sur une CardBus, il faut croire le vendeur s’il l’indique, ou tester. Techniquement, on peut aussi récupérer les identifiants une fois la carte en main, mais c’est un peu inutile : si vous avez la carte, vous savez forcément si elle fonctionne… ou pas.

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