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À partir d’avant-hierVideo PRO

Une gamme UV-C anti covid 19 arrive chez Axente

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Goldensea UV propose une gamme de dispositifs industriels, certifiés et sécurisés à base de tubes UV-C virucides de Philips ou Osram. Ils arrivent en France chez Axente au sein d’une nouvelle branche : Axente Healthcare. Lire la suite

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Vectorworks Spotlight 2020. Perfectionnez la conception de vos projets

Par : admin

Vectorworks, logiciel de CAO DAO et de rendering évolutif, ajoute le calcul de charge et un visualiseur à ses fonctions de base et ses capacités d’import/export dans de multiples formats dont le MVR. Lire la suite

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Les créations oniriques de Tilt

Par : admin

Tilt, une entreprise française innovante ravit une fois de plus nos yeux gourmands avec deux formules surprenantes : Les Echappées et les Parcours de Lumières. François Fouilhé, cogérant de Tilt, nous raconte. Lire la suite

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Garden Party Cocorico, un royal After Work

Par : admin

Les Garden Party Cocorico Electro à la Ferté Saint-Aubin proposent aux amateurs de musique electro House/Tech de profiter d’Afterwork dans la cour du château jusqu’à fin août. Un véritable succès ! Lire la suite

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L’Européen avec Studio Novum devient Pur

Par : admin

Les mois passent et faute de vaccin, les idées fusent pour aider le spectacle vivant à le redevenir. Studio Novum propose Pur, une solution astucieuse pour tuer les virus dans une salle. Reportage au Théâtre de l'Européen qui en dispose et a servi d'incubateur. Lire la suite

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Les Grandes Eaux de Versailles Deleau, Duson, Dushow !

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Un des lieux les plus visités au monde, le Château de Versailles entame enfin une nouvelle saison de Grandes Eaux grâce à la collaboration entre les équipes artistiques et techniques du Château et celles de Dushow qui ont équipé en son le Petit Parc. Enfin...petit. Lire la suite

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Dejero LivePlus Mobile App Revolutionizes San Diego’s KFMB-TV Emergency Reporting

    KFMB-TV anchors, reporters, producers tap Dejero’s mobile app on smartphones to deliver live high quality broadcasts on the move, from breaking news scenes and from home Waterloo, Ontario, June 30, 2020 — Dejero, an innovator in cloud-managed solutions that provide Emmy® award winning video transport and Internet connectivity while mobile or in remote ...

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StreamGear Celebrates Coveted Award Win for VidiMo Live Streaming Production Solution

Innovative hardware-and-app combination recognized in special edition of Future’s Best of Show Awards, presented by Digital Video June 4, 2020 — Reading, PA: Streaming solutions innovator StreamGear Inc. is proud to announce that its smartphone-empowered VidiMo handheld, live production system has been honored with a 2020 Special Edition Best of Show Award, presented by Digital ...

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Avec Sylvain Masure, place au son de Mass Hysteria pour un voyage au pays du Metal

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Après les lumières de Thomas Desrosiers, place au son de Mass Hysteria pour un voyage au pays du Metal avec Sylvain Masure qui mixe avec talent ce groupe. Humilité, compétence et zéro secrets, autant dire qu'on s'est régalé avant, pendant et après pour écrire ces lignes. Lire la suite

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Thomas Desrosiers (Chirac Design) reprend le flambeau sur Mass Hysteria

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Mass Hysteria, groupe de rock Métal français fondé en 1993 compte déjà neuf albums à son actif. Pour une des dates de la tournée “Maniac”, au Zénith de Paris, nous avons rencontré Thomas “Prince” Desrosier, éclairagiste du groupe et membre du collectif Chirac Design. Lire la suite

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Yamaha System Designers Conference : L’immersif à pas de géant

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La dernière édition du System Designers Conference, cet indispensable rendez-vous annuel organisé par Yamaha cette fois-ci à Prague, a laissé percevoir ce que pourrait être le son en salle de demain. Ça nous a donné envie de rêver à l'outil improbable, imparable et inutilisable ! Lire la suite

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Goosera, la formation réseau certifiante

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La première, toute première session de formation réseau Goosera AVNT-1 a été un véritable succès. Les stagiaires ont pu accéder à de nouvelles connaissances et les valider par la pratique. Avec Fabrice Gosnet, ils ont acquis une méthodologie de travail. Lire la suite

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ETC France, un an après

Par : admin

L’inauguration des nouveaux locaux d’ETC France a été célébrée le 12 mars dernier et marque à quelques mois près, la première année d’exercice de la nouvelle filiale, créée suite au rachat d’Avab Transtechnik. L’occasion pour Soundlightup de faire un petit bilan. Lire la suite

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Les Folies Bergère et Immersives

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Propriété de Lagardère, le Théâtre des Folies Bergère s'est offert son système sur mesure, de la haute couture sonore toute en polyvalence et potentiel créatif. Le choix s'est porté sur une multidiffusion par objets L-ISA de L-Acoustics, la première à demeure en France. Lire la suite

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Creative Studio & Maxoloc. Show Dedans

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Gros son, lumières tranchantes et variées, matériel récent et de marque, personnel compétent. Grâce au tandem Creative Studio et Maxoloc piloté par Maxime Viviès et Franck Bessol, les Antilles offrent désormais des prestations de standing métropolitain. Reportage. Lire la suite

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Nouvelle version de Ghost Manager 1.0.7.5

Par : admin

A l’ISE 2020, Agora audio, concepteur des switches Ethernet audiovisuels Ghost (Gigabit Host), dévoilait la version bêta de son logiciel d’administration Ghost Manager. Equipé d’une interface intuitive, le logiciel permet aux utilisateurs de configurer et d’administrer les switches Ghost de manière simple et graphique.

Le logiciel Ghost manager en version bêta présenté au salon ISE 2020.

Le logiciel offre le grand avantage de travailler hors ligne et en ligne, ce qui signifie que l’on peut préparer sa configuration à l’avance, sans avoir les switches à sa disposition. Une fois la configuration créée via le logiciel Ghost manager (hors ligne), l’utilisateur pourra charger ses configurations dans les switches, et administrer les appareils pour s’assurer du bon fonctionnement du réseau, ou effectuer des modifications (en ligne).

Les switches Ghost permettent de concevoir des réseaux audiovisuels convergés : en clair, ils permettent de transporter sur le même réseau les flux audio, vidéo et lumière. Cependant, certains de ces protocoles utilisent une méthode de transmission appelée Multicast : pour faire simple, les équipements terminaux (console, node, stage box, ampli…) vont demander le flux qu’ils souhaitent recevoir.

Le nouveau menu IGMP snooping dans la version 1.7.0.5. À gauche, le menu de configuration du groupe sélectionné et le bouton pour activer/désactiver l’IGMP snooping dans ce groupe. À droite, la fenêtre de statut de l’IGMP pour le groupe sélectionné.

Ces flux Multicast pourront être envoyés à plusieurs destinations à la fois, permettant ainsi l’emploi de la même trame pour toutes les destinations, réduisant ainsi le nombre de trames envoyées par la source, et le trafic sur le réseau.
Pour que ce mécanisme fonctionne correctement, il faut que les switches supportent une fonctionnalité appelée IGMP Snooping. Lorsque cette fonctionnalité est activée, les switches se transforment en aiguilleurs du ciel, et dirigent les flux Multicast vers les destinations ayant demandé à les recevoir. Cette fonctionnalité manquait cruellement aux switches Ghost, mais bonne nouvelle, la dernière mouture du logiciel corrige ce problème !
La nouvelle version du logiciel apporte également le support des applications DECT telles que celles utilisées pour certains systèmes d’intercom, où la précision temporelle est de rigueur.

La série Fast

En complément de l’IGMP snooping, la version 1.0.7.5 embarque le support pour les switches de la série Fast. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette série, les switches Fast ont été conçus pour créer des réseaux primaires/secondaires en un clin d’œil.
Les réseaux primaires/secondaires sont très populaires dans le domaine de l’audio et la vidéo sur IP, avec comme fer de lance le protocole Dante. Beaucoup des équipements Dante offrent deux ports Ethernet, un port primaire et un port secondaire.

Ce système permet de créer une redondance de lien, en envoyant une copie conforme des données sur le réseau primaire et sur le réseau secondaire, et ce de manière totalement synchronisée. Le résultat ? En cas de perte de lien sur le réseau primaire, ou si l’un des switches du réseau primaire venait à tomber en panne, la communication continuera automatiquement sur le réseau secondaire. Pour ce faire, l’utilisateur devra employer deux switches en régie, et idéalement deux switches au plateau.


Un exemple de réseau audionumérique primaire/secondaire

C’est ici que la série de switches Ethernet Fast rentre en jeu : Les switches Fast possèdent deux cartes de commutation (switch) distinctes, permettant ainsi d’offrir une redondance de carte électronique. Si la carte primaire du switch Fast vient à tomber en panne, la carte secondaire prend le relais automatiquement. L’avantage majeur de ce système est qu’il ne nécessite qu’un appareil physique, prodiguant le même niveau de redondance que deux switches, mais en n’occupant qu’une seule unité de rack.

L’architecture intérieure d’un switch Fast.


Le logiciel Ghost manager est maintenant disponible sur la page support et téléchargement de Ghost Network

 

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Ubitech, des formations à la carte

Par : admin

Fondé en 2014, Ubitech est un organisme de formation dont la spécificité est de proposer, pour certains domaines, du sur-mesure à ses stagiaires. Nous découvrons leur formule et leur catalogue lors d’une de leurs interventions auprès de l’équipe Dushow Paris. Lire la suite

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Vincent Vinnie Perreux

Par : admin

La rencontre avec Vinnie se fait dans les couloirs d’un salon, sur le stand d’Audio Concept qui représente Clair Bros en France. Sa présence attire forcément du chaland, ravi de pouvoir échanger quelques mots avec lui dans un français parfait et Dominique Maurel savoure. Du vrai support comme on l’aime.

On profite d’un moment de calme pour nous isoler avec Vinnie et en découvrir quelques facettes.

SLU : Tu as l’air chez toi ici…

Vinnie : Mais c’est le cas. Je me sens très vite bien partout. C’est peut-être pourquoi je pars aussi très vite (sourires) ! Je n’ai pas d’attaches.

SLU : Tu as un accent français construit de mille nuances, je ne saurais dire d’où tu viens.

Vinnie : Je suis Druze. Je suis né dans les montagnes en face de Beyrouth. Je ne connais pas mes parents. J’ai été adopté par une famille française. J’étais à l’orphelinat chrétien des sœurs Saint-Vincent de Paul et ma maman adoptive, infirmière à l’Hôtel-Dieu, connaissait une des sœurs. Je m’appelle Vincent Perreux mais je pourrais m’appeler tout aussi bien Mohamed Dupond. Mon premier voyage, je l’ai fait très jeune et voyager n’a jamais été un handicap dans ma vie.

Dominique Maurel et Vinnie sur le stand d’Audio Concept.

SLU : Quel âge as-tu ?

Vinnie : 53 ans.

SLU : Etant petit, ces racines si différentes pour l’époque t’ont pesé ?

Vinnie : Un peu. Les petits y vont fort. « Pourquoi t’es différent ? Ton papa il fait quoi ? T’es né où… » Quand je répondais que j’étais libanais à l’époque où les Casques Bleus français se faisaient canarder, je devenais une sorte de bête noire, quelque part responsable de cette guerre.

Le son c’est d’abord de la musique

SLU : Comment le son est-il entré dans ta vie ?

Vinnie : La base de tout a été la musique. Mon papa voulait que je devienne militaire. Ça n’a pas marché, pas plus que mécanicien ou cuisinier. J’ai abandonné cette dernière filière car j’étais trop rebelle et quand on me gueulait dessus, je répondais, mais au moins, la passion des fourneaux m’est restée. Parallèlement je jouais dans un groupe qui s’appelait les Rockin’ Kronenbourg et comme il se doit, on est parti jouer à Londres dans la rue.

L’ex batteur des Rocking Kronenbourg en grande forme…

SLU : Instrument ?

Vinnie : Batterie. Très nul. Formation à la Stray Cats ce qui pour moi était très simple en termes de matos. Je te la fais brève, de Rockin’ Kronenbourg on n’a retenu que la seconde partie de notre nom et on a bu beaucoup de coups. On a malgré tout réussi à gagner un peu de sous et à tenir jusqu’à l’arrivée du monsieur tant rêvé qui dit qu’il va te faire faire une démo tape dans un studio… Glauque, mais un studio d’enregistrement !

Là on s’est rendu compte à quel point on jouait mal et pas du tout en place. Je me souviens à un moment de m’être levé de mon siège et d’être allé dans le studio. « Vous faites quoi sur vos boutons ? » J’étais fasciné. Je suis revenu de l’autre côté de la vitre et j’ai dit : « J’arrête de jouer les gars, je veux faire ça. » Et ça a été le dernier jour où j’ai tapé sur une batterie, un petit pas pour moi et un grand pour la musique (rires). On était en 1985.

SLU : Et après ce déclic ?

Vinnie : Après la période Kro, je suis revenu en France et comme mes parents habitaient dans le centre, j’ai pu effectuer une formation à Bourges qui s’appelait je crois « Technique d’enregistrement de son et de plateau. » On était stagiaires au Germinal (souvenirs ici https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/l-antre-peaux-inauguree-aujourd-hui-retour-sur-ses-moments-marquants_12998009/) et on est aussi devenus stagiaires du Printemps de Bourges ! Je suis donc un petit gars de Bourges qui déchargeait des caisses pour Régiscène.

On ne pouvait pas les rater les porteurs de Régiscène. Pour les nostalgiques, plein d’images et d’infos ici : www.regiscene.fr

Peu de rock, mais beaucoup de taf

Vinnie : Ensuite et toujours à Bourges, j’ai commencé en tant que régisseur son au théâtre Jacques Cœur, et j’ai travaillé sur des festivals de jazz, des créations théâtrales, des ballets et on a gagné par mal de récompenses. C’était une époque artistiquement très intense mais malgré tout, ça manquait pour moi de rock’n’roll (rires). J’avais beau garer ma Harley devant le théâtre, ça jouait surtout du jazz !

SLU : Déjà une Harley ?

Vinnie : Non t’as raison, c’était une Norton Commando. A l’époque je roulais en anglaise. Du théâtre, je suis monté à Paris, comme beaucoup de monde et, je ne sais plus pourquoi, je suis parti en Italie à Forlì pour un festival de danse. J’avais acquis une certaine compétence dans la multi-diffusion et cela m’avait sans doute aidé. J’y ai aussi rencontré ma première fiancée italienne et je me suis installé dans son pays. Bye-bye Bourges.

Ivano Fossati en séance à Maison Blanche. Le matériel était sans doute chouette, l’acoustique du salon, pardon, de la cabine euhhhh…

J’ai commencé à travailler avec des super studios d’enregistrement comme Maison Blanche à Modena (une très grande partie des gros tubes italiens y compris de dance ont été enregistrés là-bas. NDR).
Comme ces studios faisaient aussi des captations live et parfois de la sono, j’ai pu découvrir le marché musical italien qui était plus qu’actif avec des gens comme Zucchero.
C’est ainsi que je suis parti sur la première tournée mondiale d’Eros Ramazzotti en tant qu’assistant régie façade. Eros avait voulu garder son ingé son studio et ce dernier m’avait proposé de l’accompagner. Honnêtement on n’y connaissait pas grand-chose tous les deux, mais on a appris. Le prestataire italien collaborait avec Brit Row et on était en Turbosound.

SLU : Du Lourd ?

Vinnie : On a tourné plus d’un an et en Italie les concerts peuvent être très, très gros (sourires). La tournée avance et je finis par me trouver aux retours. On part aux USA et on fait une date au Ballroom de l’Hilton Midtown à New York. Je suis stage left avec l’Heritage 3000 flambant neuve que Midas vient de nous envoyer et à la face on a l’XL4. Le système est du Clair. C’est la première fois que j’en vois et pourtant je me dis : « je veux travailler avec eux… »

La S4, le rêve d’une époque. « La puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours » comme aurait dit Blier.

SLU : Pourquoi, tu connaissais cette boîte ?

Vinnie : De nom bien sûr. Tous les pros connaissaient Clair. En ce temps-là, l’Italie était historiquement tournée vers les US et l’exemple à suivre était Clair Bros. Milano Music Service avait des copies de S4 et s’en servait pour Vasco Rossi. En Italie tout le monde faisait des copies car Clair faisait rêver. Ces copies étaient bleues mais ne sonnaient pas exactement comme les vraies (rires).

SLU : Et cette rencontre ?

Vinnie : Elle a eu lieu. Et je leur avais dit à quel point j’étais chaud de les rejoindre. Problème, j’avais rencontré un free lance qui voyait sans doute d’un mauvais œil qu’un italien mette le pied dans la boîte, à la fin il m’a balancé : « bah, t’as qu’à les appeler ! »

SLU : On te prenait pour un italien…

Vinnie : Forcément. Je parlais avec Eros en italien et mon côté caméléon a toujours joué en ma faveur. Je m’adapte ! Je finis donc la tournée et j’essaie d’appeler les US à deux reprises, rien. On me dit alors de contacter Audio Rent qui venait de passer sous pavillon Clair, sans plus d’effet. Démarre la tournée d’une autre grosse pointure italienne, Renato Zero. On était parti en V-Dosc car Paul Bauman et moi avions formé les équipes d’Agorà, le prestataire de cette tournée.

Un simple coup de fil et tout devient plus Clair

« Durant ta carrière tu rencontres certaines personnes qui te rendent fier de faire le métier que tu fais depuis toutes ces années. Un énorme merci a Monsieur David W. Scheirman, ex-président de l’AES. »

SLU : Tu tournes donc avec Renato Zero…

Vinnie : Et là, coup de fil. Un numéro suisse : « Bonjour Monsieur Perreux, Audio Rent en ligne. On a eu votre contact par les US. On a besoin de quelqu’un pour monter le système de Carlos Santana… ».
Je respire un grand coup (rires) et je demande pendant combien de temps ils ont besoin de moi : « Ahh c’est court, 2 semaines maxi. » Problème. J’ai un contrat de 4 mois, et avec Agora ça semble bien parti. Le dilemme classique.
« On vous paie tant et on vous donne une heure pour réfléchir. » A l’américaine ! Evidemment j’ai dit oui, j’ai tout quitté et me suis retrouvé… en Italie du sud (rires) où Santana passait avec Joe Satriani en première partie.

« Cette image est pour moi la représentation de ma vie sur la route depuis l’âge de 20 ans. »

SLU : Pour ceux qui n’aiment pas la guitare…

Vinnie : L’enfer ! 5 heures de gratte non-stop avec les balances ! Mais à partir de là j’ai enchaîné 22 ans de tournées non-stop.

SLU : Sans faire tes classes ?

Vinnie : Ahh mais bien sûr que si ! Quand je suis arrivé ils m’ont dit : « Tu oublies tout ce que tu sais faire. Ça, c’est du Camlock. Ton boulot c’est de tirer du câblage électrique. Point barre. »
J’ai démarré comme ça. Rien d’étonnant, puisque aujourd’hui Clair a une école qui forme les jeunes en deux ans. C’est devenu un programme universitaire aux USA. Il y a 30 ans ils avaient déjà la même mentalité.

« Dans la série des incontournables Big Mick ! Je ne me rappelle plus si c’était en Amérique du Sud ou en Asie, mais Metallica, c’est certain ! ».

SLU : Tu as pourtant fait un break chez eux…

Vinnie : Oui, quand j’ai arrêté les tournées j’ai travaillé pour Harman. Je me suis installé à Kuala Lumpur en Malaisie et je suis devenu Monsieur JBL. Ensuite je suis rentré en Italie où j’ai pris la carte Outline pendant deux ans.

SLU : No comment ?

Vinnie : Sur cette dernière expérience, non. Quand Clair a su que j’avais arrêté avec cette marque italienne en 2019, ils sont revenus vers moi et m’ont proposé de collaborer à nouveau avec eux mais pour la branche vente dite Clair Bros.

SLU : Et tu t’es installé chez toi en Toscane.

Vinnie : J’y vis et j’ai mon bureau. Je rayonne cela dit sur toute l’Europe voire au-delà si nécessaire. Une Europe très élastique qui peut aller jusqu’à Dubaï ou à Orlando (rires). J’avais d’ailleurs déjà commencé une sorte de reconversion plus tôt puisqu’en pleine période des tournées pour Clair Global, on m’avait demandé d’ouvrir Clair Bros Indonésie en formant le personnel qui est toujours en place. J’y étais resté plus de 6 mois.

SLU : En gardant ton look !

Vinnie : Ahh oui, pas question de passer en cravate et chemise blanche. Je viens du touring où ça se pratique assez peu !

« Je vous présente la meilleure équipe son au monde. Tournée U2 – 360° en 2009. »

SLU : Tu as arrêté la tournée avec le grade d’Audio Crew Chief, mais j’imagine que de câbleur à responsable, cela a nécessité des étapes.

Vinnie : Bien sûr, comme tout le monde ! A la fin, chez Clair, j’étais responsable de régie et d’équipe mais surtout je m’occupais beaucoup des mixeurs, des cadors comme Joe O’Herlihy, Jon Lemon ou Pooch Van Druten. Je m’occupais de leur régie et je calais leur système en fonction des besoins de chacun.

« Comment ne pas parler de Monsieur Pooch pour qui j’ai été assistant, collaborateur, responsable système et bien sûr ami depuis que Clair Global a repris Showco. »

Joe te laisse faire et écoute le résultat final là ou Pooch travaille avec toi pas à pas. J’ai adoré le challenge du : « Impec, je veux ça tous les soirs », qui est loin d’être évident. Je pense avoir laissé un bon souvenir même si pas mal de monde te dira que je suis une tête de con.

SLU : Efficacité avant tout ?

Vinnie : J’avais un boulot à faire, il était donc fait, quoi qu’il arrive. Il faut être le premier à se lever le matin et le dernier qui ferme les portes de la semi. De toute manière, la taille de certaines tournées, je pense à U2, ne permettait pas la moindre erreur.
On était tellement nombreux qu’il y avait plusieurs Crew Chiefs, mais chacun à sa place. Mon boulot c’est de te donner la Ferrari clefs en main et le plein fait, et rester à tes côtés si quelque chose ne tourne pas rond car je connais les moindres détails de l’installation. J’adore !

« Mon mentor, mon gourou, mon ami, mon confident, mon p’pa irlandais. Joe O’Herlihy avec qui j’ai fait divers tours du monde pour U2, REM, The Cranberries… »

SLU : 53 ans. Comment te vois-tu continuer et évoluer.

Vinnie : Je me vois très bien continuer en tant que support technique et je pense qu’il serait intéressant de disposer d’une structure Clair Bros, une sorte de dry hire ou rental qui travaille en collaboration avec tous les services Clair Europe. Être au milieu et supporter, compléter une tournée là où c’est nécessaire.

« Une photo essentielle pour moi. A droite Jo Ravitch, l’un des plus anciens Responsables d’équipe de Clair Global qui m’a appris tout ce que je sais sur les systèmes et m’a toujours fait confiance. Au centre Joel « Lunch Box » Merrill qui a fait son premier tour mondial sur U2-360° et maintenant est responsable des systèmes Clair Global sur leurs plus grosses tournées… Trois générations d’Audio Tech. ».

SLU : Mais ce n’est pas le rôle d’Audio Rent ?

Vinnie : Non, Audio Rent c’est Clair Global (ahh cette segmentation… NDR) mais c’est important que ceux qui utilisent des systèmes Clair Bros disposent du même type de support que ceux qui utilisent les services de Clair Global. Pour cela il faut quelqu’un qui vienne du monde Clair Global et qui puisse faire en sorte qu’une tournée Clair Bros soit faite à un niveau Clair Global.
Cela arrive déjà que des équipes de Global viennent en renfort sur des tournées Clair Bros, effectuées par exemple avec le matériel acheté par certains groupes. La puissance de Clair c’est la capacité par exemple de Josh Sadd de dessiner des enceintes ultra-spécifiques pour des bateaux, des églises ou des restaurants et de les rendre invisibles, mais à la fois capables de faire du très bon son.

« Quelle tristesse… Pour les Cranberries j’ai été Assistant régie salle, Responsable du système, Responsable d’équipe et jusqu’à Ingé son retour. Dolores O’Riordan était une superbe personne, une grande artiste et avant tout une amie. Tu me manques… »

SLU : Quand on t’écoute on pense à Zaza et d’autres qui ont aussi eu cette envie, voire cette passion pour Clair. Ça vient d’où selon toi.

Vinnie : Je pense que le marché français ne leur suffit pas. Bien sûr certains artistes hexagonaux te font voyager mais ils sont rares comme l’est le nombre de dates à l’étranger. Ce n’est pas simple de combattre la routine et pour ça, Clair c’est parfait.
Xav, je l’ai vu comme assistant sur des grosses tournées Clair alors que c’est un super ingé son, mais il a compris que pour atteindre certaines stars, il fallait analyser comment bossent les américains et gagner sa place tout doucement. Il y est arrivé et le mérite pleinement.

SLU : Est-ce que ta vie de bâton de chaise sonore te manque ?

Vinnie : Oui, mais il faut savoir lever le pied. Je me suis retrouvé à Lagos au Nigeria devant gérer du son avec peut-être 500 000 personnes et en présence du Premier ministre. On a beau être pro, ça stresse un peu.

« Marc Carolan au premier plan et Andy O’Brien son assistant derrière lui. Un méga ingé son salle avec qui j’ai travaillé sur différentes tournées de U2 où il venait avec le groupe en première partie, jusqu’au jour où nous sommes partis en tournée pour Muse ensemble ! Encore deux points de plus pour l’Irlande ! »

C’est chouette de quitter le Groenland pour partir sur la Lune puis déjeuner à Tokyo et le soir prendre l’apéro à Paris, mais avec l’âge, c’est plus dur de récupérer ne serait-ce que le décalage horaire. Mon corps m’a dit stop à sa façon et il faut savoir l’écouter.

Les souvenirs se bousculent dans ma tête et le frisson, le côté mercenaire où rien n’est impossible sera toujours là. On m’a interviewé un jour et à la question de savoir ce qui me manque, j’ai répondu : « J’espère vivre assez longtemps pour faire le premier concert Clair sur la lune ! »


« Last but not least, un homme seul peut être courageux et foncer sempre più forte, mais il y a toujours derrière une femme encore plus forte. Ma femme, ma pote, ma conseillère, mon bras droit, ma camomille… Eleonora ! ».

SLU : Quittons la technique et en guise de conclusion, une question plus personnelle. Tu as des enfants ?

Vinnie : J’en ai un, mais pour faire écho à mon histoire, je l’ai adopté. En quelque sorte j’ai payé ma dette. J’ai rencontré une femme pendant que je vivais à Paris et elle avait un enfant de 4 ans et demi. Jusqu’à ses 18 ans on a vécu ensemble. Je l’ai fait grandir et il m’appelle papa.
Je suis arrivé il y a quelques jours à Paris et la première personne que j’ai voulu voir c’est lui. Il a 24 ans et travaille dans les assurances. Il est adorable avec un cœur énorme et c’est un vrai français. Il râle tout le temps contre tout le monde (rires) !

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Queen Symphonic avec Soundscape

Par : admin

Comme souvent avec les shows proposés par Ugo Berardi, le boss de Ugo&Play, électrique et symphonique se mélangent. Ca tombe bien, Queen a toujours pratiqué ce mélange des genres. Nous retrouvons donc un plateau où une formation rock, avec 4 voix indispensables pour couvrir la tessiture de Freddie Mercury et les chœurs de Queen, est entourée par un orchestre choisi dans chaque pays.

Ici c’est le désormais fameux Yellow Socks Orchestra, aussi français que son nom ne le dit pas. Vincent Mahé enfin, l’âme de Sextan, est sorti de ses studios pour mixer par objets beaucoup de sources, un exercice multivoies qu’il a appris au galop et qu’il nous racontera un peu plus bas.

Honneur aux sondiers de Queen Symphonic. Un éclairagiste et non des moindres s’est glissé dans le groupe. Sauras-tu le reconnaître (faut bien passer le temps…) De gauche à droite : Nicolas Delatte, binôme de Boris au système, Boris dit Bobo, système, réseau, & bcp plus, Morgan Beaulieu, assistant plateau, Nicolas Servant, directeur technique Sextan et mixeur retours, Pierrick le Rille, assistant plateau, Emmanuel Olivier, assistant plateau, Nicolas Gauthier, pupitreur lumières, au deuxième plan Sébastien Viguié, assistant face et Vincent Mahé, Grand Manitou de Sextan et mixeur face.

Boris Jacquier-Laforge ouvre le bal des questions.

SLU : Boris, tu es proche de Sextan…

Boris Jacquier-Laforge aka Bobo : Absolument. Ugo&Play bosse avec Sextan et ces derniers ont la Direction technique de cette tournée (qui revient en novembre et décembre 2020 avec 18 dates NDR). Pour leur matériel, light, rig et son, ils font appel à B Live et c’est dans leurs murs de Malakoff que le début d’encodage de Soundscape s’est fait.
Ils disposent aussi de matériel mais uniquement pour des petits événements. Nous avons ici une SD7 à la face et une ProX aux retours, c’est une autre gamme d’outils.

SLU : Il n’y a pas de vidéo ou de gros effets lumière…

Bobo : Du tout, le show repose sur la puissance des titres de Queen, la présence d’un orchestre symphonique et le son. On n’a pas intérêt à se planter (rires). Du coup on a proposé avec Vincent Mahé de partir en Soundscape, en veillant à ne pas être trop encombrants pour les lighteux. On est à 8 mètres back stack et ça se passe très bien avec eux. Ils ont compris notre démarche et vont travailler plus en latéraux, contre et poursuite.

Bobo avec en arrière plan Nico Delatte, écoutent avec les yeux…

SLU : Et tu es avec ta dream team…

Bobo : Oui. On avait déjà fait 4 dates en 2018 pour Queen Symphonic en gauche/droite en étant frustré. A la régie c’est parfait mais comment offrir le mix de Vincent à toute la salle. Quand la tournée est revenue, on a foncé sur l’idée de Soundscape avec, outre des aspects pratiques et financiers, un accompagnement de Vincent pour qui ça change aussi beaucoup la façon de travailler.

On a réfléchi très en amont avec le soutien « philosophique » de d&b (rires) et de Mathieu Delquignies (support et formation chez d&b France) qui connaît aussi très bien l’équipe de Sextan. Il a accompagné Vincent en Allemagne découvrir Soundscape et on a peaufiné la formation quant au placement des objets chez Sextan avec une matrice DS-100, 5 enceintes et un sub.

Le système au grand complet entre ce qui est en l’air et ce qui est au sol.

SLU : Vous avez donc pu bien ouvrir le symphonique.

Bobo : On est en Tight sur tous les objets et ça marche parfaitement. Nos 4 voix bougent pas mal. Nous avons choisi de les laisser centrées mais il est possible que pour la prochaine salve de dates, on emploie des trackers. J’essaierai de convaincre Vincent !

SLU : Et ce système… :

Bobo : Nous avons en l’air du V8 et du V12, et en front fill du Y10P.

SLU : Pour les fills, vous envoyez un remélange mono?

Bobo : Du tout, on garde le fonctionnement par objets et donc la spatialisation du système accroché. On a juste deux C6 pour les outfills qui jouent un downmix mono.

SLU : Et en haut ?

Bobo : On a 5 lignes identiques et espacées de la même manière avec pour chacune 6 V8 et en bas de ligne 4 V12. Les subs sont au nombre de 12 en 2 x 6 V-Sub placés derrière la ligne centrale. On joue donc toutes les sources qui ont besoin d’être supportées par les subs au centre, typiquement le pied et la basse… Ce show n’a pas besoin d’un trop gros contour, il n’est pas joué ou mixé avec un gros bas du spectre. L’orchestre est bien exploité et mis en avant.

Les 50 V et 12 V-Sub. Admirez au passage les Pyramides et les Grottes de Malcurt…

SLU : Vous avez 50 V en dépôt ?

Bobo : 48, mais comme tout ou presque est sur la route, nous avons sous-loué et d&b nous a filé un coup de main, surtout pour les V12. Typiquement les kits comportent peu de modèles ouvrant à 120° or il nous en fallait 20…

SLU : Tu n’aurais pas préféré en avoir plus encore ?

Bobo : Si, mais si on ne nous ouvre pas trop les jauges, ça passe. Hélas le succès est là (rires) ! Non, ça va mais c’est certain que Soundscape nécessite le plus possible d’overlap entre les lignes et pour ça, il faut beaucoup de boîtes en 120°.

Un des racks de puissance, forcément plus nombreux avec Soundscape et l’Array Processing, mais pas tant que ça parce que les V sont des boîtes passives… Chaque rack est drivé par un DS10 qui dispatche à la fois l’audio et le contrôle des amplis, du coup il n’a besoin que d’une 32 Tri et deux RJ45.

SLU : Quels choix pour l’Array Processing ?

Bobo : Le plus naturel, sans besoin de tirer sur le système. Il y a tout de même 50 boîtes et la décroissance se passe déjà très bien avec Soundscape !
Sur les 25 premiers mètres on est à -1,5 dB, après on a une grosse partie à -3 dB et sur la fin on est à -6 dB.
Plus on respecte les chiffres naturels de sa ligne, mieux ça marche. Même mécaniquement on ne force pas. On tape à 70 mètres avec les deux premières boîtes ouvertes à 1°.

SLU : De la régie tu descends quoi comme signal?

Bobo : Comme le DS-100 est en régie, je véhicule jusqu’en bas 5 canaux de “main”, 2 canaux de sub, 8 canaux de front et un downmix mono pour les sides. 16 canaux en Dante issus de la matrice. Là où j’ai un peu geeké (joli néologisme, pardon, boboïsme… Merci Boris) où j’ai donc un peu rusé donc, c’est entre la SD7 de la face et la ProX des retours.

La régie retours en ProX Midas avec le SD-Rack et un SD-Mini Rack pour alimenter le Rack Neutron que l’on devine à droite sous les DL451. Simple et efficace. Pour les liaisons c’est Shure à la baguette. Chaque musicien dispose d’un mélangeur Aviom.

J’ai récupéré les sorties BNC du SD-Rack pour alimenter le rack Neutron de la Midas vie deux bridges MADI. Il a en plus deux DL451 pour ses départs. Pas de split analogique, les 80 signaux passent par le MADI généré dans l’univers DiGiCo.

On en profite pour lever les yeux au système qui nous surplombe. Il a été coupé en 3 parties. Un pont porte la ligne exter jardin et la suivante avec son câblage distinct et son rack ampli à jardin. Un second pont porte la centrale et les deux autres jusqu’à l’exter cour et enfin un dernier pont perpendiculaire porte les deux lignes de V-Sub. Ces 5 grappes d’enceintes sont alimentées par deux autres racks d’amplis placés à cour.

Les 62 enceintes composant le déploiement Soundscape à l’Arkea Arena, avec un ratio de subs très raisonnable en ce monde infrasonore.

SLU : Est-ce que la SD7 a la main sur la matrice ?

Bobo : Non, je n’ai pas voulu. Cette option est encore en phase pilote et j’ai préféré ne pas intégrer l’OSC qui est généré par la console pour piloter la matrice dans mon réseau global. D’une part la configuration est un peu figée pour le moment et, par exemple, la tranche N° 1 va obligatoirement commander l’objet N° 1. D’autre part le train d’instructions ne va que de la console vers la matrice. Si je modifie un paramètre sur cette dernière, il ne sera pas répercuté sur l’affichage de la SD7. C’est beaucoup plus simple d’avoir la main sur la spatialisation en dehors sur un écran tactile.

Sextan et les dB sont bien gardés

Les balances touchant à leur fin, on intercepte Vincent Mahey qui mixe le show et est aussi et surtout, un des piliers de Studio Sextan

Vincent Mahey devant sa SD7. Les objets sont en place et il ne s’occupe que de mixer ses sources.

Vincent Mahey : La vocation de Sextan c’est d’enregistrer de la musique, mais aussi de faire de la direction technique et du mixage en live en s’appuyant sur des prestataires. Nous collaborons activement avec Ugo & Play. Nous sommes trois acteurs principaux: Nicolas Servant notre Directeur technique, François Yvernat, qui est Directeur Administratif et moi-même.

SLU : Côté machines vous apportez quelque chose ?

Vincent Mahey : Très peu. Des tournées comme celles de Queen sont de très grosses opérations où il faut disposer d’un dépôt bien plein pour ce qui est de la diffusion et de l’éclairage. En revanche nous fournissons la microphonie qui convient au repiquage classique.
B Live, par le biais de Christophe Menanteau et Boris Jacquier-Laforge, est un excellent partenaire, très à l’écoute d’un point de vue logistique et capable de comprendre notre rôle de jonction entre prod et artistes d’un côté et technique de l’autre. On a une très forte relation humaine avec eux et on a le même grain de folie qui nous pousse à essayer des choses nouvelles qui pourront nous être utiles sur des opérations encore plus grosses très prochainement.

SLU : Soundscape est nouveau pour toi.

Vincent Mahey : Totalement. Une remise en question de pas mal de choses me concernant mais facilitée par l’assistance technique fournie par B Live et d&b et les quelques jours passés au studio à Sextan avec 5 enceintes, un sub et un multipiste à dégrossir cette technologie dans une acoustique de référence. J’aurai aussi bien aimé avoir quelques jours l’Arkea Arena mais c’est plus dur (sourires).

Vincent Mahey, Seb Viguié, Nico Delatte et Servant et Bobo.

La matrice DS-100 de Soundscape est très puissante et rien qu’en trois dates, je suis conquis. J’ai pas mal travaillé pour faire en sorte qu’un pupitre de cellos qui est à cour, soit perçu ainsi où que l’on se trouve.
C’est une sorte d’assistance au mixage, comme si un autre univers s’ouvrait avec un paramètre de plus qui facilite le démasquage des sources dans le front sonore.

Mais il ne faut pas oublier les guitares de Queen qui doivent garder le devant de la scène tout en délivrant un spectre très large dans une masse orchestrale qui l’est aussi. C’est là que le travail en largeur et en profondeur prend tout son sens.

SLU : Tu travailles plus un front sonore que tu ne crées un show dynamique, visuel et en mouvement…

Vincent Mahey : Absolument, mais c’est mon choix et chacun peut avoir le sien. Je cherche à ouvrir le plus possible en déplaçant mes sources là où j’ai envie. Comme elles ne donnent pas ou peu de son propre, je ne suis en rien limité par une quelconque distorsion d’image.

Vincent Mahey, un subtil mélange entre feuille, cerveau, culture musicale, compétence technique, gentillesse et modestie.

SLU : Comment as-tu appréhendé les traitements basiques de tes sources et les éventuels traitements parallèles ou les groupes avec des départs par objet…

Vincent Mahey : Je me suis dit que j’allais me perdre, que c’est un tout autre monde et puis, comme je ne peux pas changer ce que je fais depuis tant d’années, je ne peux pas réinventer mes savoir-faire, j’ai fait comme je sais le faire. Il m’a fallu un concert entier pour retrouver des sensations fortes.

Je trouve que les 5 lignes et la matrice me restituent plus de dynamique et les sources sont plus définies, je suis donc en train de relâcher mes compressions un peu partout, avec des taux plus bas que d’habitude. C’est trop tôt pour en dire plus, ce soir ne sera que mon troisième show avec Soundscape.

Un rack en façade où se cache tout en bas la matrice DS-100, puis le Fast2 de Agora, le Klark DN 9652 pour passer le Madi en Dante, quelques effets de qualité à défaut d’être jeunes avec une M5000 et son lecteur de disquettes (t’es vieux quand tu sais ce qu’on met dedans) une M7 Bricasti (ahhhhhh) un serveur Apollo 8 et un SPX990 Yamaha.

SLU : La dynamique des voix par exemple, ne te semble-t-elle pas très « libérée » par la disparition de l’interférence propre au gauche droite ?

Vincent Mahey : (Il réfléchit). Oui, sans doute, mais je dois encore travailler sur les voix. J’ai quatre chanteuses et chanteurs qui ont une grosse dynamique naturelle que je n’ai pas encore cernée et qui me demande beaucoup de suivi. Je ne me sens pas suffisamment armé pour te répondre.

SLU : Grosse dynamique en effet (sourires).

Vincent Mahey : C’est un peu ma marque de fabrique, mon côté campagnard (sourires). Je mixe un peu nature et libéré, et ce type de projet n’appelle pas de sur traitement.

Le positionnement des sources et pupitres dans les objets et placement de ces derniers en largeur et profondeur. On découvre que les voix (rouges) sont reculées, comme les guitares et over heads, là ou bien entendu, le pied, la caisse claire et la basse sont dans la ligne 3 collée aux subs… On découvre en blanc aussi le couple ORTF.

SLU : Tu suis des indications de la prod ou du Chef d’orchestre ?

Vincent Mahey : Je dialogue beaucoup avec le Chef, j’adore ça. Quant à la prod on a des relations très bonnes et en pleine confiance. J’adore Ugo et son équipe. Ils sont jeunes et déjà très, très mûrs.
Quand il me fait des remarques, elles sont justifiées et les mots sont choisis. Ils n’ont pas les oreilles dans leurs poches. C’est rare.

SLU : Imaginerais-tu du classique revenir en gauche droite ?

Vincent Mahey : (Il fait la moue). Non, du classique c’est quasiment impossible. Une vraie souffrance. d&b a fait un système magnifique qui nous ouvre des horizons incroyables. Il me reste un seul regret. Comment y placer un objet stéréo. J’ai toujours travaillé avec des couples AB, ORTF…

SLU : Mais tu disposes d’autres outils pour sculpter ton image via des objets et… (il m’interrompt)

Vincent Mahey : Non impossible, c’est trop me demander. J’ai toujours travaillé de la sorte. Cela fait 70 ans que nos anciens ont créé le couple ORTF et on n’a jamais trouvé mieux.

La Yellow Socks Orchestra et Richard Sudwell, le Chef d’orchestre. Regardez bien, il y a aussi un couple de micros… importants.

SLU : Tu restes scotché au gauche droite…

Vincent Mahey : Oui mais pourquoi abandonner la richesse de cette prise de son. Que quelqu’un m’explique comment faire pour m’en passer. Boris à ma demande a réussi à poser de manière crédible mon couple dans les 5 points de diff. Ça lui a pris une heure.
Mathieu Delquignies (education & application support d&b France) a aussi mis son nez dedans. Je sais que cela peut paraître étrange, peut-être vas-tu penser que je suis un vieux… et que je n’arrive pas à me bousculer, mais il y a matière à réfléchir ! Quand tu mets deux DPA 4011 en couple ORTF sur un orchestre, tu as un équilibre timbral qui construit une grande partie de ta captation.

Jenna Lee et Rachael, deux sacrées chanteuses pas faciles à tenir, mais quelle patate !

SLU : On l’entend ton couple ce soir ?

Vincent Mahey : Oui mais il n’est pas directement perceptible pour de nombreuses raisons, enfin, moi je l’entends mais peut-être suis-je le seul (sourires). On en reparlera sur une captation entièrement acoustique !

Pour les ciné concerts, je travaille en triple couche : par instrument, par pupitre et par couple. Cela m’apporte de la matière et du SPL. En tout cas on m’a dit que ce n’était pas compatible et on prouve que si, même s’il faudrait recaler dans chaque salle. Je suis certain que cela va encore s’améliorer et d&b doit réfléchir à ça.

Conclusion

Ça balance pas mal à Bordeaux. On est collé à la scène. Les violons sont très beaux, ils respirent et s’étalent déjà bien. La voix qui rentre trouve toute sa place. On recule de quelques rangs, rien ou si peu ne change. On perçoit l’arrivée d’un bas médium et d’un grave plus solides, la profondeur et la largeur s’enrichissent encore, mais pour le reste, le plaisir continue.

La force de Soundscape est la localisation des sources. Où que l’on soit, contre les crashs ou en haut des gradins, l’image ne bouge pas et vient toujours de la scène. L’utilisation de front fills « thématiques » et pas des downmix mono, permet de ne jamais ressentir la « douche » en se rapprochant du plateau jusqu’à ce que le signal se brouille et passe en mono quand on sort de la dernière boîte en l’air. Ici la guitare reste là où elle doit être, sur scène et l’usage de Y en fill fait qu’on a un vrai joli rendu, même au premier rang.

Peter et Jon, les deux voix masculines de Queen Symphonic. Regardez le bas des pantalons des musiciens derrière eux. Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle le Yellow Socks Orchestra.

Cela aurait peut-être été encore un peu mieux en V, même si, comme les Y, ils auraient été coupés. Mais les VIP Gold apprécieront, eux qui sont abonnés aux postillons mais pas au joli son. Enfin un mètre de plus entre premier rang et nez de scène aurait encore mieux fondu le rendu.
Cela est aussi valable latéralement même si, effectivement, il manque un tout petit peu d’énergie aux sièges les plus proches des murs latéraux.

Qui dit mix par objet dit respect de la localisation des sources. Ici le choix a été fait de répartir les instruments sur toute la largeur là où, dans la réalité, ceux électroacoustiques sont tassés à cour, les voix plutôt à jardin et le chef d’orchestre qui ne fait aucun son, pile au centre de son orchestre. Nécessité fait loi et donc la batterie se retrouve comme par magie au centre et une des guitares part à jardin. Le résultat est très pertinent et agréable, sans parler du besoin d’équilibrer la charge acoustique des 5 lignes, un peu comme on le fait avec du triphasé ;0)

La présence d’un orchestre classique a en revanche contraint à limiter l’impact des subs sur scène, ce qui prive les premiers rangs d’un peu plus d’assise. Heureusement, dès qu’on rentre dans les V, on retrouve du grave que les 12 V-Sub musclent rapidement. Le rendu par essence non interférent, garde une remarquable précision jusqu’aux derniers rangs des gradins, avec un rééquilibrage des voix qui perdent quelques dB et un peu de mordant ce qui est bien agréable.

Un contour coquet même si, captation classique oblige, le grave et l’extrême grave ont été assez retenus. La phase est typique pour une enceinte 3 voies passive et un sub qui raccorde avec un filtre IIR. La magnitude en revanche est nickel, comme le rendu.

Il manque malgré un peu de contour à l’orchestre classique comme au pied et à la basse et on se prend à rêver de ce concert avec 5 lignes de KSL dont la propreté toute cardioïde permettrait peut-être même de gagner quelques dB en plus d’infra. On rêve aussi de pouvoir maîtriser la dynamique d’un certain nombre de sources, par exemple une batterie, avec une compression équivalente, un peu ce qu’on fait sur un stem, tout en gardant les sorties directes vers la matrice…

Merci et bravo enfin à Vincent Mahé qui a résisté à notre journée de questions et qui surtout, pour un troisième show de mix par objet, tire déjà bien les marrons du feu. Si d&b France lui prête une matrice, il pourra plonger encore plus dans Soundscape chez Sextan et qui sait, s’encanailler aussi avec En-Space et ses réverbérations.
La transition entre gauche/droite et 5+1 par objet chamboule tout, calage comme mix mais à la fois, apporte largeur, profondeur, dynamique, précision, masse sonore et j’en passe. Même bien chargés au niveau des arrangements, les titres passent majestueusement. Bravo pour conclure à Bobo et aux équipes de B Live et à Ugo&Play qui jouent le jeu et offrent de vrais shows plaisir, à la fois populaires et qualitatifs. Bref, Ugo&Playsir.

Rendez-vous le 3 novembre au Grand Rex à Paris pour la reprise de cette tournée symphonique en France.

D’autres informations sur :

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Barre vidéo à leds Chauvet F6 Strip IP

Par : admin

Le stand Chauvet à l’ISE 2020.

A l’ISE, le stand Chauvet Professional était paré du nouveau F6 Strip IP, une barre led vidéo, plutôt destinée à l’installation en extérieur de par son classement IP67, qui est également utilisable comme élément de scénographie pour le live et en combinaison avec des écrans.

Le F6 Strip IP, barre vidéo à leds espacées de 6,9 mm.

Ces barres de leds de 1 m de long peuvent être agencées bout à bout, côte à côte ou selon un certain angle et habillées d’un filtre blanc ou noir, mêmes quand elles sont angulées.

Le système d’assemblage mâle femelle.

Le système d’assemblage de deux barres angulées.

Un câble de liaison unique conduit l’alimentation et les données.

Elles reçoivent 720 leds RGB agencées en 5 lignes avec un pitch de 6,9 mm logées dans un profilé d’aluminium.
Le rapport de contraste de 5000:1 assez élevé proposé par les 144 x 5 pixels leds assure une belle performance vidéo.
À cette fin, cet appareil est doté d’une carte vidéo Novastar et d’un câble deux en un permettant l’alimentation et le passage de données.


Ben Virgo EU Senior Product Specialist – PRO nous présente ce tout nouveau strip Leds F6 Strip IP en vidéo :


Caractéristiques

  • Dimensions : 1 000 mm x 34,5 mm x 68,2 mm
  • Poids : 2,2 kg
  • Agencement vertical max : 4 Strip

Plus d’infos sur le site Chauvet

 

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Odin le nouveau projecteur de CLF Lighting

Par : admin

Au salon de l’ISE 2020 qui s’est tenu à Amsterdam en février dernier, nous avons découvert Odin, le premier projecteur développé par CLF Lighting, un Par Zoom à leds RGB+Lime.

Odin, le premier projecteur développé par CLF Lighting.

Remco Pouwels responsable marketing et Martijn Gerards responsable export nous font les présentations de ce petit projecteur certifié IP65 et présentant douze leds RGB + Lime. Cette dernière spécificité s’avère très intéressante.

Les prises protégées par capuchons pour les besoins du classement IP65.

Pour rappel, là où le trio RGB avait des difficultés à atteindre certaines couleurs du spectre situées entre le bleu, le vert et le rouge, le Lime réussit à combler ce vide et à parfaire les teintes pastel et la gamme et des blancs qui s’étire de 2500 K à 10 000 K avec un IRC supérieur à 90.

Ce PAR à leds possède par ailleurs une plage de zoom qui s’étend de 11° à 50° degrés. Certifié IP65 il pourra être utilisé en extérieur comme en intérieur. Ses quatre modes de refroidissement intelligent dont deux silencieux, qui lui assurent une certaine polyvalence.
Il se commande en DMX-RDM, W-DMX en option et propose 5 modes de contrôle de 4 à 13 canaux.

Les12 leds RGB+Lime associées chacune à leur optique.

CLF qui ne communique pas la puissance de chaque multipuce indique une consommation nominale de 262 W.
Le fabricant indique un éclairement à 5 mètres de 7 525 lux pour l’angle du zoom le plus serré, 11 degrés.

Le menu et ses touches de navigation
Le menu du PAR Led Odin et ses touches de navigation.

Odin propose 4 courbes de dimmer et depuis le menu on peut bloquer les paramètres programmés sur la machine. Une fonctionnalité intéressante notamment pour des prestataires qui veulent éviter les mauvaises surprises.

Lancé à l’ISE 2020, Odin sera en vente à partir d’avril.

Plus d’informations sur le site CLF Lighting

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Zaziessenciel, un éclairage à leds sur mesure

Par : admin

Nous vous garantissons qu’aucun filtre instagram n’a été ajouté sur cette photo. Blague à part, le mélange rouge et bleu des faisceaux créé un tableau saturé très original.

Zazie une artiste aux multiples facettes et calembours, est tour à tour mannequins, voix, coach vocal en télé crochet mais surtout autrice et compositrice de variété française reconnue, résolument amoureuse de la langue française et de son public.

(De gauche à droite), Michael Zeitoune technicien vidéo et lumière, Laurence Duhamel pupitreuse, Harold Mathieu technicien lumière et poursuiteur, Andi Watson, le concepteur, l’équipe lumière au complet et qui a plus d’un tour dans son sac.

Il lui fallait une équipe lumière à la hauteur de sa fantaisie qu’elle a trouvée, avec ce petit brin de folie qui fait toute la différence, chez Andi Watson, son designer lumière, ou chez Laurence Duhamel, sa pupitreuse, sans oublier Harold et Sylvain tous les quatre, prêts à lancer la mécanique.

Je prends le train pour Lille depuis Paris où je rejoins l’équipe lumière près du Théâtre Sébastopol, un établissement du XIXe siècle reconnaissable à son énorme cage de scène visible depuis l’extérieur. Je les rejoins dans un restaurant où ils terminent leur déjeuner en dégustant un petit café et un diabolo grenadine. Embarquement immédiat pour la planète Zazie !
Laurence, Harold et Sylvain constituent à eux trois l’équipe lumière et vidéo de la tournée. Laurence et Sylvain ou Harold pour la lumière, Mika gère la vidéo. Andi Watson, l’éclairagiste qui a conçu le show les rejoint ponctuellement sur quelques dates pour faire évoluer la programmation.

Un kit Full Leds

Laurence est éclairagiste et pupitreuse. Dans ce métier depuis plus de 30 ans, elle a, entre autres, travaillé pour Sexion d’Assaut. C’est une nana en or, avec une empathie hors du commun, qui me propose de faire le tour du kit à leds, résolument moderne et puissant de cette tournée, fourni par S Group.

Laurence Duhamel pupitreuse de choc et de charme sur cette tournée accompagnée de Pascal Scossa Backliner. Tous deux ont commencé dans le métier à peu près en même temps.

La transition est ici complète car emmenée par les spots/profiles Khamsins, un des derniers nés d’Ayrton. Le kit comporte aussi des Spiider, le dernier Wash multisource à leds de Robe, des X4 Bar et des JDC1 de GLP.
Tous sont sur la fréquence leds qui a ses avantages et ses inconvénients par rapport à la lampe. Même si ces appareils rattrapent leurs grands frères en termes de puissance, ils sont perçus par certains musiciens comme un peu agressifs pour l’œil.

SLU : Je te propose de détailler le Kit de la tournée. On commence par les Khamsins ?

Laurence Duhamel : Les Khamsins installés sur le gril, sont utilisés de manière classique c’est-à-dire en faisceaux et en projection de gobos, ou en Strob.

Khamsin et Spiider réunis à contre

Il y a tout dedans : deux roues de gobos tous tournants ce qui laisse un choix assez large avec 6 gobos par roues plus la roue d’animation, d’autant plus que les gobos sont vraiment intéressants.
Et puis il y a les couteaux, l’iris, le focus et le zoom et au final elle est assez lourde avec 39,8 kg mais elle est très complète et propose une belle courbe de dimmer et une belle courbe de strobes aussi.
C’est une machine qui est bien finie. J’ai été agréablement surprise par le faisceau blanc qui est assez bien étalonné. Il n’a pas de point chaud central comme on peut l’avoir avec différents projos ou sur des Beams. La grosse avancée de ce projecteur c’est son moteur de leds blanches suffisamment puissant pour passer à travers la roue de couleur et avoir une belle trichromie. Ça crée de belles couleurs lumineuses, dans les verts et les couleurs pastel. Ce qui évite le côté très RGB de la led.

Le blanc du Khamsin est bien calibré sur l’écran et très puissant !

SLU : C’était une inquiétude que tu avais ?

Laurence Duhamel : Oui, carrément ! Et que ce soit chez Ayrton, Robe ou GLP, ils permettent d’obtenir de vrais bleus profonds, des vrais UV. Ce que l’on n’avait jamais eu. L’UV c’est le bleu led que l’on fonce en baissant l’intensité, sans jamais l’avoir comme on le souhaite… C’est un filtre que l’on utilise énormément dans les shows et quand tu n’en as pas, ben tu souffres… (rire). Idem, quand tu ne peux pas créer de beaux verts acides c’est dommage ! Et quand tu as le vert idéal, c’est généralement un peu au détriment des ambres.

Camaïeu de verts avec une touche de bleu, Zazie est bien mise en valeur dans ce tableau aux couleurs froides.

SLU : Est-ce que ces appareils à leds vous ont permis de faire des économies ?

Laurence Duhamel : Ça consomme moins même si c’est quand même 1 100 W pour le Khamsin. Comme il n’y a pas de chauffe proprement dite, la mécanique souffre moins et donc les projecteurs sont plus fiables et il n’y a pas de lampe à remplacer.

Sur un kit comme ça, full led, on est à moins de 60 ampères par phase alors qu’on serait à 120 ampères par phase sur un kit classique à lampe. Donc effectivement, une consommation électrique moindre, la chauffe en moins, les pannes en moins, c’est plus facile à gérer sur la route.

SLU : Y a-t-il des problèmes liés ces “nouvelles” source de lumière ?

Laurence Duhamel : Non, pas vraiment, si ce n’est la fréquence de scintillement qui peut être désagréable pour les yeux des personnes sensibles. C’est vrai que pour les artistes sur scène comme pour les techniciens, prendre dans les yeux la lumière d’une source latérale peut être gênant. Les techniciens retour se positionnent pour ne pas avoir ces leds dans la tête toute la soirée.
Zazie ne s’en plaint pas mais il y a des artistes qui ne le supportent pas. Ce qui est accroché, n’est pas gênant. Idem pour l’éclairage de face car la chanteuse et ses musiciens regardent surtout le public. C’est vraiment ce qui est au sol qui leur est difficile à supporter. Après il faut les éclairer donc on n’a pas trop de solutions.

SLU : Il y a aussi 20 Spiider dans le kit

Des totems latéraux associent un Robe Spiider et une GLP X4 Bar 20. Pratique, ils ne se démontent pas pour le transport. Un gain de temps et d’espace.

Laurence Duhamel : Ils sont accrochés à contre et en douche. Robe avec le Robin 600 faisait partie des précurseurs pour les washs à leds. Le Spiider est encore plus puissant. C’est une belle machine qui produit beaucoup de lumière.

Les Spiider Robe en Beam blanc très puissant.

Il y en a aussi un sur chacun des quatre totems latéraux, deux à cour et deux à jardin, qui assurent, associés à un X4 Bar, l’éclairage des musiciens. Enfin au sol, devant les écrans, il y a une alternance de X4 Bar20 et de JDC1.

SLU : Associer des X4 Bars et des JDC1 GLP, ça faisait sens pour Andi Watson qui a signé le design ?

Laurence Duhamel : Oui, on est exactement dans la même colorimétrie car c’est le même fabricant. Les X4 bars 20 ouvrent assez pour éclairer les musiciens en latéral sans avoir trop de recul ce qui est le cas ici car les totems sont à 1 mètre 50 d’un musicien, et on arrive à bien les napper. C’est vraiment une bonne machine avec de belles couleurs.

Les GLP JDC1 font tout le boulot pour donner le coup d’envoi du spectacle.

Le JDC1 peut être pixel mappé avec ses 12 zones contrôlables indépendamment en intensité et en couleurs autour de son crayon de Leds Strobe white au centre. Le projecteur est en plus motorisé en tilt. Et il produit aussi de très belles couleurs, de vrais UV et des vrais pastels et ce n’est pas toujours évident avec la Led qui a toujours un petit côté acide et électrique. Mais ça c’est vraiment propre à GLP. J’en suis contente, en plus c’est solide et ça a la patate !

La ligne GLP X4 Bar 20 et JDC1 est installée à contre, juste devant les panneaux. Ils apportent toute la pêche du spectacle et ne prennent pas de place.

SLU : Comment te sers-tu de cette ligne de contres ?

Laurence Duhamel : On s’en sert surtout pour marquer des rythmiques. Des petits défilements sur les X4 Bars que l’on rappelle sur les totems avec les mêmes effets.

SLU : Avez-vous eu des soucis techniques avec ces appareils ?

Laurence Duhamel : Un seul souci mécanique sur la roue de gobos d’un des Khamsins qui tournait mais de manière crantée et un verre dichroïque cassé car ils peuvent être un peu malmenés pendant le transport donc ça arrive. En ce qui concerne les Spiider, on a eu une panne sur la led centrale, lié à un problème de soudure.

SLU : Comment ces problèmes sont-ils pris en charge ?

Laurence Duhamel : S Group les gère par l’intermédiaire de Sylvain Ibanez (remplacé parfois par Harold Mathieu comme ici à Lille). C’est le représentant présent avec nous sur la tournée. Le projecteur défectueux est automatiquement remplacé. Avant on réparait sur place car il y avait beaucoup de pannes mais c’est fini maintenant. Pour le Dicro cassé, on a juste changé le tiroir, pas la machine.

En camaïeu orange, les Khamsin se démarquent du puissant flux des Spiiders rehaussés par les JDC1 en fond de scène.

SLU : Comment est organisé le réseau

Laurence Duhamel : Au niveau communication, il y a du Art-Net pour commander la vidéo et la lumière et du MA-Net entre le pupitre et le NPU, car on travaille les machines en full paramètres. Sur une ligne DMX, il y a cinq machines, pas plus (rire). Donc forcément on a de la ligne DMX même avec un petit kit car la console est limitée à 8 univers DMX.
Comme on est bien au-dessus, on a pris un NPU pour doubler ce nombre. On passe une fibre entre deux switchs à deux V-LAN. Un V-Lan Art-Net et un autre MA-NET. On aurait pu configurer un troisième V-Lan pour passer l’interphonie. Sur des petites affaires comme ça, ce n’est pas difficile à gérer mais sur des affaires plus importantes, c’est un poste à part entière, ce qui est assez nouveau d’ailleurs.

Le sur-mesure d’Andi Watson

Andi Watson à la conception et aux commandes de la console exceptionnellement ce soir-là.

En fond de scène, un écran led diffuse les médias issus d’une banque d’images. Juste devant, Andi a choisi de placer des panneaux filtres de même hauteur qui bénéficient d’un spécifique.

Les panneaux et leur effet de miroir déformant, très opaques s’ils ne sont pas rétroéclairés, un peu comme un miroir sans tain.

Seuls deux fabricants dans le monde en fournissent dont un situé dans le sud de la France. Cette matière est résistante car transportés dans les festivals 2019, ils s’en sont sortis sans casse, ni rayure.

SLU : En fond de scène, vous avez installé un système d’écrans à led associés à des panneaux très particuliers

Laurence Duhamel : La matière de ces panneaux est assez souple. Avec les différences de température, elle évolue. Le matin, ils sont tout étriqués et tordus, et ils se détendent et s’assouplissent dans l’après-midi au contact de la chaleur, un peu comme un miroir.
On peut en faire des cubes, ou les utiliser associés à de la vidéo comme c’est le cas ici. Notre mur de leds est positionné juste derrière ces panneaux installés en quinconce. Si on ne les éclaire pas à contre, ce sont des miroirs.
En éclairant Zazie et les musiciens, on a leur reflet dans le miroir avec l’image projetée par le mur de leds qui passe au travers. Zazie en joue un petit peu pendant le show, ce qui était le but.

Les Khamsins sont en totale harmonie avec cette ambiance chaleureuse de flammes sur scène. Il fait froid à Lille sauf au Sébasto.

Ce concept, auquel Andi a pensé exclusivement pour la tournée, a été réalisé sur-mesure par S Group. On peut changer l’angle des miroirs, suivant un réglage qui a été étudié, pour s’adapter aux différentes tailles de scènes qui parfois sont petites.
Donc ici à Lille on a nos huit panneaux, quelquefois on ne peut en placer que six. Donc on donne un petit peu plus d’angle ou on les referme.
Pendant le transport, tout est optimisé, les panneaux sont sécurisés à l’aide de rambardes en alu. Tout comme les totems, on les charge dans le camion. C’est un gain d’espace et de temps aussi.

Les rambardes en aluminium visant à protéger les panneaux lors du transport.

SLU : Est-ce que ce mur de leds a nécessité des réglages particuliers pour s’accorder avec les projecteurs ?

Laurence Duhamel : Nous avons un peu baissé l’intensité du mur sur sa totalité. Mais suivant les médias, qui sont plus ou moins bouchés, sombres, on fait varier l’intensité depuis la console.

Les écrans vidéo à leds sont associés à des panneaux en PMMA pour faire varier les médias projetés tout en reflétant l’action sur scène. Une idée géniale d’Andi Watson pour enrichir le visuel global sur scène !

Evidemment, le mur vidéo installé en fond de scène à tendance à en réduire un peu la profondeur. Il faut donc faire une balance lors de la programmation entre l’image et la lumière. Ils sont alimentés en 16 ampères classiques et le signal est linké d’écrans en écrans.

SLU : Comment Zazie a-t-elle perçu cet objet sur scène ?

Laurence Duhamel : Zazie fait entièrement confiance à Andi Watson, son éclairagiste depuis des années. Elle a validé ce projet parmi plusieurs qu’il lui a proposé. Mais je pense qu’elle a toujours eu, suivant ses moyens, plus ou moins de la vidéo. Sur la dernière tournée, c’était de vieilles télés imbriquées les unes sur les autres. Sur cette tournée, on joue plus avec le réflexion de faisceaux, le reflet dans l’image …

SLU : Est-ce qu’il y a de la synchro sur ce show ?

Laurence Duhamel : Non, j’ai tout sur la grandMa. J’envoie les médias vidéo avec le Catalyst, notre média serveur. Tout passe par le réseau et je gère l’image depuis la console, un peu comme un projecteur supplémentaire.

Les blocs à gauche et le Catalyst à droite.

SLU : Quel est le temps de montage du kit ?

Laurence Duhamel : C’est très rapide. Pour la lumière en 45 minutes on a monté et testé tout ce qui est accroché. Ensuite on attend qu’ils installent la scène pour monter la vidéo. Le matin, en 3 heures tout est installé : backline, son, lumière et vidéo.

SLU : Pour des salles plus petites est ce qu’il y a d’autres changements que la taille de l’écran?

Laurence Duhamel : Notre kit est prévu sur une ouverture de 11 mètres, c’est-à-dire la distance entre les projos les plus espacés. C’est assez classique car on s’est basé sur une ouverture totale de 14 mètres qui est à peu près celle de l’Olympia. Ici à Lille on a été obligé de resserrer un petit peu. À l’Opéra de Vichy, on n’a pas pu sortir la vidéo.
Ce n’était pas une histoire de place sur scène mais on n’a pas pu les rentrer dans le bâtiment parce que les portes sont trop petites. Il y a eu des salles où nous avons dû nous limiter en charge en accrochant par exemple seulement quatre Khamsin, soit 160 kg + 20 kg de câblage. C’est dans ces moments-là que l’on découvre un autre show.

Les panneaux montés sur un rail peuvent être angulés pour répondre à la largeur des scènes.

SLU : Est-ce qu’on pourrait parler des versions bis du spectacle ?

Laurence Duhamel : On part toujours du show de la veille, c’est-à-dire avec les dernières modifs, mais en ce qui concerne la vidéo on a ce qu’on appelle des mix. Il y a plusieurs déclinaisons : un full mix avec les huit panneaux et un mix avec 6 panneaux.
À partir de là, on change notre configuration. Par contre les totems qui servent à éclairer les musiciens sont incontournables. Nous sommes passés dans une salle où en lumière je ne pouvais rien ajouter au sol, pas même les totems. J’ai dû utiliser ce qu’il y avait sur place. Par contre, j’ai gardé la ligne de contre qui envoie toute l’énergie du show.

Le RoboSpot sauve la face

Laurence on l’a compris doit adapter son kit à la configuration des salles de la tournée. A Lille, elle doit se priver de pont de face, normalement constitué de 6 Khamsin, 4 Spiider et d’un BMFL/RoboSpot. D’où l’importance des totems latéraux qui prennent les musiciens. D’où aussi le choix du système de poursuite RoboSpot associé à un BMFL, pour éclairer Zazie, seul projecteur à lampe du kit.

Le BMFL poursuite est positionné de manière classique pour cette date à Lille. En l’absence de pont de face, il est essentiel.

SLU : Que penses-tu des mobylettes Robe ?

Laurence Duhamel : Je les trouve géniales ! Pouvoir attacher sa poursuite sur le pont de face et lui donner un peu d’angle en fonction des besoins, est très pratique, même si ce n’est pas toujours évident de trouver une place au BMFL avec la caméra déportée, dans certains théâtres. Quand tu es en Zénith et que tu as ton pont de face tous les jours au même endroit, c’est facile. Mais pour nous tous les jours se pose la même question : “Alors on va le mettre où ? » Et avec la caméra déportée, il y a une petite latence. Harold ou Sylvain qui pilotent la mobylette, ont eu un petit temps d’adaptation et maintenant ils ont le coup de main. C’est comme tout.

Le BMFL Robe et sa caméra déportée fonctionnent avec le RoboSpot. Ils sont ici installés dans le poulailler du Sébastopol faute de place et de pont de face.

En tout cas je trouve ça superpratique comparé à une poursuite classique lourde et grosse qui peut nécessiter de monter une tour ou d’être installée dans les cintres.
Et souvent, on n’a pas le bon angle alors qu’avec ce système on fait un peu ce qu’on veut. Il faut tout de même garder en tête que nous sommes limités par le RJ45 et les 80 mètres de câblage maximum entre la mobylette et la caméra.

Pour cette configuration au théâtre Sébastopol, nous avons installé la mobylette en régie et le BMFL Followspot dans le poulailler faute de possibilités. Comme pour d’autres produits, on a cherché une solution et on arrive à quelque chose. Sur cette tournée, il est utilisé dans sa plus simple expression, c’est-à-dire un projo sur un artiste, mais sur d’autres tournées où 5, 8 et 10 projos liés ensemble, c’est magnifique.

SLU : Quels sont les paramètres contrôlés par le poursuiteur ?

Laurence Duhamel : Il a classiquement Pan Tilt, l’iris, zoom focus et dimmer. Quand à moi, depuis la console, je contrôle la couleur, le dimmer et les effets.

Conclusion

Ce superbe spectacle est tout en nuances par le travail du faisceau. Les photos figées ne peuvent malheureusement pas rendre compte de la programmation minutieuse d’Andi Watson, qui ajoute énormément de matière et d’informations à tous les tableaux.
Ça vit, c’est magnifique. Les khamsins génèrent de belles couleurs et sculptent le faisceau avec leurs élégants gobos. Un pinceau de choix pour tous les artisans de la lumière auquel Andi Watson a succombé.
Les tableaux bleus sont particulièrement réussis, lumineux et bien profonds pour plonger dans certains des titres comme “Je suis un homme” où l’artiste baigne dans la puissance des Spiider avec une pointe légèrement électrique des Khamsin.

Khamsin et Spiiders travaillent à l’unisson avec le mur de leds ROE

Electrique et psychédélique aussi, le tableau du titre “Toc Toc Toc” quand dans la puissance en bleu du BMFL les Beams rouges des Spiider virent au magenta, devant les effets déformants du panneau magique. L’atmosphère sur scène bascule dans l’irréel.
Le faisceau du khamsin par puissance en couleurs, et se détache des Spiiders même en camaïeu de bleus. Andi joue aussi de l’effet miroir pour prolonger les faisceaux. Entre les médias projetés, et la réflexion déformée apportée par cette matière qui vit en fonction de la température de la salle, le rendu est très vivant, très élégant avec un zeste de folie.


Pour les membres de l’équipe Vidéo et Lumière

Andi Watson : concepteur
Laurence Duhamel : régie lumière
Sylvain Ibanez : responsable Sgroup, robotspot / Harold Mathieu
Michael Zeitoune : responsable vidéo

Pour le matériel lumière

– Ayrton : 13 Khamsin 750W LED Blanche 40000 Lumens (7 en contre et 6 à la face)

– Robe : 24 Spiider utilisé en mode 4 (12 en contre, 4 à la face, 4 pour le public, 4 sur scene latéral sol) et BMFL Followspot

– GLP : 9 X4 BAR 20 15 WATT RGBW 4 en latéral musiciens (5 au sol 4 en contre), 4 JDC1 LED strobe + strobe-Tube LED et 12 panneaux géré en pixel-mapping

– vidéo : 8 écrans de 1,20m sur 2,40m panneaux ROE, 1 Catalyst, 8 miroirs sans tain PMMA de 1,20m X2,40m

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StreamGear to Make NAB Show Debut with Hotly Anticipated VidiMo Live Streaming Production Solution

Smartphone-enabled content creation platform combines innovative hardware and feature-rich app to put live, multi-camera production power in users’ hands March 9, 2020 — Reading, PA: Excitement around the smartphone-empowered VidiMo handheld, live production system from streaming solutions startup StreamGear Inc. has been rapidly building since its first private showings in the fall and its public ...

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Modulo Pi présente KineMotion au salon ISE 2020

Par : admin

A l’ISE 2020, Modulo Pi, fabricant Français de média serveur pour les applications audiovisuelles, présentait ses dernières nouveautés, avec un accent très prononcé sur l’interactivité et les expériences immersives.
Sur le stand, Modulo Pi présentait tout d’abord KineMotion, son nouveau module de tracking optique pour les installations interactives. Globalement, ce système permet de suivre des objets ou des artistes sur scène, afin d’apporter une interaction entre l’image, la lumière, le son avec les objets ou personnes en mouvement.

KineMotion

Le kit KineMotion, avec le logiciel, la baguette de calibration et le récepteur où viendront se brancher les balises. Les caméras OptiTrack sont à acheter séparément. @Modulo Pi

Proposé en option pour le média serveur Modulo Kinetic, la solution se compose d’un logiciel à installer sur le média serveur, de balises (beacon) qui se fixeront sur l’objet où l’artiste en mouvement, ainsi que d’un kit de calibration comprenant une baguette et une équerre. L’utilisateur pourra utiliser les caméras optiques Optitrack, compatibles avec la solution KineMotion et avec d’autres solutions de tracking.

La démonstration comprenait un suivi temps réel du véhicule, avec mappage vidéo et générateur de contenu, ainsi que des vidéos lues en arrière-plan. Au premier plan, l’interface de démonstration créée via Modulo Kinetic.

Le récepteur permet de brancher jusqu’à 8 balises, ce qui permet de suivre des éléments aux formes complexes, ou d’offrir un suivi de grande précision sur un artiste par exemple.

On peut voir ici deux caméras OptiTrack pour le suivi de la voiture, et l’un des vidéoprojecteurs utilisés pour le mappage vidéo. La caméra NDI servait à renvoyer le flux vidéo dans un autre serveur Modulo Kinetic de démonstration.

Pour démontrer la puissance et la réactivité du système, l’équipe de Modulo Pi avait une fois encore concocté un show sur son stand, composé d’un savant mélange d’interactivité en temps réel avec KineMotion et de diffusion de contenus pré-calculées via Modulo Kinetic.

L-ISA

Dans le même temps, Modulo Pi présentait son nouveau plug-in de connexion au système audio immersif L-ISA de L-Acoustics. L-ISA est une solution permettant une spatialisation 3D des effets sonores, ou autre piste audio, utilisés pendant un concert ou dans une installation audio immersive.

Le média serveur Modulo Kinetic peut désormais se connecter avec le logiciel de L-Acoustics, les deux solutions pouvant interagir de manière bidirectionnelle, permettant ainsi de créer des expériences audiovisuelles immersives d’une grande précision.

KineMotion est également certifié L-ISA, et peut donc totalement s’intégrer pour user librement du suivi des objets dans le paysage sonore 3D. Couplé avec le moteur de contenu génératif en temps réel de Modulo Kinetic, et la solution audio immersive L-ISA, KineMotion offre une nouvelle palette d’outils pour les créatifs amoureux de l’interaction et du mouvement.

L’avantage majeur de cette solution tout-en-un est de réduire la latence en évitant de faire transiter les signaux de positionnement au travers de plusieurs processeurs ou interfaces, apportant ainsi une précision et une réponse accrue dans le suivi des mouvements. En limitant le nombre d’appareils nécessaire, Modulo Pi offre ainsi une mise en œuvre simplifiée, réduisant par là même le coût global du système.

La précision du suivi est en démonstration sur la page ici.

Et plus d’infos sur le site Modulo Pi

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Switch Netgear M4500 : la dorsale haut débit pour réseaux vidéo sur IP

Par : admin

En cette dernière édition du salon ISE à Amsterdam, Netgear, marque bien connue des amateurs de point d’accès wifi ou autre adaptateur CPL, était représentée par sa division professionnelle.
L’équipe de Netgear partageait le stand avec d’autres constructeurs membres de l’alliance SDVoE (Software Defined Video over Ethernet), organisation à l’origine de la solution.

Si vous n’en avez jamais entendu parler, SDVoE est une suite de protocoles implémentés et disponibles dans les équipements compatibles, permettant aux utilisateurs de transmettre des flux vidéo non compressés sur les réseaux IP, et ce de manière simplifiée. Les équipements ne deviennent plus que des points de connexion, d’émission et de réception, mais le routage et le matriçage deviennent totalement logiciels, et offrent ainsi une plus grande flexibilité aux utilisateurs.
L’alliance SDVoE annonce une latence zéro dans la transmission des flux au sein du réseau IP, et promet des performances inégalées sur les réseaux transportant un grand nombre de flux vidéo, simplifiant par là même le câblage et le nombre d’équipements dans la chaîne vidéo, et réduisant ainsi le nombre de conversions nécessaires pour les grandes distances et les interconnexions de site.
Le protocole SDVoE permet le transport d’un flux vidéo non compressé en utilisant 10Gbps de débit. Il est assez facile de comprendre que face à des installations nécessitant le transport de plusieurs dizaines de flux vidéo, le dimensionnement de la dorsale (l’infrastructure réseau) devient un élément clé.


La gamme de switch Netgear M4300 actuellement sur le marché offre un large panel de modèles, avec des ports 10Gbps sur RJ45 ou sur port QSFP+ de 40Gbps. Mais lorsque le nombre de flux vidéo requiert une dorsale de plus grande dimension, il convient d’utiliser des switchs de cœur (switchs centraux) à très grande capacité.
Voilà pourquoi Netgear, l’un des membres fondateurs de l’alliance SDVoE, présentait ses nouveaux switchs Ethernet de la gamme M4500, venant compléter la ligne existante M4300. Ces switchs offrent les performances nécessaires lorsque plusieurs centaines de Gigabits de bande passante sont requis pour le transport sans latence des flux vidéo.

Directement inspirés du design des switchs pour data center de Netgear, ils sont préconfigurés pour une interconnexion facile avec d’autres équipements compatibles SDVoE, mais peuvent bien entendu être utilisés pour d’autres applications audiovisuelles.

Le switch Netgear M4500 32C.

Le modèle M4500 32C offre 32 ports 100Gbps.

Le switch Netgear M4500-48XF8C

Le M4500-48XF8C offre 48 ports 10/25Gbps, et 8 ports 100Gbps.

Les deux modèles présentés au salon, respectivement M4500-48XF8C et M4500 32C, seront utilisés pour interconnecter les switchs de la série M4300, en tant que switch d’accès, où les encodeurs/ décodeur vidéo SDVoE seront connectés via des câbles réseau. Des liaisons 40G seront utilisées entre les switchs M4300 et M4500 pour créer des liaisons haut débit.
Le modèle M4500-48XF8C peut également être utilisé pour directement connecter les convertisseurs vidéo via une liaison fibre optique 10Gbps ou 25Gbps. Dans ce cas précis, celui-ci sera utilisé en tant que switch d’accès, et le modèle M4500 32C sera utilisé en switch de cœur, en créant des liaisons 100 Gbps entre les deux, permettant ainsi de connecter jusqu’à 640 équipements sur le réseau !

C’est précisément ce type d’application que Laurent Masia, directeur du management des lignes de produits, venait expliquer pendant une session de 30 minutes sur le stand SDVoE. La présentation tournait autour de trois axes applicatifs principaux :

– Une solution à base de stack : Les switchs sont combinés entre eux et deviennent d’un point de vue utilisateur 1 seul switch, avec des liaisons haut débit entre les switchs, pour simplifier l’administration.
– Une solution par agrégation de liens : plusieurs liens entre deux switchs sont combinés entre eux pour ne plus former qu’un seul lien à très grande capacité. Cette technologie permet d’offrir des valeurs de débits entre les switchs pouvant donner le tournis aux habitués des réseaux 1Gbps !
– Une solution à base de VLAN (réseau virtuel au sein du réseau physique). Certains liens entre émetteurs et récepteurs sont placés dans des réseaux virtuels afin d’éviter toute interférence entre les différents équipements n’étant pas inclus dans le même réseau virtuel (voir illustration ci-dessous).


switches-netgear-m4500

La technologie VLAN utilisée pour le transport des flux vidéo SDVoE (extrait de la présentation de Laurent Masia).
l’exemple ci-dessus représente des liaisons isolées de 4x100Gbps entre les switchs d’accès et le switch de cœur !

Il paraît évident au vu des valeurs de débits annoncées que ces switchs pourront répondre aux applications vidéo sur IP de large envergure. Le protocole SDVoE pourra également s’appuyer sur de telles architectures réseau pour offrir des possibilités de matriçage vidéo sans limite. Ce qui signifie que certains flux vidéo pourront être envoyés à plusieurs destinataires par exemple. Si vous n’êtes pas familier avec la technologie réseau, cette méthode de diffusion s’appelle le Multicast, une source vers plusieurs destinations qui auront demandé à recevoir ce flux vidéo.

Le multicast repose sur un mécanisme qui ne tenait pas compte de tels débits lors de sa première proposition (1986). L’IGMP snooping, c’est son nom, est une solution qui permet d’envoyer les flux multicast à ceux qui l’ont demandé. Malheureusement, et dans certains cas précis, certains équipements ou certains liens peuvent se trouver totalement inondés par des flux qu’ils n’auraient pas demandés.
Pour pallier ce problème, des sous-réseaux peuvent être créés, et interconnectés entre eux via la technologie PIM (Protocol Independant Multicast). Cependant, l’emploi de cette technologie requiert des connaissances approfondies dans les architectures réseaux, et n’offre pas toujours le résultat attendu. Voilà pourquoi Netgear propose une nouvelle version d’IGMP, appelée simplement IGMP+.
Cette solution propriétaire permet de se dégager de ces contraintes, et d’interconnecter des centaines d’équipements AV, en dispensant les utilisateurs d’employer la technologie PIM, tout en utilisant des techniques IGMP déjà connues sur l’ensemble du réseau AV sur IP. Pour ceux ayant déjà été confrontés à ce genre de problème, l’IGMP+ est une véritable avancée pour la simplification des réseaux audiovisuels.

Avec cette nouvelle gamme de switchs, Netgear démontre sa volonté de se placer comme un acteur incontournable des réseaux AV sur IP. Selon Laurent Masia, Netgear présentera de nouveaux modèles de switchs au salon Infocomm 2020, alors restez connecté !

Plus d’infos sur le site Netgear

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DV2 & Sequoia, du beau, du bon, du Vignet

Par : admin

DV2 et Sequoia sont deux sociétés distinctes mais unies par la même qualité des produits, des hommes et du service offert. Nous avons fait un tour d’horizon des nouveautés Adamson, Powersoft et MDC distribuées par les deux structures et parlé futur avec Guy Vignet.

Les équipes de DV2 et de Sequoia dans leur stand

Une grande partie de la belle équipe avec de gauche à droite Laurent Laignel, Stéphane Pelletier, Didier Dal Fitto, Guy Vignet, Claude Rigollier, Julien Poirot, Pascal Guillaume, Sébastien Desaever et Denis Guichard. Ouf !

Les nouveautés MDC

MDC propose deux nouveautés, la tête polyvalente MDC8 et le sub MDC 115S.

L'enceinte coaxiale MDC8 et le nouveau sub MDC 115S montrés aux JTSE 2019.

La MDC8 en mode renfort de son enfichée sur son sub MDC 115S, ou bien en mode retour, facilité en cela par sa découpe et son montage coaxial.

La MDC8 vient idéalement combler le trou entre la 5 et la 12, en reprenant le montage coaxial des deux grosses références, la 12 et la 15. Comme les quatre modèles, elle peut s’utiliser en tant que renfort ou retour de scène et deux presets sont prévus à cet effet.
Rapport qualité prix imbattable oblige, le 8” à bobine de 2,5” est équipé d’un aimant en bonne vieille ferrite là où le moteur d’aigu annulaire de 1,5” est monté avec un aimant au néodyme. Passive, elle a une dispersion conique à 100° et à -10 dB, elle passe le 60 Hz-20 kHz pour 11 petits kg.

Le MDC 115S est le premier sub 15” de MDC. Les trois autres références, les MDC1, 2 et 3 embarquent autant de 18”. C’est le compagnon idéal de la tête MDC8 à laquelle il apporte l’octave du bas, mais peut tout aussi bien être employé seul comme retour pour un batteur.
Le 15” à bobine 4” et aimant ferrite, a une excursion et une tenue en puissance très importante. Comme il accepte 1000 W AES et le double en crête, il est en 4 ohms, une charge qui convient à tous les amplis. Deux presets lui permettent de raccorder à 80 et 100 Hz. Bien sûr il dispose d’une embase pour des tubes et d’inserts pour des roulettes et des accroches.

Powersoft

La nouveauté dédiée à l’installation mais toujours musclée et maligne avec le constructeur italien, s’appelle Mezzo avec 4 modèles d’ampli demi rack 1U.

4 amplificateurs des italiens de Powersoft aux JTSE 2019

Un empilement Powersoft contenant tout le savoir faire des magiciens de Scandicci avec de haut en bas sous un écran affichant Armonía : Mezzo, Quattrocanali 4804 DSP+D, T604 et X4.

Avec 2 ou 4 canaux, Dante ou analogique, ils sont toujours équipés d’un DSP et d’une prise réseau pour les programmer et contrôler leur fonctionnement.

Deux alimentations permettent le partage de 320 ou 600 W, sur 1, 2 ou 4 canaux. Les modèles 322 et 324 (alimentation 300 W) sont scellés et silencieux, les 602 et 604 (alimentation de 600 W) disposent d’un ventilateur.

Adamson

La IS7px Adamson, une enceinte passive point source d'installation.

La IS7px, avec son filtre passif, ou comment avoir le son Adamson pour raccorder avec un système de la même marque sous un balcon sans trop dépenser en amplificateurs.

Les enceintes d’installation point source IS7P et IS10P, et celles de touring S7P et S10P existent maintenant en deux directivités, 70° x 40° et 100° x 50°, le choix se faisant à la commande. Bien entendu le guide d’onde pivote de 90° afin de faciliter l’intégration des boîtes tout en gardant la dispersion souhaitée. Toutes quatre sont des modèles actifs à très fort SPL et disposent des mêmes transducteurs que ceux qui équipent les S7 et S10, un gage de gros son.

Autre nouveauté, la IS7px, qui n’existe qu’en version installation et qui, étant passive et 6 ohms, s’adapte parfaitement à des amplis de moyenne puissance à l’unité, ou par deux sur des modèles plus musclés. Le passage en passif ne coûte que 1,5 dB de SPL par rapport à la IS7P.

La face arrière de la CS7P, la première enceinte amplifiée d'Adamson.

Une face arrière qui en dit plus que celle avant. La CS7P Adamson. Appelons-là l’éclaireuse d’une armée canadienne ;0)

La CS7p enfin a commencé sa carrière commerciale avec les premières livraisons en Belgique. Rappelons qu’il s’agit de la première boîte point source bi-amplifiée et disposant d’une entrée redondée AVB/Milan sur etherCON.

Le contrôle à distance du DSP de bord s’opère via l’AES70. Une entrée/sortie analogique sur XLR complète la face arrière avec le secteur sur powerCON.
Entièrement pensée et fabriquée au Canada par Adamson, la CS7p délivre, last but not least, 137 dB de SPL Max. 0,5 db de plus que la version non amplifiée.

Quelques mots avec Guy Vignet et Stéphane Pelletier

Les nouveautés c’est bien, mais le vrai plaisir avec Guy Vignet c’est aussi d’en savoir un peu plus sur les marques du groupe et la stratégie mise en place pour le futur. On vous propose quelques passages de cet entretien où nous a rejoint aussi Stéphane Pelletier.

Guy Vignet cofondateur et directeur commercial de DV2 aux JTSE 2019.

Guy Vignet, cofondateur de DV2 avec Didier Dal Fitto.

SLU : Comment cela se passe avec MDC, votre marque d’enceintes ?

Guy Vignet : Bien, très bien. Nous avons à présent une gamme très large de produits parfaitement complémentaires avec notre marque premium. MDC nous permet de répondre de manière qualitative à nombre d’appels d’offre où les moyens disponibles excluent de facto les solutions prestigieuses.
Le ticket entre MDC et Powersoft nous ouvre de très nombreuses portes et la qualité finale ressentie reste très élevée contrairement au prix. Mario Di Cola qui conçoit les enceintes sur notre cahier des charges trouve toujours le transducteur, le montage, la charge, le calage ou le sous-traitant qui font de nos enceintes au remarquable rapport qualité/prix.

SLU : Powersoft est donc une bonne carte pour Sequoia ?

Guy Vignet : Excellente. Non seulement la marque est imbattable dans la conception de produits innovants, efficaces, solides et puissants, mais ils ont aussi le chic de les proposer à des prix vraiment très abordables. Du coup, on en vend de plus en plus, dans toutes les gammes, installation ou touring. Ils sont ravis à Scandicci (rires).

SLU : Et pour Adamson ? Vous avez vendu des milliers de E, est-ce que les S et les nouveautés marchent ?

Guy Vignet : Il y a plein de nouveautés, simplement notre politique maison est de ne pas montrer des produits qu’on ne peut pas livrer. C’est frustrant pour l’utilisateur et commercialement parlant, un gros retard peut faire compromettre un projet. Sinon tout roule. On a plus de vente sur les S que les E et le marché de l’installation prend un essor important. La base de E est cela dit tellement grande qu’on complète ce parc assez fréquemment, surtout les E12. Et ça se passe aussi très bien avec DiGiCo qui est très actif question nouveautés et toujours très apprécié.

La console de mélange numérique de nouvelle génération de Digico, la Quantum 338.

La toute dernière arrivée dans le catalogue DiGiCo, la Quantum 338.

SLU : Et les filiales belges et allemandes…

Guy Vignet : Ça marche bien. Ça équilibre le marché français et nos marques premium que sont Adamson et DiGiCo plaisent autant dans ces pays. En cinq ans on a doublé la surface financière de DV2 grâce à notre développement à l’international entre Belgique, Luxembourg, Allemagne et Autriche.

Une vue issue de la fiche technique de la MDC J14, une enceinte distribuée par Sequoia.

La J14 de MDC, un 14” explosif et habilement remis en phase pour cohabiter avec trois moteurs de 1,75” totalisant 24° d’ouverture horizontale pour 85° verticaux. Passive, polyvalente et utile.

Si développement futur il doit y avoir et si les opportunités se présentent, on s’intéressera à des pays matures et solvables, mais nous sommes déjà très heureux et très occupés comme ça. Nous avons en revanche perdu la carte Community qui a été rachetée et a donc changé de main et de stratégie de vente.

SLU : Allez-vous chercher à remplacer cette marque pour continuer à servir ce segment spécifique ?

Guy Vignet : Non, pas pour le moment. Nous préférons nous spécialiser encore plus sur le Touring et l’Intégration autour des salles de spectacle et l’entertainment, avec la passion et l’enthousiasme d’équipes qui sont parfaitement légitimes dans cette branche. On marche à la passion.

SLU : Il ne vous reste donc plus que vos marques historiques et très fortes dans les deux sociétés.

Guy Vignet : C’est exact. On a Adamson, DiGiCo et Klang d’un côté et MDC et Powersoft de l’autre. Il y a déjà de quoi s’amuser !
Notre métier c’est de trouver une solution pour nos clients quelque soit leur budget. Avec nos outils on répond à 80% de leurs attentes, sans jamais avoir à rougir de la solution qu’on propose.

La formation Adamson

SLU : Vous avez récemment mis l’accent sur la formation avec la venue de Stéphane Pelletier.

Guy Vignet : C’était un besoin. Plus on a de clients et d’exploitants, plus il faut les accompagner. Les équipes changent aussi et il faut former les nouveaux venus. Bien sûr il y a des prestataires qui ont un gros savoir en interne et qui savent le transmettre, d’autres en revanche sont en demande quant aux outils de la marque et parfois même de théorie pure.

Stéphane Pelletier, ingé son et système de DV2.

Stéphane Pelletier qui forme avec Julien Poirot un redoutable tandem d’oreille et compétence.

Stéphane Pelletier : Il existe trois niveaux de formation. L’Applied, l’Advanced et le Certified System Engineer ou ACSE. Le premier l’Applied est souvent donné chez le client qui vient d’acquérir un système. On peut comme-ça découvrir ses outils, sa méthodologie et on peut ainsi adapter nos conseils.
Il y a par ailleurs des tutoriels vidéo très bien faits. Le niveau 2 ou Advanced est conçu pour tous les techniciens qui pratiquent le système et ont été formés rapidement ou sur le terrain au travers d’autres techniciens et qui veulent tout remettre d’équerre.
C’est notamment indispensable dés lors qu’on veut sortir des salles classique et qu’on s’attaque à des arénas. On va plus loin dans le Lake et on revoit à fond la mesure, voire la multi mesure avec un focus sur la mise en place des micros.

On travaille beaucoup aussi la compréhension de notre logiciel Blueprint AV car dans le futur il va beaucoup s’enrichir et il est important d’être à l’aise dès maintenant. Mais nous n’avons pas la prétention de remplacer un centre de formation. Des années d’études ne se comblent pas en deux jours.

Blueprint AV, le logiciel de prédiction, de pilotage et de suivi des systèmes Adamson.

Blueprint AV, tout en un et bientôt encore plus.

SLU : Quelles sont les difficultés qu’on vous remonte le plus souvent ?

Stéphane Pelletier : Le grave ! Le haut du spectre est parfaitement cerné par les outils de prédiction, le grave en revanche nécessite d’être dans la salle et d’avoir de l’expérience.

SLU : Bref, tu as du boulot !

Stéphane Pelletier : Oui mais j’adore ça et je ne suis pas seul, Jul (Julien Poirot) et toute l’équipe ont déjà fait un gros travail !

SLU : Ça t’arrive de jouer encore un peu avec les boutons ?

Stéphane Pelletier : Bien sûr. Pour de grosses opérations comme l’achat d’un double système en E et S par Kilmi Sono et Lumières au Maroc, j’ai été passer quelque jours sur place former les équipes avant qu’il ne soit exploité au festival Mawazine, le plus grand festival de musique au monde. 4 fois plus de public que Rock à Rio !

Pour encore plus d’informations sur le site DV2 et sur Sequoia Audio

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Nouveauté ISE 2020 : Les projecteurs RDM sous le Radar de Madrix

Par : admin

Vous avez certainement déjà dû le constater, mais le paysage urbain nocturne a commencé sa mutation vers une atmosphère plus colorée, plus changeante, faisant sans demi-mesure appel à l’éclairage dynamique des façades de bâtiments.
Bien entendu, la LED y joue un rôle majeur, la petite taille de cette source permettant l’installation d’éclairage RGB là où c’était purement impossible par le passé.

Inoage, société Allemande basée à Dresden, connaît parfaitement ce marché, et s’est fait connaître ces dernières années via son logiciel de pixel mapping facile à utiliser, Madrix, utilisé sur des installations de large envergure à travers le monde (architecturales, évènementielles ou clubs).

Le stand de la société Inoage à l’ISE 2020

Le stand de la société Inoage à l’ISE 2020

Tous ces projecteurs LED, généralement contrôlés en DMX, doivent premièrement être installés, puis adressés et configurés pour leur contrôle, et enfin supervisés pour garantir le bon fonctionnement de l’installation et de ses divers composants. C’est en gardant ce schéma à l’esprit, que la société Inoage a dévoilé Madrix Radar au salon ISE 2020, une solution logicielle permettant de couvrir toutes les étapes mentionnées ci-dessus.

L’outil tout en un

Madrix Radar est disponible pour les ordinateurs fonctionnant sous Windows 10 en version 64 bits, et s’installe aisément sur un ordinateur portable de dernière génération. Le logiciel qui supporte le protocole RDM via ArtNet, est donc compatible avec la plupart des équipements supportant ce protocole. L’implémentation du protocole RDMNet, nouveau standard du protocole RDM sur IP, n’est pas encore à l’ordre du jour.

La fenêtre de patch de Radar.

La fenêtre de patch.

Via des équipements compatibles, ou via les convertisseurs Madrix Ethernet vers DMX, le logiciel sera capable de découvrir un très grand nombre d’équipements RDM sur le réseau.
Une fois découvert, le logiciel permet de modifier le mode des projecteurs, ainsi que leurs adresses DMX, de manière simple.
Une fois les équipements patchés, le logiciel commencera à surveiller les projecteurs RDM, et à interroger leurs capteurs de manière régulière.

La liste des équipements RDM découverts par Radar.

A gauche, la liste des équipements RDM découverts, à droite les capteurs du projecteur sélectionné, en dessous l’historique du capteur sélectionné.

Et c’est là toute la puissance de Madrix Radar: le logiciel créera un historique des informations collectées auprès des projecteurs et de leurs capteurs.
Et toutes ces informations seront stockées dans une base de données (nommée Big Data), dans un but bien précis : la prédiction.

Le concept est simple : si vous pouvez enregistrer un maximum d’information concernant un type de projecteur et ses capteurs, sur le long terme, ces informations pourront permettre au logiciel, se basant sur cette base de données, de « prédire » des évènements, tel que le remplacement de tel ou tel composant, cela fait rêver!

Notification de Radar envoyée par mail.

Aperçu d’un email envoyé juste après la déconnexion d’un projecteur du kit de démo.

Les responsables en charge d’une installation d’éclairage dynamique peuvent entrevoir le retour sur investissement d’une telle solution : plus besoin d’envoyer des équipes régulièrement pour l’inspection du système, le logiciel permettant non seulement de superviser l’installation en temps réel, mais en plus de pouvoir prédire d’éventuels incidents.
A ce titre, et en cas de défaut sur un ou plusieurs appareils, les utilisateurs peuvent recevoir des notifications par email, ou un bilan journalier de l’état du système, la récurrence des notifications étant paramétrable.

Madrix Radar est une étape logique dans l’évolution des besoins grandissants des équipes en charges d’installations LED compatibles RDM. Nous pouvons « prédire » que l’équipe d’Inoage apportera de nombreuses autres fonctionnalités au logiciel, et nous sommes impatients de voir les bases de données de Madrix Radar croître afin de pouvoir assister à une vraie « prédiction » !

Plus d’infos sur le site Madrix

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BroaMan, Optocore et Gilles Bouvard. L’autoroute optique des flux

Par : admin

Il est l’éminence grise française de BroaMan & Optocore, les marques allemandes spécialisées dans le transport, la conversion et le multiplexage de tout type de signal audio, vidéo, contrôle et intercom par fibre optique. Il nous parle des nouveaux produits.

De gauche à droite le tout nouveau directeur commercial d’Optocore et BroaMan Dawid Somló, Diane Hivert en charge du commercial chez GB et enfin GB Gilles Bouvard en personne.

Festivalbox Optocore

Festivalbox Petit est un tunnel optique destiné à transporter facilement des signaux. Il dispose pour cela de 6 tiroirs optiques dans lesquels on peut poser ce que l’on veut comme modules SFP pour fibre monomode, multimode, MADI, RJ45 etc. Chaque tunnel a une capacité de 3 à 4 Giga et on dispose de la conversion mono ou multimode puisqu’il est possible d’accueillir n’importe quel tiroir.

Il existe aussi un modèle Grande dont la particularité est de recevoir 12 tiroirs optiques pour des fonctions identiques mais en plus grand ! Plus exactement, il fonctionne avec 4 brins de fibre au lieu de 2. La machine est donc coupée en deux, deux machines dans une et permet une vraie redondance très utile par exemple dans le Dante qui marche avec Primary et Secondary. Tous les protocoles du marché peuvent être véhiculés sauf l’AES50. Pour cela il faut passer par le boîtier Klark Teknik (DN9620) qui convertit l’AES50 en fibre et le tour est joué.

La Repeat8-NANO version coax vers optique dans les douces mains de Gilles.

Le MADI ou la vidéo en coax peuvent aussi être véhiculés par la Festivalbox via une petite boi-boîte abordable appelée Repeat8-NANO qui existe en In et Out et convertit le coax en optique, ou l’inverse. Cette boîte n’a pas raison d’être avec des Repeat48 qui disposent déjà de BNC.

La Festivalbox s’adresse à toutes celles et ceux qui doivent véhiculer des flux, typiquement entre régie et plateau : du MA-Net en RJ45, de l’IP pour des murs plein jour, des consoles audio, de l’informatique un peu de vidéo et le tout en deux brins multimode pour le Petit et 4 pour le Grande. La limite pour véhiculer de la vidéo est la fibre multimode et pas la machine, cela étant, pour le transport de l’image à proprement parler et en grosse quantité, il existe des produits plus performants chez BroaMan.

La Festivalbox Optocore, bientôt accompagnée par une version plus généreuse en ports SDI chez BroaMan.

La Festivalbox est vendue 4 760€ en prix catalogue, auxquels s’ajoutent les transmetteurs optiques nécessaires à ses besoins. En multimode la distance de transfert peut atteindre 700 mètres, mais en la chargeant à bloc avec de la vidéo, on va encore tranquille entre 150 et 200 mètres. Bien sûr la Festivalbox peut fonctionner multiplexée avec des routeurs. Une même régie peut donc alimenter plusieurs Festivalbox, mais en point à point, il n’y a besoin d’aucune administration. C’est du plug and play.

Festivalbox va aussi exister chez BroaMan avec l’accent mis sur la vidéo avec 12 ports coax. Les gens de l’audio diront que c’est du MADI et ceux de la vidéo parleront de 12 coax 3G, avec toujours des tiroirs optiques prêts à accueillir du RJ45 ou de la fibre.
Pour résumer, il y a la Festivalbox Petit, la Festivalbox Grande et la Festivalbox BroaMan avec 12 SDI et 6 tiroirs optiques, prête à satisfaire les gens du son et de la lumière à un prix qui sera en revanche supérieur.

Plus de renseignements en Fr sur le site GB4D, et sur Optocore ainsi que sur BroaMan

 

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Rock-Audio, FOHHN mais pas que

Par : admin

Daniel Borreau avec la grosse, non pardon, la große machine de FOHHN, Focus Venue.

Nous avons parcouru avec Daniel Borreau les nouveautés de Rock-Audio, le distributeur français de FOHHN mais aussi d’autres marques et produits, forcément malins, utiles et très sonores, comme l’homme qui les a débusqués ou fait construire.

Et ça tombe bien, les premiers sont des amplis d’installation aux couleurs de Rock Audio, solides, fiables et développant 150 W sous 4 ohms par canal. Tout est bien entendu caché en face arrière comme les entrées et sorties Euroblock, les gains et une entrée USB.

Les faces arrière des TA 302 et TA 604

Cette dernière ne sert pas à véhiculer un signal numérique, on ne parle ici qu’analogique, mais bien à donner accès au DSP Analog Devices de bord afin de programmer un certain nombre de fonctions indispensables telles que filtres, égaliseurs et, bien sûr, limiteurs.

Sigma Studio, les mains dans le cambouis à la sauce Analog Devices.

L’accès à ce DSP est restreint à des personnes n’ayant pas peur d’une interface assez spartiate question GUI, Sigma Studio, mais généreuse au niveau des possibilités offertes ! Il va de soi que cette programmation une fois effectuée, sera verrouillée. On parle bien d’un ampli d’installation.

Deux modèles existent le TA 302 à 2 canaux et le TA 604 à 4 canaux, chacun des deux pouvant ou pas disposer du DSP. La face avant à défaut de commandes, informe très bien quant à l’état de l’ampli avec les 4 indispensables infos que sont Signal, Clip, Thermal et Protection. Les prix sont très, très sages et le tout est garanti 3 ans. Non, pas Daniel.

Les faces avant très sobres des amplis Rock-Audio, 2 et 4 canaux.


L’enrouleur 8 fils de Cabrox.

Autre jolie découverte, l’enrouleur chic et pratique Cabrox. Il stocke 7 mètres et demi de câble micro avec un enrouleur purement mécanique commandé par un bouton. Le retour prend 3 secondes et s’effectue sans bruit pendant, ni encore moins à l’arrivée.
Il existe des modèles à 2, 4, 8 ou 12 enrouleurs, le tout aboutissant à une prise multibroche ronde (oui OK une Soca) prête à délivrer l’audio vers tout patch, stage ou table. Reconnaissons-le, c’est assez grisant d’appuyer sur les boutons verts et le tout paraît solide.

Retour inévitable mais loin d’être désagréable par la case FOHHN avec le MA-4.100, un ampli 4 canaux tellement intelligent qu’il sait tout faire et, nouveauté indispensable, s’ouvre désormais aussi au Dante et plus uniquement à l’analogique ou à l’AIREA. Le DSP embarqué permet de jouer avec une vraie matrice 4 x 4 et un nombre d’étages de gain d’entrée (avec alim fantôme), de dynamique, de correction et de filtrage y compris FIR, à donner le tournis.

Le MA-4.100 FOHHN, autant de ressources qu’un gros modèles en ½ format 1U.

L’alimentation de ce petit bijou germanique est universelle avec PFC et permet de faire délivrer aux quatre étages 65 W sur 4 ohms et une centaine en crête. Bien sûr FOHHN Net est prévu pour programmer, suivre et commander à distance si nécessaire et pour les intégrateurs, tout peut aussi se faire simplement en une seule fois par une prise USB en face avant.

Pequod, un système festif, italien et prêt à en découdre, même en rose !

Pas discrète pour deux sous, la dernière carte de Daniel n’est autre que Pequod, une fantaisie plastique florentine loin d’être saugrenue, même s’il faut reconnaître que de prime abord, l’enchevêtrement de tubes fait un peu rigoler.
Ce système d’enceintes pavillonnées d’une sensibilité extrême est italien et nous vient de la région de Florence en Toscane, pas loin du triangle magique où prospère un nombre incalculable de fabricants de haut-parleurs, d’enceintes et d’amplificateurs.

Pequod fait du son et même du bien meilleur désormais. Daniel qui connaît un peu la question, a décidé d’abandonner le filtre passif, d’amplifier les systèmes en actif et de profiter ainsi des outils modernes pour remettre acoustiquement d’équerre une très belle idée.

Comme il le dit si bien, il faut l’é-cou-ter ! Rien de plus simple avec le lien ici.

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