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Let’s Play Apple Pippin : L-Zone

Comme je suis confiné, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, L-Zone.

Je sais que c’est assez artisanal, le montage vidéo (et le stream), ce n’est pas mon truc. Mais je pense que c’est intéressant d’avoir des images des jeux Pippin. Pour info, j’utilise OBS avec une carte d’acquisition (un Elgato Cam Link) avec un adaptateur VGA vers HDMI. J’ai monté ça rapidement, et a qualité est quand même meilleure que dans les vieux tests ou je faisais l’acquisition en S-Video.

L-Zone est un portage Pippin par Synergy d’un jeu qui date de 1992 et qui précède Gadget dans sa conception, par le même auteur (Haruhiko Shono). Il est compatible uniquement avec la console – il existe aussi dans des portages Windows et Macintosh – et est en japonais, même si ça n’a pas réellement d’importance. Dans la vidéo, je montre quelques morceaux du jeu, mais je suis assez dubitatifs, du coup : c’est assez vide et sans explications. Le jeu est graphiquement correct, vu que ce sont essentiellement des écrans fixes, et il y a de petites vidéos un peu partout. La qualité de ces dernières est misérable, car la Pippin n’a pas de carte de décompression MPEG, et les codecs de l’époque étaient assez mauvais en décodage logiciel. Il y a très peu de montage ici, parce que le jeu est contemplatif, avec pas mal d’animations.


L’arrière de la pochette


Le manuel parle du directeur, Haruhiko Shono

Let’s Play Apple Pippin : Fair, then Partly Piggy

Comme je suis confiné, j’en profite pour tester quelques jeux Pippin en vidéo, ce que j’avais fait il y a un moment. Cette semaine, Fair, then Partly Piggy.

Je sais que c’est assez artisanal, le montage vidéo (et le stream), ce n’est pas mon truc. Mais je pense que c’est intéressant d’avoir des images des jeux Pippin. Pour info, j’utilise OBS avec une carte d’acquisition (un Elgato Cam Link) avec un adaptateur VGA vers HDMI. J’ai monté ça rapidement, et a qualité est quand même meilleure que dans les vieux tests ou je faisais l’acquisition en S-Video.

Ce titre japonais est une adaptation d’un livre pour enfant et il a la particularité d’être en japonais mais aussi en anglais. Les textes et les voix sont disponibles dans les deux langues, et on peut passer assez facilement d’un à l’autre. Une partie des voix est généré par la Pippin, avec la synthèse vocale d’Apple de l’époque. Du coup, c’est assez robotique : on est loin du Siri de 2020 qui parle de façon assez naturelle. Je n’ai pas grand chose à dire sur ce titre, c’est de l’éducatif pour Pippin, sans challenge. C’est mignon et bien animé, c’est déjà ça. Sinon, il fonctionne aussi sur Mac, j’en parlerais la semaine prochaine.

Mac ou Pippin ? Fair, then Partly Piggy

Cette semaine, je (re)teste un jeu Pippin… mais sur Mac. Une partie des titres de la console d’Apple et Bandai fonctionne en effet sur les deux plateformes. Il s’agit ici de Fair, then Partly Piggy.

Ce titre est un peu particulier sur Mac : il s’affiche en 640 x 480 mais le Finder reste visible derrière. Dans les autres jeux, on a généralement une fenêtre en 640 x 480 avec des bandes noires parce que Mac OS 9 ne fait pas d’upscale. Deuxième point, il s’affiche mal sur un OS en anglais. C’est parfois le cas sur les jeux Pippin qui intègrent des textes en japonais : certains se reposent sur les fonctions de Mac OS. Et comme à l’époque Mac OS n’était pas multilingue comme maintenant, le texte s’affiche mal si vous n’avez pas un OS en japonais. A noter que Fair, then Partly Piggy est en partie en anglais, mais même sur ça, il y a quelques différences au niveau des polices.

Le contenu du CD


Par défaut, on voit le Finder derrière


L’intro

Le reste du jeu diffère assez peu, et comme tout se règle à la souris, il n’y a rien à dire. Il faut juste bien installer l’extension Speech Manager (présente sur le disque), car le jeu gère une partie des voix avec la synthèse vocale de Mac OS.

Japonais sur OS anglais


Anglais sur OS anglais


Japonais sur OS japonais


Anglais sur OS japonais


OS anglais


OS japonais

La Pippin vue dans SVM Multimédia

C’est l’Aventure Apple qui le note : dans le magazine SVM Multimédia, mis en ligne récemment sur le site Magazines Abandonwares, on parle de la Pippin.

La première évocation est dans le numéro 4 (janvier 1996). On voit un prototype de console, sans marquage, avec l’ancien nom – Power Player – et des erreurs factuelles. Le magazine parle de 12 Mo de RAM (6 Mo en réalité) et d’un disque dur optionnel. Il faut aussi noter que la console n’a jamais lu les films en MPEG, et qu’elle n’est évidemment pas sortie en France en avril/mai.

La seconde date de juillet 1996 (numéro 10). L’image montre une Pippin de chez Katz Media, sans marquage, et avec un clavier. Le magazine a visiblement effacé les câbles des accessoires, d’ailleurs. En dehors de la faute à Bandai, l’explication sur le nom est fausse (elle s’appelle Pippin Atmark au Japon). Pour la distribution française, c’est aussi assez étonnant : la sortie à l’automne sous le nom de Pippin @World, c’est aux Etats-Unis. Kats Media a bien essayé de la commercialiser en France, mais sans réel succès.

Comme souvent avec la Pippin, spécialement avec des rumeurs trouvées sur le Net, c’était assez approximatif.

Un peu de documentation sur la Pippin

Il y a quelques semaines, un lecteur (merci !) m’a envoyé de la documentation scannée sur la Pippin. Je connaissais certains documents, mais pas tous, donc je vous livre quelques informations.

Un truc souvent évoqué, la Pippin aurait pu lire les Video CD. C’était assez à la mode dans les années 90, avant que le DVD débarque en ~1997. Les Video CD stockaient de la vidéo en MPEG1 sur un CD, avec une qualité assez faible, mais équivalente à la VHS. Sur les ordinateurs et les consoles de l’époque, il fallait généralement une carte de décompression MPEG pour lire les films, et elle était optionnelle. Ca existe pour la Saturn, la 3DO, les lecteurs CD-i, mais aussi pour Mac. Il existe même une (rare) PlayStation compatible. Dans tous les cas, la documentation de la Pippin parle de temps en temps de MPEG, avec une carte de décompression visiblement prévue à un moment, mais jamais sortie.

On trouve aussi la classique mention de la possibilité de connecter un appareil photo QuickTake. En fait, je me demande toujours si c’est possible : techniquement, il ne manque rien en dehors du logiciel. Je suppose qu’il doit même être possible d’utiliser le logiciel Mac sur une Pippin sous Mac OS.

La documentation explique notamment pourquoi certains titres utilisent de l’overscan : comme certains téléviseurs coupaient l’image, Apple recommandait de soit générer une image en 512 x 384, soit d’effectuer la réduction avec les fonctions de scaling de la console.

Dans les autres trucs, il y a visiblement les informations nécessaires pour utiliser une manette de Pippin en ADB. Je pense même qu’un adaptateur USB vers PADB pour la manette AppleJack serait possible, par exemple en partant d’un projet open source comme tmk_keyboard et en l’adaptant pour utiliser la manette comme un joystick (ou un clavier). Si un jour j’ai du temps, je tenterais ça.

Dans les autres trucs, on trouve aussi la mention d’un titre de test, The Living Books, Grandma and Me.

Je termine avec trois slides qui montrent une sorte de prototype de Pippin (sûrement plutôt une vision d’artiste) et ce que Bandai voulait en faire avec le temps.



Petite mise à jour de ma collection de jeux Pippin (2020)

Un peu d’actualité sur ma collection, pour une fois.

J’ai mis à jour la page sur mes jeux Pippin, depuis la dernière fois, j’ai trouvé quelques jeux.

Fair, then Partly Piggy

Pippin / Mac

Tetsuman Gaiden

Pippin / Mac

Gadget: Invention, Travel, & Adventure

Pippin

Il y en a d’autres qui sont encore en transit, parce qu’évidemment la pandémie a un impact sur les transports, et je fais venir mes jeux par bateau.

J’ai enfin trouvé @Card SD Gundam Gaiden, sans sa grosse boîte, mais avec sa disquette. Et aussi Densha Daishuugou: Driving Train.

J’attends aussi un pavé numérique qui se connecte directement à la console, avec la prise P-ADB, ce qui est plutôt inhabituel.

Dans ce que je recherche, il y a quelques « Big Box » (j’ai raté celle de Gundam Tactics: Mobility Fleet 0079 récemment), un titre que je ne connaissais pas sur les voitures Subaru, etc.

Pour le moment, j’ai 56 jeux pour la console, et il m’en manque une bonne douzaine pour le « Full Set » standard, un peu plus en comptant les bêtas, les trucs sortis mais pas vraiment, etc. La liste complète évolue assez régulièrement, donc c’est un peu compliqué de compter.

Et on termine par un article que j’ai écrit pour MacGénération sur la console.

Une publicité pour Ultraman Quiz King

Dans ma recherche de jeux Pippin, j’ai deux soucis : trouver quelqu’un qui vend un jeu (sur certains titres, c’est compliqué) mais surtout trouver quelqu’un qui vend un jeu à un prix correct pour moi. Cette semaine, du coup, je vous montrer une publicité pour Ultraman Quiz King… parce que le seul exemplaire du jeux que j’ai vu en quelques années est (beaucoup) trop cher.

Vous devez vous en douter, les jeux Pippin ne sont pas très recherché. Certains titres se vendent assez cher parce qu’il s’agit de licences connues (Dragon Ball Z, au hasard) mais globalement les prix sont assez bas au Japon, et moyen eu Europe ou aux Etats-Unis. De ce que j’ai pu voir et vendre, on peut trouver des jeux au Japon pour 20 à 40 € sans trop de soucis (2 500 à 5 000 ¥ en gros) et ça se revend facilement en Europe entre 40 et 75 €, compte tenu de la rareté ici et du prix de l’importation. Mais certains pensent vraiment que ce sont des titres très recherchés, ou très rares, un peu comme un jeu Super NES sous blister, ou des choses que beaucoup de collectionneurs veulent. Le cas d’Ultraman Quiz King est assez simple : un Japonais essaye de le vendre depuis plusieurs semaines à 30 000 ¥ (~250 €). Mais évidemment, il n’y arrivera pas : c’est le prix pour une console complète dans le pays. Et même s’il manque à ma collection, je ne compte pas mettre cette somme pour un jeu.

Du coup, j’ai récupéré récemment cette publicité (format A4) pour le jeu. On voit la jaquette en grand, quelques images à l’arrière, et les plateformes supportées.


Peut-être qu’un jour je trouverais le jeu moins cher. Un peu comme Picture Book of Mission School Uniform : un Japonais essaye de vendre ce titre depuis bientôt un an de façon régulière, avec un prix qui varie de semaines en semaines entre ~20 000 et ~30 000 ¥. Bien évidemment, il ne part pas à ce prix. D’ailleurs, la logique semble assez bizarre : assez régulièrement, il part d’une valeur “basse” (20 000 ¥ par exemple) et augmente de 1 000 ou 2 000 ¥ chaque semaine, avant d’arrêter d’essayer de le vendre quelques semaines une fois qu’il a atteint ~30 000 ¥. Bizarre.

Reste qu’avec de la patience, tous les jeux arrivent à un moment ou à un autre à un prix correct.

La Pippin de Bandai et Apple dans la presse des années 90

Il y a quelques semaines, je parlais de la Pippin vue dans SVM Multimédia. Du coup, j’ai décidé de me faire quelques vieux magazines sur Magazines Abandonware pour voir ce que les journalistes de l’époque disaient sur la console. Cette semaine, on va mettre des extraits de CD Console, qui a parlé de la console régulièrement.

On commence par CD Console, en janvier 1995. Le magazine parle bien de la Pippin, avec un partenariat entre Apple et Bandai, et la possibilité que d’autres suivent et prennent une licence. La console est illustrée par une image de PowerCD, en supposant qu’elle ressemblera à ça (raté). Les caractéristiques sont déjà connues, et on voit la classique référence au décodage MPEG.


Février, même magazine. Une interview parle d’une sortie en Europe, et la console s’appelle Power Player.


Mars. On nous apprend que Rebel Assault sortira sur Pippin (non).

Juin. Encore Rebel Assault, et un jeu Star Trek jamais sorti. On voit la classique photo du prototype, et il y a une annonce de sortie en Europe en juin 1996.

Juillet. Le MPEG revient à la charge, la console est vue dans une version presque finale (sans marquage). Toujours prévue en Europe.

Janvier 1996. La Power Payer aura un modem intégré (non), un lecteur CD 8x (non) et un décodeur MPEG2 (encore non). La console montrée est proche de la finale. Elle est surtout comparée au CD-i, ce qui n’est pas de bon augure.

Juillet. La console sortira bien en France, en noir et avec un modem 28 800 kbps. La console montrée est visiblement une version commerciale avec un jeu dedans.

Bilan de ces quelques extraits ? Pas mal de trucs pas sortis ou faux, et visiblement Bandai espérait vraiment la sortir en Europe.

La Pippin de Bandai et Apple dans la presse des années 90 (partie 2)

Il y a quelques semaines, je parlais de la Pippin vue dans SVM Multimédia. Du coup, j’ai décidé de me faire quelques vieux magazines sur Magazines Abandonware pour voir ce que les journalistes de l’époque disaient sur la console. Ici, quelques extraits tirés de plusieurs magazines.

Console Plus, d’abord. Il montre la Pippin en juillet 1995, avec une page de doc’ que j’ai d’ailleurs chez moi. La console est déjà montrée comme un ordinateur plus qu’une console.

En février 1996, le magazine annonce une production par Mitsubishi.

Et en juillet 1996, il annonce que c’est un flop.

Dans Icônes, en février 1996, on apprend notamment que la carte QuickDraw 3D d’Apple était prévue pour la console.

Dans Gen 4, en janvier 1995, la console est annoncée pour la même année aux USA (non).

En juin 1995, on récup!ère la classique photo d’un prototype. Et l’auteur exprime ses doutes (à raison).

En février 1996, un article sur les jeux sur Mac parle brièvement de la Pippin et de la possibilité de porter rapidement les titres Mac.

Si je trouve d’autres articles, je proposerais une troisième partie.

Un magazine japonais et un badge Pippin

De temps en temps, j’achète des trucs en rapport avec la Pippin au Japon, et ce n’est pas toujours des jeux. Ici, j’ai récupéré un badge Pippin Power Player, et un magazine avec un article sur un jeu.

Le badge est basique, mais reprend le nom d’origine de la console, et il y a aussi un tour de cou Apple.

Le magazine, c’est Megu, et il y a quelques pages sur Picture Book of Mission School Uniform. Bon, c’est japonais, donc il y a de jeunes filles en uniforme. C’est un jeu que je cherche encore, d’ailleurs : je l’ai vu passer plusieurs fois, mais le vendeur demande vraiment trop.

Le magazine


Dans le sommaire


Idem





Un prototype de Pippin vu dans un magazine

Dans un tweet d’un Japonais sur la Pippin, on voit une console un peu particulière.

D’abord, la console n’a pas de marquage, et visiblement des prises ADB classiques. Ensuite, elle est reliée à un clavier et une souris, dans des versions classiques de l’époque (c’est un Apple Keyboard M0116). On peut aussi voir un modem qui est a priori un modèle Geoport (assez gros). Mais c’est surtout la manette qui est un peu spéciale : elle est anguleuse, avec un plus gros trackball, une croix directionnelle bien plus marquée et un positionnement des boutons assez différent. J’avais déjà vu cette version, qui ressemble quand même à une maquette plus qu’une vraie manette, dans un document sur la console. La personne qui avait posé l’image m’a même fourni une version scannée (merci !).

Ça ressemble fort à cette pub’


Le prototype de manette

Trois titres Pippin découverts récemment

La Pippin est assez méconnue pour qu’assez régulièrement, la liste des titres connus augmente. Récemment, j’en ai vu trois nouveaux apparaître sur le Web.

Le premier n’est pas totalement une nouveauté, mais il reste un peu particulier. C’est un CD-ROM Epson contenant un logiciel pour la console de Bandai et Apple. Plusieurs versions étaient déjà référencées, mais pas celle là. C’est un disque pour l’imprimante Epson Stylus Color 600, sorti à Hong Kong (donc pas au Japon). J’ai essayé d’avoir une copie par la personne qui a posté la photo sur Twitter, sans succès.

Le second est plus étonnant : il s’agit du CD-ROM d’un magazine, Blender. Ce vieux magazine américain date du milieu des années 90 et un numéro best of de 1996 (je n’ai pas trouvé la date exacte) contient une version compatible Pippin. Enfin… plus ou moins. Le disque indique bien une compatibilité Pippin, mais il ne contient pas de quoi démarrer sur la console. Il n’y a pas de fichier d’authentification et visiblement la structure ne permet pas de démarrer sur le CD-ROM. J’ai gravé l’image ISO (disponible sur archive.org) mais elle ne démarre pas, ni sur une console standard ni même sur une console de développement.

Le dernier est visiblement un disque pour adultes, The Virgin Of a Legend. Vendu récemment sur Yahoo Auction (et bien trop cher pour moi), il affiche un sticker qui indique du contenu pour adultes, et la pochette parle de vidéos et d’images de figurines.



Les jeux Pippin fournis avec une disquette

J’en ai déjà parlé, la console Pippin pouvait être liée à un lecteur de disquettes (optionnel) et pas mal de jeux peuvent sauver des données sur ce média. Mais il y a des jeux qui étaient fournis avec une disquette, en plus du CD-ROM.

La console intègre un peu de mémoire flash (128 ko seulement) et n’a pas de carte mémoire, comme les autres consoles de l’époque. Pour le stockage externe, il n’y a que deux solutions : les disquettes ou les disques magnéto-optiques. La disquettes reste le média de choix : elle est peu onéreuse, permet de stocker 1,4 Mo de données (11 mégabits si on compte comme les Sony et les autres) et permet un échange rapide avec un Mac. Les jeux permettent donc souvent de sauver des images sur disquettes, parfois d’autres données, mais c’est rarement obligatoire. En gros, c’est un bonus pour profiter de vos créations.

Tamagotchi CD-ROM

Le premier jeu que j’ai eu avec une disquette est Tamagotchi CD-ROM. Je l’avais expliqué dans le test du jeu, elle ne contient qu’une image et pas de données pour le jeu Pippin, à ma connaissance. Par contre, elle est nécessaire pour installer le jeu sous Mac OS, dans un vrai Mac.

Gokigen Mama no Omakase Diary

Avec ce titre, c’est plus compliqué. Il y a une disquette dans la boîte du CD, et elle est obligatoire. Il faut donc le lecteur (ou utiliser la version que j’ai fabriquée avec mon ancien collègue). La disquette d’origine n’est pas nécessaire (je n’avais pas vu celle cachée dans la boîte…) mais il faut une disquette. Bonne nouvelle, on peut utiliser la disquette pour passer de la Pippin à Mac OS. La disquette de mon exemplaire du jeu contient des données, mais ce sont visiblement des sauvegardes. Vu les dates, il s’agit des sauvegardes du précédent propriétaire du jeu. Du coup, je suppose qu’elle arrive vide, mais sans en être certain.

@Card SD Gundam Gaiden

C’est le dernier titre livré avec une disquette à ma connaissance. J’ai récupéré le jeu récemment, et elle est vide. De ce que j’ai eu comme information, et en regardant les dates sur les fichiers cachés et générés par Mac OS, c’est a priori normal. Vu les dessins, la disquette servait pour les échances entre les joueurs, que ce soir sur Pippin ou sur Mac.

De ce que j’ai comme information, ce sont les seuls titres fournis avec une disquette en plus du CD-ROM, mais il est possible que d’autres soient découverts un jour.

Une série de vidéos sur la Pippin d’Apple et Bandai

La chaîne Video Game Esoterica propose une série de vidéos (elles ne sont pas encore toutes en ligne) sur la console d’Apple et Bandai.

Pour le moment, il y a deux vidéo, mais l’auteur indique qu’il compte en faire une dizaine. A noter qu’il analyse un prototype de console, mais c’est un modèle assez proche de la version finale en dehors des stickers pour le marquage et de la carte “RAM” de 4 Mo (jamais sortie).

La seconde vidéo parle de Super Marathon, un jeu souvent montré sur la Pippin mais paradoxalement sûrement le moins joué à l’époque. Il est sorti pour la version américaine de la console, en petites quantité, et les versions originales valent (très) cher actuellement.

Je mettrais les autres vidéos ici quand elles sortiront.

Que pensait The New York Times de la Pippin en 1996 ?

Je suis tombé récemment sur un vieil article de The New York Times qui parle de la Pippin, en 1996.

La première partie est intéressante, car elle met en avant le positionnement hybride de la Pippin : elle est trop onéreuse pour une console de jeu (~600 $ à l’époque) et pas assez puissante comme ordinateur, même pour le prix. L’article confirme par ailleurs que Bandai et Apple avaient de grands espoirs : 500 000 ventes sur la première année aux Etats-Unis et au Japon. Pour rappel, les chiffres officieux donnent 42 000 ventes dans les deux pays au total (donc en gros sur deux ans). Visiblement, Apple voylait la console comme un « Network Computer », un concept qui n’a pas été abandonné par la suite, tout du moins pas directement : l’iMac devait en être un au départ.Il faut dire que la console valait vers 600 $, donc, et permettait de surfer avec son modem (14 400 puis 28 800 et 33 600 bauds), quand un ordinateur valait facilement le double ou le triple.

L’article indique aussi que Samsung avait été approché pour proposer un téléviseur avec un Pippin intégrée. La fin est assez lucide tout de même sur les risques d’échec, en citant le CD-i de Philips (largement plus vendu que la Pippin, d’ailleurs) ou la 3DO. Et de fait, la Pippin ne pouvait pas lutter contre la PlayStation ou la Nintendo 64, et en tant qu’ordinateur, c’était assez léger. Et comme rappelé, la console n’a ni lecteur de disquettes, ni clavier par défaut, deux accessoires pratiquement indispensables pour surfer, et qui augmentaient le prix. En clair, même avant son lancement (l’article date de mars 1996), beaucoup de gens pensaient déjà que le concept était vain.

La Pippin « Retroquest » rootée

Il y a un moment, j’avais parlé de la Pippin « classic ». Non, pas mon poisson d’avril, la Retroquest. Il s’agit d’une console rétro sortie au Japon (et vendue bien trop cher) qui reprend bizarrement le design de la Pippin.

Keith Kaisershot en a un, il l’a ouverte, et on découvre donc un SoC ARM basique (l’Amlogic S905X, courant dans les boîtiers TV) avec un peu de stockage des émulateurs installés. Elle tourne sous RetroArch (en japonais) et c’est visiblement assez trivial d’ajouter des jeux et même des émulateurs en plus. Une vidéo montre d’ailleurs un déballage et quelque essais.

Mais Keith, en ouvrant la console, a vu qu’il y avait une interface UART, il a donc soudé les câbles nécessaires et le Linux est accessible via la console. Son but est évidemment d’installer l’OS de son choix, avec au moins la possibilité d’installer n’importe quel logiciel.

En haut à gauche, les traces de l’UART

Du coup, comme ça fait un moment que je lorgne sur la console au Japon (vendue bien trop cher, aux alentours de 200 $), j’en ai finalement commandé une sur Aliexpress (vers 100 $). Donc vous aurez un test un jour, le temps qu’elle arrive.

Un pavé numérique pour l’Apple Pippin

J’en avais parlé en 2017 et j’en ai finalement trouvé un : il existe un pavé numérique pour l’Apple Pippin.

Le PK18-M2, visiblement fabriqué par NTT, se branche sur la prise P-ADB de la console et propose un pavé numérique classique… mais un peu plus que ça. Il possède une touche Enter, une touche tabulation (à droite du 0), une touche Delete (en haut à gauche)… et émule une souris.

Les touches fléchées déplacent en effet le curseur de la souris verticalement et horizontalement (ce n’est pas très pratique) et la touche en haut à droite est un clic gauche. De plus, le pavé numérique propose un truc assez pratique : une prise ADB femelle. On peut donc chaîner le pavé avec un clavier, une souris ou une manette de Pippin en ADB.


Une prise ADB femelle pour chaîner


Le connecteur P-ADB de la Pippin

Je suppose que le pavé servait à taper plus rapidement le numéro de téléphone quand on utilisait la console pour se connecter à Internet (le numéro 0120-114-233 est a priori celui d’un FAI), mais c’est à peu près tout. Dans les jeux, c’est évidemment inutile : ils utilisent essentiellement le trackball et parfois les boutons de la manette.

Une Apple Pippin dans un jeu Apple Arcade (et Nintendo Switch)

Dans le trailer de Takeshi & Hiroshi (et dans le jeu, d’ailleurs), on peut trouver une Apple Pippin.

Le jeu est sorti sur Apple Arcade il y a plusieurs mois, et plus récemment sur Nintendo Switch. Et donc on peut voir une pseudo Pippin chez un des deux frères.

Dans le trailer Switch


Une capture sur Switch (je crois)


Sur le Mac (via Apple Arcade)

Retroquest, l’Apple Pippin « mini » en chinoisium

Il y a quelques mois, j’avais parlé de la Retroquest, une Apple Pippin « mini » japonaise. J’en ai acheté une sur Aliexpress, donc voici une petite prise en main.

Si la boîte est jolie, la console elle-même est cheap, c’est du pur chinoisium. Le plastique est basique, il n’y a pas beaucoup de détails, les boutons bougent, c’est très bof. C’est encore pire pour les deux manettes : des clones de manettes de Super NES comme vous pourrez en trouver pour quelques euros sur Amazon. C’est léger, mal construit, cheap, elle n’ont vraiment aucun intérêt. Bon, elles fonctionnent en HID sur Mac, mais c’est vraiment mauvais tout de même. On trouve à l’arrière de la console un emplacement microSD (je vais en reparler), une sortie HDMI et une prise barrel. La boîte contient un câble HDMI super fin et un câble USB vers barrel, pour l’alimenter (5 V/2 A).

Sur une vraie Pippin


Avec une des manettes cheap


La console


La connectique

Dans la console, vous trouverez une version en japonais (et bridée) de RetroArch, avec un tas de ROM. Des jeux d’arcade, des jeux PC Engine (la classique, la CD, la 16 bits), Famicom (en fait, la version avec lecteur de disquettes), NES, Super NES, Mega Drive, Mega CD et 32X, Sega SG-1000 et Master System (en version japonaises) et même quelques titres PlayStation. C’est bien évidemment totalement illégal, et comme la console est japonaise, ce sont des ROMs du pays en question, parfois différentes des versions de nos contrées. J’ai eu la flemme de compter le nombre de ROMs, j’avoue.

Avant de la ranger dans un tiroir, j’ai d’abord testé avec une manette de « Pippin » en USB, sans succès. Seule la mauvaise copie de manette Nintendo semble fonctionner. J’ai ensuite inséré une carte microSD (à l’envers) mais il n’y a pas de dossiers pour les ROMs, visiblement c’est surtout prévu pour les sauvegardes. Enfin, j’ai essayé d’avoir le site officiel, qui est mort actuellement. Sur archive.org, toutes les captures indiquent un coming soon.

Avec une manette Pippin en USB


Le site Web


Le contenu de la carte SD

Vu la base, RetroArch, et vu les travaux de Keith, je suppose qu’il est simple de mettre ses propres ROM et d’accéder au contenu de l’OS via la prise série (j’en avais parlé). Mais franchement, vu la qualité du produit et le SoC utilisé (un Amlogic S905X, assez basique), je n’ai même pas tenté. Si je dois un jour faire une station d’émulation, je passerais par un Raspberry Pi, c’est plus simple.

Bon, au moins c’est rigolo d’avoir un Pippin, et… It Runs Doom (comme le montre la vidéo).

Une publicité pour pour la Pippin Power Player

Sur Twitter, je suis tombé sur une pub pour la console, mais avant sa sortie : la Pippin Power Player.



On peut voir les informations classiques sur les spécifications de la console, la possibilité de brancher une imprimante ou un lecteur de disquettes, mais aussi – évidemment – le fait qu’il y a des jeux.

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