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Garden Party Cocorico, un royal After Work

Par : admin

Les Garden Party Cocorico Electro à la Ferté Saint-Aubin proposent aux amateurs de musique electro House/Tech de profiter d’Afterwork dans la cour du château jusqu’à fin août. Un véritable succès ! Lire la suite

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L’Européen avec Studio Novum devient Pur

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Les mois passent et faute de vaccin, les idées fusent pour aider le spectacle vivant à le redevenir. Studio Novum propose Pur, une solution astucieuse pour tuer les virus dans une salle. Reportage au Théâtre de l'Européen qui en dispose et a servi d'incubateur. Lire la suite

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Les Grandes Eaux de Versailles Deleau, Duson, Dushow !

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Un des lieux les plus visités au monde, le Château de Versailles entame enfin une nouvelle saison de Grandes Eaux grâce à la collaboration entre les équipes artistiques et techniques du Château et celles de Dushow qui ont équipé en son le Petit Parc. Enfin...petit. Lire la suite

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Avec Sylvain Masure, place au son de Mass Hysteria pour un voyage au pays du Metal

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Après les lumières de Thomas Desrosiers, place au son de Mass Hysteria pour un voyage au pays du Metal avec Sylvain Masure qui mixe avec talent ce groupe. Humilité, compétence et zéro secrets, autant dire qu'on s'est régalé avant, pendant et après pour écrire ces lignes. Lire la suite

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Thomas Desrosiers (Chirac Design) reprend le flambeau sur Mass Hysteria

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Mass Hysteria, groupe de rock Métal français fondé en 1993 compte déjà neuf albums à son actif. Pour une des dates de la tournée “Maniac”, au Zénith de Paris, nous avons rencontré Thomas “Prince” Desrosier, éclairagiste du groupe et membre du collectif Chirac Design. Lire la suite

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Yamaha System Designers Conference : L’immersif à pas de géant

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La dernière édition du System Designers Conference, cet indispensable rendez-vous annuel organisé par Yamaha cette fois-ci à Prague, a laissé percevoir ce que pourrait être le son en salle de demain. Ça nous a donné envie de rêver à l'outil improbable, imparable et inutilisable ! Lire la suite

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Goosera, la formation réseau certifiante

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La première, toute première session de formation réseau Goosera AVNT-1 a été un véritable succès. Les stagiaires ont pu accéder à de nouvelles connaissances et les valider par la pratique. Avec Fabrice Gosnet, ils ont acquis une méthodologie de travail. Lire la suite

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ETC France, un an après

Par : admin

L’inauguration des nouveaux locaux d’ETC France a été célébrée le 12 mars dernier et marque à quelques mois près, la première année d’exercice de la nouvelle filiale, créée suite au rachat d’Avab Transtechnik. L’occasion pour Soundlightup de faire un petit bilan. Lire la suite

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Les Folies Bergère et Immersives

Par : admin

Propriété de Lagardère, le Théâtre des Folies Bergère s'est offert son système sur mesure, de la haute couture sonore toute en polyvalence et potentiel créatif. Le choix s'est porté sur une multidiffusion par objets L-ISA de L-Acoustics, la première à demeure en France. Lire la suite

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Creative Studio & Maxoloc. Show Dedans

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Gros son, lumières tranchantes et variées, matériel récent et de marque, personnel compétent. Grâce au tandem Creative Studio et Maxoloc piloté par Maxime Viviès et Franck Bessol, les Antilles offrent désormais des prestations de standing métropolitain. Reportage. Lire la suite

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Nouvelle version de Ghost Manager 1.0.7.5

Par : admin

A l’ISE 2020, Agora audio, concepteur des switches Ethernet audiovisuels Ghost (Gigabit Host), dévoilait la version bêta de son logiciel d’administration Ghost Manager. Equipé d’une interface intuitive, le logiciel permet aux utilisateurs de configurer et d’administrer les switches Ghost de manière simple et graphique.

Le logiciel Ghost manager en version bêta présenté au salon ISE 2020.

Le logiciel offre le grand avantage de travailler hors ligne et en ligne, ce qui signifie que l’on peut préparer sa configuration à l’avance, sans avoir les switches à sa disposition. Une fois la configuration créée via le logiciel Ghost manager (hors ligne), l’utilisateur pourra charger ses configurations dans les switches, et administrer les appareils pour s’assurer du bon fonctionnement du réseau, ou effectuer des modifications (en ligne).

Les switches Ghost permettent de concevoir des réseaux audiovisuels convergés : en clair, ils permettent de transporter sur le même réseau les flux audio, vidéo et lumière. Cependant, certains de ces protocoles utilisent une méthode de transmission appelée Multicast : pour faire simple, les équipements terminaux (console, node, stage box, ampli…) vont demander le flux qu’ils souhaitent recevoir.

Le nouveau menu IGMP snooping dans la version 1.7.0.5. À gauche, le menu de configuration du groupe sélectionné et le bouton pour activer/désactiver l’IGMP snooping dans ce groupe. À droite, la fenêtre de statut de l’IGMP pour le groupe sélectionné.

Ces flux Multicast pourront être envoyés à plusieurs destinations à la fois, permettant ainsi l’emploi de la même trame pour toutes les destinations, réduisant ainsi le nombre de trames envoyées par la source, et le trafic sur le réseau.
Pour que ce mécanisme fonctionne correctement, il faut que les switches supportent une fonctionnalité appelée IGMP Snooping. Lorsque cette fonctionnalité est activée, les switches se transforment en aiguilleurs du ciel, et dirigent les flux Multicast vers les destinations ayant demandé à les recevoir. Cette fonctionnalité manquait cruellement aux switches Ghost, mais bonne nouvelle, la dernière mouture du logiciel corrige ce problème !
La nouvelle version du logiciel apporte également le support des applications DECT telles que celles utilisées pour certains systèmes d’intercom, où la précision temporelle est de rigueur.

La série Fast

En complément de l’IGMP snooping, la version 1.0.7.5 embarque le support pour les switches de la série Fast. Pour ceux qui ne connaîtraient pas cette série, les switches Fast ont été conçus pour créer des réseaux primaires/secondaires en un clin d’œil.
Les réseaux primaires/secondaires sont très populaires dans le domaine de l’audio et la vidéo sur IP, avec comme fer de lance le protocole Dante. Beaucoup des équipements Dante offrent deux ports Ethernet, un port primaire et un port secondaire.

Ce système permet de créer une redondance de lien, en envoyant une copie conforme des données sur le réseau primaire et sur le réseau secondaire, et ce de manière totalement synchronisée. Le résultat ? En cas de perte de lien sur le réseau primaire, ou si l’un des switches du réseau primaire venait à tomber en panne, la communication continuera automatiquement sur le réseau secondaire. Pour ce faire, l’utilisateur devra employer deux switches en régie, et idéalement deux switches au plateau.


Un exemple de réseau audionumérique primaire/secondaire

C’est ici que la série de switches Ethernet Fast rentre en jeu : Les switches Fast possèdent deux cartes de commutation (switch) distinctes, permettant ainsi d’offrir une redondance de carte électronique. Si la carte primaire du switch Fast vient à tomber en panne, la carte secondaire prend le relais automatiquement. L’avantage majeur de ce système est qu’il ne nécessite qu’un appareil physique, prodiguant le même niveau de redondance que deux switches, mais en n’occupant qu’une seule unité de rack.

L’architecture intérieure d’un switch Fast.


Le logiciel Ghost manager est maintenant disponible sur la page support et téléchargement de Ghost Network

 

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Ubitech, des formations à la carte

Par : admin

Fondé en 2014, Ubitech est un organisme de formation dont la spécificité est de proposer, pour certains domaines, du sur-mesure à ses stagiaires. Nous découvrons leur formule et leur catalogue lors d’une de leurs interventions auprès de l’équipe Dushow Paris. Lire la suite

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Vincent Vinnie Perreux

Par : admin

La rencontre avec Vinnie se fait dans les couloirs d’un salon, sur le stand d’Audio Concept qui représente Clair Bros en France. Sa présence attire forcément du chaland, ravi de pouvoir échanger quelques mots avec lui dans un français parfait et Dominique Maurel savoure. Du vrai support comme on l’aime.

On profite d’un moment de calme pour nous isoler avec Vinnie et en découvrir quelques facettes.

SLU : Tu as l’air chez toi ici…

Vinnie : Mais c’est le cas. Je me sens très vite bien partout. C’est peut-être pourquoi je pars aussi très vite (sourires) ! Je n’ai pas d’attaches.

SLU : Tu as un accent français construit de mille nuances, je ne saurais dire d’où tu viens.

Vinnie : Je suis Druze. Je suis né dans les montagnes en face de Beyrouth. Je ne connais pas mes parents. J’ai été adopté par une famille française. J’étais à l’orphelinat chrétien des sœurs Saint-Vincent de Paul et ma maman adoptive, infirmière à l’Hôtel-Dieu, connaissait une des sœurs. Je m’appelle Vincent Perreux mais je pourrais m’appeler tout aussi bien Mohamed Dupond. Mon premier voyage, je l’ai fait très jeune et voyager n’a jamais été un handicap dans ma vie.

Dominique Maurel et Vinnie sur le stand d’Audio Concept.

SLU : Quel âge as-tu ?

Vinnie : 53 ans.

SLU : Etant petit, ces racines si différentes pour l’époque t’ont pesé ?

Vinnie : Un peu. Les petits y vont fort. « Pourquoi t’es différent ? Ton papa il fait quoi ? T’es né où… » Quand je répondais que j’étais libanais à l’époque où les Casques Bleus français se faisaient canarder, je devenais une sorte de bête noire, quelque part responsable de cette guerre.

Le son c’est d’abord de la musique

SLU : Comment le son est-il entré dans ta vie ?

Vinnie : La base de tout a été la musique. Mon papa voulait que je devienne militaire. Ça n’a pas marché, pas plus que mécanicien ou cuisinier. J’ai abandonné cette dernière filière car j’étais trop rebelle et quand on me gueulait dessus, je répondais, mais au moins, la passion des fourneaux m’est restée. Parallèlement je jouais dans un groupe qui s’appelait les Rockin’ Kronenbourg et comme il se doit, on est parti jouer à Londres dans la rue.

L’ex batteur des Rocking Kronenbourg en grande forme…

SLU : Instrument ?

Vinnie : Batterie. Très nul. Formation à la Stray Cats ce qui pour moi était très simple en termes de matos. Je te la fais brève, de Rockin’ Kronenbourg on n’a retenu que la seconde partie de notre nom et on a bu beaucoup de coups. On a malgré tout réussi à gagner un peu de sous et à tenir jusqu’à l’arrivée du monsieur tant rêvé qui dit qu’il va te faire faire une démo tape dans un studio… Glauque, mais un studio d’enregistrement !

Là on s’est rendu compte à quel point on jouait mal et pas du tout en place. Je me souviens à un moment de m’être levé de mon siège et d’être allé dans le studio. « Vous faites quoi sur vos boutons ? » J’étais fasciné. Je suis revenu de l’autre côté de la vitre et j’ai dit : « J’arrête de jouer les gars, je veux faire ça. » Et ça a été le dernier jour où j’ai tapé sur une batterie, un petit pas pour moi et un grand pour la musique (rires). On était en 1985.

SLU : Et après ce déclic ?

Vinnie : Après la période Kro, je suis revenu en France et comme mes parents habitaient dans le centre, j’ai pu effectuer une formation à Bourges qui s’appelait je crois « Technique d’enregistrement de son et de plateau. » On était stagiaires au Germinal (souvenirs ici https://www.leberry.fr/bourges-18000/loisirs/l-antre-peaux-inauguree-aujourd-hui-retour-sur-ses-moments-marquants_12998009/) et on est aussi devenus stagiaires du Printemps de Bourges ! Je suis donc un petit gars de Bourges qui déchargeait des caisses pour Régiscène.

On ne pouvait pas les rater les porteurs de Régiscène. Pour les nostalgiques, plein d’images et d’infos ici : www.regiscene.fr

Peu de rock, mais beaucoup de taf

Vinnie : Ensuite et toujours à Bourges, j’ai commencé en tant que régisseur son au théâtre Jacques Cœur, et j’ai travaillé sur des festivals de jazz, des créations théâtrales, des ballets et on a gagné par mal de récompenses. C’était une époque artistiquement très intense mais malgré tout, ça manquait pour moi de rock’n’roll (rires). J’avais beau garer ma Harley devant le théâtre, ça jouait surtout du jazz !

SLU : Déjà une Harley ?

Vinnie : Non t’as raison, c’était une Norton Commando. A l’époque je roulais en anglaise. Du théâtre, je suis monté à Paris, comme beaucoup de monde et, je ne sais plus pourquoi, je suis parti en Italie à Forlì pour un festival de danse. J’avais acquis une certaine compétence dans la multi-diffusion et cela m’avait sans doute aidé. J’y ai aussi rencontré ma première fiancée italienne et je me suis installé dans son pays. Bye-bye Bourges.

Ivano Fossati en séance à Maison Blanche. Le matériel était sans doute chouette, l’acoustique du salon, pardon, de la cabine euhhhh…

J’ai commencé à travailler avec des super studios d’enregistrement comme Maison Blanche à Modena (une très grande partie des gros tubes italiens y compris de dance ont été enregistrés là-bas. NDR).
Comme ces studios faisaient aussi des captations live et parfois de la sono, j’ai pu découvrir le marché musical italien qui était plus qu’actif avec des gens comme Zucchero.
C’est ainsi que je suis parti sur la première tournée mondiale d’Eros Ramazzotti en tant qu’assistant régie façade. Eros avait voulu garder son ingé son studio et ce dernier m’avait proposé de l’accompagner. Honnêtement on n’y connaissait pas grand-chose tous les deux, mais on a appris. Le prestataire italien collaborait avec Brit Row et on était en Turbosound.

SLU : Du Lourd ?

Vinnie : On a tourné plus d’un an et en Italie les concerts peuvent être très, très gros (sourires). La tournée avance et je finis par me trouver aux retours. On part aux USA et on fait une date au Ballroom de l’Hilton Midtown à New York. Je suis stage left avec l’Heritage 3000 flambant neuve que Midas vient de nous envoyer et à la face on a l’XL4. Le système est du Clair. C’est la première fois que j’en vois et pourtant je me dis : « je veux travailler avec eux… »

La S4, le rêve d’une époque. « La puissance de feu d’un croiseur et des flingues de concours » comme aurait dit Blier.

SLU : Pourquoi, tu connaissais cette boîte ?

Vinnie : De nom bien sûr. Tous les pros connaissaient Clair. En ce temps-là, l’Italie était historiquement tournée vers les US et l’exemple à suivre était Clair Bros. Milano Music Service avait des copies de S4 et s’en servait pour Vasco Rossi. En Italie tout le monde faisait des copies car Clair faisait rêver. Ces copies étaient bleues mais ne sonnaient pas exactement comme les vraies (rires).

SLU : Et cette rencontre ?

Vinnie : Elle a eu lieu. Et je leur avais dit à quel point j’étais chaud de les rejoindre. Problème, j’avais rencontré un free lance qui voyait sans doute d’un mauvais œil qu’un italien mette le pied dans la boîte, à la fin il m’a balancé : « bah, t’as qu’à les appeler ! »

SLU : On te prenait pour un italien…

Vinnie : Forcément. Je parlais avec Eros en italien et mon côté caméléon a toujours joué en ma faveur. Je m’adapte ! Je finis donc la tournée et j’essaie d’appeler les US à deux reprises, rien. On me dit alors de contacter Audio Rent qui venait de passer sous pavillon Clair, sans plus d’effet. Démarre la tournée d’une autre grosse pointure italienne, Renato Zero. On était parti en V-Dosc car Paul Bauman et moi avions formé les équipes d’Agorà, le prestataire de cette tournée.

Un simple coup de fil et tout devient plus Clair

« Durant ta carrière tu rencontres certaines personnes qui te rendent fier de faire le métier que tu fais depuis toutes ces années. Un énorme merci a Monsieur David W. Scheirman, ex-président de l’AES. »

SLU : Tu tournes donc avec Renato Zero…

Vinnie : Et là, coup de fil. Un numéro suisse : « Bonjour Monsieur Perreux, Audio Rent en ligne. On a eu votre contact par les US. On a besoin de quelqu’un pour monter le système de Carlos Santana… ».
Je respire un grand coup (rires) et je demande pendant combien de temps ils ont besoin de moi : « Ahh c’est court, 2 semaines maxi. » Problème. J’ai un contrat de 4 mois, et avec Agora ça semble bien parti. Le dilemme classique.
« On vous paie tant et on vous donne une heure pour réfléchir. » A l’américaine ! Evidemment j’ai dit oui, j’ai tout quitté et me suis retrouvé… en Italie du sud (rires) où Santana passait avec Joe Satriani en première partie.

« Cette image est pour moi la représentation de ma vie sur la route depuis l’âge de 20 ans. »

SLU : Pour ceux qui n’aiment pas la guitare…

Vinnie : L’enfer ! 5 heures de gratte non-stop avec les balances ! Mais à partir de là j’ai enchaîné 22 ans de tournées non-stop.

SLU : Sans faire tes classes ?

Vinnie : Ahh mais bien sûr que si ! Quand je suis arrivé ils m’ont dit : « Tu oublies tout ce que tu sais faire. Ça, c’est du Camlock. Ton boulot c’est de tirer du câblage électrique. Point barre. »
J’ai démarré comme ça. Rien d’étonnant, puisque aujourd’hui Clair a une école qui forme les jeunes en deux ans. C’est devenu un programme universitaire aux USA. Il y a 30 ans ils avaient déjà la même mentalité.

« Dans la série des incontournables Big Mick ! Je ne me rappelle plus si c’était en Amérique du Sud ou en Asie, mais Metallica, c’est certain ! ».

SLU : Tu as pourtant fait un break chez eux…

Vinnie : Oui, quand j’ai arrêté les tournées j’ai travaillé pour Harman. Je me suis installé à Kuala Lumpur en Malaisie et je suis devenu Monsieur JBL. Ensuite je suis rentré en Italie où j’ai pris la carte Outline pendant deux ans.

SLU : No comment ?

Vinnie : Sur cette dernière expérience, non. Quand Clair a su que j’avais arrêté avec cette marque italienne en 2019, ils sont revenus vers moi et m’ont proposé de collaborer à nouveau avec eux mais pour la branche vente dite Clair Bros.

SLU : Et tu t’es installé chez toi en Toscane.

Vinnie : J’y vis et j’ai mon bureau. Je rayonne cela dit sur toute l’Europe voire au-delà si nécessaire. Une Europe très élastique qui peut aller jusqu’à Dubaï ou à Orlando (rires). J’avais d’ailleurs déjà commencé une sorte de reconversion plus tôt puisqu’en pleine période des tournées pour Clair Global, on m’avait demandé d’ouvrir Clair Bros Indonésie en formant le personnel qui est toujours en place. J’y étais resté plus de 6 mois.

SLU : En gardant ton look !

Vinnie : Ahh oui, pas question de passer en cravate et chemise blanche. Je viens du touring où ça se pratique assez peu !

« Je vous présente la meilleure équipe son au monde. Tournée U2 – 360° en 2009. »

SLU : Tu as arrêté la tournée avec le grade d’Audio Crew Chief, mais j’imagine que de câbleur à responsable, cela a nécessité des étapes.

Vinnie : Bien sûr, comme tout le monde ! A la fin, chez Clair, j’étais responsable de régie et d’équipe mais surtout je m’occupais beaucoup des mixeurs, des cadors comme Joe O’Herlihy, Jon Lemon ou Pooch Van Druten. Je m’occupais de leur régie et je calais leur système en fonction des besoins de chacun.

« Comment ne pas parler de Monsieur Pooch pour qui j’ai été assistant, collaborateur, responsable système et bien sûr ami depuis que Clair Global a repris Showco. »

Joe te laisse faire et écoute le résultat final là ou Pooch travaille avec toi pas à pas. J’ai adoré le challenge du : « Impec, je veux ça tous les soirs », qui est loin d’être évident. Je pense avoir laissé un bon souvenir même si pas mal de monde te dira que je suis une tête de con.

SLU : Efficacité avant tout ?

Vinnie : J’avais un boulot à faire, il était donc fait, quoi qu’il arrive. Il faut être le premier à se lever le matin et le dernier qui ferme les portes de la semi. De toute manière, la taille de certaines tournées, je pense à U2, ne permettait pas la moindre erreur.
On était tellement nombreux qu’il y avait plusieurs Crew Chiefs, mais chacun à sa place. Mon boulot c’est de te donner la Ferrari clefs en main et le plein fait, et rester à tes côtés si quelque chose ne tourne pas rond car je connais les moindres détails de l’installation. J’adore !

« Mon mentor, mon gourou, mon ami, mon confident, mon p’pa irlandais. Joe O’Herlihy avec qui j’ai fait divers tours du monde pour U2, REM, The Cranberries… »

SLU : 53 ans. Comment te vois-tu continuer et évoluer.

Vinnie : Je me vois très bien continuer en tant que support technique et je pense qu’il serait intéressant de disposer d’une structure Clair Bros, une sorte de dry hire ou rental qui travaille en collaboration avec tous les services Clair Europe. Être au milieu et supporter, compléter une tournée là où c’est nécessaire.

« Une photo essentielle pour moi. A droite Jo Ravitch, l’un des plus anciens Responsables d’équipe de Clair Global qui m’a appris tout ce que je sais sur les systèmes et m’a toujours fait confiance. Au centre Joel « Lunch Box » Merrill qui a fait son premier tour mondial sur U2-360° et maintenant est responsable des systèmes Clair Global sur leurs plus grosses tournées… Trois générations d’Audio Tech. ».

SLU : Mais ce n’est pas le rôle d’Audio Rent ?

Vinnie : Non, Audio Rent c’est Clair Global (ahh cette segmentation… NDR) mais c’est important que ceux qui utilisent des systèmes Clair Bros disposent du même type de support que ceux qui utilisent les services de Clair Global. Pour cela il faut quelqu’un qui vienne du monde Clair Global et qui puisse faire en sorte qu’une tournée Clair Bros soit faite à un niveau Clair Global.
Cela arrive déjà que des équipes de Global viennent en renfort sur des tournées Clair Bros, effectuées par exemple avec le matériel acheté par certains groupes. La puissance de Clair c’est la capacité par exemple de Josh Sadd de dessiner des enceintes ultra-spécifiques pour des bateaux, des églises ou des restaurants et de les rendre invisibles, mais à la fois capables de faire du très bon son.

« Quelle tristesse… Pour les Cranberries j’ai été Assistant régie salle, Responsable du système, Responsable d’équipe et jusqu’à Ingé son retour. Dolores O’Riordan était une superbe personne, une grande artiste et avant tout une amie. Tu me manques… »

SLU : Quand on t’écoute on pense à Zaza et d’autres qui ont aussi eu cette envie, voire cette passion pour Clair. Ça vient d’où selon toi.

Vinnie : Je pense que le marché français ne leur suffit pas. Bien sûr certains artistes hexagonaux te font voyager mais ils sont rares comme l’est le nombre de dates à l’étranger. Ce n’est pas simple de combattre la routine et pour ça, Clair c’est parfait.
Xav, je l’ai vu comme assistant sur des grosses tournées Clair alors que c’est un super ingé son, mais il a compris que pour atteindre certaines stars, il fallait analyser comment bossent les américains et gagner sa place tout doucement. Il y est arrivé et le mérite pleinement.

SLU : Est-ce que ta vie de bâton de chaise sonore te manque ?

Vinnie : Oui, mais il faut savoir lever le pied. Je me suis retrouvé à Lagos au Nigeria devant gérer du son avec peut-être 500 000 personnes et en présence du Premier ministre. On a beau être pro, ça stresse un peu.

« Marc Carolan au premier plan et Andy O’Brien son assistant derrière lui. Un méga ingé son salle avec qui j’ai travaillé sur différentes tournées de U2 où il venait avec le groupe en première partie, jusqu’au jour où nous sommes partis en tournée pour Muse ensemble ! Encore deux points de plus pour l’Irlande ! »

C’est chouette de quitter le Groenland pour partir sur la Lune puis déjeuner à Tokyo et le soir prendre l’apéro à Paris, mais avec l’âge, c’est plus dur de récupérer ne serait-ce que le décalage horaire. Mon corps m’a dit stop à sa façon et il faut savoir l’écouter.

Les souvenirs se bousculent dans ma tête et le frisson, le côté mercenaire où rien n’est impossible sera toujours là. On m’a interviewé un jour et à la question de savoir ce qui me manque, j’ai répondu : « J’espère vivre assez longtemps pour faire le premier concert Clair sur la lune ! »


« Last but not least, un homme seul peut être courageux et foncer sempre più forte, mais il y a toujours derrière une femme encore plus forte. Ma femme, ma pote, ma conseillère, mon bras droit, ma camomille… Eleonora ! ».

SLU : Quittons la technique et en guise de conclusion, une question plus personnelle. Tu as des enfants ?

Vinnie : J’en ai un, mais pour faire écho à mon histoire, je l’ai adopté. En quelque sorte j’ai payé ma dette. J’ai rencontré une femme pendant que je vivais à Paris et elle avait un enfant de 4 ans et demi. Jusqu’à ses 18 ans on a vécu ensemble. Je l’ai fait grandir et il m’appelle papa.
Je suis arrivé il y a quelques jours à Paris et la première personne que j’ai voulu voir c’est lui. Il a 24 ans et travaille dans les assurances. Il est adorable avec un cœur énorme et c’est un vrai français. Il râle tout le temps contre tout le monde (rires) !

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Queen Symphonic avec Soundscape

Par : admin

Comme souvent avec les shows proposés par Ugo Berardi, le boss de Ugo&Play, électrique et symphonique se mélangent. Ca tombe bien, Queen a toujours pratiqué ce mélange des genres. Nous retrouvons donc un plateau où une formation rock, avec 4 voix indispensables pour couvrir la tessiture de Freddie Mercury et les chœurs de Queen, est entourée par un orchestre choisi dans chaque pays.

Ici c’est le désormais fameux Yellow Socks Orchestra, aussi français que son nom ne le dit pas. Vincent Mahé enfin, l’âme de Sextan, est sorti de ses studios pour mixer par objets beaucoup de sources, un exercice multivoies qu’il a appris au galop et qu’il nous racontera un peu plus bas.

Honneur aux sondiers de Queen Symphonic. Un éclairagiste et non des moindres s’est glissé dans le groupe. Sauras-tu le reconnaître (faut bien passer le temps…) De gauche à droite : Nicolas Delatte, binôme de Boris au système, Boris dit Bobo, système, réseau, & bcp plus, Morgan Beaulieu, assistant plateau, Nicolas Servant, directeur technique Sextan et mixeur retours, Pierrick le Rille, assistant plateau, Emmanuel Olivier, assistant plateau, Nicolas Gauthier, pupitreur lumières, au deuxième plan Sébastien Viguié, assistant face et Vincent Mahé, Grand Manitou de Sextan et mixeur face.

Boris Jacquier-Laforge ouvre le bal des questions.

SLU : Boris, tu es proche de Sextan…

Boris Jacquier-Laforge aka Bobo : Absolument. Ugo&Play bosse avec Sextan et ces derniers ont la Direction technique de cette tournée (qui revient en novembre et décembre 2020 avec 18 dates NDR). Pour leur matériel, light, rig et son, ils font appel à B Live et c’est dans leurs murs de Malakoff que le début d’encodage de Soundscape s’est fait.
Ils disposent aussi de matériel mais uniquement pour des petits événements. Nous avons ici une SD7 à la face et une ProX aux retours, c’est une autre gamme d’outils.

SLU : Il n’y a pas de vidéo ou de gros effets lumière…

Bobo : Du tout, le show repose sur la puissance des titres de Queen, la présence d’un orchestre symphonique et le son. On n’a pas intérêt à se planter (rires). Du coup on a proposé avec Vincent Mahé de partir en Soundscape, en veillant à ne pas être trop encombrants pour les lighteux. On est à 8 mètres back stack et ça se passe très bien avec eux. Ils ont compris notre démarche et vont travailler plus en latéraux, contre et poursuite.

Bobo avec en arrière plan Nico Delatte, écoutent avec les yeux…

SLU : Et tu es avec ta dream team…

Bobo : Oui. On avait déjà fait 4 dates en 2018 pour Queen Symphonic en gauche/droite en étant frustré. A la régie c’est parfait mais comment offrir le mix de Vincent à toute la salle. Quand la tournée est revenue, on a foncé sur l’idée de Soundscape avec, outre des aspects pratiques et financiers, un accompagnement de Vincent pour qui ça change aussi beaucoup la façon de travailler.

On a réfléchi très en amont avec le soutien « philosophique » de d&b (rires) et de Mathieu Delquignies (support et formation chez d&b France) qui connaît aussi très bien l’équipe de Sextan. Il a accompagné Vincent en Allemagne découvrir Soundscape et on a peaufiné la formation quant au placement des objets chez Sextan avec une matrice DS-100, 5 enceintes et un sub.

Le système au grand complet entre ce qui est en l’air et ce qui est au sol.

SLU : Vous avez donc pu bien ouvrir le symphonique.

Bobo : On est en Tight sur tous les objets et ça marche parfaitement. Nos 4 voix bougent pas mal. Nous avons choisi de les laisser centrées mais il est possible que pour la prochaine salve de dates, on emploie des trackers. J’essaierai de convaincre Vincent !

SLU : Et ce système… :

Bobo : Nous avons en l’air du V8 et du V12, et en front fill du Y10P.

SLU : Pour les fills, vous envoyez un remélange mono?

Bobo : Du tout, on garde le fonctionnement par objets et donc la spatialisation du système accroché. On a juste deux C6 pour les outfills qui jouent un downmix mono.

SLU : Et en haut ?

Bobo : On a 5 lignes identiques et espacées de la même manière avec pour chacune 6 V8 et en bas de ligne 4 V12. Les subs sont au nombre de 12 en 2 x 6 V-Sub placés derrière la ligne centrale. On joue donc toutes les sources qui ont besoin d’être supportées par les subs au centre, typiquement le pied et la basse… Ce show n’a pas besoin d’un trop gros contour, il n’est pas joué ou mixé avec un gros bas du spectre. L’orchestre est bien exploité et mis en avant.

Les 50 V et 12 V-Sub. Admirez au passage les Pyramides et les Grottes de Malcurt…

SLU : Vous avez 50 V en dépôt ?

Bobo : 48, mais comme tout ou presque est sur la route, nous avons sous-loué et d&b nous a filé un coup de main, surtout pour les V12. Typiquement les kits comportent peu de modèles ouvrant à 120° or il nous en fallait 20…

SLU : Tu n’aurais pas préféré en avoir plus encore ?

Bobo : Si, mais si on ne nous ouvre pas trop les jauges, ça passe. Hélas le succès est là (rires) ! Non, ça va mais c’est certain que Soundscape nécessite le plus possible d’overlap entre les lignes et pour ça, il faut beaucoup de boîtes en 120°.

Un des racks de puissance, forcément plus nombreux avec Soundscape et l’Array Processing, mais pas tant que ça parce que les V sont des boîtes passives… Chaque rack est drivé par un DS10 qui dispatche à la fois l’audio et le contrôle des amplis, du coup il n’a besoin que d’une 32 Tri et deux RJ45.

SLU : Quels choix pour l’Array Processing ?

Bobo : Le plus naturel, sans besoin de tirer sur le système. Il y a tout de même 50 boîtes et la décroissance se passe déjà très bien avec Soundscape !
Sur les 25 premiers mètres on est à -1,5 dB, après on a une grosse partie à -3 dB et sur la fin on est à -6 dB.
Plus on respecte les chiffres naturels de sa ligne, mieux ça marche. Même mécaniquement on ne force pas. On tape à 70 mètres avec les deux premières boîtes ouvertes à 1°.

SLU : De la régie tu descends quoi comme signal?

Bobo : Comme le DS-100 est en régie, je véhicule jusqu’en bas 5 canaux de “main”, 2 canaux de sub, 8 canaux de front et un downmix mono pour les sides. 16 canaux en Dante issus de la matrice. Là où j’ai un peu geeké (joli néologisme, pardon, boboïsme… Merci Boris) où j’ai donc un peu rusé donc, c’est entre la SD7 de la face et la ProX des retours.

La régie retours en ProX Midas avec le SD-Rack et un SD-Mini Rack pour alimenter le Rack Neutron que l’on devine à droite sous les DL451. Simple et efficace. Pour les liaisons c’est Shure à la baguette. Chaque musicien dispose d’un mélangeur Aviom.

J’ai récupéré les sorties BNC du SD-Rack pour alimenter le rack Neutron de la Midas vie deux bridges MADI. Il a en plus deux DL451 pour ses départs. Pas de split analogique, les 80 signaux passent par le MADI généré dans l’univers DiGiCo.

On en profite pour lever les yeux au système qui nous surplombe. Il a été coupé en 3 parties. Un pont porte la ligne exter jardin et la suivante avec son câblage distinct et son rack ampli à jardin. Un second pont porte la centrale et les deux autres jusqu’à l’exter cour et enfin un dernier pont perpendiculaire porte les deux lignes de V-Sub. Ces 5 grappes d’enceintes sont alimentées par deux autres racks d’amplis placés à cour.

Les 62 enceintes composant le déploiement Soundscape à l’Arkea Arena, avec un ratio de subs très raisonnable en ce monde infrasonore.

SLU : Est-ce que la SD7 a la main sur la matrice ?

Bobo : Non, je n’ai pas voulu. Cette option est encore en phase pilote et j’ai préféré ne pas intégrer l’OSC qui est généré par la console pour piloter la matrice dans mon réseau global. D’une part la configuration est un peu figée pour le moment et, par exemple, la tranche N° 1 va obligatoirement commander l’objet N° 1. D’autre part le train d’instructions ne va que de la console vers la matrice. Si je modifie un paramètre sur cette dernière, il ne sera pas répercuté sur l’affichage de la SD7. C’est beaucoup plus simple d’avoir la main sur la spatialisation en dehors sur un écran tactile.

Sextan et les dB sont bien gardés

Les balances touchant à leur fin, on intercepte Vincent Mahey qui mixe le show et est aussi et surtout, un des piliers de Studio Sextan

Vincent Mahey devant sa SD7. Les objets sont en place et il ne s’occupe que de mixer ses sources.

Vincent Mahey : La vocation de Sextan c’est d’enregistrer de la musique, mais aussi de faire de la direction technique et du mixage en live en s’appuyant sur des prestataires. Nous collaborons activement avec Ugo & Play. Nous sommes trois acteurs principaux: Nicolas Servant notre Directeur technique, François Yvernat, qui est Directeur Administratif et moi-même.

SLU : Côté machines vous apportez quelque chose ?

Vincent Mahey : Très peu. Des tournées comme celles de Queen sont de très grosses opérations où il faut disposer d’un dépôt bien plein pour ce qui est de la diffusion et de l’éclairage. En revanche nous fournissons la microphonie qui convient au repiquage classique.
B Live, par le biais de Christophe Menanteau et Boris Jacquier-Laforge, est un excellent partenaire, très à l’écoute d’un point de vue logistique et capable de comprendre notre rôle de jonction entre prod et artistes d’un côté et technique de l’autre. On a une très forte relation humaine avec eux et on a le même grain de folie qui nous pousse à essayer des choses nouvelles qui pourront nous être utiles sur des opérations encore plus grosses très prochainement.

SLU : Soundscape est nouveau pour toi.

Vincent Mahey : Totalement. Une remise en question de pas mal de choses me concernant mais facilitée par l’assistance technique fournie par B Live et d&b et les quelques jours passés au studio à Sextan avec 5 enceintes, un sub et un multipiste à dégrossir cette technologie dans une acoustique de référence. J’aurai aussi bien aimé avoir quelques jours l’Arkea Arena mais c’est plus dur (sourires).

Vincent Mahey, Seb Viguié, Nico Delatte et Servant et Bobo.

La matrice DS-100 de Soundscape est très puissante et rien qu’en trois dates, je suis conquis. J’ai pas mal travaillé pour faire en sorte qu’un pupitre de cellos qui est à cour, soit perçu ainsi où que l’on se trouve.
C’est une sorte d’assistance au mixage, comme si un autre univers s’ouvrait avec un paramètre de plus qui facilite le démasquage des sources dans le front sonore.

Mais il ne faut pas oublier les guitares de Queen qui doivent garder le devant de la scène tout en délivrant un spectre très large dans une masse orchestrale qui l’est aussi. C’est là que le travail en largeur et en profondeur prend tout son sens.

SLU : Tu travailles plus un front sonore que tu ne crées un show dynamique, visuel et en mouvement…

Vincent Mahey : Absolument, mais c’est mon choix et chacun peut avoir le sien. Je cherche à ouvrir le plus possible en déplaçant mes sources là où j’ai envie. Comme elles ne donnent pas ou peu de son propre, je ne suis en rien limité par une quelconque distorsion d’image.

Vincent Mahey, un subtil mélange entre feuille, cerveau, culture musicale, compétence technique, gentillesse et modestie.

SLU : Comment as-tu appréhendé les traitements basiques de tes sources et les éventuels traitements parallèles ou les groupes avec des départs par objet…

Vincent Mahey : Je me suis dit que j’allais me perdre, que c’est un tout autre monde et puis, comme je ne peux pas changer ce que je fais depuis tant d’années, je ne peux pas réinventer mes savoir-faire, j’ai fait comme je sais le faire. Il m’a fallu un concert entier pour retrouver des sensations fortes.

Je trouve que les 5 lignes et la matrice me restituent plus de dynamique et les sources sont plus définies, je suis donc en train de relâcher mes compressions un peu partout, avec des taux plus bas que d’habitude. C’est trop tôt pour en dire plus, ce soir ne sera que mon troisième show avec Soundscape.

Un rack en façade où se cache tout en bas la matrice DS-100, puis le Fast2 de Agora, le Klark DN 9652 pour passer le Madi en Dante, quelques effets de qualité à défaut d’être jeunes avec une M5000 et son lecteur de disquettes (t’es vieux quand tu sais ce qu’on met dedans) une M7 Bricasti (ahhhhhh) un serveur Apollo 8 et un SPX990 Yamaha.

SLU : La dynamique des voix par exemple, ne te semble-t-elle pas très « libérée » par la disparition de l’interférence propre au gauche droite ?

Vincent Mahey : (Il réfléchit). Oui, sans doute, mais je dois encore travailler sur les voix. J’ai quatre chanteuses et chanteurs qui ont une grosse dynamique naturelle que je n’ai pas encore cernée et qui me demande beaucoup de suivi. Je ne me sens pas suffisamment armé pour te répondre.

SLU : Grosse dynamique en effet (sourires).

Vincent Mahey : C’est un peu ma marque de fabrique, mon côté campagnard (sourires). Je mixe un peu nature et libéré, et ce type de projet n’appelle pas de sur traitement.

Le positionnement des sources et pupitres dans les objets et placement de ces derniers en largeur et profondeur. On découvre que les voix (rouges) sont reculées, comme les guitares et over heads, là ou bien entendu, le pied, la caisse claire et la basse sont dans la ligne 3 collée aux subs… On découvre en blanc aussi le couple ORTF.

SLU : Tu suis des indications de la prod ou du Chef d’orchestre ?

Vincent Mahey : Je dialogue beaucoup avec le Chef, j’adore ça. Quant à la prod on a des relations très bonnes et en pleine confiance. J’adore Ugo et son équipe. Ils sont jeunes et déjà très, très mûrs.
Quand il me fait des remarques, elles sont justifiées et les mots sont choisis. Ils n’ont pas les oreilles dans leurs poches. C’est rare.

SLU : Imaginerais-tu du classique revenir en gauche droite ?

Vincent Mahey : (Il fait la moue). Non, du classique c’est quasiment impossible. Une vraie souffrance. d&b a fait un système magnifique qui nous ouvre des horizons incroyables. Il me reste un seul regret. Comment y placer un objet stéréo. J’ai toujours travaillé avec des couples AB, ORTF…

SLU : Mais tu disposes d’autres outils pour sculpter ton image via des objets et… (il m’interrompt)

Vincent Mahey : Non impossible, c’est trop me demander. J’ai toujours travaillé de la sorte. Cela fait 70 ans que nos anciens ont créé le couple ORTF et on n’a jamais trouvé mieux.

La Yellow Socks Orchestra et Richard Sudwell, le Chef d’orchestre. Regardez bien, il y a aussi un couple de micros… importants.

SLU : Tu restes scotché au gauche droite…

Vincent Mahey : Oui mais pourquoi abandonner la richesse de cette prise de son. Que quelqu’un m’explique comment faire pour m’en passer. Boris à ma demande a réussi à poser de manière crédible mon couple dans les 5 points de diff. Ça lui a pris une heure.
Mathieu Delquignies (education & application support d&b France) a aussi mis son nez dedans. Je sais que cela peut paraître étrange, peut-être vas-tu penser que je suis un vieux… et que je n’arrive pas à me bousculer, mais il y a matière à réfléchir ! Quand tu mets deux DPA 4011 en couple ORTF sur un orchestre, tu as un équilibre timbral qui construit une grande partie de ta captation.

Jenna Lee et Rachael, deux sacrées chanteuses pas faciles à tenir, mais quelle patate !

SLU : On l’entend ton couple ce soir ?

Vincent Mahey : Oui mais il n’est pas directement perceptible pour de nombreuses raisons, enfin, moi je l’entends mais peut-être suis-je le seul (sourires). On en reparlera sur une captation entièrement acoustique !

Pour les ciné concerts, je travaille en triple couche : par instrument, par pupitre et par couple. Cela m’apporte de la matière et du SPL. En tout cas on m’a dit que ce n’était pas compatible et on prouve que si, même s’il faudrait recaler dans chaque salle. Je suis certain que cela va encore s’améliorer et d&b doit réfléchir à ça.

Conclusion

Ça balance pas mal à Bordeaux. On est collé à la scène. Les violons sont très beaux, ils respirent et s’étalent déjà bien. La voix qui rentre trouve toute sa place. On recule de quelques rangs, rien ou si peu ne change. On perçoit l’arrivée d’un bas médium et d’un grave plus solides, la profondeur et la largeur s’enrichissent encore, mais pour le reste, le plaisir continue.

La force de Soundscape est la localisation des sources. Où que l’on soit, contre les crashs ou en haut des gradins, l’image ne bouge pas et vient toujours de la scène. L’utilisation de front fills « thématiques » et pas des downmix mono, permet de ne jamais ressentir la « douche » en se rapprochant du plateau jusqu’à ce que le signal se brouille et passe en mono quand on sort de la dernière boîte en l’air. Ici la guitare reste là où elle doit être, sur scène et l’usage de Y en fill fait qu’on a un vrai joli rendu, même au premier rang.

Peter et Jon, les deux voix masculines de Queen Symphonic. Regardez le bas des pantalons des musiciens derrière eux. Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle le Yellow Socks Orchestra.

Cela aurait peut-être été encore un peu mieux en V, même si, comme les Y, ils auraient été coupés. Mais les VIP Gold apprécieront, eux qui sont abonnés aux postillons mais pas au joli son. Enfin un mètre de plus entre premier rang et nez de scène aurait encore mieux fondu le rendu.
Cela est aussi valable latéralement même si, effectivement, il manque un tout petit peu d’énergie aux sièges les plus proches des murs latéraux.

Qui dit mix par objet dit respect de la localisation des sources. Ici le choix a été fait de répartir les instruments sur toute la largeur là où, dans la réalité, ceux électroacoustiques sont tassés à cour, les voix plutôt à jardin et le chef d’orchestre qui ne fait aucun son, pile au centre de son orchestre. Nécessité fait loi et donc la batterie se retrouve comme par magie au centre et une des guitares part à jardin. Le résultat est très pertinent et agréable, sans parler du besoin d’équilibrer la charge acoustique des 5 lignes, un peu comme on le fait avec du triphasé ;0)

La présence d’un orchestre classique a en revanche contraint à limiter l’impact des subs sur scène, ce qui prive les premiers rangs d’un peu plus d’assise. Heureusement, dès qu’on rentre dans les V, on retrouve du grave que les 12 V-Sub musclent rapidement. Le rendu par essence non interférent, garde une remarquable précision jusqu’aux derniers rangs des gradins, avec un rééquilibrage des voix qui perdent quelques dB et un peu de mordant ce qui est bien agréable.

Un contour coquet même si, captation classique oblige, le grave et l’extrême grave ont été assez retenus. La phase est typique pour une enceinte 3 voies passive et un sub qui raccorde avec un filtre IIR. La magnitude en revanche est nickel, comme le rendu.

Il manque malgré un peu de contour à l’orchestre classique comme au pied et à la basse et on se prend à rêver de ce concert avec 5 lignes de KSL dont la propreté toute cardioïde permettrait peut-être même de gagner quelques dB en plus d’infra. On rêve aussi de pouvoir maîtriser la dynamique d’un certain nombre de sources, par exemple une batterie, avec une compression équivalente, un peu ce qu’on fait sur un stem, tout en gardant les sorties directes vers la matrice…

Merci et bravo enfin à Vincent Mahé qui a résisté à notre journée de questions et qui surtout, pour un troisième show de mix par objet, tire déjà bien les marrons du feu. Si d&b France lui prête une matrice, il pourra plonger encore plus dans Soundscape chez Sextan et qui sait, s’encanailler aussi avec En-Space et ses réverbérations.
La transition entre gauche/droite et 5+1 par objet chamboule tout, calage comme mix mais à la fois, apporte largeur, profondeur, dynamique, précision, masse sonore et j’en passe. Même bien chargés au niveau des arrangements, les titres passent majestueusement. Bravo pour conclure à Bobo et aux équipes de B Live et à Ugo&Play qui jouent le jeu et offrent de vrais shows plaisir, à la fois populaires et qualitatifs. Bref, Ugo&Playsir.

Rendez-vous le 3 novembre au Grand Rex à Paris pour la reprise de cette tournée symphonique en France.

D’autres informations sur :

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Barre vidéo à leds Chauvet F6 Strip IP

Par : admin

Le stand Chauvet à l’ISE 2020.

A l’ISE, le stand Chauvet Professional était paré du nouveau F6 Strip IP, une barre led vidéo, plutôt destinée à l’installation en extérieur de par son classement IP67, qui est également utilisable comme élément de scénographie pour le live et en combinaison avec des écrans.

Le F6 Strip IP, barre vidéo à leds espacées de 6,9 mm.

Ces barres de leds de 1 m de long peuvent être agencées bout à bout, côte à côte ou selon un certain angle et habillées d’un filtre blanc ou noir, mêmes quand elles sont angulées.

Le système d’assemblage mâle femelle.

Le système d’assemblage de deux barres angulées.

Un câble de liaison unique conduit l’alimentation et les données.

Elles reçoivent 720 leds RGB agencées en 5 lignes avec un pitch de 6,9 mm logées dans un profilé d’aluminium.
Le rapport de contraste de 5000:1 assez élevé proposé par les 144 x 5 pixels leds assure une belle performance vidéo.
À cette fin, cet appareil est doté d’une carte vidéo Novastar et d’un câble deux en un permettant l’alimentation et le passage de données.


Ben Virgo EU Senior Product Specialist – PRO nous présente ce tout nouveau strip Leds F6 Strip IP en vidéo :


Caractéristiques

  • Dimensions : 1 000 mm x 34,5 mm x 68,2 mm
  • Poids : 2,2 kg
  • Agencement vertical max : 4 Strip

Plus d’infos sur le site Chauvet

 

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Odin le nouveau projecteur de CLF Lighting

Par : admin

Au salon de l’ISE 2020 qui s’est tenu à Amsterdam en février dernier, nous avons découvert Odin, le premier projecteur développé par CLF Lighting, un Par Zoom à leds RGB+Lime.

Odin, le premier projecteur développé par CLF Lighting.

Remco Pouwels responsable marketing et Martijn Gerards responsable export nous font les présentations de ce petit projecteur certifié IP65 et présentant douze leds RGB + Lime. Cette dernière spécificité s’avère très intéressante.

Les prises protégées par capuchons pour les besoins du classement IP65.

Pour rappel, là où le trio RGB avait des difficultés à atteindre certaines couleurs du spectre situées entre le bleu, le vert et le rouge, le Lime réussit à combler ce vide et à parfaire les teintes pastel et la gamme et des blancs qui s’étire de 2500 K à 10 000 K avec un IRC supérieur à 90.

Ce PAR à leds possède par ailleurs une plage de zoom qui s’étend de 11° à 50° degrés. Certifié IP65 il pourra être utilisé en extérieur comme en intérieur. Ses quatre modes de refroidissement intelligent dont deux silencieux, qui lui assurent une certaine polyvalence.
Il se commande en DMX-RDM, W-DMX en option et propose 5 modes de contrôle de 4 à 13 canaux.

Les12 leds RGB+Lime associées chacune à leur optique.

CLF qui ne communique pas la puissance de chaque multipuce indique une consommation nominale de 262 W.
Le fabricant indique un éclairement à 5 mètres de 7 525 lux pour l’angle du zoom le plus serré, 11 degrés.

Le menu et ses touches de navigation
Le menu du PAR Led Odin et ses touches de navigation.

Odin propose 4 courbes de dimmer et depuis le menu on peut bloquer les paramètres programmés sur la machine. Une fonctionnalité intéressante notamment pour des prestataires qui veulent éviter les mauvaises surprises.

Lancé à l’ISE 2020, Odin sera en vente à partir d’avril.

Plus d’informations sur le site CLF Lighting

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Zaziessenciel, un éclairage à leds sur mesure

Par : admin

Nous vous garantissons qu’aucun filtre instagram n’a été ajouté sur cette photo. Blague à part, le mélange rouge et bleu des faisceaux créé un tableau saturé très original.

Zazie une artiste aux multiples facettes et calembours, est tour à tour mannequins, voix, coach vocal en télé crochet mais surtout autrice et compositrice de variété française reconnue, résolument amoureuse de la langue française et de son public.

(De gauche à droite), Michael Zeitoune technicien vidéo et lumière, Laurence Duhamel pupitreuse, Harold Mathieu technicien lumière et poursuiteur, Andi Watson, le concepteur, l’équipe lumière au complet et qui a plus d’un tour dans son sac.

Il lui fallait une équipe lumière à la hauteur de sa fantaisie qu’elle a trouvée, avec ce petit brin de folie qui fait toute la différence, chez Andi Watson, son designer lumière, ou chez Laurence Duhamel, sa pupitreuse, sans oublier Harold et Sylvain tous les quatre, prêts à lancer la mécanique.

Je prends le train pour Lille depuis Paris où je rejoins l’équipe lumière près du Théâtre Sébastopol, un établissement du XIXe siècle reconnaissable à son énorme cage de scène visible depuis l’extérieur. Je les rejoins dans un restaurant où ils terminent leur déjeuner en dégustant un petit café et un diabolo grenadine. Embarquement immédiat pour la planète Zazie !
Laurence, Harold et Sylvain constituent à eux trois l’équipe lumière et vidéo de la tournée. Laurence et Sylvain ou Harold pour la lumière, Mika gère la vidéo. Andi Watson, l’éclairagiste qui a conçu le show les rejoint ponctuellement sur quelques dates pour faire évoluer la programmation.

Un kit Full Leds

Laurence est éclairagiste et pupitreuse. Dans ce métier depuis plus de 30 ans, elle a, entre autres, travaillé pour Sexion d’Assaut. C’est une nana en or, avec une empathie hors du commun, qui me propose de faire le tour du kit à leds, résolument moderne et puissant de cette tournée, fourni par S Group.

Laurence Duhamel pupitreuse de choc et de charme sur cette tournée accompagnée de Pascal Scossa Backliner. Tous deux ont commencé dans le métier à peu près en même temps.

La transition est ici complète car emmenée par les spots/profiles Khamsins, un des derniers nés d’Ayrton. Le kit comporte aussi des Spiider, le dernier Wash multisource à leds de Robe, des X4 Bar et des JDC1 de GLP.
Tous sont sur la fréquence leds qui a ses avantages et ses inconvénients par rapport à la lampe. Même si ces appareils rattrapent leurs grands frères en termes de puissance, ils sont perçus par certains musiciens comme un peu agressifs pour l’œil.

SLU : Je te propose de détailler le Kit de la tournée. On commence par les Khamsins ?

Laurence Duhamel : Les Khamsins installés sur le gril, sont utilisés de manière classique c’est-à-dire en faisceaux et en projection de gobos, ou en Strob.

Khamsin et Spiider réunis à contre

Il y a tout dedans : deux roues de gobos tous tournants ce qui laisse un choix assez large avec 6 gobos par roues plus la roue d’animation, d’autant plus que les gobos sont vraiment intéressants.
Et puis il y a les couteaux, l’iris, le focus et le zoom et au final elle est assez lourde avec 39,8 kg mais elle est très complète et propose une belle courbe de dimmer et une belle courbe de strobes aussi.
C’est une machine qui est bien finie. J’ai été agréablement surprise par le faisceau blanc qui est assez bien étalonné. Il n’a pas de point chaud central comme on peut l’avoir avec différents projos ou sur des Beams. La grosse avancée de ce projecteur c’est son moteur de leds blanches suffisamment puissant pour passer à travers la roue de couleur et avoir une belle trichromie. Ça crée de belles couleurs lumineuses, dans les verts et les couleurs pastel. Ce qui évite le côté très RGB de la led.

Le blanc du Khamsin est bien calibré sur l’écran et très puissant !

SLU : C’était une inquiétude que tu avais ?

Laurence Duhamel : Oui, carrément ! Et que ce soit chez Ayrton, Robe ou GLP, ils permettent d’obtenir de vrais bleus profonds, des vrais UV. Ce que l’on n’avait jamais eu. L’UV c’est le bleu led que l’on fonce en baissant l’intensité, sans jamais l’avoir comme on le souhaite… C’est un filtre que l’on utilise énormément dans les shows et quand tu n’en as pas, ben tu souffres… (rire). Idem, quand tu ne peux pas créer de beaux verts acides c’est dommage ! Et quand tu as le vert idéal, c’est généralement un peu au détriment des ambres.

Camaïeu de verts avec une touche de bleu, Zazie est bien mise en valeur dans ce tableau aux couleurs froides.

SLU : Est-ce que ces appareils à leds vous ont permis de faire des économies ?

Laurence Duhamel : Ça consomme moins même si c’est quand même 1 100 W pour le Khamsin. Comme il n’y a pas de chauffe proprement dite, la mécanique souffre moins et donc les projecteurs sont plus fiables et il n’y a pas de lampe à remplacer.

Sur un kit comme ça, full led, on est à moins de 60 ampères par phase alors qu’on serait à 120 ampères par phase sur un kit classique à lampe. Donc effectivement, une consommation électrique moindre, la chauffe en moins, les pannes en moins, c’est plus facile à gérer sur la route.

SLU : Y a-t-il des problèmes liés ces “nouvelles” source de lumière ?

Laurence Duhamel : Non, pas vraiment, si ce n’est la fréquence de scintillement qui peut être désagréable pour les yeux des personnes sensibles. C’est vrai que pour les artistes sur scène comme pour les techniciens, prendre dans les yeux la lumière d’une source latérale peut être gênant. Les techniciens retour se positionnent pour ne pas avoir ces leds dans la tête toute la soirée.
Zazie ne s’en plaint pas mais il y a des artistes qui ne le supportent pas. Ce qui est accroché, n’est pas gênant. Idem pour l’éclairage de face car la chanteuse et ses musiciens regardent surtout le public. C’est vraiment ce qui est au sol qui leur est difficile à supporter. Après il faut les éclairer donc on n’a pas trop de solutions.

SLU : Il y a aussi 20 Spiider dans le kit

Des totems latéraux associent un Robe Spiider et une GLP X4 Bar 20. Pratique, ils ne se démontent pas pour le transport. Un gain de temps et d’espace.

Laurence Duhamel : Ils sont accrochés à contre et en douche. Robe avec le Robin 600 faisait partie des précurseurs pour les washs à leds. Le Spiider est encore plus puissant. C’est une belle machine qui produit beaucoup de lumière.

Les Spiider Robe en Beam blanc très puissant.

Il y en a aussi un sur chacun des quatre totems latéraux, deux à cour et deux à jardin, qui assurent, associés à un X4 Bar, l’éclairage des musiciens. Enfin au sol, devant les écrans, il y a une alternance de X4 Bar20 et de JDC1.

SLU : Associer des X4 Bars et des JDC1 GLP, ça faisait sens pour Andi Watson qui a signé le design ?

Laurence Duhamel : Oui, on est exactement dans la même colorimétrie car c’est le même fabricant. Les X4 bars 20 ouvrent assez pour éclairer les musiciens en latéral sans avoir trop de recul ce qui est le cas ici car les totems sont à 1 mètre 50 d’un musicien, et on arrive à bien les napper. C’est vraiment une bonne machine avec de belles couleurs.

Les GLP JDC1 font tout le boulot pour donner le coup d’envoi du spectacle.

Le JDC1 peut être pixel mappé avec ses 12 zones contrôlables indépendamment en intensité et en couleurs autour de son crayon de Leds Strobe white au centre. Le projecteur est en plus motorisé en tilt. Et il produit aussi de très belles couleurs, de vrais UV et des vrais pastels et ce n’est pas toujours évident avec la Led qui a toujours un petit côté acide et électrique. Mais ça c’est vraiment propre à GLP. J’en suis contente, en plus c’est solide et ça a la patate !

La ligne GLP X4 Bar 20 et JDC1 est installée à contre, juste devant les panneaux. Ils apportent toute la pêche du spectacle et ne prennent pas de place.

SLU : Comment te sers-tu de cette ligne de contres ?

Laurence Duhamel : On s’en sert surtout pour marquer des rythmiques. Des petits défilements sur les X4 Bars que l’on rappelle sur les totems avec les mêmes effets.

SLU : Avez-vous eu des soucis techniques avec ces appareils ?

Laurence Duhamel : Un seul souci mécanique sur la roue de gobos d’un des Khamsins qui tournait mais de manière crantée et un verre dichroïque cassé car ils peuvent être un peu malmenés pendant le transport donc ça arrive. En ce qui concerne les Spiider, on a eu une panne sur la led centrale, lié à un problème de soudure.

SLU : Comment ces problèmes sont-ils pris en charge ?

Laurence Duhamel : S Group les gère par l’intermédiaire de Sylvain Ibanez (remplacé parfois par Harold Mathieu comme ici à Lille). C’est le représentant présent avec nous sur la tournée. Le projecteur défectueux est automatiquement remplacé. Avant on réparait sur place car il y avait beaucoup de pannes mais c’est fini maintenant. Pour le Dicro cassé, on a juste changé le tiroir, pas la machine.

En camaïeu orange, les Khamsin se démarquent du puissant flux des Spiiders rehaussés par les JDC1 en fond de scène.

SLU : Comment est organisé le réseau

Laurence Duhamel : Au niveau communication, il y a du Art-Net pour commander la vidéo et la lumière et du MA-Net entre le pupitre et le NPU, car on travaille les machines en full paramètres. Sur une ligne DMX, il y a cinq machines, pas plus (rire). Donc forcément on a de la ligne DMX même avec un petit kit car la console est limitée à 8 univers DMX.
Comme on est bien au-dessus, on a pris un NPU pour doubler ce nombre. On passe une fibre entre deux switchs à deux V-LAN. Un V-Lan Art-Net et un autre MA-NET. On aurait pu configurer un troisième V-Lan pour passer l’interphonie. Sur des petites affaires comme ça, ce n’est pas difficile à gérer mais sur des affaires plus importantes, c’est un poste à part entière, ce qui est assez nouveau d’ailleurs.

Le sur-mesure d’Andi Watson

Andi Watson à la conception et aux commandes de la console exceptionnellement ce soir-là.

En fond de scène, un écran led diffuse les médias issus d’une banque d’images. Juste devant, Andi a choisi de placer des panneaux filtres de même hauteur qui bénéficient d’un spécifique.

Les panneaux et leur effet de miroir déformant, très opaques s’ils ne sont pas rétroéclairés, un peu comme un miroir sans tain.

Seuls deux fabricants dans le monde en fournissent dont un situé dans le sud de la France. Cette matière est résistante car transportés dans les festivals 2019, ils s’en sont sortis sans casse, ni rayure.

SLU : En fond de scène, vous avez installé un système d’écrans à led associés à des panneaux très particuliers

Laurence Duhamel : La matière de ces panneaux est assez souple. Avec les différences de température, elle évolue. Le matin, ils sont tout étriqués et tordus, et ils se détendent et s’assouplissent dans l’après-midi au contact de la chaleur, un peu comme un miroir.
On peut en faire des cubes, ou les utiliser associés à de la vidéo comme c’est le cas ici. Notre mur de leds est positionné juste derrière ces panneaux installés en quinconce. Si on ne les éclaire pas à contre, ce sont des miroirs.
En éclairant Zazie et les musiciens, on a leur reflet dans le miroir avec l’image projetée par le mur de leds qui passe au travers. Zazie en joue un petit peu pendant le show, ce qui était le but.

Les Khamsins sont en totale harmonie avec cette ambiance chaleureuse de flammes sur scène. Il fait froid à Lille sauf au Sébasto.

Ce concept, auquel Andi a pensé exclusivement pour la tournée, a été réalisé sur-mesure par S Group. On peut changer l’angle des miroirs, suivant un réglage qui a été étudié, pour s’adapter aux différentes tailles de scènes qui parfois sont petites.
Donc ici à Lille on a nos huit panneaux, quelquefois on ne peut en placer que six. Donc on donne un petit peu plus d’angle ou on les referme.
Pendant le transport, tout est optimisé, les panneaux sont sécurisés à l’aide de rambardes en alu. Tout comme les totems, on les charge dans le camion. C’est un gain d’espace et de temps aussi.

Les rambardes en aluminium visant à protéger les panneaux lors du transport.

SLU : Est-ce que ce mur de leds a nécessité des réglages particuliers pour s’accorder avec les projecteurs ?

Laurence Duhamel : Nous avons un peu baissé l’intensité du mur sur sa totalité. Mais suivant les médias, qui sont plus ou moins bouchés, sombres, on fait varier l’intensité depuis la console.

Les écrans vidéo à leds sont associés à des panneaux en PMMA pour faire varier les médias projetés tout en reflétant l’action sur scène. Une idée géniale d’Andi Watson pour enrichir le visuel global sur scène !

Evidemment, le mur vidéo installé en fond de scène à tendance à en réduire un peu la profondeur. Il faut donc faire une balance lors de la programmation entre l’image et la lumière. Ils sont alimentés en 16 ampères classiques et le signal est linké d’écrans en écrans.

SLU : Comment Zazie a-t-elle perçu cet objet sur scène ?

Laurence Duhamel : Zazie fait entièrement confiance à Andi Watson, son éclairagiste depuis des années. Elle a validé ce projet parmi plusieurs qu’il lui a proposé. Mais je pense qu’elle a toujours eu, suivant ses moyens, plus ou moins de la vidéo. Sur la dernière tournée, c’était de vieilles télés imbriquées les unes sur les autres. Sur cette tournée, on joue plus avec le réflexion de faisceaux, le reflet dans l’image …

SLU : Est-ce qu’il y a de la synchro sur ce show ?

Laurence Duhamel : Non, j’ai tout sur la grandMa. J’envoie les médias vidéo avec le Catalyst, notre média serveur. Tout passe par le réseau et je gère l’image depuis la console, un peu comme un projecteur supplémentaire.

Les blocs à gauche et le Catalyst à droite.

SLU : Quel est le temps de montage du kit ?

Laurence Duhamel : C’est très rapide. Pour la lumière en 45 minutes on a monté et testé tout ce qui est accroché. Ensuite on attend qu’ils installent la scène pour monter la vidéo. Le matin, en 3 heures tout est installé : backline, son, lumière et vidéo.

SLU : Pour des salles plus petites est ce qu’il y a d’autres changements que la taille de l’écran?

Laurence Duhamel : Notre kit est prévu sur une ouverture de 11 mètres, c’est-à-dire la distance entre les projos les plus espacés. C’est assez classique car on s’est basé sur une ouverture totale de 14 mètres qui est à peu près celle de l’Olympia. Ici à Lille on a été obligé de resserrer un petit peu. À l’Opéra de Vichy, on n’a pas pu sortir la vidéo.
Ce n’était pas une histoire de place sur scène mais on n’a pas pu les rentrer dans le bâtiment parce que les portes sont trop petites. Il y a eu des salles où nous avons dû nous limiter en charge en accrochant par exemple seulement quatre Khamsin, soit 160 kg + 20 kg de câblage. C’est dans ces moments-là que l’on découvre un autre show.

Les panneaux montés sur un rail peuvent être angulés pour répondre à la largeur des scènes.

SLU : Est-ce qu’on pourrait parler des versions bis du spectacle ?

Laurence Duhamel : On part toujours du show de la veille, c’est-à-dire avec les dernières modifs, mais en ce qui concerne la vidéo on a ce qu’on appelle des mix. Il y a plusieurs déclinaisons : un full mix avec les huit panneaux et un mix avec 6 panneaux.
À partir de là, on change notre configuration. Par contre les totems qui servent à éclairer les musiciens sont incontournables. Nous sommes passés dans une salle où en lumière je ne pouvais rien ajouter au sol, pas même les totems. J’ai dû utiliser ce qu’il y avait sur place. Par contre, j’ai gardé la ligne de contre qui envoie toute l’énergie du show.

Le RoboSpot sauve la face

Laurence on l’a compris doit adapter son kit à la configuration des salles de la tournée. A Lille, elle doit se priver de pont de face, normalement constitué de 6 Khamsin, 4 Spiider et d’un BMFL/RoboSpot. D’où l’importance des totems latéraux qui prennent les musiciens. D’où aussi le choix du système de poursuite RoboSpot associé à un BMFL, pour éclairer Zazie, seul projecteur à lampe du kit.

Le BMFL poursuite est positionné de manière classique pour cette date à Lille. En l’absence de pont de face, il est essentiel.

SLU : Que penses-tu des mobylettes Robe ?

Laurence Duhamel : Je les trouve géniales ! Pouvoir attacher sa poursuite sur le pont de face et lui donner un peu d’angle en fonction des besoins, est très pratique, même si ce n’est pas toujours évident de trouver une place au BMFL avec la caméra déportée, dans certains théâtres. Quand tu es en Zénith et que tu as ton pont de face tous les jours au même endroit, c’est facile. Mais pour nous tous les jours se pose la même question : “Alors on va le mettre où ? » Et avec la caméra déportée, il y a une petite latence. Harold ou Sylvain qui pilotent la mobylette, ont eu un petit temps d’adaptation et maintenant ils ont le coup de main. C’est comme tout.

Le BMFL Robe et sa caméra déportée fonctionnent avec le RoboSpot. Ils sont ici installés dans le poulailler du Sébastopol faute de place et de pont de face.

En tout cas je trouve ça superpratique comparé à une poursuite classique lourde et grosse qui peut nécessiter de monter une tour ou d’être installée dans les cintres.
Et souvent, on n’a pas le bon angle alors qu’avec ce système on fait un peu ce qu’on veut. Il faut tout de même garder en tête que nous sommes limités par le RJ45 et les 80 mètres de câblage maximum entre la mobylette et la caméra.

Pour cette configuration au théâtre Sébastopol, nous avons installé la mobylette en régie et le BMFL Followspot dans le poulailler faute de possibilités. Comme pour d’autres produits, on a cherché une solution et on arrive à quelque chose. Sur cette tournée, il est utilisé dans sa plus simple expression, c’est-à-dire un projo sur un artiste, mais sur d’autres tournées où 5, 8 et 10 projos liés ensemble, c’est magnifique.

SLU : Quels sont les paramètres contrôlés par le poursuiteur ?

Laurence Duhamel : Il a classiquement Pan Tilt, l’iris, zoom focus et dimmer. Quand à moi, depuis la console, je contrôle la couleur, le dimmer et les effets.

Conclusion

Ce superbe spectacle est tout en nuances par le travail du faisceau. Les photos figées ne peuvent malheureusement pas rendre compte de la programmation minutieuse d’Andi Watson, qui ajoute énormément de matière et d’informations à tous les tableaux.
Ça vit, c’est magnifique. Les khamsins génèrent de belles couleurs et sculptent le faisceau avec leurs élégants gobos. Un pinceau de choix pour tous les artisans de la lumière auquel Andi Watson a succombé.
Les tableaux bleus sont particulièrement réussis, lumineux et bien profonds pour plonger dans certains des titres comme “Je suis un homme” où l’artiste baigne dans la puissance des Spiider avec une pointe légèrement électrique des Khamsin.

Khamsin et Spiiders travaillent à l’unisson avec le mur de leds ROE

Electrique et psychédélique aussi, le tableau du titre “Toc Toc Toc” quand dans la puissance en bleu du BMFL les Beams rouges des Spiider virent au magenta, devant les effets déformants du panneau magique. L’atmosphère sur scène bascule dans l’irréel.
Le faisceau du khamsin par puissance en couleurs, et se détache des Spiiders même en camaïeu de bleus. Andi joue aussi de l’effet miroir pour prolonger les faisceaux. Entre les médias projetés, et la réflexion déformée apportée par cette matière qui vit en fonction de la température de la salle, le rendu est très vivant, très élégant avec un zeste de folie.


Pour les membres de l’équipe Vidéo et Lumière

Andi Watson : concepteur
Laurence Duhamel : régie lumière
Sylvain Ibanez : responsable Sgroup, robotspot / Harold Mathieu
Michael Zeitoune : responsable vidéo

Pour le matériel lumière

– Ayrton : 13 Khamsin 750W LED Blanche 40000 Lumens (7 en contre et 6 à la face)

– Robe : 24 Spiider utilisé en mode 4 (12 en contre, 4 à la face, 4 pour le public, 4 sur scene latéral sol) et BMFL Followspot

– GLP : 9 X4 BAR 20 15 WATT RGBW 4 en latéral musiciens (5 au sol 4 en contre), 4 JDC1 LED strobe + strobe-Tube LED et 12 panneaux géré en pixel-mapping

– vidéo : 8 écrans de 1,20m sur 2,40m panneaux ROE, 1 Catalyst, 8 miroirs sans tain PMMA de 1,20m X2,40m

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Modulo Pi présente KineMotion au salon ISE 2020

Par : admin

A l’ISE 2020, Modulo Pi, fabricant Français de média serveur pour les applications audiovisuelles, présentait ses dernières nouveautés, avec un accent très prononcé sur l’interactivité et les expériences immersives.
Sur le stand, Modulo Pi présentait tout d’abord KineMotion, son nouveau module de tracking optique pour les installations interactives. Globalement, ce système permet de suivre des objets ou des artistes sur scène, afin d’apporter une interaction entre l’image, la lumière, le son avec les objets ou personnes en mouvement.

KineMotion

Le kit KineMotion, avec le logiciel, la baguette de calibration et le récepteur où viendront se brancher les balises. Les caméras OptiTrack sont à acheter séparément. @Modulo Pi

Proposé en option pour le média serveur Modulo Kinetic, la solution se compose d’un logiciel à installer sur le média serveur, de balises (beacon) qui se fixeront sur l’objet où l’artiste en mouvement, ainsi que d’un kit de calibration comprenant une baguette et une équerre. L’utilisateur pourra utiliser les caméras optiques Optitrack, compatibles avec la solution KineMotion et avec d’autres solutions de tracking.

La démonstration comprenait un suivi temps réel du véhicule, avec mappage vidéo et générateur de contenu, ainsi que des vidéos lues en arrière-plan. Au premier plan, l’interface de démonstration créée via Modulo Kinetic.

Le récepteur permet de brancher jusqu’à 8 balises, ce qui permet de suivre des éléments aux formes complexes, ou d’offrir un suivi de grande précision sur un artiste par exemple.

On peut voir ici deux caméras OptiTrack pour le suivi de la voiture, et l’un des vidéoprojecteurs utilisés pour le mappage vidéo. La caméra NDI servait à renvoyer le flux vidéo dans un autre serveur Modulo Kinetic de démonstration.

Pour démontrer la puissance et la réactivité du système, l’équipe de Modulo Pi avait une fois encore concocté un show sur son stand, composé d’un savant mélange d’interactivité en temps réel avec KineMotion et de diffusion de contenus pré-calculées via Modulo Kinetic.

L-ISA

Dans le même temps, Modulo Pi présentait son nouveau plug-in de connexion au système audio immersif L-ISA de L-Acoustics. L-ISA est une solution permettant une spatialisation 3D des effets sonores, ou autre piste audio, utilisés pendant un concert ou dans une installation audio immersive.

Le média serveur Modulo Kinetic peut désormais se connecter avec le logiciel de L-Acoustics, les deux solutions pouvant interagir de manière bidirectionnelle, permettant ainsi de créer des expériences audiovisuelles immersives d’une grande précision.

KineMotion est également certifié L-ISA, et peut donc totalement s’intégrer pour user librement du suivi des objets dans le paysage sonore 3D. Couplé avec le moteur de contenu génératif en temps réel de Modulo Kinetic, et la solution audio immersive L-ISA, KineMotion offre une nouvelle palette d’outils pour les créatifs amoureux de l’interaction et du mouvement.

L’avantage majeur de cette solution tout-en-un est de réduire la latence en évitant de faire transiter les signaux de positionnement au travers de plusieurs processeurs ou interfaces, apportant ainsi une précision et une réponse accrue dans le suivi des mouvements. En limitant le nombre d’appareils nécessaire, Modulo Pi offre ainsi une mise en œuvre simplifiée, réduisant par là même le coût global du système.

La précision du suivi est en démonstration sur la page ici.

Et plus d’infos sur le site Modulo Pi

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Switch Netgear M4500 : la dorsale haut débit pour réseaux vidéo sur IP

Par : admin

En cette dernière édition du salon ISE à Amsterdam, Netgear, marque bien connue des amateurs de point d’accès wifi ou autre adaptateur CPL, était représentée par sa division professionnelle.
L’équipe de Netgear partageait le stand avec d’autres constructeurs membres de l’alliance SDVoE (Software Defined Video over Ethernet), organisation à l’origine de la solution.

Si vous n’en avez jamais entendu parler, SDVoE est une suite de protocoles implémentés et disponibles dans les équipements compatibles, permettant aux utilisateurs de transmettre des flux vidéo non compressés sur les réseaux IP, et ce de manière simplifiée. Les équipements ne deviennent plus que des points de connexion, d’émission et de réception, mais le routage et le matriçage deviennent totalement logiciels, et offrent ainsi une plus grande flexibilité aux utilisateurs.
L’alliance SDVoE annonce une latence zéro dans la transmission des flux au sein du réseau IP, et promet des performances inégalées sur les réseaux transportant un grand nombre de flux vidéo, simplifiant par là même le câblage et le nombre d’équipements dans la chaîne vidéo, et réduisant ainsi le nombre de conversions nécessaires pour les grandes distances et les interconnexions de site.
Le protocole SDVoE permet le transport d’un flux vidéo non compressé en utilisant 10Gbps de débit. Il est assez facile de comprendre que face à des installations nécessitant le transport de plusieurs dizaines de flux vidéo, le dimensionnement de la dorsale (l’infrastructure réseau) devient un élément clé.


La gamme de switch Netgear M4300 actuellement sur le marché offre un large panel de modèles, avec des ports 10Gbps sur RJ45 ou sur port QSFP+ de 40Gbps. Mais lorsque le nombre de flux vidéo requiert une dorsale de plus grande dimension, il convient d’utiliser des switchs de cœur (switchs centraux) à très grande capacité.
Voilà pourquoi Netgear, l’un des membres fondateurs de l’alliance SDVoE, présentait ses nouveaux switchs Ethernet de la gamme M4500, venant compléter la ligne existante M4300. Ces switchs offrent les performances nécessaires lorsque plusieurs centaines de Gigabits de bande passante sont requis pour le transport sans latence des flux vidéo.

Directement inspirés du design des switchs pour data center de Netgear, ils sont préconfigurés pour une interconnexion facile avec d’autres équipements compatibles SDVoE, mais peuvent bien entendu être utilisés pour d’autres applications audiovisuelles.

Le switch Netgear M4500 32C.

Le modèle M4500 32C offre 32 ports 100Gbps.

Le switch Netgear M4500-48XF8C

Le M4500-48XF8C offre 48 ports 10/25Gbps, et 8 ports 100Gbps.

Les deux modèles présentés au salon, respectivement M4500-48XF8C et M4500 32C, seront utilisés pour interconnecter les switchs de la série M4300, en tant que switch d’accès, où les encodeurs/ décodeur vidéo SDVoE seront connectés via des câbles réseau. Des liaisons 40G seront utilisées entre les switchs M4300 et M4500 pour créer des liaisons haut débit.
Le modèle M4500-48XF8C peut également être utilisé pour directement connecter les convertisseurs vidéo via une liaison fibre optique 10Gbps ou 25Gbps. Dans ce cas précis, celui-ci sera utilisé en tant que switch d’accès, et le modèle M4500 32C sera utilisé en switch de cœur, en créant des liaisons 100 Gbps entre les deux, permettant ainsi de connecter jusqu’à 640 équipements sur le réseau !

C’est précisément ce type d’application que Laurent Masia, directeur du management des lignes de produits, venait expliquer pendant une session de 30 minutes sur le stand SDVoE. La présentation tournait autour de trois axes applicatifs principaux :

– Une solution à base de stack : Les switchs sont combinés entre eux et deviennent d’un point de vue utilisateur 1 seul switch, avec des liaisons haut débit entre les switchs, pour simplifier l’administration.
– Une solution par agrégation de liens : plusieurs liens entre deux switchs sont combinés entre eux pour ne plus former qu’un seul lien à très grande capacité. Cette technologie permet d’offrir des valeurs de débits entre les switchs pouvant donner le tournis aux habitués des réseaux 1Gbps !
– Une solution à base de VLAN (réseau virtuel au sein du réseau physique). Certains liens entre émetteurs et récepteurs sont placés dans des réseaux virtuels afin d’éviter toute interférence entre les différents équipements n’étant pas inclus dans le même réseau virtuel (voir illustration ci-dessous).


switches-netgear-m4500

La technologie VLAN utilisée pour le transport des flux vidéo SDVoE (extrait de la présentation de Laurent Masia).
l’exemple ci-dessus représente des liaisons isolées de 4x100Gbps entre les switchs d’accès et le switch de cœur !

Il paraît évident au vu des valeurs de débits annoncées que ces switchs pourront répondre aux applications vidéo sur IP de large envergure. Le protocole SDVoE pourra également s’appuyer sur de telles architectures réseau pour offrir des possibilités de matriçage vidéo sans limite. Ce qui signifie que certains flux vidéo pourront être envoyés à plusieurs destinataires par exemple. Si vous n’êtes pas familier avec la technologie réseau, cette méthode de diffusion s’appelle le Multicast, une source vers plusieurs destinations qui auront demandé à recevoir ce flux vidéo.

Le multicast repose sur un mécanisme qui ne tenait pas compte de tels débits lors de sa première proposition (1986). L’IGMP snooping, c’est son nom, est une solution qui permet d’envoyer les flux multicast à ceux qui l’ont demandé. Malheureusement, et dans certains cas précis, certains équipements ou certains liens peuvent se trouver totalement inondés par des flux qu’ils n’auraient pas demandés.
Pour pallier ce problème, des sous-réseaux peuvent être créés, et interconnectés entre eux via la technologie PIM (Protocol Independant Multicast). Cependant, l’emploi de cette technologie requiert des connaissances approfondies dans les architectures réseaux, et n’offre pas toujours le résultat attendu. Voilà pourquoi Netgear propose une nouvelle version d’IGMP, appelée simplement IGMP+.
Cette solution propriétaire permet de se dégager de ces contraintes, et d’interconnecter des centaines d’équipements AV, en dispensant les utilisateurs d’employer la technologie PIM, tout en utilisant des techniques IGMP déjà connues sur l’ensemble du réseau AV sur IP. Pour ceux ayant déjà été confrontés à ce genre de problème, l’IGMP+ est une véritable avancée pour la simplification des réseaux audiovisuels.

Avec cette nouvelle gamme de switchs, Netgear démontre sa volonté de se placer comme un acteur incontournable des réseaux AV sur IP. Selon Laurent Masia, Netgear présentera de nouveaux modèles de switchs au salon Infocomm 2020, alors restez connecté !

Plus d’infos sur le site Netgear

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DV2 & Sequoia, du beau, du bon, du Vignet

Par : admin

DV2 et Sequoia sont deux sociétés distinctes mais unies par la même qualité des produits, des hommes et du service offert. Nous avons fait un tour d’horizon des nouveautés Adamson, Powersoft et MDC distribuées par les deux structures et parlé futur avec Guy Vignet.

Les équipes de DV2 et de Sequoia dans leur stand

Une grande partie de la belle équipe avec de gauche à droite Laurent Laignel, Stéphane Pelletier, Didier Dal Fitto, Guy Vignet, Claude Rigollier, Julien Poirot, Pascal Guillaume, Sébastien Desaever et Denis Guichard. Ouf !

Les nouveautés MDC

MDC propose deux nouveautés, la tête polyvalente MDC8 et le sub MDC 115S.

L'enceinte coaxiale MDC8 et le nouveau sub MDC 115S montrés aux JTSE 2019.

La MDC8 en mode renfort de son enfichée sur son sub MDC 115S, ou bien en mode retour, facilité en cela par sa découpe et son montage coaxial.

La MDC8 vient idéalement combler le trou entre la 5 et la 12, en reprenant le montage coaxial des deux grosses références, la 12 et la 15. Comme les quatre modèles, elle peut s’utiliser en tant que renfort ou retour de scène et deux presets sont prévus à cet effet.
Rapport qualité prix imbattable oblige, le 8” à bobine de 2,5” est équipé d’un aimant en bonne vieille ferrite là où le moteur d’aigu annulaire de 1,5” est monté avec un aimant au néodyme. Passive, elle a une dispersion conique à 100° et à -10 dB, elle passe le 60 Hz-20 kHz pour 11 petits kg.

Le MDC 115S est le premier sub 15” de MDC. Les trois autres références, les MDC1, 2 et 3 embarquent autant de 18”. C’est le compagnon idéal de la tête MDC8 à laquelle il apporte l’octave du bas, mais peut tout aussi bien être employé seul comme retour pour un batteur.
Le 15” à bobine 4” et aimant ferrite, a une excursion et une tenue en puissance très importante. Comme il accepte 1000 W AES et le double en crête, il est en 4 ohms, une charge qui convient à tous les amplis. Deux presets lui permettent de raccorder à 80 et 100 Hz. Bien sûr il dispose d’une embase pour des tubes et d’inserts pour des roulettes et des accroches.

Powersoft

La nouveauté dédiée à l’installation mais toujours musclée et maligne avec le constructeur italien, s’appelle Mezzo avec 4 modèles d’ampli demi rack 1U.

4 amplificateurs des italiens de Powersoft aux JTSE 2019

Un empilement Powersoft contenant tout le savoir faire des magiciens de Scandicci avec de haut en bas sous un écran affichant Armonía : Mezzo, Quattrocanali 4804 DSP+D, T604 et X4.

Avec 2 ou 4 canaux, Dante ou analogique, ils sont toujours équipés d’un DSP et d’une prise réseau pour les programmer et contrôler leur fonctionnement.

Deux alimentations permettent le partage de 320 ou 600 W, sur 1, 2 ou 4 canaux. Les modèles 322 et 324 (alimentation 300 W) sont scellés et silencieux, les 602 et 604 (alimentation de 600 W) disposent d’un ventilateur.

Adamson

La IS7px Adamson, une enceinte passive point source d'installation.

La IS7px, avec son filtre passif, ou comment avoir le son Adamson pour raccorder avec un système de la même marque sous un balcon sans trop dépenser en amplificateurs.

Les enceintes d’installation point source IS7P et IS10P, et celles de touring S7P et S10P existent maintenant en deux directivités, 70° x 40° et 100° x 50°, le choix se faisant à la commande. Bien entendu le guide d’onde pivote de 90° afin de faciliter l’intégration des boîtes tout en gardant la dispersion souhaitée. Toutes quatre sont des modèles actifs à très fort SPL et disposent des mêmes transducteurs que ceux qui équipent les S7 et S10, un gage de gros son.

Autre nouveauté, la IS7px, qui n’existe qu’en version installation et qui, étant passive et 6 ohms, s’adapte parfaitement à des amplis de moyenne puissance à l’unité, ou par deux sur des modèles plus musclés. Le passage en passif ne coûte que 1,5 dB de SPL par rapport à la IS7P.

La face arrière de la CS7P, la première enceinte amplifiée d'Adamson.

Une face arrière qui en dit plus que celle avant. La CS7P Adamson. Appelons-là l’éclaireuse d’une armée canadienne ;0)

La CS7p enfin a commencé sa carrière commerciale avec les premières livraisons en Belgique. Rappelons qu’il s’agit de la première boîte point source bi-amplifiée et disposant d’une entrée redondée AVB/Milan sur etherCON.

Le contrôle à distance du DSP de bord s’opère via l’AES70. Une entrée/sortie analogique sur XLR complète la face arrière avec le secteur sur powerCON.
Entièrement pensée et fabriquée au Canada par Adamson, la CS7p délivre, last but not least, 137 dB de SPL Max. 0,5 db de plus que la version non amplifiée.

Quelques mots avec Guy Vignet et Stéphane Pelletier

Les nouveautés c’est bien, mais le vrai plaisir avec Guy Vignet c’est aussi d’en savoir un peu plus sur les marques du groupe et la stratégie mise en place pour le futur. On vous propose quelques passages de cet entretien où nous a rejoint aussi Stéphane Pelletier.

Guy Vignet cofondateur et directeur commercial de DV2 aux JTSE 2019.

Guy Vignet, cofondateur de DV2 avec Didier Dal Fitto.

SLU : Comment cela se passe avec MDC, votre marque d’enceintes ?

Guy Vignet : Bien, très bien. Nous avons à présent une gamme très large de produits parfaitement complémentaires avec notre marque premium. MDC nous permet de répondre de manière qualitative à nombre d’appels d’offre où les moyens disponibles excluent de facto les solutions prestigieuses.
Le ticket entre MDC et Powersoft nous ouvre de très nombreuses portes et la qualité finale ressentie reste très élevée contrairement au prix. Mario Di Cola qui conçoit les enceintes sur notre cahier des charges trouve toujours le transducteur, le montage, la charge, le calage ou le sous-traitant qui font de nos enceintes au remarquable rapport qualité/prix.

SLU : Powersoft est donc une bonne carte pour Sequoia ?

Guy Vignet : Excellente. Non seulement la marque est imbattable dans la conception de produits innovants, efficaces, solides et puissants, mais ils ont aussi le chic de les proposer à des prix vraiment très abordables. Du coup, on en vend de plus en plus, dans toutes les gammes, installation ou touring. Ils sont ravis à Scandicci (rires).

SLU : Et pour Adamson ? Vous avez vendu des milliers de E, est-ce que les S et les nouveautés marchent ?

Guy Vignet : Il y a plein de nouveautés, simplement notre politique maison est de ne pas montrer des produits qu’on ne peut pas livrer. C’est frustrant pour l’utilisateur et commercialement parlant, un gros retard peut faire compromettre un projet. Sinon tout roule. On a plus de vente sur les S que les E et le marché de l’installation prend un essor important. La base de E est cela dit tellement grande qu’on complète ce parc assez fréquemment, surtout les E12. Et ça se passe aussi très bien avec DiGiCo qui est très actif question nouveautés et toujours très apprécié.

La console de mélange numérique de nouvelle génération de Digico, la Quantum 338.

La toute dernière arrivée dans le catalogue DiGiCo, la Quantum 338.

SLU : Et les filiales belges et allemandes…

Guy Vignet : Ça marche bien. Ça équilibre le marché français et nos marques premium que sont Adamson et DiGiCo plaisent autant dans ces pays. En cinq ans on a doublé la surface financière de DV2 grâce à notre développement à l’international entre Belgique, Luxembourg, Allemagne et Autriche.

Une vue issue de la fiche technique de la MDC J14, une enceinte distribuée par Sequoia.

La J14 de MDC, un 14” explosif et habilement remis en phase pour cohabiter avec trois moteurs de 1,75” totalisant 24° d’ouverture horizontale pour 85° verticaux. Passive, polyvalente et utile.

Si développement futur il doit y avoir et si les opportunités se présentent, on s’intéressera à des pays matures et solvables, mais nous sommes déjà très heureux et très occupés comme ça. Nous avons en revanche perdu la carte Community qui a été rachetée et a donc changé de main et de stratégie de vente.

SLU : Allez-vous chercher à remplacer cette marque pour continuer à servir ce segment spécifique ?

Guy Vignet : Non, pas pour le moment. Nous préférons nous spécialiser encore plus sur le Touring et l’Intégration autour des salles de spectacle et l’entertainment, avec la passion et l’enthousiasme d’équipes qui sont parfaitement légitimes dans cette branche. On marche à la passion.

SLU : Il ne vous reste donc plus que vos marques historiques et très fortes dans les deux sociétés.

Guy Vignet : C’est exact. On a Adamson, DiGiCo et Klang d’un côté et MDC et Powersoft de l’autre. Il y a déjà de quoi s’amuser !
Notre métier c’est de trouver une solution pour nos clients quelque soit leur budget. Avec nos outils on répond à 80% de leurs attentes, sans jamais avoir à rougir de la solution qu’on propose.

La formation Adamson

SLU : Vous avez récemment mis l’accent sur la formation avec la venue de Stéphane Pelletier.

Guy Vignet : C’était un besoin. Plus on a de clients et d’exploitants, plus il faut les accompagner. Les équipes changent aussi et il faut former les nouveaux venus. Bien sûr il y a des prestataires qui ont un gros savoir en interne et qui savent le transmettre, d’autres en revanche sont en demande quant aux outils de la marque et parfois même de théorie pure.

Stéphane Pelletier, ingé son et système de DV2.

Stéphane Pelletier qui forme avec Julien Poirot un redoutable tandem d’oreille et compétence.

Stéphane Pelletier : Il existe trois niveaux de formation. L’Applied, l’Advanced et le Certified System Engineer ou ACSE. Le premier l’Applied est souvent donné chez le client qui vient d’acquérir un système. On peut comme-ça découvrir ses outils, sa méthodologie et on peut ainsi adapter nos conseils.
Il y a par ailleurs des tutoriels vidéo très bien faits. Le niveau 2 ou Advanced est conçu pour tous les techniciens qui pratiquent le système et ont été formés rapidement ou sur le terrain au travers d’autres techniciens et qui veulent tout remettre d’équerre.
C’est notamment indispensable dés lors qu’on veut sortir des salles classique et qu’on s’attaque à des arénas. On va plus loin dans le Lake et on revoit à fond la mesure, voire la multi mesure avec un focus sur la mise en place des micros.

On travaille beaucoup aussi la compréhension de notre logiciel Blueprint AV car dans le futur il va beaucoup s’enrichir et il est important d’être à l’aise dès maintenant. Mais nous n’avons pas la prétention de remplacer un centre de formation. Des années d’études ne se comblent pas en deux jours.

Blueprint AV, le logiciel de prédiction, de pilotage et de suivi des systèmes Adamson.

Blueprint AV, tout en un et bientôt encore plus.

SLU : Quelles sont les difficultés qu’on vous remonte le plus souvent ?

Stéphane Pelletier : Le grave ! Le haut du spectre est parfaitement cerné par les outils de prédiction, le grave en revanche nécessite d’être dans la salle et d’avoir de l’expérience.

SLU : Bref, tu as du boulot !

Stéphane Pelletier : Oui mais j’adore ça et je ne suis pas seul, Jul (Julien Poirot) et toute l’équipe ont déjà fait un gros travail !

SLU : Ça t’arrive de jouer encore un peu avec les boutons ?

Stéphane Pelletier : Bien sûr. Pour de grosses opérations comme l’achat d’un double système en E et S par Kilmi Sono et Lumières au Maroc, j’ai été passer quelque jours sur place former les équipes avant qu’il ne soit exploité au festival Mawazine, le plus grand festival de musique au monde. 4 fois plus de public que Rock à Rio !

Pour encore plus d’informations sur le site DV2 et sur Sequoia Audio

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Nouveauté ISE 2020 : Les projecteurs RDM sous le Radar de Madrix

Par : admin

Vous avez certainement déjà dû le constater, mais le paysage urbain nocturne a commencé sa mutation vers une atmosphère plus colorée, plus changeante, faisant sans demi-mesure appel à l’éclairage dynamique des façades de bâtiments.
Bien entendu, la LED y joue un rôle majeur, la petite taille de cette source permettant l’installation d’éclairage RGB là où c’était purement impossible par le passé.

Inoage, société Allemande basée à Dresden, connaît parfaitement ce marché, et s’est fait connaître ces dernières années via son logiciel de pixel mapping facile à utiliser, Madrix, utilisé sur des installations de large envergure à travers le monde (architecturales, évènementielles ou clubs).

Le stand de la société Inoage à l’ISE 2020

Le stand de la société Inoage à l’ISE 2020

Tous ces projecteurs LED, généralement contrôlés en DMX, doivent premièrement être installés, puis adressés et configurés pour leur contrôle, et enfin supervisés pour garantir le bon fonctionnement de l’installation et de ses divers composants. C’est en gardant ce schéma à l’esprit, que la société Inoage a dévoilé Madrix Radar au salon ISE 2020, une solution logicielle permettant de couvrir toutes les étapes mentionnées ci-dessus.

L’outil tout en un

Madrix Radar est disponible pour les ordinateurs fonctionnant sous Windows 10 en version 64 bits, et s’installe aisément sur un ordinateur portable de dernière génération. Le logiciel qui supporte le protocole RDM via ArtNet, est donc compatible avec la plupart des équipements supportant ce protocole. L’implémentation du protocole RDMNet, nouveau standard du protocole RDM sur IP, n’est pas encore à l’ordre du jour.

La fenêtre de patch de Radar.

La fenêtre de patch.

Via des équipements compatibles, ou via les convertisseurs Madrix Ethernet vers DMX, le logiciel sera capable de découvrir un très grand nombre d’équipements RDM sur le réseau.
Une fois découvert, le logiciel permet de modifier le mode des projecteurs, ainsi que leurs adresses DMX, de manière simple.
Une fois les équipements patchés, le logiciel commencera à surveiller les projecteurs RDM, et à interroger leurs capteurs de manière régulière.

La liste des équipements RDM découverts par Radar.

A gauche, la liste des équipements RDM découverts, à droite les capteurs du projecteur sélectionné, en dessous l’historique du capteur sélectionné.

Et c’est là toute la puissance de Madrix Radar: le logiciel créera un historique des informations collectées auprès des projecteurs et de leurs capteurs.
Et toutes ces informations seront stockées dans une base de données (nommée Big Data), dans un but bien précis : la prédiction.

Le concept est simple : si vous pouvez enregistrer un maximum d’information concernant un type de projecteur et ses capteurs, sur le long terme, ces informations pourront permettre au logiciel, se basant sur cette base de données, de « prédire » des évènements, tel que le remplacement de tel ou tel composant, cela fait rêver!

Notification de Radar envoyée par mail.

Aperçu d’un email envoyé juste après la déconnexion d’un projecteur du kit de démo.

Les responsables en charge d’une installation d’éclairage dynamique peuvent entrevoir le retour sur investissement d’une telle solution : plus besoin d’envoyer des équipes régulièrement pour l’inspection du système, le logiciel permettant non seulement de superviser l’installation en temps réel, mais en plus de pouvoir prédire d’éventuels incidents.
A ce titre, et en cas de défaut sur un ou plusieurs appareils, les utilisateurs peuvent recevoir des notifications par email, ou un bilan journalier de l’état du système, la récurrence des notifications étant paramétrable.

Madrix Radar est une étape logique dans l’évolution des besoins grandissants des équipes en charges d’installations LED compatibles RDM. Nous pouvons « prédire » que l’équipe d’Inoage apportera de nombreuses autres fonctionnalités au logiciel, et nous sommes impatients de voir les bases de données de Madrix Radar croître afin de pouvoir assister à une vraie « prédiction » !

Plus d’infos sur le site Madrix

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BroaMan, Optocore et Gilles Bouvard. L’autoroute optique des flux

Par : admin

Il est l’éminence grise française de BroaMan & Optocore, les marques allemandes spécialisées dans le transport, la conversion et le multiplexage de tout type de signal audio, vidéo, contrôle et intercom par fibre optique. Il nous parle des nouveaux produits.

De gauche à droite le tout nouveau directeur commercial d’Optocore et BroaMan Dawid Somló, Diane Hivert en charge du commercial chez GB et enfin GB Gilles Bouvard en personne.

Festivalbox Optocore

Festivalbox Petit est un tunnel optique destiné à transporter facilement des signaux. Il dispose pour cela de 6 tiroirs optiques dans lesquels on peut poser ce que l’on veut comme modules SFP pour fibre monomode, multimode, MADI, RJ45 etc. Chaque tunnel a une capacité de 3 à 4 Giga et on dispose de la conversion mono ou multimode puisqu’il est possible d’accueillir n’importe quel tiroir.

Il existe aussi un modèle Grande dont la particularité est de recevoir 12 tiroirs optiques pour des fonctions identiques mais en plus grand ! Plus exactement, il fonctionne avec 4 brins de fibre au lieu de 2. La machine est donc coupée en deux, deux machines dans une et permet une vraie redondance très utile par exemple dans le Dante qui marche avec Primary et Secondary. Tous les protocoles du marché peuvent être véhiculés sauf l’AES50. Pour cela il faut passer par le boîtier Klark Teknik (DN9620) qui convertit l’AES50 en fibre et le tour est joué.

La Repeat8-NANO version coax vers optique dans les douces mains de Gilles.

Le MADI ou la vidéo en coax peuvent aussi être véhiculés par la Festivalbox via une petite boi-boîte abordable appelée Repeat8-NANO qui existe en In et Out et convertit le coax en optique, ou l’inverse. Cette boîte n’a pas raison d’être avec des Repeat48 qui disposent déjà de BNC.

La Festivalbox s’adresse à toutes celles et ceux qui doivent véhiculer des flux, typiquement entre régie et plateau : du MA-Net en RJ45, de l’IP pour des murs plein jour, des consoles audio, de l’informatique un peu de vidéo et le tout en deux brins multimode pour le Petit et 4 pour le Grande. La limite pour véhiculer de la vidéo est la fibre multimode et pas la machine, cela étant, pour le transport de l’image à proprement parler et en grosse quantité, il existe des produits plus performants chez BroaMan.

La Festivalbox Optocore, bientôt accompagnée par une version plus généreuse en ports SDI chez BroaMan.

La Festivalbox est vendue 4 760€ en prix catalogue, auxquels s’ajoutent les transmetteurs optiques nécessaires à ses besoins. En multimode la distance de transfert peut atteindre 700 mètres, mais en la chargeant à bloc avec de la vidéo, on va encore tranquille entre 150 et 200 mètres. Bien sûr la Festivalbox peut fonctionner multiplexée avec des routeurs. Une même régie peut donc alimenter plusieurs Festivalbox, mais en point à point, il n’y a besoin d’aucune administration. C’est du plug and play.

Festivalbox va aussi exister chez BroaMan avec l’accent mis sur la vidéo avec 12 ports coax. Les gens de l’audio diront que c’est du MADI et ceux de la vidéo parleront de 12 coax 3G, avec toujours des tiroirs optiques prêts à accueillir du RJ45 ou de la fibre.
Pour résumer, il y a la Festivalbox Petit, la Festivalbox Grande et la Festivalbox BroaMan avec 12 SDI et 6 tiroirs optiques, prête à satisfaire les gens du son et de la lumière à un prix qui sera en revanche supérieur.

Plus de renseignements en Fr sur le site GB4D, et sur Optocore ainsi que sur BroaMan

 

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Rock-Audio, FOHHN mais pas que

Par : admin

Daniel Borreau avec la grosse, non pardon, la große machine de FOHHN, Focus Venue.

Nous avons parcouru avec Daniel Borreau les nouveautés de Rock-Audio, le distributeur français de FOHHN mais aussi d’autres marques et produits, forcément malins, utiles et très sonores, comme l’homme qui les a débusqués ou fait construire.

Et ça tombe bien, les premiers sont des amplis d’installation aux couleurs de Rock Audio, solides, fiables et développant 150 W sous 4 ohms par canal. Tout est bien entendu caché en face arrière comme les entrées et sorties Euroblock, les gains et une entrée USB.

Les faces arrière des TA 302 et TA 604

Cette dernière ne sert pas à véhiculer un signal numérique, on ne parle ici qu’analogique, mais bien à donner accès au DSP Analog Devices de bord afin de programmer un certain nombre de fonctions indispensables telles que filtres, égaliseurs et, bien sûr, limiteurs.

Sigma Studio, les mains dans le cambouis à la sauce Analog Devices.

L’accès à ce DSP est restreint à des personnes n’ayant pas peur d’une interface assez spartiate question GUI, Sigma Studio, mais généreuse au niveau des possibilités offertes ! Il va de soi que cette programmation une fois effectuée, sera verrouillée. On parle bien d’un ampli d’installation.

Deux modèles existent le TA 302 à 2 canaux et le TA 604 à 4 canaux, chacun des deux pouvant ou pas disposer du DSP. La face avant à défaut de commandes, informe très bien quant à l’état de l’ampli avec les 4 indispensables infos que sont Signal, Clip, Thermal et Protection. Les prix sont très, très sages et le tout est garanti 3 ans. Non, pas Daniel.

Les faces avant très sobres des amplis Rock-Audio, 2 et 4 canaux.


L’enrouleur 8 fils de Cabrox.

Autre jolie découverte, l’enrouleur chic et pratique Cabrox. Il stocke 7 mètres et demi de câble micro avec un enrouleur purement mécanique commandé par un bouton. Le retour prend 3 secondes et s’effectue sans bruit pendant, ni encore moins à l’arrivée.
Il existe des modèles à 2, 4, 8 ou 12 enrouleurs, le tout aboutissant à une prise multibroche ronde (oui OK une Soca) prête à délivrer l’audio vers tout patch, stage ou table. Reconnaissons-le, c’est assez grisant d’appuyer sur les boutons verts et le tout paraît solide.

Retour inévitable mais loin d’être désagréable par la case FOHHN avec le MA-4.100, un ampli 4 canaux tellement intelligent qu’il sait tout faire et, nouveauté indispensable, s’ouvre désormais aussi au Dante et plus uniquement à l’analogique ou à l’AIREA. Le DSP embarqué permet de jouer avec une vraie matrice 4 x 4 et un nombre d’étages de gain d’entrée (avec alim fantôme), de dynamique, de correction et de filtrage y compris FIR, à donner le tournis.

Le MA-4.100 FOHHN, autant de ressources qu’un gros modèles en ½ format 1U.

L’alimentation de ce petit bijou germanique est universelle avec PFC et permet de faire délivrer aux quatre étages 65 W sur 4 ohms et une centaine en crête. Bien sûr FOHHN Net est prévu pour programmer, suivre et commander à distance si nécessaire et pour les intégrateurs, tout peut aussi se faire simplement en une seule fois par une prise USB en face avant.

Pequod, un système festif, italien et prêt à en découdre, même en rose !

Pas discrète pour deux sous, la dernière carte de Daniel n’est autre que Pequod, une fantaisie plastique florentine loin d’être saugrenue, même s’il faut reconnaître que de prime abord, l’enchevêtrement de tubes fait un peu rigoler.
Ce système d’enceintes pavillonnées d’une sensibilité extrême est italien et nous vient de la région de Florence en Toscane, pas loin du triangle magique où prospère un nombre incalculable de fabricants de haut-parleurs, d’enceintes et d’amplificateurs.

Pequod fait du son et même du bien meilleur désormais. Daniel qui connaît un peu la question, a décidé d’abandonner le filtre passif, d’amplifier les systèmes en actif et de profiter ainsi des outils modernes pour remettre acoustiquement d’équerre une très belle idée.

Comme il le dit si bien, il faut l’é-cou-ter ! Rien de plus simple avec le lien ici.

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La collection prête à éclairer de Dimatec

Par : admin

Dimatec, distributeur français de nombreuses marques telle Avolites, Claypaky, De Sisti, Coemar, DMG ou encore Rosco, propose une large panoplie de projecteurs pour toutes les situations. Hormis les asservis stars trustant l’œil du grand public, le catalogue Dimatec fourmille de solutions rusées, de luminaires pointus, d’ambiances tout-terrain ou d’accessoires ingénieux pour les professionnels avertis.

Petit tour d’horizon avec Antony Cals, le chef produit multi-casquette de Dimatec, aussi bien démonstrateur que chef produit lumière.


De Sisti Piccoletto C

Mario De Sisti a reçu un surnom expressif lors de ses débuts à Cinecittà comme assistant électro : le Piccoletto. Il y a deux ans, pour lui rendre hommage, la société italienne a donné ce nom à son mini Fresnel Led, dont le poids plume de 1,3 kg et ses 30 Watts de source blanche lui ont permis de se glisser partout en lumière de complément ou ponctuelle pour la muséographie et l’architectural.

Le Piccoletto C pèse moins d’un kilogramme pour une taille inférieure à 150 mm.

Après des versions en led de 20 et 30 W, blanc chaud, blanc froid et blanc variable, aujourd’hui est proposé le Piccoletto couleur 35 W.
Ce projecteur inaugure une nouvelle gamme couleurs avec une large couverture de températures de couleur et un respect des teintes très important, cher à Desisti.

Le Piccoletto C, entièrement paramétrable, bénéficie d’un module led 5 couleurs développé par les américains d’Hive Lighting.
La combinaison des teintes rouge, ambre, lime, cyan et sapphir permet d’obtenir un spectre beaucoup plus riche que le traditionnel RGB, avec un contrôle précis de la température de 1650 K à 8.000 K, et un IRC / TCLi supérieur à 95.
La gestion manuelle ou DMX se complète d’une application Bluetooth, le Hive Shot, offerte par Hive Lighting sur les plateformes iOS ou Google Play.

De Sisti F14 HP

Très attendu, le super Fresnel F14 HP De Sisti se pose comme une version led d’un Fresnel 1 200 W HMI, avec la taille d’un 5 kW traditionnel.

Le Fresnel F14, tout comme le F7 et le F10, existe aussi en version RP, une finition IP23 étanche à la pluie.

Le F14 HP est doté d’un module de 580 W haute performance, en version 3.200 K ou 5.600 K. Niveau respect des couleurs, le COB de leds possède un IRC avoisinant les 97, tout comme le TCLI, avec une alimentation en continu pour éviter le flickering et un bruit de fonctionnement quasiment silencieux.

Equipé d’une large lentille Fresnel de 350 mm, l’ouverture manuelle de focale permet de travailler de 12° à 51° environ. Contrôlable en DMX, le F14 HP propose une gestion de l’intensité en 16 bits super smooth, ainsi qu’un jeu d’accessoires typique, tels que porte filtre, volets et cône anti fuite.

Coemar LedKO V3

La fameuse découpe LedKO Coemar, comme le bon vin, s’améliore avec le temps. Arrivée à maturité avec une version FullSpectrum HD, cette découpe exploite un moteur 6 couleurs de plus de 200 W. Une puissance maintenant déclinée en version blanc variable, à destination des défilées et du théâtre, à la demande d’un des acteurs majeurs de la prestation en France.
Cette découpe LedKO V3 bénéficie du même module que la version HD, mais avec un mode boost proposant jusqu’à 28 % de flux en plus, et en gardant un IRC identique.

Coemar SoftLite Led RGBW

Pour assurer les éclairages de cyclorama ou d’ambiance, Coemar propose aujourd’hui la SoftLite Led RGBW. Cette large lanterne est équipée de 96 leds CREE séparées en R,G,B et W, d’une puissance totale de 220 W.

Le SoftLite Led se décline aussi en modèle led couleur Tungstène et VariWhite.

Grâce à son innovant réflecteur, la SoftLite procure des ambiances colorées très douces, couvrant un large champ, idéalement pour les tournages et le théâtre.
Le contrôle du dimmer se fait en DMX sur 16 bits et 3 choix de courbes. La fréquence de scintillement peut être réglée entre 600 et 19 000 Hz pour des applications Flicker-Free.

Un système de double dissipation thermique utilise à la fois le corps extrudé en fonte d’aluminium et deux larges ventilateurs brassant l’air dans un circuit de refroidissement, avec trois modes de fonctionnement. Le SoftLite RGBW se complète d’un jeu d’accessoires : volets, Chimera, molette de réglage déportée et autres diffuseurs. Une version étanche IP65, jusqu’à IP67 est aussi disponible.

DMG Maxi Mix

Panneau de led développé pour le cinéma et les tournages, la gamme Mix est le fruit du partenariat entre la société française DMGLumière et la référence Rosco. Après le Mini Mix et le SL1-Mix, le Maxi Mix est le grand frère de la famille, qui se sépare maintenant entre la gamme Mix et la gamme Switch, entre couleurs et blanc calibré.

Le Maxi Mix en éclairage d’ambiance sur le stand Dimatec des JTSE.

Ce large panneau de 120 cm est équipé de 6 groupes de 180 leds de 6 teintes, en rouge, lime, vert, bleu, ambre et blanc, suivant les préconisations de Rosco. Consommant 360 W, le Maxi Mix diffuse 7550 lux à 1 mètre, avec un IRC supérieur à 90 pour un poids de 8 kg.

Originellement prévu pour fonctionner grâce à l’application MyMIX, pour Androïd et iOS, ou directement depuis le menu, sa gestion en DMX lui a permis de gagner beaucoup de popularité en événementiel. Le concept d’accroches mécaniques permet de juxtaposer différents panneaux entre eux, et reste ultra-modulaire pour s’adapter aux nombreux accessoires, grilles, diffuseurs, batterie et déport du monde du cinéma.

DMG MixBook

DMG propose avec le MixBook le premier nuancier numérique. Autour de la même technologie que le Mix, ce petit projecteur couleur de poche permet aux opérateurs et chef électro de tester différentes gélatines, ou de chercher rapidement une teinte en HSB avec contrôle total du Gamut couleur et des ajustements vert magenta.

Le MixBook est livré avec sa pochette de transport et se recharge en USB.

Complètement autonome, il fonctionne directement avec l’application MyMIX et peut enregistrer plusieurs états ou effets.
Sa petite puissance ne l’empêche pas de servir aussi de source discrète pour déboucher une scène ou s’intégrer dans des endroits inaccessibles.
Son dernier atout, et non des moindres, un prix inférieur à 100 €.

Rosco Image Spot Mini

Avec une taille divisée par deux par rapport à l’original, l’Image Spot Mini est encore plus discret en éclairage de signalétique ou de vitrine, mais possède une led unique de 14 W à haut rendement, capable de projeter un gobo à 8 mètres.

Avec un corps de 119 x 84,2 x 48 mm, l’Image Spot accepte un mini-gobo Image Spot ou un filtre en verre dichroïque Permacolor de 13 mm, quasiment en limite de gravure.
Son optique offre aux 1 050 lumens de sa source une projection quasiment plane et homogène, parfaitement étudiée pour les musées, l’architectural ou les commerces.

Directement IP65, autosuffisant en ventilation et dissipation, l’Image Spot Mini ne nécessite pratiquement pas d’entretien et peut s’installer en intérieur tout comme en extérieur. De nombreuses options permettent de choisir une source en 5.500 K ou 3.000 K, en versions prêt à l’accroche ou sur rail, avec protocole DMX, réglage manuel interne ou en 0-10V.

Pour plus de renseignements sur les produits Avolites, De Sisti, Coemar, DMG ou Rosco, visitez le site Dimatec

 

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Le Gotha by Colorsonic. 2e partie

Par : admin

Maintenant que nous avons cerné Colorsonic et son emblématique dirigeant, dans l‘épisode précédent, (lien ici), direction Cannes avec toujours Gérard Giraudon et son directeur technique Christophe Orlando, avec aussi l’équipe de Hit Music Pierre Denjean DG et Daniel Picard commercial, qui ont fourni tous les projecteurs du Gotha.

Couronnes vidéo concentriques et motorisées, avec des rappels sur totems et lustres, le Gotha répond parfaitement à la tendance des clubs électros.

Nous arrivons dans ce club chic par l’entrée technique dans un dédale de couloirs avant de franchir la porte du club, bluffés par un immense plafonnier vidéo. Des écrans totems, disques, et lustres lui font écho. L’intégration lumière architecturale en stripled et points lumineux est simplement magnifique. Le bureau d’études Colorsonic maîtrise ainsi tout le relief de la salle.
Le travail de la lumière dynamique est également soigné. Avec 475 projecteurs fixes et motorisés, quasiment tous issus des catalogues Briteq et Contest, le light Jockey Christobal en a sous le coude pour faire monter l’ambiance. Nous avons tout passé en revue, la vidéo, la lumière et l’audio.

SLU : Le Gotha a été éphémère ?

Gérard Giraudon : « Absolument, le Gotha à fait trois saison au Palm Beach de manière éphémère, avant cette version définitive. Ses propriétaires ont racheté les murs du Palm Beach et y ont installé le Médusa, un restaurant cabaret très festif où l’on peut passer la nuit entière ou bien s’échauffer avant de rejoindre le Gotha qui a ouvert en 2019 et se trouve à quelques pas dans le même complexe.
D’importants travaux de structure et gros œuvre ont été entrepris afin de dégager complètement la salle de tout poteau et à la fois porter le toit d’époque qui pèse 280 tonnes. Sans oublier notre grill. Pour cela, un nouveau poteau en béton a été coulé qui traverse tout l’établissement.

SLU : La démarche du Gotha se veut boîte chic et assez tradi ?

Gérard Giraudon : En quelque sorte. Il y a un DJ résident et la clientèle visée est aisée. La prestation doit être irréprochable.

SLU : Dans le monde du Touring et de l’événementiel, il y a les affaires qui ne sont pas Brand Sensitive. Est-ce que dans le clubbing, les lumières le sont ?

Gérard Giraudon : Non, on vend un style et un résultat, pas une marque. Nous avons par exemple travaillé à 90 % avec Briteq et Contest pour équiper le Gotha et nous avons quasiment trouvé tout ce dont nous avions besoin. D’autre part, le coût unitaire de certaines lyres ou effets est incompatible avec le nombre d’unités que nous voulons placer dans un club, or avec des marques comme celles distribuées par Hit Music, on peut avoir qualité et fiabilité, mais aussi quantité.

La vidéo est ici une vraie source de lumière blanche, associée aux BTX-Beam5R Briteq, aux tubes led et aux points lumineux.

Qu’importe si on a un point chaud dans un bâton ou s’il y a une petite rémanence sur une dalle, notre clientèle n’est pas sensible à ces détails qui existent moins sur les produits haut de gamme mais en impactent terriblement le prix. D’autre part, concentrer ses achats chez un seul fournisseur, on parle pour le Gotha de 350 faisceaux fixes et 125 projecteurs motorisés, permet de mieux négocier et de disposer plus facilement de machines de spare pour la saison.

SLU : Le SAV passe par le remplacement du produit défectueux ?

Gérard Giraudon : Tout à fait. L’ensemble des produits éventuellement sujets à des pannes est sur des ponts motorisés. On descend, on remplace, on remonte, et le produit part tranquillement en SAV. Le client ne veut pas être pénalisé par un choix peu judicieux de machine qui peut aussi avoir d’autres défauts qui lui sont propres, et il n’est pas question de le perdre pour ça. J’ai eu une très mauvaise expérience avec une marque il y a moins de dix ans et je suis vacciné.

L’Atrium délimité par une corniche et 240 PIN15 Contest.

SLU : Ca fait longtemps que tu utilises des produits distribués par Hit Music ?

Gérard Giraudon : Oui. Pense que nous avons 292 projecteurs Beam Contest PIN 15 au Gotha, dont 20 en led blanc neutre et 272 en RGBW, 15 W, en quelque sorte le F1 moderne. On leur a toujours acheté ce type de produit, même quand il y avait du filament dedans. Comme maintenant ils distribuent beaucoup d’autres marques comme Briteq avec plus de produits intéressants et qu’ils ont le seul représentant, Daniel, qui vient toujours me rendre visite pour me présenter ses nouveautés, on collabore de plus belle (rires).

L’hybride BTX-Titan-Briteq avec sa lampe Osram-Sirius HRI 280, ses zooms 2,8° – 11° en Beam, 5,2° – 23° en Spot, ses effets de couleurs, ses gobos, prisme, frost, a la polyvalence idéale en club.

Enfin, un de mes techniciens parisiens qui a travaillé chez un gros distributeur fait de la veille concurrentielle et nous fait avoir des produits à l’essai quand ils rentrent dans nos cordes.

SLU : Comment est constitué le gril du Gotha ?

Gérard Giraudon : Il fait dans les 300 m2 et c’est FL Structure qui l’a fourni. Il a été repris sur les parties béton du bâtiment pour pouvoir accrocher les moteurs de levage et les stop chute. Les moteurs sont asservis avec des variateurs. J’ai fait un système pour le câblage vidéo qui monte et qui descend en le faisant passer dans des tuyaux d’arrosage naturellement spiralés et de couleur vert foncé.

En quelques jours, nos câbles ont pris le pli. On a deux armoires. Une manuelle pour les moteurs de service et une seconde télécommandée informatiquement pour les moteurs asservis qui sont donc contrôlés depuis la régie avec des butées programmées pour éviter les problèmes. La GrandMA prend la main sur ces moteurs. »

Il glisse dans les moindres recoins du Gotha qu’il connaît par cœur, il a réponse à tout et serre plus de mains qu’Obama à un G7, laissons la parole à Christophe Orlando, le directeur technique de Colorsonic et une des pièces maîtresses de cette société.

SLU : Christophe, cela fait combien d’années que tu travailles pour Colorsonic ?

Christophe Orlando, directeur technique de Colorsonic

Christophe Orlando : « 20 ans (sourires). Je suis rentré comme électricien, que je suis de formation et avec le temps et les chantiers, je suis devenu Directeur technique de Colorsonic en charge du son, lumière et vidéo. Je me suis formé aux trois, sachant qu’on se doit d’être polyvalents.
Je m’efforce d’en faire faire de même à mes techniciens et chacun peut intervenir dans les trois domaines. Comme en plus on embauche des techniciens qui sont généralement nos anciens stagiaires, ils connaissent notre manière d’opérer et ont été formés en ce sens. On ne sait pas tout faire, mais on sait en faire pas mal (rires).

SLU : Commençons par la vidéo et cette triple couronne d’écrans qui irradie la salle. C’est du sur-mesure ?

Christophe Orlando : Oui, pour réaliser chaque couronne, on a fait fabriquer des caissons d’écrans à 3 faces. Ils sont assemblés les uns aux autres ce qui apporte de la rigidité à la structure porteuse en échelle, réalisée elle aussi sur mesure et qui est entraînée par trois moteurs pour avoir toutes les angulations possibles de chaque couronne. La rigidité de la structure globale est aussi assurée par l’assemblage des petits modules formant les écrans vidéo.

Triple couronne d’écrans vidéo sur 3 faces réalisée sur mesure, et alimentée en médias par Resolume ou Arkaos au choix des LJ/VJ qui accompagnent les DJ guests.

SLU : Le “motion” utilise des moteurs double frein ?

Christophe Orlando : Oui ce sont des Liftek 250 kg D8+ avec variateur de vitesse et une sécurisation supplémentaire par stop chute. Les moteurs sont accrochés à la structure primaire que l’on a fait calculer par un ingénieur. Elle est reprise sur le toit du bâtiment et elle nous sert de passerelle. Et j’ai deux passerelles supplémentaires. En haut on a une grosse armoire de distribution électrique, un automate pour la commande des moteurs, et une télécommande déportée qui est asservie à la GrandMa.

Cristobal, le Light Jockey et VJ du club

SLU : Tu détailles ?

Christophe Orlando : De la GrandMa on sort en DMX sur une carte relais. Dessus je gère un certain nombre de contacts qui me permettent de rappeler des roues codeuses en binaire qui rappellent des séquences dans l’automate pour gérer les montées, descentes.
J’ai ainsi 99 possibilités de mouvements. C’est un interfaçage qui permet de supprimer le poste de pilotage des moteurs dans la cabine qui est trop petite pour l’accueillir.

SLU : Les programmes sont tous les soirs restitués à l’identique ?

Christophe Orlando : Oui, au final ce sont des cues de GrandMA

SLU : Les images viennent d’un média serveur ?

Gérard Giraudon : Non tu sais un média serveur ça vaut tout de suite 30 000 €. Nous, on prend de bons PC, on met des cartes de super qualité dans des slots, on charge un Resolume et ça fonctionne de façon identique. On travaille avec un super assembleur de PC spécialisé dans l’informatique militaire et médicale.

Christophe Orlando : Les écrans sont gérés par Resolume ou ArKaos, pour répondre à la sensibilité des personnes qui l’utilisent. J’ai fait tout le flashage sur Nova Star, le logiciel de configuration des écrans led.
Le même média est envoyé dans tous les écrans, principaux et secondaires comme les totems, les lustres, les disques… Mais pour moi, ils sont tous indépendants. Le Gotha peut très bien décider d’envoyer un visuel différent dans chacun.

Entre les couronnes vidéo éteintes, qui montrent le travail d’assemblage des surfaces d’écrans, on distingue un Wash multisource Briteq Cirrus, un strobe à leds GigaFlash, et un BTX Titan. On remarque aussi un des tuyaux d’arrosage verts spiralés qui acheminent le câblage vidéo.

SLU : Tous ont le même pitch?

Christophe Orlando : Non, on a choisi 4,2 mm pour les couronnes et 3,9 pour les autres. On a un partenaire asiatique qui fabrique ce que l’on veut sur mesure.

SLU : Attaquons la lumière et le choix des projecteurs dans le catalogue Hit Music. C’est un choix budgétaire ?

Christophe Orlando : Pas que. Je me suis fait envoyer plein de machines par un peu tout le monde pour les comparer On a trouvé le bon rapport qualité/prix chez Hit Music avec qui nous travaillons depuis pas mal d’années. Ils ont plein de produits intéressants et fiables comme les petits PIN. J’en ai installé plus de 800 en deux ans.

Aujourd’hui l’arrivée de Briteq complète bien leur offre avec une gamme de produits abordables et de très bonne qualité. Ils ne sont pas aussi chers que ceux de grandes marques mais la qualité se rapproche : excellente finition, bonne luminosité et en multipliant le nombre de points gérés indépendamment, on a l’effet. »

Alors que Christophe est appelé à une urgence, on fait l’inventaire avec Daniel Picard Hit Music qui connaît le dossier Gotha et les produits installés sur le bout des doigts.

Le plafond montre les faisceaux serré des Beam BTX5R, séparés par 4 COB Blinder et, en face, accrochés à la cerce, les Hybrides BTX Titan Briteq.

Daniel Picard : A l’exception des 12 RTX Beam5R qui mitraillent la face de leurs Beams, autrement dit la piste de danse située face à la cabine, tous les projecteurs sont répartis, car les clients dansent à vrai dire un peu partout.
36 lyres hybrides Spot, Beam, Wash BTX-Titan Briteq avec leur lampe Osram Sirius HRI 280, assurent les ambiances d’accueil, 20 Cob blinder 2 x 100 W et 8 stroboscopes Led BT Gigaflash marquent les pêches.

Blinders, wash, Beam et Hybride, pour les ambiances et aussi 3 BT-Retro en éclairage décoratif et chaleureux.

12 BTX-Cirrus, lyres multisources avec zoom et pilotage point par point des 19 sources RGBW Osram de 30 W assurent les wash et des effets de pixels. 8 BT-Retro à Led en arc de cercle autour de la couronne vidéo apportent un visuel vintage et chaleureux.

Le fond du bar principal est habillé de 18 ventilateurs BT-LedRotor, un projecteur qui donne l’illusion d’un gros ventilateur industriel. Les 6 pales serties chacune de 120 leds contrôlables en 5 groupes indépendants s’animent de 1 000 façons : vitesse, sens, strobe, nombre de pales et nombre de segments par pale. L’effet va du soft à l’agressif en strobe et rotation rapide des pales qui, en plus, sont éclairées par un petit ruban de leds UV serties sur la circonférence interne du projecteur.

L’espace bar, délimité par les LedRotor : un chouette effet ! La corniche supporte les fameux PIN15 en RGBW, coqueluche de Colorsonic, dont le faisceau serré créé un doux rideau de lumière et éclaire les verres des clients.

Dans la gamme Contest, Colorsonic a repris le PIN15 en grand nombre : 240 accrochés autour de l’Atrium et le reste autour du bar. Ils sont tous en faisceau serré formant de jolis rideaux de lumière.

Daniel Picard, de l’équipe Hit Music

SLU : C’est une belle vitrine pour Hit Music…

Daniel Picard : « C’est une belle installation et surtout quand tu travailles avec Colorsonic tu sais que les produits seront installés et utilisés comme il faut et que ça marchera.
En revanche, on doit être précis, tous les câbles sont faits sur mesure, et il faut savoir réagir vite quand il a un problème sur un produit.
Gérard Giraudon voulait disposer de machines de spare sur site pour pouvoir réagir au plus vite en cas de panne. On leur a prêté 6 lyres à récupérer après la saison. »

SLU : Christophe, tu as eu l’occasion d’apprécier le confort du spare ?

Christophe Orlando : « J’ai eu un problème une fois sur 2 Cirrus que Daniel a remplacés en 48 heures et j’avais de nouveau mon spare intact. A la fin de l’été quand il les reprendra, ils seront neufs. »

Détails d’intégration de stripled sous les séparateurs d’ambiance en polycarbonate.

La grande spécialité de Colorsonic, c’est l’intégration de leds dans l’architecture intérieure. Au plafond, à l’arrière des banquettes, dans les corniches, les nez de marches, le bar, les murets de séparation.
Au total, ce sont plus de 500 points lumineux RGB recouverts d’un cabochon qui animent le plafond et 470 mètres de stripled RGB sur 70 circuits DMX qui créent du relief, délimitent des espaces, enjolivent le lieu ou simplement positionnent des éléments de décor et le mobilier, pour la plupart dissimulés. Quand ils sont visibles comme ceux intégrés sur le dossier des banquettes, ils sont glissés dans un boudin siliconé, bien à l’abri de tout écrasement.

Plus de 600 points led recouverts d’un diffuseur sont intégrés au faux plafond et contrôlés en point par point par Madrix.

SLU : Comment contrôles-tu tous ces projecteurs, les points lumineux et les stripled ?

Christophe Orlando : « C’est une GrandMA onPC qui contrôle les projecteurs fixes et motorisés avec ses 8 univers DMX. Elle sert aussi de remote de Madrix qui gère les points lumineux sur 4 univers DMX. Le stripled qui représente 70 circuits, est commandé par des petits contrôleurs DMX 8 sorties.

SLU : Tu as prévu un réseau lumière ?

Christophe Orlando : J’ai un réseau ArtNet entre la régie et le local technique via des switches Netgear. C’est un réseau spécifique lumière. Je redistribue ensuite le DMX via des nodes Luna Madrix, et des splitters Cameo qui sont les produits les plus fiables que j’ai trouvés dans cette gamme de prix.

La régie lumière et vidéo. A gauche Le grandMA onPC et ses interfaces de contrôle Fader Wing et Command Wing. A droite l’écran de Resolume.

SLU : Passons au son maintenant, comment est conçue la diffusion au Gotha, notamment sa temporalité…

Christophe Orlando : On a travaillé en fonction d’où se trouve la cabine DJ. Comme elle a été avancée de 10 mètres par rapport au mur du fond à cause de la taille du carré VIP, on a opté pour un système principal et des subs qui couvrent la piste avec des délais et des renforts là où nécessaire. Pour cette très grande partie VIP derrière le DJ, on a accroché des rappels à 180° du système principal, le tout étant en phase au point 0 qui coupe en deux la régie.
On doit favoriser l’impact et donc concentrer le plus possible d’énergie en un seul point. En plus du point sub principal, on a des subs additionnels, notamment dans les banquettes autour de la piste, bien entendu alignés sur des plans précis pour pouvoir les caler. Cela a été rendu nécessaire par la manière avec laquelle la boîte est conçue, par étages en béton avec des lignes arrondies qui cassent les ondes. Cela a été très compliqué (rires).

SLU : Pourquoi ne pas mobiliser le sol ou les banquettes avec des shakers comme le Mover de Powersoft…

Christophe Orlando : Je ne suis pas fan. D’abord on a fait le choix de tout réaliser en TW-Audio, et puis il manque une sensation. On ressent mais on n’a pas la dynamique et l’impact de la membrane et ça ne marche que lorsqu’on est assis sur la banquette. Dès qu’on se lève on perd cette sensation et ici les gens s’assoient en plus n’importe où (sourires).

Beaucoup de bois, une vraie forêt sonore avec en système principal et par côté quatre T24N qui sont des doubles 12” pavillonnés avec un moteur 1,4”, en haut à gauche, un autre T24N qui sert de « casque » haut au DJ, en plus de celui posé au sol et en bas à gauche, un T30i, un renfort large bande pour la crème des VIP. Deux 15” et un gros moteur.

SLU : Vous partez d’une simulation ?

Christophe Orlando : Bien sûr, sur Ease, mais entre les changements du client et la réalité des lieux, on a été obligé d’ajouter des gros subs en fond de salle car j’avais des oppositions de phase. On essaye de limiter les points sonores mais on ne peut pas laisser une zone sans bas du spectre.

SLU : Et pour les têtes ?

Christophe Orlando : J’ai en principal quatorze T24N qui sont des doubles 12” pavillonnés avec un moteur 1,4” dont deux servent en side au DJ, une sorte de puissant casque en hauteur. Il y a neuf T20i pour faire du rappel partout en salle, deux T30i pour ramener de l’énergie derrière la cabine DJ, là où se trouve le carré Ultra VIP et d’autres modèles pour compléter çà et là et bien distribuer dans toute la salle. Les T30i sont équipées de deux 15” et d’un moteur. Elles peuvent se passer de sub et sont parfaites en proximité.

SLU : Le DJ dispose de quoi en proximité ?

Christophe Orlando : D’un gros retour constitué d’un sub B18i et de deux têtes T20i. Par côté. Même les DJ de passage habitués au montage Kara et SB18 de L-Acoustics sont enchantés (il pousse un peu en cabine et…vendu ! NDR). Nous avons aussi travaillé ces retours de proximité pour que les DJ aient un son de piste durant le mouvement des anneaux vidéo qui en descendant viennent masquer le casque haut en T24N et créer des réflexions. C’était impossible à simuler.

SLU : Comment fonctionnent les subs principaux ?

Christophe Orlando : On a un sub BSX en deux fois 21” pour l’infra et 4 subs B21i en simple 21” et radiation directe pour renforcer la frappe. Il s’agit d’un tout nouveau modèle. Leur preset a été travaillé par TW-Audio pour qu’ils aient un rendu nerveux et proche d’un 15”. La niche dans laquelle ils sont placés, réduit en plus pas mal l’onde arrière et ils sont à peine délayés pour raccorder avec les T24N.

Un montage classique et que l’absence de tout vinyle rend imparable. Au centre le BSX pour la première octave et la bave, autour quatre B21i, aussi des 21” mais en charge de taper sur tout ce qui bouge. Le Gotha fonctionne donc en 4 voies actives sur sa piste de danse et 3 voies actives partout ailleurs.

SLU : Vous avez prévu des wedges pour les artistes de passage ?

Christophe Orlando : Oui. On a 4 liaisons numériques HF, 4 wedges câblés sur un X4 Powersoft et une QL1 Yamaha pour gérer l’ensemble.

SLU : Un côté du retour de proximité DJ est bien placé, l’autre en revanche est masqué par l’éclairagiste…

Christophe Orlando : C’est vrai et ça va être modifié. L’éclairagiste et le technicien en charge de la vidéo vont déménager et s’installer dans une nouvelle régie lumière en hauteur, au-dessus de la sortie de secours avec une fenêtre, ce qui leur permettra d’être en face de la piste et libérera de la place dans la cabine DJ qui est un peu exiguë, surtout à trois.

SLU : Pioneer ?

Christophe Orlando : Forcément. Mais on dispose aussi d’autres marques au dépôt en fonction des demandes. Sur site on a une DJM en spare et des CDJ pour parer à toute éventualité.

De gauche à droite la QL1 Yamaha et les 4 récepteurs QLXD pour autant de liaisons afin d’accueillir des invités. La scène est située juste de l’autre côté du petit plexi qui finit la régie. Puis la base de tout club, quatre CDJ2000 Nexus 2 et une DJM900 Nexus 2. Des supports sont prévus pour poser des compléments sonores. En face la micro piste et au bout l’un des bars.

Entre le Medusa à côté et ici, on a de quoi faire et assurer la nuit. Par ailleurs on a câblé en croisé les baies ampli de telle sorte à diluer une panne sur plusieurs points de diffusion et non pas à en perdre un entier. On aura toujours du sub et de la tête.

SLU : Côté émergences comment se situe le Gotha ?

Christophe Orlando : On a fait des mesures d’impact. On a envoyé 132 dB sur la piste et rien n’arrive chez les voisins. La salle a été très bien isolée. Il manque peut-être un peu de traitement que nous avions demandé dans le haut de la corolle. Il y a en fonction des écrans circulaires, quelques réflexions. Ce sera sans doute ajusté à la fin de la saison. »

Gérard et Christophe, les gardiens des nuits cannoises mais aussi tropéziennes, monégasques…

SLU : Comment calez-vous le système. Sensations ou respect des timbres ?

Gérard Giraudon : « De manière très résumée, le français et plus généralement le latin aime bien écouter avec ses oreilles et recherche plutôt un rendu proche du studio avec tous les détails et peu de subjectif. L’anglo-saxon au contraire recherche une écoute via son squelette qu’il veut sentir vibrer. Cela ne nous empêche pas de délivrer aussi des sensations et surtout de faire en sorte que toute la boîte serve de dancefloor.

Dans la salle des machines. La puissance son en Powersoft X4 et Quattrocanali et tout en haut, deux matrices numériques mais à entrées et sorties analogiques d’installation Ecler Mimo 1212SG. Powersoft et TW-Audio ont travaillé main dans la main pour importer dans Armonía les presets, certains opérant des corrections de phase très élaborées, et bien entendu les protections des transducteurs indispensables en club. La mesure et l’enregistrement du niveau en salle sont effectués par un Amix SNA70-3.

Il ne faut pas que le client hésite une seconde à faire la fête et qu’il réagisse positivement à chaque impulsion du DJ donc on se doit de déboucher tous les coins et offrir pression et sensations partout. Il faut que la mayonnaise prenne immédiatement et le son a une grande responsabilité pour ça, c’est l’outil de travail principal d’un club. »
On y trouve 48 canaux d’ampli Powersoft. Onze X4 et un Quattrocanali, pour un total de 150 kW. Et il en va de même avec les racks d’éclairage. C’est extrêmement propre, accessible et ventilé ce qui n’est pas un luxe quand on sait que ce club fonctionne 7 jours sur 7 durant le mois d’août et qu’il est ouvert tous les WE du printemps à la fin de l’automne. Le mot panne est donc banni du dictionnaire.

Nous avons bien sûr écouté le son du Gotha et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est calé pour la fête et le club. Bonne nouvelle, il n’est en rien agressif. Le haut est très contenu tout comme le haut médium et tout ce qui pique à haut niveau. Le grave est dur sur l’homme dans le bon sens du terme quasiment partout, et il faut vraiment aller se placer sur la mini piste de danse pour avoir quelques dB en rab et un grave enrichi en infra. Pas de zones d’ombre.

Le bar allège quelque peu la patate pour permettre de passer une commande. On est attiré par la piste qui concentre la diffusion, mais on peut prendre sa dose même au niveau des tables et des carrés VIP. La transition entre les différentes têtes passe bien, peut-être quelques légers points d’EQ amélioreraient encore l’entrée des petits renforts, mais la pression du grave ne souffre pas trop de la multiplication des points d’émission.
La salle ne sonne pas trop mal (on l’écoute à vide), ce qui laisse présager d’un bon rendu une fois pleine. On sent la grosse, grosse machine dont le potentiel est révélé par les filtres de la console. Il y a du gras et du mordant à volonté avec une couleur très typée club.

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Le Vibration Tour à Orleans avec le HDL 50-A RCF

Par : admin

Chaque année Radio Vibration offre des concerts gratuits et très appréciés en pleine ville avec la complicité de XCPH et de RCF. Nous avons été au pied de la cathédrale d’Orléans écouter le face à face entre 20 HDL 50-A et 10 SUB 9006-AS, et plus de 30 000 spectateurs.

Le décor plus que majestueux de la cathédrale Sainte-Croix qui, une fois le soleil éteint, s’illuminera de mille projections.

L’accueil qui nous est réservé à Orléans en train de se transformer pour l’occasion en salle de spectacle géante est parfait. Nicolas Fournier régisseur technique de XCPH Organisation, le prestataire orléanais en charge du Tour se dédouble sans perdre son flegme et RCF France s’est déplacé, y compris Emanuele Morlini, ingénieur acousticien en charge des applications et consultant dans les développement des nouveaux produits professionnels RCF, envoyé spécialement par la firme de Reggio Emilia.

De prime abord la place Sainte-Croix paraît petite et la rue Jeanne-d’Arc qui y mène perpendiculairement, bien étroite…Les Orléanais nous prouveront le contraire, des milliers de familles se massant devant et sur les côtés de la scène rendant nécessaire un renfort latéral. Deux rangs de délais sont aussi déployés rue Jeanne d’Arc afin de servir les retardataires ainsi celles et ceux qui n’osent pas braver la foule. Il faut dire que la liste d’artistes de ce plateau radio est plus que conséquente.

Le bonheur du public d’Orléans (Crédit : La nouvelle République du Centre).

La scène mobile qui sert de support au Vibration Tour est placée dos à la cathédrale et face à la place qui mesure 100 mètres de large pour une profondeur utile d’environ 45 mètres. Elle est ceinturée par des anciens bâtiments assez hauts, pas l’idéal pour le son comme on le verra plus loin.

Un coup d’oeil au mapping fourni par Emanuele prouve le bien fondé du projet sur lequel le fabricant de Reggio Emilia a apporté son savoir faire et une aide logistique.

La place et la rue avec un mapping centré à 2,5 kHz. Les délais gagneraient à être rapprochés l’un de l’autre et ramenés vers la scène.

Les dix HDL 50-A par côté font très bien le job et l’ouverture horizontale large et régulière permet de n’utiliser que deux HDL 28-A en lipfill. La boîte du bas est même atténuée de 4 dB dans l’aigu via un filtre FIR. Deux lignes de cinq HDL 28-A complètent la couverture latérale. Le raccord avec le système principal n’est pas parfait, le modèle et le nombre d’outfills mais aussi la moindre influence des subs, donne une couleur assez différente dans le grave. Idéalement il aurait fallu aussi les rapprocher des HDL 50-A pour que la mise en phase soit plus fluide, mais mécaniquement cela n’a pas été possible.

Face et renforts latéraux à cour. Difficile de trouver une façon d’aligner les 28 dans les 50…et inversement.

Le grave est renforcé par 10 subs actifs, comme toutes les enceintes HDL. Il s’agit ici des SUB 9006-AS, des double 18”. « Il s’agit d’un montage endfire qui m’a été demandé afin de nettoyer un peu le plateau, en double arc à 90°. Il y a donc le délai propre à l’arc, puis celui nécessaire au montage endfire et enfin le retard pour la remise en phase avec les têtes » nous précise Emanuele Morlini. « Il aurait été possible d’ouvrir un peu plus, mais il aurait fallu plus de subs. Le calcul des délais de l’arc est fait et implémenté directement par RDnet.

Les 10 subs 9006-AS et les wedges NX 15-SMA. Une large distance de sécurité est maintenue ce qui atténue naturellement la pression dans le grave et permet au gauche/droite d’être « fermé » évitant d’ajouter d’innombrables front fill.

Le mapping des subs à 50 Hz et au 1/3 d’octave. L’arc marche et un peu de pression rentre dans la rue Jeanne-d’Arc.

Il suffit de renseigner la distance entre les subs et l’angle voulu. Pareil pour celui qui concerne l’endfire. Pas besoin d’avoir une calculette. Si on me demande enfin d’encore baisser la pression des subs sur scène, je peux d’un simple click basculer en mode Gradient. Le rang arrière des subs voit sa phase inversée et le délai modifié. Je perds un peu de pression devant mais réduis de 3 dB de plus mon lobe arrière. »

Quittons quelques instants la place pour reculer dans la rue Jeanne d’Arc qui y mène. Les équipes de XCPH, Vibration et Emanuele Morlini sont en train d’équiper les rappels composés à chaque fois de quatre HDL 30-A. La distance avec la scène et les moyens qui ne sont pas infinis ont conduit à l’adoption d’un pont radio FM pour les connecter avec la scène grâce à Vibration qui dédie un de ses émetteurs RVR calé sur une fréquence « libre » et a placé un bon vieux dipôle simple sur un coté du plateau.

Les deux stage Allen&Heath et Soundcraft et, moins fréquent, un émetteur FM, sans codeur stéréo, mais prêt à alimenter les 4 points de délai.

Sur chaque frame sont donc ajoutés un tuner avec son doublet ainsi qu’un traitement de dynamique servant de symétriseur, d’ampli et de passerelle entre le monde Hi-Fi et celui pro. Bien entendu chaque stack est réglé par RDNet en local afin notamment de le recaler temporellement avec la scène.

Si le transport du signal à l’ancienne n’appelle pas de commentaires, le placement de ces rappels aurait pu être plus judicieux. Vu la longueur des deux arrays principaux, la distance critique au-delà de laquelle on repasse à des ondes sphériques se situe vers 50 mètres. Comme les murs de la place renvoient aussi une grande partie de l’énergie, le peu qui pénètre dans la rue est vite éteint par la distance. Peut être aurait-il fallu placer le premier rang de délais 20 mètres plus près de la place et remonter le second d’autant.

Cachée sous le programme des réjouissances concocté par Vibration, une des deux HDL 28-A utilisées en tant que front-fill et à droite, un wedge/renfort NX 15-SMA, dans sa housse de protection, plein air oblige.

Pour le reste que du beau monde en régie et sur le plateau. Les wedges actifs RCF, 10 en tout, sont des NX 15-SMA, des coaxiaux de 15” et moteur 1,7”. Nicolas Fournier les connaît bien, c’est lui qui tient la console retours.
Ces dix enceintes servent le reste de l’année de renfort sonore posées sur pied, la fameuse polyvalence « à la française » que Nexo vient de rejoindre avec ses P.

La console retours du parc de XCPH est une dLive C3500 de Allen&Heath, la plus grosse des presque grosses comme le dit Nico. A la face en revanche on a une Vi3000 Soundcraft, cajolée par son propriétaire et utilisateur Greg Jean qui accueille les techniciens des artistes qui ne jouent pas en play-back et fait le son des autres.

La régie avec à gauche la Vi3000 et à droite l’univers d’Emanuele posé sur le fly HDL System.

Nicolas Fournier et XCPH

Cela n’a pas été facile, mais on a réussi à bloquer quelques minutes Nico Fournier et notre dictaphone a fait le reste.

Nicolas Fournier pris sur la scène depuis la régie au téléobjectif. Quand on dit qu’il a été dur à bloquer, ce n’est pas une légende.

SLU : D’où vient le nom pas simple à prononcer de ta boîte ?

Nico Fournier : Des deux fondateurs. Aujourd’hui ne reste que Xavier Chartier qui est un excellent gestionnaire et est à la tête des l’entreprise. La boîte existe depuis 35 ans et notre cœur de métier est la comm et l’événementiel, mais nous assurons le Vibration Tour depuis toujours et comme on vient presque tous du spectacle vivant, on le fait avec grand plaisir. C’est notre pause rock’n’roll (rires) Enfin pause, c’est quand même un gros boulot. Je bosse dessus dès la fin de l’hiver avec une aide très précieuse de Bertrand (Delbar de RCF France) depuis des années.

SLU : Tu utilises RCF depuis quand ?

Nico Fournier : Pour tout te dire, quand je suis arrivé dans la région et que j’ai commencé à collaborer avec XCPH, la société sous-traitait le son. En tant que régisseur général, j’ai continué à le faire jusqu’au moment où il est paru évident qu’investir allait être plus rentable.
J’ai rencontré Bertrand Delbar et il m’a présenté le HDL 20-A qui venait de sortir et j’ai fini par attendre et acheter du 30-A qui convenait mieux à nos besoins en termes de son, de headroom et de RDNet.

A gauche RDNet avec en pleine action et tout dans le vert, le système RCF au grand complet.

Nous avons aussi essayé le 50-A et c’est vraiment un beau produit avec une grande qualité : il ne sonne pas 3 fois moins bien que les grosses références du marché, mais coûte trois fois moins cher sans pour autant se louer trois fois moins cher. L’amortissement est donc plus rapide. Le poids et l’encombrement sont aussi un gros avantage, sans oublier le fait que les systèmes sont amplifiés. Enfin nous ne travaillons pas sur des marchés où la marque est imposée… On se sert de nos enceintes RCF pour tout, du concert au meeting aérien.

SLU : Votre parc comporte quelles références ?

Nico Fournier : On a du HDL 30-A et SUB 9006-A et pas mal d’autres références plus petites comme du 4PRO et des wedges NX 10 et NX 15. Du coup, lorsqu’on vend du son pour de l’intégration, on propose du RCF.

SLU : Que penses-tu des HDL 28-A ?

Nico Fournier : Ça marche bien. Je les découvre depuis le début de la tournée mais je trouve que pour leur taille, elles envoient bien.

Yannick Noah sous les lumières de XCPH.

SLU : Deux mots sur vos lumières ?

Nico Fournier : J’ai un rapport de confiance avec Martin Fournier donc on a pas mal de Martin et de Chauvet. On se connaît et on se marre depuis 20 ans. Je te passe toutes les blagues liées au fait qu’on porte le même nom. Je marche beaucoup au relationnel. Il y a plein de bon matériel. Ce qui compte c’est le service. Avec RCF, Chauvet et Algam, je suis tranquille.

Si RCF nous était compté

Rien de tel que de passer quelques heures avec Emanuele pour en savoir plus sur RCF d’autant qu’il est une sorte de vieux de la vieille à Reggio Emilia avec 15 ans de collaboration ininterrompue au compteur. Il nous raconte sa société d’une traite.

Emanuele Morlini, 15 ans de maison et toujours autant de plaisir.

RCF. Trois lettres comme Rossi, Campari & Ferrari les trois fondateurs et Radio Cine Forniture, le premier métier de fournisseur de transducteurs et autres composants pour l’univers du son et spécialement pour les salles obscures. RCF a fêté l’année dernière ses 70 ans, mais son histoire est plus tortueuse qu’elle en a l’air.

Jusqu’aux années 80, RCF est restée dans l’ombre des marques pour qui elle fabriquait des produits, puis elle s’est révélée au grand jour avec ses propres produits qui sont venus faire de l’ombre à ses anciens clients.
Dans les années 90 elle est devenue la seconde au monde après JBL à introduire le plastic dans ses ébénisteries et a explosé au niveau commercial au point d’être ciblée par des investisseurs en 1997 et être rachetée, perdant au passage son propre nom.

Les transducteurs maison ont équipé pendant plus de 10 ans des enceintes des différentes marques du groupe (dont une est revenue l’année dernière au bercail NDR) Vers l’an 2000, le choix a été fait de tout délocaliser en Chine, transducteurs, ébénisterie comme assemblage des diverses marques du groupe, et de fermer définitivement le site italien.

Arturo Vicari, PDG de RCF Group.

En 2004, la société qui gérait l’ex RCF et qui recevait commandes et subsides du groupe a donc fait faillite, (une méthode capitalistique habituelle en pareil cas NDR) Heureusement les associés italiens ont racheté la société et les dettes en 2005 et ont progressivement repris les 200 salariés de l’entreprise en faillite.

C’est ainsi que RCF SPA est repartie de zéro avec Vicari à sa tête. On fête donc deux anniversaires. Les 70 ans du nom et, d’une certaine manière, les 15 ans de la renaissance d’une RCF désormais 100% italienne.
Rappelons aussi que si lors de la reprise en 2004, on était moins d’une dizaine dans des murs quasi vides, l’esprit maison ne l’a jamais quittée et c’est le plus important. Aujourd’hui RCF a constitué RCF Group avec sa propre marque mais aussi dbTechnologies, EAW, Montarbo et DPA.

Dulcis in fundo

Dès les premiers artistes sur scène, on comprend la difficulté de remplir de son une place avec un système un peu sous dimensionné en nombre, sans pour autant exciter les murs qui la ceinturent. Pas évident aussi de parvenir, à ciel ouvert, à délivrer des sensations dans le grave à autant de monde.

Le show bat son plein, et même les vieilles pierres collaborent !

Heureusement que la HDL 50-A en produit déjà beaucoup et que le niveau auquel la soirée se déroule, laisse le système fonctionner en dessous des limiteurs. On ne félicitera en revanche pas le son de certains titres, du moins le PBC. La dynamique « radio », la présence d’un contour inutile et la nature même de certaines sonorités mettrait à mal n’importe quel système.
Tout rentre dans l’ordre quand du vrai live avec un vrai mix nous est proposé. L’attaque, la couleur et l’image sont efficaces et sérieux. Juste une petite dureté sur les sifflantes rappelle qu’il ne faut pas chercher inutilement dans le haut le HDL 50-A. Il répond présent. Autant faire un peu le ménage avant !

Maëlle, découverte à The Voice et gagnante de la 7è saison.


Rien de tel qu’un film pour conclure ce reportage avec les visages radieux des spectateurs face au podium de Vibration et ses artistes. A l’année prochaine !


Et d’autres informations sur le site RCF

 

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Midas annonce la sortie de l’Heritage-D, sa nouvelle console

L’arrivée de la nouvelle console Midas attire toute l’attention en ce début d’année 2020. L’Heritage-D a fait une entrée fracassante aux JTSE en complétant la série Pro et même en la chapeautant. Entre autres, elle apporte une surface encore plus pratique et ergonomique, qui s’adapte au mode de travail de chacun.

Mais sans plus attendre voici une présentation faite par Yann Matté, chef produit et support technique pour EVI Audio France.


L’Heritage-D gère 144 entrées vers 120 bus de mixage répartis en 24 matrix, 4 bus Master et 96 départs auxiliaires. Ces derniers peuvent être utilisés en auxiliaires simples ou en “Flexi-Aux” pour pouvoir envoyer un Aux dans un Aux. Cela permet de prendre un ensemble d’entrées et de transformer un Aux en groupe.
Ce groupe peut ensuite être redistribué dans un Aux vers une réverbe, un personal monitor sans être obligé d’utiliser une matrix. La puissance de la console fait passer de 8 groupes de population, les fameux Pop Groups à 24 populations. Il y a aussi 24 DCA, 24 groupes de talk et 12 groupes de mute.

Sur chacune des entrées, on bénéficie du traitement dynamique et l’égalisation propre aux tables Midas, mais aussi 24 moteurs. Chacun peut générer de un à quatre effets simultanément soit jusqu’à 96 effets !
Au delà de ces 24 moteur, on peut disposer de 96 traitements dynamiques premiums supplémentaires, 96 compresseurs multi-bande et 32 égaliseurs dynamiques avec possibilité de les insérer sur des voix d’entrées mais aussi tous les bus de sortie. Les algorithmes sont variés et il y aura aussi une, voire plusieurs TC6000 et des traitements issus de la marque Lake.

Cette nouvelle approche de la console, intègre un écran tactile amélioré en plus d’un format ultra-compact permettant un transport et une utilisation facile sur des tournées ou dans des théâtres parfois exigus.

Compatible avec l’intégralité des racks de la marque comme le DL151 et DL252 ainsi qu’avec des racks splitter comme le DL 251, la Heritage-D a été prévue pour s’insérer facilement dans les parcs. Fidèle au son Midas, elle assure la continuité de ce qui a été instauré car les préamplis restent les mêmes en entrée et en sortie, assurant ainsi la même qualité audio.

Son ergonomie permettra de travailler en façade comme en retours. Pour plus de souplesse, à l’arrière de la console, des prises HDMI supplémentaires permettent d’y connecter un deuxième écran tactile synchronisé et rendre possible une utilisation par deux opérateurs.

Plus d’information sur le site du distributeur EVI Audio France

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Le Festival d’Aix passe en 2.0 avec Fohhn

Par : admin

Le Festival d’Aix a tenté et gagné un pari risqué, en offrant au Requiem de Mozart un écrin sonore virtuel splendide. Désormais, lyrique rime avec électronique. Vous doutez ? Confiez-nous vos idées reçues, on va arranger ça. 6 mois après, on est encore sous le charme.

Photo Vincent Beaume

Pourquoi un pari ? Imaginez un festival parmi les plus prestigieux au monde. Un lieu complexe car à ciel ouvert : le Théâtre de l’Archevêché. Une œuvre magistrale et exigeante. Un public sans concessions. Et pourtant, la décision est prise d’apporter à ce Requiem très original par sa mise en scène, un supplément d’âme via l’ajout d’une discrète réverbération afin de rappeler les églises où devrait se donner cette œuvre. On verra plus loin que l’électroacoustique va être plus sollicitée encore.

Philippe Delcroix

Une fois la décision prise par Pierre Audi le nouveau Directeur général du festival et Raphaël Pichon le Chef d’orchestre qui tous deux ont été moteurs de cette première technique, Josep Maria Folch Pons le Directeur technique et surtout Philippe Delcroix, le Directeur technique adjoint, ont arbitré des choix importants.
Ils ont donné leur confiance à Rémy Bréant, un consultant audio collaborant déjà avec les équipes du Festival, pour prendre en main ce dossier pour le moins iconoclaste et presque entièrement à défricher.

Nous avons eu la possibilité d’interroger longuement Rémy Bréant malheureusement absent le jour de notre passage à Aix, mais aussi eu la chance d’assister à une des représentations du Requiem et passé une journée sur place avec les équipes du Festival et un fournisseur, Fohhn, sans qui tout cela n’aurait peut-être pas été possible.

Merci à toutes et à tous pour l’accueil et la pédagogie dont il a fallu faire preuve pour détailler cette installation. Commençons par un très large tour d’horizon en compagnie de Rémy Bréant.

SLU : Comment est né ce Requiem de Mozart « augmenté »

Rémy Bréant : Il est l’œuvre de la nouvelle direction du Festival d’Aix qui a apporté pour cette première, un staff assez important dédié au son. Ils avaient déjà exploré un apport technique sur une autre œuvre, interprétée dans une usine désaffectée, et le Chef Raphaël Pichon était convaincu par un projet d’acoustique « augmentée » nécessaire pour le Requiem.

Une vue des gradins et du balcon. Il faut parvenir à apporter du SPL qui ne s’entend pas et de l’ambiance discrète à des endroits acoustiquement très dissemblables.

SLU : Il n’est question au départ que de compléter l’acoustique de l’Archevêché…

Rémy Bréant : C’est ça, de pousser les murs de sorte à tendre vers ce qu’on veut y jouer. La complication venait du fait que d’un côté la prod arrivait avec une solution déjà imaginée par un ingénieur du son hollandais, et que de l’autre, le Festival a un historique de fonctionnement, des budgets à tenir et une équipe d’exploitation bien au fait des contraintes que peut générer la cohabitation de deux spectacles en alternance.

Photo Pascal Victor

La proposition de l’ingé son hollandais était une infrastructure assez lourde concernant la prise de son et le mixage, disons de type comédie musicale, avec une diffusion répartie sur 20 enceintes omnidirectionnelles Omniwave, la reprise des chanteurs soit par l’intégration d’une trentaine de micros incrustés dans les éléments de décor soit par une quarantaine micros HF et une console de mixage de type A&H dLive S3000 ou DiGiCo SD7.
Pour des raisons de mise en scène et par manque de temps et de moyens, cette proposition n’a pas été pas retenue. La direction du Festival m’a alors proposé de concevoir un système qui puisse satisfaire l’équipe du Requiem tout en respectant ses contraintes chronologiques et financières.

Une CL3 très, très chargée aux mains de Fred Bielle en charge du mix du Requiem.

SLU : Tu collaborais déjà avec Aix ?

Rémy Bréant : Oui, notamment lors de Parades, le concert gratuit donné chaque année Cours Mirabeau en ouverture du Festival d’Aix avec du public sur plus de 300 mètres de long. Un spectacle forcément totalement amplifié, plus « populaire ».

Pour revenir à l’Archevêché, mon travail a été de réfléchir à une installation efficace sans ma présence mais facile à exploiter, qui tienne sur la CL3 Yamaha du Festival, avec des effectifs déjà prévus pour la saison et enfin avec les constantes du Chef d’orchestre et les contraintes du lieu.

SLU : Techniquement tu es libre de préconiser ce que tu veux ?

Rémy Bréant : C’est même ma manière de travailler. En phase d’étude, j’essaye toujours de garder l’autonomie sur le dossier et une certaine distance vis-à-vis des fabricants. J’ai dans un premier temps entièrement modélisé l’acoustique du lieu en 3D dans le but de pouvoir y implanter des points de diffusion sans m’arrêter sur une marque précise. J’avais déjà en tête de ne pas simplement « augmenter » l’acoustique, mais aussi d’apporter un complément notamment à l’orchestre.
Etant sonorisateur de métier, il m’a paru évident qu’il fallait pouvoir mixer les voix avec l’orchestre. A partir de ce cahier des charges, j’ai choisi d’augmenter considérablement le nombre de points de diffusion et réduire le nombre de micros sur scène. Le design sonore a consisté à densifier les points de diffusion latéraux et arrières en jouant en plus la carte de l’altimétrie, et surtout, de créer une diffusion de face afin de pouvoir restituer l’effet frontal propre à l’opéra, qui relie le chanteur au spectateur.

La matrice Astro Spatial Audio. Une grosse puissance de calcul, 128 canaux MADI ou Dante, une latence très faible et bien sûr la possibilité de travailler avec n’importe quelle marque d’enceintes.

SLU : Tu commences alors tes recherches en bois et en processing

Rémy Bréant : J’ai même commencé par le processeur avec dans l’idée de faire appel à Bjorn (Van Munster) afin de pouvoir travailler avec l’Astro Spatial Audio Sara II qui n’est inféodé à aucune marque d’enceintes. J’ai gardé en tout cas cette solution sous le coude et je me suis attaqué au bois. Certaines marques ont été trop chères, d’autres n’avaient pas les enceintes que je voulais, d’autres avaient processeur et enceintes mais les deux ne pouvaient pas être dépareillés. La discrétion était aussi un critère essentiel puisque le public classique se braque très vite dès qu’il voit un déploiement de matériel, sans oublier le fait qu’on squatte en latéral et à l’arrière les accroches lumière, pas question donc d’être encombrant.

SLU : Tu cherchais un produit qui…

Rémy Bréant : …soit discret, descende sans être volumineux, ouvre à mort et délivre un son de qualité. Comme plusieurs autres fabricants, Daniel Borreau, (Rock Audio et distributeur Fohhn en France), dont je savais qu’il disposait des produits qui pouvaient faire l’affaire, a été consulté. Il a donné immédiatement son accord y compris sur le partenariat.

J’ai donc pu présenter à la Direction Technique du Festival d’Aix quatre propositions et c’est Fohhn qui a été retenu par Philippe Delcroix. Mon design a ensuite été contrôlé par les ingénieurs de la marque au travers du logiciel AFMG Ease afin de vérifier la cohérence de la couverture.

Une des LX-61 pour les ambiances, accrochée sous le balcon et prenant le public à rebrousse-poil.

SLU : Quel type de produit t’a séduit chez Fohhn ?

Rémy Bréant : Par exemple le LX-61. Quatre transducteurs de 4” à longue excursion et un moteur de 1” dans un guide reprenant la polaire des petits graves et aligné avec eux pour créer une mini ligne pinçant bien verticalement la bande de 1 à 4 kHz qui tient en 30°. Ce type de produit me donne la générosité tonale suffisante pour mes ambiances et sa petite taille le rend ultra-facile à mettre en œuvre.

J’ai pu ainsi découper trois zones : le parterre, le dessous de balcon et le balcon et les immerger séparément. Pour certaines zones, j’ai ajouté des LX-11 et deux paires de LX-150. Une fois ajouté le gauche droite en LF-220 et double beam par côté, j’ai pu travailler mes synoptiques.
Au regard du volume des réseaux de câblage nécessaire, nous avons pris le parti de confier la fourniture de câble et les raccordements à Texen. Les équipements réseau ont été fournis neufs et non programmés.

SLU : Tu disposes d’une équipe ?

Rémy Bréant : Sur les opérations relativement complexes comme celles-ci, je m’entoure de compétences spécifiques qui interviennent à des moments clé du projet.

Jean-Baptiste Boitel

Pour le calage de tout le système en version frontale j’ai proposé à Jean-Baptiste Boitel, un technicien dont la réputation est plus que méritée, de travailler sur le projet de telle sorte à pouvoir jouer sereinement et en phase même en cas de panne de l’Astro. Rappelons que les fortes températures estivales compliquent la donne.

SLU :Le processeur sert de calage temporel « créatif » ?

Rémy Bréant : Pas que… Le lendemain du calage « de base » de Jean-Baptiste, Bjorn est arrivé avec son propre caleur et ils ont travaillé, à partir de nos valeurs, pour insérer l’Astro, « casser le frontal » et créer de l’immersif.


Voici ce qui est « visible » du système principal côté scène : le coffrage arrière dans lequel se trouvent des LF-220 Fohhn.

Il en a été de même avec les rappels sur les côtés. Une fois ce dernier travail effectué, nous avons œuvré avec Bjorn sur la réverbération inspirée d’un algorithme de la Bricasti M7. Et pour la première fois, on a branché un micro.
Les répétitions du Requiem se passant à l’Archevêché, Raphaël Pichon a souhaité entendre immédiatement le rendu final. Trois semaines avant la première, j’ai donc installé en urgence une réverbération M7 stéréo dans la régie.

SLU : Loin d’être la solution idéale…

Rémy Bréant : Oui, mais cela a permis de se familiariser avec l’algorithme, de rassurer le Chef d’orchestre et d’avoir une ébauche de ce que cela pourrait donner in situ avant de recevoir le processeur. Je me suis aussi engagé à ce que l’univers sonore ne change pas. On y est parvenu puisque l’Astro a gardé la « couleur » M7 mais modulée sur chaque sortie.

SLU : Qui a fait le premier mix et aussi la première « spatialisation » ?

Rémy Bréant : Moi, d’autant que j’avais spécifié 7 micros DPA en rampe au pied des chœurs, deux semi-canons Schoeps dans les draperies pour d’éventuels besoins d’ambiance en fond de scène.
A cela il fallait ajouter la microphonie de l’orchestre, des bandes de bruitage, et quelques HF. Pendant les 2 premières semaines de répétitions, n’a été diffusée que de la réverbération, pas de son « sec » avant d’avoir l’Astro.

Une image du Requiem et l’incroyable mise en scène de Romeo Castellucci. Regardez tout en bas à la limite du plateau. On voit 7 petites boules noires. Ce sont les micros. (Photo P. Victor Artcompress)

SLU : Donc le vrai mix final…

Rémy Bréant : …est né au moment où on a pu avoir la diffusion 3D, la matrice et la réverbération programmée, quelques jours avant la générale. On a donc enfin envoyé les voix et l’orchestre dans l’Astro tout en gardant la main sur les prémix dans la CL3 et en disposant de ses plugs et DCA, ce qui en facilite l’exploitation. Assez classiquement, les 7 micros voix ont été routés en direct out dans autant de paires de LX-10 en front fill ouvertes à 110°, via l’Astro en mode WFS qui a géré la localisation, y compris dans la ligne de délais sous le balcon ou d’autres groupes à la face jardin, face cour.

Les front fills, quatorze LX10 amplifiées et processées individuellement en train d’être montés.

Toute la diffusion frontale a reçu voix et orchestre. Mouillée aussi. Toute la diffusion latérale et arrière, uniquement la réverbération multi-moteurs de l’Astro. La position fixe des 7 micros de rampe m’a aussi évité tout système de tracking actif qui aurait été nécessaire avec des micros HF.
Une fois le mix dégrossi, j’ai passé la main à Fred Bielle pour me concentrer sur la partie programmation et pilotage. On a travaillé à 4 mains, me semble-t-il en bonne intelligence.

SLU : Et le Chef d’orchestre durant ces dernières répétitions ?

Rémy Bréant : Il a pris les informations nécessaires quant au rendu auprès de ses assistants et a fait une très belle synthèse de ce qui lui a été dit. Nous avons décidé de figer l’électronique afin que le Chef d’orchestre s’approprie la salle qu’on lui a livrée. Bien sûr on a gardé la main sur des équilibres tonals ou des écarts de dynamique trop importants. Deux compresseurs multi-bandes ont permis de régler rapidement ce type de problèmes.
Pour le reste, Raphael Pichon s’est réellement approprié le mix orchestre et voix avec sa baguette, les deux dernières répétitions s’étant déroulées sans qu’on ne touche à quoi que ce soit. Sébastien Noly s’est aussi révélé précieux par son rôle d’interface entre la technique et le Chef d’orchestre et aussi par sa grande compétence en physique acoustique.

SLU : Avec Bjorn d’Astro, vous avez créé une « salle ». Raphaël Pichon a été mis à contribution ?

Rémy Bréant : Une fois qu’il a accepté le principe de réverbération et la couleur de la M7 « recréée et améliorée » dans l’Astro, on a travaillé ensemble à établir le caractère de la salle qu’on a, en quelque sorte, fabriquée. On a défini son identité sonore par la quantité de réverbération par zone. On s’est donc baladé en tout point de l’Archevêché et sommes tombés d’accord sur le choix de jouer la carte de la sagesse ne souhaitant pas que le public puisse percevoir l’existence d’une assistance sonore.

SLU : Lors de la première en présence du public, as-tu fait des modifications sensibles ?

Rémy Bréant : Oui. Dès le début du Requiem, j’ai augmenté le niveau de l’amplification, mais au bout d’un quart d’heure je suis revenu au point de départ. La différence entre salle vide ou pleine s’est révélée peu perceptible. Il ne faut pas oublier qu’à Aix on joue à ciel ouvert.

L’Allée Gothique. Quand on dispose d’une telle surface réfléchissante, autant s’en servir…

SLU : Comment se comporte le balcon qui, outre le ciel, dispose d’encore moins de murs latéraux ?

Rémy Bréant : Pour moi encore mieux puisqu’on n’a quasiment plus de champ direct, uniquement ce que l’électroacoustique envoie et qui est plus équilibré et complet.
En revanche, en début et fin de l’œuvre, le Chef d’orchestre, qui est aussi un Chef de Chœur, a fait le choix de faire communier le site classé à l’Œuvre en faisant chanter une partie du Chœur dans la très belle réverbération naturelle de l’Allée gothique de l’Archevêché, située sous le gradin. Ce fut une sensation sonore inoubliable pour tous que de sentir cette énergie naturelle sortir de nulle part…
Cela inonde le public par en dessous et crée le doute pour le reste de l’œuvre. Naturel ou artificiel… On prend les spectateurs avec du naturel et on les redépose avec le même stratagème sonore. Enfin, cette réverbération nous a aussi servi de référence. Puisqu’elle « démarre » le Requiem, on a fait en sorte de ne pas avoir trop de différence avec celle générée par l’Astro.

SLU : Ce qui a été fait à Aix est osé

Rémy Bréant : C’est vrai, mais tous les jours j’ai entendu des gens dire : « il y a un spectacle qu’il faut que tu ailles voir, c’est le Requiem, ne serait-ce que pour le son. » Le but souhaité par Raphaël Pichon et moi-même était de ne surtout pas immerger le public dans quelque chose qui dénature l’œuvre.

Le son frontal à cour indiqué par deux flèches rouges. Les deux LF-220 sont cachées derrière le bord du cadre de scène dont le tissu est à peine plus clair. Les techniciens son installent les LF-10 au sol. Difficile de trouver une place pour caser un ou des subs…

Notre plus grande récompense a été que personne ou presque n’a entendu notre apport et là où j’ai compris qu’on avait réussi c’est, durant les répétitions, quand on m’a demandé d’en « mettre plus » alors que les amplis des petites boîtes modulaient déjà entre 80 et 90 % et surtout lorsque les applaudissements ont retenti et que la salle s’est révélée telle qu’elle est, au point de douter de la satisfaction des spectateurs.
Il n’en était heureusement rien. Le public était ému mais n’a pas pu exprimer sa joie complètement faute de vrais murs pour amplifier le son. Idéalement, il faudrait aussi lui dédier quelques micros pour que le doute perdure jusqu’à la fin.

SLU : Un renfort de grave aurait eu son utilité ?

Rémy Bréant : Si j’avais pu accrocher un sub central quelque part ou composer un arc sub avec des petits formats en 10” oui, mais je n’ai pas trouvé la place et les premiers rangs n’auraient pas forcément apprécié. Je n’en ai, cela dit, pas ressenti de manque et cela a facilité mon intégration sonore.

SLU : Tu penses que l’Archevêché pourrait bénéficier d’un système en fixe dans le futur ?

Rémy Bréant : Le Requiem a été conçu pour être joué dans une certaine acoustique donc la demande technique était légitime, mais on a aussi prouvé le bien-fondé d’un déploiement technique de ce type dans ce lieu. On n’a jamais détérioré le son direct et la direction du Festival a pu se forger son opinion. On a aussi prouvé qu’une fois la mise en place faite, l’exploitation quotidienne est faisable sans grande difficulté et le maillage redondé du réseau informatique garantit la sécurité du déploiement.

Le théâtre fermé par son rideau de fer pour permettre aux éclairagistes de travailler… On aperçoit au sol les barres de front fills en train d’être assemblées. La casquette métallique devant sert à protéger des intempéries la fosse durant l’hiver.

Cela fait longtemps que je sais qu’il est possible d’apporter quelque chose à l’univers classique. On a maintenant les outils pour faire ressortir toutes les subtilités qui existent et on peut s’aventurer au-delà de la simple sonorisation frontale. Aujourd’hui on est très humblement capable d’apporter nos compétences pour bonifier un rendu aussi dans des lieux qui n’ont pas besoin de son.

Allons maintenant à la rencontre des équipes qui s’activent dans le fameux Archevêché aixois. A défaut de violons, les cigales cymbalisent à tout va sous un soleil d’été.
Uli Haug, de Fohhn et Daniel Borreau qui distribue la marque allemande en France, nous accompagnent. Après la photo et devant l’entrée même du Théâtre de l’Archevêché, quelques questions fusent.

Accueillis comme des rois par le staff technique du Festival avec de gauche à droite Philippe Delcroix : Directeur technique du Festival d’Aix, Clément de Mazières : Technicien son, Aurélie Granier : régisseuse son, vidéo et sous-titrage, Uli Haug de Fohhn et enfin Daniel Borreau.

SLU : Un rapide historique du Festival ?

Philippe Delcroix : Il a été créé en 1948 et a lieu chaque été en juillet à la nuit tombante. Aix est devenu l’un des 5 plus grands festivals d’art lyrique au monde. Le lieu emblématique où a été donnée la première représentation et où nous nous trouvons est le Théâtre de l’Archevêché.

D’autres lieux et salles se sont ajoutés ce qui nous permet d’accueillir chaque année plus de 80 000 spectateurs. La jauge de l’Archevêché est de 1 350 places. Un premier petit théâtre y a été rapidement érigé et modifié en 1998 pour prendre l’apparence de celui actuel. On créé et construit nous-même tous les décors et on produit 5 opéras chaque année.

SLU : Le théâtre actuel est donc pérenne ?

Philippe Delcroix : Oui, il est petit et fait pour durer, mais il n’est profond que de 10 mètres, autant dire que quand on vend une de nos productions aux grands théâtres mondiaux comme celui de New York, elle retrouve de la place ! Cette année nous n’allons jouer ici en alternance que deux spectacles, La Tosca de Puccini et le Requiem de Mozart.

SLU : Le staff technique comporte combien de personnes ?

Philippe Delcroix : 11 en septembre, puis ça monte de mois en mois jusqu’à atteindre les 300 pendant la période du festival.

Philippe Delcroix appelé par d’autres rendez-vous, nous confie aux bons soins d’Aurélie Granier la régisseuse son, vidéo et sous-titrage de toutes les scènes du Festival pour une visite complète du site.

Chaque enceinte LX-10 a son adresse que l’on retrouve sur le logiciel maison Fohhn Net, et peut être contrôlée à distance en délai, niveau, égalisation. Elle se connecte avec sa base (AM10, 20, 40 ou 50 en fonction de ses besoins) qui l’alimente en data (son et ordres) et en énergie via un câble réseau se terminant par une prise EtherCON.

Les enceintes, sont toutes cachées derrière des tissus phoniques ou dans des caissons qui, une fois en place, deviennent parfaitement invisibles.
Il en va de même pour les micros qui seront placés en un second temps mais qu’on peinera à voir depuis la salle. Tout ce petit monde doit se partager le peu d’espace disponible avec les lumières, y compris au sol.

Aurélie Granier : Le choix de placer ces enceintes de rappel par paires sert aussi à masquer une petite dissymétrie de la salle et corrige un écart de niveau du public entre jardin et cour.

SLU : La mise en phase de l’ensemble « direct » donc orchestre et voix et ce qui est amplifié doit être parfaite.

Aurélie Granier : C’est le cas. Dès le premier rang on n’a aucune décorrélation entre le direct et le diffusé. Le calage a été fait en déplaçant les remotes au niveau du parterre pour affiner les choix.

On joue aussi avec le volume du son direct en démasquant ou pas des ouvertures de grande taille pratiquées dans la maçonnerie avant de la fosse à la demande de l’acousticien Sébastien Noly, afin que la quantité de direct voulue atteigne le public. Pour le Requiem ces ouvertures sont fermées.

La fosse, profonde 180 cm, avec par-derrière pour les plus observateurs, Uli Haug et Daniel Borreau en pleine discussion. Remarquez aussi à droite, le cache en bois qui masque une des ouvertures pratiquées.

SLU : Le fait que vous alterniez Tosca et Requiem ne vous complique pas trop la mise chaque jour ?

Aurélie Granier : Non, l’avantage de cette technologie Fohhn est que chaque enceinte active répond présente par informatique. On peut suivre nombre de paramètres dont la température de l’électronique qui souffre ici, et on a des procédures bien établies. On installe et câble à deux, on vérifie la mise et on la réécoute quand l’orchestre répète.

Le rappel à cour, identique à jardin, de vrais out fills idéalement placés pour redonner vie aux côtés et éviter que le mélange entre ambiance et direct ne soit trop déséquilibré.

SLU : Vous nous décrivez le système Fohhn déployé ?

Daniel Borreau : Il y a de part et d’autre de la scène et formant le cadre latéral droit et gauche de cette dernière, deux colonnes composées chacune de deux enceintes LF-220, soit 4,50 mètres de hauteur, exploitées en Beam Steering.

Toutes invisibles qu’elles sont derrière des tissus acoustiquement transparents, elles distribuent le son précisément là où c’est nécessaire en donnant l’impression qu’il provient du plateau.
On exploite 4 faisceaux différents. Toujours du plateau nous avons au sol, 14 LX-10 utilisées par paires, des petites enceintes coaxiales acoustiquement très droites et tout aussi cachées dans des bandeaux en bois.

Nous avons ensuite deux rappels pour déboucher les côtés proches à cour et jardin, d’où la présence des LX-150 à même les murs du théâtre.
Dans le théâtre lui-même, les retours aussi disposent d’enceintes Fohhn. Quatre LX-61 pour redonner aux chœurs un orchestre plus précis et deux LX-100 pour le backstage.

La machine à sustain

Daniel Borreau : Pour créer cet effet de sustain et faire en sorte d’éviter que le son ne provienne exclusivement du plateau, nous disposons de plusieurs points de diffusion arrangés pour couvrir sélectivement des zones du public et accrochés aux murs latéraux. Sous le balcon, le problème est différent d’un point de vue acoustique comme électronique.

Une vue de la très belle collaboration entre Fohhn France et le Festival d’Aix avec ces supports gardant bien les prises orientées vers le bas sur des modules AAX-2.300.

Bien entendu le son direct arrive, mais il faut plus jouer la carte de l’immersif car l’espace est moindre et les réflexions impossibles à déclencher.
D’autre part les enceintes n’étant protégées ni de la pluie, ni du public placé au-dessus, ni enfin des fientes de pigeon, on revient à des modèles passifs amplifiés par des modules AAX-2.300 insérés dans des boîtiers fabriqués sur place.

On a donc des petites LX-11 tout en haut et sous les gradins, qui sont des LX-10 sans ampli et processing, pour envelopper le public et enfin une paire de LX-61 en renfort pour simuler les murs latéraux, volontairement désaxées pour ne pas être perceptibles en champ direct.

Deux LX-11 entourant leur ampli et placées le plus en arrière possible contre le mur arrière de la cour de l’Archevêché.

Protégées par des filets anti resquilleurs ailés, deux LX-61. Pas de doute, c’est un tissu transparent !

Enfin sur le balcon on bénéficie de six LX-61 pour l’arrière et de deux LX-150 tirant depuis les murs latéraux, plus le système principal et les réflexions naturelles des lieux.

SLU : Comment pourrait-on définir le rôle de l’ensemble de la diffusion ?

Aurélie Granier : Comme un soutien non destructif de la source acoustique. On ne renforce pas, on vient soutenir ce qui naturellement est donné par les artistes.

Quelques éléments essentiels. En rouge, un Focusrite Rednet D16R en charge de véhiculer le Dante et l’encapsulage du Fohhn-Net et tout en haut de la pile à gauche, l’ABX-5 de Fohhn, une passerelle entre le Dante et soit l’AES, soit surtout le Fohhn-Net. Le paquet de câbles réseau provient des deux switchs Cisco A et B qui servent de pilier à l’installation et sont réunis par des rocades en fibre entre différents points comme la régie ou les Rio au plateau. Bien sûr les réseaux A et B ne se mélangent jamais et n’y passe qu’audio, remote et sous-titres dans trois VLan.

SLU : La régie est assez bien placée…

Clément de Mazières : Oui et cette année, du fait du rôle plus important du son, la console va rester pour la première fois en place sous le balcon.

La journée file et on entend de plus en plus de cuivres chauffer leurs pistons. Il sera bientôt temps de laisser les répétitions se dérouler tranquillement. On monte en régie poser quelques dernières questions à Fred Bielle.


Fred Bielle à la console du Requiem en plein line check devant sa CL3 Yamaha. Comme le dit Aurélie, elle est à full de chez full puisqu’elle délivre aussi les départs vers les retours et les diverses servitudes !

SLU : Tu suis aussi à la trace le système Fohhn

Fred Bielle : Absolument. Sur la liste des appareils, je retrouve toutes les électroniques qui apparaissent sur le réseau.

La visualisation de chaque ampli ou enceinte amplifiée. On ne peut pas rater la couleur orange…

Là par exemple on a coupé l’alimentation des LX-10 des front fills car leur température interne a atteint sous le soleil les 60°. Cela s’affiche en orange sur l’écran. On les remettra en route ce soir à la fraîche.

Par module on dispose du gain, délai, crossover, EQ 31 bandes et dynamiques, entre autres. Pour y voir plus clair, nous avons aussi un affichage « géographique » Cela permet de localiser plus facilement les points de diffusion, y compris les retours.

La colonne Linea Focus 220 basse couvre tout le parterre et rentre parfaitement sous le balcon sans toucher celui-ci.

La LF-220 du haut en charge du balcon.


SLU : Fred, tu tiens la CL3 ce soir. Tu me confirmes que le seul effet est généré par l’Astro…

Fred Bielle : Oui, on a juste quelques traitements de base dans la CL3 sur les bus. Je n’ai besoin de rien de plus. Ici c’est le son direct qui prime. On a deux objets sur l’Astro, un qui est l’objet spatialisation et un second qui est l’objet réverbération et c’est cet équilibre qui a été le plus long à trouver.

Conclusion

Il paraît qu’à SLU on a une bonne oreille et un sens critique qui pique un peu. Ce sera pour une autre fois. À Aix, nos cœurs ont mis en sourdine toute observation technique pointue et on s’est laissé emporter par la puissance de l’œuvre, de la mise en scène et fatalement du son d’un naturel que rien n’a trahi. Quel meilleur compliment faire au système et à ses créateurs et exploitants.

La régie toute en noir et le balcon vus depuis la fosse.

On n’y a quasiment vu que du feu, celui d’un spectacle de toute beauté avec une assistance sonore qui a apporté un supplément d’âme, de clarté, d’espace et un enveloppement propre à une acoustique de salle naturellement inexistante sans elle. Je serais incapable de donner un ratio entre direct et amplifié. Peut-être peut-on dire que l’absence d’un toit a rendu le registre grave malgré tout un poil en retrait.
Si à l’avenir il est possible de trouver la place pour un « sub » peut être sous les gradins et balcon, sans pour autant dénaturer la très bonne couverture ou la balance tonale, ce serait intéressant mais la barre est déjà très haute pour une première.

Sans doute la confiance s’installant et la mise en scène de plus en plus moderne aidant à l’ouverture des esprits, lors des prochaines éditions il sera possible de pousser le « supplément d’âme » un cran au-delà, le mixage des sources, le naturel du raccord direct/augmenté, le matriçage très réussi, la qualité des enceintes Fohhn et la dynamique étant déjà là…
Une chose est certaine. Il sera dur, voire impossible, de revenir en arrière au Théâtre de l’Archevêché et même les plus puristes devront l’admettre. Aix est rentré dans une nouvelle ère qui risque fort de faire des petits, celle du son qu’on n’entend pas, mais dont on ne peut se passer.

D’autres informations sur le site Festival Aix et sur le site Fohhn

 

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Robert Juliat, record de longévité

Cent ans de vie et d’histoire. La longévité de Robert Juliat mériterait un livre entier et un musée dédié. Sur le stand des JTSE une lanterne à arc et une antique poursuite à charbon séduisaient par leur intemporalité, tandis que dans les boîtes noires les nouvelles technologies s’intégraient en toute discrétion dans les derniers fleurons de la marque.

Belles pièces du musée de Robert Juliat, cette poursuite à charbon…

…et cette lanterne à Arc


Ludwig Lepage, chef produit lumière, nous résume les dernières innovations de Robert Juliat.


Gamme Zep2

Ainsi la gamme led de projecteurs de découpe et Fresnel a vu un léger mais efficace changement de génération de leds, toujours made in Osram, avec un meilleur rendement, de l’ordre de 10 à 15 %, et une meilleure consistance du spectre de colorimétrie.
Le chiffre 2 permet de distinguer les deux générations, puisqu’à l’utilisation, les Zep2 seront plus lumineuses quoiqu’avec des températures de couleur un peu différentes.

La découpe Zep2 660SX2.

Pour résumer en quelques mots, les découpes Zep2 640SX2 et 660SX2 possèdent des sources led de 150 ou 300 W, en 3200K ou 6000K.

L’alimentation électronique est graduable sans scintillement, se pilote en local ou en DMX et parfaitement silencieuse.
Trois optiques de zoom variables sont disponibles : 28°-54°, 16°-35° ou 11°-26°,

Les Fresnel Zep2 340 et 360 LF2 sont aussi pourvus de sources led 150 et 300 Watts, en 3000K, 5000K, 5700K et blanc variable 2700-6500K. Le zoom est manuel, la source se contrôle en DMX, en local ou sans-fil en option.

Poursuite Arthur

La primeur de la poursuite Led Arthur fut pour les américains, avantagée par la petite semaine d’avance du LDI face aux JTSE. Autour du corps de la poursuite Oz, les 800 W de Leds de l’Arthur promettent de chatouiller les 1 800 W HMI d’une Victor, mais avec tous les avantages d’une source moderne. Prévue pour mars ou avril 2020, cette poursuite 7°-14,5° visera sans doute une récompense au Prolight+Sound comme la plus puissante de sa catégorie.

Maestro et SpotMe

Le module SpotMe, grâce auquel le poursuiteur peut diriger n’importe quel lot de projecteurs asservis en simultané avec sa poursuite, fait un départ encourageant dans les théâtres et le one-man-show. Surtout pour piloter des contres et gérer des faces en temps réel en suivant les artistes. Ce système de tracking avec opérateur utilise le protocole PSN, et n’était utilisable quasiment qu’avec une console GrandMA2, des serveurs vidéo et éventuellement une mise à jour future Chamsys.

Il est maintenant compatible avec n’importe quelle console grâce à un serveur dédié, le Maestro. Développée avec la société Zac-Track, qui cumule plus de 10 ans d’expérience dans le tracking sous toutes ces formes, cette unité complémentaire au SpotMe permet de calculer l’orientation de tous les asservis suivant les mouvements de la poursuite.

SpotMe maintenant compatible avec tout pupitre lumière grâce au serveur Maestro.

L’ingénierie derrière le Maestro est maintenant en phase de finalisation pour être disponible très prochainement. Si des algorithmes de prédiction permettent de prendre en compte l’inertie et les vitesses des différents projecteurs pour être les plus précis et réactifs possible, d’autres avancées sont attendues. Ainsi le serveur permettra de créer des zones virtuelles sur ou hors scène avec des automatisations pour modifier l’éclairage quand le sujet atteint une de ces zones.
La gestion automatique de la taille des faisceaux, en compensant le zoom suivant la distance pour toujours garder la même taille de projection, et en temps réel, sera aussi proposée. Enfin l’intégration des Footlight et des Cycliodes leds Dalis nativement dans le serveur, permettra que ces luminaires suivent aussi le déplacement de la poursuite, en s’allumant autour du sujet visé.

La calibration lumière Robert Juliat intégrée dans Eos

Particulièrement apprécié dans le monde du théâtre, tout comme les produits ETC, il semblait logique que Robert Juliat utilise les consoles Eos pour contrôler ses projecteurs. Les projecteurs Dalis pour cyclo qui utilisent huit couleurs de leds pour proposer la meilleure colorimétrie possible sont déjà calibrés dans les consoles ETC EOS. C’est-à-dire qu’ils furent mesurés, caractérisés et enregistrés en données dans les librairies afin de donner des équivalences parfaites de gélatines.

Le Dalis 863 plus simple à 4 couleurs de leds est aussi calibré dans les consoles ETC

En début d’année, les modèles Dalis quatre couleurs ont subi la même opération pour se rapprocher au maximum des Dalis huit couleurs lorsqu’ils sont gérés en même temps sur une Eos. Concrètement, le pupitreur a la possibilité de choisir parmi les nuanciers LeeFilter, GamColor, Rosco et autres, des centaines de références, ou des couleurs types, ou encore des teintes de blancs à différentes températures de couleur suivant leur IRC.

Trois options permettent d’aller encore plus loin dans la gestion des couleurs. Si l’éclairagiste désire la meilleure distribution spectrale possible, il utilisera le mode Spectral de la console ETC. Le mode Brightness est disponible pour gagner en luminosité, et le mode Hybride est un compromis entre les deux.
Ce système de colorimétrie est réservé aux projecteurs ETC et Robert Juliat. On peut ainsi faire correspondre parfaitement une découpe Source Four Lustr+ et un cycliode Dalis 860.

Plus d’information sur les sites Robert Juliat et ETC France

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Dino et Aperta inaugurent une nouvelle gamme de lyres Starway

Par : admin

A l’occasion des 20 ans de la sortie des premiers projecteurs de la gamme “Servo” (Servospot/zoom et Servocolor, lyres spot et wash en MSD250), Starway a révélé deux machines baptisées Aperta et Dino, appartenant à une nouvelle gamme d’appareils compacts et puissants. Voyons ce qui se cache sous le capot…

Ils nous sont présentés par Stéphane Caria


Aperta

Une large lentille claire distingue l’Aperta, le nouveau Beam à leds Starway.

Aperta est une lyre Beam qui renferme une source à leds RGB de 50 W. La machine se passe donc de roue de couleurs, une première pour Starway qui jusqu’alors utilisait des lampes de type “R” pour obtenir ce type de faisceau.
L’appareil dispose d’une roue de gobos, deux prismes rotatifs, un frost… en gros les fonctions classiques embarquées sur la plupart des lyres de type Beam.

L’appareil se démarque par ses pan et tilt infinis et ses protocoles de pilotage :
DMX compatible RDM, ArtNet et Kling-Net, fonctionnalités bien moins courantes sur les autres appareils du même rang !
Au niveau des dimensions, l’Aperta n’excède pas les 45 cm d’envergure pour un poids de 11,5 kg.

Dino

Le Dino quant à lui est un projecteur asservi de type spot dont la source est un moteur de leds blanches de 200 W. Bien que son design soit légèrement différent, il reprend les proportions de l’Aperta à 2 cm près.

Dino, le nouveau Spot compact de Starway.

Côté fonctions, on découvre d’abord un zoom linéaire dont l’angle peut varier entre 10 et 25°, une première roue de gobos rotatifs et indexables, secondée par une autre roue de gobos fixes.

Une seule roue de couleurs équipe le Dino et deux prismes rotatifs (non additionnables) permettront d’animer le faisceau. Dino est aussi équipé du pan/tilt infini, d’un contrôle via DMX (RDM), ArtNet et Kling-Net.

Le tarif tout doux de Dino et Aperta leur permet d’être accessibles à un public large.

Plus d’informations sur le site de Starway et sur le site du distributeur français, Freevox

 

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